Title: Extrait d'une Lettre du Commissaire Sonthonax au General Bauvais
CITATION PDF VIEWER THUMBNAILS PAGE IMAGE ZOOMABLE
Full Citation
STANDARD VIEW MARC VIEW
Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00099026/00001
 Material Information
Title: Extrait d'une Lettre du Commissaire Sonthonax au General Bauvais
Physical Description: Archival
Language: French
Publication Date: January 24, 1797
 Record Information
Bibliographic ID: UF00099026
Volume ID: VID00001
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.

Downloads

This item has the following downloads:

PDF ( 2 MBs ) ( PDF )


Full Text





' 24. ,ar, '97,


T R A I.T


.D'UNE .LETTRE :DU COMMISSAIRE

SONT HONAX,
A U G E R A L AUV A IS.


E


x-







EXT R AIT

D'U N E lettre du cmmissoivre So wr o r A t,
au gnral B A u v A"I s en date du 18 Pluvidse
an ciznquime de la rpublique Jfanaise, une
et indivisible.

SI l'Anglais se dispose vous attaquer Logane, il ne peut
le faire qu'avec des troupes Noires, et alors vous en aurez.assez-
vous mrme pour- fire une heureuse resistance. D)os lettres du
e1Mle, crites par le Baron de Cambefort et d'aitres imfgrs
de marque, prises par un corsaire board d d'un Amricain,
nous rvlent la dtresse du Gcovernement Anglais, ild''a"pa.'
2, 000 homes de troupes blanches dans toute -l'le. Ces nm tiies'
lettres nous annoncent les ngoia- o que Riugaudaentames
a avec l'ennermi pour lui livrer la parties du territoire de la iRdpu,_
tC blique, don't il trompe si hlorriblement les ihabitans. La :cor
mission- vous- recommande d'instruire tous les. citoyens rests
a fidles dans la parties du Sud, de ces prliminaires de trahisons.
C'esten :publiantle comoplt quail-faut ea emnpcler .'excuioa
La parties que vous comnmndesrest actueliementldarns un-tat
de crise don't vote bone ponduite facilitera l'heureuse solution.!
( La co mission compteinvariablement sur vos.-Cest au moment
ot l in de vos camarades va terminer sa-carrire par une perlidie,
< que vous vous immortaliserez-par votre coiirtge et vugt otlidhi.t.r-
Ci joint l'extrait des lettres don't il -st .queslian ;ci -dessus. -


EXTRAIT de la lettre, de A. le PA &sEi~,, ,- date--dh
M6le Si- Nicolas, le 24 Janvier 1797.

Comme jen'ai pas le teims n-a .cere anzil, d ccrr,.;- 4JV
" Delnm.as:, .dis -lui que son fils est encore atx C,ays : iben,
"i portant; qze M Beaupuis qu'il cotnair peut dtre, i a laiss i"y





C .)
S"a onze ours en parfaite sant; qu'il se trouve protgd par
' Rigaud, qui a-fait division avec les Rpublicains depuis sa
,' destitution, etprotge tous les blancs depuis qu'il traite avec
" les Anglais Ce changement de choses dans la parties des
:. aynous dno onne la tranquillity -la plus .purfait Jremie.. n


ExTRAIT de la lettre de A le PASSIER A. 1M.
Rn le Roi, Elizabeth Town, Nevw-Jersay,
datedu Mole St-Nicolas, le o2 Dcembre 1797

On parleici de paix le retard du gnral Albercombrie la
fiait craindre ou esprer. Les Cayes sont dans un tat de d.
tresse si grande que.Rigauda. fitoJfrir de le livrer J ai vu
. Je donne M. Delmas de forttlongs dtails d cette a/faire


EXTRAIT de la lettre du Baron de CamJiefort, date
du Mole, le- 235 Janvier 1 797-

La parties du Sud est dans les plus heureusse dispositions
.vous pouvez nm en croire sur ma parole


EXTRiIT de la lettre de Chabanon, M. Mauper-
tuis, date duMole, le 23 Janvier 1797.

Notre position est deplis critiques depuis la declaration de
guerre avec l'spagne, nous sommes rduite au Saumon et
" L la more pour touted nourriture. Le dnouement de tout cela
"ne peut-tre loign. Le gitral Albercombrie malheureuse-
" ment ne nous arrive pas, et son retard extraordinaire est
; attribu aux ngociations depaix entames.
ft Un de nos Vaisseauj le Canada de 74 canons, a pris av an




(5)
' hier' une Glette Rpublicaine d une zanire bi cn lai7asZ;ri
" Ces F. Carmagnoles ont pris pendant la nuit le vaisseau pour
Sun' btiment londrin, et enconsaruence 1 ont chasse. Le Canada
u lui a laiss fire, et la porte du pi-stolet a fait ouvrir tous
6.ses sabords avec un matelot et un lanterne- chaque. Les
"- Rpublicains n'ont pu tenir cette illntination; on leur a fetC
" du vaisseau une azarre qu'ils ont reue poliment Z et se sont
" eux-mdmes amarrs -sa- suite



ExTRAIT d'une lettre sans signature.
u Toutes les possessions sous la domination Anglaise, sont
"parfaitement tranquilles ; nlis5 il n'yr a pas moyel chd
Sf2aire aucune entreprise, Rigaud" a faith oiJ'fir d livrer les
" Oayes; le gnral s'est rendu ici pour confrer avec l'amiral,
" mais il paraft que le peu de troupes empchera d'accepter
" ces offres, ,
Pour copie conform. Le sectaire adjointt ela commission

Stgn, GAUTHra..


Citoyens du Dpartemeint du Sdd, soyez certain quie les Anfi
glais n'auront pas la plus petite parties' du territdire don't vous
me maintenez dans le commandment, qu'avec ma vie: nies
measures sont prises cet gard. Que les Anglais, que les vils
migrs -Franais crivent ce qu'ils voudront, je dfie bien toute
l'Angleterre de prouver la moindre trace de ngociationsde ma part,
que cells pour des changes de prisonniers de guerre. Elles ont
eu lieu publiquement et avec ld loyaut qui convent un officer
Fr anais. Ces changes ont t utiles la idpublique et l'hu.
manit, puisque depuis dix-hnit mois, j'ai eu le bonieur d'chan-
ger environ douze cents Franais qui gmiSaient dans les prisons
enemies, et qui par ce moyen sont rent-rrs au sein de leur pa-
trie, Je dclare que je n'ai jamais reu, et que ie ne rectvrai
jamais de lettres des agents du gouverneriient Anglaiset ne leur cri-
rai, que pour soutenir l'honneur dut pavilion de la dpublique Frai-.





(4)
caise, pour le soulagement de l'humanit souffrante, et autant
u(e mon devoir mie le permettra.
M es ennemis sont puissans et bien nombreux, puisqu'on les
voit chez les Frangiis come chez les Anglais, rfugis chez les
Neutres comme chez les Allis de la Bpubii:que. Beaucoup sont,
tromps par des rapports mensongers. et sont parcousequent dans.
!'erreur mon. gard. Ils en reviendront uo. our, et me rendront
la justice que je mrite, mais pour les mdchaus come j'ea, cor-
nais beaucoup, je les .:i.prise. Ni les uns ni l:s autres ne me
verront jamais trahir la fHpublique Franaise. Je prirai peut-
tre victim innocent de leur haine et de leur astucieuse perfidie ;
et quand j'en aurais la certitude, je nen continuerais pas moins -
laire mon devoir, et en bien servant mna patrie, tre uiile -
imes concitoyens jus.lu' ce que je puisse aller mne prsenter ami
tribunal, qui doit me juger..

Andr RIGAUO n'a jmais t et ne sera iamais un inhrat-, encore
moins un tratre. Il ne trompa pas horriblemnent les habitatns
du Sud puisqu'il fait son possible pour les protger r suleurs
proprits, en les engageant ne point les abandonner, et par
l la defense du pays; puisqu'il inspire auK euiltivateurs amour
du travail, seule source de prosprit pour St Domingue; puis-
qu'il fait fleurir le commerce en protegeant les comnnierans;
puisqu'il maintifint la force arme dans l'ordre et la discipline;
puisqu'enin il rprinme, autant qu'il est en lui, les abus- et les
excs qui p.auvr.nt se commettre dans ce ddpartement. Malheu-
roesemeit il en chappe la surveillance des prposs au-mai.n
tien du bon ordre. C'est un malheur inevitable, et que ce pays- ci a
de coimmunavec tousles autres pays du monde 11 y aura des erreurs,.
des abus et des excs par tout o il y aura des homes; c'esti:
iii vrit dPj moralement dmontre: mais celui qui veut le bien,,
,(i;i ie cilerclhe, qui russit quel([uefois le. fair, est-il responsible;
du mal qu'i rn'a pur empcher ?.

Rlflichissez, citoyens : voyez-si c'est tromper les hanbtta s que,
m 1 conduire connue j'ai fait et ne cesse de faire. Comparez ma,
Jti.ite a celle de ceux- qui dsorganisent tout, qui ont divis et
qui clherchent encore diviser les citoyens unis et paisibles ; qui les.
nia.en,,t quitter leur pays.,pour le priver de sesdfenseurs ; qui.
3:,ttent des entravos au bien:.-et . la prosprit de ce pays-; et





(5 )
aprs vous jugerez si c'est. moi ou d'autres qui trompent horrible
ment les habitans du Sud.
L'honneur est le seul bien que je possde; je suis jaloux do le
conserver ; quiconque l'attaque doit s'attendre mon just ressen-
tirment, Que je sois immnl si on croit que je l'ai mrit ; mais qu'on
ine reniie la justice de dire que je suisincapable de trahir la Rpubli-
que froaiiaise. nepuis la commencement de la revolution j'ai toujours
t expos aux vnemenns les plus prilleux: emprisonnernens.
trames, perfidies, assassinate, combats, travaux, fatigues, je lutte
cepuis six uns contre tous les malheurs attachs mon tre. J'es-
prais du tens une tranquillity don't j'ai besoin avec le bonheur de
Jion pays; mais je n'attendais jamais qu'une autorit constitute
eut dit et crit : Bigaiud va terminer tsa carrire Far une p9rJidie.l
Voil donc la rcompense de vingt ans de service et de fidlit
la France Voil donc le rsultat de six ass de revolution, de corn-
bats pour le triomphe de la libert St- Domingue. IHigaud, aprs
avoir bien mrit de la patrie, est rcompens par un dcret et
accus par une proclamation! Cet acte injuste n'a pas pro-
duit dans l'esprit des habitans du SuI l'effet qu'on s'en promettait,
parcequils connaissent Higaud par une tongue experience,
pour tit homme d'honneur, ami de l'ordre et de l'humanit, en.
nrmi des agitateurs, des perfides. etc. etc. Hg bien! Sonthonax
-ssave present d'accrditer de fausses assertions d'tinigrds,
auxquelles lui mme n'ajoute pas foi, et il tAche de faire accroire
que Rigaud est capable de trahison. Mais cette marotte ne fera
pas plus fortune que l'autre. 1igaud la trouve si absurde, qu'il
s'empresse de la rendre publique, afin que les habitans rests
fidelles soyent instruits conmme Sonhonax le dsire, et se dlient
de celui qui pourrait les tromper et les livrer aux Anglais.
Aux Cayes, le 5 Ventse, an 5Sm. de la Rpublique franaise,
ne et indivisible.
A. PRlGAUD.


Aux Cayes, de l'Imprimerie de LEMEPIY.




University of Florida Home Page
© 2004 - 2010 University of Florida George A. Smathers Libraries.
All rights reserved.

Acceptable Use, Copyright, and Disclaimer Statement
Last updated October 10, 2010 - - mvs