Citation
Haïti en marche

Material Information

Title:
Haïti en marche
Place of Publication:
Miami Fla
Publisher:
s.n.
Publication Date:
Copyright Date:
2005
Frequency:
Weekly
regular
Language:
French
Physical Description:
v. : ill. ; 45 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
Haitians -- Newspapers -- United States ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.) ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
Spatial Coverage:
United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti

Notes

Language:
In French.
General Note:
Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright Haïti en Marche. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
Resource Identifier:
21271733 ( OCLC )
sn 92061416 ( LCCN )
1064-3869 ( ISSN )

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Haiti en Marche edition du 14 au 21 Mai 2008 Vol. XXII No. 16


POLITIQUE

Les deputies rejettent la nomination de Ericq Pierre


Lundi apris-midi la
Chambre des d6put6s a rejet6
apris examen du dossier de M.
Ericq Pierre sa nomination par le
president Ren6 Pr6val au poste de
Premier ministre.
Apris presentation du
dossier reunissant pieces
d'identit6 et documents
administratifs (fiscaux entre
autres) du Premier ministre
d6sign6 par une commission de
la chambre qui avait kt6
selectionn6e a cette fin, les
d6putes ont vote lundi a une
majority de 51 contre, 35 pour et
9 abstentions pour le rejet de la
nomination de Ericq Pierre
comme successeur du Premier
ministre Jacques Edouard Alexis
qui a 6t6 destitute le 12 avril
dernier par une majority de 16
senateurs appel6e Groupe des 16.
Les raisons officielles
de ce rejet sont une absence de
cohesion dans les pieces
d'identite du racipiendaire, dont
le nom (Ericq Pierre ou Pierre


no N


~11I


La Chambre base vote e reet de la nomination de Eric Pierre (photo Georges D
La Chambre basse vote le rejet de la nomination de Ericq Pierre (photo Georges Dupe)


Ericq) apparaitrait dans des
arrangements differents
d6pendamment du document
consult.
La candidature de Ericq
Pierre au meme poste avait 6te
rejet6e dejh pendant le premier
mandat pr6sidentiel de Rend
Preval (1996-2001) sous le
pretexte qu'il n'avait pu fournir
les actes de naissance de ses
grands parents et arriere grands
parents.
Notons cependant que le
Senat a de son c6ot approuv6 la
nomination de Ericq Pierre jeudi
dernier 8 mai. Ce qui laissait
presager un vote favorable de la
Chambre des d6put6s. Mais en
vain.
Le dossier du Premier
ministre d6sign6 a surtout k6t
combattu par un puissant groupe
constitu6 a la chambre basse sous
l'appellation de CPP (Coordina-
tion des parlementaires pour le
progr(s).
(REJET / p. 3)


20 morts dans le naufrage

d'un voilier reliant Pestel P-au-P
(P. 18)


4"A


Le petit voilier transportant environ 200 passagers et qui s'est retourne
en pleine mer (photo: Alert Haiti)


1Ur-


Marie Laurence casse la baraque !
PORT-AU- gouvernement pluriel ou de coalition
PRINCE, 8 Mai La (voir LASSEGUE /5)
Laurence Josselin
Lassigue dit tout haut
ce que beaucoup
pensaient tout bas.
La destitution
du premier ministre
Alexis et son
gouvernement est l'une
des plus grandes
supercheries de notre
6poque.
Selon la mi-
nistre a la condition
feminine et aux droits
des femmes, le
gouvernement sortant a
6t6 mine a la base car
pour commencer la
formule meme sur
laquelle il reposait, Aarie Laurence Lassvpue


GESTION ET FINANCEMENT


La production nationale n6cessite plus que
PORT-AU-PRINCE, 11 Mai Le de la FAG, Jacques Diouf, qui 6tait a Cabaret (39 km
president Rend Preval revient d'un sommet au au nord de la capitale) oh l'Organisation des Nations
Nicaragua sur la << s6curit6 alimentaire. > Unies pour l'Alimentation et 1'Agriculture dirige un
Le president Daniel Ortega appelle ses ho- projet pour les sinistres d'un ouragan qui a frappe cette
mologues de la region a batir un front commun pour communaut6 agricole 1' an dernier.
lutter contre la hausse des prix sans precedent qui Peu apris les 6meutes de la faim qui ont fait
frappe h la fois sur trois continents. au dnbut d'avril a Port-au-Prince et dans d'autres
M. Preval est rentr6 jeudi de Managua, grandes villes 6 morts, environ 200 blesses et
apprend-on, avec un groupe d'experts agricoles d'importants dommages dans le secteur des affaires,
pour dresser une evaluation des besoins en Haiti. c'est le secretaire d'Etat francais a la cooperation, Alain
Un peu plus t6t c'est le directeur general Joyandet, qui commentait apris avoir survol6 le pays


de bonnes intentions
que celui-ci a le n6cessaire (la terre ainsi que le
know how ou experience de ses petits cultivateurs).
Il ne manque que les investissements ...
Or justement qu'en est-il des
investissements ?

Qui finance la production
nationale ? ...
Le president Preval a pass commande de
400 tracteurs. Un programme de vente de semences
(PRODUCTION / p. 6)


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Page 2 EN LUS


Obama et nous


PORT-AU-PRINCE, 9 Mai
- Quel effet cela vous fait-il de lire
une phrase telle que: Obama risque
de ne pas etre elu a cause de sa
couleur ? Ou encore, Obama rattrap6
par son histoire ou par sa race ...
Le candidat B l'investiture du
parti d6mocrate a la presidentielle
americaine du 4 novembre prochain
est n6 d'un ressortissant du Kenya et
d'une blanche americaine.
Diplom6 en droit de
l'universite de Harvard, 46 ans,
representant l'Illinois au snnat de
Washington, sa campagne 6lectorale
est arrivee comme un ras de maree qui
a boulevers6 tous les pronostics ...
Et aux dernieres nouvelles, le
candidat noir (d'autres disent metis)
Barak Obama est sur le point de mettre
hors jeu l'ancienne premiere dame
Hillary Clinton, bien que celle-ci se
refuse encore a admettre sa d6faite.
Mais, selon les observateurs les plus
avertis, la candidate Clinton n'a
aucune chance de rattraper son retard
au niveau du nombre de delegu&s
obtenus lors des primaires.
Or il s'est dejh rev6l6 que le
principal obstacle a une election de M.
Obama a la presidence des Etats-Unis
c'est sa couleur. I1 est le premier noir
qui soit parvenu aussi pros de
conquerir la Maison blanche. Et selon
des sondages, beaucoup de blancs
avouent qu'ils ne se sentent pas en-
core prets a voter pour porter un noir
a la presidence des Etats-Unis.
Dans le meme temps, sa
perc6e extraordinaire est la preuve en-
tre mille que quelque chose est
definitivement en train de changer aux
Etats-Unis.
Le candidat Obama ne
mobilise pas seulement les foules,
mais son electorat est largement multi-
racial. I1 recueille certes la faveur de
90 pour cent de la communaut6 noire,
mais il a remport e galement les
primaires d'Etats a forte majority
blanche.
Finalement on identifie
moins son electorate d'apres le critere
classique noirs-blancs que plutot
jeunes, classe moyenne, eduques et
esprit ind6pendant qui penchent pour
Obama tandis que Hillary Clinton, la
soixantaine, est surtout la candidate
des cols bleus (ouvriers avec moins
d' ducation formelle) et des personnes
plus agees.
Au point qu'au plus fort de
la bataille pour les primaires de
Pennsylvanie le mois dernier (et celles
du Michigan mardi), deux Etats qui
sont frappes par le chomage a cause
de la dMlocalisation des emplois,
Hillary Clinton d6nongait sur toutes les
antennes une supposee conception
<< l6itiste > chez son rival. Ce qui a
beaucoup amus6 les humoristes : un
noir qui regarderait de haut les
ouvriers qui sont majoritairement
blancs, on n'en revientpas !
Mais au fond, c'est
l'argument racial qui se manifeste a
chaque fois en dessous.
Ou encore, la controverse
autour des declarations du pasteur
Jeremiah Wright, ancien confesseur de
la famille Obama, affirmant que les
attentats du 11 septembre 2001 ont
leur origine dans la politique ktrangere
des Etats-Unis, declarations qui ont
tellement fait du tort au candidat ...
Alors que, par exemple, lorsqu'il y a
quelques annees on apprit que la seur
d'un baron republican et porte-parole
de la Moral Majority (la frange lors la
plus conservatrice du parti
republicain), le Representant New
Gingritch, que sa scur est lesbienne,
eh bien Gingritch ainsi que sa frangine
en obtinrent au contraire une tris large
publicitY.
Deux poids et deux mesures

Tout comme a aucun mo-
ment le camp Obama n'a cherch6 a
utiliser l'affaire Monica Lewinsky
contre le couple Clinton.
L'argument racial, direc-
tement ou indirectement, ne cessera de
hanter la campagne pr6sidentielle cette
annie aux Etats-Unis.
Il y a par exemple encore cet
encadr6 paru sur 1' Internet oh 1' on voit
un grand maitre du KKK (Ku Klux
Klan) montrant la copie d'un cheque
qu'il vient d'envoyer pour la
campagne, eh oui, de Barak Obama.
Faux bien sur.


0 0 0


Ou pis encore, les jeux de
mots: Barak Hussein Obama, ou
Osama, ou encore des informations
diffamatoires liant le candidat noir au
Hamas palestinien.
Les propagandistes
republicains auraient certes trouv6 au-


Barak Obama (Reuters)
tre chose s'il s'agissait d'un candidat
blanc comme ils l'avaient fait pour
John Kerry ...
Cependant dans le cas present
c'est 1'argument racial le plus facile.
Mais le plus 6tonnant c'est
que la candidate Hillary Clinton n'a
eu aucun commentaire a ce sujet. La
formule veut que qui ne dit mot con-
sent. N'est-ce pas.
Aussi certains observateurs
d'interpr6ter son quasi echec mardi en
Indiana (un Etat qu'elle 6tait cens6e
remporter avec une difference de 12
points mais qu'elle a terming sur un
presque nul: 51%) comme un revers
de la m6daille.
C'est ainsi en tout cas que le
voient des personnalit6s importantes
du parti d6mocrate qui auraient
demand discritement aux Clinton de
mettre un point final a cette querelle
qui peut faire perdre aux d6mocrates
la re-conquete de la Maison blanche
en novembre prochain.
Mais ou voulons-nous en
venir ?
Eh bien, a cette constatation
toute simple. C'est quand meme pas
mal d'etre citoyen d un pays comme
Haiti oh la question de couleur et de
race ne se pose pas (en tout cas ne se
pose plus).
pose lusarak Obama fait partie de ce
que les nouvelles g6n6rations aux
Etats-Unis peuvent produire de
meilleur. Diplom6 d'une des plus
grandes universities au monde,
Harvard, 46 ans, s6nateur repr6sentant
au Congris l'un des plus importants
Etats americains, 1'Illinois, capable de
mobiliser un electorat compose des
plus 6duqu6s,jeunes et moinsjeunes,
bon fils, bon epoux et bon pere ...
Et cela dans un pays oh la
presse a battu tous les records dans
'art de d6couvrir les squelettes dans
les armoires ou les secrets les plus
gard6s, or tout ce qu'on trouve comme
argument choc contre le candidat c'est
sa couleur et sa race. Cela devrait nous
faire appr6cier davantage notre
appartenance a un pays qui a r6solu
ces problimes depuis si longtemps que
cela nous parait depuis toujours.
Mais c' est sans doute 1M aussi
notre grave erreur. Nous prenons ce
privilege-la comme argent comptant.
Nous pensons que ren ne pourra
jamais le remettre en question. Nous
le faire perdre. Bref nous ne
I'apprecions pas a sa juste valeur.
Alors que personnelement nous
n'avons rien fait pour le meriter.
Et aujourd'hui, encore plus
quejamais, nous ne faisons rien pour
le meriter. Comme dit un proverbe
haitien : << kote k gen chenn nan pwen
kou >
Alors que le mot << chaines >>
devrait suffire a nous reveiller !

Mtlodie 103.3 FM, Port-au-Prince


SMercredi 14 Mai 2008
EN BRE ... Haiti en Marche Vol. XXII No.16

La Chambre des d6putes rejette le Premier ministre d6signe
La Chambre des deputies d'Haiti a rejete lundi apres-midi le choix d'Ericq Pierre
comme nouveau Premier ministre, empechant la formation d'un nouveau
gouvernement.
Les deputies ont rejete ce choix par 51 voix, 35 etant pour sa designation et 9 s'etant
abstenus.
Ericq Pierre, actuellement conseiller pour Haiti aupres de la Banque interamericaine
de developpement, avait ete designed le 27 avril comme nouveau Premier ministre
par le president Rene Preval.
Le Senat haitien avait approuve sa nomination le 7 mai, mais il restait a franchir
1'etape de la Chambre des deputies pour qu'il puisse former un cabinet ministeriel.
Ami personnel du chef de l'Etat haitien, agronome de formation, M. Pierre avait ete
choisi pour remplacer Jacques-Edouard Alexis, destitute le 12 avril par un vote de
censure du Senat apres une semaine "d'emeutes de la faim" qui avaient fait 6 morts,
des centaines de blesses et des degats materiels importants.

Ins6curit6
Des bandits armes ont tente de partir avec un homme en montant dans sa voiture et
en tentant de demarrer avec la victime a bord.
La police est intervenue et a ouvert le feu pour empecher les bandits de partir.
La police a reussi a empecher l'enlevement mais unjeune homme qui se trouvait
dans la rue a recu une balle.
Cela s'est passe a Delmas lundi dans l'apres-midi.

Accident mortel aux Moulins d'Haiti
4 personnes ont peri sous les decombres suite a l'effondrement d'une structure
metallique dans un batiment en construction sur la cour des Moulins d'Haiti (ex
Minoterie) a Cabaret (nord de la capitale).
Les causes de l'effondrement ne sont pas determinees. Une vive tension a regne
dans la zone alors que plusieurs personnes etaient rassemblees devant les installa
tions des Moulins d'Haiti pour exiger que les noms des victimes soient reveles et
pour avoir acces aux locaux. Certains menacaient de mettre l'usine a sac.
Les agents de security de l'entreprise ont fait preuve de professionnalisme pour
maintenir l'ordre jusqu'a l'arrivee des unites specialisees de la police.
Cet accident souleve a nouveau le debat sur les firmes de construction et le respect
des normes de security. Existe-t-il un service de control pour s'assurer que les
employes portent 1'equipement approprie, casques et autres? Quel service s'assure
que les installations ne sont pas defaillantes? Surtout pour les constructions en
hauteur (comme cela pousse comme des champignons actuellement dans une
locality comme Petionville, banlieue de la capitale). Pas un seul casque, qui devrait
etre obligatoire sur ces types de chantiers, n'est jamais apercu sur les lieux.
A qui la responsabilite? Quoi qu'il en soit, plusieurs familles sont en deuil
aujourd'hui. Des enfants, orphelins de pere a cause de l'irresponsabilite de certains
entrepreneurs pour qui seul le profit compte.

Catastrophe maritime : 20 morts
Au moins une vingtaine de personnes ont peri noyees, en fin de soiree du samedi 10
mai, dans le naufrage d'une petite embarcation de cabotage, "Dieu soit Loue",
survenu au large de Merger, a une quinzaine de km au sud de Port-au-Prince. Le
petit voilier revenait de Pestel (Sud-ouest) a destination de la capitale, avec un
nombre indetermine de passagers. On parle meme de 200 passagers. II a chavire
apres avoir heurte un recif, pres de Merger. A la mi journee du dimanche 11 mai, les
garde-c6tes avaient rephch6 plus d'une dizaine de corps et les recherches se
poursuivaient afin de trouver d'autres cadavres ou des survivants. Un nombre non
encore precise de survivants ont ete conduits dans divers centres hospitaliers,
notamment a Port-au-Prince. Des recherches menees par la Mission des Nations
Unies pour la Stabilisation en Haiti (MINUSTAH) et la Garde C6tiere Haitienne
(Police Nationale d'Haiti) se poursuivaient dimanche apres-midi. Le depute Ronald
Etienne a fustige au micro de Radio Kiskeya le Service Maritime et de Navigation
d'Haiti (SEMANAH) pour son incapacity a reguler et a controler le systeme de
cabotage en Haiti. Ce drame bouleverse les residents de Pestel. Des parents de
victimes se sont rendus sur place pour identification des corps. Le bilan pourrait
s'alourdir, selon les informations disponibles. En novembre 2007, le naufrage d'un
voilier en provenance du Sud-ouest d'Haiti avait fait une dizaine de morts. Les
conditions de transport maritime suscitent toujours de fortes preoccupations en Haiti
ou les principes de security et les normes en la matiere sont peu observes.

Camions de marchandises attaques par des bandits
Des camions de marchandises sont de plus en plus cibles depuis plusieurs semaines
par des individus mal intentionnes. Plusieurs vehicles transportant surtout des
produits alimentaires ont ete detournes.
De nombreuses attaques ont ete signalees en particulier au centre ville de Port-au
Prince et dans la commune de la Croix des Bouquets.
L'intervention des patrouilles de police, en particulier de la Brigade d'Intervention
Motorisee (BIM), a permis de recuperer des produits detournes, parfois une partie
ou souvent seulement le camion.
Les commercants et proprietaires de camion sont de plus en plus inquiets de cette
situation et lancent un appel pressant aux autorites pour freiner cette tendance.

Le Directeur de la FAO visite Haiti
Jacques Diouf, le Directeur general de 1'Organisation des Nations Unies pour
1'alimentation et agriculture (FAO), etait en Haiti le mardi 6 mai pour quelques
heures afin de discuter de la crise alimentaire.
Durant son sejour en Haiti, M. Diouf a ete recu par le president Rene Preval, indique
un communique de la FAO.
Le Directeur de la FAO a eu egalement des entretiens avec des representants du
secteur public, les ambassadeurs et chefs de mission diplomatique, de la cooperation
bilaterale et multilaterale, des representants du secteur prive, ainsi que des
organisations non gouvernementales (ONG) et de la society civile.
Au centre des discussions se trouve la crise alimentaire, dont les Haitiens souffrent
particulierement, et qui a donne lieu aux "emeutes de la faim" du mois dernier.
Jacques Diouf a aussi aborde durant son sejour en Haiti le theme de initiative de la
FAO relative a la flambee des prix.
M. Diouf a ete a Cabaret, dans le department de l'Ouest, afin d'y evaluer
1'evolution du programme de cooperation technique mis en place par la FAO apres
les inondations qui ont frappe cette region en octobre 2007.

Des Ha'tiens debattront de la situation de leur pays a New
York
Les Haitiens de New York se preparent a celebrer le 18 mai, la fete du drapeau.
D'abord une association de professionnels organise au Djoumbala Night Club de
Brooklyn une conference-debat autour du theme < Solidarite et developpement
durable pour une Haiti meilleure >>.
Edens Debbas, president de cette association, a affirmed que 'objectif de cette
conference est de reunir des intellectuels de la diaspora et ceux en provenance
d'Haiti en vue de debattre des problems auxquels fait face le pays et de proposer

(En Bref / p. 18)


..-j








Mercredi 14 Mai 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 16


Les deputies rejettent la nomination de Ericq Pierre
(REJET... suite de la lere page) Selon certains observateurs, les d6putes
Cependant on n'a pas 6t sans relever que la auraient voulu aussi donner une legon a leurs
nomination a k6t 6galement combattue par le propre homologues du S6nat.
parti qui avait endoss6 la candidature de M. Ren6 En effet rappelons que trois semaines avant
Pr6val a la pr6sidentielle en 2006 ou LESPWA. le vote de censure du S6nat destituant le Premier
ministre Alexis (lui-meme un membre du
parti LESPWA) et vote de censure qui a
'6t le fait du Groupe des 16 (les memes
senateurs qui ont entirin jeudi dernier le
choix de Ericq Pierre)- oui, rappelons que
la chambre des d6put6s avait peu
auparavant accord une large majority
un vote de confiance au Premier ministre
aujourd'hui d6missionnaire Jacques
Edouard Alexis.
Donc le rejet de Ericq Pierre (car
la decision de la Chambre des d6put6s est
definitive) incombe aussi au propre parti
consid6r6 comme le parti gouvernemental,
c'est-h-dire LESPWA.
Ericq Pierre est un 6conomiste et
un agronome de profession. Il remplit
depuis 1991 le poste de repr6sentant
d'Haiti aupris de la Banque
Ericq Pierre lors de la presentation de son dossier Interam6ricaine de D6veloppement ou
i la Chambre des Diputis (photo Georges Dupd) BID.


De6j des s6nateurs membres du parti
LESPWA avaient boycott le vote dejeudi au S6nat.
L'un d'eux, le premier s6nateur de l'Ouest, Jean
Hector Anacacis, avait publiquement tent6 de d6molir
le dossier.
Lors du vote de ce lundi, la plupart des
d6put6s membres de 1'ESPWA et qui font partie du
bloc CPP, ont vot6 6galement contre la nomination.


Selon la Constitution haitienne, la nomination
du Premier ministre doit etre approuv6e par les deux
chambres 16gislatives (s6nat et chambre des d6put6s)
reunies separement avant que le processus puisse se
poursuivre.
Par consequent la nomination de Ericq Pierre
comme Premier ministre est d6finitivement rejet6e. Et
le chef de l'Etat doit presenter un autre candidat.


SLB Hommage a Maurice Sixto p.11
LIBRE PENSEE
RWalit6s p. 16
"A OIBiens publics, service public p.17














Copyrighted Material

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Ginette ChIrubin et une delegation du Conseil electoral au cours
des entretiens devant les deux chambres du Parlement autour du Projet de
loi electorale. Des elections doivent avoir lieu instammentpour renouveler
les 9 senateurs dont le mandat est arrived a expiration le 8 mai kcoulk.
(photo Georges Dupe)


DECLARATION CONJOINTE DES CHAMBRES DE COMMERCE

ET D'INDUSTRIE DES DIX DEPARTEMENTS D'HAITI


Dans le souci de jouer un role determinant
dans la vie 6conomique et sociale du pays, le secteur
priv6 des affaires repr6sent6 par les Chambres de
Commerce et d'Industrie des dix d6partements d'Haiti,
r6uni h Miragoane, formule les propositions suivantes
a la nouvelle 6quipe gouvernementale qui doit
succ6der au gouvernement d6missionnaire de
Monsieur Jacques Edouard ALEXIS :
1) Adoption de mesures urgentes et concretes
pour contrer les problimes de la faim
2) Mise en place d'une politique de creation
d'emplois et de reduction de ch6mage dans le cadre
de partenariat effectif avec le SECTEUR PRIVE
3) D6senclavement du pays par la mise en place


des infrastructures modernes facilitant le transport
maritime, terrestre et a6rien
4) Elaboration, enfin, d'un plan de
d6veloppement agricole en collaboration avec les vrais
acteurs de production et mettant l'emphase sur la
protection de l'environnement
5) Restructuration du ministere de l'Agriculture
et mise en oeuvre d'une politique de proximity vis-h-
vis des agriculteurs
6) Approche institutionnelle dans les relations
de l'Etat et du gouvernement avec le secteur priv6
national
7) Elimination de la corruption et du client6lisme
dans les secteurs priv6 et public


8) Au regard des d6faillances du systime de
s6curit6 publique lors des derniers 6v6nements, l'Etat
ne peut pas se soustraire de ses responsabilit6s vis-h-
vis des personnes et entreprises victimes des actes de
vandalisme pendant le mois d'avril 2008
9) Le prochain gouvernement doit etre issu d'un
vrai consensus refl6tant les aspirations des plus larges
secteurs organisms du pays.
Devra suivre, la declaration d'une feuille de
route a transmettre au prochain gouvernement.
FAIT A MIRAGOANE LE SAMEDI 10
MAI 2008
Suivent les signatures (des presidents des 10
chambres de commerce et d'industrie du pays).


Page 3


L'EVENEMENT SOMMAIRE
Les d6put6s rejettent la nomination de Ericq
Pierre comme Premier ministre p.1
ANALYSE
Un processus de ratification bien laborieux p.4
CATASTROPHES
Naufrage d'un voilier : 20 morts p.18
LETTRES
Mort du pokte, 6crivain et grand reporter Jean
Claude Charles p.10
ACTUALITE VIE CHERE
La production nationale n6cessite plus que de
bonnes intentions p.1
Le president Bush doit supporter davantage
Haiti p.6
Quand le riz devient un produit strat6gique p.8
Visite du directeur g6n6ral de la FAO p.8
GOUVERNEMENT
La ministre Lassigue casse la baraque p.1
ECONOMIE
Declaration conjointe des chambres de com-
merce des 10 d6partements p.3
MEDIAS
Ce sont des Marines qui auraient provoqu6
involontairement la mort de Ricardo Ortega p.7
MEDECINE
Bientot une r6ponse scientifique a Worobey p.8
Dr Guillaume S6vire et l'importance de la
prevention p.9
Mort de Ghislaine Carr6nard Francoeur p.9
INTERNATIONAL
Obama et nous ... p.2
COMMEMORATION
Michaelle Jean un melange de Lady Di et de
Mandela p.11








Mercredi 14 Mai 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 16


Un processus
PORT-AU-PRINCE, 10 Mai Le processus
de ratification d'un premier ministre d6sign6 ne s'6tait
peut-&tre jamais d6roul6 dans une telle absence de
transparence.
La plupart des gens souhaitent qu'on en
finisse au plus tot. Ou parce qu'ils n'en espirent aucun
changement particulier. Ou parce qu'ils en ont marre
d'une sorte de com6die dont ils ne percoivent meme
pas les ficelles.
Mais tous parce que le pays a d'autres
preoccupations majeures. Est-il bien n6cessaire de le
rappeler.
Au commencement est l'aspect formel. Trop.
Ce sont les rencontres tris m6diatis6es au palais


POLITIQUE


de ratification bien laborieux


sont officiellement census former ensemble le prochain
gouvernement n'y disposent d'une influence
d6terminante.

La realpolitiks A la puissance
absolue ...
Les nouveaux parlementaires ne croient ni a
Dieu ni a Diable, c'est-i-dire ne se soumettent a aucune
all6geance sinon envers leurs propres desiderata (et
c'est un euph6misme), en tout cas ceux de leur groupe
dont la toute puissance chaque jour plus affirm6e
renvoie sur la touche les partis qu'ils sont census
officiellement repr6senter. Si stirs de leur fait qu'ils
ne s'en cachent nullement d'ailleurs. S'ils avaient a


trame, que le grand spectacle du palais national qui
n'a atteint apparemment aucun but (puisque le pouvoir
reel est ailleurs) force le processus de ratification a
descendre sur le terrain meme des groupes et blocs
parlementaires X ou Y qui n'ont aucune existence
officielle, voire de l1gitimit6 constitutionnelle (pouvant
exister certes, comme n'importe quelle amicale, mais
ne pouvant aucunement etre autoris6s a traiter
directement des affaires de la R6publique) ...
Bref, la dictature de l'informel. Le JPP en
haute couture. En haut-de-forme.
En meme temps que toutes sortes de rumeurs
parcourent la ville. Aucun ministre n' est garanti. Tout
est n6gociable ou re-n6gociable. Qui reste ? Qui s'en


Le President Rend Prtval accompagnd du president du Stnat
Kelly Bastien et du PM sortant Jacques Edouard Alexis


Le Snat votant lejeudi 8 mai 'acceptation du dossier de Ericq Pierre
(photo Georges Dupt)


presidentiel entre le chef de l'Etat et les leaders de
partis politiques represents au Parlement. C'est le cot6
grand spectacle. On a droit a plein de d6peches de
l'AFP qui semble avoir de bonnes antennes de ce c6te-
1M.
Cela dure une bonne semaine et demie. Puis,
rideau. Place aux choses serieuses. C'est a dire a
l'informel. Car entre-temps tout le monde a compris,
si besoin 6tait, que les fameux entretiens du palais
national entre le president et les leaders politiques c'est
pour la galerie. Les v6ritables negociations (si c'est
bien le mot) ont lieu plutot a la Cit6 de l'Exposition
ou Bicentenaire, siege du Parlement haitien.
Or ni le president, ni les chefs de partis qui


choisir c'est leur bloc
realpolitiks B la puissance
accompli. Leaders politiq
premier ministre et chef d
rhabiller, vulgairement p
Pour le grand
brusquement en face d
Parlement.
En tout cas le j
l'6quilibre des trois pou
pour son grade, est carri
6tat d'ame, comme disail
Voici la Con
137 (choix du Premier m


qui l'emporterait. C'est la
Sabsolue. La politique du fait
ues mais indirectement aussi
de l'Etat peuvent aller se faire
arlant.
public, on se d6couvre
'une sorte de dictature du

jeu d6mocratique (entendez
voirs) quelque part en regoit
6ment bafou6. Et sans aucun
t l'autre.
stitution en ses articles
inistre) et 158 (formation du
cabinet ministeriel) qui se
trouve r6duite a sa plus
simplissime expression.
Mais ce n'est pas
que le premier ministre
d6sign6 soit oblige de faire
campagne en personne
dans les trav6es du s6nat et
de la chambre basse qui fait
problime. C'est la
d6mocratie et, comme il
r6pond aux reporters, une
simple question de
courtoisie ...

La dictature
de l'informel...
Mais que soudain
l'on ne sache plus rien de
ce qui se joue ou qui se


va ? Allez savoir.
Des s6nateurs (aujourd'hui ex-s6nateurs)
n'auraient vot6 de reconnaitre la nomination du pre-
mier ministre d6signe (le seul r6sultat atteint apres plus
de deux semaines : l'approbation de cette nomination
par le s6nat avant le depart des s6nateurs Mlus pour
deux ans, mais qui n'est que la premiere tape sur un
chemin montant, sablonneux, malaise), oui ce premier
vote du s6nat n'aurait k6t obtenu que sur la garantie
(du moins l'espoir) d'obtenir tel minist&re ou tel autre
pour caser tel ex-s6nateur ou tel autre ...

Le pouvoir, ses pompes et ses
oeuvres ...
Tout comme les groupes a la chambre basse
(on en compte au moins deux), avec chacun des
dizaines de membres, n'auraient pas l'intention de se
comporter comme lors de la ratification du Premier
ministre Jacques Edouard Alexis en juin 2006,
consid6rant avoir k6t roul6s par le gouvernement
Pr6val-Alexis qui n'a fait aucune nomination
importante alors que les d6put6s ont eux aussi leurs
(petits) prot6egs. Le pouvoir, ses pompes et ses oeuvres,
pourquoi cela devrait-il changer Dekilakyl (En
frangais, pour qui vous prenez-vous. Ou plutot nous
prenez-vous ?). Les fils du peuple Etc.
C'est si vrai que, alors que le palais avait
semble-t-il pr6vu (en creole on dit << bien compter, mal
calculer >>), un processus rapide oh le cabinet
minist6riel resterait presque inchang6 (en dehors de
quelques retouches in6vitables) pour red6marrer tout
de suite avec le nouveau premier ministre (qui est lui-
meme d6jh un homme du s6rail), eh bien aucun
minist&re ne semble devoir 8tre 6pargn6 par le grand
(RATIFICATION / p. 5)


Page 4


AMERIJET TO OPEN FORT LAUDERDALE
CARGO DROP STATION

FORT LAUDERDALE,
FL Amerijet International will open
a Fort Lauderdale air freight station
on April 2, 2007, announced Pamela
Rollins, Amerijet's VP of Business
Development.
The station is located
adjacent to Amerijet's corporate
headquarters at 2800 South Andrews Avenue.
"We have a lot of customers in Broward, Palm Beach and even
Martin counties that will enjoy the additional convenience of this station,"
Rollins said. "Eventually, we will expand this location to offer ocean services
and delivery of import cargo, to make shipping with us even easier."
Amerijet will accept outbound international air freight at this station,
including general personal and commercial cargo, large or small packages,
barrels, valuable and fragile goods, hazardous material, oversized shipments
and domesticated live animals.
Hours of operation will be 9:00 a.m. to 5:00 p.m. Monday tmgh
Friday and 9:00 a.m. to 1:00 p.m. on Saturday. Amerijet t sport cargo
between this sta 1i.l ....i transfer. For rates
and pecspec e contact Amerijet's sales
@()i \ iii ejT),j6* sdesi amerijet.com.
nal, In full-service multi-modal
transportatiTi logistics provider offering international scheduled all-cargo
transport via land, sea and air. Ft. Lauderdale, Florida-based Amerijet operates
offices all over the world, serving destinations throughout North, South and
Central America, Mexico, the Caribbean, Europe, Asia and the Middle East.
Amerijet operates its own fleet of Boeing 727-200 aircraft from its primary
hub at Miami International Airport, where it maintains a custom-built 210,000-
square-foot air cargo handling facility, a 96,000-square-foot ramp facility
and a 50,000-square-foot ocean cargo handling facility. For additional
information, visit Amerijet on the web at www.amerijet.com.








Mercredi 14 Mai 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 16


Marie Laurence casse la baraque !


(LASSEGUE... suite de la lere page)
(qu'importe !), ne reposait elle-meme sur rien, attendu
que, selon la ministre, certains de ses membres et non
des moindres ne respectaient aucunement les rigles
dujeu ou le prenaient our unjeu sans rigles.
D'autre part, les partis politiques repr6sent6s
dans le gouvernement n'ont rien fait pour empecher
son 6clatement, et certains l'auraient meme appelW
de leurs veux.
Ensuite, le chef de l'Etat a refuse
categoriquement de donner au gouvernement certaines
armes essentielles, comme le remplacement de
fonctionnaires a des positions vitales puisque charges
d'etre la courroie de trans-
mission des dispositions
gouvernemen-tales aux
quatre coins du territoire.
<< Si la composi-
tion plurielle du
gouvernement presen-tait
lavantage de refl6ter le
caractere composite des
forces politiques
representies au Parlement,
elle charriait sa part de
difficulties en termes de
gouvernance opara-
tionnelle et de cohesion
structurelle >> crit la
ministre sortante dans une
longue declaration publide
dans la presse et date du
5 mai 2008.
Marie Lau-rence
Lassigue ne mache pas ses
mots pour d6noncer
<< l'individualisme >> de
certains membres du cabi-
net minist6riel.
<< Malgr6 les ef- Le gouvernement a
forts du Premier ministre,
tout s'est pass comme si nous ne formions pas un
vrai gouvernement (et) ayant la confiance du chef de
l'Etat. Un gouvernement doit etre une 6quipe,
solidairement responsable des decisions prises
collectivement. Or, les faits nous ont montr6 le
contraire. >
Plus loin, 6crit la ministre a la condition
f6minine: << Une occasion avait 6t6 offerte apris
l'interpellation du 28 fWvrier 2008. Un remaniement
ministeriel 6tait souhaitable dans le but de red6finir
l'action gouvernementale et repartir sur de nouvelles
bases. >>
Mais, poursuit-elle, le chef de l'Etat et le Pre-
mier ministre sont passes a c6te.
Marie Laurence Lassigue reproche, sans
passer par quatre chemins, au president de la
Republique de n'avoir pas donna au gouvernement les
moyens de sa politique.
Fallait-il (au nom de ce pluralisme politique)
verser dans << un immobilisme quasi paralysant >
L'Ex6cutif, en deux annees, n'a pratiquement pas
touch a ceux et celles (ambassadeurs, consuls) dont
la mission est de nous representer, d6fendre les interets
du pays a l'6tranger (...) mais aussi les D6legues et
vice-delegues gouvernementaux sont rests en poste,



Ratification...
(... suite de la page 4)
marchandage en cours car il faut appeler un chat un
chat sinon pourquoi tout le mystere de ces allies et
venues entre le palais national et le palais l6gislatif et
tout ce temps que cela dure ...
Enfin, la fameuse presentation de l'6nonce
de sa politique g6nerale par le premier ministre qui
est tant attendue parce devant etre une tribune pour
juger des merites ou pas du systime noo-liberal,
pourrait n'etre qu'un formidable riglement de comptes
autour de l'attribution des fauteuils ministeriels et
autres hautes fonctions de l'Etat ...
Comme dit le Ruy Blas de Hugo, bon app6tit
messieurs !

Haiti en Marche, 10 Mai 2008


sans pour autant etre imbus ou sans epouser les orien-
tations strategiques du pouvoir, alors que ces
personnalites doiventjouer un role capital dans la co-
ordination de l'action gouvernementale avec les Olus
locaux, dit la declaration.
Quant aux partis politiques, ils se
comporteraient comme s'ils ne sont pas concerns par
cette meme << bonne gouvernance > dont ils se font en
meme temps les apotres.
Selon Marie Laurence Lassigue, les partis
politiques non seulement ne se sont point montres
int6ress6s a faire au gouvernement << des propositions
concretes de r6orientations strat6giques >, se r6servant
mais seulement apris la d6mission du chef du


lu FM Alexis lejour du vote de censure au Senat (photo
gouvernement, de reconnaitre que << la formule de
gouvernement pluriel n'6tait plus la panache et ne
correspondait plus aux besoins de l'heure >> ...
Mais selon la ministre a la condition feminine,
les partis politiques n'ontjamais su apprendre non plus
B leurs cadres << comment faire fonctionner l'Etat, com-
ment utiliser les outils politiques pour une bonne
gouvernance. >
Faiblesse 6vidente dans le comportement
meme des Olus appartenant a ces partis politiques qui
lors des interpellations agissent comme des ennemis
du chef du gouvernement et des ministres, << comme
une demarche obligatoire de sanction (...) et non
comme un outil d'6valuation de l'action
gouvernementale. >>
Enfin, << quant I l'Ex6cutif, il a neglig6 de
construire cette majority parlementaire si n6cessaire a
son action (...). II aurait fallu par lejeu des alliances,
batir cette majority structuree et organisee. >
Aussi, la ministre Marie Laurence Josselin


Lassigue de tirer la conclusion : c'est l'6chec de tous,
de tous les acteurs impliqu6s g6n6ralement
quelconques, et non de Jacques Edouard Alexis, << un
Premier ministre exp6riment6 et rigoureux >. Ni celui
du seul gouvernement.
Cela dit, Mme Lassegue annonce qu'elle n'est
pas candidate a sa reconduction a la tete du minister
a la condition feminine et aux droits des femmes.
Elle pense meme qu'elle aurait du adopter
cette attitude critique depuis fort longtemps : << C'est
moi qui ai eu tortjustement de n'avoir pas assez insist,
en faisant part de mes preoccupations et inqui6tudes
grandissantes ... >.
Mais plus important: forte de cette
experience, Marie
Laurence Lassegue en
conclut que le prochain
gouvernement 6chouera lui
aussi tant que les condi-
tions resteraient les
memes : << que le prochain
chef du gouvernement soit
'politique' ou 'technique >,
si les m6canismes
institutionnels garantissant
son action ne sont pas mis
en branle, il 6chouera. La
feuille de route issue du
DSNCRP (Document de
Strat6gie Nationale pour la
Croissance et la Rdduction
de la Pauvret6) n'aura de
vertu que si toutes les in-
stances de l'appareil d'Etat
s'impliquent de fanon
efficace et surtout
respectent les rlgles dujeu
d6mo-cratique. >
En d'autres mots
Eugne Robenson) (et c'est nous qui
ne R so commentons), tant que la
formule dite de << coalition > restera un bluff et un
simple moyen de se glisser en catimini dans la place
pour mieux garder le cap sur l'Objectif 2011. Et cela
vaut pour les uns comme pour les autres.
Une d6mo-cratie purement formaliste (pour
ne pas dire de pure facade) et dont nous voyons
aujourd'hui les rdsultats. Car ce que la declaration de
Mme Lassigue nous r6vile indirectement, c'est que
pendant que tous les protagonistes (Prisidence,
Gouvernement, Parlement et partis politiques) passent
ainsi leur temps i se glisser des peaux de banane, le
pays s'est enfonce davantage dans les profondeurs
abyssales que l'on connait.
Et nous voici repartis pour un nouveau tour
de piste Car plus ga change ...
Mais cette fois on sait un peu mieux com-
ment cela se passe dans les coulisses.
Enfin, jusqu'i preuve du contraire !
Melodie 103.3 FM, Port-au-Prince


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_US $ 40.00
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Page 5


Solicitation Information for RFQ


Announcement Information: AV/Acoustics Consultant and Security
Consultant are required for the new Miami Art Museum. The design of the
museum in Museum Park, Miami by Herzog & de Meuron and a multi-
disciplined team is well underway. The museum is now conducting a search for
firms to assist the design team in identifying costs, logistics and implementation
strategies.
If you feel your firm is qualified to design and build the next generation
art museum, please visit the MAM website for additional information and
documentation at www.miamiartmuseum.org/home-park-fact.asp or contact Tina
Comely at 305-375-2276. Please note that CBE and Miami based firms are
strongly encouraged to participate. Please refer to the RFP/RFQ located on the
MAM website for details.


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Europe
Am6rique Latine


I








Mercredi 14 Mai 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 16


GESTION ET FINANCEMENT

La production nationale necessite plus que de bonnes intentions


(PRODUCTION... suite de la lre page)
et d'intrants agricoles a tarifs reduits est mis sur pied.
Mais est-ce le gouvernement qui va financer
tout seul la production nationale ? II devrait renoncer
alors a toutes ses autres obligations ...
Ou bien les institutions internationales ?
Auquel cas il ne faut pas oublier que les conditions
n'ont pas change et celles-la meme qui sont en partie
responsables de nos problimes actuels, en premier lieu
l'abaissement des barrieres douanieres qui permet
l'invasion du pays par les memes produits face
auxquels la production locale n'a pu soutenir la con-
currence et a done fini par disparaitre.


J' ,


l'entreprise en question.
Par exemple, le riz a plus de 1.500 dollars la
tonne est actuellement presque introuvable sur le
march international.
La production d'un bien aussi precieux
represente done aujourd'hui une mine d'or. Que ce
soit au plan national ou international ...
Le president de la republique fait un bon pari
en se consacrant aussi a fond dans le projet de produc-
tion nationale.

Nos banques maitrisent-elles
suffisamment 1'instrument du credit ? ...
Pr .. Mais l'Etat ne


Le directeur gtndral de la FAO, Jacques Diouf visitant Haiti dans le cadre
du programme de relance de la production nationale (photo Thony Btlizaire)


On remarquera que 1'OMC (Organisation
mondiale du commerce) qui garantit le strict respect
du nouveau systime appele libre-echange, n'ajamais
dit un mot au sujet de la crise alimentaire.
C'est que dans tout pays, a l'exception de
l'ancien bloc communiste, le d6veloppement est pour
une bonne part l'affaire du secteur priv&.
Le gouvernement a pour devoir de mettre en
place les infrastructures (routes, energie, irrigation,
barrage, protection contre les inondations et contre
l'erosion, ferme agricole, marches publics etc).
Mais le financement est fourni
essentiellement par les banques, les assurances, les
fonds de pension et autres institutions financieres lo-
cales.

Les banques ne sont pas des oeuvres
de charity ...
En effet le gouvernement ne pourra jamais
avoir les moyens de fournir du credit a chaque
cultivateur ou alors ce n'est pas une entreprise
d'envergure et encore moins d'envergure nationale.
Qui dit production nationale dit
investissement. Et celui-ci s'entend des capitaux
disponibles sur le march&. Et ces capitaux se trouvent
en principe dans les banques. Comment interesser les
banques a l'actuelle entreprise de relance de la pro-
duction nationale ?
On n'a encore rien entendu de ce c6t&. Ni de
leur part. Ni de la part des autorites nationales.
On sait que les banques privees locales ont
ete peu tentees par ce genre d'activites pendant les
decennies ecoulees.
Le credit ne constitue pas la part la plus
importante de leur portefeuille. Ou alors credit a tris
court terme. Et qu'est-ce qui offre cet avantage mieux
que les importations de produits de premiere necessity,
dont le riz. Vite debarque, vite consomme.
Mais les banques ne sont pas des oeuvres de
charit&. I1 faut les convaincre de leur interest dans






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peut tout faire tout seul.
I1 reste cependant
les institutions bancaires
aux mains de l'Etat lui-
meme. La BNC, la BPH et
la BRH ou banque
centrale.
On n'a encore
rien entendu de ce cote non
plus. Curieusement ...
La BNC (banque
nationale de credit) qui se
serait montree tris
dynamique ces dernieres
annees.
Evidemment il ne
s'agit pas (a l'instar de la
dictature Duvalier)
d'ouvrir le credit public a
des amis du regime qui en
profitent avant toute chose
pour se construire un
chateau dans les


montagnes surplombant la capitale ou se payer une
residence princiere a Miami Beach.
Mais pour commencer, les banques haitiennes
en general, et les banques d'Etat en particulier,


maitrisent-elles suffisamment l'instrument du credit
pour pouvoir batir un programme qui implique
plusieurs milliers d'investisseurs et aussi (et d'abord)
garantir que l'argent ne sera pas perdu.
Cela ne s'improvise pas.
Ensuite, oh sont les assurances ? Ne vous y
trompez pas, il existe des compagnies d'assurances
en Haiti et qui realisent de gros chiffres d'affaires. Mais
qui ne reinvestissent pas un sou sur le march local.
En tout cas, on n'en ajamais entendu parler.

Pas de garantie fonciere ...
Cependant la principale garantie n'en relve
pas moins de l'Etat. Celui-ci parle constamment
d'attirer les investissements. Or, pour ne citer qu'un
exemple, le plus grand handicap dans l'investissement
aussi bien dans la production agricole que dans le
tourisme en Haiti c'est l'absence totale de garantie
fonciere. A qui appartient la terre ? Comme par
coincidence l'actuelle situation se produit sous le
meme chef de 1'Etat qui avait lance une reforme agraire
lors de son premier mandat (1996-2001).
Or aujourd'hui on se retrouve dans la meme
incertitude. Ramenes a notre point de depart. Par
exemple, dans la Vallee de l'Artibonite, le grenier a
riz du pays : soit ce sont des grands dons absenteistes
qui menacent de chasser les paysans beneficiaires de
la reforme, soit ce sont ceux-lM qui n'ont rien fait des
terres a eux confiees (quoiqu'il reste encore a d6finir
sous quel statut) pour devenir absenteistes a leur tour.
Beaucoup seraient allies chercher une vie meilleure
dans les plantations en Republique dominicaine
voisine. Le travail de la terre en Haiti ne rapportant
rien depuis fort longtemps.
Mais aujourd'hui dans tous les pays frappes
par la crise alimentaire (y compris Haiti), les decideurs
aussi bien nationaux que internationaux realisent que
c'est une opportunity unique de refaire la production
nationale.
Quoi de plus evident. Mais cela necessite plus
que de bonnes intentions ...
Marcus, 1 Mai 2008


Ske W Peye Enpo Lokatif W/

Pwopriyete w se youn nan byen w yo ki gen vale; Biwo P6sept6 Konte Miami-Dade la vie ede w
konprann konsekans ki kap rive si w pa peye enpo lokatif (taks kay)w yo.

Tanpri byen konprann ke si w pa peye enpo lokatif w yo sa va rezon pou yo mete yon restriksy-
on/ipot6k sou pwopriyete w la epi sa ki pi r6d se enter ak fr6 ki pral ajoute sou b6dwo enpo
lokatif w an.

SEnpo Imobilye yo konsidere pa peye jou lye avril.
*Si enpo w yo rete san peye jou lye Jen, yo va vann enpo w yo nan yon vant ozanch6 an
f6m yon s6tifika taks epi yon dosye ipot6k va etabli sou pwopriyete w la.
SL6 yo vann yon s6tifika sou pwopriyete w la, acht6 s6tifika a peye taks w dwe yo epi li
jwenn enter sou yo ke w menm w pral gen pou w peye anplis taks w deja dwe yo.
SSi taks w yo rete san peye pandan yon pery6d de dezan apre ke yon s6tifika fin bay sou
pwopriyete w la, w kapab p6di pwopriyete w la.
Tanpri sonje, si w se m6t yon pwopriyete kounyeya, se responsabilite w pou asire ke enpo
lokatif w yo peye.

Pou evite yo ajoute 16t fr6 ak enter diplis, epi pou evite risk ke w ka p6di pwopriyete w la, Biwo
P6sept6 Konte Miami-Dade vie raple w ke p6man yo f6t pou nan biwo-a pa pita ke 31 me 2008.
P6man ki f6t pa laps yo f6t pou peye av6k "cashier's check" oubyen "money order".
Ou ka vini peye tou nan youn nan lokal sa yo:


Miami-Dade Flagler Building
140 West Flagler Street Sal 101
Miami, Florid 33130


South Dade Government Center
ou 10710 SW 211th Street- Sal 104
Miami, Florid 33189


Pou akomode w, tou de biwo nou yo pral ouvA samdi 31 me 2008, de 86 dimaten jiska 36 lapremidi.
Nou kapab tcheke sou entenet la sou www.miamidade.gov oswa rele 305-270-4916 pou plis enfbmasyon.


Page 6







Mercredi 14 Mai 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 16


I L'ACTUALITE EN MARCHE


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Du Lundi au Jeudi: 10:00 am a 5:00 pm
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et Laboule de 10:00 am 6 7:00 pm, jours f6ri6s compris.


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I ACTUALITE ECONOMIOUE


Mercredi 14 Mai 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 16


Quand le riz bat le petrole comme produit strategique


PORT-AU-PRINCE, 7 Mai L'6mission de
la television frangaise intitulee << Mots croises > (qui
est capt6e en Haiti) 6tait consacree lundi soir a la crise
alimentaire mondiale.
Le meme lundi des 6meutes de la faim en
Somalie faisaient 5 morts.
Parmi les invites a << Mots croises > figuraient
des poids lourds comme Jean Ziegler, le pourfendeur
des multinationales alimentaires et des bio-carburants
ou agro-carburants parce que fabriques avec des
vegetaux, des representants de diverses grandes asso-
ciations et institutions telles Greenpeace, la FAO, de
nombreux experts et des hommes d'affaires ...
Ainsi que le secretaire d'Etat frangais a la
cooperation, Alain Joyandet, de retour d'un periple
dans le cadre de la crise alimentaire qui l'a conduit en
Haiti et dans trois pays d'Afrique.
Emission fort int6ressante sur un sujet
6videmment vital.
On a pass en revue les diverses causes de
l'escalade soudaine des prix des produits alimentaires.
On a fait l'historique de la crise parce qu'elle
n'est pas partie de rien et comment elle est la
consequence de certaines incons6quences de la part
de ceux qui ont domino les finances de la planite.
Avec des positions a chaque fois encore plus
int6ressantes comme ce sp6cialiste en 6tude de popu-
lation faisant ressortir que la crise alimentaire est
d'autant plus 6tonnante que l'offre d6passe la
demande. I1 n'y a pas de carence en production
alimentaire comme cela a pu etre le cas en d'autres
temps. Sauf que les populations qui peuvent payer
(celles des grands pays d6velopp6s) consomment de


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dsw . S loV ,. O-w -


moins en moins parce que ayant un taux de natalit6 en
constante baisse. Tandis que l1 oh il y a la plus forte
demande, on n'a point les moyens de payer. Ainsi
l'Inde, pays dit emergent qui a multipli6 presque au
centuple sa production alimentaire. Or les gens
continuent de mourir de faim dans les rues de Calcutta,
cela a cot6 d'immenses stocks de nourriture pour une
bonne part destinee a 1'exportation. La revolution verte
(dont tout le monde fait naturellement l'Mloge) ne
profite pas forc6ment aux populations les plus
vulnerables. Il y en a qui restent si pauvres que meme
la relance de la production nationale ne change pas
automatiquement leur situation. Un aspect qui devrait
nous interesser. Car reste le systime 6conomique dont
on a fait choix ...
Un autre a soulign6 que, alors meme que l'on
accuse les bio-carburants, les deux produits qui entrent
le plus dans la fabrication de l'6thanol, aussi bien la
canne a sucre que le mais, ne sont pas affects par la
crise.
Le Br6sil fabrique son ethanol a partir de la
canne a sucre tandis que les Etats-Unis y consacrent
au moins le quart de leur r6colte de mais.
Or la crise alimentaire ne concerne aussi
directement ni le sucre ni le mais.
Pourquoi done le riz ?
Du fait que le gros du march du riz se trouve
1a oh la population grossit le plus vite (le continent
asiatique). Mais aussi oh dans un pays 6galement
emergent comme la Chine on peut faire aujourd'hui
un peu plus d'un repas parjour.
Pour le secretaire frangais Alain Joyandet, la
mondialisation de l'6conomie n'a pas tous les torts. II


. ..


y a aussi qu'on n'a pas fait suffisamment pour pousser
le d6veloppement dans des pays qui restent en queue
de peloton. II a cit6 l'exemple d'Haiti (qu'il a visit
r6cemment) oh une region comme la Vall6e de
l'Artibonite est retomb6e pratiquement en jacheres
alors que la terre y est idWale et que l'exp6rience existe.
I1 manque les investissements. Et il raconte comment
sous son impulsion, on a pu r6unir 800 mille euros
pour un projet qui doit amener l'eau sur place.
Nous avons surtout retenu pour vous (chers
auditeurs) ce qu'on a pr6sentW comme r6ponse que les
pays les plus frapp6s par la crise comptent y apporter.
Selon les intervenants, la r6ponse est diverse :
Il y en a qui ont bloqu6 leurs exportations de
riz pour proteger la consommation locale. C'est le cas
du Vietnam.
D'autres ont recours a des importations
massives pour constituer des stocks. Comme les Phil-
ippines, le plus gros importateur de riz de la planite.
Le problime est que les speculateurs sont
d6sormais aussi de la partie, alors que le riz menace
de devenir a la surprise g6n6rale un produit aussi
strat6gique que le p6trole.
Mais qu'en est-il des pays ayant moins de
moyens ? Comme ceux d'Afrique. La C6te d'Ivoire,
le S6n6gal ont d6cid6 de d6taxer leurs produits
imports le temps que passe l'orage.
Bon nombre de ces pays r6alisent que
1'occasion pourrait etre saisie pour relancer leur propre
production agricole nationale.
Enfin il y a ceux qui n'ont plus de produc-
tion nationale du tout, s'6tant abandonn6s totalement
aux importations pour leur alimentation.
Pour ceux-lk, il ne reste que le PAM ou
Programme alimentaire mondial.
Avec le risque que l'aide alimentaire finisse
par les enterrer encore plus d6finitivement qu'avant.
C'est a nous de savoir oh nous situer dans
ces diff6rentes r6ponses a la crise alimentaire.
Yo banm yon ti kout pye ...

Milodie 103.3 FM, Port-au-Prince


Page 8


o b- -4w .0 4w 4D ,Oub 40- B


MIAMI-DE

DEPATMAN TRAVO PIBLIK AK DEPATMAN AVIYASYON

AVI PIBLIK

REYINYON KOMINOTE
LUDLAM ROAD (NW 67ybm AVNI)
ENTESEKSYON NAN NW 36ybm RI
AK NAN PERIMETER ROAD AMELYORASYON WOUTYE YO
PWOJE NIM. 20080064

Isiba nap avize piblik la ke Depatman Travo Piblik Konte Miami-Dade (PWD)
ansanm ak Depatman Aviyasyon Miami-Dade (MDAD) pral f6 yon Reyinyon
Kominot6 sou Pwoj6 Nim. 20080064 Konte a nan jou m6kredi 21 me, 2008 de
7:00 p.m. a 8:30 p.m., nan 2461 NW 66 Avni, Bilding 702, Sal 205, Miami.

Reyinyon kominot6 sa-a pral f6t pou bay moun yo op6tinite pou yo esprime
enkyetid yo ak opinyon yo sou pwoj6 sa-a. Pwoj6 sa-a genyen ladan li
agrandisman wout Ludlam Road (NW 67y6m Avni), de apepr6 500 pye sid de
wout Perimeter Road la rive jiska NW 36y6m Ri, agrandisman wout Perimeter
Road la, apati de NW 67y6m Avni v6 les pou apepr6 700 pye, nouvo limy6
siyalizasyon okonpl6 nan tou de ent6seksyon yo, nouvo drenaj wouty6 ki va
genyen d6 letan pou senyen t6 an s6ch ki se youn nan egzijans faz depo pou
pwoj6 sa-a epitou, nouvo ekleraj woutye.

Se MDAD ak Depatman Transp6tasyon Florid (FDOT) ki va finanse pwoj6 sa-a
dapre alokasyon ki nan Plan Travo 5-An nan Ane Fiskal 2010/2011 yo a.

Pou plis enf6masyon sou pwoj6 sa-a, oswa pou mande aranjman espesyal
dapre Lwa Amerik6n sou Enfimite 1990 la, tanpri kontakte John White (305) 375-
4821 oswa Armando Cervera (305) 375-3496, Ofisye Imobilye yo pou Depatman
Travo Piblik (PWD).

Demann pou aranjman espesyal yo dwe f6t anvan Reyinyon Kominiot6 an. Tout
moun ki ta vie soum6t deklarasyon alekri yo ak 16t py6s prezantasyon nan plas
oswa anplis deklarasyon aloral yo, kapab f6 sa nan reyinyon an, oswa yo kapab
poste yo bay Mr. White oswa Mr. Cervera anvan dat reyinyon an. Tout
enf6masyon ke yo resevwa alekri va f6 pati rejis Reyinyon Kominot6 an.








Mercredi 14 Mai 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 16


Haiti: Dr. Guillaume S6vere souligne


P'imporl
Le Docteur Guillaume S6vire, interniste,
cardiologue, de passage en Haiti ce mois de mai a offert
une s6rie de conferences sur les Maladies


Dr. Guillaume Severe


coronariennes dans diffrrentes facultes de m6decine
de la capitale.
C'est ainsi qu'il 6tait a 1'UNDH (Universit6
Notre Dame), a l'6cole de m6decine de l'Universit6
Kiskeya, a la Facult6 de M6decine de l'Universit6
d'Etat et I l'H6pital de la PAIX.
A chacune de ces conferences, des confreres
partageant la meme sp6cialisation, des 6tudiants en
m6decine et un large public 6taient presents. Au total
sept conferences ont 6t6 presentees sur des sujets
purement cardiologiques.
Nous avons invite le Dr S6vire en nos bu-
reaux pour partager avec lui ses impressions. < Le but


tance de la pr6
de ces rencontres est double, nous a-t-il expliqu6.
D'abord participer a la formation des 6tudiants, puis
partager avec nos confreres vivant au pays les
experiences acquises ailleurs >.
< C'est important pour nous autres qui sont
forms a l'ext6rieur, de venir faire ce genre d'6changes
avec nos confreres rests en Haiti. Ils ont des moyens
tris restreints, il faut le reconnaitre. Mais souvent, on
n'a pas besoin d'une technique de pointe pour aider
son pays. >>
Le Docteur Guillaume S6vire nous a parl6
de certaines pathologies rencontr6es le plus souvent
et qui ne font qu'augmenter dans le pays. En tete de
liste l'hypertension art6rielle, le diabite sucr6 ...
Ces deux maladies marquent des points a une
vitesse inimaginable. Plusieurs raisons a cela. D'abord
les mauvaises habitudes alimentaires que l'on ne
connaissait pas autrefois et qui aujourd'hui semblent
constituer une mode. Les hamburger par exemple sont
consomm6s partout dans les pays en d6veloppement,
la civilisation des > des pays d6veloppes
a fait son apparition dans les pays sous-developpes ou
le < fast food > est entr6 par la grande porte. On
constate maintenant en Asie du Sud Est beaucoup de
cas d'obesite chez les enfants, ce qui n'existait pas
par le passe.
Et puis l'on sait que les gens d'ascendance
africaine ont une tendance a souffrir d'hypertension.
Le style d'alimentation joue aussi. Bref, si rien n'est
fait beaucoup de gens dans les pays en voie de
d6veloppement vont souffrir d'infarctus du myocarde,
d'apoplexie ou d'autres maladies dues a la mauvaise
alimentation et au manque d'exercice.
Le Docteur Guillaume S6vire compte pren-
dre sa retraite d'Allemagne et rentrer en Haiti, tant
qu'il a encore l'6nergie pour apporter sa quote-part a
l'amelioration du systime de sante en Haiti. Quand
on lui demande ce qu'il y a de plus urgent a faire pour
cela, il repond : < Pour moi c'est la prevention qui
laisse beaucoup a d6sirer. II faudrait multiplier les cau-


vention
series a la radio, les rencontres avec le public en vue
de mieux 6duquer la population. J'ai rencontre des gens
qui prennent un m6dicament sans meme savoir
pourquoi il leur a 6t6 prescrit. Pire encore, ils n'h6sitent
pas a passer ce m6dicament a un voisin qui, croient
souffrir de la meme maladie qu'eux. L'ignorance est
responsable de beaucoup de cas de mortality chez
nous. >>
Le Docteur S6vire nous a parl aussi de la
n6cessit6 d'ouvrir un service d'urgence en Haiti. I1 est
inadmissible d'avoir a transporter ailleurs, a Cuba, a
Miami ou meme en Republique dominicaine certains
patients victimes d'un accident de la route ou
d'accidents cardio-vasculaires.
Pour lui ce projet pourrait devenir une reality
dans les delais les plus brefs. I1 nous a parley d'un
cardiologue ami pratiquant au Texas et qui n'attend
qu'un signal pour venir en Haiti y installer un tel ser-
vice. I1 s'agit d'un sp6cialiste en chirurgie cardio-
vasculaire.
Souhaitons que ce signal n'arrive pas trop tard
et ne soit pas responsable de la mort d'un nombre
toujours plus grand de nos compatriotes.
Quant aux relations avec les confreres
rencontres en Haiti, il les qualifie d'extremement posi-
tives. II a eu beaucoup de contacts. Des confreres sont
venus assister a sa s6rie de conferences, et ont particip6
activement aux discussions avec le public. I1 gardera
le meilleur souvenir de ces rencontres.
< Tout de suite apris ma retraite,je me pro-
pose de retourner en Haiti. Mon projet serait de
travailler a l'h6pital de Deschapelles. Je souhaiterais
beaucoup que les cadres de l'exterieur entament un
processus d'echanges constant avec les cadres rests
et pratiquant en Haiti et ceci devrait se faire en presence
des 6tudiants qui ne pourraient que gagner a ce genre
d'6changes. >>

Conversation avec le Docteur Guillaume Severe
Dimanche 11 Mai 2008


Un accident mortel cou^te la vie a Miss Ghislaine


L'accident a eu lieu dans la nuit de mercredi
au jeudi (8 mai) a 4 heures du matin. L'infirmiere
Ghislaine Carrenard Francoeur revenait de l'h6pital
du SacrC Coeur oh on l'avait appel6e pour un accouche-
ment.
I1 6tait environ 4 heures du matin. Miss
Francoeur se serait-elle endormie au volant ? L'on ne
sait. Mais sa voiture a percut6 un arbre et sous le choc,
elle aurait eu des lesions au foie.
Un passant l'a secourue et l'a amenee a City
Med a Potion Ville. N'ayant pas tout a fait perdu con-
science, Miss Francoeur a demand de prevenir un
membre de sa famille qui aussit6t accouru, l'a
transported au Canape Vert.
II fallait operer d'urgence. Mais l'h6pital ne
disposait pas du materiel n6cessaire a une telle
operation. I1 fallait faire tris vite. Chaque minute
comptait.
En fin de compte c'est la MINUSTAH qui a
mis au service de la famille un avion militaire qui a
conduit Mme Francoeur en Republique dominicaine.
Malheureusement il tait trop tard et
l'accident6e est morte pendant l'operation.
Sa mort a provoqu6 une forte motion dans
les milieux m6dicaux. Ghislaine Carrenard Francoeur
avait cree l'Ecole des Sages Femmes de l'Hopital


g6n6ral. Et travaillait activement a la formation des
membres de cette profession. Aussi ses 61ves 6taient-
elles accourues au Canap6
Vert, aussitot connue la
nouvelle, et leur desespoir
faisait peine a voir.
Miss Francoeur
(< Gise > pour les intimes)
venait de recevoir un prix S
pour avoir travaillW I la
formation de promotions
de sages femmes pendant
de longues annees. Elle
devait voyager en Ecosse
pour aller recevoir ce prix.
Elle a ktudi6 a
Besangon et a Montpellier.
Puis a travaill6 pendant de
nombreuses ann6es en
Suisse avant de d6cider de
retourner en Haiti pour
mettre ses connaissances
au service de son pays.
La d6pouille de
Ghislaine Carr6nard


Carrenard Francoeur
Francoeur sera transported a Port-au-Prince of auront
lieu les fundrailles.


S as Ib .t N a i




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Page 9








Page 10 A I Mercredi 14 Mai 2008
Page 10 ADIEU L AMI !I Haiti en Marche Vol. XXII No. 16


MORT DE JEAN CLAUDE CHARLES
<< Je sors. Et c'6tait comme un chapitre de ma vie qui se terminait. Envol d'oiseaux sur la mer. Au loin.
Un temps superbe. Le bonheur des mouettes est le mien. La lumiere m'6blouit. >

(Bamboola Bamboche)

Elvire, sa fille, Une veill6e est organis6e au Rond-point des Artistes,
18, rue Brise Echalas, Saint Denis (93), le 14 mai i
Sa mire, ses frbres et soeurs, et tous ses proches partir de 21 h.

ont la douleur de vous informer que La c6r6monie civile de cremation aura lieu jeudi 15
mai, i 10 h 10, B la salle de la Coupole du crematorium
Jean-Claude CHARLES du Pere-Lachaise, 71, rue des Rondeaux, Paris 20e.
s'est 6teint le 7 mai 2008 a Paris Une messe sera c616br6e le 24 mai a 10 h a l'6glise du
Sacr6-Coeur de Turgeau, i Port-au-Prince.
Un hommage sera 6galement organism New York.


Jean Claude Charles (1949-2008) POur Jean-Claude Charles
Je connaissais Jean-Claude Charles depuis environ 20
ans. Un matin, il est venu me voir a l'h6pital oij'exercais et ce fut
Sle debut d'une longue amiti6. Combien d'apris-midi, n'avons-nous
{@_ /pas passes a refaire l'histoire d'Haiti, a evoquer nos grands aines ?
Tris reconnaissant envers l'instruction reque en Haiti,
Un vrai PARADIS chaque fois qu'il r6alisait une prouesse stylistique ou mn me se
mettait a ponctuer un texte, il aimait rappeler que c'etait grace a
sur la Cbte des Arcadins ... l'enseignement de Pradel Pompilus, son ancien professeur de
lettres. Fin connaisseur de la litt6rature haitienne, il a beaucoup
Au Km 77 de la C6te des Arcadins contribu6 a sa diffusion, ainsi il a particip6 au num6ro de la revue
A environ 1 heure de I' Aroport. Sapriphage qui lui 6tait consacr6.
International de Port-au-Prince G6nreux, il se rdjouissait sans arribre-pensde des succhs
de ses compatriotes et, dans la mesure de ses possibilitis, s'essayait
les faire connaitre. En janvier 2007, il m'a fait l'honneur et le
Plage de sable fin blanc plaisir d'etre le maitre d'oeuvre d'une soir6e consacr6e a mes 6crits :
68 chambres et suites c'6tait son idWe et, quoique paraissant parfois bien 6loign6 des
climatis6es contingences pratiques, il a su se montrer un organisateur et un
meneur dejeu hors pair.
Auditorium 200 places, Primesautier, toujours d'une veritable 616gance morale et
climatis6, sonoris6 et 6quip6 intellectuelle, il savaitjeter un regard lucide sur les 6v6nements,
sur sa propre vie. Jusqu'i la fin, il a fait preuve d'un humour
ACCES-INTERNET discret; ainsi, trois jours avant sa mort, alors que je bavardais
Cuisine Internationale avec lui a l'hopital, il m'a dit, en souriant comment peux-tu etre
*Mus Colonial "Ogier- P 1 l, ce n'est pas l'heure des visites ", en effet, c'6tait le matin et
Mus6e Colonial Ogier- P 3 4 s j'avais argue de ma quality de m6decin pour pouvoir le voir.
Fombrun '@4 oS M Jean-Claude nous a quittes, mais nous restent son regard
Oratoire du Moulin Lt p d9AMil A esil"S ptillant, sa chaleur communicative, sa capacity d'enthousiasme
et ses poemes, articles, romans, essais, films, scenarii.
Piscine semRi-O1 ique R teia d F~ai C'est un 6crivain et un homme de tris grande valeur que
Animation Troubadour/ 0.j. le pays vient de perdre
TERRAINS DE JEUX
SPORTS NAUTIQUES
INFORMATIONS ET RESERVATIONS: Se souvenir
2222- 7652 / 2222-1918 /3701-1918
sales(moulinsurmer.com / info@moulinsurmer.com de Jean-Claude Charles

Par Hugues St. Fort

J'ai connu Jean-Claude Charles au lyc6e
Toussaint Louverture i Port-au-Prince. I1 tait en section
B (lettres et maths) et moi, j'6tais en section A (lettres
classiques). Nous n'6tions pas de la mime promotion
INTERNATIONAI, INI mais nous avions des amis communs qui 6taient fous
de littdrature et il nous arrivait de nous passer non
seulement des bouquins hautement littiraires mais aussi
S..d'autres de quality moins 61ev6e, genre romans de cape
O S QUo TEi. et d'6p-e. I avait fait aussi de la radio sous la houlette
de Jean Dominique Radio Haiti qui 6tait situde
a l'6poque sur la Grand-rue pris de la rue des Miracles,
r je crois. Mon Dieu, que tout cela me semble loin!
J'oublie le titre de son mission mais c'6tait un melange
.. r de litt rature, de cinema et de musique haitienne. Djji
'1 'rq" Liu cette 6poque, Jean-Claude Charles 6tait amoureux de
Ncin6ma (la Nouvelle vague, Fellini...) etje ne m'6tonne
pas que sa fille continue sur sa trace puisqu'elle est
Cargo n Ge..ral .actuellement 6tudiante en cinema i NY. On 6tait alors
au debut des annies 1970, on avait tous 20 ans ou un
Barils Epeu moins et les << mini-jazz > faisaient leur apparition
sur la schne musicale haltienne (surtout Port-au-Prince).
Produits p6rissables Cependant, malgr6 sa quality, l'6mission de Charles ne
fit pas long feu car il allait quitter Haiti pour poursuivre
Effets personnels ses 6tudes i l'6tranger. C'6tait en 1970 ou 1971. Deux
Produits explosifs ..... ans plus tard, j'allais suivre ses pas mais c'6tait pour
Products explosifs aller 6tudier la linguistique.
Toutes dimensions de mat6riels Jean-Claude Charles 6tait sans l'ombre d'un
--le n doute l'6crivain haitien le plus dou6 de sa g6n6ration.
POUR VOS RtSERVATIONS DE CARGO, APPELEZ Marguerite Duras l'avait sacr6 meilleur 6crivain
d'aujourd'hui aprs la parution de << Manhattan Blues >
_Aen 1985. Je ne sais pas quelle rpercussion ce sacre
1-800-927-6059 C Ci supreme a eu en Haiti quand on l'a appris mais dans
nt envnvez nous un e-mail: aloevalnewiiet m ---- son article soumis i AlterPresse le 8 mai 2008, Dany


(voir JCC / 12)


%.PT %AIMP,AAWa L&A ,Pbo%*-ftF pft








Mercredi 14 Mai 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 16


Michaille Jean un melange de Lady Di et de Mandela


PARIS, 11 Mai Malgr6 la polemique qu'elle
a provoqua au Quebec, la visite en France de la
gouverneure g6nerale Michelle Jean a kt6 pour elle un
succes complet, tant sur le plan m6diatique, politique
que populaire.
D6crite dans la presse comme un "melange
616gant de Lady Diana et de Nelson Mandela",
Michalle Jean, "d6sarmante de charme et de
simplicitC" avec son "port altier" et son "regard


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president Sarkozy en Normandie, jeudi.
Apris s'etre rendue a Paris, sur les plages du
D6barquement et a La Rochelle pour le depart de la
Grande Traversee, la gouverneure g6nerale a conclu
son sejour samedi a Bordeaux, en prenant part a une
cer6monie de commemoration de l'abolition de
l'esclavage, aux cotes du maire Alain Jupp6.
A aucun moment la polemique qui a fait rage
sur 1'opportunit6 de sa presence au lancement des fetes
frangaises du 400e n'a traverse l'Atlantique. Les
Frangais, de toute maniere, n'en auraient sans doute
pas saisi tout le sel.
En revanche, ils ont d6couvert avec curiosity
que le Canada avait une gouverneure g6nerale charge
de repr6senter la royale autorit6 d'Elisabeth II, une
"presque reine" en somme (Le Monde), une "petite
reine" (Le Figaro) ou encore une "reine de la diversity"
(Sud-Ouest).
Pendant sa visite, Michalle Jean a eu droit a
une couverture m6diatique a rendre vert de jalousie


n'importe quel premier ministre en visite officielle en
France. II faut dire qu'un "conte de fee" comme le
sien, alli6 a "la beauty et l'intelligence" (Le Monde),
sont nettement plus vendeurs que la rigidity d'un
Stephen Harper, par exemple.
Son voyage avait commence dans le
supplement magazine du Monde: il s'est terming ce
week-end dans Sud-Ouest, un des plus gros tirages de
la presse frangaise, et dans Le Figaro. Entre ces deux
moments, Michaelle Jean a d6croch6 un reportage
assez enthousiaste dans le grand journal televis6 de
20 h 00 sur France. A venir: un portrait dans Paris-
Match, qui l'a suivie pendant les cinq jours de son
voyage.
Sud-Ouest a vu en Michaelle Jean le "symbole
vivant de l'integration et de la diversity culturelle a la
canadienne" et "un melange l66gant de Lady Diana et
de Nelson Mandela". Le Figaro l'a d6crite de son c6ot
comme une "professionnelle reconnue, desarmante de
(voir M. JEAN /16)


p6tillant", a r6solument s6duit. Ce succes est d'abord
le sien, mais le Canada en r6colte les fruits, surtout
apris la declaration d'amour que lui a adress6 le


Hommage

a Maurice A. Sixto
Par Maitre Girard Coradin
(Le grand humoriste aurait 89 ans ce mois
de mai 2008)
Le personnage 16gendaire dont nous
soulignons aujourd'hui la m6moire fut pour moi, non
seulement un frere, mais et surtout un ami.


IMauk ie


Nous nous connais-sions vaguement a Port-
au-Prince, comme il sied a des gens de meme milieu,
mais entretenant nul rapport particulier.
Notre prmiere rencontre a 6t6 a bord de
l'avion qui nous emmenait au Congo, actuellement
R.D. du Congo. A notre escale a Dakar (Senegal),
Sixto descend de l'avion et se met a genoux pour baiser
la terre africaine. Et en se relevant, il a eu a dire
ceci : < Nous avons laissI l'Afrique dans la cale d'un
negrier et nous sommes aujourd'hui retournes en Jet >.
C'est en Afrique que nos contacts
professionnels nous ont rapproch6s : nous avons ceuvr6
l'un et l'autre dans le domaine de l'Education. A
l'6poque, debut des annees 60-a l'appel pressant de
1'UNESCO, l'exode des < cerveaux >> haltiens nous
avait conduit, comme tant d'autres compatriotes, vers
le continent noir oh les pays francophones colonists
depuis la nuit des temps accedaient, enfin, a
l'ind6pendance et a l'instruction.
Je veux a ce sujet ouvrir une parenthise et
indiquer modestement que l'expression < cerveaux >
est employee tout simplement afin de faire echo a une
formule consacr.e.
La-bas, done, dans ce Congo lointain, notre
belle amiti6 s'est progressivement ciment6e faisant de
l'un le confident de l'autre ; de celui-ci le conseiller
de celui-lk, nous sommes ainsi devenus des
(voir SIXTO / 12)


AmericanAines Digt

insssociaton witt H
present '
'THE 1 OTH ANNUAL


a L a m MMMWO,


Page 11


I I









UN PRINCE DES LETTRES


Mercredi 14 Mai 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 16


1949 2008 d'un trait !
Jean-Claude Charles est n6 le 20 octobre 1949
a Port-au-Prince (Haiti). I1 laisse son pays a l'age de
21 ans pour s'inscrire a la faculty de m6decine de
Guadalajara (Mexique), mais il abandonne tres t6t ses
6tudes pour rejoindre les Etats-Unis.
C'est a Chicago d'abord et puis a New York
oh commence 1'enracinerrance de cet auteur qui plus
tard, dans son oeuvre, se d6finira comme << nomade
aux pieds poudr6s > et << negre errant >>.
Apres les Etats-Unis, il s'6tablit en France oh
il fait une licence en journalisme et techniques de
l'information I l'Ecole Sup6rieure de Journalisme de
Strasbourg et une maitrise 1l'Universit6 de Paris au
D6partement d'Etudes en Sciences et Techniques de
la Communication.
Journaliste a Paris, Jean-Claude Charles
collabore pendant longtemps au quotidien Le Monde
avec des r6cits de voyage. Pokte, romancier, scenariste,
regisseur et auteur de documentaires pour la television
(Antenne 2), il a 6galement 6te producteur de series
pour la radio (France Culture). De 2003 a 2006, il tient
une chronique dans Haiti Tribune.
<< Homme de nulle part >, Jean-Claude Charles
partage son temps entre New York et Paris comme
Ferdinand, le protagoniste de ses deux grands romans,
Manhattan Blues et Ferdinandje suis a Paris.
Jean-Claude Charles meurt a Paris le 7 mai
2008.
Le 14 mai, il y aura une veill6e et soiree
d'hommages a Jean-Claude Charles au Rond-Point des
Artistes (18, rue Brise Echalas, 93200 Saint-Denis, 01
48 09 88 40) a 21 heures. Une cer6monie civile de
cremation aura lieujeudi 15 mai a 10 heures au cre-
matorium du Pere Lachaise, a Paris. Une messe sera
c6l6br6e le 24 mai a 10 h l'Vglise du Sacr6-Coeur de
Turgeau, a Port-au-Prince. D'autres hommages sont
en preparation a Fort-de-France et a New York.
<< Je sors. Et c'6tait comme un chapitre de ma
vie qui se terminait. Envol d'oiseaux sur la mer. Au
loin. Un temps superbe. Le bonheur des mouettes est
le mien. La lumiere m'6blouit. > (Bamboola
Bamboche).


(SIXTO ... suite de la page 11)
inseparables, se reconfortant l'un et l'autre aux mo-
ments de spleen et de nostalgie in6vitables.
Mais qui est-il ce Maurice Alfredo Sixto dont
tout le monde parle aujourd'hui ?
Forgant sa cage Gonaivienne jugee trop
6troite, Maurice s'installe bien vite a Port-au-Prince
oi son sens de la conviviality et sa vive interlligence
lui permettent d'6voluer dans les divers compatiments
de la society haitienne. Maurice fut, tour a tour chauf-
feur-guide,journaliste et educateur. Fin observateur,
il a braqu6 lucidement sa lorgnette sur tout ce qui lui
fera penetrer l'ame haitienne.


Se souvenir de Jean-Claude Charles


(JCD ... suite de la page 10)
Laferriere a dit que ce sacre durassien a tout
simplement tu6 Charles. Laferriere a aussi montr6 les
similitudes dans le cas de Davertige louangh par Alain
Bosquet qui le fit meme rentrer a Paris mais qui a kt6
terrass6 dujour au lendemain par toutes les difficulties
de vivre et de percer a Paris ; les similitudes egalement
dans le cas de Magloire Saint-Aude celebr6 par Breton
mais mal accept par ses pairs. Y-a-t-il donc une
malediction quand on est 6crivain haitien de se voir
loud par de grands noms de l'intelligentsia parisienne ?
Bien sur que non I1 s'agit de prendre les situations
cas par cas. Dans le cas de Jean-Claude Charles, nous
sommes en presence d'un individu extremement dou6
mais travaill par de formidables problimes d'identit6.
Identity raciale, identity sociale, identity geographique.
Jean-Claude Charles a dit lors d'un entretien public a
la Bibliotheque publique de Queens, NY, au debut des
annees 2000 : << C'est en France quej'ai d6couvert que
j'6tais Noir >> Stupffiant, non? mais 6 combien
revelateur On lira avec profit sur ce sujet l'excellent
essai qu'il a public en 1980je crois chez Hachette << Le
corps noir >. Dans ces conditions, Charles 6tait
condamn6 a la chute. Et il le savait. C'est pour cela
qu'il s'6tait refugi6 dans l'alcool. Dans les dernieres
annees de sa vie, il tait presque tout le temps ivre.
Pour oublier. Oublier sa condition raciale. Oublier ses
origines sociales. Personne ne pouvait sauver Charles
sauf peut-etre lui-meme. Mais en avait-il l'envie ?
Toute la question est l1.
Grace a son g6nie multidimensionnel, Charles
arrivait a se mettre a l'abri des drives d'un
nationalisme litt6raire haitien menteur et mal assimil6.
L'Uuvre de Jean-Claude Charles ne peut se lire sous
les projecteurs des categories habituelles dont les
critiques haitiens s'affublent pour analyser les textes
de la majority des 6crivains haitiens : r6alisme
merveilleux, identity ou espace national, imaginaire
du vodou...A lire << Sainte drive des cochons > ou
<< Manhattan Blues >, 2 euvres caracteristiques de la
maniere Charles, on aurait de la peine a retrouver ces


categories. Cela ne veut pas dire qu'il y avait un
desinteret chez lui pour Haiti. Loin de la. << De sijolies
petites plages > (1982) montre qu'il a kt6 poursuivi
par une certaine idee de son pays natal : < Moije suis
malade de ma mire, ce morceau d'ile qui baigne entre
Cuba et Porto Rico. Cette maladie n'a pas nom
< nationalisme >. Je ne parle pas de < retour aux
sources >. La blessure vient de plus loin. Sije savais
d'oh, je n'6crirais plus un mot... > (pg.19). Jean-
Claude Charles a invent le neologisme
<< enracinerrance > pour caracteriser ce qui fait, d'apres
lui, sa profonde identity, sa marque personnelle. Dans
un entretien a la revue haitienne << Boutures >, vol.1,
# 4, mars-aouit 2001, Charles dit ceci: << Le concept
d'enracinerrance est delib&r6ment oxymorique : il tient
compte a la fois de la racine et de l'errance, il dit a la
fois la m6moire des origines et les realites nouvelles
de la migration; il remarque un enracinement dans
l'errance. > Physiquement, Jean-Claude Charles n'a
jamais change. I1 est rest ce longjeune homme mince
quej'avais connu au lyc6e Louverture vers la fin des
annees 1960, que j'ai revu a Beaubourg a Paris au
debut des annees 1980 et finalement a NY a la
bibliotheque publique de Queens. On ne reverra plus
sa longue silhouette maigre a NY, on n'entendra plus
sa voix posse, calme, aux articulations parfaites, a
l'accent plus francais que le Francais natif. Malgre ses
formidables qualities de porte, de romancier, de
journaliste reconnu par les plus grands journaux
francais et francophones, Jean-Claude Charles n'a pas
kt6 apprici6 a sa juste valeur par les intellectuels
haitiens (deux grandes exceptions cependant: Lyonel
Trouillot et le tris perspicace universitaire Jean
Jonassaint) et le grand public haitien. J'espire que
l'histoire litteraire haitienne se souviendra de ce
formidable 6crivain haitien et qu'on le lira longtemps
en Haiti. A sa fille Elvire quej'ai rencontree ici a NY
en d6cembre dernier et a ses parents en Haiti,j'envoie
mes plus sinceres condoleances.

Hugues St. Fort
Hugo2 74aol. cor

declar6s, nos convoitises inavouables, nos prejug6s
passes et la betise humaine.
Maurice s'est revelW, par son style unique,
un grand artiste, un conteur incomparable aux intona-
tions multiples, selon qu'il s'agira d'imiter un homme,
une femme, un enfant ou une personnalit6 politique.
II avait le don de provoquer le rire fou, ou de
susciter le sourire amus6 Mais, il se degageait
toujours de ses histoires matiere a rflexion.
J'ai admire par-dessus tout en lui sa sagesse,
son humanisme, son mepris des signes exterieurs
factices. Nous sommes rests en contact quotidien
pendant pris de neuf ans ; car il dinait chez moi tous
les soirs. Au d6but, tout le monde voulait avoir Sixto
a diner. Etant son sponsor, on devait passer par moi.
On se l'arrachait. Beaucoup de gens venaient chez
moi non pas pour me rendre visite, mais pour etre en
compagnie de Maurice, et pour l'entendre parler.
Le respect qu'il m'a inspire a atteint son
paroxisme quand, lui rendant visite, dans l'adversit6 -
il s'6tait d6jh install a Philadelphie -j'ai constate6
que, frapp6 de c6cit6 totale, il n'en 6prouvait aucune
amertume. II avait 6tonnament conserve stoiquement
sa s6r6nit6 et son humeur habituelles. I1 me dira en
souriant: < Le Grand Maitre l'a voulu ainsi. II doit
penser que j'en ai assez vu de belles choses ... et
aussi de laideurs de toutes sortes. >.
Chers amis, le voilh l'homme, dans toute sa
dimension.
Je garde de Maurice Sixto, un souvenir
imp6rissable. L'hommage m6rit6 queje lui rends en
ce moment vient du fond du ccur.

Maitre Girard Coradin


En 6pousant en premiere noces Man
Toutoune -je ne connais pas son nom de famille ; mais
je sais que c'6tait une mambo il a longtemps v6cu
dans ce milieu social au point de prendre l'asson. II
s'est d6barass6 de ces pratiques supertitueuses
qu'arriv6 en Afrique enjetant dans le fleuve Congo et
l'image qu'il adorait et la lampe << 6ternelle >. C'est
ainsi, done, qu'esprit ouvert et affranchi, Maurice a
pu nous laisser un 6ventail sonore de t6moignages
enrichissants qui l'a catapult incontes-tablement au
sommet du genre humoristique et satirique haitien.
J'ouvre ici une parenthese pour dire que
Maurice doit sa fortune, employee dans le sens le plus

large du mot, a mon frere
Raymond qui lui a, le pre-
mier, sugg6r6 de mettre
ses histoires sur disques.
Malheureusement, mon
frbre a eu un accident
mortel et Maurice a su ex-
ploiter seul cette id6e.
Rien de nous n'a
&chapp6 i sa perspicacity,
absolument rien. Le re-
gard p6n6trant qu'il a
promen6 autour de nous,
du salon le plus hupp6
la chaumibre de l'arribre
pays, a decel6 dans leurs
moindres details nos
travers, nos hypocrisies,
nos vices cach6s ou


SOWrAB? Us

T LL 1FRtIb-bftfl-ftbBB
bi baitflala
PAX imt6li-fbalb
CE fLL.bbfrfb-bblI


A l'occasion du 246me anniversaire de la mort de Maurice Sixto (le 12
mai), et du 896me anniversaire de sa naissance (le 23 mai), la Fondation Maurice
Sixto (FMS) vous convie a raviver avec elle la m6moire du grand conteur haitien
en participant aux activities ci-dessous mentionn6es :
15 mai : analyse d'un texte de Maurice Sixto chez les soeurs de Jacquet (Gkn6ral
TiKok) 10 heures AM.
24 mai : Messe d'action de grace A 1'Eglise Sainte Th&rse de Pdtion-Ville, A
8hres AM.
30 mai : Pr6sentation de Sixtolette, une adaptation de Tisentaniz A Ste Rose
de Lima par la troupe Rideau Rouge A 5 heures PM.
Tout en vous remerciant pour votre support a ces activities et pour l'accueil
chaleureux que vous lui avez r6serv6 lors de sa visite en Haiti le mois dernier, la
veuve du conteur, Marie-Th6rese Torchon Sixto vous souhaite un bon << Mois Sixto>>.
34 49 35 83 / 22 57 76 61.


Page 12


Hommage a Maurice A. Sixto







Mercredi 14 Mai 2008 PE I NN NI S Page 13
Haiti en Marche Vol. XXII No. 16 PETITES ANNOUNCES
POINTS DE VENTE HAITI EN MARCHE
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14750 N.E. 6th Avenue 3760 N.E. 3rd Avenue
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102 S.E 2nd Avenue
Maxisound Christephanie's Delray Beach, Fl 33444
11854 West Dixie Highway 581 BC East Sample Road 561 272 3556 Le L ook
305 895 8006 Pompano Beach, Fl 33064
T1l 954 781 2500 Eclipse Communication Rue Panamericaine #14,
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age 14 MAM-DAD COUNTY Mercredi 14 Mai 2008
S14 MIAMI-DADE COUNTYHaiti en Marche Vol. XXII- No. 16


REVISED ADVERTISEMENT FOR BIDS
MIAMI-DADE
PROJECT NAME: MIA Regional Commuter Facility
PROJECT NO.: B761A2

Sealed Bids for the Project designated above will be received for and in behalf of Miami-Dade County, by the Office of the Clerk, in the Stephen P. Clark Center, Suite 17-202,
111 N.W. 1st Street, Miami, Florida, 33128 until 1:00 P.M., June 18, 2008, or as modified by addendum, at which time all Bids will be taken to a room to be designated by the Clerk of the
Board in said Stephen P. Clark Center. Bids are to be submitted in two envelopes. Bids received after the time and date specified will not be considered. Envelopes A of Bids, containing
only the Schedule of Intent Affidavit(s) will be publicly opened and the names of the Bidders read aloud. Upon notification by the Department of Business Development, bidders may
correct defects on the Schedule of Intent Affidavit(s) within forty-eight (48) hours after bid submission. Envelopes B of Bids, containing all of the remaining bidding documents, from
Bidders that have not been rejected as not responsive will be opened publicly and read aloud forty-eight (48) hours after the bid submission date and non-responsive bids will not be opened.
Bidders are invited to be present at each opening. The County reserves the right to postpone or cancel the bid opening at any time prior to the scheduled opening of bids.

IN GENERAL THE WORK COMPRISES: Construction of a new Regional Commuter Facility at the west end of the North Terminal Development extension, generally
consisting of a three story concrete structure addition, a ramp level holding room, concession area, locker rooms, support areas, baggage areas, a concourse extension with waiting areas, two
aircraft gates with bridges, sterile and public circulation, offices and related support areas.

BID DOCUMENTS: The Miami-Dade Aviation Department will make the Bid Documents available, on May 8, 2008, for inspection by individuals by appointment only, on
business days during the hours of 9:00 a.m. to 4:00 p.m. at MDAD Bldg. 3030, Central Wing, Conference Room 3. Interested parties are to schedule an appointment to review the Bid
Documents through Maria Fernandez at 305-869-3343. The duration of each appointment will not exceed two (2) hours. However, the Department may schedule additional time slots (not
to run consecutively with the original appointment), if available. At the time of the appointment, and prior to any Bid Document review, interested parties will be required to present
current, government issued, picture identification (e.g., Driver's License, United States Passport), documentation that they are licensed architect, engineer, or contractor who may perform
work on, or related to, the Project, and sign and notarize a Confidentiality Affidavit certifying that the company and each authorized employee agrees, that in accordance with Florida
Statutes 119.071(3)(b) and one or more of the following Florida Statutes, 281.301 and 331.22, to maintain the information contained in the Bid Documents as being exempt from the
provision of Florida Statute 119.07(1) and 24(a), Article I of the State Constitution. In addition, interested parties are advised that individuals will be monitored while reviewing these
documents. Interested parties may take notes, however, no photographs and/or copying of the documents will be allowed.

The Bid Documents can be purchased for $1,500. Payment shall consist of:
1. Non-refundable Payment of $500 for each set of Bid Documents
2. Refundable Deposit of $1,000 for each set of Bid Documents
The non-refundable payment shall be by any type of check, or money order, only, and made payable to the Miami Dade Aviation Department. The refundable deposit shall be by
Cashier's or Certified check or money order, only, and made payable to the Miami Dade Aviation Department. To purchase a set of the Bid Documents, each purchaser must present a
current, government issued, picture identification (e.g., Driver's License, United States Passport), documentation that they are licensed architect, engineer, or contractor who may perform
work on or related to the Project, and furnish and sign a notarized Confidentiality Affidavit. Confidentiality Affidavits may be obtained in advance by e-mailing MfernandezLmiami-
airport.com or can be completed at the time the Bid Documents are purchased. Each interested Bidder shall, at the time of Bid Document pickup, furnish an address, telephone and fax
numbers, and email address for the purpose of contact during the bidding process. A business card with all of this information will suffice.
The Confidentiality Affidavit, non-refundable payment, and refundable deposit shall be delivered in person to Maria Fernandez, or designee, at Miami International Airport,
Building 3030, 2nd Floor between the hours of 9:00AM 4:00 PM, Monday through Friday. Upon payment and verification of the required identification documents, the verified individual
will be authorized to pick up from the printer the number of sets of the Bid Documents for which payment has been made. The address of the printer will be provided to the purchaser at that
time. Only full sets of the Bid Documents will be authorized for pickup.
All Bid Documents, including any copies made, shall be returned to the same location where they were purchased. All Bidders that timely return the Bid Document will have their
deposit returned. Those Bidders that purchase Bid Documents, but elect not to participate in the bidding process are also required to return all copies of the Bid Documents to the location of
purchase. Failure to return the Bid Documents and copies made to the location of purchase within five (5) working days after the Bid Due Date may be reported to a Law Enforcement
Investigating Authority and will forfeit the deposit. Furthermore, Bidders that fail to return Bid Documents shall not be allowed to participate in future Confidential solicitations until such
time that the firm has taken corrective actions that are satisfactory to Miami Dade County. The purchaser of the Bid Documents shall be required to certify that they have returned all
original Bid Documents plus any copies and they have not retained any copies.
All bids must be submitted as set forth in the Bid Documents. The County reserves the right to reject any or all Bids, to waive informalities and irregularities, or to re-advertise the
Project. The County, by choosing to exercise its right of rejection, does so without the imposition of any liability against the County by any and all bidders.
PRE-BID CONFERENCE: The Miami-Dade Aviation Department will hold a Pre-Bid Conference and Site Inspection on May 23, 2008, at 10:00 A.M. in the MIA Auditorium,
Concourse A, 4th Floor of the Miami-Dade Aviation Department, for all interested parties. PLEASE NOTE THIS IS A CHANGE FROM THE PREVIOUSLY ADVERTISED PRE-
BID CONFERENCE DATE OF May 19, 2008. Attendance will be limited to two (2) representatives per firm. No other Site Inspections will be provided by the Miami-Dade Aviation
Department. It is the policy of Miami-Dade County to comply with all the requirements of the Americans with Disabilities Act (ADA). For sign language, interpreter services, material in
accessible format, other special accommodations, or airport-related ADA concerns, please contact the MDAD Office of ADA Coordination at (305) 876-0856.

COMMUNITY SMALL BUSINESS ENTERPRISE PROGRAM
Contract Measures for this Project is (are): 25%

COMMUNITY WORKFORCE PROGRAM
The Community Workforce Goal for this Project is: 29%

BID GUARANTY: Each Bid must be accompanied by a Bid Guaranty of not less than five percent (5%) of the Total Bid in a manner required by the Instructions to Bidders. No
Bid may be withdrawn after the scheduled closing time for the receipt of Bids for a period of one-hundred and eighty (180) days. The County reserves the right to reject any or all Bids, to
waive informalities and irregularities, to reject all bids, or to re-advertise for Bids.

BID IS SUBJECT TO THE FOLLOWING PROVISIONS AMONG OTHERS:
1) The Miami-Dade County Responsible Wages Ordinance.
2) The Provisions in reference to the timetables for minority and female employment participation, expressed as a percentage, for the Contractor's aggregate work force in each
trade on all construction work in the covered area, as follows:


Timetables Goal for minority Goals for female
Participation for each Participation for
From 4/01/81 trade in Miami-Dade County each trade
Until further notice 39.5 % 6.9 %


As used in this Notice, and in the Contract resulting from this solicitation, the "covered area" is Miami-Dade County, Florida. These goals are applicable to all Contractor's
construction work (whether or not it is Federal or Federally assisted) performed in the covered area.
3) The "Equal Opportunity Clause" and the "Standard Federal Equal Employment Opportunity Construction Contract Specifications" as set forth in the Contract Documents.
The Contractor's compliance with the Executive Order and the regulations in 41CFR Part 60-4 shall be based on its implementation of the Equal Opportunity Clause, specific
affirmative action obligations required by the specifications set forth in 41CFR 60-4.3(a), and its efforts to meet the goals established for the geographical area where the Contract resulting
from this solicitation is to be performed. The hours of minority and female employment and training must be substantially uniform throughout the length of the Contract, and in each trade,
and the Contractor shall make a good faith effort to employ minorities and women evenly on each of its projects. The transfer of a minority or female employee or trainee from Contractor
to Contractor or from project to project for the sole purpose of meeting the Contractor's goals shall be a violation of the Contract, the Executive Order and the regulations in 41CFR Part 60-
4. Compliance with the goals will be measured against the total work hours performed.
The Contractor shall provide written notification to the Director of the Office of Federal Contract Compliance Programs within ten (10) working days of award of any construction
subcontract in excess of $10,000 at any tier for construction work under the Contract resulting from this solicitation. The notification shall list the name, address and telephone number of
the Subcontractor; employer identification number of the Subcontractor; estimated dollar amount of the subcontract; estimated starting and completion dates of the subcontract; and the
geographical area in which the Contract is to be performed.
4) Miami-Dade County has enacted an ordinance governing utilization of certified Community Small Business Enterprise (CSBE) Subcontractors. Requirements for compliance
with this ordinance are contained in the Contract Documents.
5) Pursuant to Miami-Dade County Code Section 2-11.1(t), a "Cone of Silence" is imposed upon RFPs, RFQs or bids after advertisement and terminates at the time the County
Manager issues a written recommendation to the Board of County Commissioners or a Notice of Contract Award Recommendation, whichever comes first. The Cone of Silence prohibits
communications regarding RFPs, RFQs or bids between potential vendors, service providers, bidders, lobbyists, or consultants and the County's professional staff, including but not limited
to the County Manager and the County Manager's staff. A Cone of Silence is also imposed between the Mayor, County Commissioners or their respective staffs and any member of the
County's professional staff including, but not limited to, the County Manager and the County Manager's staff.
The provisions of Miami-Dade County Code Section 2-11.1(t) do not apply to oral communications at pre-bid conferences, oral presentations before selection committees, oral
communications with the Contracting Officer, as published by the Department of Business Development in their weekly Cone of Silence Project Information Report, for administering the
procurement process, provided the communication is limited strictly to matters of process or procedures, Contract negotiations during any duly noticed public meetings, public presentations
made to the Board of County Commissioners during any duly noticed public meeting or communications in writing at any time unless specifically prohibited by the applicable RFP, RFQ, or
bid document. Bidders or proposers must file a copy of any written communication with the Clerk of the Board, which shall be made available to any person upon request. The County shall
respond in writing and file a copy with the Clerk of the Board, which shall be made available to any person upon request.
In addition to any other penalties provided by law, violation of Miami-Dade County Code Section 2-11.1(t) by any bidder or proposer shall render any RFP award, RFQ award, or
bid award voidable. Any person having personal knowledge of a violation of this Ordinance shall report such violation to the State Attorney and/or may file a complaint with the Ethics
Commission. Bidders or Proposers should reference the actual Ordinance for further clarification.
6) The County shall not be responsible for any modifications or alterations made to the Bid Documents or to the Contract Documents other than those made by Addendum, Change
Order, or Work Order.







Mercredi 14 Mai 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 16


Page 15


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* Ptuidits de btcaubt


I -1








Page 16


La premiere responsabilitW
du Leader est de definir la rdalite. La
derniere est de dire merci. Entre les
deux, le Leader est un serviteur. >
Inconnu
Un monde de << vilenies et de
bassesses > semble etre celui de la
politique. Un univers de << trahisons >,
basses ou hautes, dans lequel la
manipulation, les intrigues, rignent en
maitres. Voilk ce qui semble merger
ces derniers temps. On le voit, en Haiti
ou ailleurs, sous le couvert de la < vie
chore > ou de << crise des biocarburants >>
cette grande bitise de la society
mondiale, ou enfin de << sabotage >, dans
les puits de petrole du Nigeria.
Manipulation. Perversion. Inconscience.
Jeu d'Interets. Menaces voilees ou bien
ouvertes. Trahisons. VoilB la reality.
Une reality qui derange certains, qui
arrange beaucoup d'autres et bouleverse
une petite poignee de gens.
Chers amis, le mot << realit >>
prend chez nous, des allures
<< surrealistes >. II est utilise, des fois,
pour juger de la capacity d'un homme
politique B assumer la direction d'une
Institution Politique ou d'un Pays. Ilne
connait pas les realites du pays, a-t-on


l'habitude de dire. Dans d'autres cas,
le mot, << realit >>, peut aussi etre utilis6
pour juger de la capacity de jugement
d'un Individu. Il est en-dehors de la
reality, dit-on aussi parfois. Et entre-
temps, dans une society globalisee, les
<< faiseurs d'opinions > ne cessent en
aucun moment de manipuler la
<< realit >>, pour la transformer, en
<< virtualit >>, en << hologrammes >, en
<< perceptions >, en << sensations >.
Bouleversant.
Chers amis, chers lecteurs,
d'apris les sp6cialistes, le mot
<< ralit >>, ddsigne ce qui est et existe
effectivement. II d6signe ce qui n'est
pas du domaine du reve, de la fiction.
La reality n'est pas << illusion >. Selon
Richard Dawkins, le vulgarisateur
scientifique, << la reality est ce qui vous
riposte quand vous donnez un coup de
pied dedans >. C'est ce qui permet de
distinguer l'illusoire du reel. C'est done
tout ce qui peut etre determine B travers
les sens. On la voit. On la touche. On la
ressent aussi B travers l'odorat, le gouit,


l'oule. Par exemple, la misere, la faim,
la peur, le chomage, voilk ce qui peut
etre reel chez nous. L'inskcuritW, voilk
ce qui peut etre une perception. Sans
cesser d'etre une r6alit6.
Chers amis, chers lecteurs,
voilk ce B quoi je pensais et qui me
servait d'616ments de r6flexion dans
notre rencontre du week-end dernier
avec quelques membres du CRABE
quand je fus amen6d la r6alit6,
quotidienne, locale, haitienne, par une
interview. << On vous reproche de ne pas
connaitre suffisamment la r6alit6
haitienne > lui disait-on B l'interview6
qui n'6tait autre, B l'6couter parler, que
le << Candidat au Poste Merveilleux >.
Le << Pressenti >, sous le choc, r6pondit
<< De quelle r6alit6 me parlez-vous ?
Quelle est-elle la r6alit6 que je ne
connais pas, d'apris vous ? >. Vous
voulez parler de laquelle disait-il :
<< Ralitk k6 en Ayiti Youn Rahi Lbt >
<< Ralitk k6 en Ayiti Youn Trahi Lbt >
<< Ralitk k6 en Ayiti Youn Pa v16 we
Lbt >>


Realities !


Michaelle Jean un melange de Lady Di et de Mandela


(M. JEAN suite de la page 11)
charme et de simplicitC", devenue la
"tris photog6nique icone du
multiculturalisme de son pays".
Ce succes m6diatique s'est
double d'un succes public. L'arriv6e de
la gouverneure g6n6rale B La Rochelle
jeudi aux cot6s de S6golene Royale,
pour le depart de la Grande Travers6e,
a ainsi donn6 lieu B une bousculade (et


B une melee entrejournaliste et gardes
du corps) digne d'une star.
A Bordeaux, les repr6sentants
d'associations qu'elle a rencontr6s
vendredi dans un quartier "sensible"
sont par ailleurs tombss sous le
charme", selon Sud-Ouest. Ca a aussi
6t6 le cas de la classe politique, Nicolas
Sarkozy en tete. Par sa chaleur, l'accueil
qu'a recu Michaelle Jean a largement


d6pass6 ce que le protocole exigeait. La
chef de 1' Etat canadien a eu droit B des
rencontres au plus niveau, avec tapis
rouge et passage en revue de la Garde
republicaine. Mais rien n'obligeait le
president B l'inviter B la ceremonie
rappelant l'armistice du 8 mai 1945,
delocalisde pour la premiere fois sur les
plages du DMbarquement, ni B venir lui-
meme rendre hommage au cimetiere de
B1ny-Reviers aux soldats
canadiens morts au combat.
Entre Michaelle Jean et
le chef de l'Etat frangais, qui
lui a fait la bise B plusieurs
reprises, le courant, a
Il'vidence, a passe. Nicolas


Sarkozy en a profit pour dire que la
France n'entendait plus opposer
desormais "ses deux amities, ses deux
fidelites" pour le Quebec et le Canada,
mais plut6t les "rassembler".
"Vous savez que nous, on est tris
proches du Qu6bec, maisje vais vous le
dire, on aime beaucoup le Canada
aussi", a lanc6 le president.
En France, pour le 400e
anniversaire de la fondation de Qu6bec
par Samuel de Champlain, Michaelle
Jean a indiscutablement fait marquer des
points au Canada.

Michel Dolbec,
La Presse Canadienne


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Mercredi 14 Mai 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 16
<< Ralitk k6 en Ayiti Youn Pale Lbt
mal, Youn ap bay lbt kout lang >
<< Ralitk k6 en Ayiti ... >>
II les d6crivait avec une
exuberance qui donnait la chair de
poule. Et il avait raison. Enfin chers
amis, point n'est besoin d'etre devin ou
d'etre << pressenti > pour savoir que
nous avons fait d'Haiti l'un des rares
pays dans lesquels la r6alit6 d6passe la
fiction, au niveau de la misere, au niveau
de l'ind6cence de la corruption aussi
bien chez les natifs que chez les
occupants et aussi au niveau de
l'incomp6tence dans la gestion des
affaires (aussi bien le natif-natal que
1'occupant).
En definitive, quelle qu'elle
fusse la r6alit6 du pays, quelles qu'elles
soient les diff6rentes r6alit6s de notre
socite6, la premiere responsabilit6 du
<< Responsable Politique >, du
<< Dirigeant >, est de d6finir la r6alit6,
de croire qu'elle est transformable, pour
le bien du peuple et de travailler afin de
la transformer. Il n'est qu'un serviteur,
quoiqu'il pense.
Oscar Germain
germanor2005@yahoo.fr
Mai 2008


REYINYON PIBLIK


Asanble Gouvenan Oganizasyon Planifikasyon (MPO) pou Z6n Iben Miami an pral f6 yon
reyinyon piblik nan jou jedi, 19 jen 2008 la, a 2:00 p.m. nan Sal Konferans Komisyon Konte a
nan Stephen P. Clark Center, 111 NW 1st Street, Miami, Florid.
Asanble Gouvenan an pral konsidere Plan Transp6tasyon Alontem [Long Range Transportation
Plan (LRTP)] ekri pi ba la-a akAmannman yo nan Pwogram Amelyorasyon Transp6tasyon (TIP):
1. 2030 LRTP: 57yem Avni (SR 823) ak NW 135yem Ri
Amannman sa-a pral enkli nan lis Priyorite 4 san finansman amelyorasyon kapasite sa yo ki
swiv la-a:
Agrandisman de 6 a 8 ranje wout nan NW 57yBm Avni (SR 823) ant Palmetto
Expressway (SR 826) ak NW 135yBm Ri (SR 916).
Agrandisman de 4 a 6 ranje wout nan NW 135yBm Ri (R 916) ant NW 57yBm Avni (SR
823) ak NW 42 Avni (SR 953).
2. FY 2008 TIP: Busway Flyer de Key Largo
Amannman sa-a se pou modifye etandi pwoje an kesyon an pou ogmante kantite pasaje ki
deja s6vi ak wout ekspres bus "Route 34" ki deja egziste ki pati de Dadeland South rive a
Florida City epitou anile nan deskripsyon pwoje an paw6l ki refere a Key Largo a.
3. FY 2008 TIP: Koulwa Es-Wes Ekstansyon Metrorail la (Orange Line)/Koulwa N6
Ekstansyon Metrorail
Amanman sa-a pral transfere $4,900,500 ki te rezeve nan finansman federal pou Koulwa Es-
Wes Ekstansyon Metrorail la pou kouvri Koulwa Nb Ekstansyon Metrorail la. Fon lajan sa yo
sipoze ekspire 30 septanm 2008.
4. FY 2008 TIP: Traje Jounalye Akse Travay Ranvese
Amannman sa-a pral konsilye diferans nan finansman de $10,912 sou montan reprezante
nan TIP 2008-2012 pou pwoje an kesyon an.
5. FY 2008 TIP: New Freedom
Amannman sa-a pral konsilye diferans nan finansman de $5,978 sou montan reprezante nan
TIP 2008-2012 TIP pou pwoje an kesyon an.
Tout moun ki enterese yo envite vini patisipe. Pou plis enf6masyon, tanpri kontakte Sekretarya
MPO, Stephen P. Clark Center, 111 NW First Street, Suite 910, Miami, Florid 33128, telef6n:
(305) 375-4507; imel: mpo@miamidade.gov; siweb: www.miamidade.gov/mpo.
Se rggleman Konte Miami-Dade pou li swiv tout egzijans neses6 etabli pa Iwa pou enfim ki rele
"Americans with DisabilityAct". Poujwenn sevis yon entepret langaj siy pou moun soud, tanpri
rele omwens senkjou davans.

MIAMI'E
= i-!i0l








Mercredi 14 Mai 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 16


LIBRE PENSEE


Biens publics, service public : quels
"Serait-ce pour masquer les blessures de la en g6n6ral priv6e. Le service public s'articule autour de
pauvret6? En relief, les camionnettes arborent sur leur trois principes: 6galitd, continuity et mutability, donc
pourtour, oraisons, proverbes, exhortations; fem konfians, adaptation au changement. Et une mission lui est confide
fais-moi confiance, 1'Eternel est mon berger, la afin de fournir des prestations de services de base, justice,
providence est bonne, Vierge Caridad, Altagrace mon education, sante, am6nagement du territoire-
amour! Boulevard Jean-Jacques Dessalines, mille petits infrastuctures, en fonction des besoins, A cofit faible ou
m6tiers fleurissent A la lisiere de l'inutile: limonadiers nul sur fonds publics.
ambulants, cireurs de chaussures, laveurs de pare-brise, Dans notre cas, la notion de service public pose
vendeurs de loterie; mille tetes portant tout sur la tete, se problime. Nous trouvons difficilement des services
frayent un cheminjusqu'au Portail Saint-Joseph; entendre publics qui soient en conformity avec les trois principes
1A battre le coeur de cette ville torride et bon enfant, mal suscit6s. Le service public justice, domaine r6galien de
ddgrossie de la campagne." Emile Ollivier,Passages, l'Etat, ne couvre pas le territoire, particulierement le
roman, Montr6al, Editions de l'Hexagone et Emile milieu rural oh habitent les populations les plus
Ollivier, 1991,p.56 d6munies, faible ratio,tribunaux-auxiliaires de justice-
Parmi les presidents post-occupation et post- PNH-tribunaux de paix-avocats-fond6s de pouvoir-
Vincent, seulement le president Pr6val a r6ussi A terminer officiers d'6tat-civil-notaires-arpenteurs...Le service
son mandat et a entam6 l1galement un nouveau. public lid au d6veloppementhumain: sant6, 6ducation,...
Cependant les crises constitutionnelles et maintenant est confront au meme problime. L'infrastructure
sociales continuent d'6branler la 16gitimit6, I'efficacit6 sanitaire: 6tablissements sanitaires-personnel m6dical-
et l'efficience de sa pr6sidence. phrmacies-est concentr6 dans les villes, le monde rural
Apris les 6meutes de la faim, quid du document y est exclu, particulierement, en qui concerne le temps
miracle ou mirage: celui de reduction strat6gique de la de parcours pour s'y rendre en vue de recevoir des
pauvret6d la sauce Banque mondiale?Et dans le meme soins. La dimension la plus critique reside au niveau de
ordre d'id6es, peut-on se passer du concept biens publics la sant6 publique, Le risque sant6, en effet, appelle A
et son applicability dans ce pays? Pays class comme, I'adoption d'une politique de pr6voyance,
unit chaotique ingouvernable, Etat faible, Etat failli.La particulierement pour les maladies transmissibles, qui
signification de ces notions comporte deux dimensions, relive done de l'ordre public, car rien ne sert aux
1) la dimension normative, un Etat existe que lorsqu'il personnes les plus ais6es d'avoir A leur disposition de
tend A advenir un Etat de droit, de bien-etre pour sa bons docteurs si les personnes les plus d6munies ne sont
population; et 2) la dimension progressive, c'est-h-dire pas soign6es: celles-ci risquent de leur transmettre des
en tant que processus: est-ce que les dispositifs ont 6td maladies qui tombent dans la cat6gorie de maux publics.
batis afin de garantir les m6diations institutionnelles Certes des efforts importants sont r6alis6s au
porteuses de liens sociaux?Je les utilise comme reperes niveau de la prevention et du traitement du VIH-SIDA,
pour analyser les tentatives relatives A l'dlaboration des dans le cadre de la construction de la sant6 comme bien
politiques publiques dans ce pays: c'est la dimension public mondial,SIDA qui a dtd identified en,2001, comme
cognitive. la premiere cause des d6ces notifies dans le pays. Mais,
Les biens publics font l'objet d'un large d6bat ce n'est pas le cas des pathologies de la pauvretd.
depuis la definition des principes de non-rivalit6, de non- L'incidence annuelle de la turberculose est estim6e A 280/
exclusion et d'indivisibilit6 qui les caract6risent dans la 100 000 habitants. Le paludisme(malaria falciparum) est
thdorie dconomique, jusqu'A une conception tlargie aux end6mique avec des poussees 6pidtmiques. Les trois
biens qui profitent A tous les pays, A toutes personnes et quarts de la population rurale serait a risque. La filiarose,
A toutes les generations dont le PNUD a fait un des la dengue, la m6nengite, la coqueluche, la dipht6rie
principes majeurs des actions ax6es sur le d6veloppement repr6sentent quelques unes des autres maladies
humain. Le principe de non-rivalit6 signifie que la transmissibles qui affectent le pays.
consommation d'un bien public par la personne ne r6duit Notons que seulement 20% des enfants de 12-
pas la quantity de ce meme bien qui peut-etre consomme 23 mois 6taient compliment vaccinds(2001), 41% des
par une autre, celui de non-exclusion, qu'il est impossible enfants qui avaient la diarh6e recevaient la th6rapie de
ou tout au moins excessivement d'exclure de la rehydration orale(EMMUIII). Le MSPP ,qui n'arrive
consommation d'un bien ou d'un service ceux qui ne toujours pas A op6rationnaliser les units communales
contribuent pas A son financement et pour terminer, les de sante, ne peut pas r6pondre aux besoins
indivisibilit6s ou non-divisiblit6s techniques renvoient A incompressibles et fortement A risque des populations,
l'impossibilitd d'appropriation individuelle du bien ou particulierement parmi les plus d6munies soci-
service par les consommateurs. economiquement, spatialement et culturellement.
Iddalement les biens publics purs sont Le meme problime se retrouve dans l'acces A
indivisibles au titre de leur disponibilit6 gale pour tous: l'eau potable. Or l'eau contamin6e repr6sente une source
defense, ordre public, protection de la propridtd, stability de la mortality infantile. Les services des eaux et
macro-dconomique,santd publique...Tandis que les biens d'assainissement-CAMEP-SNEP-POCHEP- ne
publics impurs, plus ou moins divisibles, caract6risent recouvrent que 58% de la population en milieu rural et
des biens collectifs(i.e. les piscines, les routes, les 6coles, 45% en milieu urbain en matiere d'acces a l'eau potable.
les salles de th6dtre, les jardins publics..) qui sont Dans le cadre de l'6quit6 de genre, la corv6e de l'eau
consomm6s en un meme lieu donn6 par plusieurs revient aux femmes et surtout aux jeunes filles, cette
consommateurs. Cependant leur consommation peut etre tache constitue une entrave A une fr6quentation scolaire
parfois limit6e, notamment en raison de ph6nomines
d'encombrements. Exemple: 1'6clairage public, les
routes, les jardins publics; c'est le ph6nomine de la
congestion dans la desserte. Cette notion, qui relive de MIAMI
l'ordre conceptuel, est r6f6rencee A l'id6e de bien
syst6mique, auquel on ne peut assigner une valeur
mon6taire isolable dans la mesure oh sa production et/
ou sa consommation sont le fait de la socidtd; alors qu'au LEGAL ANNOUNCEMI
contraire, les biens priv6s purs sont divisibles: toute
quantity disponible pour une personne ne l'est pas pour MIAMI-DAI
d'autres. MIAMI,
S Nanmoins, dans la production de biens publics,
il importe de proc6der au cofit des maux publics qui
rdsultent de l'absence d'aide au b6ndfice des personnes Miami-Dade County, Florida is announcing
les plus d6munies et des institutions qui souffrent de opportunities, which can be obtained throug[
faiblesse organisationnelle. II devient efficace et pas (DPM), from our Website: www.miamidade.g
seulement n6cessaire d'apporter un soutien aux acteurs solicitation package(s), free of charge, from ou
les plus fragilis6s; et dans ce cas de figure, un cadre access is available at all branches of the Mia
reglementaire confie une mission de service public dans
tel ou tel secteur afin de satisfaire des besoins vendors visit our Website on a daily basis to vie
fondamentaux de la population. bid opening dates and other information that ma
Ainsi leur production a-t-elle lieu en
1'6tablissement d'un m6canisme d'action collective oh Interested parties may also visit or call:
le cadre r6glementaire est absolument indispensable afin Miami-Dade County
de d6limiter les diff6rentes instances qui y participent: Department of Procurement Managem
la dimension r6galienne, le role des secteur priv6 et D o P u t
associatif. L'objectif est d'assurer le bien-etre collectif Vendor Assistance Unit
tout en 6tablissant un 6quilibre entre Etat-marchd-biens 111 NW 1st Street, 13th floor,
publics,biens priv6s, responsabilit6 et participation Miami, FL 33128
citoyennes. Phone Number: 305-375-5773
Biens publics. L'ordre public, la defense du
territoire, l'dlaboration d'un cadre macro-dconomique, There is a nominal non-refundable fee
la sant6 publique, l'environnement repr6sentent des biens
publics. Cependant la faible expression de la mediation handling charge for those vendors wishing to re
politique, les d6ficiences institutionnelles de l'Etat, la United States Postal Service.
pr6carit6 de la soci6dt civile et la vuln6rabilit6 d'un These solicitations are subject to the
pourcentage important de la population constituent des Ordinance No. 98-106.
obstacles structurels dans la production des biens publics
dans ce pays. L'Etat haitien 6prouve des difficulties Miami-Dade County has streamlined the
6normes dans le processus de transformation de ces biens r
en service public et se sont les pauvres qui en souffrent requiring vendor affidavits only one
grandement.
Le service public Le service public se d6finit Starting June 1, 2008, vendors will I
par une double approche fonctionnelle, le service instead of each time they submit a bid or pro
public est une activity d'int6ret g6enral et require that all vendors complete the new VE
organique,assum6e par une personne publique qui la gre awarded a new County contract. Obtain the Ve
directement ou en ddlegue la gestion a une autre personne website.


progress en 2011?
assidue.
En milieu urbain, la situation ne traduit pas
l'existence d'un service public. A Port-au-Prince, qui est
la capitale, le nombre d'abonn6s a la CAMEP s'dlevaient
A 50 000(2005). Le mode d'approvisionnement en eau-
eau A boire ou pour usage domestique- le plus frequent
pour la zone m6tropolitaine 6tait, en 2001, I'achat des
seaux d'eau(67%),eau courante conserve dans des
seaux(71,9% des logements), puis dans des bouteilles
ou gallons(17%).
En outre, le prix du service d'un camion-citerne
ddpend du prix de l'essence dont l'anticipation du prix
est A la hausse. Le temps est r6volu oh, dans la zone
urbaine de Port-au-Prince, un camion-citerne cofitait entre
1000 et1750 gdes, pour la commune de Delmas 1000 et
2000, et pour la commune de P6tion-Ville, variait entre
1750 et 2500 gdes.
La nouvelle probl6matique 6nerg6tique
commande absolument la formulation d'une politique de
I'eau. Ces faits d6montrent que c'est la chose qui existe
et non le service public, puisqu'il n'y a dans l'acces ni
6galit6 ni universality ni continuity. II s'y retrouve plutot
rivalit6 et exclusion ainsi que les divisibilit6s qui sont
ordonn6es par les prix.
Or l'eau tout comme le transport en commun
constituent 6galement des facteurs qui sont regroups
dans la cat6gorie de biens publics impurs et qui d6tiennent
les caract6ristiques de monopole naturel A rendement
croissant et d'indivisibilit6 de production-6conomies
d'6chelle et pouvant fairejouer des externalit6s positives.
Ainsi le tarif de connexion est-il d6connect6 de
son prix de revient. La tarification ob6it au principe d'une
double p6r6quation, la p6r6quation g6ographique
permettant l'existence d'une tarification identique sur
tout le territoire desservi, et une p6r6quation sociale
favorisant un aces massif au r6seau de raccodement et
d'abonnement.
Pour cela, il faut produire des biens publics afin
de combattre les maux publics au moyen de la mission
des service public dans le cadre du d6veloppement
humain durable: c'est de passer de la chose, une addition
d'6coles, d'h6pitaux...qui ne pr6vient ni ne r6dmdie aux
maux publics, au service public.
La crise "FMI-FAIM", pour reprendre cette
liaison soud6e par le Le Monde diplomatique(Mai
2008,www,monde-diplomatique.fr), repr6sente 1'arbre
qui cache la fort, I'intervention agraire, prodution sociale
rdgul6e par l'Etat, l'obligation scolaire,la formation,
professionnelle, le regard medical, brefle capital humain
constitutif du d6veloppement agricole. D'ailleurs le
devoir de m6moire nous impose ce fait social majeur,
dans la probl6matique des passages,cf. mile Ollivier,
I'dlite de ce pays n'ajamais voulu tirer les lemons de la
culture paysanne, le mouvement pionnier de
l'am6nagenent du sol:culture du cafd,polycuture-dlevage-
places de marchd-calendriers cultuels et festifs, le jardin> du professeur Anglade; la catastrophe 6cologique
relive de la responsabilit6 de l'irresponsabilit6 de cette
lite qui, elle, a failli A sa mission:assumer le passage de
la chose au service public, done de sortir de la crise de
representation permanente.
Larose Vernet (vernelaroz@yahoo.fr)







ENT OF SOLICITATIONS
DE COUNTY
FLORIDA

Sthe availability of solicitations for contract
h the Department of Procurement Management
lov/dpm. Vendors may choose to download the
ir Website under "Solicitations Online". Internet
mi-Dade Public Library. It is recommended that
ew newly posted solicitations, addendums, revised
ly be subject to change.



ent





for each bid package and an additional $5.00
ceive a paper copy of the bid package through the

"Cone of Silence" in accordance with County


process for accepting bids and proposals by
ce at the time of vendor registration.

be able to provide required affidavits one time,
posal. Solicitations advertised after June 1st will
endor Registration Package before they can be
-ndor Registration Package on-line from the DPM


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Mercredi 14 Mai 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 16


HISA PPA I


M IA M il jI

Allez de HAPPAI a CERTES, en utilisant des mots du du vocabulaire
frangais, et ne changeant qu'une lettre par ligne.


Solutions de la
semaine passe:

FIR 0 UjAI
FR 0 OUAS

FGROLE S

GE O LE S
GEO DES
MFR5UAI


Solutions de la semaine passe:


F S V V Q U/DO OB A NCG
C Q K U/J /, A L U M P U R
I 0 X/C/Cl CX D N X U
R(S N FR N C I C S O
TO I Y X N A l B R G B
L Y I B XW A I / MAO G S
U F WP GES L F O G R
B 0Q RY N R LA0 1 1IE D 0 CST
L, R TE R YH D P N A D E
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(O IB M W X X G T G)AA
K Y A PWWA I J Z RG S


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B' 0O L
U P I
E C Y
N J F
0 A U
S K S
AA H
I RA


L L E)
V Y F
N W P


HORIZONTAL
1. Traiter 2. Comique -
3. Regoivent de I'argent -
4. Indium Versant expos au soleil -
5. Langue de France -
6. Possed6e sexuellement -
7. Service de nouvelles Lettre grecque -
Connu 8. Gemie.
VERTICAL
1. Fameux hotel de Cuba -
2. Lib6ra-
3. Pr6nom d'un personnage de I'univers de Donald Duck -
4. Squelette 5. Chef de bande Puissance eternelle, chez les gnostiques -
6. Apathique 7. Individu Pronom 8. Remet.


I I I II


7h00-9h00 Melodie Matin avec Marcus
Informations, Interview, Anecdotes, Humour,
Analyses
Nos Chroniques:
L'Editorial de Marcus
Au Quotidien avec Elsie
La Chronique Litt6raire avec Dominique Batraville
Les Sports avec Mario Bareau
Les Invit6s du Jour
M61odie Matin chaque samedi est anim6
par F6quiere Raphael

l0h-Midi Le disque de I'Auditeur
animation James Prddvil

12:00-12h30 LeMidi
informations avec Laury Faustin

12h30-2h00 Lady Blues avec Elsie
Jazz, Blues, Swing, Ragtime

2h00- 3h00 C'est si Bon en chansons...
Emission de chansons francaises

3h-5hpm Le Bon Vieux Temps
Retro-Compas
avec Doe Daniel et Captain Bill

5h00 Le Journal de 5 heures
avec Villette Hertelou

7h-8h30 AmorySabor con Luciani

8h30-9hoo Soir Informations

9h00 10h30 Notre Grand Concert
Lun. & Mer.: L'heure classique
Mar. & Ven.: Turgot Theodat tient I'antenne
Jeu. & Dim. : Jazz at Ten
Judy Carmichael regoit ses invites

9h00 et audelA Cavaliers, prenez vos dames
(Samedi) 50 ans de succ6s populaires haitiens




e Aet fita fr esa 'Wta4ciae /


En Bref...


(suite de la page 2)


des pistes de solution. < Nous voulons voir ce que nous Haitiens de la diaspora pouvons faire
davantage en vue d'aider au developpement du pays >>, a-t-il avance.
II a par ailleurs indique que cette conference entend percer < la cuirasse de notre suite de crises
et de troubles politiques en considerant notre debacle sociale comme une consequence
immediate d'une absence persistante de dialogue authentique entre les groupes en question.
Dialogue qui servirait avantageusement de base a une solidarity reelle pouvant lancer le pays
sur la voix du developpement durable et d'un mieux- tre pour tous >>.
Differents sous-themes dont : < Quelle est la meilleure facon de reunir les Haitiens de
l'interieur et ceux de l'exterieur en vue d'un vrai developpement economique du pays >>; <
Haiti quelle education et quel avenir >>; < Le developpement durable d'Haiti vu a travers les
filieres de la cooperation internationale >> seront debattus au cours de cette journee. L'ancien
candidat a la presidence Dumarsais Mecene Simeus, 1'economiste Kesner Pharel, les
professeurs Hebert Joseph et Jean Junior Joseph, I'homme de loi Hannibal Coffy, le docteur
Mozart Deroneth seront du nombre des intervenants lors de cette journee.
Cette conference pourra etre egalement suivie en direct sur les ondes de la radio Optimum a
New York et sur internet au www.optimumradio.com.
(source Alain Gaillard)

Hedi Anabi annonce une modification du dispositif securitaire de la
Minustah
Le chef de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haiti (Minustah), Hedi Anabi,
affirme que le mandat de la mission onusienne se deroule sur 4 axes principaux : appui au
renforcement de la Police; appui a la reform du systeme judiciaire; appui a la reform du
systeme penitentiaire et appui a la gestion et la securisation des frontieres.
Six mois apres le debut du mandat modified, le chef de la mission onusienne rappelle qu'un
deploiement de casques bleus a ete effectue dans les 4 principaux postes frontaliers, Malpasse,
Anse a Pitres, Belladeres et Ouanaminthe. Nous oeuvrons en appui aux autorites haitiennes afin
de permettre aux fonctionnaires de travailler dans un environnement securitaire ", dit-il, revelant
qu'une flotte de 16 navires permettra prochainement de surveiller les cotes haitiennes.

Madame Lassegue d6nonce ...
Une ministre du gouvernement de 1'ex-Premier ministre haitien Jacques-Edouard Alexis a
denonce, dans une lettre ouverte remise a la presse, le dysfonctionnement de l'ancien
gouvernement de coalition, destitute le 12 avril.
Marie-Laurence Lassegue, ministre sortante a la Condition feminine, a critique l'absence d'un
mecanisme devaluation et de conciliation de l'ancien gouvernement, former de membres des
partis represents au Parlement.
(En Bref/ p. 20)






"Copyrighted Material

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Des corps de plusieurs enfants sortis de la mer
(photo E. Emmanuel)


Page 18


Almaty
Istanbul
Saint Petersbourg
Londres
Pans
San Francisco
BuenosAires
Dares Salaam
Mascate
Islamabad
New Delhi
Bangkok
Kuala Lumpur
Jakarta
Canberra
Nagano
Seoul
Pyongyang
Ho Chi Mih Ville
Hong Kong
Macao


SCRABBLE
Arrangez les sept lettres ci-dessous
pour former un mot frangais

N R

DAE

EG


Solutions de la semaine passee
SARCINE

_____________


CERTES








Mercredi 14 Mai 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 16


Atansyon Nouyok -

Eenvitasyon
A Poem for you: A Reading in memory of Paul and
Marcelle Laraque / Youn Powim pou ou : Youn
lekti pwezi pou onore memwa Pbl ak Masil Larak)

at / nan THE BOWERY POETRY CLUB
308 Bowery Ave., New York, N.Y.
Sunday May 18, 2008 / dimanch 18 me 2008
4:00-5:30 PM
(Train / Tren # 6 to / rive Bleeker Street or
/ osnon Train / Tren F to / rive Second Avenue.)

Featuring, reading from Paul's work by Friends and
Relatives, who knew and loved Paul and Marcelle. /
Zanmi avik fami ki te renmen Masil avik Pbl ap li
kek nan powim li yo.

For more inf. email /Pou plis detay imel
marcanthonyarena@gmail or call / osnon rele :
Deniz6 Lauture : 845-398-4132



Mounn Okap yo di yo

kapab... (2)
Samdi pase, Kouzen Maks Maniga te pote
youn ekzanple Cap-Haitien. Excursions dans le temps.
Voix capoises de la diaspora, avik 2 bil dedikas ,
younn pa edite-a, Educa Vision, Inc. lbt-la pa-1, pou
Jan avik mwenmenn. Mwen te remisye-1 epi ba-1
komisyon tou pou zanmi-nou F6quiere Vilsaint, edited
liv-la., pou bil travay li te ft pou ofri piblik-la youn
liv byen prezante.
Sou kouviti Cap-Haitien. Excursions dans le
temps. Voix capoises de la diaspora; nou we youn foto
Barye Boutey kbmkwa pbt pou antre nan vil Okap plis
twa potre pi piti : Sitadil Laferye, youn kay balkon
estil kapwa, momiman Vity ; nan dezyem kouviti-a
noujwenn foto kat lot manm Komite Kowbdinasyon
ki te travay ansanm avik Maks pou reyalize pwoji liv
sa-a : Marie Gilles Manigat, Renaud Hyppolite,
Maximilien Laroche, Serge Saint-G6rard.
Liv-la chaje avik tiks ki rakonte souvni 29
Kapwaz ak Kapwa sa-yo k'ap viv nan dyaspora-a
kounye-a men ki te pase anfans-yo avik youn pati nan
jenis-yo nan dezyem vil peyi d'Ayiti-a. Mwen pa kap
di mwen gentan li anpil nan gwo liv 449 paj sa-a men
tabdimatye enpresyonnen-m :Kankou nou kapab
konstate : se pa blag. Ou ta di se youn mini ansiklopedi
lavil Okap pou lanne 1950-1960-1970-yo. Youn bon
kou ekriven maji patisipe, men tou noujwenn mounn
ki pa ekriven pwofesyonl ki voye bil kout plim-yo.
33 foto ki anndan liv-la enteresan anpil.
Plizye montre potre ansyen ki pemit nou konpare aye
avikjodi.
Youn bibliyografi 15 nan ote ki ekri nan liv-
la bay 68 tit.
Men tou sa se twokit-la. Se I1 mwen fin li
liv-la m'a vin kase moso ba nou.
%
Mezanmi: MOUNN OKAP YO DI YO KAPAB... E
YO KAPAB VRE!
%
Vant-siyati liv < temps >> ap fit nan Libreri Mapou 8 Jen 2008 de 5e
a 7e diswa. Majorite ote yo ap la. Se pral youn sware
biezrrrrrrrrr nit Rezeve plas an nou ake liv an nou
boner-boner nan 305-757-9922
Jan Mapou


Anba bouch a Grann Mari:
Sa w-pa konnen gran pase-w
AK : JACQUES J. GARCON*

Youn dimanch, bb 5- rd lapwemidi, Grann Mari
d i: Koko, monfi, vini m' voye-w ft youn
konmisyon". Se pa betiz li di non Kikfwa li renmen
rele wen konsa ; youn fason pou ban wen ti non gate,
ti afeksyon. Anpi, se pa wen youn grenn yo konn rele
konsa. Te gan: Koko Vensan, Koko Inosan, Koko
Pwofit, elatriye. Moun Okap konn sa byen.
M' part anwo-y, rad-an-m byen biezr, pare
pou m' pwan lawout. I di wen : < Men monch&r, wou
pa ta ka byen fen konsa, pou w'ay pwan lari, tit-a-w
pa penyen >. M' vire. Pandan m' bay do, m,
tande : < Pase youn ti twil anwo soulye-a-w tou, pou
wete lapousyrr > Tou sa fit, i di wen sa m' apway
chache-a, m mete deyb.
Ler wen rive devan kay-a Maks Manniga,
lWr sila i te rete pa twb lwen lakay-an-m, m' jwenn li
kanpe ape pale ake Jera Etyin. Pou lWr-a, sete deja de
jennonm ki pa te ti laj an wen; men pi piti toujou
renmen vlope nanjanm-a pantalon-a sa ki pi gran. Male
kote mesye-yo, yo pase men nan tit-an-m, oy! M'
santi-m kontan! Jera di wen: < Men kote w'apway


biz&r konsa? > Mwen reponn li, m' apway f6 youn
konmisyon pou grann-an-wen. Msye gade wen anpi i
di: Ala youn bon ti gason sa, Maks msye ap rive
kichby kanmenm yonjou. >
Mesye-yo ap kontinye koze-a-yo. M' tande
Maks ap pale youn afi Paskal / Pascal ki te di: < Lbm
ni ni anj ni bit / L'homme n'est ni ange ni bete.> Sa
se koze-a vwazinay; dotanpli m' pa t'rete pwe
mouche-ya, m'pa konnen-y. Si petit yo t'ap rakonte
istwa < Milou ake Tenten / Milou et Tintin > ankb, m'
ta rete kanpe. Gan lr m'ale mesye-yo pa menm w6.
Wen soti Bann di Nb, pase Channmas-la,
rale blon mir laka Fwir, pase devan baryrr lopital
Jistiyen. Ti ditou adwat agbch, m' vin rekonit wen ri
11 anba pye Kblej Nbtre Dam. La m' refize Foukapoul
- pifb mounn Okap konnen la wi pou m'ay lonje
Larispanybl. M' t'apway, nan ri 2, kole ake gran pbtay
simityer-ya, lakay-a tant Tikons. I pa te ser-a papa-
an-m ni manman-wen ; men se konsa pifb mounn te
pran abitid rele-y.
Tant Tikons se youn granmoun ki t'ap bat
ake lavi-a denpi i te jenn. I te fi metye lave-pase.
Mounn ki bezwen prepare bil chemiz awo, fokole ,
gwo rechany kazimir, bon kalte dril blan-a-yo, toujou
dirije yo la. LUr i pap ft sa, i konn fi bon kalte tablet,
douslit, sikmant, konfitur zorany, gwayav, elatriye .
Pa mounn aryennafir k'ap rete tann lamann disyMl. Se
youn bon gbl bannann, youn poto mitan pou bbs
Annoklis, mari-a-y, ki imenm youn lot vanyan
demel&r. Mouche-ya ape degaje-y nan depatman
lanterman, i toujou di: < Mounn mouri toulejou >. I
repare tonm, pentire yo, ft siy, ekrito isit repoz. I per
savann tou ; si-w tande l'ap chante youn kantik-a Mari!
Anpi, i ft serkey tou; bwa blan, pentire, poli ; se mouri
pou-w pa mouri.
Ler-w rive lakay-ya tant Tikons, woujwenn
dirnye kalte rad pann nan serso ape tann mit-a-yo vin
pwan-yo: kek gwo variz chef-katye, chef-seksyon se
menm bagay kek moun konn rele yo: soukelawouze
tou. Wou jwen southn monp&r, inifbm timoun likbl,
radjandam, wbb, karako dbmi, dezabiye, rad mounn
k'ap pote ve, mounn ki andey, kalte gwo soutyen gbj
ki ka pote nenpbt senkliv suk si-w pa ta gan lot veso
pou pote sa.
Ganyen menm wbb mamer, tbj avoka, gwo
kalson-ajanm, anfen la repiblik an aksyon la.
Se la wen rive, m' fi konmisyon-an. Tant
Tikons di wen : < Ay papa gade ti gason-an-m nan
non, sanble ake papay tchw6, kouman mounn yo
ye ?
M' di li yo tout byen tant Tikons. I
kontinye: < M' tande w'ap mache byen likbl, kenbe
konsa wi > !
Wi tant Tikons!
Anben ale non, di grann-a-w mirsi! Anpi ale
drit, pa retejwe nan wout. Vin non,vin pwan sikmant
siya w'a ft lawout.
Ala wou ta polison anpil, si-w ta lage mirsi-
ya konsa. Se pou-w toujou di : < Mirsi wi tant
Tikons Orevwa wi tant Tikons >
Pandan m'ap desann pewon-an, konsa m'wi
youn nig k'ap kouri vini an kalson ake chemizNt, youn
grenn soulye kenbe nan man-y anpi youn bann mounn
di do-a-y. Konnyer m'rete kanpe, albs si ta gan kichby
pi grav pou m' t'ay sere andedan kay-a granmoun-
nan.
Tant Tikons di : < Men pitit apa-w la
toujou >> I ponkb fermen bouch-a-y, konsa i w6 koze-
ya.
M' tande i rele : Rantre vin jwenn wen,
rantre vit > Wen pa ft tit dir, wen rantre.
Touswit ,Annoklis ki gan lr t'ap travay nan
simityer-ya rapousib bann-nan ki vin chwe drit devan
pbt-la. N6g-la blaye kbr-a-y tout longer ath-ya san
lapawbl. Gan youn machann ki t'ap vann chanmchanm
bb lari-a ki pran : < Wb-b, sa msye-ya ganyen ? Apa
kounouye la-a m'fennik w6 i pase antre nan semityer
ya byen pwbp ake youn bil demwazil. Men m'te touve
sa dwbl vwe ; labrindiswa fin tonbe A-a-a !
Mesye... >
Annoklis sanble i te gason kalalou kont
soupyer-a-y, i antre andedan kay-a-y, i soti ake youn
boutey nwa. Si youn mounn pa gade pwe, wou pap
w6 boutyy-la gan youn kwa andedan-y. M'ap mande
wen kouman-y fe antre la, tou antye konsa ? Msye vide
anpe nan bouch-a-y,anpi i pouf nan figir-a nonm-nan
ater-ya. Nig-la djaye youn ti moman, i detire kbr-a-y,
i leve chita.
Sa ki te pase? Mouche-a pale konmkwa i te
jwenn ake youn djal ki te sitelman bil, i pa te ka pa
tonbe koze. Konsa tou, manmzil envite-y lakay-a-y
pou kenbe-y lakonpanyi. Rive yo rive, dam-naa di-y :
< Mete-w aliz, m'ba-w kay pou wou, dezabiye-w,
gan plizy6 kabann, kouche kote-w vle >. Mouche ki
pa te mande pliskesa, ranje kbr-a-y kon youn nonm ki
achte youn jaden jantimit-jantimitris, l'apway ft
rekbt. I tande youn bwi kbm youn kay balcon an planch
ki vide toudenkou, anpi i w6 i kouche tou lonng nan
youn tonm anwo youn bann zo mb.
La tou Annoklis chante youn libera
depwofondis alelouyajbnbs satan anwo tit-a-mouche.
I di i chase vaper a ladjablis-la.


Tant Tikons di : < Otan yo cho, yo pa vle w6
woulit jipon. Lonng kon pis wou t'apway w6 janvye
anvan nwal. Wou ta kite bon kbk. >>
Ler te vin indiy pou m' te nan lari pou kbr-
an-m ; tant Tikons mennen-m tounen.
Kite-m ban nou youn ti ranje : nou sonje Max
Manigat te esplike nou sa ladjables te ye nan liv-a-y
la: Mots creoles du Nord d'Haiti (paj 203). Enben !
apalipapa.
Not Edite-a : Nou kenbe Otograt ote-a pou nou montre
varyasyon lanng Kreybl la nan zbn nb peyi-a.
===============================

Souvnans
Pou
Morisseau -Leroy
Paul Laraque
Aimd Cesaire

nan papbt somyy-mwen
souvnans powit la blayi
nan remolin van vante
memwa sanba-a lage
youn lakansyMl fybwa
deplwaye plimaj-li
lonbray souf-li flanbwaye
nan flerizman asezon
tankou fore anbilan depasay
nan perybd donezon
grenn pousye pawoli
kristalize sou fry blanch
men lavi youn powet
se youn miwa blese
retay lavi tout motin
pou misti dbmi trankil

Manno Eugene


Powem-mwen
Pou
-Morisseau-Leroy
-Paul Laraque
-Aimd Cesaire

Pwezi-mwen
se pepinye dey
doule
dlozye
souvnans defen
m' ape simen

Klite lanmb
kolore powim-mwen
mo
silab
vise anwoule
ak tout afeksyon
epi pwezi-mwen
se senbbl
totem
potomitan
mistik damou
pou mwen sa donte
lavi pi plis

Manno Eugkne



KONPLIMAN POU ETIDYAN
PAULE MYRIAM ALPHONE
Paul Myriam Alphone dekwoche youn BS ki se
bakaloreya nan syans. Li espesyalize-1 nan byoloji
molekilW nan Florida Agricultural and Mechanical
University(FAMU). Paule-Myriam konte kontinye
etid li piwo toujou pou l'ka dekwoche youn metriz.
Nou bat bravo pou Paule-Myriam, espwa nouvo
jenerasyon ayisyen nan dyaspora-a. Konpliman epi
Ankouraje!


Page 19








Page 20CK P GE Mercredi 14 Mai 2008
Page 20BACK Haiti en Marche Vol. XXII No. 16

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THURSDAY MAY 15 SUNDAY MAY 18TH
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En Bref... (suite de la page 18)
Ce mecanisme aurait permis, selon elle, d'eviter des malentendus
et des derapages comme ceux qui ont debouche sur les evenements
d'avril dernier. Des "emeutes de la faim" ont fait 6 morts et des
centaines de blesses et ont conduit a la destitution de M. Alexis par
une motion de censure du Senat.
"Si la composition plurielle du gouvernement presentait I'avantage
de refleter le caractere composite des forces politiques represents
au Parlement, elle charriait sa part de difficulties en termes de
gouvernance operationnelle et de cohesion structurelle", ecrit elle.
Mme Lassegue a mis en cause l'individualisme des membres du a&/e
cabinet et mis en garde contre la formation du nouveau
gouvernement dans les memes conditions.
"I s'agira d'un voeu pieux si le nouveau Premier ministre ne peut
appliquer son action politique avec le soutien reel du chef de l'Etat
dans le libre respect des prerogatives de l'un et de l'autre", liton Le leader sr le des inserts en ti
encore dins la lettre.
Mme Lassegue a indique a I'AFP qu'elle refuserait de participer au s0 u
prochain gouvernement. "Je crois necessaire de ne pas m'impliquerous ofe cette lnner encore,
pour me permettre de comprendre et d'analyser ce qui vient de se
produire en Haiti", a t elle dit. LE M ILLU CADA U POUR MAMAN
154 cas de meurtres et 122 cas de kidnapping avec:
154 cas de meurtres et 122 cas de kidnapping ont ete enregistres,
dans differentes regions du pays, du lerjanvier au 7 mai 2008, La iraisIn a domicle en moin s de deux heures.
selon un bilan dressed par la Police des Nations Unies (UNPOL). Le
porte parole de la UN/POL, Fred Blaise, qui intervenait lors d'un CAM PiEk-Up ave plus de 400 Agents Payeus
point de presse faisait etat des operations menees par la force
onusienne de concert avec la police nationale haitienne. Plusieurs d 1&Yers Ia Rpublique.
personnes ont ete arretees dont deux personnes en possession de 35
kilos de marijuana, a informed M. Blaise qui reitere la determination d S 9l) pop15 qlle0e 1QUe
des forces de l'ordre a lutter contre le banditisme dans le pays. Le en aiti.
responsable onusien a d'un autre cote announce le lancement d'un en
ensemble d'activites, aux Gonaives, dans le cadre d'un programme e grde ari de products
d'intervention contre la vie chere.
Des travaux d'assainissement et de curage de canaux, la
rehabilitation de trongons de routes, la construction de bateaux de de m..
peche et de hangars font partie de ces projets qui couvriront
plusieurs quartiers populaires de la Cite de l'Independance don't
Jubile Blanc et Raboteau et coiteront plus de 22 millions de
gourdes.

Ha'iti en Marche
Port-au-Prince
100 Avenue Lamartiniere (Bois Verna)
Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323
Miami
173 NW 94t Street
Miami, Florida 33150
Tel. 305 754-0705 / 754-7543 Fax 305 756-0979
New York 914 358-7559 I Boston 508 941-6897
Montreal 514 337-1286
email: melodiefm@hotmail.com I haiti-en-
marche hughes.net
URL www.haitienmarche. com
Library of Congress # ISSN 1064 3896
[ A D O C .... PoUR TOur S VOl ACHAYR Equipements pour construction
A PURCHASING AGENCY vtM COmion / Equipomnt m6diol
Tel.: 786-457-8830 Fax: 305-756-0979 -mal paeacallaaolcom PI.. wo par b atea




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Mercredi 27 Avril 2005 Haïti en Marche Vol. XIX No. 13 Page 1 Haïti en Marche édition du 2 au 8 Février 2005 Vol. XIX No 1 Mercredi 27 Avril 2005 Haïti en Marche Vol. XIX No. 13 Page 1 Haïti en Marche édition du 2 au 8 Février 2005 Vol. XIX No 1 Mercredi 27 Avril 2005 Haïti en Marche Vol. XIX No. 13 Page 1 Haïti en Marche édition du 2 au 8 Février 2005 Vol. XIX No 1 Haïti en Marche édition du 14 au 21 Mai 2008 • Vol. XXII • No. 16 Marie Laurence Lassègue20 morts dans le naufrage d’un voilier reliant Pestel à P-au-P(P. 18) Le petit voilier transportant environ 200 passagers et qui s’est retourné en pleine mer (photo: Alert Haïti) POLITIQUELes députés rejettent la nomination de Ericq Pierre(REJET / p. 3) La Chambre basse vote le rejet de la nomination de Ericq Pierre (photo Georges Dupé) PORT-AU-PRINCE, 11 Mai – Le président René Préval revient d’un sommet au Nicaragua sur la « sécurité alimentaire. » Le président Daniel Ortega appelle ses homologues de la région à bâtir un front commun pour lutter contre la hausse des prix sans précédent qui frappe à la fois sur trois continents. M. Préval est rentré jeudi de Managua, apprend-on, avec un groupe d’experts agricoles pour dresser une évaluation des besoins en Haïti.GESTION ET FINANCEMENTLa production nationale nécessite plus que de bonnes intentionsde la FAO, Jacques Diouf, qui était à Cabaret (39 km au nord de la capitale) où l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture dirige un projet pour les sinistrés d’un ouragan qui a frappé cette communauté agricole l’an dernier. Peu après les émeutes de la faim qui ont fait au début d’avril à Port-au-Prince et dans d’autres grandes villes 6 morts, environ 200 blessés et d’importants dommages dans le secteur des affaires, c’est le secrétaire d’Etat français à la coopération, Alain Joyandet, qui commentait après avoir survolé le pays que celui-ci a le nécessaire (la terre ainsi que le know how ou expérience de ses petits cultivateurs). Il ne manque que les investissements ... Or justement qu’en est-il des investissements ?Qui finance la production nationale ? …Le président Préval a passé commande de 400 tracteurs. Un programme de vente de semences (PRODUCTION / p. 6) PORT-AUPRINCE, 8 Mai – La ministre Marie Laurence Josselin Lassègue dit tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas. La destitution du premier ministre Alexis et son gouvernement est l’une des plus grandes supercheries de notre époque. Selon la ministre à la condition féminine et aux droits des femmes, le gouvernement sortant a été miné à la base car pour commencer la formule même sur laquelle il reposait, Un peu plus tôt c’est le directeur généralMarie Laurence casse la baraque !gouvernement pluriel ou de coalition Lundi après-midi la Chambre des députés a rejeté après examen du dossier de M. Ericq Pierre sa nomination par le président René Préval au poste de Premier ministre. Après présentation du dossier réunissant pièces d’identité et documents administratifs (fiscaux entre autres) du Premier ministre désigné par une commission de la chambre qui avait été sélectionnée à cette fin, les députés ont voté lundi à une majorité de 51 contre, 35 pour et 9 abstentions pour le rejet de la nomination de Ericq Pierre comme successeur du Premier ministre Jacques Edouard Alexis qui a été destitué le 12 avril dernier par une majorité de 16 sénateurs appelée Groupe des 16. Les raisons officielles de ce rejet sont une absence de cohésion dans les pièces d’identité du récipiendaire, dont le nom (Ericq Pierre ou Pierre Ericq) apparaîtrait dans des arrangements différents dépendamment du document consulté. La candidature de Ericq Pierre au même poste avait été rejetée déjà pendant le premier mandat présidentiel de René Préval (1996-2001) sous le prétexte qu’il n’avait pu fournir les actes de naissance de ses grands parents et arrière grands parents. Notons cependant que le Sénat a de son côté approuvé la nomination de Ericq Pierre jeudi dernier 8 mai. Ce qui laissait présager un vote favorable de la Chambre des députés. Mais en vain. Le dossier du Premier ministre désigné a surtout été combattu par un puissant groupe constitué à la chambre basse sous l’appellation de CPP (Coordination des parlementaires pour le progrès). (voir LASSEGUE / 5)

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Mercredi 14 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 16 Page 2 EN PLUS ...EN BREF ...(En Bref / p. 18) Obama et nous …PORT-AU-PRINCE, 9 Mai – Quel effet cela vous fait-il de lire une phrase telle que : Obama risque de ne pas être élu à cause de sa couleur ? Ou encore, Obama rattrapé par son histoire ou par sa race … Le candidat à l’investiture du parti démocrate à la présidentielle américaine du 4 novembre prochain est né d’un ressortissant du Kenya et d’une blanche américaine. Diplômé en droit de l’université de Harvard, 46 ans, représentant l’Illinois au sénat de Washington, sa campagne électorale est arrivée comme un ras de marée qui a bouleversé tous les pronostics … Et aux dernières nouvelles, le candidat noir (d’autres disent métis) Barak Obama est sur le point de mettre hors jeu l’ancienne première dame Hillary Clinton, bien que celle-ci se refuse encore à admettre sa défaite. Mais, selon les observateurs les plus avertis, la candidate Clinton n’a aucune chance de rattraper son retard au niveau du nombre de délégués obtenus lors des primaires. Or il s’est déjà révélé que le principal obstacle à une élection de M. Obama à la présidence des Etats-Unis c’est sa couleur. Il est le premier noir qui soit parvenu aussi près de conquérir la Maison blanche. Et selon des sondages, beaucoup de blancs avouent qu’ils ne se sentent pas encore prêts à voter pour porter un noir à la présidence des Etats-Unis. Dans le même temps, sa percée extraordinaire est la preuve entre mille que quelque chose est définitivement en train de changer aux Etats-Unis. Le candidat Obama ne mobilise pas seulement les foules, mais son électorat est largement multiracial. Il recueille certes la faveur de 90 pour cent de la communauté noire, mais il a remporté également les primaires d’Etats à forte majorité blanche. Finalement on identifie moins son électorat d’après le critère classique noirs–blancs que plutôt jeunes, classe moyenne, éduqués et esprit indépendant qui penchent pour Obama tandis que Hillary Clinton, la soixantaine, est surtout la candidate des cols bleus (ouvriers avec moins d’éducation formelle) et des personnes plus âgées. Au point qu’au plus fort de la bataille pour les primaires de Pennsylvanie le mois dernier (et celles du Michigan mardi), deux Etats qui sont frappés par le chômage à cause de la délocalisation des emplois, Hillary Clinton dénonçait sur toutes les antennes une supposée conception « élitiste » chez son rival. Ce qui a beaucoup amusé les humoristes : un noir qui regarderait de haut les ouvriers qui sont majoritairement blancs, on n’en revient pas ! Mais au fond, c’est l’argument racial qui se manifeste à chaque fois en dessous. Ou encore, la controverse autour des déclarations du pasteur Jeremiah Wright, ancien confesseur de la famille Obama, affirmant que les attentats du 11 septembre 2001 ont leur origine dans la politique étrangère des Etats-Unis, déclarations qui ont tellement fait du tort au candidat … Alors que, par exemple, lorsqu’il y a quelques années on apprit que la sœur d’un baron républicain et porte-parole de la Moral Majority (la frange lors la plus conservatrice du parti républicain), le Représentant New Gingritch, que sa sœur est lesbienne, eh bien Gingritch ainsi que sa frangine en obtinrent au contraire une très large publicité. Deux poids et deux mesures … Tout comme à aucun moment le camp Obama n’a cherché à utiliser l’affaire Monica Lewinsky contre le couple Clinton. L’argument racial, directement ou indirectement, ne cessera de hanter la campagne présidentielle cette année aux Etats-Unis. Il y a par exemple encore cet encadré paru sur l’Internet où l’on voit un grand maître du KKK (Ku Klux Klan) montrant la copie d’un chèque qu’il vient d’envoyer pour la campagne, eh oui, de Barak Obama. Faux bien sûr. Ou pis encore, les jeux de mots : Barak Hussein Obama, ou Osama, ou encore des informations diffamatoires liant le candidat noir au Hamas palestinien. Les propagandistes républicains auraient certes trouvé autre chose s’il s’agissait d’un candidat blanc comme ils l’avaient fait pour John Kerry … Cependant dans le cas présent c’est l’argument racial le plus facile. Mais le plus étonnant c’est que la candidate Hillary Clinton n’a eu aucun commentaire à ce sujet. La formule veut que qui ne dit mot consent. N’est-ce pas. Aussi certains observateurs d’interpréter son quasi échec mardi en Indiana (un Etat qu’elle était censée remporter avec une différence de 12 points mais qu’elle a terminé sur un presque nul : 51%) comme un revers de la médaille. C’est ainsi en tout cas que le voient des personnalités importantes du parti démocrate qui auraient demandé discrètement aux Clinton de mettre un point final à cette querelle qui peut faire perdre aux démocrates la re-conquête de la Maison blanche en novembre prochain. Mais où voulons-nous en venir ? Eh bien, à cette constatation toute simple. C’est quand même pas mal d’être citoyen d’un pays comme Haïti où la question de couleur et de race ne se pose pas (en tout cas ne se pose plus). Barak Obama fait partie de ce que les nouvelles générations aux Etats-Unis peuvent produire de meilleur. Diplômé d’une des plus grandes universités au monde, Harvard, 46 ans, sénateur représentant au Congrès l’un des plus importants Etats américains, l’Illinois, capable de mobiliser un électorat composé des plus éduqués, jeunes et moins jeunes, bon fils, bon époux et bon père … Et cela dans un pays où la presse a battu tous les records dans l’art de découvrir les squelettes dans les armoires ou les secrets les plus gardés, or tout ce qu’on trouve comme argument choc contre le candidat c’est sa couleur et sa race. Cela devrait nous faire apprécier davantage notre appartenance à un pays qui a résolu ces problèmes depuis si longtemps que cela nous paraît depuis toujours. Mais c’est sans doute là aussi notre grave erreur. Nous prenons ce privilège-là comme argent comptant. Nous pensons que rien ne pourra jamais le remettre en question. Nous le faire perdre. Bref nous ne l’apprécions pas à sa juste valeur. Alors que personnellement nous n’avons rien fait pour le mériter. Et aujourd’hui, encore plus que jamais, nous ne faisons rien pour le mériter. Comme dit un proverbe haïtien : « kote k gen chenn nan pwen kou . » Alors que le mot « chaînes » devrait suffire à nous réveiller ! Mélodie 103.3 FM, Port-au-Prince Barak Obama (Reuters)La Chambre des députés rejette le Premier ministre désignéLa Chambre des députés d’Haïti a rejeté lundi après-midi le choix d’Ericq Pierre comme nouveau Premier ministre, empêchant la formation d’un nouveau gouvernement. Les députés ont rejeté ce choix par 51 voix, 35 étant pour sa désignation et 9 s’étant abstenus. Ericq Pierre, actuellement conseiller pour Haïti auprès de la Banque interaméricaine de développement, avait été désigné le 27 avril comme nouveau Premier ministre par le président René Préval. Le Sénat haïtien avait approuvé sa nomination le 7 mai, mais il restait à franchir l’étape de la Chambre des députés pour qu’il puisse former un cabinet ministériel. Ami personnel du chef de l’Etat haïtien, agronome de formation, M. Pierre avait été choisi pour remplacer Jacques-Edouard Alexis, destitué le 12 avril par un vote de censure du Sénat après une semaine “d’émeutes de la faim” qui avaient fait 6 morts, des centaines de blessés et des dégâts matériels importants.InsécuritéDes bandits armés ont tenté de partir avec un homme en montant dans sa voiture et en tentant de démarrer avec la victime à bord. La police est intervenue et a ouvert le feu pour empêcher les bandits de partir. La police a réussi à empêcher l’enlèvement mais un jeune homme qui se trouvait dans la rue a reçu une balle. Cela s’est passé à Delmas lundi dans l’après-midi.Accident mortel aux Moulins d’Haïti4 personnes ont péri sous les décombres suite à l’effondrement d’une structure métallique dans un bâtiment en construction sur la cour des Moulins d’Haïti (exMinoterie) à Cabaret (nord de la capitale). Les causes de l’effondrement ne sont pas déterminées. Une vive tension a régné dans la zone alors que plusieurs personnes étaient rassemblées devant les installations des Moulins d’Haïti pour exiger que les noms des victimes soient révélés et pour avoir accès aux locaux. Certains menaçaient de mettre l’usine à sac. Les agents de sécurité de l’entreprise ont fait preuve de professionnalisme pour maintenir l’ordre jusqu’à l’arrivée des unités spécialisées de la police. Cet accident soulève à nouveau le débat sur les firmes de construction et le respect des normes de sécurité. Existe-t-il un service de contrôle pour s’assurer que les employés portent l’équipement approprié, casques et autres? Quel service s’assure que les installations ne sont pas défaillantes? Surtout pour les constructions en hauteur (comme cela pousse comme des champignons actuellement dans une localité comme Pétionville, banlieue de la capitale). Pas un seul casque, qui devrait être obligatoire sur ces types de chantiers, n’est jamais aperçu sur les lieux. A qui la responsabilité? Quoi qu’il en soit, plusieurs familles sont en deuil aujourd’hui. Des enfants, orphelins de père à cause de l’irresponsabilité de certains entrepreneurs pour qui seul le profit compte.Catastrophe maritime : 20 mortsAu moins une vingtaine de personnes ont péri noyées, en fin de soirée du samedi 10 mai, dans le naufrage d’une petite embarcation de cabotage, ”Dieu soit Loué“, survenu au large de Merger, à une quinzaine de km au sud de Port-au-Prince. Le petit voilier revenait de Pestel (Sud-ouest) à destination de la capitale, avec un nombre indéterminé de passagers. On parle même de 200 passagers. Il a chaviré après avoir heurté un récif, près de Merger. A la mi-journée du dimanche 11 mai, les garde-côtes avaient repêché plus d’une dizaine de corps et les recherches se poursuivaient afin de trouver d’autres cadavres ou des survivants. Un nombre non encore précisé de survivants ont été conduits dans divers centres hospitaliers, notamment à Port-au-Prince. Des recherches menées par la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) et la Garde Côtière Haïtienne (Police Nationale d’Haïti) se poursuivaient dimanche après-midi. Le député Ronald Etienne a fustigé au micro de Radio Kiskeya le Service Maritime et de Navigation d’Haïti (SEMANAH) pour son incapacité à réguler et à contrôler le système de cabotage en Haïti. Ce drame bouleverse les résidents de Pestel. Des parents de victimes se sont rendus sur place pour l’identification des corps. Le bilan pourrait s’alourdir, selon les informations disponibles. En novembre 2007, le naufrage d’un voilier en provenance du Sud-ouest d’Haïti avait fait une dizaine de morts. Les conditions de transport maritime suscitent toujours de fortes préoccupations en Haïti où les principes de sécurité et les normes en la matière sont peu observés.Camions de marchandises attaqués par des banditsDes camions de marchandises sont de plus en plus ciblés depuis plusieurs semaines par des individus mal intentionnés. Plusieurs véhicules transportant surtout des produits alimentaires ont été détournés. De nombreuses attaques ont été signalées en particulier au centre ville de Port-auPrince et dans la commune de la Croix des Bouquets. L’intervention des patrouilles de police, en particulier de la Brigade d’Intervention Motorisée (BIM), a permis de récupérer des produits détournés, parfois une partie ou souvent seulement le camion. Les commerçants et propriétaires de camion sont de plus en plus inquiets de cette situation et lancent un appel pressant aux autorités pour freiner cette tendance.Le Directeur de la FAO visite HaïtiJacques Diouf, le Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), était en Haïti le mardi 6 mai pour quelques heures afin de discuter de la crise alimentaire. Durant son séjour en Haïti, M. Diouf a été reçu par le président René Préval, indique un communiqué de la FAO. Le Directeur de la FAO a eu également des entretiens avec des représentants du secteur public, les ambassadeurs et chefs de mission diplomatique, de la coopération bilatérale et multilatérale, des représentants du secteur privé, ainsi que des organisations non gouvernementales (ONG) et de la société civile. Au centre des discussions se trouve la crise alimentaire, dont les Haïtiens souffrent particulièrement, et qui a donné lieu aux “émeutes de la faim” du mois dernier. Jacques Diouf a aussi abordé durant son séjour en Haïti le thème de l’initiative de la FAO relative à la flambée des prix. M. Diouf a été à Cabaret, dans le département de l’Ouest, afin d’y évaluer l’évolution du programme de coopération technique mis en place par la FAO après les inondations qui ont frappé cette région en octobre 2007.Des Haïtiens débattront de la situation de leur pays à New YorkLes Haïtiens de New York se préparent à célébrer le 18 mai, la fête du drapeau. D’abord une association de professionnels organise au Djoumbala Night Club de Brooklyn une conférence-débat autour du thème « Solidarité et développement durable pour une Haïti meilleure ». Edens Debbas, président de cette association, a affirmé que l’objectif de cette conférence est de réunir des intellectuels de la diaspora et ceux en provenance d’Haïti en vue de débattre des problèmes auxquels fait face le pays et de proposer

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Mercredi 14 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 16 Page 3 SOMMAIREL’ACTUALITE EN MARCHESOMMAIRE Le Premier ministre désigné voulait former un gouvernement de coalition PORT-AU-PRINCE, (AFP) Le Premier ministre désigné en Haïti Ericq Pierre, en quête d’un large “support national”, a déclaré vendredi à l’AFP vouloir former “un gouvernement de coalition” avec les partis représentés au Parlement, mais aussi avec des représentants de la société civile. Ericq Pierre, dont le choix par le président René Préval a été entériné mercredi au Sénat, doit encore obtenir l’aval des députés haïtiens avant de pouvoir former un nouveau gouvernement. “Je veux avoir un gouvernement cohérent, solidaire, un gouvernement de coalition formé avec les partis politiques représentés au Parlement, mais aussi avec des techniciens de la société civile pour avoir un large support national”, a-t-il déclaré dans un entretien à l’AFP. “Des ministres de l’ancien gouvernement de l’ex-Premier ministre JacquesEdouard Alexis seront reconduits. Je dois étudier la formation du gouvernement avec le président de la République”, a indiqué M. Pierre. Au cours de ces derniers jours, M. Pierre a rencontré des députés du puissant groupe parlementaire CPP (Coalition des parlementaires progressistes) de la chambre. “J’ai rencontré les responsables des partis politiques représentés au Parlement. Ils m’ont donné la garantie de voter en ma faveur. Mais la réalité est que les partis n’ont pas toujours le contrôle de leurs parlementaires”, a souligné M. Pierre. De son côté, le président Préval continue de rencontrer des élus, afin de les convaincre d’approuver la désignation du Premier ministre qu’il a désigné, indique-t-on de sources politiques à Port-auPrince. “Aucun gouvernement ne pourra réussir sans une collaboration franche et sincère du président de la République. De ce point de vue, je peux dire que je ne doute pas de bénéficier de la collaboration de M. Préval”, a avancé Ericq Pierre. Dans la perspective de sa prise de fonctions, M. Pierre, un agronome de formation et fonctionnaire à la Banque interaméricaine de développement, dit attendre de la communauté internationale une meilleure compréhension de la réalité haïtienne. “Beaucoup d’efforts ont été faits au niveau des institutions comme la BID, la Banque mondiale ou l’UE pour harmoniser les procédures de l’aide à Haïti, mais c’est au gouvernement haïtien de faire la coordination de l’assistance externe. Je pourrais apporter mon expérience pour éviter les situations de blocage”, a assuré Ericq Pierre. Au plan national, M. Pierre déclarait qu’il se prépare à répondre à la situation d’urgence créée par la crise alimentaire en Haïti. “Mes collaborateurs et moi, nous travaillons sur un plan d’actions. Nous devons faire face à une situation de misère quand on sait que plus de 70% d’Haïtiens vivent avec moins de 2 dollars par jour”, a fait remarquer M. Pierre, qui a promis d’alléger le quotidien des Haïtiens les plus défavorisés. “Il faut avoir de la compassion pour les pauvres sans négliger les moins pauvres et sans verser dans la haine des riches. J’aurais aimé contribuer à résoudre cette équation”, a soutenu Ericq Pierre. Selon la Constitution haïtienne, un Premier ministre est formellement ratifié, après examen des documents de nationalité et d’autres pièces administratives et une fois que les deux chambres du parlement ont approuvé les orientations politiques du futur gouvernement. S’il avait été confirmé dans ses fonctions, M. Pierre remplacerait Jacques-Edouard Alexis, destitué le 12 avril par un vote de censure du Sénat après une semaine “d’émeutes de la faim” qui ont fait 6 morts, des centaines de blessés et des dégâts matériels importants. Ginette Chérubin et une délégation du Conseil électoral au cours des entretiens devant les deux chambres du Parlement autour du Projet de loi électorale. Des élections doivent avoir lieu instamment pour renouveler les 9 sénateurs dont le mandat est arrivé à expiration le 8 mai écoulé. (photo Georges Dupé) Dans le souci de jouer un rôle déterminant dans la vie économique et sociale du pays, le secteur privé des affaires représenté par les Chambres de Commerce et d’Industrie des dix départements d’Haïti, réuni à Miragoâne, formule les propositions suivantes à la nouvelle équipe gouvernementale qui doit succéder au gouvernement démissionnaire de Monsieur Jacques Edouard ALEXIS : 1)Adoption de mesures urgentes et concrètes pour contrer les problèmes de la faim 2)Mise en place d’une politique de création d’emplois et de réduction de chômage dans le cadre de partenariat effectif avec le SECTEUR PRIVÉ 3)Désenclavement du pays par la mise en place des infrastructures modernes facilitant le transport maritime, terrestre et aérien 4)Elaboration, enfin, d’un plan de développement agricole en collaboration avec les vrais acteurs de production et mettant l’emphase sur la protection de l’environnement 5)Restructuration du ministère de l’Agriculture et mise en œuvre d’une politique de proximité vis-àvis des agriculteurs 6)Approche institutionnelle dans les relations de l’État et du gouvernement avec le secteur privé national 7)Élimination de la corruption et du clientélisme dans les secteurs privé et public 8)Au regard des défaillances du système de sécurité publique lors des derniers événements, l’État ne peut pas se soustraire de ses responsabilités vis-àvis des personnes et entreprises victimes des actes de vandalisme pendant le mois d’avril 2008 9)Le prochain gouvernement doit être issu d’un vrai consensus reflétant les aspirations des plus larges secteurs organisés du pays. Devra suivre, la déclaration d’une feuille de route à transmettre au prochain gouvernement. FAIT À MIRAGOANE LE SAMEDI 10 MAI 2008 Suivent les signatures (des présidents des 10 chambres de commerce et d’industrie du pays).DÉCLARATION CONJOINTE DES CHAMBRES DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DES DIX DÉPARTEMENTS D’HAÏTICependant on n’a pas été sans relever que la nomination a été également combattue par le propre parti qui avait endossé la candidature de M. René Préval à la présidentielle en 2006 ou LESPWA. Selon certains observateurs, les députés auraient voulu aussi donner une leçon à leurs homologues du Sénat. En effet rappelons que trois semaines avant le vote de censure du Sénat destituant le Premier Ericq Pierre lors de la présentation de son dossier à la Chambre des Députés (photo Georges Dupé)Les députés rejettent la nomination de Ericq Pierre(REJET... suite de la 1ère page) Déjà des sénateurs membres du parti LESPWA avaient boycotté le vote de jeudi au Sénat. L’un d’eux, le premier sénateur de l’Ouest, Jean Hector Anacacis, avait publiquement tenté de démolir le dossier. Lors du vote de ce lundi, la plupart des députés membres de l’ESPWA et qui font partie du bloc CPP, ont voté également contre la nomination. Selon la Constitution haïtienne, la nomination du Premier ministre doit être approuvée par les deux chambres législatives (sénat et chambre des députés) réunies séparément avant que le processus puisse se poursuivre. Par conséquent la nomination de Ericq Pierre comme Premier ministre est définitivement rejetée. Et le chef de l’Etat doit présenter un autre candidat. ministre Alexis (lui-même un membre du parti LESPWA) – et vote de censure qui a été le fait du Groupe des 16 (les mêmes sénateurs qui ont entériné jeudi dernier le choix de Ericq Pierre) – oui, rappelons que la chambre des députés avait peu auparavant accordé à une large majorité un vote de confiance au Premier ministre aujourd’hui démissionnaire Jacques Edouard Alexis. Donc le rejet de Ericq Pierre (car la décision de la Chambre des députés est définitive) incombe aussi au propre parti considéré comme le parti gouvernemental, c’est-à-dire LESPWA. Ericq Pierre est un économiste et un agronome de profession. Il remplit depuis 1991 le poste de représentant d’Haïti auprès de la Banque Interaméricaine de Développement ou BID. L’EVENEMENT Les députés rejettent la nomination de Ericq Pierre comme Premier ministre p.1 ANALYSE Un processus de ratification bien laborieux p.4 CATASTROPHES Naufrage d’un voilier : 20 morts p.18 LETTRES Mort du poète, écrivain et grand reporter Jean Claude Charles p.10 ACTUALITE VIE CHERE La production nationale nécessite plus que de bonnes intentions p.1 Le président Bush doit supporter davantage Haïti p.6 Quand le riz devient un produit stratégique p.8 Visite du directeur général de la FAO p.8 GOUVERNEMENT La ministre Lassègue casse la baraque p.1 ECONOMIE Déclaration conjointe des chambres de commerce des 10 départements p.3 MEDIAS Ce sont des Marines qui auraient provoqué involontairement la mort de Ricardo Ortega p.7 MEDECINE Bientôt une réponse scientifique à Worobey p.8 Dr Guillaume Sévère et l’importance de la prévention p.9 Mort de Ghislaine Carrénard Francoeur p.9 INTERNATIONAL Obama et nous … p.2 COMMEMORATION Michaëlle Jean un mélange de Lady Di et de Mandela p.11 Hommage à Maurice Sixto p.11 LIBRE PENSEE Réalités ! p.16 Biens publics, service public p.17

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Mercredi 14 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 16 Page 4 FORT LAUDERDALE, FL – Amerijet International will open a Fort Lauderdale air freight station on April 2, 2007, announced Pamela Rollins, Amerijet’s VP of Business Development. The station is located adjacent to Amerijet’s corporate headquarters at 2800 South Andrews Avenue. “We have a lot of customers in Broward, Palm Beach and even Martin counties that will enjoy the additional convenience of this station,” Rollins said. “Eventually, we will expand this location to offer ocean services and delivery of import cargo, to make s hipping with us even easier.” Amerijet will accept outbound international air freight at this station, including general personal and commercial cargo, large or small packages, barrels, valuable and fragile goods , hazardous material, oversized shipments and domesticated live animals. Hours of operation will be 9:00 a.m. to 5:00 p.m. Monday through Friday and 9:00 a.m. to 1:00 p.m. on Saturday. Amerijet will transport cargo between this station and its Miami hub via daily ground transfer. For rates and cargo-specific questions, customers can contact Amerijet’s sales department at 800-927-6059 or via e-mail at sales@amerijet.com. Amerijet International, Inc. is a full-service multi-modal transportation and logistics provider offering international scheduled all-cargo transport via land, sea and air. Ft. Lauderdale, Florida-based Amerijet operates offices all over the world, serving destinations throughout North, South and Central America, Mexico, the Caribbean, Europe, Asia and the Middle East. Amerijet operates its own fleet of Boeing 727-200 aircraft from its primary hub at Miami International Airport, where it maintains a custom-built 210,000square-foot air cargo handling facility, a 96,000-square-foot ramp facility and a 50,000-square-foot ocean cargo handling facility. For additional information, visit Amerijet on the web at www.amerijet.com. AMERIJET TO OPEN FORT LAUDERDALE CARGO DROP STATION ADOMI P ADOMI P ADOMI P ADOMI P ADOMI P UR UR UR UR UR CHA CHA CHA CHA CHA SING A SING A SING A SING A SING A GENCY GENCY GENCY GENCY GENCYTel. : 786-457-8830 • Fax: 305-756-0979 e-mail pasacalia@aol.comPour tous vos achats : Equipements pour construction / Pièces de voiture / Camion / Equipement médicalPar avion ou par bateau.UNE ANALYSE PORT-AU-PRINCE, 10 Mai – Le processus de ratification d’un premier ministre désigné ne s’était peut-être jamais déroulé dans une telle absence de transparence. La plupart des gens souhaitent qu’on en finisse au plus tôt. Ou parce qu’ils n’en espèrent aucun changement particulier. Ou parce qu’ils en ont marre d’une sorte de comédie dont ils ne perçoivent même pas les ficelles. Mais tous parce que le pays a d’autres préoccupations majeures. Est-il bien nécessaire de le rappeler. Au commencement est l’aspect formel. Trop. Ce sont les rencontres très médiatisées au palaisPOLITIQUEUn processus de ratification bien laborieux Le Président René Préval accompagné du président du Sénat Kelly Bastien et du PM sortant Jacques Edouard Alexis Le Sénat votant le jeudi 8 mai l’acceptation du dossier de Ericq Pierre (photo Georges Dupé) présidentiel entre le chef de l’Etat et les leaders de partis politiques représentés au Parlement. C’est le côté grand spectacle. On a droit à plein de dépêches de l’AFP qui semble avoir de bonnes antennes de ce côtélà. Cela dure une bonne semaine et demie. Puis, rideau. Place aux choses sérieuses. C’est à dire à l’informel. Car entre-temps tout le monde a compris, si besoin était, que les fameux entretiens du palais national entre le président et les leaders politiques c’est pour la galerie. Les véritables négociations (si c’est bien le mot) ont lieu plutôt à la Cité de l’Exposition ou Bicentenaire, siège du Parlement haïtien. sont officiellement censés former ensemble le prochain gouvernement n’y disposent d’une influence déterminante.La realpolitiks à la puissance absolue …Les nouveaux parlementaires ne croient ni à Dieu ni à Diable, c’est-à-dire ne se soumettent à aucune allégeance sinon envers leurs propres desiderata (et c’est un euphémisme), en tout cas ceux de leur groupe dont la toute puissance chaque jour plus affirmée renvoie sur la touche les partis qu’ils sont censés officiellement représenter. Si sûrs de leur fait qu’ils ne s’en cachent nullement d’ailleurs. S’ils avaient à choisir c’est leur bloc qui l’emporterait. C’est la realpolitiks à la puissance absolue. La politique du fait accompli. Leaders politiques mais indirectement aussi premier ministre et chef de l’Etat peuvent aller se faire rhabiller, vulgairement parlant. Pour le grand public, on se découvre brusquement en face d’une sorte de dictature du Parlement. En tout cas le jeu démocratique (entendez l’équilibre des trois pouvoirs) quelque part en reçoit pour son grade, est carrément bafoué. Et sans aucun état d’âme, comme disait l’autre. Voici la Constitution en ses articles 137 (choix du Premier ministre) et 158 (formation du trame, que le grand spectacle du palais national qui n’a atteint apparemment aucun but (puisque le pouvoir réel est ailleurs) force le processus de ratification à descendre sur le terrain même des groupes et blocs parlementaires X ou Y qui n’ont aucune existence officielle, voire de légitimité constitutionnelle (pouvant exister certes, comme n’importe quelle amicale, mais ne pouvant aucunement être autorisés à traiter directement des affaires de la République) … Bref, la dictature de l’informel. Le JPP en haute couture. En haut-de-forme. En même temps que toutes sortes de rumeurs parcourent la ville. Aucun ministère n’est garanti. Tout va ? Allez savoir. Des sénateurs (aujourd’hui ex-sénateurs) n’auraient voté de reconnaître la nomination du premier ministre désigné (le seul résultat atteint après plus de deux semaines : l’approbation de cette nomination par le sénat avant le départ des sénateurs élus pour deux ans, mais qui n’est que la première étape sur un chemin montant, sablonneux, malaisé), oui ce premier vote du sénat n’aurait été obtenu que sur la garantie (du moins l’espoir) d’obtenir tel ministère ou tel autre pour caser tel ex-sénateur ou tel autre …Le pouvoir, ses pompes et ses œuvres …Tout comme les groupes à la chambre basse (on en compte au moins deux), avec chacun des dizaines de membres, n’auraient pas l’intention de se comporter comme lors de la ratification du Premier ministre Jacques Edouard Alexis en juin 2006, considérant avoir été roulés par le gouvernement Préval-Alexis qui n’a fait aucune nomination importante alors que les députés ont eux aussi leurs (petits) protégés. Le pouvoir, ses pompes et ses œuvres, pourquoi cela devrait-il changer ! Dekilakyèl . (En français, pour qui vous prenez-vous. Ou plutôt nous prenez-vous ?). Les fils du peuple ! Etc. C’est si vrai que, alors que le palais avait semble-t-il prévu (en créole on dit « bien compter, mal calculer »), un processus rapide où le cabinet ministériel resterait presque inchangé (en dehors de quelques retouches inévitables) pour redémarrer tout de suite avec le nouveau premier ministre (qui est luimême déjà un homme du sérail), eh bien aucun ministère ne semble devoir être épargné par le grand cabinet ministériel) qui se trouve réduite à sa plus simplissime expression. Mais ce n’est pas que le premier ministre désigné soit obligé de faire campagne en personne dans les travées du sénat et de la chambre basse qui fait problème. C’est la démocratie et, comme il répond aux reporters, une simple question de courtoisie …La dictature de l’informel …Mais que soudain l’on ne sache plus rien de ce qui se joue ou qui se Or ni le président, ni les chefs de partis qui est négociable ou re-négociable. Qui reste ? Qui s’en (RATIFICATION / p. 5)

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Mercredi 14 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 16 Page 5 DE L’ACTUALITESolicitation Information for RFQ Announcement Information: AV/Acoustics Consultant and Security Consultant are required for the new Miami Art Museum. The design of the museum in Museum Park, Miami by Herzog & de Meuron and a multidisciplined team is well underway. The museum is now conducting a search for firms to assist the design team in identifying costs, logistics and implementation strategies. If you feel your firm is qualified to design and build the next generation art museum, please visit the MAM website for additional information and documentation at www.miamiartmuseum.org/home-park-fact.asp or contact Tina Cornely at 305-375-2276. Please note that CBE and Miami based firms are strongly encouraged to participate. Please refer to the RFP/RFQ located on the MAM website for details. (qu’importe !), ne reposait elle-même sur rien, attendu que, selon la ministre, certains de ses membres et non des moindres ne respectaient aucunement les règles du jeu ou le prenaient pour un jeu sans règles. D’autre part, les partis politiques représentés dans le gouvernement n’ont rien fait pour empêcher son éclatement, et certains l’auraient même appelé de leurs vœux. Ensuite, le chef de l’Etat a refusé catégoriquement de donner au gouvernement certaines armes essentielles, comme le remplacement de fonctionnaires à des positions vitales puisque chargésMarie Laurence casse la baraque !sans pour autant être imbus ou sans épouser les orientations stratégiques du pouvoir, alors que ces personnalités doivent jouer un rôle capital dans la coordination de l’action gouvernementale avec les élus locaux, dit la déclaration. Quant aux partis politiques, ils se comporteraient comme s’ils ne sont pas concernés par cette même « bonne gouvernance » dont ils se font en même temps les apôtres. Selon Marie Laurence Lassègue, les partis politiques non seulement ne se sont point montrés intéressés à faire au gouvernement « des propositions concrètes de réorientations stratégiques », se réservant mais seulement après la démission du chef du Lassègue de tirer la conclusion : c’est l’échec de tous, de tous les acteurs impliqués généralement quelconques, et non de Jacques Edouard Alexis, « un Premier ministre expérimenté et rigoureux ». Ni celui du seul gouvernement. Cela dit, Mme Lassègue annonce qu’elle n’est pas candidate à sa reconduction à la tête du ministère à la condition féminine et aux droits des femmes. Elle pense même qu’elle aurait dû adopter cette attitude critique depuis fort longtemps : « C’est moi qui ai eu tort justement de n’avoir pas assez insisté, en faisant part de mes préoccupations et inquiétudes grandissantes … ». d’être la courroie de transmission des dispositions gouvernemen-tales aux quatre coins du territoire. « Si la composition plurielle du gouvernement présen-tait l’avantage de refléter le caractère composite des forces politiques représentées au Parlement, elle charriait sa part de difficultés en termes de gouvernance opérationnelle et de cohésion structurelle » écrit la ministre sortante dans une longue déclaration publiée dans la presse et datée du 5 mai 2008. Marie Lau-rence Lassègue ne mâche pas ses mots pour dénoncer « l’individualisme » de certains membres du cabinet ministériel. « Malgré les efforts du Premier ministre, expérience, Marie Laurence Lassègue en conclut que le prochain gouvernement échouera lui aussi tant que les conditions resteraient les mêmes : « que le prochain chef du gouvernement soit ‘politique’ ou ‘technique », si les mécanismes institutionnels garantissant son action ne sont pas mis en branle, il échouera. La feuille de route issue du DSNCRP (Document de Stratégie Nationale pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté) n’aura de vertu que si toutes les instances de l’appareil d’Etat s’impliquent de façon efficace et surtout respectent les règles du jeu démo-cratique. » En d’autres mots (et c’est nous qui commentons), tant que la gouvernement, de reconnaître que « la formule de gouvernement pluriel n’était plus la panacée et ne correspondait plus aux besoins de l’heure » … Mais selon la ministre à la condition féminine, les partis politiques n’ont jamais su apprendre non plus à leurs cadres « comment faire fonctionner l’Etat, comment utiliser les outils politiques pour une bonne gouvernance. » Faiblesse évidente dans le comportement même des élus appartenant à ces partis politiques qui lors des interpellations agissent comme des ennemis du chef du gouvernement et des ministres, « comme une démarche obligatoire de sanction (…) et non comme un outil d’évaluation de l’action gouvernementale. » Enfin, « quant à l’Exécutif, il a négligé de construire cette majorité parlementaire si nécessaire à son action (…). Il aurait fallu par le jeu des alliances, bâtir cette majorité structurée et organisée. » tout s’est passé comme si nous ne formions pas un vrai gouvernement (et) ayant la confiance du chef de l’Etat. Un gouvernement doit être une équipe, solidairement responsable des décisions prises collectivement. Or, les faits nous ont montré le contraire. » Plus loin, écrit la ministre à la condition féminine : « Une occasion avait été offerte après l’interpellation du 28 février 2008. Un remaniement ministériel était souhaitable dans le but de redéfinir l’action gouvernementale et repartir sur de nouvelles bases. » Mais, poursuit-elle, le chef de l’Etat et le Premier ministre sont passés à côté. Marie Laurence Lassègue reproche, sans passer par quatre chemins, au président de la République de n’avoir pas donné au gouvernement les moyens de sa politique. Fallait-il (au nom de ce pluralisme politique) verser dans « un immobilisme quasi paralysant ! » L’Exécutif, en deux années, n’a pratiquement pas touché à ceux et celles (ambassadeurs, consuls) dont la mission est de nous représenter, défendre les intérêts du pays à l’étranger (…) mais aussi les Délégués et vice-délégués gouvernementaux sont restés en poste, formule dite de « coalition » restera un bluff et un simple moyen de se glisser en catimini dans la place pour mieux garder le cap sur l’Objectif 2011. Et cela vaut pour les uns comme pour les autres. Une démo-cratie purement formaliste (pour ne pas dire de pure façade) et dont nous voyons aujourd’hui les résultats. Car ce que la déclaration de Mme Lassègue nous révèle indirectement, c’est que pendant que tous les protagonistes (Présidence, Gouvernement, Parlement et partis politiques) passent ainsi leur temps à se glisser des peaux de banane, le pays s’est enfoncé davantage dans les profondeurs abyssales que l’on connaît. Et nous voici repartis pour un nouveau tour de piste ! Car plus ça change … Mais cette fois on sait un peu mieux comment cela se passe dans les coulisses. Enfin, jusqu’à preuve du contraire ! Mélodie 103.3 FM, Port-au-Prince (LASSEGUE... suite de la 1ère page) Le gouvernement du PM Alexis le jour du vote de censure au Sénat (photo Eugène Robenson) marchandage en cours car il faut appeler un chat un chat sinon pourquoi tout le mystère de ces allées et venues entre le palais national et le palais législatif et tout ce temps que cela dure … Enfin, la fameuse présentation de l’énoncé de sa politique générale par le premier ministre qui est tant attendue parce devant être une tribune pour juger des mérites ou pas du système néo-libéral, pourrait n’être qu’un formidable règlement de comptes autour de l’attribution des fauteuils ministériels et autres hautes fonctions de l’Etat … Comme dit le Ruy Blas de Hugo, bon appétit messieurs ! Haïti en Marche, 10 Mai 2008 Ratification...(... suite de la page 4) Aussi, la ministre Marie Laurence Josselin Mais plus important : forte de cette

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Mercredi 14 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 16 Page 6 et d’intrants agricoles à tarifs réduits est mis sur pied. Mais est-ce le gouvernement qui va financer tout seul la production nationale ? Il devrait renoncer alors à toutes ses autres obligations … Ou bien les institutions internationales ? Auquel cas il ne faut pas oublier que les conditions n’ont pas changé et celles-là même qui sont en partie responsables de nos problèmes actuels, en premier lieu l’abaissement des barrières douanières qui permet l’invasion du pays par les mêmes produits face auxquels la production locale n’a pu soutenir la concurrence et a donc fini par disparaître.GESTION ET FINANCEMENTLa production nationale nécessite plus que de bonnes intentions(PRODUCTION... suite de la 1ère page) l’entreprise en question. Par exemple, le riz à plus de 1.500 dollars la tonne est actuellement presque introuvable sur le marché international. La production d’un bien aussi précieux représente donc aujourd’hui une mine d’or. Que ce soit au plan national ou international … Le président de la république fait un bon pari en se consacrant aussi à fond dans le projet de production nationale.Nos banques maîtrisent-elles suffisamment l’instrument du crédit ? …maîtrisent-elles suffisamment l’instrument du crédit pour pouvoir bâtir un programme qui implique plusieurs milliers d’investisseurs et aussi (et d’abord) garantir que l’argent ne sera pas perdu. Cela ne s’improvise pas. Ensuite, où sont les assurances ? Ne vous y trompez pas, il existe des compagnies d’assurances en Haïti et qui réalisent de gros chiffres d’affaires. Mais qui ne réinvestissent pas un sou sur le marché local. En tout cas, on n’en a jamais entendu parler.Pas de garantie foncière …Cependant la principale garantie n’en relève pas moins de l’Etat. Celui-ci parle constamment d’attirer les investissements. Or, pour ne citer qu’un exemple, le plus grand handicap dans l’investissement aussi bien dans la production agricole que dans le tourisme en Haïti c’est l’absence totale de garantie foncière. A qui appartient la terre ? Comme par coïncidence l’actuelle situation se produit sous le même chef de l’Etat qui avait lancé une réforme agraire lors de son premier mandat (1996-2001). Or aujourd’hui on se retrouve dans la même incertitude. Ramenés à notre point de départ. Par exemple, dans la Vallée de l’Artibonite, le grenier à riz du pays : soit ce sont des grands dons absentéistes qui menacent de chasser les paysans bénéficiaires de la réforme, soit ce sont ceux-là qui n’ont rien fait des terres à eux confiées (quoiqu’il reste encore à définir sous quel statut) pour devenir absentéistes à leur tour. Beaucoup seraient allés chercher une vie meilleure dans les plantations en République dominicaine voisine. Le travail de la terre en Haïti ne rapportant rien depuis fort longtemps. Mais aujourd’hui dans tous les pays frappés par la crise alimentaire (y compris Haïti), les décideurs aussi bien nationaux que internationaux réalisent que c’est une opportunité unique de refaire la production nationale. Quoi de plus évident. Mais cela nécessite plus que de bonnes intentions … Marcus, 11 Mai 2008 On remarquera que l’OMC (Organisation mondiale du commerce) qui garantit le strict respect du nouveau système appelé libre-échange, n’a jamais dit un mot au sujet de la crise alimentaire. C’est que dans tout pays, à l’exception de l’ancien bloc communiste, le développement est pour une bonne part l’affaire du secteur privé. Le gouvernement a pour devoir de mettre en place les infrastructures (routes, énergie, irrigation, barrage, protection contre les inondations et contre l’érosion, ferme agricole, marchés publics etc). Mais le financement est fourni essentiellement par les banques, les assurances, les fonds de pension et autres institutions financières locales.Les banques ne sont pas des œuvres de charité …En effet le gouvernement ne pourra jamais avoir les moyens de fournir du crédit à chaque cultivateur ou alors ce n’est pas une entreprise d’envergure et encore moins d’envergure nationale. Qui dit production nationale dit investissement. Et celui-ci s’entend des capitaux disponibles sur le marché. Et ces capitaux se trouvent en principe dans les banques. Comment intéresser les banques à l’actuelle entreprise de relance de la production nationale ? On n’a encore rien entendu de ce côté. Ni de leur part. Ni de la part des autorités nationales. On sait que les banques privées locales ont été peu tentées par ce genre d’activités pendant les décennies écoulées. Le crédit ne constitue pas la part la plus importante de leur portefeuille. Ou alors crédit à très court terme. Et qu’est-ce qui offre cet avantage mieux que les importations de produits de première nécessité, dont le riz. Vite débarqué, vite consommé. montagnes surplombant la capitale ou se payer une résidence princière à Miami Beach. Mais pour commencer, les banques haïtiennes en général, et les banques d’Etat en particulier, Le directeur général de la FAO, Jacques Diouf, visitant Haïti dans le cadre du programme de relance de la production nationale (photo Thony Bélizaire)ACTUALITE ECONOMIQUEPORT AU PRINCE (HPN) 7 Mai 2008 Après la visite de nombreux officiels étrangers suite à la semaine de manifestations dues à la crise alimentaire en Haïti, c’est le tour des congressman américains de vouloir supporter le pays face à ce problème mondial. Dans une lettre adressée au président Georges W. Bush, le lundi 5 avril, 46 congressmen démocrates et républicains l’exhortent à accorder immédiatement à Haïti une aide alimentaire de 60 millions de dollars. Pwopriyete w se youn nan byen w yo ki gen valè; Biwo Pèseptè Konte Miami-Dade la vle ede w konprann konsekans ki kap rive si w pa peye enpo lokatif (taks kay)w yo. Tanpri byen konprann ke si w pa peye enpo lokatif w yo sa va rezon pou yo mete yon restriksyon/ipotèk sou pwopriyete w la epi sa ki pi rèd se enterè ak frè ki pral ajoute sou bòdwo enpo lokatif w an. · Enpo Imobilye yo konsidere pa peye jou 1ye avril. · Si enpo w yo rete san peye jou 1ye Jen, yo va vann enpo w yo nan yon vant ozanchè an fòm yon sètifika taks epi yon dosye ipotèk va etabli sou pwopriyete w la. · Lè yo vann yon sètifika sou pwopriyete w la, achtè sètifika a peye taks w dwe yo epi li jwenn enterè sou yo ke w menm w pral gen pou w peye anplis taks w deja dwe yo. · Si taks w yo rete san peye pandan yon peryòd de dezan apre ke yon sètifika fin bay sou pwopriyete w la, w kapab pèdi pwopriyete w la. Tanpri sonje, si w se mèt yon pwopriyete kounyeya, se responsabilite w pou asire ke enpo lokatif w yo peye. Pou evite yo ajoute lòt frè ak enterè diplis, epi pou evite risk ke w ka pèdi pwopriyete w la, Biwo Pèseptè Konte Miami-Dade vle raple w ke pèman yo fèt pou nan biwo-a pa pita ke 31 me 2008. Pèman ki fèt pa lapòs yo fèt pou peye avèk cashiers checkŽ oubyen money orderŽ. Ou ka vini peye tou nan youn nan lokal sa yo:Èske W Peye Enpo Lokatif W Yo? Miami-Dade Flagler BuildingSouth Dade Government Center 140 West Flagler Street Sal 101ou10710 SW 211th Street Sal 104 Miami, Florid 33130Miami, Florid 33189Pou akomode w, tou de biwo nou yo pral ouvè samdi 31 me 2008, de 8è dimaten jiska 3è lapremidi. Nou kapab tcheke sou entènèt la sou www.miamidade.gov oswa rele 305-270-4916 pou plis enfòmasyon. Mais l’Etat ne peut tout faire tout seul. Il reste cependant les institutions bancaires aux mains de l’Etat luimême. La BNC, la BPH et la BRH ou banque centrale. On n’a encore rien entendu de ce côté non plus. Curieusement … La BNC (banque nationale de crédit) qui se serait montrée très dynamique ces dernières années. Evidemment il ne s’agit pas (à l’instar de la dictature Duvalier) d’ouvrir le crédit public à des amis du régime qui en profitent avant toute chose pour se construire un château dans les Mais les banques ne sont pas des œuvres de charité. Il faut les convaincre de leur intérêt dans Le président Bush doit supporter Haïti(BUSH / p. 7)

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Mercredi 14 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 16 Page 7 L’ACTUALITE EN MARCHEPORT AU PRINCE, 9 Mai [AlterPresse] Les troupes étrangères, qui ont été déployées dans le cadre de la Force multinationale intérimaire en Haïti (FIMH), au lendemain de la chute brutale du président Jean-Bertrand Aristide, seraient responsables de la mort du journaliste espagnol Ricardo Ortega, selon la famille du journaliste. Des recherches judiciaires menées en Haïti ont permis de voir que le journaliste aurait été tué par des balles provenant des armes des Marines américains, selon l’agence espagnole EFE citant des proches du journaliste. La famille de Ricardo Ortega rejette la thèse selon laquelle le journaliste aurait été abattu par des partisans armés de l’ancien président Aristide, déchu le 29 février 2004. Les enquêtes de la chaîne de télévision espagnole Antenne 3, pour laquelle Ricardo Ortega travaillait, ont abouti à un résultat clair, quoique incomplet, selon la famille du journaliste. Les parents de Ricardo Ortega, José Luis et Charo, sont intervenus dans la presse à Madrid, ce 9 mai 2008, pour présenter les faits. Les soldats français et canadiens n’avaient effectué aucun tir, aux dires des parents du journaliste. Selon eux, l’autopsie du cadavre effectué en Espagne a montré des traces de projectiles issus des armes lourdes utilisées par les Américains, membres de la force multinationale. Une heure avant sa mort, Ricardo Ortega et son traducteur se trouvaient dans une grande cour pour secourir un confrère de nationalité américaine qui avait été blessé, selon la version de ses parents. Les journalistes, qui s’étaient abrités dans cette cour, avaient sollicité l’aide de l’Ambassade américaine à Port-au-Prince. C’est au moment où Ricardo Ortega quittait cette cour, traversant la rue principale, qu’il reçut le projectile qui le tua net, expliquent ses parents. Selon Jesus Martín, collaborateur de Ricardo Ortega à Antenne 3, des témoins ont rapporté que le journaliste a été abattu par des soldats étrangers. Le même Jesus Martín, qui a conduit des recherches pour Antenne 3 en Haïti six mois après le décès de Ricardo Ortega, avait cependant émis l’hypothèse que le journaliste avait été assassiné par des caïds aux ordres de Jean-Bertrand Aristide. « Mais, après avoir mené des recherches [sur le terrain], nous avons vu que ce n’était pas la vérité », explique Jesus Martín, dont les propos sont rapportés par l’agence EFE. La balle, selon Jesus Martín, a atteint le journaliste en traversant une porte donnant accès à la rue principale et le tir provenait d’une personne qui, probablement, ne distinguait pas sa cible. Les parents de Ricardo Ortega invite le gouvernement espagnol à saisir officiellement les pays qui faisaient partie de la Force intérimaire présente, à l’époque, en Haïti, en vue de faire la lumière sur la question.Les troupes étrangères pointées du doigt dans la mort par balles du journaliste espagnol Ricardo OrtegabyCette somme qui, selon eux, devrait permettre de soutenir pendant six mois un programme contre la faim, serait également une façon de montrer à la communauté internationale leur solidarité à Haïti. Outre cette somme exigée, ces congressmen estiment qu’une visite de la secrétaire d’Etat américain, Condoleezza Rice, en Haiti serait très significative et s’avère nécessaire pour le moment. « Ce voyage pourrait servir à démontrer à la communauté internationale que notre engagement en Haïti, plus qu’une obligation, est une affirmation de notre solidarité envers les amis et alliés des EtatsUnis”, ont écrit dans une lettre ouverte au président républicain les principaux représentants (députés) à l’origine de cette initiative. Le président Bush doit supporter Haïti(BUSH... suite de la page 6)

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Mercredi 14 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 16 Page 8 DEPATMAN TRAVO PIBLIK AK DEPATMAN AVIYASYONA V I P I B L I KREYINYON KOMINOTÈ LUDLAM ROAD (NW 67yèm AVNI) ENTÈSEKSYON NAN NW 36yèm RI AK NAN PERIMETER ROAD AMELYORASYON WOUTYÈ YO PWOJÈ NIM. 20080064Isiba nap avize piblik la ke Depatman Travo Piblik Konte Miami-Dade (PWD) ansanm ak Depatman Aviyasyon Miami-Dade (MDAD) pral fè yon Reyinyon Kominotè sou Pwojè Nim. 20080064 Konte a nan jou mèkredi 21 me, 2008 de 7:00 p.m. a 8:30 p.m., nan 2461 NW 66 Avni, Bilding 702, Sal 205, Miami. Reyinyon kominotè sa-a pral fèt pou bay moun yo opòtinite pou yo esprime enkyetid yo ak opinyon yo sou pwojè sa-a. Pwojè sa-a genyen ladan li agrandisman wout Ludlam Road (NW 67yèm Avni), de apeprè 500 pye sid de wout Perimeter Road la rive jiska NW 36yèm Ri, agrandisman wout Perimeter Road la, apati de NW 67yèm Avni vè lès pou apeprè 700 pye, nouvo limyè siyalizasyon okonplè nan tou de entèseksyon yo, nouvo drenaj woutyè ki va genyen dè letan pou senyen tè an sèch ki se youn nan egzijans faz depo pou pwojè sa-a epitou, nouvo ekleraj woutyè. Se MDAD ak Depatman Transpòtasyon Florid (FDOT) ki va finanse pwojè sa-a dapre alokasyon ki nan Plan Travo 5-An nan Ane Fiskal 2010/2011 yo a. Pou plis enfòmasyon sou pwojè sa-a, oswa pou mande aranjman espesyal dapre Lwa Amerikèn sou Enfimite 1990 la, tanpri kontakte John White (305) 3754821 oswa Armando Cervera (305) 375-3496, Ofisye Imobilye yo pou Depatman Travo Piblik (PWD). Demann pou aranjman espesyal yo dwe fèt anvan Reyinyon Kominiotè an. Tout moun ki ta vle soumèt deklarasyon alekri yo ak lòt pyès prezantasyon nan plas oswa anplis deklarasyon aloral yo, kapab fè sa nan reyinyon an, oswa yo kapab poste yo bay Mr. White oswa Mr. Cervera anvan dat reyinyon an. Tout enfòmasyon ke yo resevwa alekri va fè pati rejis Reyinyon Kominotè an. PORT-AU-PRINCE, 7 Mai – L’émission de la télévision française intitulée « Mots croisés » (qui est captée en Haïti) était consacrée lundi soir à la crise alimentaire mondiale. Le même lundi des émeutes de la faim en Somalie faisaient 5 morts. Parmi les invités à « Mots croisés » figuraient des poids lourds comme Jean Ziegler, le pourfendeur des multinationales alimentaires et des bio-carburants ou agro-carburants parce que fabriqués avec des végétaux, des représentants de diverses grandes associations et institutions telles Greenpeace, la FAO, de nombreux experts et des hommes d’affaires … Ainsi que le secrétaire d’Etat français à la coopération, Alain Joyandet, de retour d’un périple dans le cadre de la crise alimentaire qui l’a conduit en Haïti et dans trois pays d’Afrique. Emission fort intéressante sur un sujet évidemment vital. On a passé en revue les diverses causes de l’escalade soudaine des prix des produits alimentaires. On a fait l’historique de la crise parce qu’elle n’est pas partie de rien et comment elle est la conséquence de certaines inconséquences de la part de ceux qui ont dominé les finances de la planète. Avec des positions à chaque fois encore plus intéressantes comme ce spécialiste en étude de population faisant ressortir que la crise alimentaire est d’autant plus étonnante que l’offre dépasse la demande. Il n’y a pas de carence en production alimentaire comme cela a pu être le cas en d’autres temps. Sauf que les populations qui peuvent payer (celles des grands pays développés) consomment de moins en moins parce que ayant un taux de natalité en constante baisse. Tandis que là où il y a la plus forte demande, on n’a point les moyens de payer. Ainsi l’Inde, pays dit émergent qui a multiplié presque au centuple sa production alimentaire. Or les gens continuent de mourir de faim dans les rues de Calcutta, cela à côté d’immenses stocks de nourriture pour une bonne part destinée à l’exportation. La révolution verte (dont tout le monde fait naturellement l’éloge) ne profite pas forcément aux populations les plus vulnérables. Il y en a qui restent si pauvres que même la relance de la production nationale ne change pas automatiquement leur situation. Un aspect qui devrait nous intéresser. Car reste le système économique dont on a fait choix … Un autre a souligné que, alors même que l’on accuse les bio-carburants, les deux produits qui entrent le plus dans la fabrication de l’éthanol, aussi bien la canne à sucre que le maïs, ne sont pas affectés par la crise. Le Brésil fabrique son éthanol à partir de la canne à sucre tandis que les Etats-Unis y consacrent au moins le quart de leur récolte de maïs. Or la crise alimentaire ne concerne aussi directement ni le sucre ni le maïs. Pourquoi donc le riz ? Du fait que le gros du marché du riz se trouve là où la population grossit le plus vite (le continent asiatique). Mais aussi où dans un pays également émergent comme la Chine on peut faire aujourd’hui un peu plus d’un repas par jour. Pour le secrétaire français Alain Joyandet, la mondialisation de l’économie n’a pas tous les torts. Il y a aussi qu’on n’a pas fait suffisamment pour pousser le développement dans des pays qui restent en queue de peloton. Il a cité l’exemple d’Haïti (qu’il a visité récemment) où une région comme la Vallée de l’Artibonite est retombée pratiquement en jachères alors que la terre y est idéale et que l’expérience existe. Il manque les investissements. Et il raconte comment sous son impulsion, on a pu réunir 800 mille euros pour un projet qui doit amener l’eau sur place. Nous avons surtout retenu pour vous (chers auditeurs) ce qu’on a présenté comme réponse que les pays les plus frappés par la crise comptent y apporter. Selon les intervenants, la réponse est diverse : Il y en a qui ont bloqué leurs exportations de riz pour protéger la consommation locale. C’est le cas du Vietnam. D’autres ont recours à des importations massives pour constituer des stocks. Comme les Philippines, le plus gros importateur de riz de la planète. Le problème est que les spéculateurs sont désormais aussi de la partie, alors que le riz menace de devenir à la surprise générale un produit aussi stratégique que le pétrole. Mais qu’en est-il des pays ayant moins de moyens ? Comme ceux d’Afrique. La Côte d’Ivoire, le Sénégal ont décidé de détaxer leurs produits importés le temps que passe l’orage. Bon nombre de ces pays réalisent que l’occasion pourrait être saisie pour relancer leur propre production agricole nationale. Enfin il y a ceux qui n’ont plus de production nationale du tout, s’étant abandonnés totalement aux importations pour leur alimentation. Pour ceux-là, il ne reste que le PAM ou Programme alimentaire mondial. Avec le risque que l’aide alimentaire finisse par les enterrer encore plus définitivement qu’avant. C’est à nous de savoir où nous situer dans ces différentes réponses à la crise alimentaire. Yo banm yon ti kout pye … Mélodie 103.3 FM, Port-au-PrinceQuand le riz bat le pétrole comme produit stratégique Port-au-Prince, le 5 mai 2008 -(AHP)Le ministre haïtien de la santé publique, Robert Auguste, a annoncé lundi pour bientôt le lancement de travaux scientifiques sur l’étude du professeur américain, Michael Worobey, selon laquelle le sida aurait été introduit, dans les années 80, aux Etas-Unis par des haïtiens. La décision de lancer ces travaux a été prise suite a une rencontre tenue le 1er mai aux EtatsUnis par les responsables haïtiens de la santé à laquelle ont pris part une dizaine d’experts d’universités américaines. Ces travaux de recherche débuteront en juin prochain et pourraient durer une année, a déclaré le Dr Auguste, faisant savoir que les autorités haïtiennes sont déterminées à traiter ce dossier selon les normes internationales et en toute sérénité. “Nous sommes confiants quant à la justesse des résultats, a-til fait savoir, ajoutant que le ministre qui viendra après lui sera obligé de poursuivre ces études vu les structures actuellemment mises en place pour les faire aboutir. Robert Auguste a indiqué que les recherches coûteront entre 127,000 et 150,000 dollars américains. Le secteur privé des affaires et d’autres instances internationals, dont des universities, aideront à collecter cette somme, at-il assuré. La Cornell University a déjà mis une partie des fonds à la disposi-Bientôt une réponse scientifique à l’américain Michael Worobey selon lequel le sida est venu d’HaïtiMichael Worobey. C’est la première fois en Haïti que plusieurs secteurs font front commun pour chercher à donner une réponse scientifique à un autre pays, s’est réjoui Dr Pape, informant que l’Etat haïtien a publié le mois dernier, dans le même journal ayant publié l’étude du scientifique américain, un article en réponse à ses accusations. Des arguments épidémiologiques et cliniques ont eté fournis pour prouver la fausseté de l’article du professeur Worobey, a encore fait savoir le Dr Pape, exprimant le souhait que d’autres données puissent être trouvées pour appuyer les travaux du groupe de scientifiques travaillant pour le compte de l’Etat haïtien. Le président de l’Association Médicale Haïtienne, le Dr Claude Surena, a pour sa part précisé que les experts ayant pris part à la rencontre du 1er mai, ont assuré que les spécimens de sang des haïtiens accusés par Michael Worobey d’avoir introduit le Sida aux Etats-Unis sont encore disponibles et qu’ils vont s’en servir dans le cadre de leurs recherches. AHP tion des experts pour faciliter le démarrage des recherches. Pour sa part, le responsable des centres GESKIO, Dr William Pape, a salué les démarches du ministère de la santé publique visant, at-il dit, à donner une réponse scientifique aux déclarations du professeur Port-au-Prince, le 6 mai 2008 -(AHP)Le directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), le Dr Jacques Diouf, a promis mardi tout l’appui de son organisation aux autorités haïtiennes en vue de les aider à surmonter les graves problèmes alimentaires auxquels Haïti fait face actuellement.Le directeur général de la FAO visite Haïti dans le cadre de la crise alimentaire et des réponses à lui apporterM. Diouf qui effectuait une visite officielle de 24 heures à Port-au-Prince intervenait à l’Hôtel Montana, lors d’une conférence de presse autour de la sécurité alimentaire en Haïti. Des représentants du secteur public, du secteur privé, des ONGs, et de la société civile (FAO / p. 13)ACTUALITE ECONOMIQUE

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Mercredi 14 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 16 Page 9 MALADIES CARDIOVASCULAIRESHaïti: Dr. Guillaume Sévère souligne l’importance de la préventionLe Docteur Guillaume Sévère, interniste, cardiologue, de passage en Haïti ce mois de mai a offert une série de conférences sur les Maladies coronariennes dans différentes facultés de médecine de la capitale. C’est ainsi qu’il était à l’UNDH (Université Notre Dame), à l’école de médecine de l’Université Kiskeya, à la Faculté de Médecine de l’Université d’Etat et à l’Hôpital de la PAIX. A chacune de ces conférences, des confrères partageant la même spécialisation, des étudiants en médecine et un large public étaient présents. Au total sept conférences ont été présentées sur des sujets purement cardiologiques. Nous avons invité le Dr Sévère en nos bureaux pour partager avec lui ses impressions. « Le but de ces rencontres est double, nous a-t-il expliqué. D’abord participer à la formation des étudiants, puis partager avec nos confrères vivant au pays les expériences acquises ailleurs ». « C’est important pour nous autres qui sont formés à l’extérieur, de venir faire ce genre d’échanges avec nos confrères restés en Haïti. Ils ont des moyens très restreints, il faut le reconnaître. Mais souvent, on n’a pas besoin d’une technique de pointe pour aider son pays. » Le Docteur Guillaume Sévère nous a parlé de certaines pathologies rencontrées le plus souvent et qui ne font qu’augmenter dans le pays. En tête de liste l’hypertension artérielle, le diabète sucré … Ces deux maladies marquent des points à une vitesse inimaginable. Plusieurs raisons à cela. D’abord les mauvaises habitudes alimentaires que l’on ne connaissait pas autrefois et qui aujourd’hui semblent constituer une mode. Les hamburger par exemple sont consommés partout dans les pays en développement, la civilisation des « junk food » des pays développés a fait son apparition dans les pays sous-développés où le « fast food » est entré par la grande porte. On constate maintenant en Asie du Sud Est beaucoup de cas d’obésité chez les enfants, ce qui n’existait pas par le passé. Et puis l’on sait que les gens d’ascendance africaine ont une tendance à souffrir d’hypertension. Le style d’alimentation joue aussi. Bref, si rien n’est fait beaucoup de gens dans les pays en voie de développement vont souffrir d’infarctus du myocarde, d’apoplexie ou d’autres maladies dues à la mauvaise alimentation et au manque d’exercice. Le Docteur Guillaume Sévère compte prendre sa retraite d’Allemagne et rentrer en Haïti, tant qu’il a encore l’énergie pour apporter sa quote-part à l’amélioration du système de santé en Haïti. Quand on lui demande ce qu’il y a de plus urgent à faire pour cela, il répond : « Pour moi c’est la prévention qui laisse beaucoup à désirer. Il faudrait multiplier les causeries à la radio, les rencontres avec le public en vue de mieux éduquer la population. J’ai rencontré des gens qui prennent un médicament sans même savoir pourquoi il leur a été prescrit. Pire encore, ils n’hésitent pas à passer ce médicament à un voisin qui, croient souffrir de la même maladie qu’eux. L’ignorance est responsable de beaucoup de cas de mortalité chez nous. » Le Docteur Sévère nous a parlé aussi de la nécessité d’ouvrir un service d’urgence en Haïti. Il est inadmissible d’avoir à transporter ailleurs, à Cuba, à Miami ou même en République dominicaine certains patients victimes d’un accident de la route ou d’accidents cardio-vasculaires. Pour lui ce projet pourrait devenir une réalité dans les délais les plus brefs. Il nous a parlé d’un cardiologue ami pratiquant au Texas et qui n’attend qu’un signal pour venir en Haïti y installer un tel service. Il s’agit d’un spécialiste en chirurgie cardiovasculaire. Souhaitons que ce signal n’arrive pas trop tard et ne soit pas responsable de la mort d’un nombre toujours plus grand de nos compatriotes. Quant aux relations avec les confrères rencontrés en Haïti, il les qualifie d’extrêmement positives. Il a eu beaucoup de contacts. Des confrères sont venus assister à sa série de conférences, et ont participé activement aux discussions avec le public. Il gardera le meilleur souvenir de ces rencontres. « Tout de suite après ma retraite, je me propose de retourner en Haïti. Mon projet serait de travailler à l’hôpital de Deschapelles. Je souhaiterais beaucoup que les cadres de l’extérieur entament un processus d’échanges constant avec les cadres restés et pratiquant en Haïti et ceci devrait se faire en présence des étudiants qui ne pourraient que gagner à ce genre d’échanges. » Conversation avec le Docteur Guillaume Sévère Dimanche 11 Mai 2008 Un accident mortel coûte la vie à Miss Ghislaine Carrénard FrancoeurL’accident a eu lieu dans la nuit de mercredi au jeudi (8 mai) à 4 heures du matin. L’infirmière Ghislaine Carrénard Francoeur revenait de l’hôpital du Sacré Cœur où on l’avait appelée pour un accouchement. Il était environ 4 heures du matin. Miss Francoeur se serait-elle endormie au volant ? L’on ne sait. Mais sa voiture a percuté un arbre et sous le choc, elle aurait eu des lésions au foie. Un passant l’a secourue et l’a amenée à City Med à Pétion Ville. N’ayant pas tout à fait perdu conscience, Miss Francoeur a demandé de prévenir un membre de sa famille qui aussitôt accouru, l’a transportée au Canapé Vert. Il fallait opérer d’urgence. Mais l’hôpital ne disposait pas du matériel nécessaire à une telle opération. Il fallait faire très vite. Chaque minute comptait. En fin de compte c’est la MINUSTAH qui a mis au service de la famille un avion militaire qui a conduit Mme Francoeur en République dominicaine. Malheureusement il était trop tard et l’accidentée est morte pendant l’opération. Sa mort a provoqué une forte émotion dans les milieux médicaux. Ghislaine Carrénard Francoeur avait créé l’Ecole des Sages Femmes de l’Hôpital elles accourues au Canapé Vert, aussitôt connue la nouvelle, et leur désespoir faisait peine à voir. Miss Francoeur (« Gise » pour les intimes) venait de recevoir un prix pour avoir travaillé à la formation de promotions de sages femmes pendant de longues années. Elle devait voyager en Ecosse pour aller recevoir ce prix. Elle a étudié à Besançon et à Montpellier. Puis a travaillé pendant de nombreuses années en Suisse avant de décider de retourner en Haïti pour mettre ses connaissances au service de son pays. La dépouille de Ghislaine Carrénard Dr. Guillaume Sévère Port-au-Prince, le 8 Mai 2008 (AHP) Le président de la commission chargée d’étudier la possibilité de créer une nouvelle force publique en appui a la Police Nationale d’Haïti (PNH), Patrick Elie, a indiqué jeudi que le calendrier initialement élaboré ne peut être suivi en raison du manque de collaboration des institutions concernées par la question. Patrick Elie a cité en exemple la réponse qu’il n’a reçue que la semaine dernière d’une correspondance envoyée depuis le 2 février à un ministère qu’il n’a pas voulu citer nommément. Critiquant la lenteur de l’administration publique haïtienne, l’ancien secrétaire d’Etat à la sécurité publique a indiqué que le travail de la commission qu’il préside est appelé à refléter la réalité du pays mais ne peut être réalisé sans la collaboration des institutions concernées par la sécurité nationale. Installée en octobre 2007 par le premier ministre Jacques Edouard Alexis, cette commission avait un délai de 12 mois pour faire des propositions à l’Etat sur la création d’une nouvelle force publique en vue du renforcement de la situation sécuritaire du pays, AHPLe président de la commission chargée d’étudier la possibilité de créer une nouvelle force publique en Haïti dénonce une absence de collaborationFrancoeur sera transportée à Port-au-Prince où auront lieu les funérailles. général. Et travaillait activement à la formation des membres de cette profession. Aussi ses élèves étaient-

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Mercredi 14 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 16 Page 10 Moulin Sur Mer Un vrai PARADIS sur la Côte des Arcadins ƒ Au Km 77 de la Côte des Arcadins À environ 1 heure de l Aéroport International de Port-au-Prince Plage de sable fin blanc 68 chambres et suites climatisées Auditorium 200 places, climatisé, sonorisé et équipé ACCES-INTERNET Cuisine Internationale Musée Colonial OgierFombrun Ž Oratoire du Moulin Piscine semi-Olympique P P P a a a c c c k k k a a a g g g e e e s s s 1 1 1 , , , 3 3 3 , , , 4 4 4 , , , 5 5 5 , , , N N N u u u i i i t t t s s s C C C o o o n n n f f f é é é r r r e e e n n n c c c e e e s s s , , , M M M a a a r r r i i i a a a g g g e e e , , , L L L u u u n n n e e e d d d e e e M M M i i i e e e l l l , , , A A A n n n n n n i i i v v v e e e r r r s s s a a a i i i r r r e e e s s s R R R é é é u u u n n n i i i o o o n n n s s s d d d e e e F F F a a a m m m i i i l l l l l l e e e Animation Troubadour / D.j. 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Un hommage sera également organisé à New York. Pour Jean-Claude Charles Je connaissais Jean-Claude Charles depuis environ 20 ans. Un matin, il est venu me voir à l’hôpital où j’exerçais et ce fut le début d’une longue amitié. Combien d’après-midi, n’avons-nous pas passés à refaire l’histoire d’Haïti, à évoquer nos grands aînés ? Très reconnaissant envers l’instruction reçue en Haïti, chaque fois qu’il réalisait une prouesse stylistique ou même se mettait à ponctuer un texte, il aimait rappeler que c’était grâce à l’enseignement de Pradel Pompilus, son ancien professeur de lettres. Fin connaisseur de la littérature haïtienne, il a beaucoup contribué à sa diffusion, ainsi il a participé au numéro de la revue Sapriphage qui lui était consacré. Généreux, il se réjouissait sans arrière-pensée des succès de ses compatriotes et, dans la mesure de ses possibilités, s’essayait à les faire connaître. En janvier 2007, il m’a fait l’honneur et le plaisir d’être le maître d’œuvre d’une soirée consacrée à mes écrits : c’était son idée et, quoique paraissant parfois bien éloigné des contingences pratiques, il a su se montrer un organisateur et un meneur de jeu hors pair. Primesautier, toujours d’une véritable élégance morale et intellectuelle, il savait jeter un regard lucide sur les événements, sur sa propre vie. Jusqu’à la fin, il a fait preuve d’un humour discret ; ainsi, trois jours avant sa mort, alors que je bavardais avec lui à l’hôpital, il m’a dit, en souriant “ comment peux-tu être là, ce n’est pas l’heure des visites “, en effet, c’était le matin et j’avais argué de ma qualité de médecin pour pouvoir le voir. Jean-Claude nous a quittés, mais nous restent son regard pétillant, sa chaleur communicative, sa capacité d’enthousiasme et ses poèmes, articles, romans, essais, films, scénarii. C’est un écrivain et un homme de très grande valeur que le pays vient de perdre Jean Métellus Se souvenir de Jean-Claude CharlesPar Hugues St. Fort J’ai connu Jean-Claude Charles au lycée Toussaint Louverture à Port-au-Prince. Il était en section B (lettres et maths) et moi, j’étais en section A (lettres classiques). Nous n’étions pas de la même promotion mais nous avions des amis communs qui étaient fous de littérature et il nous arrivait de nous passer non seulement des bouquins hautement littéraires mais aussi d’autres de qualité moins élevée, genre romans de cape et d’épée. Il avait fait aussi de la radio sous la houlette de Jean Dominique à Radio Haïti qui était située à l’époque sur la Grand-rue près de la rue des Miracles, je crois. Mon Dieu, que tout cela me semble loin ! J’oublie le titre de son émission mais c’était un mélange de littérature, de cinéma et de musique haïtienne. Déjà à cette époque, Jean-Claude Charles était amoureux de cinéma (la Nouvelle vague, Fellini…) et je ne m’étonne pas que sa fille continue sur sa trace puisqu’elle est actuellement étudiante en cinéma à NY. On était alors au début des années 1970, on avait tous 20 ans ou un peu moins et les « mini-jazz » faisaient leur apparition sur la scène musicale haïtienne (surtout Port-au-Prince). Cependant, malgré sa qualité, l’émission de Charles ne fit pas long feu car il allait quitter Haïti pour poursuivre ses études à l’étranger. C’était en 1970 ou 1971. Deux ans plus tard, j’allais suivre ses pas mais c’était pour aller étudier la linguistique. Jean-Claude Charles était sans l’ombre d’un doute l’écrivain haïtien le plus doué de sa génération. Marguerite Duras l’avait sacré meilleur écrivain d’aujourd’hui après la parution de « Manhattan Blues » en 1985. Je ne sais pas quelle répercussion ce sacre suprême a eu en Haïti quand on l’a appris mais dans son article soumis à AlterPresse le 8 mai 2008, Dany (voir JCC / 12)

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Mercredi 14 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 16 Page 11 Michaëlle Jean un mélange de Lady Di et de Mandelaprésident Sarkozy en Normandie, jeudi. Après s’être rendue à Paris, sur les plages du Débarquement et à La Rochelle pour le départ de la Grande Traversée, la gouverneure générale a conclu son séjour samedi à Bordeaux, en prenant part à une cérémonie de commémoration de l’abolition de l’esclavage, aux côtés du maire Alain Juppé. A aucun moment la polémique qui a fait rage sur l’opportunité de sa présence au lancement des fêtes françaises du 400e n’a traversé l’Atlantique. Les Français, de toute manière, n’en auraient sans doute pas saisi tout le sel. En revanche, ils ont découvert avec curiosité que le Canada avait une gouverneure générale chargée de représenter la royale autorité d’Elisabeth II, une “presque reine” en somme (Le Monde), une “petite reine” (Le Figaro) ou encore une “reine de la diversité” (Sud-Ouest). Pendant sa visite, Michaëlle Jean a eu droit à une couverture médiatique à rendre vert de jalousie n’importe quel premier ministre en visite officielle en France. Il faut dire qu’un “conte de fée” comme le sien, allié à “la beauté et l’intelligence” (Le Monde), sont nettement plus vendeurs que la rigidité d’un Stephen Harper, par exemple. Son voyage avait commencé dans le supplément magazine du Monde: il s’est terminé ce week-end dans Sud-Ouest, un des plus gros tirages de la presse française, et dans Le Figaro. Entre ces deux moments, Michaëlle Jean a décroché un reportage assez enthousiaste dans le grand journal télévisé de 20 h 00 sur France. A venir: un portrait dans ParisMatch, qui l’a suivie pendant les cinq jours de son voyage. Sud-Ouest a vu en Michaëlle Jean le “symbole vivant de l’intégration et de la diversité culturelle à la canadienne” et “un mélange élégant de Lady Diana et de Nelson Mandela”. Le Figaro l’a décrite de son côté comme une “professionnelle reconnue, désarmante de (voir M. JEAN / 16) Michaëlle Jean et le Premier ministre français François Fillon (AFP) PARIS, 11 Mai Malgré la polémique qu’elle a provoqué au Québec, la visite en France de la gouverneure générale Michelle Jean a été pour elle un succès complet, tant sur le plan médiatique, politique que populaire. Décrite dans la presse comme un “mélange élégant de Lady Diana et de Nelson Mandela”, Michaëlle Jean, “désarmante de charme et de simplicité” avec son “port altier” et son “regard pétillant”, a résolument séduit. Ce succès est d’abord le sien, mais le Canada en récolte les fruits, surtout après la déclaration d’amour que lui a adressé le Hommage à Maurice A. SixtoPar Maître Gérard Coradin ( Le grand humoriste aurait 89 ans ce mois de mai 2008 ) Le personnage légendaire dont nous soulignons aujourd’hui la mémoire fut pour moi, non seulement un frère, mais et surtout un ami. Nous nous connais-sions vaguement à Portau-Prince, comme il sied à des gens de même milieu, mais entretenant nul rapport particulier. Notre prmière rencontre a été à bord de l’avion qui nous emmenait au Congo, actuellement R.D. du Congo. A notre escale à Dakar (Sénégal), Sixto descend de l’avion et se met à genoux pour baiser la terre africaine. Et en se relevant, il a eu à dire ceci : « Nous avons laissé l’Afrique dans la cale d’un négrier et nous sommes aujourd’hui retournés en Jet ». C’est en Afrique que nos contacts professionnels nous ont rapprochés : nous avons œuvré l’un et l’autre dans le domaine de l’Education. A l’époque, début des années 60-à l’appel pressant de l’UNESCO, l’exode des « cerveaux » haïtiens nous avait conduit, comme tant d’autres compatriotes, vers le continent noir où les pays francophones colonisés depuis la nuit des temps accédaient, enfin, à l’indépendance et à l’instruction. Je veux à ce sujet ouvrir une parenthèse et indiquer modestement que l’expression « cerveaux » est employé tout simplement afin de faire écho à une formule consacrée. Là-bas, donc, dans ce Congo lointain, notre belle amitié s’est progressivement cimentée faisant de l’un le confident de l’autre ; de celui-ci le conseiller de celui-là, nous sommes ainsi devenus des (voir SIXTO / 12) SON EXCELLENCE!

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Mercredi 14 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 16 Page 12 Laferrière a dit que ce sacre durassien a tout simplement tué Charles. Laferrière a aussi montré les similitudes dans le cas de Davertige louangé par Alain Bosquet qui le fit même rentrer à Paris mais qui a été terrassé du jour au lendemain par toutes les difficultés de vivre et de percer à Paris ; les similitudes également dans le cas de Magloire Saint-Aude célébré par Breton mais mal accepté par ses pairs. Y-a-t-il donc une malédiction quand on est écrivain haïtien de se voir loué par de grands noms de l’intelligentsia parisienne ? Bien sûr que non ! Il s’agit de prendre les situations cas par cas. Dans le cas de Jean-Claude Charles, nous sommes en présence d’un individu extrêmement doué mais travaillé par de formidables problèmes d’identité. Identité raciale, identité sociale, identité géographique. Jean-Claude Charles a dit lors d’un entretien public à la Bibliothèque publique de Queens, NY, au début des années 2000 : « C’est en France que j’ai découvert que j’étais Noir » Stupéfiant, non ? mais ô combien révélateur ! On lira avec profit sur ce sujet l’excellent essai qu’il a publié en 1980 je crois chez Hachette « Le corps noir ». Dans ces conditions, Charles était condamné à la chute. Et il le savait. C’est pour cela qu’il s’était réfugié dans l’alcool. Dans les dernières années de sa vie, il était presque tout le temps ivre. Pour oublier. Oublier sa condition raciale. Oublier ses origines sociales. Personne ne pouvait sauver Charles sauf peut-être lui-même. Mais en avait-il l’envie ? Toute la question est là. Grâce à son génie multidimensionnel, Charles arrivait à se mettre à l’abri des dérives d’un nationalisme littéraire haïtien menteur et mal assimilé. L’œuvre de Jean-Claude Charles ne peut se lire sous les projecteurs des catégories habituelles dont les critiques haïtiens s’affublent pour analyser les textes de la majorité des écrivains haïtiens : réalisme merveilleux, identité ou espace national, imaginaire du vodou…A lire « Sainte dérive des cochons » ou « Manhattan Blues », 2 œuvres caractéristiques de la manière Charles, on aurait de la peine à retrouver ces catégories. Cela ne veut pas dire qu’il y avait un désintérêt chez lui pour Haïti. Loin de là. « De si jolies petites plages » (1982) montre qu’il a été poursuivi par une certaine idée de son pays natal : « Moi, je suis malade de ma mère, ce morceau d’île qui baigne entre Cuba et Porto Rico. Cette maladie n’a pas nom « nationalisme ». Je ne parle pas de « retour aux sources ». La blessure vient de plus loin. Si je savais d’où, je n’écrirais plus un mot… » (pg.19). JeanClaude Charles a inventé le néologisme « enracinerrance » pour caractériser ce qui fait, d’après lui, sa profonde identité, sa marque personnelle. Dans un entretien à la revue haïtienne « Boutures », vol.1, # 4, mars-août 2001, Charles dit ceci : « Le concept d’enracinerrance est délibérément oxymorique : il tient compte à la fois de la racine et de l’errance, il dit à la fois la mémoire des origines et les réalités nouvelles de la migration ; il remarque un enracinement dans l’errance. » Physiquement, Jean-Claude Charles n’a jamais changé. Il est resté ce long jeune homme mince que j’avais connu au lycée Louverture vers la fin des années 1960, que j’ai revu à Beaubourg à Paris au début des années 1980 et finalement à NY à la bibliothèque publique de Queens. On ne reverra plus sa longue silhouette maigre à NY, on n’entendra plus sa voix posée, calme, aux articulations parfaites, à l’accent plus français que le Français natif. Malgré ses formidables qualités de poète, de romancier, de journaliste reconnu par les plus grands journaux français et francophones, Jean-Claude Charles n’a pas été apprécié à sa juste valeur par les intellectuels haïtiens (deux grandes exceptions cependant : Lyonel Trouillot et le très perspicace universitaire Jean Jonassaint) et le grand public haïtien. J’espère que l’histoire littéraire haïtienne se souviendra de ce formidable écrivain haïtien et qu’on le lira longtemps en Haïti. A sa fille Elvire que j’ai rencontrée ici à NY en décembre dernier et à ses parents en Haïti, j’envoie mes plus sincères condoléances. Hugues St. Fort Hugo274@aol.comSe souvenir de Jean-Claude Charles(JCD ... suite de la page 10) Jean-Claude Charles est né le 20 octobre 1949 à Port-au-Prince (Haïti). Il laisse son pays à l’âge de 21 ans pour s’inscrire à la faculté de médecine de Guadalajara (Mexique), mais il abandonne très tôt ses études pour rejoindre les États-Unis. C’est à Chicago d’abord et puis à New York où commence l’ enracinerrance de cet auteur qui plus tard, dans son œuvre, se définira comme « nomade aux pieds poudrés » et « nègre errant ». Après les États-Unis, il s’établit en France où il fait une licence en journalisme et techniques de l’information à l’École Supérieure de Journalisme de Strasbourg et une maîtrise à l’Université de Paris au Département d’Études en Sciences et Techniques de la Communication. Journaliste à Paris, Jean-Claude Charles collabore pendant longtemps au quotidien Le Monde avec des récits de voyage. Poète, romancier, scénariste, régisseur et auteur de documentaires pour la télévision (Antenne 2), il a également été producteur de séries pour la radio (France Culture). De 2003 à 2006, il tient une chronique dans Haiti Tribune . « Homme de nulle part », Jean-Claude Charles partage son temps entre New York et Paris comme Ferdinand, le protagoniste de ses deux grands romans, Manhattan Blues et Ferdinand je suis à Paris . Jean-Claude Charles meurt à Paris le 7 mai 2008. Le 14 mai, il y aura une veillée et soirée d’hommages à Jean-Claude Charles au Rond-Point des Artistes (18, rue Brise Echalas, 93200 Saint-Denis, 01 48 09 88 40) à 21 heures. Une cérémonie civile de crémation aura lieu jeudi 15 mai à 10 heures au crematorium du Père Lachaise, à Paris. Une messe sera célébrée le 24 mai à 10 h à l’église du Sacré-Coeur de Turgeau, à Port-au-Prince. D’autres hommages sont en préparation à Fort-de-France et à New York. « Je sors. Et c’était comme un chapitre de ma vie qui se terminait. Envol d’oiseaux sur la mer. Au loin. Un temps superbe. Le bonheur des mouettes est le mien. La lumière m’éblouit. » ( Bamboola Bamboche ).1949 2008 d’un trait !inséparables, se réconfortant l’un et l’autre aux moments de spleen et de nostalgie inévitables. Mais qui est-il ce Maurice Alfredo Sixto dont tout le monde parle aujourd’hui ? Forçant sa cage Gonaivienne jugée trop étroite, Maurice s’installe bien vite à Port-au-Prince où son sens de la convivialité et sa vive interlligence lui permettent d’évoluer dans les divers compatiments de la societé haïtienne. Maurice fut, tour à tour chauffeur-guide, journaliste et éducateur. Fin observateur, il a braqué lucidement sa lorgnette sur tout ce qui lui fera pénétrer l’âme haïtienne. En épousant en première noces Man Toutoune je ne connais pas son nom de famille ; mais je sais que c’était une mambo il a longtemps vécu dans ce milieu social au point de prendre l’asson. Il s’est débarassé de ces pratiques supertitueuses qu’arrivé en Afrique en jetant dans le fleuve Congo et l’image qu’il adorait et la lampe « éternelle ». C’est ainsi, donc, qu’esprit ouvert et affranchi, Maurice a pu nous laisser un éventail sonore de témoignages enrichissants qui l’a catapulté incontes-tablement au sommet du genre humoristique et satirique haïtien. J’ouvre ici une parenthèse pour dire que Maurice doit sa fortune, employée dans le sens le plus large du mot, à mon frère Raymond qui lui a, le premier, suggéré de mettre ses histoires sur disques. Malheureusement, mon frère a eu un accident mortel et Maurice a su exploiter seul cette idée. Rien de nous n’a échappé à sa perspicacité, absolument rien. Le regard pénétrant qu’il a promené autour de nous, du salon le plus huppé à la chaumière de l’arrière pays, a decelé dans leurs moindres détails nos travers, nos hypocrisies, nos vices cachés ou déclarés, nos convoitises inavouables, nos préjugés passés et la bêtise humaine. Maurice s’est révelé, par son style unique, un grand artiste, un conteur incomparable aux intonations multiples, selon qu’il s’agira d’imiter un homme, une femme, un enfant ou une personnalité politique. Il avait le don de provoquer le rire fou, ou de susciter le sourire amusé ! Mais, il se dégageait toujours de ses histoires matière à réflexion. J’ai admiré par-dessus tout en lui sa sagesse, son humanisme, son mépris des signes extérieurs factices. Nous sommes restés en contact quotidien pendant près de neuf ans ; car il dinait chez moi tous les soirs. Au début, tout le monde voulait avoir Sixto à diner. Etant son sponsor, on devait passer par moi. On se l’arrachait. Beaucoup de gens venaient chez moi non pas pour me rendre visite, mais pour être en compagnie de Maurice, et pour l’entendre parler. Le respect qu’il m’a inspiré a atteint son paroxisme quand, lui rendant visite, dans l’adversité il s’était déjà installé à Philadelphie j’ai constateé que, frappé de cécité totale, il n’en éprouvait aucune amertume. Il avait étonnament conservé stoïquement sa sérénité et son humeur habituelles. Il me dira en souriant : « Le Grand Maitre l’a voulu ainsi. Il doit penser que j’en ai assez vu de belles choses … et aussi de laideurs de toutes sortes. ». Chers amis, le voilà l’homme, dans toute sa dimension. Je garde de Maurice Sixto, un souvenir impérissable. L’hommage mérité que je lui rends en ce moment vient du fond du cœur. Maître Gérard CoradinHommage à Maurice A. Sixto(SIXTO ... suite de la page 11) A l’occasion du 24ème anniversaire de la mort de Maurice Sixto (le 12 mai), et du 89ème anniversaire de sa naissance (le 23 mai), la Fondation Maurice Sixto (FMS) vous convie à raviver avec elle la mémoire du grand conteur haïtien en participant aux activités ci-dessous mentionnées : 15 mai : analyse d’un texte de Maurice Sixto chez les sœurs de Jacquet (Général TiKok) 10 heures AM. 24 mai : Messe d’action de grâce à l’Eglise Sainte Thérèse de Pétion-Ville, à 8hres AM. 30 mai : Présentation de Sixtolette, une adaptation de Tisentaniz à Ste Rose de Lima par la troupe Rideau Rouge à 5 heures PM. Tout en vous remerciant pour votre support à ces activités et pour l’accueil chaleureux que vous lui avez réservé lors de sa visite en Haïti le mois dernier, la veuve du conteur, Marie-Thérèse Torchon Sixto vous souhaite un bon « Mois Sixto». 34 49 35 83 / 22 57 76 61.UN PRINCE DES LETTRES

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Mercredi 14 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 16 Page 13 PETITES ANNONCES Le Manolo InnLe Manolo Inn à Petite Rivière de Nippes Téléphones : 566-5361 / 401-7108 / 514-0304 E-mail : lemanoloinn@mac.com Internet disponible pour les clientsDANS LES NIPPES•Des kilomètres de plage •Chambres tout confort avec air conditionné et Salle de bain attenante •Cuisine du terroir préparée par un « Grand Chef » •Le Saut du Barril •Le Palais de Sudre Dartiguenave à Anse à Veau •La Petite Eglise de Petit Trou datant de du 17ème siècle… Chaque matin, captezMélodie Matin sur 103.3FM Lucas Super Market 14750 N.E. 6th Avenue 305 940 9902 Maxisound 11854 West Dixie Highway 305 895 8006 B & L Supermarket & Produce 12040 West Dixie Highway 305 893 0419 Danilos Restaurant 3760 N.E. 3rd Avenue 954 781 2646 Christephanies 581 BC East Sample Road Pompano Beach, Fl 33064 Tél 954 781 2500 Classic Teleco 203 S.E. 2nd Avenue Delray Beach Fl 33183 Our Lady Bakery 102 S.E 2nd Avenue Delray Beach, Fl 33444 561 272 3556 Eclipse Communication 9290 S. W. 150th Avenue Suite 104 954 380 1616 POINTS DE VENTE HAITI EN MARCHE Depi nou bezwen kay Depi nou bezwen kay Depi nou bezwen kay Depi nou bezwen kay Depi nou bezwen kay rele rele rele rele rele VISION MORTGAGE BANK, INCEVENS HILAIRELoan Consultant 12788 West Dixie Hwy, Miami, Florida 33161 Phone: (305) 891-2225 • Fax (305) 891-2559 • Cell (786) 285-0384 take out and delivery8267 N Miami Avenue, Miami, Florida 33150 Tel. 305-757-6408BEL FOUCHETHACEPAtogether with andits 42 bi-national chambers of commerceinvite you to theABICC INTERNATIONAL BUSINESS CARD EXCHANGEon Thursday March 6th, 2008 6:30-8:30 PM at the J.W. Marriott Hotel 1109 Brickell Avenue, Miami Fl-33131 FREE ENTRANCE Cash Bar Complimentary Hors d’OeuvresREMEMBER TO BRING LOTS OF BUSINESS CARDS !! ont pris part à la rencontre ayant précédé le point de presse. L’appui institutionnel, le Programme national de sécurité alimentaire, l’appui au développement local et la décentralisation ainsi qu’un programme d’urgence constituent les 4 grands domaines d’interventions de la FAO en Haïti, a fait savoir M. Diouf. Il a indiqué que la FAO compte mobiliser des ressources pour chercher à faire baisser les prix des denrées alimentaires en Haïti de sorte qu’ils soient à la portée de tous, par une augmentation de la production nationale. Ces démarches visent également une diminution des importations, une augmentation des revenus des agriculteurs haïtiens, l’élaboration de programmes de développement intégré, a-t-il encore fait savoir. La FAO dont Haïti est un membre fondateur a été créée le 16 octobre 1945 au Canada, en vue de l’amélioration de l’état nutritionnel, du niveau de vie, de la production agricole Le directeur général de la FAO visite Haïti dans le cadre de la crise alimentaire et des réponses à lui apporteret du sort des populations rurales en général. La stratégie d’intervention de la FAO s’inspire des objectifs du millénaire de développement (OMD) et de l’initiative de l’Amérique Latine et de la Caraïbe sans faim à l’horizon 2020. AHP (FAO... suite de la page 8) Votre rendez-vous à Jacmel ?LA JACMELIENNELA JACMELIENNERUE STE ANNE # 71 • Tél.… 288-3451-52 hoteljacmelienne@hotmail.com • hoteljacmelienne@yahoo.frNous sommes en plein cœur de la ville, mais sur la plage. Chez nous, le bruit des vagues vous berce nuit et jour ! C’est aussi un lieu idéal pour tables rondes, séminaires, ateliers de travail… mais aussi pour réceptions et festivals de toutes sortes. Nos chambres ont toutes l’air conditionné, et leur balcon donnant sur la mer… Notre cuisine typique saura vous faire connaître et apprécier les mets délicieux du Sud-Est… Et le bar donnant sur la Piscine. Pour vos réservations :

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Mercredi 14 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 16 Page 14 REVISED ADVERTISEMENT FOR BIDS PROJECT NAME: MIA Regional Commuter Facility PROJECT NO.: B761A2 Sealed Bids for the Project designated above will be received for and in behalf of Miami-Dade County, by the Office of the Cler k, in the Stephen P. Clark Center, Suite 17-202, 111 N.W. lst Street, Miami, Florida, 33128 until 1:00 P.M ., June 18, 2008 , or as modified by addendum, at which time all Bids will be taken to a room to be designated by the Clerk of the Board in said Stephen P. Clark Center. Bids are to be submitted in two envelopes. Bids received after the time and date specifi ed will not be considered. Envelopes A of Bids, containing only the Schedule of Intent Affidavit(s) will be publicly opened and the names of the Bidders read aloud. Upon notification by the Department of Business Development, bidders may correct defects on the Schedule of Intent Affidavit(s) within forty-eight (48) hours after bid submission. Envelopes B of Bids , containing all of the remaining bidding documents, from Bidders that have not been rejected as not responsive will be opened publicly and read aloud forty-eight (48) hours after the b id submission date and non-responsive bids will not be opened. Bidders are invited to be present at each opening. The County reserves the right to postpone or cancel the bid opening at any time prior to the scheduled opening of bids. IN GENERAL THE WORK COMPRISES: Construction of a new Regional Commuter Facility at the west end of the North Terminal Development extension, generally consisting of a three story concrete structure addition, a ramp level holding room, concession area, locker rooms, support area s, baggage areas, a concourse extension with waiting areas, two aircraft gates with bridges, sterile and public circulation, offices and related support areas. BID DOCUMENTS: The Miami-Dade Aviation Department will make the Bid Documents available, on May 8, 2008, for inspection by individuals by appointment only, on business days during the hours of 9:00 a.m. to 4:00 p.m. at MDAD Bldg. 3030, Central Wing, Conference Room 3. Interested partie s are to schedule an appointment to review the Bid Documents through Maria Fernandez at 305-869-3343. The duration of each appointment will not exceed two (2) hours. However, t he Department may schedule additional time slots (not to run consecutively with the original appointment), if available. At the time of the appointment, and prior to any Bid Docume nt review, interested parties will be required to present current, government issued, picture identification (e.g., Drivers License, United States Passport), documentation that they ar e licensed architect, engineer, or contractor who may perform work on, or related to, the Project, and sign and notarize a Confidentiality Affidavit certifying that the company and each aut horized employee agrees, that in accordance with Florida Statutes § 119.071(3)(b) and one or more of the following Florida Statutes, § 281.301 and § 331.22, to maintain the information contained in the Bid Documents as being exempt from the provision of Florida Statute § 119.07(1) and § 24(a), Article I of the State Constitution. In addition, interested parties are advised that individuals will be monitored while reviewing these documents. Interested parties may take notes, however, no photographs and/or copying of the documents will be allowed. The Bid Documents can be purchased for $1,500. Payment shall consist of: 1. Non-refundable Payment of $500 for each set of Bid Documents 2. Refundable Deposit of $1,000 for each set of Bid Documents The non-refundable payment shall be by any type of check, or money order, only, and made payable to the Miami Dade Aviation Dep artment. The refundable deposit shall be by Cashiers or Certified check or money order, only, and made payable to the Miami Dade Aviation Department. To purchase a set o f the Bid Documents, each purchaser must present a current, government issued, picture identification (e.g., Drivers License, United States Passport), documentation that they ar e licensed architect, engineer, or contractor who may perform work on or related to the Project, and furnish and sign a notarized Confidentiality Affidavit. Confidentiality Affidavits may be obtained in advance by e-mailing Mfernandez@miamiairport.com or can be completed at the time the Bid Documents are purchased. Each interested Bidder shall, at the time of Bid Document p ickup, furnish an address, telephone and fax numbers, and email address for the purpose of contact during the bidding process. A business card with all of this information will suffice. The Confidentiality Affidavit, non-refundable payment, and refundable deposit shall be delivered in person to Maria Fernandez, or designee, at Miami International Airport, Building 3030, 2nd Floor between the hours of 9:00AM … 4:00 PM, Monday through Friday. Upon payment and verification of the required identificat ion documents, the verified individual will be authorized to pick up from the printer the number of sets of the Bid Documents for which payment has been made. The ad dress of the printer will be provided to the purchaser at that time. Only full sets of the Bid Documents will be authorized for pickup. All Bid Documents, including any copies made, shall be returned to the same location where they were purchased. All Bidders th at timely return the Bid Document will have their deposit returned. Those Bidders that purchase Bid Documents, but elect not to participate in the bidding process are also requ ired to return all copies of the Bid Documents to the location of purchase. Failure to return the Bid Documents and copies made to the location of purchase within five (5) working days after t he Bid Due Date may be reported to a Law Enforcement Investigating Authority and will forfeit the deposit. Furthermore, Bidders that fail to return Bid Documents shall not be allo wed to participate in future Confidential solicitations until such time that the firm has taken corrective actions that are satisfactory to Miami Dade County. The purchaser of the Bid Documents shall be required to certify that they have returned all original Bid Documents plus any copies and they have not retained any copies. All bids must be submitted as set forth in the Bid Documents. The County reserves the right to reject any or all Bids, to waiv e informalities and irregularities, or to re-advertise the Project. The County, by choosing to exercise its right of rejection, does so without the imposition of any liability against t he County by any and all bidders. PRE-BID CONFERENCE : The Miami-Dade Aviation Department will hold a Pre-Bid Conference and Site Inspection on May 23, 2008 , at 10:00 A.M. in the MIA Auditorium, Concourse A, 4th Floor of the Miami-Dade Aviation Department, for all interested parties. PLEASE NOTE THIS IS A CHANGE FROM THE PREVIOUSLY ADVERTISED PREBID CONFERENCE DATE OF May 19, 2008 . Attendance will be limited to two (2) representatives per firm. No other Site Inspections will be provided by the Miami-Dade Aviation Department. It is the policy of Miami-Dade County to comply with all the requirements of the Americans with Disabilities Act (A DA). For sign language, interpreter services, material in accessible format, other special accommodations, or airport-related ADA concerns, please contact the MDAD Office of ADA Coordin ation at (305) 876-0856. COMMUNITY SMALL BUSINESS ENTERPRISE PROGRAM Contract Measures for this Project is (are): 25 % COMMUNITY WORKFORCE PROGRAM The Community Workforce Goal for this Project is: 29 % BID GUARANTY: Each Bid must be accompanied by a Bid Guaranty of not less than five percent (5%) of the Total Bid in a manner required by th e Instructions to Bidders. No Bid may be withdrawn after the scheduled closing time for the receipt of Bids for a period of one-hundred and eighty (180) day s. The County reserves the right to reject any or all Bids, to waive informalities and irregularities, to reject all bids, or to re-advertise for Bids. BID IS SUBJECT TO THE FOLLOWING PROVISIONS AMONG OTHERS : 1) The Miami-Dade County Responsible Wages Ordinance. 2) The Provisions in reference to the timetables for minority and female employment participation, expressed as a percentage, f or the Contractor's aggregate work force in each trade on all construction work in the covered area, as follows: Timetables Goal for minority Goals for female Participation for each Participation for From 4/01/81 trade in Miami-Dade County each trade Until further notice 39.5 % 6.9 % As used in this Notice, and in the Contract resulting from this solicitation, the "covered area" is Miami-Dade County, Florida. These goals are applicable to all Contractor's construction work (whether or not it is Federal or Federally assisted) performed in the covered area. 3) The "Equal Opportunity Clause" and the "Standard Federal Equal Employment Opportunity Construction Contract Specifications" as set forth in the Contract Documents. The Contractor's compliance with the Executive Order and the regulations in 41CFR Part 60-4 shall be based on its implementatio n of the Equal Opportunity Clause, specific affirmative action obligations required by the specifications set forth in 41CFR 60-4.3(a), and its efforts to meet the goals e stablished for the geographical area where the Contract resulting from this solicitation is to be performed. The hours of minority and female employment and training must be substantially unif orm throughout the length of the Contract, and in each trade, and the Contractor shall make a good faith effort to employ minorities and women evenly on each of its projects. The transfer of a minority or female employee or trainee from Contractor to Contractor or from project to project for the sole purpose of meeting the Contractor's goals shall be a violation of the Con tract, the Executive Order and the regulations in 41CFR Part 604. Compliance with the goals will be measured against the total work hours performed. The Contractor shall provide written notification to the Director of the Office of Federal Contract Compliance Programs within ten (10) working days of award of any construction subcontract in excess of $10,000 at any tier for construction work under the Contract resulting from this solicitation. The no tification shall list the name, address and telephone number of the Subcontractor; employer identification number of the Subcontractor; estimated dollar amount of the subcontract; estimated s tarting and completion dates of the subcontract; and the geographical area in which the Contract is to be performed. 4) Miami-Dade County has enacted an ordinance governing utilization of certified Community Small Business Enterprise (CSBE) Sub contractors. Requirements for compliance with this ordinance are contained in the Contract Documents. 5) Pursuant to Miami-Dade County Code Section 2-11.1(t), a Cone of SilenceŽ is imposed upon RFPs, RFQs or bids after advertis ement and terminates at the time the County Manager issues a written recommendation to the Board of County Commissioners or a Notice of Contract Award Recommendation, whic hever comes first. The Cone of Silence prohibits communications regarding RFPs, RFQs or bids between potential vendors, service providers, bidders, lobbyists, or consultants an d the Countys professional staff, including but not limited to the County Manager and the County Managers staff. A Cone of Silence is also imposed between the Mayor, County Commissioners or their respective staffs and any member of the Countys professional staff including, but not limited to, the County Manager and the County Managers staff. The provisions of Miami-Dade County Code Section 2-11.1(t) do not apply to oral communications at pre-bid conferences, oral pre sentations before selection committees, oral communications with the Contracting Officer, as published by the Department of Business Development in their weekly Cone of Sil ence Project Information Report, for administering the procurement process, provided the communication is limited strictly to matters of process or procedures, Contract negotiations during any duly noticed public meetings, public presentations made to the Board of County Commissioners during any duly noticed public meeting or communications in writing at any time unles s specifically prohibited by the applicable RFP, RFQ, or bid document. Bidders or proposers must file a copy of any written communication with the Clerk of the Board, which shall be ma de available to any person upon request. The County shall respond in writing and file a copy with the Clerk of the Board, which shall be made available to any person upon request. In addition to any other penalties provided by law, violation of Miami-Dade County Code Section 2-11.1(t) by any bidder or prop oser shall render any RFP award, RFQ award, or bid award voidable. Any person having personal knowledge of a violation of this Ordinance shall report such violation to the St ate Attorney and/or may file a complaint with the Ethics Commission. Bidders or Proposers should reference the actual Ordinance for further clarification. 6) The County shall not be responsible for any modifications or alterations made to the Bid Documents or to the Contract Docume nts other than those made by Addendum, Change Order, or Work Order. MIAMI-DADE COUNTY

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Mercredi 14 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 16 Page 15 SPORTS Mercredi 27 Avril 2005 Haïti en Marche Vol. XIX No. 13 Page 1 Haïti en Marche édition du 2 au 8 Février 2005 Vol. XIX No 1 Mercredi 27 Avril 2005 Haïti en Marche Vol. XIX No. 13 Page 1 Haïti en Marche édition du 2 au 8 Février 2005 Vol. XIX No 1 Mercredi 27 Avril 2005 Haïti en Marche Vol. XIX No. 13 Page 1 Haïti en Marche édition du 2 au 8 Février 2005 Vol. XIX No 1 Points chauds en Europe: Manchester United sacré, l’Inter menacéePARIS (AFP) Manchester United a conservé son titre de champion d’Angleterre en battant Wigan (2-0), lors de la dernière journée, alors qu’en Italie, l’Inter, auteur d’un nul face à Sienne (2-2), est plus que jamais menacée de céder titre à la Roma, à un point après sa victoire face à l’Atalanta Bergame (2-1) ANGLETERRE: Manchester enfin sacré ! Faciles vainqueurs à Wigan (2-0), les Red Devils, champions en titre, ont conquis leur 17e couronne de rois d’Angleterre, dimanche, alors que Chelsea, à égalité de points à l’aube de cette dernière journée, n’a obtenu qu’un nul face à Bolton (1-1). Comme un résumé de l’ère Ferguson, les buts mancuniens ont été inscrits par la nouvelle star Cristiano Ronaldo, sur penalty, et l’ancien Ryan Giggs, 34 ans, qui a égalé au passage le record de matches joués sous le maillot rouge (758), jusque-là seule propriété du légendaire Bobby Charlton. Manchester United n’est pour sa part plus qu’à une longueur du record de son éternel rival, Liverpool, qui n’a plus été sacré depuis... 18 ans. d’Italie, mais les nerazzurri ont péché face à Sienne, dimanche, menant deux fois au score par Vieira (11), puis Balotelli (45+1), et rejoints à deux reprises. Marco Materazzi a obtenu un penalty à 12 minutes de la fin, mais échoué à sa faire justice lui-même, voyant son tir repoussé par Manninger. Avec ce nul, le club lombard ne devance plus que d’un point l’AS Rome, victorieuse dans le même temps de l’Atalanta (2-1) grâce à des buts des internationaux italiens Panucci (22e) et De Rossi (68e). Pour emporter son 16e scudetto, l’Inter devra l’emporter dans une semaine sur le terrain de Parme, qui jouera le maintien ! ESPAGNE: L’Atletico Madrid (64 points) est assuré de finir au moins 4e du championnat après sa victoire contre La Corogne (1-0). Il retrouvera donc les poules de la Ligue des champions (moyennant une victoire au tour préliminaire) pour la première fois depuis 12 ans. Le Barça a été défait pour la dernière de Rijkaard au Camp Nou (3-2 contre Majorque après avoir mené 2-0). Le Néerlandais a tout de même été honoré par le public catalan, qui s’en est pris à son président Joan Laporta. Il reste par ailleurs 4 équipes menacées d’accompagner Murcie et Levante en deuxième division: Saragosse, Osasuna, Huelva et Valladolid. FRANCE: Statu quo à une journée de la fin en Ligue 1, puisque le leader Lyon a arraché la victoire (1-0) samedi face au 3e Nancy, sur un “csc” lorrain provoqué par un coup franc du capitaine Juninho. Dans le même temps, le dauphin Bordeaux, grâce à des buts de Fernando et de Chamakh, s’est imposé face à Sochaux (2-0) et reste à deux points du champion en titre. Bordeaux guettera un faux-pas lyonnais lors de la 38e et dernière journée lors de laquelle Lyon se déplacera à Auxerre et Bordeaux ira à Lens. ALLEMAGNE: Duisbourg n’a pas pesé lourd face au Bayern Munich champion d’Allemagne et s’est logiquement incliné (3-2), lors de la 33e et avant-dernière journée. Du coup, Duisbourg file en 2e division en compagnie d’un autre promu, Rostock, battu par Leverkusen (1-2). Le troisième et dernier club qui descendra en D2 sera soit Nuremberg, 16e avec 31 points, soit Bielefeld, 15e avec 33 points.Football anglais: Manchester remporte le 17e titre de son histoireLONDRES (AFP) Il n’y aura pas eu de retournement de situation de la 25e heure dans le championnat d’Angleterre, remporté dimanche par Manchester United (2-0) après sa victoire sans surprise à Wigan qui maintient Chelsea à distance, lors de la 38e et dernière journée. Tenu en échec à domicile par Bolton (1-1), Chelsea peut espérer une revanche en finale de la Ligue des Champions le 21 mai.Lors d’une journée que les deux patrons du football anglais auront abordée à égalité de points, mais avec une différence de buts favorable à Manchester, le suspense aura duré une demi-heure, le temps pour Cristiano Ronaldo d’effacer d’un 31e but, sur penalty, un début de match nerveux de son équipe. Ce titre est le 17e pour Manchester, qui n’est plus qu’à un sacre du record de Liverpool. C’est surtout le 10e en seize saisons pour Alex Ferguson et son ailier Ryan Giggs. Jamais un entraîneur ou un joueur n’avaient réussi pareil exploit. Pour sa 758e apparition (record du légendaire Bobby Charlton égalé), le Gallois a parfaitement célébré l’occasion en inscrivant le but de la délivrance de son équipe (80), après l’ouverture du score sur penalty par Cristiano Ronaldo (33). Ce titre semble mérité au vu de la saison de Manchester, meilleures attaque (80) et défense (22) du championnat, qui a su suivre le rythme d’enfer d’Arsenal avant de résister au retour de Chelsea. Récit des derniers instants de l’un des championnats les plus serrés de l’histoire du football anglais. . 15H00: La nervosité est palpable à Stamford Bridge comme au JJB Stadium de Wigan. A Londres, John Terry se trompe de short et doit en changer dans le couloir. A Wigan, Manchester est dominé. . 15H07: L’attaquant de Chelsea Didier Drogba rate le cadre sur un centre de Michaël Ballack. A Wigan, Alex Ferguson fait permuter Park Ji-sung et Ronaldo pour tenter de reprendre le contrôle du match. . 15H13: Coup dur pour Chelsea, quand son capitaine, Terry, sort sur une civière, blessé dans une collision avec son gardien Petr Cech. Ricardo Carvalho blessé, les Londoniens n’ont plus qu’un défenseur central sur le terrain, Alex. . 15H22: Wigan réclame à juste titre un penalty pour une main de Rio Ferdinand. L’arbitre Steve Bennett ne bronche pas. . 15H32: Il n’hésite en revanche pas quand Emmerson Boyce accroche Wayne Rooney dans la surface. Ronaldo prend Chris Kirkland à contre-pied (33). Manchester a deux points d’avance sur Chelsea. . 15h38: Déjà averti, le Mancunien Paul Scholes aurait mérité l’exclusion pour une obstruction. Il s’en tire avec une remontrance. 16H11: A la pause, Andreï Shevchenko remplace Claude Makelele. Un tir de Florent Malouda est détourné sur la barre par Ali Al-Habsi. 16H26: Kirkland réalise plusieurs sauvetages devant les attaquants de Manchester; Shevchenko, en inscrivant son premier but en 2008 d’un tir détourné, remet Chelsea à hauteur (1-0, 62). Le vent tourneraitil? 16H30: Cech est décisif devant El-Hadji Diouf. Une tête de l’attaquant de Wigan, Emile Heskey, frôle le cadre. Le suspense devient étouffant... 16H45: ...avant de disparaître quand Giggs, symbole du club et buteur on ne peut plus approprié, exploite du droit une passe de Rooney du gauche (80, 2-0). Le championnat a choisi son camp... 16H57: Ferguson tombe dans les bras de son adjoint Carlos Queiroz quand il apprend l’égalisation de Bolton à Stamford Bridge. Victorieux à Portsmouth, Fulham se sauve et envoie Reading et Birmingham City en D2.Italie: l’Inter craque face à Sienne, la Roma relancée pour le titretotalement inattendu face à Sienne dimanche, a manqué l’occasion de remporter le titre de champion d’Italie, et se retrouve désormais talonné par l’AS Rome avant la 38e et dernière journée dans une semaine. Si l’Inter avait gagné à San Siro contre Sienne, elle aurait remporté le scudetto. Au lieu de cela, l’équipe lombarde, manifestement bien trop tendue par l’enjeu, a concédé le nul face à une équipe qui a joué totalement libérée puisqu’elle avait assuré son maintien en Serie A la semaine passée. Pour emporter son 16e scudetto, l’Inter, qui conserve un point d’avance sur la Roma (2e), devra l’emporter dans une semaine sur le terrain de Parme, une équipe qui jouera également très gros, puisqu’elle lutte pour ne pas descendre! L’Inter a pourtant mené deux fois au score grâce à Vieira (11e) puis Balotelli (45+1), mais elle s’est à chaque fois fait rejoindre, via Maccarone (30e) puis Kharja (69e). A douze minutes de la fin, elle a même obtenu un penalty à la suite d’une faute de Rigano sur Materazzi. Mais Materazzi a vu son tir arrêté par le gardien Manninger (78e) ! La saison passée, l’Inter avait gagné le titre grâce à une victoire à Sienne (1-2) et à un doublé de... Materazzi (qui avait alors de surcroît marqué son 2e but sur penalty). Pendant ce temps là, la Roma, qui comptait trois points de retard -et dont l’entraîneur avait pourtant estimé samedi qu’elle n’avait plus que 1% de chance de gagner le titre-, s’est imposée 2 à 1 au stade Olympique devant l’Atalanta grâce à des buts des internationaux italiens Panucci (22e) et De Rossi (68e). Par ailleurs, dans la lutte acharnée que se livrent la Fiorentina et l’AC Milan pour la conquête de la 4e place, la dernière qualificative pour la Ligue des champions, c’est le club de Florence qui a repris l’avantage. Grâce à sa victoire à domicile face à Parme (3-1), la Fiorentina est de nouveau 4e avec deux points de plus que l’AC Milan (5e). Le club de Silvio ROME (AFP) L’Inter, qui a concédé à domicile un match nul (2-2) derby face à l’Inter (2-1), s’est en effet lourdement incliné à Naples (3-1). Lors de la dernière journée, la Fiorentina se déplace sur le terrain du Torino tandis que l’AC Milan accueille l’Udinese. En cas d’égalité de points, le club milanais aura l’avantage au bénéfice des meilleurs résultats lors des confrontations directes (1 nul et 1 victoire). Enfin, en bas de tableau, la lanterne rouge Livourne est mathématiquement reléguée tandis qu’entre Catane (17e, 36 pts), Parme (18e, 34 pts) et Empoli (19e, 33 pts), une seule d’entre elle échappera à la Serie B dans une semaine. ITALIE: l’Inter devrait déjà être championne Berlusconi, qui pensait avoir fait le plus dur la semaine passée en emportant le

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Mercredi 14 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 16 Page 16 REYINYON PIBLIKAsanble Gouvènan "ganizasyon Planifikasyon (MPO) pou Zòn Iben Miami an pral fè yon reyinyon piblik nan jou jedi, 19 jen 2008 la, a 2:00 p.m. nan Sal Konferans Komisyon Konte a nan Stephen P. Clark Center, 111 NW 1st Street, Miami, Florid. Asanble Gouvènan an pral konsidere Plan Transpòtasyon Alontèm [Long Range Transportation Plan (LRTP)] ekri pi ba la-a ak Amannman yo nan Pwogram Amelyorasyon Transpòtasyon (TIP):1. 2030 LRTP: 57yèm Avni (SR 823) ak NW 135yèm RiAmannman sa-a pral enkli nan lis Priyorite 4 san finansman amelyorasyon kapasite sa yo ki swiv la-a: € Agrandisman de 6 a 8 ranje wout nan NW 57yèm Avni (SR 823) ant Palmetto Expressway (SR 826) ak NW 135yèm Ri (SR 916). € Agrandisman de 4 a 6 ranje wout nan NW 135yèm Ri (R 916) ant NW 57yèm Avni (SR 823) ak NW 42 Avni (SR 953).2. FY2008 TIP: Busway Flyer de Key LargoAmannman sa-a se pou modifye etandi pwojè an kesyon an pou ogmante kantite pasaje ki deja sèvi ak wout eksprès bus "Route 34" ki deja egziste ki pati de Dadeland South rive a Florida City epitou anile nan deskripsyon pwojè an pawòl ki refere a Key Largo a. 3. FY2008 TIP: Koulwa Ès-Wès Ekstansyon Metrorail la (Orange Line)/Koulwa Nò Ekstansyon Metrorail Amanman sa-a pral transfere $4,900,500 ki te rezève nan finansman federal pou Koulwa ÈsWès Ekstansyon Metrorail la pou kouvri Koulwa Nò Ekstansyon Metrorail la. Fon lajan sa yo sipoze ekspire 30 septanm 2008. 4. FY2008 TIP: Trajè Jounalye Aksè Travay Ranvèse Amannman sa-a pral konsilye diferans nan finansman de $10,912 sou montan reprezante nan TIP2008-2012 pou pwojè an kesyon an. 5. FY2008 TIP: New Freedom Amannman sa-a pral konsilye diferans nan finansman de $5,978 sou montan reprezante nan TIP2008-2012 TIPpou pwojè an kesyon an. Tout moun ki enterese yo envite vini patisipe. Pou plis enfòmasyon, tanpri kontakte Sekretarya MPO, Stephen P. Clark Center, 111 NW First Street, Suite 910, Miami, Florid 33128, telefòn: (305) 375-4507; imèl: mpo@miamidade.gov ; siwèb: www .miamidade.gov/mpo . Se règleman Konte Miami-Dade pou li swiv tout egzijans nesesè etabli pa lwa pou enfim ki rele "Americans with Disability Act". Pou jwenn sèvis yon entèprèt langaj siy pou moun soud, tanpri rele omwens senk jou davans. BORDEAUX, 10 mai 2008 (AFP) La gouverneure générale du Canada, descendante d’esclaves haïtiens, a participé samedi à Bordeaux à une cérémonie de commémoration de l’abolition de l’esclavage au cours de laquelle elle a appelé à la “vigilance contre l’intolérance”, a constaté un journaliste de l’AFP. Dans une allocution empreinte d’émotion et prononcée devant une plaque célébrant l’abolition de l’esclavage sur les quais de la Garonne, Michaëlle Jean a également signifié sa solidarité avec “ceux qui ont à coeur de desserrer l’étau des préjugés et de briser les chaînes de l’injustice, de l’exclusion et de la tyrannie”. “Moi, arrière-arrière petite fille d’esclave, je suis venue saluer la mémoire de millions d’Africaines et d’Africians” victimes d’”un des crimes les plus barbares contre le genre humain”, a ajouté Mme Jean, demandant que “leur mémoire ne se perde pas dans la nuit des temps”. Appelant à ne “jamais, jamais relâcher notre vigilance devant le moindre signe d’intolérance”, Michaëlle Jean a enfin demandé “la promesse que désormais en tous lieux, les forces de la fraternité triomphent des forces de la destruction et de la haine”. Après une minute de recueillement devant la plaque commémorative, une gerbe de fleurs blanches a été déposée dans le fleuve. La gouverneure générale du Canada, représentante de la reine Elizabeth II d’Angleterre exerçant les fonctions de chef d’Etat, s’exprimait à la suite du maire de la ville, Alain Juppé, qui a rappelé que “notre cité fut un port négrier très actif”. “Il nous faut avoir le courage de regarder en face cette part terrible de notre héritage”, a poursuivi M. Juppé, exprimant le souhait que Bordeaux, “comme Liverpool”, aménage “un lieu dédié à l’esclavage et à la traite”. Michaëlle Jean achevait à Bordeaux une visite officielle en France de cinq jours, au cours de laquelle elle a participé, au côté du président Nicolas Sarkozy, aux célébrations du 8 mai, avant de se rendre à La Rochelle afin d’assister au lancement des festivités pour le 400e anniversaire de Québec et enfin à Bordeaux, pour deux jours notamment placés sous le signe de la diversité et de l’intégration.Esclavage:La gouverneure générale du Canada appelle à la “vigilance contre toute forme d’intolérance”charme et de simplicité”, devenue la “très photogénique icône du multiculturalisme de son pays”. Ce succès médiatique s’est doublé d’un succès public. L’arrivée de la gouverneure générale à La Rochelle jeudi aux côtés de Ségolène Royale, pour le départ de la Grande Traversée, a ainsi donné lieu à une bousculade (et à une mêlée entre journaliste et gardes du corps) digne d’une star. A Bordeaux, les représentants d’associations qu’elle a rencontrés vendredi dans un quartier “sensible” sont par ailleurs “tombés sous le charme”, selon Sud-Ouest. Ca a aussi été le cas de la classe politique, Nicolas Sarkozy en tête. Par sa chaleur, l’accueil qu’a reçu Michaëlle Jean a largement dépassé ce que le protocole exigeait. La chef de l’Etat canadien a eu droit à des rencontres au plus niveau, avec tapis rouge et passage en revue de la Garde républicaine. Mais rien n’obligeait le président à l’inviter à la cérémonie rappelant l’armistice du 8 mai 1945, délocalisée pour la première fois sur les plages du Débarquement, ni à venir luimême rendre hommage au cimetière de Bény-Reviers aux soldats canadiens morts au combat. Entre Michaëlle Jean et le chef de l’Etat français, qui lui a fait la bise à plusieurs reprises, le courant, à l’évidence, a passé. Nicolas Sarkozy en a profité pour dire que la France n’entendait plus opposer désormais “ses deux amitiés, ses deux fidélités” pour le Québec et le Canada, mais plutôt les “rassembler”. “Vous savez que nous, on est très proches du Québec, mais je vais vous le dire, on aime beaucoup le Canada aussi”, a lancé le président. En France, pour le 400e anniversaire de la fondation de Québec par Samuel de Champlain, Michaëlle Jean a indiscutablement fait marquer des points au Canada. Michel Dolbec, La Presse Canadienne (M. JEAN suite de la page 11)Michaëlle Jean un mélange de Lady Di et de Mandela « La première responsabilité du Leader est de définir la réalité. La dernière est de dire merci. Entre les deux, le Leader est un serviteur. » Inconnu Un monde de « vilenies et de bassesses » semble être celui de la politique. Un univers de « trahisons », basses ou hautes, dans lequel la manipulation, les intrigues, règnent en maîtres. Voilà ce qui semble émerger ces derniers temps. On le voit, en Haïti ou ailleurs, sous le couvert de la « vie chère » ou de « crise des biocarburants » cette grande bêtise de la société mondiale, ou enfin de « sabotage », dans les puits de pétrole du Nigeria. Manipulation. Perversion. Inconscience. Jeu d’Intérêts. Menaces voilées ou bien ouvertes. Trahisons. Voilà la réalité. Une réalité qui dérange certains, qui arrange beaucoup d’autres et bouleverse une petite poignée de gens. Chers amis, le mot « réalité » prend chez nous, des allures « surréalistes ». Il est utilisé, des fois, pour juger de la capacité d’un homme politique à assumer la direction d’une Institution Politique ou d’un Pays. Il ne connaît pas les réalités du pays, a-t-on l’habitude de dire. Dans d’autres cas, le mot, « réalité », peut aussi être utilisé pour juger de la capacité de jugement d’un Individu. Il est en-dehors de la réalité, dit-on aussi parfois. Et entretemps, dans une société globalisée, les « faiseurs d’opinions » ne cessent en aucun moment de manipuler la « réalité », pour la transformer, en « virtualité », en « hologrammes », en « perceptions », en « sensations ». Bouleversant. Chers amis, chers lecteurs, d’après les spécialistes, le mot « réalité », désigne ce qui est et existe effectivement. Il désigne ce qui n’est pas du domaine du rêve, de la fiction. La réalité n’est pas « illusion ». Selon Richard Dawkins, le vulgarisateur scientifique, « la réalité est ce qui vous riposte quand vous donnez un coup de pied dedans ». C’est ce qui permet de distinguer l’illusoire du réel. C’est donc tout ce qui peut être déterminé à travers les sens. On la voit. On la touche. On la ressent aussi à travers l’odorat, le goût, l’ouïe. Par exemple, la misère, la faim, la peur, le chômage, voilà ce qui peut être réel chez nous. L’insécurité, voilà ce qui peut être une perception. Sans cesser d’être une réalité. Chers amis, chers lecteurs, voilà ce à quoi je pensais et qui me servait d’éléments de réflexion dans notre rencontre du week-end dernier avec quelques membres du CRABE quand je fus amené à la réalité, quotidienne, locale, haïtienne, par une interview. « On vous reproche de ne pas connaître suffisamment la réalité haïtienne » lui disait-on à l’interviewé qui n’était autre, à l’écouter parler, que le « Candidat au Poste Merveilleux ». Le « Pressenti », sous le choc, répondit « De quelle réalité me parlez-vous ? Quelle est-elle la réalité que je ne connais pas, d’après vous ? ». Vous voulez parler de laquelle disait-il : « Réalité ké en Ayiti Youn Rahi Lòt » « Réalité ké en Ayiti Youn Trahi Lòt » « Réalité ké en Ayiti Youn Pa vlé wè Lòt » « Réalité ké en Ayiti Youn Palé Lòt mal, Youn ap bay lòt kout lang » « Réalité ké en Ayiti … » Il les décrivait avec une exubérance qui donnait la chair de poule. Et il avait raison. Enfin chers amis, point n’est besoin d’être devin ou d’être « pressenti » pour savoir que nous avons fait d’Haïti l’un des rares pays dans lesquels la réalité dépasse la fiction, au niveau de la misère, au niveau de l’indécence de la corruption aussi bien chez les natifs que chez les occupants et aussi au niveau de l’incompétence dans la gestion des affaires (aussi bien le natif-natal que l’occupant). En définitive, quelle qu’elle fusse la réalité du pays, quelles qu’elles soient les différentes réalités de notre société, la première responsabilité du « Responsable Politique », du « Dirigeant », est de définir la réalité, de croire qu’elle est transformable, pour le bien du peuple et de travailler afin de la transformer. Il n’est qu’un serviteur, quoiqu’il pense. Oscar Germain germanor2005@yahoo.fr Mai 2008Réalités !LIBRE PENSEE

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Mercredi 14 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 16 Page 17 LEGAL ANNOUNCEMENT OF SOLICITATIONS MIAMI-DADE COUNTY MIAMI, FLORIDA Miami-Dade County, Florida is announcing the availability of solicitations for contract opportunities, which can be obtained through the Department of Procurement Management (DPM), from our Website: www.miamidade.gov/dpm . Vendors may choose to download the solicitation package(s), free of charge , from our Website under Solicitations Online Ž. Internet access is available at all branches of the Miami-Dade Public Library. It is recommended that vendors visit our Website on a daily basis to view newly posted solicitations, addendums, revised bid opening dates and other information that may be subject to change. Interested parties may also visit or call: Miami-Dade County Department of Procurement Management Vendor Assistance Unit 111 NW 1st Street, 13th floor, Miami, FL 33128 Phone Number: 305-375-5773 There is a nominal non-refundable fee for each bid package and an additional $5.00 handling charge for those vendors wishing to receive a paper copy of the bid package through the United States Postal Service. These solicitations are subject to the Cone of SilenceŽ in accordance with County Ordinance No. 98-106. Miami-Dade County has streamlined the process for accepting bids and proposals by requiring vendor affidavits only once … at the time of vendor registration. Starting June 1, 2008 , vendors will be able to provide required affidavits one time, instead of each time they submit a bid or proposal. Solicitations advertised after June 1st will require that all vendors complete the new Vendor Registration Package before they can be awarded a new County contract. Obtain the Vendor Registration Package on-line from the DPM website. Biens publics, service public : quels progrès en 2011?“Serait-ce pour masquer les blessures de la pauvreté? En relief, les camionnettes arborent sur leur pourtour, oraisons, proverbes, exhortations; fèm konfians, fais-moi confiance, l’Éternel est mon berger, la providence est bonne, Vierge Caridad, Altagrâce mon amour! Boulevard Jean-Jacques Dessalines, mille petits métiers fleurissent à la lisière de l’inutile: limonadiers ambulants, cireurs de chaussures, laveurs de pare-brise, vendeurs de loterie; mille têtes portant tout sur la tête, se frayent un chemin jusqu’au Portail Saint-Joseph; entendre là battre le coeur de cette ville torride et bon enfant, mal dégrossie de la campagne.” Émile Ollivier,Passages, roman, Montréal, Éditions de l’Hexagone et Émile Ollivier, 1991,p.56 Parmi les présidents post-occupation et postVincent, seulement le président Préval a réussi à terminer son mandat et a entamé légalement un nouveau. Cependant les crises constitutionnelles et maintenant sociales continuent d’ébranler la légitimité, l’efficacité et l’efficience de sa présidence. Après les émeutes de la faim, quid du document miracle ou mirage: celui de réduction stratégique de la pauvreté à la sauce Banque mondiale?Et dans le même ordre d’idées, peut-on se passer du concept biens publics et son applicabilité dans ce pays? Pays classé comme, unité chaotique ingouvernable, État faible, État failli.La signification de ces notions comporte deux dimensions, 1) la dimension normative, un État existe que lorsqu’il tend à advenir un État de droit, de bien-être pour sa population; et 2) la dimension progressive, c’est-à-dire en tant que processus: est-ce que les dispositifs ont été bâtis afin de garantir les médiations institutionnelles porteuses de liens sociaux?Je les utilise comme repères pour analyser les tentatives relatives à l’élaboration des politiques publiques dans ce pays: c’est la dimension cognitive. Les biens publics font l’objet d’un large débat depuis la définition des principes de non-rivalité, de nonexclusion et d’indivisibilité qui les caractérisent dans la théorie économique, jusqu’à une conception élargie aux biens qui profitent à tous les pays, à toutes personnes et à toutes les générations dont le PNUD a fait un des principes majeurs des actions axées sur le développement humain. Le principe de non-rivalité signifie que la consommation d’un bien public par la personne ne réduit pas la quantité de ce même bien qui peut-être consommé par une autre, celui de non-exclusion, qu’il est impossible ou tout au moins excessivement d’exclure de la consommation d’un bien ou d’un service ceux qui ne contribuent pas à son financement et pour terminer, les indivisibilités ou non-divisiblités techniques renvoient à l’impossibilité d’appropriation individuelle du bien ou service par les consommateurs. Idéalement les biens publics purs sont indivisibles au titre de leur disponibilité égale pour tous: défense, ordre public, protection de la propriété, stabilité macro-économique,santé publique...Tandis que les biens publics impurs, plus ou moins divisibles, caractérisent des biens collectifs(i.e. les piscines, les routes, les écoles, les salles de théâtre, les jardins publics..) qui sont consommés en un même lieu donné par plusieurs consommateurs. Cependant leur consommation peut être parfois limitée, notamment en raison de phénomènes d’encombrements. Exemple: l’éclairage public, les routes, les jardins publics; c’est le phénomène de la congestion dans la desserte. Cette notion, qui relève de l’ordre conceptuel, est référencée à l’idée de bien systémique, auquel on ne peut assigner une valeur monétaire isolable dans la mesure où sa production et/ ou sa consommation sont le fait de la société; alors qu’au contraire, les biens privés purs sont divisibles: toute quantité disponible pour une personne ne l’est pas pour d’autres. Néanmoins, dans la production de biens publics, il importe de procéder au coût des maux publics qui résultent de l’absence d’aide au bénéfice des personnes les plus démunies et des institutions qui souffrent de faiblesse organisationnelle. Il devient efficace et pas seulement nécessaire d’apporter un soutien aux acteurs les plus fragilisés; et dans ce cas de figure, un cadre réglementaire confie une mission de service public dans tel ou tel secteur afin de satisfaire des besoins fondamentaux de la population. Ainsi leur production a-t-elle lieu en l’établissement d’un mécanisme d’action collective où le cadre réglementaire est absolument indispensable afin de délimiter les différentes instances qui y participent: la dimension régalienne, le rôle des secteur privé et associatif. L’objectif est d’assurer le bien-être collectif tout en établissant un équilibre entre État-marché-biens publics,biens privés, responsabilité et participation citoyennes. Biens publics. L’ordre public, la défense du territoire, l’élaboration d’un cadre macro-économique, la santé publique, l’environnement représentent des biens publics. Cependant la faible expression de la médiation politique, les déficiences institutionnelles de l’État, la précarité de la société civile et la vulnérabilité d’un pourcentage important de la population constituent des obstacles structurels dans la production des biens publics dans ce pays. L’État haïtien éprouve des difficultés énormes dans le processus de transformation de ces biens en service public et se sont les pauvres qui en souffrent grandement. Le service public Le service public se définit par une double approche fonctionnelle, le service public est une activité d’intérêt général et organique,assumée par une personne publique qui la gère directement ou en délègue la gestion à une autre personne en général privée. Le service public s’articule autour de trois principes: égalité, continuité et mutabilité, donc adaptation au changement. Et une mission lui est confiée afin de fournir des prestations de services de base, justice, éducation, santé, aménagement du territoireinfrastuctures, en fonction des besoins, à coût faible ou nul sur fonds publics. Dans notre cas, la notion de service public pose problème. Nous trouvons difficilement des services publics qui soient en conformité avec les trois principes suscités. Le service public justice, domaine régalien de l’État, ne couvre pas le territoire, particulièrement le milieu rural où habitent les populations les plus démunies, faible ratio,tribunaux-auxiliaires de justicePNH-tribunaux de paix-avocats-fondés de pouvoirofficiers d’état-civil-notaires-arpenteurs...Le service public lié au développement humain: santé, éducation,... est confronté au même problème. L’infrastructure sanitaire: établissements sanitaires-personnel médicalphrmacies-est concentré dans les villes, le monde rural y est exclu, particulièrement , en qui concerne le temps de parcours pour s’y rendre en vue de recevoir des soins. La dimension la plus critique réside au niveau de la santé publique, Le risque santé, en effet, appelle à l’adoption d’une politique de prévoyance, particulièrement pour les maladies transmissibles, qui relève donc de l’ordre public, car rien ne sert aux personnes les plus aisées d’avoir à leur disposition de bons docteurs si les personnes les plus démunies ne sont pas soignées: celles-ci risquent de leur transmettre des maladies qui tombent dans la catégorie de maux publics. Certes des efforts importants sont réalisés au niveau de la prévention et du traitement du VIH-SIDA, dans le cadre de la construction de la santé comme bien public mondial,SIDA qui a été identifié en ,2001, comme la première cause des décès notifiés dans le pays. Mais, ce n’est pas le cas des pathologies de la pauvreté. L’incidence annuelle de la turberculose est estimée à 280/ 100 000 habitants. Le paludisme(malaria falciparum) est endémique avec des poussées épidémiques. Les trois quarts de la population rurale serait à risque. La filiarose, la dengue, la ménengite, la coqueluche, la diphtérie représentent quelques unes des autres maladies transmissibles qui affectent le pays. Notons que seulement 20% des enfants de 1223 mois étaient complèment vaccinés(2001), 41% des enfants qui avaient la diarhée recevaient la thérapie de réhydration orale(EMMUIII). Le MSPP ,qui n’arrive toujours pas à opérationnaliser les unités communales de santé, ne peut pas répondre aux besoins incompressibles et fortement à risque des populations, particulièrement parmi les plus démunies sociéconomiquement, spatialement et culturellement. Le même problème se retrouve dans l’accès à l’eau potable. Or l’eau contaminée représente une source de la mortalité infantile. Les services des eaux et d’assainissement-CAMEP-SNEP-POCHEPne recouvrent que 58% de la population en milieu rural et 45% en milieu urbain en matière d’accès à l’eau potable. Dans le cadre de l’équité de genre, la corvée de l’eau revient aux femmes et surtout aux jeunes filles, cette tâche constitue une entrave à une fréquentation scolaire assidue. En milieu urbain, la situation ne traduit pas l’existence d’un service public. A Port-au-Prince, qui est la capitale, le nombre d’abonnés à la CAMEP s’élevaient à 50 000(2005). Le mode d’approvisionnement en eaueau à boire ou pour usage domestiquele plus fréquent pour la zone métropolitaine était, en 2001, l’achat des seaux d’eau(67%),eau courante conservée dans des seaux(71,9% des logements), puis dans des bouteilles ou gallons(17%). En outre, le prix du service d’un camion-citerne dépend du prix de l’essence dont l’anticipation du prix est à la hausse. Le temps est révolu où, dans la zone urbaine de Port-au-Prince, un camion-citerne coûtait entre 1000 et1750 gdes, pour la commune de Delmas 1000 et 2000, et pour la commune de Pétion-Ville, variait entre 1750 et 2500 gdes. La nouvelle problématique énergétique commande absolument la formulation d’une politique de l’eau. Ces faits démontrent que c’est la chose qui existe et non le service public, puisqu’il n’y a dans l’accès ni égalité ni universalité ni continuité. Il s’y retrouve plutôt rivalité et exclusion ainsi que les divisibilités qui sont ordonnées par les prix. Or l’eau tout comme le transport en commun constituent également des facteurs qui sont regroupés dans la catégorie de biens publics impurs et qui détiennent les caractéristiques de monopole naturel à rendement croissant et d’indivisibilité de production-économies d’échelle et pouvant faire jouer des externalités positives. Ainsi le tarif de connexion est-il déconnecté de son prix de revient. La tarification obéit au principe d’une double péréquation, la péréquation géographique permettant l’existence d’une tarification identique sur tout le territoire desservi, et une péréquation sociale favorisant un accès massif au réseau de raccodement et d’abonnement. Pour cela, il faut produire des biens publics afin de combattre les maux publics au moyen de la mission des service public dans le cadre du développement humain durable: c’est de passer de la chose, une addition d’écoles, d’hôpitaux...qui ne prévient ni ne rémédie aux maux publics, au service public. La crise “FMI-FAIM”, pour reprendre cette liaison soudée par le Le Monde diplomatique(Mai 2008,www,monde-diplomatique.fr), représente l’arbre qui cache la forêt, l’intervention agraire, prodution sociale régulée par l’État, l’obligation scolaire,la formation, professionnelle, le regard médical, bref le capital humain constitutif du développement agricole. D’ailleurs le devoir de mémoire nous impose ce fait social majeur, dans la problématique des passages,cf. Émile Ollivier, l’élite de ce pays n’a jamais voulu tirer les leçons de la culture paysanne, le mouvement pionnier de l’aménagenent du sol:culture du café,polycuture-élevageplaces de marché-calendriers cultuels et festifs, le du professeur Anglade; la catastrophe écologique relève de la responsabilité de l’irresponsabilité de cette élite qui, elle, a failli à sa mission:assumer le passage de la chose au service public, donc de sortir de la crise de représentation permanente. Larose Vernet (vernelaroz@yahoo.fr)LIBRE PENSEE

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Mercredi 14 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 16 Page 18 LES JEUX En Bref...(suite de la page 2) PORT-AU-PRINCE (AFP) Dim 11 Mai 2008 Le naufrage d’un ferry au nord de Port-au-Prince a provoqué la mort d’au moins une vingtaine de personnes samedi soir au large d’Haïti, ont annoncé dimanche des sources policières haïtiennes. 20 morts dans le naufrage d’un voilier reliant Pestel à P-au-P“La police haïtienne et des Casques bleus de la mission de l’ONU en Haïti ont récupéré les corps d’une vingtaine de victimes. Les recherches se poursuivent”, a déclaré à l’AFP l’inspecteur général de la police haïtienne, Fritz Jean. Plus d’une centaine de personnes se trouvaient à bord d’un petit bateau de cabotage reliant la ville côtière de Pestel (sud-ouest) à Port-au-Prince, la capitale haïtienne, selon la police haïtienne. “Aucun survivant n’a été pour l’instant retrouvé”, a de son côté déclaré à l’AFP un député de la région, Accluche Louis-Jeune. Selon le parlementaire, 200 personnes se trouvaient à bord du voilier qui a fait naufrage aux environs de 23 heures samedi à quelques kilomètres de Port-auPrince. Des corps de plusieurs enfants sortis de la mer (photo E. Emmanuel) des pistes de solution. « Nous voulons voir ce que nous Haïtiens de la diaspora pouvons faire davantage en vue d’aider au développement du pays », a-t-il avancé. Il a par ailleurs indiqué que cette conférence entend percer « la cuirasse de notre suite de crises et de troubles politiques en considérant notre débâcle sociale comme une conséquence immédiate d’une absence persistante de dialogue authentique entre les groupes en question. Dialogue qui servirait avantageusement de base à une solidarité réelle pouvant lancer le pays sur la voix du développement durable et d’un mieux-être pour tous ». Différents sous-thèmes dont : « Quelle est la meilleure façon de réunir les Haïtiens de l’intérieur et ceux de l’extérieur en vue d’un vrai développement économique du pays »; « Haïti quelle éducation et quel avenir »; « Le développement durable d’Haïti vu à travers les filières de la coopération internationale » seront débattus au cours de cette journée. L’ancien candidat à la présidence Dumarsais Mécène Siméus, l’économiste Kesner Pharel, les professeurs Hébert Joseph et Jean Junior Joseph, l’homme de loi Hannibal Coffy, le docteur Mozart Deroneth seront du nombre des intervenants lors de cette journée. Cette conférence pourra être également suivie en direct sur les ondes de la radio Optimum à New York et sur internet au www.optimumradio.com. (source Alain Gaillard)Hédi Anabi annonce une modification du dispositif sécuritaire de la MinustahLe chef de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah), Hédi Anabi, affirme que le mandat de la mission onusienne se déroule sur 4 axes principaux : appui au renforcement de la Police; appui à la réforme du système judiciaire; appui à la réforme du système pénitentiaire et appui à la gestion et la sécurisation des frontières. Six mois après le début du mandat modifié, le chef de la mission onusienne rappelle qu’un déploiement de casques bleus a été effectué dans les 4 principaux postes frontaliers, Malpasse, Anse à Pitres, Belladeres et Ouanaminthe. “ Nous oeuvrons en appui aux autorités haïtiennes afin de permettre aux fonctionnaires de travailler dans un environnement sécuritaire “, dit-il, révélant qu’une flotte de 16 navires permettra prochainement de surveiller les cotes haïtiennes.Madame Lassègue dénonce …Une ministre du gouvernement de l’ex-Premier ministre haïtien Jacques-Edouard Alexis a dénoncé, dans une lettre ouverte remise à la presse, le dysfonctionnement de l’ancien gouvernement de coalition, destitué le 12 avril. Marie-Laurence Lassègue, ministre sortante à la Condition féminine, a critiqué l’absence d’un mécanisme d’évaluation et de conciliation de l’ancien gouvernement, formé de membres des partis représentés au Parlement.(En Bref / p. 20)

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Mercredi 14 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 16 Page 19 ti Gout pa ti Gout ak Jan Mapou Atansyon Nouyòk EenvitasyonA Poem for you : A Reading in memory of Paul and Marcelle Laraque / Youn Powèm pou ou : Youn lekti pwezi pou onore memwa Pòl ak Masèl Larak) at / nan THE BOWERY POETRY CLUB 308 Bowery Ave., New York, N.Y. Sunday May 18, 2008 / dimanch 18 me 2008 4:00-5:30 PM (Train / Tren # 6 to / rive Bleeker Street or / osnon Train / Tren F to / rive Second Avenue.) Featuring, reading from Paul’s work by Friends and Relatives, who knew and loved Paul and Marcelle. / Zanmi avèk fami ki te renmen Masèl avèk Pòl ap li kèk nan powèm li yo. For more inf. email /Pou plis detay imel marcanthonyarena@gmail or call / osnon rele : Denizé Lauture : 845-398-4132 =============================== Mounn Okap yo di yo kapab… (2)Samdi pase, Kouzen Maks Maniga te pote youn ekzanplè Cap-Haïtien. Excursions dans le temps. Voix capoises de la diaspora, avèk 2 bèl dedikas , younn pa editè-a, Educa Vision, Inc. lòt-la pa-l, pou Jàn avèk mwenmenn. Mwen te remèsye-l epi ba-l komisyon tou pou zanmi-nou Féquière Vilsaint, editè liv-la., pou bèl travay li te fè pou ofri piblik-la youn liv byen prezante. Sou kouvèti Cap-Haïtien. Excursions dans le temps. Voix capoises de la diaspora; nou wè youn foto Baryè Boutèy kòmkwa pòt pou antre nan vil Okap plis twa pòtre pi piti : Sitadèl Laferyè, youn kay balkon estil kapwa, momiman Vètyè ; nan dezyèm kouvèti-a nou jwenn foto kat lòt manm Komite Kowòdinasyon ki te travay ansanm avèk Maks pou reyalize pwojè liv sa-a : Marie Gilles Manigat, Renaud Hyppolite, Maximilien Laroche, Serge Saint-Gérard. Liv-la chaje avèk tèks ki rakonte souvni 29 Kapwaz ak Kapwa sa-yo k’ap viv nan dyaspora-a kounyè-a men ki te pase anfans-yo avèk youn pati nan jenès-yo nan dezyèm vil peyi d’Ayiti-a. Mwen pa kap di mwen gentan li anpil nan gwo liv 449 paj sa-a men tabdèmatyè enpresyonnen-m :Kankou nou kapab konstate : se pa blag. Ou ta di se youn mini ansiklopedi lavil Okap pou lanne 1950-1960-1970-yo. Youn bon kou ekriven majè patisipe, men tou nou jwenn mounn ki pa ekriven pwofesyonèl ki voye bèl kout plim-yo. 33 foto ki anndan liv-la enteresan anpil. Plizyè montre pòtre ansyen ki pèmèt nou konpare ayè avèk jodi. Youn bibliyografi 15 nan otè ki ekri nan livla bay 68 tit. Men tou sa se twokèt-la. Se lè mwen fin li liv-la m’a vin kase moso ba nou. % Mezanmi : MOUNN OKAP YO DI YO KAPAB… EYO KAPAB VRE! % Vant-siyati liv <> ap fèt nan Libreri Mapou 8 Jen 2008 de 5è a 7è diswa. Majorite otè yo ap la. Se pral youn sware bèzèrrrrrrrrr nèt ! Rezève plas an nou ake liv an nou bonèr-bonèr nan 305-757-9922 * Jan Mapou ===============================Anba bouch a Grann Mari : Sa w-pa konnen gran pase-wAK : JACQUES J. GARÇON* Youn dimanch, bò 5-èrd lapwemidi, Grann Mari d i: “ Koko, monfi, vini m’ voye-w fè youn konmisyon”. Se pa betiz li di non . Kèkfwa li renmen rele wen konsa ; youn fason pou ban wen ti non gate, ti afeksyon. Anpi, se pa wen youn grenn yo konn rele konsa. Te gan : Koko Vensan, Koko Inosan, Koko Pwofèt, elatriye. Moun Okap konn sa byen. M’ parèt anwo-y, rad-an-m byen bèzèr, pare pou m’ pwan lawout. I di wen : « Men monchèr, wou pa ta ka byen fen konsa, pou w’ay pwan lari, tèt-a-w pa penyen ». M’ vire. Pandan m’ bay do, m, tande : « Pase youn ti twèl anwo soulye-a-w tou, pou wete lapousyèr » . Tou sa fèt, i di wen sa m’ apway chache-a, m mete deyò. Lèr wen rive devan kay-a Maks Manniga, lèr sila i te rete pa twò lwen lakay-an-m, m’ jwenn li kanpe ape pale ake Jera Etyèn. Pou lèr-a, sete deja de jennonm ki pa te ti laj an wen ; men pi piti toujou renmen vlope nan janm-a pantalon-a sa ki pi gran. Male kote mesye-yo, yo pase men nan tèt-an-m, oy! M’ santi-m kontan! Jera di wen: « Men kote w’apway bèzèr konsa? » Mwen rèponn li, m’ apway fè youn konmisyon pou grann-an-wen. Msye gade wen anpi i di: “ Ala youn bon ti gason sa, Maks ! msye ap rive kichòy kanmenm yon jou. » Mesye-yo ap kontinye koze-a-yo. M’ tande Maks ap pale youn afè Paskal / Pascal ki te di: « Lòm nè ni anj ni bèt / L’homme n’est ni ange ni bête.» Sa se koze-a vwazinay ; dotanpli m’ pa t’rete pwe mouche-ya, m’pa konnen-y. Si petèt yo t’ap rakonte istwa « Milou ake Tenten / Milou et Tintin » ankò, m’ ta rete kanpe. Gan lèr , m’ale mesye-yo pa menm wè. Wen soti Bann di Nò, pase Channmas-la, rale òlon mir laka Fwèr, pase devan baryèr lopital Jistiyen. Ti dètou adwat agòch, m’ vin rekonèt wen ri 11 anba pye Kòlèj Nòtre Dam. La m’ refize Foukapoul pifò mounn Okap konnen la wi pou m‘ay lonje Larispanyòl. M’ t’apway, nan ri 2, kole ake gran pòtay simityèr-ya, lakay-a tant Tikons. I pa te sèr-a papaan-m ni manman-wen ; men se konsa pifò mounn te pran abitid rele-y. Tant Tikons se youn granmoun ki t’ap bat ake lavi-a denpi i te jenn. I te fè metye lave-pase. Mounn ki bezwen prepare bèl chemiz awo, fokole , gwo rechany kazimir, bon kalte dril blan–a-yo, toujou dirije yo la. Lèr i pap fè sa, i konn fè bon kalte tablèt, douslèt, sikmant, konfitur zorany, gwayav, elatriye . Pa mounn aryennafèr k’ap rete tann lamann disyèl. Se youn bon gòl bannann, youn poto mitan pou bòs Annoklès, mari-a-y, ki imenm youn lòt vanyan demelèr. Mouche-ya ape degaje-y nan depatman lantèrman, i toujou di : « Mounn mouri toulejou ». I repare tonm, pentire yo, fè siy, ekrito isit repoz. I pèr savann tou ; si-w tande l’ap chante youn kantik-a Mari! Anpi, i fè sèrkèy tou ; bwa blan, pentire, poli ; se mouri pou-w pa mouri. Lèr-w rive lakay-ya tant Tikons, wou jwenn dèrnye kalte rad pann nan sèrso ape tann mèt-a-yo vin pwan-yo: kèk gwo varèz chef-katye, chef-sèksyon se menm bagay kèk moun konn rele yo: soukelawouze tou. Wou jwen soutàn monpèr, inifòm timoun lèkòl, rad jandam, wòb, karako dòmi, dezabiye, rad mounn k’ap pote ve, mounn ki andèy, kalte gwo soutyen gòj ki ka pote nenpòt senkliv suk si-w pa ta gan lòt veso pou pote sa. Ganyen menm wòb mamèr, tòj avoka, gwo kalson-a janm, anfen la repiblik an aksyon la. Se la wen rive, m’ fè konmisyon-an. Tant Tikons di wen : « Ay papa ! gade ti gason-an-m nan non, sanble ake papay tchwè, kouman mounn yo ye » ? M’ di li yo tout byen tant Tikons. I kontinye: « M’ tande w’ap mache byen lèkòl, kenbe konsa wi » ! Wi tant Tikons! Anben ale non, di grann-a-w mèrsi! Anpi ale drèt, pa rete jwe nan wout. Vin non,vin pwan sikmant siya w’a fè lawout. Ala wou ta polison anpil, si-w ta lage mèrsiya konsa. Se pou-w toujou di : « Mèrsi wi ! tant Tikons ! Orevwa wi ! tant Tikons ! » Pandan m’ap desann pewon-an, konsa m’wè youn nèg k’ap kouri vini an kalson ake chemizèt, youn grenn soulye kenbe nan man-y anpi youn bann mounn dè do-a-y. Konnyèr m’rete kanpe, alòs si ta gan kichòy pi grav pou m’ t’ay sere andedan kay-a granmounnan. Tant Tikons di : « Men pitit apa-w la toujou » ! I ponkò fèrmen bouch-a-y, konsa i wè kozeya. M’ tande i rele : “ Rantre vin jwenn wen, rantre vit ! » Wen pa fè tèt dir, wen rantre. Touswit ,Annoklès ki gan lèr t’ap travay nan simityèr-ya rapousib bann-nan ki vin chwe drèt devan pòt-la. Nèg-la blaye kòr-a-y tout longèr atè-ya san lapawòl. Gan youn machann ki t’ap vann chanmchanm bò lari-a ki pran : « Wò-ò, sa msye-ya ganyen ? Apa kounouye la-a m’fennèk wè i pase antre nan semityèr ya byen pwòp ake youn bèl demwazèl. Men m’te touve sa dwòl vwe ; labrindiswa fin tonbe ! A-a-a ! Mesye... » Annoklès sanble i te gason kalalou kont soupyèr-a-y, i antre andedan kay-a-y, i soti ake youn boutèy nwa. Si youn mounn pa gade pwe, wou pap wè boutèy-la gan youn kwa andedan-y. M’ap mande wen kouman-y fè antre la, tou antye konsa ? Msye vide anpe nan bouch-a-y,anpi i pouf nan figir-a nonm-nan atèr-ya. Nèg-la djaye youn ti moman, i detire kòr-a-y, i leve chita. Sa ki te pase? Mouche-a pale konmkwa i te jwenn ake youn djal ki te sitèlman bèl, i pa te ka pa tonbe koze. Konsa tou, manmzèl envite-y lakay-a-y pou kenbe-y lakonpanyi. Rive yo rive, dam-naa di-y : « Mete-w alèz, m’ba-w kay pou wou, dezabiye-w, gan plizyè kabann, kouche kote-w vle ». Mouche ki pa te mande pliskesa, ranje kòr-a-y kon youn nonm ki achte youn jaden jantimèt-jantimètrès, l’apway fè rekòt. I tande youn bwi kòm youn kay balcon an planch ki vide toudenkou, anpi i wè i kouche tou lonng nan youn tonm anwo youn bann zo mò. La tou Annoklès chante youn libera depwofondis alelouya jònòs satan anwo tèt-a-mouche. I di i chase vapèr a ladjablès-la. Tant Tikons di : « Otan yo cho, yo pa vle wè woulèt jipon. Lonng kon pis wou t’apway wè janvye anvan nwal. Wou ta kite bon kòk. » Lèr te vin indiy pou m’ te nan lari pou kòran-m ; tant Tikons mennen-m tounen. Kite-m ban nou youn ti ranje : nou sonje Max Manigat te esplike nou sa ladjablès te ye nan liv-a-y la : Mots créoles du Nord d’Haïti (paj 203). Enben ! apalipapa. Nòt Editè-a : Nou kenbe òtograf otè-a pou nou montre varyasyon lanng Kreyòl la nan zòn nò peyi-a. ===============================SouvnansPou Morisseau -Leroy Paul Laraque Aimé Césaire nan papòt somèy-mwen souvnans powèt la blayi nan remolin van vante memwa sanba-a lage youn lakansyèl fèybwa deplwaye plimaj-li lonbray souf-li flanbwaye nan flerizman asezon tankou forè anbilan depasay nan peryòd donezon grenn pousyè pawoli kristalize sou fèy blanch men lavi youn powèt se youn miwa blese retay lavi tout moün pou mistè dòmi trankil Manno Eugène ===============================Powèm-mwenPou -Morisseau-Leroy -Paul Laraque -Aimé Césaire Pwezi-mwen se pepinyè dèy doulè dlozye souvnans defen m’ ape simen Klète lanmò kolore powèm-mwen mo silab vèsè anwoule ak tout afeksyon epi pwezi-mwen se senbòl totèm potomitan mistik damou pou mwen sa donte lavi pi plis Manno Eugène ===============================KONPLIMAN POU ETIDYAN PAULE MYRIAM ALPHONEPaul Myriam Alphone dekwoche youn BS ki se bakaloreya nan syans. Li espesyalize-l nan byoloji molekilè nan Florida Agricultural and Mechanical University(FAMU). Paule-Myriam konte kontinye etid li piwo toujou pou l’ka dekwoche youn metriz. Nou bat bravo pou Paule-Myriam, espwa nouvo jenerasyon ayisyen nan dyaspora-a. Konpliman epi Ankouraje!

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Mercredi 14 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 16 Page 20 BACK PAGE Haïti en MarchePort-au-Prince 100 Avenue Lamartinière (Bois Verna) Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323 Miami 173 NW 94th Street Miami, Florida 33150 Tel. 305 754-0705 / 754-7543 • Fax 305 756-0979 New York • 914 358-7559 | Boston • 508 941-6897 Montréal • 514 337-1286 email:melodiefm@hotmail.com | haiti-enmarche@hughes.net URLwww.haitienmarche.comLibrary of Congress # ISSN 1064 3896 En Bref...(suite de la page 18)Ce mécanisme aurait permis, selon elle, d’éviter des malentendus et des dérapages comme ceux qui ont débouché sur les événements d’avril dernier. Des “émeutes de la faim” ont fait 6 morts et des centaines de blessés et ont conduit à la destitution de M. Alexis par une motion de censure du Sénat. “Si la composition plurielle du gouvernement présentait l’avantage de refléter le caractère composite des forces politiques représentés au Parlement, elle charriait sa part de difficultés en termes de gouvernance opérationnelle et de cohésion structurelle”, écrit-elle. Mme Lassègue a mis en cause l’individualisme des membres du cabinet et mis en garde contre la formation du nouveau gouvernement dans les mêmes conditions. “Il s’agira d’un voeu pieux si le nouveau Premier ministre ne peut appliquer son action politique avec le soutien réel du chef de l’Etat dans le libre respect des prérogatives de l’un et de l’autre”, lit-on encore dans la lettre. Mme Lassègue a indiqué à l’AFP qu’elle refuserait de participer au prochain gouvernement. “Je crois nécessaire de ne pas m’impliquer pour me permettre de comprendre et d’analyser ce qui vient de se produire en Haïti”, a-t-elle dit.154 cas de meurtres et 122 cas de kidnapping154 cas de meurtres et 122 cas de kidnapping ont été enregistrés, dans différentes régions du pays, du 1er janvier au 7 mai 2008, selon un bilan dressé par la Police des Nations Unies (UNPOL). Le porte-parole de la UN/POL, Fred Blaise, qui intervenait lors d’un point de presse faisait état des opérations menées par la force onusienne de concert avec la police nationale haïtienne. Plusieurs personnes ont été arrêtées dont deux personnes en possession de 35 kilos de marijuana, a informé M. Blaise qui réitère la détermination des forces de l’ordre à lutter contre le banditisme dans le pays. Le responsable onusien a d’un autre côté annoncé le lancement d’un ensemble d’activités, aux Gonaïves, dans le cadre d’un programme d’intervention contre la vie chère. Des travaux d’assainissement et de curage de canaux, la réhabilitation de tronçons de routes, la construction de bateaux de pêche et de hangars font partie de ces projets qui couvriront plusieurs quartiers populaires de la Cité de l’Indépendance dont Jubilé Blanc et Raboteau et coûteront plus de 22 millions de gourdes.