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Title: Lettre du Ministre de la Marine a la Convention Nationale
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Title: Lettre du Ministre de la Marine a la Convention Nationale
Physical Description: Archival
Language: French
Publisher: I'Imprimerie National
Place of Publication: Paris
Publication Date: 1793
 Record Information
Bibliographic ID: UF00099029
Volume ID: VID00001
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.

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Full Text

CONV ENT ON i NATION ALE.


L E T. T

DU

MINISTRY. DE L


R E



A MARINE


A LA CONVENTION NATIONAL .

Du i manc 179, l'an 11'. de la Ricublique fiangaice.

Suivie d'autres pires relatives la reunion
d'g Is ls-dit-Vyent la marepatrie.

InrIMulr. rsi oRDnt na rn CoNvrmnnoir, CX#rNATio ce
rNvr;t AUs DEitntvr.ueNf.







A PARIS,
I~E L'IMPRIMER IE NATIONAL

S79 3





LETTRE

DU

MINISTRY DE LA MARII E'

A LA CONVENTION NATIONAL ,

Du 1s mars 17. l'an Il. de la Rpublique franife.

uivie d'autres pieces relatives la reunion
des Isles-du- Vent la ntdre-patrie.







Paris, lu i iitars 1793, l'an deuxime
do lia lipublique.

CITOYEIN-PP iSIDENT ,

J'annonce avec grand plaifir a Ja Convention na-
tionale que les Ifles-du-Vent ont reconnu l'autorit
de la Republique : le pavilion tricolor flotte fur les
forts de la Martinique & de la Guadeloupe ; leurs
habitans ont reconnu leur erreur; Bchague & fps
omplices ont pris la fuite fur les vaiffeaux rebelles,
A




(2)
apr a rvo'r pill leis mraga;i de la RBipubliique ; les
ipaiole' qui avoierit t ex:ulrs de Icurs foyers, y
Ihil (ieirds. Ce fuccis inopin cif d en ennier nu
couruae an zle clair & aux paternelles rcmon-
trances du rdfublicaWi Lacrofe que j'y avois envoy,
commandant la frigate ,l Flicite, dans intention
de preparer les Ecp;its; il a t plus loin que je ne
l'avois (cfpCrc, & Fa conduit ferme & pairiotdque a
rendu la Rpublique, fans effufion de f iig & fans
combat, une proprit inLtrelrla lt au commerce de
la mitropole.
S Le minifire de la marine, MoNGE.

*


N". *i.

L'4 Afmll colonial de la t.iiini;ue a. citoy'cn Lacrofe.
Fourt.loyal, cc 15 itanvler 179;.

M o Si iE Uil ,

La Martiniqiuc petit enfinr, r'on tour, fe flatter
de vous voir d:ans Icin ; les obtlclcs qui s'y oppo -
foient font levs ; M. de B[fuigue, la marine & plu-
fieurs officers des troupes de line ont abandonn
cette nialheureufe colonies. Maiitecnani rcunis 'ous le
drapeau national, t'ousles colons ont rfix lur vousleurs
regards inquiets; vous Fcul pouvez fa;ire pidier avec
fuccs dahs la mtropole le ferment qu'ils' ont de vivre
& de mourir fous fes lois; vous feul pouvez cimenter
l'union & la paix qu'ils defrent ; foycrz le conduiteur
de cette famille gare; prentez-la fa bre, qu'elle





(3,
a toujours adore. Venez, Monfleur, yenez; que
votre lieureufe influence achieve de nous rendre un
bien fi desirable; qu' votre voix patrioque tous
les propriciaires qui avoient quitl leurs foyers, y
reviennent. Jamais plus belle circopflance ne s'offrit
au zle d'un bon citoveq: l'opinion, qui feule mn
aduellemeni les Franais, eAt en votre faveur; vous
en avez dja fait Sainte-Lucie & la Guadeloupe
le plus falutaire ufage; ls colons de la Martitique
en attendant le mmne fuccs. Que votre prEfence
conciliatrice efface les haines & les animofits que les
mclians y ont entretenues; que vos foins prvenans
cartcntf les dangers qui bientt nous menacent. Ce
nt font point des liches qui parleni ainfi : ce font
des honmmes courageux, qui ne voudroient pas que
les -garermens d'un moment tes miffent dans I affreufe
niceilit de prendre un parti dc4Jjrd, aulli funefle
pour la mtropole que pour eux.
Que lEurope entire apprenne que, fans employee
d'autres armes que'la perFuafion & la douceur, vous
avez rendu la France des colonies importantes;
que votre nom foit jamais grev & bni dans le
ceur de tous les colons.

L'aernmble colonial de la Martinique,
Sign, Gallet lCharlery prrid4nt ; Rigordy &
Deflandes, facrcaires.

Pour copie conform original, LAcaossr.

Pour copie, MOGBs.


As






N0. 2.
CoFIe de la proclamation de l'tff/emblee colonial adu
imigrs de la Martinique.
Citoyens, Behague eft part; la colonies rerpire;
le drapeau national flotte fur nos forterelces & dans
nos rades. Tous les coeurs runis defirent 'oubli.
du paff & la paix; la difference d'opinion qui vous
avoit Fait abandonner vos Foyers, n'exife plus.
Bientt le citoyen Lacrofie Iera parmi nous. Sans
dout il a'votre confiance; it a aulli la ntre; il
nous fera connoitre les forces du gouvenemcrnt
civique, fous lequel d lrmais nous gallons vivi ;
fa ragefle effactra pour jimais les traces d'une d-
funion aufli funefle pour tous deux. Le commerce
refleurira dans toutes les villes par noire union; nos
fortunes fe rtablirortt par une confiance rciproque.
Le rofivenir de nos maux pafIcs.rappcllera A chaque
individu, qu'une ficid i ne fIuinit exifer fans le pltt
religieux refpe pour le Iiin. Que celui qui voudra
les enfreindie pour exercer dec venigeaicc particu-
lires, devienne Ihirreur d ioits ; qu'il fiit en btit
i tous les coups ; & que iles michans apprennent
que le nom de patriote ou de rpubliain n'efl pas
un prtexte pour l'infubordilution 4t le crime. Ci-
toyens, rentrez dans vos l'qyers :,ce font des frres
'qui vous y invitent.
Signed, Galle Cliarlorv, prc/idcrt Rigordy,
fecrtaire, & Deflandes, fcrCrtlcre aidoint.
Pour Copie conforme l'original, fgn LAcRosse.
Pour copie MONGE.




(3)
N. 3.

Extr.it des ddTibirations de l4'Affmblie -coloniale de la
Martinique, .en fa fiance du, 13 janvier 179J.

Les colons de la Martinique aimoient la rtvolu-
tion: leur foumillion aux dcrets de l'Aifemble na-
tionale les plus contraires leurs habitudes &
leurs prjugs, en ef la preuve. Ilans cette rvo-
lution les colons voyoicnt la-fin de longues tyran-
nies: en falloit-il davantage pour l'aimer ?
Bientt les'rrincipes de la libert s'tendant trop
pour les coloni's Icrs habitats fe virent menacs de
perdre un genre de proprict dont la privation en-
traineroit necefflaire'etnt celle de toutes les autresl
Les nouvelles l'uilfls, 'ls incertitudes fur ce qui
fe paffoit de fi grades difitanccs, jetoit les colons
dans un tat de fii lation infiniment pnible. Ti-
raills en fens contrai e, meinacs dans leurs biens,
dans leur vie entours de dangers de toute efpcce,
tromps par des epraincczs menfongires d'unecontre-
revolution qui les atroit r.ndils, il et vrai; au pou-
voir arbitraire, mais qui Icir rendoit au moins l'e'-
poir de conferver leurs proprits, ils fe livrrent
aux calculus rfdiirans de t cui intcrts ; ils crurent,
en rcnonant aux bicnhilts, dec la revolution, flrer
du moins une fTu;iAfla:ice leurs femmes & leurs
enfans ; ils ptnrint etinfi pavillon blanc, cocarde
blanche, cr;virent au rri; Sqi leur avoit donn la
confitution, tc fe nirent Ious la prteAion des puif-
lances coalifes.
Maintenant, dtromps & raIturs par le citoyen
Lacroffe, tonvaincus que la mtropole pr6ente au-
jouid'hui une reunion de volonts & de forces qui
A3





(6)
la mettent en tat de les protger les clons de
la Martinique reprennent la cocarde & le pavilion
national, rvoquant l'arrEt du i dcembre -der-
nier, & tous aacs qui y fout relatifs.

L'Afecmblde colonial de la Martinique.

Signi, Gallet 'Charlerv pr.!knt ; Rigordy,
(ecr.rtar ; & Deflandcs jfcrJr.uire-ljint.
*
Pour -copie conforme Foriginal, Siign LACi:ost.

Pour expedition conform; MONE..

N0
.~ e---^---



N'. 4.

Copic d'aite lritre du cir la J arian pour la lipublique aux Isles du Vent,
au Alifltre d4 lta Marinie.

A iord de la ('rdare la FWdicit, le I i anivier t793,
l'an ~c. dc la tIdpubliquc 'rnrinife.

,CITOYEN-MINISTRE ,
q
J'ai e, l'honneur de' vous Ccrire ,e le courant
par le navire e Cwourio, de Bordeaux, capitaine
Fallat, & je vous rendois compete de toutes mes
operations depuis mon djart de Sainit-Lucie jur-
qu'au moment o je vous niarqtois attended u5e nou-





(7)
velles de la Martinique, o il fe prparait de grands
vncmcns en vous prvenant cependant de la
rurion gdnrale de la colonie de la Guadeloupe
la mre-patrie, & de 'tat parfait de tranquillity qui
y regne.
J'apprends, citoyen-mini tre, l'inflant par les
nouvelles venues de la Martinique, la date du 14.,
que Bhague, & plufieurs autres auffi coupables que
ui, ont fui du Foxt-Royal, dans la nuit du o1 au I 1.
On affure qu'ils ont palie.fur le batteau de bieind-
Sort de la Dominique. Ce ngociant anglais a tou-
jours t conflamment l'agent des contre-rvolution-
naires de la Martinique.
Le vaifTeau la Ferme, la Calypfo & le '.larg' al de
Cafriea ont fait voile hier matin du Fort-Royaldans
le Sud, aprs avoir mis la colonies une contribu-
tion de 5o,ooo liv.-, don't Saint-Pierre teul a pav
la moiti ; on affure auiii que Derivierre a mis la
gabarre de l'ta la Bienvenue hors de service, en lui
coupant tous fes agrais & apparaux, & en enclouant
fes canons. Tous les effets de marine qui toient
dans les magafins, ont pareillement dt tavags par
ces forcens, en parfant.
Des nouvelles plus poli.ives viennent de m'arriver
de cetie colonies, par la voie de SaLitr- LUi leaff ;
Sell confine tout ce quee e vous anniopce pr cc-
deirment, le depart de Bhague, de tous res grands
coupables de la marine, & d'aprs la route que les
btimens tenoient la vue de Sainte Lucie, avant
bord une trs grande quantity de ngres, on pr,
fume avec affez de rniron qu'ils fe rendent 4 ta Traiir,
efpagnole fans doute pour s'y dfaire des ngres, &
de-l fire route pour l'Europe.
Les lettres que j'ai reues d Sainte Lucie hier,
Io'apprenncnt qu'une dputation de l'afleible oo-
A 4




(8)
loniale de la Martinique, cbmpofe de trois.de fes
metirrlres & de deux nouveaux citoyens s'dloit
rendue auprs de moi Sainte-Lucie; j'en tois part,
cmlime je vous en inulruis par nia premiere ils ari-
voient au moment de l'apparition du vaiffeau, des
fIgaites, & leurs moeuvres liaroiffoient menacer les
cotes de Sairite-Lucie: on ajoute mime que lagoleuie
qui portoit ces dputs dtoit du convoi, qu'ils avoieut
dCbord d'un des bitimens; cela donna lieu aux
I'oupon;, peut-tre font-ils fonds, & ils furent anikz
mal reus, tant la conduit de cette alleiblie co-
loniiale & de toute cette ifle ci gnrrail, except la
ville de Saint-Pierre a indirpof les vrais amis de
la Rptpulirqte; &, fur la demand qu'ils firent, la
mun'iielaitE de la ville n'a pu s'empcher de les
inttr e cri (at d'arreflaiion; elle m'a dpbcht audift,
ainli que l'afeimble colonial un des petits bti-
tmunl de la .Rlpubliqte que j'avois laiflU en Ilation
i S.i ne-l.uLcirc pour m'en inflruiirc, & m'a adIef r
Ic pi^'10t doe l'afniemlir e coloniale de la Mnrtinique,
d ~it ci.e' *-iputdi o;lnt porteuntr ; ils contiennent
uie rek i dt- iii prtlii lcL que vous avez ici n". 1.
a* Unr* prorlamation de l'afnmblec colonial aux
nigr dc. li Martirnique, ni. 2.
3". Uin serait de fre dlibrations, en fa fiance
du J ; ji!'ier 1793 no. 3-
Ceil e pirce Vraiment curicure, en ce qu'un n.ois
aupai, fh K'&publiqie & que par elle ils annullert leur
arIrlc di.u .i dccembre 179 2, & avoient jur ma perte
s'ils in'::h'ent arrel. Elle el, come vous le verrez ,
rcioven un'n i.re, dans des principles bien diffdrns ;
iis reje:tttrt etircnient letrs fautes fur les agens du
pouvoir CexciLtfi




(9)
4-. Copie de la lettre que ces dputs m'ont crite
de Sainte-Lucie ; & quoique je fois, citoyen-miniflre,
profondment infltuit qu'un reprdfentant de la R-
publique ne doit pas trailer avec des rebelles, la
citconltance imprieure, le lalut pcutit-ire d'une iuffi
belle colonie, m'a J'ait enfreindre ce devoir: jicompte,
raifwo d'auTi puiffans motif. flir l'approbation que
vous voudrez bien donner ma dentarche, elle n'a
d'autre but que l'amour de la prairie & relpoir de runir
tous les efprits. Je vous adrctfe ci-joint la rponfe
que je fais aux repi-feitans de cette colonie, n'. y.
J'cris l'affenmble colonial de Sainte-Lucie,
pour faire retire de l'tat d'arrellation ces d'pumils;
& li les reprrcntans de la Martinique veulent adhrer
aux moyens de fagecll & de prudence que l'tal des
clioes me fuggre. je te tarderai pas a m'y rendre.
Vous verrez, citoyen-miniflre, par nia rponfe, ces
moyens; ilk m'ont paru tre de la plus haute con-
venance. Infiruit conmme e le fluis, de 'erprit qui
rgne dans cette colonie, de celui que Bhague
fon ddpart a voul propager, en afiiirant aux iigres
qu'ils toient totuS lires 'attendlri ici la rpoiife.
moven, je reflerai z: mion polie. Je uis auli infiruit
qu'elle a nomm un pouvoir exCcuiif pris dans fort
fein, compof de quutre members pou] dgir la
colonie julqu'a Par:ivce des con-m;fliires civils.
'?a; li jiug cito en-n.iinire qu'il ne ronve-
noit pas que les r6'figics le la Mirtiniqiue tI n ds les
autres iflcs-du-Vent, y retournafCit ivant que j'y
fufe craignant avec rairon que ls coeurs ulcrs
par une aulli longuei captivit 3, & annt fouffert toutes
es vexations poffibles, ne Fe poitaltent des rcri-
rinanirons; je leur ai en conrquence, fait Une in-
vitation pour les engager refer leur pofce julqu'au
b




(.10)
moment o je pourrai les fire conduire chle eux;
& fi la confiance qu'ils ont eni moi, & don't ils nie
donnent tous ks jours dces iiimaques, en dcoutue ,
le ne doute pas d'un l'fel int;i n que tout ne rc pafl
dans l'ordre ; ci-join coi ie de crtte invitation, n". 6.
Les nouvelles qui me font veCnue de la Baflc-
Terre & des diffrens quartiers de l'llc e,ne confirm
toujours le plein drat.de trainqill;itl & de paix'o
la colonies el. Anim, citoyen niiiiflrc de glamour
de la patiie l'y conracre tous nies momens; ma
rdcompenre elt mon devoir.
L'dtat de la Frgate et toujours le mme; j'ai perdu
un foldat de la marine, mort l'hpital de cette ville.
Les goIlettes qui croifent l'entour de linle, pour
empchler l'exportalion des 'denres coloniales en
ont arretd une.

Je fuis avec refpec,

C'itoyen-iniflre,
Votre trs humble, &c.
Sign, la commartdant de la fration pour la R-
publique; aux llecs-du-Vet, LAcuosst.

Pour copie, MONGE.




( x )
N'. .
Le ia jauvyic' 793.
RE PRBSEN TAS,
Je reois infant par la voie de Sainte-Lucie-la,
fidle, un paquet a mon adrel o j'ai trouv inclus
une lettre de l'aflimbi c colonial de la Martinique,
une proclamation adrellie aux migrs de cette ille
& un extrait des djlibratnns de la rance du 13 de"
ce mois ; elles n'ont pu m'tre remifes par les depu-
ts que vous m'aviez envoyd, puifque j'apprends par
le prfident de I'lembiLe colonial, qu'tant arrive
au moment o le vaiffeau & les frgates menaoiient
leurs ctes, de trop jufles dfiances ont fait prendre,
dans cette occasion, 1tutes les melifres les plus e'-
ficaces pour la sret de leur ile; qu'en conlquence,
ils ont retenu auprs d'eux vos dputs, jufqu' ce
qu'ils euffent d'autres nouvelles. Je les leur fais
paffer avec prire de les renvoyer l'ianla auprs
de vous, vous porter mes rponfes. N'attribuez donc
qu'aux prcautiins de circoiilaiice une mefure qui
fembleroit violer le ;efped d tout home revtu
d'un caracltre &e dcdput,.
Je m'atite:iois qu' mple de la Cuadeloupe,
les colon- de la MA %tiniq e ouvritoient les yeux fur
leurs intit ; lu'ils ne nieconnoitroient pas plus
long-temps la forme d'un gouvernement don't le bu
ef d'aflurer le binheur de tous les Franais. Ce retour
vient de s'oprer: vous me l'annoncez. Je partage les
fentimen' d'une joie bien Fure. Le falut de la colonie
eft aflur i vous adhrez, ce que le vais vous pro-
pofer pour le riablifement de lbrdre & la paix; e





port*ral au miliu de vous Perprit conciliateur qui
jamais ne ceflra de m'niiner: je'rie rendrai voue
invittii o nous reiicireon ( lus leIs Iis de la mre-patrie; je
ne doute pas un iiithit qu'ay milieu de vous je ne
me.trotve env:iroann e fret es & d'auinis, d'autant plus
fiicncs,z que leur opinion fut l' effe de l'erreur, Mais
les Vrais eunemis dle la patrie les agents du pouvoir
exdeclit, Le (oiti-ils tloig ns de boiine-foi ? ne ten-
"tcroent-iils ga-; encore ce fe frilir lde celui qui par la
*vrit ditriit l'ccdifice de leur ancienne tyriinie r Je
veux donc crr fl'uri que le rort BiuiLbon me pro-
e>gera. Pi'ur que la cofiance fe rtabliffe centre des
colons fI long-temps divilds, il eit Accffaire que
touies les fboccs nre oient pas ala difpolition d un
des dlenx parties : eh confiquence, au nom de la paix
& de l'union que nous dlirons tous, je vous de-
mn;ilc q1ue le fort lBouibon 'oit gard par un detaT
cliemeni du ~i'r rgiinciit ci-clcvant d'Aunis, en
g1irni: : S; nie 1 tr'! colljiItcinemcil avec un da-
Ltachr::nerl u !:i i.ii etl de Turoner, & des citoyens
a actllcn .t l. Mutoi iiiqe : que le commandement
du fort rl1 r iv i ai comnannjdant du iegiment d'Aiuns
don't les plincipes de font fiifpetlds de perfunne. J'-
cris au ciluyvet M niet cortimaadant le'. rgi-
ment, pour (u'i voue tr- i tion il envoye un ca-
pitaine avec cetc t vinlgt It&Ies de troupes; il n'eft
plus'temps'de diruer di glade puur le bonheur
d'une coonie aulfi prcieue, & qte dous voulons
fauver des malheurs qui la mhienatent encore s'il
rele quelques dfiances entire les citoyens. Je crois
crois donc que le commnmandant Freflitot, vitre
rquiition fe rendra au fort Saint-louis don't il
prenidra le conmandernent, & qu'il ne troublera pas,
par forn ob(linalioh de rivalifer les prtentions de




( 13)
grade, les meirures que ma fageffe m'a ruggrces. Sans
ce pralable, je relierai o je uhis; je vous engage
de rendre jelipoiable le commandant Freilinot,
non feuleni.cpi du mal qui rfulteroit d'un refuse de
fa pat, mais de tout le bien que nous n'aurions
pas opr. Avant de m'engager en me rendant
au Fort royal vous devez trouver prudent 'que je
prenne toutes les precautions qui doivent. afilrer
le luccs de nos operations ; pour tablir .lordre
diriger tous les cito ens vers le but qui dfonmais.
va nous animer l'empire de l'opnion je doit
joindre des mTidenf de fire refpeer la loi. Celte
mecfre efl fi naturelle, que la Guadeltupe jouit de
la plus ieureule tra.,uillit6 ; s perfonnes & les
proprits font refpedtes & le front toujours par-
tout o je fer0i l'o.rguan de la rpublique. Comptez,
donor, reprlfenUns qu'au morme4t o je parotirai
au milieu de vous je ni'v viendrai qu'avec le mme
efprit qui m'a toujours guid. J'ai cru devoir encore
m affurerque les patriotesne rentreroiiet pas en foule
dans leurs foyers, fans avoir un point de ralliemert:
fi j'ai leur confiance,dont j'elfpre me renire digne,
en modrant l'elerve!cence tuop craindre dans les
premiers morvens; fi je me trends auprs de vout,
a ma voix, nos frtres le rui:iront auprs de vous;
je vous rponds frr wna i Lt dc la laix des F.anais:
des amis ne voudront paS 11 mot c.d cilii qui les
a confols dans leurs inlhdiurs. Ne tiruvetz dune pas
tonnant, que je m'aili'i!e -de s muiover qui doivent
contribuer ad but que nhus iino(s prcpo rons tous.
Six heures avant la Irec-cpiron de vos paquets, j'avois
prveny nos frres migrs pur la circu!.iire ci- otiite;
vote rponfe dirigera nmes dminarches ultrieures. Dans
tout tat de care, je ne pui ppatir avant le z~ de
ce mois ; toutes me< opraLon s'ef ont terminaes





( 14 1
la Guadeloupe. Je quitterai une terre o les perronnes
& les.propridtds ont ct rerpetes, pour voler vers
vous, remplir la million la plus honorale, ctlle de
pacificateur. Je vous exhorte l' union 4 fqi' ce for-
tun moment. La France entireapprendra avectraiif-
*pqrt votre retour i la mre-partne' elle ne craint
pas les homes couraigeux; elle les aine'& les ad-
mire; animbs du feu L'acr de l'amour de la patrie,
cette vertu fauvera laMartinique.

Salut citoyens reprfentans.
*
Le commandant lgitime des forces de mer, aux
ilfes du Vcrit: Signr Lacroffe.

Pour copie conform, MoNox.
e *

**
*
N". q bis.

Copie dd la clttre du cita)en Lacrojfe. aux citoyens
depuics de A4Y'cmhbic colonial de la Mardtniqle
Ste. Lucie.
Au hrinI -niire, Ir jnfl tir ,7-3, l'an deuaidain
de'la rplubtilute francaioe.
CtTOYExs-DP'Tbrs,

Je reois par la golul'tie tl Kity, les paquets que
'Affmbie colonial de la Martinique vous avoit
charge de me remettre; le defir qu'elle tmoigne





qe le commandant ldgitime des forces de mer pour
la rpublique, aux Il]es-du-vent le rende auprs
d'elle, n'prouvera de nma part aucun retard, fi'lie
veut adh.rer t ce'que je lui propose pou .que nMa
prfence opre le bien que noustn atlcndons. Ces
moyens font limples` c'efl une fret pofliive pour
la frIgatela Filici, en fa:fant occu.per le- fort Bourbon
par les troupes combines, du 3 c. regiment, de
celui de Turenne, & des citoyeus aiduellement dans
la colonies; que le commandment du tout fobt donn
un chef militaire du 3 te. regiment, quine fokt fu-
pedC d'auicun des parties. Alors je m'y gendrai avec
le plus grand plaitr ; je,. confacrerai, come par-
tout mon repos & mes facults au falur de Ja
chole publique; j'emploierii itons .mes moyens pour
le rtabliflcmcnt de a tranquillity. D'Iaprs la rdqui-
fition qu je je fais a PAifmblce colonial de IJJle fll e,
je ne donte pas que vous ne parties a l'inftlMt, pour
remettre le paquet que j'adreffe l'A{emble colo-
niale de la Martinique. Vous devez trouver ldgi-
time.s les craintes des citoyens. de Ste. Lucie, a
l'apprbche des forces de mer, qui, a vote arrive,
menaoient leurs ctes: mais le moment cl[ venu
o tout f( runira ; votre dcniarcch me l'aflre.
Croez, citoyens, aux rfntimens de paix, d'huma-
nit des Franais qui vont dreveir vos frres.
Salut, Citoyens-D-)pucds.
Le commandant Igitime des forces de mer
de la rpublique aux ties du vent.

Sign L4cii osse. .
Pour copie conform l'Lr'ginal, Mowcn.
-e -




( 16 )


N". 6.

Le it janver 1795.

Le ciroycn I.acroJe aux citoyens refrgies de la Mar-
tinifl'e i lI 'wni que & aux. autres Ifes-du-
Vent.

Cr'roYeS MaiS AmIS%

J'apprendsi, par les dtucutls que vous m'avez
envoys qu' l prcmire nouvelle du dpart des
forces des contre-rcvolltiorn:iirc es, A la prife du pa-
villon nat-onal dans lile d la Martiniquc, vous
delirez vous rendre dans vos fovrs : ce sentiment bien
natural a auffi pdi.n3rd mon anim mais s'il eft permits
un vrai. patriot', a; qui voaI, ;av' z, tmoigni queIque
coniance de vous prcteiitt'r le danger inevitable
dt prcip-rir voire rtiuiir, i" vais vnus expofer les
inous puinlans qui rme LI'Iniliirnlt demander encore
de oe vr atriotirie ce f.t:ifice; gardez vous, ci-
toyens, di pienlier nmoLIvciieiet, nous pourrions
perdre en un ijou la rcrriiperrc rlue 1 at courage, &
i la peridvCrance de voire, attacheruent la mnre-
patrie.

ignorerois encore tout ce qui s'edf paf' la Mar-
tiniqueC fi je n'en to's itflrut par vos depuis eux-
mrales. L'All mbl/e cotoniale, revenue de fon erreur,
a, di-on arl & d'arbbrer le pavilion tricolor: quel
autre grant avez-vous de Tes lrentimicns ? a-t-ele fait
connoitre oriciellement les intentions pacifiques' par
Un




( 17 )
un arrt qui dtruiroit fa declaration de guerte,
du Ij dcembre 1792, faite la rpubhque; avet-
vous reu des invitations fraternelles, pour retourner
chez vous ? tes-vous affur d'y tre reu comme
les enfanis d'une mme famille ? ( une-fois rendus,
votre attente alloit tre tromipA ; quel parti vous
reflera.t-il prendre ? celui qui renouvelleroit nos
malheurs. La rciffance d l'opinion les forts font en-
core leur difiolition: tout, except l'apparence,
eft dans le mre tat. De quelles lois vous parle-
roit-on ? vous plieriez-vous au joug honteux de celles
qu'ils ont of faire fous l'tendard de la rvolte ?
non fans doute. Qui vous garantit donc l'excution
de cells de In nre-patrie fupportez encore quel-
que temps, un exil auffi glorieux. Jouiffez d'avance
du bonheur anfur de reiltri chez vous, come vos
frres de la Guadcloupe ; la paix, l'ordre & la tran-
quillit rgnent dan toute l'tendue de la colonies;
elle a oubli les malheurs. Les magiflrais, les ad-
minilrateeurs font revtus de la confiance publique;
la loi e(l refpefte: le bonheur a commenc pour
elle. Une femblable deft;ne vous attend fi vus
favez la prparer ri, dfrant mes confeils, vous
attended pour vous rallier, que ma voix, ou celle
d'un reprfentant de la rpublique vous rappelle.
Au nom de vos intrts les plus chers, au nom de
la patrie, je vous en conjure, de conferver encore
la dignit de vote caraftre, qui vous a diflirigu
de vos ennemis. Les brigands ont fui; je me plains
croire qu'il ne reflera plus que des hommes
tromps & repentans. Un retour fincre port
avec lui un caradre infaillible ; j'attends les preuves
qui me le front connotre. Jufque-l rertons
a notre pofle; celui que vous avez occup jufqu'
ce jour en patriots perfcuts, elt rop hono-
Littre du minifre de la marine, &c. B




( 18 )
rble., pour que vous le quittiez fans l'ordre d'un
rpublicain.
SAlut, frres & amiss.

r, i.fL, qommandianl tl-lirle idei forces de mer,
p9 .la rpublique aux lIeS du vent,
fig' Lacrufte.
Pour cop'c,MiirNGE.



.7-'
Ii": 7.

Le dernier. moysn d.e conciliation entire la mrre-patrie
-i If lscolonis rivotes Edreffj par le citayen LacrofrO,
j.fcrlafiliue ,e valffeau de la pii ublique frana:;e.
'conurm l.:n r la/ct i rct' la Fdlicti, tous /es / hbi4
taid/t, Jes rr&tt 4. yJs .tunr.

Parti de France le 2 onobre,t79;:, 1polr ap-
jrrt-r idans les colonies du vent des paroles de paix
& les nimyens de cimnteriq jamnain les licn deifra-
terin t'i qii uiiaenL e: ce. moment toi s les Fran&is;
charge> ptle pouvoir cxccutif prov;loire de rpandrci
tdutes Ieq pieces .irQuv er clhe Liporg .- i.itcnd-iin,
de 1, life 'ivile, dais t les.appirtirnw du ci-devant
roi ;,de deiller les veux, de cnt quIn a irnimp.es
& cnirctenus dans I'erreur ; de fire aimer & chlrir
par pos frTrs des coli, mes, urne rSvqlhti:tnx qLI. la
perfidie du pouvoir ex'icr.ir anyhit rt;eclitc le to
aot; de pr ernter reiiremible des Lravaux df la Con-




( 9p 1
vention na3onale, le Fuccs des armes de la rpu-
blique depuis i''poquie o les trahirons ont it d.
voiles, 'imprillhince aiuclle de nos ennemis : tell
eft la million important dout j'ai t charge.
Arrive' le pru nJier drembre dans l'iJe de la Marti-
niqt!e, j'cnvoie a St. Pierre un cannot; il commu-
nique oVc un ciloycn qui lui dit omniiair-ment
toiit ce qui s'efl palie : je vois Vcrtndard de la rvolte
ariord jLr!cs frifis & le lr le i3allon. Je renvoie en-
core board de cette corvette un otlicier avec une
letire pour le trathre ]ehihanue, & le prcis de tout ce
qui s'efl pfli en France. On reoit mes paquets;
l o/crr, officer qui command le Ballon, m'en ac-
ciie la r'crt pioni & me renvoie mon-officier. Je me
dcide f;ei roir e pour la Dominique; & c'efl de ce
miouill;ae I'rrcs & ami. qu e je vous porte, peiit-
tre p'tur la derni:re fos, les paroles de paix d'une
Patrie qin paitdoii.era vo;re erretr fi votIs vous
jetez prompFcniciti d;ins ts bras, nia3s qui forte &
puiflnte, punira votre rebellion par les examples
les plus fvres.
Tromps come vous par le pouvoir excutif
& fes agents, entrains dans une dmarche coupable,
vous feuls en ferez les vidimes; & les monftres qui
vous aurnnt fduits & tromps chapperont peut-
tre t la v. neance des lois. Revenez, ien cil temps
encore: qu' ivant I arrive des forces de France qui
me fiiven t, le vaillau le R -publicain de i o canons
& 6 frigates, votre cetour i la irec-patrie announce
que vous ave- ti ro nnlaniment tromps par les
vils agcns diu a'" C.viou.if: n'altendez pas que la
force national vous fbiijugue. Il n'ell plus pollihle
de pardonner des rcbelles vaincur. Allez fort moi-
mEme pour protger nos frres qui fe runiront
pous, centre les Iclrats qui les oppriment en at-
3 2




( 20 )
tendant la fl.tion rpublica ne, un mot me fera voler
leur fecours; levez-vous, come la France entire
s'efl leve: ofez tre libres; mritez d'tre traits
en enfans chris d'une pairie qui a tout fait pour
refferrcr les liens de fraternity qui doivent nous unir,
depuis que le gouvernement rpublicain cil ciment.
Diles-moi que vous tes encore frres; mettez bas
l'tendard honteux du defpotfiie;faififlez les coupables
infligateurs, les chefs de la rvole; ahiurez-vous en:
la loi vous le command. Appelez-ioi, je volerai
vers vous. Je ferai votre mdiateur auprs de la pa-
trie, & nous confondrons dans nos cmbrafemnens
notre joie rciproque.
Si vous tes fourds a ma voix, fi les advantages
que vous facrifiez & que je vous rappelle ne vous
parent pas allez puiffamment, mon cur gmit d'a-
vance des malheurs que vous vous prparez. Revenus
de vos prventions finefles fur les intentions de la
France entire, vos proprits font comme les ntres
fous la fauve-garde de la nation. Jamais il n'entra
dans le plan du gouvernement de les dtruire, en
attaquant vos proprriics penfarntes ; ceux qui vous
l'ont dit, vous trompent & tnous calomnient. Vous
tes appels par le veru national fixer pour ic bien g.
nral les rapport qui dfonnrmais nous feront communs.
L'galit la libect, telles (ont les bafes de notre
gouvernement. C'cef donc vous, citoyens, de
toutes les couleurs que je m'adrelfe; ne falcons plus
qu'une feule & mme famille ; notre union fera notre
force ; & l'efclave, votre proprit fera attach
ls travaux par l'exemple que vous lui donnerez. Au
premier coup de canon que la Fiance va tirer contre
vous, ne croyez-vous pas que vos ateliers fe dif-
perfent ? Attaqus au dehors & menacs au-dedans,
guels front vos moyens de rliftance ?




( 21 )
Cette rule rCflexion doit vous prrenter l'enremble
de totes cells que je pourrois fire.
Citoyens, ne vous laifiez pas rduire par de faufles
nouvelles, par des efprances vaines, celles que je
vous apporte font la vrit mme.

Au bord de la frigate la Flicit ,fitr rade de rofcau
Dominique le 4me. dicembre 1791 & '* n ler. de ta
rpublique franaire.
L Aciosss.





NW. S.

Pricis du compare rendu par les Diptis de la Baffe-
Terre, auprs du citoyen Lacroff capitaine des vaiffeaux
de la Rpublique, commandant la frigate la Flicit,
mouille la Pointe--Pitre ; imprim jfivant lh dlib-
ration priJf le i i jnivier 1793 par les citoiens leurt
conjlituans.

CITOYENS,

Anims du deir lincre de cooprer avec vous
au bien de la colonie, vos dputs le font em-
preffis de fe rendre auprs du citoye n Lacroffe &
de lui tranrmetre vos fentimens. Vous nous avez
charges d'annoncer cet officer de la Rpublique
que vos forterefles toient libres aux citoyens; que
l'tendard tricolor flottoit fur vos remparts; que tout
enfin toit fournis aux lois de la mre-patrie, & que
vous n'aviez rien tant i coeur que de le voir au
B 3




( 22 )
milieu de vous, afin de corfulider de plus en plus,
par fa prdfence & fes fIges conlils, l'ouvrage du
patriotifne don't il s'clt ouvertement dtclar le pro-
teceur dans ces contrrxc.
A notre arrive la Poinic - Pitre, ce brave
rpublicain fidgco:t h la wmunicipalitd iu milieu du
peuple. Introduits dans l'cnceinrc, nous favons
bientot difling. fon language & aux aipllludiifle-
mens Qu'il recevoit. Nous nous folimes donc ac-
quitt l de notre million & il v a reu l'inviiation
ueic vous lui avez adrekfle. Avant de vous rendre
a rCponle, nous devrions pcut-tre vous dire quel
efl Lacroffe, vous peindre la douceur de Ion carac-
tre, fa moderation & les autres qualits qui nous
ont rrapps dans ce citoyen: mais nous avons bien
remarque qu'il cviioit avec foin de .ire connoitre
toutes fes verlus, & nous croyons devoir refpecler
fa modelic..
Citoyens ( nois n-t-il rpondu), je relens la
plus vive faisfa-rlioi des nouvelles que vous m'ap-
portez mais elles 'ornt pas lieu de me furprendre;
]'ai toujours rendu iju;ce a vos confliluans, & ne
les ai point accufls. Je connois les manoeuvres
fourdes & nriliciieufes par lefquelles les ennemis du
bien public & de la revolution font parvenus en-
chainer le patriotifine des colons. Ces derniers ont
it tromps, la Rpublique en eft infiruite, & dj
dans fa fagele elle a pris les mcfures convenables
pour fuivre le fil de la trame & djouer ainfi tous les
complots.
i Je fuis bien fenfible l'invitation que vous me
faites, & la confiance que vous me tmoignez me
flatte infiniment ; mais il m'elt impoflible d'abandon-
ner en ce moment les operations commences la
Pointe--Pitrc. Je defirerois, n'en doutez pas, pou-




( 2;)
voir me transporter dans tous les quarters de I le ;'
ils paziilgnit itous galement mon affllion & mes len-
tinicijs ; vous pouvez en ailirer pai tculierement celui
que viius reprfentez, & p;omeu.rie en mon nom,
vos cotifliuans, quc je ne qu:tterai ceitainement pas
la cooit:ie fianm alltr la BaiiL-Terr, Je fuis mainte-
nant rallirC fur le fo t de cette ville, & j'invite le
citoyen Armand y accl&er fon retour avec ceux
qui fe foont ranges lous Les ordres Four y fire le fer-
vice de la place. Retournez donc dans vos foyers,
& portez vos concitoytns ls intentions que la
Mre-Patrie m'a charge de tanifirettre la colonie.
E//l d'jre ne point trouver de co:itHles, & fur-tout elle
ne veut point cen soirpar mi les kab tans colons planters
ou au'res : de f IA, elle prormut Faretd ev proteli;otn pour
Ica pcrfdnncs & /ci inr,tri z. Ler aige~s feulement du
pouvoir exic4tsf Jficn r'jjwMr'lcs ds maaux quils ont
occfiJ rs.
Apprenez encore i vor conflituans(a-t-il ajout)
que laRpuLl:que n'a plus d'enneirs, qu'elle a Liom-
phli de tous les ohflacles, & que 1'Angleterre, don't
Je flncc a-:role peut-tr, pu entictena r encore le fel
el'Fpni des co;tirc-rvoultiontaires, vieuntm c declarer
oilicielleni ni qu'cle rcconnoit la Rpublique fran-,
aTe .
Ces fcntinmens, qui nous ont tL manireflJs avec
toute l'nergie qui caLaafriic cet oflicier rpublicain,
ont encore augminte le defir que no C avions de le
voir parmi n:'m. Not; nousi limni's, en conl[quence,
tranLporp(.rs bordl te la fi gatc, iaiii de lui rei rer
nos inliiLnce ; mais il a perlilt dnri les motifs de
fon refiis, ien Idtno;gnant toujours de nouveaux re-
grets. Il a cepeurlmnt choifi pour le reprcfenter en
quality de coiiiiilaire de paix, les citovens Devers
& Lepellicr: le premier, commiiflire de' la marine;
B 4





& l'autre, capitaine en second bord de la Filicit.
a Ces deux oitoyens ( nous a-t-il dit ) mritent
tous $gards la' confiance publique; je leur donnerai
les inflruaioni particulires qui leur front nceffaires,
& ils accompagneront la troupe citoyenne la
Bafre-Terre .
Nous ne devons pas paffer fous silencee les fenr
times de moderation & de gnrofit que nous
avons recueilli de la troupe citoyenne de la Bafl-
Terre & de fon commandant. Cet hommage efl trop
juflement mrit.
Les habitans de la Pointe--Pitre, par l'organe des
citoyens municipaux, nous ont charges de vous
participer combien ils delirent ref'errer de plus en
plus les liens de fraternity qui uniffent les deux villes,
& ils nous ont fa:t efprer d'accompagner le citoyen
LacrofTe, lorflue foc occupations lui permettront
de fe rendre au milieu de vous.
Il ne nous rele plus mainteiiani, citoyens, qu'
vous prier d'agrer nos remerciemens (incres par
rapport au clihix que vous avez bien voulu fire
de nous pour remplir une million que tous les
citoyens ambitionnoient l'envi. Vous avez claire-
ment dmnontr pir ce choix, que chacun indftinc-
tement a des droits vos bonts,

Sign Dartigaux, Toulouzan Lebon-Leborgne,
Huguet, Jafard & Raimond.


pIp




( )
N. 9
Le citoyen Lacroffe, aux citoyens habitans de la Guade-
loupe.
Appel aui milieu de vous par une dipuration de la
ville de la Pointe--Pitre exprimant le voeu des citoyens
de plufieurs paroifles ; en m'y rendant, j'ai rempli mon
devoir, & faiisfait, en parties, l'oblgation que j'ai
contradde de dvouer mon existence au falut de la
chofe publique. A mon arrive, une algreffe univer-
felleannonanl I'heureux jour qui, rendant la M.te-
patrie des eufins gards, alloit les unir pour jamais
par les liens de la plus ldoucc fraternity, je gotois
d'avance le bonheur que promettoit la colonies cette
reunion; je lenvifageois fous tous les rapports,
comme devant mettre le fceau la filicit publique;
mon attente feroit-elle trompe, 6 citoyens! Ne la-
vez vous pas qu'une libert mal dirige feroit le
prfent le plus funefte ? Ecoutez donc la voix des
magiltrats revtus de votre confiance; que par leurs
ordres fetls la force arme le dploye; refpeaez le
droit facr des proprits & des perfonnes: la prof-
prit de la colonie, celle du commerce font effen-
tiellemeit lies l'une l'autre. Ce n'efl qu' l'ombre
de la paix qui regneradans vos murs, que vous jouirer
de ce bienfait. Pour parvenir ce but fi defir, ou-
vrez vos bras aux habitans des campaigns, oubliez
l'erreur qui les arma de dfiance ne voyez plus
en eux que des frres come la Mre-Patrie ne voit
en vous tous que des enfans ; que ces divisions foient
jamais touffes; donnez-nous votre tour, ci-
toyens-cultivateurs, l'exemple de la confiance; venez
vous unir nous: je vous promets, au nom de la




( 26 )
loi, ce que je vout announce au nom de la nation
franriae, rsnre& ti rcctirn. I) cla pre::re aiiuour;
coidiialitd, de la lcc'jndik. Un dlbi'ic "1 quet de
juffet anpprdhenfioils oit rcn tu Il;tin'es iiilu';' ce
jour trop lon-iiieps prolo; 'eroit dfavorable
a vos fentimens.
Pour oprer en fon enter le [fiut de la colonie
donlt les bafes ne peuvent d :rli:a; l qu'tre londes
ft r l Ioi fur la conflanct la plus intime des admi-
nilltds d ns leurs adminiilr:iteuris je vous invite au
nom de la rpublique, 1h 'vens de ious les quarters,
nommer, en raifon dc voire population, des d-
pu ds rev.tuiis de pouvoirs I'flfifans pouradmirifirer'pro-
vifircement a colonie.: les circonflances impdrieufes
exigeit que cette nomination le fall dimanche 20 du
courant, & que mercredi 3, les dpurts e rcunillent
a la ville de la Poirte- Pitre o ils le conflitueront
pour Irava;ller a rglcr, jitlqu'$; l'arrive des commif-
lairic nauionnux toules chores dans la colonie. Par
une fuite cdeus mtimes vriemens hIureux la Pointe-
i-Piite cfl l 1 honneur de polrder dans fon fein la
premiere iillcrblJe doni, les principle & les rentimens
ne leront plus quivoques & fes operations diriges
par un gouvcrnei ent pervers ; nous lui devons le
bonheur don't bientt nous allons jouir; fa position
central ne militeroit que foiblement en fa laveur,
Gi vous pouviez redouter un feul instant fon influence;
maislibres au milieu de nous, parvous nous le f(rons
l'ombre des lois qui maneront de voire fIacefe.
Citoyens maires de diffrens quarters de la Gua-
delouppe, ne perdez pas un infant pour infiruire
tous les habitats de nos paroile.s; htez le Fortun
moment de cette reunion ; la patrie attend tout de vos
foins.




( 27 )
Et moi trup hicereux pour porter dans votre fein
les paroles tic paix & de cnliolaoiii1, rec vez 'allUh-
rance d'un d ,vuccment nt tir aux ordres de la rpu-
bliqitt, $ l'exrcution de fles lois, au bonheur de Fes
eiinris ; je lui peindrai leir re'enitir, elle pardonnera:
mon triomphe fera complete. SALUT.

Le commandant [dgitime des foces dela r-
publique aux i!es du Vent.
LACROSSE.

Par le commandant I'gitime des forces de la
rdpublique aux les tu Vent.
L. M ^I:I'nas.





N". 10.

Oh frvetirons Jur la proclamation r 'd Behague, adrcf'ies,
pur tl citoyen LscroJfc, tous jfs cociticycns.

Le ty JIcmmbre 1791, !'4n premier de Ia Rlipubliqtie rangaie.
FnR RES ET AMIS,
J'ai lu les proclamations des Behagne & des Darot,
ouvrage d'impoflure & de imeiinoge; je les euffe,
comme leurs auteurs, voues au mpris de mes con-
citoyens, s'il n'loit de nmondevoir de combattre l'erreur
qu'ils cherchent propager.




( 28 )
Ma mi tion dans les colonies tant drclairer les
ti oyens tromps par les plus fauffes nouvell:s, i'ai
ddja rempli une parties de ma tiche. Pour la pour-
fuivre, je vais analyvrr l'extrait des dlibrations de
Pafiemble colonial de la Martinique, dans fa fance
du 1 3 de ce mois. Qu'un pareil crit fut rouvrage
de ces contre-rvolutionnaires depuis fi long-temps
funefles aux colonies la chofe me parotroit une
confqir ence naturelle de leurs principles & de leur
conduite; mais qu'une affemble colonial, compofde
de propritaires, forge elle-mme les inftrumens de
leur defrniiion, c'ell ce qui ne pouvoitfe concevoir,
fi on ne favoit que les dlibrations ont t prices
au milieu des menaces & des violence d'une troupe
arme.
Les colonies franaires tolent en paix, &c. Tel
eft l'expof du premier paragraph. Quelle paix, grand
dieu! le fommeil de la mort eli aufli ine paix &
c'toit celle des colonies. Les patriots opprims
ignorant l'intirt que leurs frres d'Europe prenoient
a leur fort, f. croyant jamais fans efpoir de fecours
d'une Mre Patrie que les complots des tyrans me-
naoient d affervir ddvoroient dans le silence les
perl culions d. tous les genres. Mais peine la France
a t-elle brif les rers, renverfr le trne des Bourbons ,
qu'elle porte fes regards fur les colonies qu'une ad-
rninifration civil & militaire vendue au pouvoir
excutif vient d'entrainer par les trames les plus cri-
minelles dans une rebellion ouverte. De ce renver-
rement de chores, calculez, citoyeis, qu'eux feuls
doivent en recueillir le fruit & qu'il leur importoit
peu que vos proprits fiifent dtruites, pourvu que
le part de la cour prvalt.
Les chores toient dans cet tat. A mon arrive
l'cfpoir des patriots eft ranim; les fecours de la




(2 9 )
Mre-Patrie que je leur announce, les viAoires & la
nouvelle forme de fon gouvernement, leur font re-
garder come prochain le ternie de leurs maux: alors
la justice & l raifon rclament leurs droits; la force
& la violence les font taire. Ceux que le menfonge
n'a pu fduire, viennent chercher fous le pavilion
national la proiteion & la consolation que leur
donnent des Frres.
La Martinique & la Guadeloupe coalires avec les
Frres du ( ci devant ) roi, traitant avec leurs pr-
tendus envoys, ayant arbor le pavilion blanc,
rompu tous les rapports qui les unifloient au people
franais, viennent donc de lui dclarer la guerre. Ser-
viteur fiddle de la Rpublique franaife, j'attaquerai
& combattrai fes ennemis; mais avant que les forces
nationals le dployent contre ces malheureufes con-
tres, el-il de moyen que je ne doive employer
pour dvoiler les projes des fclrats qui les oppri-
ment? Dois-je leur lailTer ignorer que les inflrutions
que j'ai reues ne parent que de paix, d'union & de
fraternity.
Les voili ces inftrudions: jugez vous-mmes entire
le gouvernement aAuel & l'odieux de l'ancien regime.
LU NOM DE LA NATION.

Mmoire pour fervir d'infirution particulire au
citoyen Lacroffe, capitaine de vailreau, commandant
la frgate la Fcliiti.
Le citoyen Lacrofe commandant la frgate la
Filicirr, appareillera de la rade de Breft au pre-
* mier vent favorable; il fera rouie pour les Ifles du
vent ; il mouillera la Martinique o il remettra
aux commilfaires civil & au commandant des forces
de terre & de mer, les paquets qui leur font def-




( 30 )
tins. Il aura roin de rpandre les crits & dcrets
qui lui front r;,mis par l'ordonnateurcivil du port
de CrelL. Le conflil excutil s'eR faith rendre compete
de la conduite civique & des principles rpublicains
du citoyen Laelcofie : d'aprs cette connoifluce,
il s'elt dtermiin lui confier une million aulli iii-
portante. Il s'agit d'empcher que les citoyens de
diffireilics cnu!aers nte loie;it gars fur les v-
nrLme! c usi onl confdilo la libelt fianaire.
11 s'agit de les iitaichrr ; IJ miropole par la
recoitnioihirnc, la friternilr,. (eltLe miniion ecl d&gne
m d(I capiraine Luicri)ll; & le confeil s'altire qu'il
n i- it un b)on tlage des crits patrFiliques qui lui
ront renm's. Il prendra des inFnrminins txades fur
la conduit qu'ont ten,: jufqu'ici les agens.mili-
o. tires & civil dans les coionies; il en rendra compete
D le plus tt poflible au niniffre de la marine. Apres
avoir rempli fa million aux lles du vent, il conti-
w nvera fa oute pour St. Domingue & il y re-
meltra gailenent a;u: conmiin ires civil &. u conn-
mandant des rorzce de te:re & il mierdan;s cetei co-
lonic, lspaqucti dcit il l chclrg. pour eux. 11 uliLta
dans cette ilc in ipiliitant ItIL t oti les nmyens que
lOn civifiu. lui pfo:g'rcr; pr'ur Lhiie aime'r & re-
piedcr la R1piibhqui F:rani:fre. Il rafratichira 'ori
quipage, fera de l'eau, & remontera aux Iles du
vent o il fera part'e d: la flation. 1 le ra,:gcra
n aux ordres des commnitlaires civil & du commnndmnt
pour la rpublique des troupes de terre & de mer.
Fait Paris, le 3 olobre 1792. l'an premier
u de la rpublique franaTfe. Au nom du conicil ex-
> cutif prpvifoiie de la rpublique fraa:' a t i-
a nfire de la marine.
Signed MONCE.




( 31 )
Sont-ce Il des inifl: ons perverfes & funefles ?
J'ai dvoud la mort, ofeti:il dire, le_ om eers
de tetre & de nier, d'adminifliaLioni nos fr'c: de
couleir qui fe (croient trouves fur le mar:.:.'/ de
Capries, Ignnorcn-il le dcret de la Convcention na-
tionale, qui porte que onit Franis pris les armes
la main fera livr dans les 24. l:eu es, : I'c'cit-
leur de la haute-iuflice, lor(quie quatrc of,!cci-s de
'iant-major auront conflatc le rdit. Sans doulc, tt
Ou tard, il fe:a mis execution envers les chefs qui,
le pdflolet la main, roricent les natelo:s fetvir
fur leurs vai;feaux ; mais lIinnocent doit-il eriindre
d'tire confondu avec le coupable ?
Quant une ptitendue life de prorcri-tino,
jamais tcle ne parvint mna cnnnoifrance ; mon rceur
ne fe roiillera pns dei parcilles hoireurs. I,:I'on';
Blihaguc cxdetiter cellhrs qu'il pronoince jou~i: lle-
ment contre les palriates; le ne veux que l d.oit
de rendre fa thte relponfable de tous tes forraits.
SNe vous y trompez pas, citoyens: avart peu,
lui & lfe complices vont s'y fouflaire par la fite;
d&ja leurs effects les plus pricieux font IranG.orrZs
dans les ifes voiGnes; ils 'arenenJnt'la d'ire cemds
par les forces de mer. Ils ne prolongent leur u iotur
que pour augmenter par.leur briganldge, pir l'es
impts de iu'uteL cfp ce, les foniiume qu'il's ori ;'c-
cuinilles. Ouvre7 les yeux rur la propolihon d'a-
bandonner les colonies, fi vous voulez payer ch-
cmnent leur retraite. Sont ce li des hommes ;ainis
de ramour pur de la caule qu'ils drendent ? Ne fe
font-ils pas dmarques eux-mimes ? Quelle croyance
devez-vous donner aux nouvelles dout ils vous cn-
tretiennent ? Sans cefl chaque bLtiment qui arnive
les dment.




( 3 )
C'eft fous 1a protetCion des princes, des puiffances
coaliFies qu'ils le meutent,&ignorez-vous que ces prin-
ces front cux-mmines errans & fugitifs que les progrs
de nos armes viennent de foumettre le Brabant, que
I'Efpagne reconnoit la rpublique fi-anaife, que ceLte
vafle monarchie don't les pofcllions coloniales font
immenes loin de pouvoir vous protger, et t
dans rimponlibilitl de dendre les iennes.
Piller, preffurer les colons, aller fous peu jouir de
l'argent que ces brigands auront enlcvd ; tel et leur
project. Dubuc leur a dja frayed le chemin qu'ils ont
fuivre. Aprs avoir ainfi confommn la lui:ie de la
colonies ils abandonneront la vengeance de la
Mre-Patrie, provoque par une rebellion trop long-
temps foutenue, les planters que leur perlcvdrance
dans l'erreur rendra criminals.
O vous, inltrumens aveugles de leurs fureurs, vous
nos frres & nos amis, jurqu' prdfent connus fous
le nom de gen de couleur, que les Franais ap-
pellent l'exercice & aux droits les plus tendus, en
vouW cllig[iant d:lormais focus le nonm de citovens ,
pouvez-vous hfliter un inllant fur le part qu'il vous
refle prendie ? La loi que vous mecornoillez efc
toute en votre faveur. Le gouvernement rpublicain
ctI le vtre, c'cfl celui du people; dja fon regne
a commence dans la fiddle Ste-Lucie : venez voit
runir vos frres devenus les ntres, ne faifant plut
qu'une Famille s'aflyanti la mme table, partageant
tous nos plaifirs en focit comme nos travaux
& nos dangers la guerre : prfreriez-vous l'ancien
rgime o une ligne de dmarcation humiliante vous
fparoit des blancs ? vous mettrez-vous de nouveau
dans la mme dpendance en servant des homes
qui ne veulent reconnoitre que la loi d'un defpote,
rour




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