Citation
Le Progressiste

Material Information

Title:
Le Progressiste organe du Parti progressiste martiniquais
Creator:
Parti progressiste martiniquais
Place of Publication:
[Fort-de-France]
Fort-de-France
Publisher:
Le Parti
Publication Date:
Frequency:
weekly
completely irregular
Language:
French
Edition:
2000, June 14, no.1784
Physical Description:
v. : ill., ports. ; 38-45 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
Politics and government -- Periodicals -- Martinique ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
UF Latin American Collections
Rights Management:
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Resource Identifier:
029299668 ( ALEPH )
14196110 ( OCLC )
87642378 ( LCCN )
Classification:
324.27298/206 ( ddc )
JL839 .A8 P767 ( lcc )

Full Text
L c a ce d Ia M ri n q st etaol e
E I A C TAA A
P ITII CLAUDE ......E
AQUACULUREs une autr Ou' aset les
Oissns you, celle de stubvnions
alou inal l res onsabilit coasoll Rgional?71a "' ;,RIMb
6 I Devant le Senat, IWJRISME
l t ait.. des notre Camarade l ulaude Lise
explique pourquoi
~ I la loi d' orientation
L~rDOMU PRME as sa forme
NII.R Iactu lle, est une
La pds 'en *avanc e dans la
cmtdes dix I prise en cmpte des plsm~ estes I problemes des
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~Claude Uise
CWIiCNOMIQUE L --- -- i-i,!
I rsentation du projet
r ~Modernisation du Transport interurbains"
' duConseil General par le camarade
LLEON ZAMI,! br vice president du Conseil General,
' Tous les miljtants et sympathisants sont attendus
, Au siee de Trenelle Lundi 26 juin a 19 h




INTERVENTION DU SENATEUR CLAUDE LISE
Acc S Une au tev ole:
celie do Ia responsabiflt6
e projet de loi d'orien- ment des DOM par la seule mise en un changement dans la situation des tation pour l'Outre- oeuvre de mesures d'ordre 6conomique DOM, il est absolument indispensable mer, qui est soumis et social. de changer de m6thode et de concepl'examen de notre Hau- I1 est indispensable d'y associer des tion. Et le changement de mthode a mesures visant a r6pondre a une deman- effectivement 6t6 mis en oeuvre. te Assembl6e, est, de de fondamentale des acteurs locaux Nous n'avons pas assist6, comme toute 6vidence, un pro- une demande de responsabilit6. Celle-ci nous y etions habitu6s, aun semblant de jet important. traduit d'abord la volont6 de conf6rer consultation portant sur un projet entiI suffit, pour s'en convaincre, de un maximum d'efficacit6 aux politiques rement conqu et r6dig6 a Paris, par des constater la diversit des sujets abords, publiques. Mais cette demande de res- hauts fonctionnaires. Nous avons vu, au l'ampleur des mesures propos6es, l'ori- ponsabilit6 repond 6galement et surtout contraire, se mettre en ceuvre une viriginalit6 de l'approche de certaines ques- a une volont d'affirmation de leur per- table et tr~s laige consultation de toutes les tions avec, en regard, le niveau de l'en- sonnalit6 propre, qui passe evidemment forces vives des quatre DOM, par 'igagement budgetaire de l'Etat. par une pleine reconnaissance de leur term6diaire notamment- fait sans pr&
Pour autant, il n'a certainement pas identit6. cedent d'une mission parlementaire la pr6tention d'apporter des r6ponses a A une volont&, donc, d'en finir avec confide par le Premier ministre i deux la totalit6 des problemes, tant structurels ce mal 8tre qu'evoque toute une litt6ra- parlementaires d'Outre-mer. Et ce n'est que conjoncturels, qui se posent dans ture et qui, s'il vient, pour une part, du qu'apr~s des mois de dialogue et de les DOM. mal d6veloppement, vient surtout du concertation que l'avis officiel des
Ceux qui font semblant de s'en eton- sentiment lancinant d'tre d6possed6 de assemblies locales a t6 recueilli.
ner savent d'ailleurs fort bien ce qu'il soi-meme et de n'avoir aucune maitrise de On peut consid6rer, par consquent, faut penser des panac6es, pour avoir son propre devenir. Le m6rite principal que ce projet de loi d'orientation a t6, parfois pr6tendu en d6tenir! du projet de loi d'orientation est preci- pour une part relativement importante,
Nos compatriotes d'Outre-mer ne s6ment d'avoir 6t elabore sur la base inspir6 par les forces vives des dpartes'y trompent pas, croyez-moi Ils n'at- de ces deux convictions. ments concerns. tend6nt de rem~des miracles, ni contre I1 s'agit li d'une orientation poll- Il aurait d'ailleurs pu l'etre davantale mal d6veloppement qu'ils subissent, tique fondamentale qui a 6t6 fix~e, d~s ge si le caract~re innovant de la proc&ni contre le mal &tre qu'ils 6prouvent. le d6part, par le Premier ministre et a dure n'avait quelque peu pris de cours
Ils ont vu passer, pendant des d6cen- laquelle vous avez apport6, Monsieur le nombre de ceux qui l'appelaient de nies, trop de lois qui promettaient de ministre, une pr~cieuse contribution. leurs vceux ; ce qui s'est traduit, dants transformer radicalement leurs situa- Pour la premiere fois, on a vu un bien des cas, par le recueil tardif voire tions ; ils ont vu appliquer trop de plans, gouvemement admettre que pour amorcer hors d61ai, de beaucoup de propositions trop de programmes, trop de dispositifs int~ressantes. cens6s favoriser le d~veloppement 6co- I1 aurait pu l'Stre davantage 6galenomique et l'emploi pour n'avoir pas ment si le d~roulement de la consultabeaucoup gagn6 en lucidit6 et en r6alisme, tion n'avait pas 6t6, notamment dans les C'est d'ailleurs pourquoi ils sont de plus DFA, s6rieusement perturb6 par d'haen plus nombreux at partager deux biles manoeuvres politiciennes de diverconvictions importantes. sion.
La premiere, c'est qu'il n'est pas Ceca g m n em h d sbe
possible de concevoir, depuis Paris, les entendu, d6ja r~v61ateur, a lui seul, d'un mesures les mieux adapt~es aux r6alit6schne ntdcoepinaslabr de territoires situs aussi loin et aux des probl~mes des DOM. prises avec des probl~mes dont les Mais ce changement de conception aspects, souvent tr~s sp6cifiques, trou- s'affirme, davantage encore, dans la vent tr~s naturellement leur explication volont6 affich6e par le gouvemement de dans l'Histoire et la g6ographie, r~pondre concr~tement aux aspirations
La deuxi~me conviction, c'est qu'on /qu'il per~oit partout en faveur d'une ne peut s'attaquer au mal d6veloppe- responsabilit6 locale accrue et d'une
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meilleure insertion regionale. Et aussi, pour obtenir un dispositif aussi aberrant, ter que nous jouions le r6le de facilitde se prononcer clairement pour la pos- plutot que d'accepter la seule solution teurs d' changes entre eux et la France sibilit6 d'evolutions institutionnelles logique qui s'imposait et que proposait et du meme coup, l'Europe -, us diff6renciees, tenant compte de la situation le gouvemement de l'6poque : celle de ont tous beaucoup de mal a accepter que particuliere de chaque DOM et des sou- l'assemblee unique. nous ne puissions entretenir des liens haits exprimes par sa population. Et l'on en vient naturellement A sou- directs avec eux.
I1 y a ai une position qui tranche net- haiter que l'Histoire ne se repete pas La coop6ration r6gionale, jusque ki tement avec toutes les formes de d6ro- aujourd'hui Les conditions dans les- balbutiante, va enfin pouvoir prendre bades auxquelles on etait habitu6 dans quelles le volet institutionnel du projet une autre dimension. De nouvelles persce domaine ; mais 6galement avec une de loi d'orientation est attaque ne sont, pectives de d6veloppement vo ainsi vision erronee de d6partements h6las, pas tr~s rassurantes a cet 6gard! s 'ouvrir pour les DOM, bases sur une d'Outre-mer aux realit6s uniformes. Que contient donc ce volet institu- vision nouvelle et modeme des atouts
Le changement de conception s'af- tionnel ? Tout d'abord un certain que constituent leur positionnement finne enfin egalement dans le parti qui a nombre de dispositions qui tendent a g6ographique et leur capacit6 consti6t6 pris dans le cadre d'une meme loi conf6rer des comp6tences nouvelles aux tuer de v6ritables p6les de comp6tences de ne pas dissocier artificiellement collectivit6s locales dans l'action inter- dans certains domaines. problemes economiques et problemes nationale. J'ajoute que ces mesures constituent, institutionnels. Elles revetent, selon moi, une grande a elles seules, une sorte de brche dans
I1 s'agit la d'une rupture radicale et importance et je suis heureux que le la culture jacobine dominante et un salutaire avec le vieux discours selon gouvemement ait suivi les propositions signe important, parmi d'autres, d'une lequel les questions institutionnelles que Michel Tamaya et moi-meme 6volution dans la conception des raprelevent de pr6occupations purement avions formul6 sur ce point. Ces dispo- ports entre la France et nos dpartepolitiques, voire id6ologiques, et sitions vont, en effet, contribuer a ancrer ments. qu'elles font toujours peser, ne serait-ce de fagon beaucoup plus forte chacun de Je me contenterai de les compl6ter, que par leurs seules evocations, les plus nos d6partements dans son environne- Monsieur le ministre, par un amendelourdes menaces sur l'activit6 econo- ment geographique naturel. J'ai d6ja ment tendant a instituer une instance de mique. soulign6 l'attente qui existe chez nous a concertation des politiques de coop6raCe discours est devenu, a vrai dire, cet 6gard. Mais il faut savoir qu'il existe tion regionale dans la zone Antillesplut6t inaudible dans les trois DFA. aussi une attente de nos voisins. S'ils Guyane.
Et lorsque j'observe ce qui se passe sont de plus en plus nombreux a souhai- Le volet institutionnel pr6voit, par en Martinique, je constate que de plus ailleurs, d'autres transferts de comp6en plus nombreux sont les chefs d'en- tences, essentiellement aux collectivit s treprises qui se montrent extremement regionales. Elles concement notamment critiques a l'egard de l'actuel syst~me les routes nationales, l'exploitation des institutionnel. Un systtme dont l'inca- ressources natrelles de la mer et de son pacit6 a prendre en compte un certain sous-sol, l'61aboration et la mise en nombre de r~alit~s locales et r6gionales, "L vai probl me c'est oeuvre des programmes de prospection dont le peu de souplesse et la grande au'ourd'hui de nrendre et de valorisation des ressources locales en complexity apparaissent comme autant 6nergies renouvelables. de facteurs d6favorables hi l'initiative clairement position sur Ia Les collectivit6s d~partementales, locale et aux contraintes d'une 6cono- question suivante : toute elles, se voient rattach~es les futures mie modeme. Offices de l'eau. Et l'on comprendra
Il est vrai que si l'on veut voir jus- eventuelle evolution statutaire 6videment que je puisse regretter qu'a quelles perversions peut conduire dans un DOM doit-elle qu'elles n'aient pas 6t destinataires l'obsession jacobine de l'uniformit6, il d'autres transferts, notamment dans le n'est que de se rendre dans les DOM et s'op .rer selon des voles domaine du logement, comme cela 6tait d'y observer la r~alit6 qui existe concrb- r .ellement d .mocratiques ou propose dans le rapport de mission au tement derriere l'appellation de r6gion .Premier ministre. monod~partementale. D'y 6tudier doit-elle etre I'affaire de Sur tout ce que je viens d'6voquer toutes les complications entraMnes par mi'nori't~s agissantes on note, at vrai dire, tr~s peu de reactions la coexistence de deux ex6cutifs sur un scryn ,*e dri e lr n gatives. D'autant que, d~s le depart, meme territoire, d'en 6valuer le cofit s tryn e~oiueare, deux articles du volet institutionnel ont financier et d'en mesurer les cons&- de n6gocier et de d6cider, d Ia focalis6 l'attention et suscit6 tellement Onence putmanquertdsco orsidee. place du peuple de controverses que tout le reste du proOn n peu maquerd~s orsde sin-jet de loi d'orientation en a 6t6 souvent terroger sur le singulier aveuglement plus ou moins occult6 des 61us qui, en 1982, pr6f~r~rent faire I1 s'agit, d'une part, de l'article 38, intervenir le Conseil constitutionnel qui conceme uine disposition sp6cifique
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ala Rnion -la creation dans cette ie questions institutionnelles. Une instance e rer
IDOM doit-elle .s'opre selodevis d'un second d6partement-- sur laquelle donc, on ne peut plus repr6sentative des
je' lissra arurener oncol~gr6element d6mocratiques o otel je laisserai argumenter mon coll~gue, citoyens concern6s et qu'on ne peut
"." &,6re 1,affaire de mninorit saisne Paul Verges. s6rieusement assimiler a une troisi~me s'octroyant le droit de parler, de n6goD'autre part, de l'article 39, sur assemble. Elle n'a, en effet, ni caract6leacier et de d6cider, 'a la place upul lequel je tiens d'autant plus 'm'expri- re permanent, ni services propres, ni
me que je revendique l'id6e qui est a la pouvoir d6cisionnel.
base de son 61aboration. Que propose La proc6dure pr6vue assure 6gale- d'opter pour la deuxime solution ne donc cet article de si incongru, ou de si ment la maitrise locale de la d6cision peuvent que combattre la procdure inqui6tant, pour qu'il ait pu concentrer finale par la mise en oeuvre d'une pr6vue par l'article 39. sur lui un tel tir de barrages dont on n'a consultation de la population concern6e. Et si l'on voit des 61us, qui nagure, critiqu~rent avec virulence eCosi
d'ailleurs certainement pas fini d'en- I1 va de soi, 6videmment, que rien ne dillers sconstitutionnel a propos de ses interpr6tendre les demi~res salves aujourd'hui ? peut obliger un gouvemement a prendre tations trs restrictives de l'article 73, en Pour qu'il ait inspire un tel floril~ge en compte une proposition 6labor6e aniver aujourd'huia solliciter la saisine de de raisonnements approximatifs et d'ar- dans les formes requises et avalis6e, guments contradictoires? comme l'a souhait le Conseil d'ptat, ce Pour qu'il ait pu, aux Antilles par les deux assembl6es locales. ner.
Au-dela du ridiculede ce r61e de
notamment, mobiliser tn tel refus o Mais, a ceux qui me font cette objec- gardiens sourdilleux de la l'on retrouve bizarrement associ6s les tion et qui se contentent de r6p6ter qu'ils se donnent, ils poursivetu u
ind6pendantistes au grand complet, la inlassablement qu'ils veulent obtenir qs plupart des difenseurs inconditionnels c pr6cis plus que le Congrms, qu'ils mettent en avant comme Un leurre, ce qu'ils
du statu quo I1 en reste et un cer- tour, la question qu'est-ce qui peut veulent a tOUt prix faire censurer, c'est tain nombre de partisans d'une evolu- obliger tn gouvemement a prendre en la proc6dure de consultation des popution institutionnelle plus ou moms radi- compte tne proposition 61abor~e autre- lations concem6es qui y est associ6e. I1 cale, mals 6galement de vrals faux auto- ment?
falt tine ~reste que, chactin dans ceteafie nomistes qui semblent s'etre fait une Pour ma part, je reste persuad6 qu'il rae me vnu, as es re 10%Idevra, 16 moment venu, assumrssrs sp6cialit6 des discours a g6omtrie sera bien difficile a un pouvoir poli- ponsabilits. variable ? tique, quel qu'il soit, de traiter par le Sij'ai estim6 devoir m'tendre sur le Qu'y a-t-il dans cet article 39 pour m6pris une proposition 6manant d'une volet institutionnel et plus particulirequ'on ait pu lui reprocher : d'etre sans instance repr6sentaive et reconnue pare t int6rt mais 6galement de porter atteinte la loi, ntsurl'arti la Constitution ? D'avoir pour but de Le vrai probleme, en r6alit6 et qui umquement parce qu'il m'est apparu freiner toute 6volution institutionnelle a maiheureusement dchapp6 aux col- quces mises au point duavraet mals aussi, d'etre une porte dangereuse- lgues de la commission des lois ipartie mentouvete ur Yutonrni, vore'loi. ment ouverte sur l'autonomie, voire c'est aujourd'hui de prendre clairement Je sais bien cependant,quc'ssr
l'ind6pendance ? position sur la question suivante : toute le volet 6conomique et social que les Eh bien, la cause de tout ce bruit et 6ventuelle evolution statutaire dants tin
de toute cette fureur, c'est tout simple- attentes sont les plus fortes dants les ment la proposition qui est fate, en quatre DOM off, malgr6 tin rythme de r6ponse a des aspirations dont on ne croissance plus 61ev6 qu'en m~tropole, peut nier l'importance dants les DFA, le ch6mage et l'exclusion demeurent d'inscrire dans la loi Une m6thode des pr6occupations majeures. d'6volution institutionnelle de ces Dants le temps qui me reste, il n'est d~partements. Le6,,'so't 'xnrto videmment pas question pour moi de
Une m~thode parfaltement d~mocra- Leasoirdeo~ain proc6der a tine 6tude d6taill6e de tous tique et transparente et c'est peut- de charges sociales les articles concerns mals de r6sumer a &tre ce qu'elle a de g~nant pour certains patronales d ase--i tr s grnstatlaayeqeje as tUne m~thode qui ne laisse a personne rueas IiEn ce qui concerne tout d'abord le d'autre qu'aux populations int~ress6es largement celui figurant dans train de mesures 6conomiques pr6sent6, je la facutlt de se prononcer sur leur aye- Ia Ioi Perben tout d~abord crois qu'il importe de souligner son nit et qui garantit aux DFA la possibilit6 Iaor, ampleur sans pr6c6dent. de changer de statut, ind6pendamment par sa dur6e qui n'est pas Ainsi, le dispositif d'exon~ration de les tins des autres. Iimit~e, ensuite la e niveau charges sociales patronales d~passe-t-il
La proc6dure pr6vue assure tine mai- prtr~s largement celui figurant dans la loi trise locale de l'initiative par le bias du des exonerations et par le Perben, tOUt d'abord, par sa dur6e qui congr~s qui n'est rien d'autre que la nombre d'entreprises n 'est pas limit6e, ensuite par le niveau r~tinion, en assemble pl6ni~re, des 61us des exon6rations et par le nombre d'endu Conseil g~n6ral et du Conseil r6gio- COnicerles.l treprises concern6es. nal, lorsqu'il s'agit de d~battre des En effet, de nouveaux secteurs sont : couvertS tels le :tourisme, les NTIC et i
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dans une certaine mesure, le BTP. Ils
viennent, fort heureusement, s'ajouter "a g6n6raux de fixer les taux du droit de ceux de 1'industrie, de 1'h6tellerie, de la consommation sur les tabacs et d'en restauration, de la presse, de la produc- pr6lever tne partie. tion audiovisuelle, de la peche et de, Mais il faut bien avouer que, dans 1'agriculture. l 'ensemble, ces mesures s'avrent
Mais, en ralit6, cest l'immenseten dea o insuffisantes lorsque I'on connait la
#' a eei sie.tio des colcivtslcae e
majont6 des entreprises qui va b6n6fi- d'orentation: c'est situation des collectivit6s locales cier des mesures annonc6es puisque, en qu'eIle DOM et les-responsabiit6s dehors des secteurs pr6c6dents, elles marque une rupturedns a assument. s'appliquent a toutes les entreprises de manire dar hd les ]a faudra donc, t6t ou tard, trouver moins de 11 salaries. ppeener d'autres dispositifs susceptibles de venir
Or, et quoi qu'on ait pu entendre ce r6alit6s des DOM." compl6ter ceux, qui sont prevus dans sujet, il faut savoir que, dans les DOM, l'actuel projet de loi, 95% des entreprises ont moms de dix Voila, Monsieur le ministre, mes salari6s, la moyenne 6tant de deux salari6s chers collogues, ce que je tenais t dire par entreprise. sur un projet de Loi particulirement
C'est d'ailleurs, de toute 6vidence dense et dans lequel le gouvemement a dans ce secteur des petites entreprises Michel Tamaya et mol-meme, le pro- vraiment eu a cceur de s'attaquer un que l'on peut escompter obtenir globa- blame des entreprises se trouvant en grand nombre de, probl~ mes et de lement le plus d'embauches. situation d'endettement Lourd, en parti- r6pondre a beaucoup d'attente.
Je pense, a ce propos, aux besoins culier en ce qui concerne leurs charges I1 ne pouvait, 6videmment, etre importants qui existent dans le secteur sociales et fiscales. Sur ce point, je question de donner r6ponses a tout dans artisanal mais que des charges sociales d6poserai, Monsieur le ministre, deux le cadre de la seule loi d'orientation. trop lourdes empechent de satisfaire. amendements visant l'arr~t des p6nali- D'autres textes viendront, bien
Le cofit de toutes ces mesures est, il t6s, majorations et int6r~ts de retard entendu, la completer. Celui qui m'apfaut le souligner, environ trois fois plus pendant la periode de suspension des parait le plus urgent conceme le volet 61ev6 que celui des mesures Perben. Id poursuites. financement de l'investissement. est par ailleurs entierement support6 par En ce qui conceme le volet social, je J'ai donc not6, avec satisfaction, l'Etat, ce qui n'tait pas le cas des pr6- considered, comme vous, Monsieur le l'engagement pris par le gouvemement c"dentes. ministre, qu'il n'etait plus possible de de faire voter un dispositif, actuellement
On est toujours tent6 de proposer renvoyer ind6 fniment l'alignement du en voie de finalisation, au plus tard au d'aller plus loin. Pour ma part, j 'ai bien RI. Le d61ai actuellement propos6 de moment de l'adoption de la prochaine compris que nous touchions aux limites de trois ans m'apparait raisonnable pour loi de finances. l'enveloppe disponible ; aussi je me amortir les 6ventuels effets pervers de la En d6finitive, ce qui me parait essencontenterai, Monsieur le ministre, de mesure. tiel at retenir de ce texte, au-dela de tout ce vous proposer d'am6liorer le dispositif Je me f61icite en tout cas que, paral- qu'il apporte pour redynamiser le tissu pour les entreprises du secteur des Nou- l~lement, ait 6t pr~vu un int~ressant 6conomique, favoriser l'emploi, cornvelles technologies de l'infonnation et dispositif destin6 at encourager le retour ger certaines in~galit~s et apporter d'indes communications que nous avons le a l'activit6 des Rmstes (en meme temps dispensables am61iorations sociales, plus grand int~ret a promouvoir dans les que celui des personnes touchant l'allo- c'est qu'll marque une rupture dans la DOM. cation sp~ciale de solidarity et l'alloca- manibre d'appr~hender les r6alit6s des
Le volet economique contient tion de parent isole). DOM.
d'autres dispositifs correspondant sou- J'attire toutefois votre attention, Abandonnant d~fmnitivement une vent at des besoins fortement exprim~s Monsieur le ministre, sur les cons&- vision r6ductrice, pass6iste et pessimiste par les acteurs locaux, tels ceux concer- quences qu'entrainera l'augmentation de ces d6partements, il prend une autre nant la creation d'entreprises ind6pen- de l'aliocation du RM sur le budget des orientation -et c'est en cela que son dantes -notamment pour les jeunes conseils g6n6raux. J'y reviendrai appellation prend tout son sens ch~meurs, ou visant at 6tendre les exo- d'ailleurs dans les d6bats. IL d~gage l'acc~s a une autre voie: n~rations b~n~ficiant aux exploitants Le projet de loi d'orientation propose celle de la responsabilit6. Une voie sur agricoles, ou- encore at favoriser les encore diverses mesures mnt6ressantes laquelle chacun des peoples concerns exportations, dans le domaine culturel et dans celui peut s'engager en choisissant le parIL est compl~t6 par quelques autres de l'habitat et du logement social sur cours et le pas qui s'accordent a ses plus mesures originales, toujours destinies at lesquelles j 'interviendrai 6galement profondes aspirations favoriser l'emploi, pami lesquelles il dans la discussion des articles. Monsieur le ministre, le groupe faut souligner tout particulibrement l'in- Enfin, des mesures sont pr6vues socialiste et apparent6s ne peut, vous en t6ret du Projet initiative jeune. visant at am61iorer l!es finances des col- conviendrez, que voter ce texte. Ui
Enfin, il prend en compte, comme lectivit~s locales. Je me f61icite at cet Claude Lise nous l'avions vivement recommand6 6gard, du pouvoir conf6r6 aux Conseils
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LEITRE OUVERTE DU COLLECTIF DES AQUACULTEURS AU PRESIDENT DE LA REGION
Spassen les subv e nti on s
a I a flhir aquacole ?
Le collectif des commission permanente du Conseil contr6le de l'emploi des fonds". Et aquaculteurs de la R6gional. Elle est vice-pr6sid6e par qu'en l'absence "d'une expertise qui Martinique ecrit Monsieur BOLINOIS, 61u pr6sident de devrait Atre mise en place", cette une lettre ouverte au la commission aquaculture du Conseil ciation empoche en deux ans (de 1998 t president de la Region R6gional. 2000) 3 384 900 F de subventions Martinique pour lui Nous attirons votre attention sur r6gionales*. demander ou sont passes l'audit command6 par le Conseil R6gio- Conscients du fait que la position les 3,3 milliards de francs nal en mai 1996 et qui faisait une severe particulire du president de l'Adam (61u t alloues a la filiare a mise en cause du fonctionnement de la fois juge et partie) pr6vaut sur les travers de I'ADAM cette association (sur la periode 90 a int6r8ts de toute une filiere et accorde travers 1998,95). De ce document on retiendra en son association des droits exorbitants au depui~s 1998,
et pourquoi, ig cette substance les extraits suivants: mepris du droit commun. Nous entenma te Page 55 : "L'ADAM, d~pourvue sur dons utiliser toutes les voies pour que somme, rien n'est fait la periode 1990-1995 d'un responsable cesse cette situation qui transforme la pour organiser cette technique competent, capable d'appr- d6mocratie en escroquerie. partie de notre activity hender la dynamique du d~veloppement L'objet de la pr6sente est de vous economique. et charge, comme tel, d'en initier les demander: tapes, a perdu etfaitperdre a' lafiliere un 1- La mise en place d'un audit finantemps considerable. Elle n'est pas la cier de 'ADAM. seule responsable quand les profession- 2- Une r6partition equitable et nels martiniquais, les collectivits d6mocratique des fonds allou s a locales ont laisse sans contr6le une l'aquaculture. association bien peu administr~e. Ainsi, Dans l'attente de votre reponse, et a quelques 23 MF plus tard, il n'existe d6faut d'une prise en compte de notre pas en Martinique de structure capable demande, nous serons contraints de d'agir pour le seul objectif important: poursuivre notre requete aupr~s des insla creation d'entreprises aquacoles tances judiciairement comp6tentes. solides et autonomes." Nous vous prions, d'agr6er monPage 18 "A chaque reunion, on voit sieur le President, nos salutations distinun ou plusieurs membres du conseil guees.EI r~clamer en vain les protocoles et r~sul- Louis LUSBEC U Ntats d'exp~riences qui constituent la Pour le coliectif des aquaculteurs
* u~ m mission de associationo"
m u m nsier Le Page 47 "Ii est singulier de voir
E W Eeur le s'afflcher des montants d'aides aussi Ddib~rations r~gionalespotn
Nou aonlhoner dntre, importants sans vcritables dossiers octroi de subventions d l'association
Nou avns 'honer dintrveir explicatifs preliminaires, sans rapports ADAM
aupr~s de vous en qualit~ de profession- techniques et scientifiques justifiant du d~lib~ration N98-446 du 4 aoat
nei deL'quauiureconemnt es devenir des sommes sollicit~es. La 1998 : 175 000 F dysfonctionnements de cette fili~re,.odtonlt e ie osl om ~i~ainN9-8 u4a~
Nous protestons contre l'absence coitonitdeaiesoslfom-dlirtonN948du4ot
d'ue oitiueco~reteausevie es d' une remise de document semble rela- 1998 : 1 150 000 F
tivement formelle et soulh~ve la question de d~lib~ration N099-740 du 27juillet proessonn~s t cntr Lamaimis lexercice. du contr6le de l' emploi des 1999 : 906 500 F totale de l'association ADAM sur toutes
lessuvenios alo~es 'acivt6 fonds. Celui-ci sur un sujet aussi tech- d~lib~ration N099-1 084 du Lessubnion s alloumes aE Lactivit nique demande une expertise qui 26 octobre 1999 160 000F
(Reio, ~prtmetEuop).devrait @tre mise en place". Fin de cita- dclib~ration N099-1 080 du
Cette association a la particularit6 tion. 26octobre 1999 313 40OF d'etre pr6sid~e par Monsieur LAVENTTRE Lumebe e cmmsios Aujourd'hui, iI n'est pas question d~lib~ration N700-149 du pour nous d'accepter que 'ADAM l5 ftvrier 2000 680 000 F aquaculture, commission finance et continue a 6chapper a "l'exercice du
6 Le Progressiste -Mercredi 14 loin 2000




COMITE REGIONAL DE FLEURISSEMENT DE LA MARTINIQUE
So plait... dos fours I
Pour la deuxieme annee nal fait appel aux efforts de fleurisse- le prix du fleurissement des consecutive, le Comit6 ment et d'embellissement que consenti- espaces publics; Regional de ront les municipalit6s, s'adresse aux le prix regional de la plus belle Fleurissement, a travers trente-quatre communes de la Marti- entr6e de bourg. I'Agence Regionale de nique, fait l'objet d'une visite de terrain Rappelons qu'en 1999, dix corDeveloppement du par un jury compos6 de professionnels munes ont A. r6compenses, parmi lesTourisme a ia Martinique du tourisme et de l'environnement quelles les trois premiers prix Case(ARDTM) Vient de lancer Deux types de prix composent ce Pilote, Lorrainet Anses d'Arlet. aupres de toutes les Ce concours, finance par IA communes de la concours Martinique, une nouvelle 1 L'octroi d'un label "Ville ou vil- se d6roule du 15 mai au 15 d6cembre 6dition du Concours lage fleuri" d6cern6 par le Comit6 2000 et les communes doivent imp6ratiRegional des Communes National de fleurissement de la France. vement s'inscrire aupres de 1'ARDTM Fleuries. 2 L'octroi de prix speciaux du avant le 15 juin prochain.
Comit6 Rgional dont: Gageons qu'au vu des retombes de La
- le prix du fleurissement des fronts premiere 6dition, de nombreuses munide mer; cipalit6s auront a cceur de valoriser l'en- le prix des OTSI; vironnement de leurs habitants et des
- le prix de la mise en valeur des visiteurs. E
batiments publics;
e e concours a pour a auV4 f.
objectif de crer une t eti es
mulation entre les 00 F
communes et de les rapieAL o ~' atteh~~ ihLs~~tr~ avnee
inscrire dants unepeuvett nopn e t~. mi ~ soneent des dant,~ provoqer unte
d6marche natonale, v r u j.pour la sate ans. drme dltins e faisant ainsi reconnaCtre la qualit6 des e ave e denrap e writes leur fleurissement. En effet, le concours n le etu,~ l e c cra n~ s b t n ~ ac n hi~ q eI national des commies fleuries qui aP lieu chaque ann6e exige un minimum lOjtdui e o~lnso e aal i1prus i de deux participations cons~cutives au auo ato .d m i# t m di met ui s sd ep sep s01 m p Concours R6gional..et tcla s le en medianiens e
L'dition 2000 du Concours R6gio-a
Pour vous abonner Tarifs "
Nom:.........................Destinations 1 an 6 mois 3 mois I
Prenom : ............................... ...... ...........MartiniqUe Abonnement simple 200 F 110 F 60 F '
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Repisszc ein etretournez-Ie accompagn6 de votre r~gle -__Cara ___be___390___F__205F___110___F Iment (cheque & I'ordre du PPM) au Reunion 430 F 230 F 120 F dPri Progressiste Martiniquais Ancien R~servoir France 320 F 170 F 90F
ITr~nelle 97200 Fort-de-France USA 445SF 235SF 130 F -I
-Tel. 0 5 96 71 88 01 Europe et autres pays 575 F .300 F 160 F
Fax. : 05 96 72 68 56""
Le Progressiste-. Merc:redi 14 juin 2000 7




LE FEDOM ECRIT AU PREMIER MINISTRE
Pr/se en compte des dix
plus modestes Salaires
Le 31 mai dernier, Ia d6gressif de l'avantage en cas de d6pas- consciente que l'extension t l'enFederation des Entreprises sement de ce seuil; semble des entreprises d'une exon6rades Departements est facteur de distorsions de tion des cotisations patronales pour les d'OUtre-Mer a ecrit au concurrence et d'incitation a la frag- dix premiers salari6s, d'une part engaPremier ministre. Nous mentation des entreprises; gerait des coits 'a cette echelle, d'autre ubinsia ,de est moms de nature cr6er de l'em- part, engloberait indfimen des secploi net suppl6mentaire qu'a entraimer teurs comme les banques, les assulargesextraits de cette des transferts d'emplois entre entre- rances, la grande distribution. missive relative a Ia Ioi prises de plus de onze salari6s (des sec- C'est pourquoi, elle limite sa d'orientation. teurs non 6ligibles aux exon6rations demande a la prise en compte pour les sectorielles) et entreprises de moms de dix plus modestes r6munrations de onze qui pourraient seules faire valoir, l'ensemble des entreprises comptant de ce chef, des prix all6ges et de moins de vingt et un salari6s. meilleures soumissions aux march6s; En devenant 6ligibles pour les
- laisse, en dehors de l'all6gement seules dix premieres r6mun6rations au des cofits d'exploitation, des pans b6n6fice des exon6rations, les entreentiers de l'6conomie des DOM: toutes prises comprises entre dix et vingt les entreprises (et leurs salari6s) de plus de salaries offriraient manifestement un dix personnes inscrites a l'effectif, ne large champ de PME capables de relevant pas des secteurs dits "expos6s" et consolider, voire d'augmenter leurs e Conseil d'administra- dans ce champs notamment: emplois sans etre soumises a distortion de la F~dom, r~uni largement le batiment et les tra- sions de concurrence qui ne pourraient
le 31 mai, a proc6d6 a un vaux publics qui subit une r6fection de que reduire leur niveau d'activit6.
nouvel examen des tra- moiti& par rapport aux autres secteurs Le cofit suppl6mentaire nous
vaux relatifs a la loi exposes et dont La situation, a bien parait, au regard de l'ensemble des ..
DOM. mnsi fsldfu marginal par rapport a l'int6rt
auprs de n afondamental de cette extension. Sans
semble de ses souhaits de bonification cocontractants publics, etc.) est d6jat tr~s celle-ci, les entrepreneurs comptant de ce texte en mati~re 6conomique, par- difficile ; our-e nr 1e salaries, ne ticuli~rement en ce qui conceme le sou- le commerce de gros, hors distri- comprendraient pas une option restrictien fiscal at l'investissement, un appui bution de d6tail, et dont la situation est tive. A l'effet m~canique de cette disparticulier at l'exportation, des facult6s tributaire des secteurs foumnis comme position d'extension, se joindrait, at de pr6retraite, d~s 52 ans, pour per- l'agriculture et le batiment ; tous titres, un effet psychologique des mettre des embauches de jeunes et l'al- une partie des transports ; plus appr~ci6s. 16gement des cooits du travail. tout le secteur des services, si En vous remerciant de votre attenC'est sur ce dernier point qu'll sou- important au moment du d~veloppe- tion a l'6gard de cette question c16, haite appeler, au stade pr6sent des tra- ment des besoins d'assistance aux parti- nous vous prions d'agr6er, Monsieur vaux parlementaires, de mani~re pres- culers et de conseil aux entreprises, le Premier ministre, l'expression de sante, votre attention sur l'importance, secteur porteur en termes de creation notre haute Consid6ration.Em pour l'ensemble de l'6conomie et de d'emplois ; Medef Martinique l'emploi dans les d~partements d'outre- le secteur de La sant6 ; Medef Guadeloupe mer, du champ d'application des exon&- le secteur de la formation profes- Medef Guyane rations des cotisations patronales. sionnelle ; Medef Reunion
La limitation de celles-ci aux seules ceux des 6tudes et prospections AMPI Martinique entreprises de moins de 11 salaries: pour La diversification des d~bouch6s UMPEG Guadeloupe
- cr6e un effet de seuil qui ne suffit commerciaux.. La Fedom pas at effacer La disposition de maintien La FEDOM est n6anmoins
Le Progressiste Mercredi 14 juin 2000




ACTIVITE ECONOMIQUE
entreprises martiniqualseS contexte favorable a la cr6ation d'emn d'est pas brilante, c'est plois. aumoins I'avis des Nous avions constat6 one am6hioraMartiniquals, mais i y a tion de l'indicateur en mars demier ;
de I'espoir... suite a une p6riode sans mouvement social notable. Les derniSres semaines
ont 6t6 plus perturbces en la matire et
nous constatons que l'indicateur baisse.
Nous continuerons a surveiller avec
attention cette 6Ventuelle corr61ation
dans les mois at venir.
Dans le meme temps, la confiance
dants les administrations publiques pour
cr6er des emplois ne faiblit pas: en effet
rs 16gre embellie dats 39% des interviews comptent avant
le paysage des entre- tout sur le secteur public pour cr6er des1
fl prises martiniquaises emplois plut6t que sur les entreprises
cs'est ce que peroivent priv6es, soit 1% de mieux par rapport a Le
Les artniqais ntero- pr6c~dente consultation. Sur la m~me
Ugs par uis Harris priode, pour cette meme question, 50% des interviews croient aux entreprises
dants le cadre du baromtre Contact- privies, soit 2% de meux. Entreprises. En effet, 28% des inter- Notons que les dispositions deLa loi view6s considnrent que les entreprises d'orientation concemant l'all6gement martiniquaises se portent "trds bien" ou des charges des entreprises devraient "assez bien": c'est trois points de recevoir un accueltr s favorable de la t mieux qu'en janvier et mars 2000. part du grand public martiniquais en
Ce n'est pas pour autant que les effet les interview6s sont 76% a penser interview6s consid~rent que La situation que La revendication de r6duction des g6nrale a la Martinique soit favorable a charges fiscales et Sociales pour les la cr6ation d'emplois seuls 23% des petites entreprises estjustifi6e. interview6s ont un avis plutct positif sur Les industriels lcaux devraient, eux la question. aussi, regagner en confiance, puisque
Nos diffrentes 6tudes semblent 6tablir pour 61% des Martiniquais, "le secteur
un lien direct de cause al effet entre le indstriel a un avenird la Marinique". W
--------------------------------- ----------------------..-------- 1
pvNora: PDestinations s 1 an 6 mois 3mois Pr6nom:...Martinique :Abonnement simple 200 F 110 F 60 F
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ment (cheque & l'ordre du PPM) au Reunion 430 F 230 F. 120 F" uPart Progrssiste Mariniquais- Ancien Rseroir- France 320 F 170F 90 F
Trenelle 91200 Fort-de-France USA 445F ,235F, 130F
T6I, : 05 96 71 88 01 Europe et autres pays 575 F- 300F 160 F
Fax.: 05 96272 68d56 eux.
..... ELe Progressiste- Mercredi 14 juin 2000 9




Muse en place des contrts
de plan Et at -,Reglitn
Vingt-six contrats Etat- ans. R6sultat le CIADT du 18 mai a pu grands programmes. S'y ajouteront des Region ont 6t6 signes, constater que 24 CPER etaient d6ja- montants importants pour les territoires prevoyant quelque adopt6s sur un total de 26. d'outre-mer.
1 10 milliards de francs Leurs montants, plus lev6s qu'aud'investissements. paravant, comme le choix des pro- Eig grammes a realiser, illustrent la volont E
des collectivit6s de s'engager solidaire- Autre rupture par rapport au pass6 'Itat et les regions ment aupres de l' tat dans un autre type chaque contrat comprend des clauses de de d6veloppement au service de l'em- suivi et d'evaluation. Elles permettront consacreront, au total, ploi et soucieux de 1'environnement. d'apprecier l'impact des programmes 230 milliards de francs Les r6gions ont'ainsi d6cid6 d'affecter mis en oeuvre et de les modifier si aux contrats de plan aux CPER environ 110 milliards de necessaire. Le Commissariat gn6ral du 2000- 2006. Un montant francs (a comparer aux 73 milliards de Plan et la D'6gation h l'amF nagement auquel s'ajoutent 60 mil- francs des contrats 1994-1999). Pour sa du territoire et t l'action rgionale liards de francs provenant des d6parte- part, l'Etat leur consacre 120 milliards (DATAR) coordonneront ces 6valuaments et d'autres collectivit6s ainsi que de francs"109 milliards de francs pour tions. A mi-parcours, en 2003, le minisles 50milliards de francs des fonds la m6tropole (contre 80 milliards de tre de l'Am6nagement du territoire et structurels europ6ens. francs dans les contrats 1994-1999), de l'Environnement procedera t un pre"Instruments essentiels de la solidarity 5,6milliards de francs pour les DOM mier bilan elabore en coordination avec entre les territoires", a insist6 le Pre- (contre 3,8 milliards de francs prece- les pr6fets. Ce bilan fera l'objet d'un mier ministre, les nouveaux contrats de demment), 5,44 millards de francs rapport du gouvemement qui sera remis plan Etat regions (CPER) sont le fruit pour le volet interr6gional (plan Loire, au Parlement. I1 pourra donner lieu un Mont-Saint-Michel, conventions pour red6ploiement des credits de l'Etat insdeun ionrtan traail der prearateon et les massifs montagneux) et plusieurs crits dans les contrats. de concertation qui a dur6 prbs de deux
Banane Commission europenne gaement que la meifleure dclabousser lesi
banane.A Vexcpion paratemn H A Doe tQ n A Del dimpoinen adoptafl-., nt c none aux, tAbnaxd




IAI
EN LIBRAIRIE
Un 6conomiste p our es nationalistes ?
Quelques coquilles ont cer le fonctionnement des activit6s neurs potentiels. rendu le texte de notre non marchandes (education, sant6, Or en economie, les nationalistes camarade, par endroit, armee, police, justice) et les princi- ont parfois des choses int6essantes incomprehensible. Nous le pales infrastructures (routes, ports 'a dire. repassons in extenso. aeroports) n6cessaires au bon fonc- Le plus prestigieux d'entre eux, tionnement d'une :6conomie mon- Friedrich List, des la premiere moitaire de production, ti6 du XIXe siecle, contre Smith et es nationalistes sont En economie, avec les mercanti- Ricardo avait d6montr6 que toutes tr~s nombreux 't la listes et les physiocrates, on peut les nations ont int6r~t d6velopper Martinique. Ceux consid6rer "en gros", mais vraiment un secteur industriel important. I1 d'entre eux qui "en gros" que les premiers theori- s'opposa de maniere farouche t la croient en ce qu'ils ciens en economie politique 6taient fameuse th6ore des scouts comparadisent, revent d'un des nationalistes au sens oii leur pre- tifs de Ricardo qui invitait certaines projet 6conomique qui permettrait a' occupation principale 6tait de trou- nations t se specialiser dans l'agrila Martinique de sortir du sous-d6ve- ver les meilleures solutions pour culture, alors que d'autres se spcialoppement. enrichir leur nation. liseraient dans l'industrie, au prtexte
S'il est parfois difficile de savoir Des le XVI siecle avec Adam que, la logique avait d6montr de ce que chacun entend pr6cisemen Smith, puis au cours du premier maniere presque irr6futable que le par l'expression "sous-dveloppe- quart du XIXe siecle avec Ricardo et commerce international organis6 sur ment", grosso modo, on considered dans une moindre mesure Jean- une telle base serait un jeu t somme qu'une economie est d6veloppee Baptiste Say, la pensee 6conomique positive, c'est-at-dire que tout le lorsque les secteurs agricole, indus- nationaliste fut vaincue sur le plan monde y gagnerait. triel et commercial sont en situation th6orique, ridiculisee, puis ignor6e Avant Marx, List "savait" qu'il d'interd6pendance et produisent suf- totalement. ne fallait pas confondre les choses fisamment de richesses pour finan- Karl Marx fut de ceux qui contri- de la logique et la logique des bu~rent le plus 'a l'limination de ce choses.
courantt de pens e sur la scne tho- En th6orie, c'est vrai, on
Sergaouos unrique. d~montre math~matiquement que la goufrefinncez ~h aiLa victoire du lib~ralisme fut sp6cialisation intemationale permet Finnce. sn ~oviofrdesans partage. Si on laisse de c~t6 la d'augmenter la richesse 6conomique
tuteled~cde carrterlesparenth~se douloureuse oii l'aile mondiale.
fras.Leaco~te lissntla plus radicale de la gauche essaya Mais en pratique, les pays sp6ciaalor apar~tre ititr~l ~de mettre en place un mode de pro- lis~s dans l'industrie deviendraient L'Aenc fan~~sededuction sovi~tique l'Humanit6 vit les maitres incontest~s du monde sur
de iqlde ~sous le joug de la pens6e 6cono- le plan politique.
inrlode (1mique lib~rale depuis maintenant un Or List qui s'int~resse l'6conoLatner~ou apeu plus de deux si~cles, mie politique (rien voir avec la pr&trnsoratondufoda La domination id6ologique du tendue science 6conomique) ne veut en aise e x~aieine ~ lib6ralisme est telle que des nationa- pas que sa nation soit domine pollpoltiqe ocuie~.listes, parfois bien intentionn~s, tiquement. I1 r~clame, pour elle aussi, L'ouertre pochinereprennent de manie a-critique la l'instauration et la consolidation
Judclare Prisdevaitcritique des poncifs les plus 6cul~s d'un secteur industriel.
pemetr e avlr&du discours 6conomique dominant. List est connu comme celui qui a de a Sderg (e~aisi~4.Ainsi, la 16gende selon laquelle le insist6 le plus sur une venite elementaux d'int~r&t et la fiscalit6 seraient taire" pour d6velopper une industrie, des variables pertinentes pour expli- cette demi~re doit b~n~ficier d'un quer l'incitation i investir dans le protectionnisme 6ducateur. secteur industriel par des entrepre- C'est- i-dire, qu'au debut, cinq,
Le .Progressiste -Mercredi 14 juin 2000 11 ]




dix, quinze ans, cela d6pena de la Le Danemark et la Belgique sont chaque fois qu'un entrepreneur pnve branche d'activit, des droits de bien des pays industrialis6s, peut se passer des services d'un sala douane sont indispensables pour for- MaiS, et c'est la raison pour ri6, il le fait all6gremen. C'est sans tifier les industries naissantes et les laquelieJI devrait mobiliser l'atten- aucune espece d'h6sitation que nos pr6parer A se positionner sur le march6 tion des 1nationalistes martiniquais entrepreneurs feraient appel t des intenational, armes'"gales avec les "List est toujours favorable d bceufs ou 'a des chevaux pour raliser vieilles industries qui ocup llargissement de la consommation le travail que font en ce moment les d6ja' le march. de masse dans laquelle ii voit une 8tres humains, si c'6tait possible.
Car, il ne faut jamais l'oublier, condition necessaire evidente du Quand du point de vue des traList n'6tait pas de ceux-qui sont pr&s developpement industriel" ( Emma- vailleurs et des politiques les gaspiller les deniers publics, abais- nuel Todd, preface du livre de List). emplois ne sont pas cr6s en quantit ser le niveau de vie des consomma- En cette annee 2000, il faut rap- suffisante, il faut constater que les teurs pour soutenir contre vents et peler cette vrit6 6conomique 16- entrepreneurs priv6s n'ont pas de marees des chefs d'entreprises mentaire., raisons objectives de cr6er des incomp6tents. Oui aux subventions Ceux qui, plus ou moins de bon- emplois. pour aider un industriel a s'implan- ne foi, s'imaginent que le d6velop- Alors, les politiques doivent ter, se renforcer sur le march6 national pement industriel de la Martinique intervenir pour inciter le secteur priv6 et international. passe par une diminution de la t effectuer de nouveaux investisseNon a- la distribution de l'argent consommation des masses popu- ments en esp6rant qu'ils seront crapublic a des entrepreneurs qui pren- laires se trompent tr~s lourdement. teurs d'emplois durables. nent le risque de se lancer dans une Ceux qui, en plus, pr6tendent Quelles interventions? activit6 sans proc6der t des calculs reduire les avantages sociaux des A la Martinique, il existe des 6conomiques 616mentaires pour salari6s peuvent 8tre considres besoins objectifs en creches, en savoir quelle quantit6 produire pour comme de vrais gredins, surtout s'ils lyc es. Ily a des colleges, des 6coles &tre viable, quelle autre pour 8tre sont d'origine populaire. t restaurer. Des routes nouvelles rentable. L'id6ologie lib&ale souffle telle- sont par endroit necessaires.
List n'a pas tout dit. II n'est pas le ment fort a la Martinique en ce Dans la conjoncture actuelle, il d6tenteur d'une VtERITIE 6cono- moment que l'on a vu des milliers faut surtout miser sur les investissemique quelconque, d'entrepreneurs ind6pendants d6filer ments directs publics qui, m caniII a pratiquement tous les d6fauts dans les rues de la capitale au pretex- quement, devraient entraier des intellectuels de son 6poque. On peut te qu'ils seraient ecrases par les investissement indirects dans le pricomme pour changer d'air lire son exc~s de l'tEtat providence. v6. Syst~me national d'6conomie poli- C'est parce qu'ils paient trop Encore faudrait-il que le secteur : tique, qui tout en 6tant de la premiere d'imp6ts, trop de cotisations sociales priv6 puisse miser sur existence moiti6 du XIXe, et donc date, est que nos fameux travailleurs ind6- d'une demande solvable elevee et souvent tr~s instructif. pendants seraient dans l'impossibilit p~renne....
Ce qui gene le lecteur martini- de cr~er des emplois. Les pauvres II faut r~peter que tous ceux :.. quais de l'an 2000, c'est que comme ch6ris, qui pensent qu'une eventuenie Engels, l'ami de Karl Marx, "ii ne Depuis quand au sein d'une industrialisation de la Martinique! reconnat pas le droit d existence economie mon~taire de produc- passe par une reduction de la: des petites nations", tion, le rb1e des entrepreneurs prives consommation des masses n 'ont
Quand on sait que par petites serait-il de crtier des emplois ? pas vraiment de projet industriel. nations, List faisait r~f~rence a des Le r6le des entrepreneurs est de A moins que, pour industrialser pays comme les Pays-Bas, le Dane- produire des biens et des services. la Martinique, ils trouvent quelque mark et la Belgique, on peut tr~s Si pour ce faire ils embauchent pertinence-'d la mode de production ais~ment deviner ce qu'il penserait des homnmes et des femmes, tant sovi6tique ?Ei de la pertinence d'une expression mieux pour les travailleurs et pour C. L.-A. comme "#'conomie nationale marti- les responsables politiques qufi, pour la Le 29 mai 2000 niquaise", plupart pr~f~reraient exercer leur List Friedrich, Syst~me natio
Passons. Les plus grands esprits r6le au sein d'une 6conomie de nal d'economie pOlitiqe sont toujours capables de profirer plein-emploi. Paris, Gaiimard, Coil. des sottises. Mais tout le monde sait que Tel, 1998.
12i Le Progressiste Mercredi 14.juin 2000




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