Haïti en marche
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 Material Information
Title: Haïti en marche
Physical Description: v. : ill. ; 45 cm.
Language: French
Publisher: s.n.
Place of Publication: Miami Fla
Miami, Fla
Publication Date: 06-08-2011
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subjects / Keywords: Haitians -- Newspapers -- United States   ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.)   ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.)   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti
 Notes
Language: In French.
General Note: Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 21271733
lccn - sn 92061416
issn - 1064-3869
System ID: UF00098809:00459

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I.g g e n M a c h ,Siion d u 0 8 au 4 J u n 2 0 1 - o* I- O 2 0-


EXECUTIF -

PARLEMENT

La part des uns

et des autres !
PO)RT-A.\I-PRINC( E lki ilin- Fjnt-il I .'n 'i j I
CoIniitIlon 'n C ll-ci noilO dii AiiIcl I '" Lc Picidcint
dc LI Rcipubliqciu cdioisil un Pic mi ml uiiniiiic l p inil Ic_
nicnibic'_ dtlu l\ii i h J ll I j o i io I jn PjIlc iint . d ljlt
dc cciiu nuliomiic I Picidcmii dc L Rcpubliqlcu: clioiii 011on
Pic llll: Illcllii : I :Cll Ci 1OlN lllIOIJ l11i ' c Ic Pic sidc ll t dtl S lmil
ci :li ld d ( Li (C lunii bl dc dcputi i D.IIis Ics dcui\ c,,s Ic
Clioi\ (doll lic: lilic pIln lI P I ilkiiiin
A Cl lll |I lll 11 I J clUt ,l lic l I It l ll ic ldn_ 1:C,
d ti\ Cli.iiiiblS di PRu I iiiciint INITE a I, pil ,_'liild iioiibl
d C nlis liiilh |\iis Li ni101i1C i cq iSc: Ipoinl Iotl\ Oil n imlpo�:Cl
nil Piciiii:n iiiii.iili:c Lc GPR iGIiouil) dc._ Pjlcniiici iic:. c
poml Ic Rc:iiolni c �: l t_ n il i:"2iolipcm ic:in l Ci non nii p1Jil
PJI consiic:q n: inl I PicSidcint dc L Rcpubliqik j ICI
Ic p0ll\ o llo d C lholill _OI1 Piclllli I nlllllli :c IJ\.' CC 'Ilccc1it
CONSTITUTION | 61

JUSTICE
Poursuivre Baby
Doc ainsi que
les assassins de Jean
Dominique
PORT-AlI-PRINC(E 1 Inin - L ij\o.it dc Jc ni
C Ltid DuInil:lic MI Rc\inoldM G :joi'-cg n I qiiu nil ot i
Ij boiClh j c l iqi i loi l quc I C:\-dlictij:inl :t con\ oqi u jnl
Cjbinl d Ilnllilu IOll C 't dc. Li p:lcichllllOII COilon i milniol
cli nit PoiliqlIoi I o li -on I n poIC iiO l l :I I jii ij lnii ld:
l.'j i Doiiiiiniiq '
lJ n Doiiiiiiiqciu' c : I nil dc_ pInh . cc libl:._ IOnl ii-
I mlh m II ii' C h Iln Ci pO CCI I l Ic lllll CC pIcl i c lbl i: PioplictJlic
ci i 'c I CiCll '":il l idc Rjidio HJill In il IIc i :: JI c i J iIlIK
1 ,i l I . I " i


DIPLOMATIC

Washington a tout fait pour empecher

I'accord Petrocaribe. Et maintenant ?
PO)RT-.AIi-PRIN( E 4 JInili- Lc : obsn i' lii[ d c i IIIIOI 'ri" i ""1 Ijppoii q Icoii lJts i ' l ioiiibic dc
OtlI )P:N Olllc ll U I IOll o l l I I II-Olll C q i ik l -Ilc IC Ic t i1 1\ o CII .J 1 - _mll ll - Cl CI I1I CO I iclnic l ll d IllllJ .lll ltll ti II IC_: C ll . IIi .
lippon coiiiinimidc pn I I-SAID qUl Ldmici. iii n LI chiffi Rccoiins-iitiioni- q(1C Ic \ clltblc obiccinfl i licidi>c cl t
cniiic 4 1""1 ci X 51 5 i ii noni.ibli dc. mo1llS ILiissd n ll Ic Lili ICn . O\ l il.I Li hi h m dcl. I J . lIen.U ii llc i i nmic ji l Ipim s
c' iii dl 12 I n 11 I 1 - aIIOI qc I bik ojlin ollil c t IPE TROCARIBE, 41


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/ J I / / i I ~./


Martelly :

'Je vais trancher',

et apparemment

dans le bon sens
PC)RT-A.\I-PRINC( E 4 ILin - NMIi l NIiitll
fI l l ilicliin lolln I_< C(. iiidlc ll on CC:\ qli Ic don-
ii 'in pot l n dI idL'ill ci un btulk ci qui i i'_liliiii'l IClIm S
iJpplcl:illcnIionl l doiicc(l q1_iiid noinI C iiO iC'nI i pi :lc idcillt
I L clle LIJ c iwl IIi: dl :llllc l II :C 1 .nl \ IJI IJ l CJIOIi likuk
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TIJI cli I' In i a, . Ipic i ''O cnIOIlin 0c1 Iill:

pic�Squi' inoni c pC Otll I nOt l\ publicly jOiin dLiniS I
IOllndl olflic 'li IL: Nonlltlio Li dc I JIIlicnlll indcll l iiCOliil-
lIII OIlili ' I
liK pic Iicic IllOltllic dul ICmic: Illl: p c:l ,llpl:s
Ic N oic du' "ll 111111 i, l C IC' cccciioiicc
PI.\ l l t p -Id\ll-lk_ l ( - clwlllcllcs l ICd1 0n1-
CIhiid_ k i'c1 Cl._ cl i .-Ilipp:. dl:._ . pn i c . i:lll_ iiIn -
Ili ii 11m loniolIS l'iI Ict tli bc 'iiic dc Li: dcltibill.Ion
NLin'll 1 IIJIiKh lic
Ak\RII ill p 5i


I i/es .1~~ I I. I I






I EN PLUS...


EN BREF...


Mercredi 08 Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV * N� 20


PORT-AU-PRINCE, 2 Juin - I1
semble qu'on se dirige vers un grave
probl6me d'6nergie 6lectrique. Plusieurs
quarters de la capital ne regoivent parfois
meme pas une heure de courant par jour
depuis quelques semaines. Ce n'est pas un
phenomene passage, mais un au contraire
qui gagne en ampleur chaque jour.
Premiere caract6ristique : nulle
part oni s'adresser et aucune note de la
compagnie Electricit6 d'Haiti (Ed'H). Nous
sommes laiss6s dans le 'noir' total.
Est-ce dfi aux travaux de la Route
des rails ? En effet la construction de cet
important axe routier (qui traine depuis de
nombreuses anndes) est parvenue au niveau
de la central 6lectrique (celle qui est un
don du Venezuela) et qui foumit 30 MW a
la capital ?
Nous ne savons pas s'il y a rapport.
Personne ne peutvous renseigner. Pas meme
les employs de l'ED'H. Au contraire ces
derniers sont maintenus eux aussi dans le
black out total.
Renseignements pris : rien ne va
plus a l'Electricit6 d'Haiti.
Oyez plut6t :
. Le directeur g6ndral de la com-
pagnie, l'ing. Serge Frangois, a remis sa
admission au president Rend Pr6val avant
la fin du mandate de celui-ci le 14 mai der-
nier.
. Une announce sur certaines radios
de la capital concernant une 6ventuelle
modernisationn' de la compagnie national
d'Olectricit&. Pour les employs de nos en-
treprises publiques (s'il en reste !), qui dit
modernisation dit privatization !
. Recemment des agencies locales
de press ont rapport une note 6mise par le
bureau de communication de la pr6sidence
Martelly indiquant que l'Etat n'acceptera
plus de 'subventionner' les operations de
l'Electricit6 d'Haiti.
. Enfin, last but not least, le tarif de
l'l1ectricit6 continue de monter en fl6che.
Pour prendre un example, a la radio Mdlodie
FM, nous payions moins de 20.000 gourdes
par mois ces demieres anndes. Aujourd'hui
c'est 60.000 gourdes par mois. Trois fois
plus. Comment une petite radio peut-elle
supporter cela, vu que ce n'est pas tout : il
faut y ajouter au moins 60.000 gourdes de
diesel par mois pour alimenter la g6ndratrice
puisque le courant s'en va au moment oni
l'on s'y attend le moins. Autrefois, I'Ed'H
avertissait quand l'l1ectricit6 allait atre cou-
pee. Done plus le courant est cher (trois fois
plus cher), plus le service laisse a d6sirer.
Plus on est laiss6 dans le noir car personnel
ne peut savoir si demain on aura encore de
l'1ectricit&. Ici c'est le scenario catastrophe
parfait.
En effet, il y a cette announce qui
passe sur certaines radios annongant une
prochaine modernisationn' de la compagnie
national, pour ne pas dire privatization.
Toujours selon nos informations,
I'Ed'H n'a rien a voir avec cette announce.
Done ce n'est pas la direction de l'Electricit6
d'Haiti qui la fait diffuser. C'est qui alors ?


les Etats-U
(Cyberpresse) Les hebdomadaires
Haiti Libert6 et The Nation ont entam6 la
publication d'une s6rie d'articles tir6s de 1
918 cAbles diplomatiques am6ricains sur Haiti
obtenus par WikiLeaks et couvrant une p6riode
de sept ans, de 2003 A 2010.
Le premier article de la s6rie traite
des efforts vains de administration Bush et
de companies p6trolieres amdricaines, don't
ExxonMobil et Chevron, pour saboter la mise
en ceuvre de l'accord p6trolier PetroCaribe
entire le Venezuela et Haiti. L'agacement des
E.-U. a d6butd lorsque Pr6val a signed - lejour
meme de son investiture - un accord pour re-
joindre l'alliance PetroCaribe du Venezuela, en
vertu duquel Haiti acheterait du p6trole en ne
payant dans l'imm6diat que 60 % au Venezuela
avec le solde payable sur 25 ans a 1 % d'int6-
ret. Les cables provenant de l'ambassade des
E.-U. offrent une vue prenante sur la maniere


Qui a int6ret a anticiper la privatization de
l'Ed'H ?
Nous savons d'autant plus que
l'Ed'H n'est pas impliqude dans cette ini-
tiative que comme toutes les autres radios
et t6l6s, elle savait nous confier ses annon-
ces pour nous aider a recouper quelque
peu l'augmentation du bordereau mensuel
d'electricit6. Aujourd'hui plus question.
Done certain m6dias seront t6t ou tard
obliges de mettre la clef sous la porte, on
ne sait jamais.
Mais nous aurions mauvaise grace
de nous plaindre sur notre propre sort quant
c'est toute la communaut6 qui est vis6e.
En effet d'un c6t6 on anticipe la
privatization de la compagnie national,
d'un autre c6t6 le nouveau pouvoir announce
en partant qu'il n'est pas question de sub-
ventionner le courant. Y a-t-il rapport de
cause a effet ? Nous ne saurions vous dire.
Tout le monde sait que l'Ed'H perd
une bonne part de ses recettes en vol de
courant et autres facteurs de perte, comme
aussi ses 6quipements en mauvais 6tat, la
corruption, le vol de carburant, le sabotage
etc.
Mais si l'Etat tient sa parole de
ne pas subventionner, que va-t-il alors se
passer ? Le bordereau de Mdlodie FM qui va
passer en peu de temps de 60.000 a 100.000
gourdes par mois.
Et comme cette alternative est
6videmment impossible a assumer, alors le
courant cessera tout simplement d'exister.
Point final !
Pourquoi le disons-nous ? E16-
mentaire mon cher Watson. Tout le monde
est int6ress6 a vendre de l'l1ectricit6 a la
compagne national. Mais personnel ne veut
en prendre en charge la distribution pour ne
pas encourir les pertes s6ches engendrdes
par le vol massif d'electricit6.
Et comme l'Etat (l'Etat Martelly)
ne veut pas entendre parler de ce probl6me,
vu que la subvention cofiterait au trdsor pu-
blic quelque US$100 millions l'an (et que
ses supporters intemationaux prechent la
privatization) mais aussi et surtout comme
la privatization est impossible a imaginer
pour l'Ed'H dans son 6tat actuel ... alors
adieu 6lectricit6 ! Nous allons avoir des
jours pires que du temps de 'Schewsbery.'
Schewsbery excusez nous pour
l'orthographe) est le dernier directeur
am6ricain de l'ancienne usine 6lectrique,
l'ancetre de l'ED'H, avant que Papa Doc
ne nationalise la production d'electricit6
en Haiti au tout d6but des anndes 70 et peu
avant sa mort.
Avant le lancement de la cen-
trale hydrodlectrique de Peligre, nous avons
connu les anndes les plus 'noires', dans tous
les sens du mot, qui se puissent imaginer.
Mais aujourd'hui nous n'avons
meme pas de Peligre en perspective.
Je vous le dis mes freres, l'avenir
me parait vraiment sombre. Pardon, noir.
Dans tous les sens du mot.

Melodie 103. 3 FM, Port-au-Prince


nis et Haiti
don't Washington a cherch6 a d6courager, tor-
piller et saboter l'accord PetroCaribe, malgr6
ses avantages indiscutables, accord en vertu
duquel le gouvemement haitien <<6conomise-
rait 100 millions de dollars US par annde grice
aux paiements diffrds>>, tel que l'ambassade
l'a elle-meme reconnu dans un cable du 7
juillet 2006.
La semaine prochaine, les hebdo-
madaires haitien et am6ricain doivent publier
des articles sur les pressions exerc6es par le
d6partement d'Etat am6ricain de l'6re Obama
pour empecher le gouvemement haitien de
faire passer le salaire minimum de 240 a 610
de l'heure, ou 5$ par jour. Intervenant a la
demand des companies amdricaines Hanes
et Levis, Washington a r6ussi a convaincre le
gouvemement haitien de fixer le salaire mini-
mum a 3$ par jour dans les usines textiles.


Black-out !


LIBERTE


EGAL ITE
REPLUBLIOUE D HAITI


FRATERNITE


AVIS JUDICIAIRE

EXTRAIT DES NIINUTES DU GREFFE DUI TRIBUNAL DE PAI\ DE LAC ROIX- DES-
BOU(1 ) E TS

PnII ccs inoiIS Ic I inll ljpils. 1\on dchiibcl Ic \n ' n dc Li Ioi piubliiq c-
nIKIn djnIl SS illlllllblOlloNs c\' i'cl aposessOI'S tivI'nlU c1 luie d aippcl nllntieI I
dcl'jntl OCiO\ c Ic 1 octobic dcun\ millc di\ 2111'i accucilkl I actiondcI LI djInl E\ cI nc
ADRIEN poii l l Ustei ii'l l'oik'ndcc odonnc kIc iculhIi inllUii du lll quoUInc' dit qic Ic
sicit Gib%\ 1esti inil dc i IcI I s lcS n\ pII IIlin oCC1ii: , I Si ino 25 oidoinnl Ic iiilnei.uiinUi
dc Li djinc E\ 1ch I c ADRIEN dinls .1 pos ion iil ik fii inilonciion foellIc iti sicll
Gab\ JEAN dc ncI pIns liobll I Il\ i'nii L possession dc II djnlc E\ ch IKc ADRIEN
condnIlln Ic lic (in Gjb\ JEAN X \ Ill nullk m coulidcS 12"1n'2 "i1 de dolinkcs--inclllis
Ic condjncll' cil o il c Jtl\ fI'lIs (c dC lines d: LI pilcduillc connllllc' Cnllin I lIssilci
Ebe'ison RONIAND dii iiibiull poln Ii sil-iiificilllon dc cc pic iSiiU IuI'-ncIIKIn
AIInISI Iml- ci piononcel' p n nious-N MI DiII\ DIUBE lue cin jIidli' ce publiqiu
oldilli iccl i Cl\ il n dtl 1(i ild l 'llI 1 no1'1 l mclll dcii\ mu llc di\ 1 1ssisic dil ic'l 'lcl FicdLin
BELFORT II esl oIdonneK io is Iliiisslc iil cc I'qiis d niitllc Ic picsoinl Iiim'"cil i
\cci'nllionll j \ oll'lilcis du ml nisicic' pItblllc piles Ic inbull l dc pIlniic I nuinllIc' d \
Icllil n in 11111 tols coninlldlll nsIldIl c Jtl\ JIlll ofl llic'icl dc I loICi putblliqiic d ' picic
ini foiIc loi s II in sli m lon A'l intl I'qiiis En loi de qtoi LIi nIlniit du pile inl
liin itlli 'l est.''I du i-'-e ci du 'illlkci sici Al IInsi Si1nesI'I FicdLin BELFORT MNI
Dln\ DUBE Il- EXPEDITION CONFORME COLLATIONNEE


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Page 2


Families 6vacu6es a cause du d6bordement du lac Azuei
Associated Press - THOMAZEAU, Haiti - Le gouvemement d'Haiti et des groups
d'aide internationaux ont 6vacu6 plus de 50 families, dimanche, apres que le plus grand
lac du pays eut d6bord6 a la suite de plusieurs jours de fortes pluies.
En d6but de journme, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU
avait envoy un convoi de camions et de bateaux pour aider les villageois don't les mai-
sons risquaient d'etre inond6es, a pr6cis6 la porte-parole de I'ONU Elaine Nabaa.
Selon Nadia Lochard, du Service de protection civil d'Haiti, 56 families ont accept
d'abandonner leur maison. D'autres families ont refuse, craignant de se faire voler des
biens pendant leur absence ou n'ayant d'autre choix que de rester pour s'occuper de leur
b6tail.
Les families 6vacu6es ont &t6 conduites dans une 6glise de Thomazeau.
Les inondations constituent un probl6me dans la region du lac Azuei depuis des
annies. Des canaux census stabiliser le niveau des eaux du lac sont obstru6s depuis
longtemps par des d6chets et des sediments, un engorgement qui est a l'origine d'inon-
dations.
Les versants autour du lac Azuei sont d6bois6s. L'eau et des sediments peuvent done
tomber dans les eaux du lac.

17 cyclones en provision
17 cyclones sont prevus pour la saison qui a commence le premier juin, a d6clare le
directeur du Centre national de m6tdorologie, Ronald Semelfort faisant le point sur la
saison cyclonique.
"Ce sera une saison tris active", a indiqu6 M. Semelfort qui reprenait les dernires
provisions comptant pour le bassin de la Caraibe don't Haiti.
17 cyclones prevus, 9 d'entre eux pourraient se transformer en ouragans. Et de ces 9,
cinq peuvent passer au stade d'ouragans majeurs.
2 personnel don't un enfant sont mortes dans le d6partement du Centre suite aux pluies
qui s'abattent sur le pays, a ajout6 M. Semelfort qui a indiqu6 des debuts d'inondation
dans le Sud.
Les pluies vont continue a tomber durant les prochains jours, a annonc6 le directeur
du CNM qui appelle les habitants des zones sensibles a la prudence.

L'Unesco et I'Oif octroient des equipements A des entities m6-
diatiques
P-au-P, 6 juin 2011 [AlterPresse] --- L'Organisation des Nations unies pour l'6ducation
la science et la culture (Unesco) et l'Organisation international de la francophonie
(Oif) ont remis des 6quipements audiovisuels a des associations et institutions m6diati-
ques du pays, apprend AlterPresse.
Cette remise de materiels a eu lieu le vendredi 3 juin au bureau de l'Unesco a Port-au-
Prince, selon un communique mis par 1'UNESCO.
Cette action entire dans le cadre du enforcement des m6dias et s'inscrit dans un effort
plus vaste des deux organizations internationals en faveur de la liberty d'expression et
du pluralisme des m6dias en Haiti, precise le communiqu&.
L'Association national des m6dias haitiens (Anmh), I'Association des m6dias ind6-
pendants d'Haiti (Amih), la T616vision national d'Haiti (Tnh), la Radio national
d'Haiti (RNH) et le Ministere de la culture et de la Communication (Mcc), sont les
differentes organizations et m6dias qui ont requ ces materiels.
Parmi les 6quipements remis figurent des cameras DV professionnels, des lecteurs en-
registreurs DV, des cameras video Flip, des mini-enregistreurs numdriques, des lecteurs
CD, un transmetteur radio et des ordinateurs.
A la suite du tremblement de terre du 12 janvier 2010, I'UNESCO a en particulier
soutenu plusieurs formations pour des joumalistes haitiens sur la Gestion des risques et
d6sastres et sur la couverture des elections.
L'Unesco et l'Oif pr6voient de poursuivre leur engagement en faveur des m6dias et des
joumalistes qui jouent un r6le fundamental dans le enforcement de la d6mocratie en
Haiti.

683 volontaires forms aux techniques d'intervention d'ur-
gence
A Moulin sur Mer, C6te des Arcadins - Montrouis, s'est d6roulde la c6r6monie de cl6-
ture d'une session de formation de volontaires aux techniques d'intervention d'urgence,
finance par l'Union Europ6enne.
M. Alain Damit, Chef du Projet PER-SNGRD, Lut Fabert, Chef de la D616gation de
l'Union Europ6enne en Haiti et M. Paul Antoine Bien Aim6, Ministre de l'Int6rieur
et des Collectivit6s Territoriales ainsi que le President Michel Martelly, qui 6taient
6galement present a la c6r6monie, ont salu6 l'importance du project dans des mots de
circonstance. Une demonstration a 6galement eu lieu, suivie de la remise des certificates
aux volontaires et aux chefs de groups.
Finance par l'Union Europ6enne a hauteur de 14.5 millions d'Euros (+ 20 millions de
dollars), ce project vise le enforcement du syst6me haitien de Gestion des Risques et
D6sastres (le Programme Europ6en PER-SNGRD). Plusieurs activities du programme
sont d6jh en course, don't la formation des volontaires aux diff6rentes techniques de
sauvetage : sauvetage en milieu aquatique, sauvetage et d6blaiement et sauvetage et
premiers soins.
(EN BREF / p. 14)


WikiLeaks,


-- . - - - - - - - -- . - - -- I xxlx Ix. --l- - 1-1 v - --





Mercredi 08 Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV * N� 20


L'ACTUALITE EN MARCH


Cholera : Forte poussee de l' pidemie

a la capital, selon MSF


P-au-P, 04 juin 2011 [AlterPresse] --- L'organisat
humanitaire international M6decins Sans Frontibres (MI
observe une << forte augmentation du nombre de cas de chol
a Port-au-Prince >> au point que les Centres de Traitement
Cholra (CTC) mis en place par cet organisme sont << sa
res >>.
<< On a du 6tendre la capacity *w
des lits dans tous nos centres et en ouvrir
d'autres car le nombre de patients devient
tris important >>, declare Romain Gitenet,
chef de mission de MSF en Haiti, lors
d'une conference de press le vendredi
3 juin.
<< Plus de 1 800 patients ont 6t6
soign6s du lundi 30 mai au mercredi ler
juin (2011) >>, par l'institution dans la
capital haitienne.
L'organisation dispose
aujourd'hui de 7 CTC, avec 800 lits a
Port-au-Prince. Msf compete ajouter un
huitieme centre et passer a 1 000 lits si
<< les besoins continent a augmenter >.
Un CTC d'une centaine de lits,
cofite 100 mille euros par mois.
Romain Gitenet invite le gou-
vernement a 6tablir le service de prise en
charge du cholera dans les dispensaires
publics.
<< Maintenant on a le regret de
constater qu'il y a encore des centres
m6dicaux publics qui n'offrent pas encore
de service de prise en charge medical du L 'pidemie de
cholera. Ceci doit etre corrig6 au plus vite
par le gouvernement >>, souhaite-t-il.
Par ailleurs, MSF invite les po-
pulations a continue a respecter les mesu-
res d'hygibne et a redoubler de << vigilance
pour freiner la contamination >>.
Le dernier bilan official fait
6tat de plus de 5 300 personnel tudes
par l'6pid6mie depuis son apparition en
octobre 2010.
Carrefour (p6riph6rie sud de
la capitale, Ldogane (ville situde a 33
kilombtres au sud de Port-au-Prince), le


Seisme haYtien:

bilan remis en

question et

reconstruction
(La Presse, ler Juin) Un rapport
command par l'Agence amdricaine d'aide
au d6veloppement (USaid) met en doute le
bilan official du s6isme du 12janvier 2010
a Haiti. Le nombre de victims serait plut6t
de 46 000 a 85 000 personnel, et non de
200 000 a 250 000, comme le soutiennent
les autorit6s haitiennes. S'il 6tait confirm,
ce nouveau bilan pourrait avoir un impact
majeur sur la reconstruction du pays, un an
et demi aprls le tremblement de terre.
Realis6 d'apres le travail de ter-
rain d'une fire externe, le rapport, qui
n'est pas d6finitif, content toutefois quel-
ques < qui font l'objet d'un
examen, a precis6 le d6partement d'Etat a
l'AFP. USaid a pour sa part precis6 que le
document ne vise pas a refaire le bilan des
victims, mais plut6t a 6valuer l'efficacit6
du d6blaiement.
De leur c6t6, les autorit6s hai-
tiennes ont refuse de commenter ce bilan.
< port. J'ai l'impression que c'est unbrouillon
qui est cit6. Est-ce que c'est official? Est-ce
que qa a 6t6 pr6sent6 au gouvernement?
Il manque des informations>>, a dit hier le
consul d'Haiti a Montreal, Pierre-Richard
Casimir. Chose certain, selon M. Casimir,
les besoins pour la reconstruction sont
encore criants, et la tiche du nouveau gou-
vernement est gigantesque. < une nouvelle dynamique avec le nouveau
gouvemement>>, dit-il, optimiste.
L'aide international remise en
question?,
Evaluations structurelles et dd-
blaiement des debris dans les quarters
d'Haiti touches par le s6isme, le rapport,
s'il confirmait ces donndes, pourrait avoir
des consequences importantes sur l'aide a
la reconstruction du pays, croient certain
observateurs. La communaut6 internatio-
nale avait promise prbs de 11 milliards de
dollars. < minimise le nombre de victims pour rd-
duire l'engagement international, observe
Pierre Emmanuel, redacteur en chef de la
station CPAM, la radio haitienne de Mon-
treal. C'est tire par les cheveux. L'ampleur
des destruction matIrielles ne saurait -tre
remise en question.>


Sud d'Haiti et quelques regions du grand Nord, sont les plus
touches par cette remont6e de l'6pid6mie.
Les experts lient cette augmentation des cas de cholera
aux pluies diluviennes qui s'abattent sur les 10 d6partements
du pays mais aussi a la mauvaise gestion des excr6tas.




-- T ILER


v 6S--- - - fS-


cholera enserre la capital . nombreux cas dans la banleue de Carrefour,
au sud (photo Robenson Eugene/HENM4 ) 1


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Page 3


QfAA4rirA4 A ID


L'EVENEMENT aviVlvilz-ItL
Washington a tout fait pour empecher l'accord
Petrocaribe p.1
EDITORIAL
Martelly : 'Je vais trancher !' p.1
POUVOIR
Ex6cuti-LUgislatif : la part des uns et des autres
p.1
JUSTICE
Poursuivre Baby Doc ainsi que les assassins de
Jean Dominique p. 1
ELECTRICITE-PRIVATISATION
Black-out! p.2
ECONOMIC
Necessit6 d'une revolution de croissance 6cono-
mique p. 10
DIPLOMATIC
Interview avec le Sec. G6n. de l'Association des
Etats de la Caraibe p.8
EDUCATION
Une semaine de vacances productive pour des
universitaires du Miami Dade College p. 12
ARTS & PROMOTION
Haiti a la Biennale de Venise p. 13
LIBRE PENSER
Menottes ! p.12
ENVIRONNEMENT
Expo Cactus p. 13
LANGUES
Mini Antoloji Ekriven p. 15


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I


I- . � --- I- -I- t-I I









UNE ANALYSE


Mercredi 08 Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV * N� 20


Washington a tout fait pour empecher l'accord


Petrocaribe. Et maintenant ?


(PETROCARIBE... suite de la lere page)
qui a perdu 120% de son PIB dans cette catastrophe inimagi-
nable (ce dernier chiffre 6tant de la Banque mondiale).


Et aussi aux lendemains douloureux du terrible s6isme
du 12 janvier 2010.
Cependant ces renseignements don'tt Wikileaks a
confiU la diffusion a l'hebdomadaire haitien paraissant en


pements qui leur sont n6cessaires etc.
Mais la principal obsession de Washington c'est
l'accord Petrocaribe.
D'abord les autorit6s amdricaines semblent craindre,


Rend Prival et Hugo Chavez


La cheffe de cabinet de la Secretaire d'Etat Hillary Clinton, Cheryl Mills, en Haiti le mercredi 1P-juin
kcoulk pour inspector un project de construction d'un nouveau pare industrial dans le nord du pays


Evidemment en choisissant de le faire savoir
aujourd'hui, cela se voudrait aussi un message pour le nouveau
president Joseph Michel Martelly. L'aide am6ricaine sera-t-elle
moindre qu'esp6rde ?
Cependant l'USAID (Agence am6ricaine pour le
d6veloppement international), par la voix de ses porte-parole,
s'est d6marqu6e du nouveau bilan des victims avanc6 dans
le rapport.
Mais comme par hasard, c'est aussi le moment que


choisit Wikileaks, le site Internet qui rdvble au
monde les secrets jusqu'ici les mieux gard6s de
la politique 6trangere amdricaine (les cAbles des
ambassadeurs en poste a l'6tranger adress6s au
D6partement d'Etat amdricain), pour lever un peu
le voile sur un int6ressant episode dans les relations
entire Washington et Port-au-Prince : les efforts
des dirigeants amdricains pour d6courager Haiti
d'accepter l'aide du Venezuela, don't le president,
l'ex-militaire Hugo Chavez, est l'un des plus vi-
rulents critiques de la politique amdricaine.

'Se naje pou sbti' ...
Les derniers cables rdv616s concernent
l'accord Petrocaribe, sign avec le Venezuela, et
qui permet a Haiti non seulement d'etre alimentW
en carburant sans interruption (contrairement a
auparavant) mais aussi de b6ndficier d'une sorte
de ligne de credit. C'est ce fond de reserve cons-
titu6 grice aux paiements difffrds dans le cadre de
l'accord Petrocaribe, qui a permis a l'Etat haitien
de faire face aux consequences imm6diates des 4
ouragans qui ont frapp6 le pays en 2008.


ExploF@ your options. Hhiu lo free ulpplmg
lo r Iii. hol days.
'thuc~wb~v. Mcu-m,&m. A . ___A~
,p Nwmanm a Commme Enw... r. IL-k.w


+kulis An~inlcm

aAir Caigo 5wvic with No R..nncion
- SMUiP Vqjr AeCOLUMW I ti W Mfi.04IqCUMri


Sd C. .A


diaspora, Haiti-Libert6) montrent que les autorit6s americaines
n'ont m6nag6 aucun effort pour d6courager le president Rend
Prdval de signer l'accord.
Prdval a dfi mettre litt6ralement en pratique son mot
d'ordre : 'se naje pou s6ti.' II a prouv6 ici ce qu'il entend par
cette expression.
D'abord il a fallu convaincre les Etats-Unis que Haiti
n'entend point prendre parti dans la querelle entire Washington
et Caracas.


Hugo Chavez dans un change tumultueux avec de jeunes Haitiens lors de sa *
le 19 novembre 2008


'Je ne suis qu'un
petit-bourgeois' ...
Pour cela, la premiere
visit de l'Ylu du 7 f6vrier 2006
fut a Washington. Tandis qu'il
r6duisait en meme temps ses
voyages a Cuba oni il reqoit
des soins depuis son operation
pour un cancer de la prostate.
Ensuite rassurer
constamment la mission di-
plomatique amdricaine a Port-
au-Prince.
Cela, tout en main-
tenant fermement que Haiti
ne peut se passer de l'aide du
Venezuela.
A commencer par
la cooperation v6nezudlienne
dans le cadre de la mission
m6dicale cubaine en Haiti.
Vingt (20) millions de dollars
am6ricains assurant le salaire
modique de ce personnel md-
dical, le seul disponible en
Haiti par months et par vaux,
les m6dicaments et les 6qui-


* a~a..n... - .. P. * * ..cra '..Lk--.


vu les avantages que le president Chavez se montre pret a
offrir a Haiti, que cette dernire ne change de bord et s'aligne
sur les positions v6nezudliennes dans la querelle iddologique
en course.
R6ponse de Prdval aux responsables amdricains : 'je
ne suis qu'un petit-bourgeois ind6pendant.'

Sans c6der sur 1'essentiel ...
Le president haitien utilise tous les moyens possi-
bles et imaginables pour prouver aux Amdricains
B qu'Haiti n'a aucunement l'intention de se laisser
absorber dans les grands desseins 'chavdliens' :
l"agenda bolivarien', 1'ALBA (Alternative boli-
. varienne pour les Am6riques) etc.
Mais cela sans renoncer sur l'essentiel
1 assistance du Venezuela a Haiti. Ainsi malgr6
l'opposition amdricaine, Haiti signe Petrocaribe.
Puis ce sont les grandes companies
p6trolibres qui d6clarent leur refus de distribuer
le p6trole v6n6zu6lien.
reuB Sur ce, Haiti consent a vendre le p6trole
, requ au prix du march international.
Tentative alors de forcer a inclure les
fonds de reserve Petrocaribe dans le cadre de toute
l'assistance international. Ce qui aboutirait a en
enlever toute autonomie a l'Etat haitien.

La visit de Hugo Chavez ...
Mais le clou de cette bataille (car on a
assist la, sans le savoir, a une grande bataille
visit diplomatique mais qui grice a l'adresse de Prd-
val et de son 6quipe ne s'est jamais change en
confrontation directed , ce fut au moment de la visit en Haiti
de Hugo Chavez, le 19 novembre 2008.
Les autorit6s americaines craignaient que le president
v6nezudlien ne se serve de la visit come d'une plateforme
pour lancer sa propaganda anti-amdricaine depuis les bidon-
villes de la capital haitienne.
Bien entendu, l'impact international serait certain.
D6noncer la plus riche nation du monde depuis le pays le plus
miserable du continent mais situ6 dans son arribre-cour.
Rend Prdval a commence par indiquer que le pr6si-
dent Chavez n'a pas &te invite et que la visit est son initiative
personnelle.
Ensuite qu'il ne croit pas dans toutes les promesses
du chef de l'Etat v6n6zu6lien.
Ensuite, Chavez une fois sur place, comment on a
tout fait pour limiter les interventions publiques du president
v6n6zu6lien.

Entre le prestidigitateur et le marchand
de tapis ...
Mais les Am6ricains ne sont pas satisfaits pour
autant. Lorsque Prdval dit avoir r6duit la dur6e de la conf&-
rence de press, eux trouvent au contraire qu'elle a dur6 trop
longtemps.
Bref, ils n'arrivent pas a comprendre que les Haitiens

(PETROCARIBE / p. 5)


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Mercredi 08 Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV * No 20


'Je vais trancher', et apparemment dans le bon sens


(MARTELLY... suite de la lre page)
Le nouveau president fait son apprentissage au pas
de course.
Un arrntt pr6sidentiel annule la fausse version, un
autre devrait envoyer la version original aux Presses Natio-
nales. Mais ce qui ne semble pas tout A fait encore le cas car


lieu au president de la rdpublique, mais aux parties politiques
eux-memes. Si seulement ceux-ci avaient une certain maturity. Mais ce sont tous li des cas relevant d6sormais du
Si aussi ils avaient le moindre respect pour la Nation qu'ils Conseil Constitutionnel.
repr6sentent. Raison pour laquelle on attendra peut-&tre longtemps
Deux ou trois sieges contests, qa devrait pouvoir se avant de voir celui-ci devenir r6alit6. Beaucoup y veillent. Aussi
n6gocier entire les parts eux-memes, sur la base de leur repr6- bien A l'int6rieur qu'a l'ext6rieur !
sentation r6ciproque au Parlement. Et aussi de leur prestige et


Inauguration du marchN de Savane Pistache, a Cnevfour-Feuille%. par le president Martelly, le maire
Jason et l 'ambassadeur des Etats-Unis : comprenant 15 pavilions et un systkme d'assainissement
qui respect 'environnement, c 'est une rdalisation de I'USAID (Agence americaine pour
le ddveloppement international) en partenariat avec la CHF international et la communautO locale


Le leader de la majoritM parlementaire (GPR-INITE), le s�nateur Joseph Lambert, en conversation
avec Edmond Mulet, le chef sortant de la mission onusienne (photo Robenson Eugene/HENAM)


on craint encore jusqu'au dernier moment des manipulations.
En corrigeant les erreurs mat6rielles reproch6es au premier
texte public, certain pourraient en profiter pour trafiquer A
nouveau certain articles comme ceux remaniant les mandates
des parlementaires en vue de mieux les accorder au calendrier
electoral qui a &t6 largement chambould lors des dernires
competitions dlectorales.

Un panier de crabes ...
Le deuxibme casse-tete concede les r6sultats con-
test6s h6rit6s du second tour des l6gislatives. Il s'agit de 17
d6put6s et 2 s6nateurs.
Laiss6e A elle-meme, la gent politique ne serajamais
capable de s'en sortir. C'est le parfait panier de crabes.
Martelly doit trancher ! Mais le president se fait
prudent. Et avec raison.
Comme il a dit dans sa fameuse exclamation qui
fait couler tant d'encre et de salive : 'Attention, le president
va trancher. Ensuite on dira, ahje ne suis pas d'accord avec
ceci ou cela ! Mais le president doit trancher. On ne peut pas
y passer toute la vie.'
Or justement cette tiche n'incombe pas en premier


cr6dibilit6 aux yeux de la Nation. Hl1as !

C'est le role du Conseil Constitutionnel

Mais voilh, le blanc a le dos tournm (le repr6sentant
de l'ONU, Edmond Mulet, l'homme au fouet, a termind son
mandate , c'est au president de la r6publique de trancher. Puis
on dira etc, etc.
Raison pour laquelle il faut mettre imm6diatement
en application, eh oui, I'Article de la Constitution Amend6e
cr6ant le Conseil Constitutionnel.
Car pour commencer, le Conseil electoral est-il auto-
ris6 A crder le BCEN special (bureau du contentieux electoral
national) qui a public les nouveaux r6sultats don't certain
restent suspects ...
Tout comme qu'est-ce qui autorise le president de la
rdpublique A faire appel A des 6valuateurs intemationaux (en
l'occurrence, de l'OEA) pour venir d6cider A la place d'une
institution 6lectorale qui est ind6pendante aux yeux de la
Constitution haitienne.
Ceci sans pr6juger des malversations ou meme des
jugements erronds pouvant 6tre commis par le Conseil electoral


L'int6ret commun ...
Mais pour le moment, il faut une institution qui puisse
trancher, car la vie continue.
Le president doit trancher !
Mais attention, faudrait-il d'abord que tout le monde
l'admette. Et pas seulement du bout des lkvres.
On s'entend sur une institution pour jouer ce r6le.
En attendant mieux. Mais une fois que toutes les cartes ont
&te mises sur la table, que chacun a eu son mot A dire, d&s lors
le r6le de cette institution (et Michel Martelly l'a soulign6
aussi) c'est de choisir (aprbs mfire r6flexion et non pas par
l'intervention nous ne savons de quel ange protecteur !) la
solution qui corresponde le mieux aux int6rets de la Nation.
A l'int6ret g6ndral.
Mais on ne peut pas avoir choisi l'institution qui doit
trancher, puis refuser la decision. Pareille irresponsabilit6 est
inadmissible.
Oui, le president doit trancher ! Et jusqu'ici nous
consid6rons Michel Martelly sur la bonne voie. Puisqu'il a
choisi la n6gociation et la r6flexion.
L'avenir proche dim le reste.

Mtlodie 103.3 FM, Port-au-Prince


Washington a tout fait...


(rKETROCARIBEiI... suite de la page 4)
puissent esp6rer b6ndficier des largesses d'un gouvemement
stranger sans embrasser le meme credo que ce gouvemement.
Et en cela ils avouent rencontrer la meme attitude chez la
plupart des Haitiens (et pas seulement chez Rend Pr6val et
ses collaborateurs).
Finalement le president haitien semble r6duit A un
r6le au mieux de prestidigitateur, au pis de marchand de tapis.
Oblig6 de raconter que personnellement il ne se sent aucune
sympathie pour Hugo Chavez ou encore que la visit du prd-
sident v6n6zu6lien a &te un vrai cauchemar.
Mais dans le meme temps, le Venezuela nous fait don
de trois centrales 6lectriques.
Et est le premier pays A faire atterrir un avion pour
secourir les victims du s6isme du 12 janvier 2010.
Finalement c'est Bill Clinton, envoy special de
I'ONU pour Haiti, reconnaissant que, A enjuger par leur poids
6conomique r6ciproque, l'aide du Venezuela A Haiti d6passe
celle des Etats-Unis.

La vengeance ...
Mais les Amdricains ne seront jamais rassurds.
Et la suite le prouvera. Ala lumi&re de ces cables mis
aujour par Wikileaks, on comprend un peu mieux l'achame-
ment plus tard d'un certain international A barrer la route au
candidate du pouvoir, Jude CUlestin, lors des dernires pr6si-
dentielles.
Et la lutte qui se pursuit encore aujourd'hui pour
rogner les ailes autant que possible A la plateforme politique
(INITE) fond6e par Rend Pr6val et qui dispose du plus grand
nombre d'l1us dans les deux chambres du Parlement.


Mais aussi les incessantes d6nonciations sans preuve
de l'opposition concemant l'utilisation des fonds Petroca-
ribe.
Ceci explique bien entendu aussi l'agressivit6 peu
coutumibre de la diplomatic amdricaine : revocation de visas,
menace d'embarquer le president Pr6val pour l'exil s'il ne
cede aux injonctions via une commission d'6valuateurs 6lec-
toraux intemationaux mandates par l'Organisation des Etats
amdricains (OEA). Etc

L'int&r&t national avant tout ...
Jusqu'ofl ira l'offensive de Washington pour d6faire
l'hdritage pr6valien dans ce domaine ?
De toute evidence, ceci a facility l'l1ection A la
pr6sidence de Michel Martelly (meme si celui-ci a sa propre
popularity).
Certains croient le Premier ministry d6sign6 Daniel
Rouzier un adepte des theories 6conomiques made in USA.
D'un autre c6td, le president Chavez annonqait lejour
meme de l'investiture de Michel Martelly que le Venezuela
poursuivrait son aide A Haiti.
Faut-il s'attendre A un nouveau face A face ?
Nos nouveaux dirigeants auront-ils autant d'adres-
se ?
Mais d'abord mettront-ils l'int&ret national avant
tout ?
Cependant il serait 6tonnant que devant une telle
perspective, Washington commenceraitq par envisager une
diminution de son aide. Le contraire eut &te plus plausible.
Haiti en Marche, 4 Juin 2011


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* 1
Ut ^ ''' t


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FICHE D'ABONNEMENT A HAITI EN MARCH

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Europe US $ 70.00 US $ 135.00 [
A- squoLmmi* US$ 70.00 US$ 135.00


DE UACTUALITE






EXECUTIF - PARLEMENT


Mercredi 08 Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV * N� 20


La part
(CONSTITUTION... suite de la l1re page)
sur le 'son'), mais en consultation avec le Pr6sident du SRnat
et celui de la Chambre des d6put6s.'
Le President Martelly a choisi come Premier mi-
nistre Daniel-G6rard Rouzier. Si l'on ne se trompe, c'est apres
coup qu'il est entri en consultation avec les Prisidents des deux
chambres autour de ce choix.
En tout cas, dans un sens come dans l'autre, ce choix


Le Premier ministry designed, Daniel Rouzier (51 ans),
qui se prdsentera instamment devant le Parlement pour obtenir
la . i,, ,... . t (photo Thony Belizaire)

doit 6tre ratified par le Parlement.
Cependant alors que le Parlement est convoqu6 par
le President de la R6publique pour la ratification du Premier
ministry d6signd, d'autres questions surgissent.
Des parlementaires demandent que le Pr6sident de
la R6publique public au pr6alable la version original de la
Constitution amend6e (le 9 mai dernier), don't la premiere
publication dans le journal official est cousue de fautes.
Que ceci ait &td un fait expres ou autre, personnel n'a
pu montrer A qui le 'crime' devait profiter. Passons sur les accu-
sations d'usage, et faisons en sorte de faire avancer les choses.
Une nouvelle version en bonne et due forme de la Constitution


des uns et des autres !


amend6e a &td transmise au Pr6sident Martelly. A charge par
lui de faire le n6cessaire. Des parlementaires le posent come
condition pour passer aux d6bats sur la ratification du Premier
ministry d6signd. S'iln'y a aucun inconvenient, pourquoi pas !
Puisque c'est une question qui devra 6tre r6gl6e t6t ou tard.
Par centre, d'autres l1us, y compris des s6nateurs du
parti INITE (signalons que INITE dispose d'une majority nu-
m6rique au Snnat), r6clament de pouvoir disposer d'un certain
nombre de ministries dans le
prochain Cabinet minist6riel.
D'autres 61us s'in-
surgent, rappelant que le
Parlement a le pouvoir de
supervision, mais qu'il ne peut
pr6tendre fair parties en meme
temps del E\wcClilI
Revenons A la Cons-
titution. Article 158 : 'Le
Premier ministry en accord
avec le Pr6sident choisit les
membres de son Cabinet mi-
nist6riel et se pr6sente devant
le Parlement afin d'obtenir un
vote de confiance sur sa d6cla-
ration de politique g6ndrale.
Le vote a lieu au scrutiny public
et A la majority absolue de
chacune des deux Chambres.
Dans le cas d'un vote de non
confiance par l'une des deux
Chambres, la procedure re-
commence.'
Nulle part il n'est dit
que le parti ou un regroupe-
ment majoritaire au Parlement Senateurs et deput
ait le pouvoir de disposer de du president
sieges au Cabinet minist6-
riel.
Meme dans le cas onu le Premier ministry aurait etd
choisi parmi les membres du parti ayant la majority au Par-
lement (tel n'est pas le cas) que cela ne changerait rien dans
ce libellk : 'Le Premier ministry en accord avec le Pr6sident
choisit les membres de son Cabinet minist6riel.'
Maintenant, faut-il
bien que le Premier ministry
obtienne d'abord la ratifica-
tion du Parlement !
Or le Parlement ici
possede une latitude sans


operation hautement et uniquement politique. Par consequent,
le r6sultat depend toujours de n6gociations. La politique c'est
unjeu de rapport de forces. Le Pr6sident Martelly a le pou-
voir de nommer 'son' Premier ministry. Quand bien emme la
'consultation' avec les Pr6sidents des deux chambres est trait6e
comme une simple formalit&. I a aussi le pouvoir de nommer
le Cabinet minist6riel avec son Premier ministry.
Par centre il n'a pas plus de trois dlus au Parlement


is lors de la prestation de serment le 14 mai dernier
t dlu Michel Martelly (photo Haiti en Marche)
(3 membres de la Chambre des d6put6s).
En 1996, le Pr6sident Rend Prdval a accept de choi-
sir comme Premier ministry un proche du parti OPL, celui-ci
disposait d'une majority relative au Parlement. Certains des
ministries 6taient 6galement des OPL.
Prdval se souvenait de toutes les mis&res qu'un Par-


Le Premier ministry sortant Jean Max 1ellenive (a gauche) qu on pressentait
come pouvant se succdder a lui-mOme vu ses liens avec le couple prdsidentiel Michel
et Sophia Martelly (photo Thony Bdlizaire)


pareil. Aucun article ne regle
rdellement cette procedure.
L'Article 157 se content de
fixer les conditions pour 6tre
nomm6 Premier ministry. II
faut : 6tre haitien d'origine et
n'avoir pas renonc6 A sa natio-
nalit6 ; 6tre Ag6 de trente ans
accomplish ; jouir de ses droits
civils et politiques et n'avoir
jamais et6 condamnd A une
peine afflictive et infamante ;
6tre propri6taire en Haiti ou
y exercer une profession ;
resider dans le pays depuis
cinq anndes cons6cutives ;
avoir requ d6charge de sa
gestion si on a &te comptable
des deniers publics.
VoilA. Mais tous sa-
vent que la ratification est une


element peut faire subir au pouvoir en place. En 1991, il est
Premier ministry et c'est en pleine dispute avec le Parlement
domind par le FNCD, que le coup d'6tat militaire est inter-
venu.
Le President Martelly ne semble pas tris enclin A la
n6gociation. C'est son droit. Mais il doit savoir qu'il court
alors de grands risques. Or le pays a besoin d'etre gouvern.
Aujourd'hui plus que jamais. Pour pouvoir sortir des d6com-
bres. On n'a que faire de querelles quand on peut encore les
6viter. Cette Constitution est en elle-meme une invitation A la
cohabitation. Il n'y a pas d'autre moyen d'en sortir. Comme
dit le proverbe : on a d6ej tout essay ! Aussi bien la force (en
envoyant le people souverain, comme en 1991) que la ruse.
Reste A se servir mieux de notre bon sens. A respecter aussi le
sens du vote de la population. Ne faites pas la guerre, faites
marcher le pays ! Le pays qui n'est le bien ni l'otage d'aucun
clan, ni ex6cutif, ni l1gislatif. Le pays est au pays tout entier !
Les 61us sont la pour faire marcher les choses au mieux. Pas
pour en faire A leur tete ! Ex6cutif ou Legislatif.

Melodie 103.3 FM, Port-au-Prince


Page 6


LEGAL ANNOUNCEMENT REGARDING
REQUEST FOR INTEREST (RFI) TO OPERATE A BULK FUEL
STORAGE FACILITY FOR VEHICULAR FUELS AT MIAMI
INTERNATIONAL AIRPORT PROJECT NO. MDAD-RFI-02-11


1 .tl; w , lij - I rt Lonrl us L'il;_' d s'rI .mi, i, . .- : S., .;


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Junc i 5. 2011, from B:30am D 11:30 am ', . L.:. .'.: -** * . '. 3i:
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Mercredi 08 Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV * N� 20


JUSTICE


Poursuivre Baby Doc


ainsi que les assassins de Jean Dominique
(JUSTICE... suite de la lere page) la dictature !) ... tandis que en regime soi-disant d6mocratique, ce que tentent de nous expliquer certaines institutions et orga-
par un inconnu le 3 avril 2000 alors qu'il franchissait la porte personnel n'est responsible. Ceci est trls grave. Non ? nisations internationales int6ress6es a la question.
de la station pour aller presenter le journal du matin. Nous insistons : soi-disant d6mocratique parce que D'abord que c'est lajustice, une justice equitable mais
Depuis, l'assassin court toujours. justement c'est la justice qui fait la difference entire regime sans peur et sans reproche, la vraie marque du changement. Le
Il nest pas question de donner le moindre credit h autoritaire et regime d6mocratique, lajustice qui doit 6tre une premier veritable changement que le pays attend.
pour tous (regardez par exem-
ple comment les tribunaux
amdricains traitent l'affaire , -
du patron du FMI accuse de
tentative de viol sur une femme
de chambre).
Donc notre demo- �I ,.:L


Jean Dominique, journalist et activist politique, trouve la mort
le 3 avril 2000 sous un regime qui bineficiait de son support actif


l'avocat d'un dirigeant sous le gouvernement duquel plusieurs
milliers de compatriotes ont &te arretts arbitrairement, tuds
aussit6t ou laiss6s a mourir en prison a petit feu (comme nos
confreres Ez6chiel Abelard et Auguste Th6nor - la press a
pay6 un lourd tribute sous cette dictature), ou ex6cut6s som-
mairement comme Gasner Raymond et Richard Brisson, ou
envoys en exil mourir d'une autre faqon comme les victims
du crackdown centre la press ind6pendante le 28 novembre
1980. Etc.
Pour avoir recours a de tels artifices (ou plut6t argu-
ties, comme on dit dans le pr6toire), c'est ou Me Reynold Geor-
ges est nul, ou il n'a aucun argument sp6cifique pour assurer
la defense de son client le jour on celui-ci devra comparaitre
devant un tribunal s6rieux. Ce qui le menace a grands pas, vu
le nombre de cas semblables qui d6filent dans l'actualit6 (les
dirigeants des ex-dictatures militaires au Chili et en Argentine ;
l'arrestation du chef militaire serbe Ratko Mladic ; meme
menace pesant sur les dirigeants arabes don't les tetes sont en
train de rouler en ce moment, etc).

Deal secret ...
Quoi qu'il en soit, on ne saurait passer l'6ponge sur
l'assassinat de Jean Dominique comme une sorte de deal secret
pour obtenir le jugement de Jean Claude Duvalier.
Ce serait la meilleure formule pour n'arriver a rien ni
d'un c6te, ni de l'autre.
La justice ne se marchande pas. Pas de compromis-
sion. Il y a l'affaire Jean Dominique d'un c6td. Et il y a de
l'autre le dossier des crimes centre l'humanit6 pour lesquels
beaucoup, aussi bien en Haiti qu'a 1'ext6rieur, pensent que
Jean Claude Duvalier doit rendre des comptes.
Les avocats de l'ex-dictateur, probablement a bout
d'arguments, tentent de montrer qu'il n'y a pas de veritable
justice en Haiti, que c'est deux poids et deux measures, et que
leur client est victim plut6t de diabolisation.
Tout ce que dit la Me Reynold Georges ne peut pro-
t6ger son client si le dossier de Jean Claude Duvalier est port
devant une jurisdiction international comme cela menace de
lui arriver ...

La justice n'a pas fait un pas ...
Par centre, Haiti en effet ne m6riterait pas vraiment
qu'on lui rende justice si elle-meme elle s'en fiche. La justice
est un tout. Elle ne peut pas se subdiviser en petits morceaux
plus ou moins indgaux, qu'on peut ignorer ou ndgliger ici, et
active lI. La meme justice qui doit poursuivre Jean Claude
Duvalier pour ses crimes doit continue aussi de rechercher le
ou les meurtriers de Jean Dominique.
Car ironiquement que ce soit sous la dictature Du-
valier, ou en regime d6mocratiquement Olu come sous les
presidents Aristide et Prdval, il existe un commun d6nomina-
teur. La justice n'a pas fait un pas, n'a pas progress d'un iota.
C'est le probl6me num6ro 1 d'Haiti.
La seule difference (et tenez vous bien), c'est que le
dictateur a la responsabilit6 de tout ce qui arrive, que lui doit
toujours assumer (tant pis pour ceux qui aspireraient encore a


justice.


cratie nest encore que de
facade.

Aucun effort s6-
rieux ...
Qui plus est, Jean
Dominique a &t6 assassin
sous un pouvoir qui avait son
support actif, celui du president
Rend Prdval.
Ce n'est pas ce qui
choque, au contraire c'est dans
ces moments-l1 qu'on peut 6tre
le plus vulnerable puisque aux
ennemis traditionnels viennent
s'ajouter les jaloux.
Ce qui est r6voltant
c'est qu'aucun effort s6rieux
n'a &t6 fait pour lui rendre


L'ex-dictateur J


Aristide succ6de a Prdval pour un 2e mandate (en
2001). Rien. Le dossier devient un pr6texte a la lutte des clans
opposes au sein du meme pouvoir. Mais aussi aux mains de
l'opposition anti-Aristide.
Mais une fois cette opposition victorieuse (Aristide
est renvoyd en exil en f6vrier 2044), l'affaire Jean Dominique
est oubli6e.
En tout cas, deux et meme trois pouvoirs Lavalas ou
ex-Lavalas (puisque Prdval est r66lu en 2006) n'ont rien fait
v6ritablement pour rendre justice a l'un des militants les plus
farouches de ce movement.

'DWye mon, gen 16t mon'...
On peut done dire que Jean Dominique a &t6 tu6
plusieurs fois, a chaque fois
que ceux qui avaient pouvoir
de d6couvrir ses meurtriers
n'ont fait aucun effort pour
y arriver. Soit par absence de
motivation, soit par crainte Asanile Sellilr'a.syo,'l VDl K
de d6boucher sur l'inconnue, an ki chila nan 27(10 0 N
qui sait, come dit le creole Y: *c1y r *C l , I. yfv .i
'd&y6 mbn, gen 16t mbn.' ,.ai -: .i pral r.t .';.
Comment encore
1'expliquer, sinon que en _
Haiti la justice est le cadet L ., , 'i .� ;''
des soucis de nos dirigeants. . a -
En ce sens qu'ils ne l'estiment
pas suffisamment important


pour s'exposer eux-memes
(malgrd leur serment sur la
Constitution) ni pour exposer
leur pouvoir, ses pompes et
ses oeuvres.

Le droit A la vie

La justice est une
arme certes centre les dicta-
tures et les dictateurs. Du fait
que ces demiers font un usage
immod6rd du crime politique,
que pour eux tuer est la seule
forme de politique qu'ils
connaissent...
Mais a part qa, ce
n'est pas vraiment la justice
qui est la motivation des gou-
vernants.
D'ofi difficulties a le
faire entendre a un nouveau
pouvoir qui ne manifeste
aucune disposition naturelle
a cela !
Mais c'estjustement


Lisez





[ w aenMark 1


Jean Claude Duvalier accompagnW au Parquet de Port-au-Prince
par ses avocats (photo Haiti en Marche)
Ensuite, il faut toujours commencer quelque part. Or
en Haiti quel est le principal symbol, l'image embl6matique
du regime des abus et violations de tous les droits du citoyen,
y compris le droit a la vie, que l'ex-dictateur et fils de dictateur
Jean Claude Duvalier.
Il ne s'agit pas tant de fair purger a ce dernier des
anndes de prison, voire de le condamner aux memes peines que
les victims de son regime (la Constitution haitienne interdit
la peine de mort), mais il s'agit avant tout de profiter d'un tel
proces pour d6monter le systbme infernal haitien. Il s'agit d'un
exorcisme. Ddlivrer l'esprit de toute une nation des chaines
qui l'emprisonnent. Depuis l'esclavage de la colonies de Saint
Domingue qui lui a appris la haine et le 'kraze zo' come
seule forme de survive.
Hafti en Marche, 3 Juin 2011




Donte Miamni-Dade aIn pral reyina nan BtLWc. Si peze ElyksVion
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DIPLOMATIC CARAIBE


S HMercredi 08 Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV * N� 20


Interview de l'Ambassadeur Luis Fernando Andrade Falla
Secretaire Ge6nral de l'Association des Etats de la Caralbe (AEC)


1- M. le Secrdtaire Gdndral, pouvez-vous presenter l'AEC aux
lecteurs d' o Hai'ti en Marche n ?
L'Association des Etats de la Caraibe (AEC), nee a la
vie institutionnelle le 24 Juillet 1994, date de sa charte sign6e par
25 pays en d6veloppement don't Haiti est un membre fondateur,
don't le principal element commun de ces pays est l'appartenance,
au niveau geographique, au bassin de la mer des Caraibes. Il est
important de preciser que la France est membre associ6e de I'AEC
au titre de ses territoires d'outre-mer situ6s dans la Caraibe (la
Martinique, la Guadeloupe et la Guyane frangaise) ; le Royaume
des Pays-Bas (au titre des iles formant, a l'6poque, les Antilles
neerlandaises) et Aruba sont 6galement des membres associ6s. Les
Observateurs fondateurs competent la Communaute des Caraibes
(CARICOM), le Systeme d'int6gration centro-americaine (SICA)
et le Secretariat 6conomique latino-americain (SELA).
L'Association des Etats de la Caraibe regroupe les
int6rdts et objectifs communs de 14 pays insulaires carib6ens
appartenant a la CARICOM (Antigua-et-Barbuda, Bahamas,


Barbade, Belize, Dominique, Grenade, Guyana, Haiti, Jamaique,
Saint Kitts et Nevis, Sainte Lucie, Saint Vincent et les Grenadines,
Suriname et Trinit6-et-Tobago), ainsi que les iles hispanophones
tels que la Republique Dominicaine et Cuba. Par ailleurs, I'AEC
adherent aux int6erts et objectifs des pays latino-americains don't
les frontieres longent la mer des Caraibes qui sont,
du nord au sud : le Mexique, les pays d'Am6rique
central, le Guatemala, El Salvador, le Honduras,
le Nicaragua, Costa Rica, le Panama, la Colombie
et le Venezuela.
L'AEC, don't les trois langues officielles
sont le frangais, I'anglais et 1'espagnol, est consi-
deree come une response regional aux processes
de l'evolution 6conomique mondiale favorisant
le dialogue politique, la consultation, F'action
concert6e avec un accent sur la cooperation fonc-
tionnelle et l'int6gration regional dans les domai-
nes des relations
commercials et L


vestissement. En outre, la Grande Caraibe se d6finie comme une
zone de tourism durable favorable a l'environnement, la nature
et la culture, et dans lequel la mer des Caraibes est un patrimoine
common et precieux. C'est ainsi que les pays membres de I'AEC
aspirent a ce que la mer des Caraibe soit reconnus par l'Organi-


j . .... I economiques, le * f


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tourism dura-
ble, la connecti-
vit6 a travers le
transport mari-
time et aerien,
la reduction des
risques de catas-
trophe tel que la
protection et la
preservation de
la biodiversity


de l'6cosysteme
marin de la mer des Caraibes.
2- Que signifie, dans le con-
texte de I'AEC, le concept de
o Grande Carai'be ?
Le concept de la << Grande Ca-
raibe >> a ete d6fini par les chefs
d'Etats et de gouvernements
de I'AEC lors de la troisieme
conference organis6e a 'ile de
Margarita, au Venezuela, en
decembre 2001, et il se ref6re
a l'espace geographique d6fini
par les membres et membres
associ6s de I'AEC comme 6tant
une zone de cooperation et un
space common pour l'6galit6
des int6erts dans lequel se de-
veloppe un space 6conomique
elargi pour le commerce et l'in-


Le Secretaire General de 'Association des Etats de la Caraibe,


Luis Andrade Falla
station des Nations Unies comme 6tant une zone sp6ciale dans le
context du d6veloppement durable. En ce sens, la Grande Caraibe
devient un system qui facility 6galement la coordination de la
region en tant que bloc dans les forums multilat6raux, selon les
objectifs etablis.
3- L'AEC est compose de 4 grands groupes.Comment s'articule
les relations de ces grands groups au sein de I'AEC et au niveau
gdographique ?
Pour faciliter l'interaction entire les membres de l'association, les
procedures adopt6es au sein de I'AEC veulent que pour maintenir
la representation geographique et linguistique entire les diffe-
rentes institutions gouvernementales de l'Association (tels que
les membres du bureau ex6cutif du Conseil des Ministres, les
diff6rents bureaux des comit6s sp6ciaux et les hauts dirigeants
d'entreprises internationals), les pays membres, par le biais de
quatre groups de pays qu'ils ont crees, ont 6tabli un system de
rotation des responsabilit6s et distribuent leur representation afin
de maintenir un equilibre regional. Les quatre groups en question
(AEC / p. 10)


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Haiti en Marche * Vol XXV * N� 20


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ECONOMIC


Mercredi 08 Juin 2011
1Haiti en Marche * Vol XXV * N0 20


Haiti, necessity d'une revolution de croissance economique


Jean Robert JEAN-NOEL
29 Mai 2011
En 2010, Haiti, avec 360 Hab./km2 et avec un PIB
de 700 USD/Hab., est consid6rde comme un pays surpeupl6 et
extrimement pauvre. La croissance d6mographique du pays est
sup6rieure A 2% et se maintient presque constamment autour
de ce pourcentage. Sa croissance 6conomique a d6cru pendant
longtemps au point d'etre compare A celle d'un pays en guerre
durant ces 40 dernires anndes. L'6conomiste, Kesner Pharel,
a titr6 un article en d6cembre 2009 sur l'6conomie haitienne
relative A la d6cennie 2000-2010 comme << une d6cennie per-
due >>. Alors comment expliquer une telle situation ? Et que
faut-il faire pour s'en sortir ?
La situation socio-dconomico-politique
En comparant l'6conomie haitienne par rapport A elle-
m6me de 1980 A 2011, on constate une augmentation constant
de la pauvret6 avec toutes les consequences que cela implique
sur l'environnement physique du pays. La degradation de
l'environnement haitien, qui a d6bouch6 sur la vulndrabilit6
proverbiale du pays, est 6troitement lide, entire autres, A notre
manibre de faire de la politique et A l'ignorance de la ma-
jorit6 de nos hommes politiques des concepts 6conomiques
lide, elle-m6me, A notre systeme 6ducatif qui n'a pas pris
en compete notre education financibre et 6conomique depuis
l'6cole primaire. J'en prends pour preuve le mot d'ordre des
ainds dans la lutte centre la dictature des Duvalier qui nous
disaient inlassablement << lkse'l pouri >> (laissez les choses se
giter en frangais). En d'autres terms, m6me si vous avez la
possibility de faire les choses correctement, ne le faites pas
pour embarrasser le gouvemement et provoquer A terme un
m6contentement g6ndralis6 qui devrait d6boucher sur une
revolution politique sans tenir compete des effects d6sastreux de
cette strat6gie sur l'6conomie du pays. Cette strat6gie ajout6e
A la corruption end6mique a beaucoup nui A l'avancement du
pays. Car elle a amplifi6 la pauvret6 et complexifi6 la situation
socio- 6conomico-politique du pays.
La politisation a outrance pour se servir avec le
people comme leader
Depuis, les ann6es 1980, notre pays est entr6 dans un
cycle d'instabilit6 politique qui va s'aggraver A partir de 1986.
Le depart de Duvalier Fils va nous permettre d'amorcer un
cycle de democratisation qui s'articule autour de la politisation
du pays avec des luttes acharnmes pour le pouvoir politique non
pour apporter le changement souhait6 inscrit dans la Consti-
tution de 1987 mais pour continue A s'enrichir ou s'enrichir
tout course A partir de la politique. La politique pour se servir et
non pour servir. La multiplication des parties politiques de type
familial ou autour d'un homme providentiel va se multiplier
en lieu et place de vrais parties politiques avec des ideologies
I -


clairement d6finies tel que pr6nd par la Constitution de 1987.
Avec ces groupuscules politiques, les demons de la division
vont s'installer plus profond6ment dans l'Ame haitienne. Et
pour arriver A gagner les elections, nous allons laisser faire
le people au lieu de le guider. En consequence, la situation
global du pays se degrade au fil des ans pour aboutir, apres
le tremblement de terre du 12 janvier 2010, A la situation
d'aujourd'hui. Alors, que faire ?
Prendre appui sur le PARDNH et reviser a la baisse
le taux de croissance de 2010-2011
En Mars 2010, Haiti avec l'appui de la communaut6
international s'est dot6e d'un plan d'action pour le relbve-
ment et le d6veloppement national d'Haiti (PARDNH) de
34.5 milliards de USD sur 22 ans don't 9.9 milliards ont &te
promise par la Communaut6 Internationale en mars 2010 A la
Conference de New York. Actuellement, prbs de 40% des
fonds lies A cette promesse sont soit engages soit d6caiss6s. Et
le gouvemement de Mr Bellerive a pr6vu des investissements
(y inclus le fonctionnement) de l'ordre 2.65 milliards de USD
pour l'exercice en course pour atteindre un taux de croissance
de 8.9% du PIB apres une contraction de l'6conomie de (-5%
du PIB) pour l'exercice 6coul&. La situation politique actuelle
exige de revoir A la baisse le taux de croissance. Le Ministre
des finances pr6disait , en avril 2010, que l'on pourrait attein-
dre 8% A la fin de l'exercice si rien n'est venu perturber la
situation. Avec les tractations plut6t difficiles pour la mise en
place du nouveau gouvemement et l'adaptation obligatoire des
nouveaux ministries A leur function, il faudrait pr6sumer que
le taux de croissance serait encore plus bas. L'id6al pour le
President Martelly serait de reconduire le gouvemement actuel
jusqu'A la fin de l'exercice en course pour avoir une chance de
se rapprocher des 8% de croissance prdvus par l'actuel Ministre
des Finances. Mais ce ne serait pas << politiquement correct >>,
m6me s'il favorisait l'amorce d' << une revolution de croissance
dconomique >>.
Amorcer o la revolution de croissance dconomique o


d partir de 2011-2012
De toute manibre, si l'onveut sortir de cette situation
et contempler le d6veloppement de ce pays d'ici 2035, il fau-
drait viser haut en matibre de croissance 6conomique. Comme
l'a rapport la Fondation Haitienne pour le d6veloppement
int6grale latino amdricain et carib6en (FONHDILAC) dans son
<< document d'orientation pour la refondation de l'Etat d'Haiti
selon une vision haitienne. Avril 2011 >>, les 6conomistes,
Charles CASTEL, Gouvemeur de la Banque de la R6publique
d'Haiti (BRH), Carl BRAUN, PDG de 1'UNIBANK, et Charles
CLERMONT, PDG du Fonds d'Opportunit6 et du Renouveau
d'Haiti (FORH),pensent respectivement que notre pays peut
doubler son PIB en 10 ans avec 7% de croissance l'an, en 6
ans avec 12% de croissance par an, et en 5 ans avec 15% de
croissance l'an. Ces 6conomistes ont appuy6 leurs provisions
sur leur longue experience du march financier haitien et de
l'6conomie haitienne. Carl Braun pense qu'il faudrait << une
revolution de croissance >> pour arriver A d6velopper ce pays.
Au sein de la FONHDILAC, nous pensions qu'il faudrait des
investissements de l'ordre de 4 milliards de USD par an pour
des taux annuels de croissance 6conomique dans une four-
chette de 8 A 12% du PIB. Pour soutenir le d6veloppement du
pays, jusqu'A en faire un pays emergent A l'horizon 2035, les
investissements devraient se faire dans les six axes de d6ve-
loppement adopts par la FONHDILAC, I'humain, le social,
l'environnemental, l'infrastructurel, l'6conomique et la gou-
vemance (politique) avec une repartition equitable des effects
de cette revolution de croissance 6conomique. Ces six axes
englobent parfaitement les quatre (4) axes de administration
Martelly ou 4 E, A savoir : Education, Emploi, Environnement
et Etat de Droit. Alors ? En avant done pour cette revolution
de croissance 6conomique tout en r6duisant notre croissance
d6mographique et en r6partissant de maniere equitable la ri-
chesse issue de cette croissance 6conomique soutenue ! Kote
sa nou pa ka fe la ?


Interview de l'Ambassadeur

Luis Fernando Andrade Falla


(AEC... suite de la page 8)
sont : la CARICOM don'tt Haiti est membre), un group compose
par trois pays int6gres (la Colombie, le Mexique, le Venezuela),
l'Amerique Centrale, ainsi que les pays non-regroup6s (Cuba,
Panama, Republique Dominicaine).


4- Commentpercevez-vous


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Haiti depuis que vous tes Secrdtaire
Gdndral de l'AEC ?
J'ai ete ravi que la
premiere ann6e de mon mandate
en tant que Secretaire General
en 2008, ait coincide avec la
Presidence d'Haiti au Conseil
des ministres de I'AEC, au titre
du group des pays de la CARI-
COM. Par ailleurs, Haiti a aussi
obtenu dans la mdme p6riode, la
residence du Comit6 Special
sur la reduction des risques de
catastrophes naturelles.
Pendant la pr6si-
dence du Conseil des minis-
tres obtenue pour la period
2008/2009, Haiti a fait preuve
d'un engagement fort avec les
responsabilit6s inh6rentes a la
plus haute instance politique
de I'AEC, en maintenant une
bonne communication et une
coordination efficace avec le
Secretaire General. Haiti a ete
present a toutes les reunions,
en 6changeant avec les pays
membres dans chacun des do-
maines de travail de 1'AEC. Ces


circonstances m'ont permis de visiter Haiti a plusieurs occasions et
de participer a des reunions avec des ministres et des sp6cialistes
techniques haitiens qui ont d6montre leur solide formation et leur
competence dans les sujets abord6s.
Haiti a conclu sa pr6sidence par le succes de la XIVe
reunion du Conseil des Ministres qui s'esttenue le 30 janvier 2009
a l'H6tel Karibe de Port-au-Prince.
Haiti a, dans la measure du possible, pu maintenir au course
des ann6es qui ont suivi sa pr6sidence, son leadership dans certain
domaines, tels que la reduction des risques de catastrophe, le tou-
risme durable et la promotion du commerce et de l'investissement,
ainsi que le enforcement institutionnel de 1'AEC.
5- Pouvez-nous parler brievement du Forum des Affaires de la
Grande Caraibe ?
Les chefs d'Etat et de gouvemements de 1'AEC ont ins-
titutionnalis6 le Forum des affaires de la Grande Caraibe, come
6tant un mecanisme essential pour promouvoir le commerce et les
investissements dans la region. Le Forum a lieu chaque ann6e dans
le pays qui se propose de l'organiser. Au course de ces demieres
ann6es, le Forum s'est tenu a Aruba et en Haiti. Il convient de pre-
ciser que le Forum qui a eu lieu en Haiti du 21 au 24 Octobre 2009
a ete un succes, grfice a un effort et aux synergies entire 1'AEC, le
gouvemement haltien, le secteur priv6 national et stranger, ainsi
que les institutions internationals.
6- Le Tourisme durable est-il un ildment important dans
l'agenda actuelle de l'AEC ?
Le tourism durable est I'une des questions cl6s sur lequel l'ordre
dujour de I'AEC se concentre. Ce secteur repr6sente pour la plupart
des pays membres, surtout pour les plus petits et vuln6rables pays,
la principal source de revenues, d'emplois et d'investissements
pour leur d6veloppement 6conomique et social. Pour r6pondre a
la question du tourism dans une perspective r6gionale, les chefs
(AEC / p. 11)


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Mercredi 08 Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV * N� 20








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Interview de l'Ambassadeur Luis Fernando Andrade Falla


(AEC... suite de la page 10)
d'Etat et/ou de gouvemement ont d6fini la << Zone de Tourisme
durable de la Grande Caraibe>>, comme 6tant le cadre du Comit6
special sur le tourism, qui est l'organe technico-politique dans
lequel les pays membres discutent et approuvent les initiatives,
programmes et projects.

7- Comment l'AEC et ses membres pergoivent-ils le processus
de reconstruction d'Hafti apres le tremblement de terre du 10
janvier 2010 ?
Les pays membres de I'AEC qui ont maintenu une presence perma-
nente en Haiti ces demieres ann6es en s'atelant a divers domaines
de cooperation, ont immediatement reagi a la situation tragique
provoqu6e par la crise humanitaire ayant suivi le tremblement de
terre. D'autres pays membres ont ete en avant-garde de l'urgence,
et ont depeche de l'aide de toutes sortes en Haiti.
Les pays membres se sont reunis lors du Conseil des Ministres le
22 Janvier 2010, soit 10 jours apres la trag6die, et ont public une
declaration soulignant les points suivants:
a. Nous tenons compete du fait que l'Association des Etats des
Caraibes est une organisation pour la consultation, la cooperation
et Faction concert6e entire les Etats et les territoires de la Grande
Caraibe;
b. Nous tenons 6galement compete du fait que des principles de
solidarity et de cooperation regional conventionn6s par les Pays
Membres de l'Association des Etats de la Caraibe et contenus
dans le Trait6 Constitutif de l'Association, notamment dans le
Paragraphe 1 de l'Article III dudit traits Constitutif qui d6finit
I'Association come un organisme pour la consultation et l'ac-
tion concert6e pour r6pondre aux diff6rents besoins particuliers
de ses Membres;
c. L'on reconnait avec une profonde preoccupation que l'actuelle
crise ne fait que commencer et que les efforts du pays pour se
refaire signifieront un d6fit immense caract6ris6 par des obstacles


additionnels dans le domaine social et 6conomique auquel fait face
actuellement la population d'Haiti;
d. L'on invite tous les pays de la region a foumir de l'aide a Haiti
en partageant leurs experiences et les lemons apprises dans le do-
maine de la reconstruction et le d6veloppement, en reconnaissant
l'importance du soutien que l'on peut offrir a Haiti au travers de
la Cooperation Sud-Sud;

e. L'on demand de coordonner des initiatives d'aide regional
et international pour Haiti, et de creer des mecanismes efficaces
pour la remises desdites aides, afin de garantir que l'aide d'ur-
gence et les processus de reconstruction et de d6veloppement a
long terme -y compris la reduction de la pauvret6- repondent aux
priorit6s de d6veloppement national d'Haiti.

8- Depuis 2005, il n'y a pas eu de Sommet des Chefs d'Etat de
I'AEC.Quelle en est la raison et quelles sont les conditions pour
l'eventuelle organisation d'un Sommet ?

C'est en 2005 effectivement qu'il y a eu le demier Sommet de
I'AEC. Il s'est tenue a Panama. Lorsque la Colombie 6tait Pre-
sidente du Conseil des ministres dans la p6riode 2009-2010, la
possibility de convoquer un sommet de I'AEC a ete explore. Ce-
pendant, les conditions pour qu'une decision de cette importance
soit prise dependent des plus hautes autorit6s politiques des pays
membres.

9- En tant que Secretaire General de I'AEC, comment percevez-
vous le bilan de I'AEC et quelles sont les perspectives pour les
prochaines annees ?
Les principles et les objectifs ayant done vie a I'AEC sont main-
tenant en vigueur. La cooperation et expansion du processus
d'int6gration de la Grande Caraibe sont une reality incontoumable.
Bien qu'il y ait des moments ou des circonstances qui pr6sentent


des difficulties complexes et des d6fis, les procedes d'int6gration
sont a long terme et leurs r6sultats ont prouv6s qu'ils produisent
plus de possibilities de d6veloppement que s'ils n'existaient pas.
Aujourd'hui, l'Amerique Centrale, par example, est plus int6gree
depuis la creation de I'AEC. Par example, Belize est membre
de la CARICOM, et la Republique Dominicaine y participe en
tant qu'associ6e. En outre, le Panama s'est mieux int6gre dans
le system de l'Amerique Centrale. Par ailleurs, la Republique
Dominicaine fait parties du CARIFORUM, permettant ainsi une
convergence progressive entire les processus d'int6gration sous-
regionaux.
En parallele, un processus d'int6gration d'infrastructures dit
<< M6so-Amerique >> se d6veloppe sur la parties continental de la
Caraibe, en partant du sud du Mexique jusqu'a la Colombie. Cela
a contribu6 a renforcer la connectivity et le d6veloppement du
commerce et des investissements dans la region, ce qui est l'un des
objectifs de I'AEC. Vous pouvez vous attendre, plus t6t que pr6vu,
a ce que la connectivity au niveau des infrastructures a6riennes,
maritimes, logistiques et autres s'6tende, a partir du bloc M6so-
americain et du bloc Unasur, jusqu'a la Caraibe d'une maniere
comprehensive et coordonn6e, dans le cadre du d6veloppement
du processus d'int6gration continental connue sous le nom de la
Communaute des Etats latino-americains et carib6ens (CALC).
L'AEC est une example unique par sa nature qui advance progres-
sivement, peut-dtre pas aussi vite que pr6vu, mais qui repr6sente
le v6hicule institutionnelle grfice auxquels 25 pays membres
convergent pour discuter des questions qui sont d'int6ert vital et
commun.
Propos receuillis par Azad Belfort
pour Haiti en Marche.
Azad Belfort DESS de Diplomatie
et d Administration Internationale
Paris 1-Pantheon-Sorbonne
azad59 2009@yahoo.fr


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Mercredi 08 Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV * N� 20


� La corruption rev&t des diguisements infinis. > F.


Herbert


Chores amies lectrices, chers amis lecteurs, a chaque
fois que j'entends parler de lutte centre la corruption, chez
nous, je ressens un frisson dans le dos, j'ai la chair de poule.
Elle est tellement ancr6e chez 1'6tre human queje me demand
comment s'y prendra-t-on pour r6ellement l'6radiquer. Comme
le paludisme, ce flcau mondial qui ne cesse de tuer chez nous.
Comme l'analphab6tisme, ces menottes de l'esprit. En r6alit6,
la corruption, cette maladie de l'esprit, est pire que le paludisme
car ceux qui en sont atteints sont difficilement r6cup6rables.
Sauf peut-6tre la privation de l'une de leurs deux mains. Ou
des deux. Si ton bras droit te fait tr6bucher et tomber dans la
corruption et dans le p6ch6, coupes-le. Si c'est le bras gauche,
fais-en autant car, comme disent les << Saintes Ecritures >>,
mieux vaut rentrer manchot ou estropid dans le << Royaume
des cieux > que de vivre l'6ternit6 dans les feux de la g6henne.
J'imagine que l'Haitien, intelligent comme il est l'est, voudra
trouver la solution de maintenir ses membres, s'offrir la belle
vie aux d6pens du Tr6sor Public, et 6viter les consequences
negatives de son << esprit fraudeur >. VoilW done pourquoi le
nouveau Pr6sident semble vouloir offrir une paire de menottes
a chacun de ceux qui auront voulu accepter un poste dans son
Gouvemement, car, loin de vouloir se couper les mains qui lui
auront fait tomber dans la corruption, connaissant l'Haitien, il
voudra aller toujours plus loin et tirer profit de la misbre des
autres. Mieux vaudra done le menotter, le ligoter et 6viter qu'il
ne nuise. J'ose croire que le symbolisme des menottes voudra
aussi dire << Transparence > tout au long du mandate de notre
<< President >>, << comme il faut >>, << Tt kald , et que bient6t,
rien que pour dissiper tout type de malentendu, il nous offrira


Menottes !

a tous les Haitiens les details des d6penses de l'investiture
que diff6rents m6dias, sans aucune preuve, ont d6jh estim6 a
180 millions de gourdes. II faut toujours bien commencer si
on veut bien finir !
Enfin chers amis lecteurs, cela fait plaisir d'enten-
dre le PMD, notre Premier Ministre D6signd, confirmer que
la nouvelle pr6sidence entend s'attaquer aux structures de la
corruption. Une paire de menottes accompagnant tout poste
public est un message subliminal trbs touchant. En plus, la
<< reddition de comptes >. Toute gourde du Tr6sor Public doit
6tre correctement utilis6e, pour le bien-6tre des Haitiens et
non pas pour celui de ceux qui en ont la gestion. Ni une seule
gourde mal g6rde. Rien n'a &t6 dit du << dollar >. Du << dollar
corrupteur > des << bailleurs de fonds >, rien n'a &te dit. De
<< l'Euro corrupteur > non plus. La << reddition de comptes >
doit impliquer a tous ceux et a toutes celles qui profitent de la
<< misbre du pays pour<< s'enrichir > ou pour<< mieux vivre >>.
Elle doit << responsabiliser >> a tous ceux et a toutes celles qui
utilisent l'artifice des << tentes > mis6rables pour se construire
de luxueuses << villas >. Qu'ils se trouvent dans le priv6, dans
le social ou dans la politique, si leurs activities touchent de prbs
ou de loin le << secteur public >, la reddition de comptes doit les
concemer car la corruption rev&t des diguisements infinis.
Chores amies lectrices, chers amis lecteurs, le symbo-
lisme lid aux menottes est poignant. Rien de plus humiliant et
de plus d6gradant qu'une paire de menottes. Le 14 mai dernier,
l'image de l'un des << grands du socialisme franqais > menott6,
accompagn6 de deux policies, nous a montr6 que la dignity de
l'individu est un privilege pour lequel il faut savoir letter. Un


peu plus pris de nous, nous avons vu comment notre orgueil
collectif subissait l'humiliation de voir de hauts responsables
de l'Administration haitienne trainer le poids de leur avidit6
sous les chaines de la << DEA >>.
Enfin, chers amis lecteurs, le message subliminal
des menottes peut ne pas suffire car rien n'a &te dit du travail
a r6aliser. Au Chili, le Pr6sident Pifiera avait remis a chacun
de ses Ministres une montre et un casque. Le << casque > pour
leur indiquer qu'il fallait se mettre tout de suite au travail pour
reconstruire un pays qui venait de souffrir l'un des plus violent
s6ismes de son histoire. La << montre > pour leur indiquer qu'il
n'y avait pas de temps a perdre. Dans le cas d'Haiti, il faudra
done suivre l'exemple du Chili et remettre a chacun des nou-
veaux Ministres, un<< TROUSSEAU > contenant : une pioche,
un casque de chantier, une pelle, une brouette, une lampe au
k6rosne << t&t gridap >, une montre. Car, il faut se mettre au
travail, il faut donner l'exemple, il n'y a pas de temps a perdre
et il faut crder les conditions pour le faire, sans l'aide des autres.
Nous devons nous en rendre compete, rien qu'h consid6rer le
<< detail >> de la MINUSTHA, qui vient de c6l6brer le premier
juin dernier la septieme annde de sa presence ininterrompue
sur le territoire national, sans que ses effectifs ne se soient
mut6s en, << corps de g6nie , ou en << assistance m6dicale >>.
Nous devons nous rendre a l'6vidence que notre misere sera
permanent si nous n'agissons pas ensemble pour la << menot-
ter >. C'est une affaire haitiano-haitienne. Pour reconstruire le
pays. Pour construire une soci6t6 coh6rente.

Oscar Germain
germanor2005@yahoo.fr
Juin 2011


Une semaine de vacances productive pour quatre universitaires

du Honors College du Wolfson Campus de Miami Dade College


Quatre 6tudiants du Honors College du Campus Wolf-
son de Miami Dade College ont r6alise une grande premiere
pour leur university en faisant don de leur temps de vacances
du 2 au 6 mai 2011 pour contribuer a l'organisation d'une
semaine d'activit6s 6ducatives avec les &l1ves et professeurs
de l'Ecole Nouvelle Zoranje. L'Ecole Nouvelle Zoranje est un
6tablissement primaire qui dessert principalement les enfants
qui habitent au Village de la Renaissance dans la commune
de Croix-des-Bouquets. C'est une cole pilote qui voudrait
servir de module pour le d6veloppement d'autres 6coles simi-
laires dans les milieux d6favoris6s en Haiti. L'6cole est g6rde
par l'organisation non gouvemementale haitienne Pro Dev
(Progris et D6veloppement a travers lajeunesse d'Haiti) avec
1'aide financibre de ses partenaires internationaux. La Pro Dev,


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mise sur pied et dirig6e par Max P6nette, sa fille Maryse et son
maria, Daniel Kedar depuis 1996, a entam6 la construction de
l'Ecole Nouvelle Zoranje en octobre 2010, peu de temps apres
le s6isme du 12 janvier.
L'id6e de la r6alisation d'une petite foire de sciences
parut a partir d'une conversation qui eut lieu en f6vrier 2011 en-
tre Mine Alzire Rocourt, directrice p6dagogique de la Pro Dev
et Mr. Bernard Mathon, professeur de Math6matiques au Miami
Dade College au course d'une visit de l'6cole par ce dernier.
Une proposition de project pilote pour une semaine
d'activit6s 6ducatives avec la participation de quatre
universitaires d'origine haitienne fut pr6sent6e par
le professeur Mathon et requt l'approbation finale
du conseil de direction de Miami Dade College en


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avril 2011.
La premiere semaine du mois de mai a l'Ecole Nou-
velle Zoranje fut une semaine memorable pour ces universi-
taires et pour les jeunes de 4eme et 5eme annde fondamentales et
leurs professeurs. Les activities et petites experiences scienti-
fiques ont inclus : - un test de comparison sur l'eau potable
et l'eau non potable; - l'utilisation de petits panneaux solaires
(VOIR / p. 15)


Accompagnes de leur professeur Bernard Mathon, les 4 universitaires
du Miami Dade College font lajoie de leurs pupilles
de l'Ecole Nouvelle Zoranje, au nord de Port-au-Prince


Page 12


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Mercredi 08 Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV * N� 20


ENVIRONNEMENT


Cette annde, pour c6l6brer la joum6e mondiale de
l'environnement, le 5 juin, la FONDTAH (Fondation pour le
D6veloppement du Tourisme Altematif en Haiti) avait d6cid6
de rendre un HOMMAGE AUX CACTUS. Cela se passait
dimanche au parc de Fonds Parisien.


qu'elle n'est pas n6cessairement une mal6diction.
Quandje parole des organisateurs, il ne s'agit pas seu-
lement de la FONDTAH, avec son coordonnateur l'agronome
Jean Camille Bissereth, mais aussi de la SODEPA, la soci&te
qui gere le parc avec son PDG, le gdologue Geffrard Jean. Ils
U . ,.. , -'.'
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lent carbon de bois ; son cousin le campeche a &te pendant
longtemps un de nos plus important produit d'exportation, a
cause de lateinture que l'onpeut en extraire ; nous connaissons
aussi l'aloes, aloe vera, don't nous ne tirons cependant pas as-
sez parti, quand on sait quelle importance il a dans l'industrie


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Paysage de cactus et bayahondes au parc natural de Fonds Parisien, symbol du tourism alternatifpromu par l 'agronome Camille Bissereth (photos B.E.)


De6j l'annde dernire, la FONDTAH avait c6l6br6 la
joumre de l'environnement avec une << foire 6co-touristique
et de production >> dans ce meme pare (voir Et pourtant ...,
HEM, Vol. 24, # 21, du 16-22/06/2010); mais l'6venement
avait eu lieu le 12juin a cause d'une autre c6r6monie organisde
par le Ministbre de l'Environnement a la date du 5 (voir GEO
Haiti, HEM, Vol. 24, No. 20, du 09-15/06/2010).
Cette fois-ci, il s'agissait de d'attirer l'attention du
public sur le cactus. Bien sur, quand on pense cactus, on pense
g6ndralement a un environnement dess6ch6, sans parler des
pines qui peuvent 6tre trbs douloureuses, or cette vari&te de
v6g6taux couvre une surface relativement important de notre
territoire et les organisateurs de cette expo ont voulu montrer


ont am6nag6 dans la parc unjardin botanique avec une expo-
sition permanent ou on peut observer diff6rentes vari6t6s de
cactus, mais aussi des agaves et des arbres qui s'apparentent
a ces groups tels notre bon vieux bayahonde qui porte ce trbs
joli nom scientifique de prosopisjulifora.
Pour chaque espece, un panneau indique le nom cou-
rant, mais aussi le nom scientifique, et, au course le la tourney
organisde pour les visiteurs, les h6tes ont indiqu6 les propri6t6s
culinaires, m6dicinales et autres des especes exposes. Car les
cactus ne sont pas seulement ces plants d6coratives que les
am6nagistes ont d6couvertes depuis longtemps ; diff6rentes
vari6t6s exposes peuvent 6tre source de richesse.
Nous savons d6jh que le bayahonde donne un excel-


cosm6tique ; mais il y a d'autres vari6t6s d'agaves a partir
desquelles les Mexicains pr6parent des boissons alcoolis6e
telles le mezcal, et surtout la tequila qui est aux Mexicains ce
que le rhum est aux Haitiens et que l'on retrouve dans tout bar
qui se respect, a travers le monde.
Au course de la visit, j"ai vu plusieurs personnel qui
prenaient des notes ; cette journey sera-elle le point de depart
de petites entreprises de production et de transformation ? Si
c'est le cas, les organisateurs auront gagn6 leur pari !
Le cactus n'6tait cependant pas la seule vedette de la
journey. La FONDTAH est une des institutions repr6sent6es
au sein de la FONHDILAC (Fondation Haitienne pour le
(VOIR / p. 15)


Haiti a la Biennale de Venise


Pour la premiere fois de son histoire, Haiti est pr6-
sente cette annde a la Biennale d'art de Venise avec 15 artistes
plasticiens.


Exposition : Haiti, Royaume de ce monde


Videos, collages, mobiles, sculptures, installations:
la quantity et la quality des oeuvres pr6sent6es montrent la
vivacity et la diversity de la scene artistique haitienne en d6pit


de sa situation 6conomique.
"C'est une culture qu'on
ne connait pas, qui est souvent
cantonne au << naif >> alors qu'il
y a une vraie geste de la plastique
contemporaine", explique dans
un entretien avec l'AFP RWgine
Estim6, du Service cultural de
l'ambassade d'Haiti en France,
qui a supervise l'organisation de
l'Nv6nement.
Installke dans les locaux
de la Fondation Querini Stampa-
lia, 1'exposition "Haiti Royaume
de ce monde", inaugurde jeudi
en presence des artistes partici-
pants et du ministry franqais de
la Culture, Fr6d6ric Mitterrand,
est ouverte au public depuis le
vendredi 3 Juin.
Cela a &te une veritable
gageure d'organiser l'exposi-
tion en deux mois et demi avec
un budget limit (seulement
100.000 euros !). Ces fonds ont
&te rdunis grice a l'Ambassade


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d'Haiti en France, I'Institut Franqais et le m6c6nat de la cr6atrice
de mode franqaise Agnes B.
(VOIR / p. 14)


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Mercredi 08 Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV * N' 20


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E n B ref... (...suitedelapage2)
A ce jour, les instructeurs europ6ens et nationaux ont d6ji assure la formation de 683
volontaires. D'ici la mi-juillet ils auront atteint plus de 2,000 volontaires, ce qui per-
mettra de couvrir 104 communes sdlectionnmes pour leur vuln6rabilit6. Ces volontaires
seront les premiers a pouvoir utiliser leurs nouvelles comp6tences dans les operations
de secours et ainsi faire face a la saison des ouragans.

Industrie: visit en Haiti d'une assistant de Hillary Clinton
L'assistante de la Secr6taire d'6tat americaine, Cheryl Mills, 6tait en viste ces derniers
jours dans le pays pour rencontrer des membres du secteur priv6 et se r6unir avec le
nouveau president de la r6publique, a appris HPN.
Cheryl Mills s'est rendue dans le nord avec des membres du secteur priv6 oi un parc
industrial sera drig6, a indiqu6 l'industriel George Sassine.
M. Sassine estime que la visit de Cheryl Mills est "une demonstration de l'importance
que les Etats-Unis accordent au project visant a 6tablir un pare industrial dans le nord,
qui pourra engager au moins 50.000 personnel dans les 4 prochaines ann6es".
Le gouvernement amdricain qui s'est engage i soutenir ce project, a promise de donner
6.000 maisons pour les ouvriers et un group Olectrogene pour la region.
Par ailleurs, un group d'investisseurs sud cordens se trouvaient jeudi (2 juin) dans le
(EN BREF / p. 16)


Haiti a la Biennale de Venise


(... suite de la page 13)
Pour cette derniere, cette presence
a Venise "veut dire qu'Haiti est vivant et que
les artistes vont pouvoir continue a vivre et
a travailler (...). Ce pays a besoin d'une aide
immense, pas seulement d'argent mais aussi
d'interet", estime-t-elle.
Un avis partag6 par l'un des artistes
exposants, Edouard Duval-Carrid: "En Haiti,


(Euvre de Teresa Mars : les visiteuses sont Re,
(Ambassade d'Harti en France) etLaurence
(Ambassade d'Harti a Rome)
le mis6rabilisme prime ; parfois il faut un peu
casser qa, parce que c'est un pays complex
comme n'importe quel autre pays. il y a aussi
de l'art, de la culture, et c'est important pour
notre fiert6".
Lui-m6me pose en tenue d6contrac-
t6e pour les photographs devant l'une de ses
oeuvres, "La promenade du Grand Baron", un
squelette en costume coiff6 d'un haut-de-forme
peint en paillettes argent6es sur un fond noir
repr6sentant une fort luxuriante.
Un peu plus loin, Pascale Monnin
propose un mobile d'une beauty macabre
compose d'un masque en c6ramique et d'un
crane human d6cords de perles et de tresses
en macram6. Une oeuvre intitul6e "Royaume


de ce monde - L'ange sacrifid", allusion sans
doute au destin tourment6 de la R6publique
haitienne.
Le terrible tremblement de terre qui
a mis a genoux Haiti est present a travers les
photos de Roberto Stephenson: immeubles
6croulds et paysages d6solds oF l'artiste a
choisi de ne faire figure aucun 6tre human.
L'humour est tout de m6me present,
comme dans ces tentes de fortune faites de

connait un drap d'enfant
avec des imprim6s de Titi
et Grosminet.
Sergine Andrd,
. une jeune peintre qui a
toujours vecu en Haiti mais
se trouve Bruxelles depuis
9 mois, a choisi come
th6me espritt de la mort
dans le vaudou haitien'.
"On pense nos ancatres,
p Q tous ceux qui sont morts.
C'est une faqon de ne pas
les oublier" !
Les artistes expo-
sant leurs creations sont par
gine Estimd ordre alphab6tique: Sergine
e Durand Andrd, Elodie Bartelemy,
Mario Benjamin, Jean-
HWrard Celeur, Maxances Denis, Edouard
Duval-Carrid, Andrd Eug6ne, Frank6tienne,
Guydo, S6bastien Jean, Killy, Tessa Mars,
Pascale Monnin, Pask6, Barbara Pr6zeau,
Michelange Quay, Roberto Stephenson et
Herv6 T616maque.
Ces oeuvres r6alis6es sur toutes sor-
tes de support se groupent autour du theme
central : 'Haiti royaume de ce monde'
Le commissaire de l'exposition est
Giscard Bouchotte
Les ambassades d'Haiti h Paris et
h Rome sont repr6sent6es par Mme R gine
Estime et Laurence Durand.
L'exposition est visible jusqu'au 31
juillet. E.E.


Page 14


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San RdveiI ienrusiq~ue

Au Pipirlt chantant


MOI od]ie Matin ecmru
In ti frni ii m%, fnkrview, An"-doles, H Uiru mr,


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Le dique de I'Audlteur


Le Fi Ca
infomrni iif tirns I',L'LAn.M PPwrvv-Lulubs

Lady Blues av .Elsi e

C'estsi Bon en chansons...

Le Bon Vieux Temips


LelJournal de 5 heures
4hvz~w %Vii 44.~r lerIe -ii
et 'M1.1 kl Ja n J' i 1 )-d I 4L I k-.�ir
Moilodle 46 Company
Di reIoppeltem i'rn rable

Arno r ySabor ciiLuiarm
Soijr Informiations

Notre Grand Concert
L. un & Mir. I 'hewe krc . ';qk
Amt. &Dnim. Ja,,,iil tes

Cava tiers, prenez vos dames


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Mercredi 08 Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV * N� 20


Ti Gout na Ti Gout ak.4ii \luA,/,


MINI ANTOLOJI EKRIVEN
SOSYETE KOUKOUY

Atik sa-a soti nan Paw6l Krey6l #1 revi liters Sosyete
Koukouy
N'ap jwenn Paw61l Krey61l #1 ak #2 nan liv anfoli
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Plis pase 45 ane nan devlopman Literati natif-natal peyi
Ayiti

SOSYETE KOUKOUY AP SOU WEBCAST LIBRARY OF
CONGRESS WACHINTONN NAN MWA JiYE 2011
-------------------------------------------------
HENRI-ROBERT DURANDISSE

Henri-Robert Durandisse se natif Leyoghn, Ayiti. Se la li
pase tout jenes-li. Depi lane 1979 l'ape viv Monreyal (Kanada),
kote li patisipe nan anpil aktivite sosyal ak kiltirtl.
Henri-Robert se manm Sosyete koukouy. Li manm fon-
date <>. De 6ganis sa yo travay nan domen
literati. Li realize plizye proje kiltir6l ansanm ak groupman
sa yo. Li patisipe nan piblikasyon ki frt nan Monreyal (Kebek,
Kanada) tankou nan peyi Lafrans.
Pwezi sanba Henri-Robert se lomeyans lanmou pou lavi
apre lavi. Se sa ki mennen-li pibliye youn sidi pwezi ak mi-
zik Amour je te tutoie (bileng franse, krey61l, 2004) ; ak youn
rekey ki rele Langay lanmou (2008).
Langay lanmou se youn rekey kote proz powetik taye
banda ak pwezi anba menm tonal. Li divize an plizye moman.


Langay lanmou se youn rekey san (100) paj anviwon ki degaje
lode younjadenjasmen, kote anmoure anmour&z pral viv tout
foli lanmou. Younjaden kote tout mounn ap trouve pa yo.
Pou powet Henri-Robert, < san limitjouk nan jwisans lavi. Pwezi se ketpou belte lavi, se
lanmou chetout. Lanmou lamitye. Lanmou sakre >>
Piblikasyon
Ev powkt la:


2008

2004


oLangay lanmoun. Editions Soci/tt Paroles,

oAmour, je te tutoie. Editions Paroles,


Diskografi :
oAmour, je te tutoien, vwa Marie Michelle
Amtdde Volcy, Fayolle Jean et coll. Disk kompak,
Editions Paroles, Monreyal, 2004.



MANNO EJEN
(EMMANUEL EUGENE)

Kreyolis, konferansye, Manno Ejn ekri s6lman an krey6l.
Li se manm fondate Sosyete Koukouy, seksyon Kanada, epi
manm komite redaksyon Revi Krey6l. K6donate selebrasyon
Jounen Entenasyonal Krey61l (Monreyal, 1988-1990). Manm
Bannzil krey6l, seksyon Amerikdin6 (Monreyal, 1987-1988).
Manm asosyasyon kiltiril Mouvman krey61 (Ayiti, 1961-1967).
Li pibliye plizye teks sou krey61 nanjounal, patisipe nan dives
emisyon radyo an Ayiti, tankou nan dyaspora a. Li patisipe


nan plizyte semine, epi prezante dives konferans sou lanng ak
pwezi krey61l nan Otawa, Boston, Monreyal, Ayiti.

Jounalis epi sendikalis lapres, Manno Ejen kolabore k6m
editoryalis nan emisyon L Ayisyen (Radio Centre ville, Mon-
reyal, 2003). Kowoperanvolont << Oxfam-Qutbec / OCSD �,
li travay k6m rep6te nan journal Libhte (Ayiti, 1990-1996).
Patisipe nan mete sou pye premye sendika lapres an Ayiti,
<< (STPH) Syndicat des travailleurs de la press haftienne �,
epi patisipe nan plizye semine << (FIP) Federacion Internacio-
nal de Periodistas �, (Costa Rica, 1995-1997). Li kolabore
k6m kwonikU epi rep6te nanjounal << Prtsence >> (Monreyal,
1990), < L'Objectif>> (Monreyal, 1989).

Manno Ejen se envite 7em ak 9em Festival Litere
Entenasyonal << Metropolis bleu >> (Monreyal, 2005 / 2007).
Patisipe nan ekspozisyon liter pemanan << La potsie prend le
mtro >> (Monreyal, 2005). Pote premye may61<< Prix Jacques
Stephen-Alexis de la nouvelle > pou teks De ti tou pou deklete
lalin (Lodyans, P6toprens, 1998). Finalis konkou powem f&t
manman pou teks Pitit se baton veyrs (Pwezi, Choublak ak
kamelya, MK. Koleksyon Koukouy, Ayiti, 1967). Li patisipe
nan plizye antoloji ak dives aktivite liter.

Pow&t, odyanse, dize, Manno Ejen pibliye Aganmafwe-
zay (Odyans, Ed. PrMs Nasyonal, 2008), Vwa zandb / des myst&res n (P% c/i / i. A/i. oire d 'encrier, 2007), Ekziltik
(Pwezi, Koleksyon koukouy, 1988). Youn pwezite sou lekzil
k'ape bouske kote idantite-li anchouke.
Manno Ejen se natif Gwanntanamo, nan peyi Kiba. Pitit
de vyewo ayisyen, li ft 2 jiye 1946.


Une semaine de vacances productive...


(... suite de la page 12)
pour faire fonctionner une petite voiture; - la propagation
rapide de bact6ries dans un plat de nourriture qui a &td laiss6 A
l'ext6rieur; - l'utilisation de l'6nergie dolienne A des fins pra-
tiques; - le r6le que peut jouer la propagation de gaz provenant
d'un mdlange d'une solution acide comme le vinaigre et une
base comme le bicarbonate... Des activities pratiques favorisant
le travail collectif dans l'apprentissage des math6matiques ont
6galement et& introduites.
Ce genre d'6change entire universitaires d'origine
haitienne et 6coliers haitiens peut 6tre tris utile dans l'avenir
pour les deux groups concerns. D'un c6td, les 6coliers qui
vivent en Haiti peuvent b6ndficier de l'exp6rience pratique que
nosjeunes universitaires ont acquis dans les course de sciences
et de math6matiques qu'ils ont suivis A l'6cole ou A l'universit6
aux Etats-Unis. D'un autre c6te, les universitaires apprennent
ainsi A mieux connaitre les aspects positifs et les limits du
systeme 6ducatif haitien ainsi que les capacit6s desjeunes avec
lesquels ils ont l'opportunit6 de travailler.
Apras leur semaine A l'Ecole Nouvelle, les etudiants
du Honors College nous faisaient les remarques suivantes:
Kenny Pierre, 6tudiante de premiere annde, concentration bi-
ologie, commentait ainsi: << je pensais que les 6coliers seraient
anxieux, tendus et peu ouverts. J'ai trouv6 au contraire des
enfants trts accueillants qui posaient beaucoup de questions
et avaient le d6sir d'apprendre >>. Estanley Baptiste, 6tudiant
de premiere annde, concentration math6matique, abondait
dans le meme sens : << j'ai trouv6 un group d'6coliers encore
plus disposes A 6tudier queje ne l'avais esp6r&. Les l1ves de
l'Ecole Nouvelle avait la soif du savoir. Mon experience a &tt
une source de motivation...j'ai eu l'opportunit6 d'apprendre
des 6coliers pour mieux les aider dans le future >>. Joschel
Piquion, 6tudiant de premiere ann&e, concentration biotech-
nologie, ajoutait: < et disciplines. J'ai observe qu'ils 6taient aussi tris intelligent.
Cette experience a augment mon amour pour l'6ducation et
me pousse s6rieusement A consider une carri&re dans le do-
maine >>. Ashley Villard, qui venait tout just de recevoir son
diplome "Associate inArts", concentrationbiologie, de Miami
Dade College avec les plus grands honneurs, nous confiait:


Expo cactu


au jardin h

(... suite de la page 12)
Ddveloppement Int6gral Latino-Amdricain
et Caraib6en) et Jean Camille voulait aussi
donner A ce group l'occasion de presenter
son DOCUMENT D'ORIENTATION POUR
LA REFONDATION DE L'ETAT D'HAITI
SELON UNE VISION HAITIENNE qui fait
suite au PLAIDOYER POUR LA REFON-
DATION DE L'ETAT D'HAITI SELON UNE
VISION HAITIENNE public au d6but du mois
de frvrier 2010.
C'est l'ing6nieur Jean Robert Jean
Noel, premier president de la FONHDILAC,
qui fit la presentation du DOCUMENT
D'ORIENTATION, preced6 de l'actuel pr6-
sident, votre serviteur, qui tenta, en quelque
mots d'exposer cette VISION qui anime les
membres de la FONHDILAC. Nous ne pour-
rons malheureusement pas nous 6tendre sur le
contenu du document, nous le ferons peut-6tre
a une autre occasion.


<< c'6tait extraordinaire de voir comment les 6coliers 6taient
accueillants et r6ceptifs. Je pense qu'un project de ce genre
peut ouvrir des portes aux jeunes haitiens qui repr6sentent la
prochaine generation de dirigeants de notre pays et leur mon-
trer qu'ils auront devant eux dans un avenir proche un monde
plein d'opportunit6s �.
Le professeur Mathon a pu noter les aspects positifs
suivants de cette semaine d'6change:
* Le group d'&l1ves sdlectionnes par leurs professeurs ap-
prit A travailler en 6quipe dans la preparation d'affiches
informatives, souvent utilis6es pour les foires de science
au niveau primaire;
* Ces dldves apprirent 6galement A faire des pr6senta-
tions sur des sujets scientifiques qu'ils venaient tout


just d'apprendre devant
leurs condisciples de
classes. Les capacit6s in-
tellectuelles ainsi que le
sang froid de ces jeunes
pour ces presentations de
group qu'ils faisaient
pour la premiere fois
6taient remarquables;
Les universitaires, de
leur c6t6, apprirent a
travailler avec patience
et humility avec de
jeunes 6coliers. Ils
apprirent 6galement A
s'adapter aux conditions
particuli&res de notre
pays;
Les activities ou exp6ri-
ences scientifiques choi-
sies, telles l'utilisation
de l'6nergie solaire, le
recyclage du paper,
l'utilisation de l'6nergie
dolienne, la recristal-
lization d'une solution
supersatur6e d'ac6tate


otanique ...
Enfin, Jean Camille avait eu l'id&e de
profiter de l'occasion pour rendre hommage A
ce president de la FONHDILAC qui avait f6t6
son anniversaire la veille. Il n'6tait pas A son
premier coup. En septembre de l'ann&e der-
nitre, A l'occasion de deux << journmes 6colo-
giques > organisdes le samedi 18 et dimanche
19, il avait organism un hommage A Francois
SRverin (voir Retour A Fonds Parisien, HEM,
Vol. 24 # 35, du 22-28/09/2010); quelques
semaines plus tard, il r6cidivait, en organisant
un hommage A Madame Odette Roy Fombrun;
cette semaine il remettait cela en choisissant
une personnel qui n'a ni l'age ni la notoritt6
de ses deux pr6c6dentes personnalit6s. Le pire
est qu'il met sa victim dans l'obligation de
d6ployer de grands efforts pour se rapprocher
tant soit peu du personnage d6crit dans la
plaque qu'il a reque ; je me demand s'il faut
l'en remercier.
Bernard Ethtart


de sodium, la propagation rapide de microbes en se don-
nant la main quand des measures de precaution ne sont pas
prises.... correspondent Ala r6alit6 social ou physique de
notre pays. Une petite foire de sciences avec concentration
sur ce type de sujets vaut la peine d'etre souvent reproduite
avec l'objectif de permettre A nosjeunes 6coliers et A leurs
professeurs de r6aliser des activities similaires au moins
une fois l'an;
Des universitaires d'origine haitienne pourront b6ntficier
6norm6ment de programmes similaires qui leur donneront
l'opportunit6 de se retremper dans le systeme 6ducatif
haitien et d'apporter leur concours sans arrogance aux
jeunes de leur pays.
Un effort A encourager !


Page 15


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mraa y a biad.h pcu cr"ak -r.'..c ki fir ansc a,'tk alan lak ophs la h i p' ewa pou
enp mare :in.-mrn ---*r,-.. 5e" .Ene a'
n, m, sa a rep-'za'ie ;re- 7 - Plan Sek Ac-e r-, _ pr. -sv orr, rerflans pru
'ret ;f pA'Sv: nar" i vn "ar en[.: mr aras:'nsy .'i, uI', ki rfn "s a 'as , 1 s Ila
" ?,ay> . P "1 9o .a . .:..*,."t [. ' ."1: I I ,",:*- -, ..'***.*i - | yo. Sl'.' C; , c .'7
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.:i :.: r- l Q " os aA ,r.- ,.'..-.. : .,:, -an p, OJC ar
'."i cdsyon an Komle Transptlasyn "',...r � la 'ir [,y [ :.:r Ie pc.J mo.n
,:s wa y,. k ereye 'v/2 /,n ;ale so . sa , knsenf aspe s:-F.S . -k .-knrcmik, ak
an-i.'c'Ia'd :..%:it i jiY o a V1'iHterq! 1 y: k -i Y!j..yJ"9 4Av:-I i:dWa *--0 CH
.rm ', ak 'r:,., -. - ni:.- ; nm k ,...i . , ;: ,, :c s 'a yIn
',c" r mcun i kceside fc :c kont nr:npo6t dl ; zc ki foe'. a ncnpti. a c 3 an
*i -mva or s5y'n k nse-a- ren:n.t -1-' kie ' 1- id - "a1n [r--, 'on o''Wa r i- .r.; ke
o 'e m ap e wu ye n :.l. - *. su- . . :.':1. yo:. 'ioun f ka berAt adsl e
e gen yonW :) -:,: r m:'m'. ,vt: e:B C yo: .. k.. . !<--. , i -I :**.:.' sou , a .i a


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aze sou err le nan :.*,::rc- owA sevis i yo. Gen cat -d ak s-, 3 pou
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Yon e-.eprIl nar- ':.-" i' r; la : aan'wn an lnIrr;:,r kr.r!kle ,y-! LA.ke nan
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w :Da! k cn:erose , en'v !c :'ai': Pu '0:: P- PTP aj ak-osoa
Dou p' enlcmasyorn lanpri Stepern . C.-.:r CenIe'. '" NW FIrst Skteel. Miai. .:rInda 33.128, e eflb
sr. ..iDm ci' rmi midae ggov so t .tt www.migmi(ade
ov.i Se r- :' : ' Knrnl Mid'- -f;:- -: Hi. Ii *: " I-: k n..I g ans
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PAGE Mercredi 08 Juin 2011
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Under New Management


Nou gem you nouvo Bato MV MONARCH EXPRESS


En Bref...
(... suite de la page 14)
pays dans le cadre de l'ouverture d'une usine h
Port-au-Prince.
Justice: le Directeur general de
l'OAVCT en garde A vue
HPN - Le directeur g6ndral de l'OAVCT (Offi-
ce d'Assurance des VWhicules) a &t plac6 lundi.
(30 mai) en garde h vue, Mr Edrick LUandre
fait l'objet d'une enquite pour des faits de dd-
tournement de deniers publics et de corruption,
a appris Haiti Press Network auprbs du Parquet
de Port-au-Prince.I
Nous avons pris une measure de garde h vue, il
est accuse de beaucoup de faits et nous allons
continue de l'interroger", a d6clard le commis- -. ....
saire Fl61ix LUger. ii
Selon les premieres informations, M. L6andre
aurait fait usage de faux et utilis6 l'argent de
son bureau dans des activities personnelles.
De son c6t6, le Directeur g6ndral de 1'OAVCT
d6nonce un complot visant ternir son image. -
I a d6nonc6 "des bras puissants" derrire les
accusations qui p�sent contre lui, sans citer de
nom.
Cholra : Forte pouss&e de l'&pi- i
dbmie ~A la capital, selon MSF
[AlterPresse] --- L organisation humanitaire
M6decins Sans Frontidres (MSF) observe une
<< forte augmentation du nomnbre de cas de cho-
lera � Port-au-Prince > au point que les Centres
de Traitement de Choldra (CTC) mis en place
par cet organisme sont << d6bord6s >>.
<< On a dfi 6tendre la capacity des lits dans tous,
nos centres et en ouvrir d'autres car le nombre ..
de patients devient trbs important >>, declare
Romain Gitenet, chef de mission de MSF II
en Haiti, lors d'une conference de press le
vendredi 3 juin.

Haiti en Marche
Port-au-Prince
100 Avenue Lamartiniere (Bois Verna)
Tel.: 2454-0126, 3452-0428
Miami
173 NW 94th Street, Miami, Florida 33150
Tel. 305 754-0705 / 754-7543
Fax 305 756-0979
New York (914 358-7559)
Boston (508 941-6897)
Montreal (514 337-1286)
email: melodiefm agmail.com
haiti-en-marche ahughes.net
URL: www.haitienmarche.com
Library of Congress # ISSN 1064 - 3896




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