Title: Rapport concernant la Religion dans les Colonies du Nouveau Monde, Fait au Concile National de France
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Title: Rapport concernant la Religion dans les Colonies du Nouveau Monde, Fait au Concile National de France
Physical Description: Archival
Language: French
Publisher: L'Imprimerie-Libraire
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Bibliographic ID: UF00098992
Volume ID: VID00001
Source Institution: University of Florida
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RAPPOR T
ON CE kN A N'it

LA RELIGION
DANS LtS COLONIE
DU NOUVEAU MONDE,
A 1'T

AU CONCILE NATIONAL,
D FRANCE,
PAR t7N IDE SES MEMBRRg.

Av1tIRNDISSWttlS 4VQUES T vItKRABifl
FnPUREs.
C~ot.MBIe porco vs soins et tendez voir4
solliciude pastorale sur rourq I'dglise universelise
ec sipciufntieri sur utlle de France, je vnis, sua
lt demanded d quelques membrei du uniiei4,
euter dcans le dStatl, dI la religion diis les colonkie
franaises d nouveau monde. Je rassemblerai ic
ce que ''ai ddej dit ailleurs isukmert sur ctrre
matire. Je sli' perstad quae vous e'icpn-
dcaz avec inCrdt rotu ce qut a rapport cet
ubjer. Vont votrs attendez bien sans doute, .
A





r (')
lpprendre qu'cle ne brille pas dans cette arrrif
e l 'iinirs: :r is't n.fii rmaiheiyeu onwtvd beii-
coup, er ccl.t putr dleu; de princip.Llt:f 1.
.prentaev, c'e gque la n.ilrii.ira triie Lics Elou-
p Es Oui pl's c dans les culk,-ib') sunt carrs,
I i1 nme changent 'le plus stuInverit iI l ,ly que Ipar
de hilaivis morfl$. AT.'rYys J4ns 1$ Zuoi t/r'rftlde,
ciu la chalcurdu dli'nim. lUKiiE cxCitc' viviienr
le teI i de pas5iuos, Ciu e-vus U qu'ils e gneric
au aicunciu faion ? non jadn i Vivent in grd de
lfres passions i ils ne reconiroieiru t t 'l.lto
.grandes occIparinms, >op d se liver de s ciix
.i.C js, s i s..duner .a bInne chr: t toutes
'.prcs ile phlarsis, I n'y. cep-ti^lan pas de rgle
iW exception : fai trouv uan La Giuya4c a t4ey
lthe, pendant le sjour de vingr-deux a.s qu i'y
;i: f.it, de fort bons habtitaps, de, res-honniets
,enps des gns respectabls par tur irouir ur, leur
t!iIanti.cE envers les esclaves I Iutr hospitaku q,-
vc0'' les tralngrs, et lerl biei.laijan; c envers toxic
le moinde.
Li second can:se du pen cle religion qn'i y a
dans les coloflie ,'vient de | irrdgqilai de la con-.
luirc et de la perversiri des rnm:urs de la majeure
prtii des t prtresq ui y so1u.t. Si ceux qui devroiu;
cre le icl de'la terre et la ltunire dui monde sound
les pruniers corrupeuirs de l'innocenite jcm'ieiseI
et la condnisent dans kls voies de ai perdition,
qu'en doit-il rsulter ? Je vous le kisse 4 pnser.
Clai estr aisi concevoir; cld si milnilauises causs
he ipuIveLt produItr de bons efl"rs ,rlbor itI.a nors
Po:,'t !'CIos fra .s' fc.r. o(u'a:loH s-. JLs riC'lVC
nuci--t ariv't dt':. Li r;.I2nce 10Quincxtli ! l'L nllni
L? 11' .', bt,;i;. Trr res, e, cr&i-pereir nomtbre [ -






ou apopats, et lIes anter pr r -ir-rk les rImninm
sans iilinarihe i; ntin d~ ~1 Itlni:u:.ri er si que
k goaurreiieineint a cru dctvoir en .FilhItre.Jt pns
tjtit CLA '-pcn-?CiLs'1a m&icl chobe danuss antrei
Cokiiniez, puisque rous catx que tnoi a'' stns ,*,retl
plais .sy soie rctiras et v out erc bitn rtecus t
-.s.ais, kn'en potivoit d -'Iuri. lde plu ide habi-
t,:ns:de e~ colonio e es er les t:is frnn roonIuri
de ipal en pis, tant qqu'il n'y aur.at plrsonneo de spi-
Cdi rmeit charge iinspecrt(li dlu moral et di
spirirtel Jd.ns i s cntorioni. Il stt d.s s2tiainelles
des sirveilalns. cfimine le dit !e nmat grc cp.c pus.
Il v.laudrait mieux qu'il n'y (lr a.is e i'-tcres que
d'en avoir de mauvi\'i' : tn prrre ni se save oi
ne .e fdamne iamalis se211 ; c'et conin n tru rrenr
qii descqn des mMntigne g;iei traine apr-s lli
tour co qu'il rencntrJ sur sion p.sa'Z. S'il sim porre
ai bien, il le ait ai r.i aiu autrr i ma ns si mil-
ienreilustne~nt il se porte v manal, .ii! r.,'rdisrrdnu !
QuLi4ll dv.st.t ionl Jns lita sien:? : Segnur!
quel ravage dans le clianmp dtu rnre Jlc anile!
u'cIan mU de but iiiprrre dns ls Lctlonies,
clesl chanlieronr liientit id farce, sur-root i prJ.eept
lque la ib:rt y rgne. Pourquoi ne eMoir-uor
pas a:oqird'ui ce qe fqrenrt 'utrefois les jiide
dins kIs inissions du P ragna, il y a parmi lsI
ha birian de Cayenfte d d dcscendans dp race in-
djinne qui ont aUicoup d'c prit, d'intelliguBnc,
tr de capait i il; sont (dans t. cla se des ge:f. leS
'Uhs aiFesr ec d~ a premitrcdhstniiicrrn. L.es indiens
sontr en gnlir.il remplis de bonne volont$ ; ils V'n
l.i d clicct'r, I' lu.mnii, et bienveillancc en par-
tage atcune intion n':s plus dAintiteNsce qu'e:x ,
ih i>nr hospi!al;'rs, bicniais.ans, Quand ils on'i
su qua je n m disrpsuis partir pour lr.ance .
A i




(4)
jis sont venus diffrentes reprises me dire I-orn'e,
arpore Iss4 ova : notre ami, no t'en vas pas, viens
;v-c Jiuis i nouis ferons la clh4s;, 1a ichle poiu
uot i ti ce manqueras do vien. On ne peut guerel
epoMhbr ces h iipes gens quun ,.il d faut
'est l'indiffrence, l'insouciance; n mai cela pro-.
vient plutt du climate que de leur caratcra. II
fpt pour les prrer lu respect si proF.nid qu'il
va ilnsqu' la vinratin : ils ne manquent pal
lapporter leurs enFans au'4 uous-peres ponr Iqe
bvpiser. Quoi q'dlpigniis, viLentir de temple
a 4utrs eintendre la urss.e. J'en ai plusjtiurs foi
jrouv qt ivires qui ,vtiLet s iiu'nt fiit plus de trente o\\
quarant. lieues pour s'y rendre, sgch.nt que Ij
dvoi, im'y trouver. Il envitdoient dtevitmeiit Iiq
pis,., et se tnoient dans une tirtitlde respec-i
tutseit pendant toute la ccmreiinc du baptme ec
ae 14 confirmation de qtelqu'wn.
Il y avoit a Mq4kari, sur la rive gauche de
nict nt- ini'n. tui. burgade d'environ trois cents
]lnldites >tlsn hirt i!ldu.sriitex actifs et labo-
rktix u ils iaist'iL-nt la Ipche du Lamentin dans
les lacs ; .di vivros qu'ils venoient vendre a
C4yeii e, ils osiirui.soint de bel.ks et bones
embarcauti'.u. TIl faisnient tous cls joirs, soir cm
miatin, la prie n ti iwnmun t'eh l se; ils as,s-
toient avec edliicationi a.i aint sacriicc d1 la mitsoe,
et s'approchoiCtni t :uvenlt avec pIteC des screnmu"e
ih qu'il tnit bLtIa de i's wvr iioi r le saint nom
de Di chanter lies lonan',s dl .i .','mar Ils reconnoisS
sent Illllltuii t, i .t. ii: de l I' lurs cr ispe rans
leurs tristes laimeutatiurs \ la mort de leurs pl-re,
m'rte ftires, sc.ur, paruns ou amis d-tA leur





(s)
icrupul se atte.ition d&poser dans leuts torh.
benux arcs, ficheter tous ls instninit s arat'ir'
don't ils se servoient pendant la vie de-la IL,
eyactitrde visiter les lieux de leurs splti!tui-
chaque fuis qu'ils passent dais les environs, imni:ie
long-temps aprs Ie dcas.
Les ngres et autres gens de couleur ont de grands
talens et d'heureuses dispositions pour les auts et
les sciences : on n'a qu'- ls appliquer et [ls mettre
en apprentissage, pour voir ce dune ils sont ca-
pables. : ils excellent en fait d'armes, de danse ei
de musique. Depuis la revolution, on a form
Saint-Domingiiu, ;1 la Guadeloupe et Cayenn
des bataillons de ngres, et ils ont su en trs-pei
de temps la tactique, le maniement des armes,
et manoeuvrent avec tant de precision, que plu-
sieurs militaires blancs en ont t onnis et ne
inanquoient pas d'aller -s vuir chaque Fois qu'its
sorroient pour faire l'exercice. Ils ne le cdent en
rien aux Indiets pour le oral ot le spiritual j'en
ai vu fair plus de vingt lieuespour venir confess.
Un grand nombre frquentent les sacreniens avec
picte etr elification : c'toir notre plus grande con-
solation dans le ministre, Que ne Frount-ils donc
pas aujourd'hli qu'ils ont le bohileur de jouir du
bienftit inestimable de la lilbrt ? Depuis cerre
nidmorable dponqu, j'ai b.aptisb prs de six mille
adults, et Fait plus de cinq cents mariages : je
ne pouvois suflire contender le zlte et satifaire
la devotion de tous ceux qui se prsentoient. Ja
passois souvent Il plus grande parties du jour i
l'glise sur-tout les sanedis, dimanches er ftes.
Ils aimenr'beaucoup les crnonies de l'dglise,;
ont un gotic et des dispositions nAturelles pour le
chant; c'est ie qui m'a fait insrer dans le c.atd
A3




(6)
chisme que j'ai ridig' pour ta colonies de Ciaenne,
'beauicou(p de nols, de cantiques et de prirles ei
vers franiais, qu'ils chanroient pendant la' messe.
Cet accord etoic si parfait et ce concert si agrable,
que plusieurs veoient \ la messe exprs pour les
entendre, et que plusieurs militaires et beaucoup
de marines m'ont assur en avoir t touchs jus-
q'u'aux larmes, et qu'en France, dans les cath-
railes et par-tout od ils avaient dt rien ne leur
voicec paru plus agrdable et ne leur avoir faith plus
dL platsir.
Etant channels et grossiers, il fant quelqnu
: d'dclatnr pour les frapper et fire impres-
SsLur lurs sens matrics : c'rtoir ce qui m'avoic
'airt dimander Roiie un breF de proio-notairb
'apostolique, pouir pouvoir oflicitr pontificalem mnc
Je suis persuade qd'; la paix, inagrd les grand
obstacles du climate la rdigion fleurira dans lb
nouveau monde.' Il st bicn ciaindreque leflainr
'beau de la Foi ne s'&teigne en Europe, et que co
doi prcieux ne soit donn des petiplcs qui ca
fer nt un meilleur isage que nous. Oui, la religion
jrepdra dans ces contres, jusqu'alors si abandon.
jCies, pourvut qu'il y ait qtuiicques bons prtres,
.tuelques prtres sages et p'l'uins, ayant bien
esprit de leur lat. Le igouvci-riireiut ne peut
guires se dispenser d'y on envoyur dans le cir-
constances actuelles s'il ne veur ps le faire par
un moif de religion, il doit le fairc. par inrte'r
et par politique. De bons pr-tres instirTarurs sont
maintenant plus utiles et m iiie phis noctssaires
au rrablissemen t t u miaitien du bon ordro
*parmi les Couve.uxi citoyens, au milieu des vastes
et immense forts et des nmontagues presqu'inac-
vessiblet, que des milliers de bayonnette et ddr





(-7)
bitaillons arms. Pendant que j'ai t Cayenne,
j'ai seul fait revenir, ramen et remis leurs mai-
tres, par la-voie de la persuasion, de la douceur
et de la religion, plus de nkgres fugitis et marons
que tros les drachemens ensemble, depuis 'eta-
blement de la colonies; j'en prends tmoins les
citoyens Iesca/ler (1) et Pomme (2), et tous autres
qui se sont trouvs la Guyane franaise quand
j'y dois. On a beau fire, on a beau dire, il
fut une religion aux peuples; l'exprience de rous
les temps et de tous les lieux en dmontre la n-
cessirt. S'ils n'en ont pas une bonne, une vraie,
ils s'en front une mauvaise, une fausse; ils don-
neront dans la plus grossirc superstition. Plus ils
sont charnels et ignorans, plus ils en ont besoin:
ce frein a toujours t le moyen le plus facile dt
en mme temps le plus sr pour les contenir.
Avant l'arrive des missionnaires Cayenne, oh
eic parloit parmi les nigres que de quai defticds s,
d'iopo et depiaic; les natres ne pouvoient con-
tenir les esclaves. C'toic en vain que le conseil
auprijur en avoir condamn un a tre brl;
ce'coir en vain qu'il avoit fait une loi prohibitive
pour les rassmblnemLns, rien an pouvoir les em-
pcher,
Les ngres migrs de Surinam, tablis sur nos
terres, chez lesquels j'ai di envoyti plusieurs fois
par le gouvernenmnt, avoient un arbre aupLr~ du-
quel ils s'assembloient souvent, et o ils Faioient
'mille xrravagances. Ainsi doun, si u von 'rrtzabtli

(I) Ls citoyeu trOf,fllirr, prmrnir rnramis au Bureau
tes Ccluas1} h .i aIrdonnnate;r ; Civanne.
(t) Le cituyen nomeiit, rerts'ntant du prmple au contil
'luioI tiu-ccnp, est diuta di la Gayine 1ran aiti 4,





'ordre dans leq colonies ec en tirer tout j1 partly
dot ellus sortt sIuscptibls il L it : commencrc pc
tirur lua loniums dj l'ra dte brite rc les. fliro
passer i.clili dl''re rl:lionnrble en icabhlisunt
parmi Eux des Cikl is bien org.ti'.tc'; e, et y p:ctttnc
vour istiri!Cuors di bons prutrcs rpublicains et
amiisd. la consdctitici n. L'duicatiin de la jeuneso
et l'iinsrrc.tiuion s Ignorarts sont les mioyPn les
piLs ai ,s, lunoritnssCpendiceCx etlesplus usrs pour
procurer la bien public. Le< entuils sont conmme
iine cire nolle laquelle on done Flcilement
I'etpreiite qu'on vIut : ce sont de. jeunes pl.ures
cqu'n dresse et qu'un tourney A sa volont. Il est
donc essential de liir donner dle bones impres-
stins, et de le porter de bonne heure au bien.
Etant destins devenir un iour les dFenseurs do
la patrie, les soitiens de l':at, et a fire le bon-
heur de la socici, on ne doit rien ngliger pour
un objet si important et d'une si grande impor-
tance. Quand on sait se mertre la porte des
enrlis, on tr'otve toujours moyen d'en cirer bon
parri; on jette dans leur ame, dans lent tendre
ca:r, qu'i scnr commcie une terre neuve et bien
prpare, de. .stcnc s qui ygernnent, y prennenc
racine, et portent souvent dans leur temps des
fruits tiles ;i la. religion et la patrie.
D'aprs ce que vous venez d'entendre, rvran-
dissin;es vques et vndrables frres, vous voyez
qu'il est utile, pour ne pas dire ncessaire d'en-
voyer des ouvriers vangdliques pour recueillir les
abondiaces miismons du nouveau monde: mtessis
multa op4rrir anutn paice.
J'ose suirer qti'ilsseront bien recus, bien traits,
qu'ils te manqueront de rien, lorsque, par la sai r
te de leur vie, la puretd .de leurs murs, la ri,




(9)
iglaridt de leur conduire et leur exactitude bien
remplir les devoirs de leur tat, ils auront gagan
Ja confiance de liurs paroissiens. Mais 11 Lut tout
dire; je ne veun tromper personnel. Ayant parl
des advantages, je ne dois pas laisser ignore les
d'savantages. Il y a de grades diiiouarlts sur-
monter dans les commetnccflens. s sur trois Eurom
pIJens qui arrivent dans les colonies, il en meurt
communmnent un, et quelquefois plus. Lorsque
la ci devant province de Champagne fut char-
ge de la mission du Cap le pre Colombari
partit, en quality de prefer apostolique avct
douze religieux de son ordre i i en mournt sept
dans le courant de la premiere anne, aprs leur
arrive Saint-Domingue, et plusieurs autres dans
la slice. C'est, ce que je croi, ce qui le o(blitges
renoncer la dessert de cette mission. On ob-
vieroit ces inconvinieps, s'il y avoir dts dv&ques
dans les colonies : ils urdonneroient das naturels
du pays, lorsqu'ils en trouvernient de u(!;nes ayant
les qiahits requises. Ces croles, ces genis de cou -
leur, F.its an climate brilant de la Zne' Torridt;
ne sont pas sulers aux mimes inconvniens que
les Europicans il y auroir beaucoupl plus computer
suir eux. Un autrr advantage, c'est que des vques
tah.Lroient une cerrainu uniformii dans lai mni
nibre d'enseigner. A ma nomination la pr1ieccure
de la Guvant han Aise, un curd ensoeig ir dans
sa pariisse le calec uism' de Paris n aure, c(=:i
de l,t Rochelle ; on autre, celi de Roueni e
.d'aitrs n'en enseignoient aucun. Cette div.er-it.d
dnli~ la f.lo d'enseigner avoit de grands incon-
vcniins ct dSrc'rnoit les sujets chaque mutation
de pairoise uni d- cnrI. Cette chre portion du
tro:pear de JJs, is-,.hrl dans les colonies nirict
L IS:iiu l'atteti(ion et la sollicitude du cuncitl




( o )
rptrnail. 11 y a aq moins' ,in million d:'ares.
CAyent ri .1: i :irnis iluplie, Itncni 'tl environ
rue i nrire ee bigarre. L'vequ: de la France
cqtuinolitle pourri3rt e dvrai jiedri. ses sins paS-
nori. sutr la GuVi4e, bullanitsj jusqu' ce que
le Ripubbljqu bata.vu y ci euvoie un. Cette co-
ilbie egt tres-cn.sidrasu e ; il y a peut-i fe piis
de rruis cetict' ille ngres. 11 le, pourr d'aurant
plus aiinwiit, qu'aujoui hui la lbert des cultes
y est, derte ,e a l'inscar de la;France. Avant la
rivolttin,., les habitains de cette coloiei avolent
ddji fait veniir d'Europe des prtCres caholiqeILs
l ms tnR- y sunt norts; les.aurtes e sont mis, par
lIur incoidul ae, datn I: caS dtr renvoyipi. Quel-
tuio habitats t'voint p;lU ai ay CayeMne pour leur
ir,: pasetr queuel s q x.ins pr-tres di'.a t: qe les
d e.r i- tunIlSiLs de i.a rdliglicn carhlque eiwent
.pl;s ,lidij, plus sou:is et. lus d4ciles Ct; ceImx
tni ne I-tuoieit pas. Il y a dans une pairru'< la
LGuya'ie hol;.: d.lue elnviron qauiJrau lL. il l iigr
libres dp'[i i';: t';'s, CchZ ae qui ily L.tit pro-
bliblemenrt lin g.d bui+i -l ie, si un a.voil do
lons na,;s5o!i.uaare a y envoyer.
ULn vq t: scroit ;1::..i bien tilii le , l G adlu-
loupu; dI Len5ICuiL sri wins ra,,urals >ur les lc.
de Sainttu-L-cit, Tab;iago, Sa.ii-Vir.Lnt Marie-
GabUnd la Grenade, S.iit-Thon:. ,t S.'.i:ta-
Croix o il y a. b&aucoup de auhvliqucli,
.A Saintc-rinmingue au rcommencement de la,
rvolunion, il y avilit Mix cCrt mille rres ie la
itini dI'un yuci qitIi a travailld aux raceise:iens
d.nns les bre'L :1r mP c d e le As voi' ,tttU M Il11 t dit t qi, lt i pi -
putLiun de ute .ckleui toic, sur lt rgibsrek




( fr il
de cinq cer r mille ; ie qte, come pti ers hli
bi:anus, pour payer moiris de capixta(non, fioiienc
dc: fC;jis;is dteClararions il y en :vuit au moino
vnir mule de plus sur la roralirht. Il fuidra li uncoro
ai.irait d'Cvques qfLe du ddparretnens. Ils ren-
diont ac si leur sollicitude pasiorala sur les lt
voiiinii, sur la Ja Kt'qLte, sur Savanach er Char-
lI.smvU,, da1i, les Et.tls-Unis de l'Arfriqine. Etia
repassant (ri France, un habirtnt tabli dans ce
pays vouiloic m'y conduiii'', distant qu'il.y avoiU
Dbeai:tniup de caiholiquies dans ces endrlciis, que
j'y series bien tecu et bien trait. A la paix quand
1w Martintlque sera rendue la France, il Laude-
aussi y d'ablir un dvque. /
L'cpoque de la liberet sera pour le nouveau
monde l'puque de sa rgnRr;rion et de sa splen-
deur. A Saint-Domingue, la Guadeloupe et
la Martinique, ilts riches ei il y a depuis long-
temps des colleges bien months ,de bons tablis-
smnens, quand les gens de couleur, les sancien
ngres libres, et rous tes nouveaux ciloyiess en
grieral, verront qu'eux et leurs eifans pourront
iidistinicrement ccuper les places et remplir tQutes
kls charges, quels fcrts ne ferunt-ils pas pour
acquLl ir de la science et des connoissances ? Alors
on pourra ordonner des prtres, eni mettre dans
to.s les lieux o leur presence sera ncessaire>
alors ils se partageront le nouveau monde, commas
les Apttres firent l'ancien : tes uns iront dans Tl
nord, ies autres dans le sud, et peut-tre plusieur%
en Ah ique, dans leur pays natal, o l'intenprin
dc l'air et les iucommniti ditis du climate n'ont encore
permis aucun Europen de fixer et former des
rablissemeni ls iront peut-tre jusqu'en Asie, ct
de-l ensuite en Europe. Qui est-ce qui peut assured;
qiu-i l ."nov.-u nionde ne seri pa5 un jour obligO




( la )
d'aller au secours spiritual de l'aitfen On ne peut
disconvenir qu'aluourd'hui la fii air grandement
teinte, et la religion beaucoup diminue en, Ea-
Tpe, etr il est tres . crindre que vc qui arrival
autrefois en Asie et en Afrique, n'arrive dans noa
conttes, et qu'elles ne te trouvent dAni la disetrt
oc de ministres du cuire, et do toure autre r hoseu.
aindis que les sciences, les arts et l'abondance,
compagnes atUse commnsunment insiparabls de la
riliion, rgnerontarn Amrique. Je dis camnpnaes
de l religion parcel que l religion limanisie tel
homimes, adoucit Ils meurs, blnifie et amiliora
Is caracrtres los jc rend par coiuquenc plu
aptes former une parFaise so*iic4.


lu*tL'*irMnMrtPLAia i CuItNdiNnS, nro Sanit-lacqtte,
tn face cell du PlIireu No. i7' et i7y.




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