Citation
Haïti en marche

Material Information

Title:
Haïti en marche
Place of Publication:
Miami Fla
Publisher:
s.n.
Publication Date:
Copyright Date:
2005
Frequency:
Weekly
regular
Language:
French
Physical Description:
v. : ill. ; 45 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
Haitians -- Newspapers -- United States ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.) ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
Spatial Coverage:
United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti

Notes

Language:
In French.
General Note:
Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright Haïti en Marche. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
Resource Identifier:
21271733 ( OCLC )
sn 92061416 ( LCCN )
1064-3869 ( ISSN )

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POLITIQUE

L'avenir desormais aux mains du Senat


Mais en a-t-il conscience ?
JACMEL, 19 Juillet-La ratificationde la stimuler l'approbation aussi par le S6nat de la depuis trois mois.
Chambre des d6put6s obtenue a une forte majority nomination de Mme Michele Duvivier Pierre-Louis (RATIFICATION / p. 4)
(61 pour, 1 contre et 20 abstentions) peut-elle au poste de chef du gouvernement ? em d
-. Autrement dit,
peut-il y avoir un
effet d'entraine-
ment?


La Chambre des deputes approuve la nomination de Michele Duvivier Pierre-Louis


Tourisme :

Cap sur le Lamandou !
JACMEL, 20 Juillet Se C'est la vue magique depuis
reveilleravec enface la grandebleue votre chambre de l'H6tel Cap
du plus bleut6 de la mer au bleu du Lamandou a Jacmel.
-i u 'in<; N


Le "Cap Landou H6tel" a Jacmel (HENM)


ciel se refl6tant dans l'6cume des
vagues qui viennent vous 16cher
pratiquement les orteils ...
De l'autre c6t6, un autre
oc6an mais de verdure, infinie, qui va
embrasser au loin une fort de
cocotiers faisant le tour
majestueusement de la baie.


Rien a envier aux meilleurs
palaces de West Palm Beach. Avec en
plus que l'6pave de navire qui flotte
au loin ce n'est pas un gadget, que les
cocotiers n'ont pas pouss6 par la voie
artificielle et que le chadeque
(pamplemousse) et la papaye servis
(voir LAMANDOU / 10)


Oui.
Pour commencer
c'est le Senat qui
a provoqu6 cette
crise en renvo-
yant abruptement
le 12 avril der-
nier le Premier
ministre Jacques
Edouard Alexis,
jetant le pays
dans une
nouvelle p6riode
d'immobilisme
qui dure d6ji


le depot de ses pieces au Senat


CRIME PASSIONNEL

Comment le Proces de l'affaire
Valdo Jean Ginoue Mondesir
renvoie' al'actualite
PORT-AU-PRINCE, 16 de fans de cette jeune et belle
Juillet Le lundi 13 juillet could, la animatrice de t616 qui a jou6
salle d'audience du Palais de Justice 6galement dans des productions


Ginoue Mondesir et son presume meurtrier Valdo Jean


6tait remplie comme un ceuf.
Un large public venu assister
au proces de Valdo Jean (plus
pr6cis6ment Jean Raymond Valdo), 39
ans, accuse de meurtre sur la personne
de sa girl-friend Ginoue Mond6sir.
Le 24 d6cembre 2005, le
cadavre de Angeline Mond6sir, Ginoue
pour les intimes c'est-a-dire les milliers


cin6matographiques haitiennes 6tait
d6couvert dans une voiture sur la
route du Nord, la t6te 6crabouill6e.
Peu aprls on apprit aussi que
l'auteur du crime serait son propre
compagnon, Valdo Jean, lui aussi
connu comme animateur a T616max.
Revenant en voiture, une
(PROCES / 2)


1 I


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I EN PLUS...


FN BRFF


Mercredi 23 Juillet 2008
rchep *Vol YXXTT N ?6


CRIME PASSIONNEL

Comment le Proces de l'affaire

Valdo Jean Ginoue Mondesir


renvoie a
(PROCES... suite de la lere page)
dispute aurait 6clat6 entre eux. Et
Valdo Jean aurait tu6 sa compagne en
lui ass6nant de violents coups a la tate.
Le meurtre provoqua une
forte motion dans le milieu des fans
de ce qui 6tait lors une mission trbs
pris6e, Miss T616max.
On fit a Ginoue Mond6sir les
fundrailles d'une grande star. Et Valdo
aurait pass un mauvais moment s'il
ne s'6tait pas lui-meme constitu6
prisonnier.
Depuis il est en prison
attendant sonjugement.

Mythe du macho ...
A peine commence ce lundi
(14juillet), le proces a &te report a la
fin de la session criminelle, c'est-a-dire
finjuillet-d6but aofit.
Nous avons crf d'abord que
c'est le conseil des avocats de l'accus6
qui avait demand le renvoi. En effet,
cela s'expliquerait vu la forte
implication des organisations
f6minines dans l'actualit6 politique
depuis la nomination de Mme Michble
DuvivierPierre-Louis comme Premier
ministre et la brflante controverse
soulev6e par ce choix.
Un Valdo Jean correspond
parfaitement au mythe du macho, du
phallocrate que combattent ces
organisations. II aurait tu6 sa
compagne par jalousie, une jalousie
f6roce et possessive qui le poussait a
la couvrir de cadeaux mais en meme
temps a la consid6rer comme sonbien
propre. Jusqu'a lui enlever la vie de
ses propres mains.
Alors que les f6ministes sont
sur le pied de guerre, ce n'est vraiment
pas le moment de comparaitre sous le
poids d'une telle accusation.
Nous ne savons pas si la
proc6durejudiciaire en Haiti le permet,
mais aux Etats-Unis la defense pourrait
demander soit de renvoyer le proces,
soit de le tenir dans une autre
circonscription.
Car dans l'atmosphbre
actuelle, Valdo n'y couperait pas !

Deux poids et deux
mesures ...
Cependant ceci nous rappelle
un autre proces qui s'est d6roul6, il y
a quelques annres, et dans le meme
tribunal. Seule difference, c'est une
demoiselle qui se trouvait dans le box,
accuse d'avoir tu6 son compagnon.
Le couple vivait ensemble.
Lejeune homme est rentr6 tard un soir.
Discussion. Elle le tua d'un coup de
pistolet.
Lors du proces, l'accus6e
recut le support massif
particulibrement des organisations
f6minines.
Elle fut acquitted.
Les organisations f6minines


1'actualite
sont devenues aujourd'hui encore plus
nombreuses et beaucoup plus fortes.
Peut-on parler de deux poids
et deux mesures ?
Dans les deux cas, on peut
6voquer le crime passionnel.
Mais dans celui de Valdo
Jean, il n'a que son conseil d'avocats.
Nous n'avons jamais entendu parler
d'organisations masculines et il est peu
certain que les organisations f6minines
donneraient une chance a une telle
incarnation du male haitien possessif
et brutal.
Est-ce que les tribunaux
devraient prendre en consideration
cette espece de d6s6quilibre ?
Probablement.
Mais aussi a bien y r6fl6chir
cette levee de boucliers des f6ministes
haitiennes n'est qu'une toute petite
goutte d'eau dans l'oc6an du
machisme haitien toujours aussi
dominateur et indbranlable aux quatre
coins des 27.000 kilombtres carr6s de
territoire, y compris en Diaspora. Que
de racl6es au beau milieu de la nuit,
que de viols perp6tr6s a la ronde, y
compris les viols domestiques.
Y compris l'aspect socio-
6conomique de la question. Tout le
systeme patriarcal.

Un certain amalgame

Quoi qu'il en soit doit-on
consid6rer ce qui se passe actuellement
comme un authentique mouvement
f6ministe. Ou plut6t une operation
politique ? Politico-m6diatique.
Devant les attaques portees et
la port6e des attaques contre le PM
d6sign6 Mme Michble Pierre Louis,
mettant en cause ses pr6efrences
sexuelles, un grand nombre de
partisans ont pris fait et cause en sa
faveur, a coups de petitions et de
declarations sur les m6dias.
Mais ne commet-on pas un
certain amalgame et meme un
amalgame certain en mettant dans le
meme sac : liberty sexuelle, condition
feminine et droits de la femme, 6quit6
de genre, d6mocratie et droits des
minorit6s etc.
D'un c6t6 le f6minisme ne se
r6duit pas a la defense des pr6efrences
sexuelles.
D'un autre c6te, on peut tre
un homo et en meme temps
furieusement conservateur. Voire
meme un Nazi. Comme < le
Conformiste > de Bertolucci.
Toujours est-il que Valdo
Jean a de la chance que son proces soit
report jusqu'a aofit.
Peut-6tre qu'entre-temps la
tension aura baiss6. II le faut bien
d'ailleurs. Et pas pour cette seule
raison, n'est-ce pas.
Mdlodie 103.3 FM,
Port-au-Prince


A l'initiative du Bureau de la Chambre des D6put6s,
le Conseil d'Analyses et de Recherches sur Ha'iti
(CARH)
organise un s6minaire sur la crise alimentaire
le mardi 29 et le mercredi 30 juillet 2008 au Karibe Convention Center.
Les ateliers de travail exploreront a fond la probl6matique de la chert6
de la vie et proposeront des politiques alternatives pour l'endiguer.
Les Parlementaires, les Membres du Gouvernement, les Membres
du Secteur Priv6, de la Soci&te Civile, les Etudiants, le Secteur Informel
sont vivement convi6s a participer a cette activity.
Les sponsors officiels de ce seminaire sont: la Banque Mondiale, la Banque
Interamericaine de Developpement et le Ministere des Finances.

Pour informations appelez : 3498-1362


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S- Syndicated Content -a
Available from Commercial News Providers"


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- b .


Page 2








Mercredi 23 Juillet 2008 A
Haiti en Marche o Vol XXII N' 26 L US QU'UN SLOGAN


Faisons route ensemble !


PORT-AU-PRINCE, 18 Juillet Un slogan
quasi pr6destind que celui de la Unibank : << Faisons
route ensemble. >
En effet, on le constate plus que jamais
aujourd'hui, rien n'est r6alisable, et aussi bien dans
notre pays qu'ailleurs,
sans une mise en
commun des
possibilities des uns et
des autres.
De la part
d'une banque, des ser-
vices toujours
meilleurs en change
d'une confiance
toujours renouvelde.

Mais < faisons route
ensemble > va plus loin
A travers les
circonstances tout A fait
inattendues vecues
aujourd'hui.
Comment tre
une banque dynamique
et utile A la collectivit6 Le PDG Carl Braun en
dans un pays qui
semble tourner volontairement le dos A toute tentative
de stabilisation et de relance 6conomique !
Comment garder l'esprit positif qui est le
symbole meme de la banque lorsqu'on n'a aucune prise
sur les grands phenomenes qui secouent la plandte :
hausses des prix de l'6nergie et des produits
strat6giques, speculations sur les grands marches
internationaux qui conditionnent non seulement les
prix mais le d6placement des capitaux et le place-
ment des economies ...

Faire sortir le sang des roches ...
Lorsqu'on est un pays totalement
d6pendant au plan 6conomique et financier, pieds
et poings lies, dont 80% du budget public vient de
l'assistance internationale qui peut avoir ses
fantaisies comme tout un chacun ...
On peut 6tre A la rigueur une grosse boite,
une immense masse financi&re mais sterile, petite
tote sur un gros derriere, parce que n'exerqant
aucun dynamisme dans l'6conomie locale.
Car si l'on n'arrive A convaincre ses
compatriotes de < faire route ensemble >, comment
s'en sortir dans un pays ou le coft de la vie con-
tinue de grimper de mani&re inversement
proportionnelle au nombre d'emplois sauvegard6s.
A moins de savoir, comme dit le creole,
comment faire sortir le sang des roches.
Sans << faire route ensemble >>, comment
sortir de la tradition haitienne des banques bidon
(c'est-A-dire simple affaire de famille, avec ou sans
S) pour atteindre et d6passer le palier de 2 mil-
liards et demi de gourdes de fonds propres qui
est une importante garantie dans un pays on le mot
assurances n'est pas franqais, ni creole.

Les marches publics flambent ...
Comment tenir face aux exigences de
l'Etat pour le transfert A la banque centrale de 30
gourdes sur chaque d6p6t de 100 gourdes effectu6
... Et trouver le moyen de consentir des prets. Sur
des d6p6ts totalisant 19.4 milliards de gourdes, les
prets s'61&ventjusqu'A 7 milliards.
Mieux encore, dont 3 milliards en micro-
cr6dit (soit environ 75 millions de dollars
amdricains) avec tous les imponderables dans un
pays ou les marches publics flambent de mani&re
quasi myst6rieuse emportant toutes les
marchandises (de ces micro entrepreneurs) en
fum.e.
Comment continuer A garder la route < en-
semble > quand le plus important support de
l'6conomie locale les transferts effectuds par nos
compatriotes en Diaspora auraient d6ej chute
d'environ 20% sous le poids de la recession
enregistrde sp6cialement aux Etats-Unis.
Tous ces facteurs qui nous inviteraient
plut6t A dire : << a ne tient pas la route >> ...

Joyeux anniversaire ...
Et pourtant elle tourne.
Tout cela par la grace d'une formule
<< Faisons route ensemble. >
Mais dont la Unibank a su faire une r6alit6
parce que c'est tous d6sormais qui semblent s'y
reconnaitre.
Chez les filles c'est A 16 ans que viennent


les premieres demandes en mariage.
La Unibank tout en beauty etjusqu'A ses 15
ans continue de s'enorgueillir que c'est << sans fusion
ni acquisition. >>
C'est qu'elle ne risque pas de mauvaises


tour du Conseil d'Administration de la Unibank
(photo HEM)
rencontres ayant choisi de < faire route ensemble. >
Et nous avec elle.
Si qa se dit A une banque, eh bien Joyeux
anniversaire !


Melodie 103.3 FM,
Port-au-Prince


Faisons route ensemble; c'est certainement
un slogan pubicitaire, mais c'est autre chose aussi:
C'est une invitation 6 vous joindre 6 nous dans
une mrrche vers un melleur avenir. C'est une
promesse de toujours garder vos int6r6ts
comme notre seule boussole.
Faisons route ensemble; c'est notre conviction
qu'il y o encore du chemin 6 porcourir
La UNIBANK n'o que quinze ans, mais d6j6
700,000 clients ont d6pos6 leur confiance
dans nos coffres. Combien en aurons nous
dons les quirnze prochoines onn6es?
Nous n'en savons ren, mais notre invitation
tiendra toujous : Faisons route ensemble.


Page 3


I I UNIBANK

"falson route ensemble"
www.unibankhaiti.com


S.3


=ANALYSE SOMMAIRE
L'avenir d6sormais aux mains du Senat
Mais en a-t-il conscience? p.1
POLITIOUE
La nomination de Michble Pierre-Louis ent6rinee
par les ddputes mais la controverse continue p.5
Le passage au Senat s'annonce beaucoup plus
difficile p.5
NVIVE LES VACANCES !
Cap sur le Lamandou p.1
Les voyageurs haitiens rapportent gros a
Secononmie dominicaine p.9
PEOPLE
Comment le proces Valdo Jean Ginoue
Mondesir nous renvoie a l'actualite p.1
BANOUES
Faisons route ensemble p.3
ECONOMIE
La BID note des progress dans ses
accomplissements en Haiti p.6
Madrid :la communaut6 internationale met
l'accent sur la n6cessaire coordination des projets
p.6
PRODUCTION LOCALE
Des associations paysannes d6noncent le march
noir de 1engrais p.7
Les producteurs d' ceufs et de poulets appellent a
l'aide p.8
ARTS ET LETTRES
Hoimmage a Frank6tienne p.10
Montreal : Bien au-dela de 20.000 spectateurs ...
p.11
DROIT DE REPONSE
Une rectification de l'Ambassadeur de France en
Haitip 12
LIBRE PENSEE
Discriminations acceptables p.14
Deperissement! p.14
WiMwen Kapab p.17
STABILISATION
Lois sur la reform judiciaire p.16
J


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UNE ANALYSE


Mercredi 23 Juillet 2008
1 HaYti en Marche Vol XXII No 26


POLITIQUE

L'avenir desormais aux mains du Senat


Mais en a-t-il conscience ?
(RATIFICATION... suite de la lere page) des parlementaires pour le progrbs), le bloc majoritaire civique. Ce qui repr6senterait une immense evolution
Les s6nateurs Youri Latortue et Rudy a la chambre et qui a &6t vital pour le r6sultat obtenu. par rapport aux regimes passes, de Duvalier aAristide
H6rivaux devraient 6tre aujourd'hui les premiers a La grande surprise aura 6t6 la consigne passe 1 (en passant par les gouvemements putschistes ou
motiver leurs colleagues pour activer la fin de la crise. par les partis Fusion et OPL de voter abstention. Et int6rimaires !).
Secundo, les d6put6s ont pris ce qu'on appelle qui a &6t suivie a la lettre. Or 6tant donn6 que les vrais ministrables ne
unvote purement technique, c'est-a-dire qu'ils se sont Alors que ces deux formations politiques courent pas les rues en ce moment chez nous, ils ne
pench6s sur le dossier a partir des critbres objectifs avaient appuy6 ouvertement les nominations des deux sauraient jamais pouvoir tous appartenir a la m6me
fix6s par la Constitution consistant en l'analyse de Premiers ministres pr6c6demment rejet6s, Ericq Pierre enseigne. Done pas de panique, messieurs et dames
toutes les pieces d'identit6 de la candidate, mais sans et Robert Manuel. des partis politiques.
aucune consideration personnelle de leur part Selon un des 20 d6put6s qui ont respect la


La Commission ayant examined les pieces du PM design
(photo www.jjaugustin.com)


Le depute Laurore Edouard (Paillant Petite Riviere de Nippes), le seul a avoir
vote contre au nom de ses convictions religieuses (photo www.jjaugustin.com)


(convictions politiques, religieuses, morales ou autres).
A l'exception d6clar6e d'un seul d'entre eux ...
La commission de la chambre basse charge
de cette analyse en a conclu que le dossier de Mme
Michele Pierre-Louis r6pond a toutes les exigences de
la Constitution en vigueur. D'ofi son rapport qui a 6t6
approuv6 jeudi par la majority des d6put6s.

< Ce sont des calomnies > ...
Le SRnat aurait mauvaise grace a venir quant
a lui traiter le dossier selon des criteres par trop
subjectifs. Vu qu'il est d6ji a l'origine de la crise.
Lors du vote du jeudi 17 juillet, la seule
allusion aux rumeurs concemant les < orientation
sexuelles >> de Mme Pierre-Louis a t6 pour dire qu'elle
a d6clar6 elle-m6me que << ce sont des calomnies. >
Declaration qu'elle aurait faite lejour m6me lors d'une
rencontre avec les membres de la CPP (Concertation

AMERIJET TO OPEN FORT L
CARGO DROP STATE


consigne, c'est parce que cette fois le president Ren6
Pr6val n'a pas invite les dirigeants des partis politiques
a participer au processus.
L'abstention se voudrait un rappel a l'ordre
mais sans vouloir bloquer pour autant l'evolution de
la situation (dixit).

Pas de GNB versus Lavalas et vice-


versa ...
En mme tem]
voudrait installer cette
coherent, revenant que
gouvernement de coali
pluriel comme cela a 6t
En un mot, 1l
coalition ensuite !
Les ministres
competence et surtout l

AUDERDALI
[ION


FORT LAUDERDALE,
FL- Amerijet International will open
a Fort Lauderdale air freight station
on April 2. 2007, announced Pamela
Rollins, Amerijet's VP of Business
Development.
The station is located
adjacent to Amerijet's corporate
headquarters at 2800 South Andrews Avenue.
"We have a lot of customers in Broward, Palm Beach and even
Martin counties that will enjoy the additional convenience of this station,"
Rollins said. "Eventually, we will expand this location to offer ocean services
and delivery of import cargo, to make shipping with us even easier."
Amerijet will accept outbound international air freight at this station,
including general personal and commercial cargo, large or small packages,
barrels, valuable and fragile goods, hazardous material, oversized shipments
and domesticated live animals.
Hours of operation will be 9:00 a.m. to 5:00 p.m. Mondg ugh
Friday and 9:00 a.m. to 1:00 p.m. on Saturday. Amerije i sport cargo
between this stat i 4a y g transfer. For rates
and specific ontact Amerijet's sales
deparntat9r'meiit.m.
Ar nal, rin full-service multi-modal
transportati t logistics provider offerig international scheduled all-cargo
transport via land, sea and air. Ft. Lauderdale, Florida-based Amerijet operates
offices all over the world, serving destinations throughout North, South and
Central America, Mexico, the Caribbean, Europe, Asia and the Middle East.
Amerijet operates its own fleet of Boeing 727-200 aircraft from its primary
hub at Miami International Airport, where it maintains a custom-built 210,000-
square-foot air cargo handling facility, a 96,000-square-foot ramp facility
and a 50,000-square-foot ocean cargo handling facility. For additional
information, visit Amerijet on the web at www.amerijetcom.


ps il se dit que le chef de l'Etat
fois un gouvemement plus
elque peu sur la formule de
tion dit encore gouvemement
6jusqu'ici le cas.
e gouvernement d'abord, la

seraient choisis selon leur
eur devotion a la cause du bien
public. Et non comme
repr6sentant assign au
cabinet minist6riel par tel
parti politique ou tel clan
(pas de GNB versus
Lavalas et vice-versa), ce
qui cr6e un inevitable
conflit d'all6geance. Ceci
n'emp6cherait pas le
gouvemement de pouvoir
refl6ter diff6rentes
appartenances politiques.
Mais des s6lectionn6s qui
ne doivent pas leur position
au parti, mais a l'Etat ainsi
qu'a leurs capacit6s
professionnelles et leur sens


Etre juge et partie ...
De la meme facon, des s6nateurs ne peuvent
vouloir monnayer leur vote par l'obtention de fauteuils
minist6riels au profit de proches ou de camarades de
la m6me formation politique.
Et quand un tel ministre viendrait a 6tre
convoqu6 par les m6mes s6nateurs (la mission du
16gislatif 6tant de contr6ler le fonctionnement de
l'ex6cutif), comment emp6cher que ces derniers ne se
comportent enjuge et partie.
Ony reviendra.
Quoi qu'il en soit, c'est sur le S6nat que
repose pour le moment l'avenir imm6diat (si tant est
que ses membres en ont pleinement conscience) le
retard des elections partielles ayant occasionn6 le
depart du tiers de ses membres, il en est r6duit
actuellement a 18 (avec un quorum qui n'a pas change :
il faut la presence de 16 s6nateurs pour faire passer
toute decision).

Michele Pierre-Louis ne peut perdre
plus d'une voix ...
Cependant la prochaine tape, celle de la
ratification d'abord de la nomination ne pose pas
problkme. Du fait que c'est un vote a la majority simple
(il faut 10 s6nateurs sur les 18 en exercice) et qu'il a
&6t annonc6 que le parti pro-gouvememental Lespwa
(7 s6nateurs a lui seul) fait bloc autour du choix du
chef de l'Etat.
Par contre bien diff6rente sera la situation lors
du vote de ratification de la declaration de politique
g6n6rale ou programme de gouvemement du nouveau
Premier ministre et oi la decision est prise a la majority
absolue dans chacune des deux chambres.


(RATIFICATION / p. 5)


Page 4









Mercredi 23 Juillet 2008
Haiti en Marche Vol XXl N 26


DE L'ACTUALITE


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La balle aux pieds des Senateurs


(RATIFICATION... suite de la page 4)

Concernant le S6nat qui est originellement de
30 membres, la majority absolue est fixee a 16. Or
puisque le S6nat est r6duit actuellement a 18 membres
(et que les presidents des deux chambres ne votent pas),
Michble Pierre-Louis ne peut done perdre plus d'une
voix. Or 4 s6nateurs ont annonc6 qu'elle ne doit pas
compter sur leur vote dont trois pour cause de
convictions religieuses.

Vote purement technique ...
Bien stir cela c'6tait avant le vote momentum
de la chambre des d6put6s. Avant que celle-ci n'eut
approuv6 aune forte majority sa nomination. Avant ce
vote purement technique, c'est-a-dire sans la moindre
consideration de nature personnelle ou subjective ou
partisane.
Et avant que Michble Pierre-Louis n'eut
r6fut6 toutes les rumeurs courant a son sujet comme
des < calomnies >. Ainsi l'ont rapport les d6put6s de
la CPP
Mais c'est apres que les partis Fusion et OPL
eurent demand a leurs repr6sentants au Parlement de
voter abstention afin de manifester leurs frustrations


de ne pas avoir &t6 sollicit6 pour la formation du
prochain gouvernement. Or deux des 4 s6nateurs qui
ont 6mis ce genre de reserves appartiennent a Fusion.
Apporter eux aussi des preuves de
leur accusation ...
Par contre on peut exiger des trois qui
disent mettre leur foi religieuse d'abord, qu'ils
puissent corroborer leurs accusations, apporter
des preuves. Simple d6cence oblige. On ne peut
garder une nation en otage sur la foi de simples
ragots. Voire des << calomnies. >
On peut done en conclure que les
chances du Premier ministre d6sign6 n'ont peut-
6tre pas augment a proprement parler avec le
vote obtenu jeudi a la Chambre des d6put6s.
Mais ce vote ouvre de nouvelles perspectives.
Cependant est primordiale la poursuite
des n6gociations entre tous les acteurs sans
exception et sans discrimination aucune, y
compris avec le Diable comme avec le bon Dieu
-pour lequel, d'ailleurs, certains se prennent !

HaFti en Marche. 19 Juillet 2008


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Mercredi 23 Juillet 2008
S Haiti en Marche Vnl YllT N 26


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Mercredi 23 Juillet 2008 & LUTTE CENTRE LA VIE HERE
Haiti enMarche .VolXXIIN26 & LUTTE CONTRE LA VIE CHERE


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Kisa pwose sa a konsene? Yo te pwopoze de R~gleman apa nan yon pwose aksyon kolektif sou
evalyasyon ponpye ak sekou yo te fe pwopriyete byen imobilye peye nan vil Miami ak evenman ki te
pase pandan pwose a. De (2) regleman sa yo se avek 1) vil Miami, epi 2) kabine avoka Adorno & Yoss,
LLP. Pwose a rele Masztal v. City of Miami. Moun yo tradui lajistis yo rele "Pleyan", epi vil Miami rele
"Defande". Kabine avoka Adorno & Yoss, LLP rele "kabine avoka". Regleman yo pa vie di Minisipalite vil
la oswa kabine avoka a dak6 pou yo angaje nan move zafe oswa nan move konduit oswa pou yo mal aji
oswa pou yo vyole nenp6t Iwa oswa regleman nan nenpot konsiderasyon, eksepte pou sa ki konsene vil
Miami pou p6syon Evalyasyon sekou Ponpye/Sekou ki te adopte pou ane fiskal 1997-1998 ak 1998-
1999. Tribinal Siprem Florid deside pwose City of North Lauderdale v. SMM Properties se yon pwose
ki legal pou yon Minisipalite pou pibliye evalyasyon pou sevis ponpye, paske sevis ponpye pwokire yon
benefis espesyal pou pwopriyete a. Apati 14septanm 2000, Minisipalite vil la te deside yon Evalyasyon
li sip6te sou sevis ponpye selman epi kidonk evalyasyon an legal. Pleyan yo deklare Evalyasyon an te
rete ilegal nan fonksy6nman li. Pa tjanm genyen okenn desizyon oswa konklizyon jidisye sou konfli
rival sa yo. Menmsi Tribinal la, nan Litij sa a k ap rezoud la, deside yo Evalyasyon Ponpye/Sekou yo te
resevwa nan ane fiskal 1997-1998 ak 1998-1999 pa t konstitisyonel nan limit li te evalye pou sevis
medikal ijan, Tribinal la pa pran desizyon oswa pa fe konklizyon pou endike Evalyasyon Ponpye/Sekou
oswa Evalyasyon Ponpye te enkorek pase sa ki endike anwo a. Ni li pa t detemine limit, si genyen,
Evalyasyon Ponpye/Sekou te fet yon fason inadmisib pou sevis medikal ijan yo. Pleyan yo prezante
reklamasyon tou kont kabine avoka pou aksyon ak inaksyon posib ki gen pou we ak premye pwosedi
yo kont Minisipalite vil la nan pwose sa a. Kabine avoka a, san admet responsablite ak kontestasyon
toudenkou reklamasyon Pleyan yo, chwazi pou rezoud aksyon sa a. Kidonk, menmsi Pati yo dak6 pou
Regleman yo ak yon pwosesis ranbousman, pa t genyen desizyon okenn Tribinal ki endike Gwoup la
genyen dwa pou jwenn yon ranbousman, oswa kantite lajan ki endike a. Ni pat genyen desizyon okenn
Tribinal ki endike Gwoup la genyen dwa pou resevwa lajan nan kabine avoka a.
Kimoun ki f pati RBgleman yo? "Gwoup" oswa "Manm Gwoup" dwe vie di tout moun oswa enstitisyon
(avek tou siksese legal ki kalifye yo, jan sa defini nan paragraf 1.18 Ak6 Regleman an) ki posede
pwopriyete nan vil Miami, Florid, avek tou ansyen ak aktyel anplwaye, ajan, reprezantan, ofisyel, ofisye
Minisipalite a ak manm fanmi pw6ch yo, ki reprezante kapasite endividyel yo k6m kontribiyab, ki te
peye Evalyasyon Ponpye/Sekou ak/oswa Evalyasyon Ponpye Minisipalite vil la te resevwa nan ane
fiskal 1997-1998 jiska ak nan ane fiskal 2006-2007. Vil Miami eskli nan Gwoup la.
Ki Benefis ki genyen? Ou kapab kalifye pou resevwa yon ranbousman, sa vie di yon p6syon Lajan
Komen total (ki dekri anba a) chak manm Gwoup la genyen dwa pou resevwa, jan sa detemine
dapre yon f6mil Tribinal la apwouve. Kantite lajan yo dwe peye chak manm Gwoup la ap depannde
kantite manm Gwoup la ki soumet yon reklamasyon valid. Okenn manm Gwoup la p ap resevwa yon
ranbousman ki plis pase kantite lajan Evalyasyon manm Gwoup la te peye, epi, kidonk, Pati yo kwe li
pa posib pou nenp6t moun ap resevwa yon ranbousman konpli tout lajan Evalyasyon ki te peye a. Li
enp6tan pou ou sonje p6syon Evalyasyon ki dwe repati nan finansman sevis ponpye a se yon p6syon
ki legal. Pousantaj Evalyasyon peye k ap retounen pou chak manm Gwoup la ki kalifye apa pa kapab
deteminejouk moman 1i yo trete demand yo dapre Ak6 Regleman yo. Fon Komen an ap redui a kantite
lajan fre avoka ak fre Tribinal la akode Konsey Defans Gwoup la, ak kantite lajan fre administratif
Tribinal la apwouve pou administrasyon regleman yo.
Ki dispozisyon Regleman ki pwopoze yo? K6m konsiderasyon pou Regleman li, Minisipalite vil la ap
finanse $15,550,000 nan yon fon ki rele "Fon Komen". K6m konsiderasyon pou Regleman li, kabine
avoka a ap finanse $1,600,000 nan Fon Komen an. Debousman Fon Komen an ap fet dapre Ak6
yo. Nenp6t entered ki reyalize sou nenp6t p6syon Fon Komen an dwe vin fe pati Fon Komen an. Chak
manm Gwoup la dwe jwenn dwa pou fe demand yon ranbousman dapre pwosedi ki prezante an gwo
nan Avi sa a. Se selman manm Gwoup kalifye oswa siksese legal kalifye yo ki dwe jwenn dwa pou
cheche jwenn yon ranbousman. Dwa pou jwenn yon ranbousman pa dwe transferab. Chak Pati dwe
jwenn dwa pou fe restriksyon, dapre 16d, entediksyon, oswa 16t reparasyon, nenp6t vyolasyon oswa
menas vyolasyon dispozisyon ak regleman ki nan dokiman sa a, epitou pou egzije pef6mans espesifik
dispozisyon ak regleman sa yo. Konsenan konsiderasyon pou Regleman yo, depi genyen Apwobasyon
Final, chak manm Gwoup la dwe anvizaje pou bay yon kominikasyon total ak konpli pou nenp6t ak
tout reklamasyon ki nan pwose a ak 16t reklamasyon jan sa dekri nan Ak6 Regleman yo. Kominikasyon
an dwe genyen yon pati entegral ak enp6tan Regleman yo, epi li pa kapab separe nan Regleman yo.
Nenp6t manm Gwoup ki pa vie bay kominikasyon an dwe deside pou pa patisipe jan sa dekri nan
Avi sa a. Regleman avek kabine avoka a genyen ladan yon dispozisyon ki pemet li anile regleman an
anba seten kondisyon. Si sa rive, manm gwoup ki kalifye yo ap resevwa notifikasyon nan moman y ap
resevwa p6syon regleman an avek Minisipalite vil la. Y ap resevwa tou notifikasyon pou fe pwose kont
kabine avoka a poukont yo epi avek pwop depans yo.
Kisa mwen DWE f6 pou mwen vin kalifye pou resevwa yon ranbousman posib? Ou dwe fe Demand
yon F6mili Ranbousman, ki dekri anba a,jiska 21 okt6b 2008. Epitou, ou dwe deside dat 20 out 2008
si ou vie fe objeksyon kont Regleman yo epi pou soumet nenp6t objeksyon alekri. Pou fe Demand
Fomili Ranbousman an, ou dwe rele Administrate Regleman an nan nimewo 1-800-981-7567. Ou
kapab we F6mili Demand Ranbousman an (ansanm avek dives kalite dokiman regleman)sou entenet
nan sit web www.MiamiFireFeeSettlement.com epitou ou kapab enprime li nan sit web la.
Kisa mwen dwe fe si mwen vie Eskli tet mwen nan Gwoup la? Si ou pa vie patisipe nan youn oswa
nan toulede Regleman yo, ou kapab mande pou yo eskli ou. Pou fe demand esklizyon nan Gwoup la,
ou dwe ranpli ak soumet yon demand alekri ba Grefye Tribinal la epi voye demand lan pa laps nan
adres ki endike anba a. Ou dwe ranpli fomili demand lan epi tenb ki sou anvl6p la dwe date dat 20 out
2008:
Pou Administrate a (kourye): Pou Tribinal la (dosye):
Masztal v. City of Miami Clerk of the Court
Settlement Administrator Circuit Court, Eleventh Judicial Circuit in and
PO Box 3170 for Miami-Dade County, Florida
Portland, OR 97208-3170 73 West Flagler St
Miami, FL 33130
Demand pou esklizyon an dwe prezante nan nenp6t patikilye, men li dwe endike enf6masyon sa yo:
1. Non ou, adres ou ak nimewo telef6n ou;
2. Yon deklarasyon ki endike ou vie eskli tet ou nan Gwoup la;
3. Siyati ou;
4. Non ak nimewo pwose a (Masztal v. City of Miami, Case Nos. 98 11208 CA 31, 05-2117 CA
31), epi


5. Si ou f6 demand esklizyon ou nan:
a. Regleman avek Minisipalite vil la, OSWA
b. Regleman avek kabine avoka a, OSWA
c. Toulide.
Remak: Si ou pa presize ki regleman, y ap konsidere demand ou k6m yon demand ou fe pou eskli tet
ou nan toulide regleman yo.
Tanpri asire ou ekri mo "EXCLUSION REQUEST" (demann pou esklizyon) sou kwen g6ch pa anba
devan anvl6p la.
Si ou chwazi pou eskli tet ou nan Gwoup la:
1. Ou p ap kalifye pou okenn nan benefis yo;
2. Ou p apjwenn pemisyon pou fe objeksyon kont dispozisyon yo;
3. Ou p ap genyen obligasyon pou respekte okenn fiti desizyon yo pran nan pwose sa a; epi
4. Tankou pou nenp6t regleman (Minisipalite vil la oswa kabine avoka a oswa toulide) kote
ou te fe demand ou eskli ou:
a. Ou p ap kalifye pou resevwa okenn nan benefis yo;
b. Ou p ap jwenn pemisyon pou fe objeksyon kont okenn dispozisyon;
c. Ou p ap genyen obligasyon pou respekte okenn fiti desizyon yo pran nan pwose
sa a; epi
d. Pou resevwa lajan nan plas Regleman sa yo, w ap oblije fe pw6p pwose ou epi avek
depans ou.
SONJE: OU DWE FE DEMAND OU POU ESKLIZYON AVEK ANVLOP KI GENYEN TENB KI DATE DAT 20
OUT 2008. SI W PA FE SA, SOF JAN TRIBINAL LA KAPAB BAY LI, DEMAND POU ESKLIZYON OU AP AN
RETA AK ENVALID.
ODISYON POU REGLEMAN AN: Nan pou 9 septanm 2008 a 10:00 AM EDT, nan adres 73 West Flagler
St, Courtroom 11-1, Miami, Florida 33130, Tribinal la ap 6ganize yon Odisyon san Patipri pou konsidere
si pou li akode setifikasyon Gwoup la pou objektif Regleman an, epitou si pou li apwouve Regleman yo
kom Regleman ki jis, rezonab ak satisfezan. Tribinal la ap 6ganize yon odisyon prelimine nan dat 22
jiye 2008 a 10:00 AM EDT nan menm adres kote I ap resevwa prev ki gen pou we ak demand pou fre
avoka yo. Ou dwe soumet mosyon pou sip6te oswa pou kont Fre Avoka yo anvan fen jou ouvrab 15 jiye
2008.
Esi mwen Vie f6 Objeksyon kont RBgleman yo? Ou dwe rete yon manm Gwoup la pou ou kapab fe
objeksyon kont nenp6t aspe Regleman yo, epitou kont setifikasyon final yon Gwoup, onetete Regleman
yo, konpetans Pleyan ak avoka yo ki reprezante gwoup la, ak distribisyon Fre ak Depans Avoka a.
Objeksyon alekri ou dwe genyen ladan:
1. Your name, address and telephone number;
2. Yon deklarasyon objeksyon ou (yo) ak nenp6t Iwa ak/oswa prev sip6 ou vie entwodui;
3. Non ak nimewo pwose sa (Masztal v. City of Miami, Case Nos. 98 11208 CA 31, 05-2117
CA 31).
OU DWE SOUMET OBJEKSYON EKRI OU BA GREFYE TRIBINAL LA DAT 20 OUT 2008 PA LAPS NAN
ADRES SA A:
Clerk of the Court;
Circuit Court, Eleventh Judicial Circuit in and for Miami-Dade County, Florida
73 West Flagler St
Miami, FL 33130
OU DWE VOYE KOPI OBJEKSYON SA YO TOU PA LAPOS BA TOUT AVOKA KI ENDIKE ANBA A, EPI
ANVLOP LA DWE GENYEN TENB KI DATE DAT 20 OUT 2008.
Konsey Defans pou Minisipalite Miami: Konsey Defans Gwoup la:
Julie O. Bru, City Attorney Patrick A. Scott, Esq.
Office of the City Attorney Richard L. Williams, Esq.
444 SW Second Ave, Ste 945 Michael Garcia Petit, Esq.
Miami, FL 33131 2800 Miami Center
Thomas E. Scott, Esq. 201S. Biscayne Blvd.
Scott A. Cole, Esq. Miami, FL 33131-4330
Cole, Scott & Kissane, P.A. Konsey Defans pou Adorno & Yoss, LLP:
1390 Brickell Ave, Third Floor Ronald L. Kammer, Esq.
Miami, FL 33131 David P. Hartnett, Esq.
Hinshaw & Culbertson, LLP
9155 S. Dadeland Blvd., Suite 1600
Miami, FL 33156
Tribinal la p ap konsidere okenn objeksyon ki soumet/avek anvlop ki genyen tenb ki date dat 20 out
2008, sof si ou kapab montre rezon valab poutet ou anreta. Si ou soumet objeksyon ou anreta, y ap
konsidere ou abandone oswa ou anile objeksyon ou, sof si ou montre rezon ki valab.
Si ou soumet objeksyon ou yo ale epi Tribinal la anile yo, w ap toujou kalifye pou resevwa yon
ranbousman anba Regleman yo depi ou ranpli ak soumet yon F6mili Demand Ranbousman ale.
Kouman pou mwen jwenn enf6masyon adisyonel? Avi sa a se selman yon rezime Regleman yo, ki
prezante nan dokiman legal pi detaye ki rele "Ak6 pou Regleman ak Kominikasyon." Ak6 Regleman
ak Kominikasyon konpli ant Pleyan yo ak Minisipalite vil la ak Ak6 Regleman ak Kominikasyon konpli
ant Pleyan yo ak kabine avoka a nan dosye ki nan biwo Grefye Tribinal la. Pou jwenn yon deklarasyon
detaye sou zafe ki konsene pwose sa a, Pleyan yo, Minisipalite vil la ak kabine avoka a refere ou tou
nan Plent lan ak nan o1t atik ak lod Tribinal la ki nan dosye nan biwo Grefye a. Ou kapab enspekte
dokiman sa yo nan Biwo Grefye a nenp6t kili nan ore n6mal biwo, Lendi pou rive Vandredi, ant 9:00
a.m. ak 4:00 p.m., Fizo Ore Les. Si ou genyen nenp6t kesyon oswa senpleman si ou bezwen on
kopi F6mile Demand Ranbousman, ou kapab rele Administrate Regleman an nan nimewo 1-800-
981-7567 oswa ou kapab we dives kalite dokiman regleman an sou entenet nan sit web www.
MiamiFireFeeSettlement.com, epitou ou kapab enprime F6mile Demand Ranbousman an nan sit
web la.
TANPRI PA RELE TRIBINAL LA, GREFYE TRIBINAL LA OSWA MINISIPALITE MIAMI. YO P AP ANMEZI
POU REPONN KESYON OU YO.
Dat la: dat 6 ien 2008. nan Miami. Florid.


Pou jwenplis enbmasyon rele niewo 1-80-981-767owalsusi b


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SECTEUR POPULAIRE


Mercredi 23 Juillet 2008
SHliti en Marche Vol YuT N 26


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La manifestation du mardi 15juillet: seul incident, la police a utilisd des gaz lacrymogenes
pour empecher les manifestants de pendtrer le perimetre du Palais National
(photo Eugene Robenson)


"Copyrighted Material


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MIAMFDADE

LEGAL ANNOUNCEMENT OF SOLICITATIONS
MIAMI-DADE COUNTY
MIAMI, FLORIDA
Miami-Dade County, Florida is announcing the availability of solicitations for contract
opportunities, which can be obtained through the Department of Procurement Management
(DPM), from our Website: www.miamidade.gov/dpm. Vendors may choose to download the
solicitation package(s), free of charge, from our Website under "Solicitations Online". Internet
access is available at all branches of the Miami-Dade Public Library. It is recommended that
vendors visit our Website on a daily basis to view newly posted solicitations, addendums, revised
bid opening dates and other information that may be subject to change.
Interested parties may also visit or call:
Miami-Dade County
Department of Procurement Management
Vendor Assistance Unit
111 NW 1st Street, 13th floor,
Miami, FL 33128
Phone Number: 305-375-5773
There is a nominal non-refundable fee for each bid package and an additional $5.00 handling
charge for those vendors wishing to receive a paper copy of the bid package through the United
States Postal Service.
These solicitations are subject to the "Cone of Silence" in accordance with County Ordinance
No. 98-106.
Miami-Dade County has streamlined the process for accepting bids and proposals by
requiring vendor affidavits only once at the time of vendor registration.
Starting June 1, 2008, vendors will be able to provide required affidavits one time, instead of
each time they submit a bid or proposal. Solicitations advertised after June 1st will require that all
vendors complete the new Vendor Registration Package before they can be awarded a new
County contract. Obtain the Vendor Registration Package on-line from the DPM website.


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Mercredi 23 Juillet 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 26


Page 9


Les voyageurs haitiens


rapportent gros a economic dominicaine

PORT-AU-PRINCE, 17 Juillet Nous d'admission acquitt6es par les citoyens haitiens ont zone sud de la rdpublique voisine. Une industrie
recevions r6cemment A notre adresse Internet cet g6ndr6 approximativement 12 millions 264.000 dol- ne finit pas de prendre de l'expansion grice aux t
int6ressant article : < Les voyages d'Haitiens en lars amdricains. organisms et aux facilities de transport avec trois lig
R6publique dominicaine ont g6ndr6 plus de 100 mil- Les tarifs des visas varient entre US$85 (visa d'autobus.
lions de dollars amdricains seulement pour le premier simple) et US$240 pour le visa multiple valable pour Pour finir, l'article en vient aus,
semestre de l'annde 2008. > une ann6e. l'immigration ill6gale qui repr6senterait environ:
Et en sous-titre de l'article : < Deux lectures Le droit d'admission enterritoire dominicain des 146.000 citoyens haitiens qui ont travers
d'une meme information. > s'61eve A US$20. frontibre pendant le premier semestre de 2008.
En effet, le mois dernier tous les quotidiens Selon les categories de visas 6mis, on peut Done approximativement 43.800 sont er
du pays voisin n'avaient qu'un seul sujet en Une, ce en d6duire que 60% sont d6livrds A des commerqants ill6galement.
sont les mendiants haitiens, principalement des femmes avec promesse d'acheter pour un minimum de 50.000 Ehbien, meme ceux-lA ont d6bours6 pour
et des enfants, qui envahissaient les avenues de Santo pesos par mois. En plus des frais de sdjour hotelss, admission.
Domingo et d'autres grandes villes du pays. restaurants etc). En effet, les organisations de defense
La police et l'immigration dominicaines On estime que environ 61.320 citoyens immigrants ill6gaux (Solidarit6 frontalibre, le Ser
venaient d'op6rer une solide descente de lieux. Des haitiens munis d'unvisa commercant sont entr6s durant j6suite pour les immigrants et les rdfugids, le RW
dizaines de ces mendiantes ont t& appr6hend6es pour le premier semestre de l'annde en R6publique Jano Sikse) signalent que les clandestins doi
6tre reconduites A la frontibre haitiano-dominicaine. dominicaine. s'acquitter d'un < droit de page > A ceux qui
Les enfants ont &t6 places dans des centres speciaux I1 s'ensuit qu'ils ont apport6 environ 92 mil- charges de la surveillance A la frontibre.
avant de d6cider de leur sort. lions 899. 800 dollars am6ricains dans l'6conomie du Ce montant forfaitaire irait chercher dan
Cependant il existe une autre immigration pays voisin. Soit 15 millions 483.300 dollars par mois. 50 dollars am6ricains, outre les paiements pour
haitienne en rdpublique voisine et une qui a g6ndrd Cependant ces chiffres ne comprennent pas transports d'un point A l'autre une fois A l'int6r
plus de 100 millions de dollars US pendant les seuls les grands importateurs haitiens pour lesquels on peut du territoire voisin.
premiers six mois del'anne en cours(mais qui ne fait obtenir des informations auprbs des services Au total, les voyages effectuds par des hal
pas les grands titres). d'inspection SGS A Santo Domingo. en R6publique dominicaine ont gr6
Selon des informations publides en ligne par Ne sont pas pris en compte non plus les par- approximativement pour les premiers six moist
le journal El Nuevo Diario sur les flux migratoires ticipantsauxfoiresbinationalessetenant lafrontibre. l'annde environ 105 millions 163. 800 dol
haitiens en R6publique dominicaine, 146.000 citoyens Le meme article souligne que peu A peu la amdricains.
haitiens sont entr6s dans la rdpublique voisine pen- R6publique dominicaine a pris le pas sur toutes les D'aprbs l'auteur de l'article, voilA ce c
dant les six derniers mois, dont 70 pour 100 de manibre autres places commerciales qui 6taient jusque-lA conviendrait aussi de souligner lorsque l'on fait
16gale. fr6quent6es par les commerqants haitiens dans la de l'arrestation de quelques dizaines de mendi


Soit une moyenne de 17.000 par mois.
Ce chiffre peut facilement 6tre contr616 A
partir du nombre de visas 6mis par les 4 consulats
dominicains en Haiti et le formulaire d'admission en
territoire dominicain administr6 par la Direction
G6ndrale de la Migration.
Rien que les missions de visa et la taxe


region, telles Panama, Puerto Rico, Curaqao, Venezu-
ela et meme Miami.
La deuxibme cat6gorie de voyageurs haitiens
rapportant gros A l'6conomie du pays voisin ce sont
les touristes haitiens de fin de semaine.
Voyageant de Port-au-Prince A Barahona, ils
constituent la principale clientele de l'h6tellerie dans la


qui
ours
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leur

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ants


haitiens dans les rues de Santo Domingo.
En commencant par se demander comment
ces derniers ont-ils pu parvenirjusque-lA.
Le business n'a pas d'odeur !

MAlodie 103.3 FM,
Port-au-Prince


La Cour Interamecaine des Droits de
1'Homme declare que Haiti viole les droits
de 1'ex-Premier ministre Yvon Neptune et
ordonne 95.000 $US en dommage-interets
La Cour Interamdricaine des Droits de l'Homme (CIDH) cri-
tique sv&rement le gouvernement actuel d'Haiti et le pr6c6dent. Dans
un arret rendu en faveur de l'ancien premier ministre Yvon Neptune, la
Cour non-seulement critique, mais de plus condamne, les deux
gouvernements pour les traitements abusifs inflig6s A Mr. Neptune de
juin 2004 A ce jour. Ce jugement est prononc6 dans le cadre de l'affaire
opposant Yvon A l'Etat haitien, le premier cas, impliquant l'Etat d'Haiti,
requ par la Cour.
La Cour declare qu'Haiti est responsable d'avoir viold 11
diff6rentes provisions de la convention americaine relative aux droits de
l'homme et ordonne au gouvernement de payer $95,000 de dommages-
int6rets A M. Neptune.
Le jugement de 60 pages de la Cour Interam6ricaine,
communique le 6juin, d6nonce la quasi-totalit6 des aspects du traitement
de l'Etat A l'endroit de M. Neptune. Elle constate que le gouvernement
provisoire d'Haiti (2004-2006) a ill6galement emprisonn6 l'ancien pre-
mier ministre dans des conditions inhumaines pendant 2 ans. La Cour
constate que le gouvernement constitutionnel actuel en Haiti continue A
violer les droits de M. Neptune pour avoir failli, sans explication valable,
de signifier une decision de la Cour d'appel date d'avril 2007, signifi-
(NEPTUNE / p. 15)

AVI ELEKSYON ESPESYAL
Dapre Rezolisyon Konte Miami-Dade R-715-08 adoptejou 17 jen 2008 ak R-534-08 adoptejou
6 me 2008 pa Asanble Komisyone Konte Miami-Dade, Florid, yo avize nou ke yon eleksyon
espesyal ap fet le 26 dawout 2008, pou soumet devan vote kalifye Konte Miami-Dade yo, pou yo
ka apwouve oswa dezapwouve pwopozisyon sila yo:
Referandbm ki Va Paemt Konstriksyon yon Sant Deza Kominote nan Tropical Park
Eske se pou yo pemet Konte a konstwi yon bilding pemanan, yon Sant Deza Kominote, nan
Tropical Park pou ogmante patisipasyon kominote nan, ak apresiyasyon, deza kiltirel dives ak
pwogram Iwazi pou timoun yo ak granmoun yo, epitou nan kreyasyon yon espas pwogramasyon
deza kiltirel, espas pou egzibisyon, ak espas pou cho ak prezantasyon?
WI 382
NON 383
Fon Monete pou Timoun yo ("The Children's Trust", an angle)
Eske se pou Fon Monete pou Timoun yo ("The Children's Trust"), distrik endepandan espesyal
pou sevis timoun yo, renouvle pou kapab finanse amelyorasyon nan sante, devlopman ak sekirite
timoun yo epitou enkli:
pwogram yo ki va redwi vyolans epi kenbe timoun yo an sekirite,
pwogram apre lekol yo ak pwogram mwad ete yo,
pwogram yo ki va amelyore estanda edikatif nan gadri timoun yo, epi
ekip medikal yo pou lekol piblik yo; epi
ankouraje paran yo ak kominote a pran responsabilite yo anve timoun yo; epi kontinye enpoze
enpo lokatif anyel ki baze sou vale pwopriyete yo, ki pa dwe depase mwatye (1/2) mil la?
Wl 385
NON 386
Tout vote kalifye ki abite nan Konte Miami-Dade lan va elijib pou vote WI oswa NON sou
kestyon sila yo.
Tout biwo vot ap ouve de 7:00 dimaten jiska 7:00 diswa jou eleksyon espesyal sa-a. Eleksyon
espesyal sa-a va fet dapre Iwa jeneral sou eleksyon ki etabli pou eleksyon espesyal yo ak tout lot
regleman ki gouvene Konstitisyon Otonom Konte Miami-Dade.
S Lester Sola
SMAMSipevise Eleksyon
s Konte Miami-Dade, Florid


selebre dlimanc i KA

Nan Mize ak Jaden Vizcaya

27 JIYE 31 DAWOUT


Vizcaya, Lye Istorik Nasyonal Miami sou

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VOS VACANCES


Mercredi 23 Juillet 2008
SHaiti en Marche Vol XIlT N 26


Tourisme
(LAMANDOU... suite de la lere page)
au petit d6jeuner sont du terroir.
Avec en plus que l'on ne s'attend pas trouver
en Haiti un 6tablissement avec tous les services
fonctionnels comme en Am6rique du Nord ou en


H6tel Lamandou de Jacmel (photo HEM)


Europe : chambre confortable et sympa, air
condition, t6l6vision cbbl6e, salle de bain
moderne avec large baignoire et eau a votre
temperature pr6f6ree, et aussi votre pression
pr6f6ree, petit r6frig6rateur et un coffre-fort
pour ne pas laisser trainer vos objets
pr6cieux.
Mais avec en plus de tous les
palaces de partout, cette vue imprenable que
nous vous disions tout a l'heure.
Et que si on ne se contr6lait, on
passerait toute sa vie a en rever (comme
nous a present) longtemps aprbs avoir laiss6
ces lieux, qu'on ne voudraitjamais laisser.
Tellement habitu6, a notre corps et
notre cceur defendant, A penser Haiti comme
d'un endroit dont il ne peut plus rien sortir.
Comme un endroit de rien du tout ...

Un caillou sur lequel nul
n'aurait pari6 un sou ...
Le choix de ce site pour y clever


Cap sur le Lamandou !
un tel joyau, le cap Lamandou, << Cap Lamandou L'etendard de la revolution ...
H6tel >>, qui, selon l'ing6nieur Jean Carmelot Pierre- L'industrie touristique est l'une des grandes
Louis, 6tait ily a un quart de sicle un caillou sur lequel victimes du problkme d'ins6curit6 general du pays.
nul n'aurait parie un sou ... Aucune veritable expansion de ce secteur n'est possible


L'audace de cette construction, 7 pavillons
jumeaux a 3 tages dont toutes les chambres (environ
32) avec vue sur la mer Caraibe

Les nombreux millions
que cette r6alisation a df
n6cessiter ...
Seul dans une ville h
l'esprit aussi aventureux que
Jacmel, en face de la Cartagbne
des corsaires (la Colombie est
juste de l'autre c6t6) que cela est
encore possible.
Nous disons la
Colombie est en face, pour le
meilleur et pour le pire. Le pire
c'est la drogue qui a pourri nos
c6tes et qui partant limite
l'exploitation touristique de la
mer (marina, r6gates, jeux
nautiques) constamment
surveill6e qu'elle doit tre par la
police anti-drogue.


Vue de la bale de Jacmel depuis 1 'Htel Lamandou (photo Hi


sans l'organisation des tours aux sites naturels et
historiques. Sans que le touriste ne puisse louer sa
voiture et aller oni bon lui semble.
Mais aussi pour le meilleur, c'est a Jacmel
que Bolivar a lev6 l'6tendard de la revolution pour
tout le sud du continent.
Unjumelage bdti autour de ce pan d'histoire
nous ouvrirait peut-6tre une partie des millions que
les nouveaux riches sud am6ricains vont jeter sur les
plages de Floride.
Les temps sont durs mais Lamandou n'a pas
ch6m6 ce week-end. Haitiens et strangers venus oublier
pendant quelques heures nos difficulties infernales de
tous les jours.
On s'y enferme comme sur un radeau de la
dernibre chance. Une sorte d'Arche de No&. Un
microcosme, h6las, car ce serait si bon de pouvoir se
risquer au-dela du petit bout de plage et partir dans la
montagne riche en grottes, en plantations cafeieres et
en fortins remontant a la periode de l'Ind6pendance.

Pour une meilleure quality de la vie

Les tarifs a Lamandou sont supportables
(moins de 100 dollars americains la nuit)
mais cela ne peut suffire a rentabiliser une
telle entreprise si tout le reste ne vient avec
(tours organisms, spectacles, regates,
festivals, programmes pour les enfants etc).
Unjoyau, certes, mais qui attend
encore de sortir totalement de son coffret.
Dans un Jacmel qui n'a pas tout a
fait tenu ses promesses (par exemple, il faut
stabiliser la distribution d'l6ectricit6) mais
les travaux de r6fection du r6seau routier, a
l'int6rieur et en dehors de la ville, sont
presque achev6s.
Tandis que le captage de
nombreuses sources d'eau potable a lieu,
promettant de r6soudre une fois pour toutes
S ce problkme crucial dans tout plan de
Sd6veloppement d'une zone voude
S naturellement au tourisme, ou mieux encore
h une meilleure quality de la vie.

Haiti en Marche,
EV) 20 Juillet 2008


ARTS & CULTURE

Hommage a Franketienne

de salutation du Ministre de la Culture de la R6publique Dominicaine, S.E Jos6 Rafael Lantigua
A l'occasion de l'hommage bien m~rit6 que
la Mission Diplomatique et Consulaire dominicaine
en Haiti rend aujourd'hui i l'insigne homme de lettres
et artiste FRANKETIENNE, je voudrais exprimer mes
plus profonds sentiments d'admiration et de respect h
son ceuvre et h son profil humaniste, au nom du


Toutes dimensions de mat6riels

POUR VOS RtSERVATIONS DE CARGO, APPELEZ

1-800-927-6059 -iA
ou envoy nous uun mai: .ai3mr m


Ministbre de la Culture, des 6crivains et des artistes
dominicains ainsi qu'en mon nom personnel.
FRANKETIENNE, que nous avons eu
l'honneur de recevoir en terre dominicaine en plusieurs
occasions, repr6sente ajuste titre l'un des monuments
litt6raires et artistiques les plus embl6matiques de la
culture haitienne et forme avec Jacques Stephen Alexis
et Jacques Roumain, cette trilogie des plus c61lbres
6crivains du XX siecle dans la litt6rature du pays
voisin.
Peintre surr6aliste, compositeur, chanteur
lyrique a la voix de t6nor, dramaturge, poete et
romancier, FRANKETIENNE a cr66 un univers de
(voir HOMMAGE / 11)


Page 10


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Mercredi 23 Juillet 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 26


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(suite de la page 10)
parole, d'id6es et d'images, associd a son
temperament artistique et son experience
existentielle, d61ments tellement
n6cessaires a l'inclusion sociale, la
conviviality pacifique et la convergence
culturelle, a cette 6poque de la
globalisation et des transformations
sociales, scientifiques et technologiques.
Homme a l'esprit jovial et aux
solides racines culturelles, cet artiste a
su porter la litt6rature de son pays au-
dela des frontibres culturelles et
linguistiques, et de 1l se positionner a la
hauteur des grands auteurs en langue
francaise et repr6sente probablement le
plus important des auteurs haitiens
vivants.
Partager la meme ile avec cet
homme d'envergure qui incarne l'esprit
de renaissance par ses multiples passions
esth6tiques, vari6t6 expressive, et
mystique humaine nous remplit de
satisfaction et d'orgueil, car en meme
temps qu'il nous enchante par sa superbe


voix, il nous surprend avec sa peinture
peupl6e de couleurs fantastiques et nous
touche avec ses ceuvres
thditrales, romancibres et
po6tiques caract6ris6es par la
magie carib6enne, son caractbre
autochtone et les fantaisies des
tropiques.
Tous mes vceux pour
cette figure charismatique des
lettres et culture haitienne, etje
me joins a cette initiative si
louable et digne d'etre imit6e !
Rendre honneur honore !,
comme disait l'ap6tre de
l'Ind6pendance de Cuba, Jose 3
Marti.
Longue vie et succs
pour FRANKETIENNE
7.
Josd Rafael Lantigua
Secretario de Estado de
Cultura
7 de Julio, 2008


Au plan de la logistique, la
seule critique qu'on doit
adresser aux producteurs
de ce trbs beau festival
___ (voir MUSIQUE / 12)


Hot Summer Packages!!!


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MONTREAL FESTIVAL DE MUSIQUE HAITIENNE

Bien au-dela de 20 000 spectateurs au Parc Jean-Drapeau
Alain Brunet un rythme d'enfer jusqu'aux alentours genres musicaux d'Haiti
La Presse, lundi 14 juillet de 23 h.((En tout d6but de soirde, ont aussi &t6 jouds au
Avant les pluies torrentielles, le samedi, les Haitiens de Montreal ont festival, notamment cette
Festival international de musique d6couvert BlO, unauteur-compositeur- musique trbs antillaise des
aiftienne avait d'ores et ddja attire interprete de P6tionville qui fait dans le guitaristes Toto Laraque et
environ 18 000 spectateurs au parc raganga. Bien infuse dans la musique de Claude Marcelin.
rean-Drapeau. Dans une ambiance 'ile magique, ce melange de reggae/soul Bamboche Rasin a, pour sa
Paisible et un cadre familial convivial, n'a manifestement pas encore conquis part, repris un ensemble
inefoule considerable est venue vibrer l'ensemble de la communaut6. Intrigu6s varied de rythmes sacrds
qu son de toutes les musiques haftiennes. par cet artiste de P6tionville, qui a toutes (vaudous) et profanes,
les chances de d6border largement le dans la lignde des
M6me la pluie n'a pas emp&ch6 cadre d'Haiti et sa diaspora, les formations comme
luelques milliers de festivaliers fervents spectateurs ont apprivois6 B10 sans lui .I Boukman Eksperyans -
1'assister a la s6rie de concerts du r6server le m6me accueil qu'aux trbs en vogue dans les
estival, coiffie par la performance de formations qui lui ont succ6d6, pour la anndes 90.((Le puissant
Tabou Combo, qui c6l1brait hier 40 ans plupart consacrdes au konpa.((Nikel, chanteur Steve K, lui, a
e konpa sous un ciel providentiellement Black Parents, Do-La, Kreyol La, T- offert une performance
16gag6. Le supergroupe 6tait preced6 Vice, Carimi et Djakout Mizik ont tour teint6e de soul/R&B. II
)ar le chanteur Alan Cave, qui fait dans a tour embras6 le parc Jean-Drapeau pr6cdait ainsi le guitariste
e konpa love et le zouk love, une avec les feux d'artifice en toile de fond. et chanteur Harold Faustin,
ipproche plus lascive que le konpa Les fans 6taient carr6ment survolt6s dont le style virtuose
lirect.((Voilh qui constitue de loin LA lorsque les trois dernibres formations au amalgame les musiques
randef6teafro-montr6alaisedel'annde, programme ont balance ce konpa haitiennes (vaudou,
)r6sent6e dans le cadre des Week-ends nouvelle g6ndration, beaucoup plus notamment), le jazz
lu monde, qui s'6chelonneront tout l'&te rapide et plus corrosif qu'en salle la m oderne ou meme la soul/
au parc Jean-Drapeau.((Hier et samedi, formule < est plus sensuelle, alors R&B.
lonc, les meilleurs groupes konpa et que le konpa se rapproche d'une forme
autres reprsentants des difffrents styles merengue-rock lorsqu'il estjou6 sur les Courtes performances
le musique haitienne se sont succ6d6 a grandes scenes ext6rieures. (D'autres


HOMMAGE A FRANKETIENNE


HAITI: AJUSTEMENT
STRUCTUREL ET
PROBLEMS
POLITIQUES

Fritzner GASPARD
Prf ae de FroaiyW HOUTART


l, i armattan
rdijtki DiihFm
ruede I'cole Polyh~hlque S5 Pa5ls
:11 4D46 792 / Fa:D14325E213
affwww.edtiokmaashaufttan.fr


Le 15 Iotbre 1994. Ie Pridcit Jem-Beramnd Aristide, renvser ]~ 30 ~ptcmbc 1991 par an
law mitlilire. a regain s fonctions pitsidenkielles en Haitl prts trois a~ d'exil. dens e cadr
rmtion RestaPnu Is dmcrmn ie s lanoCe par kl Gouvenmermit a iicain et soutcnue pE
irmuinmuI irtmiendrrrrole. L. Oauvwmtx en hi4tiesn dAcide d'appliquer un Pr8nmranmme
xislcftionl Sociale ct Ecaimoaiquc *', doni k void onomique so rds~mi i un prog~ l
Iumaneme structrl (PAS), notammenal un p gramme de ipriatiatkio po#it le label
ocr aisation du droil de propri6t -. Les pecflrbations sociopolitiques caregistrcs kisr de la mis
vre dudi programme moinunl que les PAS peuveni avoir de graves efets poliiques prvenm, nuis
imEncm la tabilit6 politiquc,
Qu'est ce qui explique les difficulls d'application du PAS en Haiti pendant cete prriode?
icullls sncil-elcs liet A La n hue du rngimne? Quelles st ses impUcalions poliiques ? Ce plogra
fragilise-ti-l pas davanaWe cetle p6riode de transition dnwc pe? Est-i compatible ave
aucr~ik ? Qucl est kl r6l des acudirs locax c Ct xericuS? Autdnt de questions quc I'futur a v
der dans cet ouvryase.




FMioar GASPARD esr IMeent et mdro de la Facrid de f ei r es slscs irawiiqes de I 'nha
to d'Hati, a fait ides dedr de dvippmrewnt a I'lrirotr U'irirsiaire d'btue.r dsr Diu riWppememl (li
Ihw esr df rereur d'r'n dipl& e dGmds sauPMemres e~n nxW r s iN rmenasates, de I'tnsArr Umv rstri
ate tude Iefamwifs fUHKFJ Genrwl d prear rfw leUwm dntwar n ratJms inter l ramoe


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DROIT DE REPONSE


Mercredi 23 Juillet 2008
SHai'ti en Marche Vol XXT N 26


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plus petite contradiction entre les informations
communiques durant la conference de presse, celles
qui ont &t6 publides dans le Matin, le Nouvelliste ou la
Lettre de l'Ambassade, ou encore dans les documents
compl6mentaires (ci-joints) communiques a tous ceux
qui s'adressent au site internet pr6cit6.
Je serais, enfin, 6tonn6 qu'il y ait des
contradictions entre les informations fournies par
l'Ambassade de France et celles que fournit le
Ministbre des Haitiens vivant a l'6tranger, avec lequel
nous avons une trbs bonne collaboration.
Permettez moi, enfin, d'observer que, si les
informations disponibles ne vous paraissaient pas
suffisantes, il vous 6tait loisible de solliciter des
informations suppl6mentaires, ce que vous n'avez pas
fait, auprbs de cette Ambassade en tout cas. S'informer
avant d'essayer informer les autres ne me parait pas
contraire a une saine demarche journalistique.
2. L'auteur de l'article consider qu 'il n'y a
pasjusqu 'a present de politique claire et definitive a
ce sujet qui soit parvenue a notre connaissance > ou
encore qu'<< ilfaudrait d'abord avoir une ide precise
de ce codeveloppement, ce qui n 'estpas le cas".
I1 me parait difficile de trouver du
cod6veloppement une definition plus claire et plus
simple que celle qui figure dans les documents pr6cit6s,
a savoir:
On entendpar codeveloppement toute action
d'aide au developpement, quelle qu 'en soit la nature
et quel que soit le secteur dans lequel elle est rdalisee,
a laquelle participent des migrants vivant en France,
quelles que soient les modalites de cette participation
(celle-ci peut intervenir a une ou plusieurs &tapes du
projet: conception, etude defaisabilitW, financement,


retour" a &6t conqu sp6cifiquement pour les ill6gaux.
Les instruments du cod6veloppement ont &td
conqus pour les strangers en situation r6guliere et
comme des instruments, non pas de gestion des flux
migratoires, mais d'aide au ddveloppement, dont la
mise en place procede du constat simple que les
strangers vivant dans les pays d6velopp6s repr6sentent,
de par leurs comp6tences, leurs capacit6s financieres
et les r6seaux de relations qu'ils ont constituds, un
potentiel susceptible de contribuer au ddveloppement
de leur pays d'origine et trop longtemps n6glig6.
Le programme comporte trois volets, dont deux
concernent exclusivement les strangers en situation
reguliere (soutien aux projets associatifs, utilisation
des comp6tences scientifiques, techniques et
dconomiques des diasporas). J'ajoute que, dans les
programmes de cod6veloppement d6ji mis en ceuvre
par la France dans d'autres pays, 80 % environ des
credits sont consacr6s a ces deux volets.
Il se trouve que, une fois le
programme en place, il est apparu que
le troisieme volet (les "Aides a la
r6insertion", qui concernent les
strangers d6sirant rentrer dans leur
pays d'origine poury crderune micro-
activit6 6conomique), 6tait
susceptible d'int6resser aussi les
strangers en situation irr6guliere
(parce que les Aides a la
r6insertion" comportent une aide au
montage, puis a la gestion des projets,
ce qui n'est pas le cas des aides au
retour, dont le montant, en outre, est
g6ndralement inf6rieur). II a donc te


Bien au-dela de 20 000 spectateurs

au Festival de Musique Haitienne
(MUSIQUE ... suite de la page 11)


(Sakpas6 Montreal), c'est le trop grand nombre de
groupes au programme, ce qui contraint ces derniers a
donner des performances trop courtes a peine plus
d'une demi-heure. Enfin, une question demeure: un
festival exclusivement haitien, aussi bien organism que
celui de Montreal (troisibme annde d'existence sans
entrave aucune), peut-il vraiment sortir de son cadre
communautaire?((Sauf exception, seuls les proches des
Haitiens (amis, membres des familles par alliance,
amateurs de musique antillaise) se sont rendus au parc
Jean-Drapeau pour c6l1brer cette grande culture
musicale, beaucoup plus diversified qu'on ne le
croit.((Ronnie Dee, le plus c6lbre des animateurs


haitiens de radio dans notre ile, s'est
adress6 surtout en creole a l'auditoire,
vu sa composition presque
exclusivement haitienne ou antillaise.
Alors? Pour que l'on d6borde du
cadre communautaire, il faudrait une
autre approche... qui ne serait plus
strictement haitienne. Et puisque les
Nuits d'Afrique n'envisagent pas de
fusion avec les manifestations qui lui
font d6sormais concurrence, ce cadre
communautaire risque de rester
comme tel, aussi r6ussi soit-il.


Bien amicalement.
Christian CONNAN
Ambassadeur de France en Haiti

NDLR. Nous avons dfi revoir plusieurs fois
notre texte a notre arrive en France. Sous peine d'etre
soupqonn6 de propagandisme. Du fait que les
informations publides en Haiti ne sont point parvenues
a la communaut6 haitienne en France, qui est quand
meme le premier int6ress6. Concernant le Co-
d6veloppement, 1'opinion 1I-bas est totalement
negative. Les organisateurs de la conference auraient
meme essay en vain de trouver un seul compatriote
ayant particip6 a ce programme. Le message n'est done
pas pass. Pas encore ...


Haiti en Marche


CONTACT US
TOLL FREE. 1-888-383-2856
OR: 305-620-8300
FAX :3 0 5 -6 2 0 -83 3 2
CELL. 305-986-881 1


Page 12


Diaspora et Co-developpement

NOTE DE RECTIFICATION DE L'AMBASSADEUR DE FRANCE EN HAITI
Cher Ami, rdalisation, evaluation). decide d'6tendre le b6nefice de ce volet du programme
J'ai pris connaissance avec stupefaction d'un Le codeveloppementpeut concerner aussi aux strangers en situation irr6guliere. En quoi le fait
ticle sur le cod6veloppement dans le num6ro 25 de bien les Ha'tiens qui desirent retourner dans leurpays que des personnes en situation irr6guliere, qui sont
)tre hebdomadaire. Cet article, en effet, est 6maillM poury crier une activitW que ceux (hommes d'affaires, passibles d'expulsion, puissent partir volontairement,
erreurs et de contre-v6rit6s : universitaires, mddecins, ingenieurs, dlectriciens, avec des aides qui leur permettront de vivre au pays
1. L'auteur affirme que "les informations a ce plombiers etc.) qui, tout en &tant durablement &tablis de leur travail, serait-il dommageable?
,jet (le codeveloppement) nous parviennent au en France : J'ajoute que l'affirmation selon laquelle les
mnpte-gouttes et sous des formes parfois expuls6s ne pourraient "jamais remetrre les
rntradictoires. Tant6t des dclarations de pieds en territoirefrangais" est fausse. S'ils font
Ambassadeur de France, M. Christian une demande de visa, elle est examine selon
ONNAN. Tant6t des notes de presse du les critbres habituels.
inistere des Haitiens vivant V l strangerr Mais 4. J'avoue ne pas comprendre q quoi peut
en de plus .. ce qui, soit dit entre nous, est bien faire allusion le paragraphe "Selon les
6j pas mal!! informations omanant de l'Ambassade de
Mais il y a plus notre programme a d France en Haiti, ce support pourrait se
Imnn e lieu d trois actions information Frant en Hasure de sprport pourra sel
onn lieu trois actions d'info ration : presenter selon les necessites, sous differentes
une conference que le Ministre Jean d de formes: administratif argent liquide, ligne de
ENEUS et moi-m6me avons donn6 au Karibe credit, assurances tous risques ou autres
onvention Centre et pour laquelle ont 6 facilities .
stribu6es environ 700 invitations (tous les I1 a t6 indiqu6 trbs clairement, dans tous
Cdias ont, en particulier, &t6 invites) ; les documents que j'ai pr6c6demment
une page entire dans chacun des deux mentionn6s, que le support accord par le
ands quotidiens, le Matin et le Nouvelliste ; programme peut prendre trois formes : aide au
un long article dans la Lettre de montage de projets, aide (grice au soutien du
Ambassade de France, qui est diffuse Ministbre des Haitiens vivant l'6tranger) dans
mviron 800 exemplaires en Haiti (vous 6tes Confrence "Diaspora et dveloppement" (Photo HEM) l'accomplissement des
ersonnellement destinataire) et autant en formalit6s administratives H accomplir pour
rance. soit sont dispos s a investir dans leur pays mettre en oeuvre des projets de cod6veloppement.
I1 a &t6 pr&cis6 durant la Conf6rence de presse d'originepourypromouvoir des activitisproductives J'ai, certes, h chaque fois que j'ai park de
nmme dans le Matin, le Nouvelliste et la Lettre de ou y rdaliser des projets sociaux (dcoles, centres de cod6veloppement, pr&cis6 que le programme en cours
Ambassade que des informations suppl6mentaires santO, etc.) ; n'dpuisait pas les potentialit6s du cod6veloppement et
ouvaient 6tre obtenues en consultant le site du soit souhaitent faire profiter leur pays que nous entendons aller plus loin h l'avenir,
rogramme ou en 6crivant h l'adresse e-mail du d'origine de leurs compdtences, de leur savoir-faire notamment en favorisant l'accbs h des credits d'un
:cr6tariat de programme. et de leurs rdseaux de relations ". montant sup6rieur h celui que les institutions de micro-
Il me semble difficile de parler d'informations Au risque de lasser, je constate, en tout cas, que credit sont en mesure de proposer et inf6rieur h celui
a compte-gouttes. nombreux sont les lecteurs qui en ont loud la clart6 qui peut int6resser les banques. Mais:
I1 va de soi, d'ailleurs, qu'il est de l'int&r&t du des textesjoints. Si ces textes vous paraissent obscurs, -j'ai toujours clairement marqu6 qu'il s'agissait
[inistbre des Haitiens vivant l'6tranger comme de je suis 6videmment h votre disposition pour tenter de 1i de r6flexions pour l'avenir et qui n'avaient pas
otre Ambassade de faire connaitre un programme que fournir des explications plus explicites. encore trouv6 de traduction concrete;
eaucoup considbrent comme tout h fait novateur. 3. L'auteur de l'article interroge : "Est-ce une personne n'a jamais parld h propos de ce
royez bien que nous ne nous serions pas d6rob6s si sorte de prime pour les compatriotes qui sont entries programme de mettre en place des "assurances tous
ous aviez souhait6 demarche qui, me semble-t-il, illkgalement en territoirefrangais, afin de les amener risques ou autresfacilitis".
it 6td la demarche normale d'un organe de presse a s'identifier et a accepter de retourner volontairement Je vous prie d'excuser la longueur de ces
ous informer h la source pour tenter de v6rifier le bien dans leur pays? ". d6veloppements. J'espbre qu'ils vous paraitront utiles.
)nd6 des critiques dont vous faites 6tat. La r6ponse est clairement negative. La preuve Je vous serais reconnaissant de bienvouloir les
Je vous mets, d'autre part, au d6fi de trouver la en est, du reste, qu'un autre dispositif, dite "Aide au porter h la connaissance des lecteurs d'Haiti en marche.


III.I .U.. t............ .... ... .. ..IN







Mercredi 23 Juillet 2008 PETITE AON S Page 13
Haiti en Marche Vol XXII N' 26 PETITES ANNOUNCES
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rr!









LIBRE PENSEE


Mercredi 23 Juillet 2008
1 HaYti en Marche Vol XXII No 26


Deperissement


<< Tout, ici, tourne court. Et, quand tu crois
d6couvrir le fond du sens, aussit6t tout se d6fait, toute
affirmation l'instant d'aprbs de soupconne. >
Emile Olivier, Mere-Solitude

D6p6rir c'est s'affaiblir, perdre de sa vitality.
Parfois a cause de l'Age. D'autres fois, par manque de
moyens, surtout a cause de l'absence de moyens
physiques ou de moyens financiers. C'est la situation
d'un pays, d'une entreprise, d'un individu (homme ou
femme) qui se meurt, a petit feu. Le d6p6rissement est
l'6tat de l'individu (homme ou femme), de l'entreprise,
du pays, qui d6p6rit. C'est la situation dans laquelle se
trouve notre soci6td, une society qui n'arrive plus a
contr6ler ses pulsions collectives et tend a disparaitre,
lentement, inexorablement. J'avais entendu, parfois
ce mot en Haiti. Quand j'6tais petit. On ne le disait
jamais devant la personne concernme. Elle tournait le
dos pour s'en aller et voilh, on lichait, laconiquement,
<< Msieu fini. Gad6jan lap d6p6ri. Pb dia.. aab >. Dur !
On 6tait petit, on associait une id6e de < situation
terminale >> ce mot. Enfin, maintenant, c'est le cas
du pays. On est peut-6tre maintenant au << fond du
trou >. Cessera-t-on de creuser, comme nous avait
demand cet Ambassadeur d'un pays ami d'Haiti ?
Creusera-t-on sans cesse, comme semble 6tre notre
nature, de scorpion ?
J'imagine queje ne suis pas le seul a d6clarer
ouvertement mon impossibility a analyser ce qui se
passe dans le pays. Faux d6bats. D6bats fauss6s. Des
v6rit6s qui se cachent bruyamment, des mensonges
qui se disent avive voix, des rectifications mensongbres
qui sont invraisemblablement accept6es. << Mon Dyd
papa m >. Dans une telle situation, les Hispanophones
ont l'habitude de dire < D6nde Dije Digo, Digo
Diego > que je traduis, librement, par < La oi J'ai
Dit Je Dis, Je Dis Jeudi >. Belle traduction Coup de
maitre, de l'autre (ou bien coup de maitresse, pour
mieux dire).


Enfin, chores amies lectrices et chers amis
lecteurs, j'imagine que vous vous 6tes rendu compte
que les r6f6rences au CRABE, a notre << Clan de
R6flexion Autour de la Bouteille Etoilde > se sont tues
depuis un certain temps. Un certain nombre de
membres du CRABE n'ont pas pu tenir. Ils ont craqu6.
Comme le pays. Ce n'est m6me plus l'ins6curit6
physique. Non C'est < l'absence de present >> et la
peur du lendemain qui les a ruins. Des gens que l'on
n'aurait jamais pens6, me disait une membre du
CRABE l'autre jour, n'arrivent m6me pas a bien
manger une fois par jour, se rappelant trbs vaguement
de l'6poque oi elles le faisaient 3 fois parjour. Certains
sont en train de se serrer la ceinture. D'autres cherchent
une ceinture pour pouvoir se la serrer.
Enfin, le < Groupe des Pays Amis d'Haiti >>
qui continue a faire de l'amiti6 le meilleur instrument
de destruction des amis, a r6ussi a nouveau a faire parler
d'Haiti au niveau mondial. A Madrid, quasiment 20
mois aprbs < Novembre 2006 >, ils se sont rdunis, sous
la pr6sidence conjointe de l'Espagne, de l'Argentine
et de la France, pour parler de << Scurit6 Alimentaire >>
et de << Dveloppement Rural > en Haiti. Moi qui
croyais que c'6tait Haiti qui allait parler de ses besoins.
Moi qui pensais que Haiti allait vouloir montrer qu'il
a envie d'arreter ce cercle de degradation et de
destruction, qu'il voulait arriver a la << Souverainet6
Alimentaire > en mettant en place la politique agricole
la mieux adapt6e a la population, en minimisant
l'impact des importations de produits strangers,
subventionnes par les m6mes Gouvernements de ces
Pays Amis qui savent parfaitement que c'est l'une des
causes de la misere criante qui se vit chez nous et qui
sdvit depuis tant d'anndes. Quelle perversion !
Enfin, je pensais que nous allions parler de
notre environnement d6grad6, qui pousse un fort
pourcentage de nos freres a l'exil, a la << malvivance >,
en R6publique Dominicaine, aux Etats-Unis, et qui


Des discriminations a


Par Gesler JEAN-GILLES

La nouvelle de la designation de Michelle
Duvivier Pierre-Louis comme Premier ministre a donn6
lieu a une s6rie de reactions oi la violence le dispute
a la haine, et ne paraissent pas connaitre de limites.


Des politicien
assumant pleir
derribre l'anoi
sur fond d'obs
serait consid6
6vidente de ha


is, des pr6tres, des protestants -certains
element leurs pr6jug6s, d'autres se cachant
nymat que garantit l'Internet, et des fois
scenit6s-, se lancent dans un exercice qui
[r& ailleurs comme une manifestation
aine et relbverait des tribunaux.
Notre pays a 6td depuis trop
longtemps un champ
d'exp6rimentation de toutes les
formes de discriminations. A chaque
fois, ces pr6jug6s lies a la couleur de
la peau, au sexe, aux handicaps
physiques ou a la religion, ont &t6
combattus avec ardeur.
Notre histoire regorge de
personnalit6s, de groupes d'hommes
et de femmes qui ont fait sauter ces
verrous au peril de leur vie. On se
rappelle la bataille qu'a mende la
g6ndration de 1946 contre l'Eglise
catholique quand elle s'attaqua
frontalement au Vodou lors de la
campagne dite antisuperstitieuse.
Ces m6mes personnages se
retrouveront en premiere ligne contre
la politique coloriste qui excluait les
Noirs de l'administration publique et
de certains clubs a Port-au-Prince.
Nous savons aussi que les
femmesjusque dans les anndes 1950
avaient un statut de mineur et que
c'est la Ligue feminine d'Action
sociale qui arracha de haute lutte
l'6galit6 politique de la femme
haitienne. Elles gagneront bien de
batailles, entre autres le droit de vote.
Ldonie Coicou, la fille du poete
assassin Massillon Coicou, si6gera
en 1959 au Conseil communal de la
capitale.
Si ces discriminations sont
touj ours vigoureusement r6prouv6es
et combattues, il importe de dire que


conduit notre soci6td a la degradation 6thique, au
DEPERISSEMENT.
Non. Nous n'avons pas parl. Nous avons peu
parl. Ils ont parley a notre place. Voilh pourquoi et le
Chancelier Dominicain Troncoso (notre grand ami) et
<< El Presidente > Fernndez (le d6fenseur de la cause
haitienne) le font pour nous. Nous avons peur de parler
ou nous ne savons quoi dire ni comment le dire. Donc,
nos Agences Salvatrices ont a nouveau pris les
decisions a notre place. Et dire que les mauvaises
langues pr6disent d6jh un d6barquement en force des
ONGs, le << cinquieme pouvoir > au pouvoir. << Nou
pran >. < Nou Fini << Nou Kaba >. < Nap D6p6ri n&t >.
Comme disait Emile Olivier, << Au dbut, c'6taient les
chasseurs, la flibuste, les trafiquants, les missionnaires
et les charges de mission; aujourd'hui, ce sont les
d6veloppeurs qui nous vampirisent. Que d'animaux
bizarres rodent autour de nous Que de tamanoirs,
d'agoutis et de marsupiaux nous 6tranglent sous leurs
caresses Parfois on surprend au loin des danses de
la mort, d'inqui6tants rites lugubres. On prend la fuite.
On se perd dans une jungle. Lh, onvire en rond, comme
dans une impasse. On toume sur place, comme dans
un cul-de-sac. On n'arrive pas a se frayer un chemin,
ni dans le pass ni dans le present. On ne distingue
plus ni le reel nile mythique. On croit d6boucher sur
une 6claircie, ce n'est qu'une clairiere d6fonc6e. Que
faire ? >

Oscar Germain
germanor2005( yahoo.fr
Juillet 2008

Nota : J'ai utilis6 la notion de << Cinquieme
Pouvoir > pour me r6f6rer aux << Organisations Non
Gouvemementales >bien que cette appellation semble
6tre utilis6e dans le cas de Internet, dans le cas de la
mobilisation politique qui se d6gage au travers
d'Internet sans mettre l'accent sur Internet lui-m6me.



cceptables

d'autres comportements paraitraient eux plus
acceptables et semblent ne pas d6ranger grand monde.
Cependant, l'homophobie reste vivante et bien
entretenue au sein de notre soci6td. Toute personne
ayant une pratique sexuelle diff6rente de celle de la
majoritW doit vivre recluse et expose au lynchage si
elle ose mettre la tate dehors. Le pestif6rd doit 6tre
brful vif comme au bon vieux temps de l'Inquisition
oi la Trbs Sainte Eglise catholique menait la charge
contre les protestants. On voit des gens respectables,
extr6mement sensibles aux autres formes de
discriminations, emboucher la trompette de
l'intol6rance et s'6riger en brigade des mceurs digne
du regime des talibans, d&s qu'on aborde cette question.
Ce trop-plein de vertu et de morality devrait
pouvoir aussi s'exprimer avec la m6me ferveur en
faveur de la lutte contre la corruption, la contrebande,
la p6dophilie, et de tous les autres maux qui rongent la
society haitienne. On n'entend pas un parlementaire,
un politicien, un pasteur ou n'importe quel personnage
quipousse des cris d'orfraie, se prononcer par exemple,
sur le blocage au S6nat du projet de loi destined porter
les papas a assumer leurs responsabilit6s envers leurs
enfants. Et pour cause! Ces bonnes Ames n'auraient
pas dispose d'assez de ressources pour pouvoir se
conformer aux nombreuses sollicitations que les
associations de femmes ne manqueraient de porter par
devant la Justice.
Il ne doit pas y avoir de d6bat sur le principe
des droits et libert6s d'une personne a disposer de son
corps sans 6tre frapp6e d'excommunication et de
bannissement. Toute discrimination est condamnable
et doit 6tre condamnde. L'Etat doit prot6ger le citoyen
contre tous discours et actions tendant a le priver de
ses droits, consacr6s d'ailleurs par toutes les Chartes
internationales (ONU et O. E. A.) des droits humains.

Gesler Jean-Gilles
Montreal le 3juillet 2008


77,^ ^ ^ I^ ^


Page 14


Cycle Louis de Funes

A 18.30 (6h30 pm) dans les jardins de I'Insttut franpils

SlJeudl lOjui et
La Grande VbdrouMede G(rard Oury, 1966,132mn.
Aver LulsI de tnSOaudC Brook et Bourvil
En t942.o c de rlccupatio aiermindeen Fran. urinavion britaniqueest abatttpar
r Fik alnikmEdau d J :i dr Pis ..s pants sul fallsen ar pahie.DtA Frwnaus
dmo t fbriclw fet atlrpqnitf'tl]-m Lwroe Ruec arim cfrtll&Lpai lw
le RPojyunr-Unr. Pau~a par it alemands' le fugmR luft aiatre de ~nrrbreta
peties Irbs de aWir wyades sbSurgow
Jeudi 17 juilke
La foe desgrandeurs de Gra rd Oury, 1971,113mn.
A ec Louli de furns ves Montand Alce Sapitch, Kami Sckubert
Baru d tdo la cow camse d'ife>ntaiiis9ml oaniSalsEte ul w vgerdla mire II fait
piawrBsrt lcrm EI pour smn ~-U ctu Dobanc nr,a4n wil sJ.tjw min, Bhr ,nr
potrsonralamefvelkmai"h r'em cmper esamuns encanteranze duLgne anbde amou-
reede i Iq leurhudra de flrr tout tfm4aN l gakqes
Jeudl24 juliet
S Le. Comlaud de G(rard Oury, 1965, 11 0mn.
Film ra4urenal~pgnol a LoiD de FutKi Boua, Jea Lelebvtr Beb L ra et
Le vacari~ d s e i n ha aki l nt ben mn i dlAon pa2Cu 2CtMA en
miete, par la atol de SaIrc.nour le dedoLmage ce derief lul offer un yage Nape-
Bodeux rkous fira pay au want dune supere Cadlct boure e dedroge etde de-

Jeudi 31 juiket
Legrlndrestauranrde Jacques Besnard, 1966,83mn.
A vec LuJi de Fun, B iEd Blier, Noil Roqu~ E Jean lAmet tean hMan
onsmier Septirrn dirige d'une main de Lir le d6v G fendt erturan,, ttemp pa,
risin de bg lrtonrrie iarX&iMai. %ai vieel bmet t hboul rke par rinl rnenf
duundlctateur suamericali le p4rsldenr Nvuals venani diner chez ll. Taut semble
I'ccuser de complicite




7V7i-NSTFUT FRANCAIS
v > ^ ~ilrr i *l IP * 1 ilr ,T








Mercredi 23 Juillet 2008 _
Haiti en Marche Vol XXII N' 26 li

Transferts Makelele est Parisien
Comme convenu, Claude Makelele s'est indemnity detransfert puisque les Blues ont laiss6 libre
officiellement engage ce lundi avec le Paris-SG Aprls le joueur, Ag6 de 35 ans. I1 tait sous contrat encore
cinq saisons passes a Chelsea, l'ancien international pour une saison avec le club londonien. Le milieu
francais (68 selections) rejoint le club de la capitale d6fensifsera pr6sentW a la presse ce lundi a 14h00 dans
poury finir sa carrie. Le contrat a d'ailleurs t mont6 l'enceinte du Parc des Princes. Makelele est la
en deux parties : deux ans comme joueur avant une quatrieme recrue du PSG puisqu'il arrive apres
reconversion dans l'encadrement du club comme Guillaume Hoarau (Le Havre), St6phane Sessegnon
conseiller du president. (Le Mans) et Ludovic Giuly (AS Roma).
Le PSG n'a pas eu besoin de payer une


ALL Bayern Munich Podolski reste


Lukas Podolski l'assure : il reste au Bayern
Munich. L'attaquant international a pris cette decision
aprbs avoir discut6 avec son nouvel entraineur, Jirgen
Klinsmann. Jiirgen Klinsmann. Maintenant, je me concentre sur
la saison a venir>>, a expliqu6 Podolski, 23 ans. II avait
fait part le mois dernier a plusieurs reprises de son
m6contentement de n'ttre que remplaqant au Bayern.
La saison dernibre, l'attaquant d'origine
polonaise, finaliste de l'Euro-2008, a fait 25
apparitions en Championnat d'Allemagne et marqu6


cinq buts. passe la saison derniere, je n 'ai pas beaucoupjoud et
c 'est normal de se poser des questions (...) Mon but
pour cette nouvelle saison est de ne plus etre sur le
banc>.
Podolski qui sera en concurrence avec
Miroslav Klose et Luca Toni, meilleur buteur du
championnat 2007-08, n'a requ aucune garantie de
Klinsmann : Aucun entraineur au monde ne peut
assurer a unjoueur qu 'iljouera>, a-t-il admis. (avec
AFP)


Messi dans I'attente
Lionel Messi est parti s'entrainer lundi en sa participation aux JO avec l'6quipe d'Argentine
Ecosse avec le FC Barcelone, alors que la question de demeure en suspens. Le club catalan espbre conserver
l'Argentin.
Lionel Messi est arrive en
d6but d'apris-midi h Edimbourg, avant
de se rendre dans un h6tel proche du
golf de Saint-Andrews, oni le Barqa va
s'entrainerjusqu'h la fin de la semaine
dans le cadre de sa preparation estivale,
a indiqu6 le club catalan. 1 est parti en
Ecosse "dans l'attente de savoir s'il
devra participer ou non aux JO", a
pr&cis6 le Barqa sur son site internet,
tandis que l'6quipe d'Argentine, qui


Page 15

Transferts Eto'o libre de

negocier
Pep Guardiola, le nouvel entraineur du FC
Barcelone, et Txiki Begiristain, le secr6taire technique
du club blangrana, ont confirm samedi a Samuel Eto'o
qu'ils ne comptaient plus sur lui. Sous contrat au Barca
jusqu'en 2010, l'attaquant international camerounais
(27 ans) est done libre de n6gocier son transfert vers
d'autres clubs.
clubs differents>, avait dit Eto'o dans la semaine, lors
d'une conference de presse a Tachkent, oi le club
ouzbek de Kuruvchi lui aurait offert un contrat annuel
de 40 millions d'euros. Selon El Mundo Deportivo,
dimanche, l'Inter Milan serait aussi sur le point de faire
une offre tandis qu'Arsenal et Chelsea seraient
6galement int6ress6s. Dans l'imm6diat, Eto'o va partir
en Ecosse lundi avec le reste de l'6quipe pour suivre
l'entrainement de prd-saison.

avait remport6 la m6daille d'or aux Jeux d'Athenes en
2004, poursuit sa preparation a Buenos Aires. Le club
blaugrana espbre toujours que Messi, 21 ans, n'ira pas
auxjeux Olympiques de P6kin avec l'Argentine, alors
que les clubs doivent en principe laisser partir aux JO
leurs joueurs de moins de 23 ans sdlectionnis.
Une demande en ce sens a &te formula auprbs
de la Fifa, le FC Barcelone souhaitant conserver Messi
dans son effectif pour le troisibme tour prdliminaire
de la Ligue des Champions dont le match aller est prdvu
le 12 ou 13 aoft. Interrog6 par l'AFP, une porte-parole
du Barqa s'est content de d6clarer lundi que le club
"attendait" toujours des nouvelles a ce sujet. "La
pulga" (la puce, son surnom) a d6ji indiqu6 qu'il
souhaitait aller aux JO. Selon la presse sportive
espagnole, le Barqa continuait lundi a discuter de sa
situation avec la Fifa et la Fed6ration argentine de
football.


La Cour Interamecaine des Droits de 1'Homme declare que Haiti viole les droits
de 1'ex-Premier ministre Yvon Neptune et ordonne 95.000 $US en dommage-interets


(NEPTUNE... suite de la page 9)
cation qui aiderait a mettre fin aux luttes juridiques
de M. Neptune. En ne signifiant pas la decision de la
Cour d'appel, la Cour Interamericaine declare que Haiti
garde M. Neptune dans un 6tat << d'absolue ins6curit6
juridique > et de perp6tuel << retard injustifiable dans
l'acces a lajustice. >
< I1 est regrettable que le premier cas d'Haiti
soumis a l'appr6ciation de la Cour Interamericaine lui
permet de constater qu'un gouvernement
d6mocratique viole les droits de l'homme, > dit
l'avocat haitien Mario Joseph du Bureau des avocats
internationaux (BAI), qui a apparu en quality d'expert
devant la Cour. < J'espbre que l'administration Preval
saisisse l'opportunitt de cette decision envue de mettre
fin a la persecution de M. Neptune, lib6rer les
prisonniers politiques incarc6res par le gouvernement
provisoire et encore maintenus en detention prolong6e,
et ameliorer les conditions des prisons. >
M. Neptune est au nombre des centaines
d'adversaires politiques emprisonnes par le
gouvernement provisoire d'Haiti qui 6tait au pouvoir
aprbs le coup d'6tat de 2004 contre le president Jean-
Bertrand Aristide. M. Neptune a pass 25 mois en
prison, environ la moiti6 de ce temps au pnnitencier
national, dans des conditions intol6rables
d'encombrement et d'insalubrit6 ; tout cela, sous les
ordres d'unjuge qui selon la Cour d'Appel en Haiti et
la Cour Interamericaine, n'avait pas competence pour
statuer sur son cas. La majority des coaccus6s dans ce
dossier est encore sur la prise des charges retenues
contre eux; l'un d'entre eux est toujours en prison, 4
ans apres son arrestation, sans jugement en perspec-
tive..
<< Le gouvemement d'Haiti fait certainement
face a beaucoup de d6fis aujourd'hui, > dit Brian
Concannon Jr., l'avocat de M. Neptune devant la
CIDH. < Mais le systemejudiciaire signifie des arrnts
des cours d'appel presque chaque jour. Le
gouvernement pourrait facilement faire un geste de
bonne foi en pr6sentant des excuses a un premier
ministre qui a subi 4 ans de persecution politique et en
prenant les mesures qui mettent fin sur le champ a la
persecution. >>
<< Cette decision met en relief l'indiff6rence


complete du gouvernement provisoire aux droits des
personnes, en explicitant avec rigueur comment le
gouvernement a fait fi du respect de 11 diff6rentes pro-
visions de droits de l'homme >>, selon Naomi Roht-
Arriaza, professeur des droits de l'homme a la faculty
de droit Hastings de l'universit6 de Californie (le
professeur Roht-Arriaza et les tudiants de Hastings
ont aid e preparer le dossier de M. Neptune). << La
Cour Interam6ricaine d6montre que M. Neptune
n'auraitjamais dfi ttre arrWt en premier lieu. A chaque
moment de la duree, le systbmejudiciaire a &t d6natur6
dans le but d'imposer le silence a un adversaire
politique. >>
La CIDH ordonne a l'Etat d'Haiti de


r6soudre la situation juridique de M. Neptune dans le
plus bref dl6ai et de lui payer un total de $ 95,000 U.S.
de dommages-int6rets. De plus, la Cour ordonne a
l'Etat d'Haiti d'adopter, dans un dl6ai de deux ans,
les mesures n6cessaires afin d'am6liorer
substantiellement les conditions carc6rales en Haiti,
en les adaptant aux normes internationales relatives
aux droits de l'homme.
La Cour Interam6ricaine a son siege a San
Jos6, Costa Rica. Elle se prononce sur les plaintes rela-
tives aux droits de l'homme dans 22 pays enAm6rique,
incluant Haiti qui se sont soumis a sajuridiction. Yvon
Neptune c. Haiti est le premier cas devant la Cour qui
implique Haiti.


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STABILISATION


Mercredi 23 Juillet 2008
1 Haiti en Marche Vol XXIT N 26


Haiti-ONU : Les lois sur la reforme judiciaire


debattues au Centre Multimedia de Miragoane


Dans le cadre du processus de r6forme
judiciaire enclench6 dans le pays avec l'appui de la
MINUSTAH, une conference portant sur la
vulgarisation des trois textes de loi relatifs a
l'ind6pendance de la magistrature s'est tenue au Centre
Multimedia de Miragoane, le 10 juillet could. Une
quarantaine de participants, dont des autorit6s locales,
des acteurs du systeme judiciaire et des membres
d'organisations de la soci6t6 civile ont rdpondu
favorablement a l'appel.
Lajournme a d6but6 avec les propos du Doyen
prbs le Tribunal de Premibre Instance de Miragoane,
Me Nerva Vilmont, qui s'est prononc6 sur la loi portant
sur le Statut de la Magistrature. A rappeler que cette
loi a &te vote le 2 aout 2007 par le S6nat et le 27
novembre de la meme annde par la Chambre des
d6put6s.
Au cours de son expos, Me Vilmont a fait
ressortir le caractbre d6mocratique de cette loi, tout
en pr6cisant qu'auparavant le pouvoir judiciaire
fonctionnait exclusivement sous la tutelle du pouvoir
ex6cutif, au detriment de l'application du principe de
la separation des pouvoirs. II a cit6, en appui, l'article
59 de la constitution stipulant que les citoyens


d6lguent leur souverainet6 i trois pouvoirs : 16gislatif,
ex6cutif etjudiciaire. < Cette ind6pendance, en ce qui
a trait au pouvoir judicaire, est mat6rialis6e par le
Conseil Sup6rieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ)>, a-t-
il d6clar6.
M. Jean Georges Nyame, de la Section Justice
de la MINUSTAH, a pour sa part pr6sentW la loi relative
a l'Ecole de la Magistrature (EMA), vote par le Senat
le 5 septembre 2007 et deux mois aprls par la Chambre
des d6put6s. L'EMA a pour tiche de former l'ensemble
des magistrats qui officieront dans les tribunaux du
pays. Elle est en outre charge de former le personnel
des tribunaux, dont les huissiers, les greffiers et les
secr6taires.
L'Ecole de la Magistrature, dont le siege se
trouve a Port-au-Prince, est une institution autonome
g6rde par un directeur g6ndral sous le contr6le d'un
Conseil administratif. Actuellement, les membres du
Conseil sont nomm6s par le ministere de la Justice qui
s'occupe 6galement du recrutement des magistrats, ce
qui constitue une limitation a l'ind6pendance du
pouvoirjudiciaire. Toutefois, reconnait Jean Georges
Nyame, < la loi relative a 1'EMA est une avanc6e
considerable vers un Etat de Droit en Haiti >. Il suggere


par ailleurs ode choisir les membres du Conseil
d'administration de 1'EMA en fonction de leur
anciennet6 >.
Quant a Me Pharaon Gustave, Doyen du
Tribunal de Premibre Instance des Gonaives et
r6cemment Olu au Conseil Sup6rieur du Pouvoir
Judiciaire (CSPJ), il est intervenu sur la loi cr6ant ce
Conseil. Le CSPJ est un organe de contr6le dont le
r6le est de prot6ger le corps judiciaire et les membres
de la soci6t6 civile.
Le CSPJ est compose de 9 membres: le
president de la Cour de Cassation et unjuge issu de la
meme instance, unjuge de la Cour d'Appel, du tribunal
de Premiere instance, un juge de Paix, deux
Commissaires du gouvemement, une personnalit6 de
la society civile d6sign6e par le Protecteur du Citoyen
et un bitonnier. < La mise en place de cette structure
est un pas considerable dans le renouvellement de la
justice haitienne >, a affirm Me Pharaon.
Un d6bat trbs anim6 entre les intervenants et
les participants a cl6tur6 lajoumre au cours de laquelle
ces derniers ont eu l'occasion de poser des questions
et de mieux saisir l'importance de ces lois dans le
processus de reform judiciaire en cours dans le pays.


La MINUSTAH assiste les pecheurs des Gonaives


La Section de la R6duction de la violence
communautaire (RVC) de la MINUSTAH a entrepris
aux Gonalves, un projet de construction de quatre
bateaux de peche de 16 pieds dots de moteurs de 15
chevaux-vapeur. Trois hangars seront 6galement ddifids
pour faciliter le stockage et l'6coulement des fruits de
mers.
L'ex6cution de ce projet d'une valeur de 75.000
dollars amdricains est confide a une association de
pecheurs d6nomm6e Rassemblement national pour
l'dvolution de la peche en Haiti (RANEPH). Celle-ci
regroupe plus de 500 pecheurs des quartiers c6tiers de
la ville des Gonaives.
Dans la premiere phase du projet, RANEPH va


effectuer des travaux d'assainissement au niveau des
berges a Raboteau, Jubile, Trou Sable et Cardnage en
attendant la mise en fonction de ces bateaux
< Nous remercions la MINUSTAH pour l'appui
continu aux pecheurs des Gonaives >>, a d6clard Michel
Ferdilus Esrome, le Coordonateur de RANEPH. En
effet, au debut de l'annde, la MINUSTAH, a travers
un projet QIP, avait d6ji finance unbateau et un hangar
dans le quartier de Raboteau.
<< Avec les bateaux motorists nous pourrons
aller au delay du littoral et faire la peche jusqu'a 200
metres plus loin. Toutes les especes maritimes
pr6sentes dans la mer haitienne se trouvent abondance


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aux Gonaives. La langouste et le lambi sont a port6e
de main >>, a ajout6 M. Esrome.
Pour Feukeu Richard, coordonateur regional de
la Section RVC, il s'agit d' << un rave qui est devenu
r6alit6 car la peche est g6ndratrice d'emplois et a besoin
d'etre valorise>>. Ce projet, poursuit-il, va fournir <<
de l'emploi a 150 membres de RANEPH pendent trois
mois>>.
Cette initiative est bien accueillie par le Maire
principal des Gonaives, Joachim Stephen Moise, qui a
rappelk l'engagement des autorit6s communales a aider
les projets ayant un potentiel 6conomique a trouver
des sources de financement.


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Mercredi 23 Juillet 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 26


WIMWENKAPAB OU DES RAISONS POUR S'ENGAGER


Combien de fois n 'entendons-nous pas
rtpiter que 'dducation c 'est le moule qui permet de
former les gens aux valeurs humaines? Combien de
fois ne rtpitons-nous pas nous-mtmes que 1 'dducation
c 'est le moteur de tout dtveloppement humain et la
garantie de toute evolution sociale? Etpourtant, notre
rtvolte disparaitface a l 'tendue de 'analphabttisme
dans ce pays qui semble glisser en chute libre vers
l'abime du A non-dtveloppement >, comme sa terre
disparait avec la degradation de son environnement
... Pire encore, nous croisons les bras face a ces flaux.
Ki mele m? n 'est-ce pas?

Un devoir d'dlite...
En effet, nous ne cessons de reproduire sans
l'analyser la rengaine qui veut que < d'6radiquer l'analphab6tisme en Haiti c'est de laisser
mourir les granmoun analphabetes, naturellement et...
fatalement >, pour se concentrer sur les enfants qui
naissent. Est-ce vrai que ce sont seulement les
granmoun c'est-a-dire, nos grann et granpd, Ag6es
de 70-80 ans qui sont analphabetes? Selon le
Recensement G6ndral de la Population et l'Habitat
(RGPH 2003) de l'Institut Haitien de Statistiques et
d'Information (IHSI), du nombre total des personnes
analphabdtes, A peine 36% ont plus de 50 ans alors
que 63% sont Ag6es de 14-50 ans. N'est-ce pas l'Age
de la population dconomiquement active? Si c'est ainsi,
abandonner les personnes analphabdtes ayant un poids
important dans l'6conomie, est-ce une attitude
convenable pour une l6ite qui veut prendre les
decisions approprides aux r6alit6s du pays pour des
solutions durables?
Pour une onzibme fois, notre pays vient
d'entamer, le 8 septembre dernier, une nouvelle
campagne nationale d'alphab6tisation qui, comme
toutes les pr6c6dentes, pretend 6radiquer ce fl6au, avec
l'objectif, cette fois-ci, d'alphab6tiser 3 millions de
personnes en trois ans (2007-2010). Certes, 1'6chec
des experiences ant6rieures peut bien provoquer en
nous du scepticisme et du pessimisme et nous
convaincre d'une << certaine > incapacity haitienne A
r6ussir ensemble. Et nous finissons par croire ou faire
croire aux autres que nous n'avons aucune
responsabilit6 dans la persistance de l'analphab6tisme
dans le pays, nous lib6rant de toute obligation, meme
morale, de prendre part A cette entreprise. Ethique
d'l6ite, n'est-ce pas?

Une approche d'inclusion...
Au lieu de d6missionner, les concepteurs de
la nouvelle campagne ont pr6f6rd tirer avantage des
erreurs et des succes des experiences accumuldes dans
les campagnes ant6rieures, pour affiner la vision et
determiner de facon plus r6aliste sa mission. Ainsi,
contrairement A la demarche de centralisation utilis6e
dans les autres campagnes, il s'agit maintenant
d'organiser des tables de concertation, doubles
d'enquetes et de consultations populaires, pour
rassembler les institutions 6tatiques (ministbres et
organismes autonomes), les ONGs, les institutions A
vocation sociale et humanitaire, les associations et
organisations repr6sentant toutes les couches de la
socid6t civile dans un processus de motivation, de
renforcement organisationnel et de mobilisation, (cf.
Document du Projet de la Campagne Nationale
d'Alphabttisation, SEA, Janv. 07). Le r6sultat concret
de cette demarche inclusive se trouve d6ji refldt6 dans
la multiplication de comit6s de pilotage communaux,
constituds de repr6sentants de divers secteurs et rdpartis
sur plus de 77% des communes visces pour le premier
semestre de la campagne. (cf. Bilan de campagne #3,
SEA, Dtc. 07). Ces comit6s de pilotage qui
accomplissent civiquement leur travail de d6pistage,
de localisation d'espaces approprids pour les centres
d'alphab6tisation, de recrutement des agents
d'alphabdtisation et de l'inscription des participants.
Ainsi l'Eglise Catholique, les Eglises protestantes, les
vodouisants, les autorit6s locaux, les organisations
paysannes, les organisations de femmes et les syndicats,
autant de secteurs cl6s repr6sent6s dans la majority des
comit6s de pilotage d6ji implants.
Cette approche d'inclusion se retrouve aussi
dans le mode d'implantation de la campagne qui
commence d'abord par la p6riph6rie pour atteindre en
dernier lieu les centres urbains (cf. Bilan de campagne
#1, SEA, Oct. 07). En effet, il s'agit dans cette
campagne de partir des bitasyon, des sections
communales, des communes, oni les besoins
d'alphab6tisation sont plus pressants mais qui sont
toujours les demiers touches quand ils sont chanceux
- par les politiques gouvemementales. En effet, au
dixieme mois de campagne, plus de 300 mille
personnes vivant dans les zones les plus reculdes et
les p6riph6ries des villes, sont d6ji inscrits dans les
centres d'alphab6tisation ou en train de participer dans
les s6ances d'alphab6tisation, et prbs de 7,000 d6ji
alphab6tis6s (cf. Bilan de Campagne #10, SEA, Juillet
07). Cette logique correspond aussi au souci de


decentralisation qui traverse le mode de recrutement
des agents d'alphab6tisation locaux A la charge des
comit6s communaux, renforc6 par une formation et une
evaluation r6alis6es par la Secr6tairerie d'Etat pour
1'Alphab6tisation, l'institution responsable. Prbs de
cinq mille (5,000) agents d'alphab6tisation (moniteurs/
facilitateurs, superviseurs-formateurs) sont prets A se
lancer dans la campagne ou sont d6ji en train de
travailler dans les centres d'alphab6tisation des 7
d6partements (Nord, Nord-Est, Ouest, Sud-Est, Nord-
Est, Artibonite, Nippes, Sud) prioritaires pour la
premiere ann6e.

Une aventure... dangereuse?
Continuerons-nous, malgr6 tout, A interroger
la pertinence d'une telle "aventure" dangereuse,
pensons-nous pour notre avenir comme elite? Ou,
allons-nous profiter de cette opportunity pour
renouveler notre vision d'l6ite en meme temps que
notre vision de ces "analphabdtes"? Ceux-lA que nous
maintenons A distance de la politique quand ils veulent
jouir des droits politiques que leur confbre la
Constitution de 1987 mais dont nous recherchons tant
les votes A chaque election? Persisterons-nous,
incr6dules, A esp6rer un avenir prometteur pour nos
prog6nitures et les prochaines g6ndrations, sans que
ces 49% d'Haitiens analphabdtes, en majority des
abitan gwo z6tdy, ag6s de 14 A 50 ans, producteurs de
nos produits alimentaires arrivent A acqudrir des
connaissances ad6quates pour une meilleure
production agricole et artistique? Sans que ces paysans
transforms enjeran, b6n, madansara ou timachann,
acteurs principaux de notre dconomie fortement "in-
formalis6e" sachent lire une petite liste de produits A
acheter, la date d'expiration de ces produits que nous
leur achetons au-devant des magasins trop cofiteux?
Ou, allons-nous finalement chercher les m6thodes les
plus modemes pour leur permettre de maitriser l'outil
de communication qui fera d'eux des ouvriers -
agricoles, domestiques ou industriels et des petits
commercants, entrepreneurs dignes de ce nom,
capables de consommer, A un prix accessible, ces
produits r6serv6s A des march6s-cibles r6duits qui,
pourtant s'en procurent A l'6tranger, refusant de les
acheter A 200-300% la valeur?

Une mdthode dejA 3prouvee...
La campagne privil6gie la m6thode
d'alphab6tisation t6l6visuelle WI MWEN KAPAB, une
version de la m6thode cubaine Yo si puedo adapt6e A
la r6alit6 haitienne et r6alis6e avec des sp6cialistes et
acteurs haitiens, assists de Doctora Ldonela
concepteur de la m6thode. Cette m6thode est utilis6e
dans plus de 21 pays, inclus le Canada, la Nouvelle-
Zdlande et Venezuela, et prime par 1'UNESCO pour
son efficacit6.
Wi mwen kapab permet aux participants
d'apprendre A lire et A 6crire en 13 semaines maximum,
A raison d'une heure d'6tudes parjour. Ce qui r6duit le
risque de d6perdition qui caract6rise les campagnes
ant6rieures qui s'6tendait sur une p6riode plus longue,
exigeant beaucoup plus de temps d'application aux
participants et de ressources.
De plus, cette m6thode introduit les
participants dans l'audiovisuel, moyen de
communication privil6gid du programme de post-
alphab6tisation lid A cette campagne.

Une responsabilite citoyenne: wi nou
kapab... ensembles
L'analphab6tisme est un 6tat qui produit ses
effets n6gatifs propres, sur l'individu, sur la society,
sur le d6veloppement 6conomique et social. II a des
consequences directes sur l'6ducation des enfants,
l'hygibne, la sante, la production et l'environnement.
L'analphab6tisme est en meme temps cause et
consequence. Il est au cceur de l'exclusion sociale et
6conomique. II freine la communication des
informations vitales pour la vie de l'individu et pour
celle de la soci6td. Il retarde et empeche l'acquisition
durable de connaissances susceptibles d'amdliorer la
vie professionnelle, et d'assurer une meilleure maitrise
des ph6nombnes de sant6 et d'environnement.
L'analphabdte se recrute dans la population pauvre,
dans un environnement d6prim6 soumis
quotidiennement aux maladies infectieuses.
L'analphabete se d6pr6cie et se d6valorise. Il se
consid&re g6nralement comme un membre inutile de
la soci6td.
De ce fait, l'analphab6tisme retarde le
d6veloppement social et 6conomique. Il existe, au
niveau des bourgs et des villes, toute une masse de
jeunes analphabetes qui ne peuvent prendre aucune
initiative pour eux-memes ou pour leur pays. Ils
consomment mais ne produisent pas. Les jeunes
analphabdtes de 15 A 25 ans sont souvent les plus
marquis. Leur analphab6tisme les livre au ch6mage,
au vagabondage, au ddsoeuvrement et A des
comportements antisociaux susceptibles de menacer


leur propre vie et celle des autres. Ils deviennent les
aigris de la soci6td.
Notre pays est A la recherche d'un nouveau
depart. II prend de plus en plus conscience des
in6galit6s sociales criantes qui l'accablent et qui
l'empechent de prendre son l6an. Au nombre de celles-
ci, il convient de souligner l'acces indgal A la
fr6quentation scolaire, le manque de structures pour
assurer une education de base A toute la population.
Des g6ndrations enti&res d'enfants qui n'ontjamais pu
fr6quenter l'6cole, viennent alimenter chaque annde
le nombre d'adultes analphabdtes. L'analphab6tisme
constitue un d6fi majeur A relever r6solument, et
collectivement. Mais aussi la scolarisation universelle,
qui est la garantie de l'l6imination en aval de
l'analphab6tisme.
La proclamation de la d6cennie des Nations
Unies pour l'alphab6tisation devient pour nous une
invitation suppl6mentaire A r6viser nos experiences, A
en tirer des lemons et A mettre en place les structures
qui doivent nous permettre d'obtenir des r6sultats que
toute une population attend.
Plusieurs raisons nous conduisent non
seulement A la n6cessit6 d'une campagne, mais encore
A l'urgence de sa mise en place et A la force de volontW
exigible pour la r6ussir. Parmi les raisons plus
importantes et les plus pertinentes, en premier lieu, il
faut consid6rer l'importance num6rique des
analphabetes dans la society haitienne. Ils repr6sentent
environ 49% de la population totale d'Haiti. Les
mdthodes envisageant une reduction A long terme du
nombre d'analphabdtes ne pourront jamais r6ussir A
l'6iminer totalement et d6finitivement. En second lieu,
les analphabdtes constituent la grande majority de la
population active : ils sont ouvriers, paysans, artisans,
employs de maison, vendeurs ; ils assurent la
commercialisation de nos produits, ils participent A la
construction de nos maisons, ils pratiquent la peche et
l'l6evage. De plus ils ont un r6le important A jouer
dans la comprehension de l'hygibne, des phenombnes
d'environnement, des questions de sante, d'6ducation
et de production agricole. Par leur travail, ils se situent
au cceur de l'6conomie nationale. Ils pourraient mieux
s'occuper de leurs activities s'ils avaient aces au
monde de l'information et de la communication.
Attendre plus longtemps pour les alphab6tiser et leur
fournirune education de base, c'est accepter de retarder
l'amdlioration de nos performances 6conomiques. En
troisibme lieu, comme le proclame si hautement
1'UNESCO, l'alphab6tisation c'est un droit humain.
Tout individu qui nait dans une soci6td, nait avec le
droit d'acc6der aux sources de la connaissance. En
quatribme lieu, la situation d'analphabdte fragilise
l'individu tout en fragilisant la soci6td. Aucune
integration sociale n'est possible dans une socid6t qui
accepte de vivre avec un si fort pourcentage
d'analphabetes. Le fort pourcentage de jeunes
analphabetes ag6s de 15 A 25 livrds A eux-memes, sans
metier, sans emploi, sans projet d'avenir, constitue une
menace permanente pour la stability sociale et
politique. Enfin, la campagne nationale
d'alphab6tisation permettra de preparer la voie A la
mise en place d'un veritable systeme d'6ducation de
base pour les adultes ; promouvoir la solidarity entre
les diff6rentes categories socio-6conomiques ;
d6velopper, chez les participants et participantes, le
sens civique et l'appartenance A la socid6t haitienne ;
renforcer les efforts vers l'6dification de l'unit6 et la
reconciliation sociale nationale ; promouvoir les
valeurs culturelles haitiennes ; sensibiliser A la
protection et A l'amdlioration de l'environnement;
amdliorer la production nationale qualitativement et
quantitativement, etc.

Pour toutes ces raisons, toute intervention
dans ce domaine doit &tre urgente, motive, radicale,
massive et intense. Elle doit pouvoir focaliser en un
moment pr6cis toutes les ressources humaines
disponibles et aussi toutes les ressources financibres
n6cessaires. Plus quejamais, c'est le temps d'agir et
de montrer que nous sommes capables... ensembles!

15juillet 2008

Ary Rigis
communicationsea@yah oo.fr

Voir:
- Projet de Campagne Nationale d'Alphab6tisation,
SEA, Janvier 2007 *
- Bilans de campagne # 1 A 10*.
- RGPH 2003, IHSI, 2007


* Documents A t6l6charger sur le Site Internet de la
SEA:
www.alphabetisationhaiti-gouv.info
ou
www.alfabetizasyonayiti-gouv.info


Page 17









LES JEUX


Allez de CETACE a BURINS, en utilisant des mots du du vocabulaire
francais, et ne changeant qu'une lettre par ligne.


BUR I N S
U TC EA M NESIIXXF A L B AL L S PI
4i EREPONN INEEEPROL I NXLAkB
0 JATIDZ IXL E STRI CLE HORIZONTAL
) X GA I Z Z PIT XOTPFRIE F I X M AlA
RI V ODG USLAMB I I I LYMU 1. Pacotilles-2. C5H8-
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IR O EWUE1I 5. Abandonne-Article -
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SN P U T 6. Certifiai 7. Ville antique des Yoruba -
S IAXElI TFNHPV M 8. Herisson de mer.
I I TOV AB C AXXCR
S T M N IRRALIERCDRES NI IO5A
o AAOXXREREZBEDGTT RRR
S L R R BUVEY N URAE TU IV
S E LR D ZF VERTICAL
O G'NSKAAVORANF I5XH II CUAJ
M AAX RT H O XX o zY 1. Nest jamais perdu 2. Alter -
EJN EUMAT XLZ E N T N D
Abraracourcix-Acidenitrix-Agecanonix-Alambix -Amenx-Amnesix 3. Prenon d'une actrice Feuille superflue -
Aniline-Aplusbegalix-Assurancetourix-Astenx-Astronomix 4 facto 5. Metal Gros mil -
Avoranfix -Barometrix Beaufix Berlix Bonemine Boufiltre * *
Catedralgotix- Cetautomatix- Cetyunix- Changeledix- Cicatrx 6. Troisieme fils de Jacob -
Comix- Conza- Eponine- Falbala- Fanzine Gelatine Goudunx
Gueuslambix- Homeopaix- Idefix- lelosubmanne- Keskonnx- Labeldecadix 7. Preposition Assassina 8. Lunaire.
Lentix Maestna Moralelastix Obelix Obelodalix Odalix Ordralfabetix
Orthopedix Panoramix Pepe Pneumatix Praline Prefix Prolix
Quatredeusix- Segregationnix- Septantesix- Tournedix- Tragicomix- Zeozerosix flIM r, I ] 7 ,7.1 I ] ii 11' ,


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Sc|CE T ACE


00 M6lodie Matin avec Marcus
Informations, Interview, Anecdotes, Humour,
Analyses
Nos Chroniques:
L'Editorial de Marcus
Au Quotidien avec Elsie
La Chronique Litt6raire avec Dominique Batraville
Les Sports avec Mario Bareau
Les Invit6s du Jour
M6lodie Matin chaque samedi est anim6
par F6quiBre Raphael


c 'eot A&c Pot eo tCc4ae /


E n B ref. (... suite de la page 2)
Selon le PDG de cette compagnie, Robin Padberg, ce service va permettre aux abonnes de
recharger leurs portables sans utilisation de cartes de recharge.
Cette nouvelle option devrait permettre entre autres 1'elimination des risques de vol, empecher
l'utilisation frauduleuse des cartes et favoriser un meilleur control de la vente des cartes de
recharge.
Le client, grace a ce service de recharge electronique, pourra desormais communiquer sans
difficult a partir de cinq gourdes, a-t-il indique.
Robin Padberg a en outre indique que les produits et services proposes par Voila sont fortement
apprecies par la clientele. La compagnie fait tout son possible, a-t-il dit, pour repondre aux besoins
de la population dans le domaine de la communication.

Drame A Santo 20, une commercante Dominicaine tu&e
Croix des Bouquets, 15 juillet Germania Sanchez, une ressortissante dominicaine a ete tuee dans
l'apres midi du 15 juillet lors d'une attaque perpetree contre son magasin par des bandits arms, a
Santo 20.
Selon des temoins, les assaillants, au nombre de deux, etaient a moto. Les deux hommes ont dans
un premier temps reclame la recette de la journe. Germania aurait hesite et Fun d'eux a ouvert le
feu a bout portant. Germania Sanchez atteinte d'au moins deux projectiles, est morte sur le champ.
Les deux hommes sont ensuite repartis en toute quietude; l'entreprise est situee sur la route de la
Croix des Bouquets.
Les riverains se disent choques. Epouse exemplaire, mere de deux enfants, Germana Sanchez, 45
ans, vivait en Haiti depuis plusieurs annees. Elle dirigeait, entre autres, avec son mari, l'entreprise
"Ti Kay Bet Dayiti" (produits pour volaille) qui sert de module de reussite pour les entrepreneurs
de la zone de la Croix des Bouquets.
Germania Sanchez rejoint une liste d'hommes et de femmes d'affaires attaques ou tues au sein de
leur entreprise ces deux demieres semaines caracterisees par une augmentation alarmante des actes
de cambriolage.
Le porte-parole de la police, Franz Lerebours, a annonce l'ouverture d'une enquete pour
determiner les circonstances du drame. (Alerte Haiti)

Interpol confirme 1'Alerte Orange Internationale suite A 1'evasion de la
prison de Carrefour
Suite a l'evasion de 13 detenus de la prison civile de Carrefour dans
la nuit du 29 au 30 juin dernier, le directeur executif d'INTERPOL,
Jean Marie Louboutin, a confirmed que l'Alerte Orange Internationale
est decretee sur demande des autorites haitiennes.
Le gouvemement haitien a ainsi confirmed que parmi les detenus se
trouvent des criminels dangereux qui peuvent representer une menace pour la
security international.
Cette demande, a declare Jean Marie Louboutin, traduit la
determination des autorites haitiennes a retrouver les evades.
186 pays dont Haiti, membres d'INTERPOL, seraient done a la recherche
de ces evades, selon la note rendue publique. Pour activer
l'alerte Orange, l'agence international doit etre en possession de
toutes les informations relatives a ces fugitifs.
Cependant 10 jours apres cette evasion, la population qui vit en Haiti
attend toujours que les promesses faites par les autorites policieres
se materialisent. C'est a dire communiquer les resultats de l'enquete
annoncee, la publication des photos et les faits reproches a ces
individus qui probablement sont encore dans nos murs.

HaYti-Banque Mondiale-Grippe aviaire
La Banque Mondiale offre 1,6 million de dollars a Haiti
Le Conseil des administrateurs de la Banque Mondiale a approuv6 mardi (15 juillet) a Washington
un don de 1,6 million de dollars destine a aider Haiti a minimiser les risques d'une 6pidemie de
grippe aviaire a travers des mesures portant sur la prevention, la surveillance, la declaration et
l'attenuation de la maladie.
"Le but de ce projet est d'affronter la menace que represente la grippe aviaire pour la filiere avicole
et de prevenir une pandemie potentielle de grippe humaine", a indiqu6 dans un communique
Yvonne Tsikata, directrice des operations de la BM pour les Caraibes. "Il est essentiel de renforcer
les mecanismes de prevention et de lutte d'Haiti pour proteger les couches les plus vulnerables", a-
t-elle ajoute.
Au debut du mois de juin, suite a des analyses realisees dans des laboratoires aux Etats-Unis, le
ministere haitien de agriculture avait annonc6 la decouverte du virus H5N2 dans quelques fermes
avicoles et chez des coqs de combat dans les departments du Nord, du Centre et des Nippes (sud-
ouest). Toutefois, les autorites ont donne l'assurance que les foyers de contamination ont 6t6
6radiques et 1'evolution du virus neutralisee.
La recente detection de la souche de la grippe aviaire sur le territoire national survient plusieurs
mois apres la decouverte du H5N2 en decembre 2007 en Republique Dominicaine qui partage avec
Haiti l'ile d'Haiti ou Quisqueya. L'embargo decret6 par les autorites haitiennes sur les produits
avicoles en provenance du territoire voisin est maintenu malgre diverses tentatives de Santo
Domingo d'obtenir la levee des sanctions.
Cependant, la tres poreuse frontiere qui spare les deux pays rend tries facile 1'entree quotidienne en
Haiti d'ceufs et de volailles venus de la Republique Dominicaine.


_


Mercredi 23 Juillet 2008
S Hati en Marche Vol XXII N 26

Solutions de la
semaine passe:
CHENE S
CRENE S
CRANES
C RANE S

GRADES
G RAID E E
GRADUE



SCRABBLE
Arrangez les sept lettres ci-dessous
pour former un mot frangais

D L

CAA

E R


Solutions de la semaine passee
THLASPI


]il J Pli ["l








Mercredi 23 Juillet 2008
Haiti en Marche Vol XXII No 26


I Ti Gout pa Ti Gout ak Jan Mapou


Nounous:

Pwezi kreybl ap chanje figi
Lenous Suprice, ki pote non <>
k6m non vanyan, f&t Fond-des- Blancs. LU li te gen
6-an, li te rantre P6toprens pou li te viv ak manman li
epi papa li. Lenous Suprice ft klas prime li ak yon
pati nan klas segonde li yo nan P6toprens. Anvan
menm li te fin konplete klas segonde li yo, li te sdtoblije
antre Monreyal, nan ane 1976, kote, ansanm ak yon
frt, yon se epi manman li, li te vin rejwenn papa li ki
te ap viv nan peyi Kanada depi twa ane.
Nan Monreyal, li te fe rankont ak < Bureau
de la Communaute Chrdtienne des Haitiens de
Montreal (jodi a ki rele Bureau de la Communaute
Haitienne de Montral ) >>. Se nan 6ganis sa a, li te
feraye pandan 14 ane, mwens 3 mwa. Se sa tou ki te
pem&t li ft konesans ak Sant N a Rive, ki limenm te
mete Nounous an kontak ak alfabetizasyon (youn
espesyalite li pral anbrase pita nan Inivesite Keb&k nan
Monreyal, kote li mare younbakaloreya nan anseyman
lanng ak literati), se sa tou ki pouse li chwazi anseyman
k6m pwofesyon. Nounous ap kolabore ak Sant N a
Rive depi 1983, tanto k6m benev6l, tanto k6m
anplwaye (f6mate alfabetizasyon, manm konsey
administrasyon, anseyan nan franse lanng segonn).
Kounyeya Nounous ap travay nan
<< Commission Scolaire de Montreal > la, nan sevis
pou etidyan granmounn yo. Anvan li te rive anseyan,
li te travay nan animasyon pou jen (nan kan pandan
pery6d ete, kote li te konn ft atelye liter, eks.).
Nounous te travay tou nan youn restoran ak nan de
manifakti (se nan younn nan manifakti sa yo, li te
rankontre yon kanmarad pow&t, Kaptenn Koukourouj,
youn zanmi, jouk kounouye la a, apre 25 lane, ki kenbe
kontak byen djanm avek li, menm si yo pa pe viv pre
younn ak 16t. Men, depi w tande koze literati a pran
che, sitou 1 n4g pa li desann Monreyal, kit nan telef6n,
kit sou entenet, f6de yo pale kanmenm.
LU nou te mande Lenous Suprice pouki sa li
ekri? Li te reponn : < Si m'rive, jan m kapab, ekri kek
teks nan domen literati, m kwe se ak6z youn bezwen
m'genyen pou di sa k f--m plezi, k' ap toumante-m,
pataje sa m'santi ki sezi-m ak 16t mounn, di z6t mwen
renmen li oubyen li deranje-m, eks. Ou tousenpman
pou seye di sa m'pa ta janm sipoze ki ta ka soti nan
lide-m. Demach ekriti-a, pou mwen, sanble t&t koupe
ak libdte : Toulede, se pa kado yo ft pesonn yo, si ou
vle rapousuiv yo, se youn desizyon pou ou pran, se
younjef6 ou dwe konsanti ft... Paske, alabaz yo toude
(pet&t gen youn ki ka pi egzijan pase 16t la), gen anpil
sye ki pou koule anvan pou rek6lte sa ki te simen...
Travay sila-a, li ka menm kondi youn moun sou wout
dekourajman, sitou 1l se mounn ki prese rive anvan l1,
tdlman li anpil, sitdlman gen kloti, pafwa, pou ft, pou
deftt ladan...
M kwe tou, si m'rive ekri kek ti koze, se paske
m'renmen gade konpa, gade pa mo yo ap lage ate anba
k6 mizik l1t ak son yo, andedan lasal manze yo bay
pou lanng nan (kit se krey6l, premye mizik m'te tande
epi m'renmen koute toujou nan vi-m, kit se franse,
dezyem mizik yo te preske f6se m'koute, 1 m'te pi
piti, men, kounouye-a m'ap seye we ki jan pou m'ta
koute li ak pw6p volonte pa mwen. >>
Nounous te ft nou remake tou, si li kontinye
pesevere nan domen nan, li kwe li dwe remesye youn
pwofese literati li te kontre, apati youn kou pwezi, nan
CEGEP du Vieux- Montreal. Pwofese sa-a te rele
Ren3 Gourd. Kontreman ak sdten pap nan literati-a
(ou ta di tout kote, pa sdlman lakay...), sila yo ki pafwa
panse se yo s61 ki ka ou ki konn chante mes liter pase
tout mounn, pwofese sa-a, te pran tan, devan travay
youn debitan, pou li te bay Nounous bourad li te
bezwen pou li ale pi devan, kote imaj yo ft nich, nan
pyebwa langay li, anndan rakbwa manze pwezi...
Nan pale nou ak Nounous, li rakonte nou : <
Si m'kontinye pesevere nan domen nan, m'dwe voye
youn gwo remesimsan tou poujounal Haiti- Progr6s,
kote, pou premye fwa, an 1983, ki te pibliye kich6y
m'te ekri. Si zak sa-a pa te poze, nan sikonstans sa te
f&t la, pou sa li te pote pou mwen 1 sa-a, si jounal la
pa te pibliye teks la, pet&t se ta sd1 tsks m'ta ka ekri
pou tout vi-m...>>
Nounous ft nou konnen 1 li ap ekri, li pa
santi pyes lide konpetisyon pase nan t&t li. Li pa gen
ankenn anvi goumen ak pesonn mounn, kit li blan, nwa,
wouj oubyen san koule, pou okipe ankenn plas nan
kdlkilanswa pody6m nan. Sa ki pi enteresan pou li, se
di sa li gen pou li di-a, jan lide li di-1, san pemisyon ni


pe ni pap. Li vle gade manze lib&te k ap taye banda li
sou kokenn bit sa-a li rive ft-a ak s6lman kek grenn l1t
alfabe lanng li ap sevi-a

Michel-Ange Hyppolite
( Kaptenn Koukourouj)
Manm Sosyete Koukouy Kanada-Otawa



Nounous : Pwezi kreybl

ap chanje figi
PREZANTASYON
Dezyem pati

Travay Nounous nan chan kreybl la

Lenous Suprice ekri de rekey pwezi nan lanng
krey6l la : Bwamitan (1993), Pawoli (2003) ansanm
kek 16t teks kout ki part nanjounal kou Ayiti Progre
ak nanjounal Le Lien. Nounous ekri an krey6l kou
an franse, men se travay Nounous nan lanng krey6l ki
enterese anndan REKA..
Nan ane 1993 Lenous Suprice pibliye
Bwamitan nan Edisyon Lagomatik. Nan liv sa-a n' ap
jwenn militans sosyopolitik Nounous ansanm ak espas
Nounous kreye nan z&v li pou amoni sosyo-afektif li.
Menmjan ak tout 16t sanba literati krey6l ane
1987 yo Nounous te sAvi ak pwezi li pou li foulaye
langay youn fason pou li te pote kontribisyon pa li nan
batay pou limye demokrasi te refer peyi Ayiti.
"Nan peyi m'
Gen de mo k'rak
Mango w6w6t
Gen de mo k'rat
M6de soufle
Gen de mo k'rasi
Si w'konn tablet lak6l
Move lavant
Nan bak machann kenkay"
(Bwamitan, 1993, p. 38)

Sou menm woulib lide angajman politik la
Nounous mete laper&z deye p6t li kite kU li langay
chanjman epitou tankou tout bon ekriven ki pa janm
mete konsyans atisplim yo nan lavant, li balanse,
mezire, peze paw6l li yo youn fason pou yo tounen
aksyon nan lespri sila yo ki dwe li yo nan bon tan kou
nan move tan
"M' genyon ti powem
Nan km-m
K'ap boujonnen
Pou l'al pouse
Pou tan bon tan
Kapab donnen touttan gen tan"

"M' gen yon ti powem
Nanje-m
K'ap ft zekl1
Pou loray deblozay
Kapab gwonde deye tet
Tout vye koze rab6day."
(Bwamitan 1989, p. 32)

Anwetan teren politik la Nounous pataje ak
sanba pby li yo, misye pa pyete pwezi li nan menm
sans ak yo. Ositou, travay Nounous fe nan teks pwezi
li yo pa chita senpman nan fe alimba ak mo, li akbde
ak teknik fantezi pou li agremante plezi lekte li yo. Li
konnen fason pou li tate nanm mo yo pou li fe yo touche
kU nou tate lespri nou epi sonde pasyon nou.

"Ou se pipirit douvanjou
Ki t'ap chante sou lawouze banda
Pyebwa k-m
Anvan solky < miwomiba >>
Te leve

Ou se chelkn res6
Ki t'ap titile nanjw&t mab
Wonn km-m
Anvan pirat << deblozay >>
Te teke-w

"Ou se dlo fre larivye
Ki t'ap penyenlage
Sou w6ch galkt basen ke-m
Anvan secheres "pa konprann"
Te pase"

"Ou se poulkt poul zenga
Ki t'ap << chante ze >>
Nan lakou k6k pany6l km-m


Anvan malfini pa ka tann"
T e bwote-w."
(Bwamitan, 1993, p. 49)

Nan teks nou sot li la a nou kab remake
Nounous te sAvi ak youn teknik ekriti nou rele pwezi
chanp(t (Istwa Pwezi Krey6l Ayiti p. 218) pou li te
plezire ak nou.
Nan ane 2003 Nounous sevi nou av&k Pawoli
kite part nan Editions CIDIHCA. Se menm Nounous
lan ak konviksyon politik li byen djanm epi ki toujou
kite plas pou santiman li woule yanvalou.
"Lannuit ti sous ou a
Jemenjemen-1
Nan fondas bonnnanj mwen
Jouktan 1' fe grenn
Byen mi byen w6z
Pouse nan vwa-m
Jouktan 1' ft nich
Byen fre byen dous
Ba bri zM1 toutrd1 paweze
Nan mitan pyebwa 1616j mwen"
(Pawoli 2003, p. 72)

Pawoli se paw6l pwezi Nounous ki ap lemante bonnanj
nou ak souf lekriti. LU nou separe mo pawoli-a an de (
2 ), li ban nou paw6l epi li. Paw6l Li. Paw6l pa li.
Konsa, youn pawoli kapab youn langay rejyonal osnon
youn mesaj ki pa klW ase pou mounn ki ap tande-a
.Kidonk: paw6l pa li. Sepandan pawoli kapab sevi
pou lonnen tout kalite emosyon nan vire mo, jwe ralba
ak yo, fe yo tounen k6d lyann pou charye panse nou
nan klate mevey imajinasyon. Se ak lide sa yo sou lizye
panse li Lenous te tanmen simaye valeryann paw6l
anndan Pawoli. K6m li pa toujou fasil pouyoun mounn
vwayaje nan peyi nouvote san li pa kite mak tranzisyon
li tankou youn imaj an flachbak sou granchemen
kreyativite-a, Nounous ban nou Pawoli ak de (2) vites
. Nan youn premye tan aks travay Nounous balize sou
dives f6m refleksyon. Genyen kijeneral, gen 16t tou
ki pesonl.
Refleksyon sa yo part sou fom pwent:
"Gade non
bWf sele galonnen
se pw6p k6d ou
marande nan pw6p k6n ou
ki va pann ou
se gwo vwa delij mwen
ki va depatya w
si w pa wete dwet bouwo w
nan nawe sikl6n mwen"
(Avdtisman, p. 2.)

Avetisman, se youn refleksyon pesonl1, kote
nou we kadans tsks la mache men nan lamen ak mesaj
ki anndan li an. Kanta "pawolinyorans" tankou tit la
montre li, se youn fason anba chal otW al deniche pou
li di nou : "s6t pa pe touye nou, men li kab ft nou
swe". Konsa nou pa dwe kite pyesmounn ban nou
kann pou banbou. Annou li:
"NMg la gen de (2 ) b l milt
Yon mal ak yon fem6l
L' achte nan men yon 16t
Pou 1 fe peplay
adye wi dan..."
(Pawolinyorans, p. 16)

LU ou fin li Pawoli ou va we se youn liv ki
ap pote reyalite f6s kreyativite Nounous souyoun poto
de (2) mwatye. Youn bout tan lontan akyounbout nan
tan moden yo. LU nou di moden nou we tranzisyon.
Pyesmounn pakab leve late ft li kontre ak lesyO1 si li
pa apiye pouli konesans li sou baz sekrI li konnen deja.
S6ti nan Bwamitan premye liv pwezi krey6l Nounous
- rive nan Pawoli, Nounous ap fR chemen. Misye ap
ranf6se baz pwezi li san li pa lage youn pwdlyem nan
vizyon chanjman sosyal li yo.
Si nan Bwamitan f6m pwezi chanpet,
transf6masyon pwoveb te siyen may61 ak kek tantativ
imajis pasi pala, nan Pawoli se transf6masyon pwoveb
ak kadans pwoveb ki louvri premye mwatye poto
kreyativite Nounous epi pou li mennen nou san bri ni
twonpdt sou teren pwezi krey6l moden lan ak f6m
imajis la.
Demach Nounous adopte pou nou nan
Pawoli-a se youn demach manje labouyi-1 sou kote pou
li kab transf6me vizyon imajinay pwezi li soti sou teren
abityl li pou 1' al kontinye sou youn 16t teren nou rele
imajis, ki daprt nou reprezante teren modenite pwezi
krey6l la. Nou ssten pisans limye modenite-a gen pou
li bourade lizye tan lontan an pou li dirije f6s travay
Nounous sou youn s61 teren, teren lavni pwezi krey6l
la ki pote non imajis.

Michel-Ange Hyppolite (Kaptenn Koukourouj)
Manm Sosyete Koukouy Kanada
Otawa


Page 19


...... ............ ... . ... .. . I I I- INI


I








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Mercredi 23 Juillet 2008
1 HaYti en Marche Vol XXII No 26


1,1,11 Atrit M VLN N


.. .
+ B-. -


I


a


Men young
gwo hato k
ap pote tout
machandiz
ou toupatou



St.Marc
Haiti


,+ + +Ki vw, ajie chak
1 5 jou pou hxvote
mechandiz ou direk
an Ayiti sou waf St.
Marc & Gonaives
Ii bwvote konntene.
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Haïti en Marche, édition du 23 au 29 Juillet 2008 • Vol XXII • Nº 26 JACMEL, 20 Juillet – Se réveiller avec en face la grande bleue du plus bleuté de la mer au bleu du ciel se reflétant dans l’écume des vagues qui viennent vous lécher pratiquement les orteils … De l’autre côté, un autre océan mais de verdure, infinie, qui va embrasser au loin une forêt de cocotiers faisant le tour majestueusement de la baie. Le “Cap Landou Hôtel” à Jacmel (HENM) C’est la vue magique depuis votre chambre de l’Hôtel Cap Lamandou à Jacmel. Rien à envier aux meilleurs palaces de West Palm Beach. Avec en plus que l’épave de navire qui flotte au loin ce n’est pas un gadget, que les cocotiers n’ont pas poussé par la voie artificielle et que le chadèque (voir LAMANDOU / 10)Tourisme : Cap sur le Lamandou ! (pamplemousse) et la papaye servis JACMEL, 19 Juillet – La ratification de la Chambre des députés obtenue à une forte majorité (61 pour, 1 contre et 20 abstentions) peut-ellePOLITIQUEL’avenir désormais aux mains du SénatMais en a-t-il conscience ?stimuler l’approbation aussi par le Sénat de la nomination de Mme Michèle Duvivier Pierre-Louis au poste de chef du gouvernement ? Autrement dit, peut-il y avoir un effet d’entraînement ? Oui. Pour commencer c’est le Sénat qui a provoqué cette crise en renvoyant abruptement le 12 avril dernier le Premier ministre Jacques Edouard Alexis, jetant le pays dans une nouvelle période d’immobilisme qui dure déjà depuis trois mois. (RATIFICATION / p. 4) PORT-AU-PRINCE, 16 Juillet – Le lundi 13 juillet écoulé, laCRIME PASSIONNELComment le Procès de l’affaire Valdo Jean – Ginoue Mondésir renvoie à l’actualitéétait remplie comme un œuf. Un large public venu assister au procès de Valdo Jean (plus précisément Jean Raymond Valdo), 39 ans, accusé de meurtre sur la personne de sa girl-friend Ginoue Mondésir. Le 24 décembre 2005, le cadavre de Angeline Mondésir, Ginoue pour les intimes c’est-à-dire les milliers de fans de cette jeune et belle animatrice de télé qui a joué également dans des productions cinématographiques haïtiennes – était découvert dans une voiture sur la route du Nord, la tête écrabouillée. Peu après on apprit aussi que l’auteur du crime serait son propre compagnon, Valdo Jean, lui aussi connu comme animateur à Télémax. salle d’audience du Palais de Justice ( PROCES / p. 2) Revenant en voiture, une La Chambre des députés approuve la nomination de Michèle Duvivier Pierre-Louis Le Premier ministre désigné après avoir fait le dépot de ses pièces au Sénat Ginoue Mondésir et son présumé meurtrier Valdo Jean

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Page 2 Mercredi 23 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 26 (EN BREF / p. 18) EN BREF ... EN PLUS ...dispute aurait éclaté entre eux. Et Valdo Jean aurait tué sa compagne en lui assénant de violents coups à la tête. Le meurtre provoqua une forte émotion dans le milieu des fans de ce qui était lors une émission très prisée, Miss Télémax. On fit à Ginoue Mondésir les funérailles d’une grande star. Et Valdo aurait passé un mauvais moment s’il ne s’était pas lui-même constitué prisonnier. Depuis il est en prison attendant son jugement.Mythe du macho …A peine commencé ce lundi (14 juillet), le procès a été reporté à la fin de la session criminelle, c’est-à-dire fin juillet-début août. Nous avons crû d’abord que c’est le conseil des avocats de l’accusé qui avait demandé le renvoi. En effet, cela s’expliquerait vu la forte implication des organisations féminines dans l’actualité politique depuis la nomination de Mme Michèle Duvivier Pierre-Louis comme Premier ministre et la brûlante controverse soulevée par ce choix. Un Valdo Jean correspond parfaitement au mythe du macho, du phallocrate que combattent ces organisations. Il aurait tué sa compagne par jalousie, une jalousie féroce et possessive qui le poussait à la couvrir de cadeaux mais en même temps à la considérer comme son bien propre. Jusqu’à lui enlever la vie de ses propres mains. Alors que les féministes sont sur le pied de guerre, ce n’est vraiment pas le moment de comparaître sous le poids d’une telle accusation. Nous ne savons pas si la procédure judiciaire en Haïti le permet, mais aux Etats-Unis la défense pourrait demander soit de renvoyer le procès, soit de le tenir dans une autre circonscription. Car dans l’atmosphère actuelle, Valdo n’y couperait pas !Deux poids et deux mesures …Cependant ceci nous rappelle un autre procès qui s’est déroulé, il y a quelques années, et dans le même tribunal. Seule différence, c’est une demoiselle qui se trouvait dans le box, accusée d’avoir tué son compagnon. Le couple vivait ensemble. Le jeune homme est rentré tard un soir. Discussion. Elle le tua d’un coup de pistolet. Lors du procès, l’accusée reçut le support massif particulièrement des organisations féminines. Elle fut acquittée. sont devenues aujourd’hui encore plus nombreuses et beaucoup plus fortes. Peut-on parler de deux poids et deux mesures ? Dans les deux cas, on peut évoquer le crime passionnel. Mais dans celui de Valdo Jean, il n’a que son conseil d’avocats. Nous n’avons jamais entendu parler d’organisations masculines et il est peu certain que les organisations féminines donneraient une chance à une telle incarnation du mâle haïtien possessif et brutal. Est-ce que les tribunaux devraient prendre en considération cette espèce de déséquilibre ? Probablement. Mais aussi à bien y réfléchir cette levée de boucliers des féministes haïtiennes n’est qu’une toute petite goutte d’eau dans l’océan du machisme haïtien toujours aussi dominateur et inébranlable aux quatre coins des 27.000 kilomètres carrés de territoire, y compris en Diaspora. Que de raclées au beau milieu de la nuit, que de viols perpétrés à la ronde, y compris les viols domestiques. Y compris l’aspect socioéconomique de la question. Tout le système patriarcal.Un certain amalgame …Quoi qu’il en soit doit-on considérer ce qui se passe actuellement comme un authentique mouvement féministe. Ou plutôt une opération politique ? Politico-médiatique. Devant les attaques portées et la portée des attaques contre le PM désigné Mme Michèle Pierre Louis, mettant en cause ses préférences sexuelles, un grand nombre de partisans ont pris fait et cause en sa faveur, à coups de pétitions et de déclarations sur les médias. Mais ne commet-on pas un certain amalgame et même un amalgame certain en mettant dans le même sac : liberté sexuelle, condition féminine et droits de la femme, équité de genre, démocratie et droits des minorités etc. D’un côté le féminisme ne se réduit pas à la défense des préférences sexuelles. D’un autre côté, on peut être un homo et en même temps furieusement conservateur. Voire même un Nazi. Comme « le Conformiste » de Bertolucci. Toujours est-il que Valdo Jean a de la chance que son procès soit reporté jusqu’à août. Peut-être qu’entre-temps la tension aura baissé. Il le faut bien d’ailleurs. Et pas pour cette seule raison, n’est-ce pas. Mélodie 103.3 FM, Port-au-PrinceCRIME PASSIONNELComment le Procès de l’affaire Valdo Jean – Ginoue Mondésir renvoie à l’actualité(PROCES... suite de la 1ère page) Les organisations fémininesEtats-Unis: le Congrès abolit les restrictions pour les visiteurs séropositifsWASHINGTON, 18 Juillet (AFP) Commentateurs et défenseurs des droits des homosexuels ont salué jeudi la décision du Congrès levant les restrictions sur la venue aux Etats-Unis de visiteurs porteurs du virus du sida, en vigueur depuis une vingtaine d’années. “Sauf événement imprévisible, l’interdiction de voyage liée au VIH, relique des jours où le VIH était source de peur et de honte est enfin abolie”, s’est réjoui l’influent commentateur du magazine The Atlantic, Andrew Sullivan, lui-même britannique. “Pour ceux d’entre nous qui ont longtemps rêvé de devenir américains, et qu’une loi de 1993 a empêchés de quitter ou d’entrer aux Etats-Unis sans obtenir de dérogation, sans honte ou sans humiliation, c’est un énorme poids qui est retiré”, a ajouté M. Sullivan. L’interdiction de voyage faite aux séropositifs, sauf dérogation spéciale, a été abolie à l’occasion d’une loi définitivement adoptée mercredi soir au Sénat par 80 voix contre 16, visant principalement à augmenter les fonds de la lutte contre le sida et d’autres maladies en Afrique et ailleurs. “Nous applaudissons le Sénat pour avoir rejeté une mesure injuste (...) décrétant que les séropositifs sont inadmissibles aux Etats-Unis”, a déclaré Joe Solmonese, président de l’association de défense des droits des homosexuels Human Rights Campaign. Grâce au vote du Sénat, le ministre de la Santé a le pouvoir de lever formellement l’interdiction, mais il n’est pas certain que l’administration Bush prendra une telle mesure avant de quitter le pouvoir en janvier.Ouverture à New-York du procès d’un chef de bande paramilitaire haïtien pour fraude immobilière: Emmanuel Toto Constant risque 15 ans de prison15 juillet 2008 (AHP) Le procès pour fraude immobilière de l’ex-chef de la bande paramilitaire FRAPH, Emmanuel Toto Constant, a débuté lundi dans un tribunal de New York. Emmanuel Toto Constant est accusé d’avoir récolté 1,7 million de dollars dans une opération de fraude hypothécaire. Il encourt 15 ans de prison s’il est reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés. Les avocats de Constant ont déclaré au tribunal que leur client avait été induit en erreur par des individus également inculpés qui auraient fait des révélations au parquet de New York en échange de leur libération. Les juges qui ne sont pas au courant des démêlés de Toto Constant en Haïti ont écouté le témoignage d’une de ses victimes, Walter Saint Surin, qui a expliqué comment l’accusé l’avait approché un jour pour lui dire qu’il avait de bonnes nouvelles pour lui. Toto Constant impliqué aussi dans de graves violations de droits humains en Haïti avait failli être déporté l’an dernier par les autorités américaines. La décision n’avait pu être prise en raison du fait que les avocats de Toto Constant ont fait valoir que leur client pourrait faire face à des persécutions politiques s’il rentrait en Haïti.La chambre des députés vote la ratification de Michèle PierreLouis comme premier ministrePort-au-Prince, 17 juillet 2008 (AHP) La chambre des député s a approuvé le jeudi 17 juillet dernier le rapport de la commission spéciale chargée d’étudier les pièces du premier ministre désigné, Michèle Pierre-Louis. Le rapport de la commission spéciale a été ratifié par 61 voix pour, en majorité des membres de la Concertation des parlementaires progressistes (CPP) qui ont rencontré dans la matinée Mme Pierre-Louis. Une vingtaine de députés ont fait abstention. C’est le sénat de la République qui doit maintenant débattre du dossier de Michèle Pierre-Louis par le biais de sa commission spéciale formée la semaine dernière. La ratification est une étape technique qui tient compte uniquement des exigences faites par la constitution. Les choses pourraient être plus difficiles notamment au sénat de la République au moment de l’exposé de politique générale où la majorité absolue des voix est exigible.Haïti-Premier ministre : Après le vote favorable de la Chambre des députés, Michèle D. Pierre-Louis réitère sa disposition à dialoguer avec tous les secteurs19 juil 08 [AlterPresse] — Le premier ministre désigné Michèle Duvivier PierreLouis affirme sa disposition à poursuivre « le dialogue » avec divers secteurs au moment où le Sénat se penche sur son dossier en vue de sa ratification ou son rejet. « Je reste ouverte, disponible, pour poursuivre le dialogue engagé avec les différents secteurs, les parlementaires, les partis politiques, les organisations citoyennes », déclare Mme Pierre-Louis dans une note communiquée aux médias. Michèle Pierre-Louis a fait, le 18 juillet, le dépôt de ses pièces au Sénat, où la situation parait plus difficile pour le premier ministre désigné, après sa ratification le 17 juillet par la Chambre Basse avec 61 voix pour, 1 contre et 20 abstentions. Vu la fragilité du quorum et l’inexistence d’un bloc majoritaire au Sénat, Michèle Duvivier Pierre-Louis pourrait se trouver face à des difficultés. La participation ou non des partis politiques au futur gouvernement pourrait déterminer l’orientation du vote au Sénat. Michèle Pierre-Louis adresse des remerciements aux députés, qui « malgré leurs divergences de vue, ont su faire prévaloir la Constitution et l’intérêt collectif. C’est un grand moment pour la République », considère-t-elle. Michèle Pierre-Louis a été ratifiée grâce au vote massif des députés dont elle avait pourtant le plus à craindre, ceux de la Concertation des parlementaires progressistes (CPP). C’est une ultime rencontre avec ce bloc, majoritaire à la chambre basse et mangeur de Premiers ministres désignés, qui a tout fait basculer. Auparavant elle avait discuté également avec les députés du bloc de l’Union des Parlementaires Démocrates Nationaux (UPDN). « Ces rencontres, empreintes de respect mutuel, ont permis d’aborder certaines questions cruciales pour notre pays et d’échanger nos points de vue », indique Michèle Pierre-Louis. Le Premier ministre désigné salue également « la discipline des parlementaires des blocs de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL) et de la Fusion des Sociaux Démocrates Haïtiens (FUSION), qui ont respecté la consigne (d’abstention) de leur parti ». Remerciant les associations de divers secteurs qui la soutiennent et prenant en compte les défis auxquels fait face la société haïtienne, Michèle Pierre-Louis dit croire « aux efforts conjugués de chacun et de chacune » et « en la nécessaire volonté politique de l’Etat, pour arriver à penser Haïti, aujourd’hui et surtout demain ». « Si je suis confirmée comme Premier Ministre, je gouvernerai au nom de l’intérêt collectif, du bien commun, aussi bien pour les personnes qui m’ont soutenue que pour celles qui m’ont critiquée », promet Michèle Pierre-Louis.Voilà lance le nouveau service de recharge “Direk-direk”16 juillet 2008 (AHP) La compagnie de téléphonie mobile Voilà a lancé officiellement le mercredi 16 juillet un nouveau produit sur le marché. Il s’agit du service de recharge « Direk-direk ». A l’initiative du Bureau de la Chambre des Députés,le Conseil d’Analyses et de Recherches sur Haïti (CARH)organise un séminaire sur la crise alimentaire le mardi 29 et le mercredi 30 juillet 2008 au Karibe Convention Center. Les ateliers de travail exploreront à fond la problématique de la cherté de la vie et proposeront des politiques alternatives pour l’endiguer. Les Parlementaires, les Membres du Gouvernement, les Membres du Secteur Privé, de la Société Civile, les Etudiants, le Secteur Informel sont vivement conviés à participer à cette activité. Les sponsors officiels de ce séminaire sont: la Banque Mondiale, la Banque Interaméricaine de Développement et le Ministère des Finances.Pour informations appelez : 3498-1362

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Mercredi 23 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 26 Page 3 SOMMAIRESOMMAIREPLUS QU’UN SLOGAN ! PORT-AU-PRINCE, 18 Juillet – Un slogan quasi prédestiné que celui de la Unibank : « Faisons route ensemble. » En effet, on le constate plus que jamais aujourd’hui, rien n’est réalisable, et aussi bien dansFaisons route ensemble !notre pays qu’ailleurs, sans une mise en commun des possibilités des uns et des autres. De la part d’une banque, des services toujours meilleurs en échange d’une confiance toujours renouvelée. Mais « faisons route ensemble » va plus loin à travers les circonstances tout à fait inattendues vécues aujourd’hui. Comment être une banque dynamique et utile à la collectivité dans un pays qui les premières demandes en mariage. La Unibank tout en beauté et jusqu’à ses 15 ans continue de s’enorgueillir que c’est « sans fusion ni acquisition. » internationaux qui conditionnent non seulement les prix mais le déplacement des capitaux et le placement des économies …Faire sortir le sang des roches …Lorsqu’on est un pays totalement dépendant au plan économique et financier, pieds et poings liés, dont 80% du budget public vient de l’assistance internationale qui peut avoir ses fantaisies comme tout un chacun … On peut être à la rigueur une grosse boîte, une immense masse financière mais stérile, petite tête sur un gros derrière, parce que n’exerçant aucun dynamisme dans l’économie locale. Car si l’on n’arrive à convaincre ses compatriotes de « faire route ensemble », comment s’en sortir dans un pays où le coût de la vie continue de grimper de manière inversement proportionnelle au nombre d’emplois sauvegardés. A moins de savoir, comme dit le créole, comment faire sortir le sang des roches. Sans « faire route ensemble », comment sortir de la tradition haïtienne des banques bidon (c’est-à-dire simple affaire de famille, avec ou sans S) pour atteindre et dépasser le palier de 2 milliards et demi de gourdes de fonds propres – qui est une importante garantie dans un pays où le mot assurances n’est pas français, ni créole.Les marchés publics flambent …Comment tenir face aux exigences de l’Etat pour le transfert à la banque centrale de 30 gourdes sur chaque dépôt de 100 gourdes effectué … Et trouver le moyen de consentir des prêts. Sur des dépôts totalisant 19.4 milliards de gourdes, les prêts s’élèvent jusqu’à 7 milliards. Mieux encore, dont 3 milliards en microcrédit (soit environ 75 millions de dollars américains) avec tous les impondérables dans un pays où les marchés publics flambent de manière quasi mystérieuse emportant toutes les marchandises (de ces micro entrepreneurs) en fumée. Comment continuer à garder la route « ensemble » quand le plus important support de l’économie locale – les transferts effectués par nos compatriotes en Diaspora – auraient déjà chuté d’environ 20% sous le poids de la récession enregistrée spécialement aux Etats-Unis. Tous ces facteurs qui nous inviteraient plutôt à dire : « ça ne tient pas la route » …Joyeux anniversaire ! …Et pourtant elle tourne. Tout cela par la grâce d’une formule : « Faisons route ensemble. » Mais dont la Unibank a su faire une réalité parce que c’est tous désormais qui semblent s’y reconnaître. semble tourner volontairement le dos à toute tentative de stabilisation et de relance économique ! Comment garder l’esprit positif qui est le symbole même de la banque lorsqu’on n’a aucune prise sur les grands phénomènes qui secouent la planète : hausses des prix de l’énergie et des produits stratégiques, spéculations sur les grands marchés rencontres ayant choisi de « faire route ensemble. » Et nous avec elle. Si ça se dit à une banque, eh bien Joyeux anniversaire ! Mélodie 103.3 FM, Port-au-Prince Chez les filles c’est à 16 ans que viennent C’est qu’elle ne risque pas de mauvaises Le PDG Carl Braun entouré du Conseil d’Administration de la Unibank (photo HEM) ANAL YSE L’avenir désormais aux mains du Sénat Mais en a-t-il conscience? p.1 POLITIQUE La nomination de Michèle Pierre-Louis entérinée par les députés mais la controverse continue p.5 Le passage au Sénat s’annonce beaucoup plus difficile p.5 VIVE LES V ACANCES ! Cap sur le Lamandou p.1 Les voyageurs haïtiens rapportent gros à l’économie dominicaine p.9 PEOPLE Comment le procès Valdo Jean – Ginoue Mondésir nous renvoie à l’actualité p.1 BANQUES Faisons route ensemble ! p.3 ECONOMIE La BID note des progrès dans ses accomplissements en Haïti p.6 Madrid : la communauté internationale met l’accent sur la nécessaire coordination des projets p.6 PRODUCTION LOCALE Des associations paysannes dénoncent le marché noir de l’engrais p.7 Les producteurs d’œufs et de poulets appellent à l’aide p.8 AR TS ET LETTRES Hommage à Frankétienne p.10 Montréal : Bien au-delà de 20.000 spectateurs … p.11 DROIT DE REPONSE Une rectification de l’Ambassadeur de France en Haïti p.12 LIBRE PENSEE Discriminations acceptables p.14 Dépérissement ! p.14 Wi Mwen Kapab p.17 ST ABILISA TION Lois sur la réforme judiciaire p.16

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Page 4 Mercredi 23 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 26 UNE ANALYSE Les sénateurs Youri Latortue et Rudy Hérivaux devraient être aujourd’hui les premiers à motiver leurs collègues pour activer la fin de la crise. Secundo, les députés ont pris ce qu’on appelle un vote purement technique, c’est-à-dire qu’ils se sont penchés sur le dossier à partir des critères objectifs fixés par la Constitution consistant en l’analyse de toutes les pièces d’identité de la candidate, mais sans aucune considération personnelle de leur partPOLITIQUEL’avenir désormais aux mains du SénatMais en a-t-il conscience ?(RATIFICATION... suite de la 1ère page) La Commission ayant examiné les pièces du PM désigné (photo www.jjaugustin.com) Le député Laurore Edouard (Paillant Petite Rivière de Nippes), le seul à avoir voté contre au nom de ses convictions religieuses (photo www.jjaugustin.com) (convictions politiques, religieuses, morales ou autres). A l’exception déclarée d’un seul d’entre eux ... La commission de la chambre basse chargée de cette analyse en a conclu que le dossier de Mme Michèle Pierre-Louis répond à toutes les exigences de la Constitution en vigueur. D’où son rapport qui a été approuvé jeudi par la majorité des députés.« Ce sont des calomnies » …Le Sénat aurait mauvaise grâce à venir quant à lui traiter le dossier selon des critères par trop subjectifs. Vu qu’il est déjà à l’origine de la crise. Lors du vote du jeudi 17 juillet, la seule allusion aux rumeurs concernant les « orientation sexuelles » de Mme Pierre-Louis a été pour dire qu’elle a déclaré elle-même que « ce sont des calomnies. » Déclaration qu’elle aurait faite le jour même lors d’une rencontre avec les membres de la CPP (Concertation des parlementaires pour le progrès), le bloc majoritaire à la chambre et qui a été vital pour le résultat obtenu. La grande surprise aura été la consigne passée par les partis Fusion et OPL de voter abstention. Et qui a été suivie à la lettre. Alors que ces deux formations politiques avaient appuyé ouvertement les nominations des deux Premiers ministres précédemment rejetés, Ericq Pierre et Robert Manuel. consigne, c’est parce que cette fois le président René Préval n’a pas invité les dirigeants des partis politiques à participer au processus. L’abstention se voudrait un rappel à l’ordre mais sans vouloir bloquer pour autant l’évolution de la situation (dixit).Pas de GNB versus Lavalas et viceversa … En même temps il se dit que le chef de l’Etat voudrait installer cette fois un gouvernement plus cohérent, revenant quelque peu sur la formule de gouvernement de coalition dit encore gouvernement pluriel comme cela a été jusqu’ici le cas. En un mot, le gouvernement d’abord, la coalition ensuite ! Les ministres seraient choisis selon leur compétence et surtout leur dévotion à la cause du bien civique. Ce qui représenterait une immense évolution par rapport aux régimes passés, de Duvalier à Aristide 1 (en passant par les gouvernements putschistes ou intérimaires !). Or étant donné que les vrais ministrables ne courent pas les rues en ce moment chez nous, ils ne sauraient jamais pouvoir tous appartenir à la même enseigne. Donc pas de panique, messieurs et dames des partis politiques.Etre juge et partie …De la même façon, des sénateurs ne peuvent vouloir monnayer leur vote par l’obtention de fauteuils ministériels au profit de proches ou de camarades de la même formation politique. Et quand un tel ministre viendrait à être convoqué par les mêmes sénateurs (la mission du législatif étant de contrôler le fonctionnement de l’exécutif), comment empêcher que ces derniers ne se comportent en juge et partie. On y reviendra. Quoi qu’il en soit, c’est sur le Sénat que repose pour le moment l’avenir immédiat (si tant est que ses membres en ont pleinement conscience) le retard des élections partielles ayant occasionné le départ du tiers de ses membres, il en est réduit actuellement à 18 (avec un quorum qui n’a pas changé : il faut la présence de 16 sénateurs pour faire passer toute décision).Michèle Pierre-Louis ne peut perdre plus d’une voix …Cependant la prochaine étape, celle de la ratification d’abord de la nomination ne pose pas problème. Du fait que c’est un vote à la majorité simple (il faut 10 sénateurs sur les 18 en exercice) et qu’il a été annoncé que le parti pro-gouvernemental Lespwa (7 sénateurs à lui seul) fait bloc autour du choix du chef de l’Etat. Par contre bien différente sera la situation lors du vote de ratification de la déclaration de politique générale ou programme de gouvernement du nouveau Premier ministre et où la décision est prise à la majorité absolue dans chacune des deux chambres. Selon un des 20 députés qui ont respecté la public. Et non comme représentant assigné au cabinet ministériel par tel parti politique ou tel clan (pas de GNB versus Lavalas et vice-versa), ce qui crée un inévitable conflit d’allégeance. Ceci n’empêcherait pas le gouvernement de pouvoir refléter différentes appartenances politiques. Mais des sélectionnés qui ne doivent pas leur position au parti, mais à l’Etat ainsi qu’à leurs capacités professionnelles et leur sens (RATIFICATION / p. 5)

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Mercredi 23 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 26 Page 5 DE L’ACTUALITE Grow your career in a rewarding, diverse and challenging environment full of opportunity.Find your next job atwww.miamidade.gov/jobsor visit ourEmployment Customer Care Center140 West Flagler Street, Suite 105 € Miami, FloridaSearch o nline at any Miami-Dade County library, South Florida W orkforce Career Center or T eam Metro location.EOE/M/F/D/V eterans´ PreferenceD e l i v e r i n g E x c e l l e n c e E v e r y D a y Time to Shine! Concernant le Sénat qui est originellement de 30 membres, la majorité absolue est fixée à 16. Or puisque le Sénat est réduit actuellement à 18 membres (et que les présidents des deux chambres ne votent pas), Michèle Pierre-Louis ne peut donc perdre plus d’une voix. Or 4 sénateurs ont annoncé qu’elle ne doit pas compter sur leur vote dont trois pour cause de convictions religieuses.Vote purement technique …Bien sûr cela c’était avant le vote momentum de la chambre des députés. Avant que celle-ci n’eut approuvé à une forte majorité sa nomination. Avant ce vote purement technique, c’est-à-dire sans la moindre considération de nature personnelle ou subjective ou partisane. Et avant que Michèle Pierre-Louis n’eut réfuté toutes les rumeurs courant à son sujet comme des « calomnies ». Ainsi l’ont rapporté les députés de la CPP. Mais c’est après que les partis Fusion et OPL eurent demandé à leurs représentants au Parlement de voter abstention afin de manifester leurs frustrationsLa balle aux pieds des Sénateursde ne pas avoir été sollicité pour la formation du prochain gouvernement. Or deux des 4 sénateurs qui ont émis ce genre de réserves appartiennent à Fusion.leur accusation …Par contre on peut exiger des trois qui disent mettre leur foi religieuse d’abord, qu’ils puissent corroborer leurs accusations, apporter des preuves. Simple décence oblige. On ne peut garder une nation en otage sur la foi de simples ragots. Voire des « calomnies. » On peut donc en conclure que les chances du Premier ministre désigné n’ont peutêtre pas augmenté à proprement parler avec le vote obtenu jeudi à la Chambre des députés. Mais ce vote ouvre de nouvelles perspectives. Cependant est primordiale la poursuite des négociations entre tous les acteurs sans exception et sans discrimination aucune, y compris avec le Diable comme avec le bon Dieu – pour lequel, d’ailleurs, certains se prennent ! Haïti en Marche, 19 Juillet 2008 (RATIFICATION... suite de la page 4)Apporter eux aussi des preuves de La nomination de Michèle Pierre-Louis entérinée par les députés mais la controverse continuePar Clarens RENOIS PORT-AU-PRINCE, 18 Juillet (AFP) Les députés haïtiens ont ratifié jeudi (17 juillet) la désignation de Michèle Pierre-Louis comme nouveau Premier ministre, un choix qui pourrait mettre fin à plus de trois mois de crise politique dans le pays, mais qui doit encore être confirmé par le Sénat. Proche du président René Préval, Michèle Pierre-Louis, 61 ans, a été désignée le 23 juin par le chef de l’Etat. Il s’agissait de la troisième tentative du président Préval de donner un nouveau Premier ministre au pays depuis le renversement de JacquesEdouard Alexis le 12 avril par un vote de censure du Parlement faisant suite à des émeutes de la faim. 61 députés ont voté en faveur de la désignation de Mme Pierre-Louis contre une vingtaine d’abstentions. Un seul parlementaire, Edouard Laurore, a voté contre, ne s’estimant pas convaincu de la moralité du Premier ministre désigné. “J’ai voté suivant les principes divins, pour la jeunesse et pour la famille”, a déclaré le parlementaire à l’issue du vote. Dans les médias haïtiens, des débats ont été organisés autour de l’orientation sexuelle de Mme Pierre-Louis, évoquant sa supposée homosexualité. Elle n’a cependant pas voulu aborder cette question en public. “Michèle Duvivier Pierre-Louis considère sa désignation par le Président René Préval pour être Premier ministre d’Haïti comme un nouveau moment, une nouvelle forme de son inscription de toujours au service de la construction de son pays”, a déclaré l’un de ses proches à l’AFP. Mme Pierre-Louis a fait des études aux EtatsUnis où elle a obtenu une licence en économie. Mère d’une fille, elle a également suivi des formations en France, notamment à Paris sur la gestion des aéroports. Depuis 1995, elle dirige une organisation non gouvernementale (FOKAL, Fondation connaissance et liberté), financée par le milliardaire américain Georges Soros. Reconnue pour son engagement social, elle intervient notamment dans les domaines de l’éducation, de la culture et du développement communautaire. “Nous ne pouvons continuer à vivre dans un pays où la majorité est exclue des droits et des responsabilités de la citoyenneté. Nous devons faire de ce pays un lieu vivable pour tous, un pays que nous voulons construire et non détruire”, indique Mme Pierre-Louis sur son site internet. A deux reprises, le chef de l’Etat haïtien avait échoué à faire confirmer son choix de Premier ministre. Dans un premier temps, René Préval avait désigné un ami personnel, Ericq Pierre, mais ce choix avait été rejeté par les parlementaires. Il avait ensuite choisi Robert Manuel, une autre personnalité très proche de lui, mais ce choix avait de nouveau été rejeté. Haïti est le pays le plus pauvre du continent américain. Des émeutes de la faim au printemps, à la suite d’une brusque envolée des prix des produits alimentaires, ont fait six morts, des centaines de blessés et de nombreux dégâts matériels. Port-au-Prince, le 18 juillet 2008 (AHP) Le président de la Fusion des Sociaux Démocrates, Victor Benoît, a expliqué vendredi que les députés de son parti se sont abstenus de voter la veille lors de la séance de ratification du premier ministre désigné parce que le président René Préval n’a encore donné aucune réponse sur la proposition d’un gouvernement de coalition. Victor Benoît a indiqué que des doutes planent sur une certaine volonté d’exclure les partis politiques du prochain cabinet ministériel. La décision de faire abstention a été prise de concert avec les députés du parti, a fait savoir M. Benoît, soulignant que son parti entend adopter une stratégie graduelle en fonction des réponses obtenues sur le plan politique tout au long du processus de ratification de Madame Pierre Louis. Le parti attend la réponse du chef de l’Etat et reste ouvert pour les étapes à venir, a ajouté Victor Benoît, indiquant que lors des différentes rencontres avec M. Préval, la Fusion a toujours plaidé pour la formation d’un gouvernement de coalition. Dans certains milieux proches de l’Exécutif, on estime que le gouvernement pluriel sortant qui comprend des ministres issus d’au moins 4 partis politiques rivaux aux élections de 2006 (Fusion, OPL, Alliance et Union) n’a pas donné des résultats satisfaisants, chacun des ministres appliquant la politique de son parti. Le président Préval aurait promis qu’au cours de la 2ème mi-temps (2ème partie de son mandat), il n’inclurait pas de membres de partis politiques. Dans son entourage, on estime qu’en plus des partis déjà dans le gouvernement, s’il faut donner des espaces aux autres formations représentées au parlement, particulièrement Fanmi lavalas dont la base a favorisé grandement la victoire du chef de l’Etat, ilLe passage au Sénat s’annonce beaucoup plus difficile(SENAT / p. 6) Michèle D. Pierre-Louis devra absolument rencontrer les sénateursHPN, 18 juillet 2008 Les députés de l’OPL et de la Fusion se sont abstenus lors de la séance de ratification du premier ministre désigné. Ceux-ci expliquent leur attitude par le fait que Mme PierreLouis n’a pas voulu s’asseoir avec eux. Les parlementaires de la Fusion des sociaux démocrates et de l’OPL ont fait abstention lors du vote du rapport de la commission devant analyser les pièces de Michèle D. Pierre-Louis. Selon Emmanuel Bourjolly, député de la Fusion des sociaux démocrates, cette réaction est due au fait que Mme Pierre-Louis n’a pas accepté de les rencontrer, comme elle l’a fait pour la CPP. Aussi, ils invitent Mme Pierre-Louis à rencontrer tous les sénateurs, issus des différents partis, afin de mettre toutes les chances de son côté, à la chambre haute. Au Sénat, les seize votes possibles sont partagés par une mosaïque de partis politiques dont Fusion, LAA, Pont, Lavalas, OPL et Lespwa. Emmanuel Bourjolly rapporte que les responsables de ces regroupements politiques ont également déploré le fait que René Preval ait affirmé qu’il n’y aura pas de place dans le prochain gouvernement pour les partis politiques alors que son parti n’a pas une majorité au parlement. « Elle doit, d’une part, s’asseoir avec les (PM DESIGNE / p. 6)

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Page 6 Mercredi 23 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 26 pourrait ne pas y avoir de places pour tous. “Ainsi, s’il faut donner 1 ou 2 ministres à chaque parti, on devrait créer d’autres postes ministériels”, a dit un ministre sortant. Le bloc OPL à la chambre des députés a adopté jeudi la même position d’abstention que la Fusion, à l’exception d’un seul député qui faisait partie de la commission spéciale de ratification Mais il n’y a pas que la question de participation des partis politiques dans le prochain gouvernement qui pourrait poser problème au sénat surtout au moment de l’exposé de politique générale de Michèle Piere-Louis dans le cas où elleLe passage au Sénat...(SENAT... suite de la page 5) franchit le cap de la ratification. Il reste les rumeurs entourant sa vie privée puisqu’elle n’a pas fait les déclarations publiques réclamées par des parlementaires liés à la Fédération protestante d’Haïti et certains membres de la hiérarchie catholique. Les sénateurs Judnel Jean, Carlos Lebon et Evallières Beauplan affirment qu’ils voteront contre Michèle Pierre-Louis sans ce préalable. La sénateure Edmonde Supplice Bauzile va plus loin en affirmant qu’au nom de sa foi chrétienne, son vote sera au mieux l’abstention et au pire le rejet, qu’elle fasse ou non une déclaration publique à ce sujet. AHPMichèle D. Pierre-Louis devra absolument rencontrer les sénateurssénateurs pour porter un démenti formel sur ce qu’on raconte à son sujet, a avancé Emmanuel Bourjolly. D’autre part, elle doit rencontrer les différents partis qui ont leurs représentants au Sénat afin de leur indiquer clairement quel sera leur rôle dans le gouvernement à venir. » Toutefois, Bourjolly rappelle que selon les prescrits de la constitution, pour ratifier le premier ministre désigné, il faut que la majorité des sénateurs présents votent en faveur du rapport alors que pour voter la déclaration de politique générale, il faut la majorité absolue. Par ailleurs, le sénateur Michel Clérié a annoncé que Mme Pierre-Louis devrait déposer ses pièces pour être étudiées par la commission qui a été formée à cette fin. Cependant, il dit ignorer le temps que va durer le processus. (PM DESIGNE... suite de la page 5) P-au-P, 19 juillet 08 [AlterPresse] — La Banque interaméricaine de développement (Bid) se déclare encouragée par la marche actuelle des projets financés sous ses auspices en Haïti, malgré les plus grands défis de développement qui se posent dans cette nation caribéenne, selon les informations consultées par l’agence en ligne AlterPresse sur le site de la banque régionale. Construire une base plus solide pour la croissance économique, améliorer l’accès aux services de base, renforcer le secteur public, tels sont les trois objectifs stratégiques sur lesquels se concentrent aujourd’hui en Haïti la plupart des opérations de la Bid disposant d’un portefeuille de 698 millions de dollars américains en prêts et dons. Plus spécifiquement, ce portefeuille comprend des interventions pour la reconstruction de chemins et de routes, l’extension de la couverture en électricité et eau potable, l’intensification de la production agricole, l’amélioration de l’accès à l’éducation, la santé et les capacités à l’emploi, ainsi que la stimulation des revenus de l’Etat (l’assiette fiscale) par une consolidation des douanes et de la direction des impôts. “Dans le but d’accélérer l’exécution des projets, la Bid a renforcé son bureau de Port-au-Prince, le portant à une équipe de 22 personnes à plein temps, après avoir fait appel à plus de spécialistes dans des secteurs prioritaires, dont des experts en eau, agriculture, routes, énergie, éducation et développement du secteur privé”, signale la banque régionale. La Bid réitère ses bonnes dispositions en faveur d’Haïti, aidant financièrement le gouvernement à apporter un soulagement face aux pénuries causées par l’augmentation des prix des produits pétroliers et alimentaires, au-delà des investissements de long terme consentis en dehors de la capitale (dans les communautés en province). Sur le terrain, AlterPresse a relevé un processus accéléré dans la hausse des prix au cours d’interviews avec de petites commerçantes dans des marchés publics de la capitale. D’aucuns craignent une explosion sociale, non seulement avec les effets multiplicateurs du relèvement des prix des produits pétroliers – qui a déjà entraîné une hausse du tarif des transports publics à l’échelle nationale – mais aussi par suite de la détérioration de la situation globale, en particulier face aux nécessités de la rentrée des classes fixée au 1er septembre 2008. Faut-il mentionner aussi le vide gouvernemental. Plus de vingt jours se sont déjà écoulés depuis la désignation, le 23 juin dernier, par le président René Garcia Préval, d’une troisième personnalité [Michèle Duvivier PierreLouis, après Pierre Ericq Pierre et Robert Manuel successivement rejetés par la Chambre des Députés]. Le budget pour le prochain exercice fiscal 2008 – 2009, la planification des actions de développement, les négociations avec différents secteurs de la communauté internationale, etc, sont entre autres tâches urgentes qui attendent le nouveau gouvernement, lequel, au mieux, ne devrait pas être effectif avant début août 2008. En tout état de cause, la banque interaméricaine de développement (BID) rappelle avoir déboursé, en mai 2008, un montant de 27 millions de dollars au profit du gouvernement haitien, qui venait alors d’annoncer des mesures d’urgence pour maintenir les prix des produits de base comme le riz, créer quelques emplois à travers des programmes de travaux publics et d’incitation de la production agricole. Présente en Haïti sans interruption depuis environ un demisiècle, la Bid souligne avoir assoupli ses règles d’opération en adoptant des critères favorisant la participation d’organisations non gouvernementales (Ong) dans l’exécution des projets à titre de contracteur ou de fournisseur de services. La Bid est le partenaire multilatéral le plus important d’Haïti, avec un portefeuille actif de 23 investissements et des opérations en faveur des réformes s’élevant à $674.9 millions, à compter de mai 2008. Près de la moitié de ces investissements a été décaissée jusqu’à présent. La Bid finance des projets dans trois domaines clés : la gouvernance économique et le développement institutionnel pour un montant de $77.5 millions ; le redressement économique pour $349.5 millions, et l’accès aux services de base pour $247.9 millions. À cette enveloppe s’ajoutent $124.00 millions en cofinancements administrés par la Bid, y compris les fonds fournis par le Canada. AlterPresse HaitiLa Bid note des progrès dans l’accomplissement de ses projets en Haïti Madrid : La communauté internationale met l’accent sur la nécessaire coordination des projetsP-au-P, 16 Juillet 08 [AlterPresse] A Madrid (Espagne), la communauté internationale s’est engagée, le 15 juillet 2008, à unir ses efforts pour renforcer les capacités institutionnelles de l’Etat haïtien dans l’objectif de répondre aux besoins de la population haïtienne. Dans une résolution finale adoptée à la Conférence de Madrid sur Haïti, les partenaires présents ont promis d’apporter une assistance alimentaire aux couches les plus vulnérables du pays, de conforter la sécurité alimentaire et de renforcer le secteur de l’alimentation. Ces actions visent également à « relancer rapidement la production agricole principalement durant les trois prochaines campagnes, ainsi qu’à soutenir le développement agricole et rural par le biais d’investissements structurants pour le moyen et le long terme ». Les délégués se sont mis d’accord sur la poursuite des réformes déjà engagées et pour travailler ensemble à une meilleure disponibilité de l’aide à ce secteur. On a convenu de favoriser une meilleure harmonisation des procédures utilisées et de rechercher une meilleure synergie entre les interventions en matière de protection sociale, de sécurité alimentaire et dans le cadre du développement rural. La Conférence sur la sécurité alimentaire et le développement rural en Haïti a été co-présidée par l’Argentine et la France. L’Argentine juge nécessaire d’encourager le déboursement effectif des resources engagées par la communauté internationale mais dans unECONOMIE(MADRID / p. 7)

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Mercredi 23 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 26 Page 7 Kisa pwosè sa a konsène? Yo te pwopoze de Règleman apa nan yon pwosè aksyon kolektif sou evalyasyon ponpye ak sekou yo te fè pwopriyetè byen imobilye peye nan vil Miami ak evènman ki te pase pandan pwosè a. De (2) règleman sa yo se avèk 1) vil Miami, epi 2) kabinè avoka Adorno & Yoss, LLP. Pwosè a rele Masztal v. City of Miami. Moun yo tradui lajistis yo rele “Pleyan”, epi vil Miami rele “Defandè”. Kabinè avoka Adorno & Yoss, LLP rele “kabinè avoka”. Règleman yo pa vle di Minisipalite vil la oswa kabinè avoka a dakò pou yo angaje nan move zafè oswa nan move konduit oswa pou yo mal aji oswa pou yo vyole nenpòt lwa oswa règleman nan nenpòt konsiderasyon, eksepte pou sa ki konsène vil City of North Lauderdale v. SMM Properties se yon pwosè ki legal pou yon Minisipalite pou pibliye evalyasyon pou sèvis ponpye, paske sèvis ponpye pwokire yon li sipòte sou sèvis ponpye sèlman epi kidonk evalyasyon an legal. Pleyan yo deklare Evalyasyon an te oswa Evalyasyon Ponpye te enkòrèk pase sa ki endike anwo a. Ni li pa t detèmine limit, si genyen, Evalyasyon Ponpye/Sekou te fèt yon fason inadmisib pou sèvis medikal ijan yo. Pleyan yo prezante reklamasyon tou kont kabinè avoka pou aksyon ak inaksyon posib ki gen pou wè ak premye pwosedi yo kont Minisipalite vil la nan pwosè sa a. Kabinè avoka a, san admèt responsablite ak kontestasyon toudenkou reklamasyon Pleyan yo, chwazi pou rezoud aksyon sa a. Kidonk, menmsi Pati yo dakò pou genyen dwa pou jwenn yon ranbousman, oswa kantite lajan ki endike a. Ni pa t genyen desizyon okenn Kimoun ki fè pati Règleman yo? Minisipalite a ak manm fanmi pwòch yo, ki reprezante kapasite endividyèl yo kòm kontribiyab, ki te peye Evalyasyon Ponpye/Sekou ak/oswa Evalyasyon Ponpye Minisipalite vil la te resevwa nan ane Ou kapab kalifye pou resevwa yon ranbousman, sa vle di yon pòsyon Lajan pa posib pou nenpòt moun ap resevwa yon ranbousman konplè tout lajan Evalyasyon ki te peye a. Li Ki dispozisyon Règleman ki pwopoze yo? Kòm konsiderasyon pou Règleman li, Minisipalite vil la ap chèche jwenn yon ranbousman. Dwa pou jwenn yon ranbousman pa dwe transferab. Chak Pati dwe jwenn dwa pou fè restriksyon, dapre lòd, entèdiksyon, oswa lòt reparasyon, nenpòt vyolasyon oswa dispozisyon ak règleman sa yo. Konsènan konsiderasyon pou Règleman yo, depi genyen Apwobasyon tout reklamasyon ki nan pwosè a ak lòt reklamasyon jan sa dekri nan Akò Règleman yo. Kominikasyon an dwe genyen yon pati entegral ak enpòtan Règleman yo, epi li pa kapab separe nan Règleman yo. Avi sa a. Règleman avèk kabinè avoka a genyen ladan yon dispozisyon ki pèmèt li anile règleman an kabinè avoka a poukont yo epi avèk pwòp depans yo. Kisa mwen DWE fè pou mwen vin kalifye pou resevwa yon ranbousman posib? Ou dwe fè Demand si ou vle fè objeksyon kont Règleman yo epi pou soumèt nenpòt objeksyon alekri. Pou fè Demand nan sit wèb epitou ou kapab enprime li nan sit wèb la. Kisa mwen dwe fè si mwen vle Eskli tèt mwen nan Gwoup la? Si ou pa vle patisipe nan youn oswa Pou Administratè a (kourye): Masztal v. City of Miami Settlement Administrator 1. Non ou, adrès ou ak nimewo telefòn ou; 3. Siyati ou; 31), epi a. Règleman avèk Minisipalite vil la, OSWA b. Règleman avèk kabinè avoka a, OSWA ou nan toulède règleman yo. devan anvlòp la. 2. Ou p ap jwenn pèmisyon pou fè objeksyon kont dispozisyon yo; b. Ou p ap jwenn pèmisyon pou fè objeksyon kont okenn dispozisyon; sa a; epi d. Pou resevwa lajan nan plas Règleman sa yo, w ap oblije fè pwòp pwosè ou epi avèk depans ou. SONJE: OU DWE FÈ DEMAND OU POU ESKLIZYON AVÈK ANVL"P KI GENYEN TENB KI DATE DAT 20 OUT 2008. SI W PA FÈ SA, SOF JAN TRIBINAL LA KAPAB BAY LI, DEMAND POU ESKLIZYON OU AP AN RETA AK ENVALID. ODISYON POU RÈGLEMAN AN: Esi mwen Vle fè Objeksyon kont Règleman yo? 1. Your name, address and telephone number; 2. Yon deklarasyon objeksyon ou (yo) ak nenpòt lwa ak/oswa prèv sipò ou vle entwodui; CA 31). OU DWE SOUMÈT OBJEKSYON EKRI OU BA GREFYE TRIBINAL LA DAT 20 OUT 2008 PA LAP"S NAN ADRÈS SA A: Clerk of the Court; OU DWE VOYE KOPI OBJEKSYON SA YO TOU PA LAP"S BA TOUT AVOKA KI ENDIKE ANBA A, EPI ANVL"P LA DWE GENYEN TENB KI DATE DAT 20 OUT 2008. Konsèy Defans pou Minisipalite Miami: Julie O. Bru, City Attorney Cole, Scott & Kissane, P.A. konsidere ou abandone oswa ou anile objeksyon ou, sof si ou montre rezon ki valab. Kouman pou mwen jwenn enfòmasyon adisyonèl? Avi sa a se sèlman yon rezime Règleman yo, ki prezante nan dokiman legal pi detaye ki rele “Akò pou Règleman ak Kominikasyon.” Akò Règleman ak Kominikasyon konplè ant Pleyan yo ak Minisipalite vil la ak Akò Règleman ak Kominikasyon konplè detaye sou zafè ki konsène pwosè sa a, Pleyan yo, Minisipalite vil la ak kabinè avoka a refere ou tou Si ou genyen nenpòt kesyon oswa senpleman si ou bezwen on kopi Fòmilè Demand Ranbousman, ou kapab rele Administratè Règleman an nan nimewo 1-800981-7567 oswa ou kapab wè divès kalite dokiman règleman an sou entènèt nan sit wèb www. MiamiFireFeeSettlement.com, epitou ou kapab enprime Fòmilè Demand Ranbousman an nan sit wèb la. TANPRI PA RELE TRIBINAL LA, GREFYE TRIBINAL LA OSWA MINISIPALITE MIAMI. YO P AP ANMEZI POU REPONN KESYON OU YO. AKSYON KOLEKTIF, RÈGLEMAN KI PWOPOZE AK ODISYON RÈGLEMAN AN Yon tribinal te otorize avi sa a. Sa se pa demand yon avoka. POU: Tout moun oswa enstitisyon ki posede pwopriyete nan vil Miami epi ki te peye Evalyasyon Ponpye Para revisar las versiones traducidas español de este aviso y todos los documentos importantes del caso, visite Konsèy Defans Gwoup la: Konsèy Defans pou Adorno & Yoss, LLP: Hinshaw & Culbertson, LLP Pou Tribinal la (dosye): Clerk of the Court Circuit Court, Eleventh Judicial Circuit in and Prince a été présentée par la France dans l’objectif de mettre en œuvre la concrétisation de toutes ces volontés dégagées au cours des rencontres précédentes et un partage définitif des tâches et responsabilités. Cette réunion, pour laquelle aucune date n’a été encore fixée, devra lancer des projets concrets qui pourraient être financés dans le cadre tracé par le Document de stratégie nationale pour la croissance et la réduction de la pauvreté (Dsncrp). Les partenaires présents à Madrid ont dans ces domaines avant même l’émergence de la crise alimentaire mondiale. La délégation haïtienne a également salué la proposition d’établir un cadre de partenariat pour la coordination de l’appui budgétaire. Une baisse de l’appui budgétaire pourrait affecter la capacité de l’État à répondre à la crise mondiale, en particulier pour l´année fiscale 20082009. Les divers délégués à la conférence de Madrid ont, par ailleurs, mis l’accent sur la prévisibilité de l’aide ainsi que sur la mise en œuvre d’un système d’indicateurs de suivi, d’évaluation et d’impact, lequel doit servir à vérifier l’efficacité de l’aide à la sécurité alimentaire et au développement rural, permettant de disposer d’une appréciation objective de l’impact de l’aide octroyée. convenu d’appuyer le prochain gouvernement haïtien dans la préparation et la réalisation de la conférence des bailleurs (qui n’a pu avoir lieu en avril dernier), destinée au financement et à la mise en œuvre du Dsncrp. Conduite par M. Fritz Longchamp, aujourd’hui Secrétaire général de la Présidence, la délégation haïtienne a articulé sa position autour de la nécessité de combler les besoins en appui budgétaire afin de permettre la consolidation des résultats obtenus cadre de coordination des efforts, et d’appuyer les autorités haïtiennes dans la gestion et la coordination de cette assistance. La France, quant à elle, a réaffirmé l’engagement de l’Union européenne auprès des autorités haïtiennes pour appuyer leur politique de développement rural et de relance de l’agriculture vivrière. La proposition d’une conférence à Port-au-Madrid : La communauté internationale met l’accent sur la nécessaire coordination des projets(MADRID... suite de la page 6) www.melodiefmhaiti.comEcoutez Mélodie Matin avec Marcus sur président de la république, M. René Préval, plusieurs associations paysannes de l’Artibonite dénoncent la hausse du prix de l’engrais sur le marché local. Ces derniers qui tiennent pour responsables les membres de l’Organisation de développement de la vallée de l’Artibonite (ODVA) de cette situation, accusent aussi les autorités locales d’être de mèche avec eux. Les autorités qui, selon eux, devraient régulariser la situation, ne font au contraire que gâcher les choses en saisissant les engrais des petits marchands qui, eux-mêmes, l’achètent à un prix très élevé. « Les employés de l’ODVA s’enrichissent dans la vente des engrais, alors qu’ils devraient faciliter la tâche aux agriculteurs et encourager la production nationale dans le pays », mentionne la lettre. Le prix du sac d’engrais s’élève à 1250 gourdes en général dans l’Artibonite mais à 1500gourdes du côté de l’Estère, indique la lettre. Face à cette situation, les agriculteurs se disent désespérés. dezyèm sikonskripsyon » (MPDS), « Mouvman plantè desalin » (MPD) et d’autres, exhortent le président de la république à prendre les mesures nécessaires pour empêcher ces actes d’escroquerie. Rappelons qu’à la suite des troubles qu’avait occasionné la crise de la faim dans le pays, M. René Preval avait, lors d’une rencontre au palais national, promis aux associations d’agriculteurs de subventionner l’engrais dans le but de faciliter la production nationale. EV/HPNDes associations paysannes de l’Artibonite dénoncent le prix de l’engraisHPN 16 juillet 2008 Dans une lettre adressée au Les associations paysannes « Mouvman plantè& LUTTE CONTRE LA VIE CHERE

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Page 8 Mercredi 23 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 26 LEGAL ANNOUNCEMENT OF SOLICITATIONS MIAMI-DADE COUNTY MIAMI, FLORIDA Miami-Dade County, Florida is announcing the availability of solicitations for contract opportunities, which can be obtained through the Department of Procurement Management (DPM), from our Website: www.miamidade.gov/dpm . Vendors may choose to download the solicitation package(s), free of charge , from our Website under Solicitations Online Ž. Internet access is available at all branches of the Miami-Dade Public Library. It is recommended that vendors visit our Website on a daily basis to view newly posted solicitations, addendums, revised bid opening dates and other information that may be subject to change. Interested parties may also visit or call: Miami-Dade County Department of Procurement Management Vendor Assistance Unit 111 NW 1st Street, 13th floor, Miami, FL 33128 Phone Number: 305-375-5773 There is a nominal non-refundable fee for each bid package and an additional $5.00 handling charge for those vendors wishing to receive a paper copy of the bid package through the United States Postal Service. These solicitations are subject to the Cone of SilenceŽ in accordance with County Ordinance No. 98-106. Miami-Dade County has streamlined the process for accepting bids and proposals by requiring vendor affidavits only once … at the time of vendor registration. Starting June 1, 2008 , vendors will be able to provide required affidavits one time, instead of each time they submit a bid or proposal. Solicitations advertised after June 1st will require that all vendors complete the new Vendor Registration Package before they can be awarded a new County contract. Obtain the Vendor Registration Package on-line from the DPM website. Port-au-Prince, le 15 juillet 2008 (AHP) Des dizaines de milliers de partisans et de sympathisants de Fanmi Lavalas ont manifesté mardi à Port-au-Prince pour réclamer, entre autres, le retour de l’ancien président Jean Bertrand Aristide à l’occasion de son 55 ème anniversaire.Plusieurs milliers de personnes manifestent pour réclamer le retour d’exil de J-B. AristideM. Aristide vit en exil en Afrique du Sud depuis qu’il a été contraint de quitter le pouvoir le 29 février 2004 par des puissances étrangères, alors que des bandes violentes qui avaient pris les armes contre son gouvernement hésitaient à marcher sur la capitale après avoir semé le deuil dans plusieurs régions du pays dont les Gonaïves, le CapHaïtien et Hinche. Les partisans de Fanmi Lavalas ont profité de la manifestation pour exprimer leur ras-le-bol face à l’augmentation continue du coût de la vie. Ils ont formulé le souhait que le président René Préval comprenne le sens de leurs revendications exprimées une fois de plus à l’occasion de cette manifestation et l’ont appelé à prendre des dispositions en vue de les satisfaire. « Nous avons voté pour le retour à l’ordre constitutionnel, le retour du président Jean Bertrand Aristide et de tous les exilés au chef de l’Etat que nous décrétons la permanence en vue du retour du président Aristide dans son pays”, ont-ils ajouté. Des anciens parlementaires de Fanmi Lavalas qui participaient à cette manifestation ont également exprimé leurs préoccupations face à la difficile situation qui prévaut dans le pays. Le pays n’appartient pas à un seul petit groupe, ont-ils lancé, estimant que le chef de l’Etat n’a rien fait pour tenter de résoudre les problèmes auxquels sont confrontées les couches les plus défavorisées. Ils ont aussi affirmé que ce sont les manifestants de ce 15 juillet qui avaient voté en faveur du président Préval en 2006 et qui avaient gagné les rues quand le résultat de leur vote se trouvait dans l’impasse. Ceux qui avaient perdu les élections de 2006 sont actuellement au pouvoir alors que ceux qui avaient voté en faveur du changement sont laissés de côté, ont-ils déploré. Les anciens députés et sénateur Dera Simon Dieuseul, Francky Exius et Joseph Lévy ont émis le voeu de fêter l’année prochaine avec l’ancien président son 56 ème anniversaire en Haïti. Partis de Cité Soleil, vaste bidonville du nord de la capitale, les manifestants ont traversé pacifiquement une bonne partie de la ville avant d’aboutir sur la place de la Constitution non loin du palais national devant lequel des policiers les ont empêchés de passer en lançant des gaz lacrymogènes. Le président Jean Bertrand Aristide avait été forcé de quitter le pouvoir le 29 février 2004, alors que des bandes armées comprenant des anciens militaires et anciens policiers ainsi que des repris de politiques », ont scandé des manifestants, ajoutant que depuis que le président Préval a été investi dans son second mandat, la situation des plus démunis ne fait qu’empirer. “Nous voulons par cette manifestation dire La manifestation du mardi 15 juillet: seul incident, la police a utilisé des gaz lacrymogènes pour empêcher les manifestants de pénétrer le périmètre du Palais National (photo Eugène Robenson) Les producteurs de poulets et d’œufs appellent à l’aide d’urgence du gouvernementet de poulets de chair, sollicitent l’appui du gouvernement pour aider le secteur avicole à tenir, selon des responsables de l’Association haïtienne pour la promotion de l’élevage. En effet, avec le renchérissement des prix des matières premières dues à la hausse généralisée des prix sur le marché international, les producteurs avicoles locaux éprouvent beaucoup de difficultés pour continuer à nourrir leurs poules. C’est le cas notamment des femmes productrices d’œufs de Cité Soleil qui ont commencé à vendre leurs pondeuses pour ne pas tout perdre. Avec le support financier de la Coopération canadienne, un projet de production d’œufs, réalisé depuis janvier 2007 par l’Ahpel, a permis déjà la mise en place de près de 500 unités de production d’œufs à Cité Soleil, en ciblant principalement les femmes. La production avoisinait les 15.000 œufs par jour. Avec la contribution du projet de Cité Soleil, la production mensuelle d’œufs en Haïti a atteint le niveau de 1.200.000. Par ailleurs, la production nationale de poulets de chair dépassait récemment les 100.000 poulets par mois. Les poules de race industrielle se nourrissent principalement d’aliments faits à base d’ingrédients importés, tel que le maïs et le tourteau de soja. Étant donné la faible capacité des producteurs, ils ne peuvent pas commander en gros. Ce qui fait augmenter le coût moyen à l’importation et par conséquent les coûts de production des œufs et des poulets de chair. En République dominicaine, les producteurs d’œufs sont entrés dans une période de surproduction. Les écoles étant fermées, la demande diminue. Les producteurs dominicains n’arrivent pas ainsi à écouler tous leurs œufs sur le marché dominicain et déversent le surplus en Haïti. Malgré la mesure d’interdiction des importations d’œufs de la République dominicaine, l’État haïtien n’arrive pas vraiment à contrôler la frontière qui reste encore poreuse. De plus, les prix du marché en Haïti sont alignés au prix des œufs dominicains. Puisque les conditions du marché ne permettent pas aux producteurs haïtiens d’augmenter les prix, ces derniers se retrouvent pratiquement au bord de la faillite. De plus, l’annonce par le gouvernement de la présence sur le sol haïtien du virus H5N2 provenant de la République dominicaine a fait chuter les ventes de poulets dans le pays. Les producteurs demandent au gouvernement d’informer davantage la population sur le fait que ce virus est totalement inoffensif et ne représente pas un danger pour le consommateur. En plus d’une demande d’un meilleur contrôle de la frontière pour empêcher la compétition déloyale gouvernement de concrétiser immédiatement la promesse d’aide à l’importation du maïs et du tourteau de soja à des coûts moindres, comme cela a été planifié dans le programme d’urgence de relance de la production nationale. AGP/HPN justice qui avaient semé la mort dans plusieurs régions du pays dont les Gonaïves, le Cap-haïtien et Hinche, hésitaient à marcher sur la capitale. AHP HPN 17 juillet 2008 Les aviculteurs nationaux, producteurs d’œufs des producteurs dominicains, l’Ahpel pousse un cri d’alarme pour demander auSECTEUR POPULAIRE

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Mercredi 23 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 26 Page 9 Selebre dimanch GRATIS Nan Mize ak Jaden Vizcaya27 jiyè | 31 dawoutVizcaya, Lye Istorik Nasyonal Miami sou Biscayne Bay, ouvè baryè li yo gratis nan dènye dimanch mwad jiyè ak dawout. Vini rejwenn nou pou dè konferans, toune, aktivite atistik pou tout fanmi an gratis ti cheri. POU PLIS ENF"MASYON 3251 South Miami Avenue Ant Brickell Avenue ak Coconut Grove AVI ELEKSYON ESPESYAL Dapre Rezolisyon Konte Miami-Dade R-715-08 adopte jou 17 jen 2008 ak R-534-08 adopte jou 6 me 2008 pa Asanble Komisyonè Konte Miami-Dade, Florid, yo avize nou ke yon eleksyon espesyal ap fèt le 26 dawout 2008, pou soumèt devan votè kalifye Konte Miami-Dade yo, pou yo ka apwouve oswa dezapwouve pwopozisyon sila yo: Referandòm ki Va Pèmèt Konstriksyon yon Sant Dèza Kominotè nan Tropical Park Èske se pou yo pèmèt Konte a konstwi yon bilding pèmanan, yon Sant Dèza Kominotè, nan Tropical Park pou ogmante patisipasyon kominotè nan, ak apresiyasyon, dèza kiltirèl divès ak pwogram lwazi pou timoun yo ak granmoun yo, epitou nan kreyasyon yon espas pwogramasyon dèza kiltirèl, espas pou egzibisyon, ak espas pou cho ak prezantasyon? WI 382 NON 383 Fon Monetè pou Timoun yo (The Childrens TrustŽ, an angle) Èske se pou Fon Monetè pou Timoun yo (The Childrens TrustŽ), distrik endepandan espesyal pou sèvis timoun yo, renouvle pou kapab finanse amelyorasyon nan sante, devlopman ak sekirite timoun yo epitou enkli: pwogram yo ki va redwi vyolans epi kenbe timoun yo an sekirite, pwogram apre lekòl yo ak pwogram mwad ete yo, pwogram yo ki va amelyore estanda edikatif nan gadri timoun yo, epi ekip medikal yo pou lekòl piblik yo; epi ank ouraje paran yo ak kominote a pran responsabilite yo anvè timoun yo; epi kontinye enpoze enpo lokatif anyèl ki baze sou valè pwopriyete yo, ki pa dwe depase m w atye (1/2) mil la? WI 385 NON 386 Tout votè kalifye ki abite nan Konte Miami-Dade lan va elijib pou vote WI oswa NON sou kestyon sila yo. Tout biwo vòt ap ouvè de 7:00 dimaten jiska 7:00 diswa jou eleksyon espesyal sa-a. Eleksyon espesyal sa-a va fèt dapre lwa jeneral sou eleksyon ki etabli pou eleksyon espesyal yo ak tout lòt règleman ki gouvène Konstitisyon Otonòm Konte Miami-Dade. Lester Sola Sipèvisè Eleksyon Konte Miami-Dade, Florid Les voyageurs haïtiens rapportent gros à l’économie dominicainePORT-AU-PRINCE, 17 Juillet – Nous recevions récemment à notre adresse Internet cet intéressant article : « Les voyages d’Haïtiens en République dominicaine ont généré plus de 100 millions de dollars américains seulement pour le premier semestre de l’année 2008. » Et en sous-titre de l’article : « Deux lectures d’une même information. » En effet, le mois dernier tous les quotidiens du pays voisin n’avaient qu’un seul sujet en Une, ce sont les mendiants haïtiens, principalement des femmes et des enfants, qui envahissaient les avenues de Santo Domingo et d’autres grandes villes du pays. La police et l’immigration dominicaines venaient d’opérer une solide descente de lieux. Des dizaines de ces mendiantes ont été appréhendées pour être reconduites à la frontière haïtiano-dominicaine. Les enfants ont été placés dans des centres spéciaux avant de décider de leur sort. Cependant il existe une autre immigration haïtienne en république voisine et une qui a généré plus de 100 millions de dollars US pendant les seuls premiers six mois de l’année en cours (mais qui ne fait pas les grands titres). Selon des informations publiées en ligne par le journal El Nuevo Diario sur les flux migratoires haïtiens en République dominicaine, 146.000 citoyens haïtiens sont entrés dans la république voisine pendant les six derniers mois, dont 70 pour 100 de manière légale. Soit une moyenne de 17.000 par mois. Ce chiffre peut facilement être contrôlé à partir du nombre de visas émis par les 4 consulats dominicains en Haïti et le formulaire d’admission en territoire dominicain administré par la Direction Générale de la Migration. d’admission acquittées par les citoyens haïtiens ont généré approximativement 12 millions 264.000 dollars américains. Les tarifs des visas varient entre US$85 (visa simple) et US$240 pour le visa multiple valable pour une année. Le droit d’admission en territoire dominicain s’élève à US$20. Selon les catégories de visas émis, on peut en déduire que 60% sont délivrés à des commerçants avec promesse d’acheter pour un minimum de 50.000 pesos par mois. En plus des frais de séjour (hôtels, restaurants etc). On estime que environ 61.320 citoyens haïtiens munis d’un visa commerçant sont entrés durant le premier semestre de l’année en République dominicaine. Il s’ensuit qu’ils ont apporté environ 92 millions 899. 800 dollars américains dans l’économie du pays voisin. Soit 15 millions 483.300 dollars par mois. Cependant ces chiffres ne comprennent pas les grands importateurs haïtiens pour lesquels on peut obtenir des informations auprès des services d’inspection SGS à Santo Domingo. Ne sont pas pris en compte non plus les participants aux foires binationales se tenant à la frontière. Le même article souligne que peu à peu la République dominicaine a pris le pas sur toutes les autres places commerciales qui étaient jusque-là fréquentées par les commerçants haïtiens dans la région, telles Panama, Puerto Rico, Curaçao, Venezuela et même Miami. La deuxième catégorie de voyageurs haïtiens rapportant gros à l’économie du pays voisin ce sont les touristes haïtiens de fin de semaine. Voyageant de Port-au-Prince à Barahona, ils constituent la principale clientèle de l’hôtellerie dans la zone sud de la république voisine. Une industrie qui ne finit pas de prendre de l’expansion grâce aux tours organisés et aux facilités de transport avec trois lignes d’autobus. Pour finir, l’article en vient aussi à l’immigration illégale qui représenterait environ 30% des 146.000 citoyens haïtiens qui ont traversé la frontière pendant le premier semestre de 2008. Donc approximativement 43.800 sont entrés illégalement. Eh bien, même ceux-là ont déboursé pour leur admission. En effet, les organisations de défense des immigrants illégaux (Solidarité frontalière, le Service jésuite pour les immigrants et les réfugiés, le Réseau Jano Sikse) signalent que les clandestins doivent s’acquitter d’un « droit de péage » à ceux qui sont chargés de la surveillance à la frontière. Ce montant forfaitaire irait chercher dans les 50 dollars américains, outre les paiements pour être transportés d’un point à l’autre une fois à l’intérieur du territoire voisin. Au total, les voyages effectués par des haïtiens en République dominicaine ont généré approximativement pour les premiers six mois de l’année environ 105 millions 163. 800 dollars américains. D’après l’auteur de l’article, voilà ce qu’il conviendrait aussi de souligner lorsque l’on fait état de l’arrestation de quelques dizaines de mendiants haïtiens dans les rues de Santo Domingo. En commençant par se demander comment ces derniers ont-ils pu parvenir jusque-là. Le business n’a pas d’odeur ! Mélodie 103.3 FM, Port-au-Prince Rien que les émissions de visa et la taxe La Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme (CIDH) critique sévèrement le gouvernement actuel d’Haïti et le précédent. Dans un arrêt rendu en faveur de l’ancien premier ministre Yvon Neptune, la Cour non-seulement critique, mais de plus condamne, les deux gouvernements pour les traitements abusifs infligés à Mr. Neptune de juin 2004 à ce jour. Ce jugement est prononcé dans le cadre de l’affaire opposant Yvon à l’Etat haïtien , le premier cas, impliquant l’Etat d’Haïti, reçu par la Cour. La Cour déclare qu’Haïti est responsable d’avoir violé 11 différentes provisions de la convention américaine relative aux droits de l’homme et ordonne au gouvernement de payer $95,000 de dommagesintérêts à M. Neptune. Le jugement de 60 pages de la Cour Interaméricaine, communiqué le 6 juin, dénonce la quasi-totalité des aspects du traitement de l’Etat à l’endroit de M. Neptune. Elle constate que le gouvernement provisoire d’Haïti (2004-2006) a illégalement emprisonné l’ancien premier ministre dans des conditions inhumaines pendant 2 ans. La Cour constate que le gouvernement constitutionnel actuel en Haïti continue à violer les droits de M. Neptune pour avoir failli, sans explication valable, de signifier une décision de la Cour d’appel datée d’avril 2007, signifi-La Cour Interamécaine des Droits de l’Homme déclare que Haïti viole les droits de l’ex-Premier ministre Yvon Neptune et ordonne 95.000 $US en dommage-intérêts(NEPTUNE / p. 15)LIBRE-ECHANGE (?)

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Page 10 Mercredi 23 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 26 Tourisme : Cap sur le Lamandou !(LAMANDOU ... suite de la 1ère page)VOS VACANCESau petit déjeuner sont du terroir. Avec en plus que l’on ne s’attend pas à trouver en Haïti un établissement avec tous les services Europe : chambre confortable et sympa, air conditionné, télévision câblée, salle de bain moderne avec large baignoire et eau à votre température préférée, et aussi votre pression préférée, petit réfrigérateur et un coffre-fort pour ne pas laisser traîner vos objets précieux. Mais avec en plus de tous les palaces de partout, cette vue imprenable que nous vous disions tout à l’heure. Et que si on ne se contrôlait, on passerait toute sa vie à en rêver (comme nous à présent) longtemps après avoir laissé ces lieux, qu’on ne voudrait jamais laisser. Tellement habitué, à notre corps et notre cœur défendant, à penser Haïti comme d’un endroit dont il ne peut plus rien sortir. Comme un endroit de rien du tout …Un caillou sur lequel nul n’aurait parié un sou …un tel joyau, le cap Lamandou, « Cap Lamandou Hôtel », qui, selon l’ingénieur Jean Carmelot PierreLouis, était il y a un quart de siècle un caillou sur lequel nul n’aurait parié un sou … 32) avec vue sur la mer Caraïbe … Les nombreux millions que cette réalisation a dû nécessiter … Seul dans une ville à l’esprit aussi aventureux que Jacmel, en face de la Cartagène des corsaires (la Colombie est juste de l’autre côté) que cela est encore possible. Nous disons la Colombie est en face, pour le meilleur et pour le pire. Le pire c’est la drogue qui a pourri nos côtes et qui partant limite l’exploitation touristique de la mer (marina, régates, jeux nautiques) constamment surveillée qu’elle doit être par la police anti-drogue.L’étendard de la révolution …L’industrie touristique est l’une des grandes victimes du problème d’insécurité général du pays. Aucune véritable expansion de ce secteur n’est possible sans l’organisation des tours aux sites naturels et historiques. Sans que le touriste ne puisse louer sa voiture et aller où bon lui semble. Mais aussi pour le meilleur, c’est à Jacmel que Bolivar a levé l’étendard de la révolution pour tout le sud du continent. Un jumelage bâti autour de ce pan d’histoire nous ouvrirait peut-être une partie des millions que les nouveaux riches sud américains vont jeter sur les plages de Floride. Les temps sont durs mais Lamandou n’a pas chômé ce week-end. Haïtiens et étrangers venus oublier pendant quelques heures nos difficultés infernales de tous les jours. On s’y enferme comme sur un radeau de la dernière chance. Une sorte d’Arche de Noé. Un microcosme, hélas, car ce serait si bon de pouvoir se risquer au-delà du petit bout de plage et partir dans la montagne riche en grottes, en plantations caféières et en fortins remontant à la période de l’Indépendance.Pour une meilleure qualité de la vie …(moins de 100 dollars américains la nuit) mais cela ne peut suffire à rentabiliser une telle entreprise si tout le reste ne vient avec (tours organisés, spectacles, régates, festivals, programmes pour les enfants etc). Un joyau, certes, mais qui attend encore de sortir totalement de son coffret. Dans un Jacmel qui n’a pas tout à fait tenu ses promesses (par exemple, il faut stabiliser la distribution d’électricité) mais les travaux de réfection du réseau routier, à l’intérieur et en dehors de la ville, sont presque achevés. Tandis que le captage de nombreuses sources d’eau potable a lieu, promettant de résoudre une fois pour toutes ce problème crucial dans tout plan de développement d’une zone vouée naturellement au tourisme, ou mieux encore à une meilleure qualité de la vie. Haïti en Marche, 20 Juillet 2008 ARTS & CULTUREHommage à FranketienneMessage de salutation du Ministre de la Culture de la République Dominicaine, S.E José Rafael LantiguaA l’occasion de l’hommage bien mérité que la Mission Diplomatique et Consulaire dominicaine en Haïti rend aujourd’hui à l’insigne homme de lettres et artiste FRANKETIENNE, je voudrais exprimer mes plus profonds sentiments d’admiration et de respect à son œuvre et à son profil humaniste, au nom du Ministère de la Culture, des écrivains et des artistes dominicains ainsi qu’en mon nom personnel. FRANKETIENNE, que nous avons eu l’honneur de recevoir en terre dominicaine en plusieurs occasions, représente à juste titre l’un des monuments littéraires et artistiques les plus emblématiques de la culture haïtienne et forme avec Jacques Stephen Alexis et Jacques Roumain, cette trilogie des plus célèbres écrivains du XX siècle dans la littérature du pays voisin. Peintre surréaliste, compositeur, chanteur lyrique à la voix de ténor, dramaturge, poète et romancier, FRANKETIENNE a créé un univers de (voir HOMMAGE / 11) Franketienne fonctionnels comme en Amérique du Nord ou en Les tarifs à Lamandou sont supportables Le choix de ce site pour y élever L’audace de cette construction, 7 pavillons jumeaux à 3 étages dont toutes les chambres (environ Hôtel Lamandou de Jacmel (photo HEM) Vue de la baie de Jacmel depuis l’Hôtel Lamandou (photo HEM)

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Mercredi 23 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 26 Page 11 parole, d’idées et d’images, associé à son tempérament artistique et son expérience existentielle, éléments tellement nécessaires à l’inclusion sociale, la convivialité pacifique et la convergence culturelle, à cette époque de la globalisation et des transformations sociales, scientifiques et technologiques. Homme à l’esprit jovial et aux solides racines culturelles, cet artiste a su porter la littérature de son pays audelà des frontières culturelles et linguistiques, et de là se positionner à la hauteur des grands auteurs en langue française et représente probablement le plus important des auteurs haïtiens vivants. Partager la même île avec cet homme d’envergure qui incarne l’esprit de renaissance par ses multiples passions esthétiques, variété expressive, et mystique humaine nous remplit de satisfaction et d’orgueil, car en même temps qu’il nous enchante par sa superbe voix, il nous surprend avec sa peinture peuplée de couleurs fantastiques et nous touche avec ses œuvres théâtrales, romancières et poétiques caractérisées par la magie caribéenne, son caractère autochtone et les fantaisies des tropiques. Tous mes vœux pour cette figure charismatique des lettres et culture haïtienne, et je me joins à cette initiative si louable et digne d’être imitée ! Rendre honneur honore !, comme disait l’apôtre de l’Indépendance de Cuba, José Marti. Longue vie et succès pour FRANKETIENNE José Rafael Lantigua Secretario de Estado de Cultura 7 de Julio, 2008 (suite de la page 10)HOMMAGE A FRANKETIENNE MONTREAL FESTIVAL DE MUSIQUE HAITIENNEBien au-delà de 20 000 spectateurs au Parc Jean-DrapeauAlain Brunet La Presse, lundi 14 juillet Avant les pluies torrentielles, le Festival international de musique haïtienne avait d’ores et déjà attiré environ 18 000 spectateurs au parc Jean-Drapeau. Dans une ambiance paisible et un cadre familial convivial, une foule considérable est venue vibrer au son de toutes les musiques haïtiennes. Même la pluie n’a pas empêché quelques milliers de festivaliers fervents d’assister à la série de concerts du festival, coiffée par la performance de Tabou Combo, qui célébrait hier 40 ans de konpa sous un ciel providentiellement dégagé. Le supergroupe était précédé par le chanteur Alan Cavé, qui fait dans le konpa love et le zouk love, une approche plus lascive que le konpa direct.((Voilà qui constitue de loin LA grande fête afro-montréalaise de l’année, présentée dans le cadre des Week-ends du monde, qui s’échelonneront tout l’été au parc Jean-Drapeau.((Hier et samedi, donc, les meilleurs groupes konpa et autres représentants des différents styles de musique haïtienne se sont succédé à un rythme d’enfer jusqu’aux alentours de 23 h.((En tout début de soirée, samedi, les Haïtiens de Montréal ont découvert BélO, un auteur-compositeurinterprète de Pétionville qui fait dans le raganga. Bien infusé dans la musique de l’île magique, ce mélange de reggae/soul n’a manifestement pas encore conquis l’ensemble de la communauté. Intrigués par cet artiste de Pétionville, qui a toutes les chances de déborder largement le cadre d’Haïti et sa diaspora, les spectateurs ont apprivoisé BélO sans lui réserver le même accueil qu’aux formations qui lui ont succédé, pour la plupart consacrées au konpa.((Nikel, Black Parents, Do-La, Kreyol La, TVice, Carimi et Djakout Mizik ont tour à tour embrasé le parc Jean-Drapeau avec les feux d’artifice en toile de fond. Les fans étaient carrément survoltés lorsque les trois dernières formations au programme ont balancé ce konpa nouvelle génération, beaucoup plus rapide et plus corrosif qu’en salle la formule «bal» est plus sensuelle, alors que le konpa se rapproche d’une forme merengue-rock lorsqu’il est joué sur les grandes scènes extérieures. (D’autres genres musicaux d’Haïti ont aussi été joués au festival, notamment cette musique très antillaise des guitaristes Toto Laraque et Claude Marcelin. Bamboche Rasin a, pour sa part, repris un ensemble varié de rythmes sacrés (vaudous) et profanes, dans la lignée des formations comme Boukman Eksperyans très en vogue dans les années 90.((Le puissant chanteur Steve K, lui, a offert une performance teintée de soul/R&B. Il précédait ainsi le guitariste et chanteur Harold Faustin, dont le style virtuose amalgame les musiques haïtiennes (vaudou, notamment), le jazz moderne ou même la soul/ R&B. Courtes performances Au plan de la logistique, la seule critique qu’on doit adresser aux producteurs de ce très beau festival (voir MUSIQUE / 12)ARTS & CULTURE

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Page 12 Mercredi 23 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 26 (Sakpasé Montréal), c’est le trop grand nombre de groupes au programme, ce qui contraint ces derniers à donner des performances trop courtes à peine plus d’une demi-heure. Enfin, une question demeure: un festival exclusivement haïtien, aussi bien organisé que celui de Montréal (troisième année d’existence sans entrave aucune), peut-il vraiment sortir de son cadre communautaire?((Sauf exception, seuls les proches des Haïtiens (amis, membres des familles par alliance, amateurs de musique antillaise) se sont rendus au parc Jean-Drapeau pour célébrer cette grande culture musicale, beaucoup plus diversifiée qu’on ne le croit.((Ronnie Dee, le plus célèbre des animateurs haïtiens de radio dans notre île, s’est adressé surtout en créole à l’auditoire, vu sa composition presque exclusivement haïtienne ou antillaise. Alors? Pour que l’on déborde du cadre communautaire, il faudrait une autre approche... qui ne serait plus strictement haïtienne. Et puisque les Nuits d’Afrique n’envisagent pas de fusion avec les manifestations qui lui font désormais concurrence, ce cadre communautaire risque de rester comme tel, aussi réussi soit-il.Bien au-delà de 20 000 spectateurs au Festival de Musique Haïtienne(MUSIQUE ... suite de la page 11) Diaspora et Co-développementNOTE DE RECTIFICATION DE L’AMBASSADEUR DE FRANCE EN HAITICher Ami, J’ai pris connaissance avec stupéfaction d’un article sur le codéveloppement dans le numéro 25 de votre hebdomadaire. Cet article, en effet, est émaillé d’erreurs et de contre-vérités : 1 . L’auteur affirme que ” les informations à ce sujet (le codéveloppement) nous parviennent au compte-gouttes et sous des formes parfois contradictoires. Tantôt des déclarations de l’Ambassadeur de France, M. Christian CONNAN. Tantôt des notes de presse du Ministère des Haïtiens vivant à l’étranger. Mais rien de plus ” .... ce qui, soit dit entre nous, est déjà pas mal!! Mais il y a plus : notre programme a donné lieu à trois actions d’information : une conférence que le Ministre Jean GENEUS et moi-même avons donné au Karibe Convention Centre et pour laquelle ont été distribuées environ 700 invitations (tous les médias ont, en particulier, été invités) ; une page entière dans chacun des deux grands quotidiens, le Matin et le Nouvelliste ; un long article dans la Lettre de l’Ambassade de France, qui est diffusée à environ 800 exemplaires en Haïti (vous êtes personnellement destinataire) et autant en France. Il a été précisé durant la Conférence de presse comme dans le Matin, le Nouvelliste et la Lettre de l’Ambassade que des informations supplémentaires pouvaient être obtenues en consultant le site du programme ou en écrivant à l’adresse e-mail du secrétariat de programme. Il me semble difficile de parler d’informations au compte-gouttes. Il va de soi, d’ailleurs, qu’il est de l’intérêt du Ministère des Haïtiens vivant à l’étranger comme de notre Ambassade de faire connaître un programme que beaucoup considèrent comme tout à fait novateur. Croyez bien que nous ne nous serions pas dérobés si vous aviez souhaité démarche qui, me semble-t-il, eût été la démarche normale d’un organe de presse vous informer à la source pour tenter de vérifier le bien fondé des critiques dont vous faites état. Je vous mets, d’autre part, au défi de trouver la plus petite contradiction entre les informations communiquées durant la conférence de presse, celles qui ont été publiées dans le Matin, le Nouvelliste ou la Lettre de l’Ambassade, ou encore dans les documents complémentaires (ci-joints) communiqués à tous ceux qui s’adressent au site internet précité. Je serais, enfin, étonné qu’il y ait des contradictions entre les informations fournies par l’Ambassade de France et celles que fournit le Ministère des Haïtiens vivant à l’étranger, avec lequel nous avons une très bonne collaboration. Permettez moi, enfin, d’observer que, si les informations disponibles ne vous paraissaient pas suffisantes, il vous était loisible de solliciter des informations supplémentaires, ce que vous n’avez pas fait, auprès de cette Ambassade en tout cas. S’informer avant d’essayer informer les autres ne me paraît pas contraire à une saine démarche journalistique. 2. L’auteur de l’article “ considère qu’il n’y a pas jusqu’à présent de politique claire et définitive à ce sujet qui soit parvenue à notre connaissance » ou encore qu’ « il faudrait d’abord avoir une idée précise de ce codéveloppement, ce qui n’est pas le cas”. Il me paraît difficile de trouver du codéveloppement une définition plus claire et plus simple que celle qui figure dans les documents précités, à savoir : ” On entend par codéveloppement toute action d’aide au développement, quelle qu’en soit la nature et quel que soit le secteur dans lequel elle est réalisée, à laquelle participent des migrants vivant en France, quelles que soient les modalités de cette participation (celle-ci peut intervenir à une ou plusieurs étapes du projet : conception, étude de faisabilité, financement, réalisation, évaluation). Le codéveloppement peut concerner aussi bien les Haïtiens qui désirent retourner dans leur pays pour y créer une activité que ceux (hommes d’affaires, universitaires, médecins, ingénieurs, électriciens, plombiers etc.) qui, tout en étant durablement établis en France : soit sont disposés à investir dans leur pays d’origine pour y promouvoir des activités productives ou y réaliser des projets sociaux (écoles, centres de santé, etc.) ; soit souhaitent faire profiter leur pays d’origine de leurs compétences, de leur savoir-faire et de leurs réseaux de relations”. Au risque de lasser, je constate, en tout cas, que nombreux sont les lecteurs qui en ont loué la clarté des textes joints. Si ces textes vous paraissent obscurs, je suis évidemment à votre disposition pour tenter de fournir des explications plus explicites. 3. L’auteur de l’article interroge : ” Est-ce une sorte de prime pour les compatriotes qui sont entrés illégalement en territoire français, afin de les amener à s’identifier et à accepter de retourner volontairement dans leur pays?”. La réponse est clairement négative. La preuve en est, du reste, qu’un autre dispositif, dite ”Aide au retour” a été conçu spécifiquement pour les illégaux. Les instruments du codéveloppement ont été conçus pour les étrangers en situation régulière et comme des instruments, non pas de gestion des flux migratoires, mais d’aide au développement, dont la mise en place procède du constat simple que les étrangers vivant dans les pays développés représentent, de par leurs compétences, leurs capacités financières et les réseaux de relations qu’ils ont constitués, un potentiel susceptible de contribuer au développement de leur pays d’origine et trop longtemps négligé. Le programme comporte trois volets, dont deux concernent exclusivement les étrangers en situation régulière (soutien aux projets associatifs, utilisation des compétences scientifiques, techniques et économiques des diasporas). J’ajoute que, dans les programmes de codéveloppement déjà mis en œuvre par la France dans d’autres pays, 80 % environ des crédits sont consacrés à ces deux volets. Il se trouve que, une fois le programme en place, il est apparu que le troisième volet (les ”Aides à la réinsertion”, qui concernent les étrangers désirant rentrer dans leur pays d’origine pour y créer une microactivité économique), était susceptible d’intéresser aussi les étrangers en situation irrégulière (parce que les ” Aides à la réinsertion” comportent une aide au montage, puis à la gestion des projets, ce qui n’est pas le cas des aides au retour, dont le montant, en outre, est généralement inférieur). Il a donc été décidé d’étendre le bénéfice de ce volet du programme aux étrangers en situation irrégulière. En quoi le fait que des personnes en situation irrégulière, qui sont passibles d’expulsion, puissent partir volontairement, avec des aides qui leur permettront de vivre au pays de leur travail, serait-il dommageable? J’ajoute que l’affirmation selon laquelle les expulsés ne pourraient “ jamais remetrre les pieds en territoire français ” est fausse. S’ils font une demande de visa, elle est examinée selon les critères habituels. 4. J’avoue ne pas comprendre à quoi peut bien faire allusion le paragraphe “ Selon les informations émanant de l’Ambassade de France en Haïti, ce support pourrait se présenter, selon les nécessités, sous différentes formes: administratif, argent liquide, ligne de crédit, assurances tous risques ou autres facilités ”. Il a été indiqué très clairement, dans tous les documents que j’ai précédemment mentionnés, que le support accordé par le programme peut prendre trois formes : aide au montage de projets, aide (grâce au soutien du Ministère des Haïtiens vivant à l’étranger) dans l’accomplissement des formalités administratives à accomplir pour mettre en oeuvre des projets de codéveloppement. J’ai, certes, à chaque fois que j’ai parlé de codéveloppement, précisé que le programme en cours n’épuisait pas les potentialités du codéveloppement et que nous entendons aller plus loin à l’avenir, notamment en favorisant l’accès à des crédits d’un montant supérieur à celui que les institutions de microcrédit sont en mesure de proposer et inférieur à celui qui peut intéresser les banques. Mais: j’ai toujours clairement marqué qu’il s’agissait là de réflexions pour l’avenir et qui n’avaient pas encore trouvé de traduction concrète; personne n’a jamais parlé à propos de ce programme de mettre en place des ” assurances tous risques ou autres facilités” . Je vous prie d’excuser la longueur de ces développements. J’espère qu’ils vous paraîtront utiles. Je vous serais reconnaissant de bien vouloir les porter à la connaissance des lecteurs d’ Haïti en marche. Bien amicalement. Christian CONNAN Ambassadeur de France en Haïti NDLR. Nous avons dû revoir plusieurs fois notre texte à notre arrivée en France. Sous peine d’être soupçonné de propagandisme. Du fait que les informations publiées en Haïti ne sont point parvenues à la communauté haïtienne en France, qui est quand même le premier intéressé. Concernant le Codéveloppement, l’opinion là-bas est totalement négative. Les organisateurs de la conférence auraient même essayé en vain de trouver un seul compatriote ayant participé à ce programme. Le message n’est donc pas passé. Pas encore … Haïti en Marche DROIT DE REPONSE Conférence “Diaspora et développement” (Photo HEM)

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Mercredi 23 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 26 Page 13 Chaque matin, captezMélodie Matin sur 103.3FM Lucas Super Market 14750 N.E. 6th Avenue 305 940 9902 Maxisound 11854 West Dixie Highway 305 895 8006 B & L Supermarket & Produce 12040 West Dixie Highway 305 893 0419 Danilos Restaurant 3760 N.E. 3rd Avenue 954 781 2646 Christephanies 581 BC East Sample Road Pompano Beach, Fl 33064 Tél 954 781 2500 Classic Teleco 203 S.E. 2nd Avenue Delray Beach Fl 33183 Our Lady Bakery 102 S.E 2nd Avenue Delray Beach, Fl 33444 561 272 3556 Eclipse Communication 9290 S. W. 150th Avenue Suite 104 954 380 1616 POINTS DE VENTE HAITI EN MARCHE Depi nou bezwen kay rele VISION MORTGAGE BANK, INCEVENS HILAIRELoan Consultant 12788 West Dixie Hwy, Miami, Florida 33161 Phone: (305) 891-2225 • Fax (305) 891-2559 • Cell (786) 285-0384 Take Out8267 N Miami Avenue, Miami, Florida 33150 Tel. 305-757-6408BEL FOUCHETPETITES ANNONCES Votre rendez-vous à Jacmel ?LA JACMELIENNELA JACMELIENNERUE STE ANNE # 71 • Tél.… 288-3451-52 hoteljacmelienne@hotmail.com • hoteljacmelienne@yahoo.frNous sommes en plein cœur de la ville, mais sur la plage. Chez nous, le bruit des vagues vous berce nuit et jour ! C’est aussi un lieu idéal pour tables rondes, séminaires, ateliers de travail… mais aussi pour réceptions et festivals de toutes sortes. Nos chambres ont toutes l’air conditionné, et leur balcon donnant sur la mer… Notre cuisine typique saura vous faire connaître et apprécier les mets délicieux du Sud-Est… Et le bar donnant sur la Piscine. Pour vos réservations : Le Manolo InnLe Manolo Inn à Petite Rivière de Nippes Téléphones : 566-5361 / 401-7108 / 514-0304 E-mail : lemanoloinn@mac.com Internet disponible pour les clientsDANS LES NIPPES•Des kilomètres de plage •Chambres tout confort avec air conditionné et Salle de bain attenante •Cuisine du terroir préparée par un « Grand Chef » •Le Saut du Barril •Le Palais de Sudre Dartiguenave à Anse à Veau •La Petite Eglise de Petit Trou datant de du 17ème siècle… CHICAGO AFP Les clients de bar consomment davantage de boissons et les boivent plus rapidement si la musique est forte, selon les conclusions d’une étude rendue publique vendredi. “De précédentes recherches avaient démontré que la musique dont le rythme est élevé entraîne une consommation plus rapide, et que la présence ou non de musique a une incidence sur le temps qu’une personne passe dans un bar”, a déclaré Nicolas Guéguen, professeur en sciences comportementales à l’Université de Bretagne-Sud en France et l’un des auteurs de l’étude. “C’est la première fois qu’une approche expérimentale sur le terrain établit les effets du volume élevé de la musique sur la consommation d’alcool”, a-t-il ajouté. Nicolas Guéguen et ses collègues se sont rendus dans deux bars dont les propriétaires les ont laissés manipuler le volume sonore de la musique lors de trois samedi soirs. Ils ont choisi au hasard 40 hommes âgés de 18 à 25 ans qui ont commandé un verre de bière pression et ont suivi leur consommation à des niveaux sonores différents. Les auteurs proposent deux hypothèses pour expliquer pourquoi une musique plus forte entraîne une plus grande consommation en un temps réduit. “Première hypothèse, en accord avec des recherches précédentes sur la musique, la nourriture et la boisson, des volumes sonores élevés peuvent entraîner une stimulation plus importante, qui incite les sujets à boire plus rapidement et à commander davantage”, a expliqué Nicolas Guéguen. “Deuxième hypothèse, de la musique forte a pu avoir un effet négatif sur les échanges sociaux dans le bar, et donc les clients ont bu davantage parce qu’ils parlaient moins”, selon le chercheur français. L’étude sera publiée dans le numéro d’octobre de la revue sur l’alcoolisme destinée aux professionnels de la santé, Alcoholism: Clinical & Experimental Research. La musique forte dans les bars fait consommer davantage et plus rapidement

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Page 14 Mercredi 23 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 26 Dépérissement !LIBRE PENSEE« Tout, ici, tourne court. Et, quand tu crois découvrir le fond du sens, aussitôt tout se défait, toute affirmation l’instant d’après de soupçonne. » Émile Olivier, Mère-Solitude Dépérir c’est s’affaiblir, perdre de sa vitalité. Parfois à cause de l’âge. D’autres fois, par manque de moyens, surtout à cause de l’absence de moyens physiques ou de moyens financiers. C’est la situation d’un pays, d’une entreprise, d’un individu (homme ou femme) qui se meurt, à petit feu. Le dépérissement est l’état de l’individu (homme ou femme), de l’entreprise, du pays, qui dépérit. C’est la situation dans laquelle se trouve notre société, une société qui n’arrive plus à contrôler ses pulsions collectives et tend à disparaître, lentement, inexorablement. J’avais entendu, parfois ce mot en Haïti. Quand j’étais petit. On ne le disait jamais devant la personne concernée. Elle tournait le dos pour s’en aller et voilà, on lâchait, laconiquement, « Msieu fini. Gadé jan lap dépéri. Pò dia.. aab ». Dur ! On était petit, on associait une idée de « situation terminale » à ce mot. Enfin, maintenant, c’est le cas du pays. On est peut-être maintenant au « fond du trou ». Cessera-t-on de creuser, comme nous avait demandé cet Ambassadeur d’un pays ami d’Haïti ? Creusera-t-on sans cesse, comme semble être notre nature, de scorpion ? J’imagine que je ne suis pas le seul à déclarer ouvertement mon impossibilité à analyser ce qui se passe dans le pays. Faux débats. Débats faussés. Des vérités qui se cachent bruyamment, des mensonges qui se disent à vive voix, des rectifications mensongères qui sont invraisemblablement acceptées. « Mon Dyé papa m ». Dans une telle situation, les Hispanophones ont l’habitude de dire « Dónde Dije Digo, Digo Diego » que je traduis, librement, par « Là où J’ai Dit Je Dis, Je Dis Jeudi ». Belle traduction ! Coup de maître, de l’autre (ou bien coup de maîtresse, pour mieux dire). Enfin, chères amies lectrices et chers amis lecteurs, j’imagine que vous vous êtes rendu compte que les références au CRABE, à notre « Clan de Réflexion Autour de la Bouteille Étoilée » se sont tues depuis un certain temps. Un certain nombre de membres du CRABE n’ont pas pu tenir. Ils ont craqué. Comme le pays. Ce n’est même plus l’insécurité physique. Non ! C’est « l’absence de présent » et la peur du lendemain qui les a ruinés. Des gens que l’on n’aurait jamais pensé, me disait une membre du CRABE l’autre jour, n’arrivent même pas à bien manger une fois par jour, se rappelant très vaguement de l’époque où elles le faisaient 3 fois par jour. Certains sont en train de se serrer la ceinture. D’autres cherchent une ceinture pour pouvoir se la serrer. Enfin, le « Groupe des Pays Amis d’Haïti » qui continue à faire de l’amitié le meilleur instrument de destruction des amis, a réussi à nouveau à faire parler d’Haïti au niveau mondial. À Madrid, quasiment 20 mois après « Novembre 2006 », ils se sont réunis, sous la présidence conjointe de l’Espagne, de l’Argentine et de la France, pour parler de « Sécurité Alimentaire » et de « Développement Rural » en Haïti. Moi qui croyais que c’était Haïti qui allait parler de ses besoins. Moi qui pensais que Haïti allait vouloir montrer qu’il a envie d’arrêter ce cercle de dégradation et de destruction, qu’il voulait arriver à la « Souveraineté Alimentaire » en mettant en place la politique agricole la mieux adaptée à la population, en minimisant l’impact des importations de produits étrangers, subventionnés par les mêmes Gouvernements de ces Pays Amis qui savent parfaitement que c’est l’une des causes de la misère criante qui se vit chez nous et qui sévit depuis tant d’années. Quelle perversion ! Enfin, je pensais que nous allions parler de notre environnement dégradé, qui pousse un fort pourcentage de nos frères à l’exil, à la « malvivance », en République Dominicaine, aux Etats-Unis, et qui conduit notre société à la dégradation éthique, au DÉPÉRISSEMENT. Non. Nous n’avons pas parlé. Nous avons peu parlé. Ils ont parlé à notre place. Voilà pourquoi et le Chancelier Dominicain Troncoso (notre grand ami) et « El Presidente » Fernández (le défenseur de la cause haïtienne) le font pour nous. Nous avons peur de parler ou nous ne savons quoi dire ni comment le dire. Donc, nos Agences Salvatrices ont à nouveau pris les décisions à notre place. Et dire que les mauvaises langues prédisent déjà un débarquement en force des ONGs, le « cinquième pouvoir » au pouvoir. « Nou pran ». « Nou Fini » « Nou Kaba ». « Nap Dépéri nèt ». Comme disait Emile Olivier, « Au début, c’étaient les chasseurs, la flibuste, les trafiquants, les missionnaires et les chargés de mission ; aujourd’hui, ce sont les développeurs qui nous vampirisent. Que d’animaux bizarres rôdent autour de nous ! Que de tamanoirs, d’agoutis et de marsupiaux nous étranglent sous leurs caresses ! Parfois on surprend au loin des danses de la mort, d’inquiétants rites lugubres. On prend la fuite. On se perd dans une jungle. Là, on vire en rond, comme dans une impasse. On tourne sur place, comme dans un cul-de-sac. On n’arrive pas à se frayer un chemin, ni dans le passé ni dans le présent. On ne distingue plus ni le réel ni le mythique. On croit déboucher sur une éclaircie, ce n’est qu’une clairière défoncée. Que faire ? » Oscar Germain germanor2005@yahoo.fr Juillet 2008 Nota : J’ai utilisé la notion de « Cinquième Pouvoir » pour me référer aux « Organisations Non Gouvernementales » bien que cette appellation semble être utilisée dans le cas de Internet, dans le cas de la mobilisation politique qui se dégage au travers d’Internet sans mettre l’accent sur Internet lui-même. Des discriminations acceptablesPar Gesler JEAN-GILLES La nouvelle de la désignation de Michelle Duvivier Pierre-Louis comme Premier ministre a donné lieu à une série de réactions où la violence le dispute à la haine, et ne paraissent pas connaître de limites. Des politiciens, des prêtres, des protestants -certains assumant pleinement leurs préjugés, d’autres se cachant derrière l’anonymat que garantit l’Internet, et des fois sur fond d’obscénités-, se lancent dans un exercice qui serait considéré ailleurs comme une manifestation évidente de haine et relèverait des tribunaux. d’autres comportements paraîtraient eux plus acceptables et semblent ne pas déranger grand monde. Cependant, l’homophobie reste vivante et bien entretenue au sein de notre société. Toute personne ayant une pratique sexuelle différente de celle de la majorité doit vivre recluse et exposée au lynchage si elle ose mettre la tête dehors. Le pestiféré doit être brûlé vif comme au bon vieux temps de l’Inquisition où la Très Sainte Église catholique menait la charge contre les protestants. On voit des gens respectables, extrêmement sensibles aux autres formes de discriminations, emboucher la trompette de l’intolérance et s’ériger en brigade des mœurs digne du régime des talibans, dès qu’on aborde cette question. Ce trop-plein de vertu et de moralité devrait pouvoir aussi s’exprimer avec la même ferveur en faveur de la lutte contre la corruption, la contrebande, la pédophilie, et de tous les autres maux qui rongent la société haïtienne. On n’entend pas un parlementaire, un politicien, un pasteur ou n’importe quel personnage qui pousse des cris d’orfraie, se prononcer par exemple, sur le blocage au Sénat du projet de loi destiné à porter les papas à assumer leurs responsabilités envers leurs enfants. Et pour cause! Ces bonnes âmes n’auraient pas disposé d’assez de ressources pour pouvoir se conformer aux nombreuses sollicitations que les associations de femmes ne manqueraient de porter par devant la Justice. Il ne doit pas y avoir de débat sur le principe des droits et libertés d’une personne à disposer de son corps sans être frappée d’excommunication et de bannissement. Toute discrimination est condamnable et doit être condamnée. L’État doit protéger le citoyen contre tous discours et actions tendant à le priver de ses droits, consacrés d’ailleurs par toutes les Chartes internationales (ONU et O. E. A.) des droits humains. Gesler Jean-Gilles Montréal le 3 juillet 2008 Notre pays a été depuis trop longtemps un champ d’expérimentation de toutes les formes de discriminations. À chaque fois, ces préjugés liés à la couleur de la peau, au sexe, aux handicaps physiques ou à la religion, ont été combattus avec ardeur. Notre histoire regorge de personnalités, de groupes d’hommes et de femmes qui ont fait sauter ces verrous au péril de leur vie. On se rappelle la bataille qu’a menée la génération de 1946 contre l’Église catholique quand elle s’attaqua frontalement au Vodou lors de la campagne dite antisuperstitieuse. Ces mêmes personnages se retrouveront en première ligne contre la politique coloriste qui excluait les Noirs de l’administration publique et de certains clubs à Port-au-Prince. Nous savons aussi que les femmes jusque dans les années 1950 avaient un statut de mineur et que c’est la Ligue féminine d’Action sociale qui arracha de haute lutte l’égalité politique de la femme haïtienne. Elles gagneront bien de batailles, entre autres le droit de vote. Léonie Coicou, la fille du poète assassiné Massillon Coicou, siégera en 1959 au Conseil communal de la capitale. Si ces discriminations sont toujours vigoureusement réprouvées et combattues, il importe de dire que

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Mercredi 23 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 26 Page 15 SPORTS Comme convenu, Claude Makelele s’est officiellement engagé ce lundi avec le Paris-SG. Après cinq saisons passées à Chelsea, l’ancien international français (68 sélections) rejoint le club de la capitale pour y finir sa carrière. Le contrat a d’ailleurs été monté en deux parties : deux ans comme joueur avant une reconversion dans l’encadrement du club comme conseiller du président.Transferts Makelele est Parisienindemnité de transfert puisque les Blues ont laissé libre le joueur, âgé de 35 ans. Il était sous contrat encore pour une saison avec le club londonien. Le milieu défensif sera présenté à la presse ce lundi à 14h00 dans l’enceinte du Parc des Princes. Makelele est la quatrième recrue du PSG puisqu’il arrive après Guillaume Hoarau (Le Havre), Stéphane Sessegnon (Le Mans) et Ludovic Giuly (AS Roma).Transferts Eto’o libre de négocierPep Guardiola, le nouvel entraîneur du FC Barcelone, et Txiki Begiristain, le secrétaire technique du club blangrana, ont confirmé samedi à Samuel Eto’o qu’ils ne comptaient plus sur lui. Sous contrat au Barça jusqu’en 2010, l’attaquant international camerounais (27 ans) est donc libre de négocier son transfert vers d’autres clubs. « J’ai actuellement plusieurs bonnes offres de clubs différents », avait dit Eto’o dans la semaine, lors d’une conférence de presse à Tachkent, où le club ouzbek de Kuruvchi lui aurait offert un contrat annuel de 40 millions d’euros. Selon El Mundo Deportivo , dimanche, l’Inter Milan serait aussi sur le point de faire une offre tandis qu’Arsenal et Chelsea seraient également intéressés. Dans l’immédiat, Eto’o va partir en Ecosse lundi avec le reste de l’équipe pour suivre l’entraînement de pré-saison. Le PSG n’a pas eu besoin de payer uneALL Bayern Munich Podolski reste Lukas Podolski l’assure : il reste au Bayern Munich. L’attaquant international a pris cette décision après avoir discuté avec son nouvel entraîneur, Jürgen Klinsmann. «J’ai eu un entretien intéressant avec Jürgen Klinsmann. Maintenant, je me concentre sur la saison à venir» , a expliqué Podolski, 23 ans. Il avait fait part le mois dernier à plusieurs reprises de son mécontentement de n’être que remplaçant au Bayern. La saison dernière, l’attaquant d’origine polonaise, finaliste de l’Euro-2008, a fait 25 apparitions en Championnat d’Allemagne et marqué cinq buts. «Je ne peux pas être content de ce qui s’est passé la saison dernière, je n’ai pas beaucoup joué et c’est normal de se poser des questions (...) Mon but pour cette nouvelle saison est de ne plus être sur le banc». Podolski qui sera en concurrence avec Miroslav Klose et Luca Toni, meilleur buteur du championnat 2007-08, n’a reçu aucune garantie de Klinsmann : «Aucun entraîneur au monde ne peut assurer à un joueur qu’il jouera», a-t-il admis. (avec AFP)Messi dans l’attente Lionel Messi est parti s’entraîner lundi en Ecosse avec le FC Barcelone, alors que la question de sa participation aux JO avec l’équipe d’Argentine demeure en suspens. Le club catalan espère conserver avait remporté la médaille d’or aux Jeux d’Athènes en 2004, poursuit sa préparation à Buenos Aires. Le club blaugrana espère toujours que Messi, 21 ans, n’ira pas aux jeux Olympiques de Pékin avec l’Argentine, alors que les clubs doivent en principe laisser partir aux JO leurs joueurs de moins de 23 ans sélectionnés. Une demande en ce sens a été formulé auprès de la Fifa, le FC Barcelone souhaitant conserver Messi dans son effectif pour le troisième tour préliminaire de la Ligue des Champions dont le match aller est prévu le 12 ou 13 août. Interrogé par l’AFP, une porte-parole du Barça s’est contenté de déclarer lundi que le club “attendait” toujours des nouvelles à ce sujet. “La pulga” (la puce, son surnom) a déjà indiqué qu’il souhaitait aller aux JO. Selon la presse sportive espagnole, le Barça continuait lundi à discuter de sa situation avec la Fifa et la Fédération argentine de football. l’Argentin. Lionel Messi est arrivé en début d’après-midi à Edimbourg, avant de se rendre dans un hôtel proche du golf de Saint-Andrews, où le Barça va s’entraîner jusqu’à la fin de la semaine dans le cadre de sa préparation estivale, a indiqué le club catalan. Il est parti en Ecosse “dans l’attente de savoir s’il devra participer ou non aux JO” , a précisé le Barça sur son site internet, tandis que l’équipe d’Argentine, qui cation qui aiderait à mettre fin aux luttes juridiques de M. Neptune. En ne signifiant pas la décision de la Cour d’appel, la Cour Interaméricaine déclare que Haïti garde M. Neptune dans un état « d’absolue insécurité juridique » et de perpétuel « retard injustifiable dans l’accès à la justice. » « Il est regrettable que le premier cas d’Haïti soumis à l’appréciation de la Cour Interaméricaine lui permet de constater qu’un gouvernement démocratique viole les droits de l’homme, » dit l’avocat haïtien Mario Joseph du Bureau des avocats internationaux (BAI), qui a apparu en qualité d’expert devant la Cour. « J’espère que l’administration Préval saisisse l‘opportunité de cette décision en vue de mettre fin à la persécution de M. Neptune, libérer les prisonniers politiques incarcérés par le gouvernement provisoire et encore maintenus en détention prolongée, et améliorer les conditions des prisons. » M. Neptune est au nombre des centaines d’adversaires politiques emprisonnés par le gouvernement provisoire d’Haïti qui était au pouvoir après le coup d’état de 2004 contre le président JeanBertrand Aristide. M. Neptune a passé 25 mois en prison, environ la moitié de ce temps au pénitencier national, dans des conditions intolérables d’encombrement et d’insalubrité ; tout cela, sous les ordres d’un juge qui selon la Cour d’Appel en Haïti et la Cour Interaméricaine, n’avait pas compétence pour statuer sur son cas. La majorité des coaccusés dans ce dossier est encore sur la prise des charges retenues contre eux; l’un d’entre eux est toujours en prison, 4 ans après son arrestation, sans jugement en perspective.. « Le gouvernement d’Haïti fait certainement face à beaucoup de défis aujourd’hui, » dit Brian Concannon Jr., l’avocat de M. Neptune devant la CIDH. « Mais le système judiciaire signifie des arrêts des cours d’appel presque chaque jour. Le gouvernement pourrait facilement faire un geste de bonne foi en présentant des excuses à un premier ministre qui a subi 4 ans de persécution politique et en prenant les mesures qui mettent fin sur le champ à la persécution. » « Cette décision met en relief l’indifférence complète du gouvernement provisoire aux droits des personnes, en explicitant avec rigueur comment le gouvernement a fait fi du respect de 11 différentes provisions de droits de l’homme », selon Naomi RohtArriaza, professeur des droits de l’homme à la faculté de droit Hastings de l’université de Californie (le professeur Roht-Arriaza et les étudiants de Hastings ont aidé à préparer le dossier de M. Neptune). « La Cour Interaméricaine démontre que M. Neptune n’aurait jamais dû être arrêté en premier lieu. A chaque moment de la durée, le système judiciaire a été dénaturé dans le but d’imposer le silence à un adversaire politique. » La CIDH ordonne à l’Etat d’Haïti de résoudre la situation juridique de M. Neptune dans le plus bref délai et de lui payer un total de $ 95,000 U.S. de dommages-intérêts. De plus, la Cour ordonne à l’Etat d’Haïti d’adopter, dans un délai de deux ans, les mesures nécessaires afin d’améliorer substantiellement les conditions carcérales en Haïti, en les adaptant aux normes internationales relatives aux droits de l’homme. La Cour Interaméricaine a son siège à San José, Costa Rica. Elle se prononce sur les plaintes relatives aux droits de l’homme dans 22 pays en Amérique, incluant Haïti qui se sont soumis à sa juridiction. Yvon Neptune c. Haïti est le premier cas devant la Cour qui implique Haïti.La Cour Interamécaine des Droits de l’Homme déclare que Haïti viole les droits de l’ex-Premier ministre Yvon Neptune et ordonne 95.000 $US en dommage-intérêts(NEPTUNE... suite de la page 9)

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Page 16 Mercredi 23 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 26 ESTATE GARAGE SALE ,Saturday, July 12TH 9:00 am To 3:00 pm 2481 NW 152ND TerraceHaïti-ONU : Les lois sur la réforme judiciaire débattues au Centre Multimédia de MiragoâneDans le cadre du processus de réforme judiciaire enclenché dans le pays avec l’appui de la MINUSTAH, une conférence portant sur la vulgarisation des trois textes de loi relatifs à l’indépendance de la magistrature s’est tenue au Centre Multimédia de Miragoane, le 10 juillet écoulé. Une quarantaine de participants, dont des autorités locales, des acteurs du système judiciaire et des membres d’organisations de la société civile ont répondu favorablement à l’appel. La journée a débuté avec les propos du Doyen près le Tribunal de Première Instance de Miragoane, Me Nerva Vilmont, qui s’est prononcé sur la loi portant sur le Statut de la Magistrature. A rappeler que cette loi a été votée le 2 aout 2007 par le Sénat et le 27 novembre de la même année par la Chambre des députés. Au cours de son exposé, Me Vilmont a fait ressortir le caractère démocratique de cette loi, tout en précisant qu’auparavant le pouvoir judiciaire fonctionnait exclusivement sous la tutelle du pouvoir exécutif, au détriment de l’application du principe de la séparation des pouvoirs. Il a cité, en appui, l’article 59 de la constitution stipulant que les citoyens délèguent leur souveraineté à trois pouvoirs : législatif, exécutif et judiciaire. « Cette indépendance, en ce qui a trait au pouvoir judicaire, est matérialisée par le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ)», a-til déclaré. M. Jean Georges Nyame, de la Section Justice de la MINUSTAH, a pour sa part présenté la loi relative à l’École de la Magistrature (EMA), votée par le Sénat le 5 septembre 2007 et deux mois après par la Chambre des députés. L’EMA a pour tâche de former l’ensemble des magistrats qui officieront dans les tribunaux du pays. Elle est en outre chargée de former le personnel des tribunaux, dont les huissiers, les greffiers et les secrétaires. L’École de la Magistrature, dont le siège se trouve à Port-au-Prince, est une institution autonome gérée par un directeur général sous le contrôle d’un Conseil administratif. Actuellement, les membres du Conseil sont nommés par le ministère de la Justice qui s’occupe également du recrutement des magistrats, ce qui constitue une limitation à l’indépendance du pouvoir judiciaire. Toutefois, reconnaît Jean Georges Nyame, « la loi relative à l’EMA est une avancée considérable vers un État de Droit en Haïti ». Il suggère par ailleurs «de choisir les membres du Conseil d’administration de l’EMA en fonction de leur ancienneté ». Quant à Me Pharaon Gustave, Doyen du Tribunal de Première Instance des Gonaïves et récemment élu au Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), il est intervenu sur la loi créant ce Conseil. Le CSPJ est un organe de contrôle dont le rôle est de protéger le corps judiciaire et les membres de la société civile. Le CSPJ est composé de 9 membres: le président de la Cour de Cassation et un juge issu de la même instance, un juge de la Cour d’Appel, du tribunal de Première instance, un juge de Paix, deux Commissaires du gouvernement, une personnalité de la société civile désignée par le Protecteur du Citoyen et un bâtonnier. « La mise en place de cette structure est un pas considérable dans le renouvellement de la justice haïtienne », a affirmé Me Pharaon. Un débat très animé entre les intervenants et les participants a clôturé la journée au cours de laquelle ces derniers ont eu l’occasion de poser des questions et de mieux saisir l’importance de ces lois dans le processus de reforme judiciaire en cours dans le pays. La MINUSTAH assiste les pêcheurs des GonaïvesLa Section de la Réduction de la violence communautaire (RVC) de la MINUSTAH a entrepris aux Gonaïves, un projet de construction de quatre bateaux de pêche de 16 pieds dotés de moteurs de 15 chevaux-vapeur. Trois hangars seront également édifiés pour faciliter le stockage et l’écoulement des fruits de mers. L’exécution de ce projet d’une valeur de 75.000 dollars américains est confiée à une association de pêcheurs dénommée Rassemblement national pour l’évolution de la pêche en Haïti (RANEPH). Celle-ci regroupe plus de 500 pêcheurs des quartiers côtiers de la ville des Gonaïves. Dans la première phase du projet, RANEPH va effectuer des travaux d’assainissement au niveau des berges à Raboteau, Jubile, Trou Sable et Carénage en attendant la mise en fonction de ces bateaux « Nous remercions la MINUSTAH pour l’appui continu aux pêcheurs des Gonaïves », a déclaré Michel Ferdilus Esrome, le Coordonateur de RANEPH. En effet, au début de l’année, la MINUSTAH, à travers un projet QIP, avait déjà financé un bateau et un hangar dans le quartier de Raboteau. « Avec les bateaux motorisés nous pourrons aller au delà du littoral et faire la pêche jusqu’à 200 mètres plus loin. Toutes les espèces maritimes présentes dans la mer haïtienne se trouvent abondance aux Gonaives. La langouste et le lambi sont a portée de main », a ajouté M. Esrome. Pour Feukeu Richard, coordonateur régional de la Section RVC, il s’agit d’ « un rêve qui est devenu réalité car la pêche est génératrice d’emplois et a besoin d’être valorisée». Ce projet, poursuit-il, va fournir « de l’emploi à 150 membres de RANEPH pendent trois mois». Cette initiative est bien accueillie par le Maire principal des Gonaïves, Joachim Stephen Moise, qui a rappelé l’engagement des autorités communales à aider les projets ayant un potentiel économique à trouver des sources de financement. Des toilettes publiques à Carrefour-FeuillesHPN, 16 juillet La Coopération japonaise a inauguré, mardi, un projet de construction de toilettes publiques à Carrefour-Feuilles. La réalisation de ce projet permettra à 180 familles soit 1000 habitants d’avoir accès à un encadrement sanitaire. La construction de ces toilettes publiques entre dans le cadre du programme d’aide sous forme de dons aux microprojets locaux contribuant à la sécurité humaine « APL » du gouvernement japonais. L’aide du Japon, 45.000 dollars, a permis de construire 48 toilettes publiques dans plusieurs localités de Carrefour-Feuilles comme Cité -Jacques, Cité Nau, Kay Mémé et Vye Kay. Les familles vont bénéficier de la mise en place de ce système dont l’absence causait des problèmes sanitaires et médicaux. « Le projet va réduire considérablement les risques d’insalubrité de l’air et des eaux », a fait ressortir un bénéficiaire. « Grâce à la réalisation de ce projet, une chute de prévalence des maladies telles que la diarrhée, la typhoïde, le ver parasite, et la maladie de peau est attendue dans les quartiers touchés », a déclaré le chargé d’Affaires du Japon en Haïti, Shoji Otake. M. Otake souhaite que la nouvelle construction soit un témoignage durable de l’amitié et de l’entente entre les peuples japonais et haïtien. Plus de deux milliards de personnes n’ont pas accès à des installations sanitairesNEW YORK (Nations unies), 17 Juillet (AFP) Plus de deux milliards de personnes dans le monde, soit près d’un tiers des habitants de la Terre, qui étaient 6,7 milliards en 2007, n’ont pas accès à des installations sanitaires adéquates, indique un rapport de l’ONU publié jeudi. Faute de progrès importants au cours des sept prochaines années, l’un des huit Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), celui visant à réduire de moitié le nombre de personnes sans accès à des sanitaires de base d’ici à 2015, ne sera pas atteint, avertit ce rapport. Le document a été préparé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). “Au rythme actuel, le monde va manquer l’objectif du millénaire concernant les sanitaires” car “plus de 700 millions de personnes” n’en bénéficieront pas dans le délai fixé, a déclaré Ann Veneman, directrice exécutive de l’Unicef. Les plus importantes populations affectées se trouvent en Afrique et en Asie du sud, où l’équipement en installations sanitaires est plus de 10% en dessous des seuils nécessaires pour que les Objectifs soient respectés. En Erythrée par exemple, 2% seulement de la population a reçu des installations améliorées sous la forme de toilettes à chasse d’eau, latrines ou toilettes à compost, entre 1990 et 2006. En Asie du sud, quelque 778 millions de personnes continuent à utiliser des toilettes en plein air, exposant les enfants au risque de maladies diarrhéiques qui constituent une des principales causes de mortalité infantile dans les pays en développement, selon le rapport. Le document est plus positif en ce qui concerne l’accès à une eau potable sûre: le nombre de personnes n’ayant pas accès à des sources améliorées d’eau potable est passé en dessous d’un milliard pour la première fois depuis 1990. “Les tendances actuelles indiquent que plus de 90% de la population du monde utilisera des sources améliorées d’eau potable d’ici à 2015", dit le rapport. Dans plusieurs pays, les progrès sont considérables. Depuis 1990, la Birmanie a réussi à accroître l’accès à une eau sûre pour 68% de sa population, tandis qu’au Vietnam, 47% de la population a obtenu un pareil accès. L’Afrique sub-saharienne demeure l’une des rares régions du monde où l’on ne soit pas en voie d’atteindre les objectifs en matière d’eau potable. Peut-être est-ce dû au fait que de nombreuses Trafic d’enfants : La télévision américaine diffuse « Child Slavery in Haïti »P-au-P., 16 juil. 08 [AlterPresse] — Un reportage de la chaîne américaine ABC, intitulé « Child Slavery in Haïti », dénonce le trafic d’enfants entre Haiti et les Etats-Unis. A travers ce reportage, dont la diffusion a débuté le 8 juillet, le journaliste démontre, images à l’appui, que moins de dix heures après avoir quitté son bureau de New York, il peut acheter en Haïti à un trafiquant une fillette de 11 ans, « pour s’occuper de lui » et vivre avec lui. Un des trafiquants, qui accepte de baisser son prix à 150 dollars, se présente comme un ancien parlementaire haïtien. Un autre trafiquant, qui demande beaucoup plus, dit pouvoir fournir des faux papiers permettant à la fillette de quitter Haïti pour les Etats-Unis. Dans une seconde partie, le journaliste enquête sur l’histoire d’une petite « restavek » soumise à de mauvais traitements. Au mois de juin, en France, une partie de l’émission « Enquête exclusive » était consacrée au trafic d’enfants haïtiens vers la République dominicaine. personnes dépendent de sources d’eau très distantes de leur habitation, car si les gens doivent se déplacer pendant plus de 30 minutes pour accéder à de l’eau potable, ils en collectent moins et recourent plus souvent à des sources moins sûres, note le rapport. “Si nous voulons briser l’étau mortel de la pauvreté et en tirer les multiples bénéfices en matière de santé, nous devons résoudre le problème de l’eau et des sanitaires”, a déclaré la directrice générale de l’OMS, Margaret Chan.STABILISATION

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Mercredi 23 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 26 Page 17 Combien de fois n’entendons-nous pas répéter que l’éducation c’est le moule qui permet de former les gens aux valeurs humaines? Combien de fois ne répétons-nous pas nous-mêmes que l’éducation c’est le moteur de tout développement humain et la garantie de toute évolution sociale? Et pourtant, notre révolte disparaît face à l’étendue de l’analphabétisme dans ce pays qui semble glisser en chute libre vers l’abîme du « non-développement », comme sa terre disparaît avec la dégradation de son environnement ... Pire encore, nous croisons les bras face à ces fléaux. Ki mele m? n’est-ce pas? Un devoir d’élite... En effet, nous ne cessons de reproduire sans l’analyser la rengaine qui veut que «la meilleure façon d’éradiquer l’analphabétisme en Haïti c’est de laisser mourir les granmoun analphabètes, naturellement et... fatalement », pour se concentrer sur les enfants qui naissent. Est-ce vrai que ce sont seulement les granmoun – c’est-à-dire, nos grann et granpè , âgées de 70-80 ans – qui sont analphabètes? Selon le Recensement Général de la Population et l’Habitat (RGPH 2003) de l’Institut Haïtien de Statistiques et d’Information (IHSI), du nombre total des personnes analphabètes, à peine 36% ont plus de 50 ans alors que 63% sont âgées de 14-50 ans. N’est-ce pas l’âge de la population économiquement active? Si c’est ainsi, abandonner les personnes analphabètes ayant un poids important dans l’économie, est-ce une attitude convenable pour une élite qui veut prendre les décisions appropriées aux réalités du pays pour des solutions durables? Pour une onzième fois, notre pays vient d’entamer, le 8 septembre dernier, une nouvelle campagne nationale d’alphabétisation qui, comme toutes les précédentes, prétend éradiquer ce fléau, avec l’objectif, cette fois-ci, d’alphabétiser 3 millions de personnes en trois ans (2007-2010). Certes, l’échec des expériences antérieures peut bien provoquer en nous du scepticisme et du pessimisme et nous convaincre d’une « certaine » incapacité haïtienne à réussir ensemble. Et nous finissons par croire ou faire croire aux autres que nous n’avons aucune responsabilité dans la persistance de l’analphabétisme dans le pays, nous libérant de toute obligation, même morale, de prendre part à cette entreprise. Ethique d’élite, n’est-ce pas? Une approche d’inclusion... Au lieu de démissionner, les concepteurs de la nouvelle campagne ont préféré tirer avantage des erreurs et des succès des expériences accumulées dans les campagnes antérieures, pour affiner la vision et déterminer de façon plus réaliste sa mission. Ainsi, contrairement à la démarche de centralisation utilisée dans les autres campagnes, il s’agit maintenant d’organiser des tables de concertation, doublées d’enquêtes et de consultations populaires, pour rassembler les institutions étatiques (ministères et organismes autonomes), les ONGs, les institutions à vocation sociale et humanitaire, les associations et organisations représentant toutes les couches de la société civile dans un processus de motivation, de renforcement organisationnel et de mobilisation, (cf. Document du Projet de la Campagne Nationale d’Alphabétisation, SEA, Janv. 07 ). Le résultat concret de cette démarche inclusive se trouve déjà reflété dans la multiplication de comités de pilotage communaux, constitués de représentants de divers secteurs et répartis sur plus de 77% des communes visées pour le premier semestre de la campagne. (cf. Bilan de campagne #3, SEA, Déc. 07 ). Ces comités de pilotage qui accomplissent civiquement leur travail de dépistage, de localisation d’espaces appropriés pour les centres d’alphabétisation, de recrutement des agents d’alphabétisation et de l’inscription des participants. Ainsi l’Église Catholique, les Églises protestantes, les vodouisants, les autorités locaux, les organisations paysannes, les organisations de femmes et les syndicats, autant de secteurs clés représentés dans la majorité des comités de pilotage déjà implantés. Cette approche d’inclusion se retrouve aussi dans le mode d’implantation de la campagne qui commence d’abord par la périphérie pour atteindre en dernier lieu les centres urbains (cf. Bilan de campagne #1, SEA, Oct. 07 ). En effet, il s’agit dans cette campagne de partir des bitasyon , des sections communales, des communes, où les besoins d’alphabétisation sont plus pressants mais qui sont toujours les derniers touchés quand ils sont chanceux par les politiques gouvernementales. En effet, au dixième mois de campagne, plus de 300 mille personnes vivant dans les zones les plus reculées et les périphéries des villes, sont déjà inscrits dans les centres d’alphabétisation ou en train de participer dans les séances d’alphabétisation, et près de 7,000 déjà alphabétisés (cf. Bilan de Campagne #10, SEA, Juillet 07 ). Cette logique correspond aussi au souci de décentralisation qui traverse le mode de recrutement des agents d’alphabétisation locaux à la charge des comités communaux, renforcé par une formation et une évaluation réalisées par la Secrétairerie d’Etat pour l’Alphabétisation, l’institution responsable. Près de cinq mille (5,000) agents d’alphabétisation (moniteurs/ facilitateurs, superviseurs-formateurs) sont prêts à se lancer dans la campagne ou sont déjà en train de travailler dans les centres d’alphabétisation des 7 départements (Nord, Nord-Est, Ouest, Sud-Est, NordEst, Artibonite, Nippes, Sud) prioritaires pour la première année. Une aventure… dangereuse? Continuerons-nous, malgré tout, à interroger la pertinence d’une telle “aventure” dangereuse, pensons-nous pour notre avenir comme élite? Ou, allons-nous profiter de cette opportunité pour renouveler notre vision d’élite en même temps que notre vision de ces “analphabètes”? Ceux-là que nous maintenons à distance de la politique quand ils veulent jouir des droits politiques que leur confère la Constitution de 1987 mais dont nous recherchons tant les votes à chaque élection? Persisterons-nous, incrédules, à espérer un avenir prometteur pour nos progénitures et les prochaines générations, sans que ces 49% d’Haïtiens analphabètes, en majorité des abitan gwo zòtòy , âgés de 14 à 50 ans, producteurs de nos produits alimentaires arrivent à acquérir des connaissances adéquates pour une meilleure production agricole et artistique? Sans que ces paysans transformés en jeran, bòn , madansara ou timachann , acteurs principaux de notre économie fortement “informalisée” sachent lire une petite liste de produits à acheter, la date d’expiration de ces produits que nous leur achetons au-devant des magasins trop coûteux? Ou, allons-nous finalement chercher les méthodes les plus modernes pour leur permettre de maîtriser l’outil de communication qui fera d’eux des ouvriers – agricoles, domestiques ou industriels et des petits commerçants, entrepreneurs dignes de ce nom, capables de consommer, à un prix accessible, ces produits réservés à des marchés-cibles réduits qui, pourtant s’en procurent à l’étranger, refusant de les acheter à 200-300% la valeur? Une méthode déjà éprouvée... La campagne privilégie la méthode d’alphabétisation télévisuelle WI MWEN KAPAB, une version de la méthode cubaine Yo si puedo adaptée à la réalité haïtienne et réalisée avec des spécialistes et acteurs haïtiens, assistés de Doctora Léonela concepteur de la méthode. Cette méthode est utilisée dans plus de 21 pays, inclus le Canada, la NouvelleZélande et Venezuela, et primée par l’UNESCO pour son efficacité. Wi mwen kapab permet aux participants d’apprendre à lire et à écrire en 13 semaines maximum, à raison d’une heure d’études par jour. Ce qui réduit le risque de déperdition qui caractérise les campagnes antérieures qui s’étendait sur une période plus longue, exigeant beaucoup plus de temps d’application aux participants et de ressources. De plus, cette méthode introduit les participants dans l’audiovisuel, moyen de communication privilégié du programme de postalphabétisation lié à cette campagne. Une responsabilité citoyenne: wi nou kapab ... ensembles L’analphabétisme est un état qui produit ses effets négatifs propres, sur l’individu, sur la société, sur le développement économique et social. Il a des conséquences directes sur l’éducation des enfants, l’hygiène, la santé, la production et l’environnement. L’analphabétisme est en même temps cause et conséquence. Il est au cœur de l’exclusion sociale et économique. Il freine la communication des informations vitales pour la vie de l’individu et pour celle de la société. Il retarde et empêche l’acquisition durable de connaissances susceptibles d’améliorer la vie professionnelle, et d’assurer une meilleure maîtrise des phénomènes de santé et d’environnement. L’analphabète se recrute dans la population pauvre, dans un environnement déprimé soumis quotidiennement aux maladies infectieuses. L’analphabète se déprécie et se dévalorise. Il se considère généralement comme un membre inutile de la société. De ce fait, l’analphabétisme retarde le développement social et économique. Il existe, au niveau des bourgs et des villes, toute une masse de jeunes analphabètes qui ne peuvent prendre aucune initiative pour eux-mêmes ou pour leur pays. Ils consomment mais ne produisent pas. Les jeunes analphabètes de 15 à 25 ans sont souvent les plus marqués. Leur analphabétisme les livre au chômage, au vagabondage, au désoeuvrement et à des comportements antisociaux susceptibles de menacer leur propre vie et celle des autres. Ils deviennent les aigris de la société. Notre pays est à la recherche d’un nouveau départ. Il prend de plus en plus conscience des inégalités sociales criantes qui l’accablent et qui l’empêchent de prendre son élan. Au nombre de cellesci, il convient de souligner l’accès inégal à la fréquentation scolaire, le manque de structures pour assurer une éducation de base à toute la population. Des générations entières d’enfants qui n’ont jamais pu fréquenter l’école, viennent alimenter chaque année le nombre d’adultes analphabètes. L’analphabétisme constitue un défi majeur à relever résolument, et collectivement. Mais aussi la scolarisation universelle, qui est la garantie de l’élimination en aval de l’analphabétisme. La proclamation de la décennie des Nations Unies pour l’alphabétisation devient pour nous une invitation supplémentaire à réviser nos expériences, à en tirer des leçons et à mettre en place les structures qui doivent nous permettre d’obtenir des résultats que toute une population attend. Plusieurs raisons nous conduisent non seulement à la nécessité d’une campagne, mais encore à l’urgence de sa mise en place et à la force de volonté exigible pour la réussir. Parmi les raisons plus importantes et les plus pertinentes, en premier lieu, il faut considérer l’importance numérique des analphabètes dans la société haïtienne. Ils représentent environ 49% de la population totale d’Haïti. Les méthodes envisageant une réduction à long terme du nombre d’analphabètes ne pourront jamais réussir à l’éliminer totalement et définitivement. En second lieu, les analphabètes constituent la grande majorité de la population active : ils sont ouvriers, paysans, artisans, employés de maison, vendeurs ; ils assurent la commercialisation de nos produits, ils participent à la construction de nos maisons, ils pratiquent la pêche et l’élevage. De plus ils ont un rôle important à jouer dans la compréhension de l’hygiène, des phénomènes d’environnement, des questions de santé, d’éducation et de production agricole. Par leur travail, ils se situent au cœur de l’économie nationale. Ils pourraient mieux s’occuper de leurs activités s’ils avaient accès au monde de l’information et de la communication. Attendre plus longtemps pour les alphabétiser et leur fournir une éducation de base, c’est accepter de retarder l’amélioration de nos performances économiques. En troisième lieu, comme le proclame si hautement l’UNESCO, l’alphabétisation c’est un droit humain. Tout individu qui naît dans une société, naît avec le droit d’accéder aux sources de la connaissance. En quatrième lieu, la situation d’analphabète fragilise l’individu tout en fragilisant la société. Aucune intégration sociale n’est possible dans une société qui accepte de vivre avec un si fort pourcentage d’analphabètes. Le fort pourcentage de jeunes analphabètes âgés de 15 à 25 livrés à eux-mêmes, sans métier, sans emploi, sans projet d’avenir, constitue une menace permanente pour la stabilité sociale et politique. Enfin, la campagne nationale d’alphabétisation permettra de préparer la voie à la mise en place d’un véritable système d’éducation de base pour les adultes ; promouvoir la solidarité entre les différentes catégories socio-économiques ; développer, chez les participants et participantes, le sens civique et l’appartenance à la société haïtienne ; renforcer les efforts vers l’édification de l’unité et la réconciliation sociale nationale ; promouvoir les valeurs culturelles haïtiennes ; sensibiliser à la protection et à l’amélioration de l’environnement ; améliorer la production nationale qualitativement et quantitativement, etc. Pour toutes ces raisons, toute intervention dans ce domaine doit être urgente, motivée, radicale, massive et intense. Elle doit pouvoir focaliser en un moment précis toutes les ressources humaines disponibles et aussi toutes les ressources financières nécessaires. Plus que jamais, c’est le temps d’agir et de montrer que nous sommes capables… ensembles! 15 juillet 2008 Ary Régis communicationsea@yahoo.fr Voir: Projet de Campagne Nationale d’Alphabétisation, SEA, Janvier 2007 * Bilans de campagne # 1 à 10*. RGPH 2003, IHSI, 2007 _____________ * Documents à télécharger sur le Site Internet de la SEA: www.alphabetisationhaiti-gouv.info ou www.alfabetizasyonayiti-gouv.infoWI MWEN KAPAB OU DES RAISONS POUR S’ENGAGERLUTTE CONTRE L’ANALPHABETISME

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Page 18 Mercredi 23 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 26Les Sports avec Mario Bareau informations avec Laury Faustincon Lucianiavec Villette Hertelou Mardi avec Bernard EtheartLun. & Mer. : L’heure classique Jeu. & Dim. : Jazz at Ten Judy Carmichael reçoit ses invités9h00 10h305h 30 pm journal créole avec Louini Fontal animation James Prédvil74 bis Rue Capois, Port-au-Prince, Haïti Tél.: (509) 2221-8596 / 2221-8567 / 2221-8568 / 2221-0204 Fax: (509) 2221-1323 E-mail: melodiefm@hotmail.com / URLL www.haitienmarche.com Librairy of congres # 1SSN 1064-3896www.melodiefmhaiti.com Mélodie & CompanyDéveloppement durable En Bref...(... suite de la page 2)LES JEUX Selon le PDG de cette compagnie, Robin Padberg, ce service va permettre aux abonnés de recharger leurs portables sans utilisation de cartes de recharge. Cette nouvelle option devrait permettre entre autres l’élimination des risques de vol, empêcher l’utilisation frauduleuse des cartes et favoriser un meilleur contrôle de la vente des cartes de recharge. Le client, grâce à ce service de recharge électronique, pourra désormais communiquer sans difficulté à partir de cinq gourdes, a-t-il indiqué. Robin Padberg a en outre indiqué que les produits et services proposés par Voilà sont fortement appréciés par la clientèle. La compagnie fait tout son possible, a-t-il dit, pour répondre aux besoins de la population dans le domaine de la communication.Drame à Santo 20, une commerçante Dominicaine tuéeCroix des Bouquets, 15 juillet Germania Sanchez, une ressortissante dominicaine a été tuée dans l’après midi du 15 juillet lors d’une attaque perpétrée contre son magasin par des bandits armés, à Santo 20. Selon des témoins, les assaillants, au nombre de deux, étaient à moto. Les deux hommes ont dans un premier temps réclamé la recette de la journée. Germania aurait hésité et l’un d’eux a ouvert le feu à bout portant. Germania Sanchez atteinte d’au moins deux projectiles, est morte sur le champ. Les deux hommes sont ensuite repartis en toute quietude; l’entreprise est située sur la route de la Croix des Bouquets. Les riverains se disent choqués. Epouse exemplaire, mère de deux enfants, Germana Sanchez, 45 ans, vivait en Haïti depuis plusieurs années. Elle dirigeait, entre autres, avec son mari, l’entreprise “Ti Kay Bet Dayiti” (produits pour volaille) qui sert de modèle de réussite pour les entrepreneurs de la zone de la Croix des Bouquets. Germania Sanchez rejoint une liste d’hommes et de femmes d’affaires attaqués ou tués au sein de leur entreprise ces deux dernières semaines caractérisées par une augmentation alarmante des actes de cambriolage. Le porte-parole de la police, Franz Lerebours, a annoncé l’ouverture d’une enquête pour déterminer les circonstances du drame. (Alerte Haïti )Interpol confirme l’Alerte Orange Internationale suite à l’évasion de la prison de CarrefourSuite à l’évasion de 13 détenus de la prison civile de Carrefour dans la nuit du 29 au 30 juin dernier, le directeur exécutif d’INTERPOL, Jean Marie Louboutin, a confirmé que l’Alerte Orange Internationale est décrétée sur demande des autorités haïtiennes. Le gouvernement haïtien a ainsi confirmé que parmi les détenus se trouvent des criminels dangereux qui peuvent représenter une menace pour la sécurité internationale. Cette demande, a déclaré Jean Marie Louboutin, traduit la détermination des autorités haïtiennes à retrouver les évadés. 186 pays dont Haïti, membres d’INTERPOL, seraient donc à la recherche de ces évadés, selon la note rendue publique. Pour activer l’alerte Orange, l’agence internationale doit être en possession de toutes les informations relatives à ces fugitifs. Cependant 10 jours après cette évasion, la population qui vit en Haïti attend toujours que les promesses faites par les autorités policières se matérialisent. C’est à dire communiquer les résultats de l’enquête annoncée, la publication des photos et les faits reprochés à ces individus qui probablement sont encore dans nos murs.Haïti-Banque Mondiale-Grippe aviaireLa Banque Mondiale offre 1,6 million de dollars à Haïti Le Conseil des administrateurs de la Banque Mondiale a approuvé mardi (15 juillet) à Washington un don de 1,6 million de dollars destiné à aider Haïti à minimiser les risques d’une épidémie de grippe aviaire à travers des mesures portant sur la prévention, la surveillance, la déclaration et l’atténuation de la maladie. “Le but de ce projet est d’affronter la menace que représente la grippe aviaire pour la filière avicole et de prévenir une pandémie potentielle de grippe humaine”, a indiqué dans un communiqué Yvonne Tsikata, directrice des opérations de la BM pour les Caraïbes. “Il est essentiel de renforcer les mécanismes de prévention et de lutte d’Haïti pour protéger les couches les plus vulnérables”, at-elle ajouté. Au début du mois de juin, suite à des analyses réalisées dans des laboratoires aux Etats-Unis, le ministère haïtien de l’agriculture avait annoncé la découverte du virus H5N2 dans quelques fermes avicoles et chez des coqs de combat dans les départements du Nord, du Centre et des Nippes (sudouest). Toutefois, les autorités ont donné l’assurance que les foyers de contamination ont été éradiqués et l’évolution du virus neutralisée. La récente détection de la souche de la grippe aviaire sur le territoire national survient plusieurs mois après la découverte du H5N2 en décembre 2007 en République Dominicaine qui partage avec Haïti l’île d’Haïti ou Quisqueya. L’embargo décrété par les autorités haïtiennes sur les produits avicoles en provenance du territoire voisin est maintenu malgré diverses tentatives de Santo Domingo d’obtenir la levée des sanctions. Cependant, la très poreuse frontière qui sépare les deux pays rend très facile l’entrée quotidienne en Haïti d’œufs et de volailles venus de la République Dominicaine.

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Mercredi 23 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 26 Page 19Ti Gout pa Ti Gout ak Jan Mapou Nounous : Pwezi kreyòl ap chanje figiLenous Suprice, ki pote non <> kòm non vanyan, fèt Fond-desBlancs . Lè li te gen 6-an, li te rantre Pòtoprens pou li te viv ak manman li epi papa li. Lenous Suprice fè klas primè li ak yon pati nan klas segondè li yo nan Pòtoprens. Anvan menm li te fin konplete klas segondè li yo, li te sètoblije antre Monreyal, nan ane 1976, kote, ansanm ak yon frè, yon sè epi manman li, li te vin rejwenn papa li ki te ap viv nan peyi Kanada depi twa ane. Nan Monreyal, li te fè rankont ak « Bureau de la Communauté Chrétienne des Haitiens de Montréal (jodi a ki rele Bureau de la Communauté Haitienne de Montréal ) ». Se nan òganis sa a, li te feraye pandan 14 ane, mwens 3 mwa. Se sa tou ki te pèmèt li fè konesans ak Sant N a Rive, ki limenm te mete Nounous an kontak ak alfabetizasyon (youn espesyalite li pral anbrase pita nan Inivèsite Kebèk nan Monreyal, kote li mare youn bakaloreya nan ansèyman lanng ak literati), se sa tou ki pouse li chwazi ansèyman kòm pwofesyon. Nounous ap kolabore ak Sant N a Rive depi 1983, tanto kòm benevòl, tanto kòm anplwaye (fòmatè alfabetizasyon, manm konsèy administrasyon, anseyan nan franse lanng segonn). Kounyeya Nounous ap travay nan « Commission Scolaire de Montréal » la, nan sèvis pou etidyan granmounn yo. Anvan li te rive anseyan, li te travay nan animasyon pou jèn (nan kan pandan peryòd ete, kote li te konn fè atelye literè, eks.). Nounous te travay tou nan youn restoran ak nan de manifakti (se nan younn nan manifakti sa yo, li te rankontre yon kanmarad powèt, Kaptenn Koukourouj, youn zanmi, jouk kounouye la a, apre 25 lane, ki kenbe kontak byen djanm avèk li, menm si yo pa pe viv pre younn ak lòt. Men, depi w tande koze literati a pran chè, sitou lè nèg pa li desann Monreyal, kit nan telefòn, kit sou entènèt, fòde yo pale kanmenm. Lè nou te mande Lenous Suprice pouki sa li ekri? Li te reponn : « Si m’rive, jan m kapab, ekri kèk tèks nan domèn literati, m kwè se akòz youn bezwen m’genyen pou di sa k fè-m plezi, k’ ap toumante-m, pataje sa m’santi ki sezi-m ak lòt mounn, di zòt mwen renmen li oubyen li deranje-m , eks. Ou tousenpman pou seye di sa m’pa ta janm sipoze ki ta ka soti nan lide-m. Demach ekriti-a, pou mwen, sanble tèt koupe ak libète : Toulede, se pa kado yo fè pèsonn yo, si ou vle rapousuiv yo, se youn desizyon pou ou pran, se youn jefò ou dwe konsanti fè… Paske, alabaz yo toude (petèt gen youn ki ka pi egzijan pase lòt la), gen anpil syè ki pou koule anvan pou rekòlte sa ki te simen… Travay sila-a, li ka menm kondi youn moun sou wout dekourajman, sitou lè se mounn ki prese rive anvan lè, tèlman li anpil, sitèlman gen kloti, pafwa, pou fè, pou defèt ladan… M kwè tou, si m’rive ekri kèk ti koze, se paske m’renmen gade konpa, gade pa mo yo ap lage atè anba kò mizik lèt ak son yo, andedan lasal manzè yo bay pou lanng nan (kit se kreyòl, premye mizik m’te tande epi m’renmen koute toujou nan vi-m, kit se franse, dezyèm mizik yo te prèske fòse m’koute, lè m’te pi piti, men, kounouye-a m’ap seye wè ki jan pou m’ta koute li ak pwòp volonte pa mwen. » Nounous te fè nou remake tou, si li kontinye pèsevere nan domèn nan, li kwè li dwe remèsye youn pwofesè literati li te kontre, apati youn kou pwezi, nan CEGEP du VieuxMontréal . Pwofesè sa-a te rele René Gourd. Kontrèman ak sèten pap nan literati-a (ou ta di tout kote, pa sèlman lakay…), sila yo ki pafwa panse se yo sèl ki ka ou ki konn chante mès literè pase tout mounn, pwofesè sa-a, te pran tan, devan travay youn debitan, pou li te bay Nounous bourad li te bezwen pou li ale pi devan, kote imaj yo fè nich, nan pyebwa langay li, anndan rakbwa manzè pwezi… Nan pale nou ak Nounous, li rakonte nou : « Si m’kontinye pèsevere nan domèn nan, m’dwe voye youn gwo remèsimsan tou pou jounal HaitiProgrès , kote, pou premye fwa, an 1983, ki te pibliye kichòy m’te ekri. Si zak sa-a pa te poze, nan sikonstans sa te fèt la, pou sa li te pote pou mwen lè sa-a, si jounal la pa te pibliye tèks la, petèt se ta sèl tèks m’ta ka ekri pou tout vi-m…» Nounous fè nou konnen lè li ap ekri, li pa santi pyès lide konpetisyon pase nan tèt li. Li pa gen ankenn anvi goumen ak pèsonn mounn, kit li blan, nwa, wouj oubyen san koulè, pou okipe ankenn plas nan kèlkilanswa podyòm nan. Sa ki pi enteresan pou li, se di sa li gen pou li di-a, jan lide li di-l, san pèmisyon ni pè ni pap. Li vle gade manzè libète k ap taye banda li sou kokenn bit sa-a li rive fè-a ak sèlman kèk grenn lèt alfabè lanng li ap sèvi-a Michel-Ange Hyppolite ( Kaptenn Koukourouj) Manm Sosyete Koukouy Kanada-Otawa = = = = = = = = = = = = = =Nounous : Pwezi kreyòl ap chanje figiPREZANTASYON Dezyèm pati Travay Nounous nan chan kreyòl la Lenous Suprice ekri de rekèy pwezi nan lanng kreyòl la : Bwamitan ( 1993), Pawoli (2003) ansanm kèk lòt tèks kout ki parèt nan jounal kou Ayiti Progrè ak nan jounal Le Lien. Nounous ekri an kreyòl kou an franse, men se travay Nounous nan lanng kreyòl ki enterese anndan REKA.. Nan ane 1993 Lenous Suprice pibliye Bwamitan nan Edisyon Lagomatik. Nan liv sa-a n’ ap jwenn militans sosyopolitik Nounous ansanm ak espas Nounous kreye nan zèv li pou amoni sosyo-afektif li. Menmjan ak tout lòt sanba literati kreyòl ane 1987 yo Nounous te sèvi ak pwezi li pou li foulaye langay youn fason pou li te pote kontribisyon pa li nan batay pou limyè demokrasi te refè peyi Ayiti. “Nan peyi m’ Gen de mo k’rak Mango wòwòt Gen de mo k’rat Mòde soufle Gen de mo k’rasi Si w’konn tablèt lakòl Move lavant Nan bak machann kenkay” (Bwamitan, 1993, p. 38 ) Sou menm woulib lide angajman politik la Nounous mete laperèz dèyè pòt li kite kè li langay chanjman epitou tankou tout bon ekriven ki pa janm mete konsyans atisplim yo nan lavant, li balanse, mezire, peze pawòl li yo youn fason pou yo tounen aksyon nan lespri sila yo ki dwe li yo nan bon tan kou nan move tan “M’ gen yon ti powèm Nan kè-m K’ap boujonnen Pou l’al pouse Pou tan bon tan Kapab donnen touttan gen tan” …….. “M’ gen yon ti powèm Nan je-m K’ap fè zèklè Pou loray deblozay Kapab gwonde dèyè tèt Tout vye koze rabòday.” ( Bwamitan 1989, p. 32 ) Anwetan teren politik la Nounous pataje ak sanba pòy li yo, misye pa pyete pwezi li nan menm sans ak yo. Ositou, travay Nounous fè nan tèks pwezi li yo pa chita senpman nan fè alimba ak mo, li akòde ak teknik fantezi pou li agremante plezi lektè li yo. Li konnen fason pou li tate nanm mo yo pou li fè yo touche kè nou tate lespri nou epi sonde pasyon nou. “Ou se pipirit douvanjou Ki t’ap chante sou lawouze banda Pyebwa kè-m Anvan solèy « miwomiba » Te leve Ou se chelèn resò Ki t’ap titile nan jwèt mab Wonn kè-m Anvan pirat « deblozay » Te teke-w “Ou se dlo fre larivyè Ki t’ap penyenlage Sou wòch galèt basen kè-m Anvan secherès “pa konprann” Te pase” …. “Ou se poulèt poul zenga Ki t’ap « chante ze » Nan lakou kòk panyòl kè-m Anvan malfini “ pa ka tann” T e bwote-w.” ( Bwamitan, 1993, p. 49 ) Nan tèks nou sot li la a nou kab remake Nounous te sèvi ak youn teknik ekriti nou rele pwezi chanpèt ( Istwa Pwezi Kreyòl Ayiti p. 218) pou li te plezire ak nou. Nan ane 2003 Nounous sèvi nou avèk Pawoli ki te parèt nan Editions CIDIHCA. Se menm Nounous lan ak konviksyon politik li byen djanm epi ki toujou kite plas pou santiman li woule yanvalou. “Lannuit ti sous ou a Jèmen jèmen-l Nan fondas bonnnanj mwen Jouktan l’ fè grenn Byen mi byen wòz Pouse nan vwa-m Jouktan l’ fè nich Byen fre byen dous Ba bri zèl toutrèl paweze Nan mitan pyebwa lòlòj mwen” ( Pawoli 2003, p. 72) Pawoli se pawòl pwezi Nounous ki ap lemante bonnanj nou ak souf lekriti. Lè nou separe mo pawoli-a an de ( 2 ), li ban nou pawòl epi li. Pawòl Li. Pawòl pa li. Konsa, youn pawoli kapab youn langay rejyonal osnon youn mesaj ki pa klè ase pou mounn ki ap tande-a .Kidonk: pawòl pa li. Sepandan pawoli kapab sèvi pou lonnen tout kalite emosyon nan vire mo, jwe ralba ak yo, fè yo tounen kòd lyann pou charye panse nou nan klate mèvèy imajinasyon. Se ak lide sa yo sou lizyè panse li Lenous te tanmen simaye valeryann pawòl anndan Pawoli. Kòm li pa toujou fasil pou youn mounn vwayaje nan peyi nouvote san li pa kite mak tranzisyon li tankou youn imaj an flachbak sou granchemen kreyativite-a, Nounous ban nou Pawoli ak de (2) vitès . Nan youn premye tan aks travay Nounous balize sou divès fòm refleksyon. Genyen ki jeneral, gen lòt tou ki pèsonèl. Refleksyon sa yo parèt sou fòm pwent: “Gade non bèf sele galonnen se pwòp kòd ou marande nan pwòp kòn ou ki va pann ou se gwo vwa delij mwen ki va depatya w si w pa wete dwèt bouwo w nan nawè siklòn mwen” (Avètisman, p. 2.) Avètisman, se youn refleksyon pèsonèl, kote nou wè kadans tèks la mache men nan lamen ak mesaj ki anndan li an. Kanta “pawolinyorans” tankou tit la montre li, se youn fason anba chal otè al deniche pou li di nou : “sòt pa pe touye nou, men li kab fè nou swe”. Konsa nou pa dwe kite pyèsmounn ban nou kann pou banbou. Annou li: “Nèg la gen de ( 2 ) bèl milèt Yon mal ak yon femèl L’ achte nan men yon lòt Pou l fè peplay adye wi dan...” ( Pawolinyorans, p. 16 ) Lè ou fin li Pawoli ou va wè se youn liv ki ap pote reyalite fòs kreyativite Nounous sou youn poto de ( 2) mwatye. Youn bout tan lontan ak youn bout nan tan modèn yo. Lè nou di modèn nou wè tranzisyon. Pyèsmounn pakab leve latè fè li kontre ak lesyèl si li pa apiye pouli konesans li sou baz sekrè li konnen deja. Sòti nan Bwamitan premye liv pwezi kreyòl Nounous rive nan Pawoli, Nounous ap fè chemen. Misye ap ranfòse baz pwezi li san li pa lage youn pwèlyèm nan vizyon chanjman sosyal li yo. Si nan Bwamitan fòm pwezi chanpèt, transfòmasyon pwovèb te siyen mayòl ak kèk tantativ imajis pasi pala, nan Pawoli se transfòmasyon pwovèb ak kadans pwovèb ki louvri premye mwatye poto kreyativite Nounous epi pou li mennen nou san bri ni twonpèt sou teren pwezi kreyòl modèn lan ak fòm imajis la. Demach Nounous adopte pou nou nan Pawoli-a se youn demach manje labouyi-l sou kote pou li kab transfòme vizyon imajinay pwezi li soti sou teren abityèl li pou l’ al kontinye sou youn lòt teren nou rele imajis, ki daprè nou reprezante teren modènite pwezi kreyòl la. Nou sèten pisans limyè modènite-a gen pou li bourade lizyè tan lontan an pou li dirije fòs travay Nounous sou youn sèl teren, teren lavni pwezi kreyòl la ki pote non imajis . Michel-Ange Hyppolite ( Kaptenn Koukourouj) Manm Sosyete Koukouy Kanada Otawa

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Page 20 Mercredi 23 Juillet 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 26 Haïti en MarchePort-au-Prince 100 Avenue Lamartinière (Bois Verna) Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323 Miami 173 NW 94th Street Miami, Florida 33150 Tel. 305 754-0705 / 754-7543 • Fax 305 756-0979 New York • 914 358-7559 | Boston • 508 941-6897 Montréal • 514 337-1286 email: melodiefm@hotmail.com | haiti-en-marche@hughes.net URLwww.haitienmarche.com BACK PAGE Pierre-Rigaud Chéry honoréHommage rendu au musicien compositeur Pierre Rigaud Chéry par le Ministère de la Culture (HPN) HPN, 17 juillet Après plus de 30 ans dans la musique haïtienne, l’artiste Pierre-Rigaud Chéry a été honoré, jeudi, par le Ministère de la Culture et de la communication pour sa contribution à la culture haïtienne, particulièrement la musique. Ému, Pierre Rigaud Chéry a été surpris en entrant dans la salle lorsqu’il a entendu son nom cité pour être honoré. Son visage rempli d’émotions s’est couvert de larmes. Il a été visiblement touché par l’accueil qui lui a été réservé sur fond de ses compositions musicales. « A mon grand étonnement ma femme, mes collègues de travail sont aussi dans le coup », a déclaré PierreRigaud promettant de continuer à travailler pour la culture haïtienne. Plusieurs de ses collègues ont témoigné sur sa vie et sa contribution et les nombreux services qu’il a rendus à la culture haïtienne. « C’est un homme très généreux, très sensible, qui participe à tout sans rien demander en retour ». « C’est un grand musicien, honnête et toujours solidaire … Il a le sens de l’humour. Avec lui on n’a pas une ride sur le visage.» « Un homme de cœur, un bon conseiller, un musicien modèle, un guitariste de talent qui a l’oreille fine, un artiste passionné, l’un des meilleurs musiciens haïtiens et un excellent critique ». Talentueux guitariste, auteur, compositeur, arrangeur, Pierre-Rigaud Chéry a à son actif plus de 200 compositions à la fois du genre traditionnel, populaire et moderne. Il a fondé les groupes comme Piti Piti, Marasa. L’artiste a aussi mis en musique des textes de nos meilleurs poètes.