Citation
Haïti en marche

Material Information

Title:
Haïti en marche
Place of Publication:
Miami Fla
Publisher:
s.n.
Publication Date:
Copyright Date:
2005
Frequency:
Weekly
regular
Language:
French
Physical Description:
v. : ill. ; 45 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
Haitians -- Newspapers -- United States ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.) ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
Spatial Coverage:
United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti

Notes

Language:
In French.
General Note:
Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright Haïti en Marche. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
Resource Identifier:
21271733 ( OCLC )
sn 92061416 ( LCCN )
1064-3869 ( ISSN )

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KIDNAPPING


Les lemons d'une marche


PORT-AU-PRINCE,
5 Juin- La marche du mercredi
4 juin contre le kidnapping a
6t6 un succ&s.
Dans la partici-
pation: plusieurs milliers de
personnes de diff6rentes
couches sociales.
Dans l'esprit de la
demarche : pacifique mais
droit au but. Combatif (le slo-
gan principal 6tant < Nou
bouke > ou << nous en avons
assez, trop c'est trop >) mais
sans esprit partisan. Du moins
publiquement.
M6me le parcours ac-
compli en un temps record, qui
est une r6ussite. Etant partie de
l'6glise du Sacr6 Cceur de
Turgeau, un peu aprls 9 heures
am, la marche se terminait
avant midi aprbs avoir effectu6


- ~ r-4 _Pjlll~? 78


La marche contre le kidnapping, mercredi 4juin, a Port-au-Prince (photo Eugene Robenson)


trois haltes symboliques devant
le ministbre de la justice, le
commissariat de police de Port-
au-Prince et enfin le Palais de
justice.
Une declaration 6crite
a 6td d6livr6e par les
organisateurs de la marche a ces
trois institutions responsables
de l'ordre et de la s6curit6
publique.
Le principal organi-
sateur, le cin6aste Arnold
Antonin, un des initiateurs de la
Ligue nationale contre le kid-
napping (LUNAK), a confi6 aux
m6dias que la marche du 4 juin
est seulement la premiere de
toute une s6rie de d6marches
qu'ils entendent accomplir, et
qu'il ne s'agit pas uniquement
de maintenir la pression sur les
(KIDNAPPING/ p. 4)


La violence frappe

aussi les petits
PORT-AU-PRINCE, 6 Juin Deux heures apres que
s'6tait termin6e la marche du 4 juin contre le kidnapping, nous
avons vu passer le marchand de fresco du quartier se dirigeant
vers son point de stationnement a l'angle de la rue Roy et de
1'avenue Christophe.
Le fresco est un rafraichissement fait de glace rp6e
arros6e de sirop de diff6rentes saveurs.
En d'autres temps, Principe (c'est son nom) aurait d6j
vid6 tout son stock de glace et de sirop avant m6me la fin de la
marche.
Autrefois le moindre rassemblement populaire 6tait une
opportunity pour les petites gens de se faire un <>
(traduisez quelque rentr6e d'argent).
Marchands de surettes et marchandes de pistache grille
(<< pistaches grilles tou kale bon gou sl >) s'alignaient avant
m6me que n'arrivdt sur place le premier spectateur ou le pre-
(VIOLENCE / p. 5) Radi


onr
'o


MEDIAS

radio de Sonny Bastien !
PORT-AU-PRINCE, 9 Juin Ce
lundi ont lieu les fun6railles d'un trbs
populaire confrbre, Sonny Bastien, le pdg de
Radio Kiskeya.
Aussi 6tonnant que cela puisse
paraitre, je ne connais bien ni l'homme, ni le
professionnel qu'il a &6t. Je ne saurais parler
ni de Sonny, ni de sa carribre.
Par contre je t6moignerais que
Sonny Bastien, d6c6d6 le 2 juin dernier, a
apport6 une revolution peu n6gligeable dans
la radiodiffusion en Haiti. Il y aura la radio
avant Sonny et la radio aprbs Sonny Bastien.
Le jeune Sonny est arrive h Radio
Haiti Inter dans les ann6es tumultueuses
1976-78 alors que moi son ain6 de plusieurs
ann6es, je venais de d6m6nager pour passer
iny Bastien dans son bureau a Radio M6tropole, c'est-h-dire la porte h
Kiskeya (photo Image Nouvelle) (SONNY / p. 2)


Le March en fer finira-t-il

comme 1'Ancienne cathedral ?
PORT-AU-PRINCE, 7 Juin Les restes qui envient i constituerund6fiinattendu pour nos


calcin6s du March6 en fer reposent dans le m6me 6tat
depuis l'incendie du 30 mai dernier.
Dans tout autre pays, les responsables seraient
accourus au chevet d'un pareil tr6sor historique. Le
lieu aurait 6t6 s6curis6. Les morceaux r6cup6r6s avec
le plus grand soin pour pouvoir reconstruire le monu-
ment soit a la m6me place, soit ailleurs.
Voici le vieux march plus que centenaire
(inaugur6 par le president Florvil Hyppolite en 1889)


responsables au point qu'il eut mieux valu pour
eux qu'il brfilt complktement.
Le March Hyppolite est comme un g6ant
qui a requ un coup terrible qui lui a emport6 toute
une partie de son flanc gauche avec le bras compris.
Une vision absolument dantesque. Une
sorte de << ground zero > du pauvre.
Oui, pourquoi n'a-t-il pas disparu
(voir MARCHE / 10)


I I


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Les restes calcinAs du Marche Hyppolite (photo HEM)









Page 2


Dans les lieux publics, on se toisait
manifestement. Pour un peu, on en
serait venu aux mains.

Nemours contre Sicot

Mais on n'inventait rien qui
ne ffit une coutume dans notre
fabuleux petit pays. Dans la musique,
c'est Nemours contre Sicot. Et dans
le football, Racing versus Violette.
Titato face a Dragon. Etc.
Bref, et dans un langage plus
brutal, Sonny Bastien et moi, nous
appartenions a deux 6curies
diff6rentes.
La dictature laissa faire pen-
dant un temps selon le principe du
divisez pour r6gner, puis r6alisant que
trop de monde commencait a y pren-
dre goft et craignant d'etre d6bord6e
car derribre la facade amusante et
amuse un veritable vent de liberty se
levait, ce fut le crackdown du 28
novembre 1980 qui frappa
principalement les deuxboites les plus
en vue. Ou encore mettant les
plaideurs d'accord en croquant l'un et
l'autre. L'information de Radio
M6tropole fut d6capit6e avec
l'arrestation et l'exil pour Elsie et
Marcus. Quant a Radio Haiti Inter, la
station de Jean Dominique, c'est tout
le monde qui fut embarqu6.
Sonny Bastien, a d6faut
d'atterrir brutalement en exil comme
Konpe Filo, Liliane Pierre-Paul, Jean
Dominique, Michble Montas et les
autres, se retrouva sur le pavd.
Anim6 d'une grande convic-
tion, il attendrajusqu'au retour de ses
collogues aprbs le renversement de la
dictature trentenaire en 1986 pour
reprendre son micro.
Entre-temps, il poursuivit ses
6tudes (en chimie, 6conomie, langues
6trangeres et autres). Mais aussi, selon
ce que nous ont appris les deux autres
mousquetaires, Liliane et Marvel
(Dandin) qui vont fonder avec lui Ra-
dio Kiskeya en 1994, il fit ses premiers
pas dans le business en cr6ant une
auto-6cole. Et c'est par l1 que je
considbre Sonny Bastien comme un
innovateur.


I EN PLUS...


MEDIAS

La radio de Sonny Bastien !


(SONNY... suite de la lere page)
c6te.
A l'Ipoque, la radio en Haiti
6tait a son apogee. Elle commenait
difficilement mais courageusement a
se d6gager des griffes de la dictature
a vie. Il en restait un trop plein
d'6nergie qui paradoxalement ne
trouva pour s'6pandre que la guerre
intestine, entre nous-memes, pouss6s
par des patrons avides de prot6ger leur
part de march. March politique ou
march commercial !
Mais il faut avouer que nous
aussi on aimait ca. C'6tait la radio de
vedettariat. Comme dans le Holly-
wood cindmatographique oni les
grands studios se battaient ardemment
pour garder le haut de l'affiche. Les
deux majors en ce temps-l1
s'appelaient (par ordre alphab6tique)
Radio Haiti Inter et Radio M6tropole.


Jusqu'ici tous ceux issus de
la fibre populaire, du pave de Port-
au-Prince (comme nous-memes), on
n'avait imagine pouvoir crder notre
propre radio.

Dans la course de
l'audimat ...
Sonny Bastien a &t6 le pre-
mier (si l'on excepte un Guy Jean de
Tropic FM venu de la diaspora). II a
&td et il est rest jusqu'au dernier in-
stant le cerveau financier (le Mogol,
comme on disait a Hollywood) dans
la creation de Radio Kiskeya, si j'en
crois ses deux associ6s.
Il y a eu peut-6tre des
tentatives similaires auparavant, mais
aucune n'avait passe le cap des ma-
jors avant Sonny Bastien. Aujourd'hui
s'il n'y a pas seulement (comme dans
les anndes 70) deux 6toiles sur le


cadran a se disputer le grand march
de l'6coute, quitte a se marcher sur les
pieds dans la course de l'audimat, c'est
grice a Sonny qui nous a ouvert la
voie. Car c'est un d6fi majeur que de
monter une radio de premiere classe
(comme l'est Kiskeya, ainsi que
d6sormais aussi beaucoup d'autres qui
suivront) avec rien dans les mains rien
dans les poches, pour tout bagage nos
quelques connaissances
professionnelles, mais sans heritage
financier, sans nom de famille et sans
les indispensables relations enville qui
restent aujourd'hui encore des
incontournables pour qui aspire a
avoir pignon sur rue.

Fidelite A ses racines ...
Cela en plus de ses grandes
qualit6s professionnelles tant admires
par les auditeurs (son sdrieux, son sens
de la plaisanterie, le s6rieux derribre
la plaisanterie, comme disait l'autre,
et qui est l'arme la plus redoutable
dans cette profession ...).
A quoi j'ajouterai que le
bonhomme ne se prend pas la tate,
malgr6 toute cette r6ussite ne joue pas
les nouveaux riches. Simplicity et
surtout (et j'insiste) fid6lit6 a ses
racines.
Il y a eu la radio de Ricardo
Widmayer (ouverture sur le monde,
mondialisation avant le mot), la radio
d'Antoine Rudolph Hrard identity6 et
lettres haitiennes), la radio de Jean
Dominique (ouvrir le micro aux
revendications populaires) ...
Il y aura aussi la radio avant
et aprbs Sonny Bastien !
Au nom de Mdlodie FM et
des confrbres membres de 1'AMIH
(Association des M6dias Ind6pendants
d'Haiti), nous renouvelons nos sym-
pathies a la direction et au personnel
de Radio Kiskeya, a la veuve et aux
deux garcons de Sonny Bastien et a
tous les parents affects par cette
brutale disparition d'un fils et
probablement aussi d'un module pour
les siens.

Marcus, Melodie FM


EN BREF ...


Mercredi 11 Juin 2008
Haiti en Marche Vol XXIT N 90


Attaque contre le v6hicule du ministre des Travaux Publics
Des individus non identifies ont ouvert le feu et incendi6 ensuite le v6hicule du
ministre des Travaux Publics, Frantz Verella, tard dans la nuit du 8 juin. Le
vehicle etait gare a la 2eme Avenue du Travail non loin de Radio Kiskeya.
Plusieurs personnes qui assistaient a une veill6e funebre organis6e en la m6moire
du PDG de la radio Sony Bastien, ont du prendre refuge a l'int6rieur des locaux
suite a des tirs nourris entendus dans la zone.
Deux v6hicules dont celui du ministre Verella ont ete atteints de projectiles. Des
riverains de la zone ont du intervenir pour circonscrire l'incendie a l'aide
d'extincteurs.
Le commissaire du gouvernement et plusieurs responsables de la police 6taient
6galement sur les lieux. Aucun bless n'a ete enregistre.
Aucun groupe n'a revendiqu6 cette attaque. La police annonce l'ouverture d'une
enquete.

Des tracts retrouv6s dans certaines rues de la capitale ...
Des "tracs" ont ete jets dans plusieurs coins du centre ville de Port-au-Prince dans
la nuit du 8 au 9 juin. "Aba lachanm depite a, viv Mario Andr6sol!" (A bas la
chambre des d6put6s, vive Mario Andresol). Ce dernier est le chef de la Police
nationale d'Haiti (PNH).
Plusieurs de ces tracts ont ete trouv6s a la premiere Avenue du travail au Bois
Verna, dans les parages de Radio Kiskeya, peu de temps apres l'attaque contre le
vehicule du ministre des TPTC, informe le site internet alertehaiti.ht, selon lequel
la police a annonc6e galement une enquete dans le cadre de cet incident qui semble
surprendre plus d'un.

9 Juin, funerailles de Sonny Bastien
Elles ont ete chant6es le lundi 9 Juin a l'eglise du Sacre Coeur de Turgeau, en
presence d'une foule de parents, amis, hommes politiques et de nombreux
auditeurs friands des expressions fort colorees dont le journaliste-animateur-
publiciste defunt avait le secret.
Sonny Bastien fera date dans l'histoire de la radiodiffusion. En cr6ant Radio
Kiskeya, il a ouvert la voie a une nouvelle cat6gorie de propri6taires de medias
issus des couches populaires.
"Dorenavant, il y aura la radio avant et apres Sonny" souligne Marcus dans
l'editorial de M6lodie FM en date du lundi 9 Juin.
Sonny Bastien a succomb6 a un diabete qu'il a port stolquement pendant plus de
trois ans et qui lui avait deja enlev6 la vue, ce que ses nombreux auditeurs
n'avaient jamais soupconne.

Mi Juillet : rencontre sur Haiti en Espagne
Le 15 Juillet prochain, se d6roulera a Madrid une reunion technique pour
l'elaboration d'un plan d'action international faisant la promotion de l'aide a Haiti.
Le but de la rencontre est d'aider a resoudre la crise alimentaire, fortifier la s6curit6
alimentaire et le d6veloppement rural. La reunion a ete confirm6e lors de la
rencontre du Groupe d'Amis d'Haiti qui s'est tenue le 2 juin dernier au siege de la
FAO a Rome. Des representants des agences et des institutions de cooperation en
provenance d'Argentine, d'Afrique du sud, des Etats-Unis, du Canada, de France,
du Japon, de Suisse, de 1'UE, d'Haiti, du Bresil, d'Espagne ainsi que trois agences
des Nations Unies : PMA FAO et FIDA, ont particip6 a la rencontre de Rome.
La declaration finale du recent Sommet de Lima (P6rou) entre les pays de 1'UE et
d'Am6rique Latine, prevoyait une reunion de haut niveau en Espagne pour
favoriser le d6veloppement d'Haiti.


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Available from Commercial News Providers"


Consultations et debats A la chambre basse autour du
processus de ratification du premier ministre
Le Premier ministre d6signe a ete invite a completer son dossier a la chambre
basse. I y a une affaire de passeports. La commission d'examen des pieces du
Premier ministre a recu 3 passeports mais en r6clame d'autres.
(EN BREF / p. 18)


Deux colleagues eplores Liliane Pierre-Paul et Marvel Dandin
(photo Eugene Robenson)


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Mercredi 11 Juin 2008
Haiti en Marche Vol XXII N 20


I L'ACTUALITE EN MARCHE


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L'EVENEMENT SOMMAIRE
Les lemons de la marche contre le kidnapping
p.1

EDITORIAL
La violence frappe aussi les petits p.1

MEDIAS
La radio de Sonny Bastien p.1

ACTUALITE
Fundrailles du PDG de Radio Kiskeya p.2

PATRIMOINE
Le March en fer finira-t-il comme l'Ancienne
cath6drale ? p. 1

CRISE ALIMENTAIRE
Haiti pas a l'abri de nouveaux troubles, selon
l'ONU p.3
A Rome, Haiti appelle << plus de solidarity >
des bailleurs p.3

POLITIOUE
Pr6val : ce sont des drug dealers et des
complexes qui s'opposent au choix de Robert
Manuel p.7
Mario Andresol (D.G. de la PNH) boude une
invitation des d6put6s p.7

LITTERAIRE
Haiti's Book Fair p.9
Histoire d'Haiti la n6tre p.14

PAGES SOCIALES
D6ces de Fritz Mevs, fondateur du plus grand
empire industriel haitien p.17
Un ressortissant haitien honored au grade de
Chevalier par le president Sarkozy p.12

L'EVENEMENT INTERNATIONAL
Hillary Clinton se rallie a Obama p.11

LIBRE PENSEE
Int6rets p.12
Barack : la deconstruction virtuelle des
baraques p. 14


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Preval : ce sont des dealers de drogue et des complexes
qui s'opposent au choix de Robert Manuel p. 7


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UNE ANALYSE


Mercredi 11 Juin 2008
1 HaYti en Marche Vol XXII No 20


KIDNAPPING


Les lemons d'une marche


(KIDNAPPING.. suite de la lere page)
responsables publics. La soci6t6 aussi sera mise a con-
tribution car elle a aussi beaucoup de transformations
a accomplir en elle-meme si l'on veut se d6barrasser
de cette horreur qu'est le kidnapping qui d6truit nos
vies, nos enfants, nos familles et dans le cas des
victimes nos quelques economies si durement gagndes.
Bref le kidnapping interpelle toutes nos in-
stitutions, aussi bien publiques que priv6es, autant les
pouvoirs publics que la famille. La famille proche
autant que la grande famille sociale qui, h6las, a perdu


interviennent auprbs des kidnappeurs pour le reglement
de la ranqon. Ces n6gociateurs sont bien connus de la
police quand ils ne travaillent pas main dans la main
avec des cadres sup6rieurs de l'institution. De 1i une
nouvelle source de corruption a grande 6chelle, il n'y
a qu'un pas et qui depuis longtemps aurait &te franchi.
Par consequent les responsables de la police
au premier chef, c'est-a-dire depuis le president du
conseil sup6rieur de la police nationale (CSPN) qui se
trouve 6tre le premier ministre, sont concerns. Aucune
solution n'est possible avant d'avoir corrig6 cette


des kidnappeurs patents, les juges de leur c6t6
menaqant de poursuivre des policiers pour leur impli-
cation pr6sumbe dans des actes de kidnapping.
On a pass au moins deux anndes a ce petit
jeu, pendant que le kidnapping devenait tout puissant
et la veritable industrie qu'il est aujourd'hui.
Tol6rd par en haut. Assur6 de tout un system
de support par en bas.
Tol6rd par en haut. Si ce n'est la complicity,
c'est une certaine indifference et une indifference
certaine des pouvoirs publics qui continue de paver la




VEU A IlhERE II[ll


La marche contre le kidnapping le mercredi 4juin dernier (photos Georges Du
avec le temps (avec ces temps difficiles) tout esprit de drive majeure au sein de la police nationale.
famille.


D'oi viennent ces fameux
mediateurs ? ...
Pour commencer, la police nationale. Celle-
ci, en d6pit de nombreux efforts, reste gangrene par
la criminality, a commencer par le trafic de la drogue
qui a &td a un moment un monopole de l'arm6e d'Haiti,
puis des chefs de la nouvelle police aprbs l'abolition
de fait de l'arm6e en 1995 pour crimes contre
l'humanit6.
Une source autoris6e nous a confi6 que la
police nationale est impliqudejusqu'a 30 pour cent au
moins dans les enlkvements. Si ce n'est directement,
mais par l'entremise de ces fameux m6diateurs qui


Une justice opaque ...
Deuxieme institution directement sur la
sellette (comme l'ont bien compris les organisateurs
de la marche en les choisissant comme tapes a ob-
server sur leur parcours) c'est la justice.
Autant on peut deviner l1 ooi le bit blesse dans
la police, autant pour lajustice c'est le black-out total.
Or c'est la justice qui conditionne la police et non
l'inverse. Le ministre de la justice est 6galement
responsable de la s6curit6 publique. Mais au lieu que
cette fusion arrange les choses, on en est plut6t quitte
pour des accusations r6ciproques et ininterrompues
entre les chefs de la police et les responsables de la
justice, les premiers reprochant aux seconds de relicher


pe / Thony Belizaire)
voie a cette activity diabolique. Indifference a la
n6cessit6 meme de s6curit6 publique. Les gros chefs
sont rarement kidnapp6s, vous avez remarqu6. Parce
qu'ils sont lourdement prot6g6s. Y compris par la
Minustah (force international). Alors ?
Car si les gros manitous du pouvoir 6taient
directement menacds, ils s'empresseraient eux-memes
(ou bien leurs bodyguards intemationaux) de bitir une
veritable politique pour vaincre le flMau. Ne sont-ils
pas venus a bout des gangs qui leur tenaient tate dans
les zones qualified hier de non droit !

H6las, ce n'est pas du terrorisme !

Mais voilh, tant que c'est la soci&te (vous et
(KIDNAPPING/ p. 6)


AMERIJET TO OPEN FORT LAUDERDALE
CARGO DROP STATION

FORT LAUDERDALE,
FL Amerijet International will open
a Fort Lauderdale air freight station
on April 2, 2007, announced Pamela
Rollins, Amerijet's VP of Business
Development.
The station is located
adjacent to Amerijet's corporate
headquarters at 2800 South Andrews Avenue.
"We have a lot of customers in Broward, Palm Beach and even
Martin counties that will enjoy the additional convenience of this station,"
Rollins said. "Eventually, we will expand this location to offer ocean services
and delivery of import cargo, to make shipping with us even easier."
Amerijet will accept outbound international air freight at this station,
including general personal and commercial cargo, large or small packages,
barrels, valuable and fragile goods, hazardous material, oversized shipments
and domesticated live animals.
Hours of operation will be 9:00 a.m. to 5:00 p.m. Monday rough
Friday and 9:00 a.m. to 1:00 p.m. on Saturday. Amerijet sport cargo
between this statransfer. iFor rates
and specific que ontact Amerijet's sales
depar atment t 85- 9 r s@ameriiet.com.
Ae nal, In full-service multi-modal
transportati gnlogistics provider offerig international scheduled all-cargo
transport via land, sea and air. Ft. Lauderdale, Florida-based Amerijet operates
offices all over the world, serving destinations throughout North, South and
Central America, Mexico, the Caribbean, Europe, Asia and the Middle East.
Amerijet operates its own fleet of Boeing 727-200 aircraft from its primary
hub at Miami International Airport, where it maintains a custom-built 210,000-
square-foot air cargo handling facility, a 96,000-square-foot ramp facility
and a 50,000-square-foot ocean cargo handling facility. For additional
information, visit Amerijet on the web at www.amerijet.com.


Solicitation Information for RFQ

Announcement Information: Environmental Consultant ser-
vices are required for the new Miami Art Museum. The design of the
museum in Museum Park, Miami by Herzog & de Meuron and a multi-
disciplined team is well underway. The museum is now conducting a
search for firms to assist the design team with environmental review
and soil remediation action plan design services. If you feel your firm
is qualified, please visit the MAM website for additional information
and documentation at www.miamiartmuseum.org/home-park-fact.asp
or contact Tina Comely at 305-375-2276. Please note that CBE and
Miami based firms are strongly encouraged to participate. Please re-
fer to the RFP/RFQ located on the MAM website for details.


Page 4







Mercredi 11 Juin 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 20


La violence frappe aussi les
(VIOLENCE... suite de la lre page) des jeunes de bidonvilles, soit des 6tudiants avec leur Mais la viol
manifestant, meme quand il s'agissait de meet- sac de livres sur le dos. ville. Elle est rappor
politiques. Soit les deux car aujourd'hui tous ont un sac qui se font parfois r
Mais aujourd'hui ils fuient les sur le dos qui permet aux uns de se cacher sous dans leur voiture par
emblements publics comme la peste. Pourquoi ? l'6tiquette des autres. Quand les 6tudiants font des d'une quelconque fe
use des violences de foule. d6gits quelque part, ils peuvent toujours pr6tendre que Sans oubli
Principe a d6ji eu son << cabrouet >> (voiturette ce sont des individus months de Cite Soleil et vice- mineurs (filles et gar
oin dr6tmit s deux fois la derniire lors des mani- versa. etude de l'organisati


I4


Marchande de pistaches
festations qui ont prced6 la chute brutale du president
Aristide en f6vrier 2004.
II avait requ une balle au pied tire par un
soldat au Champ-de-Mars pendant les anndes du
regime militaire ayant renvers6 le m6me president
Aristide en 1991.
Les violences g6ndrdes par la crise politique
font beaucoup de tort aussi A cette cat6gorie sociale
qui vit aujour le jour (vivote) en arpentant le pave de
la ville.
Fini le temps lontan ou toute la famille
attendait le passage A 10 heures du soir du plus c6lbre
marchand de pit6s de Port-au-Prince, Wiwite (< pate
a cho li cho, la p boule m oui >).
Ou de Potok6l, le marchand de menthes
(sucreries mentholdes).
Se cacher sous 1'6tiquette de 1'autre
Aujourd'hui d&s 9 heures du soir, meme les
chiens sont rentrds car les loups sont lich6s.
Les premiers marchands ou marchandes de
pain de lajoumre ne sortent pas avant prbs de 7 heures
am, attendant que les rues soient d6ji remplies afin
d'dviter les maraudeurs qui sont prets A les assassiner
pour la modique somme de 5 gourdes.
La violence est devenue le principal handi-
cap pour les pauvres dans leur quete quotidienne pour
gagner leur vie et le pain de leurs enfants.
Cependant ce ne sont pas les memes
agresseurs que craint notre marchand de fresco. Lui
ne gagne jamais les rues avant 10 heures du matin. A
l'heure oni les 6coliers sont en r6cr6ation.
C'est la violence politique qui lui fait peur.
En effet, une marche comme celle du mercredi
4juin could qui s'est d6roulde sans incident grave est
une exception rare. Les manifestations qui ont lieu dans
la capitale haitienne sont d6sormais toujours investies
par des casseurs, qui peuvent 6tre indiff6remment soit


Deux d6cennies d'exp6rience ...
Les r6centes 6meutes de
la faim ont &t tout A fait typiques
A cet 6gard. On ne pouvait savoir
qui est qui mais toutes les vitres
de magasin A Port-au-Prince I
comme A PNtionville en paient
encore le prix.
Le problkme est qu'on
ignore (ou on fait semblant
d'ignorer) que le petit marchand
des rues en paie lui aussi (dans
sa cat6gorie) un prix tout aussi
fort.
Avant m6me que la
manifestation ne d6bouche au
coin de la rue, ces bandits font
main basse sur toutes les barques
de surettes, de cigarettes et de
pistaches. Ils n'ont rien A voir
avec la manifestation elle-m6me
que tant6t ils pr&cdent, tant6t ils
accompagnent et tant6t ils
suivent. Mais ils se mettent
toujours dans une position
strat6gique pour accomplir leurs
forfaits. Ce sont des
professionnels. Ils ont deux
d6cennies d'exp6rience de la
crise politique A leur actif.
Le seul salut pour les
petits est done de rester ce jour-
1i chez eux.
Cependant la deuxibme
fois que Principe a dtd victime, il


ne pouvait l'dviter. C'6tait
une de ces manifestations
dites spontandes. De celles
qui 6clatent sans
avertissement avec
souvent pour auteurs des
6tudiants ou meme de
simples 6coliers. Et ce
sont les pires.
Jusqu'au d6fil6
carnavalesque qui n'est
plus le meme car les
casseurs ne s'y contentent
pas de piller les petits
vendeurs mais les filles
sont menaces de viol (et
de viol en sdrie) si elles se
font attraper sans defense
ou trop tard dans la rue.
Les << mariages
pour 5, mariages pour 10 >>
qui ont peupl6 nos
phantasme d'adolescent
ne sont plus qu'un tres
lointain souvenir.
Comme les
neo-nazis ...
Cette ville
semble poss6dde
aujourd'hui par une vio-
lence inouie. Et que
subissent en premiere
ligne les petites gens qui
n'ont pas de voiture ou
autre moyen pour s'enfuir
et qui habitent dans les
memes parages que la
majority de ces pr6dateurs.


petits
ence n'habite pas que le bas de la
tte aussi par des enfants des rues
rouer de coups ou passer dessus
des individus en goguette revenant
stivit6 en week-end.
er les cas d'abus sexuels sur
*ons) rapport6s dans une r6cente
on Save the Children.
(VIOLENCE /p. 6)


Marchand de fresco


Si w gen


enfbmasyon sou



KI D NAPU I





Rele


MINUSTAH 113


PNH114


m P -1


r s -


FICHE D'ABONNEMENT A HAITI EN MARCH


I SCa*pou S


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Gdes 260.00
_US $ 40.00
SUS $ 42.00
US $ 70.00
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US $ 80.00
US $ 135.00
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Dans le cas d'un abonnement
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Pribre de specifier si vous 6tes
un nouvel abonn6
ou s'il s'agit d'un renouvellement


Nouveau

LIi


Renouvellement

W1


mier
ings
rasse
A ca
en hb


Page 5


Nom
Adresse


Hati
Etats Unis
Canada _


Europe
Am6rique Latine


I









I L'EVENEMENT NATIONAL


Mercredi 11 Juin 2008
S Haiti en Marche Vnl XIT N 20


Les lemons d'une marche


(KIDNAPPING.. suite de la page 4)
moi) qui en reste victime, cela s'appelle
criminality (et on ne cesse pas de nous
seriner statistiques a l'appui qu'a ce
niveau nous sommes loin derriere la
Jamaique et m6me la R6publique
dominicaine voisine). Alors que si
jamais ce sont les grosses t6tes du regime
qui 6taient affect6es, automatiquement


ce ne serait plus du kidnapping mais du
terrorisme. Or le terrorisme, on nejoue
pas avec. Tandis que le kidnapping, bof !
Toldr6 par en haut, a cause d'un
manque d'interet evident de la part des
dirigeants aussi bien nationaux
qu'interationaux ...
Au fur et a mesure cette
nouvelle mafia a rapidement prolifere


aussi a l'int6rieur des institutions de la
soci&td civile ...
D'abord l'institution bancaire
dont on ne finit pas de dire que les
r6seaux de kidnapping y possedent leurs


sacrifices, eh oui. Quand on roule dans
une Jeep Mercedes dernier module, on
est plus susceptible d'attirer l'attention
de gens que seuls l'argent int6resse.
Cessons aussi d'accuser les
quartiers populaires de tous les p6ch6s


La violence

frappe aussi les petits


(VIOLENCE... suite de la page 5)
A ce sujet, il est bon de
souligner que cette violence urbaine est
aussi bien d'origine locale (crise
politique trop prolong6e et pauvret6 trop
g6ndralis6e constituant un melange
explosif comme Haiti en est aujourd'hui
le parfait exemple) que ext6rieure ...
Ceux qui s'en prennent ainsi
aux enfants des rues ne vous rappellent-
ils pas les nho-nazis de certaines grandes
villes, y compris en Am6rique du sud,
dont on a rapport qu'ils laissent sur le
petit cadavre en guise de signature la
mention : << Je t'ai tu6 parce que tu es un
vil petit mendiant sans aucune utility
sociale. >>
Sommes-nous condamn6s a
arriverjusque-l ?

Dans le meme bateau ...
On dit que les membres du
FRAPH (groupe paramilitaire apparu en
renforcement du regime militaire de
1991-1994) forcaient les jeunes garcons
a coucher avec leur mere quand ils


envahissaient le bidonville de Cit6 Soleil
qui 6tait rest fiddle a Aristide.
Dix ans plus tard on trouve
certains de ces petitsjeunes enr6sls dans
les gangs qui ont fait a leur tour trem-
bler la capitale.
Cette violence que nous
contr6lons chaque jour encore moins (et
done c'est elle-m6me qui a la longue
nous contr6le) est un produit de la crise
politique vieille de plus de 20 ans et aussi
de plein de mauvais exemples qui nous
viennent d'ailleurs ...
Mais elle prend aussi appui sur
le foss6 de plus en plus grandissant
existant entre nous. Et qui fait que le
malheur des uns n'est pas l'affaire des
autres. Et de quelque c6t6 que l'on se
place. Et sans vouloir exercer aucun
chantage sur les uns ni sur les autres. Car
il est evident aujourd'hui qu'au regard
de cette violence, nous sommes tous
dans le m6me bateau.

Melodie 103.3 FM, Port-au-
Prince


Poukisa pou vote

a ."M A


na he7wel kondwi, ekonomize g


o pa gen Iiy, pa bezwen parap


o pa gene ore, vote le w pito

tout rezon kiekri piwo la-a


enpbvote ensafl eliiib pou chwazi vote pa korespo
14enpit Vt R


'i1 PRAN RE

"Nou bouke ", "Assez!", "Y en a marre!" tels etaient les slogans
de la marche du 4juin (photo Jean Marc Fenelon)


antennes pour les renseigner sur les
comptes de leurs futures victimes.
Les banques auraient pris de
nombreuses mesures, enfin ce qui est
d6pendant de leur volont6. Mais ce
devrait 6tre l'un des r6sultats attendus
de la marche du 4 juin de chercher a
mettre au point avec l'institution
bancaire un meilleur systeme de protec-
tion de la clientele.
Pour en arriver A la
soci6t elle-meme ...
La lutte contre le kid-
napping n6cessite de renoncer
a certaines habitudes acquises
ainsi qu'a l'hypocrisie sociale

Dans les anndes 80-
90, on pensait qu'installer une
guerite a l'entr6e d'un groupe
d'habitations pouvait suffire.
Aujourd'hui m6me si votre
maison est barricade comme
S une caserne que vous n'6tes pas
prot6g6s contre les kidnappeurs
qui opbrent depuis quelque
temps directement a domicile.
Dans votre domicile !
IZ C'est done aux
residents de mettre en place
leur premiere ligne de defense.
II doit y avoir moyen de
communiquer de l'un a l'autre
dans un m6me bloc si l'un de
vos voisins est attaqu6 ou si
vous remarquez que la maison
d'en face est envahie.
Cela demande des
rapports de bon voisinage.
Mais aussi le courage
d'6pingler publiquement un
mauvais voisin. A bas
nS. l'hypocrisie.
Cela demande un
systbme d'alerte automatique.
Cela demande qu'on organise
une sorte de veille a tour de
r6le. Bref, cela vient d6ranger
des habitudes acquises. Mais
c'est indispensable.
Car si les kidnappeurs
ont transport leur terrain
d'action au haut de la ville et
dans les hauteurs de la capitale
(si Thomassin en est devenu la
capitale), c'est parce qu'ils sont
assures de l'impuissance de ces
quartiers dits r6sidentiels.
Et d'une certaine
negligence dans leur
comportement. Car il faut
consentir aussi certains petits


du monde. Si le kidnappeur est plus pru-
dent a leur 6gard, c'est parce qu'il sait
que c'est le caoutchouc enflamm6 au
p6trole qui l'attend s'il s'y fait attraper.

Business de sang et de
mort ...
Car le kidnapping politique si
redout6 dans les anndes 2004-2006
semble avoir v6cu. Jusqu'a preuve du
contraire.
Aujourd'hui c'est du business.
Business de sang et de mort. Et au bout
du compte, la mort de tout un pays parce
que 6loignant tout civilis6 de nos
frontibres.
Nous avons done beaucoup
d'efforts afaire sur nous-memes, qui que
nous soyons, pour en arriver a bout. Y
compris sacrifier un peu de notre
individualisme, meme si ce sont les
temps nouveaux qui g6ndreraient cet
individualisme comme indispensable
dans la lutte pour la survie. Mais est-ce
que pour une bonne part nous en avons
rdellement besoin dans notre petit pays,
ou n'agissons-nous pas en grande partie
par simple mim6tisme ?
Pourquoi nos fils et filles, qui
adoptent sans y r6fl6chir toutes ces
modes et manies venues d'ailleurs, nous
paraissent-ils aujourd'hui les plus en
danger. Ily a peut-6tre ce qu'on appelle
une reaction de cause a effet.

Se transformer en un
reeducateur ...
En un mot, on pourrait dire que
la marche du mercredi 4juin a r6ussi si
elle arrivait a nous encourager a cette
r6flexion sur nous-memes et sur notre
soci6td. Acomprendre la n6cessit6 d'une
certaine auto-r66ducation.
Nous pensons entre autres aux
m6dias (surtout nos t6l1s) qui peuvent
sans le savoir contribuer a l'apologie de
la criminality. En diffusant n'importe
quoi a n'importe quelle heure. Surtout
auprbs des moins de 13 ans.
En un mot, c'est chacun des
marcheurs du 4juin qui devrait se trans-
former en un r66ducateur dans son
propre quartier. Dans son propre foyer.
Ceci est aussi indispensable
que les pressions a mettre sur les
pouvoirs publics. Car quand nous serons
mieux organisms, ces derniers r6aliseront
vite que la plaisanterie est terminde.
Un peuple uni, dit le slogan,
n'estjamais vaincu. Cela vaut aussi dans
la lutte contre le crime.

Melodie 103.3 FM, Port-au-Prince


Page 6


I






Mercredi 11 Juin 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 20 I

S* s .... "II, ....A N* ** a
Oft #* 416iiil ..Am to&i*l*


VO W .... 400,0 b


















"Copyrighted Material
Syndicated Content
Available from Commercial News Providers"


A X UALiit PULIlIQUE I Page 7


"Rien ne vaut l'Amour d'une Mere,
Rien ne remplace la Tendresse
d'une Mere."

A l'occasion de la Fete des Meres,
les 1,113 Unibanquiers rendent hommage
a toutes les Mamans d'Haiti et de la Diaspora
et leur souhaitent une Bonne Fete!


" r IUNIBANK
"Ilin rtem *****be
"Faisons route ensemble"


www.unibankhaiti.com


m..sml


I








I LUTTE CONTRE L'INSECURITE


Mercredi 11 Juin 2008
S Haiti en Marche Vnl XIT N 20


I -4 - -mlq ,V d- rI




"Copyrighted Material


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I %I IH I F d

Im d, m dre amh


La MINUSTAH
salue la mobilisation de la population
haitienne contre le kidnapping


Port-au-Prince, le 03 juin 2008
- La Mission des Nations Unies pour la
stabilisation en Haiti (MINUSTAH)
exprime sa solidarity avec la population
haitienne face a l'horreur des actes de
kidnapping perp6tr6s dans le pays, en
particulier contre des enfants.
La MINUSTAH salue la
mobilisation de la soci&te civile contre
le ph6nomene du kidnapping.
L'engagement public de tous les secteurs
de la vie nationale aux c6t6s des forces
de l'ordre est le seul moyen de lutter
efficacement contre ce fl6au.
<< Nous travaillons 6troitement
avec les autorit6s haitiennes pour
soutenir et renforcer leurs capacit6s en
ce domaine, par l'appui de nos experts
de la cellule anti-kidnapping, par la
preparation et l'ex6cution d'op6rations
conjointes PNH/MINUSTAH, par la
mise en service de deux numnros gratuits
(le 113 MINUSTAH et le 114 PNH), et
par le renforcement constant de notre
collaboration avec la Police Nationale >>,


a indiqu6 le Repr6sentant special du
Secr6taire g6ndral en Haiti, M. H6di
Annabi.
La MINUSTAH a demand
aux Etats-membres de l'Organisation
des Nations Unies (ONU) de mettre a
sa disposition des experts
suppl6mentaires afin de renforcer ses
capacit6s d'appui a la PNH dans la lutte
contre le kidnapping. Dans l'intervalle,
la Mission continuera a coop6rer
6troitement avec la Police Nationale et
avec tous ceux qui sont prets a se
mobiliser contre le kidnapping.
Elle encourage la population a
redoubler de vigilance et a fournir des
informations permettant a la Police de
pr6venir de nouveaux cas de kidnapping,
de lib6rer des victimes, d'arreter des
kidnappeurs et de les traduire enjustice.
C'est seulement dans ces conditions
qu'il sera possible de contenir ces
activities criminelles, de mettre fin a
l'impunit6 et de gagner, a terme, la
bataille contre le kidnapping.


CITY OF NORTH MIAMI
NOTICE OF PUBLIC MEETING TO SOLICIT INPUT
ON COMMUNITY DEVELOPMENT BLOCK GRANT AND
HOME INVESTMENT PARTNERSHIP PROGRAMS
FISCAL YEAR 2008-2009 ACTION PLAN


The U.S. Department of Housing and Urban Development (U.S.HUD) requires the City of North Miami to submit an annual
update of its Consolidated Plan. The update, known as an Action Plan, will reflect a collaborative process whereby North Miami
establishes a unified vision of community development actions through interaction with municipalities, community organizations,
civic organizations and private sector. This planning effort will cover the Community Development Block Grant (CDBG) and HOME
Investment Partnership (HOME) Programs. All U.S.HUD entitlement communities must submit an Action Plan in order to receive
funding through these programs.

As part of the planning process, the City of North Miami City Council will conduct a public hearing to elicit public input on
programs and activities eligible for CDBG and HOME funding. Residents are invited to attend and participate in these discussions.
Below is the location and date of meeting.

Location: City of North Miami
City Hall Council Chambers (2nd Floor)
776 N.E. 125 Street
North Miami, FL 33161


Date:


ANY PERSON WISHING TO APPEAL THE RECOMMENDATION OF THE CITY COUNCIL WILL NEED A VERBA-
TIM RECORD OF THE MEETING'S PROCEEDINGS, WHICH RECORD INCLUDES THE TESTIMONY AND EVIDENCE
UPON WHICH THE APPEAL IS TO BE BASED (CHAPTER 286.0105 F.S.)

IN ACCORDANCE WITH THE AMERICANS WITH DISABILITIES ACT OF 1990, PERSONS NEEDING SPECIAL
ACCOMMODATION TO PARTICIPATE IN THIS PROCEEDING SHOULD CONTACT THE COMMUNITY PLANNING AND
DEVELOPMENT DEPARTMENT NO LATER THAN FOUR (4) DAYS PRIOR TO THE PROCEEDING TELEPHONE (305)
893-6511, EXT. 12171, FOR ASSISTANCE; IF HEARING IMPAIRED, TELEPHONE OUR TDD LINE AT (305) 893-7936 FOR
ASSISTANCE.


Tuesday, June 24, 2008, 7:00 p.m.


Page 8


I.


cmr rx paourrrr







Mercredi 11 Juin 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 20

Haiti's Book Fair
Bernard Diederich aparticipd a la derniere edition
de lafoire Livres en Folie, a Port-au-Prince, oil il a signed
son nouvel ouvrage "Le Trophe sur les Olections haitiennes
de 1957.
II livre ses impressions dans cet article paru dans
le Miami Herald.
Port-au-Prince, Haiti Thousands of book-loving
Haitians momentarily forgot kidnapping and insecurity as they
searched booth after tented booth for books by their favorite
Haitian authors at the Livres en Folie, or book fair. The event,
offering books at discounted prices, is held annually on Fete Dieu,
or Feast of the Tabernacle, a national religious holiday, occur-
ring this year on May 22.
It is perhaps one of the most remarkable happenings in
this Caribbean nation. Even more moving is the fact that among
the thousands attending are young people who save their money
to purchase books for their own small, self-run libraries called
Biblioteque des Jeune. In a country where books are treasured,
even magazines survive for lifetimes.
This year there were hundreds of new titles by some
800 Haitian authors to choose from. They ranged from children's
books to those on Haiti's environment, economics, high costs of
living, poetry, politics, history and novels, most of which had a


Bernard Diederich egalement 'auteur de "Papa Doc
et les Tontons Macoutes" et de divers autres ouvrages
sur Haiti (photo Eugene Robenson)
Haitian theme. While the totals for this year are not yet known,
at last year's fair 21,000 books were sold.
All cross section of Haitian society stood in line before
publisher's tents to purchaser their favorite books, then stood in
line again to have them signed by some 60 Haitian authors who
sat at tree shaded long tables on hard chairs from 10 a.m. until
the fair ended at 5 p.m.
Among the diverse array of authors were the white-
bearded poet Francketienne; Leslie Manigat, a former president
and prolific historian; and Marc Bazin, a former prime minister
and onetime World Bank economist who believes he has the key
to Haiti's development.
Peter Frisch in charge of Haiti's oldest publishing house,
Editions Henri Deschamps, mothered his authors including this
one presenting them with pen and umbrella along with a plea
for rain. Tunisian-born, Hedi Annabi, who heads the United
Nations Stabilization Mission (Minustah) peacekeepers in Haiti
returning from a trip to the provinces, discovered the fair and
purchased a reprint of Jacques Roumain's masterpiece,
Gouvemeurs de la Rosee (1944).
For those tired of waiting? For the four days preceding
it, people could purchase books online on the website of Unibank.
Discount were 50% if you purchased using Unibank creditcard
(Unicarte). Otherwise it was 40% discount. It was the same at
the fair. If you paid cash, by check or using another creditcard,
you had 40% discount. If you paid your purchase using a Unicarte,
you got a 50% discount.
There were 6 publishers involved with their own stands:
Maison Deschamps, Educavision (represented by Maison
Deschamps) Presses Nationales d'Haiti, Editions Choucoune,
Editions Fardin and Le Nouvelliste (L'Imprimeur Le Nouvelliste
began printing books for authors- publishing at their own ex-
pense-25 years ago). You also had Communication Plus, a dis-
tributor of books published by individual authors at their own
cost.
The fair was held on the grounds of the expansive Parc
Historique de la Canne a Sucre, a rehabilitated 18t century sugar
mill in sight of the gigantic new United States Embassy at Tabarre
on the outskirts of Port-au-Prince. Rene Max Auguste, who man-
ages the Park next door to his furniture and appliance store, per-
sonally supervised the pressing of sugar cane into juice as well
as the disposal of the day's tons of garbage.
His mother, Hilda, who built the park in memory of her
deceased daughter, was there with other members of her family.
The Augustes, whose family owned the land, include among their
ancestors Tancrete Auguste, Haitian President in 1912-13.
The fair, now in its 14th year, is the brainchild of Max
Chauvet, a fourth generation publisher of the 110- year-old
evening newspaper, Le Nouvelliste and Carl Braun head of
UNIBANK, a major sponsor of the event. Other sponsors in-
clude Barbancourt, Haiti's famous rum.
Livres en Folie began at La Promenade, Place Saint
Pierre (where the book store La Pleiade is located). It became
too big for that site, it moved for 2 years in Club Bellevue, be-
fore moving to the Parc Historique de la Canne a Sucre, be-
cause in Bellevue parking was a major problem and caused seri-
ous traffic problems.
At closing, the park remained filled with book lovers,
some of whom could not afford books so read them from the
shelves.
(The writer signed his own new book, Le Trophee ,which
details the fight for the Haitian presidency in 1957 that brought
Papa Doc Duvalier to power.)


LI1LKAIlKEb Page 9










Komanse koulye-a


Jwenn Satifika a nan kek


semenn selman


12.000 Gradyef I1 deja


Ou merite 1 tou


* Asistan Medikal

* Sevis klyantel

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* Asistan administratif

* Ofis Manadye

* Prepare bodro medika


ITT 7


*1e *
O p z n

gen ni DiploM

HihSho


Grants / Financial Aid / $0 Down

$0 Peman pou moun ki kalifye

Kanta le pou ou vi n lekol
Ou kapab chwazi le ki pi
bon pou ou a
Nap ede ou jwenn travay




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PATRIMOINE


Mercredi 11 Juin 2008
1 HaYti en Marche Vol XXII No 20


Le March en fer finira-t-il


comme 1'Ancienne cathedral ?


(MARCHE ... suite de la lere page)
totalement dans les flammes, n'est-ce pas, et qu'on n'ei
entende plus parler. Al'instar de l'Ancienne cath6drale
deux fois centenaire (construit en 1720), oni Sonthonax
aurait prononc6 le premier d6cret de liberation (de fait
des esclaves de Saint Domingue et Toussain
Louverture son terrible message aux
mulitres du Sud avant d'envoyer
contre eux toutes ses forces sous la
direction de ce diable de Dessalines.
Le plus beau fleuron de l'architec-
ture haitienne du 18e siecle,
commundment appeal l'Ancienne
cath6drale, a &t6 incendid a ras sol
par des 6meutiers qui envoulaient a
l'ex-Archev6que de Port-au-Prince,
Mgr. Franqois Wolf Ligond6, pour
ses prises de position pro-
duvali6ristes et pour avoir paru
conspirer ouvertement pour le
renversement du president
fraichement Clu Jean Bertrand
Aristide, lui-m6me un ancien cure.
C'6tait le 7 janvier 1991 aprbs
l'6chec d'un coup d'6tat conduit par
un duvalidriste notoire, le Dr Roger
Lafontant, pour emp6cher la
prestation de serment de celui qu'on
appelait lors le premier president
d'Haiti d6mocratiquement l6u.

T6moignage vivant
de nos luttes ...
Le site depuis est rest vide,
abandonn6 aux herbes sauvages et aux
squatters. I1 n'y eut aucune vellkit6 de
reconstruire un edifice aussi riche de
significations pour l'histoire nationale et
t6moignage vivant de nos luttes pour
l'ind6pendance et pour conqu6rir notre
souverainet6 et la garder. Et aussi sur le plan
universel, untr6sor de l'architecture de style
roman.
Dans un autre pays plus soucieux
de son patrimoine et des lemons qu'il d6tient
pour les g6ndrations successives, on eut agi
diff6remment. Des villes entibres rasees par
les bombardements de la Seconde guerre
mondiale ont ressuscit6. Pareil au Vietnam.
Etc.
Aujourd'hui m6me le vieux palais
national qui disparut dans une explosion le
8 aofit 1912 dont fut victime le president


Produits p6rissables

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ou envoyez nous un mail: sale ri


Cincinnatus Leconte, qui n'aurait pas &t6 reconstruit
pour offrir au regard (et aux ambitions irr6pressibles
de nos politiciens) ce joyau d'un blanc argent6, notre
seul et unique, plant au coeur de la capitale haitienne,
et s'il vous plait oeuvre d'architectes natif-natal.


n

x

t


























!'J


Une semaine apres 'incendie (photo HEM)


Nous n'avons tout bonnement plus les moyens
de pareille entreprise. Ni la volont6 morale.
Car le March6 en fer, contrairement a
l'Ancienne cath6drale, n'a pas disparu dans les
flammes. La construction s'est effondrde (plus
pr6cis6ment son aile gauche, celle qui donne vers le
nord de la ville et r6cemment
visit6e par le romancier franqais
Dominique Fernandez en qu6te
de consultations cabalistiques
lorsqu'il 6crivait son<< Jr6mie !
Jkr6mie >). Mais les deux tiers
de l'6difice restent intacts. Dont
le sommet a 4 tourelles, comme
des minarets dans le style arabe
ou byzantin. Plut6t qu'un
march, il s'agissait a l'origine
d'une gare fabriqude en France
pour la capitale 6gyptienne, Le
Caire.
Cependant les struc-
tures m6talliques n'ont pas
disparu (en tout cas pas encore)
ni fondu. Une simple promenade
sur les lieux du sinistre, c'est une
plong6e accomplie h travers
l'Age de l'architecture en fer qui
donna la Tour Eiffel et des
centaines de constructions
export6es par la France de par le
monde, dont Mexico City, Port-
au-Prince, Jacmel, Cap-Haitien
etc.
En attendant les voleurs de


Smtaux ...
Les pyl6nes en fonte (et dat6s) et
les larges plaques m6talliques, certaines
travaillkes comme de la dentelle, s'entassent
les uns sur les autres comme apris une ter-
rible bataille, dans un d6sordre gigantesque,
mais qu'une 6quipe entrainde de techniciens
des travaux publics et en conservation de
monuments efit t6t fait de mettre h l'abri.
En attendant qu'une decision soit prise sur
l'avenir du bitiment.
Mais jusqu'h present, rien. Nous
n'avons constat6 aucune protection
particulibre, y compris au regard de la mul-
titude des petits marchands et de leurs cli-
ents qui occupent toutes les rues
avoisinantes.
En attendant que les voleurs de
L 'Ancienne cathedrale dans le Port-au-Prince des annies 30 m6taux viennent nous en d6barrasser Il y
a lh de quoi remplir deux usines de recyclage m6tallique
en Chine qu'on donne pour 6tre la destination favorite
des vols de cuivre et de fer qui font rage en Haiti comme
ailleurs.
Nous parions que dans moins d'un mois, il
ne restera plus un bout de fer pas un clou sur
l'emplacement de l'aile gauche du March6 Hyppolite.
Alors on 61&vera quelques murs mal aligns en blocs
.a. ou en maqonnerie pour la remplacer. Et le tour estjou6.
Comme ce fut d6ji le cas aux anciennes
ONdouanes qui avec le march constituaient un mime
ensemble en hommage l'Age du fer.

Le vide fait autour de lui le vide ...
Mais que peut-on esp6rer d'autre ? Il1 est
Sr X El evident que le pays n'a plus les memes comp6tences.
A moins de les faire venir de l'6tranger. 11 doit exister
plein d'6quivalents du March6 Hyppolite de par le
monde. Done la technique existe. N'oublions pas que
c'6tait des constructions pr6fabriqu6es.
Mais encore faut-il avoir la volont6. Et
IJ AUYELLE AD Z It E l'ambition.
Haiti ne semble avoir aujourd'hui ni l'une ni
l'autre. Non, nous n'avons ni l'une ni l'autre. Point
final. Nous n'avons rien ... que le vide. Et quoi
T 3 d'6tonnant si le vide cr6e le vide. Et que le vide fasse
autour de lui le vide.
elS Compard aux 6poques passes qui ont cr&6
toutes ces entreprises que nous sommes en train de
PELEZ- laisser mourir aujourd'hui sans appel, un seul mot vous
vient : Haiti n'existe plus.
Mais ce n'est pas tout et nous faisons
C5 9 CP __SA C ADRESmaintenant reference aux propositions pour un plan


t.com _---_


(voir MARCHE / 11)


Page 10








Mercredi 11 Juin 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 20


AlIUNAL I Page 11


A (H.ma *p


( i1ton w r


ru s rtmamnc f6n w b


Le March en fer
(MARCHE ... suite de la page 10)


de politique culturelle, un livret requ du
Ministere de la Culture et de la Com-
munication, dat6 de Mars 2008, et qui
parlant du patrimoine national nous dit
avec justesse : < il existe une zone tan-
gible ou mat6rielle (...) avec ses expres-
sions physiques telles par exemple les
monuments, centres historiques urbains,
les objets et biens meubles ; mais il y a
cet autre espace (...), l'espace humain
et intangible, constitu6 par les traditions,
les coutumes, les falcons de faire et
d'agir, par l'exercice de la pensde et les
pratiques culturelles les plus diverses. >

< coherent et fort >> ...
A travers ces r6flexions,
l'6quipe de l'actuel ministre de la Cul-
ture, Eddy Lubin, dresse un bilan sans
complaisance des r6alisations a date de
ce ministbre. Pour aboutir a cette con-
clusion : < la mentality d'assistance sans
engagement reel et sans contrepartie ef-
fective n'aboutit qu'h une culture de la
d6pendance qui ne peut constituer un
vrai partenariat. >
Nous ajoutons : ni un vrai
patrimoine national.
Conclusion: il faut une
refondation du ministbre de la Culture,
en prenant en consideration tous les
champs (tangibles et intangibles)
recouvrant la notion de patrimoine na-
tional et tous ses aspects (pas seulement
ethnographique, voire de propagande,
mais aussi formation permanente des
cadres, du centre a la section rurale la
plus reculde, et la maitrise des instru-
ments culturels aussi bien ceux de notre
pass que les plus modernes) ...
Mais precision : < Nous


n'avons de chance d'etre nous-
memes que si nous ne r6pudions
aucune part de l'hdritage ances-
tral. >
Cependant pour
atteindre ce but, il faut < un
appareil d'Etat coherent et fort,
coherent dans l'articulation des
difffrentes entit6s (...) et fort
dans sa capacity a effectivement
rdguler la dynamique de ce
champ. >>
Nous avons bazard6
les symboles tangibles, parmi
lesquels l'Ancienne cath6drale
de Port-au-Prince et
aujourd'hui le March6 en fer
que la presence de quelques
petits extincteurs artisanaux sur
place aurait pu 6pargner a la
rage aveugle de l'incendie du
30 mai.

Cultes fanatiques
et culture de masse,
meme menace...
Or les symboles intan-
gibles, 6voqu6s par le document
du ministbre de la Culture, ne
seraient pas moins menaces
aussi.
D'abord par l'entre-
prise d6liberde de ces cultes
fanatiques qui nous sont
envoys (d6lib6r6ment ou non)
de l'6tranger.
Mais surtout par la
grande vague de la globali-
sation appel6e encore culture de
masse. Mais c'est de ne pas
trouver un autre mot que celui
(voir MARCHE / p. 12)


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Page 12


IiIeICU.%At.....e.defare.entendre.... .INn..


< I1 est impossible defaire entendre raison a
ceux qui ont adopted unefagon de penser conforme a
leur interet. >
Pape ClkmentXIV

Chez nous, chores amies et chers amis
lecteurs, rien n'est pr6visible. J'ai 6td amend a
l'admettre au vu de ce qui se passe ces derniers jours
dans le pays. Du choix d'un PM, passant par sa
d6signationjusqu'a sa ratification, nul ne peut pr6dire
l'issue finale du processus, vu les chocs d'int6rets qui
se produisent (iddologiques, 6conomiques,
6pidermiques, claniques, politiques). Cette
impr6visibilit6, fruit du choc d'int6rets particuliers, nuit
au pays et entrave sa transformation et, quoique l'on
soit conscient du tort caus6 au pays, aucun effort
s6rieux n'a Wte entrepris pour en faire autrement.
<< L'int6rt >>, chez nous, adopte des visages diff6rents,
suivant le moment ou l'enjeu et en fonction des
diff6rents acteurs en presence. Quelqu'un eut a voir le
spectre de la corruption en le d6finissant comme << le
poids des forces de la corruption >> sans se rendre
compte que nous avons fait d'Haiti unpays dans lequel
<< l'intrt >, ou le << choc des int6rets particuliers >>,
module la condition de < vainqueurs >>, ou de
<< vaincus >>.
Enfin, << l'intrt >>, chores amies et chers amis
lecteurs, est, d'apres les << dfinisseurs de mots >>, << le
souci exclusif a ce qui est avantageux pour soi >>.
N'6tait-ce l'utilisation du mot << exclusif >>, je dirais
que cette definition correspond a une approche
<< normale > de l'int6ret. La nature humaine semblerait
privil6gier des comportements tendant a rechercher le
bien-6tre personnel si cette recherche contribue au
<< bien-6tre collectif>> et serve a l'avancement de la
<< communaut >>. C'est<< l'int&rt personnel >> qui nous
porte a participer a la production de biens et richesses,
enfonction de nos besoins, suivant nos attentes, d'aprbs
notre < projet personnel de vie >. De l'int&ret de


LIBRE PENSEE


Interets !

< l'individu >> dpend la survie du << groupe >>.
Cependant, en se transformant en << souci exclusif de
ne penser qu'a soi, au detriment de l'autre >, l'interet
devient << handicap >>, se transforme en << entrave >>, et
empeche l'avancement du << groupe >. Nous rentrons
alors dans le domaine de << l'antisocial >. Voilc ce qui
se semble se produire actuellement chez nous, car, ces
derniers temps, en Haiti, les comportements
individuels semblent d6pendre de ce souci exclusif de
l'Haitien, de ne penser qu'a ce qui lui soit avantageux
rien qu'a lui, en se foutant pas mal, du < non
fonctionnement >> de la collectivit6.
Une autre definition, lue quelque part, disait
que l'interet 6tait < ... l'attraction ou la pr6f6rence
d'un individu vers un objet susceptible de contribuer
a la satisfaction d'un besoin, d'une tendance, soit
directement, soit par 6loignement.> Cette definition
correspondrait a ce qu'un ami du CRABE d6nomme
<< dfinition light >>. On l'accepterait tous volontiers.
Dans les < grands pays >, l'interet rev6t un
caractbre special. II peut tre particulier ou collectif,
mais il facilite toujours l'avancement du groupe. Je
n'ai pu m'empecher de relever ce passage des
r6flexions du << Conseil d'Etat >>, en France : < ... Ce
n'est qu'au XVIIIe siecle que l'id6e d'int6ret
g6ndral a progressivement supplant la notion de
bien commun, aux fortes connotations morales et
religieuses, qui jusque-l constituait la fin ultime
de la vie sociale. Depuis lors, deux conceptions de
l'int6ret g6ndral s'affrontent. L'une, d'inspiration
utilitariste, ne voit dans l'int6ret commun que la
somme des int6rets particuliers, laquelle se d6duit
spontandment de la recherche de leur utility par les
agents 6conomiques. Cette approche, non seulement
laisse peu de place a l'arbitrage de la puissance


Mercredi 11 Juin 2008
1 HaYti en Marche Vol XXII No 20


publique, mais traduit une mdfiance de principe
envers l'Etat. L'autre conception, d'essence
volontariste, ne se satisfait pas d'une conjonction
provisoire et al6atoire d'int6erts 6conomiques,
incapable a ses yeux de fonder durablement une
soci6t&. L'int6ret g6ndral, qui exige le d6passement
des int6rets particuliers, est d'abord, dans cette
perspective, l'expression de la volont6 g6ndrale, ce
qui confbre a l'Etat la mission de poursuivre des fins
qui s'imposent a l'ensemble des individus, par delay
leurs int6rets particuliers. >
Avons-nous en Haiti une mauvaise conception
de l'int&rlt ? Quel est le vrai problkme ? L'occupation ?
L'intervention ? Les dirigeants ? La bourgeoisie ? Les
elites (politiques, intellectuelles, 6conomiques) ? La
classe moyenne ? La Communaut6 Internationale ? La
conjoncture international ? Ou bien sont-ce nos
int6rets personnels, divergents, qui, s'dloignant de plus
en plus de la << ralit6 commune > n'arrivent pas a
converger vers l'interet collectif ?
Chores amies et chers amis, ces mots de
Obama, l'homme du moment qui peut se transformer,
si les << vents continuent a lui 6tre favorables >>, en
< l'homme qui peut incamer les nouvelles r6alit6s
mondiales de ce nouveau sicle >>, semblent traduire
ce que je viens de dire : < ... Je suis profond6ment
convaincu que nous ne pourrons r6soudre les d6fis de
notre 6poque si nous ne les r6solvons pas ensemble -
si nous ne perfectionnons pas notre union en
comprenant que nous pouvons avoir des histoires
diffirentes, mais que nous entretenons les memes
espoirs ; que nous pouvons avoir un aspect different et
ne pas tous venir du meme endroit, mais que nous
voulons tous aller dans la meme direction vers un
meilleur avenir pour nos enfants et nos petits-enfants. >

Oscar Germain
germanor2005@yahoo.fr
Mai 2008


Un Ha'itien decore pour ses bons et loyaux services


par le President Sarkozy
Le journal officiel du compatriote a su apporter unsavoiraire
gouvernement de la R6publique non ndgligeable non seulement dans le
francaise en date du 17 Mai 2008 a fait domaine de l'amdlioration de la situa-
6tat de la nomination par le president de tion des personnes handicap6es mais
la R6publique, M. Nicolas Sarkozy, de aussi dans les diffirents services sociaux
notre compatriote Maximin Emile oi il a travaill.
DUBRENAT au grade de chevalier de Arriv6 en France au debut des
l'ordre national du m6rite. I1 n'est pas anndes soixante-dix avec une bourse
le premier compatriote a avoir requ cette pour effectuer des 6tudes sup6rieures,
promotion de la part des autorit6s dans un premier temps, il a opt6 pour la
francaises. Une telle distinction vie monastique au grand s6minaire des
recompense en g6ndral une personne et ordres cisterciens oi il a requ une solide
son parcours professionnel fait de formation. Trbs vite il a bifurqu6 pour
loyaut6, de ddvouement aux autres, bref des 6tudes en agronomie avec l'objectif
qui a largement contribu6 au depromouvoirentantque missionnaire
rayonnement de la France. Ainsi notre cette discipline dans les zones rurales
dans son pays d'origine.
Cet originaire de Gros Morne,
dans l'Artibonite, a fait l'essentiel de sa
carribre en France. Aujourd'hui marid,
pbre de famille, membre actif de
plusieurs associations de parent
d'61&ves, pendant plusieurs anndes il
occupe le poste de president de l'union
d6partementale d'un syndicat dans la
section de l'enfance inadaptde. A coup
d'efforts, Maximin Emile DUBRENAT
a su gravir les echelons et s'imposer
comme l'une des personnes ressources


CONTACT US
TOLL FREE. 1-888-383-2856
OR: 305-620-8300
FAX :3 05 -6 2 0-8 3 3 2
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en matibre de l'enfance inadapt6e. Avec
des arguments solides, il est l'un de ceux
qui ont pu convaincre l'Etat et les insti-
tutions r6gionales du bien-fond6 de la
profession d'<< ducateur sp6cialis >>
comme un des dispositifs cl6 dans le
processus de r6insertion des personnes
en difficult&.
Par ailleurs, aprbs de solides
6tudes en education sp6cialis6e couples
d'6tudes en management, droit et admin-
istration publique, notre compatriote est
pr6t pour de nouvelles missions, toujours
dans le domaine social.
Dans la foulde, il est nomm6 a
la direction de la DASS et affect a la
circonscription d'interventions
sanitaires et sociales de Compiegne
(Oise). Sa brillante carribre dans le
domaine de la prevention sociale se
poursuit et depuis 1988 il est
responsable de circonscription
d'interventions sanitaires et sociales de
la ville de Compiegne. Titulaire de la
m6daille d'honneur r6gionale
d6partementale et communale, il vient
d'entrer dans le club trbs ferm6 des
titulaires du grade de Chevalier, d6cern
en g6ndral a des citoyens francais qui
ont apport6 une contribution reconnue.


Le March en fer


(MARCHE ... suite de la lere page)
de culture.
A l'heure oi nous c6l1brons
l'annde Hector Hyppolite, toutes ces
considerations ne sont pas de trop.
Voici un pauvre paysan,
analphabete, vo-douisant pratiquant, qui
a vu un pinceau et une toile pour la
premiere fois a plus de 50 ans (qui ne
pouvait sfirement pas dire quel 6tait son
age comme la grande majorit dans notre
pays) et dont les ceuvres tr6nent
aujourd'hui dans les plus grands muses
et chez les plus grands collectionneurs
de la planted.
Haiti n'existe pas sans son
patrimoine, tangible et intangible. Ne le


laissons pas continuer a disparaitre ainsi.
C'est notre seule richesse (au singulier
comme au pluriel).
Regardez la France ou com-
ment un pays de 70 millions d'habitants
peut continuer a projeter son image sur
les plusieurs milliards d'habitants de la
planted.
Mais pour cela, il nous faut des
gouvemements<< coh6rents >>(dans leur
pens6e) et << forts > (dans leur volontW
d'arrater d'abord cette chute libre et
d'amorcer un vrai d6marrage).
On n'a pas du tout ce sentiment
pour l'instant.


Haiti en Marche, 7 Juin 2008


Maximin Emile DUBRENAT







Mercredi 11 Juin 2008 P T T S A N O
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TOUJOURS PLUS LOIN !


Mercredi 11 Juin 2008
Haiti en Marche Vnl -XYT N 20


Larose Vernet

'Je ne suis pas oppose toutes les
guerres. Ce a quoije suis oppose, c'est
a une guerre stupide..., a une guerre
irr6fl6chie. Je sais que meme une
victoire contre 1' Irak entrainera
obligatoirement une occupation
am6ricaine d'une dur6e ind6terminee,
d'un coft ind6termin6, avec des
consequences ind6termindes. Je sais
qu'une invasion de 1' Irak sans raison
claire et sans solide soutien international
ne fera que jeter de l'huile sur le feu au
Moyen-Orient, encouragera les pires
tendances dans le monde arabe et
renforcera Al-Qaida.'
Discours de Barack Obama prononc6
a Chicago le 2 octobre 2002. Parmi les
caract6ristiques attributes a Barack
Obama, figure l"inclassable dfi au fait
de sa capacity a transcender toutes les
categories du politiquement correct.
Candidat noir, afro-americain, mtis, qui
vient de faire 1' histoire au titre de
premier candidat de couleur a tre
investi par l'un de deux grands partis
politiques des Etats-Unis en vue
participer aux elections pr6sidentielles.
Pourtant ce profil ne correspond pas aux
traits des Afro-am6ricains.
N6, en effet, Hawai le 4 aofit 1961,
d'un pore noir k6nyan et d'une mere
blanche originaire du Kansas. Je le place
plut6t dans la cat6gorie des affranchis
universalistes et transclassistes, dans la
lignde de Toussaint Louverture et de
Jean-Jacques Dessalines et non des
affranchis particularistes, tels Og6 et


Chavannes qui sont des esclavagistes.
Tout comme ceux-l., il se retrouve dans


droit souvent introuvable mais
incontoumable, constitutionnellement.


~

L 'adolescent Barack Obama accompagnant sa grand-mere Sarah Obama
au march du village natal de son pere au Kenya


la meme situation relative a la notion de
race qui constitue un vice de forme:
l'Etat de droit ne peut tre audible que
pour la notion de personne, le sujet de


Barack Obama fit 6loquemment la
demonstration a Independance Hall de
Philadelphie le 18 mars 2008. En son
allocution sur la question raciale et
Sl'histoire, al'issue del'affaire


Barack Obama: la deconstruction virtuelle


LIVRES

HISTOIRE D'HAITI LA NOTRE ...


.Quelle est
l'originalit6 de cette
<< HISTOIRE D'HAITI LA
NOTRE >?
.R: L'originalit6 de
cet ouvrage peut 6tre
caractdrisde sous plusieurs as-
pects. D'abord une approche
effectu6e dans une perspective
proch de la psychologie
experimentale oni diverses
enquetes sont mendes tant du
c6t6 de l'ethnographie, de la
sociologie que des compor-
tements des pouvoirs
nationaux, des tractations
internationales, des politiciens
opposes a tel ou tel autre
pouvoir. I1 y a aussi les
reactions de la population
civile, les differentes formes
de resistance populaire, la
gdographie physique des lieux
historiques, la culture, l'apport
de la mythologic a travers les
luttes de liberations, les
clivages sociaux, politiques,
religieux etc... de la colonie
jusqu'a nos jours. Cela en-
globe tous les 616ments qui ont
contribu6d la construction de
cette Nation.
.Pourquoi cette
demarche?
.R: Elle nous a
permis de donner a l'histoire
d'Haiti un statut scientifique et
nouveau en dehors de toute
cole de pens6e. C'est ce
qu'on nomme l'histoire
modeme.
.Cette demarche est-
elle acceptable comme
methode pedagogique?
.R: 11 y a plus de
deux d6cennies que l'histoire
comme les autres sciences a
subi une profonde mutation.
.Peut-on 6tablir la
raison de cette mutation?


.R: a) Cela permet aux
nouveaux problkmes de remettre en
cause l'histoire elle-meme.
b) De nouvelles approches, qui
non seulement enrichissent la
perception des faits
historiques, mais aussi
modifient les secteurs
traditionnels de l'histoire.
c) Par une r6flexion s6miotique
theorique, elle permet
d'l6aborer des concepts
specifiques en utilisant de
nouveaux objets a travers un
remodelage de la linguistique
afin d'apparaitre dans le champ
pistemologiqu de d'histoire.

.Est-ce que cela veut dire que
vous avez blabort tout un parcours pour
arriver a la conception de < HISTOIRE
D'HAITI LA NOTRE > ?
.R: Certes, parce que l'histoire
n'est pas seulement fondue sur des faits
d'armes des grands generaux quoique de
toutes les generations, a travers tout
notre itineraire historique, la
verbalisation des partisans et contre par-
tisans a pris le dessus amenant des
conflits arms entre les auteurs et les
acteurs de ce pays.
... Heureusement l'histoire se
construit aussi a partir de la pensde dis-
cursive, du monde materiel, de
l'iconologie, de la mythologie et sur des
images communs tout comme le
vemaculaire propre au pays.
Et pour conclure, on peut dire,
c'est un ouvrage qui aborde a peu pros
tous les aspects imaginables de la con-
struction de ce pays d'Haiti, de
l'Atlantide a 2008.
C'est un ouvrage qui peut etre
lu trbs bien, comme un roman, agreable
a consulter, remarquable par ses qualit6s
didactiques. I1 s'adresse aussi bien un
large public qu'aux specialists des sci-
ences humaines.

GJP


Page 14


des baraques
du pasteur Jeremiah Wright qui, lui, est
un adepte de la theologie de la liberation
des Noirs.
Cependant pour le candidat du parti
d6mocrate a la pr6sidence des Etats-
Unis, un contitutionnaliste,premier de sa
promotion a Havard et un dipl6m6 en
relations internationals de l'Universit6
de Columbia, la constitution am6ricaine
contient une r6ponse a la question de
l'esclavage, c'est l'id6al de l'6galit6 des
citoyens devant la loi; et ce 150 ans aprls
Abraham Lincoln, un avocat de l'Etat
de l'Illinois, Obama y est s6nateur,
agissait pour unifier une nation divis6e
par l'esclavagisme.
Le parallle est saisissant entre les
deux 6poques. Trois 616ments sont trbs
parlants. Le gouvemeur general a vie
Toussaint Louverture et le general en
chef de l'arm6e indigene, Jean-Jacques
Dessalines durent affronter l'exp6dition
de Napoleon commander par Leclerc et
Rochambeau en vue de r6tablir 1'
esclavagisme.
Des similitudes existent entre celle-
l1 et l'exp6dition de George W. Bush en
Irak, sa guerre preventive et la position
de Barack Obama sur la faisabilit6 de
cette intervention. Le deuxibme se r6fere
a la probl6matique de garantir
l'universalit6 de l'6galit6,dans une
soci&te post-esclavagiste. Pour Toussaint
Louverture, c'est d'etre Francais, pour
l'empereur Jacques le,il s'agit d'advenir
patriotiquement noir,la naturalit6
octroyde aux Polonais et aux Allemands
qui s'6taient rallies aux troupes
rivolutionnaires et pour Barack Obama,
c'est d'etre Americain et non de race
(voir BARACK / 16)


MIAMI1D


DEPATMAN TRAVO PIBLIK

AVI PIBLIK

REYINYON KOMINOTE
AMELYORASYON PEYIZAJ WOUTYE VENETIAN CAUSEWAY
PWOJE NIMEWO 662519

Yap avize piblik la ke Depatman Travo Piblik Konte Miami-Dade pral f6 yon reyinyon
kominote sou koze pwoje ki mansyone-a jou jedi 19 jen 2008, apati 6:30 nan lapremidi
rive 8:00 diswa, nan Botanical Garden ki chita nan 2000 Convention Center Drive,
Miami Beach, Florida 33139, anfas Hall "D" nan Miami Beach Convention Center. Manm
lot konsey kominote ak lot ofisyel eli gen dwa vini nan reyinyon an.

Rezon ke yap f6 Reyinyon sa-a se pou bay piblik la opotinite pataje opinyon yo sou
pwoje an sou plan desen ki pwopoze pou travo amelyorasyon wout Venetian Causeway
a. Limit yo ki etabli pou pwoje a enkli Venetian Causeway soti Biscayne Island nan Vil
Miami rive Belle Isle nan Vil Miami Beach, esepte pon yo. Longer wout ki tonbe anba
pwoje a se apepre 1,3 mil. Plan desen yo enkli de twotwa, koub ak egou, monte mitan
wout la pi wo, wout bisiklet san dekoupe, paking parallel, amelyorasyon drenaj, make ak
trase asfalt la ak siy lari yo, limye siyalizasyon santre anle, ekleraj woutye, ak peyizaj.

Plan yo, chema yo, desen yo ak tout enfomasyon sou pwoje a ap disponib pou piblik la
revize nan lokal kote reyinyon an pral f6t la apati 6:30 diswa jou reyinyon an menm.
Reyinyon an ap divize an de pati. Premye pati Reyinyon Kominote an pral bay moun ki
prezan yo chans pou gade ekspozisyon yo ak plan yo, epitou yo va gen chans diskite
pwoje an ansanm ak ekip anplwaye Depatman Travo Piblik yo. Nan dezyem pati an, ki
sipoze koumanse a 7:00 p.m., pral genyen yon prezantasyon tou kout de pwoje an ak
yon sesyon komante piblik apre prezantasyon an.

Pou enfomasyon sou pwoje an, oswa pou mande aranjman espesyal, jan Lwa Ameriken
Enfim 1990 egzije a, tanpri kontakte Ms. Lana Moorey, P.E., Manadje Pwoje, nan (305)
375-2863 oswa Mr. Leandro Oia, P.E., Chef, Divizyon Otowout, Depatman Travo Piblik,
nan (305) 375-1909, Konte Miami-Dade, 111 NW First Street, Suite 1510, Stephen P.
Clark Center, Miami, Florida, 33128-1970.

Demann pou aranjman espesyal dwe f6t anvan reyinyon Kominote an. Moun ki ta
renmen soumet de deklarasyon alekri ak de lot ekspoze nan plas oswa ansanm ak
deklarasyon aloral yo, kapab f6 sa nan reyinyon an oswa voye yo pa laps nan
atansyon Ms. Lana Moorey, P.E., anvan jou reyinyon an. Tout enfomasyon ke yo
resevwa alekri pral f6 pati de rejis Reyinyon Kominote an.


III.I .U.. t............ .... ... .. ..IN








Mercredi 11 Juin 2008 __ _
Haiti en Marche Vol XXII N0 20 SP
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EURO 2008 France Roumanie : 0-0 -

QUE C'EST COMPLIQUE ....
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Beaucoup de champions
d'Europe ont commence leurs 6pop6es
par un match nul tranquilou lors de leur
premier match. Ce serait mentir de dire
que les racines d'un troisibme succes
francais a l'Euro taient d6tectables dans
le 0-0 conc6d6e la Roumanie, lundi a
Ziurich. Mais il faut se raccrocher au
calendrier, autant qu'au reste, pour se
convaincre que les Bleus vont sortir de
ce groupe C trbs dense avec le rang df a
leur statut de finaliste a la Coupe du
monde. Le reste ? Un match que le
gardien roumain Bogdan Lobont a pass
sans avoir a se mettre envaleur, exempt
de toute occasion franche c6t6 francais.
MWme commentaire pour Gregory
Coupet, dont la defense aussi bien col-
lective qu'individuelle n'aura pas laiss6
une impression inoubliable. Avec un
collectif d6sordonnd, un 4-4-2 l6astique
plus que classique, 1'6quipe de France
eut des moments de flottement sur le
plan d6fensif et de veritable impuissante
sur le plan offensif. Elle conserve aussi
une vraie marge de manouvre sur le plan
physique. Une monte en puissance
comparable a celle de 2006 ne serait vue
comme une intruse. Cela avait aussi
commence par un 0-0 fade, contre la
Suisse, tiens donc. C'est un match ou
l'homme du match Olu par 1'UEFA a &te
Claude Makelele. Un match ou il fallait
colmater de partout.
Il est difficile de dire combien
de match la Roumanie va remporter de
matches avec les vertus affich6es a
Ziurich. Il est d6jh acquis qu'elle n'en
perdra pas beaucoup. Tant de prudence,
du virility et de vice peut parfois agacer.
Ils ne sont pas interdits par les
reglements, et la Grace en sait quelque
chose. Dans un match oi Chivu a donn6
unbel apercu de sa classe, on avu Goian,
Tamas, Rat, Contra, Radoi, tout ce que
l'6quipe de Piturca compte comme


616ment a vocation defensive. Mutu,
remplac6 a la 78e, se reserve pour plus
tard. Les joueurs de l'Est portent une
lourde responsabilit6 dans le r6sultat a
minima des Bleus. Ils les ont contenus
avec une organisation infaillible et un
investissement physique considerable.
Le match fut a deux doigts de pourrir
apres la 45e. C'est presque un miracle
que cela ne soit pas arrive avec cet arbi-
trage ni bon ni mauvais, juste
terriblement inconstant. La premiere
impression fut pourtant que l'6quipe de
France avait
pris ce match 4
par le bon
bout, avec ce
qu'il fallait
d'allant, de F AD
justesse tech-
nique et de LE
volont6 de Rdception d
s'imposer BELL MOI
comme la Connection
patronne et
marquer vite.
Cela ne dura OuveI
gubre plus de
dix minutes. 6 JOui
Par quelquesar
tampons et p
d e s semain
remont6es de
balle aussi 8h30
brusques que
difficiles
dompter, les 7h30
Roumains
sont entr6s
dans leur
match et *Parfums
6cartant trbs "Clulafs & Ikept
vite des es- Soliers t Sandali
prits franqais Prduits pour la ci
toute id6e de *i'cle"ix
sup6riorit6. Tbeaux
Moncygrarn


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Zouk. Fawii s.Amnicain)
* Video's (Haicins. Ameriains. c hDocumeaires. Drans:
* Pr uits de bcaut6


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I US ACTUALITE ELECTIONS


Mercredi ll Juin 2008
S Haiti en Marche Vnl XXIT N 20


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blanche ou noire ou hispanique...
Et pour terminer la comparaison,


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1'action politique repose sur la legitimit6
charismatique du chef, celui-ci am6nage
g6nialement l'exceptionnalisme du chef
dans l'exceptionnalisme amdricain. La
foule qu'il entraine est tellement noire
de monde qu'elle fait pilir l'oligarchie,
particulibrement la dynastie Bush-
Clinton. La politique spectacle n'arrive
pas a d6crire l'ampleur du phenomene
de l'obomania, de l'obomapholie, qui
arpente meme le parti rdpublicain,
l'obamericain. La force du changement
s'appuie sur le changement de la force
politique, port6e maintenant par la faille
g6ndrationnelle en la croyance en un
monde nouveau d6livr6 des craintes de
la guerre contre la terreur, des fractures
sociales de plus en plus prononc6es,
d'une 6conomie mal en point. Les clips
Yes We Can (Oui,nous le pouvons),
l'hymne Fired up, Ready to Go (On est
chauds, on est prets a y aller). La
tendance mode, branches, qui mobilise
les campus. Voter pour lui, c'est cool!
Et le support, c'est la revolution
numerique, apprendre a outiller le buzz,
les levies de fonds innovatrices et
d6mocratiques. Toutes ces manifes-
tations d6notent un tournant dans la
manibre de faire la politique aux Etats-
Unis. En fait un charisme post-moderne
qui rdenchante politiquement le monde
en 16gitimant les droits cat6goriels-le
mariage gay, 1'egalit6 hommes-femmes,
la solidarity amdricaine et non plus le
fonda-mentalisme de march.
Par un concours de circonstances,
l'6tranget6 de Barack Hussein Obama


(voir BARACK / p. 20)


Page 16


Barack et les baraques ...
(BARACK... suite de la page 14)


MIAMIDADE


LEGAL ANNOUNCEMENT OF SOLICITATIONS
MIAMI-DADE COUNTY
MIAMI, FLORIDA

Miami-Dade County, Florida is announcing the availability of solicitations for contract opportunities, which
can be obtained through the Department of Procurement Management (DPM), from our Website:
www.miamidade.gov/dpm. Vendors may choose to download the solicitation package(s), free of charge,
from our Website under "Solicitations Online". Internet access is available at all branches of the Miami-
Dade Public Library. It is recommended that vendors visit our Website on a daily basis to view newly posted
solicitations, addendums, revised bid opening dates and other information that may be subject to change.

Interested parties may also visit or call:

Miami-Dade County
Department of Procurement Management
Vendor Assistance Unit
111 NW 1st Street, 13th floor,
Miami, FL 33128
Phone Number: 305-375-5773

There is a nominal non-refundable fee for each bid package and an additional $5.00 handling charge for
those vendors wishing to receive a paper copy of the bid package through the United States Postal Service.

These solicitations are subject to the "Cone of Silence" in accordance with County Ordinance No. 98-106.
Miami-Dade County has streamlined the process for accepting bids and proposals by requiring
vendor affidavits only once at the time of vendor registration.

Starting June 1, 2008, vendors will be able to provide required affidavits one time, instead of each time they
submit a bid or proposal. Solicitations advertised after June 1st will require that all vendors complete the new
Vendor Registration Package before they can be awarded a new County contract. Obtain the Vendor
Registration Package on-line from the DPM website.


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Mercredi 11 Juin 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 20


D sces de Fritz Mevs,

fondateur du plus grand empire industriel haitien

Ce lundi 9juin ont edt chantees lesfunerailles de 'industriel haitien Fritz Mevs, fondateur d'un immense empire comprenant
la Hasco (usine sucriere) et des entreprises douanieres et de distribution de petrole, etc.
Fritz Mevs laisse une veuve, Mine Huguette Mevs, et 5 enfants dont trois sont aux commandes de l'empire familial : Gregory et
Fritz Mevsjr. et leur swur Youri Mevs.


Fritz Mevs est nd A Port au Prince, le 1"
Octobre 1920, d'une famille industrielle. Il est le fils
de Hugo Mevs et de Femande Carr6 et premier dans
la lignde des petit fils d'Edouard Mevs, l'un des
hommes d'affaire les plus importants de l'6poque.
Le divorce parental le force d&s l'age de 16
ans A abandonner ses 6tudes et chercher un travail.
C'est ainsi qu'il est engage par la Standard Fruit,
entreprise amdricaine sp6cialis6e dans l'exportation de
bananes vers les Etats Unis.
De cette experience, nait chez lui la passion
de la production nationale, de l'agro-industrie et sa
parfaite connaissance du monde rural Haitien. I1
s'6tablit chez lui cette ferme croyance du potentiel
industriel de son pays qui ne le quitterajamais !
I1 est rest quelques anndes au service de la
Standard Fruit ot il gravit rapidement les echelons. I1
devient directeur entre autres de plantation. Cependant,
l'ambitieux jeune homme passionn6 de mdcanique et
production industrielle se cherche de nouvelles
opportunities.
Sa tante, Lina Mathon, l'une des plus grandes
pianistes de l'6poque spouse un allemand de confes-
sionjuive qui fuit la 'Shoa' (l'holocauste) d'Hitler. La
deuxibme guerre mondiale offre alors, au jeune Fritz
Mevs, cette ouverture tant recherche. En effet, le
march amdricain en temps de guerre, a besoin de tout
et surtout de chaussures. Son oncle avait mont6 une
entreprise de chaussures qui utilisait le sisal haitien
comme intrant pour la fabrication de chaussures pour
le march Amdricain. Avec son frbre Raymond, il
monte un atelier on ils fabriquent des milliers de paires
de talons qui rentrent dans la fabrication de chaussures
en sisal A partir d'Haiti.
Aprbs la guerre, arrivent les anndes
florissantes du tourisme haitien, les ateliers de talons
sont reconvertis en ateliers d'assiettes et de bols en
bois. Ayant mis au point un proc6d6 de fabrication
brevet6, Fritz MEVS en devient le plus grand fabricant
du monde. Des avions remplis partent avec ses bols


partout dans le


A


monde.



50 oumie Po
les associations franc



D


r 4velop


quelled rell


A la meme 6poque, les bateaux de croisibres,
d6barquent A Port au Prince au quai Colomb. Haiti et
Cuba sont les premieres destinations touristiques de
la Caraibe. Avec sa femme Huguette Portes, il ouvre
le plus important magasin < duty free >> d'Haiti. Ses


Fritz Mevs
ateliers de bois et de sculpture produisent toutes sortes
de produits artisanaux et ses magasins d6bitent des
produits d'horlogerie, parfums, et produits de luxe. II
ouvre au mnme moment, la premiere galerie de tab-
leau Haitien qui commence A peine sa genbse et est A
cette phase d'dvolution commundment appelk : < early
age >. Cette initiative va permettre ainsi A la peinture
Haitienne de devenir un
produit commercial
rte. OUv irsf accept et recherche par
les amateurs et
CO-4Atitenni collectionneurs d'art du
monde entier.
1956 marque le
*oj po l d6but des temps difficiles
insporn pour Haiti. En bon
visionnaire, il liquide le
duty free'. La fabrication
eom ent,/ de chapeaux, de
chaussures utilisant le ca-
outchouc naturel de la
eIV pour Grand-Anse sont les
Snouveaux projets qui sont
amorc6s. La production de
Schaussures continue et
s'exporte. Huguette
s'occupe de la plantation
de roses. Ainsi commence
A Chancerelles, l'aventure
medi industrielle.
A l'6poque,
2 8 l'acquisition d'une
S2 h chaussure n'6tait pas A la
lOb 2 port6e de la grande
S majority des Haitiens, il
SEn, * fallait en inventer une qui
T-StrE soit A leur port6e. La
S petrochimie et le plastique
6tantenpleinessor, ilpart
iw ttnOim pour 1'Europe chercher la
licis h solution. Avec un ami
I h autrichien, et un fabricant
uJi de machine italien, pen-
dant deux ans, ensemble,
ils vont tous les trois mettre
au point la << sandale en
S(plastique >> qui aujourd'hui
est largement port6e dans
le monde. C'est ainsi qu'il
rend accessible, A trbs bas
prix, l'accs A la chaussure
I OA tous les haftiens et
,RANSFERT D'ARGENT indirectement, A des
centaines de millions


d'individus A travers le monde.
L'aventure va continuer: la fabrication de
chaussures, de plaques en caoutchouc pour le
cordonnier, d'objets en plastiques pour le foyer, de
savon, d'huile comestible, de detergents, de marga-
rine etc... II va, dans la foulde, cr6er de nombreux
emplois, mettre A point des brevets et des systemes de
production innovants, parcourant le globe pour trouver
la solution technique et n6gociant des credits avec des
banques 6trang&res et des fournisseurs qui le
connaissaient A peine. Sa femme Huguette est sur tous
les fronts, se chargeant de g6rer les affaires de cet
homme intr6pide, innovant et toujours en mouvement.
Entre temps, la p6nurie d'OlectricitW grevant
la production des usines, avec l'aide d'une socid6t
italienne fabricant de turbine hydrodlectrique, il
convainc les autorit6s d'installer une usine 6lectrique
d'une capacity de production de 40 m6gawatts A Pl6igre
pour alimenter la ville de Port-au-Prince et ses envi-
rons. I1 met sur pied l'ing6nierie juridico-financi&re
qui va rendre possible un tel projet qui va promouvoir
de nombreux investissements industriels les anndes
suivantes. II participe 6galement A la formation des
cadres qui partent en Italie.
Dans les anndes 70, il monte la premiere
acidrie haitienne avec ses amis les frbres Powell et les
frbres Bigio. Dans la meme foulde, le groupe Clarke,
propri6taire de la Hasco, voulait se d6partir de leurs
int6rets en Haiti. Pleind'aplomb, il maitrise l'ing6nierie
financibre et acquiert la Hasco. Le cceur de Fritz Mevs
n'avait jamais quitt6 la terre ot il avait fait ses
premieres armes. I1 n'en estjamais rest loin et la pro-
duction agricole a &te toujours son premier et grand
amour. Le choix d'acqudrir la HASCO a &t judicieux
financibrement car la production de sucre croit et son
exportation a recommence.
Dans les anndes 70 et 80, il va d6ployer des
efforts pour pousser le secteur des exportations. II
investit avec son ami Tomar dans la production de
balles de baseball. Ne souhaitant pas vendre que de la
main d'ceuvre, il s'efforce de fabriquer tous les intrants.
Ils multiplient les brevets d'invention et bient6t, la
quasi totality des industries produisant les balles de
baseball, en Haiti s'approvisionne dans ses entreprises.
I1 s'dvertue A croitre ses activities A l'export dans
l'dlectronique, le cuir, le similicuir, les ceintures et les
chaussures.
Ses entreprises, en 1987, emploient une
douzaine de milliers de personnes. Malheureusement,
l'ouverture du march haitien par l'abaissement des
protections tarifaires ex6cut6e avec peu de
discemement va faire sombrer l'6conomie haitienne
et causer la destruction de la production nationale. Les
industries, la production agro-industrielle, la produc-
tion du riz et du sucre vont 6tre assujettis A la substitu-
tion par l'importation de produits doublement
subventionnes par les Etats et par une monnaie forte.
Ces effets sonnent le glas pour l'entreprise
sucribre. Malgr6 les multiples efforts et n6gociations
avec les pouvoirs publics, les engagements de l'Etat
ne sont pas tenus car gouvernements succ6dant A
gouvemements, l'instabilit6 politique n'a pas permis
la reconversion industrielle. L'embargo de 1992
condamne les entreprises d'exportations. 12,000
personnes de ses entreprises perdent leurs emplois et
les entreprises de production ne peuvent plus survivre
A l'environnement qui suit.
Ses entreprises se concentrent alors sur
l'infrastructure par la creation de parcs industriels A
Port-au-Prince et aux Gonalves, la creation de facilities
portuaires, la creation de cimenteries, et la creation
de compagnie p6trolibre.
Fritz Mevs 6tait un grand capitaine
d'industrie, passionn6 par la dynamique de la
valorisation de l'homme, par le progrbs technologique,
la creation de l'emploi, le perfectionnement des
moyens de production et la valorisation de l'homme
haitien. Pour lui, l'haitien 6tait capable de trbs grandes
choses, il fallait simplement crder les conditions
propices A son d6veloppement. I1 tait convaincu qu'il
avait une mission: celle d'aider au ddveloppement
industriel de son pays. II avait d6cid6 que sa famille
serait au service de la nation et de son industrialisation.
I1 6tait proche des hommes de son 6poque, de son
peuple et mettait en ceuvre sa passion pour la
technologie pour r6pondre A ses besoins.
< C'6tait un nationaliste convaincu qui avait
entrevu la possibility d'une Haiti meilleure. >


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SB0 iriix Mercredi 11 Juin 2008
Page 18 LES JJEUX Haiti en Marche Vol XXII N 20

ISolutions de la
Jsemaine passee:

Allez de JEUNES a FOUTUE, en utilisant des mots du du vocabu- CRASSE
laire frangais, et ne changeant qu'une lettre par ligne. C A U S S E




FOUTUECASE

Solutions de la semaine passee: HORIZONTAL SCRABBLE

SOXEY OR L T Q Y P 1.Req Disclin-Arrangez les sept lettres ci-dessous
I V Z P F Z L A L B O 2. dieu vaudou Discipline -
N V M T X HK F D M3. Fondee par deux freres Panorama pour former un mot frangais
o N U N CI B Z 4. Meurtris- 5. Enl6ve-
G R M s I K Y G C J 6. Ville de Madagascar S H
s V I 0 7. Embrigader- 8. Contenu.-
OO0FZ )BFZt W H4
J x I T F G ZAA VERTICAL M R E
MG /C/OU R U F 1.Chambre-2. Drainer-
I G J L K H LE 3. Entreprise- E C
VE Z R NS V'M 0 N A T U 4. Chahut6e Magasin de Port-au-Prince- -
T u x QA (P o NN AN N w uW 5. Rempart- 6. Stimule- 1
Lehmann -Arean -Amiya Scan -Victoria Derrick- reposition Solutions de la semaine passee
AL-Khaleech Svitzer Korsaka V8. Existez Mesure de superficie.
AI-Khaleech Svitzer Korsakov
Playa de Bakio Ponant Emden BI SEAUX
Takayama Bahari One


a rif iPm'1FiuRTiTrT OiilrT auE-rrimm i


100 Melodie Matin avec Marcus
Informations, Interview, Anecdotes, Humour,
Analyses
NosChroniques:
L'Editorial de Marcus
Au Quotidien avec Elsie
La Chronique Litt6raire avec Dominique Batraville
Les Sports avec Mario Bareau
Les Invites du Jour
M61odie Matin chaque samedi est anime
par F6quire Raphael


c &eat 'eaate#W fm wi we /


E n B ref (... suite de la page 2)
Robert Manuel doit soumettre des anciens passeports et des documents prouvant qu'il n'a jamais
renonc6 a sa nationality et qu'il reside dans le pays depuis 5 ans, comme l'exige la constitution. "
II a soumis trois passeports valides, nous voulons avoir en notre possession les passeports utilises
auparavant", precise un parlementaire.
Dans le cadre de ces consultations, le Premier ministre d6sign6 s'est entretenu jeudi avec les
membres du bloc Union des Parlementaires pour le D6veloppement National (UPDN). Le depute
Laurore Edouard, vice president du bloc, soutient que si Robert Manuel r6pond aux prescrits de
article 157 de la constitution, il peut compter sur le vote du bloc. La tendance est favorable au
premier ministre d6sign6", selon ce parlementaire.
Pendant ce temps, le depute Steven Benoit (Lespwa) rend le chef de l'etat responsable de la lenteur
du processus de ratification du Premier ministre. S'il n'y a pas eu de consensus avec les blocs
majoritaires au senat et a la chambre basse sur le nom de la personne designee, c'est comme
envoyer cette personne a la boucherie", a lance le depute de P6tionville pour qui le president
Preval doit rectifier le tir.
Par ailleurs, les membres du bloc Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP) se sont
entretenus jeudi avec des chefs de file des partis Alliance, Lespwa et Fanmi Lavalas, autour du
processus de ratification du Premier ministre d6signe.

Le President Ren6 Preval rencontre des parlementaires de l'Espoir
Lors d'une rencontre jeudi avec des parlementaires de l'Espoir, le president Pr6val a exprim6 le
souhait de voir le choix de Robert Manuel ratified.
Une rencontre serait pr6vue pour bient6t avec le groupe majoritaire appel6 Concertation des
parlementaires progressistes de la chambre basse.
Avant les discussions entre le chef de l'Etat et les parlementaires de la plate-forme l'Espoir, le
senateur Jean Hector Anacacis avait fait savoir que c'est a M. Manuel et non au chef de l'Etat qu'il
revient de convaincre les parlementaires de la n6cessit6 de voter en sa faveur et de donner des
preuves de son aptitude a etre un bon Premier ministre.

Haiti-police: L'Utat major de la PNH boude une convocation du
parlement
Le directeur general de la Police Nationale d'Haiti (PNH), convoqu6 jeudi dernier (5 juin) au
parlement, n'a pas r6pondu a cette invitation venant des d6putes membres de la Commission de
justice et s6curit6 de la chambre basse.
Outre le chef de la police, plusieurs autres personnalit6s du haut commandement de la police, dont
l'inspecteur general en chef de la police, le DCPA et le responsable de la Direction centrale de la
police judiciaire, ont aussi brill6 par leur absence a cette invitation des d6putes en vue de discuter
du problem de l'ins6curite, plus particulierement de l'augmentation des actes de kidnapping dans
le pays.
Les parlementaires ont critique ce comportement qu'ils qualifient d'irresponsable.
Selon le depute Levaillant Louis-Jeune, ses colleagues se proposaient de questionner aussi le
directeur general de la police sur l'utilisation du budget de l'institution et sur ce qui l'empeche de
donner des r6sultats concrets, surtout en matiere de lutte contre le kidnapping.
<< Ce qui s'est passe ce jeudi ne fait que d6montrer le m6pris total des autorit6s de ce pays a l'egard
du peuple haitien repr6sent6 a travers le parlement >, s'est r6volt6 M. Louis-Jeune.
Quant au depute Ronald Lareche, il affirme consid6rer d6sormais le directeur general de la PNH
comme un d6missionnaire. << Les cadres de la police ne s'occupent pas de leur tache, mais d'autre
chose >, s'est-il plus loin indigne.

Ha'iti-Environnement: les dechets, une source de richesses
La capitale haitienne produit entre 3000 a 3500 tonnes de d6chets par jour. Devant le refus ou
l'incapacit6 de l'Etat a gerer les ordures, les rues de la capitale haitienne sont transformees en
decharge. Les piles de fatras oment Port-au-Prince allantjusqu'a servir de points de repere pour
indiquer des adresses. Sensibles a cette situation, la Solidarit6 des Joumalistes Haitiens pour la
Protection de l'Environnement (SOJOHPE) et la Federation des amis de nature (FAN) ont
organism, le 5 juin a l'occasion de la jourme mondiale de l'environnement, une conf6rence-d6bat
sur << la valorisation des d6chets et des points d'eau > au local de la Fondation culture et liberty
(FOCAL) a l'avenue Christophe.Le theme est assez provocateur. Tandis des citoyens, impuissants
ou passifs, clament leur repugnance des d6chets, ils ont appris, sauf de rares exceptions, a vivre
avec. Parler de valoriser les d6chets pourrait s'assimiler a un paradoxe qui aurait dfu attirer plus
que la vingtaine de participants qui ont assist a cette conf6rence.Le recyclage est connu de tous.
L'utilisation d'un type de d6chets pour faire du compostage est un procede qui a cours en Haiti.
Les conferenciers, Pierre Chauvet, JeanAndre Victor et D6ly Edrice, tous membres de la FAN,
entendaient surtout porter les gens a prendre conscience du problem en les invitant a consentir un
changement de mentality. La participation remarqu6e de la presse dans cette activity a rejoui les
(EN BREF / p. 20)








Mercredi 11 Juin 2008
Haiti en Marche Vol XXII No 20


I Ti Gout pa Ti Gout ak Jan Mapou


Poul gey !
AK ZANDO / JACQUESJ. GARCON*

Le youn nonm atis, li toujou
ap chache fe t6t-li travay sou kich6y.
Kek sityasyon mounn ape viv chak
jou, pase k6m ryennete. Se 16
mizisyen, ekriven literate, pent,
lodyanse pwezante yo, sa k6m reveye
bonnanj.

Mwenmenm, k6m youn
nonm k'ap chache vin youn atis pent,
m' toujou renmen fwekante zon
aktivite mounn b6 rivye, lanme ak
kann6t, peche pwason, gadje osnon
mache. La, mwen pale ak yo, 6bseve
kouman yo kanpe, sa k' kontan, sa
k'ap ri, sa ki fache tou k'ap joure,
anfenjes ak abitidyo. Ganjou sa bl ;
men k6k 16 tou se latoumant.

Youn jou, nan mache
Kwabosal, m' we youn nonm, rechany
gwo ble li sou li, youn mouchwa wouj
vlope kou-li, de pwent yo foure nan
oun bwet alimet vid twa zetwal, s6vi
kom oun wozet bwezo ap gagannen
li. Youn pistole 38 ap foule b6 k6t-li,
plis ank6 youn fizi Mozer em wann (
MI) antrave, ap tripote do-li. Mounn
p'ap pedi tan mande ak ki lame
mouche-a nan lage, nou deja konn nan
ki sityasyon n'ap viv anba bann < oun peyi m'fe sa m'pito>> sa yo.

Je Desalin limenm te wouj ;
paske li te fache kont lenjistis blan t'ap
fe nou sibi anvan lendepandans. Men
je pa msye-a menm se youn kleren
souseka ki te moute ladan yo, anpi, li
vin move sou sa ki piti osnon ki pa fe
pati kolonn-yo. Konsa, dan pouri gan
f6s sou bannann mi. Mouche-a fe
youn maler6z fanm leve de gwo
panyen mango fwansik vide d6ey
k6t6f oto-li. K6m l'ap vire pou li ale,
fanm-nan di: << mesye ou pak6 peye
non.>> L'ape mande li ti apwe Dye-a ;
piske nanpwen rele, nanpwen reponn,
sa li ganyen an se ak sa li defann tet-
li. Men jan msye-a rale zam-li, l'ape
mache kontre fanm-nan, malere ki te
6zalantou, pa ka fe anyen, yo s6toblij e
kriye : nou tanpwi souple>>. Li kite maler6z-
la at6 ak de p6 kal6t marasa. Anfen,
miz6 younn se pou tout, b1t yo vide ti
dlo fwet koule t6t-li, pou yo w6 si y'a
ba li oun souf, li pa nan monn isit. Li
blaye ate-a la, chak pye-li oun b6,
youn pantal6t mady6k sou li. Ton M6y
ta di nou < bitwin-ni ekspoze >. Youn
machann sel vin depoze sou li youn
esp6s koutpwent ki fet ak plizy6 moso
twel koud ansanm, pou many kouvwi
peche-li.

Zanmi ak fanmi ap degaje yo
la kou yo konnen ak li; m' pa rete fin
gade. M'ale sib chef-la ki femen oto-
li, li retounen met t6t nan mache-a,
pase b6 depo bannann-nan, dirije li
sou bouche-yo. Depi w'ap rive la, ou
tande youn wonfleman fb w' ta di se
rara idravyon k'ap bouyi lwen anba
Maryani, moute Kafou. Se youn djaz
mouch k'ap fe laviwonn, sou vyann
ak salte 6zalantou. Gan youn rigol dlo
kowonpi ak tout kalte fatra ladan-li,
po mango, bwa mayi, po pwa kongo,
vye zorany si k'ap pouri, po
pistach, anpi de rat mouri. Men f6 w'
ta di younn ap fe laplanch, youn ravet
neye sou vant li, lot-la t'a sanble li


alanaj endy6n. De chen kase oun batay
anba tab machann vyann nan, pou
youn vye zo. Se krevke!

Yo pa ta ka rele sa ch6f.
Msye-a plis sanble youn ansasen gwo
kouto; men, sikonstans kevoulevou,
nou setoblije ba yo grad k6mandan.
Sa ki nan k6 yanm se kouto ki konnen
li. Msye vire gade d6ey ande fwa, li
remake mwen, m' chankre wout pou
li pa w6 mwen oun twazy6m 16. Envite
miy6 pase si m' te konnen. M'al part
b6 machann poul-yo.

Ansanm m'ap rive konsa m'
we youn fanm. Li chita; men anba
youn gwo chapo laye-yo ki koumanse
dekoud b6 s6k t6t-la. Reb6-yo desann
kouvwi zp61l-li ledeb6, youn ti fiy6t
akote li. Timounn-nan sanble li t'ap
manje mango, s6s-la ch6ch sou bouch
ak devan ti estonmak-li. L'ap penyen
grenn mango-a ak youn bout peny ki
gan k6m sis osnon set dan. Alos se
pope-li, sejw6t-li sa. M' fe oun mache
pi devan; men k6m m'ap rive, m' w6
youn 16t machann poul. Li kage sou
kek gwo sak sel youn 16t k' ap vann
dopoudo ak li. Youn flanm s6oly pwe
midi. Fanm-nan, deje-li femen, youn
men-li nan mitan janm-li, l6t-la ap
woule youn plim poul nan zbrey-li ant
gwo pous ak dwet maje. M' rive sou
li, li pajanmen we mwen. Mwen di li
: "Se-mwen ou pa nan monn isit non."
Li louvwi youn je ki t'a sanble denye
ti limye sbley anvan labwin diswa, li
reponn :<< Si m' pa di w', ou p'ap
kwe". Men, m' santi plim poul la t'ap
regle youn kichby pou li an menm tan
chale k'ap moute konplis tou.

Pandan n'ap pale konsa,
chef-la rive la, li mande: < Se konbe
w' vann poul yo, madanm ? Fanm-
nan reponn li: << Manman-yo set pyas
edmi; jen kbk-yo: douz goud>>!

Mouche manyen yo, vire
tounen yo, li di: << 0! 6! Apa sa yo
mouri!>> Machann-nan at6 fe li
konnen: "se pa aryen, se chal6 tisole-
a ki fe yo k6m awoga, 6gey toufe yo".
Misye pousib: << Enben kidon
la, sa yo pa sou mounn ank6, se pou
jete>>! Met poul- yo at6: < mouche fouyap6t Msye, pa ekipe-w
bagay konsa, tou sa w' we la gan met-
yo. Gwo estoran ki nan bout kalfou pi
ba madan Kolo-a, ap leve yo tout talb
konsa >. Msye di: < pwi yo? Fanm-nan: << Twa pou pyas
eka wi!> Mouche pwan: "Yo pa mouri
tw6 lontan"? Manmzel reponn: < A!
Msye! Pa kounouye la-a, m' fenk chita
la. L6 m' vin la, lonbway mwen te la
konsa, wou pa w6 li ponko menm rive
anba pye- m. Antouka, k6m ou pa ka
di mwen denpi ki le sayo mouri, m pa
ka pwan chans achte yo nonpli, pito
w-touye twa sa yo pou mwen >>.

* Zand6 / Jacques J. Garcon ap ekri
youn liv : Anba bouch a Grann
Mari.


* *

Nbt Etimolojik -

Fe fwonte
AK MMAX NINGAT*


Le m' te lekbl kay Fr6 Okap,
nan leson katechis, pi gwo, gwo
peche, sete I'ceuvre de chair, youn
fason pou di : fe bagay av6k tifi. Afe
gason avek gason pa te pale ditou
k6mkwa nou te tw6 piti pou pawol
malouk sa-a. Epoutan te ganyen youn
Fre ki te gan movez abitid. Pou pale
verite li pa te janm desann ti kanson
okenn el6v dapre sa m' konnen -
men li te abitye fe el6v ki pa byen
travay vin jwenn ni nan biwo-1 le
samdi pou li te esplike yo leson ki
difisil-yo. Biwo misye te sou youn
estrad. Li chita sou ch6z-li epi ti el6v
la kanpe ag6ch-li. Kou leson an
konmanse ch6 Fr6 foure men-1 anba ti
pantalon kout el6v-la epi li tanmenjwe
avek ti pipich-li. Li pa te menm
bezwen defann ou rakonte sa ; ou te
tou w6 youn bagay konsa pa te ka pale.

Se byen lontan apre, 16 nou
fin gran pandan n'ap repase souvni-
nou, sila di men sa ki te pase-l ; 16t sa
di sa te rive-1 tou. Kipiz6t, apre Okap
yo te transfee misye P6toprens. Li te
toujou rete nan ti aktivite sa-a menm
amou. Apre kapital-la sete Okay :
menm kout baton-an. Annou rekonnet
sa te gray paske youn Fre ki sanse
reprezante otorite moral pa te dwe ap
"abize" (nan sans angle mo-a)
timounn ki sou pwoteksyon-li.

Pou afe tifi ak ti gason an,
granmounn fi ak granmounn gason,
nou te s6vi avek plizye mo : pami yo
gan sa ki sal, 6din6, malelve,
degoutan. D6t te youn ti jan mwen
makawon tankou, fe bagay, fe dez6d,
ft fwonte.

Haitian-English Dictionary,
Bryant C. Freeman-nan, pa bay veb
sa-a. Jules Faine (JF) nan tan-li t'ap
prepare Dictionnairefrancais creole
li-a pa te gan mwayen pale sou koze
konsa. Ep6k-la pa te pemet sa. Veb
franse kankou : avoir des relations
sexuelles,faire 'amour, copuler, etc."
pa part pwent t6t-yo nan diksyon6-a.

Av6k enfliyans katolik-la, f6
dez6d tou di sa k'ap fet la pa bon, pa
nan ladwati, pa sanse nan 16d.

F& fwonte a menm pi r6d.
Mwen kw6 se nan N6 yo plis
anplwaye v6b sa-a. Li soti nan mo
franse "faire 'effront" ki vie di: fa
radiy6s p6emt, fe frekan. Ki dwa w'
ganyen pou al konm6t kalite zak sa-a
? Men pale se younn, .... se youn 16t.

Nan vil Okap, 16 m' te piti,
youn dal kanmarad mwen-yo te deja
ap jwe av6k ti r6stav6k fi-yo. Anpil
fwa manman ak papa te konn f6men
zye paske yo te byen okouran. Papa-a
konn nan jw6t-la tou. L6 ti maler6z-la
ansent, yo renm6t li bay fanmi li.
Mounn ki gan limanite konn kontinye
okipe-li nan kanton-lijouk li akouche
epi pran pitit-la 16 li sevre. Sa k6 yo pi
dikite l' av6k k...k... san savon (1) an
pou li degaje-1 pou kont li.

Sa fe nou sonje bel chante
Robert Dtvieux te konpoze avek
pawol li te ekri ansanm av6k powet
Sito Cavt-a. Nan senmenn k'ap vini
yo m'a pibliye pawol chante-a.

Pami abitan tou, dapre sa
Zand6 / Jacques J. Garcon aprann


mwen, jenn tifi ak jenn ti gason te
regle tout koze-yo san kache. Sa ki
rive si tifi-a te ansent? Chapit sa-a
mwen pa f6 ladan-1 men mwen ta
renmen aprann.

* Max Manigat se ote : Mots creoles
du Nord'Haiti. Origines- Histoire-
Souvenirs (2006) avek Patamouch.
Etimoloji Literati Rep6taj.
(2007)
(1) Zand6 / Jacques J. Garcon ki
toujou sere yon ti moso piman bouk
pou mete nan koze yo ekri m' :

"An nou pwese di vit sa "
k...k... san savon" ye Anvan
penmp6z te vin anwo mounn, yo te
konn vlope ti fes-a tibebe ake youn
twel. Yo te rele sa kouch6t. Konsa, ler
yo fe tout ti bezwen-a-yo ladan-y, pa
gan twbp kichby nan kb-a-yo ki sal.
Albs fok bagay sa-yo lave tou pwop,
anvan pou yo servi ank6.

Ler papa pitit-la pa pwan
eskonsablite-a-li, manman-an konn pa
menm gan mbyen manje, alewe achte
moso savon lave. Dan w6 male, dan
ri. K6k mounn konn gantan w6 sa
denpi nan gwovant-la, yo tou rele sa
konsa."


* *

Ochan pou yon

vanyan gason

Ochan pou youn vanyan gason,
Dret kon flech palmis
Se jodi bri ap kouri pasi pala
Neg se kbkraz, se malfekte
Neg se kwetsemakwet

Kisa ki pa te di
Jouk Tonton Ferdinand David Aim
Ctsaire
Frape pye-1 pou l'di sa se tw6p at6,
Ase m'fout di
Li 16 pou nou leve tet nou wo
Gade tout mounn nan je
fikse lesyel tankou tout mounn sou
lat6
Li 16 pou nou sispann bese tet nou
devan z6t
Sispann mawonyen
Kit li pote non Ti Py6, Josiyis osnon
Halawou
Se mounn nou ye tonn6
Pinga nou pran nan kaponnay
Ti neg domi leve ak lawogans
Depi kile te gen komeray

Nan defann tet nou ak diyite
on6resp6
Kouny6-a z6t rantre nan chimen
zanset
Kiles k'ap vini kenbe rel la
Soutni k6z la, djougan
San dezanpare
Vye fr6 nan lye verite-w
Pa manke voye je sou tokay wou
yo"Gaye nan kat pwen limanite"Ba
nou f6s ba nou pony6t"Enpitou
ladr6s souple"Batay ki te koumanse
se dat la "Fet pou kontinye san moli
Kinalaganach.
Ayibobo!
%"RALBA
(nan lakou Nouy6k jou ki te 26 nan
mwa avril 2008)


Page 19


...... ............ ... . ... .. . I I- INI VI


I









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Mercredi 11 Juin 2008
1 HaYti en Marche Vol XXII No 20


Barack Obama: la deconstruction virtuelle des baraques


(BARACK... suite de la page 16)
personnifie cette mutation. Son nom barbare, un cas
d'6tudes des chocs de civilisation ou de religion, n'est
pas un patronyme choisi par lui, a l'instar de Malcon
X (Malcon Little, dit (1925-1965). Pour lui X: mon
nom est personne, il m'a &te vol
et s'y substitua le nom du
propridtaire de mes pbres. 11 se
baptisa lui-meme comme signe de
r6volte; ni non plus un nom
d'emprunt de la Nation de
l'islam(Etats-Unis).
Toute la demarche de Barack
Obama s'dloigne du mouvement
des droits civiques, de la non-
violence du Dr Martin Luther
King, du Black is beautiful... La
sienne est politique, qui aspire a
renouer les liens sociaux fracturs
par Washington et les gens
d'affaires, a redonner espoir au
rave am6ricain. le mardi
final,marqu6 par le d6passement
du nombre de d6l1gu6s requis pour
son investiture, ne repr6sente pas
un fait historique in6dit ,un nomind
non-blanc,c'est plut6t la r6ussite Un tresjeune B
du mouvement qui retravaille la tradition populiste
am6ricaine, revigore la tendance lib6rale tout en
r6tablissant le reve amdricain. I1 est certes un tribun
hors-pair, mais il s'en d6fait tout aussi bien de la
fonction tribunitienne du parti d6mocrate, qui les
propense a subir des d6faites face aux conservateurs.


I1 en propose done une alternative cr6dible,en articulant
tout autrement les relations maitres-esclaves. II dessine,
en effet, un profil "blanc" du noir, de la distinction
(Bourdieu).
Cependant, il procede a la deconstruction des


fois personnelle et conflictuelle et n'exclut ni la
recherche de l'excellence ni la n6cessit6 de donner dans
la resilience; comportement qui est typiquement
amdricain. Meme si je ne suis pas un obamaniaque,
les risques calculus de "l'audace de l'espoir", son livre


Sculte,penchent nettement en sa
faveur, avec, paradoxalement, la
complicity de Billhary Clinton qui
l'accompagne dans la destruction
des barriers sociales: c'est de lui
garantir des couches populaires
conser-vatrices, les cols bleus, les
femmes Ages,les latinos....
L'enjeu demeure les questions
identitaires et de classes sociales
e e plut6t que de race. Et Barack
Obama, en fin politicien et stratbge
redoutable, a su tracer une voie
triomphante, 40 ans aprbs
l'assassinat de Robert F. Kennedy.
:" Mais va-t-il d6construire les
baraques constitutives des pays
p6riph6-riques d'Afrique, de
l'espace musulman....Car les
risques demeurent trbs lev6s, vu la
complexity de leur modernisation
rack Obama en visite au village natal de son feu pere (Kogelo) au Kenya dans le registre de la
categories sociales officielles, races, femmes...Ainsi mondialisation de la citoyennet6. L'audace de l'espoir
est-il en parfaite ad6quation avec la tendance au inter6tatique ne saurait 6tre un slogan chim6rique.
cosmopolitisme enracind parmi les nouvelles
g6ndrations, Next,Y et X ( les 16-25, 26-35 et 36-45). Larose Vernet
D'ailleurs, sa posture identitaire (Dreams from my vernelarozoyahoo.fr
Father, traduit en franqais Raves de mon pbre) est h la


E n B re f (... suite de la page 18)
intervenants qui ont applaudi la creation de la SOJOHPE.Certes, l'Etat a pris
diverses initiatives pour la gestion des d6chets, reconnait l'agronome Jean
Andre Victor qui a montre 1'inad6quation de ces mesures par la meme
occasion. < les faire appliquer , a-t-il precise. D'un autre cote, des actions du secteur de
la soci6et civile ont une influence positive sur l'environnement.Il a exhort
les responsables du gouvernement a encourager les initiatives priv6es en
valorisant les m6tiers de l'environnement, entre autres.Fondee en juin 2007,
la SOJOHPE a deja organism diverses activities dont: une visite a Fonds
Verettes et a la foret des pins en septembre 2007 et une autre visite a Ganthier
en novembre de la meme ann6e.

Nadine Girault, lere vice-pr6sidente noire A la Banque
de Montr6al
MONTREAL Media Mosaique Titulaire d'un baccalaureat en
administration (BAA-HEC) et d'une maitrise en administration des affaires
(MBA-UQAM), Mme Girault a rapidement gravi des echelons au sein du
secteur bancaire.
Avant d'etre nomm6e vice-pr6sidente de BMO (region centre-ville de
Montreal), Nadine Girault a occupy des fonctions importantes au cours des
12 demieres ann6es notamment a la Banque Royale du Canada, a Desjardins
Security Financiere.
En tant que VP, Mme Girault < finances personnelles de la region du Centre de l'Ile de Montreal, secteur qui
constitue un de celui ou la concurrence est la plus forte au Canada et ou se
concentre l'ensemble des clients majeurs>, lit-on dans une fiche la presentant
recemment a l'occasion du Mois de l'Histoire des Noirs.
Son ascension est digne de mention. Toutefois, elle ne veut pas etre la seule
de sa communaute d'origine (haitienne) a d6tenir un tel palmares, meme si
elle dit noter que les jeunes noirs sont peu nombreux a postuler dans le
secteur bancaire.
Nadine Girault est la fille de Madeleine Girault et de Lionel Girault, M.D.


Ha'ti en Marche
Port-au-Prince
100 Avenue Lamartiniere (Bois Verna)
Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323
Miami
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Miami, Florida 33150
Tel. 305 754-0705 / 754-7543 Fax 305 756-0979
New York 914 358-7559 | Boston 508 941-6897
Montreal 514 337-1286
email: melodiefm@hotmail.com I haiti-en-marche@hughes.net
URL www.haitienmarche. com
k Library of Congress # ISSN 1064 3896


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a3




Full Text

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Haïti en Marche, édition du 11 au 17 Juin 2008 • Vol XXII • Nº 20 Le Marché en fer finira-t-il comme l’Ancienne cathédrale ?PORT-AU-PRINCE, 7 Juin – Les restes calcinés du Marché en fer reposent dans le même état depuis l’incendie du 30 mai dernier. Dans tout autre pays, les responsables seraient accourus au chevet d’un pareil trésor historique. Le lieu aurait été sécurisé. Les morceaux récupérés avec le plus grand soin pour pouvoir reconstruire le monument soit à la même place, soit ailleurs. Voici le vieux marché plus que centenaire (inauguré par le président Florvil Hyppolite en 1889) qui en vient à constituer un défi inattendu pour nos responsables au point qu’il eut mieux valu pour eux qu’il brûlât complètement. Le Marché Hyppolite est comme un géant qui a reçu un coup terrible qui lui a emporté toute une partie de son flanc gauche avec le bras compris. Une vision absolument dantesque. Une sorte de « ground zero » du pauvre. Oui, pourquoi n’a-t-il pas disparu (voir MARCHE / 10)Les restes calcinés du Marché Hyppolite (photo HEM) La marche contre le kidnapping, mercredi 4 juin, à Port-au-Prince (photo Eugène Robenson) PORT-AU-PRINCE, 5 Juin – La marche du mercredi 4 juin contre le kidnapping a été un succès. Dans la participation : plusieurs milliers de personnes de différentes couches sociales. Dans l’esprit de la démarche : pacifique mais droit au but. Combatif (le slogan principal étant « Nou bouke » ou « nous en avons assez, trop c’est trop ! ») mais sans esprit partisan. Du moins publiquement. Même le parcours accompli en un temps record, qui est une réussite. Etant partie de l’église du Sacré Cœur de Turgeau, un peu après 9 heures am, la marche se terminait avant midi après avoir effectuéKIDNAPPINGLes leçons d’une marchetrois haltes symboliques devant le ministère de la justice, le commissariat de police de Portau-Prince et enfin le Palais de justice. Une déclaration écrite a été délivrée par les organisateurs de la marche à ces trois institutions responsables de l’ordre et de la sécurité publique. Le principal organisateur, le cinéaste Arnold Antonin, un des initiateurs de la Ligue nationale contre le kidnapping (LUNAK), a confié aux médias que la marche du 4 juin est seulement la première de toute une série de démarches qu’ils entendent accomplir, et qu’il ne s’agit pas uniquement de maintenir la pression sur les (KIDNAPPING / p. 4) PORT-AU-PRINCE, 6 Juin – Deux heures après que s’était terminée la marche du 4 juin contre le kidnapping, nous avons vu passer le marchand de fresco du quartier se dirigeant vers son point de stationnement à l’angle de la rue Roy et de l’avenue Christophe. Le fresco est un rafraîchissement fait de glace râpée arrosée de sirop de différentes saveurs. En d’autres temps, Principe (c’est son nom) aurait déjà vidé tout son stock de glace et de sirop avant même la fin de la marche. Autrefois le moindre rassemblement populaire était une opportunité pour les petites gens de se faire un « tchotcho » (traduisez quelque rentrée d’argent). Marchands de surettes et marchandes de pistache grillée (« pistaches grillées tou kale bon gou sèl ») s’alignaient avant même que n’arrivât sur place le premier spectateur ou le pre-La violence frappe aussi les petits(VIOLENCE / p. 5) PORT-AU-PRINCE, 9 Juin – Ce lundi ont lieu les funérailles d’un très populaire confrère, Sonny Bastien, le pdg de Radio Kiskeya. Aussi étonnant que cela puisse paraître, je ne connais bien ni l’homme, ni le professionnel qu’il a été. Je ne saurais parler ni de Sonny, ni de sa carrière. Par contre je témoignerais que Sonny Bastien, décédé le 2 juin dernier, a apporté une révolution peu négligeable dans la radiodiffusion en Haïti. Il y aura la radio avant Sonny et la radio après Sonny Bastien. Le jeune Sonny est arrivé à Radio Haïti Inter dans les années tumultueuses 1976-78 alors que moi son aîné de plusieurs années, je venais de déménager pour passerLa radio de Sonny Bastien !MEDIASSonny Bastien dans son bureau à Radio Kiskeya (photo Image Nouvelle) (SONNY / p. 2) à Radio Métropole, c’est-à-dire la porte à

PAGE 2

Page 2 Mercredi 11 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 20 (EN BREF / p. 18) EN BREF ... EN PLUS ...côté. A l’époque, la radio en Haïti était à son apogée. Elle commençait difficilement mais courageusement à se dégager des griffes de la dictature à vie. Il en restait un trop plein d’énergie qui paradoxalement ne trouva pour s’épandre que la guerre intestine, entre nous-mêmes, poussés par des patrons avides de protéger leur part de marché. Marché politique ou marché commercial ! Mais il faut avouer que nous aussi on aimait ça. C’était la radio de vedettariat. Comme dans le Hollywood cinématographique où les grands studios se battaient ardemment pour garder le haut de l’affiche. Les deux majors en ce temps-là s’appelaient (par ordre alphabétique) Radio Haïti Inter et Radio Métropole. Jusqu’ici tous ceux issus de la fibre populaire, du pavé de Portau-Prince (comme nous-mêmes), on n’avait imaginé pouvoir créer notre propre radio.Dans la course de l’audimat …Sonny Bastien a été le premier (si l’on excepte un Guy Jean de Tropic FM venu de la diaspora). Il a été et il est resté jusqu’au dernier instant le cerveau financier (le Mogol, comme on disait à Hollywood) dans la création de Radio Kiskeya, si j’en crois ses deux associés. Il y a eu peut-être des tentatives similaires auparavant, mais aucune n’avait passé le cap des majors avant Sonny Bastien. Aujourd’hui s’il n’y a pas seulement (comme dans les années 70) deux étoiles sur leLa radio de Sonny Bastien !MEDIAS(SONNY... suite de la 1ère page) Dans les lieux publics, on se toisait manifestement. Pour un peu, on en serait venu aux mains.Nemours contre Sicot …Mais on n’inventait rien qui ne fût une coutume dans notre fabuleux petit pays. Dans la musique, c’est Nemours contre Sicot. Et dans le football, Racing versus Violette. Titato face à Dragon. Etc. Bref, et dans un langage plus brutal, Sonny Bastien et moi, nous appartenions à deux écuries différentes. La dictature laissa faire pendant un temps selon le principe du divisez pour régner , puis réalisant que trop de monde commençait à y prendre goût et craignant d’être débordée car derrière la façade amusante et amusée un véritable vent de liberté se levait, ce fut le crackdown du 28 novembre 1980 qui frappa principalement les deux boîtes les plus en vue. Ou encore mettant les plaideurs d’accord en croquant l’un et l’autre. L’information de Radio Métropole fut décapitée avec l’arrestation et l’exil pour Elsie et Marcus. Quant à Radio Haïti Inter, la station de Jean Dominique, c’est tout le monde qui fut embarqué. Sonny Bastien, à défaut d’atterrir brutalement en exil comme Konpè Filo, Liliane Pierre-Paul, Jean Dominique, Michèle Montas et les autres, se retrouva sur le pavé. Animé d’une grande conviction, il attendra jusqu’au retour de ses collègues après le renversement de la dictature trentenaire en 1986 pour reprendre son micro. Entre-temps, il poursuivit ses études (en chimie, économie, langues étrangères et autres). Mais aussi, selon ce que nous ont appris les deux autres mousquetaires, Liliane et Marvel (Dandin) qui vont fonder avec lui Radio Kiskeya en 1994, il fit ses premiers pas dans le business en créant une auto-école. Et c’est par là que je considère Sonny Bastien comme un innovateur. cadran à se disputer le grand marché de l’écoute, quitte à se marcher sur les pieds dans la course de l’audimat, c’est grâce à Sonny qui nous a ouvert la voie. Car c’est un défi majeur que de monter une radio de première classe (comme l’est Kiskeya, ainsi que désormais aussi beaucoup d’autres qui suivront) avec rien dans les mains rien dans les poches, pour tout bagage nos quelques connaissances professionnelles, mais sans héritage financier, sans nom de famille et sans les indispensables relations en ville qui restent aujourd’hui encore des incontournables pour qui aspire à avoir pignon sur rue.Fidélité à ses racines …Cela en plus de ses grandes qualités professionnelles tant admirées par les auditeurs (son sérieux, son sens de la plaisanterie, le sérieux derrière la plaisanterie, comme disait l’autre, et qui est l’arme la plus redoutable dans cette profession …). A quoi j’ajouterai que le bonhomme ne se prend pas la tête, malgré toute cette réussite ne joue pas les nouveaux riches. Simplicité et surtout (et j’insiste) fidélité à ses racines. Il y a eu la radio de Ricardo Widmayer (ouverture sur le monde, mondialisation avant le mot), la radio d’Antoine Rudolph Hérard (identité et lettres haïtiennes), la radio de Jean Dominique (ouvrir le micro aux revendications populaires) … Il y aura aussi la radio avant et après Sonny Bastien ! Au nom de Mélodie FM et des confrères membres de l’AMIH (Association des Médias Indépendants d’Haïti), nous renouvelons nos sympathies à la direction et au personnel de Radio Kiskeya, à la veuve et aux deux garçons de Sonny Bastien et à tous les parents affectés par cette brutale disparition d’un fils et probablement aussi d’un modèle pour les siens. Marcus, Mélodie FM Deux collègues éplorés Liliane Pierre-Paul et Marvel Dandin (photo Eugène Robenson)Attaque contre le véhicule du ministre des Travaux PublicsDes individus non identifiés ont ouvert le feu et incendié ensuite le véhicule du ministre des Travaux Publics, Frantz Verella, tard dans la nuit du 8 juin. Le véhicule était garé à la 2ème Avenue du Travail non loin de Radio Kiskeya. Plusieurs personnes qui assistaient à une veillée funèbre organisée en la mémoire du PDG de la radio Sony Bastien, ont dû prendre refuge à l’intérieur des locaux suite à des tirs nourris entendus dans la zone. Deux véhicules dont celui du ministre Verella ont été atteints de projectiles. Des riverains de la zone ont dû intervenir pour circonscrire l’incendie à l’aide d’extincteurs. Le commissaire du gouvernement et plusieurs responsables de la police étaient également sur les lieux. Aucun blessé n’a été enregistré. Aucun groupe n’a revendiqué cette attaque. La police annonce l’ouverture d’une enquête.Des tracts retrouvés dans certaines rues de la capitale …Des “tracs” ont été jetés dans plusieurs coins du centre ville de Port-au-Prince dans la nuit du 8 au 9 juin. “Aba lachanm depite a, viv Mario Andrésol!” (A bas la chambre des députés, vive Mario Andresol). Ce dernier est le chef de la Police nationale d’Haïti (PNH). Plusieurs de ces tracts ont été trouvés à la première Avenue du travail au Bois Verna, dans les parages de Radio Kiskeya, peu de temps après l’attaque contre le véhicule du ministre des TPTC, informe le site internet alertehaiti.ht, selon lequel la police a annoncé également une enquête dans le cadre de cet incident qui semble surprendre plus d’un.9 Juin, funérailles de Sonny BastienElles ont été chantées le lundi 9 Juin à l’église du Sacré Coeur de Turgeau, en présence d’une foule de parents, amis, hommes politiques et de nombreux auditeurs friands des expressions fort colorées dont le journaliste-animateurpubliciste défunt avait le secret. Sonny Bastien fera date dans l’histoire de la radiodiffusion. En créant Radio Kiskeya, il a ouvert la voie à une nouvelle catégorie de propriétaires de medias issus des couches populaires. “Dorénavant, il y aura la radio avant et après Sonny” souligne Marcus dans l’éditorial de Mélodie FM en date du lundi 9 Juin. Sonny Bastien a succombé à un diabète qu’il a porté stoïquement pendant plus de trois ans et qui lui avait déjà enlevé la vue, ce que ses nombreux auditeurs n’avaient jamais soupçonné.Mi Juillet : rencontre sur Haïti en EspagneLe 15 Juillet prochain, se déroulera à Madrid une réunion technique pour l’élaboration d’un plan d’action international faisant la promotion de l’aide à Haïti. Le but de la rencontre est d’aider à résoudre la crise alimentaire, fortifier la sécurité alimentaire et le développement rural. La réunion a été confirmée lors de la rencontre du Groupe d’Amis d’Haïti qui s’est tenue le 2 juin dernier au siège de la FAO à Rome. Des représentants des agences et des institutions de coopération en provenance d’Argentine, d’Afrique du sud, des Etats-Unis, du Canada, de France, du Japon, de Suisse, de l’UE, d’Haïti, du Brésil, d’Espagne ainsi que trois agences des Nations Unies : PMA FAO et FIDA, ont participé à la rencontre de Rome. La déclaration finale du récent Sommet de Lima (Pérou) entre les pays de l’UE et d’Amérique Latine, prévoyait une réunion de haut niveau en Espagne pour favoriser le développement d’Haïti.La Banque mondiale accorde un nouveau don en faveur d’Haïtiby Haiti Press NetworkPORT AU PRINCE (HPN) La Banque mondiale (BM) a annoncé, au cours du week-end écoulé, un nouveau don de 10 millions de dollars en faveur d’Haïti dans le but de permettre au gouvernement de faire face à la crise alimentaire. Selon les responsables de la Banque mondiale, ce don devrait aider le gouvernement haïtien à contrecarrer la hausse du prix des produits alimentaires et parvenir à une réduction de la pauvreté dans le pays, Cette somme, agréée en faveur d’Haïti, a été donnée dans le cadre du programme lancé par la Banque mondiale en vue d’assister les populations vulnérables des pays les plus pauvres du monde face à la crise des prix élevés des produits de consommation. Dans le but d’une intervention rapide face à la crise alimentaire, le financement de ce programme intitulé “ Fast-Track Facility for Food Crisis” s’élève à 1,2 milliard de dollars dont 200 millions seront accordés aux populations à risques. « Cette aide constitue un soutien au programme du gouvernement dans le cadre du maintien d’un environnement macroéconomique stable », a déclaré Yvonne Tsikata, directrice de la Banque Mondiale pour la Caraïbe. Haïti est le troisième pays, à coté du Djibouti et le Libéria qui, d’après le président de la Banque mondiale Robert Zoellick, seront les premiers bénéficiaires de ces fonds dont 200 millions sous forme de dons.Caraïbes: les dirigeants cherchent à combattre la flambée des prix alimentairesGEORGETOWN, Guyana (AP) Les gouvernements des Caraïbes réfléchissent à des solutions visant à soulager la pression fiscale qui s’exerce sur les fermiers et à promouvoir des systèmes d’irrigation de manière à augmenter la production alimentaire locale. Les dirigeants régionaux étaient réunis vendredi pour un sommet d’urgence de deux jours en Guyana. Leur but? Trouver un moyen d’enrayer la flambée des prix alimentaires. Le président du Guyana, Bharrat Jagdeo a suggéré vendredi aux nations des Caraïbes d’encourager leurs populations à consommer des produits locaux et de prendre des mesures pour garantir que ces produits coûtent moins cher que ceux importés des Etats-Unis et d’Europe. Plusieurs pays ont déjà créé des exploitations géantes financées par les gouvernements pour cultiver la terre en collaboration avec le secteur privé. En 2007, le montant des importations de nourriture dans les Caraïbes est estimé à 3,5 milliards de dollars (2,2 milliards d’euros). APConsultations et débats à la chambre basse autour du processus de ratification du premier ministreLe Premier ministre désigné a été invité à compléter son dossier à la chambre basse. Il y a une affaire de passeports. La commission d’examen des pièces du Premier ministre a reçu 3 passeports mais en réclame d’autres.

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Mercredi 11 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 20 Page 3 SOMMAIRESOMMAIRE L’ACTUALITE EN MARCHE Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon (Reuters)Haïti n’est pas à l’abri de nouveaux troubles, selon l’ONUPORT AU PRINCE, 3 Juin [AlterPresse] Le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (Onu), Ban Ki-Moon, a estimé, le 2 juin 2008, que la république d’Haïti n’est pas à l’abri d’une nouvelle crise sécuritaire tenant compte de la hausse des prix des denrées alimentaires. « Si nous ne contrôlons pas cette crise, de nombreux éléments acquis au cours des quatre dernières années en Haïti risquent de se défaire », averti Ban Ki-moon lors d’une réunion de haut niveau sur la sécurité alimentaire en Haïti, dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse. Le principal responsable de l’Onu a fait cette déclaration à la veille d’une réunion internationale sur la sécurité alimentaire qui se tient à Rome les 3, 4 et 5 juin 2008. La fragilité du gouvernement et la détérioration des conditions de vie avaient créé une atmosphère volatile et potentiellement dangereuse dans le pays, selon le Secrétaire général de l’Onu. Rappelant que les Nations Unies avaient déjà lancé des programmes d’intervention d’urgence et réorienté ses ressources et activités pour répondre à la crise, Ban Ki-Moon prévient que les programmes des Nations Unies en Haïti étaient gravement sousfinancés. Il appelle la communauté des donateurs à « faire plus ». Sous l’obédience de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), une conférence de haut niveau sur la sécurité alimentaire mondiale doit s’ouvrir ce 3 juin à Rome. Une délégation haïtienne, conduite par le ministre sortant de l’agriculture François Séverin, participera à cette grande réunion qui doit mettre en lumière les défis du changement climatique et des bioénergies. Près de 850 millions de personnes dans le monde souffrent de la faim et parmi elles, près de 820 millions vivent dans des pays en développement, lesquels seront sans doute les plus affectés par les effets du changement climatique, selon la Fao. Haïti appelle à “plus de solidarité” des bailleurs de fondsROME, 4 juin 2008 (AFP) Le ministre de l’Agriculture haïtien, François Séverin, a réclamé mercredi “plus de solidarité” des bailleurs de fonds envers son pays où ont eu lieu en avril des émeutes de la faim, lors du sommet de la FAO à Rome sur la crise alimentaire. “Je veux profiter de cette conférence pour lancer un appel à une plus grande solidarité envers le peuple haïtien qui ne veut plus être la lanterne rouge des Pays les moins avancés (PMA)”, a déclaré M. Séverin. “Le gouvernement et les collectivités territoriales ont besoin d’un appui réel et significatif des principaux bailleurs de fonds, pour mettre en oeuvre des projets porteurs de croissance économique et de développement en faveur du peuple haïtien”, at-il souligné. “En 2007, la FAO a lancé le concept du droit à l’alimentation. La situation vécue actuellement en Haïti et dans beaucoup de pays montre clairement que nous devons travailler tous ensemble pour faire de ce droit humain fondamental une réalité”, selon lui. ministre de l’Agriculture a reconnu que “les émeutes de la faim ont été la cause de beaucoup de dégâts matériels et même de quelques pertes en vies humaines”. En avril, les émeutes de la faim en Haïti ont fait au moins six morts, des centaines de blessés et des dégâts matériels importants, selon un bilan non officiel. La crainte est vive que le pays ne replonge dans une crise importante. Mercredi, le La FAO débloque 17 millions de dollarsROME, 4 Juin La FAO a annoncé mercredi (4 juin) avoir lancé une “initiative d’urgence” de 17 millions de dollars pour lutter contre la flambée des prix des denrées de base, dans un communiqué publié en marge du sommet sur la crise alimentaire réuni à Rome. “La flambée des prix des denrées alimentaires risque non seulement d’aggraver la situation de 862 millions d’affamés dans le monde, mais aussi de plonger dans la pauvreté extrême et la faim des millions d’autres personnes”, a indiqué l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). “Ces fonds serviront à couvrir les besoins immédiats des petits agriculteurs dans certains pays parmi les plus pauvres: il s’agit de semences, d’engrais, d’outils agricoles et d’autres intrants pour assurer le succès des campagnes agricoles en 2009 et stimuler ainsi la production agricole”, a précisé l’agence basée à Rome. “Mais les pays les plus touchés, plus particulièrement en Afrique, auront besoin de beaucoup plus”, a-t-elle souligné, avançant le chiffre de 1,7 milliard de dollars pour les besoins de la relance des systèmes agricoles négligés durant plusieurs décennies. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a déclaré mercredi qu’”on ne pouvait pas se permettre d’échouer” dans le combat contre la crise alimentaire. “C’est une lutte qu’on ne peut pas se permettre de perdre, la faim créée l’instabilité, et nous devons donc réagir maintenant et tous ensemble”, a souligné M. Ban lors d’une conférence de presse, au deuxième jour des débats. “Cette question touche tout le monde, des consommateurs aux exploitants agricoles. J’invite les dirigeants à quitter Rome avec un engagement précis, et à l’appliquer avec urgence pour lutter contre la faim en partenariat avec les nations et les organisations de la société civile”. “Il faut s’occuper des causes du problème” et il faut que “le système commercial international fonctionne de façon efficace pour que plus de denrées soient mises sur le marché et à des prix raisonnables”, a résumé Ban Ki-moon. “Il faut s’occuper tout particulièrement de fournir de la nourriture aux femmes et aux enfants, et faire en sorte que les récoltes soient meilleures dans les années à venir”, at-il ajouté. Préval : ce sont des dealers de drogue et des complexés qui s’opposent au choix de Robert ManuelP. 7 L ’EVENEMENT Les leçons de la marche contre le kidnapping p.1 EDIT ORIAL La violence frappe aussi les petits p.1 MEDIAS La radio de Sonny Bastien p.1 ACTUALITE Funérailles du PDG de Radio Kiskeya p.2 P A TRIMOINE Le Marché en fer finira-t-il comme l’Ancienne cathédrale ? p.1 CRISE ALIMENT AIRE Haïti pas à l’abri de nouveaux troubles, selon l’ONU p.3 A Rome, Haïti appelle à « plus de solidarité » des bailleurs p.3 POLITIQUE Préval : ce sont des drug dealers et des complexés qui s’opposent au choix de Robert Manuel p.7 Mario Andresol (D.G. de la PNH) boude une invitation des députés p.7 LITTERAIRE Haiti’s Book Fair p.9 Histoire d’Haïti la nôtre p.14 P AGES SOCIALES Décès de Fritz Mevs, fondateur du plus grand empire industriel haïtien p.17 Un ressortissant haïtien honoré au grade de Chevalier par le président Sarkozy p.12 L ’EVENEMENT INTERNA TIONAL Hillary Clinton se rallie à Obama p.11 LIBRE PENSEE Intérêts ! p.12 Barack : la déconstruction virtuelle des baraques p.14

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Page 4 Mercredi 11 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 20 responsables publics. La société aussi sera mise à contribution car elle a aussi beaucoup de transformations à accomplir en elle-même si l’on veut se débarrasser de cette horreur qu’est le kidnapping qui détruit nos vies, nos enfants, nos familles et dans le cas des victimes nos quelques économies si durement gagnées. Bref le kidnapping interpelle toutes nos institutions, aussi bien publiques que privées, autant les pouvoirs publics que la famille. La famille proche autant que la grande famille sociale qui, hélas, a perduKIDNAPPINGLes leçons d’une marche(KIDNAPPING... suite de la 1ère page) interviennent auprès des kidnappeurs pour le règlement de la rançon. Ces négociateurs sont bien connus de la police quand ils ne travaillent pas main dans la main avec des cadres supérieurs de l’institution. De là une nouvelle source de corruption à grande échelle, il n’y a qu’un pas et qui depuis longtemps aurait été franchi. Par conséquent les responsables de la police au premier chef, c’est-à-dire depuis le président du conseil supérieur de la police nationale (CSPN) qui se trouve être le premier ministre, sont concernés. Aucune des kidnappeurs patentés, les juges de leur côté menaçant de poursuivre des policiers pour leur implication présumée dans des actes de kidnapping. On a passé au moins deux années à ce petit jeu, pendant que le kidnapping devenait tout puissant et la véritable industrie qu’il est aujourd’hui. Toléré par en haut. Assuré de tout un système de support par en bas. Toléré par en haut. Si ce n’est la complicité, c’est une certaine indifférence et une indifférence certaine des pouvoirs publics qui continue de paver la Solicitation Information for RFQAnnouncement Information: Environmental Consultant services are required for the new Miami Art Museum. The design of the museum in Museum Park, Miami by Herzog & de Meuron and a multidisciplined team is well underway. The museum is now conducting a search for firms to assist the design team with environmental review and soil remediation action plan design services. If you feel your firm is qualified, please visit the MAM website for additional information and documentation at www .miamiartmuseum.or g/home-park-fact.asp or contact Tina Cornely at 305-375-2276. Please note that CBE and Miami based firms are strongly encouraged to participate. Please refer to the RFP/RFQ located on the MAM website for details. avec le temps (avec ces temps difficiles) tout esprit de famille.D’où viennent ces fameux médiateurs ? …Pour commencer, la police nationale. Celleci, en dépit de nombreux efforts, reste gangrenée par la criminalité, à commencer par le trafic de la drogue qui a été à un moment un monopole de l’armée d’Haïti, puis des chefs de la nouvelle police après l’abolition de fait de l’armée en 1995 pour crimes contre l’humanité. Une source autorisée nous a confié que la police nationale est impliquée jusqu’à 30 pour cent au moins dans les enlèvements. Si ce n’est directement, mais par l’entremise de ces fameux médiateurs qui dérive majeure au sein de la police nationale.Une justice opaque …Deuxième institution directement sur la sellette (comme l’ont bien compris les organisateurs de la marche en les choisissant comme étapes à observer sur leur parcours) c’est la justice. Autant on peut deviner là où le bât blesse dans la police, autant pour la justice c’est le black-out total. Or c’est la justice qui conditionne la police et non l’inverse. Le ministre de la justice est également responsable de la sécurité publique. Mais au lieu que cette fusion arrange les choses, on en est plutôt quitte pour des accusations réciproques et ininterrompues entre les chefs de la police et les responsables de la justice, les premiers reprochant aux seconds de relâcher voie à cette activité diabolique. Indifférence à la nécessité même de sécurité publique. Les gros chefs sont rarement kidnappés, vous avez remarqué. Parce qu’ils sont lourdement protégés. Y compris par la Minustah (force internationale). Alors ? Car si les gros manitous du pouvoir étaient directement menacés, ils s’empresseraient eux-mêmes (ou bien leurs bodyguards internationaux) de bâtir une véritable politique pour vaincre le fléau. Ne sont-ils pas venus à bout des gangs qui leur tenaient tête dans les zones qualifiée hier de non droit !Hélas, ce n’est pas du terrorisme ! …(KIDNAPPING / p. 6) La marche contre le kidnapping le mercredi 4 juin dernier (photos Georges Dupé / Thony Bélizaire)UNE ANALYSE solution n’est possible avant d’avoir corrigé cette Mais voilà, tant que c’est la société (vous et

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Mercredi 11 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 20 Page 5 mier manifestant, même quand il s’agissait de meetings politiques. Mais aujourd’hui ils fuient les rassemblements publics comme la peste. Pourquoi ? A cause des violences de foule. Principe a déjà eu son « cabrouet » (voiturette en bois) détruit à deux fois, la dernière lors des mani-La violence frappe aussi les petits(VIOLENCE... suite de la 1ère page) des jeunes de bidonvilles, soit des étudiants avec leur sac de livres sur le dos. Soit les deux car aujourd’hui tous ont un sac sur le dos qui permet aux uns de se cacher sous l’étiquette des autres. Quand les étudiants font des dégâts quelque part, ils peuvent toujours prétendre que ce sont des individus montés de Cité Soleil et viceversa. Mais la violence n’habite pas que le bas de la ville. Elle est rapportée aussi par des enfants des rues qui se font parfois rouer de coups ou passer dessus dans leur voiture par des individus en goguette revenant d’une quelconque festivité en week-end. Sans oublier les cas d’abus sexuels sur mineurs (filles et garçons) rapportés dans une récente étude de l’organisation Save the Children . festations qui ont précédé la chute brutale du président Aristide en février 2004. Il avait reçu une balle au pied tirée par un soldat au Champ-de-Mars pendant les années du régime militaire ayant renversé le même président Aristide en 1991. Les violences générées par la crise politique font beaucoup de tort aussi à cette catégorie sociale qui vit au jour le jour (vivote) en arpentant le pavé de la ville. Fini le temps lontan où toute la famille attendait le passage à 10 heures du soir du plus célèbre marchand de pâtés de Port-au-Prince, Wiwite (« pate a cho li cho, la p boule m oui »). Ou de Potokòl, le marchand de menthes (sucreries mentholées).Se cacher sous l’étiquette de l’autre …Aujourd’hui dès 9 heures du soir, même les chiens sont rentrés car les loups sont lâchés. Les premiers marchands ou marchandes de pain de la journée ne sortent pas avant près de 7 heures am, attendant que les rues soient déjà remplies afin d’éviter les maraudeurs qui sont prêts à les assassiner pour la modique somme de 5 gourdes. La violence est devenue le principal handicap pour les pauvres dans leur quête quotidienne pour gagner leur vie et le pain de leurs enfants. Cependant ce ne sont pas les mêmes agresseurs que craint notre marchand de fresco. Lui ne gagne jamais les rues avant 10 heures du matin. A l’heure où les écoliers sont en récréation. C’est la violence politique qui lui fait peur. En effet, une marche comme celle du mercredi 4 juin écoulé qui s’est déroulée sans incident grave est une exception rare. Les manifestations qui ont lieu dans la capitale haïtienne sont désormais toujours investies par des casseurs, qui peuvent être indifféremment soit Les récentes émeutes de la faim ont été tout à fait typiques à cet égard. On ne pouvait savoir qui est qui mais toutes les vitres de magasin à Port-au-Prince comme à Pétionville en paient encore le prix. Le problème est qu’on ignore (ou on fait semblant d’ignorer) que le petit marchand des rues en paie lui aussi (dans sa catégorie) un prix tout aussi fort. Avant même que la manifestation ne débouche au coin de la rue, ces bandits font main basse sur toutes les barques de surettes, de cigarettes et de pistaches. Ils n’ont rien à voir avec la manifestation elle-même que tantôt ils précèdent, tantôt ils accompagnent et tantôt ils suivent. Mais ils se mettent toujours dans une position stratégique pour accomplir leurs forfaits. Ce sont des professionnels. Ils ont deux décennies d’expérience de la crise politique à leur actif. Le seul salut pour les petits est donc de rester ce jourlà chez eux. Cependant la deuxième fois que Principe a été victime, il ne pouvait l’éviter. C’était une de ces manifestations dites spontanées. De celles qui éclatent sans avertissement avec souvent pour auteurs des étudiants ou même de simples écoliers. Et ce sont les pires. Jusqu’au défilé carnavalesque qui n’est plus le même car les casseurs ne s’y contentent pas de piller les petits vendeurs mais les filles sont menacées de viol (et de viol en série) si elles se font attraper sans défense ou trop tard dans la rue. Les « mariages pour 5, mariages pour 10 » qui ont peuplé nos phantasme d’adolescent ne sont plus qu’un très lointain souvenir.Comme les néo-nazis …Cette ville semble possédée aujourd’hui par une violence inouïe. Et que subissent en première ligne les petites gens qui n’ont pas de voiture ou autre moyen pour s’enfuir et qui habitent dans les mêmes parages que la majorité de ces prédateurs.Deux décennies d’expérience …(VIOLENCE / p. 6)DE L’ACTUALITEMarchande de pistaches Marchand de fresco

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Page 6 Mercredi 11 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 20 pa bezwen kondwi, ekonomize gaz pa gen liy, pa bezwen parapli pa genyen orè, vote lè w pito tout rezon ki ekri pi wo la-a Nenpòt votè enskri elijib pou chwazi vote pa korespondans.Poukisa pou vote pa korespondans? Rele 3-1-1 oswa klike sou miamidade.gov pou plis enfòmasyon sou kouman pou tou pare pou eleksyon. A ce sujet, il est bon de souligner que cette violence urbaine est aussi bien d’origine locale (crise politique trop prolongée et pauvreté trop généralisée constituant un mélange explosif comme Haïti en est aujourd’hui le parfait exemple) que extérieure … Ceux qui s’en prennent ainsi aux enfants des rues ne vous rappellentils pas les néo-nazis de certaines grandes villes, y compris en Amérique du sud, dont on a rapporté qu’ils laissent sur le petit cadavre en guise de signature la mention : « Je t’ai tué parce que tu es un vil petit mendiant sans aucune utilité sociale. » Sommes-nous condamnés à arriver jusque-là ?Dans le même bateau …On dit que les membres du FRAPH (groupe paramilitaire apparu en renforcement du régime militaire de 1991-1994) forçaient les jeunes garçons à coucher avec leur mère quand ils envahissaient le bidonville de Cité Soleil qui était resté fidèle à Aristide. Dix ans plus tard on trouve certains de ces petits jeunes enrôlés dans les gangs qui ont fait à leur tour trembler la capitale. Cette violence que nous contrôlons chaque jour encore moins (et donc c’est elle-même qui à la longue nous contrôle) est un produit de la crise politique vieille de plus de 20 ans et aussi de plein de mauvais exemples qui nous viennent d’ailleurs … Mais elle prend aussi appui sur le fossé de plus en plus grandissant existant entre nous. Et qui fait que le malheur des uns n’est pas l’affaire des autres. Et de quelque côté que l’on se place. Et sans vouloir exercer aucun chantage sur les uns ni sur les autres. Car il est évident aujourd’hui qu’au regard de cette violence, nous sommes tous dans le même bateau. Mélodie 103.3 FM, Port-auPrince (VIOLENCE... suite de la page 5)La violence frappe aussi les petits moi) qui en reste victime, cela s’appelle criminalité (et on ne cesse pas de nous seriner – statistiques à l’appui qu’à ce niveau nous sommes loin derrière la Jamaïque et même la République dominicaine voisine). Alors que si jamais ce sont les grosses têtes du régime qui étaient affectées, automatiquementLes leçons d’une marche(KIDNAPPING... suite de la page 4) ce ne serait plus du kidnapping mais du terrorisme. Or le terrorisme, on ne joue pas avec. Tandis que le kidnapping, bof ! Toléré par en haut, à cause d’un manque d’intérêt évident de la part des dirigeants aussi bien nationaux qu’internationaux … Au fur et à mesure cette nouvelle mafia a rapidement proliféré aussi à l’intérieur des institutions de la société civile … D’abord l’institution bancaire dont on ne finit pas de dire que les réseaux de kidnapping y possèdent leurs sacrifices, eh oui. Quand on roule dans une Jeep Mercedes dernier modèle, on est plus susceptible d’attirer l’attention de gens que seuls l’argent intéresse. Cessons aussi d’accuser les quartiers populaires de tous les péchés antennes pour les renseigner sur les comptes de leurs futures victimes. Les banques auraient pris de nombreuses mesures, enfin ce qui est dépendant de leur volonté. Mais ce devrait être l’un des résultats attendus de la marche du 4 juin de chercher à mettre au point avec l’institution bancaire un meilleur système de protection de la clientèle. du monde. Si le kidnappeur est plus prudent à leur égard, c’est parce qu’il sait que c’est le caoutchouc enflammé au pétrole qui l’attend s’il s’y fait attraper.Business de sang et de mort …Car le kidnapping politique si redouté dans les années 2004-2006 semble avoir vécu. Jusqu’à preuve du contraire. Aujourd’hui c’est du business. Business de sang et de mort. Et au bout du compte, la mort de tout un pays parce que éloignant tout civilisé de nos frontières. Nous avons donc beaucoup d’efforts à faire sur nous-mêmes, qui que nous soyons, pour en arriver à bout. Y compris sacrifier un peu de notre individualisme, même si ce sont les temps nouveaux qui généreraient cet individualisme comme indispensable dans la lutte pour la survie. Mais est-ce que pour une bonne part nous en avons réellement besoin dans notre petit pays, ou n’agissons-nous pas en grande partie par simple mimétisme ? Pourquoi nos fils et filles, qui adoptent sans y réfléchir toutes ces modes et manies venues d’ailleurs, nous paraissent-ils aujourd’hui les plus en danger. Il y a peut-être ce qu’on appelle une réaction de cause à effet.Se transformer en un rééducateur …En un mot, on pourrait dire que la marche du mercredi 4 juin a réussi si elle arrivait à nous encourager à cette réflexion sur nous-mêmes et sur notre société. A comprendre la nécessité d’une certaine auto-rééducation. Nous pensons entre autres aux médias (surtout nos télés) qui peuvent sans le savoir contribuer à l’apologie de la criminalité. En diffusant n’importe quoi à n’importe quelle heure. Surtout auprès des moins de 13 ans. En un mot, c’est chacun des marcheurs du 4 juin qui devrait se transformer en un rééducateur dans son propre quartier. Dans son propre foyer. Ceci est aussi indispensable que les pressions à mettre sur les pouvoirs publics. Car quand nous serons mieux organisés, ces derniers réaliseront vite que la plaisanterie est terminée. Un peuple uni, dit le slogan, n’est jamais vaincu. Cela vaut aussi dans la lutte contre le crime. Mélodie 103.3 FM, Port-au-Prince “Nou bouke”, “Assez!”, “Y en a marre!” tels étaient les slogans de la marche du 4 juin (photo Jean Marc Fénelon)L’EVENEMENT NATIONALsociété elle-même ...La lutte contre le kidnapping nécessite de renoncer à certaines habitudes acquises ainsi qu’à l’hypocrisie sociale … Dans les années 8090, on pensait qu’installer une guérite à l’entrée d’un groupe d’habitations pouvait suffire. Aujourd’hui même si votre maison est barricadée comme une caserne que vous n’êtes pas protégés contre les kidnappeurs qui opèrent depuis quelque temps directement à domicile. Dans votre domicile ! C’est donc aux résidents de mettre en place leur première ligne de défense. Il doit y avoir moyen de communiquer de l’un à l’autre dans un même bloc si l’un de vos voisins est attaqué ou si vous remarquez que la maison d’en face est envahie. Cela demande des rapports de bon voisinage. Mais aussi le courage d’épingler publiquement un mauvais voisin. A bas l’hypocrisie. Cela demande un système d’alerte automatique. Cela demande qu’on organise une sorte de veille à tour de rôle. Bref, cela vient déranger des habitudes acquises. Mais c’est indispensable. Car si les kidnappeurs ont transporté leur terrain d’action au haut de la ville et dans les hauteurs de la capitale (si Thomassin en est devenu la capitale), c’est parce qu’ils sont assurés de l’impuissance de ces quartiers dits résidentiels. Et d’une certaine négligence dans leur comportement. Car il faut consentir aussi certains petitsPour en arriver à la

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Mercredi 11 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 20 Page 7 Préval : ce sont des drug dealers et des complexés qui sont contre le choix de Robert Manuel ACTUALITE POLITIQUEPort-au-Prince, le 4 juin 2008-(AHP) Ce sont des dealers de drogue, des kidnappeurs et des individus ayant des problèmes de couleur qui sont contre le choix de Robert Manuel comme premier ministre. Ces déclarations ont été attribuées au président René Préval par le président du sénat Kély Bastien, après avoir participé le lundi (2 juin) à une rencontre entre le chef de l’Etat, le directoire et les parlementaires de la plate-forme l’Espoir (qui a présenté la candidature de Préval). René Préval aurait ajouté que si ce sont ces gens issus du secteur mafieux qui sont contre Robert Manuel, il a fait alors un bon choix. La CPP n’a donné aucune garantie pour le premier ministre désignéPort-au-Prince, le 3 juin 2008-(AHP)-La Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP) de la chambre des députés n’a donné mardi aucune garantie qu’elle voterait en faveur de la ratification du Premier ministre désigné Robert Manuel, lors d’une rencontre avec ce dernier. L’insécurité, la vie chère, le développement local et la relance de la production nationale étaient au centre des discussions qui ont duré deux heures d’horloge. A l’issue de cette rencontre, M. Manuel qui faisait ses premières declarations à la presse depuis sa désignation, s’est déclaré prêt à se mettre au service de son pays pour répondre, a-t-il dit, à l’appel lancé par la population haïtienne. “Si le choix de ma personne comme premier ministre et ma déclaration de politique générale trouvent l’aval du parlement, je resterai un militant et un serviteur”, a déclaré Robert Manuel. Il a indiqué que pour faire face aux problèmes auxquels le pays est actuellement confronté, il faut de la mobilisation, de la participation et la synergie entre les pouvoirs de l’Etat. M. Manuel a affirmé cependant reconnaitre la souveraineté des parlementaires dans le cadre de la décision qu’ils auront à adopter. Les membres de la CPP ont précisé que la décision qui sera prise, sera une décision de groupe, en dépit d’opinions divergentes. Le député de Ouanaminthe, Ronald Larèche, a affirmé avoir relevé des zones d’ombre dans les déclarations de M. Manuel indiquant que son argumentation n’a pas été assez claire. La désoccupation du territoire fait partie des points qui n’ont pas été assez élaborés, a dit le député, soulignant que Robert Manuel s’est attardé davantage sur des question relatives à la sécurité. “ Il n’y a pas que les problèmes de sécurité”, at-il souligné. Allant dans le même sens, le député Louis Jeune Levaillant, a faire savoir que la CPP va adopter sa position au regard des considérations politiques et constitutionnelles, a-t-il déclaré. Des informations circulant depuis une semaine relèvent que Robert Manuel, contrairement au voeu de la constitution, n’a pas residé 5 ans consécutifs en Haïti avant sa désignation. Bob Manuel aurait reconnu le fait lors de ses discussions avec les députés qui auraient émis des réserves sur l’explication selon laquelle il avait été en exil sous les gouvernements Préval, Aristide et Latortue, plus precisément de 1999 à 2005. La CPP n’a pas exclu d’autres rencontres avec Robert Manuel, rappelant que le groupe majoritaire avait rencontré à deux reprises l’ancien premier ministre désigné, Ericq Pierre. La première secretaire du bureau, Gérandal Thelusma, a indiqué que la rencontre du mardi 3 juin était pour la CPP, l’occasion de lier connaissance avec le premier ministre désigné. “Nous allons à présent nous réunir pour analyser toutes les déclarations de M. Manuel, avant d’adopter une position qui sera de groupe”, a-t-elle assuré. AHP

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Page 8 Mercredi 11 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 20CITY OF NORTH MIAMI NOTICE OF PUBLIC MEETING TO SOLICIT INPUT ON COMMUNITY DEVELOPMENT BLOCK GRANT AND HOME INVESTMENT PARTNERSHIP PROGRAMS FISCAL YEAR 2008-2009 ACTION PLANThe U.S. Department of Housing and Urban Development (U.S.HUD) requires the City of North Miami to submit an annual update of its Consolidated Plan. The update, known as an Action Plan, will reflect a collaborative process whereby North Miami establishes a unified vision of community development actions through interaction with municipalities, community organizations, civic organizations and private sector. This planning effort will cover the Community Development Block Grant (CDBG) and HOME Investment Partnership (HOME) Programs. All U.S.HUD entitlement communities must submit an Action Plan in order to receive funding through these programs. As part of the planning process, the City of North Miami City Council will conduct a public hearing to elicit public input on programs and activities eligible for CDBG and HOME funding. Residents are invited to attend and participate in these discussio ns. Below is the location and date of meeting. Location:City of North Miami City Hall Council Chambers (2nd Floor) 776 N.E. 125 Street North Miami, FL 33161 Date:Tuesday, June 24, 2008, 7:00 p.m. ANY PERSON WISHING TO APPEAL THE RECOMMENDATION OF THE CITY COUNCIL WILL NEED A VERBATIM RECORD OF THE MEETING’S PROCEEDINGS, WHICH RECORD INCLUDES THE TESTIMONY AND EVIDENCE UPON WHICH THE APPEAL IS TO BE BASED (CHAPTER 286.0105 F.S.) IN ACCORDANCE WITH THE AMERICANS WITH DISABILITIES ACT OF 1990, PERSONS NEEDING SPECIAL ACCOMMODATION TO PARTICIPATE IN THIS PROCEEDING SHOULD CONTACT THE COMMUNITY PLANNING AND DEVELOPMENT DEPARTMENT NO LATER THAN FOUR (4) DAYS PRIOR TO THE PROCEEDING. TELEPHONE (305) 893-6511, EXT. 12171, FOR ASSISTANCE; IF HEARING IMPAIRED, TELEPHONE OUR TDD LINE AT (305) 893-7936 FOR ASSISTANCE. L’UNICEF condamne les enlèvements d’enfantsP-au-P., 5 juin 08 [AlterPresse] Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a condamné ce 5 juin les enlèvements d’enfants et d’adolescents qui se sont produits au cours des dernières semaines en Haïti. « Rien ne peut justifier ces crimes. Qu’ils soient commis en toute impunité est inadmissible », déclare la représentante de l’UNICEF en Haïti, Annamaria Laurini, dans un communiqué parvenu à AlterPresse. Les enlèvements d’enfants ont considérablement augmenté en Haiti au cours des derniers jours, relève l’UNICEF. Depuis le 1er janvier 2008, au moins 50 enfants ont été enlevés, dont plus de la moitié sont des filles, comparé à 31 pendant les cinq premiers mois de 2007, souligne l’organisme. L’UNICEF précise que sa protestation a été provoquée par le récent assassinat d’un enfant otage de 16 ans, ainsi que par la torture et le viol d’autres victimes, y compris des nourrissons. « Ces cas illustrent la gravité de la situation », selon Annamaria Laurini. Des milliers de personnes ont pris part le 4 juin à Port-au-Prince à une manifestation contre l’insécurité, en particulier contre les actes d’enlèvement de personnes. Les manifestants entendaient secouer la torpeur qui semble gagner les autorites du gouvernement, de la justice et de la police face à la multiplication des kidnappings. Au moins 25 cas de kidnappings ont été enregistres en mai. Port-au-Prince, le 5 juin 2008(AHP)Le président de la commission/ justice de la chambre des députes, Ronald Larèche, a fait savoir jeudi qu’à partir de ce 5 juin, le directeur général de la police nationale d’haïti (PNH), Mario Andrésol, est considéré comme démissionnaire. Plusieurs députés ont exprimé leur colère en raison du fait que M. Andrésol n’a pas répondu à une invitation qui lui a été lancée pour fournir des explications relatives à la recrudescence des actes de violence à Port-au-Prince. M. Larèche assimile l’absence du chef de la police à une insulte lancée à la face de la chambre basse et un mépris pour la sécurite de la population. Il a fait savoir que 517 millions de gourdes ont été allouées à la police pour lui permettre de bien remplir sa mission de protéger et servir. Mais, a-til dit, en dépit de tous ces efforts, la plupart des commissariats de police du pays fonctionnenent dans des conditions exécrables et sont privés de presque tout. “On se contente à la PNH d’acheter des véhicules de luxe sans même penser à équiper les commissariats”, a encore accusé Ronald Larèche. Le 2ème secrétaire du bureau de la chambre, Steven Benoît, a fait savoir qu’un questionnaire complet avait été préparé en vue de chercher à trouver des réponses claires qui puissent permettre de trouver des débuts de solution au problème de l’insécurité. Le député de Petit-Goâve, Limongy Jean, a estimé pour sa part que la constitution n’interdit pas la convocation d’un directeur général. “Tout ce qui n’est pas interdit en droit est permis”, a dit M Jean, ajoutant que les députés ne vont pasMario Andrésol aux abonnés absents:Le chef de la police ne répond pas à une convocation des députésPort-au-Prince, le 03 juin 2008 – La Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) exprime sa solidarité avec la population haïtienne face à l’horreur des actes de kidnapping perpétrés dans le pays, en particulier contre des enfants. La MINUSTAH salue la mobilisation de la société civile contre le phénomène du kidnapping. L’engagement public de tous les secteurs de la vie nationale aux côtés des forces de l’ordre est le seul moyen de lutter efficacement contre ce fléau. « Nous travaillons étroitement avec les autorités haïtiennes pour soutenir et renforcer leurs capacités en ce domaine, par l’appui de nos experts de la cellule anti-kidnapping, par la préparation et l’exécution d’opérations conjointes PNH/MINUSTAH, par la mise en service de deux numéros gratuits (le 113 MINUSTAH et le 114 PNH), et par le renforcement constant de notre collaboration avec la Police Nationale », a indiqué le Représentant spécial du Secrétaire général en Haïti, M. Hédi Annabi. La MINUSTAH a demandé aux Etats-membres de l’Organisation des Nations Unies (ONU) de mettre à sa disposition des experts supplémentaires afin de renforcer ses capacités d’appui à la PNH dans la lutte contre le kidnapping. Dans l’intervalle, la Mission continuera à coopérer étroitement avec la Police Nationale et avec tous ceux qui sont prêts à se mobiliser contre le kidnapping. Elle encourage la population à redoubler de vigilance et à fournir des informations permettant à la Police de prévenir de nouveaux cas de kidnapping, de libérer des victimes, d’arrêter des kidnappeurs et de les traduire en justice. C’est seulement dans ces conditions qu’il sera possible de contenir ces activités criminelles, de mettre fin à l’impunité et de gagner, à terme, la bataille contre le kidnapping.La MINUSTAH salue la mobilisation de la population haïtienne contre le kidnappingtolérer une telle attitude. Il exprime toutefois le souhait que la direction générale de la PNH rectifie le tir pour permettre aux parlementaires d’avoir les informations demandées. Le vice-président de la commission/justice, Louis Jeune Levaillant, a estimé que” l’attitude de M. Andrésol prouve que les autorités haïtiennes n’accordent aucune importance aux problèmes cruciaux auxquels Haïti fait face actuellement et montrent un mépris total à l’égard de la population représentée par le parlement.” On se sert généralement du parlement quand il s’agit de voter des lois, mais quand vient le moment de rendre des comptes, il y a toujours des réticences, a-t-il encore déploré. Cependant plusieurs autres députés ont fait savoir que le chef de la police n’avait aucune obligation de répondre à la convocation de la chambre, ses chefs hiérarchiques étant démissionnaires après le vote de censure infligé au premier ministre Jacques Edouard Alexis. Le deputé Fritz Emmanuel Bourjolly a toutefois admis que les responsables de la PNH peuvent toujours accepter de rencontrer les députés dans le cadre d’échanges sur des sujets donnés. AHP LUTTE CONTRE L’INSECURITE

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Mercredi 11 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 20 Page 9 Port-au-Prince, Haiti — Thousands of book-loving Haitians momentarily forgot kidnapping and insecurity as they searched booth after tented booth for books by their favorite Haitian authors at the Livres en Folie, or book fair. The event, offering books at discounted prices, is held annually on Fete Dieu, or Feast of the Tabernacle, a national religious holiday, occurring this year on May 22. It is perhaps one of the most remarkable happenings in this Caribbean nation. Even more moving is the fact that among the thousands attending are young people who save their money to purchase books for their own small, self-run libraries called Biblioteque des Jeune. In a country where books are treasured, even magazines survive for lifetimes. This year there were hundreds of new titles by some 800 Haitian authors to choose from. They ranged from children’s books to those on Haiti’s environment, economics, high costs of living, poetry, politics, history and novels, most of which had aHaiti’s Book FairBernard Diederich a participé à la dernière édition de la foire Livres en Folie, à Port-au-Prince, où il a signé son nouvel ouvrage “Le Trophée” sur les élections haïtiennes de 1957. Il livre ses impressions dans cet article paru dans le Miami Herald. Haitian theme. While the totals for this year are not yet known, at last year’s fair 21,000 books were sold. All cross section of Haitian society stood in line before publisher’s tents to purchaser their favorite books, then stood in line again to have them signed by some 60 Haitian authors who sat at tree shaded long tables on hard chairs from 10 a.m. until the fair ended at 5 p.m. Among the diverse array of authors were the whitebearded poet Francketienne; Leslie Manigat, a former president and prolific historian; and Marc Bazin, a former prime minister and onetime World Bank economist who believes he has the key to Haiti’s development. Peter Frisch in charge of Haiti’s oldest publishing house, Editions Henri Deschamps, mothered his authors – including this one – presenting them with pen and umbrella along with a plea for rain. Tunisian-born, Hedi Annabi, who heads the United Nations Stabilization Mission (Minustah) peacekeepers in Haiti returning from a trip to the provinces, discovered the fair and purchased a reprint of Jacques Roumain’s masterpiece, Gouverneurs de la Rosee (1944). For those tired of waiting? For the four days preceding it, people could purchase books online on the website of Unibank. Discount were 50% if you purchased using Unibank creditcard (Unicarte). Otherwise it was 40% discount. It was the same at the fair. If you paid cash, by check or using another creditcard, you had 40% discount. If you paid your purchase using a Unicarte, you got a 50% discount. There were 6 publishers involved with their own stands: Maison Deschamps, Educavision (represented by Maison Deschamps) Presses Nationales d’Haiti, Editions Choucoune, Editions Fardin and Le Nouvelliste (L’Imprimeur Le Nouvelliste began printing books for authors— publishing at their own expense—25 years ago). You also had Communication Plus, a distributor of books published by individual authors at their own cost. The fair was held on the grounds of the expansive Parc Historique de la Canne a Sucre, a rehabilitated 18th century sugar mill in sight of the gigantic new United States Embassy at Tabarre on the outskirts of Port-au-Prince. Rene Max Auguste, who manages the Park next door to his furniture and appliance store, personally supervised the pressing of sugar cane into juice as well as the disposal of the day’s tons of garbage. His mother, Hilda, who built the park in memory of her deceased daughter, was there with other members of her family. The Augustes, whose family owned the land, include among their ancestors Tancrete Auguste, Haitian President in 1912-13. The fair, now in its 14th year, is the brainchild of Max Chauvet, a fourth generation publisher of the 110year-old evening newspaper, Le Nouvelliste and Carl Braun head of UNIBANK, a major sponsor of the event. Other sponsors include Barbancourt, Haiti’s famous rum. Livres en Folie began at La Promenade, Place Saint Pierre (where the book store La Pleiade is located). It became too big for that site, it moved for 2 years in Club Bellevue, before moving to the Parc Historique de la Canne à Sucre, because in Bellevue parking was a major problem and caused serious traffic problems. At closing, the park remained filled with book lovers, some of whom could not afford books so read them from the shelves. (The writer signed his own new book, Le Trophee ,which details the fight for the Haitian presidency in 1957 that brought Papa Doc Duvalier to power.) Bernard Diederich également l’auteur de “Papa Doc et les Tontons Macoutes” et de divers autres ouvrages sur Haïti (photo Eugène Robenson)LITTERAIRE

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Page 10 Mercredi 11 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 20 Le Marché en fer finira-t-il comme l’Ancienne cathédrale ?(MARCHE ... suite de la 1ère page) totalement dans les flammes, n’est-ce pas, et qu’on n’en entende plus parler. A l’instar de l’Ancienne cathédrale, deux fois centenaire (construit en 1720), où Sonthonax aurait prononcé le premier décret de libération (de fait) des esclaves de Saint Domingue et Toussaint Louverture son terrible message aux mulâtres du Sud avant d’envoyer contre eux toutes ses forces sous la direction de ce diable de Dessalines. Le plus beau fleuron de l’architecture haïtienne du 18e siècle, communément appelé l’Ancienne cathédrale, a été incendié à ras sol par des émeutiers qui en voulaient à l’ex-Archevêque de Port-au-Prince, Mgr. François Wolf Ligondé, pour ses prises de position produvaliéristes et pour avoir paru conspirer ouvertement pour le renversement du président fraîchement élu Jean Bertrand Aristide, lui-même un ancien curé. C’était le 7 janvier 1991 après l’échec d’un coup d’état conduit par un duvaliériste notoire, le Dr Roger Lafontant, pour empêcher la prestation de serment de celui qu’on appelait lors le premier président d’Haïti démocratiquement élu.Témoignage vivant de nos luttes …Le site depuis est resté vide, abandonné aux herbes sauvages et aux squatters. Il n’y eut aucune velléité de reconstruire un édifice aussi riche de significations pour l’histoire nationale et témoignage vivant de nos luttes pour l’indépendance et pour conquérir notre souveraineté et la garder. Et aussi sur le plan universel, un trésor de l’architecture de style roman. Dans un autre pays plus soucieux de son patrimoine et des leçons qu’il détient pour les générations successives, on eut agi différemment. Des villes entières rasées par les bombardements de la Seconde guerre mondiale ont ressuscité. Pareil au Vietnam. Etc. Aujourd’hui même le vieux palais national qui disparut dans une explosion le 8 août 1912 dont fut victime le président Cincinnatus Leconte, qui n’aurait pas été reconstruit pour offrir au regard (et aux ambitions irrépressibles de nos politiciens) ce joyau d’un blanc argenté, notre seul et unique, planté au coeur de la capitale haïtienne, et s’il vous plait œuvre d’architectes natif-natal . Nous n’avons tout bonnement plus les moyens de pareille entreprise. Ni la volonté morale. Car le Marché en fer, contrairement à l’Ancienne cathédrale, n’a pas disparu dans les flammes. La construction s’est effondrée (plus précisément son aile gauche, celle qui donne vers le nord de la ville – et récemment visitée par le romancier français Dominique Fernandez en quête de consultations cabalistiques lorsqu’il écrivait son « Jérémie ! Jérémie ! »). Mais les deux tiers de l’édifice restent intacts. Dont le sommet à 4 tourelles, comme des minarets dans le style arabe ou byzantin. Plutôt qu’un marché, il s’agissait à l’origine d’une gare fabriquée en France pour la capitale égyptienne, Le Caire. Cependant les structures métalliques n’ont pas disparu (en tout cas pas encore) ni fondu. Une simple promenade sur les lieux du sinistre, c’est une plongée accomplie à travers l’âge de l’architecture en fer qui donna la Tour Eiffel et des centaines de constructions exportées par la France de par le monde, dont Mexico City, Portau-Prince, Jacmel, Cap-Haïtien etc.En attendant les voleurs de métaux …Les pylônes en fonte (et datés) et les larges plaques métalliques, certaines travaillées comme de la dentelle, s’entassent les uns sur les autres comme après une terrible bataille, dans un désordre gigantesque, mais qu’une équipe entraînée de techniciens des travaux publics et en conservation de monuments eût tôt fait de mettre à l’abri. En attendant qu’une décision soit prise sur l’avenir du bâtiment. Mais jusqu’à présent, rien. Nous n’avons constaté aucune protection particulière, y compris au regard de la multitude des petits marchands et de leurs clients qui occupent toutes les rues avoisinantes. En attendant que les voleurs de métaux viennent nous en débarrasser ! Il y a là de quoi remplir deux usines de recyclage métallique en Chine qu’on donne pour être la destination favorite des vols de cuivre et de fer qui font rage en Haïti comme ailleurs. Nous parions que dans moins d’un mois, il ne restera plus un bout de fer – pas un clou sur l’emplacement de l’aile gauche du Marché Hyppolite. Alors on élèvera quelques murs mal alignés en blocs ou en maçonnerie pour la remplacer. Et le tour est joué. Comme ce fut déjà le cas aux anciennes douanes qui avec le marché constituaient un même ensemble en hommage à l’âge du fer.Le vide fait autour de lui le vide …Mais que peut-on espérer d’autre ? Il est évident que le pays n’a plus les mêmes compétences. A moins de les faire venir de l’étranger. Il doit exister plein d’équivalents du Marché Hyppolite de par le monde. Donc la technique existe. N’oublions pas que c’était des constructions préfabriquées. Mais encore faut-il avoir la volonté. Et l’ambition. Haïti ne semble avoir aujourd’hui ni l’une ni l’autre. Non, nous n’avons ni l’une ni l’autre. Point final. Nous n’avons rien … que le vide. Et quoi d’étonnant si le vide crée le vide. Et que le vide fasse autour de lui le vide. Comparé aux époques passées qui ont créé toutes ces entreprises que nous sommes en train de laisser mourir aujourd’hui sans appel, un seul mot vous vient : Haïti n’existe plus. Mais ce n’est pas tout et nous faisons maintenant référence aux propositions pour un plan (voir MARCHE / 11) PATRIMOINEUne semaine après l’incendie (photo HEM) L’Ancienne cathédrale dans le Port-au-Prince des années 30

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Mercredi 11 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 20 Page 11 de politique culturelle, un livret reçu du Ministère de la Culture et de la Communication, daté de Mars 2008, et qui parlant du patrimoine national nous dit avec justesse : « il existe une zone tangible ou matérielle (…) avec ses expressions physiques telles par exemple les monuments, centres historiques urbains, les objets et biens meubles ; mais il y a cet autre espace (…), l’espace humain et intangible, constitué par les traditions, les coutumes, les façons de faire et d’agir, par l’exercice de la pensée et les pratiques culturelles les plus diverses. »« Un appareil d’Etat cohérent et fort » …A travers ces réflexions, l’équipe de l’actuel ministre de la Culture, Eddy Lubin, dresse un bilan sans complaisance des réalisations à date de ce ministère. Pour aboutir à cette conclusion : « la mentalité d’assistance sans engagement réel et sans contrepartie effective n’aboutit qu’à une culture de la dépendance qui ne peut constituer un vrai partenariat. » Nous ajoutons : ni un vrai patrimoine national. Conclusion : il faut une refondation du ministère de la Culture, en prenant en considération tous les champs (tangibles et intangibles) recouvrant la notion de patrimoine national et tous ses aspects (pas seulement ethnographique, voire de propagande, mais aussi formation permanente des cadres, du centre à la section rurale la plus reculée, et la maîtrise des instruments culturels aussi bien ceux de notre passé que les plus modernes) … n’avons de chance d’être nousmêmes que si nous ne répudions aucune part de l’héritage ancestral. » Cependant pour atteindre ce but, il faut « un appareil d’Etat cohérent et fort, cohérent dans l’articulation des différentes entités (…) et fort dans sa capacité à effectivement réguler la dynamique de ce champ. » Nous avons bazardé les symboles tangibles, parmi lesquels l’Ancienne cathédrale de Port-au-Prince et aujourd’hui le Marché en fer que la présence de quelques petits extincteurs artisanaux sur place aurait pu épargner à la rage aveugle de l’incendie du 30 mai.Cultes fanatiques et culture de masse, même menace …Or les symboles intangibles, évoqués par le document du ministère de la Culture, ne seraient pas moins menacés aussi. D’abord par l’entreprise délibérée de ces cultes fanatiques qui nous sont envoyés (délibérément ou non) de l’étranger. Mais surtout par la grande vague de la globalisation appelée encore culture de masse. Mais c’est de ne pasLe Marché en fer(MARCHE ... suite de la page 10) Hillary Clinton se rallie à Obama aprèsune résistance faroucheWASHINGTON, 7 Juin Première femme à briguer la Maison blanche, Hillary Clinton a jeté l’éponge samedi, au terme de cinq mois de primaires acharnées dans le camp démocrate, pour finalement se ranger le Parti démocrate est une famille et le moment est maintenant venu de renouer les liens qui nous unissent et de nous rassembler”, a déclaré la sénatrice de sorte que le sénateur Obama soit le prochain président”. “Je demande à chacun d’entre vous de se joindre à moi pour travailler aussi durement pour métis, affirmant: “Nous ferons l’Histoire ensemble.” Des huées ont parfois accueilli le nom d’Obama dans l’assistance, mais Hillary Clinton a reconnu que le temps était venu, après une campagne âpre et derrière son rival Barack Obama, premier candidat métis à la présidence américaine. “Je l’appuie et je lui apporte mon soutien plein et entier. Nous ferons l’Histoire ensemble”, a déclaré l’ex”First Lady”, en invitant les 17 millions de sympathisants qui ont voté pour elle lors des primaires à se rallier à la candidature du jeune sénateur de l’Illinois pour permettre aux démocrates de reconquérir la Maison blanche. “Cela a été un rude combat, mais New York devant quelque 2.000 de ses partisans réunis au National Building Museum de Washington. Barack Obama, qui avait remporté dès mardi la majorité des délégués à la convention démocrate organisée fin août à Denver pour entériner sa candidature face au républicain John McCain, Barack Obama que vous l’avez fait pour moi.” “DE L’ÉLÉGANCE ET DU CRAN” En présence de son mari, l’exprésident Bill Clinton, et de leur fille Chelsea, au bord des larmes, l’ex-candidate à la présidence, qui avait lancé sa campagne dès janvier 2007, n’a pas semblé ménager son soutien à son rival n’était pas présent lorsque Hillary Clinton, qui nourrissait l’ambition d’être présidente depuis ses années étudiantes, a rendu les armes. Tout faisant valoir qu’elle ne faisait que “suspendre” sa campagne, Clinton a promis d’”oeuvrer de tout son coeur pour faire en rugueuse au sein du camp démocrate, de mettre de côté les divergences et de se concentrer sur la victoire contre les républicains en novembre. Obama, qui, assuré depuis quelque temps de sa victoire dans la course à l’investiture démocrate, tentait de jeter des ponts avec le camp de sa rivale, s’est déclaré “ravi et honoré” de son soutien sans équivoque et a rendu (voir HILLARY / 16)L’EVENEMENT INTERNATIONALMais précision : « Nous (voir MARCHE / p. 12) trouver un autre mot que celui Hillary Clinton annonce son retrait de la course Barack et Michelle Obama après les dernières primaires victorieuses

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Page 12 Mercredi 11 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 20 Intérêts !« Il est impossible de faire entendre raison à ceux qui ont adopté une façon de penser conforme à leur intérêt.» Pape Clément XIV Chez nous, chères amies et chers amis lecteurs, rien n’est prévisible. J’ai été amené à l’admettre au vu de ce qui se passe ces derniers jours dans le pays. Du choix d’un PM, passant par sa désignation jusqu’à sa ratification, nul ne peut prédire l’issue finale du processus, vu les chocs d’intérêts qui se produisent (idéologiques, économiques, épidermiques, claniques, politiques). Cette imprévisibilité, fruit du choc d’intérêts particuliers, nuit au pays et entrave sa transformation et, quoique l’on soit conscient du tort causé au pays, aucun effort sérieux n’a été entrepris pour en faire autrement. « L’intérêt », chez nous, adopte des visages différents, suivant le moment ou l’enjeu et en fonction des différents acteurs en présence. Quelqu’un eut à voir le spectre de la corruption en le définissant comme « le poids des forces de la corruption » sans se rendre compte que nous avons fait d’Haïti un pays dans lequel « l’intérêt », ou le « choc des intérêts particuliers », module la condition de « vainqueurs », ou de « vaincus ». Enfin, « l’intérêt », chères amies et chers amis lecteurs, est, d’après les « définisseurs de mots », « le souci exclusif à ce qui est avantageux pour soi ». N’était-ce l’utilisation du mot « exclusif », je dirais que cette définition correspond à une approche « normale » de l’intérêt. La nature humaine semblerait privilégier des comportements tendant à rechercher le bien-être personnel si cette recherche contribue au « bien-être collectif » et serve à l’avancement de la « communauté ». C’est « l’intérêt personnel » qui nous porte à participer à la production de biens et richesses, en fonction de nos besoins, suivant nos attentes, d’après notre « projet personnel de vie ». De l’intérêt de « l’individu » dépend la survie du « groupe ». Cependant, en se transformant en « souci exclusif de ne penser qu’à soi, au détriment de l’autre », l’intérêt devient « handicap », se transforme en « entrave », et empêche l’avancement du « groupe ». Nous rentrons alors dans le domaine de « l’antisocial ». Voilà ce qui se semble se produire actuellement chez nous, car, ces derniers temps, en Haïti, les comportements individuels semblent dépendre de ce souci exclusif de l’Haïtien, de ne penser qu’à ce qui lui soit avantageux rien qu’à lui, en se foutant pas mal, du « non fonctionnement » de la collectivité. Une autre définition, lue quelque part, disait que l’intérêt était « … l’attraction ou la préférence d’un individu vers un objet susceptible de contribuer à la satisfaction d’un besoin, d’une tendance, soit directement, soit par éloignement.» Cette définition correspondrait à ce qu’un ami du CRABE dénomme « définition light ». On l’accepterait tous volontiers. Dans les « grands pays », l’intérêt revêt un caractère spécial. Il peut être particulier ou collectif, mais il facilite toujours l’avancement du groupe. Je n’ai pu m’empêcher de relever ce passage des réflexions du « Conseil d’Etat », en France : « … Ce n’est qu’au XVIIIe siècle que l’idée d’intérêt général a progressivement supplanté la notion de bien commun, aux fortes connotations morales et religieuses, qui jusque-là constituait la fin ultime de la vie sociale. Depuis lors, deux conceptions de l’intérêt général s’affrontent. L’une, d’inspiration utilitariste, ne voit dans l’intérêt commun que la somme des intérêts particuliers, laquelle se déduit spontanément de la recherche de leur utilité par les agents économiques. Cette approche, non seulement laisse peu de place à l’arbitrage de la puissance publique, mais traduit une méfiance de principe envers l’Etat. L’autre conception, d’essence volontariste, ne se satisfait pas d’une conjonction provisoire et aléatoire d’intérêts économiques, incapable à ses yeux de fonder durablement une société. L’intérêt général, qui exige le dépassement des intérêts particuliers, est d’abord, dans cette perspective, l’expression de la volonté générale, ce qui confère à l’Etat la mission de poursuivre des fins qui s’imposent à l’ensemble des individus, par delà leurs intérêts particuliers. » Avons-nous en Haïti une mauvaise conception de l’intérêt ? Quel est le vrai problème ? L’occupation ? L’intervention ? Les dirigeants ? La bourgeoisie ? Les élites (politiques, intellectuelles, économiques) ? La classe moyenne ? La Communauté Internationale ? La conjoncture internationale ? Ou bien sont-ce nos intérêts personnels, divergents, qui, s’éloignant de plus en plus de la « réalité commune » n’arrivent pas à converger vers l’intérêt collectif ? Chères amies et chers amis, ces mots de Obama, l’homme du moment qui peut se transformer, si les « vents continuent à lui être favorables », en « l’homme qui peut incarner les nouvelles réalités mondiales de ce nouveau siècle », semblent traduire ce que je viens de dire : « … Je suis profondément convaincu que nous ne pourrons résoudre les défis de notre époque si nous ne les résolvons pas ensemble – si nous ne perfectionnons pas notre union en comprenant que nous pouvons avoir des histoires différentes, mais que nous entretenons les mêmes espoirs ; que nous pouvons avoir un aspect différent et ne pas tous venir du même endroit, mais que nous voulons tous aller dans la même direction – vers un meilleur avenir pour nos enfants et nos petits-enfants. » Oscar Germain germanor2005@yahoo.fr Mai 2008LIBRE PENSEE Un Haïtien décoré pour ses bons et loyaux services par le Président Sarkozy Le journal officiel du gouvernement de la République française en date du 17 Mai 2008 a fait état de la nomination par le président de la République, M. Nicolas Sarkozy, de notre compatriote Maximin Emile DUBRENAT au grade de chevalier de l’ordre national du mérite. Il n’est pas le premier compatriote à avoir reçu cette promotion de la part des autorités françaises. Une telle distinction récompense en général une personne et son parcours professionnel fait de loyauté, de dévouement aux autres, bref qui a largement contribué au rayonnement de la France. Ainsi notre compatriote a su apporter un savoir faire non négligeable non seulement dans le domaine de l’amélioration de la situation des personnes handicapées mais aussi dans les différents services sociaux où il a travaillé. Arrivé en France au début des années soixante-dix avec une bourse pour effectuer des études supérieures, dans un premier temps, il a opté pour la vie monastique au grand séminaire des ordres cisterciens où il a reçu une solide formation. Très vite il a bifurqué pour des études en agronomie avec l’objectif de promouvoir en tant que missionnaire cette discipline dans les zones rurales dans son pays d’origine. Cet originaire de Gros Morne, dans l’Artibonite, a fait l’essentiel de sa carrière en France. Aujourd’hui marié, père de famille, membre actif de plusieurs associations de parent d’élèves, pendant plusieurs années il occupe le poste de président de l’union départementale d’un syndicat dans la section de l’enfance inadaptée. A coup d’efforts, Maximin Emile DUBRENAT a su gravir les échelons et s’imposer comme l’une des personnes ressources en matière de l’enfance inadaptée. Avec des arguments solides, il est l’un de ceux qui ont pu convaincre l’Etat et les institutions régionales du bien-fondé de la profession d’« éducateur spécialisé » comme un des dispositifs clé dans le processus de réinsertion des personnes en difficulté. Par ailleurs, après de solides études en éducation spécialisée couplées d’études en management, droit et administration publique, notre compatriote est prêt pour de nouvelles missions, toujours dans le domaine social. Dans la foulée, il est nommé à la direction de la DASS et affecté à la circonscription d’interventions sanitaires et sociales de Compiègne (Oise). Sa brillante carrière dans le domaine de la prévention sociale se poursuit et depuis 1988 il est responsable de circonscription d’interventions sanitaires et sociales de la ville de Compiègne. Titulaire de la médaille d’honneur régionale départementale et communale, il vient d’entrer dans le club très fermé des titulaires du grade de Chevalier, décerné en général à des citoyens français qui ont apporté une contribution reconnue. Maximin Emile DUBRENAT de culture. A l’heure où nous célébrons l’année Hector Hyppolite, toutes ces considérations ne sont pas de trop. Voici un pauvre paysan, analphabète, vo-douisant pratiquant, qui a vu un pinceau et une toile pour la première fois à plus de 50 ans (qui ne pouvait sûrement pas dire quel était son âge comme la grande majorité dans notre pays) et dont les œuvres trônent aujourd’hui dans les plus grands musées et chez les plus grands collectionneurs de la planète. Haïti n’existe pas sans son patrimoine, tangible et intangible. Ne le laissons pas continuer à disparaître ainsi. C’est notre seule richesse (au singulier comme au pluriel). Regardez la France ou comment un pays de 70 millions d’habitants peut continuer à projeter son image sur les plusieurs milliards d’habitants de la planète. Mais pour cela, il nous faut des gouvernements « cohérents » (dans leur pensée) et « forts » (dans leur volonté d’arrêter d’abord cette chute libre et d’amorcer un vrai démarrage). On n’a pas du tout ce sentiment pour l’instant. Haïti en Marche, 7 Juin 2008Le Marché en fer(MARCHE ... suite de la 1ère page)

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Mercredi 11 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 20 Page 13 Le Manolo InnLe Manolo Inn à Petite Rivière de Nippes Téléphones : 566-5361 / 401-7108 / 514-0304 E-mail : lemanoloinn@mac.com Internet disponible pour les clientsDANS LES NIPPES•Des kilomètres de plage •Chambres tout confort avec air conditionné et Salle de bain attenante •Cuisine du terroir préparée par un « Grand Chef » •Le Saut du Barril •Le Palais de Sudre Dartiguenave à Anse à Veau •La Petite Eglise de Petit Trou datant de du 17ème siècle… Chaque matin, captezMélodie Matin sur 103.3FM Lucas Super Market 14750 N.E. 6th Avenue 305 940 9902 Maxisound 11854 West Dixie Highway 305 895 8006 B & L Supermarket & Produce 12040 West Dixie Highway 305 893 0419 Danilos Restaurant 3760 N.E. 3rd Avenue 954 781 2646 Christephanies 581 BC East Sample Road Pompano Beach, Fl 33064 Tél 954 781 2500 Classic Teleco 203 S.E. 2nd Avenue Delray Beach Fl 33183 Our Lady Bakery 102 S.E 2nd Avenue Delray Beach, Fl 33444 561 272 3556 Eclipse Communication 9290 S. W. 150th Avenue Suite 104 954 380 1616 POINTS DE VENTE HAITI EN MARCHE Depi nou bezwen kay rele VISION MORTGAGE BANK, INCEVENS HILAIRELoan Consultant 12788 West Dixie Hwy, Miami, Florida 33161 Phone: (305) 891-2225 • Fax (305) 891-2559 • Cell (786) 285-0384 take out and delivery8267 N Miami Avenue, Miami, Florida 33150 Tel. 305-757-6408BEL FOUCHET Votre rendez-vous à Jacmel ?LA JACMELIENNELA JACMELIENNERUE STE ANNE # 71 • Tél.… 288-3451-52 hoteljacmelienne@hotmail.com • hoteljacmelienne@yahoo.frNous sommes en plein cœur de la ville, mais sur la plage. Chez nous, le bruit des vagues vous berce nuit et jour ! C’est aussi un lieu idéal pour tables rondes, séminaires, ateliers de travail… mais aussi pour réceptions et festivals de toutes sortes. Nos chambres ont toutes l’air conditionné, et leur balcon donnant sur la mer… Notre cuisine typique saura vous faire connaître et apprécier les mets délicieux du Sud-Est… Et le bar donnant sur la Piscine. Pour vos réservations : PETITES ANNONCESCuba légalise les opérations de changement de sexeCUBA (AFP) Cuba a légalisé les opérations chirurgicales de changement de sexe, a annoncé vendredi à l’AFP le Centre national d’éducation sexuelle (Cenesex), dirigé par Mariela Castro, la fille du président cubain Raul Castro. Nouveau signe d’assouplissement du régime cubain, les opérations de changement de sexe ont été autorisées par un décret signé la semaine dernière par le ministre de la Santé, José Ramon Balaguer. chargée des personnes transexuelles contrôlera ce type d’intervention chirurgicale qui sera effectué par le “système national de la Santé publique”, a indiqué le Cenesex. Sexologue de formation, Mariela Castro dirige depuis a lancé en mai une importante campagne contre l’homophobie, avec l’appui officiel de son père et du parti communiste cubain (PCC). Plus d’une centaine de Cubains ont officiellement demandé aux autorités à être inscrits comme transexuels depuis 1979, a-t-elle récemment indiqué à la revue Bohemia. Vingt-sept d’entre eux “bénéficient d’un traitement hormonal” et peuvent subir une opération de changement de sexe “si les conditions de santé le permettent et s’ils le souhaitent”, a-t-elle précisé. Cette décision, à l’étude depuis 2005, intervient au moment où le régime cubain a pris, sous la houlette de Raul Castro, plusieurs mesures de libéralisation, comme l’autorisation d’acheter un téléphone portable ou un ordinateur. Dans les années 60, les homosexuels étaient considérés comme des marginaux par le régime cubain et certains se retrouvaient reclus dans des camps de travail. Une Commission nationale Dr Raymond GaySpécialiste pour enfants certifié du CanadaHôpital Ste Justine pour les enfants Hôpital Maisonneuve-Rosemont de Montréal, P. Q.35, Rue Seymond Pradel, Jacmel, Haïti, W.I. B.P. 98, HT 9110, Jacmel, Haïti Tél.: (509) 3685-8432 | 3404-4905 • E-mail: raymondgay8@hotmail.com HEURES DE CONSULTATION: MARDI JEUDI 8H-10H SUR RENDEZ-VOUS: SAMEDI 8H 12H

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Page 14 Mercredi 11 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 20 DEPATMAN TRAVO PIBLIKA V I P I B L I KREYINYON KOMINOTÈ AMELYORASYON PEYIZAJ WOUTYE VENETIAN CAUSEWAY PWOJÈ NIMEWO 662519Yap avize piblik la ke Depatman Travo Piblik Konte Miami-Dade pral fè yon reyinyon kominotè sou koze pwojè ki mansyone-a jou jedi 19 jen 2008, apati 6:30 nan lapremidi rive 8:00 diswa, nan Botanical Garden ki chita nan 2000 Convention Center Drive, Miami Beach, Florida 33139, anfas Hall "D" nan Miami Beach Convention Center. Manm lòt konsèy kominotè ak lòt ofisyèl eli gen dwa vini nan reyinyon an. Rezon ke yap fè Reyinyon sa-a se pou bay piblik la opòtinite pataje opinyon yo sou pwojè an sou plan desen ki pwopoze pou travo amelyorasyon wout Venetian Causeway a. Limit yo ki etabli pou pwojè a enkli Venetian Causeway sòti Biscayne Island nan Vil Miami rive Belle Isle nan Vil Miami Beach, esepte pon yo. Longè wout ki tonbe anba pwojè a se apeprè 1,3 mil. Plan desen yo enkli dè twotwa, koub ak egou, monte mitan wout la pi wo, wout bisiklèt san dekoupe, paking paralèl, amelyorasyon drenaj, make ak trase asfalt la ak siy lari yo, limyè siyalizasyon santre anlè, ekleraj woutye, ak peyizaj. Plan yo, chema yo, desen yo ak tout enfòmasyon sou pwojè a ap disponib pou piblik la revize nan lokal kote reyinyon an pral fèt la apati 6:30 diswa jou reyinyon an menm. Reyinyon an ap divize an de pati. Premye pati Reyinyon Kominotè an pral bay moun ki prezan yo chans pou gade ekspozisyon yo ak plan yo, epitou yo va gen chans diskite pwojè an ansanm ak ekip anplwaye Depatman Travo Piblik yo. Nan dezyèm pati an, ki sipoze koumanse a 7:00 p.m., pral genyen yon prezantasyon tou kout de pwojè an ak yon sesyon kòmantè piblik apre prezantasyon an. Pou enfòmasyon sou pwojè an, oswa pou mande aranjman espesyal, jan Lwa Ameriken Enfim 1990 egzije a, tanpri kontakte Ms. Lana Moorey, P.E., Manadjè Pwojè, nan (305) 375-2863 oswa Mr. Leandro Oña, P.E., Chèf, Divizyon Otowout, Depatman Travo Piblik, nan (305) 375-1909, Konte Miami-Dade, 111 NW First Street, Suite 1510, Stephen P. Clark Center, Miami, Florida, 33128-1970. Demann pou aranjman espesyal dwe fèt anvan reyinyon Kominotè an. Moun ki ta renmen soumèt dè deklarasyon alekri ak de lòt ekspoze nan plas oswa ansanm ak deklarasyon aloral yo, kapab fè sa nan reyinyon an oswa voye yo pa lapòs nan atansyon Ms. Lana Moorey, P.E., anvan jou reyinyon an. Tout enfòmasyon ke yo resevwa alekri pral fè pati de rejis Reyinyon Kominotè an. Barack Obama: la déconstruction virtuelle des baraquesLarose Vernet ‘Je ne suis pas opposé à toutes les guerres. Ce à quoi je suis opposé, c’est à une guerre stupide..., à une guerre irréfléchie. Je sais que même une victoire contre l’ Irak entraînera obligatoirement une occupation américaine d’une durée indéterminée, d’un coût indéterminé, avec des conséquences indéterminées. Je sais qu’une invasion de l’ Irak sans raison claire et sans solide soutien international ne fera que jeter de l’huile sur le feu au Moyen-Orient, encouragera les pires tendances dans le monde arabe et renforcera Al-Qaida.’ Discours de Barack Obama prononcé à Chicago le 2 octobre 2002. Parmi les caractéristiques attribuées à Barack Obama, figure l”inclassable dû au fait de sa capacité à transcender toutes les catégories du politiquement correct. Candidat noir, afro-américain, métis, qui vient de faire l’ histoire au titre de premier candidat de couleur à être investi par l’un de deux grands partis politiques des États-Unis en vue participer aux élections présidentielles. Pourtant ce profil ne correspond pas aux traits des Afro-américains. Né, en effet, à Hawai le 4 août 1961, d’un père noir kényan et d’une mère blanche originaire du Kansas. Je le place plutôt dans la catégorie des affranchis universalistes et transclassistes, dans la lignée de Toussaint Louverture et de Jean-Jacques Dessalines et non des affranchis particularistes, tels Ogé et Chavannes qui sont des esclavagistes. Tout comme ceux-là, il se retrouve dans droit souvent introuvable mais incontournable, constitutionnellement. du pasteur Jeremiah Wright qui, lui , est un adepte de la théologie de la libération des Noirs. Cependant pour le candidat du parti démocrate à la présidence des ÉtatsUnis, un contitutionnaliste,premier de sa promotion à Havard et un diplômé en relations internationales de l’Université de Columbia, la constitution américaine contient une réponse à la question de l’esclavage, c’est l’idéal de l’égalité des citoyens devant la loi; et ce 150 ans après Abraham Lincoln, un avocat de l’État de l’IIlinois, Obama y est sénateur, agissait pour unifier une nation divisée par l’esclavagisme. Le parallèle est saisissant entre les deux époques. Trois éléments sont très parlants. Le gouverneur général à vie Toussaint Louverture et le général en chef de l’armée indigène, Jean-Jacques Dessalines durent affronter l’expédition de Napoléon commandée par Leclerc et Rochambeau en vue de rétablir l’ esclavagisme. Des similitudes existent entre cellelà et l’expédition de George W. Bush en Irak, sa guerre préventive et la position de Barack Obama sur la faisabilité de cette intervention. Le deuxième se réfère à la problématique de garantir l’universalité de l’égalité,dans une société post-esclavagiste. Pour Toussaint Louverture, c’est d’être Français, pour l’empereur Jacques 1e,il s’agit d’advenir patriotiquement noir,la naturalité octroyée aux Polonais et aux Allemands qui s’étaient ralliés aux troupes révolutionnaires et pour Barack Obama, c’est d’être Américain et non de race HISTOIRE D’HAITI LA NÔTRE …LIVRES.Quelle est l’originalité de cette « HISTOIRE D’HAITI LA NÔTRE »? .R : L’originalité de cet ouvrage peut être caractérisée sous plusieurs aspects. D’abord une approche effectuée dans une perspective proche de la psychologie expérimentale où diverses enquêtes sont menées tant du côté de l’ethnographie, de la sociologie que des comportements des pouvoirs nationaux, des tractations internationales, des politiciens opposés à tel ou tel autre pouvoir. Il y a aussi les réactions de la population civile, les différentes formes de résistance populaire, la géographie physique des lieux historiques, la culture, l’apport de la mythologie à travers les luttes de libérations, les clivages sociaux, politiques, religieux etc… de la colonie jusqu’à nos jours. Cela englobe tous les éléments qui ont contribué à la construction de cette Nation. .Pourquoi cette démarche? .R : Elle nous a permis de donner à l’histoire d’Haïti un statut scientifique et nouveau en dehors de toute école de pensée. C’est ce qu’on nomme l’histoire moderne. .Cette démarche estelle acceptable comme méthode pédagogique? .R : Il y a plus de deux décennies que l’histoire comme les autres sciences a subi une profonde mutation. .Peut-on établir la raison de cette mutation? .R : a) Cela permet aux nouveaux problèmes de remettre en cause l’histoire elle-même. b)De nouvelles approches, qui non seulement enrichissent la perception des faits historiques, mais aussi modifient les secteurs traditionnels de l’histoire. c)Par une réflexion sémiotique théorique, elle permet d’élaborer des concepts spécifiques en utilisant de nouveaux objets à travers un remodelage de la linguistique afin d’apparaître dans le champ épistémologique de l’histoire. .Est-ce que cela veut dire que vous avez élaboré tout un parcours pour arriver à la conception de « HISTOIRE D’HAITI LA NÔTRE » ? .R : Certes, parce que l’histoire n’est pas seulement fondée sur des faits d’armes des grands généraux quoique de toutes les générations, à travers tout notre itinéraire historique, la verbalisation des partisans et contre partisans a pris le dessus amenant des conflits armés entre les auteurs et les acteurs de ce pays. … Heureusement l’histoire se construit aussi à partir de la pensée discursive, du monde matériel, de l’iconologie, de la mythologie et sur des images communs tout comme le vernaculaire propre au pays. Et pour conclure, on peut dire, c’est un ouvrage qui aborde à peu près tous lesaspects imaginables de la construction de ce pays d’Haïti, de l’Atlantide à 2008. C’est un ouvrage qui peut être lu très bien, comme un roman, agréable à consulter, remarquable par ses qualités didactiques. Il s’adresse aussi bien à un large public qu’aux spécialistes des sciences humaines. GJP l’histoire, à l’issue de l’affaire (voir BARACK / 16) L’adolescent Barack Obama accompagnant sa grand-mère Sarah Obama au marché du village natal de son père au KenyaTOUJOURS PLUS LOIN ! la même situation relative à la notion de race qui constitue un vice de forme: l’État de droit ne peut être audible que pour la notion de personne, le sujet de Barack Obama fit éloquemment la démonstration à Independance Hall de Philadelphie le 18 mars 2008. En son allocution sur la question raciale et

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Mercredi 11 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 20 Page 15 SPORTSEuro: le Portugal réussit son entame en dominant la Turquiechez eux par la Grèce avant de s’incliner à nouveau en finale face aux Hellènes. Sérieux à défaut d’être brillants, les hommes de Luis Felipe Scolari ont imprimé leur rythme à la rencontre face à une sélection turque trop timorée. Si l’entraîneur turc Fatih Terim innove sur la feuille de match en plaçant son milieu de terrain Hamit Altintop défenseur latéral droit, Scolari aligne l’équipe victorieuse du dernier match de préparation contre la Géorgie. Deco, de retour à Barcelone il y a 15 jours après deux mois d’indisponibilité, est présent dans son rôle de pourvoyeur de ballons pour Cristiano Ronaldo, Simao ou Nuno Gomes. Le trio offensif, étroitement surveillé, permute fréquemment pour déstabiliser la défense adverse. La plus belle occasion d’une première mi-temps largement dominée par les Portugais est à mettre au compte de Cristiano Ronaldo. Une frappe enveloppée sur coup-franc de l’ailier de Manchester United est déviée du bout des doigts par Volkan Demirel à la 37e minute. Dès la 17e minute déjà, un frisson d’effroi est passé sur le banc turc quand Pepe a cru ouvrir la marque en coupant de la tête un centre de Simao, mais le défenseur est sifflé hors jeu. Après la pause, c’est un poteau qui sauve la Turquie d’une frappe de GENEVE (Reuters) Le Portugal, l’un des favoris de l’Euro 2008 de football, a parfaitement négocié son entame du tournoi en dominant la Turquie 2-0 au stade de Genève. Le défenseur d’origine brésilienne Pepe a ouvert la marque à la 61e minute au terme d’une percée dans l’axe relayée par Nuno Gomes. Raul Meireles a doublé la mise dans les arrêts de jeu. Les Portugais prennent la tête du groupe A devant la République tchèque, victorieuse de la Suisse 1-0 un peu plus tôt en match d’ouverture. Les joueurs portugais n’ont pas répété l’erreur de leur premier match de l’Euro 2004, lorsqu’ils avaient été battus Nuno Gomes, puis une intervention de Demirel sur un tir à ras de terre de Cristiano Ronaldo entre les jambes du dernier défenseur. Mais l’inévitable survient à l’heure de jeu. Pepe perce dans l’axe, trouve le relais de Nuno Gomes et trompe Demirel d’une petite balle lobée contrée par un défenseur. Nuno Gomes trouve la transversale de la tête cinq minutes plus tard avant de sortir et de confier son brassard de capitaine à Ronaldo. Le Portugal lève alors le pied mais les Turcs n’ont pas les ressources suffisantes pour en profiter et se font corriger dans les arrêts de jeu par Raul Meireles, entré à la 82 minute, à la conclusion d’une chevauchée de Ronaldo dans le couloir gauche.Euro-2008: l’Allemagne répond présent, la Croatie sans convaincreVIENNE (AFP) L’Allemagne a entamé sa campagne pour la conquête d’un quatrième titre de championne d’Europe des nations par un succès confortable face à la Pologne (2-0), dimanche lors de la deuxième journée de l’Euro-2008, également marquée par le succès de la Croatie sur l’Autriche (10). Les Allemands, déjà sacrés à trois reprises (1972, 1980, 1996), ont gâché de nombreuses occasions pour finalement s’imposer grâce à deux buts de l’attaquant d’origine... polonaise, Lukas Podolski. Cette victoire met un terme à une mauvaise série pour la “Mannschaft”, dont le dernier succès dans un Euro remontait à 1996. Le match a été précédé par l’arrestation de plus d’une centaine de hooligans allemands, qui scandaient des slogans xénophobes et antisémites dans les rues de Klagenfurt (sud de l’Autriche). par une partie des supporteurs de la Pologne avant que les applaudissements venus des mêmes tribunes ne prennent le pas sur les sifflets. Dans l’autre match, la Croatie a remporté un succès étriqué aux dépens de l’Autriche (1-0), grâce à un penalty de Luka Modric en début de match. Dominés tout au long de la seconde période, les Croates ont rencontré de grosses difficultés pour conserver leur maigre avantage. affronteront l’Allemagne lors de leur prochain match, jeudi à Klagenfurt. Le vainqueur de cette rencontre sera assuré d’accéder aux quarts de finale. A l’inverse, le perdant du match AutrichePologne, joué à Vienne, n’aura plus aucune chance de qualification. La troisième journée de l’Euro, lundi, sera consacrée au “groupe de la mort” (C), avec au programme les rencontres France-Roumanie à Zurich (16H00 GMT) et Pays-Bas-Italie à Berne (18H45 GMT). L’hymne allemand a été sifflé Peu convaincants, les CroatesL’Allemagne frappe fort KLAGENFURT, Autriche (AP) Grâce à un doublé de Lukas Podolski, l’Allemagne a frappé fort pour son match d’ouverture de l’Euro 2008 en battant 2-0 la Pologne dimanche soir à Klagenfurt (Autriche). Cette victoire, au terme du match le plus plaisant et le plus équilibré depuis le début de la compétition, permet à l’Allemagne de prendre la tête du groupe B devant la Croatie qui a peiné pour battre l’Autriche (1-0) dimanche après-midi. Les Allemands se procuraient très rapidement une occasion en or. Tous deux partis à la limite du hors-jeu, Miroslav Klose et l’inexpérimenté Mario Gomez se présentaient seuls devant le portier polonais Artur Boruc. Klose glissait la balle à Gomez mais ce dernier était trop court pour redresser la (4e). Les deux équipes s’attachaient à jouer vite et surtout à proposer un football tourné vers l’attaque. Les Allemands étaient toutefois plus percutants et ouvraient assez logiquement le score. Suite à une passe de Gomez, Klose parti dans le dos de la défense pouvait adresser un caviar à Lukas Podolski. L’attaquant allemand d’origine polonaise concluait d’une reprise facile du pied gauche (20e). La Pologne qui avait brillé lors des qualifications en devançant même le Portugal en tête du groupe réagissait par un frappe excentrée de Wojciek Lobodzinski sans danger pour Jens Lehmann, le gardien contesté de la Mannschaft (28e). Quelques minutes plus tard, le capitaine Maciej Zurawski manquait l’égalisation en expédiant hors du cadre un centre en retrait de Lobodzinski (35e). Très animée, la partie voyait encore Gomez gâchait une balle de 2-0 à la réception d’un centre en retrait du très actif Clemenz Fritz (38e). La Pologne qui dispute la phase finale de l’Euro pour la première fois de son histoire n’entendait pas en rester là et c’est elle qui dominait le début de la seconde mi-temps. Eurebiusz Smolarek égalisait même mais son but était annulé pour un hors-jeu (63e). Pendant ce temps, le jeu allemand ne se délitait pas et restait constamment menaçant. Ainsi, Boruc devait se distinguer en détournant une superbe reprise de volée du capitaine allemand Michael Ballack (70e). Le KO n’était pas loin pour les Polonais et survenait sur une erreur de défense. Bastian Schweinsteiger piquait la balle à un défenseur, transmettait à Klose qui manquait sa frappe, et la balle qui restait dans la surface de réparation était reprise de volée par Podolski pour son doublé (73e). Peu de temps après, Roger Guerreiro, très bon depuis son entrée en jeu en seconde période, provoquait une utlime situation chaude sur le but de Lehmann, obligeant le portier allemand à intervenir en deux temps (83e) Jeudi prochain, lors du deuxième match du premier tour dans ce groupe B, l’Allemagne sera opposée à la Croatie alors que la Pologne qui a montré beaucoup de bonnes choses devrait pouvoir se reprendre en affrontant l’Autriche. AP balle dans la cage désertée par BorucEURO 2008 France Roumanie : 0-0 QUE C’EST COMPLIQUÉ Beaucoup de champions d’Europe ont commencé leurs épopées par un match nul tranquilou lors de leur premier match. Ce serait mentir de dire que les racines d’un troisième succès français à l’Euro étaient détectables dans le 0-0 concédé à la Roumanie, lundi à Zürich. Mais il faut se raccrocher au calendrier, autant qu’au reste, pour se convaincre que les Bleus vont sortir de ce groupe C très dense avec le rang dû à leur statut de finaliste à la Coupe du monde. Le reste ? Un match que le gardien roumain Bogdan Lobont a passé sans avoir à se mettre en valeur, exempt de toute occasion franche côté français. Même commentaire pour Grégory Coupet, dont la défense aussi bien collective qu’individuelle n’aura pas laissé une impression inoubliable. Avec un collectif désordonné, un 4-4-2 élastique plus que classique, l’équipe de France eut des moments de flottement sur le plan défensif et de véritable impuissante sur le plan offensif. Elle conserve aussi une vraie marge de manouvre sur le plan physique. Une montée en puissance comparable à celle de 2006 ne serait vue comme une intruse. Cela avait aussi commencé par un 0-0 fade, contre la Suisse, tiens donc. C’est un match où l’homme du match élu par l’UEFA a été Claude Makelele. Un match où il fallait colmater de partout. Il est difficile de dire combien de match la Roumanie va remporter de matches avec les vertus affichées à Zürich. Il est déjà acquis qu’elle n’en perdra pas beaucoup. Tant de prudence, du virilité et de vice peut parfois agacer. Ils ne sont pas interdits par les règlements, et la Grèce en sait quelque chose. Dans un match où Chivu a donné un bel aperçu de sa classe, on a vu Goian, Tamas, Rat, Contra, Radoi, tout ce que l’équipe de Piturca compte comme élément à vocation défensive. Mutu, remplacé à la 78e, se réserve pour plus tard. Les joueurs de l’Est portent une lourde responsabilité dans le résultat a minima des Bleus. Ils les ont contenus avec une organisation infaillible et un investissement physique considérable. Le match fut à deux doigts de pourrir après la 45e. C’est presque un miracle que cela ne soit pas arrivé avec cet arbitrage ni bon ni mauvais, juste terriblement inconstant. La première impression fut pourtant que l’équipe de France avait pris ce match par le bon bout, avec ce qu’il fallait d’allant, de justesse technique et de volonté de s’imposer comme la patronne et marquer vite. Cela ne dura guère plus de dix minutes. Par quelques tampons et des remontées de balle aussi brusques que difficiles dompter, les Roumains sont entrés dans leur match et écartant très vite des esprits français toute idée de supériorité.

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Page 16 Mercredi 11 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 20LEGAL ANNOUNCEMENT OF SOLICITATIONS MIAMI-DADE COUNTY MIAMI, FLORIDAMiami-Dade County, Florida is announcing the availability of solicitations for contract opportunities, which can be obtained through the Department of Procurement Management (DPM), from our Website: www .miamidade.gov/d pm . Vendors may choose to download the solicitation package(s), free of charge , from our Website under “ Solicit ations Online”. Internet access is available at all branches of the MiamiDade Public Library. It is recommended that vendors visit our Website on a daily basis to view newly posted solicitations, addendums, revised bid opening dates and other information that may be subject to change. Interested parties may also visit or call: Miami-Dade County Department of Procurement Management Vendor Assistance Unit 111 NW 1st Street, 13th floor, Miami, FL 33128 Phone Number: 305-375-5773 There is a nominal non-refundable fee for each bid package and an additional $5.00 handling charge for those vendors wishing to receive a paper copy of the bid package through the United States Postal Service. These solicitations are subject to the “Cone of Silence” in accordance with County Ordinance No. 98-106. Miami-Dade County has streamlined the process for accepting bids and proposals by requiring vendor affidavits only once – at the time of vendor registration. Starting June 1, 2008 , vendors will be able to provide required affidavits one time, instead of each time they submit a bid or proposal. Solicitations advertised after June 1st will require that all vendors complete the new Vendor Registration Package before they can be awarded a new County contract. Obtain the Vendor Registration Package on-line from the DPM website. hommage à sa campagne “inspirée” qui a, selon lui, fait avancer la cause des femmes. “Notre parti et notre pays sont plus forts en raison du travail qu’elle a accompli tout au long de sa vie et je suis un meilleur candidat pour avoir eu le privilège de concourir contre elle”, a déclaré le jeune sénateur. Mais Obama passe pour ne pas envisager avec enthousiasme un “ticket” avec elle après les déchirures de la campagne. Clinton s’est d’ailleurs bien gardée de postuler à la vice-présidence sur un “ticket” avec le sénateur de l’Illinois, dont elle dit avoir été bien placée pour apprécier “la force, la détermination, l’élégance et le cran”. “Quand j’ai entamé cette course, je voulais reprendre la Maison blanche et faire en sorte que nous ayons un président qui ramène notre pays sur le chemin de la paix, de la prospérité et du progrès. C’est exactement ce que nous allons faire en nous assurant que Barack Obama passe la porte du bureau ovale de la Maison blanche le 20 janvier 2009", a déclaré Hillary Clinton. Reuters (HILLARY ... suite de la page 11)Hillary Clinton se rallie à Obama Hillary Clinton se retire sur une note féministeWASHINGTON, 7 Juin Jamais avant elle une femme n’avait été en position d’accéder à la Maison Blanche. En mettant fin à sa campagne historique samedi, Hillary Clinton a fendu l’armure pour souligner toute la signification de sa candidature pour la cause des femmes. C’était un moment émouvant, vrai et inattendu pour l’ancienne Première dame des Etats-Unis, qui avait passé la majeure partie de sa campagne à minimiser son appartenance à la gent féminine pour rassurer ceux des électeurs qui auraient eu du mal à imaginer une femme commandant en chef. Devant des milliers de partisans réunis dans l’enceinte du National Building Museum à Washington, la sénatrice de New York a finalement semblé jeter aux tisons le conseil de ne pas attiser la controverse qu’elle avait reçu au long de ses 17 mois de campagne. Un conseil qui l’a fait paraître inflexible et lui a sans doute volé la part de magie que sa campagne aurait pu revêtir. Envolé aussi le message -dicté par les sondagesde “force et d’expérience” qu’elle avait porté tout au long de sa campagne, mettant en avant sa dureté et sa résistance au détriment de son humanité et de sa chaleur. Dans la défaite, l’ex-First Lady était finalement libre, de toute évidence désireuse de se dégager de ces obligations. “Bien que nous n’ayons pu faire voler en éclats cette fois-ci le plafond de verre le plus haut et le plus dur”, ce plafond présente, “grâce à vous quelque 18 millions de fêlures”, a lancé l’exrivale de Barack Obama, en référence aux millions d’électeurs l’ayant soutenue durant la bataille des primaires démocrates. “La lumière brille à travers comme jamais auparavant, nous remplissant tous de l’espoir et de la connaissance certaine que le chemin sera un petit peu plus facile la prochaine fois”, a-t-elle souligné sous les acclamations. L’ancienne Première dame des Etats-Unis qui a fait l’histoire lors de son élection au Sénat en 2000 a parlé de sa candidature à la présidentielle en tant que mère et fille. Chelsea, sa fille âgée de 28 ans, et Dorothy Rodham, sa mère âgée de 89 ans, éplorée, se tenaient non loin d’elles. Elle a noté que des préjugés contre les femmes existaient toujours. Et a exhorté les femmes à ne pas tirer un mauvais message de sa défaite et à ne pas renoncer à leurs rêves. “Cela me briserait le coeur si, en ne répondant pas mon objectif, je vous avais d’une manière ou d’une autre découragées” et empêché de “poursuivre les vôtres”, a-t-elle souligné. Le discours a offert un aperçu de ce qui aurait pu se produire si Hillary Clinton avait abandonné son androgynie en tailleur pantalon et s’était présentée sous son vrai jour: une pionnière engagée sur des terres où aucune autre femme dans le pays n’était allée. Des femmes ont rallié son camp, repoussant avec colère les propos de commentateurs télévisés et d’opposants politiques qu’elles jugeaient orduriers. Mais aux yeux des sceptiques, la candidate démocrate n’était qu’une “autre Clinton”, une politicienne calculatrice guidée par une ambition démesurée, prête à écraser ses opposants, s’il le fallait, pour être élue. Ils n’ont jamais pensé une seule seconde qu’elle était la personne idoine pour assumer la plus haute fonction exécutive. Le scénario aurait-il été différent si la sénatrice de New York avait laissé paraître sa féminité? Nul ne le sait. Mais elle a remporté les primaires du New Hampshire après avoir finalement exprimé une certaine émotion. Les sondages montrent que Barack Obama a un travail considérable à faire pour gagner l’adhésion des femmes qui soutenaient Hillary Clinton. Mais cette dernière a reconnu combien ils avaient en commun. Et ce faisant, établi des passerelles entre leurs candidatures: elle en tant que première femme en mesure de devenir président, lui en tant que premier noir assuré de décrocher l’investiture d’un grand parti pour la présidentielle. “Les enfants aujourd’hui vont grandir en considérant comme acquis qu’un Afro-Américain ou une femme peut, oui, devenir le président des EtatsUnis”, a-t-elle estimé. Barack Obama, qui a suivi son discours à Chicago, a clairement compris le message d’Hillary Clinton aux femmes. Le sénateur de l’Illinois s’est déclaré “ravi et honoré” du soutien de son ex-rivale et a salué sa campagne “courageuse et historique”: “elle a abattu des barrières au nom de mes filles et des femmes partout, qui savent à présent qu’il n’y a pas de limites à leurs rêves”. AP (BARACK ... suite de la page 14) blanche ou noire ou hispanique... Et pour terminer la comparaison, l’action politique repose sur la légitimité charismatique du chef, celui-ci aménage génialement l’exceptionnalisme du chef dans l’exceptionnalisme américain. La foule qu’il entraîne est tellement noire de monde qu’elle fait pâlir l’oligarchie, particulièrement la dynastie BushClinton. La politique spectacle n’arrive pas à décrire l’ampleur du phénomène de l’obomania, de l’obomapholie, qui arpente même le parti républicain, l’obamericain. La force du changement s’appuie sur le changement de la force politique, portée maintenant par la faille générationnelle en la croyance en un monde nouveau délivré des craintes de la guerre contre la terreur, des fractures sociales de plus en plus prononcées, d’une économie mal en point. Les clips Yes We Can (Oui,nous le pouvons), l’hymne Fired up, Ready to Go (On est chauds, on est prêts à y aller). La tendance mode, branchée, qui mobilise les campus. Voter pour lui, c’est cool! Et le support, c’est la révolution numérique, apprendre à outiller le buzz, les levées de fonds innovatrices et démocratiques. Toutes ces manifestations dénotent un tournant dans la manière de faire la politique aux ÉtatsUnis. En fait un charisme post-moderne qui réenchante politiquement le monde en légitimant les droits catégoriels-le mariage gay, l’égalité hommes-femmes, la solidarité américaine et non plus le fonda-mentalisme de marché. Par un concours de circonstances, l’étrangeté de Barack Hussein ObamaBarack et les baraques ...US ACTUALITE ELECTIONS(voir BARACK / p. 20) Au cours d’un débat électoral

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Mercredi 11 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 20 Page 17 Fritz Mevs est né à Port au Prince, le 1erOctobre 1920, d’une famille industrielle. Il est le fils de Hugo Mevs et de Fernande Carré et premier dans la lignée des petit fils d’Edouard Mevs, l’un des hommes d’affaire les plus importants de l’époque. Le divorce parental le force dès l’âge de 16 ans à abandonner ses études et chercher un travail. C’est ainsi qu’il est engagé par la Standard Fruit, entreprise américaine spécialisée dans l’exportation de bananes vers les États Unis. De cette expérience, naît chez lui la passion de la production nationale, de l’agro-industrie et sa parfaite connaissance du monde rural Haïtien. Il s’établit chez lui cette ferme croyance du potentiel industriel de son pays qui ne le quittera jamais ! Il est resté quelques années au service de la Standard Fruit où il gravit rapidement les échelons. Il devient directeur entre autres de plantation. Cependant, l’ambitieux jeune homme passionné de mécanique et production industrielle se cherche de nouvelles opportunités. Sa tante, Lina Mathon, l’une des plus grandes pianistes de l’époque épouse un allemand de confession juive qui fuit la ‘Shoa’ (l’holocauste) d’Hitler. La deuxième guerre mondiale offre alors, au jeune Fritz Mevs, cette ouverture tant recherchée. En effet, le marché américain en temps de guerre, a besoin de tout et surtout de chaussures. Son oncle avait monté une entreprise de chaussures qui utilisait le sisal haïtien comme intrant pour la fabrication de chaussures pour le marché Américain. Avec son frère Raymond, il monte un atelier où ils fabriquent des milliers de paires de talons qui rentrent dans la fabrication de chaussures en sisal à partir d’Haïti. Après la guerre, arrivent les années florissantes du tourisme haïtien, les ateliers de talons sont reconvertis en ateliers d’assiettes et de bols en bois. Ayant mis au point un procédé de fabrication breveté, Fritz MEVS en devient le plus grand fabricant du monde. Des avions remplis partent avec ses bols partout dans le monde. A la même époque, les bateaux de croisières, débarquent à Port au Prince au quai Colomb. Haïti et Cuba sont les premières destinations touristiques de la Caraïbe. Avec sa femme Huguette Portes, il ouvre le plus important magasin « duty free » d’Haïti. Ses ateliers de bois et de sculpture produisent toutes sortes de produits artisanaux et ses magasins débitent des produits d’horlogerie, parfums, et produits de luxe. Il ouvre au même moment, la première galerie de tableau Haïtien qui commence à peine sa genèse et est à cette phase d’évolution communément appelé : « early age ». Cette initiative va permettre ainsi à la peinture d’individus à travers le monde. L’aventure va continuer : la fabrication de chaussures, de plaques en caoutchouc pour le cordonnier, d’objets en plastiques pour le foyer, de savon, d’huile comestible, de détergents, de margarine etc... Il va, dans la foulée, créer de nombreux emplois, mettre à point des brevets et des systèmes de production innovants, parcourant le globe pour trouver la solution technique et négociant des crédits avec des banques étrangères et des fournisseurs qui le connaissaient à peine. Sa femme Huguette est sur tous les fronts, se chargeant de gérer les affaires de cet homme intrépide, innovant et toujours en mouvement. Entre temps, la pénurie d’électricité grevant la production des usines, avec l’aide d’une société italienne fabricant de turbine hydroélectrique, il convainc les autorités d’installer une usine électrique d’une capacité de production de 40 mégawatts à Péligre pour alimenter la ville de Port-au-Prince et ses environs. Il met sur pied l’ingénierie juridico-financière qui va rendre possible un tel projet qui va promouvoir de nombreux investissements industriels les années suivantes. Il participe également à la formation des cadres qui partent en Italie. Dans les années 70, il monte la première aciérie haïtienne avec ses amis les frères Powell et les frères Bigio. Dans la même foulée, le groupe Clarke, propriétaire de la Hasco, voulait se départir de leurs intérêts en Haïti. Plein d’aplomb, il maîtrise l’ingénierie financière et acquiert la Hasco. Le cœur de Fritz Mevs n’avait jamais quitté la terre où il avait fait ses premières armes. Il n’en est jamais resté loin et la production agricole a été toujours son premier et grand amour. Le choix d’acquérir la HASCO a été judicieux financièrement car la production de sucre croit et son exportation a recommencé. Dans les années 70 et 80, il va déployer des efforts pour pousser le secteur des exportations. Il investit avec son ami Tomar dans la production de balles de baseball. Ne souhaitant pas vendre que de la main d’œuvre, il s’efforce de fabriquer tous les intrants. Ils multiplient les brevets d’invention et bientôt, la quasi totalité des industries produisant les balles de baseball, en Haïti s’approvisionne dans ses entreprises. Il s’évertue à croître ses activités à l’export dans l’électronique, le cuir, le similicuir, les ceintures et les chaussures. Ses entreprises, en 1987, emploient une douzaine de milliers de personnes. Malheureusement, l’ouverture du marché haïtien par l’abaissement des protections tarifaires exécutée avec peu de discernement va faire sombrer l’économie haïtienne et causer la destruction de la production nationale. Les industries, la production agro-industrielle, la production du riz et du sucre vont être assujettis à la substitution par l’importation de produits doublement subventionnés par les Etats et par une monnaie forte. Ces effets sonnent le glas pour l’entreprise sucrière. Malgré les multiples efforts et négociations avec les pouvoirs publics, les engagements de l’Etat ne sont pas tenus car gouvernements succédant à gouvernements, l’instabilité politique n’a pas permis la reconversion industrielle. L’embargo de 1992 condamne les entreprises d’exportations. 12,000 personnes de ses entreprises perdent leurs emplois et les entreprises de production ne peuvent plus survivre à l’environnement qui suit. Ses entreprises se concentrent alors sur l’infrastructure par la création de parcs industriels à Port-au-Prince et aux Gonaïves, la création de facilités portuaires, la création de cimenteries, et la création de compagnie pétrolière. Fritz Mevs était un grand capitaine d’industrie, passionné par la dynamique de la valorisation de l’homme, par le progrès technologique, la création de l’emploi, le perfectionnement des moyens de production et la valorisation de l’homme haïtien. Pour lui, l’haïtien était capable de très grandes choses, il fallait simplement créer les conditions propices à son développement. Il était convaincu qu’il avait une mission : celle d’aider au développement industriel de son pays. Il avait décidé que sa famille serait au service de la nation et de son industrialisation. Il était proche des hommes de son époque, de son peuple et mettait en œuvre sa passion pour la technologie pour répondre à ses besoins. « C’était un nationaliste convaincu qui avait entrevu la possibilité d’une Haïti meilleure. » Haïtienne de devenir un produit commercial accepté et recherché par les amateurs et collectionneurs d’art du monde entier. 1956 marque le début des temps difficiles pour Haïti. En bon visionnaire, il liquide le ‘duty free’. La fabrication de chapeaux, de chaussures utilisant le caoutchouc naturel de la Grand-Anse sont les nouveaux projets qui sont amorcés. La production de chaussures continue et s’exporte. Huguette s’occupe de la plantation de roses. Ainsi commence à Chancerelles, l’aventure industrielle. A l’époque, l’acquisition d’une chaussure n’était pas à la portée de la grande majorité des Haïtiens, il fallait en inventer une qui soit à leur portée. La pétrochimie et le plastique étant en plein essor, il part pour l’Europe chercher la solution. Avec un ami autrichien, et un fabricant de machine italien, pendant deux ans, ensemble, ils vont tous les trois mettre au point la « sandale en plastique » qui aujourd’hui est largement portée dans le monde. C’est ainsi qu’il rend accessible, à très bas prix, l’accès à la chaussure à tous les haïtiens et indirectement, à des centaines de millionsCe lundi 9 juin ont été chantées les funérailles de l’industriel haïtien Fritz Mevs, fondateur d’un immense empire comprenant la Hasco (usine sucrière) et des entreprises douanières et de distribution de pétrole, etc. Fritz Mevs laisse une veuve, Mme Huguette Mevs, et 5 enfants dont trois sont aux commandes de l’empire familial : Gregory et Fritz Mevs jr. et leur sœur Youri Mevs.Décès de Fritz Mevs, fondateur du plus grand empire industriel haïtien PAGES SOCIALESFritz Mevs

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Page 18 Mercredi 11 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 20 En Bref...(... suite de la page 2)LES JEUXRobert Manuel doit soumettre des anciens passeports et des documents prouvant qu’il n’a jamais renoncé à sa nationalité et qu’il réside dans le pays depuis 5 ans, comme l’exige la constitution. “ Il a soumis trois passeports valides, nous voulons avoir en notre possession les passeports utilisés auparavant”, précise un parlementaire. Dans le cadre de ces consultations, le Premier ministre désigné s’est entretenu jeudi avec les membres du bloc Union des Parlementaires pour le Développement National (UPDN). Le député Laurore Edouard, vice président du bloc, soutient que si Robert Manuel répond aux prescrits de l’article 157 de la constitution, il peut compter sur le vote du bloc. “ La tendance est favorable au premier ministre désigné”, selon ce parlementaire. Pendant ce temps, le député Steven Benoît (Lespwa) rend le chef de l’état responsable de la lenteur du processus de ratification du Premier ministre. “ S’il n’y a pas eu de consensus avec les blocs majoritaires au sénat et à la chambre basse sur le nom de la personne désignée, c’est comme envoyer cette personne à la boucherie”, a lancé le député de Pétionville pour qui le président Préval doit rectifier le tir. Par ailleurs, les membres du bloc Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP) se sont entretenus jeudi avec des chefs de file des partis Alliance, Lespwa et Fanmi Lavalas, autour du processus de ratification du Premier ministre désigné.Le Président René Préval rencontre des parlementaires de l’EspoirLors d’une rencontre jeudi avec des parlementaires de l’Espoir, le président Préval a exprimé le souhait de voir le choix de Robert Manuel ratifié. Une rencontre serait prévue pour bientôt avec le groupe majoritaire appelé Concertation des parlementaires progressistes de la chambre basse. Avant les discussions entre le chef de l’Etat et les parlementaires de la plate-forme l’Espoir, le sénateur Jean Hector Anacacis avait fait savoir que c’est à M. Manuel et non au chef de l’Etat qu’il revient de convaincre les parlementaires de la nécessité de voter en sa faveur et de donner des preuves de son aptitude à être un bon Premier ministre.Haïti-police: L’état major de la PNH boude une convocation du parlementLe directeur général de la Police Nationale d’Haïti (PNH), convoqué jeudi dernier (5 juin) au parlement, n’a pas répondu à cette invitation venant des députés membres de la Commission de justice et sécurité de la chambre basse. Outre le chef de la police, plusieurs autres personnalités du haut commandement de la police, dont l’inspecteur général en chef de la police, le DCPA et le responsable de la Direction centrale de la police judiciaire, ont aussi brillé par leur absence à cette invitation des députés en vue de discuter du problème de l’insécurité, plus particulièrement de l’augmentation des actes de kidnapping dans le pays. Les parlementaires ont critiqué ce comportement qu’ils qualifient d’irresponsable. Selon le député Levaillant Louis-Jeune, ses collègues se proposaient de questionner aussi le directeur général de la police sur l’utilisation du budget de l’institution et sur ce qui l’empêche de donner des résultats concrets, surtout en matière de lutte contre le kidnapping. « Ce qui s’est passé ce jeudi ne fait que démontrer le mépris total des autorités de ce pays à l’égard du peuple haïtien représenté à travers le parlement », s’est révolté M. Louis-Jeune. Quant au député Ronald Larêche, il affirme considérer désormais le directeur général de la PNH comme un démissionnaire. « Les cadres de la police ne s’occupent pas de leur tâche, mais d’autre chose », s’est-il plus loin indigné.Haïti-Environnement: les déchets, une source de richessesLa capitale haïtienne produit entre 3000 à 3500 tonnes de déchets par jour. Devant le refus ou l’incapacité de l’Etat à gérer les ordures, les rues de la capitale haïtienne sont transformées en décharge. Les piles de fatras ornent Port-au-Prince allant jusqu’à servir de points de repère pour indiquer des adresses. Sensibles à cette situation, la Solidarité des Journalistes Haïtiens pour la Protection de l’Environnement (SOJOHPE) et la Fédération des amis de nature (FAN) ont organisé, le 5 juin à l’occasion de la journée mondiale de l’environnement, une conférence-débat sur « la valorisation des déchets et des points d’eau » au local de la Fondation culture et liberté (FOCAL) à l’avenue Christophe.Le thème est assez provocateur. Tandis des citoyens, impuissants ou passifs, clament leur répugnance des déchets, ils ont appris, sauf de rares exceptions, à vivre avec. Parler de valoriser les déchets pourrait s’assimiler à un paradoxe qui aurait dû attirer plus que la vingtaine de participants qui ont assisté à cette conférence.Le recyclage est connu de tous. L’utilisation d’un type de déchets pour faire du compostage est un procédé qui a cours en Haïti. Les conférenciers, Pierre Chauvet, Jean André Victor et Dély Édrice, tous membres de la FAN, entendaient surtout porter les gens à prendre conscience du problème en les invitant à consentir un changement de mentalité. La participation remarquée de la presse dans cette activité a réjoui les(EN BREF / p. 20)

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Mercredi 11 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 20 Page 19Ti Gout pa Ti Gout ak Jan MapouPoul ògèy !AK ZAND" / JACQUES J. GARÇON* Lè youn nonm atis, li toujou ap chache fè tèt-li travay sou kichòy. Kèk sityasyon mounn ape viv chak jou, pase kòm ryennete. Se lè mizisyen, ekriven literatè, pent, lodyansè pwezante yo, sa kòm reveye bonnanj. Mwenmenm, kòm youn nonm k’ap chache vin youn atis pent, m’ toujou renmen fwekante zòn aktivite mounn bò rivyè, lanmè ak kannòt, pèchè pwason, gadjè osnon mache. La, mwen pale ak yo, òbsève kouman yo kanpe, sa k’ kontan, sa k’ap ri, sa ki fache tou k’ap joure, anfen jès ak abitid yo. Gan jou sa bèl ; men kèk lè tou se latoumant. Youn jou, nan mache Kwabosal, m’ wè youn nonm, rechany gwo ble li sou li, youn mouchwa wouj vlope kou-li, de pwent yo foure nan oun bwèt alimèt vid twa zetwal, sèvi kòm oun wozèt bwezo ap gagannen li. Youn pistole 38 ap foule bò kòt-li, plis ankò youn fizi Mozèr èm wann ( M 1 ) antravè, ap tripote do-li. Mounn p’ap pedi tan mande ak ki lame mouche-a nan lagè, nou deja konn nan ki sityasyon n’ap viv anba bann «gade oun peyi m’fè sa m’pito» sa yo. Je Desalin limenm te wouj ; paske li te fache kont lenjistis blan t’ap fè nou sibi anvan lendepandans. Men je pa msye-a menm se youn klèren souseka ki te moute ladan yo, anpi, li vin move sou sa ki piti osnon ki pa fè pati kòlonn-yo. Konsa, dan pouri gan fòs sou bannann mi. Mouche-a fè youn malerèz fanm leve de gwo panyen mango fwansik vide dèyè kòtòf oto-li. Kòm l’ap vire pou li ale, fanm-nan di: « mesye ou pakò peye non.» L’ape mande li ti apwe Dye-a ; piske nanpwen rele, nanpwen reponn, sa li ganyen an se ak sa li defann tètli. Men jan msye-a rale zam-li, l’ape mache kontre fanm-nan, malere ki te òzalantou, pa ka fè anyen, yo sètoblije kriye : «gras miserikòd! Ba li lavi pou nou tanpwi souple». Li kite malerèzla atè ak de pè kalòt marasa. Anfen, mizè younn se pou tout, lòt yo vide ti dlo fwèt koule tèt-li, pou yo wè si y’a ba li oun souf, li pa nan monn isit. Li blaye atè-a la, chak pye-li oun bò, youn pantalèt madyòk sou li. Ton Mòy ta di nou « bitwin-ni ekspoze ». Youn machann sèl vin depoze sou li youn espès koutpwent ki fèt ak plizyè moso twèl koud ansanm, pou manyè kouvwi peche-li. Zanmi ak fanmi ap degaje yo la kou yo konnen ak li; m’ pa rete fin gade. M’ale sib chèf-la ki fèmen otoli, li retounen met tèt nan mache-a, pase bò depo bannann-nan, dirije li sou bouche-yo. Depi w’ap rive la, ou tande youn wonfleman fò w’ ta di se rara idravyon k’ap bouyi lwen anba Maryani, moute Kafou. Se youn djaz mouch k’ap fè laviwonn, sou vyann ak salte òzalantou. Gan youn rigòl dlo kòwonpi ak tout kalte fatra ladan-li, po mango, bwa mayi, po pwa kongo, vye zorany si k’ap pouri, po pistach, anpi de rat mouri. Men fò w’ ta di younn ap fè laplanch, youn ravèt neye sou vant li, lòt-la t’a sanble li alanaj endyèn. De chen kase oun batay anba tab machann vyann nan, pou youn vye zo. Se krèvkè! Yo pa ta ka rele sa chèf. Msye-a plis sanble youn ansasen gwo kouto; men, sikonstans kevoulevou, nou setoblije ba yo grad kòmandan. Sa ki nan kè yanm se kouto ki konnen li. Msye vire gade dèyè ande fwa, li remake mwen, m’ chankre wout pou li pa wè mwen oun twazyèm lè. Envite miyò pase si m’ te konnen. M’al parèt bò machann poul-yo. Ansanm m’ap rive konsa m’ wè youn fanm. Li chita; men anba youn gwo chapo laye-yo ki koumanse dekoud bò sèk tèt-la. Rebò-yo desann kouvwi zèpòl-li ledebò, youn ti fiyèt akote li. Timounn-nan sanble li t’ap manje mango, sòs-la chèch sou bouch ak devan ti èstonmak-li. L’ap penyen grenn mango-a ak youn bout peny ki gan kòm sis osnon sèt dan. Alòs se pope-li, se jwèt-li sa. M’ fè oun mache pi devan; men kòm m’ap rive, m’ wè youn lòt machann poul. Li kage sou kèk gwo sak sèl youn lòt k’ ap vann dopoudo ak li. Youn flanm sòlèy pwe midi. Fanm-nan, de je-li fèmen, youn men-li nan mitan janm-li, lòt-la ap woule youn plim poul nan zòrèy-li ant gwo pous ak dwèt majè. M’ rive sou li, li pa janmen wè mwen. Mwen di li : “ Sè-mwen ou pa nan monn isit non.” Li louvwi youn je ki t’a sanble dènye ti limyè sòlèy anvan labwin diswa, li reponn : « Si m’ pa di w’, ou p’ap kwè”. Men, m’ santi plim poul la t’ap regle youn kichòy pou li an menm tan chalè k’ap moute konplis tou. Pandan n’ap pale konsa, chèf-la rive la, li mande: « Se konbe w’ vann poul yo, madanm ?» Fanmnan reponn li : « Manman-yo sèt pyas edmi; jèn kòk-yo: douz goud»! Mouche manyen yo, vire tounen yo, li di: « "! ò! Apa sa yo mouri!» Machann-nan atò fè li konnen: “se pa aryen, se chalè tisolea ki fè yo kòm awoga, ògèy toufe yo”. Misye pousib: « Enben kidon la, sa yo pa sou mounn ankò, se pou jete»! Mèt poulyo atò: «Men ala oun mouche fouyapòt ! Msye, pa ekipe-w bagay konsa, tou sa w’ wè la gan mètyo. Gwo estoran ki nan bout kalfou pi ba madan Kolo-a, ap leve yo tout talò konsa ». Msye di: «Mouri-yo tou? Ki pwi yo?» Fanm-nan: « Twa pou pyas eka wi!» Mouche pwan: ”Yo pa mouri twò lontan”? Manmzèl reponn: « A! Msye! Pa kounouye la-a, m’ fenk chita la. Lè m’ vin la, lonbway mwen te la konsa, wou pa wè li ponko menm rive anba pyem. Antouka, kòm ou pa ka di mwen denpi ki lè sa yo mouri, m pa ka pwan chans achte yo nonpli, pito w-touye twa sa yo pou mwen ». _________ * Zandò / Jacques J. Garçon ap ekri youn liv : Anba bouch a Grann Mari . * * * * * *Nòt Etimolojik – Fè fwonteAK MAX MANIGAT* Lè m’ te lekòl kay Frè Okap, nan leson katechis, pi gwo, gwo peche, sete l’œuvre de chair , youn fason pou di : fè bagay avèk tifi. Afè gason avèk gason pa te pale ditou kòmkwa nou te twò piti pou pawòl malouk sa-a. Epoutan te ganyen youn Frè ki te gan movèz abitid. Pou pale verite li pa te janm desann ti kanson okenn elèv – dapre sa m’ konnen – men li te abitye fè elèv ki pa byen travay vin jwenn ni nan biwo-l le samdi pou li te esplike yo leson ki difisil-yo. Biwo misye te sou youn estrad. Li chita sou chèz-li epi ti elèv la kanpe agòch-li. Kou leson an konmanse chè Frè foure men-l anba ti pantalon kout elèv-la epi li tanmen jwe avèk ti pipich-li. Li pa te menm bezwen defann ou rakonte sa ; ou te tou wè youn bagay konsa pa te ka pale. Se byen lontan apre, lè nou fin gran pandan n’ap repase souvninou, sila di men sa ki te pase-l ; lòt sa di sa te rive-l tou. Kipizèt, apre Okap yo te transfee misye Pòtoprens. Li te toujou rete nan ti aktivite sa-a menm amou. Apre kapital-la sete Okay : menm kout baton-an. Annou rekonnèt sa te grav paske youn Frè ki sanse reprezante otorite moral pa te dwe ap “abize” (nan sans angle mo-a) timounn ki sou pwoteksyon-li. Pou afè tifi ak ti gason an, granmounn fi ak granmounn gason, nou te sèvi avèk plizyè mo : pami yo gan sa ki sal, òdinè, malelve, degoutan. Dòt te youn ti jan mwen makawon tankou, fè bagay, fè dezòd, fè fwonte . Haitian-English Dictionary , Bryant C. Freeman -nan, pa bay vèb sa-a. Jules Faine ( JF ) nan tan-li t’ap prepare Dictionnaire français – créole li-a pa te gan mwayen pale sou koze konsa. Epòk-la pa te pèmèt sa. Vèb franse kankou : “ avoir des relations sexuelles , faire l’amour , copuler , etc .” pa parèt pwent tèt-yo nan diksyonè-a. Avèk enfliyans katolik-la, fè dezòd tou di sa k’ap fèt la pa bon, pa nan ladwati, pa sanse nan lòd. Fè fwonte a menm pi rèd. Mwen kwè se nan Nò yo plis anplwaye vèb sa-a. Li soti nan mo franse “ faire l’effronté ” ki vle di : fè radiyès pèmèt, fè frekan. Ki dwa w’ ganyen pou al konmèt kalite zak sa-a ? Men pale se younn, …. se youn lòt. Nan vil Okap, lè m’ te piti, youn dal kanmarad mwen-yo te deja ap jwe avèk ti rèstavèk fi-yo. Anpil fwa manman ak papa te konn fèmen zye paske yo te byen okouran. Papa-a konn nan jwèt-la tou. Lè ti malerèz-la ansent, yo renmèt li bay fanmi li. Mounn ki gan limanite konn kontinye okipe-li nan kanton-li jouk li akouche epi pran pitit-la lè li sevre. Sa kè yo pi di kite l’ avèk k…k... san savon (1) an pou li degaje-l pou kont li. Sa fè nou sonje bèl chante Robert Dévieux te konpoze avèk pawòl li te ekri ansanm avèk powèt Sito Cavé -a. Nan senmenn k’ap vini yo m’a pibliye pawòl chante-a. Pami abitan tou, dapre sa Zandò / Jacques J. Garçon aprann mwen, jenn tifi ak jenn ti gason te regle tout koze-yo san kache. Sa ki rive si tifi-a te ansent? Chapit sa-a mwen pa fò ladan-l men mwen ta renmen aprann. _________ * Max Manigat se otè : Mots créoles du Nord’Haïti. Origines – Histoire – Souvenirs (2006) avèk Patamouch . Etimoloji – Literati – Repòtaj . (2007) (1)Zandò / Jacques J. Garçon ki toujou sere yon ti moso piman bouk pou mete nan koze yo ekri m’ : “An nou pwese di vit sa : “ k…k… san savon” ye . Anvan penmpèz te vin anwo mounn, yo te konn vlope ti fès-a tibebe ake youn twèl. Yo te rele sa kouchèt. Konsa, lèr yo fè tout ti bezwen-a-yo ladan-y, pa gan twòp kichòy nan kò-a-yo ki sal. Alòs fòk bagay sa-yo lave tou pwòp, anvan pou yo sèrvi ankò. Lèr papa pitit-la pa pwan eskonsablite-a-li, manman-an konn pa menm gan mòyen manje, alewè achte moso savon lave. Dan wè malè, dan ri. Kèk mounn konn gantan wè sa denpi nan gwovant-la, yo tou rele sa konsa.” * * * * * *Ochan pou yon vanyan gasonOchan pou youn vanyan gason, Drèt kon flèch palmis Se jodi bri ap kouri pasi pala Nèg se kòkraz, se malfektè Nèg se kwètsemakwèt Kisa ki pa te di Jouk Tonton Ferdinand David Aimé Césaire Frape pye-l pou l’di sa se twòp atò, Ase m’fout di Li lè pou nou leve tèt nou wo Gade tout mounn nan je fikse lesyèl tankou tout mounn sou latè Li lè pou nou sispann bese tèt nou devan zòt Sispann mawonyen Kit li pote non Ti Pyè, Josiyis osnon Halawou Se mounn nou ye tonnè Pinga nou pran nan kaponnay Ti nèg domi leve ak lawogans Depi kilè te gen komeray Nan defann tèt nou ak diyite onèrespè Kounyè-a zòt rantre nan chimen zansèt Kilès k’ap vini kenbe rèl la Soutni kòz la, djougan San dezanpare Vye frè nan lye verite-w Pa manke voye je sou tokay wou yo”Gaye nan kat pwen limanite”Ba nou fòs ba nou ponyèt”Enpitou ladrès souple”Batay ki te koumanse se dat la ”Fèt pou kontinye san moli Kinalaganach. Ayibobo! %”RALBA(nan lakou Nouyòk jou ki te 26 nan mwa avril 2008) *

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Page 20 Mercredi 11 Juin 2008 Haïti en Marche • Vol XXII • Nº 20 Haïti en MarchePort-au-Prince 100 Avenue Lamartinière (Bois Verna) Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323 Miami 173 NW 94th Street Miami, Florida 33150 Tel. 305 754-0705 / 754-7543 • Fax 305 756-0979 New York • 914 358-7559 | Boston • 508 941-6897 Montréal • 514 337-1286 email: melodiefm@hotmail.com | haiti-en-marche@hughes.net URLwww.haitienmarche.comLibrary of Congress # ISSN 1064 3896 nom est personne, il m’a été volé et s’y substitua le nom du propriétaire de mes pères. Il se baptisa lui-même comme signe de révolte; ni non plus un nom d’emprunt de la Nation de l’islam(États-Unis). Toute la démarche de Barack Obama s’éloigne du mouvement des droits civiques, de la nonviolence du Dr Martin Luther King, du Black is beautiful... La sienne est politique, qui aspire à renouer les liens sociaux fracturés par Washington et les gens d’affaires, à redonner espoir au rêve américain. le mardi final,marqué par le dépassement du nombre de délégués requis pour son investiture, ne représente pas un fait historique inédit ,un nominé non-blanc,c’est plutôt la réussite (BARACK ... suite de la page 16) personnifie cette mutation. Son nom barbare, un cas d’études des chocs de civilisation ou de religion, n’est pas un patronyme choisi par lui, à l’instar de Malcon X (Malcon Little, dit (1925-1965). Pour lui X: mon du mouvement qui retravaille la tradition populiste américaine, revigore la tendance libérale tout en rétablissant le rêve américain. Il est certes un tribun hors-pair, mais il s’en défait tout aussi bien de la fonction tribunitienne du parti démocrate, qui les propense à subir des défaites face aux conservateurs. Il en propose donc une alternative crédible,en articulant tout autrement les relations maîtres-esclaves. Il dessine, en effet, un profil “blanc” du noir, de la distinction (Bourdieu). Cependant, il procède à la déconstruction des fois personnelle et conflictuelle et n’exclut ni la recherche de l’excellence ni la nécessité de donner dans la résilience; comportement qui est typiquement américain. Même si je ne suis pas un obamaniaque, les risques calculés de “l’audace de l’espoir”, son livre culte,penchent nettement en sa faveur, avec, paradoxalement, la complicité de Billhary Clinton qui l’accompagne dans la destruction des barrières sociales: c’est de lui garantir des couches populaires conser-vatrices, les cols bleus, les femmes âgées,les latinos.... L’enjeu demeure les questions identitaires et de classes sociales plutôt que de race. Et Barack Obama, en fin politicien et stratège redoutable, a su tracer une voie triomphante, 40 ans après l’assassinat de Robert F. Kennedy. Mais va-t-il déconstruire les baraques constitutives des pays périphé-riques d’Afrique, de l’espace musulman....Car les risques demeurent très élevés, vu la complexité de leur modernisation dans le registre de la mondialisation de la citoyenneté. L’audace de l’espoir interétatique ne saurait être un slogan chimérique. Larose Vernet vernelaroz@yahoo.fr catégories sociales officielles, races, femmes...Ainsi est-il en parfaite adéquation avec la tendance au cosmopolitisme enraciné parmi les nouvelles générations, Next,Y et X ( les 16-25, 26-35 et 36-45). D’ailleurs, sa posture identitaire (Dreams from my Father, traduit en français Rêves de mon père) est à la Barack Obama: la déconstruction virtuelle des baraquesintervenants qui ont applaudi la création de la SOJOHPE.Certes, l’État a pris diverses initiatives pour la gestion des déchets, reconnaît l’agronome Jean André Victor qui a montré l’inadéquation de ces mesures par la même occasion. «En Haïti on fait des lois, mais on ne prend pas les mesures pour les faire appliquer », a-t-il précisé. D’un autre côté, des actions du secteur de la société civile ont une influence positive sur l’environnement.Il a exhorté les responsables du gouvernement à encourager les initiatives privées en valorisant les métiers de l’environnement, entre autres.Fondée en juin 2007, la SOJOHPE a déjà organisé diverses activités dont : une visite à Fonds Verettes et à la foret des pins en septembre 2007 et une autre visite à Ganthier en novembre de la même année.Nadine Girault, 1ère vice-présidente noire à la Banque de MontréalMONTREAL Média Mosaïque Titulaire d’un baccalauréat en administration (BAA-HEC) et d’une maîtrise en administration des affaires (MBA-UQAM), Mme Girault a rapidement gravi des échelons au sein du secteur bancaire. Avant d’être nommée vice-présidente de BMO (région centre-ville de Montréal), Nadine Girault a occupé des fonctions importantes au cours des 12 dernières années notamment à la Banque Royale du Canada, à Desjardins Sécurité Financière. En tant que VP, Mme Girault «supervise toutes les opérations au niveau finances personnelles de la région du Centre de l’Ile de Montréal, secteur qui constitue un de celui où la concurrence est la plus forte au Canada et où se concentre l’ensemble des clients majeurs», lit-on dans une fiche la présentant récemment à l’occasion du Mois de l’Histoire des Noirs. Son ascension est digne de mention. Toutefois, elle ne veut pas être la seule de sa communauté d’origine (haïtienne) à détenir un tel palmarès, même si elle dit noter que les jeunes noirs sont peu nombreux à postuler dans le secteur bancaire. Nadine Girault est la fille de Madeleine Girault et de Lionel Girault, M.D.En Bref...(... suite de la page 18)BACK PAGEUn très jeune Barack Obama en visite au village natal de son feu père (Kogelo) au Kenya