Citation
Compte rendu par Pierre La Chapelle et Jean-Antoine Garrigon [sic], commissaires de la commune des Cayes, chef-lieu du departement du sud de St-Domingue, aupres du Corps legislatif et du Directoire executif, des evenemens survenus dans ce departement, les dix fructidor et jours suivans de lan IV Paris, le 17 vendemiaire, [ie Oct 8, 1797] lan 6 de la Republique francaise, une e[t] indivisible

Material Information

Title:
Compte rendu par Pierre La Chapelle et Jean-Antoine Garrigon [sic], commissaires de la commune des Cayes, chef-lieu du departement du sud de St-Domingue, aupres du Corps legislatif et du Directoire executif, des evenemens survenus dans ce departement, les dix fructidor et jours suivans de lan IV Paris, le 17 vendemiaire, [ie Oct 8, 1797] lan 6 de la Republique francaise, une e[t] indivisible
Alternate title:
Compte rendu ... des événemens survenus dans ce département, les dix fructidor et jours suivans de l'an IV
Alternate title:
Compte rendu par Pierre La Chapelle et Jean-Antoine Garrigon [sic], commissaires de la commune des Cayes, chef-lieu du département du sud de St.-Domingue, auprès du Corps législatif et du Directoire executif, des événemens survenus dans ce département, les dix fructidor et jours suivans de l'an IV. Paris, le 17 vendémiaire, [i.e. Oct. 8, 1797] l'an 6 de la République française, une e[t] indivisible
Creator:
La Chapelle, Pierre
Garrigou, Jean-Antoine
France -- Corps législatif (1795-1814)
France -- Directoire exécutif
Place of Publication:
[Paris
Publisher:
s.n.
Publication Date:
Language:
French
Physical Description:
1 online resource (p. 5-58) : ;

Subjects

Subjects / Keywords:
1791 - 1804 ( fast )
Political science ( fast )
History -- Haiti -- Revolution, 1791-1804 ( lcsh )
Politics and government -- Haiti -- 1791-1804 ( lcsh )
Haïti -- 1791-1804 (Révolution) ( ram )
Politique et gouvernement -- Haïti -- 1791-1804 ( ram )
Haiti ( fast )
Genre:
History. ( fast )
non-fiction ( marcgt )
History ( fast )

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General Note:
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17




GO, P T

R E N "D U

P A P,. Pierre, la Chetpelle- et fean-Antoind
Garr* on Commissa "res A Iq com-* rume des Cayies',I. chef ficu diz
eiartement'du sud de St.-Doming, at.
a'T is d" Corps,, Le z-slatif et' dzi Directolre C evenemens
Exe utif, des
survenus dans ce de artemeflt les
dix, ',frucfidor et jours, suivIns de.


Parikle 17 ven' de.Yniaire I'a n 6 d e la
Tepublive fraupi's'e une e indiv 1, Ie

-"A X T B RI, E V RE ME N T RU rnoit,,, de P rairial &poqu,,e de rarrivee de la commis!$ion du government fhngais dans la colonie de Sti-Dorningue 12 parties du sud de cette, isle jou"Issoit d'une trwiquillite" apparent. Mal-, gri les vkes de soit administration, 1* com" ;nerce y f-Iturissoit par le grand nombre de A 3








praises qtte condu"soient, nog corsages les
&Rrens ports et notamment danq,- celpi des
Cayes. La mature, assez et trop lo'ng-terns abanow &miee, promettok, daiis 5imiques quarters I une rekolte assez almildante en ca& nous

disom d;ans qtielques quarters, car cetm du Platun, tie Matthe-A-terre, du' Palmisticsi., dip la Roche )utealu, des Cottat:K, 4es qols
ieres, des Angi JPs et del Tiburon etoient absoltiment en friche ans aucune culture,
-is, posAr la pl
et Its habit-owi upart. hicen iv
etwent deserted 4s des""cultivateurs et d'es pro" r I"'ta '. La ha^ e et JeTC -ire m ePgemices Parti-4. Cu 116-es 16 etoien*t pas- encore keintes 1e'$q1U'1O verijenient do c:, dep Partement etoft entre le. s
40 : 1 0 dv
maing d'un clief qm par sm iinnuence'. dix1get)it les actes deladmirtistratiou "et des tribnnaux civils et militalres SegIvolontes avoient force de 10i 7 et les citoyens) foibles et de*--1cour,;k94s_-, g6misswe.men. silerwe ell attenda4t wi. plus heureux, temps.

la liceme y ko't propaL& var Ceux mAme qui, par devoir, auroiew &6 pre'eher Parnour
travall, le ieq ect: aux lois, et le maindin-du bon ordre; -mais qu iau.c mraire perp,,Otu ent




PP




le desordre et ranimbie parmi les soldats ligionaires et les' cultivateurs su.r.tout, qn'un chef sembloit Akourner du travail pour s attire leur cot.ifiance en flattant letir pencbant 'a la paresse.,

Tontes'les places npeorieures dans le mi-I
ritAirb, ekoient donnePes par le,,Oene-ral RI* aud
9
4ui les- accn ml uloit su'r la t6te de ceux des
0 I
atoyens de couleur qui lui etoient retirement deovone's; il, est'vrai que que1ques-uns s"en son't rendus dignes p ar 'Ieur b o nnq conduit et leur
attachment aux lois, de la re'publique, ( I
Les fbneflons de, Padministration municipal Se bornoient a! re retirement des nouveaux t e et dbi morts rbrdonnateur civil he Pou
voit *r ue d'apr's- 1'*
agi q e impulsion du cbef qui,
*'dtoit arrog6 le droit" absolu &approuver et WIN,
(i) Tols que Toureau-:K 2 adjudant-general; DO
aine Chef de 'bataill commandant le caij
on -ip deg
Baradaires ;, Beauregird, chef &escadron commandiwt,- la, Yille do Ca-vaillon Delatinai et Piyergger p,
chers de bataillon dans I'armee do Tiburon Beutter
olief 4descadron commandant la ville d*A(Iu*n js Gayetan commandant Partillerie aux Caye. s e t
ys s commandant railitai
Plo re "a I'Ame.-A-Yeau,
A








d irnpronv #*r seg operations a qui en ordon;
A
no- it Ini nlellle contre S-It participation et sa

Cv fut pendant ce regne arbitraire que Port, ;artlirlt Otox C,,-Ayes Iarrivee'. du Cap, dune, CO M lilt ISISIOll du gouvernemer'd franqais eu., vo tle pjr, le DiLrectoire ExeCutif, pour ire renci* tet respecter les lois bienfaisantes do la republique -a St.-Domingue cette commism 8101-1 composee des lbitoyens -SonthonaxSuliwn Reinioad Grand le Blanc et RomerA
A 4 .1
pres une o6legation de cette comow MiSSI(Al 2 COrj:llP0$Iee des citoyens le Borgne Rey et Ktrversall Se rendit -aux Cayes ,
I-It sa St'll'te plus'eurs officers venus d'Europe 2 I-10taMillelit le- clicA de bataillon Petit. brave militaire qui avoit Aeja co mbattu" les, ermewls do la rtpublique dans ce quarter, 'et,- qui e'tuit: ton-ibe" dans. Icurs maills I COU-0 Yert de bltassures d'aus 1' ttaque qu'll fit contue le camp d'A-%rvzac petidant le se"Jour du commissalre Civil Nulvel el atik' C:iyes Wit Petit, ayant, e fait prisminter dallS cette afplife) !- tu condmit 'a I-a Janinique et khalig": Pour I F rance et rtJouritant cians cc qUartler. p(Illr Y colit-in'twr ses services en quallt'6 de








chef da.'deux me batafflon du ci'devant re ment de Provence.

La d'I O'cratiou fut reque (I'ns la v*IIe des Owes awc la demonstrations plus si"i i c e' r e de sa tisfaction et de joie, de la, part des c *toyens vertu6ux et a-mis, des lois mais it Well ffit pas- de.." Ine^ e du c6n4ral Andre" Rigaud et de ses partisan. qui deja avoient te moigue le'ur mecontentement de voir le citoyen Rey au nombre des deIe'p's, le croyant leur enneml,

Le lendemditi' de son arrive'e; la delegation se transport sur la place d'armes accompagnee dts corP3 popula-ires des generaux
Nigaux et. Beauvaig le Citoyen le Borgne, y protionga tin discouts patriotique au people assemble ; annotiga, Its vues do justice et d e quit6 de la commission pre^#,.-a, ainsi que, ses, deux coltegues Ic serment de faire ex'e'cut --ur, les loig de la republique detour lQur poouvoir'; it requt ensuite celui des corps populaires Qtdes chets -militaires de les falre exmiter et sr y conf ohner,
Des ce moment, la deit:';' --I.iou s'oecur)a de








Mom r les abus de retablir la parfait har.
znonie dans cheque part-le. des fotictions civilest
ifitakes et
et rni I 'nPloyant A Cet effet les measures
de sagesse ot de- justice yle les -10is lui four'.0. nissoient ; 1.1 S it 0 t, 1%
e e oient propres a effectuer scaL attente mats 'dle'na, tarda Pas "a se faire des ennemis des ch-tfs-militaires et de leurs parts, ,tisans, dont elle' affoiblissol't Pautorite.

Uarrestation "fafte 2U Cap par les, orders, Ae la commission' de ]a personnel du citoyen, 'Villate, f6tirnit aux ambitieux un aliment pour propager letir coupable d octrin e ; ils j ette'rent ttabord de la d'faveur sur les actes de facom-.
0 w
rnission et de ses -delegUes Icur attribue"rent le dessein de vou, lo*r retired Iautorite' des ciod toyens de couleur pour la f e
aire past-- r dans lea
mains des citoyents blanco afiiiL dopprimer les premiers Ols chercUrent, ensuite a sofilever centre "ces authorities les noirs culfivateura' et les soldats legionnaires par ces rfiots,:
La com m mission veut, retabItr 1esclavage
elle va de nouveau 's fers, si vous Wy
,i prenez garde et pour y parvenir plus, fact*
element elle Vetit nous detrnire nous qui, somnies vo& protecteurs, et i qui vons de*ez








la liberty. It reen fallout pas dt vantage pour soulever ca Peuple foible et imoran't quo les, factieux et les ambitieux ont toujours trompeps pour le fal"re server d1iistrument x leurs, indignes pro et Sol,

Ne'anmo*ns les amis des lois, et do la
esperoient voir la vertu, triompher slir les efforts. des malveillans ; les corps populen'res etbient de" "' hivestis' ja de rautorit' qu"ils avo ient per'due le people avoit deg magistrates et cbac ,u n encourage' sempressoit de. retablir Ses proprie"tps ,et se promettoit unavenir plus lienrem sous la protectionn d Jois sack'es de la'r'epublique,

C e fut dans ce tems que le general Msfou'neaux fut envoy aux Cayes prar la, com'1m*Ss*on du gotivernement en quality d'inspecteur di.0 vi ionnaire pour of"gam's e-r les diff6rens c'o'rps
0
iqui composoient Parme'e du sud cette measure etoit d'autant plus nece'ssai*re qtie, l'indisCipline tt Insubordination efto*ent a' leur comble dans
0
les diverse bataillons de- la legion, tant artit4
lerie, infanterie et -cavalerie : -les soldatg- 16*gTO-4 naires erroient sans. cesse dans les campaigns.








vroient an bricrandage sans appel sans
tenue et sans ordre; clest dans cet ka't y-;e le general D.4sfourncaux lrouva cette troupe,
envwn entrrzprit-il &y Ral,14 ip I
1,01ot'is3tance WtUtv WJzcipdes du soldalfran fals? Envain ernploya-t-il tous ses s I cans ;our y parve-ij r Mal it ne
put uai me ott.-4-c-r ancun ctat situation lit
A
control de cette ler Officiers pour Ia
I -ucians des
plup2rt tis, o e leti r sel vice
igp oroient la,,forlce A ItJirs et comp.'a"a
gnie s,., et ne
alrqs. est. bun Xv server*r que I'arriv6c dece &en-e'ral aticmenta la dt'Jiaiice et ]a halue &-s RTzat-d et & Jeur partti, 710
Ia delegation ent f2it conr. Oit
01tre au CIL ne" ven
que pour organicser I'a'rm'c, et uon putz Ica de'Ift p1acer,,,1,'cornme,,1iIs le pensoxent.,


Qadque tems aprle's, un mandate d'afrt!t fut lane', par h coniniission centre le citoyen Piltichintiat qtil, sclon lui llaVoit Ilk.')n A se reprochtr n',ais qt1i aviroit Om cur de sll C61lacivi-j"Ce se reridre au C-4-I-) cou it potir y terra,3-er se )V
sa co d I vft' il (i
11 tike S" I *tu'










pable cependant .1 pfit la ra4e et sortlt nui-O tamment des Cayes e ,-eort6 P 'ar qudque (lia. gons, iyant 'a leur teke kv-ru-At* i R'ga id chef de brigade commandai-it I'a-motidissement des Cayes, et. se rendit au camp deos Bara. da" ires 1- sittiep du c^ te' du Petit-Troti commander"
I Doyon
par le chef de batafflon

La deRepryation instruite de sa fuite requiert Russi-t^t radm'n'stratiorn municipal de le faire arrester et conduire pardevant elle ; mais asm.. ree de linutilite' de ses recherches, I'administra. tion timnicipale chargeale nral R*qaud de I'tx6cution de cette re"quisition qui resta sans effet ,, ,cependant le citoyen Pinchinnat etoit tranquilly 2ux Baradaireg, se riant des autoritepgf et Preparant sans donte ses moyens do ven%* geance-, tandis qu'd auroit d-h se rendre anprei kle la commission au Cap ; mais dira-t--11 ( car
P, 10
11 1"a d6j a** d it ) qu il cra ign o it d'y e^ tre a 5 s as sin e tout autre qiie lui auroit-il pu supposed les de' league's du government franqais capable, d'as..
-sassinats It dira Pent-etre ici car il Pa dit aillciirs qu'il craignoit, en passant leg nilers, da timber dans la puissance des anglaig et deq migrr's; certes, A Wavoit pas eu ces memei









(14
trailites llorsqtNvant r-arriv e de la commissioit 41 s'etoi*t rendu au Cap 'cst qu"alors, sans awo tun doute, 1-1 n9y, alloitque pour server ses vues et citill iie, craignoit pas &y trotiver -uii:e au. toll e qui Jui dernmdk conipt6 de sa conduite. 11 sest efifin &ayd de sa quality* de
dep bte au corps Wgislatif qui, selon lui, le ren. doit inviolable. 3 Cfj- West pas 'a" nous A


La voix ubliqifte Paccusoit d!,-,tvoir ete' au Cap PmIr prtsparer les evellemens du 3o vent( )se comillission du gouvemement ne 1y appelloit- que tour rendre couipte de sa conduit dans cette aft'aire..
.yez ]a proclantation de ]a 'e0111mission du go'liver. ovineut du 13 frimaire der 111pri ee % 1
tittite de notre me'nioire(3) Pinchimiat avoit ke' nomme' dePute au corps
11 e s teivues aux
eic islatif par les asseiubl "es electorate Ct 'T'S, le .4 9MI'mal, 11 all 4 avant Parrivee de la 'emmilissioll du goluv ernemetit et certes ilauroit pit, dl ms ee tellips j se rettdre aussi blim en France qu'lil t"a, fait apre*s avoir exeit6 les esprits 11h la revolte C01-ifte les ageus du gonveritemeut. I dans la partic du sud, tant par sa Vs6beissance "a leur manthat d'arrCif;t,, que, por ses menees secretes pendant son sejour aux Barad.a* res cepeudatit il m!u rcclame cc tlitre que Siv utois apreiss dans Pespoir de trooper la repr seiitatlollx viat'1911-ale 51W It:$ (1611clutus des Cayes.









uger de la validite ou non-val'dit" de sa 6 nomination mais nous disons avec. vv6rite quell
po
eil ek obei au mandate d"arreAt lancep centre lu', it auroit eviti au' department du Sua et notarnment 'a' la ville des Cayes, son chef.. heu les scenes d"horreur et de carnage qUL Ont eu lieu et I e ard*ea
qui ne do'vent ^tre reg
que comme le re'sultat de ses sources me"


tnfin le citoyen Pinchinnat rnalgr6 ses
craintes S est decide' 'a s'embarquer le 4 bru"d maire, pour passer en France les dangers qtfil craignoit auparavant ne Pont plu's retenu : c'est quV esp'roit sans doute se server des actes faux f,6t liberticides qu'il avoit ltti-merne dictes 'a" ]a suite des rnalheure'a I x, eve'nemens qui ont de'sole' la commune des Cayes, dans le courant' du mois de fructidor, ran .1, qu'on avoit sournis ensure a' la signature forde -des citoyens tr6mblans et decourag6s POur trooper la nation franoise et ses repr sentans sur la verite


Mais heurensement centre Fattente de- PAachillwat des RlZatid 'des Letianc et coasorts.,









leg citoyens, do la commune deg Cayes qui par, crainte ou par terreur ont consent et siLm6 ces actes ont fixe leur choix Sur trols petsonnes animew des prhicipes, de justice, t;t ti-litimanit' qui ont accepted* cette mission, que, pour se, soustraire 'a' mort, qui leg me-0 iia wt et datis la ferme resolution de ne point, trahir la vehi(6. nous vous ravouons citoyens Representans le gene'ral Rigau x etses dange4w reox. aniis se sout imagiiies qae, suivAnt leurs fP 0
nistrwtjow nwis viendriwis aupre's de vous altered et de'goiser, au rnepris de la verit e les attentats commis centre la v*e et les propriety (Je nos concitoyens, Nous nous croirion',s dignes de IrAtie et de Inepris si, notis onions nous e"carter du sentier de Phonueur et de I a verite: iious vous avouons encore que foibles et. encourages ]a vue des po*gnards sanglans et su,"Tendus sur -nos thes nous avons epter forces de degliwer nAtre resentment et toute rhorreur quo nous inspiroient ces homes avid es de simg, le wen le plus ardent de nos coetirs uIceres etoit celui de noug rendre aupre's. de voug et d'y failure entendre nos plaints et
A
nos gernissemells., Puissions-nous etre assez lieureux pour detourner I'opiidon de'favorable que









que, pourroit avoir donee do nos princip-es
conduit simulie slans ces jotirs de ca. lamiltep et de terreur ? Puissiom-nou etre asuz ,pour vous detromper sur ridek de'savaut, Igeuse que pourrolt avoir inspire deux la conduit apparent cle nos malheureux Co'llcittxYells ertes, noi:coeurs, d6savouol-eilt nos Oemal-clies mais forces 'a nous taire et 'a' kaiser le poianard encore fumant.'qui peu de jours auparawnt, avolt Immole nos p6res nos fre'res tt nos amis nous avions tuut A craindre du moindre geste qui aurait paru de'saprofiver les assassi-M nats commis par ces e1nnemis julle"s de rhtlw*
-:manve oul citoyens Representa-m suivant Vimpulsion de nos caeurs, qui ne nous porte point a' vrous de"guiser ]a velrit4 nous along
A
Yous la faire connoure sans passion, Comme sans partiality; nous gallons vous 45clairfr stir des forfafts qut* front horreur a' vos atnes sensibles, mais qu''l imported quo vous con-a noissit;..

Nous avons tout lien de croire qme Pin,. chinnat, pendant son se'jonr aux P) radaireg entretenoit one corresponnance secrete avec Augustin Rigaud. Le citoyen Lefranc chef









de brigade et, commandant Parrondiisement de StAouis se rendit aux Cayes dans cet
intervalle r' andit les propose les plus
se'ditieux centre la comniis'ion du gouver.;s cement et ses de e gue*s. Augustin Rioraud qui Pretextolt de maladies, ordonnoit secretenient a ses affides de se rendre, tous les jours en Plaille, pour exciter les cultivateurs a utie revolt onverte centre Pautorite" natio,, nale, et de'trUire 'Los bons effets que produ**6 solent les avis salutaires de la WeLyation aux inspectors et conducteurs des habitations en effet, il parvint 'a rendre nuls les fruits que les de'legues croyment avoir cueilli dans Ulle Visite qu'fls avoient fait sur les habita-* tions de laplaine du fonds, pour encouraged les cultivateurs au travail et au maintain, du bon ordre dans leurs ateliers en. leur rap.&, Plant les obligations que leur imposolft le titre de, citoyen franqais,

Les inspectors et conducteurs des habitat" tions Promettoient aux derlegue's do contenir les ateliers dans leur devoir; mais que pouvoit tine poign6e d'hommes bien hitentionne's centre les precepts et 11hifluence d'Aupstin







19
Riaand comn 'i wii anroit '
elle 1-.m faire' entendre h Voix de Ii ju"-361c z,, Ot dela raison 'a ce peul)Ie ignorant, quand le citoyen Beauffis capitahie des drztcrons ) et pwt expressen-mitsur I'liabitation & Penicrile*at-is le centre de la plane Ini iii;jAroit Ia plus grande mefiance pour les dei16tiu6o du government fran -,,iis et. nue haine im., placable pour, les' proprie'taires
Dans- cet etat de crise beaucoup de citoyens Pouvolent a pente vivre du fruit d--.3 Ic-ur hi'm dustrie ; Padmiiiistra6mi manquoit de tout moyen pour aubvenir a' la nourriture et FC111.4 tretlen de la f-orce armec ; les magasihis ctuierit sans degree la culture-A e'toit pr.esque aban.. donnee ; la caisse de Ij re't),ubEque e'toit vuide; le depart ni ent sans cre dit e'tuit gre ve cle'detteso et cependant leg chefi milltaires' K insultoient 'a la mis're publique' on ziffectant un Juxe cffrene; le g'ale'ral Rigaud qui s'CSt enrichi du butin fait sur leg villes de Leo 'Tane et de Tiburon, lorg de la rendition de-, la premiere et do. la reduction de la- sec'onde; hii, qui
ve le d'sint"
a& t-I ercssement dans Ses 'Crits
promenoit son orgue'I itisolent dans vine stiperbe voiture tlvahiee par divs chevanx- do
B







20
cl)ol*x les depout'lles dn culte catholique sero, violent de fivree a ses jokeis, et de parure a ses cbevaux ; sa table SOLMptueuse e'taloit le luxe asiatique, couverte de vaisselles &argent de toute espeke qu'il ifavoit sans doute pas falb *1 f 'Soit aussi bAtir un snit manufacturer 1 31
perbe palais, s'emparant A cet effet, de, to's les, xnate*rt*aux que la ffi!rame ayoit respected' sur diverse habitations sequestries cri Pouvolelit lui 'tre _propres; ei emplayant journellement les voitures de I'admini9tration au transport desdits rnate'riaux; il faisoit enfin cooper les bols dolit *11 avoit besom sur les habitations. dout les proprietaires etoieut absent (4).


(4) 11 tira des habitations Custine et Giraudier, cavaIII011 I les, Planches I mariners poteau. d'acajou et bolis dur qu* lui etoient necessaires pour
wer son paiai- euvoya sur I'liabitation Cond
a ]a Roche-A-b-titeau, plusieurs doleurs y ahattre des a"'jo-UX et ell faVeL des essentes, pour la couvertureo Que1ques prisoners francais s'e"chapp ercut daus ce uins, de ]a Jama"que I et conduisirent aux Caves un ],-).qteau double" en tuivre que radministration'acbetfT., Le g6ile"ral Rigaud een empam et PemplcLira 4 trans*, porter Jes roclics w"cessaires pour la construction de sa waison on ejuplc va aw i au compete do Padmil








Ce il!est done pas sans raison que la de*14alion se souleva. centre de tels abus ell cber chant a' les reprinier; mus le general Rigand, craignant alors raii6iant-issement de scii auto4a riti saus bones, fit casermr une compagm-e de 16glonaires --tupres de I'arsetial; la garde de la pla e qui juiques-la avoit k- C011do Ii6e 'a ha garde" n4tionale f ut remplace*e par les soldats legionatres; plusieurs ca*ss cattouches "a' fusil furent secretement distrL buks,; c'estpoiirquoi la delegation, instruite de ces sources men'es, fit dk A nse au gardemagasin darfillerie de no deliver aucunes MUnitions que sous uti ordre kma..edelleo
On construisolt, eii ce. tems, un fort dans
P I
une des extremist's de la viII6 Pr's 1em,10 brochure de 1,a.riviire de PISIet -1 it etait de

nigtration 7 deux grads cannot 'a charoyer da gravois paur cobbler la reroute du cimeti re- la majeure parties de cc geavois fut charoyee pa:r I-es tombereattt de Administration et exlj lqyk e it cobbler les fonda. tions de cette belle malison: rlwieurs cultivateurs.,
A
meme des travaux III'Lilitaires en parent dkourne3 pour tavailler i cet Mifiep, La Chapelle et Brebion char,Y6 de ces travaux peuvent dumber Ja plus forte' assertion a ces taits
B

j









forme C*rcula* v A tu d"une m-Orail en
gazoll Je 0 pieds de paisseur, et ig ple& de ha-uteur ; it devoid eftre nrtne irle 8 de can on' du calibre de tz 4 et !2 de jz Trois Aes prvm*Ie'IICs et les deux derm'e'res auro-lent
-)n se diriger s -i v c"toit elfin une
vouvelle Imstille pluto^t &stin6e a contenir les Cit0yelig dans titie ohelssallce servile I qu a empechtr I'approche de I'emwmi: sur le rapport des *,:joe**jaeUrS la delegation suspetidit AQs travaux de cette fortresses au grand rne'contenteamit de Rio;aud 5

Qaolquea ours apres &,--ItIftIS C;-Ipitaifle
is hi t a c c mS e p,ir tin de ses vc)i.
*It t a b
Sills vicm.Ard resu_ le de S etre trans
Station la teke dun
porte stir sou It-i! a
Mlibill -Wok, M-I
La d6 14,-zitio-it j iotifia son arrt*Je, pour Ia- smspenslion des tr avaux du fort 111slet all otoyell la Ch"Te4le
t t dUIrge ; cc eltoye, s enj
qu i en e w -pressa d"ex 'cu ttr
Jes orders de cette autorltc? le gelleral plkaud Penvoya diereber alnsli que Te eltoyen Breibion Son adloilit
les avoir aceabl's d'i
et apres I C jujures et de nienacesil
jew. dit : VOUS m1avez ern mort I mais je dormol'S
M eveille et mon ruvel"I sera faueste Pais leur ,ut dc mia les av L ts force*$ au fort de let Towerelles







deptachement de sa troupe de I'y 2,voir me w nace de le faire fusiller s'iI ne hill c6doir pas,--nne portion de son terrain qui hii C011venott; sur cette de"nonciation, ordomia Vincarc6ration du susdit Beatifils.
-Bientok apre9 tine attayie combitiee fut' 'digposee couture le quarter de ka 6yrande Atise on devoid ,, avant d"attaquer donner conmobsaixe aux Frangais y refugiis et aux hab*tans, d'une Pror.,lamation de la commission du gouvernemew qui accordoit atimistie a' ceux qui se rendroient, exceptant toutefois coux qui avoient coopers a la fivraison de ce, territoire auxarmes d.' ngleterre moins que, par une action eclatawe ils n"en flcijjtA
assent lteiitrpe,,aux arme'es de la re'publique
cette proclamatiorr, qu* ne tetido*t qu'a rap-" pi lcr sur le. territoire fran a's des walheureux qui n oi avoient pris, la fuite que pour se soustraire, 'a la, mort et qui ett mellie-teins 1, auroit chasse' les Anglais de Sttow Domitiflue, fut tre's-mal accuefflie du generate Rigaud, do Pitichim-lat et de leurs amis qw current qu'on ne voulo't faire renter cc quarter sous lei drapeauxt de la re"publique,
A
que pour chercher 'a les asserv*r eux-mQrnes avec plus dc facilite'.1- B






"24
NeaInmotno, ce filt le 19 (thermMor, que deux C0101111t 19% Partirent d e la ville des Cayes Nne SOU;5 k44 Oldres du general de division Des#* fourfivalix, a la lett do iaquelle les delegue's Ont Malelle k it'dest-14, i .. ee a ataqu er le camp
d"Avezac dans les hauttui s de Plimouth Ce
0 0
C."IrrIp situe au-defa' des montages escarrees
AcHes grav' I"autr
et Ules. (11 ir le-'-C()Mo
mandement du mineral de brigade Rigaud, afloat assleger les lro*t,;, petite ville situe* e 'a treis lieues de'T uroii, detcudut: par unfort etnne redou" te tile devuit eitiuite ske-ndrejusqu'i Jeremie,,.,et slen trnparer; taudis quune troisieme COO lonne so-us lei orders du ch#4 de bata-illon D(- )yon de-voit partir du camp des Baradaires et efflever le camp des Rivaux puis se r' Padre dans leterritoire de la Grande Anse* ce futl a 11instant de son d epart, quele g6n ral Rigaua choissit pour demander la m1se en liberte' du citoyea Beaufils ; sur, le refug qui Iu* en fut Nt par la delegation A se porta A des injures ct a d-,s vnenaees,, centre cette Autori,,e' (Iiii, ce'dant aux prie'res du cr6n&al de
&-ativ,'As 'et
bri! pour tie point arrester
h il Che de Pajom'ee consentit a Felargisse-M, n.,tnt dud-it Feaufils que le gemral Rigaud,






13
*ernmena avee lu* dans son expedition le
neral Beauvais, relevant do maladies, et ne pouvant souvenir les Catigues, d*nne 8uerre fut nomme* commandant par z*n teri'm du U. apartment en I absence des giniraux Des** fourneaux et R*gaud,
Lea deux colonnes se mirent 'en rnarche,$ cbacune pour, sa destination le general Des, fourneaux ayant essuye un e*chec Sa troupe etant exte"nuepq de fatigues par les chemitIS inaccessiblesdes montages par ou elle avoit 6te obfige*e de passer pre**voyant d'aiffleurs qti'*l ne pourroit parvenir a' r6unir sa cologne, ses, orders alyant efte i4glige's dans leur ex'Cow caution, il rentra en, ville au bout' de quelqnO jours laissant cependant une parties de ses forces au camp 'Perrin, sous les orders dn hef de bataillon, Plet*.t et' apres avoir en"
un fort detacheme it du ck' de PE voye o e tMouth, pour y harceler 1'ennemi, en atten." dant qu'il fit une nouvelle tentative,,

Nous citrons C1, mi motif de ressen.0 timent plus puissant encore,.. aux yeux de Iambitieux Rigaud et del"astuc*eux Pinchinnat$ qui ne contribua pas pou 'a les a sgrir







tout-a-tait centre ]a commission da Purerremento
0
Le eommissaire Julien, Reymortd, bomme 'vertueux et luklairev, qui avoit write" 'a, juste Ititre la confidence et la-reconnoissance de. ses Wres, tant pou'r ses travaux, que pour les Pews et les persecutions qnit avoit sotiffert, en derenciant la cause dOT6galit' Reymond, e- d# ut J' au corps 'legisqut avoit ete nonim' ep e
tI du mois
a *f par les assemblees, eRectorales de germinzid de I'an dernier -a" la grande 8 -atli facfion de tous les 6toyens Reymond, dont 168 Principes, sont comms 'at toute .' la tiatioia fran atse, indigne des abus d'autorite d u general Ri and et de la coupablie influence, dU Citoyen Phiclihinat ayant envain tkhe de les'rappeler 'a leur devoir leur reprocha publiqnement' 'cri t, leur.conduite I nwsible 'a 1'excmition deslo is ce qui dePlut i ces bammes tierss Peu accoutumes 'a etre contraries et acbeva de les mdisp oser cofitre Ia romrnission, dti goilvernement et notamment centre Ie citoyen Jullien Reymond, de qui, 21ors IRS C .Ilomnioient les actions de la mamere la plus outragemite,
Le 9 du mo's de fructidor 1'ex-ordonnateur








Gavanon fut mit en etat Xarrestation et conduk 'a burd de la corvette, do Ia- republique, I'Africaine en station daii's h rade des Cayes* le i o au rnatin le citoyen Tuffet-la-Ravhies de"nonce' pour avoit tenn -des propose sedifieux centre un member de la commission du gouvernement; ( Sonthonax ) fut lryale., ment arrke; et mis A bon! de ladite corvettes Ces, deux arrestatiom ne firent auctine'unpreselm
0 A
sion et lei deux Perswines arrestees se sou w mirent aux' ordres, qui leur avoit et 0 exbibks.

Le, m8me jour i o & faictidor dix heures du matin les trois dellegue*s, Leburgne, Rey et Kerversan se trawporte'rwit sur h place d'armes, accompagiies des corps populaires et admiriistratifs des generat"Ix Desfourtieaux et Beabvais; y prociam6rent, la com6tution franaise qui ftit accepted aux cris de vive la, Re% pubfique, : le deUgue Kerversan monta sur 1'autcl. de lxpatrie y protiouga avec energte un discours patriotique propre a rappeler les esprits les iere submission aux
_plus 6gare's 'a 1'ent"
lois et A 1'exercice des princip es republicans tous les corps civfls et mflitaires la force ar-W nwe et les-citoyens 13re suite le segment








solemne'l "de maintenir et d4fendre la cons dtution,
u'* raurok a n que ce *onr devoid Alre 'SOURM 'par une de'sobeissance formelle aux lois tt une re#Volte ouverte centre ceux ebara4s de les faire exicuter? Uaprei-midi du mehnej our. k coltoyett Lefranc commandant 1'arrondisse."
de Saint. Louls se rendit aux Cayes amo Pr's du On'ral Desfourneaux
e e e qui Pav *t
mande pour lui cummuniquer un ordre par lequel lal. conimlssion Fappeloit_,au, -Cap-pour y rendre cumpte de sa mndnite, C1 qui lui enjoignolt en consequence de se rend're 'a bord de la susdite corvette 1'.Africaine,, soils la'conva tluite du ebef de- Nita'llon M,,Tmou, son ai&-dew cam la plus grande sonm'ssioa
,p. Cc clief affect
chez le general Diesfourneaux wals ellcou," rage par Pexemple de desobeissance du citoyen Pilkhhmat 11 ge sauva au. fort de la Tourtew relle *etant le cri de la re*volte. Le c1toyell Menou, qn* le suivit jusques au fort I y fut
#
2rrete et livre a tontts sorts de vexations. Les ris de ce chef insubordonne' attire'rent ipre's lu* plusieurs citoyens de routes les couleurs craintifs on egarhs. Augustin Rigaud ne tarda,,
ryjoi'idre entrainatit A sa suite tous Its







09
Soldats 16gionaires qn'il renewitro't et so disposant 'a' ]a, re*volte la plus cornpike ces deux chefs r6mis Ie% vent ItOtendart de la rebel,.. Iton la ville est aussitok mena-cee de sa ruine totaled ; Pautorite national est av ihe les lois sont mecomaues ; Pepouvante se re' patid dar* tous les course et ks citoyens paisibles et fi-o deles aux lois cDnr6nt se rangeraluprl s des au. torit&. la majeure Partie des gardens nationals, le d6tachement du batai'llon da 8 Se regiment,, ci-devant, ge'rw'k les corps popula*res, admin1strati's et judi-ciaires se ralfient auteur de la
elation ; mais les revolt's attirent les oldat% leatonaires et une grande parde des 2fricains de la ville en 6tat de domesticitep.

Voulant either explosion qui menace la ville, ]a dilegation charge de suite les gelle" rnu.x Desfourneaux et Beauvais de dissiper cet attroapement p,-Ar les voiwi de douceur et de la moderation ; plusieurs proclamatiolls dicte'es Iwar la szages-ze j restent sans e ffet les de marches rette're'es" du ge'neral Rea'uvaivs, Sout itiffixtueuses ; ces deux chefs decide's 'a effec. ,,tuer letirs proJets destructeurs, s'emparent dn fort Lialet, y bmqiient dittux ,'16ces de dowzA,







10
dans les, avenues, et une PiCce do. ''quatre a Venture *IS envoyent ensuite des knissaiires en plane, soulever les atterters des patrouilles sont par eux- semees pour arrester les citoy ens paisibl s sur leuros habitations, et les couduire$ Cie force ,a, Lislet, par, tin chemin pratiqu' ien dehors, sur 11abitation Masse*

Le i i Le, g6ne r f Desfourn'eaux fait encore tine nouvelle tentative; it envoy le cbef de brigade Nadan a etc de ciriquante homes
de 1a garde nationale,', pour les eiipger, par les voies de la representation a so rettrer, chacun dans leur domicile mais en vain
iI laissent advance cette trotipe a vingt cinq Pas', Ct de'chargent sur elle, une pieke de 9,( charge'e i mitraille; le chef de brigade Na. dan bles3e le'g&ement, voyant le mativais Success de sa de'niarclie se retire on ville avee
-sa troupe,
La delegation jakhe encore, nthnmoins de dissiper cet attroupeme I nt par dess nonvelles proclamations, mais iriutilement. Le general" Beauvais West pas plus heureux dans, des nou-W velleg tentative qu'it met en usage; ses jours
contraire sont menace's on lui fait -un









tritne de rester fid6le aux lois; on couches eft joue le Citoyen Foritaine son aide-de-camp pour avoir ose M I
b' a*' 6r la condu*te des revoltes le citoyen Fontaine est tin noir., Mals lomme tres-nieritant plein dliumanit* dont les principles. sont bien oppose's a' ceux de ces ennemis de tout ordre et de toute jus." tice. La ville'--est de no uveau menace de sa 'des deux chefs la
ruine par rinvaslkn 2 a ete
de leurs satellites,

La delega4on inform que les. revolts swu*A client les atelierls enplaine, y envoyent despite les citoyens Armand, noir, inspector 'dela
A, t
culture; Viladam de coul'eur son controieur de la marine; etEdovard, noirsancapitaine, aide-de-camp du general Desfourneaux pour exhorter, sur cheque habitation, les c'uItiv11teurs adet'neurer paisibles cbez eux i a' ne pas
ion et leur dire que ceux, Se Evrer la sdit*
qui Its excitoient A' la revolte etoient eux"
A P
memes revolts centre les lois et les authorities constitutes charges de Its falre exe'euter. Eli bien! ces tro's nialheureux furent am"Ite's pas une patrouille des r6volt6s et, conduits 'a Ati., gusting Rigaud qui Its fit ses prisoners au furt









Lislet. Le citoyen Petit qui avoit 64 laisse an
Pe *n entrant c V1. dres
rri -it "Ile par les or
du ge'ne' rat Desfourn eaux, fut ari e te aux quatre chti-uns. par Its troupes dAugustin Rl'gaud, et conduit 4galement au fort Li6let OU" #11 fut de.tenu prisonnier.

La de14galtion adsespekant alors de POUIW
41N.
vPir re'tablir la tranquillity# ', et votknt e*viter les exc0s, en tout genre auxquels pouvoient se porter des' homes reb 611es qui tneconnoissoient les lois et. les fouloieiit aux pieds, ex. ddie-le rneme *our le citoyen'j"eatidouin quartier-inaltre des Dragons de 4 16gion de r6galite du Sud, aupre's du general. Rigaud pour Pinviter a' se rendre despite aux Cayes, An d"Y faire re*ntfer les re'voltes dani le de'Voir,

Le 13 Augustin Rigaud et Lefranc, chefir
J.
deg revoltes demandent la mise en liberate' des citoyens Gavanon et Tuffet A la'- Ravilles wnsi que le dePart de cette v"Ile du dd] "i Rey 'et du gehieral Desfourneaux; en outre ,six cents,, rations par jour pour nourir leur
A 0
troupe. La delegation fut obligee de,,ceder A toW pour 'viter reiTusion du sang, attendant







J3
avec impatic4ice le return da g(IMeral R'terzu-J, dans lespoir que sa pr6setice ramenerol't
I"ordre et la paix; mais belas I., qu"elle 'tui son erreur
Ws Ie'8 frnctidor au soir le general, Rigand, desesperant de,,prendre les frois apres avuir
-alt diverse tent I tives sur ce fort sur celui do
lett' Pie e-Joseph avoit r'sola sa rttrrr I It e
et Ut partir le 9- dans le courant de r,.-Ipre#,z*,m i di une paftie de sa grosse irtillerie pour Tiburmi. Le i i an soir, *11 avoit requ am Car. carm I s tine letter d'e' Juste Dirrot a uit dun bataillun d6 I'tnf nterie de ]a le'g*mn du Sraid laquelle letter, dat e du io sur I'liabitadwi Esrnangatd en plane dn fotidg hii donnoit des dekails fauk et exige re*59 sur ce qm se passoit dans ]a ville des Ca YCa et apres avoir cxalte'-- leg 4bsprits centre la &A6gation le g6iie'ral R* u d fit part-r'quatre cents legionaires sous le com. mandement du P-itoyen Romain capitabie do la lc"Igloii J& I'Egalite' pou r so midre Sur flia,* citation Berau"t en plairic du fonds, et y reFfer slux orders de s, bn fi 6re Augustin A,'gaud, et it partit le lendeniain 12 av, ec le reste de. sm trotipe apr avo rfait embarquer le tvstant de ses nm,. nitiotis do rruerre ct dc bouche il se rmdit 4
c









(34
Tiburon a' retires du matin, oil le c1toyer! Bau donin quartier-maitre des dragons, ar Vant ell meme tems lui remit les dePkhes-de ladeIe!zatioit duntilpritlecture ets'6ta'titn-1*Sen route pour les Cayes, I'apr6s-111idi du m ehne jntr ii s etoit enfiiI reridu le -13 'a 9 heures du Soir sur I'liabitation Vernet aux portes de la ville des CAyes TO ).

(6) Ce seroit,'*"I tort que le general Rigaud, pre'tenfaire eiitundre que les e"venemens survenus aux,
C s, lui auroi ut fait perdre la coriqu^
ie ete des Irois i il
Y aMt d "'A vingt, jours Ine nous cauounions, et bombardions ce fort, sans le moindre succe*s, lorsque, fe 8 fructidor, nous attaquaAmes celuli de. rislette) a* Pierre% A
Jolsepti, d'ou nous wus retirdwes en d'sordre ) aprets x oir perdu Intit homes; et cc fut le meine )our au soir que le gerieral Rigav, d ordouna. j it la, Chapelle qni rempli& 'olt les functions d'adJudai e
-it-gln a*ral dani
cette coloune 7 de faire lever le siege 2 et renvoyer ]a grogse artillerie et les munitions de gucrr6. "a Tiburon,, cc (pil fut execute; de manipre que la 1)*&ce de seize une piece de hait et le movie de douze, qui servoient 'a' assieger les Irois 7 koient rendus a i Tibu ron
dans la inatin'e. du 9 ire aux Cayos n'etht
e et I'affa*
lieu que le io. Nos suce'se daus cette exp hution Se re -1 a la pr"se d'une mauvaise piece de cam0'
p;ipie x da calibre de quatre. Le general Rigaud partitle iz, au matin des Carcasses apres awir envoy








Dfhvx heures sxn r; se troimmortv fort'
IIslet par le cbemin pratiqvie' stir I'Lia-I-)itation Masse" v a une entrevue secrete -m1w,,ec smi etLefranc et se retire ewmite mir Ffcibit 11!1011 Vemet u *11 pa3sa la miit. Poo_ q71so: ca*7e coiiP P
cluite de la part dti generate Rigaud il "Notis iie fiis.ons aucune r4&xion A cesvj(A iioiis laklw sons a votre szigesse 'a caller qtie's devolelit,
A
etre les desseins de ces chefs, et daltis qTiielle vtle le general cut cette entrevue setrete et sen
retmima. ensulte sur Phabitatim Verma Ia suitca
des evenemens s-uffira potir eelaircir cc nivst're#
e- i aeo
4 au matiti oii amilimice Ventre'e c1ii
neral Rtigaud en ville; lajoie se rep.-wd danis tous les -coeurs des citoyeiis timides at ji-emblaw auparavam qui S'e reassure 'a cette ilouvtlle les noins d--1. liberatetir, de pacificateur lai som iiijtistement prodigue's le souvenir de cette
'A
fatale jow'nee r6veflle iios doulems oui Itoywis Directetirs cejollr qui-devoit kh-iirer

+oo homes, sous I-es orders do Rosmaiii, ) aveo cha4m cu-11 40 c0ftf)s a tiver pour se'rendre- stir Phabittitioll : e&ult ) en philne aux orders d'e sj# frac- Au tv tin et c ,o cLes I IC C #* toit 'alors tr0S-dISj)USO a 1,-t revolte de. sai f-,:Cre ot Lo-4raxtct
C








le return de l'ordre et de ]a I)al'X ce jour- it devt)ititiimort,,aliserlegeiteraIR.igaud, le couvre au-contraire de lionte et d'itifamie ; son entire!
en ville e4stle sL-mal de mort,

A hu-it retires du matin le de'le'gue' Rey, ot
le general DeskumeatiX, pour satisfaire a' ]a f Is
demanded des chefi.- des t6voltes s embarquent dans un petit chateau potir se rendre au Cap,,,& mats a pe I ine le bateim mc-t- 'a la voile qt 'on fiiit fen dessus du fort de ]a Tourterelle ; apre's pla-m
0 zde caiion, qu* jetent de nouveau
MUM cotips
1',alarme danslaville, AugustinRigandenvoie vii ordre au c,,Titaine Foret commandant la corvette IAfricaine de com-ir'sur lui A ex edie
A
ejj trieme-tems un detachenlent pour s"emparer du fort de Trousse,. Cotte gardl par les gardens nationals restees fiddles aux 191"s ; mais le. chef
de ce detacliement eprouvant de ]a resistance se retire au fort cle ILlet I en meinqatit le d* lelgtie* quon allot mettre totit a feu et a sang.
Alcors, Augustin Rigand, *de'gesperant Ae faire renter le,,bateau exj)e-die un warick arme' de trente legionaires sous les orders da citoven 43 noir caplitaine de la garde national
pour donud chasse au susdit bateau quel








i ut demanded letir depart ]a v Me rn-i*s aujonrd'hitd ils vetilent Ies arreker,,* th Ponrquoi ? Pour les sacrifice sans donte III leur vengealice. I Certes ) cqqe cmiduite a"'#* notice Men A tre la suite de IterItrQvUe Seclete an fort VIslet la nijit atiparavant,

Cegt ici que le voile so dkbtre, quo le' inagque tombe, que les tyrans Se M011trent i d4couvert clest ici que,.Ies 'tigres alt res du sang human, comme*'Atent leur seene traAq gique. Les coups de canons tirts stir le bateau qui tra 'nsportoit le de*legue' Rey et le general' Desfourneaux, prekedent I'entre'e_ du general Rirraud en ville, ayant 'a sa suite les quatre cents Il'gionaires sous le Coftimilidement d'a capitaine Romain et Ulle bande de culd.
vateurs armes, de ftisilg et de mtAnchettesAe one'ral Rigaud so retire, en entrant dans Aa nouvelle ma-ison aux portes do, la
ville ; alors, Ronvim fait impitoy ablement Fusillerla garde du 1-)ont et cell de la prison cii. V1. 2 Compos 'e de citoyeiis planes don Plufieurs resent sur le carreau ; ce monstre s e livre ensuite au p1m aaffiem-x brigandage et'an pillage des Maisons Circonvoisimies du pont, desertees C 3








par les, prolirie"taires qm clierchant letir salut, dans la- fuite tronvent a quatre pas plus loin,la ructrt tpAIls decent d'eviter.-Biefitk la tro I upe, de Rualain est grossle par, k-'s re'volte's quel fa.ppa s du pill42ge attire du fort Lislet ; ils se disspersent dans la ville; funt feu de toute part-* massacrent tout ce qu'ils rcvicontrent; les portes d'es, ataison's sont enfuncees; I'argent et les effects pre*cieux enionfenleve's la ville Wofireplus qu"un spectacle horrible. de terreu'r et de Sang; les rues so'nt remp iies de, cadavro deffigureS, partni lesquels on reconnol't les, d toyens Dumergue not(aire p, u-blic resid-ant depuis long-tems dans cote vilkle Paqviet,
officer administration, vellu deJaXwel., 'a' fa suite du' ire'rie'ral Bcamvals m6na c t1pg's-0
Boula t4 ltur; Pron Md.
panunicur, ct quaritite" d Auttes qm ne sont pas parvenus a notre connuasance amst que
plusiours ble-ss& :' 110mules, Ltilmes et Ort." faris se stauvent A travers," 17,1 coups de fn. SlIs et se refiketit partip dz,ns Fancienne maVon da gtne'ral 11i.1j'aoud pour in-iplorer son atiturite, pt V.,vtic dams celle de que1ques citoyens de cuuIcur, vertWUx, qui les ret.







P
trop loner Ivor conduit g4neretiqe qr' fak
honneur "a Mumanite'; sans ell effet
que seroient deventis les malheureux citoyens blanco, oppritnes etpoursuivis de toute part ar les assassins (7).

Mais ce memejour eclaire des forfeits .un 2utre genre. Pendant que les r'voltes d6vastent la ville Augustin Rigaud et Lefranc fout MIU.0 sacred aux forts I'Islet et la Tovirterelle les citoyens de routes les- coulleurs quIls avoient faits pr,sonniers qui sont les citoyens Menou Chef de bataillon aidi;-.-de -camp du gehievil Desfourneaux nowellement arrive (tans la

(7) Plusieurs citoyeiis de cottleur, coururput la ville 6% travers le3 coups de fusits et sanv 0"rent u. grand nombre de cit,yens blancs qn'ils concluisiren t cbez ent I les couv ratit R e- lenr corps notamment Jes citoyeas Ja Cbapelle et Dejaye (Itti eniployerent tout ce qui 'tolt en leur pouvoir pour donner un asile su'r *h ces victinies poursutvies ; notts 4isons mt-me avec verite que tous les
4
citcgens de %Ideur, except les chiefs et qnelques_tageoie' t letir scUratesse I g juissoiew uus qui par
,vii secret de ces sc rwt d"iorreur, qu'ils ne pbuvoient' emppelier ,ni ntehite blalmer ouvertement s'ex.,
CUXMA
Vaser emes a la uloil ht plus cruelle.
C








Colonie, Lassegue cornmis de I'admin*Wraq tion, natif des Cayes, pere
6 de fam- ille ; La' *
forme mzutre bottler, nouvellement e'vibli aux Ciyes; Liladam sous--ontroMe'ur do la manne; Edonart capita*ne aide-de cainp du generate Desfournezin,;,, nouvelletnent arrive' dans la colonies Ranionet capitaihe du bataiffloA de ItAube nutive-flement ae return ciTtiropew o A il t!tott passe, depuis d*.v,-hu*t Mois, pour cause de nialadie ; awisi que plusieurs autres dont les no mw sont ekliappes 'a' notre me*moire tous ces mallieureux n*ayant Potir crime que leur attachment anx lois de !a re"publique Solit victims, de la cruantep de ces liommes f6roces ,et sanguirtaires. Panni CCS ztSSZIsSII'IS ") 011 duit d*stbirtuer les citoyeris Matard et Marfignacwqui president. aux exe'rcUtiuns et qui entrete-w xioi ent Ic feu de la re'volte par des Aisconn ill.*
li cs et Dira-t-on qtie ce sot-it les
noirs ctiltivac'urs qui se sent porteg a ces nieur-o tres ?, NTG n, CLrt,3IIICMf',IIt : d c 5 m --illieureux-ar. ON A # 6 10
rele'sq et PrIS011111ers dans un fort, sous la sauvero evarde dune force armee lie POUVOiefit, eAtre: jivres a' la niort sans le consentement du chef clui les (Ieteiio*It arNtntireniento
Alors, la trwjcune parcit des citoyens blanco,







(41
reftin"I's Jans rancienile mason dti gen4ral X Oud lut'font une'' address pour 'le gupplier &arr*,ter ces massacres le print de se ibat, ,gver
A
de'sirenes du gouverneiiient, es-pe"rant', P ar Ce lytoyen, l'interesser au success de leur dem i ande; lea corps populaires, joighent leurs -prieres a cetti'adresse plusieurs Citoyens de" couleur k twur navre* de'douIeUfr,,,- font entendre, le'urs pta*intes et''Ieurs emissemens ]a deUg'atioll elle-mgme investit -le gen4 ral Aigaud de totig les esperant qnvil lea emplbiefott
a, faire lesser ces scenes d'horreur et de car nage. Cest alors, que le general Ripraud ,,P'3r'UU raffine m" 'ent",deperfid*16qtii'iiap(I'iltd7exemp'le' fait 'tine procfamadori c I iigageant cheque CL-toyen -, a se refirer chacun dans so' dom*cAe res I Pe Ctif, O* '111 sera en sfiret4 sous' la proteeCon des lois et de ceux chara "s de leur execu-0 flon. 0 trahison insigiie. Que d'harreurs pliis., tetribles encorcse prepared des forfails, &U, agenre nouVeau vont de'suler I -a ville 1. Des Pa. trouilles supposes par Atignstin R*lg,-,iud pour retablir et Maintenir le boll o'rcIre entrant ans lea Maisons ell 0111e vent, lescitoyens qu-1- 11 sl etolent retires slix U fu* de cette proclamation les arradwnt du sein, de louris families 6perdties,






4 Y
les trafnent au fort Ifisict, o U" ils sent impito a ; I Y
element f6sill's on inassacres au c6o*x des bourreaux posters pour leur arracber la, vie, Vautres patrouilles" suivent les premieres entrant dans ces memes ma-ISORS y pmen t- tout cequi tombe sous leurs mams, arrachent les bijoux du cou des do*igts et des oreilles des espouses demi4nortcs. Parmi ces. malheureuses Victimes on conipte les citoyens,,Beauyamij
A
negociant du Havre', depu's long-tems kabli 1 creole de ce
dans cette ville ;*Fr dou*llart pays marchand orf6vre Marin commissaire du Pouvo'r executif enleve" du sein de Vadministration municipal, decore de ces m argues disthictoves 11 Rimbert, adjudant-major de la garde natioiiale Cassely capitame de navire du commerce de Marseille, enle"e-de la in.a.i.4 son du citoyen la Chapelle, ou' il s etuit refugee; Esmenard ancient commandant de la, garde national; Chatons nonvellement arrive de Fr:ance; Morel, ex-commissaire des guetres Sortant) toxit recemment, des prisons de SaultLou- is OU it etolt d6term depu'Is le s6 our du corninissaire civil Delpech, aux Cayes; Laura secretaire de la de elation pctltjl efite I'Lle ba. ta'111on du 4.' regiment d infauterie ci-devant







43
Provenc'e 1. le mehne dont il est questioll p1mv haut Baudouin qutirtier-rnaitrebtre*sor*le,." &S dragotis de la legion Coste marchand b 1) 0 a, tier et quintaillier; Armand Petri, chef de ba-*
A
taillon arrive recemment du Cap, avec k* de-W peaches de la commission du gotivernement dont le -sceaua ete" bris6. parle gehie'ral Rigaud, et P'ncIlhinrit; Valizon venu notivelle.metit du 'Port-au-Prince. pour en faciliter 1'entree a* I'larmee de la republ*ique, ayant un parti nombreux ,qui lul' en auroit pr6par' la coriq e us Ces mallieureux et d'autres do'111 In noms nous ont ekbappes, fure nt sam'Us 'a des vengea- ices particuUres,
Voila*, citoyensD*recteurs, 1'emploi que fit le- ge'n6ral Rigaud de I'autorite qu* lui avoit ete confie',e et le r4sultat sails doute de son eiitrevue secrete au fort lIslet, avant d'ei-arer en viffle.

QU a ce tableau qui fait fr mir I'liumanite on se repretentt des feftimeg eplorees et (y6mislaw states sur la In trar-rique de letirs infortunc"S epoux; des enfalis desole'a- cherchanit les reste" 9 preciewx des auteurs de leurs jours; des vieflLads consterne's Ct abattq6, pleurant la mort du








seul fih qui leur restoit pour soutien, de, leur ytcillts .e qu*on se repr&eate de' to,'ute'part Its ctis de la donleur e..du de'sespoir, ot 1"on Waura clu"'une foible *d'e d U spect.,.ib) affreux qutoffri, la v'111e des Caye's 'a, la suite de ces joursdecars, u,jge et de saiig.
Pour comtter- la -mesnre ses forfa io Au.* gustitt Xgaud se transport 'a la delegation a la te'te de ses sate Al't S', I t'urs Poignards ft;man encore du sang des'r'ri alhe are uses victims ; en Z I
eiile'vi les ardfives, qu"Afait porter cbe Ju*
+
accable dilijures e,,,, de menam lea- dl*-%ux d "I' gues. restalls -ei0it ri.time pret a at-tenter a Itur vio,. lorsque le brave et Q4irt I ereux Beaus*
A
vais 1"en de tonrit' a en s',Qffrant hii-merne pour Victim sa fermete deconeerte ce rnonsi.ra sangumaire,' qui se contcute aloro de. letir 1)iller ;'I, Ifi 'irttealeure p, de leurs oe ,'s 7, et les fait
c'oud uire ensuite dans la m-.d.;O'ii Fatin qui leur sert de prison. 11, scrol"t (Efficile de d" rr*.Te', Ivs yexatioii em tout gaire auxquelles Ili ota 6te exposes pendant letir detention -. *11 p"appartick qtiaeuxd't iirei-idrecompt-(S). Nousawons.

(8) Les cltf),yetts Leborgue e t Rey, denx Jes,. 4Gepes de la conumbsion da gouvemem-ent, WAt







(45
seuleiftentq'ne le-tir vie fut sonmit menacle'le ct qu'ils iie d' it -nt Icur salut qu'a I'abaiidon total de leur autot ite Hs ftireut enfin envoy It
au Cap "un mois ct qu-e4qucs jours apres stir la Aemande qui en ftit faite par le general Mart'141 Besse veiiu aux Cayes en quatit6 de commisaw s ire pacificateur charge' de les Lire mettre en E-berte" et (le les renvoyer anpie's & la commission ainsi yie tous les officers civil et ni a nt a6compagiies. Cepetir Hit' ires qui les avoi
dant,:on delibe'roit encore si on ne les Utruiron pas, et cheque lour Ic citoyen "Duvalmonville ancil,41 conab'Icur de'la marine excitoit Augustin Rigaud et Lefranc 'a' commettre ce nouveau crime"; mais ]a countenance ferme et le sanu-fcoid du a6n6ral Martial Besse su'rent

Wiutiniant 'a Paris le, primer &pute au const'll des Cinq-Cents'; uous esp rons Xcux, qu!eu 'faveati ae la eause quo, itons plaidons et rendaut -te' moigna4re a la vc-lit;A its appulrolit les f nits dollf, ils Old (A6 les tell1ohis 'et me 111c les -Victimes Ujans ces eveitemeiis notts en fesms men-te la repisitio'a au cito yen Leborgue ) au nolit do nos con cjtVelllllk jll de la partic Jul sud de- St.-DO111ingue Si Sa qua-, litf^ de- repvAsen taut portviL sa dclicatessse a ale silence,








braver tous les dangers, et il -arvint 'a' barquer sans qn'on osat Its attaquer.
Nous avons, apprise pendant botre d6tention au mole St.-Nicolas e
qtie ce &6ral avoit
cotru les plus grandS dangers pour sa vie 9 pendant le cours & 9*11 mission aux Cayes et 110tamment lorsqu'll cut rordre de ]a commission du golivernement de prendre le commandement de Parrondissement de St. ft Louis. Lefranc, qui commandoit' c'ette parties, sachant cette disposition fit embusquer six cents bommes dans la route poiv, faire assassiner le general et les'per onnes de sa snite; Ot Ce fat 'a 1occa9*6n- de Pordre qui lui* av'ol*t ete* donue'Par la conimission d u gouvernemexit, de prendre ce cornmandenient, que le gen6ral Rigaud, et la inunicipwite des Cayesqui 1151 gissoient que par lul', firent prendra une kl6fiberation aux eitoyeris encore trerriblans Portant-'scission ouverte avec la commissioll dugouveriiement. Le general Martial, Besse, alors ne pouvant plus rester avec dts rebelled, sans comprornettre son hon'neur et ses principes prit le parti de se retired par' mer tie ponvarit pas letter sculcontre tine do briginds,








47
Nous avons dit plus haut que le delegue Rey et le gine'ral Desfourneaux ekoient Partis pour It Gap dans un bateau pour sat*sfaire a% la demanded des revolt's; ce bateau. fitt at-*
P
teint et raniene dans le port par le Warikk ,expedi6 a sa poursulte par Augustin Ritraud. Nouvelles de'sola'dons Bientk ., I'Qs soldats legionaires se portent en armes sut le r-mage manifestent hur joye par plusieurs dekharges de coups de f us*19 et se disposoient i taller ell pieces ces deux autorite's; inais heureusement ils ste*toient saves dans un canot abandonnant 'a bord du batman leurs effets qui deviarent la proie dAugustin Rioraud..

Enfin apre's, tant d'horreurs le ge'n 'ral R*o gatid et les slem assez abreuve' de sang, se laissent flechir par Its larmes et les prieres des trialheureux citoyen's restalls. Alors, Ri -,md ordotine que la tranquillite renaisse et la tranquillity renait,

A*nsi doric finirent ces scenes d horreur et de carnage nos coeuras en sont encore et en
4*
seront e'ternellement uIceres: nous nous esumerons heureux, Si nous parvenons a kld.Iirer la nation franqaise sur tant de forfa-its s' V101i








8aignet, votts pe-*ne*'trer,-, citoyeng VketteUvo que, la ve'rite senle nousa vuidi'dans le re 6t., que nous'venons de 'pus faire- nous ii7avons suiv*s que rimpulsion de nos scouts qui nous rait une lol et justes ci sindresi,

Ces massacres ne cesserent, auk Cayes
que pour se repandirce daiis'les autres quarters
*I .
du department: A Cavaillon trois ou quatre otoyens furent massacres au passage de Lefranc, qui se credit de-la a" St. -Iouis, 0A till pItI3 grand nombre fut i. mole a son resentment, et meme deux fernmes dont une de soixaiiieA I
dix ans d age; ( la 6toyenne uncret). Les CavaMon sont
noms des citoyens assassins a I
Daury commisqaire du ponvok exekutif; la Biche babitant et deux autres : 'a' St. LOUIS Clement president du tribu"ial civ*l ; I'Escalle de Nterone, commissaire du pouvoir executif4, 'Malval-Devert 6
habitat 4t i taudouln conseil ler an"tr*ibuna'I, et plusieurs',autres dont nous ignorons les noms, A rAnse. I-veau Ic citoyea Garner, habitant. a e e pareillement massa" cre 'et deux autres avec lu .
j nous ne demons
pas omettre de dire que cest A PIiumanite et 'a 14 rdsi*stance des -commandails des autres quarters







49
quarterss' que Fon a dU' la trapquillite rit'll Y,


01-i trouva parml les papers de la, d"' nation, pl4usienrs plathites Lites I)ar tlivers ciew toy ?iis Sur les vexatioris qui*ls avolent Vees des Chefs, milifaires; le citovel'i GuIllie0t) caPitaine commandant le bataillon de IAtibe, fut incarcere, au petit Guave, pour une planted de, cette n ature la nmnicipalit6 de cette derii:ere itle ayant aussi donne connoissance a des actes arbitrairesla delegation U citoyen
Faubert chd de I)ataillon, commandant cette place e t des dilap4latioiis et concussions du citoyen Gaston-Duvivier officer d'admi'nis. tratton le (T6n6ral RUlawt rendit, 'a' la suite une decision
de ces ev ellemells I qui cotidamnoit tous les members de cette municipalite
% A
a etre destitute's et mis en jugemerit pour avoir. 'a prouver ce qu'ils avoient advances; ce qui a etc' execute# coidurme" ment 'a' la d6cisioll
Cc fUL a la.snite de ces massacres que relo panit aux Cayes le citoven, Pinchh-Anat; soa I -it., la*ss mt
air do, satisfaction son visage r'ai 1 oie voir le contentment de son coeur. Le genlC'llr,A lRi aud et les siens soncr, nt alurs cou-nir d'ou
D







3o
volle impeiietrable leur crinihielle conduit
*Is profitent des premiers instant de ]a fbiblesse des citoyens eliFevclis daiis un sommeil leithar4k
gique) OU la'terl.eur les avolt, jetes; ils leg convoyient en assamble4e de communes et leg portetit A signer des acted's faux., et fibetticiMes I la plilpart fabriques par le citoyen Pinchinnat.,
]a crainte d'autres
ou arracries a Itoyells; its
cherchent leg moyew de pallier leurs forf-aits
,et de leg Utre tomber sur le compete de ]a d' le"gatioll tandis que cette awlorit6, ati contraire, avoit tout mis en usaae pour leg prevemir et les
A
arrester. Plusieurs addresses et m6moires sont pre-w
A (A 0 6,
pares pour etre Porte's par tr is commissaries, au Corps Wgislatif et au Directoire exeeutif : la plus noire. perfidie leg mensoilges leg plus averes leg detours leg plus astucieux ornei)t Ces addresses afin de tro M-per la naflion frartaise et ses repr6sentans. Cles actes sont soutnis a la signature force des citoyens timides et ttemblans; 'Line address de seduction est faite par le ae'neral Rigaud 'a ses concitoyells 0 Pin" chinnat en f. it une. atissi en sa quality de dePute' au Corps 161gislatif, dalis laquelle il se plaim du mandate &arrek, lance' centre lui, par la commission a
comme un attentat la cons-








tttut*ton qui declare sa personnel imriuldble., Des protestations centre ]a rion-tinatioa cicriouve ux d "put's, au,,Cap, sortent Talv.rnent de sa fabrique, ct pilt repan L cs dalls tollt ?s les communes du department du Stid -ct qutlques-unes de I'Oticstl Pour Y etre s,:"o ncei par les citoyens, qui Wont ose s'y reftiser malgre' que Presque tout-..:-,s c( s-( ,collllllullcs cumnit approve' cette nouvelle assembly **e 6lectorale au Cap', ou' ils avoielit nle^ 'lle clivOy e leurs 6lecteum

Et nous sommes nornme's par nos conct.. toyens, leurs comrriis sairc's, Pour vons apporter ces actes infAmes arraclic's par la terreur et Its
0 It
mcurtres Refuser I c ctoit nous exposer -a I -a
A
fure.ur des assaiSsills et letir faire connoltre toute Fhorreur qu'ils nous inspiroient. Or le scul parti qui nous restoit dans cette alterna." 4 0 l'abri de lieurs
tive--, pour mettre noi jotirs a coups fut d'accepter et de promettre au neural Rigaud et a ses partisans de suivre letirs instructions au mepris de la ve'rite ; mais qtte notis 6tions 610ifil-Ies de pareilles dispositions Et combien, au-coritnaire 6tiol-15"llous clecidel-il inte'rictiremen't de fairc: eclatf--r cette verit 6 dlbdto,
D









son plus graod jour et de server Phunianite
-io6e: atissi viav'ons-nousP25balance' d'ac"w cepter cette mission et de nous, -xposer aux
6 'Is de la mer dans la sa* on la plW antique
e--; s'rs ck, notr icnee trattow
de rann 't, U e collse"
t 11fes sur n6kre Cori ite qnt a to -01jr-S du* 11 e e guidt"e par les prineyes qui Constituent Yhonaw
A
nete homme et le bon citoyen et assures
Onfill par le temoignage de toug les gens de bien qui iioiis ont connus dans Pun et Pawre hevnispb .re (9

La Chapelle est un citoyen Jo coulleur aml des lols et de Pliumanite', dunk do Lt iioble ambition de serv ir sa, Pat rie cc cl WVell es t retOu rlV- ) C11 17 9 1 k V. St. daus ]a parties du sud d e S t, -Domingue hou de sa imL;satice, ( d'oft 1*1 elt6it sorti A PfAige de ai-is tipreS it'll Slerv;C8 do seize allilees collse cutlves dalls le 64devaiit r6gilnellt Vienois ; 1*1 n'a, eesse' de se ranger aupr s des anterites collstituees 8*6loigiiant de toute faction et esprit dle parti ; it tst A I*abri do la ru6diSallee; ,et lileprise ]a cldomi-tie A d6fie- mei'lne le tetn3 de porter atteiute a sesprincipes d'honneur ct "a soil patrlotit tne; aussi rualgre' les instructions &4 ce-ax Aqui out falt v"pandre le saiig dans les ivkieuiens dir s 0- yes 7 il tie terrilra pas 36 ans de vertu en sout eniant
a e i e et de Plunnaiiit out M'v
au ut0pris cle. I v'rit e gee 2 Ces
liollimes awbAieux, ennean's de tout ordre-k de tout*









C.est apres avoir pre*pa.re' ces inflvnes merits que le general Rigaud fitacheter atvx. frais cleg communes du dt'T-artenicnt, tal brick ameri"O cain qu'd exp'dia, sous p avilton 1-mlemen" taire pour porter sept vI-iSoTIIIIe;*S% de guerre an-*
PjjLMOUth Ou"
9-IM a its devu*eut ^tre "chanrt6et le Witiment devoid ensuite se rendre- au purt de hi Re'publiqne. le plus voisill de 1"Anglew, terre. Nous rqumes ordre dughie'ral Rigraud, de nous y embarquer sous det quality's feintes et le 4., brumaire demier nous mim es a' la
ol
V ile pour nous rendre 'a notrc dest'hiatioll.

.Nous espe'riolls a -jiotre depart des Cayei vous donner des plus grand renseigtiemens, aii moyen des pikes dont now notis etiolISL
mums poLir vous eclairer stir ]a faussete deg actes que nous portions ; mais, malhetireuses" ment ct centre notre attente nous fAmes, ren"
-itres et visited IC' i i du m6!me mois par (7teux fre'rfates anoylalses Oa Maqicienne ct le
0 0, 0
Quebec), qui imus decfar6rent dt,:,. bonne prise,


jusuce, qui ont avil' Pautorite national et foult-S les lois aux Pieds : A stierifte 7 'a la cause saints qull
A 0
est Pret i d6fendre au peril de sa vie et ses in t6re', ts a sa fallIffleo
D 3







54
p.ir la deconverte dee papien vlatifs 'a notre mission, et- de ct-::ux portes par les citoyens Decent Pinchinnat Rey Delmar, Fontahid ct Bonnet les dcuxpremiers, deputies du Sud lu C(irp.s Milislatif; fog deux su'A galement ilepme's de I'Ouest; et le dernier aidede-camp du g6n6ral Rigaud; lesqnelg s'etoient egale., ixient embarqu's'sous des qtulites supposes 16
afin de masquer notre expedition,

I Notis f uAmes condu4s au M 61c Saint-Nicolas, apres tine crolsiere de quarante jours --except les citoyens Decout et Fonnille qui parent de suite envoy's 'a la Jamaique pour c:mse de ma.0 ladie 2 et eCliangesde M poiX les C11yes. &ous restates dans ce port env*lron deux mois toujotirs Abord dqs diff6rens vaisseaux moui&3 en rade; crtfin, nous rqu111cs ordre dn, I'amiral
'Iid Puker COMM dant les forces mair I %.'
vales de sa mi-,jeste britannique darts i es 1711ers 5 de rious embarquer a' bord di la ft eallglai"Zo le SttccCs I -I I'C'xCCPt*0'11 des 6.0 toyciis Voizard cal)itaitic de nc)tre bric1c et TWIleaume notre, troisic'me coll'o qui fil.. )"t'AIt5 TIC, "Otis CI.0 70119 echattir"s pour
;1- -s notro d'par"
k S '-I V C s r e









rn conseqnence, now nous ernb-,trqnames
avec es citoyetis Pinchinnat Rey-Delnii-as et Bonnet le :z 7 PIuviose et wimes 'a la voile le m6me jour pour Portsmotith, c A lions *Clilil i4ft
A % #
vamcs,,-tipres tine travers-ee de quarantc-hult
0
jour8, et mouiuames en rade de Spithe" adt Ic 15 gernmial nous avons rcsth constamment dalig ce port 'a bord de la susdite fre**(T'-Itc Ic
#
Sucreg jnsqti au 14. mermi'dor, qu'un commis" Saire. des prisoners vint nous faire debarquer, et nous conduisit dans un vilLige nomm e' WaI*
4
zages sur h riviere de Soupumton, ou" ipreg nous avoir fa-it signer une promesse d CH, voyer un officer -anglais de notre grad6, en notre -remplacement, trois mois zipres 110tre arrivee '11 deliver 'a chacati de nous un PISse'* port iet nous fit embarquer sur Paviso de.- la 46ppWique le, Talbot, expedi6 de Bayorme Pour echaj-14) ej- P rjSojjviiers. Notts ptartmi(% de 141 llivler4e dr,, Sout)tanitoii et mra-ifflAtues 1 Chertwurg, le n.,.3- thermidor; le lendemain lqolmi f, qjes j-'rni,4 A terre; nous tious-'transpor'A
tames a- I adimmistnition municipate OU IIOUIS fines ime declaration relative aux circouitauces dt! 110tre Prisse 01C 11OUS enjolgilit alors do sojourner cii cette ville', jusqu' ce qu'ellecu't
D









des ordreom ult6rie'urs a notre sniet, eonfor
A
rn'ment a' un arrete du Directoire exe*cnt*f (w.

Enfin, citoyens D*,recteurs, est arrive' ce joir loilg-tems desire' -'Ie c*tel -a comble nos vceux en nous mettant 'a mekne de nous acqnitter de notre missf,011, et de vous Celairer sur les scenes cl'borretir que Pambilion des cbefs qtii commindent daris le department du Sud, a fait 1131tre., Nous oijbliong et les matix que nous avons smifferts pour parvenirJu,,cqu'a' vous, et, les mise, res et Vexations yie, notis avons essuyees,


(w) Les citoyeus 1-meltinnat et Rey-Delinar n'ont Cessede uous calon-mlier depuis votre return ea France; S appereevant., a Gherbourg', que le eit(,yen Suntbo"
lk
nax 'etolt inal dalls Popillioll Putlique ils rions ont Gnonces pour etre ses p-mrtiisanm et Ses apol6gistc$7 vendus 'a' sa faction, 'alin d'exciter centre xxotts u-no emeute popular qtLe nous W-avous revenue, qu'cn'
isaut notre opinion a son stijet. Voyaut cosuite lafaction de Vea-ablaac te rra.ssf- e 7 faction datis laquelle it est prouv6 quils ont eux-mellies tralllpl ils n9us accitselit d' fre ses partlsavs. Enfin ces, ii I s7agitemt de toute maii! "ere ljour preveiiir les esprits en"
mhite des addresses dill*amatoires centre notts, atl Conseil dans 1"espoir Wempech r que,"; lit v C'rA6 ne s,e fabse enteafte,







37')
.1'en Anale'terr&' Ow, citoyens Directours hwis n, vons ete soutenus que par un courage surnatutet qu'allumoit en nous le vif demr que notia avions de vous instruire (le la positicm cr*lique et alarmante de nus nialheureux con#A CitoyeTISI et do server une cause st sawte**** celle- de Fhamanite. j

Now woubl-irons pas de vous dire quo, Tenant notre detention en Angleterre nous avons ecrit au nilnistr'e de la marine ,et drt-S Colonies le !23 floral. dbrnier r hii fa*r
part des disposit*oi-is ou 11OUS etions relative. ment 'a notre mio-sion, et de nos; Protestafi'011,q for ielles centre tous Its actes bits anx Cayes, a la suite des e'ven6mens (i i)*

011i I C.toyens Directetirs vons remplirez' Pattente -des fideles franqais qui tgemissent I danx mille lieues deletir m6re patrie; vons rendrez 'a Phumanite' ses droits ;' vous mettrez till frein 'a la ctipidite vous briserez le sceptre

(11) vc yez la lettre ei-apres imprfixtee qtte llotl I le 2.3 110rkd
avons ecrit att Waistre de la marine e
denier, pf ndant notre deLention aLL port de Portsmouth en Angle terre.









de la tyrann*le Valitorite inebranlable' des jois prenda ]a place, des, volowes arbitraires idtune petite horde de despots; les babitans Ae cet infimunep pays janiront de la protection national alors les noms de verat et Ae patrie f y feront entendre la' prospe*rite ';ct- le bonbear y renal'tront; ces habitats, en chatl6s par ce nouveau bienfait instmiront lenrs enfans a, ch*rir, a' admirer vos vertus et les generations successive se tfansmettront le's sentiment de' lcur filicite, et do leur re"I" connoissallce'.

Salut, obe-issance ct respeTt.,
LACHAPELLE GAruilGOU.



k" MOW








59



-E s commissaries de la commune des
ca It, es dil Sud de St.-Domingue
UPris, du Corps Ligislatf* et du
Directoire. Exicut' au Ministre A
la marme et des colonteSO

De Portsmouth, en -Angieterre, le
tiorew, ran de la v'-4),abliquo
franchise) une et indivisibloo
if

clToTF-x,'MiNisrxr.

Us 6veintmens malheureux, qtil* Se 5101it
passes dans la ville' des Cayes chef-lieu du tAdepartement du sud de St.-Domingue, les io fructidor et *rjurs suivans de I'an 4, ayant donne' lien a' la nomination de trols tommis"
pour en aller rendre compete au Corps le'gislatif et au Directoire ex6clUtof et les jtIsIl" Mer auvre's d'eux nous avons Monneur de vous announcer que nous ferns, partle de cette commission et votilant nous Premunir centre les atteillus, qui pourroient Atre portees a Yto$







6o
tincipes a nos intentions d2ns un' mlt o ston qui n avol d"awre but que de trabir ]a Write et de faire" triomp'lier le crime',''ITOUS Aevon s vous prevv-nir des circonstatices de notre depart de St.-Domingue, et 'de eelles' 4qni nons ont, ernpeenes- de naiis rendr e "a notre desfinatioll, comme la prernieAre aut -0. M* r1te" vers laqu elle doit parvenir la connoissance de tout Ce quz est, relatif aux coldnies.,

Nou S Went' rons pas en matiere sur les details de ces Venemens que, le Eeti le
tems et les bDr I Ili s, Wane letter ne -nous, pert
mettent pas de 'Vous &nner, mais qui front p 'a
le st jetZe notre memoir au Corps Willsb
latif et, au Di-re.ctoire execufif ; nous nous bornerous, 0 senlement. 'a vous, dir e qu"apres que I'ambition, des principaux chefs, militaires-, liomines, de conleur da department du Sud
A
do St.-Domingue eut foule aux pieds les lois de la republiqtie reverse* rautorite Ie,81time du gotiverneinerit fait cooler le sang
Itoyells Itylprim' la terreur dans tous lesesprits "et donne' 1'existence a' mille crimes.
-I fut tait des'assemble"es, de commune, OU leg citoyens se virent for s, d'appi vtr ces







attentats et de se plaindre du gotivernement. Us y proeWreat ensuite a* I a nominat*oi-t de trois commissaries pour eftre leur organ au Pre3 du Corps legislatif et du Uirectoi.re exe-W catif o t le.s plahites etoient porte'es directed metit. Le motif lovable ,de d6voiler la verite' le desir dabandonner'ce theatre d'horreurs et la crainte qu'un, refas iie compromit leur existellre'l determine ces commissaires a 411 C cepta cette mission.

Gest apr6s, qu"on e U"' t prepare "un nombre prodtgieux de pieces pretendaes ustificati'ves des Uts, que le citoyen Andre' RIgand g
peral d-e brigade, qui report la ifirection da de't)artement, apre31 que le gouverneinent fut ranversc', Prit sur lui de fa-vel partir les Irais commtssaiu s dams un ba^timent sous pavilloll par lui directed
1--ii. -lemerw ire, expeclie -ient,
potir un, des ports d'Angleterra, tit F.,aropej afin d'y ekhanger da3 prisoners pour se readra easuite en France de-la etant: cettd e 6 a antre
'dititwi ayant e"e pv'f6-*e to"t
PUUr either le d,alqcr d"o-kre pm. It fut dcid Cll antre q:ie les despite's dc d e F0 u t et du la coolullie au 'Corpi








islatlif notnme*s dans les assen-iblees 6lec**
0
torales dti rnois d.e germinal. I'an 4 profi. teroient de- Nevasion de. ce;bkirnent pour se rendre en France, Tout fut dispose en, consequence et -apres a v oi r donne a chactin des Partans des quality's simulees, dans le U-0 timent', pOVs couvrir he. vice de expedition 01-1 I S fit -mettr.e a la voile le 4 brumaire dernier ernportant avee eux sept boe-tes de
A A
P'l, ierg qui. ve parent etre soigneusemerit cachees.
Les trois, commissaires'de la commune des Cayeg letoient Its citoyens, Reneaume, avotiep; La Chapelle, I i outenant- colonel 'a I'adudance gencrale,,; et Garrigoii cornmissaire de la xnartne*

Les depute*s du department' de IOuest etoient les citoyens Rey-Delmas capitaine
tcf A
qnartier maltre de la, 16gion de l'Ottest ; et Fontayne lieutenant tie Cavalerie aide-de' camp du gepn6ral Beauvais,

Les depute's dii department du Sud &*oient' les citoyens Plnchirwat ct Decout official de Suntet







Le gehieral Wgaud crut riecessaire d"A)uter au nombre dles partans le- citoyen Bonnet son aide de-camp charge de porter ses & peaches particofie'res au Corps le'gislatif et au Directoire eXtCufif.

Au bout de sept jours, notre bAtiment fat rencontre' 'a' 6o lieues, du port par cleux fre gates, anglaises qu* nous firent de bones Prises aprv, s avoir troupe noi papers. Les passages I etat-m C urent
ajor et Nquipage
transfer's despite "a lenr bord et il iie resta dans le bAtiment yie les eltoyens Decoutet Fontayne, que les Anglals jug rent a propQs dvy laisser pour cause de maladies de te deno 2iier et qui furent onvoyes a la hmalque peu d,-;., temi apr6s.

Ce ne fat qu'al" la fiii Wune--croisi-ere de 40 jours, que les deux fregates C11-1glerent Vane vers la Jamaiclue OU elle"porta I equitAO Page et les afficiers de notre-, bldment et I'autre au MO',e St. Nicolas 0-6 le reste des passacrers et le capitailae furent dej)we's A I-) ord d'un 'Vatsseau. La I les Angla13 re'solurent $ apres 68 jours de deferition que c*jjq de nous scromit euvoyes ai Ai)Aeterm4 la






64
irnala(be du 6toyen Rtamatime et dn capital 'Ie leg ayant fait excepteT de cette disposition, Les citoyens Rey-Deltnas-, Pinchin.nat Bon-. neti, et 11OUS rq e ose
fihm es tMI)a n's IeQ 7 Pluvi
et au bout, de 47 jours, de traver.4c, IlOUS tolIcItAmes au port.,

INOUS avon's cyU ctevoir enter davs ces de'..
'ils r6pondent d'cv_', c-nierncs au t *1s, en ce qu
IX"tme qIII Polly roit IIOUS etre fait de nous Rie embarques Sous Une expe'dition parcifle, et touchant que1ques incident qui pciurront ekre dleveloppeS ell tems et I*OU4A

Nous ne dontons pas que, malgrIe 1"Obstacle qvi nous etivekhe'de nous rendre, la France Me parvienne 'a e'tre instruite, sl efle ne rest cWja des e'venemens yie nous gallons lui allnoncer Mais comme i*1 est possible qu'ellc ignore de, la situation affrouse dans IaAqudle, iios wallicureux concitoyens se sont tronve"s qn-cind ils ont 'Parti ftire causecommune avec leg re'belles et craignant par cela ni'e^ rne IN ne soient conton-dus dans les measures de riancur qu elle pourroit prendre A lelIr jr d nous devuns"i notre conscie i4ce ct A norL amour pour la ve'rit6 de de'darer Que






65)
Ue ICS ritoyells de" la commune det,
Cayes,, dans leurs asscmble'es des 18 av 5 frtictidor de Pa" 4, 11"Olit cede qtea la craillte, CI, paroissant bla'mer le gotivernement et u 'fier dms leurs adresst;s au Corps legislatif et au Directoire exe'cutitj les attentats commit couture les. lois centre I'autorite du .vuveriiement et centre leurs personnel et letirs biens aans lesjournees qui ont S"u*vl"
Celle du io du meme mois que tous les
aetts qu"I"Is ont pu faire d ces epoques de
A
quc,Ique ri".ature, quIlg puissent ette soit Col.
lectifs soit individuals, leu'r ont 64'arraclies par la termwr qjle leur imprinio*t la vue du sort de leurs ci.-n-teltoyens impitoyablement gorges, et Vide c terrible d'un massacre ge."
neral dolit ils 6tolelit mellaces.

IE i quant a I opnjion desa-vanIZILMUSe a 110S principet que. pourroit nous attire Ia'Ceeptation que nous avons faite de notre ch-Argel avant Wavoir pu les kablir aux yeux- des autofites vers lesquelles nous sonimes envoyes 11011-Seu lenient nous pensions, que notre de,4 mare 01 e xuite si now -1,31W
he'acmetle d' ft, fa'dti
vions encort: ljour nous






iG6
Dune part.44 Les modfi-qui ont fait ag"ir" nos c'oncitoyens ,dans celle qu'lls 011t fait(,4 eu Eaveur des


Dtune autre:
Notre attachment 'naItf*A*rabIe 'a la reopubli*qne I et notre sounnssion a ses lois Sou"m tennis d'um conduit constant et r izuli6re dans rexercke des devoirs de Munime et
du 6toyen.

Et finalement:
Le veen libre de nos sentiments qui notis
porte au'ourd'hui 'a ?rottster 'a votre tri6u"
1 1-21
nal en iios noms personnels;, et en quality de citoye'ns de !a ccimmune des Cayes, centre routes les measures prises pu, elle par deg voies forces relatives a' ]a justificatioa dies evenemens du iio frnetidor et JoUrs gul-I
valls :, et de leurs conpables auteurs.,-,

Nous vous prions de consigner cette letter dans vos archives et d'en donner conno*50W sance au besoin, M Corps le'gislatif -en-au






67
Directoire executif Pour' eklairer leur kc119lon dans cette affaire si notre de'tention se prolongeoit troi) Ionamenis pour ne pouvoir llous -Mames, leur offrir les details qui la con.. cement,

Salut et respect

Sigile GARRIGOq et LACHAPILLE,






6c)
e. iwa Wo

PROCLAIM ION*



It est te ms de'- deehirer le voile qui couvre let 6ve'nemens qui se sont passes dans, le sud. d"e la colonl*e au mois de fruct'dordernier;.,
*1 est tems &6clairer le, peuplo- sur les atrolv cites qui s y sont tommises,

La commission avant de se decider a
scrute' soigneusement la cause des troubles Ae a interroge des homes de routes les couft" leurs et de tous les parties; elle a rqu les rap.-N. poits de ces defle'gue'g; elle lea a compares, aux
tA
niemoires faits par les chefs des re belle ; j Uste et impartial datis sea recherches sa lenteur a instru. ire les habitats de la colonic, est le gage de son amour pour ]a verite,

Des attentats "Mouis ont 6te commis aux Cayes 'a StAouis et dans, Plusicurs autres communes de la parties du -sud. La dO4gation du government y a efte avilie, les de egues E 3








Inearc4re's la: commission Meconnue Ses Pa*',
quiet's ititercept6s se s courricrs rnassacr4s.
,Les' lois de !a na t le 1 0
ture e -dro*t de
Ont e*teo follf.es aux pieds; I s, propriety's Ont ete livrees au, pillage et les, personnel au fer des assassins des homes e.,,t des fem mes ont
e* hac'hes en morc' itoyeDIS,
eaux.'Peux cents
"A
de tout age de tout sexe bt de to-zite colulem, Ofit ete immoles ae sang-froid,

Quel a ete le pretext de-]-Aan e furetir's ? Varrc-;tatlon d'un seul homme. Quel en a e Le e rat,-mo 1 11
1',v t d measure de quielqu : s chefs, la cnpiJite -de leurs cc11-vjf4I*c#IIa 'e'raitite de voor leurs rapiries d4voilees letir tyr'annie abatme la source de 11 cur.5 pro-* fusiolis ta rfe* vuels moyens ont ils eni jdye,,S? Le's arm e I s ordinaires de. toils les facticTiZ I'c n-itusoiige et la ealomme,

Ils ont., seduita les noin 1).,Ir ]a cr,-i*fitto d-11i-ctour -de 11 c,, sclav acre IR-3 0, It (lit atjx citovc-IIS
-de coulcur, clultille coflll pinata m fortlik pour liver leur ca6tc a** la piOSC11,1010111 et a
k, S c S C*A JU (fouvenwoo
a m O'Irt, que CIIIMMIII Ires
M10,1t, ell t I C 6i les ci







principaux agens tous les Frwi ,ats ventu
&Europe lee, cortlplices*

La comraisgion se respected trop elle-me^nie elle honored trop les ltiniie'n s et., le bou sens de ses concitoyens, pour T"pondre de si
gros teres impost ures. autretzient, que par le defie former de,, citer un seul de cts actes, qui porte la 'Plus le'gere empreinte des o d *1 x projects quon ose lui imputer,

Preno'ns pour exempted t attire de Villattec'est centre son enibarquenient.- que'loks flo, tjenx. do $!,--id se sont le plus VIev&. Ce ral est zirrete Ct 'Cavec 111i -till qf I ; I- I I d norntwe de citoyens de, couleur. Le fait etolt Collstant,
-et les dispositions du cacle pe'aa-I praises. El i Men'! la IMMITMAS1011 1), r son induh-,ierit g tA
rl d-t (614e, P-15 ar-1616 Ie Stall e a Ne pars 1- orn6e a r6loignt-r des bommes,
qui ne ponvolent plus (temenrer dans la C0104" nie satis danger pour la tranquillite publique, a 'efIVII'Ve en Fi-ance, dee couplbles doiit Ole all-Ult r -tonaor le supplies I) A-t-effe fi-(it
pai1111 it's CO-accliso, tic( Cj-)VO; I tle P I-Sollnes
1to-S 1,111 nvils
E 4







nont j s pas e e gilernent embarqu's;l Une foule de citoyens de coulev r, plus malhett" reux que coupables, dans la r6bellim du 3o vent6se il"wit 'Is pas retildus la fibert6
A
Quels s nt les homes qu'elle revetus dd
sa confidence pour aller dansle'Sud y prelw revangile & la paix ? Ne sont-ce pas les 9 nepraux Chanlatte et Martial Beve tous, deux citoyens de coulcur, il Na-ot-elle pas fait partag r les faveurs du gouvernewent 'a plu,, sicurs homes de couleur connus par leur attachment a la Fraiice ? Ou- est ]a passion dans cette conduit constant et fillifornie'P' OL"I est la halne 0' est la defiance Ou' est 12 partiality P.

Aux Cayes tin clief milutaire P.re ell a
d'uii prOjet d'assassitlat est arrere par, O'rdre,
A.
de ]a coirimission, pour etre conduit an" Cap'-, it A happen des maitis de ses gai-divlis,. '1141. cherche dans les foi-ts uii asile cowre la loi.,% Uiti traltre les Itil' livre ; tous les lusfigateurs, de ht'sediflm ly suivent; ils firerit le catioll'. d'alarme ; des Cmissaires se repandem d.,Ms ]a Pkirlio Ot soulcv-ent les ateliers; uOls jours
pasmit dans Its plus alort0les





7
wals le sang, des citoyens n'a pas coule', tt leurs propriet6s sont respectees". Le uatri, I H se rend de
lour, Aiidre Rigaud paro*t I sutte. au fort r1slet et ne se compete qu a..ft V Vc les r'belles.-Le lendemaiti, les barrie'res 101 sont Ouvertes- il entre en vitie, a1a teke de ses troupes enwronneo dune foule de br gands et avee lui le Pillage et la Mort A demanded tme, ampliation, de pouvoirs elle lulii est ac cor4he la vie des citoyeng est mise sous sa sauve*garde, et ses satelUtes depouillent, egorgent les amis de la. France et les de'Po sitaires de lvawodt' du government sont
-elitoure's des cadavres eusanglantesde leurs plus" fiddles d6fenseurs, c arriv -de
Le, brave Edonard itoyen mir e
France lbonneur des Africains I'a P 0^ t r e et lemartyr de la fiberte' a succumb e* 6ous le fer des assasshis 'Soudoycs par R*igau'd. Ses vertus sa contenance heroique ont foxce a Admiration j tisqu a ses bourreaux.

Liladam, jeune citoyeii du I avril egaI et in e n t arrive d1urope ot CIeve' dans les principles du plus pur republicamisme a a&






4
lour victim. Vantr'opop nage Lefranc rade'chire, m ts Oil la t'beaux d el "ses propres -mains,

Citoye, s, la'conimissioti du gotivernement
'0 A
fpv ,avs ot lotn- Ae voir oans cet enchame --'
s *1 nomme 0 U."
rnent d'aftentat' le cr*we de s 'g der
Itur, N(-.)n-,, wall a,, t: u Sc6leratesse deks ordonnateu'rs' de ]a revolt 'I e'- s a e- ng gulis ont
repandu: ne, r komb- ta, pa Suf I Li 'tAt'e des Citoyells d '1"---iMbifi*6n ou "Ta cuptU, 4 avf
dite en o'nt avent-j16 que1ques-ulis C"est fin, 11
rwaffieut q'ui le'ur est commull: -1,)Vec les blants-,'avec le-s',,'noirs avee totzte4' e ei nom.4
breuses mais dolit or$ lie',Peut accuser ceti c-' qw Sont rest'g fidl leg

Des -Jiornmeg de toy-itog les coulenn se
trouvent au nombre. dt---,s chefs de a r'volte' dos mwes de touted les cuuIeurs en prit
c-te les"' instruni-em ou vietinics, Les pre,-' Miers sont tft ,-beurieusement ert petit I-101-11bre et la cornniission doit les signaller a la colo-ot. Ilie onfie, re ,ur prenitmir 1'es bons citoyelis C011tre let,IB artifices.
Les deux Pt*atjd,, Dltvui 1, 10 a
'monv'lle, Sc
19
Lejra'I-IC et,' P111chinnal) vu'11"4 les chefs de la"






73
Ov olte des Caveg ce Pinch*:-nat qn*1 ell
,3 CC11+V) Im.'n a,
1791 at sacrive tro, a rag
des fictinix du Port-au-Prince ell "O."t)III lit
leur dp.portation a la bave de l1w. (btras- o it r prix de k-ur fidelite' aux homes de co*ilcar, e t da sang quIls airoient vcrsc potir leurs droits ce P 'I'll chin nat qui., apre3 av, wr .4ecniie. dans le nord de la colonie le.;
de ]a discordon est reverin exercer qe,.q fureuri dans, le Sud pour couvdir ce mall-it-utmitv department de sanzgv et dle 'Cr nies.

L'i commission fi('e"c A so princy
bornera quant a pre 5evit "a' rencli J* 1,14 8 t 1 L
a ses a rens calornnie's 'a payer le tribuit dt*, ]a reconnoiSsance Pliblique A qui dl.)11, s
ces se ae s ureuses nt I e: e
e doulo 0' Ne i i in 'rit de
la patric et de Flitimanite'. Elie n i t t r a,

dollile tant de preuvts vit Yenvovq:nt. a!.,t
Corps ItigisItatif ct au Directoixe e -x e t -t tl f I a Pullittoll des coupablc S et en implor.-int la clemency n e
-itioruile potir cette multittich el."hommes egal-65 'elpcmvant s on seduilts
e I Pell.dont les de'llifs V: t mit"j-'els, ne
'Vellt lie iittlibu qu" cett (1111 Dal' LIAIS







76
de leur influellce Ou de la force les ont cunow tra nts a les cornmettre.

Dans ces circonstances la commission- a
A
2xie-te et arrete Ce qui suit

A im, Ter. La commission du goUvernment Jklare quo ka ex-de'legues ney Leb orgri e et Kerverseau sont a, I"ab de toll reprorbe elle est safisstiile I de b tonduite Sarre, et cou4 Inev s e qn'ifi,; ont tenne dans la ni:ission qui


11. Les arrkes pris Pat leg(iots, deleglle s Y 3tisqu-tau 1.4 ku c'tidor, epoque a laquelle if$ la'Ont pu agir en liberate' sont et clerne-urent upprouveps ils s.erom execute's selon leur forme et telleurw

Ill. ,,De'claronv., lausges et calommellses Ic-'s urusations porteks centre le cr6v6ral Desfourgeaux relativ(ment A; ]a ni18sion quila rmm* pfie'dans le SlLido

I'v". Le judgment des conpables dnxis les ivenemens des Cayes, ahisi que Iex 4,n
'41 lit ffaire sunt envoy
*-if de cette a es au






71
IDIrectoire exknfif de France et en tant que de besom au uorps legistatif.

V. Copie des rapports et des pieces y re-, natives sera ;adressie au Directaire exekutifet au Corps legis'latif.

VI, En attendant .1a decision de ran ou do Pautre des deox pouvoirs, la comm*ss i i on ne
correspoddra qu'avec administration les mu nicipalite's et les tribunaux d-e la part.,"Ie du Sud,
VIL La co-mmigsion, antofise tous les liab*14W tans de cette parties a se retired Soit dang ]a parties e paanole de Fisle soit dans le's Pa yg neutres ou allies de la Re'Iyublique sans avoir besoirt a'autres Passe-portsque ceux de levirs znunic pallhk respettives,
VIIL Les sommes, dues, tant pOr 1"ancienne administration du. Sud, que' par la muvelle ne pourront Atre acquitt6es qpe dans le cas u les ordonnances auront ete" visees P-ar I'a gent central de lacomptabilit', en, president
t
au Cap.
IX Le general Chanlatte prendra le' coxn1a mandement de I'arrondissement de Jumt-I




Jv


Le general Beauvais commander' llewgane
lura sons 4es orders les, comtnan4ans du Gwad et Rj a
Olit Goave de A:Inge Treau et
Fond da Negra. Le g6i0pral Besse aura le
e 'Sa*
commandam'lit d e wt-Lows.,
X. Ces divers generaux seront indepelldans en.reux on cas de march centre re i
'is lei ordm-s daplas aric*
Es se reaturout w6 Ile
en gra&.
La presented proclan-tation sera imprimee
pubEe'e et'laffiche e P'ar-tont ,on besoin sera, registries des cor"'.4dmitranscirke dans les P&
ifs, et *11dic*
nistrat i wires et envoyee attx geiae-i.
raux et aux commandans'des camps et posted;*
Fait an Cap, le o...3 fritna*tre ran cinqnie* me
- o la Rt*Tublique frangaise une. et indiviSign' an dc-g process aux
e re(iristre ver
L.BLANC,, mesidenif; -SONTIIONAX, RAIMOND
10
COMMISSaIres PASCAL seere'ta1re-,o,-,eaeraI,

Pour couple conf6rnze 4e secretaire 96I&A PASCAL

'Do I'linprimene de J. F-SAIRY, rue 'da Baccl, 110., I.+.g.




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