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Title: Appel sur l'Iniquite de l'Esclavage et de la Traite des Noirs
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Title: Appel sur l'Iniquite de l'Esclavage et de la Traite des Noirs
Physical Description: Archival
Language: French
Creator: La Societe Religieuse dite des Amis
Publisher: Typographe de Furman Didot Freres
Place of Publication: Paris
Publication Date: 1845
 Record Information
Bibliographic ID: UF00099005
Volume ID: VID00001
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
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APPEL



L'INIQUIT IE L'ESCLAVAGE


'rAITET D1ES NOIRS,



iF. 1.4 PI41T DE. LA5SEMI11E.R ANC lr ILS.

I.\ SOCDl1TI-, ILELIII IUSE 1)1TE I)S AMIS,
:iltrr I i IN ,4- til.E i,%'NLII!LiE F I0 M










I A I1 S.
TVPO) ILIE J.COHN N" 'i.

I$'i5.'





APPEL
Rmit

L'INIQUIT DE L'ESCLAVAGE
Et lir. 1,
TRAIT DRS NOIRS.



La criminality de la traite des Noirs et de l'esclavage
a, depuis longtemps et srieusement, fix attention des
membres de notre Socit religieuse. Ds l'anne 1761,
ceLue iuseomliltc rotilitinUid, come autilirtiennie, la
lraite des Noirs, et a lirrltt qu'on Lfe~m it (des remon-
trances ceux qui se rendraient coupables de ce crime,
et que, s'ils voulaient encore y persvrer dans la suite,
on devait ds lors cesser de les regarder uomme memi
bres de la Socit des Amis.
Ds cette poque, cette Socit n'a cess d'lever la
voix centre le crime de ce commerce dles Ngres, et de
le fire voir aui public dans toute sa noirceur et son ii-
justi ie, sanis oublier en inmeu tesmps de s'adresser nu
corps lgislatif pour Ih porter i meure fin ce systme
d'oppression et de cniaut.
En contempaint jusqu' quel point l'esclavage s'est
perptu, muine en ce moment, nos Ames sont de nou-
veau touches de douler ; et, de nouveau, nous sentons
In religieuse obligation de plaider la cause des victims
dle l'varice et (le la cruaut, et de maintenir les princi-
pes de la vrit, de la jiistice et de lu iiiisricordi'.





I'es .lvlge ,ist luei pihi Ir ri-S-Iriave (ultre Dieu, qui
est lu ~Diuvrei';i'ti j(jig ret a'lrhitr'e de l'uiniver. L II a fail
nUtre (i'ui sIol .sar tout le geire btnimn, pour hlbi-
rer sur totite l'witeilditi de la terre Daus sa ho nt et
Son tiintlour sa} borne, il a voulu que toute ;la Ftmille
hlurnuiiie shin distiincLion, joutt cle IR liberti et du hon-
heur. Les iommes ne soiiL pus seCLtemeL't ir''res pu;r in
creation, imis ils sont encore le-s ijt'lltI e ri 'denp-
lio!I du Christ. Ce Silliveulr hicrtj'lll.eux a sniulfert IR
mort pour toan 1s lmq11 tIn'i. L I luiirrit Vl(e l'es'il reI
Dieu clnire les 'icirs de ta ii. J sinl-Chrisit reinire to il
home qiii vient diti le Mn ioind Ir Li rclig#i ri qt'il n
ctieigiiee noils ienjoiit d'iiinier Ltnis le huinuimrs, et. de
laire du biein tous. Voici aorn conilu ldem t ent i Tou-
tea les c Rhses que vous voidez que les limmes v ons fas-
sern, lte-les-let-leur asi de i:ni.e. ,
Le iiitre d'escavesvi e nt nriLiflir liis r:t' privileges
qtil lLvinii dli! ttt'cohilf ii m'r. irtrvm Miri-iMiii, ntisq(ii il te uinnsi i'reeri:.Ce libr' et entLer (le ieiurs droiLs natu-
irsla. 11 [achte etL v'eil ses' seriiliulblles coi 11 le il fait des
hestinux qui perissieit. II .'einpir de leur progniture,
a(tp soninpueusement appelle leurA eifanua sa proprit'L
il innlI[ i ainstl lexrci8ie l e l'autorit paternelle, que,
dans .ea providence, Dieu a tablife Le propritaire d'es-
clires exige, au gr (le son caprice on de ses pliisrs,
le trnvail anns beiilfie dl ses sc;IVtES, ti leur ilibigralli
cruelleniCenL i torure du Lfiii. Regarilant et traitani
l'homme cunnl cie i iii bitait ,il u1Isir r le coi itIle'de son
inteilig@ic d i s vdiew iivol Lt, K de fls Iiulrn Inultls,
julthi' lui iilter'dire lI libre exervinre de nt cui:lte envers
sion C -'iaml'tir, et luil enilver lit lib iji issII'e !!e I.' .le -






gile dcr vit! et tde sa;iut, l'honune, suaii distinction de
clinit et lde couleur, est plac sur la terre, come un
lrre nurai et responsible; mais le propritaire d'escla-
ves les prive des moyens de remplir les devoirs qui leur
sont imposes comme homes. L'lhomnr e est dou de ta-
lents, qu'il doit cultiver et employer pour le hien-tre
cd son espce et la gloire de Celui qui les lui a donns
si gracieusement; mais le propritlire d'escliives emp-
che la culture et l'usage de ces talents, et vient ainsi
frustrer les desseins de leur distributeur.
Il y a bien d'autres flngrantes violations de la [oi di-
vine, qui rsultent de cette iniquit. Les liens des af-
fections monjugales, paternelles et filiales sont me-
connus et briss. L'esclave s'blirutit par les muauvais
traitenicts; son esprit se dnature. Dans cet dtat, il
eat malheureux; il se tourmente dans le sentiment et la
connaissance intimes qu'il a des privileges attaches la
nature de la creature raisonnable, tandis qu'il est lui-
mme dans L'abjection. Il voit ceux qui sont autour de
lui jouir (le In plnitude de leur libert personnelle et
sOTI amour natural de l'indtlipeind;ie, sut persuasioii que
cette isilpendalice est uus.i suon droit inturel, rendent
sa puosiliuo intoldrhlotik.
Ce systtinie, pawr lequel, pour nous servir du langilge
de cette aoscsmll cri ten 58, un rniid rioilib.r d'lihum-
mes, libres par naiure, siin tennis dans u e intermi-
nable servitude, reupilit les Imaitres, cumnie on l'ai tou-
jours observe, de hauteur, de tyrannie de luxe, et de
barbaric; corrompt l'esprit, et ravale le moral de leurs
'enfiints, au grand prjudicee e la religion et de nl ver-
tu, et i l'xcitisionn de cel esprit saint d'amour univer-






sel, de douceur et dc climrit qui sont les caractrtce
inaltrables et li gloire du vrai Christianisme. -
Ces dplorables consequences de l'eclavoge, ai vive-
ment dpeintes par nos prdcesseurs, sniit encore ap-
plicables; elles reprsntent ses effects nu monmentactuel;
et, nous en sommes convaincus, elles seront constam-
ment les fruits de cette complication de vices.
Maispour maintenir et perptuer le crime de l'escin-
vage, combien ne faut-il pus multiplier (on peut pei-
ne le croire) les efforts de malice et de criiauti ? C'est
SI' l'esclavage que sont c(ues tloutes le liorreurs de la
trite de s Noiirs, qui ne peut .tre faite que par l'emploi
constant du mensonge, de la fraude et de la perfidie,
et qui done naissance et encouragement au pillage,
la cruaut, au meurtre, et toutes les mauvnises pus.
sions qui peuvent entrer dais le cour de l'homme. Les
guerreseti es ravages qu'on a entretenuis, depuis plusieurs
sicles, en Afriqju, pour s'rnmparer des esclaves, et, et,
cotisquence, la iiort de plusieurs millions d'hommes,
ne peuvent tLre attribus qu' l'existence etla conser-
vation de l'esclavage. Des souffrances agonisantes prou-
ves pendant le voyage des ctes de l'Afrique jusqu'aux
contres o l'esclavage existe, ont frquemment et lo-
quemment t retraces, quoique leur description soit
bien au-dessous de la ralit ; et ces souffrances, rsul-
tats certain ic e u flau, continent d'ltre infliges.
Puisse Dieu tiul-puissant, dans soni amour infini, LAter
le jour de leur extinction !
En cutitemplant l'tendue tictuelle de cette calamit,
nous Inolus r-jouissons toutefois, avec reconnaissance en-
vers l'Auteur de tout lieii, en vnyant, qu'r trs-peud'ex-






captions pris, Fe'scavage est aboli par la lui, d;ans toutes
les colonies et dpendances de l'empire Britaniique.
Mais d'nutres nations europenins possd ent descolonies
o il a longtemps exist. On estime environ trois ceni
cinquonte mille le nombre d'esclaves dans les posses-
siois franchises, danoises et hollandaises. Nous voyons
cependnnt, avec une sincere satisfaction, qu'il devient de
plus ein plus n sujet d'attention pour les peuples et les
gouvernements de ces otres. Nous n'en pouvons dire
nutant de rFlpagne, qui continue de retenir, dans In
plus cruelle servitude, qu'elle n'a pas mnme essay
d'adoucir, des centaines de mille d'Africains dans ses
colonies de Cuba et de Porto-Rico, et qui, pour rem-
placer ceux qui imuren t pa r milliers dans les tortures
de l'esclaviige, continued, sur les ctes de rAlrique, le
commerce des Noirs. Quant au Brsil, o ce commerce
a acquis un affreux dveloppement, on estime que ce
vaste et fertile empire continent plus de deux millions
d'esclaves.
PDai les ltats-Unis du l'Amrrique du Nord, et sous
le gouvernieenit dilral, qui pretend reposer sur les
bases de la liberty, de l'rglit et dce l justice, plus
de deux iiiillions et demi l'esclaves y sont retenus en
proprite d'hnmmes leurs seniblables, et, en outre, le
commerce des Noirs se fait ncdvement entire divers
tats de l'Union. Des homes, des femmes, des enfants,
jusqn'aux dizaines lde mille par an, quelquefois en fa-
milles, quelquefois spars, au mpris des liens les plus
tendres de la nature, sont transports et vendus come
inrclinindises, par d'anciens tats de l'Union, o le sol
itunit rpnlis par le ltavail des esclives, tin lve les






.Ni'iri, r'i gri'iil ombiiii lpour tre n ritlus v Lrt inilliuit
nIx l:tiL plus miodLrnes du Sud-Onest, o ils Iresieni
ui pIroie aux tourienis et aux mir es de l'esclnvlige.
Quel outrage toutes les lois morale et divines!
L'esclavage aussi est gnralement ;dloptd dans les
contres situes sur les ctes indridiniiiiles dei li Mddi-
terrane et en EgypteU eti il s'y monIre aveCc ai mInml
tyrannie et la mme crindt qui Inccompaitgnent tou-
jours. Mais que peuvent dire iItix nnliuititins ceuiix qiui,
se nomnmant clihrtiens, ne se sont pas fiifranichis de
cutte iniquit? Si, au :ontraire, ils y avaient miis uin
term, quei ne piouiTaentt-ils pas dire, et qnel effect ne
produiraient-ils pas sur ces peuples et sur les autres
points du globe, o l'homme est retenu, par son sem-
blable, dans la plus dgradante servitude P
Nous n'offrons ici qu'une fiibhle esquisse des souf-
lrances de six millions de nosa frres; sanR cnnmpter les
illirits d'entre eux qui Blnuirent annttiullement, soit au
nuieiiint ide leur capture, soit. jpeniditt leur voyage vers
ln citu et la traverse de l'Atlantique, soit leur nrrive
au port de leur destination. Et ces tourments, ces longs
supplies sont infligs des hommes victims inno-
entes de cette iniquit.
Tant que l'esclavage existera, ce sera en vain qul'un
esprera mettre un terme entier la trnite des Noirs.
Des vaisseaux rmis, close luquelle, comimne socit
religieuse, nous ne pouvons donner aucunt ussentiment,
niit ait quips et mis uin ii niviltd, depuis tremte ans,
it graiundl frau il lhiiitiiN et d'nrl[iillt: et, muilgr tout
iela narii ld id'iii'laves poursnti sa carri'rem avec
nLutault d'i ivilt Itl'LVLinlt I 'iltliltiilltn lV ('es mn esuires, aiu






nmpris de toitLi les efl'forLt des gouvernelcents, et lfoulnni
aits pie)is toutes te loisi dti l'iniiiauit et tic la justice.
Nii-s sommes done presses, par I'nmour de notre
roiimu n Sauveur Jsus- Christ, fire tn ii ppel tous
les hluiimies de tons les pays, et spcialeienit a ceux
qui professent son noui, et h les engager, dlans l'esprit
dle i 'lKvnigile, i fire touct ce qui est re leur pouvoir
pour obtenir enfin t'ilnitiiate et enlirii .supresslioni
de l'esclaviage. Qu'ils considrent ce qu'aux yeux de
Dieu il est de leur devoir de fire pour dlivrer les
opprims, et qu'ils saisissent toutes les occasions de
plaider leur cause auprs des hommes revtus dui pou-
voir. Pendant ces dernires mines l'iniquiii do ui
servituile des Noirs n et ctlireinieut e entiiiremernl
de.veloIppe ; ct plisi on l je't de luliiires sutr t'inr-
miit et l'tendute det cette iniquit, plus nous serions
coupablea si lous ngligions de fire usage de ces lu-
mires.
Nous en appelons respectueusement nux souverains
et aux drpositaires dt l'iuitorit, idans les pays o l'es-
clavage exisie, et nouaei es co onjuirfins tl'exprcer toute
leur iiiiluenee, pour fire promiptemenlt adopter les me-
sures propres H ultriniidre le but que ious nous pro-
posons. Nous usnis rappeler, ci gouvernants, la
haute resp(onlitil attache aux dignits et aux folie-
lions don't ils sont i'rvotus. Qu'ils sent fire ce qui ect
just, et ils verront qu'il leur est hien plus facile qu'ils
ne >ensent d'accomplir cetie tichei. Dans cette oeuvre
d'amour, de justice et de comipassinu, ils peuvent im-
plorer, pour leurs efforts, li bndiction de Dieu, et ils
peuveit coiupter qu'il ne t; lteur r''lasera pais.






NouI1 litmi4 idui''mslii lB Eun OUtLe MuL hlimttuI iiiplli-
gcits ci huinsirvi de tous les pnys, A tois ceux qui
nitetit leuri semrblblles, et nous les prions de se livrer
a i n exnmeu attentif, impartial et compl t, du carac-
tre et de frendue de l'esclavage, et de compatir pour
les innocents et misrubles victiines id ce systme
d'iniquit.
Nous supplions instammn nt ceux qui un tel appel
s'adresse plus particuliremeint, de n; pan se laisser
prvenir par les prjugis counre Lne ipLurlie lde leurs
sembi;ilble, i cause de In couleur de tiitr peau. Toute
distinction injuste, nrstiltanut de ce prjugt, Iend a de-
truire ce sentiment de fraternity qui dult unir toute la
famille humane. Dans les contres oi ce prjuge existe,
il forme la principle barrire, le plus gntnd obstacle
l'abolition de l'esclavage et l l'extirpation de ses cilisd-
queneus funestes. Pour nous, tlnos sominies persunds
qu'il est contrair;e la volont; de Dieuii de river qui que
ce soit ide li libre iLt i;tliret j(oissaince tic tmii les dr roits
civil ct sociaux, eL des privileges qui lui appartienient,
comme homme, pour la seule raison que sa couleur difl
fre de an ntre.
Tous les homes qui agissent avec droiture peuvent
exercer une influence salutaire. Nous les invitons done
tous, dans note propre pays et partout, de s'unir a
nous pour la disdmination de vues juislis et extuclt suir
l'eselvnge, sur la traite des Noirs, ert sur hle maux ter-
ribles qui en sunL inspatrliles. Ils peuvent uinsi servir
essenticllemnent la calse des mnatheureix et dla opprims.
"',sit lorsque li sorit'e d'u piays est gaindralement por-
ti'e pur 'onivilimn, i 'Lug, oil 1un'iirni'nitt nIux principe.s






ternels de la justice, que le gouvernement de cc pays
acquiert la force ncessaire pour promulguer et fair
exc'uter les sages measures lgislatives propres A fair
disparnitre les iniquits nationals et accroitre le vri-
table bonheur de l'honmte.
Nous souhaitons, avec ferveur, que tous cenx qui
cooprent au succs de cette eanse de la justice et de la
piti reoivent la force ncessaire pour agir dans un
esprit d'amour, avec des vues saines, et une fermet
chrtienne, dans la crainte de Dieu, et avec une hum-
ble et constant coniance dans ses bndictions.
Nos mes en mme temps se tournent, avec douleur
et compassion, vers les pro[iritairrs d'esctlavs. Tels
soat tnaliheureuseiiient, et trop gnralementi, les effects
dmoralisants de l'esclavage ie de la trait, que ceutx qui
sont impliqus dans ce systnme d'iniquit percent le
sentiment de la conscience, et leurs coeurs s'endurcis-
sent, en se familinrisant de plus en plus avee les scnes
qui les environment. Mais pourtant nous ne pouvons
oublier que les propritaires d'lescl;ves sont aussi nos
frres. {iuelqueOIuns oliit t places danis cette position
par des circonstances indpendantes de leur volont.
Les autres peuvent &tre graduellement Ldlairs, et leur
intelligence peit tre amene comprendre l'iniquit
de l'esclavage, e, alors, quelle ne sera pas l'aniertumic
de leurs Ames, quand leurs consciences les accuseront
de vivre dans la violation continuelle de la loi divine?
Si ces pages tombent dans les mains d'un propritaire
d'esclaves, nous le conjurons, avec un amour eving-
lique, de lnisser ouvrir ses yeux & la lumivre, et son
coeur au sentiment de sa position relle. Puisse le Sei-






gt;eur tdiginer lii rniiiorer, pnr lI Juuin&li.r ed; l oit Saiinit-
(ILspr'it lc Wrictalhe caractre le dl'selavage eL de hl triaiite,
CL Iui fire apercevoir et sentir jusqtl' quel point il est
inllividuelltnient impliqu +aiis e. t nrocitis; et puisse-
L-I1 lui. donner la force de sen lffrancilir!
Puisse. enfiii, le Pre- des mniisricnrdms, iinis son
amour et sa ptL&%nciC infini diriger et bnir tous Les
efforts pour mettre un terntie ceue. iniquit! Puisse
le jour ar r bienmilt O la violieicL et '.opprcssuio
esiseront de d4oler es rivnges dle ]'Afriqtpie et o(
'esalovitge diispartrnma f;ili.renifn'l dle i a.ee de li
terre!

Sigin, en s&oinLe, et pour l'asseiiblec annuelle de la
Socidl religieuse ies Amis tenue Lnridros, pnr njouir-
neneniitst dl a2 nOu il du

  • Pur GEO .X?'r rf tv firr4. 0nrW fUt- r0fle .Nltrf-




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