Title: Reflexions su le Nouveau Decret
CITATION PDF VIEWER THUMBNAILS PAGE IMAGE ZOOMABLE
Full Citation
STANDARD VIEW MARC VIEW
Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00099011/00001
 Material Information
Title: Reflexions su le Nouveau Decret
Physical Description: Archival
Language: French
Publication Date: 1790
 Record Information
Bibliographic ID: UF00099011
Volume ID: VID00001
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.

Downloads

This item has the following downloads:

PDF ( PDF )


Full Text




R FLXIONS

SU R

LE NOUVEAU DCRE'P

Rendu pour la Martinique et les Colonies,
le 29 novembre 1790,

Pbui senir dc uR.t J la Lafrc MA. B irn.ii ;
PA J. P. BRISSUOT.


C r d&rcE purroit donnec matire untiiouvcllc
lcai, i M. Barnave. Mais lcs tevnicens se prJci-
pitent, le temps prcsc ; il Faut se hluitr de cOii i-
gnct ici les prcicilnalks riki.e::iuii s que ilt lai.rc ce
di4crc. Elle' eii ip|icnir Pciict- e de louuvcll:r
erreuis dans lesil isiitrluctioln r1i'n' nnnricc au
vaincront l'abstinaio qui YCLI! pcrpirumer les prc,
mircs injusiticc-s
Il n'est pas dificilc dc se convaincre, en li ant lu
rapport nouvea dJe M. Barnave, qu'il n'a pas Lthai;,
de p isnc qu'il vnit roujours ici colonies' au trnaecrs
de cclui que lui prdreinr Ilc colors ; et conii,-qucrmn
liner il voit tinors uj faiSL. Il arii lbu le' t.tirnrbhle
J la Marutinilne a la ja!'uusie dei ]iabi.ns Jcaiui-





C -.)
pia~es contre la ville de 'aint-Pierrc. Ce:te ville
rcnferme les agens des conmmrans ci capital-tcr
cutopeus, qui font la loi aux plantcurs, pour le
cridir, pour l'achat r la vente des denres; ce :a
haine entire dzs dcbiteitn et Jc; crtanciers se conoit
facilement.
pendant. ce qui sc ci'nioit illicilcrnen c'est
que dt:s plantcarli c des capiitalir qui ont intit
i la paix, pour la prospiriui dJe leur% ;ifires sc
combattentt t s'gorgcnt avec tant dl'acl)ar.iiernt.
Et si tell avoir tla 1 cule cause des iroublcs de la
Mai'inique, corm e ic afi: entenidre M. St;rnave,
comment n'auroient-ils ipas iclat a l'insltaur muima
oi la revolution franoise a t imitic I la Marri-
nique. l'instant ca la ville de Saint-Pierre pouvoit
impcser la loi aux campagnes
Mais sans nier ce fait dij remarqu par M.
bayn l ( Histoire plilosoph. tnmc 7), il f.t con-
venir, ci comiddrant la date des troubles de la
Martinique, qu'ils tirent leur origine d'nne autra
cause, communc t out es fles le, donc la force a cti
bien marque, ce que cependant M. Barnave a passic
sOU5 silence ; c'est la haine et la rivalit des petits-
Jnues de Saint-Pierre centre les niul:tres.
Les enneimis tes plus gardens de ces derniers ne
sont ps les blancs, ou les habitans des campagnes ;
ils les soutienncnt au contraire, p-rce qu'ils les re-
gasdcnt comme leurs mrillcurs ramparts centre I:v






noirs : cs cs enmis sont les plirs.blancs, c'est--
dire, les blancs sans proprit artisns, journaliers
des villcs 3 clasrc qui renFerme dans s ein l'catur e
dc l'Europe.
AuL paljug se Joignoit, dans cette classes, un autr
moil' dJ haine, la rivalit des professons. Les peri.
blancs ne pouvoiCnr souffrir les inultrcs qui, travail-
lii inic u. ,exigeant moin., dpcnsani'moins, doient
roujours prtris par Ics habitans. n consquentc
ils se ptriertioient envers eux mille vexations. Elles
ne le icu i siisoicit pus tL)ujouis parcel ii'itan; sans
con~lirslliuan, Mans fortune, et le plIu souvent regar-
de come des gens nuisibles, par le gouvernement,
ils oaient ordinaircmcnt punis, lorsque les Iiommes
de couleur, habitdns ou doicilis, se plaignoient aux
conimandans de leurs vcrrioons ( ). Ces punitions
dcvoient niaturcllenmirt irriter CC; pertik-blancs, et
centre le gouveinemcnt, et conrre une classes qu'ils
croyoicnt pouvoir mauriscr.
La revolution Franoise pdntre dans les colonies;
alors les pouvoirs qui doiintoient, sont airaquii,
clbriani s, rievctseist tous cCI p'tits-bhncs saisissent
avec ardeur l'ocasion de se venger du gouverne-
ment, d'exercer mille horreurs centre les iultres,

(i) Voyez ce sujet ce que dit Hilliard d'Auber-
teuil dl;iis sc considerations su Sainr-Domingue,
discourse des afrancliis.






et de les assujctit une servitude plus dJue qu'au-
paravant.
Luit premi&e dcmnarclie a rt de demander
l'assemblte colonial, qu' l'avenir les gens de cou-
leur ne piuscnt CxcreIt, dans les colonies aucuns
des mtnticis exercs par Ici blane. Ils sc sont ciua
d'autant plus autotis's a cette demand, que dis ans
auparavant, i u general de Saint- Dorniugue avoir
esw riclJic une ordonnancc, qui direnidoc aux per-
sonnec de c~uleur d'eercer ccrfalines professions (1).
Ccrtt demand des peltis-blancs n'ayant point t
accucillic par l'assemblc colonial alors ils onc
nccus les inulltret, de projects siniitres Je rdvrlte ;
mais coimme ces accusations parotsolirc dinues dc
tout fondcnicn, ils ont imagine de le provoquer,
dg les attaquer, de lesIc rccr se dcfiire, pour
douner leur accusation quelque couleur. -
Les pecit-blancs ont choisi, pour cxcuctr Icut
dessein le jour de la Fate-Dica: les companies des
milices multres dcvoienit cre sous les armes ce jour-
l, suivant 'usagc de routes les colonies. Il cst in-
concevable que M. flarnave ait traitd dans won rap.
port, cet usage gnral d'iiinwatn. ceux qui ont
rsid dans les Ilt.'s, peuvent alicter cci usage ; i L
savent que les multiltres toicnt fotci's d'asiistr ayec

(i) Certeordonnance huinnine est Je M. Raynaud,'
diputt l'asscimbl~i national.





( s )
leil. irmes, cere crmonie. Les blanco, qui re-
gardoienr cet acte come une corve, ne la faisoient
pas, tandis que les multres doient punish d'y man-
quer.
Il imported de pec:r s r ce fait, parce que M. Bar-
nave. n carjicdrianti cette cuninirc des mul.res
d'innivariuri de prtention, semble insinuer qu'il
t.iut rejtrrr siir eux la cause des ctocims com-
mises danr la joiiirne du 3 juin.
Le< pcits-ltlancs, '',oitu l'Jliumiller, er de mas-
sacrcr le mlitres deviienti nanirdrcllfmcii t Is cnm-
ppher de paroire co armes a crete fte. Aissi leur
en firent-ils la dfnse, er l'accompagnircnt-ils d'in-
jure ; mais les multres ne rpondirent pas, et sc
.crirtrenc, Tnut se seroit pass tranquilicment, ans
un incident inattendu, s$ns une rlSe entre un blanc
et une sentinellc miiultre, qui vouloit Elirc respecter
sa consign. La foule se forme, le tocsin sonne,
et la conjuration dem petirs-blancs contre les miil-
tre clate ; on crime la rvolte et le sang russcle.
Ma plume se rFusse retracer ici le tableau des
atracics que des cannnibales seuls ont pu commettre ;
atrocitc avoues mdtme par leurfd&fenseprr (2).
Itl n'pargnanr pas mEme les blanco, capitaines des
iiulairiesNon, la rage des guerres civiles et religicu-
ses la rage des savages nimme, n'a rien pruduit

() Voycz le &mrit le MM. utio et lRust(
A3





S6)
dcscmibablc.aux horreurs parpti!es dair, c;te sinr.
Barthicmi paur le pralt-blancs.- Elles ont t pCinVe
avec dncrgic dans le rcir de M. BkAnchetir. 11 toit
da devoir d'un rapporticii impartial d'en rendre
compete a l'asscmblic. Commit et pourqutoi L Bar-
nave s'ers-il permis un lilaece aussi coupnole ? le
l'cxpliquarai.
Honmevsc cffSayic de cr Ilche forfait, la mu-
nicipalit de Saine-Pierre a prtendu depuis qu'il y
avoir eu un autre complot, form par les multres
centre les blancs.
Rien de plus absurd et de plis clmlin iqii qu'un
parcil comply ; car, s'il Cr cxii t tie e scroicnt-
ils pas armins n'auioienr-il pas rausembld un grand
nombre de leurs camarades Conimnnt ces mnilnircs,
qui forment de si bones troupes, te scroiut ils
laiss&s si cranquillcment raiaquer, gorger ou au-
roiaen-ils fii ? Comment les blancs des campagnes
auroient-ils ignore ceC coinplous r dommcnt aaroient-
ils accueilli les fuyerds ? Comment enfin la inni-
cipalit n'aurai-eile crtnv dans l'instruction du
procL's, aucune pcruve d tc co mpklt, e nuiicn con
pable ? Uo',q, i ccit',aIt lei Icttres de M. Iamai.
Maimicnant 'i eut hicn prtiuv1 que e Icomplot
'ltoit qu'une chimre irragine par le petis-
blancs pour craser une cla e d'hommie qdi 'Ie
rivalise dans lsc arts cc maticrs, pourquoi M. amrnave
a-t-il gliss si ldgremnent ser l'a conduite tivique et




j 7 )
sounise des multrec; i pourquoi ne le ar--l ptseii-
ts que comime oyant caus, pr une innovation, la
guerie civil de la Martinique tandi. que ce re.
proche d'i-novation ne portc que i, un faux ? pour-
quoi enfin M. Barnave a-t-il tu la veritable cause
de ces troubles, c'est--dire, la haine et les persd.
curioni cxcrerde par les petits blancs contre les ma-
lIrces pourquoi a-t-il cach tous leurs cxchs : Dira-
r-il qu'il les ignoroit i Les pieces sont publiquet. Il
faut encore r tler le motif de ce silence Artificieu-
iement combined.
Si M. B:;iavc avnit cirt la vraie cause des troubles
de la Martinique, il ei tL forc de rendre justice
sax mulitres i l ci dt forc6 d'avouer que l'ocls-
curit de ses drers ( i ), relativement leur sonr,
avoic provoqu leur proscription; que le seul moyen
de rprnicr et de prvcnir ces .trciirs roit d'ex-
pliquer clairenient ler droits des multics de


( i } En pcutr-n douter, en liani cette phra;c de
I.i luict imprinmie du ecrlriairc de la iniiicip,dUi Je
Saint-Pictre ? Ncf ts tlon .J flirisant d'%ire tn)tp-t Par
les nutires : c'&io ai nl qu'il prdrendolnt oticir 7
qualilidr ciioyc.ns. tc. Que rsultcr-il de cet avnui
Que lc militres vouloient joitir de leur droits quic
Ics pCiitr blanc. s'y clpposociC t ; qu'il en er( rs..i:
un ilaisacrc ; ce qui it 5croit point arrive on eut
d'biumdiJ oui~mI ire crlirrcntii juite et appuyer la
juwicc par la force.





(s8)
Ici appuyer par la force et de rccommniai r atx
cnmiiissaircs de mettre & execution Ik priicinr dc-
Car, poir Is fair- ndmiptotl dAns ks ass micibllcs
prinaire:,.
Comment aucun nicmbre n'a -il demrandi
qu'on insis&t dans le deret iunc clnauc tusli n-
etsaire, la scule (lui pisci mettre fii aux crot-
blic dC coloniie connimI le l'ai dmonrr dans
na Icrrea MNi. DUMriirve F.%pfiins qaue s'il can-
jinue garder ce ptrtile silence dam ss initruction,.
quldqu ami de l'humanit de la justice et de linit&
rit gdirtrl et cormiicci:;l de la France. s'dlcvcra
po'ir frair d;ip.roitrc iicn ambrguiiitr usi dSihono-
t'1 i e C r.aR n' fl h r .i .
Je vici' irniin:riia; h ba..c dlrnoiveau dicrt,,
M. l~arn:ve ::e'aniioI dInc cuieii 'aum p.i .rs.t ~ch iinits, pour qu'ou leur *baudoune
le *oin (le rdi,.r le plan de leir constitution. Mais
.i cllc ni'ont pas ianc. de lunitrcs pour rdiger pa
pla peut-on leur en supposer assez, pour leur abad-
doncr le pouvoir li.:isl.f a#iolu sur les mnioltir ct es
noirs oiu lndIm l'iiiitisiie .bi.iu/qt qiti lquivautr, h
p;yIe' s t, a cc putvoir ? Duoi-oi f I leur abandomit
I lniI pjlCjlgCe viclcir 'eic les bl;ncs dclaient eux-
iienics trc iinldraciabile prdiug qui pourroit hi-
ficr sur ikg lumires les plin grandIc Cjqui, pa
o'i5'uc:r.n, doti ig4tr iifilljibllmecet des hommca





(9)
qui en ont petu ? M Barnave a ionc ruit, par ce
scul ni u, Iuil t'~cl:hrnudagc sur leqel il avoit.fppuy&
son famu3~ cuansJL tun och il accordoir aux colons
un pouvoir ai. i t rangei, aussi incoustiiurionni l Z
11 a done juifz l.ui-nmnia la censure que j'ce ai
faitrc.
Mali quelle ide se Faire d'un lgislateur qui par-
conrt ciu si peu de rcnmp les Ictrlmes, qui rtvcrse,
un novembre, ce qu'il a difii en octobre : Quelle
Idi sle fire de la versauliLd d'un home, qui drruiit
set dicrct I.lrilcs dIcrtc %cs insr hintrr:cions qui tantt propaoe de laisser fair au-t
colonies leur plan, ei antct venut le fire potr ellje;
qui' tantr leur accord des faveurt iiisonsrititiog-
elles r tantit leur Ote des droits cons-itutionnels,
on Ies quauliic d2 bieifiiirs I N'csrtcc pas .se jourr des
dcrtsls, comme de lioclich que le caprice invenct et
brise avec la mnme ILdgrct? N cst-ce pas compro-
nictrc la dignity la credit d'une aisem.ilc respec-
table que de lui printer ainsi des volont vertsatiles
que de lui fair sanctiloncr mica.niqii cmL des d&.
e;cts contradictaites, levs smns plan, mns connois-
tsn*e que le mnoildrc -soufl reversee et qu'on
replace p, r d'antres, tcevCs avcclamnm e RgErci'.
Tel. isiont rtojours. ct Ici caractbrc et les cm. ~!.
qiinccs dJe dicrosi qui. e scrumi p1as viurnis la dis.
ciruion. Telle sera la MUie cri'corc de ccli du ag
lioviebrtC qui 4a plsi sais disciusion ; car il semble






qu'il soit pass en article constitionnncl de ne pas
discucdr les dcrets relatifs aux colonies. L'impritic
a besoin de ce silence et des terreurs paniques
font cder ce besoin de l'impritic.
Je voi dans ce dcret, deux pouvoirs nouveaux
qui se combattront in'ailliblcnaenr, parce qut'aucuri
S n'y re bien delii ; celui de vice-roi, pour me servir
du mot irrlhlii de M. Moreau, et celui do commis-
saires. Devroil-ils se concerted en-t'cux, ou pour-
unnc-ils agir sparmeat ? L'un sera-t-il subordonn
Sl'aumre ? N'y aua-t-il pas une guerre intcrmi-
Mal.ilc parmi les pacilicateurs ? N'y en aura-i-il pas
tune ncore entire ]Jc colons doiii oil tisuccid aiisi
Ic droits d'homines libres c cet offi;lr ai.
d'aussi grands pouvoirs i N'y aura-t-il pas de nou-
veaux schisncs Je nouvellcs riciamations ? Donc
il faudra entasser dcrets sur dcrets pour rapicer .
riCrpir ce que les premiers ont de dfectucux.
Cette superfoetation informed de dcrets paroc de-
voir etue la suie de 'autoritd indifnit qu'ou accord
au vice-roi.
Mais pourquoi avoir employ ce mot incolisiiurio.-
ne d'trir car c oar a cuulicr sun origin il ne peut
s'appliqucr qu'a la Isouvcrincti de lIa natioin. Pour-
quoi avoir employ an mtor aussi vague ? lourquoi
avoir rait dlguer, par le roi, une autorit lorsqu'il
n'a lii-mme qu'unpouvoircomamir ? Si, d'ailleurs, on
entend par-li un pouvoir, dans les iles,c smblable





( r )
1 celui de roi, c'roir n l'assrr.ble national scule
dlgucr directemniit ce pouvoir; autrcment on
rcivcrse Jeux basei de ta constiturion.
Qu'a-r-on entendu, en effrr par cette autorit
de vicetroi LEsc-cc celle qu'on dldgue un vice-
mri du Mcxtitn c cell qu'un roi de France dildguoit
autrcfoi,2 Mais il 'cst pas au pouvoir de 'assembrnce
nationnlc de rCesuscitcr une autorit aussi mons-
iruuse. Entnd-onii erer pour les lles un roi don't les
pouvoils acrnkinr qeiniambli)bc ceux du roi des
Franob ? Maii cola tir impossible. Car ce roi des
Franois sanctionne et exrcite les Adcicts de I's-
sinblc narionalc ; tc il n'y a point de scablable
asemibliddans les colonies: on siupend mnime cells
( On roit par-l que ni M. Moreau, ni ceux qui
onr approuv sa propiuition n'ont iitiir-chi iur ce
qu'ils faisoient cr etelle ctr encore iune fuis, la
consquinicc.iunvitable de la ptrcip;tirioun dans les
dcr.ions.
Sans doure il fauc un chef la commission qui
vat ramener dans la paix les les. Mais ses pouvoirs
doivent droe element combines avec ceux ds coin-
niitsaires et leurs limits i bien marques, que
l'un I'irtc juqu' l'unobre des corirteation. Car ,
comintiic tnablir l'union dtlin les ilet, si cile n'est
pau d'Jabord ltablic ncirre In paciricaturs ?
Le pouvoir conl'rcr au chlicde cctc cxpdition,





( r: )
est noutcan, n'est poiur dans notiu cons ctirion;1
Ct aucune constitution ne not i eU oiffr le modlelc.
Il ic pcti donc &trr trop mitiit ; c ce scroir s'-
carter de notre constinut n ,. que de ne le pas fire
dlgucr dircctement par I' scsinblie national.
Que rirai-je des ;:Ie(I' Farute commiises dans c:
d&rctr; et du nombre trno pet considJralhlc de vajs-
stcaix, dilns n o niorneniii (.11 n'y pas de siis'oe;
cc du numbiicr trp dconIIra.iblJe rid trpcst, de ce
nombre qui peut catOscr une inqu aux colons 1 -On in dit que les Angloi vont Ctre
avertis par Il ministre dc,l'oijct de Jlarmnicmnr. Mais
n'rtoi-il pas pltuis decent de ctmi':,iici d.uL:. ks ui.r(t
iun ordre Milgr cce d.cl.arinns;, le' Angloi n'naindomicront
point leur sy'~tmc, ik euverrnt dci, troupe. De leur
cor, nos colons tic veront-ils ,as dJns cc:re armnc ,
l'appui du regime prohibitiF, les saccilircs dcs ni-
gociani A-t-on donc besoin de tant de baiaonrcttc,
pour ramener 1 4 fix dans leci les, ai les dcrets de
l'asicmblce iiaionalc sont giiLralcmnent rlpect.s,
oil la paix conclude aimeiant lc di' aieiiiirmnc do
l'Anglctrre, ne aIIIss plin dt'crpuil aux mmoolicns )
La raison l'iid;r5r la persuasion ic contribuc-
roicnr-iL pas ramener Ic call plus que le
baiionnettes.S:ns douce il en ft1u mais iJ trop ir.
nuisibleN'csr-cc pis encore evo)yer au tombcau des
croupcs don't nous avons tant bcsoi:i > N'est-cc pr.





( '3 )
les envoyer pour corrompre ce pour ure corrimpu ;
et peut- rc pour souteitr Ic llne onte s 't Car,
'cremiple de Tabago et de Sainr-Pierre n'est-il pas
cifiryanrt 1 Supp~oSz le nombre dc ces troupes n6ceu-
sairc, pvurqnot ne les pas rpartirsur-le-champ
cntro e o dttfdrcntc tles Sera-t-il si facile de com-
muniquer entire Saiit-Domingue et la Martiniqutc
L*s venue qui ctintcrricnt tern clemcnt la conimu-
ni arioin drcprcquc cnrze ces deux tlks ccdcroun-ils
au Ibaoinu dle S.iii-Domingnc ? Pourquoi encore
in avoir pas augmucn le noinbr det commiisaiics,
n'avoir (I; i~gId leur dJrtination mimc enC France
Toutes les ilc n'cil onr-ello pas besoin cni mnme-
temps i Le mme espric ne rgne-r-il pas pat-tout z
Si le dcret avoit ct ajourn' i jnor (et rien ne pPriclijir PpitijUc lcS animenns
pouvoient tonjounrs 'rec continues) ces fautes aurnient
sans doute disparnie parce qu'on lte .tiuoit dicutes.
Car d'iille st il est deux dispohltionm indispensable
a conserver dans ce dcret, conmme c l'ai diJ ob-
serv deunt dliiispitsions rccommandes il y a long-
temps, l'cuvoi des troupes et des commissaires civil.
Mais, quant ces commissaires, je dois encore
observer qu'il importc esscnriellcmenr de ne les choi-
ir, ni parmi les colors ni parmi les ndgocians ni
parmi Il iou mmes dvous au ministrce; ou nous
n'auran que des rapport partiaux, dci jugemens
diJc.e' par la yauion ec l'iuidgrt.





( '+ )
Les commissaies devroienr joindre au patriocismc,
a l'atachemcnt pour notre constitution de lumiaes
sur J'Vtac de nos ties ce sur l'Amrique, c cette
ausrit dans les maurs, qui peut seule les prsurver
des s ductions des blancs.
En expliquant nettement Ic droit de citoyen actif
que po;scdenii les miultrcs nt ddfinissant clairement
les pouvoirs dut vice-ro en l'asnsujtissint i se con-
certer avec lc'; coinissaircs, cn cxcliiulirt les colons
t les nigocians du choix des caollmis aires, on pr-
viendsa dcs calamit.s, invitables sans ccs precautions.
On lcs prvirndira, Fiur-ioul cn oi tanrlau blancs toute
espc de lgislaturc sur tle habitans d'autre couleur.
Ehi que pourroit-on attendcr dle aSlcmblc[s co-
loniales, quand on se rappelc routes le inijusiiccs
qu'elles ont commises envers les mulitrs quand
on se rappele que cellc de Saintr-Domingut pout
se venger de la reclamation faite par les hommes
de couleur de leurs droits de citoyens actif5s, a
suspend route espcc d'alfranchissmcnt ; qu'elle a
mamne dfendu aux blancs d'affranlhir les n'gresesc
qu'iLs 6puiioicnt ? Ainsi, cette assimnblc qui n'avait
aucun pouvoir Idg.ilar', l'a uiurpJ pour coinacret
les df'ensa les pius tmlin'iriucuct ourit petpdtuer le
dscspoir dans le coeur des c claves, pouI aunantir ic
seul moyen qui existaoi de meruc un frcin au cou-
cubinage 1 Ainsi, cette asscriblc se venge, dans
sa furcur, sur des :tres iunoccan, de ceux qui ne






relIamnienr que la justice ] Et l'on voudro confier
des ma;ns n u i viud.catives le tort d'une classes
prdcicieeJ dliommaes, envers 9q;i la France a na
sitcle d'outrags riparer ..... C'st aux bIourrca
qui inoncreon une soif inextin;uible de leur sang ,
que l'ou voudroit confirr le soin de prolonger
leurs jours I Une pareille loi existe-t-elle
donc ? Lci Iecteurs en doutent. Mais elle n'cst
que trop rielle ; elle a dij excite les cris des
inultures ; cris qui ne sont pas parvenus en France ,
prrce que rien ni trangp.rc de la Bariile ou ils
gmirssicr. Et M. Barnave qui ne I'a ps
ignore, a jcrtc, suivant .on usage, un voile of-
cieux sur cetre loi atroce, qifi auoit r!votr& tous
les Franois, puisqu'ellc est roue la fois une viola-
tion du droit inaltrrablc d'alraiclhii des principles
de l'humaninr ce Unc usurpation des pouvoirs de
l'asseiiblc national Et il ne l'a pas dnoncc ce
il ne I'a pas cassI comme il a ca5ss les autres d-
crets de Saint-Domingue et cet outrage la nature
czisc encore dans tonte sa force !
Comment rpondra-t-il cette nouvelle accusa-
ion ? Par son silence, ou par de sources Iracassc-
ries ? Mais qui parmi les avcugles mdmc que
la force de la vritz ii'a pas ubjuguis peut ltre
dupc de ce ilence hri ire ME Darnavc pcur-il
aprer qu'aucun ubstacle puis:c im'orrrcr dans la
carrirc p&rilJcu&e que j'ai enctepriase VaUncrc ou casi





( 16 )
battc jusqu' la mort, esc le devoir de l'iunmrn
trm pour la vlir ceVl l'humanit.
Eh i pourquoi Jes colons les ngocians nc se ru-
niroient-ils pUa pour faitc accorder aux nmiultres' I ur
demand:, puisqu'il s len Ici enfanr des colons, puis-
quils les regardnt comni les boulevards les plus
strs de la colonies, et leIrs drdnseurs centre leurs
esclaves e h'ct-cc pas leur inictrt dc se Ici attached
par la rcconnqiuincle Les n.,gacinrI n'onrtils pas
intrerc aussi da multiplier les consommateurs dans
les ils ? Le moyen le plus efficacy n'est il pas d'cn
bannim l'appres.iou qui parilise 'iindustric, dc fire
liohrir nus iiultrfl. icqr patrie, Ict cxisence, de res
mnicre porric de dveloliler, d'naigmcii:e r leur
industric, et par coanmqucnt leur aisance ? Qur les
colors, que les ngocians ecarcent un moment leurs
prjugs, et ils verront que leur inlterS priv peotu
s'accorder ici bien inieux avec le respecipour I'Luma-
ni qu'avec la violation de ses ldoire Sous un
regime libre il n'y a de prosprite st.ible que clle
- qui sc ronde s1ir la yuticc ituive cllc.


DE L'IMPlItiMEalni DO PATRnOTF FAABNsII,
Plce cdu Ttic.irrc Iatlien.




University of Florida Home Page
© 2004 - 2010 University of Florida George A. Smathers Libraries.
All rights reserved.

Acceptable Use, Copyright, and Disclaimer Statement
Last updated October 10, 2010 - - mvs