Citation
Justice

Material Information

Title:
Justice hebdomadaire du Parti communiste martiniquais
Uniform Title:
Justice (Fort-de-France, Martinique)
Creator:
Parti communiste martiniquais
Place of Publication:
Fort-de-France, Martinique
Publisher:
Le Parti
Publication Date:
Copyright Date:
2010
Frequency:
Weekly
regular
Language:
French
Physical Description:
v. : ill. ; 36 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
World politics -- Periodicals -- 1945-1989 ( lcsh )
Periodicals -- Martinique ( lcsh )
Politics and government -- Periodicals -- Martinique ( lcsh )
Genre:
newspaper ( sobekcm )
review ( marcgt )
newspaper ( marcgt )
Spatial Coverage:
Martinique

Notes

General Note:
Description based on: 65e. année, no. 17 (26 avril 1984); title from caption.
General Note:
Latest issue consulted: 70. année, no 8 (22 févr. 1990).

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright Le Parti. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
Resource Identifier:
15715741 ( OCLC )
90641373 ( LCCN )
Classification:
F2081.A2 J87 ( lcc )
909.82/05 ( ddc )

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ie hebdomadaire d'information communist


Jeudi 22 Juillet 2010 - 90Vme Ann6e - N' 29 - Martinique: 1,80 E - France: 2,20 E - DOM: 1,90 �


SEISME EN HAITI
Six mois dpres,
I'impossible oubli


j


SYSTEM SARKOZY
Une crise morale
scns precedent I





http://www.ioumal-iustice-martinique.com


Sa ka Fa# .................... p. 2

E)ito .................... .. 3/4
- Systbme Sarkozy

Pofsier retraitei ............... . 4
- Un record d'injustice

Sodit .................... f. 5/7
- Tous martiniquais ou tous crdoles P
- Plan chlorddcone

Economic .................. f. 7/9
- Bref-Eco
- Hausse brutal du carburant

Politique ..................... . 9
- UMP Martinique

Eco-$ocial ......... ...... .10/12
- Socidtg martiniquaise passe au scan

Tribune ................. . 12/13
- Conseil Rdgional

Notre Rigion ............ .. 13/16
- Haiti: I'impossible oubli
- Cuba : Libdration de 52 prisonniers
- Honduras : la dictature continue

Pant le Monie ............p. 16/17
- Anniversaire de Nelson Mandela
- Catalogne : defendre I'autonomie

Annonces liale ........... . 17/19

port Sc Culture ..............f.20
- Tour cyclist de la Martinique
- 294me Festival cultural de F-de-F



"JusTICE "
Administration & Redaction :
T61. : 05 96 71 86 83
Fax: 05 96 63 13 20
ed.justice@wanadoo.fr



Fondateur: Jules MONNEROT
(8 Mai 1920)
Angle rues A. Aliker & E. Zola
Fort-de-France - Tel. : 05 96 71 86 83
Commission Paritaire n� 0111 187526
26 Janvier 2006
Directeur de la Publication :
Fernand PAPAYA
Maquette: Guennadl GUIOUBLY
Impression :
Nouvelle Imprimerie Martiniquaise
37, Rue E. Zola - 97200 Fort-de-France
Tel. : 0596 73 14 54


DENGUE : CINQ MORTS
L'6pid6mie de dengue a caus6 la mort de cinq personnel en Martinique a ce jour: un
en mai, deux en juin et r6cemment deux en juillet. Pour deux cas le lien est direct et
il est indirect pour les trois autres. Depuis le d6but de I'6pid6mie d6clar6e le 22 f6vrier
2010, il a 6t6 r6pertori6 10 820 cas cliniquement 6vocateurs de la dengue et 2 520
cas biologiquement confirm6s.133 personnel ont ete hospitalisees don't 17 % de cas
sev6res et 44 % d'enfants. Les consultations pour suspicion de dengue sont en aug-
mentation. La dengue est une maladie virale transmise par le moustique avec forte
fi6vre, courbatures, maux de tete et grande fatigue. Toutes les communes de Marti-
nique sont touches et plus particulibrement celles du Sud. Les measures de pr6ven-
tion sont plus que jamais de rigueur: moustiquaires, products repulsifs, etc.

UN CHU UNIQUE DANS TROIS ANS
Christian Ursulet, le directeur general de I'Agence r6gionale de sante(ARS), a an-
nonc6 le 16 juillet dernier la creation dans trois ans d'un Centre hospitalier universi-
taire unique regroupant le CHU de Fort-de-France, le CH du Lamentin et le CH de
Trinit6. Cette entity sera r6partie sur trois sites : Pierre Zobda-Quitman, Mangot-Vul-
cin et Trinit6. II pr6vu quatre grandes filieres :
- Femme, mbre, enfant;
- Chirurgie ;
- M6decine;
- Urgences ;
Chaque filiere aura une 6quipe m6dicale int6gr6e qui interviendra sur les trois sites.
II s'agit de lutter centre les deficits et d'ameliorer la quality et la s6curit6 des soins, est-
il avanc6.
S'agissant des urgences, il est annonc6 la mise en place de maisons m6dicales de
garde.
Cette fusion s'inscrit dans le project medical de territoire de la Martinique qui comporte
sept chantiers au total. Les autres sont : le plan handicap et personnel agees, I'or-
ganisation de la permanence des soins, la d6mographie m6dicale et param6dicale,
la prevention cibl6e sur les problems de sant6 publique, le travail en r6seau et la
cooperation carib6enne. Cette reform devra se r6aliser dans le delai de 3 ans, selon
le DG de I'ARS.

Piidence: EUZHAN PALCY LANCE UNE FOUNDATION POUR EN PERPETUER
LA MEMOIRE

Apres la r6alisation de son documentaire "Parcours de dissidents" en 2007, Euzhan
Palcy a d6cid6 de cr6er une "'Fondation pour Chistoire et la mimoire de la (Dissidence".
II s'agit, selon la c6elbre r6alisatrice martiniquaise, au-dela de la trace audiovisuelle
de cr6er "un siffon plus profound pour donner racine a [a mimoire de Cfiistoire de ces
liommes et de cesfemmes". Pour aider a la creation de cette foundation, le documentaire
"parcours de dissidents" est diffuse en CD. Deux autres documentaires ont ete r6ali-
s6s sur I'histoire de deux figures antillaises de la resistance en France: le Martiniquais
G6rard Pierre-Rose, dit Manfred, chef du maquis Fort-de-France, et le Guadelou-
p6en Tony Bloncourt, responsible du d6raillement du Gentilly Express qui provoqua
la mort de plus de 350 nazis. Tous deux fusill6s par les nazis.

ENCORE UN JEUNE ABATTU PAR ARME A FEU POUR UN MOTIF FUTILE
Un jeune robertin de 22 ans, Olivier Henry, a 6et abattu a I'angle des rues Lazare
Carnot et Felix Ebou6 A Fort-de-France, lundi 12 juillet dernier, vers 22 heures.La
scene a 6t6 enregistr6e par des cameras de video-surveillance, mais le meurtrier ne
serait pas identifiable. Un jeune de 19 ans d6jA connu d6favorablement de la justice,
tout comme la victim, s'est pr6sent6 au commissariat de Fort-de-France des le len-
demain pour s'accuser du meurtre tout en invoquant la legitime-d6fense. L'arme du
crime serait un fusil de chasse russe de type baikal, ce qui d6montre une circulation
d'armes assez incroyable dans notre pays. Le motif du meurtre serait, une fois de
plus, futile : mauvais regard, affaire de rivalit6 pour une fille, etc. Le meurtrier pre-
sume a 6et mis en examen pour assassinat- meurtre avec pr6m6ditation (crime pas-
sible de la reclusion criminelle a perp6tuit6) et 6crou6 a Ducos. II s'agit du neuvieme
meurtre depuis le d6but de I'ann6e et le sixieme par arme a feu. L'h6catombe qui
frappe nos jeunes se pursuit. II est temps d'agir fermement contre la circulation des
armes A feu. Mais ce nouveau crime illustre le fait que la soci6t6 martiniquaise est ma-
lade. Justice pr6sente ses condol6ances a sa famille.


IF Iu ~ 22ule 00-utien29-P


[ SA KA FASt I





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SYSTEfME SARKOZY % DE LA CRISE SOCIAL A LA CRISE MORALE


Que reste-t-il des promesses 6lectorales de Nicolas Sar-
kozy qui proposait aux Frangais de "travailerpluspourga-
gner plus" dans une "republ que irriproca6ble" ?Pas
grand-chose aujourd'hui. Pour ce qui est de "travaiffer
plus", on s'y achemine depuis longtemps vers un allon-
gement du temps de travail de ceux A I'encontre de qui la
loi permet d6sormais d'imposer des heures supplemen-
taires avec le cadeau de leur d6fiscalisation accord au
patronat.
"Travailer encore plus"? Mensonge avec la banalisation
du travail les dimanches et jours feri6s mais surtout avec
le recul de I'Age de depart a la retraite de 60 & 62 ans et
de 65 a 67 ans pour ceux n'auraient reuni le nombre de
trimestres de cotisations necessaires pour un taux plein.
Mais pour ce qui est "degagnerplus", bien naffs seraient
ceux des salaries qui ont y cru ou qui y croient encore.
Toute la politique menee depuis son arrivee au pouvoir
par N. Sarkozy a consist a faire payer aux plus demunis
la facture de la crise capitalist, A detricoter le Code du
travail pour r6pondre aux injonctions du Medef, a bloquer
les salaires et les retraites, a reduire les aides aux han-
dicapes, a I'emploi et aux etudiants.
Seuls les d6tenteurs de grandes fortunes y ont gagne.
Leur patrimoine a augment de 25% entire 2008 et 2009
comme le r6vele le magazine Challenge!
Quant a cette Republique qui se devrait d'etre "irripro-
cfia6e", son image 6tait d6ej bien ternie des le debut du
quinquennat avec les frasques et le "b ing-bfing"du pre-
sident, bien plus soucieux de consolider les avantages
de ses amis du '"premiercercle"qui financent son parti que
d'am6liorer le sort des gens de condition modest.
Ce sont donc les ravages de cette politique qui, depuis
quelques mois, present si lourdement dans bilan de ce
gouvernement avec les 4 millions de ch6meurs que
compete la France et le m6contentement grandissant des
smicards, de ceux qui doivent se contenter des minima
sociaux et meme des classes moyennes qui avaient
pourtant largement contribute a la victoire de la droite.
Mais, a cette crise politique et social est venue s'ajouter
une crise morale avec ces ministres qui abusent sans au-
cune retenue des moyens de I'Etat pourtant declare en
faillite par Frangois Fillon et donc de I'argent des contri-
buables. Sarkozy les a vires mais cela ne suffirait pas a
assainir le climate.
Et les p6ripeties de I'affaire Woerth-Bettencourt qui ecla-
boussent les plus hauts responsables de I'Etat ont
acheve de d6cr6dibiliser le gouvernement. Elles ont re-
vele les connivences plus que malsaines entire les puis-
sances d'argent et cette droite 6lue sur un programme
marque du sceau de la vertu.
Pas 6tonnant donc qu'en d6pit de la mobilisation gene-
rale pour sauver ce qui peut I'etre encore, 63% des Fran-
gais avouent ne plus faire confiance a ceux qui dirigent
aujourd'hui le pays.


Car le people a enfin
pris conscience de la
profonde injustice de
la politique conduit
pendant trois ans par
Nicolas Sarkozy. Com-
ment peut-il admettre
le versement par I'Etat
d'un cheque de 30 mil-
lions d'euros au titre
du bouclier fiscal, d e6j
si impopulaire, a une
milliardaire qui ne sait
mdme plus comment
depenser son im-
mense fortune ?
Comment justifier aux yeux de I'opinion la politique de r6-
duction drastique des depenses publiques exighes par
-les marches financiers afin de ramener le deficit dans les
limits imposees par I'Europe alors que I'Etat qui s'est
lourdement endett6 pour sauver les banquesse prive de
plus de 4Q milliards de recettes & travers la multitude de
niches fiscales don't profitent ceux qui ont d6jn tout.
Comment accepter cette politique de rigueur qui prend
de plus en plus aux pauvres pour le redistribuer aux
riches ? Une rigueur que le president de la Rdpublique a
maintes fois tent de nier s travers une foultitude d'argu-
ties mais don't la r6alit6 a et6 reconnue par Frangois
Fillon, lors de sa visit au Japon. Des mensonges au plus
haut niveau de I'Etat pour catcher les souffrances impo-
sees aux plus faibles !
Et ce n'est pas I'annulation de la garden-party du 14 juil-
let sous pretexte d'6conomie qui va redonner un peu de
vertu & ce pouvoir confront & la plus grave cruise politique
depuis 1968 et qui se double d'une cruise morale.
Ce n'est pas non plus la participation au d6file du 14 juil-
let des soldats des 13 paysafricains don't nombre de
chefs d'etat sont plus que corrompus qui effacera de la
memoire des peuples africains le terrible jugement port
par N. Sarkozy lors de son discours de Dakar sur
I'homme africain incapable de progrbs qui ne serait pas
encore entree dans I'histoire.
L'affaire Woerth-Bettencourt a transformed en incendie le
feu qui depuis longtemps couvait sous la cendre.
Le gouvernement- et au premier chef le president de la
R6publique- tentent de reprendre la main. C'est pour cela
que ce dernier s'est invite 6 la television le 12 juillet der-
nier, pendant plus d'une heure, pour tenter de sauver son
ministry du travail porteur de la r6forme tant decribe des
retraites et annoncer qu'il ne changerait pas de politique,
quite . jeter des millions d'hommes et de femmes dans
la rue.
C'est encore pour tenter de redorer son blason que I'Ely-
see et Matignon mettent actuellement sur pied une stra-
tegie de communication de 120 millions' d'eurosqui
commele revele Liberation, vise "parun ensemble de tech-


'I Dl 'I.


L_ &PITO





p~~~~~~J ht//w ioraiute-martinipue. corn


niques de narrationet de mise en scene"a conf6rer au "mes-
sage pofitique les apparences dune information objective".
Est-ce pour d6samorcer le risque d'explosion social
pourtant attisee par la press de droite ?
Car c'est le journal de droite Le Figaro qui vient de re-
lancer la charge centre les syndicats, coupables de s'op-
poser a la reform des retraites, en ecrivant : "Ifreste une
OBastiffe afaire tom6er: le despotisme syndical" et en denon-
gant: "fesdroits acquis (. .)fib(sparfe Code du travail", des
acquis juges insupportables par les elites mecontentes
de I'opposition du people au project de N. Sarkozy de "ba-
nafisation ib&rafe de la France", comme le note I'historien
philosophy Marcel Gauchet.


Mais la crise capitalist a considerablement contrarie ce
plan. Les belles promesses se sont envolees et la facture
de la rigueur qui se traduira inevitablement par des aug-
mentations d'imp6ts et des sacrifices accroitra encore le
sentiment d'injustice fiscal et social.
Nicolas Sarkozy voulait "decomple(er" les rapports des
Frangais avec I'argent, mais en privilegiant ses amis for-
tunes, il lui a donn6 uneodeur plus que sulfureuse. Les
forces populaires, des syndicats rassembl6s aux parties
de gauche, s'appr6tent a donner a la rentree a cette po-
litique une riposte a la hauteur des enjeux d'une veritable
alternative.
G Erichot


LA REFORM DES RETRAITES . UN RECORD D'INJUSTICE


Nicolas Sarkozy A France 2 face a David Pujadas


Chantier principal du quinquennat de Sarkozy, la reforme des
retraites nait dans la douleur, le scandal et le mensonge.
11 faut dire que Nicolas Sarkozy et son ministry du Travail Eric
Woerth, apres avoir fait semblant d'h6siter des semaines entire
allonger la dur6e des cotisations et reculer I'Age legal ouvrant
droit au depart, ont choisi de faire les deux. Age legal a 62 ans,
age de taux plein a 67 ans, dur6e de cotisation port6e a 41 an-
nuites et 3 mois, Sarkozy a frapp6 fort. Le president de la R6-
publique avait laisse entrevoir des ouvertures sur la penibilite.
En la matiere, il reprend b son compete la terrible logique du
Medef: il n'y a pas de m6tiers ou de conditions de travail peni-
bles, il y a des salaries plus faibles que d'autres. Ainsi ceux qui
seront d6clar6s par des commissions m6dicales en incapacityi
physique"a un taux de 20 % auront droit 6 une retraite anticip6e
a... 60 ans (soit seulement 10 000 personnel en France). En
fait, I'age legal actuel. Les departs anticipes actuels reconnus
& certaines professions (contr61leurs a6riens, douanes, police,
prisons, CRS, mineurs, routiers, etc) se font g6neralement a 55
ans. L'Age du depart anticip6 est repouss6 a ... soixante ans !
Quant aux fonctionnaires don't le salaire est bloqu6 sur trois
ans, ils verront leur cotisation retraite augment6e de 2,7 % et
les salaries de la function publique, meres de trois enfants,


perdront leur acquis d'un droit au depart an-
ticip6. Loin de s'attaquer au fond du pro-
bl6me, le project d6fendu par Nicolas
Sarkozy ignore d6lib6r6ment le financement
des retraites. II laisse de cot6 la question de
I'emploi et du ch6mage et celle d'un elar-
gissement de I'assiette des cotisations aux
revenues du capital. Ceux a qui on demand
des efforts sont les petits salaires: les ou-
vriers, les employes, les femmes salaries,
les pr6caires. L'effort demand aux salaries
pour la r6forme des retraites s'6elve a 22,6
milliards d'euros centre 4,4 milliards au ca-
pital.
Carrieres longues et chaotiques, precarit6,
temps parties, ils verront au bout du compete
leurs pensions diminuer et seront les princi-
pales victims de la r6forme Sarkozy-
Woerth, une r6forme reclamee par les
marches financiers.


MENSONGE DE SARKOZY : LES PENSIONS
VONT 8AISSER ENCORE PLUS FORTEMENT
En effet, quand Sarkozy declare lors de I'6mission du 12 juillet
de France 2a David Pujadas : "Je dis auxc 15 millions de retrai-
tis qu'on ne touchera pas a feur pension de retraite", il ment ef-
front6ment.
Le niveau des pensions baisse et va continue de baisser. Le
durcissement des criteres d'acces a la retraite de la loi Balladur
de 1993 a pour principal effet d'organiser le decrochage. Le ni-
veau de retraite est calcul6 sur les 25 meilleures ann6es de sa-
laire. L'6volution des pensions est desindex6e de celle des
salaires pour 6tre calqu6e sur les prix. Selon le Conseil d'orien-
tation des retraites, le taux de replacement net moyen (rap-
port entire la pension et le dernier salaire) devrait passer de 78
% en 2000 a 64 % en 2040. La loi Fillon de 2003 organise une
baisse du m6me type dans la function publique.
A cela s'ajoutent les consequences de I'allongement de la
dur6e de cotisation, qui, jumele a un report de I'Age legal, pre-
vus tous deux par le project gouvernemental, vont amputer le
montant des futures retraites de ceux qui cumulent des pe-


L &PITO


POSIVElt RETIZAITES


ekh tia-w- -





http://www.iournal-iustice-martinique.com


riodes de ch6mage ou d'emplois pr6caires. II en sera de meme
pour ceux qui ne tiendront pas jusqu'6 67 ans (taux plein). Au-
jourd'hui, I'Age moyen de cessation d'activit6 en France est de
59 ans. On ignore cette donnee pour la Martinique. Ce que I'on
a appris r6cemment lors de la conference de 'INSEE au conseil
g6n6ral, c'est que le taux de ch6mage des 50-64 ans 6tait
passe de 7 % en 2002 A 12,5 % en 2009 (taux de chomage su-
p6rieur & la France) et que la population au chomage vieillit (cf.
Justice n� 27 du 8 juillet 2010). Donc les effects de ces measures
en Martinique seront pires vu le niveau du chomage et de la
pr6carit6.
Le bilan de la r6forme Sarkozy-Woerth est donc pr6visible : la
baisse du niveau des pensions. Comme le regime solidaire (r6-
partition) n'assurera plus une pension suffisante pour un Age
de d6part acceptable, chacun est pousse a souscrire 6 une as-


surance individuelle pour "compfeter"sa pension.
En France, apres la presentation du project de loi sur la r6forme
des retraites au conseil des ministres le 13 juillet dernier, I'en-
semble des syndicats, y compris FO, a confirm I'appel a une
journ6e national le 7 septembre pour demander le retrait du
texte de la droite. De leur c6te, les parlementaires du Parti de
Gauche (Jean-Luc M61anchon) et du PCF ont d6pos6 une pro-
position de loi alternative 6 I'Assembl6e national. Elle pr6voit
notamment la renovation du financement du syst6me par r6-
partition par I'6largissement de I'assiette des cotisations aux re-
venus financiers des entreprises, pour garantir le maintien de
I'Age legal de d6part a soixante ans.
En Martinique, une mobilisation se dessine pour le 7 septembre
prochain.
Antoine Gilles


TOUS MARTINImUAIS OU TUS CREi

Decid6ment, la question identitaire,
c'est-a-dire la n6cessit6 de nous d6finir,
de chercher a savoir qui nous sommes
r6ellement, ne cesse de nous hanter,
nous les Martiniquais. J'en veux pour
preuve un recent change de courriers
6lectroniques -dont j'ai 6t6 le destina-
taire sans I'avoir demand6- entire deux
"camps" adverse : l'un compose de
Bekes, I'autre de nationalists n6gres. .
Le d6bat a surgi autour de la significa-
tion du terme creole. Selon Pascal Tour-
billon, connu comme un ardent
d6fenseur de I'environnement et un na-
tionaliste convaincu, "fe terme criole ren-
voie iniducta6lement d C'image du maftre
esclavagiste nd en colonie", raison pour
laquelle, affirme-t-il, "aucun5Martiniquais
ne saurait se pritendre crioFe : if ne sau-
rait oubfier que ses ancetres africains ont
dit diportis, esclavagisis dans la colonie
9Martinique et considdrds comme des animau xpar Fes colons 6
(Ceux-ci ont d'ailleurs 6et indemnis6s pour la perte de
cheptel d'esclaves apres I'abolition de I'esclavage).
Ainsi donc, un Beke6 ne serait pas un Martiniquais, A en
Pascal Tourbillon, lequel s'estime autorise a parler au nor
descendants d'Africains-qui, on le sait, constituent la ma
du people martiniquais- et a exclure les B6k6s de ce peu
Pascal Tourbillon continue en d6nongant I'association
Crdoles !": "L 'association "Tous crioles" est donc une super
destinde a "vegfe" le negre martiniquais, pour lefaire accepted
justice de son sort, luifaire croire que negres et 6biks seraiei
reils, qu'ifs vivraient la mime rdaliti ethno culturefle et sc
alors que le crime de cette deportation et de cet esclavage n'aj
ite rdpari".
Reparation : voila le maitre mot, la pierre d'achoppement.
y ait eu crime, c'est evident. Mais qui doit "reparer": les
cendants des Bek6s de I'6poque esclavagiste ou ceux de
griers europ6ens, ou I'Etat frangais? Et quelle forme d(
prendre une telle reparation ? Faudrait-il enlever leurs
aux B6eks et/ou les contraindre a s'humilier collectiveme


)LES ?


L'ethno-classe b6ke, element determinant de la bourgeoisie martiniquaise

kes". implorant le pardon des descendants d'Africains ? Pourrait-on
leur imaginer une reparation symbolique sous forme de condam-
nation de principle de toute forme d'esclavage et d'exploitation
-roire de I'homme par I'homme ?
n des Cela ferait-il vraiment avancer la Martinique sur la voie de la r6-
ijorite conciliation et du progres? Rien n'est moins sOr ! Le vrai pro-
pie. bl6me est d'ordre economique. II s'agit de consid6rer
"Tous I'ethno-classe b6k6e comme un 6ele6ment determinant de la
,ce . bourgeoisie martiniquaise, et comme nous sommes dans un
cherie system capitalist, d'exiger d'elle qu'elle assume son role de
r min- bourgeoisie nationalle, qu'elle investisse son capital et mette
it pa- son savoir-faire au profit de la communaut6 martiniquaise, 6 la-
wciafe, quelle elle appartient objectivement, meme si elle est perque
Iamais comme 6trang6re a la Martinique noire, m6tisse et indienne. II
va de soi que la lutte des classes, moteur de I'histoire, ne sau-
rait cesser sous le pretexte que les capitalistes B6k6s - rappe-
l Ions-nous que tous les Bekes ne sont pas riches ! - auraient
des- d6cid6 se consacrer 6 fond au d6veloppement de la Martinique.
5s ne- Concernant I'association ''ous creoles !", tout un chacun peut
evrait en penser ce qu'il veut. Cr66e t I'initiative de Roger de Jaham,
d'apres ce que je crois savoir, elle regroupe des Martiniquais de
nt en toutes les couleurs de peau, quoique sans doute pas de toutes


'Ih 2jile21 -jstc n.9-il5 7


r 'PO551flt KETRAI


I I
SOCIETY





http://www.ioumnal-justice-mnartinique. corn


les classes sociales. Le terme "criofe"qui semble 6tre le sym-
bole r6unissant tous ces gens ne manque pas d'etre ambigu.
Pour Pascal Tourbillon, un Creole est un Beke, d'ou il r6sulte
qu'un N6gre ne peut pas se dire creole. Roger de Jaham, plus
ouvert, I'invite a aller au-dela de la definition propose dans cer-
tains dictionnaires ou il est dit que les Cr6oles sont des per-
sonnes d'ascendance europ6enne n6es dans les colonies
antillaises ou a la R6union, et 6 tenir compete de I'6volution se-
mantique du terme "creole". C'est ainsi, fait-il remarquer avec
raison, que "la "cuisine creole", la "maison creole" ou [a "fittera-
ture crdole" ne dcsignent plus la cuisine, C'habitation ou les jcrits
des personnel de race banche ndes dans CesjAntifles intertropicales".
Je voudrais pr6ciser 6 ce propos que I'EspagnolJoan Coromi-
nas, I'auteur du Diccionario de la Lengua Castellana (Ma-
drid,Gredos, 1961) 6crit que le mot espagnol criollo
(prononcer: krioyo), d'ou drive le terme "crdole", est attest
des 1590. II vient du portugais crioulo (prononcer: kriolou), qui
a d'abord design "Cesclave ne dans (a maison de son maftre",
puis "le Noir n cdans [es colonies". Que I'on parle portugais ou
espagnol, il est donc initialement question de personnel de
condition servile. Dans les colonies espagnoles, le terme criollo
n'a cess6 d'evoluer s6mantiquement. Apres avoir servi a dis-
tinguer les Noirs (esclaves ou libres) nes en Am6rique des es-
claves venus d'Afrique (appel6s bozales), il a ete utilis6
6galement pour faire r6f6rence aux Blancs nes en Am6rique,
lesquels dans certaines colonies, ont fini meme par pr6tendre
qu'ils 6taient les seuls & pouvoir se dire criollos. Nous avons un
cas particulierement int6ressant : celui du Mexique. Dans son
livre La poblaci6n negra de Mexico (M6xico, Fondo de Cultura
Econ6mica, Colecci6n Tierra Firme, 1984, page 174), Gonzalo
Aguirre. explique que ce n'est qu'a la fin de I'6poque colonial
que les Blancs n6s dans le pays, appeles "Espagnors ameri-
cains", "adopterent [e quaiificatif de criolCos, mot qui auparavant
itait riservi presque exclusivement aux Noirs, et donnkrent aux
EspagnoCs europiens le quatificatif de gachupines, charge d'une


forte intention pejorative ".
Une experience personnelle v6cue a Rio de Janeiro il y a
quelques ann6es m'a permis de constater qu'au Br6sil comida
crioula veut dire "repas - ou nourriture - de 'Negres", alors qu'au
Venezuela comida criolla a la signification de "repas creoCe" au
sens antillais du terme. C'est que dans ce dernier pays le sens
du mot criollo a 6volue apres I'ind6pendance et a fini par de-
venir synonyme de "nationaC'ou de "typique".
Ajoutons qu'a la fin du XIXe siecle et au debut du XX 6 siecle
a surgi en Am6rique Hispanique un courant litt6raire appel6
Criollismo soucieux de d6couvrir et de r6v6ler "Cdme national"
-ou "aTme criole"- qui palpitait a la champagne. Au Venezuela,
par example, le lieu d'expression privil6gi6 de cette "dame creoCe"
6tait I'hacienda, equivalentt de I'habitation- plantation antillaise.
Et le Criollismo n'est pas sans offrir un certain nombre de traits
communs avec la Creolite.
La connaissance des pays d'Amerique Latine est donc sus-
ceptible de nous aider A mieux comprendre notre r6alit6 antil-
laise. Plus pr6cis6ment, a accepter I'id6e qu'un Negre
martiniquais puisse se revendiquer creole. Au demeurant, quel
Martiniquais d'un certain age n'a pas entendu une fois de sa
vie un Negre ou une Negresse s'exclamerfierement "man s an
K, rjo "?
Cela dit, le terme "creole" est si galvaud6 maintenant, si dou-
doufse, qu'il en estdevenu ambigu et suspect. Personnelle-
ment, je me proclame Martiniquais et pas Creole, parties
int6grante d'un people original, a la fois pluriethnique et me-
tiss6 mais a population majoritairement d'ascendance africaine,
parlant tant bien que mal deux langues, a savoir le creole et le
frangais. Et je consider les B6eks comme des Martiniquais,
bien qu'ils demeurent des inconnus pour les autres ethnies et
singulierement pour nous les Afro-descendants, 6 cause des
crimesnon expi6s commis par leurs anc6tres et de leur ten-
dance traditionnelle au repliement sur soi.
M. Belrose


PLAN CHLORDECONE; NE PAS SE LAISSER AVEUGLER PAR L'ETAT


Le samedi 10 juillet dernier, on a pu d6couvrir dans France -
Antilles toute un page de publicity destine a presenter le "Plan
chlordiconefMartiniqueGuadefoupe" mis en place par I'Etat en
2008 et reconduit pourtrois ans a partir de 2011. Comme toute
publicity, celle-ci ( payee sans doute par I'Etat) se veut rassu-
rante. II est dit en effet dans le premier paragraphe: "Pourfaire
face ad a persistence de Ca moflecule de chlordicone dans certain de
nos soCs, Ce Plan chlordicone a etj mis en place en 2008. Ilstruc-
ture les actions des services de CEtat, des coCCllectivitis, des orga-
nismes scientifiques et des associations professionnelles autour
d'o6jectifs communs. Ses actions de prevention, de recherche et de
surveillance ont permits d'aboutir d des risultats significatifs: au-
jourd'hui, les denries locales en vente sur fes marches et supermar-
chis sont produites avec les pricautionsrequises, sont contr6dieset
rdpondent d des normes tres strictes. L Etata dicidide recondui-
rece Plan pour une durie de 3 ans d partir de 2011 ".
Les "resultats significatifs" enregistres I'ont 6t6 dans les do-
maines suivants :
1)l'eau du robinet, don't on dit qu'elle est "tres surveilCCe"'
2) lesproduits agricoles, pour lesquels on a proc6dea plus de
10.000 analyses de solsdestin6es6 garantir leur quality;


3) lesproduits de la peche, pour lesquelsdes measures pr6-
ventivesont 6t6 6dict6es, si bien que "[esproduits en vente sur
les itaCs sont donc recommandis pourfa sant6!", 4) la science, don't
les avanc6es "ontpermis demieux mesurer 'impact de la molecule
sur ['environnementet d'orienter les measures de prevention ", tandis
que "des dispositifs de sant6(itaient) renforcis".
La publicity fait 6tat du nombre d'actions programmers
entre2008 et 2010, du nombre de controles realis6s sur les
lieux de vente entire 2008 et 2009, du nombre d'analyses de
sols r6alisees depuis 2003, du budget total, des millions d'eu-
ros consacr6s a la recherche, du nombre deministeres, pre-
fectures, organismes et institutions mobilis6s dans la lutte
centre le chlord6cone.
Le message est clair: I'Etat assume pleinement ses responsa-
bilites, et les Martiniquais peuvent boire et manger local sans
crainte, 6 condition d'6viter les "rdseaux de vente informed" de
products agricoles!
Evidemment, rien n'est dit sur la responsabilit6 de ce meme
Etat dans I'empoisonnement des sols et de rivieres en Martini-
queet en Guadeloupe. Un Etatcomplice des grands proprie-
taires terriens, qui a autoris6 des anneesdurantl'importation et
I'usage de products chimiquesinterdits de vente aux Etats-Unis.


I # * II'.


I I
SOCIETY





http.//www. ioumal-iustice-martinique.com


Un Etat qui n'aurait pas boug6 sans la courageuse et bien do-
cumentee champagne de d6nonciation men6e en Martinique et
en Guadeloupe, singulierementpar Louis Boutrin et Raphael
Confiant, lesquels ont ete renforc6sdans leur conviction et leur
combat par les declarations fondees du professeur Belle-
pomme.
La publicity laisse entendre que "a recherc.heet fespfans desur-
veilfance ont pu mettre en fumiere une Cste de cultures possi-
6fes sursofspolfues"et dresse une liste de cultures possibles
sur "sofcontaminsjiusqua lmg/kTg": "ananas, banane, tomate,
aubergine, poivron, piment, haricot, chou pommi, christophine,
canne poursucre et rhfum, et arbresfruitiers".
Peut-on avoir vraiment confiance? Et si on n'a pas confiance,
a-t-on le choix? II semble que non, car les products qui viennent
d'ailleurs ne sont pas forc6ment moinsnocifs pour la sant6 hu-
maine, a cause des pesticides et autres proc6d6s de conser-
vation utilis6s dans I'agroalimentaire.
La publicity fait une timide allusion aux risques de cancers et de
malformations associ6s au chlord6cone en parlant de la "crea-
tion du registre des cancers en GuadeCoupe"et de la creationn 'un
registredes malformations".
Une maigre consolation pour ceux et celles qui ont d6ja 6t6
contamin6s par la maudite molecule!
Maintenant il appartienta la Justice de faire son travail, car I'af-
faire soulev6e par Boutrin et Confiant ne doit pas 6tre enterree.
M. Belrose


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N'6 I Juin2O10 I Page1


CU MIE


BREF-ECO___________


La reliance de la canne est une n6cessit6


MAUVAISE CHAMPAGNE SUCRIERE 2010
La champagne sucriere 2010 a 6te mauvaise. Le Galion n'arequ
que 70 000 tonnes de cannes centre 85 000 attendues et il a
6tW produit 4 037 tonnes centre 5 557 tonnes en 2009. Ce ton-
nage est le plus mauvais enregistr6 depuis 2002. Ce r6sultat
est attribu6 aux conditions m6t6orologiques d6favorables : les
pluies de I'annee derniere et la s&cheresse exceptionnelle qui
a touch la Martinique fin 2009/debut 2010 et ensuite les pluies
precoces en plein careme. Or, il faut il faut une p6riode humide
pour que la canne pousse et une p6riode s6che pour que le
sucre se forme. II s'est produit I'inverse. D'o6 un tonnage tres


faible et des cannes pauvres en sucre. La baisse de ton-
nage de cannes a concern I'ensemble de la fili6re, y com-
pris par consequent les distilleries. La consommation locale
de bouche 6tant 6valuee entire 5 000 et 6 000 tonnes de
sucre, on risque de manquer de sucre. Ce qui accentuera
encore le basculement de la consommation sur r'importa-
tion.
II est clair qu'il est indispensable frelancer la filiere canne-
sucre-rhum.


PANIER FRANCE-ANTILLES/A9CF : + 36 Zt

. PAR RAPPORT A LA FRANCE EN JUIN
� L'enqu6te de comparison de prix d'un panier de 45 pro-
duits entire la Martinique et la France men6e du 7 au 15 juin
- donne A nouveau un cart de + 36 % en Martinique : soit
158,08 euros ici centre 116,27 euros dans la region pari-
sienne(cf France-Antilles du 2/07/2010). En avril 2010,
I'6cart 6tait de + 33 % (cf Justice n� 17 du 29/04/2010). Rap-
pelons que France-Antilles mene une enqu6te de comparison
de prix Martinique/France conjointement avec I'Association des
consommateurs du Frangois depuis f6vrier 2009. Initiative utile,
avons -nous comment 6 I'6poque en I'absence d'action de
I'Observatoire des prix ou de la DRCCRF.
Les prix augmenteraient en France 6 cause de la hausse des
matieres premieres, ce qui n'aurait pas encore 6t6 r6percut6
en Martinique.
Pour les fruits et 16gumes, I'6cart affich6 est de + 44 % pour 11
products, soit 32 euros en Martinique centre 22,23 euros en


El


L 50CIE'Tt I





/1 hffplx//www. ournal-justice-rnartinique. corn


France ( + 19 % en avril 2010).
Viande fraTche : cart de + 57 %, soit 91,78 euros pour 5 pro-
duits ici contre 58,52 euros en France. La viande connait une
envol6e des prix., a I'exception du porc.
Non alimentaire : cart de + 20 %, soit67,80 euros pour 14 pro-
duits ici contre 56,73 euros en France.
Discount (Leader Price): cart de + 45 %, soit 130,10 euros ici
pour 53 products contre 89,92 euros en France.
Robert Parfait, le patron d'Hyper U et president du syndicate de
la grande distribution et des grossistes alimentaires, interrog6
par I'auteur de I'enquete C6cile Evrard,reconnaTt que la baisse
des prix BCBaa et6 compens6e sur d'autres products pour
maintenir la marge et couvrir les frais fixes. II admet que I'arri-
v6e de Leclerc en Martinique "va 6ouleversere paysage actuelde
a grande distribution". Pour baisser les prix, il propose un effort

CARBURANTS ' UNE HAUSSE BRUTALE


de tous ceux qui concourent 6 la formation des prix sur une liste
de "premierspri(", la constitution de conteneurs de premiere
necessity par les companies maritimes, le d6veloppement du
maraicher en prelevant sur les aides 6 la banane et enfin ap-
pliquer le principle dit de continuityi territorial" comme en
Corse (aides publiques au transport).
Pour aller plus loin, r6p6tons-le, il faut des enquetes d'analyse
de formation des prix que seules en I'6tat peuvent r6aliser la
Direction de la Concurrence, de la Consommation et de la Re-
pression des Fraudes. Encore faut-il qu'elles en aient les
moyens humans et juridiques et que se manifesto une volont6
politique au niveau de I'Etat.
La question d'un vrai controle des prix reste pose.
A.G

OUI APPELAIT PLUS DE TRANSPARENCE


Comme annonc6, les prix des carburants ont ete releves
le 15 juillet. Brutalement.
Le prix du Super sans plomb a la pompe est passe de 1, 20
euro par litre a 1,33 euro, soit plus 13 centimes.
Le prix du gazole est passe de 0,96 euro par litre a 1,08
euro, soit plus 12 centimes.

$ES PRIX N'AYANT RIEN A VOIR
A VEC LA REALITY ECONOMIQUE
Dans le rapport pr6sent6 a I'Observatoire des prix du mardi 13
juillet, I'Administration de la Concurrence et de la Consomma-
tion soutient que "lesprtiactuefs n'ont rien a voiravec [a ria'iti
iconomique". Ainsi le coOt d'achat des intrants (brut et products
semi-finis) est pris en compete 6 hauteur de 38 centimes par litre
pour le Super sans plomb alors qu'il est en r6alit6 de 53 cen-
times. De meme, pour le gazole, le coOt d'achats des intrants
est pris en compete a hauteur de 43 centimes par litre alors qu'il
est en r6alit6 de 57 centimes.
Les prix "economiquement justifies" A I'heure actuelle seraient
respectivement 6 la pompede 1,36 euro par litre pour le Super
sans plomb et de 1,10 euro par litre pour le gazole.
Voici la decomposition des principaux elements du prix du
Super sans plomb pr6sent6e par la DRCCRF :

Les prix 6conomiquement justifies dans le regime


Prix moyen en metropole eni jin (=GS)
1,3564
ESP: 1,36f� 1,1654
I GO:1,10JO


I m










Source Administration CCRF


���E
Distribution 0,16-4

Taxes 0,23133'

Raffinerie 0,13453


Achats de brut
et serni-11nis 0,57208


- achats brut et products semi-finis : 52,718 cts/l ;
- raffinage : 13, 456 cts/l ;
- taxes r6gionales (Firt et octroi de mer) : 53,475 cts/I;
- distribution gross et detail) : 16,19 cts/l;
- Total : 1,36 euro par litre
Le document ajoute qu'en France en juin les prix a la pompe
sont respectivement de 1,365 euros par litre et de 1,165 euro
par litre dans les grandes surfaces.
Ainsi les prix restent encore inf6rieurs aux prix de la Francede
2,5cts/I pour le SSP et de 8,5 cts/l pour le gazole.
II est pr6vu la mise en place d'un nouveau mode de fixation des
prix des carburants en septembre prochain par I'adoption d'un
nouveau d6cret qui 6tablira une nouvelle formule de calcul des
prix. Mais certaines donnees sont deja appliquees : prix sortie
SARA identique dans les trois d6partements des Antilles -
Guyane, mutualisation de certain coOts (transport Martinique-
Guadeloupe, stockage, etc), etc. Une mutualisation avec la
Guyane de 1,7 centime par litre est a pr6voir.

LA SARA : 10 ' DU PRIX A LA POPE
Dans France-Antilles des 17-18/07/2010, le gouvernement pre-
sente 6 peu de choses prbs les memes arguments au grand
public en mettant I'accent sur le fait qu'il pursuitt la transpa-
rence sure priXdes carburants". Selon ce document un plein de
50 euros de gazole paye par le consommateur en
actuel Martinique se r6partirait comme suit:
- p6trole brut : 52 % ;
- taxes locales : 21 %
- distribution gross et detail) : 18 %;
- Sara: 10 %.
Ce que ne dit pas le rapport de la Prefecture et le
gouvernement, c'est que, si les prix fix6s 6 la Sara
sont inferieurs 6 ses coOts de revient depuis f6vrier
2009, il s'agit d'une decision arbitraire du sous-mi-
nistre Yves Jego, persuade qu'il allait trouver un gi-
sement de sur-profits dans les comptes de la Sara.
Un sous-ministre n6o-lib6ral qui a vu rouge des qu'il
a entendu parler de regime de prix administr6s et
de monopole (de fait en r6alit6). Or, ni le fameux
rapport Bolliet, ni celui de I'Autorit6 de la Concur-
rence, ni le rapport parlementaire Oilier, ni celui de
I'Aract, ni encore le plus recent celui de I'ANACT,
n'ont etabli que les prix et les profits de la Sara
6taient exag6r6s, meme si de nombreuses anoma-
lies ont 6et signal6esetnotamment le manque de
transparence dans le mode de fixation des prix. Par
contre, il a et6e tabli que la Sara, vu sa taille com-


'I , .Mm.


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L


M





http.-//wwwjiournal-iustice-mnartinicque. cornm


porte des surcoOts de production que I'on peut diminuer en la
modernisant et en augmentant sa capacity.
L'Etat a du donc compenser le manque a gagner pr6sent6 par
la Sara qui en est arrive a menacer de cesser les approvi-
sionnements de p6trole brut. R6plique du pouvoir: la raffinerie
a 6et place sous requisition. Qu'en est-il aujourd'hui ? C'est
cette mauvaise gestion du dossier carburant que le consom-
mateur paie par un r6alignement aussi massif que brutal des
prix pour en revenir 6 la r6alit6 economique, sauf A revendiquer
que I'Etat frangais subventionne la Sara a hauteur de quelques
100 millions d'euros par an. Difficile concevable 6 I'heure ob
Total ferme des raffineries en France et en Europe autrement
plus performances et dimensionnees que la Sara..
Beaucoup de gachis dans cette recherche de la pierre philoso-
phale.

LE MAINTIEN DE L 'OUTIL INDUSTRIAL
ENFIN AFFIRMED
Dans son communique la ministry de I'outre-mer Marie-Luce
Penchard se r6soud enfin a admettre l'evidence qu'il n'y a pas
d'alternative credible au maintien de I'outil industrial. Elle de-
clare en particulier :
"(...) C'est donc sur fefondement de ces changes que 5Marie-Luce
PENVCHIARD, Ministre charge de COutre-mer, a dicid de :
-prendre en consideration Cattachement des acteurs focaux_ a ou-
til industrielSA A4, notamment en raison de son impact positif
sur fe plan iconomique et sociafet en Cabsence de solutions alter-
natives d court terme pourgarantir fa sicurit6 des approvisionne-
ments en toutes circonstances;


- priviCigier familioration des conditions dfexploitation de Coutil
SA4R en liaison avec les opirateurs actuels et par une plus grande
implication des principles collectivitis concernies.
Pour Cavenir, [a ministry souhaite que les acteurs s'engagent dans
une demarche prospective qui valorise Cutiliti sociafe et Cefficaciti
iconomique de Coutilindustrief.
Le travailde transparence et de concertation menj depuis un an
permet d'arreter aujourd'hui une position claire sur 'avenir de la
filire ainsi que sur son retour ad Cquifibre iconomique (..)".
La Ministre s'engage du bout des levres derrieres les acteurs lo-
caux. II1 semble que cette donn6e du maintien de I'outil indus-
triel ait ete prise en compete lors des reunions des presidents
de region Antilles-Guyane. II faut s'en feliciter. Reste a savoir
quelle sera ]'implication des regions dans I'avenir de la Sara.
Le PCM propose une participation de I'Etat et des Regions au
capital de la Sara afin de peser sur les decisions et qu'elle
constitute I'embryon d'un future pole 6nerg6tique pour le d6ve-
loppement. Cette proposition, sous une autre forme figure dans
le rapport de I'Aract d'octobre 2009 et a et6 reprise par Raphael
Vaugirard, 6conomiste et conseiller general du Gros-Morne cit6
par la revue guadeloup6enne Nouvelles semaine n� 13 du 1 er
au 7 juillet 2010. Cela va plus loin que la proposition voisine de
mise en place d'un "Conseifde surveillance" avec participation
des elus territoriaux des trois regions de Guadeloupe, Marti-
nique et Guyane avanc6e par I'ANACT.
II est temps de sortir de la crise pour construire I'avenir 6ner-
getique de nos pays dans la concertation,.
Antoine Gilles


/ jI~qE


UMP 4 FRED TIRAULT CHARGE DE RESTRUCTURE LE PARTI EN MARTINIQUE


D e p u is
quelques mois,
la f6d6ration de
I'UMP de la
Martinique 6tait
la recherche
d'un nouveau
souffle, apres
les soubre-
sauts qui I'ont
forte me nt
6branl6e ave-
A cle depart fra-
* cassant de ses
, , principaux diri-
' geants, trbs di-
vis6s sur la
question de
l'6volution insti-
tutionnelle.
A la veille de la
Fred Tirault, nouveau patron de I'UMP Martinique consultation du
10 janvier der-
nier,alors que la plupart des caciques du parti se pronongaient
contre I'autonomie dans le cadre de I'article 74, son ancienne
secr6taire d6partementale Chantal Maignan, suivie par Chris-
tian Rapha prenait publiquement position en faveur d'une re-
connaissance de I'identit6 locale et d'une assemble unique
mais dans le cadre de I'article 73.


Depuis, ils ont a quitt6 la direction de ce parti jug6 trop conser-
vateurpour creer le PRM, (Parti R6gionaliste Martiniquais) don't
le contenu ideologique rappelle furieusement celui du PPM.

De son cote, son coll6gue de parti, Jean-Claude Granier, te-
nant de la droite martiniquaise la plus oxyd6e refusait de suivre
la ligne fix6e par Paris et s'etait prononc6 en faveur du statu
quo avec le maintien des deux assemblies. Depuis, il a et6 de-
missionn6 par les instances parisiennes de I'UMP. II a rejoint le
parti cr66 par Dominique de Villepin.
Faut-il rappeler qu'Eric Raoult, le secr6taire national de I'UMP
charge de I'Outremer avait fait le d6placement chez nous, en
mai,pour tenter, sans succ6s, de remettre sur les rails ce parti
qui ressemblait de plus en plus a un bateau ivre.
C'est donc Fred Tirault, un jeune avocat, supplant d'Andr6 Le-
sueur aux elections legislatives de juin 2007 et president de
I'association Dynamique 73, lui aussi furieusement oppose
toute evolution institutionnelle qui a ete adoub6 par la direction
parisienne de I'UMP avec comme mission de restructure la fe-
deration de la Martinique avec a court terme, des le mois de
septembre, des elections internes au parti. II sera second par
David Pendant, promu porte parole du parti.
C'est donc un immense d6fi que devront que devront reliever
les nouveaux dirigeants de ce parti : faire du neuf avec du
vieux. Et surtout d6fendre la politique de regression social de
Sarkozy dans une Martinique d6ja considerablement frappee
par les inegalites et les injustices sociales.
G.E.


p il 11 !11 il !! 1 1 11 1111 1 111 1


ECONOMIC





http://www.iournal-iustice-martinique.com


Au Confeil Ofneral - La 0ociete martiniquaife �faffe au scanner : UN PAYS EN

CRISE SOCIAL PRIS DANS L'ETAU DU MAL-DEVELOPPEMENT (SUITE ET FIN)


II- DES INEGALITES DE RE VENUS ET CONDITIONS DE
WE QUI SE SONT AGGRAVEES
Le president du Conseil general, Claude Lise a organism le
jeudi ler juillet une int6ressante stance de presentation de
deux 6tudes commandoes a I'INSEE- Martinique : I'une sur
"!Emploi et clhmage" don't nous avons rendu compete dans
justice n* 27 du 8 juillet dernier et I'autre revenues , conditions
de vie et consommation" en Martinique don't nous effectuons
la presentation. Avaient 6t6 invites I'ensemble des elus,
des syndicats du conseil general, des membres du CESR
et du CCEE ainsi que les cadres de la Collectivit6 et des
repr6sentants de la society civil.
Ici nous r6sumons I'etude sur les revenues et conditions de
vie de Gerard Forgeot.

UN FREINAGE BRUTAL DES SALAIRES
A L ORIGINE DE LA CRUISE
La premiere observation est que la progression des revenues
ralentit depuis 1993 et qu'il existe de fortes disparit6s salariales
selon le sexe, selon le secteur priv6 ou public et selon la cat6-
gorie socio-professionnelle. Le salaire net moyen serait de 1
759 euros mensuels en 2008. Les salaires sont plus faibles
dans le prive. Cela tient a la prime de vie chere des functions
publiques, au fait que pres de 22 % des salaries sont pays au
Smic ou au voisinage (13,9 % en France)et que 56 % des sa-
laries ne sont pas couverts par une convention collective (85 %
le sont en France).
Le revenue disponible brut qui comprend les revenues d'activite,
les revenues du patrimoine (y compris les loyers imputes), les
transferts en provenance d'un autre manage, les prestations
sociales (y compris pensions de retraites et indemnites de ch6-
mage), moins les imp6ts directs a 6volue comme suit par pe-
riodes :
- 1993/2000 : 5 % I'an don't 3,3 % pour les salaires nets ;
- 2001/2004 : 4,5 % I'an don't 2,3 % pour les salaires nets ;


Une moindre progression du revenue
disponible des menages

Contributions par sous-p6riode en %


6,0 o Imp6ts
5,0
4,0 o Transfe
3,0
2,0 a Autres
1,0 d'activit
0,0 patrimc
-1,0 1 00 2001-2004 2005-2008 alare
-2,0

Source: Insee, Comptes 6conomiques


- 2005/2008 : 3,8 % I'an don't 0,3 % I'an pour les salaires nets;
On relieve le ralentissement des salaires et d'une maniere ge-
n6rale des revenues d'activit6, signe d'un marasme qui s'etend.
Le pouvoir d'achat a diminu6 ces dernieres annees.
Reflet de la grande d6pendance d'une fraction de la population
A I'6gard des minima sociaux : "Les revenues d'activiti reprisen-
tent pris des deux tiers des resources des manages les pfus aisis,
contre moins de 10% pour les plus modestes", indique 1'INSEE-
Martinique.
L'INSEE souligne une forte progression des in6galites depuis
2001 : 20 % des manages, soit un sur cinq, disposent d'un re-
venu inf6rieur au seuil de bas revenues (pauvret6) en Martinique
6valu6e 7 394 euros par an (soit 616,16 euros par mois) en
2006.

CONSOMMATION : L 'ALIMENTATION
TOUJOURS EN TETE
S'agissant de la consommation, si les manages martiniquais
depensent plus que les manages guadeloupeens et guyanais
(25 700 euros annuels en 2006, soit un peu moins de 2 150 E
par mois), les 20 % plus ais6s ( 47 000 euros annuels)d6pen-
sent trois fois plus que les 20 % plus modestes (15 500 euros
annuels). Les trois principaux postes budg6taires sont:
1. I'alimentation (16,6 %)
2. le logement (15,5 %)
3. les transports (14,3 %)
Cependant I'alimentation et le logement absorbent 41,4 % du
budget des manages les plus modestes.
Bien entendu, les habitudes de consommation different selon la
cat6gorie socioprofessionnelle : par example, les ch6meurs et
les inactifs consacrent 24 % de leur budget 6 I'alimentation;
alors que les cadres et professions interm6diaires d6pensent
beaucoup dans la restauration, les loisirs et la culture (17 % de
leur budget). De meme, les manages les plus modestes
consomment 40 % de moins que la moyenne des manages.
A I'inverse, les manages les plus ais6s d6pensent 82,4 % de
plus. En 2006, les retraites et/ou autres inactifs d6pensent, en
moyenne, 34 % de moins qu'un manage moyen.
Les cadres ont une consommation annuelle
moyenne gale au double de la moyenne.
Les retrait6s ont une consommation annuelle
moyenne proche de celle des ch6meurs : 16 800 E
(1 400 euros par mois en moyenne) contre 17 000
E, confirmant la faiblesse de leurs revenues (rappel
directs consommation moyenne martiniquaise : 2 150
euros mensuels) . Quand on parle de "surconsom-
mation"il faut savoir de qui on parle.
*rts
DETERIORATION DU NIVEAU DE VIE
teee DEPUIS CINQ ANS
,6 et de
mine L'lnsee souligne que le pessimisme est fort dans la
s nets soci6t6 martiniquaise et un manage martiniquais sur
cinq juge son niveau de vie faible :
* En Martinique, 42 % des manages estiment que
leur niveau de vie s'est d6t6rior6 au course des cinq
ann6es pr6ecdentes, contre 32 % en Guadeloupe


Pr 'ea2 jile2 1 -jstc n'9 Pae1


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L &0-50CIA L





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et 30 % en Guyane.
* Un manage martiniquais sur trois pense que son
niveau de vie va se d6grader dans les cinq
prochaines ann6es. Tout cela montre un manque
de confiance dans I'avenir et peut expliquer le rejet
du changement institutionnel.
Par ailleurs, deux manages martiniquais sur cinq
jugent leur situation financiere difficile :
[ En cinq ans, la proportion de manages jugeant
leur situation financiere difficile est passe de 27%
6 39%.
* Dans le meme temps, la proportion de ceux qui
s'estiment 6 I'aise a diminue, passant de 32 6 14%.
Comme on le voit, le movement social du 5 fe-
vrier n'est pas sorti du n6ant ni n'a 6et encore
moins le r6sultat que de I'agitation de quelques
syndicalistes fonctionnaires retrait6s comme conti-
nue 6 le soutenir un certain patronat-martiniquais


Une composition des revenues trbs liHe au
niveau de vie


70 000
60 000
50 000
40000
30000
20 000
10 000
0
-10 000


et quelques nationalists.
Plus significatif : l'lnsee explique que "[a moitij des
manages martiniquais ne dispose d'aucune ipargne.
(critere objectif). Parmi ceuxqui ont une epargne, un
manage sur trois Cutilise pour iqui 6brer son budget
(critere subjectif)".
L'6tude apporte quelques 6clairages int6ressant sur I'endette-
ment des manages et le r6le de ce qu'on appelle les d6penses
pr6-engag6es ou d6penses contraintes.

ENDETTEMENT : INEGALITE D'ACCES AU CREDIT
Un manage martiniquais sur trois rembourse au moins un cre-
dit. Les Martiniquais utilisent beaucoup les credits A la consom-
mation. Ainsisur dix manages endett6s, huit d6tiennent un
emprunt de type credit & la consommation.
Mais 16 aussi il faut se garder des id6es reques.
Les manages ais6s accident plus facilement aux emprunts, no-
tamment pour le logement. Cela est malheureusement dans
I'ordre de la soci6et telle qu'elle est.
Parmi les manages les plus riches, un peu plus de trois me-
nages sur cinq sont endett6s centre un peu moins d'un menage
sur cinq pour ceux don't le niveau de vie est le plus faible.
Autre donn6e montrant I'in6galite d'acces au credit : plus de la
moiti6 des fonctionnaires est endett6e : 59,1% des fonction-
naires sont endett6s contre 40,6% des professions lib6rales et
38,5 % des salaries du prive.

UN POIDS CROISSANT DES DEFENSES PRE-

ENGAGEES SURTOUT POUR LES PLUS PAUVRES
S'agissant des depenses pre-engag6es, il faut savoir que ce
sont celles quisont r6alis6es dans le cadre d'un contract diffici-
lement ren6gociable a court terme. II s'agit de d6penses aux-
quelles les manages ne peuvent ais6ment se soustraire et pour
lesquelles ils n'ont pas ou peu d'arbitrage possible a court
6ch6ance.
Les d6penses pr6-engag6es comportent officiellement:
- L'ensemble des d6penses liees au logement, y compris les
loyers imputes ;
- Les services de telecommunications;
- Les frais de cantines ;
- Les services de television, y compris la redevance audiovi-
suelle ;
- Les assurances (hors assurance vie);
- Les services financiers.


1 2 3 4 5


* Imp6ts


[l Patrimoine


El Prestations
sociales
* Retraite,
ch6mage
* Activity


Composition du revenue disponible par quantile
Source: Insee, enquete Budget 2006
G, FORGEOT Revenus et Conditions de vie des manages 22/10/2009

41% du revenue disponible brut des manages martiniquais en
moyenne est affected aux d6penses pre- engages en 2006. Le
coOt du logement est la principal d6pense pr6-engag6e des
manages. II repr6sente 27,8 % du revenue disponible des me-
nages, soit 67,5 % des d6penses pre-engag6es strict sensus.
Mais pour les manages les plus modestes, les d6penses pre-
engag6es repr6sentent 84 % de leur revenue disponible brut
alors quepour les manages les plus ais6s, elles repr6sentent
28,3 % de leur revenue disponible brut.
La part des d6penses pre- engages dans le revenue disponible
brut des manages a augment, passant de 38,5 % en 2001 &
41,2 % en 2006.
L'augmentation de la part des d6penses contraintes varie selon
le niveau de vie : 22,7 points pour les manages les plus pau-
vres, contre 2,6 points pour les manages les plus riches.
Les d6penses contraintes ont fortement augmented et elles ont
plus vite pour les manages les plus pauvres accentuant les ine-
galit6s de niveau de vie.

EXPLOSION DES PROFITS DEPUIS 2000
Pour complete ce tableau accablant d'une soci6t6 de classes
impitoyable, il faut rappeler que I'6conomiste Olivier Sudrie a
revele lors de sa prestation & Madiana devant le gotha des pos-
s6dants r6unis par la chambre de commerce que la part des
profits dans la richesse global martiniquaise est passe de
27,7 % en 2000 a 34,4 % en 2006, soit + 7 points de PIB. Dans
le meme temps, le pouvoir d'achat du salaire netmensuel
moyen a baiss6 de 2 % entire 2001 et 2006 et celui des b6ne-
fices industries et commerciaux a augmented de 7 %.
C'est dans ce context qu'a 6clat6 la r6volte social de f6vrier
2009 et que le pouvoir sarkozyen applique sa politique de de-
molition des retraites et d'aust6rit6 renforc6e.
II est indispensable de construire une alternative martiniquaise
de changement impliquant la conqu6te de la responsabilit6 ve-
ritable et une politique en faveur des masses populaires.

DES CLASSES MOYENNES SOUS PRESSION
Dans son expos lors du rendez-vous des d6cideurs de la
Chambre de commerce sous le theme "Pourune croissanceplus
just et plus forte. Vn 'New (Dealpour la Martinique", I'6cono-


'I Iu ~ *2ule2 1 'I,.en29-Pae


Eco-SoVAL





[ ECO-SOCIA L _A


Revenu et d6penses types (�lmois)


6000


5000

4000


3000

2000


1000


0


D1 IVdian
Source : Olivier Sudrie (DME)


misteOlivier Sudrie (dme) a explique que I'un des facteurs du
grippage progressif du module 6conomique martiniquais 6tait
I'accroissement des in6galit6s qui bridaient la croissance. II a
pr6sent6 un graphique montrant les disparit6s de revenues &


partir de donn6es reconstitu6es des travaux de 'INSEE et des
services fiscaux en 2009 :
Premier docile : 850 euros par mois pour les plus pauvres
avec 415 euros de d6penses contraintes (48,8 %) et 333 euros
de d6penses incontournables. Reste: 102 euros. La contrainte
budg6taire est forte :; pres de 90% des revenues des manages
pauvres est absorb par des d6penses "incontournables" ou
"contraintes". Et "fe reste"demeure faible en niveau (une cen-
taine d'euros par mois et par foyer)..
Decile median : 1 229 euros par mois avec 467 euros de de-
penses contraintes ( 37,9 %) et 515 euros de d6pensesReste:
247 euros. Cette contrainte reste elev6e aussi pour la classes
moyenne : 80 % de depenses contraintes et incontournables
Neuvieme docile : 5 100 euros par mois avec 1 376 euros de
depenses contraintes (26,9 %) et 1 938 euros de d6penses in-
contournables. Reste : 1786 euros, c'est-a-dire plus de deux
fois plus que la totality des revenues des plus pauvres.
Definitions pour comprendre :
(1) Les d6penses "contraintes": logement, eau, gaz, 6lectricite,
assurance, t61ephone... ;
(2) Les d6penses "incontournables": alimentation, transport,
sant6, 6ducation... ;
(3) enfin "Ce qui reste" pour les loisirs, les vacances, I'habille-
ment, I'6quipement manager, I'6pargne...

Michel Branchi


La information : "'UNE PRATIQUE HABITUELLE" DE LA DIRECTION DU PPM


Ainsi, rappele a I'ordre par le Tribunal Administratif de Fort-de-
France pour violation du secret des correspondances, le pr6si-
dent du Conseil R6gional cherche-t-il d6sesp6r6ment une
echappatoire politique, h6lant pele-mele a la rescousse col-
porteurs de rumeurs et historien que la haine pour les patriots
prive de toute lucidity dans la lecture d'un document, pourtant
d'une simplicity enfantine.
II pense donc avoir trouve la miraculeuse "piece a conviction"
dans une note de service de I'ancien directeur general de la
Region, en date du 26 janvier 2006. Cette note serait la preuve
par 9 que I'ouverture du courier deselus aurait 6t6 une "pra-
tique habitueffe"qu'il n'aurait - pauvre mouton de Panurge - fait
que suivre...
Une telle ligne de defense illustre la finesse et I'616gance de
pachyderme du president de R6gion et de ses conseillers en
communication-intoxication. Dans un autre context, cette
prouesse aurait valu a ses auteurs, pour cause de grossieret6
intellectuelle, la brillante note de - 1 (moins un).

La note de I'ancien directeur g6n6ral des services r6gionaux-
demandait-elle au personnel d'ouvrir le courier des 6lus ?
La lecture de ce document montre bien qu'6 aucun moment il
n'est demand aux employes de la R6gion d'ouvrir le courier
des 6lus.
En effet, I'objet de cette court note de 17 lignes et de 4 para-
graphes porte sur "la dimarcheprifminaire de traitement des dos-
siers"... Nous nous trouvons donc a des ann6es lumieres d'une
directive exigeant I'ouverture des correspondances des 6lus !
.r Cette note "auXagents rigionaw(", dans son 1 er paragraphe,
expose les dysfonctionnements dans le "traitement des dos-


siers" :
"If m'est revenue que certain dossiers parviendraient a (a Rigion
et seraient traits et prisentis en commissions sectorieffes et com-
mission des finances et permanent sans qu'ifs aient ete enregis-
tris par Ce service des courtiers".
* Dans le 36me paragraphe du document, le directeur g6n6ral
expose l'importance de la mise en oeuvre d'une procedure plus
rigoureuse "d'enregistrement des dossiers":
"J'insiste sur 'importance que revit cette procedure d'enregistre-
ment qui pourrait constituer un ailment determinant fors d'un
contentieux".
II s'agissait donc d'introduire des normes que les mandatures
prec6dentes n'avaient pas institutes et qui visaient a assurer
transparence et suivi dans le "traitement des dossiers".
* Dans le paragraphe 2, le directeur general precise les moda-
lites du "traitement des dossiers":
"1) Tout courier parvenu a Ca Rgion doit itre adressi au president
du ConseiC gionaCde 5Martinique.
2)Alucun courier administratif ne doit etre nominatif.
3) Tout courier parvenu a la Rigion par quelque moyen que ce soit
(poste, porteur ou autre) doit ob6igatoirement etre acheminj et en-
registri au service du courierr.
Le directeur generaldes services r6gionaux rappelle ainsi les
procedures classiques de toute administration qui se respect.
Ce qui est en question ce sont les courierss administratifs", non
les courriers nominatifs des elus.
* Le paragraphe 4 conclut ainsi cette note :
"Tout manquement a cette dimarche priliminaire au traitement


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TrusUNE j





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dun dossierpourrait itre sanctionni par son renvoi s'ilitait pri-
senti en commission".
VoilO donc pr6sent6e, dans son int6gralit6, et comment6e, I'in6-
narrable "piece d conviction"du president du PPM. II faut avoir
oubli6 les rudiments de la lecture pour pr6tendre que cette note
de service avait institu6 "unepratique habituelle"de violation du
secret des correspondances.
En r6alit6, elle organisait, de mani6re plus rigoureuse, le "trai-
tement des dossiers"qui, auparavant, 6taient pr6sentes en com-
mission "sans qu'ifs aient eit enregistris au service du courierr.

SI CETTE "PRATIQUE" ETAIT SI "HABITUELLE", POURGUOI
LES ELUS DU PPM A LA REGIONN'ONT-ILS JAMAIS PORTE
PLAINTE POUR VIOLATION DU SECRET DES CORRESPONDANCES ?
On se rappelle, singulierement durant la derniere mandature,
que I'opposition du PPM Ir'6gard d'Alfred Marie-Jeanne etait
caract6ris6e par une haine viscerale. La strat6gie de commu-
nication-intoxication mise en oeuvre consistait a utiliser le moin-
dre mot et le moindre geste de I'ancien president pour tenter
de le faire passer pour un dictateur. Cette entreprise de d6mo-
lition de I'image de Marie-Jeanne ne s'embarrassait d'aucune
consideration politique et morale (lyc6e Schoelcher, coop6ra-
tion avec la CaraTbe...).
Hors, pas une fois, ni dans leur journal, ni dans la press, ni
dans les proc6s verbaux des pl6nieres, ni durant les cam-
pagnes electorales qui autorisent pourtant I'inflation des ama-
bilites, on ne retrouve une seule intervention des elus PPM sur
des pratiques consistent a ouvrir le courier de I'opposition. Pas
une phrase ! Pas un mot !


Pourquoi ce silence de la part d'opposants aussi hargneux ?
La r6ponse s'impose d'elle-meme : la violation du secret des
correspondances n'6tait pas une "pratique" sous I'ancienne
mandature. Par contre, la demonstration est faite, par le tribu-
nal administratif de Fort-de-France lui-meme, qu'il s'agit "dragis-
sements" de I'actuel president de R6gion auxquels il convient
de mettre un terme "immidiatement".
Plus grave ! Le tribunal administratif a bien mis en evidence
que plusieurs courriers des 6lus du group des patriots et
sympathisants, ouverts (et on suppose que ce n'est pas par
souci de les a6rer) portaient le timbre, non pas du service du
courier mais du "cabinet duprisident"qui n'est pas un service
administratif. Ce cabinet se veut un instrument politique sous
les ordres personnel, directs et exclusifs du president de Re-
gion.
A I'evidence, ce cabinet rendait compete de la lecture du courier
de nos 6lus au president de R6gion qui cautionnait donc ces
drives. On peut donc affirmer que la nouvelle governancec"
de la R6gion avait commence & instituer un mode de fonction-
nement, un syst6me de surveillance et de contr6le illegal de
I'action des elus patriots et sympathisants, dans I'exercice du
mandate qu'il leur a ete confie par les martiniquaises et les mar-
tiniquais.
Le president de la R6gion cultive jusqu'6 la caricature I'art peu
honorable de toujours vouloir faire porter aux autres la respon-
sabilit6 de ses errements. Commettre des fautes politiques peut
etre plus ou moins condamnable. Ne pas les assumer est
Iache. En accuser les autres relive de la m6diocrit6 morale.
Francis Carole
Billet du 18 juillet 201 OFrancis Carole


NOR REfI


SEISME EN HA'ITI, SIX MOIS APRES I L'IMPOSSIBLE OUBLI


Six mois apres la catastrophe, la situation est dra-
matique : 1,5 million de sans-abri, d'enormes dif-
ficult6s d'approvisionnement et d'acces aux
soins. Les promesses des Etats sont restees lettre
morte. Le pays, sous tutelle, s'appr6te a organiser
des elections dans des conditions discutables.
Et la terre se mit a trembler... ce 12 janvier 2010, un
s6isme d'une magnitude de 7,1 sur I'6chelle de Rich-
ter ravage Port-au- Prince, la capital d'Hafti, ainsi que
les principles villes du sud et du sud-ouest. Trente-
cinq seconds interminables pr6cipitent cette nation,
la plus pauvre d'Am6rique, dans un deuil et une des-
olation insondables. Selon le gouvernement du pr6si-
dent Pr6val, 220 000 HaYtiens auraient p6ri sous les
d6combres. C'est sans computer sur les centaines de
cadavres jets dans des fosses communes. Les bles-
ses sont au nombre de 500 000, don't 5 000 amputes.
Ce pays de 9 millions d'habitants compete alors trois
millions de sinistr6s, un million et demi de sans-abri, et
500 000 exiles en province et 6 I'6tranger. En trente-
cinq seconds, les symbols de la r6publique ont plie. Le palais
national et I'assembl6e, les sieges de la direction g6n6rale des
imp6ts et de la police national se sont 6croul6s comme des
chAteaux de cartes. En trente-cinq seconds, 60 % de I'6co-
nomie a 6te pulverise. Ces trente-cinq seconds ont montr6 a
la face du monde la deliquescence d'un pays d6lib6erment ap-
pauvri par les grandes puissances. Six mois plus tard, "Ce trem-


Port-au-Prince porte encore les stigmates du seisme.


61ement de terre est toujours la, nous n'avons pasfait disparaitre
ce trauma", declare Suzy Castor, directrice du Centre de re-
cherche et de formation 6conomique et social pour le d6ve-
loppement (Cresfed). Selon I'historienne et figure de la gauche
haYtienne, la secousse tellurique "a marque tout Ce monde, d'une
part, et, d'autre part, a mis d nu les carences du systime haftien et
les conditions de vie de la population". Or, s'inqui6te-t-elle, "la si-


F ' Iu 2ule 201 - .ic * 2 ,9 Pge1


I Tim;






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tuation depuis n'a pas beaucoup ivolue, et dans ces circonstances,
mime Ce statu quo est un recur'.

LE DENUEMENT S'EST BANALISE
Les ONG tirent la sonnette d'alarme. "Les conditions de vie des
1,3 million de sinistris restent pathogines, dinoncent 9Midecins
du monde. 'Jnefois soignies, les personnel retournent vivre sous
une tente sans distribution de nourriture et avec un acces difficile
a Ceaupotable". La saison des pluies affected consid6rablement
la pr6carit6 quotidienne. "Lesprojets de nouveauwccamps de relo-
calisation lfoignis de la capitate et inadaptis ont iti suspendus,
sans que dautres solutions soient proposes, pursuit Corganisa-
tion. Pas ou peu information est donnie a la population des 400
camps sur un iventuelretour dans fes maisons identifies comme
sfires". Aujourd'hui, avertit Suzy Castor, "Ies refugiis commencent
Sfaire parties du paysage, et du quotidien. Le danger est grave car
ce qui, hier, nous choquait, et Con peut mime dire physiquement,
est en passe de se normaliser". Les quelques milliers d'abris pro-
visoires qui ont 6t6 6rig6s relevent de I'ordre du ridicule au re-
gard de la demand (...)Face a I'afflux d'une population
bless6e, et dans I'impossibilit6 d'acc6der aux soins faute de
moyens, le gouvernement a d6cr6t6 la gratuit6 de la m6decine,
mais pour une dur6e de... six mois.

LES GRANDS DE CE MONDE PROMIRENT
PROMINENT, PROMINENT..
De NewYork a Punta Cana, les pays bailleurs de fonds ont as-
sur6 qu'ils ne Iacheraient pas HaYti, une fois la vague de com-
passion passe. Les pays donateurs, les institutions financi6res
internationales se sont alors engages 6 d6gager une premiere
envelope de 5,3 milliards de dollars sur les deux prochaines
ann6es, sur un montant total de 9,9 milliards. Depuis, seule-
ment 1,5 % de I'argent promise a 6t6 d6bloqu6, a fait savoir,
d6but juillet, Ricardo Seitenfus, ambassadeur de I'Organisation
des Itats am6ricains (OEA) en HaYti, pr6cisant que "[es enga-
gements sans lendemain sont une source de frustrations". Une
constant, nuance Camille Chalmers, sociologue et 6cono-
miste, qui dirige la Plate-forme ha'tienne de plaidoyer pour un
d6veloppement alternatif (Papda). "Nous avons toujours droit
au mime cirque des conferences internationates, s'indigne-t-il.
Nous assistons a des effects fannonce census dimontrer la pseudo-
ginirositj de (a communautj international, mais Ces dicaissements
rjees ne dipassentjamais 30 % a 40 % des processes". La politique
de la chaise vide s'expliquerait par la dispute que se livrent les
Itats-Unis, la France ou encore le Canada pour imposer leur
leadership. Ces puissances coloniales et/ou n6ocoloniales lor-
gnent en effet sur les d6bouch6s 6conomiques qu'offre la re-
construction. Cette derni6re a 6te place sous la responsabilit6
de la "commission interimaire" (Cirh) copr6sid6e par I'ex-presi-
dent des Etats-Unis et envoy special de I'ONU Bill Clinton et
Jean-Max Bellerive, premier ministry haYtien. "Le montage du
fonds muftidonateurs comprendrait des micanismes permettant
aujxmultinationafes americaines dabsorberpresque 85 %, dicrypte
Camilfe Chalmers. CD'oi [a reticence de tEurope et d'autres qui,
dans la conjoncture actuelle, dacaissent vers des organismes tradi-
tionnefs afin de contrfler [orientation deprojets qui Ceursontplus
favorables.


UNE MISE SOUS TUTELLE QUI NE DIT PAS SON NOM
La substitution de I'Etat haitien au profit de la Cirh suscite un
vent de critiques dans un pays soumis par le pass aux alas
de I'interventionnisme et de I'occupation frangais et am6ricains
qui ont enfonc6 le pays dans I'instabilit6 politique et accru sa
d6pendance 6conomique. "Ifexiste une tutelle larvae, affirme
Chistorienne Suzy Castor. Le tremblement de terre aurait pu itre
[occasion fdorienter diffiremment la cooperation et la solidarity.
9Mais dans la measure ou le gouvernement n'a pas su canaliser eilan,
le dynamisme et la determination don't ontfait preuve Ces Hfai-
tiens, et, dans [a measure ou i n'y a pas de gouvernement, de pro-
jet defini nationalement, Cinternationalse fadjuge". R6sultat,
estime la directrice du Cresfed, la controvers6e commission in-
t6rimaire (Cirh) pourrait "se convertiren un nouvelinstrument de
tutelle du XXIe si'cCe, sans occupation, mais en dehors des natio-
naux". D'oO la deterioration du climate politique et le sentiment
grandissant d'une d6possession.

UN EXECUTIF AUX ABOIS ET REPLIE...
Quasi inexistant au moment du s6isme, le gouvernement est
accuse d'absolutisme. Or, selon Laennec Hurbon, le drame du
12 janvier aurait dO d6boucher sur "une sorte de trive pofitique
afin de permettre a ensemble des parties de participer a [a refon-
dation du pays". Le sociologue pointe la contradiction de ce
"gouvernement pris au dipourvu mais qui, dans Ce temps, pretend
itre te seulf pouvoir diriger ensemble du processus de la recons-
truction". Pour ce faire, le 11 mai dernier, le S6nat a approuv6
le prolongement des mandates pr6sidentiel et l6gislatifs (...)Les
scrutins, qui devaient initialement avoir lieu en f6vrier, ont 6te,
6 just titre, repousses. Mais unilat6ralement, et sur pression de
I'6tranger, le gouvernement a d6cid6 que les elections g6n6-
rales se tiendront le 28 novembre prochain. Cette decision, sa-
lube par les institutions politiques internationales, a et6
vivement contest6e par I'opposition et plusieurs secteurs de la
soci6t6 civil, pourtant tres critiques a I'6gard du gouvernement,
qui rejettent le conseil electoral provisoire (CEP) (...).

ET UN PEOPLE QUI S 'EXASPERE !
Depuis mai, les rassemblements de I'opposition r6unissant les
anciens partisans du president d6chu Jean-Bertrand Aristide et
nombre de secteurs de la population se succ6dent(...) Les tra-
vers d'un Etat don't la raison d'etre n'est que lui-m6me se sont
aggrav6s avec cet ex6cutif. (...). La politique de la terre bril6e
poursuivie par le gouvernement risque d'aggraver la situation
de blocage politique (...).
Cathy Ceibe (L'Humanit6 du 12 juillet 2010)

Ha'ti le pays le plus pauvre des Ameriques
* Superficie : 27 750 km2;
* Religions : Chr6tiens, vaudou et beaucoup de sectes;
* Ressources : Agriculture, peche, industries d'assemblage;
* Population : plus de 9 millions d'habitants, 80 % vivent avec
moins de 2 $ par jour (seuil d'extr6me pauvret6, selon I'ONU);
* Esp6rance de vie : 61 ans ;
* Taux de ch6mage : 65 % ;
* PIB par habitant: 1 300 dollars (2008);
* Dette ext6rieure : 1,8 milliard de $


RE IttfION





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CUBA % LIBERATION DE 5? PRISONNIERS

Le processus d'elargissement de d6tenus a com-
menc6 le 11 juillet dernier a I'issue d'un dialogue I
amorce entire le president cubain, I'Eglise et le
chef de la diplomatic espagnole.


Cinquante-deux prisonniers vont 6tre lib6ers a Cuba
dans le cadre d'un dialogue instaur6 le 19 mai der-
nier entire les autorit6s cubaines et I'Eglise, auquel a
pris part I'Espagne. Ce processus d'elargissement
s'est ouvert le 11 juillet dernier, trois prisonniers ayant
6et transf6r6s de leurs lieux de detention a La Ha-
vane. Ils font parties d'un premier group de 17 d6te-
nus qui doivent 6tre lib6res prochainement.
Ce denouement a 6t6 permis le 7 juillet dernier, lors
d'une rencontre r6unissant le president cubain Raul
Castro, le cardinal Jaime Ortega ainsi que Miguel
Angel Moratinos, le ministry des Affaires 6trang6res
espagnol. A cette occasion, Jaime Ortega a 6t6
averti que, "dans lesprochaines heures", cinq prisonniers seraient
lib6ers et autoris6s 6 partir pour I'Espagne avec leur famille. La
Havane a en outre annonc6 que les 47 personnel encore d6-
tenues, de toutes celles qui avaient 6t6 arrte6es en 2003, lors
d'un vaste coup de filet, "seraient remises en [ibertj et pourraient
quitter fe pays", et ce dans un d6lai de "trois a quatre mois".
Cette announce a incit6 Guillermo Farinas, qui r6clamait de telles
liberations, a arreter sa greve de la faim apres 135 jours. La
derni6re liberation en nombre de prisonniers remote & 1998,
une centaine d'entre eux avaient alors b6neficie d'une grace A
I'occasion du voyage du pape Jean-Paul II. Dans son rapport
2009, Amnesty international avait estim6e 58 le nombre de
"prisonniers de conscience", ils seraient 167 selon la Commission
cubaine pour les droits de I'homme.

ACCUSES D VOIR TOUCHE DE L TARGETT
DE "L 'ENNEMI"
Les "52"font parties du groupe des 75"tant6t denommes "dissi-
dents"tant6t "opposantspofitiques", voire d6fenseurs des droits


-. . -- -.
Le chef de la diplomatic espagnole Miguel Angel Moratinos,
le president cubain Raul Castroet le cardinal Jaime Ortega r6unis.
de I'homme, journalists ou 6crivains... IIs avaient et6 condam-
nes en 2003 en vertu de la loi 88 de protection de I'ind6pen-
dance national et de 'e6conomie de Cuba. II leur 6tait reproch6,
dans un context de tensions extremes avec Washington,
d'avoir touch de I'argent de "T'ennemi" en temps de guerre
ayant pour but de mener des actions subversives avec la com-
plicit6 active de la section des int6erts des Etats-Unis dans la
capital cubaine.
La decision cubaine a 6et salute par I'Union europ6enne et les
Etats Unis. "C'est un signe positif. Ceta aurait df intervenir iCy a
Congtemps, mais c'est tout de mime Ce bienvenu", a d6clar6 la se-
cr6taire d'Atat ambricaine, Hillary Clinton. L'UE et les Itats-Unis
sont au diapason pour refuser toute cooperation avec Cuba, en
conditionnant leur relation au respect des droits de I'homme et
aux progres de la d6mocratie. Pour le chef de la diplomatic es-
pagnole, la "position commune"de I'Union europ6enne n'a des
lors plus de raison d'6tre. Une ingerence, selon La Havane. II
lui reste a convaincre ses partenaires europ6ens. Et a Wash-
ington de lever I'obstacle "insurmonta6be"du blocus.
Bernard Duraud


HONDURAS ' UN AN APRES LE PUTSCH CONTRE MANUEL ZELAYA LA DICTATURE

CONTINUE


Manuel Zelaya et Lula (au centre)


On s'en souvient: le 28 juin2009, Manuel Zelaya, pr6si-
dentd6mocratiquement elu du Honduras,6tait victim d'un
coup d'Etat ourdi par des militaires allies 6 I'6glise catho-
lique, a I'oligarchie et aux multinationales, avec I'appro-
bationdes Etats-Unis. ILavait commis le "crime"de mettre
en oeuvre une politique favorable aux pauvres (augmen-
tation de 60% dusalaire minimum,programme national de
reparation pour les victims de la dictature et de la re-
pression militaire), d'adh6rer a I'ALBA (Alliance boliva-
rienne pour les peuples d'Amerique) et surtout de pr6voir,
a I'occasion des elections g6nerales du29 novembre
2009, une urne sp6cifique en vue d'installer une Assem-
bl6econstituante.
Expuls6 du pays manu military, Zelaya a pu y rentrer clan-
destinement, mais pour se voir contraint de vivre confine
durant cinq mois dans I'ambassade du Br6sil. Le chef des
putschistes, Roberto Micheleti, organisa le 29 novembre
les elections g6n6rales pr6vues, qui virent la "victoire"du


F' j~2j it ,0jiie'9 Pae1


r NOTItE VfION I





NOTRE IU#10N


candidate Porfirio "'Pepe" Lobo, du Parti national. Malgr6 la r6-
pression et laguerre psychologique men6e par les fascistes au
pouvoir, 66 % des 61lecteurs refus6rent de participer 6 la mas-
carade.
Suite au "triompfie"de Pepe Lobo, Zelaya a 6t6 autoris6 a s'exi-
ler en R6publique Dominicaine, et les putschistesr6compenses
par des portefeuilles minist6riels strategiques, comme I'lmmi-
gration, I'A6ronautique civil ou les Telecommunications.
La repression et les crimes n'ontpas disparu sous Pepe Lobo.
Depuis le coup d'Etatdu 28 juin 2009, il y a eu dans le pays
14 000violations des droits de I'homme, don't 61 assassinats.
22 de ces assassinats ont eu lieu apres I'accession au pouvoir
de Lobo, et parmi les victims on compete 8 journalists.


Aujourd'hui, le Honduras vit donc sous la dictature, et la situa-
tion 6conomique et social est catastrophique. Diplomatique-
mentle regime de Lobo est isol6. En Amerique, seuls le
Panama, la Colombie, le P6rou et le Canada I'ont reconnu. Les
Etats-Unis de Barack Obama, soucieux de preserver leur int6-
retsstrategiques en Am6riqueCentrale,pr6nent la fin de I'isole-
ment du Honduras et son retour au sein de I'OEA (Organisation
des Etatsamericains).
Le Front national de la r6sistancepopulaire (FNRP) continue le
combat 6 I'int6rieurdu pays et m6ne champagne pour une as-
sembl6e constituantepour la refondation du pays.
II n' y a pas d'autre issue politique a la grave criseque vitle Hon-
duras.
M. Belrose


r AN LE MOPE


RON ANNIVERSAIRE NELSON MANDELA


Nelson Mandela a eu 92 ans le 18 juillet dernier.
En 1990, le monde entier d6couvrait le visage de celui qui sym-
bolise de la lutte contre le regime racist de I'apartheid en
Afrique du Sud. II venait de purger 27 ans de prison & Robben
Island.
En d6pit du poids de I'age, il apparaissait souriant, le poing lev6
comme pour signifier 6 ses bourreaux qu'il n'a rien perdu de sa
determination 6 poursuivre le combat contre I'apartheid. Pen-
dant de longues annees, les militants anti-imperialistes du
monde entier don'tt les communists) avaient mend champagne
pour d6noncer le regime racist de I'Afrique du Sud et exiger la
liberation de Nelson Mandela. Notre journal a pris une part ac-
tive a cette mobilisation en menant la champagne "Li6brez
Made la", celui qui 6 I'6poque symbolisait la resistance A I'op-
pression.
Nelson Mandela ( "M9adb a", de son nom tribal), ne le 18 juillet
1918 a Mvezo en Afrique du Sud, est I'un des leadershisto-
riques de la lutte contre le system politjque de discrimination
racist de I'Afrique du Sud. D'autres compagnons de lutte
comme Oliver Tambo ou encore Walter Sisulu vont s'engager
dans la resistance en d6pit d'une violent repression orchestr6e
par la minority blanche au pouvoir qui exploit toutes les ri-
chesses minieres du pays (or, platine, chrome, manganese,
uranium, diamant, etc.) et les meilleures terres.
Avec son ami Oliver Tambo, ils vont diriger un cabinet d'avo-


cats o6 ils vont prodiguer de pr6cieux conseils juridiques aux
noirs jusque-l exclus de la justice car les avocats blancs pra-
tiquaient des prix exorbitants inabordables.
Le regime racist d'Afrique du Sud 6tait un syst6me odieux de
repression, de crimes, et de nombreux militants 6taient
contraints de fuir leur pays pour 6chapper aux persecutions. A
I'int6rieur le Parti Communiste Sud Africain (SACP) fut a la
pointe de la resistance malgr6e 'incarceration de nombreux de
ses dirigeants.
Mandela, membre de I'ANC (African National Congress), sera
en premiere ligne pour d6noncer la violence centre les noirs
principalement et en appelle 6 la desob6issance civique. II-
prendra part au sabotage de cibles symboliques du system
d'oppression.
II sera arrete et condamn6 a la detention 6 perp6tuit6 en 1964
dans des conditions atroces de travaux forces.
Au course de son proc6s il va d6noncer le system de I'apar-
theid, les crimes et terminera son plaidoyer par ces paroles en
forme de message au monde :
"Toute ma vieje me suis consacri a la futte pour le peuple africain.
J'ai com6attu contre la domination blanche etj'ai combattu centre
la domination noire. J'ai chiri 'idjald'une sociftj fibre et d[mo-
cratique dans laquefle toutes les personnel vivraient ensemble en
harmonies et avec les mimes opportunities. C'est un idealpour lequel
j'espire vivre et accomplir. Mais, si besoin est, c'est un idjalpour
lequelje suis pret d mourir".
Lib6er en 1990 dans un grand elan d'enthousiasme dans son
pays et salu6 par tous les progressistes du monde entier, Nel-
son Mandela dira a sa sortie de prison :
"Notre recours d [a futte armee en 1960 avec la formation de I'aile
mifitaire de I'ANC itait purement une action defensive contre la
violence de ['apartheid Lesfacteurs qui ont rendu nicessaire la
lutte armne existent toujours aujourd'hui. Nous n'avons aucune
option a part continue. Nous espirons qu'un cimat propice a une
solution nigociee existera bient6t, ce qui rendra inutile la futte
armee".
Le 27 avril 1994, il deviendra Pr6sident de I'Afrique du Sud, une
grande autorit6 morale dans tout le continent africain.
A 92 ans, malade apres toutes ces ann6es de souffrances, il a
su donner a la R6publique sud africaine, a sa majority noire,
un espoir d'unit6 meme si beaucoup reste 6 faire pour sortir ce
people si longtemps opprim6 et humili6 du mal d6veloppement.
Fernand Papaya


r eui22 ule 1 -jstc n* , I. Pae1


. .... . .......


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I, PAN LEMO


HARCELONE (CATALOGNE) ' UN MILLION POUR DEFENDRE L'AUTONOMIE


Une manifestation pour d6fendre le statut d'autonomie 1elargi
de la Catalogne, r6cemment remis en question par la justice
espagnole, a pris les allures, 10 juillet dernier a Barcelone, d'une
demonstration de force et d'affirmation de la "nation"catalane.


Le nombre des participants b ce rassemblement aux forts ac-
cents ind6pendantistes a 6t6 estim6 a 1,1 million par la police
municipal. Une affluence sup6rieure au rassemblement histo-
rique de septembre1977.


AVIS DE CONSTITUTION
Par ssp du 7/07/10, il a ete constitu6 une
SNC presentant les caracteristiques
suivantes :
Raison social : GNOS
Capital social : 1 000 E
Siege social : Imm. les Amandiers ZI la
Lezarde voie n�1 97232 Lamentin
Objet : Acquisition et exploitation directed
ou par location de tout materiel ou bien
mobilier ou immobilier
Duree : 99 ans a partir de son immatricu-
lation au RCS de Fort-de-France
Associ6 Gerant : GIBON Alain - 12 av
des Balcons Montg6ralde 97200 Fort-de-
France
Associ6s : GIBON Florent - 10 av des
Balcons Montg6ralde 97200 Fort-de-
France et
ROGER David - 22 impasse Jean Moulin
84170 Monteux
Pour avis. La g6rance. FB 2955

AVIS DE CREATION
Par ssp du 7/07/10, il a 6te constitute une
SCI presentant les caract6ristiques
suivantes :
Raison social : HEOS
Capital social: 1000 E
Sibge social : Imm. les Amandiers ZI la
Lezarde vole n�1 97232 Lamentin
Objet : Construction de logements neufs
en outre-mer pour location nue a des
personnel qui en font leur residence prin-
cipale
Dur6e : 50 ans a partir de son immatricu-
lation au RCS de Fort-de-France
Grant : GIBON Florent- 10 av des Bal-
cons Montg6ralde 97200 Fort-de-France
Pour avis. La g6rance. FB 2956

AVIS DE CREATION
Par ssp du 1/07/10, il a et6 constitu6 une
SCI pr6sentant les caract6ristiques
suivantes :
Raison social : LA FM2
Capital social: 1000 E
Siege social : Imm. les Amandiers ZI la
Lezarde voie n�1 97232 Lamentin
Objet : Construction de logements neufs
en outre-mer pour location nue A des
personnel qui en font leur residence prin-
cipale
Duree : 50 ans a partir de son immatricu-
lation au RCS de Fort-de-France
Grant : GIBON Florent - 10 av des Bal-
cons Montg6ralde 97200 Fort-de-France
Pour avis. La g6rance. FB 2957

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms de I'acte sous seing priv6 du
01/07/2010, il a ete constitu6 une SAS
presentant les caract6ristiques princi-
pales suivantes :
Forme : Societ6 par actions simplifiees
Denomination social : RAMASSAMY
FORMATION
Capital : 1 600 euros
Siege social : 72 rue Ernest Deproge,
97200 Fort de France
Objet social : la formation des conduc-
teurs, la vente de materiel et accessoires
pour les conducteurs et activities annexes
et la formation professionnelle continue.
Duree : 99 ans a computer de I'immatricu-
lai-n au registre du commerce et des so-


ci6t6s de Fort de France
Pr6sidente : Madame RAMASSAMY Ju-
lienne demeurant a Chemin Usine Bassi-
gnac 97220 La Trinit6. FB 2958

AVIS DE MISE EN SOMMEIL
S.A.R.L. LART
AU CAPITAL DE 7 500 EUROS
SIEGE SOCIAL: ROUTE DE MOUTTE
ENTREE GUATEL
97200 FORT DE FRANCE
RCS FORT DE FRANCE
B 451 984 678
Aux terms du proces-verbal des deci-
sions de I'associ6 unique du 26/05/2010,
il r6sulte que : I'associ6 a d6cid6 I'arr6t de
la procedure de dissolution anticip6e de
la soci6te et procede en son lieu et place
a sa mise en sommeil A computer du
31/12/2009.
Mention sera faite au RCS de Fort de
France. FB 2959

AVIS DE MODIFICATION
STATUTAIRE
AIR CONDITIONED CAR RENTAL
LIMITED SARL
SARL AU CAPITAL DE 8000 EUROS
SIEGE SOCIAL : ROUTE DU CLUB
MEDITERRANEE
97227 SAINTE ANNE
Par deliberation de I'AGE en date du 15
juin 2010, il a 6te decide, I'adjonction
d'une activity et les modifications des ar-
ticles 7 et 8-2 des status suite cession de
parts.
En consequence les status ont Wte mo-
difi6s comme suit :
- La soci6te a pour objet : La location de
vehicles et la location saisonniere de lo-
gements
- Les parts sociales composants le capi-
tal social sont r6parties depuis la cession
de parts entire les nouveaux associ6s en
proportion de leurs apports, savoir :
Monsieur Charles David Victor OZIER-
LAFONTAINE a concurrence de 15 parts
Monsieur Johannes Charles Victor
OZIER-LAFONTAINE a concurrence de
15 parts
La soci6te GODFATHER repr6sent6e par
son grant Monsieur Charles Athanase
OZIER-LAFONTAINE a concurrence de
50 parts numerot6es de 31 a 50.
Pour avis, le grant. FB 2960

EURL S.T.I.L.E PIZZA
CENTRE COMMERCIAL LA BELLE
CREOLE
ROUTE DE TERREVILLE
97233 SCHCELCHER
Suite a I'assembl6e general extraordi-
naire du 02/07/2010, il a ete decide de
proceder aux modifications statutaires
suivantes :
Article 4 : Siege social:
Ancienne mention : Le si6ge est situ6 :
Centre Commercial La Belle Creole,
Route de Terreville, 97233 Schoelcher.
Nouvelle mention : le si6ge social est
situ6 : Rue de la Dorsale - Residence les
Opalines - BAt M2B - Apt. 12 - 97200
Fort de France.
Pour avis et mention,
le grant : Monsieur L. SIMNONET
FB 2961


ADDITIF AU JOURNAL
"JUSTICE N� 27"
DU 08/07/10 - FB 2905
SARL GA2C
Lire : Capital : capital variable minimum
de 8 000 euros ; Apport en nature : 2 600
Euros
Au lieu de capital : capital variable mini-
mum de 8 000 euros
Pour avis FB 2962

AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte reQu par Maitre Philippe
PERIE, Notaire Associe a FORT-DE-
FRANCE (Martinique), Croix de Bellevue,
Avenue Condorcet, le 03 juin 2010, a ete
constitute une soci6te a responsabilit6 li-
mit6e ayant les caracteristiques sui-
vantes:
Objet : En France et a I'etranger : I'acqui-
sition par voie d'achat ou d'apport, la
vente, la propri6te, la mise en valeur, la
construction, la transformation, I'am6na-
gement, I'administration et la location de
tous biens et droits immobiliers, de tous
biens et droits pouvant constituer I'acces-
soire, I'annexe ou le complement des
biens et droits immobiliers en question. Et
gen6ralement, toutes operations finan-
cibres, commercials, industrielles, mobi-
lieres et immobili6res, pouvant se
rattacher directement ou indirectement a
I'objet ci-dessus ou a tous objets simi-
laires ou connexes, de nature A favoriser
son extension ou son developpement.
Denomination : M ET M IMMO.
Siege social : LE LAMENTIN (97232),
Acajou, Residence Orchidees, BAtiment
B, Porte 4.
Duree : 99 annees.
Capital social: 1.000 EUROS.
Gerant : Monsieur Max Valery MARIE-
LUCE, commercial, demeurant A Maximi-
lian - Kolbe - Str. 1 - 61440 OBERURSEL
(ALLEMAGNE).
Toutes les cessions de parts, A I'excep-
tion de celles intervenant entire associ6s,
sont soumises a I'agrement pr6alable de
la collectivit6 des associes.
La soci6t6 sera immatriculee au registre
du commerce et des societies de FORT-
DE-FRANCE.
Pour avis
Le Notaire. FB 2963

AVIS DE CLOTURE DE LIQUIDATION
ALIZE POP SARL
SOCIETY A RESPONSABILITE
LIMITEE EN LIQUIDATION
AU CAPITAL DE : 5000 C
SIEGE SOCIAL : 40 RUE ISAMBERT
97200 FORT DE FRANCE
N� SIREN : 49 457 234
Aux terms de I'assembl6e gen6rale or-
dinaire en date du 01 juillet 2010, les as-
socies ont :
- approve les comptes d6finitifs de liqui-
dation
- Decharge Monsieur Nasser TAHA de
son mandate de liquidateur
- Donne A ce dernier quitus de sa gestion
- Ont constat6 la cloture de la liquidation
A computer du jour de ladite assemble.
La society sera radi6e du registre du
commerce et des societies de Fort de


rance
Pour avis et mention, Monsieur Nasser
TAHA.
Le liquidateur FB 2964

AVIS DE CONSTITUTION
L'an 2010, le 17 juin, aux terms d'un
acte sous seing priv6, il a et6 constitu6
une soci6t6 pr6sentant les caract6ris-
tiques suivantes :
Denomination : CALINE
Forme : SARL
Activity de la society : Import et vente de
pret-a-porter pour enfants, femmes et
hommes
Siege social : 40 rue Isambert - 97200
Fort de France
Capital : 1 200 euros divise en 60 parts
de 20 euros chacune
Dur6e : 99 ans
G6rance: Madame Celine COTTIN, a 6et
nomm6e en quality de gerante pour une
duree illimitee. FB 2965

AVIS DE DISOLUTION ANTICIPEE
ENTREPRISE DISTRICOM EURL
AU CAPITAL DE 7 500 EUROS
SIEGE SOCIAL: FOND MARIE REINE
97260 MORNE ROUGE
N� 060 220 007 RCS FORT DE
FRANCE
L'AGE du 12.07.10 a decide la dissolution
de la soci6et et sa mise en liquidation
amiable A computer du m6me jour, nomm6
en quality de liquidateur, M. Patrice LEO-
POLDIE I'associe unique de la society
DISTRICOM EURL, demeurant 26, lot.
Fond Rousseau, Terreville 97233 Schcel-
cher, et fixed le siege de la liquidation A 26,
lot. Fond Rousseau - Terreville - 97233
Schoelcher
Modification au RCS de Fort de France
FB 2966

AVIS DE CONSTITUTION
En date du 12/07/10, ii a ete constitute
une SARL
Presentant les caract6ristiques suivantes:
Denomination : DUCS DE FONDS BA-
NANE
Adresse : 78, rue Schoelcher
Objet : Distribution vins et champagne
Duree : 99 ans
Capital : 1 000 E
Grant : Steve GALIPOT
Adresse : Residence les Gommiers, Anse
Mabouyas, 97228 Sainte Luce
Immatriculation au registre du commerce
en course
Pour avis, la gerance FB 2967

AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte requ par Maitre Dominique
MODOCK, notaire a Le Lamentin, le 09
juillet 2010, a ete constitute une society
civil immobiliere ayant les caract6ris-
tiques suivantes :
La society a pour objet : acquisition par
voie d'achat ou d'apport, propriety, mise
en valeur, transformation, construction,
management, administration et location
de tous biens et droits immobiliers, de
tous biens et droits pouvant constituer
I'accessoire , I'annexe ou le complement
des biens et droits immobiliers en ques-
tion.


~i ~, ______________________


[ ANNoNas UfALE5 I






A NNONCES UfALES


Denomination : BATTETTORT
Siege social est fixe A : Fort de France
(97200), 5 rue de I'Oree du Parc
Duree : 99 annees
Capital social: 1000 euros, apport en nu-
meraire
Cession des parts : soumise A I'agr6ment
des associes dans les cas prevus aux
status.
Le premier grant de la society est: Mon-
sieur David BATTET, demeurant Fort de
France (97200), 5 rue de I'Oree du Parc.
La society sera immatriculee au RCS de
Fort de France.
Pour avis, le Notaire FB 2968

PH DEBRAY
STE D'AVOCATS
18 COUR CAMPECHE.
RES. COUR CAMPECHE
QUARTER BELLEVUE
97200 FORT DE FRANCE
ADDITIF SUITE A L'AVIS DE
CESSION DU 08/07/2010
II convient de noter que le RCS de la
SARL AVANTAGES est 423 645 738
Aux terms d'un acte sous seing priv6 en
date A Fort de France du 23/06/2010, en-
registre au SIE de Fort de France, le
02/07/2010, Bordereau Case no 2 Ext
5202.
La SARL AVANTAGES, au capital de 7
622 euros, ayant son siege social centre
commercial Carrefour Dillon, 97200 Fort
de France, immatriculee au RCS sous le
numero 423 645 738 RCS Fort de
France,
A vendu A:
L'EURL A L'lIMMOBILIER , au capital de
7626 euros, ayant son sibge social centre
c/� Antilles Bureautique ZI Jambette
97200 Fort de France, immatriculee au
RCS sous le numero 499 192 342 RCS
Fort de France.
Le Fonds de commerce d'agence immo-
biliere, sis et exploit Centre commercial
Carrefour Dillon Im. Rocade, Esc. B,
97200 Fort de France, pour lequel le ven-
deur est immatricul6 au RCS sous le nu-
mero 423645738 RCS Fort de France.
Les opposition, s'il y a lieu, seront re-
ques dans les 10 jours suivant la dernibre
en date des publications legales au sibge
du fonds pour la validity et pour la cor-
respondance A PH DEBRAY, St6 d'avo-
cats, demeurant 18, rue Cour Campeche,
Res. Cour Campeche. Quarter Bellevue
97200 Fort de France.
Pour insertion FB 2969

AVIS DE VENTE AUX ENCHERES
PUBLIQUES
II sera proc6d le MARDI 14 SEPTEM-
BRE 2010 A 9 HEURES a I'audience des
crimes du Tribunal de Grande Instance de
Fort de France - Cite Judiciaire, 35 Bou-
levard du General de Gaulle A la vente
aux encheres publiques, au plus offrant
et dernier encherisseur a I'extinction des
feux de :
Un terrain sis a Fort de France, lieudit
Ravine Vilaine, "rue Bakoua", cadastre
section I n� 1109 pour 2a 49ca ainsi que
I'immeuble qui y repose.
Selon proces verbal de description de
Mattre Claude LAURE, huissier:
L'immeuble erige sur le terrain est ina-
chev6 et comprend : Un 4tage, un rez-de-
chaussee, un sous sol:
ETAGE:
- L'4tage comporte une grande piece de
41 m2
- Second piece, surface identique
- Agencements non realises
REZ-DE-CHAUSSEE
- II existe une terrasse en forme de "L" qui
present une surface de 48 m2
- Le sejour, 20 m2 environ
- Une cuisine non am6nag6e, A I'6tat brut,


surface de 13 m2
- couloir de distribution
- Le coin WC, 2 m2 environ
- 1 ere chambre avec cabinet de toilette,
17 m2 environ
- 1. 2ieme chambre avec une avancee,
24 m2
- 1.3 ieme chambre de 12 m2
SOUS SOL
- L'amenagement est inacheve
- La maison n'est pas habitable
Le cahier des conditions de la vente a
6et d6pose au Greffe du Tribunal de
Grande Instance de Fort de France ou
toute personnel peut en prendre connais-
sance ainsi qu'au Cabinet de Me Cathe-
rine RODAP.
Les encheres s'ouvriront sur la mise A
prix de CENT CINQUANTE MILLE
EUROS
(150 000 Euros).
(150 000 euros).
Des visits des lieux sont pr6vues selon
des modalites et conditions fixees par Me
LAURE, huissier.
En cas de desertion d'encheres, I'im-
meuble saisi pourra 6tre immediatement
remis en vente sur baisses successives
de mise A prix de 20%.
Pour tout renseignement s'adresser au
Greffe du Tribunal ou au de Cabinet de
Me Catherine RODAP FB 2970

AVIS DE MODIFICATION
STATUTAIRE
Aux terms d'une deliberation du 01 juin
2010, I'assemblee a pris acte :
- de la d6mission de Mme ADIGERY Ca-
mille associee unique de la Ste MAYLING
CARAIBES, avec effet au ler juillet 2010.
Puis a nomme en quality de nouveau ge-
rant M. PETIT Fred.
La Ste MAYLING CARAIBES EURL
ayant son siege social au 14 rue du g6-
neral de Gaulle c/ 52B, 97215 Riviere
Salee.
RCS no 511 314435 a 6te transfer6e A lot
les goyaviers ave Marc Andre, 97224
Ducos a computer du ler juillet 2010.
Pour avis, le grant FB 2971

AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte SSP du ler juillet 2010, iI a
ete institu6 une Soci6et & Responsabilite
Limitee presentant les caracteristiques
suivantes :
Denomination : LA FLEUR DES ILES
Capital: 300,00 E
Siege social : Beauregard - 97240 -
Frangois
Objet: activities de restauration
Duree : 99 ans
Grant: Mme Marie Annick RENAR, as-
socid unique, demeurant A Beauregard -
97240 - Frangois
La society sera immatricul6e au Registre
du Commerce et des Soci6ets de Fort de
France. � FB 2972

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing prive en
date A Fort de France du 09 juillet 2010,
il a et6 constitu6 une socidte presentant
les caracteristiques suivantes :
Denomination social : SCI AMORA
FREE
Forme social : Societe Civile Immobi-
libre
Siege social : Gondeau Bois Neuf -
97212 Saint Joseph
Dur6e de la society : 99 ans a computer de
la date d'immatriculation au RCS
Capital social : 221.000 euros divise en
221 parts de 1000 euros
Gerance : Monsieur Benoit DIJON de-
meurant A Gondeau Bois Neuf - 97212
Saint Joseph
RCS Fort de France FB 2973


AVIS DE CLOTURE DE LIQUIDATION
ILLUSIONS DECORATIONS
SARL AU CAPITAL DE 7 500,
SIEGE: 1 RES. DESMARINIERES
SUD, 97220 TRINITE
SIREN: 478 148 471 RCS
FORT DE FRANCE
Aux terms de I'assemblee generale or-
dinaire du 06/07/2010, I'associee unique,
nommee en quality de liquidatrice :
- present les comptes definitifs de liqui-
dation
- Est decharg6e de son mandate de liqui-
datrice
- Constate la cloture de liquidation A
computer du 31/12/2009.
La society sera radiee du Registre du
Commerce et des Societes.
Pour avis et mention, Mme Julienne Ce-
line LAVAL FB 2974

SOCIETY DE CONDITIONNEMENT
DES PRODUCTS DE BOUCHE
SARL AU CAPITAL DE 30 500 EUROS
QUARTER FENELON
97224 DUCOS
RCS FORT DE FRANCE :
481 493 229
AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
ET DE LIQUIDATION
Aux terms du proces-verbal de I'assem-
blee generale extraordinaire du 12 juillet
2010, il result que les associes ont de-
cid6 la dissolution anticipee A computer de
ce jour et sa mise en liquidation.
L'assemblee general susvisee a nomme
comme liquidateur Monsieur Roger
ALEXIS- ALEXANDRE
demeurant Corniche 2 - Immeuble Felix
Hubert, 97200 Fort de France avec les
pouvoirs les plus 6tendus pour r6aliser
les operations de liquidation et parvenir A
la cloture de celle-ci.
Le siege de la liquidation est fix6 quarter
Fenelon - 97220 Fort de France, adresse
A laquelle toute correspondence devra
6tre envoyee, et, actes et documents re-
latifs A la liquidation devront 6tre notifies.
Le d6p6t des actes et pieces relatifs a la
liquidation sera effectu6 au greffe du tri-
bunal de commerce de Fort de France.
Mention sera faite au RCS de Fort de
France
Pour avis FB 2975

AVIS DE DISSOLUTION ET DE
LIQUIDATION
Aux terms d'une assemblee g6enrale
extraordinaire du 28 mai 2010, il est pro-
nonce la dissolution et la liquidation de la
Sari WELL'FARGO COMPANY au capi-
tal de 1000 E. M. MARIE LOUISE
HUGUES est nomme liquidateur, et I'as-
semblee g6enrale des associes lui donne
quitus s'agissant des affaires financieres
et administrative.
Le siege de liquidation definitive est fix6
112 avenue Paul Nardal 97200 Fort de
France
Pour avis, le repr6sentant legal
FB 2976

AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte sous seing prive en date du
ler Juillet 2010, il a ete constitute une so-
ciete a Responsabilite Limitee, don't les
caracteristiques sont les suivantes. De-
nomination social: WI COSMETIC. Ca-
pital social: 3 000 4, divise en 30 parts.
Siege social: Centre Commercial de Bel-
levue 97200 Fort-de-France. Objet: im-
portation, exportation, distribution de
products cosmetiques et autres products.
Duree: 99 ans. Grant: Mme Frangoise
Valbre demeurant Pointe de Jaham
97233 Schoelcher. La society sera imma-
triculee au registry du commerce et des
society de Fort-de-France." FB 2977


ETUDE DE MAITRES MICHELINE
CONSTANTIN ET MONIQUE
CONSTANTIN, NOTAIRES ASSOCIES
A FORT DE FRANCE,
78 RUE DE LA REPUBLIQUE.
INSERTION
CENTRE MEDICAL DES MANGUIERS,
SOCIETY CIVIL IMMOBILIERE,
AU CAPITAL DE 2.000 C, SIEGE :
5 RUE GASTON DEFFERRE,
FORT DE FRANCE (97200),
RCS FORT DE FRANCE
No 519 887 491.
Par AGE du 13 JUILLET 2010, la collec-
tivite des associes a accepted la demission
du post de grant de Mr Damien DU-
DOGNON, et maintenu Mr Marc THIMON
seul grant de la society.
Modification au RCS de FORT DE
FRANCE
Pour avis
Le Notaire. FB 2978

ETUDE DE MAITRES MICHELINE
CONSTANTIN ET MONIQUE
CONSTANTIN, NOTAIRES ASSOCIES
A FORT DE FRANCE,
78 RUE DE LA REPUBLIQUE.
AVIS DE MODIFICATIONS
STATUTAIRES
SOCIETY CIVIL IMMOBILIERE
MADYVON, AU CAPITAL DE
251.390�,
SIEGE SOCIAL RES. LES CYCLADES,
1-B, APPT.109,
RUE DU PROFESSEUR GARCIN,
97200FORT DE FRANCE,
RCS: FORT-DE-FRANCE
N� 409 251 378
1/ Par assemblee en date du 20 juillet
2007, le siege social a ete transfer A :
C% Mr et Mme Yves DONATIEN, Resi-
dence Les Pleiades, BAt. Mala, N'104
Plateau Fofo Est, 97233 SCHOELCHER
2/ Suivant acte requ par Maitre Micheline
CONSTANTIN, Notaire associe, A FORT
DE FRANCE, le 30/12/2009, a Wte effec-
tuee une augmentation de capital social
par apport immobilier.
Ancienne mention : 251.388,43 E, divis6
en 1649 partsde 152,45 E chacune.
Nouvelle mention : 437.377,43 E , divis6
en 2.869 parts de 152,45� chacune.
Les modifications statutaires seront pu-
bliees au RCS de FORT DE FRANCE.
Pour avis
Le Notaire. FB 2979

ME C.E TUROLLA-KARSALLAH
AVOCAT
71 RUE VICTOR HUGO
97200 FORT DE FRANCE
TEL. 0596 59 02 80
FAX 0596 39 21 51
AVIS DE VENTE AUX EN CHERES
PUBLIQUES
II sera proc6d le MARDI 14 SEPTEM-
BRE 2010 A 9 HEURES A I'audience des
criees du Tribunal de Grande Instance de
Fort de France, Cite Judiciaire, 35 Bd du
General de Gaulle - FORT DE FRANCE,
A la vente aux encheres publiques, au
plus offrant et dernier ench6risseur A I'ex-
tinction des feux de :
2 LOTS DE COPROPRIETES, consti-
tuant des chambres d'h6tel sis dans I'h6-
tel CARIBIA, situes dans un ensemble
immobilier A SAINTE LUCE, lieudit "Le
Desert" cadastr6 section K no 820 pour 2
hectares 1 are 12 centiares et K no 428
pour 22 ares 17 centiares :
1" lot: LOT no 74, 11 s'agit de la moitie de
la chambre no 202 de I'hetel Caribia, com-
prenant un salon, une terrasse avec kit-
chenette, salle d'eau et WC. Et les
101/10.000es de la propri6et du sol et
des parties communes g6nerales
- Au sol, carrelage en 6tat d'usage
- Murs et plafond points


ii * ',j .


Shttp://www.iournal-iustice-martinique.com








http://www.iournal-iustice-martinique.com


- La terrasse au sol carrel6 donne sur la
piscine
La surface loi Carrez de la chambre est
de 17,83 m2
L'autre moiti6 de la chambre forme le lot
73 et appartient a la Societe GFD.
2eme lot: LOT NO 152, I s'agit de la moi-
tie de la chambre 426 de I'h6tel Caribia,
comprenant, un salon, une terrasse, une
kitchenette, salle d'eau et WC et les 97/10
OOOemes de la propriety du sol et des
parties communes g6nerales
- Au sol, carrelage en etat d'usage
- Murs et plafond points
- Une baie vitr6e ouvre sur la terrasse
L'autre moitie de la chambre, le lot 151
appartient a la Soci6te GFD depuis le 13
juillet 2005.
Chaque lot donne doit a une quote-part
des parties communes de I'h6tel (piscine,
restaurant, acces).
Les acquereurs des unites d'h6berge-
ment deviennent ensemble co-exploitant
de I'h6tel.
Les parties d'unites d'hebergement sont
donnees en jouissance a la SEP de I'h6-
tel CARIBIA.
Saisis & la requete de Maitre Michel BES,
es quality de Mandataire liquidateur, re-
present6e par Maitre Michel BES, es-
qualite de liquidateur judiciaire de, SNC
BEGONIA, domicilie Centre d'Affaire
Dillon Valmeniere - immeuble Eurydice
97200 FORT DE FRANCE
Ayant pour Avocat, Maitre Cyrille-Emma-
nuelle TUROLLA-KARSALLAH, avocat
au Barreau de FORT DE FRANCE, Y de-
meurant 71 rue Victor Hugo 97200 FORT
DE FRANCE,
La vente aux encheres se fera aux
clauses et conditions du cahier des
charges depose au Greffe des saisies im-
mobilieres ou toute personnel peut en
prendre connaissance :
I -) 1 erement, la vente de chacun des lots
dependant de I'hotel CARIBIA pourra se
faire sur les mises a prix suivantes:
ler lot:
LOT NO 74 : moitie de la chambre n� 202.
Et les 101/1 0.OOOes de la propriety du
sol et des parties communes generales
Mise A prix CINQ MILLE EUROS (5 000
6)
2eme lot:
LOT No 152: la moitie de la chambre 426.
Et les 97/10 OOOemes de la propri6et du
sol et des parties communes generales.
Mise a prix CINQ MILLE EUROS (5 000
6)
II - ) D'autre part, vente avec faculty de
reunion des deux lots:
Premier lot et deuxibme lot: mise a prix
DIX MILLE EUROS (10 000 6)
LOT No 74 : moitie de la chambre 202
Et les 101/1 0.000es de la propriety du
sol et des parties communes generales.
LOT W 152: moitie de la chambre 426
Et les 97/10 000emes de la propri6et du
sol et des parties communes generals
Faute d'encheres sur la reunion des lots,
I'adjudication intervene sur chaque lot
pourra etre validee.
En cas de desertion d'encheres, remise
en vente immediatement de chaque lot
sur baisse de mise
a prix de 20 %.
Pour Avis. FB 2980

ME C.E TUROLLA-KARSALLAH
AVOCAT
71 RUE VICTOR HUGO
97200 FORT DE FRANCE
TEL. 0596 59 02 80
FAX 0596 39 21 51
AVIS DE VENTE AUX ENCHERES
PUBLIQUES
II sera proc6de le MARDI 14 SEPTEM-
BRE 2010 & 9 HEURES a I'audience des


crimes du Tribunal de Grande Instance de
Fort de France, Cite Judiciaire, 35 Bd du
General de Gaulle - FORT DE
FRANCE, & la vente aux enchbres pu-
bliques, au plus offrant et dernier enche-
risseur a I'extinction des feux de :
2 LOTS DE COPROPRIETES, consti-
tuant des chambres d'h6tel sis dans I'h6-
tel les AMANDIERS, situes dans un
ensemble immobilier, a SAINE LUCE,
lieudit , Desert" cadastre section K n�
480 pour 77 ares 79 centiares et K no 481
de 77 ares 79 centiares, d'une superficie
total de 1 ha 55a 58 ca, il s'agit du :
LOT N" 61 : 1 chambre portant le n� 302,
pour une surface de 15, 74 m2
, comprenant : climatiseur, - baie vitree
ouvrant sur un balcon, - salle d'eau, -
douche 6quipee Et les 722/1 00.000es de
la propriety du sol et des parties com-
munes et g6enrales.
LOT N" 81 : 1 Chambre portant le n� 406
pour une surface de 15,74, comprenant -
climatiseur, baie vitree ouvrant sur un bal-
con, salle d'eau, douche equipee. Et les
22/100.000es de la propriety du sol et
des parties communes et g6enrales.
Chaque lot donne doit a une quote-part
des parties communes de I'h6tel (piscine,
restaurant, acces), les parties d'unites
d'h6bergement sont donnees en jouis-
sance a la SEP de I'hotel les AMAN-
DIERS.
La vente aux encheres se fera aux
clauses et conditions du cahier des
charges d6pose au Greffe des saisies im-
mobilieres ou toute personnel peut en
prendre connaissance ou au cabinet de
I'Avocat, soussigne :
1 -) Dans un premier temps, la vente de
chacun des lots dependant de I'h6tel LES
AMANDIERS pourra se faire sur les
mises a prix & suivantes:
ler lot: mise 6 prix DIX MILLE EUROS
(10 000 E)
LOT N" 61 : chambre portant le n' 302. Et
les 722/100.000es de la propriety du sol
et des parties communes et generales
2eme. lot: mise a prix DIX MILLE EUROS
(10 000 6)
LOT NO 81 : Chambre portent le n' 406.
Et les 22/100.000es de la propri6et du sol
et des parties communes et generals
II - ) Dans un deuxieme temps, vente
avec faculty de reunion des deux lots:
Premier lot et deuxibme lot: mise & prix
VINGT MILLE EUROS (20 000 E)
LOT No 61 : chambre n' 302. Et les
722/100.000es de la propri6et du sol et
des parties communes et generals
LOT No 81 : Chambre n� 406. Et les
22/100.000es de la propriety du sol et
des parties communes et generals
Faute d'encheres sur la reunion des lots,
I'adjudication intervene sur chaque lot
sera validee.
En cas de desertion d'encheres, remise
en vente imm6diatement de chaque lot
sur baisse de mise a prix de 20 %.
Pour Avis. FB 2981

AVIS DE CHANGEMENT DE REGIME
MATRIMONIAL
Suivant acte requ par Me Philippe PERIE,
Notaire Associe a Fort de France (Marti-
nique), Croix de Bellevue, Avenue
Condorcet, le 13 juillet 2010, Monsieur
Miguel Rodolphe BOLOSIER, directeur
technique, nea le Robert (97231), le 29
octobre 1971 et Madame Sarah Lucie
COPEAU, assistant de direction, son
spouse, a Le Lamentin (97232), le 24 juin
1970, demeurant ensemble & le Robert
(97231) Quartier Beausejour, marines
sous le regime de la communaut6 de
biens reduite aux acquets A defaut de
contract de marriage prealable & leur union
celebree a la mairie de le Lamantin


(97232), le 4 avril 1996, ont adopt, pour
I'avenir, le regime de la SEPARATION
DE BIENS. Les opposition pourront 6tre
faites dans un d6lai de trois mois et de-
vront etre notifiees par lettre recomman-
dee avec demand d'avis de reception ou
par acte d'huissier de justice & Maitre Phi-
lippe PERIE notaire & Fort de France. En
cas d'opposition, les 6poux peuvent de-
mander I'homologation du changement
de regime matrimonial au tribunal de
grande instance. FB 2982

PREFECTURE DE LA REGION MAR-
TINIQUE
AVIS RELATIF A L'ARRETE
PREFECTORAL No 10-02083 DU 21
JUIN 2010 AUTORISANT LA SOCIETY
AGREGATS DU NORD A EXPLOITER
UNE CARRIER ET UNE
INSTALLATION DE TRAITEMENT
DES MATERIAUX AU LIEU-DIT
MOULIN A VENT SUR LE
TERRITOIRE DE LA COMMUNE
DU SAINT-ESPRIT
LE PREFET DE LA REGION MARTI-
NIQUE
Commandeur de la Legion d'Honneur
Commandeur de I'Ordre National du Me-
rite
Par arrete du 21 juin 2010, le Prefet a au-
torise la soci6te AGREGATS DU NORD
a exploiter une carrier et une installation
de traitement des materiaux au lieu-dit
Moulin a Vent sur le territoire de la com-
mune du Saint-Esprit.
Cet arr&te definissant des measures desti-
nees & prevenir les inconvenient ou dan-
gers que I'installation serait susceptible
d'entrainer, peut 6tre consulted A la Pre-
fecture de la Region Martinique - Bureau
der I'Environnement et du Littoral et a la
Mairie du Saint-Esprit.
Fort de France, le 25 juin 2010
Pour le Pr6fet et par delegation
Le Chef de bureau
Bruno MARIE-JEANNE FB 2983

CACEM
AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
SERVICES
Identification du pouvoir adjudicateur
Nom et adresse officials du pouvoir adju-
dicateur
Communaut6 d'Agglomeration du Centre
de la Martinique (CACEM)
Place Frangois Mitterrand
Immeuble Cascades III
B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Tel : 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Correspondent : Pierre SAMOT, Presi-
dent de la CACEM
Adresse Internet : http://www.cacem.org
Adresse du profile acheteur (URL) :
http://www.achatpublic.com
Objet du march
Objet du march : Gestion provisoire du
Port de Plaisance de I'Etang Z'Abricots -
Assistance a maitrise d'ouvrage pour la
definition du mode de gestion et le choix
d'un exploitant provisoire.
Criteres d'attribution
Offre economiquement la plus avanta-
geuse appreciee en function des criteres
enonces ci-dessous avec leur pondera-
tion :
* Comprehension des enjeux de la mis-
sion : 40%
* Competences professionnelles de
I'equipe d6diee et methodologie : 30%
* Prix : 30%
Procedure
- Procedure adaptee
- Conditions de delai:
a Date limited de reception des offres : le


05/08/2010 a 12 heures
a Delai minimum de validity des offres :
90 jours.
Autres renseignements
- Numero de reference attribute au mar-
che par le pouvoir adjudicateur :
2010/29/DGA3/MAPA
- Date d'envoi du present avis & la publi-
cation : 13 Juillet 2010 FB 2984

CACEM
AVIS D'ATTRIBUTION
Identification du pouvoir adjudicateur
Communaute d'Agglomeration du Centre
de la Martinique (CACEM)
Immeuble Cascades III
Place Francois Mitterrand
B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Tel : 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Adresse Internet (URL)
http://www.cacem.org
Type de pouvoir adjudicateur et activity
principal
Autre : Etablissement public de coopera-
tion intercommunale (EPCI)
Services generaux des administrations
publiques
Le pouvoir adjudicateur n'agit pas pour le
compete d'autres pouvoirs adjudicateurs
Objet du march
Objet : Prestations de maintenance des
installations de climatisation du siege de
la CACEM & I'lmmeuble Cascades III
Type de march : Services - cat6gorie de
services n�01
Lieu principal de prestation : CACEM -
Immeuble Cascades III - 97200 Fort-de-
France
Code NUTS : FR920
L'avis implique un march public
Description succinct :
- Contrat de type 3b : entretien normal de
type b
- Conduite
- Astreinte
- Comptes-rendus d'intervention, rapports
d'activites, registre de maintenance.
Classification CPV :
- descripteur principal : 50 70 00 00-5
Services de reparation et d'entretien
d'installations de b&timent
- descripteur suppl6mentaire : 42 51 20
00-8 Installations de climatisation
March couvert par I'accord sur les mar-
ches publics : oui
Criteres d'attribution
Offre economiquement la plus avanta-
geuse appreciee en function des criteres
6nonces ci-dessous
* Le prix : 60% ;
* Memoire technique : 40%.
Procedures : Appel d'offres ouvert
Reference parution JUSTICES de I'avis
initial : Justices n� 06 du 11/02/2010 - An-
nonce n� FB 2274
Attribution des marches :
- NO Marche : 10.041
- Attributaire : TUNZINI ANTILLES
- Montant H.T. : 119 335,59 EHT
- Date d'attribution : 08/07/2010
Date d'envoi du present avis A la publica-
tion : 15/07/2010 FB 2985

ADDITIF AU JOURNAL "JUSTICE
NO28"
DU 15/07/2010 - FB2953
SOCIETY DE TRANSPORTS AUTO-
CARS SARL
Lire : Capital : 7 500.00 �
au lieu de Capital : 7 500.000 �
Pour avis


r A iwoma% U





http://www.ioumal-iustice-martinique.com


Z9E TOUR CYCLISTE INTERNATIONAL DE LA MARTINIQUE % POUR LA PREMIERE

FOIS UNE VICTOIRE JAPONAISE


Le vainqueur, SHIMIZU Miyataka
Le 29e tour international cycliste de la Martinique a connu son
epilogue dimanche 18 juillet 2010 au Lamentin avec la victoire
d'6tape du Hollandais Berkenbosh Maint et la victoire finale du
Japonais Shimizu Mlyataka qui inscrit son nom au palmares de
I'epreuve.
Willy Roseau de la selection martiniquaise a dispute jusqu'au
bout la victoire au japonais en reportant notamment I'6tape
centre la montre du samedi 17 juillet lui permettant de repren-
dre quelques seconds au maillot jaune. II faut signaler que le
coureur guadeloupeen Boris Carbne qui a port6le maillot et qui
faisait figure de favori a dO abandonn6 pour raison de sant6e


la 7e tape, laissant le maillot jaune au japonais Shi-
mizu. Ce dernier, entoure d'une solide 6quipe, a de-
montr6 ses enormes qualit6s de grimpeur et de rouleur
et resist a toutes les attaques de ses diff6rents
concurrents du peloton.
Sur les 9 tapes don'tt deux ont 6t6 courues en deux
troncons) la Martinique en remporte 5, la Guadeloupe
4, le Japon 1 et la Hollande 1. Les deux tapes centre
la montre ont 6t6 gagn6es par Willy Roseau de la s&-
lection de Martinique.

CLASSEMENT GENERAL FINAL :
1 -SHIMIZU Miyataka - Bridgestone Anchor - Japon
27h 18' 00"
2 -ROSEAU Willy - Club Martinique a 58"
3 -MICHAUD Yoann -Bourg en Bresse AIN Cyclisme &
01' 52
4 -RAGOT Olivier - CCT / ASCCV / CCM a 05' 38"
5 -CHACON-COLMENARES Franklin- SC / CESMA/ ECL a06'
51"
6 -BERKENBOSCH Maint - Global Cycling Team - S61ec-Hol-
lande a 07' 40"
7 -KOREVAAR Daniel2 - Global Cycling Team - S61ec-Hollande
a 08' 47"
8 -KANOH Tomoya - Bridgestone Anchor - Japon a 18' 33"
9 -PALMISTE Philippe - Sl1ection Guadeloupe A 19' 59"
10 -EUSTACHE C6dric -Club Martinique a20' 04"
Fernand Papaya


LE ?&iFME FESTIVAL DE FORT-DE-FRANCE EN IMAGES


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