Citation
Le Nouvelliste

Material Information

Title:
Le Nouvelliste
Creator:
Nouvelliste (Port au Prince, Haiti)
Place of Publication:
Port-au-Prince
Publisher:
[s.n.]
Publication Date:
Copyright Date:
1979
Frequency:
Daily (except Sunday)
daily
normalized irregular
Language:
French
Physical Description:
v. : ill. ;

Subjects

Subjects / Keywords:
Newspapers -- Haiti ( lcsh )
Newspapers -- Port-au-Prince (Haiti) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
Spatial Coverage:
Haiti -- Ouest Department -- Port-au-Prince -- Port-au-Prince

Notes

Additional Physical Form:
Electronic reproduction of copy from George A. Smathers Libraries, University of Florida also available.
Dates or Sequential Designation:
Began publication in May 1896.
General Note:
"Journal quotidien, commercial, agricole, litteraire et d'annonces."

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
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Resource Identifier:
ACN6482 ( NOTIS )
0012544054 ( OCLC )
000471641 ( AlephBibNum )
12544054 ( OCLC )

Full Text
DIMANCHE 14 MAI 1978
No. 3


et


CETTE SZMAINE
Le Dossier

CARREFOUR


se iProblrmes


LE VILLAGE PITTORESQUE ET BUCOLIQUE

D'ANTAN EST DEVENU

IUNE DES AGGLOMERATIONS

LES PLUS IMPORTANTES DE NOTRE PAYS?


Dans


ce


Magazirie


Un phenomene
a part
Carrefour au
Carrefour Truitier
A propos de
habitation
Rouanez
Les etablissements
Industriels de
Carrefour
La pollution a
Carrefour
La vie Social
a Carrefour
Fontamara
Les services
publics
La vie nocturne
a Carrefour
Divers
Silhouettes d'hier
et d'aujourd'hut :
Raoul Guillaume
Frantzy Matnieu


Prix de ce
Magazine:
I GDE


UNE BANLIEUE, UN ENSEMBLE DE

BANLIEUES? OU UNE AUTRE VILLE?


:neu gie'ti~ ar iiit v'idt tbhI( cl hvMIv tIfoz111010A t i tr
Vlafunitf , q iface de lm~ote dtsit. rt~rvs dii 8zac it (Xctit


Carrefour


-- --lr -L -__ - -n~,r..;- j---r?-;rr;:;---~___ _--~--~----r~-~ ~ .s ---�-------~-----


�


I


~-^----~ ~~~~~--~~'~~~'I~~~"~L~"'~`~~ll---~~~1~-


IM"Im (ll fam lit, all IliveI~c~llu t






DIMANCHE 14 MAI 1978


PAGE- 2


Un phenomene a part


Apercu historique sur Carrefour


Port-au-Prince s'enfle de-
meugurrSment et, bien stir
anarchiquement. El'e ne ces-
se d eccaiader les pentes rai
des du Morne I'H6pital, ac-
crohait Aa et la, au dela de
Bo-ds3, de Carrefour-Feuil-
les, de veritab es �casbahs>>
aux corridors grouillant de
monde aof s'enferment dans
des vallies jadis verdoyan-
tes dans d'immen'ses bidon-
villes coiinme a Sous'- Dalles.
Port-au-Prince pousse ses
tentacu-es au' Canape-Vert,
a 'Est, vers la Croix des Mis
sions' et la Croix des Bou-
quets au Nord et enfin vers
Carrefour et Mariali, au
Sud.
Carrefour, pourtaiit, est
un uhenomene a part. Il est
devenu lui meme une agglo-
meration tentaculaire, esca-
ladant elle aussi ie Morne
* 'H pita', s'etiront jusqu'au
niveau de la mer frappee,
menacant de rencontrer bien
tot la riche plaine de Gres-
sier. Un phenom6n e a part
par la densite de sa popu-
lation, i'importance de son
traffic, a toute heure du jour
et de lit nuit, les problems
admnistratifs, socaux, 6cono
miques que pose son evo.u
tion desordonnee.

A l'encontre do Ptionvil-
le. entity administrative,
Carrefour cui, par sa super
ficie et sa population, revet
une toute autre importance
est considered comme une
extension, comme une de-
pendance de Port-au-Prin-
ce.
Selon les meilleures esti-
mations, prs de 25.000 per-
sonnes vivent dans la re-
gion de Carrefour, baitant
de loin les plus grandes vil-
les du pays, Cap Haitien,
Cayes, Gonaives. Jacmel. etc
Plus qu'une cit6 - dortoir,
come on en volt s'edifier
autour des grandes Capita-
les du monde, Carrefour evo
lue, se developpe presentant
les aspects d'une veritable
fourmiliere.

Eexmp'e frappant de pro-
liferation fantastique. le phe
nomene m-ritait d'etre exa-
mine, d'etre analyst dans
ses differents aspects, mis a
11 u.
La plus qu'ailleurs, il est
evident que tout control du
dcveloppement urbain nous
a cchpp�, continue de nous
-chapper.
Une &dos preuves les p'us
frogrtnte. est qu'il nous a
cit diflicile pour no pas di-
re impossible d'obtenir des
informations chififre.- o0u
r.nime approximatives des
services qui seraient census
se pcncher sur cette agglo-
rnmtration aussi important,
sur le. problems que poseO
sa tres dense population en
p' iie expain-ion.
'Il 0nous 'estait 1'e nriqu tl
,tuIr ]e.i' r;',n, le dia'ogule
a.ec le;, iabitants de Carre
lour qt,' nfui 1 ;tv(anr, interro
les pour Loucher du dollLt
]0 probloi e: ,.. i : ).f'.i itq .:,,.
de la r-,i' it il
Le dossier, li(n sdr, ne
p)ut etr (j j'ln.orn) 1., An i
mimi:;, sera-t-il, noIrl* |'
;,ajlnl .i.lon , I'ov 'c:.iori (l'un<-
etude plus lipi )ohl(i(tel des
divers aspect . lu .pronbl,-
mrI s :.,(c laitx" ducatil ,. tco-
nomiques, problelcs d'urbia
li ,liii', prnoblemeH (th mell-


li 'viiii- de viiltl 4. tr?-, Ronu-
deu sc de tout ce q at ,' at
(ii? i it tw onV.'i ttf.6


consciente de ses besoins.
Notre souhait est que. es
habitants de Carrefour eux-
Smemes nous disent, apres a-
voir parcouru ce magazine,
ce 5u'iLs pensent -de leur ag
glombration, ce qu'eux m&-
mes ils envisagent pour une
meilleure et plus efficace or
ganisation des services, pour
une amlioration de leurs
conditions et de !eur cadre
de vie. Ge qu'ils attendent
des services competents mais
aussi ce quIits competent fai
re, l1'exemple des groupe-
m e n ts communautaires,
pour aider a la solution des
problems 6pineux qu'i s
confrontent.
Nous nous sommes pen-
ches aujourd'hui sur cette
zone interessante du grand
Port-au-Prince, voulant ap-
porter, pour notre part, no-
tre contribution a i'effort
n6cessaire a une meilleure
organisation de la cite. L'ur
banisme n'est-il pas I'ordre
du jour ? Le cas four>> est un example typi-
que parmi d'autres. Le cas
�Carrefour� est un pheno-
mene e'oquent, dans le
grand ensemble urbain sur
lequel nous nous penchons
tous, a l'heure de la bataille
de l'organisation et du de-
veloppement, au moment ouf
nous envisageons, p us sou-
cieux, un peu plus maitres
de nos moyens, la physiono
m eidu grand Port-au-Prin-
ce de remain.


Quelle est done la popular
tion exacte de Carrefour?
Voila la question qui est
de nature a embarrasser qui
conque tente d'y rdpondre.
Dans ce cas, doit-on se rWf
rer aux r6sultats du der-
nier recensement effectue,
voici 7 ans, dans le oays?
Noter que ces r6sultats out
accuse 152.660 habitants pour
la population de carrefour.
Descrmais, dans l'esprit da
Citoyen, la population de
Carrefour serait de 1'ordre
de quelque 500.000 habi-
tants. (Ce chiffre ,que nous
avangons ne repos sur au-
cune donn6e statitique, mais
sur un sondage d'opinion ef
fectu6 ni un dchantillon de
20 personnes)... S'il taut
consid6rer ce chiffe comme
6tant le nombre exact des
habitan's vivant a Carre-
four,- il y a lieu de fire
certaines considerations non
moins imDortantes.

D'abord, il importe d'6vn-
luer la difference entire cea
deux chiffrcLs 500.000 et 152
600. Elle accuse 347.340: Co
qui. reprcdente la valour to
tale de la croksance d6mo
graphiqui suibib par Carre-
lflr 1971 et 1978. Tout compi'e.
la poptiliation idp Ciorlefour
emt plusi qlp doubltc d(u-
rant '(.01h . mn m priodle.
Le taux global d (h re(t'
cr"ot,.1*u0ne( rf'pr'nrm.n rall
150'; . e chiffre rond, r.oil.
in ryllth-e an;inul d(. ceroii
sait Deux fatueurs d6termi-
liaiillnt (idolv l'r L. eol lt".',. Iinii i ii''iat tli
res tijt1 )"., i'tiil tur lhi riip)iii
le. Et l t hii 'i.v !,'1l i|cilij
(lit dfi c i ., l. Iver.; (ai ., lt-
crimll' \i'lhe, A . pl opor l 1 d,.1
p M -;i(', :. lt ll: l if ;t tl)il (*:i, ll(l'> ;:lit


Carrefour, durant la pd-
riode colonial, ce n'dtait
pas cette superficie qui s'e-
tend entre Martissant et le
Cimetiere. C- fut plut6t une
zone. Sa denomination vient
du fait que deux chemins
se croisaient a angle droit.
L'un s'6tendait vers le Nord.
L'autre suivait le course de
la Riviere Froide vers 1' -f,
jusqu a Kenscoff. Tout cet
te parties corresponda ' la
propri-.6 de Trutier d Vau-
cresson. D-ofl, durant 1 p-6
riode colonials et m6me a-
pros lInd6pendance, le. nom
de Carrefour Trutier. Et,
plus tard, Carrefour tout
court. (N.B ) Ce Carrefour se
trouvait non loin du cime-
tiere actuel).
Carrefour c'dtait alors un
Eden. La nature 6taIt luxu
riante. Des ruisseaux clapo
talent serpentaient a tra-
vers de grandss jardins)>. 11
faisait beau de se reposer,
de se promener.
Apres 1'Independance, pr6
cisiment sous la pr6sidence
dAlexandre P6,ion, la zone
allait se transformer en un
lieu de vill6giature. Petion
avait acquis alors une des
grades plantations, et cons
truit une mason de campa
gne a 1'endroit ofu s'61 ve
acmuellement l'Auberge du
Quebec, a Thor. Son ideal
c'etait de transformer Car-
refour en une ville, ou, a
proprement parler en un


tistiques sont tr&s faibles.
Le neimbre des personnel de
la Province qui exordent
vers la Capitale ne saurait
e1re connu avec une exactitu
de absolue. En outre Carre
four, offrant un loyer a. bon
march, ne peut qu'attirer
les petites bourss.
Les composantes de la po-

Voir suite page 8


CaIT l(AIM t liiiouuht'Ii NOh Ieit
Chlu1 Wl) l10(1 1o


village. Habiter dans le
voisinage de la residence
privee du Pr6sident etant de
venu une obsession, un
prestige, un atout poliiique,
d'autres villas comniencesn
a proliferer dans la zone.
Les autres grands de repo-
que : Inginac, SabourinL su
vaient l'exemple de leui
chef hierarchique et s uns-
tallaient dans son voisinage.
Inginac avait achet cMun
Repos>, ur.e ancienne bawi-
tation coloniale. (j'ut'ete-
core, ses descendants jouis-
sent de cet heritage).

Voulant realiser son id6al
de cr6er la ville de Car
refour, Petion fit appel a



Bourg de
Carrefour Truatier

Fonde le ler Mai 1813 par le
President Petion sur les ha-
bitations COTE - VOLANT -
LE - TORT et TRUITIER
Trac6 par Louis RIGAUD
Arpenteur -L Gn6ral d'apr6s
des documents recueillis par
Justin BOUZON, Geometre.

Liste des personnel a qui
on a fait concessions a ia
foundation du bourg de Car-
refour - Truitier.
No 16 Alexandre Petion,
President de la R6publique;
1- 2- 3- 4- 5- 6- 7- 8, Maitre
et Cassette Jean - Comte;
10, 11, 14, 15, Aupon; 29,
Chery Coupe; 32, Floriant-,
44, Droui lette Marc-Simon;
87, Francillette, 45, Rosine
Moronville; 66, Frangoise
Gaveau 67, Marie Frangoise
Perrigau; 70, Ane Adl1aide
Bernard; 72, Charles Laula-
ny; 71, Marie-Francoise
GOaure; 74, Adelaide Coupe;
89, Angelique; 109. Francois
.Garbage; 134, Marie Joseph
Larac; 135, Marie Joassine;
143, Alexis Thomas; 144, Bel
court; 150, Olive Suffren;
151, Jeanne Lalu; 154, Ma-
rie - Andre Rigaud; 155,
Coupe Rigaud; 156, Louis Ri
gaud.


(o1ItIt l tie ln i. pl i o

vie t A cot to titr(vI~

IWO] 11.11. i t i't aI iivs d e vv oh to a1

c i '. ' ,I . t. -Jouu i c.. o Itloiltt so


un ArpentEur nommn Ri-
gaud. II 1 a charge de dres
ser le plan de c-te villic-,.
C.t Arpenteur avait reussi
de bels traces et a divis6
Carrefour en FEp: ile:s. De
tres t6t, la ville subit une
escalade humaine. Des risi
dcnces se mul.iplipint un
p�u partout, mais anarchi-
quement, sans tenir compete
du plan dre.:6 par 1'Arpen
teur Rigaud.

Malgre 1'anarchie qui se
develcppe dans son sein,
Carrefour ne continue pas
moins a exercer un attrait
sur les Chefs d'Etat qui suc
c6dalent � P6tion. En part
culier, Florvil Hyppolite.
Acqu6rant un terrain a Mon
Repos, il a erigt une mai-
son de champagne a 1'empla
cement ofi se dres-e actuel
Icment le Centre d'Accueil
Francois Duvalicr. II 1'a
faith entourer d'un jardin
qu'arrosait un puit, ou un
grand reservoir qui existe
encore.
Centre temps 'isolement
de Carrefour favorite la to
lerance. Ainsi, plusieurs
masons doutiu-u.s se ddve
loppent-elles. Elles consti-
tuaient, a t1'poque de 1'Oc
cupation Americaine^ les
principares attractions. C'est
la l'origine de la �fameuse�
renomm&e de Carrefoutr.
Jusqu'encore. . Carrefoar
est consider comme le th5ea
tre de ces at actions sin-
gulieres empreintes de cha
leur humaine. La route prin
cipale est longee de ces
maisons de .to.l1rance qui
ont tendance a p6netrer de
ncs jours a 1'int6rieur des
Cites. C'est le foyer des Night
Clubs don't, parmi les an-
ciens, les plus c41ebres de
.meurent Vaudou Night Club,
Paladium Calebasse. Le pre
mier a 6te detruit par un
incendie, son proprietaire
Luc Vincent 1'a cede a un
certain Lafleur. Celui-ci a
construit sur cet emplace-
ment le Paldium. Le der-
nier Calebasse appartenait
a Jean Lumarque.


somi c%, -, kle I v \ o I I tI
Ni itN 10VV. V irIlueu ull



nia tv I ic t 2 o l dc's svi


La population

de Carrefour









Carrefour ou Carrefour Trutier


Par S6mexant ROUZIER
un site enchanteur, a 9 kiZo
metres de Port-au-Prince,
entire Bizoton et Gressier.
C'est un post militaire de
1'arrondissement et de la
commune de Port-au-Prin-
ce, dans la section rurale de
la Riviere Froide, sur la rou
te de Ldogane. Le village a
Wte etabli sur les habitations
Volant le Tort, Truitier et
C6te; il est divis6 en ving,
lets et en 161 emplace-
ments; sept 'rues k ang'e
droit ont ete tracees; mais
le m'anque de gofit des habi
tants, qui y 6lovent des mai
sons sans respecter aucun
alignement, met pour ainsi
dire a neant le plan qu'avait
trace, d'apres les ordres du
Gouvernement, I'arpenteur
general Louis RIGATJD.

Les rues de Carrefour Trui
'tier portent les noms de De
renoncourt, Moise, Lamarre,
Rigaud, rue de !a Croix et
rue du Fond Ferrier.

Carrefour est born au N.
par les habitations Truitier
et Cote, portion dite Monre
pos, au S. par les habita-
tions Tort et Brochette, a
1'E. par Volant le TorL, et a
l'Ouest par la Riviere Froi
de, Fete patronale le 4 No-
vembre, a la Saint Charles,
a qui est dedide la chapelle.
Chaque annee, plusieurs
jours a l'avance, on fait de
grands preparatifs pour cet


Comme nous l'avon4s sou
ligne dans 1'un des articles
publi6s dans ce present ma
gazine, nous n'envisageons
pas le phenomene de Car-
refour sous 1'Angle de 1'em
placement agrandi d'un
ancien village qui se serait
developpe anarchiquement
pendant ces dernieres an-
nees. Mais plut6t cet en-
semble de quarters qui se
sont rattaches dans le
temps et ont concouru a
donner a la region du Sud'
Ouest de Port-au-Prince cet
aspect caracteristique cu'on
lui connait.


Et pour reprendre une ex
pression que nous avens em


U


te fete a laquelle une gran
de parties de la population
et des autortfis de Port-au-
Prince ne manqite pas d'as
sister. Ecole rurale de gar
gois et de filles.

On y voyait de belles mai
sons de champagne qui torn
bent en ruines depuis quel-
que temps. Le village fut
fond6 le ler. Mai 1813 par
d6cret du President Petion.

M. A. Montfleury a, fond6
A Carrefour une usine pour
la preparation industrielle
du cafe dans les montagnes
dTs sections rurales de la
Riviere Froide, Dufrend et
Corail Tort prodiisent une
grande quantity.

On lit dans les Constitu
tions d'Haiti du Doctur Jan
vier, page 597 : < Le village
de Carrefour est. un des
plus riants d'Haiti. La popu
lation est- belle, pleme de
resource, d'ingeniosite, des
plus eveillies, des mieux
douees intellectuellement
et moralement, des plus ex
quisement courtoises. Assis
au bord d'une riviere (La Ri
vi&re Froide), baign6 par un
gros ruisseau, entoure par
les habitations Monrepos,
Truitier, D6gand, Brochet-
te, Letort, le Village ce Car
refour, par sa grande rue,
continue la route qui mene
de Port-au-Prince a Leoga-
ne. Une demi-lieue le sepa
re de la mer. Par le nom-


ploy6e dans le meme arti-
cle, Carrefour est pour nous,
un ensemble de banlieues
comprenant: Martissant, Fon
tamara, Diquini, Thor, Wan
ney, et Carrefour propre-
ment dit. Le lecteur une
fois averti retiendra que les
considerations que nous pour
rons faire sur tel ou tel as
pect observe, rentrent dans
le cadre et 1'esprit de cet
ensemble. Quand nous di-
sons par example que Car
refour foirmille de bordels,
Ces derniers peuvent se trou
ver a Martissant, a Thor, a
Wanney et non a Carrefour
proprement dit.

Ceci dit pour 6viter les'
reactions inutiles.


bre de ses h boitants et
ses maisons, il est assez ih
portant pour que, sit
moins pres de Port-au-Pi
ce, dans le Sud ou dans
Nord par example, il e
mfrite d'etre l1ev6 au ra
de chef-lieu de cornmu
Une route de 100 pieds
large, ouverte en droite
.gne de Carrefour a la n
a travers les champs de c
ne de 1'habitation Mon
pos, suffirait pour t ns
mer ce village en ille
vant vingt. ans Cette vi:
deviendrait le debouchli
termndiaire on de transit
tre la capital et les pop
lations, industrieuses qui
bitent le Fond l'Osier,
Trois Rigoles. 1'Eugene,
Camp Gibault et les env
rons de la source Mahot
re. L'habitation Monrep
expropriee sur cent pieds
large, de la route de I
gane a la mer. pour cai
d'utilitd publique, les po
lations de toutes ces loc
tes ouvriraient ce chen
vers Ia mer. Elles ne rE
seraient pas de fournir u
prestation en nature
trente journees consecuti
ves de travail, si on leur
salt comprendre que
grand d4bouche, de la r(
gion est Port-au-Prin(
que ce debouche, il faut 1
teindre; que les transpo
seront plus difficiles I
terre et plus couteux q
par mer, que 'es routes
peuvent etre que mauvais
puisque le sol, souvent c
tremp6 par les pluies,' ch
ge au momns dix fois de
ture entire le moulin de 1'
bitation Letort et le port
de Leogane (Port au Pri
ce).

Carrefour etooffe dans
ceinture de bois qui Vent
re; ce village a besoin, pc
respirer, d'une fenftre s
la mer, pour grandir d'
embarcadere qui, com]
fait celui de Ca-Ira po
Leogane, lui permettrait
couler toutes ses denr6
tous ses produits a Port-
Prince, et d'y faire large
ment ses provisions de
tires premieres. Un car
vogfiant sou.: toutes voi
par un bon vent d'ouest
avec le vent .du sud en p
pe, irait de l'embarcadere
' arrefour a Port au Prin(
par la haute mer. en dei
heures; un cannot quitta


GmOCOLAT AU LAIT SUISSE AVIC Ah.A~NDtIDO! 7MFIR





Chocolate I ,fo bier
Know'vn III(- World oo


de
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le
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ide-
IOS,
de
LoO
use
)pu
ali
nin
efu
ine
de

fai
le


e - Diquini repr6sente 1'une
ce; des zones les plus privlegiees
'at dans' le perimftre de Carre-
rts four. Drap6 dans un man
par teau natural, berce par une
lue fraicheur surtout le soir
ne II est consider comme une
;es, oasis natureile par plusieurs
-16- de ses habitants, principal
an ment ceux qui @lisent domi
na cile jusqu'au fond,'non loin
ha du morne qu le traverse.
nal Trois voles y donnent ac
ces a partir de la route de
Carrefour. La plus accessi-
la ble demeure celle qui passe
ou entire Lalue Super Market
our et la Staton. Service Texa-
?ur
sur co, long la Polyclinique
ur Adventiste et le Seminaire
un Franco-Haitien. Cette vole
mue est la seule qui est en parties
d'6 asphaltee. Elle est aussi la
plus frdquentee. Les pistons
esau, et les vehicles s'y croisent
ne- plus souvent.
ma Cette meme vole divise Di
iot
les quini entire deux parties ine
gales. L'une qui s'etend
oun dans la direction Nord-Est.
oun
de L'autre qui se developpe
ce, dans le sens Sud-Ouest. La
ux premiere parties regroupe
nt les gens d'un niveau de vie
moyen, et, peut-etre tries
bas. Ils vivent dans des mai
sons de fortune construites
avec de la magonnerie legere
Elles sont recouvertes prin
cipale-ment de t61es Cqs mai
sons sont d'une, de deux ou
de trois pieces au maximum.
Le nombre des occupants d6
passe toujours la capacity
d'accucil.
Au terme d'uneocnquite pr6
intnlimnirr, nous avons pu re
lever qi cos gens sont eni
mnajorit6 t,rs jeunes. 11s sont
des artisans, ou travail ltnt
dans iune niniitifit Itire. Na
lure(ll hiinit, i, r encoutlr
beallicolp plus do( chl ,,l ilr-li.
itiod ita , dr ll-, l- i c PIi'[it', -
ri, de f, ..ftin it qui st - , l i

11tr,. O i pritti iet'itU ill p>1-
lit, 't' u,1 ltTrr1 ditpe l'o int' entre t',' "ro11
p<' esri � teoini''. 1) .i tlid.
Tlhilliitnit est difft'.'-tlilt i .

th^ i'rrhir dt '. iniiiur: cii ll .tk'in
Sirlt1. 1 cur hi litul, d cV visi

lie' p p1t r ide'1 . 1 i'1, 1e ' 1Itl.-
Iruir f't iihhlh',r', (*- t�, eii' el�


Port-au-Prince le soirl, a-
vec les premieres risees du
vent de terre, le matin avec
la brise franche, serait ren
du a l'embarcadere de Carre
four en une heure et demie
au plus.*

Dans son programme de
gouvernement, le general Le
gitime proposal de relier Car
refour avec Port au Prince
par une ligne de chaloupe
a vapeur, longeant la c6te
jusqu'a Leogane.

Une course en voiture,
par personnel, de la ville a
Carrefour, se pale $ 2 (Tarif
de la commune). (deux
gourdes) en 1891)

En mars 1795, Beauvais et
Rigaud, merchant de Leoga
ne avec 3.000 hommes centre
le Port-Republicain qu'occu
parent les Anglais, arrive-
rent a Carrefour, ou its ren
contrerent les avant-postes
anglais qu'ils culbutbrent,
- Carrefour fut encore oc.


cup6 en 1869 par les Cacos
du Sud, qui vinrent atta -
quer le fort Bizoton sans
success. Pendant que les Ca-
cos s'attardaient dans les d6
lices de Carrefour, Salnave
souleva les Piquets dans le
Sud sur leurs derricre.r-; ce
qui les obligea a evacuer ce
poste mi itaire pour aller
combattre les Piquets.

- Pendant I'in:.urection dei
nordistes centre L'.gitime,
l'avant-garde de l'armee du
Sud vint prendre position a
Carrefour le 20 aoft 1889.
Le 21, la veille du depart de
LUgitime, le G e n 6 r a 1
J u s t i n CARRIE 1 u i
livra deux combats, et fut
repouse' a Bizoton.
- C'est a Carrefour que le
poete A.F. BATTIER a ecrit
sa pidce de vers intitul.e:
Extrait du ler volume (pp
190, 191 et 192) du Diction-
naire Gdographique - et ad-
ministratif d'Haiti pas Se-
mexant Rouzier.


le content d'expressif peu-
vent renseigner plus ou
moins exactement sur ceur
situatioTr aisee.
Ils s'enfrment le plus sou-
vent entire les quatre murs
de leur ,maison ou de h-eur
cour, occupies a faire la ra
dio, la lecture ou <�a tele)>.
Rien ne peut tre stir de
leur vie. Sinon, ils vivent
mieux que les autres. Ils ne
sont pas d'habitude chez
eux, 4tant obliges d'etre au
bureau, ou de vaquer a des
occupations commercials.
Ce sont tries probablement
de cadres superieurs.
Par contre, bien de probl6
mes rapprochent ces deux
groups. Ils souffrent des
m&mes insecurities que cree
un milieu mal protege, dd-
pour.vu de certaines facili-
tes sociales. de services pu-
blics. Pas d'amenagment du
territoire. La moindre pluie
transform les souliers car
il n'y a que des sentiers et
non de rues - en bour-
biers, sous la menace des
eaux provenant de la viere St Rocks.
L'animation qui se cree dans
cette zone s'ecoule de prefer
rence durant la :journee, et
jusqu'a 7 h du- soir, entire
lundi et jeudi. Elle est pro
voq.uee d'une parv par le
fonctionnement de la Poly
clinique adventiste (qui re-
goit n moyenne 50 patients
par jour), de l'impriinerie
Adventiste. et du Seminaire
Franco Haiticn don't la sec
tion prof,.ssionnfl le est tros
fre&qitnitte. D'autre part la
Rgie du' Tabac et des Allu
metres. IDe petites boutliqis
se "'r loit reut tdes iitu rv.il
les irr6gu1li'rs.. A dire vrai,
Ics activities sont en quel-
(tii' sort condlitionmtw'cs p.Ir




ei d"un vt llt t I I'it
rWi X t''ritor t'r c.1t'-, - e'. ihti !
i.ll�y ... A ltti tr� tir titltll) tlU


t 'C s t it' 8 tutdv'tri' " i ".i . - ; -




t>'lhi d'ttr I'.l't |


IE 14 MAI 1978 -'


PAGE 3


DIQUINI


CECI DIT ...


For sheer delight...


Toblerone - Switzerland's

world famous chocolate

with milk,

Samonds and honey


~P~*~I~,~~-�-P-----~-_r-�*~-p~-_l~ _rl~...~ ~I~I~XIS~ �*~_






PAGE 4 DIMANCHE 14 MAI 1978


La vie social a Carrefour


La vie nocturne a Carrefour


La vie social a Carre-
four prdsente des carwctdris
tiques qui varlent -suivant
le quarter, le niveau intel
lectuel et le niveau econo
mique.

Pendant ces dernifres an
Wnes, il s'est d6veloppe h
1'exces une reputation dans
la' zone qui ne manque pas
d'lnduire une sorte de discri
mination et de pr6jug6s a-
berrants vis a vis de 1'd616-
ment social de Carrefour.
Cette zone, de Martissant
'JMariani, a 6t6 investie de
bordels et de cafes. La pros
titution (qui fera peut ,tre
1'objet d'un de nos prochains
dossiers) apparait come
une caracteristique assez pit
toresque qui semble peser
assez lourd sur la vie so-
ciale normal ou convention
i nelle de cette zone. On a
baptism Carrefour du voca-
ble non moins pittoresque
d'�Universit6. II n'y a pasy
lpngtemps, un communique
dmis par la Prefecture de
Port-au-Prince interdisait le
fonctionnement des bordels
St des caf6s dans le centre-
ville, specifiant qu'il leur
, 6tait reserve une zone par
ticuliere, en 1'occurence Car
refour. A rappeler que ce
communique n'avait pas man
que de susciter de comment
taires assez judicieux et
des reactions significatives
de la part des habitants
de Carrefour. It sont nom-
breux les parents qui se
plaignent de voisinage des
cafes, de 1'impact de ces
t tablissements grotesqies de
Sl'atmosphere qu'ils entretien
Sent, sur 1'6duction de
leurs prog6nitures. 11 est a
remarquer que ce geire d'6
tablissement se developpent
sDrtout sur la grand-route
oiU les residences priv6es ont
tendance a etre remplacees
par des n6goces, de petits
vcommerces, etc...

-1i n'y a pas longtemps,
1 es habitants de Wanney


L'aspect

a Carr


Ce" n'est qu'au mois de
Mai de l'ann6e derniere que
Carrefour a k6t dote d'un
4tablissement public de san
:6. Un Centre de Sante qui
-en de louables services
habitants de la zone.
MI 1'on se demand si
-our A modest 6 t a-
b 7 s s e m e n t de san
t6 it suffire a une popu
la ' anssi nombreuse.
D's .llnt plus qu'il est li-
mit6 tecniquement et d6pour
vu de possibility d'hospita
ligation-

/ La clinique populaire du
St6linaire Adventit,te de Di-
quini est trhs fr6quent6c non
seulement par des habitants
- de Carrefour mais aussi
pa" ceux d'autres r6glonii a-
voisinanuts (mt surtout par
ces derniers).
L'Initiative prv6de (elini
ques priv6de) a 6.t encoura
g6 ces derniers timnips. La
tendanrc' actuelle eAt h 1'6
tiablbl: fmrnt d, polyclini-
qur', priv(-.: , quoique en
quan ilti i tri-' restreintl.,
Ai;; l'h)abitant de Ciirrrv-
foir, quins, 11 (est malOad,
datoi 4m 0 ])(pji- crent de.., cas,


ont violemment protest con
tre 1'6tablissement d'un bor
del dans leur quarter. Ils
ont en definitive gain de
cause puisque la boite a etW
fermre.
Les jeunes filles de la
region (aujourd'hui un peu
moins) ont passablement
subi cette situation qui est
d'autant plus cuisante qu'on
habite dans les parages de
la grand-route.
-A Fontamara et b Diquini
le probleme ne se pose pas
avec autant d'acuitd qu'a
Martissant, Arcachon, Thor,
dans les parages de ces
grands bordels oil sont d6
bits les products domini-
cains.

.. Carrefour dispose ' au-
jourd'hui de 3 cinemas :
Crystal Cind, Cric-Crac Cin6
et le Colys6e. Les seances
en soirde sont presque tou-
jours combles. Elles sont
suivies en majeure parties
par des 6coliers, des jeunes
gens de toute sorte et un
nombre significatif d'ou-
vriers (journaliers travail-
lant dans les factories de
la region m6tropolitaine).
Il y a un autre aspect so
cial qui ne manque pas d'at
tirer attention. Dans des
rues de Wanney, par exem
ple (versant gauche de la
route en allant vers le Sud)
on a 1'impression d'un em
byon d'organisation : mar-
ch6, epicerie, boutique, 6co-
le etc... I1 se d6veloppe une
sore de vie int6rieure as-
sez intense qui retient 1'ha
bitant de la zone et l'6loi
gne des tumultes de la
grand-route.
L'ktablissements de suc-
cursales de banques 6tran-
geres, 1'existence de servi-
ces publics comme la Tle
co, la Ca~mep, etc... la po-
lif6ration de grands bazars,
de centre d'achats, et d'dta
blissements divers d'utilit6
commun donnent de plus en
plus a Carrefour une cer-
taine autonomie. La vie s'or
ganise.



sante


four

dans une clinique privee ou
S1i'hopital de 1'Universit6
d'Etat d'Haiti.
D'un autre c6t6, la zone
de Carrefour sait etre le
theatre d'epidemies assez frd
quentes et 1'objet d'dtudes
6pid6miologfques assez in-
teressantes.
II n'y a pas longtemps,
presque tous les cas de ty
phoides requs a 1'Hopital
de l'Universitd d'Etat d$Hai
ti provenaient de Carrefour,
particullrement de la re-
gion des Cit6s.

Le faith pout s'expliquer
de fnuon plus ouU moins
compr6hcnsible(. La ban-
licue de Carrefour se prte
p;iriictulii'rement aux ('pid6
mrles. L'nb.i.enc. de (Oi(. ill
fr.sl riiuctuire urbainol, 1'nb-
Fence dc' lairinea dnia c.r-
tajin endroits t lii' h~b tllude
de jeter le., (I(cliets de tou
tes sorts sur le rivialg- et
de d('(ifquer A m'in 1'eau .,|c., autant de fac-


tu r pitvVet tv i,*i ex

du il e 1111a111(1 di V V Oil op. i it,u
dasule 8M densei' iy1ugglon16ra
t to i


Cet article devrait s'inti-
tuler de preference : la
vie nocturne sur la route
de Carrefour.
Pendant les premieres heu
res de la soiree et de la
nruit, les attractions sont
constitutes par les borders,
les cafes et les prostitutes
haitiennes et dominicaines
qui y tr6nent.

Les differentes b 'es sont
envahies par les abitu6s.
Quand on passe voitu
re et que le traffic se\r6ault
a sa plus simple expres-
sion, on peut d6celer de
part en part, la musique ty
pique des caf6s qui vous par
viennent par le truchement
de ces appareils non moins
typiques qui est a ces eta-
blissements ce que les 6ta-
geres sont a une boutique.
Par certain endroits. de-
vant certain cafes, c'est une
exposition de la marchandl
se, c'est une foire d'attrac
tion pour le passant, pi6-
ton ou automobiliste.
De longues files de vol-
tures se dirigent vers Maria
ni.
Dans les parages des cl-


n6mas, le debut ou la fin
de chaque stance, donne
lieu a un embouteillage d'in
dividus et de vehicules.
Durant toute la nuit, il
y a un va et vient qui se
fait sur la route. Lea. tap-
taps assurent encore le ser
vice. Les voitures privdes a
grande vitesse se lancent
sur la voie.
De petits groups se for-
ment de poche en poche au
tour des 6talages de fritu-
res. Autour de la marchan
de de tafia, de biscuit te
de caf6.

Les fetards quand ils re-
viennent de Mariani s'arrd-
tent pour se refaire 1'esto
mac et se rdveiller un peu
avec un bon et chaud cafd
noir. Des maniaques se sont
d6places express6ment pour
la ration de bega-boeuf, jon
jol, c'est la ,mnme chose.
Les bordels ferment leurs
portes a 3 hres.
Une heure apres, le pre
mier tap-tap part en direc
tion de Leogane. Et la vie
reprend. La nuit n'aura du
rd que quelques heures.
11 n'y a pas trop long-


temps, 11 r6gnait une cer-
taine animation culturelle
& Carrefour (t'ancien bo'irg
de Carrefour,.
Des clubs culturels et ar
tistiques existaient dans le
temps : Gombo, Lambi et
plus recemment Loisir.
Ces clubs ont 6tW dis-outs
par la force des circons-
tances.
A rappeler que le club
Lambi avait pris naissance
dans le quarter de tNan
Brochette, et Loisir avait
son siege social A la salle
paroissiale de 1'Eglise St-
Charles.
Pendant les derni&res ah
noes, un championnat de
football 6tait organism qui
avait le plus grand succds.
Cette annee, l'equipe de
Carrefour qul siege u Wan
ney participe au champion
nat m6tropolitain de deu-
xieme division.

A noter que Carrefour a
donn6 , la musique haitien
ne, un jazz qui eut son heu
, re de gloire et occupe pen
dant longtemps le devant
de la scene : Les Fantalsis-
tes.


FONTAMARA


C'est 1'un des quarters
privil6gids de la region de
Carrefour.
I1 s'est d6veloppd pen-
dant ces 20 derni6res an-
ndes, au course desquelles il
a constitu6 une attraction
pour des 616ments de la
classes moyenne (accedant a
une certain facility dcono-
mique) a la recherche d'u-
ne zone pour s'etablir. A
1'image d'autres banlieues
de la capital r6put6es bour
geoises.
La difference entire ce
quarter et les autres sec-
teurs de Carrefour est signi
ficative. El e se fait meme
dans la mentality de 1'habi
tant de Fontamara qui pr6
cise toujours avec une insis
tance snobe qu'il habite
Fontamara, et non Martis-
sant, et non Wanney (par
example).
C'est le seul quarter de
Carrefour oil il existe un
embryon d'urbanisme. Des
rues ont dtd asphaltdes, les
tracks sont plus ou moins
rdguliers, et , actuellement
dans certaines arteres, les
canniveaux sont en cons-
truction. Les travaux d'urba
nisme a effectuer restent en
core d'importance car cer-
taines rues sont dans un pi
teux dtat. Le qitartier se d6
veloppe dans tous les sens
et d6ja, le sceau anarchi-
que de Carrefour apparait.
La difference se fait enco
re par le style et la qualil
t6 des habitats. D'abord des
constructions en bdton assez
importantes, d'un luxe al-
lant du di.scret. au voyant.
A ct6, des habitations plus
mtodhste, niais, signlficati-
yes d'un certain nivelau co
nolilque nmlye est tr6s ia'r e Lves maiisons
nle s'acordetnl pias les ules
aux autres ('comm i Wan-
ney par <'.x iii)l('.
II ,xist. ausil (ies 'oneil.
populuies K Fiontamnarat. I e
verdant liti'-riu'ir dv lat Ro-
1-hlle, la Cour 22 puar xemin
pie H4al tranelt'it citrri'niiitl
lavec la configuiraion glo-
hule d1c la rtion.
11 n'y a ipn lin~gtimps,


le quarter semblait se prA
ter 1l'installation de pen
sions et de guest-house, Mais
les diffdrents projects sem-
blent avoir tourn6 court.
Fontamara est aussi habi
td par une cat6gorie socia-
le et 6conomique qui at-
tend le transfer. Ceci est
vrai pour une minority de
plus en plus rdduite, parce
que remplac6e a la longue
par d'autres categories en-
gagdes (peut-ftre) dans le
meme cheminement.
... La population de Fon
tamara n'a pas pu etre 6-
valude ou du moins nest
pas connue officiellement.
Mais d'apres les observa-
tions, on peut estimer qu'el
1 ne cesse de croitre. C'est
une zone en plein develop
pement, presentant des pos


sibilites appr6ciables, en
fait d'habitat et de vie a-
gr6able.
L'infrastructure gendrala
a une zone en developpe-
iment manque. Il n'y a pas
d'6tablissement scolaire d'en
vergure, il n'y a aucun Cen
tre de sant& affected au quar
tier, aucun service public
etc... Il est a signaler tou
tefois que presque toute la
zone de Fontamara est 61ec
trifi&e.
xxxi
Il est a signaler que dans
le temps, cinq Ministres ont
habit (et habitent encore)
lie quar.tier de Fontamara,
ce sont les Ministres : Blan
chet, Lespinasse, Audouin.
De Ronceray et Bros (actuel
element Ministre des Finan-
ces).


*


I






DIMANCHE 14 MAI 1978

A VOL D'OISEAU

Carrefaur, aujourd'hui


Carrefcur nest plus un
village, ni ce hameau don't
les gens aises de Port-au-
Prince revaient dans le
temps comme 1'endroit ideal
de villegiaturd. Bren mal
lui sera.t celui capable de
trouver le qualificatif le
plus judicieux pour d6si-
gner cett2 agglomeration de
plus en plus important. qui
s'dtend au Sud' Ouest de
Port-au-Prince, 6pousant le
littcral et le flanc du Mor
ne l'Hdpital dans toute* ses
nuances.

Carrefour : une banlieue ?
Nous avons choisi de consi
6lerer cette second defini-
tion, pour la raison Lien
simple qu aujourd hul Carre
four commence a Martis-
sant, a 1 embouchure de la
route du Sud et du Blvd.
Harry Truman.
La zone ses; d&veloppde
considerablemcnt. Et les e-
tudes montrent que ce deve
loppement accru a d6bute
des le bctonnage de la roa
te, pendant les premieres
annees du GouverneAnent
Duvalier. Des deux co.es de
la voie, s'etablirent peu a
peu de potits commrrees tan-
dis que, plus a l'interieur
(a droite ou'a gauche), do
petites batisses d'habitation
commencerent a s'elevwr.
Suivant 1'Opoque, des quar
tiers different furent mis
a (la mode�.

Martissant a 1'epoque de
la cons ruction de la ro"-te
n'etait connu que pour son
march aux poissons.
Peu a peu, il s'est trans
former en un veritable' refu
ge pour les uns et les au-
tres, cn quete d'un terrain
pour bAiir, d'un logement
a peu de frais, some toute
d'un lieu de residence prd
sentant entire autres avanta
ges, celui d('ere a quelques
pas de la ville.

Les Citds se io!velcppe-
rent egalemEnt.
L'emigraion des popular
tions de la Province vers
la Capital a beaucoup (et
surtout) favorite 1 evolu-
tion de la region de Carre
four. La Capihale semble
saturee en fait de logements
et c:lte s�tura ion a con-
tribude a la creation de ces
phenomenes urbains. Wan-
ney, Thcr, Arcachon-. etc...
Chacun de ces q-uarters
qui il y a vingt ans present
talent le carac ere dispara-
.e d'ilots npeine habits
perdus dans un fouillis de
verdure couvrant d immen
ses t 'Jrair,' non exploltes,
pourrait ln're 1'ohiet d etu
des par iculires. Car si au
jourd hul, Carrefour appa
rait cmmer un grand en-
semble, ; , subdivisions
neanmoins' pr6scntent des
caract(fris' qu,-s propres tc
moins parfois du rythme de
1'evolution, de son impor-
tance. Au ant de carac (rls
tlques qui p- uveni tenir de
la simple 'oificir:,t on phy
,jques (irlbj ;.n , i , \styl,- et.
q'ualitc def j habita';i) aux
C',:ti,'; ris ncO'al( IH it econ o
m qus. ,
On dira p'i cx-nmple qu
I'dvolI tion d" Fon[ amarni
a 6t6 atsurd,- par un roult
pe &conom'iq,, ii-u d uinoe
', .,;tlt,, , pl)0) i Uiti, C -] . dol


()marticr popuI eix d o Ita


part, ne sont pas encore
- parvenus a un stade 6cono
mique tel, qu'ils puissent
influer sur la configura-
ti6n physique de leur quar
tier.

A Wanney par example,
la difference dans..le mode
et le rythme de developpe-
ment s'observe a premiere
vue suivant que 1'on consi-
dere le versant droit ou
gauche de la route.
Et la tendance mainte-
nant est de ne considered
comme Wanney que le ver
sant gauche de la route (en
allant vers le Sud).

Diquini est aujourd'hui un
quarter en plein developpe
ment, mais d un d6veloppe
ment nettement different
de celui des autres sections
de Carrefour.

Cette banlieue de Port-au-
Prince est de loin plus 6-
tendue que le Cap-Haitien
sEconde ville de la R6pu-
blique. Bien qu'elle soit un
defi aux lois les plus 616
,mentaires de l'urbanisme,
elle continue de se develop
per a gauche (a flanc de
montagne) et au Sud. 11 y


a 10 ou 15 ans, la limite-
Sud de Carrefour etair cons
titude naturellement par
le pont jete sur la Riviere
Froide aujcurdhui elle s'd
tend au dela du march,
au delay du cimetiere et dans
quelques annies, si le d6ve
loppement de la zone con-
tinue a ce rythme, Carre-
four et Marlani cela oun
dra dire la m6me ose.

Rares sont les volis as-
phaltbes (a part la oute
du Sud) dans cette region.
Les canaux d ecoulement
des eaux m&hageres sont
inexistants. Toutes les rues
ne sont pas eclairees, la
nuit. Les conduites d'eau pb
table ne sont pas monnaie
courante. L'elementaire ur-
bain manque h Carrefour.
Et na'urellement, 11 se
pcse la question a savoir
jusqu'oa pEut aller le dd-
veloppcment anarchique d'u
ne zone qui heberge plus
de la moiti4 de la popular

ticn de la Capitale.
Carrefour, est-ce une vil
le a batir Q Quand bien me
me on puiss-o < une
ville ou redresser un ar-
bre crochu.


Depuis environ cinq ans,
Carrefour peut se preva oir
de disposer de certain Ser
vices Publics, bien que du-
ne maniere incomplete :
L'eau - 1'Electricit6 - le te
lephcne. Mais ces services
sont trop restraints.

Certaines zones sont net-
tement ddfavoris6es. En pai
ticulier, celle qui s'ftend der
ri re le Centre d'Accuel
Francois Duvalier. Le soir,
elle est piongee dans 1'obscu
rite, si bien que presque tou
tas les activities s'arretent a
la tombee de la nuit. < doit avoir peur de marcher
a cette heure, nous dit, un
habitant, parce que dans
cette cbscurita profondq on
ne sait qui on cotoies. D'oAi
a ses yeux un danger.


L'eau. parait-il, ne se dis
tribune pas avec regu arite.
iP y a certaines communau
tes qui n'en ont meme pas
comme < Nord'Est de Diquini. Roua-
nezD.


Saule 1'electricitM parait-
etre plus a la port6e des ha
bitants. Les conditions impo
,ees au branchement d'un
cable electrique ipriv&c, t9
prix de i'electricitd sont coh/
sid(r6s comme des factturs de
(d6uCMII ag'in iilt par lOs lhabi
tants. L'Lc' iir;i'c public se
faith. aussi solon un .svYtiii'
de commufnautjit avanecces


Le- t(l61hhone et la It 'vi-
iilon (rjicIIrr . iun ,lrivilr
,', un factor d(e putisist(tance
wocia e. Leis niteniU' e& U t(!
li(vlhJon , 4l ri tss- tt p).us,
(lon-i l]a t on alulant, dcl (''lI'
P-[iRCe MoI l'lio;. Qlanlld
au t.:-'-hlioti , Il r'.I It-. I l pi ('
tlii' id'un clitri' lilOn ma-
tlolle, n'lith t-.11 );I,; l]a In a-
jtlitf (Ih';i l h itidA t.I Ju-,(in.'i
))ros( nl , ri,,t ,111 ;:; ( I\II, d,',
(dIrIjijiiiiic n1e Wirilt pa..t: gailA


faites. Quand ?
En some, une certain
theories des Services Publics
s'app'ique a Carreiour. Lile
se definite en terms de res
trictions, et ne correspond
nul-ement a son developpe
ment. La theorie doit etre
repensde, cette fois-ci, en
terms d'exuansion.


I ,undl ruattol. vera-s Anc-nil
IEit-I'mungrave :tcetde iii.

Ic-s ti Olt Jimu- , (-tCIA suveIlm
51ff lit rutt- do uinriti,ii,

touir.
Un emmion - ctfirnc'io t ivi
por-I int. de ' hI p.oi~iw it~on (Al
section doIA Vylle dom caiv-s

eti u, t)1)) 11 %,Itd. l iut c(Iv


It', tiiii~lmit - ctv tit t- 1., lt


PAGE 5


Les zones" Potentielles"


de Carrefour


Martissant fut une gran
de proprie.e coloniale. Elle
dispose actuellement d'indus
tries, d'h6tels et de divers
centres commerciaux. Plu-
sieurs dcoles se d6v.loppent'
en son sein. L'un de ces
quarters foyer le plus miserable, oui
m~me 1'electricit6 faith d6-
faut. Les habitants de ce
quarti~er rpnt menaces par
l'inondation. Consequence du
manque de courage de la ra
vine de Martissant.


x XXX


Bizcton, depuis 1'6poque
colonial represente un in
terfci stratdgique. C est lI
que s'est etabli le Fort Bi-
zoton' dont les ruinm:s pi-
quent a la Cre'e du Morne
du Mont Carmel, en face
des Gardes-CotFs. C est la
aussi que Florvil Hyppolite
a construit une station na-
vale; et que ful b~-ie la
premiere usine . dlectrique
de Port-au-Prince. Cette- usi
ne a explos6 vers 1923, elle
a 6te transpcrtde a la rue
Joseph Janvier.

A Bizoton, sur le rivage
de 1 Hotel S.. Charles, on
organise des regaLes qui
mettent en compLeition des
canots monL's par des pro
fessionnels, et des esquifs
conduits par des ama-ervs:
Cf. Georges Corvington,,
Port-au-Prince au Cours de3
Ans, la M6tropole Haitien-
ne du XIXe. Sikcle (1888-
1915) page 146 - 147.
Thor le Volant ou Volant


le Thor ou encore Thor-
land. C'est une ancienne
prcprietd coloniajle oil se
dressait le village du Trou
Bordet qui a eu pour sain:e
patronne - Notre Dame de
l'Assomption. Lorsqu'il fal
lut fonder la ville de Port-
au-Prince en 1743- le vil-
lage fut d6moli. Alors, les
habitants durent venir s'ins
taller dans la nouvelle vil
le. Aussi, Port-au-Prince
devait-elle adopter la me
me Sainte Patronne.


X X X


A Cbtes-Plages, il existe
une plage naturelle, bien
avant 1'6poque de 1'iOccupa
tion Am6ricaine... Un archi
tecte, Georges Baussan eut
l'initiative d'y cans ruire
une station balneaire. A-
pres 1'Occupation .Ameri-
caine, un certain Bailey or-
ganisa une station balneai-,
re sous le nom de Btilev's
Beach. Elle a et6 tres fre-
quenite.


Mon Repos 6tait en quel
que sore) une oasis. Voir no
tre article sur torique de Carreiour>.



Lamentin represent la 2e.
zone d importance - strategi-
que a Carrefour. Plu d'u-
ne fois, les forces strange
res ont voulhu- y debarquer,
afin d'occuper le Fort de
Bizoton. C'est a. Lamentin
aussi qu'en 1802 la force
exp6d'ticnnaire frangaise de
barqua. -'


nint.oilielvtuts dclot PIn'llwilt
Li. 80 pour evnt cdh-molil'. bc's

lilvit l cot. t-iilidrit - UtO Ii d it
It'iis i-s ilik, -its oil i liii Ito
11A wlilv. 10111t ell la(-0.1eno st1
VO (1,11 lLIit tic-StAO iii I'l ell s dc-

(1o iit-it'-sovt, ptla s de'it


imht , otl ie ltL dtttit-, 11Al.Liif
jettI 1 - III I II v it I d i. \c i-i


(1111 kli ll ipitowx et a C - tit IIso
vontlta is'iito vicutlelh'do ceitto'





't tk deIt I I IIII ,

kaII ioI. Ii . IctC




cI I il~it i~t II 1


sLs Services Publics


Accident a Mariani

.. t - . . . . -. - _


------ ------� ---------_IL. _-- -(-- -- -_-- - --


--


--4


~;i~._~~L~-~- ~ ___ I~iie ---------^--C-p---- .�11- --- ------ ---------- - - ---------- I _ ~ II_ ~






PAGE - DIMANCHE 14 MAI 1978


"SUPER MARKETS " ET "MARCHES"


Alors qu'une certain sta-
Wilit& des prix. se signage au
niveau des Super-Markets,
une disparity. des prix a la
hausse s'accentue sur- les
marches publics. Le riz, les
haricots, le champignon etc
augmentent cette semaine
dans des proportions �iaat- -
telidues>>.
Dans -1'ensemblF. e jro-..
duits accusenp ua. tau,~. de
hausse al ant de 15 a 20%.
Exception faite - dans le
cas des .vivres . alimentaires
- du millet qui flechit dans
, I'ordre de 10% en moyenne
au.. Marches. Salomon, Va-
lires, N,. ana. Par contre,
il .a enregistre une legere
hausse a la Croix des Bossa
les oil son prix demure in
ferieur par aIpport a celui
des autres n: rches.
A 'a faveu. d'une rarete
., le piment se


vend en detail, sur le mar
ch&. se!on certaines condi-
tions.- I doit etre accompa
gni d'autres spices moins de
manddes. Son prix varie en
tre G. 7 50 et G. 8.50, la
grande marmite.

Le marcne. haitien est-il
ccndamn6 a la hausse ? Oui.
Ii semble que mime la loi
de l'offre et de la demand
ne se justifie pas. L'habitu-
de de .a hausse demeure en
quelque sorte le facteur d6
terminant des prix. Person-
ne ne peut predire une bais
se, ou un regime raisonn6
des orix... Le laximme s'ins
talle Jugez-en. A l'appro-
che di 'a recolte des man-
gues, leu, pr:. est tres peu
abordab'P. Il taut entire 40
et 60cts de gourde pour a-
cherer une mangue Mme
Francisque.


La vocation industrielle


La vocation industrielle
d'une ville, d'v:ne re-ion se
definit par les infrastructu
res qu'elle offre. Carietcur,
don't le veritable develop-
pement demographique re-
monte aux annees 50. a une
faible vocation industrielle-
Certes il est desservi par une
route. L'eau. 1'electriclte.
le telephone le rendent pro
prg a 1'industrialisation.

Mais il semble Que je mor
cellement des terres soit le
principal handicap a 1'indus
trialisatidn de Carrefour. 11
est rare de trouver un ,,ha.,
de, terre. Le' plus souvent.
il s'etend au -coeur des cites.
Autrefois un certain mou-
vement dindustrialisation
s'est dessin< �i Carrefour.
line vingtaine d'industries
ont &A localisees :
- Sept a Martissant
- Deux a. Bizoton- -
- Neuf a Thor le Volant


- Un a Cotes-Plage
- Trois a Arcachon
- Un a Brochette
- Trois a Mahotiere
(Voir le tableau)

CEs indus.re. conit Dour
la plupart des md.is,. es
d'assemblage, d e s indus-
tri.s textiles ou artisanales.
Elles sonL situees le long
de la route national.

Est-ce que pour autant
le pari industrial de Carre
four est prdu? Nv a-t-il
pas moyen de relancer le
movement, et meme de l'ac
cel rer ? Le problem se :
pose en trrmes d'opDion et
d management du territoi-
re. Tanit qu on ne renforcv
ra pas les infrastructures
embryonnaires de Carrefour,
il pourra connaitre un cer
tain developpement, mait
pas dans le domaine indus -
triel.


Tanleaux comparatifs des prix



Les Marches Publics


PRODUCTS

Riz (Blanc)

" (Jaune)

Pois (MNir)


" (Rouge)

" (Blanc)

(Beurre)


Pomme de terre


Poulet


Mais moulu

Millet


Banane


Oeuf


Champignon

L'huile (vegetable)

Patate

Igname

Chadeque (douzaine)

Figue

Piment (G. marmite)

Ananas!

Mangue (Mme Francsque)

Corossol

Cachiman

Citron (marmite)


CROIX DES
BOSSALES

G. 9.50

G. 8,50

G. 9


G. 9.00

G. 8.50

G. 8.50

G. 4,60


G. 10


G. 3.75

G. 3,25


c. 90


G. 1,25


G. 12

SG. 21,50

G. 2 orn 1

G. 1

G. 3

G. 0.60

G. 8

G. 1,25

G. 0,40

G. 0,60

G. 0,90

G. 1.00


NIRVANA VALIERES

G. 9.60 G. 9,50

G. 9 G. 9,50

G. 9.50 G. 9,25

G. 9,75 G. 9,50


G. 8.50

G. 8.50


G 9.00

G 9.00


G. 4.00 G. 4,50

G. 10 G. 11

G. 4.00 G. 4.00

G. 3,75 G. 3,50

G. 1,25 G. 1,25

G. 1,25 G. 1,25

G. 13 G. 12.00

G. 22 G. 21,50
_)
G. 0,90 G. 1

G. 1 G. 1,25

G. 2.75 G. 3,50

G. 0.50 G. 0,50

G. 8B.50 G. 8


G. 1,50


G. 1,50


G. 0,60 G. 0,60

G. 0,80 G.0,80

G. 1 0. 1.00

G. 1,25 G. 1,25


Le-s tablissements


industriels de la region

de Carrefkur Martissant


Step-Over (chaussures en
cuir) 160 salaries
cgir) 160 salaries

Tanrrerie Moderne (cuir
et peaux).. 50 salaries

Ya'nick Richard (Brode-
rie) 20 salaries

Haitian Manufact (Ball('
de..Basebal) '300 salaries-

Step - Over -(souliers en
cur 'et en textile) 20 sala
rides

Mendis Industries (cal6)
275' sajari~a
Lionel North (meubleS)
8 Aalarl6s.

THOR I.E VOLANT
Shell (Ga.oil -'a.tzl int.)1
20 salari6s
Texaco (Ganoil- ';/.-(iline)
20 salaries
'Trop)I,:i7z (tgaz propane)
46 i.alari(',
E.ti (Ga1&oil GazolIne)
15 salaridi
Coblfiaerle Alta ('uretltw)
30 salaribs


Charbel Industrie (Pltes
alimemairesi 50 salaries
Hu-le Essentielle 127 sa
laries

Haiti M6tal (Droduits de
metaux) 330 salaries
Safico (D:tre) 2a0 salaries
ARCXCiRON
Chcmisarie 1bO salaries
Arco (Co6e Plage) 20 sa
larles
Pate alimentaire rArca-..
chon) 50 salaries

Tannerle Nalionnie (Area
chon) 15 salariesa
G0nnip x (Brochet e) 50
malari6.
Huile E,..t,nli,-llP (MahoL-
tiere) 120 salarA-s

I,imTia Lid' irrie (Mnhoti6-
rei 275 .al:ri('
Mer'dio (Mahotieru) 20 sia-
1 rit}

Total : 26 Industries
e.t .'10I � ;, i :ri s. Cf,. E-
tud' r a ;l . );,r 1'ONIl. ,on
1073 pur le ((v d( la 1 .1 nii .m Ir(, mill;inv
de 'r "itl P ilirt


K X


Les Super Markets


PRODUCTS


Riz -

Poulet


5-'oir (Noir)
" (Rouge)

" (Blanc)

Pe.it pois

Oeufs.

Viade (moulue)

(Boeuf)

(Pore)

L hulle'


3Icr ( IIIlit

I'lumairdI


PWI ,inib�


LALJUE


$ 1,40-1,60


$ 1.00

c. 45


c. -25-70


c. 45


c..85 - c. 9.D


$ 1.


.C. 50 - 60 ,


c. 80

$ 1,40

$ ,.f)

$ 1 10

$ t.25


c. 90 - 1o


DELMAS P. VIL.


$ 1.60

$ 1.00


e.45


c. 60-70


c. 45



$ 1.25


$ 1.70

c. 80 - 85


c~. 45

c. 70

(. 45


1.25 $ 1.20


V,60 c.'50 - 6


c. 118


1.10


1 ).00


V. 8 0


$ EI 90


CARREFOUR

$ 1 60

cc. 85-90


c.45

c.70

c.45


$ 1.30

c. 60


c. 80 - 90

$ 1.40 - 60


$ ~, 90

$ I ?11

$ ~'('


c. 80

$ 2.o0


$ 1..: 14~')


SALOMON

G. 9,50

G. 9,75

G. 9,25

G. 9,25

G 9.00

G 8.75

G. 4,50

G. 12


G.3.25

G. 3,25

G. 1.00

G. 1,25


G.14


G. 22

G. 1,25

G. 1,25


G. 3


G. 0,50

G. 7,50

G. 1,25

G.0,60

G. 1

G. 1,25


G. 1


C


_ _ w


-,~- I-� -- ---- --- -�� �-- -�-- --- -�-�--


NOVIt~c









Les habitants de Carrefour evoquent


PAGE 7


LE LOGEMENT


leu

- Jean Marie.- Je crois
Iu'il est inutile de parler
des problems de Carrefour,
alors que le principal pro-
bleme est la, en permanent
ve devant nos yeux. C'est
que Carrefour n'a pas de
toutes (voies de communi-
cations).

Mme M. D (mere de trois
jeunes filles).- Mon cher
fils, je, vous appelle ain.si
parce que vous pourriez etre
mon enfant. 11 est triste. et
inipossible pour une mere
de famille, qui a seule -
ment de jeunes filles. de vi
vre a Carrefour. Par-ci.
par-la. on rencontre des
prostitutes qui ne se ginent
pas qui font n'importe quoi,
d6bitent parfois des obscini
tes pour se faire remarquer.
qui n ont aucun respect pour
elles-memes et pour les
gens de bien. Ce sont des cor
ruptrices.

Dernierement. on est ve-
nu installer une de ces mai
sons-la dans le quarter. Je
n'ai pas besoin de vous dire
combien nous avons ete at-
tristes par ce phenomena. A
longueur du jour. le ebidjo-
nels comme 1'on dit. fait
tant de bruit. Les querel -
les sont monnaie courante.
Les scenes de jalousie se de
roulent... Comment accep -
ter tout ce'a. Moi et quel-
ques autres voisins - il est
inutile de reveler leur nom
nous avons dufi faire toit ce
qui etait en notre pouvoir
pour porter le proprietaire
de cette maison de corrup-
tion a de6loger - Voyez no
tre problem

A jr6sent, je dois dire qu'on
n'a pas eu a souffrir d une
telle situation. Mais le pro-
bleme reste la. 11 faut arri
ver a trouver quand mxme
une solution-

- Fucian - Chaque fois
que je reflechis sur les pro
blames de Carrefour, j'en
vois un. le plus primordial
C'est la difficult qu'il y a
a bien faire l'education d un
en ant Vous savez que le mi
lieu agit beaucoup plus sur
l'homme que toute autre
chose. Eh bien ! Le milieu
de Carrefour agit tris mal
sur les enfants - Comment
vouloir quelque chose de
bon ,d un enfant qui n'en -
tend chaque jour que des
chansons grivoises, qui as -
siste a des scenes (de pugi-
lat). 11 y a aussi ces pros-
tituees qui sont pretes a cor
rompre n imported quel jeu-
fe qu'elles coudoient. Elles
a hesitant pas a leur ten-
dre des pieges. a leur faire
des �avances louches�. C'est
lamentable


-JEANNOT - Toultefois,
je prrnais pour les princi -
paux proplemex de carre -
four, son isolement. 1'abuen
ce de services publics, de
centres d'attractions saines.
II est arrive que duirant ces
derniers temp,. un progress
a etu rcalii - Carrefour
a de telephone. II y a un


eomptoir oil payer les bor-
dereaux de l'Electricit. de
I canu. de la 'TicliviJon -
Grace Ai ce lchatngmniit. on
peut dire qu il y a un tout
pt it developp

irs problems

refour - Maintenant on n a
pas besoin d'aller en ville
pour acheter quelque chose
a un Market - Plusieurs
Dry sont installs un peu
partout dans la zone. II
nous manque actuellement
de Bureaux publics. d indus
tries qui doivent surtout em
ployer des habitants de la
zone. Je ne veux pas dire ab
solument que des person -
nes qui habitent en ville ne
puissent avoir leur place
aussi.

- PERE JEAN.- (N. B Ce
n est pas un pretre - mais
un homme apparemment
age - 60 ans au minimum)
- Pour moi. il faut faire.dis
paraitre (toutes ces maisons
interlopes) - ((bordelles)).
qui se trouvent dans la. zo-
ne. et les remplacer par des
maisons d education - Ce
sont ces maisons qui sont
responsables de la mauvai-
se reputation de Carrefour.
Pour certain gens memes
(mal avises). a Carrefour.
il n'y a pas de gens serieux.
Toutes les jeunes filles se
raient... des filles faciles.
11 faut dire aussi que ces
dernieres doivent veiller &a
avoir un meilleur compor-
tement.

- UNE JEUNE FILLE DE
19 ANS.- Vivre a Carrefour
pour une jeune fille c'est
s enfermer. le soir. entire les
quatre murs de sa mason.
Impossible de se promener
a partir de 7 hres. du soir.
Alors. des appeals (sifflants
vons arrivent. C'est parce
qu'o0i vous pr nd pour ces
memes ( ...> Excusez -
moi. Je suis oblI'g de le di-
re parce que c'est une rea
lif6.

- UN PROFESSEUR.-
Etant donned que je suis dans
1'enseignement. je peux
vous dire les problems que
confront Carrefour a ce ni
veau d'abord, il faudrait
que Carrefour ait son pro-
pre lycee. mime mixte. En-
suite. il n'y a pas assez d'6
coles publiques. Et. a l'ave
nir je me demand s'il n'e t
pas possible d etablir une
petite cite universitaire dans
la periphbrie de Carre -
four...

- FRANTZ BR (Ingenieur)
Si vous me posez la ques
tion pour voir si un habi -
tant de Carvefour est cons
cieht des problems don't il
souffre. je vous repondrai.
Mais je crois que tout le
monde, pourvu qu il soit a
vance. a une idee de ce
qu'on entend par urbanis -
me. Done. a Carrefour. est-
ce qu il y a un urbanism ?


Vous voyez des maisons
construites par-ci par-lA a
narchiquement - Vous re -
cherchez en vain un systh-
me do canalisation - Bon !
Sans all er plus loin. jetez
von re igtrdi; suir la route -
Ih.mande'z i dan.is 10 ans (de
lai maximum) c(lote route
peut tenir soun une telle


p rtst'o n d(- ('v's f(I ti s dev(1-4
hicillea - fJ'auitre opart. es-~

pleut. A Carre-four. VOtIs
vouN rendrer, ('Juulfe facile'-
3)1031 - Les u'aux st repair
df ll 1 *y a jlj'uiry,, rubl,


seaux. et ne trouvent pas
un lit aminag6 pour Acircui
ler�.
DisOns tout de suite que
les problems de Carrefour
sont :
1) L'eau ne vient pas re-
gulierement aux robinets
2) On n'a pas distribu6 as
sez de telephone
3) 11 n'y 'a pas te e -
ment d animation so ale
4) 11 n'existe au un ser-
vice de control de oieries
5) Carrefour doit av ir sa
propre municipality
6) Les moustiques
7) La pollution etc. etc.
A mon avis. on doit beau
coup faire dans la zone de
Carrefour. Amenager des
places publiques. qui d ail
leurs n'existent nulle part
a Carrefour. Crber des pares
pour eniants. Construire
des marches a 1'interieur
de certaines agglomerations.
Quanta ((Mon Reposs (la
ou Von vend des poissons)
on peut construire un mar
che aux poissons comme ce
lui qui existe a Martissant.
Et fonder une cooperative
de peche pour les p6cheurs
Autre chose - Les parents
doivent Utre conscients du
danger que courent leurs
enfants dans un tel milieu.
11 ne faut plus former les
enfants dans une Tour d i-
voire. Mais il faut les met-
tre au contact de la reality.
et a partir de la leur for-
ger une conscience. '


Carrefour offre une va-
ridt6 ,d'habitats qu'on paut
regrouper suivant certain
cri &res. On en distinguera
quatre types :
- Des maisons de fortune.
ou cahutes

- des maisons inachevees
- Des villas

- Des residences.

Les masons de fortune
ou cih .-es se r ncontr nt
dans les zones, oi la concern
tration humane est plus
forte. Au fond de Martis-
sant come < l'entr6e Nord' Est de Diqui
ni. A 1'Extrdmitd Est de Wa
ney. Sur tout le littoral.

Bon nombre de ces maisons
sont do veri+ables fovers de
la misere. Elles ont enire
une et trois petites pieces
Chacunm d'elles est occupee
par plusieurs personnel.

.Dans certaines de e'-s ma.
sont, s'4tabli" un sv=+y-ne
de �relayape>>. Ls chambr,3
.ont tellement petites o.ue
tons ls occupants ne Pnu-
vent dormir en meme temps

Alors ils son+ oblipes de
se r6or'r ln doux PronnM .
,t se succedent au commeil.
Ce systimne prevaut dans la
region comprenant le Pont
de Carrefour et le bloC du
S.milor Night Club. Ii est
en usage particulieremcnt
parmi les filled de joie. Le
prix d'une de ces chambres


varie entire $ 6 et 10 le mois

Les maisons inachevees ja
lonnent tout Carrefour. De
Martissant jusqu'a. Mariani.
Mais a Waney be-aucop d'en
tre elles sont habitues par
des menages.

Pour les deux au'res ty-
pes d'habitaf. Villas et Re
sidences. elles sont cons-
truites un peu partout a Car
refour, a l'e> c,' !-ion de Wa
ney oci les villas et les gran
des residences sont is Dlus
en plus rares.

Par contre elles Dullu-
lent dans la region de Fon,
taimara, de Diquini. de Thor.
Arcachon. C6tes Plage (zo
ne Ouest). Le nombre d'ha
bitals existant a Carrefour
n'est pas connu avec une
exactitude absolue. On a-
vance qu'il ne depasse pas
20.000. En 1971. il 4ait aux
environs de 19.000.

Le problme de 1'habitat
est grave a Carrefuo.r dans
la measure o. le confor, me
derne ne pu{ etre utilise.
Aucun system dc canalisa
tion n'existe... Qu pis est I
Bon nombre des maisons de
fortune, construites sur une
portion tres exizue Ic terre.
ne disposent pas d1 latri-
nes. -Ansi s'av6re-t-il ur-
gent d'entreprendre une cam
pagne de construction de la
trines dans la region, sur-
tout a Mariani oil la mer,
les terrains vag-jes les hal
fliers sont...


A propos de l'habitation Ruanez


Le directeur du Nouvel -
liste et ses collaborateurs
m'ont demand des rensei -
gnements au sujet de 1'habi
station Rouanez. qui consti -
tue la principal agglome-
ration du secteur oriental de
Carrefour.

Voici mes indications.
sans que j'ai eu cependant
le temps de consulter mes
notes et d approfondir 'ma
reponse.

Dans son K Dictionnaire
Geographique et Adminis -
tratif de la Republique
d'Haiti) le repute chercheur
et benedictin qu'a ete le j6
remien d'origine Semexant
Rouzier mentionne quatre ha
bitations Rouanez : trois
sont situbes dans la region
des Gonaives et une en cel
le des Cayes.
C'est que la denomina -
tion de Rouanez. (et non
Wanez ou Waney) attribute
au lieu-dit qui nous int6 -
resse. est blen posterieure A
notre glorieuse Ind6pendan
ce.

Le premier Rouanez. qui
soit mentionn6 en nos An -
nales iHistoriques et Jlseph.
11 janit vn :tffrnanclii. de
nuance tr.s claire. -trs ri-
che. probablement )p ir
fils d'a/franchl. 11 a fait ses
classes en Franc. et fulit I un
de-4 fcrmes soutlens des r)11m
mis.uaires civil. Id,' NSonlpo-
nax de' Toiumnlitf Louvertu
re. dir I)esanlline's et surnout
de (hrlstoph.,. don't 11 au-
rait mf'mie 6t 1'un de(s for-
unatcirs, on tint qui l'un.
den plus anclelis officiern
des prfmibres demi-brlia -


des regulieres d indigenes do
minguois. 11 devint le secret
taire particulier de Christo
phe des 1803. puis lieute -
nant-general. grand mare -
chal du royaume. le ler mi
nistre des Affaires Etrangi
res jusqu'a sa mort. Lui sue
ceda a ce porte-feuille le
Due de Limonade. A son fils
Charles Victor revint les
prerogatives et le tire de
Due de Morin (Quartier -
Morin)

Son petit fils Prosper fut
nomme notaire a Port-au-
Prince et fu 1l'un de ceux
qui ont ete charges par Bo
yer de mener les negocia -
tions avec la France. Le no
taire Rouanez recut les pre


Ville lors de la foundation
mieres concession a Petion-
de cette ville en bordure de
la Place d'Armes.
C esL le notaire Rouanez.
qui a achete une grande par
tie de Fhabitation Mahau-
tiere une parties de volant
le et de Cotte ou Cot-
te-Plage. Ces vastes propri6
tis couvrant lors pros de
trois cents hectares on &te
desormais reunies et denom
mees de son nom. Cette ha
bitation pas a avec sa nou
velle appellation dans l'h6
titage de ses petits filM. Roua
nez Bijou et Caiuzte Bijou :
celui-ci fut ministry de Nord
Alexis.

Gerard JOLIBOIS


La Pollution a

Carrefour


File ie 11e s Au itiS pnl-
hiers difit~reivs. Ion con-
C'oit qu'Une VOIC piuli 1itI
(11.1 C-st It,, theAtre d von tra
f ic-automo bile ,i int(enSe, lit,
puvnt ehapper Lh lot olhi
tvflo Call&' ptill, e floud ioU
lb Ilentitdctq mocurn, VIns-



tl tsed' el'lhIII S011 Ito 1'1'li C

111 4ii 1o'tlwiut pr~s de, ia
I'oulte tin Sud.
118ilt '~p~ttltPas nfon
])AIlhIN lII jtI011H (li lit' CAUi
Sc'!) Iv:.t' (1Ie 1(jilt'., Imti Ior its
et 1inkiit'S ((Ikb In's (tal(bI LI


yons savoiVil'ai iutricip.I 1-
tt' de Port-aii-Pri'iico I1111





rarsefatras lestli'i'1v.1 .% '
Ot'i '&t it",. pit" d t


-e it . ' 50111 i it
ca i v, 11, uitl1 it


I


~.~~-~ -----�--li-rr ------~-\-.~~~~~~~~.~~...~ m~--~ - --i---~~---~- --- �,---~-~-~~





PAGE 8


Silhouettes d'hier et d'aujourd'hui



'RAOUL GUILLAUME


*

Vous etes un grand nom
dans la musique haitienne
et peut etre que ce a va in
teresser b2aucoup les lec-
teurs d'npprendre au fond
qi(i Vous tes.
R - lIour retracer un
peu mon h.stcire qui est
une hi ,u.-e pas cornp iquee
je dirai que j'ai Ftudie la
musique avec le Fr:re Leon
a St Louis de Golizague.
C'est ce mmrre professeur
qui avait enseign, les pre
mieres lignes d. la musique
a mon pere.

Le jour o�i celui-ci a ap-
pris que c'est ce meme frere
Leon qui lui avait enseigne
la musique en Fiance et qui
etait encore mon professeur
en Haiti cela a ete une joie
pour les deux. C'est un eve
nement que je n'ai jamais
oublie : la reucontre de
mon pere avec le frere Leon

Q. - Vous aviez quel age
a cette epoque ?

R - J'avais environ dou
ze ou treize ans.
j'ai fait partie alors a St
Louis ou fait d'abord parties
de la petite pour etre admis
dans la grande rnmuique. La
Grande mu ique cest 5a dire
,la fanfare de l'Institution St
Louis de Gonzague. C'est 5a
l'Institution St Louis de
Gonzague que nous rencon-
irames G u y Durosier
et Nono Lamy qui par
bonheur se tro've en Haiti
ces jcurs-ci, un excellent
pianitoe qui n'a jamais et6
rernplace. 11 vit au Canada
depui. 20 ans et il a jug6
bon de venir se retremper
danri la Patrie, revoir , sol
natal.

Nono Lamy (6aif. beau -
coup plus avance que iOUS:,
mals quand meme le s jeu-
nes mus ciens faialenL
b o n n e fjiure. J 'a 1
joud d';Abud i'Alto et ensul
to le frore L-on m'a 1.1r. l-
gn6 le saxophone alto que
je jouaii a. la par;(le et quei
j'ai VftOpt& jU.e.'i'a ce.j.OUr.
Ca, 'ta:Iit. ima premiere ap-
parition en pIntLhli" (lli,. le
monu di de la ,iiiii:,i -, i ':.1
a dire l(int l'on sortalt pint'
xitt'itict ' ,. J t j -it .. IJim -


cessionne'les. La fanfare du
Seminaire ,sortait, la fanfa
re du Palais National, la
fanfare de l'Ecole Centrale
des Arts et Metiers sor-
talent surtout pour les pro
ce-sions, les grandes fune-
rai es etc... Mais nous ma-
nifestions Guy Durcsier et
moi une certain tendance
pour la musique populaire.

Voila pourquoi nous lais-
sions parfois la salle de re
petition, nous avions Ihabi
tude de gratifier -es e-eves
de 1'Ecole Dub6 a cote de
l'Institution de certain airs
a la mode. Le frere Leon
nous rappelait a 1'ordre 5b
1'airie de sa baguette parce
que ce n'etait pas de la mu
sique c as:ciue, c'etait tout
vsip ement de la musique
populaire. Dans la suite. lors
que j ai laisse 1'institution
St Louis de Gonzague j'ai
ete remarque pnr Issa Saieh
qui a ce moment la organi
sait un tres grand orchestra
done j'ai et6 appel- coming
4e saxophone mdlodie ensui
te jai 6t6 promu 2L. saxo-
phone tenor.

Q.- Cjci se passait
vers q u e 1 1 e annde ?

R.- Dans la suite j'ai ete
promu ler saxophone de
1'Orchestre Saieh.

A ce moment la Guy Du
rosier occupait le po-te de
2e ou 3e soxophone. Eot ve
nu nous rejoindre dans la
suite mon frere Roland Guil
laume, qui, en ce moment
est Medecin. Done tout a
commence a partir oc St-
Louis de Gonzague et s'est
poursuivi dans l'orchestre
Saieh, un orchoestre formida
ble, a ce moment Ih L 11-I
;ait la mut;lque comrnme de
l'eau,, come l'on dit en
en cr6o e mai1 nh1wi, In r6a
llalcns -:ta I'excellent tra-
vail que nous faidoni. Par
rx' i'.mp, les artltes v t.,lhnt
die i t lnrtte quel iays du
monde avc l eur 11r pilpri mu
Aque.: 11 ".tuII:w.lt. ide lt d( Iballtr
I: lja:Lrt.illiih s, aprIs 2 ti 3
1 (''lJ'Lili() r., on (1110it. |)r . ,
tintl ll. ; l w. CI, ,c( l C'.c:;t (,-
(iul a Ittilt a I'rtltic:Irir
; l,'}i.i V e 1ra 19:i;) - ;)l ....-.. 52
- ;: )it f. -':, , part~ h I iv 'u


re de l'Orchestre Saieh, 1954
ce fut 1'6poque de i'ouvertu
re de radio - theatre sous
l'impulsion de Riccardo Wid
maier. En'1954 je ne faisais
plus parties de l'orchestre
Saieh, j'avais fonde mon
propre group qui avait corn
mence a jouer a 1'Hotel El
Rancho. .

Quelques temps apres je signal
un contract a H6tel Bacou
lou a Petion Vil . Je jouais
chaque mercredi et pendant
quatre ans, croyez moi, c'e
tait rempli a craquer cha-
que semaine. C est a dire
que j'avais elmin6 deja. les
cuivres les tronxpettes. j'avais
un mini jazz avant la let
itre. Mini par le nombre des
musicians, maxi par la qua
litM, le rendement. Dans la
suite j'ai cess6 de jouer a
Bacoulou, je suis a 16 jouer
au Casino International ouL
nous avions le mercredi
chic touj ours avec mon grou
.pe. Alors parallelement a
ces activities dans les night
club, j'etais aussi musicien
de studio, je faisais des en-
registrements don't les vesti
gas sont rests jusqu'a pr6-
sent et alimentent les pro-
grammes du souvenir orga-
nis6s par Radio Metropole.
Apres une annee ou deux
au Casino, je ne me sou-
viens pas. II y a une periode
d'accalmie, un moment oui
je n'avais pas de group jus
qu'h celui oit je devais
partir pour New York. Je
tituer, mon group orches-
tre don't le nom dtait West
Indian Orchestrr. II dura
un an.

J'ai formed ensuite un petit trio
que les Am6ricains eux m6
mes ont baptism : The three
men Orchestra. C'est un or
chestre de trois hommes.
Pourquoi, parce que moi, je
jouais le saxophone, la cla-
rinette, la flutte, saxophone
alto, (Iil y a le saxophone
tdnor j'avais quelque chose
au pied gauche, une autre,
au p i e d droit, et j'a-
vais encore une cymbale en
mains. II y avait que qu'un
qui jouait l'accord6on,
C'est de . le
qui donne a la
fois la bass, 1'accordeon,
qui donne des effects d'or-
gue et nous avions comme
back ground un computer
electronique,; qui remplace
les batteries tons ces acces-
soires ]a etc. ei un guitaris-
te qui etait en meme temps
chanteur. Ce qui veut dire
que les 3 hommes valaient
environ 7 hommes et 1e corn
puteur...
Ceci dura jusqu'en 1972
date 5 laquelle je me sui,:
mis en te'e de r e v e n i r
en Haiti, je pris tous mes ins
truments et je revns en Hal
ti en 1972 oiu je reconstitual
encore mon giro'iIe' qui jouia
a Ibo Beach pendinit. 1 an et
demi. Voilh le point. raiql-
que que noiii. lon.s lah)orlder,
ce group tui:sL a ftd, dis-
,out et p ,urqutl ?
A imlon retour ltoul aailt.
(ch;nl :('., [tuts les a tiipp l ill-.:.t
ments que jr rotuellliltIs s'6-t-
tAiehlt. t.us, tous ceux 1A qui
IIIitl l'!i tlij.ii I. Ic'; tillF'.l i club)
ot ,,, Ccix it 't itici it aih,,'ntlI,fi
lie 1'iitlttti, plu;. tii till puNbli'
qul lito l'l'lti nllhl. liin' a utr'


Q.- C-lle-ci avait change ?

R.- Je ne dirai pas que la
meringue haitienne avait
change mais p:utot que la
meringue haitienne a tet
supplantede par quelque cho-
se d'autre parce que si vous
voulez je v o u's donne
des details sur cette parties
1R...

Q.- Oui cela me concer-
ne...

R.- Oui cela vous eclaire
ra aussi. Car la meringue
haitienne a ses caracteris-
tiques propres, sa formule
propre, a ses propres subdi
visions.
se divise .en 3 groups : il
y a les merigues du group
A, les meringues du group
B et les meringues du grou
pe C. Je vais vous decrire
brievement chacun de ces
groups.

.a) La meringue du grou
pe A sont les meringues len
tes qui par extension s'ap-
pe lent les meringues classic
ques ,dans 'cette categories se
situent Choucoune, dans tes
bras, Soiree Perdue, Paula.

Q - Et puis les interpret
stations du jazz des Jeunes
peut etre ?

R. - Oui certaines inter
pr6tations du jazz des jeu-
nes telles que Fleur de Mai.
II y a d'autreo meringues
du group A : des merin-
gues de Fernand Franjeule,
des meringues de Ludovic
Lamothe telles que La dan
gereuse, Maria d'Occide
Jeanty tout cela fait parties
du group A. L'un des ca-
racterstiques ue cette me-
ringue, du group A c'est
qu'ele est langoureuse et
p.utot instrumental, rare-
ment elle est chantee.
Quant t la meringue du
group B, c'est une m6rin-
gue un peu plus .gaie, beau
coup plus vives que les md
ringues du group A. :a sont
des m6ringues telles que
Manz6 Rosa, Ange ico c'est
plus ryhmde, c'est ce qu'dn
appel1e la petite m ringue,
c) Font p artie du
group C les meringues que
l'on appelle linm Le rythme est extreme
ment vivace, c'esj une me-

La Population de
Carrefour

Suite de la 2eme pa ge
pulation de Carrefour. oien
que difficiles a proportion-
nali:-ir. ne sont pas horiio-
gines. Du point de vue so-)-
cinl, tous les cadres peu-
von st 1: n'outi 'rr. Cair.'a
supOrieiurs. Cadrn's intforteurs.
Du point de vue 0Oiionhniqize.
los hl:ibilttniits p \ut iii s re
gro'i)tr en trois classes:


- Mt)YINNE
- . 'Ai. i i.

C a l)()(II uih-lh ntploirhhlth tlul
('cla t, & Carut four ditit sO
r,,, ltir" stir la irg:u.'o . I '
l i:;su ulrbain, 11 va ,..,n.s di
re. n Mi ',.rrIi" rc, I';I i 'injuti



[lli 'tra ll'iiftutttt iirbanr-tt IlqLuI


ringue don't la cacarteristi-
que est 1'allegro fnlloso. Les
Anciens l'ont traduit "de-
monte moulin,, c'est la m6
ringue extraordLnaire carna
valesque avec le cata tradi
tionnel.

Q.- Mais alors oiu clas-
ser alors les Nemours,
les Sicot ?
R.- Justement nous Y
voila. Le genre Sicot - Ne-
mours n'a pas sa place par
mi la imnringue haitienne.
C'est un genre A a la mefin
gue haitienne. Si vous you
lez je vais vous tracez 1'his
toire.

A une certain epoque qui
se situe vers les ann6es 1954,
1955 il y avait un night c.ub
qui fonctionnait 5a plein ren
dement que l'on appelait et
aux Callebasses qui se si-
tuait au poste de police de
Carrefour. Nemours Jn Bap
tiste, mon ami etait le roi a
ce night cub. Je dois quand
meme faire un petit retour
en arriere pour vous dire
que Nemiurs Jean Baptiste
et Webert Sicot ont long-
temps travaille aun autre
petit night c uLt ue l'on ap
pelait la Paloma. Les deux
tr.ivaillaient ensemble l'un
comme saxophone alto et
l'autre comme tenor. Ii y a
eu une scission entire Ne-
mours Jn Baptiste et We-
bert Sicot.. Le premier fon-
da so n p r o g r e et
Nemours Jean - BAPTISTE
fut engage aux Calebarses
c'est la periode de gloire de
Nemours).
Et ce genr q'il a -
vait adopted, il I'appelait
Compas direct et ce meme
genre fut baptism par We-
bert Sicot Cadence Rempas.
Ce qui revient . dire qu'il
n'y a aucune difference fon
damentale entire Compas di
rec tet Cadence rempas. Ce
sont deux subdivisions du

Voir suite -page 9

La Pelutieo a
Carrefour

Suite de la 7eme page
eaux menageres qui coulent
dans la rue et forment tres
souvent des mares- dans cet
te zone dejt. assez humide
tsurtout le versant qui don
ne sur la mlhr).
Pendant les saisons plu-
vieu s. les niaros h mou.s-
tiques sont frequen:es.
Le littoral est sojuvtnit con
siddr5 par des habitant. de
la zone commne... une fosse
d'lisanco naitrt'llo. Par all
leu'rs des Intrines, decihar-
, nit leur con tn'.is dirct
honi de p,,lls'n .
Aiusi le littoral e lue at l', xt'fnu
l es dtvi rs' pLits marches
de la 1one ct.' tatu n in'it t".;
l>itn'ti des .tuiLs' do p,'l
!ution. Danu r<,rtaiih'(s :,,
ic"s, les ptins bovi'ent 1.ian
d, riv'i"r,, tdanis lr.c p.t.i
.< :. du lP nit d" L';ir irt t.ur,
I-t lal Th t'l' Pro t't rr
'nt',, la C moit'tr do
Cari't.fi'ir �'^ tIou've ',n 1'er
dare u k' d ;\ rIuite (en t!o.1
d,' i 'C'c l. d1". r i r1..,,. et los


11c pv [t o rt 0 ti tl ie mtf..


DENTACHE 4 NIA 197


C'niet torv.






PAGE 9


ABfiNCHE 14 MAI 1978 , ,



RAOUL GIIILLAUME


Suite de la 8eme page


mxme genre qu'ils profess
rent mais d'oif venait ce
genre. Nous nous situons tou
jours aux environs de 54 -
55 la meringue dominicaine
faisait fureur en Haiti par
les disques de Ti Pico...
toutes les stations de la Ca
pitale ne jouaient a lon-
gueur de journde que ce.
disques la. Ce qui veut dire
que le people haitien lui m6
Ine, tous les auditeurs e-
taient soumis a un verita-
ble lavage de cerveau, j'ai
deux exemples caract6risti-
ques de cette 6poque : il y
avait la meringue qui 6tait
en vogue en Dominicaille et
en Haiti, cette meringue s'ap
pelait la Maricutana. Dans
la suite, 1'engoument fut tel
element grand que une ban
de carnavalesque, en Haiti,
dirig6e par Nemours Jean -
Baptiste et ses musicians
prit le nom de Tana venant
de la Maricutana.

2) II y avalt une autre md'
ringue dominicaine : Juani
Muyer. La m&,me melodie a
6t6 prise et mise en crdole
et devint en Haiti : gad6
pantalon ti Djo. C'est pour
Vous montrer le glissement
de la musique de l'Est vers
1'Ouest.

R.- Oui c'est ca. C'est a
partir de ce moment la que
naquit le Compas direct,
c'est comme une adapta-
tion. II n'a pas sa place par
mi la meringue haitienne,
on ne peut pas le classes
dans le Yanvalou. le Congo
etc... il faut lui trouver une
autre place cependant.

Dans la suite l'engouement
fut tellement grand que des
pressions furent exercees
sur un propriftaire de Night
Club, du nom de Luc Vin-
cent qui possedait a Carre-
four aussi le Vodou Club. II
fit venir ici le Ti Picot...
qui passa au moins 2 ou 3
mois en Haiti. C'est a dire
on ne se contentait pas
d'entendre la musique. II fal
lait voir les acteurs qui sont
venus et furent accuellis
dans un delire extraordinai
re. Ceci ne faisait que con
sacrer un lavage de cerveau
qui existait depuis quelques
annees. En ce moment vous
venez de me poser une ques
tion oi 'classez cette musi-
que ?


Nous autres musicians at-
taches a notre patrimoine
cultural attaches a nos me
ringue traditionnelles, nous
parties plus ou moins en
guerre contre cette musique,
le jazz des Jeunes partit en
guerre aussi et avec raison
contre ce genre. M a 1 s
cette musique avail ddjh re
cueilli la ferveur populaire.

Mais, la mLringujc domini
eaine n'est pas le Compas
Direct. On peut les diffi-
rencier, il y a un cer-
tain duit et q u 1 r a p -
p e 1 1 e notre miTrlni-;u,.
on admet qu'un <.genre puls-
se vivre de sa vie propre a-


yant ,subi ctr-t tines inuti i'11
eo:,cest corume pour Ie
ii PhI. 'firg re q iii a PI 'In tro
(lull en i I",ucioet est, deve
rill le flt-i~ft re frallfucIII F IA
ee hk (eli a4Iiit1 jiiorll tioldl.i,
et cothd~tre u,,'vt 1111 a .it


vre de sa vie propre. Voila
pourquoi on l'a appeal little
rature d'imitation mais
quand meme il y a...
- un agencement origi-
nal

R.- Oui voilk pourquoi,
moi j'estime que la merin-
gue haitienne doit rester la
meringue haitienne. Le Corn
pas Direct on Cadence Rem
pas, ce qui pour moi rest la
m6me chose. Le Compas Di
rect -- Cadence Rempas ne
devant pas etre class& dans
la meringue haitienne mais
pourrait co-exister avec la .
musique haitienne. Le dra-
me pour moi c'est que cette
musique a supplant la vraie
meringue haitienne.

Q.- Non, mais. pourquoi
vous dites la vraie meringue
haitienne parce que la me-
ringue peut 6tre une varian
te de la musique haitienne
en general il peut y avoir des
types de meringues telles
que Compas Direct, Caden-
ce Rempas et puis les mini -
jazz maintenant, tout cela
peut constituer en gros la
musique haitienne parce que
c'est une realite.

R.- Ceci pourrait venir,
c'est tellement vrai ce que
vous dites que parfois nous
parlons de meringue hai-
tienne meme en parlant du
Congo on dit Meringu,e Con
go. On pourrait dire merin
gue Compas, Meringue Pa-
changa, Meringue telle cho
se. Alors ]a Meringue aurait
ses subdivisions.

On pourrait con
siderer le Compas Direct
comme un aspect de la me-
ringue haitienne.

Si je me rappelle
b i e n quand votre grou
pe attirait les applaudisse-
ments a Port-au-Prince le
Compas Direct existait, done
c'est qu'il y avait une coha
bitation du compas direct
et de la meringue haitienne,
il y avait le jazz des Jeunes.

La coexistence restait pos
sible jusqu'a un certain mo
ment mais la meringue hai
tienne a 6te abandonnee
par ,ceux la qui 1'interpre-
taient Et les mi jazz a bien
regarder, ceux la qui sont
dans nos night club ne
jouent pas la meringue hai-
tienne, ce n'est pas que le
public refuse d'entendre la
meringue haitienne mais
celle-ci n'est plus repr6sen-
tee, n'est plus joUie.

R. Je crois mais alors j'ai
faith une experience qui etait
catastrophique, a mon re-
tour de N. Y. lorsque j'ai re
constitute mon group, a
chaque fois que je jouais u
ne meringue haltienne la
salle restait vide.

Les mouvements de la m6
ringue no sont pas les mni-
mes que ceux du Compas.
Ceux du Compas sont les
mouvements de la march :
1 - 2; 1-2 qui et ? la porter
de n'importe qui l iiiti.16,,
mains 11ii y a une plus gri'antidi'
(,lubointion lornqu'll s'idrll,
d(la, ('}ar('-grii)hle lmCntme(Hn d(
la i '*rii ii ha tlLli'ii e, leos
pas de danae tie la mdrln-
gue l tiillh.inlr fiMo t1 , Mcniu--


co 111) p1 jjqi I )18 Ctaui IgI
Cevst encore pl um dl!fhivil,
U flC ~iii ytatpour 101'I' dIre tu


Q.- Vous ne vous etes ja
mais adapt au Compas Di-
rect.

R.- Oh, Out, j'ai fait le
Compas Direct. On verra
que la chanson que j'ai corn
posse sur le football je 1'ai
mis sur le rythme Compas.

Dans le mime dis e a c6
te de ce Compas direct il y
a < meringue haitienn authen-
tique, alors si nous\voulons
garder la differenciation a-
vec ce que nous appelons
jusqu'a present meringue

Q.- Car il y a un lapsus
qu'on fait quand on dit me
ringue carnavalesque. C'est
deux mots qui ne vont pas
ensemble meringue et carna
val : toutes les meringues
carnavlesques sont. jouees
sur un rythme Compas Di-
rect.

RGA : present ?
Carlo - Oui a present.

Rg.- Non mais quand je
parole de meringue carnava-
lesque, je parole de la merin
gue carnavalesque tell
qu'elle existait. Par exem-
ple quand je .prends ( pan> - meringue carnava-
lesque composee par Occide
Jeanty, la meringue que j'ai
compose en 1954 < you bel carnaval> Carnaval
54, c'est ce que nous appe-
lions meringue carnavlesque

En ce moment, ce qu'on ap
pelle meringue carnavales-
que ce n'est plus ce que
nous appelions nous memes
meringue carnavalesque.

Q.- Votre group a subi
diverse modifications parce
que au debut je crois qu'il
y avait trompette, saxopho-
ne...

R.- J'ai eu un grand
group, un grand orchestra,
formation complete c'est a-
vec ce group que j'ai enre
gistre >, <>,
si vous avez des cornes, c'est
avec ce group que j'ai enre
gistre Caroline puis je me
suis dit bon je veux avoir
une petite formation mais
le nom mini jazz n'existait
pas a cette 6poque, j'ai fait
une petite formation avec 2
sax, un piano, une contre-
basse, une batterie et un
tambour.

Q.- Mais 11 y avait une
femme qui chantait avec
vous, c'etait qui ?

R. - C'est un ami qui l'a
vait rencontree a ce mo-
ment l cette fille 1l vou-
lait se produire et je lui en
ai donn6 l'occasion et cornm-
me dans la suite elle n'est
pas restce dans le pays,
nous avons perdu une bon-
ne artiste.

Q.- E:,t-ce que vous sa-
vez chanter.

R.-'Je cliant.te on c(iofmII',
je sn' ciLnlit pas ln solo) par
ce que je n'al pi>� Ja voix
pour cels.

J'ai l Iistl emps truvailll\,
d(I'nbI)ord vc" Jo, Troullltt.,
An.y I)Nro'.e, Marie Miuid'lel
nl Marcel qui a litripietit


mais ce que j'avais estimd
c'est que au course de 1'enre
gistrement d'un disque, i1
se peut que l'on aime la
voix d'un chanteur, il se
peut qu'on ne 1'aime pas.

Done je voulais m'assurer le
maximum de chances, quand
il s'agit pour moi de faire
un long playing j'eF:timais
qu'li fallait distribuer les
morceaux entire 3 ou 4 chan
teurs done j'avais une chan
ce de reunir beaucoup de
secteurs du public pc.ur ne
pas me confiner h une seule
voix.

Je crois que 1'exp6rience.
est bonne puisque tous les
disques ont 6t6 vendus.

Q.- Vous avez fait corn
bien de disques ?

R.- J'en ai fait 6

Q.- Ah bon je peux vous
dire que les gens d'aujour-
d'hui...

R....... ne r6alisent pas
que j'avais autant travaiile.

Q.- Oul mais on ne les
trouve plus, vos disques ?.


R.- Tous les disques sont
6puis6s. II y avait un effort
fait par Raoul Denis. La
boite ba musique qui a fait
une petite selection de cer-
tains succes de Raoul Guil-
laume. Le disque, s'intitule
les grands success de Raoul
Guillaume. C'est en vente.

Q.- Actuellement

R.- Oui, mats le public
l'ignore ou, mais le disque
est presqu'epuis& aussi. Oui
il y a une parties du public
qui 1'ignore mais les gens
qui y vont et qui trouvent
des chansons telles que
<,


eVoisin, Voisine, telle
Joseph.


que


Q.- Oui mais j'ai 'impres
sion que vous ne vivez que
par la musique et pour la
musique, qu'est ce que cela
vous fait de ne pas avoir un
group.

R.- Ah, Je ne suis plus
moi sans mon group. J'ai
suffisamment d'activites quo
tidienens pour m'occuper.
Mais it me faudrait avoir
un group pourquoi ?


Parce que je suis comme u-
ne poule qui a envie de pon
dre, j'ai -besoin de pondre
j'ai trop de chose dans mes
cartons qui demandent a e
tre publids. Le drame c'est
que je n'ai pas d'interpretes

Q.- de Musiciens ?

R. Oui de musicians, d'in
terpretes, parce que passer
tout un apres midi a mon-
ter un seul morceau c'est
ridicule. Lorsque la commu
nication entire vous.et le mu
sicien ne peut pas se faire
par une partition. C'est en
core r id i c u 1 e par-
ce q u e un ,m u s i-
cien qui ne lit pas la music
que c'est un analphabete
musical, la communication
n'est possible, il faut lui die
ter les notes, lui fredonner la
melodie a l'orei le et je ne
sais combien de fois.

Q.- Vous 6crivez pour
tous les instruments ?

R.- Oui

Q.- Mais alors vous avez
fait des etudes sp6ciales de
musique.

R.- Oui j'ai etudie l'har
monie aux Etats Unis et de

Voir suite page 10


1mAauiteily I(Ili Mi'ltut. Ie' Chill-
1 e lli. al-Init,11 u~seIlititi 91-0111W




PAGE 10


DIMANCHad1AM Avagmai


VOTRE HOROSCOPF
LUNDI 15 MA! 1978


21 MARS AIT 9( AVRIL
(BELIER)

Veus ferez de votre mieux
en cooperant avec autrui
plut6t qu'en agissant en so
litaire Friction possible en
ce dernier cas

21 AVR), AlU !� Y1A1
(TAUREAU)

Avancez une idWe nouvel
le accepted 1'aide d'autrui
pour la realiser Sous des
influences dominantes vous
gagnercz de nouveaux avan
tages et amiliorerez votre
position .. ., 3


22 MAl AU 21 UIN
(GEMEAUX)

Restrictions -planetaires
Prudence dans les questions
budgetaires et controlez vos
reactions Des situations de-
manderont un tact par icu
lier

22 JUIN AU 23 JUILLET
(CANCER)


Une suggestion recemment
faite a qui vou.s n'avez pas
beaucoup reflechi pourrait,
de facon inattendu( , vous


ouvrir d e s portes nou-
velles vers le succis ReflU
chissez-y dis maintinani

24 JUILLET AU 23 ABOUT
(LiOON)

N'essayez pas de changer
une activity privue ou de
renverser votre tactique sans
en prvenir autrui Une expli
cation minutieuse de vos de
cisions empechera des ma-
lentendus


24 AOUT AU G3 SEPT.
(VIERGE)

La conjunction encourage
specialement le travail et
les affaires Tentez votre
chance avec une ide e novel
le mais ne vous lancez pas
avant d'etre absolument
pret

23 SEPT. AlJ 24 OCT,
(BALANCES)


Questions artistiques et re
lations personnelles deman
dant une attention particu
liere Vous aurez affaire a
des evenements imprevus 6t
serez contraints d'envisager
des plans a plus long ter-
me


24 OCT. AU 22 NOT.
(SCORPION)
Refr6nez vos reactions et
ne les laissez pas devenir
un element de vos decisions
essentlelles Cherchez Fob-
jectivitM et le realisme

23 NOVT: AU 21 DEtL
(SAGITAIRE)

Conditio pas agreables
en tous es secteurs Exami
nez 1'e semble du tableau
et vous onstaterez qu'il y
a plus d'avantages que d'in
convenients et plus a ga-
gner qu" perdre

22 DEC. AU 20 JANVIERt
(CAPRICORNE)
Faites place nette pour
un depart clair et nouveau
meme s'il y a des difficulties
De cette facon vous amelio
rerez votre ambiance et se
rez -mieux prepare a des
changements inattendus

21 JAN. AU 19 FEV.
(VERSPAU)
Conjonction stimulant u-
ne pens6e ardente et vive
vous inspirant des idWes qui
pourraient apporter un
grand ayantage a vos orga
nisations et a votre group
social


26 FEV. AU 20 MARS
(POISSONS)

Certaines de vos meilleu-
res idees viendront quand
vous les attended le moins
Notez tout ce qui vous vient
Sh'esprit maintenant il
peut se reveler profitable
ulterieurement


81 VOUS ETEs NEg
AUJOUThD'HUI

Vo.us avez un tempera-
ment idoaliste et humanitai
re Vous &tes imaginatif in
tuitf artiste et un peu r6-
veur Mais comme ce n'est
pas ioujours le cas avec des
reveurs vous avez 1'heureu-
se faculty de rialiser vos
rlves Votre diversity est re
marquable nais vous vous
exprimez le mieux par la
musique la litterature ou
la peinture Votre. amour du
foyer et la famille est extr6
me et vous vous sacrifieriez
pour assurer le bonheur de
ceux que vous aimez Vous
feriez un professeur de pre
mier ordre et reussiriez aus
si en medicine et dans tous
les champs d'action qui
vous assurent une vie au
grand air


Nos Bandes Dessinees


BLONDE
. [OH QUE C'EST BON DE RENTRE T IUE T BIEN ARER -
FR -,r'- CnHF7n n n' F QUE DNS- I , . 'I O RENTRER CHEZ


RAOUL
GUILLAUME

Suite de la 9eme page

puis bien avant moi depart
je faisais des orchestrations
avec les maigres connaiisan
ces que j'avaiL et qui ont
ete renforcees par les etu-
des que j'ai faites aux Etats
Uni,.

Q.- Vous n'avez 6tudid
que la mur-ique ?

R.- Non. J'ai e~udi; a
1'Eco'e de Droit, j'ai fait la,
Comptabi ltd, etudie le ma
nagement, la-musique a tou
jours et6 pour moi'une ac-
tivite assez marginale.

Q.- Vos compositions e-
taient souvent un peu tiress
intellectuelles. Estce que vous
n'avez pas craint qu'on ne
put saisir le message, car
enfin dans toute composi-
tion, ii y a un message qui
passe.


R.- Toute composition
doit comporter un certain
message.

Q.- Est-ce que vous n'a-
vez pas craint a un certain
moment que ]on puisse non
seulement mal interpreted ou
ne pas comprendre du tout
le message ou du moins la
caricature social que -vous
vouliez -imposer ?

R.- Je n'ai jamais eu cet
te inquietude, peut etre que
j'aurais du l'avoir. Vous vo
yez je travaillais pour moi,
j'etais satisfait. Quand une
.chose me trottait.


Q - Avez vous des projects
pour I'avenir ?


Raoul : J'ai certain pro-
jets en tete par example de
ressusciter certaines chan-
sons de notre fo klore tom-
bdes dans 1'oubli. J'ai en t6
te de former un nouveau
group qui jouerait seule-
ment en studio pas dan ]les
night club parce que comme
je vous dis je n'ai pas de pu
blic pour les night- club et
je voudrais preserver cette
belle meringue naitienne qui
fait parties te!lement ae no-
tre heritage cultural. Ii y a
une meringue haitienne qui
se perd qui est presque mor
te, il faudrait fair quelque
chose pour cette niringue.


N G 1I IN U



LAN' MO N.


TU TE TROM PES SES DECISIONS ?
PAPA. C'EST L
QIJUN HOMME AP- /
TRENDA'
SES l









' JE %lis
tN HOMAMLFI ABIAOL'







. . .......


Il('IL? 'I Iff 1.o INIEN )
III VIl NNI All ;,MI\ 2/l



-~ IRA Rv R


T1 y a certaines oleuvro, hal
tiennes a lisSi qul sont 'toml-
b~ees dans Foubli et je el-ois
que ce serait tine boiv e ho
se que de 1es nvoir-sur ban
de imigntiique, Its 'hbli
ter', par exeinple, j'at onvlt'
d't'!Ircgt -trer la zneeuo
j'ZAi f alt un ral'kl t' mnet
pouir la dmngeromse tit, 1 ldo
vicIc lanothe, J'zll enlvlo Wen
1-ripst ter :someil' 'lh do 1
Jolout>.am Cap llaitlcltito

vle trotreg 1st cc:vi'! iii! (CS


Iou, lklurfla ~ict-idt, (i'L -

#..I-- k) I zal, IL it f .11,1 I
(1t.l r volls tr lviv: itt'.. u.Ii




trop v te rt a?


-----rp---.-~--~pk-~�_^�LC~---


DIMANCHE 14 MAi low








I_


LES DOSSIERS DE L'INEXPLICABLE


Les mysteres de la psychokynisie


Cher Charmaine : Qu'en-
tend-on par P. K. ? Je sais
qu'il signifie sie>, mais en quoi consis-
te-il ?

R.- Si vous aviez lu l'ou
vrage de Stephen King riep ou si vous aviez vu le
film qui en est tir6, vous


vous series familiarise avec
un cas de FK tres develop
pee. herdine de l'histoire, avait
le mystdrieux pouvoir de dd
placer les objets sans les
toucher. Au d6but elle le
faisait inconsciemment mais
elle a ensuite appris a le
faire volontairement.


DITS K N IKO QUE COM.
JF NI VIFUX RIIFN I MINT
LUIt AI'I'PP I III, E .1 SAVIFZ.
SAUF LF RESPECT VOUS SON









, pillLae Jim,
y.'/j


PK ou psychokynesie est
ce pouvoir.
La PK fait l'objet de beau
coup de recherches psychi-
ques actuelles, et bien qu il
soit encore trop t6t pour se
faire une opinion, to see
ble pratiquement indiquer

un certain degr6 psycho
kyndsie. -


Helmut Schmidt, auteur
de < que : un defi h la science>>,
dit que la psychokyn6sie ne
peut 6tre expliqu6e dans le
context des connaissances
physiques actuelles. Il pro-
pose une nouvelle attitude
scientifique face a ces ques
tions (1'ancienne 6tant d'i-
gnorer tout ce qui ne pou-
vait ktre expliqu& selon les
lois physiques. La nouvelle
attitude serait de se deman
der ce qui clochait et d'es-
sayer de bien apprdhender
le problem.

La parapsychologie dd-
montre que les lois physi-
ques sont encore incomple--
tes et elle est la derniere
autorit6 dans beaucoup de


Nos Bandes Dessinees


MANDRAKE, LE MAGICIEN


JE NE PUI5 LEt EtVftLt-.. I ,
DESIRE QUE VOUS LUI EN-
SEIGNIEZ VOS POUVOIRS. /
L'ARGENT NE COMP-
TE PAS... --.--


recherches scientifiques. II
est exaltant de coTistater que
par la voie propre de la
psychokynesie, les sciences
ardues et la parapsycholo
gle entaument actuellement
une nouvelle relation coopo
rative. Ceux qui pratiquent
les sciences tant physiques
que psychiques admettent ai
sempnt que les phenomenes
psychiques ne sont pas au
dell ou au dehors des lois
de la na-ure mais que nous
n'avons pas une entire con
naissanc - de ces lois. Quand
nous "les connaitrons entire
ment, si nous y parvenons,
nous verrons que les phyno
menes psychiques sont aus-
si naburels que n'importe
quel autre phenomnr.e.

A un niveau personnel,
c'est un grand plaisir de
l.re. de speculer et de se
demander si j'avais un don de PK ?-A
C'est une- dlicieuse fantai-
sie. TMais le monde serait
chaofique si seulement quel
ques personnes avaient, vrai
ment ure habilet6 FK 1r&es
developpie et surtout si el
les 1'utilisaient inconsciem-


4r-
' 1 0


ment ! Vous frissonn z, n'est-
ce pas ?
Cher Charmaine : que si-
gnifie le mot eNoetic, je
vois qu'on 1'emploie de plus
en plus souvent, mais je
n'en connais pas la sigaifi
cation exacte.

R.- Edgar Mitchell, l'un
des membres d'Apollo 14 i
qui est devenu le 6e. horn
me a avoir poser les pieds
sur la Lune, explique que
41'etude de 1'exprit a de la
consciences, est dite noeti-
que> c'est-a-dire intellec-
tuel. Le mot vient du grec
�NOUSo qui signifie esprit.
Cependant dans le language
ac uel, il a une significa-
tion plus forte. L'actuelle
definition �apprdhension pu-
rement intellectuellev de
la connaissance ne dit pas
tout.

Selon le Dr. Mitchell,
Platon a parl6 de connais
sance intellectuelles com-
me des plus hautes formes
du savoir. Une connaissance
d recte ou une apprdhen-
sion des v6riths 6ternelles
qui sepasse le processes dis
cursif normal du rai-sonne
ment logique, intellectual.
Le mot lement signifiait �Savoir#
mais il a devie vers la con
naissance, processus mental
rationnel,-objectif. Mais, con
tinue le Dr. Mitchell. les
pouvoirs psychiques tels que
la t6lparhie constituent un
type de connaissances tout
a fait different, connaissan
ce subjective non rationnel
le mais processus cognitif
solid que le monde medi-
cal a largemerit ignore jus
qu'a r6cemment.

Le Dr. Mitchell n'a pas
invent le mot Noetic qui
s est d6vie de son sens ini-
tial pendant longtemps. 11
l'a choisi et l'utilise dans
le sens de sa plus pure ori
gine grecque plutot que
dans sa signification lifte-
rale, pour symboliser la
parties entire de la conscien
ce �a la connaissance a la
fois subjective et objective.
Noetic, deviant le mot clef
du travail que le Dr. Mit-
chel fait a l'Instit ut de
Sciences intel'ectue'les de
Californic don't il est le pre
sident.

A son voyage !-:ur la Lune,.
le Dr. Mitchell a iet,' 1-roflon
decent, inprts -ionnel par
'incominparab e beauty et les
nmerveilles de la planete Ter
re et, il est, devnu tIr&s mo
tive par la luees.site pour
I'huiniint.e de trouter des
rti'il,',es aUix probletnes de
a i lt''iel , de lhi .-oulfi' i'
SOILs toutes ses orlt'.e-.. aux
pl 't it"tlllts. de la c lns '\!rvt-
1ion des resources de l'cvli
roiinenment. 11 crit ii'o le-;
solution- l, nos tr s K al\ e-.
x'es . i e 'i1',dt'oni tile dui
eultii.et' ethI de' n1.1 ' otttc - U .
;.;>I t'e ., . el it c 'i ; 'l-. ut ll lt8





let li tt' t'que' ( tIMl.'L\ \ ,.',it
� ,'lOtI til pt'opir dedntl~llot1


ilil Iiiot


PAGE 11


1- --


*<- ' .


-.IM ERETi INAL


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DIMANCHE 14 BIAI H I


..g.�


Frantz Mathieu: Une valeur qui s'affirme


~~1 ~


Promu Capitaine apres le
transfer de Ernst Jn. Jo-
seph au (Chicago Stings�>,
Frantz Mathieu originaire
du Cap, s'est intdgr6 avan-
tageusement dans le foot
ball m6tropolitain avant de
.e faire une per- onnaiit6 en
en s6 section national:
nais-tu dans ta ville natale
et surtout son r6alisme, lui
valent bien la sympathie lui
et Administration de tous
les fans du ballon rond.

Q.- Tu as quel age en ce
moment Frantzy ?
R. - Je suis ne le 23 D6-
cembre 1952 au Cap Haitien
Ce me fait done 26 ans.

Q.- Quel genre de vie, me
nais-tu dans ta viile natale
lorsque tu 6tais encore en
fant ?

R.- Je menais une vie as
sez retiree en compagnie de
mes 5 freres et de ma soeur;
je suis d'ai.leurs le 4e en-
fant de mes parent.,

Ma mere qui m'aimai, beau
coup, 6tait tries strict et
parfois assez dure envers
moi. Je ne pouvals pas sor-
tir de la malaon san, uner
autoris:ation supcrieure : Je
nro lpoiiva.. r'aller au clne-
min, ni jouer au football, ni
lla;ii r d;in:, mon quarter.
Ma maman se souclalt plu
tot de mres (- 1d(e'
Fourtant je cultivated (1'Ji t
un amour fou pour le sport,
le football en particall'cr.
Los proues.-ers teU-ciiiettllu'; de '
ail .. : Antoine Auii't le et
Hi o m e 1 i'lvrrot inllnivws
joueurs (dt, 1'AC m'invl-
tatent surtout a fire duI
flilbi ll mlnli .0 1 urt ftvuri.


F
Avec des anciens camarades
tels que Ricot St Juste et
Jean Robert Telusma ,'ai pu
m'initier au foot-ball vers
I'age de 11 ans.

Q.- Joseph Obas, Barth6
lemy et les autres, ne t'a-
vaient-ils pas en quelque
sorte influence ?

R.- Obas, Barth61emy et
tant d'autres venus par la
suite a Port-au-Pce etaient
bien stir les c -ouehous des
supporters. dlais,, personnel
element, je ne connaissais
presque rien de ces joueurs.
J'6tais encore petit et je ne
frequentais pas le Stade
Frangois Duvalier du Cap.

Q.- Ta carriere dans le
foot ball capois ?

R.- J'ai jou6 au foot-ball
au Cap Haitien pendant seu
element 6 ans.

Vers les ann6es 66, je fRi
sais parties d'un club mlit -
me appel6 O'ympia du
Capr. 4 ans aprcs, je dispu
tals mon premier match a-
vec la selection capoike. Je
me rappelle que c'6tait con
tre celle des Gonaives.
En octobre 72, le Cap de-
valt, aller so produire en R6
pub que Dolinilcaliii elt c'est
ainAl qum fut fond6 le FICA
(Foot, Ball Inter Club Asso-
(:lat,loni) don't Je fls partle.

Q.--, Avnt ton t.rinsfert
au Violette, n':avils-t.lu pa
d(j h ii'lntentlon de venir
jouer d(laiii un club m6tro-
pi)llnitn ? Tu avaits certalie
illlit. I1nt ndu'l paril'l.r dlen
romliioi|'ll lii del f root-ball or-
K1ni

R.- Vu les probl6mes que
je confrontais chez moi avec
ma mere qui s'opposait for-
, mellement A ce que je ra
tiquais le foot-ball, j n'au-
rais pu caresser u tel pro-
jet. Pourtant le comp6ti-
tions organis6es a Capita
le m'intdressaient be ucoup,
mais h61las ! ,
J'ai pu d'Pilleurs .rentrer
d6finitivement a Port-au-
Prince seulement qu'apres
le depart de ma mere pour
1'6tranger, et A son insu.

Q- Et quel a 6t6 ton club
favori ?
Je pr6f6rais le Victory
sans savoir trop pourquoi.

Q.- Et pourquoi, as-tu plu
tdt optd pour le Violette ?
Vers quelle ann6e ?

Oui, je m'en souviens :
c'est la presence rep6tee au
Cap de certain dirigeants
violettistes qui m'ont finale
ment convaincu.
Et je me suis inscrit au
V. A. C. en 1974.

Q.- Ernst Jn Joseph n'a-
t-i! pas 6te un handicap pour
toi en tant qu'arriere cen-
tral assez influent au sein
du Violette ? Ou du moins
est-ce que sa forte ascendan
cece ne t'avaits pas intimide
un peu en 6voluant a cot6
de lui ?

R.- Au contraire, a c6te de
lui j'ai pu voluer a 1'aise.
11 est toujours la oiL il faut
et quand il le faut.
Q.- Depuis le depart de
Tines, comment te sens tu ?
Inquiet ou responesable ?

R.- Je ne cesserai de pleu
rer son depart, mon cher
Carre.
Au Violette c'6tait mon meil
leur copain. D'ailleurs il
m'a passe le Doste de Capi-
taine.
De toute facon i'essaye
quand m6me de tenir le
coup avec mes autres cama
rades qui sont a fe'iciter
pour leur d6vouement

Q.- Depuis quelque temps,
on constate Que tu deviens
de plus en plus un arriere
offensif. -Parfois tu n'hbsites
meme Das a foncer en atta
que, semant la paniaue dans
le camp adverse.
Est-ce une nouvelle con-
ception du jeu, une facon i&
toi de voir le jeu ou tout
simplement une consigne de
1'entraineur ?

R.- Comme on le consta
te souvent, les d6fenseurs
qul 6voluent au sein des for
nations 6trangCtrcs mar-
quent assez souvent en fi-
veur de leur 6Qulpe. Dans lo
football moderixe, on port
le nom ed d6fen-.eur (dans le
sens propl)ro du mot : on
dolt bouger, remiplir inrfols
Ie mciime rfIle que l'tvant
Mali un coquilpier dolt (tro
lh pour (coml)ler to vidO lali
s6 loirsQu'nlll iirrltre 1)1.s;1 1i�
position d'utt.citciuiiIt.

Avec ma bonile condition
phliytiqo , J'nl ithiptd.* co .,t.tY
ie. O'est co unitl mi value la
but miirqu, reni' tuint, fit., ie
ni Wlndit'r, dti Montevl-
400 ct i e cltlion t iiillolialtt,


Q.- Tu n'as pas d'autres
activities b part le sport 9
R.-,J'6tudie l'1electronique
Q - Quel genre de dis-
tractions aimes-tu. hormis
le foot-ball 2

R.- J'al un certain Den-
chant pour la musique et le
cinema. Je joue parfois au
jeu de dame et aux cartes?

Q.- Vivre a Port-au-Pce..
loin des parents .oin de sa
ville natale est certes un
peu ennuyeux et parfois m6
me nostalgioua.
Tu ne penses done pas b.
retourner dans ta ville na-
tale ?

R.- A mon arrive a. Port
au-Prince. je m'ennuyals
tres souvent. Je ne m'etais
pas int6gre.
Maintenant, .e n'ai prati
quement aucun probl6me.
Je me sens a, Laise la ou je
suis. Je n'ai pas 'encore l'in
tention de retourner au Cap

Q - Tu comptes done pra


tiouer le football longtempa
encore ?
Tant que je le pourral, je
jouerais au football. Et je
n'entends done pas de sit6b
racrocher.

Je serai aussi a la dispose
tion de la selection national
le si on le juge necessaire,
ma plus grande joie est de
defendre les couleur de moa
pays face a une 6quipe 6-
trangere.

Q.- Tu as done un project
n tote, en dehors du foot-
ball ?

R.- Devenir electronicieU
J'y tiens fort : c'est une
science d'avenir.

Q.- Apres la victoire du
Violette en Coupe Pradel, tu
as des impressions ?

R.- Ca ne me rend pas
tellement chaud cette fois,
J'6tais beaucoup plus 6mu
lorsqcue j'avais remport4
pour La) premiere fofs avec la
VAC la Coupe Pradel.


NOS MOTS CROISES


HORIZON'rALEMENT


1. Nymphe - bavard a-
nonyme
2. I's ont laiss6 des tra
ces en Europe - initial i
les d'un grand pays
3. Simple - nom don-
ne dans 1'Antiquite aux
peuples de l'Extreme -
Orient
4. Descendant d'Eaque
5. Riviere de 1'Asie Cen
trale - 6clat des pierre
ries
6. Inflammation du tis-
su cellulaire
7. Non admise - dechiffr6e
a nouveau
8. Deux consonnes - ,astro
*logue chez les grecs
9. Seule - anagramme d'u
ne proposition - possessif
10. Note - accident geogra
phique - d6p6t
x x I x
VERTICAL

10. Qui appartient au nez-
h6ros antique


1. Personnage de la chanson
de Roland - ville antique
2. Mdlodie - apport6 en
naissant
3. Produit de la laque (pas
dans le P. L.)
4. Insecte
5. R6gle - sur la D6me -
massue en bois
6. Crochet - pos6 (figure)
7. Dans un alphabet
8. Organo en forme de saO
9. Hardi - lie, a l'envers -
note


xxxx


HORIZONTALEMENT

1. Propolis 2. Rodomont 3.
Omessa - out 4. Ta - Na-
Inur 5. Anse - aei 6. R. C.-
out 7. Gdnie - nd 8. Orion
- Sue 9. Locride 10. Selche
- Ay


VERTICALE1'ENT

1. Protargol 2. RomancOros
3. Ode - Nice 4. Posteriori
5. OmGs (Omsk) - lEnit- (el
n63 6. loanino - dh 7'. In --
un - ee S. Stlnctlres 9. Nue
-- va mtrsti 10. Nitrihlut,


ASAG ENCE

CITADELLE
TOURS ET VOYAGES


I -I


- .. ---�~y-~~C C~' -' .... -~~I~~ I-I~~I' ~L --�-----.- ~�--CI -�~---^-.--�� �--��------~-� -�-pr~.-~. �- -�L11� �------�~--- --- --I ~...I - _I~~__~C--�-�


S- . , . * I


PAlxg 1a


j




Full Text
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