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Nouvelliste

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Title:
Nouvelliste
Creator:
Nouvelliste (Port au Prince, Haiti)
Publication Date:
Copyright Date:
1903

Subjects

Genre:
newspaper ( sobekcm )

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
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LTUF ( ACN6482 )
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arnal Quotidien, Commerci

act einen mcs Luigi itenecan eset

_CHERAQUIT,---DIRECTEUR-PROPRIETAIRE



: : : 4.50 : | ne MOIS. 4 naan













, voté nne résolution pour demander sus de tout éloge. Nos moindres.bals, un
au président Roosevelt que les docu- faitentremille,ne sont ils pas, en effet, tous
ments officiels qui existent sur la | «fferiquesr !...,

guestion de Panama-soient commu- Mais,pensions-nous, essayer de traduire
| niqués . :Acette place, avec autant d’exactitude

pens So oye . | onay | sonar eee :
eee Les eroiseurs américains empéchent : a . Vonicae paien paroles dua < por tee
: ire S$ tP ; 107% su0 dpe > rah, aa
York i1.— Dans une repré- qe des " oun soient onvoyces des noncées 4 Papproche de la célébration fa-__
aly (Ci sde la Colombie pour. Isthime-mrsre- appr

















a0 =gae-Cenienvire de notre Indépen-
dance, par un- Justin Dévot, par exem-
ple; présenter avec clarté et précision,les
importants travaux historiques auxquels
se livrent devant un public lettré, certains
Une commission chargée de négo- haisiens de haute competence littéraire ou
cier le traité du canul, est partie de morale, cela n'est pas sansquelque interét
_Washington-pour EIsthme. ~~~ poor jg lecteur, quand surtout, ay bien
| | Selon sl Evening Post», le consul | ene tore embarrassés, d’étadier dans tous
ts 11.— Plusieurs officiers | colombien d New-York, déléqué par | jeyrs détails et avec fruit,les faits de notre
-accusés de complicilé dans | le Gouvernement de Bogota, a. offert | triste mais glorieuse épopée nationale. On
plot tramé contre le roi de | PAllemagae plusieurs stations nava- | éproave constquemment d'autant plus de
», onl 6lé emprisonnéss | les 4 la eondition quelle protege. la.) plaisir Ase mettre au courant de ces aper~
ip 11.--Par suite des désor- | Colombie contre les Htats-Unis. ‘gus nouveaux sur le régime colonial tant
venus pendant. les élections | New-York 12.—L’escadrealleman- abhoré par la Justice et 2 Verité, qu'on
ales, cette ville a été décla- | de des Antilles arecu lordre de se te trouve ° presence hoe traval Near
dat de side —Il y a8 morts | concentrer-dans les eaux CHa, | rer ier de mercredi coir, et dont cest le
eens blessés 4 la suite-de-ces Come Reon ge ita (Rept métier d’ailleursdes’occuper,en les appro=
: oftrare ont signe a Acajulk 3 fondissant, de ces belles choses, étant re-
ligieusement écouté dans sa chaire impor-
tante d'Histoire au Lycée de la Capitale eta

| blique du Salvador) un traité darbi-
la veille de devenir, qu'il nous permette

trage pour combattre les révolutions
h session extraordinaire. Le | fréquentes qui ont liew dans ces Ré-

cette petite indi-ciérion---auteneancers

cellente Histoire d Haiti en-collaboration

ge du Président Roosevelt dit | pliames. -
ee avec un vrai spéci-liste en le genre, M.

Ss intéréts et Thonnear de Jay =
ap bes rt ryss Faye 4 .
meri-aune exigent qu'on hs] AGUDTAPHED TCT Windsor Bellegarde,-professeur de Rhe-
On SUC AGES AE" ate BU LO. torique au méme établissement....

@ ce Cuba, parce yue cette ® ea do-—~4ea ee Hom br hoisie au”
a démontré sa bonne foi en | | _ oe eee te itéce Mini Pe-
6s tepeains ident ar Mardi soir de cette semaine: nous nous | tit-Théatre. Mr Mure le Férére, Ministre.
Pour ouvions, un ami et moi, chez-un—amiy de lTastruction publique et desRelations
lcommun, nagu édacteur-en | extérieures-est- présent. Mr Justin Dévor
chef d'une Revue littéraire et critique prend alors la parole, «son arme de che-
dont le conférencier de mercredi suir, Me | vet et de prédilection» pour la présenta-_
mant | Justin Lhérisson.futle distingué Di tion du conférencier. Cest une énuméra~

F probable quele général Reys,

envoyé prés le Gouvernement de Pa-
nama, ne sera pas autorisé A débar-
quer a Colon. .






e drapeat anglais fut regu pe
plaudissernents, tandis que le
américain fut sifflé.

York 11.—- Il est probable |
Conerés Armeéricain vote une |
jon de 75¢/, sur les droits |
ion—des produits des Phi-





'
;
































YorRK 11.—Louverture du
és Américain a eu lieu, con- |

_Ascaspaa toe comnonnensassonssnnagesoaniearenTuS ANNE TESA TG AAN As aggueeshtecaiomn tin hrenesatenseteetne inact































ndus | quo . M. justin Lhérisson es

sid. Qu’il y aity par ext mple, une | en effet, un journaliste de marque de no-
ate quelconque at Bois-Verna ou 4 Tur-| tre pays. Malgré ses labeurs quotidiens et
“Petit-Thédtre ou au Musée da réellement absorbants en sa qualité de

K Directeur du «Soira, il a tenu a dignité —
Ml vé pendant une heure ses auditeurs par | de répondre a Vappel patriotique de VAs=
- | un discours ou unetoutautre chose absolu- | sociation nationale. Ila appartenu tout
plu-| ment indigeste, soyez certains de lire le derniérement, comme membre au comité
Jendemain dans nos journaux gue tout 2| dinitiative charge d opérer J importante
pirfaicement réussi et s'est passé dans une fusion entre P Association du Centenaire et

: forme parfaite, au des- UV Cuure du Centenaire, dont Paboutissant

peau, au Petit tre Ou see
Petit-Séminaire ; qu'un homme ait ener-









final est aujourd’hui: l’Association natio-
nale du Centenaire. C'est loi q

~ compatriotes l’union etla fraternité; c'est
lui aussi et enfin qui a composé en ’hon-
neur des héros de 1804, un hymne na-
tional, la «Dessalinienne» couronné ac-
tuellement par l’Assdciation nationale.
--[-traite aujourd’ hui,comme on le sait,
ce intéresant sujet: marronnage et révoltes
d'esclaves: les précurseurs de Toussaint-
Louverture. On va donc tout a Pheure |
Ventendre. : ee
_ M.. Justin. Lhérisso
etremercie avec modestie le président
de ses mots sympathiques et l’auditoi-
re de l’attention qu’il va bien vouloir |
lui préter en occurence. |
La conférence comporte trois points.
Dansla premiére partie,Mr Lhérisson nous
montre que les mauvais traitements des |
colons ent provoqué le marronnage. Il}
analyse succintement ces causes, et expose |
ensuite, avec art, [organisation que s'é-f
taient donnée les marrons qui, par bandes,
venaient de temps en temps se ruer sur |






‘volailles ef les vivres, et assassiner les ha-

bitants. Ceux-ci pour se mettre en stireté, |
prirent des mesures. 4

Une maréchaussée, composée daffran- |
chis et commandée par un officier blanc, |
fut créée, Elle avait pour mission de don- |
ner la chasse A ces marrons qui persistaient |
dans leurs brigandages, -malgré-les~péna=
lités trés rigoureuses édictées contre eux |
par Edit
Mr Lhérisson signale les mesures quif
avaient é1é prises aussi contre les blancs]
et les affranchis recéleurs de marrons: ils
étaient condamnés 4 payer aux miaitres|
des fugitifs une somme de...pour chaque
jour de rétention.

On s’était montré plus sévére dans la]
suite, A l’égard des affranchis; plusieurs |
arréis rendus parle conseil du Capavaient
__condamaé gquelques-ans.d’entre eux.dlat
perte deleur liberté.—Les différentes. con- |

ventions conclues entre les autorités fran- |

gaises et espagnoles, 4 propos des marrons
qui se refugiaient sur Jeurs territoires res-
pectifs, n’ont pas été négligées par le con-
férencier qui s’est particuliérement arrété
sur la plus importante, celle du 3 Join

1777, sur laquelle s’était basée bien a tort, |

en 1691, Mr Blanchelande pour demander
_ 4 Don Garcia lextradition dOgé et de
Chavannes. Co

La deuxiéme- partie de la conférence
nous montre une. vaste association~-se-
créte, formée entre les marrons, qui eut
un caractérea latois politique et religieux.
Les chefs de cette association étaient aus-
si préwes du. vaudou.. a

_Mr Lhérisson nous a parlé des pre
ves auxquelles étaient assujettis ceux qui
voulaient faire partie de cette association:
et du terrible serment qu’ils prétaient,
aprés avoir promis de ne jamais révéler les”
secrets qui leur é:aient confiés.

Ce serment était ainsi concgu:

Aia bombaia bombé,lamma samanaquana, |
€vau vanta vana docké: ce qui signifie: nous
jurons de détrnire les blancs et tout ce qu ils |
posiédent ; mourrons pluiét que de renoncer a |
wn pareil prijet ’ "





ui, ew la
circonstance, dans son journal,s était im-”, d
posé la glorieuse tache de précher a- ses ¢

ee

| dhérents que par

| vaient heureasemen




eo
réle gu’ont

GANS STON AAI TLD htoheh cle ded
| développé dans lame des.esc




de domestiques aux colons. .
_M. Jastio Lhérisson parle
Don Pedre qui poursuivait le méme b

que l'association

se de ses divinités infernales: Cimbi, Kita
et Dzilit. Le Don. Pedre ne comptait d’a-
vendaab ie



ee ee

mousombés, U
Domingue
érencie
joutacété des assoctano
sorciers, les magiciens, les caprelatas, q
veadaient aux négres des amulettes, des






| talismans, des orations des batons arrangés,
| appelés mayonibés, etc, qui, at dire de
ces charlatans, avaient la vertu de rendre |

les propriétaires invulnérables.

Ces superstitions, renforcées par le sen-

timent de la liberté-et la eroyance qu’a- | -
vaient les esclaves a la transmigration des |
leur mort |

uaprés
nc Afrique.

ames,---( ils croyaient q



laves.et.
marrons le fanatisme héroiqae qui devait

| les faire affronter les balles-et la mitraille. |
—Dans li troisisme partie de sa con- |. es ila
| révoltés négres, successeurs glorieux d

férence, M. Lhérisson fait Te récit tragi-

que des révoltes qui-ont éclaté 4 Sp-Do-)
mingue,. depuis. celle de Padrejean_jus-)
rqu a celles de-Bi

Nord,---et Yacinthe dans Ouest.

Tour a tour ont défilé devant nos yeux |
les figures évergiques de Cougo, Polydor, |
Gilot dit Yaya, Macandal qui avait le pro- |
[jet de détruire tous. blancs par le poison.

M. Lhérisson fait l'histoire des marrons

| du Bahoruco---qui vécurent-8o-ans-dans >
| cette montagne, de 170241782, sansqu'on |
| pit jamais les en déloger. De guerre lasse |
bles autorités frangaises et espagnoles ont |
été obligées de faire la paix avec eux et | 4 }
: | lifiée -de-ces cultes tant décriés aujour

| dereconnaitreleur indépendance- Us avaient | es ta ier
| d hui et qui constituaient pourtant ner,

pour chefs Santiago. a
li décrit brillammentensuite la cérémonie

| qui avait eu lieu au Morne Rouge dans |
Jla nuit du r4 Aodt 1791, pendant la-
quelle une prétresse avait immolé un.co: |
| chon noir, aprés la harangae de Bouckman |
| aux marrons prosternés, au nombre des- |
quels se_trouvait.Dessalines,.et-—signale-|
|aprés la-bande d’Yacinthe dans la plaine

|du Culde Sac dont les négres, quoique |
jarmés de batons, de piques et de hones, |
| bravaient la mitraille et ‘les balles en ré- | et
pétant canon cé bambou, la poudre cé d leaul | mili

Toutes ces luttes ont finalement.
naissance Aun grand Homme, -
Louverture— qui « résu

onné



pirations en —

jetant les p
ments de lIndépendance .
-. Mr Justin Lhérisson a
poéte, d’historien et d observateur per:



Hui

picace de notre milieu social, de celui pa
ticuliérement de St-Domingue. Ce



en lui,se disputent en effet empire de
personnalié,
«Le mot quelquefois est un étre vi

=

| vant», dit Hugo. C'est, en effet, de route | fait

ensuite du | lica

préc dente, mais qui
| n’eut pas autant d'influencequ’elle, 4 cau~| mule

ub

ont. véritablement frappé avec une réell

| en quelque sorte, a notre vive satislaction

assou Ja-Francois dans ley anité unt f yassath ve
| ture. On avait, pour ainsi dire, Tim
pression sensible de voir passer devantsoi

| tueusement au passage. Qui dentre ne
he s'est pas, en. effer, vivement intére

| plus qu’une philosophie, mais toute U8

fait ceuvre de}

rois | t
hommes que nous découvronsaujourd hai | g










mais piquantes, et empreinte d'1
hologie libre de tonte o

























sanguinair
mer plus tard des
redoutables et redou
tel récit n’était-il pas condammné, de say
ture meme, 4 une énervanie monoton
Le poéte qu’est d’abord Justin Lhérissog
ya merveilleusement échappe:
Les tableaux imagés et vivants quill:
brossés devant nous avec une touche seb
tile et admirable, Ja cérémonie de lini
















































torce notre esprit et fait surtout revive

les figures tant oubliées de ces illustres
Oxé et des Chavannes, et précurseurs ¢
génie-noir, de ce bienfaiteur immortel
Phamantté universelle: Toussaint Lowy

ces ombres bénies et de les saluer respec
seme: d'entre 0

a Uhistoire critique @t philosophique.
Faudoux et du Don Pédre sur le sol de
St Domingue et n’a pas surtout adm
le langage suggestif er pénétrant dae
férencier pour fiire ressortir, dans tout
sa rayonnante beauté, limportance qua

Sr-Domi

nue, plus qu'une nécessite po
litique,

plus qu’une ‘institution sociale
religion véritablement sublime et reco
fortante, puisqu’elle incarnait en om”
pour un monde. noir assoiffé de jus
tel et sacré, le patriotisme, sour dep
gies fortes et brayantes, de réso.utod
tiles-et tragiques, de fiertéofeeé:

crava face de ja morgue










































abhoré des colons,
institutions odieuses et réprouvées
ogres et la Civilisation soient ren-
une langue majestueuse, juste,
et captivante, On aura alors une
sla valeur méritoire de l’ceuvre de

, Mr Justin Lhérisson. ©
Mr Jastin |

z



a

















aoe

Hon

ire de St- Domingue.
Jean

eet



























AMERICAIN. ce oeee2..@ 164 °/o
idés 12 °/o escpt. or 47 °/e
as j 56g 8 ag
Bleus....esevesves 33 Jo
ROS. ceveweeseee 26 fo
Quatrain du Jour

enez bien vos précautions!

st avjourd’ hut. Vendredi treize...
Pour beaucoup, jour d'émotions ;

ais pour quelques uns, de...malaise!

conisation de Mgr Conan
cablogramme du ro courant adressé
Monseigneur Morice & Son Excellence
eur le Président, Ini apprend que
bscigneur PArchevéque. de. Port-au-
ce a &té préconisé dans le Consistoire
et tenu le lundi 6 de ce mois. C’est
inde la vacance du Siége Métropoli-
v= qui aura duré plus d’un an.
oar célébrer cet heureox événement
& Deum sera chanté dimanche 15 4
de la_prand- messe;-dans~ | Eglise
drale, Se
Is croyons savoir que le nouvel Ar-

profitera-de “cette circonstance






















cettaines.

en, du podte_eide lobservateur-
ome le conférencier du Petit- |

évot, dont le nom]
uiest synonyme de science et} —
__ Dans notre
de Mr le dépuré A. Beauharnais Jn-Fran-
Conseil deg Secrétaires d Etat, | son, Havani, L. Laporte, A. Chotin, A.
re de lire ainsi [a fia de Vavant-der-} Rena, R, Govzalez. Pressoir, .Gutitnez, .

| niére phrase:— « pour qu'il en disposdt| Joseph,Ed. Stines, Allen, Délians, E. Ker-

oe | selon ses caprices et selon ses. passions». | nisan, A. Norval, Nader,Ransey,O. Jean-
enthousiaste : dabord il est ins- |
par la solide et irréfutable docu- |
“qu'il renferme, et intéressant |
e par le cachet de nouveauté,d’o- |
lité et de grandeur que lauteura|
antageusement introdvire dans le |
t émouvant des faits pathétiques de |





ndreé la parole €t exposer son

me. — Les fi

as, seront bh

velle et iron
€














déles, nous n’en|
ureux d’apprendre |
ombre |

it | diences. Puis, vu
L le sige a été leve.

#

Crest Mer Kersuzan qui le consacrera, as-

_ sisté de’ Mer Morice et de Mgr Ribaule,

les Evéques de l'Amérique latine ayant le

Steamer Hollandais

| Hier soir est parti le steamer «Prins der

| Nederlandenp de la ligne hollandaise avec

privilége de se faire consacrer méme par | les passagers suivants :

un seul Evéque, assisté de deux digni-

Saint-Marc.—MM. R. Jean-Baptiste Mi-

taires du Clergé. Crest pourquoi il n’a) chel, Edgar Vincent,-Ed.-Supplice,; Peres” ~

-pas-€té-nécessaifé Winviter un Evéque | Sinais, Poullain, Mile Tassy.
étranger, Petit-Goave, —Mr Raphaél Bigor.

Le sacre de Monseigneur Conan reste
fixé au dimanche 13 Décembre. /
Erratum





Le Gentenaire A Miragodne
‘Le Comité. de l’Association Nationale
du Centenaire 4 Miragodne, se prépare 4

organiser une imposante manifestation |

populaire le 27 Novembre, date réelle de

notre naissance 4 la viecomme nation. Le |
Comité a trouvé dans le nouveau Com- |
| mandant de Commune, le général ~ Au-

guste Douyon, us franc t précieux con-
“EONS. A .

A Vissne du Te Deum qui sera chanté
ce jour, ily aura, nous dit-on, réception
4 la mairie, ot: des discoursde circonstance
seront prononcés. ¥ sont conviés les no-
tabilités de la ville et la jeunesse des écoles.

On parle ausside la reconstitution sous
peu-de-notre-musique-bourgeoise.~

Nous croyons que sans le secours da
Chef de Etat, si soucieux de la célébra~
tion da Gentenaire, ce projet me sera pas
réalisé; carles quelques rares instruments

FEepe

La Péte de Dimanche

Comme nous lavions promis, voici
quelques détails sur la grande fete qui sera
donnée aprés-demain dimanche, par le
a Cercle Catholibue », 4 Vhospice St-Vin-
cent de Paul, dont le jardin sera trans
formé ce jour-la en véritable lieu de plai-
saince,

Monologues comiques par MM. Valin,
Viard et Alesis; chansonnettes par Val-

vast ga», pochade en créole, interprétte
par MM. Coby et Garescher.

artistes, dont M’'l** Constance Paul, Mar-
MM- Jean Zéphir et Astrée Gils.
2

‘entrée, —prix une gourde,—en nos bu
Cul.
: fribunal Civil —

la dame Lorina Pinchino,—

*

Moise contre

».lla demoiselle Eagénie Solages contre les |
| époux Kléber Wilmenay;--Annolysse Pier
>| re Canelle contre . :
"| Le dépdt despiécesa été ordonné pour les |

Pierre Noél Noél.

e | jogements étre rendus aux prochaines au- |
Pépuisement du réle, |

-qui-nous.réstent-sont- dans un état.piteux..

jade; dialogue pour enfants par les jeunes |
Ducasse et Phimothée ; ~deux comédies: |
« A la salle de police » jouée par MM. Sie- |
vers Polynice, Lafond et Viard, et « Mieux |




“Ce nest pas tout !— On aura le plaisir |
“Pentendre plusieurs de-nos mondainesy

got Roche, Lorvanna Piron, ainsi que |

appelons qu’on trouvera des cartes |

n- | “Assonaudience d’avant-hier, ce ttibunal a |
.. | entendu lesaftaires suivantes:--général Jh. |

Paquebét Francais
Cematin est entré le paquebot trangiis
« Saint-Simons,venant des Gonatves avec

‘Ne d’avant hier, a la lettre | les passagers suivants :

MM. D. Jansen, W. Coquard, Mar-

dry, Lucas, Chéry, James Me-Guffie, J.
' Latortue, M. Latortue, R. Schatt, R. San-
| chez, S. R. Durand, Staécker, Ph. Lator-
itue, fh. Bresh, Jh Fadoul, F. Barbor,
| Cawas, Nathoume, Ed. Marcin, Gressor,
| Miles Benjamin, A. Wiss, Mercie, Ron-
Lsey, Avjeandry, VoLatortce, A. Donner,
Eva Ciménérés, Pélissier, Mmes E. Gar-
dére, Ronsey,Latortue, Pélissier.

Avis commerciaux .

Les soussignés informent le Commerce
et le public en général que leur maison
de commerce, sise en cette ville sous le
nom «H. Sirvera & Co», prend, d’accord
parties, la raison sociale « SILVERA
FRERES >.

Port-au-Prince, To Novembre 1903.

SILVERA FRERES
i es
_ Le.soussigné-avice le commerce et le
public en général, que la maison établie
suit vette place sous la raison sociale EE.
Benjamin & Co prend, d’accord parties,
le nom de E. Benjamin.

E. BENJAMIN



S
we
Le soussiené informe Je Commerce
et le public en général que Ia société
Greoncrs A. Isposin & Cr, existont sur
Gelle place, est dissoute a parlir de ce
jour, et qi il conbnurra seal les affal-
reg en son nom personel.
Port-on-Prinee, 71 Novembre 1903.
Grornces A. INDONUE
&
% MB



Nous avons lavantage daviser le pu-
blic et le commerce que, pur suite de
Lentrée-de—Monsieur-A+~Bertin~ dans
nolre__muaison comme associé en nom —.
colleclil, notre raison sociale: »Mont-
| fleury Fréres» a élé transformée et sera
désormais: hgh

> MONTFLEURY FRERES & Ce.
Port-au-Prince, 12 Novembre

& :





ee te eee eee : oe
‘Le Commerce et le public sont avi-.
sée que la société qui existait, surcette
plac2, sous la raison sociale Jacos Se.-
MAN & GC‘, est dissoule ce jour, dun
| commun secord, et que Mr Jacob Sel-
| man continue, en~son nom personnel,
|les affaires de la société, en étant seul
| responsable.
Port-au-Prince, 12 Novembre 1903.

Jacos SELMAN.



Fevilles d
Le soussigné, ayant perdu deux petites
feailles d'appointement des mois d’Aott
-et de Septembre de cette année, signées
Tuomy, professeur 4 Véco'e de garcons] gy.
de Saut-d’Eiu, les déclare nulles et non|
avenues, duplicata devant ét1e demandé.

Pott t-au-Prince, 12 Novembre. 1903. |
A. CLAUDE. {

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pour Jérémic, Cayes, Jacmel et} onnes de toute: Les boutettles servent de regu p
Curacao. | Courea beautés.- garantie déposée. |

9 cet eat T : jy | Stadresser d Mme CHEFDRUE | {a garantie est rendue dla rem

Port: -au-Prince, 12 Novbre 1903.
? Bois- Verna, rue Maure as Ne 3. les bouteilles vides.
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8 ‘Notaire,
Port au-Prince, 12 Nov. 4903.) 160, ee 160

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arnal Quotidien, Commerci

act einen mcs Luigi itenecan eset

_CHERAQUIT,---DIRECTEUR-PROPRIETAIRE



: : : 4.50 : | ne MOIS. 4 naan













, voté nne résolution pour demander sus de tout éloge. Nos moindres.bals, un
au président Roosevelt que les docu- faitentremille,ne sont ils pas, en effet, tous
ments officiels qui existent sur la | «fferiquesr !...,

guestion de Panama-soient commu- Mais,pensions-nous, essayer de traduire
| niqués . :Acette place, avec autant d’exactitude

pens So oye . | onay | sonar eee :
eee Les eroiseurs américains empéchent : a . Vonicae paien paroles dua < por tee
: ire S$ tP ; 107% su0 dpe > rah, aa
York i1.— Dans une repré- qe des " oun soient onvoyces des noncées 4 Papproche de la célébration fa-__
aly (Ci sde la Colombie pour. Isthime-mrsre- appr

















a0 =gae-Cenienvire de notre Indépen-
dance, par un- Justin Dévot, par exem-
ple; présenter avec clarté et précision,les
importants travaux historiques auxquels
se livrent devant un public lettré, certains
Une commission chargée de négo- haisiens de haute competence littéraire ou
cier le traité du canul, est partie de morale, cela n'est pas sansquelque interét
_Washington-pour EIsthme. ~~~ poor jg lecteur, quand surtout, ay bien
| | Selon sl Evening Post», le consul | ene tore embarrassés, d’étadier dans tous
ts 11.— Plusieurs officiers | colombien d New-York, déléqué par | jeyrs détails et avec fruit,les faits de notre
-accusés de complicilé dans | le Gouvernement de Bogota, a. offert | triste mais glorieuse épopée nationale. On
plot tramé contre le roi de | PAllemagae plusieurs stations nava- | éproave constquemment d'autant plus de
», onl 6lé emprisonnéss | les 4 la eondition quelle protege. la.) plaisir Ase mettre au courant de ces aper~
ip 11.--Par suite des désor- | Colombie contre les Htats-Unis. ‘gus nouveaux sur le régime colonial tant
venus pendant. les élections | New-York 12.—L’escadrealleman- abhoré par la Justice et 2 Verité, qu'on
ales, cette ville a été décla- | de des Antilles arecu lordre de se te trouve ° presence hoe traval Near
dat de side —Il y a8 morts | concentrer-dans les eaux CHa, | rer ier de mercredi coir, et dont cest le
eens blessés 4 la suite-de-ces Come Reon ge ita (Rept métier d’ailleursdes’occuper,en les appro=
: oftrare ont signe a Acajulk 3 fondissant, de ces belles choses, étant re-
ligieusement écouté dans sa chaire impor-
tante d'Histoire au Lycée de la Capitale eta

| blique du Salvador) un traité darbi-
la veille de devenir, qu'il nous permette

trage pour combattre les révolutions
h session extraordinaire. Le | fréquentes qui ont liew dans ces Ré-

cette petite indi-ciérion---auteneancers

cellente Histoire d Haiti en-collaboration

ge du Président Roosevelt dit | pliames. -
ee avec un vrai spéci-liste en le genre, M.

Ss intéréts et Thonnear de Jay =
ap bes rt ryss Faye 4 .
meri-aune exigent qu'on hs] AGUDTAPHED TCT Windsor Bellegarde,-professeur de Rhe-
On SUC AGES AE" ate BU LO. torique au méme établissement....

@ ce Cuba, parce yue cette ® ea do-—~4ea ee Hom br hoisie au”
a démontré sa bonne foi en | | _ oe eee te itéce Mini Pe-
6s tepeains ident ar Mardi soir de cette semaine: nous nous | tit-Théatre. Mr Mure le Férére, Ministre.
Pour ouvions, un ami et moi, chez-un—amiy de lTastruction publique et desRelations
lcommun, nagu édacteur-en | extérieures-est- présent. Mr Justin Dévor
chef d'une Revue littéraire et critique prend alors la parole, «son arme de che-
dont le conférencier de mercredi suir, Me | vet et de prédilection» pour la présenta-_
mant | Justin Lhérisson.futle distingué Di tion du conférencier. Cest une énuméra~

F probable quele général Reys,

envoyé prés le Gouvernement de Pa-
nama, ne sera pas autorisé A débar-
quer a Colon. .






e drapeat anglais fut regu pe
plaudissernents, tandis que le
américain fut sifflé.

York 11.—- Il est probable |
Conerés Armeéricain vote une |
jon de 75¢/, sur les droits |
ion—des produits des Phi-





'
;
































YorRK 11.—Louverture du
és Américain a eu lieu, con- |

_Ascaspaa toe comnonnensassonssnnagesoaniearenTuS ANNE TESA TG AAN As aggueeshtecaiomn tin hrenesatenseteetne inact































ndus | quo . M. justin Lhérisson es

sid. Qu’il y aity par ext mple, une | en effet, un journaliste de marque de no-
ate quelconque at Bois-Verna ou 4 Tur-| tre pays. Malgré ses labeurs quotidiens et
“Petit-Thédtre ou au Musée da réellement absorbants en sa qualité de

K Directeur du «Soira, il a tenu a dignité —
Ml vé pendant une heure ses auditeurs par | de répondre a Vappel patriotique de VAs=
- | un discours ou unetoutautre chose absolu- | sociation nationale. Ila appartenu tout
plu-| ment indigeste, soyez certains de lire le derniérement, comme membre au comité
Jendemain dans nos journaux gue tout 2| dinitiative charge d opérer J importante
pirfaicement réussi et s'est passé dans une fusion entre P Association du Centenaire et

: forme parfaite, au des- UV Cuure du Centenaire, dont Paboutissant

peau, au Petit tre Ou see
Petit-Séminaire ; qu'un homme ait ener-






final est aujourd’hui: l’Association natio-
nale du Centenaire. C'est loi q

~ compatriotes l’union etla fraternité; c'est
lui aussi et enfin qui a composé en ’hon-
neur des héros de 1804, un hymne na-
tional, la «Dessalinienne» couronné ac-
tuellement par l’Assdciation nationale.
--[-traite aujourd’ hui,comme on le sait,
ce intéresant sujet: marronnage et révoltes
d'esclaves: les précurseurs de Toussaint-
Louverture. On va donc tout a Pheure |
Ventendre. : ee
_ M.. Justin. Lhérisso
etremercie avec modestie le président
de ses mots sympathiques et l’auditoi-
re de l’attention qu’il va bien vouloir |
lui préter en occurence. |
La conférence comporte trois points.
Dansla premiére partie,Mr Lhérisson nous
montre que les mauvais traitements des |
colons ent provoqué le marronnage. Il}
analyse succintement ces causes, et expose |
ensuite, avec art, [organisation que s'é-f
taient donnée les marrons qui, par bandes,
venaient de temps en temps se ruer sur |






‘volailles ef les vivres, et assassiner les ha-

bitants. Ceux-ci pour se mettre en stireté, |
prirent des mesures. 4

Une maréchaussée, composée daffran- |
chis et commandée par un officier blanc, |
fut créée, Elle avait pour mission de don- |
ner la chasse A ces marrons qui persistaient |
dans leurs brigandages, -malgré-les~péna=
lités trés rigoureuses édictées contre eux |
par Edit
Mr Lhérisson signale les mesures quif
avaient é1é prises aussi contre les blancs]
et les affranchis recéleurs de marrons: ils
étaient condamnés 4 payer aux miaitres|
des fugitifs une somme de...pour chaque
jour de rétention.

On s’était montré plus sévére dans la]
suite, A l’égard des affranchis; plusieurs |
arréis rendus parle conseil du Capavaient
__condamaé gquelques-ans.d’entre eux.dlat
perte deleur liberté.—Les différentes. con- |

ventions conclues entre les autorités fran- |

gaises et espagnoles, 4 propos des marrons
qui se refugiaient sur Jeurs territoires res-
pectifs, n’ont pas été négligées par le con-
férencier qui s’est particuliérement arrété
sur la plus importante, celle du 3 Join

1777, sur laquelle s’était basée bien a tort, |

en 1691, Mr Blanchelande pour demander
_ 4 Don Garcia lextradition dOgé et de
Chavannes. Co

La deuxiéme- partie de la conférence
nous montre une. vaste association~-se-
créte, formée entre les marrons, qui eut
un caractérea latois politique et religieux.
Les chefs de cette association étaient aus-
si préwes du. vaudou.. a

_Mr Lhérisson nous a parlé des pre
ves auxquelles étaient assujettis ceux qui
voulaient faire partie de cette association:
et du terrible serment qu’ils prétaient,
aprés avoir promis de ne jamais révéler les”
secrets qui leur é:aient confiés.

Ce serment était ainsi concgu:

Aia bombaia bombé,lamma samanaquana, |
€vau vanta vana docké: ce qui signifie: nous
jurons de détrnire les blancs et tout ce qu ils |
posiédent ; mourrons pluiét que de renoncer a |
wn pareil prijet ’ "





ui, ew la
circonstance, dans son journal,s était im-”, d
posé la glorieuse tache de précher a- ses ¢

ee

| dhérents que par

| vaient heureasemen




eo
réle gu’ont

GANS STON AAI TLD htoheh cle ded
| développé dans lame des.esc




de domestiques aux colons. .
_M. Jastio Lhérisson parle
Don Pedre qui poursuivait le méme b

que l'association

se de ses divinités infernales: Cimbi, Kita
et Dzilit. Le Don. Pedre ne comptait d’a-
vendaab ie



ee ee

mousombés, U
Domingue
érencie
joutacété des assoctano
sorciers, les magiciens, les caprelatas, q
veadaient aux négres des amulettes, des






| talismans, des orations des batons arrangés,
| appelés mayonibés, etc, qui, at dire de
ces charlatans, avaient la vertu de rendre |

les propriétaires invulnérables.

Ces superstitions, renforcées par le sen-

timent de la liberté-et la eroyance qu’a- | -
vaient les esclaves a la transmigration des |
leur mort |

uaprés
nc Afrique.

ames,---( ils croyaient q



laves.et.
marrons le fanatisme héroiqae qui devait

| les faire affronter les balles-et la mitraille. |
—Dans li troisisme partie de sa con- |. es ila
| révoltés négres, successeurs glorieux d

férence, M. Lhérisson fait Te récit tragi-

que des révoltes qui-ont éclaté 4 Sp-Do-)
mingue,. depuis. celle de Padrejean_jus-)
rqu a celles de-Bi

Nord,---et Yacinthe dans Ouest.

Tour a tour ont défilé devant nos yeux |
les figures évergiques de Cougo, Polydor, |
Gilot dit Yaya, Macandal qui avait le pro- |
[jet de détruire tous. blancs par le poison.

M. Lhérisson fait l'histoire des marrons

| du Bahoruco---qui vécurent-8o-ans-dans >
| cette montagne, de 170241782, sansqu'on |
| pit jamais les en déloger. De guerre lasse |
bles autorités frangaises et espagnoles ont |
été obligées de faire la paix avec eux et | 4 }
: | lifiée -de-ces cultes tant décriés aujour

| dereconnaitreleur indépendance- Us avaient | es ta ier
| d hui et qui constituaient pourtant ner,

pour chefs Santiago. a
li décrit brillammentensuite la cérémonie

| qui avait eu lieu au Morne Rouge dans |
Jla nuit du r4 Aodt 1791, pendant la-
quelle une prétresse avait immolé un.co: |
| chon noir, aprés la harangae de Bouckman |
| aux marrons prosternés, au nombre des- |
quels se_trouvait.Dessalines,.et-—signale-|
|aprés la-bande d’Yacinthe dans la plaine

|du Culde Sac dont les négres, quoique |
jarmés de batons, de piques et de hones, |
| bravaient la mitraille et ‘les balles en ré- | et
pétant canon cé bambou, la poudre cé d leaul | mili

Toutes ces luttes ont finalement.
naissance Aun grand Homme, -
Louverture— qui « résu

onné



pirations en —

jetant les p
ments de lIndépendance .
-. Mr Justin Lhérisson a
poéte, d’historien et d observateur per:



Hui

picace de notre milieu social, de celui pa
ticuliérement de St-Domingue. Ce



en lui,se disputent en effet empire de
personnalié,
«Le mot quelquefois est un étre vi

=

| vant», dit Hugo. C'est, en effet, de route | fait

ensuite du | lica

préc dente, mais qui
| n’eut pas autant d'influencequ’elle, 4 cau~| mule

ub

ont. véritablement frappé avec une réell

| en quelque sorte, a notre vive satislaction

assou Ja-Francois dans ley anité unt f yassath ve
| ture. On avait, pour ainsi dire, Tim
pression sensible de voir passer devantsoi

| tueusement au passage. Qui dentre ne
he s'est pas, en. effer, vivement intére

| plus qu’une philosophie, mais toute U8

fait ceuvre de}

rois | t
hommes que nous découvronsaujourd hai | g










mais piquantes, et empreinte d'1
hologie libre de tonte o

























sanguinair
mer plus tard des
redoutables et redou
tel récit n’était-il pas condammné, de say
ture meme, 4 une énervanie monoton
Le poéte qu’est d’abord Justin Lhérissog
ya merveilleusement échappe:
Les tableaux imagés et vivants quill:
brossés devant nous avec une touche seb
tile et admirable, Ja cérémonie de lini
















































torce notre esprit et fait surtout revive

les figures tant oubliées de ces illustres
Oxé et des Chavannes, et précurseurs ¢
génie-noir, de ce bienfaiteur immortel
Phamantté universelle: Toussaint Lowy

ces ombres bénies et de les saluer respec
seme: d'entre 0

a Uhistoire critique @t philosophique.
Faudoux et du Don Pédre sur le sol de
St Domingue et n’a pas surtout adm
le langage suggestif er pénétrant dae
férencier pour fiire ressortir, dans tout
sa rayonnante beauté, limportance qua

Sr-Domi

nue, plus qu'une nécessite po
litique,

plus qu’une ‘institution sociale
religion véritablement sublime et reco
fortante, puisqu’elle incarnait en om”
pour un monde. noir assoiffé de jus
tel et sacré, le patriotisme, sour dep
gies fortes et brayantes, de réso.utod
tiles-et tragiques, de fiertéofeeé:

crava face de ja morgue







































abhoré des colons,
institutions odieuses et réprouvées
ogres et la Civilisation soient ren-
une langue majestueuse, juste,
et captivante, On aura alors une
sla valeur méritoire de l’ceuvre de

, Mr Justin Lhérisson. ©
Mr Jastin |

z



a

















aoe

Hon

ire de St- Domingue.
Jean

eet



























AMERICAIN. ce oeee2..@ 164 °/o
idés 12 °/o escpt. or 47 °/e
as j 56g 8 ag
Bleus....esevesves 33 Jo
ROS. ceveweeseee 26 fo
Quatrain du Jour

enez bien vos précautions!

st avjourd’ hut. Vendredi treize...
Pour beaucoup, jour d'émotions ;

ais pour quelques uns, de...malaise!

conisation de Mgr Conan
cablogramme du ro courant adressé
Monseigneur Morice & Son Excellence
eur le Président, Ini apprend que
bscigneur PArchevéque. de. Port-au-
ce a &té préconisé dans le Consistoire
et tenu le lundi 6 de ce mois. C’est
inde la vacance du Siége Métropoli-
v= qui aura duré plus d’un an.
oar célébrer cet heureox événement
& Deum sera chanté dimanche 15 4
de la_prand- messe;-dans~ | Eglise
drale, Se
Is croyons savoir que le nouvel Ar-

profitera-de “cette circonstance






















cettaines.

en, du podte_eide lobservateur-
ome le conférencier du Petit- |

évot, dont le nom]
uiest synonyme de science et} —
__ Dans notre
de Mr le dépuré A. Beauharnais Jn-Fran-
Conseil deg Secrétaires d Etat, | son, Havani, L. Laporte, A. Chotin, A.
re de lire ainsi [a fia de Vavant-der-} Rena, R, Govzalez. Pressoir, .Gutitnez, .

| niére phrase:— « pour qu'il en disposdt| Joseph,Ed. Stines, Allen, Délians, E. Ker-

oe | selon ses caprices et selon ses. passions». | nisan, A. Norval, Nader,Ransey,O. Jean-
enthousiaste : dabord il est ins- |
par la solide et irréfutable docu- |
“qu'il renferme, et intéressant |
e par le cachet de nouveauté,d’o- |
lité et de grandeur que lauteura|
antageusement introdvire dans le |
t émouvant des faits pathétiques de |





ndreé la parole €t exposer son

me. — Les fi

as, seront bh

velle et iron
€














déles, nous n’en|
ureux d’apprendre |
ombre |

it | diences. Puis, vu
L le sige a été leve.

#

Crest Mer Kersuzan qui le consacrera, as-

_ sisté de’ Mer Morice et de Mgr Ribaule,

les Evéques de l'Amérique latine ayant le

Steamer Hollandais

| Hier soir est parti le steamer «Prins der

| Nederlandenp de la ligne hollandaise avec

privilége de se faire consacrer méme par | les passagers suivants :

un seul Evéque, assisté de deux digni-

Saint-Marc.—MM. R. Jean-Baptiste Mi-

taires du Clergé. Crest pourquoi il n’a) chel, Edgar Vincent,-Ed.-Supplice,; Peres” ~

-pas-€té-nécessaifé Winviter un Evéque | Sinais, Poullain, Mile Tassy.
étranger, Petit-Goave, —Mr Raphaél Bigor.

Le sacre de Monseigneur Conan reste
fixé au dimanche 13 Décembre. /
Erratum





Le Gentenaire A Miragodne
‘Le Comité. de l’Association Nationale
du Centenaire 4 Miragodne, se prépare 4

organiser une imposante manifestation |

populaire le 27 Novembre, date réelle de

notre naissance 4 la viecomme nation. Le |
Comité a trouvé dans le nouveau Com- |
| mandant de Commune, le général ~ Au-

guste Douyon, us franc t précieux con-
“EONS. A .

A Vissne du Te Deum qui sera chanté
ce jour, ily aura, nous dit-on, réception
4 la mairie, ot: des discoursde circonstance
seront prononcés. ¥ sont conviés les no-
tabilités de la ville et la jeunesse des écoles.

On parle ausside la reconstitution sous
peu-de-notre-musique-bourgeoise.~

Nous croyons que sans le secours da
Chef de Etat, si soucieux de la célébra~
tion da Gentenaire, ce projet me sera pas
réalisé; carles quelques rares instruments

FEepe

La Péte de Dimanche

Comme nous lavions promis, voici
quelques détails sur la grande fete qui sera
donnée aprés-demain dimanche, par le
a Cercle Catholibue », 4 Vhospice St-Vin-
cent de Paul, dont le jardin sera trans
formé ce jour-la en véritable lieu de plai-
saince,

Monologues comiques par MM. Valin,
Viard et Alesis; chansonnettes par Val-

vast ga», pochade en créole, interprétte
par MM. Coby et Garescher.

artistes, dont M’'l** Constance Paul, Mar-
MM- Jean Zéphir et Astrée Gils.
2

‘entrée, —prix une gourde,—en nos bu
Cul.
: fribunal Civil —

la dame Lorina Pinchino,—

*

Moise contre

».lla demoiselle Eagénie Solages contre les |
| époux Kléber Wilmenay;--Annolysse Pier
>| re Canelle contre . :
"| Le dépdt despiécesa été ordonné pour les |

Pierre Noél Noél.

e | jogements étre rendus aux prochaines au- |
Pépuisement du réle, |

-qui-nous.réstent-sont- dans un état.piteux..

jade; dialogue pour enfants par les jeunes |
Ducasse et Phimothée ; ~deux comédies: |
« A la salle de police » jouée par MM. Sie- |
vers Polynice, Lafond et Viard, et « Mieux |




“Ce nest pas tout !— On aura le plaisir |
“Pentendre plusieurs de-nos mondainesy

got Roche, Lorvanna Piron, ainsi que |

appelons qu’on trouvera des cartes |

n- | “Assonaudience d’avant-hier, ce ttibunal a |
.. | entendu lesaftaires suivantes:--général Jh. |

Paquebét Francais
Cematin est entré le paquebot trangiis
« Saint-Simons,venant des Gonatves avec

‘Ne d’avant hier, a la lettre | les passagers suivants :

MM. D. Jansen, W. Coquard, Mar-

dry, Lucas, Chéry, James Me-Guffie, J.
' Latortue, M. Latortue, R. Schatt, R. San-
| chez, S. R. Durand, Staécker, Ph. Lator-
itue, fh. Bresh, Jh Fadoul, F. Barbor,
| Cawas, Nathoume, Ed. Marcin, Gressor,
| Miles Benjamin, A. Wiss, Mercie, Ron-
Lsey, Avjeandry, VoLatortce, A. Donner,
Eva Ciménérés, Pélissier, Mmes E. Gar-
dére, Ronsey,Latortue, Pélissier.

Avis commerciaux .

Les soussignés informent le Commerce
et le public en général que leur maison
de commerce, sise en cette ville sous le
nom «H. Sirvera & Co», prend, d’accord
parties, la raison sociale « SILVERA
FRERES >.

Port-au-Prince, To Novembre 1903.

SILVERA FRERES
i es
_ Le.soussigné-avice le commerce et le
public en général, que la maison établie
suit vette place sous la raison sociale EE.
Benjamin & Co prend, d’accord parties,
le nom de E. Benjamin.

E. BENJAMIN



S
we
Le soussiené informe Je Commerce
et le public en général que Ia société
Greoncrs A. Isposin & Cr, existont sur
Gelle place, est dissoute a parlir de ce
jour, et qi il conbnurra seal les affal-
reg en son nom personel.
Port-on-Prinee, 71 Novembre 1903.
Grornces A. INDONUE
&
% MB



Nous avons lavantage daviser le pu-
blic et le commerce que, pur suite de
Lentrée-de—Monsieur-A+~Bertin~ dans
nolre__muaison comme associé en nom —.
colleclil, notre raison sociale: »Mont-
| fleury Fréres» a élé transformée et sera
désormais: hgh

> MONTFLEURY FRERES & Ce.
Port-au-Prince, 12 Novembre

& :





ee te eee eee : oe
‘Le Commerce et le public sont avi-.
sée que la société qui existait, surcette
plac2, sous la raison sociale Jacos Se.-
MAN & GC‘, est dissoule ce jour, dun
| commun secord, et que Mr Jacob Sel-
| man continue, en~son nom personnel,
|les affaires de la société, en étant seul
| responsable.
Port-au-Prince, 12 Novembre 1903.

Jacos SELMAN.
Fevilles d
Le soussigné, ayant perdu deux petites
feailles d'appointement des mois d’Aott
-et de Septembre de cette année, signées
Tuomy, professeur 4 Véco'e de garcons] gy.
de Saut-d’Eiu, les déclare nulles et non|
avenues, duplicata devant ét1e demandé.

Pott t-au-Prince, 12 Novembre. 1903. |
A. CLAUDE. {

Hors concours’ -
Les nouveautéset spécialilés du
Bazar Lagojannis
«Savon Ninfae, spécialement reco
mandé pir les _éminents Docte

conte ee mus 1b €
«Tablettes fee giques» “contre le
rhumatisme, la Dyspepsie ete, ete...
{Home pearls) Restorer capsules, -= Ex
tra fantaisie.
Lventails, Ceintures, Sacs a main, ) | i | ‘des Amateurs.

Gants, Bretelles, Peignes etc, etc. ee 1. _« Nouveau-Siécle -
Basoir mignon, garni, Eponges an- | Remade efficace ¢ re la tor q deja Bourse. Le

tiseptiques. paludéenne. eee i : e la Chambre _

—_ sass rs de Mei tableaux, | ESANOFELINE | : | oO « “du Port

tapis: Rideaux, Natles; Miroirs, Lam- |
























Bihelotpaseurtie, jouets-d enfants, ete. I IL a ee Centrale
Eee, Tester'ete, etc. ': En vente a 1a Pharmacie NOTRE: DAME | eG Lunch Room

136, Ri we ? Republicaine 136.

ee | -imonades gazerises
Le steamer «Prins per Nes} “tana tions. bad hares ba on eae -
DERLANDEN > sera de retour ici] TELEPHONE — | Pour les

deSt-Marc et Pelit-Goave, aiman- | — = | ea Ss
Bouguets pour Fiangai les Gt Mariages | Poiir. les bouteilles. de. toutes

che matin, le 15 courant, a 6hres,|
Il repartira é 7 heures précises et} -auires boissons, la garantie

prendra la valle et les passagers | Corbeilles de Fleurs | se par bouteille. iL
pour Jérémic, Cayes, Jacmel et} onnes de toute: Les boutettles servent de regu p
Curacao. | Courea beautés.- garantie déposée. |

9 cet eat T : jy | Stadresser d Mme CHEFDRUE | {a garantie est rendue dla rem

Port: -au-Prince, 12 Novbre 1903.
? Bois- Verna, rue Maure as Ne 3. les bouteilles vides.
OTTO BIEBER CoA gents , ems ga —

=raecweome | Hrancisco DESUSE |

, Lower | Fabricant de Chaussures. |
Les deus halles visa visdela} 7. agnor ~~ |

YT vac ant j , al acture a toujours-en]}

Douane, présentement occupées a Manufac oujours —

par MM. Roux & Detinois,livra: dépotun grand stock, — oe : e

beste tai courant. --- S’adres= ame en grOs-et acta
ser 75, Rue des Fronts- Forts. Manel!























ioomnnens ern eemmmaaes | Les commandes des co

, ants de | intéri eu
Ce Hauhourgeoise Am re idee de D

Ne v- York samedi 7 / 7 courant ere se |
ra icile samedi 44 courant; sui-
vra pour Gonaives, Miragoane,
Jérémie, Kingston et New- York,
sans repasser par Port-au- ‘Prince. ie

8 ‘Notaire,
Port au-Prince, 12 Nov. 4903.) 160, ee 160

U®, Uennaann & Ce, Agents. _ xa face ‘a maison Ke