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Gazette Nationale ou Le Moniteur Universel, Port-au-Prince copy

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Gazette Nationale ou Le Moniteur Universel, Port-au-Prince copy
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4-per-1789-
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University of Florida Library








i AU .E


V


IN


FOR


THE


OF -R


FI.L


'RS


Ll I
















NISSNG ISSUES . OCTOBER - DECEMBE.











GAZETTE NATNALE o LEMONITEUR UNIESEL

A date di 7 riv~se ad 8, les Actes dtt Gonverrletent t des Auttittu co tituoes, contenuS dans le MoNnrott Jos t oficiels.


Dim anhe1o ivtetn 12 de i R pubtq u ( jvier 804.


V O J00.


EXT E "R I XE U Rdo
PORTUGAL.
giibon , le, 1 i dhembre, (19 fitnaire. )

T 'Actellewent tranquil, Lisbonne.

police quel'dn faith exncutur, depuis lea troubles "ui us t lieu dans', celte vile, 1'4t dernier. 11
personnede passer, d. dix beures Soi, dans le rues, metiie dans cellee ties
,~boorgs saIs tre inuni depapiers qui ptouvent
�d' t n t t as a cu.

ALLEY M A GN E.

inn, te 7 fcembre (2r5 frimaire.)
j,' coneillers et employs de la cour aulique impjrile sont exempts de la taxe d's revenus.l y ii eta a c sujet des ddbats tr6s-vifs dana le conseild'tat.
-.,I. a fall, pour ]a construction de acqtueduc qu' le duc Albert de Saxe-Teschen fait etablir dent le faubourg de Marier-Hilf, des tuyaux de ft de to,ooo toises de longuear. Avant de com-Pnecer les operations, le gin~reux fondateur a Terpis' go,ooo florins au magistrat.
jambourg, le 2i deambre(29frinaire.)
Let coutiers de Londies ne nous arrivent point ' gulit~rment, etsant elquefois trds-long-tems
t toute. Le dernier'itue ous avons reju , ne nous a fia ippris de bien interessant. Le bruit s'itait i pandu-dans cette capitale , qua l'amiral Nelson tiiit moli; mais on regardait gdniralement aette n'velle ,, come fausie. On y avait appris qts Anglis tie Ridaduras avaient kt sommesl une secogde fois par jc gotiverneur espagnol, de quitter cptut. cIoiie, ct sy etaient reftlses ure seconde

's nouieltes de ila Jamatilue ne sont point sneature tr-Trastuxante, et doaventfairecraindre Of Si o.n se rdlT4Wit, 4CSchrrrest precaUtions
qst~ri pn'ei ~1 gaw'u dd iegres, ils -ne prilaent bient~t It dssats. Pltsieuts '4 ces 'eslaves y ont it peulus, et' ntaient pas coupables de m6ins I, d'avoir tu6 leurs maitres. 'Le gouverneur de iC a jug� propos de defendre A tous les imisaires des quakers de' prkcher les negres , et d'avoir aucun commerce avec aux. II en a mwme banni d-nx du pays.
l.a &6 enjoint aux meqiniers d'Ecosse d'empoter les mules de leurs moulins dans r'intirieur dto terres, au premier bruit dune descente, ou du, mains de les briser.RA TISBONNE.
$1 du Idpotocole dtu collige des princes. - Siance
du 9 dicembre 18o3 ( 17 frimaire an w-2 ).
PON PtANIS ant&ieure, suo loco et ordine.
S. i.Ic ro de Suede a donn6 l'ordre, el sa V'l6it d b dhac de la Pomnranie antricure , A sa 1,cgation comitiale de remuercier S. M. I. des soins qip ellei a donnas ,' tani au maintien de la constitution germanique en gri ral , tul'A celhi des droits des iembres de lEmpira en ,particuier , et de demander quc S. M. I. sait prie de faite connaitre ausit't qua possible ses propositions ultirieutes,
lr~ger 'objet contenu dans son diUcret de cour,
t It 8juillet de cette antfde,
Au reste, cormae le teglerfieni des midemnitts '"e$ Cfefts ontdjafait -aitre plhsieurs difftrends, et 401 font encore craindre d'autres, cette lgstiori cit d' avi s, 4 S. m. I. suit ptide rcsctctuestieftet e voutloir bieu proposerles -mesures converiables Four les fire, cesser et pryvenir 4 alin qua totttes tS conteltatioS, entre leS WembreS du corps ger.flkfniqug, soient tcrminies , et qn'ils puissent tons diriger lenr attention vets le bin j@ndral, auquel . i de Sucde attachera Ac son cote A ;on,-II~r, c0 formgnicrit A ses devoir.

~.Nte iora etc.
Wua'rrMRG, silo torya ordilio
S. A. S. E. a djP fait co,nImtre par son subde1*6, IC 23 9ctobro t8o, daris a 19t. Stance de Ia d6pulation ad unctumn 4e% iht B.,sub membro
C. Son opimn au sujet de 1a tolerance reli,t g i a ot rIlptrlqsp, proposgc daus


quelques votes. mis derniereenet , sur l'affaire 0n proposition ainsi qu'i suit-: .
"' Que quant at la constitution xeligieuse deg pays et tertitoires allemrands.* 1'exercice, de la religion qui y est 6tablie, devr atre coi rik m tnsle rt6cs de la dputation ,garanti et ,iis.' 4abri de toute attvinte, qu'on .devra laisser iichaqte religion la libre jouis inct et possession dis, fonds d'Qgises et d'icales ,qui lui appartienrnent, d'dprs la stipulation du trdit6 e Westphalie j et. la sanctionner formellement dans Ic luter r&&s de la d pxstti6n, saufitonie fcis let biorns ecchhiajtjiieas qui, par le pla ig ra sont desti6s A 1liis tdarisation, on It*sds&1talbt &'isptitlori de no enh souvL'rain8) ;
awais coarne les droits des sou�ert despays aliemands, relatifs ' iaeli i on t SQn e rckce , fonde sur la paix de IWestpilie. doivetit Idur rester comme unllemanation de ia nperiorite territoriale, S. A. S. ie duc desirerat aussi de son 6t que parmi toutes les religions. qui' -existent dans 1 l!mpire, Iintolerance t ltait devenue presque constitutionnelle dai p1-rsieurs Etas, etles haines religieu es etlesprit de persecutot qtA en taient ]a suite , dissent place aux prircipes d'une veritable tolerance religieuse et esimdm uitpioque , et que par la sanction de ces principes et.sentimens lib& raux, de la part de tout l'Empird, le chemin pour les rpandre fit frayi , et qu'ea consequence le pricipe d'une tol.ance religieuse et genkiale , et de la pleincjouissance des droits civil, pour chaque religion, sans qu'iI puisse cepefdant ktre touch aux fonds appartenans A I Nglise et aux6co!es, 1lt tabli come lot d'Enpire dune maniere &galement obligatoire pour I; souverains et les sujets. 7
Or, comme S. A. S. E. a vu avec plaisir , par, le protocole des deux otigemsuperieurs de 1 Em-' pire, que le mea'e vceu a ed mianil:cet dans quelques uns des votes enis jusqu'ici s qu'il appert par les raisons sur lesqueltes dile a appuye son opinion A cet 6gard dan1 Ia 199' &ance dela deputation extraordinaire, de l'Empire, qu'elle acc derait de son cti volontiers Ala rtolution que S. M. .et l'Empire prendraient: de cI er le chemin pour repandre ces senmmene me t4 r nie + en ki sanctionnant par une loi grtialre de 'Empire', Ia lgation de S. A. S. E. n apas du niaanquerI, d'aprps'I'ordre express qU'ele a e'u de porter uttc uiclaration au protoELLWAN N, confne Wurtemerg,"
ARRMBERG, suo loco et ordin ,
SS.' A. S. le duc d'Aremberg a cimrgd sa l6ation d'accorder entierement: et avec pleine conviction an vote de S. A. S. le prince de Schwarzenberg, port an protocole le 2 de ce mois, telativewent au decret de cour du 3o juin, qui est Viabjet de la delib~ration et de prier iterativement ses hauts-codtats de vouloir bien avoir gard A la demande d'une deuxieme voix virile A affecter sur la setineurie d'Empire de ,Mappen, que sa Idgation a a resse A la diete gdnera!e , en date du rel. de cc mois , et qui a dte dict le 6.
Ultriora ,si opus, reservando.

LA Tour ET TAxis , suo locd a ordine.
S. A. S. le prince regnant de ia Tour et Taxis, a charge sa legation d'emettre le vote suivant, relativement aun ddcretde cour du 3o juin i8oM , soumis A la dlib~ration.
On doit des trvs-humbles remercimens A S. M. I., pour les soins infatigables avec lesquels ellk s'occope du ,maintien de ia constitution gernianique dans toutes ses parties. Le ddcret de cour sus-mentionn6 en est une preuve manifeste, t- anntionce en rmine-terns un esprit de moddiation et da tol&,ance qui est dans le plus bel accord avec les progrcs de lmieres et des senitimens libdraux. On espere en consgqueuco'. .que de la part des ,protestan's on fera cfautant, rtoins difficuItd de con.sentr ia parit6 au college des princes qt'on se rose, et qui est entierenent conforme an seas ddie a pix de Westplalie qu'en detnier lieu Il parti catholique , dirige par Ics rm~es principes
libraux, s'est niontie favorable au patti protestaut par lapport A la collation de nouvelles voix au college des princes.
D'apr~s ces considkatioms importantes , S. A. S. thesitc pas,
SDe se jonde A S. . 1. relativement A ses Propositions, tendantes 6 tablir la parity au colkge des princes ;
20. S. A. S. est d'avis et propose, quant A 1a cqllaion de aouvcllCS voix:


a. Qu'on dolt principalement avoir gard tux prktentions trs-1onudk, de Pauguste mason archiducale d'Autriche, d'apres ces demandes ,wod ics ;
b. Qu'on dolt galement avoir 6gad, de prcfrcrnce r , d'autres, qui n'ont point encore de voix, pux masons prncietes qtu, tant dejA j ourvu-'s de voix viriles , peuvent justifier de Ieur qualification sufisante pour en acqutir de nouvelles;
C, Qu quant aux nouvelle; v(ix A introduire, on "dolt inter sur la qualification cx g parltls lots d'Empire et la capitulation inpctiane;
d. Dans La supposition du rdtal-isenent de la pari . S. A. S. propose que l'introduction ded noutalles voix crtdes par le �. XXXII du reces de deputation airt lieu sitiultanixent avec cc tetablistsenent.
L 0 B K 0 w I T Z , stlo loco et ordine.
La lkgation de S. A. S. le prince de Lobkowitz est charge de voter sur le dcret de cour itrperiale du 3o juin de ]a maniere suivante :
Le nombre des voix du colkge ties princes a
subi tn changement considerable, tant par la cession de la rive gauche du Rhin, consentie dans le traits de paix de Lunrville, que par la secularisation des chapitres et prelatures d'Ernpire bise sur cette paix. Par cette cession et secularisation le parti catholique a perdu vingt-quatic voix aqtives , tandis que le parti protestant n'a perdu quo a seule voix de Montbelliaid , en .change de laqcuelle il a acquis sept et respectivetent huit

Autant il tut juste et 'quitable de compenser au parti protestant la perte de cette seule voix , autant I'estil au'ssi d'indemniser le patti' atholique des princes d'Empire de la pe-rte bien plus consld~rable qu'il a faite par rapport au nonbre des voix; et comme les Etats protestains de I Empire ont constamment soutenujusqu a present que toute les lois qu'un prince catholique tajt admis , il fallait galement en introduirc un ptotestant , its ne s'opposetont pas ce qutw Ie patti catholique fasse aussi valoir maintenant, pour le r tablissement de la pariti des voix, un principe qu'ils ont reconnu eux-mdmes comme just, d'apri& Ilusage suivi jusqu'ii : et n onsdqience de quoi les voix catholiques contenues au, -�, XXXII du. recs de d put1tion du 25' fvticr, devront 64e mddiatement reconnues et cxercdes , afin de rftablir promptement la paiitc, et alors seulement les vingt-sept nouvelles voix protestantes propos@ec par le puissances mediatrices , et d s c-6es daris
Ie susdit rei:s de dputation , pourront &ire introduites au collge des princes. si ,conjoitement avec elles , un pareil nonibie de voix catholiques y est 6ga'ernent admis.
S. A. S. reconnait donc dins le ccrct decour imp6iale les dispositions bivnveillantes du chet supreme envers lEmpire , pour lesquelles on ne peut pas assez le remelcier , et ella propose crt consequence , pour ecfcuier le ptonipt rtabli;osernent de ]a paritd des vix ,cue les voix catholiques noninees au �. XXXil du conclusuni de la dfputation soient incontinent ines, en iIctiviie , et que dans le cis oa les vingt-sept nouveiles vox uht6rieures contenues au rmnme pAagr phe, seraient conferees aux Etats d'Empire Don catholiques, admission et I'introduction de ces voiX vangD6lique ne soit accord6e qie sons la condition unique et expresse , qu'il soit coiter6 au patti catholique ut nombrc egal de voix pour le maintien de la parit.
A quel cfret S. A. S. propose le noIuveIIes voir catch oliques suivautes :

A la maison d'Autriche , six nouvefles voix, aflecter aux pays designs dans le vote m~ate de I'Autriche.
A I'lecteur archi-chancelier, tiee voix ult~rieure pour le comt6 de Wetzlar
A l'6Iecteur de Salzbourg , ine voix pour Ia principauted infrieure de Passau.
Aux Ordres Teutonique et de Malta ,6 cha ejn une second voia.
Au-c princes de Fursternberg, Aremberg, SaIhSalta, et Lichtenstein , a chacuntline second, vaix.
Auv corntes catholiques de Westphalie , de mnme qu'aux comes catholiques. de Franconie, .ne voix ind~pendante et particuliere , et aux colkge des comics de Souabe, une second voix curiale k, affirter aun pays qu'ils designesOnt A iq afftr.











An pinites d Metternich, turner, Wuleuhausch duc .'e Croy, princes deC olloredo , et Khevenhuller, Achuui ue yoir.
Au prince de Fruchlezz. deux voix , tant par rapport t lit qualification de sa sufisance , qua condition que 1a qualilication constitutionnelle alatlq uante soit encOre regleie.

I sera au reste facile de trouver leItvoix qui latiquest encore pour rktablir la parity. On accede eiihnen e nral et enticrenaut au vote de l'AutricheI, et on se reservel'ult&ieure ei Ca de besoin.
COINVsES iDE WETl-ERAVIE, S loco Cirdi e.,
DAns le vote qu'on a por de c'c5te-ci au protocole Ic i tiars, on a madifest6 'opinion qu'on renouvelle ici ,qu'il serait convenable de soumettre h une d'lib ration particdliere les demandes faites ielativenuet A de nouvelles voix et non encore conmpurises dans les proposition4,de la deputation ,.et I on y a ajout6 au pr~alable la declaration formelle qu on devrait ranger cea demandes parrot les objets qui ireitent d' tre ptis en cousideration patticuliaere.
En se r6eant a cetto declaration , de m.me
qu'aux autres qu'elle a faites jusqu'ici , la egation des comtes de Wet teavie se voit obligee, dapres les circonstances existautes et les devoirs de I'union des cotes, de reserver pealablemnicpt dans Ic pri sent supplement de vote, la qualification notoire et rxel!e des liaisons princieres de Lippc, Wied et Wittgenstein , qui ont so'licit6 l'introduction ( a ebt desquelles demandes la participation des agnats a quelque voix dijA accorddes , qu serait convenu, peut trds-bien avoir lieu, puisqu'elle n'aug nenterait pas le nombre des nouvelles voix) , et de reclamer Ia protection de l'empereur ctide l'Empire, afin que des maisons moths anciennes ne soient pas intoduites de prlfnrence ieles et 4 leur prejudice.
D I R E CT I r0 RX.
a Espere que les votes qui manquent encore arriveront incessamment; Ic directoire ouiara ,alors de nouveau le protocole , aia qu'ils puissent y
Chic polta .
Quibus discessum.
Quatrirn continuation du protocol du sollgg
dss princes.
D I REF CTO' 0 1 R E.
Ouvre le protocole, conformment au desir manitest6 i cet gard.
RATISONN (El. arch.-chancelier.)
S. A. E. ne s'est pas dissimuld, lotsde l'adoption
du conclussum gcn al de la d~puiation , le pr'judice quae son �. XXXII portait au part catholique, qu avait eu auparavant la najorit6 au college det Princes. Cependant, pour ne point occasionner de retard, S A. E. n'a pas voulu s'opposer cc que ce paragraphe y fit comprise, d'autant moins qu'eie eperaih tr qu'elle espere encore avec confiance qu''. lavenir Ia differences de religion daus i'Empire n exerceta plus aucune influence sur les delib&a.
tions de la diete, et que tous les Etats de l'Empire tails exception , s'empresieront d'assurer i'dgalhtt legale des droits des deux patins de religion, et qu'au resic , en aloptant le susdnt ,. XXXII, S. M. l'em e "ur et IEmpire ont conserve Ia faculi de con Ccddz- plusieurs voix viriles d'altres Etaus catho blues , et de retablir par I une propoiaion plu
juste centre lIa voix.
Mais S. M. I. est d'avia que 1'6galit6 m me de
droits des deux parts de religion sexait expose i, du oins , dans Fun des trois colleges de l'Ew pire ; savoir :dans celui des princes , ou Ic pari catholi ue formait ituparavant la majority, ii n tft et bh une parity de voix .,prientiou tellemcet
mod&rn-e. qu'elle ne saurait s'eu dksister.
On nte peut sans doute pas disconvenir que 1
part, protestant formant deja ia majorit6 dans i college electoral et dans celui des villes, on n'exi gerait pas trop ct demauadant que dans la r~orga u1iuution actuelle du college des princes , il y fa dituaoins tabli pr~alablemrent tu nombre gi de voix, attendu que le cas d'extinction et d ourceision des families, ne tarderont pourtant pa de deranger de nouveau cette 6galite, sansqu
vi l'une ii I'autre pattic puisse s n plaidre.
S. A. E. croit, en consequence, devoir se coT
former dans seB propositions A cette juste demand da clicfsuprcrne de 1Empire, et conm e ile desi que 1l'ablissement de cette parity de voix tie s'c tectue pas au dtriment des voix concdcs a
. XXXII dn ion(Iusrm geirucal de la diputatiou
CA qu �Ic rang, et l'odr d'appr qui y sont stab e soient aht6s que le moins possible, il no reste qrt' conf6rer au patti catholique Ics 27 voix q lUi manquent encore, d'une Maniere qui, ne fat r s natre dc nouvelles difticuhl, rlativeuenr
cur clasgification.,
La designation de ces nouvclles voix et re�xatn
.,e Icur qualification demsatud~wt ua~c�S:ait�n do tens et de la rdllexion, 5, A E. croit pa


400

pour ne r,1s Xetarder plus long-teaus les deib&a tions urgentes de la diete sur taut d'objets inortans , on poutrait recounrit A ltxpedient de taire exercer provisoiemn les 7 yvn ix come suppi. meltaires et jusqu'A cc quions se sot accord6 sur leur introduction ,par tes Cinq premiers princes catlioliques, savoir ; Nutriche, Baiere, Sazboutg, Ratisbonne--et Grand-Maitre Tutonique de a maniere suivante ; par 'Autriche 6 , autant par la Baviere, et les i. 5-autreS par Salzbourg, atisboune et Grand-Maitret eutonique chacun 5 ; c'esti-dire que lorsq'il s'agirait de former un Conclusum, leg voix supplenientaires serajent comptees en sul de celles que ces Etats exercent actuellement.
L'histoire offre une mesure analogue, par rapport au college electoral, qui arrka que dans un certain cas la voin de Mayence serait coinpte pour deux.
Dans le cas cependant oi lVon voudrait d-pr~sent accorder tine voix virile i chacun des quatre princes deja qalifies, savoir, au- duc, de Croy et aug princes, de Fruchses , ,de. Fugger Babenhauseu et d. Mct rcifdi, Aqioi -8. A, E.se pr0t~ait volontieis, Baviere, 'alzbourg, Ratisbonne et Gtand_,Matre' Teutonique exerceraent une voix supplhnmetaire, dc nioi s On pourrait alors, aussi accorder ia demaude du 'duc de SaxeWeiningen-Saalleld dune propre voix virile, au. lieu de celle qu il axerait jusqu'ici en common, i I'on confrait, en , hange une troisieme �voix' au prince de Fuistemberg. Enlin, on pourrait deja actuellement tablir, encore, ,qa'il setaait conern&au prince de Colloredo et de Khevenhuler une vox virile i chacun aussit6t qu'ils s'y seraient qualifies, et qu'alors les pruices de Lippe - Delnuold et do Wied-Runckel seraient admis conjointement avec eux.
S. A. E. desire que ces propositions soient agrees et porttes ensuite a S. M.I. par un aVis u=trieur de l'Euhpife.
Uleriora si opus rservando.
LI DIRnCTOi ouvrira dc.nouvaaie Ieprotocole
i la prehuiere demande qui en sera ftaite, Quibus diJesua.

REPUBLIQUE LIGURIENNE,
Gnaes, le17 dcembre { 25frimaire.)
Des lettres d'Espagne, du 6 nove Ibre don- nent sur )a s tuaur6n de Malaga des nouvellcs ur
peuimos facheuses. L'cpidemie s'y-aftiblit ,gracei aux mesures prises par le gonvernement et au traitement qu'on y met A present usageg. Suivan, a les rapports des m~decini, cette itialadie n'est poin e d'un caractere pestilifiel Ct n liese communique i point par t'interIntialrede-l'air;'-pour la eon s tracter , il aut on toucher les malades, ou habite
la mn me chambre. D'apr~s is natuens qui on e ta its, i par itsqu'el e est de mme nature e que la lievre putride propre i )a Hollande eA e ]a Zande. La chaleut, de la sison lui donne' h p plus grand degr d'intensit ; ainsi le changemen
de temperature doit infailliblement Ia loire lesser' les Dsnois et Ics Sud6is en out sur -tout et, ataquIS , quoiquils soicaut en petit nombre e
Squils vivdnt retires et entr'eux. Ces circonsatAnces consolantes pour les habitans deMalaga, doiven
- aussi rasurer les &,angers des auttes pays.
On 6crit de Lugano, Itoii , qu'un coup d s vent irnp~tucux a fait submerger toisgrosses barqut
sur le lac Majeur. Tout a p.i , homnies et mar chandises , parrio lesqueller qtiantitl de grains des,
-itues pour Bellinzona.


bande, et tur-tout l'inportation des Prolucuit1i aiglaises dauns les cantons linitroplie de I- U'L., et iI a du seconvaiuic , par quelques Pfot penda,.s aux tribuuaux de notrtevilk, pietecoieicllict se faisait taAlgt . toets les defenses $t -oh :in, e rand-consel! vient en ld &e preudre ne d~i. sion L ct gard . qui porte : ,, Que les P*tentiun form~es devaut les tribunaux balois, relatve,lielt S l des com inissions ,. pour fa ie 1 t*ui po ' r des Warchandises a.glaises dans Il terutore tranui - -le serot't plus advises l avwtirpar les ttiihtata. qum tie pourront rendreacun jugeenta Cet tgard. , Cette ordonnance a etck 6u coupp ie6,,t pour lea negociansqui ont la bassesse de se pr&er un pareil commerce ; cite est tis-popjte ,silo Au nicttre une 'fi n ]a contrebauide, du moi i la diminuer de beaucoup.

RE UBLIQUE BATAVE.
La Haye , lC24 dicimbre ( I o �.),
LE government a ar4t. le o de ce mois, to licenciement de la garden national, non sled&. Le decret qui vient, doparaitre A cc sujet, colt. tient lordre aux colonels respectits de ire lice,,cier , le 3r de ci nipis, par le oficiers co-nialan" dans, ladite garde national . dC ia maniere la pls honorable, ct de lui tmnoigner. au nor dugout , vernernent d'ktat, sa reconnaissance des ser iwe$ qu'elle a rendus i a pattie.
Les rapports que It counsel de ia marine a rea de Malaga pendant lea derniers jouts de cettO se. maine, sot tres-lranquillisans. Cc fl au a aussi cess6 ses ravages sur la corvette batave 1a1 Daphni' qui se ttouy sur a trade de ladite ville.
II n'y a pas.eut ie cbangesnent pour cc qui regarded
Ics dispositions prices pour I'anuue piochaine, col. t ccrnw t 1 exportation et l'iiportation- et .les drois q,i y sont affects ; tout testers sur Ie pied tabli
par les anciennes ordonrafices.
Legouvernemen tse persuAdint que l'anticipatit
des paiemtens sur le t-isieme et quatrieme t(ytwe diu don gratnit , rapporter tine sonnie sufllsane pour lea d6penses pressantes pour Ic Comnience.
tnent de 'aiulee ptochaine, est revOit suIr la measure relative a un emprunt volotaire d , s ept millions; i , centre toute attente, le,produit de ceuteantici pation n� suffi.ait pisi, on aurait recours i aes
emprunts paiticuliers A Ansterdam, ctc.
" Amsterdam, le 9'4 dhcembe ( nivse.)

Les neocians de. cette ville viennent d'ouvrir t une souscripori diont le produit est destine a dont ner des secours aux pauvres que la stagnation du 1 ommerce laisse sais ouvrage, ila peuvent alter
se chauffer dans un local qui a 6 ouvert a cot n �ffie, et o I'on entretient un grand teu.
t Le transit der canons de fusils ct depistojets Sparvotre lUpublique, est proh b . L'al6 cffietarif a Ies droits de douano est continue pour l'annk e prochaine.
t
r - Nous apprenons que les Anglais out duach1
plusiers vaisaAtx de 'escadte qui bloque le Tecl, et pour renftocer lur fl6tte du canal.
ut ' Le vaisseau de garde au Tcxel a chaa out
tes ancres it v a trois jonrs, eta et& poussC sutr
i dplusiculs va;eauxell todo, qu'ila fort endom=crugs Ce vaisseau a lui-mee beaucoup souffert. Person h,:urcuserneAt n'a p&i.
S - II ny a point eua de variations seusibles daus
sros fonds.


Les denr&s colon iales I-exceptE le cafe, paR1.PUBLIQUE HELVE TiQU E. raissent incliner A la baisse.


die, le 21 dcembre ( 29frimaire.)
On vient de renouveller les anciennes lois prohibitives contre les juifs. Tome espece de commece de berail, par-tout ailleurs que dans les matches publics, leur est dfendu :As ne pourront fare des affaires do commerce avec les habitats de cc canton, qu'en payaut triujours cortptat; leurs critures tC leur traites, d oquehlue nature qu'elles soient, n'auront aucune vahdit&
- Le college des censcurs des livres est ritabli sur Vancien pied. Ute ordonnance particiliee du grand-consetil defend l'entrie dana le canton des ouvrages de taillcurs, cordotuniers, mcnuisiers, etc. rangers. Personne ,i lrav-air, ne pourra exercer uo mreier qu'apres l'avoir appris, et Fersonne Wen I p6urra exercer deux ;-la-fois,
- Nos magistrate out-repris leurs anciens costumes. 11 a 6i enjoint aux bourgmaltrcs et aux conseillers de i e endr. aux pr~ches do dimancho matin.
Du t1 deiembre ( 3o frimaire).
Notre gouvernement, don't fea administr&s out tat de rapPort s jurnaies, ct non intetrompus ovec )a France, s'est de tout teams fait tin devoir de vivre en bonne harmonic avec nos voisins. Vainement its'est efforc6 jusqu'A present, de prohiber ontieenuent !I conneacre ccmachancikcs de conte-


N 1 E R 1 E U R,
Paris ,.1 9 niv s .

ACTES DU GOUVERNEMENT.
Pais Ic u6flimaire , an It.
Lr. GOUVERNEMEN -DE LA -RPUBLIQyE, su. ra4port du minister des finatces, arrt CeC qUl
Art. 1 . Leactde Grand-Lieu et les fleuvye et rivieres naviga6le., ,ependans dtu 5 arront disf meant forestier, seront,'divisig ea 61 cafltOnvns de peche, survant I'&at ci.annexi.
II. Ces canttnciiee ieroni mis a adjudicatiofl ou licence , suivant ledii itat.,
:HI. La duriC des 'adjidications et des licenses iera . au plus , de trois anmes consdcutives.
V. Le prix en sera vcrs dans la caisse du receve"tl des domaines, dans les ternre fixs par lea adjridi" nations ou les licnces.
V. Le ministre des finances cet clrarg de I'Cx6tution du present atv&t .
Le premier contu I, sig , BONAPTS-B.
Par Ic premier cotisul,
le secritairc-d'itat , sini, f. B. AI,





6T cONCSRA NT L-4 P CZIfP


pK 'AIt1~ EN


LOtx J lSURIUt.:.















IkL;-ar-VILAINF. . "MORBIHAN . ILLE -V1LAINE,� COTESDu-NORD.












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I Iv iZlc.Z
nav igables.I


LONG~UE0UR 1Iutrirqu'� de ldirs cours
dant la COItert'aLiOu.


Kit. Met.
72 400


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Nautaire. j 24 Lac du ( Grand-Liec ,


LaGheneau 3









jLa Vilaine. Jlr 840


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rArqenon.{ 8



Le Trieu. 18

Le Guer. 7
Le
Triguier. $ Le (
Morbihan. a8'

L'Auray.


Le, Scaor. I

LOust. {


Le Morlaix.i
. . . LOdet .

. .c Lo

Laadernsau.
le Cha-c

bIe Carhaix.4


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1> N 0 RM IN A T 1OW
bES CA1TONttNE D1 9 iCata A 'ATABLK.


.1 La Meilleraye . . 2 AncenisI. 3 de la Martiniere au port a Vgoe. 4 du port 19 Vigne A Trenteme . 5 de Trentemons atux point dbNates. 6 de Piimi-la-Madclain , a i Forge. 7 de il e Forget h Bedle.ivieos . '. 8 do Bel le-1viereau Celler {(c mr.:dans Ioc~kw)

s du pont de Maurienne ' ltce deVerton. i de cette 6cruse an pont Rousseau.'. �. 3 de ce pont aux Comits (emb.,dans 1a-4oire.)
de Saint~hilbert' hla grove de But. 2 decette gr~ve au passage de Pilon.
i du pont de Pilofti son embouch. dans laLoire.

I Coss&on . . * . Jou6 .
Saint-Helier.
Rennes.
5Le Comte. .
Appi gn. . ' Canafde C e. 8 M ons.; . . SPoutreau .
0 Bou . i1i La Boissiere . , . iu Cice . . .". .�
3 Gaut. 14 Gallien. . .
s La Molite. 16 Macaire . 37 Messat. .
18 de Malotsii&Redon.;. .
19 de Redon I son embouchure 'd' can.
f Antrin .1. ., : . .

i de Dinan au ruissat de Nehen .
2 do ce ruissean au port' -intjeg.

I de Plancouet au risseaude Nehen. o de ce ruisseaku A son em bqvcbj.e dana 1'Ocian.
i du moulin de SouzinA 1r nlaer. .
at e Pinthidrs aembowchure de Lieze. do rembouchure de Lieze A Lezardricux . 3 de Lezardrieux la mer. .

de tannion ] amer.

i de Treguier A ]a met. .

a de Vannes lapointe de 1'ile deRaz. 2 de ccteile a la mer.
t de la Chartreuse A Awray. o dAuray i i'emb, de la riviere de Plemorgeat. de cette embouchure i Loc-Maria.

i de Hennrbon an ruisseau de Caudan . 2 de ce ruissean uA 'cian au-dessuo de Camors.


i du Pont-Cerf A son embouch. dan, 1� Blavet.,


x dc sajonction avec la Lapte A celleavec rts.st de ce point ason enbouchure dans la Vilaine. x Morlaix. la mer . .�. Q~i per,iem.


3 Landern;id . . .

i Chiteau-Lin, idem. t, Carhail et Chatcau-Neuf.


de chaquc canto~hneen


�3 694

4

500 4 5QO

4
5
7 5o0 5 500


B1o1 EDE LOCATION propose pour la che daus les calltouoemens.

Adudicatiou* I Licencei.


adj udi cat.
idem.
i/em.


idem .
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'iikr.
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idem. "idem.



�idern. idem.
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idem, idera .




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licence. idsrn.
































idem .


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idem .idera.


OBSEIRVA JtIONs.


t barrage. plusieurs barages vandus.


TOIAL. 6a CtfltOllICIZE4


CarlifiU conform#.


4


Lt iscrttairedEt , I. B. M,, Rt.


401


I


5e. O


I ,,
a.M406


I









40S


PjatFECTURS DE POLICE.
Le ossil.et-d'itat, pr.fet de pOice , desirtut da prevetir les accidens qu pourraient r~sutter Ie la cite des tuiles, ardises er Platras 'lii au ienlt et dtach4s des maisorns par l'eflet de 1'out~isaxi qui s'est rnanifest6 dans Paris, le 6 du cou. IaW , et qui 5eraient rests surles toits oudaw les ,1:.ub les, sinvite les propritaires .ou principaUx itw,:ares , dont lea maisons aurajent it6i endomntzagC es , a les faire visiter ct a fare transporter dan les 'rites lea platras tiless on autres objets q.pi pourrajent compromettre la sfiret des cito)ens. Ctx qui ne se conformeraient point ice avis
9 'rztient passibles des dommages-inti&at pour les accideas qui en risulteraient.


ENTERPRISE DES ViLOCIIERE.$,
do I. F. de Clabannes. (Par brivet d'invntion.)
La France, de tous lea ttats d'Europe le plus liche. It plus eten u le phs .peapl ii plus inctustrieux , voil chaque jour sea habitans se tra sporter do Paris d4ns ses vastes provinces, de sea provinces vers sa capitale. C'est peut-etre le pays du Monde oi on voyage Je plus , et oi 'industrie et l'activiti nationaie ont le plus besoin de moyens de se comnuiiquer et, de se repandre.
Le plan de l'itablissement des vclociferes eat tie procuer dans routes los parties du territoirg haficais des faci;it s, des commodites , des sfiretes, eCt ue clCi6 de voyager qu'on regaide once .worneut connte impossible , et auxquels peut-4tre wene on .ie voudra ajouter lou qu'apr i I'expeLe lesit de rendre cette entrepike aussi utile au. Gouvetnement pour la rktablissement des pos, qu'elle Ie sera pour l'entretier des. routes, a dtcrrnwc le propriltaie a offidr tons lea maitres de poste la prdtrence de la conduit de sea voiture ; rdais par-tout ou des prdjugs ou la rniprise de leurs vektables inti ets., lesporteraient , refuser Ce set vice , ounAt fire mal ,'des relais particulie'rs S ,:-culetaontavec encore plus de ccl&it&
Les routes de Paris a Lyon , Rouen et Bruxelles, vont servir de modele aux tablissemens ouccessifs qui se rnontetont sur routes les autres routes. Une yoitule Va transporter des voyageurs presses, pfits cin tiers plus vite que la malle aux letires V et servira de base atx :proposiuonsquele proprictaire s' propose de ale ensuite at ouvernement de desservir routes lea dpcihes toujours un6 riquieme ou ricimne un quart plus vite que les malles d'aujourd hui , et de procurer au commerce l'avantage inippr~ciab!e de cette augmentation de corresondaiuce, C t iuieurs miaons an tresor-pubic,
D'autres vtitures trabsporteront lea voyageurs pho vite qu:e les. niales auY lettres en hiveri et prsqa'ausi ViLe en &6 en leur laissant nianmtoins .uit-, di tw.ures de repos dana vingt-quatre.
Des fourgons transporteront non-seulement les raltes et gros eflits des voyageurs ,.mais touted espece de m Lrchandises de roulige, plus vite que lea voltures publiques lea mieu deservies aujour4t'ui.
Lea prix n'abuseront point cle sa sup&iorit6 sur toute autre enterprise de ce genre, et des provinces 4loign~es ou des routes moins frcqueni&s, lie paieroot plus des tatifs arbitraires et disproportionnhs. hi les prix mitoyens de tous ceux qu'on prend aujourd'hai ont servi a composer un tartil' fxe et regulier, tt seront le mmes sur tout It territoire iranjais , et s'ils varient jarnais ce tic sera que lorsque leclusif sur une route rendant lea votures presque toujours pleines, faciliterait anpro~itira le moyer, dc les diminuer.
li ii ne sea petit, rien ne sera minu ieux , dans cet ctablissement ' tout y concoutra Ai writer F'estime et -a conliance de la nation et du Gouvernement, et A xpondre i'attente que ie public a le droit d'avoir dune telle annonce.
Un franc par lieue dana lea voitures de pTemiere ,itessq.
Soixante-quinze cefitirnes dans lea diligences publiquea.
Cinquante centises ,dans lea place extcricur de dcvant.
Quarante centimzes dan le places exttieures du derriere. e
Trente centimes seulement pour cei denx derOres, places pour tout militire allant Tejoindre Cn corps avec certficat, ou retOUmlant par conge.


Vingt francs par quintal par cent 'lienes, pour le ,transport des mnarchandises par les fourgons.
De giandes ftcilit&s pour le transport des tfonds.
Tel sera dins son ensemble l'6tablissemient qu'on espere rendre le plus-vatte qu'il y Ai jamais eu. Le -desir d0re utile i on pays a fat concevoir. et dotnera 'l courage de l'ekecuter.
Nota. Leg Volitres sont en ce moment expos&s A la curiosity, du public, h6tet des Vdociferes, qunai Voltaire.
Le premier dipart pour chaque nouvelle route sera successivenent annonc4par les papiets publics.
Toutes lettret pour demandes de places doivet't 4tre 4ffranchics.
""" ~~ ~~. --. . . . . .
0 (0O . tS.

Ecols- spiciale det Lankfes ,orintates vieantts pris la Biliothcqre raelionai
Conormnt J bi- du* 5i -germinal .a 3,
porttant . qu'il se a tabli dan$ , lenceinte eIa , Bi'bliethequenaItionate, une cole publique des,, e icnign.amern des langues. orientales
I, vivantes, et d ne utility reconnue pour la , politique et le commerce, etc. ,
Lea ncours tablis ptr- cette loi commenceront, k dater du lundi it nivose an. 12 , dan l'ordre suivant:
Cours de persan.
Le citoyen Langl&%, membre de l'Institut national de France, aprci avoir dcveloppd lea principes de ia langue persane, expliquera diff&ens- dialogues persans, etla parade g graphiqae'de l'Ayin-Akbiry, op Commentaire'u grand-moghl Akbar, conteuant la description des provinces de lI-indoustfin.
It donnera ses lebS6oh les lundis, mercredis et &awedis, A sept heu rwp dU soir.
Coora d'arabe.
Les hundis et endredis, i cinqbeures pricises,
Le citoyen Silvestre de Sacy, miembre de l'in's.titus national , epliqunera alternativement, les lundis et vendredis,' qu'el tiaes chapitres deT'Alcoran, le tome II de l'Histoire de Tamerlan." par Ahhmed. ben-A'rabch ih e(1 6" ome Lamiyyat Al-ahdjar, de Thog'ri .
Lea. mercrdts ', lI i" me heure, D Raphael donners� dei*, kfrozjsde prononciation. et de lecture de l'arabe vu4atre, tIe conversation familiere.
. ::" YC', zrs dt: '/, "U

Le citoyen Jaub'drt, ecr&aire interprte de Ia Ripublique polar let langues orientales, consacrefa quelquts l evo;i developp'ement de principes. Itexphquera enitte le Trlite de gographi cet 'Htstoire des guerfs smaritihmes,' imttules : To hlfei dtl-Kobar' ]fi ssfa5r iiL-Bahhar.
Une.leon. par semaine sora consacr i , la tra-! ductios des Capitulations ou Traits exiatans entrC le Gouveruementfrangais et la Porte ottomane.
II donnera sea lemons let mardis, jeudis et 8amedis, A cinq heures "' demie pricises.
Coirt de grec mqderns.
Le-citoyen d'Ansse de Villoison , membre de l'lnstitut national de France, developpera les principes du grec moderne, et expliquera rhistoire de Moldavie ecrite, en grec vulgaire par Alexandre Amira,, de Smyr4b, I1 lundi et le mercredi, A deux-heures preciseS , et-le vendredi, A une heure.
Le frisident de 'Ecole sp&iale des languts orientales,
L. LANGLUS.
Nora. On ertre par la ruc Neuve-de-PetitsC11S p , 0 46.


LIRAIRIE.
G'esit piar eriie que I'alminach des Beaux-Arts pour ian 12 t ai ,nhonck au prix de .a f', 40 cent. iraric de p i"ori; prix cat dc' "fiancs 40 centimes, et 1'1n pale 1 6 biimes en-su., peur le port.


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-idos in , imprimeur, rue des Orties, no 3 ; et


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Les memes , papier vclin , 2 fr. 50 cent., eti franc de port 3 ft.
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poix, no 12, prs le pont Saint-Michel; t Qaltand, libraire, palais du Tribunat, gallesie de bois,
no 223.
Code des Successions ou traits complete sur les dispositions du Code civil:,, relatives aux succps. sions, donations, testamens, partages, ,etc., veC des wodeles des ptircrpaux actes, redig4s dapr6a lea formes nouvellet; Stivi du texte des lots CI de lexpos6 des motifs, par les orateurs du Gbuver. nement et d tribunat, lis citoycns Treilhard, Bigot-de-Preameneu 'ct Simeon , ar Anguste Firmigier Lanoix, juris-consulte de Iacadenie do legislation,; deux volumes in-it.
Prix, 6 francs et 7 francs 5o centimes franc do port.
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Londres .24 f.; 20 . 4 c.
Hambourg. 19,' tog ,
Madrid valesC. f. . t. ,
Efl4ctif.4 f.60 C. 14 f, 45 c.
Cadix vales . " If. c. ,f. c.
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Auguste. t f. 55 c. Vienne.,. f. �. ,C9 c.
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,Lyon .P. 'j.
Mirseille .P. A 5.j. p.
Bordeaux.'. . i t oj. Montpellier.p. 15j.
Anvers .I.

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Cinq p. cent c. jo. de vend, an it. 53 fr. 6o c. Idem. Jouussance de germ. an XII. fr. c. Provisoire. . fr. c. Bons de remboursement. 2fr. 40 c. Bons trois-quarts.fr. C.
Bons an7f. fr . c.
Bons an8 . . . r . Coupures . . fr. C. Ordon. pour rescript. de domaines. ! yr. C. Ordon. pour rachat de teasel.9 fr C. Act. deIa' Banque de France,.o1067 fr. 5o C.

S P E C'T'ACLES.
7hi'etre de 'opdra. Auj. Anacrion ou 'Amour
filial ,. suivi des N6ces de Gamache.
Thiitre Louvois. Auj. la Flotille; M. Muard Ct
le Vicillard et lesjeunes gqns.
ThiXtre du Vaudebillt Auj. Sophie ; une RWunin
do Famille U jour de fan ct la P todio ,JAg
memnnon.
Thldtre du Marais. Auj. Fanchon ia vielliC
et lea Mineurs sukdois.
Th(4tr de la CWi Auj* ie Maniage de Figaro 01 la folleJourne., a vec un fen d'artifice a fin o
Ia corpposition de Ruggiei.


L'abonnement so fait Aaris , rue des Poiteviusn, t i. Lo pfix est de*5 frinc pour trais mois , 5o fiancs pour six moi , et xoo francs pour 1'4ode cusicre. On no 'abonc qu'an ctmmen oernnt de cbacue tnois.
it taut adreser lea lttrc , I'argent ettC Aeffets ,-fraqc deport, au citoyen Agase , propritaire de cejournal, rue des roitcvinu , n is. TIs ulot Ofuts, sa a etwptis i si a son eordre. II faptt comrprcidre danulens cvois lc port des pays otIfon ne peut affranchir. Lcs lttre dc ddpartemens, nan affranchies, nescrout point rctivics do la posc. It Fnut aveir roin , pour plus dsaircti, do charter cellcs qui retnferment is 4surs. Tout ccoqi cot,v.rne lati action doit 6tr adressi iaa rdacteur, rut ds ?orevint ,n 0, depuis netufheur$ d martin juslu' inqhtsoredu soir.

A, Paris, de l'imprimer ii� do H, Agaae., pxopti~taikc dta Monituur, rue -des H itevins, ii' i .





Lundi , IV nivose an 1 2 dela Rpublique ( 2janiier ta804.,


N 101


E R E u

RP1IB IQuE ITALIENNE.

.ltan, *~2 decembre ( Sofriimaire.)
J IVevt e d-raltre en cette vile unie nouvelle

FuIl iquOd sods It tire de Diarioltaliano :
�otte etlle est itritniC en italic et en franais
it~e sera xornpos&e d'afticles placs sous Ies trois & viuis ueuivant 3 � i Rpliqnoitalienne ; 20
ouvelles " .
.,;lOVrO 3 itao~
cuitets motivontainsi Iadispoionqis
on pi 'j outer, Flu tectc itafji e iraductiol,
. l c diplomai~tiIuOe de I'Etuopcest le franiais,
En second lieu, le Francais auront une occasion ourmaliere do se familiaris r avec notrO langue;, les aliens Oront to m 'me avanta e,; enfin Ia litteya, ure italleone trop peu conque sera pfdsentde sous son Vecitab~l aspect, par le compte rendu des jp&atiqns des academic et university, et les analyses dcsbons buvrages nouveaux ou de ceux d jA
connus.
Dans le premier numdro que les diteurs de cc
Journal viennent de aire paraire, iIs ont inser6 un prcis histoique des aeces du gouvernement italien depuis les cornices de Lyon cc pr6cis p r&, Ssenantcesattes dansaieurensemble, semile devoir -offrirde 'hit&t, memiie aux lecteurs qui auraient kji t e; eonnaissance de chacun des actes isolenent.
Le voidit -'
PtciS des ajm-is dis'gouvrnfmtenit de la Ripwblique
i ann', idepuis les oi s de Lyon jusqu a ce
: mOtflelt, v.
. annvi , C ( ict ,. ) i I


6janvitr s8o. LaRipublique italienne est prolano dana les cornices de Lyon, et sa constitudton est-approuvwe par leo vdeu, national :,les mewbres de son - goivernement sont nommes.BONiAAR-Er son fondateur. e esprdsident ; Melzi, wiceptdsident, e't le gouveMement provisoire dispara devant l'tablissement constitutionnel qui
eat solennelloment install .
4friviier t8o. A cetteopoque memorable repalait I'anciene ere ptn-onoljogiqtte, et,. en consiquence, aboliion de I'ancen' calendrier decadaire tst dat&u 14 fevler 8o2. ', anIz de laRpublique itAlinne. On revint pour designer les terns a l'anClen systrne g~gorien. ( Avis Publii le' 7f vrier

Dans ce premier act e, le ouernement declare
q11 rad hommag e aux utage, aux habitudes, et stir-tout j cells qui interessent Ie cute, en ordonnant Ia reprise de I'ancien cal1ndricr, La constitution avai declar religion dei l'Etat', cell qui avait
Consacr cettee re dana 'histoire.20 fivrier. Les abos renaissans des tires et distinctions exCitent, I'attention du vice-prside'nt : laticle i16de la constitution avat d~fini l'ide vtaie do l'galt6 civile, ainsi que cklie de la subordinatucpoh tt'en :econsequence cot abuse est d&ruitnominatlejijnt , ct deienda dans les actes
publics et dans les pkitions.
24fivrier. Le gouvennement commence s'organise par la nomination des ministres do Ia guerre ttde l'iut&ieur : leg citoyens Trivulzi Ot Villa sont "tmis par It president, ainsj qu'il en avait le
droit constitutionn.,
Imars. La police appelle les premiers soins du
80Oivernemnt pour'procurer ia soci&t6 la sfiret6 ui lui est due la police devait acquurir sa confiance ; Fiinergiee e )a moderation dictorent le d~cret dii t' mans , portant hablissenment d'une prfecture de police dan le dipatement d'Olone, ainsi quet ,glerment du g7 navs, ralatif A police
gndrae.
* mars. La convention faite avec la court de
?Me, pour la restitution repective. des ctiruinels, 8puIle CO 1790, centre lea Etats remains etc ceux dela Lombardie , est renouvellie provisoirerment et ittndue ; tout la territoire.de lI Rt publique itaV ars. La fo publique est le nerf principal
une adminiitiaixoi &onomique : cette raputataon de10yaut e conserve dans un Etat , quand it pou~rvolt avec exactitude A la dei te pubiqie ; mais pour (.onsalre I Cauyens Ics plus convenables A son amottissemient , it taut, avait tout ena dternuiner It iontant,- avec pr~cisiona. Fapp par ctte coid nation le gouvernement a abli tn bureau de


liquidation pour cet objet, en donnant aux creanciers de Etat leilai do trois mois , pour fair' insci'ire 1curs itr de crdance.
3 avril. Le, president de la R publique italiern; ordonne la 6conVocatioii 'd4corps-l igislatiI por Ile 24 juin 18o2.
5 avril. En attendantque le cors-egisslaifpuisse. s'occuper ce lorganisation definitive du tribunal de cessation, et des detx.x tribuaauw-di revision 'ordonos par la constitution ,tlo pt-sidentde la R 6publique, par d&rtet du i aivril i O. , organiise provisoirewent lea m mes tiibunatix.
17 avrit i Leseollegbs ilectorauk Ont convoquis
par le president de Ia Riupbliqulitalienne pourle 15 detnai, afin deprocidert .nomination do celia qui cloivent remp lr quelqtilta places Vacinies dans le corps-tIgis"aiiL - "
6 mai. Les diffirences do systehe, dans! 'a dministraion et econonie' des divati departemens de la R1publique ,reclamaient du Gouvernement t'&ablissement do r6glemens uniiormei ot plusasimpks: l'organisation do" prkJectures et sous-prafectures remplit cet objet. -1
10 mai. Les tribunaux dcgcassationetde revision, en vertu d'une proclamation du grandjuge, ont ordre d'entrer en function au ter. juih 8o2 ;,a ct eflt, le grand-juge public un riglement provisoire pour Io tribunal do cessation.
t i mai. La convocation des colleges lectoraux litant tr6s-prbhaine , on publie oIT rdglemens qu'ils auront -A observer dana Pexcrcict do e'lun fonctions.
Par dicrets des 2o avril et teCr. mai, le president nomme les citoyens Veieri ,.ministre du tresor public, Prina, ministre des finances, Bovara, ninistre du culte.'
25 mai. La comptabili'tc de tons les ministeres et particulirement celle du tresor public et des finances , eat sournie a do saiges rglemens. A 3t mai. La ville de Legnago et son arronidissement font partie do lajuridictiorn du commissaire extraordinaire 'de Vrone , jusqu'aux confins du d6partcement del Basso - P6 sur la lign , do ]'Adige.
3x mai. Les op&ati qs ,des -collces lectoraux tatt terminnes, Ia censure est convoqu& 6A Cr&mone pour proceder, sur la presentation desdits colges, Ala nomination definitive des membres du corps-l6gislatif, ct celle d'un consulteurd'6tat.
2 juin. Le message de la censure est public par 1# vite-pr'ident le ',juin, i8og.
to jien. Trait' d'amWr ciproque fait centre la Rpublique ita'ienne et colie do Saint-Marin, str ,lea bases do la raispn g6niral&'des peoples, et ave c les principesde loyaut6 ,'ui conviennent A des gouvernemens amis et gUnlux.
18jnin. Prorogation, pendant deux idis de pis, en',faveur des erdanciers'de I'Etat', do ddlai qui leur etait accord pour l'insctiption de leurs cties de crdance.
i 9juin, 11 s'agissait depuis long-terns de la grande allEire des eoniscatibbs faites sur les Grisons dans la Valteline, A Chiavenne et A Bornio. La loi du 3 pluvi6se an 8, avait nomwe une commission particuliere pour connaitre cc grand' proc&s; mais cette commission, raison des vunemens de la guerre , n'avait pas pu finir ses operations ; le vice-prisident, en vertu do ]a mme loi, ,omnime une commission extraordinaire pour-terminer ces objets.
23 et 288 tin. Le ministere du_culte est orgaii. Fixer ses attributions , auraih &, dans des tens de prejuge, un ouvrage long et penible; mais la sagess de notre gotivernnesnt lea a d6 terrnincs avcc tant de carter et de justice, quon ne sait sequel Jo plus admirer, ou do son respect!' p~our Ia religion, oU do sa fermtso a 'mtinac r les principes de Ia constitution deaEtat!.

t 2Sjuin. A cette poque, commencent lea seances
du corps-1gislatif. Determiner 4c ode de faire communiquer entr'elles toutes let autorit6s, qui doivent concourir A la formation des lois, tel est le premier objet de leurs deliberations ; e mode est fia de aniereque ]a cil&iti d'expedition dans les op~tatiormsne dirninue.; ni la r
er ularit, ni la maturity des discussions.
r 3 juillet. Par d &cret d, pr~sidcnt , un counsel
- d'adinistration conpos6 de trois membres , cst c aoptel A partager lIc tr i'aux diinminiutte de Ia'
k Aj A - -


guerre : chacun des trois a une,.attribution d~termine i ' aa la it didction-;"1l porte le title de
coriseiler d'admuinistration de la guerre- -Ge conseil est pr~sid par lei ministre de la guerre, a qui sbu1 est r~gev le droit de prononcer difinitivaiment ; .se6l aussi il a Ia signature des acts du, coulse'.,
o juillet.Le coxps-legislati exclt4t, par une loi de- Ia concurrence pour lea march qui so font au cd6inp do lallpublique,tes fonctiorinaires pobhcs, les itipen'dcis et les employes Militaires et civdis qui ont une solWe, Lea strangers en sont egalement exclus quiand ces warchs portent str uje fourniture d'objets qui sout de fabiqque ou de pro' diis , nauonaux.
1 3 juilet. Le grand-jug en .vortusde 'Tart. XIV de son: reglenent provjsoiawi'6rdonn e ( par former, d'interprtation ).an tribunal de cassation ; de rapporter a 1. appui de ses jugernens e text des lois qui les'auront motives rm-inedcans te c~s o iies ;equetes en cassatiqo auratent ki rejetdes.
x4j'alkt. Le nrne minister icend atx trbunaux .de l remire iiastance de rujeter les deniandes en cassatiuon.
4gojuillt. L'obligation de rapporter dans leurs jugetensle'texte de la Ioi qui~les a' motives, es't 6tendue ,par uine'. . -ciculaire' du giand-jug eaux tribunaux inrhieurs,.
u2 juilet. Le coxps-lkgislatif ordonne de faire des rlcmens org~niqucs sur la juridiction des tribuna'ux.
23 juillel. Par une autre loi ; il dkermine le mode d'&dec(iio des juges d'ppel , 'de' ceux de premiere instance , cA de ceux de conciiaton. , Q4Juillet." Le corps-.lkgislatif ordonne de faire les reglemens 6rganiques des autorit~s adminiistratives des dpartemens , 'Iistricts et commurnes en vcrtu de cette loi les departemensAonti Une prefecture, Aune administration departementale et un- conseili 'g*nuralI; ,chaque -commune a tune municipality et tin ,conscil-general : les sous-prfectures sont dans les lietax d~sign~s par la loi. chaque district a unt chancelier c tun conseil de district.
24 juillet. Par une autre loi, le, corps.- gislatif la -Axe persoashelle des communes, pour tous fes 0ommes depuis i4jusqu'A 6 ans accomplis ,le maximum de cette taxe est de 3 liv. ro sous. Lea peres de douze enf.ins en-sont exempts. En sont egalemefit exempts -'t cc"ux qu sont domicilies dans une commune pour'leurs 6tudes ; 20, ceux qui , pour raison d'une infirmiit habituelle , sout declares incapables de gagner leur vie. Dans les lieux ferms .par des ours, on a substitu6 A la taxa personnelle, un supplmentd'imp6t sur quelque article do, consummation.
s6juillet. Les rassemblemona de Bbiogne avaient dtermin le prdfet qui y demeuro, ' confier la police int&ieure etextrieure decette commuhe, au commandemient militaire. CettI mesure est approuvee par un d cret de la co, lt,, ,-_h ir, t8o2 , en coisequence duquel ks auteurs.et coniplices des 6ddit comaiis' aBologne, sont mis en jugement devant une conjmssion militair qui et nominee Ic lenlenemain par le gouvertmeient.
27 uillet. Par tune loi du m8mre jour , le corpslgislatif, en vertu de l'aiticle VIII, tire 1I de la constitution , fixe l' poque de la minoit& , il tiM aussi ce qu'il taut avoir de propti& pour jouir dOes droits de citoyen ; it cxpliquc cc qui les pcut faite suspendre on perdreo, et la'maniere d'6Iablir uii registre ctvique.
t8 juillet. Par une autro loi , il dclare que lea rangers , quant ' ia s ret de leutrs propri~tds et . la faculty d'y succddcr, seront ttaites come lea citoyens cux-memes.
5 aotit. La consute d'Etat accord atu vice-priesident, par un decret tait aux termIs de ja consthtition, le droit de retenir.encore tin mois dans les prisons, un grand howbre de vagabonds et de co., quits arris'i- B opn dant Ita journeasdes g0 et 27 juiliet1; enjoignant n anmoins iu guverneme it (maIgr cette faculty) do prendre lea nesuros lea plus prompted pour fair juger , un nise en libcrte,
on prononcer leur traduction aux tribunaux coipitens.
Saou^t. Le corps-l6gslatif dcxlareqti cn qui, avantI leter. juin (jour do l'entrde ea,.f IoretioI,)rj t tribunal de css~ation 61 1nt 1t& jug6s De, pquvpir pas jotwr de ktacul6t d'avohi recoul's el la5atin, poirri paoli~e'r tic :et avantet'.: uwuac ceux den. leua sU._pi-meout i t rendos par des tribunaux none. contitutionnes. La loi accorde-en oetre c o de acoura a �U qdti ont i jtgds avant ht


GAZETTE NATIONAL ou LE MONITEUR UNIVERSAL


S A A" dater du 7 niv6se an 8, les Actes du Gouvernemnent c des Autoit cozstitues, contend s dans to Mo N t'r i u t, ssnt okmaidh


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1?. juin, parce que, toujours en vertu des !ois alois existantes, i devait y avoir lieu cxeicei ce d~o. ,

Mais ele en exclut, .tous ceux dot Iles reqn&tes writ et rejettes par es tribunaux qui , avant" ette
*.poque du i". juie, exer~aient les functions de tribunaux de cassation. ,ele en exclut egalement ,eux qui avajent, laiss6ecouler le delai fixe par la loi pour se pourvoir.
( La sui e4 un ptochain numiro).


L'ouverture des univetsitis do Bologne et de Pavie s'est fate dans los derniers jours d novembre. Les consuteurs d'tat Paradisi et Mo'scati,, tous deux membres 4le l'Institut national et charges de 'a surveillance des tudes , &aient prseus cette wolennit. Le professeur de clinique midicale Testa i Bologne. le proiesseur d'loquence Monti a Pavie ,, prononcelent le disuours d'ouverture, le premier en latin; *It" st, ond en italien; tous deux mrtteterit des appla dissemens universes. Le consul, tour.Mostati 0tit pour but principal dans son discors , de piouver que l'instnucion publique doit cujours concourir de plus en plus . i resetter lea nceuds del'union republicaine. IIa indiqui au% profe*seurs come aux leves , quel ,tait le veritable esptit de education publilue tIamour de ta pattie, qui stimule puissamment le genie ct lui fut pitdre un, gln~reux essor; i tiche d'activer l mulation d'une jeunesse studicuse, en fixant pes regards sur les hautes destintes auxquelles t1lc est d& aujourd hui appeal.
Le consuneur Paredis| prorionqa undiscours dans e n e s'ens , en, presentant lenouveaux Statuts lunivevsit de Pavie. It1 restait. dit- it, au' gouvernement 'A rendre A cot' tablissemont ses ancieues lois, fruit do l'cxpirience et do la mCditaion d'hommes illustres, qui l'avaient pendant ii longtenis rendu florissant et splendid : le seul clian~erett A fire aujourd'bui, c'est do lenrichit des no6uveaux avantages, des nou,8lles lumieres' que notre sieclelui ooffe. ,, Puis i ajoute : le gouvernernent approuve les tudes precedents, ct reconnait solennellement les droits qu'ont acquis leg 6leves en suivant la mthode afdopt6o duiant lea dernicres ann&s.'0
Le lendemain tous les pr-ofesseurs commencetent leurs course: le professeur do lanalyse des iddes, Bigaami; leprofesseur de philosophic morale , Prandi, i Bologne ; Brunacci , des hautes matbhdmatiques : Jacobi. d'anatornie compare; et Monti, d'6loq'erce, A Pavie,se distinguerent particulieremat. Le citoyen Ceretti, professeur d61o. quence *,ancien et esim6, i Bologne, se trouvant retenu i Milan pour cause do maladies, envoya.son discours.

REPUBLIQUE HELVETIQUE.

1dle ,, It 23 dcembre i 4 il niviie.)

LF landamman de la Suisse vient de transmettre aux divers gouvernemens cantonnaux le travail de ]a commission ilitaire helvitique, seante a Fribourg, sat l'organisation genirale d'un corps de troupes de la cotifddiAtion. Void l s principles bases de cette organisation : i sera former un corps de i 5,ooo hoknetes de ia confkd&ation helvetique, cui sera abandonn6 a la disposition de )a diete, en Casrde ts01n. L trmtlouadc. -ce corps de troupes doit avoir lieu de manicre que, sans porter atteinte aux droits de souverainet6 des cantons, les dtfauts d'un systeme militaire fdd&atif seront cvit6 autant que possible. Par ces motifs, tout ce qui concerned l'orpanisation, le commandant , les Cnercices, la discipline, l'armement , le.paiement des divers contingens cantonnaux, scront riglis
sur un pied unifonme.
L'organisation militaire de chaque canton-doit
ftze arrCe de manicre que le prompt rassemblewent du corps dit de secours , puisse non-seulement so faise dans l'brdre convenable, 1ais que mnime la formation d'un corps d'arte gn&al lielv&ique puisse se faire d'aprs les principles fondamentaux organiques de la tactique moderne, On fixera pour chaque canton leg troupes des diffN�rcntes armes qu'i aura A fournir. Les companies de tirailleurs et ilaireurs qui formeront la deuixbeme partie de i'infanterie, serbitt choisits prclerablimen plans les cantons montagneux ; los corps d'artilleri4 seront fturnis par lts-cantons dans lesquels ily ; beaucoup de canons et de moyens sevsa'it A In'is truction de l'arillerie. Les cantons b les tens ase ont des cheviux, seront les plus propres pou
'fournir la cavalerie l~gere.
Les contingens seront exerces dans lts armde
laux frais do Ieurs cantons respectifse; amsi-tot qu'il enteront en campagne, par ordre du laridammat ou die la dietes |is seront pay&s d unne caisse miii taire gdndrale ; |Is cessent d'erc des troupes can tonnaes, pour tto envisa~ds come troupes d la confederation. I1 est n~cessaire d'&tablir an cansel :do guorre et un Ctat-major-gendtal helvecique auq~el 'sera cont~ Ia atlivoiltance et Ia sanctio


de tons les contingens. Mais si en cas de guer" la diete nomlme un g~neaal , auquel elk confere Io cominandement en. chef d'un corps do troupes helveiques ce "g116al est subordonuC directement aux ordret, la diet , e, tentierement ind&dendant , dans routes ses operations militaires , du coneit de guerre de la con~deration ; car l'expCtience a suffisanment pouv6 combai il r1st prejeldiciable i rintiret public, siles operations d'une ar2 ie sont entravees parles ddlibirations cfun conseil de guerre. L'administtation ruilitaire do ce corps do troupes helv&iques aura une organization toute paticulicre, etc,

A N G L ET BRRE.

Londres _I 9 dicembre (17 frimaire.)

Le paquobot do la Jamaique a apporti los nonveles suivantes-Z--On oentreIdit% 4ns la nuit du 3 octobre. de mttre-o fen 4a v;lle de Kingston. Ce complot fat heureusoment dicouvert , et I� fenfut teint peu de tens apr s qu'il eurclate.
,,Le gouvetremeni de laJainaiquo a risolu'd'emp&her Its comsusjcaions qui.ont cuiilineujusqu'i prsetnttre les missionnaires ehvoy~s d'Angleterre et let negres. Deux des premiers o; rnme cti bannis du pays. Los habitans bla'ucs o cette colonic prennent les plus grandes precautions et semblent craindre une rvolte de la part des noirs, et to renouvellement des horreurs qui ont si longtems d~sole Its lies voisines.
l, On a pendu, to mr octobre, trois noirs coupables du meurtre de lours mittes. M, et Mwe Rudd, du port Antonio, ont auss| te massacres par tours negres.
, La flotte de'la jamaique devait so assembler au fort Antonio, Ic so orctobre, et ofaire voile pour I'Angleterre , I 15., Il parait que les menrs do I Jaaiqu.t s6sit idffsteees do coisaires feangais. Le port do Falmouth a iti pendant, quclques jours. en Atat do blocus, par la tmerite do ces corsaires. is
M. Fox a prevenu la chambre des communes qu'il so proposait do fire" drais peu do jours, une motion suer la situation actuelle dun grand peraonnage (to prince de Galles.)
-Dans la silence dc3 5, M. Qorry a qonni avis quo ie lord Iiutenant d'Irlande avait publiC, le 29 novembre dernier, une proclamation qui defend la distillation ds esprits d'aoine; en consiquence, it cr ait devoir fire observer a la chambre, que c ttt sur la diskette d'avoine , daa cc pays, qu'itait fliidie proclamationo. It expose h la chamber , e la disette de cot objet aurait pour t'Irlaude daossi ffcheuits consequences que la disette du bled pout cc paYs-ci. I1 est done indispensable, ppur It gouvernemet, do prendre on consideration Ia subsisiance de la masse 'du Peuple.
to gouvenement, a reu aussi avis de la disetto des, pommes-de-terre dans trois provinces, cc qu nait une novel ralson de publier la proclamation, pr6venant la distillation desesprits d'avoine; la tourniture du froment n'tant pas suffisante pour Ia subsistance de la masse do lai nation, et cI moyen do subsistance Ciant on outre, par sa cherti . au-dessus de se moyens. C'est pourquoi, au liu d'encourir aucute censure poUr avoir public sa proclamation, M. Corry no doute pas qu It lor4-lieutenant a droit de pretondre taux plus grads loges. pour sa vigilance ct It precautioa qui'ila prise dant une circonstance do laplus haute importance. Oh a ordonnC Ie rapport
t do la proclamation.
Le bill, pour Ia desertion des natelots, et
celui 'pour letdroit sum ]a drche, ont ti luis
une troisieme fois , et ont passe.
2 On a it une premiere lecture du bill pour
I'emprunt de cinq millions sterling.

kjstrait d'une lalt particulikra d Londrss.
Le vaisscau is Glatton nous 4 appon des noua veolesdoJakso-Bay et4 dSidney-Cove (dans.la
Nouvelle - Galles ), ,voc- une promptitude sans t exetiple Sa iravese na 'pas duk" un an.Le capii tainto Colnett. qui-le commande,tesrt j connu a par un voyagrgrcctdent ,dain. It cmme pays e i- par l'histdir c a tjressante qu'il en a publide. I .3 rapporte encoi cotsc ois beucoup dtie curiosity r d'a histoire natutll et des eichantillons do boi,
;propres la marine, quo ,lord ,Sainitincent avai derrandes, ' pour vor st Inotre 'nouvelle colonic es si pourrait pas iousaettre en Ciat de nous passe Is des bois du Nord tt de ceux do I'Amitique. Le 'capi n t-_ine Colntt a aussi apportC queiques humcros di i- a premiere gazette imprimee dans la Nouvelte +Gails, sous to titre do 8idnq-oGazsu, on N/ew .e Seutlv-Walcs advertiser.


La olonie so trouvait, i son part, dan un n ctat AscZ floiNAant ; IC commerce des bestiaux avec


Tati lsi tai t sfavorable. L'ie Mm de T'i ei Chproie aux oirt de farguerre civile, 1 accuiait les issionaires anglais d'Itnirnoio,,. dtaite peu convenabe a tour nhuuistero' cr u, lout promileossedd no so niler d'ennit avaielt pris part A ia qUerelle , et coMbatant poutr Pn des parts. La societC Ccossaise pour la propagatioii de Ja koi vent onvoyer do nouvoau)C sin' air, h la Chitte. On vo-ulait nime fire imprimer Pour faciliter leurs ptogtis, one trAduttion cliflOise des quatre 6vangil Cs quo possede I'univ.ersit6 do Cam. bridge: mais le cilebre Montucci a dimontrj, qe cette edition anglaise fructifierait trds-peu parmil s chinois.M. Staitotrle jeune, qui a -r' i plusieurs annees i *Canton , et qu tonna t pa. faitement la langue et le axnurs, de ]aChine,. et maintenant de 'retour en Angleterre. On se flattait qu'il publierait incessamment seaexcollens tii. mojires sur )a ltiratur@ tv lte mus des, Chinois; mais des raisons politiques l'en empechent. On i craint que let missiorinaires portugais qui sont j Pekin, et qui obsexvent totes Its d6marches-do, Anglais avec jalousie, ne de'u1r0assent la public, tion de ces mmoires au -inhstere, Comte un
crime capital, ce qui pourait .nite beaucoup'au commerce que foht lei Anglais , Ia Chine. Ce raisons n'empecheront pas 'cependant M. Barow, secretaire particulier du lord Matkarteney, de noun donner l'histoire de son voyage a la Chin, n trouvera ses observations et ses vues part iculieres elles doivent dautant plus piquer la curiosity publique, que *M. Barrow est dji cornu par uh voyage tr6s-intiressant au Cap-de-Donne-Espdiance, dont le second volume t'imprime a priscnt.


IN T


RI E U


Avignon, le o frimaire.


Le maire de notre commune vient d'itabliv un concours d'industrie et de proposer.lIs Prix sui, vanso:Une m~daille d'aren de a valour de 7 fr., au fabricant qui tfourntra la plus belk. piece de florence ;une de So fr. a ,colui qua foumnira une &offe de soie de nouvelle invention, et qu renia jugce 6tre demeilleur goit at do meileure quality; une de 36 11r. A celui qui fournia un itoffe de soic la moans chore, -i raison de sa quality; upe de So fr. au teinturier '.qui aura fourni le plus beau vert emerasde*am vaisseau ; une de' 5o fr. t l'imprimeur qui aura fourni l'ouvrage, au moirs de 3oo piges, le plus net , le plus correct etle mieux imptime ; Cnin, une do 5o fr. ad tannieur qui aura le mieux fini ,e tout point, deux piece de cuir noir mite , A usage des sellers et bour, relies.
.Nantes , It 6 nivse.

Un ouragan affreux a mis cette nuit tout Is monde en allarmnes. II a duri depuis minuitjusqui plus de sept heures "du matil. On croit minme avoir ressenti quelques lgees +secousses de tremblement de ,trte. It y a eu sans doute beaucoup de dommage ; maisi ne sont pas encore bitn connus.
Rennes, l- 4 niv6se,

Une reassor de cette ville s'estcroulig avanthier. Plusicuts personnes ont jt6 victimes de cet ivenemient malheureux. Aussit6t que le bruit s'en est r6pindu, leg gendarmes a pied et cheval
sont accourus, et beaucoup do monde avec eux, ont iffrontA to6danger d'atre eux-memes Craii par une portion do maison qui menaqait de t6mber sur euw. Is ont arrachC en tr~s-peu d'insta s de desseus les ruines cinq personnes, dont troi IM piraient encore,; les eux autres taient nortes. Les trFois femmes blesses qui our&6 conduits a l'h6pital, sont aussi bien que leur itat le cordForte ; on espere les sauver. On a continue hier ;61 travaux, t I'on n a trouv6 aucune trace q
pit 'iniqiUer d'autres victims.

Chartres \ le 7 nioie.

Hier '6 niv6Se, une temple affreuse qui a dut depuis six heue. dun matin jusqu'A midi, a falt Un dkgit s onsid~rable A Chartres et dan les environS. Prisque tones les couvertures des maisonsela ville et des fauxboorgs ont Ct6 plus on insen' domrnages grand nombre de chemin.&s 0st 4 renversies. Les rues en un instant se seut trocv66 jorchies de tuitsL-et de decombres. L'guiS de Notre-Dame a beaucoup soaffert datns 1a t0 ture. La violence du veat Ccait tell , quof1 voya, se dtachcr de cot Cdifice e voler en Pair, pour ainsi dire, comme des etuillcs de papir, des 'bles de plumb de six, huit et dix pied do 1t6 g. la campagne , to dommage n'a pa tC ioml considerable; phusij'ums ciochers ont dtC aoattll ' plupart des baimens ont t d6couverts ou rCO )veris ; beaucoup d arbres iruiticrs et autres On &t6 cassis ou dcraciucs. Durant Ia wiit qui a 'P c�di cet our gan , le barome etda A' ev neuf lignes; ,t lendemain A i idi, il '�tait cac cend dc riots


IG

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4o5


Paris -, lt i e nivose,

MINISTERE DU GRAND-JUGL'.
Par jugemuent du i 5 brumaire an i , sur la re4tinr des, cdoyeris Louis Colomb, Franjois Seronnat e antics, tous risidens i Vienne, lemandeurs an delaration d'absence de Claude Colomb, ti-deant demiciliC dans. cette commune; le tri.bunal de premiere instance, suant 4 Vienne ,d6 partentmde l'lsere, a ordonn6 que pardevant "un d ju es commis acet elfat , contradictoirement lveCC e commissaire prS It tribunal , il strait frocd! i l'enquete stir I'absence de Claude CoPREiFECTURE DE POLICE.
b.oqv~xONANCk corvenrnant ,le balayage des Irqs.

Le cotei!l+e-d'etat, prfet de police, vu lTartike XXd de 1Jarrit4 de Consuls, ,nu m'essior ans$, quile charge de sutveilltrtlerbalayage auquel les habitans sons tenu rdevant Jewts maisons, ordonne cc qui suit
A. 10 . Tons ltspropritaireq ou locataires sont tent de fire balayer riuliciement, tous lesjours, au.devant de leurs maisona j boutiques-, cours ardins et autres emplacemens.
* Le l alaage se fera i partir du, ruisseau , dans les rues ,5 deux pavs. Ls bouts et immondices seront misesa en tas, pr66des murs.
Dana lea rues i chaussc, le balayage se fera depuis le milieu de la chaussie. Les bouts et immondices seros arises en as, pits des ruisseaux.
*Nul ne pourra poussir les boues et immondicos devant-les propridtistde se voisins. I. Ausi-tot apr es le passage des voitures du neihoienment, 14 ptopriitaires ou'locataireasjetteront

[a quantitA d'eau suflisante pour dssiper la trace des as de boues.
II.'Le balayage sera terminA A8 heures du mtin, Oepuis ljiel '-endeniaire jusqu'au 1er germinal eta sept heures au plus tard , A, dater du 10i germninal jusqu'A la fin de I'annde. IV. Nut ne pourra dposer dans Its rues a.ucunes Ordures et immondices, provenant de lPinirleur des maisons, apr It passage "des voitures tdu nettoiement.
V. Lesi talagistes qni occupent , avec autorisalion de la police , des placetdans les rues et sur lei Halles et marches , sont tenus, martin et soir ,v d Its balayer et de lea rendre nttes, sous peiae ;en tr espUls~s.
VI. Conform~ment aux anciennes ordonnances ie police, itlest ddfendu de diposer dani le rues !w'ines ordures ou immondices, autres que celles qui doiett Ette erlevics par F'entrepreneur du Dettotement.
VII. Les verres, bouttilles cassas et morceaux ie glacis seront depos~es It long des maisons, sipartment des boues et immohdices.
VIII. I eat cxpressenuent ddfenndu de rien jete dana lea rus par lea tfentres etcroisics., IX. Les iabitans de Ia campagne at autres qui
ralasseu , dkia Paris , des immondices et du petit aumrl ,e +p~unrnt le tasteque Jusquau lever du iolell Sis e ervirot tde duasettes loes en planche, daises o itoiles
Ceux qui enlevect du fiumiet-litiere ; sont te10s de It coutenij sxu r etus charrectes, par des

X. Dans lei terns die neige et de gel&c , lea
fropritaires ou locataires sont tens de balayer aueige et de casser les places au-devantd t lett masons , boutiques , cours , jardns ct autres cmplacenens, jusiucl iet compris le ruisseau.
ls mecttront an tas Iesucimgese tglaces ; ct en
tas de verglas , ils jetteront des cendres, du sable
Ou des gravois pour obvicr,auxAccidens.
X4I. ine pourront dipostr dana lea rues auau*Ces neiges ct glacusaprovesuant dI lcuiscour s, ou +ie lintieur de Icurs habitations,
XII. Lea concierges , portiesa et gardicns des 1.aakisons nationales -tt 4C tous lea 6abhsemcnapn'b~ics C�hscut en cc qlui ei cbnccrne, Sont personaelement responsabesL icdetcxiution des dispositis ci-desus.
XII.T sera pris envers lea contrevenans aux dispoaitions ci-d cssus , teltes mesures de police adrof11trative quil appartiendra , sans prejudice des poursuites A exercer cbntr'eux pard vant les tribunaux, conlonuienent aux is ct r~glemenis de
OI oice. - . . . . .
~XlV, La pr~sentc potonnance' acre uiprirn&,
l 1abhti � ct-afflh .


Lea comfissaires depolice , lea ofliciersade pabe, Ie comnmissaire de la petite-voierie' linspecteurguenral de la salubrit6'et les antrcs priposi de laprdectwe de police sont charges , chacun en ce qui 1e concerne, ,de tehit la main i son exCcuttoti
Le g&ndral-commandant d.rnes de'la place de Partis, et lea chefstde l gion de la gendarmerie d'elite et dela gendarmerie fiaionale du &ipartement de la Seine, sont requis de eur fate ptictr main-forte au bsone.
Le ronstiller-d'itat , ptifet , signi , Duois.
Par t conseiller-d'at, prdiet',
Lez secritaire.giudral, siegni, Pas;.


MtTt0 ROLOGIE.
Sur 14sr Ia t * �di 6' nivsse- an i.
'Lea snauvaistems+quej'a(%!tWais dans cette dclinaison koriale de la'une comntneacie le I9frimaire deuner, et que j'avais annoncis dana s Annuaire' ndtrologique ,t sons tffgcus 4'un; cuanicte frappanic, A mesurn qu'on s'csi avancO dans Ia constitution. DS IAs premicia-s jgs, de niv6eA , on a essuyO darts la Manche et inter d'Allemagne des tempites. qui o nt occasion beaucoup de domwages (Voyez le Moniteur .du 6 nivse, article interieu r ) et Paris les mauvais terns s sont manifests par des pluiesfrquentes, entrernldes de vents forts, todjouri mniridionaux,, qui out do items A autre donn6 lieuA diflrens eclaircis dan l'atmaosphre.
Le 4, veille du lunistice bordal, offrit une journey tres-pluvieuse, par Sun vent qui v aiait du sud-ouest au s6d-sud-ouest.
Le 5 niv6se, "jour du lunistice, le vent s'inclina tout-A-fait au sud % nass ui courant supenirur d'oucst-sud-ouestmowwera A se gI4velopper. .Une demie-heure avant I lever d ucsolu [ eit , I heripometre bien expos u pr" r grquait onze tegr~s et un quart au-deisus de ZO; f~it qui prouve conabien les vents, pAus encore que Ia saisoti' influent sur la tempcrituire, puisq'au milieu de juin, il nest,.pts rare de voir Ila-pointe du jotur, par des vents bor~aux , l thermimetre plus has qu'it n'tait le 5 nivose.
L 6, jour de pleine' lame , et lendernain du iuniste boreal, le vent deaud sAubsistait encore avant le lever du soleil.; loihemmometre marquait 9 "- au-dessus de zero; eie barometre dtait de-i cendua 27 pouches 5 hgn e .
On sait qtij ce jdur fut nialheureasement trop remarquable par les desastkes quc Ies mdtaoxesoccasionnie rnt dans li&na fir Ac.
En effet, l'influence do :adclkiaison borale, encore a4son maximum, ,jointe c~lle de la'pleine tune et a cellar du voisinage du p~rig6c , produisit
une influence compose si gfande, que vars huit heures du 'niatin, un vent d'une violence extraordinaire , variant du sud-ouest i I'ouest-sad-ouest, fit dans Paris-des degats consiidrables ; 'renversa des chemintcs , enleva les plombs qui couvraient differer.s difiices publics, dacha les ardoises ct les miles d'un grand nombre de toits, en un mot, casa beaucoup daccidens facheux. Au
|ardin des Plantes , dans les Tuileries etle Luxenibourg, des atbres tr&sforts furentlgs uns tompus, et let autres iracin s . . +,, Pendant la plus grande violence du vent, dana les -interstices des nuage infricurs ui cottraient rapidement de l'ouest-sid-onest, ves -est-nord-est, je remarquai qwe des nuages supArieurs en balayures dirnigds du nord-ouest au sud-est, etaient stationnaires, et attestaient l'effort d'un vent de nordouest qui voulait Snuffiler. Ce veht rtrc&issait l'espace nicessaire A l'6coulement du courant infrieur, ct par sa r~sistancc occasionnait l'extreme rapditte de cc derier.
Mas A midi ct un quart, le vent de nord-ouest c~da heureosemtent al 'effot d couranutinffericur, et dd-lors cehui-ci retrouvant un espace plus libre, devint paisible dana son course , ecla tensp&e cessa.
Quel que court que ft cette tempite, c'en tait t climent une; c'est-&-dite que c' iait, comme datis rote s Icsatres tn: courant dairy infetiemr devenu tris-rapide pirle rtr&issement de 1'epace quelhi mana d'air 'qui s'ecoulait ait fircee de franchir. It ne ie manifesto 'en cfte ahcunl Ac1 caractares des orages 6e tde 0raans', n" d iorel que produit tun syst8te dicctabses ,d 4 autre ordre. LVabaissement du barometre qui+, 4 1o heures, tait A 97 Ouccs 4 lignUes , devait 1tre' iniquement attnibue I'aldtration de la p ession Oseitcale de la colonne d'air par la rapidit du courant infiricur. Aussi d6s nidi, on vit Ic t ercure remonter rapidement.
I1 faut espdrer que ceux qut s'int~reaaent anui progr~s tics connaissances directcmcnt ucilca, youdi~oca ,eufin donner quehtu'h~tentin.atarelations q ua existent entre Fes 'aits unceorologiqucs quo6n otb�rv� dans Ic coors de chaque ann~c, ct lea


dIfftres syst~mes d'itidlece de la itne. is s6 convaincront avc le teris qu'il y a ua londenient rile dans lea inlluenkces de cette planete stir notre atmosplete. et que si lea relations dont je pale n'out pas 0 saisies jusqu'A ptsent, 'est parce que chaque systne d'influence a toujours et 6xaroje isolinent.
LANIARtCK.

ARTS INDUS T RIE LS.
jNotveau prordd p our fzbriqurr l'alun at tujicie!tineet, Et sans le secours de L'doaptvrtiu.
Les citoyens Guyton et Vauqueli owt ift un rapport P Institut national', en u uctidor au 9 sur un n ouveau procide du ctoyen Curauda ti pouar fabriquer artificiellement l'alun. Comnne cc rapport n'est pas generalemenrt connu, nous ctoyons devoir le communiquer A nos lecteura.
-4Le citoyen Curaudau propose pour] a Lsbrication de I'alun , d'employer cent parties d'agile et cinq de muriate de sonde dissous dans suffisante quantit d'eau pour donner aui mdange une consistance piteuse. On en fait ensuite des pains dons 'on remplit in tourneau de reverbere, dansa lequel on falt un feu actif pendant deux heures, oujusqu'a cc que l'interieur du fourneau soit obscureinent rouge. La calcination 4tant finie-, on riduit largile *enrpoudre , on, ]a met dan sune bontie futaillect on verse dessus, A diverse reprises un quart de son poids d'acide sulurique, en agi, taut fortement i chaque lois. D6 que lea vapeurs d'acide muriatique qui se d~gagent alors sont dissipcs, on ajoute autant d'eau qu'on a mis d'acide, ct on remue comrme la premiere fois. II s'opere centre I'acide, 'Ia terre et Ieau, lie combinaison st prompte, que le melange s'chauffe, se gonfle, et exhale des vapeurs eitrimement abondantes. Enlin, lorsque cette chaleur est un peu appaisde, on continue d'ajouter de l'eau jusqu'a ce qu'il y en ait environ huit dix Ibis autatt que d'acide.
P La terre +inutile A la formation de l'alun itant d~posee, et JIa liqueur claircie , on la tire dana des baquets on chaudieres de plomb. Oh met ensuite sur le marc autant d'eau quon a retire de liqueur, et on reunit celle-ci A a premiere; enfin , on met dans se lessives une dissolution de potasse dans laquelle i. doit y avoir de cet alcali Ic quart do poids de l'acide employ, et Ion agite; si on prfere eniployer le sulfate de potasse, on en wettla deux iois autant que d'alcali.
, Au bout de quelque teams , la liuetiur en refroidissant, forme des cristaux d'alun, don't la quantitA' s6'1evce, quandla ,cristallisation est achcvee, it trois f6isle poids de ! acide'employi. On ravine cet aun en le faisant fondre dans la plus petite quantity d~iju bouillat3re possible, alors i est aussi beau que l meilleur alun du commerce., 97 Comme le marc retient encore queques parties salines, 1e cito yen Curaudau recommauide de le lessiver une troisiemue fois , avec quantity d'eau stuffisante pour le dessalet comAettement, ct de se servir de ce lavage au lieu d'eau simple pour une seconde operation ; par ce moyen, il n'y a lien de perdu.
, Ansi, sans Ic secours de chaleur artilicielle on obtient la plus grande partie de i'alurn qui s'est form dans l'opraiion, ce qui eat un avantage precieux. Lauteur conseiii d'e employer les Caux metes qui contiennent encore de alui et du sulfate de fer t&-oxid , A Ila-fabrication du bleu de Piusse cc A quoi elles sons en elfet tr~s-popres.
91 1 regarde sur-tout Is fabrication de I'alun come trds-ayantageuse pour les fabricans de blet dc Ptusse ; car is pourraient calciner leurs argiues en meme tens quo les matieres animals , sans aucune augmentittion de ddpense. Ils n'auraient pas besoin d'y ajouter la potasc, et la pr~ence do fer, au lieu dy cre nuisible , y serait an contraire trds-utile S ils v ulaient m~lne fabriquer de talun po ur le commerce, its pourraient cnploycr,,/pour dissoudr Ila combinAison de lValumine et de l'acide sullutique, an lieu d'eau, la dissolutio'n de sulfate de.potasse, qui provient deslaviges de l1cir bleu de russe, substance qu'ils pertdcnt ordinairemeut. ,Is pourraicnt galement employer aux memes usagesJles residue ou cirnens des distillateurs d eauforte ., qt connenent 'almine-et la potasse propres A la confection de I'alun ; i suflirait d'alroser cette substance rdduite en poudre avec l'acide sulfurique , ot dajouter au ,neapg la quantte d'eau necessatte, en operant
comme ii a etc dit plus haut. Les eaux mere& de cs aluns seaicut bonus aussi A la fabrication du bleu de Prusse.
o Nous observos m~we, cct gard, (u'il
y a dana lea cimens des distilateurs d'eau forte, plus dalcali qu'il n'en faut pour la saturation du sulfate dalurnine que forme l'atgilec, et que pour titer tout Ie parti possible de cece substance , i faudrait y ajouter un huitieme ,de son poids de ,ette terre calcin~e d'apnes la metchode du citojrenr Curaudau; t en eupid)nt en~viron soixante parti~'acilde pour ceiit de terre, on' obtiendrait an
-ioias cent quatrc-vingt pasties d'dlun tr s+beau.












� ,par cos di &etIs procJ(s, e ITocit. Curaudau assure que pmdahtit loti tens it a lfabri iI de Palun ivec tZ Iavantag de plus de 2),5 pour cent Sur celui du conimerce, et que , inalre le prix o6it est .descenclu maintenant , on a enco to-h 1'2 pour cent de b~mn1ice. Ertin que les fabricaus de bleu de Prusse , A qui Ia potasse ne cofiierait iezi, auraient encore dans ce moment 17 a 18 pour cent A gner'en taisant !irtilici~dlenent cc sel.
v) L'on Voit , d'aprhs ce qui a 6t6 expos dans ce rapport, que Ic lemimoire.du citoyen Curaudeau reutferme des resultats d'oxpriiences faites en grand, tr&-intereysass pour leamanufacturiets et les omrnerans et ,lu'it s rait utile sous cc rappqrt (ju'il tut repandu par la vole des journaux scientiliques. Nous pensous donc que la clas~e doit savoir gr6 au citoyen Curaudau davoir fait connaitre le reWu1tat de ses observations , et qu'elle doit l'engager .t faite aisi tourner 4 I'avantage de son pays le fidit de ses utiles travaux. ,,
(Ewrait des Annakcs des arts et'mafli4tciures. )


S P E C T A C L E S.
Le theftre de l'Opera Conique vient de donner avec un succs trt-contestd -'I'Heureux malgti hii ouvrageoqui , dit-on * a coMP6reiment reussi dns une e-our du Nord. o6 ilaa e ex&ute sous la
direction du compositeur M. Boveldieu. LA musique quI nous avons ertendue .A Paris , st de M. Mehul , et il y a lieu de s'ktonner qu'un poime de cette, nature alt fix6 attention Ide ces deux artistes distinguds. Nous ignorons si Boye!dieu a tvouve, en travA'llant sur ce sujet, une occasion heureuse de produire tin pendant agrdable A son J'alife de Bagdad , �mais nous voyons A regret que M. khul , qui, s'il nous est permis de le dire, xie devraik peut-6tre pas, rjsuer de compromettre ainsi son talent , n'a rien trouv6 dans liouvrage qui pit lui inspirer:un& ces morceaux auxquels i doit sa reputation si bien qablie e si distiugu&. Quant au sujet tie "fHeurex ni/grd lui, )e titre le fait assz connaltre : le pincipal personnage nc pett obtnir la main de sa majiresse . si quelque revels ne lui arrive : ainsi Pa did 'le plus extraordirvaire de tous Jes peres qui ont une fille A marier. Au lieu de revers, le jeune homnie voit successivetilent toutes les favems de-la fortune s'accumuler 5u lui : it se croyait orphedin , ii t troetC sort pete, et cet 6vinemertt est pour lui la Source de la plus plus vive douleur ; de soldat it devient capitaine., et it se dsespere ; de pauvre , millionaire, el ii entre en fureur.'On voit (1ue ai principale ide laquelie on'dot ce stjet ,tie pouvai. fournir que des situitious d'un comique ,aux cc vice
a tc g neralement seni. Cepenaat',I ir ti'aieur'a
ete dernande et nomm , , c'est le citpyen Saint-just. Elleviou , dans I t isle de 'Heurleux na/greLui, ne peut menritr ni fnouvel dloga iii ,eproche nouveau ;. depuis tin certain terns, la plupart de ses roles sbnt talli sur le mEme patron ; i lui serait trop difficile de tie pas pa'ratre iouvent le tneme.�
Le thlAtre de l'O' ra-Buffa vient d'offrir, en excutant la Cosa rara une runion complette de ses premiers sujcts : ils y paraissent tous , les uns dans des 61,es principaux . les autres dans des emplois s!condaires. Aliprandi, notamment , s'est charge d ur, petit r6le dont sans lui on n'et pas sans dote rieconnu tout e mtrte.
Lui Cost rata est un des op.-ra que I'ancicue troupe des bouflb s ex6uta cn *i -9oavec le plus de suces. imoni , h.arteur un teu froid , inais doue de li tnikthode li p ia 13 asi~itc, et d'uie trs-btlle ,voix, y paraissait avrc avintagc : kbildni y uxcellait dans un r6Ie de paysan jaluu. Mabdaei lorichelli 6tait charge du r6Ie de la reine. Aujiiurdl'hui, ce dernier i6!e cat confi6 a M6it Strina Sacchi , 'ct ese loin d'avoir perdu A cette disposition nouvelle. M"I- Strina Sacchi le chante avec sort talent ordinaire, maisele s rblait avoir tservy jusqu'ici tout l'Miat de ses moyens , toutcsa hardiesse , et la verve brillante qui a caract&ise pour m air de bravoure qut n appartient pas A Vncendo lattini, auteur de lia Cosa rara ; mais , dit-on, an napolitairi. Moscati, qui se fait avantageusemnt connaitre A Paris par de tells essays : cet air est d'un movement qui entraine et d'un grand eflt; dcs parties de choristes y sont lies avec une orange labilet6 ; en utin ot, c'est une production distinguee dans son genre ; mais cce quelle offre de plus toriwint, c'est te talent de la cantatrice qui V'ex~cute, qui en surmonte cs difficults avec une uassuraoce , une facility , une justesse- et une beauty de sons inexprimable : ce morceau 'est, de ]a part de Mine Strina Sacchi ,tin v~ritable


406

tour de force : du reste , il tic tent point 'a I'uvrageI et sot beaucoup du ton g~n&al de Ia composition ; c'cest ua icrnieit qui ne pent e rachct6 que par l'effet que lei morceau produit.
Pre de Mte. Stiina Sacchi pafat, dansI a Cosa rara , Mule. Nava Aliprandi , pcwse du chanteur de cc non; twdle comparaisoiinest a 6tablir eintrp ces deux cantatrices, clies sont destines a Ase~seconder mutuellement et nullement Arivalisur entre elles : On peut outer que Mole. Alipiandi pfit remplir tout 'emploi de Mue . Strina Sacchi , mais ellk est une acquisition heureuse pour la reunion , depuis la retraite de madame Georgi. 'Madame Aliprandi est doue d'un beau talent musical ; sa voix -est pure, encore fraiche, juste, flexible; sa n~thode est bone ; ]a sagessc en est le prir.cipe; ]a correction le seul ornewgunt; Ia pfret , le caractere essentiel. Aussi sire de plaire coistatullent et pour ainsi dire au mr eie degf ,el'egna point A craindre les &ueils qizi ienacent d'aures clhanteurs, mais denu'& de ceit e ch aleur qui" atiime Ia scene , qui donne Aea viea lA musiqtte, ,t-de l'ame A des sons, lle produitaratement i1enthou, slasme.-.La Co,,a rt , a entendue ovec .un plaisir nouveau, et, elle iab6btenu le plus brillant succ&i. Cette. cotpositiotir 'a-pas la c ouleur brilliant de Cinuarosa ' et 't616ainte" sourenne de Pa.iello mais elle est simple et expressive : le dialogue- c'st quelquelois coup d'une maniere corniqce- evsi les morceaux d ensemble n'ont pas ce caractf d original ete ette verve qui distinguent ceux-des compositurs, que nous venons de nornimer ; Is morceaux iso6es don't 1'ouvrage est seni ; les petits airs Pi4 bianca 4i giglio , Lilla mit dove sei ; le Canon , crit pour trois voix de femmes , et le Duett, Paceacaro mio spos'o', qui depuis la nou,eatute de cet opar ont d t retenus de tout e monde , en assurent constamment le succs. 11 a &6 , sous tous les rapporu , ex&ut d'uuet-niir&e superieure.
' Au theitre Louvois, un p~tit acte inrtitul6 N RgLes-voturss au bois da.otgn a Georges tine bagatelle doiat u -qi Thquo.forme Ie n~id il e n result quun rendez-voui pour'un'cont at de mal5deoum convert et nudd,; etque de deux juries gens du- rnnme n oin, Tlun qui veu. se marir. e st tir . aapoint dee cbattre n eauie ui vetn rse batonuted parleiqued conurat de manlae pnbrogio nesie dot~le Pa ssanis
que velnvraie u balance, iais e dialogue offre drs d tails agr4 Is et quques traits spirituels , Les auteurs sont :MM.-Dorviguy at Georges Duval.,S.

B-EA10X-AT S.
Le a5 du conrant,iparastra, une estampe gravaparDebucourtine, 'apr qu talea re de Venet, ay~nt poir titrc e s Chiefiayane1prdwla trace. Prix 24 fr.at 48 fr. avant Ialetre. Cet e estampe ne I cee mentrico i tout ce qui a parjusqu' cejour de eas prux habiles artistes, taut poutrIa composition dun tableau qu pour Ia prision et e fini de a gravu re.
IuSc ve'und cp Aubr, proprtairn. et 6diteur rut Lameara, noli8et au elagasin, rue Vivienni 11 42.

A V 1 11S.
Vi t ne arnes, le 6 nir e s.
Les adminisiraturs detrcole secondaire de Valenciennesa, p rvicnnent que a placede professeur des Math uati ues deladhte dcol nce troupe en cc moment vacant , q' crItnsequence ccux qiiI aspirent A cette place cit esiteraien lfairepatnic des, candidats A pr~senter an zxninistre de l'int~ricur, seront admisg, oncouir, A coipter de cc jour jusqto'au 15pluvise prochain.
L'cxamen aura lieu clans le locaI oit 'adrninistration. tient ses s~ancs , le ruercredi de chaque se~aine.
Les aspirans se pr~sentcront A l'avance an cit. Benoist , znaire ci pr~sidek cde ladite aduministration , qui Icur indiqitera I'hienre du coticours ccItsm conditions de I'admission,

L I WR A I R 1 E.
TA0L1E-AU HISTO~i1QuE de tonics Its d'coiete
faites en Afrique, par Its tulopkens jnsqu'au
comumencement duii i9 siecle inclusivemnent,
Get ouvr4ge , qui vient d'8tre public i Londres par lego odres de rta Sociit6 XdAfricjue, contient


non-seulement la masse g n~rale de touted l d&couvertes faites jusqu'A pru sent dans l'Afiriqe septeutionale Mals cicore une itlfiiti. de d~tailj nouveaux et curieux sur les divers einpites qui se trouvent is 'intchieur de cc c6ntint. Oi l compare les observations des moderne, avec le' colniissnces des anciens-sur cette pattie du Monde
La nouvelle edition , augrclite des de5cotiverte," de Hfornnun . et de touw Ics renieiguiemens q14 sont parvenus depuis A la Socit6 d'Afriquc,, td traduite eti rancAis, par l-u hommel dI l it attach au d~pti-tement de la marine.
LInstitut national avait propose -pour Vlan it. Ia question suivante dont le prix a t reitis, la a 12mc: 'c determiner Ies dcouzvertes "faiies el Afique par" ,s Ids ropdM jusqu'au t8c sicle , e Ic's comnparer avec celles qui out ,tdfaites jr les anciens depnis Pholewe _, .
La traduction que nous annoncons doit n&es. sairernet servir de Vlidc i ceux qui voudloIlt soccuper de cc travail Inieressant.,,
Elle plaira en m meatems ktotics les classes des lecteurs par la vaiidte des faits nouveaux qu'eqlo

- Rien de cc qui regsrde,,' iesrnmpites .usq,1alots, pre.qupincmus ,pdu JoB o., du Lasheia et dq Monou, tWy est oublie. -
La traduction dua Tableau qhistoriqe des dica- Wites des.FI14ro tens e 1Afit iue va parade t)tces, sament en detx volumes -8,o d environ 400 pages c"acun.
L'imnpession. de cet outrage se ternnine en ce moment, chez PaiII jeune et compagnie place dai Pantheon. r " "

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A Pris , do I'iwptim�ci de cH. AgaSS.U , propriitire dtA Moniteur, rue des Poitevins , no,13.













GAZE'


}NALE ou LE MONITEUR UNIV.ERSEL.


A date du 7 niv6se an 8 les Actes 8u Gouvernement et des Autorit& constitutes , contenus dans IC MONITEUR , Sout oWlicielf.


Mardi, ij niv6se an i12 de /a Ripublique ( 3janvier 1804. )


EXT ERIEUR.

ALL EM AG N.E.
.fsUjihi,-It 23 ddcenbre ) 1 iniv e.)

LJA.I-r dtt6eotiori dt pays a dcemand6 des renseigne-nlcs.eaCtslet prompts sur toutes les confrairies existantes dans le pays.
-La,cosrtinMSsin special qui a vat ete etablie Pour les affIireS des couvens,sera dissoute ila fin 1 cette anrin; 'ses attributions paseont aux direcions respectIVCS despays

R9P UBLIQ.UE ITALIENNE,

Milan , 41 dcembre- 2-9 frimaire).

lome nest pas le seul endroit de l'Italie qui ait
prouvi des inondations. Le Val.di-Chiana , dans a Toscane ,a vI ravager par partie ses champs par unc pluie terrible qui a tout-A-coup prodigieusezhinr groisi qes torretis. Elle est tornbee plusieurs juts d suite avec la 6 m&x abondance, ,et sans
telache. Lea rivies er flses par cc surcroit d'eau
ont doait6 tout sur leurs bords. Tout le pays est encore couvert de pltasieuis pieds d'eau , et resemble A utie mar. MAyoennant lea soins empress
qu'on s'st donud pour aller aux secours de ceux quti couraientl1 plid dapger, personae n'a pdti. O est m ieme parvenu g n&alenent i saver les bestiaux. It y a' m mec do respoir ,,qu'ea ftacilitant promptemrent anx eaux le moyci de '&ouler, les
sentlncesne seront pas erierement perdaues.


Suite du prhis des actes du gouvernirnent de la
Ripublique italienne de/uis les comices de Lyon
jusqu'i ce moment.
6 aobt Le grand-juge ordonne aux commissaires
d gouvernement pr6s les tribunau , -de fire tons Ins mois'leu rapport , en dormant l'tat progressif des procisde 'l dtenus, poa connalitfe s4 lhumaniti s'accorde avec la vengeance *publique , pour sauverl'innocence accuse, et punir les coupables
que la loi condamne.
to aoiS. Rglement enyoy6 aux tribunaux d'appel
pour I'Admifiion de ceux qui se destinent i ia profeasion d'avocat.
to aolt. Le corps-lgisratif, par une loi , autorisC I gouvernmniet A supprimer tous lea tribunaux crimilines extraordinaires existans, et a tablir, ou il sera be8soin, des tTibunaux sp&iaux, dont 'actributon 'era de juger to le crime d'agression quelconque-; ,0 celui de concussion ; 30 celui d'homicide primddit6; 40 celui de vol avec effraction; 50 celui dincendie causee par mechancete.
Lcs-tribunaux sp&iaux sent renouvellia chaque sim stre : neanno0isn Ie gouvernement peut lea Cntinuer pour un tgems ga[, It lei circonstancos
rexigent.
03 aotit. La conscription militairr eat o donnie
pat unP loi du corps-lgislatif. Dans cette conscription doivent &re compris tous lea nationafux, epuis 20 arise accomplis jusqua 5 annees ausst
1ccomplies. Ne sot point comprise dana Ia conscflption 10 ceux qui font actugliement partie'de arm e; 2 Ceux qui, ayant servi, ont obtenu un, c1ngt en regle ; 3, ceux qui se sont maris avant Iiilpque de Ia loi ; 4o ceux qui ;ayant 66e marks avant cette ipoque , sont rests veufs avec des 1111:an; 50 ceux qui, i l'tpoque de la publication de Ia loi, taient consaCr6 au service de la religin, au moins dans un des ordres majeurs, Les cOnctits se divisenit en cinq classes , suivant la stric Proprosave des cinq annees, entre lesquelles I'ecoue Tcage necessaire pour y etre compris : ainsi Cclux qui, au o octobre i8o , auront atteint Fige de s i , armeront a premiere classes, et ainsi d e aute, jusqu'it coux qui , ayant atteint la vingtitiquierne ann e, completteront la cinquieme classe. Lea hastes correspondantes A ces diverses cIIsses, s'augmeiutent successivement par 'inscripnde ce i q , d'annee en annc e, atteignent
Ilge requis. La iiime precision est mise par ha Ioi dsgI Ptrscriptiou des nthodes d'exicuter ]a consciption, et des modes par lesquels on cease d'y
4tre corapris.

177 ;oAt, Loi du corpsI giulatif qui met en acdVt VinstitutI national.


i8 aoat. Le corps- ligislatif, par une loi de police, assujettit i ]a surveillance des. autorites compkentes , les personbstasuspectes' :'iI indique provisoireiment (erjusqu' ila redaction Vlgale dun code correctionsel), la forme A suivre pour punir les enfans , "A ia' requ&te de leur pere. II prescrit les reglemcnes auxjuels seront obigis ae se conformer ls fripiers et.ceux qui prctnt sur gages.
23.abiut. Apr~s avoir arrt~ie mode de la publication des loiS, Ic corps-l~gislatif dltqrmine les ddlais rcspectifd a ,;ison d 4 distafices o la loi doit &tre parvenuc A 6l connaissance toerale des citoyens. Ce terine, poor le department d'Olone, est de dix ours apres Ia publication qui en aura ite loire dans le chef lieu, il est de vipgt joursi pour lea ddpartemens limitrophes , e de trente jours, pour tour'le reste dela Rpubljque.
0 aot. L'organisation des tribunaux de com merce, jeur competence , leurs factions, sont ddermiudes par le corps- lgislatif ,par ure loi de cc jour.
28 aoit. Le gtand-juge, par sa circulaire de cc jour, adressee aux commissaires du Gouvernement pre Ile' tribunaux, declare que le recours extraordinaire en cassation n'est, applicable qu'aux jugemens sans appel, qui'n'ont pas d'autres moyens ordinaircs do, se pourvoir.
28 aotit. Suivant un avis du ministre du trdsor public, il est accord un autre mois de ddlai aux creanciers de l'Etat qu n'ont pas encore fait inscrire leurs titres de creances au burcati d liquidation.
31tse1tembre. Le vice-president, par un dkict dc ce jour. ordonne de mettre en vgnte autant de biens nationaux qu'il en faudra, pour satisfaire aux crdanciets de I'Etar dont Ic. paiement a &t6 sp~cialement assur en ve;tu des prcidentes lois.
3 septembre. Le corpr-ligislatif, par une loi autorise le gouvernement 4 determirner'et a genraliser les r~glemens et le tarif pourla1loterie publique.
4 stpumbr.,L-intruttior, publique est en ce jour l'objet des ddlib~rations du corp's-kgislatif : la loi qu'il faith embrasse tout cc qui est relatif A cet important objet; deux universities , o06 se protessent routes les sciences , sont ouvertes ; 'u'ne A Pavie, et l'autre 6 Bologne. Chaque department peut avoir un lyce; chaque commune un gymnase : dans lespace de doux ans au plus, on doit avoir organic un plan unifrme d'instruction publique.
8 septembre. La police des theqtres de la cornmune de Milan est mise sous la surveillance de cclui qui en a la direction , sous celle du prefet de police et du commandant de la place, chacun en ce qui les concerne.
8 steptembre. Le ministre des finances faith distribuer aux pritets des ddpartemens les instructions neacssaires pour la vente des biens nationaux, docret Icle 3 de cc mois.
9 septetmbre. Le Pn1SiENT et PRPfMIER CONSUL, par son decret de cc jour, cede i la Rdpublique italienne ure quantity determine do pieces d'artillerie , qui se trouvent dans ses difflrentes places fortes, jusqu'i la concurrence de 4,000,000 francs; il lui cede galement u n certaine quantity d'autres armes et munitions de guerre ; il ordonne Ia fabrication de fusils . pistolets, carabines ; il rablit use salle d'armes A Mantoue , et une autre plus grande a Pizzighetone, on 1oh pourra reparer les &quipages de sidge, ceux de champagne, ceux de pones et ceux de reserve.
i seetembre. La loi sur le papier timbr est rendue par Ie corps-gislatif.
1 ,sptermbre, Le president dcrete ia cessation des seances du corps-16gislatif, pour Ic 21 dU courant.
12 septembre. En verttu de la oi du 24 juillet denier , sur l'organisation des autorites admiziis. tratives , le vice-prdsident., par son d~cret, pro. cede a la formation des conscils-gniraux de d6partement.
14 septembre. Le grand-juge, par une circulaire adrcisfe aux tribunaux dappel. lea invite de veiller sur la morality des juges qi sont sous leur d6pendance. ainsi que sur celle do leurs employ&; d'&trc x�scrvs sur a taciliti d'accerder des-per-


mission de s'abS�eiter de6le'ur:postes, et enfiri., a hui envoyer, chaque mis, uru rapport 6nOiic'a'n't les crimes ,qui se conmmcrtteit pl J fr muiint avec les itirconstances les plus-digns 'atteotioi,
qui pourraient rclamer dcs. mutes du gouvenement.
14 sepembre. Le corps-lgislatifayint donne aux, creaqics de 1'Etat le d la6 ieuii ir d'un an pour faire imscrire leujYs Rites; met. hi. disposition du gouveimemeut uu fnds. etraorq , niaire pour payer les pensions, pour acquitter quatie mois d'intlet aux creanciers des Monts-de-Pikteet des banques publiques , ainsi que pour les creanciers hypothecaires des anciennes provinces. II ac. corde in secours aux creanciersqui seraient reconnus
dans un Ucooin urgent.
14 septembre. Dans ce m nic jor, on.rend une loi contra lea d~tenteurs de biens natnauxoan,, Litres, pour les obligcde prouver , dans Ic dJai d'un mois, comment ils en jouissent :.cette oi con-, tient aussi des dispositions centre ceux qui doivent, au tresor public; elle leur prescrtit de payer, dais le course du mois d'octobre procbain io2 , la nioitie de la somme dont ils sont debiteurs, aux diff&entea caisses de "Etat,
14 sep embre. Par une autre loi , 'affranchissement des ddcimes et des livels des biens ideclars nationaux, est permits par le corps-1tgislaul.
14 iet. Unfondsextraordinaire de 13,97,46i1 I; 17 s. 3d. est mis par une loi, i 1a disposition du gouvernement, tant pour donner des secours aux creanciers de I'Etat dans-le besoin , que pour pourvoir aux clepenses de fortifications d'arsesaux et d'armemens , etc. ; use taxe de 6 deniers sur le prix de la vernte des domaines nationaux doit ire 6tablie jusqu'A la concurrence de ladite somme decretee.
17 septembre. Le corps-lgislatiffixe , par une loi de ce jour, l'oi ganisation definitive de la garden nationale,

2o sepiteibre. Let jeunes ltaliens sont invits i venir se presenter pour toiaer la gendarmerie nationale.
21 stemb2e. La liquidation et le paiement des dettes act ives et passives dcs communes sont rdgIs par une loi du corps-l gislatil.
21 septembre. Par une loi de ccjour , on institue un tribunal special (le premiere instance civil et criminal , pour toutes les causes oh il y aura 16sion A fiutr& national.; la nmeme loi etablit los forces t suivre par ce tribunal.
!2 sefitezibre. Rglenient provisoire pour la c hirite dans l'expdition des causes en etat de revision pour les pays de la Rdpublique qui. taient ci-devast Vnitiens.
R3 septembre. On 6tablit dans les departemens des ddleguds pour I'administration des briefices vacans.
2 7 septembre. Le gouvernement public des dispositions reglementaires relatives t I'exdcutioi do Particle XVII de ]a loi du ter du courant, stir Ic p aiement et I'affranchissement des dimes et des ivels sur lea biens d~clar & nationaux.
27 septembre. Pour mettre ?i xdcution ce qui est ordonne par Ia loi du 14 courant, le gouvernement public ies reglemens ndcessaires relativement, to 5 ccux qui sont ddtenteurs sans titles de biess nationaux; 2 0i ceux qui doivent au tresor public; .30 A ]a maniere de fire les d&Iarations dc proprit6 at celles des dettes non-connues.
30 septembre. La commission militaire inst ituso our juger les coupables des rassemblenens de ologne ayant termini ses operations, la consulted d'eat autorise le gouvernement i iemettre aux autorites civiles )a police intericure et ext6ricure de cette commune.
1er octobre. Le ministre de l'intdrieur ordonno Ia formation du registie civique.
4 actobre. Le vice-prtsident par un arr&6 dfend touted plantations de tabac
7 octobre. Dans tous lea ddpartemens ofi il y a un tribunal d'appel . on somme des procureur, nationaux pour allkger les licutenans de prelectures des charges extraordinaires auxquelles ils sont oblige.
18 octsbire. En consequence de la loi du g6 aoi, derniier, Sur la police, le gouvetnement arrke Ics dispositions ruglementaires sur lea gens saws avetU, vagabonds , niendians , inlir=ua,


X3102.













w oetobrt. Pai ,an autre arriti, du tio du'courant, et en exkution de l'article X de a u me lot, il itablit des rdglewens pour les fripiets ct pour ceux qui prktent de Vargent sur gages.


� 4081

seraieqt faises par le gouvernement o lts" mlilistres elle veillle sur its operations des procurirsv iationau , si elle envoie aussi les instructions coivcnablts pour lexercice de lurs fonctions.


ao octobre. Un arrkt de ce jour fixe l'organisa- g7 die. ls associations clandestines sent d fentib des c6nseils communaux de Ia toisieiane classe. duesparune procamationduministre de l'i ticur.
( La suite dun prochain numiro,


z9 octobre. En'vertu d'une disposition dle laoi du 2 octobre dernier on nomme ti tribunalsp6sial -de premiere instance civil et crimine!,* pour j1,gr lts roc~s ,ep prIant lision centre l intt

.-3ooaobrt.l Ia garde national estorganisie en vertu des dispositions de- la loi da 17 september dernier , rendue par Itcborps-ligislatif.
3 novzrabre. En vertu de la loi, du 14 septembre deiriet,' e oivearnement de'signe les biens nationtaix qui sont' mii ' sa disposition, pour let objets y" dtermine, ,et cci, jusqu'i la concurrence de a eome dee� tee. . .

6"aovtmbre. Le president de I& Repuhlique, par un arfte, nomme la moitii des menbme' qui component O'lnstitut national ; cettexMoitiW . . vertu du- mme arr&Te, doit se riunir et nommer
-- la majority abSolue des voix, .'auti,' anoiti, jusqu'au nombre de 6o en tout'; let plus, gi ont tes pensions, '

2tnovgmbre. 'hospice que li president de Ia R pubique avait.arr&s de fire itablir sur le Simplon, est dots par le gouvernement de la somme aumuelle-, de 21,783 liv. o s. it d., provenanti des biens de deux couvens supprims.
i3 novembrc. L'organisation des lycies et gymns es'eat dkcr&e.
14+ novembre. Le gouvetnement arr~te provisoisoirement, un plan de repartitioa pour la conscription.
.15 nov'mbre.L1e gouvernement fixe, dana une instruction particuliere , les attributions qui appartiennent it 'a police , par rapport a trois objets qui ferment son institution ; savor, i:. prevenir les ddlits, Maiotenir. l'ordre public; 20. decouvrir les ddlits commis , leurs auteurs , et cooper ainsi it servir le ministeie de la justice, qui seule doit lea punir ; 30. veillerit ace qu'il ne se commerce point de contravention aux reglemens de la police administrative, et cooper ainsi at ce qu'elle rejoive ibn execution complette.1,
2 2 novembre. Onniet i la disposition du ministte des finances 1a'somme de t,733,o3o liv. it compte, sur le fonds des 5,997,461 fr. accords au gouvernement par la loi du 14 septembre, pour payer les cranciers arritres, recopnus clans un besoin urgent, ainsi que pour payer la moitii des pensions artierees.
29 novenbre. Le grand-juge, par une circulaire, communique aux tribunaux et aux juges l'importante decision du cdrps-l6gislatif, rendue sur la question qui Juit a &6e fate pour savoir : Si les cranciers des communes 'et des corporations supprimies qui , en -vertu des lois existantos, ne peuvent plus poursuivre leurs principaux dbiteurs en justice , peuvent convenir sur lour& cautions ? IW est decid que ces causes ne sbnt point du ressort administratif; il faut qu'elles soient jugies par les tribunaux compkens.
3 dicenibre. Le produit de ce qui reste di sur les ventes des biens nationaux est affect6 au paicment compete des pensions arri&sis.
8 dicembre. Le ministre de l'intieur,voulant reprimer les abuse introduits dans Ia navigation des canaux du ddpartcment d'Olone, puublie un r element contenant les former it suivre a lavenir, pa r Its mefiniers , maitres de bateaux, conduciCtliS , etc.
x3 dicenibre. Les dispositions des deux arr&is du 3 novembre dernier, relatives i la vente des biens nationaux, sont prorog~es jusqu'au iS du rnois de janvier iSo3, it,1lexception' de la faculty de doniner des papiers cn paiement.
21 deembre. Le grand-juge, par une circulaire de cc jour, communique aux commissaires pros les tribunaux dcux declarations du tribunal de casation; par l'une, il cot accord aux condamn it terme de 48 heures pour se pourvoir en cassationI; par i'autre, sont exclus du bdnaice des dispositions de la constitution et de'Ileloi duu 2 juillet, les juges ou tibunaux non constiuuonnAls, dans le cis Oa il y aurailt une accusation
diris contr'eu.I
24 dtracebre. Faute d'une loi reidue par le corpslkgislatif sur les contributions., on continue pop visoirement I'impbt loncier et-les conttibuucons
indirectes sur Ic pied actual. "
27Dl7,rrebre. Au- lieu de office national des
lois etabli par le gotivernement provisoire passe, on "er tkecommission l gac ecomnposie Idc
trois individus. Cette commission est institute pour rtpondre sur touted lea .questions qui lui


R9R'UBLIQUE I HELVETiQUE,

)4d1ejeR26, dhcembre,(�4 nivse. )
M. le baron de Crumpipen. mistre de Ia c~ux de Vienne pros )a Cgn!-d&atiops helvtiqu , est arriv ile 18 de ce moi iSchaff$.0use; i a contmue l, ledcdman s route popr Fribourg.
L le co~tgrs commercial dArau continue set shaices, *donti-rNuvertire a ,eu lieu le 7i de ce mois ; ii est compose des diputis commercaux de Zurich, Argovie, Lucerne, Fribourg, Soleiure, B� rn '-" lB&le 4Naud,.Saint.Gall cit* Glanus. On iy itted encore deutidetps'tos do, pays'.es.Gons., et 6n isdson oqtii,es dsibats seront rendus publics. par ]a vole de limprebsiob.


UT Rt ATU RE "i0 I1,
Le MtamorpAoses dOvide, en vers franjais ; par
M. Desaintange ; nouvelle edition revue et
corrigie ().
II fallait, pour vaincre les difficultis sans nombre dt cette imnense- et p~nible enteprise , et beaucoup de patience ct beaucoup de talent, Ovide e*W si vai6, sestableaux'sont si, diffirens , que pour les reprodui~e, il fallait r~unir des talens que potsede rarement un mnme" hom e It rasspmbief sons son pimieau diverses-couleur squi se trouvent difficilement Siur ia m~we palette.
Le talent di ctoyen Desaintange se prete avec une flexibilit singuliere a cette variite de son rmodele. I soutient, avecle po~e latin, Oe ton d'une familiitnobtle, plus difficilei rendr6 dane notre langue, qe le sty le leve : ses vers out du mouvement et e la chaleur dans la peimiture expressive des passions; et, tour-a-tour, i l'exemple divide, ii chausc lebrodequin, prend e cothurne, ,et descend de la hauteur de l'epopie aux graces de la pastorale.:
Ovide emprunte-t-il la touche mile et 'nergique d'Homere ? vous le retrouvez dans son interpreted. Lisez, par exemple, l'endroit oir Hercule, pr it faire un sacrifice sur le mount CEta, se revit de la tUnique empoisonnie,Voici� le, vcr , de M. esaintsge:
Ignorant&es dangers du. tissue, qu'il dploie, Du poisin It hdros se rev6t. avec joil. Mais 5 pine sa main sur let autels ardens Verse avec, IA priere etle Vin ct l'encens Le venin dchauffd dans ses veines circule.
Endurcie Au tourmens, la grande ame d'Hercule Quelque terns, saus gmir, souffue un mal si crudl;
Vaincu par'la douleur, i repousse l'autel,
Et remplit tout dEta ldun hurlement terrible.
11 veut se dpouiller d. cc supplicc horrible Mais sa chat se dechire et suit Ic vitement.
Ses efforts redoublis, redoublent son tourwent.
Touted l' nergie des expressions lai tes est rendue.
Capit inscius Aeres
lnduitorqu Auntris Lrsa r virus schidnx.


Pouvait41 &tre mieux traduit que premier vers ? Les deux, suivans ne l'expression idelle dc ceux-ci ?


par leg deux aontdhI pa.


TAura dabat pnisnis dt veiba prcantia flamasis Vinaque marmroreas patercifuadebat in ara.
Cette locution neuve et po~tique
Verse avec la pricre et c viin et l'encens
Ne fait-elle pas d'autant plus de plaisir, que le latin eige cette figure hardier. On en peut dire autant de cct autre versa:
Nec morn, IjAiferamt onatour "sindtr vustom.
II veut sc ddptuillcr de cc sipplice horrible.
Et le)vers- qui -suit ne peint-il pa -a chose meme par les sons 'linitatif. , est nc fait-it pas, en quelque sorte,i mage il'oreille ? Changez-y unescule syllabe, et mettez: mais se Peau se dichire, quelle difIfhence! Qua tiIhitut,, traaht ilia cuttrn , n'a pas la rnsme beauty.
Voulez-vous un autre exemple du genre hroique, avec des nuances tr4s-diffirentes? 11est puis dans la nsemc fable.

(1) Un volume in-ti, de 5o o pages; prix, 3 ft. ) 5 crt.
De l'imprimrit de rapelet. -: A Paris, chai Dterville ibrairo , rue du Battoir, u, 6.


*L l*Jo 4s ic1trolls
Aiboribus caraequusarduag jssrrat (Ete
Intus pyrar i, uctis arunim Pharetraftqur e a4Cg4: ; Regnaquev isUras it r sm trojana sagitta, .errjubes Pccan te saturn. O JamsMa niister
Su b'dita;4curnqrs avidis conjrendiiur ignibis -agr
Congoriem sylve c iaxo sellers sumrman
Strnts, et imposiM clav cervice recumbis B aud alo vults qi, 4ini cOnviiajaccri. inter plena meri redimitus pocula wfrtis.
jqnI uiValinse OA ifo t latas di4jIsa sonalat scutrosque artus , contemptorenquo petebat Flasma isum .,~
Lea latinistes.saavent~que secur, artiscontemj torrm suum "sont de ces locutions quil st
pra impossible de transporter dans note Iangue; on-va voir que le traducteur les'a. heuretisemcrA
recrees en restant fidele au genie de sa langue.
Toi , fils de.jupiter, ton grand destin g'achee. " .es troncs sont abattus; et ton bfcher s elve. Philoctete a requ ton arc es ton carquois, Et ces traits qu'iion devait craindre deux fois. Par cc fiddle am ila-flamme cat allusade.
Couchd sur Its longs citins du lion dNae, c,
Sir ta lourdemassue avec un air serein
Tu reposes ta t&e, ainsi lu'en ua fetin Un convive penchd cusr la rose odorante.
Deja dejtous ettds Ia: Ilamme ddvorante S'auie e , Be dploic, attaque lehios
Qui la voit. Ia4 mdpriie, et la souffre en repos.
Ovide est-il rapide ? le vers franqais semble cutir:
Mais l'hyenne boidi'i :s'dlanc , etnos regards
"1'oni vu franchir lnn taut Its filets et lec dards.,
Oil lance Is limier � elle dchappe , et plus vise,:Plus prompte qu'un oiseau, ls ronipe et let ivite.
On demtande Llape., "on l'appelle i grands cris. C'tatt le nor dii chien -donnd par ma Procris.
6 ja It con tendu, ,luttarit centre s a chaintc Ldlape impatient la souffrait avec pine.
11 part r ceil suit, Ic cherche , et ne Ic troupe pas.
On devine &a course aux traces de set Pas.
Et un peu plus loin: Je me plaits a ls voir avec meme vitesse, Lun poursuivft toujours., l autre dviter sans ecise.
Elle saute, it bonditt ; ie tourne , it revient;
tile ishappe , i la presse ; on dirait quil la tieat; II te ticat nien. Cent fois il tend ma gucule avid,
Ne saisit qu du vent, et ne mord que du vide.
Autre exemple -peu-prs du m me genre
Maii la trompqtte sonne :ils patent, et leuns pas Efileurent la Carriere et ne la touchent pas.
Leuns pied, sans sc mouiller, auraient couru surl'ondo i
its auraient, sans courber leur chevelure blidde,
Glis6 sur ies dpis , ou sur la gerbe en fleur.
Hippomeose a pout lui la publique favenr.
On lii erie :Avaucez-; qu'un beau feu vous enflanme;
CourageV, Vou vaincrea.
Ovide est-il majestueux ? la traduction s'eve :
lci d, nation, s',Ievent, saggrandissent
L par lVge vicillis , de grands. Etats pinissent. Ilion, qui soutint pendant dix ans enters Tant de "combats sanglaiis , tant d'assauu nctnieiumr,
N'offre plus qu'un areas de uineis fntesteS,
De sa grandeurpassde humbles et iristei restes.
Sparte n'est qu'un desert, at Mycenes u'est plus.
Et toi ,noble cited d'(Edipe et de Laus,
Que reste-t-il de toi ? la fable do ta gloire.
Que rdistc-t-il d'Athene ? un vain nor dana l'hit0ir.
Ovide exprime-t-il lea plaintes et Ia regre tsde l'amour? le vers franais semblb soupirer et1 S
plaindre. C~phale raconte ainsi let derniers mn tfll de son spouse:
Elle-dit , ct je voil trop tard pour mon male"r
Qu'un vain nom a caused mon crime ot soil rM
Que me srt-il , hdlas ! quc je me justific ?
Procris avec son sang perd un reste de vie.
Ele me voit encor ; cest son deraicr plaistr.
J'eus son dcrnier regard, j'us son dernier apupir; It stre que du motspour tile je respire,
Avec moints de regrets daus mes brat die expire.
Voycs encore cc passage do la lette C&rite par Biblis &t son frere.
Je tuis vaincue : hidlas I. mon design l's vonlu.
11 ddpcnd do toi seul ; sois men juge absolui.
Tu peux perdre on sauver one anante timide
!Ihoisis , ct quo ta hiaiuc on ta pitid ddcide,.
Souse art mans avant tout, songe it eins qtui je1 ui5,
Je suis ta Ioeur ;je veux tte plus, ,i je pus.
14tU mtOn cuncni quarud Ic suit o aiu,~tut ? .












torute cett .fable de Biblis est tie avec le .mfme charge. Ce qui red le travail du citoyet
DeaniangO enCore plus remnarquable., c'est que,, join de secouer I'entrave impose ar traducteur, il Fa resseyr e en .s'imposant pourloi !a.pricioion, A Plts riteoureuse : i a rendnu Ovide presque vera, pour vets. Prenons Un exeinple qtai prouve cornbicett concision rigoureuse a, de pAx. arIV s
les premiers livres publies separement comime es-, sais, la description du vent du nidi dans la fable di Dilug' tatt telle qu'on va Ia lie.
L'Autan an front tutmide, obscurci de brouillards
r torijriIs entire de uuiages epa,
VC$Ivoleen secount Pol aile pluvieuse.
Sa poitrine enplqm~ e et sa barbe neigeuse
Et ses longs heveux gras a grads rts ruipselans
Setnub se r oridr .on pluic er verser distorreus.
Lorsq*,il ent rasmbli l noir a na t desnttes, ,:Et pro 6 dailns eS matinlouIts' oides suspen'lues,
Lair frtinitI, et soudaintui pir laruttO fisSt
Desn nuages epis tombent fiots presses.
Ce tine sont pas les coulturs poeitues qur-manqjutt c cetableau ; on Fa rnme cli avec log
plusicurs iois: mais le traducttur a sent que los traits pouvaient en &te plus pr&is. I y a dix vers dans Ic trafrnais et i ntyeu a que six dans sI Wain.,l ','"'
Madidis .Ptotus eiolat alis
Terr ilem ic4c tectus caligine oultum.
Barba gfaons itnisai, ais fttit unda capilis Frcn r sedeu tbitlt for ant ennt iiinusque.
-Ufu ltasxsI atie ehdentia ubila prssit; Sit frag ,' e't. dih'si funduntar ab- there cni. "
Dans ditiou complete, cetableau est resserri en six vers, et independamment du mirite dea diflctalt6 vaincue * lesaconnaisseurs s'appercevront' que l'ensemble y a beaucoup :gagn6, e qu trffet en est plus marque.
t'Auta motlcscort4 de hluages pars
Son front sombre et terrible cst charged do brouillards:
Ses aihus, sts cheveuz , sa barbe appesantie,
Semblent so distiller en longs ruisseaux de pluic. ' 9a main tamasse au loin Jcs nuages errans.
LWa presse :lair delete et se fond en torrens.
La description entiete du ddiuge est rendue avec .a mte prison. vets pour veis. Faisons semnir
run ate exem e, combien ]a fiddlit' concise
nne de relief 4 une version poenique.
SPrfmns amor Pabi, .Daphca, Pencia , juern nox
Sors ignara dedit , se, isa Cupidinis .ira.
Diphi, du dieu des vcrs, fur le premier amour.
ks caprices du sOtt, c ne fur point l'ouvrage
* Cupidits'iirit s vengeait d'un outrage.
Voikit bien la .precistion rapide et serree d eI'original ; si vous voulez en sentir tout le prix, comparez Ia lon des premiers essais : il y avait aprks IC premier vers
.Noan que.�du seul desttn l'ascendant invincible
EUr ddidd Ie choix de co dieu trop sensible
Cupidon itritid, so fit un jets cruel
t'embracr do ces eux to ccur de l'immortel.

Vouloir rendre OvIde presque vers pour ver, cerait &exposer au danger d&8re froid et sc i.force dmo( exact, de niaquer Ia ph sionomie en voulInt sainir chacun des traits , -'alrerI a fidelit poeticque par I'exc/�s de Ia fidelir iettrale. Ceendit Ie citoyen Desai-niaige a su se montrer ibre Ct faile snus lea chamines ls plus pesantes, et &re traddcteursans cesser d' re poete.Jamais iln'abrege, jantais il no paraphrase.,
,y a plus, si on juge que d'apres une exactitude 4uis1 scrupulcase . le copiste ne deguise aucun des Mituts de son rnodele on se trompe. Quand
Ovide joue sur les. mots, le style de son interprete '4 passion ,' et substitue les rnouvemens de lame ild'ing6nicuses subtilits. Ce passage de Ia fable 4e N rcisse er st une preuve suffisante.

ill etgo sum, ensi, nec i ns enfallit ifiMago: Vror atore me; ; Jlavlma rnoveoqus ftroque.
Otid faci, m,? roger, 'ann-rogern 2qui4 deinde regabs
fQod curio taecum est ; .
Narcisse parle it son image.
Ali I1trop tardje tvoi
Je Sui, je sis cCOWi quo jC retrouve ti toi
'Jt ui% pour mou malheti amoureux de moi-m-6me, Quel doit &re Ie vxn do mon delire extreme?
QUi suis-je? que feaije, et que dois-je cspdrcr?
61 fitaplore, ett-ce moj quo ja dois implorer ?
la-e demander- ? j suis L bier quejo denande.
i Ic livro du cit. Desaintange n a pas dt r'objer de l'enthousiasnio or do l'engooctncnt , i| a Cdt o Sora' celui d'une estie� durabk ; s&il na pas die


40o9

La premiere driot t, o t edeti ',Volumnes in,8. sest Opuist e'n trtA-peu' 4o teams ;"celle-ci, d'u ptix niodique sera sans do'.tte atissi ptompteinent onleVce; . L.P.


SCIECES: - M D)EOINE.-. PHYSIOLOQIE.
A U tik ' I 16 Uf.De ronvsage d. doaeur A/phonic Ler. intitul
MeoD~cN M.1 aTRNELI. (Pf'oyez l compte rendu
de cetouvrage,aiu nodu8 8l, cderniaije un )
"Quoiqu'on ait-hbauco'up '.crit Sur 'aft d eieer les enfas et detraire leu rs naladies iamltie -I ast loin d&tre puisie:'le piofesseuiAlphonse Leroy lenvisage sons unpoint-de-vue plus analogue 40'on he Ira,,iir fait-aiii Oonnai&ntieo .physiq ie" e" chlimiques dont-norresied s est enrichi. II 'efforce doe sattcher au .sut particulier'quil' aite iouie la .heori mddicale, iond , 'ar ;ettt id' e j uste Cet sublime-i qu ds faUt ibdier,,'hOrn aduite di'nsw c1nitanrqui en ,est la premiere bauche, L a6dicitre matIrnLe de cct. auteur pout frayr-,la rpue i 'des decouvertes importantes:. sa: marche' est hardie, imposante, et;,patdessus tout, originatie, o terait un superb ouvra'ge des- mnombreux riat&iaux acc'u' mules datis le sien. Mais souvet lesprincipes ny sont point assez ddvdlppes; quelquefoig its manquent d'ensemble et d'Jiarmonie; ici,'ccsont des taits et des r~sultatb nouveauxt constatdi; lit, des verites trop abstraites, Oi de lshypotheses trophaLir,dies, arr&tent to lecteur. Observons cependant que ces ddfauts doivent moins &re imputs it l'auteur,qu -Ia difiiculti des questions qu'il sagi de resoudre,: dans un article pricedent, on a donai un apperju de I .docrine -du doctcekro Leroy.
Dans le principeque 1'autedr y professe, it est d accord avec la plupart des ,midecins et des physiologistes moderoes , quoiquil en fasse une application beaucon? tplus kendue que ces derniers. Quant i laa hoorie qui lui est particiliere, les consequences exigent une sfieuse attention.
'influence de-rair libr 'e'Ja, iiere et du calotique, taut sur les veg5t6i que sur Ir&onomie, animaleA est d4 bien, ne; mais c professeur la montre' plus en grinC, sos un jour nouveau, et jusques dans des " tails ok on ne lavait pas ,encore soup~onnee;, i en faith la base de educationn physique du premier " ii ltrend aux alimens ' aux vtemens , aux boissons, aux lotions ,aux frictions , nousdioqs mme. jusqu'a la maniere artilicielle de former la capacity do la poitrine , jusqu'aux moycns les, plus recherchis d'activer et de perfectionner l'organe de 1 respiration, ceiui de la vue, de louiedu tact, etc. etc.
On avait -dit avant le docteut Alphonse Leroy, que los meic devaient, allaiter leurs enfans, et meme leur donner le premier lait comme le remede le plus doux et fe plus propre 4 I d'vacaation du miconium ; mais p~rsonne n'avait insist sur les qualit~s vitals de cc lai't, sur le r~gine propre it lui donner ces qualits, sur mille circons. dances qu'on n'avait pas cru iAtresser la vie de l'enfau,, sur la nkessitr de tenir celui-ci prsde sa mere , pour quil en rtqoive immidiatement, et le lait vivifiant, etla chaleur animale dont il a besoiri: l'auteur revient hriquemnient A ces principes, dans le cours de son otxvrage ; i rapporte des fails instructifs ot des experiences Curleuses que Its phnonmenes de vitaht que nous connaissons "dji dolivent nous rendre croyables : it done enfin de nouveaux d velippemens aTinfluence du lait t de la nutrition sur le caractere mdral des enfans, et 4t celo de habitudes morales et des affections, mnime passageres, doesmeres ou des nourrices-,sur la constitution et le temperament des nouveaux-nes.
L'auteur , en traitant des maiades pdiculaires et vermineuses , auxquelles sont sujels les enfans, peise avec les anciens, ot avec presque tons los physiciens modernes , gite les debris de ia vie se riorganissent en animaux imparfaits, it ajoute de nouvelles preuves do cette tiorganisation do )a matiere animal .d&ompose , et ontre les circonstances lavorables a cette singuliere operation de la , nature. Lorsqu'il parole de la pamoison des
-enfans, espece de criserdsultant le-plus souvent de la colere it remonte Ila cause physique des passions, au syst~me nerveux'; ii se propose de determiner aussi c sige do l'. ntendement; ii fair voir que l'instinct nes 'que l'efler de Iorganisation. ou le produit m1eanique .dsprganvs qu viennent ) an scours ls uns des auqes - . , en reason i de Ja liaison qui est entre en . 11 n'y a que I'ana9i tomie , qui pourra ddbrouiller ce qu'une mrta, physique-theocratique a .prolondment obscurci.
*3 Tons los arnix, apportent done. en enat ,, an monide , it instinct ptopre ot diflorent, selon Slenr organcstionl pt,,pre , ce quii ser't i los con,, server e t l[ee defendre umais par Ia Suite, l'ins,, inct, lec passions , i'entendemnt so. ddve, loppent en se pierfec tionnent les une par les an, tres, ct so mettent chcz Ihoime� en une haz-


i e cd(ut lIeve bien au-desus dC tom les ani si aux repanrius ur. ce globe.
- Ces grandes distinctio Vent setv r ar airet 01 plus qu'oU lic penise les phnomenesdes diffWii reales soi-tes dcvie que, niots po~stidous, Limptkl 1; sicoii OsiaujoVrd hui donnee; el~e ne peut arreter s jusqu'Ie-Cje i; xcuriosit6 d lehomrmo philosopie %I soitsatisI ailw, juoqua ce qn'il ait cotnu partaie$5 inur le n a nismo de sun instint, de ses sen, nations , de ss ,passionor li dreson enterdernent. , Cette connaissance fOtde sut ataomtie com:1 parce t raisonne porter I howmie i une pdk,, fectikiir indei nie ;-it pgurt: .sefaire' tin instinct 0' dune perfection mote -it pourra cootdonnetI les mouvemens de ses passions et dc son entensi' decent. ' Uaitca(ibndo l'i rItnc t st stu-tout ce~li. s quele suvage e donne poor saisfaire ses begins; 7 en soticr , honlmi civilise nt !aperfectiohne si que pour sesplaisirs. ,
Epfin, le m nme profeqseur explique ., mieu "i'on ne l'avait faith. avant Iui, Je' :apport du tryail de la dentition avec lCs chauaenicus qui stuvr yiennent dans les divers syst me4 'e l'enantr, aux ipoques de sa croissance.
Quoiqu'il se ftatte 'davoir considiri, le premier (haque-,ajsteme, doui dunapranci'e sPiia1 , en citrculation autour de ce system, et mime de cha qite moticute, ,nous ne croyons pas que cette thdorie lni;. soh1particuliere. Gtimaud , Dtemas , etc. , ont dit plus clairement que le-sang agissait par sa vitality meo; que nos organes agissaient les uns sur Ies autrets, or distance : dat'res ot ctu aussi que ls molecules vivantes du corps s'itttiraient et se repoutssaient par un nouveMnent continue ; la. supposition de IPaura sembiali!s; par les anciens , conduit-naturellemert aux mrmes idees. Le docteur Thouvenet admettait , il y a plus de vingt ans, ,urie vapeur on uri atmosphere animal, quil assionait comme la source des sympathies et des antipathies, soit entre les divers organs d'un mme individu, s cit entire les organs d'un individuA
-autre, soit nfin entree les'corps vivans , tles eanx-ou los mie aux pits de la surface de la terre. C'est mc-me par ces principes et par leto analogio .av6ec Illectticiti, quil expliquaitle maouvementl
de,Ia baguette divinatoira. SNous no onions pas que claque organe ait un foyer special de vitality, d'o6's'echappent des molecules animates ; mais le mouvement de ces molecutes est-ils soumis aux lois des attractions et des '! repulsions lectriques , pluttt qu'i celies des attractions et des affinits chiruiques ; c'est un problem qu'on'a point encore resolu. Si 'on entend par fluide animal la vapeur on le gaz du corps vivant-, certes , cc fluide existe; it agit mwne sur l'organe du chien, qui distingue son mat re de toute autre personnel, par l'odetir do ct atmosphere ou de ces parties gazeuses du corps ; mas it est Iaux quon ait dimontri',' ainsi que le pretend lauteur, t'analogie dt titatmosphere. de celui des nerts qmu'il cite pour exemple , avec N'aectrique etla Iumiere. Les nerfs et les muscles sont excits , it est vrai , par l'agent galvanique ou dlectique ; mats ils nele sont que par leur contact immediat avec les conducteurs des divers appareils.
Le fluide animal, en rat de gaz, nest done pas sensibleit action de I'tlectricitc. Le ima aluide qu'on suppose gratuitement xister dans le systdme nervenx , et q'on appelle depuis quelque tens , fluide nerveux on locicite animale , West donc probablement pas la vraie cause du dtveloppement de ldlectiicit et de la commotion t
lequelle celle-ci donne lieu. Ea rtsumaut tout ce que nous savons sur la quesdti dont il s'agit, nous dirons que It corps vivant pent itnlcer , iune cestaine distance , des vapeurs animals qui se combineront, si I'on veut avec Ic calorique etl)a la lurniere ;mais nous ignorbns si ces vapeurs partent plus Sptcialement d? systtme nerveux, et si cites oot plus d'analogie que toute autre avec lxlectricit6. None ne conviendrons pas su-tout a- moins qu I l'expirience ne le dtmontre , qu'il egiste dan ie corps-hunnain Un' flnide qu'il faille appeler-fluide nerveux : il n'en existe pas plus qua d'esprits animaux qu'on a trop toag-tems adwis sans preuve et q ort rejette bien loin aujourd'hui. Noms nous bornerons i savioir seulement quo le nerfs, les muscles , les fibres et autrej parties du corps humain sont excitables par l'agent electrique ou galvanique.
* Jusqu'icinous avons considetr6 presqu'uniquement lea principes dans lesquels le'professeur Leroy est d'accord avec la pluparxtdes nedecns et des phy, siologistes modernes : it nous reste A jeter utk coup-d'-mil sur-sa throrie ,paiticuliere et sur los consquences pradques qui en derivent.
Trois articles principaux distinguent de tonme autre ]a thkorie du professeur Leroy :to it attribu presque routes les maladies de l'erifance au systene sanguin on vasculaire : c'est pour cela qamil recommande presque touours l'application dos
sangsues-; Vo les orgenes d gestifs des enfans sont, selon ui , faiblos common Ic s onr ceux des icrnivores ; 3� Ia vie est taiblo chez Ies eiats. Nous disone au contrrito , avec lis nieilleurs anneurs , quo Ia tfoc� vital: est caca le$ en fans d'au











tant plus exquise qu'elle est plus p1r6 de sa source I les , ,'alines 'qui a reovelst sonk, ii est vrai, w kleS't si mobiles, jue la moiiaxp secousse peut en ebranler les Ilondemnenis. C'est un irbre dont la v station est riche et pure, quoiqu'il ne puisse encore braver les vcnts et les ternpEes;'Mais lcs chefs-doeuvr* les plus parfaits de l'ati nc ont-diI pas aussi ceux dont les plus leges>'ccidens peuvent taretl ' 'iorganisaiioi- ? 'etdan M ihom e' adulhe Iui-nxme, la .faciiiE extreme Avec ' aloelle peuvent soperer dant +les, orgarres 'ces derangemnen .esuhita qui'causet ,lu-mort, actuse-t-elle la pulssance du principe vital ? Avbtntons plutbt que leltanrt est nat'ureIlement tres-vivace - sa vie eat tine flimme qui n'e'dernande que de aliment pour s'etendre. . .

N tnous irnaginops pas non plusique les enfans dii rnt avec e i tp difficult: plue supposenotre fatcur.,'Les forces digwstives et,0idpiatcessosut clivi' eux ,, extraordiaijs; 1 qpntit6 de nour. riture qu'ils prenoent,, et I in d de temns qu'ilo' inetrent ala dtegrer'. attestent videnimut I 'Tnergle de cu forces' , UestiA tort que le piofessetr illegue 'en faveur de son opinion , l'intentionde la nature qui donne, sclon li, des dents i1 l'enfant, afin qu'i, s'elserv:e pour procurer it- son estomac des substances 'inimales plus solides .qu ' Ie sont de simp!es vegetaux qui .iw conviennent pas a Alkat def iblesse de se organes digestifs. Car si la nature' donne, au bout de qielqucs mois; des dents aux 'enfans., rle n'ass'tre point en m me tennis tces dents un point d'ap'pui assez fort , pour. permettre ]a mastication des-viandes. En mere Prevoyante, elle commence de bonne here un travail qui a besoin de plusicurs ann~es pour &re parfait.
Nus observerons ici que sa pratique, a en juger par son ouvrage, vaut mieux que sa. "thorie : car les prescriptions quil y donne ont pour base une aiite vsg;alisreIoicdeiadue quelquqs substances anmales mats le'dfaut de sa theorie est de
poser en pincipe. quen gnral , lea. chairs d'animaux conviennent mieux, aI la ddicatesse de l'estomac des anfans, quec des substances vig~tales. Cel' prec se'ent le, contraire, dIuwmoina d'aprha ta doctrine cotnmun'ement reque : ,seulenaent, on p~nse que dans 'un entier 4puisement ow deperissement, il convient dc fair pretidre, aux enfns, sous brime liquide , quelques sucs animaux, qui, dens un tres-.petit volume, continent urpe subs. tance plus nutritive. Les gelees de certaines viandes sont conseill~es dans es- cat semblables , parcele qu'elles ont quelqu'analogie ave Ie princpe muqueux , d'oiu ilenfant a tre d'abord sa nourriture. Mair nous n'emploieri6ons dans aucun cas les substances animales x ivantev, et sur-tort le saug chaud et recenment tire des volatiles ,ue l"auteur conseille souvent d'apres son experience ; si ce encde n'est pas dan ietux .i coup i&r la t,6p grande confiatice dans son efficacitt6'eIst beaucoup; ft I'on ignore jusq u'ou lesmeres pourraient ei porter i'abus : car c'est aux mree que i'auteur adresse so ouvrage ; et c'est peut-Ltre de sa part uin tort que de les invite a Ajuger si lets conseils q:zi lcur seront .donnes r -r .de jeunes m dedid$' sonit fond's sur !a coiriaissance de la nature. I devait Evier cot inconvenient avec d'autant plus, dc soin, qu'il se plaint lu-aieme tr&s-souvent de Ia pcine quil a cue i se fire 6couter des' mces. Fourquni donc rEeiller encore icleur mfance et lcus inquietudes ?
Nous avons d eja r'temarque que, d'apr s la theorle dAiphotise Leroy, I system vasculaire ( le sang) joue Ic plus grand r6le dans les maladies des enfans, quoiqu'i! dise dans le mnme ouvrage (j'ignore er quel sens ), que chez eux lets matierts solides tnPietcnt sur le titssu vasculaire. Les physiologistes CL les pathologistes admettent avec beaucoup plus 'de raison, la predominance du systeme lysiphai(tite, dans lage tendre, ou lhabinude des affections muquenses et pituiteuses ; il arrive, sans
dote, utie ces affectioris se compfiquent quelquefois de sympt6mes inllammatoires ) i) ; ais ce
I)'est pas tee rason pour attribuer routes les' ma-ladies de l'cnhnce 'a effervescence du sang. Le

(t) Nou accordons m me au professeur Alplonse Leroy que, dane des affection de cc genre , et dan celles de lenfance et de la vicillesse, le sang parait se porter verse le sinus et lets vaisseaux du cetveau. Cependant on ,set gard6 d'en conduce qu'il fallk t ndessairenment saigner let eafns et les icillards. Je pense , dailleurs, aver ls meilteurt praticiens , que l'application des sangsucs derriere le- oreilles, rmuhodo favorite de l'aute'ar, thit arriver avec plus d'abon. dance le ang A la pattic piqnde et irritde pat les sang. &us :-cc qui , sans dote, n'tet pas dans I' ntenion du toddecin.
(Note du rdacteur de ct article.)


410

(tolip tt aigu, connu sons li nor d'angine raem-, br9neu,, appeal parFranck( lib. 2, de inflamma-' t'fibu'y synanchi siroffa Il ne nous parait, poistt prcB0r, Sa source tins, :le systeme vasculair ou calorilqhe1; car les saignes les bains, les dlayans ne sauvent point les enfans attaqtus de cette maladie, et ne paraissetpas mrne Ics soulager. Les vomitif, eimp8chent tts-rarement leur mnort: i Y oa toutt, apparence que ce-croup est encore unei mala'die du system e intqueux a). "
Le proiesseur Alphonse Leroy, dana ia derniere parti'de i on Ovrgge ' ;donne siat I traitement des maladiesidc eifance, ,des conseils qui sont kouvent

ptles ; m.ais q 4 le seraient 4avantage s'il ne se iessentajent du vice de sa thdorie. Ainsi, pour le, traitemrnt 'de la petitev, roe;,, il .onsliIe :toujpurst l'applic~ji~n des sangstue, s qt !usage du vessicatoire. Or, -'un tt'iniemenr unilprte, de cette maladie ast ,d'ajjta. noirs ndmrissible, qu'ia pein� existe-t-iI uine
maladie qui ajt des fo mr ettlcs complications Olus, eaiies que ceilel4i. a f iere, varioique peut n+, il ontoire, bilicuse , pituiteuse , etc. Ielle se combAirl avlc les l-hImens de mille autres affec. tions idiosyncratiqnes, aq pqi ' q'clle est rare-, tment la nic'me dansdeux.#ujetA0 ,,v po rlini tensito, spfr pour IaImarche7-t Jes ptriodes,.soit anho relatientit aix maladies dont elle se com-plaque , I'espece de temperament, ' ige et u sexe doe' individu ,. aux qualits rnmee, de,,Ia peau, et. , etc., L'iuteur, en prisentant I'effrayant tableau des opinions divergentes des niedecirls anciens et modrnes sur lie traitement de la variole, sOit naturelle, soit inoclc l, semblerait devoir proscrire. eternellemelt, I'inoculation vatiolique;; mais cc nest point t aso'n bute il.veut seulenient faire triornpher sa muthode de routes celles des autres praticiens, Car Ri renonce aux bienfaits; de la vaccine, et se fonde pnur y renoncer sur des craintes plusg e. chimdrique d'une gale animal , et sur dtes faits qu'il 'a Consigns , dit-il. dana deux', numbers de 1aClI du Cabinaet Or, 'ces pritenclus', faits one 4t6 dmontrs: faux, et l'auteur aurait da" se dispenser de!Les reproduire : de pareilles" allOdons 'infirmeraiernt un temoignage sur un grand nombre'dejfaits'd'une toute autre inmportance qu'il" a accumrulsdan's" son ouvrage, tet qui nous. paraissent d'autait, Plus vrais qu'ils se rattachent ,aux phenomrenes de lavitalitE.

Les difauts"qut nous venonsde'critiquer nesdnt qu'une exageration des pricIpes. tM is cc Iqu couvre, ces dfaut', c'est Ie geolt qu on tie lpeUt refuse " Tautetr -de la Midtcine maerneilc ; c'est. le zele ardent pouxr les ptogr&s de la science tndicale ; ce. sont rlfin +des apperSus nouveaux, des ides grandes , des priucipes' f~conds et lumineux dont i[paralt renipli., qu'il rpand avec libcraliti et quiI s'engage i ddvelopper dans les- ou-viages don't il s'occupe,- TounLEr.


JURISPRUDENCE.
Proes-rerbaux'du conseil-d'itat, contenant la discussion du ptojet de Code civil ddcrdti en l'an t ;
S volumes in-, Edition originale, faite sous la direction du citoyen Locre , secrhtaire-gniral du cpnscil-d'Etat , et redacteur de ces procesverbaux (i).
Les procs-verbaux do conscil-d'Etat sont indispensables pour les personnes qui.' voU&ts I Atcude des lois i raison de leurs lonctions ou 'de leur tat , ont besoin d'approfondir les dispositions du Code eivil,'ct de puiser dans un texte pur et exact les motifs de lenrs decisions or de leurs avis.
Cette Edition original est ]a seule qu'ilspuissent consulter avec une entire confiance: c'est celle qui a &t6 distribuic par ordre du Gouvernement au sdnat, au corps-igislafif, au tribunat et au tribunal de cassati~n. Toute autre n'en serait qu'une copie plus ouM0ins exactce,; et comme les moin() L'affectida qui se manifeste i la gorge n'cst alofs quc symptomatique. Le slig d mal reside dans 10 yst6mc muqueux-: c'est en portent mom attention sur cc system, et en stimulant en mame terns le tube intestinal que je suis parvenu A rdchapper de cctte ccuellc maladies, ma fille Agdc de quatre aw.
(Nok d4 rddacthur do ct article. )
(i)) let volume, ant 9 et to. Prix , 7 fr. 3o c. - o fr. franc dc port.
II volume,'aa it, 1-fr. 2o fr. franc de port.
A Paris chez Rondonneau, au dipft dc lois place da Carrousel.


dres fautes dans un obvrage eonsht h tor "P ahtOritk : ,.peuvliet entrainer de grades ,cQnsequences, t citoyen Rondonneau ; seul dist&, buteur de 1oiuvrage , prevent, quo to(usles exer ,plaires porteront sa signature. !"Des avis particuliers annroncer6nt li publication et :a "mise en venue des proces-verbiix'contenap, li discussion des tires du Code 6ail qU1 sernt dcrit~s dans la session de l'an 1-.2


AVIS.
'entreprise gKn.rae des messageries ,rue Notre. Dame-des-Victoirs, pr.vient le'public, jo q. de tout tenisle droit des facteurs et, idest'Iacteuit, quoique disiinct dans. u ne, colonue partcuuire est coupris dans Ia'taxation total de chaque article inonci A Ia dernii&e colonno des regtintes dont ils sont.oporteurs ; 2P que 6 taxe itant faite en francs, unites e:dixaines 4,mscrites dars cetiq derniere colonne , npwne que des centimes etr non des sols toutnois ;, 30 ,qu'ilC at .5evrcmeit ddfendu auxlacizurs et atdes-facteurs de rien exiger au.ideli delaIntaxatio de chaque article;' 40 enfi, ,qu l'avenir le djvrs articles 'lexp ditionno spront ports ec, remis Aleur destination quep des factetrs ou aides, - Iacteura, - vitus unitOrmi. ,'Pint d'une 'vesto de drip bleti sur laquelle sea attach e une plaquo-* dence. .

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[(isbome .495, G8es effsectif. 4 . 68 c. 4 f. 69 C.
Lvourne.5 f. 6 c. 5 f. IC.
NCaples.
Milan . 81 s .61 Rile .pair. . p.
Franciort .
Auguste. . . �55 c. Vienne. . f. c . 89 C.
PNtersbourg.
C A 5.N a X S.
Lyon. .p 5j.
Marseille.p. it5 j. 7 p.
Blordeaux." I o10 j,- i p. Mortpellier .-p. A15j. Genete .6s Anvers.
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Cinq p. cent c., jo. de vend. an t. 54 fr, 00c. ld r. Jouissance de germ. an Xi. 5s fr. 10.
Provisoire. fr. c.
Bons 'de renboursement. .ft. c. Bons trois-quarts .tr c.
Bons an7 .tr. C.
Bons an8.fr. c
oupures. .
Ordon. pour rescript. de domains 91 ft. C. Ordon. pour rachat de renles . fri c. Act. de Ia Banque de France.1070 f. C.

S P E.C T A C L E-S.
Tkih'tre de l'OMira. Auj. Edipe ,A Colone Suil
de Psyche.
Thdttre Louvois. Auj. M. Muzard ; lejaloux maiOe
lui et le Collatdral.
Th#etre du Vaudevilla. Auj. Ida ; une union dO
Famiile le joui de lan et Rini Lesage.


t'abouticnent se fait A Paris , rue des Pitevins , u i. Le prix cit de 5 francs pour troi stoisI, 5o francs pour six mois, et too francs pour I'anne entirer. On ne s'abonne qua2M sowxnucensxlcm de chaq ie moist II f-ut dressersr 1e lettres, I'.argent ct lets eifets , franc de port, au citoyen Agaste , proptidtaire de cejournal, rue des Poitevins , ue x8. Towes hs .itts -.sas waptiam, di!ni t san order. fItu t compresadra dian les envois le port des pays oh.Von ne pent aftanchir. Le lettres des dipartemens, non afranchics , neseront point retires dc la posted. It F ant avoir soin , pour plus de siretd, de charger cells qui rculerment des vsalcsrs. Tout cc qwi concm.rne la rdaction doit Etre adressd au rdacteur *,rue doe Poicevint ,n* x3;, depuis nasou�ras do matinjusqu'lcinqtheuresdu soit,


A paris, 49 1'iprim e do H. Agasse, prop4taPk dOw Moaitiart roo d4as itovins, 1AS












ZE,,TE NATIONAL ou LE MONITEUR UNIVERSEL
I : , 3 ' '.,, ,, . i , :5 ". :" - -'- " -


-A dater du 7 niv6se an 8, les Actetdu G6uvernement t des Auto-ites constituedes, contends daus Ile pN1TFu l svit.t.1!f/;f'
- ~,,~3A


M redi , 53 nivse'an 12, dcla Ripublique ( 4J '"0'4'-


TEREUER.


- Q ' O'NLGR E.


etlitle 2. d'cebre,( io frimnaire.)

A 'a'ett 'pais aulals heureux contre les rebelles jIla0cptw. ttotiane. Nous avons dijA parle
I7q ' . 'il a 4entCe contr'eox et qui a
fart rMal 4tuAiiI1 vh t d 'e essayer une second
ni i'a." 1ia . 4,dllces. Oi dit f iil qa lOi rn ue stir l1p "
.djiafvaiiia qui descendai i&le Danube
a,,ec,., s ,tiltn tie I6 Souabe;'a (te attaquh, cainlie, -16s t4'densIpar des brands turcs.
cttetois "es!colons s'taicent mis en etat C Alt i- Oc6u'r"z p par deuuc Franaais, 1s ont t JCOtU s ei gands , qtu ont taibse sept. liornmes sur la platICe; . e P,�,
lafddC ( .( rait du Publiciste. ).

A(ILE MA GQNE.

I~en3e., le 2 dicenbre (29 frimaire.)
i vient d paraitre un'e patente iip'triale, qui a puu objet te rpriner de plus en plus l'usure. Les teirts d un pret pour k quell ii. aua ete reus 'un g ige , ne potrront silver , s te inq
p6ur ce nt par a, Iet ceux d'un pr& sans gage a dlus te six pQur cent}

RA.fU BL tQU E L I GURIEN NE.
(Gbes , le i 9 decenbre ( 27 frimaire. )

tLe s-n-t 'iedcette republique est occup& de la tibrghnisation deS cnmmissaniaxs des relations cornnmrtiales.

AN G L ETER RE.

Londre , le'l 5 dcembre ( 3 frirmaire.)
Vendredi dertier, il y cut' un 4'bat extrcmetotat animi dans la .ehambre descommunes, a Joccasion d'un tapport produit pbir voter i129-,o39 ]Omnes de troupes de terre. Apres'ce dibat, qui, se rolcigea jusqu'A onz.,a heurce et demie dd soir, kc.,rapport passa et fut Il poor la premnicre fois.
Le com it6 'estt occip6 samedi du billpour la suspension des paiemens de la banque en numezaire. Il contirhiteratd'&te en. vigueur jusqu'A six' mois apr(s la ratificatbon des-articles prdliminaires de paix. Dans ies circonstances actuelles , ]a. n~cessit6 du bill est si evidence , qu'on ne Iatted A aucune opposition sur cet objet.

On Croit oue le d.bat de vendredi prochain dans la'chanibce des comrnunes sera ts-nt6tCssant , et piobablement-le plus importai (. qui luisle a-oir lieti avant la vacance. II n'y a point de (IqestiooCs str I'at parent de.Ia politiquc. ct
*dia naton qui' te puisse y &re dtiscut~e.
Le patlementne s'ajournera gueres avant le 2o de C ms, et ion ne crott pas qu'l se rassemble avari la prenliere semaine d f vtier. Dans la ctise actuelle, Ies' proptietaires de la carmpagne tie sau-i entetre hieuxemplo'6s que dan leurs provinces Cticus distticts.

Du 2o dicembre ( 8 fiimaire. )
lIest cruel de penser qu'A la veille de voir pputbre a elictuer 'invasion des Franpais , on ed soit encore A discuter dans le parlement , I niode de recruteneat de note armee, et qn'on sot obli,, tiavoue qu'on s'6tait trornxp sur les moyens que ,avait cru avoir de former sur-le-champ une atlie de reserve; qu'aiusi on se trove reduit A Iminmtencer sur nouveamUX frais. Que les miimtrCs 0,viennent l 0tne t convieinent pas de leuk M.E Ceti gard, il nen est pai mons vrai quon at laiss se refroidit Ie zele de Ia nation. qu on a continuellement tatonn6 autour de'notre syst&we
i mst , et quen tout Ie gouvemerlent a manqu d' nergie et de sagpsse. Trois cent mille volontairt o011, en ct . oflert leurs services pour la dufense dc l'Etat ; iiais ces volontaircs-li . n' zaut pas ds troupe, don't le government puissc disP0ser pour toes les operations wilitaires et'pour ti Idss l ,i! s du service , on ne Salt pourqttoi lea mintstres ,ait co )a Iaiblesse'e dconsentir ' cc que nt 'det mili rs de icunes gens robostesdonti ol au rait pu enploye- plus utilet-nent le patrnoa'lm et le � OUragc, 'enrolassent de Ptdfktence davs-ces corps.


On ignore egatement pourquoil e ouvernenie'i
,4 pas persisted dans la rsoluto 0 1, iiavatt paru &-e d'abord , de licencier 'urei-parti " de ces volontaires,, pour taciliter le reciutetmlnt l'arme 'de reserve. Ttj. estI' "CrtaI' ie celle-ci, nalgri' les primes 6norm S.'accordees pour. les, engagetnens, w- troupe St loin' (i oniplet' auquel on avait pi tendw - !AjolCr,,"qr' i', ead~ tinamtenant comme p.erdus er le t&his! qfaonaemjahr.)-,e ' -a d'p~nse qt on a atalc, pouressayer te' or.eanser. Chest du mons qe qu resute claremA ,es dejiexs ebat4 do-la diambrq,,dCs comiLIa corvette qui avait t t i dpie: d& te corninent de In gwterre, pour porter_ augbuvernenr de File Sainte-Hidene", la noi.vlle di"la ' reprise dMs hostiiutes , est matheuretisernent tonbeean .pouvoir de 'ennei, en':,se 'rendant'A-'Sa destination' cet accident est case 'loe l'oudm'est Peti tre pas' encore inform- t- lt-g erre A Saiyite-HOjenie A noins qu'on yen anitreu I'avis par voie-indirecte.
- Un corsire francais a pri et i-416 t, dns les parages tie Tabago, on bhtin'ont anglais arnmd tde sixanons, et,-uom e klanteur. d ilaBit'_bade,


I N T.ER I


EUR.


Bordeaux, 7 nivse.
Nous avonp 6pr0uv,, dans la nuit du 5.'au 6 du coutarat, tin coup' de vent, svi-l ui , "ui a faith chavirer un navire danois et une gaba~ire cha -6c de in ; peisonne n a pe i heureusmert de cet accident.
Angers, 8 o'n6e.

Nous avons prouv , dans' la nuit du 5 au 6de cc mnoi, un oura gandont la violence a cause ,de grinds 'avages; p!nsipuis-tImins" ort.'te renversees, et lks rieseetaient renipIes de ebais dechemninces et dardoises. Deux bateaux charges de be ont &6 submerges au port Ligay et c'est avec betucoup de ptine quoa est parvenu tideputs a en retirer unfde i'eau. La.campagne' a beaucoup souffert ide a forc� du 'vent, e des. arbi'es duhne grosseur 6norme on 4i bi s. Qtelqrs q 6nnes croienit que sur les sept hours diu lnatu., .i terre a eprouve un trebeiuenf Nous apprenidronsisalns doute quelques autres 'effets tie et ouragan , car 'tout annonce quil a dfi se fir sentir au loin.


MIE L A N G E S.- H I S-T 0'1 R E.
Coup-d'wil historique stir ls risultats dri piiflcipanx
traits entree la France et l'Aq'leterr� , avant le
tradi d'Aniens.
Par . N. FRAN ,ots (tL NIUFC.ATEAU. )
La paix d'Aniens 6tait sur-tout avantageuse a I'Angleterre ; des puissances coalises ; la GrandeBretagne tait celle qmi avait fait le moms-d'efforts, et quiobtenait cependant le isutat le plus utile. II semblait que I'Europe n'euit prodigue taut de tresors, nelt verse ta tde iots de sanguqje pour acquerir aux Anglais de nouvelles possessions, et des possessions immenses en Anitque et en Asic. Mais le traite diAmiens etait 'A peine proclan-tt, que le cabinet de Saint-James s' st htte de Ic rioter. Cette rupture inattendue &tonne lea Anglais eux-"
memc, 06n sait qu'ils se demandent : pourquoz done 5ommes-nous en guerre ?
Cette question prouve que l'tat des peoples
modernes peut s'am liorcr. Jadis, it1gln'avaient pas idee des'interroger sur ce point. Ils apprenaiewt, au gr6 d'un homme, qu'ils itaient en paix o en guerre ; ils se trjouissaient ou se battaient sans examen.
uls veulent savoir aujourd'hui pourquoi donc i faut qu'ils se battett. 1i ya des lois Pourles peuples , et un tribunal pour ies rois. ]is oat pour juges le public et' la post&it& ls Ic recornaissent eux-mles, puisque tout en ayant recours au sort aveugle: des batailies, ils ne negligent pas d'invoquer t'cquit( , de rclamer Ic droit public , de prononcer du haut du tr6ne, on de fire imprimer et de r(pandre des factums qu'on appelle des manifested. Notre fameux Pascal a dit qua'l estfilus ais! de trouver des avocats que des raisons. Les Anglats le dtriontrent, par Ia dificulte qu'ils prouvent i s'expliquer poutquei ils sent en gulrre.
Ii n'n est pas ainsi du ct de la France. L'empressement avec sequel fa Nation francaise ecoulle, els cc ruotment .les VUs diu Grand-Hlumne qui lia gouvrne, est fond6 sur Ile senti-n-t de Ia justice icd sa cause, et la conviction des effcnrts


p


) .


J *,I . aitsouxc,,.vitdr .arxt Mo~idi l-hcrbl� l1&atx

I mro ;. m list'eeta n , s otp 'bp ; -Coe1att iei Sin~auvaiseJ 1hi i~ : Lut'mqu.u onIOAt :pore savoir a quoi s'en tenin. : a Vh~listoire noul .avprend, qu !q tJpix sultan
turc 'u Se pi9,uait dun soidtse. fide isa I ~ r , I ant. a9p ioirent d atau t dmee d t l r "l ch 1e :1n q ui,,-vait pa u p mi la, -js cw jb ,,tira de on sern le traits rom'ip par, �. pvule .perfide let supplia t'Etie-suprgmnec d'q pki Iv .,pr lvne- I
/ere. que _sQ qteW'iHn, j,)stice; dtapprou'e In rahison. 'et e ation "f~apa Ics Tu'rcs,, et s:,ns
doute aussi les Chrjtiens.Le sultan gagoa ]a' bataille. Tous les slIdats tariais demandent i potter |aussl sur leur cmtr'un double da traitS' d"Afuiens. 'est la seu!e cuiiss. d nt. ils V'euillent satmer
pour abordet en Anglete-re
EA. attendant u'm dieu vetufeur luge cettegranite l juclle . ls' joutaki, l et i our du T l'opinjon s 'claic , et la cause 'sr "plaide ew ibt cc tii nai de IL ufopc et de l'ay'3mir . te
plus incOMrIpib le., com . 1 "pi'us aut tic de tous Its tribunaux ; dont ]es deisioris sont 'xnd~es, sur
Ia CotiScinCe , non cun eul honmttui ou dunseul peuple, niais de toule i'espece htiuaine. D un,bout du Monde i Vautre,( on se demande , on cherite e motif qui a pu dccid r la cour de aiiatn-Lanes a vibler si brustuement ,ine paix ludie parait' i navolr signee qu'aec le- dcssciti de i}I ronipre.
Ce n'est pas le rocher ',e Mahie qui vaut la honte ineffacable d'un paj-ure si solennel.
ce n'est pas pbur Malte que le-gouvernerent aqgla's recommence tree lure horrible , dispendieuse et incertaine, ,quel! est done Ia cause im .pnrfrante , quel'est Ie grand sujet qui le force i sc. rIracter, se d&shonorer , a revenir ainsi cLtnne tout ce qui peut y avoir de plus saint et de plus respect' pai wi les nations, nj&me lea plus binbates,? Enfi1, chacun r6pete avec cc sage anglais Forquoi don i oinm nhs-nous, eng ue re "
On y cherche une stule cause . parce qu'on v.eut, trouver du saxns o6, iiW'y en a-pas, Cett �cuus&, loin d hre .iAiqte, poturrait &re fort comphqu . Le cabinet d I.onkilres a.eu ptobablement tie fausses actions sur letat reel de la France et
sur les dspos'itions"des puissances douCoiiinent. Quant a la France , it a pense que la menace de
-i guerre rangee allait rallonier les frnmens de Ia guerre civile ; et cette menace , au contraire a fait 6clater des exclamations' d'une haine uuanime contre un gouvernement parlure. Quant it T'Europe , fatigue de'tant de sacrifices , it faut de la folie pour croire que le Continent puisse ktre dispps6 A rentrer aujotrd'hui en lice , abia de dispenser t roi de la Gtande-Bretagne de rendre e rtocher de Mate, tatidis qu it veut garder, en vetu du m6me acted, la Trinite et Ceylan , etc. etc.
11 y a urie conjecture quI me parait plus vraiseniblable. On dit, en -Angletenre , que le cabinet de Saint-James ne peut se consoler d'avoir stgn. ]a paix , parceque ftao a refuse di'y rappeler expressincnt les anciens traits ctre l'Angleteiie ct Ia France. D'abord, si'ce-n'est que cela , iI y avait un bon reniede; c'eEit't .de ne pas signer. Un plaideur pqa accepte une transaction , pour la tompre ie lendemain, ferait rmieux, cc me semble, de ne pass'arianger, que de manquer de bonne oi. EInsuite , it tait laturel qqe 1'on ne parlat. pas de ous ces vieux traites, en concuant celi d'Amiens. Unuordre de choses touveau devait 6tre tide sur des b-ases nouvellesI et Pon Tie pouvait appliquer ii laR(publique franeaise une diolomatiedu terns des rois ; c'est pourtant IA , dit-on , le 'rai niot de l'nigme ; c'est 11 la blessure secette du cabinet de Londres, 11 s'est repenti tout-A-coup , d'avoir adopt un syst~me trop clair, tiop 6dvent , trop peu favorable aux astuces et aux prttextes ambigus '1iUl soit"t quand on le veut , des sources eternes de dispute et, de guerre. Ii n'y avait plus d'quivoques, et c'est une arme n~cessaire et familiere aux diplomats de ia Grande-Bretagne. Du moius, c'est 1a cc qui r~sulte d'un, coup-d'cil historique
sur' tout s les conventions intervenues depuis deux siecles entree la France et l'Angleterre. Non que je'veuille en imputer la fate au people anglais Loin do moi, )a pens'e de lui faire une injtzre. Les nations n wint pour rien dans les faibicsses de leurs chefs; ell tie font que les paver, et cc que ]'on va lire prouvera qu'A Londties, comme ailleurs, ia maximer dHo-ace est vrai;:
Quidquid delirant ,eges, p ttuntir Ahimj.
Je ne rentorte pas au-dclat de deux siecles ; et il est :tujourd'hui ni conyvenable, ni utile, (t









412


voulo6ir s' varct plus loin. II est tsicihd0'Abrieet" l livedM. Gailard.surla ivalir de 1 France'et do l'Angliexre ;-nmais i y a long-tems qua lesAnglais eix-miles ne sont nullement cuxieux de se eporter auxe poques des treiziame et quaorziemesitces. La politique de l'Erop- Wa cbmmitc de s former qu'A Osnabruck et i!Munster ; c'est-la premiere assise du droit public modeene ;. wtdispens6 de fuiller au-dela d cces fondeiern.
Le cabinet de Londres nous a trace lui-meime
Ia igne en-degA de laquelle il vouait 4tart&es, O* doi.t,serappeler combien it y tenait dams l c'on.
rences dg& ill. Le lord Malmesbury prsentait on projet oil se trouvaient, soigneusemintinumeris et confirms , comme devant setvir de bae w la paix'
,4 conclure, 1Is traits:
De Ninexue,: ', . .-n678 ret1 679.
DeRiswicken,. !0.57'. . 167.' '.
D'Ure'ht , en. "743.
De Bader's 4 411 . 1;."" ":1715
De La Haye t-to.1717.
D e Vienne, en. . -. . !738 . . "
D'Aix-la-Chapel e , '1. ." 74 8.
De P'aris .; .'1763.
De. Veisailles, en.,. 783.
IIne sera pas inutile de passer en revue coiacresi
qUi i'orit plus d'existence que dans I'Histoire, Leur confirtnation 6nit .une ctaue de style, advise sans
fliexion par l'aveuglement incroyable des ministres
des rois de France. On voit sais peine Ce qui fait, dans ces conventions, 1objet desregrets violent du cabinet de, Londres. -Pour que ch acun en soil Irappo, i suffit de remettre ici, brieveinent, sous cs" yeux do public, les clauses principals de ces divers traits. Ceux qui , 'a tout prpos ,admirentet exaltent la sapience -de rios peres, sentt un peu aurprisde voir jusqu'i quel point nos bons ayeux se Sont laisses , -pendant un si&le, jouer ou Opprimr , par le ministere*'de Londres.
Ce sujet n'rst pas meme efleur dans nos livres.
Les auteurs patient longuement des combits et des gaerres; leur g~nie est mort pour la paix.Nous n1avons pas ce qui s'appelle une bonne Histoire de France. Avant I& revolution, personne n'efit ose l'cnire. Voltaire-'vaitr niohtr la route ; les Anglais Font suivic. II strait tens que les Fratisais aspirassent aussi A cc genre de gloire ; la Rpublique y est surtout intdress&o. Car la meilleure apolgie du gouvernement actuel, c'estle recit impartial des mal.
heurs et des fautes de l'ancien regime. En voici un
echantillon
Ce fut vets le milieu du dix-septieme siecle que
i'Analeterre, jusqu'alors occupie exclusivement de ss e issentions civiles et religieuses, et d soin de reprendre son commerce usurp!g long - tens par, des rangerss plus actifs , conenga ,pa real-u hour pour elle et pour 'EuroFeeri&e i Vouloir sortir do son le et A ublier ses -aff ires, pour se 'mnler, i tout propos, des aftaires des -Atres. II et bien sin.ulier qu'un peuple qui calcule sans cease, se fasse illusion dans Je premier de sea calculi. L'orgucil nationaal piend idi l'ombre pour lecorps. Cette ep6que est ch&e aux AnAglais. Its placent i ct, ou nr~me au-dessus de leur grandechartre. l'acte de daavigaion -Tui fut le fondement deleur tyrannic matitime en 1651o, et que les autres peuples onteu la boit rde souflirr, ou nont pas eu l'esprit d'annuller par le faith ense l'appropriant. Le silence des nations sur un acte aussi oppressif, ne pouvait qu'enhardir celle qui se l'&ait permis. Aussi I'mil ne peut qu avec pine mesurer, a parir de lia, le chemin qu'ont faith les Anglais.
Lots de la paix de Westphalie, en 1648 ,its n'avaient, hours de l'Angleterre-, que doeux autrespetites lies., Jersey et Guernesey. C'itait IA tout leur patrimoine. Lacte de navigation leu sug &a d'aitres ideas, Its se trouverent i l'roit, et trirent goit au bien d'autrui. L'Espaene, qui 6tait alors la puissance
rdpondrantc, futt cpouille par' eux de l'ile de
aj ainaique, et is s'en emparerent sans d&laration de guerre. Ce netait pas encore tout ce quils voulaient hti d rober. En 1656, l'Angleterre avait en-oy cinq 1ilte hronimes et une escadre pour prendre Satin-Domingue , ou Hispamiola. cette expedtion anqua, tons les hornies prirent; mai's cei montre assez que les conseilsde I'Angletcrre convojtaient dj:'t l'Amnrique ; o l'on pent observer que le taaite d'Aniens lear a donned , sans coup f'ri-, unc ile1bien plus important par sa position, et prosqu aussi consid~rabie que cell d'Hispaniola.
Outre la Jamaque, les Anglais enleverent encore
aux Espaguols ld ville de Dunkerque, aors de peu de cous ,uence. Les Fran~ais, commandos pa le waitdial tie Turenne, eurent lI. complaisance d'ai.
dcr les Anglais is ]a prendre. Nous coniclatmes aussi avec les Aiglais de cc tens un 'premier. traiti de cornnxe, ce, C'est-a-die, qu'ils nous tromperent une
premiere lois.
En i66o ,leur itoile'llilit, tandis que celle de la
France parut briler do plus dclat . Laffreuse gue te de trentre a's., cerre epoque sanglante i.fur tenrininde, ii faut lc dire , graces an genie do la France , par Ietraite ec Wetphalie, Apt&s Ia paix des Pyri~nees , Ia France avait atoemt Ic somict do Ia glire' militaine er diplomnatique. Deux heoies qui at pen do nivaux dans 'hlistoire, ichelieu Mazarin , prdpare-


mrn ,le sicle u'o ts nveu d'appeler le steele de iA.ri~s )(IV. M.is ooQut lei puissanices fureaxt ou feignient d'tre allarwnes de l'ambition do Louis , A qui l'on imputait tc prbjet de recommencer It grand rble'de Chres-Quirxt; L'Aag" terre surtout, quoiquo been moins intiressie que toute autre puissance a craiodre les o.lets de eette ambition ,evofait avec regret les fondejnens diunc zrarine jcts par Rihetlie'u , et nourrissait d'ailleurs des vuae$ do spoliation ePd'onvahissInent quen devait vair bient6t &lotorre, L'An4leterrPut ,. en effe, tic plus irdent1 4 susciter iqta payer de ligues ennemi6sAde lx France. Cc fit licabiaet do Londres qui, d~s Van 1667 , enwoya lo cIevalier Temple pour nigocier en Hollandc, entre e, l'spagne e l'Aglterre, cette triple alliance qui, gU0ssie par I'jnconcevable accessiin de la Suedcbxentot par. cele do l'Autriche ot par d'an'rcs encore, fut'lo foyer auquol s'allum.nrent toutes les gperes dent l'Europe fut embrisse, e que lt malm Ur cuse Franc cur presquc A sou- ' W6 ue Frace t P ",71'

-La Francc, avait-deji iprouve qu'el'" pouvait suffiro A rout. 'Cc fut Fran~oisl I I (I rpreserva, i'Ertqpe de ce gigantesquejprojet do monarchies n ivtiselle, tv6,.e p (ohares-Quint. En v639, Louii XIiI sit a- Ia4ois sept armies sur
'oped, dns los Pays-Bas, en Champagne., en Languedoc, en Italic, en Pigmont, en FrancheCoatw,etc. etc. Instruit de 1.x triple alliance en 1672, LoUis XIV priendti s'en venger sum let Hollandais.,O Q,' trompe ,lotaque l'on dit qu'il n'en voulait ina' lerrs azottes. Louis ne pouvait s'adresser' qu',ux tats-Gen raux. Son arm6c entra en c6npagne ,i, geiar ss -furent heureuses. Le vues particulieres-du miniotere* anglais fukrnt Un moment suspendui'es par une circonstance ind&pendaut e tia haineo: 1ur oi Charles' II iait faible, et it conservait pour Ia France un pen de partialit6. Ainsi , aprhs avoir allure crtturregne FAngletemre ne figura que dune maniere qui. voquA,.plut6t m me comme .allie que come ennen nj de "I France. Cette puissance ,. qui' avait par I'ergan, do - Temple , affect tant de cmainto des prgjets .de Louis XIV, afin d'iaspirer cete crate a teux ni -tic l'pr'bvaient pas, so dlmenarit visiblement, et s'unissait A celui mime qu'clle avait prd sdrti l Eurbp'ecomme un tyran. Les trait deNimegue ne conqernent donc [Angleterre relativemernt i la France qu'autant que ces traits conftent on meme-tems los conqufces do la France darse' los Payias I esp gnols, or let
conventions que'l'Angieterre et ia-loaand avaient faites 'pr&i'demment i Westminster o 4 Brida. Mais on tro ue dans. ces traits un article bien remarquable qui point au narurel r'espit, de domina'tion . Ia- vanity ridicule du minister anglais. .
Tntiti. do imogue (Angleterre let ProvincesUnies).: ,,Dan 'routes leions qu i s'itendenrdepuis 9% le Cap-Finist&rejusqu'a Van-Staden en Norwege, ,, les navires ec- guerre ou marchands, des Proit vinces-Unies , soit qv'ils ailient seuls ou en flotte, ) salueroni, en.abaissant ler pavilion et la voile do i leur grand mit - tout vaisseau qui portera opa. , villon an'glais. IS Cet article incroyable est ici trappele de deux traits antieurs. Est-ce pour cc salamalec quo le' cabinet t;d Saint , james, est si ffiche quo l'on ait pas voulu reparler aujourd'hui des traits .do Nim~gue ?"
Soulea6s dehors lea plus brillans, la guerre tetmin&o par la paix do Nivnegue, fut lec ommencement dq diclin do Louis XIV et des disastres de la France. Cette ,guerre soilicitie par le cabinet do Saint-James, ncrgagaa celui do Versailles dans des dipenses excessives , elle cauta plus de iso millions d'extraordinaire. Colbert ne fur pas ie maitre do so les procurer commre il aurait voulu; Louvois engage le oinoparquei Apirf&er l emprunt I'imposition ,, et le disordre des finances creusa des-iors ce goufli oA la France devait ,lain id pr&ipiter; jamais Ia monarchies n'avait pau si farte, Louis esait proclame Grand', et i allait cosser do Ietre.

Ce fut do Lohdres quo lu vinrena lea attaques los plus terrible,' lorsqu'on sy attendait Ic moins. En 1688, le prince Guillaume d'Orange dibarque en Angleterre avec quinze mile hommes';' Ic roi Jacques so sauve-; les Comiamunes d&larent que tutr, c'est abdiquer. Le gendre monte sans obstacle sur Ie ttfne do sor beau pere, cola so fair paisiblement ; mais la secousse irste long-ters dant les' Oepits. Ds'ce moment, le gouyernaii dosaffaires an~laises cir liv;t uccessiyemet kdoux partis'LContrtrs, cnMmc'les anciens oat pens6 que le monde oar di ig par dcux principes;- quand le boo principe domine, on ne s'occupe, n Angtoerre, qua d.amdi.er I'agrktiltc et I c6mmercc, et I on desire alors d'emre en paix avec tout Ic Monde c'est l'int6r-m bier entendu dun peuple industrieux; quand lautre principe prevaut, on on vent a toute la terre, mais sur-tout i la FranceI; on n'cntend quo Ic cn de guere. ceat celui dun people e , ane. Apres Ia I evol srt do 1689, Ie pati anti-GallcI n fut mains gene lans cetre haine qu'iI decant, du nora d'aniipati&' nationale , or qux ne st dana Ie fond, qu'unte caine n pen d~guis&e. Ce patti so trouva d'aurt'ir plus Al son also ,y qu'ii nt qu'it seconder l'animosit personrielle dfi stadhouader centre Louis. La lameitsc 'ligixe dAngbourg, dontt


Guillatne fut l'amo t qus i trtit iui ~ri de la- triplec Alliaince do 1667 , 4'itait reforiiie tr secret. A otscoce _ on Ia vu depuis on redi,
tait dejA de partager la France. La tempted all~ir fqndre surt o cabinet de eVersailles; ; Ia e't i t apperimu, iosa la braver, et l'armee r campaign ; mail Louis XlV vieh'avait , lusIa
mmes mifiistres. Colbert qui tait mort dansbr sort do disgrace, no ut jamais bien -omplaC � la revoeatio'n de l'edit de Nantes ripandi dis l'Europe leg capitaux" et l'industrie, *t I ahajuc dunr grand parti. Louis avait a - re A nes efnemi, acharn5 , et i .at las de combattre; i fit des sacrifices pour obtenir la pati: CC ret pas d cola que 'rt put le blamer,.

Dans touted ceitt, gerIre, le cabinet "de Lohdrct avaitjoue un role extremement acdf; mais its Cot,
*eih avaient "enc:Ore &i g~ndS par ses'troubles tat&.
iieurs. Le r sultar.dela discorde-qu'ilavait a tilitps;. raissait se bdernr pour eux aux articles suivgs:i
Pair do Riswick, en 1697. i La France rcconna le roi Guillaume pour lgiiime 'so vr~ia d. , I 'Angleterre. ,,1Le' tkai t6 content ; au - n, dos:aipulations concernant l proprkeide. l ebaje d Hudson et des torres que-r'Ang teire ri.c6ait centre lea Hollandais, 4'apris le taite do Nimigue.
Mais cc nest pa4 le caisdo 'arrter ici auxappa.
fences. D'une-pare, la paix de Riswick nuisalt pro. digieusement au commerce do France,, par ics
grands vantages qu'on fit aux Hollandais, ou' plutft ux Anglais. D'ailleurs, 1. vrai profit que Ie oi d'Angleterre retira dans- le teams, davoir particip6 Ia ligue d'Augsbourg et d'&re i'itervenu au tratt do Riswick, cc fut do'ecommencer & so meler directement des affairs cohitinenfales, figure ainsi o6 i n'avait que. faire ti se metr1 dans le cas do traiter d~gornais, d'/gal -agal , avec lo roi do France. je dis ietc enpit mei'e'moIcs roip d'Anglerrre et de France ;car it ne s'agisiaitau,. cunement des int&r&ts des peuplesgagglais et fra9." as. Ce fur*c quine tarda point tet-pour
le nialheur des nations, forces de so combartife: sans'kre consults , et sacrifice malgri elles-A dqs vues de famille -, i tdes passidnsz-petwnelfes Ou i' des int&ers qui lour iaient trs-etrangers.
En 1698, a pine ltopaixa de'Riswick einalt dfte. sign~e quele conseil de France s'a pptrut, apth c�Up, do Poubli" quil avait comis ennehstauat
ien dans leg traitis nigocis ei 1697 n ta succession du roi d'Espagne Charles II queS infirmit&s menaqaiejt d'une fin prochaine.' Un trai i de partage fut preaibliment conc l :s trois corn pteurs a cc vast. hiritag 4tient un. archidiic d'Autriche, unprince de Baviere ete dauphin do
-France. Chacun des trois devait obtenir une part des Etats espagnols. L'AngletiMe avait ptesid ,a concert avec Ia Hollande , i ci arratgemens. L testament d Charles Ii dirouta ces conibinaisoni, en leguanrt au dauphin, d'aprs l'avis du papoa, ta monarchies indivisible ou, sure refus du dauphin , ai'archidnc Charles d'Autriche. Louis XIV, accuse d'aspirer k tout envabir , avait consent au partago et n'avait point privu le cas dai tetament; it s'itait memt content d'un lot asset modique. Quand il eft vuIc testament, ii aima mieux prendre les armes pout obtenir le tout, que de n'avoir qu'une partic qui serait aussi contested. Le duc d'Ajou fut donc p rodam roi d Espagno, et Ia guerre recommenja ; c est cc qu'on appelle 1a guerre de ia succession, qui collta A l'Anglteerr queiques millions do ruin~es, wai qui renplit It grand objet du cabintc de Londres, en'ipuisar Ila France,
Durant cette lutte terrible., le minister do Veaailles ne cessa de n~gocier t de faire ases Cnmilis des propositions certainement trs-mod&&ts. Ceo;t conduite rait loyaie ; die efitt dsarme leg Anglais,' sile peuple on eat &i judge, ot si Louis XIV nava pas eu, dans le cdbut. i tort' que l'on va' dire: G3uillaumo cn' voulait A Louis; mais le parlement d'Angleterre n'6tait pas toujoursdispose Afire 12 guerre it la France pout des ointilleties d'orrit centre deux xois., La ajolit de cc corps tat Dien convaincne alors do cette v6niti, trap ouli&e depuis, vue les vrais intr&ai de la Grande-Bretagne sont dr. s occupcr d'elle-meme, do perfectionner son industrie et son commerce, d'animers on agricultUreot non do s'immiscer fdans les querellef do I'Europe. Mais Louis letu donna l'excmple ,aun mo ins rsimprudent, de vouloirse mler deg'affaires del'Angle,, terre. Come si c'itait peu de faire son petit-fill ro des Esparies, i so piqua de& reconnoitre le fil, d4 Jacques I, t de lui accorder le titre et leg honneuto de roi de la'Grande-Bretagne., cOntre l'articlclVd traitr de Riawtkk. La foi des traits est sacyco, et l'on n'y a Janais man'qu6 impnunent. Certe onduite de Louis fontrit un beau preotOt au genie mnafaisant qui 'so.fflait la discorde , et qui rea t, ei Secret trute �onciliatioui. of 1- isat quel excs Ia chose fjr portee. La Hollande n'tait alors qu uricsp�&c de satellite 'empotti dans le tourbillolindc 1,x Grande-Bietagne ; er c.air a --olA.nd qui s
refu. Ele o p pOSer formel cement au roi dr oindre ses arm~cs avec celles di~s allid, pourJ: rrner son petit-ils A cotte proposition,~ LOtis XIV hiumilh roprr n moment denergie; pour l; P' micre fois, ii &cxiyit ses sujets �it Igur hi partlgCr





I
V


- - Indigftionl La uerre fut pou6e avec tine 6uveie gdeur. On obtiit de IAutriche des cow didions wlerables; irus l'Augleterre ne fut oirr ,tui aisiement appaise oit ce lut alors qu efle fth sentir poul la remlere fois i 'a France affaiblie,
Ja griiI� ae ses leopards.
paip. d'Utresit ,en v713. intLaFrauce d aolira ,. uakeiqtiCi, a ses depend, ,,Elle vbrnet de v e j'anis le r~parer.
,,Eile en rompra les digues Ct 'es &liises.
,,, Ele cede i AAngleteore ia .baie et le diroit Sd'lludson , ;vec touted i. c6tes metseot places ,, quiy sout stuees.
,:,?EIc i'cede encore les lies de SaintGhris-,
,,tcoph� etdc trre-Neuve.
, Elle lui cede, en Oure, Ia'No4vdle-Ee6sse'," ,, ott Acadii, ii tiudtise''Sd"p, ndances.
* ' ' "4 .'' ' . . . .
,,Toit Varltai$ S'&st' e 'llta de 4 p he 4s c,,jnatages. Traitc d'Uir~chf ,-t'ai s i anIia:j
, ane ,ia sona tour cede a IAngletere SGibrat tile de Minorqe ,eu port Mahon, ,,Ec. etc. cc. (Jbide,i espagriol ec atnglais,)
Cete listed 4e cessiolls est d'une longueur exc dante. i e -uil y ,a de singulier , c'cst que pour abir Gibrltar et, 1vil de Minorque, 1'Angletere ptra i 'ddsietre I1inquiition; car el se ounecii
ne souffir ibrqltar aucun maure ni aucunjuif", ce qu'on ne peut' e xcuter quavetc tous les secours de la Sainte-IkmandW 'Miis ia 'condition impoi Louis XIV dp fire dimolii Dlunkerque ' sea d 0ns , est ieI "Plus rdvoliaate. On vera bientbt

Aujourd'6i, l'on ne conioit guere pourquoi 6t Sidislprc et i'sIpagne furent alorsisi lib~rales'euvers lIcabine"d Londres a e-comment il lallait payer sikber i VAnfleterre I. droit qui sfirement tie ipendait pas d elle de placer un prince frana!!ais ur ) to6ne d'Espagne. Mais nous voyons tresclairement dlansl quells vues paiticulieres lecabinet de LQndtres avait t i Cempress6 de former la ttple allianceetla ligued'Augsbourg ', et de secouer Ies brndons 'ut-ue CTerre terrible sui le Continent de I'EutopQ J~.criai au voieur contre Louig XIV ; et tar l' vneitfent c'est Louis qui est depouilli par cux qui lui prchaient la moderation.
* !at. le nmme trait &'Utrecht , la France garancit i'a hiaisoin de Hanovre Ia succession au tr6ne d'Angleterre. Elle recounait aindp-ndancdu Pqr, tu! al , e diverges ctsions, qui li soot faites par
'ftee'la addition pay Autricie des lPiyslags, a ]i Is, pour sorvir do barrietre i la fdlpllaed.a ( La suits 4 derniu.)}


LITTtRATURE.

Lyc il Ou COURSE DRI LITTRATURE ANCIENNE ET ILODISRN, par J. F. Laharpe; avec cettCe pigraptie:
Indocti distant, t a0ennt m fminiss pelrti. I,
Tomes 131 oe j4e Prix to fr., i-8o broches.
A Paris , chez H,. Agasse ,.imprimeur'libraire, rue, des Poiteving., rn .8.

Nous avons aujourd'huki pet' de buns critiques, et pouttant, en c eenre, nous ne manquor's pas demodees ;mais semible qu'on ddaigne de les imter.On Velrt, je i dirai pus faire miiux , mais fare plus qu'ils ne firent ': on exagere la critique qui,, d&s-lutit-; devient la satyre.
La critique-, tell que je la rctrouve chez les ancens , tlleIquo 'ai le dro'ti de croire qti'clee doit ft Cat uno discussion traire iablic sans pas"ioW, dana laquei on expose Ioyaemdnt (e pour. f it' 10urare ,' duans laquaelte on lea oppose l'un i I'matqbhabileentn, pour quo ic public soitjuge.

pans I' lprcrier cas, il tie fAut que de Ia bonne 0oi cdan, le second , je. ne dira ipas q'il faut "n peu plus, pdisqueI nous voyons que. cette quatI cS w, s bbl, devoir appartenir Atous les homrc&i, es triant . Moins facile i rencnoncer chez Cux quoeIe talent; daS ~Ic second eas donc., it faut
l'amour et'le sentinment du vrai vous diligent asa rechuerelac, contic le got ldans-l'applicatIon des conpeissances presque generales dont votre Crprit doit ette ornS; dansv os emarques'sur les Ctiyains sur leg genres qu'uu pent comparer et done Ierapprocenent , tatjouira amene Si S afectation, idaireit les doutes, ajoute i vos preu"'Y, confirmed vosjugemens. La reunion-de tant faVanta$es est trop r'ar, ,pour que la quilitd de � critique soit CiOmnlune-


4t3

Les bong citiiqtues odeinesnnt p".," d4 liuns jele peidse 4dnt-6 des buns, ,citiques anciel.' l'i, 'ie' e seiible 'pas qut Voltaire,, t So, 1) us digne disciple en cette paif, bharpe-, soieut it-dessous de Quiitilien e' e f O ngin ,, nAis,Ien se proposant -1 4rm fin quq cCeux savans rhetquirs, il s1ont qt9elquekols obtenue par des woyens diflre4'A" i ll',quelqti4f is (VoltaIre s ~rto u s , a glsa lkuis preg.e du ,el,4e Ia ,piaisanterie et du al r amee; mats ces aares 'et cette plaisantesie couvrent presque'toujours (leg traipS de crticue que p t itir Plu piquans, n o t 0i moms1iIlnlzoils ins* ructif . , , .,. .

.TOut le modee coovait les Milanges Iittiraitres Ac Vlaire, ,.uvtageIuI ne iairaite tie tr6p rndite part ls gens de letires, appmeci6 par ceux' ,qui,,*ont digns de . tre x cete .f cond don tel
Iagpru p-utfournir plusd'un volume, et: que Voltaire sembl e voir composei lt- se jouant. Le., 1Couss de Laarpeest en .quclque sore utine in6.
* ,,santo paaaphrvasi de c s ,elanges; ;non que lo rh 6ce, m3tie"res y.oieut traienst mais sont tlc a rnm es principes qu'il'y dvelop.pe , et ]a ma, niere dti disciplq y rappelle sans cesse celle do, maitre, mois, serre .sans doute :d cette dernucre; /itle fp!lai cQuelle drilience ! un ecivait pour la tril.uno et pour le cabinet, rmais d'abord ppilr Ia trjine-; attiree pountle cabinet seulemen t, L�'rcillg, pius aistmentdistraite, ou plus t& fatigue quo lceil, ne peut ,rduite it se seules perceptions, saisir dans un auditoire cc l qui a fiappe, avec autant de siret quo I fait , ceil dans up livre, aide du, gecous ned o'oreilte ( car on s'entend quand on lit); e si, par salheut encore , it echappe i celle-ci quelques traits de ce quelle &out� , Ie n'i pas , cohme l'ceilne .,la faculty d'y revenir. l' il pouvant retire cc qu'il a l u,
'o reillc no pouvant interrompre ,'orateur pour to forcer repreudrf cc. qu'i! vient de dire.
'I faut donc hien distingier' i'crivain qui dut' d'abord &re profeseur1 d'ivcc l'crivain qui n'est .at ne duot ecre.qu' criVain.ahharpe 'audessaitin ue assembled composic, 6 rande par-iie,-d'hom s du monde, d evai, pout: se faire.entendr e, expliquer et commenter cc queVoliren'avait hesoin que dq produire par appe , bien s'r d'ire corn, prisw tour ceu qui ' litairent. Ajoutez quo Vol-, tair,"courant arbitrairemenit d'ux,objet a i'autre,' sa2assuje aaun ordre syst matique', n'eitait tenu Wren pulet';pouvait s'a rier , et quand i
voulat ne presenter qu la sosxtrniti des di erentes branches de.litttrature' que Laharpe au contraire , devai{ parcourir dans oucc leur Cndue, parce qu'iI traitait de' la scicce ittiraire ex pofesso ; parCe qu'il faisiit un 6urs; .u9 oans 'ti, Couri toUt- ivoeokts. 'ivtout d iUAaxe # que s'est trac6 te profesear, 6ur arriver ,do d& veloppemens ei devejopernsu, aiu terrie de l'instruction.
Le Course do Laharpe, reidi dans cet esprit, offre donc tin double but d'uthliti. II convient aux hommes les plus ,erses dans l'jude des 'lettres ia ceux qui ,. par tat retne, les cultiverit, noi mons quat ceux qui s'y livrent par ddlassement, et emprunteni,. de cette tude, des ornemens pour leur raison. 11 rnaintient les uns ans 1es princtpes d'une littcrature toujous saine , don't it jette , en quelque sore, les fondeenscals, dan l'sprit des autres.
fa docti dscant et ament meminisse-priti.

Les critiques deprofession devraient lire et retire cc Cours, pour apprendre comnie on peut so renfermer dans une carriere qui touche i cell de ]a satyre dont elle n'esi t' ared que par uncligne presqu'imperceptible, Laharpe ent Ia respectant toujours, ,'a quelquefois cfleuree. Lon pgeutjuger par sa mamere soutivent piquante, amails outrageante , qu'il a cru quen ce genre 1o6 ouvait se pormettre beaucoup,; ce qut est rtti-lo n deltout se permettre. En s'approchant de l'excas , jamais it. n'y tombe. Son goit le defend contcl une sore do penchant qui serrible I'y entrainer. 11 so retient, revient sur Iui-Mnme , ou no lance le trait mordant qu'adouci par tout ce qui te prepare, et dans tous les cas doublementjusiifi6 par ]a faiblesse do l'erivain critique, opposoa4t14 force de son critique.

Une grande qxuale le distingng au surplus,ra bonne foi; la bonne iA, s tns laquele dans losarts, aitnsi qu'en morale, il nestplusque dez atbitres i"ijustes ou -perfides ; la bone ioi qui faith qu'on nous paidonne jusqu'A nos .rreurl.
Laharpe , comme tout les homnines, eut sos passions ieuireusemenrt m6dilies chez lui par cctt raison constance qiri fair Iecacractrr do son talent, qui sert de guide it sbn esprit :d 'ti gare qiseique fois duns ses juceiucos litt~'aires (ce dont j r doute); si s~duit par dies pn~ventions, il. y apporte qucique fois crop de rigueur (ce dont on ne saurair doucer); je pense qu'iI ce dissunuule at soi-m .me 'Ia cause secrete 9ut lIrspie , qu'iasciensreur entraine il se aoxntre ;nscteznrneut plus filtidc qu'il asaurait du


l'rle. - "a sevttsi dIe avait nr motif dins t'o exces , ne serait plus de la sdv&iWit wais de kinjustice. or,je pene qoe dins son iuflexihilit6 mne. Labarpe n'a jamais la Volonjt d'&re inJusite que ses critiques sont le fruit de sa conviction et qu'il'uous dit , si cen'est route !a vdriti du ioins' toute a vernte.
Les detux tones di Coarti s de Litterqture qui itennent de pa r nAti.m'ollrent plinemeent de qUOi
justifier t'oiut-cequeje vierns Ie dire. Lirportance, des matieres'iqu'i's contienn.'nt, do c lles princi!paleteni qii inicdeisent la lhtrartrcatu eet i' dti critique'. autant que'le pon d'un''crtvain, devenu, a&jourd'hu autortte, co sansdent (u ot ne judge Ias [.gercmeutt ce n6uvell s p-oractiOn, et sot, ci meme-tems 19 'lotif et r'excuce die o'exanen, approondi que j en. veis aire.
lecommente parole tome XlII, qui secompose:
L 9. Du CHAk1iRE. Vllle., divisr'en cimi -sections.
SECTION PAEMiuLR.-Des paradoxes de 1 outenpitg, Lwatte , llrublet:,.tc. , en litterature t;i en poiste, considerifs'conoie les premties abus de,tesptst phdosophique dans Ie dix-huive me siecle,
S EcTo II. - Des odes le Lamotte.
SECrION III. - Odes et - ,oisies sairies d; tl Franc de Poniign an.
SrI'cON IV. - De queiques atares"'o;les de diffireas autiirs . de'Racine le fits, de Ala/flditre, de Thomas , etc.
SECTION V. - )u d14scours e.n veis et d e 'ipzte i et de tetrs diffirenies *ii~ces.
2o. D'pN APPENDICE ,tqui contient plusieursfragvnas sur Gilbert, Culardeau, Florian , Bonua'd, Chamfo rt, etc,
Ces fIragmens soot ( 4' leurs tiress I'"nnoncent) de courts anlayses qu'on doit savoir ,g6 aux diteurs d'avoir recueillies. Je passe i la SECtION Pk9 RE, c'est- -dis'e, aux pi:adoxes de 1outenele, � Lamott , etc.
L'espric de systcme qui nest pas d'abord l'esprit de parti . mais qui le devient cis quit se propage et qu il commence A former &ole ou A faire secte; cet aveugle esprit qui prend sa source dans Iarnourpropre , quetourmente Ia soif de la ce"16brit, plus que Ia passion del]a gloire, avait-au commencement dt ige. siclk, risolu d'envahiri le dmaine de la'litterature.
La'mort venait devlever les grands-liommes qui l'avaient possMdd ct agranidL Les taultes des suecesseurs'tne se trouvsttst point ell proportion avec clles -des devanciers, i fallut recourir pour tI culciver (ce nei pouvait acre pour le faire valoir ) it des proddts indistriets t itmne artificiels que ceux~c -n avaiet pu connaitre ; cest---dire que Id bo ospnit, appelld it rdgirl'h &itage tti genie, pour hopperr d'avance au compete quil en faudrait rendre tin jortr, chercha Ai ruiner dans l'opinion cet heritage , en lattaquant par le discti'di, it flier son importance et pregque son existence ; c'est.-i-dire , pout parler sans figures , que Lanrotte ct Fontenelle , sentant crop bien qu'ils ne pourralent jamais s'dlever jusqu'aux Lrands potes don't lcs noms caient la gloire de 1,a-France , essayerent de les fire desceridre jusqu'.it leur. niveau ; c'est l'ordinaire ressource de limpuissaice,; ressource si coimmode , et dont on a si communement us6 daris tous les siecles, qu'o est tonnd que Laharpe, en avouant qu'ils I'oott emplovye dns ce _but ,leur pr&e un motif qu'il est assezdouteux quils eusset; qu'il veuille quon re Imarque , dans cc mn te esprit Cie systcme, le germe, et comme 'embriori de
t'esprit, hilosophique, qui depois a fait tnt de progrs, mais dont'il est vraiserublabl tsqu'on ne s'occupait point alors ; conrmm sile premier (I'esprit de systame ) naturellemenr prsomptueux et opiniitfe erie voulu chercher , ailleurs quen soi , un auxiliaire, ou quil en eie memc eu besom pour trkmer la grande cqnspiration des prosatcurs centre les poetes.
, 6 La ddraison en literature, dt fort bien Laharpe, ne troublera jamais l'ordre social, et it sbtitfdicu ridicule pour en fire justice.,, C'et fort bien. Que l'amour-propre ait donc faith, en cett occasion , draisonner Fontenclle t Lamotte , c'oat tt t quc onus en pouvons ConcLre , sans nou4 permettre de descendte plus avant dans le tr intfieur de ces deux drivais, pour agrandir leurs dho'ens de succes, et leurprdter desvues profoudes quils n'etrut point, puisque, de I'avea mime do leur cesecmr ils n'ont point Voulu les avoix.
Rousseau et Voltaire vengerent la posie par des 6pigrammes-; Laharpe la venge ici par de bo-as raisonneMens. I1 prouve cc dout doutent quelques pertonnes moins initics encore que Fontenelie et Lamotte at misteres des neuf scours ; it prouvj qfre les grands po~ces , darut leutrs vers , oni tou-P ours dir tout cc qu'ils our VotuIU dire. La nmanlere joure-t-il , de fuouver Ic contralire, estate d o se prerrdre ssne sceer de Racine, urncepU]ite de Boileau -, ume bells ode de )iousscas, at de nous fates voir










' 414'


qu'nt pstusait dira eli prosi mnri.x ' 172lf n ont dii tn vers , etc. Mais cest cequ'on, na pas Iait., sans doute price que cola ne peut s fairc; pare fue cc& essais scraicut , daus los dcu'x lahgages , une Juleo 'CAt cest une lolie que de pr~teiidre refitire, I)mr le faire nsieux cc qui, soiten prose , soit, en Vers , ne saurait ttre micux fait. L on ne va point, at,-del de la perfection. l1 n'y a pas, de talent qui puisse suppltir le gene. Ce que inspiration a product d'excellent clhez les poetes comme ehlez les prosateurs , chez les posAteurs - come chez les po es'tie peut, non- soulemOnt tre surpassed mats ne pent que perdre, transport de cheiles uns chez les anties. ie dirai donc, toujours a l'appui des raisonunens do Lapare , que les be 4d.r vers
de Racine et do Boileau ne peuvent Ias plus garner Akre dtipouillts de Ls iim'e et de la'etsure, que ne gagnerait la belle prose de Bossuet et de iX~ik6lon assujettie au ,rithme po6ttique. Toutesles tentatives faites A cei gard our 6 malheureuses quand lles *n'on point 6t6 ridicules. Cells de Lamnotte furent l'un et I'autte. Ses argurntais contre ses advetsaii'es , furent dles argumens sais rpliquc. contre lui - rnmru5. Lo matheur d'avoir vauce uno opinion%, est trop souvent la setle bon-ae raison qu'on ait do I soutenis'. Cette bonhwe prison est deplorable: on devrait se hater , en parcil cas,.de, pa ser conidarrnation sur une premiere faute', pour separguer routes cells qui en scont'a cons&tuence;fmnAs l'a'rour-propre touffe les Ituis que jete inutilernont le flanibeau do notre r.isotI podlr,nous torcer ia nous reconnaitre. NtOus cutintiuons de rester par ,ent~ement ceque notis tions d'abord'par aveuglement, ou par 1ux calcul , cc qui revient bien au m me. Peut-8tre en Ifu-it ainsi do Fonteicle et de Lamotte.
La contagion de leur h&rsie ne s'arrta point a eux' seuls. D'aunres esprits, ct des esprits supexuemn, en furent atteints. Montesqieu, Condillac, Bullon i partageant les mmes principes, ou, sans los partager , les annooqan, .,signalereni lour pen
csthue pour les po~tes et pour la po6sie. Lon
poorkcit avec Laharpe s'en etonner ; mais touted Surprise cesse, quand' on rifltchit quils n'ont jawais faith de vets, et quil est mallheureusement ou heureusement dans notre nature de n.attacher que peu de prix A ce qui est ou au-dessus d nos forces , ou seuloeicontraire A nos gou'ts.
Laharpe discute avec beucoup de rm&hode c.tte grande question , o pour mieux dire,
cette itratuge paradoxe ola prirminence de la tose .t'rr la peesie, entre lesquelles , comma i 'observe, ii ne peut y avoir de ralpprochement, puisqu''t'e diles -i n'y a point de parity. L'une Ct l'autre sotn. sans doute un langage I mais It cerniere est1un language elevc autant . qu'epur, qui n peti t jamnais servir , come fa prose ,A former la langue usuelie. Ici, les taisontnoens du professeur sont serfis et concluans. I1 s'attache aprouvet que la poesie est un art oonsacrt' chez tous les peuples i t clbrer les Dieux et lesbienEits do la nature. Par cela seul quelle est un art, ii faudrait dejI ia distinguer do ia proe , qui , 'A parlor rigoureusoment, nen est point un, puisqueie n'cst assujtie A aucun nonbre deteri'ne , A aucune qadence musicale , et qu'elle
existe pir Ic soul i'approchement des signed les pIus samples qui repitsentent nos iddes.
Vo3ez dit Laharpoc, comme Lamotte s'y piond pour nous , expliquer la naissance de la poesie, qui ne diff'rant dlu langage libre et ordinai,e que par Un arrangement inesuri des paroles , ensuite par laficthou , enfin par Its figures. Ne dirait-on pas que-la potsic n'titait essentiellement qu'un mode du language, une certaine mauiere d pcualer ? mats la rnesure, et. les fictions,' et les figures , ces figures assez hardies pou &re intecdites mn.me a ('ioqsence, quest -ce donc que tout celal as cc n'est cc que ious nommons un art ?
car , qu'est - ce qu'un art , sice nest un syst&ne de ' moyens inventtiS pour produite des etiess agrtables ? d6s - lors, a quoi ponsezvouts' de ne le consider que come u n
nmaniere de se faire entendre ? Qut cxcs d'inconacicetce ! Le langaoe nature est-il n6 artificiellomnt come la potie? Les langues se sunt formties par I'habitude et le besoin ; ellesont fini paravoir des rtlges A mesure qu'elles se pertectionAent, Alais jusques-ia l'esprit human n'a ftrm aucune combinaisou pour la communication des ponsics. Au contraire," il est evident qu'il en a fallu beaucoup de ces combinaisons et de fort inginieuses, quand on a cherche a flatter l'oreille par [a mesuro, a trapper IlespniI par des fictions, a emouvoir I'ame 'Pa.r dcsfigutes vives ; et le rtsultat de touts ces
chos(s a ttI l'ouvtago de imagination et la naissauce de]a poisie.Gette poisie a-t-elle jamais 6t6


dstine'a i bir lien au langage'ordinaire que lei homm'es n'emploient que pour conveseir eur'eux ? et qui ne salt qucllefut long-tems ins6parable de la ,onusique dont ele tait nio? qu'on ne s'n servait qud dans ds c6rmonies religieuses , qui nt me furent lorigiue do ces' speepi les dramatiques devens depuis sieprofail s 1ile &;/it consacre A I! lounge des dicux''t dei -hros, et la langue pirticuliere 'des prophcits? Quty a-t.il toe'commun entrertout'cela ct la parole usuellek Cest donc un put sophisme et Unsop hisme irntotteiabI; que eette pritendiue &arit etab lie d'abord entre la prose et la p0iec mines Pune et l'atitre aaient do mena nature et avaient-,la snme destitiaton.
Ce premier sophisrie doit en amener d'autres. suivapt l'usage; atiis aprs iquele raisontnnient I'a faith crouler, les.autres tombent d'eux-m~uis. Ds qu'il est reconnu quela posie jest untiltt ', quoi do plus risible que de :nous 'dire gtfa neent'
qu a sengrtt et sa digculteisont d'abordtIt prjugd conutre tie ? ?trangeprijugi en effet, quo' pr~tendre qu'une chosene suit pa. cc. qu'elle' dit ero x. On a.ti-i il' fois di ce gdome r&qui

disait do Ia tragdie de Phedre ' qu'estee qrte cela, prouve ? mais combien serait, pluS' divertissant un' raisonneur de lt trempe do Lamotte, qui efit dit' i Raccine :',Voila bien 'du terns perdu et bien de la peine prise gratuitement. Le but du discours n est-ilfias d sejhite entendre 1 et fievous aurait-on pas entendu L bien m0ins de frais , si vous nous eussiez dit t6ut cela dans Ia-langue quo M. Jinrdain parla touted sa vie sans le iavozr.'.
Pour mnieux refuter Frntenclle 9.t Lamott, notre babile ciiique les comment ot les suit, comme ron voit, pi *6ie.
Le grand argument des prosateurs qui nd- sont que prosAteurs, c'est qieles po~tes no penseit pas, ou pensen i peu.Pour 'se r&soudrse A "tecider avec cette iegeret6'que les auteursde .Cinpa, do Brtannicus, de Mahomet,, etc., onten besoin d'apprendre Speeuser il faut e; coe I S ,rembile, un, pett hard ou bietiextraordinairenitipenseur soi-mraMe. Les poetes,,a 'Aen croire lebrs antagonites', sacri, fient ]a force' du 'tcns :a la nrrt~idie du"rithme. On, pour~ait d'abord afirnier que cela'n'atrive'que rarement pari les mo deles; ei peut &re y aA-il un peu do tcmsrit " convenir que cela arrive ; -tais Lle supposant r r, ii "e 'nfidra conclu'e qut's"i raison, quoe It devoir d41potie ttnd'8,tre polite il a du choisir, ;enare' plusieurs pensos c, cel auxquelies s'ajustent plus natureliemont les atourW poitiques , et quii mbelliroht de eette nouvelle paruro ; et, en cette occasion, prefirer l'clat A la force ou A Ia. proforidetr. Distinuons donc, a4,ec Laharpe , 'entre penser qui n'est point un air, eitfairedes.vers,,.qui est unart.7Cot art est la langue du pocie, qui cesse" de ltire, d6 qu'il ne saitli uIAanfr. Si donc vou 'ne pouvez penser ell p0ite, penez en Jrosateir. II ny a pas necessity i ce que vos id6essoient exprimean versa, mats it y a n~cesit6,,qe. quo tomues celles qui le sont en vers, le soient-podtiquement. La raison , dit Laharpe, n'est d'placie nulle prrt . mais ie doit dire habillie dans les.ey iis slon le genre et I-propos.
Lamotte et Fontenelle, tous deux ne possdant qu'un esprit fI'roid s 'taient come reconnus tie loin , t s'etaicnt rapprochets pour se soutenir par une -mutuelle indulgence , ot reciproquement s'aider de toutes leos subtilitts Id'uue logique ingenieuse et parodoxale contre des civainsqui avaient Ia grand tort dune supenionteA disesptante, qu'il fallait bien se r soudre a contester', ds q'u'on ne voulait pas la recoinatre.
Leur example nous prouve que l'esptit est tonjours un don deplorable, quand on -he s'en sort qua pour combattre cc qui-est roqu par le gofit, aprs I'avoir t6 pa'r Ia r ison , que pour etablir des doctrines chimiriques, galement repousstes par une et par ,,autre' ii prouve de O l Ia dmnence do ceS pretendus poees qur pensent qu on le deviet sans inspiration , et qui cherchont une potique dans.leur esprit,, tandis quon no trouve Ia veritable que dans* son cceur.
L A Y A.
La suite a unprochain uumeIro.

JUVRIS'PRUDENC E.
Ls CINQUANTI LIVESS DU DIGEST OU IDES
PANDECTES DEL0l9PIUMROR-JUSTINIEN , traduits en ft'anrais par felt M. Hulot., docteur. aggr6g do Ia Faculti do Droit de Pati� ct avocat au
Parlement.
Les cinquante livrei du Digeste formeront six a sept volumes in-4" a deux colonnes, doat l'une


contiendra le-te.,de latin avec les "som.ar-mare et -n petit texte , , t eIautre Ic t, et trente A' trente-cmi volumres in-, "aus51; tle tete latin en regard. I
Limpressioa se faith en caract&re P1loso ,:l n de la foudenit de Gillet, et sr de rtres-beaux papers
De troisert troi& moisil pataitra unI'vokl,
et crirq volumes in- 12, qui tormatontune ii~ .
Le premier volume in-40 et les cinq volume in-i 2 ,aisant la premiere, sont en veinte. Ceux qui voudrout jouir es p de 1 souscription.,gut
psids d'efvoyer promptemnent leur sourn1s, adresses i, apien , taisant l passer a u
tems , franc de port, le'montant de.lapreni~re. et de ]a seconde livraison , savot:,, ;'. 1,
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--courant. . b56 1 Londres .4 . 25 c. 94 Ir. �,C.
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Effectif.14 r. 6. c. 44f. 45 c 2adix vales. . firt c. C fr. 5c*
Effectif.If ie. 14 ft. 40 C.
Lisbo tet. 495 fr. G.ne 'effcctif. fr. 6 8 c. 4 fr. 6- c Livoiriet. ir. 6 c. 5 ft. i c.
Naples.
,Ian . . 81. s. dp.6f.
Ble. .pair. t p.
!rancfor.
Aaguste . . fr: 5 c.
Vienne. . fr. c. t fr. 89 C.
c H A N G, E S,
Lyon.5pair 5j. ip.
Marseile .pair It 15 j p.
Bordeaux. a p. 10 j. 2 p. Montpellier. , 1 p. A 5 j.
Genve.1. . ,Anv ers. . . . .
EF FTS P U 8 L IC S.
Cinq p. c. c jouis. de vend, an ,e. 54 ft. 9 C. I4. jouis. de germinal an 12.51 fr. 35 C. Bons de remboursement . fr. c. BoDs an 7 . fA. C. Bons an 8. fr. C.
Ordon. pour rescrip. de dow. 91 fr C. Ordorn. pour rachat de rentes., fr. ' , Action de la banque de France.�,.1070 fr. C.

SPE C T A C LE1S.
rhiltre de l'Op/ra Bufa. Auj. la Je re Della
Griselda (la Griselde,)
VUAMrt de Louvois. Auj. la Flotille ; 1'Entriedaus* le Monde etIc Rendez-voms au boitde Vincennes, Thiitre dw Vaudeville. Auj. Berquin et Fanchon Is
Vielleuse.
Thiltre ds lh. Porte Saint-Mariin. Auj. la FeMMe
viudicative, pantomime , en trois acts,
combat evolutions et tournois.


L'iboattemerrt t fai t kParis, rue des POttevies, no. Le prir tt tdo, 5 franc. pour trait mois , So francs pour sramoit, too francs pour l'annd �ntiere, Ot. mti 'abponn qo't coitnectCeaut die citaque iois.
11 taut adcssert I Itirv. i' rgsnt 4 I1 iffi.franc d port , a U it tovet AGAsas, pnpriotaire di o eiJal, , de des Poititt, tie t . T o u In . ,6,11 , sa s otOcs#tiui, dbiwsnt uis i *oin . 11 fatconipeadredan; letnnvoit Ic port des pays 0t 'oV ne peut affratchirLe lettxef tits dipartemen , non affrAnchics, no icroutpoiostiries de aposse. it.r I avir soin , pour plus dc srnti dchargcrcclleaquirenfrnent deslsw4u. 'Tout � qui cosaceroc I& rdactiou dot Stoe adrestd au rddateur, tue des ?oitevins, *.1 zS drpuil neuf heret du martin jutqm* inq beure, ti oir.


A varis do imp' ieric de H. Agas., prprritiairc du 'Mouiteur, ruc des Poitevinls o 3,


, a . ,q Ill II li











GAZETTE NATIONALE ou LE MONITEUR UNIVERSEL.

A date du 7 niv6se ant, les Actes du Gouoeroement er des Autoritis constitutes, contepus dana IC MON1TER$1, so1tofjiciels.


JIeudi I 41 nivse an 2 de la Ripubfique ( 5 janvier , 804-)


10 t4.


EX T ERI E U R.


R EPU BL IQUE


BATAV E.


Rotterda m l e 5 dlembre (6 niosy.)
. ,~c cc u'o lit dins rine httre authieutiquo
* 1uotx vient ce recev~ir de GnetzeidasI Fuse
*uoicntale: 1

tons Its habitans de ciet endrolt , vient de petit de la imaniere' la plus diplorable. Sorti avec $a ,ba, q-e pour cheither du sable qu'an tire du fond te hi met , Araision de sa quality Supeieure, it heurta COntre un bitiment plus considerable, et iI io r sulta dans sa baque une voie d'eau qui ,11evenit plus tie la soutenirA flqt. Auisi-tdt son lils tssaya de former i lia htite une espece dle radeau, en joignant ensemble deux planches au moyen de fortes cordes, dan r'espoir de sauver du peril son psre et IuirmOme ; mais lo pere ayant recorinu que ct frIlC appareil ne pourrait iles porter tous deux, el qu'une soule personne pouvait espzer d'y trouver Un secou pour chapper i la mrt, se saisit de son fils, t'yattache et e lanc lui-mnme a la mer, 4a iertant ainsi a iot et lui reconmmandaht de : ,ijr aiasecours. Quant'a lui, i se rend aupr& du matelot qui lui servait de second, etils s'antachett ensemble i la proue du bitimrent; mai
ON ytn% duit sjqu, ,apr~atAVoi-r luttj assvg longjontre ,Iles vague, fitr enfin apAperu ct sawaev I ar ~puipagc dkUn vaissau qui pyassa, tdana,cer indiot. La veuva du malheureux Baahs , mere dei Spt q4f~ans et enceinte, pleue aec d s ospoir a
*otdcjpn mai, qU ila reduiti la plus aifreuste


J.NT


ER


E-U AR.


. ,. , Ptte. * le 5 nioose.
1 .ca iyiageiq admrient les tastes ruines d' n oimphithIirre 'remain qu'on a dic6Azvert dana cette, W,t�. 6ttdont4 ttlo AvaWt si4*m4tres 46longtiiq $i de lr g'�. Qtielques tages supeieurs existent encore, t les votes mxf.iieres qu, srvaient de .loges au% btes f&oces, servant de logement ii de, , pautesfailles. L'amphitheitrrcn'avait qu'uneseuln porte de o pieds dehauioun te large. ElIo existe encore, et offre un coup-d'ceil iniposant. Lea pierres soht joiotes par un cment indestructible. Les anens itars de la ville, sont batis de la m em.
-maniere, ls ont Ia solidit6 A un rocher, et plus de .1 pieds d'epaisseur. .

W.rtese, t5 frimaire.
Ua vaisseau espagnol, venant de Mayorqud
9yapt faitua ufrage , quatorze homes se sentsauv~i 'surla chadoupe. -1Is ont ddbarqu,6 A ile do Porquerolle , "au poste du Crand-Bivouac. Le cornmandam ,. instruit par le aporal qui garde c� poste, a. de concert aveele pr~pos6 de la sant6, itsign uin local oii ifs ont'tk mis en quarantaine , Conlonmknent aux mesutes prescrhek par Ie prdfet
du department, A 1'gard'de tout btimentvenant.
d'Espagpse. , / :


Paris e I 8 nirAe.
MINISTERE DU GRAND-JUGE.
Par jugmenent du 19 vendemhaire an 2 , vu I
,demande de Simon Senac , Anastase Delort, habitais d'Ariguedieu, etautres4 expositive que Joseph Stnac, iabouteur, demeurint: i Violaillan, lear cOusin-gibmain ., at absntdeptis plus de quatre
:ant, ,ass noun/elles : ' ", .: �[ .
' Le tribunal de premiere instance s~ant i Mirande,l dpatinient du Gers, a'Ondornil qu'il seriit 'fait etefiqte c6ntradictgite averle o coaimssaire du Gbu-"' yrn lentpris lc tribunal, ,six absence dudit
P'osiphSenac.

Par jugement du t4 brumaire an st, le tribune ' ve-'E a , department du Calvados, a
oti , eur a demanded des parties int&ess&s, quf'ilsira fita ineenquete, contradictoirement avec _ commissaire du Gouvernement, pour consiater
/ qd -Ft.Pierr-acqu jVF an b Budard, parts
Q'on-rEv que epUis l'ad 4 d Ia Re publique,
tai ayoi tiepus donna aucune nouvelle,


Par jugement du 4 frirai a , sur la demande d ei m Lomnelle, igursbfivant lea droits
di Catheire Theenos, do Marie Mertenas, autoris~e doje JeatFraYiois Betgtmaans. son marl, et
"u~ '1ite qV Geniy ats Gompel a quitt6
castce 1736 sans
Avtoii do dits 4' AOd uvese,.
i.e triblitasl do"psii i instance sant & Turnhout, d parttent d/s Deux;Nethes, a ordoank q e pr deysin,, le-'citoyen Cannsa jure ni Citi ,ce:$t, �fadicioirerent avec e tt v!xmjsaifr dii Gouven# n7 1i.le tribunal. ii serait pnoc~d it l'efqU& sun'i� absence du dit
Henry Van Gornpel ,- 4fs ,arrondissement tde Bacles; detnier domicile Hc4nnu.


Le'tribuna! 'de premiere jxitanc de Colmar, ddpartement du Haut-Rhin, avant fare droit i la demande des hritiers de Pierre-Pauxl Bader , a ordonna, par juement du 14 frimaire an 12, que par devant ie' cit. Citty, son president, nomme ad hoec, li serait proced& "i une enquire contiadictoirennent avec le commissaire dcu Gouvernement, pour constater l'absetce -du dit cit. PierrePaul Badr, n6 i Colniar le i8 avrji i', ,qui en est parti depuis 1753, t qui depuis n'a point donni del ses nouvelles. i'


P~ECT~t~sDE'OLICE.
Ordohnance Citrnant atl LAvente des substances

Paris 1 le massidor an 12.
Le conseille d'&at, prefet de police,
Vu les articles 34 c-c35 di la loi du 21 gerinal kn i I '.contenant Organisation des 'c6lis de piarmacie, ddit Ia tehn"ut stit: "
, Les substances vdn'nxiseo, et notamment 'arienic, , it ralgar, A-4.uim6-cQrrosif, seront tenus dans lea officines '46 pharraqiqns et les )outiuesess xiciers ,,, des lieux sflrs et i-Iektt4 sr~;eu'. auroit la cldf, sans quIaucan , autre iiidividu qu'eux puisse en disposer.'Ces 1btances ne pourro,,t tre verdues q61 des persontes cornnues et. domicilices qi ipourraientin avoir besoin pour lkur profession ou pour catIsa tetinue., sous peine 'de 3bodfrancs d'amende.,tle la part des vendeurs Conirevenas.
I , Les pharmaciens et piciers tiondront un retgisre n&tre ti paraphe pan It maireou ile commissaire de police, aur lequel reistre ceUX qui- seront dhI le cas d'acheter dek, subtances Svenfreuses, inscniront de suite , sans aucun blanc, Ieurs noms, qualits- et demeures,, la nature 'et la quantit des drogues',rqui leur bat tt dilivrdbs , 1'emplo qu'il me- psopse et d'en faiie tla"date exacte au jour, Xe leur achat: letout a peine do 3soo fancs damende centre les contrevenans. Les pharmaciens ei le, lpiciers seront tenus de faire eux-mimesl'inscriplion , lors cASils vendront ces substances A, des individus qui ne sauront point 6ctire, et qu'iis cotnaitron comme ayant besoinde ces menms subtances. ,, Ordonne ce qIui suit:
Art. icr. Toutes-personne. qui fabiquent et vendent , tt toaes personues autorisies A d~birem les substances miniraleq-vtnefieuses d~nommies dana l'tat ' la suite de A pr4sente ordonnance, sont tenues de se conformer aux articles 34 et 35 de la lot prcitqee, ei qai se trouvent Ci-dessus relate a. .
Iii, I1 sera, piis, ere'r les contrevenans tells Jesrrea de ,police adminiirative qu'il appartien#anw prjudice des,: pourspites A exercor contteux pardev ni tes ,tibusxux., conformimen; ai cit aut tgid insrqr$i~hnisontoapplicable. ;, er Optamment A , La loi, di, t germinal an ,t', fui pronnce uricamende de trois mille fiancs.
SIlL La preentt o.donncrnce sera , pninimite
-publiSeet affich;e,.
* Elie sera notifiie aux directeurset professcurs des 6coles de midecind Ct do pharxnacie. Le s ous-prfets des arrondissemens de SaintDenis et do Sceaux, les maires et ,adjoiuts des communes urales du tessoride ]a prefecture dc police, lea cemmissaires de police I Paris , lea ofliciers le paix I et let preposs de lia pr1ecture, sora chargias, chacuu en ce qui I� cptncrne de teni; la a saina e son excution.


Le geniral-commaudant la premiere division niilitaire, IC gnral-commandant d'armes de ka place de Paris, et lea chefs de kgioi de la gendarwetie d'&lite tt de la premiere legion de la gendarmerie national, sent requis de keur fire preer mainfb�ie au besoin.
Le conicsller-d'itat, f rejet de police Signed, DusOIS.
Pir Ie conseillerd'&at, prefert;
Le secriaairc-g~nira , cigni n .


Etat 'des substances'.mininrales ridftides vdung'uses.
Anciennes dinontinatjoSs. Nouvefles dhominatttis.
Eau-f6rte.
Ean-seconde.A i
Acide.n*t'edx.,. Esprit dUenitre.
Sspi, de vitriol. . ?'Aride sulfurique. Huile de vitriol . Kide marin. Acide muriaiique.Esprit de sIl.
Arsenic blanc. Arsenic noir.,: OxidesrIarsenic. Reale d'atsehic . sdasnc
Poudre de Gobalt.,
Ori . - .
Orpiment. . . Sulfures d'atsenic.
Rialgar. Magistere de Bismuth. Oxide de Bismuth.
e.Tartritede potasse antiEm~tiqueo. molie.
Verred'autilnoine.'Oxide d'antim. vitreux. Foye d'artimolne,.Sulfure vitreux d'antiCrocus aetallorum. moirie.
Prkipit rouge. Oxide de mercure. Sublim o . 'r Muriate sur-oxigadn de
c " . mercure.
Vitriol blanc.

Ceruie . Blanc de plonb. Minium.'.Oxides de plomb. Massicbt .,.'. . .( Litharge.j Ved-de-gris.Oxide de cuivre,
Verdet .Ac&ite de cuivre. Crystaux de:V nu.
Vitriol lblen. .Sulfate de cuivre. Pierre infernale.Nitrate d'argent fondue. Pierrq ~i cauterre .Poase coustique.
Faith, *e4arrte ia)a prfecture de polic , le 9 niv6se anir- de a Republique.
Le constille-d'dtot prifet de police, sign DuBois.

TRIBUNAUX.
Le go vendemiaire dernier , le tribunal criminal et si ia de la Seine, en pr ononoaxit des condai. nations centre Payan Delsne e tsea complices, accuses et convairicuS de faux, a termilne 5o jugement en ces termes.: .
iAttendu qu'il resulte des pieces de l'instruc,, ion et du dlbat, e fis qui inciminent la ,, conduite du'citoyen Fardcl, l.ns exercisee de ,, ses functions de magistrate de.s isrel,, ch:nrge ie ,, commissaire du Gouver"ement prk le tribunal, 21 d'en instruiie le grand/juge isinistrl de Iljustice, ,, et ordonne qu'is sa diligence Ie pr senr jugement ,, sera imprm 6 , publi ( il ,,�� ti,. .
L'acte d'accugation sur Icquel cojugernctat ht intervehu ituctimii'ait le cityen Fadel; sans Vaccuserit sat des fats trangers au procs, l1ir arrlti O6 "beuiMate derinet, lo conseil-detrd a renvoyl l'examen de a 46fidtiite de ce niagistrat de surete pardevant' les tribunaux competezi.
Le citoyen Eardel ut alqrs pourvu au tribunal de cassato", par deix r pises diff&etes. Par l'tnc,, ik a demands q uc pour-cause de suspicion ligitimc et conforimment rari LXV de Ia cOnstitutiOn i procs i instruire comte lui, en execution de 'arrk du uonseit-d.4tat, fit renvoy~e A es dcs ges itrangersau ,dpartement d 4& Seine., q , 1I ,


7-, . ,











4L I


par Aaut-, i ,a condc la It14cassation dajugexient tlt tribunal criiuel s p&ial du 9o veideriiaitc, ez taut qu'il portait duouciation cohteI lui.-J
Par Jtigemient du 8 frimaire dernier, ]a section des requ~ts a statu en ets retIes asr la prewiere dexuande :
,i Vu fart. LXV de ]a constitution, portant':
.1 q P pour toute la Repqbliqute tn tribunal de ct'ssati In.qui rononct sur Its demands en cissatjon conire esjugenmens en det nier lessor par les tpiburnaux, sr 45 dmandes en renvoi d'un tributl dun autre ,oity cause tie suspiion ligiiime ou de sArelipublhque , itr les prises d patie contre un tribunal eutier ;
t, Vu la dnonciation faite contre le demanleur par le tribunal c6riminel du department de la Seine, ins ite dans le jugement ddfinitif repdu contre Payan de Losme, Ie 2o venderniaiie dernier, et l'art6 du conseil-d'&at du 16 brunxaire an 12; i' Le tribunal renvoic pour tre procd , s'il y a lieu , sur cette d~nonciation, devant le directear du jury d'accusafion de Versailles , et en cas d'accusation advise dtevant Ic tribunal criminel du department de Seine-et-Oise. a1 Et le 3o du m~me mois, la section critninelle, statuant sur la ninne demande, a rendu lejugenent suivant;I
,, Vu l'art. CCCCLVI du code des d6lits et des penies, portant : is Le tribual de cassation ne5efut annuller Its jugemrw des tribunaux criminels, que dars lei as saivans. : 6 lorsqu'il y a e Contra,vention atx regtes e compitence itablies pay la lvi, pour i connaissance da dilit, Ole pour l'eiterci'e des difftrent4fonctions relatives d ta procidure rriminelh. on qu'it y a eu; de quciquel "aniere que
4e soit , usurpation de pouvoir;
,, Considirant que les actes et jugemens du tribunal special . en ce qu'ils s'6tendent A des objets ct/ des personnes, pour raison desquels sa coin- petence nA apas td par lui prononc t confirmie "par ]a tribunal de cassationa, sont susceptible de pourvo ; . .
,, Consid~rant , quant 5 lracte d'accusation , qu'il
A'est &terdu au citoyen Fardel ,et i des circons"tances A lui essentiellement peronneles, quoiquIaucurie ordonnance de ttaduction ai'eitt st.umis i jugement, nile citoyen Fardel ,ni le dlit que Iacec d'accusation dress contre P Van-Delosne et
censors, a impute hice mnagistrat de sfiret6;
Consid~rant que si toute autoit6 constitute
acqterant [a connaissance d'un ddlit , est tenue ('en dosxner avis a celle *i qui il appartient, ce ne peat ktre par une disposition faisant partie d'un jugeIDCeat , et quien prend aipsi le catactere ; que cette forwe est sur-tout essentiellement vicieuse, lors,U' 9 s'agit dwux agent dti. Gouvernemeint, lequel
anx tefries de J'aitide LXXV de la constitution, wi- peit ere poursuivi qu'aprs une auttorisation
du consei -d'etat.
,,Cowjsidarant enfin que I impression et affiche
4e )a disporion dnt it s'agit , prsente, aussi un excis dc potuvoir , puisqu'elle ait dans l'espece
une veritable peine illtgalenient prononcee ;
,,Le tribunal casse l'acte d'accusation et le jugement du tribunal criminel et special de la Seine, du go venderniaire an 12 , dans les parties de cet acte d'accusation et de cejugement qui concerrient le citoyen Fardel ;,, Ordonne qu', ila diligence du cominissaite du
Gouvernement, le prsent jugement sera imprim Ct transcrit sur les registres du tribunalspecial de
Ja Seine. f,


M t L A N G t S. -- I S T0I R E.
Fin diu CoupA d'ail hislorique stir les risultats des
principaux traits entree la France et l'Anglleerre
avant it traiti d'dmiens.
Par N. FRAN0o1S (Y NrUr-CHATEAU.)
On voit que Ia fin du regne de Louis XIV m,
ressemble guere au cormmencement ; cCe11 doit tr-tout nous' frapper, c'et la ruine de Dunkerue mnos historiens ont toujours craint'de' sy arrter on n osait pis sappesantir sur cet article dicat
qui fisait la satyre arbere de I'a1hcien gobvernanerment; c eai( une plate bien honteuse. q6us pou
,ons aujourd hui la sonder sans aucune crainte.
I En 66o . Louis XIV avait rachet'cette ville
da Charles II , pour une some de ci;q trnilions 1 e nos livre .i' avait dpens6 en outre plusde s1k millions pour 1 aire dOe tir-grands ouvragcs au port ct au fort de Ditkerque. En t67 t, ii y fit travailler frente mlle ouv ries. Oua rasplusiours duties ; on fit cooper un barn ide sable de p s ' de i cents
toises, qui fernnait I'entrte de ce porti On creusi des canaux ,on ilesvades diguaes .ova otit tin large"
bassin ; on batit debelles casernes et an grand a ,Ienal. u edi & ai qt'urebicoqoe do
die p heurs, etait devenue unec ville do quanante' nolle habitans. C eat a de relies cenrepries qu'on recounait Luis X.JV. eto qu'otintaouve tout simple
qtxe son siecle f'ait tanat Ionic


M s en I 7 t 3. an ,\nglais, Wigha |passionnfl, et qui n'esrconnu aujrourdl'ui que (;otIlle ivail de morale , Rxclhaid Steele , Pun des auteurs du fameux stectateur, Richard SteeLe, disais-je, fit circuleraru pamphlet violent pour pouver qu'il fallait que Dunerque ffit dmoli. Sur le bruit qu'a faith cette feuille, et sur Je nom de son auteur, on sinagincrait que cet &rit doit renfermer de bons 'raionnemens, et sinon des choses solids , du moins des chases sp cieuses. On serait bien trompe. J'ai voulu connaitre un ouvrage que l'on cite avec taut d' loges, et qui fit , dans I teams, une sensation siVive en Angleterre. J'ai troupe sa tradt ction dana excellent dep6t des lives que j'avais faith tablir rue du Regard-, et qvli. forme aujourd'hui Ia bibliotheque du conseil oEtat (I).Ii a pour 6pigtaplhe Delenda est Carthago, 11 faut ddtruire Carthage.
Cete Carduageo, 4t Dunketrxxe ; et le Caton qui ' approprie cette rddepigrap e-, parai taborc, embarrass de la justifirC; ear il commence par ces mots:
i, On croit d'oidiiaire, avec beaucoup d raison, at jue c'est une gtande impertinence it un particuat her de so meer des affairs dEtat. v
Cori est assez singulier.Aans la bouche' dun- dput6 des communes de l'Angleterre. On est bien plus surpria encore de ne trouver dans cette feulle que des assertions avqc lesquelles il serait tr s-facile attx Franaas do, prouver, a leur tour, que c'est Londies quiet Cat thage.
Voici h quelle occasion Richard Steele publia cc pamphlet,
Par le trait de' la suspension d'armes entre la Grande-Breagne et ha -rnce, cornclu -t Paris I 19 iuoit 1712 , Louis X1V avait consenti 'aemettae aux troupes anglaises la garde des ville, citadelle et forts de Dunkerqu , comIc une marque do sa bonne foi. On It ftiit itde lui doner, en.quivalent, Ta ville de Tottinay , ancient berceau de la moiarchie franase, i l'o'n pouvait y .faire consntir'les Grinouiltes. C'&ait le iom que le secttaire-d'Etat Bolingbroke doninait aux Hollandais, dans sa correspondntice avec le secretaire d'ambastade anglaxise 4 Paris, Mathieu Prior; cependant Louis XIV voyaiit avec peine que la ruine des dluses de Dunkerqu allait causerC elle des pays d'alentout; Its amis et Jesennemis devaienten souffrir igalement. Pour-p e' vemr its ttistes efiets de ces destructionsf, quialaient reduire i la miscre et au d fsespoir dix-ulit A vingt mille families, Tugge, d&putt de Dunkerque,'alla 'en Angleterre en 17 13: il fit i la reine Annedes 'retnottrances qui avaie6 t paru la toucher; c'esti desstis que Richard Steele crie ft ia trahison , 13 pie vent pas que la remes s: laisse aller i la piti ;" la pitie eAt un crime. Pourquoi P 0. 'parceqie Iccommerce de la GrandeBretagne a souffert, aelon li, plus de dommage par lea armateurs de Dunkerque que par ceux de presque tous lea itr4s ports de France , mis ensemble, soit sun I'OcianI soit str Ia Miditerranie ( page 6) ; o. que, durant la derniere guerreden flottes denviron trente voiles h a- .,lois, patient sorties de Dunkerque etavaient enlev des vaisseaux, de guerre anglais, aussi bien qu'o dos vaisseaux marchands ; 3o. que e'itait It seal port qut les Fran ais, eussent jusqu'it Brest, dans route la lon. gueurdu canal te Saint-Georges, o6u is pussent faire Un armament cQnudirable ; 4. qut ccport itait situd d'une telle rmaniere, 'qu'on y pouv antoujout$, entretenir ds postillonsa pour slier ita d&couverte et observer tons les vaisseaux faisaru route ver3 la Tamis� -tn. ia Medway 50. que )a dimolititn de Dunkerque etait absolument nicessaire pour ia sfiret, l'honneur et la liberty de )a Gtande-Aretagnt; 60. qu'aprks cete demolition, sile pouvoir d Ia Francervenait61 sc turner contre les Anglais f il serait plus dlloigh tde 1'Anglaterrte dune centaint de miller. ,, Je vous prie, disait-iL It , la fin dd sa lettre, e marquer en gros carac-s it teres et de iepter sans cesse que la demolition de it Dunkerque cloignera de nous le pouvoir doIa Y9 France de quclques centaines de mills. 'a Tous los argumeus contenus dan )a lettre de
Richard Steele ,-portentsut ce siul fondement que l'Angleterre doit exiger qu'on d~truise cc qui lul lait ombrage. Si' la franco,- i son tour , veutraisoiner de: minme, il ne s'agit pour elte que d'^treo n. moment ]a plus forte, et de 'iger egalementnquo I'Angleterre d motisseIle-ri'ae / sea frais, ce qui lait orubrage itia- Frvtan.i Ia ddestitiction de Loa dres onude Plymouth eat absolutiment necessaire pour.la, satetl, pour, lhonneur en' le commerce de ha ,France ;allons point n de pti,! il faot, renverser 'LchdAi'es' krdiner Ply mouI h !Dilenda ast Carihago. Et voila douc ia politique de ce'grand moralists

(1) Le catalogue de cottebiblioth"quc hoisie et lui-lwrmate I n oUavrage tis-pricieuj tc qtax taix'le pla.a grand bhnneur nu zele ct aux Ititieres 4 ucitoye baTbier. Ce citalogmo ua'a indiq6, sou Sle a 875c v U " Olure iu-ti qui a pour i itre : 'strus djlaeras de li. RiA4rd Steele, sur lee afiairas di Ia Grande-Bretagne, zyel5 en poiar second titre : Recateil de qne'ques 1iiees dt M. Steele , tavair : zo Raiaonas pour In daeohitio do' Dutikerqne, etc. cxc. tr-aduit de Ixanglais. (Aansterdarn x714. ) C St tipi~rd doat UI &'agir. EEte� cit ltic~ dna second volume dii Tuatour ,et dataic du 2 an~ ~3


qui , -das I Sprtettaer , donbe de s. bolles )eon. de bienseance et de justice.Lamaour de)a patrie eat done Aussi un fanatisnie qui pent nous aveiittg au point de nous faire trover iigttes Choee Int autres, e toque Ous jugertons mque e t e abl sil fallait le soufftir nous-m&nes !
La publication de cete feulle, et d'un aurtrpanr Ohlet intitul :la Crite , fit des affaitcs it ichard Steele ; il fut exclus tce la chanmbre des commune,. mais ii avait enflamnme l'opiniot populaite, 11 no se tint pas pour battu :son apologie eat COntei,0e dans une brochure de 86 pages, intitulie: Rifl(iot, sur l 'importance de Dunherque , et sur I eatptjjt de ceteplace, avec uric carte du nouveau port t Mardick , et le plan des anciens ouvrages de I)uakerque. (Mime antade , t mirme volume.)
-�Richard Stee ne done ici que Ivs m mes rai. sons, qu'il d~veloppe dayantage. Scion lui; h vile de Londres fait i cie soule leA deux ties du commerce de lAngleterre. II condud (page 12 ) que, par la-dmolition de Dunkerque, I danger auquel ces deux tiers du commerce anglais ont 6t6,exposes pendant la demnere g,rt, strait 6loigne de 33o ralles. Les Anglais avaient donc alors terriblement peur des Francais ,puis. quils ne trouvaicnt de salut qu en Its Ioignant de chez cuic de trois cent trente mill,j,! Les Franqa.j pensent autrement, its sont enchoniis tie savoir qua I'Angleterre n'est qu'it sept lieues de la France, S'ils avaient tin vceu i former, ce serait qu'ellean fat plus pr6. Richard Steele regrette (pane 67) ,qu P'on nt ait pas exige que Louis XIV deposit earn leg mtiais deb Anglais, l'argetrn nkcesaire t la demolition tie Dunkerque : s Le oicde Franc, f dit-il, tait aloes dans un tat assez bas potu , avoir accorded Gette deonaude, si IlAngleterr at cut tenu boan. La preuve quil en done, ces que Louis XIV, en icrivant l'archevique do P1aris" pour f4irc hantir le Ta Deam it occasion de ,a suspension d'artes , avait appel4 cette resolution des Auglais un coup du Cid en sa taveur,
Cependant il avait fallu d~ruire ce superb.
port.',a orieresse avait &6de dimolie au cornniencement de I'eW de 1714; le Risbau', -q lis autres ouvrages du port furent 'conibl6s-lej rdicembte. Plusieurs vaisseaux qu! sy trouvaedntpdrirent aussit6t. Louis XIV avait ainsi excuti 1stitle du traits dUtrecht; mais la destruction des icluses faisait relluer leg eaux 4 qui allatintiindnex dix lieues de pays, si on ne leat procurit pas un icoulemnt ver sIa-met. On conhutr Ic piaui d'un canal long de 3noo toiges , entre Dunkerquc ct Gravelines. C'etajt tn outrage coteux. Uoe clnac ouvrait .,par deux p orts du poids de 5 milliers, deux entr&s pour les bitimens; c'cs; CC quoa ap.pellait ie canal deMapdick.' On osa aijire ticre pierre le 23 aO t 1714.
Richard Steele reprit sa plume virulent, eCt joetta les hauts cris dunrs 'ui feuilt intitutfc-: L'Etat present tie Dunkerque; Iheat forc de convenir
qu 'on a d6moli cett ville ;'rnais il fait aux Franuja uu crime impardonnable d'avoir it assez habiles ( Cest son expression ) pour creuser un canal i tra.pers les dunes, entre-Mardick et Dunkerque. C"4tait, solon lui , conserver ICl m ne port .doe on avait exig& Ia ruine (page Iu2). Gette nouvelle diatribe, fini par-cesmaty: ,,. Ne pensqns ,, aujourd'hui qu'h la demolition de Dutket"qC, .,t en 4 soh port .qujn'cst pas COMbl,'IV f
Ces d&ilamnations contenues dans des ifuilis p&iodiques, se rpandaicnt en Angleterra , et
corrornpaient l'opinion. La plume des refogiis les rendait on franjais ,.et les presses bataves let mutipiaicnt dans f'lurope. Voltaire a dit"que leg feuilles volantes sons la peste de la litArature; ,elies ne sont pa, quelqueois ruoidfl5angerces' en politique. Lei diatribes'de Steele fpt'cut vivment seconddes par uric revolution qui cut lion dans le ministere anglais. Malo're lea nolbteu avantages que I traits d'Utrec'ht: avait procur& i I'Angletere, ceux qui 'avaient concu lurent disgracids, Bolingbroke fun t rs- heaireux d sc saver en France. Lea papiets relatifs A la neg&a ciation de la paix, form-ant 14 volumes in-{6i0, furoxst livis 4. l'examen, dun comite secret: do a chambre bass. Le rapprt, de cc, conit lote fak Jo 9 juiut, 175,parUI'(t WO T~Pole (i).Cest uti ouvrage dI parj,, tit,1avec fieotsai talent. r 'Walpole dit dans ce rapports : -4La ! d61itiO ,,. de Vukerque avait. toujours t6 ,u, point it I pOpulaire i ihr t diffhile de frtppet pltu
' forne z l'i gatlona du peup,, qrl'cera

"' retisae en~tr ks' nairis do Ia rene. Les rn a, cturent quo cette deaated, faire prAopO&
,, ferait avaler 1le poison dr la paix. a, ( to part,
page $I.)

toeut- at-coup Arj de 'esprit, daris Jeaqu., e. tap port. ou ph t nt plaidoyet cst 4di4Wal-VO0
ajouite enisuie:
- Maiis pour peu qu'on exanine, .n trt~o~

('} O'n troupe sa trad'uctioax u t xvolat~ A f bm4
rhejuc dii consril-dd'at., u* 53 7.


--7














dcanoli do deDuuikerqu. iupplie por anl ou11g.eu canal, pluMavazcag uz a/ia race, et plug it oraidable la -Gande'Bretagne qjue ne le tit ,, jaiai sDunkerque. ( Ibidem, page b. )
in consiquente, I M. Priot iinistre dAngletorte j Paris, fu( chairg, do rewettre un mtinoire C�ontre cette Construction si formidable I Angeterre, si avaniageuse a a France , que par ces deux faisotms die ne pouvait aubsite.
La reponse du roi eat du t novembre 1714. C'est in des dernieys actes de son gouvemeincut. Cette reponse est sage et tertue. Voici conime Ite-oi sexplique, au sujet tu capal doat M. Prior se paignait avec tant' adalertume.
;t On a d jArepondu plusieurs ftis aux plaintes o fqu'on re~oit depuis quelque tema sat ioUvrag e 11 ,1ou a ecc fOrc e t air e pour empcher a ,, subaession d'nrne grand, cretdue de pays , qui ,s Ia-destructiobn 'des &luAs de -Durikerque aur it . ,iait pirir. S. M'. veut bien cependaut rp~ter ,, enor- les daircissemens qu'elle a donnes sur ,, ce'sujet.

it Les eaux des 'canaux de Fumes, de ia Moore, s, de Bergues et do Bourbourg, s'6coulaieuii par les s, causes do Dunkerque ; cat &oulereni 6tait ne.,, cesaire pour preserver d'une inundation inviit table les Chatellenies de Bourboug. de Beigues, , t m t xnne une partie de cellos de Fumes ; mais isi roi, ayant promis la destruction totale des ,idcluses -de Dunkerque, donna les ordres pour s, executer leI taiti , et cependant, fit connaitre , ila reine do a Grande-Bretague les inconvi. it niens que produirait cette excutionxrigi4es, lui ,, dmandant en m nme rams de consentir i laisser i, subsister une des trois icluses qui doivent &re ,, detruies.
-. Cette priniesse le r efusa. I! fallut don cChe$, cher un autre ni-yen de dornner un coulcmen o aux eauw dca g atte-anau*x . i'Les commissaires et les ingfiiieurs anglais bnt . 91 trnoins des iffrans projets proposes !pour sv-y '1rvenir. Us ont eu unc entire connaissance ', de elui du canaido Mardickk; its ont m~we cru , quo rexicuion en etait itnpossible. Ii eat certain 'itqtelle~ ait d'une grande depense , et que let roi i laurait epargnee avec plaisir , si la rene de Ia1 i, Grnde-Bretagne efit consent A laisser subsister Wune des cluses do Dunkerque, uniquemment 11-pour Vicoulenent desc aux du pays. 11 Mai, iohtaus, il fallut niacssairement ouvrir It s canal, pour rccevoir lea cauxdcs quatre autres ,, canaux,
it'. Q 6,4atre ancienDi eanaui soilt navigables, I et oat, ctisemblC 48 toises de largeur, et par 0s8qui4nt! ]e nouveau canal devait necessai"rement avoit.une argeur suffisante pour reco- voiItdites 4es eaui et let conduire i lamer., s oLUcluse d ivaussi nicessairement &re pro, pOfiitinke Aa Iargeir tdu canal , A la quaI titt de eadx quil doit conienir ; car il s'agit i deomp hu 1l' smardes, d'ent rer dams le pays,. , et idetenirs eaux des quatre anciens canaux
" A mares hiutes.
"La season pressair la fin de cot ouvragc , et 6i , oetravail 'W'cdt 66 fait ivec bcauccoup do' idiigjce , tcouts tt irioe' du d~cordre
40 0 les phaje! do l'apnrnne pnuvaioat caused.
is-Ce sont le srotifs qui ant obliv6 le roi /i faree ouvtir le nouveau canal de Mardick, et ,, presser Iexecutio 'do I'ouvrage. S. M. un'al so 0ile vue, ni nulle intonr de fare un nouso vean port A Mardick , d'y b tir une place. Ele soa da.j d&lar6', et elle ! pete encore qu'elle It veut que s~s4 6v1r uu pays qu serait submerg , to Si.p aux' n'avaiedt pas' un ecoulemeut vers

V6i1A, certes, une r hponsea iasodnablee t bion moderte. [I &aif diffibio dy jlid1quer ave/justice. Maig peu de ters ap a mortt frappa
touis XIV, et l' Nt dana lequel la'France se'trouva) Pl0ulors, itkit! bimn rpre A ferdr nos ennemis pi CXige*na . . . ,
n wff ,t ,x, a p eiptle uispm par" des 'guerrws
,' oltnueoles depuis '66 " " itelqu9&4 pedi tsi jater-I Svaltfprks ; des cm-mpagnes presqu depertes.; un .V' lo0iiberce ahiahli'e j la "difiadntioperdue 'C ire! " lei'hommies , ntW: tbb t "ihfi'd i " }arfiills'To".dtitei Aune abvretd 'ci rfe, 'avec d : trs " do '%roprir& " 'lies'es. ,i T4 e , 'I tale* am~gept qu p-o &iz't Ja Frin�:e A |a"nt e



_' �big d n~goier tuent;sdews milliori d'effct.
aCt) .a oi. iter t specos. ii nsdrtsnu ,"pr 0Qir" dir 3' �vW~~44eis t g~ers'o, a n Ihssant
* I~n *OCeesor hi legon cotensiC dan cot avem fatdif et dcs dett iiwcnnsce.
t rever de:- lin -du'wti a de 'LoutrIlV 1 Ut ient (O[iayan; iit que.i u'il; .oairn,


417
sf"ient- iis pour excuse la clause par laquelfe Ph14ippe,.duc d'Orlsana , ent de France . convinte que ICs tra'aux du caal de Mardick seraient dituits de lod en combe, les bajoyers desassembl,'s , et (u'un couimiissaire auglais r~siderait a lunkesquau, pour veillet a cc .que ces ouvrages 1ie fsseut jamais rhablis. (On pout voir Fanalyse de (e traits honteux -dars le premier volume do lIouvage istructif du cittoen Chantereau, hn-i tuW : lia Scienve d eHisioire, qui donne en pen de mos la substance des ates los plus essfntiels, ct quil, d'aiileuts, retvpic aux-sources o6 Ion peut voir les texies 1aie$. ) Celui don. il sagit ici est cc que l'on appeje le trait6 d, la HayeI el i717, ou]a triple alliance . concise entre la France l'Angleterre et li Hollande. I ,face d l'Europe, &airt," cdmhae'i voit, bien change. La France s'itait ruinee pour fkire un roi dEspagne ; elk, s'unissaia. ai Anglais, pour lui faire ; gucii'e: (i)AVofr~i;e0?'&it hononer a niustre ap lMed'un casacte ecilfique. Quel esprit pacifique, quo celui qui coxamence par mettre sea tivaux hors d'iat de songer k -relever les ports et qu ose ablir sur t n territite etravger un commassaire ang.ais! Et eux qvi.gouvernaient la France ont souflart ct aifrosit pendant inquante .1 soixante ans ! et le Ministere de Londres.voulait quon rappelAt de pareille. conventions! Saus dote it faxt s'en souvenir. C'est-ici le cas', oU jarmais, du inanet allA miUe upolura m ais a qul croyait-on que l'on avait affaire , mais quel front if failait avoir, lorsqu'on voti!ait renouveler des pacles aussi odieux, et dbnt il n'y a pinit dexemple dans V'histoire moderne
Oet opprobre extraordinaire fut confirm b'annee suvante, par lacte qui onrma In quadruple alliance.
La Belgique, aujourd'h 'to'ne- A la France, en etait aloas siparee. EII niit.pas moins i souffrir quo l'ancienn Francir e du.ccieqpotisme umaritime du minisete aagais. On put Imertre it cte deIla rhine, de Dunkerque la suse nsionique subit la compagnie d'Ostende. Cettc affairecommena a fare du bruit veys 17 26, et c'est encore un point qui n'a ti traits dune maniere conveniable par aucun bon historien.
-On n'a point la pritention'de supplier Aitour silence. Un coup-d'ieil'sut I'histoire nest pas Ihistoire mime ; mais on est tewn ici('indiquer cc que ferait une plume plus exercd da, s ce Oer'c d crits, si utle- et 1i noglsg11 faut savor que, par I. paix dUtrecht et les traits subsiquens, te*iperour avait.reconnu Philippe V pour roi d'EspantAelui-�i avait cidd ,i i Autriclie les Pays-BaIfet" s, inces qiae barIh iI
avait .possides en� Itdie. ; ra toutes ces cession n avaient pas 64 fates sans regret; 1esebp'rits eaicnt encore aigris et agttes,
L'ernpereur. maitre des Pays-Bas et desrant dopuig long-tems do pren'dre n prt aux'Ipro ts du commerce maritime, avait encdurage la formation a Ostende d'une cosMipagrtie des lndes-Orientales. En outre , t avait faitIp bher en 172,,dana sea ltats' hr&itaires, a pragmauque -p auction qu it avait fort a cceur de fire recorqnaitrie .par toutes les pcissances. Ce douible'obt l'oecupait d autant plus vi'ement, qu'iI 1p4rouvai de plot's grants obstacles.
La Frifce, quoiqueresign~e dans ce tems a tout endurer, voyait avec chagia so consoirter t so petpetuer,-dans ia maison.'Antrihe, une si grando masse do pouvoirs. L'Espagne sentalt la faute
inorme qu'elle avaiv faie do se desaisir de Gibraltar et du Port-Mahon. Elie ea demandait ia restitution qui lai tai refuse. Mais le gouvernemont anglais n pou'vadi't fire sur-tout A l'idie qu'on p&t tablit une coipag ie 'do commerce daS un por, dofit auparavant on ne connaissait
que to nou,.
Au commencement .d 1757, 1C roi d'Angleterre jetta l'alarme A t'ouverture do son pa~rkment ( et ce strait une c olletioi trs-cureuse qio cello do ce gracieux diicours mans tous leas ans dt aut du ttdune. ) Tout itait pierdt. Le commerce britannique', 6iait menace pa.'dtablissement do la com.pagnie d'sthnde-, dcsa ruine totale, dan ksIndeQuentales, et ai - o' tait pasmoins cqnpromis en,

Amriqrso par l'audace desgardes c6tes espagnols.
D'un ausre,'c6th, I' aer ur ccuit h Ratisbonne G ges l'�d". so uff" sou ie'fdu deli guerre t 4'itmriguer 'meo' a' Conistiiople','p,-ur potler :leT, ' ~urts - I46n-rie. 'tempereur ,fit a paixl 6s0tC & vc, [Eapagld ,sidi-'nnanf quentr'autres
-stijillatin , fettle-!i 'luj a otd~t- les 'rivil'gs ks ,l)u(f444orablo iAu _duofihai e do' sa Comnpagnie ,TotteA6 is t iii 6SAfafi i ineeicc I Ssw I net A cette
-Cause' leti4ous deo P 'ertbohtg oe' Id .Stockolm , il j mettain rant de chaleur, que non-seulement la
S des particuliors ausi do di
,pays,, ,prirent dei actions d ceite compagnie d'Oxtonde; nmais Iv cabinet de Saint-Lames voulais l'an,andt,'t if y idtnssit.: On tint' 1� cong, s do

S(il lDes Bourb'aas, ,avcc des Aaagh~ir ! quelle alliance monattueut� ! pour nqueI objet ,. et it quet prix ! it fautae CI ouvcuir,


Scissotn5 en 172,q , cxp'rus Ipotr xi~er ijid I'tu. ereur la suppritunt , tout aUUOUiCilt ta lnouvoel Cmtbuasement, tout aboutit a dcis nagoJ-itimus trslentes. La France lass'. de la gueite , 'ac(6ktumlw insensiblement Al'indivisibiTit6 des Etats autfichies, lei Eipagnols oublieuent peu i pen Oibraltaret le port PJAhjn. L'empereur etait trop loin des Pays-Bas , pous s'occuper de leulis intrs cornmercjaux, il etait plus soignewu de cc qtii :o touchait de plus pres , et olIAt le terrible dauuger pour on pays , tl'avoir des iahrues hIjqit s ! U L rpereur soagea qur Trieste pourait bicta uenJacr Osteude , it transigea donc avec l'Aas4etcrre aux conditions suivautes
Traiti de Viene. en. 173 t. , Le roi d'Angleterae a, St rend garanrt de la pragmatique santiou. , Lerpercur s'oblige Aaire cesser , iucessanmernt of et pour toujours, le comamuesce quo quelques '", provinces de sa domination et qui aviient appat1) tenu au roi d'Espagne Charles t11, toot -tux lIdsi Ouintales , e lriservant cepetlant ta Lacuti d v ,, envoyer encore deux va:sseaux, qui pourront as rapporter leur charge a Ostende et i'y vendre. a, ( taite do Vicnue , article V)
On ne peut calculer le nombre des families qui durent faire banqueroute dans les, Pa )s-Bas, en Lorraine , en Allernagne et tu~me en France. p:Ir suite de eur cotiance dans cette conapignie d'Ostende; mais veut-ora avoir cune idie de cc que lcs Anglais gaoueAent h cctte dsolation et icc bouleverseient . on ell judge par cc qu'ox naitie aulnon:aient, e 6le nois do janvier 17 e9 , que Inasuspension do l'octroi do Ia compagaiie dOstende, avait augmcnt la veute des effects de la compgnie du sud en Angleterre , de deux cents amille Iiv. st. c est-A-dire , deuaviuon cinq millions do notre anonnaic pour 'une settle asne. Ce sotivenir doit -tfe grave dans la memoire des habitans do la Beli),k~e, id leur coge asset- cher, et j'en coaanais bcan du qui sentent. encore aujburd'hIci le Contre-coup cfe cet.te atteinte quc la suspensiondu comrnarce d'Ostende avait porter leur fortune. Le minissere anglais no peut pas croire qu'il, suit en grande vanuraaion parmi tant d'hommes que lui soul a ruins dc fond en comble.
Le traits de Vienne , en 1738, ne concern directement I'Angleterre qu'en cc qu'il lui assurait des avantages do commerce avec Il[talie.
Mais tandis que Ion travaillait A la conclusion de cettepaix definitive de 738, des dilffresads efeves en Alinaduque entre Its Espagnols et los Anglais , au sujet du conm'merce et des imites de la Caroline
aienataient ces deux peuples , et par cons&quent leurs" als d une no"Velle guerre ;-par [a maniere dont 'Etrope 6tait enchevetre dans ces diverses traits Ile people ne pouvait plus se hewoter dcans tae des parties du Monde , qua Ics autres parties n'cn fiussent soudain 6brauiies ; I Espagne croydat avoir pris des niesares tr&S-efficaces pouu empchir ]a (ottrebarade datis ses colonies ; anais ls navigareurs aiglis ont, par excellence , le g-nie interlcope. LEspagne n'avairtpas cesse davoar conue eux Ate juates plaintes; la cour dc A'ada id ritlama ct nobtint point de satisfaction, Ies pitss s'uigrirent, le roi dAngleterre voulant sutenlir La /ib-'ti des mr's , declara en 1739 la gutume az IEspagne. La libertid des mers 'hgue tres-bieun , come o tvolt dans une harangue du tr c, quoiqu'on ne puisse pas croiue cett; phrase b cn serieusc. Su'at zteiba et vO6es.
Cette guer e tait lan-uissante ; quelques 6vnemens qu'ona a puc rroie pin Cument tlotuas vitrent blent6t I'cnvenimrer.
Les erpereurs et les rois meurent. Ces accident tout simples ont une tres grande influence sur les affairs de cc monde. Oa a. bicn osi dire, en pleint parlement d'Angletetre , que la mort d'un grand perisnrnage tait arrivic im par0o pour int&k do' cc pays. Cello de Charles-VI navait den que do, natural ; mais ses suites fureut terribids. Au ddci de cct empeucur , maigre les soins qu'i avait ptis pour asUrer l'ordre et I indivisibilitit de sa succession, plusicurs princes prteridircnt y avoir droit, La France paraissait devoir ie l'arbitre de ces diffrends; c'est elle qui, presque totujuns, avait pacific I'Empure ; u'ais Ia France pet-dait du terts, atlndis qu'elle diliberait , il pia;ssait sur Thorison "n phnoracue. politique. Frederic , rci" do Prusao', 'entaa tout-a-coup avec trente mille liiutes dans la Silsie , decida IEurope incertaine , et enleya au cabinet de Versailles le premier r61e qu'iI devait jouer das cnette grande aflaire.
La France o'unit d'abord au roi de Prusse ; mais elle s'y prit si mollemeuit,, que'ses armies furent par-tout mnalheureuses. L'Angleterte affect dabcrd de garder, dans cette gVruerr- unAeC-neutatis6 qai t'tait qu'apparente. El e jetta, solon sa coutuu sur le Continent , quelques poigunts de son or pour aniuer les combstnans. La reiuae d'Houagrie, Marie -T bre, rrcoutraun beau caractre ; le.-resasts a tous sea ennemis, Le aoi de Prs~ fir son accomanodemon~ particolier, Ct cut Ie puix de son courage. Louis XV, quoiquo Vaisiqueur, so piquant dej� no sais quel-esprin do g&s irosit6, no tktnanda acra ot nut dien. [I di~ait o u ii sic vou-













la: p tsatuiter de la pax tn tnarhand ; ahis aussi il traiaittat dupe. L'Angleterie obtint au Contraire, laa in de ]a guerre , les rtsutats suivans
Paix d'Aix-la-Chapelle, en 1748, la France
is garantitl'ordre de succtssion tabli en Angleterre, i en aveur de la mason de Hanovre.
u Les fortifications de Dunkerque resteront dans. , l'tat o elles sont du cbt6 de Ia mer; ; ais
,9 du c6t6 de la terre ,elies seront remises dan, , l' tat exig par le traiu d'Utrecht, c'est-i-dire ,, quelles seront demolies.
s; Quant aux lirnites de 'Acadie , ou Nouvelle. is Ecosse, toutes les hoses seront remises sur le i pied oi ells devaient itre avant la fin de I is guerre. ' ( Trait6 d'Aix-la-Chapelle , franjais et anglais. )
11 L'Espagne paiera cent mille livres sterling A ia compagnie anglaise de de'_ Assiento.
, Dans tous les ports d'Espagne , les Anglais ,, ne jaieront pour leurs niatchandises , que les is mimes droits-qui sont pads par les Espagnols ,11 m~mes. {I(Tvait6 de Buen-Retiro, qui tut )un supplement A celui d'Aix-la-Chapelle.)
Ne craignezjamals qu au sortir de ces affreuses bouchevrits, qui inondent de sang le Continent ct Ics deux Indes, ne craignez pas . ami lecteur, que l'Anglettrre perde un cheveu de sa tate.'IJuels quo coieit les &nemuns , cie est bien sfre d'y gaguer. Voyez, comme ici , la conclusion de chaque tratt, et deniandez-vous, i vous-m~nme, comment ceux qui avaient triomphi i Laufeld et A Fontenoy, ceux qui avaient su prendre Berg-op-Zoom et Macstrichit, ni savent pas d~fendre les murs de Se pauvre Dunkerque, du cbt de la terre, et s'asservissent de nouveau A recevoir , dan, cette vill ,, un commissaire anglais!
On serair bien plus rdvolt6 si, dans un coupd'ctil historiqute nicessairement trap rapide, je pouvais d&ailler les vexations. les chicanes . les actes oppressifs exerc&s Dunkerque do la part des Anglais. Les choses ont &6 portres i un point qu'on ne croirait pas. On avait voulu dess&her un lac ou plut6t un murais, don't la surface a plusieurs lieues ; et que l'on appelle les Moires. C'dtait tine operation utile A )a culture , et absolumens n~cessaire a la salubiti des deux Flandres francaise et autrichienne. Mais il fallait bien que ces eaux, qui infectaient un grand pays, fussent drournees vets la mer.jamais. le comtnissaire anglais tie voulut le soufltir (-2).
Ce n'est ptg tout. Ce grand trait6 de 1748 ne parut pas encore assez avantageux am ministere anglais. En t749 , aussit6t apres cette paix, la ntis rable quivoque de ces mots devaien:; itre gliss&e satus doute At dessein par Ics pl~iipotentiaires anglais , occasionna d'interminales conttgtations entre l'Angletarre ct la France , relativement aux limites de l'Acaclic. Cette equivoque ouvrait une immense carrier a leur insatiable cupidity. On ngocia vainement , dans la vue dc'&airzcir cette confusion affegte ct prftniditc. Pour soutenir tine cause aussi juste , lAngleterre arma ses vais'eaux en 1755. A cc signal, que fit la France ? Des propositions trrs-douces furent adressies au cabinet de Londres par no, tres-pacifiques miniitres. Eles furent rcjeittes avec ddainc, et la guerre nous fut dclar . par des hostility, par lia prise de trois cent vaisseaux , par l'assaskinat de jumonile , etc. Mais malgr. un si bean ddbut, cette guerre lauguissait encore, et le succds cn nait incertam. Revenons , se dis a lui-m6xme le cabinet de Sain-James, revenons sur le Continent. C'est uric folie de se battre soi-mnme, quand on peut se Lattre par d'autres, - Aussit6t des avis astucieux furent donnas au roi de Prusse, et Frdric alluma la guerre de sept ans. Le sang recommeniia A couler. E0 ! qu'im orte que le sang cole, pourvu que V'Angleterre nous arrache le Canada!
A cette 6poque encore , les ministres royaux %econderent trop bien les vues du cabinet britannique, Us firent faute sur faute. 11 serait trop long At trop douloureux de suivre les details do cettc ,guctre. Ilsuffit d'observer que la France solicita la aix , a que I'Angleterre lui en dicta leg condiions. Chest asur~ment un beau r6le que celui de dicter Ila paix. Louis.XV l'avait fait'a Aix-laClapelle, d'une maniere magnanime. Nous allous

2 ) Oett uperation du desichement des deux Moemc eakcutLc depuis la rtvolution par lei freres lHerwin a a6 wuro~nid d'uc nidailIi d'or, dans la dernicre stance publiquc 4e lt Soci,t6 Wgiculture du departement de la Scine.
It en a it6 rendu compete danI te Moniteur


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voir comment il fat r&onipens de son dhintiresseent ! II
Traiti de Paris I" 3763. i'-La Frai.ce renonce A i tomes prientions sur l'Acadie.
is Elle cede A l'Angleterre , et lui garantit en touted proprijt le Canada avec touies ses drpendances.
is Les lies neutres de Saint-Vincent, la Dotai. unique , Tabago , $ainte-Lucie, appartiendront s aux Anglais.i,,e r
Ie son c6t6- LEspagne cede et garantit i Ant gleterre la Floride , ia baye de 'Pensacola, et Sgtniralement tout ce qu'ele possede sI r le is Continent de l'Am&ique septentrionale.
is La Franceeced " - en outre, I riviere du Sin& is gal. avec routes ses dipendances."
,s Elle restituCr*tsMVA c 9110, t aoitonqus ,, sur la Grande-BrewAgug 4ans p sInd~es-ri iputles.
is La ville et le ort d Dunkerque seront is druits , airtulquine. les forts-., les batteries, les ,, usess servant a tmntoyer ca port ; et. il sera :, Aoutvu i la salubfiti de l'air et A- Ia sante des I habitans par quelque autre moyen, A la satisfac,, tion du roi dAugleierro.


,1 Et un cornmissaie anglais y rasidera, jusqu'Ai ti cc que le tout suit execute.
Ici !a plume tombe des, mains : 6 France ! 6 mon pays! quel excs d humiliation ! Deux cent mlle Franjais out ere moissonnes dansle cours
de cete guerre. La moitiii de note nunruaire fut enfouie en Allernagne, et nous perdimes no, plus importantes possessioM cdans le Nouveau-Monde ! Et un conuiissaire stranger vient fare la police dans une de nos vilks'!
On ne manqtai pas' a urp us, db rappelier dans cc traiti ceuxde W istphalie-, de Nimcgue e de Riswick, dtrecht, etc. etc. etc. etc. Le rSi. nistere anglais pritendait s'assurer par-Ii ce qu.'il avait volk, en un'siecle A- pu.pr/s, dans les quatre, parties du Monde, e of dnt Ic seul detail fair un volume dans les livres meme de gographie.
La France a en aussi ambitionn de 'conquirir; muais,'quello differences! ses acquisitions ont t6 woastammenr Il fruiri .do sa valeur. LAngleterre n't tienconquis qua pji les bras des astres peupies, et au prix d ,leur sang,
Trait6e 4u783:. qi flattait an France, et l'on s'attendat onE -uro" m' 'Jiat des hoses fix6 par la paix do Pailsn serz(mnoditie d'une asniere plus, avanstageIeac . laf e; mais la, paix do Versailles y apporta bi* p eu de changemens. Cinq ann&s do guetre va-urent .a paine quelques tesuitutions, On Crut avoir beauo6up gagn6 de ce qte' IAngleterre vOulut bieu consenir a iabmo.ation de tous ls articles relatits aux ports et aunx tortifications de Dunkerque, insii& dansles traitits antr&ieurs, qui furent d'ailleurs tours expressement. renouvclks', depuis celui de Westphalie jusqu' cclit de 1763. (Voei I tableau analytique de, ces traits, dispose tvec une methode precise et lurineuse ,dane la Sien de l'isioir, par le, citoyn Chautereau, tome I, page So.)
Lindpendance deA Etats-Unis , reconnue par la France , tutlle motif 4W.cotte guerre. Puissenr- its sentir tout Ia prixvdcc que notes avons lait et' dc' ce quc nous desiverions fair encore pour eux!
De quelqtie nation que puissent te les lecteurs de ce petit ecnit, je crois qu'ils seront indignes de la prctention qu'avait It cabinet do Londres de fonder son derniir trait avec la Rpul.lique sur la bass de ceut qu'on vient de parcourir, On n'y vout qu'une longue suite d'usurpaiion et d'outrages, patStriment souffets par lc cabinet de Versailles , mais dont aucun Anglais sense ne voudrait, au'jourd'hui , faire l'apologie. Quand la vent ou la rame p6rte armc franaise en Angleterre, les Anglais voudraient-ils qu'on prenne pour texts de la convention qa'on leur offrirait de signer, let traits qu'on vieut de voir ! voudraient-ils que le pierres qu'ils ont arrachies de Dunkerque, lur tceombassent sur ia tetc!
A ces faits positi et authentiques, je n'ajou. terait point a listtidesgiefs quenous avons cu, contre le go vcn t ,Angis 4atu" tout I co os de la rivotution. l1i ccne sont plus seulment des outrages,'- �c 4%nt des crimes rpits-; iAais, cet affreux tableau"ncst pas de mon sujt.Vem-: preinte en tait cffac e par I traiti dAmiens., Cc n'est pas la France qui en Tivillehoxiible;
souvenir. Si l'on joint cei griefs ,hi csquisae .sot-


maire que I'on vient de tracer , On aura une idt fidelle du gystrne dcspotique ue suit ue us de~t sidles, lc cabinet de Londrts. ii s'enibarrIss pt ue deux millions d homumes suient org.s sur le Fontinent . pourvu qu'ot- puisse taie d au ri dans un discours d'ouverture du parleturut.:, If) $s rdvtnus ij son accrus; notre 0omm11erce a uci is ses anciennes limitcs.NOUS Somm1e, paroehus i , dpouiller os aucietts amnis les Hlodhudais des ,, possessions precieuses dout pouttant nous uavop, ji pas besoin. u'importe a 'Angtetere le desasm ,t du Monde etner, pourvu qu'elle soit t' so,, ase! ,t Tout est justified , tout est dit par ces niots : i.sfos affantrs ou tWe t etcelies d~s autres vowt so maat ! Y

11 est a remarquer. quau mlliu des troubles civils , dans le sein des malheurs , daus les crises Its plus terribles de la evolution iranaiseaucua de no& traites avec les p issances angeres , ia "&0 viol. ljamais peupfl ne sest montr6 plus
scupuleux observateur de ses engagemens n *0. naux, mrme de ceux qu'il aurait pu dsavouer come t'kant pint son ouvrage : que n'aurait-. on pas dit contre la Republique, si Von ect eu contrele un pretext semblable i ette soudaine rupture du trait d'Amins ! mais les Fran~ais n pouvaient meme en avoi'-la pense. Quat aux anciens traits , dont on vient d'avoir la saie. si le Cabinet de Saint-James regretted de ne pouvoir plus en taire parade aux. Yeux des puissances etrangeres; et nr 8saussi, ,ous voulons biea qu'i-s soient rer1s fideilement sous ,is yeux du public ; et ious aussi", nous Iui dirons, lise: voili 169 Titrtildu gouvernement anglais a, lc'sm g, au respect, amourr ,de la Republique franjais' et de lUnivers-entier!
- FRANCO1S (tDE NEUVCUATEAU.

P., ,je -m'kais proposA de joindre i ce coup. d'cfi iur les Traitt de Pai�, quelques ilkxio' s sur une autre espYce de pi~ges. que le Cabinet de Saint-james nous a tendus, sous le beau norn de Traike deCommerce. Maisj'apprends, A t'instant, que ce aujetrvicet d htre trait� , ex prt#6o, dan. la Bibliotheq e cominerciale , par IC cit. PeUChet. G'est a lui den parer; taril est lA surson terrain. Je ne saurais mieux faire que d'y renvoyet lks lecteurs.


COURS D UC1HANGE.


Bourse d'hier.


CHA N G E $SIt'',R A N G tV.


A3o jours. Ag ju.


Amsterdam banco.
-- Courant.Londres . H am b o u rg * '. '. . Madrivalhes .
-- Effetif . Cadix vales .
-- Effectif. Lisbonne. WGnes ctlectif.'. Liyoulfne. --- -I L ics.
Ian . Bile . . Francfort . Auguste. Vienne. Ptersbourg.


'C
S
1. 25


f. C. 14 f. 6o c. 4 . .
'4 f, 55 C.
495
4 f. 68 c.
5 f. 5c.


81 pair.


54f 56LL C 24 I. c- C. 89 L
f� C. 34 f. 45 c.
f. C. 14 1. 40 ~
4 f 9C
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* 1. 55 c. Cr. C.


C N C J 1E. 5
Lon. , p.& 5j.
Marseille . p. Ai o1j. Bordeaux . . . p. 10 loj. Montpellier. kp. ' a 5 j. Gen.ve . Anvers .
19 , aT S P UD LI . Cinq p. cent c., jo. do vend. an ig. Idem. Jouissance-de germ. an Xi1. Provisoire. Bons de remboursement. Bbis trois-quarts. 'Bons ai7-. . Bons an.'. Couputes . Ordon. pour-resctipti. de domaines. Ord6on. polr rachat do rentes.
-Act. d Ia BA qie d Frince .


1V'bbruliehtile tofait A'ai, me du$ Peiteins, n*o x. La ptix et de a5 francs pour t ris ois 3ofxancs lpOr i moi ,*i etoo fouc poor I'auu c ntinre. On u ,bolat q'l i@tsulIt'AC0111 1t tdo �lixquc moss. . . . . i .
tl talt Idreb�r lei lettrcs, I'argent ete etts , fraac deport, au citoyen Agauso, papfriair de cjoursa, ruec d.toltevips , no 8. fot s jit s cjts sans 4Keti~n, dgiTt dF
6 4oN rdi*.i,, IEi O'aprcdc tec siu. ci e Ivois I re port des paYS ci lI'o uc pct aftrauueir. Le lct4 de dipes d mr a, ntos, n ail tantchics , nitcrout point retirts de ) a poWt.
S ant aoir oils , posr(it l de s iitt, dCI drargCr ceilco qui r uiertente OacO grs.
'4ou t coq * on4 t rturd.tu di trc adrcsiau redactcur, rue di FOitfvitsi , n* n3 , depui$ ufkear. d u m jtttu sqei i caqhcures du so r

A Va~i& da 'inuplitgotic d(: 11. Agocc 1< ptopi~laare do Monitge w 0 A uern. n'A~


rw












GAZETTE NATIONAL ou LE MONITEUR UNIVERSAL.


A date du 7 niv6k an 8, les Actes di Gouvertneent et des Auorit c a titu6S ,contanus duns Ie MoNTEVt, sent oicieh.


Vendredi , 15 nsive an i de la R Mpublique (,6 janvier 1804.)


EXT E R'IEU R.

T U R-Q,-U 'tE.
Consiantinople, 13 novembre (23 brumaire.)

L grand-seigneur a rapped:iConuautinoplJ1;
---p,,- ,p cha- le u-l ,enoppe uenee, a.r eniau ieeamiria eloeanadement ie t U fi,r qut crotit satr lesctes de a Mrone, oc c prii, !a route du &tI0it avc trois v irseciux. On appreAd qa i k4djh mtivC" awn Dardanetles.
- I s'est fom6,de nouvea ,* dans la Romlie , u1 nassemblemcnt'de brigtndsqui out djA cominig te grand d~sordres ducxr6 d'Andrinople, et meiaenit mrntji cette Ville. u ila nouvale de ce ,r ssmblneit', le's habitans de, Rodosto ont pris des mesures de ddfense, et ont lonaad ila Porte Un corps de troupes,' pour pouvoir agir centre lea rebelles et les disperser.
-Le pacha de Damnas , qul a itk dipos6, &lerche maintenant a se venger de Ia Porte. 11 a rassombli un corps de qumnze mille homes, vec lequel il ravage les environs de Dumas, et masacre tous ceux qui opposent la moindre risisiance.Le gratd-siigneur vient de contrert Dgezar, acha, Ie gouvernementdeDamas, on epere que celccba reprimer prompteent cette nouvelle inarCtioni, or. an~antira les rebetles.

" ALL EM AGN E.

�iene, le 23 dermbre (tVr nivise.)
6' c haneollerie atuique d %taJie sera supprimic le i6 janvier prochain ; lapaiie relative aux obets p0itiqnes sera- reunieaa h acelleti de Boh me etd'Awriche, come les objets de finance et de justice ont drjA et6 , il y a six raois,-& la chamber des linacos et a cour supreme de justice.
-La conscription milifaire des sujets de S. M., non-nobles .ei Hongrie, doilt, dit-on, seflefetuer tr ile ime pied queO dans le pays h&dditaires, eapendant ave c qucque, modifimion.
,--L'tagblissement en faveur des pauvres commenceta i cntrer en activity i dater du - janvier. �

Munich, le 24 ddce'mbre ( nivos.)
Her, on a recu par un-courrer la facheuse lnouvelle .que S. A. R, le .duc d'Ostr6gothie eat mort A Montuellier. Notre cour prendra aujourd'hui le deuil.

Francfor, le 3o d acenbre. ( nivose.)
.Ot vient de r cevoir Ia nouvelle que S. A. S., le duc de Sie - Minuntgen eat mort dams sa r&ideuce ro4do cc mois ,l.sla suit dune maladie.
Ce prince, qit touchai t a pein asa 43c auune Cit universeltenent regretti. La duhese son epoutse s'st dejA faith rconnaltr come ; gmite du pa)s ,et tutrico deses enfans.
-On apptrend de Munich, que S. M. le roi do Stede est attaqu de Ia petite v&r01 volante ; mais son0 at n'a rien d'allarmant. � . .
( Extrait dr. Publiciste. )
RATS BONNE.
Pittquite continuation du protocole dis college dtl Princs.- Siance dt 16 dicenbri 18o3 (u4 frim'aire 4Un Ie.)A U T r I C H , praemissis cUriaibus.
Qnlques ministres comitiaux ayant tinoign le dAstr do voter aujourd'hui dernier.jour de stance avant les ktis di Noel, le directoire ne peut P3s s dispetiser de lur c donner occasion , cn ouvrant I1 protocole.
HOLL$EtN - GLUCKSTADT, stU 104CO e tordine , ex
4ornnissionnc per Lubeck.
Sa majesle le roi de Dannemarck , en sa qualitde duc de Hollhtein-Gluckstadt , a ordonn6 A. son niinistre 6la, diete do fire convaltrrc, das Ia ddibaration ouverte au sujt des voix viriles a introduiroau collge des princes, en cons6.qunce du d~cret do cour intpiriale, du 3o juIr 18o3 :
Qht, sa majesty, anime du desire bien vif de voir se consolider Ia tranquilli de I Allemagni, par lx proupte cxmcution dtfiuitiva du rccas +do


(dputation d'Empire, q i est It rsultat de tant de peines , n'hiite pas de se r univ A cet effer & ceux de ses co-E r'ts qui ont vt pour le maimtien 'pur t simple du XXXII* ,paragraphe' du susdit reces ; . . .
quOe sa rnajest6 ne veut au rested nillement 'O pOoser V'augmeitatioa uteriet&re deS oi virilks disir'e oar la cour impriale ; qu'eiletrruve mime que l'admission de 1iusieus candidats propos'set swxftiamtnt 'quaifHs, te prdse e lnon-seulemn t aucun iacornVfient, m ats nquelic est 3tAWsi �n-. fort.c A e'qnit . . .
aant ia qutlt de relittbii'des v oi des Etat d'Empiro, S. M.rci~oit qu'fIle doit tred&min&e, non d'apr. In'religion U pays muais d'prs cele du souverain, pacc qe Cea est cC4orme A
'usage, &t qu'une dteiuoin'aoion' itrajre doinerait. lieu A plusieursn in conv&iens rc a.t, t de la nature de la chose.
Ullarior.ireserva~il.
L'C fE: NSZ' tf " suo oc etw ordine'
On voit par Je votes qui ont iti misjusqu'" present, que la ptompte iatificatiop du . XXXII du -recs de Ia deputation, _sans aucun� .addition, est detir&e principalementi' tpor les raisons suivantes :
- Parce qu'on croit que. ce paragraphs est tellement lie auy, aumts dispoitions du rec dltie spitation ,approuv&s par to dernier conclusum de l'Empire, qu'Il a'en peut pas &tre s~par;
go Parce qu'on crit voir des inconv~niens A hisser sans execution, mvonie dans.'un seul de ses points, le rvcs de la d~putlton armte avec J) coacours des puissances mdiatrices , et approuvi par les lcteurs , princes et Etats
30 Que ron ne pQuvat den ttouver dans l dit parag .raphe qui fait centrailrt aux vrats pincipes de ia constitution germaniqtle, qui dernanidaient A la v~rit6 une parfait ,lite entre les deux religion4 daps lMrnpim' , par rapport A tous Ics droits essentiels, mais nllement uri parih6 arithmnitique de voix ; et enfin,
4-o Que eotte rigoureuse Parit. de voix n' aitnullement necssaire pour rw-suter le-s deux parts de religiond,;puisque le droit consitituiionnal de se stparer en corps de religion (itrio in iartes) offrait uric parfaife gariuize au arti'lk plus fi;iiWc par rapport au nombre des voix.
Mais. sit, ada, l'on etamine avec attention le' nouvelles voixviriles nominees aususdit �. XXXII du rec&s de la deputation , on renarqQe plusieurs nouvelles voix virles qui , &ant assignL3 A des princes qui , n'ayant pas fait de pertes . ne sont dans aucun rapport avec 'iiaffaire dAs-indemnit ; on ne Ieut donc pas soutenir, i .'gatd de ctte pattie dudit paragraphe, qu'elle soit dans une connexion quelonque aveclea antres dispositions du rechs de la dputation , et encore moins qu'elle ne puisse pau en tre separte.
On pent A ia vdxiti soutenir existence de cette connexion , par rapport aux voix attache&s aux pays donnfis en indernit6 ; mais comtme ces voix sont melecs avecles, autres , et n'en ont point 6L6 smparees, ce qui aurait pu se faire failement, et quei.de plus on a plac A c6tt de ces voix s~cularisees des voix tout-A-fait nouvelles et dont es denominations n6taienrt pas connuts juoqu'ici ; par cc m nange parties e mn e dudit paragraph apo, pquvait &re rgard6e come insdparablement lie aa rglenent &s, indemnites, a perdu toute counexion avec cc r6glement.
Cot article du reces dol a d~putation, rempli d'objets si h&t~rogenos , neV ouvait non-seulement pas etrer consWidur comme nsdparablement li au rdglement des indemnitds, mais devait m~me re gipari de l'ceuvre principal par la-sagesse du chef supreme, et soumis a us nouvell eaftyrn plus rigoureux cause dti es suitesimportantes.
Ad 2.t I1 n'y a de m me aucun inconvenient qu6 l'objet des votes, en question soit rems pro,visoirement sans excutivon. On ne voit aucun danger qui puisse rsulter de cc retard. D6jA ]a ddib~ration actuelle faith diiparatre route inqui&ude trop vive A cot 4gard., Elk dnontre que cle collge des princes cct capable d'une di b&ation mrere sans kedites no.veles voix rt cornme admission de
ces nouvelles voix, sauf la parity n'est rethsic dans aicun des votes qui ont et ports jusqu'ici au protocolc, es puissances mdiatrices tie pourraicut trouver to moindre sujert do as plaindre quon n'ait pas en ugard ileurs propositions bico intcntionntes. Les sws reconnus quI'elks - mot pour Ic maintion de Ia constitution' de t'pit germantqzue, Dn pey ertt* au rste pas de doguter qu'ctles naccuil04 ct n'approuvent lei adiuOnS


proposes au tg, XXXIJI durtecs de la d station, d'autant plus quo ces dditions n sent pasdir-. gee& Comtae Ik51prtaoft t t'ont pour objet;que d. payesni; , pai t . to blis4,rnet de ,ap4rjt6 des "voix au college des p ritices, des suites pr . judiciables-qui soot Ai raindre,. et d.e ditruira dans sa naissince merne -le rtre' # disorder quo tdute 'in6gAii pourriit fairi re. C~winenL uu Etat poih'rait-il '&4re d ala On Vpo "iar son 'r'isin
lorsquiI cherche l'union C e$ niembros Mqu d'apres )e t.oignage' do d 'hisiite'j quaud;" lt 6taeiot d'sunis , ont mathenrer iernen t dijr sonvent donnede lie'u a des uerres intesiines et etrangeres. .
Ad 3. On ne peul t ah. rt pas, soutenir qa, d'apris les 164 delEnrpire 'etVobservance, ue parit6 oxacte devoix A a diet suit ndessare, Dans to college electoral, le nonbre des voix des deux pattis de religion a uavent varI1 depuis la rdfoxmation. La majority fit ('abord d cot pro-. testaht ; mis bieitot la balance se rdtablit, cc qui dura jusqu'en 1623. Le patti catholique .cquit ensuite la majority , qui s'accrut encore en 1685, par i'extinction de la btanche pfotestante des 61ecteurs palatine.
Qnoique ie nombre des lecteurs non catholiques ait ensuite eto auoient par l'introduction de 'ecteur de Brunswicl, la riujoriti est ccpendant restre au c6,ti catholique , sur-tout apr~s la r6aduissi3n :d* 1 l'ectorat de Boheimt. A la dietede t652,les princes d'Eipixe protstans talent plus nombreux que lea iatholiques; wais durant cettc diete , le noinbri do ces derA*it fut tellement augmientd, que Io rec/s de I Empire tde 654 contient plus de signatures catholiques que de protestanmes.
It est g~n~ralement connu que jusqu'i la paix de Lundville, le rapport du notnbra des voix des dgux parties de religion a comI I e 43 A 55, et dans lecas de I 'alternat, commne 45 a 7.
t faut tonvenir qu: , si on voulait tier un r~sultat de cc qui pr~cede, et en former iune observance , elle serait plus en favur du patti caholiqiue que du patti plotestant. pnisque la majotr4t des i'oix a 't pendant bien plu4 qnpg-terrIs du (6t6 des cath,,1i,rjue Ique des protestans, elle na ee que. trnsi1fdiroe pou-f ces doeiers Mats errmanence, Pour l s 'pretniera.
Qant aun-. 4l, e par protestant ne parait pas avoir en ancienement l'opiuioa qu'il it ujourdhi.'A! ts i ne trouva pas une g.ranie suffisate dans le jus itionis in parses , saris quoi les, annales de la diete ri nous oli'iraient pas tant d'exernples de ses eflbrts, pour augmenter le nombie tile:ses voix dans les deux coll6ges sup&ieuis. Oi fitr mme dej d'avance des cactiuls aprs lFinttoduction de BrunswiLk , et la r~admissioo de Bofime qui oat e pour rsulhat la possibility du recotvterent de la majority des voix , dans lecas ot ila nison de Baiero viendrait i' seteindre, et que letectorat du palatinat passtrait a ia branche de Deux-Ponts ou de Birkonfld. Ces Calcuts prouvent assez qu'on a eu ptus do confiance dans la niajonrit preponderante quc dans l'itio in parses qui, comme on no paut pas en disconvenir, est toojours un moycn extrtne, auquel on t'aine pas a avoir recours, parce qUe ses suites ne peuvent pas &re calculees' d'avanct avec certitude. Lots dii dlffenend elatif Rux cortes de Franconie, k re, sultat de ce noycn hfroique fut pour la dicte un inactivit6 total pendant plusieurs annees; et qt serait en itat de privoir cc qui portrait en rsulher doe nosjours, ou i y a tant 'le'sujets d'iaqrlitude!
D'apr s ces cowid~rations certainement trh-imn. portantes, il serait donc trrs A souhaiter que pout onorer un sieele aussi klair6 , Ja parilt de voix desittie par le chief supr~ne de l'Enipire ,et qui serait si facile a t; iectuer siTon suivait les propositions continues dans le vote de t'Autriche et dans les antres qui y ont adhere, hit adoptee unanimmen ut. L'mpressement hi s4hduablo que plhn. sieurs Etats de l'Empire non-catholiques ont manifest4 A cc sujet datsI lours votes, on done Fesp'oir fond&.
"Mats, coirme on ne peut y parvenit que par un rapprochemnent et oun eanpesscaxient ficiproques,
on propose dc ccc Eti-C jqu'st sor.encoro ajoute aux 53 voix catholiques dji no~mlm&s au J. XXXAI dt recks de )a deputation, e8 scuvellca, dnout on indiquers d j& actuelearot r lis hv'antes.z. Les 6 o urellts voixtati 'tures qui reviennre t de droit A ,l4 maiaon d'Autriche , lesquelles serout affete aux %ua's, d'EuspitW~diquis dans le vta d'Autriche;
e. D Unebr xultgsreure A 1 dceret do ,$zbourg,
pour ,a inslcipaut 4 ifieur. de Pissaa;
S. Us* Iroisimwer Squatul ei voix A I'a 1c�xt


"1 o.5.










420


zxrchi-chancelier, pout tes comis de Wetzlif et Loin
4.- A IOrdre Tronique et A celui do Malte, a Chacur- tne second voix, dont 'appel se fera sous es dnouinations qui seront encore proposes;
. AnUXcomtes de Souabe, une. second voix cutiate ;
6. Aux comte, catholiques de Westplialie, une second voix curiate. de ime quaux comtea catholiques de F":anconie.
I Si ensuite les tts-hauts co-Estata de I'Empire voulaiert ncOre accorder i la maison de Lichten.tein, te- second voix pour 1ia seignturie d'Ewpire de Vadu, 'ell tuta en devmir a plus vive- gratitude''
W tite wanire , "i .des t8 vox catholiques pioposde se r6uverai'entddermins; et afin que 'o rang de ces nouvelles 'viix ne f4sse pas naitre des contstations, etque l'ordre dappel adapted an �'. XXXII du riiiii 'd ia dipotation ne soit pas danger par installation desdites nouvelles yox,
on devratt tablir que ces voix seraien- appeleesit voter siniultaneeniet ortcollectivementr avec le deraim appel desdits Etats catholiques.
EnconsSquence , on dirait, par exemple , A lappel du T)To 'L yiol avec les 6 nouveLles voiu de 1'Aurtch*; i celui do Berchtoilsgaden , Ierchtolsra eitavec la nouvelie voix dc Passau inflrieur; A celIu d'Aschiflfenbourg , Aschqaffenbour ' a'ic les
deax' snosvets voix de Vezlar et ot , ct ainsi do suite. .
Lea 13jat-res nouJlIes voix catholiques qn'il reste core i.Acter -, tsraient r ervdcs, do nouvealux princes catholiques suffisamment qualifies A oct eflet. On devrait ds i prdset recounaitre come teis . et admettrc at Ieercice de voix et seance an
(lge desprinces:
iLe duc deCsoy; 2. le prince de Metternich ; 3.,le prince de Fruchs ; et 4. le prince de FuggerBabenlauseri., sous la condition cependant que leur, iitoduction au college des princes, avant les a utres caadidets ;non encore, sufsamment qualifics, maistris-distinguos, nomm ment le'prince de Colloredo et de Khevenhuller, ne puisse pas icur porter de prhjudicp, etant parvenus avant eux i la dignite princiere."
Les ner nouvelles voix catholiques non encore d~signjles qui restent , seraient exetc~es par lea . . premiers princes catholiques , savoir. : Autfriche , . viere , Salzboirg , Ratisbonne ot GiranidMahtre Teutonique ,a tour de r6le , de maniere 4ue rAutriche exercerait toujours de preference deix de ces voix ; les autres sept seraient reparties de maniere que dune dehiberation A 1 autre, quatre et trots eratent xercdes alternativement par lea susdirs cinq premiets Etats catholiques : on dirait alorsAt l appel . Autriche avec los doux et respectivarment six voix provisoires- Baviere avec-les trois voix provisoires.
De mrne qu'on a propose d'ajouter vingt-huit nouveltys voix catholiques aux cinquante-trois VoIx catholiques ddjA existantes, on eat tgalement d'avis que les soixante-dix-huir tvoix protestanrtes, ddsignICOs au rec:s de la ddputation , sent augmentees d& trois nouvelles oix. afin de montrer an parti frotestant les i nes dispositions conciliatoires ot le ,"ime empresiseient arnical, et de satisfaire en r r terns par l-t aux vceux du duc de SaxeMeinungen gui desire obtenir une propre vo1 virile , au Jieu de celli, q k'il a exercde jusqu'ici conjointement avec Cobourg, ainsi qu'aux vcoux de-la princesse de ippe-Detmold et du prince de W id-Runckl.'
Onse flattede c. c6t-ci d'avoir satisfait ,par fes popositions, atux voux et desirs do tous, et davoir duceient rdpondu aux attentesjustes etequitables dU chef supreme de l'Empire.
Uleriora si opurs reservando.
D iREz C T 0 IR It.
S'empressera d'ouvrir do nouveau le protocole aprys, lea joes de No 6 , pendant iesquellcs lea instructioni il manquent encor , pourront arriver.
(Quibus discessum.

E S'P A GN E,

Madrid, le 2 4icembre ( o f4imaire.)
Les detnieres novel! s de Malaa ne sont rien wains que consolantes. La maladie dpidmique continue iy tire les plus grand ravages. On faith
*fot0er a plus do 7 mille le nombre des personnes qui 6i1t Ot &6lea victim.
La disote d grains augmente dana ]a Castille. On vient d tormcr uu 6tablissemeun o4 il sera jouvnellement distribu un certain nonabre de Aoupes. i ]a Rumfort,
*Bar~edois f ,Ie 2 ddcembrc ( .3o frimaire.)}

Dais diverse, provirnces do i'Espagne, la mS uere des cla~ses panv~ea eat a son comble ; par Ia-taret et Ia Chiert cxtednesa de s ubsistanaces; 'et siuroWut


do ble.La ticole a presque gn&aldement arnqIA cette arinee. La disette so flit particu iemett sentir dans les provinces de la Manche et des Deux-Castilles. Dans certains arr ondissemen s, les habitat do la campagre sont rduits it se nourrir dc6orces d'arbrei et d vdgetaux qui ne fournissent pas ordidairement tin aliment it'homme.
A ce flean, $e joiut celui dune maladies piditrique qui cause les plus grands ravages. Le noulbre des ralades exc dic dans phlsicurs cantons, la inoiti6 de la population effective, et i y a m~ me des villages o touslea habirans, sans exception , ont k6 atteints de a niatadie.
minsuffisance des, revenus dentinis an soulagement des indigent, rend cettei ttiation encore plus fichense. Le gouvernement sest trouve dana la n6cessitd de faire , i des provinces entieres, non-seulement la remise des impbts , mais encore d'y faire passer des secours en argent.
Le roi et son conseil ont pria le Imesures let plus efficacis pout arer lea progr4 de la rilee et dela naladie; i a t i expedi6 mne grande, quante do quinquina dans es provinces qui en maoquaientr; c :on" , de p'tU:, oidonnd Idtabliss hint dana chaque vife r'tdans chaqrievillage. d'une commission covnpqse des personnel les 'plus'dstingues, pour veille it Iao distribution des secours en tout genre, et agir enfin scion les circonstanlceS. On espere lea plus heureux success de cette measure
Ri9PUBLIQUE HELVETIQUE.

dratu j-26 dermbre (,4 niv'se).
Lo congrhsdo commerce qul avait dtd assembid ici , sest dissous 1e4. i a redigI quelques memoires sur la situation et lea besoins du commerce suisse', et a ;harg une ddputation, compose de MM. Ic landamman Heer, Bidermann de
Winterthur, Herzog d'Essingen, et Henrler':6, Ba'le , d lei presenter au landammasa de Ia Suisse.:
Fribourg, le 29 d cembre (7 ivose,)
M. de Crumpipen est part ce matin, pour Berne. avec ia m~me escorle et lea m~mes ddcharges d'artillerie qu'A son arrive.
Dimanche matin, ,er. janvier 1804 , d'un c6t6, S. E. le landammann d'Affry,. et de I'autre. S. E. le landammann de Wattenwil , doivent-se rendre i l a Sainte-Ginne , pour eflectuer la remiie de racte de mediation, do la constitution et autres archivesquij passent au nouveau canton directeus.


INTER


I E U 1k.


Marseille, le 6 nive.

UNE maison de commerce do cette ville, a recu du capitaine d'un bitiment de laRpublique des Sept-Isles, une Ictcre dont voici la traduction exacte:
Traductions de la lathe dis capitains Gio Fazzioli,
des Sept-Isles, conlmandant la Polatre la Madona di Modoni e san Dionisio, allant d Censtansinople. do relche riile 4 Potnegue.
c'Depuis le jour do mon ddpart, j'ai &t6 fort contrani6 par le mauvais terns qui me foria, de
relicher it Doume : j'y passai deux jours, et le 17 ddcembre au matin., je profitai d'un vent de nord-ouest , qui m'aurait.mend loin, si le Iondemain 18 , je n'eUsbe ,it rencontre par deux ftcgates anglaises , dont I'une s'appellait 'Amazon, et d'un brick.,to commandantde VAmazone vint i mon bord, me demanda tons me papiers. Apris les avoir .rifits, ii interrogea toat 1 dquipage pour savoir si nous navions point de franqais.Voyant que non, 6tions en regle, les officiers ont pris let miousses et deux mn"atelots, et tant par menaoes q~ue par voies de faith, oiattout employs pour hour fair dflarer quele bitiment e le nmarchandises htaicnt propridrk francaiss. Je nai pai t moi-meme, t l'abri do leut brutality; is re'ont conduit itbord de la frdgate, s'efforant, par les mauvais traisemena doir us mn't accabkIl, do marracher un aveu qir aurait t ontraire it 1a v6itd; fy pOu. vant ren'tsir , ',tcommandant .six officers t trente soldats vitrent 'nous fire une veritable visited de forban. ls ont cassdle, doublage do la chambr�; enfonci routes lea causes de yin, S'en sont approprie une partie; ils month pris des ptovisions de bouche , emport6 du linge, servant i mon usage. Enfim, cgs actes de pirateric. mit dure toute la journee. ,
)J'ai l'hoinneur d'efre avec respect,
Signi; Gio FzzIio0.44

Ostende, Ie,9 nivtie.

Les mdecins et chirurgiens de Ia marine er do l'arm& ont form 6it Ostende tine socidtd msdicochlirurgicale, dan, laquell. eota n s'occupe, ,-n


g In~ral, que de m4decine militaire, ,y e ,
ie but de peifectionner cette branch du vasto dosalle de Celtte science , que Cette ^Ocit .do. son etablissenent. Deja plusieur mdeciut c C. bres out redes assocics correspondam. "'C

Bruxelles le 1 4niv~se.

Les batimens ennernis se son lignrs de a cote ; la merest houlleuse " mas hlibre. Le terrible coup de vent du.6 n'a cause aucuu accident Rj,. dans noire rifle, et a fait iioins de sensatiordrs nos pots qu1t Paris. II paralt constant qu'il cofte plus cher! aux'proprietaires do ma; . cette ville qu'a toute la marine fran a'ie0

Falaise , le 6 uiv~e.

Nous possidohs en cette vile .n "ce, , intdressante ; elle offre deux divisions, inepuremerit secondaire 't autorisee par le Gouverneiei former des sujets proprs a etre re5 us d lycdes; l'autre, Cgalcm nt autorse par le GOnPJO: nement,. a pour objvt unique de former des suje.s destines ia agricuhureet aux manufactures.
Ces deux divisicibs sont en pleine activity. n)jt exp&ienCe a cbnfirihi la bopte di plan dl: . tion que rony uit.d
En consequence let agricuhzeurs qui desireraient se procurer des jeunes gens propres au jardlnage ou i la culture en grand, rdunissant l'art V~tijnaire et dei connaissances chimiques, i.art d ctiltiVer lesavigit ux ; les. manufacturers qui aulraient bem ie d jeunes gens' exerct dans i'art de teindre ou d blanchir dnaprs les ,rocid noi veawx ; ci)t n' me qui vodraient des junes ge ls cxerces dats'la' chirpent'erie, ia miuliseie, le tour, la forge et letravail des zntaux e,,ge, 'iral; art gui, come on I eait, sonles peres'de
toils les autres 'quanid- 6n y joint It dessin geo. aetrique e t a chimie cornme moyen de let perfectionner ; enfin ' Ies n6gocians ou banquiers, auxquels des teneurs de ivres.en parties double seraent necessairis, peuvent sadesser au director de I partie industrielle du college de Falaise, cn lui indiquant bien ,exactement les qualiths quil& desirent trouver dans, le jeune hrimme don't is ont besoin. Dans sa riponse , le citoyen Coessin ditermtnera ,lepoque i laquelic il lui sera possible de Satisfaire i leur demanded.
Dan I'ecole don't it est ici question, l'educatiou sera dirigee de telle maniere qu'elle ne laissera aulcurie prise at Iesptit de systerne. Lea personnel Mclai. rtes pourront s en convaincre par larlecture du plan education induitfielle qui y �st suivi. ()
Au printems prochain, le citoyen Coessin st pbopose d'tablir une cole semblable i Paris; mais elle ine prisentera pas dbs son installaion la reunion 4e connaissances qu'offre cell deFalaise, et ne sera nudme d'aboro qu'un moyen de perfectionrner lk premiere pat la facility qu'elle mettra dans le relatioi de nortre ville avec Paris.



Paris, It 1 4 nivb.
LU classes de literature franqaise de l'nstitut a dlu dana aaseance d'hier4 It citoyen Du-cs ia a piesidence de la clause, et 1 citoyen Regraud 6 fl vice-prsidence.
-La mnagerle du Jardin des Plantes est ag mentee de quatre nouvelles loges; I a premiere est occupde pir 'hyene' qui etait trop a l'Ntroit dans son ancienrin cage; les trois autres renterwent une panthere, un leopard et un lionceata nouvellement arrives d Afrique. On voit do plus dans Tintvieur, i travers Ia cage que Ihyene occlpait ia genette apportie de Tunis, par M. Adanon. A c6tis ont deux nouveau singes dont un S faith ,remarquer par ia biaarrerie de ses moulycl"Cf ct' ragilit6 de son corps.


ACTES DU GouVEN1mENT,
Pari , t 5 niv6se an 12.
,Li GOVERNMENT Di. LA R rUBLIQUE s Ic
rapport du uministre de l'inrt&ieur, le conseild iat entendu *'arrete :
Art. ler. Le mare de SaintSeglin ,dcpartemeat d'ille-et-Vilainp , est autorise it accepters dana les'forme.4' kales, an nor de cette commune
e le, cmetier, ,le presbytele du lie,,.ot ie terreir en ddpendant, flue le citJ. Duralda does gratnitementatladit commune, par acre 1ous seing'
priv du ao vendemiaire an 12 .

(a) Lec plan de cot .:rab~lisement se ttouvc cz IHr'u A~ias� , impxriir-libralre , rue d sFoitLCin' no'S












Iji. lh iSsisrt Je 'iw&ieur est charfe de 'ex& ration dt present arrfte., qui bra in's& ; au ul.etin d.$ lois.
AS tremiririi- conu , fini, l0NAFArCE.
]?at It premier consul a
Lf le~~tair-d'etaJ, Sig'iR, H. B. MAITtr.


.aris, le 5 ni6sse n t.

" L OUVERNEMENT D L A lhPUttitqje sur It
rapport dui miistre de Iint&ieur, le on seil-d'&at cntendn, arretO:
Art;1e. Le legsde 0oo ft. faitit aIhospice de Bayonne, department des Basses-Pyrins, par le ci. L on Franois Picot .- ancien capitaine d'inianierie v .uivant-son testament dU 27 floia' ant 1, revn par Duhalde ,notaire , sera accept par la commission administrative dudit hospice.
11. Ladite commission administrative fera, sur l'indication du ,prifet " l'efiplo- le pluscofiforte aux inttir&s de I'hospice , du montant d ce Ieg� , Ct fera. provisoirement , A la diligence de son receiver, tousItes actes conservatoires quii seront jugs rnicessaires.
I1, Le ministre de. l'intrieur est chargi4 de lexecuuol du prsent arrili, qui sera insere au bulletin des lois.
Le premier consut , signi , BONAPARTa.
Parle premier consul
Ia sarritaird-d'itat. sign, H. B. MA Et t.


MINISTERE DU GRAND-]jUGE.
Par jugement du 14 frimaire an 12 sur Ilarequate de Jean-Jacob Mochel, derneturant i Dossenbeir , jacob Feiehet,Jean-Jacques Th6mas et aUM 6 demandeurs en declaration d'bsence de
-Marit-Catherine Mochel, avant quitti la commune ,do'Ziling depuis pis, de cinquante-quatre ans, et n'ayant point donned de ses nouvelles depuis cette i~poqueO,

Le tribunal do premiere instance s~ant h Sarrebourg, dpartement do ia Meurt-he, a ordonn6 que par devant le citoyen Thomas , judge nomme Acet efft ,t contradictoirement avec le comnmissaire du Gouvernement ptis le tribunal, il serait proc4d I 'enquite sur I'absence de ladite Marieathcrin Mochel.


Sur la demanded des ptirds lnt&essees Ala succession de Louisl Borey a de Dammartin , expositiv , que c dernigr ant patti pour l'armie, il a ii souptorfhe d voir desertjei quo depuis 1793 di ss'a rpari ni donn6 do ses nouvelles
Le tribunal do premiere instance de Meaux, a ordonne'. par jugernent du 15 fidmaire an 12, qu'if 141a fait une enqu&e contradictoirement avoc le Commie du Gouvernement , pour constater fabseace de Louis Borey: se rdservant de statuer, par la suite, sur cc qu'il appartiendra.

Par jugement du o frimaire an 12, le tribunal
* k premiere instance de Saint-Quentin, departenient de l'Aisne, a ordoine, sur la demande des parties intercsetes , qu'il sera.fait une enquete devane le p sident, pour constater l'absence de FranOs-Louis Lef6, re, ne iVandcuil, canton de Moy, absent de son domijilc depuis 1793,. sans donner do no uvelles.
I1 a ordoine galement quo les heters preSOMptits justifieraient de leur qualiew.

'Parjugieent du 2 tifrimaite an it, sunrla requeo de Mario Genevieve Gasselin, mineure mancipee al.ge, demeumant Son-l, procidant sons I'm'
-1itance de Phi'ippe Marie, son curateur, deman.deresse en declarations d'absence de Louis-JosephAdrien-Fran~ois Ga'selin, son fiere consangun, Paytti idy a iduac ans etnviron, pour servir volon-:
' - . ,is ' rrdc' d a -Repwblique,
Le tribunal do promierr instance sant t Dreux. ipattement d'Eure-et-Loir, a ordonu6 que patcifinIt le titoyen arroit , un des juges du triunal nomnp A cc et , et contradctoiemrent RVOC its c6mnrifssi do. OouVeerneent. il serait VtOcd. A I'enqubue sr'l'abicnce de Louis-joiephtnfen.Iran~osi Gcs~lln. .



SENAT-CONS RVATEUR.
.Atrait dii regisirts du sinat-conservateur, du x4
nivbje an it d. 1a Ripubliquc.
het tt-COrservt tr, rtuu au nombre de 5netres protAAt g l tli XJ sc Ia 4 U.ons-


Vu h litto ks candidate pour te corps-gislatif,. fln roe .irli sproce.vebaux des8 collges dector duI di dl prtem nt des C6es 1du-Nord ; ladite'
, % ' : % i,-, u - , . ,
liste adegseeau sent par nessag� du Gouvsrneiment do, 5 nivose. present rani -, ; ,
Apt& avoir entendu our cette listed W rappoft de S& comlnision sp&eial e
Precede, en exigution -Me Ilarticle XX do ia' constitution, et contbrmDment l'iticle LXXIII du seinatus-consulte 6rganiqu,� d i i tiermidor an to -, la nominaiQ0n des deux membres du corpslgislatif it irc en an it pour ledit dipartemens, .d'apr s les proportiins indiqtes, par -arri du senat du 14 fttctiio arT IPA;
Le rdsultat. dt cTutin i o lne la majority absolue des suffrages aux citoyens;
Gabriel-Hyacinthe Couppi, president da tribunal criminel A Saint-Brieuxi;
Toisainkt Breivet, memdbre.dc onseIl-gen~ral u depateent.
UIs sqnr proclamhs, paiJe- consul; president, membres du corps-ligislatif pour led&partement des C6tes-du-Nord.
'Le senat arrte que ces nominations seront notifies, par un message ,an t u verument deIla Republique, au corps-legisjalt.,loxs de sa centre, et au tribnat. .
-Les p risident et secritaires
Sign, CAMACiRitS, second consul, president.
MORARD DE GALLES, JosEPH CORNUDET,
secritaires.
VU at scelk.
Le thancelier du sinat , sign , LALACK.

T RIBU+N XUX.
Dans article ins'-ri auno d'hier, au 4e alinha, au lieu de furt, lisez s'est; et au lieu de reprises, lisez requites;
Au tie alin , au leu de la mime demande, lisez secohde demabde.


LITTItRATURE. - PO SIR.
Lvcxz ou ComRs DE LITrRATURR ANCIENNS ET
MODERNE, par 3. F. LAHA R�PE, avec l'epigraphe :
Indocti discant, et ament memninisse peniti.
Toms XIII et XIVe., Prix, o fr.
A Paris, cbez H. Agasse, rue des Poitevins, no ,8.
SECON 1Eb XTRAIT.
Successeur et disciple dq Perrault ,dang le grand proc's des modernes contre les anciens, Lamofte voulut prouver par des exemples , que
, Les Homeres et Ira Virgiles
,,1Pouvaient encore 1re ejffacis. ,,
Laharpe commence par observer, qn'effacer est trop foft ;qu'on n'efface pas des homes de cete force, etc. ; ensuite, que kOuvaient encore forme un cohere-sens; car cela signilie qu'is ont deja ete effa*r6s et que c tx et sArtment pas ce que l'auteur youlair dire.
Certes , rienn'etait plut maladroitement ctoisi que les exemples de Lamotte. puisqu'il ies tirait de son propre fond. Pour prouver donc qu'Homere pouvait etre eflf'ci, il refit "iliade, et l'on sait comment: c'est dans ce mnlma movement d'indiscrete 6rhijation , ou plut6t de pr~somptueuse ourdere ; qui'il composa son recueil d'Odes , sans doute pour effacer Pindare et Horaic, comme it avait effac Homere.t -Dana I'ode', ous n'avions
-(dit Lahirpe), au terns de Perratfir, que Malherbe, t Sarrasin et Racan; et eny 5ognan tRousseou Ila1 mbme qui est Venu depuis, iln'y a pas encore de it quoi baancer Pindare et 1Horace, 'un par rapport ,iA sa verve original et sublime, l'autre par rapportt la ,foule et la variety de se. beautds ,, lytiu es,,I. -" . .
Dans cette querelie pourtant, on ne peut nier que les modernes n'eussentausst leurs avantages ; mats, pour les faire valoir i ne tliait pas lee oCagerer, encore moinslegs gis t i. La franchise en cette occasion eit t pls adrbiie qveue Jzele. IIne fallait pg cur-tout., c~mme It fit Lamotte, mettre en avant ses propres litres, quand ii s'en tiouvait dans autrui qui pouvaiet etre pus ietireusement et plus d~cicmment o poses ta .our ine&& de ia cause que pour celi de lnamour-propre.du denseur. Un peu au-dessbds, jhis tbutpres dHotace, on aurait pu placer Boileau, son digne ival. On' aurait pu remarquer la stpdriorit des modtrnes dans quiucs -egeres ,'daiecelui de Ia fable , de Ia co.die, de Ia trag die peutr e A l'gard de i'Eftopce , Laharpe proni once quo ia Fraonce n'a r~en : ce qui exclut toute comparaison et dbs-lors tout rapprochementVoici Ic jugemeont qu'il porte des odes de Lamotte , aprs avoir analyse tout cc lu'il y a, comine ii 1� die dc leunbie darts c tut~u uL'


parft assex wnombreu oPPOSti -tfeidsnt quetlues dWics h Rousseau. La. post&ite qui ne ae troupee Voint lorsqu'elle regle les raugs, les a mis tout de. a leur place.
,46 Sur unie soixantaine d'odes. on peui tirer unt ,, douzaine de strophes don't ]a plupart no sont pas,g mme exomptes de fautes , et dott troi ou
it quatre peuvent passer pour belles. I1 en r&sulte, i eu egard au' ters o6 ecrivait Lamotte *un tait tent dcid~ment fort nt~diocre ; car aprs que it les modeles out paru, que la langue est ane it et Part bieon ,conu q .q uticou e ie peut pas
it ktre lu de-suite , rest dans la toule ,et si celA 10 -rait vrai, il y a quatre-ving-t ans, combien plus ,1 aujourd'hui ! -i
Laharpe regarde Lefranc 'Ae Ponpignan come le second de rios points lyriques, en' observant touttois avec son gout accoutuni l'ii.tervale q(i le sepase de Rousseau, don't it n'a , dit-il " ,tii richesse, ni harnaonie , ni lilig nce ;nPoins audessous portant, je le crois , de cc dernier , qu il n'est iu-dessus de Lamotte. Les po icesdt:Ponpignan btillent souvent de ces ticelles qui'jail.lissent, comme dun foyer, de Fame des vrais
poles. Dans see odes, dans es propltties, dans
s& caatiques etc. , quelquefoie il prodnit d'inspiration des strophcs eotiercs, et m&re plusieurs de suite , qu on croirait composecs en prdsencei du dieu desvet's; cc qui jamais narrive Lamotto.
11 n'eti faudrait point conclure que Ponspignart cft 'a ptoprement parlor , le gn;e poetique
mass il a le talent potque qui , sans nemplacer le genie fait qu'on remarque moines son absence.
&6 Le livre des proph6ties' (c'est Laharpe qui it pare )est celui of la, versification de 'auteurest i plus gale , plus correcte et mmie plus coulante it quP par-tout ailleurs : sa verve y est plus sou,, tenue, et c'est-lt qu'il a le plus de'levation et 91 de force, et le moles do aches t de ngliga gences.Ce que le, judiceux professeur nous cite des Imitations dEzichiel donnera une ide juste du talent de Pompignan qui, sans biesser en rien la dicence , couvre de la noblesse da style poitique les cris de la barbarze et les turpitudes de ila debaulche. je
cede au plaisir de transcrird deux de ces strophes imit~es de la vision du propli6tcqui, au nhem d'un champ covert d'osserneus, rcqut de Dieu l'ordie de soujffler sur ces restes aides, et les vie se couprir d chair et se lever di terre vivas.
Dieu dit, etje stpete (i) dpein#
Les oracles de son pouvoir,
Que j intends par-tout dans ia plain,
Ces 0� avec bruit ser houvoir,
b tians leurs liens-i!s se replacent
Les nerfs croisseat et cietrclaccut,
Le sang itonde ses canaux.
La chair renait et n colored;
Mais ue ame manquait eucore
A cc& hahituns des tombcau.
Mais Ic Seignieur se tit entendre, I
Et je n'&riai pleim d'ardeur :
it Esprit, htez-vous de descendre
is Vcnez , esprit rdparateur ;
is Souaez des quatre venus dii Monde,
so Souflez votre chaleur fkonde
i, Stir ces corps prs d'ouvrir les yeux f.
Soudain le prodige s'acheve,
Et cc people de murts se the,
Etonn6 dc rcvoir les cieux.

De tousles tradticteis ou imitateurs des poisit satule.r, Racine le ils est celui qui ies a le mieux teintes descouleurs qui leur conviennent, ce t-idire des couleurs du texte qu'il a heureusemoint transport~es (an's nvtre )angue. C'est un secret quit manque A Pompignan, sur-tout dans ses Pseaum.s et , sons' cC rapport, Racine le 6l est, ,selou
Laharpe, au-deisus de Rousseau lni-rnInle qui est au-desus do lui sous tons los autres.
Pompignan , dane ses Hmnes, nous donne la preuve quitl n iait pas 6e pour creer ; qu'il cut, comme je viens de le dire ' du talent, non da genie ; at que son talent encore avait besoin, pour b rler , dA tre inspire, d'etre coutenu par un modele.- 'S Ion excepte quelques stroplies de ses poesie lyriques , tout confirnie dans se oeuvres cette derniere v&rit. Le combinaisonis dramatiques et Its rnouvemens heureux do sa trag.die de idon appattienunst, cgux ci Virgile, ceus-lA A M tastasr. Dans ses hyinies done. ot'il ne suit gueres d'autre guide quo lui-mbire, Labarpe d6cla e qul no trouve rien a louer;' il te juge au-desseus 'e la critique ; le tnbt-est dur :mais i-cette touche constamment wolle , languissante , pe, il ect tr65-scir qu'on ne

(a) Co vcrs est peu agr~ablo At Porcitic. I1 drair ii aim do meite:
Dieu parle ct je redis A peine, etc, uaas lIamur n'avaii pat l'oriIe ass dif~licl.












petnt reconnaltre la touche solvent pleine de foe,, de vie et de coulcur qui distingue 'auteur ides Imitation4. Laharpe , da-ns ces flymarts, luiassigne tin rune fort inl&i,:ur i celui des Santeuilret Ace Cofln. 111ne d1istingue que l'hyine de 1 Epbiphanisj It seulpassable) doit ii Tapporte deux strophes.
Notre critiqtae judge avec plus de complaisance, et peut-tre avec trop de complaisance, tles-Dscout?5)I hitooplsques. tirds des Iivrts sdpientianx. II conient, tla v~titr, de leur faiblesse, mais on voit que cet avcu lui coftte, car il en recommabide ia lecture : si. e'cst implement comme livres de maaximes et sujets d'idification, j'y consens; mais alors ne vaudrait-il pas mieux les lire dans la version en prose. ,galemert remarquable par'sa simplicity et sa precision, double advantage qu'on chetch ralt envain dans les pastels effacis de Ponpignan ? Le lecteut en pourrajuger par qtilques vers o Laharpe trouve des mouvemens de chaleur et de ihimence que j'avoua n'y avoir pointrappereus.

Vous., dont leiiemple ajoute la force dies lois, Orgases de Die ufe, magistrates 1 6 rois!
Jtoi de vous , "oin des Sieu O l' quit preside
Chassez , exterminez toute league perfide Tout calomniateur que de honteux suces
Ont readu plus hardi , plus noir dan ssea exces.
Quel reproche pour vout, si ilhonueur, liuunoc ce
Dc vote miuistere accusaient l'indolence
Et 4ue serait-cc encor si des faits diffamang
Surprcaiient par malheur vos applaudissemens ?
Si v6 fronts dcstint sa foudroyer le vice,
Dun horrible iibelle accucillaient la malice ?
A cs vils assassins pardonnez , je IC veuz ;.
Etc. etc.
On ne sait commentjustifier l'espece d'hommage que ruend Lah-irpe it cette versification lente , inharmonieuse, prosaique, At mots que d'imaginer que lefond , cette fois , lui fait excuser lgs ormes. La morale que renferme ces discours., lui plait comme elk pl.aira ir tout le monde *parce quelle est pure; tnais il s'en taut qu elle soit exprime po tiquemenft. Les quatre vers qui suivent ,-peignent bien le caiomuiateur anonynme.
Fuyez cet impoiteur done la haine timide Ne lance qu'cn secret son aiguillon perfide sRtile vcnimeux qui s'approche sans bruit
Moid sanus qu'o l'apperqoive, e sops Vherbe 'enfuit.

Des poisies sacries de Pompignan, nous passons aux odes de Racine t oils , de Malfilittre, de Thomas.
L'Ode stur le tens, de ce dernier, couronnde * l'academie franga.ise en 1762a, est pleine d'images presque toutes ex&mrm&s en beau vers qui.* brillant au milieu de nombreuses incorrection, ne jettent que plus d'&lat. Cest une maniere solvent rdpr& heusible , mais blouissante , c'est la maniere de Thomas. Ses ouvr-ages manquent en gn&al de tissu, il meconnait rusage des teintes adoucies, par cc qu'iI veut que tout fasse eflet. Dans cette erreur, it suppime let nuances intermidiaires. seuls points de liaison entre Ies couleus prononces , n'admet ue des traits vifa et tranchans , lesquels ne produtsent que des effete quiise heurtent, et tatigue ainsi N&il qui sarryte sur sea tableaux quon pourrait compaer i de bviliantes warqueteries.
Malfittre. n'a fait. qu'une ode (it soleil fixe au ruilieu des planettes,) , Laharpe la met au niveau des premieres , aptfs celles de Rousseau.
De. toutes les odes que nous avons de Racine le fits, notre professeur ne distingue que la belle Ode sur 'harno~e, qu'il compare i, une non moins belle ode de Popiignan sur la mort de Rousseau. Dao les antres, neu ne lui a par#s, dit-il , soitir du common.
Apris. avoir jette un coup-d'otil sur celles do quelques auteurs (du cardinal de Bernis, ,de.Chainfort, 4e Gilbert, de Voltaire lui-meme , etc.), oua Vonne iemarque non plus que qualques strophes qui Sorttnt ,Id uommun, Laharpe arrive At 1'examen dcs Discours e vets dd Voltaire, qui sont autant au-dessus do set odes , qu'il est lui , dans le genre, du discourse jhilos thiqu, au-dessus do Pompignan.
Ces sept discoues tout connus de tout le monde,
* et c'est une raison pour que le commentaire du critique n'cn soit.que plus intressant. Les bons . vers so reticnnenit : ceux-ci ont do se graver dans l.a mewoire, parce quAl a philosophic de Ia pens& qui faith inter~ du tond , se joint Ie chanre des


fomes dau8 unin eaprssion toujonts wae, noble,, cgarut, et ouvent,,omme, dit Laharle, oi4iqii s ns aucun effort. Voils cc qui distingue
Vo'taire Sea vers sont ifaciles quon ne souweg jamais, e t leslisant , "au travail quils ont di co~ter au poet&. 11 tent, par cc m6ite et par celpi de la larte, A lecole deRacine ctde Botleau. Le preinier* devoir d'un icrivain, a.t-on dii mile' ios , c'est d'etre clair : i senible que ce devoir eat aujourd'hui I- lelus oubli6 ; it 'est du moinl I plus n6 lig parmi quelques-uns de nos pottes. S'i les en iaut croire, Voltaire, et bien plus encore son disciple Laharpe, Ont dpoisi (l) l aant gt. Si cela voulait disequ , dan Laape p. das; Vol1taire , Ia phrase mitrique nWest ni aussi serre, ni aussi poisiquement trauaillie que" dans ces deux, Modelca , je conie drais qu'ils ant raison mais en ccdcas, pouquoi lorsq'ils blimen tu-n bxcdes, tombenhr-ils dansdexc~s contraire? pour-, quoi ne sont-ils s tout sieplemnt revenus i la poique de Bolaet deIoeridneepour, s Y t ir, e isno",t Cts it$ roont fait pour cichrir ser oie an s re Lanpuve po'c que pottaquei srn n 'y r asse, nassblea
moant? .otsr a knu!cetfort *bieh fait;
plais itfaudrait cohnmencer pr la parer ; il fisldrait ne pas obscurcir e Iarendrie ininteliiblet Au force d chechers peindre par ,expression. Beaucoup Ac nos vera tnodernes ressem'blent a dig logogryphes q01i fain dicoinposei peniblernent, si Ion en veut irouiver le m-ot. Boileall, Racine et Voltaire se client c us'entendent sansquil soit besoin qu'on se done taot di ma1. La nouvelle podtique: u anaque , si on ny prend garde ,nc former plus que des lycophrions.
Voltairet, le rivalnde Pope dan ices sept discount ,,y- eiontr spesqne son, igal. Cejugumeot a ies pto avant Lasa'aope.
Au sujet dc veasst I'-amiti6
Idule ount dcmrjuste cmpasslon di sage, etc.
Latarp, fait cettetle e epsion citique
it ehamiti6n'estniqut cidole ni ue passion et le s ex eagratiors sontil places, son rme froies I o apropos d'ur sentimntte.lquo I'amitk, celiido ,ietous qui det i t e s t t laraisou.n a
quant all, vers
Seul son de m ati aVmtire s usoit nermi.s nT
je trouve , aveic 1La'rpe, ceftt derhiefe expression un peu alsperboliqur t,hcomne lit, je pebta que
1'excis 'est Permis nuile Part. ,La remarque. cat rigourcusel, mais elle st justc.
L'examen des Discoun es r est terming par une Profession de fistir Volare , qui honore son critique ot , je pui a le dire, Ilhuanii, en cc qticIle prouve que ]a jitstesse tic Pespnit esi Ia consequence de Ia droiture du corur, commeen sens contraire, la fausset6 de l'uq,. cille de la mauvaise fli de Iautre : le lecteur me saura gre davoir mis sons ses yeux cc m6rceau tris-remarquable ; le voi"i
,, Loin de moi, 'exemple de ces d~iracteurs si maladroitement hypocrites, qtti affectent de montrer de 'aversion pot 'erereur, et qui ne font que ddvoiler leur haine naturelle pour le talent ct )a cilibrit ; qui regardent comme une inconsequence d'admirer le talent de Voltaire en detestant son impi~it, et poussent lern b&iase effrontic jusqu'l ne vouloir pas qu'd ait hii grad polite, par cc qu'il n'a pas fti chretien. Ils seront denmasquis ailless, cci pr&endus ainus de la religion q,'ila ne connaissent pas mieux qu'ils ne la servent,,'puis qu'ils appellenti l'artfice, le scandale ct ia caloinie /. la defense de lI loi divine qui let a en horreur, et qui est' la viriti par essence. De tels hommes sont plus coupables peut-Eire et, t coup sir, plus meprisables que les philosophes quils teignent de conbattre, et quir--u morns lse se-cachent pts do hair totjours cc qu'ils n'ont pu et ne pourront jamais renverser. ,,�,
J'ai faith connaltrec4 par un exposi que j'ai tch6 de rendre clair, les articles mitressans que renferme cc treizieme volume ct, par mes teflexion's, 1'esprit dans lequel cc$ articles sont composs, It ne reste plusque apna4iq4u nproo cent pages, formi de fragment qus" parlr .peu d'Atondue ne comportent point unte anals�, jy renvoie le lecteur, pour m'occuper du tome q,uaorzieme. LAYA.

(La uuile a sin Prochain numiro).

(2) Mot babaro don on s CJer, ci qutil faut biei que je rdpete.


AVIS.
:Lep- prsonnet cUrjeuses de connaitre la "
qi bat le bi , le vanne le cible 't I arine (). pourront s'en procurer let eS91, joint$

at un' teroie xplicatif enenv%3n'ha1jcda ort, 'au citoyef Lavocat, capitalnecori -n)aliti gtnie-des place et lignes de a Lutter , ingt Cnq francs ; et si ell esdesirent avoirle Imodele btisant i11 ses lonctiois, envoii devra &re de cent quatoze francs (igalement trancs de port , caisse et en, ballage coripris.
(t) Voyc Ic numero du r Gfuctidor derim,.t

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Le Troubadour, pOisie occitonique du 135. skl tradtjit et public par Favre 'Olhvet, deux v'-' Inumes 'in-8O.
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A aris , au bureau. chez. Demonwilte, tMprnxeur.libraire * rue Christine' n 01 c chez Dcr'ta0 i'mpimcur-ibraire,, palais du Tribunat, galeriids Bois 110, 240.

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51 fr. to C.
fr. c.
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ft. C.
i fr. *-c.
fr. C.
107" ft, 5o c.


S P E C T A C L E S.

hiatre de l'OPra. Auj. SCtMiraMi, sUivj do Tdmaque.
Thi4trs du Vaudeville. Auj. un� R6union do familIt
ct Fanchon la viclleuse.
Thiatre dg la Cia. Auj. Ia Rupture di Tfl
d'Aix-la-Chapelle e Fanchon touted seuile


L .bomemn r ei f~ t4tParis, rue des Poitcving, n1 . L p ritt de '15 fran s pour trois o france pour rt ois t too frbee pour itlauuietutiefe. On noe slbacc qu com-tg.v.tnrix 41c charltc moi.
II tuAt tr:scr t Isfra. Irget 4 f hIt ffe, .rant d port , al citoycn AG;ASsa, p,prji aire de �cjourual, ru des Ioitgvis, no S8. ro"S ei# sa'u taiption, diftst lit t ow jdt. II taut cooiretudre darn let envois Ic port do: pays oi ron e peut ffranchir. Ls jettie dcA diparmne n, lol afffanchets ie scrout poits retirees de a posse. If t -% w vot somu, pour pun dte ,orcto de chagrcelled q i, rcntermcur dett,niurs, Tout � qui cotrrrae 1 rddaction dot re adresKO a uredactreur tit. des Poittvns .ti, no5 ,depuitg iuf htur-- d i maitit s ta.k k hcinq hcur : du ;ait.

A Paris. de rimpirivrki de H. Agase, proprULtair� t4u Moniteur1, u des Poiteihis, no 13.


V.


































































































r 5'





E XTE R I E-UR.
,ALL EMAGNE.

jambourg, le t8 deembre (6 nivje. )

N0os recevons de Pteasbcurg la nouvelle que 1 chancelier dol'Ernpirc, M. leconte Alexadrc deo WornlMOw, donned s9 demission, tant-a cause d l.lfiblessp de sa saAnt que deson rand ae. Oti jOUt qu'il seretire lau s'eas tet es, t que a. placer sote provisotiiem t ,,vacante. Cest ,Ieptince Ctirtorinsky qui. dans Iintervalle, dirioera le depalteme nt des affaires itrangeres. - I If regne an Kamtschatka une 6pdtmieIsem-. b 1able Ia fievre jaune, et dont beaucoup
dl'abitans de ce pass otit, deja et victims. Le gouveuenmct de Rusic a pris les niesures convemabies pour pr rVeilres progr&s de la Contagio :
", ( Extrait du 'Publiciste. )

REP UBLI QUE ITALIENN,.

Milan le 1 8 decembre ( 26frimaire. )
Suis du pricis des attes du gouvirnenent de la
lipublique italietme , depuis ifs tonzices de Lyon,
jslqu'a te moment.
An 2 (t8o3.)
11 .pvimr. Le grad-ju V,, par ine circulafre du (erijanvier, adressee aux tribunaux d'appel, ,d& "in rce iterprb lea cas of. ion peut mettre A ,Z&uti6lIts articles LXXXt et LXXXIId e Ia lo tu 4xu1kt, ,ive auK recours en cassation
jt~l ttr i~oo."

7janvir., Luniversitt de Bologne est, organisie par un arr&ui dii pridcnt.',,
- tojanier1 Le grand jtqge fait connatre aix tnibunaur d'appcl la4 supressidn des tribunatX cunmibole extraorinairC4 , et le- dlalissement des tribu11 jrinvier.'Pzr une autre-cilculaire 4e grandjuge latt part to1ttes .les'at'rites judicial es de ia determinaiion prIse ""pa le gouverrement', relalife aux cas ou Ia Ici siutovise irrestation pour dlitspersonnels des lo fitibnnair s public design s dans fatitle C1II delay constitution. En vertu de cette d&ision , le gouverntnent reprend les fonction, confies an Corps A qui le prevenu appartieht, dam 1 - eas 6 cc corps qui., aux teics de )a
Constitution , deVrait retmettre V'accusi aux tribuhaux cOBp tCens , ne.4ejrt, point reuni. 13 janvitl. Le ministre des finances, public des dispositions- rgleifnentaiis's sur'le citiagasimeens d~a gtraits';
I8janvier. Reglemens pour ]a vente , Pacht- dt le transport du sel. . -


8janvier. Le grai'd-jug,' dans un circulaire do vejo9r, declare attnautorits judicialies Cod!p&ente,;q leecotrs'eii ttvisi'on les ju~isrnen cinelspouvant avo'r liel , civertu de ]a-loi du
If .i 'J, ~tilo II. ') Sf v5� el (I jix ,.


- - , . .-i m t , u a n s i e a s o u i t y a t l ur a : u u u t ',I .' a e d ] o n l
xtens, dans. lesquels lesfor res judiciairesn'itu- o avrit. Le grand-juge dkcare de a compdTaiettt, pasit observes, )a saraene d'absolu'tiont tence des tribunaux ordinaires , les causes oh il d0it dclarer q e I'acus noi'seuement ie dbit se ttouve Vlion auxiinter&s des corpotations supointiencourir des pines afflictives, mais nme prirncs pour faits ant&icurs lent suppression. kr ohtpablo. , k ! I.1
SI 2 avil. La judicature criminelle dans le kdIt janvir. Les.livres et tout cc queTon imprime prtement ; Sdu S-io '.st raise provisoirement ,en c0vl Iassujettls - de .saes r lVmens de censure , activity , auivatit les r~glemens tablis et les iormes ,.,, s& a' vi ,gii ce d'itn niagistrat en de ,r- ) ixP inaies qiti avaient lieu. dans les provinces de Viscinn qu'il dilegue dans les ddpartemenxs. l'exLombardie.
12 n~ji , br o fj t eonnttIre les dispositionadu , 8 a ril. On public tin 'r-gewen st ia marine gleuvt m ehY pOur Ia c w iservA tion des bo~ j qui en a8 a nvr i.u n a m -g l iq u raa e
P~t~efn'etc unis amser 1, pubc. i r 4a tiivil'ati&fti ahn Wpu*~tbliqud francaie;
rei u epublic;c . rglcmdnt du 5 decembre- dernier, est -du'
26janvier. On indique les conditions avec les- P RP*JAFNT'et PRttiER' GONSUL. .luell~eson teut ecvoik, cotme argentcornpan, Imai Par'd cret tde la consulte-d'eat on insles prescription et qaittances en paiement des livels (i tue ,ree ,fte-natioa ale".ui sera celebre ce pret td dont 6n aera'i emfpt , ou en pa1iemn1t nmier dimanche de juin rhaque annde, dans laquelle de tapitAmit-o de crdatices sur ia nation, n surilea le gouvcrnetnent, au nom du people inaien, rend ~tfrtalsignks pour compn&erlea 8 millions alina- ces Dieu, exprime sa reconnaissance pour
4!U1teikieb de la 16i du:14 septembre. i, a c e 4ranceSpour
C PRisibENTdBONAPARTE,; (lisrtbue des prix aux 6fc.rii Lea ordres aont donnds aux mat rye citoyegs qui ont montr4 I1 plus de talent; d cerue tibanlus etmariniers sur le Tesin et sur 1 Adda, dc dots aux lies de coun qui ont Ic mieux mwit'
f cr q e dA paie, et celebre des joux publics.
fa .tit .cqater le Og tat, d ieurs barques, : . .
Art 0liv -'ie 'df~ t ' e" d cdns qui arriwcot sur c4 1di7 mai. Par arrgte dii rtand-juge, un i.gistiat
da -conciliation est tabIi dans la cotlrtn - (Ie 7 Jvrit. �Creation d'un audteur des Lois pros le1 Veronie , poufy reniplirles fo.-icitos &5 dcux mktirre,des, fiances-' a attributions ou haI cidns s r q " ' a. l.
top t urs qui Y tak �nyt. avat I (MoV o11S q~ ft/n 1 Sont
lOtt dcrzaine., . . - attribu6s parlaloi dut ju'illet 18o9.
I


18 fivrier. Creation 'd'un notaire - procureur dans chaque department, et fixation de son insjectionx.
8livrer. Fixation des attributions du ministre de l'int6nieurI suivatit un arr&6 du vice-president.
3 mars. On attribue aux d partemens, pour leurs depenses depattetentales, .undenier tsur les sept accords Ipour, le objeis 'r~sutans de la loi du . P illet o, 18"
4 nar. gsensAU6 pK la.d~cision des questions relives' I'admiiitraii t] 'publipie.

4 mays. L vice presidentt arr&te qu'au ddfaut d'une loi qui defintss t.determne vec precision, et par.une classificati6tn e %atte , lea dipenses qui doivent etre iIa charge de Ia nation , des depariemens etdes communes, pout lIa reparation et Pentretien des charnins, (les-igues , des travaux relat it aux rivieres-, torrens et canaux, on observers les lois rtreens et usags qui talent en activity avant Ia, loi (hi 9 .ivOsc a 9.
1o mars. L.grand-juge, par sa circulaire i toutes les auntors judiciiqes, claret , qu'en conformit de' Ia loi du 22 juillet 8oi, 4ui fixe ' vinti-quatre heures le dd our I r'ecotirs en cassation, en faveur de cu i i ont des motifs Li fajie valoir contre tin jugement crimrinql ,ce recours dolt toujours avoir son efjti , prea6.m ant que le requ6rant ,s confomera ,sui6art ile cas, tout ce qui est ordonne par ette LoJ.
17 mars. Le grand-juge Ifait part iux lieuteoans judiciaires, ptl; les ttibaplaux criminels , du travail quil a-fait avec :le minitSre de finmtericur pour fixerles:litites de Ia police, quand elle so trouve en'concuirrenceavec les'tribunaux ctiminels.
19 vars. e graxid-joge fait aussi connaitre aux antoritis et'aux administrations compktntes les rdglemens relatits aux objets, qui donneraient lieu a urin question d'adiinistration publique.
i9 mars. Les cTt14&Sdo Ia nation sur les masses ou unions de debiteuirsI sont d&lprds par le grandj.ge .re iduites a iLgalit des' chances paxticuieres, qua,.t a- leji*atrc? i.- wakut qii'eflc .huir
Sent neanmnomi s dui bentfice -drila l d t.4 sCtebre i8o2. quan t hla Manre donr eiles sont soevies, toujouts a,/ec.Ia serve dts doits des creancies, d'une date antdrieure 'd igale.
Ix Ivrii. Les citoyens Cicognata , .membre du corps-l6islatif; Teuille, gdndral de brigade Magenta , prfet del Basso-P6; Ceroni, capitaine i'infanierie, sqnt pqnis, par d~cret de La con,sulte-deat , hacun suivaut leur grade et en proportion de lIur fute. Ceroni &ant Pauteur a'un opuscule sediteux intitul : Vrs libre de, Tliron
(itnbrs d ignar4 ; Les deux premiers dantd6clai;s complices du d it, et le troisieme commne auteur d'unelett.re ianpipudente adressd d Ceroni apr~s limprressiorq et publication de on ouvrage.
-S avrii. L]nstiltt national est-port6 au coMplet par Ia "nomination des mrnblres qni manquaient, pour atteindre le nombre de 6o : cette nomiatiou �st fase par les prerpieis menmbres norlinICS,'en eli est approuvee prr )e pre ident de, la, ,REpublique,


GAZETTE NATIONALE ou LE MONITEUR UNIVERSEL.

A dater dt 7 niv6se an 8, les ctes du Gouvrernm ent et des Autoritds constitutes, contenus dams le MONITEUR , SQII t ob els.


Samedi ,j6 nivose an 12 de la R publique ( 7 janvier 1804.


0 io6.


r3 ,nai. 'trtation par le vice-prdsident , suivarit son arrkt6 de ce jour, de chapelains militaiies, afin que les citoyens qui, ob lssant il la li de la conscription militaire ont niarch pour cowplater les armees de la rfpublique , puissent avoir l'avantage de jouirde tous les secourr qu'ils trouvent dans 1'exercice du culte catholique, qui leur est garanti par la constitution.
3 mai. Le vice-pr~sident par un arr0tr: donne les otdres corivenables pour faLire rejoindre Ics conscripts *,et if tablit a' cet ef~tt un juri de conscription dafns haque d partement.
si mar. Le grand juge, duns tine circulaire d~clare que -dans. les causes oii sonk intdte.s les masses des creanciers utiis et les ob&s , r n'a pas besoin de conclusions motivees, ecept "ependant dans celles o6i se trouvent c-.tnpliq4-* ds pupilles, des mirieurs, des vcuves , .&cs fous et autres individus sous la protection dc la loi.
25 mai. Par tine autre circulaire, le grand-juge contfbrmment 6 la loi du %-2 join . &latt qite les demandes en exception , poui des individun' qui pi~tendraient appartenir aux tribunaux colk lk6iaux, ne sont point du tessort du tribunal de cassation , et qu'elles ne petivent point suspendre la decision de la cause principal.
2o mai. On public la proclamation taite par le president de ]a rdpublique contre 'Anluterc. '
29 o ai. Par arrke' du grand-juge, ks fIc rncs int~rinales de l'ex-Lombardie sont inses en activit6 dans le d~partement del Reno et on y Lablit des prtues et des magistrats de coic liation.
jer juin. Legrand - juge , par nne circulaire claret que article LXXyX de la lo du e'i. judilet ISon, autorise les tribunaux d'appel i onuilet' ies pots ,-et i ordonner quils soient iecomrrjedcis , non-seutlement dans IC cis d nu!lite mats rfliC pout late 0 d'ri Jiuil l' cs z procedure.
4 juin. En conformit 1e l'art du p i'vta du 2 praitial a i t ile vice - prsidentordoua. qteceuxtqui soit cr,;-ncirI des an -i m ., out des rnarfriandi-3es anglaises , eaont oblige's do donnet caution pour lcur responsabilite.
6 Jda. Le 'pisident claret citoyens de la Rpublique italienne les ex-v&iticnsmi I rpo. que du trait6 de Campo-Formio. fur.nt nonnes par lt~i a queques places ; et encore coux qui . ayant quciue. prop iet dans les prqvinces ex-venitiennes comprises duns le terntt,iie de ia Republiq'c, y ont transporti leur domicile.
6juin. Fixation par le vice-,resilent de ;)nd; d'amortissenicnt pour les papirts qui repi.',scntaietri unib crcance pubiqiue , d signS dans fa lit d11 3'6eptembre '1862.
03. jlu7. La perception dss drcts de dcinies ct prlmices eclesiasttqus , ainsi quIl est convene ou faiant partie des pT6ibendes paroissiales, ou dui revenI I de quelque beieice, sont miamtenus 1,ct tout deiteUr de ces droits p)ut tre cjie devdnt lea tribunaux , lesqdels , non-cbstant tout aritldei teams pruc~denis , du'vent prononcer leurS ju.,cniltn.' d'apies les lois cxiitantcs en vigueur sur .ett his. tire , en avril796.i6juin. Le grand-jue notified aux tribunaux. !a decision dii gouveruerent, pottant suppression dea tribunaux extraorlinaires pour les Jugemens a rendre contre Lfs pertutbateurs de l'ordre public et contre les ,voleus.
4 ,1in. Le grand-juge par une circulaire aur
licutenaris prfs les trib.naux, ordonne les s6ancea publique des 'tibunaux d'appel pour lea dlHits contre l'ordte 'ubhc, pour honiciies spcifls agressions 4 concussions , vols et autres d6lits queleoniques emportint 5 an s d fens.,
I jillet. En vertu des dispositions de a loi du s2 juillet i8oa . l e rand-juge declare jud les tribunaux d'appel sonit "utui 136 arerlvoyer le:# parties tun autre juge do leur dependance, qudnd is auront dctar )a nulhit& des prochutcs cri, minelles.
Dui ,'decembre ( 4 uiv~se.
Son excellence M. Alexandre de Souza et Holstehin. ambassadeur de sa majcst6 trti-hdelle , es mort i Rome )e v2 de c! mois apr&s u1ne couple maladie ; il &air Lg6 de 5t ants.
Monseigneur Offjil, vqne de Che-,anwse in partibus initte plenipotentiaire de S. A. S l'6tecteur de Baviere pr&s 1( saint i.)c CA t ativ1, Gel jouts d ierpjes , a 11











424


REPUBLIQUE LIGIURIENNE.

Gbnes , le 14 novernbre (22 brumaire. )
L'abb6 Gaspard Odetigo , member d l'Institut, ci-devant historiogtaphe do ]a lipublique, vient de monir. Ce savant antiquaire jouissait dune grande i putation en Europe.
-I parait que les Anglaia, aprs avoir fastdouter pendant quelque teams s1ils avaient vraiment in,ention de bloqucr nosports, mettent maintenant ia plus grande rigueur dans 'execution de cette 1ruesure. Is se Bont cmparYs de deux bitimens espagnols parts dici, ,l'un pour Barcelonne, et lautre pour Cadix. En consequence, le consul do S. M. catholique a inform le commerce de notre place qu'il ne serait plus drlivr6 de passeport aux btirens sous pavilion de sa nation, moinaqu'ils t soient sur hur lest.
Du 4 aticmbre 2 ni~se, )

Un accident funeste a port la desolation parrio lea habitans du Cervo , commune situie dant la riviere du Levant: une des plus belles ctes'et des rnieux cultivees, sest detach de ia montagne. Le terrein raniolli par let pluics ayant cede de routes parts, cette enorme masse s'est, brise et a could comme un torrent jusqu'i lamer oa ebb Chest engloutie er grande p attic. Les olivicrs , let vignes , lea murs de culture bouleverss et entasses lea uns Sur lea autres , offrent le plus triste,pectacle de destruction. Plusieurspropridtaires don't quelques-uns , fort pauvres , out perdu lears possessions. Lea maisons bitties Sur la cime de la montagne , son atjourd'hui come suspendues audesssus du precipice, et mernac&s d'une chute prochtaine. Le gouvernement a fait aussi-t6t partir un irfgnicur qui doit. aviser aux moyens do pr& venir de nouveaux mialheurs.

REPUBLIQUE HELVEtTIQUE.

Berne, le 7 dhembre (5 niv6je.) ,
M. de Crumpipen, ambassadeur d'Autriche, qui &iait arrive Ie ,-3 dans note ville, en est reparti le '4 pour se rendre it Fribourg , dl'oi Pon croit qu'il reviendra bient6t fixer sa residence i Berne.
En vertu do la loi sur le timbre, adopted par le grand-conseit , tous lea actes juridiques et petitions devrton t &re &tits aUT papier timbre. Le timbre giadue eat supprimen , mais celuf des gazettes est C'onerv .,et. le petit-conscil ect tutorisiAa 't ]endre a, volornte, iuivant Jos icirconstances, jusques Sur. les gazettes etrangeres. Les ambassadeurs-trAngers sont seuls excepts de cette mesure.
- Le project de l-i propose par le petit-conseil du canton do Zurich, sur le rachat des grandes dines , a t6 adopt le2 opar le grand-conseil aune majority( d c97 voix contre 66. Le 22 , il a anssi adopt.utu projet do loi sur le rachat des census , a raison de 140 ilorins ( 2iofr.)par maid de blvd.
- Le petit-conseil d'Arau a pris un arrki relatif a I'&tabIissement des &rangers dans le canton de l'Argovie ; en voici la substance:
t, Tous les habitanatIe l'Argovie qui n'o't point do bourgeoisie dans e canton, ou qui ne se sont point 16gitim6s comme citoyens suisses on fran ais, et qui ne peuvent tourmir une permission d'y
demeurer , ' -1veni &tre expulses du canton d'ici i la fin du mots. Sont excepts ton. let vicillards des deux sexes au-dessus do soixante ans ,,ainsi que les veuves et les orphelins qui out dejA et toletes Tus de trois ana sans te permission lhgale; mais leS communes qui sont dans cc cas, seront obligies , pour punition de n'avoir pas suivi la loi du t4 novenibre t8oo, de fournir I'assistance ndces-, sare Ahcos strangers , reus par elles au mepris des lois, elles devront, en' outre,. veiller ct pourvole it cc quo leurs enfans aoient entretenus et ilevs come les enlans des bourgeois de la commune. Ces orphelins devenus grads, ne ourront toutelois so marier sans s' tre auparavrInt procure ine bourgeoisie. La meme faveur dutie olongation de domicile sera aussi accorded i tout stranger qui , par un sejour do dix ans dans'une commune-,' Sest en quelque sorte raturalis i, ci; y a acquis une espece do bourgeoisie, soit par les biensfoods qu'il y aurait achetis soit en suppottant les charges civiLes : cependant il no poutra aussi te mwarer avant de s' tre procure one bourgeoisie. I1 est accorde quatre maois A ceux qui fnout.'point de domicile lixe dansle canton , pour acheter une bourgeoisie ou pour obtenir, ata ioyen d'un dp6t ou d un cautionnernent, tine permission supricnie de roster ou pour vider le pays.
Depuis la mi-novembre , les environs dAuboone lt do Cossonay, canton d- laud, offrcn t
Un phenomoene asacz strange :cc sonst des renarda enrages, qui s'approchent ern plein jour des htabitationas et so jetlent snt lea honnmies et; lea bestijaux. 11 n'y a pourtant en nucore qu'un seuztt aie


de mordu. On doune maiuidnant 1 Athasse i Ces aniiiaux d.creux, et le ci;ns cl de sant en a deja fait disseqiuar quelqucs-uus. On leura trouvi les organs de la digestion"enarilma , come (ions tous lea aninnux attaques de la rage ; iun d'eux avaiteIts dents noises et carries. Pour meux s'assurer du fait , on a renferm6 quelques cbiens et un cochon qui ont t: mordus par ces regards. On observe la marche de la maladie ct ltat de la plaic , afin de poavoir diterminer si c'est l'hydrophobie canine qui se manifest dan I espece du ,enard ; phonene dout on n'avait pas encore vu dexeiple.
Fribourg, 2 4 dictmbre (i niv6se.)

Le discours sui-vant a fit prononci it l'audience solennelle du landammann, par Mgr. Testa Ferrata, nonce du saint-siige.
r, Les chefs de&.can;tons clthotiques de la, �uisse, etie peoples quiI, comme 0 x, professent davraie religion, ontdonne dans tous les tems des prenves signalkes de lear dEvouement et de leur ob6ssance
envers le saint-sidge. Le-souvcrain pontife, son tour, lea a distingues par une affection toute particuliere ; mille temoignages d'amour et de sollicitude, mille bienfaits divers ant decou6 de Ia chaire de Saint-Pierre sur eux. Dans ce nombre, on dot sur-tout computer 'envoi, dans ces cantons, dun prelat de lacour romaine, entoure de la splendeur d'unlegat a later, et revetu du pouvoir de presider an aftaires eccl6siastiques , de repandre les grates et de dispenser lea faveurs spirituelles. Pentant plusics siles ,-i ]a vive satisfaction du vicairte supreme dc Jisus-Christ tptour Ila gloire de Ia foi orthuodoxe, les peuples, 9oliques de la
Saisse avaient joui d'un gage cdaiur aussi'pr4citux, iorsque. par suite tis vicissitudes dont ce si&le a presented tam d'exesnples uSs s'en virenut tout-A -coup privds. Cependanit., A eine e�i. an faitse des dignses apostliques par suite des dccts ampintrables de Ita Providence, Pie VII s'esi plu

a ripandre sea prieres (levant la face de Dieu ; it lui a demands avec g~missemetnt et,. avec larrnes, ci; en consideration dcs. niaites de jesus-Chaist son.
fils , le prince des pasteurs, do metite un terme aux peines, aux douleurs, aux angoisses qui venaient I'assailhr, et semblaient-de'voir be fare
succorber sous le poids da gouvernement dc l'Eglise universelle. "'" ,, L'abondanco ineffable da Ia b~ont divine ayant
arrach6 hi nacelle de Saint-Pierre la tmp~te, et be pontife rcnmain se aentant press , commie antrefois, dii desir de verger sur stones lea parties
du Monde les bienfW' de 4o p inour bienfaits viveme~nt r&lamiespar.les peatp~e r cbse~ ~par-tout avec les transport de lajoiet la plurviv , 'ii a voulo
aussi envoyerI uIn nonce apostoliqq atipris de ces nations celebres, rendues A ia tr~nquuilitd ci; an botaheur par les Loins dn PREMIErt CONSUL de France,
I'homme invincible dui siecle, sur lea lonanges

taira. Tout occu e.- p's onnous-m~mes des ioycns de s ervir le saint-sie ge apsrolique, osut en partageant lea soirs de"nos coleu s,-lea prats Lde a court
de Rome, soit en nous vouant an government de Ia province cduiasique , qui neous a ets confl& ii y a pres de vingt; atm s, nos penses, mos projects &aient dirig s vets ce but, ,loraque Ia nouvei do note nomination la nonciature en Sdisse et venue nous susprendre. Appelles par unt disposition de Ia cliana nce divine at ce minister honorable et paniboi e-la-tii e,'tSu-out aifiinaent au-dessus de notre faible mntite, nus avons rcveli, dans la simplicity de notre coeur., au Dieu devant qui tout-est deconvert, nfog juates apprilen ions; DOns avons conjure, pa r nos supplicatons ardentes, nos larnies , nosj fines et cls autres ceuvres de ]a piet6, 'cc dispensateur supremc de tous lea biens , de. fire reposer sur nousson esprit, de sagesse et dintelligence ,, son esprit deconseil et do foree, sonesprit de sciense.et de pi& . Forts de son 'appui, je cocur rempli de courage et dc ze e, nous avons eritrepris' hiotie'voyage; la protection divine 'sous a' gaiantis do rout accident. Nous sommes entris stir le Sol do la Suisse, 'et dts cc moment, ehaque pas que ous4aisons, nous
a nontr6 de nouvelles preuves de la-pi~te atdente de, c people, do sa vdniation ot.de son devoueJment pour le saint-Sige. Lea citoyens accouraient 4eleurs demeures, ls,pitres quittaient teurs aon-,
ia oes et 9 lur son champ, pour se ;cndrc
Sur notre passage. La joice etaii peinte ur tons lea visages, lea acclanationas '6evaient de toute past, par-tout'on nous' rendait A lerxvi deabihomagea, afih d'hbnorer dans notre humble pertikine le viv' caire de Jfsus-Christ. .
Les utorh6s de Litcerne dles-mrnes, tunieII aux cliefs lea plus distinguis' de 'glise sont venues, scion l'uaage nous recevoir a,l'extenit du- lac 4 ct, depuis notre arrived an milieu' d'elles, nons n avons cess d'n recovoir chaque 16ti les pretaves les plus touchantes de copsideration t d' gards. Nos diness, prddeeseurs -'avaiont requ be rn mcm accucil cit .jam tes meimes, avantage$ ; cest done At juste titro qu'ils se lont urasi grand plaisir do c~l& brer dana leurs dliaCots la pikt des p1 upls suisses, l a s~vei; dc dnicours dcs'cccI~lsiasuques, ha d~vo-


tion ct le zele aw-ec lesquels its. 'acquittentt d lev saint minister, Le tirnoigniage de nos yeux viett pleinamnent confirmer le leur: mais nous y*joigno ' encore la persuasion bien tonde que c est aVaU,illustre landammann, A votre sollicitude, a votr
zele, que les cantons catholiques doivent attribuer lea biens don't is jouissent. Telle est aussi l'apinioa que le souverain pontife a conjue de vouset qtfil a daign6 nous manifester au mordent de note d6part. Mais comme la grandeur de votre ame et Iardeur de vote zele rehgieux . ne ckonnaissent p as de limites, vous avez bien vouhi encore nous fire rendre ici tous ics honneurs qu'un nonce de la cour de Rome devait attendre. tous ceux que les catho. liques de la Suisse pouvaient desirer pour lui. C'cst donor un jour de bonheur et de joie que 'elti O6 nous pouvons vous advesser ce discours, hamre' a jarnais recommandable par vo vertus, famine qui avez bien mrit- do l'Eglise catholique! Fortde notre mandat apostolique, 'et con hans dans I(& efforts que vous ferez pour.conserver intact en ileivdtie le dip& de la vraie foi, nous nous livrons SF'espirance certain ,que ni Vous, ni levautres autoritds du pays , -ne changerez rien aux sages. rnglemens adopts dans let Cantons catholiques, touchant le cuhe divin, et les nwinistres des autels; tout ce qui; pent tourner i l'avantage de l'Etat deviendra 1'objet de', leurs soins les plus assidas, pxiisqu'avant tout ils desirent de voir beureux les gouvernemens et les peples. Mais ii est tems 'de finir ;nous desirons cependant , illutre andammann, vous laisset bien conivaincu que ric ne pourra nous ,&replus doux .plus confotrme a no$ vceux, que de travailler, avec votre appui Ct celui des autoritds qui vous sont adjointes, la gloire eta la spleneur de la foi c4tholique. 'est pour pouvoir Ie tare , que nous vous presenmtons ici les lettres de crdances dont nous somres charges, de la part du souveiain pontife notre wantre.i
Rionse de M. d'Affry.
4, Mgr. l'archev.que de Berithe , it m'est diflcile, sans doute , de reporidre dignement aux timoi" gnages flatteurs de ietire don't S. S. daigne a' o horer ; je mritc peu 'opinion favorable qu'clle veut bien m'accorder. Si cependant j4 posedi quelques quality ; c'est mon profond respectpou 1
la religion, et mon amour sans bovnet'pout hn~lt pays. La Suisse , mooseigneur, est depuis longiems divise d'opinions rcliietjses; cc fut l'oivrage du teams ; mais eile ne iat nullement dans son admiration pour le prince que ia Providence a placi sur ie u6ne pontifical, et' p our 'fomie que 1z religion a assis sur la chaired de S. Pierre. Je suppli votre grandeur d'ire mon organ aupr~iidu saint. pee, de lui offlir i'hommagede manon respect, A ui demander Ia continuation de sa bienveillance pour moi , et de tm'obteuir sa sainte protection. je suit tres-hcureux , monseigneur , que S. S. ait chpisi un prilat tel que vons pour la nonciaturp
en Suisse ; ce choix est un bienfait que je alt apprecier. 'a

A N G L I T ERE

Edimbourg, le 1,8 november.

P 0 C L IA M A I 0 r1N.
Par ordre de sa grace, Henri , duc de Buccleug , etc. etc.1�I.I
Attend qu'il est d'une haute ini-oortancc qut iles mesures soient prises pour eloigner de rla c&kC, oU diruire tous letobjet. qui pourraiesit tre util~s i l'ennemi ; et fin qIte les dispositions qIi 4erQtlf faites i cet efftt, soent gdniralement connuiCSt Comprises, et que persorine ne puisse allguor s ignorance, on taitconnaitre par cespristwtesquo de *'ignaux, pour donner .'alarme A cc'aOc 11 snt &ablis au chateau dEdimbbtrg. ,.
)i ii'son do l'Est. Division * XIda!O ,st.*

I. ,Braid Hill. .
.' Roman camp, ' Sou- r. CorstOrphi~e lit.
-4th idi Hill." '' . .

A choaque station ,,, a trois siginaux dif frcns pour, le jour, et. i;deux sxgnaug 4iftct pour la nuit, pour e aaire . sag: qa RlC li circonstances l'exigetrot.

,Tous' teux ql 'ocuperont .des zaouiliOS si;t Ir! foursdans lg -coniti, seront. pr&s & importer.,. Oa. &d 'iuire lea trenles, ,do.nqln lo fours., dquil. en rcvron~ Ilrlr
dedpute lieutenant dn district , o. de 41o9cr qui y corrmandeo . �' ' " ''

Londre , let .1 d!erabre (9fthhaiie')

E xtrait du Sun 1cr d~cewbrc x8~'3.l
CGent mile mateiO~ts ont, t* votes bih.er', danasl clhambr� de, cow munes, pour Ic erTVICa (IC IL-












I -M. Addington a faith Is motion do passer un bill pour continuer iA auspeuigion des pailenoss en especes A la baique.
.M.,Yopke aannonc. qu'il ferait vendredi la tio-, tioa do passer un bill pour continuer la iusp~nsiou de lacte d'habeas corpus, Aieffet de mettre un term A ]a 5rbellion d'hlaude.

IRLAND . - Correspondaneg particuliere,

Dwyer, ce fameux reblie qui avait 6t6 mis hors Ih 1ni, etqui avait cbapp pendant six ans A la justice, vient enfin de se livrer lui-miie la ttierci du goave.rlemnent. It s'est renda tnercredi dernier au eapitaine |ptoe , dauns le comte de Wicklow.
Le gouvrrnement a offert use recompense de 500 liv. at. pour larresiation doJames Corcoran, cet autre gcndral rebelled mis hors la loi.
-On nmande de Cashel et de Fithard, qu'on estenu6 A force ouverte d~ns beaucoupde maisons dans les environs, et qu'on y a enlev6 des ames, Une tempdte furieuse , m elde pluie, a cornmenck meCredi soir et a durd bier tout, la'journde. Les.tiavires qui sont dans notre port ant beaucoup souffert. Un bitiment de Dunbarton a &d jet6 sur le banc de sable, appele South--Bull , et II a peri corps et biens. Un autre navire de Cork a ausst echouc, nais I'6quipage a dti sauvd. Lots des derniers coups dt vent, 'escadre sous les ordres du capitaine Go'hrane, a dtd forde de r.ntrer A Beerhaven.
--Le corps -royal du gdnio va Otre augmqntd Sur-le-champ.
-Sir Joseph Banks est dangereusement malade.


I N T E R I


E UR.


Boulogne, 'le 14 'nivose.
Unconvoi de cent voiles,, parties de la lotille de ueme et parties de la flotille de transport, a double,
*it, le apGipnez, avecatn vent oli frais,' nordart; et, 1alre ,a. croisicre anglaise., st'enitrd a Boulone. Dux souls petits bateaux traneurs de Ia floutille de'trrinspoit, etun bateau canonnier, mente par dir soldats, ont &d pris par la croisiere tigaise. Ce bateau canonnier sest battu deptis d~it heures du soir jusqu uminuit. II avail drd afalle' par les courans.
Le btiment anglais a iti considirablement imdomna le, et a eu-sept hommes suds. La moi tid du m0ond" que potrait le bateau, ayant vu une itconde covette ariglaise qui arrivait, 'est sauvie d tn cannot.

Aix-la-Chapdle., le 8 nivnse.
Lasassin Schoeffer a it excuti hier, i "trois heures de raprdas- midi, au milieu d'une foulo irumense accourue d toures les 'communes voisines pour IC voir. En sortant do prison , ii a demandd du vin, et na bu uine demi-bouteille. I L'effet de cette liqueur a etd de Pchauffer , mais non de lui donnir du courage. 1i avait lair fort abattu. Son visa dair penche , et son corps paraissait inanimnd. Arrived prds de l'dchafau d, it $s't return vers-les spectatcurs , eta faith 'aveu de Ison crime, on a demand pardon Dieu, itx hotnmes , et aux jug s qu'll* a voulu trotnper par de fausses dkclaraiiotis ; it a invited les peres Ct mretes A veiller sorliars entin , CAa fini par dickre 'qu'il monurait �6a1oliqie.

avo, ^ t 12 'i �O e'.
Januas Tapeche d hareng no fut plus considdrat1i31 i iauIjourd'hui. Onloit cot avantage au vent tdu nord , qut a' souffle tout-a-coup, eta d oigne ls chiefs do ener ennemis mbitel des harengs.
Ci 0rypante bateanx sont encore occupes a pecher oi cet ps~ant rds tadec, ui rsou"rrnttd$ tUllement charges, qu I *s-oqt et oces dejeterune
P, ti , I ,., ., , . . . ., + .

.t invsrqnj entre,9 .++ *


'6Pkiris, i .;iv'e


; Le P RtMiRt CONSUL ,st de retour aris,. IIleit atrivi auoutrd'hui A sept "heures du sir


tl INiT TEI i ME L A 1
Xxtrait . jlgtros i['itn a 1, t citoyeh Epfon
- CQPM.ie.- 'kfilcatL tt iAf' Jo CitVyaOyl Louvtd, Ious-commissaife de maine.
Le 9 nivose A dinheures du martin, une corvette anglaise, &houde sur ritl de h0scy,'f ut appcjue do Granville.
Le Utoyten Louvel, sods-commissaire do marine, SC toncerta augit6t avc le citoyen Epron Gapxo


s3u les moysn d'enkver cc


Des marius, des troupes de la garnison, des emplyer des douati lureiut riunis en utpinstant ais ]a mer avaic d j't beaucoup perdu , et on no put laie sortir que quatre bateaux ui pottaiesit quarante homes de routes aimes.
A deux heures, cc petit ddtachement, command, par Io capitaine Epron, qui tait accompags 'oe i'aide-de-camp du gn6ral Vaufreland Commandant A Granville , avait debarque sur ile de Choey.
Un p~niche anglaise s'avan a pour attaquer las bateaux kraidnais, mais aples unc fusillade tes-vive, tous tes Augiais qui Ia montaieat furent faits pitisoniers , au iombice de trente-quarue, et amenos A Granville , sans qu'aucun Franeais ait reiu la plus ldgtre blessuie. Deux marina de Cancale, 'eterlus prisonniers' sur 'la corvette anglaise , out etd ramenls dana Il port.
Le lieutenanrt anglais. Abi Wantner Thomas, commandaqt la cOvete eCt. ensure a jla-tiCh-v. a eu Ia jouC traverse par u wba tex ;i
La corvette &hou.e. etai&. le Grappterarmie de to caronadede 18, et do deuxca60; de 12. Etant endierenheut dcfonce, r et na 'potuvant &re relevie, lc capitaint Epton y a. mis le feu at l'a. faith sauter tvant de xvepir A 'Granville.



C ORPS-LEG I SLAT F .

SESSION DE L'AN XII
S E A N c � ) U-15 N I V S'.

LE miniStre do l'intcrieur, precedd de deux ruessagers d'Etat, de quatre huassierldu Gohveroement et d'une escorted dola'garde consulaire, sest xendu 6 .niidi precis dans le local des sances du corps-lgislatif. 11 a fair notifier aux nembries de cette antorit, que Ia salle do leurs sdances'tlit pztte i lesrecevoir ;ctlorsiquils ont eu ptis place ii leur a adresse Ia parole en ces terms
Citoyens lkghlateurs,
Quelques rnois sont i peine jciul, depuis votre separation ,,et vons aes a ppellds de nouveau A reprendie l'exerciee des Augustes functions q'ue Ia constitutitn-vous a, d Fg s.
C�tte session du corps-16gislatdf va, ire mbrquie par, de nouveau bienlaits - pour'l . pegp e - le Gotuvernement , riUi a mlf ditu i larM& ia io crittt, suite de lois sAlutalres etprotect :j'tl " a issfIItI et conacrent'1i liberty des persbn, es s, bases'des fransacrioiss ,.la garantie des proprkis', Va- les soumettrc vote sigessc . .*
Vous ne verrez pa sans admiftion que it Gouvernement, au milieudes ipanirAifimmenses qu'entraine Ia guerre, na pas ajo urn, upe seule dipensc utile, n'a pas supendu uiie ,seu e rreprise comnmence., ria 'pas carter 'tdne seule idc d'amdlioration. It a su, allier, par son geie or as privoyanc'., tons lea. bienfaiis do Ia paix aux sons importans. de l guetre.
On ne voit sur aucun point do )a Republique ces sourdes agitations qui arnoipeit dei craintes ou prsagent des revers ; on i'enteindO ull part ces discussions orxgeuies qui cari cririserxt la m&fiance on cachxent ries projet$ sinistres ': rout esr
caln autourde nous, . tout eit heurcux ,:tout est tranquille.
Une jeunesser cour~geuse s're-'4 nve .ardeur
s6us les drapeaux d a patrie ;'aliieut, Ie
conmer;ant , 1 fabricaht , se pressent utbur du "GOufvernemenr iouiUliii 0iffir' lenr' tfioiiiso'n, Ileur
or , lur produit ; t FPupil fra af',"ii' de son Gouvermerndt , cdnfifit ,"da'ni'"es -' i ei, hecureux par sos ihastttufions, 'eiprl~xe aujouirdbhu
q' ,u n isretim ct, 'dN n N'AMqv 1A C9,t' Li -CHE AqU"GUSTE D L'/TAT:" . ' ' . . �
1, ibre decraint.4s , A'agitation , dlcquietude, k People la i*sreq~'rrJtd~wnde' sea

e vai inform Te'G oiverneen dlaI

Api 6s' cc difcouts-, Ie: munstre s'est retixd, ct ,Ic corps-legislatif s'est constitui provisoirement sous' Ila. psi .eqcOu doyen d'agc. le.,citoy crti_4ryLatosse. Les ci oyens Borde, Sapq,',, Lesp t.er ti Duhanaol' rettpliss�nt les functionss: do so tdt ires .
Lest mrnnbrer-nouvellement dilus seont-appekd successivement, et font Ia promesse d'&re fideles

Le corps lgislatif artte :ensuite qu'il seta adressd un message au Gouvincinvntpbur inlormer d sa formation provisoire.
La seance cat rlevd.


TRI1BUiN


A d


Prsidqtce de Carion-JN'izas.

StANCE DU i3 NIVOSE.
La seance s'ouvre a midi par la lecture du piocs-w verbal de la derriere seance ; la rddactiou en e~t adopted.
Le tribunat se former en comit6 secret, et indique sa premiere seance au S.
Les spectateurs se retirent4


TH E ATRE FR ANC A4$.
Ce n'est point
Du parterre cu tumult au parterre attCutif,
qu'en a appehI Ile ciloven Duval , auteur de Shakespear awoureux , piece dounde'sans, succ1s i1 y a peu. de jours , repr6sentde hier pour la second Fois, et unanimement applaudie c'est ,A sa raisohl i son experience des cets de'la scene, a son prol! pre talent enfin que cet auteur en a appeal pourrectifierclans son ouvrage ce qui avait Pu lui nuire ; pour Maguer queklues details qui tenaient" plus de la dc!amation qu'i!s g'appartenaient A 'action ; pour laire ressortir enfin les traits principaux, en les ddbarrassant d'un entourage inu-. tile , inconvdnant peut-kre, et de discussions hours de place.
L'auteur de la piece nouvelle a peint Shakspear amoureux; i efit pule peindre encourag-ant Un jeune riyal , poete tragique, et faisant A son igrd ce. quo notre Moliere fit pour Rlacine oieat encore pu le ieindt noble et genercux dans s4 retraite viitant ia veuve d'un am[i, et Ia for ant d'accepter uh don conisidlrable: peut-ere s'i avait cherehi A representer, dans le persounage znn e .de Sha-' hepear, cc rnlan e de s4bime et de trdvialit6 de grandeur et de ouffonere, doexag adeon ct d@ nature qui caracr&isent ses ouvrages ,. noire auteur efit-il offeit ' ia scene un caractere neufl vqai la dldicatease fran~aisc en eut sans 0out� ' b!ess&
Quoi qu'il en soit, le citoyen Duval 's'estboini t nous reprdsenter Shakespear. pote ;'comedien, amoureux et jaloux : i a mis,-i la scene cete aventure du tragique anglais, q(1i dvanwan dans Un rendez-vous anaoureux un lord qui devwit s'y presenter avec le mot d'ordre Richard 111'. lui, c ia par la tendte que Richard III pouvait s'loigner, que Guillaume occupait sa place.
C ette avanrulegalante n'eut pas et6. traite sur otre scene sans une extreme difficuIte. L'auteur a senti 'qll Cuail il avait A a viter, it a donn" Sl'actrice dont Shakespear est dptis .les traits sous leaquels on nous ddpeint les anglaises; ceuix d.'uo; beaut rdguliere. sur le cceur de laquelle fes -passsioiis vioenrites ont peud'empire. De cete conception, ii st reisult6 que ]a jalouisie de Shke par st peu rotived, que le personnage de Clarence' noffre pas-unicaractere assez prononce
-pour Ia scene - et qu'Il neregne ps c ans l'o1wage en Maxral un int&&ratssez pressarir en faveur du poete.
Aussi a-t-on moins remarqu6 le. talent, avec lequel l'Auteur a rcd ler ulc princidjl , 1'nergie qu'l liii a donnie, , et fa chapter quiIprte' e discours, quo ]'art avec lequel i a nri' Atn .scene charmante oi ,la jeune actrice. 'oy;' u le po&e se livrer A ses tr ,sjborta.j~laux, ctoit qtsd compose qu'AlY nire ,AeylitvC e, une scene d'Oth Itoet applaudit ,d ia rrleure foi di; monde a 1'exaltatiqn, de ses discours , au drsovdre dc ses gestes, . A.la fure eir.qti anime ses rCg4rds. Cette, scene ect d'un vyit1 ru ,Ejleose 0 attche A des detaih int~1sar qu, tfiioaieoi .pour d;s r lae,-a itiqkx en jav ur du n"ou'vage qa ert moins present par apua,tctur oure up; ;comedie, .que com inue an.ecdotedesitt , sre.jqr en quelquesorc, de.cadre ah 4 6rait d&'UA

Tita en parasant cla f~ e h~~a
a t sV ,venent applaud , cqu oij.l cher de reconnaitre dans cette iarque ebenveii0n& v ubiMi3, un i's-ghtvrtirtu' dO itAerkiYque
I'onw ns~~ sti&W 'k .et' -et dvldsm 14s~
roles dttOrhetlkq d Mac4thbi~t 4l ah|tr, mLh,)s4 applaotdissemc s ,f n'r(reddibl' :ldsrt o ftt1 ptA observer i'art avec Iequel Talhxai, sti' tsl#rddtoit ,t.*Miijo de ia con1 esAton ,14 1'g t on, de cehj
q lactu6r',qui d~cag.
teur pour expreotimiein amotr vlent, t,uo jalous a furi 'se :-onadit avec-pou-e4ondeener. quetlain a avait tait dims cc role. tn essai de soq tahnt nai1 le genie comlqoe., o s' talti
Cinrc.gmn rematquablo qgc)ce tbA , o
araire il dtiit app�l s,6ps doc1retAlt.'hatgdiio mats xi est de Ia nature dir *,aten~- dun trard corne, dies, do no ccaia'uic anun x~le qtai lu suit trana-


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. . . .


tj:lle dz! 1-,i











426


get, moins qu'un obstacle physique ne s'yoppose fotiellement. Shakespear ne jouat bien, dit-on, (Iue 1 spectre d'amlet ; Garrick fut plus habilk, ii jbouait superieurement tout cc que Ic theatre de sorn terns lui ofiait cle rcles dans tousIles genres. C'est pour nous une occasion nouvelle de rapprocher son noa de celui de Talma.
Madame Talma remplit le rble de 'actrice , Cla rence , dans le veritable esprit de l'auteur ; ses traits out de la candeur , son waintien, de la d& Cence ; son organe', de ]a douccur et du charme; 11ous croyons meme que ces dons naturels 'enipruntent un effet nouveau do Ia situation ou ele st place , et do costume que le lieu de la scene x.ige. jIi
A la second representation , Vauteur a iti dernand6 de toutes parts , et nommi au bruit des appliudissemens. S.


LAlB R AI R IE.
OEnv es compleus de . j. Roasseau, edition imprirade par Didot ain6, au Plas niitonal des sciences et des arts, en 2o volurmne in-8a , stir papier velin supeit, ,et orpis dun portrait de Rousseau , gravk par Saint-Aubia.
Les 2o volumes , cartenn~s et itiquet6s, t4o fr.
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Les exemplaires de cette dition sont tous numrores.
A Paris , chez D~terville, libraire rue do Battoir, n�o i6, pr s cell. de lPEpron.
Cette dition , faite stir les manuscrits de i.j. Rousseau: est ,14 seule complette. Eie est une execution aussi elegante que aoilnee, ct tres-cortecte. Elltdoit sevir de type i celles que Von dofiera dan.s ]a suite. Cest dans cette vue, disent les dditeurs de cc magnifique ouvrage, que unots n avons epargnr ni recherches, ,ni soins , ni d6penses pour rendre cette edition pr6cieuse aux ens de lettres, par I'extrime pureti du texte, alter6 pendant ttop 16ug-tems.
Le Contract social, et le Discours, sur l'ori ne dt 'inigdliti parini les homines ont ere Imprimes sur un exenplaire corrige c ]a main de 'auteur , et donna par lui au citoyen Romilly.
Pour les Considirations sur le gouvertirnent de Pologne, I'on asuivi le pr&ieux manuscrit du comte de Mirabeau , dans sequel il existe plusieurs morceaux inidits que toepublicjugera sans douto dignes de l'auteur du Con tiat social.

L'Emile a 6t6 collationni avec le p!us grand soin sur deux manuscrits antographes entrautres sut celui qui a servi ala premiere ditiork de cet imortel ouvrage. L'on a r~tabli divers passages visibiernent alt &6 ou tout-i-fait supplimes. pour lesquels on avait exig des cartons qu'on rematque d.ins des exenaplaires de cette mme edition, et dont F'iuteur se plaint avec taut d'ainertume da i aes Cdnffs.ibss
Letexte de la Nouvele Hdloise , a t aussi collatiouin sur deux maiuscrits.
Oelui des Confessions a &6 rtabli dans touted
aa pu-ret& dapr~s le manhscrit que Rousseau avait fC veloppe et e achet pour ni'ereouvertqu'en i80, rn-ii quesa vtuveevint offrir, d&s 1793 l i la contentionr national. On y remarquera plusieurs ni rceaux asset tcoisd& bse, qui aqient & supprimes par les ditbhtg&d Londre 't de Geiive, A qiti JeanLJacqceg en-avait confi des copies : on 'y lira tout'au ong les noms 'des perAfues 'dont ValeI''autcor e'qut'cles memts 6ditdurs n'avaient :.in4uii que par br&iations; et I'ow trouvera an l'e mmeneembdeit u?41 t-Mbitalphabetique'4s g nat-feres ,
qui servira de fil your se rappeller-it4c fadilit les poques t les traits quelluetois bizartes de la via
ttteet pr v , T f i � 0 udl'efs vains
Aqx Jd'tn 4cs l O 4xkidji
d-Cd~ n e f 'I , . . , . . .

Jisiotn de,P#Wrre de 1a M utagne. Plusicura, mor4xja C id ,aot jA tOt1t.t,-.At volume 4 u Theire ,at toutqs I p9iexces ,. ttouvent placties ans leu ordl;q chronp~ogiq~ebJ -,. . . ," [- i:.

V Da Ilesblu Os e M liqut , on' h0Uvritsan ,doute aveilhAir ' uikiuri piees adoptes ar lot troupes frahiasa~ , 't qui pad ert boit l pke'


miere fuis d'aprh les manuscrits de Rousseau. LO' vingt-neuf planches qui ornent ces volumes , ont 6160r&tui:es t la plume par Ch. Baron , I'un des plus habilas artistes &nrvains tie nos jours, et graves par Riclhomme avec une perfectiotn inconsue jusqu i.
La Crrespondance a &6 augmentc de lettres sur education, les sciences et les alts ., ires par 1auteur i divers savans et i Mme de Crequi. Elkle a &t mise pour-1a premiere fois par ordre de dates , et IVon y a joint une table des matieres pour trouver i volont cc qu'elle pent renfermer de plus piquant. On vera encore, dans cette edition , plusieurslettres indites; une rtfutation du livrr de I'Ispnit, par Helvdtius, des pieces de posies ,etc. etc.
(Note des iditeurs. )

LIVRES DIVERS.


Abrigi de L'-Histoire gmirale des voyages faits en
Europe, cottenant ce quil y a de plus rernarquable, de plus.,utile et de mieux ivfrk dans les pays # onesr'vgaurs ont pdnatri; les moceurs des habit'ars, ia rieligion , les usages , arts et sciences , commerce , manufactures ; par le continuateur de I'Abreg de l'Histoire generale des
voyages faith par Labarpe (i).
L'histoire gkrn&ale des voyages est devenue, depuis une cinquantaine d'annkes sur- tout un cours d'itude universelle, appropri a toutes les nations, renfermant tous les enseignemens necessaites a une veritable education , et d'autant plus instruactif que ,l plaisir se trouve sans cesse iA cote de la leon. Le g#ographey trouve un prcis complet de toutesres parties de la science qu'il cultive ; le politique, un tableau exact des diffkrentes puissances du globe, et es rapports qui les lient; le voyageur',.un -manuel qui est pour lui le guide le plus sfir dans toutes les parties de la teve , come l'eiudiant, -fhomme de lettres et l'homme du monde, 'Ies'lkmens d'une science don't ils ne sauraient se passer. Enfin , le pere et la mere y" trouveront tout ce qui peut instruire "agriablement leurs enfans dune multitude de choses qils napprendrsient aillrs que difficillement et avec dgoit.
Qaant A la otme te l'abrg dontil s'aait ici, on n a rien chang "i la mithode ordinaire uJes volumes precedens. On a cru qui t1t uthe de rangerasous troii classes les voyages en Europe:" les voyages au- Nord , ceux au Centre et ceux au Midi .
Les voyages au Nordparaissent et comprennent lia ussie, IaT Polognu, a-, Suede, le Danenarck, o N rw'gc. H'sWande, les iles de la Grande-Breltagn., et In uisse , faisant parties du Centre.
Cu x i entre renfermerojit la Hollande. la
France, I'Allmagne et la Hongrie.
Ceux du Midi front connaitre IEspagne, le Portugal, [Italie, ls lies tie I.a Mkditeriane et la Turquie d'Europe.
Co~te division natitrell donnera lieu i trois livraisons, don't la premiere parait; la second et sous preste et ne tordera pas A paraitre ; et ]a troisieme paraitra dana Ic courant de floral prochaln.
Element d e.oographie ou Histoire -des Animanx
cofisid&s relativement an -egr* d'6tendue des regions que chaque espkce occupe sr la surface du .lobe ouvrage destine t l'instruction de la jeurnesse , par 'L. F. Jauffret, i vol. in-i8.
Pri, 3 fr. tour Paris, et 4 ftr. pour les dkpareencrs , franc de port.
A Pais , chez Demoraine iimpriteur-libraire, rue du Petit-Pont, no 97. Lq~but de pet ouvrage "at de donner aux jeunes gens des notions exactes sur l'habitation -les divers anmm 1apx; de leur fare aimer, par ce mnoyen , Sl'istoire natmrelle et -a g ographie, en ne sparant point ties deux sciences, en let embellissant 1otn'e par Pautre. L'auteur don't le nori rappelic plus d' ouv e consacr. a I'instruction de Ia jeunesse, a, 'divii" cclui-ci et diflrentes parties. i trait c d'aord de Ihomme, et de la faculty qu'il a au plus haut degri de supporter tout lea 1 im " kts. l dkit enauhe Iei quadrupedes universellenerit itpindus; ceux, qui occupant one grande portion tant de ancien que du nouveau Con, tinent ;ccux qui occupent seulement de vastes pritins de .aeien Continent; enicn ceux qui
- ne sont attaches qu'i des portions tks-rcsserrkcs .rant dc'Tancieh qne , du nouveau Monde.

( t}- iloiize"-M1uaws iu-86 ornis de figures, Ct ave atlas inq.4 y rix 12, fasa11.
.A Pi5A chcz Moutardier, quai _t;t Augusttsm, e .,


t ti


(Euivrts diverse d'lEvarihte-Partiy , nOuvelle di. ion corrigee et comidkrablement vol. in-1,2 avec le portrait de 'auteur.
A Paris , cez 1)ebray , libraire, place du Museum , n, 9.
( Cette ditionsera-, dans un prochain hmo, I objet d'un article litteraire.
e Paris/um ou Tableau de Paris en l'an 12(1804), ouvrage indispensable pour connaitre en petd, terns ce quil y a de cutieux ; antiluits, (lices musees , cabinets, manufactures , Spectacles, avec les noms et les adresses des artistes et des lift rateurs , )a notice des ouvrages publish sur Pais, les postes , les .monnaies , les lieux mkmorahl s 'indication des'rues-, et un panorama qui offre au premier coup-d'coil )a position et la destination dvs objets les plus intkressans ; parJ. Fr. C. Blaiivi[-. laire ,orlkanais.
Prix, 2 fr. 40 cent. et 3fr. franc de port. A Paris , chez Henrichs , libraire, rue tde la-ici, lIantienne librairie'de Dupont.

A V I S.
Le cabinet de renseignemens ouvert ? tons leS citoyeus pour taciliter la recherche des actes, et papiers de families ,, relatifs auX preuves de parents dan Iles 'successions ab intestat prerl~e ou ft ures, patemelles. ou matenelle, , d values Tar le nouveau Code civil aux collateraux qu au ie degr6, vient deltre augment , et lorapt plus de 5ootooo articles. Les families qui font des recherches. peuvent s'adreser, (par iettres afiranchies) au cit. Fabre ancien junisconsulte . rue Saiht-Andr-des-Arc, s 0o 35 ; ou les lundis et mercredis matin joult d'ouverture du cabinet. Le prospectus se troupe chez le portier.


SCOU R DU CHANGE.
o4 ut d'hier.

),~ A3o . 0jours
__36___________jA gojourfi.

Ansterdam ba Lo. 53 t.-6 . 54
Courant. -6 r
Lo dyes . . 4 1. 3o C. ' 4 . 15 c, Harnbonrg.L! )I ,89 Madrid vales . f. C. 1. .
- . f,f .e-tir . r4 1 65 c. - 4 f. 45 c.
Caix vaxe . f. c. L c.
- Effctif:.4 f. 55 c. 14 1. 40 c.
Lisboine .495 G8,1es efectif. 4 f. 68 c. 4' f. 62 c. Livourne.5 f. 5 c. 5 . c.
Naples. .
Mirlan.81. p.6
gile .pair. p.
Francfoi t .
Auguste . f. 55'c. Vienne. f. C. 1. 89 C.
P'kresbouitg . . I
C N 6 ES.
Lyon. .p. 5j. p.
iAiarseiIl.p. . o j. ' p.
llordsait. . a io0 j p.
Mootpellie'r. . a5j. Genkve ." 60 ,
Arkvers .,
I, F ET S P t U 1L I C S.
Ginq p. cent c., jo.,devend, an g 54 rft,1oe. Idem: Jouissance ae gg.m, an Xl. 5z 5t, so c. Provisoife. . . ff. c. Bons de rembgursement. fr. C. Bons trois-quarts. fr. c. Bons an 7. . . fr. c. Bons an 8.ft. &.
Coupures. f. C.
Ordon. pour rescipt. de donaines. .in. C. Ordon. pour rachet de 'rentes . . fr. Act. de la Banque de France. xo61'1i. 5o ew

S PE CTA C T I s.
hhlre de r'Opira Buffa. Auj. Cosa ara (14 chose rare.) 1
ThittadeigLouv'ois. Auj."Mkdiocrc i Ilanpatit; le Rende - vous au bois de -Vincenhes-etlIa
Flotille. - -uj sravegae
Theatre du audevtllc, AulJ l'Aveue? suppose; Adele ou lea M estaMrphoaes t le Pri.-


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toina iclicetCt,,ci dc ;liq ,11 411
- ft fatr alaietktettte~~I~Irgealt tC teeffcsi , f'ank d pIc o, a3 A (oc,'fl Aga pr pnitjra do c eJod-tual, roe de toitevin ngo1, 9 / sane t doivnt �Ir � -d ,. i aln e,-, I% fIdura chp aTdvd'ans iet ,, alcon Ir pdtt d'p y.i fu 1o peu. [fiafawi tii.Lns ettres dei d plartcnieaas, an ails anchie*,, tscscrontt rion cjtita-s de la ncpviC
" o a' W t -walrrdon p rurphlnV on ,ia!1t- ,V d dhuarger ccI iz rc, Iaeat . .

� ,ratcc-quaxoutcminsh Ittredactio. dt vtre adifesi au rdactcor .rue des Poitevia t u 13 , depI neficuf hears's datuimati" jusquoa d aq hctacutdu soir,


A Paris. dc l'imprinam cie H H. Agas�, proplikauke do Moivar,, rn des P itcvins, no 13.












GAZEFfEN TIONALE ou LE MONITEUR UNIVERSEL.

A dater dii7 flivose a1, S Actesi du. Gotuvernoent et des Autori, cbfistitues, contenus dans le MONITUR snt oJiciels.


Dimanche, I7 niv6jse an t,2 de la Ripubliqse, ( 8 janvier I 804.),


E XtT E R I E U R.
Ru SSEI .

Odessa, le 3 novembre (t fbrumaire.)


L ormiMrce'et 'industr;e font ici des progr6s i,,,o ab~eti.' e ho mbre dts maj so ns ei des ha bifntia augmented en tr-peu de teams d'une maniere
I , )! �"' -0 "otde
q(ii dent en quelquesnrte du prodige, On Vil es TUe$-ctnti rcredtnorXivelle.:; , vaisseaux6 tient entries dans notre port i la fin d'octobre. C.- commeacement de prosperite6est une suite de 'Ndit que lienlerctr a rendu le 1: novenrrbre 18o2 ,-par ti WeIii penrmet aux propti4lares de terres de faire
le co,e ece d'exportation en gros. I1 s'est &abli icl' tout recernmentt une nou4elle maison de c I ornierfe, "dont les itt-esses sont des propii.iire' tables. On talctulc que I'on inioorte tous aus en Russic 400,00o livres de 'oie de la Verse.

ESPAGN E.
Exlrait. d'ne lelire particuliere de Malaga,,

di I 4 dlcembre ( 22 frimaire.)

la malalie qui regne ici,-depdtiis ]a mi-septembre, st la fievre jaune dAmerique, le vomto tlegro des Espagnols, que les Franqais appellent lnaladi de Siam. Elle ne je sommunique potntpar 4 tactI, mais bien en respirant Paior de la chambre de mialades qui en sont atreints, On pent soigner, iouch'et ct cbangerde linge les nalades sans craindre d'etre pestif&6r; elle gage ode proche' en proche comme toutes les maladies, pidemiques , les sujets qui ont des dispositions A en etre attaques. Lea .cusesrprdisposantes 'de invasion de cette nialadig ot :o tin amas plus consid&able de bile;t go ks, passions fortes de l me, et. tout eequi est capable de mouvoir, trop violemient )a fibre.
* Elk a nete trodute a Malag ,dan une saison 6: pi'odiquertent it regne "des fievres tierces et des utermittentes, par un ba o rb 'A.il"
nljue , lequel avait perdu pendant sA traverse 'la majeutepartie de son equipage. et qai suivant la costume des &rangers , qui veuhnt avoir plus failement, l'entrtie dun port, avait changes ses papiets_-A Gibraltar,, et 'y avait pris un nouvel equipage. Le capitaine d ce bitiment , instruit des mmotrs et'dcs usages du pays oiu t allait, a trnouv, au noyet de. cette cyiminelle ruse, le moyen bien simple et b eti facile de s'exempter d'ure quarantaine rigoureuse qu'il ct taite dato lea ports de France ayant des ralades a son bor, �t hn-i.meme etant atteirt de cette nmahtdie". il, eest ainsiprocur ls oyeu de a barquer. Le batelier qui li' condt it"" te'rre, i'a 1o9 chez luit lui a procur6 tous Ice accours n~cessaires.
Le capitaine l'intressi ,Batelij, s femne lemaecin Buzon, Ie vicaire.do Ia paroisse de Saintriewt�, .cinq calefats espagnols qui avatent travaille t tej)~rer Ie batinent, sont tous.morts dans Ia ii1m e sennaine et de Iia rlatne rmaladie vomito "-'. Les' corps du capitaine , du vicaire et du mdein, suivant un usage bien blimable en Espagne, ont 6tt exposes, et jonhum6a dans Ia m me paroisse du fauxbourg de Perchel, qui a ti6 le Premier infecti." La mnaladie a gagne rapidement tos lea qnartiers de Ia vile, et I'on conmpte aujourd'h'ui huitrmille victimes d'ue subterfuge bien ttninel.

Le" ze4vrairaent phi[antrpique d'un offilei e sant frra'rzas: le itbyoia MarinDelestra, n tii vrhdt:les sefVives lesv'pluS signals. Depuis le tonimricemen!de l' pidtmie il n'a cess6 d6cou~ii joete;e nuit at secoursA des nalheutreses vicinme, de fl aui. Nditrellenent sensible et dsintdres$,
)1t -p'res- aliandonnis par le miercenair es on' i I1bjet de ses plus vives 'sojliitxdes. On 1', Vil ,ecevoir 'o" du rich pour lc, distnibuer aw
'#f 'c fer do'-isiter ces deniers , quc
set" eux ne pouvaient consider sans se baigne de lanes. II a vu ses p~nibles travaux couronn d'uj grand su~se, et jouit d'tine bien douce r
toinpensel'istiric e tla'v&neration publiques.
Encc mornent, nous somrne toujouts ervi
ronnis d'un. ordon dte ttoupes Iqi coupe toup ctmniuniclton :nous faisons encQre des pettes Vuil l s egrd Ia waladic 1com 6 (tant sur so
d~hn.�,.


A LLE M A G NE.

Vienne, le 24.ekcembrc (!2 nirse,)
S. M. lempereur a ilev argtade de feld-marcha j. lePdrince Ferdinand de Wurtemberg, COMmandaut-gernieral de la Basse-Autriche ; elle lui a en mnie teams confr le comniandernent g6n~ral des deux provirces d GaliJce. fl A. S. est remplacee. dam le prenier poste, ar le,lijutenrit-oneral prince de Lichtenotein. Le lieUpEnant-gn~ral pince de Schwarzepberg eat nornrnievice- comtnardant dans ]a Basse-An ,rrhe et I t ral prince de Rosenbearg,g6ndral de division,.
-On vient de remettre en vigueur la'lo sun la censure , donnde en 1798 1 d'aprts .latuel~l les sujets de S. M.1. ne .peuvent fire insirer aucune lettre, aucun article dana les journaux et gazettes 6-trangeresI sans les avoir auparavant sournis i la censure dana leur propre pays.
D'aprs le nouveau code criminel, qul aura force de loi it date du iet janwiev proehain, la peine-de mort , abolie par Joseph'ill, est rtablie pour divers crimes. Les .effets du chittiment' d'un coupable ne s'etendent plus A sa famille innocent, et par cc m me principe d'humonit6, la prescription est r~tablie sous certaines.:conditions. Enfin, la confiscation des biens n'aura plus lieu dans aucun cas.

Hambourg, le 26 dhembre (4 nivbse.

On ecrit dHanovre qu'1 y a eclate ces jours dernjers, ,i peu de dstanhc Pun de l'autre, deux mcendies qui menaqatenr de beaucoup de ravages a cause, du grand vent qui soufflait4 mais Iactivitt des Franqais et la p r~ence des n&aux Moi tier et Bexthier, qui ont eux.memes dirig6e emploi des secours, en ont bientt arret6 les pregrs.
Le cdlebre violoni francais Rode, a donned, le 8 , un concert iA Menel: i'l y avait us de six cents auditeturs, et le product a 6te' tr s-c risidrable ; mais 'artiste genereux n'a accepted que So ducats, et a destin le rtste pour le-, i
ville de Wie]e.,
-La niouvelle -mine d'or d&ouverte dans les montagnes de Cathetinenbourg, e Russie, se
montretous les jours plus abondante,Mt Herrmann, a qui l'on doit cette, d&ouvrte, albeu de 1'empereur. une belle bague de brillans avec le chiffre de sat najeste.
V) m 7 dicembre.
Trois vaisseaux de ]a conipagnie xusse d'Amrique, arrives depuis peu ' Ochbtk, e chprga de pelleteries, pour la valeur de deux millions et demi de roubles (dix millions de francs), ont
apport6 ia triste nouvelle que la fr gate e Pidnix
qui avait fait voile d'Ochotzk pour Kodiak, "et board dc laquelle se trouvait un .v8qu., avec toute sa suite, a pei en mer. On n'avait point eu de nouvelles de cc bitiment, depuis son depart mais des o bnis trouves sur les c6tes d'Aie-ile, ne t laissent aucun doute sun son malheueu ; sqrtu 8 dcembre.
Le cutter anigliis 'The Avtnger der 14 c'aons
capitaine Suel, a peri dans]a nuit' du 5"'d~cem bre, at l'embouchure de la riviere de jade.
L'quipage a &6, sauv6, et transport& ,,Sur deux navires oldembourgeois , i Grcthshl , en Ost
Frisc.

.Francfort, 31dkembre (19niVs9.)

-: M. Ie roi d& Suedc est enti&emiktr"ti hbli dt
son ieidiaesfit'i' it a Ai �t Ilc g6,i theatre d,
lia cotti la' repftscitaiiOnide l'opitad'Achille.
t'
1ETU Lu QU1E LiGURE9NNE

, iGenes , 1t 26 dhembre (+ 4 2vos )

Une Iettrd de,-FIoreuee, duo Sde. e mois
Cotient cc qui suit "
gs Depuis 175 �on ne so rappelled. pas qu'il so
ton'b des plus aussi fortes et aussi continues qu
~ ~o~cs U notis.s essuyecs depuis le corune
!e t e c mOl ,; elles oat ete psieurafois tac cqmpagnies d' liia et do violcus coupa dle ton


nerre. Presque toutes les plains du royan-ie d'Etrurie sont couvertes d'4tu. On craint beaucoup que les sentences ne soenit enti6reinert peidues. Und grande-quaintit6 de biail-a, ddj5 pii., ,

! N T, E R I E U R.


Paris 16 nivose.

LYs Am~ricains en cc moment A Paris. ont donna ces jours derniers une 1tte dont M. Lewingston a fait Ics hoiteurs. Le ,ninistre des relations ext& rieres, . pusieuts autres, ministres, les ministres p nipot entiaires de la Ripublique qui bnt.ndgoci le, trait de i8oo ,plusieurs conseillers-d'Etat et officiers g tinraux y ont assisted. Voici les toats pottes par M. Lewingston:
Les Rpubliques Iranqaise et aniericaine pulisse ia politique kairee qui dicta le trait6 du 5o avril a leurs illustes chefs, se transmettre A leurs successeurs!4, et fbnder un commerce d'arniti6 durable entre les deux nations
La convention de 8oo , qui dissipa les nuages 6levts entre les deux grandes Rpubliques de Pancien et du nouveau Monde : gloire A ses autetus salt et prosperity ses ndgociateuts.
Le traits de ,i8o3 et les hommes d'Etat qui Po'nt negocie : queI'honneur etla reconnaissance soijnt le prix de leurs services,
BONAPARTE, PREMIER CONS UL. dont "le genie a)m. champs te Mars et dans le cabinet, a faith l'konnement et Fadmiration du Monde.
M. Jefferson, president des Etats-Unis, ,philo. sophe illustre et home d'Etat patriote.
Les ministres de France et les chefs de ddparte, means des Etats-Unis : puissent-ils , en servantavec fidelit6 leur patrie , continuer i avancer les int&rts r~ciproques des deux R publiques.
Aux habitans de Ia Louisiane, efans de la Vrance, qu r a fonde leur coloie. et sOS aris a peretuite



NINISTERE DU TR-SOR PUBLIC,

ratiement de la date fniblique, d effettuer du landi
J8 ,tio6se an 1, a64 sarnedi A3 , savoif.
2 1e Semeatre an i, et !r Ttimestre an t,
Dte viagere.

t, t'ur-410- I4egA,,k.i'. dep. h.no.i.jusq. ni. 14
,' , .;L. . .�. . . '- 6cOO I 3 i IM t~ ,. . ,. ooo
4 ., G . .14 . . . . . t o


SL4 T . .' .


18so6'


6 v, st. Na, o :;., '. . . ,o
(J c, C, S , Ir, Z~ .140io to Q, R, U, V,W, X . 140y
7tqxste jours.
I1iD, 2t!,3ce t4 ttes .1.
Les i1, 22 et 23 nivse seulemient.
Pensions edlsiastiques,

Bureau no 7. Depuis le n 1 jusqu'au no s8oo leg
, 39, 22 ct 23 niv~se.


Bureau


no 7. flepis le no I jtsqu'au ni0 1700 , l
qo tt 2 in~.


Bureau n6 8. Deptis le no 6oo jusqu'au n60 qi
tons lea jouts.
tet rTrimestre an i,

Pension deJ veuVes des difenseurs de la Patie
liquidees Par I loi du 4fructider an 6.

bureau n- II. Depuis l " n Itjusqu'u n 35oo, 3 e0
. . , 39et 0 nivOse"
�Les bureaux de paiernent serout ouvertsdepui nouf heues du matm jusqu4 deux,


0O7.














CORPS LE GISLATI F.

8S.ANCE DU 16 NIVOSE.Le president provisoire donne lecture dune Itttre qu'il a recue hier du secrhaire-d'6tat, et qui le prvicnt que des orateurs se rendront aujoir, dl hui dens le sein du corps-legislatif pour po.ter la parole, ar nor do Gouveemenut.
Un message du Gouvernement, de cc jour, et dont il est fai lecture, content le mime avis.
On 'introdoit los conseillers - d'etat Treilliard PeleL et Dubois (des Vosges). Ces orateurs sont charges de donner 'au corps,-lkgislatif commanication do sinatus- consult organique du 8 frimaire.
Lr' citoyen Treilhard a ort ila parole.
Le corps-l6gislatif donned acted aux orateurs du Government de la communication qu'it vicnt de recevoir.
II procede ensuite, conformement a l'artide XXVII du sinatus-c6nsuie, au choix de cinq candidats parmi lesquels le PREMIER CONSUL nominea lc president ddlnitif.
Le nombre des votans oat do 239.
Le dpouillewent du scrutin donned le tableau suivant :


Latour-Ma ubourg. TouJongeou. Vienuot-Vaublanc . Fontanes. Caze de la Bove . Servan. Reynaud-Lascour . Montaut-r~silles . Ramond . Girod ( de f'Ain) . Massena . MIarcorelle.
Rabaud . Dutau-Lanialle.


117 suffrages. its
98
81 72 6r 53 5o
46 53 39 22 17


Personne n'ayant obtenu )a plurality absolue , le corps-dgislatif arrEte qu'il procrdera lundi 18 ,i unt second tour de scrutiny.
La seance eat levie.


COMMERCE.
On agtte dans ce moment une question importante au commerce do Paris, et doat la discussion no saurait avoir trop de publicity et &tre trop clairde par tout cc qui pout jetter du jour sur, sa solution, di s'agit de savor si des veates publiques ou encans volontaires do dearies coloniales matieres premieres. marchandises fabriqudes, faites i Paris par Ic min'stere des courtiers, pour compte de toars commettans, ne porteraient pas prijudiceau commerce orcinaire, t ne dtruiraient pas celui'que font lei magasiniers et dlbitans dela capitale.
Cette question a paru il-y a un an, d'une telle importance au minser e, qu err renvoya l'cxamen au prdfet du department de la Seine ,-pour avoir Pavis ducbnseil de commerce. Le conseil donna son avis,- et la chose paraissait d~cidie , lorsque tout-a-coup elle est devenue, de nouveau 'objet d'une discussion )qui doit intresser tout nigociant jaloux de ne point fire eprouver do secousse au commerce dana un moment ot il souffre beaucoup.
En consequence on crqit que cc pout hre une chose utile do mettre sons les yeux du public le rapport qui fiat f~it sur cette matiere par lesonseil do commerce du d~partement de la Seine ,il y a un an.
R~aport sur une demanded des courtierS dt commerce,
it au conjeil de commerce du d partement de la
Seine , le to ventosi an -x.
,, Les venues publiques A l'acan de marchan)7 discs et watieres premieres, sont-elles utiles au , commerce aillcurs que, dars les ports de mom ?
A ne consulter que les fits la question sgrait bient6t d&ide, puisruoin no peut citer do vontos habituelle A a'encan do mdrchapodises et oitiatres premieres que dana les ports do mer, tels qu'Anvets , Bordeaux , Marseille , oA , effictivoment, il y en a . ainsi qu'on peut s'en assure par la lecture des bulletins du commerce distribuds dana ce$ ports.
Mais en remonrant aux principles fondamentaux du commerce, on sera bien autrement convaincu encore , que ces institutions no pcrvent kvii ailleurs aucune utility pateitle.
Un port est une espece do -march genital, ot les proprirtaires , colors it les n cigoans evoicrt, par grande elasscs, mane ou plusicurs


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especes de . maldcalndises i-la-loas. II faut bien Ia qu0 la mcnt do premiere main so ltsse quelcjuefois aux cries publiques, pour que la cornmeree, "prOprement 'dit, puisse s'y pourvoir et s'y assortirdes bets qui lui sOnt ncessaires, soit qu'il le fasse par lui-mem ou par la. yo des exp fditeurs 'et commissionnaires qui out sa confiance.
C'est encoe, sini, qu aux march, publics l'on vend i Ieticherc des hutres, du poissonet dautres objets , parce que le march public nest qu'ut lieu de message pour c sort s de comestibles; que ce n'cst ni un magasui ni une boutiqjue, t que'dt; moment que le pourvoyeur est arrive, il fat qu11 vende et qu'il reparte.
Maits que dirait-on, si , aprs l'achat au marche, sol quil $ 4,soit faita I'oncan, ou simplegient par la voic ordinaire, il stablissait de s encans des m mes marchandiscs daii, les quar coins A eParis. e ,tque. ,pour les autoriser, on disc quils'en f it-** halle ,, ne serah-ce pas une Sort do .renversement de l'ordre'commercial et la .ruine des marchtnds qui font leur itat du dubit des comestibles?'
Les ports, sous le rapport du commerce, ne sent que' des lieux d'arrive,d'entrep6t, de passage, et non do consummation des matieres premieres.
II n'y a, en quelque sort, que des consignataires, des �xpeditours , ct peu de magasiniers pour la coitsopnt0 aon de I'endroit, Le 16gime et les affaires du commerce y sout sur un pied tout different que" datis les villes de l'intrieur ct do fabriques.
On ne pout donc poit, ni en fait ni en principe . argumenter des ventes publiques effectuies I I'arriv&e des navires dens ies ports -ou pout Ileoulement des-magasins qui ic reniplisscnt A I'arriv& de nouveau navires, en faveur de semblablcs-institutions i Paris . o jamais l'aruivAge des navircs ne pent forcer i des venues publiques, et o ii ne vient quo des matchandises demand&es par les com'meians . aonjettis d4aris leur com, merce aux motvemins do la consoinnation.
Peut-6tre aussi que des ventes de cette espece dans une grande ville comme Paris, o tous les
moyens de ifaude sont possibles, ct o i est aisi
de cacher les plus perveises intentions sous r.apparence do la bone fbi, pourraien facilitr lebs tanqueroutes, pare qu'en effet, 'un nitociant qui voudrait troper se crlancidr aurajt', dani c63 encans, un moyen dc Ous ite fire ic:ouler pr omptcment tou son mo gasin , ci de *alis r sea mar. ." "-fie. 'AoWems.
On prten nd qt'du&nl riglemer4t partieulier pourralt rendre ces marceuvres diffieilet en obligeant Ac courtiet, sots sa responsabiliti, deofaire annoncer le nom d' vehdenir et l'espece do amrchandises, Flusicuts jores & 'avance par'affiches appos&s a aBourse,- et avis dans le papiers publics.
Mais cette mesire n'emp~cherait pas qu'un marchand jouissant d'un bonte rputation mais dgnt les aflaires.serajent mauvaises ot inconnues, n'abusit de 'a failit6 de vendre pour nuire A ses crianciedi; d'ailleiis, la' imple collusion durti courtier et d'nriziirdihid de rmauvaise foi , sufrair pour dluder I* riglemek.
No rerait-il pas i craindre encore que des cour. tiers aVide n'abusissont de leurs droit do vente, pour, sous un noin supposed, fai,� a eux souls une grande pattie du commerce sans en avoir lea charges,, les dangers, les embarras ?
On rkpond A cela, il est vr i, que l'amende A encourir en pareil ccs, et la peine de destitution qui raccompagneraif 'retiendraient les courtiers, cela dot r4t;., mais Ila cupiditi dejouerAit encore
plus d'upe fol I I 4ue urvtilance A c:nt
egard. sr~~,a
Ces inconViniens sont moins: Acraindre dana lei ports, ott tou le marchatds'so surveillent, so connaissent; o6 la nature di commerce qui s'y fait no permet point l'6coulement subit, et en quclque sortq imi i vu ,d� quimtttd.,' nmcIandkscs qniiavec adresse on oprerakidans une 0tle comme Paris, o A la nopltijt dA de tajllars ,. couriers , de
COO 1,, 1 , ~l1 t 4A domes's can~
qui favor~sep't aS pr aisgtion1 da!n t�omrn t; "
Mais rnee des pi}us forte*.,objections qu'on ait raises .u1tto. le v ent a.
fll s-e iatiO~~p~rxrs *
warc ard ss oalee "t uw I i'emi,1cr -~ celle quo l'on tire do tort qui en resulterait pour les marchands err gmos . lea msag.auizlictm le~ " ros, ct metme le orts deottanss"dcrTaris:
En effect, il. eft naturel de croirb qti lcs premise, c'est-.-dire le. marchands en. grs ,trpte vcndraient plus sOit aux fotis consommateurt, soit aux d&taillans, los lbares doin los tenias uraiont. effect Ia vente ; clhicutv allant :sy pour ,oir solon es besons , lea magasiniera no' pou6rrit espdret do debit qu'apr~s que lea venter vuih~ques seral*nt epuisees ; ams commre es veutbs se enoudketalent pat' los speculations des commiisionniaircs ct


autres qui feraient ce genre de comntnerce il e rtslterait bien videntment que ls comcrau4 )prqpreunent dis seraient adults A un cortcC pr&iire, seraient ruins.
Mais, dit-on, les g archands en gros pounraicht eux-memes vendre A cesc cans les parties donn ils n'auraient point trouv6 de debit t se mette ainsi A covert des suites facheuses des vents pU. bliques.
On ne conoit pas trop comment ltcommerce pourrat s'arratiger d'une semblable maniero d'ai,. It se trouverait par-la greve de nouveaux fhals qul Ia vente , los d placemens , Ios ddlais ,Is lenturs de ce moyen compliqu occasionneraient
D'aileurs, quelle marque . commertant c6t. natrait-il moment oa i doit envoycr - encan,,1 Faudrait-il u'il fAt toujours i !'affft de cc que '6ni se disposeraR 'ayvendre pour prendre esdevar s" et envoyer bien vite retenir sa place , afin de ite pas dprouvert ie suspension dans I'coulenent do ses marchandises?
On dit que les ventes puibliques sont pfur parqs aux inconvenies des omens de calne ; utais il est evident que cc sorait un mayen , au contraire, d'en produire 4e factices it d'inopines, ipursqe, l'instant out I'on ne s'y attendrait pas,, une vente publique considrable viendrait tout it-coup arr&er le d bit des marchandises quele magasiniers sont en possession de fournir aux marchands en demti. gros, consommateurs et ddbjtans.
I1 eat itident que lo commerce ne pourrait ia. mais s'accommoder darts une vilie cotine Paris , ville de fabrique et de consummation , de cette forme d'encan qui, dans lts potts, ne peft paa aveir lea mrmnes inconviniens, par les raisons quonous avous expliqu&s plus haut.
On a propose encore pour 6viter 'incdnvdnient" de voir les detaillans eit Ios gros. consomrtateurs, come tinturiers, conseUra, etc. s'approvisionner auX encans, de ne permettre d'y vendme'*jue des parties considdrables et au-dessus des forces et des besoins ordinaires des debitan et consinmateurs, tels que ceux que nous venons do nomner.
Cela pourrait etre bon si Von pouvait omp~cher que deux., trois ou'six dibitans ne se'runissenr pour acheter ; mais la chose est impossible etserait injuste :ainsi lea commerjans , proprement dits , se trouveraient toujours exposds i routes le variations ets uspensions de ventes que produiralUet le encans, i raison des parties qu'Iony vendrait. � .
Une autre consideration tr6-forte contre l'tablissemetr - des ventes A l'encan, c'est que lesnombreuses fabriques doe Paris, qui y multiplient lis salaries de outoe espece, auraient beaucoup A ouffrir de cc changement dans la march du conmel~ce.
En effet, ls tmagainiers et commerg.ans ordinaires, qui sont dins l'usage de fournir aflx ciefs de'fabriques les matiere* premieres dont ils ont besoin, avec des facilitis t souvent A ttlong terme, no te iourraient plus du moment quo hr coqcurrence d e& o'ncans publics affaiblirait euri res~oirces cI feui6trait les rcntrie de fonda Iabitucles.
Sans doute, les fabricans auraient aussi recoaps,� aux encans ; nrels ouitre qu'ls n'y trtouverai;entpas. to rhm ecrddit, bient~t la concurrence des ache, teurs et la diminutior- des vendeurs augmeterait le prix des matieres premieres etjetteraie t une tell confusion dans les spculationt des fabrijtres, quo , tromp~es 'dans, louts esperance , dllejs s*raient forces d'allet s'&ablir aileours ati ddtrirdent de ila population t d la prosp&it d pays.
On cite to commerce d'entrepbt qui s'est forred i Paris ondant la guerre, commne une circonstance faviablo i't abliismment des vdes pu bquess daus cette ville.
MfiA ij y a bjuc.n 1s chosrs A dr rSur cc comWV(e o enrre~ " i tt-jI, q'turel a 'Paris . serA-t-il ura[ ? doit- jA, 0 er; provoquc1 q I,, couipuati par ,., ioy ns fUcc ,'pap 4s .nstiptutona U.o elle P ' commerce , lea ommerans do Pai.
no O.~1rtid~11~*t~ dan er;d so yoai duf
. tp cqpai~en Su'p~9 fi idi t r fixer . cor, Ce

enisutsp'popant l'Impor Ancoe cc om t~
xd66't, &a durcve, e's avanag ,Paii., :
pstutout"pro"',v __ Ie le"' , -.ubhiques a
pri b 4zn u esVoptes -bFqie
tja lc a on!i en iupin:~bleent nCessaie5.
pu 'le16o n ' ;n t u S sett 04, pcon a .
terns ou cei ventes n exstaleut pas. Si', n effet, los eticans do deites colofnial~et matieres pmrieres ava'ieht pu &tre utiI~s ant tornmcite: d'entrepft do Pad!s r 'et iots que le cabo-' sage ,r ant rercepuit par" ids httitc , maiztti'., routes los ,merchtandises t~taient obligdes d'abtiulr a Pais ou lea viltes dle fabricbues do l'initicUt d*












j1 ,elique des dpartern, s du Rhin talent
obfigi3s *dso funtiir. Cependant tout cola s'est, fait 82sa.vees pub)liques i l'encan. Pourquoi done,, a.jotrd'hut que ce rapport, U marched n'existe
TAS, o.et prodigieusemert ridit par ierta-i
. .en descominunicatilol naritires , pourUOi voudait-on itablir des vente, publiques , J leca ad, -uarchatidimes cqlQnials et, aticresI p r e m i e re a ? M "b o
Sejit-ce pour y ranimer l'entrepot. rais alors cc 'est done pas parce jue Paris est enrepot que les eles tui son nessaires ? cc scrai plutt potir y faire, en quelque soeri e tablissenictd un, entreplt '
Sans doute It commerce do Paris a pris do nonVelies habtudes ,de noveaux usages deputies a , Evolution; mats cette difference vient de l'ta. .isse.efit d'un grand norrbre de manufactures qui
nv' existaient pas avant, et antxquelles il Iaut fournir des narlters, preliees , et non pas dd l'entrep6t qui i'elt quaccidentl et qui n'ot , peut-&tre, que.

Mais quand i strait vrai que le commerce de Paris-eat pris le caractere d'enxtrep6t, ce qu'on ne .onttest pas autrement, il so trouverait bien plus naturOllement et bien plus. sfirenent soutenu par le comnierce et es spdeulations des magasiniers en gros marchands que par des vontes en plein air. Ce sont ces magasiniers et gros Marchands qui moment vraimient le corps du commerce, qui en soutiennint le credit , qui en parent les charges, quitfournissent A 'approvisionnenment do toutes esu sortes.
I est toujoursA desirer que cc soit par de pareils ages qut se assent les affaires, parce quo c'est i seulement qu'il y a do Ia tesponsabiliti , des spculatiops fructucuses et' des pcoles de comnierce, pour les jeunes n~gocians : cc qui n'est pas / m~priser.
Si les �ncans avaient lieu, il suflirait que quelques capitalistes s'entendissent avec un ou deux negocams et autant do courtiers, pour entretenir conuinuelleineut les vents a I'ocaan, et tter des ports toutes les parties que. les commersans de' Paris snt dans I usage do demander, de maniere qu'iI faudrait bieut6t que our les maisons ruinies des commer~ans d'aujourd'hui, il s'en devit dautres, qui, au lieu J'aller ou d'envoyer acheter dan lts ports, se borneraient acheter anx encans de Paris ; ce qui'serait igalement humiliant et ruineux pour le corps du' Co0nuicice de cette villo.
On a telenent senti les dangers des venues publiques pou lea inr&ans du continerce , qu'autnefois. meoe,, ces ventes n'avaient lieu quo dans ntiscas seuleaient, en cessation de commerce, pan jugenient, tC aptis Iamort du nigociatit.
C'est dans ces circonstances scules, que les encans de iMarchAndaies etaient autoris~s, et quo les lmssiers-priseurs avaient droit d'cn faire. On ne voit pas comment aujourd'hui on pourait plus facilement pater aux inconviniens des vntes publiques qu'autrefois, hi qu'elles soient lus n cssaircs.
Par.toutes ces considerations, on voit doh c quo le venues publiques en general , et sur-tout COIles 'qpe proposentIse courtiers,' ,q ar nuisibbes au commerce d si nlles quino sont paa poits do

Aussi le conseil a-t-il 66 d'avis de rejeter la 'deiiand des 'c6Urtiers, e en core-,i quo lea ventes pnubliques i'encan sont nuisibles au commerce,
Ct qWelles doivent 6tre rtstreinte ,ux scua cas accordls auicf~ig aux huissijrs-priseurs.
. , ra t ml-a-prqpqs � |e. courtiers pretennap en ; i 1;S a tttibuions de cexC, n. de'ander i-enL do siogveau , et d'itrodumnc da Ic "comi: ce rien qu l'Y 'f deit ,eja.

erreATr t daoeie p:tr .lcspriti e 14loi stir lea comissaires-priseurs qu ont succede acux Luus j .) pip4 ,4a"Tw ! vuAcYtiqdeg objet; �-, biller$,
CC droit exclusif leura &6 attribu6 aux memes
condition qu cells' *.i taient pres(crines atur
Satteimi huissien*prisur," - "
6Or " cIS condition bonnaient les ventes auti ee ' trois is' detrrt'in: i o0acessaaion docorn112e I'eskution jdiciaire ;' Ia w nbr 'de Vtta p etOct .e 'eften ct miardhandises tiont

L.ou. VOit ptr Ia quo bien loin quo. ht legisla[ a~.] Joe 1gcanu indiflreni aux opemrions
.adbtuel.3s du commerce, ji on a craint, Ia mulntitil en a liit Ia sphere d'unc manite

Patendro quo pace quo Is ioi dui 97 vent6Le
.att 9 n'a pas textuellenuont exprirnd cca condis elle a ennendix quo Ics comisiairos-priittit, Pussern f~itc des veues dana tOs les "caa
PO~sibe., 0t 4orsqu'oeu hc !cir demanded ; er


4 29
Car encore ine fois, jes co inmissaires-priscurs succedarit a droit des huissiers-priseurs , si lI kgislateur avait entendu leur conceder ce droit A 0' utres conditions qu'a ces anciens oficieq,, ii I iura it e xprie; e le faisant pas4, it est evident qui, les conditions dea possession sont rests les xnimes. Cette omaiiere de vot est fonde sur le droit conmun , qui veut qu'en succedant aux .avantage s, on succede aux charges, A moths done ddrqgation expresse.
Les comxlissaires priseurs tie jouissunt pas du droit de vente indfi-ni , let courtiers se trompent done eu employant ce moyen comme propre i etablir lajustice on u tilite de leur demande.
Le cowueil a donc dcid , m~me sous cc dernier rapport, que lia demand des courtiers 6tait inadmissible ; il a ajout6 que si ron pouvait trouver la 16i du o27 ,vent6se-an 9 obscure A cet
*e ard , son vou formel debit quele ligislaleur l'expliquti daIs le sens favorable au--commerce
et d'apres tes prdclpes tuon vient d&tablir.
(Lu aufu Bteau du Cmnulrce, ke Io9vzntdse an ii.)
Sign, FARCOT, r6Sdent; PriUTTuritaire.
(Extrait.du VIP16 cahisr dde tBiblietheque
commerciale an ii.)

GALVANISME.*
Uouverture du cours annonc6 par la Socit6
galvanique, pour le 12 nivose, a eu lieu dans la seance de ce jour , qui a etc presidee par le senatear Aboville. Ve prolfesseur Izariafait connaitre les motifs et le but de ce cours, qui n'a que le nora de commun.avec les 'c6urs ordinaires, lesquels ni'ayant d'autre objet que l'enseignement, ne !ont quunc srie de d~monstrationas faites par un hormrte exeice dans une partie des ,sciences ik des auditeUrs qui cherchen /( la connaitre., II n'y a if ici ni professeurs ni tle ,es, a dit l'orateur, mais ,, une socine d'hommes cultivant , es sciepsces et 1 travaillant en commiun a tMettre en route valeur i le champ qui vent 'etre ajout iAleur vaste doi iaine . Tel ps It but de la Soci&ti ,s galvanique, et tel sera IPobjdCde nos recherchcs.
,, Ces recherches exigent dies connaissances'&tenu dues, une serie d'expericnces, de rapprocheof mens et d'observations qu'un sen home est ,, rarement en etat d'entreprendre et dachever. En it travaillant en commune, ' entreprise est MniS ,, forte et le succis plus probable , si- tontdois .lj'on sait iviter la c~use-la plus ordinaire de l'inn,, tiliti dc ces sores d'associations51,'
" Apris avoir montr6 cette cause dans Ie dtfaut de plan et d'cnsemble; , instruite par un annie it d'experiences, a-titl aj6-t , ,Ta SSdcMat6galvaniquc is a pets to moyen qui semble le plus sfir p6ur ,, 6viter lei rdsultats de ce defaut densemble; die is a charge sa commission dvs recheoches physiques f -de lutprisenter. dims chaque seanee, un objet s, de discussion d'apre un plan qui , etablissant
-" one liaison tres-serree entre tout Is resutats, if en fit autant de principes dont l'ensetnblc pfit ,, presenter un jour uns bonne theorie du gal,, vanisme. ,i
Telle est l'idie qie lton doit se Faire de ce cours: to plan sera l'ouvrage de la comijqission, les rsultats seront celui de la SocitE.
En exposant le plan adopt' par la Commission le citoyen Izarr a 'deeloppe es rpotifs qui I'ont p'rte, fixer d'ab6fd Fattention de'la Socicue sur I' lecticiti en general. ,, Les premieres recherches f: des rapports du galVanisrne avec l'tlectricit6 ont I pecessairement cptraini laSociete galvaniqui bien if au-delis de cc q unn ncah Ic titre qu'gI!e avait , adopt:6, et d'Rprt s ietuefeli semblit ne devoir s, s9 1ccupor quede Ia decouverte de Galvani. Telle I est la liaison 9irC ;Outes le parties'de la science i de Ia nature, qu'il est prcsqu'impqssible de bien . connaitrie mcnme la plus simple-sans avoir re, coursA a Ia Jumiere qu'elle emprunte de c les , qui 'avoisinept. Mais �c'est'ici sur tout quo cc besoin se fait sentir.cans, route sp ntcnduc. ,, Peut-on parlor long-terns de gaIvanisfta sans 9 avoir i rappeler quelques principes ou quelques if piinomenes appartenans en etier A l'elctriIt cit ? i, ,
tEn y regardantdeplus pris,o0."4peroit-bientot qu on 1 est guer aprs avance poT'electricite en gtnrat qu'on nel'est pour le galvanisme. Touted qa d]ff'ruce que Von pet faire cet gard entre ces tiux ciasseilde1 1hftnomens c'est qte le premiers sont connus depuis long-terls, qu'ils goni dji vieuK , si I'on peut parler ains, et qu'ils ont' presqu epuis 6 I'attentio. , tandis quo les seconds la Irappent encore par leur nouveaute; mais en 6lectri-ite citmme en',aIvaisme, i'&tat de ia science consasto dan, un trc&-gwnud homibre do l its qui semblern tr~angera aux lois 'ordinaires ,en qui de iandent lout etreramea apris avoi r dtr d'abordlies entre eur.
,S'iI eat vrai , a-t-i dit ensite , quo lecaractere
-distinctuf de Ia th-dorie cat de ne ti~ttvoir que ce qu#" la nature liotns pr~sacote, tandis 'que Ile caraCtctc distinctif tic l'espri't de sys te) cat do so livrei


'a l'imagination , et de la laisser batik sur des ,. hypothetiques, dl est evident que nous Wavoatr encore en ilectiicit6 que ds sysftsnes, et ntin paS des theories.
- G'est donc un ouvrage A faire qu'une bonne thiorie &d-lectricit6 , et tant que celle-ci nous mallnera , i est -peu-pr&s inutile do ortus occupev decelle du galvanisme; ce esont deux places -o~uqu&i, dont rune est d6lendue par'autre, it faut done comimencer par celle-ci. 09
to professeur tLarn a terrind son discours en annonqant qu'iI allait present" A lx Soci&c une nouvelle theorie darts, laquelle les phuenonmenea 6lectriques se-trouvent ramen s atux lois gen&ales des fluids 6astiques, et sent expliqus sans avoir recourse A aucune hypothese.
Le secrdtaire de la commission recueillera les observations que chaque mrembre pourra faire ; ces observations seront discutes en commission , et le professeur donnera , dans la sance suivante, le, resulhats de cet examen, qu'il appwera par ties experiences si la chose l'exige.
Ce'iie tunion de talens' et d'efforts, secondie par uri0 m&hode, figoureuse, ne peut querilpandre de Iint&& sur Il cours qui vient de s ouvrir, et sur las principes qu'on. s'y propose d( d~velopper.

B. UX- AR .
BEAUX-ARTS.

Sur 1'entmii de la statite dans Iart d gravetur en
pie'res fines ; traduit de L'allt"and.

Le gjraveur en pierres fines est au sculpteur ce qu'estT'imailleur au peintre; ii travaille en petit et peniblement, mais son ouvrage bien fini, est a-Ifos dlicat et-durable. Le pIx particuher quo l'on attache aux pierres gravees_,a souvent bait desirer quo Ton dcouvrit une maniere qui, en se laissamt facilement travailler, puit rdunir i'6cIdta l Ia solidity. Les pAtes de verre , et celle qu'on appelle de Wecdgwood, sont tr6s-pr&ieuses, mais les empreintes que l'on en forme n'ont pas la netteti'de l'original , et il se perd quelque chose du gnie deol'artiste.
Des kpreuves ont t6 nouvellement faites avec la statite ; dies ont parfanement rdussi, et en ce moment, M. Vilcot, artiste de Luettich, a resu commission d'excuter plusicurs camr s A I statite.
-Les outrages de cc graveur sont bien conqus, delicasement desslnes est dun beau tin. Ces camees qui ont- deux i- trois pouces-de diametre, sent durcis au feu , colors et- poli ; ils ont alors la duret6 du silex, le brillant de I'agate, et plusicurs ressemblent i t'onix pour ]a couleur.
En raison do son peu de duret6, la matiere s taille at se tourney tacilenment . eant compose de parties exttkmerent fines, ell permet- d'obsetver, la pl s grande exactitude dans le travail.
On travaille la pierre dans son dtat naturel , on 'la plac e Casuite dans11,nCreuset covertt d une ,tuile , apr~s avoir Iutte celui-ci avec de I'argile on le met dan un fourneau, ,entor da charb'on. On le chauffe lentemnt , et on le maintient au ro ge-blanc pendant deux ou trois -beures; on le laisse alhrs reiroidir lenterent, apr s l'avoir ,d& couvert. La pierre est devenue trs-dure, ello fair faith avcc It briquet, et use le rneileures limes.
Les norceaux blancs de su6atite deviennent , par le feu, d'un-blanc laiteux; les autres morceaux prennent une couleur grise ou ochreuse.
La statite, pass au itiu, peut &re color& ,
Par les dissolutions dan les huiles, dans 'alcohol, dans les acids, dans les alcalis.
LeS couieurs qui se dissolvent dans I vernia de succin, come le verde't i 'ochre, etc. ,colorent Ia. st'atite cuie; pour cla, il faut la chauffer A nA feu do charbon. Les couleurs dissoutes dans la t t benthirie, donnent un colors plus vif. Les dijShiufions par 'epniiide-vin, de carthame do gomme-gutte, de campeche ,de sang-dragon, etc., communiquent ces couleurs a ia state , lorsquou ly laisse tremper A htoid pendant quelques heures.
La dissolution de lor, par- lacide nitro-muriatique , donne a. Ia saaiteat chauffee , une couleur pourpre, }1gere ou tonc e, suivant Ia force da (ette dissol tion. Le muriate d'r fgent 1 Colore ell 'doir, tdsi e l'acide sjlfurique. L'indigo .' dissous dans le nitume acide, communique a cette pieka une couleur d'un gris bleu. Si I'on expose une flame vivela st at'tc icore pa l ua ltis on d'or ou par I tmuriate d'argent, elle acquiert une espoce d'kclat mtalliiueie semblable A [or ou t l'argent.
Quand )a pierre est chauffie , les dissolution Ie couleur-, par lea acids, s'y appliquent vivement en avec nettetc; ce qui fait qu'on peat donner au fond dt cam e ane touleur particaliere. L'dcide sulfurique est plus e-flicace que lea acides turiatiquie en pitniquc. L'acidc oxalique s'�wploie d a1.nent.


pop p I'm












ptut se servir ,ks dissolttions de couleuls par les alcalis , sur-tout de ceile d'idigo.
La plupart des conlburs s'itnpriment d'un hulitieie de ligne dans la pierre.
Lorsque la st6atite est cuite, on la polit avec l'nieril et les piertes it polir ordiuaires ,oenfin avec I'etain et le tripoli; elle preud alors un &lat brillant , et ressenible A I'agate, au jaspe, it la calc6doine, etc.
Cette pierre convient particulierenent au graveur, en reason de son peti de duret ; il,tait autaut d'ouvrage en art jour ell S'eu servant., qu'en une setnaine avec des pierres 'plus dures ; I1 peut (llsuite , au moyen du tfeu , donner a son ouvrage S une duret6 et une dure eternellks.
L'exp~rience deniontre pue lon peut donner Aila se:itita tendre et opaque qui;, connue sousle nor de pierre de lard ou craie d'Jispagne , est commune et i tboll march , la duret6 des gemnes lea brillaites et agrdables couleurs de 'agate.
L'artiste, qui immortalise parla gravure en ietvres fines, l'image d'un grand homme, ou le souvenir d'un v nement remarquable, consacre seq tales et son gnie i une noble branche des beaux-arts.
Ainsi. plusieurs cames et intaglios sont d'int6rcssans monumens des histoires, gypticiine, carthaginoise, grecque et romaine ; ils sont des objets d'6tude et de jouissances pour les Winkelmann, les Barthelemy , les Ekel , les Neumann ; pour les artistes, les savans et les amis z~lds des beaux-arts c'cst ainsi que se niaintient dans toute sa force la reputation des Pyrgotles, Cesari, Coldore , Nater, PIkler, Doell et des autres artistes cdlebres.
L'indus'rie et le gnie de 'artiste, donnent la pierre taillc sonplos grand prix; mais il en apparticat quelque chose p-i lmatiere et4i sa preparation.
(Extrait de journal des b timens civils.')


Architecture civile ,.vmiisons de villes et de campagues de toutes forces et de tou genres , projett6es pour kre construites sur des terreins de diffreates erandeurs : ouvrage, utile i tons constructeurs et entrepreneurs, Iet i;.toutes personnes qui , ayant qtte!ques conntaissances en construction, veulent clles-w&nesdirigerletus b'timens ; parL.A. Dubtit, V-nsinnaire du Gouvemnement,
Quinzienc livraison , six planches ,. premier. volume complet.
Pric 1de ce Volume, paper de France. 90 fr.
Papiqr di-allande.[20 Lav 4 Vencre de Chine . 5oo
A ,ris, chez I'auteur , clotr Notre Dame no 2 ; Thierry . graveur, rue de la Parpe, fno 172, ,prs _elo Serpente ; Buisson , imphimetir-libraire, Tue.Hautefeuille , no 20o-.
-bta. L auteur de cet outrage avait promise a ses sousctipteuis de le'donner en un seul olurme de vingt-qoatre livraisons; rnats partant pour H1talie en quality de-pensiontnaire i l'&ole de Rome, il se tiouve force de suspendre ses travaux et de former vra volume des quinze premiers cahiers qui paLaissent, cc qui faith une "collection de 49 niaisons enu qo0 planchis format grand in-ftlio : ii V a ' lafin une table figure ou parallel de tous les phitis. ,Lauteur:se propose de donner une suite qui contiendra , outte une grande varidt de matsons e ville et de campagne , des rnaisons de paitatice. des jardins des details et des decoraenofA- int&ieure l.



UNIVERSITt DE JURISPRUDENCE.
.Lniversit4 de Jurisprudence vierit de rYtablir
I'ancienne association de bienfaisance judiciaire. La settle condition zitremplir pour avoir droit aux biejoaits de cette association, sera de justifier d'tin certificat dindigence. MM. Roussel-Bouret, Gqi . Marcilly, Sohier, Solle-de-Crfmeet Doulcet,
i premiers wernbres qui corpp senf Vasociatiation de bienfaisancejudiCiaire.


It,"A v UO R E S.

RerieeIdtie vues et fabriqnes pittoresqueS d ltalir*
dssnhi es par le citoyen Bourgeois, pein'tre et :jit~g. "


430

Cet ouvrage grave A l'eau forte , Tormera un' volume dc '7 2,planches , ormat petit in-folio.
Dedcjeuxmnois on'teux mois,a dater du 24 nivfse an ,-,* 5jaier 8o1)i, il pariaitra un cahier de ct oiivrage." Chaque caier contiendra six feuilies ; la feuille sera compose'd'une on plusicurs gravures selon Ia dimension du sujet.
Le prix do l'abonnetneit est de. 12 ft. pour Six mOis; 24 Ir. pour un an. .Les exemplairet sur p:pie. v~lin i-n preinijres preuves, se paierout dquPle.
On pourra prendre sdpar4nment cheque cahier que Von paiera 4 flraiCs
On squscit A Paris cez rauteur , au Musee des artistes , rue de Sorbonne ; au bureau des Annales du Musee , quai Bonaparte, no 23 ; et chez Jes principaux libtanies et m rchands destampes tant A Paris que dans les ddpartemens. Les souscripteurs des d partemiens ajouteront 5o cent. par cahier pour frais de port.
Les iettres et I'argent doivent Otre affranchi .


LI V RES D IV ER S.


'Code monitaire ou RecUeil cOmplet de lois arr&ts et lettres ministiielles sur la fabrication et la vrification des monnaies . avec les tarifsdu prix auqu6l doivent &re pays au change les louis oa ecus -de si liv. rognes ou atrs. & - Celni des frais d'a-finage, qui seront pers's au change des nionnaies, sur les espe~es et matieres d'or'e t d'argent d'un titre inflrieur -i celui des nouvell'es especes. - Ceux du prix auquel doivent 6rtI pay an change les espetes de franc,lds especes etrangeres et autres monnaies dot et d'argent. - Celti des especes d'or et I d'arget qui ont' cours dfns' ]a
17 division militaire. - One table pour conivejtir les sous et deniers en dcirnes et centimes. - Celfe de la valeur des francs en liv. tournois, et tableau comparatif de la diff&ence entree la' ivre tournois et celle du franc.,
A l'usage de tons les receveurs, des caissiers,
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II





Lundi , 1 8 nicu se an 1 2 de la R ublique ( 9 janvier 804.


EXTERI EUR.
ANGLE ER RE.


Londrei , e 22 decembre (3o frimaire.)
S(Extrait duI Morning-Perald.) { A uos Souscripteurs. )


ols n'avons as cr devoir ins&er dans note s
full plusicls fettres qui nous ont & addresses c relativelraent t ies disputes qui ont eU lieu dana i 4ea corps de volontatres,. L Prepect que- nous, c . nstittion naolu fxit in devoir de
Its supPrtmCr, Dana des irconstances aussi deii- n C0,10 *e tribunal du public eat le dernier auquel 'O t avoir econrsd. . OINous avous t'r hIievi par voie de ull,
I nouvelic laiatle d4e Roterdam:- , "Le capilame Jacob., qu commande toHope, est arriv d
ici t 19.IlWavait quitttel; ollande I t4, et d it annoice que les forces hollandaises destinies 1 C f'invasion de I'Angleterre avaient requ ordre de 'tmbarqrI tc 12 rnais qu'elles avaent mis bas la nis, en refuse positivement de partir pour
cet epeditton.- ,1Le capitaine aflirme que cet iviniet fia lieu i l'instant in,'nie de 8011 depart,I etI ajoute qu'on ripandait le bruit,. que I'armee
i fluikerque avait galement retus6 de s'embar- !
aser. La mime nouvelle a trt annonck, dans I
'ea ittres particulieres qu'on a revues hier dan c ha citr*, et elle a faith ne teie impression, que 1 le fatidt.publics out bauss6 de pros d'un demi Iour cent, quoique cc f it un jour defWre At [a ounte. Les pour too Bont a 56 0f. Cette nouvelle cependant sirite confirmation ; mais si elke etait vaaie on nolArrait regarder 1ailedroite de 'armieI di ConsulconAitf enticement taraieS pour le prelent, et IEcosse ,ansi que tc nord de 'tAagleterre
0*l'abfi de tout danger. Son centre k oulogne eat Ptiwralisi, nonieul eniat par l ea Wlmens , mais 01ar sa propre laibleeI e peut i e nteprendre avec son ailegache seulotem ; et nous sommes ,par cons&uent darts lo cas d e4ui dire i notre tour, qudi n'OstraittpaS actuellem nt luttersetul centre nous.
Nos ne pfriendons pas affirer quil n'a pas dan les Ports diu sud des forces sufllsantes. selon lui . pour invasion d lilande ; rnuis ii a perdu cet avantage qgil, esprait vainement de trouver dana la triy'-OU tk*nolfprces, et nons attaquant sur phuicrtar toins @ a af/oilti: Qt'Uvientan. donc nous
autqUer sur no setii point?

' Du 3 decembre.
II P'y a 'voint d'artifice que le gouvernement
bglais n'ait employee pour faire croire iux Fransaia q 1'o letsditestait en Irlande, et qu'ils n'l Sefaient jatnais tcus qu'en ennemis, et pour faire arec da fisesprit des Irlandais . des craintes ihimn~riqucs Sur les in'ctions des Frangais.
Confo trient i ctte politiquc infeinale, on
le raatlqiaa point, dac ln toos, do tronquer et de tOrtarer le discours qtie.l jeuneet nalheunenx Etumet prononqa devant sesjuges, lorsqu'on le lit atpelerpour entendr -sa sentence de mort.
On se rappelletlea invectives que, dana cette occasiOn, onllui rt debiter contre la rtpubliqute et son penhier Taistrat, invectives qui, ne sortirent j,"ai de aso bo che : aussi supprima-t-on e qu'il availt rrllement dis , et t surplus fat rendu m6cOnnissable ,, mnime pour ccxx qui l'avaient entelndu."
Le gOuvernemept anglais , en altirant ainsi les
atOeres paroies de M. Enmet ,esp6rait, dune ,Pn, que les sentimens qu'on lui prtait aussi imPudemaet, seraient accucillis di public, comme frtveulat d'un t homrnme, qui avail vu de pr.s SGouyaernement franqais ; de lautre, it voulait faite etare tu dehors , que ces pretendues me nce eti sC60isctives, aint partag&s par la Iraade mMe dAs'tlandait, et atoflatait. en conE9Wtic de dtoutrer ta R~publique ,angaisc de l.ttprojet, par des d~gouts et par Ia crainte d'une nimitidriele, M. Addington lui-mdme te'rougit Point dte ptopager cette ealomnie jusques dans l1 "I du, Parlenent. Mais on n'en 'impose point si htilemrenau Gouvernnemnt franjais , ni aux r6publcainsde l'lclaide. I
Q A~iqu~i'ten soat, Inus soxrares aujourdhui en (ttdo Otromper I public sur ce sujet, n Ilui souOtta at ijudiqueb ftagmens tithntiques du discorns dt M, Emnmet. Co que nus eii publibns est d'aunt Plus prcieux, quaucgut feutleptiodiqu, 111 dAl cc pAys, ni en Iftandr n'osa i tconsigner datai It m ,ft gniuverneentnt'ayant nijohit, trois jours
.avane, i-to n.s journalistsr de ne iern i mPflmtisut cC c os que dc I'aveu et par I'autorisa"I", cli agiistoat ,"II.
I, peu qui-tdons, rapotons dat
',~ilUC hue lta Ic pets @tac tour, appunon d Ceu de cc jeunet holum " mort it la leur do )"t (i avast que "6 a- s ), c'ne 'itonntra $JA, i 4 at Ait cs patiovus smnobjcs d'adna-


M" 4o8.


GAZETTE=


ration et d'enthousiasme, et pour le despotisme anglais et pour sesa adhrens, un sujet d'alarmes et d'epouvante. d
Extrait du discours de M. R. Emmet. a
d;
LorquInterpelie s'il navait tien "a opposer a q :e que sentence de mort nc tilt point prbnoncde q centre lui, il ripondit ,
,,ene m'oppose en anctint maniere A cc que 31'
sentence de mot soin prasone .comte moi.Sur Y ce point je n'ai pisnde motif t faire valoir. Mais4 n'en est pas de meme de- I lac6, et odieuse "j calonie,,dont on cherche i ernir nia reptation; et, Sur cepoint,mes moyens de defense seraient P nombreux.
, On m'accuse d'avoir &t6 'mfissaire gages dn Gouvernenient ,faais :ceite accusation est ausse. Je nai poi t a i contact 'missaire d'aucune puissance trangee- :J e n'ai agi quo comme Irlan- P dais, anim du desli d'arrache ia patie au joug c d'une faction domestique et vinale, et 'a l'influence Il torruptrice d'une tyrannic &trangere et atroce. 'tait l I l'objet de mtis vzux :-'c' ait lta te mobile de toutes res actions. Ces sentinieos sont ceux fi do plusicurs IlandAis * qui l'emporteut sur vous, mylord, ct sur vosassocids, et par leur rang dans a la socikti , et par lur miite et par leuts vertus. a ,, Vousn m appellez cependantl ame de la rebel- je lion : cest me fire trop dhoxigcur; sachez que ic n'y suis pas parvenu iun tang secondaire. Center cause gloieuse compte parmi sessoutiens, des homes qui ne s'abaisscraient point a vote niveauv enx vous saluant., anylord. . . . ( ,i On m'a accus d vouloir vendre h Ia France la liberty et l'indipendence d'ma patrie. Exicrable calomnie ! non ,rmeet conpatnioes, je voolais p placer vos droits hours de l'ateinte d'aucune puis- d sance sur la terre. le voulais voiii lever i cerangc honorable que la nature vous a' destiny parmi les nations dei l'Europe': it n'y a point de considration personnelle que je n'aie sacrifi it cct objet. ", Si les Fraraais, sans y avbir &t6 invites par le peuple d o'Inande, se presentaict avec des desseins hostiles , sur nos c6tes, je leur rdsisterais de tons mes moyens de routes mis facuites: at vous, mes concitoyensr, je vous crierais d'accourir, ie ferc d'une main , et la torche de -rautre , pour les #epousser de vos rivages, ou potir les imrnoler sur lcurs bords , plut6t que d les voir souiller de leur despotisnele sol do notre pays. It i je ici i' contraint d cder au nombre et i Ia, discipline, je ieur disputerais Ie terrein ps a pas ; jv briterais lherbe sous mes pieds, et le dernier retAfichement de la liberty deviendrait man tonbeau. :
4t Mais Ics Francais ne viendront pint sans y avoir dt invites, ni avec des intentions hostiles : its viendront comme amls ; comrhe allie-, pour vous aider 4 chasser iamais es tyans qui vou's d6vorent. Met compatrtotes, vos plus, mortcla, vol plus implacables ennremis sont au milieti de vous, au sein dc votre pays.
iiJ'ai sollici, it est vrai, la bienveillante coopiration de ]a France; mais j'ai voulw prouver iI la France eti a lUnivers, quc I'Jrlande mitait ti'&re secourue ; quc nos compatriotes sont indigns de leur esclavage ; qu'ils sot prt it r6danmret cti soutenir Jeur liberty et leuriudpendance. J'ai tich6 de procurer pour anion pays la garantic queWashington obtiat pour I'Amdrique. Cette garantie nous est enfin assure ; et maintenant je It declare hautement , non pas pour vous en instruire , mylord, mais pour I instruction et la consolation de tous les vrais amis doe iIrlandc, qui euvenn aujourd'hui n'Ontendire, que stir tous lea points de la France, '.i se faith des priparatifs dinvasion pour venir A notre secours.
ti On re'accuse d'ambition ; mais, 6 ma patrie ! si 'ambitioti efit d i 'anic de ,res actions, n'aurais-je pas pu par ma fortune et man education, par " c talg er Ia consideration de Ma famille, me placer parnii lea premiers de teo presseurs ? Ma Patric ht mon dole : j'ai scrTIfi6 dc grand coeur, suir son aotel mes afkctions- les plts douces et pour denier holocauste , je lui offre aujourd hui ma vie. Si dans ma conduite j'ai cu jamais diautrcs vuet q e c bien-&re de ma pattie, rest cc qu on ddcouvrira un jour ; lorsque t iens aura dissipC les nuages , dont ries vrais motifs paraissent aujourd'hui enveloppes. Du, mois ces motile, quels quils soient, sont dcji counus te cejuge qui lit dans ton Ics creurs , de cc juge (levant c tibunal duquel je vais bient6t corparatre ; it leur rendra justice. - ft vous , orbre chdrie d'un pete aussi ador quc vinirable ! si vous prenez encore plaisir i contempler les closes d'ici bas , vous voyez si jamais je me suis ecartd, pour un moment , des plincipes qu mon jeune c'xur rebut de vous , et pour lesquels je n'hdsite point de mourir . 9 M. W. Emmet ayant dt6 plusie,urs lois interrompi par lord Norbuty dans te cotars de cene justification Jlui adressa directement cc qui suit : it La-cc li I I& doucetar 3i yan tidte yos lois ?


ONALE ou LE MONITEUR UNIVERSAL.


Iuoi , un home accuse de crime , et don't leg aotif; out i6t cement calomnis .sera privet In droit de justifier ces rotils ! Quoihie je gois ccusO, et que vou� soyezjuge. vous det'ricz cepenlant, nglo-d , ne point otublier que vols nines u'un home, et queje Stis home aussi. L'arr& lui me livre aux mains do bourreau , conasigne
non corps it la tetre :mais ta reputation ,me urvivra, et i m'inporte que nma m soire suit 'urgne de tout l'odieux dont on heitche i noirur Ma conln iite. Si voustie voulez point que je ic" ustifie, comment osez-Vous me calomnier ?.,. , Vers )a fin de ces ddbats, le jo,; ne se poss6dant plus , et ayant plut6] air dun cuiminel que 4. Emmet 1ui-nlshne, se leva brusquenient de soti iege', et d'un geste menaqant et d'une voix enrecoupe, lui ordonna de discontinuer, ou qu it 6iiptoierait la force pour le faire taire ; qu'il ne pbuvait pas entendre ddbiter ine docttiite don't haque mot oir phus criminel que l'acre d'ac6sation m~me; qu'il ne serait point surpris ii e peuple , temoin tie tant d'audace, se portaitldu tribunal mrme i l'attaque du chiteau , etc. Enfin M. Emmet fut forc6 de discontinuer, et init par ces paroles :
f, Encore quelques mots, mylord, ma carriere est chev&F le flame beau de ]a vie s'6teint pour moi, t je descends dans ]a tombe. L'unique faveur qud e sollicite des vivans, c'est celle de eur silence. Que personae n'crive mon epitaphe, car il n'est pointt donn i ceux qui connaissent mes motifs de es justifier aujourd'hui, et je desire que la pre.
'enion et ignorance s'abstiennent d'en parler. ,u'ils reposent avec moi, ces motifs, dans la paix et I'obscurite de Ia tombe, et que ma pierre s6, pulchrale reste, sans inscription , jusqu'a ce que. 'autres terns et d'autres hoinmes puigsent, sans crainte, rendre justice ira-m memoire. ,,
PA R LEME N T I M P t R I A L.
C HA M B RE DES COMMUNES.
Siance du 9 octobre (17 jitaire.
On ait une troisieme lecture des bills sur lea pensions , les billets de l'chiquier , etc. - Ces divers bills passent.
Le secyltairt de-a guetre propose die se former en comite general, I l'cffet d'examiner les Etats estimatifs de P'arm&." .
La chAfibibese orme en comit6.- M. Hohhouse est au fauteuil. Le secritaire de 1a guerre annonce qu'il n'occupera pas long-tems l'attention d!i. comite. puisque a, plupart des services pour lesquels son devoir-1i imposerait dc proposer des votes de scours, ont deja requ Ia sanction du parlement. I1 se bornera
donc etablir'la difference qui existe entree lea votes que - on propose aujourd'hui et ceux do l'ann~e pr&edente.
Le premier article concerne lea gardes et garni-, sons. )Les forces'Vot~es aul commencement et au milieu de la derniere session s'6levaitut At io8,jo0 homes ; le total que prset tent Its stats actuels 6tant Li 169,669 , il en ,isute une diik rence de 58,768. Cettec dfkrnce parait etre considralble mais l'augmentation provient en grade parties de l'arme de reserve, qui a tourni in renfort de 39,477 homes aux troupes r6gkles. On a fbrm6 de ce renfort 19 battillons de 1ooohommeschaquce,et 6bataillons de servee de 700 horses. L'augnientaton s'deve donc i A ,456 homes.
Les gardes du corps ,etles gardes it cheval ont d6 augment~cs; 24 regimens de dragons out td renforcds de 4272 hommes ; les autr(s rgimnens da diagoos ont et augmentes de deux compaguies ; on a parcillement renforc les-trois-r6gimens des gardes i pied, et de Iegcres additions ont &6 taites ir d'autres corps. - Telles sont Is sculea augentations que l'on ait faites i 1'itablisseenc regulier de l'armee.
- ond article , t .
eneraux i 'et &at-major ,le surplus de la dpenso monte a 154,647 tiV. Nul doute que cette some, fie soit considerable ; mais cite ne le patattra point ttop , si l'on calcule le grand nornbre d'oficiws qn'il a fall ni&ssairement employer:
Le troisieme article concerile ]a nijlice incorporte et laftntible itifantlr, qui s ileveni 69, 447 lines. Le quatrieme concene les corps des Volontaires.
Le secr~taire de la guerre n'a point fail mention des additions faites auxt roupes rigldes d'Irlande. L'armi-de serve de ce pays, affected aux forces rlgkes, s'6levait i 7o55 homines : 1827 oat t ajoutes aux dragons et aux gardes walloies.
L'rat estimmtif de depenses pour lea cops des volontaires eat divisi en deux chapittes ; le premier concern Ia Grande Bretagne , I& dtuxieme concerne 1'1rlande. Le pre-niie n'est qu'approximatif" parce qu'il eat impossible de calculcr exactement Ie total des dipeuses actuellem. Les tats estimatif$ de ccte ann&c. dresss d'aprs des ca!culs gendraux, s',lCvCnftA 730,000 liv.,; il parait Aantoius


aet"du 7 livose an , les Act4 du Gouveriement et tes Autorites constitutes , contetius daris le MONrrEIR , OJ/ieh.


now"













S4312


d'aprs i'Vtat des corps de v olontaires forms dan la Grande-Bretagne , 6tat que le secrtaire de 1; guerre vient d'examiner itl'iinstant, que ces corps 8ont composes de 379.943 homes ; et comme dans le calcul de la defense on a pis le nombre d'hommes a 3,2o,ooo , i est vraisemblable que la d~pensc rell e s'61evera au-dessus de celle port& dans 'kat estimatif: i faut cependant observer que dans le nombre des volontaires, 45,614 serven satis aucune paie quelconque ; 46,ooo hommes d infhnterie et-22,ooo de cavalerie ont t tabliS d'aprs les r~glemens de juin dernier , et 5257 d'apr~s les arglemens posteriurs. Les frais pour solde et habillement pourrout galement surpassed ce qui est port darns l'tat estimail. Parmi lea divers articles de ddpense relatils aux corps de volontaires , se trouave le bureau de l'agsv.ce , done Pdteblissement a kte saivi des plus heui effets: 1. d6pense de cc bureau 6talt d'abord comiddrable; mais i en est enfin'sut une economic de 0,ooo1. par" an.
(.)uant i Hlrlande , la situation de ce pays, et les diffdrens services auxquels les volontaires ont et appellis , ont augmented proportionuellement la d~pense. Dans la formation des etats estimatifa pour tette parties du royautme-uni , on a suppose plus de volontaires qu'il n'y en avait eflectivement : le hormbre de volontaires est dar 70,000; on 'a port A 8o,ooo homes pour i'infanterie, et 12,ooo pour la cavalerie, par cc qu'on esperait que to systeme des volontaires se serait endu jusques-li. Eu con-sid&ant la nature du service auque lis volontaires irlandaio ont &6 appeals, et auquel on peut supposer u'ils seront-encore appeeIs lriquemwent, it est diflicile, ajoute le secr&sire de la guerre, de faire une estimation exacte de la depense.
On n'a point encore soumis i Ila chambre , mais On lui presenters dans une autre circonstance les Cats estimatits concemnant le corps rangers. Le parlement a d6ji sanctionne ia formation de quelques-uns de ces corps, et Von prend des mesures our lever d'autres corps clans toutes les parties de uErope ou ron pour-a trouver des hommes qui veuilent servir cc pays. On ne peutjusqu' cc moment presenter d'6tats estimatils it ccet gard: it faut d'ailleurs consider que des circonstances particulieres tie permettent pas de discuter aujourd'hui cette matiere.
On n'a pas non plus compris les frais de baraques dans les Etats estinmatifs. Le nombre des baraques t i si considerablement augmentS, qu'il est impossible de soumeure t la chambre I'kat dfinitifde la depense. Les forces effectives du royaure ,tant aujour4'hui complettement fournies de ces baraques , on prsentera le plus t6t possible A la chambre I tat dont i s'agit.-Le secreaire de la guerre est pr t i donner cet gard , ainsi quc sur tons les objets dont le comitt s'occupe en cc moment , tons les renseigneriens e l'on oorra d !Sire. 11 tetmine en proposant de voter pourle service tie Vanuee qui s'ecoulera du 25 decmbre UU-3 au .5 dcembre 1804, des forces de terre qui n excederont pas .29,o39hommes (i), y conpris csC officiers commissionnes et ceux non-commnissionrn~s.
M. Windhamprend la parole. Mon opinion, ditil, differe tellement, i cet 6gard, de celle imise par Ihonorable -secritaire , que mes observations paratront n'avoir point t puis~es dang lesd& ctarations que la chambre vient dentendre. 'envisage daus cette discussion la defense g&bierale de Ia pattie. En examinant les dangers qui paraissent avoir absorb toutes autres consid&ations, en rtlkchissant sur les measures adopt~es pour prevenir ces dangers , je ne puis perdre de vue les personnes qm south aujourd'hui charges des aflaires publiques. Je ne puis mieux exprimer mon opinion de leur conduite, qu'en recitant un vers qui ne prouve point la galanterie du pote envers le beau exe: apres avoir par4 du difaut des homes, Fanteur ajoute :
. . . . Women have but two
There's nothing right they say , nor nothing good thty do.
(Les femmWs nont que deux dfauts : eles uc disent
rien dc vai , et nc font riers de bou.
Je vais d'abord co V,1 -o- " r6'-,-latiop, l' ner;& .-,. r-ilgeterre , Ct argent dont leg ministers out pu disposer , et puis je chercherai cc qu'ils ont fait. Je pourrais commencer au trait d'Amiens; Ic pourrais dire que les ministres , persuadtis que Ia guerre 6tait inivitablae, t~moignaient cependant de la confiance dans la dur6c de la paix, et que bient6t aprs is on fait dire it lours partisans que celui qui croitait A la dr& de la paix strait un nigaud , et que telle n'itait pas la croyance de M. Addington.
Je niegligerai tout ce period de tems ; je supposerat que les milnistres cioyaient se conduite patfaitement bisqn lorsqu'ils abandonnaient nos conquetes , quis cong~diaient des hommes qu'ils avaient pour cinq ,guines, et pour lesquels is en donnit maintenaut cinquante ; 'enfin, Iorsqu'ils vendaient vil prix tons les approvisionuermens die gnerre, Ie supposerai qu'id tait bon dc faire ces dispositions ,et je consid~ierai seulenient ce qJuc 1es umnistrel ont fait pendant nt peniode do ricuf nois,
(t ) Cci '29,u39 homnies sour arux tudcs-Oricniales , Otcideutdes , r Gibraltaor, i ~tv ;h it i teSCrc pa o,ooo cu, AngIcteso*eu l au


Je porte la population du royaume-uti ita quinze'doit employer ces troupes que.lorsqu'elles peuvtnl
millions d'habitans. O -a d'pens 1,ooo,ooo liv. 6tre vrament ncessaires. -L'ide que-lei francais, i er- primes pour l'armie de reserve; cette soinnhe , it pr~ts ' dabarquer seraient repousses pat ce5 c est vrai , r'a point t levic l)ar le pariernent ; hommes armis de piques, *,se parah parfaiten,,t e elle'provient d'urlttaxe impose sur le peupte. ridicule; cckrait dire avec M. Fribble., Eldigtez. a Dapr& l'&at de d~pense des corps de volontaites., vois , mewteurI , toig1e-vous ; autant vaudrait C it parait quon demandera plus de 700,000 liv.; faire cet effort avec des poin(*ons ct des ejingles. r cc qui approchera d'un million ; et comme les Je crois que c'est une miserable Parciroclniequi
t individus paicront bien davantage , on pent en- porte les ministres it tirer tout ce qu'ils peuvent J, s core ajouter un million. VoilA dotc environ trots mndividussas avoird recourse au parlement. s millions de depens6s , et I'on n'aura guere fait On a beaucoup parli des machines ; ma gtanlde
autre chose que former des corps. , objection it cet gard ,'est que les machines pIe
Pendant cc iode , le pays ri'a faith qu'attendr tles ministres out montes, pataisscnt trop coi-,
le signal que Ion a long-terns retenu. Je ne sas pliqu~es pour qu'on en fasse usagc. eette lsi les. ministres craignaient on non d'effirayer les constance me rappelle-l'histoire d'Hoga-th Un _propni taires d'om nium ; le fait st tiuc ,lorsqu'ils hom m e vai t i' ,ut e une m machine bie corun one appe le pays, le pays est venu. Ce nest point liqU , et l'objet gu' availt e v ic , i t de vainement qufa s ont cvoq6 le esprits ; mais alors dplqbee t.I'ot bootei0l e i un value, C ait de voq ~d~oueher ine boteille ! un valet , muni d'ua its se sont effrayis de ce (iui s'offrait i leurs yeux ; tire-bouchon, l'aurait eu d bouchc avant ie h ils comment aient 't jieine cretser leur puls , machine ffit miseen movement. Les machines
que I'eau., jaillissant avec imp~tuositd , leur fit les plus commodes que le ministres aicnt e,,.
craindre d'kre englouti. - Les forces que nous Iloyees . sol iles assemblos de dptrn-.liute s; avions alors .consistaient en 5oo,ooo homes en- Fes secrtaires de ces assemblies sont des gentue"e: viron ; c'itaient des forces immnenses., des forces du comte, que Von ne paie pas pourt lent pr etcedignes de la Grantid-Bretagne. 1 tfaut cependant qni donrmnt chaque semnaine deux u trois miriutes consider combien il yavait de lattes et 4e client aux aflfires don't on lea charge , et tfi-ne tipon-.
dans rouvrage. On remarque d'abord 3 7 ,000vo- dent guere que sept o U huit jours apt se ten lontaires, puis 70,000 homes de milice ; 16,ooo des lettres qn'ils reoivent. Cequi s'estpass hommes de l'armde de reserve n'avaient point tdans le Norfolk fera voir cc qu'on doit. penser encore Et6 levs, 6ooo htaient sans corps. It parait i cet gai'd.
enfin qu'on n'a point ajout plus de 5ooo homes Les signaux devaient etre 6tablis avec I- pies
aux troupes reglies, ct cependant i semblerait, s enta l usgrande ceniti dars-cetepanii d �o"anme,
d'apr&s cc qu'a d~clar i'honorable secretaire, que trois semaincs avantIa rentrc du pariemente' cc nombre additionnel s'eleve a 7000. e conviens operation n'dtait point termimie. Cela provient des que Ies seconds bataillons des ancietms regimens., machines dent jai parle. Le lieutenant de divitits de I'armde de reserve, peuvent kre ons sion teffusa de commencer I'ouvrage avant d'avoir derls comme soldatt regl&s ;mais je pense que la certitude d'&re rembours6 des hais ; les &
les bataillons de reserve ne conviennent it aucun puts - lieutenans se refuserent h r~pondre de cc genre de service , et que plus is existeront, plus remboursement jusqu'a cc qu'ils eussent pis lSvis is deviendront inutiles. - Je crois que la milice du conte ; enfin cependant ils se rendirenta a etc portie aiun haut degree tie perfection, quoi- rans. Sur ces entrefaites, I'amiraute declara qu'ele qu'elle nait point cette experience qu'on ne peut ne donnerait a- personae de commissions i cc acqu~rir que dans. un service regle. Quant aux sujet, jnsqu't cc que les rius eussent ete placs volontaires , je sais que diffirentes- personnes se aux endroits convenables. Cest ainsi que l'etatitennent .aux aguets, pour donner une fausse blissement des signaux., qui devait'avoir lieu de interpretation A ce que je vais dire ii co sujet ; suite, a &6 retardi de huit toois. Peksonne nest mais cen'est point centre les volontairesquej'eleve i blimer dabs cette alaire: tout le ral vient la voix, c'est contre le system des volontaires. dii syst.me adopt, par les noinistres. Ma grande Trois cent soixante-dix mille volontaires pris in- objection, contre cc syst-me . est qfil detruit distinctement, ou mime par choix, ne peuvent tus noyens tie lever des troupes. Lesnsinistres
composer que des forces ingales. Quand on dit ne peuvent pas s'iaginer que les corps de vo. que l'on troupe parmi les volontaires beaucoup lontaires soient une source inpuisabhc; et cede zele et dtienvie , cela peut -kre i lgard de pendant its parent d'ajournement sans prendre ceux qui se sont enr6lks les premi~ts ; mais ceux aucune mesure relative A ces corps. Le systme qui se sont presents les derniers, ne l'ont fait qu don't il s'agit s'usera: bient6t, si Von n'a recowa pour obtenir les exen llions auxquelles les volon- quelquei moyens efficaces. La milice vole lartaires avaient droir'; its se sontjere en avant 1os- mee les volontaires volent ]a milice ; be, 'eat qu'ils ont vuic moyen de parvenir a ces exemp- un syst~me g~idral de brigandae;. tions. Cc ne sent pas cependant les volontaires, Si 'on veut faire une exp~ditton quelconque, mais bien les minjstres qui sont r~prehensibles : ii faut uue arm&e disponible ; it me semble ceces deniers n'ont Pu giter entierement;It systdme pendant que notre plus grand horion ne s'itentl des volontaires; maisiUs ont lout faith pourle rendre pas plus loin que la offensive. 11 s'agit-donc-de inutile. savour si nous avons uIe armie on non. .and,
11 cat un autre objet gui paraitrailre dor61tcdana le cours de neuf mois, on n'ai'6% aire i peu d'importance - pcest I hablement des volon- 'armne qu'une addition de 5,oo hommneg otaires. En coniormit6 des r~glemens adopts , tous ment allen plus avant sans adopter des 'niesures les corps de volontairesdoivent potter 'habit rouge. plus eficaces ? Je ne suis point du tout partisan Cette mesure a fait connaitre leur destination ; on des mesues de-rigueur; mais ie ne rechercherai es .a forms en rgimens ct en brigades rdgIds, point la popularity en les decriant comnme insans fire ancuue attention it leans professions par- constitutionnielles. Si l'ou abolit la substitution, ticulienes , it Icurs habitades, hi leur sant, i eur si au lieu d'kire enr616 pour la vie , on ne l'est activity. Quclques volontaires sont d'unfige avanc; que pour un certain 'nontbre d'annces, e01un, d'autres n'ontpoint l'activitt ni les habitudes n6- si I'on a recours i des ruesues de tigueur, on cessaires pour les exercicesmilitaires; d'autres enfin pourra parvenir an reciutement de I'amen6e; sinoat ont des families i soutenir , et ne .ptirraient, je ne vois auctn moyen par lequel nouns puis. saIns se uinerquitter leurs occupations , tandis sions aller At cc but. qu6 des hommes don't la force et la vivacity con- M. I secrilzairt Yorke pare aYes M, Windhiam. viennen i la vie militaire, se trouvent hids eten- II anrtionce qu'il ne suivra pas 'honorable membre chalnds par le systime ctuel A des hommes faibles dans tons ses raisonnemiens; it remarquera scuet intcapables.
et mic sible d q e s o lenient ceux qui meitetit d'etre releves. Sans doute
11 me semble done que tes corps de volontairesd t ne falloit pas 'habilet6 , Ia franchise du trsdevraient e devtrm saur des ptincpes bien diff honorable gentilhomme pour-faire les obsarvations rens : on en devrait faire des corps argrls aI& 'fvin e tene la 1ia. )a�I t
gere pour incommoder et harceler I'ennemi de tou qilvient ie pcreeter a la echa bre ; la plupar cts. G'est de c ette maniere que Ie general Bur.des measure centre Itsuonelles iia parsn , des cingoyne fut harcele en Amrnique : destroupes legeres, censtan pas le oe 'honobc me
ne wmritaient pas ia censure de rhlonorable re.
nnnies de provisions pour dneux ou trots ours, bre.Quant aux citations dt propinant, Mi Yorke V'attArjuict saus discontinuer, jusqu'aur moment nbexaminera point cc que dissent le zinistres;ai oi d'autres venaieIt leg remplacer. cameeta a t cc gu'isfes;ea
hambre ct Fa nation, examikiaront cc q0ll ot
Apros avoir parli des instrumens vivans. passong On peut composer des discours meilleurs Oe ceux a ceux qui ne sont point animus. Les inistres ont des ministres, rmais on ne p'eut accuscrjultcnIent un jour ridicu is il'd de fortifier Londres- is leur conduite. Ii pent y avoir de boris discou lont approuv6,t le lendcmain1; depuis its Pont d'opposition , mais il y a de meilleurs vOtes M" abandonne. On pourrait cependant employer niteriel. utilemcnt ce mode de defense. Le rivage de J'honorable membre a parlk du tr3it& d'Amien#
Yarmouth, par exemple, offre de grandes faci- et d piriode de tms gui a suivi cc traits, Jawal
litis t rennemi gui voudrait dibarquer, eti serait aprs la concsilon te la paix., l'Anglete te ne moins bien ddfeidu par des redoutes que par lea s 6ait trouvwc Jna un si b 'oa etat de dfeng,
tours du atneux Martello. La plupart des hono- Pendant Cc laps dettems on in'a 6ongkdij.;Uc les rabies membres ont ldda nsi'histtore qu un vais- troupes cnrolies pour un service' liii( Q6On auy seau de 74, commander par un trs- brave officier, troupes r~gl~s, onoleaa npis auecdOtblie, depots ayant vOnin battre en ruines une icde ces tours , fut la prorogation du parlement ie elleaiaet alo de oblige de prendre It large aveculne perte, d/ 8. 6o,ooo honmts ; aujourd'hui leur no r .6" on too honmest; la tour n'avait t- pen&r a e O " e e d
que d'un seni bonier. On a dit gue lea tours a reserve n'esrpoint compos e de Atronpe9 r~giet la Martello cdatraicut inooo iiv. ; cest i faux mais. je crois dltu moins qrie lea pret.eas" cl SCcalcul n taia supposal qo'iI tft exact , 3o tourts tie conds batailons tir' s die cette ar-s et Cla}otflds a~t coifiterai�att cjue 3lo,ooo liv., CC gui nc Seinait paa troupes r~gltes, sont, ausip bien disdtpiil qU0 urne s,,anni conisitidrable , vu les d~penses actuellesicl court space dle tens a pta Ic pettutII e
-te liEtat. Quant ann batajiloans tie rtscrve , jh n sont p.
Je vais appeler A preet l'attentiondte la chtambre lenient composes des houiuics la moratUrS
snt lea fcncible die men. 11 tue setnl� gu'ox nic ii. soul toutel~is cmi &at do faisc lo 5s'avai. do


I"


I













*rntson-; pluss on pourra' les employer a cc erviee p lus ieS autres forces sent dispiible%.
.pour iesvolontaifes, leur homnbre, st de 54,618 soldats. Le nombre desotficieis d'&at Major, des capitaines , etc. "sl 7vea,17,000; eest c' qu ifait quc les nots de ces ofijiers ulont oint encore paru das l a gazett. Lhonorable letobre a dit que Pon employait let volontaires o nle priva r.t eiur inergie natuelle. Je tie puis comprendre ce qu'il a voultu dire , amoinsqu'ii ,Ait avaneb 4u'on ne doit enseigner aux volontaifes aucunes.,de ces ianeuvres qui peuvent les rendre utides. C'est ollicier g~n&al qwi doit cma'n" que bon, Iu semblera, les volonjaires mi sous son commandement.
On fait une objection contre l'iniforme des
SiontareS. jobserverai acet ,gard, q e le rouge eta couleurnationae, et quon ite a cofusion n donnant'la mmie couleur a l'habillement de routes les troupes. Considdrons d'iileurs (Ie par cette disposition Ientaii ne p ou'riait reconnaitre a
',,niftme le troupes quil aUlrait a comtbattre.
"Quant au systmne gendi ai des volontaihes, on a
-- , lte je e sais trop pourquoi, des objecions.
LesaCteS relasifsa ces troupes Olt eSl stunts par
le mtnistres' et a0 sans quthl y ct apport6 des changeMens esseIte l'Si ,'ndapprouvait point Ues actet Iit'alait l6se cnmbattre n limine ;'ils sout errones aujourd hui, c'st mions lfaute du otivoeteent ique la aute de ceux qui se s6nt tue 360Ceternts. Alors qu le ,61ontaiees se seot offrs pour dfendre leur pays' on tie pouvait leur dire quils serajent 6blig d'entrer dans tell on, tle classes. A contrbire, ,on trouv6, convehable et idcessaire de permettre leur formation en co,, it t le sygt6m e q e l'otn Stut maintenant.
Quant aux exemptions, une clause-pOorte expressenaqe u'les ne se ront point applicables i ceux
quiseeront obligea dese prdsenter.
On a dit-qu'il nous nanque tid esprit 'de con,uti. Je ne pretends poit avoir ce\ esprit; mats
le, wembres de I'administratiot feront leur dev6ir etils seront souieus de la chatubre , de lear souverain it de Ia nation.
Quant la Iaquestiondes fortifications, je ne la
discterapoiint en dtail. J'observerai seulenment que e syst mC qucI6n 'propose enraintraite des frais enormes ,et qu'ii paratrait conveiable de"be Ic-encouir qnapris avort enployk tons le 'aftres moyenude defense. jeorois -cependant *ue Von. a fait tioppeu d'attentuon'cct Objet,';et rien ne Ma cause plus dc: regrets que Ile rejt du plan de fotifications present dans le cuts de 1,86. -Pour ,eesfinci bs de met;je Pezonatais point excitement kJr cotposi4,on;. ma je pene qie l'on .doi prendre des mesures A Llg iard. It est certain rjuon-ne doit poit.dnxetre. da1P, ces corps des individli-s suejfs A la presse, mais setlenent des Pilo e kloheurs rsidans sur lel ctes, e qui aurni t dij A evi 4ur des canonnieres. - Le recituement de larnce pour un. certain nombre d'annes .,eniriinirt les' inc6nv;niens les plus ;trteux s uisque le tems de' seivce expire. ,i pouvait arriverque nous rqustrouvassionS ssans,arme.
M, Pitt.ifef nai poifit 'intention, d'exaniner en
dtail si ft'inistreS de S. Mt -onv etnploy judiciuteinont .on lI pOUVMoir'qn'on lebracon&V otx sils'raient 'poVener6er p-l e avantageuse 3etlour~eps.;: ces.deu .pnts. n',exigent pas aujourdihui detre mis en discussions aussi-ne les aborderaije ,-point cn u ca.oment., -oi j'ale vif (le.i! d f,tp4 te moru at'utiot? .ur 'les dag ers qui nouS menacent. le pense que dans cette crise (tirltosdinre'noe nedevons cbnid&er que lexecatirb'de c'dq'ur'peut assucer la d4flense e I Empire.
st e e-uis puint dispOS& coeamliner Ia conduite. des inistreA relattvemcn" aU txi"oyenls que I Ilationjeur adonnes, je Ie suiier v ns encore disuti rabquestlong tmrortantas dknt a parlA ,ton
tableaml-cc qustinsprese tent udegte
4xtit ." , P re as-, ee .gr
d, "b mt a i hf/ihi n / 'ad'i xaminer collect " T " , " .1 1 " :1" "":
,Ittnt'eI p apstens &ICnc , pUr e moment, 'dc 6resider c~s divers obiets,~ eds etiert srictement da le suiet mis en di issqn, etest -4.ire,
inmbe, Ila foraialon et a dI' Utioin des diff6t ntes fbine iiiar&ilev~es par les Minstfi de ,-M pur la d~f nse, de empiree, etpoltti n~cS oeinatifs dP ~trles etpi tciu~ ns.
mt&' J'ai Aid "mall/(ur~d" ifie~trel
str Plusiurs points avec mon trj-hqndrable' aini (Ms M- tbi)s; je i~:diffd iir-tobavec 'li~ dn' cc qui a rapport'k ccs troupes, qui sont l-pttinia| grant dPe notresttt ;e soil d'avis de xmaintenir ,noas stores rtigI~es surduri pied' respectable, et .j'es$tri atvcmntrsaprkl r u


vprou ein~r~ ocs don ct oad, justipeekhceaitc.xn tt nosuauxlf copsytQ 'a.et. L

Le parlenuent a plus d'uncjfismaieete,,!OpI-.
pour la d~fensc A not troupes' rtt4ees, quil taut' a Joir tCcours ft tine rande force nariotdl, levee oit~ pa autotte coat par Ic zele libre et spun.


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tank ndu peuple. Je considere I'armuc coomte It grand point, de ralliement auquel le'corps de voloutaires doivent se runnir : 'exemple de l'arm~e les firnera, son experience les dirigera , et ces troupes riunwes seront invincibles. fe considere l'atimn come Etant le centre de notre grand system de defense ; mais je serais fAch c de la considdrer uniquemnent sous cc point de vue : j'espere que de nume Iqu'on l'emploie ' I la defense Interieure ,qn l'esuploicra bient6t aussi A des exp(ditiors au-dehors.
Un tens Viendra saps doute, et cc tems West pa" Iloigs i. que le corps de v oontaires atteindront un" degrti de perfection qui mettra ie gouveinement a* port&e d'empboyer 1T'ext6rieur tine grande paric des troupeS regtes, apres avoir enfin pris routes lee mesueis pour assurer la defense du dedans. C'st par cc m'oyenqiue'nous pourrons eifende' nos possession' etrangeres centre lts !atiaque� qhel'0 o pourrait ehi p6rter; c'est par cc M)ntn que nou pourr6nis attaquter ennemi Sur ses patieslee pis vix eriables -et i, pour Ie bonhieur de lthmu'anite, (!occasubn s'en presentait, contribuer A a d livrance de- IEuropm.
- Avec ces sentitsnns , Apiri e regretter que noun ayions de noribreux voIhnt'aiis , cette circonstance me donne oht ve ritable safisfactibri.
je crois fermement, et je isuconfime dans cette opinion parl'autoritede tons tes uMiulitarcs avec lesquels j'ai converse;; je crois , dis-je, qu'kipcertain nombred shommes gui s'oppoSeraient aux ennenis avant.qu'ils eussent effectue leur debarquement, serait beaucoup plus utile qu'unnonbre d'hbmrues plus conerable aprs Idebarquement. Sous tous I tmappors-donc , et pariculierement ous le plus essential', Ia vie des soldats , le mieux Serait de stationner nos troupes A la 'istance des cotes qui les Mettrait te plus A portie de s'opposer a Vennemi an moment di sa descent. Si. rnes observations sont justes quanm aux moyens .elles Ic sont plus encore quait'a I'objet :,car supposer que leg ennemis s'avancent assez dane, les 'terres pour rfncontrer les volontaires' 6loignc'des c6tes, cest supposed eryz-Meme-tems une scene de Malheur et de dnvastationh qui naurait ibute fois pourt ernier risiltat-q&uela'destficti6n totale deI enniemri; mas pour ri. i-gliger aucun&-espece dc sfiret6, it faut en rsictant ai 'I 'reniere attaque, none priparef 1 I- second'e I flat en nous opposant au d&barIuement, nouspteParrAtitn combat ie ftmrlles es c6tes-; iifhit enfin noui appr~ter A eurmontef touti les obt6ces.Sonsi ce p6intde vtiue jt ne con-daune~rai point'alpreauion de tenir dat A Inte. ,rriur de grads o'rps- d volontaires ; raise je uhaute que liaia'jeurepatie de ces corps sort plus rapprochnie ds' 6tes:.
L'objet quej'a le ,pus directeri en vac nWest pas scuiqment de rendre lesfoces dout itls'agit des forces inmifipales,' des forces-bon nes" faire
p "r u - ". .t6ntl ho6mbre seul'puissd paae, sur kV apipr., t dne affrayer 1enine ' je voudrais que cec troupes f'or
massent une armee permaneite qui durerait aus ln-g.teins due Ic danger nou m~nacerait, et doni Ia discipline se perfectionn crait chaquc ejour. Je crams que les etats esuimatis ne renlermeftaucun article cui puisse amener iicc d rnic rdsultat. J[ crois quonxe rendiait p Oiqft juice ad :zele de la ation pour sa ptoptie defense, si l on neprenait p6int des mecurcsefcaspou rt Y-ehdr'eCezele plus tile et p ls "drable. Je'diflcr6 dioc entierement A cet egard avec moD tT6&-h(nlrable: ani loin de nie'pr4indrequ'on ait doin6 top'dedisci-' j)]ine aux corps de volontaires , l'~fjapp ide "qn'on e leu en air pasassez donn -en puipencer q1u on ove Cmployer, ces corps cOnime tine masse groesietemenoc irrgnliere , �skus 6rdre et S i s discipline.- Le grand obie et, seton mi, de mettre un corps dun cerain no bre domimmes en etat de aire cc gu'utit ntre corps aussi nom)reu,, miAsails Ila Mnioi,'instructone pa pourrait 4C'Ce fPboir,- par venirac but, on tlevrait, cc me searble;ordnner que 1Ts orntpjgnes svIr olniire6 16 r unlront i CL s exerceront en batallons, r l " plus sonivent quit sera posiblq en brigades.' Qtant. " 'a premterC disposittr , vle peut avoir ieuc dat touLes let parties du coytem, car. it1y a p4-tout.Un asse grand nomb r ,iolontaites ]our s'former en
b afallons. propose, encore filter A chaque batailton de aonaiY6(indpe'daMibent des maefit J,
chefs 4!us ) des ofliiers " .i. , s.riiet puisseit donner des leon 6ddt manxitte; in dvroit affecter au moins urn officer d 6it-ia6jor et un a udafnt a chaque bataiton; ces coiciers conserviraiet auo ur le aItesde et lentrmag &l'atme. 1t est vat' qie le fras q untaranrat cette n-. fIure seraicht consider ables; iat, n est pas motis vrai ,jc le iais par experience, que legbataillone Instr uinspar des oficiers d'tat-m4cjdayantseri, sOit tout-a-fairautres ie taO qu nont
point euu 16 MiCMe n av ae'; it Celi compenscra parfattement Caunen' atio tC pasd 'eae. - - Op ne doit puttf ~consierjr lit frais puand i Lsuaglt ncOl oull: o_ ~itn'1
44-4,n gaii~iiit ;jcross dAllursqpie
dans.mette econtanc leb frail ncxckraien -pas n6o,,oo ,liv. par an.
J'Iai d'autr enrese encore A proposer. '- i A 'Peaception 'd~s c tCcept&s a~iant I 3' aaOlW, et
aloi i oc .tL5 i ardres :pour piws de vingt .jotirt , 'elhaque~anneui te,, pie $j croix insutlhsant pour Ics former b Ia discipline nuilitaire.
C'ex uine opinion quc je nak xcttrais pas avec


autant de confiance, si elle n'6taitveonfir - ie par r'autoriti d'hommes du mier. et mnenc par Ie gouvernement, qui accordait un adjudan; aux corps qui s'&aiezit exercds 84 jours dans l'annde. Mais mnuxe dans ce cas, il y avait une sorte d'injustice i exiger qu'ils fssent le service pendant 84 jourS tandis qu'on tie leur accordait que 20 jours de paie. Je ne'doute pac du patriotisme des volontaires, et que dan un moment de danger, its ne consentissent a servir i ratuitement. M4ais it serait injuste d'enlever successevement Ichaque aWsie des homes A leurs occupatios et Aleurs aflilres sanu leur allouer> de paje. G'est trop que d'exiger qu'its s'exercent pendant 84jouis. Peut-.tre qu'ii sulfirait de 5o jotis out arine prochaine ; et de 40 pour la suivante."Autant qu'on pent calcular cette depense , je' crois qu'ele ne p-dsserait pis 5oo,ooo liv. sterling, et ce strait" Sans doute Particle le moinm 4isp,;tdieux de toutes les charges publiques, ci 'ori examinait que par Ce riayen on eutretiendrait constamment une force d'environ 400,000 hom'a'es. Eli supp6sant '( ce quiest hours .de t6ute probabiii,* ) q1e l';nneiuhu russit A echapper ,A la surveilIance de nos floties, et r faire, uneinvasion enIrlande nous poutrions d&aclie une grande partic de notre arnree de line , qui serait req pl iq pat les corps v9oontaties. Dun autre clt , si Ienn ri aisait tue. tentative contre rdns propt sctes-,,et quit e.huut dans see projects, on pourrant.alors.port"h avec succ i a:guerke sur le Continent.
Nous avons actuellenteutiranchi la plus dang. reuse partie de ceite annae ; et il y a touflieude croire que pcndau)t cette s:uson ou les ports de la Hollande seront termrs par le Ioild ,Ile danger d'une invasion. sdra moindre ipe 'dans-ceCs dernicis teams. Je pense qu'il faudrait pioliter de cet intervalie pour tone mettre en iesure pour ile printems. (Cgest pourquot je desirerais qu'avant de nouw separer oil adotat les measures e jat proposes et qu'on vo-tatune somme addtionnelle pour rnettre le, corps volontaires str un pied respectable. Nous devons d'autiaut mons higliger cette measure. que la guerre par44 deqvqir tre de longue d'rce ,et qu'i falut noiisenvitonner de tous les moyens ntecessaires poarvila soutenir. It se peut que notre ,nneovi suit d~jA dcSabus6, et que rnalgr6 routes ses bravades dinvasion , ii y ait renonce, apr~s avoir recotnu les dangers d'une telie, entreprtise. Ce AieAuit :n grand triomphe que. nons auvmons d sjA reroportd sur lui. Mais si nons avons eu, tout 1e teins ncessaire pour nous mettre-sur, Ia. dfesivc ,-i te laut rien ndgliger pour nouseentrerenir dans une situation tespectable. II est po usible qe. notre ennemi ne perde pas sort otjet devu ,-et it tie Ahu(,pus qu'il puisse jaaia nousrtrouver en d6faut. Les utoyens que je propose ont pour objet" d'eutretenir constanient celte ardcur nationale-, dc 'maniere " etre toujours ca garde contre route attaque imprtvue. ;"Monl intention r4est pai- de mler aucune oh. servation stir, Ia conduitedes ministtes de sa majestgddarns unediscussion, qui doit tre consactOe entieremcaet AXintrtk public. Je n'ai plus qu'un mot,,iire,-et L'est retativememn aux arncmibics marin, Mon honorable ani, M, Wi idham, a fait . 4cc sujet. quelqucs observations , et je series certainemnent tieson avis , s'il s'aissait de matins qui fussent-dans, Ia cas d'bie r'quis pour servir sur les Itinisiens de sa majsi-, ou d'hormes qui dussent seulement s tenr derne des bitteries vec des piques aIa ,main. Mais c es - Tencibles rarin 'sot principalernet destine eas Ivir i blorA des chAo!pes .canoniieies. ,C6e sont des Vil'tesoiii des' pectcursl qu'ooun te saurait enlever a teurs families, cat ti t cuvent etre emplo)6 trcs-uttceu ent de ,cet'te nirere. II st Seul nllet a regr ttcrqu'on rmette sipeu d'activite daus le dearemit die la ,i6a ixi 1 I'dquipetneht de ccs chalqupes. ,tandis, qu'on' a fait ace sujet des soum :spi5cotsidiGable;, Je sedouOe ps quits n'obaunssent unet ssiprioitri 6aqu e sur" les flutitles ai vn kes ddncl' e"i.i ;Iet 'sous cc tappott je regarded "ks fnci6I's" marines cotne" un des corps, Ics plus" utiles. q!'e 'nons ayons dante le ci constances, actuelles.
Al., Yorke, secretaire de la guerre, a x~ponidu A-M.Pitt que cc qu'iI avait dit sir Ia paie.dee volontaixes, ,tai ,n i objet, digne de toute Pattention du gouernement miats jque cependant
i1 tallait rpetCre de I'conowiie dantesIc depeuscs et qui ne croyaitipa 4uo %l. accorder une pate. permanente Aes corps qui ne seraienit pas obliges, dc fare un service pemamnent ; qu'il, falait en ceja agir selon, Ice circnstances., et qu'il espgtait ue l iouorable menbre n'insisterait pas davatage sur cet qbjet. uant. A observation u'tl ivait, fate , qu e falatt entretenir tin plu grand 'n' k'r'b r c & olornaires dane lee 'C6 nt~s maritimes' que dans ceux detinterie'ur hon -ait suIv cete resume; Par exiemple, on en avalt icvd an morns i ,oo das- ails vopshire non comprs nom,uth e ls cliatitiers. On pourraif dire Ia a ianie closed _dc _Po tsrnouth, Ceui dii coxnmt,,e iernt se montajent A environa Jjioou. Lee Iev~ea s &raient laitee dana Ia'n-rhe proporion dunes lee comt de Cnnbcttaod et de Duihametc. -1I : 3-:uq
M.�M, Grsnv flle a .parle. dane g le metes sce que Mr-Winidha, . tie npensait pas conte-sari hxoxnrable ,paretit ('M. Pitt) qu'on dait montrer dec l'iniugence poron Ie faues des otinistrec. Du reste it &tiir sdc coo avis retativesteut aux corps vu-


ill II,'


































S


No 11 1 MEMO--











434


boritals etc. En ci'i1i.quence il a conclsi a demAnder hi revisiots de routes let ucsures de'adni.stistration eoncernasnt les affaires militaires. Lord Casthreagh a r pondu h tousles reproches
que l'on tahitita I l'administvation , tn pnseatant le tableau actuel des forces do la Grande-Bretagn.
A Pox0 a prtendu comme M.Windhamr1que la tonduite aritrieure des ministres devait. Cre s6v resent examine. I a fait allusion th la dernire phrase du lord Castlereagh, temoign'ant tous ses regrets qu'on no receitllit ainsi aucun avanta e de )a paix. II a bhitad It sys~me quon avait a optic relativement a laJevde et i 1a formation des corps volonitaires', pritendaut quls etaient trop pen pom breux comnme simples volontaires, et beaucoup trop si on les considirait coming une armee. 11 a fain allusion A la correspondance du prince do Gailes, prtendant que Ie gouveynement aurait dui so condusre dune touted autr. maniere i Ugard de I'hritier du tr6ne.
Le cancelier de fichiquier a rpondni qu'il etait oblige do garder to silence sur une question de cette
-iotur , A moins d'une resolution formelle do la charnbte, ou d'un ordre exprs de sa majestC." Le reste de ]a discussion a route our le rappel du gOneral Fox. Les inistres out dit qu'ils n'avaient noin , reprocher a cet officier, rwais qu'il avail"luimtme donn6 sa d~mission.
On a iss aux voix lea diverse, propositions du secriaire de la guerre et du secretaire du d&partemcnt de l'artilleric , et �lies out toutes Ct adopties par le comit .
Sanre du 12 dicembro.
M. Hobhouse fait te rapport du comifi des subsides. relativernent 5 Ptat de rarwie, Le colonel Clawfurd rkapitule les derniers actes du ministere, et les mesures qu'il a prises pour metire 1'Angleterre A I'abri dune invasion. Mais lobet principal de son discours est de faiie sentir la ciharmbre les avaritages probables qui r6nulteraieut de )a cr~a, tion d'un conseil militaire qui serait ,chaige do seconder les operations du, gnral en chef.
M. Rose. J'approuvo les bats do 'a!mee tells u'ils oUt t presens A la chambre, etdans leur intgriti. 11 est cependant an point qui mrite ia plus � rande attention. Dans le cormti de Hamp (Hasps. ire ) divers corps de votontaires sont constamment en activity ie service ; et ils se sont charges de cette tiche avec fe plus lovable divouement. IL strait donc non-seulement convenable , mais absoument ncessaire que les families de ces miitaires obtinssett l s secours que les lois accordent a cells des hommes do milice. La plupart des volontaires Otont it s'agit sour des ouvriers, des artisans accoutum6s A garner neufi dix schelings la semaine ; et tandis qu'ils se consacrent an service militaire , is sent hois d'eat do pourvoir , par leur travail ordintaire A ]a -ubsistance de Jeurs families. M Tote.-- pense c6mme Thonorablenombre que les Larn;lcs des volontaires en activity do service doivent rccevoir des secours, ot loraque be bill d'e.emption,,Trtatif au% caps ,de volontaires, gera soumis a la discussion de Ia chambre, je m'engage j proposer un article & ce suet. .
M. Pitt. Les observations quejai faies dans la
stance de vendredi dernier, relativcment an project de laire enter dans 'organiiAion des corps des volontaires, des 'ofliciert t des adjtidins puIs d s los troupes de ligne, out &6mal comprisets en ral intetpr~tees. Je inat ps pritondu dire que lesofliciers de troupes de lignt, qui entreraient dan lets corps de volontaires. dussent avoir aucune prnmi.
nence iur lea officier "naturels de ceux-ci. 'ai iouls ,dire que Ie commandant d'nn riimeri do volontaires aurait, pour le seconder dane sos op& ratiout, un officier de troupes de ligic., 1iit tisuterait ,a mon a vis, Ate grands'avantages pour Its jgimens de nouvelle creation; et, er aupposant . par exemple, qu'aprs avoir vu, pen.
dant quelque temps ,danu son sci, nn olaiciet de troupes do ligne, un bataillon de volontaires PC trouvat appeica un engagement , jo suis persuad que Ia confiance dont i strait animi , h wettrait en &at de mieux fire son devoir. I1 es ti' autre point sur lequel on ne ar'a-pas corn pris. Ji nat pas din qu'utt officiet oi'ilina adjsi diant," ,pris dans les troupes d ligne , dt Cer, donna a chacun de corps do volonnitires- j'a seulement pritenda que, tdAns tons l s cas' o un rgiment demanderait A avoir' des ollicierstd cote t lasse, i| d t avoi' ia certitude 40 I t 1
tent r. ' " ' it d" .

M. Wtndham.C'est inmalhIaur pour nmide dlffit
opitsO6n avec I'hondrabl 6 esbre (M.Pit) sur ii aujct(quelconqui. M is ,dans cette occasion ,j avou que jet" diflere ,eiuirnmonn. Mon V'U, serait d yor Ic.forcci des lc'os'de voloantaires deV eaiir aus eflicact$ qu'i et possible, par 'cffed'utia bein sy
t~nsc dti discipln ntletiussi 4id~sir de 'h


notable iembre. Mais peut-hre a-t-ii itnigifnc Ve pare equ'il est parvetiu ',pa ses Mclens et par cet infa0gable zolc auquel ien tie resste", a doinner 1aIa2 portionde ces forces qui se tronwe contfie i sa direction. un-certain dcgtd'aptitude ,d'expdrience Miili taire et do perfection patriotique ; que, parce qu'it a fait aire aux votontaiies qu'il comsaujd un bnilaut apprentissage au pste du dangeret i ala vue do eehCPPi, il ell-peUtcte dCe mhiiehA l'eg3rd des autre, corps de ]a mtne classe. Cest en cela quil sest trang eiunt tromp6.
.Quant a 11i, .Ai l s plus fortes objections A fire Cost ire ]a tot-A46du systeme dorganisation des corps de volontaires. je les regarded counme une d6mocrate arroje, du sein 4claquelle peuvent sortir tes plus grands alheurs pour ia patrie. Je redoute ce systlme come deviant avoir, sur l'ordre tabli, la plus ffchouie inlluen e , par )a raison qu'il enleve a no manufactures*',4 notre commerce, A notre industrie. tOus JUrs moyens de prosperit6; par Ia reason qu'il inttrodtt la colostion daus toutes les cIassj ede lasocikt et qu'l dotruint toutes letaditinctions sur leiueles esit f0ndenotae existence civile4 pas ' axsou qn'il tet d, prcier tnutes leg
distinctions qui existeni daa Tartm, , eon admnettant Atles partager des artiian' delay derniereclasse, des individus-sans titre estimept b ,iquo. Un autro effect di'ce syst tl/''ait de dognader notre esprit public, et d'alt'iet 1: principe, de ,arne do ligne. Sin dormer Vice ,er nUinmot,'st d' tre insuthsant pour l'6bjet q&ift se propose. Nest- ce pa ,.oganjser une dimocratie jivolutionnaire dans 'touts-les parties do I Empire ? Ces corps chosilsent ,letirs pliics;. et ils diberent. ensuite dars te't- cQiits , pour savoir, sils leur 6biront , en. if3iwocasseront pas oeux qu ils ont euk-m6nes choisis. Tout, sy fain par cab ales, par issmbfkes, et rien no sy d6cide que par discussios, oppositions e. r solutions de ces assembles, vdritabscs,sqcits populaires, o' l'on t rove t/out, excepti to.b on sens ot la raison. ItIest impossible d'attend c dela subordination , de l'ordre et sur-tout des services de pareils corps. Jugez du danger de prvente i 1n pareil exemple' I arre do, line ? NMost-ce pas vouloir infecter des principes rdvoiutionnaires ? et puis la consideration que cola
jette surtles grade3 ipitaires I On n'a jamais tant vu.de colonels. Je no pui, fite un pas dane le. rues, wi rencontreO un manant, tans trobiver un capitaine! its ont les mimses, paulettesI, le mme arade et les m imes: hioneurs que les vieux soldats. i'tfais moi-nkme capitaine de volontaires ; qui sait i e i je nedeVsindrai pas colonel'; mat j'avoue 4ue
Squad jo mic cqmpa~te ann viOux anilitairo qui a
blanchi au service d -apatrie, jO r qugis comne la ferame de ce bargnnet qu On appelait myladi dovant la femnxe d'un duc.
Depuis la crolaton dos~volontaires, l'estimo et la consideration pour.-oleos gades militaires a baiss de cnt pour cent. Les idoes qu'on attachafit A des distinctions do grades'dom ont ne calculait pas le prodait picursliro, ais bien les avantages, sous IC rappot de )a gloiri, so sont affaiblies, en raison do la facilit q'on a maintenant d'obtenir ces n emes distinctions. .-. .
SAl. bu�wtsy. Q4'i ,me soit peria 3'oppos*aux subtilits do l'ho!orable mnebie, quclqaies observations non moons propres quo les siennes i fixer les ides do la chambre., J'ai entendu dire i un offider 'qui a on I'avantage do conduire aU champ dhonneur et 1 l victowrO des troupes r& glies" qu'il no batancerait pas ,& accepter le cornmandement d'un corpi d volontaires. L'bonorabl� menbre pr&end quo 'organisation do nos corps de volontaires nest autrO chose, en effect, quo organisation de la 4enocratic. Mais qui croira que M. Pitt a 1'intention dtorgaiser une d dno.
crani rivoluuonnaire; quc les ministres ont I'm.
t entiod organiscr unzdbaaocratic rtvolutionaire ; sqhue lord M [ona , qui a d&a46 aux vobontnes d'Ec Mase qili sestimerait heureux do les c6mmander centre Yarrnte etmciel a 'intcntio0 r d'organiser une, d~uocratic 0volutionnaire ? Ji
conviens- quo Ton, peut comparer nos voA.
taires A notie ari n6�ed lignetimais quel autte imoy nous 'indquera t-2"npour nous procurer un ituss t rand nopbre( dt" fenseurs ? Qjel systemn " eut paraitre prf&able A.celui d'a"e-r le couple"
die naniereA teixfiir , antamt"que pojsib1j, e 1s nterreurs ins !pi.iabf e la !a.�sO 0.ttuleJ


M. rorke , eri~aire d4. la *wtr, Ic eteq
des adjudans et des sergens-majors si talent organiser les corps de volowaires. 11 devieidrZ cxtrieient dispendieux de se servir pour it rAt 9bjet d'officiers de troupes de ligne. ., 11
Apr a une longue explication centre M. Yorke M. Pitt e -M. Curwen, le rapport du co-nit r agrt6 par la chambre, et des bills co-l re o I objet sont successivethent adopt& . o
C H A M B R E )X ,S P,A, IRF.
S14nce du 13 decembr , .
La troiieme. lecture du bill qui protege lasi pension des p siemens do Ia. banque,eespef danne t lord ruenville occasion de so .pl ces prorogatiotis successive et conttuelles 5qj est maintenant passi de mode, diti que Ies !/;, yelatiis aft mkme objet ,soient adopt ans - au difficulty; et 'o4 s'est tellement accoututp,-I voir reproduire, qu'on n'y fait prette % p?-ln tj . tention. Cepeodant la chose vaut bier Ia qu'on ne la traite pas s ligerement.
i sje rains bied que la piolong'ation dc eett mesrp e finisse par produire l. eincortviniqu memes. auxquels le uc ;rnvemeent cherche - 4i. midier. Mon intention n'est has d'aIarmjc ia a tion, mais enoxe vaut-il miiux !alather.Jaiou1 d'hui que d'ittendi e tmomsnt ou ile i j(leventu inipossible ou inutile. Celui qu'il 'jeni. drait d'employer serait de rtablir peaiu--pen la circulation du numiraire dans le. royaume. "Mahu avant tout d Ii faudrait qUUn Comtitj flt charg, do rendre des renseignemens exacts sur 114t d banques de Provinces, et de presenter n plan ile 'garintie r~ciproque entr'cltc ,et Ia banquet d'Angletere' dnne part, ct la' nation do Iautre,"
LOrd Hi4wkt*'u y. J'admets que 1a3suspension de; paiemens de ia baque-a produit queiquts incon. veaiens ; mas Ia .question est maintenant .de avd sil n'en rsuticiait, pa. do plus ,grands de ia ieoss lion de ette mesure. It conviens cftc6,rc quo. ek quantity de papiir aOtuniem nt n crculation, eit enorme; mait i est moir iaqi $1quisuspend los paieme tde la a,nqtu en species, tqnil fa.t aiti. bucr cet inconvbicntni qu'a 'inmmcse accridss;Menst de notre commerce de notti agricult4r, t de notre richesse.
"Ide c de o'rJolk. J pense qiul aurait beaucowip
mieux value prorogeorIle bill dont i! s'agit ,de sesion en sesslon.: *que de It prOroger, comme- o leait aujourd'hui iodfiniment, pendant toutle Cours de la guerre ',
Aprfseqsueltes nouvelles explications do apari doelord 1{awke-bury quni assure & Wlachambre qUa le dernier' bill de iuspnhion 'Wa pas e&. rendu It denaado de la banque on ea ordonn� it'troi . sietne lecture.
I N TE R I ;.
: , .Paritys, i, w . . ,
Le onsel gsral de ia commune de Pari S inform que I tgnaalj set. qIi omatide is garnison do Paris'deput plwiears anaiesi, uitle catte capitale pour prendretle c andnntakent d'una division de larsre, active L.a Orreti de 1hi ire present d'une pe,,dont ce general, d'voo bravoure epfouvee, ferbon umag ontre lesa ennomis di lI France.

ENCYCLOPiDit MiT410U
On met en vcte anjourd'huij i8 o~ e, ,.l F. Agasse, imprimuur-iabraire, rue des oitewl & no n 8 !a soixaftliehuitime fivraison do l'E1ffo $idie mithodiqte"par order do maiieres. "
Elie est compOsle:
I' Du tome VI, pre iere patic di l~fisiir par le citoycn GCaillard! 'dp rlnstitut national; an Di tome V Ija Bolatuqude,, aie a


"n_-Aoa r
�Le, r~x de e~e ,hvra oi est de ~ ,r.,ilc.s
on catoVn., . . .e.
La. port. 4e lalivraj"q,,e. an,.pmpt, de,



"Ttbisi me :is arrived etit5tc dddaiadifl , ariv~ , aujourdihsi t 'tii6se ," ht" hetres d noiw 'h~,t�| ChOii~l)i' .:ln : euvcaGng'B~t~ll

eu h � ii ursdt' lieu ishcc"ITVt
s,. "Ye )fsn U0 ~m~r d h~c&


*Oc 9 f .*V~S~s t,,.,.


h'abeulnemtut so fart a L arts, ruc des Noistblsat, teael. toe triest dsS (raacspOur hrgutniss, 5o fta, s peur six mol, etO, frantcs peur VaLge. On 1
*afimeICQtut dchque moi. :. . . . .
i i t #adresileer lt tmes , 1'got et les efete, franc de pert, a ncityeis A|gasle , prapridiAire de ceJeurnil, rue des Poiteving,, 0 s ,to l s!DIf.e, t�.tft* , dives iOff" J sen erdre. It fAmt cOspOadre daus e envois It prtcde pays *i" t'on be pent aU anchor. Lce lettires des departemens .on affrvuchipc ,, ne scront pq ai eiit' q 1 t . . . t ha su"ir coin , pour plus de sfrct , de Xhargercellei qui rensferent dso"r".' , . 2 irq.s ,- "
Too. cc qui co ccma la rddaction drdrre.strad u r6evddacteur, rue des I'rtevin. " n3 ateut1e-'c du m ciuq heura J6. .


A ~r.* ~ 'r~opiwei AI'dAgssepoai r M eiewrse CSl~is*9I~-~


I


a. I h2blement des srrvjCeA-lMD6rt2ns. . - I
















GAZETTEi ,NATIION XLE ou LiE M ONIT tR UNi vE lsi1

A dater dui ? i 034ean 8, lesAtei du Gouvernement et dei AuioritecoAstitueo, cdatenus dabs le M o N t u *t Sol d ,


0 p, ,i.�. e . - Mard, 9 uie an 1 ,dela kepublique i Ojanivier i804.


EXT ER ,ii-EU R.
:, . . E, ERRE.
-':, d'. , ~~b-'( 'niv:se.),

' ewiier nn'iasil- ds "miistres "qui
tlntce l pordcl-,fhawk e ptboty,
t 41t psento .t LfaiyTe vant son dpat
.e rpa t ~ ed "13ttas. Ce an e de.



,r q0 fi, .
"La Gazette dtfLod A e inmeci dtrivier.pu bji mCteu rts Ig ducozneeiI _ en date du. ,2t




, re ~r-mare predir ea ,emc lexpaor ir'ta et fvoriserl'importation 'approvisionenonos5er, AngladetrCejn aSu o ars grPtle secobid
j.litr . dport -i c6 tw1alete danapIe ,d
_ co!mel s t franc nu e eeux atscondi




tjois u ime- ui dotenaal ,~m oaure metqi aur sont elrv le n at le$ six ois qui .utvront I si"41irc d'une paix dfinitiv.
Dubline ,e d Oaice abre.

e ordo-m ire se rnchit 'bier avaec le major Sirr d },s.lz ison dnti impriier na om q Conolly &as OtL~ide-tret. o i us saisirek run' grapd notnbre ld ieplais d'un livre intitua: -Vie de onaparteo
~jtjj~iuo .es r~scs. 'icnpntiue - k6 t~mise
,Is l tendiretensuite chez oeux a n-ts lmtimmf4 ~et, qui'terzaientr le nterflOotvrage , or qui oznt 4rnouvr It ndzne ,sort. S~'" .Losdris- a1r1rdi , 8dicembre.
- dta Lde lqtod Dalcutta, en date dut
. - . . . . .qu' . y av a t re ,I". O u qauit-ms, le gmesage du rihdu mars. Ace Ie q~j~ on sentuit teSmnt16ots quton avait e u 4vbadrQple e I Cop- o n Ge, uie d oe liuLz6i*8;nalS hotieusseent pn avait consrv Pun-Cl~y1ocii t Malaca.

~J ledoDtblin ,qwt~tait
ltftrniont do gouwrnemext -do ne plus mectre en japwiaticun dem individus qui sont implestum n rhirle, onspirartiouh Cequi adoring eit
4teiappiniomn, c'ost que ni M. Philippe Long, ni t.]nes Tandl y nont pas owpar t devant Ia dernidle commission. 11 est tems " en eflt qo Jo 6~~ennet i lntaissoitpersuadti quil a faitassez o s acrilices AIM. Tacidy et Long sont tr&-esiirmla n lapndearparticulemei . Dublin; e loe

'"tVerbcent tio peut uo se poplarisr em dotanti , Onsyst~uie do clemency , et en 'appliliquintd'abord A cos dcu i4tidividui.





% o-OrrmitandenAdlbne t s ports dA A leterre,
. I W Ntemp te qsui a ,eu licu, e5 docemnbre et 30t1s precedens, a occasionne behucoup de naurags, , et dk"s avaries cohsidorables dans los ports. La friigate I'Argo a kt6 ts-endommag, ett [e C10 des Mamelucks a. osuspetdrson
Dt 2 dicembre.
{ Extvait du Moring.Chroulicle. I
Klrd Hake2 isry a icritune nouvelle lettre qui
16voqut k1 premier order qu'il avait dourte relal*i etnt aux vaisseaux neutresbqui aborderaient centre Iinber et les Dutiot ; nus ha donnerons aujourelk est une ttdvelle reuve de la fluctnaiin Ct do PIIrrsohtion qui distingue le winii'tere
Rttcl,
N�U% t blimons point les ministres de fixer 4t attentionStr cc quils doivent aux puissances wttes1; mais pouttquoi adopter une mesute avec
-.,pet e rficxiot, rju'il dovient ncessaire de lkdtrc lotsqu'elle twconnue. Avant tout, ot auPt .,ptevoir jusqua, quel point elle pourrait :-i;t c kspuissancs avec qui nous sommes en paix,
t iw e stte tM ait de nature , lecm faireu1
haI r~l 3h fnouu taite batcoun do bien, il ne
pas adopter. D'un autre ct, si elle tait
I fttielle A tiote s~tet6 , il ne fallait pas la-r~voquit. II et ais& de voir combien hJs nations 6trang~~e nivmptisor des homaane eapables tie


taut de l' d ru d leu'r dtermir ations, et de
taut de|aciii Clans leurs-reiractaions. Ce nest pas im poirtance da moment, eest le caractere du goavernement, qui,,doit e ris en constderatim.' Si les Frantais efectuaie-nt 1m d barqierent nos croiseurs auraient 2its besoiniji d tstificatioh en smrmparant do utd.vais eatxnet/e qti tenterait de cebarqner, ot qui seyqit cens . lior Itentniof de d~bar(ui~r ~ ~des i ir6 ou desi nuhitions pour armde Iran aid-? Maii ceci w t tt re qnkune caffaire dao cotrebande',. si,. e lieuu, et darts cc 'cas, aucun 9rden ,pct y retdieAuni Aom !nt de Invoso., notre course ara wastee et notre droit hois de touted cisttgibi'" ea's i~a decide par, sa fpropre naturW et-tie "pedt anie-er qii de-trsldgercs difliczudh&. Si. nous tions.ppk e . donher notre opinion., elle erait que tou espece d'ordres stir cet objet, seraicnt superflus. Des ordres contradictoires sti uie'paieiil e iaiiie.e sont ridicules.


11 parait par les notuvel maitittues, qtie-trois autres vaisseaux dc Jig,- le '012droyant ;. rI'Impetmeugx et le J ~o.aIotuv~ ai? out q.ttitt la Ilotte de la 'Manche pour renter a'Plirbouth. En voilU sept pu huit en iout quify snt"nrts dasit le couxant dco ]a semaine derriere. On n'a re&! jusqu'A p sent aucune noutvelk des autrgs. CeuK qi s'y sont relugi6s out grand besoind'&tre xepar&s; les dommages qu'ils ont U t e 5 sat trs-llcoi&rabls.
Si on pout place, quei uconfiance dans un niinisteretdl que celi qi dirig les affaires dans ce moment, ,e casi d'irivasion, ius n a unions pas bcaucoup crii nare de:la sorkie de la flotto. del Brest ; mais une iuvasidn'iaon"a t jours' a 're dQuter, devienr dani la:circonstance actuelle dix fois plus A craindr. .
Si la flotte de ,rest venait A sortir, ii est A prdsumer pt' ( , que que v.ouhte u'uelle ptit , elle ,pourraitttr .rencontxte et battue par quelqueiuneswde nos flottes.'.
C'esrapr's avoir bl~o qule port 4e Piest pendant plusieurs moIs Iet en avoir eteCWiaSSe par un coup de vent;, qu 'iniital B1oscawewt ;omba dans 1'es. cadre de Conflans-. 'a' battit ,p0�758 on59 et re porta uni Vtie si im wrtante pour e
*utec s ckJ - =gue1wre . .

Le tersncontinue A tre si orageux que nous pensovs qu'il n'v a pas beaucoup de probabilitye que |'ennemi mette,en ce moment A la voile avec sa flottille. Lauflotte de Brest 1 si l'amiral Cornwallis tait force A. rontrer i 'rorbay, pourrait essayer de sortir ; si elle ne le fait pas on peat conclure qu'elle tk'en a pas l'intention.

Copte dune lettrede lord Hawhebury Il'arbassadtur
l)e DaneivrarcA.
Downing-Strect, 26 dicembre.
Mohsieur come rien ne strait, plus contraire ally intentions de S. M. quo dirfposer des Iestictions qui 6ie seraient pas icesairs, A 6hra navigation des vaisseauk neutres, j'ai lhoneur de vous informer , en addition A ce que :Jiai notifi dans Pla lettre du 3 couant, que la iiita :fix&e aux ports de Yarmoth et' des dunes n,',est applicable qu aux vais eaux qu Innent directement de la
-lolland(e II des ports des pa s occupes par los varies I anci-ises. La- ncessite qmi:'Jxiite d' ttablir des distinctions de cette nature, renldra dordnavait les vaisseax ode touts grandeurs soumis aux visites et aux recherches des cotmandans des vaisseaux do guerre de S. M. , de maniere A ce qu'ils puissent s'assurer pleinement que la regle nouvollement etablie no puisse ret en aucuno maniere lude. MAts cette nesure e causera aucun raml an cornmvcrec des nations neutreb , puisque tons les autres points de la c6te restent ouverts A tous les vaisseaux qui n'ont pour- objet qu'ui commerce kgi1une , et qu unont en a craindto derla Iesure cbidessus mentione.
J'ai-Y'honne-ux d'tr6, etc.
Sigui ,, HAWIESBUUY.
Du samnedi 31 dicembre.
L'amtraxit6 n'avait encore reu hier soir aucun avis official relativement A la flotte du canal. 11 y a cependant tout lieu de prsumer que. ]a dernieie tcmp&e aura force notre flotte qoi etoise devant Brest , d'abmdouner sa station, et que l'amiral Cornwallis lui-m~mC n'aura puI tenir.
On mande des ports que son vaisseau admiral a 6t6 apperzu mardi dernier taisarit route pour Torbay. 5 as doute qu~il n'aura iPV, cette directly I


iiok qu'A caue de vents .iolen4 qui on. s51,1t dae l'ouest mardi niatin. Le &tor;,ge et la peis vrance de ce brave airaliii inrenit la iecoznaissance de son pays. It tie pouvait tpas trio:nplier de .IA violence des rnetis, -N 'dUS I' '.s aducuine If?quietude pour les suites. NOuS adorls tzuk csres qti ct cisent stir )a cute , et qui s oute el0 1stI do tepousser I'ennermi dias le cas o6 la fHtte raicai c aurpit sis .era m , et il est prohablG.,que lei vaiseaux ,do ligle. qui sont el reserve A Pot'iw3uth et A Plymouth , outdojAi7 fi't voile uoui Brest. Mai, quand bien mUme ,latniral GOrnvaliis et ittt'soit escadie seraient actuelletnerit Torbay , if ,' aurait pasrjcOre lieu de salhrwer. La flotte Alanazse, daprs l'.opirnion des trsilJeurs marius., a pu prohter de cette cconstance pour soxir ; mais ele n'a pas ell plus de vigt-quatre he sies ,et I neit gzore possible quavec-le no'mbre a 'onsid&nibte '0d msrr vaisseaux et f[Igates qui sot dissdwoits dans L canal, ile cut pu lenisir eflectuei la descent,.
Les Vaisseaux de Ia ltotte du canal qui sont enttrds A Plymouth ,. sont ; le Rayal-Soveteign , le I'w,droyint','I1zinpilueux , le Viuirable , ie ConqureIrtI le Mars et le Minotaure. 11 restait en nc : la Ville de 1'atis . le Dreadnought, le Sparitie, le Iiane, le Dragon , le ColossuSs , le Cloden , e Milthq , le Spencer et leiNorthumberldd, non comprise plua sieurs fr.gates.,.
-Le cipiraine du Greyhound , de Boston , annonce qu'il aborda A lI'sie-de-France le to septemb;e et quil y avait dans ce port cinq freogatc fran, iiscs. On n'retait pas encore ioluriitn de la guerre.
Lundi, "6 dUambrei
{ Eitrait de la Gazette de Londres dto i7. }
Le bruit 5'est r~pandu ces deux jours-ci qu'une division enemie avait happene a Ia surveillance de nos croisietes ,et qu'elle allair fire un &hbarquement sur nos c6tes. Noos n'avons pu nus Pio-urer jusqu'h present aucuns renseignemens positifs stir celte nouvelle , qui n'a d'autre londement que des Lettres particulieres qui ont etckrites do Portsmouth , et qui ne s'accordent pas sur le lieu du depart dOe la flotte ennemie.
Cependant ie gouvernenient a reu des avis ceirains que It PuIEiAJ1P CONSUL est dans I" Illtiltion de aijre la tentative d'uue invasion dan le plus cQurt d'lai possible. Eni conscqu cei. , it a envoye des ordres aux commandaos des ports a Plymouth , Portsmouth et Shceincsse de mettre eCt mer tousles vaisseaux qui sont prets a partir. Cet ordrc a 66 exfcut6 sur le champ.
L'alarme se ipandit A Douvres samedi et dianche , qu'ori &ait menace d'une invasion ltresprochaine. M. Pitt arriva sanmed dinscetteville et ii n'h~sita pas A azinoncer publilucmeitequ c'&ait spn opinion que s tentative 'cvait faite de Boulogne. 11 dontna orire i t,ms les voluntaires de Douvres et du voisinage do se tenir'prks , et it les passa en revue dinanche. On mettait Ia )us grande activi t& ' lquipper Ics ,chaloupes qui doivent Etre montees par les fencibles mains,
-Nousavons essuy sane tenp tediiiatihematin, et tous nos vaisseaux en croisiere ourit et6 poussjs dans les dunes. On se plaint . gnjalevent que nons nayions pats assez de vaisseaux pour )a gardc du canal. C'est avec regret que nous appienons que le gouvernrenent s'est refuse h accepter lPoifre qui lui lui a t faite dernieremeut de j5 cutters qui appartiennent i des popri&aires de Douvres,. et qui sotprets A faie le service sur les c6tes du France.
Co pie d'une leltre de lord HawkesburyA S. E. le
baron de Silverhjeni envoyi extraor4ina ire do
S. M. le roi da Suede, etc.
J' ti I'honneur de vous informer, en cotsequetnct des circonstances partictilieres dit moment, qu'ox a cru devoir donner 4es ordres pour empkher tous bfiimen s sous pavilion suedois ou autre pavilion neutre , d'en trer dans aucun port ou trade: iur la c6te d'Arigleterre enire l'lHutbef el'les duies , except' dans ]a trade d'Yarmouth et dans les duties, qui sont les deux seulcs places oi ils poniront lirriver' librement. Je n'ai pas perdu un nJ tio0 nt pour vous faire part de cetteW esure, attend q uo c'est le vocu le plus sincere de S. NJ. que le Coin, tilerce des nations neutres tie soit trouble ni c, travel d'aucuenmaniere.
J'ai'honnour d'-tx6, etc.
Stgti , HAWKEsBURY

Les minis'res de R sie et d DJ ncmack ot relicLt a pa tnc cortltfum tiiN , et Outs somlu,3 itodu s que c te uarute na pii .iqwu.dapic15












bvi qjo; 6a .4 transmils au g uvenwrunt que 1s tanais gtenao0td les vaisseaux cutr's pout uaisX;orter lcrt tro~upes.
Co, ie d'une lettre de 1. 'TrAe , secdrtaite de Ia guewe, stt lord-lieutenant des corUs.
Whitehall, le 24 dkeinbre x8o3.
M lord. cowtue on a d~couvert que des batimens hollandais, sous pavilion prussien , avaient outunae de faire voile pour les c6tes dc lest d I Atigletere c dans la double intention de faire l contrebande et de donn-er des nouvells i |ennemi, on a jure convenable d'ordonner quils ne ,ourtaieut jamais abordei que dins les Dunes et A Yarmouth.
Cependant comme it pouoraltarriver qu'ils OIudlsset cette.mesure , en midbarquant 'clandestinement certain ipdividus sta lea cotes,je vous prie de donner lee ordres ndcessaires A "tons les officiexs do pai; sur la c6t dFAsexnet dams le& environs, pour qu'ils y exercrht la pmi gtande surveillance, et qu'ilI assent arrter, sur le champ les personnes, qui seraient: dana cc cas. VoUs aurez soin alors de me faire part ndu zsultat le plus promptement possible.
J'ai 'honneur d'etre , etc. Signt, YORKE.

1l eSt evident que le gouvernement d'Idande apprdhende' une attaque prochaine dana ce pays. En consquence il a ordonni lesmesures n &essaires pour se garder, coire route esp~ce de surprise.
On a fait le relev de tous les chevaux et de routes. 1t voitures. des particuliers, qua seronttenus de ls iette A la disposition dugbuverMne,,nent damn le cas ohI l'ennemi arriverait sur les cb!es. Cc rdglerueti fut adopt lundi deriier, au r,-nicrt ou c etaii- lopivion ginerale que ramiral Coi nwdlis n'avait pu tenir tamer devant Brest pendant ]a temp& qiii avait rign6 la Semaine pr&dente. Cette Supposition 6tait tres-naturelte, quoiqu'on sache actuellement qu'elle n'a pas ktjustifiie par l'6veenent.
Toutes le Ilettres que ous recevons de nos ports nous annoncent qIe la tempime affreuae qu'y a e-u lieu dimanche dernier a cause de grands ravages parma nos vaiseaux. Nous nous attendons itrecevoir des nouvelas desasreuses , sun-tout des c6tes do Holande et de Brest. Si les chaloupes-canoxanteits iian~aises n'out essuyO aucune avatie , i saruble qu'on dei .'atteudre qu'elles prolitekont dii premier beau terns por mettre eii mer.

I N T R I E-U R.

Bret , le o nivbse.
Deunx centenates viennent de terruiner ici leur Cante : Niui , nojmum, Jean Lebcrre, dliPrintemn. natif de BMaspar, (Finistee) , est mort le 8 de cernois, 1i t (ICe d 04at ans. It dtait ancien riihairo. ct invalide. tt ne cessait de parler , surtout A ses derniers moments, de renvie quil avait de partir pour fire la descente en Angleterre. Lautre est une veuve nommde Matie-Frantoise I egoff, native de Brest; cie' est dicd e le 3, A I'hospica civil, dans la ow aunc desoengC.


Paris , le v8 niv6jse.
Le rabin desjuifs de Paris adresse, ,an norn de
toms -ses freres, do remerciemens a I'auteur anoisyme du trait suivant.
so-Atlt renouvellement du dernier trimestre des
lovers, une, aaiheurcuss femme juive, charge de quatre enfans, dnt I 'alne peut avoir dix a ooze "nn"Atpoutant payer le loyer de ia chambre-, fut congidicec avec ses enfant i.heure oit cettc infertunde famille vonlait se r.fogier sous les teits de la mailon qu'elle habit~(it. I1 etaii i-peu-prks dix heures ; un citoyen passe dan la Tue &4 ces malhenreux grelotaient'de froid; il extend Icurs plaintes, ii dende la cause del eur infortune, lea ramene dans leur galetas , pale ia some due etse sauve.
It revientbiert6t apr& avec deux pointers charge S t'.- e deux lits comwplets, pb Mr renplaccr la paille
pourrie qui faisait le' lt de Ia mere et des enfant.
Le Isadernain, ii i*vciJ�t' 0*CbrCe invite- la mere it c suivrc avec sea enfans, .les ene dan un appartement tOut menbl,'oh i l s install ; teor . doune tous 1cI secou s a4essaies , et faith cohinuer, a ses frais, i'apprintissige du metier ,de passcmentier, que. Vain des enfans avast com .*- nence. Aussaiot fuit pour se dirobar ia recon. b,; taissancce,2)


MINISTERE DE L'INTERIEUR.
TABLRAu da rnouvtmnt de ia population in France pandant It cout de fan X.
(Voy'a I 1A ill Supplmentaira. )


CORPS LEGISLATIF.

StANCi DU 18 NIVOSE.

Lordie dajour appclle le second tour de scrutiny ur le choix de cinq candidate. p.irmli les(ques e PUMRI CONSUL edoit former le president

Une lgere discussion sengage pour savoir si, loTsqu'na bulletiacoutiendra plusieurs noms de la nmxe atri, , Oi devra Vhiinuller., ou tenir compte seieitnent du prettier nonr dIsigu.
Cette derniete disposition-est arrktae.
On proed e A appel notiinal.
Le nomlbre des votans estade ,52 majority i127.
Le U1pOuilhemwet du Scrutin 'donne le risultat sivant:
Latou ubou . ,1 3t suffrages.
Toulongeon . . t. 79
Fonitanei. .63 Vienpot-Vaublanc . A45 MasSena . . 14
Caze delia Bove. 72
Setvan . 50 Iloynaud-Lasour. 77 Rartond. 68
Girod ( de I'An).S 48
Rabaud . 3
Rossud.S9 saet . 43 MIonmaut-D~sil. . 46
La majoitt apsolue est acquise, pa e citoyens. Toulongeon. p r" Ia :3c smie, ct .Latr- .u bourg pour. la 5'.
Dans a '"I Asri&,. le cit. Fontanei:ieynantiLascburs -,danlia a9, Viennbt-VaUbnanct ariod ; .daa 6a 4', MiAssena et Caze.Lab Ovc obt: riuni tc 'plus graiid nn ,b& O tie vbix.' '
Le president -prtclamne lee, cit. LatourMaubourg et Toulotgeon, iianddats pour pe cinqutemne et troisietite-s&icl. : - -, ' "
II propose ensutte a I'assemble tde cider si elle procedera A un.trosi6ni tout"e sruti, dont lea votes porteraient suwir s deux noa ie chacune des btois series, qui'bnt obtenu Is mijorit relative.
Viennot-Vaublanc. La propositioti quV vous eat faite, ne peut pas tre miseen question ; iI t NaalUs-, comstute port qU;jes candida;t4e Atstrntet'doient avoir bi choisiS wIa rmajort i abiolue;ell. diteimiine d"ark des lois de l'aaeembix e constituante, qu'aiacune autre lo P'a gncore abrogies; or, ces lois veulent q 61i'atiVtisieme tour de
scrutin, il , ai ballotage entire let deut nO qui ont eu le plus tie ,0oi, ezras cc moycn ota ne finirait jamais. Je propose idnc de suivre strictement cette inatche das ta derriere operation qul rone A faire pour It choi% Ies trois autfes candidates.
Le prh.idnt.:Le troisiemne tour de scrutin vj etre form . etI lts votans auront A choisir centre les citoyens 'oftaneitet Reynaud-Lascours, pour Ia premiere s&ie; Vjqnnot, Vaublatic et Ramqnd, pour Ia deuxieme; Masseni at Case Ia Bove, pour la troisieme.
-Le r'sultat dn scrutiny donne. a iiajoriti aux Ciuoyens Msena, Viennot - Vaublanc et Foatanes.
Le pr~sideni lesprodame candidate.
Massena exprime combine it' et sensible. t rhliotnur-que' Iui a fait ie corps-ligislatif enle dsignant pour ntidcs cinq candidates qu'il avait a choisir: mais il demande qu' lui seit permis de pe point accepted le t~moiguage de contiance que lu oat donuo sea colk igues.


Plusicurs 1ombrcs proposent demrain.'.
Cotte proposition est adopt~e.
La adancc ,est Jevuie.


T R


-'ajournemeat i


I B U N A T.


$ILANCIE DIU .18 N I v OSEr
Pr.sidence de Carion- N izas.
Les tribune se ntunissent , deux heures dans la nouvelle salle consacrie leurs seances.
Un sectitaire fait lecture du pro&s-verbal ;Ia trdaction 4st approuvie.
Le corps -tuigislatif annonce, par un message, quit at n&mqi sous la prsidence du ples ancient d'Age.
Ce message aCra. ins& au procs'verbal,


te shnat annonce ijplerneht, Vor Ad " 6 et
sages., qiil a iw 4au corps-Mogslatif I ll~ bres qua doivent y aiiqer en Ilan 1, .u. "les d~partdmens de I'Avdkhe, de ia Matne, de ]a Meuse, de. la Nievto, de iOise, de l'hpe, des deux Nethes , de la S sia, t des C6tes-du.Nord.
Cei messages seront insh&s au procjs vetbal.Challan. Le citoyen Rifle-Cambray, jiidicoi5Uhte, faith hommage an tribunat d'un ouvrage ayant pour, titre Les Pandec s franaises 01o Ri Cimlet de titt s I leis, n.*igueur.
Cette nomination rappelle la collection 6rdon. nee par Just~iien, et impose A lauteui I'bligatior de compare lea preceptes du droit romatn "e consacris par Jes doutumqo,u abliespar les uouvellcs lois: ces umiercs, auins rassembles, en .ur seu fsceau, dss1jprgnt msas doute les tenebresr dont ia routine' acmblt voir enveloppe la jurisprudence, depuis que lei crcon,. tuxces out faith reflaer vets ,I bareau tune f6ule d hommes nouveani&, parmi-Iclauels pltsteora out cetainement" Iegetme du ,talent, mais.tort ia plus grand nombre n'a point acquit Is-science. S 'autieur de l'ouwyag, qoi vouseit prisentj a remphi sa tache; instruct dans�l'ole du celebre,/ Potter, ii a apprit de ,lui le lagale, dei, cdm. , mentateurs.,; et une long. habitude dts- aird Ii a ISit connattre combitn sons jiatecs let. questions aubtils.
Son travail aura, cet avantage qu'il contribueta i d~truire I'erreuftde ceui qui'voudraiei't Persuader que ,lorsqn un. people changeUsi lois,' o0n peut tout-A-coup d whiter l eeiq qTu rigissaiontprii
cidemimentson droit pubhet s0a dr oltriv.
Toujours il sera necedsaire' den connaitre' l'oi. gine et plus encore an moment de-1la transition, a i ie pas so tromper sur leg clauses qui ont d~termjn6 lea 'contrats ott isotiv lesajugerrieni; tiles
p cuvent aussi servirt l'hwstoire des mmetirs avec lew qnelles ]a l gisltion doit toujouTs etre enrapport. ('cst spcialement en les considiran sous ce point de Y, ue. que Aos10is cities r gin6r~s-attesteront Its 'lumieres du siecle ;le Gouvernement qui apriside 0lear redaction.a su par elles concilier tous" les devoirs eti vaincre-tous le pr~jughs. ,
Les trois premiers volumes des Pandectet ftnqaises dim6ntrentcette v&it&Vos opinions, cito)c tribuns, celles du consei.d'itat , y sont souven; rapportes ; on, voit par ces heueux rapprohe,: mens, combien sent pues les intentions-do texeu qui, ajis avoir honors longtexns la cearetkt 6 bareau, ot conrouru A Ia confectiont & I
Qivil( et merite la confiance de Ia iation et: in Gouveincmei .En tendan' hommoge'A ces-v rains de i'ofdre des avocats on prouve itle wi f xoir bient6t Id Gouverncnxnt preodre des mptr ; pour rendie cnriu obligaitre 1'tude du dl; car Fart de conseiller lei ctoyens ,d les d ude prononcer sur lout vie leersitretli nti' iI: moms. iipostaaat quo lei-autres arts; l'ign*iatp ou, le charlatanism�i en cette maiere petivelat porter le ddsordro tiana la socit.
L'ouvrage que je dpose stir le burtmr . indispensable a ceux qu voudront connoitft Is. elimenst de la science ; il sera utile A ceux qi'i0t besoin chaque jour de rappeler l'esptit et1la 141 de ia lai (,.
Je vous propose de le placer duns la bib theque du triburnat, et de aire mention de v06 arretdars le procis.verbal.
Le tribunat ordonne la mention de Ihom age au procis-verbal. le d p6t de 1'ouvrage la biblI theque oet l'impression du discoars.
Chabot, e fAllir. Le citoyen "Andrieux, g," veur en medaies. connu et distin54 par Ianardiesse de ses idies, par l'esprit qu'il met dans lei details , et par la fermet de tson burin , vous fait hommage do deux mi dailies qui Vient d'achever.
L'unc rIprse ne le PRIIA!Ii C oNSUL A cheval gravissant e'I Mont-Sajrt-Bernard cc foodroynt
les rochers inaccessibles qui s'o p aent A son patsare. On a ppeoit dana ia plitine lea premieres vi leg de 1'Malie , et les lauriers que va cuili larwte frantaise.
L'autre reprtxente ia bataille de MaringO, arOCIC buste du -PREMIER CONSUL.
L'intfil4t du sujet, et 1a beauty de l excutiOl vous feront accuejitir ces medailiks avec un1 dOUbIC plaisir.
oe dcmandec,'efles aoi~nt d 'pOtCS hoabibi ibeque, ct qu al soit i~it mentioni de f ,~~3 an proc&- verbal. ,
Ld tribunat ordonne la mention die 'hot~h au precis-vccbal , Ie d, p6t .de,.ruvrage I bibliotheque, etc i'impreuiion dii discOutl.
La s~ance publique eat levee, et la procbz'tia indiquce au 20ptini~
Le tribunat se forme en con&enlCC tt�! '- Lee spectateurs so retired.
(t) Voyca V'tnouce d~railk c 4 ct nurur aUf aii dt'


- uppL4Iiu'""


4


I





A diter du 7 niv6se an 8, les Actes du Gouvirnement et des AAtoritis cousti-u6es, contenus dans le MOrm-rtf , oit qfficie.


AMercredi , Qo nivgje an . 2 de la R publique ( i janvier 804.)


EXTERIEUR.

SU EDE.

Skoholm, le 13 deenibre' ( 21 fiimairet )

A Rabs avoir prouv6 un froid extrmernent vif ,nous jonissons d'un tems tes-doux. La terre qepindant eat encOre couverte d'unbe grande quanti t6

- li a 4eiort6 de Stockholm', dis k epurs de cette ann~ee, taut A 1'tranger qu pour les ports
-delAnr,;ieurduoyaitme, savoir,: e le r 2 34,465 1 j, s5t. et en marciandises manufactures 266,282id. tCiepottation de cet derieres atirpaie'de to,o66 i.
Ilan . h n " t ' d
Cell d lannie precedente, mais a quantitye d j4 expoitie: cette aysnee, a t moindre de

DANEMAItCK.

Copethaute , le t2o dcembre (28frimaire.)
te t6, il-est encore arrive dans le Sund six
-vaisseaux. 1 n'y en a plusdant la trade dElseneur.

on assure quil s'est manifesto dans le village &o Roa ,en Scanie, une fire aigne qai a deja tmport4 beaucoup de -monde.

ALLEMAGN E.,

Vienne, le 2 1 dcembre { 29fritnaire.)

Le celebre Miiler, auteur d'uhe hi~toire do la Sulise,qui lui a vaie le nor d6raciis helrdtique, cpnseiller d't:t, et bibliothecaireA Vienne, a obtenu un congg de trois mois, pour un voyage I Weimar, Jena et Leipsick D 27.-- L'ordonnance rendue depuis, peu aihot~vment A l'usure6, est de la tentur suivante: ~Ui, ae ~ftietfce de plus ieurs annees 'a qno trop d1deuti I espir que ! on avaittfonde sur la supprE
*In ar uric paterit., 4jtde dta x1001!,d AnvA 1 7" dealots e vigueti- juiquilou c -iil;u-,re. Ceitrsupproisiobi avait pour but d& procurer aux! 'italistes Ia labart&e d'employer. leurs fonds i des .' t Riles au lieu de cela , nous avons
la cupidtti speculer sat les folies de la pro. digaliti et Sur I e oin imp jii. d courager l'ci t . . '4 i ' p "
lIactc46et tlapplicauto, riner le credit de I partictdie s, et avoir, pour ls rn eurs 'les suites'let 1l1 frinestes. Nous croyous donc do notre'devoir e rewidier avec soin A tin mal don't influence Citsi ten.due ; et de r~primer par des lois ses Prtgris pernicieux. A ces fins, nous anullons dans iSon enter ia pateante du 9 janvier 1787. our viter toute espece de difficuh, i est n6essaire do declarer d'abord quela presenfe l port contre l'usudre, n'set point applicable auk " aTires que les ngocians et les fabricaros font entr'eux. On ,e pourra exigqr qu,-intr&, de.cinq pour cent.par an, d'un pren sur gage, et six d un prkt sans gage. Ett basque cet iuter n'aura point &te stipule, et "devra hre rgl6 par la ioi ,il nie pourra trc do plus de quatrc. La peine port~e contre les suriers, .sa de trots jusqu'a six mois d'emprisonnemet, I'cxposition publique , avec ula ecriteau, sur lequel itlra :Pu 7' tsue", .le bannissement. i

Du a8i 1s commssaires autrichienv&bavatOis, travailleni avec la pils grande activih&& 'ap. planisser-ent des diff~rends survenus 'antre led deux

- Une lettre de liume, dui 6" de' ce o mojs, Coniettntce qui suit
7 Depuis quaire joufs, Ia pluie , la grle it la teige i succedent sans aucun interruption; le lOnnerre so faith .aussi, cntcndre frdquerhimen La tr est axtriordinairernet agitc par les ventsIqua IoUqIt'avec'!une v olence dlnt on n'a pas d'exenIPies; les vague aste pripitnt avec uaie telle fiirimur 'fltme it' canal ,q'atuun batinient he pOut le'tt.i. 'mtiet; Ul n corsaire anlai,-quir'alt a !ucre runs1 la mde, - tk porr4 verse I' e ouch'ure di !tal , o4 ii a pri; aon est parvenu istit.

"On cquippc ici et 'A TIieste, plusiours bidIeto ,Marchaods destin&s pour les Antilles; ii.
U cnt hatgds dts piodcption dupays, dnt l'ex,, on nest pas prohibee , et partieulirermnent
di Vi d'lstrie ; i sfo doivent rappOrter quo des
4O XI olenialcs. ,


Harnbourg, le 30 ddcembre ( 8nivose.)
Trois mille huit cents trentetrois vaisseaux out passi, dans le course de l'nnie derniere par le canal du Holstein.
Le Su i st maintenak-itgag . de places, et la navigation par. cei paissge est redevetAue libre.' " - .
� .:Wimar ,. : d~tci?:Wei A niv~se. )
.Ie .8de cc' oit*.i JlU . tf.eroy d e Kerder,
ice-pro'd "n- rdQ con stoo4#'e duche de Weimar, un 'e nos a 0 sbeeplusgcf~ends,, et mort, s'prs une court .maadie., -dane sa-59c. anntc. 1 tair n de parents, obcurs , dansune petite vle de 1 Ltoeiax, et eta it.gatron crurgien, Sotsauesgon genie so d%,elopra out--coup.I! tu'di a Kinigsbcrg,,fiut nonmm.i teur du coilfge de Riga ', ett e fit une r~putation brillante par un ouvrage ut la Gense et par un journal critique. Dansla suite", it fut a 1' 6AnM6 sunr end t gn&al des gliges- i A tnehurg,oet enfin A Weimar. esouvrages stlnt tthabto nibreux: les plus estimis sont le ie ,'4 ifa iehebraique , Idies d'une hitoire Philosoe q'Aa '4 gfnre Iumain, ouvrage plein de rflexiu*ns pf Gfdes ; tin volume de mqorctapx detach&s; uneoloctio6n de morceaux prcieiex, de poisie, princpalem tnt de la poisie Orientalie; Kerder tai utra deos thdoogiehs les plus iclair&.
Frncfort, I 2 jaiir- ( i nivvse.)
Les commindtus d4cOrdre '.' Malte, en
Sildhie, viennent de non*it tin diput6 qui r sidera pros dia, grand maitre de i'Ordre.


RtPUbLtQUE HELVETIQUE

Berne, le 3 tdcembre ( 9 niv6e. )
Jeudi deritier, son excellence M. Crumpipen esb revepu de Fribourg et a pris son logement dans !a maisbn de ". ei Graffcnied de Pompliz, au-dessous de la cburonne; on lu a donna uue. gar.de d'honneur.
- Hier, l grand-conseil a termilh6 sai-sessio ordinaite d'automne. On dit que demreair, premr r jour de I'an, l'&hange des pouvoirs entro le law. damman de Ia Suisse, sorryr ant de' tenctions., et celui qui lui succede , aura lieu, av,ec une certain soleinitl, A Neueneck ou pont de ia Singine, qui sert de frontiere centre lei cant6ns de Betrie et d& Fribourg.
La nouvIle que nous avions donnde str la perte de trois barques sur 1o lac Majeur. n s'eAst hetareusement, pas confirmed en son entier. Upue seule a chavie, et on I'a sauvee, alisi que sa charge.
Bdle- le 3o0 dcembre (8 nivose.)
Nous avons un teams vraiment ex.ar.n~ire: Ia neige disparait sur le montagnes., I eiel et serein, ia soleil est ohaud, les boutons des arbres poussent; on se croirait au commencement d'avril.
-Le goft de la littdrature et des beaux-arts fait des prqr-s sensibles parmi nous. M. le ministry Bridea vierit d'ouvrir un Lyc&e, dans le goit de ce qu'on appelle i Paris Veillies des Miusses , et sa maison est devenue, deux fois par semaine , 1e rendez-� vous de la mcillhure soci&e de Bile.


REPUBLIQ.UE-DES SEPT/.-ISLES., R E P U B L I q U E


Girf'ou, a er 4Scemhr� A .9 fi mare.)

Danp la iuit du a3au a 4 -o mhre est tort, ag-d'�iviron 84 a ns a-, tWt e corte malAdie, S. E. Com, S irdion ,Go;XV T'&tocbi, gvandcroi Cominan,[ur de EIOrd 4e aint-fean-de-pinc*pristdent I 4 Rd p pi Acu det

Le comte Teotoehl sait jouri' de la plus grande raiputation-#out le gouvernement vainitien, et avait constamment occtup6 les premieres places auxq uelles avaient droit les nobes de'ces ies. A ,arr ive des Franjais, i fut noami president de la municipalitea provisoire. AprsIa paix de, CampoForraio,. il fut iu praisdent de. Administration
centrale du diparreneiit de Correze, et en excva les foncions jusqua Ia meddttor 'do cettd place aux arm ,es combines des Russes et dos.Turcs. A cette epoque, il fut nomm r menbre et viceprkident du government provisoire ; enfin, los de la creation de la RWpublique des Sept-Isles, ilfut eilju, , I'utanimuit6-des suffrages, prince et president dusariat.
81. mort ct tle sujet dos regrets, universels dans ]a RaIpubliquc des Sept-Isles, tant a cause de ses vertus que pout ses rares talens-en administration. On s'entretient encore avec emotion du discount plein d'anergie et di patriotisme que ce prince prononca, il y a A peine un mois, h l'ouverture d Ila ielsion de orps-ldigislatt.ni ,,L++
. Ses obseqdies on tnai ealabrais avec une pompe extrAordinaire. Les autoirites civiles , les minaisues Arrangets et les tatsh1ajari rssesret septinsulaires, onk assisui en deuil Aa cramonie ; et tandis que Ils tobseqcues se cthraient dans P6glise g ecque odn leI ecre'aiie-d'nirt'prooncait l'oriaon funebre,, dans l' glisi; fntropolitaine do Ia cqmmunion to-' maine, Je grand-vicir& archi-6piscopal otccrpait aussi du meme siijet uApauditoire notpbreux e�'t dans la synagogue, tin dei hefs du.s~acerdoce'ron-dait leo rnuu.'hoxiagei zaaamqir .dt! ch1 do FlE tat. - : " "i
.ta. I T .AL IE. ;

Vniee, le,24.dkcembre (2 nivse,
D'pr6 tn ordre do S. M. I. , iiva tre tabli up ouis des, pownes rgulier dans U t Dalulatie et l'Albanie autrichiesnnes.
-De ea Ictres directes de'Tripoli annoncent qu'une frig'to 4&icai-.e de quarante-quatd canons et 35o hommei d'aquipfttC . qui. bloquait Ie port de cett ville, a echou6 en Voulant poursuivre un "bniinent ttiplitain qui t&ait sorti de niAier ayiit tronipai sa vigifan~e. L'quipage, apris avoir bait de vains efors !I a d se reladre prisoumier.


BATA V E,


Amsterdam, t Sjanvier ( 1 nivo"se.)
La direction dpartementale de la HbIlande viest d'eavoyer icune commission compose du'citoypo Mlleait', fcrhaire de la direction, et du citoyea de Lange, un de ses membres, pour applanir Ils diff&ends qui existent entre be conseil de la corm une et les conseils dos glises rOformnes, qui s'opposent Ala riblab.litatlP sapr~dkate/aqui rent deadUe Ai +t poque 'de-s rVbtif eij 7 9,parce qltuon les accusait"d'ftre' 'parthans du rdime' stad. houditien. gmnio
Le cit. An. Apostool, commissaire pour les p isonniers do guerre A Londres, vient d'crire ]a lettre suivante .u commerce de eette'ville
Messieurs,
Les lords commissaires de amiraut6 ont expdditi ds ordres en vetu desquels les vaisseaux Construtts en Hollande, qui, sous pavilion neutre ,arriverovta des ports de cette republiqoe, n pourront plus otre admis dans aucuns ports de la c6te orenrtale de I'Angleterre. except6le port de Yarmouth et celu des Dunes. t gouvernement britannique a faith porter cette meUre Ama connaissance, afin que j'en instruise les intdaesss. Comnme - die egarde prrticulierement le commerce d'Awaiterdaim , je n'napresse de vous en fie pat.,
J'ai l'honneur d'&re, etc.
1Le licenciement de Ia gar de national s'est op6rt dans touted la RWpukliqueo sans !e moindre Qbsticle. / i
- Le conseil de notre commune e 6 autoris,
par le gouvernenent d'6tat . lev'r un corps pour ]a gatde et le service militairo do la ville.
Rolterdam ,'le 3 janvier. (-t 2 nivose'.)
Les joumnaux anglais du 24 dacefmbre, rapper. tent ute lette de Ceylan, du 14 maj;W dats laquelle o lit qu- I igfitre ave le rot dCandy n a pas eu lts suites hemieses qun en aiendait.
-o. Une fievre 'maligne.qui s'est d'abord maln&. fostee da ilc camp angatas, et qu, easuite *est propag&e dans toutes les,contres de file, a enleve, en trais-pou de tem etiviron 3o officiers, mille europeaus Ot to millklndidrn _.

AN GL TERRY.
Londres , le 25 dtcembre ( 3 nivse.
Le gouverneme-nrt anglais doit 4,5oo,1oo liv ster. en billets de I'echiqueir de I'ao 1Sba. On oattiildai qu un e?nprtnt aeirt i6vi et qul serviraitit retirer les billets. Mtdis to gouvernementa comprise qu pntanouvel 'emiprunt pourairt porter un coup hnacte au ciaditr, ot qu'c n ne trouvekait des pr#-


Ne iOJ ,


A
!~ ~ "., .~,, A.
* 'I'


GAZFTFI7


LONALE ou LE MONITEUR UNIVERSEL.










438


tours qu'en leur ofrant l a c nditions leg plus on~ieuscs pour 'Ltat. Datis la sCaicc du 2dcembre, Al. Addingon a propose une emission (it b!'lts jusquIa concurreice de 5,ooo,ooo sterl. Ainsi . -t-it (it , en setirant leg 4,50".000 , il n'Y aura quune augmentation de 5oo,ooo e su de ceux qui sont Ii.vtvlirait en circulation. Cette mesure annortce que ]a dette fond-e c est A sA .mxi lom. La dette rou fonddc aura bient6t attent aareillement son ageee ; uti pressentiment gen&al avetiit la naiol "d ecet eta tie choses ; opt cache les especcs ; chacura se precautionne. Les ministres crient hiro sur ceux qui theaurisent ainsi: et cc ci iniptudeut ne faitlqu'en augmenter le nombre. Quand une mason de commnmee se volt pe eioigne de laie banquerou'e, die se garde bien de chercher des prteuts ;-elie n'en trouverait point, ou lien trousverait qu'en precipitant' sa tuinic et en accd6rant sa faillite. Une circulation lui donne du repit ; car ule iaison, li(me er d~cadence , ffe Colseve encore que!que teams aide de.sa vierile reputation, et on p-rend son papieIr i deux Ou "ois mois, landis qu'on n lui: ps-crait rien
1 ot.- term.


"IN T ER


IEUR.


Paris , le 19 nivjse.

MINISTER DU GRAND-JUGE. Par jugemeut du 16 messidor an it, vula dexrande de Philippe Franson , do Saint-Andol de Botierno, en declaration d'absence de' JeanLouis Frarson son frere , le tribunal de premiere instance. sant A Pri,-:,s, 2 arrondissement. dpawtement de l'Ardche , a ordonne que, contradictoirement avec le,, commisgaire du Gouvernement , it serait procd pardovant fun des juges du tribunal , confornirnent aux dispositions de ['article CXVI du livre Ier du Code civil, A tne enqukme, pour constater l'absence de JeanLcbuis Franson.

Par jugement du t frimaire an 12, vu ]a petition de Pierre Pigeon , marshal expert vt&rinairo Iet de Fracnie Guvot, sa femme; d'autre, Francoise Guyot, hle majeure, et d'Anne Guyot, epouse de Franicois Augevidre, etc. en d&laration d'abseuce de Joseph Guyot, leur free germain
Le tribunal de premiere instance , s~ant i la 'ille du Blanc, q, atrierne arrondissement du d& partement de 'Indie, oidonne l'enqute stir 'ab sence dejoseph Gu3ot, qui a quint6 ses pere et Mere en 1791 - pour Se rendre aux araties dela R6publique., et qui, depuis plus de quatre a.* n'a point donned de scs nouvelles; et quo cette enqu.te era faie cmntradictoitement avec Ie coumissaine du Gouvernemnnt et devant le citoen Andri Bernard , juge , coimis ad hoc; commet aussi Il citoyen Bouchardon . notaire , pour rtpr(senter I'abse or tscph Goyot, aux reconnaissances et levees des scel ,s, eta l'inventaire des meubles et effects des succesions de Ckiude Guyot et de Franoise Lobel, pore et mere commons des parties.


Par jngement du j 8 frimaire an 12 , sur la demande de Louis Gerot, charpenrtier, demeutrant AAthilly, et Pieye-Philippe Lagnier, au nom et commne pore et tuteur de Victoire-Prudence Lagnier, sa fille spi,neure, positive qti'Etienne-Naxie Gerot leur f~ere ct beau-frere. filsde Louis Gerot. cabaretier Ham. et de Marie-Joseph Buyere, a disparu depuis environ huit ins , sans nouvelle;
Le nribuinal de premiere instance s ant a Pronne, d6pytnemet de la Sonme o a. ordonn que contradlctoirement avec te commissaire du Gouverneneilt pes le tribunal , it serait procede A l'enquret stir absence dudit Etienne-Marie Gerot.


Stir la demanded des parties int&esses-i la succession do Francois Patrole, de Loches, riputi, absent depuis 1793 ;
L_ rbutnal de premiere instance de Loches, partemerez dlhdre-et-Loire, par son jugement do"t3 bsr-biiaire an i, a ordonn tout-r-lafois .qu'il Itt faith une enque ,, et qo'il flt immidialeient proc4deii l'audition des tmoinsi; cc qui ,tant exicuti, it en.est,risulti la preuve que Fsianois Patrole est 'absent depuis 1793', sans avoir doand do nouvelles, ot quo ses htritiotr pr& somptifs peuvent ftre envoytis cn possession provisoie ,de sea biens ,conlormndient A t a loi du 14 vemtsC ar It.

Sut la oande des. hcitietr prsomptfi de Jean-Baptiste et de Mari Anne Durwid;
Le tribunal de premiere instance.de Chiteaudus, d~partcnent dEure-et-Loir, a orcdoni, par jue. AjOt 1dA 7 bmulnais-~an it, quil oWait prOcede


V renqute , cohtradietoirement avec le com. missaite du Gouvernement,, et pardevant le citoyen Bergeron -pthident , Peffetrde constater I'abaence de Marie -Anne Durand, n6c a Unver, le 3o jdin 175o, qui, depuis plus dc 4 ains, n'a Pint donn de ses nouvelles.


ADMINISTRATION DE LA GUERRE.
Le director 'habillement eti quipemnent des troupes prevent les artistes et conieC;tJonnaires qu'iI est charge, par le directeur de l'administration d la guerre , de recevoir des soumissions poslr la foutniture des drapeaux destins aux troupes; t le invite A passer a son Itecritatiat , maisonjoseph , rue Saint-Dominiquo, pour y voir les nouveaux modeles adopts , et y donner leurs sournissions qui ue pourro &tre reeves que jusqu'iIa fin de nivose, present mois.

*' P.Rt E C-URU � DE P oLl-L

Le tribunal crtiminel et special du department de la Seine a rendu, le1 '6 d ccmois,7contr 'I nomme Audoucet, fabrocant d bijox, snrue Pas.
tourelle , un jugement dont les Circonstances ps-& sOntent uri int&& particulier.
Le 9 frimaire de cette ann o, les contr61eurs du bureau de garantie avaient saisi ,chez le citoyeu Busley-de-Presloe, bijoutier, rue de Grammont. vingt boucles-d'oreilles marques d'un laux poiuson. 11 a sur-le-cham declare qu'elles lui avaient &6 fournies recemrnoft par Aud'oucet , et que cc dernier en avait gardi Ic bordereau, parcel, quiI n'avait rqeu qu'unA compete sur le prix des objets. .e bordereau se trouva en eflet chez Audoucet, dans la periquisition que fit, le t 10 rimaire ,son domicile , le commissaire de police qii dicottvrit en outre sot pieces d'or flies . dont plusieurs d'aprs l'essai� filrent reconnues &te A -un'titre inferieur an titre lIgal. On remarqua quo^, pour se manager sans doslte la facuit de meconnaitre, eu eas do saie, les objets tournis au citoyen Brusleyde-Presle '. Andoncet avail eu a precaution de ne point les porter sur s6n livre de vente.
Ce fabricant a t t, p ar suite de cotte operation , traduit le 16 do cc mois , par 1e conseiler-detat, prifet de Police . au tribunal tp cial 1ot s'est born pour oute defense" a mnconnastre constaniment lea objets saisis. Les tmoins entendus et Ia conviction du crime parlaiiement acquire ', le commissaite du Gouvernrmnent pros ic tribunal a fat seutir, sous les plus puissantes considirations1, la neccssiti de devtopper en cetteo.circonstance une seveite capable de mettre udhs rmet iI'usage scandaleux di . laux poinsons. ,, Envain , a-t-il die, les fabricans " voudraient-ils redmeri en pared cas, Iapplii cation indulgente te I'artice CIX de Ia lot do 1 9 brrumaire an 6,. relatif aux possesseurs avec 9 connaissance dobjets 'arques de faux pominons; , le binefice de cotte interprdtatibn ne peut ap i partenit, qu'aux seuls marchands, si toutefois o91 , ne parvieni pasA -Is diclarer complices de iu'sagt ,, de ces poinqons.ii
D'aprs ces motifs", ct sur le conclusions du con)missaire du Gouveinement, Audoucci 4 i& condamn sAla pine de dix anuses de fers et Ala fktrissure; et attend la contravention doslt le citoyen Bruley-de-Preslo s'eat rendu coupable, cc dernier a e6 renvoye pardevant I tribunal de police correcti6nnello

Ordonnance concernant la vente en gros it en detail des plantes midicinales indigines , fraichs
ou seches.
Le conseiller d'&at, prifet de police a
Vu t j0les articles t et XXXIII: d i'arrei des Consuls adu 1it mesidor an 8, et l'articloler de celui du 3 brumairo suivant; to. L'artitleXXXVII de la loi du 21 germiial an it , contenant 'organisation des itoles de. pharmacie, et 'afticlh XLVI de I'arret du Gouvernemert, du 5 thetmidor dernier, portant ,iglement pour 1'exeicice de La pharmaci;
Ordoiue cc qui suit:
Art. Ie Le maki au-x plates ndicinales
indig~nes, fraiches a U seches, continuera do tenir. dans la rue dd la Potrie, -i long do la halle auzr draps et aux tiles.
II. Cemarch6-'aura lieu tons les jours depuis le lover du solcil jusqu'A midi, du Ir vendemiaire au: Or germinal ; et depuis le lever du soleil jusqu'A dix hetres du martin, duteOr germinal au iet vondeniaire,
III. Leg plants ne pourronte tre venues que par bores do draque espoce.
IV. II ost d~fendsi Ai tous autr-es qu'A coon qni
-sent dlns lPosage de. cuitiver onu deo'secucillir les plarntes ruddtciualee , dea exposer en vote sr Jo; iuarch6."


V. L'ouverture et ala d16tute du mardhj seront antioncies auson d'une cloche.
VI. 11 est ddfendu .t tous autres (Iu'aux herbo. ristes h lgalement re u, de vendre en ctai'l ties, plants ou des parties de plates medicinale4 indi. g~nes Iratches ou seches.
Cette disposition n'est point applicable aux1 pharmacies qui ont le droit de vendre tout-s series de plantes medicinales, exoiques et ine. dignes.
VII. A-compter du i. germinal prochain n.l herboriste ne pourra curnuler d'autre coiuierct que celui de grainetier.
VIII. Conformiment iT article XLVI de l'arr& dr Gouveraement, du 5 thermidor at It, i sera fait annuellement des visites chez les her. boristes, par le directeur de I&ole de plartade, le professeur de botanique et itr des professeirs
de l'icole d aidecine assistss d'uk ncomnissairc do police.
"Ij 11/sra ,prils envers ,los cortteveaans aux dis-" positions�. clessusj, tellel oesures do police admi. nistrative qu'il ppartieidra, ,sans pi juice dS ponisuites k xercer contrdeix pardevant Ies tib
naux, conformement ax lois et atI Ir Ienens qIi: leur sont applicahles '
X. La prhsente ordonnance sera imprim ., public et affichee.
* Elle sera notitike aux directeurs et professeuru deoes&ols de mdecine et" de' pharmacie.
Les sous-prdfets des afrondissemens dA Saint. Denis et de Sceaux Les maires et "adjoints 'des comrns-nes rurales du ressort de la prdiecture .de police , les commisaires de police a Paris, !le qficiers de pais, les cominissaires ds halls et

marchies, et les pripos& de. ia preFecture, tont charges Uthacun en ce qui le Concerne , do tenir la ma a son execution.
Le g~niral-commandant la premiere division uili. taire, le gi&nralconmsandant d'atnes de la place de Paris , ct les chefs de l gion de la gendarnierie d'elite ot de ia premiere Icgion do la mendarmerine nationale , sent requis de Ieou faire ieter mainforte au besoin.
L.e constiller-d'iat jrdeJ de police, Signi , DuBois.
Par le'conseiller-diat ," prefet ,
Le scritaire-gnirall signi Pus.


C-ORPS-LEGISLATIF.

'SIAN C E Ii U.i9 N IV0,S E.
Un'dcs secr&aires tfait lecture d'une leftre adrese tt president novisolie',par'laquel'e le cit. MasSena donne sa demission de candidate pour la presidency du corpi'ksl iSlatif. ,
Le corps-)Wgislatif ordonne insertion de cette lettte au proc6s-verbal.
leprisident. Daprs la demission que vent de donner ttotre colflgue, Ic corps-16islatif doit pro. crder an choix d'un autre candidatet pour IeremP,"cei." it ra pllo au x membes qju leon bulk* tins n peiivent c itenir qu desores pris dafl, la o. A' l 'aquelle appartient le candidat demoassionnaure, .,
On precede & rappel notninal pour urt n unau sc ru in , " "
Le nombre des v6tans cat do a33 ;iajorit abi0

life 1f7.
Le citoye &htranreauayant r twi 77suffrages eft proclamk candidate.
Qviues momensa prhs, leliureau, par l'organe do prc , $ent provisoire, soumet a assemble IC project d arrht suivant:
s Le CorpI.lgisladf riuni au nombre de membret pretcrit par I'article XC de la constittiOn,40Ss son bureau provisoire,'
,, Procede , en execution du snatusconsulfe organique ,en date du 28 firnaire dernier , et con, formiment aux dispositions des articles VIII, XXVI ei XXVIf dudit sinatus-consule, au choix de cmq, candidats qui doivent re presentis auPYM t CN' pou la nomination A lrksidencO a:
coips-kgislatif en Pan s .
a J , Le r"xsul at des scrritns secrets qui out eU hie su;cessivement dansgles seances des i6, 8 Ct 9 de cc Di9, , donne 'la majoritA absolue des suffrages dans'! rdre des, scrutins, aU mxebrel du ore )gisiatif dont le tlora s svaxt, savoir

ti. Aux-citoyens', Toulongeon. edo1a s~ti; L .atour-Maubourg, d. 7la 5; V"ic "Itl ulanc. do Ia ,ga Fonilanes , do Ia Is-, et DurantCau, do Ia 4t sdrie.

.italnt provisoire , candi ,at' pou PIR1 pros a la p .sideice cm copsklgisatii.












-9 .sloti( arrte qie cete presentation
Le 1oTP% � . d
e gdidat5 sta porte All RUMIER CONSUL par

a r~dAction do cet arrkt cst appouve.
est levee et indjqrjre demain.


HOSPICES C IVI S,

Le 60seil #n&al des hospices a annonci dan 4
S0o rapport p. 28 ( Iue le minister deo l'iitciur ,toujonn 4 ct'x�cutiOn en nmarkrc do butte do M. Cochtin.
e conh+ cc travail an cit. Briar,
b qui Ion devait ,ie buste e pl'rre du vortucux � do Suint Jacluos. II l'a terrine( +avec Ic talent cur ie-it j.cu~
C g Vit qui apparlitennent A cet artiste. Let oate n los ICS arnis , d eMA Cochin eapauvies lont rant counu y retrouveoat expresion de
t eta aphionnwi' ct la doace uimplicitk

'Cj bisie a i posh .It9 tit cc mois dias utne Stalfedel'hopital Cocin , en pre~e d'un membre ,ct,, inil des hopices, tiedeti membres de ia is. ,,toides ast cot' do M. Cochin, du fils dt dit. Bridan (sa mauvaist sanre no lui a pas petriade quitter son ate~ie) 0, dui dr. Viel , ar hit cso aGi de M G 'lai ut qi' I on doit le

pticii I cution de l hospice , et des employs d[e Il, maison.,
Lernom e M. Cocbin est un do ceux qui
lt Ipes thmicux l'ide du digne ministre dune

Nti hornme ne eiginait leos besoms des pauvres .avec pits desimpicit et plus d'Energie, son cceur dicttit lesaparoles qoi sortaient de sa bouche; ausi fmt.itu(aiy seion set auvre ; nul home tne reCutitlit t si abondantes 4t do si volontaires auC'et par Itur moyen et par les dons de sa familte
qu'il parvint i fonder une cole o6, V'on. enstgnait,aux en fais a lire, A- erire , mais o6 on lour ,apprtnait aut-tOut A travailler. C'dttpar cc snoyen', c'est e pendant ses meubles tijusiut sa bibliotheque, qu'il parvint A fonder tin hipjital don't la premiere- pierre fut pose en et qui cut , par Its soina et le zele du
cii Viel * It bonheur de terminer en doux ans.
Sa vie fur toue remplic dc bones oeuvres , i ne
It e pour fire It bien. Ses sermons et set
discoursspiiituels, no respirent quo la, charit ; its Sontcnaore ajourd'hui, pcuk-4te, un des meilleurs a ndes a oi bir aux pasteutrsqi veulent faire ontadre Ulangage de I' vngil-e. Sa lanulle, quita tubli c rccueil, en a done It prix tout ntier ax pauvres.' C etait lionorablement continuer son
* Ouvnage il u avait d'ailleuns, pir son testament, donn cequi lui retail do mobiliir.
Tel est 'ho N me de Men, le vtrable pasteur
dottl ministre a honor Ia mlemoire.


BIENFAISAN CE.
ComPRerendupar 1*ad'initration de la Socil de
Chariti matetnelle , dans I'assemblie ginirale du
,15flimaire an 12.
t comit de la Soci&6 de la Chafiti maternell,, vient rendre compete A sgpbientiteiar du rsulhat de'leut don er d&r ses' io'ns pour les enfans idopt~s
Atpiis It rntablisseniaent del a Socit&.
Dan$ la premiere annie trois cents meres admitesI avaient donned o jour -A troja cent-sept etnans,',' cause des couches 'doubles; au bout 4C dix-iuit moia, nOus avions conserve cent quatrevigt-buit enfans: cc hombre semblera conf ltnt aux perbonnes qui s'intiressent. A la 0Ciite naternelle; car if est ralbeureusement trOp Constat que dans la classes indigent, dans its families nombreuses , et ar-tout darts los h6pitaux, pts de, deux tiers des enfans pirissent avant la fin'de leur premiere anne , et nous
ayona to bonheor d'avoir conserve pr s des deux tis des nbtres at bout de dix-buit rois: nous devonr dohc nous trouver heureuses du rdsultat tle nO 9ffirons ici ; la perte des enfans dana is Ct0.ant de la premiere annie , a laiss6 A Ia dis601tin de ia Societ6 des conomies composes
se 'Ies prts destinies a cc$e nfans sorrts ;
a1cett somine s'est joint cele mise en reserve "pU9r let ca J pr~vus, lts mcres malades et Its Jtt~oeauXet don't Ia plus grande pattic n'a pas Ole CrplOyie, ces deux objets moutaient A 721 09 fr.
LC c0mitt d'adminisiration int:ierteo, qui d'a-cit avait find chaque part d'enfant A 16, ft.A �lttnbuer dans le course d'une ans&, pensa devoir a.Ugtn~0 Ohacuno do cos parts ,ot let pf~nta a t4o i-n. ~ lea &endant sur le tours do din-hbuit moin.
tsion50 ftprise Ie r6 pluivi~so au to ore cette U ,llntatibn aux enfans reat~s vivans A raison u� 4ff, iacun, a fait use d~ponne do 4,$ia fr.,


499
qui, pr !ev e sur cell -do 7,o9 fr. , a aiss en retour libie 2,597 fr. poitis dana Ic compete ciapr.
Dans 1e course de la seconde anne, trois cents meres admises ont donned ilejour a 313 eufins, i cause des couches doubles ;l terns durant sequel nous avons A les surveilter n'tarit point &oul6, nous ne pouvons qu'annoncer que nous n'avons perdu quo soixante-onze enfans , de ceux adopts dans la seconde antisre, perte qui a procure une kOnomie de 5,688 fr. , ports& au compete ci-apres.
Dana la troisieme ann�e , cinq cent trente mores ont kt admises elIes out donnile jur A Nousaimons Ai fixerI' rtniohtdenos bionfaiteurs Sur cet accroissentent de moyens qui nous ont donn6 la possibilini d'admettre cinq tent trento meres de famille dans etteannie �taidi qte leaprc.dentes ne nous offrent qu u total trot -cewts fato)ties secoutuesdan* chaque aonie. Queceux ft no; 'bienfaiteurs anonimies citW's', dont lt dons ont amen+e �cite jouisAnco , i ludissent deleut ouvrage , et que oleu propre coeur leatrecompense mieux qe ne pourraient It airo taos emercime'1n.
Si , come nou I'espironS, ijspwsprit dela Soci6jt maternole pendant et dernLre annie a
catus6 quelqlte satisfaction , o etci~t quejque int r~t dans l'ime de ses bienfaiteursu,'juils n us pOerettent d'attendre d'eux encore laorinuation Ct le prix'de nos succs; que leur huinanit6 iclirle 'par une exp&ience de tois ann&s ,, nous accord plus de confiance et qu'ils contifiueit i'ous chArger dune partie de leurs aumone 1'je n'oserai exprinrer ic aon opinion pers nnelle; je m'pbstiens meme de'cier cello de toutes Its dames du comite.' qui , charges du soin imm&diat des pauvres sentent chaque jour davantage l'utiliti des status d'aprs lesquels son distribues nos secours ; mais je me.borne i rappeler en pe de mots, et institution etle but de la Soc6t n'maternelle. Chercher dan. ses plus tristes asyles rindigence timide et vertueuse. consoler des parent desolhs, sans secour sans, appui dans le moment cruel des couches, rendre son enfant A sa mere, qui, priv~e d'alimens, de force et de courage, ahlait peut'Acre le hisser mnler parmi les'enfans abandonn&a; porter dans chaque famille , ind;pendamment do argent don't nous sonimes distributrices, los avis salutaires , les doucesexthorta,,ions , les sentimens de p i et d'espoir que Ieumahlleur finite trop
souvent pas -seindre-, laisserdans ame de ces inortun(s plus de paix, de'vertus et de constance , enfin attacher Io pauvrc an riche, et ie rice au pauvre, par la reconnaissance etle bienairt ; voilia ce que veut, cc quo fait la Societe I :, 3kemelle. Jusqulci.bomie. ,a4nss sea moyen1 516 s est impose ]a lo-tde ne donner do secours qu'aux femnies meres d'au moins trois enfans viw!ns en bas' Age, et.prtes A accoucher du quatrieme. Nous rous etions r6sig6es A refuser cells qui nont qu'un et deux enfans ;"mais nous somtoes loin encore de pouvoir ecouter routes les meres de familte nombrenses; nous ne pouvons ceder i leurs instances , note piti,, ct cette nctssite est la scule pine r~elle quiso mle a nos sons: si nous pouvions donner plus souvent; sinousetions certaines de soulager e malheur que nous allons chercher , nos functions seraient vraiment douces et chores ; mats la justice nous force a conserver au malhour -,extreme .les dons quo rclament si fortement des in|;,rtunes dejA si cruielles que nous n'osons ls dpeindre , et ionus )c disons routes avec un sentiment unanme : cc ne soot pas des aum6nes que"nous r,epandons, mais de cellos que nous refusons quil faut nouns louer.
Compete remis par le cit. Grivel, trsorier honoraire de la Sociiti de la Chariti mernelle.
La Sociit a rteu pendant ,a 3e ann&e de son ritablissement pour Ian i i , du it frimaire an it au 21 fnimaire an 12:
En comprenant 'exc~dent de la recettit sur la d~pense de Pan o 1o.,ainsi quo les retours et conomies de la ire ge et 3e antnce, la some totale do 69,647 fr.
Dans le coutant de cette 3e annie, 53o femrnmes ont itti advises aux secours de la Soci& i, A raison de i8 6. chaque, 1ui ont engage uno somme do. 67,840 ft. Paye POQtr+�pttinteieCt . ,- �'
de l'agent,' pour deux mois ' ' / : +
frais a'impression et distri- 68,II Ifr.
button du compt rendu [ "
l'anne derniere, et autres fiais dimpression. .37 J

I1 rest de non e gag et dispoible,. , 36- Ft.
Stir lo~s 53o mores adnaisos en l'an s r , 464t ont accouche or ont donna Ia vie A 472 enians, cause des couches doubles. Le sotubre des gdm~ons ost de.
Colui des lilies do . . 4

47'


II en est mort dans l'espace de onze mois (58J. cc qui tie tfir que b8por jou. Relgvi des icononies a ,taurs de L ai I, 3 aluie.
Quinze layettes i 18 fr. 270 I.
-En irais de couche . 60 Mois pour cause de mort d'entanS. 39v
Mois, prce que les entans ont it6c mis en nouruce, ou que les metes out pris des nourtissons . 600
Pour deux feinmes qui 0st qnitti iParis. 94
Pour deux femmes auxquel!cs on a retir6 les -eoorl . . . 165

Somme employee dans le compte de la
ecette ts.densus . . 5 117 fr.
Le trborier a annonc6 quo feu M. Siau avait 166u, i Ia sbciete uric somme de 3ooo fr. quil dlevait toucher incessamment.
Le comity est compose de mesdames de Bhtlrune, prCsidene ; Eugene de Monitmorency , vice-prtsidenoe, Dupont- de Niirrours. secomte vice-pr~sidente I Pastores s ect;aire ; M. Grivel, tsorie, rue Coq-l-kron. .
On soustrit chez ce dernier. La souscription est de 5o fi. M. Grivel delivre le cashier des r~glemens aux souscripteaus.


BOT ANIQU E.
FLORE DES PrRJVtS , /ar Philipe Pirot-Lea- e'yrouse,
de Ulnstitut nation dte krance , de I'Acadhmw des sciences de Stockho'rn , de la socidte d'agricuilure de la Seine ,Toulouse, Caen Auich ; de
Melies des atis et sciences de Gienoble, Montpelfier, .Nimes , Moumaubmn etc. etc. : grand in-folio, figures cotoriies t " .2 30 , 4e litraisons, coiltenant la monographie des saxifrages ti).
Les Pyirn6nes, par 1'6tendue et la position de leur chaine, par la diveisit6 de leurs siies , de leurs aspects , do leur temperature , offrent une varik6 et une richesse tonnantes dark's leurs productions vagltales : on y trouve en effet beau.otop de plantes qui soot pat ticufieres i ces montagnes, presque routes celles des Alpes, plusieuts de la Sibiie et de la Laponie , et un grand nombie de ia Gaule-Narbonnaise et de I'Espagne.
Tournefort et quelques ancient botanistes avaient voyige dans les Pyr~n~es; Gouan et Pouiret, parmi lea modernes, ont visit des pariics oriewttdes de cette chaine :le premier a class6 dans ses JrIstt, tions, et disignk par le surnom de yi 4itenc, les especes qil avait vuesle premier; es auties out ttot des observations et des notes sur qucrqucs especes peu oumal, conuues.
L'histoire des plantes des Pyrstdcs restait donc encore Ai faire. Ce n'6tait pat trop pour 'entreprendre , des talns et des efforts cotstans d'n home ui s'est d&Vou courageusement l'dude
de ces riches montagnes , qui les a p (tcournes pendant trente ars, qui a observe et recueilli avec un zele toujours 6gal toutes leuts productions naturelles.
A l'exemple de Jacques , auteur de la Flore des Pyrinies ne done point Ilistoire de totes les planes de ces montagnes mais seulenci'tt de colles qui leur sont propres qul n'etaient pas connues , ott qu navient pas e encore fguli-es et publies ; chaque description est accompagnre d'ue figure.
Un ouvrage de cette nature exclift toute disposition mcthodiuJue,. l ordr1esgiguies regli ent celuI des descriptions, mais ce qu repaid un grad
ittct sur cet ouviage, en excluqt I monotonic ins~parabte d'un travail de cette espcce. cc sort les ,nonographies de divers -geptes tdlles que celle des saxifrages-, qui sont Ic sujet. dcs u, 3; et 4c livraisons.
Los descriptions sont absolument systematIqiies. Lapeyrouse a su plier It premie la langue hian aise A cc laconisme que Linnocus a, introuuit avec un vi heureux succs darts la iguc de .histoire naturelle qu'it a ctee. Soi discipic a stopprime pour cet eflet les verbcs or cs article , introduit des mots ju'il a empruntds du latin oudiu grec et il est parvenu par ce moyeni aconstruiredes phrases botaniques fraiiaises , qui out route la prection riet exactitude des phrases latines auxquelles illes i%)ccolthes.
Fiddle aux prceptes de Lin'txus it parait quo 'lauteur a &6 t rs svere dans le chix dces noms sp~cifiques, ils presentent toujours le caractere essentiel do l'espece ; avaittage precieux dout Sinn,'eus a si tort recommandt l'importance et qui cependant a 6 ttop ndgtig& La culture des plantes, et l'tude do leurimmurs, sont devenues , centre les mains de Lapeyrouse dean puissant no+'ens do distinction dies carac ores sp&ifiques ; c'�st une idl~e neoust et fouuuee

(i) A Padis . her An. Becstand, "libraire, quai d-ti


%,.'.









440
avec cc secouls . ii a su dicintgaer une spece le preciier es plaiate3 'spontanes, itliqu6 leur dvtc ure antic ,assigner Icus caractelesI p y natal , ct renflu ties catcteres qtlela culture
dte hmies aI" vait,1s, et classer ces especes avast effiaes ou qui n avaicat pa so e &v'eloppcr dasts attbigues, qui sans Appattenlr prisiutent a aucune, ls in-ivi.iJs top jeutws encore, L.e .AllIalaat ccpead.tat en constituer Lne parti- Let g0 3e et 4e livraisons sout unjquement conculsexe. Aussi . cc qua distingue minemment le2 e
snsice do Lapeytouse , cst Ia rnettete , la pr.i-sacr~es la Monaograihie des ta.riftages. Elie est prtsonr , -j P"s:'laut dis caractetes ,ev l- cdd d'un discollis c(u-i ela expose los otifs et los
c. s ijtue Icrai bcaisct e t voilit ce quW bases. Ce genre nombreux et diflicile appartient presque el entier aux nntagnes : los ancient
La svtoavine. ,c'est-i-dire, la relation des noms avaient conu un grand notabre dc saxifrages ; los sos le s le antes t ont 64 connues de tout riodirnes er) out encore ajout de nouvelles ;mais
c-Cui. qat out psocedl , est da~veaiue uae partle ae- .parmnitelles-ei, plusicuas avaient &6 dji signals c.ssaiae du traail de tons ceux qui crivent'sur pardes anciaes, tcandis-que quelques-uaes de cellos les especes, en botaniqne : elle -a comme tones queces pores de li botanipic avaient indiquies leos autresP ses difficultls. L'auteur de la i/lore detls 6ient rest~es inconnues aux modernes. Mais cc Pyrinies ne l'a pas n~glivie ,il nosS paraih avoirhait qui augmentait sur- tout is confusion et rendait preuve, et d'ane 6rudition solide dans l'emploi cc genre presque inextricable ,c'est que , non-seu(u it e a fait, et plus encore dans leo bornes dans lenTaen lls modlernes no connaissaient pas les eses juelles it a st se renferner ; i a toujours pre- peces dei anciens , ou rapportaient aleurs especes
Ir la :ertitude des synonites i leur rombre ; il des synonimes qui ne leur appartenaient pas , mais en a Souv; at Omnis pldsicurs, prafrast cc silence i encore its n '.aient'pas d accord entre eux sur
*une discussion toujours fistidicuse, rarement tile. l'existene, lVidenti ou hs 4iversit des especes. .11 a attache urte toute autre importance 4 s'assurr P ', dh T avec sic cc.chaos. et diode lexactitude dessynonimes des perts de lascietace, siper une %,ont;54#nJ awsi visible it science , il ,Ac ceux sir-tout de Bauhins, de Tournefort, dc fallait uro artinfini, uri foule observations, une Vaillant ; ceos hommes ctiebres ignorant 'att do edition profound 0 un tact it et exerc6. Lonafanalyse des plantes, et par consequent celui des lyse a jt oe guide de Lapcrouse ; i a t reconncaracteres; cc nest donc que pat une eritable et assigned u grand nombre de traits generaux, tradition qu'on pet s'assurer A quelles especes ap. ft pour ainsdq
ar~enentlosphrsesdesripi ,s q',l no ot i, pur is ride fhwile qua caractirisent lets partictinent leg phrises descriptive qu'ano 21011$ oaatit'rages ;il a distribu en-trois grandes sections laisszes. A ct egard, Lapyrouse a cu les plus les cquarante-quatre espcces-quil a trouvees aux grads avantages; il a consultd et cnr~r6 los ums ynas ; dies soot ou coriaces, ou herbacies , otn avec los antes, le herbiers de Touriefortf, de ptii!cuses. La premiere section itant la plus Vaillant . asinard, Iles Jnssieu, et la rice collec- nombaeu~e,*pwbuvecinqsous-divisions;laseconde
-lion des . Z:li's 'do Mtas~um d'histoire naturelle, estpartagcefidax ; la troisieme W'en a point. 'Ot e sou l,:s'y~iK de ces grand hommes. quant Plusieurs especes-de cette Monographie sont: ena A lt utno saaaw, les correspondances qu'il a cons-tICI tlaatient ent 'eenes avec les botanistes contempo- sirement neuves, Ce sont des conquees -pourAa rains los plus c.lcbres , les p;antes qu'il ea a rescue, el n:9ifraglUeo- t ,
crains qle ur clbre , legp.oaitqu e lar uiaes, cafpitata , intricata, pentadactylis , palmata , ladacelles ql�il leur at com~nuniquees , lturs ouvcageq ifra. .VDautres avaient iti connues de
qu'il a tudi6s, out fouini Lapeyrouse, des objcts unfora(. e teaant on u s
de compitraison ,, des. sujets de critique etdes Tournefort et ds ail nt . ne sont dan uleun
- ericbiers; leogniqkXnes On nWen ont failk. aucume .pnoyns tie certitude qu'il est bien dilficile de pou- mention, on oit rapport faussement lee phrases. voir rduruhr it un degd atOssi Cmtineti do ceo pares de Ia , otanique, i des especcs diff&Los figures forment une pattie essentielle de cette reutes de celles .qu'ils ont signaldes ; les voici FLore , et contribuent h sa magnificence et isa S. longifolia, ctfyqcihr, aretioides, eucathemiPerfection : elles sont dune vrit& frappante ;-les folio, m xtaL clCssins o.-_t et fairs sous los yeux et Ia direction 1lexistedans les ouvrages des botanistesmoderaes de 'auteur, d' apas des individus vivants ptis dans, une prodigieuse diversity d'opinion sur l'identitti leur pay: natal , par consdquent spontanis : leo u la diversity d'uh grand nombre d'especcs de plantes sonr deskind&s de grandeur naturelle, les saxifrages. Cette confusion djit t rs-nuistblk, eot parties d la fructification seules son grossics lots- -porte ct son comile, par la fausse application quits qu'elles son trop pettes pour davelopper lours ca- ont bite des synonymes anciens et modernes; il racteres. Spuvet pour ajouter un mrite de plus i con�st-result- que des especes qui ne, peuvent 4es dessins , Lapeyrroatse a emprunte l'6l-ant pir- pas mime We passes dans une rnlme section , ceau tie Iedout6. Los figures sont ianprmees en sontcotifondues,en urc soul espcce. Par exemple, coulour, ta ~ravure sur-tcut encest admirable; cc Ia S. go en tand4, at" feilles coriaces Iobes.,, A nest ni du poinftile, ni des hachures; on dirait que 'petales arrdndis, itstigmates laineux, est coitontotit est faith aut pinceau, et cc genre est extremc- doe par p"usidur avec 'a S. " "pilosa, doucles
went ffavorable autx objets d'Histoire naturelle, par feuilles ctle s g i sont tendres et herbacies, les cc que les autres minieres leur donnent une appa- pitales troits,"' liinaires', les stygmates olsses ; et rence et tinltissuxtrieur quilsnont pas. Aussi tbous on a rappor 4taituelleIent aune, los synone craignons pas d'avancer que sous le rapport des nmres de t'autrei


figures, aucun ouvrage de botanique ne renapn rte sir celui-ci , et qu'i'en est tr6s-peu qui puissent hti 6tre compares.
La parties typographique est toute aussi soignee; elle honore let presses de Didot. Rienrn'a &6 ndgligt pour donner it cet ouvrage tout l'&lat et la splendour dot le luxe typographique est susceptible. Ce strait mame un ddfaut qu'on aurait i reprocher h son auteur, si son ouvrage n'tait destiny par sa nature aux grandes bibliotheques publiques, aux riches cabinets des .particuliers , ou ceux qui s'occupe do botanique pourront aler les consulter, sans faic lJs frais dune acquisition qui io'cst pas i porteti de la fortune de tous los savans.
Chaque Iivraison renferme dix figures , et le texte atalogue t chacune. Une priface ddveloppe Je plan de louvrap , annonce les d&ouvertes de son auteur, et lut assureli propriit6 des especes qu'il a trouvcs, et que dautres out pu fire conItatre , souvent par la communication qu'i1 leur ~a' a faite, mnme depuis la publication de cette premiere lIvraison, en lan 3.
Cette premiere livraison pT~ente quatre especes absolument neuves , androsace diapensioides , rgnarquable par son calico, calicule de trois tblioles comrre ia diapensia. L'antirrhinum stmipeivireus, Atige torte et lignense, , feuilles persistantes deux campanules, l'une remarquable par la tod., ctaeur de ses feuilles /ongifolia; t'aufre par sa double" tige bicanivs, deux geranium; rddica-tum don't ia tcifne est tri-grosse cineratewtu, dont los feuilles out' un aspect ccndr, ,avaient t6 d couVerts par Lape)rouse en T.2" Cavanille et Lheriaier en out paik depuis dans leurs ouvrages ; Lapeyrouse a vu


Ce son ces. erreivr qutil fallait rdparer ; l'analyse seule pouvait porter Ia lumiere dans des tinebres aussi 6paisses. C'st,, i notre avis , un des plus grands rites d i l'ouvrage dotiA nous rendons compte ; son autr .ira bien senti qu'une discussion critique des synonimes serait aussi fastidicuse qu'inutile; i leos a jugis par l' tude des individus, dans les herbiers des anciens, et il a termine tons ces dissentmens par des caracteres spcifiques, essentiels 'pris sur los parties les plus immuables des virauex.
11 a fait plus; c'est lotsque les especes sont tr~srapprochtes , qu'il es difficile de trouver des caracteres tranchans et dcisifI. L'autour a imag;ni do riunir dans un soul-tableau la comparison analytique d tones leos parties des especes lei plus voisinv. Cest airasi que a S. bifflora, ALLto;
retusa , GOAN , glassis - par presque tous les botanistes coarsuede o sirnplos vasitis de Ia S. oppositiftlia LiNA,.J., 'cO-nsont fortement spares par Ia consid&aion jseule des itamines , qui dana celles-ci sort4g4res auw pistils , et renformes dans Ia corolle , plus causes que les pistils dans Ia bi?tora , gales aux pistils, nis hours do la Coro lle dns )a ri(u1a.
DUs mroens ausJi. ingenieux attostent une extreme sagacit6, et un ."longue habitude de l'observationr; il nous sprait facie d'en citr do- nombreux "e'ples; nmais,3 gs- pensao .qc l'esquisse que 0ots a t G, imnponant: otwake, suffit
p-iour� en dofiner-iut" e jdi�exatcte A nos lecteurs, ct joiur jUstifier raccueil d stingu4 quo les savans do tours les pays se sotr enpresss de lui faire. Tous
les vceux'se rua-ssent pour en desirer la prompte .continuation; le citoy'ni'- peyrouse a enrichi


rhistoire naturelle d'on gralid 0mbre d'ouvrag, 1ui limi ont obtenu tlne c6l1brjt4 bien -it Son Trait s ur Its fires a Ia Can alone f traduit en allemand , et est devenu classique data It Noid ; ses nombreux minioiresgur Ia constijiu. don physique ,Ia minralogie, et Ia zoologie Pyrinees , attestent Ia coristance et olassidut e ses travaux , ainsi que Ia diversity de let profozde, connaissances. Sa Fiore des Pyrinies tret, le sceauA sa gloire littiraire, etie nomn de lhistorieu decc, belles montagnes, sera d&sormais assosid i itetu durie. D.

AU RtDACTEUR.
Le co miti des Amiricains a Paris as ridae d
Moniteur.- Pais ,*17 'livohean i2.
Monsieur
Nous vous prions de vouloir bien rectiier,ea. quelques parties I'article inseir au no du cimanc. 17 , relatif au banquet que les aeriicains ont tenu le 14. !C� ne rut pas M. le-, rinistreLivngsroj i, fit les honeurs mais ce ftAt lui que La fte t donnee ;le c6lonel Swan etait president et portait les toasts. Los toasts suivans one dt6 omis
La dectaration de 'indipendance am&icaine.
La m6rmoire des hnros morts pour leur pattie dans les revolutions de France et d'Ametique.
Les g~ndraux Lafayete et Koskiusko.
Son excellence Robert R. Livingston,
pknipotentiaire des Etats-Unis menibre du pre. mier congr& . ,un des sages quianoht trace ladeclaration d'indipendance.
J.u SwAN, pour le comit4, Rue Basse-des-Remparts , no 357

MU SIQUE.
Deuxieme grand.Concerto nouveau Pour le Pino. forte, cornposi et dddie i mademoiselle Louise Sait-Ciran, par H. Rigel , membre d l'Institut d'Egypte , et acconipagnateur de Ia musique par. ticuliere du PREMIER CON5UL. Prig, 9 ft. au magasin de Musique des freres Gpvaut, Passage Faydeau. .Les freres Gavaux, seuls iditeurs decet ouvrage, 'artnoncent au public avec d'autant plus d'em, pressement, que tous los amateurs de Ia bonne musique savent qu'en leur prisentant une colnposition de M. Rigel, c'est leur promettre une production- de Part avoue par le go6t.
M. Rigel, lev it Ncole distinl ue d'un pere don't Ia grande reputatation a tc sA bien mdtite, ne pouvait que suivwe les traces de ce dewier1 et ressembler en tout ii celui quele tort a enlctv A sa tendresse et aux amis de l'art.
Avant p o. ils feront paraitre son troisikme Concerto et l'on trouvera toujours chez eux Il majeure patti de ses ouvrages.

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rhditre de l'Opha Bufla. Auj. le Astuzie Fc ili
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Th~Itre Louvois. Auj. le Jaloux iualgr lui
M. Musard et] a Prison rdilitaire.


L -tborns o t so faith XParis, me des Poktevind, ,no s8. Le pflE Cot i t.5 francs pourtrais gois 5o-frant spour six moi, t t0oo Iranca pour laune entire. On si 'aboun qua rg'nnotsicmcnt do chaque mois.
11 shut Adrcser let tItht. Iargntli le t , franc de prt, an ciloycon AGASSI ,"p.opritaito, do ccJoaisa'al, ruedos Poitmos, no A8. Towu L. flfas, ans Saption, doivd oti 4,
6 fat comlpttadrodah sles envois le port des pays ot on ne pet affrauchit. Lt ltttrod es diparterucs , non affrAnchics, a srout point rotuxoci do la polte. /t -,w avoir som, pout plus de Arote *, do charger cells qai renterniot deseavsrs. 'out z qui cotrictc 1. ridaetion dol itre adcJtes a ridacteur , u des Poitcvmus ,-s 0, deptais auf l ]urce du matin jtsqtA ciuq hcares do 'lois.

A Paris, d 'inipiawcrif dc H, Agase, proptiitaire du .Moniteul , rue ds Pi itevills, ae 13.


I


"'W O l




II~2~JUI


ATIONALF ou LE MONITEUR UNIVERSELO


A dater du i ni6se an 8, lea Actes du Gouvernenent et des Autorite's constitu~cs, coriternus dans le MONITEUR , sonLt to~c eiels.


Jeudi , 21 nivdsC, an i 2 de l aRpubliqve (1 janvir 1804.


EXT E RIEUR.
A-LLM A G N E.

tienne 2,Ie 628 28dcembre (6 nivse. )

l. i'abb6 Caspard Caspary a descend Ic fleuve du Niester, depuis a partie orientale de ha Gallicie ;u ,qn'ul son embouchlure dans 'a Mer-Noire 1rts' tiOdessa. Ce fleuvt, rendu navigable, contribu-ra j lai oleurir le commerce en Gallicie, et ouvrira une o0v ,lic branche de commerce.dans lr'Empie.

Munich, le 3 1 ddcembre ( 9 nivose.)

C qmmne los moissons ont t6 tris-abondantes cette annie, S. A. S. eIectoralp . pour taciliter l'exportation des grains, a rendu , le 16 de cc rnois, un rjiglement, en vertu duquel los droits d'exporcation sur les grains , de queque espece quo ce
soit , seront diminues de 40 keutzers pr mesure A dater du e janvier.

--En vertu dun autre r~glement, et pour les causes gui , sontdetaillees, les retributioss que ka' chapelains., chantres et maitres d'cole percevaient surs le paroissiens ien grains .lgurnes et atuttes denrees , seront A l'avenir payees en argent iur les revenues de )a cure , sup la caisse des fabriquet, our les fonds destinis A rentretien des coIetc.


RiEPUBLIQUE ITALIEN NE;

Actes du Gouvernement relatifs au Ministere de la gsarra.

"An lt (s8o'.)
tS fivrier t8og.' Le mode d'avancement des sous-officiers eat arrti , conformdment aux dispositions de la loi de la Rhpublique ranjaise, en date du 15 germinal an 3, en tout ce qui n'est pas con-, Wre tAtS lois et vigueur et aux riglemcno fait$ pour Ia Rcpublique italienne.
Les logemens en nature sont supprimis.
*4 ma-rs. Fixation pour le ferrage , m dicamens etc dasis lei corps do cavalerie, d'atillerl et leurs :ttains,

Les commandans d'armes ne doivent itendre ,t1te inspection que sur. los. inilitaires sous Jeurs rdnes.

lomrsrs. Le traiterpent de I'armie est arrk sur le piedde paix, suivant le mode adopt pour les troupes franqaisas, stationness dan sJARpublique italienne.
A computer du so niv6se an so . ,'administration Militaire italienne , suivant l esystdme de l'annie francaise ,* est abolic; ainsi I'arie administrative Militaire commence, suivant l~re commune, To let janvier de cette annie a8o2.
12 soars. L'tablissement des casernes pour Its Tilitaires eat ordonn6 dana toutesItsc villes, ,n vet, d'un arrW du vice-pr~sident.
13 nirs., I et arrkt6 que le 3 ats-majors des places., ls inspecteurs et commissaries des guerres receron' leur traitement sur le pied de paix.
18 mars. 41 est dcfendu aux chefs des corps et autrcs ofliciers sup&iours de priver de leurs glades aucin militaire.
Pour les logemens militaires , il faut suivre des I rmes elles sont ordonnies dans un .rdglemront lr, i e. ' � ,

. aVrd. On remet en vigueur urn article de la 1$odu 3 pluviase n '-relativemet a x militaiies �,0damnul 1 par contiumace , qui sont arrfts par la suit; co auile ordonne qut ces ml"itais'soielyt dugis de t 1ime maniere, et suivant les wmes . .a teceptiott deo renouvelemens de ha Pr0~durotd qu doit toujorsu avoir lieu, da c le as.oa le provenu e'sr arTr~r devnt )c tribunal ilttsire.

4 ave i. On sttppriue totes ihdcm .nitss extraordinaires aix Otiicieri et mpl.y6s dana let corps l itat i iitair .


6 avri4 Le vic.- president, en consequence de l'article II de Ia constitution, d&rete et ordonne que les hometirs inilitaires Stront rendus au culte extericur , reconnu par 'Etat.

to avril. La ratiqn de fourrages pour la troupe est 6ix6 sur le;pied de paix

?o aird. Luniforme du gnie et des compagnies qul en dependent, pouve un liger changemientr.

23 avril. Le dpartement de la guerre est organis, ; il y a trois divisions ,une comptabilit6 g& n~tale ; une direction de la Amarine et son sec6tariat. D'aptis ce plan, on * tearnin6 Ic nombre des employes, et fixe lieurs appointertiens. ,
29 avril, Les troupes pol9fiiises sont soIldes par ]a republique italiernc.
v9 avrif. Defense aux chel.d6s corps de reevoir aucun orranger.
29 avril. Les indemnits des militaires en marche pour leurs sdjours et leuts voyages sont rdges.
io mat. La commission de examenn des titres pour les officiers ne pouvait pas atteindre , avec assez de promptitude, le btt qu'elle se proposait,
si 1on n'augmentait pas ses pouvoirs. Une latitude d'attribuom mui frut en conisiquence cong&6e par o vice-prsident.
io mnai. Le ninistre de 1A , kuere fair les reglemens relatils aux traitemens" et aux indermit s de logemeat, ainsi que de fourrages pour la troupe.
25 mai. Par arr& du-rpr~ident de la r~publique italienne, ceux qui avaient anciennernent 6t6 pay~s ea biens nationaux, par le gouvdrnenment provisoire , pour les' oburrnitures qu'ils avaient tites I'armie fran~aise, sont invirt.s d'exhiber arx ministre des finances, avec leurs wandats les ordonnances et autres tittes ju stificarifs de ia cession desdits biens, et autres documens translatifs de leufs propritis.

7 m2' tes ofliciera.'de-swnt6.qui ntie sontpass essentiellement attaches aux corps, sont a.ladisposition du ministry de ]a guerre, pour &re envoys par lui aux endroits, etr pour les objets dsign&s par C; conseil de saht6 militaire.

28 mai. Diclaration du ministre de ]a guerre, par laquelle interpretant divers articles de ]a loi doi bruniaire an5 , on consider come d6serteur, et est puni comine i'd , tout soldat qui , iime sans ovour manque aux trois appeals, est arrki hors de I'aroudssement fixd par son commandant. 11 est bien expliqu de. plus que par les trois appels, on intend pirler de I'espace de teams qui est d 'au voucher du solely i u autte.

28 mai. Le ministry de la guerre ablit d~finivement le traiterennt A donner aux. mnilitaires dc tout grade. absous ou condamnes par les conseil de guerre.

errjuin. Les d&omptes des trimestres ant&ieurs it Fan so, sont destines A la solde des individus qui l'n dolti ecore , et qui sont toujours cependaut au service de ]a R publique italienne , ou qut , 16galemenr absens, rdclarnent leur artiere :Il reste est vers clans les caisses des corps pour couvrir T'- deficit qu il pourrait y avoir , et cc ql'il y aura d'exc~dent bst dostin1 pour l'entretien de difh~rens objets.
jer ;s. Par ordre du rministre de la guerre, i est d iendu aux commissaires des guerres et auK co nmandans, des troupes de donner leur feuile de route ; elles doivent serviraux inspecteurs des revues, pour ce qiai Cocjceruet leurinspection.

tIrjuit. 11 est pourvu aux indernite5 de voyage, dc moyens de transport et d' score aux quartietsmaitres qui portent de lJargent.
.r juin. Eclaircissemens donnas stir le rdglement du 8 or6al an 8. coitcer-ant I''admin;stration et ia comuptabilite dtAs corps, pour lse sorMmes qui cur sour accorddes'

e jcrt Lacotmmune do Soncino ,eu gsard aux portes qu',e~le a ouffrtes par hl violence secousse dotremblertient d teAIr: ,: est exemptedesd' d.lo4 mess nijiltaitcs, etde tboumir des traports.


2juin. II est crii et nomei i tife corrniSsioit pour l'exanien des comptes de fouruitures de la compagnie Borsi.

28 juiu. Les cang6s absolus sont susperdts pendant toute l'ann e , except dauis le cas d'1ucap.cit reconnue , ou d'aflaires de famille d, la premicre urgencye attestces par les autoitcs-coutpetentes.
-28 iuin. Ordre d' valuer les indemnites de voyage aux gardes de lartillerie des ]clus-s et des fortilications , dans Ia proportion de 5 centrimcs par cbaque trois mlles d'talie.
8juin. L'arr&r6 du vouvernernent passe , relatif, au general de brigade Milossevitz, est d~clar6 nul at comme non-aveuu.
22 p uillet. Le ministry de a guerre fair part h l'arme do e'arr~i6 du gouvernement concernant la cessation des paiernens d'indemnit& de route pourles dserteurs autrichiens.
2 Ojtillet. I1 y a quelques modifications de faites
*a l'uniforme de l'inlanterie de line : et ces modifications sont annouces en detail "i chaque regiment.
22 juillet. Aprts avoir ditermiini les arondissemens d'inspection , on public le ralernentri ncessaire pour payer Ios troupes suivant es arrondissemens dans le lieu de leurs cantonnormens ou de lours garnisons.
2o aoflt.La forme du drapean on pavilion d la RWpubliqtie italienne. pour Its forts., pour les biriens et pour les corps d'armnes , est rablic et public.
2o aoiit. On forme deux dep6ts de militaires hors d'activit,, tde ceux reforn'scs, et on poulvot, par des dispositions bienlaisantes et justes, leur pavement exact.
23 nit. En consequence d'un arr&t6 do president de laikpublique, le vice-prisident supprirne la troisiene division du ii istere de] a guerre, et nomme, pour en tenir lieu , les membres du conscil d'administration de a guerre.
8 se11mbre. Le ninistre de la guerre ordonne que les itats soient envoys par ls genr;iux de division, on ceux' de gnie et de l'artillerie . ot par les commissaires-ordonnateurs des guerres , directement A li , ministre, et non aux sous-inspecteus aux revues.
j8"septembre. En ]'absence des ciefs respectifs le cominandement des corps est dsvolu au plus ancien the de batailon, ou aut chef d'escadron.
iS seftembre. Les vteux de l'arme et ia justice demaridaient deputis long-terr:s un code militaire penal pour les troupes italieuincs; la ridaction de cc code important eSt confi~e a une commisoon nomme par e ministre de la guerre.
3o stptenmbre. L'uniforme des o|ficiers du rgirrent de cavalerie lfgere polonaise est ix6.
30 sep embre. Pour &tablir un system stable et uniforme Ai la marine marchande de L 1apublique italienne, le rninitre de la guerre commence par nommer des capitaiunes deo ptt et leut adjoints.
3o septernbre. Les chefs des corps et les cpmmis-, saires des gueites chairs de la police des h6pitaux militairos, doivent envoyer , tous les rnois, au directeur militaire de la sante, '6at nominatil d.es officers de santc.
7 octobre. Les officers t militaires sont ir~iit s de faine passer, dans lo e Mai d un mois, au tnmistro de la guerre, les renseignemrens r ctitresjustificatifs de leurs ctiances ei de leur arri&.

7 octobre. De notveaux ddp6ts d'antsleinent sont ktablis ct ont des rdgleonens.
On fixe pour les comnmissaircs-ordonnateurs 1indemnnit6 de logement"
Les rations et indernnitis de fourrages en terns de paix et en teis de guerre, sont fixes conobrmenient A ce qu 'eat ar&, pour cot objet, par les consuls dc la r~publique frranraise, Je 9 germinal an to.
24 october. On faith conn~tr A l'auYm6e )a s tisfaction que Ie nminivro de ha ueiea cite pour sa bonnie conduite ansks gairmsons de Modene et :do .Rc gwo.


)e Ill.


GAZE










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i o'tobre. Lindemri' provsoire de fourrage est fix& t franc 25 centimes par ration.
On tbit I nani&e d'obtenir 'inademnit de logewent proporlionttee au grade qu'il faut prouver.
I o rfovembre. L' ole militaire de Mod e kant sur le point de s'ouivrir , ei ministce de la guerre pubie de sages dispositions relatives i a reception, aux traiterensetit la destination des lIves.
1C novembrt. On determine l'unitorme des officiers de marine.
io noveftbre. Les distributions de poudre et de plomb aux troupes de la Rhipublique, sont asaujities a des lormes irglementaires.
to novenibre. Disposilions relatives aux functions de's sous-inspecteurs aux revues.
to novembre. Le service du casernement et ]a comptabilit de cette branche administration militaire sot soumis 2 de sages riglemens.
25 novembre. Ordres tendant i compliter la liquidation de la comptabilit6 des corps, des anrs&s Set9g.

25 novembre. Le dlai fix6 an% officiers en demiactivit6 ou reforms, .pour remettte eurs tats de service , est proroge jesuau St d&embre prochain.
Les repas des corps sont d6feudus.
On fait connaitre les noms des leaves deo l'coe militaire qui ont remporte les prix.
9 dicgmbre. Les officiets d la garnison de Milan, cu igard i la eherti des vivres., reSoivent un supplement de sold.
14 diernbre. On faith quelques modifications rglementaires relativement aux livrets pour la solde.

14 dicembre. Tariftde proportion des retenues it faire aux officers it demi-paie ou reforms , qui se font soignerdans Its h6pitaux militaires.
i8 dicembre. R 6glemens asuivre pour le renouvellement des livrees pour la sold.
Les (ornes i suivre pour letIs militaires qui aspirent it &rc re us aux -ivalides , ou i obtenir la vtirance, sont faites et publides.
Les p~itions, pour congas absolus on limit's, doivcnt &re accompagn&s de la description en marge des signalemens et du lieu de naissancc du pitionnaire.
28 dicenibre. On determine l'uniforme des inspecteurs et sous-inspecteurs aux revues.
On public les ordonnances qui reglent et prescrivent lea forces ncessaires , pour -corriger les d&sordres passes, et les eviter at l'avenir, rclativemert i la comptabliliti des . corps isolks et des depots.

28 dicernbre. Le ministry de la guerre prescrit les foimes A suivre par des sous-inspecteurs aux revues pour se conformer au tableau des recettes-depenses du iiinistere des finances, pour le paiewent do troupes d la R publique.
REPUBLIQUE BATAVE.

La HayeI, le 5 sjanvier ( 14 niv6sc.)

11 a ktc fait, il y a quelquesjours, des attestations de personnes qui chargsaient du sable pris dans l es environs d Schiedant pour. Ic transporter en Angleteire. On a aussi coufisqui leurs barques. Cc genre de trafic &ait tr&-lucratif pendant la paix let Anglais out indispensablement besoin de ce sable pour lets fabriqucs de verre, dont leIsproduits sont si recherches dans ue parties d I'Europe. On assure que les aommes provenant dc cette vente sont ,gaIts it celles quo nous payons aux Anglais pour lea charbons de terre imports de la GrandeBretagne. Toutes let recherches faites en Anlterre pour y trouver l' quivalent du sable de Schiedant, out 6ti infnuctUeuscs.
-, On areri l'avis que la maladie qui s'itait manifestde a bord de la corvette batave la Daphnl, a entierement cessi.
- La rigueur du froid se fait de nouveau sentir, et sans doute nos canaux seront gels dais tcrs-peu dejours ; heureusement tout ce qui a dai etre transpolteen Z lande, y est deiji rendu.
-.Des tettres d Utmecht nous arnonccnt que in riviere e Lecq eat considkrablernent augment&c. Cette circonstance dloit imer sat l'accroissement dc routces les caux duns les d~pattemen$ de Ia Gucldre �t de l'Ovcr-Yssel.


On voit par leslstesde mortalite dediffirentes villes de la R publique, que Id sombre des norts y a kt presue par-t ut plus gand dans le course de I anne qui vient de liuir qu'en 8o2.

-,Le bitiment arriv le 3o d&embre Leeuwarden , dc retour de 'isle d'Ameland, oi il avait it envoy le ig avec des m~dicamens, en a rapport des lettres du mdecin J. Vetringe-Coulon ,relatives it la maladie qui re ne depuis quelques tens dans cette isle et sur-out dans le village de Nees. Oa y voit que Ia maladie s'y est considerablerment affaibli et y perd journellement ses characters les plus ficheux de maligniti et de contagion ; dans les dernieres trois semaines , sept personnes seulement v ont succomb6. La inethode du savant Guyton de Morveau, applique au traitement de cettenmaladie par le cit. Vetringe-Coulon et le chirurgien Bechstein, a eu le meilleur succs.

Dans le cours de l'annderniere, il est entri dansle pot XAmstavdasin 2,69o vaisseauxde toutes g.andeurs.


I N T ER-I


EUR.


Cherbourg-, It l17 nivbse.

Une division de la flottille, commander par I'enseigne de vaisseau Roger, a 6t attaqu&e dans V'anse de Goury. Quoiqu'e le ne hit compose quc de bateaux canonicts, elk a oblige la croisiere ennemie prendre le large, apts avoir grievement endomnage un brick. Un seul chasseur du 39. regiment a e l gerement bless.
Zti I . .&ire _,,


Paris , le 2o nizV et.

MINISTERE U_ GRAND-JUGE,

Par jugement du 2 frimaire an ti, vu ]a demande des cit. Soutif , propri&aires it ChemiNle, en d&laration d'absence du cit. Franjois Tondu, ils de Jeanne Soutifi dicidee pouse dautre Fnaujois Tondu,"
Le tribunal de premiere'instance siant it tours, dipartement d'Indre et, Loire ,a ordonne que enquete serait faite en-la ormediterminie par la loi, pour constater lIabsehce du cit. Faanjois Tondu, fils d'autre du namc atom et dee eanne Soutif.



Par jugementdu 7 "flmaire an io, stir la demand* de Jean Arnaud, vi.neron at Tizac, canton de flranne, expositive que Pierre Arnaud son free err616 volontairemeat en 1791, dans un bataillonp qui se formait A Bordeaux, partit de cette commune ausitit april, ,et qua , depuis cetcte poque, ilI n'a poirit donni e ses nOuvelles,
Le tribunal de premiere instance siant i Ljbourne, ddpartement de ia Gironoe,, a ordojin que, pardevant le president du tribunal, qu'il nomme a cet effet, ct contradictoirement ayec Ie commiisaire du Gotvernement, il seralt procedi' ia renquete sur l'absencc de Pierre Arnaud.


Surla demande'des parties int&ess~es h la succession d'Antoine Aumaltre, de la commune de SaintYriefi,
Le tribuna, de premi&e instance de Saint-Yrieix, ddpartement de ia laute-Vitnne, a ordonn6, par jugement du 3 frirmaire an 12, qu'il sera faith une en ute pour constater, iabsefite d'Antoine Aumatre, et pourvoir, par suite du risultat, A "'ad.ministration provisoirede ses biens.



Par jugementdu 15 frimaire an it , le tribunal de premiere instance deTours, dipartemest d'IndrectLoire, a ordonni que les citoyens jacques Jean et Andre Guerinea a, au Dom etCommne ayant "pousd Anne-Catherinc .lean-,.-feraient preuve de l'absence du citoyefi , U ain Jean;-leur frereret beaufrere, qui a quitter le domicile de son pere A Saint-Etienne-de.Chigny, et n'a point donni de ses nouvelles depuis plus de quatre ans.


Sur la demande de Nicolas Parvauchere, cultivateur, demeuranti Moret, le tribunal de premiere instance do Fontainebleau, dipartement de Seine- et -Marne , a ordonn. rpar jugement du 22 firimaire an 1, , qu'il scifait amug cnquetc,


contradictoirement avec le ictommissaire du cou. vernement pour constater l'abence de Pierre, Augustin Parvanchere, absent de son domicile, depuis 1793 sans avoir donne de stS "6uvelles


Par jugement du 98 filmaire an I t VU la pi. titimnl de la dame Gtatelle, .femme du cit. Moriel, laboureur i Semblacay C, et autres ,ea declaration d'absence dejoseph Gratelle ,leur here, et beau, frere, le tribunal de preiere instance a Tour, ddpartement d'Indre-et-Loie a oidonnd quel ejlqjit&Ee seat fafte Aux ,ormes de&ermines par l loai pour constater l'absence de Joseph Gratelle, en4agi au service de la Republique depuis plus de dOUZetans.


CORPS-LEGISLATIF.

SEANCE DU 0 N IVOSU.0,
Aprt la lecture de proces. verbal, unwessaaerg d'itat est introdnit dans la salle ; it trtnlsmet .1 president provisplre le message sulvant, don't un secr&aite donne lecture
Paris ie 2o niv6se ,an e 2de la Ripublique franqaise.
LiGISLATCU S,
-L PREMIER CONSUL , vule message
en date 'du. 19 du-pfsen, mois, par lequel, conlormwment A Iarticle VIII 'du siratus
co.nsulte organique du t8 frimaire dernier, It corps-I gislatif prdsente les citdyens Toulongeon, Latour-Maubourg, Viennot- .Vaublanc, Fotanug et Duranteau, come candidatess pour la prisideuce du corps-ligislatif.
A nomm6 It citoyen Fontanes president du c0r3l~islatif. , .
Signi, BOKAPART.
Par le premier consul,
Le ,secrtaile-d'itat , 'igni,,I J.B. M^AlRit.
Le corps-l~gislatif ordonne alnsertion du message
au procs-verbal.
Le president provisoire. Citoyens colleagues, i mAnquait aux assembCcs qui nous out pricid un chef permanent qui r&twssant A un degie minent la confiance de ses collgues et celle Au Gouverneruent, s'occupit constaniment i resserrer r'union des pauvoirs , et prdvint des divergences toujours nuisibles i l'ordre public.
La ma$istraIure. consetvatnice de la constitution iti invite i remplir cette lacune', et l'ofgamiia " tion du -corps-l6gislatifa i& complete.
C'est ainsi que par une sage privoyance i lIs frottemens de la machine politique sent adoucis, et qu'avec 1es poir de sa peypituelle durie, on la volt se consolfder chaque jour davantage.
Vous, citoyen president ,que It PRPItE n CONSUl d&lare digne, parmi le dignes de cet houneur, une nouvelle carriere va souvrir devant I u, et vous la parcourrerez avec I metne avantage qui vous a conduit A cc haut point de gloire.
Vous aurez celle d'&re constamment ie fideli interprets de 'not sentimens pour le h&os dont Ia France s'enotguetillit ; ct 'organe qui prationce Is loi, la rendra plci itupoanrte par vos ommunications immidiates avec I Gouvei ment 1u) I& propose.
Je vous invite 'a prendre votre place.
Quciqucs membres font, observer que le ,citoyet Fontanes n'est point en c moment dans Iasemblee.
Le president provisoire. Le corps.ligislatif 4ttnt ddfinitiment constitu&, ms fonctions cesscft, ct je leve la stance.
Le corps-lgislatif s'ajoure it demgin, , midi.

T R I B U NAT.

Pri idence de Carion-Nizas.
ANC D U to N i V6
Le procs.verbal est Iu et sa ridaction approuy
Un secr~tgire fait lecture de la correspondance.
Le cit. Joguet fait homage d'un oarae, ayA pour titre Analst des Lois anglaistsprecede a il discours priliminaire Sur l'tudc desIois.
Le cit. Maffioli, ancien jurisconsutt i Nit , faith hommage d'un ouvrageintittulk : in#iP1 4U droit . aurL, appliqus i l'ordre Social.
Le tribunat ordonne la mention de ct ho I I
an pmocis-verbs!.
La s~anCC cat lev � et ajoumlC A lutidi


I












INSTITUT NATIONAL,


,)IscOU'gS pron~nd i 'lnstitut dans- ia
pu~lique du 6 isivdse ar ti.

DIS C OURS
DOU �,IT'OYEN PARNY.
Ci oyeni,


slanceI


L'Vhoneur de dasseoir parmi vous est la plus doirce conme la plus brillante rdcompense de Vhotstle- lettres. Sans doute i ne peUt s'n crotiC eizdigne lo-rsquilI 1obtient ; mais ii ny attachera uCun ide de supdrioritd sur ses concur,eis. je,d9is'la prfereice que vous n'accdrdez all (d01i de riunir dan votre s5in les divers genres (e pot'siq. Ii en est quti exigent une force de talent dotit in nature �SIastrr, ou les succs deviennent des trionuphes , et o&, les efforts mdme sont honotables: aucun nI'est sans rssdite, puisque dans aucun on ne russit sans ave de la nature, ct sans le secotrs d'un long travail. Le 'moins important offe des ditficultes r&lles. Sa thcilitd appt-OfliCest dejis un e deil.; ce sdduit et
trm pe.
La posie ldclgaque' a des regles assez slveres. La renere de toutes 'est lit vritd des sentimens et Tde expression. Come eile prend sa source dana le cceur et qu'elle veut ariver au coeur, elle r)s'crit jusqu'it lapparence de la recherche et de alflectation. Mais ,en dvitant ce ddfaut, on tombe quelquebois dims ute.simplicit6 trop nue. Le r te doit se fire oublier, et non pas s'oublier lui-mdme. L'ildgance du style est ndcessaire et ne otfit pus : it taut encore un choix ddlicat de ddtails el d images, de I'abandon sans negligence,
du colors sans aucun Iard, et le degre e pr6cision qui peut s'allier avec la facility. Les adeles soat chez les anciens, auxquels on remonte nlloujrs quand on veut trouver 1a nature et le viai goat.
Nous ne iconnaissons que le nora des l!giaques reCs, Ct nous ignorons si les Latins , qUi firent tears ienitateurs , les ont dgalis. 11 serait difficile decroire Iinfdrioriti de Properce, et sur-tout 4e Tibulle,: relie d'Ovide est plus que vraisemblable. I1 commenca la decadence chez les Latins. On admire dans ses elegies une extr-me facility, une fouled diddes ingdnieuses et piquantes, de tableaux g acieux et brillans de iraicheur, ure grande varidtd Ye tous et d'expressions ; mais elles ofrentaussi des tipeititons frequentes, de froids jeux de ta, , des pensesfausses, la recherche tt l'excds de la patwus Sil neopeit que faiblement un sentiment qu'il n'eprouve qn'i demi, du moins met-il autant-d'esprit qued grace clans r'aven de ses gofits inconstans set dfauts indme son/t sdduisans ; et if anraioujoars des imitateurs chez lesFran~ais.
Prperce n'aime et ne chante que Cynthie. I1 est sensibl et passion; son style a autant de force que de chaleur. Nd pour la haute po&i6e, il a peine A- se rentiermerdans les bornes du genre ldgiaque : son imagination lentraine ct Idgare. I met trop souvent entree Crothie et lui tousIles Dieux et tons les idros
- de Ia Fable. Cc luxe d'&rudition a de Ilat; mais il fatigue t reiroiditt ,parce qu'iit maique de vittte. L'ami fdrt-emeit ccupe 'd'un seui objet s refuse i tant d ouve ts dtrangets: sla passion ne conserve de menmic que pour ele.
Tibulle,. avec moins d'emportement et de feu, est plus prOfonddment sensible, plus-tendre, plus d :licat : il isitdtesse davantage a son bonheur et a ses
peines. Mais pouirquoi Ddlic ne fut-elle pas Funique objotde ses chants ? Cette tache , que mme on ne lNi a jamais cproche, est Ia scule dans ses ddgies. Chez lii, c'st ioujours le cceur qui dveille 'imagiPotion; son got~t exquis donned la parure lair de ta simplicity; ih arrive i lame sans ddtours; ert a d09,ce nlancolie rpand dan ass veta un churme iJ'On ne retrouyqp'oipr ailltcw au pm;e degr& It 411Pitstencore aut sy rivaux par 14 perfection de qorn style- compikrable i celui do Virgile.-pour la puatci, 'idgance t la precision.
Anaction, Catutle, Horace , dans quelques-unes de ies 6de; ei sttiioit Ovide , sont les chantres du plAisit : Properce ot Tibile sont lei pp&es de- 'azur, Ies modeles de '61egietodr et passionne. Celui qui renit do la ,Nature quclque gesme du Mthee talent'doit so b6tner 'A les etudier' car on , P rntrn e pas Jr sentiment et le. grAces. It est diffidte sins dourd ettt-dre impossible de les galeri mais au-dessous d'eux Its places sont encore honotabips Legenre, q4'ils ont cosocri: procure un ddlasteniei dn b tongoAt, et entretient les affections dotces. Co'mrne ilLest Ia port d'un grand sombre dei lecteuts, il penit pr endre i quelque utility, ,cii C�fttibtant au mainiien de la laugune dont la puret s'oltt dejotAr en jour.
reMspect constant pour cette larsgue , devenue Piesq4cUxai*rsolle', seta t.oujours. ctoyens, utn til-c vos suffrage. ,Lea ,c�helsd'a-uvro qu'elle a roduits ont rdpondu d'avance aux reptbchcs qu'aOn "t ese dt ui fatirc. Malheurr- c0'ix qui la d'uv'eht


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indigente et rebelle ! Elle est docile, pusqu'elle a ptis sons.Ia plu le des g rand1 criV14i11 les differens caractfres , la precision, la ot-ce ixadouccur , la pope, la naivet6 ; elle est fiche, puisquechezle peuple de la terre le plus civilis -e4le peut tendte toutes les finesses de la pens~e , tout e les nuances du sentiment; elle wt po~tique nmexae, puisque les hardieses dii style doivent toujours re avoues par la raison, et qu'e ie a sufli au gejie de Despreaux, de Racine e du lytique Rousseau.
Votre indulgence et votre cboix deviendront
aussi la r&ompense de ]a .fiddlit6 aux principes d'une saine littdrature et de la soumission aux regles qui ne sont autre chose que Ia nature et It bon 6ens r digs en lois.
VNous e savez on se plaint de ]a d cadence des lettres , et on la reproche L ceux qui lea cultivent. Les vrais tales sont rares sank dome ; ils Ic setaient moins, si It public savait les conniaitre , encourager leurs efforts , et s'int~resscr A leurs p rog&s; nais le public matique i la littratulr. I existe, une lacUne dans lVduci0ljou.; ;i-l etudes classiques ot It6 suspenduws; on .ilanImne r.vo. que en dome leur utjiid. L'horrtne instrnut , qui aima les lettres, s etonne de son 'indifkrence actuelle. Apt-es de grands troubles polhtiques, on revient difficilemeut aux jouissances pailibles , at le commerce trariquille des Musc* a peu d'attraits pour des esprits don't l'agitatioa survit aux causes q,4 la tient naitkt ( Gest p esque toujours l'ignorance o llinsouciance qui juge ;. ccst presque toujouts la partiality . qui distibue l'eloge ct te blame.

Le thdstrc devient le rendez - vous de la malignitd. L'auteur-qui s'y hasarde, n'obtienr pius pour prix de ses longues veilles cette atternton indulgen(e que conumande la justice. II scuble que l'arinonce d'unnouvel ouvrage sojxregard&e coninie un deli. Les uns I'acceptent.avec linteution de punir 'audacieux qui le propose; les autres avec la resolution dc garder une fioide neutralit&, Lintdr& du pectacle n'est plus daus la piece , rais dapsles fluctuations d'une reptr-a station orageuse. On se tientn Igarde coutre I attendrissemerit et le plaisir ; on se refuse lillusiorn de -Ia scene : impatience dpie les -fautes ; un mot. sert 'de pretexte aux ismaprobations. bruyantes, aux cris tumultueux et indkcens; ct uon s'applaudit d'une chite i souvent prlpare par Ia nalveillance comme dune victoiie retnportde sur un ennerni.
Le d&courigement n'est pas moi ndre dans -les autres genes de littirature. L'oisivetd n'accucile 41,e les productions bizarres ou pudriles. On peut 16 V,*4 e les m miles ouvrages sous div rses' tornes , les m~mes dvenemens en dcs lieux diflereris, les rnmes peisonnages ayec des,. noms nouveux : ell veut-des distractions 'saris but , des lectures sans souvenrs. Aussi c,st ,r-tout pour ele que lea presses ge'siciseut. Le des i d se montier devient si gdndral et ia'raddiocit6 si faril ,, que le nonbre des auteurs. gatera bientt efui des lecteurs mame auxqu 4s la mddiociite suflit. Cette inteiprance d'erics , eet-tc protfusion inoigente nuit sans douteA 'dcIaieg lettres-; mais, il taut le redie, ia decadence' est su-toUt duns le' public.
'Notre supdrioriti lihtdraire-a dt& reconnue par lei nations etrangeres , alexceptiond'ttne senu!C don't la politique et l'orguetl contestetn tout, Pourripns-nous perdre cette supio0tili sans quelque honte? Le ttiomphe du inauvai',goit, apes tant do chefs-d'ocuvre, ne-strait-il pasplus humiliant qiae le ilence absolu des Muses.? N'aurait-il pas une influence ficheuse sur leidance et l'utbanit6 des naceurs ? Le bon ton peut-il survivre au bon esprit
Les socikts littraires peuvent sales s'opposer efficacement 4 la decadence don't nous sonmes menaces :*est lc'but de leur 'institution. Eiles doivent Wre 'encore cc qu'elleshrenit dans tous les. terns. Les dicles d'Atheneg crddrent et conserverew t 'dloquence et la philosophic. Aprds Savsservssement de Ia, Grdce, .es dcoles deviurent cells des Vainqueirs; ct Rome *y pui4a l'instruction et le gofiitqui adoucireat la rudesso de sea ficurs. Daits les siecles- de biddrb ei es souverains qui ndmritetent le nom de grands essayerent de rdunir dans un centre les himicres Ct Ies tales dpars. Charlemagne attita prs- de lui des granumairiens et des poetes , et ouvrit son palais a de" assemblies ilitidraires2 qu'il p~ridah :lui.-mec Sea
co~naissaces ,ui-eto dola act i -droit ahitatit que SOn rang. Alred lm"mta :'I .Idirigeait les travaux
*e savans qu'il avait appelids de, France ct dhUaliie, 11 traduisit les fables d'Esope, et composa d'autres podsies done ia morale lui parut propotionnee a intelligence dun pcuple grossier. Mais Charlemagne et Alfred furent trop supdrieurs fA leur stecle : ces astres brillans et passager-s no parent dssiper Ia isuit profonde qni loesenvironnit. Longoteuis apresa Cildmenice isatire institua les jeux flauan ot cut aitisi Iat ghoire de ibudei" en Europe Ia premniere acadrnsie. Dautres so foprmet-cut bient'~t dates Ies principals villes d lilie.


Leur zele hia la renaissance des lettres , dpura le langage, et rendit a l'esptit linuaih les cheh,d'ceuvre de lI Gsece et de Rome, inicnnus. iendtut pltsieurs sidles. Florence, sons les M dicis , devint le rndez - vous des talensil, et 'eur dt sat splendeu. Francois ler , plus gr-andpar son atwtkt pourles arts que pat seq vertus politi(iues , S&entoura d'honimes instruits, et les runit par la fondatioat du coltge rolal. Ils rassemblerent de toutes'parts des livres et des manuscrits; et c'est A leurs soins qu'on doit la naissance do cette bibliothwiueI devenue le plus riche dpbt des conuassances et des erteurs humaines. L'-tabliss.ment de lacaddmie franqaise sufhtait seul pour irnmortaliser le nora (ie Richetieu. Les services iwpottans qIe'lie a rendus ne peuvent 6ter contests que pat- la mauvaise foi. Sa.r ce inodele , des socidtes littraires se multiplieretir dans los provinzcs. Toutes firent nAitre lenmulation r, epandie-t le goit des tudes, aintesnt Ai II masse des ids utiles , et polirentc ls temus .en dissipant l'ignorance. Le drIlire irvolutionnaire teItpa ces temples des Muses. Alor 0a seutit mieux combien its taient ndcessqiires ; altr ohcraignit avectaison le detour des tdnebres ct do la barbaric. La creation de l'lntitut rassura la. France et ['Europe savante.
La sagesse da Gouvernement a perfectionud cet ddifice mt-jjestueux. U a penie que la langue et) a litirature barscaines n'dtaient pas la partie la mions brillante , la moins solide de la gloitr 'natibnsIe et qu'elles mnritaicrit une surveillance paiticaliere. Cest A vous, citoyens , quil conlie cc' ilepot pricienax , que vous enrichisses encore. Le faux gofur peut obtenir ou distribuer des success ; ma$ vous lui oppose use derriere barrierejet ii no ea reniversera pas. Votre runion offie an, talent qui veut s instruire et au talent qui s'egare des modehss et des juges. Les bons juges sont presque aussi ndcessaires et presque aussi rares que les bons n'deles. Peu dhommes jaignent a, une instruction so!ide et varide cc gout sur et . ddhicat , qui est un don de la nature. Devaines les rdutissait. et fut digne de s'associer vot travaux.
II avait fait ses dtudes au colidge des J6suites de Paris. II s'y 6tait distingu6 par la vivcitid de son esprit orune grande facility "de conception ii en tappoita un goat trs-vif pour ]a Iittdrature ,ct str-tout pour le thib.re. Le veu do ses parensle I dtermina pourtatt a entrer dana une catriere qui mene i ]a fortune ; et des circonstances favorables lui promettaient un prompt avancerent. It se livra done iAces , preuves avec I'application qIil aurait mise aux occupations !es plus agr~abIes. Mais il etudia la liiance saml renonacer aux lettres lactivitd de so esprit ct la force de zo organis3tion suHisaint i tout.
La circonstance de sa vie qui a eu t iplu heureuse influence sur sa destined , e*t sa liaisonavec Turgot , alors intendint de Lirnoges. Devaines avait la direction des domaines d cettw ville : it vii Turgot . qui fur etonnc de trouver das un jeune omnmis beaucoup d'instruction. l'amour des lettres et une grande capacity dans Ie affaires. Ute telle conformit de go6ts ie pouva-ir manquer de les attacker l'un i l'autre ; et cett union fut le principe non-seuiement tic a fortutio de Devaines- mats peut-itie de ]a directio, qu prit son esprit.
Turgot availt quelque ch6se de si profound dang ses sentimeos ' de si-imposani dans son caractere, de si rdlfchi dans ses opinions ,' de si sincere oanj son langage , qui &atA difficile de nr'&re pas en. tr-aln jusqu ' un certain pint Jans le cercle de es iddes. it aim2iit par-dessus tout les sciences et Ita littrature. De touts les conuatssances cello quil avaij le plus dtti xe, c'dtait gconortje paolitilue. Devains trouv- d4is 1atit'i&de de vi, vre avec cc; home tare de nouveaux 'Motfs' de fottifiersouk gofit pour les lettres, et une occasion dacqeqrcir cdes ides gdnerales d'adrinistration , quo si'avauent pu lui faire naitre les detais ds enplois subaltet nes.
La nature l'avait dou d'une dispositiOn singuHere it rduuir des qualitis qui paraissatent peu compatibles c'6tait un dvs traits.disuctifs-de san ciratter,' I joignalt une'g~lt-de force de voloiit6
une grandeflexibiilitd ddpihion , lT'Mour d4' plaisir ratnour du traviI', uti captis drti ci une raisin came i sune imagination vive et tobile -delIa legerete datis cift:ibveiAffettions a baucoup de idlir e dans iamittt."Labolheu'x ei dssIPe, avide damusemens or attach isA ses devoiis, tis donna a la soctiet& cormqe u eat ier ab Iumlent d6sccuvrd;,eo lorsque les afluires rdclamaient son trs il s'y livrait do mdme sais t1 Ct. SE I s distraction. Ott peut lui appliquer ce quptvelleiul Paterculus dit de Lucits Pison : ; Son "caractcre at etait tin heureux riance de douceur et do efer-:- . Persone n 'atinait autant le loisir, no eI ventI aussi volontiera au travail , et ie aisait i avec plus de soin tout cc qt'it y avait A A aire ,, sans jasmais pat-aitrec affair . ,,
Lcs opuscules istony:nes dchvqpp~s is 1. plut-e de Devainca , font regzretter ti tI n ut p ,i' &tt dtavjrttage. Son style y eelt s-la-lois tacile et psdcis, chlatt


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444


at corect. La.rtyon v rarle tojours, sanes jamn l pietdee it ton amxistral et dugmattique. lia lait quehlues. synonyrnes , Ct it a r6ussi dans ce genre dilicile qui cxite autant de sagatcit que de justesse dayi espritt. I peint avec finesse des ridicules his auw circonstances politiques,; mais le sel ju il repatid est bans cret&. Le goft rmnme dicta ses tl!tx, ions surtun petit nornbre d ouvrages nouveaux: ce sour des niodeles d'tune critique ingdnieuse. Oln ; eiee y rets ouver cet excellent ton de plaisanretie , ce tact ddlicat des conveuances. qu'il possedait au plush j ut degr , et qui chaque jour acquittent plus de prix par leur raret.

-Sans %otte celui qpe vous re grettezjoignait aux agsmeus de I'esprit ha solidity u caractere, puisqu'il eut pour amis tant d'hommes d'un menite sttp& rieur. Quelques-uris lui survivent et le pleurent. Parri ceux qci l'onrt pr c~di dansla tombe, on distingue Turgot, dAlembert, Buffon, Diderot, Mamontel , Beauveau . Saint-Lambert et Malesherbs. Oes nows illustres reveillent 'idte de tous les tilens et de toutes les vertus , et i suflisiit d'y rattacher celui de Devaines pour rendre k sa mrn'mire utp digne homage :Iamiti des grands'hommes est un
foge et un titre tie gloire.

Sa carriere administrative fut brillante et lieu, reuse. On la vu successivement premier comnnisles finances, administrateur, de domaines ,receveurg6n&al. et commissaire de la tr~sorerie. 11 porta 4.ss routes ces places f'amour de l'ordre, une fermcte sa.e, le talent de la conciliation , et it les 'etit svec la superiorite que donneront toujours un esprit culttiv et des connaissances gfndrales.

O a dih qe Ia culture des arts de imagination rat incompatible avec les occupations graves, et qu'elle avait des inconvtniens dans l'exercice des ewplois. Athnes et Rome en firent un- devoir i i a jeunesse .Lile condition pour I'adinissioh aux tenctions publiques ; elle y fut souverst un titre auk premiers honneurs. et toujours un d~lasse mett pour les homes qui surent Je nieux gouvertier; enfin son utility sur l& trdne mkne est prouv& f 'rlexernple die Maic-Aur~le , dejulien te-Charlema4ne. d'Alfred et de Frd&itc li Cependant lignrirance et la sottise s'efforcaient tie faire adopter utsc opinion si favorable i leurs intrrs, et souvent efies y russi e t. Les tens sopt changes. On apprc;e xsaeiieanit les avantages attaches ala culture des tett-es : on voit qu'elles 6levent lame, et quelles brelent Iesprit sans nuire a sa solidity ; on reconnait que dans pliesicurs t6nctions publiques elles sont indispensables , (uie dans tous les emplois elles donnent Ia faci!it du travail , et que dans auctin la psccis.on t la clased du style ne peuvcnt avoir
d'inconvdniets.
Devaines, qui depuis sajeuneste n'avait cess d'6tre
utile s son pays. ecut ]a plus brillante r&ompense de sea longs ttaxaex. Le chefsupreme de la R~publique Viappela au couseil d'6tat. Ce choix ne laisse aucun donte sur ses lumiers, ses talens et son zele p6ur la prosptrite de sa patrie. Le spectacle de cette prospuiitu renaissante rendit heureux ses derniers jours, et consoia sa mort. Plaignons ceux pour qui la tombe fut un refuge, et dont let yeux se sont ferrals avant davoir vuI l'aurore brillaute qui suIcCeCdC enfit aux temples. L'anmblition et lajalousie Voudraient en vaiia lobscurcir. Celui dont la main sage et vigoureuse a raffermi sur ses fonideens IJEurope Cbrranee, saura matentenr son ouvrage.
Les apprs neilhtaires'ne t6ubleront point ia tranqullite sntriere qil 'nous a rendue ; le signal des combats lie seti point pour les Muses celu du silence, et leur s eceitp"n'est qu'un just hommage *I i genie guerrier et -pacificateur qui prndide "aux
deitisn s ela Frapce.

( Nous donnerons, dans le numnro de dergain,
la rtpohne du president



La classe des Scieir e mathenatiqucs et physiques de 1Insutut natt4 nal a arjete que le concourt
du prix sur trite question :
Quels sontl es"cIracteres qui distinguet
duns is m.ieres vettales et animales , celes qi serve L 'dc /i.qnt de celies suxqUalees
elites ,fueI ubair ha et entation ?

qui devt it re.fernc6 le ter, e ios, seraii po
roge juspau ter germinal prochain. .


t O' GItA P 11E.


CAR11 DF LA FRtANCE, divis~e en dtpartemenx, et sous-divis&e en, ariondissemens coinmunaux, avec lea i&ges des principales autoriids administratives� judiciaircs ,- ilitaires et eecksiastiques ; accompagnue d'ane description en discoaurs occupant deux colsnnes laterales, l'une a droite et lsiltre .a gauche , qti enseigne ce qu'il importe lc plos le connjire dans cette pattic de I'Europe, tociant Ia situation , l'itendue, la superlicie, la population, le sol , lec limat, les, principales productions. les niontagnes , les rivieres et les canaux , les Jacs ,Jes port de mer, les miles, les possessions loint-tines , les animaux, les habitans, Jes religions , ia fore du gouvernement, celle des adrimiistratiohs civiles et 1 ordre judiciaire, les forces suilitaires , les revenus publics, etc. etc. Cette description est terminale par un tableau a huit colonnes , prenant let nr de chaque department, sa Supetlicie , sa population le nombre de " arro-dseer'4ns commtmnaux, ses
principales podilctiosins, le n0m dn ch-eflieu di prefecture, enfin la population de ce chef-lieu et sa distance de Paris. DesLinie par H&isson et graveeIar "Chaniotin, sous la direction de Jean B. Sarret 'iauteur de Ia description.
On trouvera des exemplaires colors par divisions militaires , d'autres par conservations forestieres , d'autres par dioceses d'autres enfin par senatoreries et arrondissemens de tribunaux d'appel.
Prix., 4 fr., fetuille grand-aigle4 et franc 'de port Ir.
A Paris, chez Chamnonin, Iun de% diteurs
rue de la Harpe , nos 20 et 242 ; Charles Picquet, 9eographe, petit h6tel Bouillon, quai Voltaire ;
osset, ibraire-. palais du Tribunat, gahrie de bois n0 234; Vignon , rue die Thionville, rt 27; et Goujon, rue 4u Bacq, au coin do celle de Lille.
C-ette Carte, Yune des plus parfaites qui aient encore part' si"edistingue pariculirement par la descriptioI 3qui laccompagne, et qui. offre, di'ne maniere-precise et tr~s-m&hodique, un
traits presque complet de statistique generale dte de la France.

C OUR S.
Qua triune sian'ce d, cours tde ddc amation par
Larive, h6tel tie Choiseul , rue Grange-Bateliere, no 3 aajourd'htii, jeudi -t nivose 00t 8 heures, du soir.
On souscrit dars la maisontde M. Baudouin,
-meme rue, no 5

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Premiere livraion de Parsons and Galignani's, British, library. in verse and prose ; et on en donnera tres - rkgulierement une livraison d'environ S8opa es par seaiarie, jusqu'A ce que l'ouvrag ioit templet.
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On petit se procurer le Prospectus, et voir le premier-cahier, aIn ilrairie Xnglaise et italienne rue Vivienne , presquc vis-i-vis 'arcade Colbert.
A


LIV RE S, D IV ERS.
Dt'scot RS' de r&eption du cit. P'rny, dans la seance publiqti'tee lnstitut, 1(6 6 niv6se an 12 suivi de IUrcpone'du cit. Garat. president de l'institut , brochure id-40. Prix, fr. 2 cent. et par la poie-, ffr. 3o cent. A Paris .ch'ez Baudouin , itnpmi meur4eIe l' nstitut, rue de Gre l"e faubar, Saint - Germain

"V o~ Ao 0 'd'idfotserv~t' titde Ia .Nature et de I Homrie dani -tS 'i s dsu 'e'ii d a t nton dC
Ffibofdig it dane'divr e parties du pays de Vaud ; cn' s73, par L., ML~.dc tLver~ne ,in-SO
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A Paris, chez Levrault Schoel et copagnie libraires , rue de Seine , hotel de ia IRochefoucaak, Henrichs , libraire, rue de la Loi. AStrabor chez Levrault et compagnie, libraires.
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second edition, revue, ,corrigdlet predjcIT d'une ipire au Consul Lebrun , par A. Serleys, hiblio. thicaire du Pryianie fran~ais.
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par Ph. J. Desault , chiturgien en cl~ef de',H6tel. Dieu de Paris, ou Extrai de ses teqons redigies et publi~es par J. J. ,. Cassius, docteur en m decine, protessear de physique de chimie, dhis. toire natutelle , et directeur de l'Ecole central du dtpartement de la Creuse', de 'Athin&e des arts de la Socid 6 acaddmique des sciences; de Ja So. ckt des sciences, lettres et arts de Paris ;-de la Socit galvanique ; de la Socitid des sciences do Douai, etc. 2 VOl. in-80 de pros de 000 pages d'irilpression.
Prix Vroches so fr., et i3 fr. francs de portpar la poste.
-P A Paris, chez Delaplace libraire, rue des Grands-Augustins, no 3j.

COIURS DU CHANGE.
Bourse d'hier.
C 1i A NCES, 1!TIA N 0ZfrS.

A3ojours. A 90 jots.


Amotel dam banco.
Londres.
Hambourg. Madrid vales .
. Eflctif.
Cadix vale#s.
- Effectif. Lisbonnie-. G~nes effetif. Livourne. Naples. Min.
Bile.�.
Francdort. Auguute. Vienne-. PetcrsbourZ.


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14 f. 70
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14- f. 55


C.


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4 L 68 c.
5 f. 5 c.


pain.

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p.6 fi 55 C.
C.


54
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f.
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C.
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Lyon . p. a
Marseille. P. Bordeaux.f p. Montpellier . p. i Gen/ve.
Anvers "


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10 j. j5 j.


Iz - p. .7'

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a i9TS PUBLIC S.
Cinq p. cent c.,jo, deIvend. an 12. 54 fr. 85 c. d em. Jouissance cde germ. an Xll. 5 fr. c. Provisoire. . .,. . . frr c. Bons do remboursemen. ft. c. Bors trois-quarts . .fr. C. Bolts, an7.t. c.
B.ons an & . fr, C,
Coupures.fr. C.
Ordow popr rescript., de domanes,, 91 fr. c. Ordon. pour rachat de restes.,.,. � Idem. Nonreclam~es das le dpart. 33 fr. . Act. de la Ban4iie ie Fianco. to7o ft. .
SPECTACLES.

tAIri de Opira Buda Auj. reliche.
7hldatrg de LouvOis. Auj. a 1 P4'it l ile etil Dame invisible.
dheAtre du Vaudeville. Auj. Scatrcg inue Soir� des Prisonrniers et Cassandre aveugle,


: " #.[" "n n t'a oncequ'awi.
L'abonnement se faieuatis , rue des Poiteving ,xf* . Le prix cst'd 5 francs poor trov mois, 5ofrics pour Aix nisoi, ct oo francs pour T'aone entire. On nc ,Aboull evweeancement (dc chaqise rnoos.
St faut adresser Ics teitres, rargent et les effect, franc deport, an city e Agasse, propriitAira de ce journal, rue des Poitevins , no iS. Tons Its e s � s crptien, 4oiVSn ir j oln ordi.' IS ut comptcudrc dais les envois le port dess tays ot 'o' ine peut afrauchir. Lcs lettres des ddpartemens noc affi aeedica, noscrout poiut tnirdcsde )a poite.
1 F anut avoir $oit, poor plus de tret6 , dc ctsarger ce lls qui renferment des ,aleemis. , , . .
rout cc q i conc,:e la redaction dot tr e adressd au rdactenr, rue des Poitevins , no 13 .depuis e f hesares us natin jugsqn' ti i rcs u duoi ,


A Paris, 4Ie l'iprivatic dcH. Agasse, propriitairc du Mositern, ru oi o oitcvins, 10 1- .


S



II





p


XTER I E UR.

T U -,RQU I

tfite nodpk , o5 n embre (S,/iaire.)

Lj' 4ftntt'l d4 'c pitiitacha tat*We Ite Ie L 'Ianilt pc t. dt -Constanutsplei g mitaIlhii-.
ne ead srie'Jo6; I", i i rWaFUAvec lea plus grai/ds tionneurs,

A. L AGN E.
Vicnne, Ic 3o d'cerabre (81 nivyore )

Ia ko06cription -ilitaire des sujets non nobles 4e-S. M. aura lieu en Hongrie, comme dans let ittrd Etats h drditaires , aiqueques lgers changei no prs.
- II est question ,de ritablir la garde noble de pallicie sur fe pied oA elle tait autrefbis.
- On attend inccescamment Unt ordonnance impiriale, conceorant i. devoirs"riciproques des ,in:tres etc es domestiquos, ainsi 5u'un rglerent c totre les. progrts dulute, principatlement part ks gens-A gages : on croit qu il leur seta prescrit Pnil m1anere particuliene de 'Jabilier.
Ivlu'nich, lei ja ianvier ( i o nivosc.)

I.e iOde Suede, parfaitement r&abli de son indipofitioap, prolongera quelque terns encore, son S "jour dts cette ville. On, y attend le prince d. Fchartuhberg. en quality d'envoy extraordinaire de UJL, -?M. itpiri-le, potrU coMplimenter en kur awn -I roi ct la reine de Suede, et let inviter 0l4i1uto vyag@ de Vienne.

-" . ( tSuhit, le 4 janvier (j .3 niv e.)
*. , &&ctaaur-t- on-eouve) ls- :d~fenseis ,fnate!.- .tiZ :tikts,, sous-dOfcieriet tsoldats de-set troupes, Attl maier 'sans en avoir obtchu au prialable Ia missiona de leurs supricurs, ct cette pepmiail4 - doit tr lodanude quA coux qui scrontv, on io't de jutaiflet qu'its' jouissent en propre tIun t tv-Au inuael aum moths de.8oo florits. Les poiOicto aOnL,.,en outre , 0bligea de fournir uxt can-, iiounmeaiet .det lea intirets seront pates, -Apris 0ua watrt, A euntsvuves ou autres h&itiert. S Frdmnfort, 5janvier (u4 nivos.)


L'es dernieres nouvelles '4. Norwege sont tr s-'i !lIgsaahtes'; Ii met no cesa i djeters sr lei c6tes .iSeA dtbli' d' vaisseaux inautfragih, ainsi quo des .adavrei. On a ialement tiquv sur la plage plui 'lotirci deatinies pour Tranquebar.

ikPUBLIQUA HELVETIQ_.UE.

Bun~t Sl l�5 Janvie. ( 1 2 aivse.)

. nud-eomaeil de Fribourg, dana am sance du3 d~cemb to, a c:onfirm6l', Itandammrtn d'Affry a I.'. cayt d'avoYr rguapt, t s'cst epsutte 0 i6p j~aqu A- une ipoque prochan�. Dan le
cqurs-de seai stances, .3a discu ni phut i etu irsPrqjets dl !Pi' ; 4pus rmarquabledA eux qi ni pnt .dtlgpz eat ccluii q it lat f ai rachat,4des. raka dimesa,quiae fer; par troispaiemens igau, Pi ris an trois amp , coiulis 1i reason de' 4 Pour, ent. La petite dime ,-y comprls celic de foin, est '&ttletble au taux & cinq pour cen. Lo ecenses ?Ourtront sa~li &treTacliets. A n


Q 'BLQUAE .BA AVE



)an ot $ulrA narioucs sesus bquou
ptlot~l aval~n iq t t:,epete.][
41 cc co er v a u~v x A n g tA s , c j v i o e r cie t , m~ t c e
pt:r ier. paF, "qi oam te attssi veatc e-, ik~titniBsde toot;$os i'nA 0' o eor .,h
IOt.m! n iatrei ,'4lpto~he des ts. Une d � fi gate2., nomnieohe &Scourge., S qt cmpar e
'abs ei~ du pi!oc do ~lorb-, s ur 'ile do , excl trt i: c !l~d 'a! a it'pltusinsr trois ttls [ c
~1,b iiZ A jj t


I N T I: R I E U U.,

Draoignan, le a on6se.
La sociironnue sOiaI t nora dl'luvre de la Mis~ricorde-� a fait nijourdhifine'distributiot de soupeue ee qui nbsiste
danm t/ue Jt ffi iq i ' s.acquiert chaque jorPA~le dt fct et -66o iIa4cei LU distributions qoi tietaient, d*Ebrdi k6e de.- ia soupes; passent 4jourd'ht� i. o. Les oUniera et let pauvr ,a c, emiencene * s'y aotunec.
Nous jOtiso4,i i A'tne temperature extriseti douce.1'Lea- ravau dO la campagne -n �sent poknt-enictrv nwtcs '7r les rigueuts de


Parii, It, 2 nivilse.
ACTES DO GOUVERNEMENT.
pari , 7 niv4st n g
L; COUVtRNEMENT DE 'LA R*uv Igqpv," vu la oi duii atflotial an"-n ,lei ari.tcs du 3o frimaire an t i, e du , * .ef teniairt ai ,tl', surt -t rapport du ministry TJit~teieur arr1e e. qui suiz:
Art,. A"- Lx 'co uii tn'e i.Sjes, department de Ia Chire-nt;-meieure, e t 'roitroiske itablir unt cole secondire dans.lebt aiine de t'd ole central de cette 'viule, qtui lite concede ,a cet fret, a dater dii $. tla* pmI Ia-in; ta charge par ladite cohimune44e , r lh ?ea.onditions pre&. crites par lea a I rii,. o' flimalr.an i, et 19 vendemiairean f -.
I. Le.m shiare Acl interjeur eattlrge do l'ex&* cution du pres varWt qu ii wste au .Bulletin des lois.
Le premier consul, signi 3oa Ao-r
Part epremier consul
Le icritaire-4 dtati . iItgn4.". '.,MA T.

J grir I 7 1lfidii4tWu ' 5i." .
- La GO UyVRNEM!NT' lDI L ,:RPTI!iLIQyuE , Vii Ia ioi 4u ii a _irfal b a , jtkl aiet6; di 3gfrimaire
an etI! . g yendeimiaiti-an .u- -suAr lrapport. Ocs mines.!es in rieur et dig finances, are cc qui suit ,
Art. 10r. La romtipme de Mont-Joke djpartement 4xe 1a Roer,., st autorisio a. etablir une 4cole spcondaire daul, les bitimei du ci ,devant Couvcnt des Mineurs, qisi ui1so.oat 4on Id i'et. effet ; ,,a. la charge par ladite commune de renplir lt condition# 'prescrites par lea .rriti diu 3o frimaire an i, t.q 9 vendemiaire An 1.
11. Lea ministry de 'ntirieur etdes finances sont charges de l'excutionr du present arr&, qui iera inseir an Bulletin des lois.
Le premier, consul, sign#, BONAPARTE.?.
Par le premier consul. . .
S' Le rerritairi-d'tial , igni, H. B. MARTr.

Paris, I 17 nivse an 1.
LE GOVERNMENT DE LA Ri UBLIQUE, sur le rapport du ntinitre de l'iiterieur;
Vu leg arrks des prefets des dWpartement de la HauteLoireeti do a Lozere, des't8 brunailte eR frimaire n i0 ,8 -germinal et 3 floriaIan tt, pbrian nodriliitih de commissairesrcspetif! pour
rrifier, contra tictoirement avec les mares dis' 0cmmtnes intr&esaei-, les limits administratives d fer'itoire de ]a cotrim ne de Saint-Syniph6rienI, department de la Lozere. relativenicnrA ceux des ,cooitunes de Saint-V66ratid, de Saiw.1qhristophc et do CGroisarice, d~paroementeqe Iserj"Ait.ojc ;,
tu' de 23 Mesidor ot i thetmidor4 an !P'ar'1 l44ush lea " fetts de ces, deut diparteiens
topwnt I a, is -ds dodermiers-coxnm11ssan'norn-. inkS 11"quel cst cotuorme celui de fLun ds pr rni1ir Iui d ja avaient et charge de veiifcr les

& 6ii s 6conimunes ihterescs; U. ex~ raippor sd dssco iircaes Cr-5 praiT41 et~ messidor a 'i11 ensemblef Ic plan topoque joint A ce dernier, Ctt lui des tiers con1xissaites dui jflordal an t x , ainsi que les avis dea6nti6tleur des tontribuioiaa stabli- d11 les arrondissemens respectif prdseuau operation.
Lc conseil-d'eat ehirntu, arieeW A
Art. Ii. I. eteritoire adninistriasitdela commune 5t Saint-Symphoku, d ate* " t dia LOzete,


sera limitt :-,txo I'itgard de teli de la coimmune de Saint-Ven&and, departemient de )a Haute-Loiie, far la'riviere d'Ance ,depuis le point de jonctioli e la linii' du dipartrrnent de'ja Lozere"A e eite tiyiere, jusqUau pont du Fort-au-Champon, ou Mal veille ; depuis ce pont ,Apar le' chein de Maleveille et de Chambon , situi audeli de la riviere d'Ance , jusqu'au tertre qui spare, -df c6t6 du levant, les champs des habitans de Maieveille et de Freissinet, d'avec lea prdg des habitans de Chambon; depuis ce tertre, par une, ilne firoite jisqu'au pr6 aplli Pratelaux, appartenli ani citoyen 1. AlXpI-'art, dit Barniere , de SairtVWn~iand, t de t'angle occidental dudir pr , pasant vers la droite , par le petit cdnilmuuttl appeal le Constas ; jusqu'A la jonction des'chemin de Freissinet et de Saint-Christophe au Chambbor laissant At la commune de Saint-Vnrand les pr(S apparteoians au citoyen Albdpart, Jacquet Adgie.r'. Claude Clement ; enfirr, depuis ce point de jonction par le chemin du, Chambon dii du tort 4 Sint-Christophe, jusqu'au territoire de cette derniere commune.
20. A lgard dela communeode Crorgance, department de la Haute-Loire, qUI Ia igrne diimitative entre lesdites deux commuods'et les dr'ziX d~partemens sera en partant di' l'orient A cident, depuis le ruisseau dit-Alion a l4glnF occidental un champ de piprre , - Iouliny, p'is dudit ruisse'u,, ,et montait vera It-'ord A Iot,' d'un plural appartenant au citoyen Joseph Mtitner de Verrierii, ,juiqu'au champ du citydn 'tiieie Echobard, prnm.tn A'l'angle dudit champs et,& celui decitoyen Durand, do Crgisance , uA grand tertre qui se prolonge:-en coqtourhapt jusaifaudit ritisseauAd'Alzon une Croix ,graiie 'sur ut rocher plat pros dudit nuisseati, 'A l'extimiti du pr6 du citoyen Beiledent, sequel -tertre'torme le confin septetntrionat du teritoire de la comnune deoerrieres appealc Lascotes ; et c'n" ons6quence tobft la partie dudit terreina de lascotes' stu~e eiir'la ligne ci-desiuse noncie et ledit -riiseau d'Alzou, comprise dltaa Ia matrict fonaciere 6f Ia alnmine de Croisance, en sera distraite p6ur" 'rre Wunie i celle de ia commune de Saint-Symphorieti.
3o. Al' gard dela commune deSaint-COristophe, dpartetnen'i d la. HauctjLojfe_4. Italigu'. dd:initative entre son territoire ct eluii de Sahnt-Sy n'phorien',-continuera A ire It grud tettre. qui cqmmerice du* chemin allant de Chambon Saitt- hdistophi duc6te du Levant ,.'ei ae prolqngz jusqu'A uti autre'chernin allant de-Chainbdak Langogne du c6t6_d'Ocident.' "
II. Lesministres de I'intitrieur etdes financeisods charges de l'exicution du pisehriar&se , qui sera ibas&6 au Bulletin des lois.
Le premier consul , iigni , , PAt.'r .
Par .le premier consul , .
Leweritaire-d'etat Jign,i', H. B. MA RT.


C O-R P S-LE G I S-LA TIF.
PI ene d 4e, Fonh lcs.
SEANCAE.JU. 2.1 N.I.VOSE
Aprs la Jecttite du proces-vertal ,'91e-nT, ident, a'adressant u corps-lk4islatif .uionoce fdscpur Sulvant :A,.
Citoye, 6 1gislateurs, " ;
,, La dis.incti . .q -.e jii.r.- cq le . , stifflAit
mes v~eux; je ypyais. y9l. yom asseliCt akt,0oms les plus recomniqn jabejs.;.Veuel quc 4flie oq:urrent pr~f~r6 , je me-prp araia a I'appaudir, er mon cuettr 6tait content, isdu' nfinoet'ne plus meter Iia preuve .tdatante do i otie eltth , t de votfe amitie. Le GdusvtnemeCnf"Ahever:t:elqte vous avez commence pour moi.J'aracepiolT d�oirs qu'il mnimpo7se, cdmheii n i- mo d'acqflt ' ma dette envers vous. Je ne "dois' 'satw dutt(j42cieote nouvelle favur qurA mon zee souvent r st6 pour la gloire du'corps-tgilatif,' cowibej '.4" -lois vos suffrages qu'A moti attachem'ert'pour rnos idStitutions actuellei et A' mm "enthousiasnib po 1 lui qui let perfeeti ournede jK'n o[Ne orils~
point; ces insiitutong fonies par Ic ,04e' n ione, m, so perttetoft avec 9 1e6A n le; gous
ne les-verndhs phts disparaitre sous -a votot'ocapi.cieuse des fictions' qui iniposa quelqnefdis [f! t , la volont ,.getiorale. U ine" main' eia'' a e 6te�l. afOtce a tpi s Ies: p~rx, a,pour a~croht .,c~I� ce

nAtlOTAal" Rus lI auSpiIcs de[ la ,lSbiJ et ej r.;nce. Elle parle avec auto t, mats sansv, lenc; I Ci- ch- Iiatdi i_*l 4 ai~c ukqi


GAZETTE NATIONALE ou LE MONITEUR UNIVERSEL


A dater da 7 niv6se an 8, les Actes diu Gouvernement et -des Autotit st Ostituies, contends dana o MoNrriTU sent ituiciels. 332. Vendredi, 22 niziie an, de :a Ripublique.:, . ijanwver. A 8o4j $










446


donnent it Ia patie le gage d'un� proprimtr connue t fne &ducatioa &lairee. De longues termp~tes avaient boultvers6 leas lemens dut system social; Jus st recoinposent , se remettent it leur place et d&j t etrouvent leur aquihbre. Les principals autoritis de la 'Rpublique vont acquirir , dana une proportion convenable , l'importance l'clat et la stnbilit6 dignes du grand people qu'elles gouverent et repr~sentent. Au-dessous de la premiere magistrature s'6levent des dignits inseramdaaires qui ne peuvent humilier parsonne, puisqu'alles sont communes atous ls genres de welite. Le corps-ligislatif 4 son tour, va rcevmir Un nouveau lustre. Nos dilib&atiouns, mieux mnotivdes, auront une influence plus.utile; et pour l'augmentor encore, IC IIuEMtrLt CONSUL viendra Jui-mrrme 'irpprimer A l'ouverture de vos sessions Uan caractere plus grand et plus solennel, L'ouvrage du 116islatcur n'eat point Interrompu par lea soins qui occupant le guerier. Ainsi , le, plus grandhoinme de notre histoire , conqurant et oudateur i4.la.-ois comme celui qui.nous gouverne, &rivait dans le tumulte des camps les lois qui devaient maintenir la paix des fimilles, et miditait-de nouvelles victoires en ouvrant les paisibles assemblies du Champ de Mars. Charlemagne, n6 dan. des tes ot barbaric, eat plus d'une fois la gloire de penser come dana lea tens lair s; mais le chef do l'Eat aujourd'hui, par uu effort plus difficile peuttie, entploie toutes lea lumieres de son siecle i dicouvrir ce qu'il y a de plus instructif et do plus .r dans le cxemples des siecICa passes.
9 Lgislatews ,nous seconderons avec empressement des desseina si gE&ereux ; vos pensies s'unitont i toues les penstes d'un Gouvernement !eparateur ct prevoyanmt. C'est vous qui, apr6s voir obstrve de pros sa muarche et ses intentions bienfaisantes, irez ptopager dans Is dpartemans 'arnour et 'admiration quti mnito de tous les Fran~ais.
qv Au moment o nous comtmen~ong les tra
vaux de cette session maimorakle, a I France e04 pitte ai se mesutrg centre son implacable. cnrnmi , et la France ear sans alarmes. Gont-" bien est different Iaspect de iAngleterre! elle appercoit les Franmais tur ratre rivage, 'et lc trouble est da ase aasembW es , l' pouvante dans ses villes,- et la.coifusion dans sea couseils; 4u contraire, entourets de tout I'appareil des combats, nous jouissons de tous lea biena de la paix , tr cette tranquillity int~rieure doit causer autant d'effroi k nos onnemis que la valour do nos attnes.
99 je ne vous entretiens point en finissant,tries chers collkgues , de ma reconnaissance; elle est trop rive et ttop profonde pour 1'exprimer. Je deninde pour mol do .votte part l'atachement' que jai poar vou$ j n'accepterais point ]a place inportante o6 je suis 6cev,fivous ne promettiez tons d. envronner de vos conseils votr president et Votre ami. 7)
Le- corps-l6gislatif-ordonnie I'irpression do ce discouls.
En excution de I'article XV du sdnats-consuite erganique du 28 frimaire, lPordre dujour appelle la nomination des vice-presidens et secrdaires.
On procede i l'appel nominal pour la orniation du sctutin.
Le uomnbre des votan est de 251 ; majority absolue, j 6.
Le d pouillement des votes donne le rsultat Slivant


Viennor -Viblanc. Latour-Maubourg. Darantcau. .
Le g#ntal Sorct. 1hartini . Ranattd.*. . . ]auberr.

Rosie.
Legrand . Toulongeon.
Saget (de'Nantes)., .


46 suifirages. 39
6o

77 71
86i

41 31 32


-;j.- Auqun d-ces noms nyant t64nilit pluralit
abol6e , le corps.Igislaif passe de suite ,iun
IoutvCau tout 4 Sctutin. En voici le rsultat.
No re des votan 1 , ajorit a r6.
Legeneral Soqret. nsuffrages.
btfl~~e~ . . . . o
*krna .,,.3

Oient-a .54
I VonrVatdn .- :::

Tbuss&36a
,Leget d1.s ., .384


Le prisideut. 1U g~nirai Soret ayant obtenu a
ajonrte absolute des' suffrage j L- proclame
un des vices-p hlidcns du copsi46gislatif.
Lj ,anco I tMre domain i


INSTiTUT NATIONAL.
IRf-ionse da diten Garai , risidgnt dc la clase de

Wittrature et de langue ranigaises , au d ouri
du citoyen 1'4rny.
Citoynaw,
Les sufli-ages unanimes de tous ceux qui cultivent' les lettres, ot de tous ceux qui les aiment, vous appelaiert depvais trnl-long-tems dans le corps itttaire iuistitu pour t6tre a lrompense des tales et des succO. En vous voynt pileadre au soin de 1'lnstitut une place si bien mirite , tous les regards se, fixerni survous; mais t~us les regrets se portent sur celui que vous remplacez. Vous avez pent Devaines sur 4V fideles temoignages: ,je Ida connu persontipPltement. Ets'l est vrai qu il In soirt pas necessir .que des bienfaits soient accepts pour qu'ils imposent deIa I ecaLonnaissance, a'il sulfit qu'ils aienit6_t offers, ce nest pa seulament unudevoir demaplace de rndro dejuste4 tvibuts t lam retnoir do Dev'aincs, C'est encore un bsoin et une dette.de mon .cur.
Dou6 par la nature de, cette heuroeue o- forte organisation, de ces riches facublhs qui per. extent d'tendre et de varier en tout seas sol enstence sans trop en abuser, Devaines hercha de bone heure dars un. monde brillant les plaisirs que choisit le gofit: dana les-beaux-ats , los jomissances les plus dilicates de i'imnagiiakion ; daue-s les lettres etdars la philosophic, PTklgance de la languc et les pro!s dl hi raion; daps la science de t'economie poitique, ces principes seconds qu multiplient les" ichesss dcs nationset ds particuliers,en ' artant ieulanent" les Obstacles qui les tarissent dani'leur source ou les d&idurnent dans 1eur course. La justesse rapide de son ,es tit le rendait la fois dana les affaires exact et expiditif; dana le monde, trns-confiant r ass-c mesurTe ; dans scs jugemenAliti&aires, dfetnscur de ecs regles -quta nesoat ie lea expi''iences dAs ialens detoiis-its sieclesa, e approbateur coura geux do -cs nouveautes qui paaissont bardies un moment pour nt paraite qt'heureuits
aax iges suiVane lauyqutlsi lks Sevitont ussi de regles or do risdehca. Devaisfies a ti lo '-llaborateur, l nA Ou lc confident des ministers dant le g~niecet le caractereont eu le plus d'influence str Iea 3o derrieres anuees delay monarchies; et c'est rappeler les nom-, des ,ChoiscuL, des Turgot des Necker.
Ce n'est po t-au milieu de cette assernblie ot6 se truvta 'tnt do juges Clai6, tant de timhins fidelseis "causes qui out agi Icoplus heureusernent sur 1'esprit public de la Nation, que Jo puis craindre d6ecompter parini ces causes I'exemple donncl pat-Devaines de ]a maniete don't on peut rendre teds-utile luisage presque toujours tra-funear stdesegrndbi fbttunes. Rien n'etait plus ordinitr 4que- do rencontrer ciez-,Divaine et sa table 'des, htoimes, r ,ceux-li taient en petio nombra , qui, vivant a la cour sans ette courtisus,ne voyaient atucune barriere entrenox et l'oreilke de celui qui pouvait -retrene vdriti utile 6 tout un peuple-;,des horienis qui occ-upaien'des p laces minientes, d'aurr equi y 6taient ports par cur finite et par leur reputation, dautres qu- y
avaietr passe , et qui caient; claitds & la lois des lumieres qu'on reciacilleacs lea remplissant et en-les perdant; des ecrivains couronni&s plusieurs tois, par des triomplics, t des, crivains occupCs en rougissant et en tremblant de I'esprance d'une premiere victoire,; des savras renommes par des d.4couventes importautes . 4,a c6t de savaris qui miditaient dinportiantes recherches :et, .au riliet d'eux tous, Devailes lee rapprochant et les unissant entre eux pout faciliter ces ichanges de'lumieres qui f&ondcnt toui lesalens; confondant tous les rangs par sa lamiliarite avecles premieres dignitis do Ia ruonarchic1, et par sea sigards attentils pour Iaus les rejitres personnel; faisant servia ainsi lea d(lassemesis, m~w de la society et sea plaisirn.i,
-aire passer ce qu'il v avait do meilleur'dans l es -prits les plus distingus de la Nation, dAna ceux qui e xeraient su elle.japlus grande influence - , ipandrppa t dis ,rotatcs lis ames cc scntimont de l' 'galit" 'sans eqpel les Nations m me

cairees n: fount qua usage petii ou lun'esre de Jour jauisaW . ".�

Cest par ces sourv&nrs que Devaines fur design pour une des prpiieTcs places de la 1Rpublique ?l wu Govrne Me" ui, dans tous lts parts
f o ui oncontenutis par s Iorce , cherchair las
talens q C les artii.avaietit dtvcl6ppIs et fortifisi dans eurs agitations-; c'est par cos souvenirs dgalemept qu'il fut ppei it cetto classes do l'lustitit ot 1,: snenbies los 'plus utiles no sontO jas su-; jours: ceux qu ont It plus drit "mais ceux quil ontle' plus- 'lbitude et la facility do ihettc t chalue intact' dlans lour language la ?uat&"; aU
ioblesse et llgancc de la langue fran~aase. J.'ai' parl, do l'exiatenco active do Devaines tin milieu dun usonde tnls-brillant : mais cc mnd� qui a beaucoup de&Iat donsne ratement beaucoup do borihetir. On y dissipo quclqueko. is des _chainits kgcrs ; on y' re~oit Souvent' des bleaaure
panondes ; ct Devain~es touvait toujours iou boa-


heli- et ses consoLitions ntre sa Io4iIg ft tits ; il leg cherchlit aussi dadts 'amit6i u h soci~tes des grandes villes, curhi,,rtvec , oes Oe soirt que le gofit et Ies agr~n els. j,~'(1 eU long - teats le mme a que lui, rooit,
ai toujourt conserve 4e ami -t ttaV$aWil t. d, circOnattaces et d'vnemens qul u)uuvaerjt ni, le lAte ,J)erdwe , je doi savoitr miCux ,quq personne cotnbien I)cvaines savait hoisir sea amis combien ao.) dtoix avait t heuretux dana l'sj, qui a toijors 66 le plos Cher A 804, cctur I
On ae craint pas::de statrer su, li' mtrite de celui que vous rernplacez. Quand on doit tj� si sfir dle seatitres i on M&est. pas jh i n t (),elkCi
;i s r d e etreson tn aat psid, te),'.
entendre p arlr. Loug:. ms akant d'avoir une'Ai dans ce torps liitraiPtes, vouis en avez thue dan& ip gloire lhtt6air. dcl Irrance% ;vous u iv z doaie un genre nouveau , e ge ge)tre ds odel
qu'il faudrx tonjours ouvre, et qt! t[sera ,ot, jous difficil= d' galer.
"quand!v6us enei do parler de l'dh.iei! . ,
drflcoe d en parlor encore et d se faire ecottt'qi aiais son histoiecdt,,st.noti T( .poie t eaucoup la vCtre tci1vos '&aginei sitbVehe- de pensr A ce qu'il nous est impossible d'oublier,. ca qui iveilc) le plus les 'Souvehiis et de:vo stuccis et de ce qui lcs a rendus si prompts et Si du. rabies.
Comment xpiquer cete espete de phnomenc litt&aire que vous avez fait servir si heureusement i votre gloire ?, comment comprendre que chez un peuple si Ansible aux griaesI cc golt de podsic qui, sui titles :epresfion de Boiieau,
?Pcitt des awP"ns jo;c.91i q1 trittse,
Flatte, menace, irrite , appaise uie maitresse, . que !'6gie in'airjas & le premier genre cultji,6,. etqu il lair 4r Ie r'iir a'ec ,talent et av, � succh ?
Aussi haut in ef~tr qu'oi puisae remonter dane lhistoire de nos moeurs, et de nos arts, On voirlei Fawcais, recevOii- ieur- caracteie et l uts talons d ke supportss avec cc sexe duns eqitel is 0-h auSsi 1tou1jou5: hLer tcqh leu bo hw'Jv. Chez cs, peuples barbaies Iafcmm. dgr~d sgalemenst
par lea 4dains et par e desis, trait6e.par 1'hqpnme comme .un trrnf rieur, est copdamnikdi, 6
travaux qui hai .o,"t pezare et l s charmne ,e, Cles grwes auxquels ie.pcttt devoir ou sop, empire ott sa libtes. Chvtz lea Francs, a. fuqin)� t V1i0 iil homnme comme un etre in)st'eur"xCet dou d
jne' sais quels attributs divins. L'aim.r et adoer cest pour lui la iv me chose ; e t, aau s 4ir des torts , ce sentiment religicux et amouteux qui ie dopiine dan toes. Is. epoques le dieisg atissi dans tos les ddveloppemens de saxivilisation l do son gtnie c'est lui qui , dins l'instiution do la chevalerie, lui. dicta leg seules lois auquelies ii consentait Asoumettre son iud~pendance.l morale ol a I aiblesse n'euret alors des protcq teuts, que parce que lea ferimes, avajistr desanans ot desadorateurs. Lea fabliaux dan le. noid dela France et lea chants desi roubadours danaloemidi furenscinspirations. 11 imprima aux ver d dMarot et i son Wlgant badinage cette naivete , premier caracere dont ait pute vranter notre langi. Ds qu'il 'y cut en prance 'ce quon a appelI la socit6 et le mnonde, il tafit naitre les anedotes:
dcs qu on -riit, dres romans at" des Fop' el s U iiag ttn eta rirancea ins ve nemetn.
l'istant ott Iuncs troi theatres . i erpare d, tons is troi :de Ila corncdie, pour faire na tr de ses caprices et de s jeix les aventuies lea plus gaics et l's contrastes'leS plus propres A tourteIter fa it aire ressortir tousi ca$ acteres ; do la _ridib, pour faire trouver dans lea omallicurs des ames ten, dress Ia sourcrIa .plus, indpuisable du paih6tiqueC et le. seul genre d dauley , peut-e rb o 'e i seweld toujours utn harme; secret aux larmcs les p us 'ametes; de l'overa', pour thaler'i vraisrmbhcc sur Ia ce'e toutii lea ftictia t tous lea podigO de la Mythologie , pour faire de oUS w igs dicux do lOympeIet du Tartare cbmune IA coir diti lus fabien pparence de tous ces dieuxr ,pour, tran former naturelltrment l parole eii util chant d amour toujouts accomagni d an" condert harmoniiW et celtatrc. "

Cett paissance'si gande e t siruniverselleCmen exer e sur toutes Les productions du genie poetique des Franqais ne part long-ters A person niu. usupatio Ati un excs. Le ligislateur mmodo notifT' Parnasse cc s.vert Boill ,1piq n. iCye de r"aroir pas aitn~ese tenes, sitiine Voliri ilr 8tre d'autrs preuvis-quo des satires cont eies, cc qui-le prouve toujour assct mal,'Boiautm parh i les lois de sa poetque graya; Wlii-c:
, cette passion a3 , teteible' peinture
Est puralter, an Cceu'r i a rfonr ia2plus s0re.
" Gependant, aU mili ,de tat do chantrtlhat
pass0n ;, lea e - dnt e 'e fair tot _1 le_ etCSt ne rotrOuva ient pas encore tOUS leurs sSr :tS,. routes leuts jouisaacds et" routes leurs peinoes.N~os roman, er boa po~rris, itrrav'ers beaucotip d' vdneri)Ot d'obataclea, conduisaicttt Ics awahs i unwe grand


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a r u e ,ranie flicd t 4 ineas quand le
m iir a, a heuteux,'eas pome� et let
ra.S iienatrfias. Arnivis A ce moment, nos ,1o0&S stc taijCnt a' t pe-JSIts comme ceiiz les i t jc ;z lei Romkins tes Assistants de l th,& se r maient apris avoir chante Ieparlumame. C. .st prcis6tent le contraire dins lcs eintt es
f li.mour tt~cees pjr Its ancient; ;elles Colnwoencent preside, tou jotars6 Its n tres finissent. Virgil� tmr., dans le tableau des amours d'une .iIqn differ&pas en cela beaucoup deTibtille et deproperce dans leurs elegies.Pour les rileTnesa, llanour gemiuant et inalheureux ist celui qui ae peut obtefiil 1'objet dt ses desiis-; pour les ocit'I , est celui qui craint de le perdre ouqui to perdu .et, Pat cette seule diff&ence, on sent combien Its anciefl avaient d'avantagcs pour peindie flanourtout enter, pour le peindre dans ,0uteses dli es et dan routes sesadouleuri.
SCs dhff&~eace est ne son% dt d'unt e diica
e,, 1us severe4ians noaswours, mais pour cre xnnagigautant, qu'edle devail l'tre, cette d icatesse'tt ai cit besoin que d'un emploi plus d6licat et ,lus 111l500 e toutsese Jcs: io. Jx rces de notre Iangie p6t iq'e- ,I gic-attendait des, poees qui slisserit litreuxprimier avec d cence " notre langue des ,ltails volupturux, comnme Ia podsie didacaique a long-tns attendii des poEtes qu"la tIrtassent retdr.vee ,noblesse lea details des tavaux et do la viS chimpetres.'
U1e league pu& 'et enricie . assouplie et enba,&ie par le Racine et par les Boileau , offrait sans doute- Au vrai talent routes les ressources necesaires p our Ce ~e-Tibulle ou le Properce dF notre poisie. l|ajs potlr avoir attendu ttop long-terns. s' emparer de cc g ure si touchant. les 'poenes que a nature et l'amour auraient inspia s, virent nahre dans notre lht "aue ti genreatu' ix qui blessait amour

ct I nature, et (lii pourtarnt trompe t a instant le goft' d'unte nation &lairie par rant de chefs0 e .vre- E cc qu'il y a de rmarquable., des mccurs
ct mnq ~ngPie res-scupuleus e avaent retard Ila +,sasi'+d+ ele kgt.; les vices et des travel$ furent rA premiere.oigine du genre faax qui en usurpa La place,
Dns l or d ce prince qui avait plus d'estime 061r si f jlue do respect pour les mcurs;
das I cour de ce regent de France, Philippe dFAS,0.r ,0 o11 on vit presque toujours cc qui cotdmptle pus profondement las ames, la reuiton dc i jtriucs politiques et des intrigues gaa n avn;it vu parahi'e avec une sorte d'clat des hor n)es qti cotmwraient de quelques graces tin
* .gon'inguliet et des caracteres trop dangereak.
Le-r-'pra"nmi omtla"+h d'exercer iune grande puislance gur l0s 'fenmntus, ct de ne l eur enI'laisser gred!,; atcunue aiur eux.; d'inspirer des go its ou des passivns,-eans se doniier wm e la peine d'en finmdre ;da 'en jouer come des erreurs vicillies '1cIlut~ Veres4 de ae rirc egaleimnt et des conesqu ils t Wiiient etl de cellos qui leur cchapCete- espace d'hommes n 'aurait pu trouver des ImitateA g 9lUdaot co cercle troit des grandetua d'unI'fla 4l' l'n-ne segib e vive que our corompi pit pour. ete corompu, ,et on . Sroil! I'expcrsi~ri eriqtie de T ,rcce onappelle cola Iue d~. Miki c6s vi ef dkorhs par' les noms de, ceux qtti leaatament cees , furetnretracs dans des romans et dana des mihmoires uqol1'ans'piraiient qu iA plaire ; dc-IA, iIs se r npapdjrentans t e monde oisif dont lea tOmans L'sconr' la scule iittrature, at du pne patmi ces dcrivains pour qui les succ~s d'un to,,e et d n o soa4ei lrit i goe. C3alots( jut notre Parnasse futpcuplkedtre foule de, its ffime& s pt detj efitpoetea parilant Ws ceie non de- bosquets- "rais -de boijidoas; 01atiaumitde )eurs. pinccaux Ct 19 verdure des val)Oa; et|ei fleus des chiAwps ,, E OIDe ds vetemeets uuts d Ia nature et dJoscouleuns ianea de
qa pauraient cm r a er leofs yers 5dtcs. .ava iit -fair e eer dun aut ce clat que de celui des diatmns ; fatiguis de leurs flicitcs hauqeSi|l-+re pbu~t -pht~ias-sufita ; tents d& Core que la pis~arce d4.V'arour est, come sa
cti unedoh teiaiatqtholWgie; epuisant )otlhrIcur yeunese , qui. ne finissait jamais,
�~ ~~ ivc tor,+l+I,,+ +" 4,t 4 , ,kr ," -o
(Iqecuxq u'l's donnaiect. Ces' esataiins
4c siimuts "(ui ifr~ndaiknt ire pt~oeset 1t' her Amte."as- +plus',-l an gtie du, coeus qua celle des di , -taient touti san difficulty
t; r ?la~r~ ~ vide :mais on Icur,tt}ut jie L 'Jon'jaitpas ausa.sl ts d' t
CA tibtIbu c-1des FroileCe.'
A"Pyoerce et Tibulle ! quels noms pour ceux qui
0tampour ceux-qUi ne peuvent cesteudre saris iT'"n h n4 waccentc, ni un-versaorttA du cur ibulle t Properce no sont point des berers ; ils I'cijlt Rb', dfila Ia capi'cil dii Mond~e, claims Ott tang qui toirche d'asil, pr/s'ie niahciC de l"Ei-' .tiC :pmais ils sout acaahs; Ct ptr.s d'une cour S.r~tmon des beaux acts ct diUi luxe clatenc dc pouesG.ri i i- agraudtr Ic pouvoin qcsi los fa-,
uttlentitagination,. to'ujdli Attinr es t3~i-


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jours fixe ar, 'amonr sur lea tableaux de Ia nature , !e re)oJt t ne retrace que-les duuccs images de Ia vie champ&re. L'elgie, dars leuis vi, ne se pa, e guete qtue des oint ens dei'dlogue et de l'idylle. Vousicprochez -P ropercvf 'iavou" mis trop souvent leg fictions de Ia wytfpl e entie Cynthie et Jult ; mais Tibulle parat reeter qu'elqueftiis le meme reproclie , et peut-tr ne, f ut-il beaucoup Ile Hai s PaTun ni a l'autre. Gette )'thologie et sea h~ion3s &aient des blWnies si transparegs de ce qui se passe autour de I'homre et dans lui-wmeie qu tlles etaen . -,pour les passionis , des expresslotis ilut6t tue 'd&s voiles. Aujourdrhul test pour nous une eitudition :.pour Tibulle et p0ur 1Properce, c'tait Ia re igion de leurs ternpes ct celle de leurs ceturs. Qui voudtait effacer des ,l&ies de Properce et de Tibulle ces tableaus de 10lympe et du Tn'tarb q'i reviennent si -souvent, et- toujours sous des'cod'ldurs si poetiques ? 'ces t leat ' ' 6u t'e tant':d'anialogie tuot6r ave legSdehies de1I1amour tantot avec ses tourticlis ? Da & nue par- ces ,)inand .deIa nature entiere, personnfiee uo s le re du'poe par CC& mouvemens dtnS cieux et de �neris , Iame est disposee a recevoir plus pro pteent toutes les impressions de ces vets si puts" et si doux, qui sont come les access et comme leAs soupits de l'armour-; de cette' mollesse de style qui donne tant' de grace Atoutes les expressions, et qui est elle-m~me 'expression Ia plus fiddle ('une pasion qui gimit encore * alors whme qu'elle est heureuse. .

Dans aucun tens, on n'a pu s'accorder pour savoir aqui de" Tibulle ou de Pi'operce ii flau donner Ia jprde6rence u:mais jusquau moment oi vous avez paru dans Ia hat&aure tfaranaise, vos 6kgies i Ia main, onpensait unanimerneutquauct poete dligiaque ne pouvait &tre compare to a lun , ni l'Autre. Entr'eux et vous, ili n'y a personue.
Ei6onore dans vos-il~gies .,commc Cynthie dans lea d6gies de Propefce, eat tobjet du premier vers et du dernier ; if cependant que de A-, tUationis diftereutes ! que de tableaux vari& dans I cet asiour. dont l'objet et la tendresse sont t6ajours leg m~mes ! Ce n'eat point I'art, .on le -Voit bien , qui a div'is6 vos'elegies exn quatre livres;,
mais ce West pis non plus le hasard. Ces quatre livres diinguent lea quatte poques que la nature du coetrbumain semhdle avoir cques A
cette passion qui prend sur lui uaidtux et i terrible empire.
Dans le preamiir ivre, c'et Ia aaisance de l'amour tel 101 est, o6rsaque pvs tort qe les acrupules deFinnnocence e't d6r6banfi sn boheur , cous leg, soupons, il n a a redOutIr que lexc6s de cc bonheucr me. Daxsa le. aev'nd. cec soot ces inquicudea d'une jalousie ans motif, ces reproches qui serient tmoins yiojen s ils etaient fonds,-cqs plaintes et ces colors ,q resserrent leg nceuds qu'elles *emblent briser.Dars le troisiem� , ces retoursA. une canfiance fiuia t troublc et n'a pas s6i tromp&c cette,,renaissance du bonuleur qui pdnetre Fame d'une joie plus prolonde que sa naissance. Dans le quatrieme , d~s leg premiers vers, on voit que leTlgie n'yparaita plus qu'cn deuil et en.larmtts,; on volt El onore enchaiux s des devoirs trop .sacre;.pour laisser a son arant aucune q spetance , et cet amant. trop maleureux pour qu'il, ti--restc aucune consolation.
Et"avecquel" vrite'vous peignez dans ces quatre epoques et amour et votre coeur, en mitant'tant6t ia nature seule , t'nt6t Ia nature et ces modetes 6terfiels qu'elle avait inspires avant vous ! Vous ne pouviez pa , comnme 1 ibulle et Ptoperc. hithscr voir tout votri b6nhour, "er so te ,oile leen des fictions e dans le iexemples tassiidrn des dieux; Pour attached temme int't c Ai os versI vos vers devaient donc multiplier davantage ces ditailr, qui tessent pouittant dEtre Ia voltpt 31ils allarmehtda pudeur._Vouw avez plus os6 qu; Ti'bulle et Properce; vous Avez plusJmvek de secrets. M5is en rendant nitre langue poitique plus hArdie, vous lui avezlJaissi tous yleiwuterds de sa d~cence. Tous ces tableaux de Ia nature quc Ia nature ellermnme sembl& recevoir de l'amour, ette verdure, ces fleurs, ces ruisseaux, ces bocages Jui paraissaietgt -un peu veillis dan. toutes.les langues votte talent, cornme un printers nouveAu, les a fair renaitre avec unC nouvelle fhaichett& et de nouveaux charmes. fDans vos ver- len soupcolirs do la jalousie sont des tourmnsi s n'so . tamnais+ des fureur. La phl cru ellede v s dotleurs, On d'aemt -Achaqu& vers Ia sel e qu6vous ne pOuviez Pas Supporter,, c'kait l'ide qb'Wl ohOre pouvairt aussi &re Inalleureuse. G'esg cette dlieatesse dune arie tendre *,dont Ia g n&osit dans les trangporrs
-meme de Ia passion veille t6ujours sur la pudeur Ct respecte tcoj6urs le bonhenr de ce quil Mine, qui a La-l troi.er grace A vos eilees , mnme auprh de ces censOelr5 inexorabies dont lea acrupules sereblent v'oulofr &couffer le coeur humnain pour .It peIrtectionner ; c'esc cette nm~me dulicatesse exqulse auqti .pra At vos premiecrs esmais cdtt p'iret de gouctq mm neat jamais Ie lrutt dun travail pdniblo, iuis din naturel heureux , ct qi rendit vos lkgies
+asiasen naissant,


Vous lisitz, la fortune :Dontsz -no ieu de gloiti, et bemaw,, de bonheur. Elle os duona tout le botAieur tq c x'oui Ii demnanpi-z ; Ct vrL)tr talent ht de c e b nheut MEIJI Ia source ct la nItesure de Votle gloire. Ei lolsqqe tant datspiraots ia renornme-., (oursuivent tut lemet Loule leur 'vie r de pentbles travttux, qu'elle est heureuse Ia dt itie de celui qui , en epan clant ti cilewent son two:r et, ses passions dacts-esd vets uo il en jbcict tencorejait des plus douces enrenrs de sa vie les ies de soit inmpmortalite , etarite A ia gloire avait d'etre-airifv " a fin de sa jeuhesse! ,
Atcun.-;avantae ne devail vous nanquer dans cette -carriert ou il est si conmatni de ne rencontrer que des obstacles ec, des rivAlitc, jalouses. Et sans doute ,,S avez qcm.td part le a- Ilus grands biens dr notre hcuteu;e despite d'avoir trouv prst de vo ls, -[aon - g.le c0l:qai
vous via naitre , ensuite A dv tmtiille, liefies Pe IA, daris vos etudes et ans le miocd, r lani a, qui la nature avail d~pati lea mewc ps.p !!nr C les mmes talhus ; d'avo i t e l'un ,pour, l autre lea corifidens de vo,-amours ti devos vets_, lesconsolateurs lea plus delicats dzvos, .peincs etles censeurs les, p1us lairs de vos productions touchantes ;, de vous tre present&6 prcvqu no'me-me, tens Ikla retiomm~e , qi na jamais balance qu entare vous deux la payxe de 1'ek66ie hIanaise Comma l'iCgic atine Ie balanqa jaInais ion pre Ater prix qu'entre 'I'bulle et Proper.ce, qui, fMent egaleient plus anisque ivaux. Mot qui anmai aussi Bertin, moi quen infus ai ri en provonlant sorn nom dans cc lieu at dans cc mowent de votrc trionphe, iAme semble qu je iiitiroduis tin instant dans cette enceinte pourle placer cA5tt de iFous, pour lui d~ceraer It mraine triomphre, ec
*donner par-li au v6tcr, unique douceur ct lunique &lat-qu: pcuvcnt luianquer encorer'I
Tant qn'Elkonoine aait pu -ivler ' upou 0' i votre mAuse -a'6loigna pas plus detls que votre Cceur ; elle ut l'unique objei de vos vers cinnme dde votreamour :*en.'la perdant ,.notre muse pluo. iibr ' sporma ar uine pius'grande variit6 d'objets nais ,elle po'rta ausi" dans sct I'inipressio "dA' cet amour si lung et si enrdre qui 'avait dabdrd' inrpir~e. - - +
Dans vocre jurnie chantitre,'dqsuine A rYalise pour un-petit nowbre damusea at ge d'or qui n't peut-tre upe cliunere que purce que, nous ne saygus plus choi'ir et sentir la nature, voatre irnagin.ation recueiite cetneme avec plus de pofusonwoutes les. images routes Is fictions cr&ces sops le ciel do la Groce et de ia Sicile, par Is H siorde c Cpar ,es Thiocrite: :tais au milieu do touttca es rl~sa:a, potiquus , cc qtu'on remarque. c'est cc gofitvrai et dlicat de l'amant dk'kleua'ore .qtki saic si bien qcil ne taut parer ni Is beau C-4i l'amiur. Quand vot' traitezrsnsujet didactique, qIiand vous tracez lei prec'eptes d'une itulture, cease culture est celle des fleuirs; at vous donnez I'idee d un cspece de gorgique,i, que Virgile aurait pu abandonier i TibuIe let A Pro. pierce. Comment ne pas reconnaitre le greateur et to model de I'egie frans"Ase , Id peintre des amours dcEleonore, dans ces douze tableaux d'une execution i partaite dans des cadres si rcsse&s , don't chacun est un v~nement-,cornlet , quiI, dcllis leur succession,, renfermenttous F68v4nmensigd0 P'amour, et que dans l'antiquit ,on peut It' crolre', le pinceau des Apelle autrait transpostr's sun la toile pour ,ts suspendre dars lesasarnictai's Its pls myst cieui I ,s temples de Gnide ! Votre ,esprit tr&s-vari6 change bien -," chaqtue icntant de genre et de sujet. mais votre ame est par-tout ]a m Cme c'est elle qui donrie son cayactere A tonies vos productions potiques : et c'eat pour cela que toutes outtant dintut ret dcale chatmes.
Parmi ce grand ncmbr de "genies ailiabes, ou sublimes qcc leurs, succ& depuis tabli seie fni-ide 1 Acdmirn 0ti-antcaiaeappelaicnt dansson stif On en a yemar I que inn qui ot, r longtmtms
&;art~s, ou 4nim eoujpkrs, pr leurs plus bearx titres A cettodcoration ictdraiie,,s L ettts per-. sants , qgi ouvaiept ls portes tie A adeni fj-an., qiise , M,1oAeaqumtu, U aiireni Tlt ui ltenxner janmais."es exemniples o104 trks-,-L ,nts ; et j'auri bleau w'etiaire, Je tie fri obira, P 9:0oas que, votre Girm das .igu x e an a an exitii .) cios bre., , - ; ' + " , '
Le silence devenu plus, prolonid" (l1ns cittferj ceiate Ai c +lamt- s~uI do' lmsutt' des +Die :p , qs ni
effet quil, m'a &6 -facile de prcvoir; j, n~ai pu-Icredoater'ni pour vous ini pour inoi. Qr,!W d lk intentions sont pures, on aimne sur-tout i kxpiithkV sa pensce tome entire devant tiaaisemblle ehoisic ct tiombreuse oil ia vobi de la.a atue etde ia conscieaC �cattoujors Si sure rIe s, f irie en tetcdre,
Eni composant ce poe ae, en ee putli n c, e cc tui dcvamn totes Ise opinions doit, honor er vbtre caractere, en le signant, vous navcs p a p u aus doute vous prometcrC des ,iucc s 5ns regretset des triomnphes sAns doutctur. Vous avez d arre-plus sar encore Pc blessenr iue de plaire, d'atifger qie d'enchaucer. Eh qu'il a clii Vorts etn cfuter pour af|liger ces armies irnuocences et craifltiVCs qhmi tie trouVant nien d'asser pun sun Ia terre tour-ieurs affections Ic;e ont touted$ ley eS vera a' ciel ; (jti n'ont


111 11 lip I 'I









44-8


i unbleur teison au joug de la foi Aue port alleux retenir toutes let passions souslt saint elupine de la vertu; dontI Is regards dan l'histoire de lfevangde et du, christianisne ne se fixeit que sur det mud'les trop parfaits pour ne point pataihre edtastes, Iat dont l'imagiration trop efftayie ar ce cetcie de reproductions et de destructions o6a tout ort du n~antp our y rentrer, se porte incessammuent au-defi� des torrbeaux, au-delA de la nature, pour IrevivteI, vec ,s gn~rations vanoiiesI, -ans' ane fdicit6 qui lsiaura de'bomes ni pour sea slices II pour sa dur&c ; donIs laharit' enlin eat si tendra rt pourtant si universelle , que, pour altdrir la Gouceur ifinie de leurs imimortellcs esperances ii suffit de ia acute de qu'une religion o cites puiseut tant de vertus et de bonheur peut trouver un incridule !
Its sont d'une autre trempe 'les esprithsqui vous. Ont applaud, /1oi vous ont justrimfi6 ume davoir ap Ielk le charge des passi6is naturelies et leurs ,teductions autecours de ce. 1A ils croient tre Ia t ii.' Non "moinS touch,. 3- s maUx du genre humain . mass afies tde ce te force d'esprit qui en cheicherdans la nature las causes et les rcmedes ; pon- guide l'hoaime a layers taut de ltdnebres la tie dziigerssemnt le long tie-la vie, ils ne ditouvreit qu'un seul flaibeau, la raison ; et is accusent les religions d'6teiodre cc lambeau, qui et unique et qui est clieste. Ils loot outes ce reproche que chacunte faith a touts les autrcs. La morale foudee surdes croyances qui peuvent
*'brafilrI, sur des esp&ances qui peuvent s'affaiblir leur parait trop' incertaine, trop f cile A 6re 4garee ; tt is veulent 1'tablir suI los immuables bases d'un petit nombre de vdriths assez sensibles pour Etres saisies pr l'ignorance mime, asset &didoerte pout re d(moatr~es aussitt qu'elles sotx exptimrne s , assez touchantes et assez sublimes pour devenir Ile premier culte des ames qui les rejoiven. Trop amis de I'humanit at de ia vertu poti vouloir leur enlever aucune de louts consola.
eo tde leuts esperances,, is lur en prsentent au,.de magnifiques et d'impirissables dan ces accroiemens de sagessa, de puissance c de feliciti . qui seont les risuhats 'ncessaires des progres toujours croissant des lumieres. C'cst cct immortel avenir, qu'ili ouvrent devant I'fspece humane, qui ne p&it pointI, at don't les genirations fugitives jouironit p ir liwifts pout y atteindre , l'aapect ineme d c es tombehmix toujours remplis et tonjours vides o", elles vont S'engloutir et'disparaitre. lit pensent enfin que sitIa terre pet mriter on jour que le l~gitlateur'des mondes love le voile qui le c-vhe a n s regards, et interrompe It silence o il s'envelope, ce jour tesplendira sar' le genre hurnain lorsqu'ii se pr~sentera A l'auteur des &rea p'arvenu aux derniers dvkfoppemens des germes de petfectibilit6 ddposis dana son intelligence. 'Au-premier coup d'ccil jete stirces deux tableaux, tous les trails. paraissent mettre en contraste le hrId tien, ei )e phiosophe : reais lei esprits sincerement sunivs a' la'fl i., ati lea espriU 'qui n veuleurn se ounifre q~a' la raiil6h,, quele qua suit I'opposition do leutsiqtesI peuvent plus fcilement peut-tre u,'on ne I tcrait s ,rpprocher et s'nuir dana leurs aflcctions.

Le dieu dc l'vangilciet d chritien, c'est ainsi qaokn It nomme, eat un, dieu de vcnit6 ; ct c'est aussi Al a vrita, et i 'Etre iternei dont elle cot enmanation at pour ainsi.dire la parole, que le yrai philosophe atichese . sea homages et son amour. L'un veut fire sortir routes lea vertus de safoi, l'autre de sa raison ; 'un veut enchainer toutes lespassions. laurre routes lei passions.maltaisantes. Oo6 estle phi losopli qui l'insthint on" une religion ui paraitait plus sale, et plus utile aun [hommes que I &raison, n'abjuretait pas Its principes quil plofesse pos embrasser lts dogues qu'il r ute.? Ou est Ic chr&in crqui
I'instant oh 'it verrait quesa foi n'est quune illusion, n'iralt pas se player au rang ds philosophet pbur corribattr avec eux ls eireos qui aurait ;dot 5s? LFun' at l'autre peuvent done' lever entefitble des regards tcounaissians vers cc gouvernetheit dont le ge iecaire par lesfatales experiences bt icsi le sieclesa si bielk compris qtl'il'doit prot& Or oci-tine religiodi ou tine philosopbie, mais tout aon0upte ; 'qui #si bied send gutlem gn&ations Irsests, objet dc sos seins los plus attentifs I, de
= 's rn0a"Cris Itspl us- dkicats , enigentdI lui i,
pour lec opinions sut lesquelles les imocurs dune partitde Ia Nauon 's soot,, ppuyesi ho Itime respect quc pour lordre public cet pouta vertu mmeo; mais quuel'vuenir envers lequel ]la aussi des devoirs, Attend de lu qu'il er euragera Iessor, de toutes les pensees-, par cetoe din pendauce quI, pour-tout decoAti, a besoin du droit de tout dire.
Elle est'donc bien facile entire toutes Its parties inte. rts6i'r, cette paix prosque aussi sacrie que ]a viit,


puisqa'elle est encore plus n&esSaire! r A ,i done south nonries les divisions ? Par qui ekt sonflte perpiullement ia discorde entree des cprit% pour qui il strait si utile de s'entsndre , et de awes pour qui i serait doux de aimer? Par qui elt enduee ternelle cettt Wuerre qui n1est pas la guere des dieux, niais e Ommes; qui lasse Ieciel en psix , mais qui boulevrse at ensanglaute'la terre,? Pirqui ? par les &ternes artisans des calomnies tepauducs ct des persecutions suscites dans tous les siecles contre
let sages qui out voulu enseigner aux homes t se servir de Ia raison qu'ils ont reue de la nature et de son auteur ; par se esprits perverse qui attaquent avec fureur -toutes lt vrits pArce que totes alarment leur conscience, et defendent indifl&rem-' menit toutes' let religions, parce (u'ils ne voient dans routes que des erurs accrdditdes et consacresi, don't la defense donnera 4 lours vices un masque at des salaiias par .Oa S p&tre du mauvais sens et duo aauvaisofit, pour-lu- toute idie nouvelle est une 'impite : tout Ica talens' independant des conspirateotrs; ;qui pr&hent la servitude a"t peuples' aux'puisaces le despotisme ; et traitant do chimere lunestala tendance niv'erselle du'genre' huinain vers son-perfectionzaomens, travallent sans reliche i tduffer les plus belles t let dernieres esperances do l Terre;
Est-ce par le chritien; et-ce par le philosophy que seront repousser avec plus dhorreur cOs CAp rits mallaisans qui outragent encore plus la reigion qu'ils.,di ndeut, que la philosophic qu'ils attaquent ?
Lorsqu'au milieu de cc seit auguste qui presidait an% destinies de Rome, l'incrndiaire qui en naiditait la ruine, ct dont le pere de la. patrie avait divoil .lea frames. voulut. aller prendre place. cc cosp-tde. magistrats, quoique &ernellement divisees dems-rpartis, s leva tout enter et d'un soul wouvement pour hisser l'incendiaire sur son banc', iIeal pouvantk et frieux de sa solitude.' AjAi, quelles que soviet nos croyances "on nos doctripes, tout co qui port sur Ia Terre 1e nom d'homme et qui en csr digne, doit s'icarer aves effiro dg ,ce ennemis de l raison et de humanity , pour le laisser seuls su ce bane d'ignominie aur cotte sellette cia is se soot places d'euxims es, 4t oh il faut qufils resent


L IVRIS DIVERS.
L'IMROVISATEUa lRANqAS s.
Avec cete4graphe :.e ;1 8hoixdes pcnsies et
invention, (a, Bruyere), par M., S . (de Noise J (I). -,
Liez la plume a4la main ( disait le docte Fleury): c'est cette ttil6,Je 0rt que M. S., auteur d rectit qie. oAs annon~ons, d&lare avoir suivie freme ann es :le volumes pubiis, ceux qui devront suivre, sont le rautat de cc soin prevoyant, et de ce trav4a de tous lesjours: dun amas informe de notes, d'extraits, de citations, d'observations et de'souvenirs en tout genre, it a pu resulter, avec on juste esprit d'analyse etone classificationa raiwonnk:, n corps d'oivrage ayant on plan etson but d'utilit6.
Une objection .'leve ici, non contre I'ouvrage, mals contre son titre ; si vous citez tels ou tell ouvrages, pout r on dirp i I'auteur de celi - ci ; si vous vous-Ates born extraire des pensees de nos moralises. et des faits conuns, ou des traits piquans qui mnritCot de I'Uie, en mettant A contrilution les dictionnaites histoiiques des homm:g illusties , d'agq dotes les (ph(acrides, lea mlanges de it ttr, l'encycopidiana , votre titrq West psAPli; car citernest pat improviser.
A cela I'anteUr vt pond, qu'il n'ignore pas cc qu'on enrtend par la denomination d'improvisateur, et singuliere t-_par Ie'talent particulier dcs taliens pour Iimptovisation ; mas il s justifieA du choix de son titrc par son epigraphe, et en inter(t) Ccux'qui ddiretaient rtcevoir chaque volume de mois en moss, ussit6t qa'il praitta, ct sans ptcndrk la ptne den fair Ja demand, ont invitis A se faite inscirre chcxGouJwor ills, libraiv! cq,dteur, on i lui adresser leur incritio). Les iwcnics rcccvi~ 5, franc deort , avi paticuuier o la usi� e vq.- I , 4i4i r otu aant Kainonc publique.
'to. volume s raloujonr d'af ncilkr4oo paget, Le iP'tiwxtmt irrcvocablemcut-fii a3 ft. ;, plus - fr.-de port , quellev quc suit la distance, pour cux qisi demandcront, en *'in&,.riv~nt, qut ipuvrage !our soit dress dirctemem.
Lsos lcttres c t rgent 1,ivent dtre affranchis.


pretantu Ason vantage la dfinitibb du o mt4 provialur donnie par l'acadimie fran~aise.
Rapportat .aux mots I .plus en usale dans notre langue, les pensees qim lour ont di a 1,2 sance , et les traits qui& 'y rattachent, i croit po$ voir dire qiil improvIse et ces traits et ces per,sies, puisquil les met bousIts yeux de son lec, teur, en lui pargnant un travail dons il ' charge, et des recherches qu'il a faites.
Quant I nous , nous pensons donner une .� plus favorable de cc recucil, et inspirer ul d sit plus, reel de It connatre, en dirint d qu'il reme de bonnes chosen dont ure paurte est de'j conlfl et en l'anaionant comme It rsultat de l'imagina tion de sonauteur , et)art out de ou improvjU. tion. Par sa nature , cc rectiteid lisant paer Suc, cessivement sous lcs yeux du lecteur une fold d'objets diflerens , lui rappelle des tritspiquant et des pensies heureuses t 4 UPC iriti qui
tenti de" l improvisation , e tI te Vi& t rcratve. mais , dan fa reality, le titre d improvisateut n'c t exactement ici que le tnonyme de citateur ;. e sous ce rapport le recucil pett tre piquant,, a distribution bonne, les cloix heeu'x et It ridaction mithodique, sans que le titre soit d'uno exactitude rigoureuse.
Deux volumes de ce recueil paraissent en ce moment ; ils sortint des presses du citoyen Goujota ills, imprimeur-libraire, rue Taranne : louvrago sera de douze volumes. ls paraltront de mrois ca mois.


0 O UR DU'-CHANGE,

Bourse d'Jaer.
CSANEtS TRANGI S.

A.3ojouts. Agojouts.

Amsterdamnbanco. 53 4 i
--courant .56 ;j4
Londres .24 fir. 3o c. t46 Hambourg.191 18 .
Madridvals. r. fr. . i t.
- Effectif7o 14 ft . I fr,47 C.
Cadix valei .fr. c ft.
__ EfecfC.h.4 f. 5 5 4fr*o
Lisbonne . .fr. c 14 L 4
Genes effectif fr 68.a 4 fi, 61 C
Livournc.fr 5t 5fr. so
Naptes . . ]
milan.81. a. dp.6(#.
e. ak.
raneforr.
August .p Viee rs.

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~Ld.oit, e. gr na.a. A S 5. fr p .
r A10.11
Bordeaux. . . a1. , f,.
Montpellier . P i p.1aSJ,
Gen~ve jx' 4
Anv a. .


oCin , p.c. c. jo6s. e vend. a . i. fr. 30 1, Id. Jouis. de germinal an .it 5v fr. 15 c. Boris de remboursernent. r C

Solis ar&8.f. r. G,
Ord'n. ourtoacrip. dt dom.91 fr. c. Ordure oacr achat de rentes . 9 f. C.
Action dlaatq4e Franc.117t ft. 50, c,


S PE R T A C S.LE
VTalre de PpOira Auj. phigtiem en Aulid., su~r!
de Psyche. . , .

V,~lIre ouvos.,Auj.M. ~%4~j4alice l~ou~ ,,Malic e at l . t0oles amoure e5.
rhiatlro dtii' aude'vilie!Auj, I-on pour I'Autti Wi
116tuni6n de F aroli; lI Joitt dc Flan eC h Ra
de Van i t.


L "'ionnotat8 s Wt i ShParis, rue des oitevine, no s . Le pti at di t 0fros, pout, trois moil, S0 Orancs poor s moss'e oton 0raeTa ins r 'at rineioro.Od no s'ol ORtD# ComMem"weotde '-cblque'mnis.
II fatt adr tar tat Itii lt rgiiat 1 it40j, franc de port , au civoyso 4 Aqasp, p.oprittiro de c journal , rut des Poite as, n* J8. oT OW . Ise , saee stofia, e0goS 4i i tsI ,i49. I) fatit omprthdr dates Its bnooi tt port des pays o4 Ion no peut,affranchir. Lot ltts des dipartaoius, non affrnachie, nt serontpoino rtiris do laposto. It lut avois can,, pout plus de totS, de charge relics qui enfotment des w.lor. Toaut et .u itocorme Isa rdactiqn doit itre adrsso au rddacteur, rue des Phivins, 13#, depuis meuf heurcs dqiaiVn jusqni cinq hosts du eelt.

A Paris, de I'imprim.i e "e U. A1g.e., propn~rair dVI MOnitCur, r t dos Poitevins, no 1,























































































w


>W' 1i.~.


E XT ER I EUR.
TU R QU I E.

Constantinle , 3 d embre (t i frimnaire.)

LA plus grand&, partie des habitans de cette wile'et des.xbourgs out pas6 ces jours derniers da.u des transes morteles. L'approhe de deux padias rebelled A ]a tte d'nn grand nombre de 'brigands ; les relations, qui parurent s'6tablir entree ,lei lnu&ntens du sedans et les ennemis du dehors, nous plorlea dans une consternation qui no peut are compare qu'i celle qui suivit ]a nouvelle de cc combat funeste qui fora tle grandvislr designer, en Bulgarie, un trait avec 1armi. russe victoricuse. L'xecution des mnesures prises dans les conseils qui eurnt heu plusteurs reprises , et qui durerent fort long-terns, lut suivie de I'cfet desir : les brigands furent fQrc6s de s' lo'ner A l'approche de . .arm&e des janissaires
et les pontens Lie se reiugier dagis le fond de
_leurs maisOns. Nous respirons, et n1OLIs nous flattons de joui de quelqtle tranqWillit6 pendant un certain tems.
L'assapsinat du ungociant anglaiS qui se ren4lit en cette ville avec une Valcur de plus de l5 ijle piastres en pierreries, s'est confirmed ja 04 ddpouilk et blesse, , ais il a survdcu.
(Extrait du Publiciste.)

D AN E MA R C K.Copenhaguc , le 2 7 d cembre ( 5 niv6se.)
tin grand nombre de vaisseaux anglais et danois onit e jets , par Ia temp&es, str les c6tes du dutbland-et de la Norwege.
II �st entry 6A Ptersboarg , dam le course de Is-pr~sonre awsze, 83 vaisseaux danois ; il en est or i 89.
A LLMA GN E.

Franfort. le S janvier (17 nivoe,)
ommerce c na re ville est toujours tr~sBorlas~t quoique les relations avec Haqbourg etBimesoient aujourdhui tr6-insignfiantes.Notre wiirgerce s'est overt de nouveau ddbouchis qui l'fnidni6isent suflisamment de ce quil perd ddne asnct ianere.

L i T A L I E NN E.
ue du prcis ds ces 41t4 d ouvernemeul tde Ia A iibiiq italidnne, deuis les eomies de Lyon Jxsv4i c moment.


5h illat. Le grand- jae &aInroit quelques doutei iules pcmieres redamations tates A I occasion de fkntr1vaent dans la I6gion italienne.
To iille. "Le ministre de' 1'iutdieur defend par nllrarit, de faire paitre les bestiaux , cpoupcr IQ pOis teacherr tw racines , les heroes et bruveres le t1P1A*sfoq56s, des digues de torrens de Bozzente, Gradeluso et Fontanile de Tradate. 14#juillet. La consulte-d'htat d&rete la creation
, eux co~imissius, I une en-dcca, 1a utre aua k o,4ui jugeront mihtatret,,ent tou 4es
Pr Venues es d eits contre ordere pubic prevusar Cm d ohe~rbor an 5 ; es rasemblemens 56ditieux arrives dans queiques communes a occa. i91Agl ,, ,;dquiuon, des. �oi~crits, oat pxqyoluC

14. juitti;Le gran'u,ge, par sa circtlite de cc id t C ,inikusa iesdu gouvelyr dent rslei
fihtti , jt& tertnine tl ses-igde I -at. X -e 6la1oi
,,, t, hbre: 1862 ,sur te paper ItMt'b4e, ]A., !tlraru r'asend e do lires pdr e drt* cet'te
Nl1 nhti tt ch{aqtie 1?as qih'il "y a tun 'n~u~vell


12iilt t. Lt grand juge met e activity ies regi.TIlt de discipline intdrinale de I'cx-Lombardie

ture a (e dparte e oe ts magisttats con13 ju*UiEa,L'Uarticle CLXXIlde la Iloi dttaej itilr 'ct di ru.ostant recours aux tribunaux supe1u4"01 i J jis4e, 6u lentout de proce'dwet,*t.at.aiit4 ~dams to6413s tribnrgui 'd i ft pulid1c, par arrati d1A grand-juge.


23 jvillet. Les rdgletnens de discipline intdrinale 26 octobre. Le corps-lgislatif-. par une l) dc Fe'x-.ombardie sont mis en activity, par ordre fixe les formes i suivre pour la convocation des d' r~itid-juge,' dan Ile nouvel arrondissement de col!ges 6lectoraux , et le mode A observer par I'Adsge . et dans-le department du Basso2P6; et on eux et par ]a censure dans 'exercice des foncti,-n, y organize Ies pritures., ainsi que des nagistrats qui leur sont dMlgutees par la constitution. conciliat,.rs.


26 juillet. Le vice-president" par un arrt6,. etabht des. fonds pour Flhabilliment , fourniture et entretien des troupes i pied efA cheval,,ct la letrure des chevtx dezi eb4, ernie--, .
29 juillet. -Le grand -jjuge oronne provisoirement que tou.tes les fbis ,t'l s'agira-.des crimes de debauches ify aura dcs seances a huis-clos.
ier aoit. La consulte d'tat nomme d6finitivewent les menbres composant les tribunaux constitutionels d'appel dans Jes depairtemens de lAho-Po, do Mela , djj Mincioet du Srio.
"3 anat. L'idsiiiistration des biens consacrts aux htablissemens religirux0, ou ceux de bienfaisance, est organisde; et'ses rdglenaers sont contends dans un arrk dui vice-prisident.,
6 aoitt. Dornavant, suivant un arrki du viceprsident, on ne pourra admettre Qu conserver persont le lans aucun emploi public , quand on ne pourra pas justifier par ,des certificates. des lieux du domicile , que Ion n a pas ete compique d4ns un-procis-criminel, avec blime dans le itigement.
"14 aotlt. Le dlai accord aux conscrits pour se pt~senter AI eurs muii0alit6s, ou ,au julyde conscription est proroge au 2 septembre inclusiverhent.
t6 aolit. On abolt lei vice-prfcctures de Cento et de Castelnuovo.
25 aoiti. Par arrl du vice-president , on rend les biens allodiaux aux exfeudataires , ou A leurs h eir "ers.
25 aoAit. Le grand-juge envoie aux -autorit6s constituees , chacuae en cc qui les concerne , les dterminations, arret~es entire lui erie ninistre de ]a guerre., relatives Ala procedure et au jugement des causes on ser~erit.*rtpJlquts des.militaires ,et des gens qui no .eraient pas militaires. , 27 aoit. La vice-prdfecture de Crema est abolie, et son arrondisgeolent, est runi la jiisdiction immediate deja prdfecture de l'Ato.P6.
.27 aouat. Par arih *du vide-prdsident', ]a formation d'on corps d'arme italienne est ordo nnee; elle dolt passer en Francd pour-faire parties de la grande ckntditibn . et server susIte ordresimmediai s du PRF.tlMR0 NSUL PRiS1DE'IVT.
- 8 sefitembre. Publication du dciet de Ja consuite d'6tat qui autorise le gouverinement 5 prendre routes les nmesures n6Cessairs, pour se garantir et se defendre des attaques des Anglais, et qui met -'t sa'disposition quatre millions de-'Iivres de Milan, pour 1a construiction de deux frrigates et de douze chaloupes canonnieres.
0 , Septembrc. La r6utoion du corps-lkgislatif est ordonnde,,Iparlc president, pour le 2o octobi prochain.
15 septembre. Le vicerprsident, par un arr~u. accorde une ideirhte aux propretares des banques civiles tans )a comnmune 4e Bologne ,,les,uelles ont et'e ,supprtmees, ,par-ordie dugrandjuoq , pour placer, plus avantageusement les tibunaux.
,29 sifitewbe. Le gouvernemont, pour l'avantage de ]a jeunessc qul VeUt s6, lrer a l' ude, ouvre on college nation.d A Pavie
.,2 s.,ptenbre. P ararr , dogrrad-juge , les rglemens de discipline iinirjle de'll;-Lomhardie sont mis enactivit4 daniCes provieices dt la Valteline, Chiavenn et l3orUiC,, ainsi que darn le department de IAgogne _,et ,o1 t y niganiseg Is prdefctures et les burcaux de concilit6n.
U,07 iepC1144 L -s .r~glemens atfllq els sot assujettis les ouvrageq wimprimer,,S out publids dans un arr t6 du. viccrprfsiqcnt.,
er octob,e. Le rinistre de tinrieur, d'aprs le nouveau plan arr~ttpour le FORuM-BONAPARIE., invite tous les cito)ensA fare dcs,soUnmissions pour driblaver lks emplacemexs crestiis -l'flkvation des uIonumens qu'on dtit fare , et il indique Ics conditions de ces sounissions. "2 qctnbi'. Le vc-pr sident ordonine la formgtiont dr-n" barillina de canlonicrs, qu dolt O:tre qtt)che au eer -icC des baiques caionderos et "Ies baftties -' poui ladeeuse des -ites de la Rpublique.


27 octobrt. Le corps-l6gislatif ddcrete en pyi,cipe qu'il y aura une Ioi stir l'&ablissement dfs poids et measures d duits de l'uoit6 lndaire . N mise en actlvit6 de cet 6tablissemeut gdueral eit fix6 A trois ans.
28 octobre. Loi rendue par le corps-l6gislai!f par laquelle (en confirnant les pouvoirs corlerc's an, gouvernement 'sur I'mrrestation des personnies suspectes , des vagabonds et gens saos aveu ) il ordonne tousles chefs de-lIa police de faire elargir dans le terme de huit jours, ou traduit. aux tribunaux comptens tous ceux qui st
art&&s.
31 octobre. Le corps-]igislatifaccorde aux com mandeuTs de Malte une pension viagere, dgalc au quart du revenu de Je"s cmn'andcries a
condition qu' l Fpoque de cette Ini. ils aient habits six mois , et qu'ils habitent dorrnavan toi. jours dans le teritoire de ]a Rdpublique : Ia loi leur accorde en outre , pour indemnity de lairirdIla some correspondante au lhitiene de ce que leur anraient dd produire leur bdnifice.
Dans le courant de ce moist d'octobre, les ministres ont rendu publics Jeurs comptes : is ott fait voir Iemptoi des fonds mis A leur disposition, et ]a date de la creation de ces fonds, depuis le 14 f'vrier jusqu'A ia fin de ddcembre aSa,2 ces 6tats oif'ent un excldent de recette.
4 novambre. Loi du corps- lgislatif qui indique quelles sont les ,etsonnes i peuvent se fire repir6sfier par des fbnds de procuration dartis les conseils communaux de la troisieme classe.
5 novembre. Loi sur le tratement des prefers sous-prdfets et autres employs du gouvernement dans les tdIpattenens.
14 novembre. Par une los expresse . IC corpslgislatif met i la disposition diu gouvernemnt 5,2C,ooo liv. pour les depenses exttar)'uniaires des constructions navales , ainsi que pour Ies frais de I'habillement, ceux des chevaux , armed ent et escorte des troupes destinies pour la gramile ekt dition. It y auia une surimposition reason dd six deniers par cheque 6cu, dars la some ? laquede seTa fix6 tar estimation l'imp&r foncier.
18 novembre. Le corps -ltgislatif ordonne des chatigemens 4u plan de l'&ole militaire de Modene ii augmented hc ombre eICs 61evVS; ii accoida plus de teams pour Finstruction, etc. etc.
19 novembr. La comptabilit6 nationale est orslanisce par u,,e C1id; cHiC et confide A une commission qui entreta en oxeicice le 15 dcemrnrF prochai i.
24 novembre. Loi qui defend 1'6tablissement des lycees ou des gymnases dans les endroits o1 i1 y a des universits.
v2 decembre. L.a liquidation et classification de la dette publi que a 6te ui des premiers objets de la sollicitude dou gouverneme'Ir. La consillution avait dji dclcar nationiles les dettes uie- diveiss provinces qui font partie de a Rdpublitjue rcservant A la legislation de d terminer Ks dispositiors relatives a celles des communes Le corps-Idgislatif1 danssa premise seance, avait, par s4 loi da 14 septetnbre, Ifixe ' tout l6 courant 'ded&embre de 'anne 1802 , Ia d&Iclarati6n des crdances envers la haiiOh , sous pene de Ia perte des destes , si cctt; lclaration n'6tait pas faite dirs Fifitervalle prescrit, suspendant, jusqu'A ]a remise d nouveaux fonds. le dernier pavement pour capital et ind 'rts d'unc dett nationale quelconque, anteiieure all 14 evri',de zette annee, jour auqjuel It gouvernement c6nstlitutionnel fut etabli. A present, voulant etloyer, envers cette derniere classe de crneanciers, Fes mesures les plus i #du1g@tes, par la '1oi de ce 6ur Ie gouvernent ]eu:'accord' tout lc rnols d'avtil prochain ,pour pi ei'ter leuscreawees A I'office de liquidation ie t assification Et dans le eas oh, .par cett -liquidation dfinitive , it apparaitrait que ]a nation eut payjt,6Ases cr6ririersdes rees.qni ne devaient Ere A, s:t cha .g, ni en totalledI, i cn paite, par la m~me loi ,ellte, se ye serve It droit d en rpdter le juste rcnboursemen .
Void les trois a tiles de cette ]oi:
Art. 101. Toui crancier envers la nation Ipour des causes aniriluics au 14 vriet IS J a)1 s. esc teati a prevent ses rolopres CI Cans aI 1A " t. liquidation t clawsfication de ia detta publique


GAZETTE NATI()NALE ou LE MONITEUR UNIVERSEL,


A dater du 7 niv6se an 8, les Actes du Gouvcnetncut ct dc&Auoit&s constitutes, contenus dans le M o ONITE U r, snt ojla;.


Samedi , 23 niagse an 1 de la Rpubtique ( 1 4 janvier 1o4.












da:ns tout le courant d'avril 1804. Pass ledit tetns ,Di tout moyei uImnle extraordinaire , est inadmissible de pour l diclavatiort desdites creances. Be
II. Les dtablissemens du culte , d'instrricion et de bienfaisavce publbque , sont oblig~s de presenter I a I otice de liqiidattis leur propre creance; ies sig commuinies et tout lei crianciers, tan strangers Ro que nationaux , y sout tenus , sans distinction ia de personne ou de cause., quoique les rentes en un Icur favour fusseut, de dmit ou de faith, acuellement d' en cours . et quoique leurs raisons fussent en contes- de nation actuelle pros les autorits judiciaires, ouI'm administratives, par-devant lesquelles ils pourront poursuivre Ila cause pendante. Les creanciers des mounts et banques pibliques, pour quiies autorites Vi departementaIes respectives auraient faith en masse les d&larations , sont exempts decette obligation.
IlL. Lanation se raerve le droit de rdpiter le rembourseruent des rentes payds, dang It cas o par la liquidation dfi_itive iT ser it constant, qu'elles tie doivent &tre i-a charge, n; enitotalit6' ni en parie.

REPUBLIQUE HELVETIQUE. &
r
Ft ibourg, 4 janvir ( 13 nivose.) it
L cit. d'Afry, landammann de la Suisse, partit g de Fribourg I tia.janlviar, pour so rendre ia c Saint-Glue, village linitrophe du canton de Berne; e it 6tait accompagn du chancelier et du greflier de 1 la confderation , de plusicurs membres du gouver- e nement du canton de Fribour , du commandant s de la place et de govolontaires a cheval. Les canon- b DieTs avec quatre pieces de campagne avaient dad a ernvoyds en avant ajusi que 40 volontaires 1 pied e qui ervaient descorte aux archives de la confd- t d&ation. P
A l'invitation du landamman, le gniral Ney,
ministre plenipotentiaire de France, et M. le" major d Duverger.mrniasfte residentde I ldecter deBaviere, I se rendirent en rneme-tems que lui I la Saint-Ginet on ils furent accueilis par une salve d'artillerie. I
Un instant apr&s,, le citoyen Wattewille, avoyer
du canton de Berne. et nouveau landammann de ]a Suisse , y arriva de son c6t6 accompagn de plusieurs membres du government de cc canton, et d'une belle escorte 'de volontaires i pied et cheval. M. de Crumpipen ministre plenipotentiaire de S. M. 1. et R. M. de Caamaat)o, ministry plInipotendatre de S. M. C., 'atle cit. Venturi charge 6 aflaires de la Rdpuliqu italienue , arriverent t aalement de Berne avec lea personnes attaches d
lears gations.
On so runit clans une salle prepare i cet effe,
et aprd ti-n discours prealable le citoyen d'Affiy remit a son successeur 16 iceau do )a conf duration, l'acte de mddiation et les traitds d'alliance et de capitulation militaire nouvellenient conclus avecla France. On dressa de cette remise un proces-verbal, M. d'Affry pr~senta ensuite au nouveau landammann, le cit. Mousson du canton de Vandl, It cit. Gady de Fribourg .Pun chancelier et Il'autrre greffier de la confdderation helvetique. It les lui recommanda vivement en faisant un just loge de louts talens ,.et il termina son discours en ombrassant son successeur , celui-ci ripondit avec franchise,
modestie et sensibititd.
Cette touchante c.remonie qui tirait un nouveau
degree dmt'inrk de la cordiaite et des temoiguages d'egards qui l'accompagnerent,_ se ter ina par un deleuner de campagne et on se sipara ar e heuresc
de l'aprks'midi au bruit du canon.
iROCAS'-'VE v tB AL.

Arilourdhu tle oe janvier de l'anne 1804 apr6
la nauiSAC e de 16sug-Christ , i ouze heures du natio , lours excellences M. Louis dAffry, ancien landammaun , orM. Rddolphe Wattwitle, entrant en fonctions dans la 'place de landamnmann de la confdd&ation sulse,6 se sout rencontr tla Saint-Gina, sur la froatiere des cantons de Berne et de Fribourg, pour''mettre ca excition It passage du cjrectorat du canton' do Fribourg i celui de Bernie', d'aps It prescrit des. articles XI1 et XIV du pacie'f'ddal dua t9 fvrier i8o3.
Ce changemetit do regime constitUtionnel a eu lieu au moycn do la remnise Tui a 6ti fate i M. It nouveau landamnizann ,' dui sceau. de lEtat de )a conf1ddration , du thre original de l'acte de sndiation , et de tote Parchivc central de la Suisse, aifisi quen luiprie "ctant Ic chancellier et le gteffie de la- cont'deraion, pour d s auijourd1Wi, ci "pendan't I'anlue 1804, travailler sous
sts orders.
Auquel acte do remise solennelle furent presens
comume tdmoins et cort6ge des deux landammann cespectifs en premier lieu . tous lesaministres deg puaissauaces enraneeres aetcreditds au sin doe Ia eoned~ation suse+ en de Ia pant dii, Iouable canton do Fnibourg, M. le conseiller-detat Nicolas de Castelta , maidehal de camp aui ci-devaul service do France . Jean-Antoine l-errensclhwvnd . con.
seillcz-d' tat et F'aan~oi* - Pierre - Fr&d~ric do


450

iesbach, lieutenrans de-gouvernement du district Fribourg; et de la part du louable canton de L( rue , MM. Frd~ric de Frendenveich, conseiller- dt stat , el Ferdinand-Louis\ Jenner trdsorier. pi En foi de quoi le prbeet procis-verbal a t6D gn16 par les susdits MM. Louis d'Affry et odolphe de Wattwille, scele et consign6 par chancellerie dau une triple expedition, dont double a &6 r ems A M. I'ancien landammann Aflry, an autre A M. le landammann regitant I Wattwille ; etIe troisieme a et6 d&poas i archive centrale de- 14 conlfddration. Aitsi fait et pass A la Saint-Gine ,le t erjan- d ier 1804. 7
Sign i, Lois WArity, It. DE WATTwILLE,
MoussoN, ,hancelier.
GADY, greffir.

Bl4 7 janvier (15 niv01e.)

Notre government vient de Tdablir lea aniennes quioze tribes de note villeA en leur ren[ant leur ancienne organisation, sous la sale ehtiction ' ii n'y e t plus attach, ainsicu'il eu tait autref~s aucun privilege is droit politique, acte de mediation yantt aboli totes les prro. ,atives de cette nature. Tout citoyen da canton ie Ble, de ia.Sisse en general erdo la France, ,xerqant un art u metier uelconque, ou faisant, e commerce seront teras e se fare unscrire dans Une de ces tribus , t'ils out l'intention de conerver leur etablissement dans It canton, oa s'ils e proposent de s'y itablir. As seront tenus ussi de pyertune some pour lert reception et annue Hemen;ne petite retribution pour i enretien de la tribu. Chaque tribu aura douze jpr&posis nomms i vie , ayant le titre de maitlrs meister) ils seront charges de I'administration les biens et des capitaux de leur tuiba, et du maintien des riglemens dkcrminis pour chaque t.ib.-. L'ordonnance rendue i ce sujet par l, petit-conscil, a dti giniralement approuv. V

AN.G LET E RR E.

Londres , Ie.9 d 'embrt ( 7rinaire.)
(Etrait du Su.)
Les ginirauix franais Morgan et Nogus, aprhs avoir da riguliement hangs. snt parts samedi dernier pour Gospoit ,.:ox ils doivent s'embarquer pour s endre :. Morlaix. Its sout atcompagnds d'un gentilltonme in ilaii charge de lettres pour la Fra1ce, ;ct qul doith airs.route avec tux jusqu'tA Paris. .
- La gazette d'hier au soir porte que le t att martin, on a ddcrqqvert un placard. seditieux et incendiaire aflici- spr une .pdrto taisant face au chemin public entle It Palace-Greenet le pone; Framwelfgate ; cc plaiard, address aux volontaires, les engage a mettre bas ls armes, et i ne fair aucttuine tsiance i l'a md franaise. On promej une rcompense de "to liv. St. I celui qui dcou vrira l'auteur de certe affiche siditicuse.
Dui t dicem bre.
Lord -SaintVincent est arrive mardi en ceate ville , en consdqueac des lettres qu'on lui avait adresest le matin du mme jour par courier extraordinaire. On dit que ces lettre oat pour objet de nouvelles measures de defense A mettre de suite i ex~cutina sur les c6ots des comtis de Nodolk, de Lincoln et d'York.
D 16 dicmbre,
Un navke' di convoy pard pour Opporto et la Miditerran~e, vient de rentrer i Falmouth. It annonce que l coup de vent de dimanche dernier a disperse tout Ic convoi.
;D-17 dicembre.
On dit que la nialle arrive hier do Hambourg nous apporte de tristes nouvelles. II parairait qut soixante J cent rnavir$r anglais. auraient it poussis et aut4iiertt. faith naufragstour les cotes de Ia Norwege .et qua'u c aea od 4 Se serait perdu
c6rps 'et bins sut ccles ae gZland,"
On asure dana les premiers cerries de Ia ville que le gouvernament s'atteud chaque jour quo ennerni tentera son expedition.
II est certain que l'escadre du Tel est' com-' plettement quippie prhe a imctre en met, et que I'embargo mis en demnier lieu sur les vaisacaux marchanda qui so trouvent dana Ies ports de Hollande ot de Flandros, a procure .lea moyens (ie transporier les troupes ennemia p lus sfrrnent quon ne lavait faith jus qasters. On trois que c'est pour cela quc lord Saint-Vinent eat revenu mardli dernier A ta vilke ainsi quo pour �onfdrer sur des unesures maiihines A adopter pour ia defense des c6tcs dei 0nrt& do Norfolk, Lincoln ci YorkL


4Une personne qui se trouve en ce moment & oindres, a vu So- navires de diflUresteIgraneis. et ormant deux flottilles , s'aiter au ort d'Anvers , dana lr trajet pour se rendi, j unkerque.
BAN QUS'V'AN6LETZIt,'
rontant, des bills' do la banqet d'Angkierle Et, circulation Ia steljuin le ie avit , I- octbe at is 25 nvoembre.:8o3 , tel qu'il a iisous , de ce mos ,A d la chambre des communes.
Montaiit des billets do baaque de' liv. et u essus, y iomprs les bank-post-bills payables a jours de vue: _ .
Au juin60 o3.12,847,54o liv. St.
lraofit. 3,oi3,e8o ter octobre. 152,570,500
. 5novembe. 3,5oa.69o
Montant des billets de bpnqu� de 2 liv, et le, IV
Au i*rjuin.3,53,6o liv. st
leraouat.,.3,72t,33o
I Or octobre . . . .,0 ,o0o6
25 novembAe."4,429,4o
Elfi-Bey, lord Blanryre' Ie colonel Moore, Iin'erpike du roi, M.Hugues - et trois :des ces le Marneiucks ont e tc screitttment prdesnts i S. M. 4 Windsor, et le nime toirAisonfit finj chez lord Hobart, A sa rnaison do Growenor-Place. LUes ordres les-plus prdcis out donis pour qu'ofn lui rende les plus grands hoieurs lots de son embarcation A Portsmouth. Sur le desii quit en avait tdmoignd , on lui a permis de voir ls chantiets. les arsenaux-et le port.
-Des 1ettres de laTrinite rapportent que ies caicf de l'ouest de cette lie sont infesties par nouf car. taireSfranjais , paimi lequels se trouve un brick. de go piecesrdecanodi; qu'ifsont effectu6 an ddbremeit'-prs Ui- fort Aberctombie, ot'ti ils aviienl 4tabli un signal surla hauteur-,. pour avertir lutt croiseuis d s qu'ils appercevraidnt quelque bWilment sous ld yest. K ' �
Du 34 dkcembre.
(Extrait du Merning-Chronict.)
Noums Ompions iformes qu'il est aujourdhut dlus-ig-dan les diff~ehs cafs, decette ville, quai d un enranger y demande d~s IIaaAihiss~mens . di

I infornier 5' aura besoin do petite motjnaie?'il repond affirmativement. Ion et dana la necositi ou de lui fare credit jusclu'i Ia 'prodaiop.eoccsion. oude refuler de luio fonir cc qui1 d M an d e'. .7"
Du 3o dictimbre.
Le government ii faith parent A Elfy-Bo /de cent sabres qui ont t choisis "la Tour, on fusil 4 sept coups. (I)
LUi s derniers ouragans ont eu tes suites- lei p1h4 desastreuses, et eest .' 'regret que ous s6mmies forces d'offrir d'aussi trintes details a n l Iec' tea;s, On nande de Plymeuth quo pluaipuri vaiisaux: ont class Sur. le un acres , et d'auni~ei ont 6chou6, ce qui a occasionne de grandes avaries. A POrtsmouth, plusieurs' vaisse~ux appartenatit la flotte des Indes -Occidentales', ont beauwe p souffers. L'un des vaisseaux .captirhd do-Ia. c6 upagnie des lndes - Hollandiis a could bas. O compete plus do trente batimens de la flottg marchande, kreaant de la, altiqum. qui ont6chO.ut ou pei dansla nuit Ju 3o'noeiAre On f ap per oit que brit dt vaisseaux I'espace de plusJd six illes de long de la c6tc do Lessoc.
Dats les tetx1pkte,.;do 14. et du r5, u n ga hombre de bitiments ont piristir lect64kiri, de, dans la bale deDublin, star lescutes de W'c iOd Wiclow et du nord-esttLe journaa ''New-.orq 4 sio t a ivit ' vcmbie, lea, ordes ndCcssatres peur prendo ,.5j
sesion de Ia Lo!siane , .ionform k -, . ,,, , de pcsaion.
- .-Nodis coyorisqueic'Est sans aucun foildim,,t qu'on a rdpandu le bruit que M. Livingt6!i tt Ost arrive." de Pap&, i y a quelques ,lj9uP5 ; Jt porttur do propoiitlons pour un arrap getIptl Cli la ' Frante et IlAngleteto'rc.,Cc M. ,iv LngP9vm1V colondau service des, tEatsUnis, ! t,1 M. Ljvingston, lonivoyk iam'iicain t't bruit, avait occasionn4 un bausse '4ns e 4hof publics. Les 3 pour 'cent co s1 0daitt i ti!i LVemnium est A A5 do-pe.

Not-gazettes h6'pilent depUis qi . quo de +volontair~ei :Te~sad4 A e cic 'dcc . 15 rn , adresse do louts camaradcs , et mourat-iO dsn t � plus grandes dotilc~arh Ce .ont nti6!t ies~, hO

(:x) Oh[ !~ haonno ,adli~e do ia porte quoa J!Aziugh+~ Tout atussi loysit amt qua d tis Icoat 4e Dlthi. +"


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. ts , tant t la bourre des cartouches qui bleses rriers to v ice ('.es, ueIoisce Aont
set Cgf .li*Cduns le caUot', tju6htlefpis aussi
J'tits il mes ,]u creverit. Ii, arrive el e eC t que
v0ontaire e"arge n fusil m's ""i
",I !ii~ hre o t l ~tre fois sants (1411
ont ~u te setile , et alors , st lan~orce prend.

il ya pas dc cation qui rdsiste. Les bureau de ]a dourne et ceux du page des carnatx voisius des
, d'ex'lc sont plejs de blesss et de Moue le eal augme te au lieu de ditminuer, farce -tlos voloutires deviennent. touj-urs plus .11 ne fautdonc pas s 'onner siI tmahit Arta$ do Paris s egaye aux dpens de ces nonmbreux Plusiours corps devolontaires viennent
- fire des r glemens, pour, pravenir ces accident, Cliaque mal-adresso sera dorenavant punie par tne aplnd&.a C xe pIe celu qui atra laiss6 sa ba,is/-1 fusi payera cinq selling - et ainsi
des Autros On a aussi propose d'exercer les volontaires ItS mbits aguerris an fetn par petits pelotons je q1jreu o m Oii ommes, parce quela confusion Its emChC de rati comprendre IorsqU'ils 'so trouvent dan$ les rangs dttue Cutpagate nojbrrqi, Notre Vrande espratice repose donc sur notre Marine; mats onn'en est, queplus inquiet pou lets trseaux de Chatham et de Portsmouth. On craint n osiles Franjais peuvent opj&er nti. descent, tnoe commcncent par les brfiler , et ne cherchert aisi nQus readre leaMat que nous. leor avons faith aToulon. Un autre Ukau pour tious duns la crise .,0 elld, c'st la deestable cotiip6sition'de notre ,in'e de serve . 'Oinest obl;g de-m~tre en senthielle la porte d'un grand nombre debuaques des h msIC strs , sans quoi tout d~serterait dans SU0hut. Ces serineltes ont eLe pluseurs tots 21sahilies par dessoldats ivres de la reserve, qu'elles nevtulatent pas laisser passer, et IVon a eti obigi de lets endre sur a place,. D'un notre cft, laos dons patriotiques ne conuaissent point de bomeiils rempligsent des feuilles enrieres de nos, jornaux. On donned des vaisseaux., des bateaux , des'barques, des canons, desarmes , de, habits , des tlttt de campe'mnr ; ontionne des regimes, des batillons onu du moains eqrsolde : ce ne sont pas'lIj richesstes qti nous manquent; mais on se tappe'le q elqi'f s, avec inquietude ,' [ ot d celomain, qui ne desirait pas de losseder or, mais de commander ceux qwti l possedent.-s M. Biggin', clebre physicen 6pratique, vent do m.omi; i tn'a ps surveeu. n-terms a son patron le duc de ,Bedf6rd, chcz-qus it demeurait ordi itirment AWoburn-Abbey,, oii it s'occupait de dvers ossais pour appliquet- a la tannerie Iecorce de diff~iens arbret. Le'resultat de' saS premieres e0ptiencsa t publi e 1798 dans lo Transaaiois?,hilosofihiques. On espere trouver dans ses pipieis a, description de celles qu'iI a tentres en ifoo. Sa mort aitr inattendue ; I'avant-vei'lle" it wiita eficbre au th~itre do DruryLatie. C'est a i] quest due l'inventibii d'un 'nouveau genre do safeties, -, ui-echerchtes dins tout Io royaume, 9ttonriues saUs 'k1 nor de ceff'e-btggms.
-4 esAn, las alI'exemple des Francais, commencent a fairedesvcollections d'anecdotes et de bons oii de, lurs (iomies clebres. Le libraite Philippi a d iA de ll/liana ,* Swiiiaua et Addifolitana. Cctte derniere collection est sur-tout rsintmessante. On u'y p,4 s&deminnt assembly les Iencd0C4 d~ j Cosilnes :on en done beaucoup qui rme1'nte t vraimenat cc uraio , c'est--dire, qus ,taiefit, iticore inzdiits.
I N T.E R'I E UR "R


P at s , - 22'niv~se.
� ER rL : l Nogut est. artiv6 A Pafs-, ii est parii do l.ondtes il y'v p;tsde, jours'; it avait ite fait, prisonnidr A Saitac-Lucie ona.-it, n'*avait, quo 406 hommens,' It ignoraitla.d6colaratiotide guerre, lOesquei legn&iia anglaisCriafield y dbbarqgtw6o0o honarfles;
it soutint 'assautsur un moree, en. chassa trois foil les Anglais, leur tua beaucoup de.mondeet sp& Cllerment l'offlci, q'ils avaitt destiny pour 6tre ouvetrneut do 1ile. . , ,
'u gdai rat a6tr a l N gu6s
1211 krlementalrt pour r roa no rate,; wais t scroisieres angliis 'i'crnvoyorent on Angletente, it a kt6 long-teus rtenu dansdie petites villet; i-a t- tonne auwdl de touted expression do la barbaric et de la'grossicret des pr jugs qu'on avait ticutdqat's aupeuple'Contre lelsFiaAis. Los'hbitarns etn parlient quen lur donant 1 nom do chiens Sd fral'ti"~I El �ioutC5 los absurdity s dlont leu jouraz sot romplisrvfornaient Ia croyaic du people.
),t! if& at�entrc Ia civilisation do peuple de Em!anco- d'i'Alemagne' et doiFItaii c e�lo do unt~rleur do t'Anglterrc .
.tit---l un-esprit.public I - peur etait A son
deiirdgrd:. et to homnbre dos econtens d'un OUVztI11it iit~pikvoyatit 'qut n'a eu d'aurres resS0llice quo d armv;r toure Ia population , s'accrdisLa paix &rair vivenient desirtie par routes los 'latte1 do nation, par plusiots v'inces n~mee. Le .6r .al Nogu a ditu ABristol cter to due de


Cumberland , qui a Fait Ia guerre aux Francais en Alleriagnt , leqielt ne doutait pas que les Francais tio pasent descendre en Augkerc et 4isait dans la conversattiOil quo sotj- ystO i Y i tait qu'Oa (1Vait so battle en masse.
Tou t comrnenait ressentir Ia pninurie; la
matrne mime eprouvaitoIe bisoin dun grand nonabre d'obiots d'approvisioniemons. Les forces de there , si l'on en excepte les gardes et les troupes de ligne n' aient qu'une ridicule.caicature. Un iurs etait arme-de fusils, -et les .deux tiers de piques.
Lidministration actuelle htait universellement xnmprisdo ; elle &ait corsidorde cornme digne ministtre d'un roi caducet'naheurEux , livr6
-A toutes les intrigues d'une femnme ambiticuse et vindicative. Le prmnieri sentimet' de -sout soldat anglais &ait un grand mpris pour'le duc d'York, leur commandant en. chef.
D'autres officers, arrives par la m~me occasion
- mnr ltitni io d&ailsu~us: . :

Le parlement est compose de 6oo mebres; it se divise de la maniere suivantei,
Deux cent cinquant votent itujours pour to chandelier de 'chiqier, quete lue sort son opinion , ddclareraitit m-nie. t&il ait uit en plein Midi. Ils soot 'achets et payc pot~rcela.
L'oligarchie anglajsq, Iorr0ne pirM . Windham , Melville 'et Pitt , qui, c a les olsgarches de Vetiis cetc de Gees , e nsaverft;plus qu:t!e �onteonance tenir dats la 'pouvelle positiondatI'Europ', et dont l'orgueil don't ils south boursouffl's ne leur permettia de voir que quand il tie sera plus terns , disposent de go 9nembrgs.
Le prince de Galles dispose,-'d So membres.
Lc parti de M. Fox, et des hommes qui pr& feent be ministere actuel , que!que rnepris qu'ils aient pour lui , a voir les Qhlygarches reinonter
-an imon des aftairese, a compete 8o.

Le rested se compose. de ganraux, d'officiers et 'd'autres members qui ne sont point au parlement.
Le minister actuct est reconnu incapable de fire ]a paix , et, la paix une lois Faite , manquant de l'Vnergie n&essaire pour fa maintenir intacte et A 'abri des parris qui rui soot opposes ; it est 6galement incapable-die bien.diriger une guerre aussi, diflicile, et.de tireran parti avantageux des finances dans Its circoristavri s qui ;pourront se pricsener. Mai le roi 1as d'a*,oir e soli tojoug de loligarchic"ides Pitt, des Temple ,etc.,. n'tn. veta~plus.,.IL hair~cgak.mnent~ oi~osittto, et de-la 'existoece- .du minister ile i i mL" pnisable don't tAnglcterre ne peut attended aucun bien , ni l'Europe aucun.repos. .
Ltoroi est souvent malade. L* reie., qui vou. drafitse conserver l ntluence dans ls affairs, 6oigne le plus qu'elle pent to pnce do Galles. Ceiui-ci appr&ie bien la position 'de" Angleterie ; il voit avec un profound -chagrin son ra6ne qui s'&roule, son pays quti se perd. genir de voir !'Augletarie engag& darts une gueirre,'ot elle fair son
va-tout. Qu'y peut-il ? it est opprim j r a mere, pas son fret e, par, les ojinistres. Heuyeuse]I'Angleterre, 'heurse I'hudanit ,t i cc prince montait sr le tr6ne aVant que les dlerniers actes de la tragdie fusseat conmmences.
On ne s� faith pas one idle de la " d creditit et, des manufactures dcpuis Ia guerre. jLes perfsonnet qui ,lonnent ces reneiguenicus, ont 6tk A Birmingham, . ,Manchester Sheffield et Coventry. Les- attleers y soot u trri-s daris route la force du mot, etIes onvriets dissrnin&. Une grande parties font sentinelte surles grands chenins et'sur Os plgess; Its auaslont dans tI plus grand
hetsoin ot-eTrent pout Charcher des subsistarnces. On 'corddfait, par la pressed , dtun grand nombre d'en-. tr'eux qui ont 66tcmvoyds 'sur leg esdadres des amiraux Cornwallis , Keith et Gardner. 11 n'y a aucun doute qn'apr&s -'une bataill perdue, la rnitii de ces gens i se riunissent a 'armee franLe commerce maritime des Anglais a beaucoup perdu -dpuis la guerre.Les vaisseaux marchands qui. itaicnr ,eradus, 3toop Iiv. sterling pour IW commer e de IhUdo, ne st vendert at Ajotdhi .que 9 A 0,00o liv. st., c'est-i-dire�, le tiers. Toutes lei banquet sot dansa plus grande souffrance. L'argent a lispirui, et it n'est pas aujourd'hui ua anglajs qui ne se fasse un petit tr~sur pour Its f eneiens pressans et qu'on ne calcule pas. Pour avoir do argent, il faut perdio au moins to pour cent. On n obtien, urc guiuie chez les banquiers de ]a capital qu'n lescomptant ch'tement. Au premicer bruit d'une descents eflecrte sue quetque point. los banquet partienticers serajent en Ian~qzroulte. Enlht ltAnglererroe st dans cetre situation dun vaisseau an milieu d'un violent orage qua� n'a aucuu cibnfiatncocdans 1� pilote -qtd J , hrigo.


CO RPS-LEGISLAT IF,

Pihidcnce d Fnota uet.

SEANCE DU 22 NIVOSE.
Le proc&-verbal de la seance d'hier est h et alprouve.
.Le cit. Danel ( de Lille ) demande la parole,
t, Citoyens l1gislateurs , dit-il , je viens au nm de la ville de Lifle , departernent di Nord, fire hommage au corps-I gislatif d'une mndaille ftapt3e pour perp~tuer la m~moire du passage du PuEMiEtR CONSUL en cette ct.
,, Ce monument prisente d'un cot6 le portrait du heros qui nous gouverne; de 'autre ,ii euonce. les sentiment d'amour , de fidilid et de reconnaissance'gravs dans le'cccur de tous les Francais.
P, Des acclamations universelles et rdi:&6s out porndJusqu'aux cieux les vceux les plus ardetis pour la prosp&itd du chef du Gouveriuernent; Ia ioute etnpr&s6e *Admirait I, guerrier qui a cpdcluit si souveit nos armies k la victoire, le rttauraeur des autos et de Finstructiodpublihue; etle b~niss.iit la providence d'avoir donrn, la sagesse et la force . cIui que . datis os d&rets 6ternels , ele avair
destio6 a reablir la gloire et le bonheur de ia Frauce.
1i Je vous prie , citoyens legislateurs " d'agrer thowmm- quivous es tthrr, corntne un tribut do la vrn&ation des habitans de Lille pour te corpskgislatif , d'ordonner qu'il en soit fair mention aw p roc.s-verbal , et que la mtedaiile sera dgposde la bibliotheque.
Ces diverses propositions sont adogjes.
Le corps-16gislatif ordonne l'imprcssion du dicours du citoyen Danel.
Le g&ral Sorel occupe le fauteuil A ila place du citoycri Fontanes.
L'ordre du jour appe!le ia continuation du choix 4es quatre vice-prdsidons.
Le corps-ldgislatif decide , aprYs avoir entendu les. Observations do quelques-uns de ses membres, que les bulletitis qui seront ddposes dans 'urne, porteront sur les'six noms qui dans les deux pr&cdens scrutias, oru rtiuni It plus grand nonav bre de voix.
L'appel ,nominal donne 35 votans; majority absohue t8.8
Les citoyensPemaitin Jauhertet Rarriond ayani obtenu, le premier ,89 suffrages, le second 168 et k troisieme 1,6, sont proc amLt S vce-pr~sideus du corps-!igislatif.
* Le preident invite rassemblie a s'ccuiper 'de suite deIa nomination des quatre secretaites difinitif's.
Un premier tour de scrutin donne la majority absolute des suffrages aux cit, Sapeyr Duliamel.
Le corps-] 6gisiatif se r~unira remain A i heures pour pr6ceder . '.election des deux autres secrc'aires, ainsi qu'au choix de douze caididats'pour la questure. conformment i 'article XVIil dea senatus-conulte organique du 28 frimairo dernier.


SCIRN CES. -'P11ILOLO G1i.
LA CL!ET" DEs LAxGUF.u.O6 Observations sur
l'origine et la or mati6n deos principales hnatues qu'on pante ot qu on ekrit en Europe; ,par l'abb& Charles Demin~a, anciten rofesseurd'eloquence italienne et de langue grecque A university de Turin, membre ordinaire de l'acadkmie des sciences et belles-lettres de Berlin et de Tutin' et de diverse oautres sociits savantes. Tome Icr;
io8o. Berti. 1ao4.
L'auteur drudit de I'ouvrage que nous annonions ici, Commence par tablit cete v~tit6 de faith, que Its- relations plus 6tendues que les nations ont contracts, 'influence que les puissances du Nord ont acquire ut It Midi , t consideration litt~vaiteque se soot assure des nations duut autrctois oit ne connaissait que des ecrits en langue latine, rendent aujourd hui la Connaissance de diverses lalguds.-plus necessaite qoc jaukais ii imported don d' eafaciliter I'dtu lc ; or. pour bien apprendre. uno langue, un ties noyens les plus sat est de bien connaitre [rigine des mots qu la comnposent. L'auteur n'entieprend cependawt-past 1*6oge de ia science etymologique, et se borroant A rappeler quo cette science date du si&le de Platon et d Aristote, oUr ne pas dire de Moyse, il aenvoie pout l'apogie qu'on pourrait en desirer, au Dictionnaire -de Mnage ct APi'Encyclopedie.
L'utilit6 de Ia science ymologique ivait frann tous les phitosophes grecs; cile n'ech.ppa pas A I'.attention do petit nonibre d hommnes hlaite qpi ont v~cu dorns lot siecles obscrirs et barl~area l'auteur cite Beda, Ic roi Alired , Jean de Satisbury et 1et Grecs dha bus-lrupir k. ro trturatcurs












l ettre~ e's', ten aire l'objet de lcurs &tides : Wtrarq'e et Its savani du quinzilee siece lui out consacme une partiede leurs travaux ' Guillaume 1'hdi, Erasme , Louis Vivds , les Etienne ont vrouve, par leurs productions mzme ., 'qu'ils ree,.,rdaient l'tudc des langues come inseparable Le celle de leur oigine.
Apres avoir donn uue notice auccinte et critique si lea sarans des diverges nations, qui se sont ,upris de l'origine des langues, l'auteur palvient i I epoque ou l)e Dictiomrnare etvmoiogque de Mnare fit une si grande sensation ; cependant q-sel.tes exagerations, ceraines conjectures donilaes poir de; dcouvertes tymiologiques allaient lopper d& ridicule ceux qui se livraient 4 cette science sans le zele de J&&c Bignon et ei credit de son ila.
Les ouvrages dont I'auteur rappelle sommairemeti )'existence , avaient powa objet l'origine de telle ou tele lange particuliere : le president De'brosses remonta A l'otigine des langues it general; it en exposa le micalmie. M. Dnina croit que cct ouvr'ge a (16 contribuer i donner A Court de Gbelin I dake, de sonMonde prinifif.
Ayant ainsi report i'attention du lecteur stir les i(riis qui ont preced6 celui qu'ilpublie, M. Denina cxpoase rapidement le systme d'aprds lequel il a con Su le plan de son travail ct redige ses rechorches. It tablit que la diffrence des laugues provient pVincipale iasent d'une difference imperceptible dana l'0nrgai~fioa des races humaines, oides, 6duque'es en divers pays ; que ds-lors i importe de connritre lepenchaut qu'a chaque nation a p.roferer plut6t certaines lettres que d'autres, d'itudier I'cxpressrun Ct ]a valour donnee par chaque people aux 66snetis de ]a parole. Li commence Ic observation' de 'auteur : i part des idijmes connus pour etre les peres d .la plupant de cux qu'on pare oi qu'on udie, il fait voir commentils-sont nes et se sont forms, enquoi its se sont iloigns les uns des antres et en quoi ils se ressemnblent et se rappro hent rdciproquement. I1 s'attache a prouver que Ia cause principale de leur diff&ence consiste dans Ia vdnitd de laecent, effet indubitable d'une difference pesque insensible dan l'organisanon.
Ces principes pos s, M. Denina &tablit comme un faith dcsormais hors de toute contestation , que le fond dc routes les langues de lTEurope se troupe dans le grec et le celto-teutomque; qot Ila langue latine eA ttCcssairement tcrn ae de ces deux idi6mes, et que les langues Ynod-rnes soot ndes les unes de ia latine, les .uttes de la celho-teutoniqvze.
En consrqjence, dans le premier volume qu'il publie nujourl'hui , rt que nous antaonons, il aaite (1e a ltsrsgue grecque, de la cehique et getmanique, et de celles qui en sont issues. Dana cet examen , le fond (e ses observations , conforifmeh au pr:rcipe dnoned . consiste expliquer comment les moss passaut d'un idi6ne dans un autre, ou t chat, g6 taht6t de forme ou dfe ond, tant6t de sens : it pense en rdsultat que les obs(., vatims' aideront beiucorip les ltaliens par exemple A appreuidre ia langie ,franaise, l'espapnole, et naue l'allemande ; qu'eles serviront element aux Frantis , aux Espagnols, aux Allemands, pour apprendre litalien, et meme
A faciliter pour les tins et lea a ure 'tudc du latin ct du grec.
Nous ne nous sommespoint proposes d'apprcier ici I eiidjte 'd'excution qui se fait ramarquer dans cet ouvrage, fruit des plus laborieuses recherches, et de lap us vaste audition, Lapplication que l'auteur ait 'des principes quil a inoaces , ses 6b.ervations, sea iddes sur telle ou telle dtywmo. logie, Ils rapprochemens qui 'claitent, les analogies qui le persuadent, doivent itre lobjet
d'un examen approtoudi , et nous fourniront sans doute dana peu l'occasion de payer M. Denina un tfibut deloges ayant quelshue proportion avec l'importance du sujet , fimmensitd du travail, I'utiliti d, livre, Cc le savoir de auteur. En ce. moment, sow' n1avons desired qu'aunoncer existence de I'otivrage, ct donner uric idde exact, mais succincte, du plan que cet auteur a suivi ii a pris pour dpigraplxe de gon livre

Si cauituts sylvas , svlvm sint Comsulc dipm.

Cest en effect au PrLsaaR CONSUL que M. lPabb6 Detiasa a dd6 son livre ern faisant sucdder aux tires de, premier wagistrat des Rdpubliques fracaise et italienne, celui de membre de l'Institut national , et sur-toant l'pithete de protecteur de cc ,mictuaire consewvateur des sciences, des lettres et des a is.


Nous 1erons coraijtre ici le texte mnme de la d ,icace dt litvre dc M. Debiina an PuE tF.tt CONSUL: qucique les id&s et les genthineus qui y sont exprinics soient ceux qui s'.mt les plus fasmiliers aun Francois . il nous semble uiC leur expression acquiert un degrc d'int&t de plus , lorsqjnon le vou s'kchapper naturelleutent d'u-ie plurnedestin i signaler, par les plus utiles tiavaux , i'alliance heureuse des Muses de l'talie A celles de )a Ftahce.
C1TOYEN PEMIIER CONSUL,
J'ai lieu decraindre qn'un' ouvrage qui traite de mots et de laagues, soit peu digne de se presenter au public, dcot6 du nom de I'bnamme iwcowpiirab!e qui , dans sa haute pensc'e, zlane stir '!s objets plus grinds que ceux qu aucun chef de nations aitjarnais cu en vue, et dont depend le sort d'une grande pattie de l'Euope. Maisquand je pense qte C(sar, que Chtlemagne , que le Gran(d-Frederic, seuls noms qui p'iisent etre dignemeat associs A celui 4 BONAPARTE, Wont pas cru au-dessous, d'eux de s'occupet de. t'&ude et de (a cplture da *langues. je me sensrassuri et j'ose 'Vous faiths hommage d'un travail que je trois pouvoir &tre de quelqu'utilit6 1 des millions d'individus dont on salt que ]'instruction 'Vos tea an coeur. jamais dana aucun Empire , do quelqu'itendue qu'il ft, on n'a tcrit en autant de langues diff&entes, ni park autant de diffdrens' dialectes qu'on an parole dana les pays que vous gouverncz,- d puis'lea bouches du Rhin et depuis la mer du Nord jusqu' I'Adriadque. C'est dan le, vue de faciliter I'usage e't la connaissance de ces langues. que jai entrepiis l'ouvrage que vous ne me refuscrez pas la permission de vous dddier.
Je suis avec un profond respect,
ClTO�EN PREMiER CONSUL,
Votre tres-humble , tr s-obissant et
trs soutnis serviteur.
CHARLES DENINA.
A Berlin, cc e' september j863.


B E A-U X-ARTS.
La rgeneration qui s'est opr&e daus l'6cole fran~aise, ne s'est pas borne a rendre le sentiment du beau aux peintres et aux sculpteurs do noure terns. L'architecture s'est aussi vu ramene dans la line trace par nos rmaitres dans tous les genres, les anciens: 1-a noblesse des formes, la simolicit6 des details &tait le caractere de leurs monumens; nos -artistes: s'attachent de plus en plus aimprimer ce caraciere i lers productions, et memne dana l'impbesibiliti o is se trouvent de produire rien qui soii au-dessusde leurs modules, if en est qui ,-dansde sages itnitations , trouvent, des moyens assurs doe succ~s. Ces rdlexions nous sont sugg&&s A la vt de la nouvelle salle actuellement consacree auxfancesdu tribunat.
Cette salle est d'une forme demi-circulaire, d6corc par un stylobate et une colonnade en stuc, d'ordrce ionique, coronn de son entablement et supportant 1a galerie des tribunes publiques. La hauteur de cette ordonnance est coupc aux deux tiers, par un premier rang de tribunes destindes aux autotitds constitutes� Les plafonds de ces tribunes soot eprichis d'ornemens sculp,6 et choisis dan l'antique. Cette colonnade se lie A deux grandes parties droites portant arc-douIau etc dans la face qui lui est oppose, ajuste dans Il genre des ghermes ancient, est pratiquc la place occup-e par It bureau du prsident.-A droite et gauche sont les portes d'entrke de la salle , dessinees sur It modele de Ia porte du Pantheon A Rome. Au droit des deux parties 'lisses et en ietour , soot placees sur des pikdestaux en marbre blanc venine , ls statues de Dinnosthenes et de Ciceron , la
premiere est du citoyawLesueur, ia deuxieme du citoyen Lemot: Ia place destinee an president et ia parie circtlaire derriere la colonnade, sont revetues de drapernei ornes de couronies ct de franges en or.
Dans l'hmicycle ont places trois 'rangs de tables servant de bureaux aux tribune. Le parquet est remarquable par la combinaison et l'ajustement de" sea compartimens, fait en bois de France, tells qhe chdne , platane, mirisier, noycr , etc.
Cette' salle.eat, t rtole dana Io, style antique, L'arhitecte-p'cst -uacb A 'narappeler ]a ptirvt etla svrit. Ii a oqmploIy dans ses vodtcs ies trois plus beaux genres; de caissons : savoir, da a grane, arIhaut, Itecais6n
carte d nthon a Rome ; dana l'arc-doubleau,


celui octogone du temple de la'Paxet place dui president , leca(~isson t'zng4 Purla~ dii Soldil et de la Line. O trUe da.tinpl
frise l'orneniit du temple, de ]a CollcQrd, dans les plafonds des tribunes desauto 't tues, ceux du temple du Jupiter te Conti.
� ] p ter tonant et tt
Jupiter Stator.
Le plan de cette salle, et ]a maniere dont ila ite exctita, ont paru tunir leg suftras des membres de lFautorit6 aux stancesr de ele cst destine , deg artistes eti des am s , qui en ont fait l'objet d'un examen atte if. l'ordonnance in a ,& jug6e d'une 4ttCsiitj noble , lea details dun gout u, _t t srisi. buttons nticures bien entendues. Cette no. valle production du citoyen Beaumont, architecte du tribunat, ne peut qu'ajoter A la reputation qu'il s'itait acquise.

LIVES DIVERS.
?lan du Poe.me de Ch4rlemagne, su;vi du ter hant, en vers, et dun choix de Poeies diveres., par C. Theveneau.
Prix , 4 franc 5o cent. et 5 fr. 5o cent. franc de port.
A Paris chez Courcier, imprimeur-libfaire, quai des Augustins ; n' 7 1.
(Nous donnerons incessamment I'analyse de cet ouvrage. )
PhilosophieI"l rneniaire on Methode atTque a ,pliqux as sciences it aux langues, -par hl cit. Mongin , professeur de Grammatre 2enerals, I'&ole centrale de la Meuthe.
Prix des deux v61umes, in-8o, 6 'ft.
A Nancy, chez Haener et de Ia Haye, imprimeuri.


COURSE DU C-HANGE.� Bourse d'hir.
Cu AN GHS tT2AN IttAE .

A3o jours. A gojobus.
, I .


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i;sbonrnc. Genes effectif. Livoume . Naples. Min. . Bfle . Francfort. A ugte. Vienne. Ptersbourg .


4


356 24 f 30 95
f.


195
4 f. 68 5f.


81 pair.


C.
C.
C.
C.
C
C.


p.6f


9 1. 55 c. f. c.


54


14 . 47 e.
'4, 47c. 14 C. 40;. 4 c. . c. i p.


F. $ �.
,'.4


CH A N G XS.


Lyon . p.1 ' .,
Marseille. i p. , o 1 4 p.
Bordeaux . . a7o j.
Montpellier . p. p. 0 Gen.re . 60
Anvers .
aI FF It T P U0,B L i'C'S.
Ginq p. cent c, jo. de vend. an t� 55'fr., 5 C. rd�oou: Qiwsanc do germ. az Xi� ,fM',' Provisore., *.: 4r. c.j
Bons de rembourhewent.,, r. C.
Bons trois-quarts. .fr, c.
Bons an7. .�.It c" lons an8. Coup ures. . . , . . fr. . 'Ordon. pour rescript, de domaiisxa o 91. I. c. Ordon.,pour rachat de renters . c. Idemr. Non reclatiies das depart., f. C. Act. de la Banive tie Vanc. . . o ,f. o e.

8PE CtT A C'L E S.
hitrhe do 'Oprq Bufa. Auj. ]a Cosa rara{IPachOiw
trte), , "'I"
01s411- ',de k'ouvois. Auj. Michel .Cervantes ;Ile .,?acha e t Il.XVyqy4g ,raterrom 1U. " Atre d -aau a,, it. A& ,ie uan aflicheur;
la ,Tapixiq qeMathild t la Patodic dAga
mnemnon.


L'boirnuemet te fait A Patis ,rue des Poiteyitis , :x. Le prig cot de 5 fratst$ pour troiA moist , 5efrauctpour six'motis t xoo francs pour landc entiert, O l ab0.onp qi. truiICl,(etlcnt'd. rfhaqu mois.
I0 t1st adres r Ics Icutres ,Far cutet les effect , framcdc port, auc i co .Agassc , pr opi" i e , r Poi/cvius , . r usdes , sa.i'excetien. dejigiit tin
_. ,, , , . �g p r tairs de celoaral Ttue de ., n . . .#. XC
a 1 0 '1. II aut comllpreIic da:is Ic ctvois le port des pays ut1 ; uc pent affrau ciir. Les lettrcs des departcmcus, nou afrauchics , ne scrout point retirdts de la post��
1 F aut avoir oin , pour plus de smircie de harcr ccles qui renkrsnctut ies 'sitars. Toust ccqui coucrTnt a redaction resdt tre idrcs an v'rdacteur , ruc desI Poiteins , n o , depui ne fhearss du matin jusqua siuqkcurciu a9gr.

A Paris, do l'imprimeric dce H Agasso, propridt irc dw Moaitcur, rue do Poitevins, Du g .


,,* .'.- 4 r'p. -





Dimanche , 24 nivse an i 1dela Rpublique (15 javvr 18 o4.-


EXT ERIEUR.

T U R U I E.

Cons(antilople, 1 i novemb. ( 19 brurnaire)

LA e donn&e & Tarapia . le to noverabre (iSu, *aire),- ar le dn6ral Brune , ambaSadpuf de la 1Rpublique franqaise, ut announce la
velC~iel i Ct ops de canons. It, y cut Ic jour r fc t, at lever du soil, une salve sjni Iable. Tous les Frangais, cablis i Pera et A Galata se eutirent ds le matin. A dix heures la msse commence ; A midi, on excuta uIn Te Pfurn en nimsique: Vingt-un-coups de canons fuint tite sur le Bosphore, lorsqu'on demanda A pieu de proteger le Gouvernement et l Rpublique.
Le corps diplomatique., tous les Francais qui gacaient rendus a Tatapia , assisterent au diner que donna Pambassadeur de France. M. l'envoye de Russie etait retenu chez lui par une indisposi. tion; mais le premier secrEtaire, le chancelier et ]a premier drogman de la gati n russe so troureni cette reunion.
Sur ]a fin du liner, on proposa un toast, au PREMIiiR CONSUL. Tous les convives porterent cc toast ayvec les plus grands tdmoignages de joic.
On alla jouir ensuitede lFillumination des jardins.- Un grand nombre, de globes aux trois conkus en 6clairaient les allees. Un arc de triomphe itiocelant de lurniere terminait la perspective.
Un trs-beanufeu d'artifice Iut excut6 par Francesco, de V1rone. Le quai de Tarapia fut illurin.1 Le canal du Bosphre, court d'une foule innombrable de cai'qdes, produisait le plus Li effet.
Le bal qui s'ouvrit ensuite , se prolongea jusqu'au grand jour, chose inusih&e A Constantinople. Plusieurs membres du corps diplomatique ; des stipturs turcs ; lespirnces grecs et les boards qi passent l'& Tarapia, resterent jusqu'A Ia fin
la fldtoe; et pendant que l'on dansait dans lea ;uPpartemnens (Lu PlAti,, de s (,,. du-uVIsIsage I repandus dans lesjardins, passerent aussi la nuit i danser leur RonmiA- et leur Pyjthique.
Le Di%-Huit-Irumaire rappelait aux Francais les ,plus heureux souvenirs :a joie qui les anittiait e cornmuniqua it outes les persortnes qui assistent i la fete.

A LLE M A GN E.

Vienne, le*3 1 d'ccmbre ( 9 nivse. )
SM M. lVempereur a Jev6 M. le comte de Sinzendorf A la dignity dc prince d'Empire.
- M. le baron de Muli ,' ministry de Hanovre p6 note cour, et le plus ancient membre du corps diplouatique , est mort , ces jours derniers, l'a ge dc 79 ans.
M. le cormte de Welsperg, rgouverneur de ]a Strike, vient d'kre. nomme president de la r6gence d-l'Autriche anterieure.

Francforlt, 7 janvitr ( 17 nliV6g. )
Les habitans de Carlsruhe so frlicitent d'avoir obtenu que l'1 cteur ait declare cete Vlle come devatt ttre-la capitaie et ]a residence des Etats hadlis tels qu'iis. sont actuellement organisms. 'acle- formjel do cette declaration 4 signed par ' Icceur, et souscrit par le prince lectotal , est P0)' aix archives du pals. Aussitt qu'ou'a eu COrIraissace de ctte decision , le oagistrat ctune dttation de la bourgeoisie se sont rendus au chatceaui pour roworcier S. A. E. La no 6velle tganTshatlon des Ltats badois ost actuellement et Pleine activite.
CarlJlude, le 6 janvicr (1 5 nivo'6e.)


La gazette ]itteraire de Gcoettimnme a public le


entr'autres un n~moire avecla devise :lHiomo naturte minister et interprts. Li sotikt6 royale a bient6t reconnu qe es expftiences, aussi pfnibles que couteuses, continues dinscc m~noire, provenaient d'trt physiciel atissi intelligent qu'actif. et que l'objet m 'e y &aiet traite de maniere que I'auteur , en soparant le o4 &ionces utiles ot &,7 dentes de chles qui pouvaien trerLgard&s comnme douteuses eL d igur6es par suite de circonstances secondaire, *,ainsi-qcu'enreiodant uIi compete exact des A strumens,, p ecano, s t to.yeas qu'il avait emplyis dans so,%eimri6W- s avait xeuopli entierdment les iltenttions t to's vCeuX de la soci6ti. Ces exptridnces 4et leuts i*suhats pourront d'autaut plus contrib uer A avan&r beaucoup la doctrine Sur la lumiert et lt. c4l6'jcu, que jusqu'ici it n'y a eu prsqu'aucnes exp6-iences laites.sur cet objet. Elles niontrent sur ]a' f ctlt qt'ont les corps de s dchaufler auxcrayons du soleil, des rappotts bien frappans et inatteds, qui m6ritentla plus grande attention , pour preparer aux savans Ia route stir laquelle is pourront parvenir ., beaucoup de nouveaux appecus e d&ouvertes. La socitea en consequence *: a dtO 'unanimement de l'avis, que I'auteur do cc m moire avait mdrit6 de plein droit le prix propose (de 5o ducats ). Le papier qui contenait sor nonra avapt te decachet par S. A. S. le prince electeurdeBlaviere , qui assista la seancea on reconnut quo M.' Charles-Guillaunmc Bceckrnann, proftssur de physique i Casrhe, dejA connu avanaIgeusement dans le monde littetaire par plusieus autreI &erits intressans ,tait I'auteur du mdmoire.
,,Dans la stance suivante, la socidt6 rovale des science:s a reu M. le professeur Boeckmann , en to moignage de sa cOtisd.ratioa particuliere, au nonibre deses membressi.
ESPAGNE.

Madrid, le 12 dtcembre" (21 nivse.)
Une indisposition.qui a tout-i-coup attaqu le rot, le 9 de cc tos, a. trpandu l'alarme dans cette ville, rmais it parait qu'elle n'aurA pas do suites tA cfeuses ; on espere- dmie que S. M. sera en tat d'assismer A une grand" . c vilieut It x.5d
l'Lscuraal
- Le bruit so r~pandit , Jo 6 dt cc mis, qu'une maladies piddmique Venait de si ma nifester dans les prisons do cette Ville. On lit ausst6t sortir tous les prisonuiers , eton les conduisit dans un village voisin, afin, s'ij y avait lieu, d'iviter quo le mal no fit des progres.
Le 29 du mois dernier, il a paru une ordonnance de S. M. , of, apres voir etabli que la fievre jaune a kti introduite A Malaga avec des marchandises de contrebande qui y sont paivenuts des pays oa regne cette' maladie., l'impunite estpromise a ceux qui , ayant eu de ces marchandises, indiqueront les lieux o6cis les ont cach~es, ou les personnes auxquelles As les ont venues ; une punition severe sera Villigo Ai ceux qui ne se seront pas sournis a cet ordre. O assure que l'on a trouv6 enters dans une ecnric des ballots de coton qui &aient si imprgn~s du germe de la maladie , que trois commis des douanes et un esclave des galeres. employes A en faire la recherche, .sont ntorts tous les quatre en fort peu de terns.

AN GLETERRE.

Londres, I 1 o decembre (1 8fiimaire.)
( Extraits du M iror of tfi is. ) ]
Le bruit s'est r pandu hier soir dans les chambres des lotds et des communes, que la rupture dcair Sur Ie point .d'&!ater entre-l'tmpercur de Russia ct te roi de Prusse. L'er-petenr Ahxandre a, dit-on, faith savoir i la cour de .Bcrlivtu'il dekapprouvait enti&ement tt'Clle permit n tre armed irancaise do violer la neutralite du Hanovre. S. Al. iniiedale n'ayant poit requ de cetie cour tne reponse satis(aisance . doit avoir d&lar6 que si le roi do Prusse Ie iorce point les Fran~ais d' vacuer 'electorat elle dornierA de suite A ses troupes Pordre do s'emparr des tcitoires prussiens en Pologne12 )


,muls deer , l'artide suivant , rlui honore un de
104s conioens ': , La classe maithatique de la
"'rtoya'e des sciences ayant prpose pour prix (1) Vots Iavez 1,Isessicurs Ios Anglais, ose ttiste cotsolaaI&orner at ,rtois de novetnbre de Van 8o3 tion. Tout" ,os iltrigucs ot t impuisstCs. VOas aveCZ ltnpdir enres sur la acult Ie d '- bien pu acht aciquecltlt ts c s v . beo lltti votre liouabic
bols , d 'boneii s ft res liquids , etc. habitude :mais vous ,i'avCz pu parvenil .eAiliser voter project
iOfernald'en aaqhdeatrbl'Europe. Jouimsez dcs reves uc foIgcuI Weihalfjr de mit ? letnit t tflhiti a,.x rayons du vos %giotcars ; tous tic vous dosputous pas cc plisir; mai
le dt Pi nler Is comtfmiai tons maltdma- saccz (iaoticit I' puistatices dat Cth)jtnt iupporaceat
t de ct cxv jincms6 c tta soCi t a re l avi c ipeue 1,4ttt a t ic qt ot. 6er c r itrtAaerc


- Nons annoncons avec beaucoup d plaisir
que ]a rapacit6 do la France a t complettemcnti dg :ue, A curtains egards, dans I'dtectorat di-Ituon re'.
Le brick le Woolwch de S. IM. . command,.ar le lieutenant John Cox, et arti de Piersboirg vient d'aar ver Ia douane avec Ics finds particuliers do S. M., qui s'elevent a qno.o0o liv. st. ; on avai eu soin, i l'approche de l'arni, e trauaise . de les transporter hors de l'61ectoiat.
-1II vient d'arriver a Hereford . poor l'usage du reginent command par le colonel Mathchw, 567 piulues, 68oo catouches A bale, ' o,0 o cartouches sans balls , et i36o pierrees L en it y est pareillement arrive 6oo carabines avec lenrs bayonnettes, pour le regiment du colonel Cotterell. Les piques ont environ neuft pieds de long ,et stnt garnies de fer a l'extremi4 inf~rieure.
i1 vient aussi d'arriver un nslier de piques i Ayr, pn Ecosse.
Portsmouth , leto dicembrt.
(Extrait du Hampsire- 'elegraph.)
I1 nous est agreable de pouvoir tepter que la mise. en circulation dans cette ville , des dollars et des &us de France, a t ,suivie des plus heureux efkets. Ceux qui font crafic des especes out t coutr nos conseils, et I'on no dolt point ajouter fIai A l'assertion tLite par un journal d'une-compleiou politique assez chaude; savoir, que les consequences de notre menace sont I'accroissenient du trafic "t un tel degre , que l'on &hange maintenant les billets de banque A un eseompte de 5 et sotvert
7 et deni pour cent.
( Extrait du mdmc papier analais. I
Berlin , le 25 novembre.
Je suis facb d'avoir A vous ainoncer que dcpuis le retour du cormte d'Haugwitz, ,A bone itelligence qui existait centre notre cour etc elle, de P~tersbourg , a essuye quelque alteration. A Ja correspondaice anicale centre note roi et 'einpereur de Russie, ont succ k des comm itations diplomatiques centre los ambassadeuts stfpectifs des deux monarques. Vous appCicevtez faciorit one bonnie part dans nos transactions pliticities. Ceci est d'autant plus ce, tain quo ,.plus onuS nous brouillons avecIa Russie, pluS sCs Franc, is tchent de mettre uios intrt6s sur a nmine Ii'e que ceux de Ia -maison d'Autriche , plus ils veuhvilt unir ces deuxvieilles et presque insplacabltc riralos. Pour La premiere lois depuis ciuq arts , nous avotls ici un adbassadeur d'Autriche ; none arnbassadeur A Vienne y est ausi bien traits que celui de France, ot mieuX que celui do Russie. On ditns nle ,ite Talleyrand a piopos6 de ormerr mie triple atliapcentre Ia Prusse , l'Autriche et ]a France, contieIA Russic a I'Angleterre et Ia Turquie.
Vous pouvez tre certain que des n6gociation de ]a plus haute importance touchent A eur fil.
Depuis I'arriv6 d'un courier venta hier de Copenhague , on ldit g~n~ralement que les ambassadeuts de Russie aux cours de Suede et do Dannemarck ont invite ces cours A d clarer positivement Si, en cas d'une rupture 3vec ]a France , elles sr proposent de sejoindtei A I Russie et A 'Angleterre pour mettre un term aux empiettemens de a
France. On ajoute que Ia Rusjie ne souffrira point de neutres dans le nord de I'Europc; que mix qua ne sont point arms avec /le, seront consi.!ete
sonime eant armds rontre tle.
Ces circonstances suffisent en elles-m~ntespour montrer.que les dlniens de discorde qu exisent
sur le Continent peuvent 6tre bient6t mis en m uvement. S'il honest ainsi , BONAPARTE peut trouvcr encore un pr~texte pour differ sa descente e Angleterre ('2).

que Ia Rutie ct Ia Prussc viveut clans Ia ntcillcute ir'tctliVence . ct que quand cote intelligence serait trotbhe , Ii tunc ni Ivautre tic parleraiett avc cc tot, imp~ri-wcqui cot inconnu en Europe , ct que voua pictez" cv c I cI ababs des lades.
(9) Le langage qte cs jourtattx' aglai.s pa tcnt ! Ia ussie, n'a ~~toe etc tnciu dots I letrnde police qu. par l'Angletctre qul sculc s'cst pet is de bloquer les riviri s el itasultatit A tous Ics pavillonst, ct cat pcaut Miar torts 'Europe.
It n'cst dats Ihi prinipe ditauetc puissatce clotatincnta le duns Ia pels att-totut daa oil goatct uClIelcate , tie vouloir'rctouvelier ca-tcl , ti c , e meli tdeb ,lIrcs dc ses vw hsias , d'y sttmcit I' e, iittligLucs , oa d" ': alf gci dc% agetts d'irtigueb. Le Couttt t et traltaa1tAle.t ct vot' nic pourez 'agitet. Auutt puissatac dut C llll'tat r4 Ia o tivoir de pac idic un too itoperii'x et vieta L'\ct . la tauLc, I., tie PIu. se, It S iede , le Dtt ttizj I pcst t ut I pl ustt st ott Ia pec m oitts di a tla bta!atwc I IIuI 'tt c,:t vsez de putiatCC pout p tdc dis:tct c. loss dtl c laa ;:urcs.


GAZETTE NATIONAL ou LE MONITEUR UNIVERSEL,


A dater du 7 nivose an8 , les Actes du Gouvernetnent at des Autotitds constittt6Cs, conteuus (lans -IC 1'IONITUU .sost o ijbciels.


NO 114.





lUI IU!LMI U)j


4 4


Le docteur Franklin a dit que viogt ann&xs suti- re sent pour doubler la population dun Etat nouvellement form. I1 y a vinigt a s que 1a Grande- P ihetagne a reconnu I'ind~pendance de t'Amirique, 1' et depuis * ,a population de ce pass est devenue it cinq lois plus considerable ou'elle tie 'tait alors. l Les relations politiques de IEurope et les guetres uccasionndes par l'ambition de la France , occupent tellement les nations de I'Europe, qu'dles remartluent A peine l'acroissernent et la Uorce progressive d'une puissance qui peut, tbt ou tard , devenir aussi dangereuse dansle mionde civilisih que ia France l'est en Europe. Depuis ]a reunion de la Louisiane , vendue par la France, et des pays cedes par diff&entes nations indiennes , les republicans d'Am&ique ont acquis une influence
--plus r~elle et plus relative , plus directe et plus
indirecte qwe ]a France en tendant ses frontieres j'ssqu'aux bords du Rhin . on que t'Angleterre par ses conqutes dans les Irides-Orientales et Occidentales. La Fiance est environnee de nations guerrieres ,ct les pays conquis par les armes brtanniques sont doigns du corps de l'Empire. Les Americains ne sont ni dans l'un iiildans P'autre cas-I ils ont aggrandi leur territoiye , et n"ont point tir t t'pe; ils ont rapproch6 leurs frontietes des riches colonies espagnoles et poitugaises , off ces deux royaurnes trouvent presque toutcs leurs ressources.
et auxqu0n1es'i s doii, ent le rang qu'ils tiennent en Europe. Les giographes ne comptent pas plus de 3oo milles anglais do la Louisiane aux plus riches
wines de i'Espagne.
Si dans le cous des vingt premieres annees qui
ornt s'&ouler , l'Europe se troupe encore engage dans les guerres qui 1* d~solent depuis onze ans.
et. si pendantnt ce laps de tens, les Etats. d'Am6rique saccroissenq en population ,: en puissance et entrrit6ire, darts la mtine proportion qu'ils l'ont faith depuis leur ind~peridance, il ne faut pas &tre un profknd politique pour prevoir qu'avant un demi-siecle tout le Continent de l'Amrique former Unerdpublique plusune elplusindiviszble qie laFrance elle-me4e,. puisque par sa position geograpbique , et par les ressources de ion continent , elle pourra commercer A-la-fois en Europe et en Asie , et fire des conqu~tes soit et Afrique, soit dans les
Indes Occidentales. (3)
C'est avec peine que nous lisons dans le discours
olbciel de M. Jefferson des reproches inditects a iAngleterre , et des Cloges directs i ]a France, a cette nation qui vole et vend les Etats. qui reduit les peuples A i'esclavage , qui de itpubliques fait des provinces de royaumes, et de royaumes , des provinces de r,publiques, qii ne suit que lts sug estions de leo'go eal fi1rTe
prflques Le president des Etats Unis , malgr- sa I artialite pour [a France , ne pent oublier qu'aussi ong-terns que cettc nation a revtard] la paix avec l'Angleterre comme assure, les citoyens de l'Am6rique ontt pills et insults i la Louisiane et A Saint-Dorningue, It doit savoir que si les troupes, sos les ordres du genral Victor, avaient pu se rendre en Amirique, et quesi par ses armemens.
I'Anileterre n'avait point prevenu les desseins de la Fraice contre les Etats-Unis , it est plus vraisemblable qu'au lieu d'acheter la Louisiaue, et de la tsunir a lcur territoire , ces Etats auraient eux-mkmcs &6 subjugues, et seraient devenus tributaires des Franjais. (4)
Ie Gouvernement Mlairi de la France n'avait
pfint dessein de disposer de ]a Louisiane avant que le Gouvernemeut Interessi de l'Angleterre erit lIs des mesures pour emp~cher que les troupes iran"aises ne parvinssent en Am&ique. II est heuTeux pour les toyaux sujets de la Grande-Bretagne.
et pnctr les 1oyaux citoyens de l'Am6rique, , ue les Etats-Unis en g~n&al ne partagent point la gfiomanie de lear premier magistrate; mrais it est pitoyable qu'un home auquel on confe l'exercice d'un grand pouvoir, ait toujours en vue, comme un BONAPARTE (5), ses haines et ses prdV,-entions particulieres, et Iu'etant le. premier des cfloyens , il parle et agisse comme loisqu'il eait
le plus vii des intrigans.

Du !24 d cnbre ( 2 liv Se. '

La nature de la guerrt qui nous menace , exige
de notre part des nmesures de prudence extsaordinaires. La France combat pour le pillage et ]a d4oninatutin :nous cormbattons pour notre existence
et notre liberty.


(3) Sans doute 'Amiique h jitcra da (ourerce des
puisawucc de l'Euope, et si 'Angleterre est gouveine par ic utccssioii dc lo i aussi cutetes et aussi sual con*eil'S quc I roi atuel de la Grandc-Btctague , alhcur
A Europe !
(4) Vous allez voir que c'c t a France qni a pendant
taut d'aussccs ivrmidi l'Ansnque ; qoc 'car~ Ia France dont Icr atriucs sc sont ci ]ong-tcws oppoudcs i sa Iibertd crt
sou in dcpcudauce.
" ( 5) i uis lie SVoUpus ps i M. Jeffersonr Serait plus flatt6 d|' te COjiip~i6 a ]3onaparte qu'a GCOLgt5 ? .


L'ennemni ne peut supposer qu'il ro*evra des retlbris ; des ,Nctards ilti seraient donc ftunestes , puisqu'ils nous donneraktit leso moyts de conicettrer nos forces. BONAPARTE suit la nmaxittc que I'on attiibueA Cesar: it combat sans dilib&er; I compte sur la r pidit6 do ses mouvemenhet sur la violence de son attaque ; it croit qtte la fortune est pour celuiqui ne perd pas. de tens.
Si le PREMIER CONSUL descend en Angleterre, la chance la moths ddfavorable qu'il puisse avoir est dc nous combattre en bataille rang&. Lors do la bataille d'Arbelles, Alexandre ne put inspirer un aussi grand 'courage aux Macdoniens uIen leur faisant sentir que cette bataile gages ,e teurs travaux etaient finis. Si Darius eict mnage ses Moyens ; s'il efit harcel les Maccidoniens avec. sa cavalerie legere, intercepted Iurs reniorts ; si tl le ert epuists par des escarmouches , it est vraisemblable que sa patrie sn'aurait point at subjuguee.
BoNAPARIE est chaque jonr sur le point d'arrive ; mais it arrive point. Les homes qui connaissent par exprietnise It betnut iam* du canal britannique; ceux qui:, pendantodes Sgemaines enteres , oi erre dans les brouillards sans pouvoir retrouver leur chemin, ces hommes craindront sans doute qu'une aitnee d'inv.sion arrive sur nos Co!IoS.
-M. Tandy qui parait re impliqu6 dans la rebellion , jouissait de la meilleure reputation. Ses amis qui sot tr6s-nombreux, rapportent qu'ayant renvoye des domestiques qui le volaient , ces derniers ont imagirI contre iui les accusations qui l'ont fait arrter.
Nos ennernis paraissent etre dans le meme cas que le grand philosophe qui placait le Monde sur. un 6phant , i'drlphant sur ine tottue, mais qui 'ne savait o6 poser cette dernicre. Its ont vingt moyens de sortir furtivement et de naviguer en sdret6 le long lk leurs c6tes ; ,ttais ils n'ont aucun move de s'd6oign'er, et dialler plus avant ,Ue Ia poite de leurs batteries.-� {Extraitd l'Oservct.)
1 D'aprs lds renseignernens que lui a fourr.i la socikte Jennerienne, M. Addington a compare les effets rospectis dIe la petite-v&ole naturel e, de Ia pette-verole inoculke, et de la vaccine. 11 resulte de cette comparison quIun individu sur six , ou la douzieme partie de la race humaine, mcurent de la petite - vrole naturetle; que 3ooo en meurent chaque aunee dans Ia ville e Loudres , et 40,ooo dans le royatnme - Uni; qu'un sur cent dans to royaume- on trois sur cent A Londres , menurentde I petite -verole :--'1_ .l : itit est encore-sans exemple
que la vaccine inocud & .'. -tahleent.
airt eu des suites funestes.
hu 31. -U L 25 diccmbre , jour de Not , l'on a essayt sur toute notre-c6te. particuli&emeut aussieontre Ouessant et cele de France, un ouragan do la plus grande violence; et cottot premiere tenpete a tC s uivie le1 7 d'une second au mne degri do force ou de fureur. Le 26 au soir, la frgate la Doris so prsenta i t'ouverture do la trade de Plymouth , fitisant au tdlgraphe le sig:tat de d6tresse et clui do secours appottex a une escadre, Aussit6t it fut depichC des chanuers lusicurs alleges, charges d'ancres , cables,' corda es, matures, canons , etc. A l'usage des vaisseaux de guerre attendus dans Cawsand'Bay. EfAectivemenrt, to 27 , avant huit heures du matin ,'on y vit cntrer plusieuts vaisseaux de ligne plus endomirias les uns que les aurres , nomnement le SaintJoseph, de ito canons ; It Royal-Souverain . de I Io ; It Foudroyat , do 84 ; I'lmipitueux , de 84 ; It )ragon, t1 Conqiseror I, ItNeptune , le VJncrable , It Mars ,It Mintaure , de 74 catons. L'lmpitueux non-sentlement a perdu son mutt d'artimon ; mais il a etc dan un danger imminent de p~rir : pendant quelque tes, it se trouva tout-jfait sur le c t ; los canons du gaillard d'airiere la bouche dans l'eau, plugieurs des sabords du premier point ononcis, et dej l'on craignait qu'il no pft so reliever. Le Royal - Souvetain a atissi tpreuv6 tart de dommages que la I fgate la Doris a dfi to sec6urir, en i'accom pagnant jusques prs du port. Durant la temp&e, It Foudroyant fut de tOus les vaisseaux le plus sous le vent , etpar tons~quent en danger- d'&re jeptt stir la c6te ennenie,: on craignait" beadaot- ce soi t pour lui , lorsmqtA force do travail et d'eloats i trouva 'noyen de',se irer d'uni si p66ileuse situation. Le Saint-Joseph est le mots endomn1a de tous les vaisseaux du premier rang ,xentrsfe '27 au martin ii Plymouth.
Quant A la Ville de Paris, dot to canons , que I'a"i1rat Cornwallis, commandant de l'escadre, monte tui-m~me, it fur apperlu Ic %6 la hanteur du cap Lzard , et on tc croyait on route pour regainer son ancietne station mais ensuit la Boada, frigate do 38 canons capiraine Maitland, qui cst aussi rcvenue *'Pl'nsouth. avec pettc dune grande partie do sa mature, l a vII 10 97 axoc dleux atstres vaitseaux do h~gno portant to cap an nord , ot faisant rotc ( ce quil paraissair) poun+ Torhay , oh os t Ge iri arrive, ,Efl~cti-


vement, les vents continent diere si otapux de la p rtie du ad ,(juil st i , tc t, e luspesible d tenir ]a mer- an risque d e jetJ 6tol le vent, et par c)nstquent d'et hour bur lta( 6l ltei. Les fr&.t:ates ell croisiete, de cc ttiotIt I bI A tube, de 40 canons, ont pou" l.a p'upart et6 obti'ge, de so r ctugier galementc dans t-s ports, Iesque route avec peite de quelues-tns de teuts jsars

HOLLANDII - Schiedamn , le 6 jalter.
L~s habitais de flessincue cousehscut A LiOire plus shieusement que jausais qlUe lixpditiU1j
tonitro iAngleterre ct sur Ic: puim davoir lieu.
Les Anglais publient quit y a peu de troupes sur ios c6tes. S'iat out cette slet , s se ttompeni giossierement. L'ie de Valchereten, * oi ls'm attend le PREmILIt CONSUL, est , pour axissi dire, cjuverte do r oldats. Depuis quelque tens ,je g~n&al .Monnet expedie chaque jour des L, uirilts pour Paris ot la hye ; it ele rt;'oit Cgalenxent d(e tes deux viltes. On tnb.jique tantot vigr Ihummer .d'une compagnie tant6t vingt homes de Notet pour les accoutumcir Ila rme, et l'ou prendra c t measure A 1'egard dc tousleis corps.
- I! tiy a pas ntoins de 3oo ba:eaux dansle bassins de Flessingue ; ces navies scont naottt par v2 ott S,ooo homes. On croit quesons
pcu de jouts l'avant-gaide Sera pr~te A mettrd en tler. Le gndial Moinet, commaridait en
chel er Zdlatde , acC et0 'lea peparatils , en coIseqietcue des ordres positits t reiter~s quti a tequs a cet egatd de son gouvernenmeit.
--On dit qjue les i5,oco homines que I0n est, sur le point dembarquer . Fl.rsingue, urileut iUa dusir de cornbattre tnneini.
-Le Sund Ctait dcbarrassC de ses glaces d-s le 24 dlcembre, et la navigation n'Ctait plus int&rrompue. Un grand nombre de corp u lrmucit.w ,
de lermes et denlat-s ont etc jests sur le ( ott de lilede Lessoc.
Le Holstein tire d, grands avantages du blocuf do 'Elobe et du Weser : on porte dauts linteicui cdi ce pals routes las narchandises qui arrivct A Tonningen.
- La lotte torque qui se trouve sur les c6tes de la Mork porte d'es troupes ,ie d~barquemont; elic a deij debarquC 6ooo hommes'en Albalie.
- Les vaisseaux de giuerre an-lais epient les iouvenrens dos Fr'.nis A Octtante.

Berg-op-7Zoom , le2 janvier.
L. t - :"tJ" a. L, x an~ai.cs qui drat en garnison dans cotte ville , v'ient do s'ewbarquer pricipitamment pour la Ztainde.
(Extrait du New-Mrdiat


I N T


It 1 E U R.


l'urin , 1,2 W (.
L'acad~mie fes ,ciences . litt~rature et beaux-arta de Turn , a tenu,. le 27 rimaine, t, e seance pubfiitue, ctans laquelle on a entndu av-ce grad plaisir plusieurs lectures , et pat ticuliereffit colIC dnsr nt mmoire par le citoyen Lecretelle, sur ia cti tique considdree comme emploi des acadnsics.


Paris, It e3 nivose.

ACTES DU GOUVERNEMENT.
Paris, le 17 nivdse an 12.
Le GOUVERNEMENT DE LA RdPUBLIQUE. sUr I rapport du grand-juge ministry de la justice,
Vu l'arrkt! du 4 ihermidor an itt , portant distraction des communes de Teusat, Pugneres, Saint-Martin - d-la-IRiviere , Montcabri et, Binnieres ' dCpartement de [a Haute-Garonne tr reunion A celui du Tarn . le conseil-d'6tat entendi, " arrkq
Art. 'er' Les communes do Bannieres t MontPabri,6, distraites du canton do Lenta. arrondiit segment do Villefranche, ddpartement do la Hatits Garonne, seront comprises dans to canton' dc Lavaur, d~partement du Tarm
II. Saint - Martin - do - ]a - Riviere et Pugneres, n'&ant quo des d~pondances de Ia commune de Teulat , seront rayecs de )a nomenclature des communes du canton do Lavaur, dpattet.
du Tarn.
III. Le grand-juge minister dc la justice, eto ministro deI intieicur smnt ch:rtg's de I'excutioa (ln pi~scot artte, ,qui sera insre ait Bulletin deC5 lois.
Le premier consul, sign , BONAI'ATE.
Parle premier consulj
Le serttre-d'eiat , s'ig#i H. U. M.ttl.









455


Parish, e1 7 UivJsC an ft .
(f GoUvlEitviiINIT 011. LA 11 1'UlLIQU1 , sturle rpprt du ,inistie des inances
V1 l'artile XIV du tie V de la loi du1 4 11(1 an 10 , le cotistil-d'etat taitendu,arre:
Art. Ilt L'article XIV du itre V de la loi du 14 fhuial art to , sera expect scion sa orme ct � nur. En cOIIs5qIeCItIcel tout iudividu autre que los lermiers deI a peie, ou le poutvut de liceuc, ,t p0rra p&iei su lee Ileuves oC rivieres navigables quaCc une iigne flottante -ttnue i Ia u~i"n.
11. Le nailistre des finances est charg de l'exe01arok dl pr6stht arlket, qui sera inscre an Bulletin des lois.
Le fitetMier consul silu. , BONAPARTE.
Par [a premier consul, I . "
tz ecriaire~dttat, rigul, H . .MEmT.


Paris , le 17 nivouse an 12.

LB GOLVrERNENENT TI LA REPUBLIQUE, our le. tpport dtisministre de l'int&ieur
Viu I testament mystique de Ia ,dsme Catherine PT hi veu:e Pelade , d a 0septembre 179I - , requ lj lereaiin par Aguithon . notaire , par lequel
- a lii4e 40k ,iv. aI lhospice de Pradelles, et ite in:1;0 ,pout" &re habits e " perpdtiuit par des orplielims, et aprils pitusieurs' legs fits it divers paircuties . a nomil epour son h~iitier et executour testareutiaire, Jo citoyen Forestier-Dubesset cur dudit Pradelles Ia charge par lui , apres avoir paO les susdis less , de disposer do sos autres biens en favour des pauvres ps
.L'acte pass le 3 floral an i i , devant Fournet, notaire, p ortant session an bureau de bientaisao:ce dlude Pradelles .de Ia part du cit. Pieria Julien et 'dclm's Anne et Marie-Anne Forestierbitbesset , des droits a eux echus par le d6cs dudit Forsetier-Dubesset, cure de Pradelles, leur iree, tant a Pheirtage qua l'execution du testament de ladite veuve Pelade;
La pithion de Ia commission administrative de lhospice de Pradelles ;
Celle du bUreati de bienfaisance de cette cornmune, lavis do. conift5 cousultatif de I'ariondis"meIt CE, celut du cotiseil municipal
l.e conseil-d'6tt cntendu , arr&e:
Art. Ie. Les legs fits par Ia dame Catherine Brn-, veve Pelade , consistent en )une somme de 400 liv., en faveour de l'lhospice de Pradellas et tc dars ire mason , pour tre habitue i perp04uhe par les orphelins , serone accepts par Ia 0mmission administrative dudit hospice.
I[. Ce qui restera des hiens de Ia succession de ladire veouve Pelade , apvs (Joe tous les legs contenus en son testament auront 6t6 acquittes , et doat l'h 'itler et excuteur testamerntaire , est ten lde disoser en faveur des pauvres . sera accept par,:inbureau de bienfaisance de ladite commune de Pradelles, qui est en mime -ems autorisk
extrcer les dwoits dont latcessioi lui a 66 faite par leldits ci(yen et darnes Forostier-Dubesset frere et soeurs, en verui de l'acte pass le 13 fl(rIal an II , devant Fournet, 0noaire , lequel acre demeure, en taut que de besoin, confirui6.
U. En cas d'opposition deI a part des h&ritiers, lesdlts bureau de bienfaisance et Comilssionl admilist'ative- .s fcrout autoriser ,, conformnent i 'arr&e du 7 messidor an 9, A poursuivre ijidiciairment Ia d~livrance des legs qui concernent dIhque administration respective.
IV. Le testament, en cc qui concem Ia maison afictt;e aux orphelins , sera , avcc le pr~ent arreI, et A Ia. diligence du receveur dei l'hospiCe , transcfit stir le tegistre du bureau des hypotlIques do l'arrodj Iissernaent, et il ne esra pecu pour cette tr nscdiption que le droit personnel du
C0nservateut.
,.V Par suite des droits transmns an bureau de hiCeaisande, :pour 'cxrcctitiou dc-testaierent, le rZcOuvrement des cr6ances. 'de toute espece apPenChalnt & Ia succession de Ia testatrice , sera VPursuivi, Au nor do cette administrion, Ia
dililicnce d4; son receiver , qui kera provisoirement tol ls actes conservatoires ndcessaires.
V1, Ls sominecs en argent provenant desdits legs, Wont employees en acquisition de routes sur
b tt po tle produit annual etre applique aux AOins do chaque administration , dans les proPortions prescrites par i'acte testantentaire.
VII. e ministre de I'intricur est charv de 'cxtionf dl present arrete, qui sere inser an Bulb1ia des his:
Le premier ( otsu!, signd , BONAPA'TE,.
Par 1o premier consul,
.Lc scar~:airc-d'itat , signid, I-. B. MA rE .


Paris. le 17 niodje an 12
Lco Gut,\ %';it DE.tr ntl LA lft, ILlQ(. ,sur le
rappoIr du minlistr de iit~icur , le coseil-d'tat entcudu , aietc
Ait. jer. Le lens de 900 fraics fait aux pauvres dlssoudtut, department de Iludre , par testament de Louts Tribard , et celui de j8oo francs fait par Ic manse testament , pour servir de dot i trois fills pauvres et vertucuseg de.la commune de Migny, menie d parteernnt , seront accepts par le bureau de bieafaisatice de 1 conmune d'Issoudun, dans l'arondissement 4duquel est situje la commune de Migny , et cenployds suivant les intentions du testateur.
II. En cas de contestation de la part des h&itiers, ledit bureau de bienfaisance se fera, autdriser, confornement h I'arret6 du 7 tnesRidoO atl'9 , a pOursuiv;-e judiciaitement' a ddivrance de ces'legs , et provisoiremnelt tousles, acts cqnservatoires ie&essaires seront aits i la poursuite et diligence de son receveur. . ,
I1. Le montant du legs de 90oofncs sera em-' ploy6 en acquisition de rentes sur lItat.
IV. Le ministre de I'nt&ieur e st charge d e Vex6cution du present arr&t, qui sera ins&r au Bulleitin des lois.
Lepremier consul, signi, BONAPARTE. A Par le premier consul Le Y t,,ire-d'tat , signi , H.B. MARET.


Paris le 17 n-vose an vq.
LE GOUVERNEMEiNT DR.'LA� Ri.PUBLIOUE, Sur IC rapport du miniistre de 1'intcrieur, le coneil-d'tat entendu , arrfte
Art,'Icr. Le ulaire de Bevous. d partement des Basses - Alpes , est autoris6.a accepter, an-now de cette commune. le don qui lui est fair do l'ancien piesbytere et du jardin qui y est attenant.
II. Le mninistre de I initrieur est charge de lex Icution du prfserit arvt&6, qui sera inser6 iu Bulletin des lois.
Le premter consul, signed , BONAPARTE.
Par le premier consul,
Le secrilaire-d'itat, signi H1, B. M.ARLT.


Paris , le 17 nvdse .i- ';.
L GOUVERNEMENT ,DE LA R 11i,ntBtjn , sur le rapport du ministre de l'intfieur le conseil-d'&tat enerdu , arrete :
Art. Ier. Le maire de Ia Ommartie 'de Pilet, dparterment do el'jHsraut . est autorisA h accevwer, au nont de cette commune * leihiodjl qui i lui est offert, en don , par les citoyens .aiii-t, Cana't,et autres habitats de Pinet . et qjui d~it &ire aflecrt i 1' sercice du culhe catholique , suiant Ies conditions 6noncees dans. 'acte de donation , pass, le 23 messidor ant ii , dovant Rossign6l , notaire.
I1. Le iniristre de 'intdrieur est charge de l'exicution du present arr&t , qui serar insh an Bulletiti des lois.
Le prmuier consul., signi , BONAPARTE.
Par le premier consul ,
Le secretaire-d'itat , sigit, H;B. M iT.


Paris ,lI 17 tnivdse an it.

LE GOUVERNEMENT DE LA RMPUBLIQE. sur Ic rapport du rninistre de l'intftieur , It conseil-d'itat entendu , arrke
Art. Ier. Le maife de le commune de SaintPaul-Trois-Chiteaux , dspartement de la Dr6nme, et autoriS * accepted, au nom do cette commune i abandon gratuit qui lui est faith par plusieurs habitans, du ci-devant convent des dominicais, pour qu'il y soit itabli une cole secondaire aux conditions 6nonc&s daus I'acte.de d~sistement du iet ructidor an y.
II. Le ministre de 'interieur est charge de Iex& cution du pristnt arwete, qui scra inseri.ai, Bullatin des lois. * �. . - .
Le premier consul, signi , B6KAJ'ART1.
Par le premier consul',
Le stcritaire d'ital, sign, H. B. MARET.


Paris , le 17 tnivdse an 12.
Lii GOUVERNEMENT DE LA RUIPUBLIOp , sur le rapport du ministry de l'interieur, Ic conseil-d'tat
enlenda:
Vn 10 le testameont du 4 Ilorrial an to . par Iequel No~1 Raverat, usihistro siu cialte cathtoliquc, AChesicy , (Aiartementl de l'Aube , a lIgu is t t~elise Ale Cheskey 20oo fr5 pour fatre prioa Dien pour lui,


to. L'acceptation de ce legs par M. l'archev&Cluev6v&ue de Troyes , lavis du Sous-prdtet ct celii du pre.
3-. L'artlcle LXXIIf de la lot du t8 germinal an jo et les atic!es CC. et CCXXVII de celli du 3 floretl an ii , arrte 'Art. Ier. La fabrique de la commune de Chesl,-y est auitotise a accepter , daus les forces k6gaic, le legs fait par Noil Raverat l'dglise de ceM commune.
II. Le ministre de l'int6rieur cst charg de l'exAcution du pr-ent arr& , qui sera inset6 au Bolleti'n des lois.
* Le premier consul, signi , BONAPARTE,
Par le premier .consul,
Le sacritaie-d'itat signn, H. B. DVIAlt.



MINISTER. DU GRAND-JUGE.
Par jugement du 17 frimaire an 12", le tribunal de premiere instance de Charoles, d6partement d Sa6-ae-et-Loire, a ordonne' qu'il seraitfait enqute p.our coustater I'absence du citoyen Nicolas Emorine
-ils, du lieu de Palinges , et a nomm4 , pour adtuinistrer les biens qui pourraient lui appartenir, ie citoyen Nicolas Colette, notaire, i I& charge d; donner caution.


Parjugement du 27 frimaire an 12 , sur la demande de Jean-Charles-Nicolas Vicquelin, culti-7 vateur, Marie - Anne - G~nivieve Vicqulin, file majeure et autres, expositive que Guillaume Vicquelin s'est embarqu6 vers la fin de 1791 , en quaiti de novice, sur le na-ire le CalVados, arm'& i Bordeaux pour t'hte de France, et dont on n'avait point eu d iouVelles depuis cette 6poque;
Le tribunal de premiere instance s9ant A PontEa'udernr, d partement de l'Eure , a ordornn6 quenqu&te serait faite , cnitradictoirement avec l comMIssakre du Gouvernement ptes le tdbiinal, sur I'absenceC dudit GuillaurmeVicquelin , se mtifs et les causes qui ont pu empfcher d'avoir do se& nouvelieu.


MINISTER DU TRESOR PUBLIC.

Paiement de, la dete publique , i ef/ecner da Iftudi
25 nivdse an rg, au sarmedi 3o , savoir
jme Serestre an II, etjer Trimestre an 112.

Date viagere.
111t. Uo Iel A, ,J, P. dep. ti no i jusq. no oo
B. 5500
3 D, ire te. .
4E,G,H. . 2000
5 LT.2500 6F,M,N,0 .2000 '9CSY'Z.200 IOQ, R,U, V, W ,X .o00
Tons les jours.
11 D. sz, 3 t .4. t .es. oo0
Jeudi, vendredi et samedi,
28 ,29 et3o nivasq.,
Pensions civliles e ecclesiastiqu1s.
2c Semestre an I i et it trimestre an t.

Pensions civiles.
Bureau no 7. Depuis le no I jusqu'au no 23oo, les
27 Ct 28 niv6se.
Peniions ecclisiastiques.
Bureau no 7. Depuis le no , jusqu'au no 2200, lei
25, 26, 9 et 3onivose.
Pensions civiles.
Bureau no 8. Depuis le no 6ooi jusqu'auno Iosno.
Tous les jours.
Pensions des veuves des difenfeurs de toa Paine.
01 Trimestre an 1m.
Bureau go t. Depuis le n� jusqu'au no 4000, Ies
"- S 26 et 7 nlivose.
Les bureaux de paiemenr seront ouverts depui& 7
netuf heures dn matin jusqu'it dn.











456


CORPS-LE GISLATIF.

Pre'iiden ce de Fontanes.

S EANCE D 123 N IVOSE.


Une lettre du secrkaire-d'kat informe dent qu'e lundi uS, trois orateurs se dans le sein du corps - Idgislatif , pour la parole , au nom du oGouvemernent.


le prirendront y porter


L'ordre du jour appelle ]a formation d'un second tour de -scrutin pour la nomination de deux secrtaires dcinitifs.
Le citoyen Bezard-Mazieres ayant obtenu 54 sutiragcs, et le citoyerr Chestrel Sti, its sont proclams secrftaires.
Le prresidesrt. Attendu l'heure avance, je consuite le corps-l6gisatif pour savor s'il veut soccuper de site du choix des douze candidats pour la questure , ou s'il remettra cette election A lundi. /
Le corps-16gislatif dkide qu'il s'en occupera des aujourd'hui.
On precede i I'appel nominal pour un premier tour de scrutin.

Le citoyen Thiry ayant obtenu la majoritW absolue es suflrages, Cst proclami candidat.
11 sera proc~d lundi At un second tour de scrutin pour continuer l'dection commence.
La seance est lev i6 5 heures et demie.


N A V IG AT I Q N.

Notice sur le canal du Holstein.

La partie de 1a Basse - Allemagne situde entre l'Elbe et I'Oder, se termine en forme de presqu'ile troite de plus de 'quatre-vingt licues de long , qui portait jadis le nom de Chersonese-Cimhriqe. Elle forme aujourd'hui leI Holstein, le Sleswick et le Jutland , les deux premiers situis au midi et le tioisieme au nord. A Vest de cette prsqu'ile c t la Mer-Baltique, iiorouest la Met du Nord , qu'on nomme aussi de rOuest.
Ouand Yon-veut naviguer d'une de ces mers dans 'autre , i lout ailer doubler la pointe la plus sevtentrionale du Nord-Jutland et faire un grand trajet pour gagner les Belts ou le Sund entre la Zeelande, partic du Danemarck et la Scanie partie de ]a Suede.
En terns de paix, cc long trajet n'a flue les intoin6n-lees ordinaires de la navigation, qui dans ces merij est en gnhral assez mauvaise ; mats en toms de guerre tes vaisseaux sont exposes tous les relards et .ar"x vexations que leur tont souent eplouver los puissances belligdrantes.
On a donc pense qu'en formant un canal qui coupat la presqulfe et communiquit de la Mer du Nord! ila Bahique, on rendrait un vritable service.au commerce neutre en teams de guerre, et a celui des Etats du Danemarck en particulier duns lesquels se trouvent compris le Holstein, le Sleswick et le Jutland , ainsi que les miles adjacentes de )a Mer-Baltique.
Plusieurs plans furent proposal lorsque ,lon s'occu a . pour ]a premiere fois, de cette grande et tt c entreprise.
Le premier fur de'conduire le canal du port de Kiel i [Eider; le second, de le tirer du port d'Eckenfbn au nord 'de Kiel , jusqu'au m~me terme ; Ic tioisicme. d'entrcfacer difkrens canaux , si la chose 6tait possible.
te remier de ces plans Cut adopt&, et une commission fut nominee pour en surveiller er diricer I'exdcution. A ]a tate de cettC commission deait M. le prince Charles de Hssd-Cassel, geu-. verneur g~nhral des duches de Holstein et Sleswick; MM. Dermets et Peymann, ingdnieurs distingu~s, jurent chari-s de prendre les nivellernens , et il rcnIts de leurs travaux , qu'attendu que la MetBahtiqi n'est Olevee que de dix pies au-dessus die I met du Nord, on n'avait hesoin que de pzu d'6cluses.


Cet ouvrage que le baron de Rusbeck .donss ea. Letires sur lAllemgtj , avait regard, colkhIIe i1praticable , fut acheve d1s 78. .11a six cluseg. A Ia premiere , on a place stir une table de mrarbre l'inscription suivante Chistiani1i jussu et sumptibus Mare Balticutn Oceano cornmissum 1782. Et i la derriere 6cluse celle-ci : Christiani Vi jusm et sumptibus Oceanus Mari Baltico connisius 1782
Ce canal a six lieues de long, sans compter ia partie do l'Eider qui y est jointe. Des navires de 6o,lasts, c'est-A-dire de igo tonneaux , et rnme de plus forts , peuvent y naviguer. It traverse un pays richo .en toutes sortes de productions territoriales ; mais sir-tout en grains, outons , bou! superbes , et excellens chevaux, connus dans le commerce sans le nora de danois.
Le canal de Holstein, que ron nomme aussi Canal de iel , commerce au port de cette vile il passe i Rensbourg,. Fredericstadt , et vient se better avec l'Eider dans l t-merr du-Nord pros de Ton ninghei, - ,
On voit qu'*-l'afdi& de cette direction if fait cornmuniqutr. les deux mers par' un chmin tr9court ,et que , sans igaler en beaut6 note canal du Languedoc ,�il en remplit les functions pour cette partie des Etats du roi- de Dannemarck , dont i favoi se le commerce , et mme la defense en cas de bain, par la facility qu'il donne pour le transport des objets d'approvisionnement militaire.
On a 6tabli qnelques droits sur les merchandises et stir les bttimens qui le traversent ; Ia navigation y est aussi assujettie i qualques rglemens dent nous croons inutile de fire connaitre ici les details; mais ils ne sont point de nature a graver le commerce , et sont destints j'entretien et i administration mrnme du canal.
Nous ajowerons A cc que tious venons de dire de cet tablissement , que son utility s'est principalement fait sentir pendant cette guerre.
Les neutres ont profit autant qu'ilI leur, a &6 possible de cc moyen de communication, et nous voyons par des etats aumtentiques que trois mille huit cent trente - trois vaisseaux y 'ont pass6 pendant le cours de I'annee i8o3.
P- Kc H it T,


LI-V R-IS DIVERS.

TrOiseme ivraison du Ripertoire du Th tre. Franqais ou Recucil de toutes, les tragedies et comedis irestdes au theatre depuis ie Venceslat de Rotrou, pur fare suite aux dditions in So de Corheille. Moliere Racine, Regnard', Crebillon, et au thiiretde Voltaire, avc des notices sur cheque atiteur et J'examen de chaque piece , par M. Petitot .-dessins de M. Pin, Impression de Didot Yain ; formant les tomes VII , VIII et IX de cette collection, qui aura vingt volumes, suivant le prospectus dont toutes les promesses oat ti fidlement suivies jusqu',a present.
Le tome XII, le seul consacri aux drames, contient It Pere defiamille, de Diderot ; le Philosopize sans le savor, de Sedaine; lieverley, de Saurin; et Milanie, de la Harpe, avec les changemcns faits par I'auteur Cn 18o.
Les tomes VIII et IX commencent ie recuil des comdiaLen 5 actes, et contiennent huit pieces, depuis la Mere Coquette, de Quinault, donnde'n Ai665 , jusquau jaloux disabuse, de 'Campistron jou6 pour Ia premiere fois en 1709.
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par Ph. J. Desaul, chirurgien en chef de 'HtelDieu de Paris , ou Extrait de ses leqons rddiges et publites par J. J. 1. Cassius, docteur en ,medecine , prolesseur de physique, de chimie, d'hisloire nattrelle , et directeur de 'Ecofe centrale du ddpartemenit de la Crcuse, de l'Athtne des arts , de la Sbcit6 acadmique dcs sciences; de laSocidti ds sciences,'leitres et arts de Paris ; de la Soci66",galvanique ; de la Socit6 des sciences 4e Douai, etcitt vol. in-8o de prIs de joon pages impression.
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31 2 an i t; savoir ,A le JouVeau Systime de lecture e applicable A toItes, es langues , adopt6' par le Gouvernement en V'an 8, comnime livre classique; 2o les Elimens raisonnis de lecture, ou Abrgh du Syst6tne ci-dessus 6nonc6; 30 le Tableau prosodi ag faisant partie du m ute Syst~me, se trou ent chez I'auteur-, rue du Pot-de-Fer Saint-Germain, no 959.
Les prix sent de t2 francs pour le Syst~me com. piet de Iecture ; t franc 75 cent., pour lesEl . mens; r ianc 5o cent., pour le tableau pros,. clique.
Des retards et des defauts d'expedition, qccasionnes par l' ignorance oi sont demeurees pin. sieurs personnes, d' ue adresse exacte, ont rendu la publication de cet avis, nicessaire.


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S P E C T A C .L E S.
Theatre de I'Opera. Auj. la Caravane du Caire
suivi du Devin du Village.
'hidtre Louvois. Auj." M. Musard ;le vieux
Comiddien, le Vicillard et les jeunes Gefis.
TId Ire du Vaudeville. Auj. la R union de Fadnill
le jour de Fan; la Tapisscrie de la seiie
Mathilde et M. Guiliaume.


L. iboatie-o erit s ott S i'aris, rue de 1Poitiv,n , no19. c pix est de tfraoce pour troi, anoi , '5*) trancs pour six mois , ct i on framc pour I aunic entierc. On ,Ibo a q'a0
11 ainA a trc,c3t9 I I. IIrs9. i fg$n ItsI *s I rf(fraU d pott , an citoveu AwAS , peoptidtairre decc journl&, rte ds Poitevins, us ,8. TowI II #aOt, soans ttte n, dowet ttrs I on 11 but totnr,,enr:tdans Ie ,euvois Io port Oct paya oil ton n peut a ffrauchir. Lek Ititrct ds ddpartemir, non atranchi toe, ne scront point retirees de 1 potte. II -, iiAvo ro c-t , our lu dottrie . dc chargerceles qmitoenf rmetit desavolewr. T ou , r1 cortieic | redactroo d oitie adrose ru t rdacteut , ue dot Peitvuis , n x , depuis acuf hburts du martin jusqu'i cinq hurci du wot.

A Pais , de l'impimti-.e de H. Agasse, propritair du Moniteur, rue des Poitevins. n1 t3.


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A dater du7 7 niv6se an 8, les Actes du Gouvernement et des Autorit&s constitutes, contenus dans IC MONVr CuRt, r ,nt o flcieIs.


Lundi , 5 nivse an 1 2 de- la Ripublique ( 16 janvier 1 804.)


EXTERI EUIR.

A N G L E T E R R Y.

Londmre , le 2 janvier ( ii niv~se. )

Nous apprenons(que le regiment de dragons I'mnc~ par son altepse royale le, prince dle
Galles . el qni .se trouve mainte.ant n garnison lighton ,vient de recevoir I'ordre de Be renIre iOusltord. On dit que cet ordre a pour objet d assnrcr la sftret6 personnelle do 1'h~ritier preloolptit. Ceux qui ont refuse au prince de Galles on conmandernent convenable A son rang , lui' on faittconn4itre que si linvasion avait lieu, son poste serait , la 'tde de son regiment. D'apr6s cette disposiion , on aura cru devoir eloigner le regi nent dont il est question , d'un point sur lequd lentiemi pourrait ellectuer son ddbarqueIncut.,
On croit. dtmn autre cbti , que le prince de Galles doit re douloureusement affect de cettO resure,. En eflet, S. A. 11. ne pourra partager les dangets publics , ni concourir A la d ense gndrale avec ccourage qui li est natural. Si Ion efit expose S. A. conl e simple colonel de d agons, cent a6 lui faire"un affront que le people eat improved. pis donc qu'il est rdsolu que le prince de Galles n'aura point de commandement., on veut lui 6ter les nioyens de prendre une part active au grand et dangereux demel quiose prepare. - Nous ne nous perniettrons point de faire d'autrcs observations Sur a stuationvraiment extrabraiinaire dans laquelle S. A. R. so trove, en ce moment.
- Les bruins relatils a'invision sont aussi contradictoires que jamais. On assure d'un cot ue les preparatils des Fratais en Hollande no sont point aussi avancs qu'on l'avait d'abord rapport. )'autres pgrsonnes sont persuades que invasion aura lieu cette senaise.
- Nous croyons que l'on ne sait point encore si l'amiral CoInwallis est arrive Torbay. On announce que des ddp&hes de la plus haute iportance out dee recues de lord Gardner. On les a de suie transmis att- conte Saint-Vincent , qui, ie trouIvait dans ts environs de Brentwood.
- L'exp~dition hollandaise , qui doit envahir lEcosse, former deux divisions de 40,000 honimes cliaque; lune partita du Texel , et lautre de Fleslingue.
- Une personne, parties lundi soir d'Amsterdam, annonce queo 900o Hollandais et Il,OOO Franais, sous les ordres des gdnhaux Victor et Dumonceau, Be sont embarquds au rexel. On ajoute que le PREMIER CONSUL est arliv6 le 23 au Helder; qu'il a su.rveill les embarquemeris, et que plusieurs navires de transport s'6tant froisss, diien est resulted des avaries qni ont occasionn6 le ddbarquement des troupes. Un schuyt a could bas avec son 6quipage, compost de 3oo hommes.
- On dit qu'un brick francais est entri4, jeudi erler ,par le passage des Aiguilles, qu'il a traver6 Ia rade do Spithead, et qu'ir est sorti par SaintHelens, apr~s s' tre empar6 d'un bateau mont6 par


quelques hommes. On a plusieurs fois tir6 sur cc blicq, mais on ne l'a point totch.
- Le bureau de la guerre a donna l'ordre aux diff&entes cours de lieutenans d'exiger, d'une maniere p&remptoire, que tous les regimens de milice fusent de suite mis au complete. Ceux qui ne se confbrmeront point i cet ordre , seroni condamnds l'amende.
- Les yromende M. Addington portent des casques de (.uivrc ; mais il est a ptsumcrque . t ete de leur chef est garnie deploanib.
- Ceux qui accaparent I'iiargent et nmprisent les billets, oublient que si 'ennemi d barque, il pensera comme eux, et que, malgr lour sagesse , on les volera de prdcfrence.
- Le m tore qui n'a &6 que visible en Angleterre, a faith un grand bruit en France.
(Extrait du Morning-Chronide.)
Ce n'est que par la Tamise, a dit le mar~chal de Saxe, qu'on Peut attaquer I'Anigteterre avec espoir de succs. La vigilance du gouvernement vient de rendre une'pareille ataque impraticable , par la maniere dont eat maintenant dfendue 1'embouchure de la rivicre. Le plan ci-dessous peut donner une ide d la batterie flottante qui, sans mettre obstacle au commerce de la Tamise est en itat
de braver tous le efforts de l'ennemi
L'Hiroine, de 94 canons, l ieutenant- colonel Coton;
L'Uniti, de 40 canons, capitaine Woolmore;
Le Modests,, de 94 canons, capitaines Burten et Fraser;
Le Quibec, de 24 canons, capitaines Calvert et Lawrens ;
Le Soleiiay, de 24 canons, capitaines Travers et Curtis ;
La Ressourte, de t4 canons , capitaines Brown et Sealy ;
L'Iris , de 24 canons, capitaines Easterby et Huddart;
La Ritribution, de 24 canons, capitaines PZlley et Dufli ;
La Vestaje , de 24 canons , capitaines Reed et King;
Le DNedalus , de 24 canons , capitaines sir R. Preston et Chapman,
- M. le message Wagstaff est arviv hier avec des d&p&hes de Munich [i).
II partira cc soir du bureau de la poste un paquet de lettres pour la Hollande.
(Extrait du Times.)
-Le Times nous ayant annorvc6 pompeusement que ramiraut6 avait ordonn6 la conskTuction de 8 sloops de guerre', nous avons promis de mettle
sous les yeux de nos lecteurs une liste des bateaux


(i) Cc courier est un de ceux qui vous portent des nouvelies , non de vos relations politiquesI, mais des tiarnes honteuses que vous ourdissez.


de differentes grandeurs que I'on a vendus ou rris hors de. service. Nous remplissons notre engagement , et nous laissons au. public ' juger si . dais la guerre actue e, nous avons un plus giand
besoin de petits batimens que dans Ia gnetic precddente. Le PREMirl CONSUL a d~clate lui-mnIIme que, dit-il sacrifier armde sur artme , il fera son expedition ; et c'est Ihuit mois aprss cette menace que l'amiraut6 commence a constluire 28 sloops de guerre pour subvenir au clficit.

Liste des sloops de guerre, bfitimens arrnes
cutters, etc. , vendws , mis hors de service
ou perdus :
Le Trimmer , le Waarzaamdeid, I'hncendiaiy, le Selby , etc. etc. etc.; total de ces bitimens, 56.

Listes des canonnieres , brulots', barges et hens atms , etc. , constroits par ordre de lord Spencer, pour. la defense de ]a Grande Bretagne et-de lrande , vendus ou mis hors ie service par
l'amiraut iactuelle , savoir
Le Safeguard, le Speaker, le Terror, etc. etc. etc
Tbtal des canonnieres , bruilots., barges et heus arms, 9o; le nombre des brigs, cutwrs, lougres et sho6netis lous , s'1evait A 1'6.'
On volt d'apr&s cela que pendant administration de lord Spenccr nous avions deux cents soixantedeuX bateatux-L Ie guerre que nous ne possddons plus. Nos reconnaissons qu'un certain nombre de ces bateaux pouvaient 6tre perdus ou ne point convenir au service ;mais dans ce cas i &ait du devoir do l'amirauti actuelle de les roinplacer par d'aurres. Qu'a-t-otr fait cependant? On a lou6 quelques rnauvais cutters et quequs mauvais lougres; et ;pfs huit mois de rlexioas , on a fait un march pour vingt-luit sloops de guerre. Outre le grand nombre d s bateaux sus-d&igns, et quoique nous ffissions alors menaces d'une invasion , lord Spencer avait equipp, une flotte pour la mer Baltique.
Divers officers se prtsentent pour servir, et 'anlraute se voit oblig&e de r~pondre qu'elIC n'a ni 0oops , ni canonni&res i mettre sous leUr coVIinaudement.
Nous n'avons point de croiseus devant les post3 de France, si Pon cxcepte Boulogne; et nos consvUis nC sont point prot6ges.
Extr ait die Tnrue-Briton. 7


I N T E R{I E U


R.


Paris ,le 2 4 Alvose.

Le PREMIER CONSUL a pass la revue de P'avant-. garde dCs tropes Italienues qui se rendent at camp de Saint-Oujer; elle etait compose de la premiere demi-brigade dinfanterie lkgee , d ita escadron dar illere A cheval , dune coipagnie de sapeurs, et du 2c regiment de hussards.
Aprs Ia revue, les officiers et sous-officiers se sont forms en cercle. Le PREMIER CONSUL Ieur a donn6 leurs drapeaAx et dendaids.
Les troupes ont ensuite dfi. Le PRI1MiEM CONSUL a 6t6 satisfait de leur instruction et do leur tenue.


Co 0N CO RDAT0
Fra 1a Repubbliea italiana e sua santitM Pio VII.

11 ptesidente della Repubblica italiana, PRIMO C,,SOLF della Repuhblica francese, e sua santita pe sommo pontefice Pio VIII banno repettivament� per loro plenipotenziarii nominato.
II president della Repubblica italiana, PRIMo CON$OLx della Repubblica francese , ii cittadino Ferd(inando Marescalchi consuitore di stato e mi"istro delle relazioni estere presso lui resident Ittlunito di pleni tflcoltA ;

Sua santitt l'emminentissimo signor D. Giovanni hatsta Caprara della S. R. C. del titolo di S. onio , peete cardinale, arcivescovo di Milano, ' "ella sarititA bua, et della S. sede legato a latere in Francia, munito di facolt 'in buona e dovuta torma �

Ii quell, dopo d'eusersi scambievolmente con8egnati gi' isiromenti della rispettiva plenipotenza , gniano convenuto delle cose che sieguono t


CONVENTION
Inter Rempublicam italicarn et sanetitatem suant Plum VII.
Proeses Reipublicae italicoe PRIMtS gallicane Reipublicx CONSUL, atque sanctitas sua summus pontifcx Pius VII in suos respective plenipotentiarios nominarunt:

Proeses Reipublicxa P lmat.gallicanoe Reipublicoe CONSUL., civem Ferdinandur Marescalchi consultorem status et exterarum relationumn administrum apud ipsum csidentem , plenis facultatibus muhitun;
Sanctitas sua eminentissimum D. oannem lBaptistam Caprara S. R. E. tituli S. Honuphrii presbyterum cardinalem, archiepiscopum Mediolanensem ct saictitatia sux, et S. sedig in 'Galljis de latere legatum, niunitum facultatibus in bonla et debita forma
Q ui post sibi mutuo tradita respectivT,- plnipotentim instrumenta de iis, qua sequuntur coiveuaertsnt.


C 0 N C 0 R D A T

Entre la Rieublique italienne et sa saintetd Pie VII.

Le president de ]a Repubique italienne, Pzrm. . . CONSUL dce la Republique francaise, et sa sainte"m le souverain Pontife Pie VII, ot nonmm6 respectivement, pour leurs ministres pI4nipotentiaires ,e prdident de la 1Rpublique italienne, P mifri tt CONSUL de la R publique francaise , te cit. Fer,4inand Marescalchi. consulate r d'etat et wimsti 'de. affaires trangeres, resident auprs de sa persosnne mum de ses pleins pouvoirs;

Sa saintet6 , son eminence, D. jean-Baptiste Caprara , cardinal-pitre, de la S. E. R., du titre do Saint-Onuphre , archevdque de Milan, e legal a latere da sa saintet6 et du saiut-siege , en France Muni de pouvoirs en bonne or due rine, lesquels apas change faith des titres do leur plnipotenco respective, sort convenes de cc qui suit


ONALE ou LE MONITEUR UNIVERSEL.


N"� ii 5.










458


CONeORDATO
.Pr*- la RefubbIita italiana ed it sowh o poaefiet Fio VII.
PR0z M 1 0.
I1 president della Repubblica italiana, PRiMO CONSOLE della Repubblica francese , e la safitit di nostro signore papa Pio lI, animati da eguale desiderio,' che in della Repubblica sia fissato uno stabile regolamento di quanto spetta-alle cose
*cclesiasticbe e volendo che la rehgione cattolica apostolica romana sia conservata intatta rne suoi dogmi, sono convenuti no' seguenti articoli:

Articolo lPr. La religione cattolica apostolica romana cont4trua ad qssere )a religione della Repubbijca italiana.,
H. Sua sazitit nelle debate forme assogetteri alla giurisdizione metropolitana delic chiese arcivesco-, ii di Milano ,Aii Bologna ,di Ravenna e di Ferirra le infrascritte cheese vescovili, cioe, quelle di Brescia, di BergAmo, di Pavia. di Corud' ,di Cretna, di Novara, di Vigevano, di Cremonae eli Lddi all' atcivescovado di Milano, di cui saranneo suffragance.
.e chiese di Modena, di Reggio, dIntola e di Cayi saanno suffragance dell" arcivescovado di Bologna.
(t~elle di Cesena di Forli, di Faenza, di Rinuio, e -di Ceyvia saranno suffragance dell' arcivescovado d Ravenna.
Quelie di Mantova. di Comacchio di Adria et di Verona! dalla parte della Repubblica italiana, s5ranno suffiagance deli"'arcivescovadodi Ferrara.


111.ii santo p f*a 1le isianze del president della Repubblica italiana condise'ende alia sopprissione delle due chiesw vescovili'di'Sarsina e di Bertirzoro, c: dele due abbazie nullihe di Asola e di Nonantola ,a condhzione , che le nispettive diocese sono Tiunite di coniune concerto "id altre diocesi vicini, e che' gli attua i vescovi , "ed abbati ,qualora non fossero traskerhi ad talfielsedi, ricevano un adeguato compensoA ai 'cessione della giurisdizione, e congrua deile quali ' gdevano, 2ttenute nelle convenienti btme le inuinzie deS detti vescovi ed abbati : i beni-e It rendite delle suddite chiese ed abbazie., situiatf nella-lepubblica italiana, saranno dalla medesirta antit,aua fipartiti ed incorporati ad altre 1oudazioni ecdesiastiche di concerto col .goyeno.


IV. e6nsiderazione della utitifi che dal presente concordato ridonda agl' interessi della chiesa e della reliione, sua santti accorda al presidente della iepubblica italiana la nornina di tutti gli arcivescovadi e vescovadi della Repubblica italiana medeima, ed agli ecclesiastici da esse president norinati , forniti delle dots volute dui sacri canon, sua santiti, dara la cononica istituzione second le forme stabilite.
V. Gli arcivescovi e vesovi presteranno i giuramento di fid~ti nells nii del president delia Repubblica econda la infrascritta ormola, : -4io is giuro e ptornetto sul sand evangelj ubbidienza is e fidelta al governo delta Repubblica italiana. ,, Similente prometto. che non tert6 alcuna 9, intelligenza , non interver6 in alcun consiglio C non prendero parte in alcuna unione sospetta o dentro o huori della Repubblica , the sia pregitto dizievole alia pubblica tranquillity', e manifes, tero a goveroo ci6 ch' io sappia trattarsi o nella ,, lija diocesi, o ahrove in preiudizio della stato. i


VI. I medesitno giuramentopresteranno iparroche alla presenza delle autorira civili costituite
dcl president delia Repubblica.
Vii. Sari sowpre libero a qualuncue vescovodi
#d.hunikare'senza votuno ostacolo colla santa sedi iop ra tfttt le riaterie spiritria!i e gli oetti-tcclksiastici.
VIII. Pariipenti sia Jibero ai vesgovi V4;c river
era i chiefici e pro uere agli ordini ataer di benelici, di cappllarida, di leguatq Pio , di patrimdnlo', o di atlra icgittima asscgnzione tutt queili ce giuwdheran'no esscre nccoesarij, 0d trili
Alie rispetive chiec e dioctsi.
IX. Si conserveranuo i capituli delle chiese me
topolitane e attedrali, e oeimilenente qucelIi dell Collegiate almeno p u insigniC, c tai cipituh 'gc dianjio d'una conveniente dotizione di beni similncnte go dfanno d'una conveniente dotazioh di beni I e ense arcivescovili e vescovili, li semi narj , le fabbvicie delle cheese metropolitane , deli
cattedrai, e colligiate , alncno pit' insiguai
le parioclie.
Tjali dotazioni aranno stabilite dentro ;i pi
b~revc spazo di tempo di concerto hla Ia' santi
eu ii prcidcrnt� delia Repubblica,


C 0 NV K NT I0


Co N C 0 it) A


n ter Rempublican italbiam et summum Polstificer Entre la Rfpublique italiennte a souvertjfiontTi I Pia, VII ,-PitVII.-


1P N 0 g I U M. Praeses Reipublicx ita!ice PaiMUS gallicane ReipublicaCo NStYL, et SanctitaSsu.u suJriMUs pOntifCX i I prri sudio cupieites , ut it oadem 9
Republican ce-rtus stabilisque ordo in iis quax ad . res ecclesiasticas pertinent, consritualur ; . volhtesijue ut reiligio catholica apostolica romaualtts suis dogmatribus integra setvetu l 'usequentes artiCulos convenerunt ;

Articulus I Religio catholica apostolica rowana pase porit rrligio oeipublicwi.

I1. . Sanctitas sua debitis formis, subjiciet junr metropolitico eclesiarun archiepiscopalium Mediolanensis', Bononjensis, RvoinatflIS, Ferra-" f'iensis intrascriptas ecctesias episcopales, nmitrum Brixienset-K--Bergoffinmias PapienSem, Noroco- I rrenseri, Cremensem , 'Novarensgnu. Vigevan en-I sern. Cremonensem, Laudensem, archiepiscopatus i Mediolanensi cujus suffraganee erunt; Ecclesiae vero lutinenis.Rhogiensis, Imolonsis, Carpensis suffragane' unt ;r.hiepiscopatuis, BgnQ,-j niensis ;
Coesenatensis, Forlivernsis Faventissa, Arimimiensis GCerviensis suffraganeat -erunt archiepiscopatfis Ravennatensjs ;
Manituana, Comaclensis , Addoensis, ,Verone a parte italica, sufriaganei e ernt archiepiscopatfis Ferrariensis.


Ill Sanctitas sua ad instantiam Prasidls Reipu'bliceitalica indulged suppressioai duarum episcopalium ,ecclsiarumjimirum, Sarsine et Bric-. tinori, et duarun abbatiaruni ullius , nimirum Asulm, et Nonamnue , ea tames onditione, ilt et respective diveccses, cl11atis cum Preside ejusdem Rcipublicae consil is18 aiia proximis dixce'sibus uniantgr,. et episcopi, atque abbates , nisi forte translati , aut transferendi sinftad-alias" Sddes jtite compensentur pro cessione jurisdictions, et toigrua quibus antoa fruebantur, et debitis formis ab isdem resignationes respectivarum ecclesiarum obi tineantu. Bona redditusque supradictaruni ecctesiarum et abbatiarum qu in Republica italic4 continentur, ab eadem sarictitate sqa, colatis cum gubernio consiiis, iicclesasticis fondgtionibuV
distribuentur atque adjicientir.


IV. Attenta utUlhate que en |sac conventione manat in ca quse ad res ecclesie et religiqnis pertinent, sanceitas sua concedit nt pureses Reipubliem italicae nominate possit ad ones archiepiscopatut et episcopatus ejusdem Reipublicxe ,et eclesiasticis viris ab codem Preside nominatis , is dotbus praditis, quasi sacra carones requirunt. aadem . sanctitas, sua canonicam iustitutionaiu dabit junta formas consultas.
. hrciepiscopi et episcopi emittent juramentum
fi fatris in manibis Presidii Reipublicze juxta infrascriptam tormulam : ,, Egotjuro ct promitto 99 ad sancta dei evan eha obedieniam et fideh, ii tateni gubemnio italice lipublicai. Item pro,, mitto, rMe nullam coriimnunieationem liabisururn, , nulli consilio interfuturum, nullumque suspec17 tarm unionem neque antra neque extra conser,o vaturim, quae tranquillititi publiea noceat ; et ,i si tam in dia~cesi mena quam alibi noverirn aliquld i ii in statusdamnumtractari, guberni manifestabo.,,



VI. Parocii idemu jurantentum -erittent coram
potestatibus civi)ibus a RIipublci Pr fide contitutis.
i VII. Cuilibet 6piscopo liherum semper, erit super i rebus omnibus spithualibus atque ncioliis ecresiastici , absq.e til0 impedienmcbo CUm sancta
sede comnunicare.
V1I. Liberum pariter erit episcopis cleticos consD titu�i� atquc a r4ints pnomover�,titiLlo bqeli fii, cappce apio r -Iqgati ph , pitrunokii .ut;
cujusyis Allteiop ,.ogiritpige apsagnatioijis o oi Mns quo no �essarir aqetttqu�tjlp;s * 45' petii5 edegsiis ac dioccesibus existimaverint.
IX. Servabutntrio rpitul osgl�ainrt~qlm etropoliia1- n' urnv ct cadihdr tJ'm, teri cl sat ttruin s 1- tem insigrnioru I , o0iue l ov, eOlvti honcorum ; dotatione frucnitur cgnvertj nni item bo ouru 4g. )t tatione ftruentur meaper arhiepisfqpabos et qpjai, copales. seminaria, Iabricce occf[siaum metropole litanarurn , cathedraliurn, et colegiatarum, saltona C 1saignlorum et parmcie.

i U fie dotationes quam citius ier poterit a sanctihate ti sua collatis cum gubenio Contiliis conatituentur.


0 R 08o i i l .
Io president de la Ripublique italinne, Lo MIER CONSUL de la Ripubliqnrze frani- , e t saintet6i e souverain pontife Pie Vl ,'anim,t.,,' Sgal desir de voir tablir , dans la susdite -Iep blique , un riglexnent fixed Sur ce qua cotcernes zffaires ecclesiastiquos, "et ,ou ant qiue h ",eigjot eatholique rmnseite soit couservC jntActe daiis ses dogmes , sont convenus des articles qui suivent
Art. Icr. La ureiigion catholiqueaPOsoi i uet o maine continue '"tre la religion de IaR4, " bique.
11. Si saintet ; dan l es fo'mes ) gales Sous.a' jurisdstin m trop6litaine des 4glises archipisco. pales de Milan ' Bologne , Ravennes-et Ferrare, e seglises 6piscopates dont les noms suivent : ies sieges de L'escia., de Bergane, ,de Pavia, de Como, do Crita ; de, Novarre , de Vievano, do Cremone et de LodJi-sront sous la junsdictiou Oitropolitaine de l'archev&khs de Milan., dont Ils sont suffragans.
Cetix de ModeneI de Regio d'I6ola et de
Carpi seront suffragan d r de 'arehevkhe de'Bo!ogne.
Ceux de Ses~ne, de Forli . de Faenza, de Ri,mino et de Cervia serone suffragans do I'aichev&h&6
de Ravenue.
Ceux de Mantouo, do Cumacchio,' d'Adria et de Vex'one, pour Ia partie qui appartient a ;la RWpublique italenne ,-seront stffragans de 'archev8ch6 de Ferrare.
III. Le saint-pore, Sur, la demande ihstante da pTsident do la ,Rep bIquo italienpe , conlpit
la suppression, des deus eglises 4piscopales de Sarsina "t de BartinorO ,t ,4o deu% glises abbatiales d'Azola et do Nonntola, a condtio4 nanmoans q ue le dcatx iqcqses re pectifs, spies en avoir ddib&r6 avec le president de Ia R publiqqe,, ,seront reunis d'autres dioceses voisins,, que lei
iev-qucs et abbes"A'i moins qt 'ils naient &6,buo ne s6ient I l'aven'r appeals d'atures sieges "aureot une compensation ikgitime pour la 'eslsion' de jurisdiction et de congrue dout Sis jouissaient auparavant, et qu'on obtiendra d'eux la rsignation en forces de leurs 6lises respectives. Les biens et revenus desdites glises, ,qui sour dans,le erritoire de.a R~publiqu5 italienne , seroni distrihbzjs et Ajoqtss par sa sairktetd , do concert avec
1 gouvreemnt, i4 d'autev fondations cccl- siiwiqup.
IV. En consideration de l'utiih6 qui risrlte de cO Concordat pour J'6glise ct 1 religion, sa saintxt consent i cc qu elo president de Ia Rpubliquv itAieopne omama tOUs le archevehds et thi, chs de la R publique; et sa sairtctdonntaa dans ls formes accoutumes, institution anozique aux suje-s nomrnms Par tl president, et
qui auront !er qualitis requisos par l eseAit! canons.
V. Leo archev~ques et &ques pr~terant le sermerit de fidliti entre les mains du president do, la 'i16publique , scion la formule prescritC : 4Je, j,-ur cet, prornetssur les saints ivangilas, ob~isi, sance et fiddlit6 au Gouveroement do Ia lRpu,, blique italienne : je promets parcillememt que tiie n'autai aucune intelligence, n'xssistaa a ,, autun conseil ot neprefndrai plrt & auqunO. ), assocation us pCte , soit au-ddan -n"soit,, dohors de la R publi que, ui soit prjudiciabI�
, la tranquillitf6 pubiique�, et que je rdeleiai ,, au Gouvernement tout ce queoje saurai se tramet ,4-audedans ou au-dehors de mdn diocese, an pr& ,, judice de l'Etat. 91
VI. Les curds priheront le mnme serment en presence ,de# autoritds civiles , constituiO5 par tl pridepnt.
VA. Toqt archevoqut vquc potlrra twujotrs
librenresi eP sails obstacle , 'nmmuniquer a v c sainw-sieg, Pour tout(S le* sicres spiitueicseCt aflires ecclsiastqum.
VIIi. Il set; libre ga!gjneot apx v~quesd elvef Iit ciricature et aux otdres, h title do binifico de cha'pelte', de eIs pieux, de patrirnone oudo tout avre aitribunon ldgitime , tous lea stjes quils jugeront are nicessaires et utiles aux 691se$ et dioceses respectil.
IX. Lc, o apitrcs dcs -glis mrtropoltainql t cath� oit le ,seront conservds , ainsi qui ecOIx dfl colJrsialrf , 1n o)oir)$ les plu marquante .C e% Chapirre joiropt d'ure dotttion convenableasd psekis rnia~sze �rchicpi copalos et piscoplC5~ los
snsminaires, les fabiuues des 4glises metropolitaillC des cah6drales et collegiales , au mors lt s pls mairquantes , o t les paroisses.

Cei donations setoat etablies dass IC plus court
d oae conceit entre sa sautt etIe Iprdsideti de Ia U ipubl ique jieric,


� .4" .













Lgiis tmento a d;sciplina educazione
ed aii tzh dei serninlatj vescovili Sono
,oigetti all autorit t dei vescovi respettivi second
Ie f nOe carlilihe.

11 c')nservato Pi, , i ospedali, 1c ondazioni di
i ed atri consini lkio hi pii in ad3ietro govvtid;t Qe pirspne n ccleastichAe Asaranno per PivvCilir atunijoistati i nciascuw diocesi da uLit co ngreW4jo)JP ii persone pCr nict.t eccsidaiche ,
'4tl J'n met seculari. J1 presijete della Repur
Dlca stgliera perspne secoari , cowe le ecceslas.
tidte che dzd vcsovo gli vemranno propost.

Ale ongregiazioni presiederA sCIpre it vescovo,
eui ahtrcsi rlibero dt visitare. oi ]uoghi chp:
legittnjaeate sono ormmrinistrati dailaici,

XI. Sua santLti accorda ai veicovi it 'diritto di
coftiri1e le 1arrocchie che veriornno a vacate in' tni ote p. pirneSso i conlcotso7, nel e parrochie dilibera collazione, i vescovi le confeirantno a soggetti'ch' egliiqo iudicheranno i pih degni. Nelle Varrochie p i gdiIuspatronato cclesiastico., preE essopure il concorso, daranno Iinstituzione a
t nelli che it patrono ecclesiastico presenters cone j i deg6n fra gi approvati"dagli esarinatori. Final.
niente nlle larochiie di gius-patronato iaico . il VCei0vo istituita iit presentato, phrch suill' esame j2kinvenuto jdoneo. in tutti pe46 sopradetti casi, i ' escovi non Suglieranno se non person accette el
governor.

XIII.Jl vescovo alItre le altre pene' canoniche poti
punire gli ecclesjiqstici colpcr1i , anche pql rinchiaderi nei sewtarj, e nellp case deJ reguvhiri.

XlV. Nessun pA " ooD potrA essere astrettn ad am-,
millistrire ii.sagrlm twyno del matrimonio a chiunque sia legato da qualchedano degl' impedirmenti ca'ov'ci.
XV. Non i fara alcuna soppressione di fondazioni ,ccisiastijhe qualunqie esse sieno senza intervento del autorita della santa sede apostolica.
XVI. Attese ic straordiiarie 'vicen de dei passati
tempi,, e gli efferti Che ne sono derivati , e principalmente in vista dell' uiliut che da questo concordato ridonda alle case concernenti la religione, ed anche per 1oggetto di provvedere alla tranquillith pnblihca , sua sawitA dichiara , che quelli i quali hantio acquistato dei beni ecclediastici alienati, noir avranno alcuna molestia ne da se, nc dai romani pontilici suoi successori, ed in conseguenza ia propriety degli stessi beniI, le rendiLte. e i diritti a quelli araessi saraino itumutabiipresso i medesimi,
'C quelli che hanno causa da loro.
XVII. ftesta sevetamente proibilto tutto ci6 he,
o colle parole , o col fatto o in iiascritto', tende acorompere i buoni costumi, ,6 a dispuezzo della
iigttne cattotica, et de' suaoi ministri.

XVIII. II clero sari esente da ogni sorte di
sevisio milleare1
XIX. Sua santit6 riconosce nel Presidente della
Repubblica italiana gdi stessi diritti e privilege che licOrnosceva nella n-aestit dell' iniperadote , come
Olua di Mflano.
XX. Quanto ;tgli altri oggetti ecciesiastici de'
quail ' non stata fatta" espressa inenzione nei prespiti articoji .Ic cose riniarranno, e saranno legolete'a ttenore della vegliante disciplina della dhiesa. Sopravacuenda qu~dche difficult& ii PreSidente delta Republics, c i santo padre si riservano di coicertarsi fra l oo.
XXI, it rpresente oncordato sostituito a tutte
9I9leggi ordinaiid ni e dectetl enianati finora
.dalta Repubblica itatiana sop Mmaterie di religione;

XXII.-Ambedu le parti contraenti promettono,
Cl .4140's i, ,quaiw o i loto Succe Ssori osserverIdii0 Jcligio.6anzte tutle le cose, ,delleqnali si 4C onvcnuto per l'una paJnte 0 per l'atra UCi

It cambio lelle iatificbe sark fatto in Parigi
dec ItO la spavio di-due mesl.
Fatto in Parigi it jiorne sedici di settembre dell'
4 o 'ille ott ce t0, t.,
FERDINANDA MAI1ESCALCHI.
0. 1. Card. CACRARO , egato.


eOiRPS -.LEGISLATIF.
Disconrs lroztesn ads la stnc du a6 4trJsu par
IC otlerdta riiard , l'un des orateurs
dtt Gotzvettement , charge a'dc les- c n~tsiexrs-d dtaj
�L?�det de La Lozere et l)i,'boir des Vos.es , de donner
coflmunicatuon du sen atuts consulte organtquie du
8 frinsaire.
ChtoyenS legislateurs,
La WjSjfl dora Ufous sonimes chiargds nons faith,
a 'noten, ,; ptouver un sentiment bier/doux :


45 9
X, D)o6110i C a dfiscipliflx Institutio, education, et adniuistratio, etntoarioruin episcopalium -sbjiciuri tur 'auctoritati episgoporulu re"pectivoruku juxta fOritsa , CiOi)Tas.
XI. Cobscrvatoria, hospiulia , hindgtiones charitati, et alia hujupmodi pia loca , qux sancta a Solis ecclesiasicjs personis regebatur , regeutur deinceps in sineuls diecesibui a congregationi pari 11 ecch, sitsticui eti CE sculaiimm constItuta.
2jpu b Sice ts-s tti et ;eculares pers onas , ecclesiasticas vero e: quas ep.lQpsLI eidenin plaseniabit.


GCongregptioslibus pr:esidcbt semper epiescoprs c&i etiao l iberum er ivjsitaic ea locaqqi !egitime a "l~jcis admrinistrthiuntur-.

XII. Sdnctitas sua concedit, episcopis jus conferendi -parecias, Iequ quevis ann- t rmpore cruet vacatura ; que4 prxvio concursus, pariecias hbere collationis conferent its, quos ipsstidiguiores judicabunt':'in par ecias verb uri's paona66fas ccclesiastici , instituent eos quos prjavi6 pariter concursoU tanquam diatiiores inter approbatus "et examinatoribns, patronus'ecelesiasticus praesentabit;, in parra-ciis vero laiei patrlttatus ,' pr sentalOs instiuent, duniuodo praeniso examine idone fuerint inventi. In omnibus autem prelictis casibus,( episcop'ipersonas non seligent nisi guberio acceptas.



XIIL. Episcopus praeter ceeros canonicas penas, poterit in ecclesiastices culpabiles animadvertere Cos etiam claudendo-in seminaiiis , et in domibus regularitqm.
XIV. Nemo ex parochis adigi "poterit ad administrandum sacramentuni matrimonii ui'piam qui obstrictus sit aliquo ex canonicis impedimentis.

XV. Nulla suppressio. fundationum ecclesiaticarum quarunicumqvi absque apostolic e edis auctOritatis intervefitu 4 0e . '

* XVI. Attentis extraordinarily preteriorum temporum vicibus. er effctibus qui eas sunt consequutti, et potissimuim attenta utilitatq quac ex hac convention manat in, ea quze ad res religionis pertinent , atque ut .tiam public tranquitlitati consulatur, declarat sanctitas sua , eos qui bora ecclebiae alienata acquisiverunt, molestiam nullam habituros neque a se, neque a Romanis pontificibus successoribus suis ; at consequenItor proprietas corunidem bonorum , redditus et jura its inharentia imnimutabilia perres ipsos"efunt, atque abipsis causam Iabentes.
XVII. Districte prohibetur quidquid, sive verbo, sive facts , sive scriptis tendit ad -bonos rhoras corrumpendos,. et ad contemiptum catholics efigionis, ,ejusque ministrorum.XVIII. Clerus aqualibet servitio miuiltari exemttus erie.
XIX, Sanctita sua agnoscit in Prxside Reipublicze itaicie eadem jura ac privilegia, qu x in majestate impetatoris, uti Duce Mediolani, agnoscebat.
XX. uo ad cetera vero res ecclesiasticas spectuntja quorum nulla express mentio in his articulis facta est, manebunt omnia , et.administrabuntur justa vigentem ecclesix discipli.nam. Si que veo supervenerit difficuhtas , praeses Reipublice co sanctitas sua secure conlerre sibi reservant.

XXI. Presens copvcntio substituitijr omnibus legibus , ordinationibus et dec�tis a Republica icalica circa res religionis hunc uoque latis.

XXII; Utraque coptraientipm pats spondet, se, SuCcessoresque wuos , omnia. de quibus in his
articulis uttinque conventum estt, sancta esse servaturos.

Raificationum traditio fice Parisiis intr; duorum mensium spatium.
Datum Parisiis die decima sexta septen btis anno Millesimo octingentissimo tertio.
fEDINANDUS MARSGALCrI. J. B. card. CAPRAA ,Idgat.

.OiUs polton: les t~aeoignages clatans de satisfac. tion et de conliance qui vous ont iti donns par l'organe constitutionnel de la volonti national.
Appelks par le Peuple francaia pour voter la loi, vous pourtez encore porter atu Gouvernemnent qUi vous aura iuuterrog&s Ic etibut entie de vos sentinmerts et de vos lumieres.
Le srnatus-consulte organique, denit vous entensdrez la lecture - hirnore arissa le corps-l~gislatif dans la' personne dii nsagistrat qui prononcera la loi :sa nunuination sern plus sokiotielle ses fone-


X. L'enseignerment .]a discipline, " .dcad 64 f'adnt ' istration des s6nuninaireg piscopaux , son t s Q LIsi l: iItorite des vdques respects, d'ap &, les Ipiics anoniques.
XI. Les conservatoires, les th6pitaux , les. tfndations de charit et autres 4tablissewens pieux d ubrue ntture , gouverns ant6'icuiCMent par Ice saucs ccclsiastiques , seronte $ t'avenir adininistt ,I dians chaqve diocese, par ne congregati6n coutpoa6e moiti.6 d'eccliasctques et mnoiti6 de seculiers. Le president de la R publique cloisira. les s~culi-rts, de ni fn que les ecclhsiastiques qui lui serout proposis par IWvCque.
Les congregations seront toujours pr6sidces par l'v que , qui aura dgalementla libert-; de visiter les heux qui sont sousu administtation legiline des laics.
Art. XIi. Sa saintvt6 accorde anx 6Vques le droit de confere les cures qui viendront a vaquer . t quelque e6poque de l'annde que ce soit. Dins les parpisses a collation libre, ils noirneront aprs avoIr ouvert un Concours , les suits qu ils jugeront les plus dignes._l)ans les paroisses ,a patronage ecclesiastique, Ic6concours-prealablenicrit 6tabli , ils,: dnneront institution A celui que le patron eclsiastique prdsentera comme le pust dilgie entre les sujets approuves par tes examitiateurs. Enfin , dans les paroisses a patrooage lUs, lFeveque donnera l'nstitution au sujet piesunteI pourvu qu'il ait & trouv3dign a "1exanien; mals, dai)s tous les cas , les 6v.ques ne pourront choisir que des suje'ts agr s par le Gouvernernent.
XIII. Leveque , outre iles autres peines cano1 niquI, p ura punitr les eccesiastiquca coupabes , et nme Ies condamner i la reclusion dans
les seminaires et dan ls uMaisons religieuses.
X1V. Aucan cure ne pourra acre fQic6 i administrer le sacrement de manage Aquiconque Se trouveta li par quelqu'emp&hement canonique.

XV. Aucune suppression de fondation ecclsiastique quelconque ne pourra se Laire sans 'intervention du saiat-siege apostolique.
XVI. Eu gards aux r~volutioris extraordinaires qui ont eu lieu , et aux ivdnenjebs qui en onte6t6 la suite , et sur-tout en consideration de la grande utility qui resulte pour Ia religion du present concordat. Erin, pour assurer la tranquillit publique, sa sainet6 declare que ceux qui ont acquis des biens ecchsiastiques aliknts , tie seront inaquiecs ni par elle, ni par fes pontifes ses successeurs en consequenci , la proprit&6 desdits biens , les rentes et droits y annexes resteront invariablement. au pouvoir des acquereurs et leurs ayant-cause.

XVII. L'out geste ,parole 4u &rit qui pourrait tenclre i corrompre les bonnes mcurs, ou avilir ]a teligion-.catholique ou ses ministres, est structe1-hmeet prohtbe.
XVIII. Les ecclsiastiques seront exempts de tout service militaire.
XIX. Sa saintet6 reconnait dans le president de ]a 1R1publique italienne les niemes droits et privi16ges qt'elle reconnaissait dans sa irtajest6 imp~iia~e
comim�e duc de Milan. -1
XX. Quant aux autres objets ecclisiastiques qui ne sont pas expressrnint mentionn&s dans les pesens article ,Ies tchoses resteront et seront rdglke d'aprs )a discipline actuelle de FEglise. Quant aux diflicult&s qui pourraient survenir , le president de
la Rdpublique et le saint-pete s'en rservent la connaissance , de concert entr'eux.
XXI. Le present concordat est substitute ,itoutes les lois, ordonnances et decrets manu jusqu'ici de la Rpublique italienne, sur les matieres de religion.
XXII. Chacune des deux patties contractantes sengage, Ipour cie et se successeurs " Aobserver religieusement tout ce dont il a &6 convenu dc
part et dautre.

L'&hange des ratifications sera faith Paris, darns t'espace de deu mois, le xi de septembre dz l'ara i8o31,


FERDINAND MAISCALCHn, J. B. CAPRARA ligat.

tons plus durables, sa dignibW plus imposante; et si Ie PREMIER CONSUL doit avoir quelqu'influance dans le choix d'un president que des relations plus suivies rapprocheront davantage du Gouvertnerent, cc chorxe, toujours it dans un petit nombre de candidats, n'en sera pas moes lFogvrage du corps-l6gislatif qui les aura presents.
Enin vos sessions s'ouvnront it laverur par Ie PREMIER CONSUL Ini-m~oec avec Ia pompe et I' clat convenables it urne branche distinguee cl Ia representation d'un grand ?euple.
C est sous ce: hecureun auspices (Jue vo'is ,llez


I












tentrer dans la carriere nle offre encore un vaste diamp votre elh. L'iaigtble activity du gfnie qul gouverne a Sonde en mime teams tous les maux de la R publique ; les racines en 6aient antiques at prufotles , des passions funestea es avaient aigsis , et des poisons ihabilement prpar6s par des mains ennetuies , en avaient encore augment la

Sans doute les plaies'les plus dangereuses sont cicatisies ; mais tat dc maux, des maux-si invit rli ne se guerissent pas a-la-fois et dans un court espace ; i en est don't le remede ne se rencontre que dans le rdtlme soutenu d'une legislation douce et sage; et sii!honneur de la presenter est riserv6 au Gouvernement., le corps-Iegislatif s'associe A sa gloire par l'adoption qu'il sat faiie de tout cc qui peut 6tre bon et utile.
Vous avez djA , dan, le cours- de la derniere session, pos6 Its fondemens d'un Code sur"les p'iicipes 6ternels dune justice immuable; vous couronnerez cc grand difice ; cest un-monument que vous aurez dlevi a la sfireti ,A la libert, i la propriit , bienfaits sans lesquels it tie peut y avoir pour lea citoyens ni paix ni bonheur.
Les nationsjugeront vote ouvrage ; iln'appartient tu'au terns de marquer aux legislateurs Ia place qui leur est due,. mats cc que nous pouvons Tr6,oir et garanfir, c'est le sentiment de surprise ct dadmiration don't nos neveux ne pourront jamais se defendre. quand ils verront, du choc de toutes les passions, tie l'agitation des espnits dana tous leassenst, de la confusion d'une administration
-sans regle , du. sein d'une corruption totale, du cahos eufin de ranarchie, s'ilever un Gouvernement qui, dis sa naissance, aura reuni toute la vigueur de la jeunesse i toute la prudence de la maturity ; qui, dployant au meme degri activiii et sagesse, a inspire en mimetems confiance i tous les gouvernemensjustes etmodires, efl'roi aux gouvernemens ambitieux et pajures ; qui sans cesse occupy de preparatifs militaires dontildut mim ctier tous les elrnens, r parant cependant chaque jour et plans chaque branche de administration , des imaux sans nombre- et des dcsordres incalculables fonde encore , au mime instant, le bonheur ties gnirations futures , en assurant N'etat et la fortune des citoyen par un Code civil; leur sfiret , hner liberty, par un Code criminelc t de police ; leur aisance et Icur prospirite par un Code de commerce; lea progres dc I'agticulture par tn Code rural; et enfin la destruction du monstre le plus divorant par un Code de procedure.
VoilA, voiA, lea traits qui ditingueront dans ]a post&ite, et notre siecle , et l'homme qui lui donnera son nom, par ce que dji il lui a is+ prime son iclat.
Voila, citoycris ligislateurs, les travaux 'auxquels vous avez n-riti d'6tre associis , et je le repete en finissant, it est doux pour nous de vous presenter, an moment ots vous vous klancezc dan la carriere, le nouveau sinatus-consuite organique, t1ionument de satisfaction pour cc que vous avez deji. fait ,et presage assur de cc que vous ferez daua la suite.


B EAUX-A RTS.
AU REDACTEit.
Vous avez dejA rendu compete , monsieur, te l'imptession qua produite la notuvelle salle des siances du tribuiiat, due au cit.Beaumont. Deux artistes statuaires ont coricoru, par lenrs belle's productions , l'emhelissement de cette salle. Permnettezmoi d'essayer de donner A vos lecteura une ide de ces deux statues dont vous avez parlk.
C;cron est represent au moment ofi il dicouvre Ja conjuration de Catilitna. De Ia main gauche , ii tient la liste des conpirateurst, de la droite , les lettres des conjures , remises pat Crassus. Son attitude exprime ]' tonntment et la noble fermet6 que dt6ploya cc grand-hrmme dans cette pirilleuse et grande circonstancO. Ses regards, fixes stir cette liste odieuse,. y remarquent avec indignation le nom tics persona 'es les plus ilhustres et lea plus puissans de lRone, - Le danger est imminent, lei momens pressent. Ea moi ndle hesitation, la moindre faiblesse. et Rome re sera bient6t plus qu'un nionceau de fuines ct de cendres ; mais la saiiniti des traits du consul la solution courageuse quils annoncent, assutn que la rdpublique sera sauvie.
On ne peut qu'applaodir aux taIeiss de Ilauteur.
PI a su donner A cel tc figure, digne du grand nom


460

du pers6nolg qu'elle rept~sente, tout le earactere et I'hnergie don't dile etait susceptible. La toge est
ajust&e avec beautcoup de goat. On y vetiouve ]a puret de siyle qui distingue les productions du cit. Lemot, qui on dpit le beau bas-relief de la tribune du corps kgisltif.
Dimoshenes pronounce devant le peuple d'Athenes une de ses eloquentes Philippiques: son bras droitest leve' ; i tient son discourse fAla main - la chaleur de sa declamationlI lui fait serrer forteinent; sa poitrine est ddcouverie ; de la main gauche i contient son manteau ; le d6sordre m~ne de l'ajustement donne du mouvement i1.la figure, et de l'intdrt Ai Faction. On desirerait seuement plus de fermet et de decision dana l'attitudc,. un costume plus grec, et dans les draperies plus ,de style et de finesse; mais les. nuds sont d'un bon caractere, la tte a de 'expression, et cette figure [ait beaucoup d'honneur au talent du citoyen Lesueur.
M.


V-ACCINE.
Le comity de vaccine 4tabli i Anvers ayant eu connaissance, par les journaux , d'une lettre pubti6e sous le nor du docteur Decarro, de Vienne, sur la facult anti,- pestilentielle de la vaccine, crut qu'il ,tait de son devoir d'chlatcr un objet aussi "imoortint. A cet effect, ii s'adressa A ce docteur pour sInformer de la veracine de ces int6ressantes nouvelles. M. I)ecarro ayant rfpondu i cette invitation , le comit6 s'empresse de corninuniquer au public la lettre qu'il a reiue ; la voicl
Aux mcmbres dU comiti de vaccine d Anvers
dpartement As Deu.-NXeths. . Viennt, te I2
novembre.
Messieurs, j m'empresse de satisfaire au desir que. vous mc temQigncz par votre lettre., d'avoir des e'claircissemens stir la nouvelle ddcouverte annoncee par quielques mddecins du Levant., La lettre publiie dana le journal de Francfort, et qui a & copia da na une muhitude de journaux est en effet de moi. La Bibliotheque britannique doit aussi contenir une notice plus d ,taillke des falts sur lesquelis re'ose la croyance qu'on commence A donner a cete nouvelle propriet du vaccine; niais c'est dans l'ouvrage intituI6 : Histoire de la Vacrination en Turquie, en Grece et aux Indes oricntales ,
in-80. A Vienne, chez Geistingr, que je viens de publier, que vous trouverez tout ce qut i'a &t communique jusqu'a present 4 cet regard. J'en ai remis tin exemplaire i votre adiresse a l'ambassade de France.'
It y a pros d'un an et demi qu'un ni6decin fraucais, M. Lafont, tabli A Salonique , et qui s'est beaucoup distingu6 par le zele avec lequel it y a pratiqu6 la vaccination, me communiqtia quelques observations qui lui laisaient soupconner que les vaccines taient moins susceptibles de la peste que les autres ;mais it ne m'en parlait que comme d'une observation qui m&itait son attention sans vouloir 'tablir come un principe.
Qucique teams apes,, .un autre nidecin fraI' ,s M. Auloan, ,me mandait de Constantinople, sans aucuns details " qu'il croyoit que les vaccines ne prenaient par la peste. Ces deux observations, fithes par deux nidecns qui ne se connaissaient point, et qui n'avaient pas eu entr'eux la moindre communication , me parurent mdriter une mention clans un ouvrage destined 6A rendre compte de a vaccina-* tion, dana Ie pays oit se trouvaient ces mdecins. je citai donc leurs lettres , sans y ajouter de rdflexions, et je les encourageai fortement i donner tonte leur attention sur un objet aussi important. Les choses en 6taient 1IA, et mon ouvrage pret- a sortir de la presse, lorsqueje reus une lettre de M. Auban. qui m'annoncalt,. en date du 25 juillet , qu'il croyait pouvoir me -dire, presqu'avec certitude, cc quil n'tvait considdrt que comma probabi, que la vaccine est un preservatif de la peste. Voici les preuves de son assertion
io. Sue pros de 6ooo vaccins, aucun na prisla peste quoiqu'ils aient ete r pandus dans toute Ia ville et les lauxbourgs de Constantinople ;
2o. Des arfans vaccines ont suc impuniment Ie kit des nourrices pestifdrees 3o. Le dgcteur Valli, italien, venu en Turquie p our tudier la peste, mais sans 6tre instruit des o0hvelles observationS, a 6t6 tellement convaincu d( leur ralit6 , que sun la seale security d'avoir 6 vaccine dix moist auparavant,, ii n'a point hisit6 A s'eniermer daa n lazareth o6 i a eu commu-


nation avee les pestifkres de diverses maniere; e irmpuu sent;
4". Echappe A ce premier dnger, il s'cst expose a' celide s'iioculer an no .lm e de Pus variolique et pestil iel tA Ia mar gauch as. ressenr da eftet.
50, Le docteur Auban ayant entendu dire . lea vaches de deux villages, F un rune ieue l'autre 4 denx de Constantinople avaient une eruption vdicuilaire aux pis , il s'y est rendu avec plusieurs personnes 'altachdes t l'alubassade de' France ; on a vrifi6 que l'&ruiltioi de ces vachea 6t\Ait le vrai cowpox, et I'ona vu. ie p stule vaccine sur le doigt d'une lersmne qui F'avait contract en trayant : d'aprs lea interrogations iaites A divers habitant; de ces-villages i il rettl te que I'on n'y a jamais vu ni Ix peste , ni la petite-v-role lots rn~ne qu'elles out faith Ies Plus aleIux ravages dans les lieux voinsa, etqIhe si uu hsabitant de ces villages conutacte ailleurs une de ces maladies etIa rat. porte chez l d iitie Ila coinunque janmais aux,

M. Auban aj.oute que il'opinion, ptblicjue est si favorable-A cette propri&t de la vaccine , q plusieurs personnes , sur-tout parnui lea Armniens, so lont vacciner pour se preserver de la peste. I1 mandait aussi que AIn dtcteur Valli se disposait rtpetcr ses exprienes . . avec dii'virus pestilentiel non melange ; it me priait de donner A cete dccouverte toute Ia publicity possible, et je l'aj fait.
M. Auban a ajoute a sa lettre les procis-vet. baux des recherches faites dans lesadeux villages. Ils sont tres-curieux, et je les ai consign6s dans mon outrage.
le me suis born absoliment au rble d'histoliei ; je n'ai rien prononc<" stirtn sujet, de cette importance qui me parait demander ehcore bien des observations et des rechefchles pour avoir la consistance -nkcessaire. Je n'ai pas mime hasardi des r6flixions mdicalep . quoiqu'eles se prisen-, tent en foule ; mai le s fits qu'on m'a communiques , sans &tre conclusifs , sont trop remain quables povr ne lea pas faire connaitre. Depuis ce tems-l , je n'ai aucune nouvelle de Constautinople.
Pour vdrifier I'assertion des mrdecins duI Levant, jai multiple rues correspondances dans ce pays-I ,. j ai mrnme sugge6 aux proiovnediens de Hongrie, la n6ceasits de laie nite (tes recherches analogues dans les provinces limitrophes de la Turquie, ca la peste ene quelquefois. J p ends publiquenient 'cnagcmcnt de commutisquer au public le rsulat' de ues rccherches I, qu'il soil favorable ou ddavorablc A la dicouverte ainotice ; mais je ne saurais asstz le settee en gardestir leI nouvelles qui ne erontpas marquees an coin de lautlienticite la plUs irricpsable.
Je desire beaucoup, messieurs , que vous donniez dtelIa publicity , en France , au details quej'ai I'honneur de vous. envoyer. L'objet est trop important, pour qu'on soit A cet 6gard dans incertitude.
Agr6ez, messieurs, 'assurance tie mon respect et de mon t)dvouement.
J. DE CARRO. D. M.

COURSE.
Aujourd'hui 2 5 niv6se , huit heures di soir cinquieme s6ance du course d e dlawation, par Lative ; h6tel 'Choiseul , rue Neuve - GrangeBatelliere , no 3.
On continue do souscrire mime rue, no 5, maison de M. Baudouin.

LI V R ES D I V RIS.
L'AiTHMiT-OLE dies premieres icoles etdles icoles secondaires , approuvee par le citoyen Chaptal, ministre de 'intdrieur, contenant un grand nnmbre d'applications an commerce , aux impositions et aux measures de superficie et de solidity , et termmnf e par une instruction familiere sur le mode de peser et tie calculer avec les nouveau poids ; par Gulllard , prolesseur de mathirnatiques. I volume iu'.80. Prix, 3 et 4Ir. franc de port.
A Paris , chez Marie Gattey, veuve Devaux, libraire, rue d Male, no 3$2.

S P E C T A C L E S.
rhatre det '01jra Buffa. Auj. della Griselda drame en 2 actes.
The'dtoe Louvois. Auj. Ia je r repr. de Marton CI Frontin ou Assaut-de valets; les deux Meres
et la petite Ville.
Thitre du Vaudeville. Auj. l'Avare et son an ; Fanchon Ia vielleuse.


L'houumnc t setail at Pari, rua des PoiLcivin, a, uA. Le pri est dc 5 francs pour ttoi A ois. 5v francs pour six mois at too francs pour I'anude enticte. Otne ti'abonnr qu'atl eusticiicement de chaqqc saois.
It titi tdiesierIcs lettres, lIarpeast et tes efcits , franc de port , an citoyen Agasse, propridtaira de cc journaI, rue des Poitevins , nO MT. Tou let," r jjt, sani excrpliot', Ioivgnl qt i 0)on o,1 1. II laI Compreldlt da e tch cvoiste port dcs pays ou lo' rte peut affranchin. Les I cttrses des ddpartenmcni, n affianchia* .c ,crorit point tetirtes dc la pot.
I' at air 'oin, pour phis de s'ircte, de charger cellos qui renferment des .aleArs+
out cc qu, concvm. h iadaction doltictadrcss au redacteur, rue decPoitevins,u no0 , depuis ncu ulinctss du matiu jusqu'A oimaqhcuresda soir.

A Paris, de limprigierie Hc U. A-0a1", pr pt i i" #ds MOSOAi f rwc do#Pittving , no 11.


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foibis.lec "lagdesa PrOSp6 it T6o t &ait calme do rie. tMur de la France, DorsquaucomnenceI I d anvoner dirnie'e , nbs entretenions encore V rant dVurve p~aix durable. Tout est cat ca , i,'e depuis qt6'~i.'dpuivsncejalouse a rallbrn 'ks tokhss dt'a guerre ; mais usos cett deinlex'440,veviion des inj&ij et des sentimens sett monte pus plemne etVus eniere;
)'e rt* 'ub51c� :s t~d lOppCavecdplus dfnergie. ani4le u au% depa tenieInstque It PREMIER
CONSUL a parcOuruS, ii a enfendu, comme "dans let anciens , les access d'une indignation vraiment fzo9I i; il reconnu, dans leur haine contrt un go r pt ennei dem in9tre, p spt ,seur "n(0xreue4ns" ls eIlaoslda" "iaoi, pulquoet dfiaPln ersonnelie ,, leur attachement ft
la,,a.ic,1 Ur7 1 s n 1e1t sa etinie. " or

ont usiinbt ~nce doarigiotzptour consacrer cetowrmpnt, sqonw mf feA, opri , sdqs
darqAq, 4 g con i~es

nl oU t.4Aqcrq ,eijivris aux


egouternement bri4rniqprt tentdra de jeterI em .pet-&te i dejikt' ju e ,e r, nos a tes., quelquS-un d qs mo n treof qo'l,a on0uris pendant Ia !paj " ; d6hirerj .s qui les a vus naitre; maH ils n'iy retrdu'iveront pui- ces ban4cs impies, qui fart. le i zstr .nens do- lcursp.e irs ,crif es
no) cont is is ia'y ,cit rou mvro t ni c te duhtik don't its 'Abusered .' ces haines dont iis a crrnt lea pgIgnards .'L'expqri'en� a clairS. to4s es mepri ; Ia sagesse des idis et de I'adnmEuvirounl par-tout de Ia force.publjqu4 , partout itteinta pa lei iiibunaiix ,c'gs i omne afreux ne pourront dtsormais ni fire des' rbelles, 'ni stcomnmencer imuniient Icur metit de brigands Ct dasass' ajns. . . . , I I
Tot--'heure une miserable tentative a iti fate dan Is. Veide; Ia 'constritioi en dtait le pr& ttte mais citoyens , pretres , soldats, tout sest .banla pour. Ja defense' commune; ceux qui, d411 d'autred tes, furent des raoteurs de troubt,, sOnt ve.,us offrir leurs bras A l'autorit6 pu.blIue, et, daDnsIcurs personnes et dan sIcurs families, des gages de leturfoi et de leur d6�Ouemenr.- . , , .
Infi' ce qui caractrise sur-tout )a scurit6 des ctOYOn, le retour des affections sociales, la bienfa'snce se deploie tous lea*jours davantage ; de tO, c6tes op offre des dons 0 I'infortunec, t de' f"udations 4 des &ablissemens utiles. .
hI'verre naPint interrompu les penses de lapaix; et ie louvernement a poursuivi avec 0staflce tOut cc qui tend i mettre la consti-" t0n dane IJs mccurs et dane Ic temperament des
"th0II , tout cc qui doit attacher i sa durte tots 1t1"intrks et toiit s eprances. .
�nsi, le icnat a &6 plac6 la hauteur 06 son IDstitutionI'aipelait. Une dotation tellequo Ia coinstti l'avan dtrmine , 'entoure d'uiac gtan-. del lirposajite. u' ' v on
- 01.r06 lkgi~qnatifnapparaitra plusquen6vir a , ajeste quo r~dlament sea fofctiOns oRs le
.:era plus Vainement hors de ses sauces. Un Pr6ident aunute stra ld centre de sea mouvemens, S1rgaue. de s penstcs et'de ses vceux dans sea Illtifis avec le gouvernement. Ce corps aura enfin tIt dig ,06 ui Pe. 4
ml,, Ct d qu ti pouvait exiter avec des forces
u t et cr mminin es,
tea cOllges lectoraux s sont tenug par-tout , e Et ctirnei',Avec cette sagesse qui aarantissent
huamux elhoix.
La legiond'honneur existe dams le parties sup& "F de son organisation, et das ung part des d ens.qui doivent a composer. Ces eltmens fotatrteagaux, attendent d'un dernier choix leurs tb'es . t eturt Places. Corobicn de traits honoa evtel I'ambitiOn d'y tre adniis! que dc It WII Rpublique aura dans cerid institution


= ufetncouger #6dr4&o06oinser leg rgrvices e , Le drohde barriere a product en I'an i i quitnze
ts .!' millions; dix de plus ont 66 consacr&s dans la
IIW cOrkeli d'eitaf 11,v kft e itifution prepare m me anne h rIentretien etan perfection neneut
*abx phoix du gouvmsemott, des homrmes pour des r6untes. Ittis" les branches s4 ierei r e'i Wr ainistration- Les routes anciennes ont 6t6 entretenues et rdpad4 adrgteurs s'yorxnei t dansI' telierde~rglemens res ;-des routes ont et6 lies A d'autres routes et +d lois; 'us: asy peereritadesi prmnes ct des par des constructions ouvelles. Ds cette+ ann&, -ipaxi s'dqrfre~ub%c. T t, Prsent 11ri sdd -les voiures franchissent le Simplon et le Mont#tfwaq i s c i jugev,. oil uvft too b b t ik'du'go - Cen is. v.:uerement souvient dlang is s na+iiSoibTls, a On itablit, au point de Tours, trois arches
1~s ~th#eronat aux fo'tion 'piilqliqes aveeW1' aii l4crouleS'.
4Wte rexperience, i avce 4ft]afie qadtnAueCt Do nouveaux points sont en construction A n-un catatere tine, conuite d tis nrifissancei Corbeil ,i Roanne, A146mours, sur D lere, aur
dpxouv . . : ,. : ii. le Roubion, sur la Durance, ,sur le Rhin.
Des lcees des .coles-,secondaitesis'ilevent d Avignon etV illeneuve communiqueront par urs tous , co et n6, s c s, i ent a-,erinore asset apktde pont entrepris par une association particuliere.
inena augr dc taqaiieuc doscitoyens Des rdgl& aTrois ponts avaient t c mmncncs, Paris, means comtmuns, .ane,, dcipline commune; un avec des" otods que des citoyens avaient fournis: peme esystWmixe.d'insttuction.4 y 1ont ftoer, ties desuXont6 acha'ds ed"partie avec les foads gn~rations. qui soutiendone ia gloired4 a'VFrance, P blics ; etles dtoiis qui-a'y percoivent, assurent par des talent, et sea insthmtions pordes pincipes et dans un oi bre dderislin6d'annes.''i itrh et Ia des vertus. * i ' " - renaboursement desavances.Un prytanee unique, , le pryane d. Saintc+yr; .
reso leenfans des'citoyens qni Wnt mortspou. t la U .troisieme, le plus iteressat de tus.(celui patri:, dkja .rdducatior yt r septroe l'enthousiasme !cu jardin des Plantes), est en construction ,C militaie " � sera bietot tcrmin. II .degagera interieur de
Fthtae � ". , P tip aris d'une cirMoation embarrassante, se liera avec
] , ,leaAectles 1b91 i hRu C6a pie un's place suptbe . depuis 16ng-tems dcrii e,
gs d aa o pli 'A]a dis&j-'d queCmbellirn d' lantatons "et les'cauxde Ia ,";lia~e;, qu'on eiaduti~ti lafatigue , qui-acquierec , ,~ u em . . . . avec les habitu'deiWon du in et i les conn3ancese $riviere d.Ourccq, et sur laquelle aboutiront en +ari e,':I *. ', diCC, .,. light droie" la rue 'Saint-Antoiae et 'clle de
. ete ed 'Co a ffi o ffr e Iasip e t 471& i vstie
inahufacture ," o'i6iq,6it 's-Une, g sassntde L� pont seul former, Iobjet d 'nie depen~e que l, tddb'dan-sIes:l6e , if cottvir ni rapidement lea droits, qu y seront
avecIa 6per~s. a place et tons sea accessoires ne Coate, .' * . "" 'b'+ l .lu~ tc otilW+ ctifrit, ave la prl ibn dh p;er s. -laeet ou-e aces I " e �oie
Sdl s ,, n n'en u. p rot IEtat que 1emplacement-et Les mines sur
o] ;s,!ti'tn'- tis'lesqd~esqlledolt s'elever. ,
btenus apigs, des' annisr'A'an'xvtlgaire apprentis- eI o. "s1i t ,t,,,auk. . . . e tn 'o er n
.s~~e.; etbient6t le commerce &t 'in"dustrie jouirot, es ,travauc d canal de Sant-Quenti s'operent
de leur.travailet dessoindu- Gauvernumenr'zt . se r qualrelA o I -la-fois. D'j~o une galeit souterLe, grie, l'artilerie,,nont plus qu'unemrme raine et peicee dans une rendue de mille metres; ecqle et uneiqsitutoin oamune . . . deux. &iusesson ermin~es ,huit autres s'avanLa mxrddecine est par-tout sOmtu;se ata nouveau cent, dautres so ttcrn des fondations ; ct cette vaste ref* ne " que a .loilui a, presrit. p anss4 U r~brme.entgvpriseqra ,, dans quelques annees , une nasutaire, on a tr ve lea qo, u n de, simplifier-la vigation consSp, ete. dipeuse et daj outer 4 'instruction. Lcs.Gatau ,.4.Arlea,.1d'A guess - Mortes ,de la
' L'exercc " " 'ha pharmacy[ a-,mil sow- lagarde Sa6 e et-. de1'/orone-;. qelai qui univa JeRh6ue au sumi-s et ae a'aott . * v .n 4 ]hin. cel ui.,, pIi'- I eblaet,. doit porter Ia
'n r leeknt alaiereIoureer, navigationau centre d ,'ahcicne Bretague . sont
i t i~us diE6reus avec la cele tons cornmetces, qt.to.us scwnt achevs dans u Wt4. "'exigent ]cur$ inr'ets letAs besois; et terns proportiQnni aux travaux qu'ils exigent.
1"i ' i pattiijitfe U comrmtnf fe justice
eAU Iavec i i . Le canalqui doitjoindre I'Escaut , a Meuse et
LeC ode vil 'a'ceve ,et ans cette sesionI le Rhin, nest d~ji' plus dans la seule peusde du
~rr soumia, aux deTibdrations du corps Gouvernement' desr,=connaisances oit 6 faies
sginsiatxf'tes der is projectss do lois qiii en Corn- str le terrein ; des fonds sot dj pr't's pour plt tenat' Ic semble. . " 'ex&ut;on cune eentreprise qui nousouvrira 'AleLe'Code judiciaire, appel par tous ies v x, Imagne, et rendia i notre commerce eti notre tbit en ceimoment ea tdiscugsoibs qutI le conduiront industrie, des parties de notre propre teyrroire qua a sa matirite. leur situation livrait ' aindusrie et au Cornmeice
LU C&de crininel avarice; et du Code d6 commrce'Idles rties de areaCt ,ltarer plu d rangers. imefce p ar tmies quontanes sent e n laiuetat La junction de Ia Hance la Vilaine uiira la irbpirkui~enft lea irconstances, sont eti etat de1
tcoi a pro- Manche -, 'Ocean, porter la prospehite It la
civilisation dans des contres o langliissent l'aricha n . r " " : 'culture et Ics arts, o* los iScours agyrestes sont
De ioiuveaux chefs-d'ceuvre sont venus embellircL
o s i' andi qe . rt encore 4trangeres a nos mceurs, Ds cette ann.e
'nos mnusocs; et tandts qune le reste do I'Europe _.or. . .
.envie . .s=richesks -4re ' des ssimmes considerables ont e allectees A cette
envte t~s inches s jeunes artistes vont
encore , au sein de rtalie, echauffer leur gnie operation. ,la vuc do sea rnds onumens , ct respirer ,n- Le dess&thernent des marais de Rocheflit , southousiasme quiles aerintd. . . vent tent6 , souverit abandonn6, 'ex&ute avec
,Datis le departxent dc Marengo, sousles tours c01utauce, Un million sera destiny cette anne a ,do Cette Alexandric qui sera und des plus puissans Porier' la salubrit rdans cc port , qui dvorait no boulevarts do la France, s'est form helpremier maris et sea habitant. La culture e cs hom e cimp de nos vtx&ans: Ia,ils conserveront le sou- s'6tendront sur des terreins voucs depuis long-tens venlrde .leurs exploits ct l'orgueil de leurs vic- aux maladies eta L ha 'dpopulation. stores ; uis inspireront A leurs nouvcaux conciS- ,Au sein du Cotentin , un dess&hement non toyens 'amour etI4 respect de cette patrie'qu'ils motIs important, dont le project est fait, dot out agrandie, et qui les a ricompens&s ; is lais- la dtpense largenent calcule seta ncossairemnent seront dans leurs cnfant, des hiriticrs de leur cou- remboursde par le t6suhtat de l'operativn , tranmsrage ci de nouveauxm d~fenseurs-de-cette pattie formera en riches piturages d'autfres maais d'une don't its recucilleront les.bieufaits. vaste tendue ,qu ne sOnt aujourd'hui qu'ut ioyer
Dans hancien territoirc de laIRpubhique,, ,dans de contagion toujours renaissaut.
Ia Beigique, dantiques fortifications ,quinDetaient Le 'fonds n cessaires i cette entreprise sont plus que dinutiles monument des malheurs do pornis dans Ic budget de Fan 9. En in~uie tents nos pores ou des accroissemens progressifs deIa un pontsue la Vire liera le ddpattement de la France, eront dmolies. Les termcins,, qUi avaient u oanche au dparte lnsu e du Calvados ,supprer a ete sacrilf 's aleur defense, seront rendus a Mla un passage toujor d lpaxnwere ux et souvent tunimte , cultur, �t au commerce ; ct avec tes fonds que ut abrsgera tdoqutues mdrigu etre a route qu produitont cos demolitions et ces terreins , seront conduitgde qParis AGheibourtg. cgnstruites do nouvelles fortereses sur nos nou- unn antrc pint'du d apartment de )a Manvelles T1 ontiecs. . -. ,++ Su p+ . ItPs.b.
Sous,on mcilleursyst~me d'adjudication Ia taxes he , un canal est projet. qui potern Ic sable d'entr~tien des routes a pris e nouveaux accrois- dc Iamer et la f coudite claibs une consi e sti'ril, Seren dis fermiers d'une annie &aient sans ci donnena aux coosuuctioas civites et |,I maOlulation ;- des fernmiers de portions trop morcelees rine des bois qui peissent satserploi A quelqlucs taicet sans fortune ets ans garantie., . myrianietres du rivage.
l'Dts adjudications triennalca; des adjudicatious Ser tons lci canaux , sIr tonics lea cotes de a do plusicurs barriers A-labis , ent appel des Uclgiqu6 , lea digues" mines par Ic tens , amac6nlcuient pl uabroui, plus xilC5 et plws 9ute5 par la wret, S reparent, Isetendcat ct so hirdl" - - ib~ificnt,


.AZ. TiE, ~NATI LE MONITEUR' UNIVERSEL.

,. , or u , ,t a8,1 !e ct'd u kouvernomeate t des Autortitt onstitues ,- continua:dans le MoN IN ' KU I, s0n1 Off ., N-h '-,1, . ;:.J'1 ,, : .,. Mardi +,. t6 niv~se an 2 de hIt R~ublique ( i'f jdnvier 1804.)}












jet- let Ilbaiiin d'Ostende mont Laaris 4es progth de a deradatioua; un O.bnt-6uv&ra une commanicaton important' a la ile ,ct lagriwulture s'enrichira- dun terein prcieux, reconqis sur la mer.
Anvers a vu arrter tout-i-coup un port illitai'e , un arsenal *et des vaisseauA de guerre sur le chantier. Deux millions assigns sur la vented des domains nationaux, itus. dais los d partcmons de l'Escaut et des Deux-N&thes, sont consacxs it la restauration et it 4'agrandissement 1db sbnmantieri port. Sur la foi de cc gage, It commerce fait es avarces , les travaux sort; commentss, et, dans I annEe prochaine ," il seront conduits it loutperSecti on. ,-.
A Boulogne ,au Havre , sur touts cette c6te quo nos ennemis appellent disormais Un t6st da' Ji ', de grands ouvrages s'exicutent ou 6'acheveit."
La digue de Cherbour long-terns abandonnee, long-terns l'objet de l'incertitude et du doute woxt enfin du scin des caux ; et dj h elle ost dun &ceil pour nos ennemis, et une protection pour ioa navigateurs, AI'abri de cette digue, au fond drune rade immenCse . un port s eus otiS " ,'dans queques annecs, ha Repulique aura sos arsenaux et des tlottes.
A la Rochelle, 4Cctte, ,Marseille, Nice, on ripare avec des fonds assure s los ravages de l'iusouciance et du terns. C'est ur-tout dans no villes mnaritimes, oh la stagnation du commerce amul. tiplii les malheurs et les beqoins , que la prevovance du Gouvernement s'est attach i creer des xcssources darn des travaux utiles ou nicessaires.
Ut uivigation intiieure perissait par Foabli des principes et des regles; efe est disormais souraise A un regime tutdaive et coservateur. UPi droit est consacrc e son entretien, aux travaux qu'elle exige, aux amilioration que Interet publt appele place sous la surveillance des priJetS , lle a encore dans ls chambres de commerce, des gardiens utiles, des temoitis et des .censeursde Ia comptabiliti desfonds qu'elle produit ; enfin des
hommes iclairis qui discutent los projects forwies pour la conserver ou p6ur l'etkndrs. Le droit de p&he daus les rivieres navigable, est redevenu ce qu'il dut toujours Ere , une propriit6 publique. 11 est confi i t la garde de 'adr-inistration forestiere ; et des adjudications 'triennales hfi donnent. dans des formiers, des conservateurs encore plus actifs, parce quils Bont plus int&esss.
L'ann&* derniere a it une ann&e prospere pour nos finances ; les rigies out heureusoement trompe les calculs qui el aaient d'avance d~termin c lea produits. Les contributions directes ont dt d irejues avcc plus d'aisanc. Us op&ation$ tqui doIveLnt itablix lks rapports de la contribution fonciere, de d~parternent i d cipartement, marchent avec rapidity. La r epartition deviendra invariable; on Ae verra plus c ette lutte-d'intirits diffirens qui corrompait la justice publique , et cette rivalite jahouse qui menaSait I'industriec et la prosp&it de tous le3 dApartemens. ,
Des pr6fets, des conscils cniraux, out demand que la nixme operation s'etendit i toutes les communcs do leur dipartement ,-pour determiner ontre elles les bases d'une rdpartition proportionnelle. Un arr&6 du Gouvcrnement a autorisE cc travail gn6ral, devanu plus simple, plus ciconornique par I Fsuccs du travail partial. Ainsi, dans quelques anhics, toutes Ics communes do la R6publique auronr chacune , dans une carte pardculiere, le plan de kur territoire, los divisions, los rapports dcs propri:ts qui le composent; et 1e conseils giniraux-, et les conseils d'arrondissement, trouveront, dan. Ia reunion de tous ces Van s, les Eimens d'une ripartition juste duis ses oses et perpituelle dauns ses proportions.
La came d'amortissement remplit avec cons#auce, savec fidelity, sa destination. Diji propriitaire d'une pattic de la dette publique, chaque jour elle accroit u trsor qui garantit i 1'tat une prompte liberation : une comptabilitci SCvere, une id4lit4 inviolable, ont mrit6 aux administateurs la confiance du Gouvernement, et leur assuront I'int&Et des Citoyens.
La refonte des monnaies s'excute sans mouvement ,sans secoups : el e etait un fliau quand los principes etaenrt mconnus ; edc est devenue Yopcration ia 'plus simple, depuis que la foi publiqite et les regles du bon sensea ont fixti .les
conditions.
Au trcsor, le credit public-s'est soutenu au
milieu des secousses de la guerre et des rumuts
inlt&essecs.
Le tr6esor public fournissait aux dcpenses de
colonies , soit par des envois directs de fouds, poit par des operations sur he continent de lAm rique. Les adwinistrateurs pouvaient, si les fond, itaient irisutfisans, s'eo procurer par des traites su Ic Ssor public, mais avec des formes prescrites e
dns ue rresure deermine.
Tout - it- coup uno masse de traites ( quarante
deux nijilions ) a &te cr E it Saint-Dorningueo, san | aveu du Gpuvernetuent, sans proportion avec ie besomns actuvl,,saa: proportion avc 1i besoin
A. vcnir.


462

f 'ef hrxi-sans caatter jlefsintclport&st Ia. "o " 'Ang ts t " :t4 re ai tap
vane, h laJ aia'itue atx Etats-Unis : ees y oe1 -de' . . . aUtic qu'itI, statforce do nous rendre &6 par-tout ex osces str eI laces de honteuit , Chaque jour led otisme- britannique ajoute rabais' iUV-4s a .,des .ho itfles un avateit versn a sAs usurpations our )cs inert. art) la derriere argent Lt archandies ou q l'n dyvitent nfour- guesre, ii aviit 4 pOd ithnt& 11es ne.ltrea u 'arronu Ia vafeur quuand le paiemcnt en i rat k geaut, par une-prention inique *t,. voItaInte eff&ectud arti trsor piibIle, Dcl ,- un avilissement fe droit de dilarer dos .cdtes entire .n a sct4e lxn .Anteique a t , gio ge ulussscati- icui. Dans cette gvere, il viest d'atg.rdntcr' son daJlsi n~rdpe. . . code monstrueux. du pr&endu droit dc bloqyur de
-G'itait pour le Gouvernement un devoir tigou- riviires, des flguvei. reux d'.rqecr le cotfrs. ,d crttrmynden- pes. " Si le roi d' Aalglete"re a jureI de si i I I de sa,%Ver i la nation los pertc di6nt die - . - guer e jusqu& ee-quii ait r ldutt-a France F , nacie, de rac.httr sur-tou;, on. credit pir uA1 traits dishonorap que. Iouscrivteatautretois Ic
Jis. sevnt. .rp . . alheur et la fiiblessel'a guer sera longue. La
Un ut du, tr sor pubhc aet~vgy a Sai ni1 LFrance, a cqsie-iti, dan. Awieyl 4 des conditious Do1i e ibhargi, do v .rifir ,les jouraux t moes ic ,' , tO. atrajmaisois
P. Y-. 'k '" . .i.al combti ' jfvorables; elle ne reconnaitra sur-tout janals, traitts gaaent" ct crepes, par , Ale autos tfit et ' ns' all$ e idment britnnique ," droit doso f m si� enavIcpt t ugo&e$,o e e 4.Iet, e Igatns que o qut ,.n
eti ' .escaris d ons; sipour ds v Orsemeni y-' ient -au lcukrgreCsis de 8ou ambition, h at 4P!a s , meys effe9t41++sip Ir et'eunc adie. i
Metdxii-d' r dualttrls gar,-tts aat
legitime "ii spour d c a- simu)es. " alai de1 f.+ dinp+. E;Ja s_ I i tt Ait h i
. + "l'. . . ii. oat, -poi itr~
Q oxe milhiotn de trati.$s-4 ltutn'statenst pas enecre n' pois bl si. �.,A ~ oa++. eoro . pour
:en circulation ,.t tIannuis. Des rsnseigneclens ovau, U p saints .e n t t ob tie u s s r lis autres - . .sa c ds ? . .
LUs, traites dont-la vallour inA6grale a td,.reue, , La Louisiane gst: diavrMA~isassocie i
,ont'iti acquittesavec lesv-intr"s du jour ,! .ptndane desotats~Uxis, 4'Amrique. Nons cn-V+l chance au Jour du pateloent " celes quivont ieti 117c,:e~ Eat ~s, dAmrqe' os. co,
aryons la de .armic,.qUolorsouvenir, d' ne comlivr es sans valeur effective . sontiaiguies do fauxw , T, 1 e origiue. aiachera, t4oqJours J ros int .&s, puisqueles lcttres de - hanged ; portent pour argent quc des relate t) favorablesdocommerce unltoa vers., ,quoiqtte It pfocis-verbal:de paienlent cofs' long-tems iotro prosper tate quti n'a rienii i verse-; et elle seront soutmises lo- s to ps ran .
.," Les EtatsVnit+.doivent:i ]an France lettv i tipet.,
i un severe examen. Ainsi. le Gqtvernement-satis-i a s ns dovveot t
fera 4 Is justice qu'il dlit aux creancierslkgitimes, de t tloeu rt e a +, . frn . et ,elleO qu'il doit ' a nation +dont il est charge . e . .r.gra . 'de defendre lea droits. L'Espagne rested neutre. I J
, La, paix. tait- dans le d.,vu,-ctnme dans, Vin- L'Helvitie est raise sir sos fous demen,, et-ss tert&du Gouvernement. !I[ I'av~lt voulue au tilieu constitution: 'a subi-"6 lts chanrgeriens qu Ii des chances encore Ahce~ta eo;i L O la, guerri ; p 11 1-rche.dutews et des opitinsqdi aanimnand; l'a'vait ivoual~e, au iniliem++~v gtores. 'est 1dia retraite d ' nos troupesatteste In scitirit-int& prosp~xath de ia Republique qu il avait dsormai ricure et Ia fin de'toites ais divisions. Los auciennes attach, tout -sa-gloire. Au, dedans-il rivtillait c.pitu.atios -out tei e"ouveles . -o tIt rants" i I'indtutrao e. 1i]enecurageatt le ?t5d entreprenait ,r~trouvi sos premiers et set plus fiddes aits. ou do. trasvax utiles, 6u,dcs 04oumens dO gn- Le calmis 'rege daa i'Itahe'i nE- division de , nationale. Nos vaiss ari ,tat disper, st,.r d
tou~tes ea reers, et tra tles 1 los dos trait 'armide doa Rtpubiqu altipet havents en c n'etient.mp~y~a-qu'~rende ~ tnmen t Ia Fricepodur Calyis~npcfraoec J it &
Us n'iaient smployis kuf Irendrenos colonies 'srles c6tersde l'Oc n. a ebtailisytwuyei Is Frace at au bonhur; aucun-armeenr dan .!runt par-tout desiyeifigi, i lea iatitece, -do it nos ports, ren de mcna~ant sur.nos frofitieres. + 'bravoure et des grandes attioni doleutsaanchtes, It cest I le moment que choisit le goutvernt-. L mipire ottoman, travails par desinttigues ment lritannique pour aarmer sa nation, ,puir sputerraities, -aura;.-dansfi14ret do Ia Frane1 couvrir Ia- Manche de vaisseaux, pour insultei l'appui que d'antiques liaisonsj un ttaiti recent motro commerce par des visits inJurienses; r ebl i;sa position gograihiqui , lui doiftent, droit c6tes let nos ports, lea c6te, e t lea pos dienbs derekfamer. " allis, par la pristrce de f cei mnaqirt est . . .- . . . . 1
allies,. par Ia pr. do f s . u. . La tranquiiti renidue aht Cotinent par Jo ttaiti
Si, au 37 ventosc dc ) !'a'ii, i existaitucun ,Luniville , eat. assilih a4'1l, derntirs'acies'de armament amposant' danus lea-ports do Pr.it +e l ~itec de RaksbOnne.L'iyt'rtLt airdeagrandes
t, 1; , , �- "'. ", �, ",, to
de lolande , s il s'y execu'ai+ uita seul u ,uvemeni ,jvsances,]a fiditei du Gtuiiverne rent A cultivet auqel Ia difiancIe lI plus on 'oieue piis dourseA a6ec ele* les telations do bienyciilance e' d'aitiE, une interpritatidin sinistre, nou Sommes a'cs 'ujtice', t'energiede la iaatii,',�ei 16 forcesdo' ns1cerrc et 9-9 at 4 ltRipubliquerrpon dint. tude hostile ont iti comantaa p.ar une ifm Le.f+ L reier' cOnul, sigUi',BONAP i tl
prevoyance, et le people anglats a d croir, 9U11 Par I premier cons ' .
nous menacious Son iisdeendainc, sareiglaois. L' seer, air'td , uii, H,1.B' MArte'. constitution.


S
S



r
t

5.
5 5'


Mais si les assertions du message etaient fausses si liles etitient dcmonies par - la conscience do I'Europe, comme par la consicience du goiuvern& ment britannique, ce gouvereixient a trompe $a nation; il l'a t ompce pourla .prci1itersans libation ans iune g erre doiit les terrfiles effeei commecc it se fire sntir ern Angleterr6", et don't los risultats petlvept etre si dcicisiis pou4r iesI destinies futures -du '7puple ang lis.
Toutefois 'agressuer doit seul rcpordre decaalamits qui pesent sur l'humapiti.Mae, le motif do cette guerre .itait au pouvoir des Anglais ; c'et&t 6 fi la France d'arwer pour on assurer l'indipendance , at e'ost la France qni +attend n silencela, justice do I'Angleterre, et c'est IAngletere qui commence la guerro ct -quila commence sans Ia diclarer. . "
Dans. la dispersion do nos vaisseaux, das la: security do notre commerce , nos pertes devaient itre immenscs. Nous, lIs avions prevues, ct house los eussions supporters sans dccouragement at sans faiblesse : heurcusemcnt elles .out 6t6 au-dessous do notre attente. Nos vaisscaux do guerre sont rentris dans lets portE do l'Euirope; in -soul, qui depuis long- teams -itait condrnit it n'etre plus qu un vaispeat do transport, est tomb6 au pou-voir de l'ennemi.
Do deux cents millions qu; !es croiseurs -anglaia posivaient ravir A iotre c6tmuerce, plus des eui tiers ont t sauvcs i nos corsaires out veng nos pertoi par des puises importantes, et les vengeront par do plus importatiteb encore.
Tabago , Sainte-Lucie, taictut sans defense et n'ort pu qu so rendot aux-premieres forces qui t'y ton prcisentices; niis nos grandcts colonies'nous
restent, at les attaques quo lea enneMis ont hasard&es conts'ellos out &t vaines.
L'Hanovre at en anotre pouvoir. Vingt-cinq mille homes des meilteures troupes ennemnies out posE les armes , ot sont 1Testcs prisonniers do guerre. Notre cavalerie .'est rem0ntee aux dipens de la Oavalerio ennCoi; Ct Une possessioa Cher* au


C!O RTPS- L EG ISLAT FF.
Prtsiduce de Fontandf.
St.AN CE nuDI t- 5-NIV OSE.
Aptr 'adoption du ptocs-veibal, on itro-, djiit les ' conseillers'd'tit Begouen , Dauchy. et, S~iinte-Suzanne, orateurs du Gouvrnement, chatgs de presenter a [corps-klgislatif l'expos ,d I situation de, 'I Ri publiqu

Le citoyenm Dauchy porte la parole et donne lecture de cet expose.
(VoezACTEs Du GoUVERNEMENT.)
Cette lecture achevie., le ltsident ripond ca ces terms aux orateurs. du Gouvernemeat:
,Citoyens conseillers-d'hat, l corps.kgislatif.nf jamais vu que leA int&&sde la patfiC et COW'di Gouvecmemeni, qui no peuvent iPs' differer aujourd'hui : i a constament cherch6 dans la constitutiow ses devoirs puiot quo ses Ipivileges i s'est- occupy de la nation et non de lui-mrm R, C? i adfi se 6Croire a sez rad to~tcs les fois qu', itaitutile' fii romet d:ne pointt chadgcr.La rtconnaiisance noe peut ien ajouter a sOn zek 1 et de tous les avantages liue peut lti doner 14, nouvelle organisaton , me Orclr a -its' yeu Cnt' de inanifester aVec lus d &Ylat et dvautores d!W. ptincipes qui futent toujouti e6 .Ani.
,, Le tableau que vots aver track d notie situation inteileurec, estaussi riiurant quofiddlC" Le Gouverieiereht ne trompe PointIletPeuPi" franais, 8s de puts qui vouscoutfl, ,raslc bles ici de tous.les d ,partcns r. . chacun des bien(aits dont vous no saYez prescat. l'enseir*be. lls ont"vu cc que y ous avez peint et toutes les vx de Ila France selevnit n quq 0U, sorte de cette enceinte ,pour odre temo lgn a
6 idlit do yes discburs.












,, ~ens onsel 14c-d't t kcps-l~giviatif t~ aucit d I'arricle XXX d,q'jjre V dur36
1ius i rte O ugiiiLe dii t8 fiaaire deirsii, ca i� Ibrurer enconnie g nrat pour examinler fipilcedq message que vos lui avez souiris, �t ilicd uri deiberation djgne de lui ct du. G01vpt mefitqui vous Dnvoi c I

Oi demafnde l'impression-de expose6 dontil 0ir 46e d e comnunication4 a.u corps-igi'
htll, er e a raiponse du pxsident. J,'impressjon est ordonnie. Oi inttoduit Ic. cotiseillers-d'Ctat Treilhand petPo. t .t Gally.
Ljreade t. Les or ateurs duGCouvemnement ont

1-reilhard. (Citoyens lgiglateurs ' le moment est vetP .de reprendre 1 difice ,de notre kgislation
d0xt vPuS avez si heureustnment posi les bases dana le pu' de votre' 'derniere session, et nous vous, po-tos nllee. tire -du lie. livre du Codecivil p4 la dstinctioiA des bNewa.
Aprs ,oir paradess ls-sages ,assure'tat de, toles Oiatl ais, I Aco nvient de 'occuper tie leurs, prol eth .
Chest your acqunir avec securite , c'est pour
:oiiir eh 'avc, que ihomse sagijie une portion de son indlpedaince!. quand ii se reunit en
oi5 n A ttat ou. 'tout strait -commun A6tons, pt ,iorherie serait asir6 de rien, e't celui que a-fotce'mettrait aujotrd'hui eto possession , pourfairidfmain, tre ddpdss'6d6 par la force.
Ce n'est donc pas assez d'avoir consider l'hlomme sous tous ses rapports, d'avoir plac6 sous la sauvegatde, des lois, son ,at, l'&iti de son ipoose. ceui de ses enfabs ; d'aVoir garanti une protection siciale, aux mineurs aux absens ,A tous ceux enhin (ua, par In, iiblese de leun ige ou de leur ,fis6utia onf pour toie aure cause, ne peuvent leo.U et lea attaques qui lear sent livres ; it faut Wiml agsaurer, le libre. exercice de nos facultds, il fairi ious conserver le 'fruit de nos travaux et de n" 'rindustrie , i faut enfin garantir la proirikt: Is propn&, ! base fon'dtamentale et Pun des plus VAIW-as mobiles deh4 socidti. Qui pourtrait en
x'spirr'ala qda lit, d' poux , desirer celle de pett, ti en prolongeant note existence au-delA du trp#a, hous tie ransmettion , pas avec cle, Jea doiceurs qui 1'ont ,embellie, ou, du moins conit ei: donc necessaire, apres s' tre ocup6 des petsonues , de s'occuper des biens; c'est 1'objet du heotadAet du troiiietre ,ivre du Code. b lasi e deuxieme liv(-. on considere lea bient soileurs difk~rehaes modifications; dans le troisiemne one It considere nsous le rappoit des different rninites, par lesquelles on peut lea acqu~rir ce .s tranamer ire."
, D dans le cours de la derniene session, vou avezsanctionne' deux litres de cc dernier livre
cdtai des successions et celui des donations : leur impoitance a fit intervertir pour eux l'ordre du tra' ,ail, :et devancer l'instant o6 its devaient vous Wre parent s ; ious allons reprendre ]a ptemiere srie (left itris, et voug vdus occuperez du second livre cestadire des biens consid&s sous leurs dfhlrentce ma6dificaiiona.
Ce livre renferme qutre ti trek:
p)t l1 distinction dejs biens;
De IaProprtiee;
he uAufruit et de I'habitation ;
D servitudes ou s ervicesfonciers;
Voili, en effet, les seules modifications dons ie proprit~ssoient suscep,ibles dana none organisa ti),I politique et sociale ; i ne peut exister sur le tiens aucune autre espece de droits : ou Von aun,
prIi*t6 pCine., et entire, qui renferme alemen Ct le droit 4ejoutir, et ]I droit de disposer; ou l'ot na aqu'un simple droit de joulssance ,-sans pouvoi disposert du fonds, ou enfin on n'a que des service tnciers prtendre'sur la prtopri&t d'un tiers services qul ne peuvent etre 6tablis que pour l'usagc ttlutilit6 d'un htitage ; services qui n'entrainent 'aunssuj&isementde la personne; services enfit nqui ont rien de cox-nmun avec les dependance l0dales , nbis&s pour toujours. Nous ne vans presenterons aujourd'hui que le premier litre , celuli de ladistinction des biens- i ne Meferme que trois chapites cks i esw itebles., de meubti , des biens dans Ienrs rafipoyts avec ceuxqui les o~sfde~t. . , .
.stitires sont prec&dds d'un article unique, qu istmgue tous let biens en meubles ou ianmeubles ditiroction Sotis laquelle se rangent 6videtrimen tutes les especes de biens; il est impossible d'ei coa-evoir qui ne doivent pas kre compris dan l'une de ces deux classes.
f hut un-termsoA-les immeubles formaient la pot titin la pns pr&ieu.t(u patnimoine des citoyens, 1 CeJlens p tat-re, n'est pas celni oha lea murs or tleumons saints, Mats depuis quo les comnnii catons, dCvenues 'plus fatciles , plns actives , pIe tendnes, ont rapproch* erireux lea bommes d t0tses les nations; dlepuis que Ie commerce, e Xclndt, pour ainsi dire Jes productions die toe le pas, c~ranuncs d tons les peuples , a dounne d


463

spuissant resserts A 1Pindustrie et a 2t r de nouz les jouissances, c'est-i-dire, de nouveau besoins , et peut-ftre detviccs inouveati Ia fortune mobtihaire des cttyens sest considerablement accrue, et cette rrivolution n'a pu &re tr4n~re, ni aux mceurs., i ia tegislation. . . SOn l'a pasrdA atacterautant 04mpottanca atile portion de terre, autrefois"patrinio e u~ilqedes citayens, et qu aujourdhti ne to,tme ut-etre pas lia rnoitie de leur lortune. Ainsi 6t disparu les affectations des.biens aux, Urnmiiles -'s'u a disignation de propres ,propres anient retrait lignaget; et les transactionS entre es catyeas , comane Is lois sur les ,succcssioiis o.e trouvent bien moins cor pIiquCes.
,I seait dpl ace d�jmmer ici cc te la society petit avoir perdu, ce .q elle peti avoir gagn dans ces changeme l :.' il islatecr a dapte ses lois A
l'tat 'actuel des 'peuplqjpo.rt, qui eles sont fa ies. Non que J e pton .quil d,,,ivc o ravnl
mient iux directions bonls 91 taQuvaises de leaprit et des nicurs p ublque. ,mnas il *ca preare la reform, q.nd ' est enue swcessaire,
Oar des'voes ientes 1etq1tnees, par ds g mens sages qui agissanIrt imenstblement, redressent sans bri'ser, et corrilgent sans"rvoiter.
Je reviens au Jer chapitr�i. d, titre, de distinction des biens ; celui das izrantts . -"
II est des objets immneubles par let' nature; come les fonds de terre, lt bitimens: onne p eut pas se mprendre sur quality ;.tle cut sensible:
on ne peut pas davantage crnconnahtre- la quality d'immeub'e dans'les usinesqui font partied'on bitimient, dans lea tuyaux qui, .y cdnduisent des caux, et dars d'autres objets:dela mmifne espede ,qui s'identifient avec l'immeubl ib et :ne font qu'un
soul tout avec lui.
11 n'est pas moiaulsvideintque lea tcoltes-, quand
dies sont encore pendantet, parlea racines,-les coupes de' bois qni ne::sontipat encore-abattues , rn'ayant pas cess* de faire pattic du fonds, sont e restent imeubles juiquaiu m mnAt0fl oices en seront separes.
Mais i est quelques objets qui, an premier
apperqu, peuvent laisser des doutes sur leur qualitY.
R'egardera-t-on e e ef et comae imieuble un
pressoir , par .xemple , don't. toutes. les- pieces peuvent 6tre separ es c ;t enlev&s , sans degrader le fonds ,mais qui y a6ti place come nkessaire
ii l'exploitation ? I .
Mettra-t-on aussi dans la classe des immeubles?un droit de passage sur un'hiritage voisin, l'usu, t:uit dune terre , une action en evendication dun immeuble?
Vous concevez que le ligislafeur ne se propose L gas de donner des decisions p ptculres sur chaque
espece doiteuse qui ptt s tt it e'ter-; stA d~voir
est de tracer des regles largest 'et gneraes , qui t tenferment des priricipes'da, solution', pour routes s ]a questions; c'est ce quo l'on a dui faire et c'est
aussi cc que l'on a fait.
Pour determiner si un objet d64 bre, on non,
considiri comme immeuble', i faut 'rechercher sa destination, iI faut examiner quelle est la chose sur laquelle itl sexerce ; voia deux principes fe conds en consequences, et qui doivent resoudre
tous lea doutes.
I Ainsi toute action tendant A revendiquer un
i~rnlieuble serara considre come immeuble par l'bjet auquel elles'applique : pourtait-on refused la quality d immeuble aune action qui repr~sente
l'immeuble et qui en tient la place ?
L'usulu& it d'an immeubJle, Irs services fonciers
sur un immeuble , seront galement irnmeubles s par le m&ne motif; car ils s'appliquent sur des
immeubles.
!S La regle puisde dans la destination du pere de e famille , n'est pas moitis juste , moins nccssai're i ni moins facile A appliquerqixe la'pr&cdente. n Tout co qu'un propritaire place dana son dor maine,.pour son service et cin exploitation, prend l Ia qualit d'ininteuble par destination ; les'choses
ainsi places-deviennent en effet une partie du fonds , puisqu'ou ne pourrait les enlever sans le it det&iorer et le. degrader, esentiellernent -et sans n rendie son exploitation impossible ; iaregle tablie
sur la destination do propti~taire, est donc fond&e eu sur la justice, et sur intirkt videfit de la e socidt .
e C te regle embrasse dns--son esprit tons lei
objets qu'un proprit~iaieattache au fotids r per: ji p~tuelle demeare , dar l'intention de l'amliorer
on de 'embellir.
i Cc principe n'est pas nouveau, mais il s'6levait
de noinbres , dificuts sur son application : lei it tribunaux retertissaie+st de dm ldA stir les quesn tins de savoir , si des tableaux , des glaces , des s stlrues avaient t placa, ou non, A perp~tuelle
derneure ; parce. que lea lots n'eabissaient pas de r- rqgle pr&ise pour juger cette question de fait. Nous
t pfoposons do pnvetir At cct eard tonic difficult atdats Ia suite , cm fhxart les signs caractdristiq-nes i-d'urne intention de placer des meub lea At perp& Jstun~e dcn, urc. Ainsi se irouvera tric e uie soure� 1 buidanc dc proses ene les citoyens, et C'es! e uin grild bien pour Ia socir~tr. as Le chapitre second du proiek de Ioi trait dci ce ueublks.-


tne cihse est itetible par i nature + qitdljid est transportable d'.un lieu +kun aUtre j suit qU'4I. le nieuve pir elle-m~me come Is 4timauk.- soit. f'eI1lene puisse changer de place qeue plr Yl�ff*t l efliet d'urieforce tran gere , com Ie es, ChosettOianimees.
Cette. dtinition s'entend ssez il'ellc;mme to hi'a pasibesoin d'&re expliquie.
II serait tans doute inutile d'observer ici queIles chases rhiobiliaires tui n''in acqiils Ia ctia it6.dinimeubles (me pat I ur deitlnation , lcprenfient leat quality de Meubles lorsqui cett detiinatiori esi' change : ainsi rpne glace Ou ' uI'AItableau enlev s de leur parqut :pat 1 pere deanulle , avec l'intention de ne pas Ie y replaced., f de vienent m e't bles; ils r kn'iziit'imieuble que par destinatibnrylils cesSent d' re 6 i6iueub'lespr ualiine destinationa ,c aireiid.
Ma "is, si eat iici}l q iis"4ev~e d q~ nu serieuses sutr la, questiqn.de .sav .ir . o , un-tC est mnuble par sa nature , il est PrmIAC, et nieue prtdent d'en prevotr smtr ccrtaitmS oiits j[ont, 1a quality n'estpas aussi sensile.:, omnie ,1a. W-141--p des obligations , des a0ions on intentsdane is conpa'Aies de finance , de c.qinmerce ,ou dIn. dustre, et enfin des renters,
Qant auxobligations.voispr~voyeZ bien quoi piac& eiles qui ont powst o.jet des sormns- cxi-, gi bes , ot des effets mobilicvsdani 14 classes , dge leaebles, par le +mme motif qui aitj-r~puter imL ieubles les actions aendarn -A.evendiquer t iamIeuble.
Les actions' ou intir&s iiaswis companies de fnaice , de commerce.ota: 4'industrie sont aussiarnges ,dansIa mime clause parce que -lesi b~n6, fices qu'ellen, procurentisont mobiliers, etla a-sglec est just , meme lorsqu lea compragniesdce l comnerce , de finance oud'industrie ontdi acqtirit uuelques immetibles pour l'xpoitation d l'entreprise, Cetteentreprise est toujours le principal objet tie. associationon don't, limnenuble nest que accesspire - I et la quality dunechos tie peut (redbtermine que par la consid&atiori'de son objet

' Observons cependant que les actions ou interits dana lea compagnies de .commerce ,d'industrie ou de finance, esont r putes aeultesqui'Atgar de cihaque assoec rseuiement ct tantqite dure la society; car les immeubles, ,appartenant a entreptise, sont toujours injmeubles , sans contredlt 3' le'gard tes cr~anciers de ces companies , et ils sont encore immeupbles A 'gard des-assoces, loisque l soci6 eantrompue . , il s'agit d'en r~gLer ct den pattger lea b slicess ou les perte.
Nous avons aussi plac6 les rentes dana la class dtes ,neu4 les. .
C'(tait autrefois tne:'question tr~s-controveise"e, de savoir s les rentes fonstitues ,'vhient. neubles ou tmn'eubles ; la costume, de Paris les rdputait immpiubles, d'autres coutumes les rdputaient meubles;c dan s cette diversi4 usages4, la naturedc la nente etait rdglke pa; It6domicile du-creancier Ai qui lIe rait due. La rente &ant un droit personnel , no pouvait en eflet tre rtgie que par la loi qni regissait Ia personne : il resuhait dce-la que, dans un tems o0 les heritiets des meubles n'kaient pis toujours heritiers desimmeubles, un home quii 'ne possddait que des rents pouvait , sans dcliaturer sa fortune , ranger t son gr 'ordre des successions , en rendant sa proptiet mobili~ire ou immobiliaire , suivant qu'il lui convenait tie fixer son domicile sous l'empire tie tele ou telle costume.
Cette bizareie a dli disparaitre, t atirmoment o06 nous crons une legislation fonde sur la nature mnme ties chose, nous n'avous pas'dfi ranger dans ]a classe des- immeubles' des 6 bjetg uremeit personnels , qui n'ont en cux-mermes ricfl d'immobilier , et qui peuvent existed, saus r nl e leur supposer une hypotheque sur des immeubles.
Que let rentes constitu6es aient' it consid&6es come immeubles , lorsquil 6ait defendu de stipuler ntirt de largent, ,lorsqu'on tie pouvait consituer-une- renate sans feindre , to que'cvlui qthi en fournissait Ic capital' alinait a perptuitt ; 2'1 que celi qui constituait la rented se d~saisisS1it d'un heritage ct en investissait son crfancier, :it en percevant ensuite let arrrages 'd cette
, nr'iait cens6 fecovoir quo le fruits de l'imnieuble'dont so debiteur ,s'itait fictivement dessisi ~ela pent se concevoir ; mais taut de subiix n'est plus de notre siecle.; il faut partir so ns0jourd'hui de v&itls gbi&ralerent reconnues ;
- largent petit prQduire des iniddrts tr s-kgitines, Ssmns qu il soit besoin de recounta tune alienation lictive du capital , et une mte ne presentant dans
asn caracter- rien td'immobilier , ne peutr dtn d& cae- que metble dans nos lois. ' II s'elevait aussi de grades contestatious sur l'acception des mots inubles . meubles meublan biens 1 erbles, mobihier , cfct; imt.ozt-rs, qud ils taient emplOy4 dana lea aces ; onus avons crti Sno devoir pas laisser subsisted une inaceatiu,_/ qui t t quelueacois tls-eaiarras.,ante pour It'-s ,jtges,
cl toujours muineuse pour les plaideUts :fnous avon$~ sena couiscquenice hare Ic sens prdlcis do toute ces cx-












Nois yavons atussi fait dispaalite les dottes tur qileiques 'autres ;poi,.ts pie, :nnS taient sigrales pat les nombreux.prtie~s tn'n-tila innent l'obj'ct. lserait superflu de vous er entretenir dans cc riioinent , ce d'entrer dansli, dtail s0a lecture de la Ioi ibous les fera suifisamment tonraitre, ainsi que la sagese des motis qui lont provoquee.
le passe au 'tldisiete i dernier cbapitre. celui des biens darts leurs rapports opec ceux qui les posse. dent,
Les !oi rorairis distinguaient, dana les biens, ceux qui s6n coro mrnsul top les' hommes, comn e Fair , commit lanle dtirt n peupl lene pent envahir la dominaji-n sn sse dtclarer le plus odieux et lepis ihs'ins des' ttans ; ls chores publiques, commie les cheniiii, ,cs''ports , les rivages de la mer etIautres ,objets d "ctte nature ; Its icoses qui, n appartepaient i, personne, ,es nu(lius i ; teles tate'nt c9lIcs consicr�csan service divi t ees closes qui appartenaient aux communautes d'habitans, come los th~ttes$ etautie's tablissemen de cette espcce, et enfin los choses dites res sn gulorum, c'esit--dire cells :qui se tronvaint dans le Commce-ce, parcequ'elles' tclient susceptibles do propriet pdv'e. '",
Les biens compris darts cette derniere classes sont lei seals donte IcCode civil doive s'occupet ; lea autres soot du ressort, ou d'un Code de droit public , ou, de lois admjnistratives , ct Pon n'a dei en faire mention qie p our.annoncer qu'ils &aient sou. mis A des lots particulieres.
Les biens susceptibles de proprit6 prive peuvent trec dans la possession-de la nation, ondes
commuunes.
Deja vous avez erige en Ioi , dans le cours de votre derriere session, la maxime que le biens, qui nont pas de maitre, appa-tennenit la nation consequence necessaire deJ abolition du drolt du ,premier occupant,,, droit inadmissible dans une sociee orgaisil.
En vous proposant aujdurd'hui de declarer que les biens vacans ei sans maitres et lea biens des persorines qui ne laissent pas d'htiitiers , appartiennent, aussiI h la nation , nous ne vous presentoris pas. one disposition nouvelle ; c'est une suite naturele de ce que vous avez dtjh sanctionn.
Ces bienas, ,uoique susceptibles de propitit private , sont administers et alitnis par des regles et dan des' fornies qui :leur soot propres , pendant qu'ils se trouveiit hors de la propri&6 , des particuliers.
Ce qa'il itaportat sux-tout d'ttablir solennellement dans le Code , c'est lUe les partiddliers ont la libre disposition des biens qui leur appartiennent; voilh la principale disposition duI chap. 11; voilA la sauvegarde et la garantie de la" profigti-t&6i.' Cependant cette waaxime elle - mi&ne pourrait derenir funeste , si l'usage que chaeun peut fire detne sa propriti ait pas surveille Far la loi.
Si un particulier s'obstinait i ne pas riparer sa maison et i mettre en danger , par cette manicre d'user de sa chose, la vie de ceux qui traversdrarient la rue, point de donte qu'il'devrait etre forc6 -par la puissance publique A demolir ou i reparer : iI serait facile de citer d'autres abus de propri&t, qui corapromettraient et ta sfiret: des citoyens et que que fois m~me la tranquillitE de la socikt en tiere.
II a donc fallu en m~me-tems qu'on assurait aux particuliers la libre disposition de leurs blens ailouter i cette niaximeinviolable le principe non moins sacr que cette disposiion stait nanmoins soumuse aux modifications 6tablies par lea lois, ct c'est par cette pr6caution sage et prudente que a snete c a laropnri& de tons se trouvent efficacenient. gar.nties : ce nest pas par des mouvemens Capricieu iet arbitraires quea facult de disposer de sa chose pourra &re modified ; c'est par la loi Seule , iesti-i-dire par la volont6 naionale don't vous tes les organes, et votre sagesse est un garant que cette volont6 n'admet de modifications que pour des motifs d'uue haute consid&ation.
Enfin le dernier article de la loi nous ramene a ccque nous vous annoucions en cormmoncant: on ne peut avoir sur ls biens que trois sortes de droits, on u droit de propricce, ou une simple jouissance, ou seulement des services fonciers : Ainsi, notre Code abolit jusquau uoindre vestige do cc domaine de suptiioriti6, jadis connue sous les noms de seigneurie fiodale et censuelle.
Les titles sdcaIa proprikt , do l'usufruit, 'des servitudes, vous seront bieatbt presents ; note mission se borne an titre de la distinction des biens , don't jo vais donner lecture.
Le citoyeni Treilhard donne lecture du projet de
loi ; en voici le texte

LIVR.E D EU XIE ME.
Dei biens et des diffirentes mnodifications de la

T ITR E PREMIER.


I)e la distition des bicus.
Art. DX. Tousles bicus sont meubles in ules.


ou ira-


464

C lA P IrRI.-E ?r IZM I ItIt
Des immeublis.
DXI. Les biens sont inmmetrbles on par leur nature, ou par leur destinatiln', ou par lobjet auquel ils s'appliquent. .
DXI. Les ftonds de terre 't les baimens sont immedble aAuf"inattre.
DXIII.< Ls ~inu ns 'ivent ou a eau, fixes sur piliers et 'faj'si't patie du bittiment', sont aussi immeubles pafleUr nature'.
DXIV. Les recoltas oendantes par les racines, et les fruits des arbres non encore recueillis, sont pareillement immeuibl ;"
EMS que 'es grains ont cioupes. et les buits dC&achs., quoique non enlevi,, is .ont meubleg.
Si une parties seulement"de ia -rcolte est conpde, eette parie enle estrieuble.'
DXV.' Les coupes ordinaires des bois taillis au des futaies mises en coupes r�gles, ne deviennent meubles qd'au "fur e i measure que les arbres sont abattus.
DXVI? Les anmpo u-- oUe propri~iaire du fonds livre au fermier a0U atimtayTer'pour, la culture, estlmis bit 'non , sphten'ssImneubles tantquils demeurent a'atec6''I a4 fondS 'ar i'efret de la convention."
Ceux .qtAil donne A cheptel i d'autres qu'au fermier ou mitayer , sont meubles.
DXjVIL Lea suynux servant it la conduite des eaux dans une mason ou autre heritage ,sont immeubles ci font parties du fonds auquel iIs sont attaches.
DXVIIL Lesobjets que le propridtaire dun fonds y a places pour le-service et l'exploitation de ice fonds, sont immeubles par destination., 1.
Ainsi sont immneubles par destination, luand is ont &6 plac 4p~k lo propritaire pour le service et exploitation du fonds, .i
Les apimaux attpch6s i Isacultur,
Les .usteniles. aratoires,
Les semences donnkes, aux fermiers ou colons partiaires.,
Lis cpigons,,ds, o lqmbiers,
Les 1apinss esIarepnes,
Les ruchest m1lla , Les poissons des-,tangs
Les pressoirs, chaudieres, alanbics, uves et ton nles ,� - . . .
Les ustensiles necessaires r' xplotatn des forges , papeties Ct autres mines ,
Lea pailles Ctet'nais.
Sont aussi imninules par destination tous eftcts mobiliers qu ie propritiire a attac'hs au fodnstA perp6tuelle &demeure;
DXIX. Le proprietaire est cerse avoir artacesr i son fonds des effects ,mobiliers At perp~tuele dcmeure, quand uis y sont scdles, en plitre, ou A chaux Ct t l-'ent, oul1rs p'ils no peuvent re dttachis sans cre frictutis cAdtitriorts, on sans briser 't dotirSorer la pattie du fonds A laquelhi ils. sont attach.
Lea glacs d'un. appartement sont censees miss A perpetuelle demeure., lorsque le parquet su'r lequel elles sont attachles fait-corps avec la boiserie.
I! en est de mrme des tableaux et autres ornemens. Quant aux statues , dies sont i mmeubles lorsqu'elles sont places dana une niche pratiqute exprs pour les recevyir , encore quCelles puisse tre enlevdes sans fracture ou ddtioration.
DXX. Sont immeubles par l'objec auquel ils s'appliquent
L'usufruit des hoses immobiliaires.
Les servitudes ou services fonrciets,
Les Actions qui tendent t lrevendiquer up immeuble.
C H A P ITR II.
Des neubles.
DXXI. Leos biens sont -mcubles par leur nature, ou par la &ktermninaion de la loi.
DXXI1. Sont meubles par Ier nature les corps qui penvent se transporter d'un lieu itun autre soit qu'ils os nueuvent.par eux-memes come les animaux, soit qu'ils ne puissent changer de place que par l'effet d'une force &rangere come les chooses inanimees.
DXXIII. Sont meubles pr Ia determination de la. loi , lesobligations et actions qui ont pour objet des pommes exigibles ou des effets mobiliers, les actions ou jntirets dansjolscompagniesde finance , de commerce ou d'indutile, encore que des immeubles dtpeudant ue ceos dtreprises appartiennent aiucompa nies, Ces actionsou nter&ets sont reputiu me IbIes a l'-gard de chaqlfi associj setlement, taut quo dure la socikt6
Sont aussi meubles par la determination de )a loi, les routes.pcrptuelles on. viageres,. soit Sur la RIpublique, soit sur des particuliers.
DXXIV. Les bateaui , bacs, navires, moulins et bains sur bateaux, et g~unraledhent routes mines non fixes par des pilliers , et ne faisant point pattie dela maisoni, sont meubles; la saisie de quclques-uns de ces objeta pent cependant, i cause do leur importance , &tre soumise it des formes particulieres, ainsi qu'il sera expliqu% dan, ic code de procedure
civile,
DXXV. Lea mat~niau provenant de Ia dtimol.
tdou d'un dificc, ceux asseaabl& pour en consts~tnirc tin nouveau , sont meubles jusqu'it cc qu'ils soient
ewploy" s par 1'ouvnictdar. a c onstruction.


DXXVI Le mot ne.r &s C 11np'o" seul . , dispositions de a oi'ou de liinieuo .sa Additionni1 dhsiknaifion . ne cmpiend P s ragco fptaitt s p erreries, les dettes livres *los medatles, los Inutitens-ds S- e c des arts et mutirs, Itlinjge de cops, les Cievau &iuipages . armes , vgn i ls, toins , autres
denres ; ii ne ciiiprenA as assi cc qtui i i okjer d'un commerce. t,,
DXXVI. Lt mots meibles ieublehsI cotw ! prennentt que. -ls, nteubles destifikfi i 'usae et 'ornem ent des appartenwns C tonutu e lits o sieges , glgcesj pendules, tables,, por eelaiueh ocauirts objets de cette nature.
Les tableaux et les statues qui Ibnt partie doineu. ble d'b apparterent y sont aussi Cotriprs ; maql non les collections de' tableaux qui Peuvent ,,] dans los galeries ou pieces particulieres.
LI en est de mme des porcelaines ; cells seUte, mcrnt qui font pattie de la ddcoratiou dun apaa e ment , sont comprises sousla dnonmina tie do rneubles.mewblans, .
DXXVIII. L'expression bins meubles' celh( di mobilief 6u d'offets 'mobiliers , comiptenneat g&6. ralemienttout ce quiestrcens rqenbled'jpi-s te regles ci-dessus tablies.
La vente ou Ie don d'une maison neubl , ", comprend que le* meubles meublans.
DXXIX. La vente ou le don dune mason avec tout ce qui s'y trouvt, ne cormprend Pa!i'acgcitt comptant, ii les deti-es active et tauttes 1toit dont les titres peuvent &re, deuosis dans Ianti. son ; tous'les autres 'eftjc obiliers y sont compris.

CH A P VT It II"
Des" bins dans Iee , trlpjort apec ceux qui leoi possedent.
DXXX. Les paTticuliers ontla libre dispbsitloa des biens qui leut appartienheht , sonts its iodifications &ablies par les lois. , Les biens qui r'appaniennent pas at des pati. culiets son adiiinistr et' ne Ieuvent te' ab'pha que dans ls (onmes et suivali d isregis qiikur solt particuliees,
DXXXI. Leg chemins, routes ct ruesi la kR'! de 1a nation, leIs fleuves C rivieres na , ig ' ot.flottables,- lea ivages , lais et ilais dh.liier, le pots , les havres. les grades , et gcb1ialeqmit toutes *es portions du territoire 'n'uional qiui ve
sot 1p1a susceptdbles dune propitet prie . ,t0ij bconlid&s conne des ddpeuidatices du dorpli ,i11

DXXXII Tous los biens vacans et sa" m mna'es et ceux des personnel qul dc deut sal $1eriteis ou doiii ls 'succession.' sotis abandbnti"s,"api a. tiennetit la nation.
DXXXIII. Les portes, mars, fosstis * remparts des, placesde guerre et des forteresses, tont aussi partic' du domain public.
DXXXIV. I1 en est de mime des terreins des forifications et remparts dcs places qui ne sont plu4 places de guerre ; ils appartiennent i )a nation, sils n'ont &6 valable went ali~nis,bu si la propri&t6 noen a pas 6t6 prescrite contre elle.
DXXXV. Les biens communaux sont ceux 1i1a propriete ou au product desquels les habitans d'un; ou plusieurs commtnautis ont'un droit acquis.
iDXXXVI. On pett avoir snr ies biens ou an droit de proprik ,, ou tn simple droit de jouissauce , ou seulement des services tonciers pr&tendrc.
La discussion de ce project est indiquie as
4 pluvi6se.
Les oratcurs du Gouvernement se retirent, 0 It corps -i gislatif se forme de suite en comite genera.
La seance redevenue p4blique, on continue 1'klection des douze candidats pour la questure.

Le citoyen Lesperut obtient seul la-majoritti absolue des suffrages. 11 est proclam second candidat.
La stance est levke.

CO UIRS DU CHANGE.
Bourse d']ig?.
F 1E TS jVU 1L IC S.


Cinq p. ceot c., o. de vnd.ar. jg. rdon, poor rescript. de domaines. Act. de Ia Banqme de France.


54 fr, 70 C. 1087 fr. 5o c,


SPECTACLES.
Thliire de 'Opira. Auj. S6miramis, suivi do Tdl1maquc. -" Samedi 3o, bal masque. Thto, de Louvois. Auj. M. Musard, le .Coll
tiraI , et Epteuve reciproque.
Thihtre du Vaudeville. Aujourd'haiillntendautt,
Ia Tapisserie de Mathilde, ct le Prix.
Thidtre de la Cite. Icessammcnt I'ouverture, Pat
Ia Soci& du Theatre Olympique.

A Paris, de Iimpimerice de H. AGASSE, propirkiets'
w Mo~itur,, rie d s Po t c s, ns 1G :3 "


77





A dater dL j7 .iv6se an 8, les Actes du Gouvernement et des Autoritts constitutes, contenus dIns" IC MoNrrITuc , ont ou.
I7


Mercredi ),l 7 nif)6 e an u2 de la R publiqe ( t8 janvier 804.)


A~0i'7*


0 1:1 L ! G, 1,SL A

CORPS -LFEGISLATIF
" Prisidpice de Fontiaes.,

$ FA. N ,iL DU 26 NI V OS E.
L lt'1d6tat Po'rtabs, Berli6r et Peleot
(de l , sont intrduis dans le sein du

C S oteitrs sont cargisd,eprcsenter IC lie titre ldihVeIlidui.Code civil ayant pour tire :de la 'p~pridt"" .
portalis. Gtoyens ldgisateurs, le projet de loi qui vOui sisiodtflis d iai )aproprieit, et en fixe 165 chract~bes is entielA i' determine le pouvoiIr de lEtat oY te a40lt5 sdri s proprie&s e1 citoyens; il k le' Tk dUie t IsIiiiites du droitde prcprict6 h en lutuhme , et dans ses rapports avec
IrS div~iet~e especes "de biens. Dans cettenmatieve iphusctue hdns aucune autre, iimporte decarter les hypotheses Ies fausses doctrjiftS, etde ne-raisonner que d'apr&s des faits .$impICs, lnt Ia vdrit6 se ttouve consacree par .JejperiencC de tons les ^ges. L'bone. en naissant, napporte que des
besoins; iicst charge dui uoin de sa conservation i ne saurait existe ni vivre sans consommer ; ii ;a done un droit natuiel aux hoses n~cessaires a .a subsistaoce et e h son eUtretien.
It exerce cc droil par Ioccupation, par-le travai!, 0pr Iapplication rai*mnable et juste deses lia.i ,s et Cie ses forces.
Aiisi, ie bs in et l'industrie son les deux prindtcs crates ie la propipet.
ueIa es ecvails supposent que les biens de ]a terre ot ete ori-nairemnent 6ommns Gette coimuunaut6, datis'le sews rigoureux qu'on y attcdina, jainais eiisi6 ni Pu exister. Sans tfoui Ia Providencediore ses dons 4 l'universa',ito, iiispoutr 1uislt eit tsi s 'des indvidug, car i n'y a qtA des individus'dans' la nture. La teire tst comIriine, disaient les philosophes et les jmcnsultes de I tantquite. conan I est .un thetTe public qui attend que chacuto vienne y ptendre sa place particuliere., Les biens rkputds 'cormuns avaott occupationo, he, sont, a parler aver exactitude, que 'Oes, biens vacans. Apt6 l'ocupation ;is deviennent propres h celui ou i ceux qui Its occupant. La nccssitt consttue nn veritable droit or, c'est ]a necessit6irieme �c'Psti-dij Ia plus iwp&ieuse de routes les lois i nouns comnlandk Vusag des choses sans 1esquells, ii nous Serait nipbssib de subsister. Mais It drolt dac ulrrr ceis chses et d user ,tie serait-il pas enkyement nul , sans l'appropriationl , qut seule PeUt I rendre utile , en It liant Jt la certitude de conserver ce quelon acquiert? Mffi6is-nous des' syst mes danslesjuels on ne semble aire de la terre , la propri&e, commune de rois, quepour se rninager le prtexte de ne respecter s droits de personnel , , 1' S zi house dkcouvrons le berceau des nations, nous demeurons con vaincus qu'iI y a des propri~taires depuis qui y a des hommes. Le sauvage n'est-iI Pal matre des fruits qu'il a cucillis pour sa nouriture , de la fourrure ou du feuillage dont it se ouvre pour so prenzunir couture les injures, de lair, de annp qu'iI porte pour &a dense, et de respace dans lequel il construit sa modeste haumiere ? On touve dans tous les tens cc partout, des traces du droit individuel sde prOprit, lbegetcice de ce droit , come celui dte tous nos: Autres droits naturels, s'est etendu et s'cst perlectionn6 par )a raison , par I'exp~rience et par n0sdkcouvertes en' tout genre. Mais le principle. du droit-est en nons ; ii t'est point ie rfsultat d'unt convention hunaine ou d'une Ioi positive 4 i eIlt dans la constitution inme de 'notre etre, Ct dano nos diff~rentes relations avec les objets qui ortis tuvirounent.
, Noesapprenoni par V'histoire, que .d'abord le
*dOit td proprike n'cst appliqu qu'l, des chbses Ifbi res.,A measure que Ia populatiol augmented
on !ent la n&essit6 d'augmenter les moyens, de ub1ssance, Alors, avec lagriculfure et les diff& f,,n voit taitte !a pr pto " 6 ""onciere ct
"r"s outes Jes esecs de propri&es et
(It Vche s a sae
. , qui marchent a sa suite,
IQlelques philosophes paraissent tonn&s que 110 rne ptuisse deveflir propri~taire d'une portion d, ,qu 'est pas son ouvrago qui doit(liter
Ts e iet qui 11tUst souilise qu'f des l qs flue
MUnie n'a point faites. M is cet tonnement tie
ss- ia ps i V'on Yc0nsi.dere tonS lost prodiges de i" mait diw ,' est-ij-dire, tout ce pie Ftindustrie elhornnI peut ajouter i I'ouvrage de la Nature ?


Les productions spontanees de notre sol neussent, ,u SUtfio q't 'des hordes errantes de savages, uniquement occupies tout dernuire pour |bunir leur consomniation., ot r suites t i se dvorer entre eilcs, apr s avoir tout datrujI. Despquples, siflptement chasseurs ou pasteurs , 'cussent jamais pu fbrmer de grands peupies. La multiplication,, du genre humais a suivi par-tot ]esirogres de I'agri' i.Uure et des arts; or totie tiultiphcation', d laque esont sorie'trant de naimIs'qui ant bril et qUI brillefit encoie '.4ur le .oe, etait entree dnis leA vastes desetnade iat Providence sur: Ies enaans des honmmes.
Oui, citoyena legisateurs , c'e~t par notre in lustrie que nous, avbia conquis )& Sol sur lequel nous existons ; c'est par ele que nous avons rendu la terre ,plus: habitable,. plus propre i devenir notre demcure. La thiche icI'hqmmie tait, pour ainsi dire, d achever legrand ouvrrage de la creation.
Or. que deviendraierlni. agricultur.e .ct lest arts, sans Ia proprik fonciere, qti n'est que I coirt de posseder, avec continultc. Ia portion de terrein a lquelle nous avons apliqui nosp&iiblcs travaux et nos justes esperances
,Quand on jette les yeux sur ce qui.se .passe dans le monde, ton est fiapp6 de voir que les divers peupies connus prosperent bien moirs en raison de la tertiite naturelle du sol qi les nourit., qu enraison lc Ia Sagesse" des maximes q iles governments. D'ijmenses contres clans lesqueles Ia:Nature sembie, dune main librale, -pandre tons ses biepiaits , sont condamp6Aea i! Slilit6, et portent lenipreinrte de iadevaifation, parce que les proprietes n'y sont point assures; ai letrs, I'industrie ,encouragee par Ia certitude de jouir de 1s propres conqu&es, t rinsfoime des.derts en camp;4gnes; ti4nes , creusq des canaux . dessetdhe des marais., et couvte d'abondantcs Moissons des plaines qu ne produisaientjusquc-lit que lI erctagion ct ]a rnort. A c6t de nous, Un per.ple industrieux ' aujourd'hui notre alli, alait sortir du sein ides caux la ,terre suvr-laqucei tl s'e etabli, et qui est entirement 'ouvrage des hommes,
Epn nmat., c'esta propr! t4 qui a fonde les soci :tis humaines; c'est ee qui a vivifie, endu, agrandi note. propre existen 'c,st- parcdleque l'Vindurie do I'ot me,. cot esprit de movement et de vie qui animne tout, a &d ported sur les eaux, et -a. fait Mlore', sous les.divers ciapts , ious les germes de tickesseet de puissance.
- Ceux.l connaissentibien ral le cbeur humain qui regardent Ia division des patrimoiles conrie ]a source des 'pIerelleskdes in ,galit& et des injustices' qui ont afflig6 lhutnanit. O fair honneor Pihamme qui e re clans les bois et sans proprietds �ie vivre drgag6 de troies lis ambitions qui tourmentent nos petites ames. Nimaginons pas pour cela qu'il soit sage et modr , ii nest qu'indolent, il a peu de desirs, parce quil a peu de coon-hassances, il ne pevoit rien, et.cest son insensibiliine mtne su riftveir qui lc rend plus terrible quand il est viventent secouc par l'itmpulsion ctia presence du besoin ; il veut alors obtenir par Ia toece cc qu'il a dddaign6 ie e procurer par le travail , il devient injuste et cruel.
D'ailleurs , c'est unc erreur-de penser que des peoples chez qui. les proprikes ne seraient point divis&s, n'auraient aucune occasion de cquerelle. Ce peoples ne se disputeraient ils pas la terre vague et inculte, comme parmi nous les citoye'ns plaident pour les h~itages? ?ne trouveraient ils pas 'de flrequentes occasions de gu cn e, pour leuts chases .ppur kues p&hes , p ur la oumiture de leurs bestiaux ?
L'dat savage est 'eufance d'untenation , et l'on sait que entance d'une nation n'est pas son ige d'innocence.
Loin que la division des patniroines airt pu d6trure la justice et Ia- morale , c'cst au contraire la peopyieti , reconnue et -constat&e par cette division, qui a developp6 et affermi les prempiees regles de la morale et de Ia'justice. Car, pour rendre A chacun le sien , iliaut que chacun puisse avoir quelque chose. J'ajoute quc les hommes poitant lcurs regards dans lavenir, et sadiant quils ont quclque bien ht perdre, il n'y en a aucun 'qui ,n'ait A crainde. pour son la represaile des torts qu'it pourrait fairei autruw. Ce nest Ipas non plus au droit (Te propic qu'il faut attribuer Lorigiae icde l'inigahit6 parmi les onese.
Les hornmes ne naissent 6gaux, ni en taille, ni en force ni on industrie , ni er talens, L e hazard
I t lec vdneruens niettent uncore enlr'eux des diff rencei. Cei inaaiits premieres qui son i'ouvrao.e Imerit A ,le Ia nature, eotlaineint r&Cessirenient celIes que l'ou rencontre dns la I5ocitici.
On aurait tort de crindre les abuse c la ni liesse et des diff&r�nces sociales qui peuvent oxister entire


T ATIONALEMNITE7-R-YRL





GTtNATIQNL ou LE -MONITEUR UIESL.'


)es hommes.L'huranit,,Ia bi,-ntaisrnce, Ia pil , toutes les vertus dont Ia. semence a ,el j, ( ,I le cceur humairn .Isupposent ces difkerekices, eront. poutr objet dacdoucir et de compenser les inr-tlits qui en naissent, ct qui tornicIt le tableau de la tie,
Do plus, les besoins rciproques ct la force dug chooses , cablissnt centre celui (1ui a peu et ceuin qui a beaucoup .-entre 'hommeizdnstrieux et celui, qui l'est mons, entire Ie magistrat et le simple particulier , lus de biens que toas les flux systWe4ne-e pourraient en 'rompre., MNaspirons donc pa 5 &re plus humaius que 1a nature. ni Plus sages que ]a Cemst6.
Aussi vous vouts empresserez , citoyers lgisla.eurs , de colisacrer par vos sufljrages le grafid principe de ta propi ,. prsentle duns l projet de oi ,comime le drit de joaP tt de *dispioscr dei hoses, de- la maniere Ia plun absolue. M is come its hamies vvem ens i sci~ et sous des lois, ils ne saur:ient avoir l cdrolld le contrevenir aux lois qui ri ssent !a societ6C. 11 esL dune tI Jislation bier. oidoonre de rler I'exercce du droit de piopuil, cimie oWfre,-je I'exercice Ie tous les autres dyoit;. Autre cA)'v'e est l'iud~pendance , ati're chose es Ia lihert. La v'rliable liberty ne s'acquitrt quo par 1 sacrifice. de l'inidipendance.
Les peuples;qui vivcnrenre eux dans l'5:at dOe nature , sont inddpendans sais &re libres ; is nalt toujours forsans ou fotcs. tes citon-e s ont ibr's sans etre .tuependans pace qti'ils sont sourmis . des lois qui los protegent centre les autres et contre eux-rmvmes.
La vtraie liberty ,onsiste dans une sage composition des dlrots et dis pouvoirs individuals avec. le bien corumun. Ouand chacun peut faire ce qui Iui plait, il peut faire ce qul ninAt a afuili, it petit laire ce qui nuit au plus grani nombere. La licence de"cha'e iarticulier opeterait muaiiliblemerit te ralleur-'de tous.
11' fut doac lis-lois pour ditiger -es actions relatires a I usage '*es biens corrne i el est 1,0l11 cdinger celles quIl sont relatives ah usage des tacultes

On doit tre libre avec ies l s . .et ja-nais contra elles. De 1I., en reconinaissant darns Ie propitai , le droit le juir et '-e disposer de Sa i ropoc t, de Ia maniere Ia plus absolue , nlous avons ajoutt: /,ornvu'qu'il n'en afsse /as u usage /'i,/ibe par les, Iois ou par Its r rlemens.
Cest ici le- oment del traitor une grande ques,
tion : que esr lepouvoir de l'Etat but Its , ens des particuliers ?
Au citoyen appartient ]a proprit6 , Ct au, souverain I Empire (i). Telle est la maxime de totis Ies pays et de ,ious les tears. C'cst ce qiti a fair dire aux publicistes : p,que Ia libre t tr;iqulle ,, jouissance des biens que Von possede, cst l
droilt esstnrieI dc tout peuple qui u'est poinlt esclave ; que chaque itcCoyen dout arder sa
i propriete sans trouble ; que cette propriere ne
doit jamais recevoir datteinte , et clk doit
L 2 re assurcie conmine Ia. ccnstitutioi remn -�
,, I'Etat (,2). ,,
L'E pr qui est Is partake Iu soverain ,e
reiferme aucune id e dornaine prcpr4tnent dit (3). II comsi~te uniquenient dans la ptiss.uicc de .ouvernier. ! n'est (que le droit de ace,,n i e
et d'ordomuer -e qu'd it pour le ben getF,'riA
et dle ditier , en colsequnce , leschoses ct les
pers'otnes. II jteint les actions libres des ci,iovet, qu autayt qu elles doivent-'tre tournties vers lrtli public. I1 ne done t .lEiat s ir es biens des citoyens , que le dioit Lie rgler 1uwage de ces bies par des lois civiles, I oleusir . e disposer dIe ces bieris pour des o!jetis d'Utih)t.publique, ,et Ia faculty ie lever des i1i-6rs suiI ,smn11-s bier,.'
Ces diffrens droitsre, n uiis foi menit c Cque Q,;Qln?i;,;
Pidendorf (5)I, ct autres , appelientle .uim-z,. cti, wtie t du souverain , naot8dont le vli seis", "d&veloppd par ces aiteuts, ne suppose -ii'tt
r de" propi i,, et nest relati(fu' 3ds l, ,t t tives inseparables d ela puis.ance publique. t, Cependant, des juuisconsuhes Iikbre' cralq1tant i que , dans une manere alssi delicate, rn put itrp s aisment abuser des expressions kes plu'-s nItrovilcs,
Se soat 6lees 'avec Ice Coi le ICS irrots :d Iutt(im

* (1) Omnia rt .inperio Jtidet , itg:sh doaio . Sucqu,
Liv. 7 , chap. 4 t 5 de B nefieiis.
(a) Boh rlncin Jiittrouio iit jut (,tbi, oI, p. ' 5o ; ic Bg
de hi Sunvtainti', Liv. 4, chap 1Io; L itt do Luis, Liv. S8,
* imp. 2.
(3) Iuip0i ma , i tft:.j, i I'djul Fine 7 ! -r T
.ruq.u uvu , Vot' " , ""al 'F" prt. 4, k. oU(4) De I 'ai ltdhu jUGtwi~ , I v. -ih , , 6 i. ,
6 ; Liv. , ht4 , d c. la !uiLi . u , . Qo,
Di (5 D oit,,4 ., Ia naatte t fdi's , . 8 , di . ~ .5.


I, 1 1, 11













kmnteiit, quils ont regar&& oomme pleius d'incorrection et d'intexactitude. Les discussions les plus soletnelles sur ce point out loun-tems fix lattention de toutes les university deli'Europe (6). Mais it faut convenir que cette dispute se reduisait i iune pure question de mots,.puisqu'en lisant Ies "ouvrages qui out t respectivementypublis . on 3a ppercoit que - tous nos controverbistes s'accordaieat sur le fund rnrme des choses ,_et que ceux d entr'eux qui pailaient des pr&ogatives du do.finne itnient, les limitaient aux droits quo les autres faisaient diver de l'�epire on.,de la souEn. France, et vers le milieu du dernier si&le, nous avons vu paraitre des 6crivains dont les opitiaons systematiques" &aient vraiment capable de coMprometIre lesantiques maximes do ordre na,turel et social. Ces crivains substituaient au droit incontestable qu'a l'Etat ou le souverain do lever des .subsides, un ptliendu droit de cojpropriit sut le tiers du produit net-des bins des itoye.nS.
Les hornmer qui preciaient cette doctrine,- se proposaient de remplacer routes lei lois fondamentales des nations, par la pr~tendue force.deC e'viden ce moi ate presque toujours obscurcie par les int&rts et les passions , et toutes les formes conrues de gouvernemntt, par un despotisme ligal (7) , qui iapliiquerait contradiction jusque dans lea ;eranes; car le mot desptisme , qui annonce le 1h6au de l'lumanitui, devait-il jamais ktre plac C6t du imot ligal, qui caracterise Il rgne bien'.7- " , , l-oi
Hcuieuseijis t outes Ces erreurs viennent ichouer contre les principes consacres par le dcoit nature et public des nations. 11 et reconnu par out. que les raisons qui moivent pour lei paicullers la ndcessite du droit de propnit .sont trangerc3 t l'Etat ou au souverain dont la vie politique n'est pas sujette aux rn~mes besoins que 14 vie naturelle des individus.
Nous convenons que I'Etat ne pourrait subsister, s'il n'avait les nmovens de pourvoir auxferais de son gouverrienient. Mais en so procurant ceS moyens par la levee des subsides ,-le souverain n'exerce point un droit de pr~pyidt6 ; i n'exerce qu'un simple pouvoir administration. e C'�stencore , non comme proprikaire suprieur et universal du teritoire , mais comme adminis'trateur supr Lots de 1'6trange revolution qui fut operce par 'fTablissernent dtur6girne M-odal , toutes les ides sur le droit de propri&6 furent d~naturtes, et toutes les vtitables mlaximes furent obscurcies; chaque prince. duns ses Etats , voulut s'arroger des droits Wiles sur ies terres des particuliers , et s'attribueter I' domaite absolu de toutes les choses publiques. Ct'est dams ce terns que l'on vit naitre cette loule de regles extraordinaires qui r~gissent encore la plus grande pattic d l'Europe , et que nous avons heureusernent proscrites. Cependant , ttravevs routes ces regles , queiques etinceIles de raison qui s'chappaient, laissaient toujours entrevoir les vc-itis sacres. qui doivent gir l'ordre social. Dans les contr&s ohs les lois f[odales dominent It plus, on a cowtamment reconnu des biens' librcs et allodiaux , ce jui prouve quo Von n'aijamais regard la seigneurie ftodale comme une suite necessaire de la souverainet. Dans ces contrees , on distingue dans le prince , deux qualities - celle de supdrieur dans lordre deg fiefs , -et celle de magistrat p6litique dans l'ordre commun. On reconnait que la seigneurie f[odAle ou la puissance de fe, ri est qu'une chose accidentelle qui ne saurait appartenir iun souverain comme tel. On ne range dans- la classes' des prerogatives de la puissance sou'teraine, que celles qui appartiennent essentielless1ent a tout -sotverain, et sans lesquelles it serait irnposible de gOuveener une societe politique.
On a toujours teti pour maxine : que les doamaines des pa'iculiers.sont des propik&ss sacres qui doivent &re respect~es par le ouverain" luiflit role.
D'prs cette maxinue , noun avons tabli dans te ptojet de loi ',(jue n!n no pent ire contraint de redo sa Piofiiitd, si cc nest lour cauic d'utilitipu0I, iqe et u o)erant unc juslteet pralable ladentait.
L'Ett-_ CSt, dans ces occasions , comme un par.
ticulier qui traite avec un aute prticulier: c'est th)ien inasf;z qu'il puisse contraindre un citayen A lui viils0e son 1b6itagej, et qu'il lui 6te le grand 1)l iJvle qu'il i nt de a loi naturelle et civile, dc tie p(J'iV.ci cie neeircd'aliner son bien.
[d.) lVIicl , :.tetioies jutiS altuie ct gentizu. Liv. 3,
L '. "r ; d a . z dussertlati onf' r0 impf Iis~ o itr, douiinuma
n'iuc;:s , lll~il:. 1Wirzcnberg , eta i673.
'il) Voy.ez i)u O~ qi iistjtut : e lordie essmntel Sc, so-


Pour que lEtat suit autoris 5is lposer des do. maineg dr, particuliers , on tie requiett pas cette nfCCSsit6 rigourense et absolue qui done aux patticuliers wrnes quelqte 4,doit sur I bien d'autrui (8). Des motifi raves (i utilitC publipse sufisent, parcel que , daris Tintention, raisonnablentent plisurnis tie ceux qui vivtnt dans Une ociiti civile , ia est q errain que chacu s'est eugag hrendre possible , lar quelque sacrifice personnel, cc qui est utile i itose.

Mais le ptincipe de lindemniti due au citoyen dont o prend Ia propri~t, ,ct vra idans tous lea cas, sans exception. Les charges de 'Etat doivent itre cupportes avec egalite Ct dans une juste propotion. Or, toute egalite, toute proportion strait detruite, st un sul otu quelques-uns pouvaient janai-Ire, sounmis h faire des sacrifices auxques les autreS citoyons ne contribueraient pas.
Apris avoir detemune le pouvoir de EWtafsur les pfoonrietes particuieres, on a chercho ia reler b'tendue et les mlitite du droit ,le proprutt, considAr6i tiu-m, eme, et dais-' esrappots aver les diverses esj~tsc de biens.' po.s
I1 rstilte de toutt ce qul :a:t06 dit, que.ledroit' de plopi66& s'applique taut anux meubles qu'aux immcubles.
C'est un. pincipe constant Chez toutes fIts. nations polices,( queotla-prp6it6 d'une choge', soit mobiliaire ou immobiliaire, s'dteud siu Soaii ce que cete chose produit.
En consequence, Ics fruits haturels ou industrials de la'terre ;
Lts fIuiti civils ;
Le croit des a'miaux , appartienn e h prietare.
On appele fruits.naturels de In terre,', eux qn'elle produitsans le secours de l'art. On 'appelle fruits induslniels, ceu-cque Ia terre ne produtrait pas sans tl travail de I h mme. On ne croit pas aoir besoin dejnotivr la diposition qui rend propri. taire de ces fruits, celui qui est dij4 propriitalre de la terre mime. Car. dars 'ordre et la a rche des ides , c est la n&essiti de reconnaltre le dtoit'du cultivateur su les fruits provenus dq son travail et de sa cultur, ,qui, au mons jusqu a la r olte, a' fait supposed ei reconnaitre son droit sun le fond 'nmme auquel il a appliqu6 ses labours. G'est ainsi que, d'ann oe en -annie, le cultivateur a'assurant'les m~mes droits par.les mtnes travaux ;Ia jouissance o'est change pour' ii en possession continue, et Ia possession continue en piepniete. 1 faut donc bien avouer quele proprikaire du fonds est nicessairement propnemaire des fruits "puisque c'est It droit originaire-dtk cutivateur saur les fruits qui a fond la propni6ti m me du sol.*I I.
Do plus la propries6 du sol strait absolument vaine1, si on la sparait decniolumens tnaturels ou industriels que ce sol product. L'usufruit peut tre separ6 A tems' do i propriks,-par convention on par quelque ditre particulier : mais la propri&ti et, lusufruit vont n~cessairement ensemble, si on ne consulte que I'6fdre commun en gi&al.
La regle que nous -avons tablee pour les fruits naturels et ,indusitiels de la there, applique aucroit des anithabx qui sont leves et nourris par nos soins, et aux fruits civil, qui sont- le tsultat d'une obligation ligale ou volontaire.
Come ot ne pett recueilir sans avoir seni& les fruits i'ap.paTticnnent au propuidtaire du sol. qu'a In charge de retnbourtr les frais des labours , travaux et scnencesjfeits par des tiers.
Ii serait trop injuste do percevoir I'eaolument saus supporter la dpcnse , ou sans payer les travaux qui le produisent. ,I
On a toujours distingu Ile simple possesseur d'avec le viitable propridtaire. La proprkdti est 1n droit , la simple possession nest qu un faith. Un homme peut &re en possession d une chose ou,. d'un fonds qui ne lui appartient pas. Dsloes 'peut-il.s'ap-proprier le produit de cette chose ou de ce fonds ? on decide. danale projotdeloi que le simple (ossesseur ne fait les fitts siens , quc darts le cas oje ilpossede de bounefoi.
La bonne-foiest constate , quind le possesseur joutt de Ia chose comme Propriitaire , et envertu d'uo titre transtatVfde piotrd dont it ignore ls vii6 C s.
II est cens6 4gnorer les vices de son titte tat qu on ne constate pas qu'il lesconnaissait.
La ioi civile iie strute pas les' consciences.-Les vtets.es ne soit ps de son rcssurt ; it ses yeux le bien est tOuours prouv quand be real no i'est pas.
Non-seulement Ie droit de propiit6 s'tend sui tout c� qui' est produit par ia hose dont on est pr6prictaire; matis its'tld encore surLout cc qni s'y unit et sy inrIorore , soit naturelletuent ,soit artsficieflement. Ctst ce qu'o, appelle dreit d'accssion.
Pbur bien appr&ier le droit d'aicession , it est nitcessdire de parler scparcienit des choss iobiliaites ei des choses iniolobiliaires.
Nous avons poId le'ptiincij)e que In p riiti du sot rmnporte Ila psopuidti due dessus ct due desso us.
Noes en.javons conchu quo Ic propticitaire pent

(8) On salt he dzoi qut't tout proparictaire qiui t iat
d'i~sue pour atriver a tori doniajia , d'ubtiger tea piopnic~ies voirsn "t i donit�r Cut payaut , paiiag (Vt thulS prupici I t�,rcS


falre audessous tottls Iesplatatio tS co rinf l , et au-dessus routes les constructions t .fouille, q juge couvettables.
On compared que la propri& strait imnparfait si IC proptietai nitait libre de mettre a profit pour son usage touts les parties extftieunes et in. tdieUres du sol ou du fond qui lui appartient, ,t .il n' &ait le maitre de tout I'espace que son do. maine renferini.
Nous n'avons pourtant pas dissimukt que le droit du proptieiaire, quelquetendu qu'il s6it, cor. porte quelques limited que tat de socii56 reno
indispensables.
Vivant avec nos semblables, nolis devns re, pecter leuts droits comine ils doivcnt respecter les n6tres. Nous ne devons doric pas nous pernmettre mine sur notre fonds, des procedes qi.pdujtaie ,n lesser it droit acquis d'un voisin ou de tSPit autre la n~essiti et In multipiciti de nos communica. tiions Soc iales , ont mne so8,us ie 'note 'de simi.
tudes ,.et son% d'autres. des devoirs,-des bbliga. tidns , des services qu'un proprictaire ne poarrait mr&onnaitre sans iiijustice et sans ropre lea liens de l'association commune.
La g~n&al, les hommes sont- assez c!airvoyaps. sTr ce qui les touche , on peutrse reposer sur lner. gie de I'int&t personnel , du soin de veiller sur la bonne culture. La liberty laissee au culhivateue au propnietaire, fat de gands bienet'e, petite' maux. L'intrf public est en suiret6, quand -an lieu d'avoir un ennemi, it n'a qu'un gatant dars l'intirit privi.
Cependant , comme i est des proprikis d'une
telle nature que interet particulier petit se-trouter facilement et friquemrmrnt en opposition avec liiit&'rtgneral , dans la maniere dWuser (le ces pro. pridts. On a faith des lois et des r~glemens pour en diriger Pusage. Tels sont les domaines quiconsistent en mines , en forces et en. d'autres objets pareils, et qui-ontj dana tous les tem sfixe atteation du lgislateur.
Danznos grandes citis, i importe do voillet sur la r~gularite 't m~me sir la beauty des difice qui les dicorent. Un propri~aire ne saurat avois la libent de contrarier, par'ses'coustructions particulieres, 'leg plans gineraux d administrtilou publique.
Usn propri~taire, soit dans les ville#, soit duns les champs, doit encore se rsigner it subir le g~nes que la police lui impose pour le maintien d4 laaant*communc.
Dana toutes cec occurences', ii faut soumettre touts les affections priv&s , toutes les volontis particulieres i ia grande pensee du biern public.
Aprs avoir averti'les- proprielaires de l'tendue et des lim'tes nasurelleis d leurs droits , ows'est occupT ies hypotheses-,Ians lesquelles la-propriki fonciere ou mmobiliaite petit accidentellemsents'accrotre.
II peut arriver, ,par exemple , qu'un tiers vienne fire des planstions dans 1 fonds dautrui, ou y construire Uin difice. A qui appartient ct difice ou ceme plantation ? Nous supposons Ik tiers de bone foi ; car , s'iI ne retait pa , s'il n'avait fait qu'un, acted d'dtmuation et de jalousie son proc&Lc ne serait qu'une entreprisei, un attentat. It ie s agiait point de peser un droit, mats de rtprimner 'un d6it.
Les -divers jurisconsultes ne se sont point accotdesisur la question de savoir si I& planttiOn faite dans le fonds d'auttui, appartient a celui qui a plant , ou au propriesaire du fonds sur equed Ia plantation a iti faite, Les, uns ont opin'e pout le propritaire du .ond, et les autroes pour I'autcUr de Ia-plantation. .,.I ;
Ii en est qui ont voulu etablir une gort d sociit6 antre le julanteur et le propniitaire fol)" cien, attendu que, d'une part , les plants sOnt alimentiet par le fonds, et que, d'aurte part, dieS ont par llies-m mes iun , ri. n valetir qui Ont
et6 fournis par tout antre que celui A qi le fond appartenait. I1 faut, a-t-on it ,fairC 11Tn raisonnable entre las parties int&essees. Cette oPinion est eelle de. Grotips et de quelqies autte publicists c~lebres. Grotius' a 66 nrfuti par Pufendorf. Ce deinier a fait sentir, avec raisoli, toul lei inconviniens qu'il y auait it ablir unes oCiC1 force entre des homes qui n'onit pas voulu tin associ1. I.a p1ouvr qu'ii lerait impossible do Coi,server i' alitt uro lcs parties int~ress~es, dans Ic partage tesyvroduits d'iui telle societO. II a oscr.t) qu'il serait dangoroux d'assorvir ainsi inC piopniet Ionciele is insu et contrC Ic gr dui propri5tiirC 'ct quit d'ailloirs, chacun &sant maitre par Jo drol do faire lesser soute possession .indiviso et do s. parer sea intdr~ts do enix .d'autruai, ii n'y avail atiCuD motif raisonriablo d'innposer at, propritaire duf fonda inc servitude insolime. ct aussi contiratr' droit naturel qu'au droit civil.
A teavers les diff~rens cyast~mee des autttSr n0 SOmnifes trnionlt) u droit rowain qui ddcide qu'ti gdndraI toni doit csdcr au sol qui estic bieu q]u'en consiqince, dn da inesslit do proniu.ce entre le proprktairo di sol et l'autcur de la lantation, qui nit peuvont deicitr e Cr) oo maseeux, pour Icnennem objet, Ic prol~liiCO~t












41.8o dolt avir I praeeieuce et obtenr la pronrdt' dscf,,sc"41cho1e 1 i0 t'ti accidentellenent t~tF.s 1)t s foIcisLa1 Ioi tomaine Sebalance pas
t op e jroprie.taire-0 0ncier bt le tiets imprutl t ,. snt.per is, avec plus, otnrioins de bonneiute lotte- d'incursiou dan a proprete d autruti. Danl be proiet de lot , nous soninues partis du ptincipe que" tones les plantatios faites dans un f0 ds. ,s olt cens s faites par le propritaire de ce nds , et A ses frais ,i le contt"Aire nest prou'v. Nous donnons au proptikaire dui sol sur lequtal tin tiers a fait des plantations, la facuutt deles . ,-, o doli'o" er ce tiers A r~tablir les lieux dans leur premier tat.
1)ans Il pretiler coasI, mous soumeton$ le pro ptitaire A payer 'a valetir des plantations qu'il con. le salaire de lat main-deuvre , sans. gard al:ce quele-fTnds igtnie peu avoir gagne par la plantation nouvelle, .,pansIesecond cas .- le tiers planteur ent obligdae rtablir, les lieux A ses propres frais t depens.- II ut , n itc &tre expose A es donitages et intrits. .D auport I'a peine de salig~reti erde son cntre; ' prise. .: . ', : '
Nowa avons sIAiy 'esprjt des lois romaines.
NOis dcidon, -,par les m m'e principles, les fluestions relatives aux constructions de biti'jijiiet autre ouvrages- faitS par un tiers surle sol d'auttui. Nous d~nnons au proprittaire ia m'6ile 'alterative. Nous' avons pens6 qu'on ie saurqit utopavertit les citoyens des risques qu'its courent quand its se permettent des entreprises con traires an droit de propri�

Nousavoni-excepte de la r gle gtinrale le cas o6 celui qui a nait plante on Construit dans le fonds d'antrui,, serait uno possesseur de bonne-foi, qui aurait t6 evinO sans &tre cindann'it ia restitution des fruits, et qui aurait plan& ou construit pendant .0 possession, Dans ce cas', It proprietaire est tenu, 6 de payer la valdir des constructions ou plantations ,' ounde payer une some gale i l'atginentation de valeur que ces plantations-et constructions ptuvernt voir ajportee au sol. Nows nous sommes occupis de I'hypothese ot le propribaire d'dn fonds faith des plantations et constructions avec des nattriaux qtii appartiennent A un tiers.
Nous avons pense, dans une relie hypotbese, quce :tiers n'a pasle droit d'enlever ses mat~riaux nmais que e proprikaire du fonds doit en payer la valeur, et tui i peut meme , scion les circonstances ftre coidanin i des dommages et int&tis. Cela est bnd sur le principe quepersonne ne peut s'enri4ir aux dipens d'autrui.
Li projet de loi terutine la grande iuestiotf dks albsions. I1 d&ide, ,conformernment au, droit ro.xpain , que I'alluvion .profile at propriiaaire -ivetam ,soit. qu'i s'agisse d'uita leuve ou d'une, riviere iiavigable iflottable ou non, ,& 1a charge, dans le Pnmir cas, de ifser le marche-pied o chemin de ha/Ltge, conform dmeut aat riglemens., L'4IilvioA est i n 'atterissement ou accroissemen I 1111ef'rue insensiblrment auxfonds rivera ins drun lac ou'd'niue ritiere.
"a[ pincipes de Ia ftodalii6 avaient obscurci cette matiere, ; on avait t, jtsqu'a. prtendre uc.: les alluvions formets parles ileuves eit ivieres, appartenaicnt au prince, lotsqu'it s'agissait d'une riviere ' o d'un leuve navigable, ou au seigneur haut-justicier ,orsqu'il s'agissait d'une riviete ou d'un ileuve non 'avigable. Les propnitaires niverains aient entement artss par la plupart des coutumes. Pans lIs pays de drott ecrit , les proprtitaires stelaeu pourtant taintenus dana leurs droits ,mats on voilut tes en depouilleir peu d'anntis avant la r- 9iu ;'re( eiit 1 connatt acet egard les reclamaOn ' t Boslitielles de l'arcien parlemnent de Bordeaux, otim repoassa avec auttant de lutmieres que de outagee,. ks en6treprises du fise et les intrigues arnitieuses de qiielques courtisans, dont le fise n'tait
jue It prnbe-nont.
, Ifut titgahli, "t cette poque, que les alluvions doivefi kappp'irtenir au propiktaire riverain, pat Cetje"max nie naturelle que le profit appartient A elF q6ti et expose i soufffir-le domntnage. Des ti~priO1 riveraines sont nmenacdes plus qu'aucune .'aitte, llciste j pour ainsi dire , une sorte, de COntrat aleatoire entrIe le pwopni&aire du fond& rietai etla nature dont la enarche peut i chaque
instant tavager ou accroitre ce fonds.
L eai~srm6 ftodal a disparts, constquernment il ie peut.plus faite obstacle 9u droit des riverains.
Mais dira-t-on que les fleuves et les rivieres na'Vtgables soot des objets qti appartiennent au droit Ptibic et des gens, at qu'ainsi, les alluvions prodeisp ar ces fleuves et par ces rivieres , ne peuvent d vonir la rklatier d'une ptoprit6 privie?
.Nos rtpondrons avec Dumoulin, que les proitlctc, ptivdes ne peuvent certainerntt s'accroirc des chosen dont i'sage dolt demeurer essentiellewnt public.; mas que routes celbes qui sot suspcbles p i de domiaine, quoiqu'eiles
zo~et pdu~s atd'autrcs qtii soft rbgics par l droit public , pestutn devenir des propritites prier t e deinca en'etet commet Ies alluvioiis 91l1 pont ptoduits par lea Ileuves ct tea tixieres na.lt C sijt 5it susceptiltes par eu t-mtL~nes
detre possi.(s par dies patieuiers , it tinstar de t~u les autres h1~mtagcs.


46
Nous avois crut d.oir r'tablir les proprit1iaires riverair:s dans 'exercice de leurs droits naturels. Nous Its avmns sculercnt soumis relativernent aux fleuvs ct rkyieres navigables ji laisser libre l'espa( de terremi sulisaut pour tie pas nuire au' usages publics.
Ce que nous avoiis dit des alihvions s'applique auix rais qtielorme I'eau courante , qui se retire inS eesible.,ent de frune de ses rive, en se 15ortait-vers laaure. Le propp idt,4ireede lit rive dicouverte profit de ces jielais , sans que le rivcrain di c6tioppowi Puisse' vrnr 7 climer le terreis q'il a perdu, Entre riverains, 'ti certitude les accidens fbrme la balance des pertes er des gains,, et anintient eitreux un 6ludlibre raisrinn~bl .
Les~asfletfor par la mer sont r gis
par daut'es principes , paite qujis tiennent i 4n aure odre de choses. lissont excepts desniaxims que nous av6ns etablies.
Si un Ileuve ou uneri6vire-opere une r~volution subite dans la propri~te dun riveraiI *et ertp,,rte uie pattie cousideh;able-de cettt proprietd pour la joindre, i une autre ,4e proprietaire evince par le fkcuve ou paxI ,iviere, peut reclamer, pendant un an ,la poriot de terrein dont il a 66 si brusquement dipouil6-; mais apres cC terns, il ne peut plus recanier.,.
Lalluvion n a pas lieu 'i t'4gard des lacs elitangs , tiont It propriitaire conserve torJjours, le lrrein que l'eau couvrequandelle esta la haumturde la dicharg'de i'eiang, encore 4uelevoliumr d i'eai vienne dadiminer.
ReciproquemenIeIt le otitat'e de litang n'acquier (atgfn drott ur les terrs liveraines que sot eau vent d couvrzr dans les ctues extraordinaires.
La justice de cette disposition test 4vidente par elle-rnme.
Quant aux miles; on distingue si eles se sont formees. dans une rivi&e navigable ou flottable, ou duns une rivi~re qui r 'it aucun de es deux caract&es. Dans le premier cas, dies 'appArtiennent la nation ; dlans le second., dies se partagent entre lis riverains des deux cest, si ele sont sur le milieu de la riviere, ou ciles appartiennent au pro-. pri aire riverain du c6t oi eles se sont formies.
Si une rivifre ouun ileuve, en! se formant un bras nouveau-, coupe e ei ibtasse le champ dun
propritaire tiveraii , et en fait une ile, ce proprietaire conserve la propri~tE de:,ion chadip-,-encore que IPile se soit fbrmi cdans une rivi6re ou dans un ileuve navigable ou flouable.
Gest lajustice nmne qui commande cette exception. La cit d&aignerait un moyern d'acqnjir qui aurait sa source dans-]a ruined et Id maiceur des citoyns.
Un flaiuve on diie' rivi&e ab andonne-t-elle son ancien lit pour se former un'nouvoau colirs- les propri.taires des frnds nouvelktnent 6cu1As'Vrenuent it titre dindemnito, l'ai e0ii ttitabardn .i , chacun dans la proportion du ter cin'qui lui a enlev& .:
Les dnimaux peuvent sans idoute devenir un objet de proprit6. On disingue leurs diafrrentes Cspices. . i'.""
La premiere est celle des arwimaux sauvages; la deuxi mne celle des animaux domestiques ; et la troisieme celle des animaux ,.ui ne sont ni entierement Clomemtiques, ni enuIerment sauvages. Les animaux de la premiere esp&e sont ccux (ui ne s'habituent jarhais au joug" ni it la soci~ti de 'liomme, Le droit de proprie.te sur ces animaux ne sacquiert que par l'occupakion , et il finit avec occupation mnere.
Les anii-m'aux domestiques tie sortent pas de la proprit6 du maitre par la fuite. Celui-ci peut toujours les r&lamer.
Les animaux de I[a troisieme espece. qui Pe sont ni entieretnent domestiques , ni entierement sauVages , appartiennent par droit d'accession au propri~taire du londs dans lequcl ils ont & se rdlugier , armoins qu'il n'y aient t6 attires par artifice.
Les' animaux de cette troisierre espece sout lobjet d'une disposition particuliere du projetde loi.,
Nous allons examiner actuellement le dr'oit d'accefsion, par rapport aux chose nubitiaites.
1i , [a matierc est peu susceptible de-'prindpes absolus. L'6quit6 seule peut nous diriger.
La regle gdnrale est que l'accessoire dot suivre le principalb , Ia charge p 3r l propneitaire de a chose principal de payer la videar de ia chose accessonre,
Mais duns les-choses moifi a ircs I difficult6est de discerner Ia chose qu doit tre reputee principale davec celle qui ne doit tre reputee qu'accessOlie,. I . ", .
On repute chose accessoire celle qui na Etc unie que pour usage et l'o,nement dci r e autre."
Nantmoins ,qu.-indl chose unie est beauoIpup plus precicose qtice)a close principal ,"et' 4and cite, t te einp oybe a lensu du propretane , :ell:ci pcut demander que la chose uime sot s parce pour Lni e rendue , r -me quand ;I pourrait en
iedsulter queltque d~giadatioui da Ia ios $ Jaquelle dile a Cti j:,iite
Dans Ia ,Ioute, on petit regarder comme '6bjet principal calmi qui est Ic plus precicux , el, regardvr cotmhne situplelcnt accesottie cslui tJui est de nuoiiidre prix.
Dans Its choses d' gale valcur, c:'est le Volume qui d~tecnune.
Si un at iste a dosui une nouvellk Lorume it


tine6 m'a liere (fit ein ii iP11iferiaut pai!3pi3 priir iie de li ,matiere doit obicLIr la pi f'ii ena pyant Ia main-d'auvre.
Sil s'agt pourtant d'une vile toie aiin-e I'0i
le pinceaduN hLabRe pcintre. ou d'wh boc dttAmtbi atiquet l ciscau d' n sculCe, :uia douiia la lespiratjon , le ouvement et a vir , daas c-.A cs'iet autiiros semblables. lindustii leinp' t Isut le droit du pro pitaire de la matiere pemicere.
Une peisunne a-t-cUe e-ploye auit, ouvrauq quelconq'ue tine portiotl dc natiere qui luii alyatenait et une poit o qui ie ui appartenait I.is .) Laclisec devient commune ati c deux propi-tairct clans Ii proportion de leur intir'testeiL
Si tene chose a e forme par un nm !te .hd pluisieurs matieres appartertxnt i: diver. , ,pirtaires, le proprietalnte de, 1 AeatIere la pltus Lo. sidribile er ]a pius pr iJe .e, petit- denia.r garder le tout , en rcmboursant 1c pzix, des tUjatirae; ijul tie lui appartenaient pas,
Si on ne paut digngu'er" quelle ct b plus p cieuse &es iatieres m Lanfg~es ,l a ( hb'so'pro uX e', L
dii lxtlage derneurcrai comnmune it tou- !-s divers. ptolirihaires.I 1". I
L'a communaiut done ouveir?'ie A la licit'mti6n.
Dang toUs tes caS oi le proptiecite de la ir-tieta emp)loye t tin o vrage sans aveu, pent 'r*caii itci'erltler prop icic dlu tout, i tlui cst libre de denmarler Ia templacement de sa n;!tcr ennicu riature, qluaitiC , poids * mestr, e- et bIou o_( d'exiger qi'on lui en paie Ia val~ur.
Au-reite., suivant les citconstance , le proptwtaire a action en domniages et intdris et vlite I'action criminelle contre, celuiqui a ny .)e somiinsu une matiere qui ie lui appatinialt pas.
Les regles qui viennent d'tre trac(res n saura:.ent convenjr routes les hypoleses, Tout ce qrte . pclt le legislateur en pareille occurrence , C "-t de (il igie le j,.ge. Chest h la sagesse du juge , dams ,ue tmatiete 'aussi arbvttair�, Sa resodre ls ilis cas qui peuvent se presenter et qii n'ont pu &tre l'objat d'urne pr&oyance particuliere.Tel dst, citoyens lgislateurs, clans ou ensemble et dans ses ditai!s, le project de loisur la proprite. Vous lie serez point surpiris que cc project s reduise 4 quelques dehnitions,.aI iellucsegas g6&irales; car le corps enr'er du Cdc' 4ii]es* consacr6 difinir tout cc qui peut teni ir ',execi.du droit de propri~t6, droit fondamental sur lequd:l toutes les institutions sociiles reposent, et quu pour cblaque individti , est aussi 'piciCVx q ( Ch vie m~n'e', puisquil lui assure les moyens (C la c0IseweV ,
cosrvt
La cite n'existe., disalt oreter roman , que pour que chacti conserve ce qai lui appariint.
-avec le secours tie ceC ,,lande vNit, cct otateur philospphe "arrtait , de son tens .$. rous lesx npuvcnaiis des 'tetions ocaupties i dso'rganiser I'Etopiia.
Cesta Ale. respect pour la propritt, quc Irs nations modernes sontradevables de cet esprit , , justicet de liberty qui , dans les tems nmee te barbaric:, sut la defendre centre las viocucs et les entrepnises du-plus fort.,- - '
Chest la propiit6 qui posa dans. les for~ts de ht Germanie les premieres bases idu gouveiniemnt reprsentatif; c'estelle qui a donned naissance A constitution politique de ncs anciens pas d'-,at et, qti.claus ces derniers tens, nous it if-prre le courage de secouer le .Iog er 4e uous diiwr deruts les ennaves de Ia 1,odatitd.
Citoy-ns Igisfateuis , la loi reconnait quc a propreee est le droit de jouir et disposer de son birn de la maniere la plus absolue ; et que cc droit st sacr6 dan Ia personne .du moinire p:tfriculi.:r. Quel principe plus fkcoid en consdquei'ccs wile, Ce principe est commell'ame universelle dc toute la 16gislation ; ii iappolle.4ux citoyens ci q,. ifs' . doivent entr'eux , et l'6tat cc qu'il doit aux citoyens ; it modere les irnp6s ;- it hxe le r'egre tiu reux de la justice iit arrtc dans tea actes de ta puissnce publique les graces qui saraient prjudi,bics aux tiers ; i eclaire la vertu , la bienfaisime main)e ; it devient la regle et ]a mesure de ) asaiiomposttion de tous lea intr&ts particuliers avcc Iine it counitu il commurnique ainsi u caractere c e rnajest 'tcrde grandeur aux plus petits dtai!!-cle badminiistratsoli publique.
Aussi vous avez vu le gdnie qui gouverne aL. France 6tablir sur la propriel i les londemens inebranlables de la llpub ique.
Lea hommes dout les possessions garantis5,nt la fid&1it6 sont appeIs d~sormais it cihoisir ceux clont ,lea lumieres, la sagesse et le zile doivent gatointir les deliberations.
El Isacfitionnant lenouveau, Code civil, -vo i aurez afliini -cito)yeus 6,is, atenrus, toutes fos institutions natioalies.
DejA vus avez pourvu i tout cc qui concerned .l'6at -des personnes. Aujonrd'hui vous- couienccz .A rdgler ce qui regatde cls bins. It s'agit pou , siii dire de lier ]a stability de la patrie i Ia stab'lit4 m&ne du teritoire. On ne peut aitner sa crarlete sans ai er ls oi qul 1a prote'ent. En c,nsacrat des &jafimes faxotables it Li pr,.pm i~re, vous a,,mz irispr latuu des lois ; vons n'aurei pas riavailid .seutement an boiuheux des iurlivijus .a celui aes tamullas pmrt;Ct'.-res vous atiea crC-e nit rapit V~ Irla : VOlts aurez t vl [ v~rrables s'urccs Ag la pmuc ppritC adnetalc; u uc tpl cbncl dea tos a + sar~jp~L ohu


r ,










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Ie c itoven Bedier done lecture .d6 project de loi 4ont l discussion est isdiqu~e pour le 6 pluviose. 'Ed voici le texte :
TITRE iI.
DE L.4 PlOi R V TR2It .
Art. DXXVIM La prnpritsl ct le droit de jouir at dis.
poser des choes de la mahicre Ia plus absolue , pourvu qu'on nefasss pas n usage prohibit pat ls lois owu par tes rglemncits.
DXXXVIII. Nut ne pet t e t oitrail t de ceder s propriV6 , si cc u'cst pour cause d'utihie publique Ct nsoyessusant ine iste C prialable indemusiti.
DXXXIX. LA proprikti dune chose , soit mobiliaire, soit imtuobiliaire, doue droit sur tout cc qu'clle produit, et sur cc qni s'y unit.accessoirciuiat , soit uaturecllemit soit 2rtiliciellemneut. I
,Cc droi-s'appelle droit d'accession.
SFC TI T ON Ire.
Du droit d'accession sur ce qui est produit par Ia chose.
DXL. Les fruits naturels ou industiieis de li terre
Les fruits civils
Le croit des nimasx, appartiennent au popridtar� par droil d'acccssion.
DXL. Les fruits produts par la chose n'appartiennentau proprictaire qu' ila charge de iembourser 1as frais des 1abours, travaux c senecces faits par des tiers.
DXLII. Le simple possesseur netfait les fruits siens .que dans "le cas o6 i possede de bonne fcii. Daus Ic cas contraire it est teu de rendre ies produits avee la chose i, an jproprirtasire qui la revendique.
DXLIII. Le possesseur est de bonne fei quand' iI possede comone propitiire , ci venu d'un titre translatif de pro. priet don't ii ignore les vices.
It cessc d'kei de boutie foi du moment oi ces vices lui soot conus.
SrEcTi?) IL I
Do droit Xaccession sar cc qui s'unit et s'iicorp6ore d la chose.
DXLIV. Tout cc qui s'unit et s'incorpore J la chose , appartient au propridtaire . .suivaut les regles qui seront ciapres etablies.
. let.


SiviereS o1101 avig!bles et nuon fiottables , appartlennentani: pr,piiiuaires rirains dui cdt6 ou I'le s'est for'sde; di l'tl 'iest pau forias d'ik scul c6t , elle appaitient aux pro.
priitaires riveraitls ds dcter c6tis , i partir de la liguc qu'oi Suppose trace asuilieu de a rlviere.
DLV. Si use. sivie e o u s euve , en se formutt iun bras nouveau , coupe et enibrasse le chatnp d'ou proprtitaire riverain et-.en, fait unse ile , rC ptcprr taire consetw lia proprikt6 de sons. champ, encore qcue ile se soit form e dam un fleuve ou darts uue riviere navigableou lotiable. DLVI. Si un fieuve , ou une riviere navig.ible , Ilottasle on non , se former Uc sn suvean coors en abandoniant son anciei lit,les propriiaires des fonds nouvellement occupies prenueut , i titre d'indenite, I'aucien lit abandosne , chacuu dans la proportion do terrein qui lui a t i e, nlev6.
DLVII. Les pigeons, lapins, poissotis, qui pasent daus un autre coloubier, garenue on tang , appartienneut aui
proprictaire de ces objets , pourvo quil n'y aicut point
6t6 attir&s par fraude'et artifice.

Du droit d'accession relativevieut aux choses mobitfairts.
DLVIII. Le droit d'accession , quaud it a pour objet deux choses mobiliaires appart'enant A deux maitres differens , est entierement subordoxun iAux principles de I'equit6 naturelle.
Les regrs sti tes sIrvirout d'exeipc au ugea il pour se ddtettnr ir a6it les cas non prevn6, siva It les circonstnces particulieres.
DLIX. Lorsque 4eux choses appartenant h differens maitres, qni ont et6 units dr. maniere a former- n tout , soot utahrobns ssparables , en sorte que l'une puisse subsister sans l'autreIte tout appArtient an msaitre de Itn- chose qui foite Ila parties principal , ,i la charge de payer As .autre l valeur de la chdsa quri a i6 uuie.
DLX. Est idputde partic principle celle i laqslla l'atitre n'a ki unie que pour l'usage, l'ornement ou le coumplexment de la premiere.
DLXI. Ndannsiis', quand la ciose unic est beaucbup
plus priciouse que' la chose -priacipale , .quand'elle a dt employee s ainssn du proprietaire , celus.ci peut demnander que la chose unie soit siparee pour lui ktre rendue , mime quad i pourraiten resisterr quelque degradatiou de la cho e A Iquelle dle .a 4t6,sjoi te.
DLXII. , de deux.c coses unies pour former un setu tout,
-I~--I s .-V2r, '.,- ',.:,le si.te.


Db roit d'accession relativev eikent aux closes immobiliair. iune ic peut point ere r .ga~rd . . . uCSiufLI .UM celle-h est rjput'eC priucipale qu i et la plus considerable
DXL V. La propri6t6 du sol empore lt propriitci du desisus e aeu ell oues esvlussour Al-pea-pris dgalcs. etDLXII.'St uu artisan-ou une personne quelcqnque a emLe propristaire peut faire au-dessus toutes les plakistions ployeune niatiere kus sic mui app~rtenaitpas, k former une et constructions qu'il juge i props , sauf les CXceptionS eta- chose d'une notovelie espece, seit que Ia -matere puisse, o .bite au titre IV ci-apres, des Seritudes. non reprendre sa premiere, forie, celui qsieu tal le proI1 peut faise au-dessou routes les constructions ct fouilles prietaire ale droit- de rdclamer 4I chose qui en a dt former, qu'il'jugera a propos, cti *ti'her de ces fouilles tous les pro- en remboursant It prix de la maind'deuvre. ddits qnelics peuvut foutiiir - sauf les modifications eisul. DLXIV. Si cependant lamain-d'otilvre itait tellementimportaut des lois et rgicaens rciaifs, aux mines ,et des lois ct tante qu'clle surppssAt de beaucoitiip l]avaleur de'la natiere iiglemexs de police., employee , l'iidustrie serait alors itputie la-"piartie princiDXLVI. ioutce constructions, plantations et ouvrages sur pale , et I'ouvrier aurait le droit de retenir I.a chose traul serreiu ou dacs lFintrieui , sont presumes faits par le vaillde , enli'emboursaust le prix de la matiere al propridpropriiaieI , e ,s fra'., et lus appartenir , si Itecontraire tasre. q'est pouv ; as prijudicc de la propriiti qu'tn tiers pour- DIXV. Lorsqu'une persolne a employd n parie ha msrait avoir acquise, ou pourait acqueir par prescription , liete qui lui appartenait , et ell paric celle qui ue Jui apparsoi d'un soulerrain sons le bitimetat dautri, suit de tout tenait pas , i former une chosed'utie espeec souvelle , saus autre parties du bitiment. que ui l'une ini 'autre des deux osatieres soh enireement
DXLVII. Le protsirsairec du sol , qui a faith des construe- dtruite ma e is de -uaiere qu'elles tie puisseit pas se 66. i11s , planatio0J Cc uvragcs avec des materiaux qui ne lui parer sans inconVinieut, ia chose Iest commune aux deux .appsrtetaient par, doit cl payer Ia valeur ; i peut aussi propridtairls, en raisotn, quant i. i'un', de Ia smatiere qui 6tre cndamnis .a des doomagcg et iatdrs, s'il y a lieu ; lui appartenait squatA iautre , en rais6n 1-a-fois citde mais It propritaire des inatritax n'a pas IC dxoi de le$ )a matiere qi lui appartenait et du prix de sa nsin-d'oeuvre. eniever. DLXVI. Lorsqu.iea ,chose a iti frmic, par te milange
DXLVIII. Lorsque Ics plantations , constructiotcivet ouvrages de plusieurt matirres appartesuut :t diffdrns proprictaires, ont 6t6 faits par un tiersi et avec ses matiriau ,.Ie proprid- mais don't aucune ne peut �trc regarded comme la maticre taitre du fond a droit on de les setuir, ou d'obliger celui qui principal , si les matieres peuvent &tre sdparics , celui j Ies a faiths a Als eulever. l'insu duqueli ts matire4 out itc meaigues .peut enl demander
Si le propritaire du fonds demand la suppression des Ia division.
plantations, constuctions CL oOvrages, elle est aux frais de Si les maticres ne peuvent plus 6tre s,/pardes sans inconcelui qui IesC a fais, sails aucuue indemnite pour lui ; il venient , ils en acquicrent en common la proprieti , dans paut me tre condamne i des domniages et interets, si il Ia proportion de a quautit6 , de la quality ct de la valeur y a lieu , pour le prejudice que peat avoir piouv ile pro- des matiercs appstrtenant ak chacuin d'eux. pssitaire du fotds. -DLXVII. Si la masiere appartenant A Pun des proprietaires,
Si le proprieaire prifere coUserver ces plantations, cons- . tait de beaucoup superieure a I'atnre par la qusatit6 et it tructions ct ouvrages , it doit le rembourscment de la valour prix , en cc castic propriraire dc la inatiere stuprieure en die Tllatiriaux et du prix dc la iui-d'ceuvre ,saus egard i la valeur pourrait riclamer la chose provenue du sdiange , en plus ou moths grande augmentation de valet que le foids a remboursan t i 'autre la valeur de sa matiere. pu rcevoir. 'DLXVIII. Lorsque la chose relte en commune entre les
Neanmoins , si les plantations , constructions et euvrages, proprilltaires des matieres don't elkea dte foimee , eie doit out 6L6 faits par stn tiers uiviucu, qui n'aura pasi t condaantd te licitie ass profit commun. a la restitution des fruits-, .attisdu sa bonne-foi, te propri-e DLXIX. vans toosles cas oil Ie propridtaire dont ]a mataire ne pourra demander la suppression desdits ouvrages, I tire a d employee iason insu A former une chose-dune plantations et constructions ; mass i aura Ic chsoix, oU d -aute espece , peut riclamcr la proprite de cele chose c, t ireiboutser )a valeur des materiaux'et du prix de la main- a It choix de demander la restitution dc sa matiere en mme tctsauge, on de reinborser une somme gale s celle dout le nature , quantity, poids, mesure ci bont6, ou sa valour. foods a aogneit tde taeur, DLXX. Ceux sui auront employ des matieres applrteDXLIX. Les atltrssemcsus et accioissemens qni se forment nant is dautres ct Itur mnsb ,ouront aussi tre condamn1 �siccessiVement ct isnpeceptiblement aux fouds riverains d'un k des dommages et iutdr s, u l y a lienu sans prejudiccdes Wlouve oil d'oe riviere, sappcllent allvion.pt iyaieu a-si y &h ct d
L l hnvio n oofite au proprietaire rive.ra iu , soil qu 'i i s 'agisse puu ites p i vo l e xtraoid in ai f, 6i Is cas y 6 ch ct.
d'uu 1t|uve eu d'une rivici navigable , flottable ou non ; a la Le corps-lgislatif donne acte aux orateurs de ch:.trge, duos It premier cas, de laissert marche-pied ou la presentation du project de Ioi et des motifs qui
c irtoiu de hallage conformitieut asx r-glemens. l'accompagncnoj
Faco pgnent.
DL. IIen cst de me des relais quc formal I'eau couratC Le president Tappelle a Ilassemblee qu'ello doit
qui se retire iusensiblemnt de lnne de ses riv6s en sepor- continue de socctiper de la nomination des cantaur sur 'autre. Le proprittAite de la rive decouverte profit
de P'alluvion , sans queI It iveraiis du c6tc oppose y puisse dilats pour la questure. ve ic, rtclarner le terrein quil a pesdu. i est decide que les suffrages porteront sur les
Ce droit i'a pas lieu ;i l'egard des relais de la mer. vingt me bies qui one obtenu le plus de voix dana
01I. L'alluvion n'. prs lieu -A 'egard des Lacs et itangs,, le dernier sCrutin.
dot It propriitaire conserve toujours_ le terrein que l'eau On procede I'appel nominal.! couvre qttisd lie est a ia hauteur de la ddcharge de Ilitang, Le d~pouilement des votes designe, come
encore que le volume d leau vienne A diminuer. avant runi la plurality absolue des suffrages, lea
k66proquemnct le psoprirtaire di l'tang n'acquiert aucut
droit sur les tcrr, iveraiuscique son eau vient I couvrir dans citoyens Despalieres , Papin , Chapuy, Borie, 'dts Ctues cxtraotdisasrcs. Jacopin, Terrasson et Rabaud. -Ils sont proDLII. Si u ilCuve On unr rivirre, navigable on non , enleve clams candidats.
par tine toIice subtle unc parties considerable et reconniaissablc , Les trois qui sont encore ' a lire. seront choisis d'ui isamp tiveraio, ctha poite veis uu champ inerieur ou sur demrain parmi les citoyens Vaublaoc , Savary, la tivr -_)pos e , le propieairc de la partic cnlev6c peut recla- Kerveleanr ," l oss&e , Bordet Delitre, come mcr S uT,:Cptieni ; u)tis it rst tencu f hotm er ia dcuande dam avart obtenu le plus grantd Oiobre de voix aprs l'ain' c !ap's c4- t ai il t'y sera plis recevabic, h mkiOins k caI ' idais quq nons vetioiu de noItsuuser. qcse lc " pi ltii6tairc d u chim p auque la patties u lev , a t ( . La s an , stt vd i luie cit pa t-1ucal p ri p sse ssio n de celle-ci. - ., a s e .e c t levie.
DLIII. L c , sloi , strisedsens qui se foment daus
be lit dcs flrivt' , its des rvites luavigables ou flottables , On lit daus la siance d'hier que le citoycti Daichii a. d(4.ine apparticsuirt a la ittiott , 'il ty a tstre on prescription lecture de I'exposdc Ia situation de la Republique. ettc oustraire. lecture ii de faite pat le citoy a Begoue, thasge dek porter
DL1V. L-s dcs i atteiisstsctts qui r torment dauns les IUI parole.


X tD a It N o ,21e , p 1g9 , o , t e c olo ntue , irs ,
discours du cityen 1 Treihard , i tut rtablit uu.
owm .se On y lit : d -se if dune cruptioi t . . l t IIl t corruption r�esque ibie. .z

* T R IB U N A-T.j.
R- 1,B

S .Pridnce de Carion X"QS
* .I 'N'C E 'DU 25N"IVOS.

* Ur i erttAiie rend compte de la Cotrrspon.
dance ainsi quil suit
Le Citoy .ImRebecqui, et attres citoyens habitni
du Jura , adressent au trtbunat une petition tendant a obtenir ou i intercession auprs, di o
nement -,dans Ure contestation reati, ,
possession d'un dormaine nationl proven d I'tdrede onM antv d
Cette, reclamation est ren e au Gokvcr.
nement.,
-Duveyrier, secritaire. ,e citoyelc-Chiteauneuf fait hommage dun exeplaire de sonouvrage, ayant pour titrc : le Cornelius epos franiais. Cc titre.,en'ra~pelant I'histo~ire ioriajh annonc
tine histoire national e.
L'ouvrage du citoyen Chateauneuf doit
eflet un recueil complet de notices his 'i"'P tso iqueg
sur tous nos guer s de ! revo1uior 0 ou vivans ; soil quit la jtre des ,r qci' it s ; sojerti dllustres par upe tongue suite adenpoits-, soit qjue , dansgles derniiers sarig's, tine acute action les ait oflcrts i admiration publijue.
A cote du verttiepu .Dugormniicr celebre pat tant do services, et par Ce siege nsmorabte don't le nom du plus grand djnon h&os rternise Ic succ&5; tious voyons Alartc , simple soldai ,'immortel par un acte inoui de hravoure ct de pitrio;ismC.
Get ouvrage prot tIa Franci des anhalrc de gloire ; nos guetriers morts unei nuvelfe r&om. pense ; a nos guer ies v ivans Its plus- noble sou. venirs ; no enfans les plus beaux modele. Le tribunal fera cc qul est digbht de ui, de seS principes, de ses ' finctioni, en accordant au citoyen Cli.uta~ne~4, l entou, t4gement accoutus6 qu'jl nerie, aUtant par Soointention que par soq travail.
e dema ade In" motion de'hommagc au prosve~al c eI depot te l'ouvrage a ila biiliotheque.

Le tribunat adoptecette proposition, ct or4onnC l'inmpression du discours. ,Griet (de-Sine-rt-Oixe.) Le citoyen Mauvage. Vigny fait homage d'un. Iivre qui a pour titre: Rp Ap ozre de, la perception des contributions fubliquies , e Tariti de ia.cotpabiliti des pereeteurs.
Pendant plosientrsanns nous Avons vu dans cette parties dc ,'administration lee erreurs multipei&s i 'excs par fignoraice, ou par des causes plus, honteusesencore ;. grAce l'hcure se influence des lois, etiA lafermeti vigilante du Gouvernement, ce scandale a disparua;, mats cc n'en est pas moths seconder les vues du ouvernemenk t Iacgassa de nos lois, que de re'uniir dans un m6mne2rcueil routes les regles eparses qui peuvent renc re ia potception plus ex at , les poursuites moins frusiwatores, et la cipibiht ps aetlus clairci plus
uniform.
Ce tiple but , l'auieur parait Paioit atteint et il est presumale que son travail, tpanrdu afis les divers cantons. poutra concourir f'ailialisir les percepteurs avec routes les &udts citoutes 108 pritiques d'otIrdtsi c ira-portiiites our les contribuables et pout eux-rt8mes. "
Chabot ( de I 41 ici,), au n om de a cdirimuret dc Lille , fait homftiage d'Aie Midaille 'Ira lppe occasion du voyage dU PREMIER CONSUL' dis ceste ville.
Le tribunal ordonne ]a mention de cc$ dcun, horoimages au proc.s-verbal, et Ic dip6t ii bibliotheque.
,Le corps-Maislatif annonce par un menage quc son bureau tdlinitif est forna6 aux terms diu senatus-cosuhltC. du2 S fimaire denier , Pout Is nomnination de 5es, p1csidCns Ilvice prisidens et se~rctaires.
Le tribunal otdonne l'insertiop du message aU proc/s-verbal.
La sanceest leve et indiqu& ~e domain.
3tANCE FDU 26 PNIV 0 S 1@

Un secrtaiie faif lecture ,du p'Ocl- verbal la redaction en est approve e.
Le corps-I6gikatif tratisnet par un message le
de"Ioi, titre du Code civil qui traiteds 15 distinction d s bieus. c Ie� Le tribune re"VoI . t t ' la section c g'g"slaion, (1W devra fire son rapport Ie t9' Vii autre message transnet Ic t itre tit e l if. la proprete. todlgsain
lle~tgalementrenvoyd t Ia setin. .i~aiol ti l cra son rapport le 3ra.
La s6anice est levee ct ajotirnee au 8n

A Paris., 'chez I. Agasse, propti~tairo du Moititeurt





- S.
______________________________________________________________________________ I.,.


SEXTERIE URI
RUSSIE.

p erirbourg, 2o dicembre (28 frimaire.)

AvANT-oIER on a ckl!br6 au chateau la fte de SaintNicolas; i y a o grande court; l'empe� eur, lea deui imp.tsatrices , et toute'- a famille. JmPeiale s'y gout months , insi que Iecorps dploiatique qui avai t e cprossimentnmvit.
- LeVi'eefamiral Tsehitscagof ,qui remplit la'
-e lac d ministre de ia marine., a ait approuver pl jan d'aprts sequel le nornbre des vaisseaux de demeurefixe 35 , qui devront toujours rre i 'ratdo service.

- Le tanceliet de 'Empire , comnte de Woronofse propose de faire, apr6s le nouvel an In voyage a Moscow. On ne limite pas la dure i'sjour quii y crar, et opinion qu'il se retire des affires se fortifie,
- Le g&nial-major Batehitzkoi a '&i omm6 conMaDdant de P&ersbourg.
- La thrine tant montee 5un prix exorbitant, In ninistre de I 'int&ieur s'occtpe d un project d' tablictement de magazine , pour &re toujoura en stat fie fouruir la capiSle A in prix modre.
-if est question d'etablir ici un conservatoire. On va rialiser une idcle de Catherine II, qui ,daus t dessein avait fat ven'ir d'halie plusicurs musidtt' s de reputation.
* -Au ;erjanvier aur lieu I'ouveytoke des.coles, mnaies et university itablies par, Alexandre let.
* plus grande parties ds maitres� et professedri qRulfn a ait venir des pays etroogrs, sont djh iriis. Le nombre d'itudiaris"mugn m e do. jour "1111 jour j.
etn jont.
P oRT UG,AL;
txirait d'une' lettre de Coimbre , du i o Sdcem're 18o. ( 18&frimaire,)
, lofin nofie Obsetvaoire , nraui d'onte. 114#*Col. letion des meilletsrs instrumns, vieritd'iAtrtis tn plcifie acrivii d~apris Ia noovelle organisiion
ipprote-npam note aUguSt 'prince-r ge . tLes EphUimrides publics pour 18094 lnt un in-4? tic prs de,3oo pages : on-y: a ins~re ,' e'tr'atires: choses interessintes , les nouvelles tables de Mar ,Ou docteur Monteiro. ; 'applieitiIn de sa i& th6de () au calcul de l'Ipse d a'aoit i03" don( il st faith mention dans Ie Moniteur ,et le nouvean
glement de I Observatoire-, dont je vors ferai wtrdans la preniere occasion , au~si bien que � tistiultats dup ouvel 6tablissement do vaccination lait hospice de rEcole de m decine do l'Univsiti. La'soupe , dire A la Rumfortt. commence i s'introduire dana nos ablissemens de bienfaisance.
ALL E MA G N E.
Vienne, 1 3 janvier (i, ni'v~se, )
Lf outlsatre imp&iat pour les relations comneciales h Nantes . a fait passer ici une lettre do $on college do Cadix ' annoncant la softie' de "lolufieurs corsaires marocains destines A closer cOftre note c irnerce.
- - Le ,26 d cebre, jour de Saint-Etienne, dQn(t Aote Eath(drale portele nowa, T'empereur, accompagni de i'impratvice et do tous les,archidscs, parmi lesquels 6tait le palatin- de Hongrie ,eest .ttndu en grand cortege a cette glise, et y a aastist'I u ervice divin. Les trois compagnies dels gardes.' bee chambelars et tous le ofliciers do la court ftaientA h val.
S-I n'a -pas encore &t nomm6 h ]a place impottante de'premier ministre de. a poh., ii longtCms oceopee par.,M. I. comte, de Prgen; les fouch 'gen sO4tt exetcies par le prisident-.ac la r~gece, M. le.baron d Sumereau.


(0I cte rthoderdu savant directeUrperpdteldc l'Obsesva.tair doe l'Utijv Arit , M. MonteiroA, t cou dsnie sunu
tutle feujile de ravue , publide ily a qua're aiii sots I tite 4C 7,ab1 n Nfuica. Elie comprtid ueuf iabl;s qui dult, "Ve u IA Ph gr d prcision , lariduction decla distance obsr.ve detPly astrcsj Ia distance 'ia-a. LgL tinq premieres muffi.
*ltp POUr e'vxa itude qui comporteut 1., observations'aas' distant, fate t mer ; et avcc lea jala utes qt don. " lexi la corrfciou decs paralaxnt, syelt gard k la igure de I Totte , t cIle do rfractioa tuivant Titat dIe 'ath. .nosphre t'o pcut obteni la pit exacte 1recisiot pour I lt ta(U de parcilles obsetvatious faiLes Sur Tre. On trouv- cette table 9 Paris , c Chz Ciutcicr ,iibrtl, @t 4ugi des


Hamboug, e 6 jauier " i'$, niv.6s.)
Notre hiver' esi r cang= �I :in njtitersnti1cip-; on.i.no voit pas un seul glaqon dans toutle cour de lbe.
- La ville de 'lin. se remplit tus lea jourT d'dtrangerth4qui y uriivent de tous c6tj pour assisted au% ftedei tI.' O y ,tten4 res-inceasamjimenflerk 'f,, hW tiotil IWf~rihte d'Orange Ott eur pr ,Aotz 4is irttmers*1j fbiteau.
" Le nombre 4es, wraisoi,4 eite title (Berlin eSt de 7 4. Le detaier dinowbrqme , "sUnH 5 cotspredre Ia-garniso , ai# I e feinaes ei enfans quiy apparti iwnvt,.t l e levie 1 453,.8 dividus ; il surpasse de 1179 'celtide 'annic, P.tcdeente.
--.Dinse � ouratrdo 1Fannie qu viont de finir, le nombre des murts a-6 ' ,A openlibage ci 3442, ; clui des naiswtices, d4 3679; et iclu; dei nariages, de 968.
Dan Ic course de a, mfme anne, le nombre de navires entrs a Ctbnstadt sest leve t695, dont 65t anglais , 84 amricains, 83 danqis, "/8 lubecqtiois, 65 prussiens, 8 espagnols. L* 'gtietre egai eIoign6 lel Francais.

REPUBLIQUE LIGURIENNE,
Gines , le 31 d&ccmbre ( g ivlse.)
On crit d Vado que, le 6, un.'pirate sans pavilion s'empasa d'uno gondole 1Igurienne venati de Frane, avec un rice chaigrment en vin. Le patron et les marineirs amn pris la fuitie, donnerent avii ala nunic plai't, qui exp~diain'ndiate nent trois bateaux avec-des gem arms. La gondole fut bient6t repise ;ainsi q'un petit bateau abanonn6 par les piratesqul se'rtfrgierent A bord d'un autre gras bitimenl.,
- Des leltres de TuiAds id 1i i noVomebre, rap. portent que |'adr:algeitenne entrie datis le 1ort Ia semaine piedeitc , Avait -- bo & environ cent
trente esclavet fats terte das ie GolfeAdriatique, II n'aura- pas :i4 'fait noins 'de cinq cents enclaves do diverse nations dant le cours do Icege ann~epax lea Corsaire8 lufiartims., '" . . - "r

,. i-: ort - Milano plus q U noz g narre, � icuitoyen Carlo Passero"W inmerbre de T'Imti It, es im.pour ses.vrtui et clebre daiila r6btiqtte
d~s lttrs pat l grand notbre d e hoies 4u i1 ubliees-dans ie cours, csa vie,.
On.con tiiae de 'aire dfrr t &ei av& uto dce rigueur .dasa lea aiats db Vnise, leg bnii0tiinaires publics coupables de prtvarieation., On 'y a dicauyert une band. do faux monnayeurs qul- ort aussi t atr& s. - .
.NT E R I E U R.
Bordeaux, le 2@ nivose.
La declaratiou, dane les termes suipans, vient d'kre T pandue en cette ville, oia eliq excite une vivo sensation :
Nous sousignis , capitaine, subric~tgue et passagers, do ia godlette espagnole la$anta-Ca'therina, du port do San Yago de-Cuba,.d&larons :
Ere parties du Podrtau-Prince , lie et c6te de Saint-Domingue Ik, * eptenbrc courawt, pour fire voile, pour San Vago do Cuba ayant fort peu deau et de vivres A bord.
Nous nous trouvAls' bient6t reduits i la disette 1s: plus complete, patr 1 grande qtAtntit depassagers qui taient a bard, losque nous apperfines
-it: ttre de Cuba, mwais encore tine grande distance du lieu de nonre destination:dam cerie situation, il fatu nanimement rksblu de porter directement sur terre ,. et d'en.trer dens le prenier.portppr nous y procurer lea St~bsittanes dt t eau -ui nouns manquatent.
Effectivement, fioi ihtrAmosdans, une nse',syie, ,nousA.,onnfimes eouiwo Poor rre Port-EgconOido, ,A vingt-huit lieucs au vent deS an Yago, endroit absolumenf abandonn, mais -dans le voisinage doquel nn esp&ions decouvrir quciqoes
huttes ou habitationi. Nous hions ocupds A cette recherche, et nous attendions nn vent favorable pour sorir, torque, I 14 septembro , q guatre , heures et demi do'apr6s-midi, fious frmes assailisl par 4uatre barges aliases, cofrirandes par .e, capitaine en second de Is tr6gae le Tatnr, etcharges de matelots et de soldats arms , qui se dirig6rent sur la golectre, s'en emparerent, et si'dispoieorent A lever l'ancre tAla toucr pour la fire sortie do port.I1


GP


Snrpris autant qu'indigns d'une violhiohn aussi
inouie du droit des gens. etd'ur territuire neutrs oi rfousdevions re en sfirett, nous'empresi, e sames de nous embarquer pour suivre le sort de Ia
goe-lette, et reclamer contre cette entreprise 4dieuse.
C'estaipsi:que ious arrivames, le 15 setembre at Smat,, Ia baie de Guantrng', i 8:1ed it vent 0 SanYago, 06 nous trouv'I'mes m6uill'e la feeai anglaise le Tar tar, capainIe Perkins : cc capitaiile viltaui-n mere noos visitor . et ordonna de transporter a son bord tous les passagers franlais
hommcs, femmes, nfans et domestiques, Sans y eceptibn; et I. sas. ard pour letus vyes repriit *esatations. relativeinent A la violation du territnirer 'et du pavilion nect re, comrmisetdatis leur persoune et ajoutaht A cette instiAte lesomrages le plug:sen.
sibtes et des mxc~s inconnusJusqu'alors parmi Ile nations p~iccees, ii le 1it tons touller en sa prsence, de la nianiere la-plus indigne t la plus ind&ente, et ddpouiller de-tout cc qiv'ils ataient I sur leur pesonne : les femhtas, ce sexe dout Is faiblesse doit s'attirer des egatds, rnme de l'ennemi lc e plus barbare , ont 66 soumises A des recherches outrageantes pour leUt pudeur. CC traitement atrocO ei'tatt que t prilude du pillage g#n&al gui allai a suivre. "et effectivement le capitaine Perkins donna
ordie de faire transporter A bord de la fr~gate tous les ciets des rantais qui etaient sur la goelette es-pagnole. et ayant fait d6foncer toutes Is malles, at juquatix brils de clouds JiIs'erpaa , ansi cxcep tion, de tout ce qui &ait argent, argenterie, bitjous et mar*andises, A tine valetir prisumn~e di
plus de *cet r mule gourdes. I11se saisit meodo t uiques noiri fideles, qui suivaient leurs ancius e naitres -, sans avoir igard Aila reprisentation qui lui
fut foite qu'ils itaiens libres , quo c'itait conitrarier les operations du gouvernement anglais. qui, en cc a moment s nme, .traite et s'allie avec les negres r6volts de Saint-Domingue, pou.r chasser.les colons
de leuta prooitl. Ainsi dpouillisi de tout, lea passagera fran ais, an nombre de 98 blanco et -8 noirs, ont rem isii bord de la goilette espaI gnot Ct envoys San Yago de Cuba, oi Sis soui
arrives It 4 1 septembre , nv possdant pluas atcune ressource , et rEclamant I'asite qte le gouvernement espkgnol a~corde A totis les Francaii vtnaut de Sainto Domning%,' dan quelquc palli de ile de Cub4 'itu~p 1itsent aborder.- '
lls ors fir la t Osente diclaratiork, poor ervir ,-t
valdir, cequt de raison. A Sani Yago de Cuba, le
22 fefembre P8o3. .
:.Pouropie confotme . l'orignal sign6 du apiate ots*ds assagers, et depose entre les mains du
0t~bveesr de SarrYago,ilie de Cueba.
S . b .o i '6 tun des pass4gers.


* arns ;e 7 f-~e.
ACTES D U GOUVERNEMENT.
Paris le 22 frimaire ap it.
Ly 'GoiA'ERNEMENT DE LA R-kVUftrofUE, str I* rapport du grand -juge, ministre de la justice, atrite:.Al, Ait. 1er. I sera' ,urabll Nanies, depatterrient �de Ia Loire-Intrieur, tin comrissaire- gn&al de police , l'instar, de. ceux-instituts parla loi du 28 pluvi6se an 8.
,IL Le grand-jute, rninis1re'de la justice, eat charges de I'ex&ution du present, arrt ' Le former comul. 'iw'e , IONAVARTE.
Par k premier cqnoul,
Le Uscr11air-ditat, ,igni H. B. MAttRt.

Parish, 23, frimaire an.112.
IBONAPA RTE, PREMIER COSULD AIEIBTp
i sar Id rapport du grand-jbge, ministre de la justice;
Nomme le citoyen Dval m nbir dU corpS.
4 Jisltif n iaairc-genaI de pdlie -ANantcs,
Art. 19II se conformersa I'arret6 du $ brurnaire an 9; e p.xe qtfi concern -sea attibitions, 11. Lc grand.,jng, x ,inis de ,l1 justice , -ct
" r" " Signi'j SONAPaART. �
Par le premier consul. ,
Le setritair-detat. signed, H. B. MAtllK.
-Pa~ris ,- Ic 25:Jinla~rd, an II.
LE :GOUVEPUIEMENT tDE L WRtUtL1 Sur 40
rapport d ministre de In gue e arr te 1
Art. Ic' 'rout ff~i 0ier port suireile alAeaudc rorzasisation 4c l'axm&u corq0a'iI era appelII6


IONALE ou LE MONITEUR UNIVERSEL.


A dater du 7, iv'se ant.8 les Aetes fu Gouvekie lkehtet des AutorIt" 6. . " " 'n.fit
orate$ ees, contends danS le Mo0N ir i u it, soit ollciils.

N ii 8. feudi , ni , an 2 -.de l R~I~!ique ( . 9janivier i 8o3. )












dis functions civiles touchera indipendAmmtnt' du taitement attach iA ces functions , celui de non activity de son grade ;--c-est-a'-dire )a dotai-solde., I. Lea officers rxformis qui seront appelkl it des fonctions civiles, cumuleront avec le traitewent de leurs functions celui de riforme, confor-' miment it la' loi du 8 floral an I .
111. Losque, par des circonstances particulieres, un officer remplissant des functions civiles recevra des, lettres de service, ,ii cumulera A son traitement civil celui d'activit6 de son grade , et il recevra aussi les fourrages et le logement.
IV, Les rilitaires dans le cas,des dispositions Cidessus , seront rappellea i com ter dn ier. vendemiaire dernier, de ce qui pout leur hre du ,;i computer de la mime poque, il sera fait un 'd6 compte at ceux qui auront trop perqu, moins qa'une dcision particuliere n'ait eti prise en lear faveur.
V. Le mi nstre de la guerr, le directeur de I'administrationie }a guerre etle mini~tre du tresor pubhc, ot clarg, ide execution du present

Le frenier consul,, signi ,, BONAPARTE.
Par le premier consul,
Lesa5rtairc-d'itat, sign, H. B. MANET.

Naris, Is 3 frimaire an 12.
BON AIPAWrE, PREMIER CONSUL DR LA RiPUBLIQuK., arier
Art. It,. Les citoyens.Heurteloup , membre du conseil de sante;, Percy, chrurigien en chef d'arm&; Larrey, chirurginen chef de Ia garde des Consuls; Caste, nidec ri en'chef'dI 'aimee des Cbtes, Desosettes, mdecin d ti V&il-de-Grfice, et Parmentier, pharmcaien en chef ide l'armnae des Cotes, ont nommis inspccteurs-geri&aux du service de ant6.
I. Le ministvO dircteur de administration 'de la guerre eat charge de l'eXkUitiQn du present arrice.
Signed, BONAPARTE.
Par le premier consul
Lt secrtaire-d'itat , sign, H. B. MAilT.

Paris le 24 frimaire an 12.
B6NAPARTE, PREMIER CONSULDE LA RiPUBLIQU&, sut le rapport du ministry des Iaances , arrete: Art. let. Le citoyen Mongez est nommi administrateur des. monnaes, en replacement du citoyen Dibarrart, dnmissionnaire. 11. Le citoyenF Huguet, membre du.tribtinat, est n1omm6 commissaire pr& la monnaie dq Paris,. au.lieu et place du citoyen Mongcz.
-.1I. Le ministre des finances est charge de rexecution du pr sent arrer, qui sera-ins&k au But-. letin des lois.1, Sign, BONAPAITE.
Par le premier conml,''Lt sccritatre-d'iat, sign', 11. B. MAitiT.

Paris, i2 5 friirs ar,, f.
BONAPARTE) PREMIri CONSUL DE LARMPUBLIQUE, .Sur le rapport d ' a tre 'ie l~erieur, airte
cc qui suit:
Art. cr. +Le tcioyen Gattel, p,6'feueur At i'&ole central de 1'Ise �, n0*L e t pw s du IYcde de Grenobl.
Le citoyen Faguet, ;ncien instituteur t Orange, "st nonmie cernsere 14ektude, au nmc lycc.
II. Lt ciloyen Geiy, ancient professeur de l'icole centrsle di, Loitet, eat nomme proviseur atu lycie d'Ordans.
-Le citoycn 'Calais aest nomme censeur desetudes au m&ne lyc 'II
III. Le citoyen, Mollevaut, ox - ligislateur, est nomni provist ,w\au lyck dc Napcy.
Le citoyen Durand, de-Grandpri eat omm6
censeur des &udes au.name-ycke.
IV. Le ministry de, intirienr esr change de l'exioution du present arrWtt.
Signs, ONAVAl1T.
SPar+.t pr ce opsoi,. r.,
La s; ritaia .//at ,sigfte,144,B. Ms~ir.

,,Eardi54,I+ l2m jrmaire+ a~ 1m.+

sup la pr lat bb':d. ' i),llMVf '-i i6tedur
rsoMtndn:laokt*5as,,4(t les noms suivent, pour
remplir les fonctionaci,,iapes4,'savoir :
,ZiptrursndI ' ia Clarentt-Injlriaure.
,Le citoyi~ Theti~rdu -M~i!Useat, c ik-1~gislateur, +." sous p rkfet Ji*ai .ia it ,a place dii citoycn>*atlcr appeld anu corps~li'ialalt.,it .
Le dtto eSamue Bcnard,'*ou-p. ift a Roche+
,fort, a la .place dtt. ciroycia. Ang~cr oapll ,ar
corpa-Ikgislatif.


471

Le citoyi -lHeisaut-Destonches, sous-prifet ila RoCielle, l place du itoyCu Dacmissy, appe-1 +au eorps l~idatitL
Le citoyen Maillard (nonnik soua-pr~fet a 13 Lo islanne ), sous - prifetta SAint-Jean - dAngely, A Ia place du citoyen Duet, appole au cops.
Diparsemtnt de Oiss.

Le ettbyeo Fleuri, soun-reet i Schs, a Ia place du citoyen Ju&i, appeal au corps-lgislatif.
Sign, BONAPARTL.
Par le premier consul,
Le scritair-d'iat, signi, :H. B. MART.

Paris, le 28 frimaire ,4n t.
L. GOUVERNEMENT D9 LA RtI'UBLIQUE ,sur le rapport du ministre de l'intirier, 1 conseil-diat chtendia arrate ce qui .suit;
Art.ler,-'L2 l iareai des douanes de Strasbourg comptis a hn obre de cetuxqui peovent recevoir , A enuee-, leta ills decoton, toffee de coton, de fil t coton et moiselines d'origine aonprohlbee.,
;.'Le grand ju e, Ministre de ]a justice, et lea. ministres de l'int~fieur etldes finances 'soar charges de lecx&ution do present arir, qoi sera ins& La premier consul, signi, BONAPARTE.
Par It premier consul,
a gecriaire-d'itat, sign , H. B. MARZT.

Pari, le 3o frimaire an ist.
L GOUVERNEMPNT Di LA R PUBLtQUI , surle (pport,' ,d' ministre des finances[, vu I avis dw consciller-dtat, directeur-gdniral.des douanes, le conseil-ditatrentendu , arrive: Art.,fr, Lepassavants dilivris dans ls bureaux des doUae pour le transport eta circu lation des denr&s et niarchandises dans lcs de uxmyriametres des frontieres; les acquitsi caution dilhvrs 'pour la circulatidn des gratns, et les certiiicats des maires et adjoints , reatfs au transport desdits grains, ilt,4ispcnses deIa formaliti du timbre,.
II. Le ministre des finances est charge te rexcution du priseat arr&e, quiAera inist; auBullaisa des lois.
La 4prmier .oentuL ,.,signd, BONAPARTE.
Par.le premiev cotbsul,
Lewuritaire-d'itat , ijfni, H. B. MAET.

. . . r 13, V U sa an 1t.
,BON&?IARTE, Pftm a CONSULa DI RitPUrLIsI, Yts !a;.p~iscttatiqn fate par, le burga, It conseilW04dniuration er IF profssCCors du lydAo, 4.Bian 66'; vU ugalem nt .IA:prstntation. faite par !a ecsp!Qle commission .des inspsacteurs-gn&au deitodeBgur le Tapp.or d'min tre de l'int"�ur, arrte iit.qt.Juit
Art. :Ier. Le citoytn Bertaut (Egoy) ,pr4mior maitre ditudes, est nOmme prpessur ,dC t ert 60 classes de math mati ues an lyce de Besaajon,. en ,emplacemennt du c !oyen Requet, nonme a I une clause superieure.
II. Le uinistre de Ti erieur est charg de l'exi& cution du present arK&i., " Sigut ,.BONAPARTE.
Par le premier consul,,
Le tctrimair-d'itat signi, H. -B. M-AtT.

Parist, 6se 7 i41tin t.
BONAPARTE, PREMiRR C4N FEL DE LA 4EiPPL1OIE sur le rapport du ruinlistr .4e ;"finjnces, rrcee Art. tor. L cito.y~n. Daet, recveur-ginixal, du department du Tarat et ,4evoquc iesea e (fp nc oia I notiicaion ;dU pr sent.arrX6,.
I, Le minia tes ons"flai .estchargk- 4e, son
uigi, "BONAPARTE.


-PAr ee' ~flier consul,'
I , . Le Usm ita ire-d i ta t '; l ik f i , I B


* i ( , . *, :/ a,, rr . , . . . , I
rDONAPA ;rE,Eik R~~~L
,Art. ~r*. to+ cioyen -Agnielcst nommusreceveur�gk n ral dea conmmibuorins dt ilparttement idu T an," oen remplacendenr. dhu qioyehiDpllc . .
II. Le cittyen Agniel s re teW4ztapti du prfeft poour pr&V'0son serment et4ol u titI ' ' "
Uill. Le dnistre t fines tcs eI char6 do o'ex&o ciion du pr. sent arr~td.
! * 'JSigni,, BONAPARTE.
Par ] premier consul,
Le sgcr taiu-4'igat, signs, H. A. MARILTI


CORPS-LgGISLA
Prisidenee de Fontanei.


StANCE DU 27 NIVOSE.
Un des secr&aircs donne lecture d'une lettre dcit. Arould, membre du tribunat, lquel fait hommnage au corps-lgislatif de son ouvrag intituld. les Risultats des Guerrs , des Nfdgociaioas ta I'raitis qui out pricidi et suivi la coalition Contra la France, pour servir de supplnent au D)roil public de l'Europe de Mably.
Le corps-ligislatif agree Iiommage, et oidonne qu'il en sera fait mention au procs-verbal.
Les conseidlers-d'etat Regnaud (tde Sa;utJear. d'Anily) , jourdan et Najeac, presmntent un pt,,;, de 1oi, dunt voici le texte:
;iLet droitsait percevoir au profit do trdsor pu. bic pour la transcription ordon&e pair lart. :29 d C ode civil, des actes de donations et ct acgtatiQjjs 4d'inmeubles suceptibles 4'hypotheques, anrt" " de Ia notification de acceptation -aite par acte spare aux bureaux des hypotheques, dans t'ar. ron dissement desquels les biess donnes sunt sittng et le troit d'entegistreenrt desdites donatips, 'sont inoddrds, en cc qui concerne lea Pautes et les h6pitaux, au droit fixe d'un franc p0'ur lenregistrement, et dun franc pour ia tran,. cription , sans prejudice des droits divolus Bit conservateur. ,,
La discussion du project est indique au 7 phvi6se.
Regnaud de Sainl-Jaan-d'Angily. L isliteurs , il est une classe de citoyens ,quepoursuit Fin. fortune, que tourmente la douleur, dontla n~isere ou les souffrances ont des droits spdciaux Ila pollicitude du Gouvernement.
Aussi lintir des pauvres qt des t'alades 1-tit iti l'objet des soins particuliers de I'administratioa et do chef de I'Etat.

Dans le bouleversement gnral des propri&61, dans le sacrifce qo on se cri obligi d'e 'faire, ou i la defense de rEtat menac, o6t " Ia onservation d'une popularity expirante, lei Jiens deg indigent et des, hospi-es ne firent pas rcspectb. La vente on fut ordonnee.
Bient6tla justice, l'hUtpanit la politique mime riclarnerent,dontre une iislationfis isle, Contre ,tn sygttme irapie d'adminipr;tion, coptre unc irdprivoyante spoliation.
On suspyendit Ia vent des biens deshospices.
f[tt am r ine fut pas , g crnt Caus sa Cc~s maa ponr09!antrelle dtakr arive." .
vne,,portion considirahle,- c Is. 4oition ,d "ita !ipemens, te bienhujapce et ,d'hum'grit6 i~i ,ditiali~n c, Cet)a pauwrrea tns secoors;i +l+.nilad ic sns joel.;meatn, accusaii I epss �t timn.

Alors :On ,ordenn++, mais on n'effecroa pas Io remplacetnt-rde bins vesndus, :Alort mi &abi't on .droil shr, les +billets de~speetacles ou f~tes puaL ,blique , et .on for a ,sageasent+ l'opulence. ,'insu"
* ante ou ]a jeounasse l16ere 'i saerii0i i la bien . f'i'anc� ne ,parrie de+cce'qu'elles desatinaieint a/
* phaisir.:Aiorsenlin on &ablit cn piincipe ial r tion �des+ orois+ de~bieilfaisanee. L'e systine dec r~organisartics des cours pubics! 'er de4 hbpitaux stait loin toutefois d'&tue comripter 1 appar tenait an G t.uerremen tpar qui lPordr:e a repata dana toutes lea parties tie l'organisation social�, tie p~dparer ,plus -rai nmt ,dconagn de~r plus efficacenient, d'cff'ectucrplus s frement" ta repara. 'riondes mauir passes. .
,' ~ ~ ~ ~ ~~~~t'hitak .4t.oi. . ,t .L_ J. .2


Des rentes iomanlales non pertes son t 0eUrnS une pirtie nouiY do patMriwoein des pVlvtes., et lea admnistateurs de buteaux de biefasancC
et des hospices, plus actifs da'nsleur c"arili que c es agens e la r6gie dana leur 'igilance, ()I d couivett deS, pestatons inconnudS Ot intrromlSUtS, ,qti s!or.jourd'hui vtrsies d nas ti aisis de as~COur5+
Un orire "du Gowvernerpent a fait dresser le �rats �des biess perdus par- los hospice , rt' de ceuk
deshtnds a ler ecm a er. U. neloi'q4 vous sera biett6t proposed consacrem ) Ia transiliisi6 'do cette rprnf ti 'dedjit riklisde poi pu) d piillionl do
-Capitatdx. . L

43s pricip ie s6 ht ajourdh 1p0sUtS .
ment sans embarras dan" ' c' o+munes ,- Ot it habitans, lea voisins umiiinC, s +Qt-iecouius dni lr dtresse pa'r &Cs p0rod its ,6lt' Ia , 4I i.i 0 seiin I� +lD+gtr Iec~d po 1i es. ,�ontriihuabIk5.
' 1a e om19 , n r otl
Enfin I.!gillateours, l siI'ffe Cue d"itSor le .Opritst el1lea cnra l'aiotion d unGt Olimee t sge, d'unt W ad i ist ulf ibw 4P.e , 1 icati_b5iqUt, i' ui4 t ' t"i#at ti c6uss i qu'abon'dapr, S preea remplir 1 rA P?
cieasel ai imprudezzmenrt taae.
Vous 'connaiasez, IdgisAtri, ces norcuts donations quc ,Ia pit6 de o osconcitoYes , etiv, aux hospices ou Aux iauvres, ct dont laoi ji5Tr Sagemeat au Gouvenecnt 10 droit d'atItodiser


I


sit Ito a1







.i


Ti,





O w our gull p ie auhsbpn to modiNoo minU am o encore duroatint ofi on peut
&j de voir unte .Sop grande iasse dc propri& i ,rics di commerce, et enleviec a ia circulation par erie sorte do viam-marmr.
n �on'ient doic de avorier, d'encourager, par ~u~fr'b aoyens ,cette heoreuse disposition des
i 1 paretrlei pertits des tAbissermens d'huy Gouverpement a p en trouver un dns 1,�iuotu codhe aux dQnations en hlaveur dev 3I egie-vv s3 ctaes htospices des droii d'enregistiement
ipIscipdtion auK hypothques.
suj ijc A cos. formiait par let disportions poe a dp. 41 ,du t4v. I1 de a Ioi du -3 l0 f n a1 dar*r;.lj, ouvemptuent, par ses astriS, ava;tffran"es donations du paiement 4u drot
1pd,0yocr It I m , ttrc qu'a4 droki
flic.me '

Otiit, ivgilateua, A toues ta �vues ,rparatrice, i toutI to Ovc~incepiions1 atiles'i itou s6es projects' ie bijnaisxnce , et ilv'a charge de vous apporter I.sloi qeutje viens de vouA life. Le crpi-igislatif, apr~s avair donna acre aux otateuis do Goufernement de la preseutation, di project de ioi et des motifs, proed au scrut poor I choix des trois derniers candidate &a IA iesulre.
,nLaieajbriti absolue des suffrages est acquisepar e ci.Oord seulement.
il, ora procid6 demaiu A un nouveau scrutin.,
Li a&nce est lev6e.

/IINS T-IT.U T NATIONAL.
t "dasse des sciences math~matiques et phyqu.es de l'Institut national a procid, dans sa ,e'hpced nivose, a I'election de correspondans.
U a Majorit~ s'est r6unic en faveur des savans ,It lis noms cuivent.

*wieurs,: Deslandes, it Chauny (Aisne). : iignts, i Canton.
:iihl A Londrec.,
W6 y'ey( do Genive ), ia Brlin.
,l 'A t+ Orliani ( Losret).
, dniani AViiqnne.
inrit0Courcet, A Abjbville (Somme). 1u 'ub a at Cond8 Nord)
L E NG.S.--POLIT UE.

Lo frldsa du.i *wss da deim nfrrs.otra1bles
4WCris,~priwe
. (Xtrau de I'ouvrage do
M1't: rr dcSaih,-Constant, intitule - Londtec . uales~nglais.) (3)
- ilande otire u4 exemple unique dans I'histoire U0.aMopd, celui d'un people conquis , traitd : fwqre com�e tel six sidles apres, la conquete � lliis malhcrcux Rue Ics sauvages dAmernque !.ui, fu.ant dins lera foris .purent mettre, u
-,ihsett eatre ux et louis farouches agresseurs, lei Irlandaiis, circonscrits par la mer, i'ont pti que CQA l6attepour cc qu'ox. aime_ mticux que Ia vie, ' tellgqon,.sos loist s05sproprietee. Pluades deux 4I4gi$ rk lemr ce ont peri dans d'horribles bouche$01 ,qu'on honora da nam de guere; Ie rete 4ikpO.ilJD,de sos proprjtes , gmit dans ,Pop. iPl .sion et a m isere. - ,
* i,16sort de 1'Irlande fut.un peu amelior6 A d4lf& � 1oN ipoques dU darnief4_iecle, et.il-est . rear, qure quelle dut ces charngezens A l'influencede tOis ecriVains qui r&lmanerent en faveur de se$ d0its, et &lite'rent, lop*injon publique ; Moli1eii ,pmi de Locke, le , .l~bre Swj et le d pteui
-i'fPs,-Mais cen epae I nation .rlandaise' ,u S 4l'"'le de '"" hatepe; cc soit les a italik dans'bt'tt 4rv l qi n - urp " son � t scs dr~ s , o m m o t set ro pr ttes . C s co lon
t40it sont"-r " .enl-deux arras.
Premier dominant,, mai$ ton le plusnoibreuo.
m, di imoyqftcst toy$cIts emplois, toutes ,igniti6darns I'Jglse et 'Etat, ct quifossedf 1t5 lea grAhdeslropridts. Ce qu Clec raclt iet une grande *%diff&ence pour la teli-. :,. laquolle cependant tour ae8 intetets son~t t I, ni. dotiljterc, ondjte .et. u~e Ucexibilit � PnyIOpes ,qui se .plhejit asternxt aux, eue " 4nqlIt4tires5 des adkiosIrmriip. Lea aulr~sc*8l1 I aaa~~sxlais9ltp~~


Lgs V.iodais aborig&ies, piesqie touj'catIhs[4 qWes, lot ent phtis des deux tiersd la pltion (Lu pays. CC soft eux qui, pendaat sii saix 4es-,O. Ote t"aitis avcc tout la cruaut", l0te iLnj4s iic que les plus insoles con-qjuoian"6.FO4vcon4 ere'cer cur Ils'escltave les plus abjeots.' o V Ata
p mtnd isere ou tit geims~tnt ;,,l gorincit'di.tAs lquelle on le rretient, solt sanis doute wien pro-! ros ales -degrader et A les abrutir ; xuais jis 0om
des qualit(s qua i* vices et a tytanmie du gouvrarment 'ojitO%: d&ruiy ie jtande vigueur de �Corps et d 'sptit, un cotu ge et une conssante inviticibles, lia pratique de 6'Oospitalit6, la fidlite dan3 l'amitii, latnour - rt 4 patric et de ]a liberty. On se forme 'idhe la plus 4yantageuse du caractere national des lrlandas , )rsque I'on considered' leg goutltrni catholiques qor jouissent
4. quu ~tu~

, i divS divions' du people itlan4s, dont le
i "di re n ".vai.t. cop' desgriefs
W14 t tait' "kdependonuce e lNrIAnde1
ventcnt d'Augleerre-, .et .eaxaraves qui
d dabte legasloaiv.e des ra 0 4nqs % agit, des' Sle40jowencemmit du dernier sjc-; ,-nas cc ne fut qU ,qatre-vingts apn s qai-jt ft dcide. Penda la guerre d'Amirique , I la' crairte d'une

descente fit contentir lc gouvercmtitr A cc qUon (OIXt es associations de volontaire on cmpta .b~t6t 6o Quo homes bien rm6s t bien 'discipi n qui , refusant toutt solde , re$sOoent io depeodns.du gouvenexnt. Desque cette fort. fut orgami&sFee, on sent quello epouat, appuyer d'une naniere efficace les justes r~clamarnions de la nation ilondaise. Un cri gn irtl se fit entendre tout duncoup pour draandlar Ia liberty du commerce, et binrt6t leg deux chtrpbres dirent auaroi, dans uqe adresse ,1ue t n'itait plus par des moyens' temporpires, zmau-'par un commerce libte ,-qQ'on1 pourrrlh, sauver llrade. La r~vpcation des acres.
qui testrignaient cc contperce fit accdrdie ;rec succs fit cnsutrite demander inddpend~nb.'ia.par-; !ement de 'Irlande , et la volont de t bte it se tnanitesta dunc matiiere si alaemnanc (,;n 17 83 pour lcgouvernement anglais, qu'il n'Osa la refuser.
Los associations-de volontalrs produhient lea plus heureux effets, en lriade. Dans beautovp d'endroits 'le satboliqte c c -bururealr f former cos corps, et k inresit avec. eOrprotestas ar de, ,apperts, 'inon dafferiOn ,d moinvdint&irt politiqui. La TrvoaiidO faite par i paflemn d Irlande, a lexemple de -elui" dAnglererre , dd quelques lois plertt.e.6 ea cathoIi!ts, eon. tribua A les rapprochlbr' d0 - nirt geui . -Cn'itait pas assez pn*~;ler 'VJtntires, et nW'tai PresqueTi men pour let catholiqtes d'ifvoir teconi SqUis l'indij,.,danij dii parlenent do eur parie-' if lear falht 'e - i --une ,r4r fe pirometiire,
t'v eowiw't4*c 4 su. I,#
dang &dfftrens cotyn1 .s pCMr cWbiner les moyen d'obtentir l'exercice des droity:qson reclamait ; on demauda meme qu'on -rendit te drQis ddection auut
*Cithoiiques,,Mais .tqUri ces efforts furent inutd1es ; les intr s des corps'atistoctatiques n'dant- p t' ceux de Ia nation ,ils se ruuirenrt au ,ouverneJ "mient, t les bills deo nforme.parlementlre po. potss aux communes ,urent lejete5. . Corme lee' volontaires anglicans , dissidens et
catholiqucs prtsistaient dans la rdsolutibo de r clapter leuns droits, ,le gouvernement sentit qu'il ne poutrait eviter une idrwe qu'enrr&ablissant Ia division parm-i err. C'6ait IA' Ile n queson ex&rable politiqile avait toujours employ.t pII pu tenir' cc, malheureux pays dans l'oppression.-Ces agens insinuurent d'abord aux. prothstans lei plus cr6doles ,que si on souffrait que les catboliques gardassent les arons qu'ils avaient obtenues-petndan, la guerye, its sairaleut.la premiere occasion pour reiverser le ouverneOnont et clever le papisme sur las ti~uies de la religion protestasite. Ces m oyens et d'autres, 6aement perfides , sdduipirent beaucoup do, p ersonnes. sur-tout darts le conti d'Ar riagh , ou &sidait )e, mtropo)itain.Cest it que le fani:tisme commenca A se rallumer , et que se fo41a.rer t -., prcnietes associalioas pour enlevei pan force its, armes aux catholiques. A ]a -pointe dujour, ces bandess'introduisirert dans les maisons des catihoiques ,' luevaient les armes; deli leur vint I] noin dc ,lVJ day boys (les gens d6ip&int du jour.) .
Let Utholiquts orufftirent pendant quelqte terw ces outrages et cOs 'ioleces; mais ne'potvant 6btenir justice r'et -rfection d'un gouvernemnt qui en tait 4 4 -"i-mN e larneur , iis dclatergnt qte Ia necessity de d~rdre leur vioe er lurs propr-id conti 16' briands , Ie sfr isi & former des associations. li f'rirent I nom de defewlrj ;
ls, epouserewt lee attaques des Peep-d'day bdy! , ct biont6t a A ir exemple ilA enleverent leg armes atx p, Iestaui5 Tell o|t 'originc du dJenderisnie en Irlaide' Ale est prouve pat la simple expositloS d 's faits , ct c'esen vin (que los satcllites ,du gouvernoenut at voulu -rejeren cur to people ccequt dratt soni prnpm ouvrage. Lee catholiques etant supl~iiurs' cn nombre.,~ so rendiront bfeot6i 'f:simidabe~A -Icuts adversaires. Le gouvennenert aurait pu ais&tent retablir '0rdae cit 1� ciilmrne


,rtas il rests dati urse inactfwi qui dieouvrit e4 vues. Elles ne furent rn plies-clue lorsque l:.' jr st estanls fr'e iritiis A - ]'exc& coutre is n: i[iirdux catholiques, et qiiau lieu de I'uniot qui a etot e:blieentr'eux . la dvisivn et 1a hahueft plus grandes que jamais. Ce rut alors seulemeut quo-., .3aris ter aur-un mnoyen de. 6ciliatiofl i1 envoya des troupes potir diisiper CLt dsarmet
lei dfenders. L'rlande devint ,ien' t le tie i de routes sortes d'horreurs comnmaltde5 soureat au nom de la loi. La conduite des magis id~" ht si illtgale et si atroce , que le gouverniement ci-aignarit de puissantes rdclawations , lit' p; S!1 1,5 bill d'indemrnit' en faveur de ces magistrats coupables, poor les garantir de la vengeance ,4lois.
Tandis que lIlande offiraft des scenes de massacre et de dVasation", if e itrreua Belfast et Dustil deg socikt6s sous len om 'd'Irandais-inis , coal'oseS pr incipalenient de personnes'livies a~t ormerCe, tcque leur etat mettait ,i labri de tout soupcon de motils has et nteresse. C-,
hommes estim~s'parteur patriotisme et leurs vtuis. ivoyaknt avec douleur et avec indigratlon Foppression et la niisee actcabler reur patrie ,et la cOrruption runer daIs It-parlement , qui seut pouvait rerfuelier ceg maux. Is s'associerent pour former l'uniout des Irlandais conime le seul moyeni d'obtenir Ia. rforrne parlemientaire et liancipation catholique. Cessocikts publiererent des cit propres a &lairer Ia nation sur ses veritables int et leurs efforts fureUt .si. hureut que de Routes les parties du rc.yaumeon-pr(-senta des p(titions en Ifdveur de i'6natipation des catholiluc.,. Cette union si inattendue devint "Micattt -titnidable , et alarma le gouvernewvent. 11 ordonna aussit~t auxgfiands-jtrrs de se deltarer en laveur de raseendantdes protestans, et fit former daris plusienrs coits des 'societies pour retablir La doiu,*ioa, ei pers utet lea tcatholiqitis.
Lea patriotes proposetent de tenir tine convention, comine lt moyen te plus constituionucl de conanaitre le vbeu de la nation. On ne pouvait Feimp~cher sins violer1n dtoitdu peuple ;mais te gouvernement tie craignaitpas d'attaquer ouverttnent Ia liberty, et fit passer un bill qui delondait. le tassemblement de corps dilgus. La guerre, qul eclatA alors avecl)a France, donna lieu d'esperer que Ic ouvecnement renoncerait tux mesures de violenCee, et qu'il consentirait meme armer un certain noiibre devolontaies ; mais tin bill, qui defendAt route association aimre , prouva qu'il, aimaitmieuK exposer 11lande a uoe inVasonj quo dctfaire cesser l'oppressiopa des InlandaisA,'
-Les troubles que lei agens de l'adninistration av~ient fomente pour'cr4r Ia disu,,ioti n Iraide, 4taientparvenus'A un tidegr', en 1794, quele
gouvernement sentit qt% vec joijtetIles vttes de riguour, il ui tait irnporible do retablir Ia tranquiitordunairs 4.p'el re-ne'!u . i egis avec Ia pattie-de l'oppos lton, quis tItd4i sitidst
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pOur ]a gue re ,entai rcbt Is mini tre A ad0pter le plan du'duc de Prta4nd et de son parti, p6ur fT,,ser un adm'ini~sttatios popuhaire , i vet iL d'J" ,6dvoii deOtite qulijus cciCsSions au pet!it.'.C' rtt k's CeS e ote e avec3'c 91s poUvoz, uo lord Pi.[Nvilliam Cut fleu &'vik;-toi dl landed. A peih& fril aruiv6, quil ,rebut desarir lids4 , , d.tos tes p 4ru du royaume w, conteentait sessionon de !lattachement du eup6 1Pourla cor/sthutbnn, r en nl~iAe reros li demanded d'une r etme -or do 'I'entiet;
6nancipation'des catholique. L charmbre dtes coimunes , cbr,ptant tur'lealon~ss'sdites de li pitt du gouveinenet , ne douta.p.int que let'flandais he hussentintkr~s dahsi leu5 #tois, ,'et en c nieojuunce ". accord le: subiles, l ev&s 'etc. avcc urne generosie sans exeple. Mus.a I e e e rus.tere eut-il obtenu cc qu 'ifa&ha'ndat, iue lord FitzWilliamtut r ppeke, que I e N tlkipation des cdtholiques et toute rfbrme furent iejct~s. En vain lestrianclais lrXcaraerent Avec forcc eonire le ianque de parole 't l'isulje laite a ,a nation ; le wirnistere ne daign4 pa. nime repouLxte A lCuts plaintes et 'do"'er odes esperancec pour I avenir. Ce Ifut aiors qre 1s horanjes Je plus l l doIa naoti sen'r;et Ia n rcessiti i idiopter
un TJurgle our 14neCs'ilrrne dwii(a lc"pte4
;uaion4Upop~ .,f~4 junr, 4s lincapes dI a liberty cwtivi ,1)oitiaue,'j ief/igtsi .Lexpuiece
- Iur avail tmopatr 9u'iIln'', ayitq io 5ystfrtie U'pnirn
qui pAt r,6ssir; is foirixrentes'16dc&t ' i cs ot adop~gerent, un s et�nt nt~oureujtmtnt co it ui,par equol Is s .qga ot a tk va,14'k avec pmerverawsce aT fojtr p tra,,urne 3:4tCL tiou intr NIts ATged ~e itrelli toll, e" teuir tine repr Ieto g Ct cgW~lett de tout Ile puple d' SArde. Les llandais d'totu, -s Jass s '6uent si cou icus de la ndce~sA d6
S4, fo, t'b biehitbit des s0cirtds das r6utes s p riries dii rojaine.
Quelqu'inlipotante que ffit cette uno 0 g ovortncmel'i rssoiut do Ia deczndre , 'nont pout' ks voics de couciliauion . rais en armant d' UOUIvei,, les pitstans centre feS cathIoliqoes , oren CIIvo}itut dos ttiiO'. t Ce i enhlatite it h' .ou . . .ev d'j id los brigands hanarilues c u cbrotA dArira 2i ; et:iol naicala O-n infl1ocer dOS( prot.ostatia , aurtS do IM p-aix , ii fit quitter a cos briganrd, Ia u, a d


et'lI. m $.~- , . A'arii. chez Fain, jCuU ,, sms lau 1an - o:l17JC


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,er,-o'-day boys pour celui dora gii es , quit dei,Ojj't plus directement les ddlenseurs du gouverti met et di I* religion protestanto. Les orangistes ats eogeaiet par sermeut A defendre, non la constitution , mais Ic roi et le present gouverntraetnt, ,,c t a et.hUminer tots is catholhques du royaume i, d'rlaide. ii
Ces bandes de brigands commirent avec impnmite toutes sores de disordres , de divastations et de barbaries, Les fencibles et ts troupes de ligete anglaises et allemandes, qui inonderent en rn:me teams IIrhlande , galerent , si dies ne surpasscrent pas , la sauvage ti.rociti des orangistes. Le pillage , It meurtre et les incendies disolerent ce malhcueux ays. DansI seul comtd d'Armagh, Ies orangistesbrfilerent en moins d'un mois les maisons de sept cents families catholiques. Des milliers dIrlandais fureat fusillis : on vit souvent des ofliciers, des colonels, massacrer de sang-froid des gens disarms. 11 suffisait d'etre Suspect pour bre victim de ces barbares executions.
Pa; Ia conduits des troupes de ligne, on peut juger des instroalons qu'on avait donnes Aleurs hes. On a dit uc dans les comite directeurs
des orangiste, iY avait des parlementaires qui parlaient au norn du gouvernemaent, et leur promettaient des recompenses. Quoique le gouvernement n'ait pas ose. approuver ouvertement la coiduite atroce des vtns et des autres , on no peut douter qu'il ,n'ait dt6 le moteur de ces horrors, puisqu'ii n'a rienf ait pour les ar~ter ni memo pour Ies blimer. A la fin de juillet 1797, il parut rassasii de carnage, et offsit une amnistie . ceux qui so reconnaltraient Irlandais-unis et pr~teraient serruent d'alligeance. Tous les catholiques stant Atraith comics lrandais-unis, la gkniralit se pr& senta; ;.ais la persecution ne se ralentit pas, et T'on vit quo ramnistie n'avait pour objet que de divisor les catholiques, et de iustifier en quelquc 3orte, par jeur a*u , la persecution mime.
* La proclatiiation du gdnral Lake, le plus grand eutfagc-qui ait & 6ait A I'humani , fut le signal des plus:grandes horrears. Un nombre infini dlrlandais furent fusiliks; des villages entiers furent consumes par les flammes,,et leurs habitans passes au iide 'pke.
Les Irlandais, nialgre Il droit do la defense naturelic , n opposerent pas de rksistrncecA leurs oppressttirs s augninaites. 11 ne'taitjamais entri dans leur pland'employer ia force pour recouvrer leurs, droits ; cependant 'le com1it4 de la chambre des communes d&lata que les Irlandais avaient intention do rispiter did intlnd resistence) ; mais quand mime is auraiet pu cette intention , ils nen avaienrt plus les Inoycs. Les troupes repan-AAtI dans tous les comtcia. avaient fait des visites oddmiciliaires.t enlevk tutes lea irmes : leS tom beaux- m me 'aav eht Ias chappg. oleurs recherches. .
Toutes ceshorreurs,4 qui foxit frdmii lhumanit, Ia n1itn anglaise les voyait avec unAndffirence
-tupide. i'n y ,j ueit presque qu'un soul roimne qui .'hbomraen prenantIa defense des.malheueux landais. Lod Meira (i), mnembre des dtin parlemens, parut i celui d'hlande. 11 y dcvoila: touted la tyrannie et ratrtcit6 des measures cmplogis par It gouverpeiont. It crut que leur donner de la publicity, c'iait le moye de les fare cesser. Envain le lord Chancelier et quelques pairs orangistes essaverent dt nier des fairts notoires: 1rd Moira apllortait le5 preuves mncontesttbhe de tout cc qu'il avan~ait. et i tno restaaau parti ministerial dautre ressource qUe de termjner promptqment ces horribles dibats.
Lei mesures tranniqute, apr& avoir ti divoiIe&m avec tant d'cat, nen continuerent P'as mois ayes Ia plus grandeiTigueur. Pousss au dsespoir, leg mbiheureux -sartdai, quoique sans arnaes sans ressources, sansciefs, quoiqufils eussent perdu ntine nultihude'd themes: energiques, et quls fussent dispersis, soltient onfin de ne pas se laisscr 4gorger sans dens, et d'opposer nue teistance Comxmandde par Ia $ature, aux attaques de lcuts fJroces oppresseums. S'i) est incontestable que la constitution britaunique consacre, do la maere Ia plus fonrmlie, c 'le doit de resistance, qui 6seta dire que Ics Irlandais n'rnt pas eu , plus quo les Asmwicaius, It droit de s'iosutger'contrcun gouvernemenrt tannique ? On adit qie cttetsistance a pis le 'aractere-de ribeiom, du moment que les hilandais ont ou desrAppo ts ave, les ennem s de la GrandeBretagne. Maiad/s quils a6 nt contraints do recout sila force pOur i&trdtifnse, tout pacte avec la
* jrande-Bretagne n' bit-ff pas rompu", or tout,'noyen
e risis-ance ne devenait-il pas l1gilime ? Devaient'S prfrer dtre. idipouilli, lincendies, massacres
iteatens britanniqucs, plutbt que de conserver tout cc q Auils avaient de plus cher, et de icouvrer Aeurs droa*s par le secours des'Francais?
Nous ne tacerons pas le tableau des hor%,eurs qui tuivirentI ri.te insurrection ; elles'ont surpass routes Klles don't cc ralbeureux pays a t6 le thtre. Li s;,ble que le gouvemerntnt birunnique aurait fi regarder ia ddvastation dun de ses troi royaunmes
(in) Cc g~niraux ddfeuseur des Irlandais a commands dcs cxqcdionv~s (o,,te la Franmc , donr t'objet itait idc produiro decs caIlaiitLB auili gtauidcs quc cellcs quoil voulait fair
* (cs r en Islaadc,
- Nots da I'ogu,-u. )


cornm le just chatiment des calamitisqu'il a eausies i l'Eutope en formant une lipte centre la liberty ; mais itoua ,u,dans rexterminlation des Irlandais: que le moyentdefaire une union force entre lenirmalheu reuse pattie et la Grande-Bretagne. II ne dolt pas oublier cependant que lea Irlandais qui respirent encore, c'est--dire ,tons les catholiques, ne reipirent que pour se venger, et qued u jour qu'ils recevront des aries, is