Haïti en marche

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Material Information

Title:
Haïti en marche
Physical Description:
v. : ill. ; 45 cm.
Language:
French
Publisher:
s.n.
Place of Publication:
Miami Fla
Miami, Fla
Publication Date:
Frequency:
weekly
regular

Subjects

Subjects / Keywords:
Haitians -- Newspapers -- United States   ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.)   ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.)   ( lcsh )
Genre:
newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Spatial Coverage:
United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti

Notes

Language:
In French.
General Note:
Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier:
oclc - 21271733
lccn - sn 92061416
issn - 1064-3869
System ID:
UF00098809:00629


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Full Text

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( / p. 3) ( ( / p. 6) Comment Une manifestation des partisans dAristide (photo Hati en Marche) Petits et grands se bousculent au show du magicien Fritzner Paul (photo Hati en Marche) Les deux pouvoirs la veille dun nouveau round de conversations : le prsident Martelly et le snateur Desras (photo Robinson Eugne/HENM) ( / p. 7) Une runion politique la Fondation Aristide sous la direction de son pouse, Me Mildred Trouillot Aristide (photo Hati en Marche) Ce texte est articul autour des thmatiques fondamentales de la linguistique, de la crolistique, et des attitudes et comportements des locuteurs hatiens vis--vis du kreyl. Il se propose dattirer lattention des locuteurs MIAMI, 13 Septembre Lavalas cest lanniversaire le 11 septembre dernier de lun des actes les plus ignominieux de lre des coups dtat militaires post-Duvalier (qui stend pratiquement de 1986 jusquau rtablissement de JeanBertrand Aristide au pouvoir par les Marines amricains en P-au-P, 12 sept. 2014 [AlterPresse] --Les avocats de qui refusent de voter les amendements la loi lectorale de lanne. dit que le prsident Michel Martelly accepte de rencontrer les plus radicaux de ses adversaires, autrement dit les 6 snateurs ( / p. 6) ( / p. 4) des agents de lUnit de MIAMI, 12 Septembre En mme temps que le retour la table du dialogue semble commencer faire lunanimit, certains commencent aussi glisser des peaux de banane. MIAMI, 14 Septembre La Book fair ou seconde Foire du Livre, Little-Haiti, quartier hatien de Miami, a t visite, le dimanche 14 septembre, par plusieurs centaines de personnes, hatiens et trangers.

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Page 2 EN BREF ... EN PLUS ... 12 septembre 2014 URGENT Honorable John Kerry Secrtaire dtat Dpartement dtat 2201 C Street, NW, Room 7226 Washington, DC 20520 Cher Secrtaire Kerry: Je suis profondment concerne par la situation en Hati. commissariat de police qui fournissaient la scurit la maison du Prsident Aristide, et tous les policiers ont dmnag ce matin aux environs de 1 :00 AM. Cela rend le Prsident Aristide et sa famille totalement vulnrables. Je suis extrmement concerne quil existe une volont darrter de manire illgale le Prsident Aristide. tant donn que les supporteurs du Presidnt Aristide se sont rassembls autour de sa maison au cours des derniers jours pour montrer leur soutien envers lui, on peut raisonnablement attendre que ces derniers aillent entourer sa maison pour prvenir son arrestation. Personne ne devrait vouloir une confrontation entre les supporteurs du Prsident Aristide et la police. Je crains quune situation dangereuse se dveloppe qui puisse mener des pertes en vies humains et une instabilit politique plus profonde en Hati. Sil vous plait, intervenez immdiatement pour viter une confrontation inutile et dangereuse et pour assurer que le chaos ne sensuive. Sincrement, Maxine Waters Membre du Congrs cc: Thomas C. Adams, Haiti Special Coordinator Ambassador Pamela A. White, U.S. Ambassador to the Republic of Haiti Vingt-trois morts et trente-sept blesss cest le terrible bilan dun accident de la circulation survenu, ce mardi, au Morne Tapion, dans la commune de Petit-Gove, dpartement de lOuest, a rapport le juge de Paix, Jean Jude Landre. Lincident est survenu au moment o un bus assurant le trajet Port-au-Prince/ Chambellan, a chavir au niveau du morne Tapion. Les blesss ont t conduits lhpital Notre-Dame de Petit-Gove, avons-nous appris auprs dun collaborateur. HPN Port-au-Prince, le 11 septembre 2014 (AHP) La dcision du juge dinstruction Lamarre Blizaire dassigner lancien prsident Jean-Bertrand Aristide rsidence surveille, est quasi unanimement condamne par les avocats du barreau de Port-auPrince, soulignant que la loi hatienne ne reconnait pas une telle mesure. manifestement illgal lordre du juge instructeur et prcise que les agents chargs dexcuter pareil ordre, ont pour devoir de sy opposer sous peine dengager leurs responsabilits pnales. La loi hatienne, dit-il, naccorde pas cette prrogative un magistrat instructeur. Honorat survenu en sa rsidence le 5 Septembre 2014 lge de 96 ans. En cette pnible circonstance, nous prsentons nos sympathies son pouse ne Guylne Sylvain, ses enfants, petits-enfants et arrires petits-enfants. A ses soeurs et frre, cousins et cousines, ses belles-soeurs et beaux-frres et ses neveux et nices. Aux parents, allis et nombreux amis affects par ce deuil. Les funrailles de M. Michel Lamartinire Honorat ont t chantes le samedi 13 Septembre au Parc du Souvenir, commune de Port-au-Prince. Le Prsident Michel Martelly accepte de rencontrer le groupe des 6 snateurs et les organisations politiques de l`opposition autour de la crise pr-lectorale, a fait savoir mardi (9 septembre) le porte-parole de la prsidence M. Lucien Jura a annonc la publication prochaine de lagenda de cette srie de discussions, aprs celle dEl Rancho et de Best Western. On ne sait cependant pas si Lopposition a toujours insist sur le fait que larticle 289 de la constitution devrait tre pris en compte dans toute discussion pour favoriser le vote des amendements la loi lectorale et la formation du nouveau CEP devant organiser de nouvelles lections pour le renouvellement de la chambre basse, deux tiers du Snat, les lections municipales et locales. nouveau CEP et un changement de gouvernement. Le porte-parole de la prsidence a par ailleurs dclar que la prsidence prend acte de la fermeture lundi de la 2me session ordinaire de la 4eme anne de la 49eme lgislature, dnonant le fait que les amendements la loi lectorale nont toujours pas t vots au snat. Lucien Jura salue le vote par la chambre des dputs de la rsolution encourageant le conformment l`article 19-1 de la loi lectorale 2013. Petit-Gove, le 11 septembre 2014 Des centaines de partisans de lopposition hatienne ont manifest une quatrime fois mercredi (10 septembre) Petit-Goave pour exiger le dpart de la mairesse Sandra Jules accuse de malversation et de dilapidation de fonds publics. Les manifestants ont ferm, sur leur passage, les portes de plusieurs tablissements publics dont le bureau local du Ministre de lEconomie et des Finances. Cette manifestation sest termine en queue de poisson devant les locaux de la mairie o les manifestants ont d affronter des proches de la mairesse, compagne du prsident de la chambre basse, le dput Jacques Stevenson Timolon, au moment o ils tentaient dinvestir lespace de lhtel de ville. quils ne vont pas sarrter en si bon chemin. La Reprsentante spciale du Secrtaire gnral des Nations Unies, Sandra Honor, a dplor, jeudi, limpasse politique en Hati qui empche un accord en vue dorganiser La dernire fois que jai fait un expos devant le Conseil de scurit en mars 2014, Nous sommes un peuple gnreux Hati en Marche Miami th ( / p. 16) ( / p. 3) En 2008 sortait Autant en emporte la rvolution (1) de Jean Victor Gnus, lauteur de la Route Jamacaine Quen est-il de ces notes rassembles partir de la presse de lpoque et de nombreux ouvrages dhistoire montrant la contribution dHati la lutte des peuples du continent amricain contre le colonialisme europen ? Une uvre qui fera date avait prophtis Jean-Robert Hrard, qui a prfac le livre en mettant laccent sur la dimension thique du thme tout en souhaitant que cette compilation de faits historiques ouvrira la voie des recherches patriote cubain Jos Marti et du hros de lindpendance cubaine Antonio Ignacio Maceo dans notre pays pour y chercher aussi du soutien. Les dtails sur la prsence des volontaires hatiens Savannah (tatsUnis) dont ont fait dailleurs tat une quarantaine dcrivains etc. Devant cette mine dinformations base sur une documentation monstre, il nest pas tonnant que des historiens et des professeurs de la trempe dun Michel Hector ou dun Roger Petit Frre en aient fait rfrence plusieurs fois dans leurs cours dhistoire. Du ct de Cuba o Gnus est accrdit comme Ambassadeur, lintrt nen est pas moindre. Des professeures mrites telles que Gloria Leon et Digna Castenada sen rfrent dans les cours dhistoire quelles dispensent luniversit de la Havane. Les premiers deux mille exemplaires ont pulvris les records de vente au point quune deuxime dition stait avre ncessaire. Dans la deuxime dition, un chapitre sur lapport dHati la Rpublique Dominicaine a t ajout au texte original. Nous avons beaucoup aid ces voisins bien quils semblent le nier Victor Gnus sr de son propos. Louvrage a t aussi traduit en espagnol. Une maison dditions du Chili Ambos editores a aussi exprim le vu de le traduire et den assurer la distribution en Amrique latine. Projet en suspens encore plus approfondies sur le sujet. Le prfacier ne croyait pas si bien dire car ds sa sortie, louvrage a t positivement salu par la critique et aussi bien accueilli dans le milieu intellectuel, comme en tmoignent les nombreux commentaires dont il a t lobjet. Ce petit ouvrage sans prtention a normment contribu une meilleure comprhension de la dimension historique de notre rvolution reconnat Gnus lui-mme. Ce que lauteur visait, il nous le prcisera, cest de rappeler aux autres peuples que nous sommes gnreux et solidaires Ce disant, il rappelle, coups de faits, cette gnrosit exprime par une solidarit tant morale que matrielle. part laide au Venezuela, la plus clbre, il y a dautres actes de solidarit poss par les dirigeants hatiens de la priode postindpendance, plus prcisment entre le XIXme jusquau dbut du XXme sicle, que lauteur a voqus avec un luxe de dtails, ce qui expliquerait peut-tre lintrt soulev par cette publication. Lappui dHati au Mexique, moins connu, mais quil revisite en voquant laide armes et provisions obtenue du gnral Francisco Xavier de Mina lorsquil a mis le pied dans notre pays, sous Ption. La visite secrte en Hati du colonel Jos Ignacio Basadre, en dcembre 1829, dans le but de sortir Cuba du joug espagnol ; ce militaire indpendantiste avait sollicit laide du prsident Boyer, qui ne manqua pas de mobiliser toutes les ressources conomiques, militaires et navales dHati. Les visites du grand pour linstant. Toujours est-il quil tait bon de rappeler, surtout en ces temps drosion du patriotisme, ces actions poses par nos aeux ayant conduit la dcolonisation de ces peuples et de mettre un accent appuy sur le fait quelles contenaient des principes qui seront adopts un sicle plus tard, notamment par lONU. Gnus numre un un ces principes qui allaient devenir un fondement du droit international : lautodtermination des peuples, la reconnaissance des mouvements de libration nationale, la fourniture dassistance et laccompagnement des pays engags dans la lutte pour leur indpendance Les exemples sont lgion : laide aux fugitifs vads des plantations coloniales (anglaises, franaises et espagnoles) de la rgion. Ou encore les mesures dinterdiction prises par Hati contre les ngriers qui continurent ratisser les ctes la recherche de ngres Comme preuve du statut de pionnier des droits de lhomme dHati, Gnus mentionne les premires constitutions hatiennes qui stipulrent quil ne pouvait plus exister desclaves sur le territoire hatien et que ce systme dexploitation de lhomme par lhomme y tait aboli pour toujours. Nest-ce pas lanctre des corridors humanitaires contemporains et du droit dasile mme si ce dernier commence, dailleurs, tre franchement Diplomate crivain, Jean Victor Gnus la dynamique politique cre par le dialogue inter-

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Page 3 LACTUALITE EN MARCHE ( / p. 4) ( ( par 1/2 carreau minimum. Electricit (EDH) et eau (DINEPA) disponibles Routes asphalte Excellents titres muriellecsimon@yahoo.com scurit gnrale du palais national (Usgpn), dans la nuit du jeudi 11 au vendredi 12 septembre 2014. Depuis hier soir (la nuit du 11 au 12 septembre 2014), les autorits du palais national ont dcid denlever ce privilge Jean-Bertrand Aristide, informe Mario Beauvoir, lun des avocats de lex-prsident, joint au tlphone par lagence en ligne AlterPresse. Le rappel des agents de lUsgpn est en relation avec le dossier judiciaire, actuellement instruit par le juge Lamarre Blizaire qui a rendu, cette semaine, une ordonnance de mise en rsidence surveille lencontre de Jean-Bertrand Aristide. Aristide et plusieurs de ses proches sont pingls par la justice dans un dossier de corruption, de blanchiment Cette dmarche de rappeler les agents est inquitante mais ne constitue quune action de plus auquel il avait aussi droit, selon Me. Mario Joseph, autre avocat dAristide. Alterpresse Cette disposition survient quelques heures aprs que le juge instructeur en charge du dossier Lamarre Belizaire a dcid dassigner rsidence lancien prsident Aristide. rogn en Occident (?). Conclusion : la rvolution hatienne a europennes, la carte mondiale. Mais pas par des conqutes guerrires mais par la gnrosit et la solidarit agissantes. Malgr les apparences, le titre na pas t inspir mme nom de Victor Fleming (1939) Autant en emporte le vent et mme na rien y voir. Gnus la choisi, expliquet-il, pour mettre en vidence limpact de la rvolution sur des secteurs-cls de lconomie des puissances coloniales et esclavagistes Parmi les plus importants de lpoque il cite : le secteur bancaire, le transport maritime et le commerce. Les villes de la cte atlantique telles que Nantes, Bordeaux, le Havre ont connu un boom conomique avec la traite desclaves et le commerce transatlantique rappelle-t-il avant de faire une analyse magistrale du dclin des colonialistes impitoyables dhier. la suite de la rvolution hatienne, beaucoup de banques et de compagnies maritimes ont fait faillite. Ceux qui sadonnaient la traite desclaves ntaient plus en mesure dhonorer leurs dettes envers ces institutions. En plus, lexclusivit ou le monopole de la mtropole sur les richesses de la colonie la plus prospre du monde avait pris quest le ptrole aujourdhui en termes de valeur marchande. Les colons avaient perdu leurs biens qutaient ces esclaves quils pouvaient vendre au prix fort aprs les avoir acquis vil prix. Point besoin de stendre continue-t-il, sur limpact de notre rvolution sur lEspagne qui a perdu ses principales colonies en Amrique latine. La victoire des peuples latinoamricains fut possible grce laide dcisive accorde par Hati Simon Bolivar Bref, la rvolution hatienne a tout emport sur son passage. Pour ce qui est de la Rpublique Dominicaine, il reste, selon Gnus, beaucoup de points dombres dans notre histoire partage avec elle sur lesquels il serait bon de diriger le projecteur. Mais, estime-t-il, nous ne pouvons pas laisser nos voisin le loisir dcrire ce que bon leur semble sur lhistoire des relations entre les deux pays Sage rsolution. Et quen est-il des rapports avec ces peuples que nous avons aids dans le temps casser les chanes de lesclavage ? Il y a beaucoup daspects positifs dans les relations bilatrales avec ces tats, note Gnus. Les tats-Unis sont lavantgarde de lassistance notre pays. Le Venezuela et Cuba dveloppent une relation de solidarit agissante avec notre patrie. Et le Mexique, ne serait-ce lapprofondissement des relations culturelles, dmontre que les souvenirs entre les deux peuples sont encore vivaces rvle-t-il en guise de bilan. Il espre toutefois que notre histoire de peuple gnreux et solidaire peut contribuer la consolidation de nos relations avec les partenaires du Sud Huguette Hrard N.D.L.R. 1Autant en emporte la rvolution : Notes sur la contribution dHati la lutte des peuples pour leur libration : tats-Unis, Venezuela, Mexique, Cuba paru en 2009. Lavalas : la fois le diabolis et le diable p.1 Lettre de Maxine Waters John Kerry p.2 Dialogue et dialogue p.1 Comment concilier intrts personnels et lintrt public ? p.1 Little-Hati Book Fair : succs plus foule p.1 Comprendre que le kreyl est une langue naturelle comme toutes les langues naturelles p.1 Jean Victor Gnus : Nous sommes un peuple gnreux p.2 Information nest pas propagande ni propagande information p.8 President Obama, dont forget Haitians in the immigration reform p.10 Soti nan A rive nan L p.15

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Page 4 UNE ANALYSE Oui cest le pouvoir en place qui a prcipit ce nouveau tsunami conomique (pour employer un mot la mode dans notre petit monde politique) o tout le monde, presque indistinctement, semble se rveiller un matin sans un sou en poche, quelle horreur La fragile photocopie qui nous tient lieu dconomie, semble avoir t utilise par lactuelle quipe au pouvoir De leur ct, les secteurs jusquau-boutistes se sentent nous sommes tous dans le mme bateau. Il ne sagit pas dabsoudre le pouvoir ni de lui pardonner ses insolences (le fameux gran moun pa ladan ou interdit aux plus de 35 ans les PPW ou passera pas le weekend !). Etc. ( ( Apparemment cest un volte-face, un renversement total de la position adopte jusquici par le chef de lEtat. Et pourtant Oui, lexcutif a pass ces dernires semaines agiter divers pouvantails. Le PM Laurent Lamothe dans une tourne des coles publiques loccasion de la rentre des classes (photo J.J. Augustin) Lenfant terrible de la classe politique, le snateur Lavalas, Mose Jean Charles (photo EFE) Revenons donc la proposition annonce ce mardi par le prsident Martelly de rencontrer toute son opposition : les 6 snateurs durs cuire, et tous les partis gnralement quelconques opposs au pouvoir en place. Mais il ne doit pas sagir dune rencontre comme le Dialogue dEl Rancho, une sorte de partie de cartes o chacun essaie de placer ses pions, de rgler ses voiles (sa voilure) dans le sens du vent. Non, y en a marre, le seul dialogue qui vaille est celui o tous les problmes actuels du pays sont poss sur la table situation par des initiatives comme le fameux Article 12 devenu plutt une arme de chantage aux mains de lexcutif, comme cela aurait pu ltre aussi pour le lgislatif. Le vrai dialogue ne doit pas dissimuler les responsabilits dans la crise actuelle, celles-ci doivent tre clairement analyses mais non pour se taper sur la gueule mais pour faire le tri des vraies comptences. Et qui soient capables de faire face aux nouvelles exigences quon doit attendre le 28 dcembre prochain du Fonds montaire (un rendez-vous tout aussi important que les lections tant attendues), des exigences quil faut tre prts affronter, sans illusion parce que le jeu force couper (comme dsagrable impression dtre toujours prts liquider la nation pour quelques dollars de plus Bref un dialogue aborder dans cet esprit bien connu : les mmes causes produisent toujours les mmes effets Mlodie 103.3 FM, Port-au-Prince comme un enfant qui met en pices son nouveau jouet de Nol. Tout a t cass, dmembr, dmantibul bien entendu en esprant que le petit oiseau va sortir de la bote. Un nouveau miracle conomique On croit jouer Paul Claudel : la ville dont le prince tait un enfant. Il en ressort plutt un pays bloqu, ventr, mort-raide, au milieu de dizaines de chantiers abandonns, de tombeaux ciel ouvert. Pendant ce temps, lopposition quant elle narrive pas marquer des points. Lopposition marque le pas. Laissant limpression quelle ntait pas davantage prte grer la barque, ou plutt la tragdie nationale car celle-ci ne date tout de mme pas daujourdhui. Quest-ce qui a fait chouer le Dialogue dEl Rancho, rencontre organise au dbut de lanne entre les deux pouvoirs politiques (excutif et lgislatif) ? Ce nest pas seulement que les deux belligrants faisons exprs dutiliser ce langage), dpos en entrant leurs armes au vestiaire En tout cas tout de suite en ressortant, on sest mis faire tout le contraire de ce qui a t conclu. Le prsident Martelly et le premier ministre Laurent Lamothe ont continu mener les affaires de lEtat comme avant, et mme pire encore, puisque la machine conomique, de toute vidence, sest proprement arrte. Le Fonds Montaire International a accord au gouvernement jusquau 28 dcembre pour lui prsenter son rapport sur la gestion de lconomie. Et si celui-ci nest pas satisfaisant, pas un centime ne sera dbloqu. Pouvons-nous mme tenir jusque-l ? Par exemple, le fameux Article 12 de lAccord dEl Rancho, sign en mars 2014. Ce texte, qui na pas valeur constitutionnelle, autoriserait le conseil lectoral en fonction passer outre le vote du snat pour lancer le processus lectoral. Aprs force menaces gesticulatoires, le prsident Martelly ne semble pas dispos emprunter un chemin politique, qui rassemble tout de mme des poids lourds, avec lesquels il faut compter, quon le veuille ou non. Puis vint la proposition dun snateur proche de la prsidence, Edwin Zenny, qui consisterait pour les 5 prodernier inoprant. Et ainsi forcer la tenue des lections. Mais certains membres du groupe semblent considrer que ce serait trop risqu pour leur carrire politique. Mais ce nest toujours pas ce qui a d convaincre le prsident Martelly que le retour la table du dialogue est la seule issue possible. Or, curieusement, cest pareil aussi pour lopposition, ce sont les mmes causes produisant les mmes effets chez les uns comme les autres. Et la vrit, le pot aux roses sappelle : le pays est dans une situation dsespre dont ni les uns ni les autres ne peuvent len sortir. Le pouvoir a le dos au mur. Lopposition de son ct na pas de recette. Il nexiste dailleurs pas de recette magique dans le merdier (pardonnez lexpression) o nous trouvons en ce moment. Par cette dcision, le juge Blizaire tient ce que, lui seul, en tant que juge charg du dossier, puisse dsormais autoriser des personnes, quelles que soient leur qualit, rendre visite Jean-Bertrand Aristide, en sa rsidence, Tabarre. Suite cette dcision, des proches et sympathisants dAristide se sont masss, le vendredi 12 septembre, devant la rsidence de celui-ci Tabarre en vue de manifester leur solidarit au leader Lavalas. Selon une ordonnance prise mardi, le juge qui enqute drogue et blanchiment des avoirs, a demand la Direction de la police judiciaire dencercler la maison de M. Aristide et le conduire au tribunal si ncessaire. Ordonnons aux responsables de ladministration pnitentiaire de prendre toutes les dispositions, gnralement quelconques, pour scuriser la rsidence o se trouve linculp et pour le conduire, au besoin, par-devant nous, aux sont reprochs, crit le juge Blizaire dans son ordonnance. Dans le cadre de cette affaire, le juge qui a dj entendu lancien Premier ministre Yvon Neptune et lancien ministre de lintrieur Henry-Claude Mnard, demande la police dencercler la maison de M. Aristide situe Tabarre. Ordonnons, en consquence, aux responsables de la Direction Centrale de la Police Judiciaire de scuriser le pourtour de la maison sus-indique, a conclu lordonnance. Le juge Blizaire a galement dcid que lui seul, en tant que juge charg du dossier, pouvait dsormais autoriser des personnes, quelles que soient leurs qualits, rendre visite JeanBertrand Aristide, dans sa rsidence, Tabarre. HPN

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Page 5 DE LACTUALITE Mais h, quoi de plus normal, la politique ntant pas un jeu denfant de chur. Mme quand il est plus quvident que les intrts personnels ne sont pas seuls en cause, et quil devrait y aller avant tout du sauvetage de la barque nationale. Alors quoi faire ? politique en Hati. Et nous avons une utilisation particulire des mass-mdias (encore plus masse que nature) qui les rend tout fait appropris ce genre dentreprise de dmolition dans lequel la longue nous sommes passs matres Mais aussi auto-dmolition, vu les torts causs la nation toute entire. ( Soit parce quils nen esprent pas grand chose pour leurs intrts personnels, soit pour faire monter les enchres en leur faveur. Untel ne voit pas la ncessit de reprendre les ngociations et que, par exemple, on na qu accepter la La plateforme Gouvnman an lakay ou qui sest transporte le samedi 13 septembre coul dans lle de la Gonave, dans la baie de Port-au-Prince dialogue. Oui mais pour commencer, la politique nest pas une affaire de bons sentiments. Il sagit dintrts. Politiques. Durs. Pas de cadeau. Qui, aujourdhui, mettent face face dabord les deux pouvoirs, excutif et lgislatif. Dun ct, le prsident Michel Martelly, qui sest engag tenir les lections lgislatives (2 tiers du snat et la totalit des dputs) et municipales avant De lautre ct, le snat qui len empche parce quun sextet refuse que se tienne le vote des amendements la loi sous lgide de laquelle doivent avoir lieu ces lections, moins dappliquer une autre disposition pour la formation du conseil lectoral : larticle 289 de la Constitution qui stipule une large participation de la socit civile dans la composition de lorganisme lectoral. Lactuel CEP (conseil lectoral provisoire) est form uniquement des reprsentants des trois pouvoirs (excutif, lgislatif et judiciaire). Mais alors que les deux principaux protagonistes font mine de se rapprocher voici que semble dmarrer une guerre sourde, une lutte en sourdine, avec pour armes soit la manipulation dinformations en vue de torpiller le processus soit du pur chantage, par exemple en posant des conditions qui rendent tout dialogue impossible tant que lon na pas soi-mme Une telle situation nous rappelle les annes 1980 tout de suite aprs le dpart de la dictature Duvalier (7 fvrier 1986) et que le pays comptait des personnalits encore capables dincarner, si lon peut dire, lintrt suprieur de la nation (les Routo Roy, Emmanuel Ambroise, Pasteur Rocourt, Pre Adrien, Serge Villard). Peut-on imaginer situation pire que celle qui, par exemple, avait donn lieu au massacre de Saint Jean Bosco, dont le 11 septembre dernier ramenait le 26me anniversaire Ou laccord de Governors Island (dans la baie de New York) alors que le pays se trouvait sous une dictature militaire putschiste quon dit la plus meurtrire de son histoire (1991-1994). A ct, aujourdhui, cest presque du jeu. Mais, voil, il nous manque lessentiel : un symbole. Que ce soit une personnalit ou une institution. Un Desmond Tutu ou un Solidarnosc (Pologne) ou les Grands-mres de la Plaza de Mayo (Argentine). Daccord rien nest plus comme avant et on est pour faire sauter en un clin dil ce genre dabstraction, de On la bien vu rcemment avec la dcision de laisser la seule confrence piscopale catholique (CEH) le soin dorganiser le sommet dEl Rancho (fvrier-mars 2014) Le cynisme navait jamais autant fait partie du jeu Prsident Michel Martelly et Snateur Simon Dieuseul Desras, prsident de lAssemble nationale (photo de courtoisie) demande des snateurs pour un conseil lectoral en vertu de larticle 289 de la Constitution. Bref, faire comme si. Supposons le problme rsolu Tel autre exige dinclure, en change de leur participation, la dmission du chef de lEtat en cas de non respect de son engagement tenir en temps voulu des lections libres et inclusives. Etc. Or ce genre de pr-conditions cest la meilleure recette pour faire tout capoter avant mme de commencer. Mme si, en mme temps, chez les plus radicaux, entendez par exemple les 6 snateurs qui refusent de laisser voter les amendements la loi lectorale, aujourdhui cest le dgel. On vous dira, cest parce que cest l quils voulaient parvenir En tout cas, la semaine dernire, lenfant terrible de la classe politique, le snateur Mose Jean Charles (Nord), a donn son feu vert. Il applaudit la dmarche de Par consquent les notions de crdibilit, symbolisme ne sont plus ce quelles taient. Peut-tre doivent-elles descendre un peu plus de leur pidestal, davantage dans la dmocratiquement, ce quon appelait autrefois avec plus d propos : le peuple souverain. Aujourdhui nest plus symbole de cette crdibilit perdue, de cette lgitimit, au-dessus de la mle, qui veut. On ne peut donc ngocier, dialoguer au nom du peuple, sans avoir consult auparavant le mme peuple. Autrement dit (et ce que nous allons dire peut paratre un non sens), lagenda dun dialogue, pour que ses conclusions puissent simposer tous sans distinction, oui lagenda tout dabord devrait obtenir lassentiment de tous. Les prmisses doivent tre dmocratiques pour que les conclusions soient acceptes comme tel. Trop complexe, direz-vous, or cest le prix payer pour avoir fait tant de tort nos institutions, jusqu leur faire perdre toute lgitimit. A elles comme ceux et celles qui les incarnent. Ailleurs non seulement les institutions sont lues de manire dmocratique, et gres pareillement (jamais de retard dans la tenue des lections, pensez que celles dont nous parlons le sont de trois ans) mais ils ont aussi dautres instruments, comme, par exemple, les sondages lhonntet prouve. Chez nous, matres sondeurs, matres chanteurs Nous navons aujourdhui rien, rien qui puisse rtablir la crdibilit. Seule condition pour que la nation accepte pour que ceux-ci puissent simposer galement dans le grand jeu de massacre qui nous tient lieu de politique nationale. Alors comment faire pour rtablir cette crdibilit dmocratique perdue, indispensable cependant pour rendre inattaquable tout accord issu dune nouvelle tentative de dialogue ? Nous avons donc bien du chemin parcourir. Hati en Marche, 12 Septembre 2014

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Page 6 EDUCATION ( ( hatiens qui sintressent au kreyl et voudraient ltudier dune manire systmatique et rudite sans tomber dans les excs dun militantisme comprhensible mais vide. Il questionne les Hatiens de toutes les classes sociales qui vivent soit en Hati, soit dans les communauts linguistiques hatiennes de la diaspora qui parlent le kreyl dans toutes leurs pratiques quotidiennes mais refusent pourtant de le considrer digne dtre accept en tant que langue crite, formelle, capable de remplir son rle de langue coque le kreyl est une langue comme les autres qui est guide par des rgles et fonctionne dune manire hautement systmatise. Bien que son statut ait quelque peu volu positivement dans la socit hatienne au cours des trente-cinq dernires annes, il reste encore beaucoup dHatiens qui ddaignent le kreyl, sont prompts le rejeter dun revers de main, ou refusent obstinment dapprendre science linguistique, ou par mconnaissance de la crolistique, ou par soumission lidologie du franais en Hati. Aprs avoir explicit la notion de langue naturelle raccourci les fondamentaux de la science qui soccupe des langues naturelles, la linguistique, tout en insistant sur la ncessit pour toute personne qui veut analyser une langue naturelle de possder des connaissances en linguistique et maitriser les principes, mthodes et objectifs de cette science. Jexpliquerai ensuite brivement ce quest la crolistique, la discipline universitaire issue de la linguistique, qui tudie les langues croles, puis jexaminerai les attitudes et comportements des Hatiens en gnral lgard du kreyl. toute langue qui na pas de locuteurs natifs mais a t cre et invente dlibrment par lhomme en vue de faciliter la communication internationale. La plus connue des langues ophtalmologiste polonais, Ludwig Lazarus Zamenhof (18591917). Selon le Cambridge Encyclopedia of Language par le linguiste anglais David Crystal (1987), le nombre des locuteurs dans le monde parlant couramment lespranto varierait entre 1 million et plus de 15 millions. Cependant, un article de Wikipdia: http://en.wikipedia.org/wiki/Esperanto estime que between speak Esperanto, including perhaps 1.000 native speakers who learned Esperanto from birth. (entre 100.000 et 2.000.000 de personnes travers le monde parlent couramment ou activement lespranto dont peut-tre 1.000 locuteurs natifs qui lont appris la naissance.) [ma traduction]. Daprs larticle de Wikipedia, Currently, Esperanto is seen by many of its speakers as an alternative or addition to the growing use of English throughout the world, offering a language that is easier to learn than English. (De nos jours, lespranto est vu par la plupart de ses locuteurs comme une solution de rechange ou une addition lusage grandissant de langlais travers le monde, car il offre une langue qui est plus facile apprendre que langlais.) [ma traduction]. Une langue naturelle, contrairement une langue locuteur natif acquiert naturellement, ds la plus tendre enfance, la langue qui est parle dans sa famille et qui peut tre aussi parfois celle de la nation. Mais, ce nest pas toujours le cas. La langue native est aussi appele langue premire (L1) par les linguistes ou langue maternelle dans le langage commun. Cest la langue qui est acquise naturellement, par opposition la langue seconde (L2) qui, elle, est apprise dans le cadre dune ducation formelle ou sur le tas. Par exemple, un enfant n et lev en Hati par des parents hatiens acquerra trs tt les lments phonologiques, syntaxiques, et smantiques essentiels du kreyl sans avoir appris formellement cette langue lcole. Quand il sera temps pour lui dentrer lcole vers 4 ou 5 ans, il parlera kreyl couramment. Un enfant franais n et lev en France acquerra trs tt les composantes phonologiques, syntaxiques, et smantiques du franais avant daller lcole. Cest un processus universel rpt partout dans le monde. Pour lexpliquer, le linguiste amricain du MIT, Noam Chomsky (1975) (1986) (1988) (2000), soutient que tous les tres humains sont ns avec ce quil appelle un dispositif spcial dacquisition du langage ( Language Acquisition Device ou LAD), une Grammaire Universelle (GU) qui leur permet dacqurir une competence dans leur langue maternelle dans une priode de temps trs courte, aprs avoir t peine exposs cette langue. Grce cette facult de langage inne, les rgles linguistiques se dveloppent inconsciemment chez les enfants qui parviennent acqurir la langue de leur milieu familial et socital. Il est important de souligner que ce qui est inn chez lenfant, ce nest pas la langue du milieu dans lequel il vit mais des capacits entre le son et le sens et dacqurir trs vite les structures de la langue parle dans son entourage. La langue premire (L1) est donc la langue dominante du locuteur, celle de ses plus sres intuitions grammaticales. A cause de cela, dans les investigations linguistiques quil mne propos dune langue qui est pour lui une langue seconde ou trangre, le linguiste prfre obtenir ses informations dun locuteur natif plutt que dun locuteur qui aurait appris cette langue en tant que langue seconde ou trangre, mme si dailleurs cet informateur possde un niveau lev de comptence dans cette langue. Toutes les langues qui sont parles dans nos socits, langlais, lespagnol, le franais, le chinois, lallemand, le swahili, larabe, le kreyl, le wolof, le bambara, etc. sont des ressemblent des langues mais ne possdent pas de locuteurs natifs. Donc, sous le nom de langues naturelles, les linguistes rassemblent la totalit des 6.000-7.000 langues connues, ordinaires, parles par les locuteurs de tous les pays. Il existe Je voudrais proposer ici une trs brve initiation cette discipline puisquil existe des dizaines douvrages de ce type. Cependant, en la linguistique et la crolistique, rdigs en anglais et en franais, pour les lecteurs intresss. Parce que le langage est une facult humaine universelle et que tous les tres humains vivant en socit communiquent travers une langue, beaucoup de personnes croient quelles peuvent dire tout ce qui leur passe par la tte au sujet de la langue. En fait, si la langue nest la proprit de personne en particulier, pas mme les linguistes, il est important de se rappeler quelques vrits fondamentales : 1. Ainsi que la soulign le linguiste genevois Ferdinand de Saussure dans son classique Cours de linguistique gnrale ( 1972) [1916], la langue est un trsor dpos par la pratique de la parole dans les sujets appartenant une mme communaut, un systme grammatical existant virtuellement dans chaque cerveau, ou plus exactement dans les cerveaux dun ensemble dindividus ; car la langue nest complte dans aucun, elle nexiste parfaitement que dans la masse. 2. les langues est sans conteste le linguiste. Cest un universitaire spcialis en linguistique. Il ne parle pas forcment plusieurs langues (en franais comme en anglais, celui ou celle qui parle plusieurs langues sappelle un polyglotte/ polyglot) bien quil possde une certaine exprience au plan de la structure et de la typologie des langues en gnral. 3. sont les sons de la parole, les mots, les diffrentes constructions grammaticales, les diffrentes faons dutiliser la langue pour linteraction en socit. Cest ainsi que le linguiste runit ses donnes. A partir de ces donnes observes, le linguiste construit des thories explicatives pour rendre compte de la langue. Il btit des hypothses sur la structure des langues puis teste ces hypothses en procdant des exprimentations particulires la linguistique. Ce sont exactement les mmes processus quexcutent les biologistes ou les physiciens dans leurs domaines propres. Certaines des questions de base auxquelles la linguistique tente de rpondre sont les suivantes : Il est important de ne pas confondre linguistique et grammaire traditionnelle. La linguistique est descriptive, la grammaire traditionnelle est prescriptive. Cela veut dire que le travail du linguiste consiste dcrire avec son vocabulaire technique particulier les faits de la langue tels quils sont, et pas comment ils auraient d tre, selon des notions de beau de correction ou de puret Le linguiste ne porte pas des jugements de valeur. Le linguiste ne prescrit pas comment il faut crire ou parler. Il montre comment les locuteurs parlent, comment la langue fonctionne un certain moment de la dure (la linguistique synchronique). La linguistique synchronique soppose la linguistique historique que lon dsigne parfois sous le nom de philologie. Deux exemples tirs de langlais et du franais montreront comment les notions de correction ou Dabord, langlais. En 1961, le monde de la lexicographie amricaine fut secou par une dispute furieuse cause par la publication du Websters Third New International Dictionary of the English Language dont les rdacteurs avaient inclus des entres telles que : aint ou des expressions telles que ants in ones pants. Comme on le sait, aint appartient au vocabulaire de langlais parl non standard et fonctionne comme une forme courte de am not is not are not ou has not Pendant longtemps cette forme a t trs critique. Lexpression idiomatique have ants in ones pants est peut-tre de moins en moins en usage de nos jours et tait galement trs controverse. Selon le American Heritage Be eager for sexual activity (tre impatient dentreprendre une activit sexuelle), comme dans lexemple Johns got ants in his pants for Mary Les puristes qui sopposaient ces entres dans le Websters Third New International Dictionary of the English Language crirent la corruption et la dgradation de la langue (langlais) et critiqurent vertement les rdacteurs du Webster III. Ceux-ci restrent sur leurs positions et se dfendirent en disant que la tche du linguiste dans cette situation consiste observer ce que les locuteurs disent et lenregistrer sans porter des jugements de valeur. Le linguiste nest pas un juge. Voici maintenant un exemple tir du franais avec lequel les locuteurs francophones dHati devraient tre familiers. On connait le prestige dont jouit la littrature classique franaise en Hati, particulirement celle du 17 me et du 18 me sicle (Corneille, Voltaire, Racine, Rousseau). Ce sont ces crivains quune bonne majorit de professeurs hatiens du secondaire recommande leurs lves de lire et de prendre comme modle. Or, la langue de ces crivains ne reprsente pas du tout ltat de langue parl par les locuteurs franais ou francophones contemporains. Ce nest pas un parfait reprsentant du franais. La langue dite classique nest que le rsultat de changements arrivs au franais du 15 me ou du 16 me sicle. Cela explique pourquoi le franais hatien, dune manire gnrale, apparait tellement engonc ou archaque. (La thse de doctorat du linguiste hatien Pradel Pompilus La langue franaise en Hati soutenue en Sorbonne en 1961, rdite en 1981 chez Fardin, Port-au-Prince, Hati, 278 pages, demeure un travail universitaire prcieux, mme sil a pris quelques rides). Ce que certaines personnes ont tendance oublier, cest que toute langue doit voluer. Nulle langue ne peut chapper au changement. Si cela se produit, elle meurt. Dailleurs, il est quelque peu abusif de parler du franais au singulier car il y a de claires diffrences entre le franais de Montaigne, de Racine, de Chateaubriand et celui qui est parl ou crit de nos jours par les romanciers contemporains ou les journalistes de la presse radiophonique ou tlvise. Il ny a pas un franais, il nexiste que des franais. Une autre importante distinction que les linguistes tablissent entre leur discipline et la grammaire traditionnelle (celle que nous avons tudie au primaire et au secondaire) consiste dans la diffrence entre la langue parle et la langue crite. Cette dernire a longtemps t considre comme permanente ( les paroles sen vont, les critures restent) suprieure, et digne de servir de modle littraire. Mais, avec linvention du magntophone et la perfection des technologies denregistrement du son, les linguistes ont mis jour limportance de la langue parle et lexistence de deux systmes largement diffrents (bien quils se recoupent) : la langue parle et la langue crite. Lune des grandes spcialistes de la langue parle franaise, la professeure Claire Blanche-Benveniste, crit : Cest pourtant sous sa forme parle que la langue est le plus largement partage. Tous les gens bien portants parlent ; mais combien crivent-ils ? Combien sontils crire souvent et beaucoup ? Plus loin, Blanche-Benveniste crit ceci : Les linguistes ne sy (la langue parle) sont intresss que tardivement. Ils se sont demand si, en raison des grandes diffrences ressenties entre le parl et lcrit, il fallait considrer quil existait dsormais deux langues, avec deux grammaires distinctes. Les Franais seraient-ils atteints de diglossie (usage concurrent de deux langues de statuts diffrents) ? La linguistique se distingue aussi de la grammaire traditionnelle par lintrt quelle met se dmarquer du cadre conventionnel du Latin comme langue de base des autres langues. En effet, pour les grammairiens traditionnels, le Latin fournit le cadre universel dans lequel toutes les langues doivent rentrer. Les catgories grammaticales latines, selon ces grammairiens traditionnels, devraient se retrouver dans toutes les autres langues. Les linguistes combattent fortement cette prtention. Pour eux, on ne peut pas analyser une langue daprs les standards dune autre. De nos jours, la plupart des grammairiens sont obligs dutiliser sinon une certaine terminologie linguistique, du moins des mthodes empruntes la linguistique pour analyser des faits de langue. La linguistique est incontournable pour tudier les langues naturelles, parmi lesquelles, le kreyl bien sr, ainsi que toutes les langues croles parles dans le monde. Mais, en quoi consiste exactement la linguistique ? Dans la deuxime partie de ce travail, nous pntrerons au cur de la science linguistique, de la description des langues, et de leur fonctionnement concret. Hugues Saint-Fort New York, septembre 2014 Dbute la veille, par un cocktail agrment de petits plats bien de chez nous, lauditorium attenant du Little-Haiti Cultural Center (260 NE 59th Ter), le plus beau centre culturel hatien, aussi bien en diaspora quen Hati, la soire sest poursuivie par une confrence avec deux crivains, lhatienne amricaine Edwige Danticat et Gary Victor, venu directement de Port-au-Prince. Un large public a pu exprimer autant ses sentiments dattachement au pays natal le dbat a t surtout domin par les questions socio-politico-conomiques que son admiration pour la littrature ainsi que les arts de chez nous. Les musiciens et compositeurs Kiki Wainrigh et Pierre Antoine Jules et sa chorale, ont gagn tous les curs. Le lendemain, en mme temps quon se jetait sur les tables exposant les best-sellers de nos crivains du pays et de la diaspora (mais aussi dauteurs franais, de Sainte-Lucie, dAfrique, des Antilles) ainsi que des nouveauts comme le dernier Fort Dimanche de Bernard Diederich, les tout petits ne rataient pas leur rendez vous avec Fritzner Paul Magic Show, le magicien de la communaut. Flicitations pour cette extraordinaire initiative la Socit Koukouy (Jean Mapou, le patron de la Libreri Mapou et du Mapou Cultural Center, assist de lexcellente animatrice Marleine Bastien, de Kiki Wainright, Pierre Bambou etc). Le second Haitian Caribbean Book Fair a aussi Dade County Cultural Affairs, sous le leadership de Sosyete Koukouy.

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Page 7 HAITI-POLITIQUE 1994) : le massacre de Saint Jean Bosco o, le dimanche 11 septembre 1988, les sans manmans aux ordres du maire de Port-au-Prince, lex-colonel tonton macoute Frank Romain, envahirent la chapelle de Saint Jean Bosco, quartier populaire de Port-au-Prince, en pleine messe dite par un certain Pre JeanBertrand Aristide, et massacrrent surtout larme blanche de infortuns dans ce quon appelait lors les comits de quartier. partout et au grand jour, aussi bien au haut de la ville que dans les quartiers plus populaires, mme populeux, ceci dans les mois qui ont prcd la chute du tyran, le 7 fvrier 1986. Est-ce sentant venir la menace (plus vite que les dirigeants hatiens) que Washington a dcid de dbarquer Duvalier aussi soudainement ? Mme lopposition la plus militante qui fut prise de court. comme condamnation porte son tour contre le systme. Il doit bien y en avoir quelques-uns pouser cette notion mme purement philosophique serait-ce inconsciemment, au milieu des coupeurs de portefeuilles qui, selon lactuel ministre de la justice, constitueraient le gros de la troupe chaque manifestation, car aujourdhui comme hier les manifestations Lavalas sont les plus russies. Mais pas plus que comme chair canon. Oui, quest-ce que Lavalas aujourdhui sinon le ( peuple des bidonvilles les plus misrables jets dans les rues par des courtiers politiques. Les ennemis du Lavalas ont russi leur pari, un vrai tour de force. Le mouvement politique hatien le plus populaire du sicle dernier a t abattu, dabord en le dcapitant de ses jeunes cerveaux (cest le coup dtat de septembre 1991 suivi de trois annes de vidange systmatique, de quasi nettoyage ethnique), puis ltape suivante, dun processus de diabolisation dune intelligence inoue et mene de main de matre pour que plus quun. Le principal tort dAristide est quil na pas su protger de ce pige le mouvement dont il a voulu rester, aprs un quart de sicle, le seul matre bord. Soulignons que ces rflexions relvent de lanalyse politique et nont rien voir avec lactuelle poursuite pseudojudiciaire contre lex-prsident Aristide pour corruption qui, de toute vidence, rpond des motivations politiques, serait-ce par les Le massacre de Saint Jean Bosco reprsente un summum de la barbarie militaromacoute. Frank Romain nhsita pas le revendiquer, dclarant quelques heures plus tard au micro : Qui sme le vent, rcolte la tempte ! Le pays tait dirig lors par larme en la personne du gnral Henry Namphy, assist de ses compagnons darmes Williams Regala, Prosper Avril, Jean Claude Paul et le colonel la retraite Frank Romain. Peu de temps aprs, Namphy fut renvers et remplac par Avril dans un jeu de chaise musicale qui, aprs un bref interlude en la personne de la prsidente provisoire Me Ertha Pascal Trouillot, facilitant la tenue des prsidentielles de dcembre 1990, devait reprendre 7 mois plus tard, le 30 septembre 1991, avec le renversement du prsident lu Aristide par larme du gnral Raoul Cdras et du colonel Michel Franois, surnomm galement Sweet Micky, comme notre actuel chef de lEtat. Jusquau dbarquement des Marines dpchs par le prsident amricain Bill Clinton, pour rechouquer Aristide sur le trne, en septembre 1994. Ironiquement le mme Aristide qui dplaait les foules en criant : Kapitalis se peche mtel (le systme capitaliste est aussi redouter que le pch mortel). Dj nous entrons dans lambigut qui va caractriser depuis, le Lavalas. Lautre date symbolique ce sont les affrontements de dcembre 2003, veille du Bicentenaire de lIndpendance dHati (qui de ce fait ne sera pas commmor, hlas), entre jeunes Lavalassiens originaires principalement des bidonvilles de la capitale et les tudiants de lUniversit dHati. Etre parvenu sparer ces deux secteurs qui constituaient lme du mouvement sa cration (sous les auspices du clerg catholique, branche thologie de la libration), cest le plus grand coup ralis par les ennemis du plus grand rassemblement politique hatien du sicle dernier. Et cration spontane, faut-il le rappeler. Mais les ennemis en question nont pas lsin sur les moyens : coup dtat militaire du 30 septembre 1991, quon dit le plus cruel jamais connu, massacres en srie et mme en plein jour, dportations massives (plusieurs milliers forcs prendre la mer) et dportations slectives, jeunes militants placs devant un choix cest ou lexil ou la mort, etc. moelle, de ses cerveaux. Et qui taient ceux-ci ? Les jeunes et futurs cadres du pays allis leurs compagnons de quartier plus Allez lui expliquer quaux prsidentielles de dcembre 1990, les premiers lecteurs ont t des pres et mres de famille habills comme pour la messe du dimanche Aprs cette quasi guerre civile (mais opposant les jeunes des bidonvilles dun ct et les tudiants de lUniversit abattre. Cest le secteur ne pas frquenter sous peine dtre dernires dclarations prtes au prsident Michel Marelly par lagence HCNN, savoir personne nest au-dessus (des lois). Nhsitez pas les appliquer. Nayez pas peur, alors que le juge dinstruction (ici Lamarre Blizaire, qui gre laffaire un sens, ni dans lautre Comme on dit, lexcs en tout nuit Hati en Marche, 13 Septembre 2014 Dizaines de cadavres de victimes du coup dtat militaire du 30 septembre 1991 qui renversa le premier gouvernement Lavalas aprs seulement 7 mois Aristide la Jamaque, lune des tapes de son second exil (2004-2011) Des partisans toujours aussi motivs AVI SOU YON ODYANS KONSNAN BIDJ PIBLIK LA YAP ENFME OFISYLMAN PIBLIK LA ke Asanble Komisyon Konte Miami-Dade la ap ganize yon Reyinyon sou Bidj Piblik la jou jedi 18 septanm 2014 a 5:01 p.m. Reyinyon sa a ganize pou analize epi diskite Bidj Konte a pou Lane Fiskal 2014-2015. Reyinyon ki pwograme a pral reyini nan Sal Komisyon an ki sitye nan Dezym Etaj Bilding Stephen P. Clark Center, 111 N.W. First Street, Miami, Florid 33128. Tout moun ki enterese gendwa part epi di sa yo panse nan moman ak nan adrs ki endike a. Yon moun ki deside f apl kont klkeswa desizyon yon konsy, ajans oswa komisyon te pran epi ki gen pou w ak nenpt zaf yo te prezante pandan reyinyon oswa odyans sa a, moun sa a ap bezwen yon pwos-vbal pwosedi yo. Moun sa yo gendwa bezwen mande pou yo f yon dokiman ki repran mo pou mo tout pwosedi yo, ikonpri temwayaj ak prv ki svi km fondman pou apl la. Konte Miami-Dade ofri tout moun menm aks ak mem chans epi li pa f diskriminasyon poutt moun andikape nan pwogram oswa svis li yo. Si w bezwen dokiman nan yon lt fma, oswa yon tradikt langaj siy oswa nenpt ki lt aranjman, tanpri rele nan 305-375-2035 oswa voye yon iml nan adrs sa a agendco@miamidade.gov. HARVEY RUVIN, SEKRET CHRISTOPHER AGRIPPA, SEKRET ADJWEN jet soi-mme aussi aux orties et sous les tiquettes les plus infmantes de chim, rat pa kaka, autrement dit voleurs et va-nu-pieds. Honte vous si vous pactisez avec une telle engeance Ainsi les ennemis du Lavalas ne sont pas seulement parvenus politiquement l outcast ( le mettre totalement lindex) mais ils ont russi cette performance inoue de faire le mmes pithtes honteuses mentionnes plus haut. Dmarche tout fait sartrienne selon laquelle l outcast (la personnalit rejete) revendique son tat

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Page 8 MESSAGE & MESSAGE JACMEL, 7 Septembre Lune des stratgies les plus intelligentes du gouvernement du premier ministre Laurent Lamothe est la tenue rgulire du Conseil de Gouvernement. Le mercredi 3 septembre coul avait lieu le 38 e du genre, qui a t consacr principalement la rentre des classes ce 8 septembre. La tenue sur une base constante du conseil de Tandis que lon a droit au moins deux conseils de gouvernement par mois. Ceci ajout lmission Gouvnman an lakay ou, plateforme invente et dirige par le premier ministre troit contrle. Tandis que toute la stratgie du pouvoir actuel consiste Soit par lironie mordante dploye loccasion par le chef de lEtat quand ses barbouzes ne prennent pas eux-mmes la question en mains, dressant une barrire inexpugnable entre le prsident et les journalistes, entre le chef de lEtat et lopinion publique nationale gouvernement et ses nombreux experts en communications. Le dernier conseil de gouvernement a t lumineux cet gard. Consacr principalement la rentre scolaire, le ministre de lEducation a eu licence totale pour exposer ses plans et projets sans tre drang. Comme si une seule personne pouvait avoir le monopole sur lducation pour toute une nation, comme le ministre lui-mme devrait sen rendre compte en intellectuel patent et nationaliste par tradition familiale. Un long monologue ininterrompu, sinon par les gloussements de satisfaction du chef du gouvernement. Satisfaction. Autosatisfaction Cest le signe particulier de ce gouvernement. Dehors les gens font face une pauvret abominable et gnralise, aucune catgorie sociale nest pargne, or lcoute des conseils de gouvernement et du Gouvnman an lakay ou, tout va bien madame la marquise Attention, messieurs-dames, que vous ne commenciez prendre vos dsirs pour la ralit Hati en Marche, 7 Septembre 2014 gouvernement ne permet pas seulement au gouvernement de dire au pays ce quil entend lui faire entendre, et de la seule manire dont il veut le lui faire entendre, mais (et cest le plus important) cela lui permet dviter de rendre compte la nation par le jeu dmocratique cest--dire o le gouvernement na pas lui-mme la direction des oprations. Et il y a deux faons de le faire cest lors des convocations devant le Parlement dune part et dautre part, par les confrences de presse. Quelle est la dernire fois que le premier ministre Lamothe a rpondu une convocation au Parlement ? Devant le Snat pratiquement jamais, tandis que la dernire fois devant la chambre des Dputs ctait circuit ferm Le gouvernement dispose dune majorit la chambre basse. Quant aux confrences de presse, ni le prsident Michel Martelly ni le premier ministre Lamothe nen sont friands Quant ce dernier, plus frileusement encore, il a install un dispositif la Primature mme, do ministres et hauts cadres de ladministration tiennent leur rendez vous avec la presse. Ce qui permet un contrle total du processus. Ainsi bien entendu que toute la machine de propagande. Ds lors plus de diffrence entre les deux. Pour le gouvernement, information et propagande ne font plus quun. Linformation ngative celle qui drange (comme la hausse actuelle de la criminalit ou la chute encore plus vertigineuse du pouvoir dachat en cette veille de la rentre) est passe presque sous silence. Qui plus est, toute information vritable, celle diffuse par les mdias qui ne sont pas sous la coupe du pouvoir, est considre comme de lopposition. Finalement tout mdia indpendant est considr par lactuel pouvoir comme un organe dopposition. Aussi les chocs sont-ils frquents entre le pouvoir et la presse. Suivez mon regard On se retrouve comme sous le rgime de dictature de Jean Claude Duvalier. Mais avec un avantage pour le pouvoir MartellyLamothe quon est suppos tre en dmocratie. Nous nous expliquons. Sous la dictature linformation a beaucoup plus de valeur tant donn quelle est interdite. (3) Dans moins dun an nous clbrerons le centime anniversaire du dbarquement des marines dans notre pays. Cest en effet le 28 juillet 1915 que le petit soldat Pierre Sully est tomb en accomplissant son devoir. Jai parl de clbrer ce centime anniversaire mais je ne voudrais pas que cela soit mal interprt. Certes cette occupation fut un moment majeur de notre histoire, et aprs un sicle, il est bon de marquer lvnement, mais pour moi il sagit surtout de tirer une sorte de bilan, de voir si cette occupation a combl les attentes de ceux qui lont appele de tous leurs vux. Car il y en a eu pour souhaiter loccupation, ou tout au moins lintervention du blanc dans notre vie conomique. Dans la srie darticles que jai publis sur lvolution de la structure foncire, je cite des passages de Roger Gaillard dcrivant un certain tat desprit de la bourgeoisie hatienne durant les deux premires dcennies du 20 me sicle (voir HEM, Vol. 19, # 20, du 15-21/06/2005). Dabord, on battit la grosse caisse sur le thme, neuf encore dans notre histoire conomique, de la trs prochaine et bienfaisante pntration du capital tranger dans notre activit productrice. On connat lair, qui, par la suite, deviendra rengaine : Hati est riche en ressources ; notre main-duvre est abondante et bon march ; nous possdons des cadres techniques de valeur ; la plupart de nos ngociants, largent. Le raisonnement se poursuit alors, sous la forme parfaite du syllogisme. Or de cet argent, nos grands et puissants voisins ne demandent pas mieux, sous certaines conditions, bien entendu (scurit des investissements, stabilit politique), que de nous en abreuver. Il faut donc, en satisfaisant tmoigne. Vive donc lAmrique, et, par-dessus tout, vivent son argent et ses capitalistes dernier mot que certains de nos journaux, on le verra, pris dune soudaine vnration, affubleront parfois dune majuscule. (Roger Gaillard, La Rpublique Autoritaire, Port-au-Prince, 1981) Leurs vux ont t exhausss ; ce 28 juillet 1915, le blanc a dbarqu ; mais si nous regardons, cent ans aprs, on peut se demander si le rsultat est la hauteur des esprances. Fritz Jean donne la rponse : Toutefois, le gros capital amricain ntait pas au rendez-vous. Lorsque les Amricains se retirrent dHati en 1934, seulement deux compagnies dimportance y taient encore tablies : la HASCO et la Plantation Dauphin. (p. 96) Que sest-il donc pass ? Il y a environ trois mois, je publiais deux articles consacrs une runion de travail organise par le CRESFED autour des relations hatianodominicaines (voir HEM Vol. 28 # 18 du 21-27/05/2014 et HEM Vol. 28 # 19 du 28/05-03/06/2014). Au cours de ces discussions, on a parl des investissements nord-amricains du 19 me sicle et on en est pratiquement arriv la conclusion quil y avait du ct des nord-amricains un choix dlibr de considrer la Rpublique Dominicaine et Cuba comme des zones dignes de recevoir leurs investissements pendant quHati resterait simplement un rservoir de main-duvre bon march. Si on veut bien voir, Fritz Jean ne dit pas autre chose : Mais cela traduit, daprs nous, toute une stratgie des autorits amricaines qui considraient des espaces dinvestissement de lautre ct de la frontire, Cuba et en quelques autres pays de lAmrique latine, et labondante main-duvre hatienne, rservoir o puiser des bras pour faire fonctionner ces industries naissantes. Il fallait seulement trilogie : Rpression systmatique des mouvements insurrectionnels ; Encouragement de la migration de la main-duvre vers dautres espaces de valorisation ; Affaiblissement des centres de pouvoir provinciaux et par l rduire les oligarchies provinciales en simple subordonnes du grand centre de pouvoir de Port-auPrince. (pp. 96-97) La lecture de louvrage de Fritz Jean est aussi loccasion de faire le point sur un des reproches que lon fait souvent loccupant, savoir que cest de lui que nous avons hrit cette centralisation qui pose aujourdhui tant de problmes. Or Fritz Jean nous dit que ce mouvement vers Portau-Prince a dbut bien avant loccupation. Donc en cette commence perdre de sa capacit gnrer un surplus exportable, source dune rente de situation pour les oligarchies provinciales. Quitter la priphrie devient une ncessit pour la survie de ces rseaux sociaux provinciaux trop loigns du centre de distribution des privilges. (p. 82) Loccupant nen est pas pour autant innocent car il a accentu le mouvement : Cependant, en regard de la tendance gnrale qui a marqu la structure de production avant leur arrive, il ny a eu quune continuation, avec une centralisation jamais commue date des institutions de contrle autour du pouvoir de Port-auPrince. (p. 89) Il est un troisime point qui me tient, si je puis mexprimer ainsi, particulirement cur. Cela fait longtemps que je me dis que le plus grand tort que loccupation ait fait au pays cest davoir bloqu un processus. Je vois toute cette priode qui prcde larrive des marines avec ses coups dtat, ses prsidents assassins, le palais national incendi, comme les convulsions dun rgime qui est arriv au bout du rouleau. Je pense que personne ne savait encore comment on allait en sortir, mais je crois que toutes ces douleurs allaient permettre la nation denfanter une nouvelle formule. Cette nouvelle formule ne serait certainement pas du peut se demander si lappel au blanc nallait pas au-del des cas le blanc a dbarqu et linterprtation que donne Fritz Jean de son intervention va dans le sens de la mienne. Linvasion amricaine viendra apporter au peuple lhonneur et le bonheur et surtout laider faire face aux donnes de la crise gnrale du systme traditionnel, en vitant la rvolution en profondeur On verra plus loin quil aura chaque crise un palliatif endogne ou exogne. Et le systme continuera exister jusqu son puisement complet en 2012. (p. 85) Nous sommes de nouveau un de ces carrefours ; allons-nous encore une fois laisser passer la chance ? Bernard Ethart Miami le 15 septembre 2014 Des maquettes publies en guise de ralisations comme celle-ci pour un viaduc devant slever au carrefour de la route de lAroport international Le conseil de gouvernement en grand spectacle sous la baguette du premier ministre Laurent Lamothe (photo J.J. Augustin)

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Page 10 Mercredi 17 Septembre 2014 WHATS UP LITTLE HAITI ? with Pascale E. Taddeo The second annual Haitian-Caribbean Book Fair took place in Little Haiti last Sunday with countless activities and attractions. Sponsored by the Mapou Cultural Center and the Knight Foundation, the book fair serves as a means to promote Haitian authors. However, the hope is that South accused of having embezzled and laundered hundreds of millions of dollars between 2001 and 2004. This weekend an event anticipated by jazz lovers will take place. Starting at 6 p.m. on September 20, at the Little Haiti Cultural Center, musicians Beatriz Malnik, Felipe Lamoglia, Jowee Omicil, Chardavoine, Don Wilner, Chardavoine, Joel Widmaier, and Harvel Nakundi will entertain the public. Tickets are priced at $ 40.00 each and are available at the Caribbean Market Place and the Little Haiti Cultural Center. In the evening, Boukan Ginen will perform a free concert with special guest Chardavoine. Proceeds from the concert will go towards the International Jazz Festival in Port-au-Prince, which has now become an institution that brings together some of the most recognized JAZZ artists in the world. Each year the Jazz Festival of Port-au-Prince, which takes place at several different venues, attracts a bigger crowd of people of all ages who are willing to attend regardless of the weather. Marie Carmelle Rose Anne Auguste, Minister Delegate to the Prime Minister, in charge of Human Rights and the Fight Against Extreme Poverty participated last week in the forum Activate Talks: Technological Innovation for the children of Haiti, a Unicef initiative The forum brought together a number of stakeholders including: Maarten Boute, CEO of Digicel of Haiti; Patrick Sagna, the Head of Development for the digital tablet Surtab (assembled in Haiti); Danilia Altidor, the Director General of the Haitian Institute of Statistics and Computer (IHSI); and Edouard Beigbede, Representative of UNICEF in Haiti. Participants discussed the impact of innovation and mobile technology on the lives of children in Haiti. This debate was an opportunity for Minister Augustus to advocate the use of technology in areas such as education programs for all, health care, womens empowerment, and strengthening the protection of the environment. Haitian-Caribbean Book Fair on Second Ave N.E. in Little-Haiti Forum Activate talks : technological innovation for the children in Haiti much more rapid response to epidemics and other natural our society: disadvantaged children, stated Auguste, who considers the emergence of these technologies as a major asset for the integral development of the country and its modernization. By Patricia Elizee It is time for the Obama administration to grant die. Last week alone, 19 immigrants from Haiti came ashore in Hillsboro Beach. Of those 19, one young woman died and another was taken to North Broward Medical Center. miles east of Hollywood. No boats were found, no one arrested, no charges brought. It is time for the Obama administration immigrants die. Leaders in the Haitian community have lobbied for Program to no avail. This program, if ever approved, would the current immigration system, when an immigration petition as 10 years for their number to be called before they are able to migrate legally to the United States. Under the Cuban Family Reunification Parole visa petitions are given an opportunity to travel to the United States rather than remain in Cuba until their immigrant visa case becomes current. The stated purpose of the Cuban reunification through safe, legal and orderly channels of migration to discourage dangerous and irregular maritime migration. Because of the similarities between the Haitian and Cuban community, activists have tried for years to secure the the same if not worse economic, social, and political conditions and face the Atlantic with the same hopes and more desperation. With the 2010 earthquake, the inability of the Haitian government to stabilize, the increasing protests for elections, and now the de-naturalization of Haitians in the Dominican Republic, the U.S. governments goal of expediting family applied to the Haitian community. The Dominican Republic on Sunday announced a 12.8 percent rise in foreign tourist arrivals during August, compared with the same month last year, an achievement that local authorities say is a new record for the sector. The Dominican Tourism Ministry said that last month 424,715 tourists arrived in the country, raising total non-resident tourist arrivals for January-August 2014 to more than 3.6 million. The ministry added that in August 2013 a total of 301,387 foreign tourists visited the country, a 9.1 percent hike over the same period a year before. That growth is another record that we have achieved this year, where we have an average overall growth of 9 percent, when the growth projected by the World Tourism Organization for this year oscillates between three and four percent, said the entity in a communique. The United States was nation that sent the most Auguste emphasized the importance of Information Technology and Communication (TIC) in developing countries, while emphasizing the impact of these technologies on Haitian society in recent years, particularly with the emergence of mobile telephones- The impact of these technologies on Haitis economy and its society is huge [...] these technologies have allowed citizens to express themselves, communicate in real time to consult and mobilize. With this technology, we are now able to make a Florida residents will also participate and learn about Haitian and Caribbean art and history. Renowned Haitian-American writer and Miami resident Edwidge Danticat, and Haiti-based novelist Gary Victor, were among the authors who participated in the book fair. The event also featured Caribbean cuisine, arts and crafts, musical performance, storytelling, folkloric dances, and dance workshop. Lets not forget the highlight of the afternoon, a delightful performance by the beloved magician Fritzner Paul. For the Haitian-American children who came, watching the rara bands perform, admiring the dancers dressed Haitian arts and crafts, and listening to the traditional Haitian folktales helped open another window on their parents native country. But attendance by the community at large was low, considering the amount of effort that went into planning this unique event. Let us hope that the Haitian-Caribbean Book Fair in Miami grow by leaps and bounds over the next few years. Published September 9, 2014 By: Guyler C. Delva PORT-AU-PRINCE, Haiti (HCNN) Former President Jean-Bertrand Aristide is now under house arrest, according to an order issued last Tuesday by Judge Lamarre Belizaire. He is investigating charges of corruption, money of state and a number of his relatives when he led the country between 2001 and 2004. The residence of Jean-Bertrand Aristide, in the town of Tabarre will be surrounded by agents of the prison administration (APENA), while the perimeter of the residence will be retained by agents of the Central Directorate of the Judicial Police (DCPJ), according to Judge Belizaires order. The investigating judge characterized these provisions as precautionary measures to ensure that the accused Aristide will not escape justice, and so that he can be brought to the Jean-Bertrand Aristide and dozens of his allies are Meeting Notice INDUSTRY REVIEW MEETING NOTICE AND INVITATION Miami-Dade Aviation Department invites interested parties to attend the Parking Access & Revenue Control System (PARCS) Industry Review Meeting at Miami International Airport (MIA). This meeting is intended to provide the industry information on the upcoming solicitation at MIA. Small business owners and minorities are encouraged to attend. WHEN: Thursday, September 25, 2014 TIME: 2:00 p.m. WHERE: Miami International Airport MIA Conference Center Central Terminal E, 7th Floor Conference Room C-D To RSVP, please email your conrmation to Leyanee Valladares no later than Thursday, September 18, 2014 at lvalladares@miami-airport.com. tourists to the Caribbean country, providing 173,523 of the foreign visitors for August, 16.1 percent higher than during the same month in 2013, and it was followed by Canada, which provided 32,608 tourists, a 14.2 percent hike. The ministry emphasized that other numbers of tourists in August were France, Germany, Russia, Spain, the U.S. commonwealth of Puerto Rico, Argentina, England and Brazil, but it did not provide The ministry said that the increase is due to the generally favorable economic picture in the sending nations, as well as the Dominican Republics tourism promotion campaign.

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Page 11 MIAMI DADE COUNTY AVI LEGALDapre Lwa Florid F.S.98.075(7), yap avize vot yo ki sou lis pi ba la-a. Nap avize w ke baze sou enfmasyon nou resevwa nan men Eta Florid, nou doute si w elijib pou vote. Yap mande nou kontakte Sipviz Eleksyon Konte Miami-Dade, Florid, pa pita ke trant jou apre resepsyon Avi sa-a pou nou kapab resevwa enfmasyon sou kisa yo baze kestyon ke w pa elijib la epi pou nou w kouman pou nou rezoud pwoblm la. Si w pa reyaji epi w pa reponn a lt sa-a, sa gen dwa mennen Sipviz Eleksyon an deside ke w pa elijib epi yo va retire non w nan sistm enskripsyon vot Eta-a. Si w genyen ankenn kestyon sou koze sa-a, tanpri kontakte Sipviz Eleksyon yo nan 2700 NW 87th Avenue, Miami, Florid oswa rele 305-499-8363. Yap avize: Dnye adrs nan rejis: Yap avize: Dnye adrs nan rejis:Abelard, Adler L 1251 NE 108Th St #703 Covillier, Hugo236 SW 105Th PlAboud II, Charles M 1130 NW 7Th St Cowley, Alex3215 SW 75Th CtAbraham, Johnny 2005 SE 14Th St Cox, Robert W800 NW 28Th StAdams, Pristeena 3291 NW 171St Ter Cribeiro, Marcelino M2990 SW 16Th STAllison, Denise A 1625 NW 75Th St Crosdaile, Stanley U2735 W 62Nd St #203Almore JR, Roosevelt 3361 NW 207Th St Cruzpino, Hilda C9711 Hammocks BLVD #103Alquizar, Raquel 11901 SW 193Rd TER Curtis JR, Kenneth A2961 NW 161St StAlvarez, Alejandro N 7845 SW 164Th Pl Darbonne, Emmanuel J1497 NE 118Th TerAnderson, Patrick L 2405 NW 135Th St #116 Davis, Byron J2435 NW 50Th St #CArango, Leonel 7220 N Augusta Dr Davis, Teresa G15130 NW 29Th AveArias SR, Mario 583 Central BLVD Davis, Warren N2418 NW 22Nd CtArias, Jose C 5342 SW 154Th Pl Dawson, Akimo11140 SW 196th St #C-106Asmussen, Julia 625 Biltmore Way #205 De Leon, Heliodord1865 Brickell Ave #A2114Banks, Kenneth B 6511 NW 12Th Ave # 7 De Loach, Cecil M4314 NW 11Th PlBarillas, Nelson R 9674 NW 10Th Ave #H834 Del Valle, Ana Y581 Central BlvdBarrameda, Jonathan E 27120 SW 143Rd PL Delaos, Josbanne914 NW 106Th AveBarrera, Joshua P 320 NW 2Nd AVE Denson, Hellen W1501 NW 1St Pl #3Belfranin, Adrian 336 SW 23Rd Rd Desmore, Donyell D13485 SW 194Th StBenitez, Daniel O 5271 SW 92Nd Ave Diaz, Brenner8425 NW 141St Ter #4208Bennett, Nasondra M 211 NW 12Th St #5 Donaldson, Kimberly D5109 NW 24Th AveBernal, Raquel H 266 W 35Th St Dorval, Benson19130 NW 7th CtBerry, Jerrell T 26305 SW 135Th Ave Dowell, Eboni G11832 SW 202Nd StBezeryan, Ariko 2845 SW 69Th Ave Edwards, William15520 NW 2Nd AveBissainthe, Kenny 93 NW 38Th ST Ellis, Seth M1146 Dunad AveBivens, Antonio B 6254 NW 170Th Ter Emile, Gene K6910 NW 6Th CtBohannon, Mattie 17325 Homestead Ave # 3 Espinoza, Noel A6425 NW 200Th StBowen, Julie A 420 NW 13Th St Falagan, Jose A801 Meridian Ave #3BBowling, Shaquille R 3388 NW 49Th St Feo, Augusto1537 Meridian Ave #6Bradley, James W 2281 NW 135Th St #209 Fiallo, Maria I18868 SW 84Th Ct #7-21Bredy, Loufkens 11701 NW 12Th Ave Fife, Warren A3817 Washington AveBrenor, Rodney 1121 NE 199Th St Figueroa, Oscar L1650 NW 35Th STBrown, Alice 17120 SW 100Th Ave # 3 Flores, Jose U1553 SW 7Th St # 6Brown, Apollo L 1121 Salih St Flowers JR, Darryl A17612 NW 25Th Ave #204Brown, Curtrina D 1205 NW 81St St Forde, Steven J16430 NW 37Th CtBrown, Tyshombie L 13330 NW 17Th PL Franco, Alexander7859 SW 102Nd LnBryant JR, Michael A 1750 NW 76Th Ter Franklin, Sheneki L211 NW 12Th St 7Buitrago, Carlos R 1720 NW 113Th Ter Frazier, Anthony2910 NW 164Th StBullard, Damien E 4260 NW 170Th St Freixa, Odalis920 Venetia AveBullitt IV, Orville H 10850 NE 4Th Ave Frierson, Linda C1269 NE 110Th TerBurney, Timothy A 7700 NW 14Th Ct Fudge, Katrice2760 NW 58Th StBustos JR, Cesar C 11780 SW 18th St #528 Garcia, Carlos V326 W 11Th StCacciari Scali, Marco A 10789 NW 73Rd Ter Garcia-Ortiz, Rina1905 W 54Th St #I-205Campos, Aurelio H 3341 SW 7Th St Gatlin SR, Larry L17520 Homestead AveCandedo, Delia 9400 SW 64Th Ter Gatlin, Frankie L11845 SW 186Th StCannady, Lannis M 7333 NW 174Th Ter #G106 Gavins, Eldrick14424 SW 105Th CtCao JR, Pedro A 1690 W 79Th St Gibbs-King, Keaton KA10875 SW 216Th St #101Cardet, Carmen2267 SW 7Th StGibson, MacEyo7809 NW Miami PlCarry, Luckson2255 NW 10Th AveGibson, Rashard D 17321 NW 41St Ave Carter JR, Phillip W1430 Brickell Bay Dr #PH6Glenn, Devonte 1805 NW 2Nd Ct #301 Casanova, Francisco4830 NW 169Th StGrace, Timothy 1791 NW 47Th Ter Cason JR, John J2121 NW 64Th StGraham, Kennedy L 21162 SW 112Th Ave # 207 Castro, Edgard5485 W 22Nd CTGuerrier, Andy 825 NW 107Th St Celestin, Ralph1040 NE 151St TERGuillen, Sandor E 13341 SW 64Th Ln Cespedes, Carlos M960 SW 36Th CtHarris, Kenneth L 2131 NE 37Th Ter Chambers, Audrey M1743 NW 47Th TerHarum-Alvarez, Gabriel D 7998 SW 98Th Ter Chaparro, Schadrac F1122 Ocean Dr #A2Hazelhurst, Charvon Y 6965 NW 20Th Ave Chappell, Jacqueline D12285 NW 12Th AveHelne, Charlene 321 NW 146Th ST Chavez, Dulce M20201 SW 180Th StHernandez, Alberto 8836 SW 112Th Pl Chouinard, Angelina A940 W 29Th St #17Hernandez, Corsina 3209 SW 139Th Ave Clark, Jess D532 N Miami Ave # B21Hicks JR, Willie F 275 NW 190Th St Clayton, Dion S2029 NW 49th STHiggs, Gregory O 13850 NW 41St St #2A2 Collins JR, Julius A6745 SW 146Th StHill JR, Edmond C 900 NW 6Th Ave #148 Collins, Phillip A18600 NW 27Th Ave #303Hills, Kevin B 2020 NW 1St Ave Colon, Josue1632 SE 16Th AveHinkson, Dorian W 1072 NW 136Th St Cook, Jamal I765 NW 83Rd TerHorne, Kenethia L 10375 SW 149Th Ter Correa, Estanislao14750 SW 111Th StHouston, Wilbert 915 NW 1St Ave #H-2301Penelope Townsley Sipviz Eleksyon, Konte Miami-DadeKontinye nan lt paj la

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Page 12 MIAMI DADE COUNTY Kontinyasyon paj presedan an Yap avize: Dnye adrs nan rejis: Yap avize: Dnye adrs nan rejis:Hudson, Elton G 16315 NW 19Th Ct Morant, Donnell L 10765 SW 146th Ter Hudson, Michael J 1550 N Miami Ave Morris, Marcello 6020 NW 13Th Ave 16 Hudson, Robin J 429 NW 9Th St #22 Morton, Valerie V 1040 NW 3Rd Ave #7 Hullett JR, Weldon D 730 83Rd St # 3 Najera, Josue F 538 NE 65Th St Huskey, Jonathan O 21130 NE 25Th Ct Newman, Dorian D 1315 NE Miami Ct # 304 Ingraham, Tari JL 8041 NW 13Th Ave Nora, Robert L 17462 SW 105Th Ave Izquierdo, Eddie 5826 SW 4Th St Norero, Jeff C 16470 NE 8Th Ave Jackson, Curtis 1130 NW 80Th St #1 Norris, Terrence 2241 NW 196Th St Jackson, Tamika L 1271 NW 53Rd St Norwood, Ricky R 20840 NW 23Rd Ave Jackson, Vashawn L 685 NW 45Th St #3 Nunez, Miguel A 18625 SW 100Th Ave Jean, Seramand 14860 NE 10Th Ct Ofrichter, Bibiana 16410 Miami Dr APT #708 Jefferson, Gregory B 860 NW 213Th Ter #108 Oliva, Antonio J 3081 SW 27Th Ln #6 Jimenez, Anthony 5810 W 18Th Ln #201 Oramas, Angeline 2731 SE 17Th Ave #106 Jimpson, Hardy D 1340 NW 7Th Ct Ortega, Fernandina 171 NW 18Th Ct Johnson, Bonnie L 8951 NE 8Th Ave #104 Ortega, Nathaniel 15695 SW 76Th Ln #103 Johnson, Clifford A 2946 NW 47Th St Ortiz, Jorge E 2520 S Le Jeune Rd #4 Johnson, Dominique 13851 NE 3Rd Ct #113 Ortiz, Junior D 3633 NW 24Th Ave #11 Johnson, Horace L 700 NW 4Th Ave #3 Paez, Damian 44 W 59Th St Johnson, T E 9485 SW 72Nd St #A295 Pangia, Gladys 1627 Brickell Ave apt #1803 Johnson, Willis 2190 NW 93Rd St Parrish, John L 531 NE 39Th St #E5 Jones, Stashay R 15555 NW 27Th Ave Peart, Althea A 2433 NW 177Th TER Joseph, Mark C 342 NW 4Th Ave #5 Perez, Yoinkel 11781 SW 190th St Joseph, Roseval 930 NW 95Th St #103 Petitfrere, Roselyn 12501 NE 13Th Ave #414 Kapugi, Michael L 55 S Flagler Ave #12 Pierre, Phara 17110 NE 20Th Ave # 3 King, Tedrick T 10250 SW 173Rd Ter Pollock, Ray A 2940 NW 213Th St Kirk, Jelmo M 17301 NW 53Rd Pl Portillo, Luis 4051 NW 4th Ter L'Esperance, Maxo J 16215 NE 18Th Ct #106 Presley, Carl D 10951 SW 178Th Ter Lakhram, Catalina M 1071 SW 150Th Pl Pringle, Vivian C 18200 NW 4Th Ave Lamour, Ronel J 11729 NW 2Nd Ave Puig JR, Ernesto A 14055 SW 52Nd Ter Lampley, Arthur K 10321 SW 174Th Ter Pyron, Terance Y 2625 NW 55Th St Landis, Bessie L 8211 NW South River Dr Rabell, Lourdes 37 E Sunrise Ave Larios, Angel L 3177 NW 32Nd St Ramirez, Elvira 1341 W 33Rd St Latson, Gregory L 244 NW 34Th St # 7 Ramsay, Anthony 1074 NW 58Th Ter Launer, Chad 28600 SW 132Nd Ave Reddick, Michelle L 6206 NW 14Th Ave Lawson, Leroy J 26342 SW 141St Pl Reid, Obediah L 820 NW 76Th St Lembrick, Chalmers A 1513 NW 81St St Respeto, Angel M 8300 NE 1St Pl #802 Lewis, Christopher D 5109 NW 23Rd Ave # 5109 Richardson, George K 1414 NE 1St Ave Lichter, Sebastian 3635 Bougainvillea Rd Rivera Martir, Christian 1047 NW 32Nd St #2 Lima, Angel R 9211 SW 12Th St Rivera, Angel 30081 SW 148Th Ave Lopez, Brian 11420 SW 196Th Ter Rivera, Jason 12215 W Dixie Hwy #308 Lopez, Guillermo 20130 SW 123Rd Dr Robaina, Mailin I 1900 W 68Th St Lops, Marie G 510 NE 66Th St Roberts JR, Jack A 2745 NW 99Th Ave Louis, Mirande 1550 N Miami Ave Robinson, Linda T 283 NW 41St St Maloy, Demarris G 1345 NW 203Rd St Robinson, Raishawn 2532 NW 48Th St Mantilla, Bonnie A 8 SE 2Nd Ave #508 Rodriguez, Adrian J 2937 NW 64Th St Martinez II, George L 18680 SW 376Th St Rodriguez, Cristian 19010 NW 44Th Ave Martinez SR, Nianthony 13850 NW 41St St Rodriguez, Gregorio 3140 E 6Th Ave Martinez, Robert R 9350 Fontainebleau Blvd #C406 Rogers, Johnson 144 NE 60Th St Mattox, Daryl S 22120 SW 114Th Ct Rua, Luis E 3080 NW 86Th St Mayeld, Norris L 1537 N Redland Rd Ruiz, Alejandro A 2727 SW 89Th Ave Mc Elwee, Devon G 1312 NW 68Th St Rumph, Johnnie R 1244 NW 43Rd St McClendon, Virginia L 750 NW 41St St Sanders, Alphonso 638 NW 62Nd St McEkron, Chadric O 9041 SW 156Th St #B116 Santiago JR, Reinaldo 12705 SW 66Th Terrace Dr McGriff, Connie C 17810 SW 102Nd Ave Schwartzbach, Marc J 61 NE 59Th Ter Medina, Daniel S 1893 NW 15Th St Sepulveda, Felicita 1600 NW 27Th Ave #C210 Melendez, Orlando R 3911 NE 20Th St Shuford, William HF 17310 NW 37Th Ct Mendoza, Jose O 12201 SW 28th ST Silverberg, Christina M 16275 NE 19Th Ct # 21 Mesa, Manuel 13917 SW 17Th Ter Simmons, Morgan J 17524 SW 103Rd Ave Milan, Joseph M 14455 SW 256Th St Sims, Zachary J 3180 Biscayne Blvd Miller, Rosa L 1845 W 64Th St Slabaugh, Nathan A 14622 NW 13Th Rd Milton, Willie 15205 NE 6Th Ave #D209 Smith JR, Artie B 4131 NW 11Th Pl Miranda, Jonathan 3460 SW 132Nd Ave Smith, Bertha M 3140 NW 131St St #46 Mitchell, Ronald 1155 NW 2Nd Ave # 7 Smith, Calvin P 19547 NW 55Th Circle Pl Mitchell, Terence N 4520 NW 171St St Snell, Timothy 16100 NW 26Th Ave Mogul, Maxwell C 918 Calbira Ave Solivan, Enrique 1971 NE 171St ST # 1 Mompellier, George V 3847 NE 168Th St #2J Solomon, Jonathan M 2864 NW 132Nd St #1213 Monje, Hector N 16469 SW 103Rd Ter St. Louis, Jeffry M 3340 NW 188Th St Moore, Clinton B 12090 NW 12th Ave Stephenson, Bruce W 35000 SW 212Th Ave Moore, Robert 2301 NW 140Th St Stevenson, Michael 2030 SW 106Th CtPenelope Townsley Supervisor of Elections, Miami-Dade County Supervisora de Elecciones, Condado de Miami-Dade Sipviz Eleksyon, Konte Miami-Dade Kontinye nan lt paj la

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Page 13 PETITES ANNONCES ( / p 14) Yap avize: Dnye adrs nan rejis: Yap avize: Dnye adrs nan rejis:Stinnes, Hosea 2520 NW 204th St Villegas-Rivera, Manuel 16030 SW 304Th St Stoball SR, Daniel 28 NW 68Th St Walker, Lester P 272 NW 59Th St Striggles, Marie 1866 NW 93Rd St Walker, Willie 11770 SW 212Th St Sturgill, Gerald 6250 NE 1St Pl Wallace III, Willie J 22301 SW 115Th Ave Suarez, Alan L 7899 W 16Th Ave Washington, James E 26243 SW 141St Pl Suarez, Yurien 3820 E 9Th Ct Washington, Lynn C 580 NE 59Th St Taylor, Ricky T 3910 NW 176Th St Washington, Sonya M 365 NE 191St St #104 Taylor, Taneisha L 2775 NW 193Rd Ter Watson, Gladys D 809 NW 7Th Ave Thebo JR, Tom J 3812 NW 32Nd Ave Webster, Dale 10419 SW 182Nd St Thompson JR, Benjamin K 1110 NW 58Th St West, Marvin 1762 NW 70Th St Thurston, Michael D 3042 NW 77Th St White, Eldredge R 10201 NW 8Th Ave Tirado, Manuel 20540 Leeward Ln Williams JR, Virgil T 8520 SW 212Th St #101 Tousignant, Katie M 808 Brickell Key Dr #3208 Williams, Ariel L 4601 NW 183Rd St #F16 Trigueros, Silvana 11391 SW 64Th St Williams, Lillian 22340 SW 117Th Ct Tudor, Joshua R 10510 NW 27Th Ave Williams, Nicholas R 1601 NW 51st St Turner II, Talbert E 8500 Harding Ave #A-101 Williamson, Antonio R 537 SW 3Rd St #6 Turner, Trenise J 773 NW 49Th St Wilson, James A 20286 SW 122Nd Ct #E Uko, Dorthy L 2530 NW 183Rd ST Wilson, John C 1739 NW 47Th Ter Urra JR, Carlos 11251 SW 129Th Ct Witmer, Mitchell D 20500 W Country Club Dr #303 Valdes, Jorge L 51 SW 11Th St #635 Woodard, Wallace A 17221 NW 37Th Ave Valera, Jose A 13521 SW 82nd St Wooden, Sylvester 144 NW 2Nd St Vasquez, Alexander 1411 SW 16Th St Wright, Leonard 14250 SW 62nd ST #406 Velazquez, Amada G 12910 SW 83Rd St Wright, Tyrone J 4311 NW 191st Ter Victorero, Javier E 30620 SW 199Th Ave Yarborough, Tyneisha M 2419 NW 50Th St #F Victoria, Esther 3667 S Miami Ave #221 Zavala, Pablo 1768 W Mowry DrKontinyasyon paj presedan anPenelope Townsley Supervisor of Elections, Miami-Dade County Supervisora de Elecciones, Condado de Miami-Dade Sipviz Eleksyon, Konte Miami-Dade statuant publiquement et par dfaut au nom de la Rpublique et charge dappel. Accueille laction du requrant pour tre juste et fonde tant sur la forme quen droit. Maintient le dfaut requis et octroy laudience du mercredi 16 Juillet 2014 contre le sieur Jean Samson Thodore pour faute de comparaitre laudience susdite conformment 49 du code de Procdure Civil Luc D. Hector. Ordonne lexpulsion du sieur Jean Samson Thodore de la maison du requrant situe Carrefour, Brochette 97, prolong terrain Ticarme, conformment larticle 84 du dcret du 22 Aot 1995 alina 4. Condamne le sieur Jean Samson Thodore dix mille gourdes (10,000) de dommages-intrts, conformment aux prescrits des articles 1168, 1169 du Code Civil. Condamne le cit, Jean Samson Thodore aux frais et dpens de la procdure. Ceci avec commandement vu quil est par dfaut. Ainsi jug et prononc par nous, Wilfrid Marcnat juge en audience civile publique, ordinaire du mercredi seize (16) Juillet 2014 au Tribunal de Paix de la Commune de Carrefour, avec lassistance Il est ordonn tous huissiers sur ce requis de mettre le prsent jugement excution ; aux valoir ce que de droit. Pour expdition conforme collationne : Peltrop Willins Le Tribunal de Paix de la Commune de Carrefour a rendu en audience publique et en ses attributions civiles le jugement suvant: Entre : la dame Marie Malaine DESJARDIN reprsente par la dame Saint Paul Marie Gina aux sieurs Alcide Saint Germain, Jean Fritz Faureste Gesner Thimeau et Jacques Alexis Pierre dont le dispositif est ainsi libell : PAR CES MOTIFS, le Tribunal aprs en avoir dlibr conformment et au vu de la loi, statuant publiquement et charge dappel. Accueille laction de la demanderesse Marie Malaine DESJARDINS pour tre juste et fonde. Maintient le dfaut requis et octroy laudience du Mercredi Ving-cinq Septembre deux mille treize contre les cits Alcide Saint Germain Jean Fritz Faureste, Gesner Thimeau et Jacques Alexis Pierre pour faute de comparaitre conformment larticle 49 du C.P.C Luc D. Hector. Dit et dclare que les cits occupent illgalement la maison de la requrante. Ordonne en consquence lexpulsion des cits de la maison de la requrante situe Carrefour, Lamentin 52, rue Dubois # 6, conformment larticle 84 alina 4 du dcret du 22 Aot 1995 sur lorganisation judiciaire. Condamne les cits solidairement quinze mille gourdes de dommages intrts conformment aux articles 1168, 1169 du code civil. Condamne galement les cits aux frais prsent jugement, vu quil est par dfaut. Ainsi jug et prononc par nous, Wilfrid MARCNAT Juge en audience civile, publique, ordinaire du mercredi Vingt-cinq (25) Septembre deux mille Treize (2013) au Tribunal de Paix de la Pour ordre de Publication : Me. Berno MARCELIN, Av. Le Tribunal de Premire Instance de Port-au-Prince comptemment runi au Palais de Justice de cette Ville, a rendu en audience publique et en ses attributions civiles de divorce le jugement suivant : PAR CES MOTIFS, le Tribunal, aprs avoir dlibr aux vux de la loi et sur les conclusions conformes du Ministre Public, accueille laction du demandeur le sieur Christophe DAVAUD en la forme ; maintient le dfaut faute de comparaitre octroy laudience du vendredi vingt cinq deux mille quatorze contre la dame ne Eugenie Clment ; admet le divorce du dit sieur Christophe DAVAUD davec son pouse Eugenie Clment pour injures graves et publiques ; faits prvus larticle 217 du Code Civil Hatien ; prononce la dissolution des liens matrimoniaux ayant exist entre eux, aux torts sur les registres ce destins, le dispositif du prsent jugement dont un extrait sera publi dans lun des quotidiens sditant la Capitale sous peine de dommages intrts envers les tiers ; compense les de ce jugement. RENDU DE NOUS, Gerty Lon ALEXIS, juge au Tribunal de Premire instance du ressort de Port-au-Prince en audience Civil, publique et ordinaire du vendredi vingt-sept Juin deux mille PAR CES MOTIFS, le Tribunal, aprs examen et sur les conclusions conformes du Ministre Public, accueille laction de la requrante pour tre juste et fonde ; Maintient le dfaut cotroy contre admet en consquence le divorce de la dame ne Mona JN BAPTISTE davec son poux Clausel DORVIL pour incompatibilit de caractre et injures graves et publiques aux torts de lpoux, prononce Civil de la Section Sud de Port-au-Prince de transcrire sur les registres ce destins, le dispositif du prsent jugement rendu par le Tribunal dont un extrait sera insr dans lun des quotidiens sditant la Capitale sous peine de dommages intrts envers les tiers sil y chet ; commet lhuissier Zetrenne RENDU DE NOUS, Jacques Hermon CONSTANT, Juge en audience civile, ordinaire et publique du mercredi deux Juillet deux mille quatorze, en prsence de Me. Paul Wesley, Substitut du Il est ordonn etc En foi de quoi etc POUR EXPDITION CONFORME COLLATIONNE Me. Jean PRIM, Av. PAR CES MOTIFS, le Tribunal jugeant au voeu de la loi et sur les conclusions du Ministre Public, aprs avoir dlibr conformment la loi, accueille laction exerce par la dame Nyrvah Florens Bruno pour tre juste et fonde en fait et en droit ; Maintient le dfaut requis et octroy laudience du 03 Juin 2014 contre lassign ; Dit et dclare quil y a effectivement vente de la moiti commencement dexcution et la requrante est en possession depuis le 30 Septembre 1990 : Fait injonction formelle et contraignante la dame Micheline Villefranche de faire la dlivrance du bien vendu la dame Nyrvah Florens Bruno par devant le notaire Georges A. Labissire (article 1390 du code civil). Dit et dclare quen cas de non dlivrance dans un dlai de trente jours Francs partir de la dame Micheline Villefranche CENT MILLE GOURDES (100,000.00) de dommages intrts ; et condamne lassigne aux frais et dpens de la procdure ; Commet lhuissier Baqui Ernso Jean de ce Ainsi jug par nous, Me. PIERRE LOUIS Pierre APSORDE juge en audience Publique, civile et ordinaire du Mardi dix Juin deux mille quatorze en prsence de Mes Nelson Cilius et Evens Frederic Il est ordonn tous huissiers sur ce requis de mettre le prsent jugement excution ; aux PAR CES MOTIFS, le Tribunal aprs examen sur les conclusions du Ministre Public, la dite action ; Admet en consquence le divorce de la dame Nerlande JOSEPH davec son poux Andrice SAINT-CYR pour injures graves et publiques aux torts de lpoux. Prononce la dissolution Pointe--Raquettes de transcrire sur les registres, ce destins le dispositif du prsent jugement dont un extrait sera insr dans lun des quotidiens sditant la Capitale sous peine de dommages intrts de ce jugement. Compense les dpens. Ainsi jug et prononc par nous, Jacques Hermon CONSTANT, Juge en audience civile et publique en date du vingt Mai deux mille dix, en prsence de Me. Saint Aneau NORZ, Substitut du IL EST ORDONN ETC EN FOI DE QUOI ETC PAR CES MOTIFS, le Tribunal, aprs en avoir dlibr conformment et au vu de la loi,

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Page 14 LES JEUX Solutions de la semaine pass eFASCISME EMOUVOIR DENVER#O EN#E#GIT RA#R#HAI IGNORONS CE#NA##M ARCTIQUE Visitez Haiti en Marche sur Internet au www.haitienmarche.com 18LES JEUX DE BERNARD PORTEE PORTES PARTES PACTES JACTES JACEES RACEES SCRABBLEArrangez les sept lettres ci-dessous pour former un mot franais Solutions de la semaine passePARELIEBRULER ALITES L T G O E I VSolutions de la semaine passe: LES JEUX DE BER NARD Allez de BRULER, ALITES, en utilisant des mots du du vocabulaire franais, et ne changeant quune lettre par ligne.Mots MlsTrouvez les 20 pays au plus grands reseaux ferroviaires dans le carr ci-dessus Z K W B R E S I L W N W A F W U A R G E N T I N E A H U E E R N V E F Z V E U E T N S X E M R I G W Y I Y K S S N T A T O U O S I V O N R D H P R G A N R A U Z F R S A T K N A A T O U E Y M E Q R I U A E L Y S G Q L A O A I V N A Z D I K G E K N R O R N S E F A N E Y B A N P A E I P I S J K D N C X L W G D I D K L E U I M F Y O E O I A X Q Z Z M S R Q T U T W P N N M L U Y L R B T E E A G E U A E E U Q I R F A E K N P L U C A J L U G J I N D E M M E X I Q U E L D E N I H C W E W K N C E B I A M I S B F F M quatorze, en prsence du Substitut du Commissaire du Gouvernement Me. Sheila Monsanto Basile, Il est ordonn etc En foi de quoi etc.. Me. Luc SAINVILIO, Av. PAR CES MOTIFS, le Tribunal aprs examen sur les conclusions du Ministre Public, la dite action ; Admet en consquence le divorce de la dame Brunlia MICHEL davec son poux Lones FONTIN pour injures graves et publiques aux torts de lpoux. Prononce la dissolution des Raquettes de transcrire sur les registres ce destins le dispositif du prsent jugement dont un extrait sera insr dans lun des quotidiens sditant la Capitale sous peine de dommages intrts envers jugement. Compense les dpens. Ainsi jug et prononc par nous, Norah A. Franois, juge en audience civile et publique en date du vingt-trois Mars deux mille en prsence de Me. Richard BEAUZIL Substitut du Commissaire Il est ordonn tous huissiers sur ce requis de mettre le prsent jugement en excution ; aux Ainsi signs : Norah A. FRANCOIS et Andr DOUG. Me. Lormeau MAXAU Le Tribunal de Premire Instance de Port-au-Prince, comptemment runi au Palais de Justice de cette ville, en audience civile ordinaire de divorce, a rendu le jugement ainsi libell : PAR CES CAUSES ET MOTIFS, aprs examen et sur les conclusions du Ministre Public, accueille laction du requrant pour tre juste et fonde, maintient le dfaut octroy contre la partie consquence le divorce du sieur Jean Patrick EXIL davec son pouse Marie Marly JOSEPH pour injures graves et publiques aux torts exclusifs de lpouse ; prononce la dissolution des liens matrimoniaux a ce destins le dispositif du prsent jugement dont un extrait sera publi dans lun des quotidiens de la Capitale sous peine de dommages intrts envers les tiers sil y chet ; commet lhuissier Jean Joseph Rendu de nous, Jacques Hermon CONSTANT, juge en audience civile, ordinaire et publique du Mercredi onze Juin deux mille quatorze en prsence de Me. Paul Wesley, Substitut commissaire Ministre Public prs les Tribunaux de Premire Instance dy tenir la main forte tous commandants En foi de quoi la minute du prsent jugement est signe du juge Jacques Hermon CONSTANT Me. Paul Marie CALIXTE, Av. 3756-3083 Le Tribunal de Premire Instance de Hinche, Comptemment runi au Palais de Justice de cette ville, a rendu en audience publique et en ses attributions civiles de divorce le jugement suivant : ENTRE 1-) La dame Devse PHELE, ne Catherine DORCINE, propritaire demeurant 897-6, A-2430800 et A-2430802 pour lexercice en cours avec lection de domicile en son Cabinet sis Hinche, au No : 66 de la Rue Jean Jacques Dessalines, partie demanderesse dune part ; ET 2-) Le sieur Devse PHELE, propritaire demeurant et domicili Hinche, partie dfenderesse dautre part. PAR CES MOTIFS, le Tribunal, aprs en avoir dlibr conformment la loi et sur les conclusions favorables du Ministre Public, donne dfaut contre le sieur Devse PHELE, et admet le divorce de Madame Devse PHELE, ne Catherine DORCINE davec son poux Devse PHELE pour INCOMPATIBILIT DE CARACTERES et injures graves et publiques aux torts exclusifs de comptent pour la transcription du dispositif du prsent jugement dans les registres ce destins avec injonction de dlivrer aux ex-poux leur acte de divorce et commet lhuissier Arome GAUTHIER AINSI JUG DE NOUS, Me. Vernet SIMON, Avocat, Doyen au Tribunal de Premire Instance de Hinche en audience publique et civile du Lundi 13 Mai 2013 en prsence de Me. Molon de sige. IL EST ORDONN tous huissier sur ce requis de mettre le prsent jugement excution POUR COPIE CONFORME COLLATIONNE : Me. Antoine TOUSSAINT, Avocat. PAR CES MOTIFS, sur les conclusions conformes du Ministre Public, le Tribunal maintient le dfaut requis et octroy la barre contre la partie dfenderesse, admettre le divorce des poux le sieur Jean Bernard ELOI davec la dame Horline Julien Julien ELOI ne Horline JULIEN, Prononcer en consquence la dissolution des liens matrimoniaux existant entre eux pour injures graves lEtat Civil de la Croix-des-Missions de transcrire dans les registres ce destins le dispositif dudit jugement dont un extrait sera publi dans lun des quotidiens sditant la Capitale sous peine de dommages intrts envers les tiers sil y chet ; ordonner aussi la dame Horline Julien ELOI ne AINSI JUG ET PRONONC PAR NOUS, Sully L. Gesma, juge en audience civile, ordinaire et publique du lundi sept (07) Juillet deux mille quatorze (2014) en prsence de Me. Nelson CILIUS, Substitut commissaire du Gouvernement de ce ressort avec lassistance de Guillaume Il est ordonn tous huissiers sur ce requis de mettre le prsent jugement lexcution ; requis. Dispositif du jugement rendu par le Tribunal de Premire Instance De Port-au-Prince en date du dix-huit Juillet deux mille Treize ENTRE : 1) Le sieur Jol COSSOGU, demandeur dun part ET 2) La dame Jol COSSOGU, ne Dieula HILAIRE, dfenderesse dautre part. PAR CES MOTIFS, Le Tribunal aprs examen, le Ministre Public entendu, maintient action. Admet en consquence le divorce du sieur Jol COSSOGU, d avec son pouse ne Dieula HILAIRE pour injures graves et publiques aux torts de lpouse. Prononce la dissolution des liens Delmas, de transcrire sur les registres ce destins, le dispositif du prsent jugement dont un extrait sera insr dans lun des quotidiens sditant la capitale sous peine de dommages intrts envers jugement ; compense les dpens. AINSI JUG ET PRONONC PAR NOUS, Marleine Bernard DELVA, juge en audience civile, ordinaire et publique du jeudi dix-huit Juillet deux mille Treize, en prsence de Me. Joseph LYSE, Substitut du Commissaire du Gouvernement de ce ressort et avec lassistance du sieur Me. Gilbert MYRTHIL, Av. PAR CES MOTIFS, le Tribunal, aprs examen et sur les conclusions du Ministre Public, accueille laction de la requrante pour tre juste et fonde ; Maintient le dfaut octroy contre la consquence le divorce de la dame ne Marie Elne JOCELYN davec son poux Gabriel CADET pour injures graves et publiques ; Prononce la dissolution des liens matrimoniaux existant entre les sur les registres ce destin le dispositif du prsent jugement dont un extrait sera insr dans lun des quotidiens sditant la capitale sous peine de dommages-intrts envers les tiers sil y chet ; compense les dpens. RENDU DE NOUS, Jacques CONSTANT, Juge en audience civile, ordinaire et publique, sance tenante, du mercredi quinze Mai deux mille Treize, en prsence de Me Yanick Odney, Substitut du Commissaire du Gouvernement de ce ressort, avec lassistance du sieur Homre RAYMOND, IL EST ORDONN ETC. EN FOI DE QUOI .. ETC. Pour la publication : Me. Achille P. JOSEPH Le Tribunal de Premire de Port-au-Prince, a rendu en audience publique et en ses attributions Civiles, le jugement de divorce entre le sieur Pierre Casimir SIMPLICE et la dame ne Sonse Charles dont le dispositif est ainsi conu : PAR CES MOTIFS, le Tribunal, aprs examen et sur les conclusions conformes du Ministre Public, accueille laction requrant pour tre juste et fonde. Maintient le dfaut octroy contre la consquence le divorce du sieur Pierre Casimir SIMPLICE davec son pouse ne Sonse CHARLES

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Page 15 TI GOUT PA TI GOUT ak Jan Mapou Tks sa a se yon konferans Maximilien te f Monreyal pou yon gwoup ki rele CENTRECH nan dat 20 jiy 2014. Premye Pati. Mesye, dam, lasosyete, Anvan m konmanse pale, fk m ban nou de presizyon. Yonn, tit konferans lan di: Soti nan A rive nan I : Ayiti, kk pral poze tt mwen kk kessyon. M pa di m a pral pale sou pwoblm Ayiti. Paske si yon moun di li ap poze pwoblm, y a m ap f, kk kessyon m ap poze tt mwen. l yon mounn ap poze kesyon, se sila ki ap koute li a ki ta pou ba li repons. Sa nou ki ta pou ban mwen yo. Dezym presizyon an se sou fm konferans lan. Se yon jwet mwen ap envante. Mwen ap chwazi yon mo : Ayiti, pa ekzanp, anpi tankou yo f nan jwt kat, l ou ranmase kat yo te ba ou la, ou deploye yo nan men ou anpi ou ka w ki atou ou genyen. Konsa mwen ap degrennen tout lt ki nan mo Ayiti a : A, Y, I, T anpi I. Alkile pou chak lt mwen va w ki mo li f mwen sonje. Km nou konnen, mo se leman. Ou di yonn, li rale dt dy li. Sa ki f ak tout lide chak lt nan mo Ayiti mwen te chwazi a t a rale mennen nan tt mwen, alafen mwen va f yon fraz pou rezime sa mo Ayiti a vle di pou mwen. Premye mo ki vin nan tt mwen, l mwen di Ayiti, se Alfabetizasyon. Si yo ta mande mwen poukisa mwen chwazi mo alfabetizasyon an, mwen ta di se paske mwen te alfabetize nan lanne 1940 yo.! Km nou konnen se nan lanne mil nf san karant kat, pou premye fwa, yo te konmanse f alfabetizasyon an kreyl dapr metd Laubach la. Ptt gen kk mounn ki ta ka di: Men se an franse ou te alfabetize, se pa te an kreyl ayisyen ou te aprann li ak ekri. Se vre. L mwen di alfabetizasyon, sa ki nan tt mwen dab, se alfabetizasyon an kreyl. Men mo alfabetizasyon an pa vle di aprann li ak ekri nan yon sl lang. Denpi ou alfabetize nan yon lang ou gen dwa pase nan nenpt ki lt lang. Alfabetizasyon nan yon lang louvri pt pou alfabetize nan tout lt lang. Laprv, gen Assimil kouly a, pou mounn ki pale franse men ki vle aprann pale, li ak ekri ann ayisyen. Mounn, jis kouly a, se pa te lekl, yo te aprann li ak ekri nan lang ayisyen an, men se an franse yo te konmanse, nou ka di se yo menn answit ki alfabetize tt yo an kreyl. Day se te ka tout mesye denpi lontan ki t ap batay pou tout mounn ann Ayiti te aprann li ak ekri an kreyl. E sa te konmanse denpi nan diz nevym syk la, an 1896, ak Oswald Durand, l li te ekri Choukoun Sa te kontinye an 1901, l Georges Sylvain te pibliye Cric? Crac! yon reky fab Lafontn li te mete an kreyl; sa te kontinye ak Milo Rigaud, ki te pibliye an 1933 yon liv powm li te rele Tassos Anpi swit an swit ak tout lt mounn, jis kouly a, se yo menm ki te aprann tt yo li ak ekri kreyl yo te deja abitye pale a. Tout mounn sa yo, nou ta ka di se yo menm ki te alfabetize tt yo an kreyl. Yo te konmanse ak franse pou yo te kontinye answit ak kreyl. Menm jan pou McConnel ak Laubach, ki te sitwayen Etazini, ki te pale angle, anpi kreyl pa te lang natifnatal yo. Poutan se de mesye sa yo ki te pwopoze premye tograf pou li ak ekri kreyl ayisyen an. L mwen sonje se ak de ran dlo de ran larim mwen te bije aprann eple venn sis lt alfabet franse a, m di se yon mirak sa pa te dekouraje m. Okontr menm, se sa ki f mwen ap psiste dezanalfabetize tt mwen denpi tan sa a jouk rive jodi a. Sa ki f, se pa gwo gj, mwen ap f, l mwen mete tt mwen km manb tout gwoup mounn ki te konmanse alfabetize ann Ayiti, nan lanne mil nf san karant yo. Se pou sa tou, l mwen di alfabetizasyon, pinga kw se sou alfabetizasyon an lang kreyl selman mwen ap pale. Alfabetize nan yon lang, se pt-louvri pou ou alfabetize nan nenpt ki lt lang. Erezman! paske si yon mounn antre nan yon lang, li ka soti, al w sa ki ap pase dey, nan dt lang, pou apre li tounen bay lang manman li an yon ti bourad si li ta bezwen. Konsa nou gen dwa di alfabetizasyon se yon ti boujon ki pral bay gwo pyebwa lakonesans lan ak tout branch, tout sekond, inivsit o enstriksyon sivik ak enstriksyon moral. espesyalizasyon nan tout kalite dmn. Se konsa menm si yon mounn, l li ft li pa te bt, li ka vin pi save, sa ki vle di mwen bt pase jan li te konmanse viv la. Men si alfabetizasyon se aprenn grenpe nan pye bwa Paske nenpt ki mounn kelkanswa sa li aprann lan, li gen pou mete tt li anivo tout tan pou amelyore sa li te aprann lan ki ap evolye tout tan tou. E se sa ki f de fwa, li ka bije konmanse ak yon lang pou li pase nan yon lt. ! L mwen sonje mo alfabetizasyon an, ak tou sa li vle di, mwen ap mande tt mwen si nou ka konprann li menm jan nou te konprann li a an 1944, l, pou premye fwa, yo te konmanse f kanpay pou alfabetizasyon ann Ayiti. Mounn tankou mwen ki te aprann li ak ekri nan lannen mil nf san karant yo, nou ta ka di nou te konmmanse alfabetizasyon nou ak teknik mounn nan tan preyistorik, sa yo rele lge de pierre la. Dapre mwen, me jan sa te pase. Ti mounn preyistorik yo, l yo te w gran mounn yo t ap desinen sou mi twou wch kote yo te rete a, yo te kouri chache de kalite wch, ki vle di yon ladwaz ak yon bout lakre, pou imite sa gran mounn yo t ap f a. Anpi se konsa tou lkl te konmanse. Se pou sa mounn ki te alfabetize nan lanne mil nf karant yo, nou ka di nou pase tout pwogr aprann li ak ekri te f denpi tan preyistorik jis rive nan tan modn jodi a.Nou te konmanse ekri ak lakre sou ladwaz. Apre sa nou te vin ekri nan kaye ekriti, ki te an papye, e nou te svi ak plim sjanmaj nou te tranpe nan yon ankriye. Apre sa nou te vin gen estilo ak rezvwa ki te deja gen lank nan yon tib. Sa ki f nou pa te bzwen ankriye ank. Answit, nou te svi ak pwent Bik, nou pa te bzwen ranpli okenn tib ak lank. Apre sa te vin gen machin pou ekri ki non selman te gen woulo riban lank pou svi ankriye, men tou papye kabn pou f diplikata sa nou nou non selman f anpil kopi men f nou pa bezwen ale laps li. E sa ft si telman vit, nou pa menm gen tan fmen dinat a, repons kouryl nou te voye a gen tan tounen vin jwenn nou. nan yon tan tout bagay ap bouje tout tan. Nou nan yon epk toujou gen yon enfmasyon dny yon breaking news ki ap bay nan radyo o nan televizyon. Nan tan lontan pou nou te entwodisyon, devlopman ak konklizyon nou nan tt nou anvan nou te konmanse ekri opwp. Kouly a la, nou nan kopye-kole jis nan dnye moman. ! Kopye-kole sou ekran dinat, se kat, ki chak fwa ap kopye-kole yon lt bout istwa ak sa yo te montre nou anvan.Tan ap kouri atoutboulin e nou menm nou ap seye trape li san nou pa ka rive kenbe li.E se sa ki ap pase toupatou, nan tout bagay kouly a. Men lespwa pa vle di je pete. Fk nou w sa ki ap pase toutbon vre pou nou ka konprann kote nou ye. E avantaj alfabetizasyon, se pmet nou rekonet ki kote nou ye. Pran ekzanp istwa Ayiti, yon ng ki ta annik li nouvl jounal ap bay sou sa ki ap pase toupatou jodi a, ta ka konprann pi byen sa ki te rive Ayiti anpi ki mennen li kote li ye a, dapre sa ki kontinye ap pase toupatou. Endepandans Ayiti se nan tan yon fennt louvri anpi fmen, sa te rive. Konpare Tousen ak Desalin, toulede te f anpil jef pou wete peyi a anba grif Lafrans. Men se l Napoleyon te gen Angle, Otrichyen ak Ris sou do li, li pa te ka voye yon dezym ekspedisyon Sendomeng, fennt la te louvri. Anpi tou fk nou konprann Angle ki te deja pran yon swif nan men Tousen, se Jamayik selman ki te enterese yo, san konte yo te pedi Etazini ki p a t ank pran fs tankou li gen kouly a. Sa f menm si peyi, yo ap rele jodi a kominote entnasyonal, yo tout se te eksklavajis net al kole, yo te bije kite Desalin louvri fennt li a. Men apre sa nou bije fmen li. Si ou gen yon ti kay ak yon fennt ki bay sou lakou yon chato, se l met chato a pa la, met ti kay la a ka louvri fent ki bay sou lakou chato a. Men pa pito mt chato a tounen, mt ti kay la ap bije fmen fent li a. Gade sa ki rive Kiba, denpi 1959. Alfabetizasyon ki pmet pran nouvl sa ki ap pase chak jou toupatou sou lat, louvri je nou sou reyalite kote nou ye a pou nou ka konprann sa ki ap pase. Konsa mt ti kay a konnen ki jan pou li konpte tt li. Alfabetizasyon gen twa bary pou li travse. Bary pratik la, pou pa di ekonomik. Paske se konnen si chak endividi ki ap aprann li ak ekri an kreyl ta ka gen dinat li, ipad li, telefn entelijan li. O si omwen chak bouk ta pou gen klib entnt li. E sa se pa pale si toupatou ta pou gen kouran pou f tout enstriman sa yo mache. Kit se elektrisite, kit se enji soley o dt ? Men l mwen di bary ekonomik, se pa pou kalkile selman konbe sa pral koute men tou konbe sa ka rapte. Dapre sa yo di : pech senegal yo, denpi yo te konmanse itilize selil, anvan menm yo tounen bdm lavil, yo te deja okouran ki pri pou vann pwason yo te trape. ske abitan nan mn lakay nou ta bezwen konnen, anvan li desann lavil, ki pri pou li mande espekilat pou kafe li ap pote a ? Bary ekonomik lan at se kalkile sa sa ap rapte nou selon sa nou ap mize. Gen yon dezym bary pou alfabetizasyon, se bary kiltirel la. Yo te toujou di Ayiti, se yon peyi diglosi, ki vle di yon peyi ki gen yon lang anwo, franse, yon lt anba, kreyl. Ak alfabetizasyon, jan pou sa ta ft kouly a, gen l nou ap bije rantre nan miltilengis, ki vle di yon peyi ak detwa lang kt-a-kt. Men la ank, tankou bary ekonomik la, bary tan ank, pou nou alfabetize km ilfo an kreyl fk nou bije pase pa yon lt lang. Pran dinat, nan ki lang nou pral jwenn manyl pou aprann svi ak yo, pou nou aprann repare yo? ske nou ap jwenn touswit nan lang kreyl la tout sit nou ta renmen konsilte? Ki google ki wikipedia ki yahoo nou va jwenn an kreyl pou tout kalite kesyon nou vle pran ranseyman ? Men l nou sonje ann Ewp tout peyi ki ap pale lang natif-natal yo kouly a se sou laten yo te bije piye pandan syk e d syk, sa ka many bese dekourajman nou. Si nou ka di bary ekonomik la se marasa bary kiltirel la, paske toulede ap mache bradsi-bradsou, nou dwe pou rekont twazym bary, ki bary sosyal la, se dosou de premye yo. Li tan, se li ki gen pwen pou regle traka yo bay. Premye bary a se te konbe sa ap koute. Dezym bary a se fk nou soti dey pou rantre anndan, sa ki vle di itilize konesans lt lang pou regle pwoblm lang pa nou an.Twazym bary a at, se konnen ki mounn ki pral alfabetize sa ki analfabet yo. Yo va di mwen se mounn ki te deja alfabetize nan lang yo pral aprann dt li ak ekri a. Men, mwen ap tounen sou menm kesyon an yon lt jan. Kouman nou pral ganize alfabetizasyon sa a ak mounn sa yo? ske nou pral angaje alfabetizat-peyi o alfabetizatetranje pou nou peye yo tankou tout travay chak senmen o chak mwa ? Sa se yon opsyon. Men gen yon lt opsyon, Kiba te chwazi. Apre Revolisyon 1959 la, gouvnman kiben an te ganize brigad alfabetizat ak tout jenn etidyan kiben li te voye toupatou andey pou yo ale alfatebize abitan analfabet. Alfabetizat sa yo, yo te deja save, piske yo te pale, yo te li anpi yo te ekri lang yo ta pral aprann konpatriyt yo a. Sa f, yon b, yo te gen kapasite pou f travay la. Men, yon lt b, nan jan gouvnman kiben an te f sa, li te gen annik pou peye deplasman alfabetizat sa yo ak loje anpi ba yo manje. ske se ta ka yon solisyon pou Ayiti ? Sel sa mwen ta ka di, twazym bary sa a, ganizasyon alfabetizasyon an, se li menm ki bary sosyal la ki bare wout la anpi louvri bary nou gen pou janbe a. Se li ki separe mounn ki pi pv anpi ki pa save ak sa ki pi save anpi ki gen plis kb. Si gen mounn ki ka w analfabetis se pa yon sous lamiz pou yon gwoup selman men pou tout mounn nan peyi a; si yo ka w alfabetizasyon se li ki sous richs pou tout mounn e pa selman pou kk mounn, enben se mounn sa yo ki ta ka f dyb alfabetizat a pi byen. Klas ki pi anfm lan, se li ki pou travse bary a, al ede sa ki mwen anfm yo pou yo vanse vin jwenn li. Konsa, tout mounn a ka mache ansanm. Paske, l yon mounn ap ede yon lt, se pwptt li li ap ede an menm tan. Si se pa sa, enben adjo va lakaswl. Nou va tounen an won menm jan nou ap f denpi lontan. Se pou sa twazym bary sa a, se nan konsyantizasyon alfabetizat ayisyen yo li ye. Si yo pa f detou al jwenn lt ki pi dy yo, tout mounn a kontinye f bak annary. Gen ekonomi, gen kilti anpi gen sosyete nan alfabetizasyon. Se yo twa ki mande modnizasyon, adaptasyon anpi konsyantizasyon. Dnye kondisyon sa a, konsyantizasyon, se fouti li ki pi enptan piske alfabetizasyon gen pou leve bary ni entlektyl, ni kiltirl ni sosyal pou tout mounn. Nou te di alfabetizasyon se yon pyebwa, men se pa yon maswife. Sa li pote, se pou tout mounn pour incompatibilit de caractre ; PRONONCE la dissolution des liens matrimoniaux existant entre transcrire sur les registres ce destins le dispositif du prsent jugement dont un extrait sera publi dans lun des quotidiens sditant la capitale sous peine de dommages intrts envers les tiers sil y de ce jugement ; compense les dpens. RENDU DE NOUS, Jacques Hermon CONSTANT, Juge en Audience Civile Ordinaire et publique du mercredi vingt-huit (28) Mai deux mille quatorze (2014), en prsence de Me. Wesley PAUL, Substitut du Commissaire du Gouvernement de ce ressort et avec lassistance du sieur Homre Il est ordonn etc En foi de quoi etc Ainsi sign etc .. Pour expdition conforme collationne Pour la publication, le Cabinet LAMOUR et Associs. Mathieu THODORE, Av. Il est port la connaissance des citoyens de Port-de-Paix que les hritiers de feu Charlemagne Lully reprsents par le sieur Scylla Lully ont obtenu trois jugement du Tribunal de Premire Instance de Port-de-Paix en 2009 dont lun rendu contradictoirement contre Kerly Lully et ses occupants illgaux et les deux autres par dfaut contre Gracieuse Augustin et Mario Leconte : dclarant les hritiers de feu Charlemagne Lully reprsents comme dit est propritaires incommutables tant par titre que par prescription de leur quarante carreaux de terre proprit sise GRIGRI, Port-de-Paix. Il ressort que les huissiers Jean Franois Vixama et Cledanor Joseph se disant dtenteurs de mandats qui ne sont signs ni des dits hritiers ni de leur reprsentant font malicieusement des transactions sur la dite proprit. En consquent, les dit hritiers, reprsents comme dit est, mettent en garde toutes personnes qui font des transactions avec ces derniers sur la dite proprit sous peine de nullit de la vente car ces derniers nont pas de qualit pour agir au nom des dits hritiers ni en celui de leur reprsentant. SCYLLA LULLY IL est port la connaissance du public quun jugement en date du Vingt-sept Mai deux mille treize (2013) a t rendu par le Tribunal de Premire Instance de la Croix-des-Bouquets en faveur du sieur Michel Edmeuze ABSALON contre son pouse, Marie Michle CORIOLAN, dont le dispositif est ainsi conu : PAR CES MOTIFS, le Tribunal jugeant au vu de la loi et sur les conclusions du Ministre Public, aprs avoir dlibr conformment la loi, accueille laction du requrant pour tre juste et fonde ; maintient le dfaut octroy laudience du 06 Mai 2013 ; Admet en consquence le divorce des poux Michel Edmeuze ABSALON, pouse ne Marie Michle CORIOLAN pour cause injures graves et publiques, ce, aux torts exclusifs de lpouse, conformment lart. 217 du Code Civil, Prononce Croix des Bouquets pour la transcription du dispositif dudit jugement ; condamne lpouse aux frais et AINSI JUG ET PRONONC PAR NOUS, Me. Pierre Louis Pierre APSORDE juge laudience civile de divorce, ordinaire et publique du lundi vingt-sept Mai deux mille treize (2013), IL ES ORDONN tous huissiers, sur ce requis de mettre le prsent dcision execution

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Page 16 BACK PAGE hatien, rsultant de la signature de lAccord dEl Rancho, avait suscit lespoir que tiers des siges du Snat, la totalit des siges de la Chambre des dputs et ceux des administrations municipales et des conseils locaux a dclar Mme Honor au cours dune runion du Conseil de scurit sur Hati. entre lexcutif et les membres de lopposition au sein de la lgislature, a entran des retards rpts dans la mise en uvre de laccord a-t-elle poursuivi. Un groupe de six snateurs bloque notamment tout accord sur le cadre juridique qui permettrait lorganisation des lections. Mme Honor a not de rcentes nouvelles tentatives pour sortir de limpasse. Nanmoins, tant donn le temps ncessaire pour les prparatifs logistiques, la fentre a-t-elle dit. Cela est particulirement proccupant alors que sans lections, le Parlement ne pourra plus fonctionner le 12 janvier, crant ainsi un vide institutionnel jusqu ce que les lections soient organises et quune nouvelle lgislature soit installe. POUR EXPDITION CONFORME COLLATIONNE Cabinet LOLO et Associs, par: Me. Eddy Joseph Esprance NELSON Me. Nelfrand NELSON. PAR CES MOTIFS, le Tribunal, aprs en avoir dlibr conformment au vu de la loi, statuant publiquement, par dfaut, a charge dappel et au nom de la Rpublique se dclare comptent pour statuer sur cette action de trouble possession, dit et dclare que le cit a troubl la possession de la dame Marie Lourdes Raphael en le dpossdant avec viole ce ; ordonne en consquence lexpulsion du sieur Emmanuel ELIASSAINT de la proprit de la requrante ; ordonne en consquence la rintgration immdiate de la requrante des lieux condamne le cit QUINZE MILLE GOURDES (15,000 gdes) de dommages intrts, le condamne galement aux frais et dpens de linstance. Commet Ainsi jug et prononc par nous, Me. Roosevens Massenat DESMORNES, Supplant-Juge de Paix de la Commune de Gressier en audience civile du jeudi trois Juillet deux mille quatorze dix Il est ordonn tous huissiers et agents de la force publique sur ce requis de mettre le prsent jugement excution ; aux Commissaire du Gouvernement prs les Tribunaux civils dy tenir en seront lgalement requis. Ainsi sign : Me. Roosevens Massenat DESMORNES, Juge de Paix Supplant et Jean POUR EXPDITION CONFORME COLLATIONNE.