Citation
Les Debats; Organe juridique avec des chroniques scientifiques et politiques, 1951-1957,

Material Information

Title:
Les Debats; Organe juridique avec des chroniques scientifiques et politiques, 1951-1957,
Publisher:
Port-au-Prince, 1951-57
Publication Date:
Language:
French

Subjects

Genre:
serial ( sobekcm )

Notes

General Note:
4-per-1951-57
General Note:
Annex Oversize KGS 327 .D43x

Record Information

Source Institution:
University of Michigan Law Library
Holding Location:
University of Michigan Law Library
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Resource Identifier:
LLMC31775

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for purposes of long-term preservation by

University of Michigan Law Library

..























We Cobrt OOMME REBDOMADAIR E JUIBIIQUE Me Paul Emile GABOTON
FoAdateurnVuC DES CHRONIQuES SCIENT1FIQUEs ET rPTIQUESDecteurr

Imprimerie aLe Matin, Rue Ambicaine R action Alministration : Augle des Rues Anzenur 'Themin ds Dclles 22 Rdachtion UN COMITE Abornement Mensuel :U.2 hone: 5335 et 2147 elnc.roi

CINQUIEME ANNEE No 167 Port-au-Prince' HAITI MARDI 13 SEPTEMBRE 1955


EDITORIAL ; Les dioits de -[a pens6e.ARRETS DE LA COUR DE CASSAIJON : Lamecie Paret contre le sieur Jean Joseph' De'ly Sa m- 11 Mai 1955
2 Juin 1955 Am6d6e Jean contre Jean aptiste Obas ETUDES JURIDIGUE Les droits de ]a personae dans ,'ex6cution de ]a peine Par Me Vultin Joseph. DiverseR publications reues, Nkcrologie


Les Droils de la pens e


Ce brassage d'i-des auqubl nous assistons pose avec ute certain acuitd le probIlsne des droits de la pens6e c'est4-dire du role que sonit appel6sh jouer dans notre milieu gceux qui r& M1chissent et qui pensent. La vraie pense est g nkratri ce d'actes et de r~alisations : et les actes procMent des sent!ments d'optimisme, de I'audace et de l'esprit de d4clsion.
En manilre de contribution aux int6ressantes discussions gu remplilssent notre presse nous reproduisons en raison de son caraotcre datua-lit notre dltorial, du 24 Mars 1954 tPlal doyer pour la pensev

Impressionnrs par un pragmatismw courte vwe qui dans sa soil de succks imm6diats se targue de supprimner par des d& monstritions spectaculaires et des declarations grandiloquentes los problbmes idologicues et na raux que posent les efforts d'ur si~le et demi de culture et rechei less spirituelles, les snobs et lee Opportunistes extent AIon gueur de journ~e la valour des eits : Sans ida1 levd n, convict ion profonde,ils passent cotd

es questions essentielles au pro rbs de notre communaut6; sa 'sfaits, iH voudralent tout lim! br aux manifestations d'une vi
g tative et aux dehors splen d~desqul les 6blouissent peut

k'est contre leur tendance qu se dessine tranquillement un reaction qui tend h r~tablir i'6' fluilibre des valeurs et aussi le droitgs de ]a Pensde. Cette reaction, come pofu Signifier qu'elle n'entend pas ven


dre comame l'autre son drolt d'ainesse pour un plat de lentille formule discrbtement, Inais dignement ses reserves cbntre cet te forme de renoncement. Loyale, elle ne saurait mnconnaitre excellence de curtains actes ni Vutilit de quelques falts; elle in


COH DE CASSATION


lre SECTION 2 JUIN 1955 -son intervention, comme partie


POURVOI du seur Amdhde
JEAN, ayant pour avoca Mes Thodore Nicoleau et Alt~s Grand Champs et du sieur Jean Baptiste Obas ayant pour avocats Mes Andr6 Vincent, Georges Ma thon et Alix Mathon contre 2 ju gements en date du 30 Novembre et 7 Decembre 1951 du Tribu nal Criminel du Cap-Haitien sid geant sans assistance du jury RAquisitoire conforme du Subs titut Max (}6d~on. OBJET. Ddchance pour dfau d'amende;
POURVOI du cond'an6 par l'or gane de son d6fenseur, PRINCIPE Est ddchue la partie Civile aui n'a pas d6osde d'a


siste seulement str la ndcessit e
anende.
de concilier los acres avee los
es, I olerinci l e tes aiectl- I1. Le Conseil de l'acc-us6 qu id~es, les prlncipes et les inst!- 1aasa~ 1ad~c a
tutions qui forment l'armature Iaass6AIadec a
besoin de mandat 6crit pour re
morale de la Patrie Haitienne. Pouvoir contre le jugement d
Elle revendique, cette reaction, condamnation.
son droit de discussion ;elle ap- LA COUR
prdcie les programmes et plaide ; Et, aprbs en avoir d61ib6r6 en pour l'amklioration int6grale de
11home aitin, ui pur US A Chambre du Conseil, .conforl'bomme haitien, qui pour rmous 4 t~l 0 rn~ment 4 la lo!
servir de 1'expression du plus
r6volutionnaire des penseurs .ne ATTENDU que, par ordonnan vit pas seulement de ,pain. ce du Juge d'instruction pros le
Attach6e t ses privilfges et Tribunal Civil du Cap-Haitien, soucieuse de rermplir sa Mission en date du 14 Juin 1951, Am6sociale, elle est cnttre tout divoT d~e Jean et Luc B61iard ont 6t6 ce entre la pens6e et F'action; renvoy6s devant le Tribunal criau contralre, elle affirmed que minel du Cap.Haitien, sans as tout acte emprunte sa valeur sistance du Jury pour y &tre ju morale A la pemsie don't il6ma g6s sous 'inculpation, d'avoir, I ne et que toute pens6e tend en premier, come auteur, le se definitive A une action quelcon cond come complice, mis voloi que. Volontiers elle fait sienne tairement le feu, pendant 1 ce slogan des penseurs moder nuit, au camion Renonbus, dbpo nes .11 faut agir en hommes d s6 au Garage de Hugues Luche pensde t penser en homme d'ac- si, au Cap-Haitien; tion,. ATTENDU que le dit Tribunal,
par son jugement en date du 7
I1 neiste pas de programme' D&embre 1951 d~clara les dits politique d'envergure qui ne s'ap accused coupables du crime qui puie sur un fond de doctrine ba- leur 6tait reproch, les condams& sur la 'Justice et les grands na a deux ann6es de r6clusions; pr~ceptes de moral social dIscu ATTENDU que Amad1e Jean, t~s" et accepts par la Commu l'un des condamns a exerc6 un naut4 dont le sort est en ieu. I.- recours contre la dite decision; plupart des grands hommes d'E ATTENDTJ que, de son cot6 tat ou ont exprinmk eux-mtameg Jean Baptiste Obas s'est pourvu ou ont faith exprlm6 leur doctri contre le jugement rendu sur plumitif d'audience, le 30 Novem
(Suite page A.) bre 1951 qui 'avalt dbbout6 de.


civile, dans les d6bats
D'OFFICE
ATTENDU que les deux pour vois sont dirig~s contre deux d6 visions rendues entre les parties dans la mCme affaire, que vu la 'connexit6 existant entre ces pourvois, il y a lieu de les join dre;
PAR CES MOTIFS,, la Cour office, joint les dits pourvois pour qu'il soit status par ce seul et m~me arrft;
,SUR LE POURVOI DE JEAN 'BAPaTISTE OBAS ATTENDU qu'en matibre criminelle, la partie qui se pourvoi en cassation est tenue 'de consigner, A pine de d~ch6ance une amende de vingt cinq gourdes ou la moiti6 de cette somme si


Les droils de la personne dans 1'exicuion de la peine
Par Me Vulcin JOSEPH.

L'un des plus grands criminalistes Espagnols, aprbs avoir visit6 pbsieurs prisons des prince pales villes europCennes et am6 ricaines affirme que 'El Presidio Insuiirz de Puerto Rico est l'une des prisons les plus -modernes o A le d6linquant est trai16 en Indivldu socialement malade, et d'ofn il sort souvent,gu6ri, aprbs avoir acquls des connaissances et un mtier. A) El6ment rdpressif et cura. tif.
Chez ngus, il est inddniable que 1'616ment rdpressif joue un r6Ie Important dans 1'exdcution de la peine, spkialement la prison. Le Code p6nal haitien distingue divers degrds dans 'internement du d6linquant depuis 1'emprison


le jugement est rendu par con-fo naes -Wusion, lea
3nement A temps 1 _-Ztson e
ttumace ou par difaut que seuls travaux forcs, F t pa ot en sont dispensds, lea condarnn~s perpetuitY, enfin le bannissoment

en nrati.bre criminelle, les agents Quant la peine eapitale, ele a publics pour aXfaire qui con- W r6glement6e -par ]a loi du 5 cerne administration, les par- Ddcen-abre 1839, dito 'loi Lespities qui joignont LA leur deman-nasse,. En pratique, aussi bien de en Casatlon un certicat d'in que dana la lol, 1'616ment ripre8 digence dument visd par r'autoSuite pagge 3
ritd comp6tente; ATTENDU que Jean Baptiste Le nouveau Cabinei
Obas qui avait pris la quality L novaCbie de partie civile au proc&s, bien LE NOUVEAU CABINET qu'lil ne se trouve dans aucun Par suite de la dlmission du Ides cas d'exemption ci-dessus dernier cabinet Son Excellence mentionn~s et lImitativement d6 le Prdsident de la Rpublique a terminus, n'a pas consign 1'a- for=nb le lundi 5 juillet le cabinet mende pr~vue ce qul est consta- Idont La composition est ia suit6 par un certificat d Greffier vante- Adelphin Telson Int&de cette Cour, en date du 20 rieur et Justice, Jacques Frangois Juin 1955; Pr sidence et Travail, Joseph D
que le d6lai imparti pour op6rer Charles Relations Ext6rleues et. !a dite consignation 6tant expir6 Cultes: Dr Elie Villard Santoect j! dchet de dkclarer Jean-Baptis Agriculture, Franck D vieux


te Obas, partie civile, contre le jugement d6nonc6, le condamn6 a vingt cinq gourdes d'amende SUR LE POURVOI DE AMEDEE JEAN
ATTENDU qu'a ce pourvoi, le


Education Nationale et Commerce, Cl6 nent Jumelle Finance. et Economie Natjonale, I.Raoul St Lot Travaux Publics .- "I
Tout en saluant le d6part deg anciens ministres nous pr6sen.


Ministbre Public 'a oppos6 une. tons nos compliments au mem fin de non-recevoir prise de la bres du nouveau Cabinet ou Les nvllit de la declaration de pour Dbats> compte ,- bons anis. voi en ce que celle-ci a 46t6 fait Les sous secr6taires d'Etat sont par I'avocat d'un condamn6 san Eernest flonhomme, l'Economie Nre muni d'un mandat sn~ciahu Nationale, Andre Durnesle Agriculture et Alain Turnier, ComqIa+nn;,.IM.rrP


Imer1


I


bilite page L,


S0 MIRE

..



Page 2


ATTENDU que le pourvoi deAan6d6e a &t6 form par Mes Th6 odore A Nicoleau et Altes Grand d amps qui avaient assist lecon damn6 aux ddbats come coneil et d-lfenseur, qu'en cette qua
-{to, ils doivent ktre assimil6s A la personnel m mie de l'accus6 et comme tels ,investis de se pou voir A l'effet de rendre sa dOfen se complete; qu'ils n'avaient done pas en vertu de l'art. 315, deuxi me alin6a du C.I.C A se munr d'unm andat sp6cial, d'ou rejet de la fin de non recevoir;

ATTIENIDU quo le demandeur n'a pas produit de moyens l'ap put de son recours mats, i reviont A la Cour de rechercher si toutes les formality pr~vues par la lo1 pour la r6gular4 de la decision ont &6 observes pal le jtige du 7 d6cerbre 1951 et si ce dernier, pour la recession a fait une saine application de la


ATTENDU qu'il se v&rifie aujugenent d6nonc6I q'ie routes les formailites- &dIct6es par la loi pour assurer la d6fense du condamn6 et en g6ndral, toutes cel los pr~vues pour la r~gularite de la decisionn ont 6 rigoureUsement observes que pour condaner le demandeur, le juge du 7 Dkmbre s'est tay6 Lsur leg tnoignages recueIllis 'N rinstruc tion Orale et qu'il a souverainement appr6cI6 pourquoi, le pour voi sera rejet6.


c LES DEBATS ,


COUIR DE CASSMION
Suite de la l6re page


lre SECTION 2 JUIN 1955

POURVOI du sieur Lemeccier
Part contre jugement es date du 20 janvmer 1951 du Tribunal de Paix du Cap-Haitien.

Avocat Me Hubert Bright.


DEFE,NDE,UR sur Jean Joseph Deluy Me Guy Dugu6 et thde


le pourvo Sam Avocat Luc Timo-


REQUISITOIRE conforme du Substitut Max Gld6on. OBJET acquiescement d'une
parties et n~cessit6 d'un mandat cette fin.

PRINCIPES I. On ne saurait con sid6rer comme acquiescement A une decision le fait par un avo cat de toucher une valour pour son client lorsque cet avocat n'a pas 6t6 sp&cialement autoris6 A cette fin.

II. Une partie est sans int6rdt Acritiquer I'oeuvre d'un juge sur lomission de statuer sr une de mande de la partie adverse

LA COUR

Et, apr&s d6lib6ration en la Chambre du Conseil, corform6ment a la lol'


PAR CES MOTIFS, la Cour Attendu en fait, qu'invoquant
xsur loA conclusions conformes du un contrat de bail verbal origiMinistkre Public rejette le pour nairement intervene entre lui et ovol la dame A. Lev~que, pour un
appartement au Cap-Haitien, De
AINSI JUGV,-T. PRONONCE luy Sam fit au nouvel acqu6
,PAR Nous jo~pltNeniours Pier reur du Nen Lemercier Pare re Louis, President, Yrech Chate' des offres rdelles pour trot. lain, Joseph Benoit, Franck Bon- inois de loyes 6chus, soit quaran cy et Christian Laporte, juges, ce te cinq Gourdes, a raison de quin 22 Juin 1955, Georges Honorat, ze gourdes, le mois; que Paret toaommissaire, de Monsieur C6- n'accepta pas ces offres sur le mnefit Romulus, commnis-greffier. motif que les parties 6taient lies par un nouveau contrat de
OBSERVATIONS bail en vertu duquel, les loyers
Nous signalons & nos prati- taient portdes a trente gourdes cienas ct arrft qui praise les le" mois et que la somme offerte rapports existantIdevant le tri- ne r6pondait pasA cell due, en bunal criminal entre l'accus6 et core momhs, une valour pour les son conseil D.'apr~s la Cour, ce frais non liquids; que Deluy conseil -1oit tre assin 'a la Sam, cita alors, Lemercier Paret personnel m~me de l'accus6 et devant le Tribunal de Paix du comm tel, investi des poti Cap Haitien, on validit6 des divoirs a leffet ,de rendre sa defer tes offres-aprs consignation au se comlRlte, Le Conceil de Ta greffe du dit Tribunal des som cus6 n'a. pas besoin de manda mes offertes, aceossoirement, i pour se pouvoir en cassation cot demanda la "restitution de cello tre la decision de la Cous d'Ai qu'il pr6tendait avoir vers6e en sises. Ce pouvoir du Conseil e surplus, pendant un certain fond6 sur un argument de text2 temps, au demandeur et la r6du 'art 324, qui dispose, .la d6clara tion diu prix de loyers; tion de pourvoi pourra Utre faite par le ddfenseur de la pattie Attendu qu'au moment ou l'a condamnge ou par un fond6 d, faire 6tait introduite, Lemerciet pouvoir special. I1 rdsulte de c Paret demanda au Tribunal sais, texte que le d6fenseur qui n'a de la contestation ,acte ,qui Iui pas besoin de mandat est den fut octroy6, de la dclaration fat juridiquement un prodongement te par son adversaire a savor de la personae du condamn6. que la seule question qui pendait Cette fiction juridique qui est en A Juger centre les parties 6tait favour des droits de la defense celle de la demande en validity m6rite d'&tre soitAn4e. des offres;


Que le Tribunal de Paix du" donc pas exc~d ses pouvoirs en Cap-Haitien rendit h la date du appliquant les dispositions rigou 20 Ja;vrier 1951, la sentence qui reuses de la lol sur les loyers qui fit droit a la denande d'acte prdvoit en son article premier dont s'agit et valida les dites que toute augmentation de looffres; yers est formellement iterdite
Que c'est contre cette senten- et en son article 5 qu'en cas de ce que Lemercier Paret a exec- translation du droit de proprit6, ce un pouvoir encassation A 'ap comme dans l'espce, il n'y a pas put duquel il a produit un mo- de solution de continuit6 dans yen unique en trois branches; .los rapports entree bailleur et pro Mais attendla tu'au pourvoi, le neur, le second 6tant ten des ddfendeur a oppose une fir, de m6mes obligations que le proprid non recevoir prise de l'acquiesce taire originaire;
ment du demandeur 'a la senten 3) Attendu, en dernier lieu, que ce attaqu6e et consdquemment le demanddur n'avait pas souiev6 l'irrecevabilitd du recours ,en ec devant le premier juge, le moyen qu'il aurait touch du greffe dui tir6 du ddfaut d'enregistrement Tribunael de Paix du Cap hai- des dits regus pour conclure'A tien, les valeurs A lui offertes e*lleur inopposabilit6, que cette consign6es A ss ordres; branche du moyen 4tant nouvelle, ost donen on-rocevable.
Attendu qu'il se constate, com letdte nrcvbe
Par ces motifs Ia Cour sans s'ar
r trairement h ce qua avanc6 le r(ter a la fin do non recovoir Sddfendeur que les sommes cons[ u 6 fnde o recou
gn~e auGre~fe u Trbunldedu d~fendeur, et sur les conclu-. gndes au Greffe du Tribunal .doein ofre d .iitx P, sions conformes du Ministere Pi
Paix du Cap--Haitien aux or- blic, rejotto lepovrvovi; dres du demandeur ont t6 tou I s .jug otprononc 6par
ch6es, 'non par celul-ci, mais par- Nous Joseph. Nemors Piorson avocat, Me Hubert D. Bright
qu estpastab que cet avo Louis, Pr6sidnt, Yreh Chat lan, Joseph Benoit, Franck Boncat ait revu mandate de son client cy et Christian Laporte, judges, en de tougher les dites sonmes, Or i1 Mars 1955 Max Jean-Jacques, abtendu que 'acquiescement pour Subg*~ut Cldment Romulus, 6tre valuable et produire effet de comnis V&ffir. vant 6maner de la personnel a Ar OBSERVA ONS: quelle on l'oppose celul InvoCet arr~t po.3e sur !a notion
qu6 contre le demandeur ne peu de l'acquiescement des prInAre rotenti, Me Bright n'ayant p.s qui m~ritent d'Atre discut6s pas t sp6cialement autoris6 'a En l'espL'ce l'acquiescemcnt esti cette fin; d~luit du faith que la partie au

Sur les trois branches rdunies rait touched los valeurs offortes du moyen, rises d'exc.s do pou et consign6es A son ordre. La voir en ce que le premier juge Cour de Cassation pour rejeter n'a pas status sur la demande la fin de non recevoir nrlse d'ac en r6duction de prix des loyers, quiseement a argument ii en ce qu'il a m6connu le nouveau
bail intervenu entree les parties PANO
pour valider les offres substituant Num6ro du mc
ainsi sa volont 'A cell de la loi Cette revue d'avant-garcao en ce qu'enfin, il s'est ftay6, r '- gar-


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Pour ddcidor sur dos revus qut plsentouctifs. Do c somnalro e
3 Wtaient pas opposables au d-m u no n Isnous d6tachons volontiers l'arti
Lnndurpaoqu.on ri- cle de notre confrbre et ami Fri
Irc)' Attendu ue le 6ema ndeur- ddric G. Desvarieux iatitul6 Les c) tensntdr quoit r le oeu Jeunes Hommes dans *le Droi S.tt sans intAritiqer.l'o. Public Haitien.


MARDI .13 SEPTEMBRE 1955


se constate que ces sommes cot,


)RAMA
ois d'Aocft 1955


le, 'et qui vient do nos Grands Morts.
Dans une etude vibrante d'61oquence et de fo, ii a, par de tar ges fresques d'histoire compar6e, dress ce qu'on pout appeler lEtat de Service de la Jeu-


vre du premier juge sur omis nesse en fonction du Droit tusion de statuer sur la demanded Ces jous-ci, le problbme de la. blie. C'est r6ellemen 'A l'ombre n reduction produite, originai- jeunesse est devenu un sujetl des grand actes posds par la rement, par son adversaire, que de bralante actuality. Comme jeunesse en 1902, en 1930 et en seul celui-el pourrait faire grief nous l'avions fait remarquer ic1 1946 que les Hatiens peuvent con A la d6cislon entreprise de ne I'a- m6me, ce problanie se trouve po- tinuer A vivre dams I'honneur et voir pas retenue ou examin6 s6 tous les 15 ou 20 ans devant Ila diggni6 nationale. Ne serait. Attend d'allleurs que la seule" la conscience des Elites soucieu, Ce qu'en montant seulement une demande qui pendait A juger, ses du devenir National garde vigilante autour du Dpot
comme il se vrifie dans la dite A la suite de Lucien Monta SacrC et de nos institutions DC, d6cision et que le recourant Io qui a, dans un retentissant arti I mocratiques. Tout au long de n reconnait lui-mkne, 6talt cell ce, montr6 Ia couardise, la d& tre Histoire, la jeunesse a droit de Faction en Validit6. *mission in'6grale de curtains a- a notre respect et A notre sympa 2) Attend que pour valider ns qui se sont suicid6s par leur thie attentive pace que, en mles offres, le juge du 20 Janvier silence sgpulcral devant la sau- me temps qu'elle rep6sente la 1951 a 6mis des motif- 16gsux; rage grandeur des probe] mes de projection dans le Temps du de cu'il a reconnu que les parties l'Heure, voice qu'au jourd'hui, no" venir national, elle nous relie A 6taient liMes par tn contrat de tre jeune confrre et ami Fr6-1 nos grands souvenirs par un bail verbal qui avait primitive- d6ric G. Desvarieux, a cru bon, chaine indissoluble.


meant f ix6 a quinze Gourdes le prix des Ioyers et 11 s'est tay4, pour rNtablir, sur les regus dont le d6fendeur a faith tat, qu'il n'a


comme le Chantecler de Rostand, d'entonner la Chanson del 'aube pour servir de ralllement A une jeunesse, celo immortel-.


Le diplome est l'ennemi de la culture, disait d6jA Paul Valdry.

Suite pagge '3


sign~es aux ordres du demandeur ont t6 touches non par celuici mais par son avocat qu'il n'est pas 6tabli que i'vocat ait re~u de son client manda 'le toucher los dites sommes, que l'acquiescement pour 8tre valable et pro duire ses effects doit 6maner de Ia personne a laquelle on l'ppo se.
Z e thdorie est contraire ala notion mme du-mandat de l'avocat, tel que la pratique de la profession et la lot considbrent ce mandat. II est adnis
que l'avocat porte.ur des pieces et nanti d'un mandat 6crit ou verbal de recouvrer une cr6ance peut donner bonne et valable quittance, comme d'ail lours s'exprimen" les exploits d'huissier conportan sommation ou commandement de payer.
Lorsqu'il touche il donned quittan ce pour la partie et la reprdsente int6gralement. La th6orie de I'arr6t deborde de pluas les pr~visions de l'art 921 qui varie seule ment de L'ACQUIESCEMENT POSITIF d'une partie sans r& gler les formes de cet acquiescement et sans exiger pour sa validit6 comme le code le fail dans certains cas (inscription de faux. 'prise A parties, poauvoir e n cassation) une procuration sp6ciale. En l'espce, nous estimons que Favocat a agi en vertu de son mandat 6crit ou verbal et repr6sente la partie sans avoir besoin d'une procuration sp&ctale. Cela est si vrai qu c'est le mme avocat qui repr6sente la par tie devant la Cour de Cassation. En cons6quence, la th6orie de I'arr~t du 2 juin 1955 sur l'acquiescement et sur le mandat sp6cial n6cessaire a sa validitS mdrite d',8tre revs4.


I


. nenro nr,,3-cant6 A--

..





MARDI 13 SEPTIEMBRE 1955 'TA~ fl1~r-~A~r~ -


_ Page 3


LE RESPECT DE LA PERSON NE HUMAtINE DAjNS L'IiXE
CUTION DE LA PEINE Suite d'e la lre page


if, loin d'etre n6glig6 connait une application dune rigoureuse s&veritC, de nature a causer par Lois un certain alhurissement clhez le juge d'instruction. Quant A l'616ment curatif, no tamment le reclassement social i la 1"1ni la pratique ne lui ac jccorde la m~me importance. En pratique, l'on s'int6resse peu au sort d'un d6linquant sans culture et, le plus souvent, croupissait dans la plus affreuse mis~re. Tou tefois notre lgislateur organize un certain travail de reconstruc tionpa. la base. I1 existe dans un pa~ubofirg de Port au Prince un important Centre de rd&-iucation. Une section de la Jeunesse ,1inquante a 6 crd e, par la ol du 16 Juillet 1952, dans chaoue tribunal civil du pays, maleureusement cette loi ex-ellen e nest pas encore mise en apple :ation.
t-.


i ais dans los catnpagnes hal-. iennes ofi les pratiques supersti leuses constituent l'essen tiel de a vie paysanne, les"grands cries sont relativement rares Reherchez los caused des crimes ies paysans dans un cas de d6nence ou un cas typique de surstition. En dehors de l'histor. e politique de ce pays qui nuo. re A r&fl4chir par suite des


.,,Adi ue ia vie socaio est now ,udivllelh Dani ell tenor id' urog penal. Ce nest quia 1 occal sion d'une trangression detrulLant l'ordre social qtie le droit p aal va sexercer. Mais certaines transgressions menacent cette vie sociale plus directement que d'autres. Aussi la socikt6 pour sa propre sauvegarde a-t-olle pris des measures de sfiret6 cortre certaines cat6gories de d6lnquants. Si i'usage des menottes et l'escorte de detectives ou soldats s'appliqueAt A tous les d1irquants; si l 'paisseur des murs et la force des barreaux s'a joutent aux efforts qui garantissent l'ordre public contre, les con s6uences n4fastes dfres A ldvasion des prisonniers en g6nral, des mesures particulirenent


OPTIQUE
No du Mois d'Aofit
Les jeunes se sont, parait-il, donnas rendez-vous;l ces jouisci, au carrefour .de l'Esprit. De r&me que le dernier num6ro de


Ix DOCUMENT
No de Septembre 1955
LE DOCUMENT, apr~s une clip "s6 dhfinitivement en Novembre se de quelques anndes, vient de 1803, a la suite d'une sdrie de reparaitre sous la direction avi prouesses homdriques qui ont s~e de notre confrere et ami mis en relief les capacit~s dU n .


PANORAMA, celui de notre con Gdrard M. Laurent. Le fils a done fr~re OPTIQUE constitue une s4 dkcid6 ide continuer la noble tra rieuse contribution A l'Histoire dition 16gu6e par son feu pere, de l'Evolution des Ides en Hai- l'4minent historien Mentor Lau ti. rent.
Le sommaire charge son- Le sommaire est divis6 en 3
halt, s'ouvre sur une page de parties : la premiere partie congarde 6mouvante re simplicity de tient le Curriculum Vitae et les notre sympathique ami et con Oiaisons Funbrbes du regrett6 fr~re Lucion Montas qul rappei disparu; la deuxime parties est le l'anniversaire de la mort de ., -. .


Jacques Roumain, Fun des Mal tres de sa Gdn~ration.
Le brillant 6crivain Maurice Laraque a montr6 avec bonheur dans son 6tudecritique de GOU VERNEURS DE LA ROSEE ce qui diff~re un Jacques Roumtain de ses illustres pr6d6cesseurs Fr~d~ric Marcelin et Jus tin Lh6risson :les masses labo. rieuses demeurent le thne cen


drastiques sont prises centre les
rdiii-tral, la source m~me do l'inspivoleurs-assassins, les r6cilivis- ration chez Roumain. Nous soutes, les sdditieux, perturbateurs haitons que les membres du Buqui cherchent porter autui a lae rn
r~vole; Cs meuresde s ro au d'Ethnoaogie vionnent un rdvolte; Ces measures d'e sfret Jour, dans une Rtude d'ensemble, sont ex6cut6es en pratique de fa mettre en relief l'oeuvre de cet Con t'rs rigoureuse. Ta peine pr6 4minent I-aitten dans le domalvue pour lea autres d6linquants no des Sciences d o me
see .des Sciences de p'urolee.-so trore augnmentle pOunr les Avec les pages de Ren6 D& pestres d'Aim6 C6sa)re, de acn'est pas rare qu e es d6lin- ques Le Noir, on peut dire que quants, aprZs avoir purg6 leur ce Num6ro de notre confrere Op peine sont renvoy6s sous la sur- s. _,. ,


SOCIATION MIXTE DE L'OEU VRE CHRETIENNE organisde en-la m~moire de Mentor Laurent et.a un vibrant homages rendu par notre distingu4 aml et confr~re H6nock Trouillot et en fin la derni~re partie traite des OEUVRES POSTHUMES de celui qui fit de la recherche histcrique un vhritable apostolat. Nous avons lu avec un r6el in t6r~t l'article sur le DESSOUS DE LA MISSION DE L'AGENT HFADOUVILLE, Mentor Laurent, A la suite du regrett6 historien Antoine Michel, montre 1'4 check de l'Agent du Directoire dans sa tentative de r6tablir l'es clavage Saint Domingue. Nous nous associonsA hIommage pu-


gre et r6v61 toute la mesure de


ses resources caches.x, Dans l'tude intitule: PLAI DOYER POUR UN NOUVEAU
CHAPITRE DE IWISTOIRE
d'HAITI, le regrett46 historien revient A une th~se .qui lui 4tait chre selon laquelle la vie admi nistrative du nouvel Etat d'Haitl remonte A novembre 1803. Laurent affirmed qu'il poss de dans'. sa collection original d'une de ces pieces officielles, Cmises en 1803 ot, en mani~re de cachet, est fix6 le premier sceau du Nou vel Etat; au centre du sceau figu re la devise du Gouvernement de Dessalines : cLibert6 ou la Mort-; devise qui en 1791 se trou vait 'dfl& sur le drapeau des noirs r6voltds. En exergue du sceau figure le vocable cEtat d'Haiti. T est done vident ,dit Laurent, que cette synthse -IN DE P NDANCEde Saint Domin. gue et Etat d'Hai" sur une mt me pike officielle, signifie qu 'en proclamant en novembre '1803 'Tnd6pendance de Saint Domin. gue, nos Aietzx, d~s lots pen. sant'A renoncer au premier voca


blic rendu par Laurent A la clueI ie pour celui do eHAITI. dit6 et A l'astuce du vieux N- La reprise de la publicatioi gre el'immortel Toussaint Lau- de LE DOCUMENT est appel6 A


?agos de violences qui lencom- que ai InpregnIe 'atmoSpLrlre verture qui, en se cabrant de- rendlre le plus grand service a
rent, notre socioiogie criminal veilanco sp6ciale do la haute po du passage haitien d'un vivifiant vant los graves- d4cislons et la nos milieux Universitaires o e est l'une des moihs riches du lice do lEtat. soufle de l'sprlt. politique Insinuante de l'Agent justement 1a p~nurie de documonde. S'il est vrai qu reviquole v e d1inquant serait-il mie E GREFFE DU TIBUNAL -6douville, prserva Saint Do- ments a toujours constitu6 un
table rescap6 ou voleur assassin Lugtif? Tonutes les iatiols pour DE PAIX DE GRFESSIER Lomingue tn retaurA la barber e vrai handicapetlt'61aboration des
se garer contre l'action nuisbie coloniale et jeta les bases d'un travaux dars cette branehe du
ros maisons.d'arr t sont p1ut&

et dissolvante des malfaiteurs et Nous avons t6 tonh6, jeudi vaste project d'ind6pendande r6ali savoir human. eupledes d'une hunanit4 aux reprimer le d'6lit partout o0Ai l'on dernier de ne trouver personne PANORAMA
rises avc one mis~re difficile a pu le commetre se sont en- au Greffe du tribunal de Paix Suite do Ia 2 me page
magner. I1 faudrait une bonne tendues sur les rbgles r6gissant de Gressier pour recevoir un ac institution d'assistance mddico. L'extradiion qu dlans notre pays, te judiciaire important dont nous La jeunesse qu'il nous aut, on- rines et des connaissances, il a social qui upisse avoir I l'ave-pd a une port6e constitutionnelle. 6tions porter et quf devait ore effet, ne dolt pas 6tre un assem port avec tout un jugement s6accrnplir dans cetines r4- C. DROITS DES DEThNUS. remis de la main A la main auWe de jeunes gens bourres te vre sur les d6mocraties do 1Aions dopayso II existe, par centre en faveur Greffier de ee t*bunal aux fins connaissances acadmques op i mrique Latine.
uitons days d'manatio vraies mesures de surit6 garan, dinstruction pr6limin'aire. Nous vresques mais une junesse forte,1 C e grand Haitien q u I Aux tendances d'humaniston ties par la loi ce que 1ion cohivient avons di attendre pendant des- bien trempe aux sources r6gd est un porte-parole de la conscien e ladison senr anif] eteuntd'appeler des' droits du prison- heures A Ce Greffe desert ans ndratrices du gdnie de la nation ce national .conseille' A la Jou ivers, la 1n et a pratiqu ae nier It des autres d6tenus crimi- jamais rencontrer ce greffier qui afin d'&viter & l'avenir ce s60re nesse de se raider centre les ra nels, notamment le mineur de sans nul doute brille continuelle eproche do n'avoir pas une tine Iitds brutales ot laides qul carac ardent aussi quelque impo-tan mois do seize ass do b~i~fic ment pa rson absence A son p nationale et racial. east cer-I trisent ces temps actuels ot !e Mats.letrava.ldes d oin s d siznas e obi Ic
e. Mais e travail de dina- des disposition-doe la lot do 16 to. tainement tout cela que Fr6d6- toutes les valeus morales, seules
.Wlerav i Juht1952insuant aans-cna Toutes considerations mises detic Desvarieux a voulu exprir.i et vraies forces de la Nation,
oujours &ed, le travail fo:ce. I,

t paque tribunal civil une section cot6, nous aurions vouu sav6r s Sa belle 6tude demeure avec l,'r sont m6prises, menac6es d'anas ps 'on ny tai ouvo c de. a Jeunesse d6linquante; ii b6 le service de contr6le des tribu- tile de notre confr~re'INDEPEN antissement au profit de tout

ue uon convictt d'appe-er un nficie ga ement des mesures naux et Parquet est bien rensel DANCE, intitd6 : LA JEU e la
,eruie s~alon dans la prison dhumanit6 cr6ant un centre de gn6 sur toutes ces sortes d'histoi SE ET SES. PROB EMES, 1'un, brute : los jouissances grossires ien certainsi pays, li'avilisse- r66ducation prns de la capitaleo res des plus magn'.iiques plaidoiries et faciles, parce que rien ne peut
e la En outre, Ia lol du 14 septe-nbrel Vous avez la parole inspecteur! faite au b6n~ice de la Jeunesse 4tre utile, s'il n'est la fois hon
ent, et La d&&ioration do la1953 prescrit n sursis A l'ex6cu- haitienne qui a toujours s 0 se nCte., C'est toute lintervisW qu'
ersonne humane, est la conse- tion de tout juggement correction hausser A la hauteur de sa mis- il faudrait reproduire.
uence ndcessaire du rdgim de L'article 29 de la Constitution sion histonique et qul attend.
Inel ou de, sim, )le police compor-I.d 90rcaa "so itrqee u ted
a prison. Comme lobservait re- no do, implico compor-'do 1950 roclame que le droit Dans la m&me vine, se range Non mons Importants et brueanent un auteur assez bien antlrea a femle en 6tat de ges-I d'asile est reconnu, aux r~fugis, ]a trbs belle intervieW de l'6mi- lants d'actualit6 politico-sociale enseign .: Notre pnitencien station dau moins sept moes, goU politiqus sous la condition de se neat concitoyen et Romme d'E- sent les magnifiques articles de atioi'al tel qu'il est organ's4 uat ateoun et de s, oin conformer aux lois du pays. Et tat Antoine Pierre-I'avl done, Jean MontLs-Lefranc, Arnold H4 pond p.s encoreau but eproc d do six mols. la.Ddclaration des droits de I'hom notre brillant confrere Paul rardet Rodriggue Casimir et qui
I.s6 par los ciniinalistes P10- me adoptde par l'Assemble g&- Blanchet. rangent ces jeunes hommes pares. L'enfant notamment apr~s En matire d'extradition des nrale des Nations Unies, le 10 Antoine Pierre Paul est demeu' miles 616ments les mieux pr6pa vor subi sa peine est. lib6r4" droits sent aussi garantis au d6 D cembre 1948 en son article 14 r6 gal A lui-mnme : lettr6 et rds d "u 6n~rat!on. Irfois, en fait it est litnc5 dan linquant. Chez nous, l'extradi- pr6conise le principle tut4laire homme d'action. Apr6s avoir fait Ce dernier num6ro de PANa circulation plus perverti qu'au tion qui n6tait r6gei que par une que devant la persecution toute une promenade, solon sos chores RAMA constitue une importanaravant, puisqu'll a, appris le loi ordinaire, cell du 27 aoft: person a le droit de "chercher liabitudes, dans les jardins fleu- te contribbution aux Lettres Hat ce au contact des tar~s.3 1912 est devenue une mature asile et de b6nsficler de 'aslle ris des Antiquit~s Gr4co-latines,j tiennes en g6n6ral et la litt&
B.- AMSURIE DE SURETE. dordre constitutionnel. "Ien dautres pays.I aprts avoir fait le tour des doc-" nature politique en particular.


MAR DI 13 SEPTEMBRE 1955


- LM qDE:l ,s r .


?


I .

..





P~ge '~ LES DEBATES MARDI 13 SEPThMBRE 1950


tion que la Revue a signal 'es 6tu'Jes publi6es danE -Les D& bats" par notre regrett6 Collabo rateur Me Joseph Titus. lo) Sous la rubrique Droit 6cono mique et social ,Les pays insuf fisamment f16velopp~s dans les rapports international, 2) sous la rubrique droit com-pa r6 ,Le grand home fuu Kremlin devant le droit compare. Droit am~ricain. Lutte entre Roosevelt et la Cour Supr~m 3o Sous la Rubrique Droit inter national priv.I


Nou.s pr6sentons nos compli- Etudes sur les socit~s 6tranknents et nos voeux de succs a g~res ces nouveaux Olus. Etudes sur e Droit russe
Nous remercions du gracieux
BULLETIN TRIMESTRIELLE envoi et nous invitons les jurisDE L'INSTITUT HAITIEN tes haitiens A lire ce num"ro
DES STATISTIQJES qui s'int6iksse particulibremtnt
Nous avons regu le bulletin No au mouvement jurifdique de no17 de Juin 1955 de l'Institut de. tre Pays. Statistiques. Le sommaire tr~s copieux comprend 3 parties; la NECROLOGIE
premi -re partie est consacr~e A LeBarreau de ]a Capitale vient une 6tude spkciale sur la l6gisla enotd're frap6 par ]a mort tion de l'enregistrement des nals de notre confrere Me Malleban sances et cs- L'institut utill che Fourcand dcM6 le 20 Aout se deux sources dWinformations, eerier.
Sen fun~railles cd6br~es le 31 cells four'nies par les officers Aoft h Ste Anne nlt donn6b lieu de poice rurale et cellerdsuitant o u e
e'enqu~te m~me de 'Institut ne nouvante manifestations de de'nquteinpedethnsetu
La deuxiZme partie compoto Lge symeathe.
lIs tableaux tatisti-ques qui corn pronoun b par Me Voltaire Fix posent la xnati re ordinaire du meinr We on idedIscip bulletin climatologie, moyens ne.
no.
de production, finances, populfa- Nous prdsentons expressionn ,ntio instruction, justice etc. NO' rsn)n epeso


La Troisi~me partie envisage le recensement Idu D6partement de l'Ouest en 1950. INous remercions du gracleux envoi et recommaiidons la leeture du buletin.

LES CAHIERS DE, LEGISLATION ET ThE BIBLIOGPRPHIE JURIDIQUE DE L'AMERIQUE LATINE
Nous venons de recevoir les No 15 et 16 de cette mpoortan. te revue qui se public A Paris sous los auspices de l'Institut de dxit compare de l'Universit de Paris et de, ]a Soit6 de l6gisLtion compare.
Cette editionn comporte outre les sources galess et bi4bliographiques d'Haiti eL de ]a R6publi Que Dominicaine, une 6tude doc trinale sur la Constitution poet! que ide el Salvador du 14 .Septem bre 1950, un index 16gislatf de diverses r6publiques de l'Am6rl clue latine.
Un index bibdiographique qul sgnae les livrpes et artoles de Re vuies parus en l'ann6e 1953.
Ce numCro pubhie In monuneri tale Constitution de 1950 de a R publique de' El Salvador et Une Magistrale Mtude de G. LeVasseur sur l'ouvrage de Jeronimno Remorino : *La nouvelle L6 gislation social Argentine. doint nous eons parl6 dans une de .nos derni~res editions.
NouS avons not6 avec satisfac


dui d&unt et I l'ordre des avo


FITS DIVERS


Dorsainvil, oans son importaeUd brochure Quelques Vues Politiques et morales, parue en 1934 6crit : -A notre pens~e 6goiste, individualiste, il faut substituer une pens6e r6ellement Nationale. I1 faut que nous appreniors w penser en fonctlon de la nation et non en fonction de notre seule personnalit6, de notre seule individuality. C'est cette pens~e large et d6sint6ress6e qui nous done le sens du social, le culte de l'intsr6t g6n~ral. Nous pou-


eats du Barreau ,de Port-an-Prin vons constater nous autres que ce. des pol6miques nourries, des d6
clarations de principes, des disTELEPHONE DIES JEUNES cussions aocerbes {peuvent volNous avons regu avec plaisir ler Ia plus grande s6cheresse de les premieres 6ditions de notre pens6e, car cela ne s'apelle pas confrere *T616phone des Jeunes' penser que de se livrer A ces dirig6 par nos sympa'thiques e exercices de virtuosos ol les jeunes amis Julien B. Etienne scribes professionals sans 6gard et Firrnin Joseph. pour les convictions sincores
Cet organ qul rentre dans l'a mettent leur habilet6 ou m~mer~ne au- moment ou se pose le leur prolixit6 au service des thZprob.l me des responsabibits de sos insoutenables que commanIn jeunesse la valeur d'un t6- dent les int~r6ts passagers de moignage. l1heure qui passe et qui's'6coule
Avec fougue et claIrvoyance no h6las rapidement .C'est pr6cis-I tre confrere aborde les problM ment le product de leur vaine mes de notre passionnante actua subtilit qu'on a le droit de qua lit&. Pour pr6senter les directi- lifer p6jorativement de Litt6yes de notre confrere nous re- rature. poduisons l'extrat suivant de
son editorial du 11 Septembre La pensee s'exerce dans Ia to1955: -11 doirnure entendu qu trance et le respect des autres nos Assctations et nos organe. Elle est h Ia lois constructrice d'expression sont incompatibi. et critique;4elIe embrasse les 4 avec in politlcaillerie mais en ai nement pour los expliquer dan cun cas nous ne devons alifner leurs origines les plus lointalnotre droit de proposer au Gou -vernement de l'Etat une politi Ions avec sympathie et reconque conforme A l'esprit d6nocr, naissance les conseils 6clair~s. tique qui dolt r~gner dans un, Ils serpnt certainement pour


University soucieuse de ses responsabilit6s quand A ]a position et la solution du problLme de ]a formation des Elites. Nous nous engageons & obser ver le savoir-faire qul s'impose dans nos rapports avec risn aitres et Doyens dont nous acuei,


Oul do precleux colIaboraeuLru Ces garantles donn6es, il importe que nous prdparions djA ]a r6ouverture de nos Associations dont le fonctionnement nor mal est indispensable h l'organi nation d'un Congr~s d6mocratique de ]a Jeunesse.v


d~favorable de l'Histolre Impar tiale.
Telle que nous la consid6rons la Pens~e nest pas le pri, ilge d'une 4Iite; elle n'aurait pas Ia force que done le nombre ni la puissance de rayonnement abquel elle dolt son prestige, elle procede de la cornprdhension de tout hommoe sain, c'est A ditre d& gag6 de l'emprie d~moralisante des passions et des soucis trop cuisants et trop exigents des int~rts immi~liats. Son domaine s'Wtend sur tons les faits de Ia vie na ti onale, m~ me
sur ceux qu'on essale vainemeni I


la Pens6e pour sa coi1nervatton et son agrandinsement. Et ceux qui luVtent pour les principes, se remontent A ]a Per sCe que tant qu'"l leur restera encore la Pens~e avec eux lus .peuvent poursuivre leur longue et lourde tAche puis qu'ils sent soutenus par ine &force invine6 ble qui r~siste Atoute 1es infortunes, nine m Ia mort.

STATION RADIO ir rGUVER NEMENT COMMERCANTS HOMMES .7AFFA1RLS

N'oubliez pas que le Service


de lui cacher. En face des subter des T6,16graphes, T4]6phones et fuges et des mensonges, elle se aocAlmuflIcatcns maintient r~crie et avec un profond 4daln depuis 12 ans une Station de Ra elle rcplique 'Tout se sait E diot6dagraphie et qui reoit et elIe juge Impitoyablement. transmet des Rldiot~ igi-arnmes
pour n'importe quel point di? REGIE "ABAB monde par deux voies distinOte
Voil enfin des cigares mervelfleux. via NeW-York A trav'ers ios cir' MAGLOIIRE u its de la Mrarkay Radio et T i
FLEUR DE MAI l graph Compeny et via Lon
BASSIN BLEU 4res par la *Imperial Wireless,'
PALME En outre elIe conmuni ue di.rec
'COURONNE Adessez-vous a la Station duQui font la concurrence aux cigares Gouvernement aU aBureau ertrrcouragz effort haitcn.



Loterie de Y'Ea itfien


Une institution 4 haute, portee social' qui nous donne la chance de changer en un rien de temps les conditions maferieIles de nolre vie et d'ac compilir une ouevre sociale et humanifaire en aidant les conomiquement faihles et les insfiunlions de bienfaisance
ler gros lot 108.g0 g es
2egros lot .000 de
3e aros lot 10.00 gaes
N'h sitez pas 'aachefer un billet on uan coupm de Ia leferie de 1'Ma! Hailien P"chacun des deiw
tires d u u f.
Pour le ler mirage le 2e lot est de 20.00 et les
ler el 3e lot les mimes


AU BARREAU DU CAP Le vendredi 5 Aofit le Barreau du Cap a procd6 aux 61ections g s6rales pour le renouvellement de son conseil de discipine. Notre confr&re Zach6 Fouch6 a t6 r6lu b5tonnier. Le Conseil de discipline est ainsi form : Me Lucien B izaire. secr~taire tr~sorier, membres, no.; confreres : Alts Granchamp Pierre Gonal~s Luc E. Mathurin Nelson Bell, Louis Toussaint Jn Baptiste Pierre Louis, Luc Thimoth~e.


Les Drois de la pens e
(Suite dP Ia 12: 'age)

ne, car le Gouvernement des horn nes et pour en pirevoir les conse Quant aux Institutions, ell mes est l'oeuvre du raisonne. quences les moins apparantes, s'en sert comme des appuis solid. ment logique et de la r~flexion elle 6tudie les homes pour les -des pour ses ralsonnements et patiente. Par exemple, le Prsi- juger, les comprendre et les class ses d auctions dans in reche,. dent des Etats-Unis Vilson fai- ser,, les Iistitutions pour les a- che de ce qui devrait 6tre am salt cette judicieuse observation dapter avec touted leur purete t de ce qui est. La Pense a nur 'Ia Politique de Poincarr c: onstitutionnelle aux r~alits et un Tribunal don't les juges sorlt 'Si la France est une. grande aux circonstances aciruelles. tout le monde et mCme los par. Puissanice, Mr Poincarx 6 lui Cette pens~e don't nous fai- tisans de la personnel jug&. Sos seul est une puissance, pace qu' sons l'apologie est et demure verdicts sont de Ia plus rigid 1 r6fl6chit,. larme la plus puissante de.;Demo sdv~rit. Nous plaignons ceux
Lcraties ,et surtout de notre D& qui les provoquent et qui sern. La pensee no dolt (pansse deve nocratie o4U chaque citoyen a blent les braver.
lopper sans tine bonn or tame un role h remplir dans le procis L s Epoques dedecadence et ion, en face den grand drames| sus des 6v~nement.Dans certains les Nations ifrOm6diablement per de ]a vie Nationale; ella ne sau- cas, elhe se manifesto sous lei dues sent cellos oti la PensA rait so complaire dans tine sortenom d'Opinion Publique lorsqueatteinte elleeauside dfprava. d'tvasion dii r~eI; elle doit s'a- les 6v6nementc commandent de tion n'exerce pas son role salu. liquor m bender Ien ressorts de, fairie appel h ses verdicts. C'est taire. Ii n'y a pas longgtemps no notre ne ingviab e et A adeAelIe alors que font la cour, la tre presse avait ouvert un d4 supporter anvtae POet 0pn1 propagande, la surenchre d6- bat sur la crise de la pens6f
ror ensaite len rodressements in1 magogique, et m me l'hypocri- chez nous mais nou estlmon dispensables; ello ne doi t pan sie et le mensonge. Heureuse. que les nations jeunes et h6roi non. plus so confier dans los ment, elle nese laisse pas facile ques comme la n6tre sont bier
-petits calculs m6diocres du sau-, ment tromper et s6duire conser- loin d'une pareille situation. vetage personnel et des ambiti- vant intacts ses droits do dicter Iais 11 revient aux apotresn,,p ons individuelles. Un des maitres aujourdthui la vritM vrale et de sint6res6s de mentor la gdrde de la Pens6e Haltienne, 1e Dr J main les jugemnents favorables ouI auteur di patriinolne moral de


:MARDI 13 S'EPT'EM BIRE 15


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