Haïti en marche

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Material Information

Title:
Haïti en marche
Physical Description:
v. : ill. ; 45 cm.
Language:
French
Publisher:
s.n.
Place of Publication:
Miami Fla
Miami, Fla
Publication Date:
Frequency:
weekly
regular

Subjects

Subjects / Keywords:
Haitians -- Newspapers -- United States   ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.)   ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.)   ( lcsh )
Genre:
newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Spatial Coverage:
United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti

Notes

Language:
In French.
General Note:
Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier:
oclc - 21271733
lccn - sn 92061416
issn - 1064-3869
System ID:
UF00098809:00624


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Hati : ( / p. 7) ( / p. 12) ( / p. 6) ( / p. 3) schappe sous des autorits Mauvais La confrence de presse des responsables de la scurit (CSPN) aprs les vasions du dimanche 10 aot : le ministre de la Justice J.R. Sanon ( gauche), le secrtaire dEtat la scurit Pierre Neptune Cantave et le DG de la police, Godson Aurlus (photo J.J. Augustin) Les services dimmigration laroport international Toussaint Louverture de Port-au-Prince (photo Marcus/HENM) PORT-AU-PRINCE, 11 Aot Comme dit la chanson : Tout le monde ment ! Le gouvernement ment. La police nationale ment. La justice ment. Ment normment de dpart : Une justice Clifford Brandt, prsum leader dun gang de kidnappeurs, sest vad de prison ( / p. 3) P-au-P, 10 aot 2014 [AlterPresse] --Le dtenu Clifford dautomobiles inculp en Hati pour kidnapping (enlvement et squestration de personnes) et association de malfaiteurs, est en cavale depuis ce dimanche 10 aot 2014. Il sest vad de la prison civile de Croix des Bouquets (au nord-est de Port-au-Prince) o il tait incarcr depuis le 22 octobre 2012, confirme linspecteur Gary Desrosiers, porte-parole adjoint de la Police nationale dHati (Pnh). Aucune autre donne ntait, pour le moment, fournie par les autorits. Un commando lourdement arm aurait attaqu la prison civile de Croix des Bouquets, suivant des rumeurs persistantes depuis la matine de ce dimanche 10 aot 2014. Avant cette grande vasion, plus de 700 personnes taient dtenues ( / p. 5) FURCY, 8 Aot Lex-prsident Jean-Bertrand Aristide et plusieurs membres de son ancienne administration (2001-2004) sous le coup dune interdiction de dpart pour les besoins dune enqute pour dtournement de fonds et De farouches Aristidiens ( / p. 4) PORT-AU-PRINCE, 6 Aot Hati reoit une pousse pour transformer en crole tout son systme denseignement. Cette pression vient actuellement des Etats-Unis. Et par la voie de gradus et professeurs dascendance hatienne de la clbre universit MIT (Massachussetts Institute of Technology), Boston. Ces derniers ont particip activement la campagne PORT-AU-PRINCE, 8 Aot Il est plus courant de politique. Le dput Arnel Blizaire, qui tait son 21e jour de grve de la faim au Parlement hatien, a t transport en urgence lhpital dans la nuit du samedi 9 au dimanche 10 aot en cours. Port-au-Prince. 7 Aot Hati vite la crise par lapprofondissement de la crise. Une nouvelle proposition vient partir au dbut de lanne 2015.

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Page 2 EN BREF ... EN PLUS ... Hati-Evasion Ce sont environ 300 dtenus qui se sont chapps dimanche de la prison de Croix-des-Bouquets (nord de Port-au-Prince), parmi eux le prsum chef dun rseau de kidnappeurs, lhomme daffaires Clifford Brandt. Ces indications ont t recueillies ce lundi (11 aot) lors dune confrence de presse avec les principaux responsables de la scurit publique, dont le ministre de la justice, le ministre de lintrieur et le directeur gnral de la police nationale. Une prime de 1 million de gourdes (25.000 dollars) est offerte toute personne qui permettrait la police de rattraper le fugitif, Clifford Brandt. Au moins 13 vads ont dj t ramens dans leur cellule. Le centre de dtention de la Croix-des-Bouquets est cens tre le plus scuris du pays, structures de surveillance pnitentiaire. linvitation du prsident de la Rpublique, Michel Joseph Martelly, une rencontre sest droule, dans laprs-midi du vendredi 8 aot au Palais national, entre les neuf conseillers lectoraux, le chef du gouvernement Laurent S. Lamothe et le chef de ltat. Les pourparlers, qui ont dur plus de deux heures dhorloge, se sont drouls sur le budget des lections, lamendement de la loi lectorale 2013 et le calendrier lectoral, a indiqu le conseiller lectoral Nhmy Joseph. Selon celui-ci, la rencontre avait un caractre de courtoisie Depuis la prestation de serment et linstallation rcemment des neuf conseillers, cest pour la premire fois quil y a une rencontre entre eux, le chef de lEtat et la Primature. Les hauts responsables de ltat, selon Nhmy Joseph, se sont montrs [trs] preoccupies par rapport lorganisation des lections, le 26 octobre prochain, date Mais, a soulign Nhmy Joseph, nous avions (nous les conseillers) pris note et promis au chef de ltat de lui acheminer une correspondance dans la matine du lundi 11 aot. allons acheminer au prsident Martelly, nous exprimerons de manire prcise notre position sur la date du 26 octobre a prcis dans la presse Nhmie Joseph, lissue de la rencontre. Toutefois, le reprsentant du pouvoir judiciaire au Conseil lectoral provisoire, a avanc que la date du 26 octobre parait quasiment impossible, sur le plan technique, pour le CEP dorganiser les lections. dviter, a-t-il prconis, un vide institutionnel au pays partir de janvier 2015, qui sera consacr lentre dune nouvelle lgislature. LExcutif a dj dcaiss des fonds, des millions de dollars, pour ces lections qui doivent se tenir le 26 octobre 2014. Il ny a aucun autre problme qui puisse empcher lorganisation des elections. Cest le CEP qui doit dire sil peut ou sil est dans lincapacit dorganiser les lections a indiqu Michel Joseph Martelly, juste avant sa rencontre avec le CEP. HPN Santo-Domingo, le 6 aot 2014.-Pour empcher lentre du virus Ebola dans le pays, le ministre dominicain de la Sant a adopt dimportantes mesures de prvention laroport Las Americas, visant contrle les passagers en provenance de pays africains et des Etats-Unis, susceptibles davoir des symptmes de la maladie. Le Dr. Rafael Tejeda, responsable des services de sant publique dans le terminal des Amriques, a fait savoir que lOrganisation mondiale de la Sant (OMS) et lOrganisation panamricaine de la sant OPS, ont lanc une alerte sur les risques dintroduction du virus dans les pays dAmrique latine, y compris la Rpublique dominicaine. Tejeda a expliqu quune quipe dpidmiologistes travaillent sur le protocole de surveillance des voyageurs entrant dans le pays, en provenance de lAfrique et des Etats-Unis o la prsence du virus Ebola a t signale. Nous avons tabli une surveillance particulire des passagers en provenance de pays dclar le Dr Tejada Il a dit que bien que des vols ne viennent pas directement dAfrique au pays, mais des voyageurs peuvent venir en tant que touristes bord de vols charters. Tejada a ajout quil y a aussi des Dominicains qui visitent rgulirement des pays dAfrique dans le cadre de leur travail humanitaire et dvanglisation. Il a dplor que 80 pour cent des personnes infectes par le virus Ebola meurent parce maladie. comportement des six snateurs de lopposition qui refusent de participer aux sances du snat pour voter la loi lectorale. Poursuivant sur sa lance, M. Brunache a galement annonc que le chef de lEtat prendra ses responsabilits pour faire avancer le pays, si les lections ne se tiennent pas Ces 6 snateurs (Pierre Franky Exius, Mose Jean Charles, Jean Baptiste Bienaim, Wesner Polycarpe, William Jeanty, John Joel Joseph) sont des ennemis de la dmocratie et veulent par tous les moyens, saboter les acquis raliss par le gouvernement hatien, poursuit Pierre Michel Brunache, soulignant que cela fait 129 jours que cela dure. Non seulement nous dplorons cette situation, mais nous condamnons avec force ce comportement qui est un acte suicidaire qui aura, coup sr, des rpercussions sur la population hatienne et le dveloppement du pays., a-t-il poursuivi. Le pays continuera fonctionner et nous sommes certains que les citoyens nous appuieront pour faire respecter lEtat de droit, condition sine qua non de la croissance et du dveloppement durable du pays a conclu le porte-parole de la Primature. HPN Le secrtaire gnral adjoint de lorganisation des Etats amricains (OEA), Albert Ramdin, encourage les acteurs politiques hatiens adopter la loi lectorale dans lintrt de la dmocratie et du dveloppement conomique face au retard enregistr dans lorganisation des lections snatoriales et municipales. Hati en Marche th ( / p. 14) ( / p. 13) Quand on voque la Jamaque, certains pensent tout de suite Bob Marley, la musique reggae, les tresses rasta et, la rigueur, quelques frus de lhistoire se souviendront que Boukman, le premier leader anti-esclavagiste, tait originaire de ce pays. Sinon, la plupart des gens ne savent pas grand-chose de cette ancienne colonie britannique devenue indpendante en 1962, situe quelque 160 kilomtres des ctes Sud dHati. Encore moins quelle a avec Haiti plein de choses en commun. Cest cette norme lacune que et qui faisaient rgulirement la navette entre les deux les, la faveur de rbellions souvent violentes, de coups dtat militaires souvent sanglants, de rvolutions de palais parfois brutales ou de soulvements populaires tapageurs, une poque o les urnes ntaient pas encore pratiques. Cela a commenc avec Jean-Pierre Boyer (17761850) et sa suite toute une brochette de politiciens plus ou moins vreux, plus ou moins dictateurs, plus ou moins victimes, selon le cas. On en trouve de tout acabit qui M. Ramdin a fait cette dclaration lors dune runion qui sest droule au sige de lOrganisation des Jean Victor Gnus a voulu combler en crivant ce livre au titre suggestif et pour cause La route jamacaine (1). Un ouvrage passionnant mais quil faut lire dune traite. Sinon on risque de se perdre dans les ddales des histoires celles des chefs dtat, des nombreux hommes politiques, des gnraux dHati dont lauteur ne pouvait faire lconomie, au dtriment de lHistoire que Gnus voulait mettre en exergue: celle qui a li Hati avec la Jamaque pendant plus dun demi sicle. Bien que lauteur nait pas pris la peine de bien dbroussailler limposante documentation dont il disposait sur les relations denses qui ont maill lhistoire de ces deux tats, ce quil nous livre nen est pas moins intressant. Et ce pas seulement pour lavenir des relations entre ces deux tats mais aussi pour la discipline historique elle-mme qui trouvera l matire appprofondir. Il aura t le premier sintresser un aspect aussi important de toute notre histoire, relve non sans raison Marcus Garcia. Qui, en effet, savait que la Jamaque a t le refuge de prdilection des hommes politiques hatiens ? Quils soient prsidentsdespotes dchus de leur fonction, opposants trop bruyants ou adversaires dangereux. Quatorze prsidents, compte Gnus, ont trouv lasile sur cette le caribenne, lpoque colonie britannique, calme et accueillante. Sans compter les innombrables ministres en disgrce, parlementaires indociles, gnraux putschistes devenus indsirables. Ils taient plusieurs centaines qui ntaient pas en odeur de saintet avec les rgimes tyranniques de Port-au-Prince ont pris la fameuse et incontournable route jamacaine, en bteau. Mme Aristide est pass par l mme sil ny a pas fait long feu. Cest l dans ce havre de paix que toutes sortes dintrigues se tramaient. Ceux qui venaient de subir lopprobre de lexil complotaient dans lle contre le chef dtat fautif et honni avant que celui-ci ne connaisse, lui-mme, le mme sort et ne prenne la mme route : la Jamaque. Si bien que Gnus, tout en mettant en exergue les relations, principalement amicales, qui ont exist entre les deux peuples, lincapacit de ses lites rfrner leur apptit de pouvoir et sentendre sur un projet national. Mais ce nest pas le sujet du livre, mme si lauteur ne pouvait pas non plus passer sous silence ces singularits si souvent monstrueuses qui expliquaient la prsence de nos politiciens sur cette terre daccueil. De mme, il ne pouvait omettre dvoquer les agissements inconsidrs, souvent arrogants, des grandes puissances qui, parfois en coulisses, parfois ouvertement, manuvraient, tout en dfendant leurs propres intrts nationaux, que ce soit en Hati ou la Jamaque. Ni non plus lantipathie viscrale des dirigeants jamaicains pour les Haitiens qui avaient la rputation de pouvoir inoculer leur venin de libert aux sujets de Sa Majest, comme dailleurs aux ressortissants des autres colonies occidentales. De Boyer jusqu larrive des Marines que de convulsions Jean Gnus, diplomate et chercheur

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Page 3 LACTUALITE EN MARCHE ( / p. 7) ( ( la prison civile de Croix des Bouquets, selon les informations disponibles. Lvasion de Clifford Brandt vient soulever des questions sur le systme de scurit en place, notamment dans la nouvelle prison civile de Croix des Bouquets, o des garanties de scurit maximale avaient t donnes par les autorits. Que sest-il rellement pass ? Y a-t-il eu mutinerie de prisonniers ? Cest encore la confusion. Plusieurs hauts-responsables de la Pnh, bien que se trouvant sur place la prison civile de Croix des Bouquets, se sont gards dimanche dapporter des prcisions. Depuis la mi-journe, des policiers nationaux taient mobiliss. Ils perquisitionnent des vhicules privs et transports en commun sur diffrentes artres menant la plaine du Culde-sac et Croix des Bouquets. Le dput de la circonscription de Delmas/Tabarre avait lanc une grve de la faim depuis trois semaines. Son tat de sant stait dgrad ces derniers jours. Le parlementaire a t transport en urgence lhpital du Canap-Vert, PortauPrince, a appris HPN auprs dun proche du parlementaire. Il stait vanoui aux environs de minuit. Ensuite, il a t conduit lhpital o il est plac en soins intensifs a poursuivi notre interlocuteur. Depuis le 21 juillet, le dput Arnel Blizaire, opposant ladministration Martelly, a entam une grve de la faim pour exiger la transparence dans la gestion du fond dappui au Parlement fourni par lUSAID, la libration des prisonniers politiques et la dmission du prsident du Conseil suprieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), le juge Anel Alexis Joseph (qui, selon lui, ne remplit pas les conditions ncessaires pour occuper ce poste) HPN Le dput Arnel Blizaire durant sa grve de la faim de prs de 3 semaines (photo Georges Dup) Port-au-Prince, le 5 aot 2014 (AHP)Une rencontre sest tenue mardi entre une dlgation du Conseil lectoral provisoire (CEP) conduite par le prsident Max Mathurin et des snateurs qui feraient partie d`une commission charge de travailler sur les amendements la loi lectorale. Le groupe de parlementaires prsid par le snateur des Nippes Jocelerme Privert, a soumis aux conseillers un document comportant 29 propositions d`amendement dont le conseil devrait tenir compte dans llaboration d`un nouveau projet de loi lectorale. rencontre linvitation du prsident de la Rpublique, Michel Joseph Martelly, une rencontre sest droule, dans laprs-midi du vendredi 8 aot au Palais national, entre les neuf conseillers lectoraux, le chef du gouvernement Laurent S. Lamothe et le chef de ltat. Les pourparlers, qui ont dur plus de deux heures dhorloge, se sont drouls sur le budget des lections, lamendement de la loi lectorale 2013 et le calendrier lectoral, a indiqu le conseiller lectoral Nhmy Joseph. Selon celui-ci, la rencontre avait un caractre de courtoisie Depuis la prestation de serment et linstallation rcemment des neuf conseillers, cest pour la premire fois quil y a une rencontre entre eux, le chef de lEtat et la Primature Evasion de Clifford Brandt sous lil complaisant des autorits p.1 Eviter la crise par la crise p.1 Aristide-Lavalas interdits de dpart : une justice bien opportuniste p.1 Retour de la querelle franais-crole p.1 Mauvais comportement des immigrants p.1 Le dput Arnel Blizaire (grve de la faim) hospitalis p.1 Le CEP en visite de travail au Snat p.3 Jean Victor Gnus : La Jamaque, une route oublie p.2 OUR ENGLISH SECTION Clifford Brandt is free following an organized escape from prison p.10 Le piment a des effets protecteurs contre le cancer colorectal p.12 Gestion sociale de leau (2) p.13 Pwogram Ed pou Anseyan-Debitan p.15

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Page 4 UNE ANALYSE dinstables. Chaotiques. Sous-dvelopps aussi, par la force des choses. Faut-il rappeler que les lections en question (lgislatives partielles et municipales) auraient d tre tenues depuis dj trois ans. Ctait lobjectif du fameux Accord dEl Rancho : Mais retenez surtout que ce nest pas tant parce quon est plus certain que les lections auront lieu dici l que cest plutt pour contourner le casse-tte des pleins pouvoirs dont disposerait le prsident de la rpublique, en loccurrence Mais une fois cela vit, avec le maintien leur poste des snateurs et dputs, outre que le dlai de trois mois ( lanne en cours, les snateurs et dputs pourraient garder leur poste jusqu linstallation des nouveaux lus mais dans un dlai ne dpassant pas 3 mois. Cette proposition a un avantage : elle pourrait Aux USA et au Canada, coutez Melodie FM sur votre cellulaire : 605 475 6924 ou 999 1705 Visite du prsident du snat franais Jean Pierre Bel son homologue Simon Dieuseul Desras force contraignante pour nous faire accepter que tout pays se doit de tenir des lections. Et que Hati nest pas un pays si diffrent des autres. Et cette force, indubitablement, devra Et cette force prendra aussi des dispositions pour nous de continuer exporter (nous aussi) nos virus aux alentours. Comme nos boat-people dont le nombre na cess de grimper au fur et mesure du prolongement de la crise. Oui chaque fois que Hati vite une crise, cest pour une situation plus complique quavant Mlodie 103.3 FM, Port-au-Prince ne vienne sy interposer. Mais cela na pas davantage arrang les choses. Nous voici au mme point, comme devant. Donc la conclusion qui semble de plus en plus simposer est que les lections nauront pas lieu en octobre prochain (premier tour) comme prvu, parce que techniquement on nest plus dans le temps matriel pour y parvenir. Va donc pour dcembre. Et cest dans la perspective dun renvoi ventuel du premier tour en dcembre, quest envisage la proposition du report du dpart des lus actuels pour encore trois mois. en Hati malgr toute une dcennie pour le moins (2004-2014) passe son chevet. Oui cest tout fait only in Haiti : rsoudre la crise, mais plutt en lapprofondissant. Car pour commencer personne ne peut garantir que Il faudrait pour cela une disposition qui soit proprement parler inattaquable. Hors de porte des luttes partisanes. Cest le rle de la Constitution. Les lections sont une exigence constitutionnelle. Incontournable. satisfaire tout le monde. Ou presque tout le monde. Ceux qui se battent pour que les lections soient organises devienne caduc, ouvrant la voie une mini-dictature par dcrets prsidentiels. Ainsi que ceux qui sont opposs aux lections dans la conjoncture actuelle. Et qui peuvent continuer lutter (du moins lesprent-ils) pour obtenir encore plus de concessions de la part de lExcutif. Le seul perdant semblerait tre ce dernier, tant donn que la proposition en question loignerait le spectre du pouvoir unique, autrement dit du prsident avec les pleins pouvoirs. Reste savoir si cela aurait t lavantage de ce dernier tellement ils sont nombreux qui lattendent au tournant. Et probablement pas seulement en Hati car pour linternational cela voudrait dire que rien na chang peut facilement se changer en six mois et tutti quanti, on se retrouve en octobre 2015. Et toujours pas lombre des lections. Sauf que 2015 cest lanne des lections prsidentielles. Novembre 2015. Beaucoup pensent que cest vers cela quon se dirige. Une lection unique. Et encore On peut se consoler en pensant que cela aurait la vertu de satisfaire beaucoup de monde. Car outre que les lus nauront pas boug de leur poste, mais on aura vit davoir Michel Martelly dirigeant par dcrets, et peut-tre que les bailleurs internationaux, nos lections, seraient heureux dconomiser quelques millions. Reste savoir si la perspective des prsidentielles aura plus deffet sur nos ternels champions de lesquive et des prolongations de mandat. Mais il y a un prix payer. Fort probablement il faudra une Aristide et plusieurs dizaines de ses anciens allis ont t accuss davoir dtourn des centaines de millions de dollars du trsor public travers sa Fondation Aristide pour et la complicit dune banque controle pas le gouvernement, la Banque Populaire Haitienne (BPH). 31 de ses anciens allis Mirlande Liberus, Yvon Neptune, Jean Nesly Lucien, Mirlande Liberus, Gustave Faubert, Ginette Cant, Marie Carmel Latouche, entre autres ont galement t interdits de quitter le pays, selon une dcision rendue par le juge dinstruction Lamarre Blizaire. linformation pour HCNN. Une premire liste de 31 personnes a t envoye aux autorits dimmigration au cours des dernires 48 heures et une plus courte liste de personnes interdites de quitter le territoire, qui comprend Aristide, a t envoye mercredi. Ces suspects et des personnes dintrt ont t cits comparatre devant le juge Blizaire lors de plusieurs sances daudition prvues jeudi et pour les jours et semaines venir, connaissane du dossier. Le Juge Blizaire a refus tout commentaire sur laffaire pour des raisons juridiques et thiques, en dpit des insistances dun reporter de HCNN. Les efforts, visant atteindre Aristide et le porteparole de son parti politique pour commentaire, mercredi aprs-midi, ont t infructueux. Joseph Guyler Delva PORT-AU-PRINCE, Hati 6 Aot, 2014 (HCNN) Lancien prsident dHaiti, Jean-Bertrand Aristide, est interdit de quitter ce pays des Carabes, au moment o des autorits judiciaires comptentes ont relanc une enqute criminelle sur des cas de corruption, de dtournement de fonds publics sa prsidence entre 2001 et 2004, a appris HCNN mercredi.

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Page 5 DE LACTUALITE pour dautres motifs. Et sans la moindre rfrence laffaire Jean Dominique. Lex-prsident et plus dune trentaine de ses anciens allis sont poursuivis pour dtournement de fonds Lavalas (2001-2004). Il revient au tribunal den dcider. Mais seulement au bout dun procs contradictoire. Cest le jugement qui dcide de la condamnation, et non laccusation. Voire des accusations lances droite gauche, en veux-tu-en-voil, sans aucune mthode. On commence par agiter le dossier de lassassinat ( Linformation a t rapporte (en exclusivit) par une agence locale de nouvelles pro-gouvernementale, HCNN, dont le patron est notre confrre Guyler C. Delva, ex-secrtaire dEtat la communication de lactuel pouvoir. Le mme Guyler Delva qui avait fait jusque( / p. 13 ) de Jean Dominique, puis devant la ncessit de se faire plus direct, dentrer dans le concret avec le rapatriement dun conditions solides, aucun pays srieux naccepte dextrader un tranger rfugi chez lui sans mettre ce genre de balises), alors vite on se dmarque vers un autre dossier, mais sur la base dun rapport qui avait t mis au point par les vainqueurs du 29 fvrier 2004, les groupes qui avaient russi chasser nouveau Aristide du pouvoir malgr la forte popularit de celuilactualit, nait point t marqu du sceau bien connu du Vae victis. Malheur aux vaincus de laisser le pays. Or faut-il rappeler, in limine litis (traduisez, pour commencer), que la loi interdit de juger une personne pour deux crimes en mme temps. Lex-dictateur nicaraguayen Manuel Noriega a t extrad en France mais seulement aprs avoir purg sa peine aux Etats-Unis (trente Il est depuis de retour dans son pays. De la mme faon, certains de ceux qui a lexclusivit de linformation on ne sait trop pourquoi !) dans la dcision du juge Lamarre Blizaire, ont dj t jugs et condamns (et drogue sous le coup du mme acte daccusation. Or cest toujours la loi qui dit quon ne peut tre puni deux fois pour la mme peine. Ces individus ont t relchs par les Etats-Unis aprs avoir purg leur peine. Ils ne sauraient payer pour les mmes infractions en Hati. Cest la loi. Ce qui nous proccupe donc cest le ont beau jeu de qualifier, bien entendu, de perscution politique Vous remarquerez que nous navons rien dit concernant le fond de la question, savoir Lancien candidat la prsidence, Me Jean Henry candidats aux prochaines lections, linterdiction de dpart annonce lencontre de lancien prsident Jean Bertrand Aristide et une douzaine dex-dignitaires de son rgime (2001-2004) pour une affaire de dtournement de fonds et de blanchiment dargent. Cette machination vise traiter comme des criminelles des citoyens jouissant comme tout le monde de la prsomption dinnocence, en les privant de certains de leurs droits fondamentaux et en restreignant leur libert individuelle a dclar Me Cant. Me Jean Henry Cant exhorte le chef du gouvernement prendre les dispositions ncessaires pour viter toutes drives qui puissent tre assimiles des actes dagression dans le cadre de la comptition lectorale et que lappareil dEtat ne puisse servir de la perscution et la rpression politique contre les leaders et des candidats aux prochaines lections Selon Me Jean Henry Cant, une enqute administrative ne peut donner lieu des poursuites pnales sans quau pralable la Cour suprieure des comptes ait rendu son arrt de dbet Plus loin, il appelle le prsident Michel Martelly travailler de manire crer un climat dapaisement, de concorde et dharmonie au sein de la socit Lhomme politique Jean Henry Cant invite aussi la population hatienne ne pas cder la provocation, parce que aujourdhui plus que jamais, le peuple hatien a besoin de srnit HPN l son point dhonneur de trainer Jean-Bertrand Aristide devant les tribunaux pour lassassinat, le 3 avril 2000, du patron de Radio Hati Inter, le clbre ditorialiste Jean Dominique. Tout rcemment tait ramen au pays, de lArgentine o il stait rfugi, un certain Markington Philippe, qui serait un suspect cl dans le double assassinat : Jean Dominique a t tu en mme temps que le gardien de sa station de radio, Jean Claude Louissaint. Mais soudain, plus rien. Aucune suite dune enqute si pleine dintrt, na t annonce. Puis la semaine dernire, la mme agence HCNN revient sur la piste Aristide-Fanmi Lavalas. Le mme juge dinstruction, Lamarre Blizaire, est la poursuite de la mme bande Aristide mais Lex-premire dame, Me. Mildred Trouillot Aristide Lavalas aux prochaines prsidentielles Lenfant terrible du parti, le snateur Mose Jean Charles (photo J.J. Augustin)

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Page 6 HONNEUR-RESPECT en Hati aprs un voyage ltranger et de lautre lexpatri qui vient pour des vacances. Et au fur et mesure que nos immigrants viennent de couches moins favorises en Hati, de plus en plus cette diffrence de comportement saute aux yeux. On semble littralement perdre la tte. Il faut craindre que cela ne favorise les bandits arms qui cument la zone et ont dvalis et mme tu (comme encore tout rcemment une Hatienne-Amricaine venant de Boston) en choisissant soigneusement leurs cibles parmi les passagers leurs bijoux, leur couvre-chef original, aussi bien homme que femme, en un mot leur air diaspora, quoi. Nous pensons quil y a tout un travail de sensibilisation Notre diaspora na pas un comportement sans reproche, quand elle dbarque laroport de Port-au-Prince. Cependant la mme personne retourne Miami, on la voit calmement se diriger lautre bout de la longue ligne de plusieurs centaines de personnes. Sans rechigner. En silence. Presque craintive. Et quand cest son tour de passer au guichet de ( ( La queue laroport international de Port-au-Prince cest chez moi. suprieur Il retourne en Hati avec un sentiment de vainqueur. Il estime probablement avoir vaincu la misre qui tait son lot en Hati. En tout cas, toute dmagogie mise part, la diffrence est aujourdhui notable entre dun ct lHatien qui retourne limmigration, elle le fait avec respect Miami. Par contre en Hati, on refuse de faire la queue, chacun essaie sous un prtexte quelconque de se faufiler en tte de ligne, et viser son passeport, sans un regard pour le passager qui, lui, aura suivi vient son tour, ce dernier est oblig dassister impuissant cette dbauche de cris, de bousculade, dexcitation. Bref, ce dsordre. parat tout fait dbord par la situation. Nous devons admettre quil sagit l surtout dune nouvelle gnration de passagers. Autrement dit, dimmigrants. Et dun comportement de leur part quil faudrait rsumer en un mot : pays conquis Miami, se peyi blan, ici faire. Dabord en diaspora. Les centres communautaires, les glises sont des lieux o les immigrants peuvent tre renseigns et enseigns avoir un comportement plus normal, cest--dire qui nattire pas autant sur eux lattention. Parce que cela peut leur crer des ennuis. Mme parfois avec leurs proches. Car en mme temps que se dveloppe chez le nouvel immigrant cet esprit de pays conquis, il est considr aussi au pays comme la poule aux ufs dor. Ensuite laroport de Port-au-Prince. Il faut forcer les dimmigration doit avoir lautorit ncessaire pour imposer le rglement. La mme autorit que son collgue Miami. diaspora car celle-ci est une vache lait favorite, nencourage pas les gens un bon comportement. Comme quoi, largent donne tous les droits Mlodie 103.3 FM, Port-au-Prince encore des outils ncessaires lui permettant de se prononcer sur ce dossier. Max Mathurin a dmenti par ailleurs les informations selon lesquelles le conseiller Pierre Simon Georges aurait t limog de la trsorerie du conseil. Il a toutefois fait savoir que certaines dcisions restent internes au conseil. Selon des rumeurs ayant circul ce mardi, le conseiller lectoral Pierre Simon Georges aurait t accus d`avoir rvoqu de manire unilatrale des cadres du conseil Le snateur Jean William Jeanty qui a pris part a cette rencontre sest interrog sur les chances de respecter la date du 26 octobre prvue pour la tenue du premier tour des lections. Le parlementaire a dit prvoir un aller-retour incessant entre les deux branches du parlement sur le vote des amendements a la loi lectorale. Il a surtout mis en garde contre lorganisation dlections truques qui ne feraient que plonger davantage le pays dans le chaos. Quant au snateur Jean Baptiste Bien-aim (opposition), il a questionn la lgitimit de la commission avoir t inform de l`existence d`un tel groupe. Cette commission snatoriale na pas t forme dans le respect des rglements internes de lassemble. Toute commission spciale doit tre forme pendant une assemble et tel na pas t le cas pour la commission prside par llu des Nippes, a-t-il dnonc. Il reconnait cependant que certains snateurs peuvent toujours plancher sur des propositions damendent la loi lectorale. Nous autres au niveau du groupe des 6, nous avons ralis des sances de travail autour de la proposition damendement, mais nous attendons la mise sur pied dun CEP dans le respect de larticle 289 de la constitution pour faire valoir nos points de vue, a-t-il ajout. Le snateur du Nord-est rclame la soumission au parlement par le CEP, dun nouveau projet de loi lectorale, faisant savoir que ses collgues du groupe des 6 disposent dj de propositions d`amendements a la loi. Il rapporte que les discussions ont notamment port sur les articles qui ont t modifis par le Snat aprs le premier vote de la chambre des dputs. Le parlementaire informe que les membres de la commission devraient sentretenir cette semaine avec des acteurs de la socit civile et des responsables des partis politiques afin de s`assurer que la loi lectorale qui sera vote par le parlement tienne compte des proccupations des diffrents secteurs de la vie nationale. Pour ce qui est du mandat des conseillers actuels, deux propositions sont ltude et concernent leur maintien ou pas comme conseillers permanents aprs lorganisation des prochaines lections. Le prsident du CEP, Max Mathurin a fructueuses, estimant que le temps presse et appelant les acteurs concerns dans la crise jouer leur partition. Concernant les chances de respecter lchance du 26 octobre prvue pour le premier tour des lections, Max Mathurin se montre plutt

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Page 7 IMPERIALISME CULTUREL ( Hati : ( qui a abouti la promulgation par les autorits hatiennes de la loi crant lAcadmie du crole hatien. A prsent leur objectif cest une seule langue pour lenseignement : le crole. Les milieux officiels amricains ne se sont pas prononcs. Cependant, outre luniversit (en loccurrence la puissante MIT), la presse sy intresse. Un long ditorial paru dans le New York Times sintitule : Le Crole : une solution aux problmes dHati. En effet cest ainsi que lauteur de larticle, un membre de ce task force en faveur du crole, du tout-crole, prsente la situation. Hors du crole, point de salut pour Hati Or dans le mme temps, le gouvernement hatien Recevant la semaine dernire le prsident du Snat franais, Jean-Pierre Bel, le prsident hatien Michel Martelly a renouvel la proposition de recevoir dans nos murs le seizime (16 e ) Sommet de la francophonie. Selon le Bureau de communication de la Prsidence, Michel Martelly a rappel le rle majeur que joue Hati en tant que membre fondateur de la francophonie et seul pays francophone de la rgion des Carabes. Le prsident hatien a aussi assur du ferme soutien dHati la candidature de () Michalle Jean comme Secrtaire gnrale de lOrganisation internationale de la francophonie (OIF). Voici donc lactuel gouvernement hatien susceptible de se retrouver dans une position dlicate car abandonner totalement le franais dans lenseignement en Hati cest dire adieu la Francophonie. Cest par lenseignement, et par lui seul, quune langue garde ses racines dans un pays. Et les promoteurs du tout-crole ne sy trompent pas qui, du moins dans lditorial du New York Times, mettent tous les malheurs dHati sur le dos de la langue franaise. Une langue et une pdagogie qui ont contribu lextrme pauvret dHati ; le modle franais, autoritaire, qui force les enfants se faire violence pour apprendre dans une langue qui nest pas celle quils parlent, qui nest pas la leur, continue prvaloir sur lautre alternative dans laquelle les enfants mettent leurs talents en valeur en apprenant dans leur langue natale, le crole. Cest comme si les petits franais eux-mmes taient duqus aujourdhui dans le latin de lpoque de Csar, en dduit lditorialiste. Cest la mthode Bernard qui est en principe, et en gros, toujours en application aujourdhui. Mme les coles congrganistes doivent sy soumettre, quelle que soit la catgorie sociale laquelle appartient lcolier. Et toute la production des livres scolaires sy est galement adapte. Est-ce que la mthode Bernard a chou ? Y a-t-il eu un bilan exhaustif, des tats gnraux de lenseignement en Hati pour dire si oui ou non il faut nouveau radapter le systme et quels sont les changements y apporter ? L o il sagit de la langue, voire uniquement de la langue, et l o cest la pdagogie, le systme denseignement lui-mme qui est en cause ? Nous voici donc revenus au mme dbat mais cette fois dans une sorte de configuration Nord-Sud, o des universitaires hatiens-amricains se positionnent pour un enseignement entirement en crole (lditorial du New York Times voudrait montrer que le gouvernement hatien actuel nest pas insensible cette cause, faisant tat dune rcente visite du premier ministre Laurent Lamothe la MIT, Boston), cela en mme temps que les responsables de lducation en Hati, aussi bien publique que prive, continuent dans la mme voie trace par le professeur Joseph Bernard il y a prs de 40 ans, et que contrairement aux annes 1970 la classe intellectuelle hatienne ne manifeste aucune motion particulire ce niveau. Et que le gouvernement offre dorganiser le prochain sommet de la Francophonie Port-au-Prince. Est-ce que le gouvernement prend trop dengagements la fois ? Est-ce que le ple dattraction intellectuel, le systme de pense hatien (on connat le dicton : Hati, capitale Paris !), est-ce que cest du ct nord-amricain que notre esprit regarde entirement aujourdhui car quon soit instruit en crole uniquement (et non plus en mme temps aussi en franais), il faut une langue internationale de communication. Et qui ne peut tre ds lors que langlais ou lespagnol. Ou le portugais brsilien, le Brsil tant lautre puissance montante dans notre continent. Mlodie 103.3 FM, Port-au-Prince Cependant le dbat actuel nest pas nouveau. Il nous ramne aux annes 1970 quand les cercles littraires de Port-au-Prince avaient recommenc vibrer avec la libert dexpression retrouve dans ce quon avait appel le mouvement de libralisation arrach la dictature JeanClaudiste. Le Printemps hatien En mme temps que le thtre crole de Franktienne (Plen Tt) attirait les foules, toutes catgories sociales confondues, un dbat clata entre partisans du crole et du franais. Impliquant de grands tnors, dont les professeurs Roger Gaillard, Pradel Pompilus, les journalistes Dieudonn Fardin, Aubelin Jolicoeur, Ernest Bennet, les potes Ren et Raymond Philoctte, Rassoul Labuchin. Et autres. En mme temps la France faisait une importante perce sur le plan investissements conomiques. Construction du Centre Pdagogique national, de deux centres de formation technique mais aussi de la Route de lAmiti, dsenclavant le dpartement du Sud-Est (Jacmel). Ensuite ce ne fut pas un dbat perdu. On aboutit la mthode Bernard, du nom dun ministre de lducation nationale, Joseph Bernard, ancien exil, rentr dAfrique et qui mit ses connaissances au service du pays pour mettre au point un nouveau systme denseignement. Celui consistant enseigner en crole les premires annes de lcole, puis poursuivre au fur et mesure en franais. pour renouveler son invitation organiser en Hati le prochain sommet de la Francophonie Le PM Laurent Lamothe reu au MIT, Boston, Massachusetts Les hauts responsables de ltat, selon Nhmy Joseph, se sont montrs [trs] preoccupies par rapport pralablement dans le cadre de laccord El Rancho. Mais, a soulign Nhmy Joseph, nous avions (nous les conseillers) pris note et promis au chef de ltat de lui acheminer une correspondance dans la matine du lundi 11 aot. position. Dans la lettre que nous allons acheminer au prsident Martelly, nous exprimerons de manire prcise notre position sur la date du 26 octobre a prcis dans la presse Nhmie Joseph, lissue de la rencontre. Toutefois, le reprsentant du pouvoir judiciaire au Conseil lectoral provisoire, a avanc que la date du 26 octobre parait quasiment impossible, sur le plan technique, pour le CEP dorganiser les lections. Par contre, le chef de ltat Michel Joseph Martelly, un vide institutionnel au pays partir de janvier 2015, qui sera consacr lentre dune nouvelle lgislature. LExcutif a dj dcaiss des fonds, des millions de dollars, pour ces lections qui doivent se tenir le 26 octobre 2014. Il ny a aucun autre problme qui puisse empcher lorganisation des elections. Cest le CEP qui doit dire sil peut ou sil est dans lincapacit dorganiser les lections a indiqu Michel Joseph Martelly, juste avant sa rencontre avec le CEP. rencontre

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Page 8 AFFIRMATION CULTURELLE & GLOBALISATION

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Page 9 BANQUE NATIONALE DE CREDIT

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Page 10 Mercredi 13 Aot 2014 WHATS UP LITTLE HAITI ? with Pascale E. Taddeo An unknown number of prisoners escaped Sunday morning from the prison of Croix des Bouquets, following an attack by heavily armed men. Among them, Clifford Brandt, Saturday August 9 to Sunday, August 10. The MP, who represents Delmas / Tabarre, had launched a hunger strike beginning three weeks ago. His health had deteriorated in recent days. He was taken to the emergency hospital in Canap Vert, Port-au-Prince, HPN learned from a relative of the MP. He fainted around midnight. Then he was taken to the hospital where he was placed in intensive care, said a source. Since July 21, MP Belizaire, an opponent of the Martelly administration, began a hunger strike to demand transparency in the management of the support for Parliament provided by USAID, the release of political prisoners, and the resignation of the president of the Superior Council of the Judiciary (CSPJ), Judge Anel Alexis Joseph (who, according to An ongoing investigation underway since August 1 to body found just off a highway was that of the teenager. The disappearance of Alexandria had caused great excitement in Orlando, where the population had joined the search with the Police. Members of the Haitian community in Orlando are in shock. Her uncle, Raymond Joseph, had initially told reporters that there was a high probability of 98% that the body was that Medical examiners used dental records to identify Alexandria. The body found on August 1 was already in a state of decomposition. We are continuing to investigate the circumstances surrounding the tragic death of Miss Chery, said lead sheriff of Orange County, where Orlando is located. The only suspect in the death and disappearance of Alex is the boyfriend of her mother, Sanel Saint Simon, 43. Sanel and Alexs mother were in a long-term relationship, and he lived in the apartment. Last Wednesday, Sanel Sanon, a native of Haiti was taken into custody for lying to police and tampering with evidence. It has been reported that Sanels underwear was found under Alexandras bed after her disappearance, and that her room smelled like bleach. It was also reported that several items belonging to Alex were missing and her room, was in tremendous disorder, especially her bed. departure, according conference Notary Jean Henry Cant denied rumors that former president Jean Bertrand Aristide was banned from leaving the country. At a press conference last Thursday, the former former President Aristide have actually been prevented from leaving. When asked about Aristide, Cant said the name of Jean Bertrand Aristide was not on the list he has of persons affected by the ban. Ceant accused Judge Lamarre Belizaires approach to be political persecution as elections are approaching. It should be noted that journalist Guy Delva, of Radio Metropole, claimed that Aristide was actually barred from leaving. The head of Haitis SOS Journalists explained that Judge Lamarre Belizaires decision was made in the course of an investigation initiated in 2005 on embezzlement of the state by the Aristide Foundation for Democracy between 2001 and 2004. BRIDGETOWN, Barbados (CMC) The Pan American Health Organization (PAHO) says the number of new cases of the Chikungunya in the Caribbean has increased, with the Dominican Republic having the most cases. disease had reached 513,393 cases, compared with 473,523 cases a week earlier. illnesses that are locally acquired and imported cases. The Dominican Republic accounted for 26,012 of the new cases and more than half of all cases, with an overall total of 307,933, according to PAHO. By contrast, the neighboring French Caribbean Community country of Haiti recorded only 50 new cases -all The death toll in the epidemic, which began last December, grew by six, to 32. PAHO said all deaths were in Martinique, where the toll is now 19. The countrys overall case count reached 54,075, or 3,620 more than the week before. According to the PAHO figures, St Vincent and the Grenadines had recorded 329 suspected cases with 67 Clifford Brandt in detention Armel Blizaire son of a well known family of business people, and linked to kidnapping activities. Nearly 900 people are incarcerated at this detention center. Published on August 11, 2014 by Joseph Guyler Delva (author) Haitian government has launched a mobilization and decreed permanence as part of efforts to capture gang leader Clifford Brandt, responsible for many cases of kidnapping in Haiti, who escaped from prison on Sunday, alongside other prisoners jailed in the Caribbean country for committing serious crimes. Clifford Branbt, part of one of the richest families in Haiti, was arrested in October 2012 and held since then by court order on charges of kidnapping, criminal conspiracy, among other accusations. Brandt escaped Sunday from the civil prison of Croix-des-Bouquets, outside the Haitian capital, during a mutiny that broke out in the detention hostage by angry prisoners, according to a spokesman for the Haitian police, Gary Desrosiers. The hostages were all freed following a police intervention and no one was killed in these incidents, according to Desrosiers. He said, however, that two people, including a policeman, were injured. A $22,000 prize is promised to any informant who would help the police to capture the fugitive, Clifford Brandt. At least 13 escapees have already been captured by the police. The spokesman for the police denied reports that the escape took place as a result of an attack against the prison by a heavily armed commando. Gary Desrosiers said the escape was caused by an act of rebellion of a number of prisoners who were in revealed by prison authorities. Escapees were noticed in or provided by other sources. An (internal) administrative investigation was immediately launched on these serious incidents to identify and punish any offenders within the National Police. A criminal investigation was also initiated by relevant judicial authorities. Haitian Prime minister, Laurent Lamothe, who chairs the High Council of the National Police (CSPN), alongside the Ministers of Justice, Jean Renel Sanon, of Interior, Reginald Delva, and Police Chief, Godson Orlus, were on the scene at Croix-des-Bouquets, where a meeting of the CSPN was urgently held in order to set up a strategy to capture the escapees. The detention center in Croix-desBouquets is supposed to be the most secured in the country, according to experts who suggest that the mutineers would have Arnel Belizaire, a Member of Parliament (MP) who was in his 21st day of a hunger strike at the Haitian Parliament, was rushed to a hospital in an emergency during the night of A judge has sentenced to prison a Bahamian national who called 911 when the boat carrying him and over a dozen other migrants capsized, killing four Haitian women. George Lewis pleaded guilty in May to illegally reentering the U.S. after being deported. Prosecutors agreed to drop other charges of smuggling resulting in death. Friday that he paid smugglers to return him to family in Florida. His attorney disputed prosecutors assertion that Lewis assisted the boats captain in the smuggling venture. captain could have called 911 as the boat capsized Oct. 16th off downtown Miami because the other migrants were not allowed cellphones. three years probation. A Harvard University health worker slain in Haiti last week shortly after landing at the capital citys airport may have been the latest victim in a string of violent robberies targeting American travelers, authorities said. Haitian leaders announced Friday that a coterie of police and government agencies, under the direction of the island nations prime minister, would work to tighten security at Toussaint Louverture International Airport in Port-au-Prince. It is a move, said Marjorie A. Brunache, Haitis general consul in Boston that appears to have been spurred by the killing of Myriam Saint Germain, the 40-year-old Everett mother gunned down as she traveled from the airport to her coastal hometown. A family spokesman said Saint Germain was stuck the south of Haiti, when men in a neighboring car asked her and a relative who was driving to hand over their money and valuables. After they complied, Saint Germain was shot in the chest, said the Rev. Guival Mercedat, the family spokesman, who said the account of the robbery and killing was provided by the uninjured relative. Saint Germains body arrived in Boston on Friday, Mercedat said. A funeral was expected to be held Aug. 9 at Jubilee Christian Church in Mattapan. In an advisory issued in June, the US Embassy in Portau-Prince warned that travelers had reported being followed from the airport and robbed by armed bandits on motorcycles. In December, there were at least six cases of US citizens being robbed shortly after leaving the airport, a surge attributed to holiday travel, according to the embassy. Warnings about travel to the Caribbean nation are likely to resonate with particular intensity in Greater Boston, which has the nations third-largest Haitian population. On Friday, Saint Germains sister, Michaelle Saint Germain, recalled plans she and her sister had made to visit family in Haiti for Christmas. They harbored dreams, she said, of retiring in their native country. Saint Germain returned home each year, her sister said, bringing gifts and money for family and friends, and donations for the poor. She was passionate about this, the sister said. Saint Germain emigrated from Haiti with her family when she was 16. She attended Fisher College for a few semesters but didnt graduate. Instead, she studied to become a health aide at a technical school. It was an occupation she held for the past 15 years, statistics and leading them to doctors, her sister said. She had two sons, Elijah, 7, and Max, 11. In her free time, she volunteered at her church, Jubilee Christian, working mostly with children. Saint Germain also took technology classes at the Harvard Bridge education and training program. Tamara Suttle, the program coordinator, said Saint Germain was a beloved member of the Harvard community. Prime Minister Laurent Lamothe launched last Friday, the rehabilitation of Sans-Souci Palace in Milot, built strengthen tourism and boost the economy of the region. More than one million dollars will be spent as part of measures to be made to protect this historic place. The work will be performed by workers recruited from the area in order Several thousand people welcomed the prime minister, who promised to continue to work to improve the living conditions of the population. Lamothe took the opportunity to appeal to the six senators from the opposition to vote for the electoral law that would help elections take place in the country before the end of the year. Member of Parliament Marie Josse Etienne, of Milot-Plaine du Nord, who participated in this event, thanked the Martelly-Lamothe Administration for its commitment to renovate the historical sites of Milot, while announcing under some criticisms from parts of the crowd that she will win a third term.

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Page 11 PETITES ANNONCES aux N0s. 001-089-304-4, 4-250-111, 4-250-109 ; avec lection de domicile au Cabinet DELEN sis au No. 90 de la rue Chareron Port-au-Prince ; demanderesse en divorce dune part ; Et : le sieur Ronald Bien-Aim, demeurant et domicili Rte Frre # 118, Ption-Ville ; dfendeur en divorce dautre part. PAR CES MOTIFS, le Tribunal aprs en avoir dlibr conformment la loi et sur les conclusions conformes du Ministre Public accueille laction en divorce intente par la dame Shedly SAINT-FLEUR pour tre rgulire en la forme, maintient le dfaut accord laudience du vendredi (20) Juin deux mille quatorze contre le sieur Ronald Bien-Aim pour dfaut de comparaitre et quant au fond admet et prononce la dissolution des liens matrimoniaux existant entre la dame Shedly Saint-Fleur et le sieur Ronald Bien-Aim pour injures graves et publiques ; Ordonne quun extrait du dispositit dudit jugement soit, la diligence de la requrante, transcrire sur les registres ce destins Ainsi jug et prononc par nous, Me. Widner THANO, juge en audience publique et civile en ses attributions de divorce, ce vendredi quatre (4) Juillet deux mille quatorze, en prsence Il est ordonn En foi de quoi Me. Patrick LOLO recherche effectues dans les registres a ce destins, il nexiste aucune mention dopposition, dAppel ou de pourvoi en cassation contre la dcision de ce Tribunal jugeant en ses attributions civiles de divorce, rendue par dfaut le mercredi sept Mai deux mille quatorze entre le sieur Wesbert Janvier et Fait Port-au-Prince, le 18 Mai 2014. COLLATIONNE LE GREFFIER Dispositif dun jugement rendu par le Tribunal Civil de Port-au-Prince en date du quatorze Fvrier deux mille Treize. PAR CES MOTIFS, le Tribunal, aprs examen sur les conclusions du Ministre Public, dite action ; Admet en consquence le divorce du sieur Moreau Moca davec son pouse ne Jeannide Etienne pour injures graves et publiques. Prononce la dissolution des liens matrimoniaux ayant exist Sud de transcrire sur les registres ce destins le dispositif du prsent jugement dont un extrait sera insr dans lun des quotidiens sditant la capitale sous peine de dommages intrts envers les tiers Compense les dpens. AINSI JUG ET PRONONC PAR NOUS, Jacques Hermon CONSTANT, Juge en audience civile et publique du quatorze Fvrier deux mille Treize, en prsence de Me. Ronald Pierre, Substitut du Commissaire du Gouvernement de ce ressort, avec lassistance du sieur Joseph Pierre Il est ordonn tous huissiers sur ce requis de mettre le prsent jugement excution ; aux Ainsi sign : Jacques Hermon CONSTANT et Joseph PIERRE LOUIS. Pour expdition conforme Collationne : Me. Jean PRIM, Av. PAR CES MOTIFS ; le Tribunal, aprs examen sur les conclusions du Ministre Public la dite action ; Admet en consquence le divorce du sieur Jean Enest Sainvil davec son pouse ne Ismalle Jean pour injures graves et publiques. Prononce la dissolution des liens matrimoniaux ayant sur les registres ce destins le dispositif du prsent jugement dont un extrait sera insr dans lun des quotidiens sditant la Capitale sous peine de dommages intrts envers les tiers sil y chet ; Commet AINSI JUG ET PRONONC PAR NOUS, Raymond JEAN MICHEL, juge en audience civile et publique du dix-sept Septembre deux mille dix, en prsence de Me. Brunet SALOMON, Substitut du Commissaire du Gouvernement de ce ressort, avec lassistance du sieur Frdric GDON, Il est ordonn tous huissiers sur ce requis de mettre le prsent jugement excution ; Ainsi sign : Raymond JEAN MICHEL et Frdric GDON.Pour expdition conforme collationne : Me. Mozart DORT, Av. AU NOM DE LA RPUBLIQUE au No. 001-252-987-5, Andr Ctoute. PAR CES MOTIFS, le Tribunal, aprs en avoir dlibr au vu de la loi, dclare comptent pour trancher sur le diffrend opposant les parties ; accueille en la forme laction initie par le sieur Jean Herv contre le nomm Andr Ctoute, en vertu dun exploit de citation en date du 14 Mars 2014, Ministre de lhuissier Antoine Jean Joinel du Tribunal de Premire Instance de Port-au-Prince ; Maintient le dfaut octroy contre le cit, faute de comparaitre ; juge charge dappel ; Ordonne la rsiliation du bail liant les parties ; ordonne en consquence, le dguerpissement du cit Andr Ctoute de la maison sise Carrefour, Mahotire 79, Rue Charpentier nos. 17-46, pour paiement de plus de quarante cinq (45) mois de loyers ; Accorde donc, lexcution provisoire sans caution sur le chef du dguerpissement, nonobstant Appel et pourvoi en Cassation ; Rserve le droit du requrant se pourvoi en temps utile, par devant qui de droit, en dommages intrts, pour les prjudices subis. Condamne le cit en audience civile, ordinaire et publique du Mardi 1er Avril deux mille quatorze. Il est ordonn etc En foi de quoi etc .. Pour le Cabinet : Me Fabre Rmy, Avocat Me. Boileau Dieuveuil, Avocat AU NOM DE LA RPUBLIQUE au No : 004-436-635-7, et la dame ne Bonnie Lynn Gates. Dispositif du jugement de dfaut rendu par le Tribunal de Premire Instance de Port-auPrince, en date du dix Juillet deux mille quatorze. Nos. 003-364-524-8, muni du rcpiss aux Nos. UU-064451, attestant le paiement de la taxe prevue par la loi pour laccomplissement de tels actes ; assist de Mes. Fritz Joseph et Marie Ange Lebrun 73497, 003-178-538-7, 004789, 113257, avec lection de domicile aux Nos. 18 de la Rue Montalais, Port-au-Prince, demandeur en divorce, dune part ; ET 2) la dame Carline SCUTT, demeurant et domicilie au # 6 Ashton Street Apt.2 Worcester, Mass 01605, USA, dfenderesse dautre part. PAR CES MOTIFS, le Tribunal aprs examen, le Ministre Public entendu, maintient le admet en consquence le divorce du sieur Samuel Pierre, davec son pouse ne Carline SCUTT pour injures graves et publiques aux torts de lpouse ; Prononce la dissolution des liens matrimoniaux de transcrire sur les registres ce destins le dispositif du prsent jugement dont un extrait sera insr dans lun des quotidiens sditant la Capitale sous peine de dommages intrts envers les tiers sil y compense les dpens. Ainsi jug et prononc par nous, Marleine Bernard DELVA, juge en audience civile ordinaire et publique du jeudi dix Juillet deux mille quatorze, en prsence de Me. Ronald Pierre Substitut du Commissaire du Gouvernement de ce ressort et avec lassistance du sieur Joseph Pierre Louis, Il est ordonn tous huissiers sur ce requis de mettre le prsent jugement excution ; aux Ainsi sign : Marleine Bernard DELVA et Joseph Pierre Louis. Pour expdition conforme collationne : (S) Joseph PierreLouis Pour extrait conforme Fritz Joseph, Av. Le Tribunal de Premire de Port-au-Prince, a rendu en audience publique et en ses attributions Civiles, le jugement de divorce entre le sieur Pierre Casimir SIMPLICE et la dame ne Lonse Charles dont le dispositif est ainsi conu : PAR CES MOTIFS, le Tribunal, aprs examen et sur les conclusions conformes du Ministre Public, accueille laction requrant pour tre juste et fonde. Maintient le dfaut octroy contre la consquence le divorce du sieur Pierre Casimir SIMPLICE davec son pouse ne Lonse CHARLES pour incompatibilit de caractre ; PRONONCE la dissolution des liens matrimoniaux existant entre transcrire sur les registres ce destins le dispositif du prsent jugement dont un extrait sera publi dans lun des quotidiens sditant la capitale sous peine de dommages intrts envers les tiers sil y de ce jugement ; compense les dpens. RENDU DE NOUS, Jacques Hermon CONSTANT, Juge en Audience Civile Ordinaire et publique du mercredi vingt-huit (28) Mai deux mille quatorze (2014), en prsence de Me. Wesley PAUL, Substitut du Commissaire du Gouvernement de ce ressort et avec lassistance du sieur Homre Il est ordonn etc En foi de quoi etc Ainsi sign etc .. Pour expdition conforme collationne Pour la publication, le Cabinet LAMOUR et Associs. Mathieu THODORE, Av. PAR CES MOTIS, le Tribunal statuant conformment la loi, aprs avis du Ministre Public, maintient le dfaut octroy laudience prcite contre la dame Ren LEONSCA ; Ordonne le partage de la succession de feu Glenn Nicklas LEONSCA entre les hritiers, propritaire fonds et btisses, sise lAve. Herne prolonge, impasse Bolivard, dsigne larpenteur Lefort Duclair pour les oprations de division. Commet le notaire Lesly Alphonse de la rsidence et de la vente de ce aux frais et dpens de la procdure. AINSI JUG ET PRONONC PAR NOUS, Me. Lamarre BELIZAIRE, en audience civile Substitut du Commissaire du Gouvernement de ce ressort, avec lassistance du sieur Yves-Andr IL EST ORDONN tous huissiers sur ce requis de mettre la prsente ordonnance lgalement requis. susdits. AINSI SIGN : Lamarre BLIZAIRE et Yves Andr JOSEPH. COLLATIONNE Pour ordre de Publication : Me. Osner RICHARD, Av. PAR CES MOTIFS, le Tribunal, aprs examen sur les conclusions conformes du Ministre fonde la dite action ; Admet en consquence le divorce du sieur Jean Wilson VIL davec son pouse ne Carline CAMILLE pour injures graves et publiques. Prononce la dissolution des liens matrimoniaux sur les registres ce destins le dispositif du prsent jugement dont un extrait sera insr dans lun des quotidiens sditant la Capitale sous peine de dommages intrts envers les tiers sil y chet. Commet AINSI JUG ET PRONONC PAR NOUS, Jacques Hermon CONSTANT juge en audience civile et publique du quatorze Mars deux mille Treize, en prsence de Me. Ronald PIERRE, Substitut du Commissaire du Gouvernement de ce ressort, avec lassistance du sieur Homre RAYMOND IL EST ORDONN tous huissiers sur ce requis de mettre le prsent jugement excution ; COLLATIONNE : Le Tribunal de Premire Instance de Port-au-Prince, comptemment runis au Palais de Justice de cette ville sis au bicentenaire ancien local de lUSAID, a rendu en audience ordinaire, publique et en ses attributions civiles de divorce le jugement suivant : Entre : la dame Shedly Saint Fleur, propritaire, demeurant et domicilie Port-au-Prince, ( / p. 14)

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Page 12 EVASION SPECTACULAIRE ( .. Nous voulons dire personne na une explication pour la fuite du prsum chef kidnappeur Clifford Brandt qui sest chapp, ce dimanche 10 aot, de la prison civile de la Croix-des-Bouquets suppose tre la plus scurise du pays, canadien. Personne ne peut expliquer le scandale, parce que Cest la rponse du directeur gnral de la police mais en bgayant si tellement (comme dit le crole) quon a du mal y croire. Mais il y a une diffrence de taille. Oui un tel vnement peut se produire dans nimporte quel pays. Que ce soit Toronto, ou en Sicile ou particulirement Marseille (en France) ou mme la prison de la Sant Paris (qui ne se souvient de la formidable vasion du gangster Mesrine, lennemi public numro 1) et de la scurit publique partir du moment o il se rvle que les responsabilits ne relvent pas seulement du domaine de simple police mais aussi que les politiques nont pas fait leur devoir pour empcher le scandale de se produire. Voire si des lments laissent souponner que les politiques ont ferm les yeux Quels quils soient. A ce moment le ministre de la justice doit se retirer lui jusquau numro 1 du CSPN, le premier ministre. Le ministre de la justice et de la scurit publique, Jean Renel Sanon Celui-ci sera appel venir sexpliquer devant les diffrentes commissions parlementaires et sigeant dans leurs attributions bi-partisanes et pas huis clos mais en sance publique parce que la Nation doit savoir. Et cest sur la base des conclusions de cette investigation quon dcidera si le premier ministre ne doit pas lui aussi tirer sa rvrence. Mais ce qui fait la force des gouvernements comme pense la Nation. Ils nont aucune inquitude avoir tant surtout que leurs patrons internationaux eux aussi nont rien cirer. Tant que ceux-ci sont maitres de la situation. Tant quil y a la Minustah (les casques bleus) pour assurer leur protection. Cynisme que le directeur gnral de la police qui ne trouve dautre excuse, que cela peut arriver mme dans le meilleur des mondes Comble du cynisme quun ministre de la justice qui a laudace daccuser lopposition politique, en disant que daprs son exprience ces choses-l se produisent toujours en priode pr-lectorale. Mais cela veut dire que la mme chose peut se produire nouveau demain que cela ne changera rien. Cela veut dire quon est dirig par des autorits non seulement incapables mais aussi irresponsables. Au sens plein du mot. Cela veut dire que le pouvoir lui-mme fonctionne na pas de comptes rendre Quant au prsident de la Rpublique, qui na pas un il ne devrait pas se sentir aussi bien dans sa peau Mlodie 103.3 FM, Port-au-Prince Mais les autorits ne restent pas assises sur leur superbe en dclarant : cela arrive dans nimporte quel grand pays, et alors Non, des dcisions interviennent immdiatement. Et notamment aux Etats-Unis (puisque les principaux conseillers de nos autorits sont des amricains), oui aux USA, voici ce qui se passe aussitt. Immdiatement les principaux responsables nattendent pas quon leur montre la porte, ils prsentent leur dmission. Cest ainsi que ragissent de vritables responsables, au plein sens du mot. Du prsident de la Rpublique au dernier hoqueton. Dans un cas comme celui-ci, le DG de la police est le premier partir. Il nencourt pas la honte dtre renvoy, il prsente lui-mme sa dmission. Cela cest pour faciliter lenqute qui a dmarr aussitt. Et cette enqute nest pas conduite par les mmes qui avaient la responsabilit dempcher la fuite du dtenu ou des dtenus car parmi les 300 autres vads, il y en a probablement de plus dangereux encore que Clifford Brandt pour vous et moi qui navons pas des millions pour attirer des rseaux de kidnapping aussi puissants. Notre vie nous est entre les mains des petits voyous arms, pourquoi le nombre de 300 vads fait dresser les cheveux sur nos ttes. Lenqute est videmment conduite par des institutions indpendantes. Soit la police des polices comme en France (et comme devrait ltre notre inspection gnrale de la police nationale (ISPN), soit la justice fdrale aux Etats-Unis. Mais le directeur gnral de la police nest pas seul en cause. La prochaine tte rouler est le ministre de la justice aussi vite que possible ce qui est arriv pour que la vie puisse repartir business as usual. Pour que lon continue de mentir en rond, de brasser en rond. Parce que comme chacun de nous, ces autorits savaient que le dtenu Clifford Brandt est un colis trop encombrant (en crole un gombo cho), cest--dire quon ne peut manipuler de quelque ct quon le retourne (jugez le il peut avilir trop de grosses lgumes, liquidez le cest trop tard, il ne restait qu lui ouvrir les portes de la prison et aujourdhui les mmes autorits sont trop heureuses que loiseau se soit envol), ouf, bon dbarras Voire essayer de le rattraper. Farceurs Cependant lHati de 2014 reste malgr tout le seul pays au monde o cela peut encore se passer avec autant de facilit. O surtout les autorits peuvent se permettre de se Un dtenu aussi important senvole, les responsables de la scurit (du ministre de la justice au directeur gnral de la police le premier ministre qui est le no.1 du conseil suprieur de la police nationale (CSPN) et quon voyait tant ces derniers temps parler de restauration de la scurit etc, sest loign sur la pointe des pieds, jugeant plus prudent de ne pas tre la confrence de presse de ce lundi ) car jamais nos responsables navaient autant brill par leur cynisme. Incomptence et cynisme. Laccord parfait Comment cest arriv ? Comment comment cest arriv, cela arrive dans les plus grands pays. Au Canada rcemment un hlicoptre na-t-il la noix de coco) le lait de coco est trs riche en lipides, essentiellement des acides gras saturs. Il donne ainsi de lonctuosit et de la douceur aux plats quil intgre. Comme dans ce curry de lotte au coco, par exemple. Ou encore dans cette recette de poulet saut aux lgumes... Pour donner une saveur plus douce, dlicate, suave et exotique toutes vos recettes, le lait de coco peut remplacer le lait dans toutes les recettes de gteaux cause de sa teneur riche en graisse, il convient de rduire les quantits de beurre ou dhuile de la recette choisie ou encore les recettes de crmes et/ou dentremets. tout autre prparation sale. Mais avant utilisation, il convient de le fouetter pour bien mlanger et viter la formation des grumeaux. Le lait de coco, avec sa saveur douce se marie avec tous les ingrdients, mais se rvle et se marie parfaitement avec les crevettes et le poisson dans les plats sals et avec la cannelle dans les desserts. Le lait de coco sachte en brique ou en conserve, mais se conserve 3 jours maximum aprs ouverture, cependant il se congle parfaitement. Trs populaire dans la cuisine Thalandaise, Malaisienne, Sri Lankaise, Indienne ou encore Polynsienne, Africaine et Caribennes le lait de coco a lavantage de sutiliser autant dans les plats sals que sucrs. Obtenu en broyant la pulpe de la noix de coco avec de leau bouillante, le lait de coco est trs riche en fer, potassium et phosphore. Il est galement source de manganse, cuivre, slnium et zinc. Contrairement leau de coco (le jus prsent dans Le directeur gnral de la Police nationale, Godson Aurlus (photos J.J. Augustin) La capsacine du piment naurait pas que la facult de rendre pic les aliments et de vous brler la langue, selon les rsultats dune tude publie dans la revue mdicale le Journal of Clinical Investigation. Elle serait excellente pour lutter contre le cancer de la prostate. Les chercheurs de lUniversit de Californie, San Diego School of Medicine ont dcouvert que ce compos du en activant un rcepteur sur les cellules qui tapissent lintestin, dclenche une raction protectrice contre le risque de tumeurs colorectales. Cette substance serait capable de tuer certaines cellules cancreuses. Linjection de capsacine dans des cellules prostatiques cancreuses de souris a conduit leur apoptose (la mort des cellules cancreuses mais pas des cellules saines). 80 % des cellules cancreuses de la prostate portes par les rongeurs ont t dtruites. Elle a aussi permis de prolonger la dure de vie des souris de plus de 30%. La capsacine a eu un profond effet anti-prolifrant sur les cultures de cellules humaines de a soulign lun des chercheurs ayant particip ltude. strodien dj approuv pour le traitement de certaines formes darthrite et la prise en charge de la douleur explique le Dr Eyal Raz, professeur de mdecine, co-auteur de ltude. Le piment, un aliment sant Cette nouvelle vertu sant sajoute la liste dj intressante des intrts du piment. En effet, grce la Grce son effet analgsique, il permettrait, dattnuer les douleurs articulaires (arhtrose...) ainsi que certaines douleurs musculaires. Il a aussi la capacit dabaisser le taux de cholestrol et de doper la sant du cur. Cet alcalode qui augmente aussi les dpenses nergtiques serait aussi un alli pour Plus un piment est fort plus il contient de la capsacine. Le cancer colorectal est le 2me cancer le plus mortel, tous sexes confondus, derrire le cancer du poumon. Et avec 42 152 nouveaux cas estims en 2012 en France dont 55 % chez lhomme, le cancer colorectal est, le troisime cancer le plus frquent aprs le cancer de la prostate (56 841 nouveaux cas) et le cancer du sein (48 763).

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Page 13 HAITI QUEL DEVELOPPEMENT ? La semaine dernire, jai entrepris de parler de latelier sur Le Cadre Lgal de lIrrigation en Hati organis par la Fondation Hatienne de lIrrigation (FONHADI) en dcembre de lanne dernire (voir HEM Vol. 28 # 29 du 06-12/08/2014). Je mtais attach rsumer la prsentation du premier intervenant, Jean Robert Jean Nol, qui, aprs avoir donn quelques chiffres concernant le secteur de lirrigation, a prsent les grandes phases de lhistoire de lirrigation en Hati. Aujourdhui, je voudrais parler de la prsentation du second intervenant, Ccile Brut, qui devait aborder le point central de latelier : la LOI SUR LE TRANSFERT DE GESTION DES SYSTEMES IRRIGUS. Pour commencer, elle a abord les raisons de la mise en place dune telle loi. Jespre quelle ne men voudra pas Les raisons relatives la mise en place de la loi sur le transfert de gestion des PI sont les suivantes : 1. de lancien systme, Lirrigation est encore rgie par centralis : lEtat est en charge de ladministration des systmes dirrigation sans participation des usagers qui sont juste tenus dassurer le curage et le sarclage des canaux secondaires et tertiaires desservant leurs plantations LEtat, par le biais du MARNDR, assure galement la Police des Eaux. 2. La deuxime raison serait une affaire dopportunit, si je peux mexprimer ainsi. La Constitution de 1987 favorise et reconnait limportance de la participation des citoyens la vie nationale, dans le cas de lirrigation, cela implique la participation des usagers dans la gestion des systmes. Le dcret du 30 septembre 1987 portant organisation et en donnant, dans son article 4, mission au MARNDR d encourager les usagers des systmes dirrigation 3. En troisime lieu, il convient de faire preuve dun peu de ralisme. Depuis que lEtat est devenu absentiste aprs 86, mais surtout partie de 94, de nombreuses associations dirrigants se sont mises en place dans la plupart des primtres irrigus du pays. 4. Ces associations dirrigants attendent de lEtat la et la reconnaissance de leurs capacits de prendre en main la gestion des systmes dirrigation. Il faut donc une loi 5. qui rgisse le mode de gestion des systmes dirrigation ; 6. qui donne aux associations dusagers des systmes dirrigation un statut propre et la personnalit juridique ; 7. qui pose les principes et le cadre du transfert, total ou partiel, de la gestion des infrastructures dirrigation ces associations dirrigants. Quelques avances peuvent tre constates, et aussi Jean Robert Jean Nol que Ccile Brut ont cits des dates marquantes : la plaine de lArcahaie (PREPIPPA) (Anne 90-00), le MARNDR a sign un contrat de transfert de gestion avec lAssociation des Irrigants de la Plaine de lArcahaie ; par la suite le MARNDR a aussi sign avec des associations sur des primtres rhabilits par le PPI-I, de sorte que une trentaine de systmes sont grs dans lArtibonite, le PIA a travaill sur la gestion par les usagers du systme dirrigation de la Valle de lArtibonite et mis en place dune fdration dassociations dirrigants ; le projet PPI I a labor une mthodologie de mise en place des associations dirrigants (quatre phases, quatorze tapes et trois niveaux de contractualisation) ; dun avant-projet de loi sur le transfert de gestion ; en 2011, cet avant-projet a t soumis la Primature qui la gar ; en 2012, il a t rintroduit la Primature avec un expos des motifs. Je terminerai, pour aujourdhui avec un rsum des principes de cet avant-projet, tel que prsent par la confrencire : Dune gestion centralise une gestion locale ; Les ressources en eau font parties du domaine public de (2) lEtat et celui-ci, par des structures appropries, en assure la protection et la gestion ; LEtat, reprsent par le MARNDR, peut transfrer tout ou partie de la gestion dun systme dirrigation une association dirrigants reconnue (Art 5) ; LEtat reste galement Maitre douvrage des infrastructures dirrigation mises en place directement ou avec la participation des usagers (Art 6) ; le transfert se ralise par contrat entre le MARNDR et par la loi ; (les parties contractantes, description di systme, engagements, modalits dappui et daccompagnement, modalits de gestion, mise en place dun conseil de surveillance Art 8) ; Un conseil de surveillance est mis en place pour veiller la bonne application du contrat ; il se compose de reprsentants de lEtat (DDA), des Collectivits territoriales impliques ; (section 3 Art 10 13) ; Un type dorganisation nouveau est cr, les associations systmes dirrigation ; (Art 14,15, 16,17) ; Les principes de constitution et de fonctionnement de ces associations dirrigants sont prciss ; ils comportent notamment la mise en place dune assemble gnrale souveraine et dun comit excutif lu ; (Articles 18-1920-21-22-23) ; Une procdure de reconnaissance par le MARNDR est mise en place, qui confre aux associations dirrigants reconnues la personnalit juridique ; Les associations dirrigants assurent leur autonomie en collectant de leurs membres des redevances (Art 25) ; Les associations dirrigants assurent la Police des eaux (Art 26) ; Dispositions transitoires : le MARNDR doit encourager la cration dassociations dirrigants (Art 27), les AI qui existaient avant la loi doivent demander la reconnaissance. Bernard Ethart Miami le 11 aot 2014 douloureuses ont secou cette petite Rpublique. Si lauteur les voque, ce nest pas tant pour montrer de quelle vilnie ou avanie taient capables nos politiciens dantan, la plupart corrompus jusqu la moelle, que pour exposer les raisons pour lesquelles la Jamaque tait considre comme un foyer dintrigues une base de repli et une frontire dappui idale pour la reconqute du pouvoir Plutt avare en analyse et plus pench sur lvnementiel, Gnus a quand mme comment mme si cest en des termes plutt sobres, cette valse, tragique et macabre, des politiciens sur la route jamacaine. Tout au long de lhistoire dHati, crit-il, le rapport des forces a t la ralit politique principale. Le choix et la lgitimation dun successeur par le Parlement (2) viennent dhabitude consacrer une victoire obtenue sur le terrain militaire (page 151). Au lecteur de mettre des mots lui sur ce jeu machiavlique pour le pouvoir. Mais les relations hatiano-jamacaines ne se sont pas limites, fort heureusement, quaux dboires politiques. Une grande partie de louvrage traite des changes haitianojamaicaines, notamment dans les domaines conomiques et commerciaux, qui datent de plus dun sicle. En ce qui concerne limmigration mme, la trajectoire a t la mme. La prsence des Jamacains en Hati ds la ces trangers taient des mcaniciens, des conducteurs de carrosse et des cordonniers. Leur vie ntait pas toujours rose. Quelque sentiment anti-jamacain a exist; mme si des dmentis y ont t apports. Au nombre de 300 sur une population hatienne atteignant les 2 millions dhabitants, on leur reprochait, entre autres, davoir, sous loccupation revenir des nationaux. Paralllement, des Hatiens avaient aussi migr la Jamaque, contribuant lconomie de ce pays. Le cas de Thomas Dsulm en est un. En 1965, il tait devenu le pionnier dans lindustrie ptrochimique avec son entreprise qui tait considre comme le leader dans la fabrication des produits en plastique, rappelle lauteur. Des contacts sportifs, il y en a eus aussi et ce ds le date de 1925. Ces changes auraient dbut de manire informelle en mai 1924, se souvient Gnus qui se rapporte aux donnes quil a sa disposition. part le football, il y a eu aussi le tennis et la boxe, terrains sur lesquels les deux peuples se sont mesurs. Ce sont dailleurs les Jamacains qui, toujours selon les bulletins, articles et notes glans et l par lauteur, ont introduit en Hati, en 1936, la pratique de la course des chevaux. Sur le plan ducatif et culturel aussi, Jamacains et Hatiens se sont soutenus mutuellement, ds 1870. La ( ( Jamaque, en croire les documents rassembls par lauteur, a form pendant de nombreuses annes des cadres hatiens dans les domaines du secrtariat, de la gestion et de la comptabilit commerciale. Des dmarches ont mme t menes en vue dune collaboration universitaire. Une coopration stait concrtise, en tout cas, dans le domaine de la formation des jeunes. Et dans des changes littraires, artistiques (peinture), scniques, relatent les journaux de lpoque minutueusement rassembls par Gnus. La musique a aussi jou un rle. Par exemple, le pianiste Justin lie a visit la Jamaque o il a prsent son premier concert le 5 fvrier 1909 au Collegiale Hall le domaine religieux. Les archives font tat de la prsence, en Hati, de religieux jamacains. Paralllement, des leaders religieux hatiens se sont forms en terre jamacaine. Sur de longues pages, lauteur voquera les relations de solidarit entre les deux peuples, qui remontent aux premires annes de lindpendance. Elles se sont manifestes principalement lors des catastrophes naturelles qui accablaient leur territoire. Ce que le livre nous rappelle encore, cest que la Jamaique et Haiti ne sont pas que des voisins que les dconvenues haitiano-haitiennes ont lis. Mme sils nont pas la mme structure administrativo-politique lun est une dmocratie reprsentative (Haiti) et lautre une monarchie ces deux tats ont une histoire similaire: dbarquement de Christophe Colomb deux ans dintervalle, colonisation europenne, dcimation des autochtones (les Arawaks), esclavage brutal et inhumain puis libration (Sauf que la Jamaique a acquis son indpendance 158 ans plus tard aprs Haiti). Cest donc cette histoire commune et les rapports multiples cousus de sollicitude et de solidarit qui ont suivi qui font dire lancien Ministre des Haitiens vivant ltranger et actuellement Ambassadeur Cuba, Jean Victor Gnus, qu un approfondissement de lhistoire des relations entre la Jamaique et Haiti peut contribuer une meilleure comprhension, non seulement de notre histoire, mais aussi convaincre de la ncessit dune attention particulire aux voisins de la Caraibe En prenant, cette fois, une autre route, celle de la coopration avec le grand Sud, non pas pour chapper lire de dirigeants autocrates et totalitaires mais pour construire et dvelopper la rgion. Huguette Hrard 1) La route jamacaine : une chronique des relations historiques entre Haiti et la Jamaique, dition mai 2014, Impression Country Press, Massachusetts, USA. ISBN 9781-4951-1248-5. 2) Cest sous le rgne du Prsident Paul Magloire que le suffrage universel a t introduit dans le systme lectoral haitien. Difficile aussi de croire que la justice constitue aujourdhui le vrai motif de toute cette agitation et non au contraire la perspective des nouvelles lections (renouvellement de la presque totalit des deux chambres et toutes les communales et locales). Le parti Fanmi Lavalas tient ses assises aux 4 coins du pays (jusqu tout rcemment la seule organisation politique reprsente dans toutes les circonscriptions du pays). Et jusque dans le 1 e dpartement comme on dnomme la diaspora hatienne, plus prcisment New York. La seule faon dviter de laffronter aux urnes est de le mettre hors la loi. En inculpant Aristide et tous ses lieutenants. Mais lopinion ne saurait rester indiffrente cette utilisation ouvertement opportuniste de la justice. Comme si aprs le Watergate, le Parti Rpublicain navait plus le droit dexister. Comme quoi cause de laffaire Bigmalion, lUMP de Sarkozy ne pourrait plus participer aux lections en France. quelquun pour quil soit considr coupable. Et hors jeu. Hors de la course. Sans mme quil soit besoin de rappeler quil ny a pas que les crimes de Lavalas qui mritent dtre jugs mais aussi ceux de ses ennemis qui ny sont point alls non plus de de 1991, que en 2004 les escadrons de la mort dguiss en uniforme de la police nationale affrontant les bandes organises dans les quartiers populaires. nont pas cess, loin de l, depuis la disparition de Lavalas du march politique (2004). Oui, le seul march o les valeurs sont toujours la hausse. La politique tant, comme la drogue et le kidnapping, une source certaine de richesses. Mais la seule qui ne soit pas condamne par la loi. Hati en Marche, 8 Aot 2014

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Page 14 HORIZONTAL VERTICAL PEU#BEC# IB#BACLA CAMEROUN PHILIPPE OIE#LIE# US#G#OIE L#GLAND# SEDUISEZ Visitez Haiti en Marche sur Internet au www.haitienmarche.com SCRABBLE eRONCIER C T O R E A E LES JEUX DE BER NARD CESUREMONTES, en utilis Mots Crois s HACHAS HACHES BACHES BACLES BALLES BILLES BILLETCESURE MONTES Etats amricaines (OEA) Washington, entre les reprsentants des pays des quatre coins du continent et le Groupe des amis dHati au sein de lorganisation, autour de lvolution de la situation en Hati. Les progrs et dveloppement sont vidents en Hati, et cest notre souhait que toutes les parties prenantes, y compris les forces politiques, travaillent ensemble sur les questions cls a soulign M. Ramdin. De son ct, le chef de la MINUSTAH lAmbassadeur Sandra Honor, a dit esprer que, comme convenu, des lections se tiennent en 2014. Jexhorte les acteurs politiques slever au-dessus de leurs diffrends et de parvenir un consensus dans le plus grand intrt de la nation, en vue de garantir la tenue dlections en 2014 a dclar Mme Honor, qui a galement appel le Snat voter sans plus tarder sur les amendements la loi lectorale, qui est une condition pralable lorganisation de ces lections A la runion, qui a t prside par le Secrtaire gnral adjoint de lOEA, Albert Ramdin, participaient le Reprsentant permanent dHati auprs de lOrganisation, Bocchit Edmond, les reprsentants des tats membres de lOEA, des fonctionnaires du Secrtariat gnral et le chef de lOrganisation des Nations Unies Mission de stabilisation en Hati (MINUSTAH), Sandra Honor. HPN Port-au-Prince, le 6 aout 2014 (AHP) Des snateurs ont poursuivi (le mercredi 6 aot) la srie de rencontres inities le mardi prcdent avec plusieurs acteurs concerns par le processus lectoral, autour de leurs propositions damendement la loi lectorale. Aprs avoir rencontr la veille des conseillers lectoraux, les parlementaires se sont entretenus avec des responsables dorganisations de la socit civile dont lInitiative de la Socit civile (ISC) et la fdration des barreaux dHati. Le coordonnateur de lISC, Rosny Desroches, a accueilli favorablement cette dmarche des snateurs et reconnait la ncessit que les lections aient lieu dans le meilleur dlai. Il appelle lensemble des acteurs assumer leurs responsabilits pour que cela devienne une ralit. Sagissant de la proposition que les parlementaires restent en fonction si les lections dputs et les snateurs pourraient garder leurs postes jusqu linstallation des nouveaux lus mais dans un dlai ne dpassant pas 3 mois. Pour ce qui est du mandat des conseillers lectoraux, M. Desroches estime que ces derniers devraient rester en poste jusqu la mise en place dun conseil permanent. Le prsident de la Fdration des Barreaux dHati, Me Carlos Hercule a lui aussi salu la dmarche des snateurs et insist sur la ncessit que les lections aient lieu au plus vite pour viter tout vide institutionnel au pays. Me Carlos Hercule s`est gard de commenter les propositions damendements crit au moment opportun Il sest content davancer que si les parlementaires restent en fonction au-del de janvier 2015, on ne pourra pas parler de prolongation de mandat, car ils avaient prt serment en avril 2011 pour un mandat de 4 ans. Le coordonnateur national de la plate-forme politique pro-gouvernementale REPONS PEYIZAN, Fednel Mont-Chery, a lui aussi salu la dmarche des snateurs. Il demande aux responsables de lEglise Catholique et aux membres de la les lections puissent avoir lieu cette anne. Fednel Mont-Chery a par ailleurs dsapprouv les dclarations du porte-parole kamikaze le comportement des snateurs du groupes des 6. Ce nest pas avec ce genre de dclarations quon rsoudra la crise, a dit M. MontChery. rvocation 81 ouvriers de la Compagnie de dveloppement et industrielle S.A. (CODEVI S.A.), base Ouanaminthe, dans le dpartement du NordEst, ont dnonc leur rvocation, PAR CES MOTIFS, le Tribunal aprs examen, sur les conclusions conformes du Ministre Public, accueille laction du requrant pour tre juste et fonde ; maintient le dfaut octroy contre Admet en consquence le divorce du sieur Anto Cnatus, davec son pouse ne Bonnie Lynn Gates pour injures graves et publiques et incompatibilit de caractre ; Prononce la dissolution des transcrire sur les registres ce destins le dispositif du prsent jugement dont un extrait sera publi dans lun des quotidiens sditant la Capitale sous peine de dommages intrts envers les tiers, ce jugement ; Compense les dpens. RENDU DE NOUS, Jacques Hermon CONSTANT, Juge en audience civile, ordinaire et publique ce Mercredi Vingt-neuf Mai deux mille quatorze, en prsence de Me. Sheila Monsanto, Substitut du Commissaire du Gouvernement de ce ressort, avec lassistance du sieur Raymond Il est ordonn etc .. En foi de quoi etc Me. Fabre RMY, Avocat Me. Boileau DIEUVEUIL, Avocat

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Page 15 TI GOUT PA TI GOUT ak Jan Mapou Atik sa a se Chapit II sou 10 lt chapit nan yon liv sou fmasyon anseyan ki dwe part anvan lontan. Si gen chans, plizy pami rs chapit yo ka soti nan ribrik Ti Gout Pa Ti Gout ak Jan Mapou nan jounal Haiti-en-Marche. Anpil anseyan gentan f konesans ak materyl la, paske yo te ak mwl liv la se kijan yon etablisman lekl, oswa plizy lt lekl kapab maknen resous yo ansanm pou yo tabli yon pwogram d pou anseyan-debitan nan yon lekl oswa nan yon rejyon. W pa w, Chapit II sa a pral layite kporans li sou plizy solisyon pou pwoblm anseyan-debitan konn kontre, epi kijan pou nou mete sou pye yon PPAND (Pwogram d Pou Anseyan-Debitan). Yon PPAND ka ede rezoud anpil pwoblm lekl ap konfwonte. Pou nou ka vin konprann sa yon PPAND ka f, oswa sa yon PPAND pa kab f, annou li atik sa a ki chita sou dekiprevyen yon PPAND. Chapit II Solisyon an: Yon Pwogram d pou Anseyan-Debitan (PPAND) Plan Chapit II: Sa yon PPAND kab f ak sa yon PPAND pa kab f Ekip Enstalasyon Anseyan-debitan nan lekl la Nivo Patisipasyon chak Manm Ekip Enstalasyon an Ekzanp Ef ak Rezilta PPAND lan Ef Travay Anseyan-Gid F sou Anseyan-Debitan Chapit II Solisyon an: Yon Pwogram d pou Anseyan-Debitan (PPAND) Reylman vre, li (Anseyan-gid la) gen anpil konpasyon ak konsiderasyon pou mwen, epi li te montre m li konprann mwen. li oswa chache w li nan lekl la, epi li te toujou pran san li ak tan li pou li pale ak mwen. Li te toujou ap ban m ankourajman ak bon ti Tout diskisyon konsnan pwogram pou ede anseyan-debitan ap toujou debouche sou fason yon moun ka konprann mo anseyansipleyan ki te konn ap kenbe pou lt anseyan epi ki vin tounen yon anseyan-titil, ske li se yon anseyan-debitan? E anseyan k ap retounen apre yon pakt ane san li pa f lekl? E anseyan eskperimante ki sti nan lt vil, lt kanton, lt etablisman, oswa nan Dyaspora a pou li vin anseye nan etablisman pa w la? Natirlman, tout anseyan sa yo ap bezwen sip, men pa nan menm nivo ak yon anseyan novis ki bezwen tl osnon tl anseyan-debitan? se keksyon pou responsab chak etablisman ta poze nan kontks oswa dapre sitiyasyon pwp lekl pa li. Nan chache repons pou keksyon sa yo, ekip PPAND lan ta dwe konsidere kad-referans Depatman Edikasyon Nasyonal (DEN) yo, resous etablisman an, epitou kantite ak eksperyans anseyandebitan li vle svi yo. Si pwogram nan ap ft pou plizy etablisman lekl alafwa, menm konsiderasyon sa yo dwe part tennfas depi nan konsepsyon oswa akouchman pwogram nan. Yon PPAND se yon seri jef fml, sistematik, epi pmanan direksyon yon etablisman lekl mete sou pye pou ede yon anseyandebitan reyisi nan premye tan li fk tanmen anseye nan etablisman lekl sa a. Gen eksp ki avanse yon anseyan-debitan bezwen omwen twa ane dopoudo pou pi piti, pou li pran kap li, pou li byen enstale tt li nan f lekl; kidonk, pandan tout dire tan sa a, fk anseyan-debitan an ta jwenn sip ki neses pou ede li kore jef li-menm l ap f yo. Gen yon fouyapt-edikat (Huling-Austin 1988) ki rive idantifye senk bivize pou yon pwogram enstalasyon anseyan-debitan: 1. Amelyore rannman ak pfmans pedagojik 2. Ogmante kantite anseyan-debitan ki f pwoms pou yo pa sove kite metye a 3. F pwomosyon byennt psonl ak pwofesyonl anseyandebitan 4. Transmt kilti sistm etablisman lekl la bay anseyandebitan 5. Respekte prensip etik ak moral konsnan metye f lekl, san nou pa bliye suiv regleman ak fmalite DEN (non kout Depatman Edikasyon Nasyonal) mande yo Toulesenk bivize sa yo vrman nb, vrman adorab; atoutsa, ta jwenn enptans ak konsiderasyon li merite. Yon pwogram, ki ta koupe nimewo senk lan kout je, kapab fasilman tounen yon pwogram deregle. Pou kat premye bivize yo: yonn konekte ak lt ; yonn depann sou lt; yonn apiye sou lt. Se fasil fasil nou kapab foure yo andedan yon PPAND k ap simaye prensip entegrite epi k ap suiv lalwa. Epitou, obligatwaman epi inevitabman, li enptan pou nou konprann kisa ki pa yon PPAND. o PPAND pa yon senp aktivite oryantasyon pou anseyandebitan. Anpil edikat konsidere oryantasyon anseyan-debitan an tankou yon asp fondamantal nan PPAND. Antouka, menmsi oryantasyon anseyan-debitan an nan etablisman lekl la ak nan zn kote lekl la plase a enptan, nou dwe konsidere li tankou yon pwen pmanan ak konkou dirab ki disponib l anseyan-debitan an bezwen yo. o PPAND pa yon senp mete anseyan-debitan an sou je yon anseyan-veteran. Voye je pa siveye. Nan anpil ka, nou konn asiste entraksyon yon anseyan-debitan ak yon anseyan-veteran kote anseyan-veteran an ap bay anseyan-debitan an detwa konsy vapvap, montre li kouman pou li prepare dokiman administratif, ki kote materyl yo ye, elatriye. Souvan, anseyan-veteran sa a pa gen pys preparasyon pou li ede anseyan-debitan an, vre. Apre premye oswa dezym semn nan, entraksyon yo kmanse diminye. Veteran an kapab pa janm ale obsve debitan an k ap anseye menm yon leson. Md ti sip wwt konsa kapab pi bon pase si pa ta genyen li ditou, men nou pa ta dwe konfonn li ni ak yon bon jan PPAND byen ganize ki gen yon ekip solid k ap ede debitan an, ni ak konkou yon anseyan-debitan an jwenn konkou fml, sistematik nan men dirkt, konseye, pwofes inivsite, ak konfr li ki resevwa fmasyon pou yo bay kalite d sa a. o PPAND pa yon pwogram pou evalye konpetans anseyandebitan an. Rezondt, vokasyon, ak bivize PPAND, se pote d ak konkou bay anseyan-debitan an. PPAND pa ta dwe tounen yon laye k ap ede yon etablisman lekl triye epi revoke move grenn anseyandebitan. Dak, nouvo anseyan ft pou gen yon moun pou evalye yo; dak, anseyan ki enkapab, ki pa gen kapasite pou yo amelyore konpetans yo pa ta dwe kontinye ap fonksyone nan pwofesyon ansyman an; mzal, konfyans, entegrite, ak sip ki fme esans PPAND lan pa ta dwe melanje ak pys lt wl jandam oswa enspekt etablisman lekl la. o PPAND pa yon remd inivsl ni yon medsin majik paspatou pou tout traka yon etablisman lekl ap sibi. Dapr Hulling-Austin (1986), pwoblm anseyan andedan yon etablisman ki pa nan plas yo, k ap anseye maty yo pa posede; anseyan ki gen or chanje oswa salklas ki gen twp elv, se pa pwoblm pou nou atann PPAND kapab rezoud. Nonplistou, nou pa ta dwe atann pou PPAND ta pran anseyan san baz ak konesans akademik solid pou li f yo tounen anseyan konpetan. Moun ki responsab oswa k ap patisipe nan PPAND dwe dab kapab rekont epi konprann limit ak pisans PPAND. Moun ki mete tan yo ak enji yo nan jef enstalasyon anseyandebitan an, se yo-menm ki fme zengredyan ki pi enptan nan nenpt ki pwogram k ap ede anseyan-debitan genyen siks. Yon ekip enstalasyon pi byen plase pou bay anseyan-debitan an bon sip pase tout konkou ki ta sti nan men yon sl grenn moun k ap opere poukont li. Divs ganizasyon ak reprezantan anpil enstitisyon gen dwa gen wl yo nan ekip enstalasyon an. Parekzanp: Manb konsy lekl ak Enspekt Depatman Edikasyon Nasyonal--------Moun sa yo enptan anpil nan adpsyon PPAND nan yonn oswa plizy etablisman lekl. Se yo menm ki bay pwogram nan baz politik ak baz moral, ak lejitimite li. Enspekt a kapab jwenn lekl la ak enspekt DEN nan pi byen plase pou yo f piblik la valorize travay moun k ap bay tan ak enji yo nan ede anseyan-debitan. Branch sendika anseyan nan rejyon an---------Sip sendika l ap toujou fasil pou nou jwenn sip yositou si nou envite sendika a vin patisipe nan PPAND lan depi nan derapman, epi si etablisman an deside bay PPAND lan ase resous pou fonksynman li. Finalman, sendika a dwe patisipe nan tout aktivite PPAND lan ap f sou siveyans, evalyasyon, ak revizyon PPAND lan li-menm. Nan sans sa a, modl eskperyans sa a t ap bay sendika a chans pou li vin jwe lt wl enptan li genyen, ki pa nesesman wl f manifestasyon nan lari a. Dirkt Etablisman Lekl la -Apwch lidchip dirkt lekl la esansyl pou vansman PPAND lan. Jeneralman, se travay yo dwe f. L dirkt a asiste semin fmasyon anseyan-gid yo, li vin pi byen fme, epi li byen plase pou ede yo, anmenm tan l ap anrichi pwp konesans ak kapasite li li-menm tou. L dirkt a patisipe nan tout rankont oryantasyon, semin-atelye, ak lt aktivite pou ede anseyan-debitan an reyisi, sa pwouve, li demontre kijan direksyon lekl la bay anseyan-debitan anpil val, epitou kijan lekl anseyan-gid la ak anseyan-debitan an, janm rete pou li pa ale vizite epi obsve klas anseyan-debitan an regilyman. Anseyan-Gid la--------------Pif pwogram plase yon anseyangid km premye moun nan lekl la ki gen responsabilite pou ede anseyan-debitan an. Gen yon fouyapt edikat Sheehy (1976) ki oswa papa anseyan-debitan an, yon pwofesyonl ki tounen yon modl, yon ekzanp nan jan li ede, bay konkou, kreye mwayen pou relasyon ant anseyan-debitan an ak anseyan-gid la tankou yon relasyon, kote yon moun ki nan pi gwo pozisyon oswa ki se yon eksp, epi k ap anseye, gide, devlope yon novis nan yon ganizasyon oswa yon pwofesyon. De lt fouyapt-edikat drese yon lis ki genyen twa gwo fonksyon anseyan-gid la dwe ranpli--Premyman: fonksyon modl ak modl pou anseyan-debitan an. Dezymman: fonksyon konsiltan-konseye pou anseyan-debitan an. Twazymman: epi fonksyon parenn pou anseyan-debitan an. Toujou toujou, gen lt fouyapt-edikat ki pwopoze omwen uit kalite fonksyon pou anseyan-gid la: yon moundekonfyans, yon devlop talan, yon mounki-konn-ki-pt-pou-l-frape, yon bon lid, yon pwotekt, epi yon moun-ki-konn-moun (Schein 1978). Pi souvan, andedan yon PPAND, anseyan-gid la se toujou yon anseyan-pratikan; mzal, lt edikat kapab jwe menm wl fonksyon anseyan-gid nan PPAND nmalman. Wl anseyan-gid la se pouse, ankouraje, epi defye kapasite pedagojik anseyan-debitan an, men pa pou evalye travay anseyan-debitan an. Nan sans sa a, anseyan-gid la pa ta dwe sipviz dirk oswa otorite ki gen pouvwa anplwaye, reprimande, oswa revoke anseyan-debitan an. Divs Enspkt Espesyalis------------Enspkt Espesyalis sa yo se mey kandida pou wl kowdonat nan yon pwogram d pou yo, patisipasyon yo andedan yon PPAND ap rann PPAND lan yon digdal svis ki pa gen pri. Enspkt Espesyalis sou zaf kourikouloum ak maty akademik ka founi lide ak enfmasyon, nonslman sou dimansyon ak sekans kourikouloum jeneral lekl la, men tou, sou anpil resous ki disponib. Enspkt Espesyalis sou kozman ansyman espesyal ka ede anseyan-debitan an konprann kijan pou li anseye elv ki gen bezwen akademik espesyal. Finalman, Enspkt Espesyalis yo ka, menm jan ak antren yon ekip foutbl, antrene anseyan-gid devlope kapasite obsvasyon, dyalg, rezoud-pwoblm (reznman), epi kapasite tabli bon rap moun-ak-moun ak anseyan-debitan yo. Lt Anseyan ak Edikat Nan Lekl la-----Sans, Siveyan, ak Sipleyan lekl la ka travay ansanm ak anseyan-gid yo pou yo ede anseyan-debitan yo reyisi. Sans, Siveyan, ak sipleyan yo ka gen espesyalite nan domn edikasyon ki ka itil oswa konplemante reptwa anseyan-gid yo. L yo travay, men nan men, regilyman ak anseyan-debitan an, anseyan-titil yo bay anpil koutmen nan diminye izlman anseyandebitan yo. Anseyan maton ak anseyan eksperimante yo konn pmt anseyan-debitan yo vin andedan salklas yo pou anseyan-debitan yo ka obsve kijan yo-menm yo anseye. Tout anseyan nan lekl la dwe kase dizon pou yo rann atmosf lekl la atiran, nourisan, siptab pou yon sl grenn anseyan ap jwe wl anseyan-gid la, epi tout lt anseyan yo ap bay koutmen nan ede anseyan-debitan an. Anseyan-Edikat-------------Anseyan-edikat se pwofes k ap anseye nan Lekl Nmal, nan lt fakilte, ak nan lt enstitisyon sipery, oswa nan lt branch konesans, elatriye. Envite anseyanedikat Lekl Nmal vin pataje konesans yo, espesyalman nan etap koutmen sa a pi solid toujou l anseyan-edikat yo f pati entegral PPAND lan. Fonksyon ekzak anseyan-edikat yo se f konsiltans (rechch ak oryantasyon) pou manm ekip PPAND yo, fme ak antrene anseyan-gid yo epi f konsiltans pou yo, prezide oswa f semin global pou anseyan-gid ak anseyan-debitan, epitou f rechch sou zaf enstalasyon anseyan. Lt enstitisyon ki prepare anseyan ak edikat oswa lt endividi ki genyen konesans apwofondi nan yon domn klkonk andwa f pati PPAND lan tou. Edikad Ayisyen ak Zanmi Ayisyen Aletranje Anpil edikat bay oswa devlope resous ak materyl, epi f konsiltans nan kreyasyon ak devlpman yon PPAND. Yo kapab bay anpil koutmen nan f pwogram fmasyon pou anseyan, enspekt-espesyalis, anseyan-gidfmat; yo ka pote divs enfmasyon sou modl pedagoji nf, epi yo ka f boukantay lide sou eksperyans y ap f kote y ap anseye a. Yo ka fasilite rasanbleman plizy pwopriyet, dirkt, anseyan ak etablisman lekl ansanm pou mete divs kalite pwoj ak pwogram pedagojik sou pye. Yo ka pmt jimlaj ft ant lekl Ayiti ak lekl nan peyi kote yo abite yo. Yo ka ede nou f mobilizasyon pou ranmase lajan, jwenn resous, ak materyl. Nou fk st voye je sou divs kalite moun ki ka f pati ekip PPAND lan. Chak grenn moun oswa enstitisyon sa yo gen posibilite Se etablisman lekl k ap ganize PPAND lan ki dwe deside kils depozit/patn (moun ki gen gwo enter) ki dwe f pati pwogram nan, epitou ki val patisipasyon chak depozit sa yo dwe founi. Dirkt a, anseyan-gid la, ak lt moun k ap bay konkou yo dwe fouye yon knal kominikasyon kl; yo bezwen yon sistm boukantay lide byen kore ak bon rap nan mitan yo. Ditkt a ak anseyan-gid la dwe f reyinyon ak kowdonat, epi tout anseyan ki pral travay ak anseyandebitan an anvan ane lekl la kmanse pou yo ka tabli pwotokl ak regleman konsnan d yo pral bay anseyan-debitan an. fk kowdonat a kontinye ba li sip chak jou diran tout ane lekl la. Yon bon PPAND ka elimine bonkou pwoblm anseyan-debitan abitye kontre. Nan yon pwoj kolaborasyon ki ft ant inivsite Eta Indyana ak dis lekl segond ki te lokalize nan pati santral rejyon lws Eta Indyana (USA), te gen 21 anseyan-debitan, yo te plase sou responsablite yon anseyan-gid byen eksperimante. Chak mwa, yo te resevwa vizit anseyan-edikat Inivsite Indyana a, patisipe nan semin gwoup-sip, epi yo te li yon ti jounal ki te bay nouvl espesyalman sou pwoj a. L evalyasyon te ft sou 40 kapasite ki neses nan ansyman pou bon anseyan genyen nan djakout pedagojik yo, anseyan-debitan ki te patisipe nan pwoj a te remt plis rannman ladan yo pase yon lt gwoup anseyan-debitan ki te sou kontwl, men ki pa te patisipe. psepsyon ki te pi pozitif pase lt gwoup ki te sou kontwl yo, men ki pa te patisipe yo (Henry 1988). Sa ki te pi bl la, tout anseyan-debitan ki te patisipe nan pwoj a te chwazi rete nan ansyman km kary yo. Nan yon lt pwoj (Parker 1988) ki te ft nan yon sistm lekl rival, toujou nan peyi Etazini, kote yon PPAND te tabli, gen yon bl eksperyans ki te ft. PPAND lan te mete kanpe yon latriye semin pou gwoup-sip anseyan-debitan, yon bl ekip enstalasyon ki gen ladan li anseyan-gid, administrat lekl, epi anseyan-debitan ki te soti nan inivsite. Tout 69 anseyan-debitan ki te patisipe epi ki te ranpli keksyon sondaj-opinyon pandan yon peryd 3 ane, yo tout te deklare kijan patisipasyon yo nan pwoj a te pmt yo aprann lide ak teknik pedagojik nf, san bliye metd rezoud-pwoblm. Nan pwoj sa a, ekip enstalasyon an te travay ak anseyan-debitan yo pou yo te idantifye tout zn pwoblm ak bezwen devlpman pwofesyonl, epi pou yo te ka tabli bivize ak objktif. Pwoblm 69 anseyan-debitan sa yo te rapte yo, menmsi yo te menm ak pa gwoup sou kontwl ki pa te patisipe yo, pwouve, sila yo ki te patisipe yo, te rive motive elv yo plis, yo te debouye yo pi byen ak move konptman elv yo, yo te devlope pi bon rap ak elv yo, epi yo te konsidere premye ane f-lekl pi pozitivman. Administrat yo di Odell (1990), yo te sou anseyan-debitan ki te patisipe nan PPAND lan. Yon lt fwa ank, anseyan patisipan yo te chwazi rete nan metye f-lekl km kary pwofesyonl yo. Debitan----Nan yon rechch oswa sondaj ki te ft pami anseyan nan uit lekl, kote ekip enstalasyon t ap opere, men ki konklizyon kk chch te tire: ka pran, menmsi li te koute yo bonkou tan, enji, ak lajan. Anseyandebitan ki te patisipe yo rapte kijan yo te konte sou manm ekip entalasyon an pou ede yo ( Hulling-Austin ak Murphy 1987). yon lt lekl, kote anseyan-debitan yo te patisipe nan yon pwogram enstalasyon anseyan-debitan. Plis pase 95% pami anseyan-debitan patisipan yo te rapte nivo satisfaksyon yo ak d/konsy yo te resevwa nan men anseyan-gid yo. Yo konsidere sip sa a km zengredyan ki pi anptan nan yon pwogram enstalasyon anseyan. Anseyan-debitan yo te konsidere anseyan-gid yo tankou potomitan pwogram nan. Men ki konklizyon yon lt ekip fouyapt (Huffman, Edwards, Oneals, Barnes, ak Paulissen 1986) te tire: Pou anpil anseyan-debitan, se konkou anseyan-gid la ansanm ak koutmen lt anseyan-debitan kanmarad yo ki te svi yo km fs ki te pi pozitif nan eksperyans lan. Anseyan-debitan patisipan yo te rapte kijan d anseyan-debitan pary yo mete ansanm ak d tout lt anseyan dewoule. Anseyan-debitan yo te konsidere d sa yo nonslman, km sous enfmasyon ak konsy pratik, mentou, km sous sip moral ak sous pisans sikolojik. ____________________________________ Anseyan-etidyan: edidyan ki pral lekl pou li ka vin anseye Anseyan-novis: anseyan ki san eksperyans nan ansyman Anseyan-debitan: anseyan ki fk debite nan ansyman Anseyan-sipleyan-: anseyan ki konn ranplase anseyan ki absan Anseyan-titil: anseyan ki vin gen yon ps/ch pmanam pou l anseye Anseyan-gid: anseyan k ap oryante anseyan-debitan Anseyan-eksp: anseyan ki gen eksptiz nan yonn oswa plizy disiplin Anseyan-edikat: anseyan ki anseye nan Lekl Nmal, nan lt enstitisyon k ap prepare anseyan, epi nan lt Fakilte Anseyan-mt: anseyan ki madre epi ki bolid nan metye f lekl Anseyan-veteran: anseyan ki gen anpil tan nan metye f lekl Anseyan-eksperimante: anseyan ki gen anpil eksperyans Anseyan-konsiltan: anseyan k ap ede bati, kore epi soutni dewoulman pwogram edikasyon Anseyan-pratikan: anseyan ki aktylman nan ansyman Anseyan-retrete: anseyan ki pran pansyon yo __________________________________ Edmond, Roger. (2002) LEnseignement, lcole, la Communaut. Huffman, Edwards, Oneals, Barnes, ak Paulissen. (1986). Beginning Teacherss Perceptions of Mentors. Journal of Teacher Education 37, 1:22-24. Parker, L.S. (1988). A Regional Teacher Induction Program That Works For Rural Schools. Journal of Staff Development 9, 4:16-20. Price-Mars, Jean (2004). La Vocation de llite Chapter 1. Scheehy, G. (1976). Passages: Predictables Crises of Adult Life. New York: Dutton.

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Page 16 Cette vague de rvocations, selon les explications de lune des victimes, qui a dbut depuis le vendredi 1e aot, de manire informelle, a t poursuivie jusquau lundi 11. Des agents de scurit de la compagnie ont t dploys aux abords des locaux dans le but demp echer les employs daccder lenceinte du btiment. Les responsables de CODEVI ont dcid de rvoquer les ouvriers, dont certains ont plus de dix ans dexprience, cause de leur protestation contre une dcision administrative. Les responsables de la CODEVI ont dcid de nous rvoquer parce que nous revendiquons un salaire normal [] pour la quantit de travail fourni a expliqu Haiti Press Network, Jean Roniald Calixte, lun des ouvriers rvoqus. Selon ce dernier, les ouvriers, 81 au total, du dpartement de qualit AMI (Jeans) de la hatienne. au samedi). Nous ne travaillons pas la pice, comme cela a t le cas dans dautres entreprises de sous-traitance. responsables de la CODEVI ont dcid de prlever 200 gourdes sur notre salaire au lieu de laugmenter. quota. collgues, rclame justice et rparations, exigeant le respect et lapplication du code du travail hatien dans ce cas prcis. HPN BE informed. BE involved. Biwo vt ou te pett chanjeSe devwa Konte Miami-Dade pou li ba w mwayen pou w voteepi se yon devwa nou pran tr seryzman. Se pou sa nou retrase biwo vt yo pou eleksyon 26 dawout ak 4 novanm yo. Chanjman sa a ft pou ede vot yo nan plizy fason, men sa gendwa afekte kote ou pral vote an. Kidonk, si w gen lentansyon al vote Jou Eleksyon an, se pou w konnen ki kote ou pral vote. Si w bezwen plis enfmasyon osij biwo vt ou an, ale nan www.iamelectionready.org oswa rele 3-1-1.