Citation
Haïti en marche

Material Information

Title:
Haïti en marche
Place of Publication:
Miami Fla
Publisher:
s.n.
Publication Date:
Copyright Date:
2005
Frequency:
Weekly
regular
Language:
French
Physical Description:
v. : ill. ; 45 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
Haitians -- Newspapers -- United States ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.) ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
Spatial Coverage:
United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti

Notes

Language:
In French.
General Note:
Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright Haïti en Marche. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
Resource Identifier:
21271733 ( OCLC )
sn 92061416 ( LCCN )
1064-3869 ( ISSN )

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BLOCAGE POLITIQUE

Entre le Presidentialisme

et le parlementarisme ?


PORT-AU-PRINCE, 22 Juin La
Constitution de 1987 est-elle pro-pr6sidentialiste
ou parlementariste ?
Ce n'est pas un sujet d'examen au
baccalaur6at, c'est une tranche de vie qui s'ensuit
mais ne se ressemble pas.
La Constitution de 1987 est pro-
pr6sidentialiste ou parlementariste suivant celui ou
ceux qui occupent le pouvoir.
Pr6sidentialiste du temps d'Aristide, plus
parlementariste h l'heure actuelle.
Ce qui manque done le plus a notre loi
mbre c'est unjuste milieu, elle est trop tranch6e et
systdmatisde, du fait de la volont6 du constituant
de 1987 de mettre des barribres (des barricades) a
toute tentative de retour au pouvoir personnel.


En quelque sorte, le constituant
de 1987 ne fait pas assez confiance a
son peuple. Il manque a la constitution
une part d'invitation au dialogue et a la
recherche du compromis qui suppose un
plus grand engagement personnel. Et
dans un sens positif. Positif et utile.
Pas 6tonnant que la solution
soit si difficile h trouver aujourd'hui ou
l'on se trouve a un moment charnimre.
Un moment de grande hesitation entre
les deux tentations pr6sidentialiste et
parlementariste. Et c'est parce que ni
l'une ni l'autre n'a le pouvoir de briser
a elle seule le suspense, de forcer la
(voir BLOCAGE / 4)


N ouveau Premier
MVinistre designed


Nomination attendue de Michele Duvivier Pierre-Louis,
directrice de FOKAL (jjaugustin)


DES

Pres de
PORT-AU-
PRINCE, 22 Juin -
Apres la marche
entreprise le jeudi 19
juin par plusieurs
dizaines de milliers de
jeunes des deux sexes
allant d6poser une
couronne a l'endroit oi
les 5 membres du
groupe Rap haitien
Barikad Crew ont
trouv6 la mort le
dimanche pr6c6dent, la
Police n'a rapport pas
un seul incident.
La veille des
fundrailles qui avaient
lieu samedi, une multi-
tude encore plus
grande s'est rdpandue
dans toutes les rues du
centre-ville, avec
comme signe distinctif
la tate noude du
mouchoir rouge et des


FUNERAILLES DE HEROS

cent mille dans les rues sans aucun incident
v6tements blancs. Ils
allaient et venaient
calmement, par
groupes de dix, vingt,
I A cinquante, dans une
sorte de veill6e funmbre
aux dimensions de
toute la capitale, tuant
le temps avant les
fundrailles proprement
dites qui auront lieu le
lendemain samedi
matin au Champ-de-
Mars, la plus grande
place publique du pays.
Et pourtant,
touj ours rien h signaler.
Cette presence massive
ne pose aucune menace
pour la cit6, ni pour les
vies et les biens.
Dans la mime
capitale que des
6meutes de la faim ont
fait trembler en avril
(FUNERAILLES / p.6)


Wyclef Jean recherche

$US 48 millions pour aider Haiti


PORT-AU-PRINCE 19 juin La star amdricaine
du hip hop Wyclef Jean a proc6d6 h une distribution de
nourriture dans le bidonville de Cite Soleil a Port-au-Prince
apres la hausse fulgurante des prix des produits de premiere
n6cessit6 dans le pays, a constat6 1'AFP.


Le chanteur haitiano-amdricain est arrive la
veille en Haiti pour lancer son programme "Ensemble
pour Haiti" dans le but de collecter 48 millions de dol-
lars pendant six mois pour aider les Haitiens qui font
(WYCLEF/ p. 2)


I I


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Page 2


d'habita


I EN PLUS...


Wyclef Jean recherche

$US 48 millions pour aider Haiti


(WYCLEF... suite de la lere page)
face a la chert6 de la vie et les
agriculteurs a relancer leur produc-
tion.
Jeudi, Wyclef, accompagnd
de la d6put6 canadienne Belinda
Stronack, a distribu6 de la nourriture
a plus de 200 families dans le
bidonville pacifiC autrefois contr616
par des groupes arms.
Des rations de nourriture du
riz, des haricots et de l'huile de cui-
sine ont &td distributes a des femmes
enceintes et a des enfants souffrant de
malnutrition.


pauvre de la capitale haitienne,
avaient manifesto pacifiquement au
moment de la visite de Wyclef, a-t-
on constat6.
"Nous ne voulons pas faire
de la charity, nous allons encourager
la micro-entreprise en donnant des
poulets pour l'dlevage a des familles
vulndrables. Nous allons aussi en-
courager les fermiers a cultiver la
terre", a promis le chanteur, dont
l'initiative a requ le soutien du
Programme alimentaire mondiale
(PAM) de 1'ONU, de la Fondation
americaine pour le d6veloppement et


Plusieurs centaines d'une companies de t616phone
s tn de ce quarter le plus cellulaire en Haiti.


H % I




&r -





ii. ..I .I.I....... ... ...... ..













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Mercredi 25 Juin 2008
1 Haiti en Marche Vol XXTT N 99


Funerailles grandioses pour les membres de Barikad Crew
Elles ont eu lieu le samedi 21 Juin, jour de la Fete de la musique, au Kiosque
Occide Jeanty au Champs de Mars.
Pour la premiere fois, les couleurs de deuil n'6taient pas aux rendez vous : en effet
les plusieurs dizaines de milliers de jeunes qui sont venus rendre un dernier
hommage a leurs idoles portaient un foulard rouge sur leur t-shirt blanc et leur
pantalon noir.
Ces funerailles collectives de quatre jeunes rappeurs morts la semaine dernire dans
un accident de voiture a Port-au-Prince ont rassemble une foule immense de jeunes
fans vetus de blanc et rouge, les couleurs du groupe de musiciens issu de quartiers
pauvres de Port-au-Prince.
La c6ermonie, retransmise en directe par la television nationale et des radios
priv6es, a ete ponctu6e de chansons tirees de l'album du groupe et de messages de
musiciens dont la star haitiano-americaine du hip hop Wyclef Jean.
"Je vous promets d'aider le rap creole a faire son chemin sur la scene
internationale", s'est engage Wyclef Jean qui a compose une chanson en hommage
aux disparus.
Il a 6galement appele les fans a soutenir les autres musiciens du groupe et les
autorit6s a soutenir les familles des victimes.
Apres la c6remonie, des groupes de jeunes se sont disperses sans incident dans les
rues de la capitale, reprenant en choeur les textes a success du groupe.
La veille, des milliers de jeunes avaient particip6 a la veill6e funebre organis6e au
quartier general du groupe, dans le centre de Port-au-Prince.
Les musiciens de "Barikad Crew" sont morts sur la route menant a l'A6roport
international de Port-au-Prince il y a huit jours.
Les corps calcines des musiciens, a l'int6rieur d'une voiture completement brulee,
ont ete montres par des chaines de television, revelant l'horreur et la violence de
l'accident.

Les responsables de la s6curit6 dans le Nord...
Le ministre de la Justice, Me Rene Magloire, le secr6taire d'6tat a la S6curit6
publique, Luc Euscher Joseph et le DG de la PNH Mario Andresol ont effectu6
vendredi une visite de plusieurs heures dans le nord du pays.
La recrudescence des actes de kidnapping dans la 2 eme ville du pays est a la base
de cette visite.

Toujourspas de designation officielle de Premier ministre
par e President Rene Preval
Cependant un nom est sur toutes les levres, celui de la Directrice de la FOKAL
(Fondation Culture et Libert6), Mme Michele Duvivier Pierre Louis.
Mme Pierre-Louis a la reputation d'une femme bien prepare qui avec success a
men6 cette fondation a laquelle est associ6e la Bibliotheque Monique Calixte et qui
recoit quotidiennement des jeunes qui viennent soit assister aux nombreuses
manifestations culturelles, soit consulter les ouvrages mis a leur disposition ou
beneficier du service Internet pour leurs recherches. Ce qui frappe d'abord quand
on entre a FOKAL, c'est l'extreme propret6 des lieux.
Saura-t-elle convaincre la Chambre des d6putes qui jusqu'a present s'est oppose a
ratifier le choix de deux Premiers ministres d6sign6s ?

Le CPP et la designation du Premier ministre
Les D6put6s, membres de la CPP Concertation des Parlementaires Progressistes,
continuent de b6enficier de la sympathie d'organisations populaires de la capitale.
Pour ces dernires, en refusant par deux fois de ratifier le choix du President de la
republique, ces d6putes se rangent du cote des sans voix, qui, eux, n'ont aucun
moyen de se faire entendre.

Projet loi sur I'augmentation du salaire minimum
Le depute Steven Benoit tente depuis plusieurs jours d'avoir une rencontre avec les
membres du secteur des affaires et les d6putes membre du secteur des affaires. Mais
par deux fois, ces deriers ont decline l'honneur, ne r6pondant pas a l'invitation. La
proposition serait la suivante : faire passer le salaire minimum de 75 a 200 gourdes
par jour.
<< Avec 75 gourdes par jour, il n'y a pas moyen pour nos ouvriers de survivre.
Meme les deux courses aller-retour a leur lieu de travail cofite davantage , declare
Steven Benoit.
En ne se presentant pas a la convocation de la chambre, le secteur des affaires veut-
il manifester son refus d'augmentation du salaire minimum, s'interroge le
parlementaire.

La cinquieme edition du Prix des Ameriques Insulaires et de
la Guyane fait escale en Haiti
Ce Prix litt6raire qui en est a sa 5 eme edition a fait escale pour la premiere fois en
Haiti ce week-end. Une importante delegation comprenant le president du jury,
Dany Laferriere, des membres du jury comme l'6crivainAlain Mabanckou, des
6crivains s6elctionn6s comme Zoe Valdes entourant la president de l'Association
Prix des Ameriques Insulaires et de la Guyane Marie Abraham Huyghues
Despointes, ont rencontre des 6crivains haitiens au cours de tables rondes,
conferences d6bats et visite du Centre de lecture et d'animation culturelle (CLAC).
C'est la premiere fois que le Prix, originaire de la Guadeloupe (ou il a ete cree en
2000), par Amede Huyghues Despointes et Maryse Conde, fait escale en Haiti.
Am6de Huyghes Despointes est petit fils d'usinier et usinier lui-meme, comme il
aimait a se d6finir. Il est un beke d'origine martiniquaise. Mais la Guadeloupe a ete
sa terre d'adoption.
Ce prix couronne un ouvrage d'un auteur des Ameriques insulaires ou de la
Guyane, dont l'oeuvre t6moigne d'une experience imaginaire ou reelle de ces
territoires.
Pour 2008, dix sept ouvrages ont ete preselectionn6s. Parmi eux des ouvrages de
quatre auteurs haltiens :
Une Heure pour l'6termit de Jean Claude Fignole
Kasale de Kettlie Mars
Le Testament des solitudes d'Emmelie Prophete
Clair de Mambo de Gary Victor.
Le jury a choisi trois ouvrages parmi tous ceux qui ont ete pre-selectionn6s. Il s'agit
de trois auteurs cubains. Pedro Juan Gutierrez, (Le nid du serpent ), Mayra Montero
(La Havane 1957 ) et Zoe Valdes (1'Etermit de l'instant.)
Le nom du laureat sera connu le 28 juin prochain.

Les 9 membres du Conseil Sup6rieur du Pouvoir Judiciaire
sont connus
Les juges des tribunaux de premiere instance des 18 juridictions du pays ont fait
choix vendredi de Gustave Pharaon, president de la Cour d'appel des GonaIves,
comme leur representant au Conseil Sup6rieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ).
En marge de cette reunion electorale, le secretaire d'6tat a la justice, Daniel Jean,
(EN BREF / p. 18)


EN BREF ...


li ..... A............ .... ... .. I








Mercredi 25 Juin 2008 __m
Haiti en Marche Vol XXII N' 22 L VENEMENT
f


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La multitude eploree en rouge et blanc (photo Jean Marc Fenelon)


Foule immense de jeunes

aux funerailles de 4 rappeurs
Plusieurs dizaines de milliers de personnes couleurs du groupe de musiciens issus de quartiers
ont assist samedi en Haiti aux fundrailles collectives pauvres de Port-au-Prince.
de quatrejeunes rappeurs tuds la semaine dernibre dans La c6r6monie, retransmise en directe par la
un accident de voiture a Port-au-Prince. t6l6vision nationale et des radios priv6es, a &6t ponctu6e
C616brees surune place publique non loin du de chansons tires de l'album du groupe et de mes-
Palais pr6sidentiel, les obseques des jeunes rappeurs sages de musiciens dont la star haftiano-amdricaine du
du groupe "Barikad Crew" ont rassembl6 une foule hip hop Wyclef Jean.
immense de ieunes fans v6tus de blanc et rouge. les "Je vous promets d'aider le rap crdole a faire


E


Page 3

SOMMAIRE
L'EVENEMENT SOMMAIRE
Des fun6railles de h6ros: plus de 100.000
jeuns dans les rues sans incident p. 1
Nathalia et K-Tafalk p. 10

BLOCAGE POLITIOUE
Entre le prdsidentialisme et le parlementarisme
P.I
Une crise d'auto-destruction p.5

ENSEMBLE POUR HAITI
Wyclef recherche US$48 millions pour Haiti
p.1
La d&putce et femme d'affaires Belinda
Stronach nous visite p.2

INFRASTRUCTURES
Le Canada fait don de US$15,4 millions pour
les routes p.8

CULTUREL ETC.
Wi Lavi p.8
Le Prix des Am6riques insulaires fait escale en
Haiti p.10
Leadership c'est quoi ? p.16

HISTOIRE IMMEDIATE
Mythes et r6alit6s : Entrevue avec Peter
Haliward p.12

LIBRE PENSEE
Dysfonctions p.20
Le petit monstre ... p.14

DROITS HUMAINS
Le dernier rapport de Louis Joinet p.16

LUTTE CONTRE LA VIE CHERE
Poissons dans le lac p.17

son chemin sur la scene internationale", s'est engage
Wyclef Jean qui a compose une chanson en hommage
aux disparus.
II a 6galement appel6 les fans a soutenir les
autres musiciens du groupe et les autorit6s a soutenir
les familles des victimes.
Aprbs la c6drmonie, des groupes de jeunes
se sont disperses sans incident dans les rues de la
(RAPPETTRS/ n. 8)


D6p6ts 6 Vue 7,848,370,672 5,933,376,900
D6p6ts d'Epargne 9,977,208,274 8,548,480,973
D6p6ts 6 Terme 4,782282,887 4,566,471,984
Total Dep6ts 22,607,861,833 19,048,329,857
Disponibles de 10:00 am Obligations 458,125,100 207,813,351
6 7:00 pm aux D61iMart de: Engagements par Acceptation 164,919,553 134.957,857
Diquini Autres Passifs 471,834,357 181,050,712
Clercine Dette Subordonn6e 563,801,018 54Z457,055
Laboule Total Passifs 24,266,541,861 20,114,608,832
Capital-R6serves-Profits Accumul6s 2215,343,168 1,848,210,752
at 6 MegaMart, Delmas 30 TOTAL PASSIFS ET
(ancien ocal K-Dis) AVOIR DES ACTIONNAIRES G 26481,885,029 G 21,962,819,584


au Lunai au Jeual: I u:uu am a 5:uu pm
Vendredi et Samedi: 10:00 am 6 6:00 pm
Dimanche: 10:00 am 6 2:00 pm


"Fasns moute ensemble"
www.unibankhaitl.com


Nous certifions que les montants ci-dessus sont sincbres et conformes 6 nos Livres.



Jean Millet Franck Helmcke
Vice-President Senior, Vice-Pr6sident Ex6cutif Sr.
Auditeur en Chef et Directeur G6nBral









UNE ANALYSE


Mercredi 25 Juin 2008
Hai'ti en Marche Vnl XlIT N 22


Entre le Presidentialisme et le parlementarisme ?


(BLOCAGE ... suite de la lre page)
situation. C'est le grand avantage (sinon le seul) A la
presence de la force de dissuasion de 1'ONU.
Mais de ne pas faire place au dialogue fait
que tant6t la force comme hier, tant6t la ruse comme
aujourd'hui se bat pour l'emporter et espbre en effet y
parvenir.

Le pouvoir aristidien ...
Pr6sidentialiste fut le principal
reproche fait au pouvoir aristidien. Les
militaires qui ont fait le coup d'6tat de
1991 l'accusaient de vouloir r6instaurer
le pouvoir personnel, le culte de la
personnalit6. Eux qui cependant avaient
servi Baby Doc Duvalier comme un
dieu.
Le president Lavalas n'avait
que 7 mois au pouvoir en 1991. Trop
peu pour qu'on puisse l'accuser d'avoir
institu6 la dictature. Mais quand il sera
A nouveau renvers6 en f6vrier 2004, la
presse international salua la chute d'un
des plus terribles dictateurs de notre
epoque.
Non seulement Aristide avait
ses chers OP (membres de brigades de
jeunes des quartiers populaires qui
6taient prets A occuper les rues autour
du palais 16gislatif A la moindre alerte),
mais n'a-t-il pas fait l6ire un Parlement
totalement aux couleurs de son parti
Fanmi Lavalas aux lCgislatives de mai
2000 !
Pr6sidentialiste en utilisant
comme moyen de pression les masses
populaires.
Personne n'est cens6 mieux le
connaitre que le president Rene Pr6val.
En 1991 Premier ministre d'Aristide, ce P(
dernier mobilisa ses troupes pour
empecher une convocation A la chambre
des d6put6s qui voulait d6cerner un vote de non
confiance A celui qu'on appelait lors son < marasa >
oujumeau.
Mais la situation lui 6chappa et c'est le coup
d'6tat du 30 septembre 1991.
Le gouvemement constitutionnel ne fut r6tabli
que trois ans plus tard (en septembre 1994) apres une
intervention des Marines am6ricains dans le pays.

Le troisieme acteur ...
Le Pr6sidentialisme version aristidienne
revient A maitriser le Parlement soit en faisant camper
ses milliers de fanatiques A ses portes. Soit en


s'emparant de tous les sieges des deux chambres lors
d'l6ections dirig6es de main de maitre.
I1 tenta les deux formules. Aucune ne lui
r6ussit puisque le president Lavalas n'a pu terminer
aucun de ses deux mandats.
Car ici intervient un troisibme acteur:
l'intemational. C'est la grande presse qui applaudit,
disons-nous, la chute d'Aristide le 29 f6vrier 2004


comptent faire usage des pouvoirs que leur confbre la
Constitution aussi longtemps qu'ils le jugeront
necessaire.
Plus de deux mois et demi que le pays n'a
pas un gouvemement fonctionnel alors que la crise
alimentaire fait rage et que la tristesse et le d6sespoir
se lisent sur tous les visages aux quatre coins du pays.
Oui mais, disent certains, que faites-vous de


trsidee par Mr Hedi Annabi, numero 1 de la Minustah, 1 'inauguration de 1'dcole Rtpublique du Ptrou
qui a edt rdnovee par le bataillon militaire ptruvien (photo Jean Marc Ftnelon)


comme celle d'untyrai
Le President
presse auprbs de nos <<
aux mains d'un seul ho
Entre alors 1
pr6cis6ment l'autre
Constitution haitienne
C'est l'exp
actuellement. Et on n
bonheur pour le pays
politiques ou de l'ex
employer un euph6misi


n.
ialisme n'a done pas bonne
grands >> amis. Tout le pouvoir
mme aujourd'hui fait peur.
e Parlementarisme. Ou plus
tentation contenue dans la
en vigueur.
?rience qui se poursuit
e peut pas dire avec plus de
reel, en dehors des calculs
p6rience d6mocratique pour
me.

Tristesse et
E desespoir ...
La balle est
aujourd'hui aux pieds du
Parlement, tant6t le SRnat
renvoyant le Premier
ministre en exercice alors
meme qu'il venait de
recevoir la confiance
d'une forte majority des
d6put6s, tant6t la
Chambre des d6put6s
rejetant coup sur coup les
Premiers ministres
d6sign6s par le President
de la republique.
Et les d6put6s ne
cachent pas qu'ils


la separation des pouvoirs, jamais la Constitution
n'avait &t6 respected A ce point. Le Parlement est en
train de faire l'histoire.

RWglements de compte ...
Sont-ce 1h de r6els parlementaristes ou de
simples opportunistes De toutes faons, ceux-lA n'ont
pas beaucoup de poids dans la balance. Comme les
leaders de partis politiques qui ont perdu toute
influence sur leurs l6us parlementaires devenus trop
importants (trop lourds, comme on dit chez nous) pour
daigner r6pondre aux consignes de leurs chefs de file.
Par contre, qu'en pense l'international ?
Pour la deuxibme fois en moins d'un mois, le
num6ro 1 de la mission onusienne ou Minustah (forte
de plus de 10.000 militaires et policiers) a regrett6 que
le blocage politique soit non seulement en train de faire
perdre un temps pr6cieux, mais aussi de remettre en
cause les quelques r6sultats obtenus sur le terrain de
la stabilisation g6ndrale.
L'ambassadeur sortant du Canada en conclut
que les politiques haitiens n'ont aucune piti6 pour leurs
compatriotes plus infortunds et de rappeler que la
d6mocratie ce n'est pas le libre cours aux reglements
de compte autour d'int6rets individuels.

Divisez pour regner ? ...
Mais c'est tout. Aucune menace n'est brandie.
On ne parle pas d'annulation de visas ni de gel de
comptes en banque A l'6tranger. Voire d'embargo ...
(BLOCAGE / p. 5)


Page 4


AMERIJET TO OPEN FORT LAUDERDALI

CARGO DROP STATION

FORT LAUDERDALE,
FL Amerijet International will open
a Fort Lauderdale air freight station
on April 2, 2007, announced Pamela
Rollins, Amerijet's VP of Business
Development.
The station is located
adjacent to Amerijet's corporate
headquarters at 2800 South Andrews Avenue.
"We have a lot of customers in Broward, Palm Beach and even
Martin counties that will enjoy the additional convenience of this station,"
Rollins said. "Eventually, we will expand this location to offer ocean services
and delivery of import cargo, to make shipping with us even easier."
Amerijet will accept outbound international air freight at this station,
including general personal and commercial cargo, large or small packages,
barrels, valuable and fragile goods, hazardous material, oversized shipments
and domesticated live animals.
Hours of operation will be 9:00 a.m. to 5:00 p.m. Mond ugh
Friday and 9:00 a.m. to 1:00 p.m. on Saturday. Amerije sport cargo
between this tatransfer. For rates
Specific quesontact Amerijet's sales
depa tat 8 59Tve s@ameri et.com.
Aenal, In full-service multi-modal
transportati i ogistics provider offering international scheduled all-cargo
transport via land, sea and air. Ft. Lauderdale, Florida-based Amerijet operates
offices all over the world, serving destinations throughout North, South and
Central America, Mexico, the Caribbean, Europe, Asia and the Middle East.
Amerijet operates its own fleet of Boeing 727-200 aircraft from its primary
hub at Miami International Airport, where it maintains a custom-built 210,000-
square-foot air cargo handling facility, a 96,000-square-foot ramp facility
and a 50,000-square-foot ocean cargo handling facility. For additional
information, visit Amerijet on the web at www.amerijet.com.








Mercredi 25 Juin 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 22


Page 5


Une crise d'auto-destruction


PORT-AU-PRINCE, 18 Juin Plus de deux
mois sans un gouvemement qui fonctionne et dans
l'impossibilit6 de ratifier un Premier ministre.
Deux choix du chef de l'Etat ont &t6 rejet6s
coup sur coup par la chambre des d6put6s.
Le conflit ne saurait 6tre plus ouvert. Mais
toujours on ne voit rien venir, aucune porte de sortie,
sinon les deux parties (la Pr6sidence et la chambre


retranch6s f6rocement dans la defense de leurs int6rets
petits et grands (allez savoir lesquels) et pour qui la
fin semble justifier tous les moyens.
Tandis que l'Ex6cutif devient comme une
petite camarilla regroup6e autour du chef de l'Etat,
r6fugi6e comme sur une ile d6serte.
Rien ne va plus. La paralysie est totale. La
Pr6sidence n'a pas les moyens de vaincre la resistance


Manifestation contre la cherte de la vie en avril dernier (photo Eugene Robenson)


basse) campant sur leur position se
regardant comme on dit en chiens de
faience.
Pendant ce temps c'est le pays
qui d6gringole toujours plus, et ce sont
les institutions (ou ce qu'il en reste) qui
se d6gradent et se banalisent.
Le Parlement n'est plus une
assemble de repr6sentants l6us des
divers partis politiques comme l'entend
la Constitution, mais des groupes


Presidentialisme ou
parlementarisme ?
(BLOCAGE... suite de la page 4)
L'intemational est done de loin
plus tolerant envers une application pro-
parlementariste de la Constitution.
Le President de la rdpublique
et les d6put6s sont au bord de descendre
dans la rue pour un reglement de
comptes a Okay Corral. L'international
deplore. Mais il est plus important de
laisser jouer les institutions
d6mocratiques.
Or cela peut aussi avoir un
autre nom : Divisez pour regner .
PrMsidentialiste ou
parlementariste, quel est le meilleur des
deuxvu que nous avons fait l'exp6rience
de l'un comme de l'autre ?
Si tant est qu'on nous en laissait
le choix !


Haiti en Marche, 22 Juin 2008


des d6put6s. Mais ceux-ci ne peuvent pas triompher
nonplus, la Constitution r6servant au seul chef de l'Etat
l'insigne privilege de nommer le Premier ministre.
Cette fonction d'oui nous vient tout le mal.
Dans n'importe quel pays organism, avec des
elites politiques exp6riment6es (nous pensons a cette
Constitution si bancale dans la forme pas forc6ment
dans son esprit mais c'est d'elle plut6t que nous vient
tout le mal), la solution serait toute trouv6e. Comment ?
Par exemple, en organisant de nouvelles elections.
Toute Constitution a pour premiere
preoccupation de pr6voir comment 6viter le blocage
politique. Et sijamais il se produit, comment en sortir.
Et non au contraire de multiplier les occasions
a blocage.
A moins que ce pays soit dirig6 par des petits
anges. Ce qui n'existe pas encore.
En France, jusqu'a De Gaule, pendant ce
qu'on appelait la 4e Republique, ces situations 6taient
monnaie courante.
La Constitution de la Ve Republique franqaise
se propose d'y apporter un rembde. Elle stipule que
lorsqu'il y a menace de blocage et que les institutions
commencent a s'en ressentir (soulignons que les
faiblesses peuvent 6tre du c6t6 de l'Ex6cutif ou de
l'opposition, soit de l'un soit de l'autre, mais il suffit
que la machine commence a donner des ratss, le chef
de l'Etat doit alors convoquer de nouvelles elections
parlementaires afin de demander aux citoyens de
trancher. C'est aux umes que la question se regle. C'est
a l'dlecteur qu'il est demand de rebattre les cartes.
Au citoyen de dire a qui il fait confiance dans
les circonstances pr6sentes.
Les elections sont convoqudes pour designer
une nouvelle majority. Celle-ci peut 6tre la m6me qui
gouvemait avant la crise. Ou au contraire l'opposition.
Tout se d6roule selon le r6sultat des umes.
Mais le Pr6sident a le droit de dissoudre une
(AUTO-DESTRUCTION / p. 9)


FICHE D'ABONNEMENT A HAITI EN MARCH


Nom
Adresse


I Coa t pourSi


Hati
Etats Unis
Canada
Europe
Am6rique Latine


Gdes 260.00
_US $ 40.00
US $ 42.00
US $ 70.00
US $ 70.00


I .cc *tpou


Gdes 520.00
US $ 78.00
US $ 80.00
US $ 135.00
US $ 135.00


Dans le cas d'un abonnement
avec Iivraison, le coOt est le double.
Prilre de sp6cifier si vous 6tes
un nouvel abonn6
ou s'il s'agit d'un renouvellement


Nouveau

LII


Renouvellement

D2


MIAMIDAD


LEGAL ANNOUNCEMENT OF SOLICITATIONS
MIAMI-DADE COUNTY
MIAMI, FLORIDA

Miami-Dade County, Florida is announcing the availability of solicitations for contract opportunities, which
can be obtained through the Department of Procurement Management (DPM), from our Website:
www.miamidade.gov/dpm. Vendors may choose to download the solicitation package(s), free of charge, from our
Website under "Solicitations Online". Internet access is available at all branches of the Miami-Dade Public
Library. It is recommended that vendors visit our Website on a daily basis to view newly posted solicitations,
addendums, revised bid opening dates and other information that may be subject to change.

Interested parties may also visit or call:
Miami-Dade County
Department of Procurement Management
Vendor Assistance Unit
111 NW 1st Street, 13th floor,
Miami, FL 33128
Phone Number: 305-375-5773

There is a nominal non-refundable fee for each bid package and an additional $5.00 handling charge for those
vendors wishing to receive a paper copy of the bid package through the United States Postal Service.
These solicitations are subject to the "Cone of Silence" in accordance with County Ordinance No. 98-106.

Miami-Dade County has streamlined the process for accepting bids and proposals by requiring vendor
affidavits only once at the time of vendor registration.

Starting June 1, 2008, vendors will be able to provide required affidavits one time, instead of each time
they submit a bid or proposal. Solicitations advertised after June 1st will require that all vendors complete the new
Vendor Registration Package before they can be awarded a new County contract. Obtain the Vendor Registration
Package on-line from the DPM website.


I









L'EVENEMENT


Mercredi 25 Juin 2008
SHaiti en Marche Vnl -XIT N 922


Pres de cent mille dans les rues sans auc
(FUNERAILLES... de mobiliser les jeunes haitiens. L'opium du peuple ...
suite de la lere page) Rappelons que plus de soixante dix (70) De toutes faqons, ils (les
nier, faisant au moins 1 mort mais pour cent de la population n'a pas plus politiciens) ont fait tant et si mal depuis
si de nombreux d6egts (une moitie de 35 ans. Et que les plus de soixante deux d6cennies (on regretterait presque
magasins aumoins ont eu leurs vitres ans ne font que 7 pour cent. 1986 s'il n'avait pas mis fin a une
sees si ce n'est leurs vitrines). Rien La politique ne mobilise plus, dictature qui avait envoy la moiti6 du
a l'idee qu'une foule semblable sinonles groupes clientelistes. D'ailleurs pays en exil et maintenu l'autre moiti6
de bonne source, les politiciens auraient en respect oar la terreur oemrtuelle)


pourrait se retrouver dans les
rues donne des sueurs froides
a beaucoup.

Une meme com-
munion ...
Pourtant cette fin de
semaine, ils 6taient mille fois
plus, dix mille fois plus. Et
pourtant aucun incident n'a
ete rapport par les forces de
l'ordre.
Qu'est-ce qui peut
faire mieux ?
D'abord reunir
autant de monde. Ensuite leur
faire adopter une conduite
aussi exemplaire ...
Qui dit mieux ? Quel
pays de la terre ?
Chez nous la
dernibre manifestation
pacifique vraiment importante
est celle qui fut organisee par
l'6glise catholique pour
comm6morer ce qu'on appelle
le miracle de la petite verole
oin Notre Dame du Perp6tuel
Secours serait intervenue pour
arreter cette 6pid6mie.
L'evenement de cette semaine
donne lieu a une meme communion.
Done seule la foi est capable aujourd'hui


La marche traverse la capitale pour aller deposer une couronne au lieu de 'accident


sur la route de 1'Aeroport International (photo Eugene Robenson)
eu leurs mains derribre les d6bordements qu'ils ont jet6 toute la nation dans le
qui ont accompagn6 les r6centes d6sespoir total.
6meutes. Seule solution ou plut6t seul
refuge : la religion.
Aprbs un quart de
siecle d'6chec qui a fait le pays
M MDADE reculer d'autant (et dans toutes
ses dimensions, y compris
N TRAVO PI BLIK humaines), nousvoici revenus
Sl'opium du peuple de Engels,
PIBLIK l'ami de Karl Marx.
En tout cas, les
ON KOMINOTE jeunes haitiens ont trouv6 la
SSTREET RIVE NW 186 STREET leur (religion) dans la
I musique. Le Rap creole.
ASYON WOUTYE Et ce sont des
NIM. 20040390 funerailles dignes d'un pape
ou de prophetes (Wyclef aime
o Piblik Konte Miami-Dade pral f6 yon Reyinyon evoquer Moise et Josu6) qui
sont faites aux victimes de
!0040390 la jou mekredi 9 jiy6 2008 apati de 7:30 sont fates aux victlmes de
Sl'accident qui a cofite la vie a
s Middle School ki nan lokal 8190 NW 197 Street. troisrappeursetunbatteurdu
trois rappeurs et un batteur du
nyon yo sou pwoje an ke yap f6 Reyinyon Kominote groupe le plus en vogue,
laji wout ki la deja sou NW 87 Aveni pou vin a kat Barikad Crew (num6ro 1 des
Street. Travo amelyorasyon yo enkli soulve mitan ventes h la dernire foire
wa yo ak kanivo, sistem drenaj pou dlo tanpet, Musiqueenfolie).
ak f6 ekleraj. Pwoje a apepr6 yon diistans 1,5 mil La ville dort sur
p s6ti nan lajan Taks Diplis Konstitisyon Konte a ki ses deux oreilles ...
6d Konte Miami-Dade. Pwoje sa-a te espesifikman Pendant ce temps la
(PTP) k6m youn nan pwoje amelyorasyon Asanble ville dort sur ses deux oreilles.
Forte de ses certitudes.
En effet, pas un
f6masyon devlope pa Depatman an pral disponib p6tard. Pas de caoutchoucs
inyon an pral fet la de 7:30 p.m. jiska 9:00 p.m. jou enflammes a l'horizon. Tout
yon Kominote an pral bay piblik la anjeneral yon va trbs bien madame la mar-
e yo epi diskite pwoje an ansanm ak ekip anplwaye quise. On n'aura qu'a faire un
m pati an, ki sipoze koumanse a 8:00 p.m., pral detour pour 6viter le Champ-
Spwoje an ak yon sesyon kbmant6 piblik apre de-Mars en partant samedi
matin pour le week-end a la
plage. N'est-on pas
)u mande aranjman espesyal fet pou yon patisipan suffisamment emmerd6 avec
anpri kontakte Mr. Hector Aleman, P.E., Manadj6 cette querelle gratuite entre le
andro Oha, P.E., Chef, Divizyon Otowout, nan (305) President et les d6putes pour
in Travo Piblik, Stephen P. Clark Center, 111 NW la ratification d'un nouveau
33128-1970. Premier ministre.
Aussi r6agit-on
sen jou travay anvan Reyinyon Kominote an. Moun comme on a toujours su. Les
ekri ak de 16t ekspoze nan plas oswa ansanm ak cancans. Par exemple, le
reyinyon an oswa voye yo pa laps nan atansyon pistolet avec lequel la fiancee
nf6masyon ke yo resevwa alekri pral f6 pati rejis du leader du groupe s'est
suicide aurait ete vole un
policier qui aurait de plus
myst6rieusement disparu. Oh


der
aus
des
brisk
qu'


Page 6


*un incident
vous savez, cette soi-disant Rap creole
c'est de la fumee aux yeux, un paravent
pour les gangs qui n'osent pas dire leurs
noms. Ce bloc << embarricad6e ne me
dit rien qui vaille. Etc.
Et aussi, les m6dias ne
devraient pas leur donner toute cette
publicity. Et le mot de la fin qui est
suppose clore toute discus-
sion : c'est un ph6nomene
m6diatique.
Done plusieurs
dizaines et dizaines et dizaines
de milliers dejeunes des deux
sexes se mobilisent dans la
capitale d'un pays qui par
ailleurs connait toutes les
miseres du monde pouvant
forcer les gens a se revolter, et
cela n'a aucune signification !
Only in Haiti.

La vie continue

C'est le pistolet qui a
de l'importance, mais le geste
de la fille qui s'enleve la vie,
aucune. Amour, d6sespoir, quel
est son mobile, qu'importe,
connais pas.
SRe flexion
superficielle si l'on veut. Mais
S fort rassurante. Et ainsi la vie
peut continuer. On a assez
d'emmerdes comme qa, n'est-
ce pas.
VoilM comment on nous a
toujours appris a penser et r6agir en
Haiti. Soit ca n'arrive qu'aux autres tant
que cela ne me concerne pas moi ni les
miens, soit parce que pour vivre
heureux, vivons caches !
Mais le probleme est que ceux
qui pensent ainsi ne font d6sormais pas
plus de 7 pour cent de la population.
Ce conservatisme-lB peut
laisser l'impression de continuer a bien
se porter puisqu'il n'est pas remis
publiquement en cause, pas plus
aujourd'hui qu'hier. Mais il a pour seule
arme (ni le pouvoir, ni l'armee, ni
1'eglise comme autrefois) mais
seulement la g6enralisation -
generalisation force. Comme cette ex-
pression chere a un de nos chefs d'etat
d'autrefois: fils d'incendiaires,
incendiaires eux-memes !
Or ce qu'il faut au contraire, ce
n'est pas generaliser mais c'est se
regenerer.
La seule force de nos bien-
pensants reside dans le maintien du
systbme d'exclusion a travers toutes
sortes d'id6es preconques et de concep-
tions toutes faites.

La meme sphere video

Car math6matiquement c'est
une cause perdue. Plus de 70 pour cent
contre 7 pour cent Outre nos propres
enfants qui nous 6chappent, vivant dans
la meme sphere video.
Tous des kidnappeurs Mais
attention, a force de les ignorer, de
fermer les yeux sur tout ce qui nous
6chappe comme on avait appris dans
l'Haiti de papa, attention qu'un jour il
ne reste plus en effet que des
kidnappeurs. Et que le kidnapping ne
devienne un instrument de liberation
nationale !
Le pouvoir, ni l'armee, ni
l'6glise (car on a tout essay) d6sormais
n'y pourront rien. Seuls nous-memes qui
pouvons faire une difference. Mais si
l'on en juge par le foss6 apparu cette
semaine, il n'y a plus de temps g perdre.

Haiti en Marche,
22 Juin 2008


MIA


DEPATMA

AVI

REYINY
NW 87 AVENI DE NW 162
AMELYOR
PROJE

Yap avize piblik la ke Depatman Travc
Kominote sou koze Pwoje Konte Nim. 2
diswa rive 9:00 diswa, nan Lawton Chile
Se pou bay moun yo op6tinite pataje opir
sa a. Nan pwoje an yo pral genyen pou
ranje s6ti NW 162 Street rive NW 186
wout la, f6 peyizaj, twotwa, reb6 twot
siyalizasyon, trase wout ak make wout,
an long. Finansman pou pwoje sa a a
te enpoze dapre Seksyon 29.121 nan K(
enimere nan Plan Transp6tasyon Pep la
a te mande fet yo.
Plan yo, chema yo, desen yo ak tout er
pou piblik la revize yo nan lokal kote rey
reyinyon an menm. Premye pati Reyin'
chans pou yo revize plan yo kap ekspozE
Depatman Travo Piblik yo. Nan dezye
genyen yon prezantasyon tou kout de
prezantasyon an.
Pou enf6masyon sou pwoje an oswa po
jan Lwa Ameriken Enfim 1990 egzije, t
Pwoje, nan (305) 375-4971, oswa Mr. Lez
375-1909, Konte Miami-Dade, Depatma
First Street, Suite 1510, Miami, Florida,:
Demann pou aranjman espesyal dwe fet
ki ta renmen soumet d6 deklarasyon al
deklarasyon aloral yo, kapab f6 sa nan
Mr. Ofa anvan jou reyinyon an. Tout e
Reyinyon Kominote an.


I ..... %A............ ... . ... .. ..N








Mercredi 25 Juin 2008
Haiti en Marche Vol XXII N 22 L VEN


DES FUNERAIL
PORT-AU-PRINCE, 20 Juin- Une chanson comme << Pa
C'est un grand ev6nement qui a lieu cette koupe Bwa >> mrite de devenir un theme
fin de semaine dans la capitale haitienne. pour la campagne de reboisement qu'on
Les fundrailles des 5 membres du annonce sans cesse mais sans lendemain,
groupe Rap creole Barikad Crew si l'on veut sensibiliser la jeunesse A
mobilisent le pays tout entier. Ils sont cette cause. Comme Aune autre. Comme
trois chanteurs, unbatteur et leur chauf- A tant d'autres. L'ev6nement de Barikad
feur qui ont perdu la vie dans un terrible Crew nous tombe sur la tete comme la
accident de voiture survenu dans la nuit dernire chose A laquelle on se serait
de samedi A dimanche sur la route de attendu. Et nous voici r6alisant que, mine
1'A6roport international ou Avenue de rien, il existe une autre r6alit6 au mi-
-v


EMEN IPage 7


LES DE HEROS


le mieux exprimer leurs preoccupations
et leurs frustrations dans un pays qui
semble fermer la porte aujourd'hui A tout
espoir. Les disparus auront &t6 des
porteurs d'espoir.
Lorsqu'on a fait un sondage
ricemment pour demander A des enfants
des rues Port-au-Prince qu'est-ce qu'ils
souhaiteraient devenir, ehbien la plupart
d'entre eux n'ont pas dit qu'ils savent
qu'ils ne seront rien, qu'ils n'ont aucune


Wyclef Jean, le rappeur
haitiano-am6ricain, plusieurs fois
gagnant du Grammy Award qui est la
plus grande recompense de l'industrie
du disque aux Etats-Unis et qui a tenu A
se trouver 6galement dans le pays en ce
moment.
Cependant les responsables
sont lents A recevoir le message. Le
gouvernement a laiss6 passer un temps
fou Dour saluer lui aussi la m6moire des


La mdre de Papa K-Tafalk (photos Eugkne Robenson) Les fundrailles de samedi au Champ-de-Mars (photo Jean Marc Ftnelon)


Toussaint Louverture.
Ils s'appellent le leader du
groupe Jean Walker S6natus (alias Papa
K-tafalk), Johny Emmanuel (Dade), Jun-
ior Badio sumomm6 D6ji Vu, le batteur
Wilderson Magloire (Ti bate) et
Labranche Guichard qui conduisait la
BMW qui a rat6 un virage pour finir sa
course folle dans un foss6 apres avoir
heurt6 un cable de haute tension. Les 5
sont morts 6lectrocut6s.
Mais comme si l'horreur de
l'accident ne suffisait pas, le lendemain
lundi 16 juin, la fiance de K-tafalk se
suicide d'une balle A la tete. Le geste de
la jolie Nathalia Bertrand vient porter
la trag6die A son point culminant.
Le public r6pond avec une
motion A la hauteur de l'6v6nement.
Ce sont des centaines dejeunes
bien sir, mais aussi de moinsjeunes, qui
descendent tous les jours depuis lundi
au quartier du Bas Peu de Chose, le bloc
Ruelle Nicolas, Ave Magloire Ambroise,
Ruelle Alerte qui a &t6 le berceau (ou
comme on dit plut6t aujourd'hui la base,
baz la) du groupe Rap creole Barikad
Crew ...
De 1l sa musique s'est irradide
sur toute la capitale, sur tout le pays ...
Puis le monde. Et grace la star
internationale de nationality haitienne,
Wyclef Jean, qui avait inscrit Barikad
Crew A son grand concert en d6cembre
dernier au Champ-de-Mars de Port-au-
Prince en compagnie d'un autre grand
nom de la musique hip hop, l'amdricano-
s6n6galais Akon.
Mais c'est d'abord son talent
propre et aussi sa sensibility marque eu
6gard aux r6alit6s difficiles et brutales
de notre Haiti d'aujourd'hui qui font le
grand succes de Barikad Crew.
Et que si les plus jeunes sont
fous de ses compositions et de cette
musique qui n'obtient pas
automatiquement les faveurs des moins
jeunes, par contre les textes sont si pleins
de v6rit6 et d'authenticit6 (et aussi de
po6sie, une po6sie presque aussi chaude
que le pav6 et qui veut nous faire
transgresser nos misbres et nos laideurs
mais sansjamais les oublier), constituant
de v6ritables cahiers des charges mais
des cahiers 6crits comme papier
musique.


lieu de nous (ou c'est plut6t nous qui
vivons au milieu d'elle en toute
m6connaissance des choses). On ne sait
rien de cette nouvelle g6ndration, de
cette musique que pour un peu nous
traiterions de musique de
sauvage comme dans les pre-
miers temps de l'apparition du
jazz. Puis il y aura Louis
Amstrong, Duke Ellington,
Charlie Bird, Miles Davis.
Puis quand des blancs s'y
mettront aussi : Stan Getz,
Gerry Mulligan ...
Eh bien, c'est pareil.
Aprbs un temps, c'en est un
autre, comme dit le proverbe
haitien. Et chaque temps a sa
musique pour chanter ses
particularit6s, ses singularit6s.
Avec de plus chez nous plus
qu'ailleurs que nul n'est
prophete en son pays. Mais
tant pis pour les vieux cons,
n'est-ce pas.
Comme chante
Barikad Crew : << Chak moun
gen yon fason pou yo
konsevwa lavi, yo pa gen
menm pbt antre, jamb yo pap
gen menm pbt s6ti, sinon pa Vi
t'ap gen sezon sechrbs ni sezon
lapli, ni w pat'apkonnkotew Bi
prale si w pat konn kote w soti,
chakjou ta dwe ft pou ou pou di
anyen pa dwe frbt ... Mwen
gen 25, m pa konn si m'ap we V
26 an, tou kbm m ta wl mwen Vi
ret kwl li pap rete tout tan. >> a
Morale de l'histoire :
< Jwi lavi >>, mais sans jamais
oublier que tout est relatif. PO
Vanitas, vanitatis. La fatality
attend peut-6tre au detour W
d'une autoroute locale par un
petit matin ensoleill6 de succes
et de bonheur personnel.
Ce samedi, ils sont
des dizaines de milliers qui se
rassembleront au Champ-de-
Mars pour saluer le depart M
pour l'au-delA des rappeurs de
Barikad. 3:
Leur presence mas- AI
sive est un message. Que ces
demiers sont ceux qui savent


chance de devenir quelqu'un dans ce
pays. Pas du tout. Et lorsque le sondeur
a insist, l'un d'eux, le plus ch6tif, le plus
sale a r6pondu : il aimerait 6tre comme
Wyclef !


disparus. D'autres s'arrangeraient plut6t
pour en tirer du capital politique.
II a fallu plus d'un demi-sicle
pour lever une statue A Hector
(DE HEROS /p. 8)


Clul I u Iill m.I. 111 %L J m lll Nl I J

Nan Mize ak Jaden Vizcaya

29 JEN 27 JIYE 31 DAWOUT




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MIAMI-DAD
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CREATIONS


Mercredi 25 Juin 2008
1 HaYti en Marche Vol XXII No 22


Wi lavi, oui a la vie. Juin 2008,
Port-au-Pince. Pour la 5eme fois depuis
l'an 2000, une dizaine de cr6ateurs et
de chercheurs d'Afrique, de la Caraibe
mais aussi cette fois, d'Europe et des
Etats-Unis, ont rendez-vous avec le
public de la capitale d'Haiti.
Le Forum transculturel agit a
deux niveaux. Sur le plan local, il
constitue une action solidaire, valorisant
la formidable cr6ativit6 des artistes
haitiens. C'est 6galement un lieu de
rencontre et d'ouverture sur des
probl6matiques plan6taires d'actualit6.
Ainsi, avec pour fil d'Ariane une
r6flexion sur le theme < Terres et
migrances >, la militante Sonia Pierre
(Prix Robert F. Kennedy des droits
humains), engage depuis les annies 70
dans la defense des immigrants haitiens
en Rpublique Dominicaine, prendra la
parole sur sa lutte, tandis que les
cindastes traiteront de l'exil et de
l1'migration.
A leur cot6 les plasticiens Siri
Ki, Kossi Assou, Christopher Cozier,
Habdaphai, Zaka, Karim Bl1us, Val6rie
Christelle Saint Pierre, Tessa Price Mars
vont investir les places publiques de la
capitale et de Croix des Bouquets. En
photographie, David Damoison et Henri


WI I
Vigana ont fix6 les terres Caraibes <
traverses du milieu >, a la fois
homogenes et complexes jusqu'a
l'6clatement. Quand au spectacle vivant,
il ne sera pas en reste, avec la
participation de la danseuse et
Chor6graphe Jenny M6zile et celui de <
La vi ka bl port par l'association
KAABEL, du Bel Air. La creation
multimedia avec Maxence Denis et
l'exposition virtuelle du bninois Ishmir
affirment la transdisciplinarit6 de ce
rendez-vous.
Wi lavi, c'est aussi une
programmation hors les murs,
investissant les places publiques, la rue,
avec des projections de films, des
installations, des d6bats sous les 6toiles.
C'est une bouffe d'oxygene double
d'un regard critique, sur des sujets pas
toujours souriants. C'est l'affirmation de
la vie citoyenne sur les multiples visages
de la terreur et de l'obscurantisme. La
5eme edition de ce forum, moment
attendu par la communaut6 artistique


Foule immense de jeunes

aux funerailles de 4 rappeurs
(... suite de la page 3) 1'a6roport international de Port-au-
ipitale, reprenant en choeur les textes Prince il y a huit jours.


a succes du groupe, a constat6 1'AFP.
La veille, des milliers dejeunes
avaient particip6 aux veill6es funbbres
organisdes au quartier g6ndral du
groupe, dans le centre de Port-au-Prince.
Les musiciens de "Barikad
Crew" sont morts sur la route menant a


Les corps calcinds des
musiciens, a l'int6rieur d'une voiture
completement brfile, avaient &t6
montres par des chaines de t6l1vision,
r6v6lant l'horreur et la violence de
l'accident.


FUNERAILLES DE HEROS


(DE HEROS... suite de la page 7)
Hyppolite, le plus c6lbre et le plus
c6lebr6 des peintres haitiens dans le
monde.
Mais cettejeunesse, d'habitude
totalement indiff6rente, et qui par contre
se prepare a faire aux musiciens de
Barikad Crew des fundrailles de h6ros,
elle n'attendra pas un demi-siecle pour
demander des comptes.
Est-ce que cette revolution sera
culturelle (a la manibre du jamaicain
Bob Marley, culturelle et mondiale) ou
politique comme un nouveau 1946
haitien peut-6tre ?


Nous ne savons.
Mais l'6v6nement de cette
semaine, sa soudainet6, le fait que nous
les croulants soyons totalement pris de
court et ne savons comment y r6pondre,
tout cela laissera probablement des
traces.
D'autant plus dans un pays
frapp6 d'amn6sie. Les jeunes peuvent
nous laisser aussi cette impression.
Mais, voilW, c'est une fausse impression.
Il y a l1 peut-6tre un volcan qui
sommeille. Tant mieux !

MAlodie 103.3 FM, Port-au-Prince


_AVI!
d'Haiti est l'aboutissement de deux
anndes d'efforts solitaires, b6n6voles,
acharnds. Les aides se manifestent
encore aujourd'hui au moment de la
phase concrete d'ex6cution de la
programmation, tandis que la
planification, la recherche, la
correspondance avec les participants,
l'identification et la quete de
financement ne b6n6ficient toujours pas
de support, pas plus public que prive.
Enfin, la constante instability
de l'interlocuteur public privil6gid, en
l'occurrence le Ministbre de la Culture,
ne nous a pas permis d'6tablir une
relation p6renne. De fait, ce Forum qui


a la vocation d'une biennale n'a toujours
pas 6td inaugur6 par un Ministre de la
culture en pleine fonction. In fine, le
caractbre frondeur, la dimension
contemporaine et universelle des
productions pr6sent6es a eu pour
consequence un raidissement des
secteurs traditionnels de l'art haitien. Cet
6tat de fait, compliquant la recherche
d'espaces d'exposition a provoqu6 un
d6placement de la programmation, de
l'espace mus6al aux interventions hors
les murs, avec cependant une constante
jamais n6gocide : l'acces gratuit a toutes
les activities.
2000,2002,2004,2006, 2008,
promesses tenues!
WILAVI!

Barbara Prezeau Stephenson


0a 1 OW404 1 *-a A N 1* 4






.... .


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Available from Commercial News Providers"


Page 8


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City of Miami

Civilian Investigative Panel

The City of Miami Civilian Investigative Panel (CIP) seeks to fill a
vacancy for a volunteer Panel member. Applicants must be willing to commit
a significant number of hours annually to the CIP.
The CIP is an independent, citizens' oversight panel comprised of
thirteen (13) members who oversee the City of Miami Police Department.
All members of the CIP must be permanent residents of the City of Miami,
own real property, or work or maintain a business in the City of Miami.
Members should have a reputation for integrity and community service and
cannot have a record of a felony conviction.
Interested individuals must submit a membership application and
include a short biography or resume. Applications may be downloaded from
the CIP website, www.miamigov.com/cip, obtained from the CIP office at
155 S. Miami Avenue, PH 1B, Miami, FL or by calling 305-579-2444.
Complete applications must be received or postmarked no later than 5:00
PM, Friday, July 11, 2008, addressed to: Shirley E. Richardson, Executive
Director, Civilian Investigative Panel, 155 South Miami Ave. PH-1B, Miami,
Florida 33130.

Ad.# 16124


III.I .U.. t............ .... ... .. ..IN


ca







Mercredi 25 Juin 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 22

Une crise

d'auto-destruction
(... suite de la page 5)
seule fois le Parlement. Si l'6lecteur fait confiance plut6t a
opposition, il est oblige de se soumettre.
S'il n'est pas content, c'est a lui de partir.
Prenons par exemple chez nous en ce moment. Si la
Constitution haitienne de 1987 contenait les memes dispositions,
eh bien depuis longtemps la question ne serait plus entre les
mains du Pr6sident Rend Prdval, ni de la CPP (Concertation des
parlementaires progressistes), groupe majoritaire a la Chambre
des d6put6s et capable pour le moment de faire la pluie et le
beau temps (ce n'est qu'une facon de parler).
Non, le Pr6sident Prdval serait oblige drs le premier
6chec, celui de la nomination de son ami Ericq Pierre, de
convoquer des elections parlementaires anticip6es pour
demander au pays a qui il desire confier le gouvernement.
N'est-ce pas tout a fait simple ? Simple et sain.
Est-ce aux allies du chef de l'Etat ou au contraire a son
opposition ?
Voire soit aux petits copains du Pr6sident, soit a un
quelconque groupe parlementaire sans une appellation l6gitimbe
par les urnes.
Mais la Constitution haitienne ne le permet pas. Ni ne
permet d'autres portes de sortie. Aucune autre alternative. Done
voila pourquoi on n'en sort pas. Aprbs deux mois de << liquidation
des affaires courantes >>, aucune solution n'est encore en vue.
Ni de prbs, ni de loin. Done c'est une Constitution qui favorise
au contraire le blocage. Le marasme. La d6confiture de plus en
plus avanc6e des institutions. La chute de plus en plus libre du
pays, de son 6conomie, de tout.
Si ce n'est les parties en cause qui continuent leur petit
jeu de colin maillard (en creole << lago cach >>) ou encore de
poker menteur.
A chaque fois on recommence les memes simagrdes,
on recommence a z6ro. Une fois, deux fois, trois fois. Avec la
bonne conscience d'agir conform6ment a la Constitution.
Puisque c'est tout ce que celle-ci exige.
Pour qu'il en soit autrement, il aurait fallu d'abord un
peu plus de civisme, ou disons-le sans h6siter de patriotisme
devant l'6tat g6ndral du pays.
II aurait fallu que toutes les parties en cause (pas
seulement celles qui sont en conflit) reconnaissent qu'on ne peut
compter sur la Constitution dans le cas qui nous preoccupe, que
celle-ci doit 6tre d6pass6e et surpass6e par un elan g6ndral et
g6ndreux pour le plus grand bien de la nation, cela dans un large
esprit de consensus et de concertation (pas seulement quelques
petits copains d'autrefois r6unis autour d'une table et arborant
chacun un macaron aux couleurs difffrentes comme on peut
6tre invite diner par une meme maitresse de maison, qu'on
soit partisan du Violette ou du Racing, qa ne va pas plus loin
que cela) ...
Nous parlons d'une vraie << tte ensemble >. Nous
n'osons dire conference nationale comme l'aurait aim6 notre
ami Turneb Delp6, parce que nous craignons que le vrai citoyen
ne fasse plus confiance aux politiciens pour sortir le pays de ses
malheurs. Au contraire, on sait au moins depuis le 12 avril 2008
que tout ce que nos politiciens savent inventer ce sont des crises.
Et des crises en s6rie. La preuve. Depuis on s'est enfonc6 on ne
sait de combien de pieds suppl6mentaires sous terre. Oui ou
non ?
Evidemment autrefois, nous avions en Haiti une
solution toute trouv6e a cet 6tat de choses. Devinez ? Un coup
d'6tat.
Et alors ? Doit-on rappeler que c'est aussi dans des
circonstances semblables que Napoleon fit le coup d'6tat qui
l'amena au pouvoir.
En attendant, comme il n'y a aucun Napoleon a
l'horizon ... Comme ce sont les memes d6put6s et s6nateurs qui
devraient 6tre appel6s a voter un amendement constitutionnel
des fois qu'on voudrait r6actualiser notre loi mere pour eviter
des situations calamiteuses comme celle d'aujourd'hui. Et
comme la Constitution actuelle ne leur demande rien de plus,
eh bien aussi bien l'Ex6cutif que la Chambre ou le S6nat peuvent
continuer le meme petit jeu. Une fois, deux fois, trois fois. Ibouf !
Mais en meme temps a force de refuser d'aller au fond
de la question et de continuer a s'envoyer au visage toutes sortes
de pr6textes (sous formes de dispositions constitutionnelles -
c'est le seul usage qu'on ait trouv6 a en faire), voil une
Constitution hier accueillie comme un couronnement de nos
luttes s6culaires pour le triomphe des libert6s (hl6as, les bons
sentiments ne font de la bonne litt6rature, disait l'autre. Les
meilleures constitutions nonplus), c'est cette meme Constitution
qui est trait6e aujourd'hui par les deux camps opposes (parce
que a court d'arguments de plus en plus sp6cieux) comme le
plus vulgaire des chiffons.
C'est l'un des aspects les plus graves de la crise
actuelle. La banalisation du petit peu qui nous restait encore.
C'est l'auto-destruction qui avance on ne peut plus grands
pas.


PULIlUIQUL Page 9










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I LE NOUVEAU ROMANTISME


Mercredi 25 Juin 2008
Hai'ti en Marche Vol XIIT N 22


Nathalia et K-tafalk


PORT-AU-PRINCE, 17 Juin- On n'enrevient
pas qu'une fille se suicide apres la mort de son gars.
Voire que cela se passe en Haiti et aujourd'hui.
Comme si le romantisme n'est plus de notre
temps. N'est pas pour nous. Le romantisme n'est plus
ce qu'il 6tait. Et pourtant. Car, justement ceci nous
prouve, s'il en 6tait besoin, qu'on a tort de penser ainsi.
C'est la premiere lecon a en tirer.
Car tout dans cette
histoire rejoint la grande
tradition romantique et ces
jeunes h6ros ayant tout pour
eux : la jeunesse, le talent,
le succes, l'amour et la
vitesse. Vivre la vie a cent a
l'heure, parce qu'elle est
courte.
Ecoutons la chan-
son de Barikad Crew, Jwi
lavi : < Jwi la vi w fre m, tout
tan w ka viv, bouske lavi
dffwa tou konn detwi lavi,
w we jou ou viv yo, ou pa
konnkijouwa p mouri,jody
a kout kout tankou yon
bout jip, 16 menm li dous
tankou yon bout kann. >>
Une chanson
pr6destinde. Dimanche
matin (15 juin) revenant
d'une prestation en plaine
(au nord de la capitale), les
musiciens foncent dans la
nuit, ventre a terre, vers une
autre destination. Un terrible
accident sur l'autoroute de
l'A6roport international enleva la vie a 5 d'entre eux.
Dont le chef du groupe. Nom de scene : K-tafalk.
Le lendemain lundi, l'accidentel, l'anecdote,
l'actualit6 culmine dans la trag6die lorsqu'on apprend
le suicide parballe de la fiancee de ce dernier, Nathalia.
Les gens n'en reviennent pas. Et c'est tout a
fait normal. Dans ces cas-l, on essaie toujours de
banaliser. Par peur. Par peur soi-meme de la fatality,
dont on sent la main.
L'id6e de la fatality. L'id6e du destin en action.
On en a toujours peur. Parce que toujours lide a celle
de la mort.
Romeo et Juliette, ce n'est pas tant l'amour
mais plut6t la mort qui nous les rend 6ternellement
attachants.


K-tafalk et Nathalia, y a peut-ttre plus qu'une
histoire anecdotique, qu'un grand titre ou un scoop.
Car c'est a chaque siecle qu'on y revient. Et
ce sont toujours comme par hasard de grands siecles.
Sous le MoyenAge, Tristan et Iseult. L'amour
presque sans le vouloir, irresistible, 6terel, persistant
et meme et surtout au-dela de la mort.
Des amants que meme la mort ne peut d6sunir.


Nathalia Leonidad Bertrand
Comme justement K-tafalk et Nathalia.
Puis Romeo et Juliette dans l'Angleterre
6lisab6thaine.
Comme si pour accepter la v6rit6 de cette
histoire trop forte quand elle se d6roule sous nos
yeux, a notre 6poque, au milieu de nous et dans ce
Port-au-Prince affreux, sale et mdchant qui nous fait si
peur il nous faut cette protection, cette distance,
d'autres disent cette distanciation du temps, du pass.
De la 16gende ...
Le paravent, le paratonnerre, le coussin d'air
qu'est aussi la litt6rature, le thditre, la grande musique
classique (c'est le Tristan et Iseult, op6ra de Wagner)

Ou le cinema. On trouve naturel que des fans


se soient suicides aprbs l'accident de moto qui cofita
la vie a James Dean, le h6ros romantique du temps de
notre adolescence, avec le film < Fureur de vivre. >
Et que prbs d'un siecle plus tard on continue
de fleurir la tombe de Rudolph Valentino a chaque
anniversaire de sa mort.

Notre 6poque, il est vrai, est peu riche en
16gende comme celle de K-
tafalk et Nathalia. On peut
meme les compter sur le
bout des doigts.
Yoko Ono ne s'est
pas suicid e apres
l'assassinat de John
Lennon.
Sid and Nancy
sont morts ensemble mais
victimes d'une mime
overdose.
Tout comme
Bonny and Clyde tombent
dans les bras l'un de l'autre
mais sous les balles du FBI.
Et si Cldopitre se
tua apris Antoine, ce ne fut
pas tant par amour que
devant l'6chec de ses
propres ambitions.
Mais 6coutons
Barikad Crew : << Chak fwa
m ap trip, m pa janm panse
ak lanm6 e 1k m kwaze yon
lantaman m etone kbm bat
f6. >>
Oui, il nous faut remonter trbs haut dans
l'histoire. Des histoires comme celle de K-tafalk et
Nathalia ne sont pas comme les autres.
On dira peut-6tre unj our Nathalia et K-tafalk
comme ... Comme Romdo et Juliette, comme Tristan
et Iseult, comme Marie Jeanne et Lamartinibre sous la
mitraille h la Cr&te-h-Pierrot.
Il1 suffit que nous le voulions. Et que nous
ayons la sensibility et le talent. Car comme nous l'avons
vu, il y a une seule histoire comme qa par sibcle. Et
c'est toujours un grand siacle.
Done comme leur chanson, le geste de
Nathalia peut aussi 8tre proph6tique. Et mime de bon
augure, qui sait. Si on sait le m6riter. Une redemption.
On en a bien besoin.
Marcus, 17Juin


Le prix des Ameriques insulaires et de Guyane fait escale en Haiti
Vendredi 20 juin Institut Francais d'Haiti, et de la Guyane. Huyghues Despointes et Maryse Cond6), fait escale
c'est la conference de presse des 6crivains en escale C'est la premiere fois que le Prix, originaire en Haiti.


en Haiti, a l'occasion du Prix des Amdriques Insulaires de la Guadeloupe (ofi il a &t6 cree en 2000 par Am6d6e


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d'usinier et usinier lui-meme, comme il aimait a se
d6finir. I1 est un bk6 d'origine martiniquaise. Mais la
Guadeloupe a &te sa terre d'adoption.
Ce prix couronne un ouvrage d'un auteur des
Amdriques insulaires ou de la Guyane, dont l'oeuvre
t6moigne d'une experience imaginaire ou rdelle de ces
territoires.
Unjury choisit trois ouvrages parmi tous ceux
qui ont &t6 prd-sdlectionnis. Et le laur6at sera l'auteur
d'un de ces trois ouvrages. Son nom sera connu le 28
juin prochain.
Pour 2008, dix sept ouvrages ont &t6 prd-
sdlectionnes. Parmi eux des ouvrages de quatre auteurs
haitiens:
- Une Heure pour l'6ternit6, de Jean Claude Fignold
- Kasal6, de Kettlie Mars
- Le Testament des solitudes, d'Emmelie Prophete
- Clair de Manbo, de Gary Victor.
Les treize autres sont :
- L'ensauvage, de Roland Brival
- Un dimanche au cachot, de Patrick Chamoiseau
- Case a Chine, de Raphael confiant
- Paris, il faut que tu saches, de Tony Delsham
- Venus et Adam, de Alain Foix
- Un soupcon d'indigo, de Michble Gazier
- Le nid du serpent, de Pedro Juan Gutidrrez
- Brisants, de Max Jeanne
- Les chiens ne pas des chats, de Fabienne Kanor
- La Havane, 1957, de Mayra Montero
- Les brumes du pass, de Leonardo Padura
- Les bonnes de La Havane, de Pedro Sarduy P6rez
- L'6ternit6 de l'instant, de Zod Vald&s.
Cependant le choix parmi ces ouvrages prd-
sdlectionds a d6ji tW effectual. Les trois 6crivains
aujourd'hui en slection sont : Pedro Juan Gutierrez,
un auteur cubain dont l'ouvrage : Le nid du serpent a
ete retenu par le Jury pr6sid6 par Dany Laferribre.
(PRIX DES AMERIQUES / 17)


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Mercredi 25 Juin 2008 A
Haiti en Marche Vol XXII N' 22 L


Jean Dorcely, une peinture
Jean Dorcely Artiste peintre, membre Washington ou j'ai 6t6 invite me rendre avec mes
fondateur de l'organisation litt6raire Sosyete Koukouy tableaux.
. I1 est cette semaine l'invit6 de Haiti en Marche. J'v ai eu deux expositions. L'une au Paul


HEM : Pourriez-vous nous parler de vos
debuts dans la peinture?
DD : Tout a commence pour moi
au cours des ann6es 1940. Mon mentor a
6te le peintre Gabriel L6v6que, originaire
comme moi de la zone de la Croix des
Bouquets. J'ai commence par des
aquarelles. C'est lui qui m'a emmen6 au
Centre d'Art ofj 'ai requ de la peinture et
des toiles qui m'ont permis de r6aliser mes
premiers tableaux.

HEM : A vos debuts comment
vous avait-on caract6ris6 ?
DD : J'6tais A ce moment-lA,
comme la plupart de mes colleagues, un
peintre primitif, avec un penchant trs
prononc6 pour la peinture naive. Andr6
Normil et WilsonBigaud 6taient mes ainds
et ils m'ont tout de suite fascin6. Comme
peintre stranger ayant eu une certaine
influence aussi sur moi, j'aime A citer le
douanier Rousseau. Maintenant, je suis
devenu un peintre surr6aliste. Mais cela
m'a pris beaucoup de temps poury arriver.

HEM: Justement comment s'est
effectu6 ce passage.
DD : D'abord j'ai pass environ deux ans au
Centre d'Art. Puis je m'en suis l6oign6. C'est A ce
moment que j'ai rencontr6 Luckner Lazard qui m'a
invite A mejoindre A lui a la Galerie Brochette. Luckner
Lazard avait la direction de cette galerie avec
Dieudonn6 Cedor. Ily avait Yvon Jean Pre, Jean Rend


Le globe sur un brancard
J&r6me, Manuel D6couline. Nous n'6tions pas trbs
nombreux.
C'est A la Galerie Brochette que j'ai vraiment appris
ce qu'6tait la peinture.

HEM : La Galerie Brochette se trouvait sur
la route de Carrefour. D6crivez-nous un peu l'ambiance
qui y regnait.
DD : La Galerie Brochette, c'6tait quelque
chose de formidable. Un lieu de rencontre
d'intellectuels, de toutes sortes d'artistes. C'est a la
Galerie Brochette que j'ai appris A connaitre Ti Paris.
C'est l1 aussi que j'ai fait la connaissance de Ti Ga.
Pendant trois ans, je me suis adonn6 A la peinture sous
la direction de maitres tels que CUdor ou Lazard. Puis
Ti Ga a fond6 la nouvelle cole d'Art Modeme avec
Patrick Villaire et Frido. Ti Ga m'a invite le rejoindre
au Muse de Cramique qui se trouvait au Bicentenaire.
C'est l1 quej'ai collabord avec lui pendant trois ans. <
Ak Ti Ga se te sa net! >> J'ai 6norm6ment appris de Ti
Ga et en 1968, j'ai d6cid6 de faire cavalier seul.

HEM : 1968 repr6sente done une date
charnire dans votre existence Jean Dorcely. Que s'est-
il pass par la suite ?
DD : Je dois vous dire que dans l'espace de
ces six anndes passes A la Galerie Brochette et A la
Nouvelle Ecole d'Art Modeme, je ne faisais pas de
peinture. J'6tais en quelque sorte A l'6tude.
En 1968, j'ai eu envie de paraitre, de me
lancer. Je me suis ainsi mis au travail etj'ai pr6sent6
mon premier vernissage en Dcembre 1968 A l'Institut
Franqais d'Haiti. J'y ai pr6sent6 21 tableaux sous le
theme : < A la Recherche de la Peinture Moderne
d'Haiti >>.
Aprbs l'Institut Francais, j'ai eu une seconde exposition
en 1970 pour r6pondre A une demande du directeur de
l'Institut Haitiano-amdricain. Cette fois, je n'6tais pas
seul. On 6tait tout un groupe rattach6 A l'Acad6mie
des beaux arts qui se trouvait sous la direction de
Montagutelli, grand peintre et scupteur italien.
Puis en 1976 A l'occasion du 200me
anniversaire de l'ind6pendance des Etats-Unis
d'Amdrique, en collaboration avec d'autres artistes,
nous avons r6alis6 une belle exposition le 3 Juillet
(1976). Cette exposition m'a ouvert les portes de


Robson Center Multi Media, l'autre a la Galerie d'Art
de l'Universit6 de Howard.


WyclefJean et Bob Marley tableau de Jean Dorcely

HEM: C'est unpalmaris relativement charge.
Vous vous d6finissez comme un peintre surr6aliste. Est-
ce que vous pourriez nous dire plus A ce sujet.
DD : La peinture surr6aliste fait beaucoup


appel au rnve.
C'est la pens6e
pure. C'est
uniquement dans
les reves que l'on
peut imaginer ce
que je peins. A
partir des reves,
vous pouvez
creer, recreer.

HEM
Tout cela nous
donne envie de
voir vos tableaux.
On peut-on les
trouver ?
DD
Mes tableaux,
vous les trou-
verez chez moi, A
Santo 6. C'est la
Galerie Koukouy,
A la Croix des
Bouquets.

HEM
En dehors de
votre Galerie,
faites-vous cole
? Avez-vous des
61lves que vous
formez ?
DD
Apris avoir laiss6
les Etats Unis oh
j'ai r6sid6 quel-
que temps et on
j'ai particip6 A
l'implantation de
la Sosyete Kou-
kouy (A Miam),
j'ai commence
la Croix des
Bouquets A for-
mer des jeunes.
C'est complk-
tement gratuit, je
dois ajouter.

HEM
Nous avons pu
observer quel-
ques-unes de vos
ceuvres, car vous
avez une col-
lection de
photographies les
representant. Une
qui a
particuli&rement
retenu mon
attention : vous
l'avez intitul6
Ins6curit6. Ce


Welcome to Paradise in Haiti...
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Kids (0 to 4) Stay Free
(Add Kid meals)
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Page 11



qui interpelle
n'est pas du reve cela. C'est quelque chose de r6el, de
bien rdel. Vous en avez une autre repr6sentant notre
globe terrestre sur un brancard, indice de la
d6gringolade qui est celle de notre planete et vous
l'avez intitul6e cette toile : SOS sur le brancard.
Vos tableaux sont au fond coll6s A notre
vecu.
DD : J'ai aussi fait beaucoup
d'autres toiles qui pourraient vous
int6resser. Ils ont pour nom : Univers
hypothese, l'Oiseau bless, Haiti 2004,
Naissance de la peinture modeme, Albert
Einstein thdorie de la relativity, Nos
ancetres, Origine de la musique classique,
Incendie dans la ville, Dife nan kay pay,
Le d6cor des sons d'un aveugle mort et
n6, Guerre et paix, Lumane Casimir
symbole de liberty, Chromosome.
J'ai aussi une collection de 23
tableaux sur des femmes enceintes
(Maternite). J'ai aussi une collection de
S23 tableaux sur l'Atlantide et Haiti.
Mes tableaux sont aussi des
sortes de documentaires. Ils font r6fl6chir
et c'est 1i l'un de mes objectifs.

HEM : Vous n'6tes pas
uniquement peintre. Quels sont les autres
aspects de votre personnalit6.
DD : En dehors de mon m6tier
d'artiste peintre, j'ai aussi fait le
conservatoire d'art dramatique sous la
direction de Gabriel Imbert. Et Charles Alexandre
Abellard, qui lui a succ6d6. J'ai fait du thditre avec
Nono Numa, avant de me joindre A Sosyete Koukouy,
A Miami.
(voir DORCELY / 14)


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HISTOIRE IMMEDIATE


Mercredi 25 Juin 2008
Haiti en Marche Vol Y IT N 22


Haiti: Mythes et reality


Entrevue de Darren Ell avec Peter Hallward


NM au Canada, Peter Hallward
a obtenu son Doctorat en Etudes
Frangaises et Afro-ambricaines de
l'University Yale aux Etats-Unis et
enseigne la philosophie a 1'UniversitW
Middlesex a Londres. A part son recent
livre sur Haiti, il a ddja public de
nombreux articles analytiques sur Haiti.
Darren Ell est un photographe
montrialais. II prepare une exposition
pour le mois de septembre 2008 sur
l'impact du coup d'dtat de 2004 en
Haiti.
DARREN ELL (DE) : En dehors
des milieux activistes, je ne cesse de
rencontrer des gens qui parlent de
< Aristide le dictateur. > D'ofi vient ce
personnage et pourquoi est-il encore si
present dans l'imagination populaire ?
PETER HALLWARD (PH) : La
caract6risation d'Aristide comme
dictateur d6coule de sa popularity en
Haiti, justement. Aristide 6tait associd
et reste toujours associd avec une
mobilisation populaire sans pr6c6dent de
l'histoire modeme d'Haiti. Des le d6but,
ceux qui ont raison de craindre une telle
mobilisation 1'ont toujours pr6sente
comme un tyran, meme un
<< psychopathe >. Par ailleurs cela fait
partie d'une longue tradition ndo-
coloniale qui demeure h6g6monique
dans le soi-disant < occident >> : un
leader (Lumumba, Mandela, Chavez,
Morales...) qui peut mobiliser la majority
d'une population opprimee, et qui garde
une certaine autonomie vis-a-vis des
grandes puissances, est pr6sente dans les
medias et dans les milieux politiques de
manibre quasi-automatique comme
dangereux et tyrannique, voire terroriste.
Et d'une certaine manibre Aristide 6tait
effectivement dangereux, si on le
regarde du point de vue de l'l6ite et du
statu quo : il a &t Olu deux fois avec une
majority 6crasante, il a su vaincre ses
ennemis et politiques et militaires, et a
partir de l'inauguration de son deuxibme
gouvernement, d6but 2001, il 6tait en
mesure d'imposer un certain nombre de
r6formes et de changements qui auraient
pu nuire a vrai dire assez peu *aux
int6rets des classes dominantes en Haiti
et dans les << pays amis d'Haiti >> (les
Etats-Unis, la France et le Canada). En
2001, pour la premiere fois, il 6tait dans


une forte position politique, et apres
avoir 61imin6 l'arm6e haitienne (qui
avait pu renverser son premier
gouvernement, en 1991) il n'6tait plus
directement confront a un obstacle
extra-politique, militaire.
Done il fallait a tout prix le
d6stabiliser, r6duire son autonomie et sa


l'accusation de violence c'est en gros la
meme chose.
DE : Mais on a souvent associd
Aristide avec la violence politique, et
plusieurs ONGs ont qualifi6 la p6riode
de son deuxibme mandat de longue
<< crise des droits humains. >


W "lCopyrighted Material
S ync ated Content Op
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popularity. Pour ce faire, les m6dias et
les diplomates am6ricains et franqais
l'ont pr6sent6 comme < intransigeant >
et < violent. > Les deux accusations
n'ont rien a voir avec la r6alit6. Aprbs
1991, onl'a qualifi6 d'< intransigeant >
parce qu'il refusait d'accepter
imm6diatement un gouvernement
impose par une arm6e qui venait de tuer
des milliers de ses adherents dans un
coup d'6tat Dix ans aprbs l'histoire se
r6pete : malgr6 la majority 6crasante de
son parti dans le parlement (en 2000
Fanmi Lavalas a gagn6 72 des 83 sieges
dans la chambre de d6put6s) en r6alit6
Aristide a accept un tas de compromis
avec ses adversaires. Il en a nomm6
certains membres de son cabinet, il
cherchait a les inclure dans le conseil
electoral, il a accept plus de vingt
accords n6gocids sur le plan
international avec 'l'opposition
d6mocratique' qui voulait sa admission,
etc. En r6alit6, c'est cette opposition qui
a fait preuve d'une intransigeance tout
a fait impressionnante, en refusant
d'accepter les r6sultats de l'l6ection de
2000 et de participer a de nouvelles
elections. En ce qui concerne


PH : Ca il fallait le faire On l'a meme
compare avec le dictateur Franqois
Duvalier *c'est rapidement devenu un
lieu commun pour des journaux comme
Le Monde, pour des diplomates comme
Roger Noriega, pour des chercheurs
comme Laennec Hurbon. N'oublions
pas alors ce dont il 6tait question : peut-
6tre 50,000 morts politiques sous les
Duvaliers, 4,000 morts lors du premier
coup contre Aristide (1991-1994), peut-
6tre 3,000 morts pendant le deuxibme
coup contre Aristide (2004-2006). Et
sous Aristide lui-meme ? La violence
politique est presque arrat6e
entibrement Evidemment il y a toujours
eu de la violence 6conomique et auto-
defensive en Haiti, pour des raisons qui
se comprennent facilement, comme
avant Aristide et apres Aristide ; cela ne
s'est pas arrat6 de manibre miraculeuse,
et Aristide n'6tait pas un faiseur de
miracles. Mais a propos du premier
mandat d'Aristide on peut citer un
maximum de deux ou trois incidents
dans lesquels des adversaires du
gouvernement sont morts, a ma
connaissance sans la moindre
participation du gouvernement lui-
meme. Pendant son deuxibme mandat,
l'opposition politique (soutenue par les
EU et Union Europ6enne) a collabord
avec une opposition paramilitaire, et le
gouvernement et ses adherents ont &te
obliges de se d6fendre contre des
attaques intermittentes d'un style qui
imitait les << Contras > du Nicaragua. La
situation alors 6tait plus tendue, et il y a
certainement eu quelques incidents
violents entre des partisans du
gouvernement et leurs adversaires.
Malgrd cela, a mon avis, les meilleures
estimations pour le nombre de victimes
de violence politique qu'on peux
'associer' de manibre indirecte et
souvent tout a fait discutable avec le
gouvernement de 2001-2004 varient de
10 a 20 personnes. Le moins qu'on
puisse dire c'est que la comparaison
avec Duvalier est assez os6e !
DE : Dans le titre de votre livre,
vous utilisez le mot: << containment >>.
Qu'est-ce que vous entendez par ce
mot ?
PH: La mobilisation populaire
qui s'organisait vers la fin des anndes
1980 et qui a adopted Aristide comme son
porte-parole s'est nomm6 Lavalas, qui
veut dire << dluge > mais aussi<< tout le
monde. >> L'id6e c'6tait que la
mobilisation de tout le monde, du
peuple, pouvait crder une force politique
pour lib6rer le pays de l'h6ritage
duvalieriste et de la toute-puissance de
la petite elite traditionnelle. L'l6ite,


alors, pouvait se prot6ger de deux
manibres. Soit par des moyens n6o-
duvalieristes, c'est-a-dire militaires :
c'6tait la strat6gie de 1991. Soit par des
moyens plus souples, plus
< d6mocratiques >, plus adapts au
nouvel ordre mondial. Dans ce cas, on
accepte les elections mais : 1) on oblige
le gouvernement par des moyens
6conomiques catastrophiques (la
suspension de toute aide et credit
internationaux) a adopter une politique
qui est largement celle de l'61ite et ses
amis strangers ; 2) on repr6sente le
gouvernement comme tyrannique et
corrompu dans les < m6dias
ind6pendants > (c'est-a-dire poss6d6s
par l'61ite, ou subventionn6s par des
puissances 6trangeres) ; et 3) on oblige
le gouvernement a se d6fendre contre
des attaques paramilitaires. Comme ca
on peut < contenir > la mobilisation
populaire, et confronter ses esp6rances
radicales avec la < r6alit6 > et la
normality, c'est-a-dire la<< moderation >
et sagesse de l'61ite. Finalement, pour
renverser Aristide lors du bicentenaire
de Haiti en 2004 il fallait combiner les
deux strategies, et lancer une
insurrection militaire coordonn6e avec
< l'opposition d6mocratique >.
DE : En ce moment, il y a 9 000
soldats strangers en Haiti, c'est-a-dire
les forces armies de 1'ONU
(MINUSTAH). A part leurs nombreux
crimes, ils ont 6t6 critiques pour avoir
16gitim6 le coup d'Etat. De leur c6t6, ils
pr6tendent 6tre responsables du calme
que le pays a retrouv6 depuis la p6riode
du coup d'6tat. Comment voyez-vous la
presence de MINUSTAH en Haiti ?
PH : Le r6le de MINUSTAH est
ambigu. Certains disent que les troupes
6trangeres sont moins agressives que les
ex-militaires ha'tiens, et que pour
l'instant ils repr6sentent le moindre des
deux maux. Mais pourquoi y a t-il une
presence militaire 6trangere en Haiti ?
Parce que des pays qui dominent l'ONU,
notamment les EU, la France et le
Canada, ont contribu6 directement au
coup d'Etat contre le gouvernement
constitutionnel, en 2004. Il s'agit d'une
occupation militaire. Le MINUSTAH
s'est install pour obliger le peuple a
accepter le renversement du
gouvernement 61u, et ils ont tu6 des
douzaines de personnes lors des
operations < policibres > tout h fait
scandaleuses. Ca fait partie de toute une
gamme d'instances et de procedures qui
privent Haiti de sa souverainet6, et qui
rend le president actuel, Ren6 Pr6val,
quasi-impuissant.
DE : Quelle est votre analyse de
la crise des prix des aliments en Haiti ?
PH: Avec un peu d'investis-
sement et de r6forme agraire, un Haiti
ind6pendant des puissances 6trangeres
pourrait se nourrir lui-meme. Encore une
fois c'est une question de puissance et
de souverainet6. La communaut6
internationale, soutenue par les secteurs
compradors de l'61ite Haitien (un tout
petit nombre de families qui contr6lent
les importations), a impose des plans
d'ajustement structurel depuis 25 ans a
peu pres. Ces plans ont rendu Haiti
d6pendant du march international. Le
riz est la nourriture de base partout dans
le pays : en 1985 Haiti en importait 7
000 tonnes des Etats-Unis, mais quinze
ans plus tard il en importait 220 000
tonnes, c'est-a-dire 65 % du riz
consomme. La majority des Haitiennes
survivent avec un dollar ou deux par
jour. Quand les prix strangers
augmentent, beaucoup commencent a
mourir de faim. En outre, l'instabilit6
politique engendr6e par les ennemis du
mouvement populaire, la tendance (en
(voir HALLWARD / 14)


Page 12


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Quelle sagesse
Un jour un conf6rencier,
expliquant la gestion du stress a son
auditoire, lIve un verre d'eau et
demande : 'Combien pese ce verre
d'eau?'
Les r6ponses vont de 20 g
jusqu'h 500 g. Le conf6rencier r6plique
'Le poids absolu de ce verre n'au
aucune importance. Tout depend de la
durde que vous essayez de le tenir. < Si
je le tiens une minute, ce n'est pas un
problkme.
Sije le tienspendant une heure,
j'aurai de la douleur dans monbras droit.
Sije le tiens pour toute lajournde, vous
allez devoir appeler une ambulance.


dans ce texte !
Dans tous les cas c'est le meme poids,
mais plus longtemps je le tiens, plus il
devient lourd. >I1 continue : << Et c'est le
meme cas avec la gestion du stress. Si
on porte un fardeau tout le temps, t6t ou
tard, comme le fardeau devient de plus
en plus lourd, on ne sera plus capable
de continuer. Comme pour le verre
d'eau, vous devez le d6poser pour un
moment et vous reposer avant de le
reprendre.
Quand on est frais et dispos, on
peut continuer avec son fardeau. Donc,
avant de retoumer a la maison le soir,
d6posez votre fardeau de travail. Ne
l'apportez pas a la maison. Vous pourrez


le reprendre demain. Et si vous partez
de la maison, ne l'apportez pas avec
vous, vous n'avez pas besoin de ce
boulet toute lajournme...il sera 1i au re-
tour et vous aurez l'6nergie poury faire
face.Quel que soit le fardeau que vous
portiez maintenant, laissez-le pour un
moment si vous le pouvez. Relaxez.
Reprenez le plus tard quand vous serez
repos6s. II vous semblera plus 16ger...
La vie est courte. Tachez d'en
profiter!>>
Le conferencier a partag6 aussi
quelques falcons de g6rer les fardeaux
de la vie :
Acceptez que certains jours
vous etes le pigeon, et certains jours
vous etes la statue.
Gardez toujours vos paroles
douces et tendres, au cas oi vous devriez
les ravaler ou qu'elles seront les
dernires que vous direz.
Conduisez prudemment. II
n'y a pas que les voitures qui peuvent


etre rappel6es par leur manufacturier.
Si vous ne pouvez pas etre
gentil, ayez au moins la d6licatesse
d'etre vague.
Si vous passez 20$ a
quelqu'un et que vous ne le voyez plus
jamais, qa en valait probablement la
peine.
Tout le monde s'en fout que
vous dansiez mal. Levez vous et dansez!
Les anniversaires sont bons
pour vous. Plus vous en avez, plus vous
vivez vieux.
Vous n'6tes peut-6tre qu'une
personne dans le monde, mais vous
pouvez aussi etre le monde pour une
personne.
Certaines erreurs sont trop
amusantes pour n'6tre faites qu'une
seule fois.
Passez une tres belle journe
et sachez que quelqu'un a pens6 a vous
aujourd'hui.......... Je l'ai fait...









LIBRE PENSEE


Mercredi 25 Juin 2008
1 Haiti en Marche Vol XXII No 22


Le petit monstre devore


ses propres
Larose Vernet, 16 Juin 08 Pr6val? Et 6g
La constitution, c'est du papier! explique 1
disaient nos satrapes. Toutefois une d'application
coherence se d6gageait chez eux. La ratification
revolution, au sens haitien du terme, d6signd.? L
abolissait la constitution et la r6forme pr6sidence, di
signifiait la r6daction d'une nouvelle politiques exi:
constitution; r6daction qui comportait d'effectuerle
une dimension ritualiste et non au choix y rel
constitutionnaliste. On inversait, en deux pouvoir
effet, l'ordre des choses en vue de le incombe aux
conforter et non pour le transformer. Le qui ont a fail
ritualisme sacrifiait done le circonstancide
constitutionnalisme qui,lui, se des lus. S'ile
caract6rise par la primaut6 du droit t6 6pargn6 p
1'6dification des institutions et la cirquegrotes
mediation politique dans le choix des draient, dans c
dirigeants, En cette probl6matique, du pas de l'argen
rituel de rebellion, la question ne repr6sente
constitutionnelle n'ajamais represented Qu'importe si
un enjeu politique: les insurrections R6publique
traquaient les constituants. Tandis davantage. M6
qu'aujourd'hui, la constitution, c'est d6roule le proc
l'auberge espagnole: droit d'ing6rence, politique. I1
droit de faire des coups d'6tat, droit d'affaires, 1
d'avoir son propre conseil electoral commerce q
provisoire, droit d'avoir son propre brigandage pc
premier ministre, droit de cr6er des se retrouvent 1
personnes-partis, droit de pas avoir un politiques. Le
agenda pour r6diger des lois l'assistanat te
d'interpr6tationet d'application comme l'aide publiqu
procedure de consolidation colonies de
d6mocratique, droit d'organiser des d6shonneur de
manifestations d'insurrection, droit amener les po
d'etre des insurg6s,etc. Mais comme la la croyance a
loi, c'est la loi! Nul ne saurait l'ignorer, donner a la
particulibrement les femmes et les d'accorder au
hommes politiques. Ainsi me suis-je aspirations.
toujours demand, pourquoi le r6f6rendum a
parlement n'avait pas adopt une loi faveur du (
d'interpr6tation pour mettre en l'explicationa
conformity le temps de leur mandat avec l'esprit des te
le temps constitutionnel et d' apporter de l'empereur
ainsi des correctifs a la loi 6lectorale, droit a un pr
lors du contentieux entre l'ex6cutif et le leurs victimes
parlement, sous la pr6sidence de Rend quelconque (


parents inconsequents


galement qu'est-ce qui
'absence d'une loi
relative a la procedure de
du premier ministre
es contentieux de la
u parlement et des partis
stent-ils? Car c'est a eux
travailjuridique pr6alable
atif par les presidents des
s. L'6tude des dossiers
instances interm6diaires
re les recommandations
:s. Ce n'est pas le travail
n 6tait ainsi, le pays aurait
ar la presentation de ce
que.D'aucuns r6pon-
ce pays, le temps, ce n'est
t ni le respect des normes
un module pour la nation.
l'image de la "premiere
noire" s'assombrit
lme si depuis 20 ans, se
cessus de d6capitalisation
n'y a pas que les gens
e paysannat, le petit
ui sont ruins par le
olitique. En premier chef,
es femmes et les hommes
patemage d6mocratique,
:chnique, les mannes de
ue au ddveloppement, les
vacances des ONG, le
es casques bleus n' ont pu
litiques a se convertir en
au d6veloppement ni de
population les moyens
moins de la valeur a ses
Et pourtant le oui au
St6 largement vot6 en
Constituent 1987. Or
vanc6e n'a rien voir avec
mps modemes.A l'instar
Jacques qui n'eutjamais
)ocs, les duvali6ristes et
;, non plus. Ce n'est pas
qu'il existe un triangle


juridique, compose par les avocats des
deux parties en litige et du juge et du
jury qui ont a trancher en 6nonqant le
droit.Jusqu'a present, la vrita, lajustice
et la reconciliation demeurent
introuvables. Se posent les questions
relatives a la mentality haitienne, a sa
culture politique et des determinants de
la conversion de ce pays au juridique.
D'ailleurs personne ne gagne au change.
Pourquoi alors cet entatement a vouloir
toujours s'autod6truire? Le mot base est
a la mode parmi la population.Ou est la
base juridique chez nos femmes et
hommes politiques? Et la soci6t6
politique? Dans la culture populaire des
soci6t6s existent, par ailleurs : les
mutuelles de travail dans le monde rural,
le vodou, le rara, les soci6t6s secretes,
etc. Qu'est-ce qui explique leurpricarit6
dans le monde politique, qui aurait dfi
6tre celui de la representation nationale,
de l'excellence, des meilleurs parmi les
meilleurs? Comment les membres de la
society politique, pour ne pas dire de la
soci6t6 en g6ndral, puissent 6crire et
aprbs toutes ses turpitudes accepter une
constitution mal ficel6e, qui comprend
des incoh6rences inacceptables en un
regime parlementaire, telles l'in-
comp6tence du chef de l'Etat de
proc6der a la dissolution du parlement
en vue d'organiser les elections
l1gislatives comme expression de la
participation citoyenne a la resolution
d'une crise politique et la rigidity de sa
revision, c'est un purisme d6concertant.
Tandis que nous sommes dans une
situation pire qu'a l'6poque de la
satrapie. D'ailleurs la constitution de
1843 et celle de 1987 sont typiques de
la dimension ritualiste apres une longue
dictature, celle de Boyer d'alors et de
Duvalier aujourd'hui; elles n'ontjamais
&te d'application: c'est l'ambivalence
g6ndralis6e. Pouvons-nous instituer


l'ordre d6mocratique selon le
Constituant 1987, lorsqu'aucune
procedure n'y est pr6vue dans le cas de
l'impossibilit6 de d6gager une majority
politique fonctionnelle pour y
gouverner? Ou le problkme reside dans
l'interpr6tation de la qualification de la
majority, absolue ou relative?Si c'est
celle-lB, le president d6tient la
competence dans le choix du premier
ministre; si c'est l'autre, le premier
ministre est issu du parti qui possede la
majority relative, comme au Canada et
au Qu6bec, actuellement? Cependant qui
va trancher lorsqu'il n' y a pas ni
competence constitutionnelle, type cour
constitutionnelle ni tradition 6tablie?
Quid de la loi d'application qui r6gule
les champs de competence du
gouvernement de la majority et de ceux
du chef de l'opposition? Un
parlementaire peut-il de changer de par
lui-meme d'affiliation politique en
dehors de tout cadre r6glementaire?
Faut-il modifier la constitution et
comment y proc6der d6mocra-
tiquement? Ou est-ce tout simplement
la faiblesse institutionnelle qui est au
fondement de la vulndrabilit6 de ce
Etat? On pourrait aligner les questions
et d6gager des probl6matiques.
L'important est de faire ressortir qu'on
ne peut bitir une society d6mocratique,
lorsque les mentalit6s ne s'y
accommodent pas. Est-ce a dire que le
petit monstre va continuer tout betement
a d6vorer ses parents incons6quents.
Aucuns diront, plut6t d6liquants.Comme
je ne donne pas dans l'iddologie de l'Etat
voyou, l'accent est plac6 sur la
dimension sociale. La composition du
prochain gouvernement et les elections
l1gislatives nous fourniront des 616ments
de rdponse.
Larose Vernet
(vernelaroz@yahoo.fr)


"Copyrighted Material ....
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DORCELY,
(suite de la page 11)
En quality de poete, j'ai beaucoup 6crit,
sans avoir public de recueil. Mais
quelques-uns de mes poemes ont paru
dans deux anthologies publides a New
York. J'ai aussi public plusieurs textes
dans difffrents joumaux.

HEM : Vos projets futurs ?
DD : Comme je travaille
beaucoup ma peinture, je pense


PEINTRE ...
serieusement a organiser unvemissage.

HEM : Aimeriez-vous avoir
beaucoup plus de gens avoirvos toiles.
DD. Oui. La Croix des
Bouquets est un peu loin du centre
d'activit6s artistiques du pays et seuls
mes amis, voisins ont puvoir mes toiles.
J'aimerais beaucoup avoir la possibility
d'organiser un vernissage dans la
capitale ou bien a Petion Ville.


Entrevue avec Peter Hallward
(HALLWARD ... suite de la page 12)


Haiti et ailleurs) a traiter des conflits
politiques comme des questions
militaires ou policieres, le remplacement
des fonctions gouvernementales et
coordonndes par une pl6thore d'ONGs,
l'injustice flagrante des relations
commerciales internationales, etc., tout
cela r6duit la capacity du gouvernement
a agir pour confronter cette crise.
DE : Est-ce juste de dire que le
succes du projet d6mocratique en Haiti
depend beaucoup de ce qui se passe en
dehors de ses frontieres ? Si c'est vrai,
quelle importance accordez-vous au
militantisme en dehors d'Haiti ? Sur
quoi est-ce qu'on devrait concentrer nos
energies dans l'avenir ?
PH : Malheureusement, l'Etat
haitien reste trls d6pendant des pays plus
puissants qui le dominent. I1 est essentiel
que les citoyens de ces pays obligent


leurs gouvernements a se comporter
autrement. Cela est evident depuis
longtemps, et nulle part avec plus
d'insistance qu'en Haiti: il nous faut
rien de moins qu'une revolution dans les
rapports des pays riches envers les pays
pauvres. II faut compl6ter la
decolonisation, de manibre plus
cons6quente. La premiere question a
traiter, alors, ne serait pas tellement de
faire ceci ou cela mais plut6t d'arreter
de faire un certain nombre de choses.
On devrait mettre fin a des politiques
qui rendent les plus pauvres encore plus
pauvres, qui rendent les Etats
impuissants encore plus impuissants, et
qui rendent les opprimds encore plus
opprim6s. Imm6diatement. La situation
actuelle est obscene, et nous les citoyens
des pays comme le Canada ou les EU
en sommes largement responsables.


Page 14


III.I .U.. t............ .... ... .. ..IN






Mercredi 25 Juin 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 22


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I DROITS HUMAINS EN HAITI


Mercredi 25 Juin 2008
Haiti en Marchep Vol XXIT N 22


ONU-Haiti: Le dernier rapport


de P'expert independent Louis Joinet


19 juin 2008 Louis Joinet, a
pr6sent6 hier au Conseil des droits de
l'homme de 1'ONU, son dernier rapport
oral en tant qu'expert ind6pendant sur
la situation des droits de l'homme en
Haiti.
M. Joinet qui arrive au terme de
son mandat de six ans, a tenu a remercier
les gouvernements qui lui ont
constamment accord leur confiance en
renouvelant son mandat. II a expliqu6
que "pour des raisons douloureusement
personnelles" qui ont endeuill6 sa vie,
il n'a malheureusement pas &t6 en
mesure d'effectuer son ultime mission
en Haiti.
II a constat6 qu'en d6pit
d'importants progres, la triste r6alit6
d'Haiti montre qu'il ne suffit pas, pour
assurer le retour a un Etat de droit,
d'organiser des elections et de se doter


d'un Parlement. Il est imp6ratif a cet
6gard que se forge une culture de partis
politiques; or, c'est 1i que le bit blesse,
a-t-il fait observer. Les partis
s'apparentent trop souvent a des
groupes, parfois des groupuscules,
essentiellement 6lectoraux, sans grande
aptitude a influencer leurs membres dans
les instances parlementaires.
Abordant le dossier de
l'amendement de la constitution, Louis
Joinet s'est dit favorable tout en notant
un reel verrouillage constitutionnel. Ce
verrouillage constitutionnel 6tait inspire
par un ideal visant a 6viter que l'histoire
douloureuse des dictatures ne se rdpete.
Cependant, il fait remarquer que
l'interdiction de la double nationality est
sans rapport avec le risque dictatorial. "
L'interdiction de la double nationality,
est tres mal accept6e par une grande


partie de la diaspora qui se sent 6cart6e
alors qu'elle pese d6mographiquement
2 millions de sujets (soit pres du quart
de la population) et qu'elle contribue a
la survie du pays avec un transfert annuel
de 1,6 milliard de dollars", ajoute M.
Joinet dans son rapport.
R6pondant aux questions des
repr6sentants de la Slov6nie, du
Luxembourg, de la France, du Canada
et de l'Uruguay, Louis Joinet a indiqu6
qu'il faudra poursuivre l'ceuvre du
mandat sur la situation des droits de
l'homme en Haiti. II a ajout6 que
l'accent devrait 6tre mis davantage sur
la promotion et la protection des droits
6conomiques et sociaux, reconnaissant
qu'il n'avait pas apport6 toute l'attention
voulue a cette question au cours de son
mandat. "Il faut investir davantage dans
les droits 6conomiques, sociaux et


culturels, comme le montrent bien les
6meutes de la faim r6centes", ajoute-t-
il.
Dans le domaine de lajustice,
M. Joinet soutient qu'il y a des raisons
d'esp6rer. Il cite les travaux en matiere
de formation desjuges de paix et la mise
en place du Conseil sup6rieur de la
magistrature. Il manque cependant la
designation d'un nouveau ministre de la
justice. Un effort a en outre 6td consenti
au sujet des conditions de detention,
avec la rdorganisation du Parquet. La loi
sur le sursis est malheureusement
toujours dans les limbes", a d6plord M.
Joinet, relevant par ailleurs que, dans un
contexte de lutte renforc6e contre la
criminality, les places lib6rdes par les
mesures contre les detentions prolong6es
sont imm6diatement prises par de
nouveaux condamnds.


Leadership
(source emission Echo d'Haiti) varide, comporte, en plus de n
mille huit cinquante trois nom
Nos amis internautes et auditeurs caret d'adresse, qui sont des
de notre mission ont pris l'habitude de libanais, africains, franqais, ai
nous voir traiter et proposer a leur v6nezudliens, toute une p
r6flexion, des sujets d'ordre g6ndral on nationalit6s qui r6agissent a
dirait m6me universel, certains d'entre et qui des fois s'invitent
eux peut-6tre aimeraient nous voir traiter mission. Nous touchons auss
des sujets relatifs seulement a Haiti en de Grands D6bats, de Haiti C
conformity a notre nom: Echo d'Haiti de Haiti Nation, du Journal I
alors que d'autres se complaisent et se Evang6liste, de Pluriel Magazi
retrouvent dans notre universality. le reste.
Plusieurs raisons peuvent Nous avons voulu pour
expliquer notre choix. D'une part, Haiti aborder le r6le du leadership
n'dvolue pas en vase clos, d'ailleurs soci&td, non seulement parce
aucun pays ne peut le pr6tendre; un sujet qui reste dans le
deuxiemement, notre audience tres g6ndral mais qui touche aussi
1.


c'es
nos quatre du pi
is de notre probl
s hatiens, < ma
nmricains, consi
alette de unma
nos sujets r6f6rc
t notre trsln
si les amis r6vol
onnexion, illusti
Le Monde
ne, et tout t6l1vi
c'est
ce samedi partic
dans une band
que c'est alors
cadre du passe
i la r6alit6 il y a


t quoi
roblkme haitien. Quand o
eme haitien, on aurait du d
1 haitien > puisque Hail
der6 comme un < mal consa
auvais exemple a conserver cc
rnce, c'est done une r6alit6 qu
lal a notre pays qui a fait une g
ution, qui a connu des hoi
res, un pays qui a fait l'histo
Chaque fois que les chain
isions 6trangeres parlent d'
toujours dans un con
:ulier de coup d'6tat, de fami
itisme, de drogue, de paw
qu'il y a plein de choses c
nt en Haiti que l'on ne montr
toute une jeunesse qui bou
Haiti et qui a soi
s'exprimer, il y a ple
choses positives qui ne so
connues, notre pays est ex
dans le mauvais sens.
Haiti est certes ur
d'incoh6rence ou le luxe
c6toie la misere la
execrable, c'est un
fantastique rempli de
historiques mais qu
dirigeants laissent a la d
c'est le cas de la Citadel
Ferriere mieux connue sc
nom de Citadelle Chris
qui est exploit6e pp
Tourisme de la R6pub
Dominicaine, c'est de nos
un pays ou l'Etat s'efface
responsabilit6s laiss6es
merci, bref, c'est de nos
un pays qui s'6teint alors
y a une jeunesse et tout
population excessive
fibres qui ne demandent
minimum pour s'exprime
reprendre.
Haiti est un
paradisiaque qui 6tait d'ai
pour sa richesse et son
denommee par les colc
Perle des Antilles. Aujoum
par contre, dans le conte:
la globalisation, Haiti
autre qu'un pays
consommation oni se d&
tout ce qui se fait ailleurs
le banditisme des autres
que son exportation est n
a presque rien, et son tou
a zro.
C'est un pays bi
qui d6fie tout entendem
m6me la science, on dirai
n'existe pas de capa
intellectuelles en Haiti,
nous amene a proposer
question : n'y a-t-il a
leadership en Haiti
redresser la barre.
Avec peine,
relatons la r6flexion
diplomate amdricain qui
dire des haitiens : < Ces
l1 ont un problems
chromosomes, ou bien
ont un en moins, ou bien
ont un en plus >. C'est to
meme tres dur de vo


done ?
)n dit stranger s'immiscer a ce point 1 dans
ire le nos affaires jusqu'a se donner la liberty
ti est de nous insulter, ce qui est plus grave
cr6 >, encore, c'est que, les dirigeants d'alors,
omme n'ont pas eu la d6cence de le rappeler a
di sied l'ordre ni d'exiger des excuses.
;rande Notre propos aujourd'hui est
mmes d'agiter le d6bat avec nos amis
ire. internautes sur le r6le du leadership dans
ies de une soci6t6 et ce que signifie une
Haiti, absence de leadership.
texte Le leadership n'est-il pas une
ne, de voix morale, une source de morality
vret6, servant de r6f6rence a lajeunesse et aux
lui se spheres de decision. Le leadership moral
e pas, s'exprime et se fait entendre par tous les
ge en moyens quand il y a deviance car son
f de silence signifierait aussi participation et
in de complicity. La question alors, n'existe-
nt pas t-il aucun leadership moral en Haiti ?
ploit6 Le leadership n'est il pas aussi
un amour de son milieu, un amour de
[pays son pays, de son histoire et de son
inoui appartenance. N'est-ce pas un porte-
plus 6tendard qui rappelle a lajeunesse et a
pays la society l'histoire de son pays, dans le
sites but de lui insuffler ou de renforcer le
e les sentiment nationaliste. Pour d6velopper
drive, son pays, il faut le connaitre et l'aimer.
lle La N'existe-t-il a l'heure actuelle en Haiti,
ous le aucun nationalisme, aucun amour du
tophe pays, aucun sentiment d'appartenance ?
ar le Le leadership n'est il pas un
lique engagement aux cot6s de la socite6,
3jours n'est-ce pas une forme d'encadrement
et les de lajeunesse dont la mission serait de
s a la pallier a toutes les formes de d6mission
jours de l'Etat. Quand l'Etat est absent ou que
Squ'il les autorit6s ddmissionnent, n'est-ce pas
e une le role du leadership de les porter a se
ment reprendre et faire comprendre a la
que le jeunesse et a la society qu'elles doivent
ret se se reprendre en mains et s'organiser en
vue de la prise en charge de son milieu,
pays de son quartier, de sa famille. Si l'Etat
lleurs ne peut pas prot6ger le citoyen, doit-il
cadre (le citoyen) se laisser faire ou laisser un
ins la dClinquant violer sa famille ou son
rd'hui domicile. N'y a-t-il pas un leadership
xte de capable d'encadrerlajeunesse enHaiti ?
n'est Le leadership n'est-il pas un
de avant-gardiste, qui imbu des r6alit6s du
verse monde globalis6 se positionne toujours
mrme du cot6 du bien et des int6rsts de son
alors pays ?
Suite Le leadership enfin n'est il pas
risme tout cela, n'est il pas a la fois, moral,
nationaliste, engage respectueux des lois
zarre, et des principes? Mais en fait, le
ent et leadership c'est quoi ?
t qu'il Echo d'Haiti vous invite a capter
cit6s son programme, ce samedi soir comme
ce qui a l'accoutumee a 8 heures du soir, heure
cette de New York, sur la fr6quence de la
ucun WUNR 1600AMsivous etes dans l'Etat
pour du Massachusetts ou en visitant le site
Web suivant: www.labonitafm.com si
nous vous 6tes ailleurs quelque part sur la
d'un planted.
aeua Nous sommes ouverts aux
gens- supports et suggestions: ecoutez-nous,
e de 6crivez-nous a l'adresse postale
qu'ils suivante: Echo d'Haiti P.o. Box 1305
qu'ils Randolph Ma. 02368, ou a notre adresse
)ut de 6lectronique echodhaitil@yahoo.com.
ir un Echo D'Haiti


Page 16


MIAMI-DAD


DEPATMAN TRAVO PIBLIK

AVI PIBLIK

REYINYON KOMINOTE

COMMODORE TRAIL

AMELYORASYON WOUT BISIKLET

PWOJE NIM. 20070687

Yap avize piblik la ke Depatman Travo Piblik Konte Miami-Dade pral f6 yon
Reyinyon Kominote sou koze Pwoje Konte Nim. 20070687 jou lendi, 30 jen
2008, apati 7:00 diswa rive 9:00 diswa, nan City of Miami City Hall ki nan lokal
3500 Pan American Drive.

Se pou bay moun yo op6tinite pataje opinyon yo sou pwoje an ke yap fe
Reyinyon Kominote sa a. Nan pwoje an yo pral genyen pou konstwi yon pon
pou bisiklet/pyeto sou pasaj dlo Coral Gables la, ref6 sifas chantye ki la deja
a, laji p6syon nan chantey-a dapre estanda ki aktyelman etabli pou desen yo,
konstriksyon ranp koub apwopriye ki konf6m pou lokal bisiklet, make wout, ak
amelyore siyalizasyon woutye. Finansman pwoje sa-a ap s6ti nan lajan Bon
ak Obligasyon Jeneral Bati Pi Bon Kominote (GOB).

Pou enf6masyon sou pwoje an oswa pou mande aranjman espesyal f6t pou
yon patisipan jan Lwa Ameriken Enfim 1990 egzije, tanpri kontakte Ms.
Priscilla Morales, P.E., Manadje Pwoje, nan (305) 375-4866, oswa Mr.
Leandro OFa, P.E., Chef, Divizyon Otowout, nan (305) 375-1909, Konte
Miami-Dade, Depatman Travo Piblik, Stephen P. Clark Center, 111 NW First
Street, Suite 1510, Miami, Florida, 33128-1970.

Demann pou aranjman espesyal dwe f6t anvan Reyinyon Kominote an. Moun
ki ta renmen soumet de deklarasyon alekri ak de 16t ekspoze nan plas oswa
ansanm ak deklarasyon aloral yo, kapab f6 sa nan reyinyon an oswa voye yo
pa laps nan atansyon Mr. OFa anvan jou reyinyon an. Tout enf6masyon ke
yo resevwa alekri pral f6 pati rejis Reyinyon Kominote an.








Mercredi 25 Juin 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 22


Page 17


La reintroduction de poissons dans le lac Azuei


redonne e
Le Monde, 19 Juin 2008 Les 248 habitants de
Madan Belize font partie de cette majority des Haitiens
qui survit dans l'extreme pauvret6. Au bout d'une piste
rocailleuse, au milieu de cactus et de massifs d'6pineux,
les masures en torchis sont 6parpill6es en
bordure du lac Azuei, appeal aussi 6tang
saumAtre, a la frontibre de la R6publique
dominicaine. Longtemps, les habitants se sont
nourris des poissons du lac. Cette ressource
s'est 6puis6e, et les villages dubord du lac n'ont
surv6cu que de l'l6evage de quelques chevres.
Depuis quelques mois, l'espoir renait a
Madan Beliz. Grice a la t6nacit6 de Patrick
Vilaire, un sculpteur qui multiplie les
programmes de d6veloppement dans les
communaut6s pauvres, et a l'expertise de
Valentin Ad6, un Ivoirien dmigr6 en Haiti apres
un doctorat en pisciculture a l'universit6 Auburn
(Alabama, Etats-Unis). Avec un financement de
la cooperation francaise, 250 000 euros, les
deux hommes ont cree une ferme piscicole, qui
produit des alevins pour les pecheurs du lac
Azuei. Ces alevins, d'une trentaine de grammes
lorsqu'ils sont plong6s dans des cages en plastique
dans les eaux du lac, sont le fruit d'un croisement
hautement symbolique entre des specimens venus
d'Egypte et d'Israel.
"Les tilapias (un poisson au goft de perche)
6gyptiens ont un trbs fort taux de croissance, mais
r6sistent mal a la salinity, tandis que les isradliens se
d6veloppent lentement, mais ont une forte resistance
a l'eau salee, explique Valentin Add. "La ferme
pourrait produire 2,5 millions d'alevins par an, assez
pour peupler tous les lacs du pays", assure-t-il. Haiti
importe les deux tiers de sa consommation de poisson,
qui est trbs faible : 5 kg par personne et par an, alors
que les Jamaiquains en consomment prbs de 40 kg.
"On respecte notre travail", dit Xavier
Prophete, qui dirige le comit6 cree par les habitants
pour g6rer le projet. En 2007, le village aproduit 157
tonnes de tilapias, en grande partie commercialis6s
dans les restaurants et les supermarch6s avec l'aide
de Gataphy, association fondue par Patrick Vilaire.
Les b6ndfices ont permis de payer les frais de scolarit6
de 25 enfants, qui se rendent a Ganthier, la petite ville


spoir aux pecheui
la plus proche, a cinq kilometres du village, a pied ou
a dos de mulet, ainsi que les soins de sant6 et
l'approvisionnement en eau potable. L'alimentation des
villageois s'est ameliorde, et cinq d'entre eux recoivent


Le Lac Azuer (photo www.jjaugustin.com)
un revenu fixe.
Exemplaire et peu cofteux, ce projet est
toutefois limit face a l'ampleur de la crise alimentaire
dont souffre Haiti. L'envol6e des cours des denrdes
alimentaires et du p6trole a frapp6 de plein fouet ce
pays, l'un des plus pauvres du monde. De violentes
6meutes de la faim, d6but avril, ont provoqu6 la chute
du premier ministre, qui n'6tait toujours pas remplac6
a la mi-juin. "Pour la premiere fois depuis des
d6cennies, le taux de croissance, 3,2 % en 2007, a &t6
sup6rieur a la croissance d6mographique. Tous les
indicateurs dconomiques 6taient encourageants, mais
la crise mondiale a provoqu6 un brutal coup d'arr&t",
deplore H6di Annabi, le chef de la Mission des Nations
unies pour la stabilisation en Haiti (Minustah).
Les bailleurs de fonds ont rdpondu a l'appel du
Programme alimentaire mondial (PAM), dont les
besoins pour la p6riode 2008-2009 ont presque double,
passant de 74 a 123 millions de dollars, pour faire face
a la crise en Haiti. "De 800 000, nous allons arriver i
2,3 millions de b6ndficiaires de rations alimentaires
du PAM", calcule Mamadou Mbaye, le repr6sentant


rs haitiens
du PAM. "J'ai lanc6 un appel d'offres pour 3 000
tonnes de riz, il n'y a pas eu de rdponse localement.
Le pays ne produit que 42 % de ses aliments, 51 %
sont imports et l'aide alimentaire couvre 7 % des
besoins", explique-t-il.

"LE SEUL REPAS DE LA JOURNEE"
A Kenscoff, une petite ville dans la
montagne au sud de Port-au-Prince, 1'6cole
Marie-Louise-de-J6sus est l'une des 700
institutions scolaires recevant les rations du
PAM. I1 est 10 heures du matin, les 476 61&ves
viennent de prendre leur repas : riz, haricots,
poisson en conserve et sel iod6. "Les parents
sont des paysans pauvres qui n'ont pas
d'argent pour acheter des engrais pour leurs
cultures et font des sacrifices inouis pour
envoyer leurs enfants a l'6cole. Pour beaucoup
d'&lves, c'est le seul repas de lajournde", dit
la directrice, soeur Marie-Madeleine.
Le coft de la ration, 22 centimes de
dollar avant la flambe des cours alimentaires,
a presque double. La semaine dernire, soeur
Marie-Madeleine, 74 ans, a fait le long trajetjusqu'au
bureau du PAM, a Port-au-Prince, pour demander de
nouvelles rations, car son stock, sous cl6 derribre une
lourde porte m6tallique, 6tait 6puis6.
"Beaucoup d'enfants ont faim, leur attention
n'est pas la meme", observe Jean-Pierre Belgico, le
professeur de math6matiques, qui n'a pas &t6 pay6
depuis deux ans. C'est le ministbre de l'6ducation qui
devrait le r6mundrer. "Les cheques ne seront pas signs
tant qu'il n'y aura pas de nouveau gouvernement", se
r6signe-t-il.
"Etes-vous satisfaites de la nourriture ?",
demande la directrice a une classe de jeunes filles en
chemisette blanche etjupe 6cossaise. "Non ma soeur",
r6pondent-elles en choeur. "Le riz n'est pas bon, il y a
des bouts de paille, parfois des morceaux de verre,
pas assez d'6pices et il sent la fumbe du charbon", se
plaint Ch6rie Donia, bruyamment approuv6e par ses
camarades.

Jean-Michel Caroit


Le prix des Ameriques insulaires et de Guyane fait escale en Haiti


(PRIX DES AMERIQUES... suite de la page 10)
Les deux autres 6crivains en selection sont
des femmes, n6es elles aussi a Cuba : Mayra Montero
avec son ouvrage La Havane 1957, et Zod Valds avec



S5J ouMe0 Portes
d s4 associaOtions pfranco-h


1'Eternit6 de l'instant.
Certains des membres dujury, au nombre de
neuf, avaient fait le voyage pour Haiti, participant a
toutes sortes d'&v6nements culturels du 10 au 22juin:
Alain Mabanckou, Gisble Pineau
entourant Dany Laferribre qui pour
la deuxibme annde consecutive
ouv@rtCS preside ce jury, dont les autres
!itioinn* e membres sont Eduardo Manet, Jean
Rend Lemoine, Patrick Poivre
d'Arvor, Pedro Perez Sarduy,
Philippe Vallet, Simone Schwartz
p 0 Ir Bart et Michel Reinette.
De l'avis de tous ceux
t rencontr6s, l'escale du Prix en Haiti
MI VI f est consid6r6 comme un honneur fait
a notre pays. Les visiteurs ont eu
Spo t l'occasion de participer a des
I rencontres et tables rondes avec des


auteurs haitiens : Yanick Lahens, Claude Pierre, Gary
Victor, Emmelie Prophete, Gary Victor, BonelAuguste
et Pierre Clitandre.
Des rencontres ont eu lieu l'Institut Francais,
a Fokal (Fondation Connaissance et Libertd), mais
aussi a la Direction Nationale du Livre et dans un
CLAC (centre de lecture) a Cabaret et a Carrefour
Feuilles.
En Guadeloupe, des rencontres sont prdvues
a la Residence D6partementale, au bas du Fort, au
Centre Culturel R6my Nainsoutat, a la MWdiathbque,
au Centre cullturel Robert Loyson, a l'Habitation le
Maud'huy, pour se terminer avec une interview du
laur6at a T616 Guyane, pendant le journal regional.
L'Organisation du Prix des Am6riques
insulaires et de la Guyane est confide a l'organisation
du meme nom, pr6sid6e par Marie Abraham Huyghues
Despointes, spouse du cr6ateur du prix avec Maryse
Cond6.


MIAMI 3

LEGAL ANNOUNCEMENT REGARDING
REQUEST FOR PROPOSALS FOR
RETAIL, FOOD AND BEVERAGE
CONCESSIONS PROGRAM 2008
MDAD RFP NO. MDAD-01-08
MIAMI-DADE COUNTY MIAMI, FLORIDA
The Miami-Dade Aviation Department is announcing the availability of the above referenced advertisement,
which can be obtained by visiting our Website at:
www.miami-airport.com/html/business_opportunities.html (in order to view the full Advertisement,
please select "Advertisements" link at the bottom of the Business Opportunities page and then select
the respective solicitation).
Copies of the RFP solicitation package can only be obtained through the MDAD, Contracts Administration
Division, in person or via courier at 4200 NW 36th Street, Building 5A, 4th Floor, Miami, FL 33122, or
through a mail request to P.O. Box 025504, Miami, FL 33102-5504, attention Maryse Georges, Building 5A,
Contracts Administration, 4th floor. The cost for each solicitation package is $50.00 (non-refundable) check
or money order payable to: Miami-Dade Aviation Department.
This solicitation is subject to the "Cone of Silence" in accordance with section 2-11.1(t) of the Miami-
Dade County Code.


z ul









SB0 iriix Mercredi 25 Juin 2008
Page 18 LES JJEUX Haiti en Marche Vol XXII N 22


VANTEE i I Solutionsdela
V A N _1 E E semaine passee:

Allez de VANTEE CORDES, en utilisant des mots du du vocabu- c I TI R u
laire frangais, et ne changeant qu'une lettre par ligne. C I R RE S


BAFRE S
BAFFE S
C ORADES


Solutions de la semaine passe: HORIZONTAL SCRABBLE
PS P EN T 0 0 R A J 1. Supercontinent de I'h6misph6re austral -
UE A 2. Pris avant le repas Arrangez les sept lettres ci-dessous
2. Ps avant le repas -
P RO/ P TI C 3. Exclaffe Touche de clavier informatique pour former un mot frangais
SE 1 4. dien egyptien Ville d'Afrique de I'Ouest -
J P T0I o a//T 5. Langue Moquerie 6. Arbre 6t&tW S H
N C S T U u 0 7. Repas 8. Approuv6e.
x NGO ESGOT Y
EK/VERTICAL T Y
x D H S J s/L y M s 1. BAillonne- 2. Contient un stupbfiant -
L Y X V/S/ O K G' Y V 3. N6gation Compagnie aerienne E
S PE R B G P U K 4. Vide -
x /IY F N U B B 0 U U o H G 5. 16re femme noire a 6tre couronn6e Miss America I I I I I I I I
x (o w J X Y U S c X G U EQ 6. Aggressions 7. Conjonction Pronom Solutions de la semaine passe
Anaconda- Aspic- Boa- Bungare- Cobra 8. Hideuse. r ,-,nns v' -r r-W


Couleuvre Crolale Fer de lance Jararaca
Mamba Mocassin Mulga Naja Nalrix
Pelamie Python Serpent corail Taipan


100 Melodie Matin avec Marcus
Informations, Interview, Anecdotes, Humour,
Analyses
NosChroniques:
L'Editorial de Marcus
Au Quotidien avec Elsie
La Chronique Litt6raire avec Dominique Batraville
Les Sports avec Mario Bareau
Les Invites du Jour
M61odie Matin chaque samedi est anim6
par F6quire Raphael


c eat 'eatreW fm fliawe /


E n B ref (... suite de la page 2)
a fait remarquer que le processus en cours ne vise pas a etablir un pouvoir pour les juges. Il ne
s'agit pas d'un syndicat mais d'un pouvoir dont le role est de contribuer a un 6tat fort",a-t-il dit-il
appelant les membres du CSPJ a ceuvrer pour le bien des citoyens. "Notre volont6 est de
constituer un pouvoir judiciaire digne de son nom", insiste M. Jean soulignant que les membres du
CSPJ garderont leurs postes dans leurs circonscriptions.
De plus, Daniel Jean affirme que le CSPJ est un organe de contr8le et de supervision du pouvoir
judiciaire. Certains membres ont ete elus alors que d'autres occupent leurs postes a cause de leur
fonction dans le system judiciaire.
Le Conseil Sup6rieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) est un organe de discipline charge de
sanctionner les juges en cas d'6cart. Le CSPJ est 6galement un organe de gestion du pouvoir
judiciaire. Avec ces deux mandats le CSPJ realisera a partir de septembre 2008 des taches d6volues
jusqu'ici au minister de la justice.
Le president de la Cour de Cassation est le president du CSPJ qui est un pouvoir collegial incluant
la soci6et civile, les organisations de defense des droits humains et les barreaux. Le CSPJ permet
au pouvoirjudiciaire de s'organiser et de s'exprimer a cot6 des deux autres pouvoirs", ajoute
Daniel Jean.
De son cote, le directeur general du Ministere de la justice, Josue Pierre Louis, assure que le
conseil est une garantie pour les justiciables. Il en veut pour preuve la presence des representants
de la soci6et civile et des organisations de defense des droits humains.
Josue Pierre Louis annonce le lancement du processus de certification des 9 membres du CSPJ.
Tous les citoyens peuvent presenter leurs dol6ances afin que les autorit6s sachent si ces
personnalit6s sont credibles", dit-il rappelant que les membres du CSPJ devront a leur tour certifier
tous les juges de pays.

La Profamil inaugure deux nouveaux centres A Port-au-Prince et A
Jacmel
C'est le lundi 23 et le mardi 24 que ces centres seront ouverts au public. La Profamil qui existe en
Haiti depuis l'ann6e 1984 est un centre de sante familial, dont 1'objectif est la promotion de la
sante de la reproduction, l'6ducation sexuelle des jeunes, la reduction de la mortality matemelle et
infantile et l'6quit6 entre les sexes aupres des familles haitiennes. Sa mission princpale est la sante
reproductive.
La Profamil dispose deja d'une clinique a Port-de-Paix et de plusieurs centres de sante dans
l'Artibonite.
La Profamil inaugure deux nouveaux centres a Port-au-Princde et a Jacmel.

Wyclef Jean distribue de la nourriture A Cit6 Soleil
La star americaine du hip hop Wyclef Jean a commence jeudi a distribuer de la nourriture a Cite
Soleil apres la hausse fulgurante des prix des produits de premiere n6cessite.
Le chanteur haitiano-americain est arrive mercredi soir en Haiti pour lancer son programme
"Ensemble pour Haiti" dans le but de collecter 48 millions de dollars pendant six mois pour aider
les Haitiens qui font face a la chert6 de la vie et les agriculteurs a relancer leur production.
Jeudi, Wyclef, accompagn6 de la depute canadienne Belinda Stronack, a distribu6 de la nourriture
a plus de 200 familles vivant a Cite Soleil..Des rations de nourriture du riz, des haricots et de
l'huile de cuisine ont ete distributes a des femmes enceintes et a des enfants souffrant de
malnutrition.
Plusieurs centaines d'habitants de ce quartier avaient manifesto pacifiquement au moment de la
visite de Wyclef, a-t-on constate.
"Nous ne voulons pas faire de la charity, nous allons encourager la micro-entreprise en donnant
des poulets pour l'1levage a des familles vuln6rables. Nous allons aussi encourager les fermiers a
cultiver la terre", a promis le chanteur, dont l'initiative a requ le soutien du Programme alimentaire
mondial (PAM) de 1'ONU, de la Fondation americaine pour le d6veloppement et de la compagnie
Voila.

La police a attrap6 Pierre Gascove, le cerveau presume de nombreux
rapts perp6tr6s a Laboule, Thomassin, Fermathe et Kenscoff
Pierre Gascove, l'un des presumes kidnappeurs les plus recherch6s, a 6et arret6 le mercredi 18 juin,
a la rue Joseph Janvier. << Gascove, le cerveau de nombreux rapts perp6tres a Fermathe, Thomassin,
Laboule et Kenscoff a 6ete pingl6 lors d'une filature >, a confie un enqueteur de la Cellule contre
enlevement de la police judiciaire. << I y a quelques semaines une operation men6e chez lui, a
Petit-Goave, avait permis de retrouver deux v6hicules tout-terrain appartenant a des personnes
kidnapp6es et lib6rees contre rancon,, a-t-il indiqu6. Selon le policier, << certains membres du gang
sont deja en taule ,.
<< Il est important que les victimes d'enlevement lib6rees ou non contre rancon donnent des
informations a la police judiciaire. Ces informations permettent de comprendre le mode
d'op6ration des reseaux et la compilation d'indices, de preuves qui peuvent servir devant les
tribunaux >, a-t-il ajout6. L'enqueteur, a, par ailleurs, soulign6 que << l'heure n'est plus a la
mefiance, mais a une collaboration franche entre la police et la population pour faire 6chec a ces
bandits >.


O t- E I E Jr" j .
#









Mercredi 25 Juin 2008
Haiti en Marche Vol XXII No 22


I Ti Gout pa Ti Gout ak Jan Mapou


Omaj pou Po1 Lak /

Paul Laraque
AK DENIZE LOTI / DENIZEN LA UTURE
Wi, se vre! Se pa manti!
Dimanch 18 me ki sot pase-a, noumenm
zanmi P61 Larak nan Nouy6k ak fanmi-
li te reyini pou nou te rann P61 omaj.
Younlanne dejapase depi gasonvanyan,
dwayen ekriven ayisyen nan dyaspora-a
te ale kite nou. Rankont zanmi ak fanmi-
a te f&t nan The Bowery Poetry Club ki
nanManhattan, Nouy6k.
Anpil fanmi P61 te la: pitit fi
li-a, Dr. Danielle L. Arena, mari-li,
Dr.LuigiArena, Julia ak Mark, 2 pitit-
yo. Dr FranckLaraque, fri P61 te latou.
Li te sotijis Kolorado. Karen Boadiba,
nyes P61-la te soti jis Kalifoni. Anpil
zanmi te prezante omaj-yo. Pami zanmi
ki te la yo : 2 pow&t ameriken, Ed
Friedman ak Greg Fuchs Greg Fuchs
te m&t seremoni tou plis plizye ki te
renmen P61 anpil : Serge Rameau, Bob
Garoute, Tontongi, Dahoud Andrd,
Cybille ak Andrd Juste, Fanfan Latour,
Berthony Dupont,. L tou pa-m rive,
mwen te prezante omaj-mwen tou.
Anpil mounn te resevwa k6m
kado liv powt Anthony Phelps ekri sou
P61Larak- la: Paul Laraque entreMarx
et Breton.
Nou te chante youn chante
vodou ak non P61. Nou te kanpe pou
chante Ladesalinyen. Apre sa, sete lekti
powem nan liv P61-yo.
Zanmi-nou, gran fre-nou, fre
timonye P61 Larak te resevwa anpil bMl
kout chapo. Li te youn neg konsekan,
maria, papa, fre enpeyab, zanmi sense,
patriy6t san repw6ch, pow&t
revolisyon.
Ochan! Ochan! BO ochan! pou
P61 ki trase chemen pou nou. One ak
Resp&! Nou dwe 1' sa. Menmjannou dwe
tout n4ges vanyan ak neg konsekan one
ak resp.
Ayibobo-o!




Andre Fouad Youn

pow't Jam' Dodo

(premye pati)
ak Michel-Ange Hyppolite*
( Kaptenn Koukourouj)

Apre GERBE D'ESPERANCE
(1992), EN QUETE DE LIMIERE (1992), BRI
LANNWIT (2000), ETENSEL MO M YO se
katriyym liv pweziAndrd Fouad. Liv-la
gen 56 paj. Li pran lari nan ane 2006.
Anndan liv-la noujwenn kek desen ki
soti anba men Ew6l Sen-Lwi.
Andrd Fouad se youn jenn
dize, pawolye, epi jounalis kiltirl.
Konsa, 1 nou di Andrd Fouad, nou wn
kontinwite. Nou wn larelkv. Nou wn
pwezi krey6l ki ap grandi epi ki pran
rasin sou fondas travay ekriven ane 1960
yo pou l'al debouche sou remanbreman
ekriven ane 1980 yo. LU nou di Andre
Fouad, nou santi se pasyon ki ap pyete
pwezi anndanyoun menm espas. Ann li:
Debri zetwal yo
Rete nan glas je-m
Ti tak san
Ti tak foli-m
Ti tak debri-m
(p. 35)
Pami dives eleman ki brennen
kiryozite nou anndan < yo>>, genyen kat ki merite siyale :
prezans f6m pwezi kout, noumenm nan
Sosyete Koukouy nou batize : wong6l-
la, prezans lannwit ak dives mo ki nan
menm chan semantik ak li nan dives pati
nan rekey-la, itilizasyon teknik imajis-
la k6m mote beb1l anndan liv-la ansanm
ak repetisyon mo ki part agogo
toupatou nan liv-la.


Prezans Pwezi Wong6l
Soti nan fen ane 1960 yo pou
rive nan uityem ane dezyem milen&-a,
sa fe preske karant lane depi f6m pwezi
wong6l-la ap balanse nan branch krey6l
literati Ayiti-a gras ak dilijans seksyon
literati ekip Mouvman Krey6l-la,
Sosyete Koukouy. Poutan, se nan
konngout modd1 pwezi sa-a part nan
dives liv pwezi krey6l-yo; oubyen ank6
1 li part, ekriven-yo toujou bliye
idantifye li k6msadwa. Anndan <
Etensdl Mo m yo>> noujwenn dis tsks
nou kab klase k6m pwezi wong6l.
Kategori pwezi kout ak 6 liypwezi
maksim6m. Thks wong6l yo pote youn
verite anba-anba. Youn verite ki ap
charye mesaj andaki. Ep6k mesye-dam
Koukouy-yo t'ap feraye ak tks wong6l-
yo, se te youn ep6k ekriven te oblije pale
andaki ak6z sitiyasyon politik difisil
anndan peyi-a.
Nan momanAndrd Fouadt'ap
ekri pwezi kout sa-yo, nou pa konnen si
li te seten li t'ap suiv youn chemen kek
ekriven krey6l te k6manse trase nan ane
1960 yo.
De ti mo pale
Lapli bwaze jou f&t mwen
M ap rapyese san mo yo
San m pa kite res
Vwayaj (p. 24)

* Michel-Ange Hyppolite ( Kaptenn
Koukourouj)
Manm Sosyete Koukouy
Kanada

michelangehyppolite@rogers.com




Ja Lajan

Depi sou tan benmbo,
ki vle di sou tan prejidan bann machwe
ti neg zorey djonjon, nen bonbon
[kreyl6 tankou bosal]
pe vire late lanve landwat nan cheche ja
lajan
swadizan byen defen papa-yo te kite pou
yo

Nan paj ki liv li te janm ekri
riches ti neg se nan travay di san rete, san
pran souf
sa ki te toujou repete ak ekri toupatou
ti neg parese pi mal pase yon milet ki
plenn
nan kalewes yo pote labanye
kidonk ale pou vini
riches li se nan travay dijouk souf-li
koupe
pou fe mago z6t pi pwes pi lou

Pawl ja lajan sila-a
toujou vini ak youn rev je kle
banm m'a ba-w
ak f6s prigad
gran bonnie, lalin andekou
san lave bouch, san di bonjou ak peseswa
soti pa do nan pot deye kay-la
pran chemen ki mennen anba ti pye
kalbas-la
salwe lekat fasad, mete jounou ate
enpi koumanse fouye ak youn djann ti
kouto
san prese san gade adwat san gade ag6ch
sitou san gade deye san entewomp
ni pou Pye ni pou Jak

Kom nan tout istwa gen youn maldonn
Nan fouye fouye gen yon vwazinay
petpetmayi
ki t'ep swiv dewoulman mouvman-an
deye jalouzi lakay-li
li mande vwazin-lan ti dlo kafe-1 pou
jounen-an
L6 z6t te retounen sete youn kokoye sech
li te jwenn nan twou-a
se konsa jouk jodi jou lachans file tankou
zangi nan men-1
youn lot jou petet nan fe rev je kle


l'ava 1 fouye lanme osnon syel ble digo-a
pou cheche bone-l nan riches san swe ni
bouke

Prigad : Se pase mwen t'ap pase yo ban
m' youn ti kout pye enpi mwen vini tire ti
kont-lan je kle ba nou. Oken n vivan pa
sanble ak mounn ki nan kont lan. Rele ti
zwazo ban mwen: Ti zwazo, ti zwazo goj
mwen bouke.
SONGO "OULOU
Badagri nan mwa lapli




Pelisye ake Mizyas
AK ZANDO / JACQUESJ. GARCON*

Bon!
Kich6y m'apway koze ake nou
j6diya, se ta k6m oun moso danyi
danti(1) ; kilti, labitid, koutim nan listwa
te d'Ayiti Tonma. Si nou vle, nou ka
pwany k6m oun lodyans, f61kl6 tou.
Pwoche pi pwe non!
An nou fe sa vit ; paske m' pa
vin pou rete non.
M'apway pile lwen, pa bagay
ate esit. M' apway nan gran kay, nan
kanpech, nan yon s616k6t6 [N] ; men
Potopwens ake lezalantou yo di
kandjanwoun osnon kandjanhoun.
E- e-e Men kouman w' ap
ouvwije-a-w gran ape gete wen konsa?
Kouman w'ape mande sa yo
rele kandjanwoun-a? O Pou touve-w
natif natal nan oun peyi, peyi-a zansdt
demanbwe-a-w, pou w' pa konn sa sa ye
sa! Men wi, se pa zaftr-a mounn de
salon Houn Se konsa Si m' t' ap : ti
ti, ti vwa, nespa, je m si, jete, je m si
ranmase pa ta gan ankenn donmaj. Se
nan sa tou wi, nanchon-anvin depaman.
Kk younn younn se pitit t&-ya; men pif6
se move bofi ki pa bay < pou lepeyi pou
ledrapo-a> regle aryenpouyo ; aledi atb
pou yo ta k6ndt chous rasin-a-yo. Pou
daye, gan ki pa finman kontan di se
Ayisyenyo ye an peblik. Anfen Annou
kite sa la pou 1 gan tan.
Kay-a Pelisye ake kina Mizyas
k6m bouch ake nen nan youn lakou kon-
w kite : < Rita-Rita(2) >>, konmsi
w'apway < Kabann Mando >>. Mesye-yo
toujou ansanm ;jwdt boul-la, ale lachas-
la, tann pdlen pou zwezo-a, anfen nou
pa kap di kiles ki sen W6k, kiles ki chen-
an.
Youn jou, m'ale la, n'ay bay
blag ; men m'remake neg-yo oun jan
kagou, ounjan faya. Nou te alkz, m'di:
kouman mesye, lakay ft nwa, bagay-yo
pa nan plas-a yo? Mizyas reponn wen :
A a a! djo pase fari, labouyi-a klWr. Se
youn langay, pou w' konpwann li, f6k
woubonkreybl, f6 w' viv fon nan nannan
pep-la, e 1r ou wn-y, wou konpwann li,
f6 w' pa fe konm si w'bliye-y. Plis msye
te pase kek jou nan pany6l ake yon
tonton-an-y, i te gan tan pwan anpe
kasteyann; i di: << La barika kita fla >>.
Anben vweman koze-a menm, se :
< La bariga se quitaflaca >>. Se
yon many kek Ayisyen konn pwan pou
di estonmak-la vid, moun pank6 pwan
kich6y. Anben, si youn mounn pa < Leya
Kokoye >>, li pa Ti << Sentaniz >> osnon Ti
< Fl1 dize >>, paw6l sila-yo pa vle di
aryen pou-i.
Sitirasyon-an fwape wen, sitou
neg-yo se zanmi-an-m; m'te gan oun
pyas nan p6ch-an-m, m'bay degouden
ladan-y. Pou 1n-ya tou degouden te ka
regle kich6y.Oun ti momann tan, Pelisye
gan tan ape tounen ake yon ansyenvaliz
timounn lek6l anba bra-i. Se pa fasil
youn mounn t'apway konnen se kek
patat ake de zaboka l'ape pote. Mizyas
limen youn twapye dife, bon jan kalte
bwa ape boule, trapde kaderik-la ape
pouse vape cho, zaboka fann, nou
koumanse dekoupe k6py&z. Sa ki pou
vant ale nan vant; men nou chak gan
youn pil po patat, po zaboka at&-ya,
devan nou. M'leve tIt-an-m, m'ape


pwan yon souf, m'ape pofite tou lage
bouk-a sentiwon-an-m, konsa m' we
Janin ake Sitelya k'ape rive. Tdt-a nag-
yo anba, m'di: mesye nou gan vizit.
Pa ta gan aryen ki mal pou oun
nonm kraze de twa patat ake zaboka, se
younbonmanje ; men nan deploye anpe
vye m6talite ; anfen se mantalite wi ;
piske pa reyelman gan mounn ki mouri
; men se krey61-la ki konsa, nan m6d
jennman sa-yo, nou soti pa klr, k6m nou
menm ank6 mare s&rvis-an-nou,
konplike youn sitirasyon. Pandan n'ap
gade medam-yo k'ap vini, Pelisye pofite
pouse po zaboka, po patat-a-y yo anwo
pil-a Mizyas. M'we sa ; men m'pa ka di
anyen.
Konsa, medam-yo la ake nou,
fe yo chita, lodyans koumanse gaye, ri,
kUr kontan ; sitou de b6l ti konm&r. De
ti mirak; men de ti kich6y ki ka fR
lafimen leve devan kanson menm si-y
ft fwdt. Janin gan ti twou bote[N], sa
moun lwes peyi-a rele: fosdt la, anpi 1I i
ri, ou we i gan dan ekate[N], chenet ake
jansiv vy6tlt. Kanta pou Site, kidon
Sitelya ; rn bote vin apwe li, pa tout
Choukounn.
M'ape ri ; men m'ape 6ks&rve
Mizyas ki rete kUr kal ake paket po
manje sila-yo devan-li. Ansanm m'pare
pou bay oun koze, Janin di: << Men tann
mwen non, gan 1r se Mizyas ki manje
pif6 patat-yo, apa m'pa we ankenn devan
Pelisye. M'rete sezi red kon jibis pou
jan Mizyas demele-i soti anba koze-a.
Msye di: << Pepe te gan plis pase ni Jak
ni mwen; se paske i manje kina-i ake
tout po ki fe i pa gan fatra devan-y>>.

* Jacques J. Garqon ap ekri youn liv :
Anba bouch-a Grann Mari.
(1) ansyen, ansyen, depase bizawl.
(2) youn b6l kay ki nan pye m6n
Magay6s. Se youn papa ki te bay kay-
la non-a pitit tifi-a-i.



Lavant siyati liv Cap-
Haitien. Excursions dans
le temps. Voix capoises de
la Diaspora "-an nan
Libreri Mapou

Dimanch 8 jen-an, Libreri
Mapou te plen mounn ki te vin nan lavant-
siyati liv : Cap-Ha'tien. Excursions dans
le temps. Voix capoises de la Diaspora "
Pwofesb Max Manigat, majojon
youn ekip 29 ekriven, te la depi 4-e. Ve
5-6 mwen ka mounn konmanse rive. Li
koumanse siyen liv.
5-6 eka, Degoutan (se non
vanyan-1) te prezante pwofese-a bay
piblik-la. Apre li fin entwodiksyon sa-a ,
li bay misye lapaw6l.
Maks remesye Kouzen
Degoutan Jan Mapou, Libreri Mapou,
Antkn Koukouy, paj kreyl6-la Ti Gout pa
Ti Gout, CarlFombrun, animate bl6g < Le
Coin de Carl >>-la, 6dite Fequibre
Vilsaint, madanm-ni, Nicole, ki bra dwat
li nan tout liv l'ap ekri.
Li chennen pou fe mounn-yo ki
vini-an konnen jan li apresye prezans-yo.
Se konsa tou, li pwofite di : liv-
la pa youn liv Okap menmsi se mounn
Okap k'ap viv nan dyaspora-a ki ekri-1 :
se youn liv nasyonal. Li site ekriven ris
Leyon T61st6y / Lev N. Tolsto i: Si w
vle pale koze sou lemonn antye, pale koze
bouk kote ou soti-a" (trad.). Enben, nou
pale sou vil-nou men se souAyiti nou pale.
Apre prezantasyon liv-la, li bay
non tout ote-yo ki patisipe-a avek kote yo
rete.
De lot ote te patisipe tou
:Marlkne R. Apollon, avek Jacques J.
Gargon. Pwofese G&rardA. Ferere avek
Carl Fombrun te pale tou. Max Piquion
te bay youn esplikasyon sou fanmiAltieri.
Detwa liv te vann. Tou letwa ote-
yo te siyen chak liv.


Page 19


...... ............ ... . ... .. . I I I- INI


I









BIL RE PENSEE


Mercredi 25 Juin 2008
I *ti; on,*d V-^llQh- V. XTT .O 11N


o Sijamais on te dimet de tes
fonctions, manifeste publiquement ta
satisfaction, etmeme ta reconnaissance
envers celui qui t'a rendu la quietude
et le loisir auxquels tu aspirais : ainsi
dviteras-tu qu 'a la disgrace s'ajoute le
sarcasme. >
Jules Mazarin

J'imagine que notre Haiti-
Ch6rie, notre << Ayiti Toma > n'est pas
une exception a la regle. Autour du
pouvoir, g6ndralement, se constitue une
classe d'hommes et de femmes,
<< faiseurs >>, << diseurs >> et
< chercheurs >>, d'opportunites,
d'opinions et de faveurs et qui sont,
parfois, ceux qui font, d6font et refont.
A l'6tranger, dans les pays d6velopp6s,
on les appelle des << Groupes
d'Int6rts >>, des <>. Chez
nous, ils sont des <>, des
<< Vampires >, des<< Accapareurs >, des
<< Petits Vicieux >>, des << Parasites >>, des
< Sangsues >>, et ils sont toujours l1, a
d6fendre leurs int6rets et a empecher aux
autres d'acc6der a d6fendre les leurs.
Actuellement, dans les << pays a nom >>,
certains faisant partie du << Groupe des
Pays Amis d'Haiti >>, on essaie
d'identifier les << Groupes d'Int6rts >> et
d'inventorier le type d'activit6s
auxquelles ils se livrent. Chez nous, on
les a tous identifies quoiqu'il soit trop
difficile d'essayer d'inventorier le type


Dysfonctions

d'activit6s auxquels ils se livrent. Une dans les soci6t6s modernes, plus
assiette trop large, pour des mets trop avanc6es que la n6tre. Plus personne
maigres Voila pourquoi il y a tant de n'est<< irremplacable >. Toute fonction,
<< coups bas >. Voila ce qui cause cet exerc6e par un individu quelconque,
univers de bassesses et de vilenies. On peut 6tre realisee, avec la meme
les a entrevus ces derniers temps, meme efficacit6, par tout autre individu
autour des << Pressentis >, essayant d6j, suffisamment entrain&. D'apres les
de marquer leur << territoire >. J'imagine sp6cialistes, << la remplagabilite est une
leur souffrance actuelle. L'ind6cision. Il consequence de la modification de
n'yapiresouffrancequecelledenepas l'utilitW et de sa convergence vers
savoir dans quelles eaux on va devoir l'utilisation : la remplagabilite designe
pecher. Cependant, au meme moment ou lefait qu 'une chose puisse &tre evacude
un groupe se considbre perdant, voyant et remplacde par une autre chose dont
comment < fuient > les < affaires lafonction est identique. Ce qui reste,
courantes >, unautre groupe s'entretient ce n 'estpas la chose en tant que chose
auprbs de l'autre p6le du pouvoir, mais le fonctionnel, l'objet de
s'agrippe aux diff6rentes fissures consommation. La chose n 'est meme
possibles, s'ancre et consolide son pas rdduite a l'dtat de residu, ellen 'est
pouvoir. Le vide leur sied a merveille, plus rien et s'identifie au mouvement
le vide les remplit a ceux-lh. Voila l'une perpetuel de la consommation. >
des premieres dysfonctions dans notre Chez nous, chores amies
pays, voilc ce qui devrait 6tre considered lectrices et chers amis lecteurs, << deux
la vraie << force de la corruption >>, la gouttes d'instruction >> et < quelques
force motrice. miettes de francais >, on se croit
Chores amies lectrices, chers << l'lu >. La<< remplacabilit >> suppose
amis lecteurs, les derniers &v6nements alors un coup dur pour le << narcissisme
qui ont eu lieu dans le pays m'ont port intellectuel > ou le < narcissisme
a r6fl6chir sur le probleme de la politique >> trop frequents chez nous.
<< remplacabilit >>. Je trouve que, Pour faire face la << remplacabilit >>,
actuellement, il s'agit de l'un des grands il faut 6tre incontournable,
problkmes auquel se heurte l'individu < inesquivable >, comme disait


quelqu'un. Dans ce pays, adorable
comme lui seul, un pays dans lequel
n'importe qui peut faire n'importe quoi
sans se soucier de quiconque, toute
singularity, toute particularity, toute
6ventualit6 permet de s'6riger en < Force
Incontournable >. Pour un rien, on se
pr6sente comme 6tant une force
incontournable. Voilh ce que permet une
dysfonction politique aliment6e par la
peur de la < remplaqabilit6 >. En r6alit6,
en y pensant s6rieusement, on peut
observer qu'il s'agit de la composition
de deux dysfonctions.
La degradation politique,
6conomique, 6thique de notre pays est
cause, en grande partie, par ces
dysfonctions qui ont lieu en son sein,
anormalit6s sociales, dysfonctions
politiques, anomalies 6conomiques. Plus
de 30 ans de perversions en tout genre,
plus de trente ans de << dconstruction >,
de < d6mobilisation 6thique >. Ces
perversions du systeme, ces
dysfonctions, non r6solues, semblent
vouloir nous conduire vers la disparition,
vers la destruction. La seule solution, la
revalorisation de nos < sentiments
collectifs : le patriotisme et la
fraternity.
Incontournable !

Oscar Germain
germanor20055@yahoo.fr
Juin 2008


BARIKAD CREW FUNERAILLES
.. .. .a


L 'intervention de la star WyclefJean...
| "f ,-


et celle du Ministre des Affaires Sociales G&rald Germain
(photo Jean Marc Finelon)

Haiti en Marche
Port-au-Prince
100 Avenue Lamartiniere (Bois Verna)
Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323
Miami
173 NW 94t Street
Miami, Florida 33150
Tel. 305 754-0705 / 754-7543 Fax 305 756-0979
New York 914 358-7559 | Boston 508 941-6897
Montreal 514 337-1286
email: melodiefm@hotmail.com I haiti-en-marche@hughes.net
URL www.haitienmarche. com
Library of Congress # ISSN 1064 3896


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Page 20


, a t en arc




Full Text

PAGE 1

Haïti en Marche, édition du 25 Juin au 1er Juillet 2008 • Vol XXII • Nº 22 Nouveau Premier Ministre désignéNomination attendue de Michèle Duvivier Pierre-Louis, directrice de FOKAL ( jjaugustin)BLOCAGE POLITIQUEEntre le Présidentialisme et le parlementarisme ? PORT-AU-PRINCE, 22 Juin – La Constitution de 1987 est-elle pro-présidentialiste ou parlementariste ? Ce n’est pas un sujet d’examen au baccalauréat, c’est une tranche de vie qui s’ensuit mais ne se ressemble pas. La Constitution de 1987 est proprésidentialiste ou parlementariste suivant celui ou ceux qui occupent le pouvoir. Présidentialiste du temps d’Aristide, plus parlementariste à l’heure actuelle. Ce qui manque donc le plus à notre loi mère c’est un juste milieu, elle est trop tranchée et systématisée, du fait de la volonté du constituant de 1987 de mettre des barrières (des barricades ) à toute tentative de retour au pouvoir personnel. En quelque sorte, le constituant de 1987 ne fait pas assez confiance à son peuple. Il manque à la constitution une part d’invitation au dialogue et à la recherche du compromis qui suppose un plus grand engagement personnel. Et dans un sens positif. Positif et utile. Pas étonnant que la solution soit si difficile à trouver aujourd’hui où l’on se trouve à un moment charnière. Un moment de grande hésitation entre les deux tentations présidentialiste et parlementariste. Et c’est parce que ni l’une ni l’autre n’a le pouvoir de briser à elle seule le suspense, de forcer la (voir BLOCAGE / 4) PORT-AUPRINCE, 22 Juin – Après la marche entreprise le jeudi 19 juin par plusieurs dizaines de milliers de jeunes des deux sexes allant déposer une couronne à l’endroit où les 5 membres du groupe Rap haïtien Barikad Crew ont trouvé la mort le dimanche précédent, la Police n’a rapporté pas un seul incident. La veille des funérailles qui avaient lieu samedi, une multitude encore plus grande s’est répandue dans toutes les rues du centre-ville, avec comme signe distinctif la tête nouée du mouchoir rouge et desDES FUNERAILLES DE HEROSPrès de cent mille dans les rues sans aucun incidentvêtements blancs. Ils allaient et venaient calmement, par groupes de dix, vingt, cinquante, dans une sorte de veillée funèbre aux dimensions de toute la capitale, tuant le temps avant les funérailles proprement dites qui auront lieu le lendemain samedi matin au Champ-deMars, la plus grande place publique du pays. Et pourtant, toujours rien à signaler. Cette présence massive ne pose aucune menace pour la cité, ni pour les vies et les biens. Dans la même capitale que des émeutes de la faim ont fait trembler en avril (FUNERAILLES / p.6) PORT-AU-PRINCE 19 juin La star américaine du hip hop Wyclef Jean a procédé à une distribution de nourriture dans le bidonville de Cité Soleil à Port-au-Prince après la hausse fulgurante des prix des produits de première nécessité dans le pays, a constaté l’AFP.Wyclef Jean recherche $US 48 millions pour aider HaïtiLe chanteur haïtiano-américain est arrivé la veille en Haïti pour lancer son programme “Ensemble pour Haïti” dans le but de collecter 48 millions de dollars pendant six mois pour aider les Haïtiens qui font ( WYCLEF / p. 2)

PAGE 2

Page 2 Mercredi 25 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 22 (EN BREF / p. 18) EN BREF ... EN PLUS ...face à la cherté de la vie et les agriculteurs à relancer leur production. Jeudi, Wyclef, accompagné de la député canadienne Belinda Stronack, a distribué de la nourriture à plus de 200 familles dans le bidonville pacifié autrefois contrôlé par des groupes armés. Des rations de nourriture du riz, des haricots et de l’huile de cuisine ont été distribuées à des femmes enceintes et à des enfants souffrant de malnutrition. Plusieurs centaines d’habitants de ce quartier, le plusWyclef Jean recherche $US 48 millions pour aider Haïtipauvre de la capitale haïtienne, avaient manifesté pacifiquement au moment de la visite de Wyclef, a-ton constaté. “Nous ne voulons pas faire de la charité, nous allons encourager la micro-entreprise en donnant des poulets pour l’élevage à des familles vulnérables. Nous allons aussi encourager les fermiers à cultiver la terre”, a promis le chanteur, dont l’initiative a reçu le soutien du Programme alimentaire mondiale (PAM) de l’ONU, de la Fondation américaine pour le développement et d’une compagnie de téléphone cellulaire en Haïti. (WYCLEF... suite de la 1ère page) P-au-P, 19 juin 08 [AlterPresse] La députée canadienne Belinda Stronach est arrivée à Portau-Prince, le 18 juin, dans le cadre d’une mission humanitaire en compagnie du chanteur hip hop Wyclef Jean, originaire d’Haïti. Pendant son séjour qui durera jusqu’au 22 juin, BelindaLa députée et femme d’affaires Belinda Stronach en mission humanitaire à Port-au-PrinceStronach doit observer plusieurs projets conduits par la fondation Yélé Haïti de Wyclef Jean, rencontrer les Haïtiens de divers milieux et avoir des rencontres informelles avec des ministres du gouvernement haïtien. « Je suis très contente d’être en Haïti aujourd’hui et j’aimerais apprendre davantage de ce pays et les opportunités qui y existent », affirme Belinda Stronach lors d’un point de presse à l’aéroport international Toussaint Louverture. Considérée comme l’une des femmes d’affaires les plus puissantes au Canada, Belinda Stronach se déclare informée des potentialités d’affaires qui existent en Haïti en dépit des problèmes auxquels fait face ce pays. « Haiti est notre voisin et, étant donné sa proximité du Canada, nous devons nous assurer de travailler main dans la main avec les gens de ce pays afin d’améliorer leur qualité de vie », déclare Stronach. Membre de la Chambre des communes du Canada, Belinda Stronach dit avoir beaucoup appris d’Haïti par le biais de Michaëlle Jean, actuelle gouverneure générale du Canada, originaire d’Haïti. « J’ai la chance de parler à une Haïtienne très connue dans le monde, (...) Michaëlle Jean, la gouverneure générale du Canada. Elle m’a toujours parlé des possibilités qui existent en Haïti, elle m’a toujours dit que le riz haïtien est le meilleur du monde », explique Stronach à des journalistes haïtiens. En Haïti, la députée de Newmarket-Aurora s’intéresse aux questions relatives à la salubrité alimentaire, à l’agriculture, à l’éducation des fillettes et des jeunes femmes ainsi qu’aux « maladies tropicales négligées ». Ces maladies dévastatrices qui sont trop souvent oubliées peuvent hypothéquer le développement économique et social du pays, selon la richissime femme d’affaires. C’est la première visite de Belinda Stronach en Haïti. Elle est invitée par Wyclef Jean dans le cadre du lancement de l’initiative « Together for Haiti » (Konbit pou Ayiti, en Créole). Cette initiative, qui vise à collecter 48 millions de dollars pour aider Haïti à faire face à la crise alimentaire, est mise en place avec le soutien du Programme alimentaire mondial (PAM), de Yélé Haïti (la Fondation de Wyclef Jean), de la Fondation panaméricaine pour le développement (Padf) et une compagnie privée de téléphonie mobile. Belinda Stronach a été, en 2002, classée au deuxième rang sur la liste des femmes d’affaires les plus puissantes au monde par la revue Fortune. Elle a également été désignée l’une des quarante meilleures dirigeantes d’entreprises âgés de moins de quarante ans au Canada. Belinda Stronach accompagnant Wyclef Jean à Cité Soleil (photo Eugène Robenson)Funérailles grandioses pour les membres de Barikad CrewElles ont eu lieu le samedi 21 Juin, jour de la Fête de la musique, au Kiosque Occide Jeanty au Champs de Mars. Pour la première fois, les couleurs de deuil n’étaient pas aux rendez vous : en effet les plusieurs dizaines de milliers de jeunes qui sont venus rendre un dernier hommage à leurs idoles portaient un foulard rouge sur leur t-shirt blanc et leur pantalon noir. Ces funérailles collectives de quatre jeunes rappeurs morts la semaine dernière dans un accident de voiture à Port-au-Prince ont rassemblé une foule immense de jeunes fans vêtus de blanc et rouge, les couleurs du groupe de musiciens issu de quartiers pauvres de Port-au-Prince. La cérémonie, retransmise en directe par la télévision nationale et des radios privées, a été ponctuée de chansons tirées de l’album du groupe et de messages de musiciens dont la star haïtiano-américaine du hip hop Wyclef Jean. “Je vous promets d’aider le rap créole à faire son chemin sur la scène internationale”, s’est engagé Wyclef Jean qui a composé une chanson en hommage aux disparus. Il a également appelé les fans à soutenir les autres musiciens du groupe et les autorités à soutenir les familles des victimes. Après la cérémonie, des groupes de jeunes se sont dispersés sans incident dans les rues de la capitale, reprenant en choeur les textes à succès du groupe. La veille, des milliers de jeunes avaient participé à la veillée funèbre organisée au quartier général du groupe, dans le centre de Port-au-Prince. Les musiciens de “Barikad Crew” sont morts sur la route menant à l’Aéroport international de Port-au-Prince il y a huit jours. Les corps calcinés des musiciens, à l’intérieur d’une voiture complètement brûlée, ont été montrés par des chaînes de télévision, révélant l’horreur et la violence de l’accident.Les responsables de la sécurité dans le Nord…Le ministre de la Justice, Me René Magloire, le secrétaire d’état à la Sécurité publique, Luc Euscher Joseph et le DG de la PNH Mario Andresol ont effectué vendredi une visite de plusieurs heures dans le nord du pays. La recrudescence des actes de kidnapping dans la 2 ème ville du pays est à la base de cette visite.Toujours pas de désignation officielle de Premier ministre par le Président René PrévalCependant un nom est sur toutes les lèvres, celui de la Directrice de la FOKAL (Fondation Culture et Liberté), Mme Michèle Duvivier Pierre Louis. Mme Pierre-Louis a la réputation d’une femme bien préparée qui avec succès a mené cette fondation à laquelle est associée la Bibliothèque Monique Calixte et qui reçoit quotidiennement des jeunes qui viennent soit assister aux nombreuses manifestations culturelles, soit consulter les ouvrages mis à leur disposition ou bénéficier du service Internet pour leurs recherches. Ce qui frappe d’abord quand on entre à FOKAL, c’est l’extrême propreté des lieux. Saura-t-elle convaincre la Chambre des députés qui jusqu’à présent s’est opposée à ratifier le choix de deux Premiers ministres désignés ?Le CPP et la désignation du Premier ministreLes Députés, membres de la CPP – Concertation des Parlementaires Progressistes, continuent de bénéficier de la sympathie d’organisations populaires de la capitale. Pour ces dernières, en refusant par deux fois de ratifier le choix du Président de la république, ces députés se rangent du côté des sans voix, qui, eux, n’ont aucun moyen de se faire entendre.Projet loi sur l’augmentation du salaire minimumLe député Steven Benoît tente depuis plusieurs jours d’avoir une rencontre avec les membres du secteur des affaires et les députés membre du secteur des affaires. Mais par deux fois, ces derniers ont décliné l’honneur, ne répondant pas à l’invitation. La proposition serait la suivante : faire passer le salaire minimum de 75 à 200 gourdes par jour. « Avec 75 gourdes par jour, il n’y a pas moyen pour nos ouvriers de survivre. Même les deux courses aller-retour à leur lieu de travail coûte davantage », déclare Steven Benoît. En ne se présentant pas à la convocation de la chambre, le secteur des affaires veutil manifester son refus d’augmentation du salaire minimum, s’interroge le parlementaire.La cinquième édition du Prix des Amériques Insulaires et de la Guyane fait escale en HaïtiCe Prix littéraire qui en est à sa 5 ème édition a fait escale pour la première fois en Haïti ce week-end. Une importante délégation comprenant le président du jury, Dany Laferrière, des membres du jury comme l’écrivain Alain Mabanckou, des écrivains séléctionnés comme Zoé Valdès entourant la présidente de l’Association Prix des Amériques Insulaires et de la Guyane Marie Abraham Huyghues Despointes, ont rencontré des écrivains haïtiens au cours de tables rondes, conférences débats et visite du Centre de lecture et d’animation culturelle (CLAC). C’est la première fois que le Prix, originaire de la Guadeloupe (où il a été créé en 2000), par Amédée Huyghues Despointes et Maryse Condé, fait escale en Haïti. Amédée Huyghes Despointes est petit fils d’usinier et usinier lui-même, comme il aimait à se définir. Il est un béké d’origine martiniquaise. Mais la Guadeloupe a été sa terre d’adoption. Ce prix couronne un ouvrage d’un auteur des Amériques insulaires ou de la Guyane, dont l’oeuvre témoigne d’une expérience imaginaire ou réelle de ces territoires. Pour 2008, dix sept ouvrages ont été présélectionnés. Parmi eux des ouvrages de quatre auteurs haïtiens : -Une Heure pour l’éternité de Jean Claude Fignolé -Kasalé de Kettlie Mars -Le Testament des solitudes d’Emmelie Prophète -Clair de Mambo de Gary Victor. Le jury a choisi trois ouvrages parmi tous ceux qui ont été pré-sélectionnés. Il s’agit de trois auteurs cubains. Pedro Juan Gutiérrez, (Le nid du serpent ), Mayra Montero (La Havane 1957 ) et Zoé Valdès (l’Eternité de l’instant.) Le nom du lauréat sera connu le 28 juin prochain.Les 9 membres du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire sont connusLes juges des tribunaux de première instance des 18 juridictions du pays ont fait choix vendredi de Gustave Pharaon, président de la Cour d’appel des Gonaïves, comme leur représentant au Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ). En marge de cette réunion électorale, le secrétaire d’état à la justice, Daniel Jean,

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Mercredi 25 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 22 Page 3 SOMMAIRESOMMAIREL’EVENEMENT HPN 21 Juin 2008 Une marée humaine en rouge dont des milliers de sympathisants de Barikad Crew a rendu hommage aux musiciens décédés du groupe. Sous le Kiosque Occide Jeanty décoré en rouge et blanc (couleurs du groupe), les fans vêtus de blanc et portant le mouchoir rouge ont brisé la tradition du « deuil en noir. » La cérémonie a débuté avec un serviceDeuil en “Rouge” pour Barikad Crewreligieux dirigé par le Père David César de l’Eglise Episcopale Anglicane d’Haïti. Ensuite, une panoplie d’artistes et de sympathisants de Barikad Crew ont exprimé leurs sympathies à l’endroit de la famille et des fans plongés dans la tristesse suite à l’accident et la mort de 5 membres du groupe ainsi que le suicide de la compagne de Papa K-tafalk. Sous les applaudissements de la foule, la star haïtiano-américaine Wyclef Jean, tout en rendant hommage aux musiciens de BC, a dénoncé ceux qu’il appelle des « hypocrites qui ne sont venus que pour faire du show. » Prêchant l’unité au sein du mouvement rap, Wyclef a promis de faire connaître le Rap Créole haïtien toujours plus à travers le monde. Il aussi recommandé de soutenir les familles des musiciens “martyrs”. Frantz Duval, le responsable de Ticket Magazine, a pour sa part fait l’éloge de chacun des 4 membres du groupe morts dans l’accident de voiture du dimanche 15 juin 2008, ainsi que de Guichard, l’ami de Papa K-tafalk qui les conduisait toujours dans sa BMW. Et enfin Natalia, la compagne de Papa K-tafalk, qui s’est suicidée 24 heures après le drame. La cérémonie s’est terminée avec la prière de Saint-François d’Assise et celle de Job « l’Eternel a donné, l’Eternel a ôté, que le nom de l’Eternel soit béni » récitées par Caelle. HPN Foule immense de jeunes aux funérailles de 4 rappeursPlusieurs dizaines de milliers de personnes ont assisté samedi en Haïti aux funérailles collectives de quatre jeunes rappeurs tués la semaine dernière dans un accident de voiture à Port-au-Prince. Célébrées sur une place publique non loin du Palais présidentiel, les obsèques des jeunes rappeurs du groupe “Barikad Crew” ont rassemblé une foule immense de jeunes fans vêtus de blanc et rouge, les couleurs du groupe de musiciens issus de quartiers pauvres de Port-au-Prince. La cérémonie, retransmise en directe par la télévision nationale et des radios privées, a été ponctuée de chansons tirées de l’album du groupe et de messages de musiciens dont la star haïtiano-américaine du hip hop Wyclef Jean. “Je vous promets d’aider le rap créole à faire son chemin sur la scène internationale”, s’est engagé Wyclef Jean qui a composé une chanson en hommage aux disparus. Il a également appelé les fans à soutenir les autres musiciens du groupe et les autorités à soutenir les familles des victimes. Après la cérémonie, des groupes de jeunes se sont dispersés sans incident dans les rues de la (RAPPEURS / p. 8) La multitude éplorée en rouge et blanc (photo Jean Marc Fénelon) L ’EVENEMENT Des funérailles de héros: plus de 100.000 jeunes dans les rues sans incident p.1 Nathalia et K-Tafalk p.10 BLOCAGE POLITIQUE Entre le présidentialisme et le parlementarisme p.1 Une crise d’auto-destruction p.5 ENSEMBLE POUR HAITI Wyclef recherche US$48 millions pour Haïti p.1 La députée et femme d’affaires Belinda Stronach nous visite p.2 INFRASTRUCTURES Le Canada fait don de US$15,4 millions pour les routes p.8 CUL TUREL ETC. Wi Lavi ! p.8 Le Prix des Amériques insulaires fait escale en Haïti p.10 Leadership c’est quoi ? p.16 HIST OIRE IMMEDIA TE Mythes et réalités : Entrevue avec Peter Hallward p.12 LIBRE PENSEE Dysfonctions p.20 Le petit monstre … p.14 DROITS HUMAINS Le dernier rapport de Louis Joinet p.16 LUTTE CONTRE LA VIE CHERE Poissons dans le lac p.17

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Page 4 Mercredi 25 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 22 Le pouvoir aristidien …Présidentialiste fut le principal reproche fait au pouvoir aristidien. Les militaires qui ont fait le coup d’état de 1991 l’accusaient de vouloir réinstaurer le pouvoir personnel, le culte de la personnalité. Eux qui cependant avaient servi Baby Doc Duvalier comme un dieu. Le président Lavalas n’avait que 7 mois au pouvoir en 1991. Trop peu pour qu’on puisse l’accuser d’avoir institué la dictature. Mais quand il sera à nouveau renversé en février 2004, la presse internationale salua la chute d’un des plus terribles dictateurs de notre époque. Non seulement Aristide avait ses chers OP (membres de brigades de jeunes des quartiers populaires qui étaient prêts à occuper les rues autour du palais législatif à la moindre alerte), mais n’a-t-il pas fait élire un Parlement totalement aux couleurs de son parti Fanmi Lavalas aux législatives de mai 2000 ! Présidentialiste en utilisant comme moyen de pression les masses populaires. Personne n’est censé mieux le connaître que le président René Préval. En 1991 Premier ministre d’Aristide, ce dernier mobilisa ses troupes pour empêcher une convocation à la chambreEntre le Présidentialisme et le parlementarisme ?(BLOCAGE ... suite de la 1ère page) Présidée par Mr Hedi Annabi, numéro 1 de la Minustah, l’inauguration de l’école République du Pérou qui a été rénovée par le bataillon militaire péruvien (photo Jean Marc Fénelon) situation. C’est le grand avantage (sinon le seul) à la présence de la force de dissuasion de l’ONU. Mais de ne pas faire place au dialogue fait que tantôt la force comme hier, tantôt la ruse comme aujourd’hui se bat pour l’emporter et espère en effet y parvenir. des députés qui voulait décerner un vote de non confiance à celui qu’on appelait lors son « marasa » ou jumeau. Mais la situation lui échappa et c’est le coup d’état du 30 septembre 1991. Le gouvernement constitutionnel ne fut rétabli que trois ans plus tard (en septembre 1994) après une intervention des Marines américains dans le pays.Le troisième acteur …Le Présidentialisme version aristidienne revient à maîtriser le Parlement soit en faisant camper ses milliers de fanatiques à ses portes. Soit en s’emparant de tous les sièges des deux chambres lors d’élections dirigées de main de maître. Il tenta les deux formules. Aucune ne lui réussit puisque le président Lavalas n’a pu terminer aucun de ses deux mandats. Car ici intervient un troisième acteur : l’international. C’est la grande presse qui applaudit, comme celle d’un tyran. Le Présidentialisme n’a donc pas bonne presse auprès de nos « grands » amis. Tout le pouvoir aux mains d’un seul homme aujourd’hui fait peur. Entre alors le Parlementarisme. Ou plus précisément l’autre tentation contenue dans la Constitution haïtienne en vigueur. C’est l’expérience qui se poursuit actuellement. Et on ne peut pas dire avec plus de bonheur pour le pays réel, en dehors des calculs politiques ou de l’expérience démocratique pour employer un euphémisme. comptent faire usage des pouvoirs que leur confère la Constitution aussi longtemps qu’ils le jugeront nécessaire. Plus de deux mois et demi que le pays n’a pas un gouvernement fonctionnel alors que la crise alimentaire fait rage et que la tristesse et le désespoir se lisent sur tous les visages aux quatre coins du pays. la séparation des pouvoirs, jamais la Constitution n’avait été respectée à ce point. Le Parlement est en train de faire l’histoire.Règlements de compte …Sont-ce là de réels parlementaristes ou de simples opportunistes ! De toutes façons, ceux-là n’ont pas beaucoup de poids dans la balance. Comme les leaders de partis politiques qui ont perdu toute influence sur leurs élus parlementaires devenus trop importants (trop lourds, comme on dit chez nous) pour daigner répondre aux consignes de leurs chefs de file. Par contre, qu’en pense l’international ? Pour la deuxième fois en moins d’un mois, le numéro 1 de la mission onusienne ou Minustah (forte de plus de 10.000 militaires et policiers) a regretté que le blocage politique soit non seulement en train de faire perdre un temps précieux, mais aussi de remettre en cause les quelques résultats obtenus sur le terrain de la stabilisation générale. L’ambassadeur sortant du Canada en conclut que les politiques haïtiens n’ont aucune pitié pour leurs compatriotes plus infortunés et de rappeler que la démocratie ce n’est pas le libre cours aux règlements de compte autour d’intérêts individuels.Divisez pour régner ? …Mais c’est tout. Aucune menace n’est brandie. On ne parle pas d’annulation de visas ni de gel de comptes en banque à l’étranger. Voire d’embargo …Tristesse et désespoir …La balle est aujourd’hui aux pieds du Parlement, tantôt le Sénat renvoyant le Premier ministre en exercice alors même qu’il venait de recevoir la confiance d’une forte majorité des députés, tantôt la Chambre des députés rejetant coup sur coup les Premiers ministres désignés par le Président de la république. Et les députés ne cachent pas qu’ils disons-nous, la chute d’Aristide le 29 février 2004 Oui mais, disent certains, que faites-vous de (BLOCAGE / p. 5)UNE ANALYSE

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Mercredi 25 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 22 Page 5 LEGAL ANNOUNCEMENT OF SOLICITATIONS MIAMI-DADE COUNTY MIAMI, FLORIDA Miami-Dade County, Florida is announcing the availability of solicitations for contract opportunities, which can be obtained through the Department of Procurem ent Management (DPM), from our Website: www.miamidade.gov/dpm . Vendors may choose to download the solicitation package(s), free of charge , from our Website under Solicitations Online Ž. Internet access is available at all branches of the Miami-Dade Public Library. It is recommended that vendors visit our Website on a daily basis to view newly posted solicitations, addendums, revised bid opening dates and other in formation that may be subject to change. Interested parties may also visit or call: Miami-Dade County Department of Procurement Management Vendor Assistance Unit 111 NW 1st Street, 13th floor, Miami, FL 33128 Phone Number: 305-375-5773 There is a nominal non-refundable fee for each bid package and an additional $5.00 handling charge for those vendors wishing to receive a paper copy of the bid package through the United States Postal Service. These solicitations are subject to the Cone of SilenceŽ in accordance with County Ordinance No. 98-106. Miami-Dade County has streamlined the process for accepting bids and proposals by requiring vendor affidavits only once … at the time of vendor registration. Starting June 1, 2008 , vendors will be able to provide required affidavits one time, instead of each time they submit a bid or proposal. Solicitations advertised after June 1st will require that all vendors complete the new Vendor Registration Package before they can be awarded a new County contract. Obtain the Vendor Registration Package on-line from the DPM website. L’international est donc de loin plus tolérant envers une application proparlementariste de la Constitution. Le Président de la république et les députés sont au bord de descendre dans la rue pour un règlement de comptes à Okay Corral. L’international déplore. Mais il est plus important de laisser jouer les institutions démocratiques. Or cela peut aussi avoir un autre nom : Divisez pour régner . Présidentialiste ou parlementariste, quel est le meilleur des deux vu que nous avons fait l’expérience de l’un comme de l’autre ? Si tant est qu’on nous en laissait le choix ! Haïti en Marche, 22 Juin 2008Présidentialisme ou parlementarisme ?(BLOCAGE... suite de la page 4) PORT-AU-PRINCE, 18 Juin – Plus de deux mois sans un gouvernement qui fonctionne et dans l’impossibilité de ratifier un Premier ministre. Deux choix du chef de l’Etat ont été rejetés coup sur coup par la chambre des députés. Le conflit ne saurait être plus ouvert. Mais toujours on ne voit rien venir, aucune porte de sortie, sinon les deux parties (la Présidence et la chambreUne crise d’auto-destruction Manifestation contre la cherté de la vie en avril dernier (photo Eugène Robenson) basse) campant sur leur position se regardant comme on dit en chiens de faïence. Pendant ce temps c’est le pays qui dégringole toujours plus, et ce sont les institutions (ou ce qu’il en reste) qui se dégradent et se banalisent. Le Parlement n’est plus une assemblée de représentants élus des divers partis politiques comme l’entend la Constitution, mais des groupes retranchés férocement dans la défense de leurs intérêts petits et grands (allez savoir lesquels) et pour qui la fin semble justifier tous les moyens. Tandis que l’Exécutif devient comme une petite camarilla regroupée autour du chef de l’Etat, réfugiée comme sur une île déserte. Rien ne va plus. La paralysie est totale. La Présidence n’a pas les moyens de vaincre la résistance des députés. Mais ceux-ci ne peuvent pas triompher non plus, la Constitution réservant au seul chef de l’Etat l’insigne privilège de nommer le Premier ministre. Cette fonction d’où nous vient tout le mal. Dans n’importe quel pays organisé, avec des élites politiques expérimentées (nous pensons à cette Constitution si bancale dans la forme – pas forcément dans son esprit mais c’est d’elle plutôt que nous vient tout le mal), la solution serait toute trouvée. Comment ? Par exemple, en organisant de nouvelles élections. Toute Constitution a pour première préoccupation de prévoir comment éviter le blocage politique. Et si jamais il se produit, comment en sortir. Et non au contraire de multiplier les occasions à blocage. A moins que ce pays soit dirigé par des petits anges. Ce qui n’existe pas encore. En France, jusqu’à De Gaule, pendant ce qu’on appelait la 4e République, ces situations étaient monnaie courante. La Constitution de la Ve République française se propose d’y apporter un remède. Elle stipule que lorsqu’il y a menace de blocage et que les institutions commencent à s’en ressentir (soulignons que les faiblesses peuvent être du côté de l’Exécutif ou de l’opposition, soit de l’un soit de l’autre, mais il suffit que la machine commence à donner des ratés), le chef de l’Etat doit alors convoquer de nouvelles élections parlementaires afin de demander aux citoyens de trancher. C’est aux urnes que la question se règle. C’est à l’électeur qu’il est demandé de rebattre les cartes. Au citoyen de dire à qui il fait confiance dans les circonstances présentes. Les élections sont convoquées pour désigner une nouvelle majorité. Celle-ci peut être la même qui gouvernait avant la crise. Ou au contraire l’opposition. Tout se déroule selon le résultat des urnes. (AUTO-DESTRUCTION / p. 9)DE L’ACTUALITEMais le Président a le droit de dissoudre une

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Page 6 Mercredi 25 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 22 DEPATMAN TRAVO PIBLIKA V I P I B L I KREYINYON KOMINOTÈ NW 87 AVENI DE NW 162 STREET RIVE NW 186 STREET AMELYORASYON WOUTYÈ PROJÈ NIM. 20040390Yap avize piblik la ke Depatman Travo Piblik Konte Miami-Dade pral fè yon Reyinyon Kominotè sou koze Pwojè Konte Nim. 20040390 la jou mèkredi 9 jiyè 2008 apati de 7:30 diswa rive 9:00 diswa, nan Lawton Chiles Middle School ki nan lokal 8190 NW 197 Street. Se pou bay moun yo opòtinite pataje opinyon yo sou pwojè an ke yap fè Reyinyon Kominotè sa a. Nan pwojè an yo pral genyen pou laji wout ki la deja sou NW 87 Aveni pou vin a kat ranje sòti NW 162 Street rive NW 186 Street. Travo amelyorasyon yo enkli soulve mitan wout la, fè peyizaj, twotwa, rebò twotwa yo ak kanivo, sistèm drenaj pou dlo tanpèt, siyalizasyon, trase wout ak make wout, ak fè ekleraj. Pwojè a apeprè yon diistans 1,5 mil an longè. Finansman pou pwojè sa a ap sòti nan lajan Taks Diplis Konstitisyon Konte a ki te enpoze dapre Seksyon 29.121 nan Kòd Konte Miami-Dade. Pwojè sa-a te espesifikman enimere nan Plan Transpòtasyon Pèp la (PTP) kòm youn nan pwojè amelyorasyon Asanble a te mande fèt yo. Plan yo, chema yo, desen yo ak tout enfòmasyon devlope pa Depatman an pral disponib pou piblik la revize yo nan lokal kote reyinyon an pral fèt la de 7 :30 p.m. jiska 9 :00 p.m. jou reyinyon an menm. Premye pati Reyinyon Kominotè an pral bay piblik la anjeneral yon chans pou yo revize plan yo kap ekspoze yo epi diskite pwojè an ansanm ak ekip anplwaye Depatman Travo Piblik yo. Nan dezyèm pati an, ki sipoze koumanse a 8 :00 p.m., pral genyen yon prezantasyon tou kout de pwojè an ak yon sesyon kòmantè piblik apre prezantasyon an. Pou enfòmasyon sou pwojè an oswa pou mande aranjman espesyal fèt pou yon patisipan jan Lwa Ameriken Enfim 1990 egzije, tanpri kontakte Mr. Hector Aleman, P.E., Manadjè Pwojè, nan (305) 375-4971, oswa Mr. Leandro Oña, P.E., Chèf, Divizyon Otowout, nan (305) 375-1909, Konte Miami-Dade, Depatman Travo Piblik, Stephen P. Clark Center, 111 NW First Street, Suite 1510, Miami, Florida, 33128-1970. Demann pou aranjman espesyal dwe fèt sen jou travay anvan Reyinyon Kominotè an. Moun ki ta renmen soumèt dè deklarasyon alekri ak de lòt ekspoze nan plas oswa ansanm ak deklarasyon aloral yo, kapab fè sa nan reyinyon an oswa voye yo pa lapòs nan atansyon Mr. Oña anvan jou reyinyon an. Tout enfòmasyon ke yo resevwa alekri pral fè pati rejis Reyinyon Kominotè an. Près de cent mille dans les rues sans aucun incidentdernier, faisant au moins 1 mort mais aussi de nombreux dégâts (une moitié des magasins au moins ont eu leurs vitres brisées si ce n’est leurs vitrines). Rien qu’à l’idée qu’une foule semblable (FUNERAILLES... suite de la 1ère page) pourrait se retrouver dans les rues donne des sueurs froides à beaucoup.Une même communion …Pourtant cette fin de semaine, ils étaient mille fois plus, dix mille fois plus. Et pourtant aucun incident n’a été rapporté par les forces de l’ordre. Qu’est-ce qui peut faire mieux ? D’abord réunir autant de monde. Ensuite leur faire adopter une conduite aussi exemplaire … Qui dit mieux ? Quel pays de la terre ? Chez nous la dernière manifestation pacifique vraiment importante est celle qui fut organisée par l’église catholique pour commémorer ce qu’on appelle le miracle de la petite vérole où Notre Dame du Perpétuel Secours serait intervenue pour arrêter cette épidémie. L’événement de cette semaine donne lieu à une même communion. Donc seule la foi est capable aujourd’hui de mobiliser les jeunes haïtiens. Rappelons que plus de soixante dix (70) pour cent de la population n’a pas plus de 35 ans. Et que les plus de soixante ans ne font que 7 pour cent. La politique ne mobilise plus, sinon les groupes clientélistes. D’ailleurs de bonne source, les politiciens auraient eu leurs mains derrière les débordements qui ont accompagné les récentes émeutes.L’opium du peuple …De toutes façons, ils (les politiciens) ont fait tant et si mal depuis deux décennies (on regretterait presque 1986 s’il n’avait pas mis fin à une dictature qui avait envoyé la moitié du pays en exil et maintenu l’autre moitié en respect par la terreur perpétuelle) qu’ils ont jeté toute la nation dans le désespoir total. vous savez, cette soi-disant Rap créole c’est de la fumée aux yeux, un paravent pour les gangs qui n’osent pas dire leurs noms. Ce bloc « embarricadé » ne me dit rien qui vaille. Etc. Et aussi, les médias ne devraient pas leur donner toute cette publicité. Et le mot de la fin qui est supposé clore toute discussion : c’est un phénomène médiatique. Donc plusieurs dizaines et dizaines et dizaines de milliers de jeunes des deux sexes se mobilisent dans la capitale d’un pays qui par ailleurs connaît toutes les misères du monde pouvant forcer les gens à se révolter, et cela n’a aucune signification ! Only in Haiti.La vie continue …C’est le pistolet qui a de l’importance, mais le geste de la fille qui s’enlève la vie, aucune. Amour, désespoir, quel est son mobile, qu’importe, connais pas. Réflexion superficielle si l’on veut. Mais fort rassurante. Et ainsi la vie peut continuer. On a assez d’emmerdes comme ça, n’estce pas. toujours appris à penser et réagir en Haïti. Soit ça n’arrive qu’aux autres tant que cela ne me concerne pas moi ni les miens, soit parce que pour vivre heureux, vivons cachés ! Mais le problème est que ceux qui pensent ainsi ne font désormais pas plus de 7 pour cent de la population. Ce conservatisme-là peut laisser l’impression de continuer à bien se porter puisqu’il n’est pas remis publiquement en cause, pas plus aujourd’hui qu’hier. Mais il a pour seule arme (ni le pouvoir, ni l’armée, ni l’église comme autrefois) mais seulement la généralisation généralisation forcée. Comme cette expression chère à un de nos chefs d’état d’autrefois : fils d’incendiaires, incendiaires eux-mêmes ! Or ce qu’il faut au contraire, ce n’est pas généraliser mais c’est se régénérer. La seule force de nos bienpensants réside dans le maintien du système d’exclusion à travers toutes sortes d’idées préconçues et de conceptions toutes faites.La même sphère vidéo …Car mathématiquement c’est une cause perdue. Plus de 70 pour cent contre 7 pour cent ! Outre nos propres enfants qui nous échappent, vivant dans la même sphère vidéo. Tous des kidnappeurs ! Mais attention, à force de les ignorer, de fermer les yeux sur tout ce qui nous échappe comme on avait appris dans l’Haïti de papa, attention qu’un jour il ne reste plus en effet que des kidnappeurs. Et que le kidnapping ne devienne un instrument de libération nationale ! Le pouvoir, ni l’armée, ni l’église (car on a tout essayé) désormais n’y pourront rien. Seuls nous-mêmes qui pouvons faire une différence. Mais si l’on en juge par le fossé apparu cette semaine, il n’y a plus de temps à perdre. Haïti en Marche, 22 Juin 2008 refuge : la religion. Après un quart de siècle d’échec qui a fait le pays reculer d’autant (et dans toutes ses dimensions, y compris humaines), nous voici revenus à l’opium du peuple de Engels, l’ami de Karl Marx. En tout cas, les jeunes haïtiens ont trouvé la leur (religion) dans la musique. Le Rap créole. Et ce sont des funérailles dignes d’un pape ou de prophètes (Wyclef aime évoquer Moïse et Josué) qui sont faites aux victimes de l’accident qui a coûté la vie à trois rappeurs et un batteur du groupe le plus en vogue, Barikad Crew (numéro 1 des ventes à la dernière foire Musique en folie).La ville dort sur ses deux oreilles …Pendant ce temps la ville dort sur ses deux oreilles. Forte de ses certitudes. En effet, pas un pétard. Pas de caoutchoucs enflammés à l’horizon. Tout va très bien madame la marquise. On n’aura qu’à faire un détour pour éviter le Champde-Mars en partant samedi matin pour le week-end à la plage. N’est-on pas suffisamment emmerdé avec cette querelle gratuite entre le Président et les députés pour la ratification d’un nouveau Premier ministre. Aussi réagit-on comme on a toujours su. Les cancans. Par exemple, le pistolet avec lequel la fiancée du leader du groupe s’est suicidée aurait été volé à un policier qui aurait de plus mystérieusement disparu. OhL’EVENEMENTSeule solution ou plutôt seul Voilà comment on nous a La marche traverse la capitale pour aller déposer une couronne au lieu de l’accident sur la route de l’Aéroport International (photo Eugène Robenson)

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Mercredi 25 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 22 Page 7 Selebre dimanch GRATIS Nan Mize ak Jaden Vizcaya29 jen | 27 jiyè | 31 dawoutVizcaya, Lye Istorik Nasyonal Miami sou Biscayne Bay, ouvè baryè li yo gratis nan dènye dimanch mwad jen, jiyè ak dawout. Vini rejwenn nou pou dè konferans, toune, aktivite atistik pou tout fanmi an gratis ti cheri. POU PLIS ENF"MASYON 3251 South Miami Avenue Ant Brickell Avenue ak Coconut Grove PORT-AU-PRINCE, 20 Juin – C’est un grand événement qui a lieu cette fin de semaine dans la capitale haïtienne. Les funérailles des 5 membres du groupe Rap créole Barikad Crew mobilisent le pays tout entier. Ils sont trois chanteurs, un batteur et leur chauffeur qui ont perdu la vie dans un terrible accident de voiture survenu dans la nuit de samedi à dimanche sur la route deDES FUNERAILLES DE HEROSToussaint Louverture. Ils s’appellent le leader du groupe Jean Walker Sénatus (alias Papa K-tafalk), Johny Emmanuel (Dade), Junior Badio surnommé Déjà Vu, le batteur Wilderson Magloire (Ti batè) et Labranche Guichard qui conduisait la BMW qui a raté un virage pour finir sa course folle dans un fossé après avoir heurté un câble de haute tension. Les 5 sont morts électrocutés. Mais comme si l’horreur de l’accident ne suffisait pas, le lendemain lundi 16 juin, la fiancée de K-tafalk se suicide d’une balle à la tête. Le geste de la jolie Nathalia Bertrand vient porter la tragédie à son point culminant. Le public répond avec une émotion à la hauteur de l’événement. Ce sont des centaines de jeunes bien sûr, mais aussi de moins jeunes, qui descendent tous les jours depuis lundi au quartier du Bas Peu de Chose, le bloc Ruelle Nicolas, Ave Magloire Ambroise, Ruelle Alerte qui a été le berceau (ou comme on dit plutôt aujourd’hui la base, baz la ) du groupe Rap créole Barikad Crew … De là sa musique s’est irradiée sur toute la capitale, sur tout le pays … Puis le monde. Et grâce à la star internationale de nationalité haïtienne, Wyclef Jean, qui avait inscrit Barikad Crew à son grand concert en décembre dernier au Champ-de-Mars de Port-auPrince en compagnie d’un autre grand nom de la musique hip hop, l’américanosénégalais Akon. Mais c’est d’abord son talent propre et aussi sa sensibilité marquée eu égard aux réalités difficiles et brutales de notre Haïti d’aujourd’hui qui font le grand succès de Barikad Crew. Et que si les plus jeunes sont fous de ses compositions et de cette musique qui n’obtient pas automatiquement les faveurs des moins jeunes, par contre les textes sont si pleins de vérité et d’authenticité (et aussi de poésie, une poésie presque aussi chaude que le pavé et qui veut nous faire transgresser nos misères et nos laideurs mais sans jamais les oublier), constituant de véritables cahiers des charges mais des cahiers écrits comme papier musique. Une chanson comme « Pa koupe Bwa » mérite de devenir un thème pour la campagne de reboisement qu’on annonce sans cesse mais sans lendemain, si l’on veut sensibiliser la jeunesse à cette cause. Comme à une autre. Comme à tant d’autres. L’événement de Barikad Crew nous tombe sur la tête comme la dernière chose à laquelle on se serait attendu. Et nous voici réalisant que, mine de rien, il existe une autre réalité au milieu de nous (ou c’est plutôt nous qui vivons au milieu d’elle en toute méconnaissance des choses). On ne sait rien de cette nouvelle génération, de cette musique que pour un peu nous le mieux exprimer leurs préoccupations et leurs frustrations dans un pays qui semble fermer la porte aujourd’hui à tout espoir. Les disparus auront été des porteurs d’espoir. Lorsqu’on a fait un sondage récemment pour demander à des enfants des rues à Port-au-Prince qu’est-ce qu’ils souhaiteraient devenir, eh bien la plupart d’entre eux n’ont pas dit qu’ils savent qu’ils ne seront rien, qu’ils n’ont aucune chance de devenir quelqu’un dans ce pays. Pas du tout. Et lorsque le sondeur a insisté, l’un d’eux, le plus chétif, le plus sale a répondu : il aimerait être comme Wyclef ! Wyclef Jean, le rappeur haïtiano-américain, plusieurs fois gagnant du Grammy Award qui est la plus grande récompense de l’industrie du disque aux Etats-Unis et qui a tenu à se trouver également dans le pays en ce moment. Cependant les responsables sont lents à recevoir le message. Le gouvernement a laissé passer un temps fou pour saluer lui aussi la mémoire des disparus. D’autres s’arrangeraient plutôt pour en tirer du capital politique. Il a fallu plus d’un demi-siècle pour élever une statue à Hector traiterions de musique de sauvage comme dans les premiers temps de l’apparition du jazz. Puis il y aura Louis Amstrong, Duke Ellington, Charlie Bird, Miles Davis. Puis quand des blancs s’y mettront aussi : Stan Getz, Gerry Mulligan … Eh bien, c’est pareil. Après un temps, c’en est un autre, comme dit le proverbe haïtien. Et chaque temps a sa musique pour chanter ses particularités, ses singularités. Avec de plus chez nous plus qu’ailleurs que nul n’est prophète en son pays. Mais tant pis pour les vieux cons, n’est-ce pas. Comme chante Barikad Crew : « Chak moun gen yon fason pou yo konsevwa lavi, yo pa gen menm pòt antre, jamè yo pap gen menm pòt sòti, sinon pa t’ap gen sezon sechrès ni sezon lapli, ni w pa t’ap konn kote w prale si w pat konn kote w soti, chak jou ta dwe fèt pou ou pou anyen pa dwe frèt … Mwen gen 25, m pa konn si m’ap wè 26 an, tou kòm m ta wèl mwen ret kwèl li pap rete tout tan. » Morale de l’histoire : « Jwi lavi », mais sans jamais oublier que tout est relatif. Vanitas, vanitatis. La fatalité attend peut-être au détour d’une autoroute locale par un petit matin ensoleillé de succès et de bonheur personnel. Ce samedi, ils sont des dizaines de milliers qui se rassembleront au Champ-deMars pour saluer le départ pour l’au-delà des rappeurs de Barikad. Leur présence massive est un message. Que ces derniers sont ceux qui savent l’Aéroport international ou Avenue La mère de Papa K-Tafalk (photos Eugène Robenson)Les funérailles de samedi au Champ-de-Mars (photo Jean Marc Fénelon)L’EVENEMENT(DE HEROS / p. 8)

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Page 8 Mercredi 25 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 22 Request for Applications City of Miami Civilian Investigative PanelThe City of Miami Civilian Investigative Panel (CIP) seeks to fill a vacancy for a volunteer Panel member. Applicants must be willing to commit a significant number of hours annually to the CIP. The CIP is an independent, citizens’ oversight panel comprised of thirteen (13) members who oversee the City of Miami Police Department. All members of the CIP must be permanent residents of the City of Miami, own real property, or work or maintain a business in the City of Miami. Members should have a reputation for integrity and community service and cannot have a record of a felony conviction. Interested individuals must submit a membership application and include a short biography or resume. Applications may be downloaded from the CIP website, www.miamigov.com/cip, obtained from the CIP office at 155 S. Miami Avenue, PH 1B, Miami, FL or by calling 305-579-2444. Complete applications must be received or postmarked no later than 5:00 PM, Friday, July 11, 2008, addressed to: Shirley E. Richardson, Executive Director, Civilian Investigative Panel, 155 South Miami Ave. PH-1B, Miami, Florida 33130. Ad.# 16124 Hyppolite, le plus célèbre et le plus célébré des peintres haïtiens dans le monde. Mais cette jeunesse, d’habitude totalement indifférente, et qui par contre se prépare à faire aux musiciens de Barikad Crew des funérailles de héros, elle n’attendra pas un demi-siècle pour demander des comptes. Est-ce que cette révolution sera culturelle (à la manière du jamaïcain Bob Marley, culturelle et mondiale) ou politique comme un nouveau 1946 haïtien peut-être ? Nous ne savons. Mais l’événement de cette semaine, sa soudaineté, le fait que nous les croulants soyons totalement pris de court et ne savons comment y répondre, tout cela laissera probablement des traces. D’autant plus dans un pays frappé d’amnésie. Les jeunes peuvent nous laisser aussi cette impression. Mais, voilà, c’est une fausse impression. Il y a là peut-être un volcan qui sommeille. Tant mieux ! Mélodie 103.3 FM, Port-au-PrinceFUNERAILLES DE HEROS(DE HEROS... suite de la page 7) capitale, reprenant en choeur les textes à succès du groupe, a constaté l’AFP. La veille, des milliers de jeunes avaient participé aux veillées funèbres organisées au quartier général du groupe, dans le centre de Port-au-Prince. Les musiciens de “Barikad Crew” sont morts sur la route menant à l’aéroport international de Port-auPrince il y a huit jours. Les corps calcinés des musiciens, à l’intérieur d’une voiture complètement brûlée, avaient été montrés par des chaînes de télévision, révélant l’horreur et la violence de l’accident.Foule immense de jeunes aux funérailles de 4 rappeurs(... suite de la page 3) Wi lavi, oui à la vie. Juin 2008, Port-au-Pince. Pour la 5ème fois depuis l’an 2000, une dizaine de créateurs et de chercheurs d’Afrique, de la Caraïbe mais aussi cette fois, d’Europe et des États-Unis, ont rendez-vous avec le public de la capitale d’Haïti. Le Forum transculturel agit à deux niveaux. Sur le plan local, il constitue une action solidaire, valorisant la formidable créativité des artistes haïtiens. C’est également un lieu de rencontre et d’ouverture sur des problématiques planétaires d’actualité. Ainsi, avec pour fil d’Ariane une réflexion sur le thème « Terres et migrances », la militante Sonia Pierre (Prix Robert F. Kennedy des droits humains), engagée depuis les années 70 dans la défense des immigrants haïtiens en République Dominicaine, prendra la parole sur sa lutte, tandis que les cinéastes traiteront de l’exil et de l’émigration. A leur coté les plasticiens Siri Ki, Kossi Assou, Christopher Cozier, Habdaphai, Zaka, Karim Bléus, Valérie Christelle Saint Pierre, Tessa Price Mars vont investir les places publiques de la capitale et de Croix des Bouquets. En photographie, David Damoison et HenriWI LAVI!Vigana ont fixé les terres Caraibes « traversées du milieu », à la fois homogènes et complexes jusqu’à l’éclatement. Quand au spectacle vivant, il ne sera pas en reste, avec la participation de la danseuse et Chorégraphe Jenny Mézile et celui de « La vi ka bèl » porté par l’association KAABEL, du Bel Air. La création multimédia avec Maxence Denis et l’exposition virtuelle du béninois Ishmir affirment la transdisciplinarité de ce rendez-vous. Wi lavi, c’est aussi une programmation hors les murs, investissant les places publiques, la rue, avec des projections de films, des installations, des débats sous les étoiles. C’est une bouffée d’oxygène doublée d’un regard critique, sur des sujets pas toujours souriants. C’est l’affirmation de la vie citoyenne sur les multiples visages de la terreur et de l’obscurantisme. La 5ème édition de ce forum, moment attendu par la communauté artistique d’Haïti est l’aboutissement de deux années d’efforts solitaires, bénévoles, acharnés. Les aides se manifestent encore aujourd’hui au moment de la phase concrète d’exécution de la programmation, tandis que la planification, la recherche, la correspondance avec les participants, l’identification et la quête de financement ne bénéficient toujours pas de support, pas plus public que privé. Enfin, la constante instabilité de l’interlocuteur public privilégié, en l’occurrence le Ministère de la Culture, ne nous a pas permis d’établir une relation pérenne. De fait, ce Forum qui à la vocation d’une biennale n’a toujours pas été inauguré par un Ministre de la culture en pleine fonction. In fine, le caractère frondeur, la dimension contemporaine et universelle des productions présentées a eu pour conséquence un raidissement des secteurs traditionnels de l’art haïtien. Cet état de fait, compliquant la recherche d’espaces d’exposition a provoqué un déplacement de la programmation, de l’espace muséal aux interventions hors les murs, avec cependant une constante jamais négociée : l’accès gratuit à toutes les activités. 2000, 2002, 2004, 2006, 2008, promesses tenues! WI LAVI! Barbara Prézeau StephensonCREATIONSLe Canada fait don de $ 15,4 millions de dollars pour les routesP-au-P, 19 juin 08 [AlterPresse] — Le Canada vient d’octroyer une aide de 15,4 millions de dollars à Haïti pour faciliter la réhabilitation des infrastructures routières dans certaines parties du pays, apprend AlterPresse. Ce don consenti par le Canada et administré par la Banque interaméricaine de développement (BID) doit compléter un projet routier qui relie Port-au-Prince au grand Sud (Grand’Anse, Nippes, Sud et Sud-est). Il permettra aux autorités haïtiennes de financer la quatrième et dernière phase du projet de la route communément appelée “Route des Rails”, dans la banlieue de Carrefour, sortie sud de la capitale, indique un communiqué de la BID. Ce projet qui doit être terminé d’ici deux ans a pour objectif de diminuer les embouteillages dans la zone de Carrefour, réduisant ainsi la durée de trajet entre le centre-ville de Port-auPrince et le sud du pays. Avec ce don, les autorités haïtiennes doivent également réparer plusieurs tronçons de routes locales, construire une nouvelle station de bus desservant les voyageurs en provenance et à destination du Sud, améliorer le système de drainage des eaux de ruissellement dans cette zone. Les 15,4 millions de dollars du Canada ont été approuvés par la BID dans le cadre d’un programme de $109,7 millions visant à améliorer l’infrastructure économique de base en Haïti, précise le communiqué. La Banque interaméricaine de développement dit apporter une contribution de $70 millions à ce programme, et l’Agence canadienne de développement international (ACDI) contribue à hauteur de 31,9 millions de dollars.

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Mercredi 25 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 22 Page 9 seule fois le Parlement. Si l’électeur fait confiance plutôt à l’opposition, il est obligé de se soumettre. S’il n’est pas content, c’est à lui de partir. Prenons par exemple chez nous en ce moment. Si la Constitution haïtienne de 1987 contenait les mêmes dispositions, eh bien depuis longtemps la question ne serait plus entre les mains du Président René Préval, ni de la CPP (Concertation des parlementaires progressistes), groupe majoritaire à la Chambre des députés et capable pour le moment de faire la pluie et le beau temps (ce n’est qu’une façon de parler). Non, le Président Préval serait obligé dès le premier échec, celui de la nomination de son ami Ericq Pierre, de convoquer des élections parlementaires anticipées pour demander au pays à qui il désire confier le gouvernement. N’est-ce pas tout à fait simple ? Simple et sain. Est-ce aux alliés du chef de l’Etat ou au contraire à son opposition ? Voire soit aux petits copains du Président, soit à un quelconque groupe parlementaire sans une appellation légitimée par les urnes. Mais la Constitution haïtienne ne le permet pas. Ni ne permet d’autres portes de sortie. Aucune autre alternative. Donc voilà pourquoi on n’en sort pas. Après deux mois de « liquidation des affaires courantes », aucune solution n’est encore en vue. Ni de près, ni de loin. Donc c’est une Constitution qui favorise au contraire le blocage. Le marasme. La déconfiture de plus en plus avancée des institutions. La chute de plus en plus libre du pays, de son économie, de tout. Si ce n’est les parties en cause qui continuent leur petit jeu de colin maillard (en créole « lago caché ») ou encore de poker menteur. A chaque fois on recommence les mêmes simagrées, on recommence à zéro. Une fois, deux fois, trois fois. Avec la bonne conscience d’agir conformément à la Constitution. Puisque c’est tout ce que celle-ci exige. Pour qu’il en soit autrement, il aurait fallu d’abord un peu plus de civisme, ou disons-le sans hésiter de patriotisme devant l’état général du pays. Il aurait fallu que toutes les parties en cause (pas seulement celles qui sont en conflit) reconnaissent qu’on ne peut compter sur la Constitution dans le cas qui nous préoccupe, que celle-ci doit être dépassée et surpassée par un élan général et généreux pour le plus grand bien de la nation, cela dans un large esprit de consensus et de concertation (pas seulement quelques petits copains d’autrefois réunis autour d’une table et arborant chacun un macaron aux couleurs différentes comme on peut être invité à dîner par une même maîtresse de maison, qu’on soit partisan du Violette ou du Racing, ça ne va pas plus loin que cela) … Nous parlons d’une vraie « tête ensemble ». Nous n’osons dire conférence nationale comme l’aurait aimé notre ami Turneb Delpé, parce que nous craignons que le vrai citoyen ne fasse plus confiance aux politiciens pour sortir le pays de ses malheurs. Au contraire, on sait au moins depuis le 12 avril 2008 que tout ce que nos politiciens savent inventer ce sont des crises. Et des crises en série. La preuve. Depuis on s’est enfoncé on ne sait de combien de pieds supplémentaires sous terre. Oui ou non ? Evidemment autrefois, nous avions en Haïti une solution toute trouvée à cet état de choses. Devinez ? Un coup d’état. Et alors ? Doit-on rappeler que c’est aussi dans des circonstances semblables que Napoléon fit le coup d’état qui l’amena au pouvoir. En attendant, comme il n’y a aucun Napoléon à l’horizon … Comme ce sont les mêmes députés et sénateurs qui devraient être appelés à voter un amendement constitutionnel des fois qu’on voudrait réactualiser notre loi mère pour éviter des situations calamiteuses comme celle d’aujourd’hui. Et comme la Constitution actuelle ne leur demande rien de plus, eh bien aussi bien l’Exécutif que la Chambre ou le Sénat peuvent continuer le même petit jeu. Une fois, deux fois, trois fois. Ibouf ! Mais en même temps à force de refuser d’aller au fond de la question et de continuer à s’envoyer au visage toutes sortes de prétextes (sous formes de dispositions constitutionnelles c’est le seul usage qu’on ait trouvé à en faire), voilà une Constitution hier accueillie comme un couronnement de nos luttes séculaires pour le triomphe des libertés (hélas, les bons sentiments ne font de la bonne littérature, disait l’autre. Les meilleures constitutions non plus), c’est cette même Constitution qui est traitée aujourd’hui par les deux camps opposés (parce que à court d’arguments de plus en plus spécieux) comme le plus vulgaire des chiffons. C’est l’un des aspects les plus graves de la crise actuelle. La banalisation du petit peu qui nous restait encore. C’est l’auto-destruction qui avance on ne peut plus à grands pas. Mélodie 103.3 FM, Port-au-PrinceUne crise d’auto-destruction(... suite de la page 5)POLITIQUE

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Page 10 Mercredi 25 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 22 Nathalia et K-tafalkPORT-AU-PRINCE, 17 Juin On n’en revient pas qu’une fille se suicide après la mort de son gars. Voire que cela se passe en Haïti et aujourd’hui. Comme si le romantisme n’est plus de notre temps. N’est pas pour nous. Le romantisme n’est plus ce qu’il était. Et pourtant. Car, justement ceci nous prouve, s’il en était besoin, qu’on a tort de penser ainsi. C’est la première leçon à en tirer. Car tout dans cette histoire rejoint la grande tradition romantique et ces jeunes héros ayant tout pour eux : la jeunesse, le talent, le succès, l’amour et la vitesse. Vivre la vie à cent à l’heure, parce qu’elle est courte. Ecoutons la chanson de Barikad Crew, Jwi lavi : « Jwi la vi w frè m, tout tan w ka viv, bouske lavi dèfwa tou konn detwi lavi, w wè jou ou viv yo, ou pa konn ki jou wa p mouri, jody a kout kout tankou yon bout jip, lò menm li dous tankou yon bout kann. » Une chanson prédestinée. Dimanche matin (15 juin) revenant d’une prestation en plaine (au nord de la capitale), les musiciens foncent dans la nuit, ventre à terre, vers une autre destination. Un terrible accident sur l’autoroute de l’Aéroport international enleva la vie à 5 d’entre eux. Dont le chef du groupe. Nom de scène : K-tafalk. Le lendemain lundi, l’accidentel, l’anecdote, l’actualité culmine dans la tragédie lorsqu’on apprend le suicide par balle de la fiancée de ce dernier, Nathalia. Les gens n’en reviennent pas. Et c’est tout à fait normal. Dans ces cas-là, on essaie toujours de banaliser. Par peur. Par peur soi-même de la fatalité, dont on sent la main. L’idée de la fatalité. L’idée du destin en action. On en a toujours peur. Parce que toujours liée à celle de la mort. Romeo et Juliette, ce n’est pas tant l’amour mais plutôt la mort qui nous les rend éternellement attachants. K-tafalk et Nathalia, y a peut-être plus qu’une histoire anecdotique, qu’un grand titre ou un scoop. Car c’est à chaque siècle qu’on y revient. Et ce sont toujours comme par hasard de grands siècles. Sous le Moyen Age, Tristan et Iseult. L’amour presque sans le vouloir, irrésistible, éternel, persistant et même et surtout au-delà de la mort. Comme justement K-tafalk et Nathalia. Puis Roméo et Juliette dans l’Angleterre élisabéthaine. Comme si pour accepter la vérité de cette histoire – trop forte quand elle se déroule sous nos yeux, à notre époque, au milieu de nous et dans ce Port-au-Prince affreux, sale et méchant qui nous fait si peur il nous faut cette protection, cette distance, d’autres disent cette distanciation du temps, du passé. De la légende … Le paravent, le paratonnerre, le coussin d’air qu’est aussi la littérature, le théâtre, la grande musique classique (c’est le Tristan et Iseult, opéra de Wagner) … se soient suicidées après l’accident de moto qui coûta la vie à James Dean, le héros romantique du temps de notre adolescence, avec le film « Fureur de vivre. » Et que près d’un siècle plus tard on continue de fleurir la tombe de Rudolph Valentino à chaque anniversaire de sa mort. légende comme celle de Ktafalk et Nathalia. On peut même les compter sur le bout des doigts. Yoko Ono ne s’est pas suicidée après l’assassinat de John Lennon. Sid and Nancy sont morts ensemble mais victimes d’une même overdose. Tout comme Bonny and Clyde tombent dans les bras l’un de l’autre mais sous les balles du FBI. Et si Cléopâtre se tua après Antoine, ce ne fut pas tant par amour que devant l’échec de ses propres ambitions. Mais écoutons Barikad Crew : « Chak fwa m ap trip, m pa janm panse ak lanmò e lè m kwaze yon lantèman m etone kèm bat fò. » Oui, il nous faut remonter très haut dans l’histoire. Des histoires comme celle de K-tafalk et Nathalia ne sont pas comme les autres. On dira peut-être un jour Nathalia et K-tafalk comme … Comme Roméo et Juliette, comme Tristan et Iseult, comme Marie Jeanne et Lamartinière sous la mitraille à la Crête-à-Pierrot. Il suffit que nous le voulions. Et que nous ayons la sensibilité et le talent. Car comme nous l’avons vu, il y a une seule histoire comme ça par siècle. Et c’est toujours un grand siècle. Donc comme leur chanson, le geste de Nathalia peut aussi être prophétique. Et même de bon augure, qui sait. Si on sait le mériter. Une rédemption. On en a bien besoin. Marcus, 17 Juin Nathalia Leonidad Bertrand Des amants que même la mort ne peut désunir. Notre époque, il est vrai, est peu riche en Ou le cinéma. On trouve naturel que des fans LE NOUVEAU ROMANTISMEVendredi 20 juin Institut Français d’Haïti, c’est la conférence de presse des écrivains en escale en Haïti, à l’occasion du Prix des Amériques InsulairesLe prix des Amériques insulaires et de Guyane fait escale en Haïtiet de la Guyane. C’est la première fois que le Prix, originaire de la Guadeloupe (où il a été créé en 2000 par Amédée Huyghues Despointes et Maryse Condé), fait escale en Haïti. Amédée Huyghes Despointes est petit fils d’usinier et usinier lui-même, comme il aimait à se définir. Il est un béké d’origine martiniquaise. Mais la Guadeloupe a été sa terre d’adoption. Ce prix couronne un ouvrage d’un auteur des Amériques insulaires ou de la Guyane, dont l’oeuvre témoigne d’une expérience imaginaire ou réelle de ces territoires. Un jury choisit trois ouvrages parmi tous ceux qui ont été pré-sélectionnés. Et le lauréat sera l’auteur d’un de ces trois ouvrages. Son nom sera connu le 28 juin prochain. Pour 2008, dix sept ouvrages ont été présélectionnés. Parmi eux des ouvrages de quatre auteurs haïtiens: Une Heure pour l’éternité, de Jean Claude Fignolé Kasalé, de Kettlie Mars Le Testament des solitudes, d’Emmelie Prophète Clair de Manbo, de Gary Victor. Les treize autres sont : L’ensauvage, de Roland Brival Un dimanche au cachot, de Patrick Chamoiseau Case à Chine, de Raphaël confiant Paris, il faut que tu saches, de Tony Delsham Venus et Adam, de Alain Foix Un soupçon d’indigo, de Michèle Gazier Le nid du serpent, de Pedro Juan Gutiérrez Brisants, de Max Jeanne Les chiens ne pas des chats, de Fabienne Kanor La Havane, 1957, de Mayra Montero Les brumes du passé, de Leonardo Padura Les bonnes de La Havane, de Pedro Sarduy Pérez L’éternité de l’instant, de Zoé Valdès. Cependant le choix parmi ces ouvrages présélectionés a déjà été effectué. Les trois écrivains aujourd’hui en sélection sont : Pedro Juan Gutiérrez, un auteur cubain dont l’ouvrage : Le nid du serpent a été retenu par le Jury présidé par Dany Laferrière. (PRIX DES AMERIQUES / 17)

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Mercredi 25 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 22 Page 11 Jean Dorcely , Artiste peintre, membre fondateur de l’organisation littéraire Sosyete Koukouy . Il est cette semaine l’invité de Haïti en Marche. HEM : Pourriez-vous nous parler de vos débuts dans la peinture? DD : Tout a commencé pour moi au cours des années 1940. Mon mentor a été le peintre Gabriel Lévêque, originaire comme moi de la zone de la Croix des Bouquets. J’ai commencé par des aquarelles. C’est lui qui m’a emmené au Centre d’Art où j’ai reçu de la peinture et des toiles qui m’ont permis de réaliser mes premiers tableaux. HEM : A vos débuts comment vous avait-on caractérisé ? DD : J’étais à ce moment-là, comme la plupart de mes collègues, un peintre primitif, avec un penchant très prononcé pour la peinture naïve. André Normil et Wilson Bigaud étaient mes aînés et ils m’ont tout de suite fasciné. Comme peintre étranger ayant eu une certaine influence aussi sur moi, j’aime à citer le douanier Rousseau. Maintenant, je suis devenu un peintre surréaliste. Mais cela m’a pris beaucoup de temps pour y arriver. HEM : Justement comment s’est effectué ce passage. DD : D’abord j’ai passé environ deux ans au Centre d’Art. Puis je m’en suis éloigné. C’est à ce moment que j’ai rencontré Luckner Lazard qui m’a invité à me joindre à lui à la Galerie Brochette. Luckner Lazard avait la direction de cette galerie avec Dieudonné Cédor. Il y avait Yvon Jean Père, Jean René Jérôme, Manuel Découline. Nous n’étions pas très nombreux. C’est à la Galerie Brochette que j’ai vraiment appris ce qu’était la peinture. HEM : La Galerie Brochette se trouvait sur la route de Carrefour. Décrivez-nous un peu l’ambiance qui y régnait. DD : La Galerie Brochette, c’était quelque chose de formidable. Un lieu de rencontre d’intellectuels, de toutes sortes d’artistes. C’est à la Galerie Brochette que j’ai appris à connaître Ti Paris. C’est là aussi que j’ai fait la connaissance de Ti Ga. Pendant trois ans, je me suis adonné à la peinture sous la direction de maîtres tels que Cédor ou Lazard. Puis Ti Ga a fondé la nouvelle école d’Art Moderne avec Patrick Villaire et Frido. Ti Ga m’a invité à le rejoindre au Musée de Céramique qui se trouvait au Bicentenaire. C’est là que j’ai collaboré avec lui pendant trois ans. « Ak Ti Ga se te sa nèt ! » J’ai énormément appris de Ti Ga et en 1968, j’ai décidé de faire cavalier seul. HEM : 1968 représente donc une date charnière dans votre existence Jean Dorcely. Que s’estil passé par la suite ? DD : Je dois vous dire que dans l’espace de ces six années passées à la Galerie Brochette et à la Nouvelle Ecole d’Art Moderne, je ne faisais pas de peinture. J’étais en quelque sorte à l’étude. En 1968, j’ai eu envie de paraître, de me lancer. Je me suis ainsi mis au travail et j’ai présenté mon premier vernissage en Décembre 1968 à l’Institut Français d’Haïti. J’y ai présenté 21 tableaux sous le thème : « A la Recherche de la Peinture Moderne d’Haïti ». Après l’Institut Français, j’ai eu une seconde exposition en 1970 pour répondre à une demande du directeur de l’Institut Haïtiano-américain. Cette fois, je n’étais pas seul. On était tout un groupe rattaché à l’Académie des beaux arts qui se trouvait sous la direction de Montagutelli, grand peintre et scupteur italien. Puis en 1976 à l’occasion du 200ème anniversaire de l’indépendance des Etats-Unis d’Amérique, en collaboration avec d’autres artistes, nous avons réalisé une belle exposition le 3 Juillet (1976). Cette exposition m’a ouvert les portes de Washington où j’ai été invité à me rendre avec mes tableaux. J’y ai eu deux expositions. L’une au Paul Robson Center Multi Media, l’autre à la Galerie d’Art de l’Université de Howard. HEM : C’est un palmarès relativement chargé. Vous vous définissez comme un peintre surréaliste. Estce que vous pourriez nous dire plus à ce sujet. DD : La peinture surréaliste fait beaucoup appel au rêve. C’est la pensée pure. C’est uniquement dans les rêves que l’on peut imaginer ce que je peins. A partir des rêves, vous pouvez créer, recréer. HEM : Tout cela nous donne envie de voir vos tableaux. Où peut-on les trouver ? DD : Mes tableaux, vous les trouverez chez moi, à Santo 6. C’est la Galerie Koukouy, à la Croix des Bouquets. HEM : En dehors de votre Galerie, faites-vous école ? Avez-vous des élèves que vous formez ? DD : Après avoir laissé les Etats Unis où j’ai résidé quelque temps et où j’ai participé à l’implantation de la Sosyete Koukouy (à Miam), j’ai commencé à la Croix des Bouquets à former des jeunes. C’est complètement gratuit, je dois ajouter. HEM : Nous avons pu observer quelques-unes de vos œuvres, car vous avez une collection de photographies les représentant. Une qui a particulièrement retenu mon attention : vous l’avez intitulé Insécurité. Ce n’est pas du rêve cela. C’est quelque chose de réel, de bien réel. Vous en avez une autre représentant notre globe terrestre sur un brancard, indice de la dégringolade qui est celle de notre planète et vous l’avez intitulée cette toile : SOS sur le brancard. Vos tableaux sont au fond collés à notre vécu. DD : J’ai aussi fait beaucoup d’autres toiles qui pourraient vous intéresser. Ils ont pour nom : Univers hypothèse, l’Oiseau blessé, Haïti 2004, Naissance de la peinture moderne, Albert Einstein théorie de la relativité, Nos ancêtres, Origine de la musique classique, Incendie dans la ville, Dife nan kay pay, Le décor des sons d’un aveugle mort et né, Guerre et paix, Lumane Casimir symbole de liberté, Chromosome. J’ai aussi une collection de 23 tableaux sur des femmes enceintes (Maternité). J’ai aussi une collection de 23 tableaux sur l’Atlantide et Haïti. Mes tableaux sont aussi des sortes de documentaires. Ils font réfléchir et c’est là l’un de mes objectifs. HEM : Vous n’êtes pas uniquement peintre. Quels sont les autres aspects de votre personnalité. DD : En dehors de mon métier d’artiste peintre, j’ai aussi fait le conservatoire d’art dramatique sous la direction de Gabriel Imbert. Et Charles Alexandre Abellard, qui lui a succédé. J’ai fait du théâtre avec Nono Numa, avant de me joindre à Sosyete Koukouy, à Miami. (voir DORCELY / 14)Jean Dorcely, une peinture qui interpelleARTS Wyclef Jean et Bob Marley tableau de Jean Dorcely Le globe sur un brancard

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Page 12 Mercredi 25 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 22 Haïti : Mythes et réalité Entrevue de Darren Ell avec Peter HallwardNé au Canada, Peter Hallward a obtenu son Doctorat en Études Françaises et Afro-américaines de l’University Yale aux États-Unis et enseigne la philosophie à l’Université Middlesex à Londres. À part son récent livre sur Haïti, il a déjà publié de nombreux articles analytiques sur Haïti. Darren Ell est un photographe montréalais. Il prépare une exposition pour le mois de septembre 2008 sur l’impact du coup d’état de 2004 en Haïti. DARREN ELL (DE) : En dehors des milieux activistes, je ne cesse de rencontrer des gens qui parlent de « Aristide le dictateur. » D’où vient ce personnage et pourquoi est-il encore si présent dans l’imagination populaire ? PETER HALLWARD (PH) : La caractérisation d’Aristide comme dictateur découle de sa popularité en Haïti, justement. Aristide était associé et reste toujours associé avec une mobilisation populaire sans précédent de l’histoire moderne d’Haïti. Dès le début, ceux qui ont raison de craindre une telle mobilisation l’ont toujours présenté comme un tyran, même un « psychopathe ». Par ailleurs cela fait partie d’une longue tradition néocoloniale qui demeure hégémonique dans le soi-disant « occident » : un leader (Lumumba, Mandela, Chavez, Morales...) qui peut mobiliser la majorité d’une population opprimée, et qui garde une certaine autonomie vis-à-vis des grandes puissances, est présenté dans les medias et dans les milieux politiques de manière quasi-automatique comme dangereux et tyrannique, voire terroriste. Et d’une certaine manière Aristide était effectivement dangereux, si on le regarde du point de vue de l’élite et du statu quo : il a été élu deux fois avec une majorité écrasante, il a su vaincre ses ennemis et politiques et militaires, et à partir de l’inauguration de son deuxième gouvernement, début 2001, il était en mesure d’imposer un certain nombre de réformes et de changements qui auraient pu nuire • à vrai dire assez peu •aux intérêts des classes dominantes en Haïti et dans les « pays amis d’Haïti » (les États-Unis, la France et le Canada). En 2001, pour la première fois, il était dans une forte position politique, et après avoir éliminé l’armée haïtienne (qui avait pu renverser son premier gouvernement, en 1991) il n’était plus directement confronté à un obstacle extra-politique, militaire. Donc il fallait à tout prix le déstabiliser, réduire son autonomie et sa l’accusation de violence c’est en gros la même chose. DE : Mais on a souvent associé Aristide avec la violence politique, et plusieurs ONGs ont qualifié la période de son deuxième mandat de longue « crise des droits humains. » alors, pouvait se protéger de deux manières. Soit par des moyens néoduvalieristes, c’est-à-dire militaires : c’était la stratégie de 1991. Soit par des moyens plus souples, plus « démocratiques », plus adaptés au nouvel ordre mondial. Dans ce cas, on accepte les élections mais : 1) on oblige le gouvernement par des moyens économiques catastrophiques (la suspension de toute aide et crédit internationaux) à adopter une politique qui est largement celle de l’élite et ses amis étrangers ; 2) on représente le gouvernement comme tyrannique et corrompu dans les « médias indépendants » (c’est-à-dire possédés par l’élite, ou subventionnés par des puissances étrangères) ; et 3) on oblige le gouvernement à se défendre contre des attaques paramilitaires. Comme ça on peut « contenir » la mobilisation populaire, et confronter ses espérances radicales avec la « réalité » et la normalité, c’est-à-dire la « modération » et sagesse de l’élite. Finalement, pour renverser Aristide lors du bicentenaire de Haïti en 2004 il fallait combiner les deux stratégies, et lancer une insurrection militaire coordonnée avec « l’opposition démocratique ». DE : En ce moment, il y a 9 000 soldats étrangers en Haïti, c’est-à-dire les forces armées de l’ONU (MINUSTAH). À part leurs nombreux crimes, ils ont été critiqués pour avoir légitimé le coup d’État. De leur côté, ils prétendent être responsables du calme que le pays a retrouvé depuis la période du coup d’état. Comment voyez-vous la présence de MINUSTAH en Haïti ? PH : Le rôle de MINUSTAH est ambigu. Certains disent que les troupes étrangères sont moins agressives que les ex-militaires haïtiens, et que pour l’instant ils représentent le moindre des deux maux. Mais pourquoi y a t-il une présence militaire étrangère en Haïti ? Parce que des pays qui dominent l’ONU, notamment les EU, la France et le Canada, ont contribué directement au coup d’État contre le gouvernement constitutionnel, en 2004. Il s’agit d’une occupation militaire. Le MINUSTAH s’est installé pour obliger le peuple à accepter le renversement du gouvernement élu, et ils ont tué des douzaines de personnes lors des opérations « policières » tout à fait scandaleuses. Ça fait partie de toute une gamme d’instances et de procédures qui privent Haïti de sa souveraineté, et qui rend le président actuel, René Préval, quasi-impuissant. DE : Quelle est votre analyse de la crise des prix des aliments en Haïti ? PH : Avec un peu d’investissement et de réforme agraire, un Haïti indépendant des puissances étrangères pourrait se nourrir lui-même. Encore une fois c’est une question de puissance et de souveraineté. La communauté internationale, soutenue par les secteurs compradors de l’élite Haïtien (un tout petit nombre de familles qui contrôlent les importations), a imposé des plans d’ajustement structurel depuis 25 ans à peu près. Ces plans ont rendu Haïti dépendant du marché international. Le riz est la nourriture de base partout dans le pays : en 1985 Haïti en importait 7 000 tonnes des États-Unis, mais quinze ans plus tard il en importait 220 000 tonnes, c’est-à-dire 65 % du riz consommé. La majorité des Haïtiennes survivent avec un dollar ou deux par jour. Quand les prix étrangers augmentent, beaucoup commencent à mourir de faim. En outre, l’instabilité politique engendrée par les ennemis du mouvement populaire, la tendance (en popularité. Pour ce faire, les médias et les diplomates américains et français l’ont présenté comme « intransigeant » et « violent. » Les deux accusations n’ont rien à voir avec la réalité. Après 1991, on l’a qualifié d’« intransigeant » parce qu’il refusait d’accepter immédiatement un gouvernement imposé par une armée qui venait de tuer des milliers de ses adhérents dans un coup d’état ! Dix ans après l’histoire se répète : malgré la majorité écrasante de son parti dans le parlement (en 2000 Fanmi Lavalas a gagné 72 des 83 sièges dans la chambre de députés) en réalité Aristide a accepté un tas de compromis avec ses adversaires. Il en a nommé certains membres de son cabinet, il cherchait à les inclure dans le conseil électoral, il a accepté plus de vingt accords négociés sur le plan international avec ‘l’opposition démocratique’ qui voulait sa démission, etc. En réalité, c’est cette opposition qui a fait preuve d’une intransigeance tout à fait impressionnante, en refusant d’accepter les résultats de l’élection de 2000 et de participer à de nouvelles élections. En ce qui concerne PH : Ça il fallait le faire ! On l’a même comparé avec le dictateur François Duvalier •c’est rapidement devenu un lieu commun pour des journaux comme Le Monde, pour des diplomates comme Roger Noriega, pour des chercheurs comme Laënnec Hurbon. N’oublions pas alors ce dont il était question : peutêtre 50,000 morts politiques sous les Duvaliers, 4,000 morts lors du premier coup contre Aristide (1991–1994), peutêtre 3,000 morts pendant le deuxième coup contre Aristide (2004–2006). Et sous Aristide lui-même ? La violence politique est presque arrêtée entièrement ! Évidemment il y a toujours eu de la violence économique et autodéfensive en Haïti, pour des raisons qui se comprennent facilement, comme avant Aristide et après Aristide ; cela ne s’est pas arrêté de manière miraculeuse, et Aristide n’était pas un faiseur de miracles. Mais à propos du premier mandat d’Aristide on peut citer un maximum de deux ou trois incidents dans lesquels des adversaires du gouvernement sont morts, à ma connaissance sans la moindre participation du gouvernement luimême. Pendant son deuxième mandat, l’opposition politique (soutenue par les EU et Union Européenne) a collaboré avec une opposition paramilitaire, et le gouvernement et ses adhérents ont été obligés de se défendre contre des attaques intermittentes d’un style qui imitait les « Contras » du Nicaragua. La situation alors était plus tendue, et il y a certainement eu quelques incidents violents entre des partisans du gouvernement et leurs adversaires. Malgré cela, à mon avis, les meilleures estimations pour le nombre de victimes de violence politique qu’on peux ‘associer’ de manière indirecte et souvent tout à fait discutable avec le gouvernement de 2001–2004 varient de 10 à 20 personnes. Le moins qu’on puisse dire c’est que la comparaison avec Duvalier est assez osée ! DE : Dans le titre de votre livre, vous utilisez le mot : « containment ». Qu’est-ce que vous entendez par ce mot ? PH : La mobilisation populaire qui s’organisait vers la fin des années 1980 et qui a adopté Aristide comme son porte-parole s’est nommé Lavalas, qui veut dire « déluge » mais aussi « tout le monde. » L’idée c’était que la mobilisation de tout le monde, du peuple, pouvait créer une force politique pour libérer le pays de l’héritage duvalieriste et de la toute-puissance de la petite élite traditionnelle. L’élite, (voir HALLWARD / 14)HISTOIRE IMMEDIATE Manifestation anti-Aristide (photo AFP)

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Mercredi 25 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 22 Page 13 Le Manolo InnLe Manolo Inn à Petite Rivière de Nippes Téléphones : 566-5361 / 401-7108 / 514-0304 E-mail : lemanoloinn@mac.com Internet disponible pour les clientsDANS LES NIPPES•Des kilomètres de plage •Chambres tout confort avec air conditionné et Salle de bain attenante •Cuisine du terroir préparée par un « Grand Chef » •Le Saut du Barril •Le Palais de Sudre Dartiguenave à Anse à Veau •La Petite Eglise de Petit Trou datant de du 17ème siècle… Chaque matin, captezMélodie Matin sur 103.3FM Lucas Super Market 14750 N.E. 6th Avenue 305 940 9902 Maxisound 11854 West Dixie Highway 305 895 8006 B & L Supermarket & Produce 12040 West Dixie Highway 305 893 0419 Danilos Restaurant 3760 N.E. 3rd Avenue 954 781 2646 Christephanies 581 BC East Sample Road Pompano Beach, Fl 33064 Tél 954 781 2500 Classic Teleco 203 S.E. 2nd Avenue Delray Beach Fl 33183 Our Lady Bakery 102 S.E 2nd Avenue Delray Beach, Fl 33444 561 272 3556 Eclipse Communication 9290 S. 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Si je le tienspendant une heure, j’aurai de la douleur dans mon bras droit. Si je le tiens pour toute la journée, vous allez devoir appeler une ambulance. Dans tous les cas c’est le même poids, mais plus longtemps je le tiens, plus il devient lourd. »Il continue : « Et c’est le même cas avec la gestion du stress. Si on porte un fardeau tout le temps, tôt ou tard, comme le fardeau devient de plus en plus lourd, on ne sera plus capable de continuer. Comme pour le verre d’eau, vous devez le déposer pour un moment et vous reposer avant de le reprendre. Quand on est frais et dispos, on peut continuer avec son fardeau. Donc, avant de retourner à la maison le soir, déposez votre fardeau de travail. Ne l’apportez pas à la maison. Vous pourrez le reprendre demain. Et si vous partez de la maison, ne l’apportez pas avec vous, vous n’avez pas besoin de ce boulet toute la journée...il sera là au retour et vous aurez l’énergie pour y faire face.Quel que soit le fardeau que vous portiez maintenant, laissez-le pour un moment si vous le pouvez. Relaxez. Reprenez le plus tard quand vous serez reposés. Il vous semblera plus léger ... La vie est courte. Tachez d’en profiter!» Le conférencier a partagé aussi quelques façons de gérer les fardeaux de la vie : Acceptez que certains jours vous êtes le pigeon, et certains jours vous êtes la statue. Gardez toujours vos paroles douces et tendres, au cas où vous devriez les ravaler ou qu’elles seront les dernières que vous direz. Conduisez prudemment. Il n’y a pas que les voitures qui peuvent être rappelées par leur manufacturier. Si vous ne pouvez pas être gentil, ayez au moins la délicatesse d’être vague. Si vous passez 20$ à quelqu’un et que vous ne le voyez plus jamais, ça en valait probablement la peine. Tout le monde s’en fout que vous dansiez mal. Levez vous et dansez! Les anniversaires sont bons pour vous. Plus vous en avez, plus vous vivez vieux. Vous n’êtes peut-être qu’une personne dans le monde, mais vous pouvez aussi être le monde pour une personne. Certaines erreurs sont trop amusantes pour n’être faites qu’une seule fois. Passez une très belle journée et sachez que quelqu’un a pensé à vous aujourd’hui.......... Je l’ai fait... Quelle sagesse dans ce texte !

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Page 14 Mercredi 25 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 22Le petit monstre dévore ses propres parents inconséquents Larose Vernet , 16 Juin 08 La constitution, c’est du papier! disaient nos satrapes. Toutefois une cohérence se dégageait chez eux. La révolution, au sens haïtien du terme, abolissait la constitution et la réforme signifiait la rédaction d’une nouvelle constitution; rédaction qui comportait une dimension ritualiste et non constitutionnaliste. On inversait, en effet, l’ordre des choses en vue de le conforter et non pour le transformer. Le ritualisme sacrifiait donc le constitutionnalisme qui,lui, se caractérise par la primauté du droit , l’édification des institutions et la médiation politique dans le choix des dirigeants, En cette problématique, du rituel de rébellion, la question constitutionnelle n’a jamais représenté un enjeu politique: les insurrections traquaient les constituants. Tandis qu’aujourd’hui, la constitution, c’est l’auberge espagnole: droit d’ingérence, droit de faire des coups d’état, droit d’avoir son propre conseil électoral provisoire, droit d’avoir son propre premier ministre, droit de créer des personnes-partis, droit de pas avoir un agenda pour rédiger des lois d’interprétation et d’application comme procédure de consolidation démocratique, droit d’organiser des manifestations d’insurrection, droit d’être des insurgés,etc. Mais comme la loi, c’est la loi! Nul ne saurait l’ignorer, particulièrement les femmes et les hommes politiques. Ainsi me suis-je toujours demandé, pourquoi le parlement n’avait pas adopté une loi d’interprétation pour mettre en conformité le temps de leur mandat avec le temps constitutionnel et d’ apporter ainsi des correctifs à la loi électorale, lors du contentieux entre l’exécutif et le parlement, sous la présidence de René Préval? Et également qu’est-ce qui explique l’absence d’une loi d’application relative à la procédure de ratification du premier ministre désigné.? Les contentieux de la présidence, du parlement et des partis politiques existent-ils? Car c’est à eux d’ effectuer le travail juridique préalable au choix y relatif par les présidents des deux pouvoirs. L’étude des dossiers incombe aux instances intermédiaires qui ont à faire les recommandations circonstanciées. Ce n’est pas le travail des élus. S’il en était ainsi, le pays aurait été épargné par la présentation de ce cirquegrotesque.D’aucuns répondraient, dans ce pays, le temps, ce n’est pas de l’argent ni le respect des normes ne représente un modèle pour la nation. Qu’importe si l’image de la “première République noire” s’assombrit davantage. Même si depuis 20 ans, se déroule le processus de décapitalisation politique. Il n’y a pas que les gens d’affaires, le paysannat, le petit commerce qui sont ruinés par le brigandage politique. En premier chef, se retrouvent les femmes et les hommes politiques. Le paternage démocratique, l’assistanat technique, les mannes de l’aide publique au développement, les colonies de vacances des ONG, le déshonneur des casques bleus n’ ont pu amener les politiques à se convertir en la croyance au développement ni de donner à la population les moyens d’accorder au moins de la valeur à ses aspirations. Et pourtant le oui au référendum a été largement voté en faveur du Constituant 1987. Or l’explication avancée n’a rien à voir avec l’esprit des temps modernes.A l’instar de l’empereur Jacques qui n’eut jamais droit à un procès, les duvaliéristes et leurs victimes, non plus. Ce n’est pas quelconque qu’il existe un triangle juridique, composé par les avocats des deux parties en litige et du juge et du jury qui ont à trancher en énonçant le droit.Jusqu’à présent, la vérité, la justice et la réconciliation demeurent introuvables. Se posent les questions relatives à la mentalité haïtienne, à sa culture politique et des déterminants de la conversion de ce pays au juridique. D’ailleurs personne ne gagne au change. Pourquoi alors cet entêtement à vouloir toujours s’autodétruire? Le mot base est à la mode parmi la population.Où est la base juridique chez nos femmes et hommes politiques? Et la société politique? Dans la culture populaire des sociétés existent, par ailleurs : les mutuelles de travail dans le monde rural, le vodou, le rara, les sociétés secrètes, etc. Qu’est-ce qui explique leur précarité dans le monde politique, qui aurait dû être celui de la représentation nationale, de l’excellence, des meilleurs parmi les meilleurs? Comment les membres de la société politique, pour ne pas dire de la société en général, puissent écrire et après toutes ses turpitudes accepter une constitution mal ficelée, qui comprend des incohérences inacceptables en un régime parlementaire, telles l’incompétence du chef de l’État de procéder à la dissolution du parlement en vue d’organiser les élections législatives comme expression de la participation citoyenne à la résolution d’une crise politique et la rigidité de sa révision, c’est un purisme déconcertant. Tandis que nous sommes dans une situation pire qu’à l’époque de la satrapie. D’ailleurs la constitution de 1843 et celle de 1987 sont typiques de la dimension ritualiste après une longue dictature, celle de Boyer d’alors et de Duvalier aujourd’hui; elles n’ont jamais été d’application: c’est l’ambivalence généralisée. Pouvons-nous instituer l’ordre démocratique selon le Constituant 1987, lorsqu’aucune procédure n’y est prévue dans le cas de l’impossibilité de dégager une majorité politique fonctionnelle pour y gouverner? Ou le problème réside dans l’interprétation de la qualification de la majorité, absolue ou relative?Si c’est celle-là, le président détient la compétence dans le choix du premier ministre; si c’est l’autre, le premier ministre est issu du parti qui possède la majorité relative, comme au Canada et au Québec, actuellement? Cependant qui va trancher lorsqu’il n’ y a pas ni compétence constitutionnelle, type cour constitutionnelle ni tradition établie? Quid de la loi d’application qui régule les champs de compétence du gouvernement de la majorité et de ceux du chef de l’opposition? Un parlementaire peut-il de changer de par lui-même d’affiliation politique en dehors de tout cadre réglementaire? Faut-il modifier la constitution et comment y procéder démocratiquement? Ou est-ce tout simplement la faiblesse institutionnelle qui est au fondement de la vulnérabilité de ce État? On pourrait aligner les questions et dégager des problématiques. L’important est de faire ressortir qu’on ne peut bâtir une société démocratique, lorsque les mentalités ne s’y accommodent pas. Est-ce à dire que le petit monstre va continuer tout bêtement à dévorer ses parents inconséquents. Aucuns diront, plutôt déliquants.Comme je ne donne pas dans l’idéologie de l’État voyou, l’accent est placé sur la dimension sociale. La composition du prochain gouvernement et les élections législatives nous fourniront des éléments de réponse. Larose Vernet (vernelaroz@yahoo.fr) Haïti et ailleurs) à traiter des conflits politiques comme des questions militaires ou policières, le remplacement des fonctions gouvernementales et coordonnées par une pléthore d’ONGs, l’injustice flagrante des relations commerciales internationales, etc., tout cela réduit la capacité du gouvernement à agir pour confronter cette crise. DE : Est-ce juste de dire que le succès du projet démocratique en Haïti dépend beaucoup de ce qui se passe en dehors de ses frontières ? Si c’est vrai, quelle importance accordez-vous au militantisme en dehors d’Haïti ? Sur quoi est-ce qu’on devrait concentrer nos énergies dans l’avenir ? PH : Malheureusement, l’État haïtien reste très dépendant des pays plus puissants qui le dominent. Il est essentiel que les citoyens de ces pays obligent leurs gouvernements à se comporter autrement. Cela est évident depuis longtemps, et nulle part avec plus d’insistance qu’en Haïti : il nous faut rien de moins qu’une révolution dans les rapports des pays riches envers les pays pauvres. Il faut compléter la décolonisation, de manière plus conséquente. La première question à traiter, alors, ne serait pas tellement de faire ceci ou cela mais plutôt d’arrêter de faire un certain nombre de choses. On devrait mettre fin à des politiques qui rendent les plus pauvres encore plus pauvres, qui rendent les États impuissants encore plus impuissants, et qui rendent les opprimés encore plus opprimés. Immédiatement. La situation actuelle est obscène, et nous les citoyens des pays comme le Canada ou les EU en sommes largement responsables.Entrevue avec Peter Hallward(HALLWARD ... suite de la page 12) En qualité de poète, j’ai beaucoup écrit, sans avoir publié de recueil. Mais quelques-uns de mes poèmes ont paru dans deux anthologies publiées à New York. J’ai aussi publié plusieurs textes dans différents journaux. HEM : Vos projets futurs ? DD : Comme je travaille beaucoup ma peinture, je pense sérieusement à organiser un vernissage. HEM : Aimeriez-vous avoir beaucoup plus de gens à voir vos toiles. DD. Oui. La Croix des Bouquets est un peu loin du centre d’activités artistiques du pays et seuls mes amis, voisins ont pu voir mes toiles. J’aimerais beaucoup avoir la possibilité d’organiser un vernissage dans la capitale ou bien à Pétion Ville.DORCELY, PEINTRE ...(suite de la page 11) LIBRE PENSEEHAUSSE DU PETROLEAir Canada prévoit 2.000 suppressions de postes et une réduction de ses volsMONTREAL, 17 Juin A l’image de plusieurs grands transporteurs aériens, Air Canada a annoncé mardi sa décision de réduire le nombre de ses vols pour faire face à l’envolée des prix des carburants, une mesure qui entraînera jusqu’à 2.000 suppressions de postes à tous les échelons de son organisation. Dans la mesure où la décision doit être mise en oeuvre au cours du quatrième trimestre 2008 et du premier trimestre 2009, ses effets se feront sentir dès l’entrée en vigueur des horaires d’automne et d’hiver. Air Canada a souligné la nécessité d’adapter ses activités et de supprimer les vols qui sont devenus déficitaires compte tenu des prix actuels des carburants, qui constituent le principal poste de dépense du transporteur. Il représente plus de 30% des charges d’exploitation de l’entreprise. Avec un niveau de pétrole dépassant les 133 dollars US le baril (85,6 euros), la compagnie observe qu’elle verra ses coûts augmenter de près d’un milliard de dollars canadiens (632 millions d’euros) cette année par rapport à 2007. En prenant en compte le profit de la couverture carburant aux prix et aux niveaux de capacité actuels, Air Canada explique en outre qu’elle dépensera une moyenne de 230 dollars canadiens (145 euros) en carburant pour l’aller-retour d’un passager cette année, soit beaucoup plus que la moyenne de 146 dollars canadiens (92 euros) en 2007 et de 110 dollars canadiens (69,5 euros) en 2004. Dans un communiqué, le président et chef de la direction Montie Brewer a affirmé que d’autres réductions de la capacité pourraient être envisagées si le prix du carburant ne baissait pas. “La perte de postes est douloureuses” au regard du travail effectué par “nos employés pour ramener la compagnie aérienne” sur la voie de “la rentabilité au cours des quatre dernières années”, a-t-il souligné. Air Canada déplore par ailleurs qu’en plus de la hausse record des prix des carburants, les transporteurs canadiens soient contraints de composer avec des taxes fédérale et provinciales sur le carburant, des droits de sûreté et des redevances d’aéroport qui figurent parmi les plus élevés au monde aujourd’hui. Au cours du dernier trimestre de l’exercice en cours et du premier de 2009, Air Canada prévoit donc réduire la capacité de ses vols intérieurs de 2%, celle des vols transfrontaliers de 13% et celle des vols internationaux de 7%, soit une réduction totale de la capacité réseau de 7% pour les deux trimestres comparativement aux mêmes périodes de l’exercice précédent. Pour l’ensemble de l’exercice 2008, Air Canada prévoit désormais que sa capacité se situera aux alentours de 1%, comparativement à 2007. Précédemment, le transporteur avait prévu une croissance de sa capacité entre 1% et 2,5% pour 2008. La plus grande compagnie canadienne n’est pas la seule à réduire ses coûts. Aux Etats-Unis, Continental Airlines et United Airlines ont annoncé des suppressions de postes et une réduction de leur capacité tandis qu’American Airlines a précisé qu’elle procéderait à une réduction de sa capacité jusqu’à 12% après la saison estivale et supprimerait probablement plusieurs milliers d’emplois. D’autres grandes compagnies américaines ont pris des mesures similaires. Air New Zealand a de son côté déclaré qu’elle augmenterait ses tarifs et éliminerait des vols sur certaines destinations. AP

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Mercredi 25 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 22 Page 15 SPORTS Euro-2008: la Russie élimine les Pays-Bas et accède aux demi-finales BÂLE (AFP) La Russie a créé une énorme surprise en se qualifiant pour les demi-finales de l’Euro-2008 à l’issue d’une victoire sans appel (3-1 a.p.) face aux Pays-Bas, pourtant impressionnants lors du premier tour mais incapables de faire face à la mainmise collective des troupes de Guus Hiddink, samedi à Bâle. Le suspense a été total au cours d’une rencontre qui a hésité avant de choisir son camp, Van Nistelrooy parvenant in extremis à égaliser (86e) après l’ouverture du score de Pavlyuchenko (56e). Mais Torbinski (112e) puis Arshavin (116e) ont offert à la Russie une douce revanche sur la finale perdue de l’Euro-88, hissant leur pays dans le dernier carré d’une grande compétition internationale pour la première fois depuis la chute de l’URSS. Un stade Saint-Jacques envahi de supporteurs néerlandais et transformé en annexe de l’ArenA d’Amesterdam, un adversaire qui avait fait sensation au premier tour en humiliant les champions du monde italiens (3-0) et leurs finalistes français (4-1): la tâche de la Russie était pourtant à priori impossible mais Hiddink et ses hommes ont réussi là où la Squadra Azzurra et les Bleus avaient échoué dans les grandes largeurs. Comme souvent lors des dernières phases finales, après une entame de tournoi brillante, les Oranje se sont liquéfiés, victimes de ce mal typiquement néerlandais: la suffisance. Les Pays-Bas n’ont pas réalisé qu’ils avaient en face d’eux de véritables clones, façonnés de main de maître par le “Professeur Hiddink”, qui avait déjà surpris la planète football en hissant la Corée du Sud en demi-finales du Mondial-2002. Cette fois, il ne s’est pas gêné pour administrer une leçon à ses compatriotes et faire de la Russie le nouvel épouvantail de l’Euro. Ses prochains adversaires dans le dernier dimanche à Vienne, sont prévenus. Marco Van Basten n’a, lui, rien vu venir et quitte la tête de la sélection néerlandaise sur un bilan mitigé (8e de finale du Mondial-2006, quart de finale à l’Euro-2008) avant de voguer vers une nouveau défi à l’Ajax Amsterdam. Dès le début de match, la domination des Russes était manifeste grâce à la supériorité de leur milieu de terrain et la technique brillante d’Arshavin, le meneur de jeu-attaquant. Et il a fallu un grand Van der Sar, le seul joueur néerlandais à jouer à son vrai niveau avec le milieu de terrain De Jong, pour repousser les assauts russes (Zhirkov, 6e, Arshavin, 31e, Kolodin, 32e) et retarder l’inéluctable. Le gardien des Oranje, qui a égalé le record du nombre de matches disputés dans un Championnat d’Europe par Lilian Thuram (16), a longtemps joué les héros avant de céder sur une conclusion d’un centre parfait de Semak, perdu de vue au Paris SG mais totalement retrouvé depuis son départ de la capitale française dans un rôle de N.6. Ce but a réussi à faire taire les 30.000 supporteurs néerlandais, qui, là aussi, ont perdu leur match face aux maigres 5.000 Russes massés dans les travées du stade de Bâle. Van Nistelrooy a bien relancé les siens (86e) mais les buts de Torbinski (112e) puis d’Arshavin (116e) en prolongation n’ont fait qu’entériner une qualification russe logique. L’étonnant succès du Zenit Saint-Pétersbourg en Coupe de l’UEFA, au nez et à la barbe du Bayern Munich, de Marseille, des Glasgow Rangers et de Villarreal, avait déjà replacé la Russie dans le concert des nations européennes. Cette qualification pour les demi-finales de l’Euro ne fait que consacrer un peu plus le réveil d’un empire longtemps endormi. carré, l’Italie ou l’Espagne, opposés reprise de Pavlyuchenko (56e), à la La Turquie élimine la Croatie aux tirs au but VIENNE (Reuters) La Turquie s’est qualifiée pour les demi-finales de l’Euro 2008 en éliminant la Croatie aux tirs au but après un match nul 1-1 à l’issue de la prolongation. Ivan Klasnic pensait avoir offert un succès à l’arraché aux Croates à deux minutes de la fin de la prolongation sur un centre du meneur de jeu Luka Modric. C’était sans compter sur le sentiment de survie incroyable des Turcs qui allaient égaliser à la dernière seconde de la prolongation par l’intermédiaire de Semih Sentürk. Malgré quelques nettes occasions à l’avantage de la Croatie, qui a notamment heurté la transversale sur une frappe d’Ivica Olic en première période, les deux équipes étaient à égalité 0-0 à l’issue du temps réglementaire. La Turquie affrontera l’Allemagne en demi-finale, mercredi à Vienne.L’Allemagne bat le Portugal 3 à 2 et accède aux demi-finales VIENNE (AFP) L’Allemagne s’est qualifiée pour les demi-finales de l’Euro-2008 en battant le Portugal 3 à 2 (mi-temps: 2-1), jeudi à Bâle. En demi-finales, le mercredi 25 juin à Bâle, les Allemands affronteront le vainqueur du match Croatie Turquie, joué vendredi à Vienne. Les Allemands ont rapidement mené (2-0), grâce à Bastian Schweinsteiger (22) et Miroslav Klose (26), mais les Portugais ont réduit le score juste avant la mi-temps par leur capitaine Nuno Gomes (40). La Mannschaft a assuré son succès en seconde période, sur un troisième but inscrit par Michael Ballack (61), à la réception d’un coup franc de Bastian Schweinsteiger, l’homme du Les Portugais ont réduit l’écart par Helder Postiga (87). Insuffisant pour inquiéter les Allemands. L’Euro-2008 entrait avec ce match dans la phase des matches à élimination directe. Les trois autres quarts de finale sont programmés selon un rythme quotidien: Croatie Turquie vendredi à Vienne, Pays-Bas Russie samedi à Bâle, et Espagne Italie dimanche à Vienne. Les demi-finales sont programmées les 25 et 26 juin, à Bâle et Vienne. la finale aura lieu le dimanche 29 juin à Vienne match, auteur d’un but et de deux passes décisives.L’Espagne bat l’Italie aux tirs au but va en demi-finalesVIENNE (AFP) L’Espagne a rejoint l’Allemagne, la Turquie et la Russie parmi les qualifiés pour les demi-finales de l’Euro-2008, grâce à son succès sur l’Italie 4 tirs au but à 2 (0-0 après prolongation), en quarts de finale, dimanche à Vienne. En demi-finales, les Espagnols affronteront la Russie, jeudi à Vienne, alors que la Turquie et l’Allemagne se rencontreront mercredi à Bâle. Ils ont arraché leur qualification à l’issue de la séance des tirs au but grâce à deux arrêts de Casillas sur les tirs de De Rossi et Di Natale. Euro 2008 Hiddink : “Un exploit exceptionnel”

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Page 16 Mercredi 25 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 22 (source émission Echo d’Haïti) Nos amis internautes et auditeurs de notre émission ont pris l’habitude de nous voir traiter et proposer à leur réflexion, des sujets d’ordre général on dirait même universel, certains d’entre eux peut-être aimeraient nous voir traiter des sujets relatifs seulement à Haïti en conformité à notre nom : Echo d’Haïti alors que d’autres se complaisent et se retrouvent dans notre universalité. Plusieurs raisons peuvent expliquer notre choix. D’une part, Haïti n’évolue pas en vase clos, d’ailleurs aucun pays ne peut le prétendre; deuxièmement, notre audience très variée, comporte, en plus de nos quatre mille huit cinquante trois noms de notre carnet d’adresse, qui sont des haïtiens, libanais, africains, français, américains, vénézuéliens, toute une palette de nationalités qui réagissent à nos sujets et qui des fois s’invitent à notre émission. Nous touchons aussi les amis de Grands Débats, de Haïti Connexion, de Haïti Nation, du Journal Le Monde Evangéliste, de Pluriel Magazine, et tout le reste. Nous avons voulu pour ce samedi aborder le rôle du leadership dans une société, non seulement parce que c’est un sujet qui reste dans le cadre du général mais qui touche aussi la réalité du problème haïtien. Quand on dit problème haïtien, on aurait du dire le « mal haïtien » puisque Haïti est considéré comme un « mal consacré », un mauvais exemple à conserver comme référence, c’est donc une réalité qui sied très mal à notre pays qui a fait une grande révolution, qui a connu des hommes illustres, un pays qui a fait l’histoire. Chaque fois que les chaînes de télévisions étrangères parlent d’Haïti, c’est toujours dans un contexte particulier de coup d’état, de famine, de banditisme, de drogue, de pauvreté, alors qu’il y a plein de choses qui se passent en Haïti que l’on ne montre pas, il y a toute une jeunesse qui bouge en étranger s’immiscer à ce point là dans nos affaires jusqu’à se donner la liberté de nous insulter, ce qui est plus grave encore, c’est que, les dirigeants d’alors, n’ont pas eu la décence de le rappeler à l’ordre ni d’exiger des excuses. Notre propos aujourd’hui est d’agiter le débat avec nos amis internautes sur le rôle du leadership dans une société et ce que signifie une absence de leadership. Le leadership n’est-il pas une voix morale, une source de moralité servant de référence à la jeunesse et aux sphères de décision. Le leadership moral s’exprime et se fait entendre par tous les moyens quand il y a déviance car son silence signifierait aussi participation et complicité. La question alors, n’existet-il aucun leadership moral en Haïti ? Le leadership n’est il pas aussi un amour de son milieu, un amour de son pays, de son histoire et de son appartenance. N’est-ce pas un porteétendard qui rappelle à la jeunesse et à la société l’histoire de son pays, dans le but de lui insuffler ou de renforcer le sentiment nationaliste. Pour développer son pays, il faut le connaître et l’aimer. N’existe-t-il à l’heure actuelle en Haïti, aucun nationalisme, aucun amour du pays, aucun sentiment d’appartenance ? Le leadership n’est il pas un engagement aux cotés de la société, n’est-ce pas une forme d’encadrement de la jeunesse dont la mission serait de pallier à toutes les formes de démission de l’Etat. Quand l’Etat est absent ou que les autorités démissionnent, n’est-ce pas le rôle du leadership de les porter à se reprendre et faire comprendre à la jeunesse et à la société qu’elles doivent se reprendre en mains et s’organiser en vue de la prise en charge de son milieu, de son quartier, de sa famille. Si l’Etat ne peut pas protéger le citoyen, doit-il (le citoyen) se laisser faire ou laisser un délinquant violer sa famille ou son domicile. N’y a-t-il pas un leadership capable d’encadrer la jeunesse en Haïti ? Le leadership n’est-il pas un avant-gardiste, qui imbu des réalités du monde globalisé se positionne toujours du coté du bien et des intérêts de son pays ? Le leadership enfin n’est il pas tout cela, n’est il pas à la fois, moral, nationaliste, engagé respectueux des lois et des principes? Mais en fait, le leadership c’est quoi ? Echo d’Haïti vous invite à capter son programme, ce samedi soir comme à l’accoutumée à 8 heures du soir, heure de New York, sur la fréquence de la WUNR 1600 AM si vous êtes dans l’Etat du Massachusetts ou en visitant le site Web suivant: www.labonitafm.com si vous êtes ailleurs quelque part sur la planète. Nous sommes ouverts aux supports et suggestions: écoutez-nous, écrivez-nous à l’adresse postale suivante: Echo d’Haïti P.o. Box 1305 Randolph Ma. 02368, ou à notre adresse électronique echodhaiti1@yahoo.com. Echo D’HaitiLeadership c’est quoi donc ?ONU-Haïti: Le dernier rapport de l’expert indépendant Louis Joinet19 juin 2008 Louis Joinet, a présenté hier au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, son dernier rapport oral en tant qu’expert indépendant sur la situation des droits de l’homme en Haïti. M. Joinet qui arrive au terme de son mandat de six ans, a tenu à remercier les gouvernements qui lui ont constamment accordé leur confiance en renouvelant son mandat. Il a expliqué que “pour des raisons douloureusement personnelles” qui ont endeuillé sa vie, il n’a malheureusement pas été en mesure d’effectuer son ultime mission en Haïti. Il a constaté qu’en dépit d’importants progrès, la triste réalité d’Haïti montre qu’il ne suffit pas, pour assurer le retour à un État de droit, d’organiser des élections et de se doter d’un Parlement. Il est impératif à cet égard que se forge une culture de partis politiques; or, c’est là que le bât blesse, a-t-il fait observer. Les partis s’apparentent trop souvent à des groupes, parfois des groupuscules, essentiellement électoraux, sans grande aptitude à influencer leurs membres dans les instances parlementaires. Abordant le dossier de l’amendement de la constitution, Louis Joinet s’est dit favorable tout en notant un réel verrouillage constitutionnel. Ce verrouillage constitutionnel était inspiré par un idéal visant à éviter que l’histoire douloureuse des dictatures ne se répète. Cependant, il fait remarquer que l’interdiction de la double nationalité est sans rapport avec le risque dictatorial. “ L’interdiction de la double nationalité, est très mal acceptée par une grande partie de la diaspora qui se sent écartée alors qu’elle pèse démographiquement 2 millions de sujets (soit près du quart de la population) et qu’elle contribue à la survie du pays avec un transfert annuel de 1,6 milliard de dollars”, ajoute M. Joinet dans son rapport. Répondant aux questions des représentants de la Slovénie, du Luxembourg, de la France, du Canada et de l’Uruguay, Louis Joinet a indiqué qu’il faudra poursuivre l’œuvre du mandat sur la situation des droits de l’homme en Haïti. Il a ajouté que l’accent devrait être mis davantage sur la promotion et la protection des droits économiques et sociaux, reconnaissant qu’il n’avait pas apporté toute l’attention voulue à cette question au cours de son mandat. “ Il faut investir davantage dans les droits économiques, sociaux et culturels, comme le montrent bien les émeutes de la faim récentes”, ajoute-til. Dans le domaine de la justice, M. Joinet soutient qu’il y a des raisons d’espérer. Il cite les travaux en matière de formation des juges de paix et la mise en place du Conseil supérieur de la magistrature. “ Il manque cependant la désignation d’un nouveau ministre de la justice. Un effort a en outre été consenti au sujet des conditions de détention, avec la réorganisation du Parquet. La loi sur le sursis est malheureusement toujours dans les limbes”, a déploré M. Joinet, relevant par ailleurs que, dans un contexte de lutte renforcée contre la criminalité, les places libérées par les mesures contre les détentions prolongées sont immédiatement prises par de nouveaux condamnés. DROITS HUMAINS EN HAITI DEPATMAN TRAVO PIBLIKA V I P I B L I KREYINYON KOMINOTÈ COMMODORE TRAIL AMELYORASYON WOUT BISIKLÈT PWOJÈ NIM. 20070687Yap avize piblik la ke Depatman Travo Piblik Konte Miami-Dade pral fè yon Reyinyon Kominotè sou koze Pwojè Konte Nim. 20070687 jou lendi, 30 jen 2008, apati 7:00 diswa rive 9:00 diswa, nan City of Miami City Hall ki nan lokal 3500 Pan American Drive. Se pou bay moun yo opòtinite pataje opinyon yo sou pwojè an ke yap fè Reyinyon Kominotè sa a. Nan pwojè an yo pral genyen pou konstwi yon pon pou bisiklèt/pyeto sou pasaj dlo Coral Gables la, refè sifas chantye ki la deja a, laji pòsyon nan chantey-a dapre estanda ki aktyèlman etabli pou desen yo, konstriksyon ranp koub apwopriye ki konfòm pou lokal bisiklèt, make wout, ak amelyore siyalizasyon woutye. Finansman pwojè sa-a ap sòti nan lajan Bon ak Obligasyon Jeneral Bati Pi Bon Kominote (GOB). Pou enfòmasyon sou pwojè an oswa pou mande aranjman espesyal fèt pou yon patisipan jan Lwa Ameriken Enfim 1990 egzije, tanpri kontakte Ms. Priscilla Morales, P.E., Manadjè Pwojè, nan (305) 375-4866, oswa Mr. Leandro Oña, P.E., Chèf, Divizyon Otowout, nan (305) 375-1909, Konte Miami-Dade, Depatman Travo Piblik, Stephen P. Clark Center, 111 NW First Street, Suite 1510, Miami, Florida, 33128-1970. Demann pou aranjman espesyal dwe fèt anvan Reyinyon Kominotè an. Moun ki ta renmen soumèt dè deklarasyon alekri ak de lòt ekspoze nan plas oswa ansanm ak deklarasyon aloral yo, kapab fè sa nan reyinyon an oswa voye yo pa lapòs nan atansyon Mr. Oña anvan jou reyinyon an. Tout enfòmasyon ke yo resevwa alekri pral fè pati rejis Reyinyon Kominotè an. Haïti et qui a soif de s’exprimer, il y a plein de choses positives qui ne sont pas connues, notre pays est exploité dans le mauvais sens. Haïti est certes un pays d’incohérence ou le luxe inouï côtoie la misère la plus exécrable, c’est un pays fantastique rempli de sites historiques mais que les dirigeants laissent à la dérive, c’est le cas de la Citadelle La Ferrière mieux connue sous le nom de Citadelle Christophe qui est exploitée par le Tourisme de la République Dominicaine, c’est de nos jours un pays ou l’Etat s’efface et les responsabilités laissées à la merci, bref, c’est de nos jours un pays qui s’éteint alors qu’il y a une jeunesse et toute une population excessivement fières qui ne demandent que le minimum pour s’exprimer et se reprendre. Haïti est un pays paradisiaque qui était d’ailleurs pour sa richesse et son cadre dénommée par les colons la Perle des Antilles. Aujourd’hui par contre, dans le contexte de la globalisation, Haïti n’est autre qu’un pays de consommation où se déverse tout ce qui se fait ailleurs même le banditisme des autres alors que son exportation est réduite à presque rien, et son tourisme à zéro. C’est un pays bizarre, qui défie tout entendement et même la science, on dirait qu’il n’existe pas de capacités intellectuelles en Haïti, ce qui nous amène à proposer cette question : n’y a-t-il aucun leadership en Haïti pour redresser la barre. Avec peine, nous relatons la réflexion d’un diplomate américain qui a eu à dire des haïtiens : « Ces genslà ont un problème de chromosomes, ou bien qu’ils ont un en moins, ou bien qu’ils ont un en plus ». C’est tout de même très dur de voir un

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Mercredi 25 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 22 Page 17 La réintroduction de poissons dans le lac Azueï redonne espoir aux pêcheurs haïtiensLe Monde, 19 Juin 2008 Les 248 habitants de Madan Belizè font partie de cette majorité des Haïtiens qui survit dans l’extrême pauvreté. Au bout d’une piste rocailleuse, au milieu de cactus et de massifs d’épineux, les masures en torchis sont éparpillées en bordure du lac Azueï, appelé aussi étang saumâtre, à la frontière de la République dominicaine. Longtemps, les habitants se sont nourris des poissons du lac. Cette ressource s’est épuisée, et les villages du bord du lac n’ont survécu que de l’élevage de quelques chèvres. Depuis quelques mois, l’espoir renaît à Madan Belizè. Grâce à la ténacité de Patrick Vilaire, un sculpteur qui multiplie les programmes de développement dans les communautés pauvres, et à l’expertise de Valentin Adé, un Ivoirien émigré en Haïti après un doctorat en pisciculture à l’université Auburn (Alabama, Etats-Unis). Avec un financement de la coopération française, 250 000 euros, les deux hommes ont créé une ferme piscicole, qui produit des alevins pour les pêcheurs du lac Azueï. Ces alevins, d’une trentaine de grammes la plus proche, à cinq kilomètres du village, à pied ou à dos de mulet, ainsi que les soins de santé et l’approvisionnement en eau potable. L’alimentation des villageois s’est améliorée, et cinq d’entre eux reçoivent un revenu fixe. Exemplaire et peu coûteux, ce projet est toutefois limité face à l’ampleur de la crise alimentaire dont souffre Haïti. L’envolée des cours des denrées alimentaires et du pétrole a frappé de plein fouet ce pays, l’un des plus pauvres du monde. De violentes émeutes de la faim, début avril, ont provoqué la chute du premier ministre, qui n’était toujours pas remplacé à la mi-juin. “Pour la première fois depuis des décennies, le taux de croissance, 3,2 % en 2007, a été supérieur à la croissance démographique. Tous les indicateurs économiques étaient encourageants, mais la crise mondiale a provoqué un brutal coup d’arrêt”, déplore Hédi Annabi, le chef de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah). Les bailleurs de fonds ont répondu à l’appel du Programme alimentaire mondial (PAM), dont les besoins pour la période 2008-2009 ont presque doublé, passant de 74 à 123 millions de dollars, pour faire face à la crise en Haïti. “De 800 000, nous allons arriver à 2,3 millions de bénéficiaires de rations alimentaires du PAM”, calcule Mamadou Mbaye, le représentant lorsqu’ils sont plongés dans des cages en plastique dans les eaux du lac, sont le fruit d’un croisement hautement symbolique entre des spécimens venus d’Egypte et d’Israël. “Les tilapias (un poisson au goût de perche) égyptiens ont un très fort taux de croissance, mais résistent mal à la salinité, tandis que les israéliens se développent lentement, mais ont une forte résistance à l’eau salée”, explique Valentin Adé. “La ferme pourrait produire 2,5 millions d’alevins par an, assez pour peupler tous les lacs du pays”, assure-t-il. Haïti importe les deux tiers de sa consommation de poisson, qui est très faible : 5 kg par personne et par an, alors que les Jamaïquains en consomment près de 40 kg. “On respecte notre travail”, dit Xavier Prophète, qui dirige le comité créé par les habitants pour gérer le projet. En 2007, le village a produit 157 tonnes de tilapias, en grande partie commercialisés dans les restaurants et les supermarchés avec l’aide de Gataphy, l’association fondée par Patrick Vilaire. Les bénéfices ont permis de payer les frais de scolarité de 25 enfants, qui se rendent à Ganthier, la petite ville du PAM. “J’ai lancé un appel d’offres pour 3 000 tonnes de riz, il n’y a pas eu de réponse localement. Le pays ne produit que 42 % de ses aliments, 51 % sont importés et l’aide alimentaire couvre 7 % des besoins”, explique-t-il. “LE SEUL REPAS DE LA JOURNÉE” A Kenscoff, une petite ville dans la montagne au sud de Port-au-Prince, l’école Marie-Louise-de-Jésus est l’une des 700 institutions scolaires recevant les rations du PAM. Il est 10 heures du matin, les 476 élèves viennent de prendre leur repas : riz, haricots, poisson en conserve et sel iodé. “Les parents sont des paysans pauvres qui n’ont pas d’argent pour acheter des engrais pour leurs cultures et font des sacrifices inouïs pour envoyer leurs enfants à l’école. Pour beaucoup d’élèves, c’est le seul repas de la journée”, dit la directrice, soeur Marie-Madeleine. Le coût de la ration, 22 centimes de dollar avant la flambée des cours alimentaires, a presque doublé. La semaine dernière, soeur Marie-Madeleine, 74 ans, a fait le long trajet jusqu’au bureau du PAM, à Port-au-Prince, pour demander de nouvelles rations, car son stock, sous clé derrière une lourde porte métallique, était épuisé. “Beaucoup d’enfants ont faim, leur attention n’est pas la même”, observe Jean-Pierre Belgico, le professeur de mathématiques, qui n’a pas été payé depuis deux ans. C’est le ministère de l’éducation qui devrait le rémunérer. “Les chèques ne seront pas signés tant qu’il n’y aura pas de nouveau gouvernement”, se résigne-t-il. “Etes-vous satisfaites de la nourriture ?”, demande la directrice à une classe de jeunes filles en chemisette blanche et jupe écossaise. “Non ma soeur”, répondent-elles en choeur. “Le riz n’est pas bon, il y a des bouts de paille, parfois des morceaux de verre, pas assez d’épices et il sent la fumée du charbon”, se plaint Chérie Donia, bruyamment approuvée par ses camarades. Jean-Michel Caroit PISCICULTURE LEGALANNOUNCEMENT REGARDING REQUEST FOR PROPOSALS FOR RETAIL, FOOD AND BEVERAGE CONCESSIONS PROGRAM 2008 MDAD RFPNO. MDAD-01-08 MIAMI-DADE COUNTYMIAMI, FLORIDAThe Miami-Dade Aviation Department is announcing the availability of the above referenced advertisement, which can be obtained by visiting our Website at: www.miami-airport.com/html/business_opportunities.html (in order to view the full Advertisement, please select "Advertisements " link at the bottom of the Business Opportunities page and then select the respective solicitation). Copies of the RFPsolicitation package can only be obtained through the MDAD, Contracts Administration Division, in person or via courier at 4200 NW 36th Street, Building 5A, 4th Floor, Miami, FL33122, or through a mail request to P.O. Box 025504, Miami, FL33102-5504, attention Maryse Georges, Building 5A, Contracts Administration, 4th floor. The cost for each solicitation package is $50.00 (non-refundable) check or money order payable to: Miami-Dade Aviation Department. This solicitation is subject to the "Cone of Silence" in accordance with section 2-11.1(t) of the MiamiDade County Code. Les deux autres écrivains en sélection sont des femmes, nées elles aussi à Cuba : Mayra Montero avec son ouvrage La Havane 1957, et Zoé Valdès avec l’Eternité de l’instant. Certains des membres du jury, au nombre de neuf, avaient fait le voyage pour Haïti, participant à toutes sortes d’événements culturels du 10 au 22 juin : Alain Mabanckou, Gisèle Pineau entourant Dany Laferrière qui pour la deuxième année consécutive préside ce jury, dont les autres membres sont Eduardo Manet, Jean René Lemoine, Patrick Poivre d’Arvor, Pedro Perez Sarduy, Philippe Vallet, Simone Schwartz Bart et Michel Reinette. De l’avis de tous ceux rencontrés, l’escale du Prix en Haïti est considéré comme un honneur fait à notre pays. Les visiteurs ont eu l’occasion de participer à des rencontres et tables rondes avec des auteurs haïtiens : Yanick Lahens, Claude Pierre, Gary Victor, Emmelie Prophète, Gary Victor, Bonel Auguste et Pierre Clitandre. Des rencontres ont eu lieu à l’Institut Français, à Fokal (Fondation Connaissance et Liberté), mais aussi à la Direction Nationale du Livre et dans un CLAC (centre de lecture) à Cabaret et à Carrefour Feuilles. En Guadeloupe, des rencontres sont prévues à la Résidence Départementale, au bas du Fort, au Centre Culturel Rémy Nainsoutat, à la Médiathèque, au Centre cullturel Robert Loyson, à l’Habitation le Maud’huy, pour se terminer avec une interview du lauréat à Télé Guyane, pendant le journal régional. L’Organisation du Prix des Amériques insulaires et de la Guyane est confiée à l’organisation du même nom, présidée par Marie Abraham Huyghues Despointes, épouse du créateur du prix avec Maryse Condé.Le prix des Amériques insulaires et de Guyane fait escale en Haïti(PRIX DES AMERIQUES... suite de la page 10) Le Lac Azueï (photo www.jjaugustin.com)

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Page 18 Mercredi 25 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 22 En Bref...(... suite de la page 2)LES JEUXa fait remarquer que le processus en cours ne vise pas à établir un pouvoir pour les juges. “ Il ne s’agit pas d’un syndicat mais d’un pouvoir dont le rôle est de contribuer à un état fort”,a-t-il dit-il appelant les membres du CSPJ à œuvrer pour le bien des citoyens. “ Notre volonté est de constituer un pouvoir judiciaire digne de son nom”, insiste M. Jean soulignant que les membres du CSPJ garderont leurs postes dans leurs circonscriptions. De plus, Daniel Jean affirme que le CSPJ est un organe de contrôle et de supervision du pouvoir judiciaire. Certains membres ont été élus alors que d’autres occupent leurs postes à cause de leur fonction dans le système judiciaire. Le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) est un organe de discipline chargé de sanctionner les juges en cas d’écart. Le CSPJ est également un organe de gestion du pouvoir judiciaire. Avec ces deux mandats le CSPJ réalisera à partir de septembre 2008 des taches dévolues jusqu’ici au ministère de la justice. Le président de la Cour de Cassation est le président du CSPJ qui est un pouvoir collégial incluant la société civile, les organisations de défense des droits humains et les barreaux. “ Le CSPJ permet au pouvoir judiciaire de s’organiser et de s’exprimer à coté des deux autres pouvoirs”, ajoute Daniel Jean. De son côté, le directeur général du Ministère de la justice, Josué Pierre Louis, assure que le conseil est une garantie pour les justiciables. Il en veut pour preuve la présence des représentants de la société civile et des organisations de défense des droits humains. Josué Pierre Louis annonce le lancement du processus de certification des 9 membres du CSPJ. “ Tous les citoyens peuvent présenter leurs doléances afin que les autorités sachent si ces personnalités sont crédibles”, dit-il rappelant que les membres du CSPJ devront à leur tour certifier tous les juges de pays.La Profamil inaugure deux nouveaux centres à Port-au-Prince et à JacmelC’est le lundi 23 et le mardi 24 que ces centres seront ouverts au public. La Profamil qui existe en Haïti depuis l’année 1984 est un centre de santé familial, dont l’objectif est la promotion de la santé de la reproduction, l’éducation sexuelle des jeunes, la réduction de la mortalité maternelle et infantile et l’équité entre les sexes auprès des familles haïtiennes. Sa mission princpale est la santé reproductive. La Profamil dispose déjà d’une clinique à Port-de-Paix et de plusieurs centres de santé dans l’Artibonite. La Profamil inaugure deux nouveaux centres à Port-au-Princde et à Jacmel.Wyclef Jean distribue de la nourriture à Cité SoleilLa star américaine du hip hop Wyclef Jean a commencé jeudi à distribuer de la nourriture à Cité Soleil après la hausse fulgurante des prix des produits de première nécessité. Le chanteur haïtiano-américain est arrivé mercredi soir en Haïti pour lancer son programme “Ensemble pour Haïti” dans le but de collecter 48 millions de dollars pendant six mois pour aider les Haïtiens qui font face à la cherté de la vie et les agriculteurs à relancer leur production. Jeudi, Wyclef, accompagné de la député canadienne Belinda Stronack, a distribué de la nourriture à plus de 200 familles vivant à Cité Soleil..Des rations de nourriture du riz, des haricots et de l’huile de cuisine ont été distribuées à des femmes enceintes et à des enfants souffrant de malnutrition. Plusieurs centaines d’habitants de ce quartier avaient manifesté pacifiquement au moment de la visite de Wyclef, a-t-on constaté. “Nous ne voulons pas faire de la charité, nous allons encourager la micro-entreprise en donnant des poulets pour l’élevage à des familles vulnérables. Nous allons aussi encourager les fermiers à cultiver la terre”, a promis le chanteur, dont l’initiative a reçu le soutien du Programme alimentaire mondial (PAM) de l’ONU, de la Fondation américaine pour le développement et de la compagnie Voilà.La police a attrapé Pierre Gascove, le cerveau présumé de nombreux rapts perpétrés à Laboule, Thomassin, Fermathe et KenscoffPierre Gascove, l’un des présumés kidnappeurs les plus recherchés, a été arrêté le mercredi 18 juin, à la rue Joseph Janvier. « Gascove, le cerveau de nombreux rapts perpétrés à Fermathe, Thomassin, Laboule et Kenscoff a été épinglé lors d’une filature », a confié un enquêteur de la Cellule contre enlèvement de la police judiciaire. « Il y a quelques semaines une opération menée chez lui, à Petit-Goâve, avait permis de retrouver deux véhicules tout-terrain appartenant à des personnes kidnappées et libérées contre rançon», a-t-il indiqué. Selon le policier, « certains membres du gang sont déjà en taule ». « Il est important que les victimes d’enlèvement libérées ou non contre rançon donnent des informations à la police judiciaire. Ces informations permettent de comprendre le mode d’opération des réseaux et la compilation d’indices, de preuves qui peuvent servir devant les tribunaux », a-t-il ajouté. L’enquêteur, a, par ailleurs, souligné que « l’heure n’est plus à la méfiance, mais à une collaboration franche entre la police et la population pour faire échec à ces bandits ».

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Mercredi 25 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 22 Page 19Ti Gout pa Ti Gout ak Jan MapouOmaj pou Pòl Lak / Paul LaraqueAK DENIZE LOTI / DENIZÉ LAUTUREWi, se vre! Se pa manti! Dimanch 18 me ki sot pase-a, noumenm zanmi Pòl Larak nan Nouyòk ak fanmili te reyini pou nou te rann Pòl omaj. Youn lanne deja pase depi gason vanyan, dwayen ekriven ayisyen nan dyaspora-a te ale kite nou. Rankont zanmi ak fanmia te fèt nan The Bowery Poetry Club ki nan Manhattan , Nouyòk. Anpil fanmi Pòl te la: pitit fi li-a, Dr. Danielle L. Arena , mari-li, Dr.Luigi Arena , Julia ak Mark , 2 pitityo. Dr. Franck Laraque , frè Pòl te la tou. Li te soti jis Kolorado. Karen Boadiba , nyès Pòl-la te soti jis Kalifoni. Anpil zanmi te prezante omaj-yo. Pami zanmi ki te la yo : 2 powèt ameriken, Ed Friedman ak Greg Fuchs Greg Fuchs te mèt seremoni tou – plis plizyè ki te renmen Pòl anpil : Serge Rameau , Bob Garoute , Tontongi, Dahoud André , Cybille ak André Juste , Fanfan Latour , Berthony Dupont, . Lè tou pa-m rive, mwen te prezante omaj-mwen tou. Anpil mounn te resevwa kòm kado liv powèt Anthony Phelps ekri sou Pòl Larakla : Paul Laraque entre Marx et Breton . Nou te chante youn chante vodou ak non Pòl. Nou te kanpe pou chante Ladesalinyèn. Apre sa, sete lekti powèm nan liv Pòl-yo. Zanmi-nou, gran frè-nou, frè timonye Pòl Larak te resevwa anpil bèl kout chapo. Li te youn nèg konsekan, mari, papa, frè enpeyab, zanmi sensè, patriyòt san repwòch, powèt revolisyonè. Ochan! Ochan! Bèl ochan! pou Pòl ki trase chemen pou nou. Onè ak Respè! Nou dwe l’ sa. Menmjan nou dwe tout nègès vanyan ak nèg konsekan onè ak respè. Ayibobo-o!* * * * * * Andre Fouad Youn powèt Jamè Dodo(premye pati) ak Michel-Ange Hyppolite * ( Kaptenn Koukourouj) Apre GERBE D’ESPÉRANCE(1992), EN QUÊTE DE LIMIÈRE (1992), BRI LANNWIT (2000), ETENSÈL MO M YO se katriyèm liv pwezi André Fouad . Liv-la gen 56 paj. Li pran lari nan ane 2006. Anndan liv-la nou jwenn kèk desen ki soti anba men Ewòl Sen-Lwi. André Fouad se youn jenn dizè, pawolye, epi jounalis kiltirèl. Konsa, lè nou di André Fouad , nou wè kontinwite. Nou wè larelèv. Nou wè pwezi kreyòl ki ap grandi epi ki pran rasin sou fondas travay ekriven ane 1960 yo pou l’al debouche sou remanbreman ekriven ane 1980 yo. Lè nou di André Fouad , nou santi se pasyon ki ap pyete pwezi anndan youn menm espas. Ann li : Debri zetwal yo Rete nan glas je-m Ti tak san Ti tak foli-m Ti tak debri-m ( p. 35 ) Pami divès eleman ki brennen kiryozite nou anndan « Etensèl Mo m yo », genyen kat ki merite siyale : prezans fòm pwezi kout, noumenm nan Sosyete Koukouy nou batize : wongòl la, prezans lannwit ak divès mo ki nan menm chan semantik ak li nan divès pati nan rekèy-la, itilizasyon teknik imajisla kòm motè bèbèl anndan liv-la ansanm ak repetisyon mo ki parèt agogo toupatou nan liv-la. Prezans Pwezi Wongòl Soti nan fen ane 1960 yo pou rive nan uityèm ane dezyèm milenè-a, sa fè prèske karant lane depi fòm pwezi wongòl -la ap balanse nan branch kreyòl literati Ayiti-a gras ak dilijans seksyon literati ekip Mouvman Kreyòl-la, Sosyete Koukouy. Poutan, se nan konngout modèl pwezi sa-a parèt nan divès liv pwezi kreyòl-yo; oubyen ankò lè li parèt, ekriven-yo toujou bliye idantifye li kòmsadwa. Anndan « Etensèl Mo m yo » nou jwenn dis tèks nou kab klase kòm pwezi wongòl . Kategori pwezi kout ak 6 liypwezi maksimòm. Tèks wongòl yo pote youn verite anba-anba. Youn verite ki ap charye mesaj andaki. Epòk mesye-dam Koukouy-yo t’ap feraye ak tèks wongòlyo, se te youn epòk ekriven te oblije pale andaki akòz sitiyasyon politik difisil anndan peyi-a. Nan moman André Fouad t’ap ekri pwezi kout sa-yo, nou pa konnen si li te sèten li t’ap suiv youn chemen kèk ekriven kreyòl te kòmanse trase nan ane 1960 yo. De ti mo pale Lapli bwaze jou fèt mwen M ap rapyese san mo yo San m pa kite rès Vwayaj (p. 24 ) _________ * Michel-Ange Hyppolite ( Kaptenn Koukourouj) Manm Sosyete Koukouy Kanada michelangehyppolite@rogers.com* * * * * * Ja LajanDepi sou tan benmbo, ki vle di sou tan prejidan bann machwè ti nèg zorèy djonjon, nen bonbon [kreyòl tankou bosal] pe vire latè lanvè landwat nan chèche ja lajan swadizan byen defen papa-yo te kite pou yo Nan paj ki liv li te janm ekri richès ti nèg se nan travay di san rete, san pran souf sa ki te toujou repete ak ekri toupatou ti nèg parese pi mal pase yon milèt ki plenn nan kalewès yo pote labanyè kidonk ale pou vini richès li se nan travay di jouk souf-li koupe pou fè mago zòt pi pwès pi lou Pawòl ja lajan sila-a toujou vini ak youn rèv je klè banm m’a ba-w ak fòs prigad gran bonnè, lalin andekou san lave bouch, san di bonjou ak peseswa soti pa do nan pòt dèyè kay-la pran chemen ki mennen anba ti pye kalbas-la salwe lekat fasad, mete jounou atè enpi koumanse fouye ak youn djann ti kouto san prese san gade adwat san gade agòch sitou san gade dèyè san entewomp ni pou Pyè ni pou Jak Kòm nan tout istwa gen youn maldonn Nan fouye fouye gen yon vwazinay pètpètmayi ki t’ep swiv dewoulman mouvman-an dèyè jalouzi lakay-li li mande vwazin-lan ti dlo kafe-l pou jounen-an Lò zòt te retounen sete youn kokoye sèch li te jwenn nan twou-a se konsa jouk jodi jou lachans file tankou zangi nan men-l youn lòt jou pètèt nan fè rèv je klè l’ava l fouye lanmè osnon syèl ble digo-a pou chèche bonè-l nan richès san swe ni bouke Prigad : Se pase mwen t’ap pase yo ban m’ youn ti kout pye enpi mwen vini tire ti kont-lan je klè ba nou. Oken n vivan pa sanble ak mounn ki nan kont lan. Rele ti zwazo ban mwen : Ti zwazo, ti zwazo gòj mwen bouke. SONGO “ OULOUBadagri nan mwa lapli* * * * * * Pelisye ake MizyasAK ZAND" / JACQUES J. GARÇON* Bon! Kichòy m’apway koze ake nou jòdiya, se ta kòm oun moso danyi danti(1) ; kilti, labitid, koutim nan listwa tè d’Ayiti Tonma. Si nou vle, nou ka pwany kòm oun lodyans, fòlklò tou. Pwoche pi pwe non! An nou fè sa vit ; paske m’ pa vin pou rete non. M’apway pile lwen, pa bagay atè esit. M’ apway nan gran kay, nan kanpèch, nan yon sòlòkòtò [N] ; men Potopwens ake lezalantou yo di : kandjanwoun osnon kandjanhoun. Ee-e ! Men kouman w’ ap ouvwi je-a-w gran ape gete wen konsa? Kouman w’ape mande sa yo rele kandjanwoun-a? " ! Pou touve-w natif natal nan oun peyi, peyi-a zansèt demanbwe-a-w, pou w’ pa konn sa sa ye sa! Men wi, se pa zafèr-a mounn de salon ! Houn ! Se konsa ! Si m’ t’ ap : ti ti, ti vwa, nespa, je m si, jete, je m si ranmase pa ta gan ankenn donmaj. Se nan sa tou wi, nanchon-an vin depaman. Kèk younn younn se pitit tè-ya ; men pifò se move bofi ki pa bay « pou lepeyi pou ledrapo-a» regle aryen pou yo ; aledi atò pou yo ta kònèt chous rasin-a-yo. Pou dayè, gan ki pa finman kontan di se Ayisyen yo ye an peblik. Anfen ! Annou kite sa la pou lè gan tan. Kay-a Pelisye ake kina Mizyas kòm bouch ake nen nan youn lakou konw kite : « Rita-Rita(2) », konmsi w’apway « Kabann Mando ». Mesye-yo toujou ansanm ; jwèt boul-la, ale lachasla, tann pèlen pou zwezo-a, anfen nou pa kap di kilès ki sen Wòk, kilès ki chenan. Youn jou, m’ale la, n’ay bay blag ; men m’remake nèg-yo oun jan kagou, oun jan faya. Nou te alèz, m’di : kouman mesye, lakay fè nwa, bagay-yo pa nan plas-a yo? Mizyas reponn wen : A a a! djo pase farin, labouyi-a klèr. Se youn langay, pou w’ konpwann li, fòk wou bon kreyòl, fò w’ viv fon nan nannan pèp-la, e lèr ou wè-y, wou konpwann li, fò w’ pa fè konm si w’ bliye-y. Plis msye te pase kèk jou nan panyòl ake yon tonton-an-y, i te gan tan pwan anpe kasteyann; i di: « La barika kita fla ». Anben vweman koze-a menm, se : « La bariga se quita flaca ». Se yon manyè kèk Ayisyen konn pwan pou di estonmak-la vid, moun pankò pwan kichòy. Anben, si youn mounn pa « Leya Kokoye », li pa Ti « Sentaniz » osnon Ti « Flè dizè », pawòl sila-yo pa vle di aryen pou-i. Sitirasyon-an fwape wen, sitou nèg-yo se zanmi-an-m; m’te gan oun pyas nan pòch-an-m, m’bay degouden ladan-y. Pou lè-ya tou degouden te ka regle kichòy.Oun ti momann tan, Pelisye gan tan ape tounen ake yon ansyen valiz timounn lekòl anba bra-i. Se pa fasil youn mounn t’apway konnen se kèk patat ake de zaboka l’ape pote. Mizyas limen youn twapye dife, bon jan kalte bwa ape boule, trapde kaderik-la ape pouse vapè cho, zaboka fann, nou koumanse dekoupe kòpyèz. Sa ki pou vant ale nan vant ; men nou chak gan youn pil po patat, po zaboka atè-ya, devan nou. M’leve tèt-an-m, m’ape pwan yon souf, m’ape pofite tou lage bouk-a sentiwon-an-m, konsa m’ wè Janin ake Sitelya k’ape rive. Tèt-a nègyo anba, m’di : mesye nou gan vizit. Pa ta gan aryen ki mal pou oun nonm kraze de twa patat ake zaboka, se youn bon manje ; men nan deploye anpe vye mòtalite ; anfen se mantalite wi ; piske pa reyèlman gan mounn ki mouri ; men se kreyòl-la ki konsa, nan mòd jennman sa-yo, nou soti pa klèr, kòm nou menm ankò mare sèrvis-an-nou, konplike youn sitirasyon. Pandan n’ap gade medam-yo k’ap vini, Pelisye pofite pouse po zaboka, po patat-a-y yo anwo pil-a Mizyas. M’wè sa ; men m’pa ka di anyen. Konsa, medam-yo la ake nou, fè yo chita, lodyans koumanse gaye, ri, kèr kontan ; sitou de bèl ti konmèr. De ti mirak; men de ti kichòy ki ka fè lafimen leve devan kanson menm si-y fè fwèt. Janin gan ti twou bote[N], sa moun lwès peyi-a rele: fosèt la, anpi lè i ri, ou wè i gan dan ekate[N], chenèt ake jansiv vyòlèt. Kanta pou Site, kidon Sitelya ; rèn bote vin apwe li, pa tout Choukounn. M’ape ri ; men m’ape òksèrve Mizyas ki rete kèr kal ake pakèt po manje sila-yo devan-li. Ansanm m’pare pou bay oun koze, Janin di: « Men tann mwen non, gan lèr se Mizyas ki manje pifò patat-yo, apa m’pa wè ankenn devan Pelisye. M’rete sezi rèd kon jibis pou jan Mizyas demele-i soti anba koze-a. Msye di : « Pepe te gan plis pase ni Jak ni mwen ; se paske i manje kina-i ake tout po ki fè i pa gan fatra devan-y». _________ * Jacques J. Garçon ap ekri youn liv : Anba bouch-a Grann Mari . (1) ansyen, ansyen, depase bizawèl. (2) youn bèl kay ki nan pye mòn Magayòs. Se youn papa ki te bay kayla non-a pitit tifi-a-i.* * * * * *Lavant siyati liv “ CapHaïtien. Excursions dans le temps. Voix capoises de la Diaspora ”-an nan Libreri MapouDimanch 8 jen-an, Libreri Mapou te plen mounn ki te vin nan lavantsiyati liv : Cap-Haïtien. Excursions dans le temps. Voix capoises de la Diaspora ” . Pwofesè Max Manigat , majòjon youn ekip 29 ekriven, te la depi 4-è. Vè 5-è mwen ka mounn konmanse rive. Li koumanse siyen liv. 5-è eka, Degoutan (se non vanyan-l) te prezante pwofesè-a bay piblik-la.Apre li fin entwodiksyon sa-a , li bay misye lapawòl. Maks remèsye Kouzen Degoutan – Jan Mapou , Libreri Mapou , Antèn Koukouy , paj kreyòl-la Ti Gout pa Ti Gout , Carl Fombrun , animatè blòg « Le Coin de Carl »-la, , éditè Féquière Vilsaint , madanm-ni, Nicole , ki bra dwat li nan tout liv l’ap ekri. Li chennen pou fè mounn-yo ki vini-an konnen jan li apresye prezans-yo. Se konsa tou, li pwofite di : livla pa youn liv Okap menmsi se mounn Okap k’ap viv nan dyaspora-a ki ekri-l : se youn liv nasyonal. Li site ekriven ris Leyon Tòlstòy / Lev N. Tolstoï : “ Si w’ vle pale koze sou lemonn antye, pale koze bouk kote ou soti-a” (trad.). Enben, nou pale sou vil-nou men se sou Ayiti nou pale. Apre prezantasyon liv-la, li bay non tout otè-yo ki patisipe-a avèk kote yo rete. De lòt otè te patisipe tou : Marlène R. Apollon, avèk Jacques J. Garçon . Pwofesè Gérard A. Férère avèk Carl Fombrun te pale tou. Max Piquion te bay youn esplikasyon sou fanmi Altieri . Detwa liv te vann. Tou letwa otèyo te siyen chak liv.

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Page 20 Mercredi 25 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 22 Haïti en MarchePort-au-Prince 100 Avenue Lamartinière (Bois Verna) Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323 Miami 173 NW 94th Street Miami, Florida 33150 Tel. 305 754-0705 / 754-7543 • Fax 305 756-0979 New York • 914 358-7559 | Boston • 508 941-6897 Montréal • 514 337-1286 email: melodiefm@hotmail.com | haiti-en-marche@hughes.net URLwww.haitienmarche.comLibrary of Congress # ISSN 1064 3896 « Si jamais on te démet de tes fonctions, manifeste publiquement ta satisfaction, et même ta reconnaissance envers celui qui t’a rendu la quiétude et le loisir auxquels tu aspirais : ainsi éviteras-tu qu’à la disgrâce s’ajoute le sarcasme. » Jules Mazarin J’imagine que notre HaïtiChérie, notre « Ayiti Toma » n’est pas une exception à la règle. Autour du pouvoir, généralement, se constitue une classe d’hommes et de femmes, « faiseurs », « diseurs » et « chercheurs », d’opportunités, d’opinions et de faveurs et qui sont, parfois, ceux qui font, défont et refont. À l’étranger, dans les pays développés, on les appelle des « Groupes d’Intérêts », des « Lobbystes ». Chez nous, ils sont des « Putchistes », des « Vampires », des « Accapareurs », des « Petits Vicieux », des « Parasites », des « Sangsues », et ils sont toujours là, à défendre leurs intérêts et à empêcher aux autres d’accéder à défendre les leurs. Actuellement, dans les « pays à nom », certains faisant partie du « Groupe des Pays Amis d’Haïti », on essaie d’identifier les « Groupes d’Intérêts » et d’inventorier le type d’activités auxquelles ils se livrent. Chez nous, on les a tous identifiés quoiqu’il soit trop difficile d’essayer d’inventorier le typeDysfonctionsd’activités auxquels ils se livrent. Une assiette trop large, pour des mets trop maigres ! Voilà pourquoi il y a tant de « coups bas ». Voilà ce qui cause cet univers de bassesses et de vilenies. On les a entrevus ces derniers temps, même autour des « Pressentis », essayant déjà, de marquer leur « territoire ». J’imagine leur souffrance actuelle. L’indécision. Il n’y a pire souffrance que celle de ne pas savoir dans quelles eaux on va devoir pêcher. Cependant, au même moment où un groupe se considère perdant, voyant comment « fuient » les « affaires courantes », un autre groupe s’entretient auprès de l’autre pôle du pouvoir, s’agrippe aux différentes fissures possibles, s’ancre et consolide son pouvoir. Le vide leur sied à merveille, le vide les remplit à ceux-là. Voilà l’une des premières dysfonctions dans notre pays, voilà ce qui devrait être considéré la vraie « force de la corruption », la force motrice. Chères amies lectrices, chers amis lecteurs, les derniers événements qui ont eu lieu dans le pays m’ont porté à réfléchir sur le problème de la « remplaçabilité ». Je trouve que, actuellement, il s’agit de l’un des grands problèmes auquel se heurte l’individu dans les sociétés modernes, plus avancées que la nôtre. Plus personne n’est « irremplaçable ». Toute fonction, exercée par un individu quelconque, peut être réalisée, avec la même efficacité, par tout autre individu suffisamment entraîné. D’après les spécialistes, « la remplaçabilité est une conséquence de la modification de l’utilité et de sa convergence vers l’utilisation : la remplaçabilité désigne le fait qu’une chose puisse être évacuée et remplacée par une autre chose dont la fonction est identique. Ce qui reste, ce n’est pas la chose en tant que chose mais le fonctionnel, l’objet de consommation. La chose n’est même pas réduite à l’état de résidu, elle n’est plus rien et s’identifie au mouvement perpétuel de la consommation. » Chez nous, chères amies lectrices et chers amis lecteurs, « deux gouttes d’instruction » et « quelques miettes de français », on se croit « l’Élu ». La « remplaçabilité » suppose alors un coup dur pour le « narcissisme intellectuel » ou le « narcissisme politique » trop fréquents chez nous. Pour faire face à la « remplaçabilité », il faut être incontournable, « inesquivable », comme disait quelqu’un. Dans ce pays, adorable comme lui seul, un pays dans lequel n’importe qui peut faire n’importe quoi sans se soucier de quiconque, toute singularité, toute particularité, toute éventualité permet de s’ériger en « Force Incontournable ». Pour un rien, on se présente comme étant une force incontournable. Voilà ce que permet une dysfonction politique alimentée par la peur de la « remplaçabilité ». En réalité, en y pensant sérieusement, on peut observer qu’il s’agit de la composition de deux dysfonctions. La dégradation politique, économique, éthique de notre pays est causée, en grande partie, par ces dysfonctions qui ont lieu en son sein, anormalités sociales, dysfonctions politiques, anomalies économiques. Plus de 30 ans de perversions en tout genre, plus de trente ans de « déconstruction », de « démobilisation éthique ». Ces perversions du système, ces dysfonctions, non résolues, semblent vouloir nous conduire vers la disparition, vers la destruction. La seule solution, la revalorisation de nos « sentiments collectifs » : le patriotisme et la fraternité. Incontournable ! Oscar Germain germanor2005@yahoo.fr Juin 2008 BARIKAD CREW FUNERAILLESL’intervention de la star Wyclef Jean... et celle du Ministre des Affaires Sociales Gérald Germain (photo Jean Marc Fénelon)LIBRE PENSEE