Citation
(Dominguois et Nantais): A bas la Tête de Carrier...Ste du Dialogue entre un Dominguois et un Nantais: n.a.: 16p, 16p,

Material Information

Title:
(Dominguois et Nantais): A bas la Tête de Carrier...Ste du Dialogue entre un Dominguois et un Nantais: n.a.: 16p, 16p,
Publisher:
Imp. Droits du Peuple, n.d.
Language:
French

Notes

General Note:
Dominguois
General Note:
U.Fl.-Mangones Collection extract

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
ILLMC
Rights Management:
The University of Florida George A. Smathers Libraries respect the intellectual property rights of others and do not claim any copyright interest in this item. This item may be protected by copyright but is made available here under a claim of fair use (17 U.S.C. §107) for non-profit research and educational purposes. Users of this work have responsibility for determining copyright status prior to reusing, publishing or reproducing this item for purposes other than what is allowed by fair use or other copyright exemptions. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder. The Smathers Libraries would like to learn more about this item and invite individuals or organizations to contact Digital Services (UFDC@uflib.ufl.edu) with any additional information they can provide.
Resource Identifier:
LLMC31472

Full Text
























This copy of a rare volume in its collections,
digitized on-site under the
LLMC Extern-Scanner Program, is made available courtesy of the
UNIVERSITY OF FLORIDA LIBRARY

..








A BAS LA 'T1TE
DE

CARRIER
ET
TOUTES CELLES QUI LUI RESSEMBLENT y

Cest le moyen de ne plus .
ruO~r ni C- ,,tat



Ste du Dialogue entreun Domi,,guois et un Nanatais.
Le Doininguois.

. h! te voi11, je suis bien aisc de te rencontrer; tu me diras quc1 effct a proLati ta .nt&on Cation con0a'e,' Carrier.
Le Nantais.
Eh mais e liea 614 renvoy6e auc iroii diomites, de Salut-Pubile, de Legislation, et "de S~t; eieGenrale, d'apres Ia loi quIvient detre pbotm a T1 'egard des dcnonciations contre les ,'epr~sent~ms :du people. .

~ Le, Dotibiguois.
Oui, j'en ai o6n issano~ do cette oir. C6 I'vols. colnitcs,: ;ns d "

..





(2)
declac ront, sur leur ame et conscience s'il y a liCI a exanien ; uine commission alors scra nomiee, pour examiner les faits con!crius dans Ia denonciation en Kire un rapport a la convention qui prononcera le dLcrCt d'acttsation. II. faucdra tou ces prt'alables avant que Ie tribunal r volutionnaire puisse se saiir d'uit d6pute.
Quand i a falu ecraser quelques ambitieuqui p,wtoient ombrage '. la- faction ele a ien :eu trouver des mesures promptes et fficaces; mais aujourd'hui qu'elle se volt compromise ele cn fait adoptcr.d'un ge'nre qui pr(,te aux moyenb d U'tuder long-tens et de sauvej' m110e1, ceijx dont elle a autoris6 les torfaits.
Le Nantais.
La convention se.laisse. donc encore conduire par' soi comitye' do gouvei-,qmenta '

be Dumim0gitois.
"' ), et al co ntraire cie le surv'cille; le passe lui en [ait une loi : mais faut-i1 que, en ayant Fair de croire "a .a puret6 cle hi Mrnaoe quelques moyens 6chapatoiles rotur ne. .p devoilr ses iniquit6s, e, exposer aux,





ILI
t1
4i

..






ybux de tout un peuple, la turpitude de ee mc rle CoiniL 1'organisateur du sys[ne de terreur qui seul en[fant6 tout les crimes, dont on charge aujourd'hule Bouc n iscssaire.
Le Nanais.
Pourquoi la convention ne cherehe-t-elle pas -Ch connoitre et 'a punir ces crimes P elle attireroit gur elk les b'n6dicfions du peupie.
Le Dorningizois.
0A hii Fait craindre une d'sorganisat ion tofale en ce que les atnciens inembr s de cc coraite orIt 4 elliU seuls le fil des affaiIes. On l i fhit ciraindre les puissantes intrigues de ces honvme. eoupables, que opinion publique a dja dsjignes, et qui,. tu le crois-bien, Ce sont f4lts un fort parti. C'est un no/li me 11
ant',rc sous bien des iapports.
Le Nanta's. I
Mais le peuple n'est-il pas lht, conmne tu nie le disois un de ces jouis pour reclawer par seS cris tous les monstres orgarisateurs del'aIF'reux sysLCtnIc qui a cause tant de maux et Cui I'a si Iong-terns rLduit au silence des csclaves Si tu eus,;cc 6t6 hier autribunal, tu amuois enteada, con)=xe dans son indigniatiolx


0i'

..




(4 )
i! demandoit Carrier i grand cris. Carrier; Carrier, di.oit-il. Le pr&ident du tribnnal a 6t6 oblige de lui-donner connoissance de ]a ioi, et des forms qu'elle commandoit, pour pr6alable a'arrestetion d'un repr6sentant du peuple ; il a de plus observe, qne toutes les depositions contre Carrier, 6toient comuniquees tux trois comites. Tu vois que d'apres cela les trois comit6s ne pourront 6luder, et faire eprouver Ie moindre retard cette affair.

Lce Dominguois.
Yen convions, mais, n'e tant pas oblig6 de motiver leur avis, et de 'appuyer de pibees probantes ne peuvent-ils pas declarer qu'en leur amo et conscience, il n'y a pas lieu I exa'men? Si Cariier ne se tent pas coupable, pourquoi ne se pr'sente-t-il pas lui mrme a tribunal, pour y confondre ses de'nonciateurs. A t-il b.esoin pour cela d'un d6cret, le sentiment de son innocence V'indivnation do se voir accuse d'aussi grands crimes, ne devroient-il pas porter h cette d'inarche, sans qu'il faille 'arnracher des bras de ceux qui le prote.gent et qui ainsi s'en montrent les complices; car ubwee je t'en prie, qupe cette loi, enyelopde de







iK

..


\ K



tant de formes pour l'arrestation d'un repr& sentant du pcuple, n'a 6t6 pr6sente par ]a faction que lors qu'il a &C' question de mettre Carrier en jugement. Sois sur, mon ami, qu'il y a encore comme autre-fois, des pulissancos que la loi n'atteint pas.
Si tu en as vu par-fois, frapp6es do son glaive c'est seulement que des factieux cherchoient A s'a'rracher des mains, P'autorit6 et le pouvoir, qui est leur idole.
Le .Nantais.
Tout ce que tu me dis, ne me persuade pas, parce que je suis d'un autre c6t6 convaincn que les cris du peuple, forceront les conMitkS
se desaisir dI 6 l&a t qu'il reclame si fbr. temcnt, et que la loi portte ne met I couvert qu'un moment.
Le Dominguols.
Et tu crois que si los comites d6clarentqu'iI y a lieu a examen, nous aurons la satisfaction de voir Carrier au tribunal.
Le Nantais.
Eh! maii faudra-t-il bien qu'il y vienne comme accuse, puisqu'il y aura une foule de d'nonoiations contre hii. Apres la dclaration dcs 1 i'ois'comit's, qui est-ce qui pourroit s'opposer

..






qu'i sit (6)
A cc qu'l y solt traduit. P Je ne te comprendslic ID omn,'11os.
js suis la victie d deux s Ci'eats noni:oins ccupablCs quo Carier, je conf-ois combitn ieroil douc, p01our des coeurs Sensiblcs, la Eatisfacion de voir ton monstre depouille de ses Cii[sfe, obli-6 de reondre aux accusations de s malheureux Ochappes sa rage sanguina ire; quelle jouissance pour le peuple, dont la terreur naguerre, comprinoit les sent linens d'h u m anit eI eh bien, mon ami, apres les spectacles aU"'cuX dont nous g'missons en secett nous n'aurons' pas celui apres lequel nous soupirons tu ne verras pas Carrier au tribunal.
Le Nantais.
Mais explique-toi; et expliques tooi comment ii pourroit n'3tre pas traduit au tribunal quand les comites et ]a convention lordonnercient; disparoitra-t.i1 I
Le Dominguois.
Ii ne disparoitra point ; mais.
Le Nantais.
Quoi, mais. que veux-tu qu'il devienne ?

..






Le Donaiuiguols.
II deviendra niout puisque tu veux que je te le di5e, ii se tuera, ou du moins on dira qu'il s'est tu6, ce qui reviendra au mme Crois-tu que e'cst par tendresse pour lui, qu'on a cherch6 jusqu'ici 'a le sauver c'est uni. quement dans la crainte qu'il no parle, et quo pour so imettre a l'abri iI n'iuculpe 1e comit6 de -gouvernement ,-et ne produi.e des-------pikces qui autorisoient ]a conduite qu'il a tenue, en lui rappellant rans.cesse le systermc d'op. pression et de terreur qui, tu t'en souviens trop bien 6toit a l'ordre du joUr, et quo 'on attribue au teul Robespierre.
Le Nantais.
Pas tant mal fond6 cc que tu dis-1a ; tu me dessille Its yeux: Je commence, ilme semble h y voir clair en efflet ; noas 6tions dans un terns oix le gouvernement avoit adopt -des mesures si atroces, qu'il ne seroit pas sans quelque apparence, que Carrier' nc sc fat cr,' autoris6 "a verser tant do sang, qui aujourdhui 'accuse seul, parceque personne encore I 'a osd p'ntrer dans l'antre d'iniquits d'oi
tant d'horreurs ont rt6 commandoes,

..






Le Don ing uois%
Tu y es,, et ,c'roit 1. le seul nccud de l'6nigmrw.
Le Nantais.
Les monstres! et nous tendions ]a gorge aux sce1rats quo iious avions invests de note confiance I Is n'6toieiit fbrts que de ]a fbrce que nous icurs pretions et its s'en servoient contre noius!
Le Dominguois.
El bien! si cela test prouve, crois-tu encore a ]a vcrtu', la justice des puissances'!
Le Nantais.
Je no crois qu'a leurs seleratesses.
Le Dominguois.
Tu me traitois dc lhche, l'autre jour', de mauvais citoyen, parce que je n'accusois pas P olvcrel et Santhonax, ces deux monstres assassins de. la caste blanche, qu'ils avoient jure d'exterminer 'a S.-Domringue, et qu'ils ont en grande pattic fait massacrer; mais d'apres la facilit6 que je t'ai dit qu'ils avoient eu d'obtenir leur Iiberf6 quoIc'arrives sous le coup d'un dicret d'acousation, d'aprs les obstacles quo de 'autre part., 6prouvent les colons pour obtenir celle des commissaires de St.-Do-

..





(9
ruingue; quoique venus' en France avec Is pilssion expresse d'ac*user ces deux nomstres d'vastateurs de la pluv riche coloni., pensesInu, quie~je ne 4,-pas--f,11- d~1e Ooi-'e ciuune faction puissainte le6 pote,,, et les ui1Cend contre toutes nos attaques ? Ii y a trois mois que Polveel et Sanfhonax sont ari-ivs, it y a trois moir que les conmis,aires de S.-Dohlingue les acmusent sollicitent leur liberty pt une cuiseuisioneconitadiotoir, pou'les ovoi confondi'e, et convainore do tous les crimes qu'ils lcur imputeovt cux cependant sont libres, et les commissair, dOe S.-Domimgue Eotit dans les fci's : tu penses-bien qu'apres eela Je ne dois pas croilre ]a Justice suro tout si tu te souicns dc ce que je te dis, dcs mesuIes, p ises relativement "I Ia nrCescite d'appaiscr les crns du public qui sldigne de les voir en prison quand ICux qu'ils accisent ,ont Jibres. Et ocs mesures sont Je renvoi h trois crnit& pour" Savoi, Si I'm dolt les niettire en liberl6. Leur scul cri;;ie est d'oscr accuser Sant(nax 'CL Plver-el cc qui le prouve c'ost qu'il faut tris commits pour dehdibCrev sur lour nilc en 1,,.c' qluand IC comill de Suret6-CCn.i'ale pcu soul pCo.

..






noncer celle do tout autre individu. Judges si ces homines qUi chez nous se. disoient e.tre la ]oi ont d'. se conduire arbitr~irement ,' et coinmettre de atrocities h deux mille lieues d'ici puisque Carrier, sans une plus gi'ande mesure do ferociti en a tant cornrnis, quoi. ejue sous les ycux do la convention? Considere qu'une oi aalc rappelle les representans du penple apr&s trois mois dc mission, parce qu'on asentli qie liomme avoit naturellenient ue tendnce it abuser d ses pou;oirs considere que Polvere! et Santhonax, ont etc pros de deux ans en nisssion ; qu'ils 6toient une distance do n mille licues do r6gulateur, qu'ils ont ent affaii'e "t des hornei ( les negres ,Ct multAtres ), don't 'enfance morale ne leur opposoit aucun obstacle, et qu'i.ls ont dci d'autant plis s'indigner do. cvu. qu'ils ont rencontri6 'de Ia part des blames; tu aurois a!ors une Id6e des crimes qu'ils auront dii commettro, et 1a raison de ]a Laine qu'ils portoient "a La caste blanched quil, ont cherch6 a detrtiird par tois fes moyens possibles; ils en avoient, si bien j~ure la ruine entiree, que le it Juin, 1793 'is dclar'ent au gcSneral Galbaud, en presence de sbn fbtat- major, qu'i 6toit tens

..






qu'tm e C. if place 5 l'aufrc, Iqn'i1 ne laoUit qU'uae couleur 'a S.-Dominiguo et sur cc quo Gatbaud leur observa que cerLainement its l'exc'epteroient ils li repondirent, qu'i n'avoit qtel a peau de blanehe. Les sc6l-rats a~sm emet its n'ont que la peau dc blanche car

leu' ame et Iclurs CeLrs Son biea nois.
Le ANantais.
Mais oL sont tous ces colons qui, Commae toi ) so sont sauves du sac zle Ia vi lo du Cap? is ont 6to t6'oins de eet afeOux e'venemept. S'ils se joignoicnt a toi vous fUrieZ corps pour accuser vos deoux monstres, eit vos &wriCiationl3 acqjuCcroieiu. un plus g'aud poidl.


0 O, As sont P dans I'Aum.'icjne d(I Nor3, y vivent d'aumoncs queiqucs uns c ceux qui ecofptent our Le6 SeCOUri d- l'Urs patens, sont pa,_ses en France dajiis I motif d'y remplir, corfle jeina\vois 'ient.eion, !- derivch sacr6 que t'amour dc la p-1e10 Coimande 'a tout bon citoyen, lo1)gI-tion d'2cc1~e,' et e dcn'ncer Ies tvaitires, aCt Cssin f t d';vastaieurs de son pays ; mai 0 IClur arrive et d.Carqucemetit dans les porit do t, r i ont 4 i

..




( 12 )

saisis et jcttes dans les prisons, oi ils sont encore depius six mois.
Le Nantais.
Al dieu, comment jets dans les prisons des leur arrive, et les a t-on interrogys?
'Le Dornt% uois.
Non! on les a mis sous les verroux sans leurs faire la moindre question. On a pos6 les scelles sur leuas papiers qu'on a envoys au comit6 de salut public, ils n'en ont plus entendu parlor. Les, commissaires de saint-Domingue don't je t'entretenois tout rheure ontexactement"6te traits de mnme, mais l'injustice est d'autant plus exacte a leur gard qu'ils sont pourvus d'un caractere, et qu'ils oioent charges par I. une portion des malheureux habitant du jp franqois r6frngies dans l'Amerique du Nord, d'accuser comme je te I'ai deja dit Santhonax et Polverel; tu vois commoe on leur laisse le pouvoir et lesmoyens de s'acqiter de leur mission, i Is n'en ont cependant pas do plus sacr6e.
Le Nantais.
Jo ne suis plus 6tonnede te tronver si prevena centre la veru., et Ia justice, je t'aceusais del Uehc6, mais je xie vo's plus en toi que le dc'


-jA

..


it



encouragement d'une longue indiguation. L'injustice absorbs routes tes facultes.
Le Dominguois.
C'Ot vWai! ueanmoins je n'abandonne pas absoliii'ient 'affaire elle me tient trop t cceur, je suis ici sans cesse en observation. Je me montrerai quand" Ie verrai la faction baisser en credit: ce qu'il y a d'heureux dans une republique, c'est que I'orgueil y combat l'oagueil, proscrit successivement tous les ambitieux, et que les mesures de justice sont alors prises ea. opposition avee celles ei-devant adopt~es. C'est ce moment quo je guette, ii ne taut Fpas moins que les crises pubiues pour la punition des traS tres.
Le Nantais.
Mais tu to troave pri cisrment dans une crise, et cependant les scelerats dont tu me'dites, la, punition n'en sont pas moins inabordables.
Le Doininguiois.
Cela to prouve encore ctue Robespierre n'a. paI seul commit les crimes que 'on attribue
-son gouvernement, et quo c'est sa m~ne faction, quixrgne, et qui craignant d'&re eclairee dans sa conduite 6carte les affaires rnajeure, telles que cellos de Carrier, de Polverel et




II,

..






S[intbonax,:, pour qvi'on ne devoile pas' sa tur piade. Va!- s'icts:Cos u'a,'oient raison, et plus (!1,e raison, si i'on n'er( enoit bien con-. vamc:ii, it v ahmg-tcis qu'ils eus, sent" 6teentencIuIs, if y a Iong-temns qu'on eut ptovoquo lour puiftkion si cm les eut cu coupables. Si les ln~ines crimes doft ils demandent vcngeance te fua'sent commis dans l'interieuir de la rdpubique, le, peiaple cieroit tolle sur Santhonax Pt Polverel comme i1 le erie sur Carrier, P'on seroit oblige de p'oc6der avec diligence 1'examcn de cette affaire; mais des e6vnemens passe s : m2Iles lioies, I dans des contrees dont i no se formne au-uno id6e, ne I'affeetent pas au. tant. C'cst scu;t-nerit cjuand il manquera abso. lment des doinecs de nos Colonies quii[ voudra conlcir(' ceu-. qui loes en ont dsenpav(e on saura a!ors trop tard cc que las Colons dernandent inmtilement Ta pi (uv qoe la port( des Colovijes est due "a SalIhionaN et Poverel. 'Ler sCe&1vats apr:s avoir faith, 6g,0rger una patie des Ibitans du Cap, piILl et inceildi
--etie-N:dte ils oit ]a porfidie de pr.'senter come 6ncigi's ceux qui, obliges de fuir le fetq et le fer assassin, se sont embarques avec pre(ipittior ct r Twit;6s l'Ani6irique du Nord.



*


r If-


tv

..






C'est clans cot 6evnement oh assailTi par des bandits de ces dcux monstres, tomb fu-seurs coups, ma fernme me croyaut 1no11, se pricipita dans la iner apres avoir Doy6 oes deux plus brands enFans et attachie le plus june sur le dos. 0 souvenir dechirant! et je vois ce4 deux tigres se prorrener ef'f-ont6cnt dans les rues de"Paris! et mon cmur anim de griffes ne peut sailor coller sur lurs figueICs pour leUr arracher les yeux! Oui inon ami les rnalhcureux Colons qui so 'soiat pr6cipitaincnt embarqU"S pour fuire Icurs assassins pendant pie lurs proprieLe6 etoient livrees aux flamnimes etau pillage, sont denonles ici Ct prescntes commie des migres, parce quils so .,ont refugees dan Jes rats Unis les fideles allies de la France. On pale de leurs confisqueo les fbnds de terre que I fcu ri'a pu consumer. Ces malheurcux, rendus aux tIats Unis, reduits y vivre d'aumnes, W'ont point diminue do leur amour pour leur meire pattie! I]s ]ui out alress6 leurs dernie- cri de douleur, en appellant sa vengeance sur ls ecriminels autcurs do leurs maox. Ifs ont nomrni Imit commissaires pour leur transmettre ce eri de douleur. Ils les ont ehargs de leurs ponvoirs Four lui d1aoncer Santhonax et Polverel, ces

..






cris de douleur ont C't6 6toufes. Ces 8 coinanasaires, coune je te 1'ai dit ont 6t6 arrtes et I jetted dans des prions oh ils sont encore ; co sont eux qui Ie c(-.ssent d'accuser d'apres 1a mission ex1M'es se qu'dUs en ont et ce sont eux qu'on retient ob~tii ment sous les verroux.
Le Nazntais.
En vWritt(, je i1e'croirois pas ces chose, si je,
Pe lf.s enitei,-ois de ia boucho, j'cn suis tout sIup6 [ait .

Eli! moni ami, ces $cdervAs n(us appellent iCi des znanetis (ItLommcs, leur audae s'accroit par l'inpe : in et Tor qu'iIs rhpandent la leur galanil. Va : Ja;.,,,s(s moi im mn incnt :J SjeC que j'ai be 4,itl de. relpo, c'es aifi'eux scuvenirSi re'ont afectt trop vivcMent. Adieu mon anm 01 nOUS flous reveiT'ons,







D e impriicri,, des Droits du Peupic rue d la I0i.

..