Haïti en marche
ALL ISSUES CITATION THUMBNAILS PDF VIEWER PAGE IMAGE ZOOMABLE
Full Citation
STANDARD VIEW MARC VIEW
Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00098809/00462
 Material Information
Title: Haïti en marche
Physical Description: v. : ill. ; 45 cm.
Language: French
Publisher: s.n.
Place of Publication: Miami Fla
Miami, Fla
Publication Date: 06-29-2011
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subjects / Keywords: Haitians -- Newspapers -- United States   ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.)   ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.)   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti
 Notes
Language: In French.
General Note: Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 21271733
lccn - sn 92061416
issn - 1064-3869
System ID: UF00098809:00462

Downloads

This item has the following downloads:

( PDF )


Full Text



*We

pbe


I.g g nSace, ito d 9Junau5J it211-V l X N03-


LA VALSE
DES PREMIERS
MINISTRABLES
Bellerive revient-il
sur le tapis ?
PC)RT-A Ii-PRINC( E 24 Jiiiii n-NjlI Il % s-i lnfiii
pIcil ii l l II o lh Bcm llli c '
Apcl:. I .hccli dc 1onI P illn l Illllll ic dc�ig'mi Di-
Ilm l-Gjlilld Rol/lil i obltih'l L I ficlll' i OI picillnki clll '
Ic picl idcnti dc LI Rcpubliqlu j iindiqiu ql II ,i d ,ikii d iii n
cl dc i Ol 'o lcin cin:iii: dc iiissioniic : Jc l N l\ Bc.ll.in\c
d( piclinlel: Ic . dl spol ionslO poll qtit les: *Ik(n l I ossle'l In
gOlel llIklindiiCJp: p11 CCI, ll i Ic lp Cll: : I CI. l l\ ip0l\ Oiln
clClw il C i l cii i ploilli Iicli Li 111c coll ic I cpi-
d onicl d c cliolc w ct Ic icloi l.cnilnt dc' , ibs ibiH du siIIcm
dc _'e1 dci.\ pio lil iic bl l : i iN _iicn ,l I| \ : lC : cl it
IBELLERI\E p 5

M(EURS

De quelle maladie

souffrons-nous ?
IJA( NIEL 25 2 I -in -i :'m l Ini, i , p d i 'ikid HI i-
ii ' AloiS qu Il ii iul ii S:' liiou\Ci i m Ick pliO lhonic d (iidjii
lli(Iqull I d(l Tll c iiiniiul I i n iid c dc icl l icIl .liiion,11 son0i
Pic m:ll niiniii c dc�,i iic DIII:l Roll/ l Ipml PjIc ilknii
Ic pIlc id : l ll ll c l NMiN ll:.ll\ Icllld I a' lon IN mI idl l 111111m
polll N ,lllll Oup lll lll :N \ idll: (liculcl ' d .c lolllllic
En H IIIm tout l Ic oiind: coni idicl Ic i d lil'ic di
LiiidoCiii NLiHiill-Rou/iill conini iii: L \ ictoiic p n I ph-
liloi ni : p| I'll:iiicmuiic: INITE ci .on cdlic I c \-pl :c idclni
Rciic Pio\ l
IM(EUlRS I "i

Grand success

de Femmes

en Production

a Miami Beach
N1Mlullll 2'', Jilll '11 - \\olOiiI iii Poducll 2'O 1ll 1
C oli cc \\c Ck-C'iiId In Munlii BCc' i C (oii\ :iti C :iC110:
liI loiiC : olT iiI i n public I .s Ci'lloII d.i s lC: l iiniii:'
h lj nlle:' _g ,lli nIII-
Lc public ic: iinonibicl:\ iilOll ut pom Ii picniiic
lOlllln'i: I _ ll lll c 5 d lllll. 25 11 ll n 1 O \ Jll C Io \I s :'s \ :'tll In'
: i1n1 i d i iiiCdll iii � to1 l il C C I C\ jii :i: \ iinK ii' lAbiIql
:ii H imill J\c ' Ic p lll: IIno IiOC1Il:l I I ,\ InI \Li O
iFENIMMESi XI


ASSASSINATE

DE GUITEAU TOUSSAINT

Le prevenu qui en savait trop !
PC)RT-.AI-i-PRIN(C E 22 Juin - Poil-,I-Plni i ' |l iiq lll :llinc:iC d i cu~ Ciic:I ic ioii oli ' l c , ii 2li '
iC:lioL\ c % iC: L\ :n ilidiiEion$ i El ii1110 C: cC:i\-Ci ippl ni:i N- NLIi c cuil loin dc Ii cp|i lcl : ini Ii . FII \\:-ql l iilC:liin
ii11 ii0 1 I l . C 11 u i iC C C l C Ilj ( q1t C ll iln o\o0 i1 d1 . s, iiiIs IASSASSINAT , 1 ,


i i , 1 7 o .III /.-I I i /. -I%./, % I / % .1,/ I I i 1 .. 7 A/, /. I/ .III.III 1.1


NEGOTIATIONS

Martelly change son fusil

d'epaule
PORT-AXI-PRINC E 2'5 In - Lc pi:idcn l iill'll:' d ll |p:'C(iC d' I chuiio, ll pop )[illnC NLil Ci
N lich.l NJLl .IIl\ 1 A. : iC.lOlN\ C . Iiiis e t i iiIm$id:c iiiT |ollq to: m lo I m ull I, 1 1111i IOii |,pll dc clllusoll C ~:l
qIim 11 iCM l: IIClll Ixk l 1 ' cc 11 �:'l Oili iiii\llicIClcC' qiuI |IMARTELL\ i| 41


/ , o,, ,-, I ,, ,, , . . I ,' . ,' , ,
,, r., ..n u ,H,t ..,,, a ,,te , ,/, \/r,,- ,, / ., 1 ,I . I ,. . 1'.. , . , ,


.... .... .. . S Ii~II I~'i Ii






I EN PLUS...


EN BREF...


1 Mercredi 29 Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV * N� 23


JEAN ROBERT JEAN-NOEL

21 JUIN 2011
Le 14 Mai 2011, M. Michel MAR-
TELLY est invest comme le 56e Pr6sident
d'Haiti. Le << changement >> est en march.
Mais l'ancienne administration fortement
repr6sent6e au Parlement A travers le group
parlementaire du renouveau (GPR) avait
laiss6, << continuity >> oblige, des dossiers
brulants non suffisamment traits :(i) le cho-
16ra (+5000 morts depuis novembre 2010)
et son pic 6pid6mique a l'approche de la
saisonpluvieuse et cyclonique 2011, (ii) les
nombreuses families encore sous les tentes,
en particulier au niveau de l'ensemble des
places publiques de la Capitale,(iii) la crise
6lectorale issue des r6sultats 6lectoraux
d6finitifs du 20 avril 2011, (iv) la crise
constitutionnelle avec la publication du
<< faux amendment constitutionnel >> dans
le Moniteur du 13 mai 2011. De quoi inciter
l'ap6tre du << changement >> A op6rer dans la
<< continuity >> !Une bonne cigarette allum&e
au deux (2) bouts ! Que fallait-il faire ? Et
que faire maintenant ?

Eviter la confrontation ?
Sweet Micky a toujours &te perqu
comme un << bagarreur >>. Mr Martelly en
champagne ne s'est pas trop d6parti de cette
image. Le jour de son investiture comme
President, son discours est rest 6lectoraliste
done bagarreur. Donc, l'autre camp Fatten-
dait au toumant comme cet "616phant dans
un magasin de porcelaine >>. Selon un princi-
pe acquis de ma longue experience, il ne faut
jamais laisser les autres utiliser vos d6fauts
contre vous. Ainsi, on arrivera A d6jouer tous
les pieges tendus par des amis et par des
ennemis. Donc, le President aurait dfi choisir
la cooperation A la confrontation, et sur la
base de cette << Haiti d'abord ! >>,amorcer
le << changement dans la continuity >>. Mon
article sous le meme titre donnait la recette.
Malheureusement, les conseils n'ont pas 6td
suivis. On est done en pleine confrontation
alors que le pays a besoin de cooperation.
Que fallait-il faire ?

Couper la cigarette en trois (3)
parties
Plus sp6cifiquement, au nom de
son amour d6clard pour ce pays, au nom
du changement pr6nd, le Pr6sident aurait
du couper la cigarette en 3 parties : (i) re-
conduire le gouvemement Bellerive avec le
meme objectif de 8% de croissance prdvu
par le budget 2010-2011, en exigeant la
gestion par le gouvemement reconduit de
l'ensemble des dossiers brulants en course et
la preparation du budget 2011-2012 autour
des 4 milliards de USD engages dans le
cadre de la CIRH ; (ii) Mettre en place avec
son 6quipe un << shadow gouvemement�>>
A cot6 du gouvernement reconduit pour
roder cette 6quipe et faciliter le contr6le
de l'ancienne dans la gestion des affaires
de 'Etat, et (iii) se placer au dessus de la
mel1e pour mieux voir et mieux coordonner
tranquillement la mise en place du nouveau
Gouvemement pr6vu pour la fin de l'exer-
cice en course avec parallblement l'entame
du processus de ratification du nouveau Pre-
mier Ministre. Pour agir de cette manibre,
il fallait une grande maitrise de la situation
politique, un grand esprit de sacrifice et un
grand leadership pour expliquer ses choix
au people haitien si impatient. C'aurait &t6
une grande leqon de cooperation, une bonne
manibre de r6tablir la confiance entire nous,
une grande opportunity rate de bien amor-
cer le changement.

Alors, maintenant que faire ?
La Pr6sidence et le Parlement
n'ont qu'un seul choix : Haiti d'abord ! II
leur faut coute que coute 6viter la confron-
tation en faisant taire leur orgueil de group
et en pensant Haiti. Haiti ne peut plus se
permettre de perdre un autre mois dans cette
grisaille politique. Certes, il n'est plus pos-
sible de contempler un taux de croissance
de 8%, mais il est encore possible de sauver
les 3 derniers mois de l'exercice en course.
Nos hommes politiques doivent au moins


comprendre cela. Nos experts financiers et
le Group Croissance en tdte nous ont d6ji
fournmi assez d'616ments pour comprendre
ce minimum en matiere 6conomique. Alors,
chers Messieurs et Dames, arrange vous
pour que le pays soit dot6 d'un gouveme-
ment durant cette fin de mois de juin 2011.
Ce gouvemement, tout en sollicitant l'aide
de l'ancienne administration pour au moins
3 mois et en cr6ant des conditions pour
r6tablir la confiance entire les haitiens, aura
un cahier de charge en quatorze (14) points
pour les trois deniers mois de 1'exercice en
course, en vue de :
1) G6rer les affaires du pays A partir du
budget 2010-2011 avec le souci d'at-
teindre un bon niveau de croissance
6conomique en septembre 2011 ;
2) G6rer les urgences lies A la flamb6e de
cholera, la saison cyclonique, les gens
sous les tentes, en restructurant le ser-
vice national des End6mies majeures
(SNEM), en renforcant les structures
de gestion des risques et d6sastres,
en restructurant 1'EPPLS (logements
sociaux), en restructurant le SEPREN
(Service d'entretien routier) ;
3) Organiser les examens officials de
l'Education Nationale et Pr6parer la
rdouverture des classes en Septembre
2011 tout en bien expliquant au grand
public que l'6cole gratis est un proces-
sus progressif sur une p6riode relative-
ment longue ;
4) Pr6parer et lancer les campagnes agri-
coles d'Etd et d'Hiver pour r6duire
l'ins&curit6 alimentaire ;
5) Pr6parer le budget 2011-2012 d'un
montant de 4 milliards de USD avec
les hypotheses suivantes : un taux de
croissance de 10%, un taux d'inflation
<10%, un taux de change stable de 40
gourdes pour 1 USD ;
6) Nommer le Pr6sident de la Cour de
Cassation;
7) Mettre en place le Conseil Sup6rieur
du Pouvoir Judiciaire ;
8) Trouver des solutions A la crise 6lecto-
rale et A la crise constitutionnelle ;
9) Mettre en place le Conseil Electoral
Permanent une fois la crise constitu-
tionnelle r6solue ;
10) Mettre en place le Conseil Constitu-
tionnel tel que prdvu par la Constitution
amend6e;
11) Assurer une coordination s6rieuse des
actions des ONG et des agencies de
Cooperation technique tant bilat6rales
que multilat6rales ;
12) Pr6parer les elections S6natoriales
partielles, les Mairies, les CASEC et
les elections indirectes ;
13) Mettre en branle le processus pour
transformer la CIRH en cette agence de
d6veloppement d'Haiti (ADH) prdvue
par le plan d'action pour le relbvement
et le d6veloppement national d'Haiti
(PARDNH) en octobre 2011 ;
14) Engager la responsabilit6 de la MI-
NUSTAH en matibre de introduction
du cholera en Haiti et un processus
de d6dommagement pour des pertes
en vies humaines et 6conomiques
encourues et pour aider A combattre le
deficit d'image du pays A l'ext6rieur,
tout ceci en vertu des conventions en
la matibre.
La mise en application de ce cahier
de charge par le nouveau gouvernement
permettra au pays d'dviter la confrontation
et d'amorcer le processus de changement
qui d6bouchera A coup stir sur le processus
de mise en march de la nouvelle Haiti
qui deviendra A l'horizon 2030, << un pays
emergent et modeme >>, et A nouveau "la
Perle des Antilles, l'exception culturelle de
la Caraibe." C'est le reve de tout Haitien
digne de ce nom et ce devrait 6tre le reve
de tous nos politicians, surtout ceux qui
sont au pouvoir. Alors, Messieurs et Dames,
Marquez la rupture par rapport A l'ancien
system mis en place depuis 1806 ! Haiti
ne l'oublierajamais !!!
Jean Robert JEAN-NOEL
Consultant


Haiti, une cigarette


allumee aux 2 bouts


Page 2


99% de 1'aide verse aux ONG
Le rapport a &te public le jeudi 23 juin et est comment par l'ex-pr6sident Bill Clinton. II
6tablit que l'assistance international passe essentiellement par les ONG, pr6cisant que
99 % de cette aide a &td premise A des institutions non gouvemementales.
'C'est une erreur', comment Bill Clinton. Selon lui l'aide devrait passer principalement
par le gouvemement pour lui permettre d'accel6rer la reconstruction, de reformer les
institutions et de cr6er davantage d'emplois et d'ameliorer les services publics.
Les agencies qui ont requ l'aide sont de nature bilat6rales ou multilaterals, la Croix Rouge
et autres.
<< Le fait que 99% du financement de secours contourne les institutions publiques haitiennes
rend par example le leadership du gouvernement d'autant plus difficile >>, a d6clard l'Envoyd
special adjoint de l'ONU pour Haiti, Dr Paul Farmer, en introduction du rapport.
Intituld << L'aide-a-t-elle change ? Acheminement de l'aide en Haiti avant et apris le s6isme
>>, le rapport a pour objectif de comprendre comment l'aide a &td acheminde en Haiti avant
et apres le tremblement de terre.
Le Bureau de l'Envoy6 special plaide pour le enforcement << des secteurs publics et priv6s,
creant ainsi plus d'opportunit6s pour les citoyens haitiens, en commenqant par changer
les modalit6s et les b6ndficiaires de l'aide >>.

Ren6 Pr6val A Cuba pour se faire op6rer d'une hernie discale
La Havane, le 24 juin 2011 - (AHP)- L'ancien president haitien Rend Prdval se trouve
depuis mardi A la Havane (Cuba) pour se faire op6rer d'une hernie discale.
L'ancien chef d'Etat qui a laiss6 le pouvoir le 14 mai dernier et qui souffre d6ji de prostate,
doit subir une operation pour une hernie discale, ont indiqu6 vendredi A l'AHP des membres
de son entourage qui ont fait savoir qu'il a des douleurs au niveau du nerf sciatique.
Le president Rend Prdval don't le 2eme mandate s'est termind en demi-teinte, est, ces der-
niers jours sous les feux de la rampe avec au moins deux livres tres critiques, don't un du
professeur Claude Roumain intituld L'Enigme Prdval.

Un acte de banditisme A Carrefour
UN group de six individus don't certain avaient revetu l'uniforme de policies s'est
introduit dans une maison de transfer A Carrefour. Une personnel a 6td tude et deux autres
blesses.
La personnel morte 6tait un employed de la mairie de Carrefour et les deux bless6s sont
deux policies. Le propri6taire de la maison de transfer, Isaac Transfert d'Argent, venait
d'ouvrir son entreprise quand les bandits ont d6barqu6. C'est en tentant de neutraliser
le propri6taire qu'un coup de feu est parti, tuant net l'employd de la mairie de Carrefour
qui se trouvait sur les lieux La police est intervene trbs rapidement. Il en a r6sult6 un
change de coups de feu au course duquel deux policies ont &te bless6s Mais leur 6tat
n'inspire pas d'inqui6tude.
Quant aux bandits, deux d'entre eu se trouvent aux mains de la police, les quatre autres
courent encore.
Les bandits semblent regagner du terrain ces jours-ci.

Police : Nomination de Godson Or6lus A la tete de la DCPJ
La direction general de la PNH a procede vendredi f installation du Commissaire di-
visionnaire Godson Or6lus, au poste de Directeur Central de la Police Judiciaire (DCPJ),
en replacement de Frantz Thermilus, qui occupait cette position depuis 4 ans. Il s'agit
du premier changement important au sein de la PNH depuis l'arriv6e au pouvoir du
President Michel Martelly.
Aprbs sa prestation de serment, au Palais de justice de Port-au-Prince, l'ancien Directeur
D6partemental de la police du Sud-Est, Godson Or6lus, a promise de renforcer l'harmoni-
sation des relations entire la police judiciaire et les autorit6s judiciaires, tout en exhortant
les agents de la PNH A faire preuve de sang-froid et de respect des droits humans dans
l'exercice de leurs functions, alors que les d6nonciations d'organisations de droits humans
se multiplient devant des drives policibres, concemant le traitement des prdvenus.

Politique: Martelly consulate les presidents du Parlement
Samedi, 25 Juin 2011 - HPN
Le president Michel Martelly a eu une rencontre vendredi avec les presidents du S6nat et
de la Chambre des d6put6s pour discuter d'un nouveau Premier ministry, a appris Haiti
Press Network.
Il s'agissait de la premiere rencontre formelle entire M. Martelly et les leaders du Parlement
depuis le rejet de la nomination du Premier ministry d6sign6 Daniel-G6rard Rouzier.
"Le president veut s'assurer de trouver une majority au Parlement susceptible de ratifier
un nouveau Premier ministry", a expliqu6 un proche de M. Martelly.
Le chef de l'Etat a d'ailleurs compose une 6quipe charge d'6tablir une liaison avec les
parlementaires dans le but de parvenir A de meilleures relations avec le corps 16gislatif.
Une commission-liaison avec le Parlement
Le President Michel Martelly a nomm6 un comit6 de liaison avec le Parlement compose
de cinq (5) membres : Calixte Valentin, PIERRE POMPEE, Gr6gory et Thierry Mayard
Paul, ce dernier directeur de cabinet du president Martelly.
La tiche de cette commission consiste A travailler avec les parlementaires et engager des
relations avec eux dans le but d'amdliorer les relations entire les deux corps, Ex6cutif et
Legislatif.

Le President Michel Martelly en diaspora pour une s6rie de
rassemblements
Les deux villes choisies ont &te Miami et New York. A Miami un rassemblement a eu
lieu en plein coeur de Little Haiti le samedi 25 juin. Alors que Mme Sofia Martelly se
trouvait au Miami Beach Convention Center pour couper le ruban inaugurant la foire
Women in Production 2011, une initiative de l'organisation Femmes en D6mocratie, le
president s'adressait A la population haitienne de Miami.
Michel Martelly a particip6 le lendemain dimanche A New York A trois activities de lev6e
de fonds don't l'objectif est de soutenir son project de scolarisation gratuite. L'entr6e 6tait
fix6e a 200 dollars par personnel et l'activit6 s'est tenue sous le theme "Haiti means bu-
siness". Le meme jour, le president s'est rendu A un autre diner 'fund raising' donned par
la foundation Samuel Dalembert et au tarif de 500 dollars par tete. Michel Martelly s'est
rendu 4galement au New York University et au Kimmel Center. Il s'est entretenu ensuite
lors d'un meeting public avec des membres de la communaut6 haitienne. O
D'un autre c6te, la diaspora commence A se considerer comme la vache A traire du nouveau
gouvemement et a meme compose une pastiche de la chanson Ti Bceuf : "Ou renmen Ti
(EN BREF / p. 14)


I * *tz e'oiS Ma insr133fI


-- . - - - - - - - -- . - - -- I xxlx Ix. --l- - 1-1 v - -1





Mercredi 29 Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV * N� 23


L'ACTUALITE EN MARCH


L'ancien president Rene Preval a la Havane

pour se faire operer d'une hernie discale
La Havane, le 24 juin 2011 - (AHP)- L'ancien pr6si- des membres de son entourage qui ont fait savoir qu'il a des
dent haitien Rend Prdval se trouve depuis mardi a la Havane douleurs au niveau du nerf sciatique.
(Cuba) pour se faire op6rer d'une hernie discale. Le president Rend Prdval don't le 2eme mandate s'est
L'ancien chef de l'Etat qui a laiss6 le pouvoir le 14 termind en demi-teinte, est, ces derniersjours, sous les feux de
mai dernier et qui souffre d6ji de prostate, doit subir une op6- la rampe avec au moins deux livres trbs critiques, don't un du
ration pour une hernie discale, ont indiqu6 vendredi a l'AHP professeur Claude Roumain intituld L'Enigme Prdval.


Le President Martelly en train

de reconsiderer son approche


avec le parlement
MIAMI, 25 Juin - Le Pr6sident Michel Joseph Mar- contribuer au d6veloppement,
telly a laiss6 entendre samedi qu'il pourrait reconsid6rer son Le Pr6sident de la i
approche avec le parlement, dans le cadre de la designation du ment sur l'aide de la diaspora
prochain premier ministry. Le chef de l'Etat s'exprimait devant n6cessaires dans le pays.
un group de journalists, a Emmanuel Sanon Soccer Park, "Soyez les premiers
dans le quarter de Little Haiti, lieu de rassemblement d'une l'image de notre pays, et vene:
rencontre avec la communaut6 haitienne de Floride. Le Fonds national p
Le president Martelly, flanqu6 des membres de son par la Banque Centrale (BRH)
cabinet priv6 et du maire de la ville de Miami, Mr. Tomas Re- voyer 100 mille enfants gratui
galado, a estim6 important d'avancer dans le "dialogue avec le septembre, se f6licite le chef
Parlement" pour d6gager une majority. Le dialogue a d6ji com- que les prl1vements effectuds
menc6 avec les dirigeants du parlement, a-t-il fait remarquer, cents) et les transferts d'argent,
en vue de l'installation d'un gouvernement fonctionnel pour au b6ndfice de l'6ducation des
concrdtiser nos promesses 6lectorales, souligne Mr. Martelly.
Reconnaissant que le changement qu'il pr6ne ne sera Patri
pas facile a r6aliser, le nouveau president
d'Haiti dit qu'il veut avancer pour le bien-
6tre de la population. "Nous ne pourrons
peut-6tre pas changer en cinq ans des pra-
tiques 6rig6es en systeme depuis 25 ans",
mais nous avons la volont6 d'amorcer un
processus que nous souhaitons irreversible,
a d6clard Mr. Martelly. II a pr6sent6 par
ailleurs son prochain ministry d6sign6 des
affaires Etrangeres, Mr. Daniel Suplice,
pour le moment, son conseiller politique.
Mr. Martelly promet l'amen-
dement constitutionnel reconnaissant la
double nationality. "Notre 6quipe travaille
actuellement sur les minutes, a partir des
enregistrements t6l6vis6s, pour avoir la
vraie version des articles modifies. Une
fois ce travail fini, la constitution amend6e
sera publi6e," a-t-il pr6cis6.
Auparavant, Michel Martelly
avait particip6 a un diner a la FIU, Florida
International University, avec un group
d'hommes d'affaires et d'officiels Olus,
don't la Congresswoman Frederica Wilson
et des leaders de la communaut6 haitienne
dans le cadre de ce qu'il appelle "jour de
la diaspora".
Cette activity de lev6e de fonds,
100 dollars par personnel, s'inscrit dans le
project de scolarisation gratuite en Haiti
pr6nd par le nouveau president. Le theme
retenu 6tait "Haiti means Business". II vise
a mobiliser la diaspora sur la n6cessit6 de


Telecommunications:
BTC va ameliorer
la connectivity
avec Haiti
(Haiti-Libre) << Bahamas Telecom
Company Ltee (BTC) >> va augmenter la
capacity global de son cable sous-marin
reliant les Caraibes avec les Etats-Unis.
Le project d'expansion de son r6seau vise
deux objectifs principaux : augmenter le
potential de revenues du cAble et amdliorer
la connectivity avec Haiti.
<< Nous allons faire un investisse-
ment important dans l'expansion de la capa-
cit6 du cAble Miami et nous cherchons aussi
a investor sur l'expansion de la capacity du
cable Haiti >>, a d6clard Geoff Houston, le
PDG de BTC dans un communique. << Nous
nous attendons a tre en measure de faire ces
deux investissements cette annde, ce qui
fournira de nouvelles sources d'opportuni-
t6s de revenues pour l'entreprise. >>
Aprbs que le R6seau sous-marin
domestique de BTC a 6t6 restaur6 aprds
la s6isme en Haiti, Geoff Houston estime
que le r6seau pourrait 6tre mis a profit
pour fournir des liens internationaux pour
les op6rateurs sans fil de la region. Dans
ce scenario, la BTC vendra de la capacity
a la fois aux op6rateurs sans fil bass en
Haiti, en plus de prestataires de services
d'autres pays a la recherche d'une passerelle
en Haiti.


du pays.
rdpublique dit computer ferme-
a pour op6rer les changements

tourists, contribuez a changer
z investor", a lanc6 Martelly.
pour l'Nducation (FNE) est g6rd
, et nous serons en measure d'en-
tement a l'6cole d'ici le mois de
de l'Etat, qui donne la garantie
s sur les appeals t6l6phoniques (5
s ($ 1.50) vers Haiti seront g6rds
enfants du pays.

ick Eliancy, Alterpresse Floride


A AL


The convenience of Haiti's
Largest Branch Network:

W.- servO over 2 -,.0DO0 cus'cmor,.
,t I ;)Lu h 2, bro,- ches 'n Por cu Pr'nce
acnd dI in t8e Prc'.,ices


[I. UNIBANK

"'Falsons route ensemblIe


* ~ ~ ~ ~ I ,,�f:??'?99
rdo Li) j'' : I, ~


www-unibankhaiii.co~m


Page 3


L'EVENEMENT SOMMAIRE
ASSASSINAT : Le pr6venu qui en savait trop ! p.1
ANALYSE
N6gociations : Martelly change son fusil d'epaule p.1
PREMIERS MINISTRABLES
Bellerive revient-il sur le tapis ? p. 1
Martelly reconsidere son approche avec le Parlement
p.3
M(EURS
De quelle maladie souffrons-nous ? p. 1
ECONOMIC
L'artisanat haitien triomphe a Miami Beach pp. 1&8
99% de l'aide verse aux ONG p.2
POLITIOUE
Une cigarette allumee aux deux bouts p.2
Apres le rejet de Rouzier, reactions ... p.4
L'ACTUALITE EN MARCH
Changement a la tate de la police judiciaire p.2
Rend Prdval a Cuba pour se fair op6rer d'une hernie
discale p.2
Un Am6ricain arr&t6 pour p6dophilie en Haiti p.5
Haitien d6tenu en Equateur pour 'escroquerie migra-
toire' p.5
CULTURE
Livres en folie p.8
Jan Mapou envite espesyal Library of congress Washing-
ton DC p. 15
CHOLERA
18.000 cas en 40 jours p.11
LIBRE PENSER
'Ctrl + Alt + Del ' p.12
Les lemons d'une ratification manqude p. 12
ENVIRONNEMENT
La lutte centre la desertification p. 13
Mobilisation paysanne centre l'accaparement des terres
agricoles p.13 ,


.x.xlx Ix. --l- - 1-1 v - -1 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - I






UNE ANALYSE


Mercredi 29 Juin 2011
HaTti en Marche * Vol XXV * N� 23


NEGOCIATIONS : Martelly change son fusil d'6paule


(MARTELLY... suite de la lre page)
un art aussi, mais qui n6cessite une approche plus came et
pragmatique, ou les grincements des guitars 6lectriques sont
remplac6s par les pas feutr6s dans les couloirs. En l'occurrence
du parlement haftien.
Toutefois il a fallu ce premier 6chec (le rejet de son
Premier ministry d6sign6 Daniel Rouzier par les D6put6s) pour
que le nouveau president d'Haiti se reveille. Ses dernires


afin de provoquer de nouvelles elections don't il est stir qu'il
sortirait A nouveau vainqueur en meme temps qu'il se donnerait
une majority comfortable au Parlement.
Faut-il souligner que la Constitution en vigueur (us-
qu'A nos jours) ne permet pas deux mandates pr6sidentiels suc-
cessifs et qu'A ce jeu-lA Michel Martelly serait peut-6tre oblige
d'attendre pres de dix ans avant de pouvoir se repr6senter !
Or en Haiti, l'eau coule facilement sous les points.
Qu'il pleuve, qu'il tonne.


ministry queje propose. De fair durer 6ternellement le plaisir.
Ou est-ce qu'on peut s'entendre ? Car le pays ne peut plus
attendre."
LA encore, n'est-il pas risqu6 de continue A s'en tenir
A une question de personnel. On refuse Daniel Rouzier parce
que un bourgeois pure laine. On accepterait tel autre parce
que plus 'politique.' Or un mot, trop souvent, synonyme de
demagogue !
Alors qu'ily a moyen d'engager tout le monde, c'est

k ~9


Daniel Rouzier, don't la nomination come chefde gouvernement n 'a pas etM ent&rine
par le Parlement, dit avoir deja repris ses activists d'entrepreneur privW (photo Thony BNlizaire)


Le president Martelly invite l 'ambassadeur de France (a sa gauche), Didier Lebret,
a consommer la boisson locale (photo Robenson Eug ne HENM)


declarations en font foi.
Derriere toute la phrasdologie de l'orgueil bless, que
dit aujourd'hui Martelly :
. II va se r6unir avec les deux presidents du pouvoir
16gislatif (S6nat et Chambre des d6put6s) afin de choisir un
nouveau Premier ministry apres consultation. Selon le vceu
de la Constitution ...
. Il r6alise que sans le support d'une majority par-
lementaire, I E XccIlif ne peut pas appliquer le programme
politique qui est le sien.
II va done s'appliquer - puisque c'est indispensable
- a avoir une telle majority.
Fin de citation.

Un pas en avant, un pas en arriere ...
Car c'est un pas en avant, un pas en arri&re. Soudain
l'orgueil pr6sidentiel reprend le pas, brouillant un peu la
communication. En effet, entire les deux points pr6alablement
mentionnes, Martelly trouve le temps de marteler qu'il n'est
pas question d'abandonner ses promesses, ses projects, son ideal
et que si cela devait arriver, il pr6f6rerait 'remettre le pouvoir
A qui le lui a donnd' ! Qui ? On devine le people. Le president
songerait-il des fois A d6missionner ? Un mois A peine apres
son entree en function.
Mais aussit6t certain de rappeler une declaration
pr6c6dente du chef de l'Etat ott il avait menace de se retire,


Explore your opDion. HSul|* free shipping
forr ith holidays.
a.: lhW . M.oi e C4. rqw*A .f-.wf Wm * 1.1 a. I
Ih Cm re rP,. MKmkboo, mSouth & C mltrl n ir, ,-
*' 4E' xM h i .AMUlii ll
* Pch*pI WuriS miE b a nywhoreWi- IF A LA W SU: '1 .
HurlIH Arrm lc i
.RI l An ,... 1,IP.,, , h , '*'q,.-1 ,ItoI r, La.,i
,lOhid n, f'dsto ti.P tlumkPl v,,,m ,nl' iwmm K. 1 ; *1'.' *,..' .,..-Si ; ,, hL '<** L'."',


Puis, parentheses fermnes, le president revient aux
choses pratiques.
En effet, peut-on attendre le bon vouloir des parle-
mentaires alors que le pays a des problkmes si urgents ?
R6ponse : il a demand au Premier ministry dd-
missionnaire Jean Max Bellerive de prendre les dispositions
n6cessaires pour faire face A l'6pid6mie de cholera, aux camps
de sinistr6s du s6isme de janvier 2010 menac6s par la nouvelle
saison cyclonique, A la prochaine rentrde scolaire etc.

S'entendre plut6t autour d'un Program-
me ...
Mais de quelle latitude dispose constitutionnellement
un gouvemement d6missionnaire ? Encore une interrogation
de taille.
Par consequent la meilleure sinon la seule solution
c'est de r6soudre le goulot d'6tranglement actuel entire les deux
palais, pr6sidentiel et 16gislatif.
Comme le reconnait en substance le president Michel
Martelly.
"Je vais rencontrer les presidents des deux chambres.
Maintenant est-ce que l'intention c'est de refuser tout Premier


X-eil Ch
4r~f 11


Alr Cago e Hkdvlcwith No Rsbswuqlon o-j' *~I______
rmu - ou Jeowm


de s'entendre autour d'un veritable Programme.
Martelly dit A just titre qu'il n'acceptera pas que ses
promesses et ses projects soient passes par pertes et profits au
seul motif d'obtenir un accord avec le Parlement.
Justement quel est le programme du president Mar-
telly ?

Avec le pays pour seul juge ...
L'6chec Rouzier vient aussi que tout se soit jou6 sur
la personnel Rouzier.
Tandis que si les n6gociations autour de la ratification
portaient de pr6f6rence sur un programme, tout le monde se
sentirait liW. Qu'on le veuille ou non. Avec le pays pour seul
juge.
C'est aussi le seul moyen pour le nouveau president
de mettre un moderato A ce qu'il semble d6tester par-dessus
tout: la politicaillerie !
Oui, mais en acceptant d'etre lid lui aussi au respect
des principles constitutionnels fondamentaux.
Et la d6mocratie serait sauve.

Haiti en Marche, 25 juin 2011


Apres le rejet de Rouzier,

reactions du president Martelly

et de la classes politique


P-au-P., 23 juin2011
[AlterPresse] --- Le president
Michel Martelly, appelle les
parlementaires A << 6tre cons-
cients que le pays ne peut plus
attendre et que les gens sont
fatigues >>, au lendemain du
rejet par la chambre des dd-
put6s du choix de l'entrepre-
neur Daniel Rouzier comme
premier ministry.
Dans un discours
prdenregistrd, diffuse dans
la soirde du 22 juin, Mar-
telly demand au parlement
de faire de son mieux pour
r6soudre les problkmes du
people haitien, car << Haiti
doit passer avant les int6r&ts
personnel >>.
Il exprime sa d6cep-
tion et estime que le rejet de
Rouzier << ralentit toutes les


possibilities de mat6rialiser >> ses promesses 6lectorales.
Martelly se dit pret A recommencer le processus en
consultation avec les presidents du s6nat et de la chambre des
d6put6s, mais affirme qu'il ignore le temps que prendra le
parlement avant de ratifier le premier ministry qu'il choisira.
Cependant, indique-t-il, cette situation ne l'empechera
pas d'adopter certaines decisions relatives aux grands problk-
mes qui affectent Haiti, don't celui de l'6pid6mie de cholera et
celui des centaines de milliers de d6plac6s qui vivent encore
sous des tentes.
II dit avoir en ce sens convoqu6 le premier ministry
sortant, Jean Max Bellerive, afin d'dvaluer les resources dis-
ponibles pour faire fonctionner administration publique et
apporter des solutions aux problkmes de la population.
<< I est grand temps que ma vision et mon programme
soient appliques (...) et que le pays soit d6bloqu6 >>, poursuit-
il.
Quelques heures avant l'allocution du president
Martelly, des secteurs politiques minoritaires au parlement
ont invite le chef de l'Etat a accel6rer le processus de nomi-
nation d'un nouveau premier ministry et A travailler dans le
meme temps A d6gager une majority parlementaire capable de
soutenir son choix. (REACTIONS / p. 7)


vowl* c&


Put6 Plus Bakem
NUEALrmdit t i


S11638 NE. 2nd As
jMinmi, FL 33100
Tel 30 5 394 .- 61 -3


Clketr- Spcdll el
Cakes, Pa-nm. Horm cOCeuvres
*W SO00 "


Page 4


67 NA &.lll - UHICI





Mercredi 29 Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV * No 23


Bellerive revient-il sur le tapis ?


(BELLERIVE... suite de la 1ere page)
inondations accompagnant la saison cyclonique.
Cependant que peut le Premier ministry d'un gouver-
nement d6missionnaire ?
En vertu de la Constitution de 1987 en vigueur, le
Premier ministry pr6sente sa d6mission et celle de son gou-
vemement au president sortant. En l'occurrence, Rend Prdval
auquel a succ6d6 Joseph Michel Martelly le 14 mai 2011.

. ." -,


'Evacuer les affaires courantes' ...
II s'agit de poursuivre l'ex6cution de decisions qui
ont &te prises dans le pass. Ant6rieurement. Sous le mandate
de 1'ex-chef de l'Etat. Done d'un statut purement bureaucra-
tique.
Dans certain pays, on dit meme 'dvacuer les affaires
courantes.'
Certes, la lutte centre la malaria ne peut pas connaitre
de halte. D'autant que la saison des ouragans et les inondations

11 1-i-


Aucune alternative A la ratification par-
lementaire ...
Le President Martelly ne peut done s'attendre que le
Premier ministry Bellerive (par ailleurs son cousin, la m&re
de Jean Max Bellerive est une Martelly) puisse l'aider A com-
mencer A mettre en place son propre programme politique en
replacement de celui de son pr6d6cesseur Rend Prdval.
Cela ne se peut.


Bill Clinton et Jean-Max Bellerive, coprdsidents de la CIRH,
organisme charge du dossier de la Reconstruction post-sdisme (photo Haiti en Marche)


%a i I t"
Deputes lors du vote rejetant la nomination du PMddsignd Daniel Rouzier
(photo Georges Dup/ HENM)


Le gouvemement d6missionnaire et son chef ex6cu-
tent les affaires courantes jusqu'A la nomination d'un nouveau
Premier ministry.
Celui-ci, s'il obtient la ratification, pr6sente ensuite
son programme politique au Parlement accompagn6 de son
propre cabinet minist6riel.
Cependant l'expression 'ex6cuter les affaires couran-
tes' parole d'elle-meme.


qu'elle charrie favorite la progression de l'6pid6mie.
Mais le Premier ministry Bellerive et son gouveme-
ment ne peuvent faire davantage que ce qu'ils font actuelle-
ment. Poursuivre l'ex6cution des tiches les plus ordinaires de
l'activit6 gouvemementale.
Sans pouvoir aller plus loin, voire innover. Interdit
par la Constitution et par les lois. En effet, le gouvemement
d6missionnaire n'a pas A r6pondre devant le Parlement de ses
actes. Partant, ses responsabilit6s sont limit6es.


Un Americain arrete pour pedophilie en Haiti


Par Europel.fr avecAFP
Un Amdricain qui dirigeait un orphelinat en Haiti
depuis une quinzaine d'anndes a &td arrntt aux Etats-Unis pour
p6dophilie, a annonc6 vendredi le minist&re am6ricain de la
Justice. Matthew Andrew Carter, 66 ans, 6galement connu sous
les noms de William Charles Harcourt et de Bill Carter, a ete
inculp6 jeudi soir d'agression sexuelle sur mineurs, a precise
le ministdre dans un communique. L'homme, originaire de
Brighton, dans le Michigan, devra r6pondre de quatre chefs
d'inculpation pour voyage A l'6tranger dans le but d'avoir des
relations sexuelles avec des mineurs. II a &t6 arr&te le 8 mai A
Miami et plac6 depuis en detention.
Selon les autorit6s am6ricaines, le suspect dirigeait


depuis le milieu des anndes 1990 A Port-au-Prince un orphe-
linat baptism "Morning Star Center", qui 6tait 6galement sa
residence.
"Les actes reproch6s A l'inculp6 d6passent l'imagina-
tion", a observe le ministry assistant de la Justice, Lanny Breuer,
dans un communiqu. "11 terrorisait des enfants haitiens pauvres
qui 6taient gravement dans le besoin alors qu'il 6tait cens6 leur
venir en aide". Selon le communique, certain enfants 6taient
forces A se livrer A des actes sexuels et menac6s d'etre renvoyds
du centre ou priv6s de nourriture ou d'6ducation s'ils s'y refu-
saient. L'homme se rendait fr6quemment aux Etats-Unis afin
de lever des fonds pour son institution.


Equateur : Un Haitien d6tenu pour traffic migratoire


AlterPresse le 20juin 2011
Le citoyen haitien, M. Dam6us Vikese, a 6td d6tenu
aujourd'hui 17 mai 2011, vers 6 heures du matin, A l'A6roport
de Quito, alors qu'il entrait en Equateur accompagn6 de 34
jeunes hommes et femmes haitiens.
M. Vikese a &te appr6hend6 parce qu'il 6tait recher-
che pour << escroquerie migratoire >>, suite A des plaintes de
meme nature d6pos6es par deux personnel centre lui. Selon
ces plaintes, Vikese, qui se fait passer pour un Mveque mis-
sionnaire mais sans 6tre capable de sp6cifier A quelle 6glise il
appartient, aurait offert des bourses d'6tudes universitaires et
des visas d'6tudes centre le paiement d'une some qui varie
entire 3500 et 5000 dollars am6ricains. Outre les bourses et
les 6tudes, sont 6galement inclus dans le << paquet >> offert par
M. Vikese : v6tements, alimentation et logement.
Les plaignants affirment avoir &te victims d'escro-
querie puisque des mois se sont 6coul6s sans que les promesses
faites par M. Vikese ne se concrdtisent. Au contraire, apris un
certain temps, ils ont &te abandonn6s dans une maison, onu ils
vivaient dans des conditions d6plorables.
Aujourd'hui (17 juin), M. Vikese a &t6 traduit devant


la justice. Le juge a conclu qu'il y avait suffisamment d'616-
ments pour initier une enquete pour escroquerie migratoire.
Pour s'assurer que l'accus6 ne s'6chappe pas et comparait
devant la justice, le juge a ordonn6 sa mise en detention pen-
dant la p6riode de l'enquete. Il s'agit d'une measure 6tablie par
la 16gislation 6quatorienne pour s'assurer que la personnel sur
laquelle porte l'enquete ne prenne pas la fuite et r6ponde de
ses actes, une fois ses responsabilit6s 6tablies.
Les 34 jeunes haitiens qui sont entrds en Equateur
se trouvent actuellement dans une situation migratoire r6gu-
liUre parce qu'ils ont un permis de sdjour de 90 jours come
tourists ; en plus, ils n'ont fait l'objet d'aucune accusation.
Cependant, puisque leur accompagnant a &te d6tenu par les
autorit6s 6quatoriennes, ils ont &t6 places dans un centre
d'h6bergement sous l'enti&re responsabilit6 du Ministere de
la Justice. Les jeunes haitiens ne sont pas d6tenus, ils peuvent
circuler librement, mais ils se sentent de plus en plus frustrds
et d6sorient6s au fur et A measure qu'ils se rendent compete de
la tromperie don't ils ont &te victims, A l'instar d'autres jeunes
haitiens qui 6taient entrds en Equateur avant eux, bem6s par
(TRAFIC / p. 10)


L'inqui6tude de Michel Martelly est que les parlemen-
taires, forts d'avoir mis en 6chec son Premier ministry d6sign6
Daniel Rouzier, n'en viennent A exercer sur la Prisidence un
chantage sans fin, qui pourrait avoir pour consequence de fair
d6railler totalement les projects qu'il a conqus.
Mais la Constitution est claire. Il n'y a pas d'alter-
native A la ratification parlementaire. Comme il le reconnait
aussi lui-meme (dans ses dermires declarations), le president
de la R6publique doit partir en mission exploratoire des deux
chambres du Parlement pour se bitir une majority favorable A
sa future administration. Et A la mise en branle de son propre
programme (s'il enest !).
Bien entendu, libre A lui (et si l'occasion s'y prete) de
presenter Jean Max Bellerive comme son nouveau candidate au
poste de Premier ministry.
Ceci n'est point interdit par la Constitution.


Haiti en Marche, 24 Juin 2011


'"Vo
;ra . , , - .-0- _ ,, *
LI rti


C2CT.\CT ;S
TOLL FREE; 1-885-333-2853
OR. 305-G32-83 0O
F.-X , 3-20-B332
CELL. 3 05--5-2 i i3


Page 5


FICHE D'ABONNEMENT A HAITI EN MARCH
MO _____ e_____ e cadu______ b_____m______m_______________ Dn t u abament
Adrnee * A_____c llvra lmso, it coam t a m double.
PrVW do sp6cM1or *4I VOus 6UM
un nouvIl abnn6
onu 'll slagiit d'un renouvellement
Hg _______ 260.00 Gde 520,00
Eo Un" US $ 40.00 US u$ 7B.o00 Noeau d tnouvallemint
Canada ......... .US 42.00US S 42.00US $ 80.00
Europe US* 70.0,0 US_ 135.00
Arn iqtw Latino US $ 70.00 uS $135.00 6 L.....


DE UACTUALITE






I LES ASSASSINS SONT DANS LA VILLE I


Mercredi 29 Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV * N� 23


Le prevenu qui en savait trop !


(ASSASSINAT... suite de la l1re page)
une bourgade aux environs de Port-de-Paix (Nord Ouest) ont
la d6couverte d'une cache contenant un magot provenant du
traffic de drogue avait provoqu6 une cascade de meurtres, don't
des commissaires de police adjoints et des officiersjudiciaires
tous morts empoisonn6s A l'acide de batterie. APort-au-Prince
on ne parlait que de qa quand le s6isme du 12 janvier 2010 est
survenu. Les dossiers concernant cette affaire ont sans doute
disparu dans l'effondrement du Palais de justice.
Pour retrouver un scandal aussi retentissant que
celui qui regne en ce moment, il faut remonter probablement
A l'assassinat de Jean Dominique, journalist et propri6taire de
Radio Haiti Inter, tu6 le 3 avril 2000, alors qu'il franchissait
l'entr6e de la station, allant presenter le journal du matin.
Selon le premier juge d'instruction qui s'est pench6


Les officials haitiens aux funrailles du numnro 1 de la BNC, Guiteai
assassin dans sa residence le dimanche 12juin (photo Georges Du


sur le dossier, l'assassin de Jean Dominique aurait disparu dans
les heures qui ont suivi le meurtre.
Tel fut en tout cas le sort des principaux t6moins. On
se souvient de celui qui est mort A l'h6pital pour avoir requ une
balle aux fesses, et don't le cadavre disparaitra myst6rieusement
de la morgue.
Tel autre, de mani&re encore plus spectaculaire, a 6td
tired d'une cellule du commissariat de Ldogane et lynch par
une foule soi-disant en colkre.
Done rien de nouveau sous le soleil ? Pas tout A fait
car jusqu'A present il y a toujours eu des interm6diaires. Par
example, une foule en colkre. Ou de l'acide de batteries se
promenant 1i comme par hasard !
Vous avez compris que nous voulons parler de l'assas-
sinat le 12 juin could du patron de la BNC (Banque national
de credit), Guito Toussaint, tu6 chez lui apres
avoir subi aussi, dit-on, d'horribles tortures.
Des lors, un crime que la justice
haitienne pursuit comme un acte pr6m6ditW.
Et aussi commandit6, si l'on en croit les dd-
clarations du commissaire du gouvernement
Harricidas Auguste.
L'assassinat du PDG de la BNC (ban-
que don't l'Etat est l'actionnaire principal) est
deja v6cu comme un coup terrible par la presque
totality de la population. Guito Toussaint devait
inaugurer deuxj ours plus tard un project de credit
immobilier pour les families jet6es A la rume par le
s6isme de janvier 2010 A un taux d'int6r&t sans
comparison: 8%.
Le taux avoisine habituellement les
15% au moins.
Mais on devait prendre un autre coup
u Toussaint, dur pen apris, en apprenant que l'un des prdve-
,JU/rN M


nus interrog6s dans le cadre de l'enquete, a tr6pass6 pour avoir
&td tellement battu au commissariat de police de PNtionville.
L'information est rapport6e par le RNDDH (R6seau
national de defense des droits humans) et trait6e par les agen-
ces de press locales, don't l'AHP.
Cette fois il ne s'agit pas de oui dire ni d'un quidam
non identified. Le prdvenu en question r6pond au nom de Serge
D6mosthenes, alias Izusu.
Interrog6 au commissariat de police de PNtionville, il a
ete tellement tabass6 qu'il a dft 6tre conduit A l'H6pital g6ndral,
on il est mort, tenez vous bien, d'une crise cardiaque !
L'information est confirmed aussi par le commissaire
du gouvernement qui, mis en cause par le RNDDH, a reconnu
qu'il a eu le temps d'interroger aussi le prdvenu et que celui-ci
a fait en effet des rdvdlations en rapport avec l'assassinat de
Guito Toussaint.
Mais que le nomm6 Serge D6mosthenes, dit Izusu,


Le corps d'un prevenu torture tel que retrouv a la morgue


6tait en si mauvais 6tait qu'il a fallu le
transporter d'urgence A l'h6pital on il
est d&c6d& le meme jour ... d'une crise
cardiaque !
Done en Haiti quand on dd-
tient un t6moin qui se met A table, au
lieu de le prot6ger pour les suites de
l'enquete, au contraire on lui tombe
dessus A coups de crosse jusqu'A ce
que mort s'ensuive.
L'ennui c'est que cela se
passe non au coin des rues mais au
commissariat de police meme.
Ce n'est pas un Jack Ruby
qui surgit de nulle part pendant que
l'on transport vers la prison f6d6rale
le pr6sum6 assassin du president Ken-
nedy, Lee Harvey Osvald, et l'abat A
brfile pourpoint.
Ce n'est pas non plus une
distribution myst6rieuse d'acide-bat-
terie comme chez les narco de Port-
de-Paix !
Mais c'est dans les locaux
memes du commissariat de PNtionville
qu'a &td liquid l'un des t6moins les
plus important pour l'enquete sur
l'assassinat d'un compatriote qui, lors
d'une c6r6monie organisde mardi soir
(21 juin) A sa m6moire, a &te reconnu
comme un rare module de competence,
de leadership sans vanity et d'int6grit6
pour la nation.
Pour toute consequence, on
apprend que 5 agents de police ont &t6
places en isolement.
Et il y a fort A parier que cela
n'ira pas plus loin.
Conclusion: ceci n'est pas
acceptable !
Les agents sont-ils des in-
dividus isolds et qui n'en font qu'A
leur tete ? Meme pas comme des
gangsters qui regoivent des ordres de
leurs chefs.
Il eut mieux valu alors que la
police ffit un gang !
Autrement dit, des 5 agents il
n'y en a pas un qui passe les ordres ?
Agent 2, 3 ou 4, que sais-je !
Ensuite, un t6moin d'un
meurtre aussi perturbant sur tous les
plans : social, 6conomique, bref natio-
nal est appr6hend6, est-ce aux simples
agents d'en d6cider ? N'est-ce pas au
commissaire d'arriver imm6diatement
sur place. Et d'avertir aussit6t le chef
du Parquet.
Comment comprendre que
des agents puissent s'autoriser A
tomber sur le prdvenu A coups de
crosse de fusil jusqu'A lui faire rendre
l'Ame. Pardon, jusqu'A l'envoyer A
l'h6pital pour y mourir ... d'une crise
cardiaque !
ASSASSINATET / 7)


Page 6


MIAMI-DADE SEAPORT DEPARTMENT (SEA)

CONSTRUCTION ENGINEERING AND INSPECTION SERVICES

FOR WHARF STRENGTHENING

OCI PROJECT NO. E11-SEA-02 ESP
Sr - -C r: : - 3 * 2c : -AR ' :� r 21 -" ar Ii-' i c " sCr :C7'r. Ir 4p ze,-tC I.:--.1trr .A
171CW...7-.... 1. . -1 . *r, r C 3 . A r-. O - i` % - - . - - = . x
',%+'* :') +" 1 � . � .p 1 . . -

This solid ilalion is one of the projiCts dcnsoled mldhin the Econurric Slirulis ?Ian IESP), as approved by ihe Board of Coun:y Comrniss ones E.CC . As a
rcsul'. an te odlc saci ':iIli n proceu s ai I be uliluzcd
As svch propoe rrs will be1 enu'iled ulli ting oily F ri,1 Tier Crileria. as , a iodC le i Ihe N :I! o I 3 3 Pr -.il Conullwis (NTPFI Selcil 3 ] Proposld
Evaluastinm
A- . r-' a . - ' ; t -' ,a '.!s .' - '1 .a:.a .0 :*1:I.': -li-'-: . :- . , - * r-. :::5
: e r: ~.j e c: )" [::s .v a'qe 1.t " r.. a%:



" l,- |cr r ' . :,!- /I 3 r' t . - ' p i; n r( ) ' t,");I ' t! , . '-'" " " ., ( ,'- . a 7' 7- 1, : ";h .I.' ' "> !:"'; ". 1"n 9 i ; : J + " i .'. F ' ' *? ' ' "y V ', I


' )a :: r' \ "t : , - ' c: r :,; . ' . : : , '. '" r t i I c ': . " :: ; " , :' I :'' :[ T




7 * ii x't v., :": :::1 *?i;' '' i-






*1 C:+: i G e -a z'u;-, . :-I-,' , - 9PR:IM E
- *'.I I&.irv*i: *1i' '- i-'"i; 'r~ss~~ .Id'-" ~ iit~rmt~lirr. - O'~ 'i - ; T'., 3 . .ll J -i r






. r'-I ' L if -::.<5 ' --. ; . : +u $. .I.K',) -t ::4s :i- . :- T.4i :;t 4 1 S: a i�+,: , ': i, I ',
1:5 C t' ):\- r ;****:v: ' :el ;! : c : i r �: : r., : -:







:*" **- ":*: *-, r: ! Al 3f--/ T*: :* -r .v.'.- :::, -- 'O
..... .... ... ......... ,

1 ECHItIAL H TEIF ;AIiHEB Ui UREMENIS


:1ri! : P:"o












T.! F+.: ,:'C-E S.le~r+- P Ca,: .s : We 1 -+o.i + !" 'i' , s S-' ee r.'Iam F ;N'a ," e aldec.r.. 1S NAOTRT.x-::;" nl"''e& 1le;ARE ENCOURAGED

Deadline Iar submissima ol proposals Is July 14'Ih 11 al 3 30 PM. LOCAL lIME al l sealed enve apes j.nd containers msl be r eceilr at Miarni-Dade
County C erk norihe oarBol Ccunv Catnmdsioners, 111 NW sl Stretl 171h incr Sur e 20IM ,ami, Hloarida 3312B.1593a BEI ADVISED rHA1 ANYANJ ALL
SEALED OROFSAL �LN'.ELD)PES OR CONTAINERS RECEIVED AFTER THE ABCVE SPECIFIED RESPONSE DEA1,ILIE MAY NOT -`E CODNS'DEREO

j:. . : - '. [:a !
*: : C :t ::. . ':'" ,. ": ['.j I CW t :r'4


',11A !,! ODA IE ,.L',1', " FL "-' _..





Mercredi 29 Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV * N� 23


MOEURS


De quelle maladie souffrons-nous ?


(M(EURS... suite de la lere page)
Ce dernier est a Cuba pour y subir une operation
chirurgicale (hernie discale).
Le president du Conseil electoral, Gaillot Dorsinvil,
apres avoir disparu myst6rieusement pendant au moins trois
semaines, avec a ses trousses une convocation du Parquet
de Port-au-Prince ainsi que d'une commission parlementaire
enquetant sur les dernires elections, reparait come si de
rien n'6tait. Explication inevitable : il avait pris quelques
jours de repos sur demand de son m6decin.
Idem plusieurs autres membres du Conseil electoral
manquant a l'appel. Cong6 de maladie !
Sauf Daniel Rouzier qui malgr6 son brutal rejet par
la Chambre des d6put6s, n'en a pas fait une maladie. Son
remade, il n'a pas de secret: la priere.

Trente neuf de fiUvre ...
En Haiti, ce ne sont pas les causes de maladies qui
manquent. De la simple secr6taire de bureau au ministry,
jusqu'au chef de l'Etat a la veille de prendre une decision
int6ressant le grand voisin. Normal : quand Washington
6temue, Haiti fait 39 de fievre.
Or qui signe toutes ces prescriptions puisque nous
avons le nombre de m6decins le plus bas du continent (1
pour plus de 4.000).
La m6decine y perd son latin.


La premiere dame Sophia Martelly s'est f6licit6e
lors d'un recent sommet a l'ONU qu'Haiti peut s'enorgueillir
d'avoir contribu6 a la lutte contre le VIH.
Le directeur g6ndral de la Sante publique consider
que nous finirons par mettre fin a l'6pid6mie de cholera au fur et
a measure d'une bonne observance des principles d'hygiene.

'Degaje pa peche' ...
Mais il existe une seule maladie contre laquelle il n'y
a rien a faire, c'est la 'maladie diplomatique'. C'est atavique.
Un sport national. En effet la seule reconnue par tous puisque
pour tout le reste l'Haitienvous dit: 'kita dwa m pou m malad'
(de quel droit pourrais-je tomber malade ?). Le droit de s6cher
son boulot r6gulier pour accomplir un petit 'degaje' (un petit
job au noir). 'Degaje pa peche.'
Comme quoi Martelly aurait pu enregistrer une suite a
son dernier tube 'Bandit 16gal' au course de cette seule joumre
passe la semaine dermiere a Miami.
Dans ce cas c'est une valse a dix mille temps qu'il a
eu le temps de conduire le Gaillot pour avoir &te absent pendant
si longtemps.
Le v'la qui revient encore nous faire danser.
Maitres danseurs, maitres chanteurs. Nous le sommes
tous a un degr6 ou un autre.

Aux frais de la reine ...


Tout un pays malade. Qui ne le serait pas a notre
place. Malade de nos miseres, nos turpitudes, nos siecles de
pi6tinement, puis de recul, machine arriere toute !
Nos confreres d'Intemews ('Enf6masyon nou dwe
konnen') ont une chronique devenue vite tres populaire
('Mail Box' ou boite aux lettres) que nous aimons a entendre
parce que un reflet fiddle de notre people. 99% du courier
conceme des maladies, informations, conseils pratiques etc.
Et dans le meme pourcentage, ces requetes concement des
problkmes de sexe et d'infertilit6.
Done pas si malades que qa de notre surpopula-
tion.
Conclusion : nous avons beaucoup a faire pour
6duquer notre population a propos meme des choses les
plus 616mentaires.
Mais pas si tous continent a jouer les malades
imaginaires en terre 6trangere et aux frais de la reine. Car
sauf l'ex-pr6sident Prdval qui est un invite des dirigeants
cubains (Wikileaks dixit), et bien stir le president Martelly
qui est en mission (ce week-end encore, moins d'une semaine
plus tard) afin de trouver de quoi soulager les maux de ses
compatriotes, tous ces tireurs au flanc (en creole 'roulibC')
6margent au budget de l'Etat.
Et l'on dit qu'il n'y a pas de plan d'assurance
maladie en Haiti !
Melodie 103.3 FM, Port-au-Prince


RECONSTRUCTION

99% de l'aide post seisme versee aux ONG, indique Bill Clinton


Samedi, 25 Juin 2011 - FA HPN
Dans un nouveau rapport public jeudi sur l'aide a
Haiti, Bill Clinton estime que les flux financiers de l'aide inter-
nationale doivent davantage passer par l'Etat afin d'acc6l6rer
la reconstruction, renforcer les institutions, crder des emplois
et amdliorer les services publics.
Selon le rapport, environ 99% de l'aide d'urgence
post-s6isme a t& d6caiss6 au profit des agencies humanitaires
bilatmrales ou multilat6rales, la Croix-Rouge, et des fournis-


seurs de services non 6tatiques, y compris des ONG et des
contractants priv6s.
Pour les experts du rapport, davantage de ces fonds
devraient transiter par l'Etat afin que les Haitiens puissent 6tre
en measure de disposer de ces fonds.
<< Le fait que 99% du financement de secours con-
toume les institutions publiques haitiennes rend par example
le leadership du gouvernement d'autant plus difficile >>, a
d6clard l'envoyd special adjoint pour Haiti, Paul Farmer, en


introduction du rapport.
Intitul << L'aide-t-elle change ? Acheminement de
l'aide en Haiti avant et apres le s6isme >>, le rapport a pour
objectif de comprendre comment l'aide a &td acheminde en
Haiti avant et aprls le tremblement de terre.
Le Bureau de l'Envoyd special plaide pour le ren-
forcement << des secteurs publics et priv6s, cr6ant ainsi plus
d'opportumnits pour les citoyens haitiens, en commenqant par
changer les modalit6s et les b6ndficiaires de l'aide >>.


Les Nations-Unies reclament I'octroi direct de l'aide international l'Etat


P-au-P, 25 juin [AlterPresse] --- L'envoyd special
adjoint de I'ONU pour Haiti, Paul Farmer, plaide en faveur
de l'octroi direct de l'aide international a l'Etat haitien afin
d'acc6l6rer la reconstruction, de renforcer les institutions, de
cr6er des emplois et d'ameliorer les services publics.
<< Le fait que 99% de l'aide contoume les institutions
publiques haitiennes rend par example le leadership du gou-
vemement d'autant plus difficile >>, souligne Paul Farmer dans
l'introduction d'un rapport publiW le jeudi 23 juin.
Pour lui, le flux financier de l'aide devrait < trer sur la creation d'un secteur public robuste et d'un secteur
priv6 sain, de faqon a offrir des opportunities significatives
aux citoyens >>.


Ainsi le flux de l'aide financiere devrait << transiter
par l'Etat Haitien afin que les Haitiens soient en measure de
disposer de ces fonds >>, poursuit-il.
<< Prs de 99% de l'aide d'urgence post sismique a
6te d6caiss6e vers des agencies humanitaires bilat6rales ou
multilat6rales, la Croix-rouge, des fournisseurs de services
non 6tatiques, des ONGs, et des contractants privs ,>> precise
le rapport.
D'autre part, plus de 60% des fonds promise pour les
exercices cumul6s 2010 et 2011 demeurent non d6caiss6s,
souligne-t-il.
<< Au course de l'annde passe, les bailleurs ont dd-
caiss6 plus de 1,74 milliard de dollars pour des activities de


Apres le rejet de Rouzier, reactions du p


(REACTIONS... suite de la page 4)
L'ex maire Evans Paul, dirigeant de l'Alternative
principale force d'opposition a l'ancienne administration de
Rend Prdval), estime que le rejet de Rouzier est << la cons6quen-
ce d'un manque de dialogue politique et d'une m6connaissance
du system d6mocratique par Mr Martelly >>.
<< Martelly et Rouzier devaient faire de leur mieux
pour convaincre les d6put6s >>, dclare-t-il a AlterPresse.
L'ex s6nateur Edgar Leblanc, 6galement membre du
directoire de l'Altemative, rappelle, dans des declarations a
AlterPresse, qu'< un premier ministry est toujours issu de la
majority >>.
Martelly a certes remportd l'dlection pr6sidentielle,
mais son parti ne dispose que de trois d6put6s a la chambre


basse, domind par les forces de l'Init6, formation dirig6e par
Rend Prdval.
Edgar Leblanc souligne que d&s le d6but, la strat6gie
de Martelly a &td de faire un << appel direct au people > afin
d'exercer des << pressions > sur les parlementaires, alors que
c'est a l'ex6cutif de << construire une majority parlementaire >
pour assurer la ratification du premier ministry et se donner
les capacit6s de gouvemer.
L'Alternative n'dcarte pas des n6gociations avec
Martelly pour participer a la construction de cette majority.
<< Nous sommes ouverts et prets a discuter > afin d'6tablir<< un
pacte politique >>, dclare
1'ex-s6nateur Leblanc.


D'autres secteurs
de la soci6td, consults par


Le prevenu qui en savait trop !


(ASSASSINAT... suite de la page 6)
Et qui sait si le corps n'a pas d6ji disparu de la
morgue ?
Puis on se content de placer 5 policies (non identi-
fiUs) en isolement. Comme s'il s'agissait d'un cas banal.
Puis l'on s'attend que tout le monde s'en content !
Peut-on dire que le commissaire, le responsible en
chef du commissariat, a bien fait son travail ?
Un dossier aussi charge de sous-entendus ne peut pas
en rester 1a. Il interpelle les plus hautes autorit6s de la police
et de la justice. Jusqu'au cabinet du chef du gouvemement
qui est, si l'on ne se trompe, le president du CSPN (Conseil
sup6rieur de la police nationale.
Car 6videmment, que cela ne soit point le cas, com-
ment 6viter le fort soupqon que le prdvenu Serge D6mosthenes,
surnomm6 Izusu, puisse avoir &te liquid pour l'empecher de
communiquer tout ce qu'il sait sur l'assassinat de Guiteau
Toussaint.


Les autorit6s ne
pouvaient empecher l'assas-
sinat de Guiteau Toussaint.
Admettons aussi qu'elles
ne pouvaient penser que des
agents de police agiraient de
maniere aussi bete jusqu'a
provoquer la mort d'un td-
moin majeur.
Mais en traitant ce
dernier cas a la l6geres, les
autorit6s elles-m6mes com-
menceraient a se faire soup-
qonner de responsabilit6 a
un niveau ou un autre dans
le crime du 12 juin !

Melodie 103.3 FM,
Port-au-Prince


reconstruction, mais plus de la moitid (2,84 milliards de dollars)
de ce qui avait t& promise pour 2010 et 2011 demeurent entire
leurs main >>, deplore Paul Farmer.
Le rapport indique que l'aide a Haiti a triple entire
2009 et 2010, augmentant de 1,12 milliard de dollars (142,1
millions en secours et 977,6 millions de dollars en aide au dd-
veloppement) a environ 3,27 milliards de dollars au total (1,55
milliard de dollars en secours et 1,73 milliard en reconstruction
et aide au d6veloppement).
L'aide des bailleurs bilat6raux et multilat6raux de-
meure une resource beaucoup plus important que les recettes
internes du gouvemement haitien.



resident Martelly...
AlterPresse, estiment 6galement qu'il faut faire vite. Selon
la Plateforme des Organisations Haitiennes de D6fense des
Droits Humains (Pohdh), << la pr6sidence ne doit pas tarder a
designer un nouveau premier ministry >>, car << il y a urgence
de doter le pays d'un gouvemement qui puisse r6pondre aux
besoins de la population, notamment dans le domaine de la
sante et de l'6ducation >>.
Plus d'un mois s'est d6ji could depuis qu'un nou-
veau gouvemement est attend, suite a la prise de function du
president Martelly le 14 mai.


Page 7


LEGAL ANNOUNCEMENT REGARDING
INVITATION TO BID FOR
EXCLUSIVE DEMAND SHARED GROUND TRANSPORTATION SERVICES
AT MIAMI INTERNATIONAL AIRPORTU
ITI3 NO. MOAD-03-10J


I, ~ vh-!rp- wvw ~ ~ ivfre1 15MQ 1'I
. �, -,Y

:1,: - qii n ~~''2 :r 'rim' . 7 :~ i
~i~i ~t' r . v~' r& ~ F e� :
Tr.~.1 re,11 7-:2l T~i~.~fi et


.x.xlx Ix. --l- - 1-1 v - -1 1





MEDIAS & CULTURE


1 Mercredi 29 Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV * N� 23


Culture : 19e edition

de la foire Livres en Folie


[AlterPresse] --- Cent-trente-quatre
auteurs en signature et 9 maisons d'6dition
avaient rendez-vous le jeudi 23 juin pour la
17e edition de la fire annuelle Livres enFolie
proposant 1 419 titres.
En terms d'innovation, les organi-
sateurs de cette foire font entire autres 6tat de
la remise de plaques d'honneur A certaines


Initide en 1994 par le journal Le
Nouvelliste et la Unibank (Institution bancaire
haitienne), Livres en Folie se donne pour ob-
jectif de faire la promotion du livre haitien et
de rendre hommage aux auteurs.
Dix sept anndes plus tard, les or-
ganisateurs se disent satisfait et parent de
succes continue de Livres en Folie, devenue


Grand succes de Femmes

en Production a Miami Beach


Et Yvrose Moise de AfriCaribe qui
nous a fait cette remarque, n'arretait pas de
rire, de son rire tellement communicatif !
" Cela a &t vraiment rentable pour
nous de venir. Non seulement nous avons
bienvendu: robes, tuniques, unpeu moins les
chemises A homes, come si les hommes ne
pensaient pas qu'il y aurait quelque chose pour
eux A Femmes en Productions !


A des commander, ce pour le plus grand bien
de nos femmes artisans, r6alisatrices de ces
magnifiques objets exposes A la foire."
C'est Danible St Lot qui nous parle.
Elle est la pr6sidente de Femmes en D6mo-
cratie, l'organisation initiatrice de la Foire et
elle n'a pas pu cacher sa satisfaction devant
la r6ussite de cette entreprise, selon elle, os6e:
faire sortir en dehors des limits d'Haiti Wo-



Jq


Le president Martelly, visitant la foire Livres enfolie, s 'arrote pour saluer
le journaliste-historien Bernard Diederich qui lui prdsente son dernier ouvrage intituld 'L 'Hritier'
sur le regime de Jean Claude Duvaler (photo Robenson Eugne HENM I)


Les femmes haitiennes artisans ont attire de nombreux visiteurs le week-end could
au Miami Beach Convention Center (photo de courtoisie)


bibliothbques locales ainsi que le lancement
d'un fonds baptism " Fonds livres en folie".
La romancibre Edwidge Danticat,
avec 5 titres diff6rents, 6tait l'invit6e d'hon-
neur de cette edition 2011. Elle succede A Dany
Laferibre, qui signait en 2010 : << Tout bouge
autour de moi >>, lequel repr6sente un t6moi-
gnage du s6isme du 12 janvier 2010.


<< le plus grand Mvenement litt6raire et cultural
d'Haiti >>.
<< Pour la premiere edition, nous
avions 400 livres en offre et 4 6crivains en
signature. Cette annde, onparle de 1 419 titres
et 134 auteurs >>, relbvent-ils.


Mais nous avons aussi soulev6 l'at-
tention des autres femmes venues A la d6cou-
verte et pour trois d'entre nous, il y a eu des
commander qui, je l'espbre, d6boucheront sur
d'autres et sur une base r6gulibre !
" Et c'est li l'objectif de Femmes en
production: aller au delA de l'exposition-vente
de ces deux jours. Rdveiller l'int&r&t et arriver


men in Production qui existe depuis plusieurs
anndes et est devenue une exposition annuelle
en Haiti. Mais arriver A transporter et presenter
ces products A l'ext6rieur, c'est un grand d6fi
qui a &td relev6.
"Cela n'a pas &te facile. Mais nous
avons eubeaucoup d'aide. De nombreux spon-
(FEMMES / p. 10)


* i-:;'n11


Page 8


Genyen asirans pou tretman



dan a bon mache... pou



mwens ke 1 dola pa jou.





Telefone reprezantan Humana

w Ian jodiya menm!

Mike Bully

561-389-0813

8 a.m. - 5 p.m.

4H U AN


- . -- - -- - - - - - - - - - - - I xxlx Ix. --l- - 1-1 v - -1


mmi




Mercredi 29 Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV * N� 23


I BANOUE NATIONAL DE CREDIT I


j EDUCATION










J INFRASTRUCTURES










J CONSTRUCTION










J TECHNOLOGIES


a taves e-tmp


Page 9


m * - UI.






I LES FEMMES FONT LA DIFFERENCE I


Mercredi 29 Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV * N� 23


Grand succes de Femmes en Production a Miami Beach


(FEMMES ... suite de la page 8) aux yeux !
sors don't le plus important a &te le minister du Commerce Les bijoux en come, ou en m6tal d6coup6, les robes
d'Haiti. La ministry Josseline Colimon n'a pas pu etre prisente. en siam, carabella ou voile de coton, les chapeaux de paille,
Mais qu'h cela ne tienne, elle a tenu a nous
appeler pour nous manifester son soutien".
C'est la Premiere dame d'Haiti, So-
phia Martelly, qui a coup le ruban d'honneur,
d6clarant ouverte la foire.
Et tout le monde a paru satisfait. Les T
acheteurs, visiteurs, mais aussi les exposantes :
qui ne tarissaient pas d'6loges, d'abord pour
les stands tellement professionnels 6rig6s en
un rien de temps au Miami Beach Convention
Center (il nous faudra essayer de faire pareil .,.
l'an prochain lors de 1'exposition en Haiti!). :
Satisfaction aussi du public qui sem-
blait fier de cette exposition et montrait avec
les yeux pleins de fiert6 a leurs amis strangers
venus avec eux a la foire, les r6alisations des
artistes et artisans haitiens.
L'un des grands moments de l'v&-
nement du week-end a &te la chaude ovation
reque par Murielle Leconte, l'une des initia-
trices de ce movement de femmes et qui
aujourd'hui malade, avait tenu a etre pr6sente
- dans sa chaise roulante. Ses colleagues lui La 1hrefoire Women in Production auxEtats-Unis : une opportunity uni
ont fait fete et Murielle en a eu les larmnes pour les petites productrices haftiennes de faire une entrde remarqude sur le march


qu
M i


les boules de v6tiver pour parfumer la maison, les products de
beauty d'une grande quality, les bijoux fabriqu6s par les fem-
mes vivant sous les tentes depuis le s6isme de janvier 2010 ...
les sacs Vve... les visiteurs n'arretaient pas
de parcourir les trois allies, en s'arretant aux
divers stands, une quarantine environ pour
* poser des questions, toutes sortes de questions
auxquelles r6pondaient avec plaisir les femmes
< exposantes, donnant un luxe de details.
" C'est un premier pas, a dit Daniele
St Lot, mais nous comptons faire de Women
.4 in Production une exposition rgulire en dias-
d pora, sans computer 6videmment celle d'Haiti
' f qui nous a vu naitre et nous a permis de nous
I d6velopper!
Nous avons eu cette annde une qua-
rantaine d'exposantes : 30 d'Haiti et 10 de la
diaspora. Nous aimerions avoir pour l'an pro-
: chain 40 exposantes d'Haiti mais aussi 40 de la
if diaspora, venant des Antilles, des Etats-Unis,
du Canada, d'Europe, car partout iI y a des
femmes haitiennes qui produisent, qui cr6ent
- et Women in Production aimerait devenir une
veritable tribune pour les Femmes haitiennes,
nos cr6atrices a travers le monde !
ie
ntemational Elsie Ethdart (Miami)


La DHL soutient la foire Femmes en Production 2011


Le grand Mvenement a eu lieu le week-end demier
(25 et 26 Juin ) au Miami Beach Convention Center avec la
presence des femmes entrepreneurs et des artisans haitiens
exposant leurs oeuvres et products.
Pendant deux jours la foule s'est relay e pour admi-
rer et faire l'acquisition de ces bijoux en come de boeuf, en
verre, de ces robes en voile de coton, en lin, carabella ou en
siam, de ces sacs de la collection Felicia Dell om6s de vev6s.
Sans oublier les sculptures en m6tal d6coup6, les napperons,
sandales, les objets en poterie, etc.
Un artisanat selectionn6 avec soin, une initiative de
Femmes en d6mocratie.
" Je n 'ai pas hisit a offrir mon concourse pour cet
&vMnemenft", nous a d6clard Jean Paul Faubert, patron de la DHL
en Haiti. C'est grace en effet a la DHL que ces objets d'art on
pu etre transports d'Haiti a Miami. " Nous n 'avons pas eu
trop de problems avec la douane car nous nous y Mtions pris
un peu t6t et pendant une semaine nos avions se sont mis a la
disposition de Femmes en democratic qui, de leur c6te se sont
montries tres . 'ii,. j,. ,,. faisant le reste"
Et le r6sultat est la. Pendant deux jours, cet evene-
ment, inaugur6 par la Premiere dame d'Haiti, Sofia Martelly,
qui a coup le ruban donnant aces a la foire, a vu d6filer des
compatriotes et des strangers, beaucoup, ces demiers tenaient


a connaitre le c6lbre artisanat o Made in Haiti" et faire
connaissance avec cette production haitienne si riche dans sa
vari6t6 et son originality.
"Cela va faire un bien immense a HaTti, a ajoutW Jean
Paul Faubert. Tous ces visiteurs ont vu que HaTti ce n 'etait
pas seulement un spectacle de destruction. Ce genre d'acti-
vites contribute aussi au developpement et a la reconstruction
d'HaTti, une reconstruction qui passe beaucoup par l'action
des femmes entrepreneurs. Toute initiative allant dans ce sens
est extremement important et nous de la DHL avons decide
de les supporter".
La DHL est arrive en Haiti en 1988 et a t& le premier
transporteur express du pays. DHL a toujours &te pr6sente
dans les bons comme dans les mauvais moments. Notre force,
c'est la rapidity avec laquelle nous transportons les documents
et d'une faqon plus g6ndrale tout ce qui nous est confi&.
La DHL a joue un grand r6le tout de suite apres le
tremblement de terre de janvier 2010, aidant dans la logistique
F l'aeroport.
'Nous donnons du travail a beaucoup de jeunes en
augmentant le nombre de nos bureaux dans la capital et en
en cr6ant aussi dans les villes de province', precise Jean Paul
Faubert.
En province, la DHL est au Cap Haitien dans son


propre bureau, elle utilise les services d'agents aux Gonaives,
a St Marc, aux Cayes, a Port-de-Paix et espere bient6t aller a
Jacmel, a Jer6mie et a Mirebalais.
Les clients de la DHL se recrutent dans tous les
secteurs de la soci&te haitienne. Nos clients veulent envoyer
des documents a leur famille (application de residence par
example). Nos clients ce sont aussi bien stir les entreprises,
grosses et petites, et le service a l'export/import. Service aussi
a l'importation avec des petites entreprises qui reqoivent de la
merchandise pour la revendre sur le march.
<< Nous offrons un service tres particulier a chacun
de nos clients. Notre objectifc 'est de nous rapprocher toujours
plus de la clientele. Nous avons aussi une division qui fait du
cargo.
Jusqu 'a present nous nous sommes davantage con-
centres sur I'Express, mais le cargo viendra bient6t. >>
La DHL est present dans 220 pays a travers le
monde.
Nous allons continue a pousser un peu plus pour
des activities a caractere social. Nous avons certain projects
que nous comptons d6velopper. Nous vous en parlerons en
temps opportun.


Elsie Ethdart (Miami)


Reconstruction : Martelly en faveur d'une professionnalisation des jeunes

et une priorisation de la technique dans la reconstruction du pays


P-au-P, 25 juin 2011[AlterPresse] --- Le president
haitien, Michel Martelly, preconise une professionnalisation
des jeunes et d'accorder la priority a l'usage de la technique
dans le cadre de la reconstruction du pays.
Michel Martelly << encourage les jeunes a apprendre
un m6tier technique afin de contribuer a leur 6panouissement
personnel et a la reconstruction de leur pays >, lors de l'inau-
guration le 23 juin d'un centre d'6tudes technique dans la
commune de Carrefour (p6riph6rie sud de la capitale.
<< (...) Car il faut empecher que le non-respect des
normes dfi a un manque de professionnalisme contribute a nous
endeuiller advantage, comme cela s'est produit le 12 janvier
2010 >>, a ajout6 le chef de l'Etat.
II dit appuyer toute demarche qui vise a doter les
jeunes d'une profession. Le president explique sa participation
a cette inauguration comme un moyen de montrer sa d6termina-
tion a donner << la filiere technique ... une place fondamentale
dans le context actuel oni il est question de reconstruire les
infrastructures physiques du pays. >

Un Haitien detenu
pour traffic migratoire
(TRAFIC... suite de la page 5)
les memes promesses de bourses d'6tudes.
Nous lancons un appel a la society civil haitienne
et surtout aux jeunes de ce pays a rester vigilants face aux
fausses promesses de personnel sans scrupule qui profitent
de leur situation marquee par le d6sespoir et l'absence de
perspectives d'avenir.
Nous lancons aussi un appel aux Etats latino-am&-
ricains - parce que cette probl6matique n'est pas exclusive
a l'Equateur- a trouver des solutions cr6atives pour aider de
maniere plus efficace la society haitienne, confronted a une
situation difficile due au violent s6isme suivi d'une 6pid6mie
de cholera, auxquels s'ajoutent la deforestation et la pauvret6
chronique.
Direction du Service J6suite aux RWfugi6s et Migrants
- SJRM Equateur


L'initiative de la
mise en place a Carrefour de
ce centre d'dtudes technique
est l'oeuvre d'institutions pu-
bliques et priv6es d'Haiti et de
la France.
L'ambassadeur fran-
qais, Didier Le Bret, et le
Maire de Carrefour, Yvon
Jer6me, ont pris part a la c6-
r6monie d'inauguration.

La renovation du Centre techni-
que et professionnel de Carre-
four accueillie chaleureusement
par des jeunes avides d 'appren-
dre un metier susceptible de
ddboucher sur un emploi (photo
Robenson Eugene/HENM)


Le president haitien veut

interdire les adoptions individuelles


Jeudi 23juin 2011
(Belga) Le president d'Haiti Michel Martelly a an-
nonc6 jeudi qu'il allait prendre un arrat6 pour organiser les
demands d'adoption a travers des organismes agr66s et inter-
dire ainsi, de facto, les adoptions individuelles.
Des repr6sentants de dix pays adoptants, don't la Fran-
ce, premier pays d'accueil d'enfants haitiens en 2010, 6taient
r6unis jeudi a Port-au-Prince pour faire le point sur l'adoption
en Haiti un an et demi apres le s6isme qui a ravag6 ce pays et
laiss6 de nombreux orphelins. Lors de cette reunion, don't le but
est d'envisager la reprise des adoptions gelkes, Michel Martelly
s'est engage mener a terme au course de son mandate de cinq
ans le processus de ratification par Haiti de la Convention de la


Haye sur les adoptions qui empeche les adoptions dites priv6es
ou individuelles. "Dans l'attente du vote de cette loi, dans des
d6lais queje souhaite aussi rapproch6s que possible, j'entends
prendre un arrat6 pr6sidentiel rendant obligatoire le passage des
demands d'adoption devant des organismes agr66s, come
le pr6voit la Convention de La Haye", a d6clare M. Martelly.
Cette measure "tres attendue", selon lui, devrait empecher de
facto les procedures d'adoption individuelle. (DGO)

Me ode Mti

sur 113.3 f


Page 10





Mercredi 29 Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV * N� 23


LES PETITES ANNONCES


10 d6partements d'6tudes
Licence en :
* Gestion d'Entreprise
* Conception et Execution de Projet
* Economic et Finance
* Sciences de l'Education
* Sciences Comptables
* Relations Internationales
* Gouvernance

Dipl6me en :
* Informatique de Gestion
* Relations Publiques
* Gestion de la Microfinance



Seminaire en
Planification et gestion deprojets
+ Microsoft Projet et SPSS
Contactez nous:
Angle Delmas 75 et Impasse Htrard # 3,
Port-au-Prince, Hauti, WI.

Par courriel: c.f d.e. delmas@gmail.com
Par telephones : (509) 2246-1425 \ 3555-1575
2513-3726 \ 3767-1575 3444-2001


Have your Federal & State

Income Tax
(Personal & Business)

Prepared by
J.C. Cantave!

Call 305-623-1979
for Appointment


Le Manolo Inn
DANS LES NIPPES
a DU lkihmktrem di place
* ChAmnibrm laur CorMfort trc
air cnmilii...f el SalUe de
E talt oms",s, . "
* Ml.i dd wnI-r pr4prir
per as . GnUd cdlrp
* Soui dl Barril
* Le PhI dr sudr r
BUIterUaSw I Am. I
* Lt Pithie Eglh. de PFt
Tmn datum de di 17'
Jiuele-,


Numeros d'URGENCE Direction

Protection Civile (DPC), par Departement


Ouest : 3631-5095 Centre : 3605-1747

Artibonite : 3731-7830 Nord : 3701-0666

Nord Est: 3605-1749 Nord Ouest: 3605-8453

Grande Anse : 3777-3970 Nippes : 3751-7390

Sud : 3719-5049 Sud Est: 3615-3991




j. v i


OMS donne un bilan different du MSPP


(Haiti-Libre) L'Organisation Mondiale de la Sante
(OMS) a annonc6, lors d'un point de press, que du 2 mai
au 12 juin 2011 il y avait eu 18,182 nouveaux cas de cholera
A Port-au-Prince. D'apres Tarik Jasarevic, le porte-parole de
I'OMS, cette augmentation serait la consequence de la saison
des pluies et des inondations qui ont touch la capital depuis
mai 2011. II a indiqu6 qu'il y avait une augmentation des cas
de cholera dans certaines regions du pays, notamment dans les
environs de Port-au-Prince et dans le Sud du pays.
Toutefois, ce dernier bilan de l'OMS se garde bien de
donner la situation sur l'ensemble du territoire, sans doute pour
6viter d'exposer une vision plus dramatique de la situation A
la population... En effet, si l'on se r6fere aux rapports du Mi-
nistbre de la Sante Publique et de la Population (MSPP), pour
la p6riode consid6rde par l'OMS, le nombre de nouveaux cas
de cholera, pour l'ensemble du pays, a augmentW de 51,526


21juin 2011
Il est fiUvreux ? Pas de panique... Il est rare que la
fievre soit le seul signe d'une maladie grave ou qu'elle entraine
des complications. Par ailleurs, cette 616vation de temperature
est souvent utile car elle aide l'organisme A letter centre les
infections. Pour la prise en charge, suivez le guide.
Quand parle-t-on de fikvre ? Les m6decins considb-
rent qu'un enfant a de la fievre lorsque sa temperature d6passe
380 C. << G6ndralement, ce n'est qu'au-dessus de 38,50C que
l'on envisage un traitement >>, precise l'Agence franqaise de
SRcurit6 sanitaire des Produits de Sante (AFSSaPS) dans un
Questions/R6ponses consacrd A ce sujet.
Dans la majority des cas, la fievre disparait d'elle-
meme, sans qu'il soit n6cessaire de donner un traitement
antipyr6tique. En revanche si elle persiste plusieurs jours, que
votre enfant est abattu, peu r6actif, << l'appel A un m6decin peut
6tre justifi >>.
Avant les m6dicaments... En presence de fikvre :
hydratez r6gulibrement votre petit, avec de l'eau de
prdfdrence ;
6tez les couches de v6tements (ou les couvertures)
superflues afin que la chaleur s'dvacue plus facilement;
veillez A maintenir la temperature de sa chambre entire


[incluant la capitale. Pire, si l'on regarded les chiffres du MSPP
en date du 20 juin, [dernier rapport disponible], le nombre de
nouveauxcas du2 mai au20juin2011 [en 50 jours], s'dlve A
70,020 soit 24% de plus que le nombre total de cas enregistrds
depuis le d6but de l'6pid6mie!
L'OMS qui se veut << rassurante >>, a precise que la
tendance [A la hausse] ne semble pas se confirmer A Port-au-
Prince, pr6cisant que les deux dernibres semaines [pr6c6dant
le 12 juin], << nous avons commence constater une baisse
des nouveaux cas dans la region m6tropolitaine...>>. Ce sont
pr6cis6ment ces 2 semaines que le Directeur G6ndral du MSPP
prend en reference pour affirmer que les cas de cholera sont en
diminution dans la region m6tropolitaine grice aux dispositions
prises par les responsables ... http://www.haitilibre.com/article-
3138-haiti-cholera-le-mspp-ne-dit-pas-toute-la-verite-a-la-po-
pulation.html Cependant, entire le 12 juin et le 20 juin 2011 [9


180C et 200C.
Quels m6dicaments ? En Fr
sont utilis6s pour leur action antipyi
des anti-inflammatoire non-st6roidie
k6toprofrne voire l'aspirine. Anotei
moins de 3 mois, seuls le parac6tamr
utilis6s. << L'AFSSaPS precise que 1
ments A faire baisser la fievre est pr
Veillez surtout A bien respe
entire les prises (g6ndralement 6
heures). Et < seul m6dicament >> A votre en-
fant. Un dernier point: en cas
de suspicion de varicelle, utili-
sez exclusivement du parac6ta-
mol. Et A la moindre question,
interrogez votre pharmacien
sur les precautions d'emploi,
les doses (elles seront function
du poids de l'enfant) et le nom-
bre de prises quotidiennes.


rance, quatre m6dicaments
r6tique : le parac6tamol, et
n (AINS): l'ibuprofrne, le
r que chez le nourrisson de
ol et l'aspirine peuvent 6tre
la capacity de ces m6dica-
ratiquement identique >>.
ecter les doses et les d6lais


jours], on constate A la lecture des chiffres publi6s par le MSPP,
que 18,494 nouveaux cas se sont ajout6 au niveau national! Ce
qui est loin d'etre une baisse, meme si cela ne permet d'affirmer
qu'il s'agisse d'une tendance A la hausse.
Si l'on continue de faire croire A la population que la
situation << s'amdliore >>, on risque de contribuer A une recru-
descence de l'6pid6mie. En effet, la population, par ignorance
de la veritable situation, va r6duire sa vigilance et les measures
d'hygibne 616mentaires indispensables pour lutter contre cette
6pid6mie.


18.000 cas

de cholera en 40 jours
L'Organisation mondiale de la sante (OMS) a indiqu6
vendredi que plus de 18.000 nouveaux cas de cholera avaient
&te enregistrds en quarante jours, de mai Ajuin, A Port-au-Prince
en Haiti o 1 l'pid6mie a mtu 5.397 personnel depuis son appa-
rition en 2010. "Depuis mai 2011, ily a une augmentation des
cas de cholera dans certaines regions en Haiti, sp6cialement
dans les environs de Port-au-Prince et du Sud de la PNninsule",
a expliqu6 un porte-parole de l'OMS. L'ONU a public d6but
mai une enquite sur l'origine de l'epid6mie incriminant une
souche venue d'Asie du sud tout en se gardant de pointer les
Casques bleus ndpalais, accuses par plusieurs scientifiques
d'etre la source de la contamination. Au plus fort de l'epid6mie,
plusieurs dizaines de d6ces 6taient enregistrds par jour


Page 11


Tiliphames: 56-5361
411-7108 1 514-1304

Internet disponibl
pour les dients


Fievre de 1 'enfant : les bons gestes


ADOMI PURCHAiNG AGENCY
TeL : 786-457-8830 * Fax: 305-756-0979
e-ail : adomipurchasing@aol.com
Pour tons vos achats :
Equipemenis pour construction / Pieces de voiture / Camion I
Equipment medical
Par avion ou par bateau.


LA FEMME ELEGANT S'HABILLE
A .


CURIOSITE

Voui. I'i, h. nwi petit tailleur, une tunique, une robe de gala, une
ten . |i .Ii "1ii ' ous rendre au travail... pantaloon, jupe, complet... '
Vou ..i ' L I -..... de nouvelles sandales.
Et I I 1.1i - 'IIIh touche de finition vous auriez besoin d'un Bijou
Faril., .,L

Les plus grandes marques franyaises
Un grand choix de size i

"Je suis ronde et elegante" avec CURIOSITE ,-

Grand Sale ces jours-ci

15, Rue Aubran, P6tion Ville, Haiti I
T61e.: 3836-9921 | 3 791 1841 | 3 480 1327 -


.x.xlx Ix. --l- - 1-1 v - -1 - - - . - . . . - - . . , , , , - , , - - - I


r ......................... . ........................ I






LIBRE PENSER


1 Mercredi 29 Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV * N� 23


o Recommencer ce n 'est pas re- <<
faire. > Cesar (Baldaccini)

Rassurez-vous, chers amis lecteurs, le choix de ce titre
<< Ctrl + Alt + Del >> ne correspond nullement a la transmission
d'un message cod6. N'ayez nulle crainte non plus, il n'est pas
question de vous mettre a l'6preuve en vous proposant une
quelconque 6nigme. Je ne vous offre pas nonplus une formule
magique, a prononcer dans un context d6termind et destinde
a conjurer les maux actuels de notre pays. Non ! Il s'agit
simplement d'une r6f6rence a cette combinaison de touches
utilis6e pour r6initialiser l'ordinateur lorsqu'il << se plante >>,
comme on dit, quand il reste complktement bloqud.<< Freeze > !
Voilh la situation qui provoquait alors le recours a la situation
d'urgence, < r0l p&t >>. II fallait alors enfoncer a la fois les
trois touches du clavier : la touche << Alt >>, la touche << Del >>
(ou << Delete ou << Suppr >) et la touche << Ctrl >>. On faisait
alors une remise a z6ro. Un reset. A chaud ! Cela permettait
de red6marrer la machine. Tout le travail pr6alablement r6alise
et non sauvegard6 avant le blocage de l'ordinateur, avant son
<< gel >>, tait alors perdu. Des heures, de longues heures de
travail, pouvaient 6tre ainsi perdues. Des documents, fruits de
m6ticuleuses r6flexions, pouvaient ainsi, en un clin d'ceil, ne
plus avoir l'occasion de voir le jour, a cause de cette impos-
sibilit6 humaine de pr6voir les accidents mdcaniques. Encore
une evidence de l'existence de cette mal6diction qui fait de la
machine la preuve de la grande vulndrabilit6 de l'6tre human.
C'6tait dur de voir partir dans les << nuages >> le fruit du travail
de plusieurs heures. Lorsque la combinaison des touches ne
suffisait plus car on ne voyait qu'une image fig6e sur l'6cran
et l'ordinateur ne r6agissait a aucune tentative, il fallait alors
avoir recours aux moyens forts : la coupure de l'alimentation
6lectrique. Le d6branchement du systeme. Un << reset >>a froid
alors. On 6teint complktement la machine. Dans le cas de
l'ordinateur portable, il fallait aussi prendre en consideration
qu'il fallait enlever la batteries et v6rifier que le systeme 6tait


Ctrl + Alt + Del

d6branch6 du r6seau. Dans certain cas de dysfonctionnement
sdvere du systeme, il fallait alors penser a une << restauration
complete de la machine, un << hard reset >> afin de r6tablir la
<< configuration-usine > de notre ordinateur et obtenir ainsi tout
le param6trage initial. Nous perdons alors toutes les informa-
tions continues dans le systbme. C'6tait alors < l'algorithme
de fonctionnement >>~ suivre. La << procedure > correct. Enfin
chers amis lecteurs, a observer la r6alit6 technologique du
moment actuel, nos tablettes tactiles, les << laptops > de moins
de 1.000 grammes, les capacit6s de << stockage flash > d'infor-
mations, l'utilisation du stockage en nuage << Cloud Storage>>,
on a du mal a croire que cela fait moins de 20 ans, notre super
ordinateur de table, l'6norme PC, n'avait que 20 m6ga octets
(20 Mb) de capacity alors que le petit ordinateur portable actuel
a 13 pouces d'6cran et 1 kg de poids, arrive a stocker plus de
200 giga octets (200 Gb), soit plus de 10.000 fois la capacity
d'avant. En r6alit6, la capacity de stockage est passe de 1 a 1
million a la fois que la density de stockage (le degr6 d'6chelle
d'int6gration) s'amenuisait dans une relation de 1 a 100 (du tirs
gros dans du trbs petit). Voilh done ce que le monde vivait et,
meme notre cher pays, de facon << sectaire > et << sectorielle >>,
6tait aussi a l'heure de cette transformation. Alors qu'un tl16-
phone portable tel que le modle << blackberry > (dans toutes
ses versions) ou une tablette 6lectronique << Ipad 1 ou Ipad 2 >
(ou tout autre module), ne supposent aucun mystbre pour une
bonne parties d'Haitiens vivant dans le pays, un nombre trop
Olev6 d'haitiens vit dans la << marginality technologique > la
plus complete. Voila le drame ! Quoique vivant dans le meme
pays, quoique partageant le meme petit territoire de moins de
29.000 kilombtres carries, et quoique vivant parfois l'un a c6t6
de l'autre, un trop grand foss6 spare un Haitien d'un autre.
Enfin chores amies lectrices et chers amis lecteurs,
nous sommes maintenant a l'Age de l'environnement virtuel


> sophistiqu6 dans lequel, meme la measure de
la coupure de l'alimentation 6lectrique pour
une r6initialisation du systeme peut ne ren
donner. Nous sommes alors pris au pibge de la << surdlectro-
nisation > de notre mode de fonctionnement. Heureusement,
chez nous, les parametres de contr6le sont encore a la << port6e
de notre intelligence >>, mais devra-t-on red6marrer le systbme
maintenant que diff6rents int6rets (en grande parties occultes)
semblent provoquer une situation de << collapse > dans la
soci6t6 haitienne. Nous semblons ne pas nous rendre compete
qu'une situation dans laquelle il y a une << surpolitisation >
des int6rets, un surdimensionnement de motivations antago-
niques, ne peut aucunement favoriser les int6rets ni des uns,
ni des autres et encore moins de la nation. Donnons-nous done
encore la chance de << recommencer >, mais de mieux faire, de
<< faire ensemble > car recommencer ne veut absolument pas
dire refaire les memes betises, les memes erreurs, qui peuvent
nous mener vers l'andantissement.
Chers amis lecteurs, sur le clavier de notre vie com-
mune, enfonqons donc a la fois les trois touches de < Con-
TR6Le > des parametres de notre vie collective, de choix de
meilleures et de << SUPPRession > des mau-
vaises pratiques : << Ctrl+Alt+Del >>. Et tout cela peut vouloir
dire : Dialogue national, Concertation, Adh6sion aux normes,
Normalisation a tous les niveaux. Consensus. Essayons done
une << remise a z6ro > simple car sinon il nous sera inevitable
de penser a la << Restauration Complete afin de r6tablir la
configuration initial, la << Configuration-Usine >>, qui semble
6tre la seule a pouvoir nous permettre de resituer la soci6t6
haitienne par rapport a ses motivations cr6atrices.

S'agit-il de la meilleure solution ?
A vous de le dire.
Oscar Germain
germanor2005@0yahoo.fr
Juin 2011


Les lemons tirees de la ratification echouee du Premier ministry

designed seront-elles revenues par le President de la Republique?


Depuis l'avenement de Joseph Michel Martelly au
timon des affaires de l'Etat, il confond les attributions du
President de la R6publique a celles du Groupe Sweet Micky
auquel il pouvait agir a sa guise en tant que president et pro-


pri6taire. On comprend qu'il lui est difficile de maitriser dans
un si court laps de temps la gestion d'un Etat, mais aussi, on
est en droit de penser qu'il devrait s'entourer des conseillers
exp6riment6s. Aujourd'hui, la question que l'on se pose : les


U~ Barwia o Ii. i Bepthb~mIU Ha-b ti3BR4
-s1 un ormwn- ptiAit; pui55N doLo
Pur,Aqlnafln& jutidkeA Mde o uonomm~






Le C~ ]VtA &1MnistraW t~do IR MaiN~je o
MiF~ I6Pl-q.Pr' r�Ul.-.i1 irfnpo-,n



OwGoru - A4jainlL 9 *fo Ia

th Irois v~rirPR~m doM 1run soxwe likoo

Le C'xlezioui n'stral 4 ~r,~


pG'.q- rnoii~mro. 11 bjjA,� I~n~~~
PI 10 'n i IF n f'-

oJty ir ac ixu ot a $t1 R ejet
do b ~r~4i 4 i n aBRHH eah,. v
km2 coo4ona Onkanasat km ms rrpidn i



I r~~rugA$" le rnfts Quai.1iapi! s &
MaflirA LI~U gxY1E~r.LIlfi dei P(ft d Ja


typ~ 41 ld �J'ie de pvi ei
Ti- 1i~sufrinle %we les. irnfiulignS


La BFRH o qv r~e rs~adrornentsui
D4W'erureLa -,-afuf ti~riO eq
@Alrn 4.do !ar mawe natouf.




AgeorffrQl caoO. le





.ALU 040 doLS ''4Ari of)e to 1
W ba% 0Ia RH 1,1 rwogvw~

re-grr.i dii rpwrrc. rrL-inr-.Paicr%


Lo Banqite oiure'a eVmetIirO q4 ,le




04,)- 4) ) ;i g At) t. La BRH
vprfxe*lfy(?9-3r~fTK'AI Flr'SeWIvrI Ii4u. w
des bmnqat-s buii ,j O-iur i en e11 ydft~kvrni
des r %sr l .SC1 d r., Nct~jur. . qi- p~mmen
corniiwij� ft ie d' aljefthu



Em so zjLAIb�6 r;ba~iuvidet Itw. la BRI-

lm11Lr 5 ~ fl4e-z pu.-lei E 1 aso
cttxvaW ffn i rr rcdbctdesc,-&TL�-cq do rt~ a
cr<.nsr iJr~.L1Ciei~f'l pcu e corrVIL Lie -clul
tA les .a xE- ulI e T!e 1I eftdt~udo dousne


conseillers, est-ce qu'il en a ? Si oui, les 6coute-t-il? De toute
faqon, le cas du Premier ministry d6sign6 non ratified soulbve
beaucoup d'interrogations.
Comme on peut le constater, on se sert toujours de
la Constitution de 1987 en guise de r6f6rence pour 6tayer les
commentaires.
Que dit cette constitution dans le choix d'un Premier
ministry?
L'article 137 qui devient a l'heure actuelle un psaume
pour les Haitiens, precise :
< ministry parmi les membres du Parti ayant la majority au Parle-
ment. Ad6faut de cette majority, le Pr6sident de la R6publique
choisit un Premier ministry en consultation avec le president
du S6nat et celui de la Chambre des d6put6s.
Dans les deux cas, le choix doit 6tre ratified par le
Parlement>>.
Au regard dudit article et de la Constitution de 1987
en g6ndral, le Pr6sident de la R6publique ne se comporte pas
en chef d'Etat responsible. Il se complaint plut6t dans sa vic-
toire de 67% sur 20% de l'dlectorat et decide unilat6ralement
de tout come s'il d6tient les pleins pouvoirs. A cet 6gard,
on ne peut s'empecher de se rappeler que le choix du Premier
ministry a &te public avant meme que les presidents des deux
Chambres (Senat et D6put6s) soient consults. Ce n'est que
par la suite, le Pr6sident de la R6publique a jug6 n6cessaire
de les rencontrer. Etait-ce une facon pour le Pr6sident de se
d6barrasser poliment de son ami Daniel Rouzier puisqu'il sait
pertinemment que sa manibre de faire ne done aucune chance
a M. Rouzier d'etre ratified? On n'en a pas la r6ponse. Unjour,
I'histoire en apportera la v6rit&.
Nonobstant ce qui precede, les D6put6s ont fait unbon
travail. Ils ont eu le courage d'ouvrir le malade (Haiti) et de
permettre au grand public de voir les causes de ses souffran-
ces. Tout ceci est pour expliquer les moyens de financement
d'un Etat. Un Etat ne vit que des recettes tires des taxes et
imp6ts pays par les citoyens afin de fournir des services a la
population. L'imp6t sur le revenue ob6it au concept universal
qui est l'autocotisation. Par consequent, chaque citoyen a
l'obligation de d6clarer tous ses revenues au fisc et contribuer
a la caisse de l'Etat selon sa capacity de payer. Le peu et/ou la
non-contribution des citoyens a la caisse de l'Etat constituent
une des causes ou le moins que l'on puisse dire la cause prin-
cipale de la perte de souverainet6 d'Haiti. On peut dire bravo
aux D6put6s, ils viennent de dire au prochain ministry des
Finances de proc6der a une r6forme fiscal en Haiti.
Le spectre de blocage
Ledit argument ne saurait 6tre utilis6 centre les
Parlementaires puisque c'est le Pr6sident de la R6publique
qui se bloque lui-meme. Tous les secteurs sont unanimes a
reconnaitre que le chef d'Etat doit n6gocier pour former un
gouvemement en raison du fait qu'il n'a pas ou a peu de reprd-
sentants au Parlement. Ce qu'il refuse de faire. De plus, le fait
de demander des postes minist6riels par certain blocs presents
au Parlement n'est pas anticonstitutionnel. Le meme article 137
confere aux Parlementaires le droit de faire parties de I E \cc tiif
Ceux-l1 qui disent qu'ils ne sont 1a que pour voter des lois
et contr6ler le Gouvemement se trompent. Qu'en disent-ils,
s'il y avait un parti majoritaire au Parlement qui formerait le
Gouvemement? Ils ne seront plus des Parlementaires.
Dans le context actuel, le Pr6sident Martelly n'a
d'autres choix que d'entrer en pourparlers avec les presidents
des deux Chambres afin de trouver un consensus sur le choix
d'un Premier ministry acceptable pour tous les acteurs qui
pourrait obtenir la ratification du Parlement a moins qu'il n'en
veuille pas ou ait un autre agenda.
Feirre Coffy, M.A.P.

Montreal, QC, Canada, 22juin 2011


Page 12


I xxlx Ix. --l- - 1-1 v - -1





Mercredi 29 Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV * N� 23


ENVIRONNEMENT


La lutte
Le 17 juin 6tait lajoumrne mondiale de la lutte centre
la desertification; un 6venement qui est pass inaperqu, et
pourtant nous ferions bien d'y preter quelqu'attention. Qu'est-
ce, en effet que la desertification. Selon Joseph Vemet, << point
focal >> pour la lutte centre la desertification au ministbre de
l'Environnement (MDE), avec quij'avais fait une mission sur
Mdlodie FM le mardi 4 octobre 2007, la desertification est un
processus de degradation des terres dans les zones arides, semi-
arides et subhumides seches, qui est dfi a un certain nombre
de facteurs, facteurs humans et variations climatiques, et qui
6videmment peut nous amener a une situation de desert.
Selon le 3-me RAPPORT NATIONAL de la Repu-
blique d'HaTti sur la mise en oeuvre de la convention sur
la lutte centre la desertification (Juin 2006), la J.g .1. 'it.
des terres fait intervenir des elements :
- Physiques : variations climatiques, agressivitW des
precipitations, longue periode de secheresse;
- Biologiques : appauvrissement de la biodiversitW
durant les periodes plus seches et par les feux de
brousse ;
- Technologiques : cultures sur briflis, mise en valeur
des terres marginales, in.Ntifi.ainrte protection contre
1 erosion , di ,g iit,. -ia des animaux, h; .' .... .. 'i a, . i'a
pour la plupart des vari&tes et cultivars, diminution
de la diversitW spkcifique des especes cultivies,
in.,uffi.iante connaissance des technologies adapties
disponibles;
- Socio-culturels : statut foncier defavorable,
diresponsabilisation des populations rurales dans
la ,. . i des resources naturelles ;
- Economiques : prix tres bas du bois-energie, prix
Oleve des intrants et non motivant des extrants;
- Politiquesetinstitutionnels: instabilitW, absenced'un
environnement sociopolitique favorable, faiblesse
de l'Administration et manque de continuity dans
les actions.
A cela, il convient d'ajouter une correlation extremementforte
entire la croissance de la population, la pauvrete et les effects
de la (I.g ..1. ai,,. *i des resources naturelles.
Mais revenons a Vemet. Pour lui, le ph6nombne existe
depuis longtemps, mais a partir des anndes 70 du XX1em siecle,
on a connu de grandes s6cheresses en Afrique et la FAO a
organism, en 1972, une conference sur la desertification, oni un
Plan d'Action contre la D6sertification (PACD) a &te adopted,
mais cela n'a pas eu beaucoup de suite.
II a fallu attendre le Sommet de la Planete Rio (1992)
pour que soit adopt6e la Convention international de Lutte
contre la D6sertification (CCD), signde a Paris en 1994 et


centre la desertification


ratifide en 1996. Elle a pour objectif de lutter contre la de-
sertification .i1. 1'i,.i.. i des terres) et d'attinuer les effects
de la secheresse et/ou la desertification grdce a des measures
. t7 ...i.... a tous les niveaux, appuyds par des arrangements
internationaux de cooperation et de partenariat, dans le cadre
d'une approche integree, en vue de contribuer a I instaurationn
d'un developpement durable dans les zones touchies.(3eme
RAPPORT NATIONAL de la Republique d'Haiti)
Haiti a fait parties des 50 premiers pays a l'avoir rati-
fide, mais Vemet signal un manque de s6rieux de notre part
en ce qui conceme le respect de nos engagements. En effet,
une des exigences de la Convention est que les pays doivent
laborer un plan national de lutte contre la desertification
(PAN-LCD). Et voilh que nous faisons parties maintenant des
pays qui n'ont pas encore ce plan d'action.
Je lui ai mentionn6 le PAE (Plan d'Action pour
l'Environnement), qui remote a 1998 ; mais, selon Vemet, il
n'ajamais &te mis en ceuvre. II devait y avoir une UMO-PAE
(Unite de Mise en (Euvre du PAE), elle n'a jamais vu le jour.
Le PNUD (Programme des Nations Unies pour de D6velop-
pement) avait un PA-PAE (Programme d'Appui au PAE). Les
r6sultats sont en deqh des objectifs.
Nous avons 6galement park de ce d6cret-cadre sur
la gestion de l'environnement public par le gouvemement
int6rimaire Alexandre-Latortue et don't j'ai eu l'impression
que Jacques Edouard Alexis, en arrivant a la Primature, l'a
mis au fond d'un tiroir, a ferm6 le tiroir a clef et jet6 la clef
a la poubelle. Pourtant ce d6cret cadre comporte beaucoup
d'616ments int6ressants.
Ainsi, c'est le premier texte 16gal qui parle de d6ser-
tification. En effet, La i. 'hi,ta. '-a national sur l'environne-
ment est relativement abondante et s tendd sur deux sikcles
de production /,.., /,ti,.' et riglementaire. Toutefois, le mot
"desertification" ne figure point dans le vocabulairejuridique
d'avant la ratification de la CCD, alors que l'article 97 du
decret-cadre dit que I 'Etat doit prendre des measures contre
la desertification et la ,g0 .. 1. 1 i,,- a- des sols. (3eme RAPPORT
NATIONAL de la Republique d'Haiti)
Il y a aussi toute une s6rie de structures pr6vues dans
ce d6cret-cadre, CONATE, SNAP, etc, qu'on n'arrive pas
vraiment a mettre sur pied a cause d'un probleme de comp6-
tences soulev6es par le Ministbre de la Planification et de la
Cooperation exteme.
L'article 98 de ce meme texte parle d'agriculture
conservationniste ; et cela nous mbne a un autre probleme de
comp6tences, cette fois avec le Ministbre de l'Agriculture.
II faut se rappeler que, avant la creation du Ministbre de
l'Environnement, 1'exploitation et la gestion de l'environne-


ment incombaient sp6cifiquement au Ministbre de l'Agricul-
ture, des Ressources Naturelles et du D6veloppement Rural
(MARNDR). Aujourd'hui on pr6voit que toute la division
<< Ressources Naturelles >> doit passer au MDE et cela ne plait
pas a tout le monde.
Mais il y a plus grave. Selon Vemet, les deux mi-
nistbres n'ont pas les memes objectifs : production pour le
MARNDR, protection pour le MDE. Les objectifs seraient
meme antagoniques ; Vemet cite l'ex-Ministre de l'agriculture,
Francois S6verin : << L'agriculture a pass 200 ans a d6truire
l'environnement haitien >>. Vemet espbre quand meme, et nous
avec lui, que l'on finira par arriver a un consensus ; il y va de
la survive de notre environnement !
Il y a enfin un domaine que je ne saurais laisser de
c6t6 : la participation. La Convention des Nations Unies sur
la Lutte Contre la Desertification dans son article 10 consa-
cre aux programmes d'actions nationaux, fait injunction aux
pays touches parties de : "prevoir la participation i. it.... i ,..
aux niveaux local, national, et regional d' ,,.,,i ..'. , a non
gouvernementales et des populations locales en particulier
des utilisateurs des resources, notamment des cultivateurs et
des pasteurs qui les representent, en faisant une place aussi
large auxfemmes qu 'aux hommes, a la planification des poli-
tiques, a la prise des decisions ainsi qu 'a la mise en oeuvre et
a 1'examen des programmes d'actions nationaux". (Rapport
national 2000)
Pour r6pondre a cette injunction, nous aurons a
faire un effort au niveau de la 16gislation. Le 3me" RAPPORT
NATIONAL identified 3 p6riodes en ce qui concede notre
legislation sur l'environnement. Dans un premier temps, c.a.d.
de 1804 a 1920, elle est traversee par une forte preoccupation
fiscal puisqu 'il s 'agissait essentiellement de taxer 1 'exporta-
tion des bois prkcieux. Dans un second temps, c.a.d. de 1920
a 1960, la '., ,/',i, ,. ,' itaitcentree sur 1 'interdiction de couper
les arbres sans reussir a conserver les forcess reserves ". Ce
n 'est que dans un troisieme temps, c.a.d. de 1960 a nosjours,
qu 'elle s'est interessse au reboisement a un moment oih la
deforestation &tait ddja quasi total.
Et un peu plus loin il ajoute : La A,.g, ,ii,,. I sur les
arbres et les forces a fait un usage abusif du pouvoir coercitif
au detriment du pouvoir retributif et persuasif Elle estfaite
d'interdictions et de prohibitions. C'estpourquoi elle a fait tres
peu de place a la participation du citoyen dans la question de
l'environnement, laquelle estune- g. t',. ,i de proximitW. Autre-
ment dit, nous avons du pain sur la planche !

Bernard Ethdart


Mobilisation paysanne


centre Paccaparement des terres agricoles


Par Sylvestre Fils Dorcilus

Hinche (Haiti), 22 juin 2011 [AlterPresse] --- Des
milliers de paysannes et paysans ont march pendant plusieurs
heures, le mardi 21 juin, dans les rues de Hinche (chef-lieu
du d6partement du Plateau central, a plus d'une centaine de
kilometres au nord-est de la capitale, a observe l'agence en
ligne AlterPresse.
<< L'accaparement des terres du pays, un danger pour
la souverainet6 agricole >, tel a &te le theme retenu par les
organisateurs de la march, qui s'est d6roulde pacifiquement
sous la protection d'une patrouille de l'unit6 d6partementale
pour le maintien de l'ordre (Udmo) de la police national
d'Haiti (Pnh).
Cette initiative de plusieurs regroupements et plate-
formes d'organisations sociales, don't des organizations de
femmes et de defense de droits humans, avait, entire autres
objectifs, de promouvoir la biodiversity agricole en defendant
les semences locales.
< II faut que les autorit6s gouvemementales puissent
enfin assumer leurs responsabilit6s face a la degradation de
notre agriculture. II faut qu'il y ait une vraie politique agri-
cole >, ont scand6 les manifestants.
A travers cette mobilisation, les organisateurs de la
march entendent plaider en faveur de dispositions institu-
tionnelles capable d'assurer la souverainet6 alimentaire, la
rehabilitation de l'environnement et la construction d'une
nouvelle Haiti par une exploitation harmonieuse des terres
agricoles du pays.
<< Nous sommes des paysans de plusieurs d6parte-
ments gdographiques du pays, qui sont venus participer a cette
march pour d6noncer la politique agricole du gouvemement
haitien >>, a indiqu6 le porte-parole du Mouvement des paysans
de Papaye (Mpp), C lu\ IInlc',S Jean-Baptiste.
Les manifestantes et manifestants portaient, pour la
plupart, des chapeaux de paille et 6taient vetus de T-shirts de
couleur rouge, avec l'inscription: << vive l'agriculture haiti-
enne ; vivent les semences locales ; vive la nourriture de chez
nous, etc. >>
Exprimant leur indignation face au mode de gestion
agricole du pays, qu'ils qualifient d'< irresponsible >>, les mil-
liers de manifestants, en grande parties des agriculteurs, ont
plaid pour l'implantation d'une politique agricole adapt6e a
la r6alite haitienne.
< II faut une politique agricole adapt6e a la r6alit6 de
notre pays. II faut que les dirigeants cessent d'importer des
denrdes agricoles ainsi que des semences 6trangeres >, exigent-


ils, en criant haro sur les semences et products imports.
Le processus d'invasion des terres nationals par des
investisseurs priv6s partout dans le pays, constitute une men-
ace pour les populations locales, priv6es de leurs moyens de
subsistence, a d6clard Camille Chalmers, de la Plateforme de
plaidoyer pour un d6veloppement altematif (Papda), present
a la mobilisation du 21 juin 2011.
Comme d'autres manifestants, Camille Chalmers
s'est prononc6 pour une politique agricole coh6rente, refl6tant
les r6alit6s nationals, en vue, dit-il, de garantir la souverainet6
agricole et l'ind6pendance du pays.
<< En d6structurant les economies locales, l'afflux
sur le march local de denrdes agricoles, produites dans les
pays du Nord de manibre intensive avec d'6normes moyens
mdcaniques, mine l'agriculture vivriere respectueuse des 6tres
humans >>, a d6plord Jean-Robert, agriculteur, resident a Pa-
paye, section communale a environ une dizaine de kilombtres
a l'est de Hinche.
Plusieurs milliers de
fermes agricoles disparaissent 8 7
chaque annde dans le pays.
Si cette tendance se perp6tue, FA WK
il n'y aura, bient6t, plus de FA Ki
paysans dans nos campagnes,
ont soulign6 les agricultrices LE MAAGA-
et agriculteurs ayant soutenu la -* R&dpdita d paw
mobilisation du 21 juin. BELL MO fILIT)
De plus, l'agriculture - ComieriWa rditdpi
paysanne est progressivement
remplac6e par une agriculture O vrrt
industrialis6e.
<< Chaque jour, nous 6 Jou0 s
voyons des voisins abandon- par
ner le travail agricole, faute
de revenues docents. De jeunes semaine:
paysans, d6sireux de pratiquer h3 am
l'agriculture, se retrouvent
trbs souvent d6courag6s par
le manque de perspectives M
6conomiques, le prix prohibitif
des terres et une situation de
campagnes vid6es de leurs IPrn
agricultrices et agriculteurs >>, I '�td5r, , IhIeL~r
a fait remarquer Jer6me, plan- "
teur depuis 25 ans. kAtea
<< Nous sommes con- ,I-i.aur I
vaincus qu'il n'y aura pas de * t - a.M


future viable pour nos soci6tes, sans paysans vivant dignement
de leur production. Par cette initiative, nous lanqons done un
signal d'alarme et appelons au regroupement des forces pour
sauver l'agriculture paysanne dans le pays >>, souhaite Cha-
vannes Jean-Baptiste.
II faut une r6forme en profondeur dans la politique
agricole en Haiti. D'autres politiques agricoles et alimentaires,
plus l1gitimes, plusjustes, plus solidaires et plus durables, sont
n6cessaires dans le pays pour r6pondre aux enjeux de sou-
verainet6 alimentaire, ont fait valoir plusieurs agricultrices et
agriculteurs ayant pris part a la mobilisation du 21 juin 2011.
Mise enbranle a Papaye aux environs de 10:30 am lo-
cales (15:30 gmt), la march a pris fin sur la place Charlemagne
P6ralte de Hinche vers 1:00 pm (18:00 gmt), avec notamment
une distribution symbolique de semences agricoles locales,
de plantules fruitieres et forestieres aux agriculteurs en signe
d'encouragement a la production national.

2 N1E 2 mdbre Avernue
T61 305 757 4915

KIJ VARIETY STORE
,SINI OUR TOUTES LES OCCASIONS.
mrnt pour Bell South. FPL. GAZ. CABLE TV,
Setr...r ...
oniqx r fhezr vOui...

















* b'Hif I",ll Jneiw ,'Inerh'..m. I w uHrr m -a,. I.r-wH
* i|,.a.l^ ,k hr.,uI


Page 13


.x.xlx Ix. --l- - 1-1 v - -1 . I






LES JEUX


Mercredi 29 Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV * N' 23


1; P Ir r L A D rU

r u o u .


* ~ ~ ~ L r ..crr. H


In ki. U


N A 0'. t


1. 6.


A IC-z de MAQUES ai GALERE en -in &isn. aes mots du voc-abulaire
franris et no~! ~i cha nq uaril ij'L t I' Klutropiiq l :


H-fORIZON TAL
1 Pa'1S C4ju -,T par le c-rea J u Ka'aanari
:2 K,:i~ 41njum -Nole -


8fajc E-1c- rkW-

VERTICAL
1 'Sonxi- :oha terine


I reA~~B~de~l *- -r.~~H

7 E mzrcar -omairn- Lai"guecl .1'-Anu a[-
8 Sabicmne . x


I. s

Li I. z




SCRABBLE

pUU'h1-f~ Lr-noit fra! cais

I R

AB U

A L

Solij~norido la serr UIL ino psicc
IE \ 01 EON T AL


5hMIO e(i

MAhI-[i-t


7hoOM9h


1t11h-M idi


1104 Banm RdvelI einmusique

Au Piplrlt chantant
jk~ur~iml r~4)ic av-c John-min IDriasin
vt Rocimhqn Fi mIc4.um
A10 M~kodie Matin av:mac-
I ii ri~rma~i itfinterview, Anic-cdoiks,H . mnou r,


A u Quut~1idicn ILVCC V:IS C


L,[IVt Init&qdu )our
W1 Iodic M ntin cdque! samei " ~Laniin6
par � IUi6FC Ranha-i


Ledlsque de I'Audfte.Jr


Le idI91
ini' i rmuii- -n,�tvecAn ke Pierre-L4uuIs
e i 1awlI~w ('urilu%
Lady 0Blue. aee Elsie


C'est si Bon en cha nsons...


Le Bon Vieux Temips
Retr&- Cornpos

Le Joarr~aIdde 5 heures


Moiodle 6 Compalny
Didveloppewpeta durabte

Affrrry Sabor con Lurimn

SaiF informations

Note Grand Concert
L. Lin, &-Mer.: I'Iirec lassique
JVL. & LDM.:J;37"-. I ten

Cava liers. prenez vos dames


12 -00-11.11130


1 2100-2 blt,


2hoO- 3hO0


3h-51i pen


5hOO


5h 30 Pill



7h-.I'Lh1O







9hou iu dI


C4C ,&&4c P r Ol


I


Page 14


S
S|


- - - - - - - - I xxlx Ix. --l- - 1-1 v - -1


2 2,
LN kL )% A J, 1-. 1) 1* 1 .11 1
I r !-.r t 11 4 V;-
f' IV ( I I _k I f.L t.L I] ;.I 't ie


E n B ref... (...suitedelapage2)
bbf. Se sa ou renmen." On assisted a un certain retirement d'un secteur de la diaspora qui
soulkve m6me la question de l'acheminement effectif de cet argent' au Fonds r6cemment
cr66 pour l'Education des enfants.

Le nombre de cas de cholera augmente en Haiti
Mise ajour le vendredi 24 juin 2011 L'Organisation mondiale de la sant6 (OMS) a annonc6
vendredi que plus de 18 000 nouveaux cas de cholera ont 6t6 enregistr6s pendant 40 jours
au course des mois de mai et de juin a Port-au-Prince en Haiti.
Lors d'un point de press, le porte-parole de l'OMS, Tarik Jasarevic, a expliqu6 que << de-
puis mai 2011, il y a une augmentation des cas de cholera dans certaines regions en Haiti,
sp6cialement dans les environs de Port-au-Prince et du sud de la P6ninsule >
Du 2 mai au 12 juin, 18 182 cas ont 6t6 recens6s a Port-au-Prince. L'OMS attribue cette
progression a la saison des pluies et aux inondations qui ont touch la capital.
Le nombre de cas d6clar6s et d'hospitalisations ont aussi augment dans les d6partements
de l'Artibonite, de la Grand'Anse, des Nippes, du Sud, du Nord et du Sud-Est.
Toutefois l'agence onusienne explique que la tendance ne semble pas se confirmer a Port-
au-Prince, car << une baisse des nouveaux cas dans la region m6tropolitaine > a &6t constat6e
au course des deux dernibres semaines. En outre, le taux d'occupation des h6pitaux de la
ville a diminu6 au course de cette p6riode.

Haiti: 18.000 cas de cholera en 40 jours
L'Organisation mondiale de la sante (OMS) a indiqu6 vendredi que plus de 18.000 nouveaux
cas de cholera avaient 6t6 enregistr6s en quarante jours, de mai a juin, a Port-au-Prince en
Haiti oul l'6pid6mie a tum 5.397 personnel depuis son apparition en 2010. "Depuis mai 2011,
il y a une augmentation des cas de cholera dans certaines regions en Haiti, sp6cialement
dans les environs de Port-au-Prince et du Sud de la P6ninsule", a expliqu6 un porte-parole
de l'OMS. L'ONU a public d6but mai une enqu6te sur l'origine de l'6pid6mie incriminant
une souche venue d'Asie du sud tout en se gardant de pointer les Casques bleus n6palais,
accuses par plusieurs scientifiques d'6tre la source de la contamination. Au plus fort de
l'6pid6mie, plusieurs dizaines de d6ces 6taient enregistr6s par jour.

Jean Claude Duvalier convoqu6 par la Justice
L'ex-dictateur haitien Jean-Claude Duvalier a 6t6 entendu a nouveau, vendredi 24 juin,
par un juge d'instruction du palais de justice de Port-au-Prince, a indiqu6 son entourage
a 1'AFP
Depuis son retour d'exil en janvier dernier, l'ancien homme fort d'Haiti est poursuivi
par l'Etat pour corruption, d6tournement de fonds publics, concussions et association de
malfaiteurs.
II fait 6galement l'objet de plaintes pour violations des droits de l'Homme, exil force,
tortures et arrestations arbitraires de la part de plusieurs anciens opposants.
Revenu au pays enjanvier apres 25 ans d'exil en France, M. Duvalier "a 6t6 entendu pen-
dant 45 minutes par unjuge d'instruction dans le cadre des poursuites. II lui a pos6 des
questions auxquelles il a naturellement irpondu avant d'6tre relich6", a indiqu6 a l'AFP
sa compagne, V6ronique Roy.
II avait d6j& 6t6 entendu par le juge en mai pendant prbs de deux heures.
Une secousse sismique provoque un vent de panique dans la capital haitienne. .
Elle a 6t6 ressentie le vendredi 24 juin vers 9 heures du matin dans certain quarters de
la capital haitienne, provoquant une certain panique. Bilan sept bless6s lors de mou-
vements de foule.
"Nous avons enregistr6 sept bless6s 16gers a l'h6pital, don't un enfant de 7 ans, deux 6tudiants
de l'universit6 d'Etat de Port-au-Prince, deux 6coliers et deux jeunes adultss, a indiqu6
Sl'AFP le docteur Alix Lassegue, expliquant que ces personnel avaient &6t blesses dans
les moments de panique qui ont suivi la secousse.
Celle-ci a 6t6 ressentie vers 09HOO locales (14H00 GMT) dans plusieurs quarters du
centre-ville, ainsi que dans les bdtiments administratifs de l'a6roport de la capital, ont
indiqu6 des t6moins a l'AFP.
Paniqu6s, des habitants se sont pr6cipit6s dans les rues, abandonnant bureaux et habita-
tions.
Le lyc6e franqais de la ville a &6t 6vacu6, a indiqu6 pour sa part Brigitte Gimenez, provi-
seur de l'6tablissement. "On a proc6d6 a l'6vacuation du lyc6e", a-t-elle assure, soulignant
que la secousse avait &6t enregistr6e par la station sismologique de l'6tablissement, qui
accueille 670 &61ves.
(EN BREF / p. 16)





Mercredi 29 Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV * N� 23


Ti Gout na Ti Gout ak.ii \luA,/,


JAN MAPOU ENVITE ESPESYAL
LIBRARY OF CONGRESS
WASHINGTON D.C
YOUN ONE POU TOUT PEYI AYITI

Nan mwa avril2011 nou resevwa I1t sa-a nou pral
pibliye la-a de 2 otorite responsab Librray of Congress yo :
Dr Heorgette Dom responsab seksyon espay6l ak Dr. Joan
Higbee responsab seksyon frankof6n ak Karayib. Yo te envite
nou paske istwa vi nou gen youn enpotans capital ki ka sevi
16t mofn sou late. Yo made mwen pou mete bnan galita
rez&v pou limanite eseilryans vi mwen ki derapare Okay
Difon ki traverse P6toprens, traverse Nouy6k, rantre Miyami.
Koneksyon ak zile Kiba se youn 16t istwa ki brase de kilti yo
ansanm apre 6 vwayaj nan Kamaguey Kiba kote mamnan nou
, youn frb ak ytoun se ap viv. Pou listwa, n'ap pibliye Jodi-a lt
enitasyon espesayl sa-a nou te resevwa nan Miyami. F6k mwen
di nan achiv Library of Congress gen 3 16t 6ganizasyon tankou
nou ki te pase anvan nou . Oganizasyon say o se FOKAL
ak madan Michelle Pierre-Louis; MPP( Mouvman Peyizan
Papaye) ak EDUCA Vision (Fequiere Vilsaint ak Madanm ni
Maude Heurtelou). Dapre enf6amasyon noujwenn JanMapou-
Libreri Mapou ak Sosyete Koukouy pral monte sou webina
Library of Congress la nan tout website 2 6iganizasyon kiltir61
say o. Se youn one pou kominote ayisyen nan MIyami-an ak
tout peyi Ayiti. Men sa I1t envitasyon-an te di:

Dear Mr. Mapou,
On behalf of the Hispanic Division of the Library
of Congress, we thank you for the hospitality you extended
to Joan Higbee when she visited you and your bookstore,
Libreri Mapou, during a recent trip to the Miami Book Fair
International. The story of your life and of Libreri Mapou is
of great interest to us. We recognize that your personal history
provides an important window upon individual relationships
between Haitians and the Haitian-Cuban population of Cuba,
the founding and development of the Creole Movement in Haiti
and the Movement's struggles under the Duvalier Regimes,
Haitian immigration under Duvalier and since Duvalier and
the Creole literature that now is present not only in Haiti, but
in new homelands of the Haitian Diaspora. We appreciate the
importance of the bookstore/cultural center you have developed
from an initial stock of one hundred books focused upon Haiti
to the current multilingual holdings of some 10,000 items
germane to your homeland and to its Diaspora. The oral his-
tory of Librerie Mapou within its immediate context of Little
Haiti, Miami, Florida and within its international context as a
repository and purveyor of the memory, culture, history, lan-
guage and creativity of a people is one we would like to record
for the collections of the Library of Congress. We would like
to share this history internationally via cybercast from The
Library's website.
We invite you to come to the Library of Congress in
June 2011, to record a history of your life and of the develop-
ment and cultural importance of Libreri Mapou as it has grown
in tandem with the Haitian Diaspora of Florida especially the
Diaspora that created Little Haiti. This program would be part
of the Hispanic Division's celebration of Caribbean American
Heritage Month. The format of the program would be an
interview of you as conducted by Joan Higbee. She would
return to Miami to work with you in planning the presentation
and content of the event. The Library of Congress is unable
to provide a speaker's fee or travel expenses to you, but it can
provide an exceptional context in which to record, preserve and
make known an important cultural history. Should you accept
our invitation, you would be required to sign an intellectual
property release provided by The Library before it could record
the program. We look forward to your reply and hope to have
the pleasure of welcoming you to the Library of Congress.

With all best wishes,

Dr. Georgette M. Domrn
Chief Hispanic Division

Dr. Joan F. Higbee
Specialist for the Anglophone and
Francophone Caribbean
---------------------------------------------------------


JAN MAPOU NAN LIBRARY
OF CONGRESS WASHINGTON

Randevou Library of Congress te fikse pou Lendi 20
Jen. Anvan mwen ban nou detay kijan sa te pase, m'ap raple
nou se Department Ispanik nan Library oF Congress, seksyon
Frankof6n ak Karayib nan ki te envite nou. Envitasyon sa-a
te lanse apre youn vizit Dr Joan Higbee te fe nan Miyami ane
pase nan mwa Novanm nan ep6k Miami Book Fair Interna-
tional-la. Youn nan bagay ki te frape Dr Joan Higbee se 1k
pandan youn ti kout pye nan Libreri Mapou li dekouvri youn
min enf6masyon sou Ayiti ak sou peyi Karayib yo an Franse,
Angle ak an kreyol. LU Dokt&-a google (an Krey6l) non Jan
Mapou, Libreri Mapou ak Sosyete Koukouy li dekouvri nou
se youn nan patisipan fondat- Mouvman Kreyol Ayisyen an
Ayiti an 1965... Li dekouvri tou mouvman sa-a gen plis pase
45 ane depi li ekziste epi Libreri Mapou ak 25 ane sou tdt li,
se kontinyasyonyounkokennchenn travay kite koumanse an
Ayiti ak Nouybk e ki ap kontinye nan Miyami. Epi de Mouv-
man Kreyol li aprann nan ki kondisyon Gouvennman Papa
Dbk eseye kraze nou, lage nou nan prizon F6-Dimanch epi


de Ayiti nou travese Nouy6bk, Anapre, de Nouy6k nou vin
bout nan Miyami. Koneksyon ak Kiba kote nou fe 6 vwayaj
Kamaguey e ki penmnt nou rankontre youn bann lafanmi
antw6t mamnan nou ki te pote nou 9 mwa-a te vin mete youn
ti diplis sou istwa-a.
Espe sa-a yo k'ap chaje bonjan koze pou yo kataloge
pou limanite istwa sa-a ki gen 3 branch ladann ki se byografi
Jan Mapou, istwa Mouvman kreyol Ayisyen, istwa Libreri
Mapou te enterese yo.
Dimanch 19 Jen, bon&-bone, Jan Mapou ak madanm
ni, Kouzen Degoutan ak madanm pran avyon, debake Wachin-
tonn. Nou derape nan ak youn chay dokiman, Awad, Poste,


Dr Georgette M. Dorn presidan seksyon Hispanic Library
of Congress ap prezante Jan Mapou 20jen 2011

journal, Revi, liv, CD DVD pou youn espozisyon ak youn
prezantasyon ki pral fe listwa nan kominote ayisyen lakay
tankou nan dyaspora-a.
Lendi maten 20 Jen depi 93 0 nan maten, nou te devan
Library of Congress youn kokennchenn building pwes, solid,
nan yon achitekti moden byen bwx6d e ki sanble ki sitelman
djanm menm youn bonm atomik pa p' sa brannen. Nou
aprann gen 3 manman penmba building konsa. Teknisyen yo
te gentan pran pozisyon. Videyo pare. Yo kontwole materyO1
nou te pote tankou p6wapwent ( -..... .. -.p. ,-0. CDakDVDpou
ilistrasyon. Aktivite yo dewoule nan youn ti mini-teyat ki kab
pran 100 mofn konsa. Devan genyoun ti platf6m kote yo mete
youn tab ak 2 ch&z plis 2 mikwof6n. Youn mikwof6n pou piblik
la tande. Youn 16t mikwof6n b&bb ki konekte direkteman ak
apariy anrejistreman yo. An 1k gen youn ti ekran ki pann kote
nou pral pwojte imaj sou DVD ak Power Point yo.
11i tapan, piblik la koumanse vini. Te gen etidyan,
pwofese, estaf Library of Congress yo koumanse pran pozi-
syon.
Mwen chita fasafas ak dokte Joan Higbee ki te ma-
j6jon-an epi li koumanse poze-m kesyon. Premye kesyon-an
Dokt&-a mande-m se pou m' idantifye-m epi esplike kote non
Jan Mapou-a soti.
Sife. Men anvan nou te rantre nan detay non Mapou-a
nou bay youn ti lodyans 1k nou te ti katkat nou te gen youn
Grann ki te elve nou epi ki te vle koutkekout se kay Frkres
Instructions Chretiennes pou mwen te al lekol. LU Grann we
tout ti zanmi mwen, tout timoun nan katye-a se kay fre yo lekol
li mennen-m bay fre Octavius pou li enskri mwen. CheFre di
li pa posib paske mwen te gentan gen 8 ane. Grann plede ak
Chefre k6mkwadire sa li we sou batist&-a se pa sa, se youn
ere eke se 7 an mwen genyen. LU Chefre kenbe li pa vle sede,
Grann al nan vwazinay li pran batiste youn 16t timoun ki te
rele G6rard Charles epi li pote-1 bay che Fr&. Fre Octavius
souke tet lie pi li anrejistre-m sou non gerard Charles. Kidonk
premye non rive jouk nan certicat d'etudes primaires se konsa
tout zanmi ak famni rele-m se te gerard Charfles.
. Non-an vin change sou non ki nan batist&-m kidonk
Jean-Marie Willer Denis 1k mwen rive Lise Filip Gerye Okay.
LU sa-a se M&t Alix Denis ki te direkte lise Okay, L Gramnnfin
esplike-1 sa ki te pase eke bon non mwen se pa gerard Charles,
msye ri kont li epi li di: "Lame pa gen pwoblkm". Ti bonnonm
nan se ti famni mwen, li gen menm non ak mwen m'ap ranje
sa pou li.".... Se pa de ri piblik la pa ri! "Only in Haiti" youn
mofn nan asistans lan di mwen pita.
K6m se te youn otobyografi, mwen rakonte istwa
lavi mwen, mwen mete foto 1k mwen te timoun kay Fre yo, 1k
mwen te Okay, LU mwen rive P6toprens mwen rakonte kijan
m'al pran ekzamen dantre nan faklite medsin, Jou rezilta yo,
pwofese yo, korekte kit e korije fry konpozisyon mwen-an
di-m pase. Li te 10-a dimaten. A 3e nan apremidi, 1k estasyon
radyo MBC bay rezilta, non-m kole nan anten nan. Mwen
wonbeb&. Mwen te vekse men mwen pa te dekouraje. M'al
aprannkontalite kay Maurice Laroche epi noujwennyounjob
Bank National... se konsa nou derape nan lavi-a.
Nou tou pwofite rantre nan istwa Mouvman Krey61l
Ayisyen-an. Se te an 1965. Pandan nou t'ap travay labank,
nou rankontre ak kUk zanmi tankou Henri- Claude Daniel
(ekip Duvalier asasinen F6-dimanch) Dr Ernst Mirville, Emile
Jules, Marie Lucie Bayas, Emile Celestin Megie (Togiram),
Dr. Ernst Julmeus... nou te kole t&t ansanm pou nou derape
premye mouvman liter nan peyi -a ki gen misyon pou defann
lanng ak kilti pep ayisyen-an. Nou pale sou fondasyon Sosyete
Koukouy depi 1965 ak emisyon Solky nan radyo karayib. Nou
rakonte istwa tout 16t branch koukouy yo ki chita nan Lamerik
la: Kanada, Konektiket, Homsted, Tanpa, Ayiti, Miyami. Nou
di nan ki sikonstans yo te arete nou ak kondisyon lavi nou nan
F6-Dimanchkote nou te pase 4 mwa 6jou anAvril 1969. Nou
prezante youn dosye Dokte Ernst Mirville (Pye Banbou) te
prepare pou sikonstans lan. Dosye sa-a bay an detay filozofi


Mouvman Krey6l Ayisyen-an. (N'a li tout dosye-a nan Paw61l
Krey61l #3 ki nan kouti.)
Pati ki te pi tris e ki te fe dlo koule nan zye bonkou
mofn nan odyans lan, se 1k m't' ap dekri anndan f6- dimanch.
Adyeeee! Sa te grave. Mwen di kijanyo te arete nou radyo Ka-
rayib, gwose kacho nan F6-Dimanch, ki se youn ti bout bout
chanm 7 X7 ki fet pou 7 prizonye, kite gen 21-23. M'pa bezwen
di nou prizonye rete kanpe. Yo d6mi atoudew6l. N'al nan twalkt
nanyoun ti bokit (Kin) ki te nan mitan sal-la. Gen ki te malad,
gen k' t' ap touse, gen ki te gen dyare ...ans6m nou tout te
gen vantmennen akoz vye manje , dlo sal, kondisyon ijyen ki
nan selil la. B&t moustik, marengwen, ve, pin&z, karang...
Anfen se te youn moman tre tris menm mwemnen te blije
kanpe plizye fwa pou mwen respire paske imaj F6-Dimanch
yo te vivan nan t&t mwen.... Anpasan se byen dilere Prezidan
Aristid kite FD kraze; li te pwomdt pou l'te fe youn memorial
pou onore memwa tout viktim yo... sa pa t'rive f&t...
Nou pale de f6masyon Libreri Mapou ki derape
nan youn besment nan Nouy6k. Nou te remnesye piblikman
youn kouzen manm Sosyete Koukouy ki rele Max Manigat
ki te ankouraje nou louvri youn Libreri pou kominote-a, ki
se youn ektansyon aktivite nou. Li tou li te gen Haitian Book


Jan Mapou -Marie Marcelle Buteau Racine- 2 pwofesk Ay-
isyen nan Washington nan prezantasyon Jan Mapou
nan Library of Congress 20 Jen 2011

Center nan Nouy6k. Se konsa nou derape Libreri Mapou nan
Caribbean Marketplace nan Little Haiti, Miyami. Libreri-a
te inogire 7 avril 1990. Nou site non k&k ote ak konferansye
tankou Minis lakilti Marie Lauirence Lassegue, tankou pitit
fi Malkom X, tankou ansyen prezidan Leslie Mannigat, Mi-
chael Heinl ki mete ajou liv istwa Written in blood, papa-1
ekri, Konferansye tankou JC Exulien, Claude Charles, Carl
Fombfun, Gerard Campfort, Lochard Noel, Maude Heurtelou,
Kiki Wainwright... Youn bann ak youn tralye.
Nou pale sou prodiksyon koukouy yo.
Nou anrejistre tout liv koukouy yo, espesyalman 2
denye yo Pawol Kreyol yo ki se premye revi liter Sosyete
Koukouy. Nou anrejistre pyesteyat koukouy Miyami yo tankou
Anba lakay, Antigone an Krey61l, Libete ou lamno, Lanm6
jozafa, MEt Lawouze...
Library of Congress pral kole de sit nouyo: sosyetek-
oukouy.org ak Libreri mapou.com ak sitLibrary of Congress.
Sit sa-ayo ap disponib pou nenp6tki mounk'ap fe rech&ch sou
Jan Mapou, sou koukouy yo, ak sou Libreri Mapou.
Kanta pou istwa nou nan Kiba kote poujwenn man-
man nou apre 67 lane, nou te pwofite pale sou kondisyon
kominote ayisyen-an k'ap viv nan Kiba depi nan ane 30 yo.
Pati sa-a se youn woman vivan ki marye ak istwa pep nou-an
k'ap pati kite Ayiti pou y' al chache lavi nan 16t peyi.
Se te youn jounen byen plen. Li derape a 11 di-
maten. Li fini a 6e diswa. Nou ba yo jouk yo sou. Dey6-a nou
te fe youn ekspozisyon ak foto ak tout atik yo ekri sou nou
pandan 45 ane sa yo. Nou di tout mofn ki ede nou espesyalman
ekip Anten koukouy la; Degoutan; Man Lasiren, Palman6, Ti
sam, Ketsia Julmeus, Degoutan, Josette Julmeus, JAn Mapou,
Max Manigat, Dr Flore Latortue, Nadia Denis, Clarence Denis,
Nadege Etienne ak Gary Ernneus, Choublak Krey61l, Kaptenn
Koukouwouj nan Kanada, Robert Thomas, Dr Ernst Mirville
( an Ayiti) ... ki te bay lamenf6t nan chache foto, kole foto,
chache atik sou Koukouy, chache SEDE odyo ak video,
ekri teks, korije teks, tradui teks, prepare pawapwent. Youn
remesiman espesyal pou kouzen Degoutan ak madanm ni ki
te deplase sou fre pa yo, al Wachinton ak pou kore nou nan
misyon sila-a. Chapoba pou nou Kouzen-Kouzin! Youn GWO
THANK YOU pou dokth Joan Higbee ki responsab seksyon
Frankof6n ak Karayib nan Library of Congress. Malgre li pran
pansyon, li te pran plezi pou li rantre nan Miyami pou l'te byen
prepare nou pou dtnye pwoje sa-a ki te deja sou kalandriye.
Mesi pou tout mofn ki bay lamenf6t pou kokennchenn travay
istorik sa-a te realize.

Jan Mapou (mapoujan@bellsouth.net)


Lisez
zwum mmldm.


Page 15


.x.xlx Ix. --l- - 1-1 v - -1 - . - - - . &I - - I





BACK PAGE


Mercredi 29 Juin 2011
1Haiti en Marche * Vol XXV * No 23


xxi##f lAI A D I1 U--


pitVON
QWO MAIM KI
AW P0Th =TOUT
MACHAtMMZ
Co iuTiJpiAlIou


Rluga 561l 845-7500 or ( 561 S 45-4"30
Fox (804 044-7592 iw ( 561 8 42-049
TWO free 1.STT846WS330 or 1-0774B446760


JMI RA00AMN
HAMTI


Dlet 1A" to BIat NM. 74 A Sto e ) tt to Congr Ave, to NMrth tn Cmnam Avs t Mar tin Lauther
King Jr mlvd gog oet on FAR Ml ( madnng rght leadm amm n ) thtI dfl tae*e you stralgift to t rowrt eF Peam 6fte
A smoam ;o- gomnrOld Dll MHwy, vbeftre rd Slhmack Make it Le ftIman turnm pou will owe emwar 1gn

Under New Management

Nou gen you nouvo Bate MV MONARCH EXPRESS


En Bref...
(... suite de la page 14)
Elle a en outre indiqu6 avoir eu une conversation t6l6phonique
avec le sismologue franqais Eric Calais, sp6cialiste d'Haiti, qui
lui avait indiqu6 que la secousse avait &td de magnitude 3,7.
Selon le professeur Calais, l'epicentre du s6isme a par ailleurs
&td localise a 20km a l'ouest de Port-au-Prince.
L'Institut de gdophysique amdricain (USGS) a indiqu6 de son
c6t6 que le tremblement de terre avait &te de magnitude 3,5,
qu'il avait &t6 ressenti a 09H06 locales (14H06 GMT) et que
l'epicentre, situd a 16 km de la capital Port-au-Prince, se
trouvait a une profondeur de 10 km.
Pour mesurer la puissance d'un s6isme, I'USGS utilise la
"magnitude de moment" (Mw). Sur cette dchelle ouverte, un
s6isme atteignant une magnitude d'au moins 6 est considered
comme fort.
Un violent s6isme s'est produit dans le pays le 12janvier 2010,
faisant quelque 250.000 morts et un million de sans-abri. Un
an et demi plus tard, des milliers de sinistr6s vivent toujours
dans des logements de fortune.

Lilian Thuram en Haiti
Pour sa deuxibme visit en Haiti depuis le s6isme, Lilian
Thuram a tenu a se rendre dans le quarter de << Cit6 l'Etemel
>>. C'est 1i qu'il a pu juger des progrbs fait en matibre d'ac-
ces a l'eau potable et d'assainissement. Accompagn6 par de
membres de l'6quipe du Gret et de Jean Dimanche, secr6taire
d'un des deux comit6s d'eau du quarter, l'ancien champion
du monde de football, a ainsi pos6 de nombreuses questions
sur le fonctionnement du system, le prix et la potabilit6 de
l'eau, mais aussi les distributions d'Aquatabs pour letter centre
le cholera. Un cinquantaine de quarters sont concerns soit
environ 1 million d'habitants...
Lilian Thuram a ensuite visit les lieux du future terrain om-
nisports, qui sera r6alise grice a un fonds de soutien destine a
finance les projects des associations dans les quarters pr6caires.

`Haiti en Marche
Port-au-Prince
100 Avenue Lamartiniere (Bois Verna)
Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323
Miami
173 NW 94th Street, Miami, Florida 33150
Tel. 305 754-0705 /754-7543 * Fax 305 756-0979
New York (914 358-7559)
Boston (508 941-6897)
Montreal (514 337-1286)
email: melodiefm@hotmail.com
haiti-en-marche@hughes. net
URL: www.haitienmarche.com
Library of Congress # ISSN 1064 - 3896

PrIntdbySu tesOfe:(


Situ6 enbord de mer, c'est 1a que se sont entass6s pendant des
d6cennies les d6chets urbains au point de gagner sur la mer.
Le project pr6voit son assainissement avant sa transformation
en un terrain de sports.
Le s6isme qui a touch Haiti enjanvier 2010 semble d6ji bien
loin dans nos m6moires, un peu moins dans celles des habitants.
Plus de 220 000 victims, au moins 300 000 blesses, et plus


d'un million de sans-abri, don't
la plupart vivent toujours dans
des tentes ou sous des biches.
Heureusement des ONG sont
toujours sur place et travaillent
avec les moyens qu'on leur
donne.

S6isme : 7 blesses
rapports
Vendredi, 24 Juin 2011 HPN
Sept bless6s ont 6td admis a
l'H6pital de l'Universite d'Etat
d'Haiti (HUEH), a appris Haiti
Press Network, suite au s6isme
de magnitude 3.5 qui s'est pro-
duit le vendredi 24 juin en Haiti
a 9h06 am.
Parmi ces 7 personnel amenees
au principal centre hospitalier
du pays, l'on d6nombre deux
6tudiants de 1'INAGHEI (Ins-
titut national de gestion et des
hautes 6tudes internationals)
et un enfant de 7 ans.


A ~Alter plus boin of pha
~ ~ kiltS UvUCArwerjt

f, aoiru~vi u .I 5Iij ~-�!Jl )-v -Alu jW i&JUW.is
~~-o
'Pk


Page 16


15 mu pou SwvvrE
MACI4ANOMZ U DiNRW

Ar A'I1 U AF - K


PWI1 BAJ4YVON S4ACMtH EEC-


Se Sel


koneksyon gwo bato ou genyen nan Palm Beach la


dice die
103. :1 fi,.


- Neu% xne
ft"M pkhaahks. E9i -
- PMwOMM& Pwooft.
"Po& t-


POLX% VOO aSRtIMAMiOM W CMO AR8, Af'ML
Jmdna" MY EW004"k wL44 Mudw ~CA
?ta.144U 14W44I4 21341ZS4U
VefI P~b..l*@c"L r-* Dift Pred LMmedow N
S@41@@ M4Ton
A~vmQA miwb^ TX 0 "rot�O
444.764m MII4TM 100 I3"",lM 7


Notre n Ouveau
service de"
PICK UP
esi disponible




University of Florida Home Page
© 2004 - 2011 University of Florida George A. Smathers Libraries.
All rights reserved.

Acceptable Use, Copyright, and Disclaimer Statement
Last updated May 24, 2011 - Version 3.0.0 - mvs