Citation
Haïti en marche

Material Information

Title:
Haïti en marche
Place of Publication:
Miami Fla
Publisher:
s.n.
Publication Date:
Copyright Date:
2005
Frequency:
Weekly
regular
Language:
French
Physical Description:
v. : ill. ; 45 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
Haitians -- Newspapers -- United States ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.) ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
Spatial Coverage:
United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti

Notes

Language:
In French.
General Note:
Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright Haïti en Marche. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
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21271733 ( OCLC )
sn 92061416 ( LCCN )
1064-3869 ( ISSN )

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Haiti en Marche edition du 7 au 13 Septembre 2005 Vol. XIX No. 32


UN NOUVEAU CALENDRIER PROPOSE
Legislatives et Presidentielles: 20 Novembre
(ler tour) et second tour le 3 janvier
Locales et municipales: le 11 D6cembre


Fanmi Lavalas demande

a ses partisans de retirer

immediatement leur carte electorale


Dans une note de presse
intitul6e "R6solution statuant sur le
Processus Electoral", le parti Fanmi
Lavalas (Aristide) demande tous les
membres, partisans et sympathisants de
Fanmi Lavalas de s'inscrire et retirer


rapidement leurs cartes 61ectorales", et aussi
"de maintenir la mobilisation pacifique pour
la lib6ration des prisonniers politiques en
attendant les d6cisions du congrbs
national."
La Resolution demande 5 la


Coordination
Nationale ad hoc de
prendre des dispo-
sitions imm6diates
en vue de r6aliser
(voir Lavalas / 3)


Simeus fait campagne au nom de la Diaspora

AU RISQUE DE FAIRE L'UNANIMITE CONTRE LUI DE TOUS LES AUTRES CANDIDATS


ANALYSE
PORT-AU-PRINCE, 3 Sep-
tembre Le candidat Dumarsais Sim6us
a ouvert sa campagne. Pas tout 5 fait
o l1'on s'y attendait. I1 a lanc6 un
mouvement beaucoup plus large, une
campagne de public relations pour
donner A la diaspora haitienne la place
B laquelle elle a droit au pays natal.
En effet, la candidature du
millionnaire haltiano-am6ricain, PDG
de la chaine alimentaire Sim6us Food,
base au Texas (comme l'actuel
president am6ricain, George W. Bush)
bute sur un article de la Constitution
haltienne en vigueur, selon lequel pour
Wtre candidat 5 la pr6sidence d'HaYti, il
faut Wtre n6 haYtien "et n'avoir jamais
renonc6" A la nationality haYtienne.
Dumarsais Sim6us est un
haltien naturalis6 am6ricain.
I1 a cependant promis de faire
front, et de ne rien n6gliger pour
renverser cette disposition
constitutionnelle qu'il estime injuste,
6tant donn6 1'apport indispensable de
la diaspora 5 l'6conomie locale, et que
c'est par n6cessit6 (6conomique ou


politique, ou les deux) et non
r6ellement par choix, que prbs d'l
million d'haitiens ont choisi d'adopter
une nationality 6trangbre.
Cependant cette initiative
place automatiquement aussi le
candidat en porte 5 faux avec la
presque totality des autres candidats
dans la course pr6sidentielle. En un
mot, fait de lui l'homme A abattre.
Tous contre un.
Sans pour cela que tous les
autres candidats soient hostiles 5 la
demarche, 5 savoir redonner 5 la
diaspora ce qui lui revient ...
Mais nous sommes en
campagne 61ectorale, et tout ce qui
peut arrfter un adversaire est le
bienvenu.

Une grande premiere

Cependant Sim6us ne
semble pas accepter de baisser les
bras.
Cette situation est une
grande premiere, parce que:
(voir Diaspora / 4)


Installation du nouveau commandant militaire de la Minustah, le General bresilien
Urano Teixeira da Matta Bacellar, le chef civil de la mission Juan Gabriel Valdes,
et le commandant sortant, Gen. Heleno photo Yonel Louis/HenM


ELECTIONS Drle
EDITORIAL
PORT-AU-PRINCE, 5 Septembre Voy
Tous nos candidats ont le meme programme: Dan
r6tablir l'ordre; cr6er des emplois. Sond6 (60
Or ce n'est pas 15 un programme,
voire leur programme, puisqu'ils n'ont rien
5 voir avec ni l'un, ni l'autre.
Le repr6sentant special de l'ONU a
annonc6 que la force militaire internationale
restera dans le pays aussi longtemps que cela
sera necessaire.
Quant aux emplois, ils ne poussent
pas comme les choux. Or les institutions
internationales de plus en plus financent des
projets industriels issus de l'ext6rieur comme Availat
l'apport de la Banque Mondiale dans la
creation de la zone franche 5 la frontibre
haltiano-dominicaine ofF l'on ne compte pas
de capitaux haltiens. Ou d'autres firmes
6trangbres d6ji 6tablies dans le pays.
Le monde a change, tandis que nos
candidats ressassent les memes litanies
souvent creuses depuis un demi sibcle.


de campagne !
ns voir un pe ont marquant son arrive sur la scene politico-
son discourse de Pont l 1ectorale, le candidat millionnaire
km de la capitale), (vnir ~(Candidts / 4)


Pere Gerard Jean
Juste designed
comme candidat
a la presidency au
nom de Fanmi
Lavalas P.2


Haiti en Marche
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I


Aristide


o
[ns








EN PLUS ... ENBREF..


Mercredi 7 Septembre 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 32


ONE LA SOSIETE...
Chez un ami, un samedi apres-
midi tranquille on boit de moins en moins
la nuit, problbme d'ins6curit6 sfrement -
sur la terrasse, on 6tait tant6t 5, tant6t 6, a
rendre hommage a une bouteille de rhum,
de ce rhum des Caraibes qui a fait notre
gloire durant des ann6es. On 6tait 1, de
vieilles connaissances, a discuter sur la
situation d'Haiti. Au fond, il n'an aurait
pas pu etre autrement, car il y a de ces
habitudes qu'il ne faut jamais perdre et
l'une d'elles est justement celle des
grandes discussions, sur fond de grog. Plus
d'un a utilis6 le pr6texte de la griserie
pour dire certaines v6rit6s," pawol tafia "
dira-t-on aprbs, pense-t-il g6n6ralement.
Mais, en r6alit6, seuls les enfants et les
hommes/femmes en 6tat d'ivresse disent
la v6rit6. Grande v6rit6.
Vu la proximity des elections, la
soi-disant campagne 6lectorale qui a d6ji
commence et le nombre sans cesse
grandissant de candidats a occuper le
fauteuil pr6sidentiel, on se demandait si
ce n'6tait le manque de reves qui poussait
les Haitiens a rever d'etre president
d'Haiti. Le problbme est aussi qu'en
accomplissant leur reve ils s'entetent a
empecher quiconque d'autre 1l'accomplir
en voulant l'occuper, ce fauteuil, a vie.
Dans ce pays, nous n'avons pas le sens de
la mesure. "Nou Du ". L'un des amis,
presents commenca a parler de l'utopie et
de valeurs a promouvoir pour reconstruire
le pays. Je pris tant de plaisir a l'6couter
que j'ai voulu vous en faire part afin de
voir si nous arrivons a nous mettre
d'accord sur un cadre commun de valeurs,
sur un contrat.
La discussion porta sur certains
concepts de base, n6cessaires a la vie
citoyenne, des valeurs sur lesquelles je
vous convierais a r6fl6chir et a interpeller
nos diff6rents candidats: Solidarit6,
Patriotisme, Conscience citoyenne,
Travail, Honnetet6, Fraternit6, Egalit6,
Liberty, Justice, Sens de la responsabilit6,
Respect, Dignit6. Peut-etre, la sobri6t6
aidant, nous pouvons arriver a cr6er
ensemble un cadre de valeurs permettant
la transformation de notre socite6,
l'aboutissement logique de cette
" Rvolution de 1804 ", inachev6e.
Nos discussions portbrent done
sur

1- La Solidarite et 1'Entraide
Bien que la culture haitienne soit
pleine d'exemples de faits solidaires,
lesquels ont permis de maintenir une
nation tout au long du XIXbme siecle,
les d6chirures sociales, la fragmentation
se sont accentu6es de facon dangereuse
jusqu'au point de compromettre
s6rieusement la survie du pays dans le
contexte mondial actuel.
Dpi nan Guinen nbg pa vl oue
ng est l'un des proverbes les plus
6loquemment n6gatifs de notre culture.
Il traduit la m6fiance de notre socit&. Il
est cependant clair que, par conviction
ou par 6goYsme, nous ne pouvons que
cr6er des r6seaux de solidarity et
d'entraide pour 6viter l'augmentation
de la marginalisation, de l'exclusion
injuste d'un pourcentage de plus en plus
6lev6 de notre population.
Au nom de cette solidarity, il s'agit


Le Mardi 30 Aofit 2005
Le Ministbre a la Condition
Feminine et aux Droits des Femmes a
organism le mardi 30 Aofit 2005 un atelier
de travail sur les textes de lois r6vis6s a
soumettre au prochain parlement.
Plusieurs personnalit6s telles : la
Ministre a la Condition Feminine,


de combattre toutes les formes de
violence :
De la society sur 1'individu
o Pauvret6
o Marginalisation
o Ch6mage
o Exclusion
o Autres.
De l'individu sur l'individu
o Abus de pouvoir
o Agressions physiques
o Agressions morales.
Et faire croitre "l'6galit6 des
Chances pour tous les Haitiens.

2- La Conscience Citoyenne
Notre obligation citoyenne,
envers nous-memes, nos enfants, nos
aieux, notre terre, est de Travailler pour :
Le Progrbs etl'avancement
de soi-meme
LeProgrbs et l'Avancement
d'Haiti
Pour le Respect
o de soi-meme
o d'autrui
Etre citoyen c'est etre soumis a
des contraintes, des contraintes d'une
vie en commun, entre pairs, qui nous
indiquent le chemin a suivre. Pour le
pays, pour les ancetres, soyons unis ",
cette union qui est la seule a faire notre
force, nous oblige a un effort de solidarity
avec les plus vuln6rables.
Il s'agit d'un esprit a developper, de notre
devoir de citoyen.

3- L'Honnktet6
L'Honnetet6 ne consisterait pas
seulement a ne pas s'emparer des biens
d'autrui mais aussi et surtout a
d6velopper un Cadre Moral Propre
faisant du sens de la Responsabilit6
l'616ment cl6 dans l'exercice des Droits
et des Devoirs du Citoyen.

4- Le Respect
La society haitienne a vu
s'installer d6finitivement, dans son sein,
une culture de la m6fiance, heritage de
notre pass mais qui s'est vu aggrav6
par le ph6nombne de la m6disance,
gratuite, perverse, odieuse.
L'adversaire, le comp6titeur,
(dans n'importe quelle sphere de la vie
sociale) devient un ennemi a faire
disparaitre. Le respect de soi, le respect
d'autrui, la defense de l'honneur sont
autant d'616ments a r6incorporer a la
vie citoyenne afin de modifier ce
comportement collectif suicidaire.
La Charpente de notre pays est
notre socit&6. Tout dysfonctionnement de
la society provoque a son tour un
d6s6quilibre structurel qui peut engendrer
a la longue un effondrement de l'6difice.
Nous voyons une society en crise, malade
mais non incurable. Quelle society
voulons-nous ? Logiquement, celle que
nous aurons construit.
Bon gr6, mal gr6, nous aurons a
g6rer ensemble un pays, quel qu'il soit
celui qui aura a occuper le fauteuil
pr6sidentiel a partir du 7 f6vrier 2006.

RESPE POU TOUT MOUN

Oscar Germain
Germanor2005@yahoo.fr


Madame Adeline Magloire Chancy, des
avocats, d'organisations f6ministes ont
pris part a cette activity.
Au cours de cette journ6e,
diff6rents points ont Wtd d6velopp6s
comme : l'avant projet de loi relatif a la
modification de l'article 257 du Code du
(voir Femmes / 20)


LIBRE PENSEE

Une nouvelle ethique

pour le changement


Page 2


Calendrier electoral:
LIgislatives et presidentielles: 20 Novembre, et un second tour le 3 Janvier ...
Municipales et territoriales: 11 Decembre
Un nouveau calendrier electoral approuv6 par le gouvernement provisoire 6tablit ce qui
suit:
. 15 septembre : Fermeture du d6p3t des candidatures
. 8 octobre: ouverture de la campagne
. 18 novembre: fermeture de la campagne
. Premier Tour pour les Pr6sidentielles et L6gislatives: 20 Novembre
. 13 d6cembre: ouverture de la campagne pour le 2eme tour
Sle janvier: fermeture de campagne pour le 2 eme tour
. Second tour: 3 Janvier
. 12 septembre: ouverture du d6p6t de candidatures pour elections locales et municipales
. 9 d6cembre: fermeture de la campagne 6lectorale pour elections locales et municipales
. Les Municipales et territoriales auront lieu le 11 Decembre.

Gerard Jean-Juste d6sign6 comme candidat Lavalas aux
pr6sidentielles
C'est l'ex-s6nateur G6rald Gilles de Fanmi Lavalas qui l'a annonc6 au cours d'une
conference de presse lundi au local de la Fondation Aristide (Tabarre). Le parti avait regu
l'approbation, a-t-il dit, de l'ex-pr6sident Jean-Bertrand Aristide pour la designation du
pere G6rard Jean-Juste comme candidat a la pr6sidence pour les prochaines elections.
Cependant il y a un hic: le candidat d6sign6 se trouve en prison, depuis son arrestation le
jour des fun6railles du journaliste Jacques Roche le 21 juillet dernier, auxquelles le pr&tre
allait assister, a-t-il affirm.

-





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Fanmi Lavalas demande a ses partisans de retirer immediatement
leur carte electorale
Fanmi Lavalas publie une note de presse sous le titre "R6solution statuant sur le Processus
Electoral." On y lit entre autre:
"Avec l'absence du Repr6sentant National incontest6, l'Assembl6e des Responsables
D6partementaux r6unie le ler Septembre 2005 en Coordination Nationale ad hoc
Exige:
1. La liberation immediate et sans conditions de tous les prisonniers politiques
2. La cessation des persecutions politiques dans les quartiers populaires
3. Le d6sarmement g6n6ral dans tous les quartiers r6sidentiels et populaires du pays .
Le retour imm6diat de tous les exil6s politiques, particulibrement le Pr6sident Aristide.
3. Que le Conseil Electoral Provisoire prenne toutes les dispositions n6cessaires pour
enregistrer tous les 6lecteurs potentiels des quartiers populaires et des localit6s recul6es du
pays.
L'Assembl6e demande:
1. A la Coordination Nationale ad hoc de prendre des dispositions imm6diates en vue de
r6aliser les congrbs d6partementaux et le congrbs national avant le 12 septembre 2005
2. A tous les membres, partisans et sympathisants de Fanmi Lavalas de s'inscrire et retirer
rapidement leurs cartes 6lectorales.
3. Aux membres, aux partisans et sympathisants de Fanmi Lavalas de maintenir la
mobilisation pacifique pour la liberation des prisonniers politiques en attendant les
d6cisions du congress national.
L'Assembl6e prendra toutes les dispositions 16gales pour publier et diffuser cette pr6sente
r6solution.
Fait a Port-au-Prince, le ler Septembre 2005.
Pour la Coordination Nationale ad hoc:
PIERRE R6ginald : Nord'Ouest, JOSEPH G6nard: l'Ouest, LECLERC Alcide : Nippes,
JOSEPH Renord: Nord/Est, LOUINER Jean-Marie: Sud'Est, RACINE Billy : Artibonite,
PROSPER Th6isme: Centre
MARCA Jean Ernio: GRAND'ANSE, LOUIS Paul Raphael: Sud, JOSEPH Yvon Feuill6,
CESAR Dismy, CANTAVE Emmanuel, JONAS Coffy, Voltaire Lesly, CHRISTALIN Yves,
EXIUS Francky."

Liste partielle de 28 partis et organisations politiques retenus
Le CEP a public une liste partielle de 28 partis politiques sur une soixantaine de partis
inscrits autoris6s a faire campagne pour les prochaines elections. Sur cette liste figure la
Fusion des sociaux-d6mocrates qui pr6sente Serge Gilles a la pr6sidence, Fanmi Lavalas,
l'Alliance d6mocratique Evans Paul, le GREH du candidat Himler R6bu, MODEREH de
Dany Tousaint, le Grand Front Centre Droit qui a comme candidat Hubert De Ronceray, le
RDNP de l'ex-pr6sdient Leslie Manigat, le MIDH de Marc Bazin, le MOCRHENA de Luc
M6sadieu, le Mouvement de l'Unit6 patriotique avec G6rard Gourgue, le Front pour la
reconstruction national (FRN) qui soutient la candidature de Guy Philippe, l'OPL du
candidat Paul Denis, le PLH, le FRONCIP, L'Artibonite en Action, T&t Ansanm, PITACH,
MNP-28, MPH, KOMBA, MRN, PSR, PDCH de Marie-France Claude, le PSR (Parti
Social R6nov6), 1'ADRENA, Le PLB, Le FPDN, L'ESCAMP, LE MIRN (Mouvement
Ind6pendant pour la R6conciliation Nationale).

Des formations politiques non comprises dans cette liste partielle:
Le PACAPALA de l'ex-maire de Port-au-Prince le colonel Franck Romain, le MKN
(Mouvement Konbit Nasyonal du Dr Volvick R6my Joseph, le FURN ( le Front Union pour
la Reconciliation Nationale)) de Monsieur Evans Nicolas, le Parti Nationaliste
D6mocratique Progressiste Haitien (PNDPH) du Dr Turneb Delp6, 1'Action D6mocratique
pour Bitir Haiti (ADEBAH) de Me Ren6 Julien, l'Alliance pour la Lib6ration et
l'Avancement d'Haiti (ALLAH) de Me Reynold Georges, le Reparenn de Madame Judy C.
Roy, deux des trois branches rivales du Parti D6mocrate-Chr6tien Haitien (PDCH),
respectivement celles dirig6es par Me Osner F6vry et Madame Marie-Denise Claude,
L'UNCRH du pasteur Chavannes Jeune et le PONT que l'on pr6sentait dans certains
milieux comme un parti n6o-Lavalas. Ces partis et les autres comp6titeurs malheureux
peuvent toutefois refaire leur retard, a condition de se mettre en rbgle avec le d6cret
electoral au cours de la seule journ6e du lundi 5 septembre. Le CEP les a invites a se
presenter de toute urgence en son local pendant la journ6e du lundi, en pr6cisant que si rien
n'6tait fait dans les d6lais, l'invalidation de leur inscription sera definitive.

Les policiers qui veulent etre candidats aux prochaines elections
doivent d'abord demissionner
La direction g6n6rale de la PNH invite les policiers qui sont d'6ventuels candidats a
d6missionner avant d'endosser le costume de politicien. La direction g6n6rale de la PNH
(voir En bref / 18)


Un atelier sur les violences

faites aux femmes






Mercredi 7 Septembre 2005
HaYti en Marche Vol. XIX No. 32


Page 3


I L'ACTUALITE EN MARCHE


Fanmi Lavalas demande a ses partisans

de retirer immediatement leur carte electorale


(Lavalas ... suite de la lere page)
les congrbs d6partementaux et le congrbs national avant le
12 septembre 2005."
On y lit encore: "Avec l'absence du Repr6sentant
National incontest6, l'Assembl6e des Responsables
D6partementaux r6unie le ler Septembre 2005 en
Coordination Nationale ad hoc exige:
1. La liberation immediate et sans conditions de
tous les prisonniers politiques
2. La cessation des persecutions politiques dans
les quartiers populaires
3. Le d6sarmement g6n6ral dans tous les quartiers
r6sidentiels et populaires du pays Le retour imm6diat de
tous les exiles politiques, particulibrementl du Pr6sident
Aristide.


3. Que le Conseil Electoral Provisoire prenne
toutes les dispositions n6cessaires pour enregistrer tous les
6lecteurs potentiels des quartiers populaires et des localit6s
recul6es du pays.

Les signatures:
PIERRE R6ginald : Nord'Ouest, JOSEPH
G6nard: l'Ouest, LECLERC Alcide : Nippes, JOSEPH
Renord : Nord/Est, LOUINER Jean-Marie: Sud'Est,
RACINE Billy : Artibonite, PROSPER Th6isme: Centre
MARC Jean Ernio: Grande'Anse, LOUIS Paul Raphael:
Sud, JOSEPH Yvon Feuill6, CESAR Dismy, CANTAVE
Emmanuel, JONAS Coffy, Voltaire Lesly, CHRISTALIN
Yves, EXIUS Francky.


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'ACTUALITE POLITIQUE SOMMAIRE
Pr6sidentielles et legislatives fixees officiellement au 20
novembre et les municipales au 11 decembre p.2
L'Association des Paysans Agricoles appelle a voter
en faveur de Preval p.7
Simeus fait campagne au nom de la diaspora p.1
Gerard Jean Juste d6signe par Fanmi Lavalas p.2
Incertitude et confusion sur la tenue d'elections en fin
d'ann6e p.3
Timothy Michael Carney appelle a respecter les dates
prevues par la Constitution p.7
Smark Michel d6ment son 6ventuelle candidature a la
pr6sidence p.7
Gerard Latortue se dit confiant p.18
ANALYSE
Dr6le de campagne p.1
LIBRE PENSEE
Une nouvelle 6thique pour le changement p.2
L'ordre sous le chaos apparent p.13
RELATIONS HAITIANO-DOMINICAINES
Reprise des activities a la frontiere ... p.7
SECURITE
Un nouveau g6enral br6silien place la t&te des casques
bleus en Haiti p.7
DIALOGUE POLITIQUE
En Norvyge pour apprendre la reconciliation! p.10
CATASTROPHE NATURELLE
Louisiane-Haiti: Meme combat! p.12
Pres de 30.000 Haitiens vivent B la Nouvelle Orleans
devastee par Katrina p.14
Katrina fait des milliers de morts en Louisiane p.11
SOCIETE
De la revolution culturelle p.16
La bienveillante p6entration : le bilan p.17
Un atelier sur les violences faites aux femmes p.2
L'echec scolaire en Haiti p.14


o w








UNE ANALYSE


Mercredi 7 Septembre 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 32


Simeus fait campagne au nom c
(Diaspora ... suite de la lere page)
) et la premiere oi e la dipou les candidats auxquels elle pouvait faire le plus
1) C'est la premiere fois que la diaspora prend
elle-meme la question en main en la personne d'un de ses confance fare advance cet agda
repr6sentants. Et des plus repr6sentatifs. Jusqu'a present 2)Dumas Cineus est multimillionnaire. I1 a donc
elle se contentait d'appuyer (financibrement ou autre) le les moyens de sa politique et peut donc mener une


campagne B grande echelle pour motiver les haitiens
sur la question, aussi bien a 1'int6rieur du pays qu'a
1'ext6rieur. Et aussi, et surtout, pour mobiliser la
diaspora a ce sujet. Les haitiens expatries injectent
dans 1'6conomie de leur pays natal plusieurs
centaines de millions de dollars par an. D'autres
disent plus d'1 milliard.
En guise de comparaison, en juillet 2004,
la communaut6 internationale nous a promis $1, 3
milliard pour deux anndes, dont a peine $400 mille
ont td d6caiss6s un an et demi plus tard.

Une opposition de nature
economique ...
Si la diaspora decidait de r6clamer la
contrepartie a laquelle elle a droit, et cela en mettant
tout son poids 6conomique dans la balance, les rbgles
du jeu en seraient automatiquement changes.
D'autant plus que la veritable opposition a
la diaspora en Haiti n'est pas directement politique,
elle est surtout de nature &conomique.
Du regime Duvalier (qui a forc6 des
dizaines de milliers d'haitiens a l'exil) a aujourd'hui,
la diaspora n'est pas autre chose qu'une vache a lait.
Y a qu' c &outer la pub des maisons de
tranfert. "Voye ti tchotcho a pou mwen ..."
Mais cela va plus loin. Le pays y a pris goft,
si l'on peut dire, et semble vouloir maintenir de toutes
forces la diaspora dans ce role. Et point d'autre ...
La grande majority de ceux qui sont revenus
s'6tablir en Haiti, a partir de la chute du regime


le la Diaspora

Duvalier, ont df quelque temps plus tard faire leurs bagages
et remonter aux Etats-Unis ou au Canada! Aprbs avoir tout
perdu en Haiti: leurs investissements, leurs &conomies,
meme leurs instruments de travail.
Personne en Haiti ne s'en 6meut jamais ...
Pourquoi la presque totality des cadres exiles par
Duvalier n'ont toujours pas regagn6 leur pays. Parvenus a
l'age de la retraite, en ce moment ils sont en train de cr6er
une nouvelle communaut6 haitienne a Orlando, en Floride.

Des pigeons a plumer ...
Qui plus est, les "diaspora" sont consid6res en
Haiti comme des pigeons a plumer. Et dont pendant
longtemps tout le monde se moquait ouvertement ...
Jusqu'a ce que les grandes banques de la place
aient commence a s'int6resser a leur juteuse 6pargne.
Nous apprenons que la question de la double
nationality 6tait d6ji soulev6e du temps du gouvernement
Baby Doc-Michele Bennett. Celui-ci 6tait d6ji int6ress6 a
attirer les investissements haitiens a l'6tranger, des milliards
dormant dans les caisses d'6pargne en Am6rique du Nord.
Cependant a ce jour, qu'a-t-on fait effectivement
pour int6resser les haitiens a investir au pays natal?
Rien. Zero.
L'6tranger qui investit en Haiti est prot6g6 par des
avantages conc6d6s aussi bien dans son pays qu'en Haiti.
L'Etat haitien lui offre toutes sortes d'incitations
fiscales. Outre l'abaissement a zero des barribres douanibres
a 1'importation comme a l'exportation.
D'autre part, l'6tranger peut obtenir plus
facilement des prets dans son pays.

Ni vu, ni connu ...
Par contre, un ressortissant haitien qui revient en
(voir Diaspora / 5)


(Candidats ... suite de la lere page)
haltiano-am6ricain Dumarsais Sim6us ne changeait pas
d'un Thomas DWsulm6 en 1957. Et c'est 1l une comparaison
favorable.
"Regardez moi, je suis parti de rien, j'ai reussi a
la force des poignets, je m6rite par consequent vos
suffrages."

Tout le monde il est gentil ...
A present, Charles Henry Baker, le candidat du
secteur industriel local. "Le pr6jug6 de couleur est un faux
problbme. La lutte des classes n'est qu'une question que
chacun voudrait toujours gagner beaucoup plus."
Bref, tout le monde il est beau, tout le monde il
est gentil!
Evans Paul (Alliance d6mocratique) 6tait la
semaine dernibre le seul candidat venu a la frontibre pour
recevoir les corps des trois immigrants haitiens brfils vifs
par des inconnus a Santo Domingo.
Peu auparavant, il 6tait recu par le president
dominicain Leonel Fernandez dont il saluait les bonnes
intentions vis a vis d'Haiti.
Autrement dit, sa lecture est sfirement loin d'etre


Drole de campagne!


exacte.
Comme on dit en France: ou il se trompe, ou il
nous trompe!
Le candidat a la pr6sidence de la Fusion des
sociaux d6mocrates, Serge Gilles, 6tait jusqu' Oslo
(Norvbge) pour un nouveau s6minaire sur le "dialogue
politique" en Haiti, pendant que son parti peinait a obtenir
la qualification du Conseil electoral provisoire (CEP).
Paul Denis a seulement change sa casquette de
president de la Commission d'enquete administrative,
institution par essence ind6pendante et a-politique, pour
revetir celle de candidat a la pr6sidence de l'Organisation
du Peuple en Lutte (OPL).
Les ex-parlementaires Lavalas ont gagn6 la
premiere manche: le parti s'est qualifi6 haut la main pour
participer a la course 1lectorale. Mais les candidats a la
pr6sidence Lavalas risquent de se ramasser a la pelle si
l'un d'entre eux ne peut se d6tacher clairement du lot.

Une banalite6 faire peur...
Et le reste a l'avenant.


Il y a dans cette campagne 6lectorale une 16geretW,
pour ne pas dire une banality a faire peur. Et litt6ralement.
Comme si les candidats 6taient conscients que le
jeu ne vaut pas la chandelle, et que cette dernibre n'a pas
besoin d'etre de meilleure quality. Garantie Boussac!
Au risque de laisser eux-memes l'impression de
participer sciemment a un theatre de marionnettes.
Les vrais problbmes de l'heure: le d6sastre
6cologique, le retard pris par le pays dans tous les domaines
(sante, education, infrastructures etc), la catastrophe
economique et la difficile reprise sous la hache des
politiques n-o-lib6rales, la d6pendance croissante et l'6pde
de Damocles de la perte totale de souverainet6 ...
Peu m'en chaut. A moins que cela ne soit de la
pure franchise: en parler ou ne pas en parler, cela n'avancera
a rien. Notre sort est d6ji fix6!
En tout cas, drole de candidat.

Notre sort est dja fixed! ...
Il est vrai, drole de pays aussi. En effet, on
n'entend pas tellement de protestations a ce sujet. Comme
si tout le monde pensait de meme: A quoi bon, notre sort
est d6ja fix6!
A de rares exceptions pres. Un petit groupe de
manifestants qui descend chaque semaine dans les rues pour
d6noncer pele-mele l'inutilit6 complice du gouvernement
interimaire, l'individualisme forcen6 des l6ites, la hausse
des prix du p6trole, les 6lections-s6lection, la globalisation
et bien sfir l'imp6rialisme.
Mais leur demarche reste encore trop teint6e
d'intellectualisme pour passer la rampe et toucher
veritablement la base ...
Autre exception, les femmes. Ce devrait etre la
seule originality de cette campagne. Les organisations
f6ministes ont aussi particip6 a la lutte pour le renversement
du regime Aristide, alors que celui-ci avait Wte leur favori
en d6cembre 1990, et que les leaders f6ministes avaient
particip6 aussi au combat victorieux pour son retour au
pouvoir apres le coup d'Etat de 1991.
Aujourd'hui les organisations de femmes ont
change leur fusil d'6paule et d6cid6 de voler de leurs
propres ailes. Comme une grande ...
Elles ont fait activement campagne pour
encourager les femmes a s'inscrire dans les registres
6lectoraux.

Femmes, votez femmes! ...
(voir Candidats / 5)


Page 4


Le charge d'affaires des Etats-Unis, Timothy Michael
Carney, a insist sur le symbolisme de 1'investiture
du 7 fevrier 2006 photo Yonel Louis/HenM


LEGAL ANNOUNCEMENT OF BIDS
MIAMI-DADE COUNTY
MIAMI, FLORIDA
MIAM-D

Miami-Dade County, Florida is announcing the availability of bids, which can be obtained through the
Department of Procurement Management (DPM), from our Website: www.miamidade.gov/dpm. Vendors
may choose to download the bid package(s), free of charge, from our Website under "Solicitations
Online". Internet access is available at all branches of the Miami-Dade Public Library. It is
recommended that vendors visit our Website on a weekly basis to view newly posted solicitations,
addendums, revised bid opening dates and other information that may be subject to change.

Interested parties may also visit or call:

Miami-Dade County
Department of Procurement Management
Vendor Assistance Unit
111 NW 1st Street, 13th floor,
Miami, FL 33128
Phone Number: 305-375-5773

There is a nominal non-refundable fee for each bid package and an additional $5.00 handling charge
for those vendors wishing to receive a paper copy of the bid package through the United States Postal
Service.


These solicitations are subject to the "Cone of Silence" in accordance with County Ordinance No.
98-106.






Mercredi 7 Septembre 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 32


IDE L'ACTUALITE


Des forces plus puissantes que le pouvoir politique
(Diaspora ... suite de la page 4)
Haiti pour y investir ses petites economies, n'a aucune garantie. Qu'il apparemment plus puissantes que le pouvoir politique. adversaires en profiteraient pour r
cr6e lui aussi des emplois, personne ne le prend en consideration. A chaque fois que le parlement devait se question automatiquement la 16gitim
Puis, les troubles politiques recommencent. Il est ruin6. Le r6unir pour s'y pencher, la stance 6tait ajourn6e pour pouvoir.


voici oblige de reprendre le
chemin de l'exil ...
Ni vu, ni connu.
En 1990, l'arrivee
au pouvoir de Lavalas a fait
naitre quelques illusions du
c6t6 de ces "diaspora"
moyens, mais dont l'apport
global fait plus que tous les
millions de Dumarsais
Sim6us.
Sous la pr6sidence
de Ren6 Pr6val, on parla de
revisiter certains articles de
la Constitution de 1987
relativement au droit de
propri6t6 en Haiti des
haitiens naturalists (articles
54 et 55 etc).
Un d6cret est venu
consacrer ces accomo-
dations.
Mais l'article 135
reste cat6gorique: "Pour Wtre
6lu Pr6sident de la
Dumarsais Simeus R6publique d'HaYti, il faut:
"Etre Haitien d'Origine et n'avoir jamais renonc6 5 sa
Nationality."
Si la seconde pr6sidence (mime interrompue) d'Aristide
(f6vrier 2001- f6vrier 2004) n'a pu faire voter la loi de la double
nationality, comme ce dernier l'avait si souvent promis, et alors que
la totality du parlement 6tait 5 ses ordres, faut donc croire qu'il y a
d'autres forces qui s'y opposent trbs fermement. Et des forces


manque de quorum. Autrement dit, les parlementaires
avaient toujours d'autres chats a fouetter.
La campagne de Dumarsais Sim6us peut faire
la difference en faisant bouger les choses a ce niveau.
Par contre, s'il devait arriver au pouvoir sans
que ce problem constitutionnel n'ait 6t6 r6solu, ses


remettre en
iit6 d'un tel


Avec toutes les consequences que l'on peut
deviner. Dans un pays of l'instabilit6 politique a
t6 pendant plusieurs ann6es l'investissement le plus
rentable pour certains. Et non des moindres!

Haiti en Marche, 3 Septembre 2005


d eAda- w

S(. d i



.... C o n e n .. ..... .... .....


"Copyrighted Material

Syndicated Content

Available from Commercial News Providers"


MIAM3ID.


REQUEST FOR PROPOSALS EPP-RFP508

Operation of Food and Beverage Services at Stephen P. Clark Center


Miami-Dade County, as represented by the General Services Administration, is soliciting
proposals to provide Operation of Food Beverage Services at the Stephen P. Clark
Center.

It is anticipated the County will issue an agreement for a five (5) year
period plus one (1) five (5) year option to renew the term at the County's sole
discretion.

There are no contract measures for this RFP.

The RFP solicitation package, which will be available starting September 2, 2005, can
be obtained at no cost on-line at HYPERLINK "http://www.miamidade.gov/dpm" -
www.miamidade.gov/dpm. The package can also be obtained through the County's
Vendor Assistance Unit (305) 375-5773, Department of Procurement Management,
111 NW 1st Street, Suite 1300, Miami, FL 33128-1974 at a cost of $10.00 for each
solicitation package and an additional $5.00 fee for a request to receive the solicitation
package through the United States Postal Service. For your convenience, we now accept
VISA and MasterCard.

A Pre-Proposal Conference is scheduled for September 14, 2005 at 10:00 a.m. (local
time) at 111 NW 1st Street, 18h Floor, Conference Room 18-2, Miami, FL. Attendance
is recommended, but not mandatory. The Contracting Officer for this RFP is J.C.
Romano who can be reached at jromano(miamidade. ov or (305) 375-4262. If you
need a sign language interpreter or materials in accessible format for this event please
call Maria Carballeira, DPM ADA Coordinator at (305) 375-1530 at least five days in
advance.

Deadline for submission of proposals is September 30, 2005, at 2:00 p.m. (local
time), at Miami-Dade County, Clerk of the Board of County Commissioners,
111 NW 1st Street, 17th Floor, Suite 202, Miami, Florida 33128-1983. This RFP is
subject to the County's Cone of Silence Ordinance 98-106.


Drole de candidats...
(Candidats ... suite de la page 4)
Un premier success: sur le mot "genre" plutot que celui de sexe ..
pres de la moiti6 du corps electoral Cette semaine on doit connaitre
inscrit, il y aurait plus de femmes qui sont agr66s pour participer a la course.
que d'hommes. aussi les candidats a la pr6sidence ...
Selon l'organisation Jusqu'5 present, il n'y a que la p
Fanm yo la, on aurait d6nombr6 a faire la "une".
environ 125 candidates dans le Alors qu'il y a de fortes chanc
pays, mais jusqu'5 present pas de pr6sidence soit maintenue en son 6tat act
candidate a la pr6sidence. Boniface. Un bon p6pere pour inaug
Un slogan: femmes, votez "choublak" du premier mai.


femmes!
Beaucoup sont choqu6s.
Des hommes bien sfir ...
Il est vrai qu'on pourrait
dire avec un peu plus de precision:
femmes, votez dans l'int&ret des
femmes.
Mais reste A voir si nos
meres, nos soeurs et nos filles iront
plus loin que le simple changement
qui consiste a utiliser aujourd'hui


les partis
Et bient6t

residence

es que la
uel. Saint
gurer les


Personne n'essaie de savoir ce qui va se
passer du c6t6 du parlement. Or c'est ce dernier qui
constitutionnellement d6tient la r6alit6 du pouvoir.
Dr6le de pays!
Meme si notre sort 6tait d6ji fix6, il en
faudra pour y apposer leur signature.
Il y en aura qui apposeront leur signature.
Epi, epi anyen.

Editorial, M6lodie 103. 3 FM, Port-au-
Prince


S Pat6 Plus Bakery, Inc
Natural Juice
11636 2nd A, (
kirti FL 33160 Wi WHImrdiMM
L W3S756-3G95 -azd oagrAin


Fiche d'Abonnement t Haiti en Marche


Nom


Adresse


Haiti
Etats-Unis
Canada
Europe
Am6rique Latine


6 Mois
Gdes 250
US $ 40.00
DC $ 42
US $ 70
US $ 70


1An
Gdes 500
US $ 78
DC $ 80
US $ 135
US $ 135


renouvellement


Novel Abonn
Nouvel Abonn6

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Livraison a domicile double rif


Page 5







P.6 MIAMI-DADE COUNTY Mercredi 31 Aofit 2005
MIAMI-DADECOUNTYHatien Marche Vol. XIX No. 31
MIAMI-DADE COUNTY, FLORIDA
NOTICE TO PROFESSIONAL CONSULTANTS
MIAMI-DADE FINANCE DEPARTMENT MIAMI-
OWNER'S REPRESENTATIVE SERVICES FOR THE FLORIDA MARLINS BALLPARK
OCI PROJECT NO. A05-FIN-01
The County Manager, Miami-Dade County (County), pursuant to Section 287.055, Florida Statutes, and Chapter 2, Sections 2-8.1 (as amended by Ordinance 05-15), and 2-10.4 of the Miami-Dade
County Code and Administrative Order 3-39, announces that professional architectural and engineering (A/E) services will be required for Miami-Dade County for Owner's Representative
Services for the Florida Marlins Ballpark.

MINIMUM REQUIREMENTS:

Proposers are advised of the following minimum consultant requirement. The prime consultant is required to have experience within the past ten (10) years in the following area:

1. Prime Consultant must have project management experience related to the development and construction of Major League Baseball (MLB) Stadiums or other professional sports
facilities (NFL, NBA, NHL) and must have performed similar type services as an Owner's Representative or Architect of record for at least two projects completed within the last ten
(10) years from the date of this solicitation of comparable scope, budget and complexity for each of the projects. One of the two required projects must be a MLB Stadium.

SCOPE OF SERVICES

On March 1, 2005, the County executed a Memorandum of Understanding (MOU) for the development and construction of a new stadium ballpark. The County may hire a third party independent
project management firm which is not a member of the Marlins design team or the City's Orange Bowl renovation team to review and monitor on the County's behalf the design and construction
of the Florida Marlins Ballpark Project and report to the County. The Florida Marlins (Marlins) baseball team will serve as the Project Developer for this Project. The Marlins will manage and
control the design, development and construction of the Project. The County will own the Stadium and will provide oversight and certain approval during the design and construction phases. The
selected consultant, the Owner's Representative, will provide the County with expert advice pertaining to the design, development and construction of the Stadium, validation of all construction
related costs, to monitor the activities conducted by the Project Developer and provide independent progress reports throughout the Stadium construction process. Scope of services may include
the following:

[ To maintain experienced on-site representation during the performance of construction activities
[] To review all Contract Documents for adherence to the Miami-Dade County Codification of Ordinances (Code), current Ordinances, Resolutions and Florida Statutes
E] To review all Contract Documents for adherence to the Miami-Dade County standard Policies and Procedures for:
[ Payments
[ Reporting
U Formatting
El Management
[ Forms usage
[ Extra work and payment therefore
[] To review, analyze and validate construction cost estimates, including the required support documentation for Miami-Dade County release of funds, for the Stadium and facility plans,
proposed building program/utilization
[ To review information relevant to the Ballpark Project and obtain a comprehensive understanding of the facility plans, proposed building program/utilization, building systems
analysis report, City/State regulations (including ADA compliance, etc.), all MLB standards and/or requirements for stadiums and an understanding of all relevant Stadium Agreements as
well as all applicable agreements ("Project Agreements") of the various Project Team Members
[ To advise the County of any known instances regarding any failure by the various Project Team Members to comply with material terms contained in the respective Project
Agreements.
[ To review and comment upon all bid packages prepared by the Team's project developer or construction manager
[ To provide regular monitoring of the Project's overall construction schedule and identify (if any) potential variances between scheduled and probable milestones / completion dates
and to provide any corrective action recommendations.
[ To advise the County on the necessity or desirability of any changes contemplated by the Team's project developer
[ To attend any scheduled or impromptu meetings for the purpose of discussing perceived conflicts that may result in a change to cost or duration and to clearly report such issues to
Miami-Dade County
[ To attend, and as appropriate, schedule and conduct progress meetings among the County and the Marlins and the appropriate Project Team Members for the exchange of information
and to maintain minutes of all such programs and meetings
[ To review and comment on all safety, health and environmental protection measures established by the Project Developer
[ To meet with County representatives and designated representatives, as required, and to provide general status reports regarding the overall construction management of the Ballpark
Project.
[ To make independent assessments of any of the Architect's recommendations for the rejection or replacement of all non-conforming work
[ To attend scheduled testing and inspections of work as needed
[ To review any claims for compensation for extra work claimed to have been performed and for extensions to the Project's overall construction schedule by reason of alleged delays
incurred beyond the scope of the applicable Project Agreements.
[ To monitor the documentation by Team Members for compliance with standards for Miami-Dade County audit review.
[ To monitor the final close-out of the Project (obtaining certificates, settling claims, etc.)
[ To audit the final project accounting and closeout report furnished by the Marlins (if required)
[ Review of drawings and specifications throughout all phases of the Project
[ Monitor budget and construction schedule throughout the Project
[ Attend all Project meetings
[ Evaluate and monitor all change orders
[ Inspect work for conformance to plans
[ Prepare monthly status reports

In the event that specialized services, inclusive of professional services that are not listed in Section 1.6 "A/E Technical Certification Requirements", the County may allow for the addition of
subconsultants to the Owner's Representative team to perform work, after contract award, for which the Owner's Representative team lacks the expertise in the sought after specialized service
and/or technical certification requirement. The addition of any subconsultant is subject to Miami-Dade County's approval.

One firm will be retained under an exclusive Professional Services Agreement with a maximum compensation limit of $2,000,000 for a five (5) year effective term, or until the monies are
exhausted.

TECHNICAL CERTIFICATION REQUIREMENTS

14.00 Architecture (PRIME)
18.00 Architectural Construction Management (PRIME)

11.00 General Structural Engineering 16.00 General Civil Engineering

A copy of the Notice To Professional Consultants (NTPC), forms and accompanying participation provisions (as applicable) may be obtained at the Office of Capital Improvements Architectural
& Engineering Unit located at 111 NW 1st Street, 21st Floor, Miami, FL 33128. The phone number and fax respectively for the unit is (305) 375-2307 and (305) 350-6265. A solicitation notification
will be forwarded electronically to all consultants who are pre-qualified with Miami-Dade County and have included an e-mail address in their vendor registration form. It will also be e-mailed
to those who have vendor enrolled on-line. Additionally, those pre-qualified firms without an e-mail address will be faxed a solicitation notification. The NTPC and accompanying documents may
be obtained on line at http://www.co.miami-dade.fl.us/dpm, at the following link "Solicitations On-Line."

The Consultant Coordinator for this project is Faith Samuels who may be contacted via e-mail at fty@miamidade.gov, fax: (305) 350-6265 or phone: (305) 375-2774.

CONTRACT MEASURE REQUIREMENTS

One (1) Agreement 5% Community Business Enterprise (CBE) Goal

Apre-submittal project briefing for interested firms will be held on September 13, 2005, at 10:00 A.M. in Conference Room 18-3, 18th Floor of the Stephen P Clark Center, located at 111 N.W. 1st
Street, Miami, Florida. While attendance IS NOT mandatory, interested parties ARE ENCOURAGED to attend.

Deadline for submission of proposals is October 28, 2005 at 11:00 A.M., LOCAL TIME, all sealed envelopes and containers must be received at Miami-Dade County, Clerk of the Board
of County Commissioners, 111 NW Ist Street, 17th Floor, Suite 202, Miami, Florida 33128-1983. BE ADVISED THAT ANY AND ALL SEALED PROPOSAL ENVELOPES OR
CONTAINERS RECEIVED AFTER THE ABOVE SPECIFIED RESPONSE DEADLINE SHALL NOT BE CONSIDERED.

This solicitation is subject to Miami-Dade County's Cone of Silence pursuant to Section 2-11.1(t) of the Miami-Dade County Code, as amended. Please review Miami-Dade County Administrative
Order 3-27 for a complete and thorough description of the Cone of Silence.






Mercredi 7 Septembre 2005
HaYti en Marche Vol. XIX No. 32


Page 7


TENSION A LA FRONTIERE


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Available from Commercial News Providers"


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O TM iviercredal / eptembre L20
Page 8 MIAMI-DADE COUNTYY Mrcreal/ eptemore 20-
age8MIAMI-DAD Haiti en Marche Vol. XIX No. 32


MIAMI-DADE COUNTY, FLORIDA
NOTICE TO PROFESSIONAL CONSULTANTS
MIAMI-DADE COUNTY DEPARTMENT OF CULTRAL AFFFAIRS M DA
SOUTH MIAMI-DADE CULTURAL CENTER
OCI PROJECT NO. A05-CUA-01R

The County Manager, Miami-Dade County (County), pursuant to Section 287.055, Florida Statutes, and Chapter 2, Sections 2-8.1 (as amended by Ordinance 05-15), and 2-10.4 of the Miami-
Dade County Code and Administrative Order 3-39, announces that supplemental construction administration and professional architectural and engineering (A/E) services will be required for
the South Miami-Dade Cultural Center for the Miami-Dade County Department of Cultural Affairs.

INTRODUCTION

The South Miami-Dade Cultural Center, hereinafter referred to as the Center, is a key component of the Moss Plan and believed to be a catalyst for the development of the 'Downtown' Cutler
Ridge area. The Center is comprised of two buildings, the Theater Building and the Activities Building, which will be located on 6.39 acres of land along S.W. 211th Street, adjacent to the
South Miami-Dade Government Center in Cutler Ridge, Florida. The 71,000 square foot Theater Building houses an over 70-foot high lobby space integrating a dramatic lighting scheme from
artist Robert Chambers, a 966-seat theater on three levels, an orchestra pit, stage area with fly loft space, ample restroom amenities, dressing rooms, administrative offices, and a rehearsal
room. The 7,500 square foot Activities Building will add rehearsal, small-scale performance, and classroom spaces across a promenade that joins the two buildings. To the south of the two
buildings, a concert 'Green' where outdoor concerts, festivals, and art fairs will be hosted, slopes gently towards the Black Creek Canal.

The architectural and engineering services for the Center have been completed under a previously awarded professional services agreement. Due to the complexity of the building type and the
high quality standards inherent in the design of the Center, supplemental construction administration as well as additional services are required during the project's estimated two (2) year
construction duration.

MINIMUM REQUIREMENTS:

Proposers are advised of the following minimum consultant requirement. The prime and/or sub-consultants must have experience within the last ten (10) years from this advertisement in the
following areas:

1) The Prime must have experience in design and construction administration services, and have been the architect of record for state-of-the-art theater projects of the size and
complexity of the South Miami-Dade Cultural Center.
2) The prime and/or sub-consultants must have experience in coordinating the work of specialty consultants for theater design, acoustics, sound and communications systems, and
theater operations and management.
3) The prime and/or sub-consultants must have a licensed Threshold Inspector with previous experience on projects of the same size and complexity.
4) The prime and/or sub-consultants must have expertise with balancing the requirements of public sector clients with the needs of Miami-Dade County's diverse cultural and civic
organizations that will be users of this facility.

The above expertise must be met by a qualified individual(s) of the prime consultant's and/or subconsultant's firm who has demonstrated such experienceffor the above minimum requirements.
The experience must be demonstrated by direct or substantial involvement of the individual(s) in a supervisory capacity at the project manager level or above in these projects. The determination
of the individual's qualifications and compliance with these minimum requirements shall be at the sole discretion of Miami-Dade County.
t
Please note that the individual(s) providing such expertise must be at the project manager level or above and must: (1) Be an employee of the consultant or subconsultant; (2) Have supervisory
responsibility and of the project manager level or above, and (3) Have a direct and substantial involvement with the proposed project on a day-to-day basis. The firm's selection will be based
upon the experience and expertise of the firm and the individual(s) providing such experience to meet the minimum requirement. The individual(s) providing the required expertise shall not be
reassigned during the course of the contract without the express written consent of Miami-Dade County (County). Any such substitutions shall be of equivalent or better qualifications and the
County reserves the right to review and approve replacements and/or substitutions at its sole discretion.

Any respondents not meeting the above minimum experience requirements will not be considered for further consideration by the Competitive Selection Committee. Information regarding
the aforementioned minimum requirements must be included in the project description line of each of the forms 2A-MR and/or 2B-MR found in Section 2.1(2), as applicable.

SCOPE OF SERVICES

The scope of services consists of threshold and special inspections, enhanced construction administration, and supplemental architectural and engineering services related to the
construction of a new 71,000 sq. ft. Cultural Center featuring a state of the art 966-seat theater building and an adjacent 7,500 sq. ft. activities building housing rehearsal, classroom and
small-scale performance spaces. The successful consultant will be providing professional services for architectural and engineering tasks during the construction of the Center that may
encompass, but not be limited to:

Threshold inspector and special inspector services;
Supplemental architecture and engineering services;
Enhanced on-site construction administration, such as extensive field coordination of the complex building envelope design, including exposed structural steel systems and
cladding details; HVAC systems; and acoustical requirements;
Design and specification of additional exterior lighting, signage, graphics, interior design, etc.;
Implementation of design revisions resulting from savings attributable to shared cost savings measures;
A/E services for owner initiated changes and field conditions requiring a change in scope from the existing contract documents.

The non-exclusive professional services agreement (PSA) shall be in the amount of $700,000 with an effective term of three (3) years, with an option to extend for an additional 109 days, or
until the monies are exhausted.

The selected consultant will be required to coordinate the work with specialty consultants, including Fisher Dachs Associates, Inc., for the theater design, Artec Consultants, Inc. for acoustics
and sound and communication systems, and AMS Planning and Research Co. for theater operations and management, as those firms are currently under contract with Miami-Dade County.


TECHNICAL CERTIFICATION REQUIREMENTS

14.00 Architecture (PRIME)
18.00 Architectural Construction Management (PRIME)


11.00 General Structural Engineering 16.00 General Civil Engineering
12.00 General Mechanical Engineering 17.00 Engineering Construction Management
13.00 General Electrical Engineering 20.00 Landscape Architecture

A copy of the Notice To Professional Consultants (NTPC), forms and accompanying participation provisions (as applicable) may be obtained at the Department of Procurement Management's
Vendor Assistance Unit located at 111 NW 1st Street, 13' Floor, Miami, FL 33128. The phone number and fax respectively for the unit is (305) 375-5773 and (305) 375-5409. A solicitation
notification will be forwarded electronically to all consultants who are pre-qualified with Miami-Dade County and have included an e-mail address in their vendor registration form. It will also
be e-mailed to those who have vendor enrolled on-line. Additionally, those pre-qualified firms without an e-mail address will be faxed a solicitation notification. The NTPC and accompanying
documents may be obtained on line at http://www.co.miami-dade.fl.us/dpm, at the following link "Solicitations On-Line."

The Consultant Coordinator for this project is Terry L. Rolle who may be contacted via e-mail at xtlr@miamidade.gov, fax: (305) 350-6265 or phone: (305) 375-2272.

CONTRACT MEASURE REQUIREMENTS

One (1) Agreement 10% Community Business Enterprise (CBE) Goal


A pre-submittal project briefing for interested firms will be held on September 6, 2005, at 1:00 P.M. in Conference Room 18-2, 18h Floor of the Stephen P. Clark Center, located at 111 N.W.
1st Street, Miami, Florida. While attendance IS NOT mandatory, interested parties ARE ENCOURAGED to attend.

Deadline for submission of proposals is September 23, 2005 at 11:00 A.M., LOCAL TIME, all sealed envelopes and containers must be received at Miami-Dade County, Clerk of the
Board of County Commissioners, 111 NW 1"' Street, 17th Floor, Suite 202, Miami, Florida 33128-1983. BE ADVISED THAT ANYAND ALL SEALED PROPOSAL ENVELOPES
OR CONTAINERS RECEIVED AFTER THE ABOVE SPECIFIED RESPONSE DEADLINE SHALL NOT BE CONSIDERED.

This solicitation is subject to Miami-Dade County's Cone of Silence pursuant to Section 2-11.1(t) of the Miami-Dade County Code, as amended. Please review Miami-Dade County
Administrative Order 3-27 for a complete and thorough description of the Cone of Silence.


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Mercredi 7 Septembre 2005
HaYti en Marche Vol. XIX No. 32


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Mercredi 7 Septembre 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 32


Page 10


HAITI A OSLO


En Norvege pour apprendre la reconciliation!


Huitjours en Norvbge pour apprendre les rouages
du processus electoral, mais surtout pour se r6concilier,
apprendre a tenir compte de l'autre, de son point de vue ...
En un mot apprendre le Dialogue, le Consensus.
Les invites a ce s6minaire: 12 leaders politiques
et 5 journalistes haitiens. Ils ont &t6 choisis par 1'ISPOS
(Institut Sup6rieur de Formation Politique et Social) et
r6pondaient a une invitation conjointe du gouvernement et
de l'Eglise norv6gienne.
Le programme s'est
d6roul6 en plusieurs parties. Les
trois premiers jours dans un
luxueux h6tel d'Oslo, le
Hommenkollen Park Hotel,
l'H6tel du Nobel, celui qui recoit
les laur6ats du Prix du meme nom.
Et pour participer a cette premiere
partie du s6minaire, la Laur6ate
Guat6malteque du Nobel de la
Paix 1992, la trbs c6lbre
Rigoberta Menchu, l'invit6e
d'honneur qui, avec sa simplicity
coutumibre, a salu6 avec chaleur
les Frbres et Soeurs d'Haiti "qui
occupent trbs souvent mes
pens6es" et a qui elle a tenu a dire
qu'il "n'y avait pas de recette
magique et que chacun avait
comme mission de travailler au
Dialogue et a la Reconciliation".
"Vous avez choisi d'etre
presents, a-t-elle dit a chacun des
participants, et vous constituez
done un espoir pour les millions
d'Haitiens qui souhaiteraient voir
leur pays changer et prosp6rer.
Souvent ce que nous devons
apprendre a pratiquer c'est laLa del
maturity, la patience, la tolerance".
Et ce petit bout de femme nous a parl6 ainsi
pendant longtemps, le visage souriant, comme pour nous
insuffler ce courage qui la galvanise et qui lui a permis de
transformer le cauchemar qu'elle a connu en facteur de
mobilisation pour que les indigenes de son pays connaissent
une vie meilleure, pour que son pays arrive finalement a
ces accords de paix qui ont vu s'asseoir a la meme table
les membres des quatre bandes armies qui semaient deuil
et terreur au Guatemala.
Si Rigoberta Menchu a domino de son charisme
cette premiere partie du programme, il faut mentionner
6galement la presence i la c6r6monie inaugurale d'une des
plus hautes autorit6s du pays facilitateur la Norvbge: le
Premier Ministre de Norvbge, Mr Kjelle Magne Bonderik.
D'entr6e de jeu, le Premier ministre nous a rappel6 que
toute solution en Haiti ne peut etre obtenue que par les
Haitiens eux-memes, meme si la Norvbge demeurait
engage dans le processus de reconciliation et s'adressait
directement aux leaders politiques presents. II a souhait6
que leur travail puisse apporter sa pierre a l'oeuvre de
reconciliation.
Qui 6taient les leaders politiques invites a ce
s6minaire qui s'est d6roul6 du 22 au 30 aofit 2005? C'6tait
Mmes. Myrlande Manigat (RDNP), Marie-Denise Claude
du PDCH, MM. Jean H6nold Buteau du MRN, Serge Gilles
de Fusion, Claude Roumain du PPRH, Enold Joseph de la
KID, Hubert Deronceray du Grand Front Centre Droit,
Turneb Delp6 du PNDPH, Micha Gaillard aussi de Fusion,
Ph6lito Doran et Rudy HWrivaux de Fanmi Lavalas, et
G6rard Blot de Tht Ansanm.
Les journalistes 6taient Pierre Manigat du
Nouvelliste, Violine Thdlusma de T616 Nationale, Marie-


Andr6 Metellus de HTN, Elsie Eth6art de M6lodie FM et
Haiti en Marche et Rony Mathieu de Magic Stereo.
Deux membres de ISPOS nous accompagnaient:
Garaudy Laguerre, Directeur de l'Institut, et Emmanuel
Charles.
En dehors d'observateurs du Guat6mala, il y avait
aussi 3 observateurs de la R6publique Dominicaine et du
c6t6 haitien, Monseigneur Francois Gayot et Joseph


,ation haitienne autour de Rigoberta Menchu photo Haiti ei
Cl6ment, repr6sentant respectivement 1'Eglise catholique
et protestante.
Soulignons aussi la presence de quatre (4)
interprbtes qui se relayaient pour assurer les traductions et
permettre que l'assistance suive dans les moindres details
chaque tape du d6roulement du s6minaire. Parmi ces
interprbtes, Rachble Doucet, qui en plusieurs occasions a
&t6 au-del5 de sa tache de traductrice pour laisser parler
son coeur.
Les mots cl6s qui revenaient tout au long des
rencontres et des diverses communications ont Wte ceux
d'Agenda Commun, de Lutte contre le Sectarisme, de
Commission de Reconciliation, de necessity (et ceci pour
les m6dias en particulier) de donner la parole a tous les
secteurs, de cr6er un espace commun, un forum ou chacun
sera invite s'exprimer, inddpendamment de ses tendances,
de ses sympathies politiques.
Il vous faut construire votre pays et non
l'abandonner lors de periodes difficiles. Car ou irez-vous
si vous ne pouvez plus vivre chez vous?" a martel6
Rigoberta Menchu en plusieurs occasions.
Rien n'a Wte laiss6 de c6t6 par les "facilitateurs
norv6giens" pour insuffler aux leaders politiques haitiens
le virus de l'entente cordiale, du consensus.
C'est ainsi que plusieurs candidats norv6giens
ont interrompu leur campagne (la Norvbge aura des
elections le 12 Septembre prochain) pour venir parler de
compromis, d'alliance, de pacte, de n6cessit6 de dialogue
avec leurs homologues haitiens. Nous avons pu 6galement
visiter la Radio-T616vision d'Etat, la NRK, et 6couter une
communication du trbs cdlbre journaliste politique Terje
Svabo. II a beaucoup insist sur le rl1e important que


doiventjouer les m6dias en p6riode 6lectorale. Ce sont eux
qui orientent la campagne, et ils doivent assurer une
couverture d6cente de cette campagne.
Sans vouloir tirer des conclusions trop hitives,
nous n'avons pu nous empecher de noter que les leaders
haitiens n'ont pas sembl6 trbs persuades de la n6cessit6
d'6tablir un Agenda commun. Ce qui semblait le plus
important pour eux c'est de discuter du calendrier electoral
et des nouvelles politiques venant
d'Haiti qu'ils appelaient meme
plusieurs fois par jour, au risque
de d6border leur quota d'appels
t616phoniques.
Nous n'avons pas eu
l'impression non plus qu'il y ait
eu en Norvbge l'id6e de se mettre
d'accord sur la faaon la plus
appropriate de r6aliser cette union
pour une reconstruction du pays.
Les candidats 6coutaient avec
beaucoup d'attention, prenaient
des notes, se comportaient trbs
bien les uns avec les autres. Mais
cela s'arrdte 1r.
Peut-on penser que ces
voyages annuels offerts depuis
l'ann6e 2000 aux leaders
politiques haitiens par le
gouvernement et l'Eglise
norv6gienne aient contribu6 5
amdliorer la situation pour ce qui
a trait au respect de l'autre, au
dialogue, au conseusus?
Est-ce que les leaders,
conscients de l'urgence de la
situation, arriveront a adopter cet
agenda commun qui puisse
assurer l'avenir de la nation, e
n Marche conclure entre eux un pacte de
gouvernabilit6? C'est l'aprbs-d6ections qui le dira et nous
avons beaucoup regrett6 que ce pacte n'ait pas fait
davantage l'objet des discussions Oslo.

Le s6jour dans les Lofoten
La seconde partie du s6minaire s'est d6roul6e dans
les LOFOTEN, ce chapelet d'iles situ6 au nord de la
Norvbge, par-del5 le cercle polaire. Et c'est l'ile de Svolvaer
qui a Wt6 choisie pour h6berger les Haitiens. Dans un froit
de canard, sous des rafales de vent et de pluies, les
discussions se sont poursuivies. Et nous dirions m.me que
ce temps a encore favoris6 les discussions et un certain
processus de rapprochement.
La d6l6gation a 6t6 accueillie 5 sa descente du
paquebot par le maire de Svolvaer, Mr Hubo Bjornstad,
qui s'est mis 5 notre totale disposition et pour diverses
reunions. Par exemple, au local de la Municipalit6 dont le
Conseil est constitu6 de membres appartenant 5 des partis
divers. Mais ils s'entendent pour la bonne marche de la
municipality qu'ils ont la charge d'administrer. Visite aussi
au journal LofotenPost Et 5 chaque fois, on a parl6 de
l'entente cordiale entre gens qui se respectent
mutuellement. "C'est la base du succbs de notre action et
pas seulement 5 Svolvaer, mais dans toute la Norvbge". Il
faudrait Wtre sourd pour ne pas comprendre le message
qu'ils avaient pour mission de d6livrer aux leaders haitiens.
D'autres questions importantes ont Wt6 soulev6es
au cours de ce s6minaire. Par exemple, concernant des
journalistes acceptant une contribution financibre pour un
reportage, pour 6crire un editorial, ou bien la question du
financement douteux d'un parti politique ...
(voir Oslo / 11)


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DIALOGUE POLITIQUE I


Mercredi 7 septembre 2005
HaYti en Marche Vol. XIX No. 32


Consensus, Alliance, Pacte politique


(Oslo ... suite de la page 10)
Bien entendu on a beaucoup discut6
du rl1e des partis politiques.
Quant aux visiteurs haitiens, ils
posaient plein de questions: ne faudrait-il pas
construire les individus avant de vouloir
construire la Nation? Est-ce que D6mocratie
et Misere peuvent faire bon manage?
Les conf6renciers ont tent6 de
rassurer, faisant comprendre que ces
problbmes n'6taient pas particuliers a Haiti.
D'autres avaient eu aussi a y faire face et s'en
6taient sortis. Des cas comme la Malaysie,
l'Inde et plus prbs de nous Belize ont W6t
mentionnes. Les partis politiques
haitiens presents Oslo avaient d6ji adopt
un Code de Conduire lors d'un pr6c6dent
voyage dans la capitale norv6gienne. Ils en
sont maintenant a la preparation de la
Convention des Partis politiques qui sera
rendue publique dans les prochains jours. Ils
pensent aussi a la possibility d'l6argissement
de cette plate-forme mise au point en Norvbge,
en tendant la main a d'autres. Code d'Ethique,
Pacte de Gouvernabilit6, accepter de perdre
et de serrer la main au gagnant et ensuite aider
a la bonne marche du pays.
Il y a aussi la question de
transparence pour les partis politiques. Elle fait
cruellement d6faut chez nous et nous ne savons
pas si les n6tres accepteront de se plier aux
exigences de cette transparence qui veut que
le moindre financement recu par un parti
politique soit communique au public.
Y a-t-il eu en Norvbge une decision
de mettre de c6t6 les divergences et de se
retrousser les manches pour rebatir ce pays qui
est n6tre, le seul coin de terre que nous
pouvons appeler patrie? La encore nous ne
pouvons l'affirmer. Cependant nous n'avons
pas ressenti qu'une 6tincelle avait jailli en ce
sens.
La Convention des Partis politiques
sera inaugur6e au courant du mois de
septembre en presence du Vice-ministre
norv6gien des affaires 6trangbres, les partis


politiques tiennent des rencontres r6gulibres sur le pacte de
gouvernabilit6 mettant en place une structure qui permettra
au vaincu de demain de preter concours au vainqueur pour le
bien du pays.

En con-
clusion...
La troi-
siame et derniere
partie du voyage
s'est effectude
pratiquement sans les
journalistes, une
mauvaise experience
au cours des annees
pr&cedentes ayant
port les orga-
nisateurs, 1'ISPOS en
particulier, a main-
tenir les journalistes
6loign6s des dis-
cussions, nous a-t-on
dit (!).
Une ultime
rencontre a eu lieu
entre une d6l6gation
de 5 leaders poli-
tiques et le Vice-
ministre norvegien
des affaires 6tran-
gbres. Une date a Wt
retenue pour l'an-
nonce officielle de la Visitant un mi
Declaration de Svolvaert que tous ceux presents a ce voyage
de Norvbge ont sign. A une exception ... La signature de
Ph6lito Doran de Fanmi Lavalas manque au bas du document.
Ce dernier interrog6 par nous, a r6pondu qu'il lui r6pugnait
d'apposer sa signature au bas d'un document officiel alors
que de nombreux dirigeants de son parti (Fanmi Lavalas)
croupissent en prison sous le coup d'une detention preventive
s'6tendant sur plusieurs mois et meme plus d'une ann.e.
Ce voyage en Norvbge d'une dur6e du 8 jours, du 21
au 30 aofit 2005, aura au moins permis de se pencher sur les
problbmes d'Haiti. La liste est longue, celle des dossiers rests
en suspens et sur lesquels nos leaders auraient pu se pencher,
se consacrer a trouver une solution.


La situation de nos frbres et soeurs en R6publique
Dominicaine maltrait6s par les autorit6s dominicaines; l'6pave du
navire du Capitaine Henry Morgan outrageusement pill6e par des
chasseurs de tr6sor; l'Habitation Leclerc dont le sort demeure


idia de service public photo Haiti en Marche
toujours incertain et qui tarde a devenir le siege de cejardin botanique
qui pourtant attirerait tant de touristes chez nous ... demeurent autant
de dossiers a avoir Wt 6voqu6s en Norvbge. Mais le temps presse.
Nous n'avons pas une minute a perdre.
Enfin, le peuple attend de voir ses leaders politiques a
l'oeuvre. Il est fatigue de n'entendre parler d'eux que quand on a
besoin de son vote.
Le temps presse. Les leaders politiques en sont-ils vraiment
conscients?

Elsie Etheart
Oslo, 30 Aofit 2005


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Mercredi 7 Septembre 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 32


Page 12


NOTRE EPOQUE


Louisiane -


EDITORIAL
PORT-AU-PRINCE, Ir" Septembre Gonaives,
2004. La Nouvelle Orl6ans, 2005. La similitude entre le
deluge de l'an dernier aux GonaYves, et le passage de
l'ouragan Katrina ce lundi en Louisiane, n'est pas a
d6montrer.
Aujourd'hui La Nouvelle Orl6ans ; demain Miami
ou les Bahamas, La Havane ou Port-au-Prince. Tel est notre
calvaire a tous les peuples de la region. Du versant sud de
la mer Caraibe, la Colombie et le Venezuela, jusqu'5 la
Floride, et le sud profond, le deep south des Etats-Unis :
Georgia, Louisiane, Mississipi, Alabama.
Le verdict de la nature ne fait aucune distinction
entre pays riches et pays pauvres, capitalistes ou
communistes ...
Que vous soyez puissant ou miserable, le
jugement de Dieu est impardonnable.
Comme on le sait maintenant, les ouragans sont
rendus plus meurtriers et d6vastateurs a cause de ce qu'on
appelle le r6chauffement de la planete, un phenomene qui
n'est pas df tant a la combustion des arbres pour faire du
charbon qu'au carburant consomme dans les grandes
industries. Or les Etats-Unis refusent de signer le protocole
de Kyoto pour apporter un d6but de contr6le de ce dernier
problem.
Mais ce n'est pas le seul rapport aujourd'hui entre
nous et ces parties des Etats-Unis affect6es par Katrina.
Dans les jours qui viennent, cet ouragan peut se
r6v6ler aussi d6vastateur pour nous sans meme nous avoir
menace, si ce n'est plus. D'abord bien entendu le p6trole

La nouvelle est tomb6e comme un couperet. Pres
de 95% des installations p6trolieres am6ricaines dans le
Golfe du Mexique auraient Wtr arretees.
Le golfe fournit une grande partie de la
consommation am6ricaine en p6trole et en gaz naturel.
Premiere consequence, une raret6 de carburant
meme aux Etats-Unis n'est pas a carter. Comme au temps
de la crise du p6trole dans les ann6es 70, quand les pays
producteurs d'un autre golfe, le Golfe arabique, avaient
brutalement augment leurs prix.
Pour le moment, on pr6voit d'abord une pouss6e
vertigineuse des prix du brut. Mardi, au lendemain du

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[Tobenfitfro ths ervcethecusome mst e areglaruse o on ofthee crd.]


Haiti : meme combat!


passage de Katrina, il est passed $70 le baril sur le march
international ou stock exchange. Deux semaines plus t6t,
quand il avait touch la barre des $50, l'on parlait d6ji de
record hyper-historique.
Aujourd'hui on s'achemine droit vers les $80 le
baril du brut. Et qui dit mieux : jusqu'5 $100 dollars, qui
salt.
Des lors que la demande d6passe l'offre a ce point-
1, seuls les plus justes seront sauv6s ...
Quand le president Bush parlait en d6but de
semaine d'ouvrir les reserves strat6giques des Etats-Unis,
il ne pr6voyait pas une telle catastrophe dans les
installations du Golfe du Mexique.
Des lors que la demande d6passe l'offre a ce point-
1, les prix sont impossibles, les prix en tout cas deviennent
automatiquement hors de notre port6e a nous les haitiens.
La BRH ne pourra meme pas trouver la quantity
de devises n6cessaires pour payer le prochain tanker.
Nous allons revenir a l'Age des cavernes, point.
Et tenez-vous le pour dit. Et c'est peut-etre ce que
le ministre des Finances a voulu dire quand il nous a
pr6venu mardi qu'il nous faut changer nos
comportements ! !
Mais il n'y a pas que le p6trole, Nous avons pris
aussi pour habitude aujourd'hui de consommer import.
Or quand nous disons le riz Miami ", c'est une
erreur. Miami ne produit pas de riz. Miami n'est qu'un
comptoir commercial.
D'ou vient le riz que nous importons par
containers entiers de Miami, il vient de ces Etats d6vast6s
par l'ouragan Katrina. Le fameux riz grenn lonn est
made in Louisianna.
Attendons-nous done a une raret6 de riz et de
toutes sortes d'autres provisions alimentaires import6es
aujourd'hui de Miami.
Et cela tout le temps qu'il faudra aux Etats-Unis
pour reconstituer d'abord leurs reserves domestiques.
C'est-5-dire quelques longs mois tout au moins ...
L'alternative c'est de nous tourner davantage vers
nos voisins dominicains, c'est a dire plus de d6pendance
envers eux, plus d'insolence aussi de leur part.
Mais nous avons encore d'autres liens avec cette
partie des Etats-Unis. Des liens d'origine. Nous
partageons'une meme langue avec la Louisiane : le creole.
Les memes contes et histoires
fantastiques. Meme si Bouqui et
91 Malice reviennent chez eux sous
les traits de met chen, chat mimi
et du macaque.
D'autre part, la
Louisiane, n'oublions pas, a &t6
francaise en meme temps que
Saint Domingue. Deux histoires
enchev&tr6es. C'est parce que la
France a perdu Saint Domingue
qu'elle a df vendre la Louisiane
aux Am6ricains, tandis que c'est
en Louisiane que se retirerent une
bonne partie des colons francais
apres la d6faite des troupes
napolgoniennes face a Dessalines,
Christophe et PWtion.
Plus tard, surtout aprbs
la signature du Concordat par le
gouvernement de Geffrard, de
nombreux frangais de Louisiane
revinrent s'6tablir en Haiti. On
trouve aujourd'hui leurs
descendants non seulement dans
la bourgeoisie et la petite
bourgeoisie haitiennes, mais aussi
per minute dans le pays profond, dans les
INippes et la Grande Anse.
On est donc, comme on


le VIP Plus card
r listed countries*


dit aujourd'hui, des sangs melds ... D'ou le dernier success
de la chanteuse Emelyne Michel dans ce coin des Etats-
Unis.
Mais il y a encore un plus important rapport entre
la Louisiane et Haiti, La Nouvelle Orl6ans et les Gonaives,
tout comme entre tous les peuples de la region menaces
par ce d6bordement d'ouragans d6bord6s, d6raill6s,
enrag6s. De la Jamaique, Haiti, Cuba, le Yucatan mexicain,
des Bahamas a la Floride etc ...
C'est la meme menace qui nous tombe dessus au
moment ou l'on s'y attend le moins, qu'on soit riches ou
pauvres, blancs, noirs ou m6tis. C'est la meme prediction :
on en a au moins pour une centaine d'ann6es, disent les
savants, avant que la nature ne s'adapte a ce phenomene
dit de r6chauffement de la planete.
En attendant, il faut cesser uniquement de subir,
et commencer a faire quelque chose. II faut mettre en place
des formes de prevention. Et celles-ci ne peuvent qu'etre
communes a tous les pays de la region. On ne peut pas
penser seulement Etats-unis ou Cuba ou Saint Domingue,
(voir Katrina / 14)


S~r NNW


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Economic and Public Affairs,
Phone: (305) 759-4795
Fax: (305) 759-4751
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sixth 2005 workshop entitled:
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Date: Thursday, September 15",
2005 Time: 3:00 To 6:00 PM
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HaYti en Marche Vol. XIX No. 32


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509 225-9310
509 510-4594
509 510-4595
(509) 510-0560
Fax
509 223-9282
e-mail
hiplaza@hotmail.com
hiplaza@acn2.net
website
www.leplazahaiti.com
Adresse
10, Rue Capois
Champs de Mars
Port-au-Prince, Haiti
P.O. Box 1429


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r







Mercrtli 7 Septembre 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 32


Page 14


IRENTREE DES CLASSES


L'echec scolaire en Haiti


Par Yves Osias

L'Echec scolaire est l'expression patente du
dysfonctionnement d'un systeme. I1 traduit quelque part
l'inad6quation entre les pressants besoins et revendications
d'une soci&t6 et la vision fig6e et surannde d'un Etat en
quete d'un modulee moderne" d'Education.


Definition de 1'6chec scolaire
L'6chec scolaire se veut le r6sultat n6gatif obtenu
par une promotion ou une cohorte d'dlves entr6e dans le
systeme en annde x pour en sortir douze ans plus tard. C'est
aussi le r6sultat faible obtenu, par rapport a la moyenne,
par une promotion lors de l'examen de passage d'un niveau
inf6rieur a un niveau sup6rieur. I1 est quantifiable et


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KATRINA ...
(suite de la page 12)
il faudra mettre en place quelque chose pour toute la region.
Une sorte d'alerte a ce tsunami.
Et mettre des gardes fous, c'est faire par exemple
en sorte que le ventre des haitiens ne soit pas, en plus du
p6trole, totalement d6pendant de l'ext6rieur, que cela soit
Miami, ou Santo Domingo. Car c'est trop risqud. Chacun
doit commencer par avoir un minimum d'auto-suffisance
alimentaire.
La seule alternative, c'est nous remettre a
constituer notre propre grenier. C'est la production agricole.
Sinon, un de ces quatre matins, ce ne sera pas
l'homme des cavernes, mais pis encore qui nous guette.
L'homme tout nu.

Editorial, Mdlodie 103.3 FM, Port-au-Prince

Commonwealth of Massachusetts
The Trial Court
SUFFOLK Division Probate and Family Court Department
Docket No. 05D-0807

Summons By Publication

Violette Ouetant, Plaintiff(s)

V.

Jean Bernard Altidor, Defendant(s)

To the above named Defendant(s):

A Complaint has been presented to this court by the Plaintiff, Violette Quetant,
seeking a divorce

Pursuant to Supplemental Probate Court Rule 41 1, an Automatic Restraining
Order has been entered against the above named parties, and that the said
defendant can not be found within the Commonwealth and that his present
whereabouts are unknown; that personal service on said defendant is therefore
not practicable, and that said defendant has not voluntarily appeared in this
action:

You are required to serve upon Dane M. Shulman, Esq.

Attorney for plaintiff(s) whose address is 1596 Blue Hill Avenue, Mattapan,
MA 02126

Your answer on or before November 10 ,2005. If you fail to do
so, the court will proceed to the hearing and adjudication of this action. You
are also required to file a copy of your answer in the office of the Register of
this Court at Boston


Witness, John M. Smoot
Justice of said Court at Boston
2005


, this 281-


, Esquire, First
day of July


Publication: General Circulation Port-au-Prince, Haiti


lannella

Probate Court


Richard

Register of


SUFFOLK Division
Docket No. 05D-1118


s'exprime g6ndralement en pourcentage, c'est le taux
d'6chec. II1 varie entre 51% et 100%. Un systeme echoue
piteusement, si et seulement si, le taux d'6chec avoisine
80%. A partir de 50%, le systeme 6ducatif est d6faillant
mais rdcup6rable. Ace moment certains aspects importants,
que nous mentionnerons plus tard, peuvent etre pris en
consideration pour une analyse objective de la situation.
L'6tude peut amener'a am6liorer le rendement scolaire. Si
ce taux est dans l'intervalle de 55'a 79 %, le systeme est
dit d6suet et m6rite un changement en profondeur pour
remonter la pente. C'est le cas par exemple du baccalaurdat
haitien qui accuse des taux d'6chec allant de 55 a 70% en
moyenne pendant les dix dernibres anndes.

Les principales causes de 1'6chec
scolaire
La quality de 1'education
La quality de l'education depend, sur le plan des
ressources humaines du recrutement et de l'utilisation des
enseignants qualifies. Sur le plan des ressources mat6rielles,
elle est inh6rente a la disponibilit6 des manuels et mat6riels
p6dagogiques et a un environnement physique ad6quat et
approprid. Ainsi, le nombre d'61eves r6partis dans des salles
de classe, bien a6rdes, peut offrir une meilleure condition
de travail, dans la mesure oh les activities en groupe sont
possibles et encourages et que la circulation de
l'enseignant ne d6range pas et que l'environnement
imm6diat ne nuit pas a l'ambiance d'enseignement et
d'apprentissage. Sur le plan affectif, les relations
enseignant-61eves favorisent un climat de travail propice
et contribuent a la r6ussite scolaire. Finalement, sur le plan
dconomique, les enseignants percoivent un salaire leur
permettant de recourir a la chert6 de la vie et ben6ficient
d'une assurance de sant6 ou de vie. Tout ce dispositif ne
fait que contribuer a l1amelioration de la quality de
l'education.

Les facteurs qui influencent 1'6chec
scolaire en Haiti
A l'inverse du dispositif ideal d6crit plus haut,
l'6cole haitienne est confronted a de terribles difficulties
qui la plongent de jour en jour dans l'abime, malgr6 les
efforts consentis par des responsables 6ducatifs tant du
secteur public que du secteur priv6. I1 existe actuellement
trop de disparit6s dans le mode de fonctionnement des
(voir Rentree / 16)


Commonwealth of Massachusetts
The Trial Court
Probate and Family Court Department


Summons By Publication

Mireille Thomassin Plaintiff(s)

v.

Jean Claude Voltaire. Defendant(s)

To the above named Defendant(s):

A Complaint has been presented to this court by the Plaintiff, Mireille
Thomassin,
seeking a divorce

Pursuant to Supplemental Probate Court Rule 41 1, an Automatic Restraining
Order has been entered against the above named parties, and that the said
defendant can not be found within the Commonwealth and that his present
whereabouts are unknown: that personal service on said defendant is therefore
not practicable, and that said defendant has not voluntarily appeared in this
action:

You are required to serve upon Dane M. Shulman, Esq.

Attorney for plaintiff(s) whose address is 1596 Blue Hill Avenue. Mattapan.
MA 02126

Your answer on or before December 1 ,2005. If you fail to do so,
the court will proceed to the hearing and adjudication of this action. You are
also required to file a copy of your answer in the office of the Register of this
Court at Boston


Witness, John M. Smoot
Justice of said Court at Boston
2005


, this 22nd


, Esquire, First
day of August,


Publication: General Circulation Port-au-Prince, Haiti


Richard
lannella
Register of
Probate Court


I







Page 15 FOOTBALL: TOUS LES CHAMPIONNATS I
g FOOTBALL: TOUS LES CHAMPIONNATS


Mercredi 7 septembre 2005
HaYti en Marche Vol. XIX No. 32


Coupe du Monde 2006

Europe
Groupe 1
3 Septembre 2005
Armenie-Hollande
0-1
Romanie-Czech Republic 2-0
Andorra -Finland 0-0
CLASSEMENT


Hollande c
Roumanie 1:
Republique Thecque 9

Groupe 2
3 Septembre 2005
Georgie-Ukraine 1-1
Turquie-Denmark 2-2
Albanie-Kazakhstan 2-1

CLASSEMENT


Ukraine
Turquie
Grce


Groupe 3
3 Septembre 2005
Portugal-Luxembourg 6-0
Russie-Liechtenstein 2-0
Estonie-Latvia
2-1

CLASSEMENT
MJ Pts
Portugal 9 23
Russie 9 18
Slovaquie 9 15

Groupe 4
3 Septembre2005
France-Faroe Islands 3-0
Switzerland-Israel 1-1

CLASSEMENT
MJ Pts
Suisse 7 13
Irelande 7 13
France 7 13

Groupe 5
3 Septembre 2005
Ecosse- Italie 1-1
Slovenie-Norvege 2-3
Moldova -Belarus 2-0


CLASSEMENT

Italie
Norvbge
Slov6nie


MJ Pts
7 14
7 12
7 9


Groupe 6
3 Septembre 2005
Wales-England 0-1
Pologne-Autriche 3-2
Northern Ireland-Azerbijan
2-0


CLASSEMENT

Pologne
Angleterre
Autriche


Groupe 7
3 Septembre 2005
Serbia & Montenegro- Lithuanie 2-0
Bosnia-Herzegovina-Belgique 1-1

CLASSEMENT
MJ Pts
Serbie et Montenegro 7 15
Espagne 7 13
Bosnie 7 10


Groupe 8
3 Septembre 2005
Suede-Bulgariae 3-0
Iceland-Croatiae 1-3
Hongrie- Malta
4-0

CLASSEMENT
MJ f
Croatie 7 1'
Croatie 7 18
Bulgarie 7 1


Am6rique du Sud
3 Septembre 2005
Bolivie-Equateur 1-2
Paraguay-Argentine 1-0
Vnezuela-Perou
4-1
Bresil-Chili 5-0
Uruguay-Colombie 3-2

CLASSEMENT
MJ Pts
Argentine 16 31
Bresil 16 30
Equateur 16 26
Paraguay 16 25
Uruguay 16 20
Colombie 16 20


Le Champion du monde en titre
br6silien a assure sa place pour l'Allemagne
de fort belle manibre en 6trillant le Chili a
Brasilia (5-0). Grace b des r6alisations
d'entr6e de jeu de Juan, Robinho et Adriano


CONCACAF

3 Septembre 2005
Trinidad &Tobago-Guatemala 3-2
United States Mexique 2-0
Panama-Costa Rica 1-3

7 Septembre 2005
Costa Rica-Trinidad &Tobago
Guatemala-USA
Mexique-Panama

CLASSEMENT
MJ Pts
USA 7 18
Mexique 7 16
Costa Rica 7 10
Guatemala 7 7
T&T 7 7


Afrique
3 et 4 Septembre 2005
Burkina Faso-South Africa 3-1
Kenya-Tunisia 0-2
Mali-Congo
2-0
Morocco-Botswana 1-0
Zambia-Senegal 0-1
Algeria-Nigeria 2-5
Angola-Gabon 3-0
Congo DR-Cape Verde Islands 2-1
Egypt-Benin 4-1
Ghana-Uganda 2-0
Ivory Coast-Cameroon 2-3
Togo-Liberia 3-0
Zimbabwe-Rwanda 3-1
Guinee-Malawi 3-1
Groupe 1
CLASSEMENT


Togo
Senegal
Zambie


MJ Pts
9 20
9 18
9 16


(2), les Auriverdes menaient d6j4 4-0 0 la
pause. Le buteur de l'Inter arrondissait encore
la note en fin de match, augmentant son
capital but total dans ses qualifications (5).
Ce faisant, les Br6siliens comptent
30 points et ne peuvent done plus &tre rejoints


Les Etats-Unis battent le Mexique et


Avec des buts de Steve Ralston et
de DaMarcus Beasley, les Etats-Unis ont
vaincu 2-0 le Mexique ce samedi, pour le
compte de la septibme journ6e de du tournoi
hexagonal de la competition pr6liminaire de
la Zone Am6rique du Nord, centrale et
Caraibes pour la Coupe du Monde de la FIFA,
Allemagne 2006. Les hommes de Bruce
Arena ont ainsi compost leur billet pour le
grand rendez-vous mondial.
Les Etats-Unis ont fait la difference
entre la 50e et la 60e minutes. C'est Raslton
qui a ouvert le score, a la 53e, imit6 ensuite
par Beasley, a la 57e. Ce r6sultat relbgue le
onze aztbque a la deuxibme place du
classement au sein de la CONCACAF.
Avec 18 points, ce sont done les
Etats-Unis qui se retrouvent au sommet de


l'Hexagonal, suivis par le Mexique a deux
units. Le score a 6t6 d6bloqu6 par les
Am6ricains aprbs un tir sur le poteau gauche
adverse, bien mis a profit par Raslton, qui a
tromp6 Oswaldo S6nchez d'un coup de t&te
pr6cis.
Quatre minutes plus tard, alors que
les pupilles de Ricardo Lavolpe n'avaient pas
encore retrouv6 leurs esprits, c'est Beasley qui
est venu sceller le score, envoyant un puissant
tir du gauche qui n'a laiss6 aucune chance a
Sgnchez.
Pour les Aztbques, ce match face
aux voisins septentrionaux 6tait surtout une
question d'honneur. En effet, cela fait d6ja 33
ans qu'ils n'ont plus remport6 une rencontre
de qualification pour la Coupe du Monde de
la FIFA face a l'6quipe de l'Oncle Sam sur la


Groupe 2
CLASSEMENT
MJ Pts
Ghana 9 18
Congo RD 9 15
Afriquedu Sud 9 15

Groupe 3
CLASSEMENT
MJ Pts
Cameroun 9 20
Cote d'Ivoire 9 19
Egypte 9 16

Groupe 4
CLASSEMENT
MJ Pts
Angola 9 18
Nigeria 9 18
Zimbabwe 9 12

Groupe 5
CLASSEMENT
MJ Pts
Tunisie 9 20
Maroc 9 19
Guinee 9 11

Equipes qualifies
Rendez-vous en Allemagne!
Zone Africaine (5 Equipes)
Aucune 6quipe n'est encore qualifi6e
Zone Asiatique (4,5 Equipes)
Japon,Iran,Republique de Coree
Arabie Saoudite
Zone Europeenne (14 Equipes)
Allemagne,Ukraine

Zone Amerique du Nord, centrale et
Caraibes (3,5 Equipes)
USA
Zone Oceanienne (0,5 Equipes)
Aucune 6quipe n'est encore qualified
Zone Amerique du Sud (4,5 Equipes)
Argentine,Bresil


par la Colombie, cinquibme de la zone, m~me
en cas de victoire des Cafeteros en Uruguay
ce soir. Si les Colombiens l'emportaient, ils
auraient sept points de retard sur la Selegao a
deux journ6es du terme. Les Br6siliens
participeront en Allemagne a leur 18bme
Coupe du Monde de la FIFA, record en cours.



se qualifient
rive nord du Rio Grande.
Ainsi, le Mexique ne s'etait plus
impose en eliminatoires face aux Etats-Unis
depuis quatre matches. Le bilan de cette serie
affiche trois succes pour les proteges d'Arena
et deux matches nuls.
Malgre les deux buts, la rencontre n'a
jamais vraiment trouve son rythme de croisiere.
Totalement depourvues de creativity, les deux
equipes ont rarement franchi le milieu de terrain
adverse balle au pied, sauf sur quelques actions
individuelles sans consequences.
Cette frilosite n'a pas emp&che les
visiteurs de se manager quelques occasions de
but, notamment B la 22e minute, lorsque Rafael
Marquez a profit d'un bon centre de Ramon
Morales pour tenter sa chance. Helas, sa frappe
n'a pas trouve les cages de Kasey Keller, qui a
vu le ballon fr6ler son montant gauche.


USA
MSL
Le Classement
D.C. United-Real SL 5-1
MetroStars vs. Kansas City
2-2
FC Dallas vs. San Jose
0-2
Colorado vs. D.C. United 1-0
Real SL vs. New England 0-1
Chivas USA-Columbus 0-3
Los Angeles-Chicago 1-2


Conference Est
Equipes MJ
New England 25
Kansas City 26
Chicago 26
DC United 26
Metrostars 25
Columbus 24

Conference Ouest
Equipes MJ
San Jose 25
Dallas 25
Los Angeles 26
Colorado 24
Real Salt Lake 25
Chivas USA 26


Meilleur Buteurs
Jaime Moreno 12 Buts
DC United


0 AAEDE3 OS!


Le Bresil qualified avec le panache







Mercredi 7 Septembre 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 32


Page 16


CULTURE & EDUCATION


DE LA REVOLUTION CULTURELLE


Conference prononc6e par Pierre Clitandre a la Bibliothbque du Soleil, le 7 Aofit 2005


La notion d'Esth6tique renvoie B beaucoup de
repbres philosophiques que nous n'allons pas trop
mentionner ici. Il en est de meme du concept de R6volution
qui, en raison de sa connotation historique, cache les autres
interpretations de dynamique permanente que le terme
v6hicule. La R6volution Esth6tique que nous 6voquons
n'est pas une abstraction. A travers elle, nous essayerons
de comprendre aussi bien l'6tat des lieux de notre Etre
Collectif que la topographie d'un espace que nous habitons
et qui nous habite.
Je n'ai pas encore lu le volumineux bouquin du
philosophe allemand Hegel sur l'Esth6tique que nous avons
dans nos rayons a la Bibliothbque. Je sais par contre que
l'Art et la Philosophie ont toujours 6volu6 c6te a c6te. Cela
est un heritage des Egyptiens qui ont l6gu6 a la Grbce
Antique des notions raffindes de goft, de jugement et de
beauty.
C'est encore dans le romantisme allemand qui fait
de l'Art une recherche du Sublime que nous trouvons une
entreprise d'interpr6tation du monde dans sa globalit6.
Le concept d'Esth6tique prend aussi naissance
en Allemagne avec Alexander Baumgarten entre 1750 et
1758. A l'6poque l'Esth6tique d6signait les faits de la
sensibility ou d'une connaissance motive que Leibniz
disait confuse ". Il restait done a 61aborer une science
sur cette imprecision. Un peu plus tard, le terme de
Plasticit6 moderne est venu apporter plus d'objectivit6 a
l'Esth6tique. Il suggbre un effort physique d'616gance et
de seduction visant a traduire le mouvement perp6tuel des
etres et des choses.
L'Esth6tique n'est pas fig6 a un id6al intemporel.
Elle 6volue avec l'histoire des hommes et des soci6t6s. La
po6sie de Baudelaire n'est plus les alexandrins de Comeille.
L'Embarquement pour Cythbre de Watteau a annonc6 le
coup de pistolet de La Libert6 guidant le Peuple de
Delacroix. L'Ecole de la Beaut6 d6signde par notre ami
W6bert Lahens exprimait, sous les masques et les d6cors
somptueux, les violences d'une grande decadence sociale.
J'dvoque ici un tableau de Bernard S6journ6 expos dans
une galerie de P6tion-Ville dans lequel le"' peintre
androgyne montre un paysage lunaire dont les paleurs
couvrent, comme un suaire, le mur fendill6 d'une residence
bourgeoise. Cette craquelure-lk est le cri actuel de notre
soci6te.
C'est Edward Munch sur le pont de l'assassinat
du pare de la Patrie. L'annonciation du chaos est dans cette
felure.
Kant avait parl6 d'un mat6riau esth6tique qui ne
varie pas aux effets du temps. C'6tait une erreur. C'est un
univers de dysfonctionnements, de d6sordre et de toutes
les agressions et de tous les inconforts qu'affrontent les
plasticiens de l'in6ldgance et du d6labrement, ce que
Franketienne aurait appel6 la lugubre beauty du chaos. "

LA PREDATION ET L'ATROPHIE
Il est plut6t ici question d'une R6volution qui
chambarde les valeurs et aboutit, dans ses extremes, a
l'Anti-Art, a la negation de la beauty dont Andy Warhol et
Jean Michel Basquiat montreront le premier la perversity
de la production de la soci6td de consommation et le
deuxibme le cauchemar de l'hallucination d'un monde
brutal comme un Emile Zola nbgre de la post-modernit6.



RENTREE L
(suite de la page 14)
enseignants ayant la charge des dcoliers. Les plus palpables
se manifestent suivant que l'on se retrouve dans une zone
ou un d6partement donnd. Les r6alit6s se different dans les
activities socio-6conomiques, gdographiques et mmee
d6mographiques. Ce qui fait que dans certains endroits du
pays, des salles de classe de 50 metres carr6s renferment
30 E40 61eves et dans d'autres endroits ou des classes
pr6sentent la meme structure physique, on y retrouve deux
ou trois fois plus d'el6ves. Il en est de meme de la
disponibilit6 ou de la raret6 des enseignants qualifies dans
certaines regions du pays.
A c6t6 de ces problbmes sus-mentionnds, certains
tabous continuent d'entraver la bonne marche de
l'6ducation : Les filles n'ont pas la bosse des
math6matiques, elles ne vont a l'6cole que pour apprendre
l'arithm6tique, la broderie et l'artisanat. Si l'enseignant
est du sexe masculin, certains parents prdferent garder leurs
filles a la maison, rien que pour cette raison.
Des 6coles priv6es de type laique sont fonddes
pour r6pondre non pas a la finality de l'education, mais
pour satisfaire des besoins imm6diats et individuels des
responsables. Ces derniers ne se soucient ni du parcours
acad6mique des jeunes places sous leurs responsabilit6s ni
de leur orientation future, mais de leur presence aux
6tablissements pour faire face aux obligations mensuelles.
Des 6coles publiques travaillant avec des effectifs
correspondant a trois fois l'effectif id6al et ad6quat sont
dot6es d'un personnel enseignant souvent absent6iste et
affairs, ne disposant ni de temps pour la recherche, ni pour


La Revolution que nous voulons 6voquer ici ne
s'arrete pas seulement aux mutations formelles de l'Art.
Elle veut pr6ciser que l'homme, quotidiennement mutild
par la machine du profit, opere une auto-destruction de
son etre, de son imaginaire et de son environnement. II
amorce une predation dangereuse qui atrophie ses relations
avec les autres. Il s'opere done a notre insu un vampirisme
qui s'am6nage de mots tels Libre March6 Comp6tition ,
accumulation du capital et autres terminologies de la
"mondialit ".
L'Esth6tique Moderne ne peut exprimer que le
mal. Il ne faut pas prendre le mot de Baudelaire dans son
sens religieux. Il s'agit d'une destruction, d'une vaste
boucherie que ni le Boeuf Ecorch6 de Rembrandt, ni
Guernica de Picasso ,ni les flagellations rituelles de la
" Passion de Mel Gibson ne peuvent traduire la
sanguinolente monstruosit6.
L'Esth6tique du mal ou la plastique de la
mortification traverse d'un bout a l'autre notre imaginaire
collectif. Depuis le poete Coriolan Ardouin qui d6crivait,
en une mdlancolie funbbre, les papillons noirs de sa
chambre ou l'agonie d'un proche dans la piece d'5 c6t6
jusqu'au roman'" Bicentenaire dont la silhouette 6tal6e
sur le macadam proph6tise 6trangement l'assassinat du
poete Jacques Roche, il y a comme une cohabitation
permanente avec le malheur qui n'a jamais 6td mise en
lumibre.
L'Esth6tique du Malheur, cela veut dire quoi ? Il
n'est pas comprehensible qu'un pays qui produit des
intelligences intellectuelles pendant les 19e et 20e siecles
n'ait pu trouver son 6quilibre. J'aime toujours reprendre
cette logique interne constat6e dans la Biologie ou les
Sciences naturelles et qui produit les memes r6sultats au
niveau des structures sociales. Quand le corps, par un coup
de rasoir accidentel, provoque une plaie il existe des
anticorps ant6rieurement places dans l'architecture
originelle humaine, des d6fenseurs, qui gu6rissent la plaie.
Sur le plan social, la naissance ou le d6veloppement des
intelligences intellectuelles sont des manibres naturelles
ayant pour mission de sortir une communaut6 de
l'obscurantisme et de permettre a la raison de gagner sur
les effets nocifs du mystbre dans la mentality collective."
Mon peuple meurt par ignorance ", affirmait le Fils de
Marie...
Or, il y a un constat d'un instrument qui tranche
les bonnes g6ndrosit6s dans toute notre histoire. II aurait la
clart6 de suaire du tableau de Bernard S6journ6. II fendille
les murs et s'invente de secretes gastronomies.
Il ne peut naitre, dans cette constance de
l'envoftement, que la peur, que le refuge entre quatre murs,
que la suspicion, que l'accusation, que le kidnapping social
et psychologique, que l'exces de la sensibility sexuelle
sublime par un appel religieux ou nocturne, qu'un
martyrologe toujours proche et pi6g6 qui prend le faux
itindraire du tragique destin. Il ne peut naitre, dans le rituel
du rapt, qu'une society dichotomique qui refuse toute
manibre de compromis. C'est le malaise absolu.
L'Esth6tique du Malheur n'est pas seulement dans
la maladie qui frappe Jacques Roumain a 33 ans. Elle ne
saurait etre sp6cifide a l'assassinat de Jacques St6phen
Alexis a 39 ans. Elle ne s'arrete pas a la disparition de
Marie Chauvet a New-York ou a l'assassinat de Jacques


Roche emport6 par une bourrasque bicentenaire m&connue
des calculs m6tdorologiques. L'Esth6tique du Malheur est
cette attitude constante que nous trouvons en nous et que
dans le roman Gouverneurs de la Ros6e nous appelons Le
Complexe de Gervilien. C'est quoi, ce complexe ?

LE MAGMA ORIGINEL
C'est dans Fond-Rouge que se d6roule le drame.
Manuel cherche l'eau, oui l'eau pour Fond-Rouge. Pour
laver le village ? Peut-etre. Plus sfirement pour arroser les
jardins. Il trouve l'eau. Il est assassin par Gervilien qui
d6tourne le bien collectif vers son jardin personnel. Cette
centralisation individualiste ne peut qu'aboutir a une
implosion ou une capture par une agressivit 6 goiste,
solitaire et orgueilleux. Gervilien est notre d6mon et la serpe
est son terrible instrument.
La metamorphose est que nous passons de
l'imaginaire litt6raire a la r6alit6. La tuerie rentre dans notre
rdel. Son r6alisme est cruel. Pour ceux qui prenaient la
litt6rature comme un divertissement de dilettante, les voil5
choqu6s par l'irruption brusque des figures du mal dans
leur vie. Cela est si d6routant que ni l'histoire de la sociWte
en mutation, ni la morale de la litt6rature ne trouvent la
porte de sortie a la douloureuse impasse. Mais, ils
d6couvrent aussi que l'Esth6tique de l'assassinat mange
l'environnement avec un insatiable app6tit Notre Fond-
Rouge contemporain est un espace encombr6 de cahutes,
d'insalubrit6s, de d6chets plastiques, de toutes les nocives
fermentations d'un originel magma.
Si la R6volution Esth6tique ne renverse pas la
vapeur, nous sommes d6ji dans l'enfer !
Ce sont les penseurs comme Heidegger et Adorno
qui disent que l'Esth6tique est une entreprise ambitieuse
qui tente de moraliser l'histoire tout en 6tant vecteur de
reconciliation sociale utopique. Bernard S6journ6 qui
cherchait dans le whisky, l'isolement social et les exces du
d6sir une manibre de contourner le rituel de la douleur
proph6tise, dans la craquelure lunaire du mur, l'ins6curit6,
le viol, l'incarc6ration mentale qui prend la forme urbaine
du kidnapping de la pornographie de la mortification
banalis6e et de l'assassinat.
Car la craquelure lunaire du mur n'est pas
seulement l'image de l'exclusion 6conomique 6clat6e, elle
est l'expression d'une opacit6 de moeurs face a laquelle il
serait peu intelligent d'dlever une quelconque morale
d'inquisition. Une Esth6tique du comportement qui propose
un contr6le de la libido sociale peut etre b6ndfique a une
collectivit6 profond6ment traumatis6e par les m6faits de
l'esclavage et les promiscuit6s de la cale du bateau
ndgrier...
L'Esth6tique du Bonheur r6tablit l'6quilibre entre
l'Homme et la Femme. Il sont condamnds a 6tablir des
rapports de r6ciprocit6 pour d6passer les vieux prdceptes
de la culpability originelle. L'Esth6tique du Bonheur est
nationaliste. Dans le sens modere du terme. Pour d6passer
le d6cor folklorique et la satisfaction de la pauvret6. Elle
se prdoccupe de notre terre non pas dans le sens mythique
d'une femme qui nous s6duit par ses d6sirs nocturnes ,
adoss6e au mur fendill6 et toute assoiff6e de lune mais
dans la demarche moderne d'un lieu de production et de
confort pour tous.

Pierre CLITANDRE


'echec scolaire en Haiti


mener des activities de projet, de laboratoire etc.

Les in6galites sociales et 6conomiques
Les in6galit6s sociales et 6conomiques d6crides
provoquent la d6perdition, l'abandon et le redoublement.
Ces trois indicateurs de l'inefficacit6 interne scolaire se
retrouvent en nombre grandissant dans le systeme. Car
l'Etat est incapable de maintenir a l'6cole un 6colier
d6muni, trbs vulnerable au point de vue alimentaire et
sanitaire. Quand il est affam6, il lui est presque impossible
d'absorber les explications de l'enseignant. Si ce dernier
6volue dans un cadre qui n'est pas le sien, son enseignement
s'accompagne du mdpris et du d6dain envers ses
apprenants. Ce qui accroit l'6chec scolaire.

Les apports des ONGS sont loin d'etre
suffisants
Malgr6 tout, diverses interventions dans le
domaine sont a encourager. Plusieurs ONGs travaillant en
Haiti contribuent a la diminution du taux d'6chec scolaire.
Un pourcentage d'enseignants est form. Des programmes
de base de lecture et de math6matiques ont Wtd introduites
dans les dcoles d6munies pour combler des lacunes
enregistrees aux examens officiels du CEP. Des cantines
scolaires sont distributes aux dlves. Des batiments en
ddlabrement sont reconstruits. Des manuels scolaires sont
accessibles. Cependant, le constat est surprenant: Des que
ces programmes arrivent a terme, les memes problbmes
ressurgissent. Ces actions humanitaires sont temporaires


mais ne visent pas tous les d6munis.
Pour freiner l'dchec scolaire, l'Etat devrait
promouvoir des Ecoles normales dans les dix d6partements
scolaires. Ceci cr6erait un cadre formel pour la preparation
des professionnels de l'6ducation. Par ce biais, l'Etat
contr6lerait la quality de l'enseignement dispense r6duisant
du meme coup le taux d'6chec constat6. Cette politique de
formation devrait etre accompagn6 de toute une s6rie
d'infrastructures ad6quates : Bibliothbques, Internet,
Cafeteria... Le danger social de ces dchecs massifs produit
en aval un citoyen frustr6, diminu6. La promotion 2004-
2005 au baccalaurdat premiere partie a un effectif de
126000 candidats environ, alors que pour cette mme
annde, celle de la deuxibme partie accuse un effectif de
35000, soit 4 fois moins que l'effectif de la rh6to. Ce qui
signifie que cette classe repr6sente un goulot
d'6tranglement pour ces jeunes.'Et que sont ils devenus ?
Sans nul doute, ils vont grossir les rangs des ch6meurs.
L'6chec scolaire est ressenti d'autant plus durement en Haiti
que le poids 6conomique repose sur les parents. L'une des
raisons de ce constat d'6chec est l'absence d'une vision
nationale. Cette entity est prisonnibre dans son system
d'enseignement de plusieurs autres modules strangers qui
interferent dans le systeme 6ducatif haitien. Et le poids de
leur presence tant au plan politique et 6conomique 6vacue
toute vell6it6 d'une formulation nationale des problbmes
6ducatifs.
Yves Osias, professeur de math6matiques.
Osias@haitiimpact.com







Page 17


I DEVELOPPEMENT DURABLE I


Mercredi 7 septembre 2005
HaYti en Marche Vol. XIX No. 32


LA BIENVEILLANTE PENETRATION "
Tout au long de cinq articles, sous le titre avantages que nous avons pu tirer au niveau de notre chevr
g6ndral"" LA BIENEILLANTE PENETRATION ",nous avons tent6 commerce ext6rieur. Certes les exportations de figue- equiv
de nous faire une idWe de l'dvolution de certaines cultures, banane, mais surtout de sisal, nous ont permis d'amdliorer amei
introduites ou ddvelopp6es sous l'influence du capital notre balance commerciale. Il ne faut pas oublier que, comp
stranger: le sisal (HEM No. 22), l'h6v6a (HEM No. 23), pendant quelque temps, Haiti a Wtd un des plus gros couvw
la figue-banane (HEM No. 24 et 26), la canne a sucre (HEM exportateurs de sisal au monde. Mais justement, ce fut effect
No. 30). pendant un certain temps, car l'arriv6e des fibres
Il s'agirait maintenant de voir si cette synth6tiques a fait disparaitre ce pactole. Pour ce qui est quis'
"bienveillante p6n6tration" a vraiment apport6 au pays de la filiere figue-banane, elle n'a pas seulement 6t victime "La
tous les avantages qu'annoncaient les partisans de l'arriv6e de la voracit6 des affairistes haitiens mais aussi, comme je qui a
du capital nord-americain. Dans Les blancs debarquent" viens de l'apprendre, de l'arriv6e du mal de Panama ". nous
(HEM No. 20), on pourra voir comment Roger Gaillard Nous n'avons jamais 6td un gros exportateurs de sucre; du 6
rapporte la manibre dont les directeurs d'opinion de quant a l'h6v6a, l'aventure n'a dur6 que l'espace d'un sisal
l'6poque d6crivaient tous les bienfaits que nous matin. dicta.
apporteraient ces capitaux. Aujourd'hui, un peu moins d'un Mais 1l oui le bilan peut etre consid6r6 comme son tu
siecle plus tard, on est en droit de se montrer un peu n6gatif, c'est quand on constate les consequences de cette requi
sceptique. bienveillante p6n6tration sur la structure socio- mesu.
Pour commencer, il faudrait questionner le volume 6conomique de la campagne haitienne. Nous pouvons terrea
du flux de capitaux vers Haiti. Certes on ne peut sous- encore une fois nous r6f6rer a Paul Moral."" Toutefois, la state
estimer l'importance des investissements au niveau de la petite exploitation independante qui avai prolifere un peu de d.
production sucribre ou de la production de sisal; mais on partout dans le pays, entire 1870 et 1890,fut serieusement const
sait que l'arriv6e de la SHADA est lide a un pret de 5 atteinte par le monopole de la H.A.S.C.O. Les guildiviers pays
millions de dollars de la Export-Import Bank (la meme, a surtout, subirent les effets nefastes de la taxe sur l'alcool, natio
ma connaissance, qui avait consenti le pret pour la destinee dfavoriser la production du sucre au detriment etait
construction du barrage de Pl6igre). Autrement dit, il ne de celle du tafia. II en rsultat, par contre-coup, une crise
s'agit pas 1 d'apport de capitaux, car ces cinq millions assez grave dans la plaine des Cayes et le Bassin Central pays
nous 6tions senses les rembourser. ou s'etait organisee une economic vivante, basee sur le du tr
Un second aspect a consider est celui des commerce local de l'alcool".' l'imp


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Autant pour l'6conomie sucribre ; voyons maintenant
les effets de l'implantation de la culture du sisal.'" La
mise en place de la grande culture du sisal dans la
plaine du Nord devait avoir des consequences plus
graves... On saisit mal, a travers les passions
dechainees, la realitr du drame agraire qui en
r'sulta. Les depossessions de 1926-1930 forment
| I'un des themes principaux de la resistance a
occupation. 'L' Union Nationaliste' denonce
l'expulsion brutale 'de milliers de paysans
s. qui' avaient transforme les terres pauvres de la
region en de jolies fermes ol I'on trouvait, a cote
des cultures vivrieres, un petit champ de cafeiers,
beaucoup d'arbres fruitiers, un modeste elevage de


des f
conjc
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passa
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Ouvert

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* Cellulars & Beepers
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* Produits pour la cuisine
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: LE BILAN
res et de poules'. Elle cite de nombreux cas, non
'oques, de spoliation. De son crte, I'administration
ricaine certifie que les terres concedees aux
'agnies etaient depuis longtemps abandonnees et
ertes de halliers et que, si quelques occupantsfurent
ivement lIss, ils recurentd' equitables indemnites. ""2
Avec Franck Blaise, nous avons une idWe de ce
est pass avec l'implantation de la culture de l'hevea.
disposition legislative du Gouvernement de Lescot
fair beaucoup de tort au Pays et dontjusqu'a prsent,
ressentons les consequences nefastesfut le decret loi
janvier 1945. II autorisait la SHADA a cultiver le
et la cryptotegia. Ce decret avait un caractere
torial. Tout proprieaire qui avait refuse d'affermer
terrain a la SHADA, a ete I' objet soit d' une mesure de
sition, soit d'une mesure d'arrestation, soit d'une
re d' expropriation... Cette Societe apris les meilleures
s de nos paysans pour etablir des plantations dites
'giques. .. de vastes plantations de vivres alimentaires,
enrees d'exportation et d'arbres fruitiers qui
ituaient une tres grande source de revenus pour nos
ans ont ete detruites en consequence. Cefut un desastre
nal. Des cette epoque, la grande commotion de 1946
en gestation .""3
Et voil5 le resultat; structure agraire disloquee,
ins chassis de leurs terres et obliges d'aller chercher
avail / l'/tranger ; et tout cela pour permettre
plantation de grandes exploitations trop dependantes
luctuations du march/ exterieur ou meme de la
)ncture politique mondiale et qui, aujourd'hui, ont
:ment disparu.
Mais ce n'est pas tout. Franck Blaise consacre un
ige a la loi du 22 septembre 1922, appelee loi sur les
a long terme, qui devait faciliter l'implantation de
les exploitations. L'article 1 de la loi est en effet ainsi
l : L'affermage ne pourra etre consenti qu'a des
onnes ou compagnies qui auront justifie de leurs
cites financieres et des conditions necessaires en vue
aliser le deoppemen u pays conformment au
e la Presente loi ". 4
Pour l'auteur, Cette loi a permis en effet aux
els du gouvernement de Bonode s' enrichir enfaisan
(voir Developpement / 18)


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Mercredi 7 Septembre 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 32


Page 18


Les Jeux de Bernard


Solutions de a seine a

Solutions de la semaine pass6e:


B X U I Q M V
U N U V D\\C J E
YORP QC LE
G CCSRH R
B Y(MAL N 0
MMCM~RX K
FCTOD Y Q Y
YEU)Q I r lR A


PAOA I T
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A Y H H X M
C Z\G OA
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I J PSX
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NC J U KQN
ZB I GBYG
P I I AO J H
LZTAQ
1 N K D Z
NSG
iBG
NXD< l\ G


I 4 Il ll I,'/I14J! I L' 1;/1


Allez de CARCEL a POSTER, en utilisant des mots du du
vocabulaire frangais, et ne changeant qu'une lettre par ligne.






HORIZONTAL
1. Tentent- I I I


2. Musique de jazz du groupe Zenglen -
3. Modulation de frequence B6te -
4. Jeux Sodium 5. Chlore-
Conjonction Berge -
6. Pronom Jeu a trois d6s -
7. Filera Enjou6s 8. Malheureuse.
VERTICAL
1. Concret 2. ParaTtra -
3. Pronom -Actinium -
4. Couchez 5. Conif6re P6riode de formation -
6. Plante herbac6e Batteurs Haitiens, pere et fils -
7. Membres d'un mouvement d'extreme droite -
8. Paralyse.


Solutions de la
semaine passe:

VANNE S
VA I NE S
VE I NE S
VE I NE E
P E INEE
PE INTE
POINTE


Z'lN/1771771/IMIZ R77 B


En bref ... (suite de la page 2)
aurait appris que plusieurs agents et officiers de l'institution sont int6ress6s a participer aux
prochaines elections. Tout en reconnaissant le droit politique des policiers, la direction
g6n6rale en profite pour rappeler aux int6ress6s qu'ils doivent d6missionner avant de
prendre part a la course 6lectorale afin de garantir la neutrality de l'institution.
D'autre part, la nouvelle direction de la PNH interdit aux policiers de prendre sur eux-
memes d'escorter des candidats en d6placement. Ces initiatives personnelles portent
atteinte a l'image de neutrality de la police."

Pour Juan Gabriel Valdes, les conditions de s6curit6 sont r6unies
pour les prochaines elections
Dans un entretien au quotidien chilien El Mercurio, Vald6s a rejet6 les points de vue 6mis
par certaines entit6s politiques et personnalit6s selon lesquels le pays ne serait pas pr&t
affronter une telle epreuve a cause de la violence des bandes armies largement favorables a
l'ancien president Jean-Bertrand Aristide. Le chef de la MINUSTAH soutient que
progressivement Haiti s'oriente vers le processus electoral. Vald6s indique que, depuis le
mois de juillet, la situation s'est consid6rablement am6lior6e. "Les zones d'ins6curit6 se
circonscrivent aux populations marginales de Port-au-Prince ou effectivement des bandes
armies operent et ont la capacity de lancer des attaques contre les troupes onusiennes. Le
reste du pays vit dans un calme presqu'absolu ", s'est f6licit6 Juan Gabriel Vald6s. Le
num6ro un de la MINUSTAH concede que le principal problbme de la mission
internationale de paix reste Cit6 Soleil (nord de la capitale haitienne), le plus grand
bidonville du pays ou les gangs continuent toujours de faire r6gner leur loi. "En g6n6ral,
l'objectif a 6t6 atteint, une guerre civile a 6t6 6vit6e. Aujourd'hui, il n'y a aucune force qui
soit capable de d6fier le gouvernement provisoire ni les forces de la MINUSTAH. De plus,
nous avons l6imin6 l'une des principales menaces a la s6curit6 du pays que repr6sentaient
les anciens militaires. "Ils n'existent plus en tant que tels", a ajout6 Vald6s. Cependant, en
d6pit de ce constat, le diplomate reconnaTt que le d6sarmement de beaucoup d'haitiens
demeure pour la communaut6 internationale l'une des tiches a accomplir, tout comme la
reconstruction des institutions, dont la justice.


















*** te *


LE COIN DE MIAMI

Gerard Latortue se dit confiant

dans la realisation des prochaines elections


PAR EVENS HILAIRE
evenshilaire(a hotmail.com
Avant de laisser Miami la semaine
dernibre en direction de Port-au-Prince, le PM
de transition G6rard Latortue a d6clar6 que les
elections auront lieu comme pr6vu B la fin de
cette ann6e.
Le num6ro 1 de la primature croit
que les elections sont la seule et unique
solution B la grave crise B laquelle est confront
le pays depuis plusieurs mois.
G6rard Latortue pensait que toutes
les conditions 6taient r6unies pour que le
calendrier electoral soit public par le C E P
durant son absence car, selon lui, tout le monde
voudrait savoir les diff6rentes dates retenues
pour les prochaines competitions 6lectorales .
Pour le chef du gouvernement la
plaisanterie a trop dur6 il faut que le calendrier
soit connu de tout le monde au plus tard le
lundi 5 Septembre.
Participant a l'6mission "Cartes sur
table" sur Radio Haiti Am6rique Internationale
de Boca Raton, M. Latortue a cependant
reconnu que l'organisation des joutes
6lectorales pose un tas de problbmes parce que
le CEP n'avait jamais fonctionn6 comme un
conseil mais plut6t comme une somme
d'individualit6s.


Le premier ministre int6rimaire dit
respecter l'ind6pendance de l'institution
mais, d'aprbs lui, le dysfonctionnement de
cette dernibre a r6sult6 dans une perte de
temps pour le processus electoral.
Il a point aussi du doigt les
intervenanats strangers, entre autres 1'OEA
et la MINUSTAH, dans la lenteur de la
machine 6lectorale.
En ce qui concerne le nombre de
candidats B la pr6sidence, G6rard Latortue dit
qu'il voudrait conseiller a 50% de ces
derniers de renoncer a leur candidature pour
aller au s6nat de la R6publique car, a-t-il
rappel6, le premier ministre sort du
parlement.
D'un autre c6t6, G6rard Latortue
reconnait que son gouvernement est de facto,
mais il a une certaine 16gitimit6 sociale.

Le candidat a la
pr6sidence Gr6goire E. Junior se
retire de la course et plaide en
faveur d'un candidat
repr6sentatif du Parti Lavalas
Le num6ro 1 du Parti Social
Chr6tien (PSCH), Gr6goire Eugbne Junior,
(voir Miami / 20)


(Developpement ... suite de la page 17)
des depossessions massives dans le
Department du Nord, en expulsant des
milliers de paysans, exploitant routes les
terres dont le fermage a etr consenti par
I'Etat ". 5
Et la fin de l'histoire : "En 1927,

d'abus, que le tribunal de Cassation, avait
declare, dans un jugement demeure ceu bre
dans I'histoire des annales juridiques
hai'tiennes, que cette loi etait entachee de
nullite ". /


Bernard Eth6art
ben(aetheart.com
(Footnotes)
1 Paul Moral, Le Paysan Haitien,
Les Editions Fardin (reproduction),
Port-au-Prince, 1978, p. 65
2Paul Moral, op. cit., p. 65
3Franck Blaise,
Le Problbme Agraire a travers l'Histoire
d'Haiti, pp. 119-120
4 id., p. 103
5 id., p. 105
6 id., p. 104


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Border
Aix
Charente
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Corse
Guadeloupe
Malango
Martinique
Mayotte
Noirmoutier
Nouvelle
Caledonie
Oleron
Oleronet
Oleron Mag
Ouessant
Pins
Re
Reunion
Saint Barths
Saint Martin
Tatihou
Wallis
Futuna
Yahoue
Yeu


SCRABBLE
Arrangez les sept lettres ci-dessous
pour former un mot frangais

RE

MNC

OA


Solutions de la semaine passee
SWAHILI


" LA BIENVEILLANTE PENETRATION "


|ICIAIRIC|E|L


'% ICTA'i'MI r11l41111'111l2A1l/1111


T G XT T")C E
B (GU P E)V
N SI S
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I H 0 U)MC 0V\0\ y G
Z 0 K N S P\E H\N P
LACELLE VUo





Page 19


I Ti gout pa ti gout |


Mercredi 7 septembre 2005
HaYti en Marche Vol. XIX No. 32








A MEDITER !


Haiti, 1'ordre sous le chaos apparent
(Haiti ... suite de la page 13)


l'individu en tant qu'acteur politique
1eementaire s'est toujours d6fini par un
v6ritable rejet instinctif de l'Etat. I1 s'agit ici
6videmment de cet ancien Etat colonial qui a
perdur6, sans solution notoire de continuit6,
jusqu'aux trente ann6es impitoyables de la
dictature duvali6riste (1957-1986) et aux trois
ann6es des militaires du g6n6ral Cedras
(1991-1994).
Cet Etat-lB a fini par instaurer le
citoyen comme son adversaire irr6ductible.
L'Etat apparemment bienveillant
d'aujourd'hui ne va pas, meme en quelques
ann6es, pouvoir effacer les vieux reflexes
acquis au cours de deux siecles d'hostilit6.
On peut meme affirmer que tout ce que l'on
tentera de faire dpartir de l'Etat actuel, m me
am6lior6, en accroissant son pouvoir et sa
fiabilit6, risque au bout du compte d'accroitre
davantage la defiance des citoyens.
Pendant deux siecles, l'arm6e et
l'Etat ont constitu6 un binome indissociable
de freres ennemis rassembl6s par leur seul
int6rat commun : contenir un pays
structurellement indocile et 6ventuellement
menagant. Ce system s6culaire a 6t6
brusquement d6truit en 1994 apres la
suppression de l'arm6e i l'initiative,
fondamentalement anti-6tatique, du pratre
president Aristide. Aujourd'hui, c'est la
situation cr66e par l'interruption brutale de
cette gestion bic6phale du pouvoir qui pose
problem. L'Etat, brusquement priv6 de son
complement, s'est transform progres-
sivement en non Etat.
Aristide s'est toujours senti confort6
par le poids de son propre charisme et de son
destin. II a pens6 atre a mame de se passer de
cette force d'appoint que constituait
normalement l'Etat et mame de cette police
recycle B grands frais par l'ONU et les
"nations amies". Pour mieux la d6stabiliser,
il a eu recours au vieux proc6d6 haitien des
bandes armies mal contrl16es. Celles-ci, en
se d6doublant a leur tour, ont fini par 6chapper
a tout control et ont acc616r6 sa chute, laissant
derribre elles un pays en armes, un Etat a
l'abandon, une police sans cr6dibilit6 et le
recours syst6matique au kidnapping comme
moyen d'enrichissement.
En confiant aujourd'hui a cet Etat
l'essentiel de la responsabilit6 de sa
r6g6n6rescence, on rend in6vitablement tout
dialogue entre lui et la population encore plus
impossible. Ce n'est pas un Etat sans pouvoir
ni structures qui va se r6organiser lui-meme.
I1 a d6ji 6chou6 deux fois, en 1986 apres Jean-
Claude Duvalier, et en 1994, au retour du
president exil6 Aristide.
Le troisieme paradoxe fondateur
permet d'expliquer, peut-&tre, pourquoi Haiti,
6conomiquement, ne cesse de reculer depuis
plus de dix ans, malgr6 une aide internationale
cons6quente. Aujourd'hui, certains en Haiti,
parmi les plus lucides, disent aux bailleurs :
"Cessez d'aider, car la cause du sous-
developpement est liee a votre aide et a notre
dependance."
Entendons-nous, il est evident que
Haiti n'est, en elle-mame, ni incapable de
progres ni indiff6rente a l'am6lioration de ses
conditions de vie, particulierement
dramatiques. Dans son refus, ce n'est pas le
r6sultat attendu du d6veloppement qui est en


cause, mais tout le system qu'implique sa
mise en oeuvre. Ce peuple, en 1804, en rejetant
le lien colonial, n'a pas rejet6 la seule
d6pendance politique mais bouscul6
l'ensemble du system 6conomique et social
fond6 sur l'esclavage. En ce sens il est parmi
les premiers de l'Fre post-capitaliste.
Faute d'avoir explicit ses valeurs
en un langage politique structure, ce pays
s'est, peu n peu, biti un code comportemental
implicite i partir du renouvellement lancinant
du refus initial. Cela s'est manifesto sous la
forme instinctive de reflexes de rejet
s'appliquant a tout ce qui ressemblait a des
rapports in6gaux, a de l'accumulation et a tout
profit r6alis6 par les individus au detriment
du groupe. En un mot, l'anti-d6veloppement
agirait au nom d'antivaleurs enracin6es dans
l'6mancipation fondatrice.
Tant que nous ne comprendrons rien
a ce que nous ne percevons que comme un
chaos, que nous n'admettrons pas l'id6e qu'un
ordre existe derribre ce d6sordre, et tant que
ce dernier ne fera qu'accroitre notre angoisse,
il n'y aura rien d'utile que nous puissions
faire. En revanche, quand nous admettrons
que cet anarchisme est peut-&tre l'ultime
defense d'un peuple qui a toujours manipul6
l'imaginaire de ses partenaires ou de ses
adversaires, nous pourrons commencer a
discerner, au lieu de cet amoncellement
monstrueux de dysfonctionnements cher aux
experts, une tentative pour exprimer
l'atypisme en s'attaquant a l'ordre comme
expression symbolique du pouvoir.
Vouloir ignorer cela, c'est non
seulement aller h l'6chec, mais surtout au rejet
et a une riposte instinctive allant dans le sens
exactement oppose. Car le pays, pour mieux
se d6fendre, a d6velopp6 ses propres parades.
Ainsi, les deux tiers de la population le
monde rural # malgr6 la quasi-absence de
police dans les campagnes ces dix dernieres
ann6es, ont r6ussi, vaille que vaille, a endiguer
la violence multiforme qui s'6tendait dans les
villes.
I1 s'agit l1 d'une reaction quasi
structurelle dans un pays qui, depuis 1804,
ne cesse de g6rer une crise permanente. Pour
affronter l'enracinement de cette crise, il
faudra que les deux protagonistes acceptent
de s'identifier, dans leur diff6rence, au sein
d'une soci6t6 civile plurale. Par-dela le groupe
des 184 associations qui tentent d'animer la
soci6t6 civile, il va falloir int6grer et
reconnaitre les quelques milliers
d'organisations et associations villageoises.
Tant qu'un pouvoir d'initiative et de control
ne leur sera pas reconnu, la majority du pays
restera en dehors de tout processus de
normalisation.
Les nombreuses marraines qui se
penchent sur le berceau vide de la d6mocratie
haitienne ne constituent pas une meilleure
garantie d'efficacit6 que les "pays amis" qui
les ont pr6c6d6es. La vraie dimension de la
crise haitienne n'est pas 6conomique, mais
id6ologique. Jusqu'i present, l'aide
programme a la hate n'a pas empach6 de
monter d'un echelon dans l'6chelle de Richter
de la catastrophe. Peut-&tre serait-il temps
d'arr&ter cette progression autrement qu'en
envisageant une mise sous tutelle pour dix ans
par les Nations unies.


On peut anticiper quelques premiers
pas. II faut, en premier lieu, reconnaitre
l'ensemble des citoyens en identifiant, par un
6tat civil fiable, les 40 % de citoyens
actuellement inconnus. Ensuite reconnaitre
l'identit6 et le mode de fonctionnement
linguistique, religieux, 16gal (droit
coutumier), culturel et 6conomique propre aux
deux tiers du pays, en cr6ant le cadre
institutionnel des communes rurales de plein
exercice. Cela supposera d'ent6riner le
dynamisme des nouvelles classes pauvres des
villes ainsi que leur 6conomie, r6put6e
informelle, en valorisant la richesse fonciere


Invi;llto l'mm 1 l'n


acuLIIUIlC anslli leS UIUUIIVIIIC e, UIIIIIIC om a
propose l'6conomiste p6ruvien Hernando de
Soto.
Ce travail ne demandera pas des
milliards de dollars, s'agissant de gestes
fondateurs dont la forte valeur symbolique est
seule susceptible de lib6rer les dynamismes
latents.

Par G6rard Barth6lemy

G6rard Barth6lemy, anthropologue
et 6conomiste, a enseign6 en Haiti.


Gr6goire Eugene Junior se retire

de la course et plaide en faveur

d'un candidat repr6sentatif

du Parti Lavalas (Miami ... suite de la page 18)


qui avait d6clar6 r6cemment sa candidature
a la magistrature supreme, a annonc6 la
semaine 6coul6e le retrait de sa candidature.
Docteur Eugene qui intervenait a
l'6mission Varidt6 et Vibration sur le 1320
AM, a indiqu6 que le processus electoral a
un gofit de selection car, dit-il, des candidats
t6l6guid6s sont d6ji sur le terrain.
Pour lui, c'est l'une des raisons de
son d6sistement, cela par respect pour son
pays.
L'ancien candidat a la pr6sidence
Gr6goire Eugene Junior se prononce en


faveur d'un candidat repr6sentatif de Fanmi
Lavalas a la course 6lectorale.
Gr6goire Eugene Junior a d6clar6
que le gouvernement de transition l'a
beaucoup d&u. Il pense que le PM Latortue
est une deception pour le pays.
Selon le Dr Eugene, les choses ont
d6gringol6 depuis la chute de Jean Bertrand
Aristide.
Monsieur Eugene dit regretter
d'avoir particip6 dans le mouvement ayant
renvers6 le president en exil Jean Bertrand
Aristide.


Un atelier sur les

violences faites aux femmes


(Femmes ... suite de la page 2)
travail, savoir que tous les
travailleurs domestiques doiventjouir de tous
les avantages conf6r6s par la loi, et de tous
les droits suivants :
Ils doivent jouir a titre minimum et
obligatoirement d'un repos de
moins dix heures par jour, dont huit
au repos absolu, lorsque les
travailleurs habitent dans la maison
de l'employeur.
En ce qui concerne le plagage oP
concubinage, certains articles sont r6vis6s
comme suit:
Les enfants n6s du plagage
b6n6ficient des mames droits et
assument les mames obligations que
les enfants n6s dans les liens du
mariage, tels que pr6vus dans le
d6cret 27 janvier 1959.
En cas de d6ces de l'un des places
ou concubins des suites d'un
accident de travail, l'action en
reparation pourra &tre intent6e aussi
bien par le survivant que par les
h6ritiers du d6funt."
En ce qui a trait I l'avant projet de loi
relatif a la paternity et a la filiation, l'article
299 stipule que :
tous les enfants ont les mames droits
vis-a-vis de leurs parents quelle que
soit l'origine de leur filiation.


Et article 297 se lit : le pere a qui
la mere refuse le droit a la
reconnaissance d'un enfant qu'il
declare atre le sien pourra utiliser
la procedure pr6vue a l'article 296
pour revendiquer ses droits.
Concernant les Agressions Sexuelles,
les opinions donnees varient, mais sur le
fond on consider que la peine est
insuffisante et qu'il faudrait l'augmentation
aussi de l'amende pour la liberty sous
caution.
Passons a l'avortement, le point qui a
int6ress6 plus d'un. L'article en question dit :
Toute interruption de grossesse ne
peut se pratiquer que par un
m6decin, un infirmier o6 un aide-
infirmier ayant un certificat en la
matiere.
On ne peut pratiquer l'avortement
que s'il y a eu viol, inceste oh si la
grossesse met la vie de la mere en
danger
Pour finir, la Directrice G6n6rale,
Myrna Narcisse Th6odore, a fait savoir que
ces propositions vont atre travaill6es afin de
satisfaire tout le monde et afin d'atteindre
l'objectif qui est d'instaurer une soci6t6 plus
juste pour ses composantes des deux sexes.

Lafortune V6ronique
M6lodie FM


Mercredi 7 Septembre 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 32


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6l d l bid




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Page Mercredi 7 Septembre 2005 Ha•ti en Marche Vol. XIX No. 32 TRADESHOWS ROBERTOCLEMENTECOLISEUM-SANJUAN,PUERTORICOAPPAREL,SHOE& ACCESSORIESSHOWAugust14,15,162005Sunday,Monday,Tuesday10:00amTo7:00pmRestrictions : Childrenunder18andgeneralpublicnotadmitted.Wholesaleonly.TradeShowoftheCaribbeanreservestherightofadmissionFormoreinformation:Tel:(787)781-3050Fax:(787)781-2022E-Mail:tradeshow@coqui.netWebPage:www.tradeshowcaribe.comGIFT&VARIETY MERCHANDISESHOWSeptember25,26,272005Sunday,Monday,Tuesday10:00amTo7:00pm 10 La dŽlŽgation ha•tienne autour de Rigoberta Menchu photo Ha•ti en MarcheEn Norvge pour apprendre la rŽconciliation!HAITI A OSLOHuit jours en Norvge pour apprendre les rouages du processus Žlectoral, mais surtout pour se rŽconcilier, apprendre ˆ tenir compte de l'autre, de son point de vue ... En un mot apprendre le Dialogue, le Consensus. Les invitŽs ˆ ce sŽminaire: 12 leaders politiques et 5 journalistes ha•tiens. Ils ont ŽtŽ choisis par l'ISPOS (Institut SupŽrieur de Formation Politique et Social) et rŽpondaient ˆ une invitation conjointe du gouvernement et de l'Eglise norvŽgienne. Le programme s'est dŽroulŽ en plusieurs parties. Les trois premiers jours dans un luxueux h™tel d'Oslo, le Hommenkollen Park Hotel, l'H™tel du Nobel, celui qui reoit les laurŽats du Prix du mme nom. Et pour participer ˆ cette premire partie du sŽminaire, la LaurŽate GuatŽmaltque du Nobel de la Paix 1992, la trs cŽlbre Rigoberta Menchu, l'invitŽe d'honneur qui, avec sa simplicitŽ coutumire, a saluŽ avec chaleur les Frres et Soeurs d'Ha•ti "qui occupent trs souvent mes pensŽes" et ˆ qui elle a tenu ˆ dire qu'il "n'y avait pas de recette magique et que chacun avait comme mission de travailler au Dialogue et ˆ la RŽconciliation". " Vous avez choisi d'tre prŽsents, a-t-elle dit ˆ chacun des participants, et vous constituez donc un espoir pour les millions d'Ha•tiens qui souhaiteraient voir leur pays changer et prospŽrer. Souvent ce que nous devons apprendre ˆ pratiquer c'est la maturitŽ, la patience, la tolŽrance". Et ce petit bout de femme nous a parlŽ ainsi pendant longtemps, le visage souriant, comme pour nous insuffler ce courage qui la galvanise et qui lui a permis de transformer le cauchemar qu'elle a connu en facteur de mobilisation pour que les indignes de son pays connaissent une vie meilleure, pour que son pays arrive finalement ˆ ces accords de paix qui ont vu s'asseoir ˆ la mme table les membres des quatre bandes armŽes qui semaient deuil et terreur au GuatŽmala. Si Rigoberta Menchu a dominŽ de son charisme cette premire partie du programme, il faut mentionner Žgalement la prŽsence ˆ la cŽrŽmonie inaugurale d'une des plus hautes autoritŽs du pays facilitateur la Norvge: le Premier Ministre de Norvge, Mr Kjelle Magne Bonderik. D'entrŽe de jeu, le Premier ministre nous a rappelŽ que toute solution en Ha•ti ne peut tre obtenue que par les Ha•tiens eux-mmes, mme si la Norvge demeurait engagŽe dans le processus de rŽconciliation et s'adressait directement aux leaders politiques prŽsents. Il a souhaitŽ que leur travail puisse apporter sa pierre ˆ l'oeuvre de rŽconciliation. Qui Žtaient les leaders politiques invitŽs ˆ ce sŽminaire qui s'est dŽroulŽ du 22 au 30 aožt 2005? C'Žtait Mmes. Myrlande Manigat (RDNP), Marie-Denise Claude du PDCH, MM. Jean HŽnold Buteau du MRN, Serge Gilles de Fusion, Claude Roumain du PPRH, Enold Joseph de la KID, Hubert Deronceray du Grand Front Centre Droit, T urneb DelpŽ du PNDPH, Micha Gaillard aussi de Fusion, PhŽlito Doran et Rudy HŽrivaux de Fanmi Lavalas, et GŽrard Blot de Tt Ansanm. Les journalistes Žtaient Pierre Manigat du Nouvelliste, Violine ThŽlusma de TŽlŽ Nationale, MarieAndrŽ Metellus de HTN, Elsie EthŽart de MŽlodie FM et Ha•ti en Marche et Rony Mathieu de Magic Stereo. Deux membres de ISPOS nous accompagnaient: Garaudy Laguerre, Directeur de l'Institut, et Emmanuel Charles. En dehors d'observateurs du GuatŽmala, il y avait aussi 3 observateurs de la RŽpublique Dominicaine et du ClŽment, reprŽsentant respectivement l'Eglise catholique et protestante. Soulignons aussi la prŽsence de quatre (4) interprtes qui se relayaient pour assurer les traductions et permettre que l'assistance suive dans les moindres dŽtails chaque Žtape du dŽroulement du sŽminaire. Parmi ces interprtes, Rachle Doucet, qui en plusieurs occasions a ŽtŽ au-delˆ de sa t‰che de traductrice pour laisser parler son coeur. Les mots clŽs qui revenaient tout au long des rencontres et des diverses communications ont ŽtŽ ceux d'Agenda Commun, de Lutte contre le Sectarisme, de Commission de RŽconciliation, de nŽcessitŽ (et ceci pour les mŽdias en particulier) de donner la parole ˆ tous les secteurs, de crŽer un espace commun, un forum o chacun sera invitŽ ˆ s'exprimer, indŽpendamment de ses tendances, de ses sympathies politiques. " Il vous faut construire votre pays et non l'abandonner lors de pŽriodes difficiles. Car o irez-vous si vous ne pouvez plus vivre chez vous?" a martelŽ Rigoberta Menchu en plusieurs occasions. Rien n'a ŽtŽ laissŽ de c™tŽ par les "facilitateurs norvŽgiens" pour insuffler aux leaders politiques ha•tiens le virus de l'entente cordiale, du consensus. C'est ainsi que plusieurs candidats norvŽgiens ont interrompu leur campagne (la Norvge aura des Žlections le 12 Septembre prochain) pour venir parler de compromis, d'alliance, de pacte, de nŽcessitŽ de dialogue avec leurs homologues ha•tiens. Nous avons pu Žgalement visiter la Radio-TŽlŽvision d'Etat, la NRK, et Žcouter une communication du trs cŽlbre journaliste politique Terje Svabo. Il a beaucoup insistŽ sur le r™le important que doivent jouer les mŽdias en pŽriode Žlectorale. Ce sont eux qui orientent la campagne, et ils doivent assurer une couverture dŽcente de cette campagne. Sans vouloir tirer des conclusions trop h‰tives, nous n'avons pu nous empcher de noter que les leaders ha•tiens n'ont pas semblŽ trs persuadŽs de la nŽcessitŽ d'Žtablir un Agenda commun. Ce qui semblait le plus important pour eux c'est de discuter du calendrier Žlectoral et des nouvelles politiques venant d'Ha•ti qu'ils appelaient mme plusieurs fois par jour, au risque de dŽborder leur quota d'appels tŽlŽphoniques. Nous n'avons pas eu l'impression non plus qu'il y ait eu en Norvge l'idŽe de se mettre d'accord sur la faon la plus appropriŽe de rŽaliser cette union pour une reconstruction du pays. Les candidats Žcoutaient avec beaucoup d'attention, prenaient des notes, se comportaient trs bien les uns avec les autres. Mais cela s'arrte lˆ. Peut-on penser que ces voyages annuels offerts depuis l'annŽe 2000 aux leaders politiques ha•tiens par le gouvernement et l'Eglise norvŽgienne aient contribuŽ ˆ amŽliorer la situation pour ce qui ˆ trait au respect de l'autre, au dialogue, au conseusus? Est-ce que les leaders, conscients de l'urgence de la situation, arriveront ˆ adopter cet agenda commun qui puisse assurer l'avenir de la nation, ˆ conclure entre eux un pacte de gouvernabilitŽ? C'est l'aprs-Žlections qui le dira et nous avons beaucoup regrettŽ que ce pacte n'ait pas fait davantage l'objet des discussions ˆ Oslo.Le sŽjour dans les LofotenLa seconde partie du sŽminaire s'est dŽroulŽe dans les LOFOTEN, ce chapelet d'”les situŽ au nord de la Norvge, par-delˆ le cercle polaire. Et c'est l'”le de Svolvaer qui a ŽtŽ choisie pour hŽberger les Ha•tiens. Dans un froit de canard, sous des rafales de vent et de pluies, les discussions se sont poursuivies. Et nous dirions mme que ce temps a encore favorisŽ les discussions et un certain processus de rapprochement. La dŽlŽgation a ŽtŽ accueillie ˆ sa descente du paquebot par le maire de Svolvaer, Mr Hubo Bjornstad, qui s'est mis ˆ notre totale disposition et pour diverses rŽunions. Par exemple, au local de la MunicipalitŽ dont le Conseil est constituŽ de membres appartenant ˆ des partis divers. Mais ils s'entendent pour la bonne marche de la municipalitŽ qu'ils ont la charge d'administrer. Visite aussi au journal LofotenPost . Et ˆ chaque fois, on a parlŽ de l'entente cordiale entre gens qui se respectent mutuellement. "C'est la base du succs de notre action et pas seulement ˆ Svolvaer, mais dans toute la Norvge". Il faudrait tre sourd pour ne pas comprendre le message qu'ils avaient pour mission de dŽlivrer aux leaders ha•tiens. D'autres questions importantes ont ŽtŽ soulevŽes au cours de ce sŽminaire. Par exemple, concernant des journalistes acceptant une contribution financire pour un reportage, pour Žcrire un Žditorial, ou bien la question du financement douteux d'un parti politique ... c™tŽ ha•tien, Monseigneur Franois Gayot et Joseph (voir Oslo / 11)

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Page Mercredi 7 septembre 2005 Ha•ti en Marche Vol. XIX No. 3211 V isitant un mŽdia de service public photo Ha•ti en MarcheDIALOGUE POLITIQUEConsensus, Alliance, Pacte politique( Oslo ... suite de la page 10) Bien entendu on a beaucoup discutŽ du r™le des partis politiques. Quant aux visiteurs ha•tiens, ils posaient plein de questions: ne faudrait-il pas construire les individus avant de vouloir construire la Nation? Est-ce que DŽmocratie et Misre peuvent faire bon mŽnage? Les confŽrenciers ont tentŽ de rassurer, faisant comprendre que ces problmes n'Žtaient pas particuliers ˆ Ha•ti. D'autres avaient eu aussi ˆ y faire face et s'en Žtaient sortis. Des cas comme la Malaysie, l'Inde et plus prs de nous Belize ont ŽtŽ mentionnŽs. Les partis politiques ha•tiens prŽsents ˆ Oslo avaient dŽjˆ adoptŽ un Code de Conduire lors d'un prŽcŽdent voyage dans la capitale norvŽgienne. Ils en sont maintenant ˆ la prŽparation de la Convention des Partis politiques qui sera rendue publique dans les prochains jours. Ils pensent aussi ˆ la possibilitŽ d'Žlargissement de cette plate-forme mise au point en Norvge, en tendant la main ˆ d'autres. Code d'Ethique, Pacte de GouvernabilitŽ, accepter de perdre et de serrer la main au gagnant et ensuite aider ˆ la bonne marche du pays. Il y a aussi la question de transparence pour les partis politiques. Elle fait cruellement dŽfaut chez nous et nous ne savons pas si les n™tres accepteront de se plier aux exigences de cette transparence qui veut que le moindre financement reu par un parti politique soit communiquŽ au public. Y a-t-il eu en Norvge une dŽcision de mettre de c™tŽ les divergences et de se retrousser les manches pour reb‰tir ce pays qui est n™tre, le seul coin de terre que nous pouvons appeler patrie? Lˆ encore nous ne pouvons l'affirmer. Cependant nous n'avons pas ressenti qu'une Žtincelle avait jailli en ce sens. La Convention des Partis politiques sera inaugurŽe au courant du mois de septembre en prŽsence du Vice-ministre norvŽgien des affaires Žtrangres, les partis politiques tiennent des rencontres rŽgulires sur le pacte de gouvernabilitŽ mettant en place une structure qui permettra au vaincu de demain de prter concours au vainqueur pour le bien du pays.En conclusion...La troisime et dernire partie du voyage s'est effectuŽe pratiquement sans les journalistes, une mauvaise expŽrience au cours des annŽes prŽcŽdentes ayant portŽ les organisateurs, l'ISPOS en particulier, ˆ maintenir les journalistes ŽloignŽs des discussions, nous a-t-on dit (!). Une ultime rencontre a eu lieu entre une dŽlŽgation de 5 leaders politiques et le Viceministre norvŽgien des affaires Žtrangres. Une date a ŽtŽ retenue pour l'annonce officielle de la DŽclaration de Svolvaert que tous ceux prŽsents ˆ ce voyage de Norvge ont signŽ. A une exception ... La signature de PhŽlito Doran de Fanmi Lavalas manque au bas du document. Ce dernier interrogŽ par nous, a rŽpondu qu'il lui rŽpugnait d'apposer sa signature au bas d'un document officiel alors que de nombreux dirigeants de son parti (Fanmi Lavalas) croupissent en prison sous le coup d'une dŽtention prŽventive s'Žtendant sur plusieurs mois et mme plus d'une annŽe. Ce voyage en Norvge d'une durŽe du 8 jours, du 21 au 30 aožt 2005, aura au moins permis de se pencher sur les problmes d'Ha•ti. La liste est longue, celle des dossiers restŽs en suspens et sur lesquels nos leaders auraient pu se pencher, se consacrer ˆ trouver une solution. La situation de nos frres et soeurs en RŽpublique Dominicaine maltraitŽs par les autoritŽs dominicaines; l'Žpave du navire du Capitaine Henry Morgan outrageusement pillŽe par des chasseurs de trŽsor; l'Habitation Leclerc dont le sort demeure toujours incertain et qui tarde ˆ devenir le sige de ce jardin botanique qui pourtant attirerait tant de touristes chez nous ... demeurent autant de dossiers ˆ avoir ŽtŽ ŽvoquŽs en Norvge. Mais le temps presse. Nous n'avons pas une minute ˆ perdre. Enfin, le peuple attend de voir ses leaders politiques ˆ l'oeuvre. Il est fatiguŽ de n'entendre parler d'eux que quand on a besoin de son vote. Le temps presse. Les leaders politiques en sont-ils vraiment conscients? Elsie EthŽart Oslo, 30 Aožt 2005 Canal Street, Nouvelle OrlŽans APKATRINA FAIT DES MILLIERS DE MORTS EN LOUISIANEL 'hŽritage musical du berceau du jazz a ŽtŽ englouti LE MONDE, 3 Septembre 05 La lŽgende du rock, Fats Domino, et sa famille ont ŽtŽ retrouvŽs sains et saufs, vendredi 2 septembre, ˆ Baton Rouge (Louisiane). Le musicien, ‰gŽ de 77 ans, avait ŽtŽ ŽvacuŽ, lundi, de sa maison situŽe dans le 9th Ward, l'un des quartiers les plus inondŽs de la Nouvelle-OrlŽans. Irma Thomas, la reine de la soul, a Žgalement ŽtŽ repŽrŽe, saine et sauve. Au cours du premier tŽlŽthon de soutien en faveur des victimes de l'ouragan Katrina, A Concert for Hurricane Relief, le rappeur Kanye West a critiquŽ le prŽsident George Bush en direct, en plein prime time. "George Bush ne se prŽoccupe pas des Noirs" , a-t-il lancŽ, ajoutant que l'AmŽrique se dŽbrouille "pour aider les pauvres, les Noirs, les plus dŽmunis, le plus lentement possible" . Et le musicien noir, connu pour son franc-parler, a poursuivi : "Je dŽteste la faon dont les mŽdias parlent de nous. S'il s'agit d'une famille noire, ils disent que c'est du pillage. Si c'est une famille blanche, ils cherchent ˆ se nourrir." Le network NBC, qui diffusait ce concert de charitŽ pour le compte de la Croix-Rouge, a prŽcisŽ que le rappeur s'Žtait ŽcartŽ du script prŽvu et que ses opinions ne reprŽsentaient pas celles de la cha”ne. Mais dans sa fuite, Fats Domino n'a probablement rien pu sauver de ses instruments de musique, de ses disques, de ses souvenirs, de ses archives. T out comme une autre vedette musicale de la ville, Allen T oussaint, parolier, compositeur, arrangeur, producteur, qui a perdu dans l'inondation tous ses outils de crŽation. Le trompettiste Maurice Brown indique avoir eu juste le temps d'aller chercher "ma trompette, mon flugelhorn, mon ordinateur et des vtements pour quatre ou cinq jours." Les clubs de musique et les studios d'enregistrement historiques des quartiers est de la ville, sont sous les eaux. Snug Harbor, le plus fameux des clubs de jazz, sur Frenchmen Street, a les pieds au sec mais a subi des dŽg‰ts. D'autres clubs du "Vieux CarrŽ" ou " French Quarter ", auraient ŽtŽ pillŽs. Partout, les risques d'incendie demeurent. On craint aussi que les archives musicales de la ville, dŽposŽes ˆ l'universitŽ de Loyola, ne soient endommagŽes. En tournŽe, de passage ˆ Detroit, le chanteur Dr John a rŽcupŽrŽ les batteurs de son groupe. En revanche, il est toujours sans nouvelles de sa section cuivres, et tous ses musiciens sont dŽsormais sans-abri. Il rŽitre cependant sa foi en la musique "qui permettra ˆ la Nouvelle-OrlŽans de se reconstruire" . (voir Nouvelle OrlŽans / 12)

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Page Mercredi 7 Septembre 2005 Ha•ti en Marche Vol. XIX No. 32 Car la richesse culturelle de la Nouvelle-OrlŽans est faite de tous ses musiciens, des Noirs pour la plupart, interprtes et instrumentistes, qui se produisaient dans les orchestres et les formations, paroliers, compositeurs, ingŽnieurs du son, producteurs de musique... O sont-ils ? Qu'ont-ils pu sauver ? Il faudra attendre le retrait des eaux pour Žtablir un bilan des pertes en vies humaines comme en talents artistiques. La Nouvelle-OrlŽans est devenue un mythe pour avoir donnŽ ˆ l'AmŽrique noire sa musique classique et au monde l'un des plus profonds bouleversements artistiques du XXe sicle : le jazz. SurnommŽe "Crescent City", elle est aussi le symbole du brassage des populations amŽricaines, europŽennes et africaines. FondŽe par les Franais en 1718, dans une rŽgion peuplŽe d'Indiens, passŽe aux mains des Espagnols, revenue ˆ la France, vendue aux Etats-Unis, haut lieu de la traite nŽgrire, la Nouvelle-OrlŽans accueille aussi bien les acteurs de la rŽvolution antiesclavagiste menŽe par T oussaint Louverture en Ha•ti que les ma”tres franais et leurs esclaves chassŽs par l'indŽpendance de l'”le en 1804. Depuis sa fondation, la ville brasse et recycle des ŽlŽments culturels venus de trois continents. Aussi Quint Davis, patron du New Orleans Jazz & Heritage Festival, le "Jazz Fest", devenu depuis sa crŽation, en 1970, l'un des plus grands festivals de musique de la plante, cherche-t-il depuis plusieurs annŽes le secret de la rythmique de la Nouvelle-OrlŽans. Est-elle nŽe au BŽnin, o sont nŽs nombre d'esclaves africains, comme le grand-pre de Toussaint Louverture ? Vient-elle des contacts entre ngres "marrons" (fugitifs) et tribus indiennes ? Lors du Carnaval, fte pa•enne pour les Occidentaux et mystique chez les descendants d'Africains, les "Marrons" descendaient en ville exhiber leurs plumes, leurs peintures corporelles apprises chez les "indignes" rŽfugiŽs dans le delta du Mississippi. Une chose est certaine : c'est de ce mŽlange qu'est nŽ une nouvelle forme musicale. Le pianiste Jelly Roll Morton (1885-1941), mŽtis fier de ses origines franaises, qui assura le passage du ragtime vers le jazz encore dans les limbes, se souvient de sa ville dans les toutes premires annŽes du XXe sicle : "De chaque maison, la musique se dŽversait dans la rue. Les femmes se tenaient sur le pas de la porte et chantaient ou psalmodiaient des blues de toutes sortes, certains trs tristes, d'autres trs gais". Plus tard, la Nouvelle-OrlŽans a donnŽ Louis Armstrong et Mahalia Jackson. Aujourd'hui la famille Marsalis, Willie DeVille, les Neville Brothers ou Daniel Lanois ont pris le relais. Ce sont eux qui se sont mobilisŽs les premiers pour faire face au cauchemar du cyclone. V endredi soir 2 septembre, sur le network NBC, les natifs de la ville, Aaron Neville, Wynton Marsalis, Tim McGraw, Harry Connick Jr. ont participŽ au "Concert for Hurricane Relief", aux c™tŽs de vedettes de Hollywood comme Hilary Swank, Richard Gere, Glenn Close. Aaron Neville a particulirement Žmu avec son interprŽtation de la chanson de Randy Newman, Louisiana 1927 , aux paroles prŽmonitoires : "Louisiana, they're tryin' to wash us away" (Louisiane, ils veulent nous noyer ). VŽronique Mortaigne et Claudine Mulard (ˆ Los Angeles)L 'hŽritage musical a ŽtŽ englouti( Nouvelle OrlŽans ... suite de la page 11) NOTRE EPOQUELouisiane Ð Ha•ti: mme combat!EDITORIAL PORT-AU-PRINCE, 1er Septembre Ð Gona•ves, 2004. La Nouvelle OrlŽans, 2005. La similitude entre le dŽluge de l'an dernier aux Gona•ves, et le passage de l'ouragan Katrina ce lundi en Louisiane, n'est pas ˆ dŽmontrer. Aujourd'hui La Nouvelle OrlŽans; demain Miami ou les Bahamas, La Havane ou Port-au-Prince. Tel est notre calvaire ˆ tous les peuples de la rŽgion. Du versant sud de la mer Cara•be, la Colombie et le Venezuela, jusqu'ˆ la Floride, et le sud profond, le "deep south" des Etats-Unis: Georgia, Louisiane, Mississipi, Alabama. Le verdict de la nature ne fait aucune distinction entre pays riches et pays pauvres, capitalistes ou communistes É Que vous soyez puissant ou misŽrable, le jugement de Dieu est impardonnable. Comme on le sait maintenant, les ouragans sont rendus plus meurtriers et dŽvastateurs ˆ cause de ce qu'on appelle le rŽchauffement de la plante, un phŽnomne qui n'est pas dž tant ˆ la combustion des arbres pour faire du charbon qu'au carburant consommŽ dans les grandes industries. Or les Etats-Unis refusent de signer le protocole de Kyoto pour apporter un dŽbut de contr™le de ce dernier problme. Mais ce n'est pas le seul rapport aujourd'hui entre nous et ces parties des Etats-Unis affectŽes par Katrina. Dans les jours qui viennent, cet ouragan peut se rŽvŽler aussi dŽvastateur pour nous sans mme nous avoir menacŽ, si ce n'est plus. D'abord bien entendu le pŽtrole ... La nouvelle est tombŽe comme un couperet. Prs de 95% des installations pŽtrolires amŽricaines dans le Golfe du Mexique auraient ŽtŽ arrtŽes. Le golfe fournit une grande partie de la consommation amŽricaine en pŽtrole et en gaz naturel. Premire consŽquence, une raretŽ de carburant mme aux Etats-Unis n'est pas ˆ Žcarter. Comme au temps de la crise du pŽtrole dans les annŽes 70, quand les pays producteurs d'un autre golfe, le Golfe arabique, avaient brutalement augmentŽ leurs prix. Pour le moment, on prŽvoit d'abord une poussŽe vertigineuse des prix du brut. Mardi, au lendemain du passage de Katrina, il est passŽ ˆ $70 le baril sur le marchŽ international ou stock exchange. Deux semaines plus t™t, quand il avait touchŽ la barre des $50, l'on parlait dŽjˆ de record hyper-historique. Aujourd'hui on s'achemine droit vers les $80 le baril du brut. Et qui dit mieux: jusqu'ˆ $100 dollars, qui sait. Ds lors que la demande dŽpasse l'offre ˆ ce pointlˆ, seuls les plus justes seront sauvŽs É Quand le prŽsident Bush parlait en dŽbut de semaine d'ouvrir les rŽserves stratŽgiques des Etats-Unis, il ne prŽvoyait pas une telle catastrophe dans les installations du Golfe du Mexique. Ds lors que la demande dŽpasse l'offre ˆ ce pointlˆ, les prix sont impossibles, les prix en tout cas deviennent automatiquement hors de notre portŽe ˆ nous les ha•tiens. La BRH ne pourra mme pas trouver la quantitŽ de devises nŽcessaires pour payer le prochain tanker. Nous allons revenir ˆ l'‰ge des cavernes, point. Et tenez-vous le pour dit. Et c'est peut-tre ce que le ministre des Finances a voulu dire quand il nous a prŽvenu mardi qu'il nous faut changer nos comportement s!!! Mais il n'y a pas que le pŽtrole, Nous avons pris aussi pour habitude aujourd'hui de consommer importŽ. Or quand nous disons le "riz Miami", c'est une erreur. Miami ne produit pas de riz. Miami n'est qu'un comptoir commercial. D'o vient le riz que nous importons par containers entiers de Miami, il vient de ces Etats dŽvastŽs par l'ouragan Katrina. Le fameux riz "grenn lonn" est made in Louisianna. Attendons-nous donc ˆ une raretŽ de riz et de toutes sortes d'autres provisions alimentaires importŽes aujourd'hui de Miami. Et cela tout le temps qu'il faudra aux Etats-Unis pour reconstituer d'abord leurs rŽserves domestiques. C'est-ˆ-dire quelques longs mois tout au moins É L 'alternative c'est de nous tourner davantage vers nos voisins dominicains, c'est ˆ dire plus de dŽpendance envers eux, plus d'insolence aussi de leur part. Mais nous avons encore d'autres liens avec cette partie des Etats-Unis. Des liens d'origine. Nous partageons'une mme langue avec la Louisiane: le crŽole. Les mmes contes et histoires fantastiques. Mme si Bouqui et Malice reviennent chez eux sous les traits de mt chen, chat mimi et du macaque. D'autre part, la Louisiane, n'oublions pas, a ŽtŽ franaise en mme temps que Saint Domingue. Deux histoires enchevtrŽes. C'est parce que la France a perdu Saint Domingue qu'elle a dž vendre la Louisiane aux AmŽricains, tandis que c'est en Louisiane que se retirrent une bonne partie des colons franais aprs la dŽfaite des troupes napolŽoniennes face ˆ Dessalines, Christophe et PŽtion. Plus tard, surtout aprs la signature du Concordat par le gouvernement de Geffrard, de nombreux franais de Louisiane revinrent s'Žtablir en Ha•ti. On trouve aujourd'hui leurs descendants non seulement dans la bourgeoisie et la petite bourgeoisie ha•tiennes, mais aussi dans le pays profond, dans les Nippes et la Grande Anse. On est donc, comme on dit aujourd'hui, des sangs mlŽs É D'o le dernier succs de la chanteuse Emelyne Michel dans ce coin des EtatsUnis. Mais il y a encore un plus important rapport entre la Louisiane et Ha•ti, La Nouvelle OrlŽans et les Gona•ves, tout comme entre tous les peuples de la rŽgion menacŽs par ce dŽbordement d'ouragans dŽbordŽs, dŽraillŽs, enragŽs. De la Jama•que, Ha•ti, Cuba, le Yucatan mexicain, des Bahamas ˆ la Floride etc É C'est la mme menace qui nous tombe dessus au moment o l'on s'y attend le moins, qu'on soit riches ou pauvres, blancs, noirs ou mŽtis. C'est la mme prŽdiction: on en a au moins pour une centaine d'annŽes, disent les savants, avant quela nature ne s'adapte ˆ ce phŽnomne dit de rŽchauffement de la plante. En attendant, il faut cesser uniquement de subir, et commencer ˆ faire quelque chose. Il faut mettre en place des formes de prŽvention. Et celles-ci ne peuvent qu'tre communes ˆ tous les pays de la rŽgion. On ne peut pas penser seulement Etats-unis ou Cuba ou Saint Domingue, (voir Katrina / 14) 12Haitian-American Center for Economic and Public Affairs, Phone: (305) 759-4795 * Fax: (305) 759-4751 E-mail: hacepa@bellsouth.net Y ou are cordially invited to our sixth 2005 workshop entitled: What you need to know to: Start, Manage a Small Flea Market Business & Create JOBS Place: OpaLocka/Hialeah Flea Market At the Yellow Building 12705 NW 42nd A venue Miami, FL 33054 Date: Thursday, September 15th, 2005 Time: 3:00 To 6:00 PM Admission: FREE For Information & Reservation: Call Giselle Thevenin @ (305)759-4795

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Page Mercredi 7 septembre 2005 Ha•ti en Marche Vol. XIX No. 32Le Plaza HôtelTéléphone (509) 224-9305 (509) 224-9307 (509) 224-9308 (509) 224-9309 (509) 225-9310 (509) 510-4594 (509) 510-4595 (509) 510-0560 Fax 509 223-9282 e-mail hiplaza@hotmail.com hiplaza@acn2.net website www.leplazahaiti.com Adresse 10, Rue Capois Champs de Mars Port-au-Prince, Haïti P. O. Box 1429 Dr Hénock Joseph Obstétrique, Gynécologie Accouchement Opération pour fibrome Family Planing Ligature des trompes Circoncision Curetage T ous les tests de limmigration T outes assurances acceptées Carte Medicaid pour femmes enceintes 5650 N.E. 2nd Avenue V ertières Shopping Center Miami, Florida 301 751 6081 Port-au-Prince Dr Camille Figaro Sony Gynécologue Obstétrique Chemin des Dalles # 234 Tél.: 509 245-6489 245-8930 Lucas Super Market14750 N.E. 6th Avenue 305 940 9902Maxisound1 1854 West Dixie Highway305 895 8006B & L Supermarket & Produce12041 West Dixie Hgh. 305 893 0419Eclipse Communication9290 S. W. 150th Avenue Suite 104 954 380 1616Points de Vente Haïti en MarcheMiami MiamiDanilos Restaurant3760 N.E. 3rd Avenue 954 781 2646Christephanies581 BC East Sample RoadPompano Beach, Fl 33064Tél.: 954 781 2500Classic Teleco203 S.E. 2nd Avenue Delray Beach Fl 33183Our Lady Bakery102 S.E. end Avenue Delray Beach , Fl 33444 561 272 3556Pompano Beach Delray Beach Orlando Haïti en MarcheABONNEMENT:Port-au-Prince221-0026 417-0384Miami305 754-0705 Naudy Record shop 1325 W. Washington Str Orlando, Fl 32805 Boby Express 2469 South Orange Blossom Trail Orlando, Fl 32805LilAngel Consignment StoreKings Meadow Shopping Center 9965 S.W. 142nd Avenue Miami, Florida 33186 Tél.: 305 385 1111 Ha•ti en MarcheLe LookPétion-Ville Rue Panaméricaine # 14 Tél.: 513-8079 257-8374 Grande variété de Lunettes Examen gratuit avec achat de lunettes Spécialistes de la Vision BasseOffres Spéciales Buy One, Get One Fre Apportez nous votre prescription: Monture Gratuite. Payez seulement pour les verres.Médecins Abonnez-vous ˆ Ha•ti en Marche 221-0026Nos petites annonces classŽes CoiffeurEtiquette Unisex Barber & Beauty Salon Jean Wood Julien propriétaire 15455 West Dixie Highway Suite N & O N Miami Beach, Fl 33162 Tél.: 305 940 9070 Charlemagne Le Coiffeur 103 S.E. 2nd Street Delray Beach Tél.: 243-1039 Beeper: 524-008613DEUX NOUVEAUX POINTS DE VENTE1-Notre Dame Restaurant 4859 N.Dixie Hwy Pompano Beach, Fl 33064 tel 954-421-4777 2-Mizik Depot 13055 W.Dixie Hwy N Miami, Florida 33161 tel.305-893-9997 SANTEKatrina: cocktail explosif qui pourraitprovoquer une catastrophe sanitaireW ASHINGTON, 4 Septembre (AFP) La chaleur, les moustiques, l'eau souillŽe mais surtout des milliers de personnes logŽes dans des conditions d'hygine prŽcaires, sont un cocktail explosif pour un dŽsastre sanitaire potentiel dans les rŽgions dŽvastŽes par le cyclone Katrina. A Biloxi dans le Mississippi, il a fallu Žvacuer plusieurs centaines de personnes d'un refuge ˆ cause d'une ŽpidŽmie de dysenterie, une maladie infectieuse qui provoque des diarrhŽes violentes. "Les responsables de la santŽ et les mŽdecins me disent que nous avons tous les ingrŽdients pour que la situation se dŽgrade si nous n'appliquons pas les bonnes rgles de santŽ publique", a dŽclarŽ le secrŽtaire amŽricain ˆ la SantŽ Michael Leavitt sur CNN dimanche. Mais pour l'heure, l'incident de Biloxi semble tre un cas isolŽ dans la zone sinistrŽe large comme la moitiŽ de la France, privŽe en grande partie d'ŽlectricitŽ et d'eau courante et se trouvant dans une des parties les plus chaudes et humides des Etats-Unis. La liste des maladies possibles est longue, de l'hŽpatite ˆ la salmonellose en passant par le virus du Nil occidental dŽjˆ prŽsent dans la zone sinistrŽe. "On a de l'eau stagnante. On a un temps chaud. V ous avez le potentiel d'Žclosions de moustiques ou d'autres vecteurs qui peuvent propager des maladies. Vous avez aussi un grand nombre de personnes dans la mme zone et tout un tas de maladies infectieuses, en particulier celles qui affectent le transit intestinal", a-t-il soulignŽ. "Nous voyons beaucoup de gens malades et surtout nous voyons un pourcentage beaucoup plus important de gens sortant de ces centres qui ont besoin de soins mŽdicaux sŽrieux que nous ne le verrions normalement dans ce genre d'endroits", a-t-il soulignŽ. Aussi le gouvernement fŽdŽral a-t-il envoyŽ ou Žtait en passe de le faire 24 Žquipes mŽdicales chargŽes d'aider les autoritŽs locales "pour s'assurer que nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour Žviter" que la situation sanitaire ne se dŽgrade. Le Centre de contr™le des maladies (CDC), une agence fŽdŽrale, se veut rassurant sur son site internet: "Bien que les maladies infectieuses soient une perspective effrayante, de grandes ŽpidŽmies ne sont pas une chose commune aprs un cyclone aux Etats-Unis" ou "des inondations". De manire gŽnŽrale, il n'a pas ŽtŽ constatŽ d'augmentation de maladies contagieuses qui n'Žtaient pas dŽjˆ prŽsentes dans la rŽgion touchŽe. Cela Žloigne le risque d'une soudaine ŽpidŽmie de cholŽra ou de typhus. Plus rassurant encore: "Des corps en dŽcomposition offrent trs peu de risques de provoquer une ŽpidŽmie", malgrŽ leur aspect et leur odeur aprs quelques jours. Mais le CDC souligne nŽanmoins que "des ŽpidŽmies de maladies transmissibles provoquant la diarrhŽe ou des difficultŽs respiratoires peuvent se produire quand l'eau et le systme d'Žvacuation des eaux usŽes ne fonctionne pas et quand l'hygine personnelle est difficile ˆ maintenir ˆ cause de la catastrophe". C'est prŽcisŽment le cas de la zone touchŽe. En revanche, un vaste problme de santŽ publique se prŽpare avec une quasi certitude: une explosion des maladies mentales liŽes aux ŽvŽnements terribles qu'ont vŽcu les survivants. Ces ŽvŽnements traumatisants affectent les survivants, les secouristes et mme la famille et les amis de ceux qui ont ŽtŽ mlŽs ˆ la catastrophe, dans le cas prŽsent des millions de gens. Le CDC consacre une bonne partie de ses pages conseil ˆ ce problme. catastrophe, demandez une aide mŽdicale professionelle, conseille-t-il. Comprenez vos sympt™mes, garder votre routine, n'ayez pas peur des situations ou des gens qui vous rappellent la Ha•ti, l'ordre sous le chaos apparentA MEDITER !LE MONDE, 3 Septembre 05 Alors que la mission de stabilisation des Nations unies tente de procŽder ˆ l'enregistrement des Žlecteurs en vue des scrutins de l'automne et que la dŽcouverte de nouveaux cadavres est quasi quotidienne en Ha•ti, il devient urgent de clarifier les enjeux respectifs des intervenants externes et des acteurs locaux qui, au-delˆ d'un mince consensus de faade, y divergent. Qu'a donc ce pays de si dŽroutant que Condoleezza Rice Žprouve le besoin de dŽclarer devant le SŽnat amŽricain (le 19 janvier) : "We have to press very hard" (Nous devons presser trs fort) ? Malheureusement, toute pression gŽnre le plus souvent, en Ha•ti, un rŽsultat contraire ˆ celui attendu. A poursuivre dans cette voie, on ne s'en sortira pas. "Ha•ti doit changer!", proclament ses amis. Certes, mais l'obstacle qu'affronte ce pays ne relve pas de comportements viciŽs qu'il suffirait de modifier. Il correspond ˆ l'incapacitŽ, voire au refus de ce peuple d'assumer ce qui fait sa force vitale et sa singularitŽ, et d'entŽriner sa nature vŽritable de peuple ˆ la fois frondeur et singulier. La singularitŽ de ce petit pays tient ˆ trois phŽnomnes, inscrits comme des mythes fondateurs dans et par son histoire : le non aboutissement de la nation, le refus d'Etat et une rŽpulsion instinctive devant ce que nous proposons sous le vocable de "dŽveloppement" . D'abord, il faut admettre que cette "nation ha•tienne" que l'on cherche ˆ promouvoir, comme condition premire de toute Žvolution dŽmocratique, est encore en devenir. En voulant bien faire, on risque d'accro”tre le mal. Car depuis deux sicles, une partie du pays son Žlite crŽole occidentalisŽe n'a cessŽ de manipuler les faux-semblants d'une dŽmocratie de faade pour mieux asseoir son propre pouvoir sur la grande masse afro paysanne des campagnes. La rupture entre ces deux ensembles s'est effectuŽe, au moment de l'indŽpendance, entre la partie crŽole minoritaire, composŽe de ceux nŽs dans la colonie, et l'autre partie, la plus importante, ceux qui Žtaient nŽs en Afrique et venaient ˆ peine d'tre transplantŽs ˆ Saint-Domingue. Depuis deux cents ans, cette "dŽmocratie ˆ l'ha•tienne", dans laquelle on risque de retomber immanquablement, n'est que le leurre politique imposŽ par la faction crŽole pour se maintenir au pouvoir. Cette situation ne devrait para”tre ni nouvelle ni Žtrange aux yeux, disons, d'un Sud-AmŽricain. Dans des pays comme le PŽrou ou la Bolivie, comme en Ha•ti, la question du paysannat (majoritaire) relve surtout de l'Žclatement du pays en deux identitŽs culturelles particulires. La montŽe de l '"indigŽnisme" en AmŽrique latine montre que ce phŽnomne Žchappe ˆ l'analyse simpliste du type dŽmocratie non dŽmocratie. En Ha•ti, toutefois, le clivage ne s'appuie pas sur une diffŽrenciation de type racial. Il n'appara”t pas sur les visages. Mais on sait que deux cultures, deux communautŽs diffŽrentes peuvent coexister tout en partageant le mme phŽnotype sur un mme territoire. Cette dualitŽ ha•tienne, comme toute dualitŽ, n'est pas nocive en soi. Elle pourrait mme constituer une source de dynamisme, d'Žmulation et d'enrichissement mutuel. Ce qui constitue un trs gros handicap, c'est qu'elle est niŽe et, par lˆ, perturbe l'idŽe mme de nation. Un tel affrontement, qui aurait pu dŽboucher sur un ensemble composite original, n'a abouti qu'ˆ la stŽrilitŽ et au blocage. Pourquoi ? En fait, refuser de reconna”tre l'autre pour ce qu'il est rŽellement, c'est finalement refuser de se reconna”tre soi-mme, crŽer une image de soi incompatible avec la rŽalitŽ, avec ce que cela suppose de sentiment d'impuissance. La nŽcessitŽ de restaurer l'Etat peut para”tre Žvidente et pleine de bon sens. Cependant, jusqu'ˆ prŽsent en Ha•ti,(voir Ha•ti / 20)

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Page Mercredi 7 Septembre 2005 Ha•ti en Marche Vol. XIX No. 32 14 14 Commonwealth of Massachusetts The Trial Court SUFFOLK Division Probate and Family Court Department Docket No. 05D-0807 Summons By Publication V iolette Quetant, Plaintiff(s) v. Jean Bernard Altidor , Defendant(s) To the above named Defendant(s): A Complaint has been presented to this court by the Plaintiff, Violette Quetant, seeking a divorce Pursuant to Supplemental Probate Court Rule 41 1, an Automatic Restraining Order has been entered against the above named parties, and that the said defendant can not be found within the Commonwealth and that his present whereabouts are unknown; that personal service on said defendant is therefore not practicable, and that said defendant has not voluntarily appeared in this action: Y ou are required to serve upon Dane M. Shulman, Esq. Attorney for plaintiff(s) … whose address is 1596 Blue Hill A venue, Mattapan, MA 02126 Y our answer on or before November 10, 2005. If you fail to do so, the court will proceed to the hearing and adjudication of this action. You are also required to file a copy of your answer in the office of the Register of this Court at Boston . Wi tness, John M. Smoot, Esquire, First Justice of said Court at Boston, this 28 th day of July , 2005 Publication: General Circulation Port-au-Prince, Haiti Richard Iannella Register of Probate Court Commonwealth of Massachusetts The Trial Court SUFFOLK Division Probate and Family Court Department Docket No. 05D-1 1 18 Summons By Publication Mireille Thomassin Plaintiff(s) v. Jean Claude V oltaire, Defendant(s) To the above named Defendant(s): A Complaint has been presented to this court by the Plaintiff, Mireille Thomassin, seeking a divorce Pursuant to Supplemental Probate Court Rule 41 1, an Automatic Restraining Order has been entered against the above named parties, and that the said defendant can not be found within the Commonwealth and that his present whereabouts are unknown; that personal service on said defendant is therefore not practicable, and that said defendant has not voluntarily appeared in this action: Y ou are required to serve upon Dane M. Shulman, Esq. Attorney for plaintiff(s) … whose address is 1596 Blue Hill A venue, Mattapan, MA 02126 Y our answer on or before December 1, 2005. If you fail to do so, the court will proceed to the hearing and adjudication of this action. You are also required to file a copy of your answer in the office of the Register of this Court at Boston . Wi tness, John M. Smoot, Esquire, First Justice of said Court at Boston, this 22 nd day of August, 2005 Publication: General Circulation Port-au-Prince, Haiti Richard Iannella Register of Probate Court il faudra mettre en place quelque chose pour toute la rŽgion. Une sorte d'alerte ˆ ce tsunami. Et mettre des gardes fous, c'est faire par exemple en sorte que le ventre des ha•tiens ne soit pas, en plus du pŽtrole, totalement dŽpendant de l'extŽrieur, que cela soit Miami, ou Santo Domingo. Car c'est trop risquŽ. Chacun doit commencer par avoir un minimum d'auto-suffisance alimentaire. La seule alternative, c'est nous remettre ˆ constituer notre propre grenier. C'est la production agricole. Sinon, un de ces quatre matins, ce ne sera pas l'homme des cavernes, mais pis encore qui nous guette. L 'homme tout nu. Editorial, MŽlodie 103.3 FM, Port-au-PrinceKATRINA ...(suite de la page 12) HPN, 3 Septembre Il existe une forte communautŽ ha•tienne dans l'Etat de la Louisiane, spŽcialement ˆ la Nouvelle OrlŽans, profondŽment frappŽe par les inondations provoquŽes par le passage de la tempte tropicale Katrina. La Nouvelle OrlŽans, sud des Etats-Unis, est ˆ plus de 70% noire et prŽs de 30.000 ressortissants ha•tiens vivent dans la ville natale du jazz. Les pratiques du vaudou, qui existent encore aujourd'hui en Louisiane, avaient d'ailleurs ŽtŽ renforcŽes par l'arrivŽe, ds les annŽes 1810, d'une population ha•tienne. Les relations d'histoire entre la Nouvelle OrlŽans et Jacmel (sud-est d'Ha•ti) sont trs solides. A la Nouvelle OrlŽans, la main-d'Ïuvre ha•tienne travaille dans l'industrie touristique, notamment dans les h™tels et les restaurants. Les Ha•tiens, qui souvent ont transitŽ par Miami, travaillent aussi comme chauffeurs de taxi, un secteur qu'ils dominent littŽralement. L 'Žconomie amŽricaine subit dŽjˆ l'impact de la tempte Katrina. Il faut ajouter, dans cette rŽgion, la perte de confiance dans le Golfe du Mexique qui devrait inŽvitablement provoquer un dŽmŽnagement massif et une baisse dans l'industrie du tourisme. " Ce devait dŽjˆ tre une saison de vaches maigres pour ces compatriotes avec la baisse du tourisme liŽe ˆ la saison estivale ", affirme Ringo Cayard, un leader communautaire floridien qui, trois semaines avant Katrina, avait accompagnŽ en Louisiane une dŽlŽgation du Greater Miami Mardi-Gras pour s'enquŽrir du savoir-faire du fameux Carnaval de la Nouvelle OrlŽans. M. Cayard, qui a exprimŽ ses craintes quant ˆ " un repli inŽvitable des sinistrŽs sur la Floride ", invite la communautŽ ha•tienne ˆ faire preuve de solidaritŽ et de compassion envers ces compatriotes en rŽelles difficultŽs. De retour d'un voyage de santŽ aux Etats-Unis, le Premier ministre GŽrard Latortue a appelŽ les Ha•tiens de l'Žtranger, notamment ceux des communautŽs ha•tiennes des Etats-Unis, et les Ha•tiens de l'intŽrieur ˆ venir en aide ˆ la Louisiane. Cet Etat amŽricain offre aujourd'hui une image de dŽsespoir digne d'une " rŽpublique bananire ". Des cadavres flottent encore dans les rues pendant que les autoritŽs essaient de se concentrer sur les secours. Plus de 78.000 personnes Žtaient vendredi dans des abris d'urgence, alors que la frustration et la colre des sinistrŽs devant la lenteur et le manque d'organisation de l'aide tournaient en certains endroits au vinaigre. InvitŽs ˆ comparer les dŽg‰ts ˆ ceux du 11 septembre 2001, le prŽsident George W. Bush a avouŽ que " de toute Žvidence, il va y en avoir beaucoup. La Nouvelle-OrlŽans va plus souffrir que New York ".Prs de 30.000 Ha•tiens vivent ˆ la Nouvelle OrlŽans dŽvastŽe par Katrina L 'Žchec scolaire en Ha•tiRENTREE DES CLASSESPar Yves OsiasDŽfinition de l'Žchec scolaireL 'Žchec scolaire se veut le rŽsultat nŽgatif obtenu par une promotion ou une cohorte d'Žlves entrŽe dans le systme en annŽe x pour en sortir douze ans plus tard. C'est aussi le rŽsultat faible obtenu, par rapport ˆ la moyenne, par une promotion lors de l'examen de passage d'un niveau infŽrieur ˆ un niveau supŽrieur. Il est quantifiable et L 'Echec scolaire est l'expression patente du dysfonctionnement d'un systme. Il traduit quelque part l'inadŽquation entre les pressants besoins et revendications d'une sociŽtŽ et la vision figŽe et surannŽe d'un Etat en qute d'un "modle moderne" d'Education. s'exprime gŽnŽralement en pourcentage, c'est le taux d'Žchec. Il varie entre 51% et 100%. Un systme Žchoue piteusement, si et seulement si, le taux d'Žchec avoisine 80%. A partir de 50%, le systme Žducatif est dŽfaillant mais rŽcupŽrable. A ce moment certains aspects importants, que nous mentionnerons plus tard, peuvent tre pris en considŽration pour une analyse objective de la situation. L 'Žtude peut amener'ˆ amŽliorer le rendement scolaire. Si ce taux est dans l'intervalle de 55'ˆ 79 %, le systme est dit dŽsuet et mŽrite un changement en profondeur pour remonter la pente. C'est le cas par exemple du baccalaurŽat ha•tien qui accuse des taux d'Žchec allant de 55 ˆ 70% en moyenne pendant les dix dernires annŽes.Les principales causes de l'Žchec scolaire La qualitŽ de l'ŽducationLa qualitŽ de l'Žducation dŽpend, sur le plan des ressources humaines du recrutement et de l'utilisation des enseignants qualifiŽs. Sur le plan des ressources matŽrielles, elle est inhŽrente ˆ la disponibilitŽ des manuels et matŽriels pŽdagogiques et ˆ un environnement physique adŽquat et appropriŽ. Ainsi, le nombre d'Žlves rŽpartis dans des salles de classe, bien aŽrŽes, peut offrir une meilleure condition de travail, dans la mesure o les activitŽs en groupe sont possibles et encouragŽes et que la circulation de l'enseignant ne dŽrange pas et que l'environnement immŽdiat ne nuit pas ˆ l'ambiance d'enseignement et d'apprentissage. Sur le plan affectif, les relations enseignant-Žlves favorisent un climat de travail propice et contribuent ˆ la rŽussite scolaire. Finalement, sur le plan Žconomique, les enseignants peroivent un salaire leur permettant de recourir ˆ la chertŽ de la vie et bŽnŽficient d'une assurance de santŽ ou de vie. Tout ce dispositif ne fait que contribuer ˆ l'amŽlioration de la qualitŽ de l'Žducation.Les facteurs qui influencent l'Žchec scolaire en Ha•tiA l'inverse du dispositif idŽal dŽcrit plus haut, l'Žcole ha•tienne est confrontŽe ˆ de terribles difficultŽs qui la plongent de jour en jour dans l'ab”me, malgrŽ les efforts consentis par des responsables Žducatifs tant du secteur public que du secteur privŽ. Il existe actuellement trop de disparitŽs dans le mode de fonctionnement des (voir RentrŽe / 16)

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Page Mercredi 7 septembre 2005 Ha•ti en Marche Vol. XIX No. 3215 FOOTBALL: TOUS LES CHAMPIONNATSCoupe du Monde 2006Europe Groupe 1 3 Septembre 2005 Armenie-Hollande 0-1 Romanie-Czech Republic 2-0 Andorra -Finland 0-0 CLASSEMENT MJ Pts Hollande 9 25 Roumanie 11 22 Republique Thecque 9 21 Groupe 2 3 Septembre 2005 Georgie-Ukraine 1-1 T urquie-Denmark 2-2 Albanie-Kazakhstan 2-1 CLASSEMENT MJ Pts Ukraine 10 24 T urquie 10 17 Grce 9 15 Groupe 3 3 Septembre 2005 Portugal-Luxembourg 6-0 Russie-Liechtenstein 2-0 Estonie-Latvia 2-1 CLASSEMENT MJ Pts Portugal 9 23 Russie 9 18 Slovaquie 9 15 Groupe 4 3 Septembre2005 France-Faroe Islands 3-0 Switzerland-Israel 1-1 CLASSEMENT MJ Pts Suisse 7 13 Irelande 7 13 France 7 13 Groupe 5 3 Septembre 2005 EcosseItalie 1-1 Slovenie-Norvege 2-3 Moldova -Belarus 2-0 CLASSEMENT MJ Pts Italie 7 14 Norvge 7 12 SlovŽnie 7 9 Groupe 6 3 Septembre 2005 W ales-England 0-1 Pologne-Autriche 3-2 Northern Ireland-Azerbijan 2-0 CLASSEMENT MJ Pts Pologne 8 21 Angleterre 7 19 Autriche 7 11 Groupe 7 3 Septembre 2005 Serbia & MontenegroLithuanie 2-0 Bosnia-Herzegovina-Belgique 1-1 CLASSEMENT MJ Pts Serbie et Montenegro 7 15 Espagne 7 13 Bosnie 7 10 Groupe 8 3 Septembre 2005 Suede-Bulgariae 3-0 Iceland-Croatiae 1-3 HongrieMalta 4-0 CLASSEMENT MJ Pts Croatie 7 19 Croatie 7 18 Bulgarie 7 13AmŽrique du Sud3 Septembre 2005 Bolivie-Equateur 1-2 Paraguay-Argentine 1-0 Vnezuela-Perou 4-1 Bresil-Chili 5-0 Uruguay-Colombie 3-2 CLASSEMENT MJ Pts Argentine 16 31 Bresil 16 30 Equateur 16 26 Paraguay 16 25 Uruguay 16 20 Colombie 16 20CONCACAF3 Septembre 2005 T rinidad &Tobago-Guatemala 3-2 United States Mexique 2-0 Panama-Costa Rica 1-3 7 Septembre 2005 Costa Rica-Trinidad &Tobago Guatemala-USA Mexique-Panama CLASSEMENT MJ Pts USA 7 18 Mexique 7 16 Costa Rica 7 10 Guatemala 7 7 T&T 7 7Afrique3 et 4 Septembre 2005 Burkina Faso-South Africa 3-1 Kenya-Tunisia 0-2 Mali-Congo 2-0 Morocco-Botswana 1-0 Zambia-Senegal 0-1 Algeria-Nigeria 2-5 Angola-Gabon 3-0 Congo DR-Cape Verde Islands 2-1 Egypt-Benin 4-1 Ghana-Uganda 2-0 Ivory Coast-Cameroon 2-3 T ogo-Liberia 3-0 Zimbabwe-Rwanda 3-1 Guinee-Malawi 3-1 Groupe 1 CLASSEMENT MJ Pts T ogo 9 20 Senegal 9 18 Zambie 9 16 Groupe 2 CLASSEMENT MJ Pts Ghana 9 18 Congo RD 9 15 Afriquedu Sud 9 15 Groupe 3 CLASSEMENT MJ Pts Cameroun 9 20 Cote d'Ivoire 9 19 Egypte 9 16 Groupe 4 CLASSEMENT MJ Pts Angola 9 18 Nigeria 9 18 Zimbabwe 9 12 Groupe 5 CLASSEMENT MJ Pts T unisie 9 20 Maroc 9 19 Guinee 9 11ƒquipes qualifiŽesRendez-vous en Allemagne! Zone Africaine (5 ƒquipes) Aucune Žquipe n'est encore qualifiŽe Zone Asiatique (4,5 ƒquipes) Japon,Iran,Republique de Coree Arabie Saoudite Zone EuropŽenne (14 ƒquipes) Allemagne,Ukraine Zone AmŽrique du Nord, centrale et Cara•bes (3,5 ƒquipes) USA Zone OcŽanienne (0,5 ƒquipes) Aucune Žquipe n'est encore qualifiŽe Zone AmŽrique du Sud (4,5 ƒquipes) Argentine,Bresil USAMSL Le Classement D.C. United-Real SL 5-1 MetroStars vs. Kansas City 2-2 FC Dallas vs. San Jose 0-2 Colorado vs. D.C. United 1-0 Real SL vs. New England 0-1 Chivas USA-Columbus 0-3 Los Angeles-Chicago 1-2 ConfŽrence Est Equipes MJ Pts New England 25 48 Kansas City 26 42 Chicago 26 42 DC United 26 41 Metrostars 25 34 Columbus 24 30 ConfŽrence Ouest Equipes MJ Pts San Jose 25 47 Dallas 25 40 Los Angeles 26 35 Colorado 24 31 Real Salt Lake 25 19 Chivas USA 26 14 Meilleur Buteurs Jaime Moreno 12 Buts DC United Le BrŽsil qualifiŽ avec le panache Le Champion du monde en titre brŽsilien a assurŽ sa place pour l'Allemagne de fort belle manire en Žtrillant le Chili ˆ Brasilia (5-0). Gr‰ce ˆ des rŽalisations d'entrŽe de jeu de Juan, Robinho et Adriano (2), les Auriverdes menaient dŽjˆ 4-0 ˆ la pause. Le buteur de l'Inter arrondissait encore la note en fin de match, augmentant son capital but total dans ses qualifications (5). Ce faisant, les BrŽsiliens comptent 30 points et ne peuvent donc plus tre rejoints par la Colombie, cinquime de la zone, mme en cas de victoire des Cafeteros en Uruguay ce soir. Si les Colombiens l'emportaient, ils auraient sept points de retard sur la Seleao ˆ deux journŽes du terme. Les BrŽsiliens participeront en Allemagne ˆ leur 18me Coupe du Monde de la FIFA, record en cours. Les Etats-Unis battent le Mexique et se qualifientA vec des buts de Steve Ralston et de DaMarcus Beasley, les Etats-Unis ont vaincu 2-0 le Mexique ce samedi, pour le compte de la septime journŽe de du tournoi hexagonal de la compŽtition prŽliminaire de la Zone AmŽrique du Nord, centrale et Cara•bes pour la Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006. Les hommes de Bruce Arena ont ainsi compostŽ leur billet pour le grand rendez-vous mondial. Les Etats-Unis ont fait la diffŽrence entre la 50e et la 60e minutes. C'est Raslton qui a ouvert le score, ˆ la 53e, imitŽ ensuite par Beasley, ˆ la 57e. Ce rŽsultat relgue le onze aztque ˆ la deuxime place du classement au sein de la CONCACAF. A vec 18 points, ce sont donc les Etats-Unis qui se retrouvent au sommet de l'Hexagonal, suivis par le Mexique ˆ deux unitŽs. Le score a ŽtŽ dŽbloquŽ par les AmŽricains aprs un tir sur le poteau gauche adverse, bien mis ˆ profit par Raslton, qui a trompŽ Oswaldo S‡nchez d'un coup de tte prŽcis. Quatre minutes plus tard, alors que les pupilles de Ricardo Lavolpe n'avaient pas encore retrouvŽ leurs esprits, c'est Beasley qui est venu sceller le score, envoyant un puissant tir du gauche qui n'a laissŽ aucune chance ˆ S‡nchez. Pour les Aztques, ce match face aux voisins septentrionaux Žtait surtout une question d'honneur. En effet, cela fait dŽjˆ 33 ans qu'ils n'ont plus remportŽ une rencontre de qualification pour la Coupe du Monde de rive nord du Rio Grande.Ainsi, le Mexique ne s'Žtait plus imposŽ en Žliminatoires face aux Etats-Unis depuis quatre matches. Le bilan de cette sŽrie affiche trois succs pour les protŽgŽs d'Arena et deux matches nuls. MalgrŽ les deux buts, la rencontre n'a jamais vraiment trouvŽ son rythme de croisire. T otalement dŽpourvues de crŽativitŽ, les deux Žquipes ont rarement franchi le milieu de terrain adverse balle au pied, sauf sur quelques actions individuelles sans consŽquences. Cette frilositŽ n'a pas empchŽ les visiteurs de se mŽnager quelques occasions de but, notamment ˆ la 22e minute, lorsque Rafael M‡rquez a profitŽ d'un bon centre de Ram—n Morales pour tenter sa chance. HŽlas, sa frappe n'a pas trouvŽ les cages de Kasey Keller, qui a vu le ballon fr™ler son montant gauche.la FIFA face ˆ l'Žquipe de l'Oncle Sam sur la

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Page Mercredi 7 Septembre 2005 Ha•ti en Marche Vol. XIX No. 32 16 enseignants ayant la charge des Žcoliers. Les plus palpables se manifestent suivant que l'on se retrouve dans une zone ou un dŽpartement donnŽ. Les rŽalitŽs se diffrent dans les activitŽs socio-Žconomiques, gŽographiques et mme dŽmographiques. Ce qui fait que dans certains endroits du pays, des salles de classe de 50 mtres carrŽs renferment 30 æ40 Žlves et dans d'autres endroits o des classes prŽsentent la mme structure physique, on y retrouve deux ou trois fois plus d'Žlves. Il en est de mme de la disponibilitŽ ou de la raretŽ des enseignants qualifiŽs dans certaines rŽgions du pays. A c™tŽ de ces problmes sus-mentionnŽs, certains tabous continuent d'entraver la bonne marche de l'Žducation : Les filles n'ont pas la bosse des mathŽmatiques, elles ne vont ˆ l'Žcole que pour apprendre l'arithmŽtique, la broderie et l'artisanat. Si l'enseignant est du sexe masculin, certains parents prŽfrent garder leurs filles ˆ la maison, rien que pour cette raison. Des Žcoles privŽes de type la•que sont fondŽes pour rŽpondre non pas ˆ la finalitŽ de l'Žducation, mais pour satisfaire des besoins immŽdiats et individuels des responsables. Ces derniers ne se soucient ni du parcours acadŽmique des jeunes placŽs sous leurs responsabilitŽs ni de leur orientation future, mais de leur prŽsence aux Žtablissements pour faire face aux obligations mensuelles. Des Žcoles publiques travaillant avec des effectifs correspondant ˆ trois fois l'effectif idŽal et adŽquat sont dotŽes d'un personnel enseignant souvent absentŽiste et mener des activitŽs de projet, de laboratoire etc.Les inŽgalitŽs sociales et ŽconomiquesLes inŽgalitŽs sociales et Žconomiques dŽcriŽes provoquent la dŽperdition, l'abandon et le redoublement. Ces trois indicateurs de l'inefficacitŽ interne scolaire se retrouvent en nombre grandissant dans le systme. Car l'Etat est incapable de maintenir ˆ l'Žcole un Žcolier dŽmuni, trs vulnŽrable au point de vue alimentaire et sanitaire. Quand il est affamŽ, il lui est presque impossible d'absorber les explications de l'enseignant. Si ce dernier Žvolue dans un cadre qui n'est pas le sien, son enseignement s'accompagne du mŽpris et du dŽdain envers ses apprenants. Ce qui accro”t l'Žchec scolaire.Les apports des ONGS sont loin d'tre suffisantsMalgrŽ tout, diverses interventions dans le domaine sont ˆ encourager. Plusieurs ONGs travaillant en Ha•ti contribuent ˆ la diminution du taux d'Žchec scolaire. Un pourcentage d'enseignants est formŽ. Des programmes de base de lecture et de mathŽmatiques ont ŽtŽ introduites dans les Žcoles dŽmunies pour combler des lacunes enregistrŽes aux examens officiels du CEP. Des cantines scolaires sont distribuŽes aux Žlves. Des b‰timents en dŽlabrement sont reconstruits. Des manuels scolaires sont accessibles. Cependant, le constat est surprenant : Ds que ces programmes arrivent ˆ terme, les mmes problmes mais ne visent pas tous les dŽmunis. Pour freiner l'Žchec scolaire, l'Etat devrait promouvoir des Ecoles normales dans les dix dŽpartements scolaires. Ceci crŽerait un cadre formel pour la prŽparation des professionnels de l'Žducation. Par ce biais, l'Etat contr™lerait la qualitŽ de l'enseignement dispensŽ rŽduisant du mme coup le taux d'Žchec constatŽ. Cette politique de formation devrait tre accompagnŽ de toute une sŽrie d'infrastructures adŽquates : Bibliothques, Internet, CafŽtŽriaÉ Le danger social de ces Žchecs massifs produit en aval un citoyen frustrŽ, diminuŽ. La promotion 20042005 au baccalaurŽat premire partie a un effectif de 126000 candidats environ, alors que pour cette mme annŽe, celle de la deuxime partie accuse un effectif de 35000, soit 4 fois moins que l'effectif de la rhŽto. Ce qui signifie que cette classe reprŽsente un goulot d'Žtranglement pour ces jeunes.'Et que sont ils devenus ? Sans nul doute, ils vont grossir les rangs des ch™meurs. L 'Žchec scolaire est ressenti d'autant plus durement en Ha•ti que le poids Žconomique repose sur les parents. L'une des raisons de ce constat d'Žchec est l'absence d'une vision nationale. Cette entitŽ est prisonnire dans son systme d'enseignement de plusieurs autres modles Žtrangers qui interfrent dans le systme Žducatif ha•tien. Et le poids de leur prŽsence tant au plan politique et Žconomique Žvacue toute vellŽitŽ d'une formulation nationale des problmes Žducatifs. affairŽ, ne disposant ni de temps pour la recherche, ni pour ressurgissent. Ces actions humanitaires sont temporaires Y ves Osias, professeur de mathŽmatiques. Osias@haitiimpact.comL 'Žchec scolaire en Ha•ti(suite de la page 14)RENTREE DE LA REVOLUTION CULTURELLEConfŽrence prononcŽe par Pierre Clitandre ˆ la Bibliothque du Soleil, le 7 Aožt 2005 La notion d'EsthŽtique renvoie ˆ beaucoup de repres philosophiques que nous n'allons pas trop mentionner ici. Il en est de mme du concept de RŽvolution qui , en raison de sa connotation historique, cache les autres interprŽtations de dynamique permanente que le terme vŽhicule. La RŽvolution EsthŽtique que nous Žvoquons n'est pas une abstraction. A travers elle, nous essayerons de comprendre aussi bien l'Žtat des lieux de notre Etre Collectif que la topographie d'un espace que nous habitons et qui nous habite. Je n'ai pas encore lu le volumineux bouquin du philosophe allemand Hegel sur l'EsthŽtique que nous avons dans nos rayons ˆ la Bibliothque. Je sais par contre que l'Art et la Philosophie ont toujours ŽvoluŽ c™te ˆ c™te. Cela est un hŽritage des Egyptiens qui ont lŽguŽ ˆ la Grce Antique des notions raffinŽes de gožt, de jugement et de beautŽ. C'est encore dans le romantisme allemand qui fait de l'Art une recherche du Sublime que nous trouvons une entreprise d'interprŽtation du monde dans sa globalitŽ. Le concept d'EsthŽtique prend aussi naissance en Allemagne avec Alexander Baumgarten entre 1750 et 1758. A l'Žpoque l'EsthŽtique dŽsignait les faits de la sensibilitŽ ou d'une connaissance Žmotive que Leibniz disait "confuse". Il restait donc ˆ Žlaborer une science sur cette imprŽcision. Un peu plus tard, le terme de PlasticitŽ moderne est venu apporter plus d'objectivitŽ ˆ l'EsthŽtique. Il suggre un effort physique d'ŽlŽgance et de sŽduction visant ˆ traduire le mouvement perpŽtuel des tres et des choses. L 'EsthŽtique n'est pas figŽ ˆ un idŽal intemporel. Elle Žvolue avec l'histoire des hommes et des sociŽtŽs. La poŽsie de Baudelaire n'est plus les alexandrins de Corneille. L 'Embarquement pour Cythre de Watteau a annoncŽ le coup de pistolet de La LibertŽ guidant le Peuple de Delacroix. L'Ecole de la BeautŽ dŽsignŽe par notre ami WŽbert Lahens exprimait, sous les masques et les dŽcors somptueux, les violences d'une grande dŽcadence sociale. J'Žvoque ici un tableau de Bernard SŽjournŽ exposŽ dans une galerie de PŽtion-Ville dans lequel le'"peintre androgyne" montre un paysage lunaire dont les p‰leurs couvrent, comme un suaire, le mur fendillŽ d'une rŽsidence bourgeoise. Cette craquelure-lˆ est le cri actuel de notre sociŽtŽ. C'est Edward Munch sur le pont de l'assassinat du pre de la Patrie. L'annonciation du chaos est dans cette flure. Kant avait parlŽ d'un matŽriau esthŽtique qui ne varie pas aux effets du temps. C'Žtait une erreur. C'est un univers de dysfonctionnements, de dŽsordre et de toutes les agressions et de tous les inconforts qu'affrontent les plasticiens de l'inŽlŽgance et du dŽlabrement, ce que Franketienne aurait appelŽ "la lugubre beautŽ du chaos." LA PREDATION ET L'ATROPHIE Il est plut™t ici question d'une RŽvolution qui chambarde les valeurs et aboutit, dans ses extrmes, ˆ l'Anti-Art, ˆ la nŽgation de la beautŽ dont Andy Warhol et Jean Michel Basquiat montreront le premier la perversitŽ de la production de la sociŽtŽ de consommation et le deuxime le cauchemar de l'hallucination d'un monde brutal comme un Emile Zola ngre de la post-modernitŽ. La RŽvolution que nous voulons Žvoquer ici ne s'arrte pas seulement aux mutations formelles de l'Art. Elle veut prŽciser que l'homme, quotidiennement mutilŽ par la machine du profit, opre une auto-destruction de son tre, de son imaginaire et de son environnement. Il amorce une prŽdation dangereuse qui atrophie ses relations avec les autres. Il s'opre donc ˆ notre insu un vampirisme qui s'amŽnage de mots tels Libre MarchŽ , CompŽtition , accumulation du capital et autres terminologies de la " mondialitŽ". L 'EsthŽtique Moderne ne peut exprimer que le mal. Il ne faut pas prendre le mot de Baudelaire dans son sens religieux. Il s'agit d'une destruction, d'une vaste boucherie que ni le BÏuf EcorchŽ de Rembrandt, ni Guernica de Picasso ,ni les flagellations rituelles de la " Passion" de Mel Gibson ne peuvent traduire la sanguinolente monstruositŽ. L 'EsthŽtique du mal ou la plastique de la mortification traverse d'un bout ˆ l'autre notre imaginaire collectif. Depuis le pote Coriolan Ardouin qui dŽcrivait, en une mŽlancolie funbre, les papillons noirs de sa chambre ou l'agonie d'un proche dans la pice d'ˆ c™tŽ jusqu'au roman'"Bicentenaire" dont la silhouette ŽtalŽe sur le macadam prophŽtise Žtrangement l'assassinat du pote Jacques Roche, il y a comme une cohabitation permanente avec le malheur qui n'a jamais ŽtŽ mise en lumire. L 'EsthŽtique du Malheur, cela veut dire quoi? Il n'est pas comprŽhensible qu'un pays qui produit des intelligences intellectuelles pendant les 19e et 20e sicles n'ait pu trouver son Žquilibre. J'aime toujours reprendre cette logique interne constatŽe dans la Biologie ou les Sciences naturelles et qui produit les mmes rŽsultats au niveau des structures sociales. Quand le corps, par un coup de rasoir accidentel, provoque une plaie il existe des anticorps antŽrieurement placŽs dans l'architecture originelle humaine, des dŽfenseurs , qui guŽrissent la plaie. Sur le plan social, la naissance ou le dŽveloppement des intelligences intellectuelles sont des manires naturelles ayant pour mission de sortir une communautŽ de l'obscurantisme et de permettre ˆ la raison de gagner sur les effets nocifs du mystre dans la mentalitŽ collective. " Mon peuple meurt par ignorance", affirmait le Fils de MarieÉ Or, il y a un constat d'un instrument qui tranche les bonnes gŽnŽrositŽs dans toute notre histoire. Il aurait la clartŽ de suaire du tableau de Bernard SŽjournŽ. Il fendille les murs et s'invente de secrtes gastronomies. Il ne peut na”tre, dans cette constance de l'envožtement, que la peur, que le refuge entre quatre murs, que la suspicion, que l'accusation, que le kidnapping social et psychologique, que l'excs de la sensibilitŽ sexuelle sublimŽe par un appel religieux ou nocturne, qu'un martyrologe toujours proche et piŽgŽ qui prend le faux itinŽraire du tragique destin. Il ne peut na”tre, dans le rituel du rapt, qu'une sociŽtŽ dichotomique qui refuse toute manire de compromis. C'est le malaise absolu. L 'EsthŽtique du Malheur n'est pas seulement dans la maladie qui frappe Jacques Roumain ˆ 33 ans. Elle ne saurait tre spŽcifiŽe ˆ l'assassinat de Jacques StŽphen Alexis ˆ 39 ans. Elle ne s'arrte pas ˆ la disparition de Marie Chauvet ˆ New-York ou ˆ l'assassinat de Jacques Roche emportŽ par une bourrasque bicentenaire mŽconnue des calculs mŽtŽorologiques. L'EsthŽtique du Malheur est cette attitude constante que nous trouvons en nous et que dans le roman Gouverneurs de la RosŽe nous appelons Le Complexe de Gervilien. C'est quoi, ce complexe? LE MAGMA ORIGINEL C'est dans Fond-Rouge que se dŽroule le drame. Manuel cherche l'eau, oui l'eau pour Fond-Rouge. Pour laver le village? Peut-tre. Plus sžrement pour arroser les jardins. Il trouve l'eau. Il est assassinŽ par Gervilien qui dŽtourne le bien collectif vers son jardin personnel. Cette centralisation individualiste ne peut qu'aboutir ˆ une implosion ou une capture par une agressivitŽ Žgo•ste, solitaire et orgueilleux. Gervilien est notre dŽmon et la serpe est son terrible instrument. La mŽtamorphose est que nous passons de l'imaginaire littŽraire ˆ la rŽalitŽ. La tuerie rentre dans notre rŽel. Son rŽalisme est cruel. Pour ceux qui prenaient la littŽrature comme un divertissement de dilettante, les voilˆ choquŽs par l'irruption brusque des figures du mal dans leur vie. Cela est si dŽroutant que ni l'histoire de la sociŽtŽ en mutation, ni la morale de la littŽrature ne trouvent la porte de sortie ˆ la douloureuse impasse. Mais, ils dŽcouvrent aussi que "l'EsthŽtique de l'assassinat" mange l'environnement avec un insatiable appŽtit! Notre FondRouge contemporain est un espace encombrŽ de cahutes, d'insalubritŽs , de dŽchets plastiques, de toutes les nocives fermentations d'un originel magma. Si la RŽvolution EsthŽtique ne renverse pas la vapeur, nous sommes dŽjˆ dans l'enfer! Ce sont les penseurs comme Heidegger et Adorno qui disent que l'EsthŽtique est une entreprise ambitieuse qui tente de moraliser l'histoire tout en Žtant vecteur de rŽconciliation sociale utopique. Bernard SŽjournŽ qui cherchait dans le whisky, l'isolement social et les excs du dŽsir une manire de contourner le rituel de la douleur prophŽtise, dans la craquelure lunaire du mur, l'insŽcuritŽ, le viol, l'incarcŽration mentale qui prend la forme urbaine du kidnapping , de la pornographie , de la mortification banalisŽe et de l'assassinat. Car la craquelure lunaire du mur n'est pas seulement l'image de l'exclusion Žconomique ŽclatŽe, elle est l'expression d'une opacitŽ de mÏurs face ˆ laquelle il serait peu intelligent d'Žlever une quelconque morale d'inquisition. Une EsthŽtique du comportement qui propose un contr™le de la libido sociale peut tre bŽnŽfique ˆ une collectivitŽ profondŽment traumatisŽe par les mŽfaits de l'esclavage et les promiscuitŽs de la cale du bateau nŽgrier... L 'EsthŽtique du Bonheur rŽtablit l'Žquilibre entre l'Homme et la Femme. Il sont condamnŽs ˆ Žtablir des rapports de rŽciprocitŽ pour dŽpasser les vieux prŽceptes de la culpabilitŽ originelle. L'EsthŽtique du Bonheur est nationaliste. Dans le sens moderne du terme . Pour dŽpasser le dŽcor folklorique et la satisfaction de la pauvretŽ. Elle se prŽoccupe de notre terre non pas dans le sens mythique d'une femme qui nous sŽduit par ses dŽsirs nocturnes , adossŽe au mur fendillŽ et toute assoiffŽe de lune , mais dans la dŽmarche moderne d'un lieu de production et de confort pour tous. Pierre CLITANDRE CULTURE & EDUCATION

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Page Mercredi 7 septembre 2005 Ha•ti en Marche Vol. XIX No. 32 8772 NE 2 ème AvenueTél: 305 757 4915F ADKIKJ VARIETY STORELE MAGASIN POUR TOUTES LES OCCASIONS. RŽception de paiement pour Bell South, FPL, GAZ, CABLE TV, BELL MOBILITY etc...etc... Connection tŽlŽphonique chez vous...Ouvert 6 Jours par semaine: 8h30 am ˆ 7h30 pm • Parfums • Cellulars & Beepers • Souliers et Sandales • Produits pour la cuisine • Cadeaux • Tableaux • Moneygram • Money Order • CD's (compas, Racine, EvangŽlique, Zouk, Franais, AmŽricain) • Video's (Ha•tiens, AmŽricains, Documentaires, Drams) • Produits de beautŽ • Produits pour cheveux ATLANTA 1232 Moreland Ave, Suite A Atlanta, GA 30016 Tel: (404)622-8787 BAHAMAS E. 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Palm Beach Fl 33407 Tel: (561)655-4166 NEW JERSEY 152 Jefferson Ave Elizabeth, NJ 07201 Tel: (908)354-1411 MONTREAL NORD 3820 Henri-Bourassa Est Montréal, Canada Tel:(514)852-9245 TURKS & CAICOS Downtown Providenciales Butterfield Plaza Tel: (649)941-4172-4173 CENTRE VILLE 59 Rue Pavée avant la Pharmacie Idéale 223-0865-223-0839 222-2704,221-8910, 221-1632 Nou vle gate kliyan nou yo de jou en jou pi plis. 17 Licensed A/C NOW Insured 24/7 Flat Rate AdvantageAIR CONDITIONING & REFRIGERATION Service Repair InstallationJEAN MASSENA954-497-7700 1866 49 AC NOW DEVELOPPEMENT DURABLE"LA BIENVEILLANTE PƒNƒTRATION" : LE BILANT out au long de cinq articles, sous le titre gŽnŽral"" LA BIENVEILLANTE PƒNƒTRATION", nous avons tentŽ de nous faire une idŽe de l'Žvolution de certaines cultures, introduites ou dŽveloppŽes sous l'influence du capital Žtranger: le sisal (HEM No. 22), l'hŽvŽa (HEM No. 23), la figue-banane (HEM No. 24 et 26), la canne ˆ sucre (HEM No. 30). Il s'agirait maintenant de voir si cette " bienveillante pŽnŽtration" a vraiment apportŽ au pays tous les avantages qu'annonaient les partisans de l'arrivŽe du capital nord-amŽricain. Dans " Les blancs dŽbarquent " (HEM No. 20), on pourra voir comment Roger Gaillard rapporte la manire dont les directeurs d'opinion de l'Žpoque dŽcrivaient tous les bienfaits que nous apporteraient ces capitaux. Aujourd'hui, un peu moins d'un sicle plus tard, on est en droit de se montrer un peu sceptique. Pour commencer, il faudrait questionner le volume du flux de capitaux vers Ha•ti. Certes on ne peut sousestimer l'importance des investissements au niveau de la production sucrire ou de la production de sisal; mais on sait que l'arrivŽe de la SHADA est liŽe ˆ un prt de 5 millions de dollars de la Export-Import Bank (la mme, ˆ ma connaissance, qui avait consenti le prt pour la construction du barrage de PŽligre). Autrement dit, il ne s'agit pas lˆ d'apport de capitaux, car ces cinq millions nous Žtions sensŽs les rembourser. avantages que nous avons pu tirer au niveau de notre commerce extŽrieur. Certes les exportations de figuebanane, mais surtout de sisal, nous ont permis d'amŽliorer notre balance commerciale. Il ne faut pas oublier que, pendant quelque temps, Ha•ti a ŽtŽ un des plus gros exportateurs de sisal au monde. Mais justement, ce fut pendant un certain temps, car l'arrivŽe des fibres synthŽtiques a fait dispara”tre ce pactole. Pour ce qui est de la filire figue-banane, elle n'a pas seulement ŽtŽ victime de la voracitŽ des affairistes ha•tiens mais aussi, comme je viens de l'apprendre, de l'arrivŽe du "mal de Panama". Nous n'avons jamais ŽtŽ un gros exportateurs de sucre; quant ˆ l'hŽvŽa, l'aventure n'a durŽ que l'espace d'un matin. Mais lˆ o le bilan peut tre considŽrŽ comme nŽgatif, c'est quand on constate les consŽquences de cette " bienveillante pŽnŽtration" sur la structure socioŽconomique de la campagne ha•tienne. Nous pouvons encore une fois nous rŽfŽrer ˆ Paul Moral."" T outefois, la petite exploitation indŽpendante qui avait prolifŽrŽ un peu partout dans le pays, entre 1870 et 1890, fut sŽrieusement atteinte par le monopole de la H.A.S.C.O. Les guildiviers surtout, subirent les effets nŽfastes de la taxe sur l'alcool, destinŽe ˆ favoriser la production du sucre au dŽtriment de celle du tafia. Il en rŽsultat, par contre-coup, une crise assez grave dans la plaine des Cayes et le Bassin Central o s'Žtait organisŽe une Žconomie vivante, basŽe sur le commerce local de l'alcool ". 1Autant pour l'Žconomie sucrire; voyons maintenant les effets de l'implantation de la culture du sisal.'" La mise en place de la grande culture du sisal dans la plaine du Nord devait avoir des consŽquences plus gravesÉ On saisit mal, ˆ travers les passions dŽcha”nŽes, la rŽalitŽ du drame agraire qui en rŽsulta. Les dŽpossessions de 1926-1930 forment l'un des thmes principaux de la rŽsistance ˆ l'occupation. ÔL'Union Nationaliste' dŽnonce l'expulsion brutale Ôde milliers de paysans' qui'Ôavaient transformŽ les terres pauvres de la rŽgion en de jolies fermes o l'on trouvait, ˆ c™tŽ des cultures vivrires, un petit champ de cafŽiers, beaucoup d'arbres fruitiers, un modeste Žlevage de chvres et de poules'. Elle cite de nombreux cas, non Žquivoques, de spoliation. De son c™tŽ, l'administration amŽricaine certifie que les terres concŽdŽes aux compagnies Žtaient depuis longtemps abandonnŽes et couvertes de halliers et que, si quelques occupants furent effectivement lŽsŽs, ils reurent d'Žquitables indemnitŽs .""2A vec Franck Blaise, nous avons une idŽe de ce qui s'est passŽ avec l'implantation de la culture de l'hŽvŽa. " La disposition lŽgislative du Gouvernement de Lescot qui a fait beaucoup de tort au Pays et dont jusqu'ˆ prŽsent, nous ressentons les consŽquences nŽfastes fut le dŽcret loi du 6 janvier 1945. Il autorisait la SHADA ˆ cultiver le sisal et la cryptotegia. Ce dŽcret avait un caractre dictatorial. Tout propriŽtaire qui avait refusŽ d'affermer son terrain ˆ la SHADA, a ŽtŽ l'objet soit d'une mesure de rŽquisition, soit d'une mesure d'arrestation, soit d'une mesure d'expropriationÉ Cette SociŽtŽ a pris les meilleures terres de nos paysans pour Žtablir des plantations dites stratŽgiquesÉ de vastes plantations de vivres alimentaires, de denrŽes d'exportation et d'arbres fruitiers qui constituaient une trs grande source de revenus pour nos paysans ont ŽtŽ dŽtruites en consŽquence. Ce fut un dŽsastre national. Ds cette Žpoque, la grande commotion de 1946 Žtait en gestation! ""3Et voilˆ le rŽsultat; structure agraire disloquŽe, paysans chassŽs de leurs terres et obligŽs d'aller chercher du travail ˆ l'Žtranger; et tout cela pour permettre l'implantation de grandes exploitations trop dŽpendantes des fluctuations du marchŽ extŽrieur ou mme de la conjoncture politique mondiale et qui, aujourd'hui, ont totalement disparu. Mais ce n'est pas tout. Franck Blaise consacre un passage ˆ la loi du 22 septembre 1922, appelŽe loi sur les baux ˆ long terme , qui devait faciliter l'implantation de grandes exploitations. L'article 1 de la loi est en effet ainsi formulŽ: " L 'affermage ne pourra tre consenti qu'ˆ des personnes ou compagnies qui auront justifiŽ de leurs capacitŽs financires et des conditions nŽcessaires en vue de rŽaliser le dŽveloppement du pays conformŽment au but de la PrŽsente loi ". 4Pour l'auteur, " Cette loi a permis en effet aux officiels du gouvernement de Borno de s'enrichir en faisant Un second aspect ˆ considŽrer est celui des (voir DŽveloppement / 18)

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Page Mercredi 7 Septembre 2005 Ha•ti en Marche Vol. XIX No. 32 Les Jeux de Bernard18 rŽunis, cette fois-ci avec le ComitŽ des Droits Humains de Belladre et de Elias Pi–a encadrŽ par le GARR et des reprŽsentants de l'association des commerants, en vue de reprendre les discussions. Le comitŽ en a profitŽ pour attirer l'attention des autoritŽs prŽsentes sur les conditions inhumaines et dŽgradantes dans lesquelles se poursuivent les rapatriements, ce qui indigne la population et encourage chez elle un sentiment anti-dominicain. De leur c™tŽ, les reprŽsentants des commerantes et commerants se sont plaints des taxes abusives imposŽes par diffŽrentes autoritŽs dominicaines pour leur soutirer de l'argent. " Pour se rendre ˆ Elias Pi–a avec une marchandise, nous devons payer les militaires ˆ la barrire d'entrŽe, ˆ la douane, ˆ la caserne. Ensuite, nous devons verser un montant, qui varie d'un jour ˆ l'autre, pour pouvoir Žtaler nos marchandises", s'est indignŽe une commerante qui en a profitŽ pour demander aux autoritŽs dominicaines de faire cesser ces abus. Le Consul dominicain, prŽsent ˆ la rencontre, a pris note des revendications exprimŽes et a promis de les transmettre au prŽsident de la RŽpublique Dominicaine, LŽonel Fernandez, pour que suite en soit donnŽe. A l'issue de la rencontre, un accord a ŽtŽ trouvŽ pour que les activitŽs puissent reprendre leur cours normal ˆ la frontire, notamment le fonctionnement du marchŽ de Elias Pi–a frŽquentŽ par de nombreux ha•tiens et dominicains tous les lundis et vendredis. Les autoritŽs dominicaines prŽsentes ˆ la rencontre ont annoncŽ l'arrestation du dominicain impliquŽ dans le meurtre du commerant ha•tien. Paralllement, deux avocats, un ha•tien et un dominicain vont accompagner les parents de la victime dans leur qute de justice. Lisane AndrŽ Section Communication et Plaidoyer GARR( Reprise d'activitŽs ... suite de la page 7)Aprs l'assassinat d'un commerant ha•tien ... des dŽpossessions massives dans le DŽpartement du Nord, en expulsant des milliers de paysans, exploitant toutes les terres dont le fermage a ŽtŽ consenti par l'Etat ". 5Et la fin de l'histoire: " En 1927, l'exŽcution de cette loi avait crŽŽ tellement d'abus, que le tribunal de Cassation, avait dŽclarŽ, dans un jugement demeurŽ cŽlbre dans l'histoire des annales juridiques ha•tiennes, que cette loi Žtait entachŽe de nullitŽ ". 6Bernard EthŽart ben@etheart.com (Footnotes)1 Paul Moral, Le Paysan Ha•tien, Les Editions Fardin (reproduction), Port-au-Prince, 1978, p. 652 Paul Moral, op. cit., p. 653 Franck Blaise, Le Problme Agraire ˆ travers l'Histoire d'Ha•ti, pp. 119-1204 id., p. 1035 id., p. 1056 id., p. 104"LA BIENVEILLANTE PƒNƒTRATION"( DŽveloppement ... suite de la page 17) ESSAIENT FEELFREE FM#I#SOT EBATS#NA CL#ET#AN TE#ZANZI IRA#GAIS FACHEUSE 12345678901234567890123456789012123456789012345678901234567890121234567890123 12345678901234567890123456789012123456789012345678901234567890121234567890123 12345678901234567890123456789012123456789012345678901234567890121234567890123 12345678901234567890123456789012123456789012345678901234567890121234567890123 12345678901234567890123456789012123456789012345678901234567890121234567890123 12345678901234567890123456789012123456789012345678901234567890121234567890123 12345678901234567890123456789012123456789012345678901234567890121234567890123 12345678901234567890123456789012123456789012345678901234567890121234567890123 12345678901234567890123456789012123456789012345678901234567890121234567890123 12345678901234567890123456789012123456789012345678901234567890121234567890123 12345678901234567890123456789012123456789012345678901234567890121234567890123 12345678901234567890123456789012123456789012345678901234567890121234567890123 Visitez Haiti en Marche sur Internet au www.haitienmarche.com Solutions de la semaine pass éeBONNETTE OVATIONS NE##DATE Z#AMER#R EFFORCAI S#FI#I#N S#US#ERE EXTERNES VANNES VAINES VEINES VEINEE PEINEE PEINTE POINTE SCRABBLEArrangez les sept lettres ci-dessous pour former un mot f rançais Solutions de la semaine passéeSWAHILICARCEL POSTER R E M N C O A Solutions de la semaine passée: Solutions de la semaine passée: BXUIODQMVO NCJUKQNU UNUVDLCJELZBIGBYGU YORPQC EKLÉPIIAOJHQ GCCSRHMRWRSELZTAQO BYMALANGOOWIYNKDZV MMCM RRXKHNEHLSNSGB FCTODEYQYM EKHLBBGM YEUQINITRAMTNIASGA PAOAITHTNGRXTNTWCE NODDMEBGUA DELOUPEV AYHHXMMDBOSEULYYWX CZAGOANTJRMSFNUAIS PPDNCR NPREDREBINMZ QIYSUICWERVOIULOKB GSNTATIHOUMCVOOONG ANASGIUAZOKNSPNHNP IJPS XMXFTAPQOOVMAC EI NODELACELLEVUONY Berder Aix Charente Maritime Corse Guadeloupe Malango Martinique Mayotte Noirmoutier Nouvelle Caledonie Oleron Oleronet Oléron Mag Ouessant Pins Re Reunion Saint Barths Saint Martin T atihou Wallis Futuna Y ahoue YeuLES JEUX DE BERNARDAllez de CARCEL, à POSTER , en utilisant des mots du du vocabulaire français, et ne changeant quune lettre par ligne.Mots Crois Mots Crois Mots Crois Mots Crois Mots Crois és és és és ésHORIZONTAL 1. Tentent 2. Musique de jazz du groupe Zenglen 3. Modulation de frequence Bête 4. Jeux Sodium 5. Chlore Conjonction Berge 6. Pronom Jeu à trois dés 7. Filera Enjoués 8. Malheureuse. VERTICAL 1. Concret 2. Paraîtra 3. Pronom Actinium 4. Couchez 5. Conifère Période de formation 6. Plante herbacée Batteurs Haitiens, père et fils 7. Membres dun mouvement dextreme droite 8. Paralyse. GŽrard Latortue se dit confiant dans la rŽalisation des prochaines ŽlectionsLE COIN DE MIAMIP AR EVENS HILAIRE evenshilaire@hotmail.com A vant de laisser Miami la semaine dernire en direction de Port-au-Prince, le PM de transition GŽrard Latortue a dŽclarŽ que les Žlections auront lieu comme prŽvu ˆ la fin de cette annŽe. Le numŽro 1 de la primature croit que les Žlections sont la seule et unique solution ˆ la grave crise ˆ laquelle est confrontŽ le pays depuis plusieurs mois. GŽrard Latortue pensait que toutes les conditions Žtaient rŽunies pour que le calendrier Žlectoral soit publiŽ par le C E P durant son absence car, selon lui, tout le monde voudrait savoir les diffŽrentes dates retenues pour les prochaines compŽtitions Žlectorales . Pour le chef du gouvernement la plaisanterie a trop durŽ il faut que le calendrier soit connu de tout le monde au plus tard le lundi 5 Septembre. Participant ˆ l'Žmission "Cartes sur table" sur Radio Haiti AmŽrique Internationale de Boca Raton, M. Latortue a cependant reconnu que l'organisation des joutes Žlectorales pose un tas de problmes parce que le CEP n'avait jamais fonctionnŽ comme un conseil mais plut™t comme une somme d'individualitŽs. Le premier ministre intŽrimaire dit respecter l'indŽpendance de l'institution mais, d'aprs lui, le dysfonctionnement de cette dernire a rŽsultŽ dans une perte de temps pour le processus Žlectoral. Il a pointŽ aussi du doigt les intervenanats Žtrangers, entre autres l'OEA et la MINUSTAH, dans la lenteur de la machine Žlectorale. En ce qui concerne le nombre de candidats ˆ la prŽsidence, GŽrard Latortue dit qu'il voudrait conseiller ˆ 50% de ces derniers de renoncer ˆ leur candidature pour aller au sŽnat de la RŽpublique car, a-t-il rappelŽ, le premier ministre sort du parlement. D'un autre c™tŽ, GŽrard Latortue reconnait que son gouvernement est de facto, mais il a une certaine lŽgitimitŽ sociale.Le candidat ˆ la prŽsidence GrŽgoire E. Junior se r etire de la course et plaide en faveur d'un candidat r eprŽsentatif du Parti LavalasLe numŽro 1 du Parti Social ChrŽtien (PSCH), GrŽgoire Eugne Junior, (voir Miami / 20) En bref ... (suite de la page 2)aurait appris que plusieurs agents et officiers de l'institution sont intŽressŽs ˆ participer aux prochaines Žlections. Tout en reconnaissant le droit politique des policiers, la direction gŽnŽrale en profite pour rappeler aux intŽressŽs qu'ils doivent dŽmissionner avant de prendre part ˆ la course Žlectorale afin de garantir la neutralitŽ de l'institution. D'autre part, la nouvelle direction de la PNH interdit aux policiers de prendre sur euxmmes d'escorter des candidats en dŽplacement. " Ces initiatives personnelles portent atteinte ˆ l'image de neutralitŽ de la police."Pour Juan Gabriel Valds, les conditions de sŽcuritŽ sont rŽunies pour les prochaines ŽlectionsDans un entretien au quotidien chilien El Mercurio, ValdŽs a rejetŽ les points de vue Žmis par certaines entitŽs politiques et personnalitŽs selon lesquels le pays ne serait pas prt ˆ affronter une telle Žpreuve ˆ cause de la violence des bandes armŽes largement favorables ˆ l'ancien prŽsident Jean-Bertrand Aristide. Le chef de la MINUSTAH soutient que progressivement Ha•ti s'oriente vers le processus Žlectoral. ValdŽs indique que, depuis le mois de juillet, la situation s'est considŽrablement amŽliorŽe. "Les zones d'insŽcuritŽ se circonscrivent aux populations marginales de Port-au-Prince o effectivement des bandes armŽes oprent et ont la capacitŽ de lancer des attaques contre les troupes onusiennes. Le reste du pays vit dans un calme presqu'absolu ", s'est fŽlicitŽ Juan Gabriel ValdŽs. Le numŽro un de la MINUSTAH concde que le principal problme de la mission internationale de paix reste CitŽ Soleil (nord de la capitale ha•tienne), le plus grand bidonville du pays o les gangs continuent toujours de faire rŽgner leur loi. "En gŽnŽral, l'objectif a ŽtŽ atteint, une guerre civile a ŽtŽ ŽvitŽe. Aujourd'hui, il n'y a aucune force qui soit capable de dŽfier le gouvernement provisoire ni les forces de la MINUSTAH. De plus, nous avons ŽliminŽ l'une des principales menaces ˆ la sŽcuritŽ du pays que reprŽsentaient les anciens militaires. "Ils n'existent plus en tant que tels", a ajoutŽ ValdŽs. Cependant, en dŽpit de ce constat, le diplomate reconna”t que le dŽsarmement de beaucoup d'ha•tiens demeure pour la communautŽ internationale l'une des t‰ches ˆ accomplir, tout comme la reconstruction des institutions, dont la justice.RentrŽe des classes timide ÉLe lundi 5 septembre, on ne peut pas dire qu'il y avait beaucoup d'enfants dans les rues ˆ l'occasion de la rŽouverture des classes. En effet, rares sont les enfants qui avaient pu rŽunir toutes les conditions exigŽes par les directeurs d'Žcoles: paiement de l'Žcolage, frais d'uniforme, fournitures scolaires et les livres. Aussi en ce lundi 5 septembre, de nombreux parents sont arrivŽs en retard sur leur lieu de travail, prŽoccupŽs par les derniers prŽparatifs en vue de la rentrŽe. Alors que le ministre de l'Education nationale exige des frais de 200 gourdes pour les Žlves des lycŽes et 100 gourdes pour ceux des Žcoles fondamentales, les Žcoles privŽes de leur c™tŽ exigent entre 500 gourdes et 1.500 gourdes par mois pour l'Žcolage. Quant aux classes terminales de certaines Žcoles privŽes de la capitale, il n'est pas rare que les frais de scolaritŽ mensuels s'Žlvent ˆ 2.500 gourdes. Enfin on a aussi notŽ que certaines Žcoles ont fixŽ carrŽment le cožt de l'Žcolage en dollars amŽricains. L 'Etat a annoncŽ le dŽcaissement de 350 millions de gourdes pour la subvention de matŽriels scolaires et la confection d'uniformes au bŽnŽfice des enfants nŽcessiteux. (source Alterpresse)Jean-Robert Saget, nouvel ambassadeur d'Ha•ti en Allemagne(AlterPresse) Le nouvel ambassadeur extraordinaire et plŽnipotentiaire d'Ha•ti en Allemagne, Jean-Robert Saget, a plaidŽ, le 24 aožt, pour une intensification de la coopŽration avec l'Union EuropŽenne, en particulier avec l'Allemagne, suivant le texte d'une dŽclaration transmise ˆ AlterPresse par le Bureau du Premier Ministre. " Nous voulons travailler en vue du dŽveloppement d'une coopŽration bilatŽrale et multilatŽrale rŽciproquement fructueuse, susceptible d'ouvrir la voie ˆ une plus grande coordination des actions nŽcessaires en faveur de la paix et de la justice dans le monde", a soulignŽ Saget qui a exprimŽ sa "joie de retrouver une ville et un pays riche de sa culture et de son histoire", o""il a passŽ, au milieu de toutes les races et de toutes les nationalitŽs, plusieurs annŽes de sa vie comme Žtudiant, musicien, journaliste, diplomate et homme d'affaires", et o "ses enfants sont nŽs". Le nouvel ambassadeur ha•tien, qui remettait ˆ Berlin ses lettres de crŽances au PrŽsident fŽdŽral allemand, Dr. Horst Kšhler, a rappelŽ que la mission principale du gouvernement intŽrimaire consiste ˆ "organiser et ˆ rŽaliser de premires Žlections libres, honntes, transparentes et dŽmocratiques ˆ la fin de l'annŽe" (2005). Jean Robert Saget a formŽ le vÏu de pouvoir""contribuer davantage au rapprochement politique, Žconomique et culturel" entre les deux peuples, ha•tien et allemand, sur la base des relations historiques profondes ayant marquŽ les deux pays. " Depuis 1803, des Allemands vivent en Ha•ti. RecrutŽs de force par les troupes de NapolŽon, ils ont ŽtŽ envoyŽs ˆ Saint-Domingue pour lutter contre l'armŽe indigne. Aprs l'indŽpendance en 1804, ils ont trouvŽ dans cette ancienne colonie, devenue Ha•ti, une nouvelle patrie", a-t-il fait savoir. " Je retrouve un pays qui a profondŽment changŽ, qui est devenu plus moderne, plus ouvert encore peut-tre un peu inquiet mais toujours imprŽgnŽ de cette chaleur, cet esprit de tolŽrance et cette joie de vivre de la fin des annŽes soixante, qui le rendent si captivant, bien que certains Allemands n'aiment pas le voir ainsi", a notŽ Jean Robert Saget.

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Page Mercredi 7 Septembre 2005 Ha•ti en Marche Vol. XIX No. 32 20travail, savoir que tous les travailleurs domestiques doivent jouir de tous les avantages confŽrŽs par la loi, et de tous les droits suivants: . Ils doivent jouir ˆ titre minimum et obligatoirement d'un repos de moins dix heures par jour, dont huit au repos absolu, lorsque les travailleurs habitent dans la maison de l'employeur. En ce qui concerne le plaage o concubinage, certains articles sont rŽvisŽs comme suit: . Les enfants nŽs du plaage bŽnŽficient des mmes droits et assument les mmes obligations que les enfants nŽs dans les liens du mariage, tels que prŽvus dans le dŽcret 27 janvier 1959. . En cas de dŽcs de l'un des placŽs ou concubins des suites d'un accident de travail, l'action en rŽparation pourra tre intentŽe aussi bien par le survivant que par les hŽritiers du dŽfunt." En ce qui a trait ˆ l'avant projet de loi relatif ˆ la paternitŽ et ˆ la filiation, l'article 299 stipule que: . tous les enfants ont les mmes droits vis-ˆ-vis de leurs parents quelle que soit l'origine de leur filiation. . Et l'article 297 se lit: le pre ˆ qui la mre refuse le droit ˆ la reconnaissance d'un enfant qu'il dŽclare tre le sien pourra utiliser la procŽdure prŽvue ˆ l'article 296 pour revendiquer ses droits. Concernant les Agressions Sexuelles, les opinions donnes varient, mais sur le fond on considre que la peine est insuffisante et qu'il faudrait l'augmentation aussi de l'amende pour la libertŽ sous caution. Passons ˆ l'avortement, le point qui a intŽressŽ plus d'un. L'article en question dit: .T oute interruption de grossesse ne peut se pratiquer que par un mŽdecin, un infirmier o un aideinfirmier ayant un certificat en la matire. . On ne peut pratiquer l'avortement que s'il y a eu viol, inceste o si la grossesse met la vie de la mre en danger Pour finir, la Directrice GŽnŽrale, Myrna Narcisse ThŽodore, a fait savoir que ces propositions vont tre travaillŽes afin de satisfaire tout le monde et afin d'atteindre l'objectif qui est d'instaurer une sociŽtŽ plus juste pour ses composantes des deux sexes. Lafortune VŽronique MŽlodie FMUn atelier sur les violences faites aux femmes( Femmes ... suite de la page 2) l'individu en tant qu'acteur politique ŽlŽmentaire s'est toujours dŽfini par un vŽritable rejet instinctif de l'Etat. Il s'agit ici Žvidemment de cet ancien Etat colonial qui a perdurŽ, sans solution notoire de continuitŽ, jusqu'aux trente annŽes impitoyables de la dictature duvaliŽriste (1957-1986) et aux trois annŽes des militaires du gŽnŽral Cedras (1991-1994). Cet Etat-lˆ a fini par instaurer le citoyen comme son adversaire irrŽductible. L 'Etat apparemment bienveillant d'aujourd'hui ne va pas, mme en quelques annŽes, pouvoir effacer les vieux rŽflexes acquis au cours de deux sicles d'hostilitŽ. On peut mme affirmer que tout ce que l'on tentera de faire ˆ partir de l'Etat actuel, mme amŽliorŽ, en accroissant son pouvoir et sa fiabilitŽ, risque au bout du compte d'accro”tre davantage la dŽfiance des citoyens. Pendant deux sicles, l'armŽe et l'Etat ont constituŽ un bin™me indissociable de frres ennemis rassemblŽs par leur seul intŽrt commun : contenir un pays structurellement indocile et Žventuellement menaant. ! Ce systme sŽculaire a ŽtŽ brusquement dŽtruit en 1994 aprs la suppression de l'armŽe ˆ l'initiative, fondamentalement anti-Žtatique, du prtre prŽsident Aristide. Aujourd'hui, c'est la situation crŽŽe par l'interruption brutale de cette gestion bicŽphale du pouvoir qui pose problme. L'Etat, brusquement privŽ de son complŽment, s'est transformŽ progressivement en non Etat. Aristide s'est toujours senti confortŽ par le poids de son propre charisme et de son destin. Il a pensŽ tre ˆ mme de se passer de cette force d'appoint que constituait normalement l'Etat et mme de cette police recyclŽe ˆ grands frais par l'ONU et les "nations amies". Pour mieux la dŽstabiliser, il a eu recours au vieux procŽdŽ ha•tien des bandes armŽes mal contr™lŽes. Celles-ci, en se dŽdoublant ˆ leur tour, ont fini par Žchapper ˆ tout contr™le et ont accŽlŽrŽ sa chute, laissant derrire elles un pays en armes, un Etat ˆ l'abandon, une police sans crŽdibilitŽ et le recours systŽmatique au kidnapping comme moyen d'enrichissement. En confiant aujourd'hui ˆ cet Etat l'essentiel de la responsabilitŽ de sa rŽgŽnŽrescence, on rend inŽvitablement tout dialogue entre lui et la population encore plus impossible. Ce n'est pas un Etat sans pouvoir ni structures qui va se rŽorganiser lui-mme. Il a dŽjˆ ŽchouŽ deux fois, en 1986 aprs JeanClaude Duvalier, et en 1994, au retour du prŽsident exilŽ Aristide. Le troisime paradoxe fondateur permet d'expliquer, peut-tre, pourquoi Ha•ti, Žconomiquement, ne cesse de reculer depuis plus de dix ans, malgrŽ une aide internationale consŽquente. Aujourd'hui, certains en Ha•ti, parmi les plus lucides, disent aux bailleurs : "Cessez d'aider, car la cause du sousdŽveloppement est liŽe ˆ votre aide et ˆ notre dŽpendance." Entendons-nous, il est Žvident que Ha•ti n'est, en elle-mme, ni incapable de progrs ni indiffŽrente ˆ l'amŽlioration de ses conditions de vie, particulirement dramatiques. Dans son refus, ce n'est pas le rŽsultat attendu du dŽveloppement qui est en cause, mais tout le systme qu'implique sa mise en Ïuvre. Ce peuple, en 1804, en rejetant le lien colonial, n'a pas rejetŽ la seule dŽpendance politique mais bousculŽ l'ensemble du systme Žconomique et social fondŽ sur l'esclavage. En ce sens il est parmi les premiers de l're post-capitaliste. Faute d'avoir explicitŽ ses valeurs en un langage politique structurŽ, ce pays s'est, peu ˆ peu, b‰ti un code comportemental implicite ˆ partir du renouvellement lancinant du refus initial. Cela s'est manifestŽ sous la forme instinctive de rŽflexes de rejet s'appliquant ˆ tout ce qui ressemblait ˆ des rapports inŽgaux, ˆ de l'accumulation et ˆ tout profit rŽalisŽ par les individus au dŽtriment du groupe. En un mot, l'anti-dŽveloppement agirait au nom d'antivaleurs enracinŽes dans l'Žmancipation fondatrice. T ant que nous ne comprendrons rien ˆ ce que nous ne percevons que comme un chaos, que nous n'admettrons pas l'idŽe qu'un ordre existe derrire ce dŽsordre, et tant que ce dernier ne fera qu'accro”tre notre angoisse, il n'y aura rien d'utile que nous puissions faire. En revanche, quand nous admettrons que cet anarchisme est peut-tre l'ultime dŽfense d'un peuple qui a toujours manipulŽ l'imaginaire de ses partenaires ou de ses adversaires, nous pourrons commencer ˆ discerner, au lieu de cet amoncellement monstrueux de dysfonctionnements cher aux experts, une tentative pour exprimer l'atypisme en s'attaquant ˆ l'ordre comme expression symbolique du pouvoir. V ouloir ignorer cela, c'est non seulement aller ˆ l'Žchec, mais surtout au rejet et ˆ une riposte instinctive allant dans le sens exactement opposŽ. Car le pays, pour mieux se dŽfendre, a dŽveloppŽ ses propres parades. Ainsi, les deux tiers de la population le monde rural malgrŽ la quasi-absence de police dans les campagnes ces dix dernires annŽes, ont rŽussi, vaille que vaille, ˆ endiguer la violence multiforme qui s'Žtendait dans les villes. Il s'agit lˆ d'une rŽaction quasi structurelle dans un pays qui, depuis 1804, ne cesse de gŽrer une crise permanente. Pour affronter l'enracinement de cette crise, il faudra que les deux protagonistes acceptent de s'identifier, dans leur diffŽrence, au sein d'une sociŽtŽ civile plurale. Par-delˆ le groupe des 184 associations qui tentent d'animer la sociŽtŽ civile, il va falloir intŽgrer et reconna”tre les quelques milliers d'organisations et associations villageoises. T ant qu'un pouvoir d'initiative et de contr™le ne leur sera pas reconnu, la majoritŽ du pays restera en dehors de tout processus de normalisation. Les nombreuses marraines qui se penchent sur le berceau vide de la dŽmocratie ha•tienne ne constituent pas une meilleure garantie d'efficacitŽ que les "pays amis" qui les ont prŽcŽdŽes. La vraie dimension de la crise ha•tienne n'est pas Žconomique, mais idŽologique. Jusqu'ˆ prŽsent, l'aide programmŽe ˆ la h‰te n'a pas empchŽ de monter d'un Žchelon dans l'Žchelle de Richter de la catastrophe. Peut-tre serait-il temps d'arrter cette progression autrement qu'en envisageant une mise sous tutelle pour dix ans par les Nations unies. On peut anticiper quelques premiers pas. Il faut, en premier lieu, reconna”tre l'ensemble des citoyens en identifiant, par un Žtat civil fiable, les 40 % de citoyens actuellement inconnus. Ensuite reconna”tre l'identitŽ et le mode de fonctionnement linguistique, religieux, lŽgal (droit coutumier), culturel et Žconomique propre aux deux tiers du pays, en crŽant le cadre institutionnel des communes rurales de plein exercice. Cela supposera d'entŽriner le dynamisme des nouvelles classes pauvres des villes ainsi que leur Žconomie, rŽputŽe informelle, en valorisant la richesse foncire accumulŽe dans les bidonvilles, comme l'a proposŽ l'Žconomiste pŽruvien Hernando de Soto. Ce travail ne demandera pas des milliards de dollars, s'agissant de gestes fondateurs dont la forte valeur symbolique est seule susceptible de libŽrer les dynamismes latents. Par GŽrard BarthŽlemy GŽrard BarthŽlemy, anthropologue et Žconomiste, a enseignŽ en Ha•ti.Ha•ti, l'ordre sous le chaos apparentA MEDITER !( Ha•ti ... suite de la page 13) GrŽgoire Eugne Junior se retire de la course et plaide en faveur d'un candidat reprŽsentatif du Parti Lavalas( Miami ... suite de la page 18) qui avait dŽclarŽ rŽcemment sa candidature ˆ la magistrature suprme, a annoncŽ la semaine ŽcoulŽe le retrait de sa candidature. Docteur Eugne qui intervenait ˆ l'Žmission VariŽtŽ et Vibration sur le 1320 AM, a indiquŽ que le processus Žlectoral a un gožt de sŽlection car, dit-il, des candidats tŽlŽguidŽs sont dŽjˆ sur le terrain. Pour lui, c'est l'une des raisons de son dŽsistement, cela par respect pour son pays. L 'ancien candidat ˆ la prŽsidence GrŽgoire Eugne Junior se prononce en faveur d'un candidat reprŽsentatif de Fanmi Lavalas ˆ la course Žlectorale. GrŽgoire Eugne Junior a dŽclarŽ que le gouvernement de transition l'a beaucoup dŽu. Il pense que le PM Latortue est une dŽception pour le pays. Selon le Dr Eugne, les choses ont dŽgringolŽ depuis la chute de Jean Bertrand Aristide. Monsieur Eugne dit regretter d'avoir participŽ dans le mouvement ayant renversŽ le prŽsident en exil Jean Bertrand Aristide.