Citation
Haïti en marche

Material Information

Title:
Haïti en marche
Place of Publication:
Miami Fla
Publisher:
s.n.
Publication Date:
Copyright Date:
2005
Frequency:
Weekly
regular
Language:
French
Physical Description:
v. : ill. ; 45 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
Haitians -- Newspapers -- United States ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.) ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
Spatial Coverage:
United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti

Notes

Language:
In French.
General Note:
Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright Haïti en Marche. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
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21271733 ( OCLC )
sn 92061416 ( LCCN )
1064-3869 ( ISSN )

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Haiti en IVarche edition du 7 au 13 MVai 2008 Vol. XXII No. 15


HAITI DANS LE TOURBILLON
DE LA CRISE ALIMENTAIRE

Entre les promesses et la reality
ou du corn flakes 1' << A-Ksan >>


LA JACMELIENNE, 3 Mai
- Soudain on n'entend que des
nouvelles positives. Les grands


que les gens n'y croient pas. Trop blasts.
Trop beau pour etre vrai. Soit parce
qu'ils ne comprennent pas. En effet,


Visite au Palais national du leader ambricain des droits civiques Jesse
Jackson dans la photo en compagnie du President Rend Prival (au centre) et
du Secrdtaire general de la Prdsidence Fritz Longchamps
(photo Thony B lizaire)


< amis >> proposent i coups de mil-
lions de venir i notre aide contre la
vie chore et la malnutrition. Les
autorites haitiennes soudainement
aussi n'ont de leur cote qu'un mot a
la bouche : production nationale.
Pourtant cela n'a pas encore
provoqu6 d'emotion particuliere dans
le grand public. Pourquoi ? Soit parce


Bresil: Distribution
a Cite Soleil P.


comment cela va-t-il se passer ? Par ou
commencer ? Quel est le plus court
chemin ?
Prenons comme exemple deux
organisations des Nations Unies : le
PAM et le PNUD.
Le PAM (Programme alimentaire
mondial) a pour mission de nourrir ceux
(voir PROMESSES / 4)


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ignorant les artisans


JACMEL, 2 Mai Pour ce
ler Mai, fete du travail et de
l'agriculture, il n'y a eu aucune des
manifestations traditionnelles a
travers le pays. Particulierement la
foire agro-artisanale qui attire a la
capitale des petits producteurs de
partout dans la republique.
Cependant les gens ne sont
pas 6tonnis de cette absence. Ils vous
disent < c'est l'Etat haitien, avec lui
il n'y ajamais de continuit. >>
Et pour etre plus precis,
rappelez-vous que << le gouvernement


est sortant. Les ministres ont d'autres
chats a fouetter. >
On a envie de r6pondre:
qu'est-ce que les ministres ont i y
voir. Est-ce que le vendredi saint, le
soleil ne se live pas !
D'autre partjuste au moment
oit on parle de relance de la produc-
tion nationale et d'encourager la
population a consommer local, cette
foire gastronomique n'aurait-elle pas
6t6 tout indiqu6e ?
(PREMIER MAI / 5)


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IEN PLUS ..


EN BREF


Mercredi 07 Mai 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 15


LIBERTE D'EXPRESSION
ET ESPRIT CIVIQUE

Tout le monde a droit a la parole

mais tous le meritent-ils?


PORT-AU-PRINCE, 2 Mai
- Ouf La semaine s'achive sans que
se soit accompli aucun des mauvais
presages que des esprits chagrins
avaient repandu a la capitale.
Le week-end dernier, les
gens (et a quelque cat6gorie sociale
qu'ils appartiennent) n'avaient qu'une
conversation : est-ce que les 6meutes
allaient recommencer lundi ?
Pour d'autres ce devait etre
plut6t mercredi.
Sans qu'on ne sache trop
pourquoi, sous quel pretexte ? Ni a
quelles fins cette fois. Personne ne
pouvait dire. Mais on n'en savait pas
plus lors du d6clenchement des
dernieres 6meutes. Pas plus qu'on
pouvait savoir qui 6tait a leur tete.
Plus tard, on essaiera de
deviner. De deviner, comme on dit, a
qui le crime profite ...
En tout cas, cette strategie de
l'anonymat semble avoir si bien
march la derniere fois qu'il n'a pas
6t6 difficile de faire croire a tout le
monde sans exception que la meme
vague d'anarchie allait frapper la
capitale. Aussi les stations de gazoline
et les supermarches taient pris
litteralement d'assaut.
Mais il n'y a pas eu que la
rumeur. Des individus connus pour
etre des agitateurs professionnels ont
6te entendus B la radio d6clamant leurs
scenarios catastrophistes.
Est-ce cela la liberty de la
presse ?
Est-ce que cela fait honneur
a un m6dia qui se respecte ?
Passe pour une radio clan-
destine. Passe pour une radio
<< vonvon >. Mais soit sequelle des
6venements politiques de ces
dernieres annees dont le
jusqu'auboutisme dans quelque camp
que ce soit a 6t6 la principale
caracteristique, soit que le laxisme qui
nous tient lieu aujourd'hui de morale
publique nous aveugle et nous enlive
toutejugeote, soit tout bonnement par
v6nalit6, des m6dias par ailleurs tris
bcbg (bon chic bon genre) n'hesitent
pas a preter leur antenne a ce genre de
trublions qui ont pour profession de
semer le desordre. Mentez, diffamez,
effrayez, destabilisez meme sans
objectif d6fini, il en restera toujours
quelque chose.
Nous n'allons pas nous en
prendre a ces individus-lk, puisqu'il
faut bien gagner son pain quelque part
et d'une facon ou d'une autre. II faut
bouffer et faut ce qui faut ...
Ils ont dejh l'Internet pour
6taler leur conception primaire et
primitive de la lutte politique ...
Mais sur une station de ra-
dio beneficiant d'un certain impact
dans le public et non des moindres,
on n'en revient pas que de pareils
zozos puissent avoir pignon sur rue,
soient recus comme on l'est dans les
meilleurs salons des hauteurs
surplombant la capitale, mais
aujourd'hui pour y semer la terreur la


aussi comme partout ailleurs.
Car les temps ont change. A
chaque temps, ses methodes.
Aujourd'hui il n'y a plus de lutte clan-
destine. Chacun expose ses opinions
comme il l'entend. Or ces zebres-lM
(pour ne pas dire chacals) n'ont
aucune importance s'ils nejouent pas
les clandestins, les pseudo-exiles
politiques mais qui sont toujours au
premier rang des regimes qui font le
plus d'exiles politiques.
Mais aujourd'hui ce n'est
plus pareil, ce n'est plus le temps du
voye monte, ces discours venimeux ont
des consequences graves sur la vie de
tous sans exception. Et comment !
Comment seulement une
semaine apris des 6meutes qui ont fait
tant de dommages et de pertes
humaines, mat6rielles et 6conomiques,
tant fait aussi trembler les gens que
cela ne recommence avant mnme
qu'on ait eu le temps de dire ouf, et
pour ceux qui ont charge d'ames pas
seulement comme papa mais aussi
comme patrons de collecter le montant
de la prochaine paie de leurs
employes, comment peut-on accepter,
si tant est qu'on est conscient de son
devoir en tant que membre de la
grande communaute citoyenne, et au
sens le plus large du terme, oui ac-
cepter de donner la parole a de tels
individus sans autre pretexte que de
leur permettre de cracher leur venin
dans le but de semer a nouveau le
trouble et l'anarchie. Et les
innombrables degats et miseres
enregistres voila a peine quelques
jours.
Nous n'en voulons pas
personnellement a de telles engeances
qui n'en valent pas tant ...
Par contre, nous nous
permettons de rappeler a ces m6dias
freres ou sceurs que leur mission est
de prot6ger la communaut6 contre
toutes deviances comme celles qui ont
accompagn6 les dernieres manifesta-
tions contre la vie chore, proteger les
petits comme les grands, avec meme
pas cette fois l'excuse d'avoir
avantage les privilegies puisque ceux-
ci sont a la meme enseigne que la pe-
tite marchande riveraine de la route
nationale traversant le quartier
populeux de Martissant.
Ces imbeciles qui ont d6cide
d'eux-memes de vivre loin du pays
leurs hallucinations revanchardes
parce que c'est la seule facon pour eux
de se donner de l'importance sans
avoir ajamais lever le petit doigt (car
on ne saitjamais, l'opposition peut se
remettre a payer aussi grassement que
dans les annees 2003 a 2006), priez-
les plut6t de venir mettre la main a la
pate comme nous tous au lieu de
persister a faire peur a tout le monde.
D'autant plus que ces
m6dias-la sont pays (et probablement
plus qu'un autre) pour le savoir !

Molodie 103.3 FM,
Port-au-Prince


Captez tous lesjours

Melodie matin

avec Marcus sur


SI odie
1 03. 3 fm


Importante operation de la police A Petit Gofve le lundi 5
mai
La police a mene une importante operation a Petit Goave le 5 mai sur les traces
d'un redoutable chef de gang nomme Pierre Gascove, alias Bobo. Des vehicles
appartenant a des victimes d'enlevement ont ete recuperes. Mais Bobo est toujours
en cavale.

Mario Andresol salue l'operation men6e par la police le 2
mai A Delmas
Le chef de la police Mario Andresol a rendu visite aux policiers du commissariat de
Delmas 33, le samedi 3 mai, au lendemain d'une operation menee par les policiers
qui a permis de dejouer un enlevement et la recuperation d'un vehicle vole.
L'alerte avait ete lancee vers 8 heures pm le vendredi 2 mai suite a l'enlevement de
deux femmes qui etaient a bord d'un vehicle de location, une Mitsubishi L-200.
Face a cette mobilisation des patrouilles de police, les ravisseurs durent se
debarrasser des otages. Cependant ils prirent la fuite avec le vehicle. L'etau se
resserrait malgre tout autour d'eux car toutes les issues etaient bloquees. Il y eut un
change de tirs entre la police et les bandits. Le vehicle de police (Nissan Patrol) a
bord duquel se trouvait le commissaire Carl Henri Boucher qui etait a la tete de
l'operation, fut atteint d'au moins un projectile. Les bandits furent forces
d'abandonner leur vehicle pour prendre la fuite a pied. Malheureusement ils sont
toujours en fuite.
Mario Andresol a salute 1'intervention rapide de toutes les patrouilles mobilisees
suite a l'alerte lancee par le Centre de Renseignement Operationnel (CRO). La
justesse et la rapidity des informations, la reaction rapide des unites de la police,
ont permis de dejouer l'enlevement des deux femmes qui etaient a bord du
vehicle.

L'analyse du dossier du Premier ministre d6signe
A l'agenda de la Chambre haute pour cette semaine < cruciale > figure l'analyse du
dossier du premier ministre designed, Ericq Pierre, en vue de son eventuelle
ratification comme successeur du premier ministre demissionnaire Jacques Edouard
Alexis.

American Airlines fera payer pour un second bagage sur les
vols domestiques la somme de $25.00
A partir du 12 mai les passagers voyageant sur un vol domestique en classe
Economy (c'est- -dire les vols a l'interieur des Etats-Unis, pas les vols
internationaux) devront payer pour leur second bagage la somme de $25.
Sont exempts les passagers membres du programme American Advantage a tous
les niveaux (gold, platinum ou executive platinum) ainsi que les passagers
voyageant en premiere classe.
American Airlines precise que ce changement est du aux prix eleves du transport (y
compris le prix du petrole).
Le changement entre en vigueur a partir du 12 mai.
Nous precisons qu'il s'agit des vols domestiques de American Airlines.
En tout cas, pour l'instant.
Un bateau voyageant a destination d'Haiti avec de la drogue intercepted au Panama
Un navire battant pavilion panameen denomme "Therese" a ete intercepted et ses
onze membres d'equipage arretes lorsque le bateau tentait de passer par le Canal de
Panama avec huit kilos de cocaine a destination d'Haiti, rapporte samedi (3 mai)
une depeche de l'agence EFE.
Le bateau a ete arraisonne dans le cadre d'une operation conjointe impliquant des
unites du Service maritime national (SMN), des fonctionnaires de la brigade
antidrogue du Ministere public (MP) et de la Police nationale (PN).
La drogue a ete retrouvee dissimulee dans un cylindre de metal au moment ou le
"Therese" etait dans une file d'attente au Canal de Panama.
Toutes les onze personnes qui se trouvaient a bord du "Therese" ont ete placees en
detention. Leur identity n'a pas ete revelee, mais elles sont respectivement de
nationality croate, ukrainienne et philippine. Elles continuaient de faire l'objet, au
cours du week-end, d'investigations de la brigade panameenne antidrogue qui
cherchait a fixer les responsabilites dans cette affaire.
Haiti est consideree dans les Ameriques comme l'un des principaux carrefours du
narcotrafic international.

Deces A Santo-Domingo d'un sergent de l'Infanterie de
marine bresilienne de la MINUSTAH
La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haiti (MINUSTAH) a
annonce vendredi, dans un communique, le deces la veille a Santo Domingo
(Republique Dominicaine), suite a une pathologie apparemment inconnue, d'un
sous-officier de son contingent bresilien, le sergent d'Infanterie de marine Carlos
Freires Barbosa (36 ans).
Barbosa est decade d'une hemorragie cerebrale a l'h6pital de niveau 3 a Santo
Domingo ou il avait ete heliporte de Port-au-Prince, le 26 avril dernier, apres avoir
recu des soins a l'h6pital du contingent argentin de la capitale haitienne.
<< Le sergent Carlos Freires Barbosa etait atteint d'une pathologie imprevisible et
indetectable qui a entraine son deces >, precise le communique de la MINUSTAH.
La mission se dit profondement attristee par ce deces et adresse ses sinceres
condoleances a la famille et aux amis du defunt. Le communique ne precise
cependant pas si une quelconque investigation en profondeur a ete decidee, compte
tenu du caractere insolite de la maladie.
Le sergent Barbosa, ne a Rio de Janeiro, etait marie et pere d'un enfant.
Ce n'est pas le premier deces que compte la MINUSTAH dans ses rangs. Mais les
premiers cas enregistres (en dehors du suicide, le 7janvier 2006 a Port-au-Prince
du general bresilien Urano Teixeira Da Matta Bacellar), ont resulted pour la plupart
de blessures revues par des casques bleus en diverses circonstances, notamment
lors d'affrontements avec des groupes arms ou dans des pieges tendus par des
tireurs embusques

Ottawa d6bloque 50 millions de dollars de plus
Le gouvernement canadien a annonce mercredi (30 avril) une aide supplementaire
de 50 millions de dollars canadiens (49,7 millions USD) pour faire face a la crise
alimentaire qui frappe durement les pays les plus pauvres, et notamment Haiti.
De cette somme, 45 millions de dollars sont destines au Programme alimentaire
mondial (PAM), dont une tranche de 10 millions de dollars pour Haiti. Cinq
(En Bref / p. 18)


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Mercredi 07 Mai 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 15


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I L'ACTUALITE EN MARCHE I


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ANALYSE SOMMAIRE
Haiti dans le tourbillon de la crise alimentaire :
Entre le corn flakes et l'A-Ksan p.l
POLITIOUE
Dossier du PM d6sign6 : un processus A petits pas
p.1
ACTUALITE
Arrestation de 4 ravisseurs pr6sum6s d'un
Frangais gard6 en otage pendant 7 jours p.1
ECONOMIE
BID : 27 millions au gouvernement haitien p.3
Jesse Jackson appelle A l'annulation de la dette
d'Haiti p.3
Du riz export ill6galement d'Haiti p.6
EDITORIAL
Un ler Mai ignorant les artisans p.1
PRESSE
Tous m6ritent-ils vraiment le droit A la parole ?
p.2
Affaire Boulos-Guyler Delva p.8
CRISE ALIMENTAIRE
Distribution dans les quartiers pauvres p.3
Jean Ziegler plaide pour un moratoire p.3
Le PAM : aide promise par USA insuffisante p.5
Des planteurs unissent leurs forces p.8
L'agriculture richesses des nations p.10
SOCIETE
Pour une large participation des femmes ... p.7
LANGUES
Plaidoyer en faveur de la parity ou du traitement
6galitaire du creole p.9
ARTS & LETTRES
Emeline Michel cloture le festival CulturElles
p.10
Christiane Taubira fait vibrer l'audience ... p.11
LIBRE PENSEE
J6r6miades p.16
Diaspora : les deux solitudes p.12


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Mercredi 07 Mai 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 15


HAITI DANS LE TOURBILLON DE LA CRISE ALIMENTAIRE

Entre les promesses et la reality ou du corn flakes 1' < A-Ksan


(PROMESSES ... suite de la lre page)
qui sont menaces par la famine quand ils n'en sont
pas deji les victimes.
Selon son directeur regional, Pedro Medrano,
lors d'une visite en Haiti le 30 avril dernier,
l'organisation a 6t << oblige de dou-
bler sa capacity de couverture, passant
de 1 a 2 millions de personnes, au cours
des dernieres semaines, sur le territoire
national > (Alterpresse).
Pour faire face a la crise
alimentaire qui frappe une trentaine de
pays (particulierement en Afrique, en
Asie et en Am6rique latine dont
sp6cialement Haiti), le PAM a sollicit6
500 millions de dollars suppl6-
mentaires. Il en recevra au moins la
moiti6.
Quant au PNUD (Programme
des Nations Unies pour le
D6veloppement), son repr6sentant
resident en Haiti, Joel Boutroue, estime
< urgent de poser les premiers jalons Une vue de
d'une vraie relance agricole >, d'apris
la meme d6peche de l'agence Aterpresse
qui a couvert la conference de presse conjointe de ces
deux organisations onusiennes le 30 avril dernier.

D'un domaine a un autre ...
Or mine de rien, on passe a piedsjoints d'un
domaine a un autre : de la distribution de nourriture a
la production agricole. D'un stade passif a un autre
actif...
De plus, lequel des deux est prioritaire. I n' est
pas aussi facile de r6pondre a cette question qu'on le
croit, sans l'avoir examine.
D'abord quelle production agricole ?
Poursuivons. La FAO (Organisation des Na-
tions Unies pour l'alimentation et l'agriculture) a pour
tache d'aider les petits agriculteurs a augmenter leur
production lors de la prochaine r6colte.
Nous nous 6loignons done des masses
pauvres de la capitale et des grandes villes.
Le FIDA (Fonds international de
d6veloppement agricole), une filiale de la FAO,
annonce le d6blocage de 200 millions de dollars pour
financer la lutte contre la pauvret6 rurale dans les pays
du monde affects par la pr6sente crise alimentaire.
D'un autre c6ot, l'Etat haitien parle
abondamment de relance de la production nationale
mais sans encore rien de sp6cifique.
A entendre le president de la r6publique, Ren6
Pr6val, il s'agit de toute evidence de production


agricole.
Mais laquelle ?
Production vivriere et ce n'est pas
pareil ...
Lors d'une visite le 1"e Mai dernier a Port


e la Vall/e de I'Artibonite considerde comme le grenier a r
(photo Eugkne Robenson)


Margot, dans le nord du pays et a l'occasion de la fete
du travail et de l'agriculture, M. Pr6val a parl6 de tout
a la fois : de petits agriculteurs mettant leurs ressources
en commun au sein de cooperatives de production et
de commercialisation et de leur vendre des semences
et intrants agricoles a prix r6duits ...
Mais aussi de grosse commande de tracteurs
et de nouvelles sources d'6nergie.
Or il nous semble que les organisations
internationales, quant a elles, parlentjusqu'ici de pro-
duction vivriere et ce n'est pas pareil.
Le Canada vient d'annoncer une aide
suppl6mentaire de 10 millions de dollars pour Haiti,
dont 5 millions iront a la Banque de c6r6ales vivrieres
du Canada, une organisation non gouvernementale
(ONG) active B l'6tranger.
Les Nations Unies s'activent en vue d'aider
les agriculteurs des pays pauvres en leur fournissant
des semences et des outils n6cessaires pour augmenter
leur rendement.
Des operations sectorielles.

Depuis la Seconde guerre mondiale

Le president Bush propose 770 millions de
dollars suppl6mentaires pour lutter contre la crise
alimentaire mondiale. Mais la d6peche qui rapporte
l'information n'est pas assez precise, si ce n'est que
cette nouvelle aide est < destine a r6pondre aux
h -nins alim.ntairner


urgents et a alimenter des
programmes de d6ve-
loppement 6conomique
dans le monde > (Associ-
ated Press). Mentionnant
au passage que les Etats-
Unis < sont le premier
fournisseur mondial d'aide
alimentaire avec 2,1 mil-
liards de dollars destin6s a
78 pays en d6velop-
pement. >


La meme d6peche
avise qu'il s'agit de la
< premiere crise
alimentaire mondiale
depuis la Seconde guerre
mondiale. >


Enfin la BID (Banque interamericaine de
d6veloppement) a annonce qu'elle fournira 27 millions
de dollars ce mois de mai au gouvernement haitien
pour executer son plan d'urgence pour contrer les prix
6lev6s des produits de premiere n6cessit6 et ... pour
relancer la production nationale.
Resultat : une fois n'est pas
coutume, voilk done rien que des bonnes
nouvelles. Mais qui jusqu'ici nous
arrivent plut6t dans le desordre.
En effet, quelle est la
priority des priorities : nourrir les
bidonvilles de la capitale et des autres
grandes villes du pays oh vt6gtent les
populations les plus vulnerables ?
Comme le PAM s'y consacre ...
Ou venir en aide directement
aux petits agriculteurs en leur
fournissant les moyens d'augmenter
leur rendement ?
Ou les deux a la fois. Autant
qu'on en a les moyens.
riz du pays
Necessite d'un vaste plan
de coordination ...
Ce sont 1a des questions qui doivent etre
traitees a l'avance. Tris soigneusement, par des ex-
perts, et d'abord n6cessit6 d'un vaste plan de coordi-
nation entre tous ces intervenants (international, ONG,
gouvernement haitien, secteur priv6 local formel et
informel, Diaspora et sous supervision d'organismes
de la society civile dans toutes ses categories) si l'on
veut aboutir a un resultat durable. Si tant est qu'on
parle toujours comme avant de d6veloppement durable.
Ce n'est pas quand la realit d6nonce l'erreur
d'avoir abandoned le ventre de la nation a un petit
nombre qu'il faut recommencer la meme erreur en
pretextant vouloir corriger la situation pr&cedente.
Bref, selon la rengaine : on prend les memes et on re-
commence. On ne r6clame pas une destalinisation.
Mais quand meme ...
Aussi bien qu'on ne peut pas savoir si le mot
de production nationale a la meme connotation dans
la bouche des autorites haitiennes et dans celle des
grands < amis > qui se trouvent etre aussi de grands
exportateurs de produits agricoles.

Ventre d6boutonne ...
Alors que les responsables haitiens pensent
peut-etre (et avec raison) profiter de cette occasion
historique (cette fenetre d'opportunit6 unique) pour
retrouver une certaine autonomie perdue depuis deux
d6cennies que nous avons tourney le dos a la produc-
tion nationale pour nous livrer pieds et poings lies (ou
pour employer une expression haitienne : littdralement
< ventre d6boutonn6 >) aux importations, de la tomate
aux ailes de poulet, culminant dans les 500 millions
de dollars de riz annuels.
Or rien de ceci n'arrive au hasard. Chacun a
ses responsabilites. Les regimes haitiens successifs
d'avoir totalement demissionn6. Les grands pays
exportateurs de ne penser qu'h leurs interets. Mais plus
encore les grands gendarmes economiques du monde
d'avoir trich6.
C'6tait le temps des < Chicago boys. > Les
annees 80 de Ronald Reagan. Le Fonds Monetaire in-
ternational, la Banque mondiale et la toute nouvelle
Organisation mondiale du commerce (OMC) juraient
leurs grands dieux que les problimes economiques de
la planite taient quasiment resolus : les exportations
(voir PROMESSES / 5)


Page 4


AMERIJET TO OPEN FORT LAUDERDALE
CARGO DROP STATION

FORT LAUDERDALE,
FL Amerijet International will open.
a Fort Lauderdale air freight station
on April 2, 2007, announced Pamela
Rollins, Amerijet's VP of Business
Development.
The station is located
adjacent to Amerijet's corporate
headquarters at 2800 South Andrews Avenue.
"We have a lot of customers in Broward, Palm Beach and even
Martin counties that will enjoy the additional convenience of this station,"
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Mercredi 07 Mai 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 15


I H *


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Un 1er M
(PREMIER MAI... suite de la lere page)
On devine la r6ponse : Posez Ce sera la
premiere tache des ministres dis l'installation du
nouveau gouvernement. Votre foire n'est pas perdue !
Peut-etre mais cela repose la question d'un
Etat qui n' existe qu'au gr6 des gouvernements qui vont
et viennent, que par la volont6 des chefs d'Etat et de
gouvernement et de leurs ministres. Bref, d'un Etat
haitien qui n'existe pas.

Machin politique ...
L'Etat c'est d'abord la continuity, le suivi, la
permanence. L'Etat c'est ce qui existe quand tout a
disparu, disons de la machine politique (pour ne pas
dire du machin politique).
En pleine guerre, le facteur continue de


ai ignorant le
delivrer le courrier. Et les candidats au bac de passer
leurs examens.
Et d'ailleurs chez nous aussi ce ne fut pas
toujours comme aujourd'hui. C'est ce qui nous vaut
de feter chaque annie le 18 Mai, la fete du drapeau, a
1'Arcahaie. Meme si nos chefs d'Etat trouvent le
moyen d'y introduire leurs agissements par trop
erratiques, leurs petites fantaisies, tant6t y participant,
tantot non.
I1 faut toute la tradition belliqueuse d'une ville
comme les Gonaives pour les forcer a respecter un
peu plus scrupuleusement la ceremonie du ler Janvier,
jour de l'ind6pendance, comm6moree dans cette ville.
Que disons-nous? Une nation qui n'a pas
hesit6 a sacrifier le Bicentenaire de son ind6pendance
(1804-2004) pour des querelles politiques partisanes
(et nous insistons) sans lendemain, que peut-on en


Du corn flakes a 1' A-Ksan >


(PROMESSES ... suite de la page 4)
massives de produits alimentaires des pays du nord
enlevaient toute chance de competition a la petite pro-
duction familiale du paysan du tiers monde, tandis que
celui-ci devait prendre la direction des grandes villes
pour la factory et pour d6couvrir (comme le Charlie
Chaplin des << Temps modernes >) les merveilles de
la civilisation : l'6lectricit6, le telephone portable etc.

Une augmentation de 74% ...
Les quelques agriculteurs restant sur place
auraient non seulement suffisamment pour se nourrir,
d'apris le meme scenario, mais 6taient census pouvoir
se sp6cialiser dans une nouvelle forme de production :
l'agriculture bio, c'est-h-dire des produits nature, sans
intervenant chimique, et tris en demande dans les pays
du nord.
Et ainsi la boucle serait boucle.
Mais force est de constater que le grand reve
a tourn6 en cauchemar.
Les Etats qui ont suivi mot a mot les fabuleux
conseils de la Banque mondiale et consorts, via la
cohorte des << Chicago boys and girls > locaux (faisant
entre-temps la pluie et le beau temps dans leurs pays
respectifs), sacrifiant non seulement la petite produc-
tion paysanne ou << place a vivres > (qui a toujours k6t
notre dernier recours dans les moments difficiles et
cela depuis la guerre de l'ind6pendance) mais
abandonnant aussi et plus par v6nalit6 (chez les elites
6conomiques et politiques) que par calcul toute pro-


duction nationale, ce sont ces pays dont notre pauvre
Haiti est la seule aussi affect6e dans tout le continent
- qui vont payer les pots cass6s. La FAO a calcul6 que
leur facture en importation cerealibre devrait
augmenter de 74% en l'ann6e 2008.

Du corn flakes A 1' <>...
Mais revenons a la question dujour : par oh
commencer ? De la nourriture << sinistr6e > pour nos
masses affam6es ? Ou l'aide immediate au petit
agriculteur pour lui permettre d'atteindre un debut
d'autosuffisance avant de pouvoir mettre ses r6coltes
sur le march ? Ou mener les deux operations en meme
temps, si tant est qu'on a les moyens non seulement
de le faire, mais surtout de controler tout l'ensemble
car l'une depend 6troitement de l'autre et l'une peut
faire capoter l'autre, le << sinistr >> saboter la relance
de la production nationale dont reve actuellement notre
chef de l'Etat.
Mais d'abord, oh sont-ils nos agriculteurs ?
Oh ont-ils disparu entre-temps ? Dans les bidonvilles
de la capitale ou en republique voisine, < nan
panyl >> ?
Et ce n'est pas fini : comment reconvertir nos
enfants du corn flakes Y 1' < acassan > ? Et tout cela
dans une soci6t6 d6mocratique et de respect de tous
les droits de la personne. Et toujours en systime de
libre change. Car au fond, rien ne change. Et plus ga
change ...
Marcus, 3 Mai 2008


s artisans
attendre ?
Tout comme on se souvient que l'une des
raisons du renversement du president Estim6 par les
chefs militaires en 1950, ce fut pour lui enlever la gloire
de cl6turer les c6r6monies du bicentenaire de la
fondation de Port-au-Prince qui furent le grand
triomphe que l'on sait, et sans doute le dernier que
devait connaitre Haiti.

Pas spires de conserver leur fauteuil

Lorsque les Etats-Unis ou la France devaient
eux aussi c6l6brer leur bicentenaire de l'ind6pendance
au siecle dernier (mais oui c'est d6jh loin), on fit choix
d'un comit6 d'experts pour s'en charger. Les politiques
(gouvernement et opposition) se contentirent d'etre
des invites comme les autres.
Mais quand des gouvernants n'acceptent de
d6l6guer leur pouvoir meme a l'occasion d'une petite
foire d'importance chaque ann6e toujours plus r6duite,
que pouvez-vous esp6rer sinon comme aujourd'hui
l'absence de toute manifestation du 1"e Mai et cela
parce que nos excellences ne sont pas sures de con-
server leur fauteuil.
Ce qui entraine un cruel manque a gagner
pour des artisans qui s'y preparent toute l'annee,
comme on nous l'explique du c6ot de Jacmel (sud-
est).

A plein tube ...
Pour finir, notons que 1'Etat pourrait prendre
exemple sur le privet. Avec moins de moyens celui-ci
arrive a tenir regulibrement les festivals Livres en fo-
lie, Musique idem, Femmes en d6mocratie ... Etc. et
qui au contraire gagnent constamment en ampleur.
Quant a l'international, l'Institut frangais, par
exemple, tourne toute l'ann6e a plein tube.
Mais la palme devrait sans doute revenir a
nos fetes champetres. Les assises vodou a Nan
Souvenance, le bain dejouvence a La Plaine du Nord
(pays du liberateur Dessalines) et la 15 Aout a Gelde
(aux Cayes),comme on dit, cela nous ne negocions
pas.
Par contre, que l'Etat nous prive de sa foire
du 1er Mai, comme chante Brassens, mais de l'Etat
moije m'en fous.
Jusqu'a nouvel ordre. Et que l'Etat haitien
puisse re-exister avec un veritable concept de
d6l6gation de pouvoir et dans la decentralisation.
Comme le veut la Constitution ...
Haiti en Marche, Jacmel


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Adresse


Hati
Etats Unis
Canada _


I








Mercredi 07 Mai 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 15


Haiti : Du riz export ill6galement

au moment ou il fait le plus d6faut


PORT-AU-PRINCE, 30 Avril Une
mechante rumeur court depuis quelques jours selon
laquelle le riz haitien est vendu a la Republique
dominicaine.
On a crf d'abord a un acte de disinformation
ou de malveillance.
Or, renseignement pris, ce n'est pas un
mensonge du tout. Oui, du riz recu en Haiti est bien
export en republique voisine. Bien entendu ce n'est
pas par le gouvernement, comme on raconte, bien stur
que non.
Mais des importateurs haitiens, profitant du
taux de taxation plus bas et meme tris bas applique en
Haiti aux produits alimentaires de base, revendent ces
produits aux Dominicains realisant par lM un benefice
extraordinaire car les memes produits sont taxes plus
lourdement en Republique dominicaine. Mais pas le
riz venu d'Haiti qui 6chappe a la taxation officielle.
Haiti devient done exportateur de riz. Du riz
import au taux de taxation rabaiss6 conclu par l'Etat
haitien avec les institutions internationales dans le
cadre des accords de libre change. Dkcid6ment
l'haitien est le con de la fable.
En un mot, l'Etat haitien accepte de perdre
sur le riz import. Mais c'est le consommateur
dominicain qui en profite.
En principe, car c'est certain que ce sont les trafiquants
plutot qui en profitent. Trafiquants des deux cot6s. En
Haiti et en r6publique voisine.
Encore un scandale inimaginable.
Rappelons que l'Administration g6n6rale des
douanes prenait r6cemment un communique


interdisant formellement l'exp6dition du riz a
l'6tranger depuis Haiti.
C'6tait au lendemain des 6meutes de la faim.
On a souri.
S'il y avait autant de riz sur le march haitien
jusqu'i pouvoir en exp6dier a l'6tranger, pensait-on
en 6coutant ce communique, le riz ne se vendrait pas
aussi cher.
Or en exp6diant le riz d6jh recu en Haiti a
l'etranger, on provoque une raret6 artificielle du riz.
Conclusion : le prix du riz grimpe encore plus.
L'Administration g6n6rale des douanes savait
done ce qu'elle disait. Mais sans nous dire plus, en
nous cachant subtilement la v6rit6 sur l'un des plus
grands scandales du moment.
Voici done un dernier facteur a ajouter a
toutes les autres causes de la hausse vertigineuse des
prix du riz sur le march local : la speculation. Et pas
n'importe laquelle. A c6t6 de tous les facteurs
internationaux (hausse du p6trole, transformation de
c6r6ales en biocarburants, l'app6tit glouton des pays
6mergents Chine, Inde etc), il faut aussi ajouter cette
speculation plus que r6voltante sur le march haitien.
Voler le riz du consommateur haitien (car ce
riz lui appartient pour etre entr6 sur le march local
aux conditions fixes avec le march international)
pour le revendre aux voisins dominicains.
Car il s'agit bien de vol. On profite du taux de taxa-
tion plus bas pour importer le riz en Haiti. Puis on
revend le meme riz en Republique dominicaine oh l'on
pratique une taxation plus l6ev6e. En appliquant bien
entendu la taxation dominicaine sur le prix de vente


Le Pam: aide promise par Bush insuffisante
(PAM ... suite de la page 5)


"Mais il s'agit clairement d'un grand pas en
avant pour tous ceux d'entre nous qui devons g6rer ce
problime", a-t-il ajout6.
L'Organisation pour l'alimentation et
l'agriculture (FAO) a toutefois indiqu6 que l'aide
americaine promise et les contributions
suppl6mentaires attendues des autres pays donateurs
devraient "permettre aux pays touches de surmonter
les contraintes resultant des prix l6ev6s du march6.
Le Congris am6ricain doit encore approuver
l'enveloppe suppl6mentaire demand6e jeudi par le
president George Bush. Les fonds seraient alors
disponibles a partir du ler octobre.
Le Pam, qui a pour ambition de nourrir 73 mil-
lions de personnes dans 80 pays a travers le monde
cette annie, a d6clare que ses couts avaient augment
de 55% depuis l'6laboration de son budget 2008 en
milieu d'ann6e derniere.

LES PRIX DU RIZ AU MENU DU SOMMET
DE L'ASEAN
L'organisation est victime de la hausse
spectaculaire des produits de base comme les cer6ales.
Les prix du riz asiatique ont ainsi triple cette annie.
La crise alimentaire mondiale menacant de
provoquer des troubles dans certains pays, le Pam a
lance un appel a ses donateurs fin mars pour 1'aider a
compenser une hausse de 500 millions de dollars de
ses couts afin de pouvoir maintenir les programmes
prevus cette annie. Ce chiffre a plus tard kt6 port6e
755 millions de dollars.


Grace aux promesses de contributions de
plusieurs pays dont le Canada, l'Australie et la Grande-
Bretagne, le Pam a indique que son budget avait kt6
partiellement renflou6.
"Nous 6tions a 70% du chemin vers les 755
millions avant l'annonce de Bush", a dit Barrow.
II a precise que le Canada avait rajoute 45 mil-
lions de dollars B l'enveloppe promise, soit a peu pris
l'objectif de 30% de dons suppl6mentaires demand
par le Pam a ses principaux donateurs. L'Australie a
rajoute 27,5 millions de dollars, la Grande-Bretagne
60 millions.
L'Allemagne a double sa contribution annuelle
au Pam d'un montant de 23 millions d'euros, a indique
le ministere allemand du Developpement. Le president
Nicolas Sarkozy a annonc6 de son cot6 le doublement
de l'aide alimentaire francaise en 2008 pour la porter
a pris de 100 millions de dollars. Habituellement, 70%
de cette aide est allou6e au Pam.
La hausse des prix alimentaires, et notamment
ceux du riz, figure au menu des discussions des
ministres du Commerce du Sud-Est asiatique, r6unis
a Balijusqu'a dimanche.
L'Australie, la Nouvelle-ZMlande, l'Inde et les
Etats-Unis sont 6galement repr6sent6s lors de cette
reunion de l'Association des nations du Sud-Est
asiatique (Asean) qui rassemble dix pays.
"Notre ministre 6voquera le prix du riz. Nous
partageons l'inquietude g6nerale", a d6clare un
responsable des Philippines, le plus grand importateur
mondial de riz.


du meme riz chez nos voisins.
Or 1'Etat haitien est au courant de la com-
bine. Ce qui explique le communique de
l'Administration g6nerale des douanes au lendemain
des 6meutes de la faim.
Comment les douanes ne seraient-elles pas
au courant puisque le riz en question traverse la
frontiere dans des conteneurs giants.
Qui plus est, une source nous rapporte qu'un
trailer charge a traverse encore la frontiere le week-
end fcoulM. Quelques jours seulement apris le
communique des Douanes.
Non seulement une telle combine a pu
s'6tablir depuis plusieurs annies sans problime, mais
elle persiste alors meme qu'il faut faire venir de l'aide
alimentaire pour combattre la chert6 de la vie, pour ne
pas dire la famine qui frappe deji une grande quantity
de nos compatriotes.
Ce n'est pas de la simple contrebande, c'est
pas une arnaque comme les autres, c'est du vol
(d'abord le vol de l'argent des taxes qui doit servir a
ameliorer les conditions de vie de la population, et
ensuite la raret6 artificielle ainsi cr66e qui fait encore
plus monter les prix sur le marched local). Et enfin c'est
un crime car cela se poursuit meme au moment oh le
pays est cruellement frappe par une crise alimentaire.
Et tout cela a lieu depuis fort longtemps pen-
dant que les autorites nous racontaient qu'elles ne
peuvent rien faire et qu'il faut respecter la loi de l'offre
et de la demande.
Dans tout autre pays, une investigation
6nergique serait menee et les responsables punis
s6virement. Et forces de restituer ce qu'ils ont vole au
tresor public national.
Plusieurs autorites internationales, dont le
chancelier francais Bernard Kouchner ainsi que le
Rapporteur de 1'ONU pour le droit a l'alimentation
Jean Ziegler, ont insist sur cette autre cause de la crise
alimentaire (la speculation sans foi ni loi) qu'il s'agit
de combattre avec la plus extreme rigueur si on veut
arriver a un certain control de cette folle hausse des
prix des produits de consommation.
Or existe-t-il plus 6hont6e comme speculation
que ce trafic entre Haiti et la Republique dominicaine
oh c'est le consommateur haitien n'ayant plus que la
peau et les os qui subventionne son homologue
dominicain.
Ou plutot qui continue a enrichir toujours plus
au centuple les memes contrebandiers. Des hommes
d'affaires v6reux des deux cotes de la frontiere ... Et
aussi leurs complices en haut lieu. Normalement.

Mtlodie 103.3 FM,
Port-au-Prince


N .


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Mercredi 07 Mai 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 15


PARLEMENT
Formation des commissions
devant analyser le dossier
du Premier ministre designed
(suite de la lere page)
du premier ministre d6signe.
La commission qui est preside par le senateur
Michel Cleri6 comprend 6galement les colleagues
Youri Latortue, Nenel Cassy, Evalliere Beauplan,
Ricard Pierre, Yvon Buissereth et Jean Hector
Anacacis.
Le premier senateur de l'Ouest a par ailleurs
fait savoir que dans les couloirs du Senat, les opinions
sont partagees. Il y a ceux qui estiment que M. Ericq
Pierrre est un homme honnete, competent et capable
dejouer un role de bon premier mionistre. mais il y a
6galement ceux qui questionnent sa connaissance du
terrain et sa capacity a rrpondre aux attentes de la popu-
lation.
D'autres encore accusent le president Preval
d'avoir organism deux semaines de consultations pour
finalement choisir un proche comme premier ministre.
La chambre des d6putes devait 6galement
former la commission devant 6tudier les pieces du pre-
mier ministre d6signe.


D6p6ts Retraits


Achat et Vente
de Devises


HORAIRE (Jours fries compnrs)


Du Lundi au Jeudi:
Vendredi et Samedi:
Dimanche:


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Haiti en Marche Vol. XXII No. 15


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PREMIER MAI

Des planteurs unissent leurs forces pour un mieux-etre
A Carrefour Fauch6, le jeudi Premier Mai, quel saint se vouer. avons fini de sarcler un jardin, nous en faisons un
les planteurs fetaient la Journde Mondiale du Travail AIFA existe depuis plusieurs annies et se deuxitme, un troisibme. Nous pouvons arriverjusqu'i
et de l'Agriculture. prdoccupe tout h la fois de la formation des planteurs en faire 5 ou 6 le memejour. >
Ils 6taient plus d'une centaine et de la commercialisation de leurs denrdes, tout en C'est de ne pas pouvoir payer
rassembl6e h Carrefour Adrien, pour une main d'oeuvre ondreuse que ces treize
assister B la fete organis6e par AIFA (As- planteurs se sont mis ensemble,
sociation des Irrigants de Fauch6). constituant SAPATA.
Discours, remise de certificats Ils se sont rappelW une pratique
aux planteurs les plus mdritants, chants, qui 6tait courante chez leurs ancetres,
recital de po6sie, sans oublier le festin pris celle de l'6change de services.
en commun et pr6par6 par des femmes, Aujourd'huije travaille chez toi, dans ton
planteurs elles aussi et qui se sont jardin, demain tu viendras chez moi. Et
vraiment surpasses. ainsi de suitejusqu'1 ce que les 13jardins
Dis l'arriv6e, l'assistance a k6t des membres soient sarcl6s, nettoy6s.
accueillie par le fumet se d6gageant de Au moment de la r6colte, le
deux immenses chaudibres de propri6taire dujardin est seul maitre des
<< l6gumes >>, servis avec du riz national produits r6colt6s etjouit des b6n6fices.
ou du riz blanc vers la fin de la c6r6monie. I1 aurait peut-etre k6t pr6f6rable
L'Association des Irrigants de si un certain pourcentage 6tait r6serv6
Fauch6 (AIFA) a pris le temps de faire pour la constitution d'un fonds. Mais ils
ressortir quelques-uns de leurs n'en sont pas encore 1.
problimes. Tout au haut de la liste, le Maxo Pinchinat, l'un des
manque d'encadrement. Le planteur est conseillers de la AIFA, nous confie qu'il
totalement livr6 h lui-meme. Et n'6tait reste encore beaucoup h faire.
cette association, qui vise d'abord la for- invitationTout le monde parle avec engouement de
Amation des agriculteurs, il ne saurait l'invitation des membrs de 1'Association des irrigants
mation des agriculteurs, il ne saurait . / Roland Acra, un notable de la zone,
U ~ Ff h~U~ HEMLI IL~,


u aurre our 'uc.e ("pLV/
haut la banane, le mais et le piment.
AIFA travaille conjointement avec d'autres
groupements. L'un d'entre eux est SAPATA.
< SAPATA ce n'est pas un sigle, mais plutot
le bruit de la serpette quand nous coupons l'herbe >.
< Sapata zeb la, Sapata zeb la > nous ont
expliqu6 les membres de l'association et quand nous


membre comme eux de AIFA.
Pour ce dernier, c'est deplorable de laisser
ainsi cette population livr6e a elle-meme et lui-meme
aide dans la mesure de ses possibilities. Les gens
semblent croire en Roland qui est sans cesse sollicit6
pour la resolution de tel ou tel problime. Mais la tache
est immense et les problimes parfois insolubles.
(voir SAPATA / 9)


( I 9 9





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Mercredi 07 Mai 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 15


LANGUES & CULTURE


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Des planteurs

unissent leurs forces ...


(SAPATA... suite de la page 8)
Cependant, quand les jardins
produisent des bananes en quantity
appreciable, quand la production de
cerises est satisfaisante ou les 6pis de
mais bien gros, la satisfaction se lit sur
tous les visages, comme ceux rencontres
ce jeudi Premier mai et qui avec fiert6
exposaient les plus beaux produits de
leur recolte.
Demain, ce sera encore mieux,
nous y travaillons de toute nos forces,
chantait ce groupe dejeunes. Lesjeunes
filles avaient revetu leurs plus beaux
atours, et remettaient des certificats aux


planteurs qui avaient le plus travaill6.
Tout au bout de la table, elles
notaient aussi les noms de ceux et celles
qui venaient de d6cider de sejoindre au
groupe. AIFA semble grandir un peu
plus chaquejour. Et c'est ce qui fait leur
force.
L'Association des irrigants de
Carrefour Fauch6, qui ne se laisse pas
gagner par le d6couragement, voudrait
etre un exemple pour tous ceux qui
travaillant la terre et semble leur dire :
Men anpil chay pa lou. Unissons-nous
pour arriver unjour a un mieux etre.
E.E.


Page 9


Lisez


i HaYtf en Marcde.







Mercredi 07 Mai 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 15


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LA CRISE ALIMENTAIRE


L'agriculture,
LE MONDE, 22 Avril 08 L'economie nam. La pla
mondialis6e est fertile en surprises. Alors que la crise l'agriculture r
financiere nee a l'ete 2007 se transforme en un simple rappel
effondrement du credit, prend corps un choc l'agriculture,
alimentaire. Les prix agricoles ont connu une hausse changes eff
moyenne de 35 % en un an, qui atteint 120 % pour les physiocrates,
cer6ales et 80 % pour le riz. Avec deux consequences. d6sinteret env
D'un c6ot, des 6meutes de la faim sur tous les conti- dans les pays
nents de Haiti aux Philippines en passant par la C6te d6veloppemer
d'Ivoire et le S6engal, le Maroc et l'Egypte, le Yemen Plusiel
et l'Ethiopie, la Thailande et l'Indon6sie et une situ- 1'explosion de
ation d'urgence qui touche 100 millions de personnes. avanc6e est cc
De l'autre, la remont6e de barrieres protectionnistes des fonds sp(
sous la forme de quotas ou de taxes d'exportation en l'immobilier
Argentine, en Ukraine, en Egypte, en Inde ou au Viet- sont structure


richesse des nations


nete red6couvre brutalement que
este un secteur strat6gique. Pourtant, le
I que l'economie moderne est n6e de
a travers la premiere modelisation des
ectu6e par Francois Quesnay et les
aurait dui mettre en garde contre le
vers le march des biens agricoles, tant
developp6s que dans les strategies de
nt.
urs raisons convergent pour expliquer
es prix agricoles. La plus r6gulierement
onjoncturelle : il s'agit du deplacement
iculatifs des marches financiers et de
vers les matieres premieres. Les autres
elles et done durables. La population


Produits explosifs 2 777- -,
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mondiale croit (9 milliards d'hommes en 2050) et
s'enrichit, notamment dans les pays 6mergents oh la
consommation alimentaire se diversifie. Dans le meme
temps, 1'industrialisation et l'urbanisation entrainent
une diminution des terres cultivables (- 3 % par an en
Chine). Les investissements done la productivity -
ont e6t insuffisants au cours du long cycle de baisse
des prix relatifs. Le r6chauffement climatique aggrave
les s6cheresses, voire la desertification (en Afrique,
mais aussi en Australie, qui voit s'effondrer sa pro-
duction de c6r6ales et de riz), tandis que se multiplient
les catastrophes naturelles.
Enfin, les politiques publiques ont aggrav6 la
p6nurie : depuis 1992, 10 % des surfaces ont e6t mises
enjachere dans l'Union europ6enne. Plus de 100 mil-
lions de tonnes de c6r6ales ont e6t d6volues 1'essor
des biocarburants. Et les politiques de d6veloppement
ont sacrifi6 le secteur agricole au profit de l'industrie
et des services.
Seule une nouvelle revolution verte peut nourrir
9 milliards d'hommes en assurant un revenu decent
aux agriculteurs qui repr6sentent les trois quarts des
pauvres et en 6voluant vers des pratiques plus
respectueuses de 1'environnement. Ii est d'autant plus
important de ne pas se tromper sur ses principes.
Les marches ne s'autor6gulent pas plus en
matiere agricole qu'en matiere financiere, et
l'intervention des pouvoirs publics est 16gitime pour
repondre aux situations d'urgence, fixer des normes,
reguler la concurrence. Mais l'agriculture relive
clairement du march. Et la solution de la crise
alimentaire doit etre pensee en termes de production,
d'investissement, d'innovation, non pas de
protectionnisme, de subvention, de control des stocks
et des prix. Ce pour trois raisons : les prix de march
sont la meilleure maniere d'augmenter l'offre, de lutter
contre la pauvret6 et d'enrayer l'exode rural. Le
protectionnisme agricole paup6rise les consommateurs
tout en bridant la production et les gains de
productivity. Enfin, les barrieres aux changes, du fait
de l'6troitesse des changes internationaux (17,2 %
des productions de ble, 12,5 % de mais et 7 % de riz),
renforcent les p6nuries et la hausse artificielle des prix.
L'Europe est en premiere ligne dans cette crise.
Malthusianisme, subvention et protection sont en effet
les trois mamelles de son agriculture. A l'heure du
bilan de sante de la politique agricole commune (PAC),
il est urgent de remettre en culture les 3,5 millions
d'hectares gel6s, de repenser l'agriculture en termes
de production 6conomique et non d'entretien des
paysages, de d6manteler les subventions a l'exportation
(voir AGRICULTURE / 11)


Page 10







Mercredi 07 Mai 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 15


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LA CRISE ALIMENTAIRE


LE
siecles, l'o
les lumibP


La revanche de I'agriculture
par Fr6edric Lemaitre moyens qui en constitue le principal motif. rarement un groupe de pression. Paradoxalement, c'est
Deux raisons expliquent cette incroyable injus- dans les pays d6veloppes, lo oh ils sont les moins
MONDE, 22 Avril 08 Elle fut, durant des tice de la repartition de la d6pense publique. nombreux, que les agriculteurs pisent le plus (et
ibjet de toutes les attentions. Puis, attire par Contrairement aux urbains, les ruraux forment (voir REVANCHE / 12)
res de la ville, 'homme s'en d6tourna.


L'agriculture fut, au XX^e si.cle, marginalise, et
l'agriculteur mfpris. On ne compte plus les signes
de cette d mchnance. La France a beau vpnerer son
terroir, 1'expression "paysan" y fait figure d'injure.
Ce n'est peut-etre pas par hasard si c'est au Salon de
l'agriculture que Nicolas Sarkozy, Mlu des villes s'il
en est, a lance son fameux /"casse-toi, pauvre con"/.
Une insulte n'6tantjamais gratuite, le president, urbain
jusque dans ses mocassins, n'a peut-etre fait que dire
tout haut ce qu'une bonne partie du peuple des villes a
eu unjour envie de dire au peuple des champs.
Ce mepris est mondial. Alors que 75 % des
pauvres habitent dans des zones rurales, agriculture
ne regoit que... 4 % des investissements publics et 4
% de l'aide au dnveloppement. Au-dela des causes
conjoncturelles mises en avant pour expliquer la crise
alimentaire actuelle progression de la demande,
changement climatique, concurrence des biocarburants
et speculation financiere -, c'est cette absence de


AGRICULTURE ...
(suite de la page 10)
qui crdent des distorsions considerables au detriment
des pays 6mergents. Un renforcement de la preference
communautaire n'a pas de sens au moment oh les prix
de march sont au plus haut. En revanche, une rdelle
priority devrait s'attacher a l'harmonisation des
normes sanitaires notamment au sein du grand
marched.
La France a tout a gagner a la rehabilitation de
la dimension 6conomique de l'agriculture et a son
insertion dans le march mondial. Elle dispose d'atouts
d6cisifs. Alors meme que ses parts de march a
l'exportation ne cessent de se d6grader, que son
industrie decline en raison d'un positionnement
d6fectueux, que son commerce exterieur accumule les
deficits (40 milliards d'euros), elle a degag6 un
excedent agroalimentaire de 9,1 milliards d'euros en
2007. Au point que l'agriculture s'affirme pour l'heure
comme le premier avantage comparatif du pays. D'oi
l'importance de faire le choix de l'ouverture et de
l'innovation. Cela passe par la r6glementation mais
non par l'interdiction de fait des OGM, sauf a bloquer
la recherche biov6g6tale et a provoquer le
d6classement a terme des poles d'excellence
agroalimentaires frangais. I1 n'existe pas d'activit6
condamnde en agriculture, mais seulement des
modules, des technologies, des organisations ou des
pratiques perimes. La France ne doit pas rater la
revolution agricole du XXI^e siecle.


Page 11


ah L m M M WO


LA CISE LIMETAIR


I I


II









LA CRISE ALIMENTAIRE


Mercredi 07 Mai 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 15


La revan


(REVANCHE ... suite de la page 11)
regoivent le plus d'aides). Surtout, la Banque mondiale
et la plupart des dirigeants consideraient jusqu'i ces
derniers mois que l'agriculture 6tait une activity
residuelle.
Puisque 4 % de la population
parviennent dans les pays developpes a
nourrir les 96 % restants, pourquoi aider les
agriculteurs des pays pauvres dont le destin
est de partir en ville travailler dans -
l'industrie et les services ? Entendre Rob-
ert Zoellick, president de la Banque
mondiale, s'inquieter aujourd'hui de la r e
penurie alimentaire, laisse perplexe. La *
Banque mondiale est l'un des tout premiers
responsables de la situation actuelle. C'est Avail
elle qui a impose depuis des decennies aux
pays pauvres de r6duire toute aide financiere
et administrative a ce secteur et de '
privilegier les cultures d'exportation. ,
Resultats de cette myopie, que certains
jugent teint6e de malveillance tant elle a
servi l'interet des pays riches : les
agriculteurs des pays pauvres souffrent
cruellement d'absence de formation et
d'investissements publics, et l'autosuffisance
alimentaire a longtemps e6tjug6e d6pass6e.
Osons le politiquement incorrect: croit-on que,
si les pays riches s'interessaient vraiment au
d6veloppement agricole, ils auraient laiss6 un Africain
- le S6engalais Jacques Diouf exercer trois mandats
(de 1994 a, en principe, 2012) a la tete de la FAO,
l'agence del'ONU charge de l'alimentation? Meme
la localisation de l'agence en Italie est significa-
tive. Face a la Banque mondiale et au Fonds mon6taire
international, la FAO ne fait pas le poids. Que peut
Rome contre Washington ?
Le revirement de la Banque mondiale le prouve
: les tensions actuelles, r6sultat de vingt ans d'erreurs
et de passivity, amenent les responsables a reconsid6rer
l'agriculture comme un secteur strat6gique. Si les
m6dias et les hommes politiques s'interessent au court
terme (vite, sauvons Haiti...), la FAO et deux autres
organismes de l'ONU, le Fonds international de


a


che de l'agriculture
developpement agricole (FIDA) et l'Organisation es a un avenir. En raison de l'augmentation de la popula-
Nations unies pour le d6veloppement industriel tion mondiale et du niveau de vie de celle-ci, la
(Unido) ont prepare l'avenir en organisant a Delhi, du demande de denrees alimentaires devrait doubler d'ici
8 au 11 avril, le 1^er forum mondial des agro-indus- a 2050. Mais l'avenir de l'agriculture passe par la trans-
formation des produits agricoles, dont
,P wm l'importance va croissant, et donc par un
p Orapprochement avec l'industrie. Faute
Sd'infrastructures, un pays comme l'Inde
B perd environ 30 % de ses recoltes et
redevient importateur net de c6r6ales.
Davantage que de biotechnologies, les
agriculteurs des pays pauvres ont surtout
"Copyrig hted Material besoin de systimes d'irrigation, de routes
en bon 6tat et de refrigerateurs leur
Syndicated Content permettant d'avoir aces aux marches et de
peser face aux industriels.
ble from Commercial News Providers" Les constats sont les memes en Asie,
en Afrique, en Am6rique latine et en Eu-
rope centrale : les agriculteurs manquent
ap d'un environnement porteur,
d'organisations en r6seaux telles que les
cooperatives de production, de formation
et d'infrastructures publiques. L'argent fait
aussi cruellement d6faut. Mais la crise
actuelle pourrait amener les investisseurs h
s'interesser a ce secteur. D'ores et dejh, le Credit
tries. Plus de 500 personnes, venues de 110 pays, y agricole, qui jusqu'i present misait sur la
ont particip d mondialisation de son reseau pour assurer son
Alain de Janvry, professeur h l'universit6 de d6veloppement, a decide de renouer avec ses racines
Berkeley, a rappel que agriculture 6tait un secteur rurales en organisant un forum international sur le
Berkeley, a rappele que l'agriculture etait un secteur- financement de la filiere agricole. Moins par
cl pour la croissance. En Chine, en Inde ou au Viet- financement de la file agricole. Moins par
nam, c'est son d6veloppement qui a permis i des philanthropie que par intret bien compris.
centaines de millions de personnes de sortir de la Les dates ne portent plus sur la disparition
pauvret et aux economies de d6coller. Par ailleurs, la progressive de l'agriculture, mais sur son evolution.
creation d'industries agroalimentaires constitue bien Mais toutes les ambiguit6s ne sont pas levies. Les pays
souvent une premiere tape vers une conomie plus du Sud vont devoir h la fois rendre leurs agricultures
industrielle. Si la part de agriculture dans '6conomie plus compktitives et les rworienter en partie afin de
mondiale diminue, celle de l'aindustrie agroalimentaire satisfaire la desormais sacro-sainte autosuffisance
augmente. Meme si les chiffres sont extremement alimentaire, ce qui ne sera pas facile. Dans le meme
parcellaires en raison de l'importance du secteur temps, les pays du Nord devront accepter de lever leurs
informel (60 % des emplois dans certains ays), les barrieres douanitres, tant les programmes d'aide
industrimel (60 % des emplois dsans douterta ys), les actuellement dcids en catastrophe apparaissent en
stres aoa entaes premier partie comme la consequence des politiques mentes
secteur conomique au monde. omposeesjusqu'prsentparlespaysoccidentaux.
Aujourd'hui, chacun en convient : l'agriculture ou impossjusqu' present par les pays occidentaux.


DIASPORA

Bailleur de fonds au noir et les deux solitudes


Par Vernet Larose
"A la repression de la Semaine sainte oh les
maquereaux de careme auront servi d'entremetteurs
aux harengs de barrique, succederont les giboulees
d'avril. Descentes nocturnes, ponctuees de coups de
feu, scandees de cris de supplici6s, rythmeront la
precellence dejuillet.
Puis reviendra la poisse de novembre, le mois
le plus cruel de l'ann6e. La cruaut6 de novembre
ramenera dans les m6moires l'anniversaire de la mort
de Bernissart. Au s6jour des justes, le petit homme
sec parle-t-il encore des dinosaures? Les faces


TOLL FjR It 1 -tbbbti
ORl bbt-ftlb-I
PAX mtbS-flbI
CRLL. M"-bffb-


continueront a grimacer de peur et tous ceux qui
voudront echapper a la torture, a la misere, a la mort
se verront contraints de fuir a l'6tranger." Emile
Ollivier, Mere-Solitude, Paris, Le Serpent A Plumes
Editions,p.241
Dans la tradition lib6rale, la charity est une
affaire d'Etat.Ainsi l'Etat est-il amended fiscaliser les
donateurs qui b6enficient d'une reduction fiscale sur
leurs d6penses destinies a des oeuvres caritatives.
L'aide dite au developpement y est inscriptible. Or,
parmi les consequences imm6diates des 6meutes de la
faim, nous trouvons, paradoxalement, l'annulation de
la conference internationale des bailleurs de fonds qui
6tait prevue en Haiti au 25
avril; et ce, en d6pit du fait
que ce pays tombe sous les
injonctions du chapitre VII
de la Charte des Nations
unies. D'ailleurs la
Mission des Nations Unies
pour la stabilisation en
Haiti(MINUSTAH) est
tenue de prot6ger les civils
contre toute agression
physique et de surveiller la
situation des droits de la
personne.
Et, c'est cette
meme tradition qui
explique le concept de
< proteger>> 1laborp par la
Commission interna-
tionale de l'intervention et
de la souverainetd des
Etats(CIISE) en 2001, et
dont l'un des principes de
base s'6nonce ainsi :
< souffre gravement des
consequences d'une
guerre civile, d'une
insurrection, de la
repression exerc6e par
l'Etat ou de l'6chec de ses
*55b 56 politiques, et lorsque 1'E tat
en question n'est pas
dispose ou apte mettre un
terme h ces souffrances ou
SIM les 6viter, la
responsabilit6 internatio-
nale de proteger prend le


pas sur le principe de non-intervention.>>
Mais on pourrait accuser ces bailleurs de
fonds de delit de fuite, de crime de non-assistance a
peuple en danger. C'est cependant d6risoire, lorsque
la journaliste Catherine Handfield de La Presse
Montreal du 26 avril 2008 fait un reportage sur < Haitiens de Montreal viennent au secours de leurs
proches rests au pays.>>
L'envolee des prix des aliments de base de la
population haltienne, les a en effet, amended
augmenter leur soutien et a faire plus fr6quemment
des transferts, les envois se font plut6t chaque semaine
que chaque mois. Des m6dias haitiens avaient d6jh fait
la comparaison entre les deux flux d'aide, l'officiel et
le culturellement clandestin, sur le march du don.
Selon une source de 1'AHP date du 30
d6cembre 2007 : < grands renforts de publicity est souvent versee a des
ONG, deplore-t-on dans certains milieux ... Et des
ministeres concerns par cette partie du budget sont
ensuite accuses de n'avoir rien fait de ces fonds.>>
Toujours suivant cette agence de presse, du
7 mars 2007, les transferts de fonds de la diaspora
d6passaient 1,65 milliard de dollars, soit l'equivalent
du tiers du PNB du pays, tandis que les bailleurs de
fonds strangers en sont toujours a zero.
Selon une etude financee par la BID, 1,1
million d'adultes regoivent des fonds 10 fois par an,
pour une moyenne de 150$ par envoi et environ la
moiti6 de ces familles disposent d'un revenu inf6rieur
a 500 dollars l'an; ces transferts couvrent les d6penses
de premiere necessity.
Cependant de nombreuses familles
parviennent a economiser une partie de leur argent ;
argent qui est investi dans le petit commerce, dans les
renovations de leur maison, dans l'education de leurs
enfants. En 2006, 1,17 milliard provenaient des Etats-
Unis, 230 millions du Canada et 130 millions de la
France. Deux faits hautement significatifs illustrent les
deux solitudes qui existent entre les pays donateurs et
la diaspora haitienne qui reside dans ces pays,
particulibrement au Quebec, pour ne pas dire a
Montr6al. I y a premierement le constat suivant : au
contraire de l'aide internationale, ces fonds
n'atterriront pas dans la bureaucratie, mais iront
directement dans les poches des gens,et
deuxiimement, la n6cessit6 de fournir une assistance
technique aux pays de l'Am6rique latine et de la
Caraibe a structurer davantage les cooperatives de
credit et d'autres institutions de proximity afin de leur
permettre de recevoir le transfert directement des
(voir DIASPORA / 16)


Page 12


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-11










age MIAMI-DAD COUNTY Mercredi 07 Mai 2008
S14 MIAMI-DADE COUNTYHaiti en Marche Vol. XXII- No. 15


ADVERTISEMENT FOR BIDS

PROJECT NAME: MIA Regional Commuter Facility MIAMI- DE

PROJECT NO.: B761A2

Sealed Bids for the Project designated above will be received for and in behalf of Miami-Dade County, by the Office of the Clerk, in the Stephen P. Clark Center, Suite 17-202,
111 N.W. 1st Street, Miami, Florida, 33128 until 1:00 P.M., June 18, 2008, or as modified by addendum, at which time all Bids will be taken to a room to be designated by the Clerk of the
Board in said Stephen P. Clark Center. Bids are to be submitted in two envelopes. Bids received after the time and date specified will not be considered. Envelopes A of Bids, containing
only the Schedule of Intent Affidavit(s) will be publicly opened and the names of the Bidders read aloud. Upon notification by the Department of Business Development, bidders may
correct defects on the Schedule of Intent Affidavit(s) within forty-eight (48) hours after bid submission. Envelopes B of Bids, containing all of the remaining bidding documents, from
Bidders that have not been rejected as not responsive will be opened publicly and read aloud forty-eight (48) hours after the bid submission date and non-responsive bids will not be opened.
Bidders are invited to be present at each opening. The County reserves the right to postpone or cancel the bid opening at any time prior to the scheduled opening of bids.
IN GENERAL THE WORK COMPRISES: Construction of a new Regional Commuter Facility at the west end of the North Terminal Development extension, generally
consisting of a three story concrete structure addition, a ramp level holding room, concession area, locker rooms, support areas, baggage areas, a concourse extension with waiting areas,
two aircraft gates with bridges, sterile and public circulation, offices and related support areas.
BID DOCUMENTS: The Miami-Dade Aviation Department will make the Bid Documents available, on May 8, 2008, for inspection by individuals by appointment only, on
business days during the hours of 9:00 a.m. to 4:00 p.m. at MDAD Bldg. 3030, Central Wing, Conference Room 3. Interested parties are to schedule an appointment to review the Bid
Documents through Maria Fernandez at 305-869-3343. The duration of each appointment will not exceed two (2) hours. However, the Department may schedule additional time slots (not
to run consecutively with the original appointment), if available. At the time of the appointment, and prior to any Bid Document review, interested parties will be required to present
current, government issued, picture identification (e.g., Driver's License, United States Passport), documentation that they are licensed architect, engineer, or contractor who may perform
work on, or related to, the Project, and sign and notarize a Confidentiality Affidavit certifying that the company and each authorized employee agrees, that in accordance with Florida
Statutes 119.071(3)(b) and one or more of the following Florida Statutes, 281.301 and 331.22, to maintain the information contained in the Bid Documents as being exempt from the
provision of Florida Statute 119.07(1) and 24(a), Article I of the State Constitution. In addition, interested parties are advised that individuals will be monitored while reviewing these
documents. Interested parties may take notes, however, no photographs and/or copying of the documents will be allowed.
The Bid Documents can be purchased for $1,500. Payment shall consist of:
1. Non-refundable Payment of $500 for each set of Bid Documents
2. Refundable Deposit of $1,000 for each set of Bid Documents

The non-refundable payment shall be by any type of check, or money order, only, and made payable to the Miami Dade Aviation Department. The refundable deposit shall be by
Cashier's or Certified check or money order, only, and made payable to the Miami Dade Aviation Department. To purchase a set of the Bid Documents, each purchaser must present a
current, government issued, picture identification (e.g., Driver's License, United States Passport), documentation that they are licensed architect, engineer, or contractor who may perform
work on or related to the Project, and furnish and sign a notarized Confidentiality Affidavit. Confidentiality Affidavits may be obtained in advance by e-mailing Mfernandez@miami-
airport.com or can be completed at the time the Bid Documents are purchased. Each interested Bidder shall, at the time of Bid Document pickup, furnish an address, telephone and fax
numbers, and email address for the purpose of contact during the bidding process. A business card with all of this information will suffice.
The Confidentiality Affidavit, non-refundable payment, and refundable deposit shall be delivered in person to Maria Fernandez, or designee, at Miami International Airport,
Building 3030, 2nd Floor between the hours of 9:00AM 4:00 PM, Monday through Friday. Upon payment and verification of the required identification documents, the verified individual
will be authorized to pick up from the printer the number of sets of the Bid Documents for which payment has been made. The address of the printer will be provided to the purchaser at
that time. Only full sets of the Bid Documents will be authorized for pickup.
All Bid Documents, including any copies made, shall be returned to the same location where they were purchased. All Bidders that timely return the Bid Document will have
their deposit returned. Those Bidders that purchase Bid Documents, but elect not to participate in the bidding process are also required to return all copies of the Bid Documents to the
location of purchase. Failure to return the Bid Documents and copies made to the location of purchase within five (5) working days after the Bid Due Date may be reported to a Law
Enforcement Investigating Authority and will forfeit the deposit. Furthermore, Bidders that fail to return Bid Documents shall not be allowed to participate in future Confidential
solicitations until such time that the firm has taken corrective actions that are satisfactory to Miami Dade County. The purchaser of the Bid Documents shall be required to certify that they
have returned all original Bid Documents plus any copies and they have not retained any copies.
All bids must be submitted as set forth in the Bid Documents. The County reserves the right to reject any or all Bids, to waive informalities and irregularities, or to re-advertise
the Project. The County, by choosing to exercise its right of rejection, does so without the imposition of any liability against the County by any and all bidders.
PRE-BID CONFERENCE: The Miami-Dade Aviation Department will hold a Pre-Bid Conference and Site Inspection on May 19, 2008, at 10:00 A.M. in the MIA Auditorium,
Concourse A, 4th Floor of the Miami-Dade Aviation Department, for all interested parties. Attendance will be limited to two (2) representatives per firm. No other Site Inspections will be
provided by the Miami-Dade Aviation Department. It is the policy of Miami-Dade County to comply with all the requirements of the Americans with Disabilities Act (ADA). For sign
language, interpreter services, material in accessible format, other special accommodations, or airport-related ADA concerns, please contact the MDAD Office of ADA Coordination at
(305) 876-0856.

COMMUNITY SMALL BUSINESS ENTERPRISE PROGRAM
Contract Measures for this Project is (are): 25%

COMMUNITY WORKFORCE PROGRAM
The Community Workforce Goal for this Project is: 29%

BID GUARANTY: Each Bid must be accompanied by a Bid Guaranty of not less than five percent (5%) of the Total Bid in a manner required by the Instructions to Bidders. No
Bid may be withdrawn after the scheduled closing time for the receipt of Bids for a period of one-hundred and eighty (180) days. The County reserves the right to reject any or all Bids, to
waive informalities and irregularities, to reject all bids, or to re-advertise for Bids.

BID IS SUBJECT TO THE FOLLOWING PROVISIONS AMONG OTHERS:
1) The Miami-Dade County Responsible Wages Ordinance.

2) The Provisions in reference to the timetables for minority and female employment participation, expressed as a percentage, for the Contractor's aggregate work force in each
trade on all construction work in the covered area, as follows:

Timetables Goal for minority Goals for female
Participation for each Participation for
From 4/01/81 trade in Miami-Dade County each trade
Until further notice 39.5 % 6.9 %


As used in this Notice, and in the Contract resulting from this solicitation, the "covered area" is Miami-Dade County, Florida. These goals are applicable to all Contractor's
construction work (whether or not it is Federal or Federally assisted) performed in the covered area.
3) The "Equal Opportunity Clause" and the "Standard Federal Equal Employment Opportunity Construction Contract Specifications" as set forth in the Contract Documents.
The Contractor's compliance with the Executive Order and the regulations in 41CFR Part 60-4 shall be based on its implementation of the Equal Opportunity Clause, specific
affirmative action obligations required by the specifications set forth in 41CFR 60-4.3(a), and its efforts to meet the goals established for the geographical area where the Contract resulting
from this solicitation is to be performed. The hours of minority and female employment and training must be substantially uniform throughout the length of the Contract, and in each trade,
and the Contractor shall make a good faith effort to employ minorities and women evenly on each of its projects. The transfer of a minority or female employee or trainee from Contractor
to Contractor or from project to project for the sole purpose of meeting the Contractor's goals shall be a violation of the Contract, the Executive Order and the regulations in 41CFR Part 60-
4. Compliance with the goals will be measured against the total work hours performed.
The Contractor shall provide written notification to the Director of the Office of Federal Contract Compliance Programs within ten (10) working days of award of any construction
subcontract in excess of $10,000 at any tier for construction work under the Contract resulting from this solicitation. The notification shall list the name, address and telephone number of
the Subcontractor; employer identification number of the Subcontractor; estimated dollar amount of the subcontract; estimated starting and completion dates of the subcontract; and the
geographical area in which the Contract is to be performed.
4) Miami-Dade County has enacted an ordinance governing utilization of certified Community Small Business Enterprise (CSBE) Subcontractors. Requirements for compliance
with this ordinance are contained in the Contract Documents.
5) Pursuant to Miami-Dade County Code Section 2-11.1(t), a "Cone of Silence" is imposed upon RFPs, RFQs or bids after advertisement and terminates at the time the County
Manager issues a written recommendation to the Board of County Commissioners or a Notice of Contract Award Recommendation, whichever comes first. The Cone of Silence prohibits
communications regarding RFPs, RFQs or bids between potential vendors, service providers, bidders, lobbyists, or consultants and the County's professional staff, including but not limited
to the County Manager and the County Manager's staff. A Cone of Silence is also imposed between the Mayor, County Commissioners or their respective staffs and any member of the
County's professional staff including, but not limited to, the County Manager and the County Manager's staff.
The provisions of Miami-Dade County Code Section 2-11.1(t) do not apply to oral communications at pre-bid conferences, oral presentations before selection committees, oral
communications with the Contracting Officer, as published by the Department of Business Development in their weekly Cone of Silence Project Information Report, for administering the
procurement process, provided the communication is limited strictly to matters of process or procedures, Contract negotiations during any duly noticed public meetings, public presentations
made to the Board of County Commissioners during any duly noticed public meeting or communications in writing at any time unless specifically prohibited by the applicable RFP, RFQ,
or bid document. Bidders or proposers must file a copy of any written communication with the Clerk of the Board, which shall be made available to any person upon request. The County
shall respond in writing and file a copy with the Clerk of the Board, which shall be made available to any person upon request.
In addition to any other penalties provided by law, violation of Miami-Dade County Code Section 2-11.1(t) by any bidder or proposer shall render any RFP award, RFQ award, or
bid award voidable. Any person having personal knowledge of a violation of this Ordinance shall report such violation to the State Attorney and/or may file a complaint with the Ethics
Commission. Bidders or Proposers should reference the actual Ordinance for further clarification.
6) The County shall not be responsible for any modifications or alterations made to the Bid Documents or to the Contract Documents other than those made by Addendum,
Change Order, or Work Order.








Mercredi 07 Mai 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 15


C' tait annonc6 depuis le d6but de la saison :
le Bayern Munich a retrouv6 son titre de championnat
d'Allemagne. Sans surprise, les Bavarois, qui avaient
frapp6 fort lors de la p6riode des transferts pour revenir
au top, ont d6croch6le 21e sacre national de leur
histoire.
Toute l'Allemagne n'attendait que cela.
Depuis l'et6 dernier, les parieurs de la Bundesliga
avaient tous mis6 sur un nouveau sacre du Bayern
Munich. Pas une grande prise de risque. La figure de
proue du football allemand avait mis les petits plats
dans les grands dis l'6t6. Agac6 apris avoir sign sa
pire saison depuis 1995 sold6e par une piteuse
quatrieme place, 1'ogre bavarois avait frapp6 fort lors
de la campagne de recrutement. Tris fort. 70 millions
d'euros d6pens6s. Rien que cela. Histoire d'attirer dans
ses filets Luca Toni (Fiorentina), Miroslav Klose
(Werder Breme) et surtout Franck Rib6ry. Histoire
surtout de revenir tris vite sur le devant de la scene.
Avec sa pl6iade de stars, on ne voyait pas
vraiment ce qui pouvait empecher le Bayern
d'empocherun 21e titre national. Le seul risque? Que
la mayonnaise ne prenne pas. Que le FC Hollywood
reprenne ses droits et oublie dejouer en 6quipe sur la
pelouse. Mais voila, 1' experiments Ottmar Hitzfeld n'a
pas manque sa mission. Aux commandes de cette for-
midable armada, l'entraineur bavarois aux deux
victoires en Ligue des Champions (1997, 2001) a su
trouver la bonne alchimie. Sa plus grande reussite ?


L'int6gration des trois grandes recrues estivales.
Des recrues vite redoutables
Malgre la pression d' tre le plus gros transfert
de l'histoire du Bayern... et de la Bundesliga (26 mil-
lions d'euros), Franck Rib6ry s'est tout de suite int6gr6.
Ses acc616rations ont fait des ravages devant les lourds
d6fenseurs allemands. Sa bonne humeur permanente
a enchant6 tous les Bavarois. Et une "Riberymania"
s'est meme install6e sur les bords de l'Isar. "C'est une
merveille. Tout ce qu'il fait pour nous, c'est tout
simplement merveilleux. L'6nergie dont recele son
petit gabarit, c'est tout simplement fou, incroyable",
s'est r6jouit Uli Hoeness, le manager g6n6ral dans un
entretien au magazine Sport Bild paru mercredi. Mais,
Rib6ry n'est pas la seule belle trouvaille du Bayern.
Luca Toni, qui a vite 6t6 aussi efficace qu'en
Italie (21 buts) pour former l'un des duos les plus
prolifiques d'Europe avec Miroslav Klose, n'a pas 6t6
en reste. "La politique de transfert a port ses fruits",
s'amuse Franz Beckenbauer, le president du conseil
de surveillance du Bayern Munich. Resultat : dis la
premiere journee, le Bayern a trust la premier place
pour ne jamais la licher. Une performance que
seulement trois 6quipes ont reussie dans l'histoire de
la Bundesliga. Les deux autres 6taient le... Bayern en
1972/1973 et 1984/1985. Malgre une petite baisse de
regime en hiver, certains coups de gueule d'Oliver
Kahn, le Bayern a done retrouv6 son statut. Et de belle
maniere. A troisjournees du terme de la saison, le club


Bundesliga Le Bayern, evidemment


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Ligue 1 Bordeaux chasse le Lyon
Mend I la pause, Bordeaux s'est impose portier girondin se troue complitement sur une
Marseille (1-2) au prix d'une superbe seconde periode. ouverture en profondeur convoit6e et transform6e avec
Grace a deux realisations magnifiques de Wendel et ser6nit6 par Niang (45+1, 1-0).
Pierre Ducasse, les Girondins reviennent a deux points
de Lyon a deuxjournees de la fin. Marseille perd la 8-772 N E= 2
troisieme place. T61: 305
MARSEILLE BORDEAUX : 1-2 T : 3
Buts: Niang (45+1) pour Marseille-Wendel A D K I J A]
(81e) et Ducasse (90e) pour Bordeaux.
Qui a dit qu'il n'y avait que la course pour le
maintien qui 6tait passionnante dans ce championnat LE MAGASIN POUR T(
2007/2008 ? Qui a dit 6galement que le titre de cham- Rdception de paiement pour Be
pion de France, malgre la tenacit6 de Bordeaux, serait BEIE MOBILITY etc..etc.
finalement promis h Lyon ? Celui ou celle, voire ceux,
tous ceux qui ont partag6 ces diff6rents points de vue, Connectiou tllphlonique chkz
forts justifiables en cours d'exercice, peuvent
d6sormais revoir leur copie. Surtout depuis un certain OU..r..
4 mai 2008. Aux alentours de 22h50. L'heure et le Ouvert
moment choisi par Bordeaux pour renverser la vapeur 6 Jours
en Ligue 1. Victorieux sur la pelouse de I'OM (1-2),
les Girondins n'ont pas seulement bouscule la loterie par
des places europ6ennes. Ils ont surtout rappel6 aux
Lyonnais que c'est, finalement, a force de se cacher SCTaflie
qu'on avance le plus sereinement possible.
D6sormais, deux points s6parent I'OL de 8h3 am
Bordeaux. Deux points a deuxjourn6es de la fin, autant
dire qu'il ne faudra pas etre cardiaque lors des deux a
prochaines semaines. D'ailleurs, au vu du scenario 7h30 pm
propose par les vingt-deux acteurs engages sur le pr6
du V6lodrome dimanche soir, il ne fallait d6jh pas avoir
de faiblesse a ce niveau-la pour profiter du spectacle
propose. Longtemps discret, ce dernier, passe la I Parfums
premiere demi-heure de la partie, n'a pas tard6 i Cellular& Beepers
6clabousser le match de cloture de cette 36e journ6e S ouliers et Sandales
de Ligue 1. Niang, l'homme fort de 1'OM, voit le -lProduits pour la cuisine (
poteau repousser une de ses banderilles dans la sur- Cadeaua
face. Ram6, battu, peut souffler (34e) et souffle peut- *Table/ x V
etre meme trop d'ailleurs. Irreprochablejusque-lk, le Moneygram 4 F


bavarois, dejh vainqueur de la Coupe d'Allemagne et
de la Coupe de la Ligue, s'offre un sans-faute dans
ses competitions domestiques.
Vivement la C1
Cette belle saison restera pourtant marquee
par une grande disillusion. Et pas des moindres.
Souverains dans leur pays, les Bavarois ont 6chou6
dans la quete d'un titre continental en Coupe de
1'UEFA. Avec une deroute contre le Z6nit Saint-
P6tersbourg en demi-finale de la C3 (1-1, 0-4) qui,
pour bien des observateurs, a terni une saison presque
parfaite. "Il faut arreter de dire que le Bayern n'a plus
aucun poids sur la scene internationale, nous 6tions
fatigues, un point c'est tout", s'est emport6 Uli
Hoeness. Mais l'essentiel est ailleurs. Le Bayern est
redevenu maitre sur ses terres. Et retrouvera la Ligue
des Champions la saison prochaine.
Une nouvelle page de l'histoire du Bayern
s'6crira alors. Sans son mythique gardien "Vul-kahn"
qui prend sa retraite apris avoir brandi pour la huitieme
fois de sa carriere le "Schale", le troph6e remis au
champion. Et sans Ottmar Hitzfeld qui quitte le Bayern
en fin de saison pour diriger la selection suisse. Mais
avec Jiirgen Klinsmann sur le banc. L'ancien
selectionneur de la Nationalmannschaft aura la lourde
tache de guider le Bayern pour ses retrouvailles avec
la competition la plus importante aux yeux des
dirigeants bavarois. "La Ligue des champions, c'est
vraiment notre cat6gorie", a admis Hoeness. Toute
l'Allemagne n'attend que ca...


Page 15


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LIBRE PENSEE


Mercredi 07 Mai 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 15


( Il ya trds loin de la velldite a
la volontd, de la volont a la resolution,
de la resolution au choix des moyens,
du choix des moyens a 'application.
Cardinal de Retz, Memoires

Ce n'est pas courant d'utiliser
le mot << Jeremiades > pour faire allusion
a ce genre de discours importun et
repetitif qui tant6t ressemble a des
lamentations a << casser les oreilles >,
tant6t a des reproches et d'autres fois,
les moindres, a des prises de position
politiques. Dans ce dernier cas, les
jeremiades sont surtout pour insister sur
<< l'inimportance > des << adversaires >.
Nous, simples auditeurs, qui protons
parfois une << oreille distraite > aux
jeremiades, nous avons l'habitude de
dire ou de croire que la personne est en
train de << rans6 >, qu'elle est en train de
<< battre sa bouche >, de << babiller >.


J'ai pens6 aux <>
ces derniers jours, non pas a cause des
discours oiseux, vides, fastidieux,
lassants, repetitifs, qui nous importunent
a longueur dejournee, dans les m6dias
ou qui apparaissent dans les
conversations entre amis, mais plutot a
cause de certaines interventions, de
certains personnages de la politique
nationale ou internationale. Cela a
provoqu6 en moi des associations
d'idees, qui ont occupy mon esprit ces
deux dernieres semaines. J'ai pens6 par
exemple a Obama, a celui qui, si << Dieu
le veut > (puisqu'en << Dieu > lui aussi
il croit comme le recommande la devise
de cette grande nation bien que son
< Conseiller Spirituel > maudisse
1'Amerique), peut marquer l'histoire.


DIASPORA


Bailleur de fonds au noir

et les deux solitudes
(DIASPORA... suite de la page 12)


banques ou des cooperatives de credit;
ce qui facilitera les beneficiaires a
utiliser le systime financier, notamment
l'usage des cartes de d6bit(ATM).
Or, les caisses populaires sont
implantees depuis pus de 50 ans en
Haiti. Le Developpement international
Desjardins(DID) leur fournit une
assistance technique. Mais aucune
relation de solidarity n'est 6tablie entre
les organismes de de cooperation
internationale du Quebec et la diaspora,
meme si le chantier de l'6conomie
sociale comprend un chapitre,
mondialiser solidairement dont la piste
d'action 2 consiste a mettre en place des
ressources qui permettent a nos
partenaires du Sud de participer a parts
6gales et l'un des moyens : c'est de
favoriser la mise en place d'un Fonds
de d6veloppement de l'6conomie sociale
et solidaire, suivant la D6claration 2006
du Sommet de l'6conomie sociale et
solidaire, tenue a Montreal les 16 et 17
novembre 2006.
Neanmoins une assistance
technique interculturelle aurait du etre
fournie a la diaspora haitienne pour
qu'elle puisse faire sortir ses actes de
bienfaisance de la sphere privee, qui
consiste a emprunter le chemin qui
conduit au march du don, a la charity
de l'6tat, comme marqueur d'integration
6conomique et culturelle dans le pays
d'accueil.
Toutes les conditions sont
reunies pour que les bailleurs de fonds
de la diaspora se donnent ce titre, un
statut, s'organisent en organismes de
cooperation internationale en vue de
beneficier de toutes les dispositions
legislatives y relatives et le climat
culturel qui le valorise, afin de


transformer le soutien a leur famille en
actions de d6veloppement: la demande
existe deja ainsi ue les besoins a
satisfaire, mais a I'offre se pose le
problime de l'adoption-adaptation a la
culture de l'organisation dans le cadre
de l'6conomie de la migration, un des
l66ments strategiques de la
mondialisation.
La consolidation d6mocratique
du pays depend de l'integration socio-
6conomique et culturelle de sa diaspora,
de sa conversion dans l'entrepreu-
neurship social. Capitaliser sur votre
poids electoral, le gouvernement du
Canada vient d'annoncer une aide
alimentaire deliee a la hauteur de 10
millions de dollars au benefice de 350
000 Haitiens, tout courtisant 1' Ylectorat
d'origine haitienne, c'est egalement agir
civiquement en placant vos transferts
caritatifs dans la sphere publique.
Vous payez chaque semaine
des taxes sur les achats de billets
d'avion, des frais d'agences et vous
apportez avec vous de argent et de la
nourriture pour vos proches. D'ailleurs,
en tant qu'adultes migrants vous
fournissez des ressources a votre pays
d'accueil qui en beneficient, 1'exode des
cerveaux represente une perte pour les
pays d'origine, vous participez ensuite
a son d6veloppement et vous contribuez
a compenser les inegalites sociales qui
d6coulent des effets pervers de
l'Fconomie-monde, par vos actions
caritatives.
Cependant vous nejouissez, en
l'espice, d'aucun statut. On ne saurait
vous taxer de Bouki, c'est tout comme!

Larose Vernet
(vernelaroz@yahoo.fr)


Mondiale. Chers amis, je pensais que
le chemin de la Presidence des Etats-
Unis 6tait complitement aplani pour
Obama quand le R6verend Jeremie,
celui qui aurait du prier pour son ame, a
repris la parole pour r6clamer ce qui
d'apris lui est justice pure. Justice
divine. Sans riglement de compte. I1
croit avoir raison. II veut avoir raison.
Comme les Haitiens. Nous nous foutons
pas mal de lajustice, nous voulons avoir
raison. Nous voulons que les choses
tournent en notre faveur. Jeremie
Wright l'6rudit, le << beau parleur >, le
<< matraqueur > vient de me montrer
jusqu'a quel point l'utilisation adequate
de l'argumentation, la coherence dans
le discours, peuvent conduire B la bonne
solution mais pas forc6ment a la
meilleure, 1' optimum, a l'ideale. Voila
peut-etre l'importance de ... la
POLITIQUE.
Chers amis, chers lecteurs, par
association d'idees, j'ai pens6 a la ville
de Jeremie et aux moments douloureux
que nous traversons, non pas a cause de
ces << douleurs d'enfantement >
provoquees par l'accouchement d'un
nouveau Gouvernement mais plut6t a
cause des < auxquelles
nous nous sommes habitues dans ce
pays, et qui nous font beaucoup plus de
tort que nous ne le pensons. En reality,
la ville de Jeremie est a la mode. On en
parle beaucoup. Ne me prenez pas dans
le mauvais sens. Au fond, ce n'est pas
mauvais d'etre mal interpret.
Heureusement,je ne suis pas << homme
politique >, mais, ou bien on fait de la
politique ou la politique nous faconne,
a sa maniere.
Et, plusje pense Jeremie, plus
je palpe l'6tat d'isolement dans lequel


Jeremiades !


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nous vivons. Durant un certain temps,
durant mon enfance et une bonne partie
de mon adolescence,j'avais parfois peur
de prononcer le mot << Jeremie >.
Quelque chose de grave s'6tait produit
l1-bas, et ce n'6tait pas Hazel ou l'un
quelconque de ces autres cyclones qui
ont ravag6 cette ville au cours de son
histoire de ville. Encore a mon age, a
chaque fois queje rencontre un ami de
Jeremie, je ressens une sorte de
complicity qui montre la complexity de
l'etre Haitien, avec ses non-dits, ses
reflexes, son esprit de contradiction, son
penchant naturel vers le ... marronnage
(j'ai horreur d'entendre ce mot de la
bouche d'un stranger se referant H Haiti
ou n un Haitien. I1 montre le poids de
notre inf6riorit6). Je n'ai pas beaucoup
d'amis de Jer6mie et, ne me prenez pas
dans le mauvais sens a nouveau. Je ne
suis pas l'ami du << pressenti > non plus.
Regardez done ailleurs chers lecteurs.
Enfin. Je commence avec mes
divagations, avec mes
<< JEREMIADES >, avec mes discours
importuns et mes lamentations
incoherentes. Chassez le naturel, il
revient au galop dit le proverbe. Mieux
vaut done ne pas lutter contre la nature.
Je laisse done libre cours a mes derives.
Enfin chers amis, chers
lecteurs, puisqu'il y a tris loin, << de
la vell6it6 a la volonte, de la volonte a
la resolution, de la resolution au choix
des moyens, du choix des moyens a
l'application >, essayons de faire en
sorte que ce chemin, qui conduit de la
vell6it6 a l'application, soit le plus ais6
possible et que l'on puisse reellement
trouver cette << pierre angulaire >, sur
laquelle batir la structure du pays.

Oscar Germain
germanor2005@yahoo.fr
Mai 2008


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Mercredi 07 Mai 2008 MIAMI-DADE Page 17
Haiti en Marche Vol. XXII No. 15 MIAMI-DADE COUNTY

PIBLIKASYON ADISYONEL KI SOTI TRIBINAL SIKUI MIAMI-DADE COUNTY

ATANSYON

FIME, ANSYEN FIME AK SIVIVAN FIME FLORID YO DWE ENSKRI ANVAN
16 JEN 2008 POU YO KAPAB KALIFYE POU YO RESEVWA YON FON AN
FIDEYIKOMI KI VO APEPRE 600 MILYON DOLA


I. ISTWA

Rekou kolektif Engle te depoze an 1994 eli te pote plent kont endistri taba an Jiy& 1998. HowardA. Engle, M.D., et al., (Pleyan) v. R.J. Reynolds
Tobacco Company, Philip Morris, Inc., Brown & Williamson Tobacco Corp., individually and as successor to American Tobacco Co., Lorillard
Tobacco Co., Lorillard, Inc., Liggett Group, Inc., Brooke Group Holdings, Inc. fk/a Brooke Group, Ltd., Inc., Councilfor Tobacco Research U.S.A.
and Tobacco Institute (Defand&), Pwos& Nimewo 94-08273 CA (22) Tribinal Sikui Dade County. Piblikasyon sa a konsene yon fon lajan ki apa
e ki pa gen parey li ki gen plis pase ladann (> a) yo te kreye pou rekou kolektif la grasa Susan e Stanley Rosenblatt, avoka
reku kolektif la.

II. MANM KLAS ENGLE KALIFYE YO SE MANM KI ELIJIB POU RESEVWAYON PATI NAN FON AN FIDEYIKOMI AN

Ou kapab kalifye pou resevwa lajan nan Fon fidisye Engle si ou (oswa moun ou genyen ki mouri) te soufri, ap soufri kounye a, oswa te mouri nan
maladi ak kondisyon medikal (ki nan lis anba a) ak6z akoutimans nan sigaret ki genyen nikotin. Maladi a oswa kondisyon medikal la dwe te
dyagnostike dab6 oswa manifeste poukont li nan dat 21 novanm 1996 oswa avan dat sa a. OU DWE ENSKRI ANVAN 16 JEN 2008 POU W
KAPAB ELIJIB POU RESEVWAYON PATI NAN FON FIDISYI ENGLE. W ap genyen obligasyon pou soumet dokiman prezan epi ki kapab
verifve pou sip6te reklamasyon ou. W ap genyen obligasyon tou pou soumet reklamasyon ou anba sanksyon pou fo temwayaj.

anevrism awbt kanse ren
kanse nan blad pipi kanse larenks (gbj oswa bwat vwa)
maladi serebwo-vaskilk (avek estwbk tou) kanse poumon (avek tou adenokasinbm, kasinbm gwo selil,
kanse nan matris kasinbm ti selil, kasinbm malfijyen)
bwonkopnemopati kwonik obstriktif- COPD (avek anfizem tou) konplikasyon gwos6s (foskouch)
maladi kwonaryen (avek tou maladi kadyo-vaskilk, ate ki vin di, kanse nan kavite oral/lang
atewosklewoz, maladi ate kowonaryen ak ateryolosklewoz, kanse pankreyas
anjin pwatrin, kayo san ki pa nbmal, domaj nan veso sangen, akwosendwom (avek maladi Buerger tou)
enfaktis myokad (atak kadyak)) kanse nan farenks
kanse nan ezofaj (gbj) kanse lestomak


III. MANM KLAS ENGLE KALIFYE YO DWE ENSKRI NON YO ANVAN 16 JEN 2008 POU YO KAPAB ELIJIB POU RESEWVA
YON PATI LAJAN FON AN FIDEYIKOMI

Nan odisyon 15 avril 2008 la, Tribinal la te fikse yon ore pou alokasyon ak distribisyon Fon fidisye Engle. Manm klas Engle kalifye yo DWE
enskri non yo pa laps oswa sou Entenet anvan 16 jen 2008 pou yo kapab elijib pou resevwa yon pati Fon fidisye Engle. Anrejistreman an
pa garanti ou kalifye pou resevwa yon pati nan Fon fidisye Engle.

Moun ki te resevwa yon kopi Avi sa a pa laps ta dwe resevwa tou yon kopi F6mile Anrejistreman an epitou yo dwe soumet f6mile a anvan 16
jen 2008, ki se dat limit lan. Poujwenn yon 16t F6mile Anrejistreman, si sa nesese, kontakte Administrate Reklamasyon an gratis nan nimewo
1 (888) 420-1666; voye imel ba EngleTrustFund@gardencitvyroup.com; voye demand ou alekri nan Engle Trust Fund, c/o The Garden City
Group, Inc., P.O. Box 013241, Miami, FL 33101; oswa ale nan sit w&b www.EngleTrustFund.com pou transfere yon kopi F6mile Anrejistreman
an nan 6dinate ou. Sinon, manm klas la kapab soumet F6mile Anrejistreman yo sou Entenet nan sit w&b www.EngleTrustFund.com anvan minwi
nan dat 16jen 2008.

Administrator Reklamasyon an ap voye lt pa laps pou f& konnen li resevwa chak F6mile Anrejistreman. Let yo ap mande ak idantifye tout
enf6masyon adisyonel ak dokiman administratif ki nesese pou detemine si ou kalifye pou resevwa yon pati nan Fon fidisye Engle. Let la ap bay
tou enf6masyon espesifik konsenan dat limit yo. Dokiman administratif manm klas la dwe soumet ba Administrate Reklamasyon yo anvan lye out
2008. Distribisyon Administrate Reklamasvon vo dwe fQt san patipri sou baz chak fim&.

IV. ESKE MWEN DWE ANBOCHE YON AVOKA POU SA?

Ou kapab anboche avoka, avek lajan ou, pou reprezante enter& ou anrap6 ak alokasyon ak distribisyon lajan Fon fidisye Engle oswa Fideyi-komise
Tribinal la lonmen ap detemine kouman enter& ou ap reprezante. Si ou genyen yon avoka ki reprezante ou (oswa moun ou ki mouri) konsenan
yon reklamasyon pou tabak, tanpri konsilte avoka ou konsenan avi sa a ak dat limit anrejistreman non ou ak reklamasyon ou.

V. POU JWENN ASISTANS AK ENFOMASYON ADISYONEL

Ou pa bezwen telef6ne ni ekri Tribinal la, Fidevi-komisa a, oswa Grefye Tribinal la pou jwenn 16t enf6masyon. Nenp6t rechech oswa kesyon ou
genyen konsenan Avi sa a oswa pwosesis distribisyon ak alokasyon an ta dwe adrese direkteman ba Administrate Reklamasyon yo depi ou rele
gratis nan nimewo 1 (888) 420-1666; nan imel ba EngleTrustFund@gardencitygroup.com; oswa depi ou voye yon demand alekri ba Fund Engle Trust
Fund, c/o The Garden City Group, Inc., P.O. Box 013241, Miami, FL 33101.


FE ak ODONE 18yem jou avril 2008
/s/
David C. Miller
Jij Tribinal Itineran



DE l EiiiBJ~. IL'u u ~1 DI\Vd6Xla l N ~l~HRU~EF~::U iD iHi, nu ami iu~i aw rOkIuI lii 4JI H Elihi Iff












El *11li~i I'i


Allez de FROUAI a GEODES, en utilisant des mots du du
vocabulaire frangais, et ne changeant qu'une lettre par ligne.


F S VVQMDO
C QKUALAL
IOXCCMBC
RSANFRAN
TO YGXNMA
LYIBBXAS
UPPESLLF
B QRYMUSR
NRLAOIIE
ARTE RNWD
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MOSN
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SQES
CSTA
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TVPR
E Y TE
GSNS
HVIL
GAAV
RGSN


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olympique dans le carr6 ci-dessous


e lodie
103.3 fm


5h00- 6h30 Bon Reveil en musique

6h30-7h00 Au Pipirit chantant
journal crdole avec Louini fontal

7h00-9h00 M61odie Matin avec Marcus
Informations, Interview, Anecdotes, Humour,
Analyses
Nos Chroniques:
L'Editorial de Marcus
Au Quotidien avec Elsie
La Chronique Litt6raire avec Dominique Batraville
Les Sports avec Mario Bareau
Les Invit6s du Jour
M61odie Matin chaque samedi est anim6
par F6quiere Raphael

l0h-Midi Le disque de 'Auditeur
animation James Prddvil

12:00-12h30 LeMidi
informations avec Laury Faustin

12h30-2h00 Lady Blues avec Elsie
Jazz, Blues, Swing, Ragtime

2h00- 3h00 C'est si Bon en chansons...
Emission de chansons francaises

3h-5hpm Le Bon Vieux Temps
Retro-Compas
avec Doc Daniel et Captain Bill

5h00 Le Journal de 5 heures
avec Villette Hertelou

7h-8h30 AmorySabor con Luciani

8h30- 9hoo Soir Informations

9h00 10h30 Notre Grand Concert
Lun. & Mer.: L'heure classique
Mar. & Ven.: Turgot Theodat tient I'antenne
Jeu. & Dim.: Jazz at Ten
Judy Carmichael regoit ses invites


9h00etaudelA


Cavaliers, prenez vos dames
(Samedi) 50 ans de succds populaires ha'tiens


7 oeoace


e f"tca A u eOW es Xa&apee /


Page 18


(suite de la page 2)


millions iront a la Banque de cereales vivrieres du Canada, une organisation non
gouvernementale canadienne active a l1'tranger.
Cette contribution porte a 230 millions de dollars 1'aide alimentaire canadienne pour l'exercice
2008-2009.
La ministre canadienne de la Cooperation internationale, Bev Oda, a par ailleurs annonce que
1'aide alimentaire n'allait desormais plus etre conditionnee a des achats au Canada.

Lancement officiel de deux projets de traitement de bassins versants
au Morne 1'H6pital A Port-au-Prince
Le mercredi 30 avril 2008, le Directeur adjoint de I'USAID en Haiti, Madame Beth Cypser et
le Ministre de l'Environnement, Jean Marie Claude Germain, ont lance officiellement deux
projets de traitement de ravines au Morne l'Hopital a Port-au-Prince autour du theme < Rete te,
kenbe dlo, pou yon Ayiti vet >. La ceremonie a eu lieu a l'hotel le Plaza, au Champs de Mars,
en presence de plusieurs officiels haitiens, des membres de la society civile et des representants
d'organisations non gouvernementales.
Pendant trois mois, des techniciens en conservation de sol vont aider la communaute a installer
des seuils et plantules d'essences fruitieres et forestieres ainsi que diverses especes de boutures
dans les ravines Bandoune/Malteque et Bussy. Ceci permettra de resoudre ainsi les problemes
(voir EN BREF / p. 20)


"Copyrighted Material

Syndicated Content

Available from Commercial News Providers"


F R 0 U A I


Mercredi 07 Mai 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 15

Solutions de la
semaine passe:
DRE GE S
D R E V E S
D R A V E S
GRAVES
GRAVIEE
GRAC IE



SCRABBLE
Arrangez les sept lettres ci-dessous
pour former un mot frangais

C N

I AE

SR

Solutions de la semaine passee
NEWTONS


Solutions de la semaine passee


En Bref...


MIAMI.DADE

LEGAL ANNOUNCEMENT REGARDING REQUEST FOR
PROPOSALS FORRETAIL CONCESSIONS PROGRAM 2008
RFP NO. MDAD-04-07
MIAMI-DADE COUNTY MIAMI, FLORIDA
The Miami-Dade Aviation Department is announcing the availability of the above referenced
advertisement, which can be obtained by visiting our Website at:
www.miami-airport.com/htmllbusiness opportunities.html (in order to view the full
Advertisement, please select "Advertisements" link at the bottom of the Business
Opportunities page and then select the respective solicitation).
Copies of the RFP solicitation package can only be obtained through the MDAD, Contracts
Administration Division, in person or via courier at 4200 NW 36th Street, Building 5A, 4th
Floor, Miami, FL 33122, or through a mail request to P.O. Box 025504, Miami, FL 33102-
5504. The cost for each solicitation package is $50.00 (non-refundable) check or money
order payable to: Miami-Dade Aviation Department.
This solicitation is subject to the "Cone of Silence" in accordance with section 2-11.1(t) of
the Miami-Dade County Code.


GEO DE S








Mercredi 07 Mai 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 15


ti Gout pa ti Gout ak Jan Mapou


TIGOUT Mounn Okap...



MOUNN OKAP YO DI YO

KAPAB...

Avik Max Manigat kbm majbjon (directeur
de la publication) 29 Kapwaz ake Kapwa : Marlene
Rigaud Apollon, Louis J. Auguste, Charles Dupuy,
Bernadette Gilles Duvivier, Gtrard Etienne, Michele
Kersaint Etienne, Jacques Jacquelin Gargon, Wilfrid
'Tcho' Gervais, Emmanuel Gilles, Renaud Hyppolite,
Wilfrid Tony Hyppolite, Philippe Jean-Frangois,
Maximilien Laroche, Jean-Marie Leroy, Marie Gilles
Manigat, Max Manigat, Marie-Thdrese MAhu-
Frangois, Frangois-Marie Michel, Marguerite
Manigat Pauld, Alix Piquion, Henri Piquion, Jean L
Prophete, Marcius Richard, Serge Saint-Gtrard,
Joseph Claude Schutt-Aind, Rtginal Souffrant, Wilfrid
Suprina, Ltonce Thtlusma, Pierre Eddy Toussaint,
fik pibliye youn tonton liv : Cap-Haftien. Excursions
dans le temps. Voix capoises de la diaspora; 449 paj,
33 foto, kay Educa Vision, Inc.

Senmenn pwochen, n'a vini avik youn atik
sou liv-la.

N'apjwenn-ni nan Libreri Mapou.





Batenm Rat*

Wilfrid 'Tony' Hyppolite

Se regretan, nan koze sa-a, pou chanter Julien
Paul, nig nan Nb, ake Ensemble aux Calebasses,
Pbtoprens, blasfemen nan entipretasyon Batem Rat
16 li ranplase moun nan Nb sezi sesin ake taso nan
: < twasan barik taso rat se twop > lr se : < twasan
bariksesin ratse tw6p jan GtrardMonfiston, chant&r
Septentrional nan epbk sa-a, te konpoze chante sa-a
an 1955. Me chante-a :

Batem Rat Rit: Gwaracha
Konpozisyon ; vokal: GtrardMonfiston

Rat tap f'on batem
Li di fb 1 f'on bal
Ki muzisyen li pran,
Li pran muzisyen chat
Leur li t6 fi minui
Yo frrmen tout pbt
Yo manje tout rat
"Choeur
Twasan barik sesin rat, s6 twbp
"Enspirasyon"Yo manje manman, yo manje
papa"Ay, lami mimi ou malonnit"Yo manje
marenn, yo manje parenn"Yo manje fiyel, yo manje
menm monp&r
%

Se konsa Gtrard Monfiston te konpose
chante-a-y-la paske mounn Okap gen vokabuler-a-yo
ki pa menn ake kina lot rejyon nan peyi-a. Me k&k
diferans :

Okap nou pa di ave m nou di ake m ;/ nou pa
di pa m, nou di kinan m ;/Okap nou pa di ponmkkt
nou di byanwa;/nou pa di avwAn, nou di otmil;Okap,
kannik ak mab pa menm bagay;/ nou pa di bonm
nou di kaderik; /nou pa di bega nou di jonj6l; / nou
pa di batwdl nou di batwa ; / nou pa di kap grandou
nou di barak; /Okap nou gen bon mamit tou, / men
se nou menm sil ki servi ake kannistr ; /Okap nou
fi bon griyo tankou toupatou, men se nou menm sil
ki gen tatouni;/ nan bon kreybl Okap nou pa di dishl,
nou pa di diten,men nou servi ake dusdl oswa duten;
/ nan bon kreybl Okap nou pa di dlo, men nou di djo
bolode, / Djo Kanndl, Djo tchoupanm, djo sezi ;/
Okap Joseph pa rele Joe men Zo kon Zo Oba ; / Okap


nou pa di kwoke nou di pandye ; / Okap nou pa di
pdlen nou di zatrap ; / Okap nou pa di chare nou di
giyonnen; / nou pa di pwa chous nou di pwa chikann;
/ nou pa di pwa jenwa, pwa enkoni, nou di pwa neg
; / nou pa di pwa valet, nou di pwa dekayt; /Okap
nou pa di taso, nou di sesin.

AINSI SOIT-IL.

* Atik sa-a se youn adaptasyon Max Manigat f6 pou
youn pati nan youn chapit Wilfrid 'Tony' Hyppolite
ekri: "Septentrional : une profession defoi ". Li part
nan liv : Cap-Haitien. Excursions dans le temps. Voix
capoises de la diaspora". (Educa Vision, Inc, 2008,
pp. 157-178.)




VIENT DE PARAITRE

Sous la direction de Max

Manigat

CAP-HAITIEN. EXCURSIONS

DANS LE TEMPS

VOIX CAPOISES DE LA DISAPORA
Educa Vision, Inc. 2008, 449p., ill.
U$ $32.00 + 10% Port (U.S.A.) ; 15% (Canada)
%

Vingt-neuf Capoises et Capois dont la plupart
ont v6cu plus de la moiti6 de leurs vies en diaspora
racontent des pans de leur passe, de leursjours 6coules
dans une ville au caract&re unique a cause des ses rues
6troites, de son parler typique, de sa cuisine
exceptionnelle, de son histoire glorieuse. Nostalgique!
Oui, un peu. Emouvant A tous les coups parce que
de si loin que nous pouvons remonter << nos m6moires
se souviennent >.

Ce livre est un sursaut de fiert6 face A la
degradation et a l'avilissement de nos souvenirs que
nous apportent ces horribles photos qui circulent sur
internet. Oi est done passe la belle ville de notre
enfance ?. C'est pour teacher de presenter son vrai
visage auxjeunes generations qui ne l'ont connu que
dans cet 6tat pitoyable que nous avons voulu lever
nos voix. Puissent ces cris du ceur arriverjusqu'h leurs
oreilles car nous leur parlons d'un temps que nos
faibles paroles tentent d'6voquer sinon avec brio du
moins avec tendresse! Comme me l'6crivait Henri
Piquion :

<< Je t'envoie quatre courts textes qui sont ma
contribution au livre collectif de souvenirs du Cap
perdu. Ce livre nous le fera retrouver, et le fera
d&couvrir a nos enfants et aux leurs. >

C'est l notre ambition. Nous n'avonsjamais
voulu 6riger un monument litteraire. Notre d6sir ne
consiste qu'i laisser parler les ceurs de Capoises et
de Capois qui aiment leur ville.

Peu de r6cits c6lebrent le Cap de notre
jeunesse. Nos &crits se veulent un temoignage de ces
temps qui nous ont si profond6ment marques. Et,
Renaud Hyppolite de rencherir :

<< Pour nous tous, qui avons contribute a le
faire naitre, ce livre aura kt6 une forme de catharsis
pour exorciser ce pass hant6 de souvenirs d6teints et
de reves inassouvis. Mais, pour vous jeunes du Cap,
tout comme l'oiseau mythique, emblime de notre cite,
qui renait de ses cendres, puisse-t-il du fond de vos
cceurs ranimer la flamme de vos espoirs d6us et de
vos reves assassins > (Avant Propos, p. 7-8)
**Envoyer vos commandes a :

Libreri Mapou
5919 NE 2nd Av.
Miami, Fl. 33137
Cartes de credit : accepties


Pour un/des exemplaire/s sign6/s :
Max Manigat
16302 SW 28th Court
Miramar FL 33027-5213
U.S.A.
Cheque a l'ordre de : Educa Vision, Inc.




Le L' Le.
(Pou zanm-anm: R. Niles Bashaw)

Sevre sou chimen lavi
Lespwi kwaze bon ze
L-I 1W.
Move mounn tou
Ale
Vini
Jouk d6mi dou
Pote-n nnt ale.


NMg Gonbolyen
Tomonn 16 novanm o7


Je


Ban-m


Ban-m tiyon
Tikras
Tizing
M'ap ft
LakansyMl rantre lan boutey
Sere latibonit
Jouk fant bwadchenn
Bouske t6 sek
Anba soley pichon.
Neg Gonbolyen
Youstonn, Tekzas 25 Avril 08


Dey Nan Lafanmi Koukouy

Se avik tristis Sosyete Koukouy Santo ap enfbme
nou sou lanmb Fridja Pricien manm Sosyete Koukouy
ki kite nou depi dimanch maten byen bon&. Maladi
pote-1 ale apr6 16 zan li pase sou t6 sa-a. L youn
kouzen oubyen youn kouzin mouri nan fanmi; an nou
koube, men nou pa kase; n'ap tounen pou laplibil.
Misye lanmb twb piti pou l'ta ft-n fi bak. Nou poko
konnen dat antiman men nou konnen se younjou nan
semen pwochenn l'ap ye.

Sosyete Koukouy Santo salye tout lbt kouzen
kouzin ki patou atrav6 monn lan.

David Jeanty
Prezidan
Koukouy Santo-Ayiti




KONDOLEYANS

Kouzen, Kouzin

Sosyete Koukouy Miyami resewa nouvil
lanmb Kouzin-nan ak anpil chagren nan k6. Ounjenn
ti boujon flM diz6 konsa ki poko menm louvri anba
lawouze dimaten. Tout lafanmi Koukouy alawonbad6
voye kondoleyans pou tout kouzen-kouzin yo, zanmi,
fanmi ak paran Fridja Pricien.Nou mande Granmit-
la pou 1' resevwa-1 adebra nan wayom li. Kouraj!

Jan Mapou, Prezidan
Biwo Santral Sosyete Koukouy


LVwW~M lIU 131 171mhlhitS'fll


Page 19







P 3GE A Mercredi 07 Mai 2008
Page 20 CK AHaiti en Marche Vol. XXII No. 15




amte i es en v

THURSDAY MAY 15 SUNDAY MAY 18TH
@ MARABOU CAFE @ SPIRIT NIGHT CLUB
SWEET MICKEY inside of hard rock cafe and casino
with special guest DJAM KOUTMIZ
FRIDAY MAY 16THes tes for the first time in the us
@ 80NGOS07
T-VICE VS CARIMI GTSUNDAY MAY 18 TH
les par le govern nt a @ MARABOU CAFE
NU LOOK
FRIDAY MAY 16TH VS KREYOL LA
@ RAMADA RESORT HOTEL
NORTH MIAMI BEACH MONDAY MAY 19TH
KREYOL LA @ MARABOU CAIFE
VS DJAKOUT MIZIK 'Evui e 1 C SRIMI r
,. ," ,f VS HANOOUT














de glissements de terrain ou de ruissellement des eaux provoquant
es d s matriels et des pertes en vies humaines lors des frsaisons n es
pluvieuses. Ces projects d'un cot total de 11,055,117.00 gourdes




(onze millions cinquante cinq mille cent dix sept gourdes) ont te
finances pr le gouversnement anricain aP ravers 'genceS g
Proposes par 'Organisationte delas Penseurs pour le D18)veloppement
de gveloppissement de CarrinefouFeuisselles (GRAADC) eaux partenariat
des Ressources aturelles et des u Dveloppement Ruraines lors des saisonser
pluniveaus des. Ces vi projets communaut totauchl des. Ces project des 17.00gourdes
(onze alisillis dans l cadrnte cinqdu vo llet Pai et dixsept gourcurit des programmes det t
finances par le gouvernements haricaina traverse L'eAgence aseu







'USricaine pour le Des travers CHF International avec le a
programme Konbit Ak Tie t Ansanm KoATA). Ils visent, entire L zIta U PIUJ Ub II U
autropoes fournir une risationse des Purable anseurs pour le D els qui oppeent
affect la societ hatienne au d'Acbut du mpourois d'averil 2008.
eloppe e Dintrecteur Adjoin dFeuilles (RAAD C)/Hati, Madame partenariath
Cypserluant les deux project ins nsreent etans le cadre de s effo'Agriculture
deploys paRessourc es gouvernements hatien ed aDe loppemen t Rural, va favoriser la i f enes



la creation d'environ 579 eplois ui peronne mettront d'a orer le
prniveau de vie des coniable et amlioreront consid projects oment lasur le mdess en H
annonc l cation ddre six milvolet Paix emploiscurit direts pro trammvers de
autprojets a fohaute interponsit e d urable aux graves crises qui ser ont lancsLE M LLE CADEAU POR MAMA
course du mois de Mai dans la zone mID/Htropolitaine dae BePorthe:au



Prince. Ic i" (he.
Cypser, << les deux projects qui s'inscrivent dansproduits le cadre des efforts

situationconomique des bnaficiairesientaires de eilleElle a parailleursaa la publiqre qualities
1annonc la creation de six mille employs directs ravers hdese .






Haiti en Marche
Port-au-Prince
100 Avenue Lamartiniere (Bois Verna)
Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323
Miami
173 NW 94t Street
Miami, Florida 33150
Tel. 305 754-0705 / 754-7543 Fax 305 756-0979
New York 914 358-7559 I Boston 508 941-6897
Montreal 514 337-1286
email: melodiefm@hotmail.com I haiti-en-
marche hughes.net
URL www.haitienmarche com
Library of Congress # ISSN 1064 3896
[ A D O C .... PoUR TOu S VOl ACLHLLA Equipements pour construction
A PURCHASING AGENCY d vtr COmion / Equipomnt m6diol
Tel.: 786-457-8830 Fax: 305-756-0979 -mal paeacallaaolcom PI.. wo. par b atea




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Mercredi 27 Avril 2005 Haïti en Marche Vol. XIX No. 13 Page 1 Haïti en Marche édition du 2 au 8 Février 2005 Vol. XIX No 1 Mercredi 27 Avril 2005 Haïti en Marche Vol. XIX No. 13 Page 1 Haïti en Marche édition du 2 au 8 Février 2005 Vol. XIX No 1 Mercredi 27 Avril 2005 Haïti en Marche Vol. XIX No. 13 Page 1 Haïti en Marche édition du 2 au 8 Février 2005 Vol. XIX No 1 Haïti en Marche édition du 7 au 13 Mai 2008 • Vol. XXII • No. 15 Le Premier ministre désigné Ericq Pierre (AFP)HAITI DANS LE TOURBILLON DE LA CRISE ALIMENTAIREEntre les promesses et la réalité ou du corn flakes à l’ « A-Ksan » Visite au Palais national du leader américain des droits civiques Jesse Jackson dans la photo en compagnie du Président René Préval (au centre) et du Secrétaire général de la Présidence Fritz Longchamps (photo Thony Bélizaire) LA JACMELIENNE, 3 Mai – Soudain on n’entend que des nouvelles positives. Les grands « amis » proposent à coups de millions de venir à notre aide contre la vie chère et la malnutrition. Les autorités haïtiennes soudainement aussi n’ont de leur côté qu’un mot à la bouche : production nationale. Pourtant cela n’a pas encore provoqué d’émotion particulière dans le grand public. Pourquoi ? Soit parce que les gens n’y croient pas. Trop blasés. Trop beau pour être vrai. Soit parce qu’ils ne comprennent pas. En effet, comment cela va-t-il se passer ? Par où commencer ? Quel est le plus court chemin ? Prenons comme exemple deux organisations des Nations Unies : le PAM et le PNUD. Le PAM (Programme alimentaire mondial) a pour mission de nourrir ceux (voir PROMESSES / 4) J ACMEL, 2 Mai – Pour ce 1er Mai, fête du travail et de l’agriculture, il n’y a eu aucune des manifestations traditionnelles à travers le pays. Particulièrement la foire agro-artisanale qui attire à la capitale des petits producteurs de partout dans la république. Cependant les gens ne sont pas étonnés de cette absence. Ils vous disent « c’est l’Etat haïtien, avec lui il n’y a jamais de continuité. » Et pour être plus précis, rappelez-vous que « le gouvernement est sortant. Les ministres ont d’autres chats à fouetter. » On a envie de répondre : qu’est-ce que les ministres ont à y voir. Est-ce que le vendredi saint, le soleil ne se lève pas ! D’autre part juste au moment où on parle de relance de la production nationale et d’encourager la population à consommer local, cette foire gastronomique n’aurait-elle pas été tout indiquée ?Un 1er Mai ignorant les artisans(PREMIER MAI / 5)Arrestation de 4 ravisseurs présumés d’un Français gardé en otage pendant 7 jours PORT-AU-PRINCE, 2 Mai Quatre ravisseurs présumés d’un fonctionnaire français enlevé en Haïti la semaine dernière ont été interpellés jeudi soir quelques heures après la libération de l’otage, a-t-on appris vendredi de source policière. “Nous avons interpellé 4 personnes dans la maison où le Français Jean-Michel Maurin a été séquestré et nous avons récupéré une arme à feu”, a déclaré vendredi à l’AFP le commissaire de la police haïtienne François Dossous. Le fonctionnaire français de la Guadeloupe a été libéré après sept jours de captivité, avait annoncé jeudi soir la police haïtienne. Jean-Michel Maurin, qui travaille en Haïti pour l’Agence française de développement depuis février 2008, avait été enlevé par des inconnus qui réclamaient 500.000 dollars pour le relâcher. “Il a été libéré jeudi soir contre le versement de moins de 10.000 dollars”, a également indiqué le responsable de la cellule anti-kidnapping de la police nationale d’Haïti (PNH). M. Maurin qui était attaché au ministère haïtien des Travaux publics Transport et Communications (TPTC) a été remis, quelques heures après sa libération, aux responsables de l’ambassade de France à Port-auPrince, selon le commissaire Dossous. Par ailleurs, un (voir KIDNAPPING / 2)Brésil: Distribution à Cité SoleilP.3PARLEMENTFormation des commissions devant analyser le dossier du Premier ministre désignéPort-au-Prince (AHP) Le Sénat a formé mardi (29 avril) la commission spéciale chargée d’étudier le dossier du premier ministre désigné, Ericq Pierre. Au cours d’une première séance de travail, les membres de la commission ont défini les modalités et procédures à suivre dans l’étude des pièces qui seront soumises par Ericq Pierre, a indiqué le sénateur Jean Hector Anacacis. Désigné premier ministre en 1999 par le président René Préval au cours de son premier mandat, Ericq Pierre n’avait pas reçu l’aval du sénat à majorité OPL qui invoquait des vices de formes, par le fait que l’acte de naissance de son arrière grand-mère n’aurait pas été retrouvé. Pour être premier ministre, la constitution de 1987 exige, entre autres, du citoyen qu’il soit un Haïtien d’origine et n’avoir jamais renoncé à sa nationalité. Il doit aussi avoir résidé pendant au moins cinq ans dans le pays. Selon le sénateur Anacacis, la commission mettra le temps nécessaire pour l’étude du dossier (voir PM / 7)

PAGE 2

Mercredi 07 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 15 Page 2 EN PLUS ...EN BREF ...(En Bref / p. 18) LIBERTE D’EXPRESSION ET ESPRIT CIVIQUETout le monde a droit à la parole mais tous le méritent-ils?PORT-AU-PRINCE, 2 Mai – Ouf ! La semaine s’achève sans que se soit accompli aucun des mauvais présages que des esprits chagrins avaient répandu à la capitale. Le week-end dernier, les gens (et à quelque catégorie sociale qu’ils appartiennent) n’avaient qu’une conversation : est-ce que les émeutes allaient recommencer lundi ? Pour d’autres ce devait être plutôt mercredi. Sans qu’on ne sache trop pourquoi, sous quel prétexte ? Ni à quelles fins cette fois. Personne ne pouvait dire. Mais on n’en savait pas plus lors du déclenchement des dernières émeutes. Pas plus qu’on pouvait savoir qui était à leur tête. Plus tard, on essaiera de deviner. De deviner, comme on dit, à qui le crime profite … En tout cas, cette stratégie de l’anonymat semble avoir si bien marché la dernière fois qu’il n’a pas été difficile de faire croire à tout le monde sans exception que la même vague d’anarchie allait frapper la capitale. Aussi les stations de gazoline et les supermarchés étaient pris littéralement d’assaut. Mais il n’y a pas eu que la rumeur. Des individus connus pour être des agitateurs professionnels ont été entendus à la radio déclamant leurs scénarios catastrophistes. Est-ce cela la liberté de la presse ? Est-ce que cela fait honneur à un média qui se respecte ? Passe pour une radio clandestine. Passe pour une radio « vonvon ». Mais soit séquelle des événements politiques de ces dernières années dont le jusqu’auboutisme dans quelque camp que ce soit a été la principale caractéristique, soit que le laxisme qui nous tient lieu aujourd’hui de morale publique nous aveugle et nous enlève toute jugeote, soit tout bonnement par vénalité, des médias par ailleurs très bcbg (bon chic bon genre) n’hésitent pas à prêter leur antenne à ce genre de trublions qui ont pour profession de semer le désordre. Mentez, diffamez, effrayez, déstabilisez même sans objectif défini, il en restera toujours quelque chose. Nous n’allons pas nous en prendre à ces individus-là, puisqu’il faut bien gagner son pain quelque part et d’une façon ou d’une autre. Il faut bouffer et faut ce qui faut … Ils ont déjà l’Internet pour étaler leur conception primaire et primitive de la lutte politique … Mais sur une station de radio bénéficiant d’un certain impact dans le public et non des moindres, on n’en revient pas que de pareils zozos puissent avoir pignon sur rue, soient reçus comme on l’est dans les meilleurs salons des hauteurs surplombant la capitale, mais aussi comme partout ailleurs. Car les temps ont changé. A chaque temps, ses méthodes. Aujourd’hui il n’y a plus de lutte clandestine. Chacun expose ses opinions comme il l’entend. Or ces zèbres-là (pour ne pas dire chacals) n’ont aucune importance s’ils ne jouent pas les clandestins, les pseudo-exilés politiques mais qui sont toujours au premier rang des régimes qui font le plus d’exilés politiques. Mais aujourd’hui ce n’est plus pareil, ce n’est plus le temps du voye monte , ces discours venimeux ont des conséquences graves sur la vie de tous sans exception. Et comment ! Comment seulement une semaine après des émeutes qui ont fait tant de dommages et de pertes humaines, matérielles et économiques, tant fait aussi trembler les gens que cela ne recommence avant même qu’on ait eu le temps de dire ouf, et pour ceux qui ont charge d’âmes pas seulement comme papa mais aussi comme patrons de collecter le montant de la prochaine paie de leurs employés, comment peut-on accepter, si tant est qu’on est conscient de son devoir en tant que membre de la grande communauté citoyenne, et au sens le plus large du terme, oui accepter de donner la parole à de tels individus sans autre prétexte que de leur permettre de cracher leur venin dans le but de semer à nouveau le trouble et l’anarchie. Et les innombrables dégâts et misères enregistrés voilà à peine quelques jours. Nous n’en voulons pas personnellement à de telles engeances qui n’en valent pas tant … Par contre, nous nous permettons de rappeler à ces médias frères ou sœurs que leur mission est de protéger la communauté contre toutes déviances comme celles qui ont accompagné les dernières manifestations contre la vie chère, protéger les petits comme les grands, avec même pas cette fois l’excuse d’avoir avantagé les privilégiés puisque ceuxci sont à la même enseigne que la petite marchande riveraine de la route nationale traversant le quartier populeux de Martissant. Ces imbéciles qui ont décidé d’eux-mêmes de vivre loin du pays leurs hallucinations revanchardes parce que c’est la seule façon pour eux de se donner de l’importance sans avoir à jamais lever le petit doigt (car on ne sait jamais, l’opposition peut se remettre à payer aussi grassement que dans les années 2003 à 2006), priezles plutôt de venir mettre la main à la pâte comme nous tous au lieu de persister à faire peur à tout le monde. D’autant plus que ces médias-là sont payés (et probablement plus qu’un autre) pour le savoir ! Mélodie 103.3 FM, Port-au-Prince aujourd’hui pour y semer la terreur là Captez tous les joursMélodie matin avec Marcus sur Importante opération de la police à Petit Goâve le lundi 5 maiLa police a mené une importante opération à Petit Goâve le 5 mai sur les traces d’un redoutable chef de gang nommé Pierre Gascove, alias Bobo. Des véhicules appartenant à des victimes d’enlèvement ont été récupérés. Mais Bobo est toujours en cavale.Mario Andrésol salue l’opération menée par la police le 2 mai à DelmasLe chef de la police Mario Andresol a rendu visite aux policiers du commissariat de Delmas 33, le samedi 3 mai, au lendemain d’une opération menée par les policiers qui a permis de déjouer un enlèvement et la récupération d’un véhicule volé. L’alerte avait été lancée vers 8 heures pm le vendredi 2 mai suite à l’enlèvement de deux femmes qui étaient à bord d’un véhicule de location, une Mitsubishi L-200. Face à cette mobilisation des patrouilles de police, les ravisseurs durent se débarrasser des otages. Cependant ils prirent la fuite avec le véhicule. L’étau se resserrait malgré tout autour d’eux car toutes les issues étaient bloquées. Il y eut un échange de tirs entre la police et les bandits. Le véhicule de police (Nissan Patrol) à bord duquel se trouvait le commissaire Carl Henri Boucher qui était à la tête de l’opération, fut atteint d’au moins un projectile. Les bandits furent forces d’abandonner leur véhicule pour prendre la fuite à pied. Malheureusement ils sont toujours en fuite. Mario Andrésol a salué l’intervention rapide de toutes les patrouilles mobilisées suite à l’alerte lancée par le Centre de Renseignement Opérationnel (CRO). La justesse et la rapidité des informations, la réaction rapide des unités de la police, ont permis de déjouer l’enlèvement des deux femmes qui étaient à bord du véhicule.L’analyse du dossier du Premier ministre désignéA l’agenda de la Chambre haute pour cette semaine « cruciale » figure l’analyse du dossier du premier ministre désigné, Ericq Pierre, en vue de son éventuelle ratification comme successeur du premier ministre démissionnaire Jacques Edouard Alexis.American Airlines fera payer pour un second bagage sur les vols domestiques la somme de $25.00A partir du 12 mai les passagers voyageant sur un vol domestique en classe Economy (c’est-à-dire les vols à l’intérieur des Etats-Unis, pas les vols internationaux) devront payer pour leur second bagage la somme de $25. Sont exemptés les passagers membres du programme American Advantage à tous les niveaux (gold, platinum ou executive platinum) ainsi que les passagers voyageant en première classe. American Airlines précise que ce changement est dû aux prix élevés du transport (y compris le prix du pétrole). Le changement entre en vigueur à partir du 12 mai. Nous précisons qu’il s’agit des vols domestiques de American Airlines. En tout cas, pour l’instant. Un bateau voyageant à destination d’Haïti avec de la drogue intercepté au Panama Un navire battant pavillon panaméen dénommé “Thérèse” a été intercepté et ses onze membres d’équipage arrêtés lorsque le bateau tentait de passer par le Canal de Panama avec huit kilos de cocaïne à destination d’Haïti, rapporte samedi (3 mai) une dépêche de l’agence EFE. Le bateau a été arraisonné dans le cadre d’une opération conjointe impliquant des unités du Service maritime national (SMN), des fonctionnaires de la brigade antidrogue du Ministère public (MP) et de la Police nationale (PN). La drogue a été retrouvée dissimulée dans un cylindre de métal au moment où le “Thérèse” était dans une file d’attente au Canal de Panama. Toutes les onze personnes qui se trouvaient à bord du “Thérèse” ont été placées en détention. Leur identité n’a pas été révélée, mais elles sont respectivement de nationalité croate, ukrainienne et philippine. Elles continuaient de faire l’objet, au cours du week-end, d’investigations de la brigade panaméenne antidrogue qui cherchait à fixer les responsabilités dans cette affaire. Haïti est considérée dans les Amériques comme l’un des principaux carrefours du narcotrafic international. Décès à Santo-Domingo d’un sergent de l’Infanterie de marine brésilienne de la MINUSTAHLa Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) a annoncé vendredi, dans un communiqué, le décès la veille à Santo Domingo (République Dominicaine), suite à une pathologie apparemment inconnue, d’un sous-officier de son contingent brésilien, le sergent d’Infanterie de marine Carlos Freires Barbosa (36 ans). Barbosa est décédé d’une hémorragie cérébrale à l’hôpital de niveau 3 à Santo Domingo où il avait été héliporté de Port-au-Prince, le 26 avril dernier, après avoir reçu des soins à l’hôpital du contingent argentin de la capitale haïtienne. « Le sergent Carlos Freires Barbosa était atteint d’une pathologie imprévisible et indétectable qui a entrainé son décès », précise le communiqué de la MINUSTAH. La mission se dit profondément attristée par ce décès et adresse ses sincères condoléances à la famille et aux amis du défunt. Le communiqué ne précise cependant pas si une quelconque investigation en profondeur a été décidée, compte tenu du caractère insolite de la maladie. Le sergent Barbosa, né à Rio de Janeiro, était marié et père d’un enfant. Ce n’est pas le premier décès que compte la MINUSTAH dans ses rangs. Mais les premiers cas enregistrés (en dehors du suicide, le 7 janvier 2006 à Port-au-Prince du général brésilien Urano Teixeira Da Matta Bacellar), ont résulté pour la plupart de blessures reçues par des casques bleus en diverses circonstances, notamment lors d’affrontements avec des groupes armés ou dans des pièges tendus par des tireurs embusquésOttawa débloque 50 millions de dollars de plusLe gouvernement canadien a annoncé mercredi (30 avril) une aide supplémentaire de 50 millions de dollars canadiens (49,7 millions USD) pour faire face à la crise alimentaire qui frappe durement les pays les plus pauvres, et notamment Haïti. De cette somme, 45 millions de dollars sont destinés au Programme alimentaire mondial (PAM), dont une tranche de 10 millions de dollars pour Haïti. Cinq

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Mercredi 07 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 15 Page 3 SOMMAIREL’ACTUALITE EN MARCHESOMMAIREfonctionnaire haïtien du ministère des Affaires sociales a été enlevé mercredi à Port-au-Prince, a-t-on appris dans la capitale haïtienne. Plusieurs personnes enlevées ces derniers jours ont été libérées contre rançons, a également indiqué la police qui note une tendance à la reprise des enlèvements à Port-au-Prince. (AFP)KIDNAPPING ...(suite de la 1ère page) Jesse Jackson visitant le Père Gérard Jean-Juste en Haïti (AP)Jesse Jackson appelle à l’annulation de la dette d’HaïtiPort-au-Prince, le 24 Avril 2008 (AHP) Le pasteur américain Jesse Jackson a appelé mardi les Etats-Unis d’Amérique et les bailleurs internationaux à placer Haïti dans un plan d’urgence pour l’aider à faire face à la crise alimentaire qui a récemment provoqué des émeutes. “Il faut une aide substantielle en produits alimentaires, soit environ 30.000 tonnes de riz, 15.000 tonnes de blé et 7.000 tonnes d’huile comestible par mois sur une période de 12 mois pour aider le pays à faire face à cette crise”, a estimé Jesse Jackson lors d’une conférence de presse au Palais national à l’issue d’une visite de 3 jours en Haïti. Le révérend Jackson a indiqué que son organisation Rainbow/Push, des leaders religieux ainsi que d’autres personnalités sont déterminés à intervenir auprès du président Bush et du ministère américain de l’agriculture pour aider Haïti à surmonter la crise alimentaire. Il a également fait part de sa lutte en faveur de l’annulation de la dette externe d’Haïti qui se monte à plus d’un milliard de dollars. “Les montants payés pour le service de la dette, soit environ 70 millions de dollars, peuvent être investis dans les domaines de la santé, de l’éducation et des infrastructures”, a indiqué Jesse Jackson, affirmant que l’Etat américain avait une grande responsablité envers Haïti, un pays qui l’a aidé à s’enrichir. Il a aussi critiqué la politique de deux poids et deux mesures pratiquée par son pays dans le traitement des dossiers des citoyens cubains et haïtiens arrivés illégalement aux Etats-Unis. “Il faut une loi commune aux immigrants haïtiens, cubains et mexicains”, a lancé Jesse Jackson qui a aussi plaidé en faveur de l’élargissement de la phase 2 de la loi Hope de manière à permettre aux produits haïtiens d’avoir plus d’accès au marché américain. Jesse Jackson a également promis d’aider Haïti dans sa lutte contre le narco-trafic. Annoncée il y a deux ans par le président Préval, la lutte anti-drogue est moribonde en raison du fait que les autorités haïtiennes n’ont pas les moyens de leur politique dans ce domaine, les grands pays consommateurs n’ayant pas fourni, dit-on, l’aide attendue d’eux. Le pasteur américain a fait savoir que les dealers de drogue représentent un grave danger pour la sécurité et que les Etats-Unis avaient le même objectif que le président Preval, en raison du nombre de personnes décédées annuellement aux Etats-Unis par suite du trafic de drogue. BID : 27 millions de dollars pour lutter contre la vie chèreP-au-P, 02 mai 08 [AlterPresse] — La Banque interaméricaine de Développement (Bid) a décidé de fournir, en ce mois de mai 2008, une enveloppe de 27 millions de dollars, sous forme de dons et de ressources concessionnelles, en vue de soutenir et d’encourager des initiatives gouvernementales portant sur les prix des denrées alimentaires, la création d’emplois et la relance de la production agricole en Haïti. « Il est crucial pour la Bid de soutenir les efforts déployés par Haïti pour venir en aide à ses citoyens les plus vulnérables », indique Luis Alberto Moreno, président de la Bid, dans un communiqué. C’est le mercredi 30 avril que le Conseil d’administration de la banque a résolu d’accorder un don de 12,5 millions de dollars et d’autoriser un décaissement de 14,5 millions de dollars approuvé antérieurement en faveur d’Haïti. « L’enveloppe approuvée par notre Conseil permettra aux autorités [d’Haïti] de satisfaire les besoins urgents, grâce à ces ressources ponctuelles », précise Moreno. Aux yeux de la Bid, en plus de « réformes budgétaires et de soutien du secteur financier », la présidence haïtienne a défini un ensemble de dispositions pour « réduire les prix des denrées alimentaires, stimuler la création d’emplois et relancer la production agricole », après les manifestations et protestations de la deuxième semaine d’avril 2008 contre la cherté de la vie, notamment des biens essentiels à la consommation des ménages. La Vallée de l’Artibonite et le bassin-versant contigü d’Ennery-Quinte (Nord) sont les deux régions clés, pour lesquelles la Bid compte porter le portefeuille de projets à environ 100 millions de dollars. Parallèlement, la Banque interaméricaine de développement prévoit de financer des projets d’infrastructure, comme la reconstruction ou la réfection de routes principales et rurales, ainsi que des projets de travaux publics dans les régions les plus démunies pour relancer l’emploi et l’activité économique. Par ailleurs, des projets de développement d’accès au crédit pour les petites entreprises et les agriculteurs sont en cours, rappelle l’institution financière. PORT AU PRINCE (HPN) Le gouvernement brésilien a octroyé une subvention de 200.000 dollars à son ambassade en Haïti pour l’acquisition de produits alimentaires qui seront distribués dans les quartiers pauvres de Port-au-Prince et en province. Selon l’ambassade, cette aide est destinée aux populations touchées par la hausse des prix des aliments non seulement dans quelques quartiers de la capitale de Port au Prince mais aussi dans les villes de Jérémie et de Gonaïves. Le 11 avril dernier, le Brésil avait déjà envoyé en Haïti un don d’urgence de plus de 14 tonnes de nourriture transportées par la Force Aérienne Brésilienne (FAB). Environ 17 tonnes de vivres, dont 3 tonnes de riz achetées par le Bataillon Brésilien de la Minustah, ainsi que 20 mille litres d’eau potable, ont été distribués au peuple haïtien par les militaires brésiliens. En outre, le Brésil a mentionné les mesures d’urgence prises pour faire face à la crise alimentaire mondiale en octroyant 2000.00 dollars au Programme alimentaire mondiale (PAM) lors des événements du mois d’avril en Haïti. Un don de 100,000 dollars a été également accordé à l’Organisation des Nations pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), lors de la 30ème Conférence Régionale de la FAO qui a lieu à Brasilia du 14 au 18 avril. Cette subvention est destinée à appuyer des projets de coopération entre pays en développement (Sud-Sud) dans le domaine de l’agriculture familiale et Haïti en sera le plus grand bénéficiaire, indique un communiqué de l’ambassade. « A travers ces actions, le gouvernement brésilien veut faire preuve de son ferme engagement et de sa profonde solidarité envers le peuple et le gouvernement haïtiens, tout en se joignant à leur effort dans la voie de la stabilisation et du développement social et économique d’Haïti », indique le communiqué. Par ailleurs, le Brésil a annoncé la mise en place de projets de coopération qui permettront le transfert en Haïti de savoir-faire et de technologie pour stimuler la production des denrées alimentaires de base ainsi que des produits agricoles à valeur commerciale plus élevée.Brésil : distribution de l’aide alimentaire dans les quartiers pauvres CRISE ALIMENTAIREJean Ziegler plaide pour un moratoire sur les biocarburantsP-au-P, 28 avr. 08 [AlterPresse] — Le Sociologue suisse Jean Ziegler a proposé, ce 28 avril 2008, un moratoire de cinq ans sur les biocarburants. Il faut, selon lui, briser la spéculation afin de maîtriser l’envolée des prix des produits alimentaires. Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation, Jean Ziegler précise que dans l’espace d’un an, le prix du blé a augmenté de 130%, le prix du riz de 74%, le prix du soja de 87%, et celui du maïs de 53%. La transformation massive d’aliments en biocarburants est la principale cause de cette crise alimentaire qui frappe notamment les pays en développement, estime Ziegler. « Sur 2 milliards de tonnes de céréales produites, 500 millions sont contrôlées totalement par Cargill », souligne-t-il. « 2,2 milliards de personnes, soit le tiers de l’humanité, vivent dans l’extrême pauvreté ou endessous du minimum vital, et ne peuvent pas payer ces prix sur le long terme », dénonce Jean Ziegler. Le Sociologue suisse assimile à du “terrorisme” l’application dans les pays pauvres, par les institutions financières internationales, du (voir ZIEGLER / 5) ANALYSE Haïti dans le tourbillon de la crise alimentaire : Entre le corn flakes et l’A-Ksan p.1 POLITIQUE Dossier du PM désigné : un processus à petits pas p.1 ACTUALITE Arrestation de 4 ravisseurs présumés d’un Français gardé en otage pendant 7 jours p.1 ECONOMIE BID : 27 millions au gouvernement haïtien p.3 Jesse Jackson appelle à l’annulation de la dette d’Haïti p.3 Du riz exporté illégalement d’Haïti p.6 EDITORIAL Un 1er Mai ignorant les artisans p.1 PRESSE Tous méritent-ils vraiment le droit à la parole ? p.2 Affaire Boulos-Guyler Delva p.8 CRISE ALIMENTAIRE Distribution dans les quartiers pauvres p.3 Jean Ziegler plaide pour un moratoire p.3 Le PAM : aide promise par USA insuffisante p.5 Des planteurs unissent leurs forces p.8 L’agriculture richesses des nations p.10 SOCIETE Pour une large participation des femmes … p.7 LANGUES Plaidoyer en faveur de la parité ou du traitement égalitaire du créole p.9 ARTS & LETTRES Emeline Michel clôture le festival CulturElles p.10 Christiane Taubira fait vibrer l’audience … p.11 LIBRE PENSEE Jérémiades ! p.16 Diaspora : les deux solitudes p.12

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Mercredi 07 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 15 Page 4 FORT LAUDERDALE, FL – Amerijet International will open a Fort Lauderdale air freight station on April 2, 2007, announced Pamela Rollins, Amerijet’s VP of Business Development. The station is located adjacent to Amerijet’s corporate headquarters at 2800 South Andrews Avenue. “We have a lot of customers in Broward, Palm Beach and even Martin counties that will enjoy the additional convenience of this station,” Rollins said. “Eventually, we will expand this location to offer ocean services and delivery of import cargo, to make s hipping with us even easier.” Amerijet will accept outbound international air freight at this station, including general personal and commercial cargo, large or small packages, barrels, valuable and fragile goods , hazardous material, oversized shipments and domesticated live animals. Hours of operation will be 9:00 a.m. to 5:00 p.m. Monday through Friday and 9:00 a.m. to 1:00 p.m. on Saturday. Amerijet will transport cargo between this station and its Miami hub via daily ground transfer. For rates and cargo-specific questions, customers can contact Amerijet’s sales department at 800-927-6059 or via e-mail at sales@amerijet.com. Amerijet International, Inc. is a full-service multi-modal transportation and logistics provider offering international scheduled all-cargo transport via land, sea and air. Ft. Lauderdale, Florida-based Amerijet operates offices all over the world, serving destinations throughout North, South and Central America, Mexico, the Caribbean, Europe, Asia and the Middle East. Amerijet operates its own fleet of Boeing 727-200 aircraft from its primary hub at Miami International Airport, where it maintains a custom-built 210,000square-foot air cargo handling facility, a 96,000-square-foot ramp facility and a 50,000-square-foot ocean cargo handling facility. For additional information, visit Amerijet on the web at www.amerijet.com. AMERIJET TO OPEN FORT LAUDERDALE CARGO DROP STATION ADOMI P ADOMI P ADOMI P ADOMI P ADOMI P UR UR UR UR UR CHA CHA CHA CHA CHA SING A SING A SING A SING A SING A GENCY GENCY GENCY GENCY GENCYTel. : 786-457-8830 • Fax: 305-756-0979 e-mail pasacalia@aol.comPour tous vos achats : Equipements pour construction / Pièces de voiture / Camion / Equipement médicalPar avion ou par bateau.UNE ANALYSEqui sont menacés par la famine quand ils n’en sont pas déjà les victimes. Selon son directeur régional, Pedro Medrano, lors d’une visite en Haïti le 30 avril dernier,HAITI DANS LE TOURBILLON DE LA CRISE ALIMENTAIREEntre les promesses et la réalité ou du corn flakes à l’ « A-Ksan » Une vue de la Vallée de l’Artibonite considérée comme le grenier à riz du pays (photo Eugène Robenson) (PROMESSES ... suite de la 1ère page) l’organisation a été « obligée de doubler sa capacité de couverture, passant de 1 à 2 millions de personnes, au cours des dernières semaines, sur le territoire national » (Alterpresse). Pour faire face à la crise alimentaire qui frappe une trentaine de pays (particulièrement en Afrique, en Asie et en Amérique latine – dont spécialement Haïti), le PAM a sollicité 500 millions de dollars supplémentaires. Il en recevra au moins la moitié. Quant au PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement), son représentant résident en Haïti, Joel Boutroue, estime « urgent de poser les premiers jalons qui a couvert la conférence de presse conjointe de ces deux organisations onusiennes le 30 avril dernier.D’un domaine à un autre …Or mine de rien, on passe à pieds joints d’un domaine à un autre : de la distribution de nourriture à la production agricole. D’un stade passif à un autre actif ... De plus, lequel des deux est prioritaire. Il n’est pas aussi facile de répondre à cette question qu’on le croit, sans l’avoir examinée. D’abord quelle production agricole ? Poursuivons. La FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) a pour tâche d’aider les petits agriculteurs à augmenter leur production lors de la prochaine récolte. Nous nous éloignons donc des masses pauvres de la capitale et des grandes villes. Le FIDA (Fonds international de développement agricole), une filiale de la FAO, annonce le déblocage de 200 millions de dollars pour financer la lutte contre la pauvreté rurale dans les pays du monde affectés par la présente crise alimentaire. D’un autre côté, l’Etat haïtien parle abondamment de relance de la production nationale mais sans encore rien de spécifique. agricole. Mais laquelle ? Margot, dans le nord du pays et à l’occasion de la fête du travail et de l’agriculture, M. Préval a parlé de tout à la fois : de petits agriculteurs mettant leurs ressources en commun au sein de coopératives de production et de commercialisation et de leur vendre des semences et intrants agricoles à prix réduits … Mais aussi de grosse commande de tracteurs et de nouvelles sources d’énergie. Or il nous semble que les organisations internationales, quant à elles, parlent jusqu’ici de production vivrière et ce n’est pas pareil. Le Canada vient d’annoncer une aide supplémentaire de 10 millions de dollars pour Haïti, dont 5 millions iront à la Banque de céréales vivrières du Canada, une organisation non gouvernementale (ONG) active à l’étranger. Les Nations Unies s’activent en vue d’aider les agriculteurs des pays pauvres en leur fournissant des semences et des outils nécessaires pour augmenter leur rendement. Des opérations sectorielles.Depuis la Seconde guerre mondiale …Le président Bush propose 770 millions de dollars supplémentaires pour lutter contre la crise alimentaire mondiale. Mais la dépêche qui rapporte l’information n’est pas assez précise, si ce n’est que cette nouvelle aide est « destinée à répondre aux Enfin la BID (Banque interaméricaine de développement) a annoncé qu’elle fournira 27 millions de dollars ce mois de mai au gouvernement haïtien pour exécuter son plan d’urgence pour contrer les prix d’une vraie relance agricole », d’après la même dépêche de l’agence Aterpresse besoins alimentaires urgents et à alimenter des programmes de développement économique dans le monde » (Associated Press). Mentionnant au passage que les EtatsUnis « sont le premier fournisseur mondial d’aide alimentaire avec 2,1 milliards de dollars destinés à 78 pays en développement. » La même dépêche avise qu’il s’agit de la « première crise alimentaire mondiale depuis la Seconde guerre mondiale. » relancer la production nationale. Résultat : une fois n’est pas coutume, voilà donc rien que des bonnes nouvelles. Mais qui jusqu’ici nous arrivent plutôt dans le désordre. En effet, quelle est la priorité des priorités : nourrir les bidonvilles de la capitale et des autres grandes villes du pays où végètent les populations les plus vulnérables ? Comme le PAM s’y consacre … Ou venir en aide directement aux petits agriculteurs en leur fournissant les moyens d’augmenter leur rendement ? Ou les deux à la fois. Autant qu’on en a les moyens.de coordination …Ce sont là des questions qui doivent être traitées à l’avance. Très soigneusement, par des experts, et d’abord nécessité d’un vaste plan de coordination entre tous ces intervenants (international, ONG, gouvernement haïtien, secteur privé local formel et informel, Diaspora – et sous supervision d’organismes de la société civile dans toutes ses catégories) si l’on veut aboutir à un résultat durable. Si tant est qu’on parle toujours comme avant de développement durable. Ce n’est pas quand la réalité dénonce l’erreur d’avoir abandonné le ventre de la nation à un petit nombre qu’il faut recommencer la même erreur en prétextant vouloir corriger la situation précédente. Bref, selon la rengaine : on prend les mêmes et on recommence. On ne réclame pas une déstalinisation. Mais quand même … Aussi bien qu’on ne peut pas savoir si le mot de production nationale a la même connotation dans la bouche des autorités haïtiennes et dans celle des grands « amis » qui se trouvent être aussi de grands exportateurs de produits agricoles.Ventre déboutonné ! …Alors que les responsables haïtiens pensent peut-être (et avec raison) profiter de cette occasion historique (cette fenêtre d’opportunité unique) pour retrouver une certaine autonomie perdue depuis deux décennies que nous avons tourné le dos à la production nationale pour nous livrer pieds et poings liés (ou pour employer une expression haïtienne : littéralement « ventre déboutonné ») aux importations, de la tomate aux ailes de poulet, culminant dans les 500 millions de dollars de riz annuels. Or rien de ceci n’arrive au hasard. Chacun a ses responsabilités. Les régimes haïtiens successifs d’avoir totalement démissionné. Les grands pays exportateurs de ne penser qu’à leurs intérêts. Mais plus encore les grands gendarmes économiques du monde d’avoir triché. C’était le temps des « Chicago boys. » Les années 80 de Ronald Reagan. Le Fonds Monétaire international, la Banque mondiale et la toute nouvelle Organisation mondiale du commerce (OMC) juraient leurs grands dieux que les problèmes économiques de la planète étaient quasiment résolus : les exportations (voir PROMESSES / 5) A entendre le président de la république, René Préval, il s’agit de toute évidence de productionProduction vivrière et ce n’est pas pareil …Lors d’une visite le 1er Mai dernier à Port élevés des produits de première nécessité et … pour Nécessité d’un vaste plan

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Mercredi 07 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 15 Page 5 DE L’ACTUALITEmassives de produits alimentaires des pays du nord enlevaient toute chance de compétition à la petite production familiale du paysan du tiers monde, tandis que celui-ci devait prendre la direction des grandes villes pour la factory et pour découvrir (comme le Charlie Chaplin des « Temps modernes ») les merveilles de la civilisation : l’électricité, le téléphone portable etc.Une augmentation de 74% …Les quelques agriculteurs restant sur place auraient non seulement suffisamment pour se nourrir, d’après le même scénario, mais étaient censés pouvoir se spécialiser dans une nouvelle forme de production : l’agriculture bio, c’est-à-dire des produits nature, sans intervenant chimique, et très en demande dans les pays du nord. Et ainsi la boucle serait bouclée. Mais force est de constater que le grand rêve a tourné en cauchemar. Les Etats qui ont suivi mot à mot les fabuleux conseils de la Banque mondiale et consorts, via la cohorte des « Chicago boys and girls » locaux (faisant entre-temps la pluie et le beau temps dans leurs pays respectifs), sacrifiant non seulement la petite production paysanne ou « place à vivres » (qui a toujours été notre dernier recours dans les moments difficiles et cela depuis la guerre de l’indépendance) mais abandonnant aussi et plus par vénalité (chez les élites économiques et politiques) que par calcul toute production nationale, ce sont ces pays – dont notre pauvre Haïti est la seule aussi affectée dans tout le continent – qui vont payer les pots cassés. La FAO a calculé que leur facture en importation céréalière devrait augmenter de 74% en l’année 2008.Du corn flakes à l’ « A-Ksan » …Mais revenons à la question du jour : par où commencer ? De la nourriture « sinistrée » pour nos masses affamées ? Ou l’aide immédiate au petit agriculteur pour lui permettre d’atteindre un début d’autosuffisance avant de pouvoir mettre ses récoltes sur le marché ? Ou mener les deux opérations en même temps, si tant est qu’on a les moyens non seulement de le faire, mais surtout de contrôler tout l’ensemble car l’une dépend étroitement de l’autre et l’une peut faire capoter l’autre, le « sinistré » saboter la relance de la production nationale dont rêve actuellement notre chef de l’Etat. Mais d’abord, où sont-ils nos agriculteurs ? Où ont-ils disparu entre-temps ? Dans les bidonvilles de la capitale ou en république voisine, « nan panyòl » ? Et ce n’est pas fini : comment reconvertir nos enfants du corn flakes à l’ « acassan » ? Et tout cela dans une société démocratique et de respect de tous les droits de la personne. Et toujours en système de libre échange. Car au fond, rien ne change. Et plus ça change … Marcus, 3 Mai 2008 (PROMESSES ... suite de la page 4)Du corn flakes à l’ « A-Ksan » On devine la réponse : Posez ! Ce sera la première tâche des ministres dès l’installation du nouveau gouvernement. Votre foire n’est pas perdue ! Peut-être mais cela repose la question d’un Etat qui n’existe qu’au gré des gouvernements qui vont et viennent, que par la volonté des chefs d’Etat et de gouvernement et de leurs ministres. Bref, d’un Etat haïtien qui n’existe pas.Machin politique …L’Etat c’est d’abord la continuité, le suivi, la permanence. L’Etat c’est ce qui existe quand tout a disparu, disons de la machine politique (pour ne pas dire du machin politique). délivrer le courrier. Et les candidats au bac de passer leurs examens. Et d’ailleurs chez nous aussi ce ne fut pas toujours comme aujourd’hui. C’est ce qui nous vaut de fêter chaque année le 18 Mai, la fête du drapeau, à l’Arcahaie. Même si nos chefs d’Etat trouvent le moyen d’y introduire leurs agissements par trop erratiques, leurs petites fantaisies, tantôt y participant, tantôt non. Il faut toute la tradition belliqueuse d’une ville comme les Gonaïves pour les forcer à respecter un peu plus scrupuleusement la cérémonie du 1er Janvier, jour de l’indépendance, commémorée dans cette ville. Que disons-nous ? Une nation qui n’a pas hésité à sacrifier le Bicentenaire de son indépendance (1804-2004) pour des querelles politiques partisanes attendre ? Tout comme on se souvient que l’une des raisons du renversement du président Estimé par les chefs militaires en 1950, ce fut pour lui enlever la gloire de clôturer les cérémonies du bicentenaire de la fondation de Port-au-Prince qui furent le grand triomphe que l’on sait, et sans doute le dernier que devait connaître Haïti.Pas sûres de conserver leur fauteuil …Lorsque les Etats-Unis ou la France devaient eux aussi célébrer leur bicentenaire de l’indépendance au siècle dernier (mais oui c’est déjà loin), on fit choix d’un comité d’experts pour s’en charger. Les politiques (gouvernement et opposition) se contentèrent d’être des invités comme les autres. Mais quand des gouvernants n’acceptent de déléguer leur pouvoir même à l’occasion d’une petite foire d’importance chaque année toujours plus réduite, que pouvez-vous espérer sinon comme aujourd’hui l’absence de toute manifestation du 1er Mai et cela parce que nos excellences ne sont pas sûres de conserver leur fauteuil. Ce qui entraîne un cruel manque à gagner pour des artisans qui s’y préparent toute l’année, comme on nous l’explique du côté de Jacmel (sudest).A plein tube …Pour finir, notons que l’Etat pourrait prendre exemple sur le privé. Avec moins de moyens celui-ci arrive à tenir régulièrement les festivals Livres en folie, Musique idem, Femmes en démocratie … Etc. et qui au contraire gagnent constamment en ampleur. Quant à l‘international, l’Institut français, par exemple, tourne toute l’année à plein tube. Mais la palme devrait sans doute revenir à nos fêtes champêtres. Les assises vodou à Nan Souvenance, le bain de jouvence à La Plaine du Nord (pays du libérateur Dessalines) et la 15 Août à Gelée (aux Cayes),comme on dit, cela nous ne négocions pas. Par contre, que l’Etat nous prive de sa foire du 1er Mai, comme chante Brassens, mais de l’Etat moi je m’en fous. Jusqu’à nouvel ordre. Et que l’Etat haïtien puisse ré-exister avec un véritable concept de délégation de pouvoir et dans la décentralisation. Comme le veut la Constitution … (PREMIER MAI ... suite de la 1ère page)Un 1er Mai ignorant les artisans Programme d’ajustement structurel (PAS). Il a vertement critiqué le Fonds monétaire international (FMI), qui a imposé la « plantation » de produits destinés à l’exportation, précipitant ainsi le déclin de l’agriculture de subsistance. « La création de plantations pour la production de biocarburants est susceptible de créer de nouveaux emplois dans les zones rurales, essentiellement pour les travailleurs agricoles peu qualifiés, de plus en plus employés à titre saisonnier ou journalier », a souligné récemment l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO). La Fao a toutefois insisté sur la nécessité d’approfondir les recherches et les données sur les effets socio-économiques de la production de biocarburants liquides sur les hommes et les femmes. Par ailleurs, Jean Ziegler souhaite, dans le cadre de la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, l’application des mesures antipollution plus draconiennes à l’encontre des fabricants de voiture.Jean Ziegler plaide pour un moratoire sur les biocarburants(ZIEGLER ... suite de la page 3) Ottawa : 10 millions de dollars de plus pour HaïtiOTTAWA, 29 avr 2008 Le gouvernement canadien a annoncé mercredi une aide supplémentaire de 50 millions de dollars canadiens (49,7 millions USD) pour faire face à la crise alimentaire qui frappe durement les pays les plus pauvres, et notamment Haïti. De cette somme 45 millions de dollars sont destinés au Programme alimentaire mondial (PAM), dont une tranche de 10 millions de dollars pour Haïti. Cinq millions iront à la Banque de céréales vivrières du Canada, une organisation non gouvernementale canadienne active à l’étranger. Cette contribution porte à 230 millions de dollars l’aide alimentaire canadienne pour l’exercice 2008-2009. La ministre canadienne de la Coopération internationale, Bev Oda, a par ailleurs annoncé que l’aide alimentaire n’allait désormais plus être conditionnée à des achats au Canada. (AFP) En pleine guerre, le facteur continue de (et nous insistons) sans lendemain, que peut-on en Haïti en Marche, JacmelLe Pam: aide promise par Bush insuffisanteROME, 2 Mai (Reuters) Le Programme alimentaire mondial (Pam) ne sait pas encore si les 770 millions de dollars supplémentaires d’aide alimentaire promis par les Etats-Unis suffiront pour assurer sa mission et combler le trou provoqué dans son budget par la hausse des prix des produits alimentaires. L’agence de l’Onu, qui doit combler un manque de 755 millions de dollars, a précisé vendredi que Washington n’avait pas encore décidé quelle serait la répartition de cette aide supplémentaire entre les différentes organisations. “Nous allons devoir attendre de voir comment cet argent va être réparti entre les différences agences qui ont la charge de faire face aux conséquences des prix alimentaires mondiaux”, a déclaré Gregory Barrow, porte-parole du Pam. (voir PAM / 6)

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Mercredi 07 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 15 Page 6 “Mais il s’agit clairement d’un grand pas en avant pour tous ceux d’entre nous qui devons gérer ce problème”, a-t-il ajouté. L’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a toutefois indiqué que l’aide américaine promise et les contributions supplémentaires attendues des autres pays donateurs devraient “permettre aux pays touchés de surmonter les contraintes résultant des prix élevés du marché”. Le Congrès américain doit encore approuver l’enveloppe supplémentaire demandée jeudi par le président George Bush. Les fonds seraient alors disponibles à partir du 1er octobre. Le Pam, qui a pour ambition de nourrir 73 millions de personnes dans 80 pays à travers le monde cette année, a déclaré que ses coûts avaient augmenté de 55% depuis l’élaboration de son budget 2008 en milieu d’année dernière. LES PRIX DU RIZ AU MENU DU SOMMET DE L’ASEAN L’organisation est victime de la hausse spectaculaire des produits de base comme les céréales. Les prix du riz asiatique ont ainsi triplé cette année. La crise alimentaire mondiale menaçant de provoquer des troubles dans certains pays, le Pam a lancé un appel à ses donateurs fin mars pour l’aider à compenser une hausse de 500 millions de dollars de ses coûts afin de pouvoir maintenir les programmes prévus cette année. Ce chiffre a plus tard été porté à 755 millions de dollars. Grâce aux promesses de contributions de plusieurs pays dont le Canada, l’Australie et la GrandeBretagne, le Pam a indiqué que son budget avait été partiellement renfloué. “Nous étions à 70% du chemin vers les 755 millions avant l’annonce de Bush”, a dit Barrow. Il a précisé que le Canada avait rajouté 45 millions de dollars à l’enveloppe promise, soit à peu près l’objectif de 30% de dons supplémentaires demandé par le Pam à ses principaux donateurs. L’Australie a rajouté 27,5 millions de dollars, la Grande-Bretagne 60 millions. L’Allemagne a doublé sa contribution annuelle au Pam d’un montant de 23 millions d’euros, a indiqué le ministère allemand du Développement. Le président Nicolas Sarkozy a annoncé de son côté le doublement de l’aide alimentaire française en 2008 pour la porter à près de 100 millions de dollars. Habituellement, 70% de cette aide est allouée au Pam. La hausse des prix alimentaires, et notamment ceux du riz, figure au menu des discussions des ministres du Commerce du Sud-Est asiatique, réunis à Bali jusqu’à dimanche. L’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Inde et les Etats-Unis sont également représentés lors de cette réunion de l’Association des nations du Sud-Est asiatique (Asean) qui rassemble dix pays. “Notre ministre évoquera le prix du riz. Nous partageons l’inquiétude générale”, a déclaré un responsable des Philippines, le plus grand importateur mondial de riz.Le Pam: aide promise par Bush insuffisante(PAM ... suite de la page 5) Haïti : Du riz exporté illégalement au moment où il fait le plus défautSPECULATION CRIMINELLEPORT-AU-PRINCE, 30 Avril – Une méchante rumeur court depuis quelques jours selon laquelle le riz haïtien est vendu à la République dominicaine. On a crû d’abord à un acte de désinformation ou de malveillance. Or, renseignement pris, ce n’est pas un mensonge du tout. Oui, du riz reçu en Haïti est bien exporté en république voisine. Bien entendu ce n’est pas par le gouvernement, comme on raconte, bien sûr que non. Mais des importateurs haïtiens, profitant du taux de taxation plus bas et même très bas appliqué en Haïti aux produits alimentaires de base, revendent ces produits aux Dominicains réalisant par là un bénéfice extraordinaire car les mêmes produits sont taxés plus lourdement en République dominicaine. Mais pas le riz venu d’Haïti qui échappe à la taxation officielle. Haïti devient donc exportateur de riz. Du riz importé au taux de taxation rabaissé conclu par l’Etat haïtien avec les institutions internationales dans le cadre des accords de libre échange. Décidément l’haïtien est le con de la fable. En un mot, l’Etat haïtien accepte de perdre sur le riz importé. Mais c’est le consommateur dominicain qui en profite. En principe, car c’est certain que ce sont les trafiquants plutôt qui en profitent. Trafiquants des deux côtés. En Haïti et en république voisine. Encore un scandale inimaginable. Rappelons que l’Administration générale des douanes prenait récemment un communiqué interdisant formellement l’expédition du riz à l’étranger depuis Haïti. C’était au lendemain des émeutes de la faim. On a souri. S’il y avait autant de riz sur le marché haïtien jusqu’à pouvoir en expédier à l’étranger, pensait-on en écoutant ce communiqué, le riz ne se vendrait pas aussi cher. Or en expédiant le riz déjà reçu en Haïti à l’étranger, on provoque une rareté artificielle du riz. Conclusion : le prix du riz grimpe encore plus. L’Administration générale des douanes savait donc ce qu’elle disait. Mais sans nous dire plus, en nous cachant subtilement la vérité sur l’un des plus grands scandales du moment. Voici donc un dernier facteur à ajouter à toutes les autres causes de la hausse vertigineuse des prix du riz sur le marché local : la spéculation. Et pas n’importe laquelle. A côté de tous les facteurs internationaux (hausse du pétrole, transformation de céréales en biocarburants, l’appétit glouton des pays émergents Chine, Inde etc), il faut aussi ajouter cette spéculation plus que révoltante sur le marché haïtien. Voler le riz du consommateur haïtien (car ce riz lui appartient pour être entré sur le marché local aux conditions fixées avec le marché international) pour le revendre aux voisins dominicains. Car il s’agit bien de vol. On profite du taux de taxation plus bas pour importer le riz en Haïti. Puis on revend le même riz en République dominicaine où l’on pratique une taxation plus élevée. En appliquant bien du même riz chez nos voisins. Or l’Etat haïtien est au courant de la combine. Ce qui explique le communiqué de l’Administration générale des douanes au lendemain des émeutes de la faim. Comment les douanes ne seraient-elles pas au courant puisque le riz en question traverse la frontière dans des conteneurs géants. Qui plus est, une source nous rapporte qu’un trailer chargé a traversé encore la frontière le weekend écoulé. Quelques jours seulement après le communiqué des Douanes. Non seulement une telle combine a pu s’établir depuis plusieurs années sans problème, mais elle persiste alors même qu’il faut faire venir de l’aide alimentaire pour combattre la cherté de la vie, pour ne pas dire la famine qui frappe déjà une grande quantité de nos compatriotes. Ce n’est pas de la simple contrebande, c’est pas une arnaque comme les autres, c’est du vol (d’abord le vol de l’argent des taxes qui doit servir à améliorer les conditions de vie de la population, et ensuite la rareté artificielle ainsi créée qui fait encore plus monter les prix sur le marché local). Et enfin c’est un crime car cela se poursuit même au moment où le pays est cruellement frappé par une crise alimentaire. Et tout cela a lieu depuis fort longtemps pendant que les autorités nous racontaient qu’elles ne peuvent rien faire et qu’il faut respecter la loi de l’offre et de la demande. Dans tout autre pays, une investigation énergique serait menée et les responsables punis sévèrement. Et forcés de restituer ce qu’ils ont volé au trésor public national. Plusieurs autorités internationales, dont le chancelier français Bernard Kouchner ainsi que le Rapporteur de l’ONU pour le droit à l’alimentation Jean Ziegler, ont insisté sur cette autre cause de la crise alimentaire (la spéculation sans foi ni loi) qu’il s’agit de combattre avec la plus extrême rigueur si on veut arriver à un certain contrôle de cette folle hausse des prix des produits de consommation. Or existe-t-il plus éhontée comme spéculation que ce trafic entre Haïti et la République dominicaine où c’est le consommateur haïtien n’ayant plus que la peau et les os qui subventionne son homologue dominicain. Ou plutôt qui continue à enrichir toujours plus au centuple les mêmes contrebandiers. Des hommes d’affaires véreux des deux côtés de la frontière … Et aussi leurs complices en haut lieu. Normalement. Mélodie 103.3 FM, Port-au-Prince entendu la taxation dominicaine sur le prix de vente Environnement : 410 nouvelles plantules à Petite Place CazeauPORT AU PRINCE (HPN) A l’initiative des Jeunes unis pour la protection de l’environnement et le développement (JUPED), 130 écoliers venus de neuf établissements scolaires ont mis en terre 410 plantules dans les mornes de Petite place Cazeau. Les écoliers, certains en uniforme et d’autres en T-shirt blanc, jaune ou vert étaient arrives très tôt sur les lieux pour lancer l’opération en vue de reboiser les mornes de leur localité. Le choix de ces 130 jeunes, dont 54 filles, âgés entre douze et dix-huit ans s’explique par la volonté des initiateurs de responsabiliser ces derniers quant à l’avenir du pays. « Les plantes ont une grande importance pour notre pays. Les arbres protègent contre l’inondation, l’érosion », a expliqué Yousena Merisier, élève de rhéto. Avant de regagner les mornes, un formateur apprend aux jeunes comment assurer la survie de sa plantule. « On creuse la terre, on met un peu de composte, élément essentiel pour la plante, on déchire le sachet enveloppant la plantule…», répète-t-il comme dans un cours. L’objectif du projet est de prévenir les érosions assez fréquentes dans le pays pendant les saisons de pluie. L’année dernière, cette même initiative a été réalisée mais en aval, c’est-à-dire dans les plaines. « Les zones se trouvant en amont sont les plus concernées cette année », selon Joseph Walix, coordonnateur du projet. Au moment où les responsables étatiques parlent de relance de la production nationale, ces jeunes ont planté 160 arbres fruitiers: des cerises, des pastèques, des oranges et 250 arbres forestiers, un don du ministère de l’agriculture.

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Mercredi 07 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 15 Page 7 du premier ministre désigné. La commission qui est présidée par le sénateur Michel Clérié comprend également les collègues Youri Latortue, Nenel Cassy, Evallière Beauplan, Ricard Pierre, Yvon Buissereth et Jean Hector Anacacis. Le premier sénateur de l’Ouest a par ailleurs fait savoir que dans les couloirs du Sénat, les opinions sont partagées. Il y a ceux qui estiment que M. Ericq Pierrre est un homme honnête, compétent et capable de jouer un rôle de bon premier mionistre. mais il y a également ceux qui questionnent sa connaissance du terrain et sa capacité à répondre aux attentes de la population . D’autres encore accusent le président Préval d’avoir organisé deux semaines de consultations pour finalement choisir un proche comme premier ministre. La chambre des députés devait également former la commission devant étudier les pièces du premier ministre désigné.PARLEMENTFormation des commissions devant analyser le dossier du Premier ministre désigné(suite de la 1ère page) Pour une large participation des femmes dans les sphères de décisionCONDITION FEMININEP-au-P, 29 avr. 08 [AlterPresse] — L’intégration d’au moins 30% de femmes dans les espaces de décision politique est vivement souhaitée par la ministre à la condition féminine et aux droits de la femme (MCFDF) du gouvernement démissionnaire de Jacques Edouard Alexis. « Plus de femmes dans la politique renvoie à une injonction sociohistorique mondiale et une autre manière de faire la politique et de conduire la gouvernance de l’Etat », déclare Marie Laurence Lassègue, à l’ouverture d’un atelier sur les « Stratégies de participation politique des femmes », ce 29 avril 2008. A travers cet atelier de deux jours, les autorités concernées cherchent à dégager de nouvelles stratégies favorisant une présence réelle des femmes dans les différentes instances décisionnelles. « Cet atelier de deux jours tend à aménager un espace interactif qui va favoriser la réflexion et le partage des expériences autour de la problématique relative à la participation politique des femmes », affirme la titulaire du MCFDF. Marie Laurence Jocelyn Lassègue estime que l’intégration de plus en plus de femmes dans les espaces de décision politique aura à coup sûr des retombées positives. Voilà pourquoi, elle croit nécessaire d’accorder une attention particulière à la gent féminine lors des prochaines élections dans le pays. « Les valeurs universelles, comme celles de la paix, d’équité, de justice sociale, doivent être la boussole des décisions politiques et des actions gouvernementales en faveur de l’égalité des sexes », pense-t-elle. Pour la première journée de cet atelier, l’accent a surtout été mis sur les obstacles et les défis relatifs à la participation politique des femmes en Haïti. L’historienne Suzy Castor, veuve du professeur Gérard Pierre-Charles, a centré son intervention sur l’« Historique de la participation politique des femmes » en Haïti. Elle a notamment attiré l’attention sur les politiques d’exclusion des régimes antérieurs vis-à-vis de la femme. Si le ministère à la condition féminine a mis l’emphase sur les « rôles sociaux différenciés entre les sexes et la participation politique des femmes », l’organisation Femmes en Démocratie a quant à elle planché sur la « construction de la démocratie avec les femmes ». D’anciennes titulaires du MCFDF ont participé à cet atelier aux côtés des responsables d’organisations féministes et de représentants onusiens.L’ACTUALITE EN MARCHE Mercredi 27 Avril 2005 Haïti en Marche Vol. XIX No. 13 Page 1 Haïti en Marche édition du 2 au 8 Février 2005 Vol. XIX No 1 Mercredi 27 Avril 2005 Haïti en Marche Vol. XIX No. 13 Page 1 Haïti en Marche édition du 2 au 8 Février 2005 Vol. XIX No 1 Mercredi 27 Avril 2005 Haïti en Marche Vol. XIX No. 13 Page 1 Haïti en Marche édition du 2 au 8 Février 2005 Vol. XIX No 1

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Mercredi 07 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 15 Page 8 Santo-Domingo, le 29 avril 2008 (AHP) La corruption, la violence et les violations de droits humains sont en augmentation à la frontière nord haïtianodominicaine depuis l’arrivée, il y a un an, du corps spécialisé de sécurité frontalière (CESFRONT). Ces pratiques dénoncées par le Service Jésuite aux réfugiés vont à l’encontre des objectif pour lesquels ce régiment militaire a été créé. Selon le Service Jésuite, depuis le déploiement du CESFRONT, les arrestations arbitraires ont augmenté à la frontière, les droits des haïtiens sont davantage foulés aux pieds et ils continuent d’être dépossédés de leurs biens. “Les violations dont sont victimes les Haïtiens de la part des militaires dominicains vont de la violence psychologique (insultes, humiliations) aux abus sexuels et assassinats en passant par la violence physique, souligne le Service Jésuite, ajoutant que des officiels et des soldats du CESFRONT exigent et acceptent de l’argent des immigrants haïtiens pour leur permettre de traverser la fontière. “Des commerçants ont vu leurs marchandises confisquées, détruites ou volées par les militaires”. Pour le Service Jésuite des réfugiés, le CESFRONT ne respecte pas la vie humaine, celle des Haïtiens en particulier. Le gouvernement dominicain est accusé d’utiliser les forces armées appelées à défendre le territoire dominicain en lieu et place d’une police pour surveiller les frontières et éviter la contrebande. C’est pourquoi les interventions pour contrôler ce phénomène font tant de victimes parmi les civils, fait remarquer le Service Jésuite qui exige des sociétés civiles haïtiennes et dominicaines qu’elles se prononcent contre l’usage disproportionné de la force à la frontière et contre la corruption dont sont coupables les fonctionnaires publics en République Dominicaine. Le Service Jésuite des réfugiés appelle aussi le gouvernement dominicain à enquêter, entre autres, sur la mort le mois dernier de plusieurs femmes enceintes malmenées par des militaires du CESFRONT.FRONTIERE HAITIANO-DOMINICAINENombreuses violations reprochées aux militaires du CESFRONT Port-au-Prince, le 1er mai 2008 (AHP)L’un des avocats de l’ancien senateur Roudolph Boulos, Samuel Madistin, a estimé mercredi paradoxal que le secrétaire général de SOS/Journalistes, Guyler C. Delva refuse de répondre à une citation en justice. Les avocats de Boulos ont à la demande de celui-ci accusé M. Delva d’avoir fait des déclarations diffamatoires à l’endroit de leur client dans le dossier du PDG de Radio Haïti Inter Jean Dominique assassiné le 3 avril 2000. L’accusation de diffamation serait liée au fait que Guy Delva également président de la commission chargée d’apppuyer les enquêtes en cours sur l’assassinat de journalistes haitiens, a affirmé à plusieurs reprises que M. Boulos fuyait la justice en ayant refuse de répondre à au moins 4 invitations du juge Fritzner Fils-aimé qui instruit le dossier de Jean Dominique Samuel Madistin a indiqué ne pas comprendre que quelqu’un qui se déclare déterminé à forcer l’ancien sénateur à se présenter par devant la justice, refuse lui-même de répondre à une invitation de la justice. “Cette attitude voudrait dire que M. Delva serait au dessus de la loi”, a estimé l’avocat. En réalité, Guy Delva n’a pas dit qu’il ne se présenterait pas devant la justice. Il a plutôt fait savoir que ce sont ses avocats qui le feront le jour indiqué et qu’il ne le ferait lui-même qu’en même temps que Roudolph Boulos qui se doit d’être là, a-t-il dit, pour soutenir l’accusation de diffamation portée contre lui. Le secrétaire général de SOS Journaliste avait, avant Me Madistin, lui ausi fait savoir qu’il ne comprenait pas que l’ancien sénateur utilise la voie de la justice contre lui, alors qu’il a boudé toutes les invitation qui lui ont éte faites dans le dossier Dominique. Samuel Madistin a expliqué que l’action en justice contre Guy Delva a été intentée pour chercher, a-t-il dit, à protéger la liberté d’expression. Jean Dominique est un patrimoine national, son cadavre ne doit pas être utilisé à des fins personnelles, a dit Me Madistin, estimant qu’il y avait une utilisation malveillante de la mort du PDG de Radio Haïti Inter. En effet, plusieurs organisations haïtiennes de droits humains et une organisation étrangère de défense de la liberté de la presse, avaient en 2001 estimé, sans enquête préalable, avoir trouvé l’assassin de Jean Dominique en la personne d’un sénateur lavalas dont elles avaient réclamé la levée de l’immunité. Mais quand ce sénateur s’est retourné en 2002/ 2003 contre le président Aristide et Lavalas , elles ont tu à jamais cette accusation qui avait été jugée intéressée. Me Madistin a indiqué que son client ne se présentera pas devant le juge Fils-Aimé pour l’avoir déjà fait via un questionnaire du magistrat. C’est ainsi, dit-il, que se font les auditions de sénateurs en fonction. Des déclaration démenties par Guy Delva, qui affirme citer Me Fils-aimé. Ce démenti est également versé au dossier de diffamation agité contre M. Delva qui affirme aujourd’hui que les procédés apparemmment légaux utilisés pour faire de la diversion, cachent des plans macabres. Roudoph Boulos avait démissionné de son poste de sénateur le 18 mars dernier lors d’une séance au cours de laquelle des preuves de sa nationalité américaine ont été avancées par plusieurs sénateurs aujourd’hui membres du groupe des 16 qui va destituer le 12 avril le premier ministre Jacques Edouard Alexis. AHP 1er maiUn avocat de l’ancien sénateur Boulos accuse Guyler Delva de se mettre au-dessus de la justiceDOSSIER JUSTICE Des planteurs unissent leurs forces pour un mieux-êtrePREMIER MAIA l’invitation des membrs de l’Association des irrigants à Carrefour Fauché (HEM) A Carrefour Fauché, le jeudi Premier Mai, les planteurs fêtaient la Journée Mondiale du Travail et de l’Agriculture. quel saint se vouer. AIFA existe depuis plusieurs années et se préoccupe tout à la fois de la formation des planteurs avons fini de sarcler un jardin, nous en faisons un deuxième, un troisième. Nous pouvons arriver jusqu’à en faire 5 ou 6 le même jour. » haut la banane, le maïs et le piment. AIFA travaille conjointement avec d’autres groupements. L’un d’entre eux est SAPATA. « SAPATA ce n’est pas un sigle, mais plutôt le bruit de la serpette quand nous coupons l’herbe ». « Sapata zèb la, Sapata zèb la » nous ont expliqué les membres de l’association et quand nous (voir SAPATA / 9) Ils étaient plus d’une centaine rassemblée à Carrefour Adrien, pour assister à la fête organisée par AIFA (Association des Irrigants de Fauché). Discours, remise de certificats aux planteurs les plus méritants, chants, récital de poésie, sans oublier le festin pris en commun et préparé par des femmes, planteurs elles aussi et qui se sont vraiment surpassées. Dès l’arrivée, l’assistance a été accueillie par le fumet se dégageant de deux immenses chaudières de « légumes », servis avec du riz national ou du riz blanc vers la fin de la cérémonie. L’Association des Irrigants de Fauché (AIFA) a pris le temps de faire ressortir quelques-uns de leurs problèmes. Tout au haut de la liste, le manque d’encadrement. Le planteur est totalement livré à lui-même. Et n’était cette association, qui vise d’abord la foret de la commercialisation de leurs denrées, tout en mation des agriculteurs, il ne saurait à C’est de ne pas pouvoir payer une main d’œuvre onéreuse que ces treize planteurs se sont mis ensemble, constituant SAPATA. Ils se sont rappelé une pratique qui était courante chez leurs ancêtres, celle de l‘échange de services. Aujourd’hui je travaille chez toi, dans ton jardin, demain tu viendras chez moi. Et ainsi de suite jusqu’à ce que les 13 jardins des membres soient sarclés, nettoyés. Au moment de la récolte, le propriétaire du jardin est seul maître des produits récoltés et jouit des bénéfices. Il aurait peut-être été préférable si un certain pourcentage était réservé pour la constitution d’un fonds. Mais ils n’en sont pas encore là. Maxo Pinchinat, l’un des conseillers de la AIFA, nous confie qu’il reste encore beaucoup à faire. Tout le monde parle avec engouement de Roland Acra, un notable de la zone, membre comme eux de AIFA. Pour ce dernier, c’est déplorable de laisser ainsi cette population livrée à elle-même et lui-même aide dans la mesure de ses possibilités. Les gens semblent croire en Roland qui est sans cesse sollicité pour la résolution de tel ou tel problème. Mais la tâche est immense et les problèmes parfois insolubles.

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Mercredi 07 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 15 Page 9 Plaidoyer en faveur de la parité ou du traitement égalitaire du créole« Un peuple incapable de garder sa propre culture est un peuple à la dérive »Par Frank Laraque Soumis à AlterPresse le 21 avril 2008 Tontongi (Eddy Toussaint), un grand écrivain haïtien multilingue, poète, essayiste, publie « Critique de la francophonie haïtienne » (Éditions L’Harmattan, 2008). Un livre qui vient en son temps. Il faut préciser que notre objectif n’est pas de faire la critique même positive de l’œuvre mais de montrer l’importance d’un ouvrage pour l’affirmation identitaire de l’Haïtien et la défense de sa culture, car un peuple incapable de garder sa propre culture est un peuple à la dérive. Entendre dire qu’Haïti est un pays francophone ne manquait jamais de me chipoter. Comment un pays de plusieurs millions d’habitants où une petite minorité est francophone alors que toute la population est créolophone peutil être un pays francophone ? L’auteur pour répondre à cette question et à bien d’autres, écrit dans le menu détail une analyse percutante de la problématique du créole haïtien en particulier et antillais par extension et recommande ardemment la valorisation du créole pour le rendre égalitaire et en finir une fois pour toutes avec la domination coloniale du français. Il prévoit certaines attaques auxquelles il répond à l’avance. Il n’est pas linguiste, ni ne possède de grands titres universitaires qui souvent servent de boucliers aux critiques. Ses connaissances sont plus empiriques que théoriques. Il a une longue pratique dans l’utilisation des deux langues. Il n’est pas anti-français. Ses deux principales visées sont l’étude systématique du processus de domination d’une langue par une autre qui continue même quand l’occupant n’est plus sur le terrain ou l’historique de la problématique et l’inversion de la priorité du français sur le créole bien qu’il semble ne réclamer que le traitement égalitaire des deux langues. Nous le suivrons dans la voie qu’il a choisie. Le processus de domination peut se concevoir en étapes. La première étape est celle d’une domination prétendue inattaquable. Les écrivains rejettent l’idée de l’utilisation du créole et glorifient la suprématie du français. La deuxième époque voit la parution de quelques publications en créole. C’est bilinguisme » en vue d’une parité, particulièrement avec le français. Ce que nous préconisons, c’est à la fois une nouvelle définition de l’identité haïtienne, une nouvelle praxis pour l’affirmer et une nouvelle politique pour la défendre. Le concept d’ équibilinguisme que nous introduisons plus haut suggère une entreprise collective dont l’objectif est la parité à terme avec les langues et cultures dominantes, en l’occurrence le français et l’anglais.(p.53) Tontongi, pour une analyse approfondie et diversifiée, considère tout à tour les concepts pertinents de Noam Chomsky, de Michel Foucault, de Roland Barthes de Pierre Bourdieu, de Laënnec Hurbon, de l’instruction musclée ou l’enseignement à coups de nerf de bœuf des Frères de l’Instruction Chrétienne, de Régis Debray et de Maryse Condé. Il termine la partie française de l’ouvrage avec « une série de récits anecdotiques sur les rapports où la problématique français-créole est vécue … Le rapport est foncièrement dépersonnalisation pour l’opprimé haïtien puisqu’il est basé sur la préconception et la prémisse que le français est le modèle, l’universel échantillon, tandis que la langue du peuple est désignée comme un dérivé, une déformation, un incomplet et sousdéveloppé parler d’un sous-humain qui n’a pas droit au chapitre. »(p.149). Les deux chapitres suivants l’un sur Yves Déjean et l’autre sur Caroline Hudicourt sont comme une postface à la version française qui comprend 12 chapitres. Par contre, on peut regretter que Tontongi qui écrit en créole et crée des structures solides pour la diffusion du créole réserve trois minces chapitres à la version créole. Son épilogue réitère son vœu de débats et de travaux pour une réelle prise de conscience qui : Suscitera l’éclosion d’une nouvelle réalité où la langue créole et la culture afro-créole sont respectées, valorisées, et fièrement vécues, comme la langue et la culture nationale qu’elles sont et pour lesquelles Haïti est admirée par ses amis du monde entier.(p.231) L’auteur reconnaît que le créole peut être utilisé pour libérer ou asservir. Nous tenons à faire deux remarques : l) Il ne faut pas que l’élève haïtien apprenne par cœur les textes créoles comme on le fait pour l’enseignement du français. 2) L’écrivain haïtien n’écrit pas en français par mépris du créole mais parce que le mécanisme mental est différent selon qu’il parle ou qu’il écrit. Quand il parle il pense en créole mais quand il écrit il pense en français, la seule langue qu’il apprend à lire et à écrire de l’école primaire à l’école secondaire et à l’université. Nous encourageons vivement les lecteurs haïtiens et étrangers qui s’intéressent au sort d’Haïti à acheter et à lire Critique de la francophonie haïtienne qui veut contribuer à la renaissance du pays. Franck Laraque Professeur émérite City College, New York planteurs qui avaient le plus travaillé. Tout au bout de la table, elles notaient aussi les noms de ceux et celles qui venaient de décider de se joindre au groupe. AIFA semble grandir un peu plus chaque jour. Et c’est ce qui fait leur force. L’Association des irrigants de Carrefour Fauché, qui ne se laisse pas gagner par le découragement, voudrait être un exemple pour tous ceux qui travaillant la terre et semble leur dire : Men anpil chay pa lou. Unissons-nous pour arriver un jour à un mieux être. E.E. Cependant, quand les jardins produisent des bananes en quantité appréciable, quand la production de cerises est satisfaisante ou les épis de maïs bien gros, la satisfaction se lit sur tous les visages, comme ceux rencontrés ce jeudi Premier mai et qui avec fierté exposaient les plus beaux produits de leur récolte. Demain, ce sera encore mieux, nous y travaillons de toute nos forces, chantait ce groupe de jeunes. Les jeunes filles avaient revêtu leurs plus beauxDes planteurs unissent leurs forces ...(SAPATA ... suite de la page 8)LANGUES & CULTUREl’étape où le français est utilisé pour promouvoir le créole. La troisième étape est marquée par la production créolophone de pionniers qui utilisent le créole comme une langue à part entière, une période de transition qui annonce une tentative de rupture se traduisant dans les débats publics d’ordre politique, économique et littéraire dans les radios, télévisions et annonces de programmes d’alphabétisation. Tontongi accuse certains de nos meilleurs écrivains tels que Jacques Roumain, Jacques Stéphen Alexis , René Depestre, Anthony Phelps, parmi d’autres, de mépriser le créole. Il s’en prend rudement à Jean Métellus qui pontifie que le créole ne peut pas être utilisé pour enseigner les sciences et à l’arrogance de Depestre pour qui, dit-il, « la question du choix du langage est totalement hors du sujet ». Il passe au crible les essais Eloge de la créolité (ouvrage collectif de Jean Bernadé, de Patrick Chamoiseau et de Raphael Confiant) et Penser la créolité (ouvrage collectif édité par Maryse Condé). Il ne nie pas l’importance des écrivains haïtiens progressistes qui n’ont écrit qu’en français pour l’internationalisation de la lutte contre l’oppression et la dictature. Il note : Les oeuvres de Jacques Roumain, de Jacques Stéphen Alexis, de Jean Brierre, de Frantz Fanon, d’Aimé Césaire, de Jean Métellus ou d’Edouard Glissant demeurent des oeuvres importantes de la littérature antillaise et de la littérature mondiale de la conscience en dépit du fait qu’elles soient toutes en français. (p.69) Mais il a tenu à rendre un hommage spécial à Félix Morrisseau Leroy, à Edner Jeanty, à Albert Valdman, à Yves Déjean, à Ormonde McConnell et à Pierre Vernet pour leurs efforts d’ « une entreprise de codification scientifique et de légitimation politique du créole… La codification grammaticale, l’officialisation et la constitutionnalisation qui en résultaient sont un grand pas vers la valorisation complète de la langue ». Il précise les structures à mettre sur pied pour cette valorisation et particulièrement le concept « d’équiatours, et remettaient des certificats aux Mercredi 27 Avril 2005 Haïti en Marche Vol. XIX No. 13 Page 1 Haïti en Marche édition du 2 au 8 Février 2005 Vol. XIX No 1 Mercredi 27 Avril 2005 Haïti en Marche Vol. XIX No. 13 Page 1 Haïti en Marche édition du 2 au 8 Février 2005 Vol. XIX No 1 Mercredi 27 Avril 2005 Haïti en Marche Vol. XIX No. 13 Page 1 Haïti en Marche édition du 2 au 8 Février 2005 Vol. XIX No 1 Lisez

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Mercredi 07 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 15 Page 10 La diva Emeline Michel clôture le festival CulturEllesPORT-AU-PRINCE, 2 Mai (HPN) Ce festival qui s’est déroulé sur plusieurs sites dont l’Institut Français a pris fin mercredi (30 avril) au Rex théâtre avec une superbe prestation d’Emeline Michel. Ce spectacle a été l’occasion pour honorer trois femmes qui ont œuvré dans l’art et la culture haïtienne. Le spectacle était prévu pour six heures pm, mais longtemps avant, de longues files d’attente s’étaient formées à la rue Capois aux alentours du Rex, théâtre de l’événement. A l’intérieur, la ministre à la condition féminine, Marie Laurence Jocelyn Lassègue, habillée par la styliste Murielle Leconte, annonçait aux côtés de Paul Elie Levy, directeur de l’IFH, que Lunise Morse, Manzè et Murielle Leconte seraient honorées. Puis, il revenait à Paul Levy de faire une brève présentation de la Diva haïtienne, sous les applaudissements du public. Les lumières s’éteignent, les cordes se font entendre et Emeline, les pieds nus ornés de bijoux, apparait sur la scène du Rex. Elle porte une robe jaune, de longues tresses, un tour de cou doré et de grandes boucles d’oreille. Debout, le public acclame son artiste. Le premier morceau d’Emeline sera dédié aux politiciens du pays. Après, elle invite ses choristes, un trio composé de Sophonie Louisius, Darius Marie Tania et Nadège Dugravil, à prendre place. Quatre voix qui s’installent mélodieusement sur le rythme du percussionniste Daniel Brévil, des guitaristes Junior Dorcélus, Adrien Legagneur et Domic Kanza, du pianiste Frederic Las Fargeas et du batteur Carol Hodge. Chaque composition entonnée par Emeline a sa raison : « Si jodi » écrite pour témoigner l’affection d’une mère pour son enfant, comme Emeline pour son fils ; « Sa pa pi mal » pour dire aux jeunes de poursuivre leurs rêves car elle a dû batailler contre vents et marées pour révéler ses talents de chanteuse, et “Marie-Sela” raconte l’histoire d’une jeune adolescente orpheline, travaillant dans les bateys et atteinte du VIH. S’ensuivent d’autres textes empreints de profondeur et porteurs de souvenirs comme « Fò m male », « A.k.i.k.o » ou encore « Dòmi kole ». La ministre Lassègue n’a pu s’empêcher de danser avec Théodore Beaubrun Junior. Bélo a suivi avec Murielle. Et puis, le reste de l’assistance s’est laissé emporter par la musique de son idole. « Je rêve d’avoir suffisamment d’argent pour climatiser le Rex », a lâché ironiquement Emeline. Malgré les années, Emeline n’a rien perdu de son énergie, de sa capacité d’animer, de faire vibrer une foule. Jamais elle ne passe inaperçue sur une scène, elle anime, elle chante, elle danse, elle se déhanche et suscite l’acclamation du public. Cette troisième édition du festival CulturElles a été produite par l’Institut français d’Haïti de concert avec le ministère de la Condition féminine et aux droits de la femme. L’agriculture, richesse des nationsLE MONDE, 22 Avril 08 L’économie mondialisée est fertile en surprises. Alors que la crise financière née à l’été 2007 se transforme en un effondrement du crédit, prend corps un choc alimentaire. Les prix agricoles ont connu une hausse moyenne de 35 % en un an, qui atteint 120 % pour les céréales et 80 % pour le riz. Avec deux conséquences. D’un côté, des émeutes de la faim sur tous les continents de Haïti aux Philippines en passant par la Côte d’Ivoire et le Sénégal, le Maroc et l’Egypte, le Yémen et l’Ethiopie, la Thaïlande et l’Indonésie et une situation d’urgence qui touche 100 millions de personnes. De l’autre, la remontée de barrières protectionnistes sous la forme de quotas ou de taxes d’exportation en Argentine, en Ukraine, en Egypte, en Inde ou au Vietnam. La planète redécouvre brutalement que l’agriculture reste un secteur stratégique. Pourtant, le simple rappel que l’économie moderne est née de l’agriculture, à travers la première modélisation des échanges effectuée par François Quesnay et les physiocrates, aurait dû mettre en garde contre le désintérêt envers le marché des biens agricoles, tant dans les pays développés que dans les stratégies de développement. Plusieurs raisons convergent pour expliquer l’explosion des prix agricoles. La plus régulièrement avancée est conjoncturelle : il s’agit du déplacement des fonds spéculatifs des marchés financiers et de l’immobilier vers les matières premières. Les autres sont structurelles et donc durables. La population mondiale croît (9 milliards d’hommes en 2050) et s’enrichit, notamment dans les pays émergents où la consommation alimentaire se diversifie. Dans le même temps, l’industrialisation et l’urbanisation entraînent une diminution des terres cultivables (3 % par an en Chine). Les investissements donc la productivité ont été insuffisants au cours du long cycle de baisse des prix relatifs. Le réchauffement climatique aggrave les sécheresses, voire la désertification (en Afrique, mais aussi en Australie, qui voit s’effondrer sa production de céréales et de riz), tandis que se multiplient les catastrophes naturelles. Enfin, les politiques publiques ont aggravé la pénurie : depuis 1992, 10 % des surfaces ont été mises en jachère dans l’Union européenne. Plus de 100 millions de tonnes de céréales ont été dévolues à l’essor des biocarburants. Et les politiques de développement ont sacrifié le secteur agricole au profit de l’industrie et des services. Seule une nouvelle révolution verte peut nourrir 9 milliards d’hommes en assurant un revenu décent aux agriculteurs qui représentent les trois quarts des pauvres et en évoluant vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement. Il est d’autant plus important de ne pas se tromper sur ses principes. Les marchés ne s’autorégulent pas plus en matière agricole qu’en matière financière, et l’intervention des pouvoirs publics est légitime pour répondre aux situations d’urgence, fixer des normes, réguler la concurrence. Mais l’agriculture relève clairement du marché. Et la solution de la crise alimentaire doit être pensée en termes de production, d’investissement, d’innovation, non pas de protectionnisme, de subvention, de contrôle des stocks et des prix. Ce pour trois raisons : les prix de marché sont la meilleure manière d’augmenter l’offre, de lutter contre la pauvreté et d’enrayer l’exode rural. Le protectionnisme agricole paupérise les consommateurs tout en bridant la production et les gains de productivité. Enfin, les barrières aux échanges, du fait de l’étroitesse des échanges internationaux (17,2 % des productions de blé, 12,5 % de maïs et 7 % de riz), renforcent les pénuries et la hausse artificielle des prix. L’Europe est en première ligne dans cette crise. Malthusianisme, subvention et protection sont en effet les trois mamelles de son agriculture. A l’heure du bilan de santé de la politique agricole commune (PAC), il est urgent de remettre en culture les 3,5 millions d’hectares gelés, de repenser l’agriculture en termes de production économique et non d’entretien des paysages, de démanteler les subventions à l’exportation (voir AGRICULTURE / 11)LA CRISE ALIMENTAIREHAITI-COULEURSEmeline Michel

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Mercredi 07 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 15 Page 11 Christiane Taubira fait vibrer l’audience à CulturElles PORT AU PRINCE, 30 Avril (HPN) En Haïti une simple menace de pluie annule tout, mais la conférence de Christiane Taubira a battu un record. Malgré la pluie diluvienne, la salle du Rex était archi comble d’auditeurs venus entendre la députée guyanaise parler d’« Haïti et le monde ». La salle du Rex Théâtre débordait littéralement mardi (29 avril), suspendue aux lèvres de la députée guyanaise Christiane Taubira. « Haïti est au cœur du monde », a martelé l’ex-députée européenne, soulevant un concert d’applaudissements. Se basant sur l’histoire, elle a rappelé que malgré les interdictions de la métropole française, Haïti – la colonie de Saint-Domingue d’alors – a ouvert ses ports aux Hollandais et aux Américains. Elle a poursuivi en disant que notre révolution avait nourri le monde, rappelant l’aide apportée par Haïti aux pays latino-américains voulant conquérir leur indépendance. En ce qui concerne la dette de l’Indépendance haïtienne, elle a dit la considérer comme une forme de vengeance de la France à l’encontre d’Haïti. « Dans toute guerre, ce sont les puissances vaincues qui paient des rançons, a-t-elle dit. Pourtant, dans le cas d’Haïti, c’est le contraire qui s’est produit. » « Haïti doit se rendre compte qu’elle a des amis dans le monde » a lancé Madame Taubira qui affirme aussi qu’Haïti a aussi des ennemis dans le monde, sans toutefois les citer. Elle exhorte les jeunes Haïtiens à reprendre en main la destinée de leur pays. « Il revient à vous d’enrichir ce patrimoine, vous avez des capacités qui vous permettront de le reconstruire. » Elle a conclu par une phrase de Frantz Fanon, tiré de son ouvrage Les damnés de la terre : « l’important n’est pas ce que l’on a fait de vous, mais ce que vous faites de ce qu’on vous a fait. » La conférencière a alors eu droit à une ovation debout. « Je suis fière d’être noire », s’est exclamé Nerlande, une jeune étudiante. « Je suis non seulement charmée par le discours de Madame Taubira, mais encore son look à l’Africaine me rend encore plus fière », poursuit l’étudiante qui souhaite devenir une femme politique du même calibre que la députée de Guyane. « Il y a de la cohérence dans son discours », lance Schiller, un autre étudiant qui loue le fait que Madame Taubira ait fait son discours sans notes et qu’elle mémorise bien les citations des auteurs mentionnés. La soirée s’est terminée par un défilé de chapeaux de Sylvie Laroche pour le plus grand plaisir des spectateurs. Rappelons que Christiane Taubira est l’auteure de la Loi du 21 mai 2001 ou Loi Taubira qui déclare que l’esclavage est un crime contre l’humanité. De 1994 à 1999, elle a été députée européenne. qui créent des distorsions considérables au détriment des pays émergents. Un renforcement de la préférence communautaire n’a pas de sens au moment où les prix de marché sont au plus haut. En revanche, une réelle priorité devrait s’attacher à l’harmonisation des normes sanitaires notamment au sein du grand marché. La France a tout à gagner à la réhabilitation de la dimension économique de l’agriculture et à son insertion dans le marché mondial. Elle dispose d’atouts décisifs. Alors même que ses parts de marché à l’exportation ne cessent de se dégrader, que son industrie décline en raison d’un positionnement défectueux, que son commerce extérieur accumule les déficits (40 milliards d’euros), elle a dégagé un excédent agroalimentaire de 9,1 milliards d’euros en 2007. Au point que l’agriculture s’affirme pour l’heure comme le premier avantage comparatif du pays. D’où l’importance de faire le choix de l’ouverture et de l’innovation. Cela passe par la réglementation mais non par l’interdiction de fait des OGM, sauf à bloquer la recherche biovégétale et à provoquer le déclassement à terme des pôles d’excellence agroalimentaires français. Il n’existe pas d’activité condamnée en agriculture, mais seulement des modèles, des technologies, des organisations ou des pratiques périmés. La France ne doit pas rater la révolution agricole du XXI^e siècle.AGRICULTURE ...(suite de la page 10) La revanche de l’agriculturepar Frédéric Lemaître LE MONDE, 22 Avril 08 Elle fut, durant des siècles, l’objet de toutes les attentions. Puis, attiré par les lumières de la ville, l’homme s’en détourna. L’agriculture fut, au XX^e siècle, marginalisée, et l’agriculteur méprisé. On ne compte plus les signes de cette déchéance. La France a beau vénérer son terroir, l’expression “paysan” y fait figure d’injure. Ce n’est peut-être pas par hasard si c’est au Salon de l’agriculture que Nicolas Sarkozy, élu des villes s’il en est, a lancé son fameux /”casse-toi, pauvre con”/. Une insulte n’étant jamais gratuite, le président, urbain jusque dans ses mocassins, n’a peut-être fait que dire tout haut ce qu’une bonne partie du peuple des villes a eu un jour envie de dire au peuple des champs. Ce mépris est mondial. Alors que 75 % des pauvres habitent dans des zones rurales, l’agriculture ne reçoit que... 4 % des investissements publics et 4 % de l’aide au développement. Au-delà des causes conjoncturelles mises en avant pour expliquer la crise alimentaire actuelle progression de la demande, changement climatique, concurrence des biocarburants et spéculation financière -, c’est cette absence de moyens qui en constitue le principal motif. Deux raisons expliquent cette incroyable injustice de la répartition de la dépense publique. Contrairement aux urbains, les ruraux forment rarement un groupe de pression. Paradoxalement, c’est dans les pays développés, là où ils sont les moins nombreux, que les agriculteurs pèsent le plus (et (voir REVANCHE / 12)HAITI-SAVEURLa députée de Guyane Christiane TaubiraLA CRISE ALIMENTAIRE

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Mercredi 07 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 15 Page 12 reçoivent le plus d’aides). Surtout, la Banque mondiale et la plupart des dirigeants considéraient jusqu’à ces derniers mois que l’agriculture était une activitéLa revanche de l’agriculture(REVANCHE ... suite de la page 11) résiduelle. Puisque 4 % de la population parviennent dans les pays développés à nourrir les 96 % restants, pourquoi aider les agriculteurs des pays pauvres dont le destin est de partir en ville travailler dans l’industrie et les services ? Entendre Robert Zoellick, président de la Banque mondiale, s’inquiéter aujourd’hui de la pénurie alimentaire, laisse perplexe. La Banque mondiale est l’un des tout premiers responsables de la situation actuelle. C’est elle qui a imposé depuis des décennies aux pays pauvres de réduire toute aide financière et administrative à ce secteur et de privilégier les cultures d’exportation. Résultats de cette myopie, que certains jugent teintée de malveillance tant elle a servi l’intérêt des pays riches : les agriculteurs des pays pauvres souffrent cruellement d’absence de formation et d’investissements publics, et l’autosuffisance alimentaire a longtemps été jugée dépassée. Osons le politiquement incorrect : croit-on que, si les pays riches s’intéressaient vraiment au développement agricole, ils auraient laissé un Africain le Sénégalais Jacques Diouf exercer trois mandats (de 1994 à, en principe, 2012) à la tête de la FAO, l’agence de l’ONU chargée de l’alimentation ? Même la localisation de l’agence en Italie est significative. Face à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international, la FAO ne fait pas le poids. Que peut Rome contre Washington ? Le revirement de la Banque mondiale le prouve : les tensions actuelles, résultat de vingt ans d’erreurs et de passivité, amènent les responsables à reconsidérer l’agriculture comme un secteur stratégique. Si les médias et les hommes politiques s’intéressent au court terme (vite, sauvons Haïti...), la FAO et deux autres organismes de l’ONU, le Fonds international de développement agricole (FIDA) et l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Unido) ont préparé l’avenir en organisant à Delhi, du 8 au 11 avril, le 1^er forum mondial des agro-industries. Plus de 500 personnes, venues de 110 pays, y ont participé. Alain de Janvry, professeur à l’université de Berkeley, a rappelé que l’agriculture était un secteurclé pour la croissance. En Chine, en Inde ou au Vietnam, c’est son développement qui a permis à des centaines de millions de personnes de sortir de la pauvreté et aux économies de décoller. Par ailleurs, la création d’industries agroalimentaires constitue bien souvent une première étape vers une économie plus industrielle. Si la part de l’agriculture dans l’économie mondiale diminue, celle de l’industrie agroalimentaire augmente. Même si les chiffres sont extrêmement parcellaires en raison de l’importance du secteur informel (60 % des emplois dans certains pays), les industries agroalimentaires sont sans doute le premier secteur économique au monde. Aujourd’hui, chacun en convient : l’agriculture a un avenir. En raison de l’augmentation de la population mondiale et du niveau de vie de celle-ci, la demande de denrées alimentaires devrait doubler d’ici à 2050. Mais l’avenir de l’agriculture passe par la transformation des produits agricoles, dont l’importance va croissant, et donc par un rapprochement avec l’industrie. Faute d’infrastructures, un pays comme l’Inde perd environ 30 % de ses récoltes et redevient importateur net de céréales. Davantage que de biotechnologies, les agriculteurs des pays pauvres ont surtout besoin de systèmes d’irrigation, de routes en bon état et de réfrigérateurs leur permettant d’avoir accès aux marchés et de peser face aux industriels. Les constats sont les mêmes en Asie, en Afrique, en Amérique latine et en Europe centrale : les agriculteurs manquent d’un environnement porteur, d’organisations en réseaux telles que les coopératives de production, de formation et d’infrastructures publiques. L’argent fait aussi cruellement défaut. Mais la crise actuelle pourrait amener les investisseurs à s’intéresser à ce secteur. D’ores et déjà, le Crédit agricole, qui jusqu’à présent misait sur la mondialisation de son réseau pour assurer son développement, a décidé de renouer avec ses racines rurales en organisant un forum international sur le financement de la filière agricole. Moins par philanthropie que par intérêt bien compris. Les débats ne portent plus sur la disparition progressive de l’agriculture, mais sur son évolution. Mais toutes les ambiguïtés ne sont pas levées. Les pays du Sud vont devoir à la fois rendre leurs agricultures plus compétitives et les réorienter en partie afin de satisfaire la désormais sacro-sainte autosuffisance alimentaire, ce qui ne sera pas facile. Dans le même temps, les pays du Nord devront accepter de lever leurs barrières douanières, tant les programmes d’aide actuellement décidés en catastrophe apparaissent en partie comme la conséquence des politiques menées ou imposées jusqu’à présent par les pays occidentaux. DIASPORABailleur de fonds au noir et les deux solitudesPar Vernet Larose “À la répression de la Semaine sainte où les maquereaux de carême auront servi d’entremetteurs aux harengs de barrique, succéderont les giboulées d’avril. Descentes nocturnes, ponctuées de coups de feu, scandées de cris de suppliciés, rythmeront la précellence de juillet. Puis reviendra la poisse de novembre, le mois le plus cruel de l’année. La cruauté de novembre ramènera dans les mémoires l’anniversaire de la mort de Bernissart. Au séjour des justes, le petit homme sec parle-t-il encore des dinosaures? Les faces continueront à grimacer de peur et tous ceux qui voudront échapper à la torture, à la misère, à la mort se verront contraints de fuir à l’étranger.” Émile Ollivier, Mère-Solitude, Paris, Le Serpent A Plumes Éditions,p.241 Dans la tradition libérale, la charité est une affaire d’État.Ainsi l’État est-il amené à fiscaliser les donateurs qui bénéficient d’une réduction fiscale sur leurs dépenses destinées à des oeuvres caritatives. L’aide dite au développement y est inscriptible. Or, parmi les conséquences immédiates des émeutes de la faim, nous trouvons, paradoxalement, l’annulation de la conférence internationale des bailleurs de fonds qui pas sur le principe de non-intervention.>> Mais on pourrait accuser ces bailleurs de fonds de délit de fuite, de crime de non-assistance à peuple en danger. C’est cependant dérisoire, lorsque la journaliste Catherine Handfield de La Presse Montréal du 26 avril 2008 fait un reportage sur <> L’envolée des prix des aliments de base de la population haïtienne, les a , en effet, amené à augmenter leur soutien et à faire plus fréquemment des transferts, les envois se font plutôt chaque semaine que chaque mois. Des médias haïtiens avaient déjà fait la comparaison entre les deux flux d’aide, l’officiel et le culturellement clandestin, sur le marché du don. Selon une source de l’AHP datée du 30 décembre 2007 : <> Toujours suivant cette agence de presse, du 7 mars 2007, les transferts de fonds de la diaspora dépassaient 1,65 milliard de dollars, soit l’équivalent du tiers du PNB du pays, tandis que les bailleurs de fonds étrangers en sont toujours à zéro. Selon une étude financée par la BID, 1,1 million d’adultes reçoivent des fonds 10 fois par an, pour une moyenne de 150$ par envoi et environ la moitié de ces familles disposent d’un revenu inférieur à 500 dollars l’an ; ces transferts couvrent les dépenses de première nécessité. Cependant de nombreuses familles parviennent à économiser une partie de leur argent ; argent qui est investi dans le petit commerce, dans les rénovations de leur maison, dans l’éducation de leurs enfants. En 2006, 1,17 milliard provenaient des ÉtatsUnis, 230 millions du Canada et 130 millions de la France. Deux faits hautement significatifs illustrent les deux solitudes qui existent entre les pays donateurs et la diaspora haïtienne qui réside dans ces pays, particulièrement au Québec, pour ne pas dire à Montréal. Il y a premièrement le constat suivant : au contraire de l’aide internationale, ces fonds n’atterriront pas dans la bureaucratie, mais iront directement dans les poches des gens,et deuxièmement, la nécessité de fournir une assistance technique aux pays de l’Amérique latine et de la Caraïbe à structurer davantage les coopératives de crédit et d’autres institutions de proximité afin de leur permettre de recevoir le transfert directement des était prévue en Haïti au 25 avril; et ce, en dépit du fait que ce pays tombe sous les injonctions du chapitre VII de la Charte des Nations unies. D’ailleurs la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti(MINUSTAH) est tenue de protéger les civils contre toute agression physique et de surveiller la situation des droits de la personne. Et, c’est cette même tradition qui explique le concept de <> élaboré par la Commission internationale de l’intervention et de la souveraineté des États(CIISE) en 2001, et dont l’un des principes de base s’énonce ainsi : <
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Mercredi 07 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 15 Page 13 PETITES ANNONCES Le Manolo InnLe Manolo Inn à Petite Rivière de Nippes Téléphones : 566-5361 / 401-7108 / 514-0304 E-mail : lemanoloinn@mac.com Internet disponible pour les clientsDANS LES NIPPES•Des kilomètres de plage •Chambres tout confort avec air conditionné et Salle de bain attenante •Cuisine du terroir préparée par un « Grand Chef » •Le Saut du Barril •Le Palais de Sudre Dartiguenave à Anse à Veau •La Petite Eglise de Petit Trou datant de du 17ème siècle… Chaque matin, captezMélodie Matin sur 103.3FM Lucas Super Market 14750 N.E. 6th Avenue 305 940 9902 Maxisound 11854 West Dixie Highway 305 895 8006 B & L Supermarket & Produce 12040 West Dixie Highway 305 893 0419 Danilos Restaurant 3760 N.E. 3rd Avenue 954 781 2646 Christephanies 581 BC East Sample Road Pompano Beach, Fl 33064 Tél 954 781 2500 Classic Teleco 203 S.E. 2nd Avenue Delray Beach Fl 33183 Our Lady Bakery 102 S.E 2nd Avenue Delray Beach, Fl 33444 561 272 3556 Eclipse Communication 9290 S. W. 150th Avenue Suite 104 954 380 1616 POINTS DE VENTE HAITI EN MARCHE Depi nou bezwen kay Depi nou bezwen kay Depi nou bezwen kay Depi nou bezwen kay Depi nou bezwen kay rele rele rele rele rele Votre rendez-vous à Jacmel ?LA JACMELIENNELA JACMELIENNERUE STE ANNE # 71 • Tél.… 288-3451-52 hoteljacmelienne@hotmail.com • hoteljacmelienne@yahoo.frNous sommes en plein cœur de la ville, mais sur la plage. Chez nous, le bruit des vagues vous berce nuit et jour ! C’est aussi un lieu idéal pour tables rondes, séminaires, ateliers de travail… mais aussi pour réceptions et festivals de toutes sortes. Nos chambres ont toutes l’air conditionné, et leur balcon donnant sur la mer… Notre cuisine typique saura vous faire connaître et apprécier les mets délicieux du Sud-Est… Et le bar donnant sur la Piscine. Pour vos réservations :VISION MORTGAGE BANK, INCEVENS HILAIRELoan Consultant 12788 West Dixie Hwy, Miami, Florida 33161 Phone: (305) 891-2225 • Fax (305) 891-2559 • Cell (786) 285-0384 take out and delivery8267 N Miami Avenue, Miami, Florida 33150 Tel. 305-757-6408BEL FOUCHETHACEPAtogether with andits 42 bi-national chambers of commerceinvite you to theABICC INTERNATIONAL BUSINESS CARD EXCHANGEon Thursday March 6th, 2008 6:30-8:30 PM at the J.W. Marriott Hotel 1109 Brickell Avenue, Miami Fl-33131 FREE ENTRANCE Cash Bar Complimentary Hors d’OeuvresREMEMBER TO BRING LOTS OF BUSINESS CARDS !! Un passeport a été égaré le 23 mars dernier. Voici les informations relatives à ce passeport: Name: LAMBODARAN ANANTHAN PASSPORT NUMBER: G2142318ATTENTION passeport perduToute personne qui pourra donner des informations relatives à ce passeport est priée d’appeler à ce numéro suivant3-407-8146

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Mercredi 07 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 15 Page 14 ADVERTISEMENT FOR BIDS PROJECT NAME: MIA Regional Commuter Facility PROJECT NO.: B761A2 Sealed Bids for the Project designated above will be received for and in behalf of Miami-Dade County, by the Office of the Cler k, in the Stephen P. Clark Center, Suite 17-202, 111 N.W. lst Street, Miami, Florida, 33128 until 1:00 P.M ., June 18, 2008 , or as modified by addendum, at which time all Bids will be taken to a room to be designated by the Clerk of the Board in said Stephen P. Clark Center. Bids are to be submitted in two envelopes. Bids received after the time and date specifi ed will not be considered. Envelopes A of Bids, containing only the Schedule of Intent Affidavit(s) will be publicly opened and the names of the Bidders read aloud. Upon notification by the Department of Business Development, bidders may correct defects on the Schedule of Intent Affidavit(s) within forty-eight (48) hours after bid submission. Envelopes B of Bids , containing all of the remaining bidding documents, from Bidders that have not been rejected as not responsive will be opened publicly and read aloud forty-eight (48) hours after the b id submission date and non-responsive bids will not be opened. Bidders are invited to be present at each opening. The County reserves the right to postpone or cancel the bid opening at any time prior to the scheduled opening of bids. IN GENERAL THE WORK COMPRISES: Construction of a new Regional Commuter Facility at the west end of the North Terminal Development extension, generally consisting of a three story concrete structure addition, a ramp level holding room, concession area, locker rooms, support area s, baggage areas, a concourse extension with waiting areas, two aircraft gates with bridges, sterile and public circulation, offices and related support areas. BID DOCUMENTS: The Miami-Dade Aviation Department will make the Bid Documents available, on May 8, 2008, for inspection by individuals by appointment only, on business days during the hours of 9:00 a.m. to 4:00 p.m. at MDAD Bldg. 3030, Central Wing, Conference Room 3. Interested partie s are to schedule an appointment to review the Bid Documents through Maria Fernandez at 305-869-3343. The duration of each appointment will not exceed two (2) hours. However, t he Department may schedule additional time slots (not to run consecutively with the original appointment), if available. At the time of the appointment, and prior to any Bid Docume nt review, interested parties will be required to present current, government issued, picture identification (e.g., Drivers License, United States Passport), documentation that they ar e licensed architect, engineer, or contractor who may perform work on, or related to, the Project, and sign and notarize a Confidentiality Affidavit certifying that the company and each aut horized employee agrees, that in accordance with Florida Statutes § 119.071(3)(b) and one or more of the following Florida Statutes, § 281.301 and § 331.22, to maintain the information contained in the Bid Documents as being exempt from the provision of Florida Statute § 119.07(1) and § 24(a), Article I of the State Constitution. In addition, interested parties are advised that individuals will be monitored while reviewing these documents. Interested parties may take notes, however, no photographs and/or copying of the documents will be allowed. The Bid Documents can be purchased for $1,500. Payment shall consist of: 1. Non-refundable Payment of $500 for each set of Bid Documents 2. Refundable Deposit of $1,000 for each set of Bid Documents The non-refundable payment shall be by any type of check, or money order, only, and made payable to the Miami Dade Aviation Dep artment. The refundable deposit shall be by Cashiers or Certified check or money order, only, and made payable to the Miami Dade Aviation Department. To purchase a set o f the Bid Documents, each purchaser must present a current, government issued, picture identification (e.g., Drivers License, United States Passport), documentation that they ar e licensed architect, engineer, or contractor who may perform work on or related to the Project, and furnish and sign a notarized Confidentiality Affidavit. Confidentiality Affidavits may be obtained in advance by e-mailing Mfernandez@miamiairport.com or can be completed at the time the Bid Documents are purchased. Each interested Bidder shall, at the time of Bid Document p ickup, furnish an address, telephone and fax numbers, and email address for the purpose of contact during the bidding process. A business card with all of this information will suffice. The Confidentiality Affidavit, non-refundable payment, and refundable deposit shall be delivered in person to Maria Fernandez, or designee, at Miami International Airport, Building 3030, 2nd Floor between the hours of 9:00AM … 4:00 PM, Monday through Friday. Upon payment and verification of the required identificat ion documents, the verified individual will be authorized to pick up from the printer the number of sets of the Bid Documents for which payment has been made. The ad dress of the printer will be provided to the purchaser at that time. Only full sets of the Bid Documents will be authorized for pickup. All Bid Documents, including any copies made, shall be returned to the same location where they were purchased. All Bidders th at timely return the Bid Document will have their deposit returned. Those Bidders that purchase Bid Documents, but elect not to participate in the bidding process are als o required to return all copies of the Bid Documents to the location of purchase. Failure to return the Bid Documents and copies made to the location of purchase within five (5) working days after the Bid Due Date may be reported to a Law Enforcement Investigating Authority and will forfeit the deposit. Furthermore, Bidders that fail to return Bid Documents shall not be allowed to participate in future Confidential solicitations until such time that the firm has taken corrective actions that are satisfactory to Miami Dade County. The purch aser of the Bid Documents shall be required to certify that they have returned all original Bid Documents plus any copies and they have not retained any copies. All bids must be submitted as set forth in the Bid Documents. The County reserves the right to reject any or all Bids, to waiv e informalities and irregularities, or to re-advertise the Project. The County, by choosing to exercise its right of rejection, does so without the imposition of any liability again st the County by any and all bidders. PRE-BID CONFERENCE : The Miami-Dade Aviation Department will hold a Pre-Bid Conference and Site Inspection on May 19, 2008 , at 10:00 A.M. in the MIA Auditorium, Concourse A, 4th Floor of the Miami-Dade Aviation Department, for all interested parties. Attendance will be limited to two (2) representative s per firm. No other Site Inspections will be provided by the Miami-Dade Aviation Department. It is the policy of Miami-Dade County to comply with all the requirements of th e Americans with Disabilities Act (ADA). For sign language, interpreter services, material in accessible format, other special accommodations, or airport-related ADA concerns, p lease contact the MDAD Office of ADA Coordination at (305) 876-0856. COMMUNITY SMALL BUSINESS ENTERPRISE PROGRAM Contract Measures for this Project is (are): 25 % COMMUNITY WORKFORCE PROGRAM The Community Workforce Goal for this Project is: 29 % BID GUARANTY: Each Bid must be accompanied by a Bid Guaranty of not less than five percent (5%) of the Total Bid in a manner required by th e Instructions to Bidders. No Bid may be withdrawn after the scheduled closing time for the receipt of Bids for a period of one-hundred and eighty (180) day s. The County reserves the right to reject any or all Bids, to waive informalities and irregularities, to reject all bids, or to re-advertise for Bids. BID IS SUBJECT TO THE FOLLOWING PROVISIONS AMONG OTHERS : 1) The Miami-Dade County Responsible Wages Ordinance. 2) The Provisions in reference to the timetables for minority and female employment participation, expressed as a percentage, f or the Contractor's aggregate work force in each trade on all construction work in the covered area, as follows: Timetables Goal for minority Goals for female Participation for each Participation for From 4/01/81 trade in Miami-Dade County each trade Until further notice 39.5 % 6.9 % As used in this Notice, and in the Contract resulting from this solicitation, the "covered area" is Miami-Dade County, Florida. These goals are applicable to all Contractor's construction work (whether or not it is Federal or Federally assisted) performed in the covered area. 3) The "Equal Opportunity Clause" and the "Standard Federal Equal Employment Opportunity Construction Contract Specifications" as set forth in the Contract Documents. The Contractor's compliance with the Executive Order and the regulations in 41CFR Part 60-4 shall be based on its implementatio n of the Equal Opportunity Clause, specific affirmative action obligations required by the specifications set forth in 41CFR 60-4.3(a), and its efforts to meet the goals e stablished for the geographical area where the Contract resulting from this solicitation is to be performed. The hours of minority and female employment and training must be substantially unif orm throughout the length of the Contract, and in each trade, and the Contractor shall make a good faith effort to employ minorities and women evenly on each of its projects. The transfer of a minority or female employee or trainee from Contractor to Contractor or from project to project for the sole purpose of meeting the Contractor's goals shall be a violation of the Con tract, the Executive Order and the regulations in 41CFR Part 604. Compliance with the goals will be measured against the total work hours performed. The Contractor shall provide written notification to the Director of the Office of Federal Contract Compliance Programs within ten (10) working days of award of any construction subcontract in excess of $10,000 at any tier for construction work under the Contract resulting from this solicitation. The no tification shall list the name, address and telephone number of the Subcontractor; employer identification number of the Subcontractor; estimated dollar amount of the subcontract; estimated s tarting and completion dates of the subcontract; and the geographical area in which the Contract is to be performed. 4) Miami-Dade County has enacted an ordinance governing utilization of certified Community Small Business Enterprise (CSBE) Sub contractors. Requirements for compliance with this ordinance are contained in the Contract Documents. 5) Pursuant to Miami-Dade County Code Section 2-11.1(t), a Cone of SilenceŽ is imposed upon RFPs, RFQs or bids after advertis ement and terminates at the time the County Manager issues a written recommendation to the Board of County Commissioners or a Notice of Contract Award Recommendation, whic hever comes first. The Cone of Silence prohibits communications regarding RFPs, RFQs or bids between potential vendors, service providers, bidders, lobbyists, or consultants an d the Countys professional staff, including but not limited to the County Manager and the County Managers staff. A Cone of Silence is also imposed between the Mayor, County Commissioners or their respective staffs and any member of the Countys professional staff including, but not limited to, the County Manager and the County Managers staff. The provisions of Miami-Dade County Code Section 2-11.1(t) do not apply to oral communications at pre-bid conferences, oral pre sentations before selection committees, oral communications with the Contracting Officer, as published by the Department of Business Development in their weekly Cone of Sil ence Project Information Report, for administering the procurement process, provided the communication is limited strictly to matters of process or procedures, Contract negotiations during any duly noticed public meetings, public presentations made to the Board of County Commissioners during any duly noticed public meeting or communications in writing at any time unles s specifically prohibited by the applicable RFP, RFQ, or bid document. Bidders or proposers must file a copy of any written communication with the Clerk of the Board, which shall be made available to any person upon request. The County shall respond in writing and file a copy with the Clerk of the Board, which shall be made available to any person upon request. In addition to any other penalties provided by law, violation of Miami-Dade County Code Section 2-11.1(t) by any bidder or prop oser shall render any RFP award, RFQ award, or bid award voidable. Any person having personal knowledge of a violation of this Ordinance shall report such violation to the St ate Attorney and/or may file a complaint with the Ethics Commission. Bidders or Proposers should reference the actual Ordinance for further clarification. 6) The County shall not be responsible for any modifications or alterations made to the Bid Documents or to the Contract Docume nts other than those made by Addendum, Change Order, or Work Order. MIAMI-DADE COUNTY

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Mercredi 07 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 15 Page 15 SPORTSC’était annoncé depuis le début de la saison : le Bayern Munich a retrouvé son titre de championnat d’Allemagne. Sans surprise, les Bavarois, qui avaient frappé fort lors de la période des transferts pour revenir au top, ont décrochéle 21e sacre national de leur histoire. Toute l’Allemagne n’attendait que cela. Depuis l’été dernier, les parieurs de la Bundesliga avaient tous misé sur un nouveau sacre du Bayern Munich. Pas une grande prise de risque. La figure de proue du football allemand avait mis les petits plats dans les grands dès l’été. Agacé après avoir signé sa pire saison depuis 1995 soldée par une piteuse quatrième place, l’ogre bavarois avait frappé fort lors de la campagne de recrutement. Très fort. 70 millions d’euros dépensés. Rien que cela. Histoire d’attirer dans ses filets Luca Toni (Fiorentina), Miroslav Klose (Werder Brême) et surtout Franck Ribéry. Histoire surtout de revenir très vite sur le devant de la scène. Avec sa pléiade de stars, on ne voyait pas vraiment ce qui pouvait empêcher le Bayern d’empocher un 21e titre national. Le seul risque ? Que la mayonnaise ne prenne pas. Que le FC Hollywood reprenne ses droits et oublie de jouer en équipe sur la pelouse. Mais voilà, l’expérimenté Ottmar Hitzfeld n’a pas manqué sa mission. Aux commandes de cette formidable armada, l’entraîneur bavarois aux deux victoires en Ligue des Champions (1997, 2001) a su L’intégration des trois grandes recrues estivales. Des recrues vite redoutables Malgré la pression d’être le plus gros transfert de l’histoire du Bayern... et de la Bundesliga (26 millions d’euros), Franck Ribéry s’est tout de suite intégré. Ses accélérations ont fait des ravages devant les lourds défenseurs allemands. Sa bonne humeur permanente a enchanté tous les Bavarois. Et une “Ribérymania” s’est même installée sur les bords de l’Isar. “C’est une merveille. Tout ce qu’il fait pour nous, c’est tout simplement merveilleux. L’énergie dont recèle son petit gabarit, c’est tout simplement fou, incroyable”, s’est réjouit Uli Hoeness, le manager général dans un entretien au magazine Sport Bild paru mercredi. Mais, Ribéry n’est pas la seule belle trouvaille du Bayern. Luca Toni, qui a vite été aussi efficace qu’en Italie (21 buts) pour former l’un des duos les plus prolifiques d’Europe avec Miroslav Klose, n’a pas été en reste. “La politique de transfert a porté ses fruits”, s’amuse Franz Beckenbauer, le président du conseil de surveillance du Bayern Munich. Résultat : dès la première journée, le Bayern a trusté la premier place pour ne jamais la lâcher. Une performance que seulement trois équipes ont réussie dans l’histoire de la Bundesliga. Les deux autres étaient le... Bayern en 1972/1973 et 1984/1985. Malgré une petite baisse de régime en hiver, certains coups de gueule d’Oliver Kahn, le Bayern a donc retrouvé son statut. Et de belle manière. A trois journées du terme de la saison, le clubBundesliga Le Bayern, évidemmentbavarois, déjà vainqueur de la Coupe d’Allemagne et de la Coupe de la Ligue, s’offre un sans-faute dans ses compétitions domestiques. Vivement la C1 Cette belle saison restera pourtant marquée par une grande désillusion. Et pas des moindres. Souverains dans leur pays, les Bavarois ont échoué dans la quête d’un titre continental en Coupe de l’UEFA. Avec une déroute contre le Zénit SaintPétersbourg en demi-finale de la C3 (1-1, 0-4) qui, pour bien des observateurs, a terni une saison presque parfaite. “Il faut arrêter de dire que le Bayern n’a plus aucun poids sur la scène internationale, nous étions fatigués, un point c’est tout”, s’est emporté Uli Hoeness. Mais l’essentiel est ailleurs. Le Bayern est redevenu maitre sur ses terres. Et retrouvera la Ligue des Champions la saison prochaine. Une nouvelle page de l’histoire du Bayern s’écrira alors. Sans son mythique gardien “Vul-kahn” qui prend sa retraite après avoir brandi pour la huitième fois de sa carrière le “Schale”, le trophée remis au champion. Et sans Ottmar Hitzfeld qui quitte le Bayern en fin de saison pour diriger la sélection suisse. Mais avec Jürgen Klinsmann sur le banc. L’ancien sélectionneur de la Nationalmannschaft aura la lourde tâche de guider le Bayern pour ses retrouvailles avec la compétition la plus importante aux yeux des dirigeants bavarois. “La Ligue des champions, c’est vraiment notre catégorie”, a admis Hoeness. Toute l’Allemagne n’attend que ça... trouver la bonne alchimie. Sa plus grande réussite ?Liga: le Real Madrid règne à nouveau sur l’Espagne MADRID (Reuters) Le Real Madrid a conservé pour la première fois depuis 1990 son titre de champion d’Espagne à l’issue d’un match épique à Osasuna, pourtant l’une des pelouses les plus hostiles de Primera liga. Réduits à 10 dès le retour des vestiaires puis menés au score à huit minutes de la fin sur penalty, les Madrilènes ont réussi à renverser la situation avec deux buts dans les cinq dernières minutes. Ce premier doublé en championnat depuis les cinq titres consécutifs conquis de 1986 à 1990 confirme que le Real a repris son règne sur l’Espagne. Ce 31e sacre permet aussi à Bernd Schuster d’honorer l’une des deux promesses formulées lorsqu’il a succédé à Fabio Capello à l’été 2007. L’Allemand s’était engagé à conserver la rage de vaincre et la confiance instillées au sein de l’équipe par l’Italien pour la conduire à son premier titre en quatre ans la saison dernière. Le Real a affiché plus de discipline, de régularité et de détermination que ses rivaux, notamment le FC Barcelone. Il s’est installé en tête du classement quasiment dès le début de la saison sans être jamais réellement inquiété, malgré une baisse de forme en janvier-février. Malgré les nombreuses recrues attirées à Madrid par les vastes sommes dépensées depuis deux ans par le président Ramon Calderon, le Real a bâti son succès sur trois joueurs issus du sérail. RAUL RESSUSCITÉ Le gardien Iker Casillas a encore été brillant et constant pour sortir l’équipe de matches parfois mal engagés. Guti a pris les commandes du jeu au milieu de terrain pour l’une de ses meilleures saisons depuis son éclosion au plus haut niveau il y a plus de 10 ans. Devant, Raul a poursuivi sa résurrection entamée l’année précédente avec le retour de Capello et le départ de Ronaldo. Le capitaine madrilène a occupé un poste plus avancé sur le terrain, lui permettant d’atteindre son meilleur total de buts depuis sept ans. Il a aussi restauré son autorité dans le vestiaire. Le talent de recrues plus ou moins anciennes, comme Wesley Sneijder, Robinho, Arjen Robben ou Gonzalo Higuain, a fait le reste. Le triomphe du Real ne peut cependant pas masquer le fait que Schuster n’a pas respecté sa deuxième promesse: ramener à Santiago-Bernabeu un football spectaculaire disparu à la grande fureur des supporters sous Capello. Incontestablement meilleure équipe d’Espagne, le Real n’a guère eu de concurrence au sein de ce que la presse espagnole a qualifié de “championnat que personne ne voulait gagner”. Le Barça a été emporté par les maux internes rongeant son vestiaire et les différents problèmes rencontrés par d’autres prétendants éventuels, comme Valence ou le FC Séville, ont grandement facilité la tâche des Madrilènes. Villarreal a surgi comme une menace potentielle en fin de parcours, mais uniquement en raison de la faiblesse des autres équipes. Rétabli sur le trône d’Espagne, le Real de Schuster n’a en revanche guère brillé sur la scène européenne avec son élimination en huitièmes de finale de la Ligue des champions. Ce double revers contre la Roma permet au Real de mesurer l’ampleur de la tâche à accomplir pour retrouver un statut de puissance continentale qu’il désire tant.Ligue 1 Bordeaux chasse le Lyon Mené à la pause, Bordeaux s’est imposé à Marseille (1-2) au prix d’une superbe seconde période. Grâce à deux réalisations magnifiques de Wendel et Pierre Ducasse, les Girondins reviennent à deux points de Lyon à deux journées de la fin. Marseille perd la troisième place. MARSEILLE BORDEAUX : 1-2 Buts : Niang (45+1) pour Marseille Wendel (81e) et Ducasse (90e) pour Bordeaux. Qui a dit qu’il n’y avait que la course pour le maintien qui était passionnante dans ce championnat 2007/2008 ? Qui a dit également que le titre de champion de France, malgré la ténacité de Bordeaux, serait finalement promis à Lyon ? Celui ou celle, voire ceux, tous ceux qui ont partagé ces différents points de vue, forts justifiables en cours d’exercice, peuvent désormais revoir leur copie. Surtout depuis un certain 4 mai 2008. Aux alentours de 22h50. L’heure et le moment choisi par Bordeaux pour renverser la vapeur en Ligue 1. Victorieux sur la pelouse de l’OM (1-2), les Girondins n’ont pas seulement bousculé la loterie des places européennes. Ils ont surtout rappelé aux Lyonnais que c’est, finalement, à force de se cacher qu’on avance le plus sereinement possible. Désormais, deux points séparent l’OL de Bordeaux. Deux points à deux journées de la fin, autant dire qu’il ne faudra pas être cardiaque lors des deux prochaines semaines. D’ailleurs, au vu du scénario proposé par les vingt-deux acteurs engagés sur le pré du Vélodrome dimanche soir, il ne fallait déjà pas avoir de faiblesse à ce niveau-là pour profiter du spectacle proposé. Longtemps discret, ce dernier, passé la première demi-heure de la partie, n’a pas tardé à éclabousser le match de clôture de cette 36e journée de Ligue 1. Niang, l’homme fort de l’OM, voit le poteau repousser une de ses banderilles dans la surface. Ramé, battu, peut souffler (34e) et souffle peutêtre même trop d’ailleurs. Irréprochable jusque-là, le portier girondin se troue complètement sur une ouverture en profondeur convoitée et transformée avec sérénité par Niang (45+1, 1-0).

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Mercredi 07 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 15 Page 16 Grow your career in a rewarding, diverse and challenging environment full of opportunity.Find your next job atwww.miamidade.gov/jobs305-375-JOBS (5627)or visit ourEmployment Customer Care Center140 West Flagler Street, Suite 105 € Miami, FloridaSearch online at any Miami-Dade County library, South Florida Workforce Career Center or Team Metro location.EOE/M/F/D/Veterans PreferenceDelivering Excellence Every Day Time to Shine! banques ou des coopératives de crédit ; ce qui facilitera les bénéficiaires à utiliser le système financier, notamment l’usage des cartes de débit(ATM). Or, les caisses populaires sont implantées depuis pus de 50 ans en Haïti. Le Développement international Desjardins(DID) leur fournit une assistance technique. Mais aucune relation de solidarité n’est établie entre les organismes de de coopération internationale du Québec et la diaspora, même si le chantier de l’économie sociale comprend un chapitre, mondialiser solidairement dont la piste d’action 2 consiste à mettre en place des ressources qui permettent à nos partenaires du Sud de participer à parts égales et l’un des moyens : c’est de favoriser la mise en place d’un Fonds de développement de l’économie sociale et solidaire, suivant la Déclaration 2006 du Sommet de l’économie sociale et solidaire, tenue à Montréal les 16 et 17 novembre 2006. Néanmoins une assistance technique interculturelle aurait dû être fournie à la diaspora haïtienne pour qu’elle puisse faire sortir ses actes de bienfaisance de la sphère privée, qui consiste à emprunter le chemin qui conduit au marché du don, à la charité de l’état, comme marqueur d’intégration économique et culturelle dans le pays d’accueil. Toutes les conditions sont réunies pour que les bailleurs de fonds de la diaspora se donnent , à ce titre, un statut, s’organisent en organismes de coopération internationale en vue de bénéficier de toutes les dispositions législatives y relatives et le climat culturel qui le valorise, afin de transformer le soutien à leur famille en actions de développement : la demande existe déjà ainsi que les besoins à satisfaire, mais à l’offre se pose le problème de l’adoption-adaptation à la culture de l’organisation dans le cadre de l’économie de la migration, un des éléments stratégiques de la mondialisation. La consolidation démocratique du pays dépend de l’intégration socioéconomique et culturelle de sa diaspora, de sa conversion dans l’entrepreuneurship social. Capitaliser sur votre poids électoral, le gouvernement du Canada vient d’annoncer une aide alimentaire déliée à la hauteur de 10 millions de dollars au bénéfice de 350 000 Haïtiens, tout courtisant l’ électorat d’origine haïtienne, c’est également agir civiquement en plaçant vos transferts caritatifs dans la sphère publique. Vous payez chaque semaine des taxes sur les achats de billets d’avion, des frais d’agences et vous apportez avec vous de l’argent et de la nourriture pour vos proches. D’ailleurs, en tant qu’adultes migrants , vous fournissez des ressources à votre pays d’accueil qui en bénéficient, l’exode des cerveaux représente une perte pour les pays d’origine, vous participez ensuite à son développement et vous contribuez à compenser les inégalités sociales qui découlent des effets pervers de l’économie-monde, par vos actions caritatives. Cependant vous ne jouissez, en l’espèce, d’aucun statut. On ne saurait vous taxer de Bouki, c’est tout comme! Larose Vernet (vernelaroz@yahoo.fr)Bailleur de fonds au noir et les deux solitudesDIASPORA(DIASPORA ... suite de la page 12) Jérémiades !LIBRE PENSEE« Il y a très loin de la velléité à la volonté, de la volonté à la résolution, de la résolution au choix des moyens, du choix des moyens à l’application. » Cardinal de Retz, Mémoires Ce n’est pas courant d’utiliser le mot « Jérémiades » pour faire allusion à ce genre de discours importun et répétitif qui tantôt ressemble à des lamentations à « casser les oreilles », tantôt à des reproches et d’autres fois, les moindres, à des prises de position politiques. Dans ce dernier cas, les jérémiades sont surtout pour insister sur « l’inimportance » des « adversaires ». Nous, simples auditeurs, qui prêtons parfois une « oreille distraite » aux jérémiades, nous avons l’habitude de dire ou de croire que la personne est en train de « ransé », qu’elle est en train de « battre sa bouche », de « babiller ». J’ai pensé aux « jérémiades » ces derniers jours, non pas à cause des discours oiseux, vides, fastidieux, lassants, répétitifs, qui nous importunent à longueur de journée, dans les médias ou qui apparaissent dans les conversations entre amis, mais plutôt à cause de certaines interventions, de certains personnages de la politique nationale ou internationale. Cela a provoqué en moi des associations d’idées, qui ont occupé mon esprit ces deux dernières semaines. J’ai pensé par exemple à Obama, à celui qui, si « Dieu le veut » (puisqu’en « Dieu » lui aussi il croit comme le recommande la devise de cette grande nation bien que son « Conseiller Spirituel » maudisse l’Amérique), peut marquer l’histoire. Mondiale. Chers amis, je pensais que le chemin de la Présidence des EtatsUnis était complètement aplani pour Obama quand le Révérend Jérémie, celui qui aurait dû prier pour son âme, a repris la parole pour réclamer ce qui d’après lui est justice pure. Justice divine. Sans règlement de compte. Il croit avoir raison. Il veut avoir raison. Comme les Haïtiens. Nous nous foutons pas mal de la justice, nous voulons avoir raison. Nous voulons que les choses tournent en notre faveur. Jérémie Wright l’érudit, le « beau parleur », le « matraqueur » vient de me montrer jusqu’à quel point l’utilisation adéquate de l’argumentation, la cohérence dans le discours, peuvent conduire à la bonne solution mais pas forcément à la meilleure, à l’optimum, à l’idéale. Voilà peut-être l’importance de … la POLITIQUE. Chers amis, chers lecteurs, par association d’idées, j’ai pensé à la ville de Jérémie et aux moments douloureux que nous traversons, non pas à cause de ces « douleurs d’enfantement » provoquées par l’accouchement d’un nouveau Gouvernement mais plutôt à cause des « jérémiades » auxquelles nous nous sommes habitués dans ce pays, et qui nous font beaucoup plus de tort que nous ne le pensons. En réalité, la ville de Jérémie est à la mode. On en parle beaucoup. Ne me prenez pas dans le mauvais sens. Au fond, ce n’est pas mauvais d’être mal interprété. Heureusement, je ne suis pas « homme politique », mais, ou bien on fait de la politique ou la politique nous façonne, à sa manière. Et, plus je pense à Jérémie, plus je palpe l’état d’isolement dans lequel nous vivons. Durant un certain temps, durant mon enfance et une bonne partie de mon adolescence, j’avais parfois peur de prononcer le mot « Jérémie ». Quelque chose de grave s’était produit là-bas, et ce n’était pas Hazel ou l’un quelconque de ces autres cyclones qui ont ravagé cette ville au cours de son histoire de ville. Encore à mon âge, à chaque fois que je rencontre un ami de Jérémie, je ressens une sorte de complicité qui montre la complexité de l’être Haïtien, avec ses non-dits, ses réflexes, son esprit de contradiction, son penchant naturel vers le … marronnage (j’ai horreur d’entendre ce mot de la bouche d’un étranger se référant à Haïti ou à un Haïtien. Il montre le poids de notre infériorité). Je n’ai pas beaucoup d’amis de Jérémie et, ne me prenez pas dans le mauvais sens à nouveau. Je ne suis pas l’ami du « pressenti » non plus. Regardez donc ailleurs chers lecteurs. Enfin. Je commence avec mes divagations, avec mes « JÉRÉMIADES », avec mes discours importuns et mes lamentations incohérentes. Chassez le naturel, il revient au galop dit le proverbe. Mieux vaut donc ne pas lutter contre la nature. Je laisse donc libre cours à mes dérives. Enfin chers amis, chers lecteurs, puisqu’il y a très loin, « de la velléité à la volonté, de la volonté à la résolution, de la résolution au choix des moyens, du choix des moyens à l’application », essayons de faire en sorte que ce chemin, qui conduit de la velléité à l’application, soit le plus aisé possible et que l’on puisse réellement trouver cette « pierre angulaire », sur laquelle bâtir la structure du pays. Oscar Germain germanor2005@yahoo.fr Mai 2008 PRESIDENTIELLE AMERICAINEL’ancien pasteur de Barak Obama remet çaWASHINGTON, 28 Avril (AFP) La résurgence sur le devant de la scène de l’ancien pasteur controversé de Barack Obama, Jeremiah Wright, a ramené la question raciale au coeur du débat présidentiel au moment où le candidat s’efforce de séduire l’électorat ouvrier blanc qui lui échappe toujours. Depuis la fin de la semaine dernière, le révérend Wright est sur toutes les chaînes de télévision. Interview à la chaîne publique PBS vendredi, sermon dans une église de Dallas dimanche, intervention télévisée devant la convention du NAACP (la plus importante association noire américaine de défense des droits civiques, ndlr) à Detroit dimanche soir, discours encore télévisé au National Press Club de Washington lundi: le pasteur Wright est partout, il ne renie rien de ses propos controversés et cela arrive au plus mauvais moment pour M. Obama. Après ses échecs dans l’Ohio et en Pennsylvanie, la campagne de M. Obama connaît un passage à vide. S’il veut définitivement s’imposer face à sa rivale pour l’investiture démocrate Hillary Clinton, le sénateur de l’Illinois a besoin de conquérir les électeurs blancs de la classe ouvrière qui rechignent jusqu’à présent à lui apporter leurs voix. M. Obama s’efforce de séduire cette catégorie d’électeurs appelés à jouer un rôle déterminant dans la primaire de l’Indiana le 6 mai. Or “la question raciale est un des facteurs que prennent en compte les ouvriers blancs”, affirme Clay Richards, vice-responsable de l’institut de sondage de l’université de Quinnipiac. “Il y a des Blancs âgés qui ne peuvent se résoudre à voter pour un Noir”, dit-il. L’effet des propos du pasteur Wright sur cet électorat blanc est difficile à mesurer mais ne devrait pas aider M. Obama. Selon un sondage publié lundi (28 avril) par le magazine Newsweek, 41% des Américains disent avoir changé leur opinion d’une façon défavorable sur le sénateur après avoir pris connaissance des sermons controversés du révérend. “Le révérend Wright parle au nom du révérend Wright”, a affirmé David Axelrod, un proche conseiller de M. Obama, s’interrogeant sur la diffusion “des heures durant” sur toutes les chaînes de télévision, des propos du pasteur Wright qui “n’aident évidemment pas” la campagne du sénateur de l’Illinois. M. Obama ne doit pas “être tenu pour responsable de discours qu’il n’a pas prononcés et de choses qu’il n’approuve pas”, a dit M. Axelrod. Les Américains ont entendu parler pour la première fois du pasteur Wright début mars quand ont commencé à circuler sur internet des extraits de sermons enflammés de Pasteur Jeremy Wright (voir PASTEUR WRIGHT / 18)

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Mercredi 07 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 15 Page 17 PIBLIKASYON ADISYONÈL KI SOTI TRIBINAL SIKUI MIAMI-DADE COUNTY ATANSYON FIMÈ, ANSYEN FIMÈ AK SIVIVAN FIMÈ FLORID YO DWE ENSKRI ANVAN 16 JEN 2008 POU YO KAPAB KALIFYE POU YO RESEVWA YON FON AN FIDEYIKOMI KI VO APEPRÈ 600 MILYON DOLAI. ISTWA Rekou kolektif Engle te depoze an 1994 e li te pote plent kont endistri taba an Jiyè 1998. Howard A. Engle, M.D., et al., (Pleyan) v. R.J. Reynolds Tobacco Company, Philip Morris, Inc., Brown & Williamson Tobacco Corp., individually and as successor to American Tobacco Co., Lorillard Tobacco Co., Lorillard, Inc., Liggett Group, Inc., Brooke Group Holdings, Inc. f/k/a Brooke Group, Ltd., Inc., Council for Toba cco Research U.S.A. and Tobacco Institute (Defandè), Pwosè Nimewo 94-08273 CA (22) Tribinal Sikui Dade County. Piblikasyon sa a konsène yon fon lajan ki apa e ki pa gen parèy li ki gen plis pase ladann («Fon fidisyè Engle» a) yo te kreye pou rekou kolektif la grasa Susan e Stanley Ro senblatt, avoka reku kolektif la. II. MANM KLAS ENGLE KALIFYE YO SE MANM KI ELIJIB POU RESEVWA YON PATI NAN FON AN FIDEYIKOMI AN Ou kapab kalifye pou resevwa lajan nan Fon fidisyè Engle si ou (oswa moun ou genyen ki mouri) te soufri, ap soufri kounye a, os wa te mouri nan maladi ak kondisyon medikal (ki nan lis anba a) akòz akoutimans nan sigarèt ki genyen nikotin. Maladi a oswa kondisyon medikal la dwe te dyagnostike dabò oswa manifeste poukont li nan dat 21 novanm 1996 oswa avan dat sa a. OU DWE ENSKRI ANVAN 16 JEN 2008 POU W KAPAB ELIJIB POU RESEVWA YON PATI NAN FON FIDISYÈ ENGLE . W ap genyen obligasyon pou soumèt dokiman prezan epi ki kapab verifye pou sipòte reklamasyon ou. W ap genyen obligasyon tou pou soumèt reklamasyon ou anba sanksyon pou fo temwayaj. III. MANM KLAS ENGLE KALIFYE YO DWE ENSKRI NON YO ANVAN 16 JEN 2008 POU YO KAPAB ELIJIB POU RESEWVA YON PATI LAJAN FON AN FIDEYIKOMI Nan odisyon 15 avril 2008 la, Tribinal la te fikse yon orè pou alokasyon ak distribisyon Fon fidisyè Engle. Manm klas Engle ka lifye yo DWE enskri non yo pa lapòs oswa sou Entènèt anvan 16 jen 2008 pou yo kapab elijib pou resevwa yon pati Fon fidisyè Engle. Anrejist reman an pa garanti ou kalifye pou resevwa yon pati nan Fon fidisyè Engle. Moun ki te resevwa yon kopi Avi sa a pa lapòs ta dwe resevwa tou yon kopi Fòmilè Anrejistreman an epitou yo dwe soumèt fòmilè a anvan 16 jen 2008, ki se dat limit lan. Pou jwenn yon lòt Fòmilè Anrejistreman, si sa nesesè, kontakte Administratè Reklamasyon an grat is nan nimewo 1 (888) 420-1666; voye imèl ba EngleTrustFund@gardencitygroup.com ; voye demand ou alekri nan Engle Trust Fund, c/o The Garden City Group, Inc., P.O. Box 013241, Miami, FL 33101; oswa ale nan sit wèb www.EngleTrustFund.com pou transfere yon kopi Fòmilè Anrejistreman an nan òdinatè ou. Sinon, manm klas la kapab soumèt Fòmilè Anrejistreman yo sou Entènèt nan sit wèb www.EngleTrustFund.com anvan minwi nan dat 16 jen 2008. Administratè Reklamasyon an ap voye lèt pa lapòs pou fè konnen li resevwa chak Fòmilè Anrejistreman. Lèt yo ap mande ak idanti fye tout enfòmasyon adisyonèl ak dokiman administratif ki nesesè pou detèmine si ou kalifye pou resevwa yon pati nan Fon fidisyè Engle. Lèt la ap bay tou enfòmasyon espesifik konsènan dat limit yo. Dokiman administratif manm klas la dwe soumèt ba Administratè Reklamasyon yo a nvan 1ye out 2008. Distribisyon Administratè Reklamasyon yo dwe fèt san patipri sou baz chak fimè. IV.ÈSKE MWEN DWE ANBOCHE YON AVOKA POU SA? Ou kapab anboche avoka, avèk lajan ou, pou reprezante enterè ou anrapò ak alokasyon ak distribisyon lajan Fon fidisyè Engle os wa Fideyi-komisè Tribinal la lonmen ap detèmine kouman enterè ou ap reprezante. Si ou genyen yon avoka ki reprezante ou (oswa moun ou ki mouri) konsènan yon reklamasyon pou tabak, tanpri konsilte avoka ou konsènan avi sa a ak dat limit anrejistreman non ou ak reklamasyon ou. V.POU JWENN ASISTANS AK ENF"MASYON ADISYONÈL Ou pa bezwen telefòne ni ekri Tribinal la, Fideyi-komisè a, oswa Grefye Tribinal la pou jwenn lòt enfòmasyon. Nenpòt rechèch oswa kesyon ou genyen konsènan Avi sa a oswa pwosesis distribisyon ak alokasyon an ta dwe adrese dirèkteman ba Administratè Reklamasyon yo dep i ou rele gratis nan nimewo 1 (888) 420-1666; nan imèl ba EngleTrustFund@gardencitygroup.com ; oswa depi ou voye yon demand alekri ba Fund Engle Trust Fund, c/o The Garden City Group, Inc., P.O. Box 013241, Miami, FL 33101. FÈ ak "DONE 18yèm jou avril 2008/s/ David C. Miller Jij Tribinal Itinerananevrism awòt kansè nan blad pipi maladi serebwo-vaskilè (avèk estwòk tou) kansè nan matris bwonkopnemopati kwonik obstriktif … COPD (avèk anfizèm tou) maladi kwonaryen (avèk tou maladi kadyo-vaskilè, atè ki vin di, atewosklewoz, maladi atè kowonaryen ak ateryolosklewoz, anjin pwatrin, kayo san ki pa nòmal, domaj nan veso sangen, enfaktis myokad (atak kadyak)) kansè nan ezofaj (gòj) kansè ren kansè larenks (gòj oswa bwat vwa) kansè poumon (avèk tou adenokasinòm, kasinòm gwo selil, kasinòm ti selil, kasinòm malfijyen) konplikasyon gwosès (foskouch) kansè nan kavite oral/lang kansè pankreyas akwosendwom (avèk maladi Buerger tou) kansè nan farenks kansè lestomak Èske ou genyen KESYON? RELE GRATIS NAN 1 (888) 420-1666 oswa ALE nan sit wèb WWW.ENGLETRUSTFUND.COM MIAMI-DADE COUNTY

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Mercredi 07 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 15 Page 18 LES JEUX En Bref...(suite de la page 2) millions iront à la Banque de céréales vivrières du Canada, une organisation non gouvernementale canadienne active à l’étranger. Cette contribution porte à 230 millions de dollars l’aide alimentaire canadienne pour l’exercice 2008-2009. La ministre canadienne de la Coopération internationale, Bev Oda, a par ailleurs annoncé que l’aide alimentaire n’allait désormais plus être conditionnée à des achats au Canada.Lancement officiel de deux projets de traitement de bassins versants au Morne l’Hôpital à Port-au-PrinceLe mercredi 30 avril 2008, le Directeur adjoint de l’USAID en Haïti, Madame Beth Cypser et le Ministre de l’Environnement, Jean Marie Claude Germain, ont lancé officiellement deux projets de traitement de ravines au Morne l’Hôpital à Port-au-Prince autour du thème « Rete tè, kenbe dlo, pou yon Ayiti vèt ». La cérémonie a eu lieu à l’hôtel le Plaza, au Champs de Mars, en présence de plusieurs officiels haïtiens, des membres de la société civile et des représentants d’organisations non gouvernementales. Pendant trois mois, des techniciens en conservation de sol vont aider la communauté à installer des seuils et plantules d’essences fruitières et forestières ainsi que diverses espèces de boutures dans les ravines Bandoune/Maltèque et Bussy. Ceci permettra de résoudre ainsi les problèmes LEGALANNOUNCEMENT REGARDING REQUEST FOR PROPOSALS FORRETAILCONCESSIONS PROGRAM 2008 RFPNO. MDAD-04-07 MIAMI-DADE COUNTYMIAMI, FLORIDAThe Miami-Dade Aviation Department is announcing the availability of the above referenced advertisement, which can be obtained by visiting our Website at: www .miami-airport.com/html/business_opportunities.html (in order to view the full Advertisement, please select "Advertisements" link at the bottom of the Business Opportunities page and then select the respective solicitation). Copies of the RFPsolicitation package can only be obtained through the MDAD, Contracts Administration Division, in person or via courier at 4200 NW 36th Street, Building 5A, 4th Floor, Miami, FL33122, or through a mail request to P.O. Box 025504, Miami, FL331025504. The cost for each solicitation package is $50.00 (non-refundable) check or money order payable to: Miami-Dade Aviation Department. This solicitation is subject to the "Cone of Silence" in accordance with section 2-11.1(t) of the Miami-Dade County Code. l’ancien responsable de la Trinity United Church of Christ de Chicago. Dans ces sermons, M. Wright affirmait notamment que le “terrorisme” des Etats-Unis expliquait les attaques du 11-Septembre. Barack Obama a condamné “sans équivoque” ces propos mais ses adversaires ont fait des liens entre M. Obama et le pasteur Wright un de leurs arguments de campagne. M. Obama a fréquenté pendant 20 ans l’église du pasteur Wright. Le révérend, considéré comme son père spirituel, a célébré son mariage, baptisé ses enfants. Interrogé lundi à propos d’une de ses déclarations où il affirmait que le virus du sida avait été propagé par le gouvernement américain pour décimer la communauté noire, le pasteur a refusé de se renier. Il a affirmé qu’il croyait le gouvernement américain “capable de tout”, évoquant “l’expérience de Tuskegee”, un scandale révélé et ayant pris fin en 1972, qui montrait que depuis 1932 le service de la santé publique des Etats-Unis avait effectué des recherches sur environ 400 Noirs souffrant de la syphilis sans leur donner de traitement. La plupart des patients étaient morts. “J’espère devenir vice-président”, a dit pour plaisanter le pasteur Wright. Il n’est pas certain que cette plaisanterie a été appréciée par le camp Obama. (PASTEUR WRIGHT ... suite de la page 16)L’ancien pasteur de Barak Obama remet ça (voir EN BREF / p. 20)

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Mercredi 07 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 15 Page 19 ti Gout pa ti Gout ak Jan MapouTIGOUT – Mounn Okap… MOUNN OKAP YO DI YO KAPAB…Avèk Max Manigat kòm majòjon ( directeur de la publication ) 29 Kapwaz ake Kapwa : Marlène Rigaud Apollon, Louis J. Auguste, Charles Dupuy, Bernadette Gilles Duvivier, Gérard Étienne, Michèle Kersaint Étienne, Jacques Jacquelin Garçon, Wilfrid ‘Tcho’ Gervais, Emmanuel Gilles, Renaud Hyppolite, Wilfrid ‘ Tony ’ Hyppolite, Philippe Jean-François, Maximilien Laroche, Jean-Marie Leroy, Marie Gilles Manigat, Max Manigat, Marie-Thérèse MéhuFrançois, François-Marie Michel, Marguerite Manigat Pauld, Alix Piquion, Henri Piquion, Jean L Prophète, Marcius Richard, Serge Saint-Gérard, Joseph Claude Schütt-Aîné, Réginal Souffrant, Wilfrid Supréna, Léonce Thélusma, Pierre Eddy Toussaint, fèk pibliye youn tonton liv : Cap Haïtien . Excursions dans le temps . Voix capoises de la diaspora ; 449 paj, 33 foto, kay Educa Vision, Inc . Senmenn pwochen, n’a vini avèk youn atik sou liv-la. N’ap jwenn-ni nan Libreri Mapou.* * * * * * Batenm Rat* Wilfrid ‘ Tony’ HyppoliteSe regretan, nan koze sa-a, pou chantèr Julien Paul , nèg nan Nò, ake Ensemble aux Calebasses , Pòtoprens, blasfemen nan entèpretasyon Batèm Rat lè li ranplase moun nan Nò sezi – sesin ake taso nan : « twasan barik taso rat se twòp » lèr se : « twasan barik sesin rat se twòp » jan Gérard Monfiston , chantèr Septentrional nan epòk sa-a, te konpoze chante sa-a an 1955. Me chante-a : Batèm Rat Rit : Gwaracha Konpozisyon ; vokal: Gérard Monfiston Rat tap f’on batèm Li di fò l f’on bal Ki muzisyen li pran, Li pran muzisyen chat Lèur li té fè minui Yo fèrmen tout pòt Yo manje tout rat ” Choeur Twasan barik sesin rat, sé twòp ”Enspirasyon” Yo manje manman, yo manje papa”Ay, lami mimi ou malonnèt”Yo manje marenn, yo manje parenn”Yo manje fiyèl, yo manje menm monpèr % Se konsa Gérard Monfiston te konpose chante-a-y-la paske mounn Okap gen vokabulèr-a-yo ki pa menn ake kina lòt rejyon nan peyi-a. Me kèk diferans : Okap nou pa di avè m nou di ake m ;/ nou pa di pa m , nou di kinan m ;/Okap nou pa di ponmkèt nou di byanwa ;/nou pa di avwàn , nou di otmil ;Okap, kannik ak mab pa menm bagay;/ nou pa di bonm nou di kaderik ; /nou pa di bega nou di jonjòl ; / nou pa di batwèl nou di batwa ; / nou pa di kap grandou nou di barak ; /Okap nou gen bon mamit tou, / men se nou menm sèl ki sèrvi ake kannistèr ; /Okap nou fè bon griyo tankou toupatou, men se nou menm sèl ki gen tatouni ;/ nan bon kreyòl Okap nou pa di disèl , nou pa di diten ,men nou sèrvi ake dusèl oswa duten ; / nan bon kréyòl Okap nou pa di dlo , men nou di djo bolode , / Djo Kannèl , Djo tchoupanm , djo sezi ;/ Okap Joseph pa rele Joe men Zo kon Zo Oba ; / Okap nou pa di kwoke nou di pandye ; / Okap nou pa di pèlen nou di zatrap ; / Okap nou pa di chare nou di giyonnen ; / nou pa di pwa chous nou di pwa chikann ; / nou pa di pwa jenwa , pwa enkoni , nou di pwa nèg ; / nou pa di pwa valèt , nou di pwa dekayèt ; /Okap nou pa di taso , nou di sesin . AINSI SOIT-IL. ________ * Atik sa-a se youn adaptasyon Max Manigat fè pou youn pati nan youn chapit Wilfrid ‘ Tony’ Hyppolite ekri : “ Septentrional : une profession de foi ”. Li parèt nan liv : Cap-Haïtien. Excursions dans le temps. Voix capoises de la diaspora”. ( Educa Vision , Inc , 2008, pp. 157-178.)* * * * * * VIENT DE PARAÎTRESous la direction de Max Manigat CAP-HAÏTIEN. EXCURSIONS DANS LE TEMPSVOIX CAPOISES DE LA DISAPORAEduca Vision, Inc. 2008, 449p., ill. U$ $32.00 + 10% Port (U.S.A.) ; 15% (Canada) % Vingt-neuf Capoises et Capois dont la plupart ont vécu plus de la moitié de leurs vies en diaspora racontent des pans de leur passé, de leurs jours écoulés dans une ville au caractère unique à cause des ses rues étroites, de son parler typique, de sa cuisine exceptionnelle, de son histoire glorieuse. Nostalgique! Oui, un peu. Émouvant ! A tous les coups parce que de si loin que nous pouvons remonter « nos mémoires se souviennent ». Ce livre est un sursaut de fierté face à la dégradation et à l’avilissement de nos souvenirs que nous apportent ces horribles photos qui circulent sur internet. Où est donc passée la belle ville de notre enfance ?. C’est pour tâcher de présenter son vrai visage aux jeunes générations qui ne l’ont connu que dans cet état pitoyable que nous avons voulu élever nos voix. Puissent ces cris du cœur arriver jusqu’à leurs oreilles car nous leur parlons d’un temps que nos faibles paroles tentent d’évoquer sinon avec brio du moins avec tendresse! Comme me l’écrivait Henri Piquion : « Je t’envoie quatre courts textes qui sont ma contribution au livre collectif de souvenirs du Cap perdu. Ce livre nous le fera retrouver, et le fera découvrir à nos enfants et aux leurs. » C’est là notre ambition. Nous n’avons jamais voulu ériger un monument littéraire. Notre désir ne consiste qu’à laisser parler les cœurs de Capoises et de Capois qui aiment leur ville. Peu de récits célèbrent le Cap de notre jeunesse. Nos écrits se veulent un témoignage de ces temps qui nous ont si profondément marqués. Et, Renaud Hyppolite de renchérir : « Pour nous tous, qui avons contribué à le faire naître, ce livre aura été une forme de catharsis pour exorciser ce passé hanté de souvenirs déteints et de rêves inassouvis. Mais, pour vous jeunes du Cap, tout comme l’oiseau mythique, emblème de notre cité, qui renaît de ses cendres, puisse-t-il du fond de vos cœurs ranimer la flamme de vos espoirs déçus et de vos rêves assassinés ! » (Avant Propos, p. 7-8) **Envoyer vos commandes à : Libreri Mapou 5919 NE 2nd Av. Miami, Fl. 33137 Cartes de crédit : acceptées Pour un/des exemplaire/s signé/s : Max Manigat 16302 SW 28th Court Miramar FL 33027-5213 U.S.A. Chèque à l’ordre de : Educa Vision, Inc.* * * * * * Lè L’ Lè. (Pou zanm-anm: R. Niles Bashaw) Sevre sou chimen lavi Lespwi kwaze bon zè Lè-l lè. Move mounn tou Ale Vini Jouk dómi dou Pote-n nèt ale . Nèg Gonbolyen Tomonn 16 novanm o7* * * * * * Ban-m Ban-m tiyon Tikras Tizing M’ap fè Lakansyèl rantre lan boutèy Sere latibonit Jouk fant bwadchenn Bouske tè sèk Anba solèy pichon. Nèg Gonbolyen Youstonn, Tekzas 25 Avril 08* * * * * * Dèy Nan Lafanmi KoukouySe avèk tristès Sosyete Koukouy Santo ap enfòme nou sou lanmò Fridja Pricien manm Sosyete Koukouy ki kite nou depi dimanch maten byen bonè. Maladi pote-l ale aprè 16 zan li pase sou tè sa-a. Lè youn kouzen oubyen youn kouzin mouri nan fanmi; an nou koube, men nou pa kase; n’ap tounen pou laplibèl. Misye lanmò twò piti pou l’ta fè-n fè bak. Nou poko konnen dat antèman men nou konnen se youn jou nan semen pwochenn l’ap ye. Sosyete Koukouy Santo salye tout lòt kouzen kouzin ki patou atravè monn lan. David Jeanty Prezidan Koukouy Santo-Ayiti* * * * * * KONDOLEYANSKouzen, Kouzin Sosyete Koukouy Miyami resewa nouvèl lanmò Kouzin-nan ak anpil chagren nan kè. Oun jenn ti boujon flè dizè konsa ki poko menm louvri anba lawouze dimaten. Tout lafanmi Koukouy alawonbadè voye kondoleyans pou tout kouzen-kouzin yo, zanmi, fanmi ak paran Fridja Pricien.Nou mande Granmètla pou l’ resevwa-l adebra nan wayom li. Kouraj! Jan Mapou, Prezidan Biwo Santral Sosyete Koukouy

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Mercredi 07 Mai 2008 Haïti en Marche Vol. XXII No. 15 Page 20 BACK PAGE Haïti en MarchePort-au-Prince 100 Avenue Lamartinière (Bois Verna) Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323 Miami 173 NW 94th Street Miami, Florida 33150 Tel. 305 754-0705 / 754-7543 • Fax 305 756-0979 New York • 914 358-7559 | Boston • 508 941-6897 Montréal • 514 337-1286 email:melodiefm@hotmail.com | haiti-enmarche@hughes.net URLwww.haitienmarche.comLibrary of Congress # ISSN 1064 3896 de glissements de terrain ou de ruissellement des eaux provoquant des dégâts matériels et des pertes en vies humaines lors des saisons pluvieuses. Ces projets d’un coût total de 11,055,117.00 gourdes (onze millions cinquante cinq mille cent dix-sept gourdes) ont été financés par le gouvernement américain à travers l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID). Proposés par l’Organisation des Penseurs pour le Développement d’Haïti (OPEDAH) et le Groupe d’Action pour l’Avancement et le Développement de Carrefour-Feuilles (GRAADC), ce partenariat incluant le Ministère de l’Environnement et celui de l’Agriculture des Ressources Naturelles et du Développement Rural, va favoriser la création d’environ 579 emplois qui permettront d’améliorer le niveau de vie des communautés touchées. Ces projets ont été réalisés dans le cadre du volet Paix et Sécurité des programmes de l’USAID, et exécutés à travers CHF International avec le programme Konbit Ak Tèt Ansanm (KATA). Ils visent, entre autres, à fournir une réponse durable aux graves crises qui ont affecté la société haïtienne au début du mois d’avril 2008. Selon le Directeur Adjoint de l’USAID/Haïti, Madame Beth Cypser, « les deux projets qui s’inscrivent dans le cadre des efforts déployés par les gouvernements haïtien et américain, relatifs á la lutte pour la protection de l’environnement, restent une préoccupation indéniable et amélioreront considérablement la situation économique des bénéficiaires ». Elle a par ailleurs annoncé la création de six mille emplois directs à travers des projets à haute intensité de main d’œuvre qui seront lancés au cours du mois de Mai dans la zone métropolitaine de Port-auPrince.En Bref...(suite de la page 18)