Haïti en marche
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 Material Information
Title: Haïti en marche
Physical Description: v. : ill. ; 45 cm.
Language: French
Publisher: s.n.
Place of Publication: Miami Fla
Miami, Fla
Publication Date: 06-01-2011
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subjects / Keywords: Haitians -- Newspapers -- United States   ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.)   ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.)   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti
 Notes
Language: In French.
General Note: Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 21271733
lccn - sn 92061416
issn - 1064-3869
System ID: UF00098809:00458

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I.a .ge M rhe di g Su era 7J in 01 -V l * -NO19


Daniel Rouzier

met les pieds

dans le plat
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Le pouvoir Martelly se cree

ses propres crises


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DilliCl-CicIJId Rol/IC. I LiI.CC
d( kIl I p 51


Ne tirez pas sur les deplaces.

Ni sur le Maire ...


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G(ililiblinl.bIs ,ILl C .IICloLiI DClilkiu - RoniIc dc: I A:ClO-
poll Le 1111nui dCe DCelnuI s \\ ilsonI JIlkli Cl I Li lCte d LIIiKC
openiollon poll dI.Liiic, I:. Ibis : ld foilini inlistill. I ccI


cinliioln COIIIIIIC LnI lp'LI \ u lLIn I L cpiLI IlC dCipll IC
InInblc IIIbloinIIIIU d Id i tilu 12 Iwin iI1 iC illi
Lc im,111 JtIchli n \ \ 1.,i l_. i111111 ii11101i PCoinLini
I( \ II"' p -I


SCOLARISATION

GRATUITE

Les transferts

plus difficiles

a maitriser
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I EN PLUS...


EN BREF...


Mercredi ler Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV * N' 19


GOUVERNEMENT

Martelly n'a pas interest a nommer

uniquement ses connaissances


PORT-AU-PRINCE, 24 Mai -
L'ex-pr6sident Rend Prdval recommande a
sa plateforme politique (INITE) de laisser
le champ libre au president Michel Martelly
dans la formation de son gouvernement.
Le president Martelly a remport6
les elections sur le theme du 'changement.'
C'est done tout a fait bien de la part de Mr.
Prdval de souhaiter que le nouveau president
puisse mettre en application sa politique.
Cependant les cyniques diront que
c'est une declaration pour la galerie pendant
que, dans les coulisses, on se bat f6rocement
pour le partage des postes.
Ca ne semble pas le cas.
Notre avis c'est que Michel Mar-
telly doit pouvoir utiliser en effet toutes
les armes a sa disposition pour imposer
sa ligne politique. En tout cas celle don't il
se r6clame. Cependant ce n'est pas pareil
que d'etre laiss6 seul pour accomplir toute
la tAche. Et de choisir ses collaborateurs
uniquement parmi ses connaissances, voire
dans son entourage. Les rumeurs jusqu'ici
identifient tous les futurs membres du gou-
vernement parmi les amis et conseillers
politiques du president Martelly.
Or ce n'est pas l'avantage du nou-
veau chef de l'Etat. M6me s'il dispose dans
la rue d'une popularity encore vive, mais
seulement trois membres de la Chambre
basse appartiennent a son camp. La Cons-
titution haitienne donne au Parlement un
pouvoir de supervision capable de devenir
facilement un pouvoir de neutralisation et
de blocage. Les dernires anndes en sont la
preuve. Mais surtout le pays a tellement de
probl6mes a affronter qu'il n'est pas pru-
dent, quelque fort de caractere, energique
et d6termind qu'on soit, de tout prendre sur
ses bras. Martelly risquerait de se pi6ger
lui-meme.
Rappelons avant d'aller plus loin
que le president Barak Obama n'6tait pas
oblige de prendre des R6publicains dans
son gouvernement. Mais il a nomm6 deux
d'entre eux parmi ses ministres et dans les
domaines aujourd'hui les plus sensibles
pour les Etats-Unis : l'6conomie et la s6cu-
rit6.


Normal. La tdche est trop lourde
pour en faire une question partisan.
Le prochain pouvoir haitien va
faire face a des d6fis incommensurables.
. Le pays est 6conomiquement
(surtout physiquement et moralement) au
niveau le plus bas de toute son histoire.
. Les cadres n6cessaires a sa re-
construction ne sont pas 16gion.
. Le president Martelly est un an-
cien chanteur d'une grande popularity mais
sans aucune experience politique.
Idem apparemment la plupart de
ses collaborateurs ... don't son Premier mi-
nistre d6sign6 : Daniel-G6rard Rouzier, un
entrepreneur de 51 ans.
. Enfin le camp Martelly ne dispose
que de 3 sieges a la Chambre des d6put6s
sur 99 et aucun au Snnat.
Voilh done de s6rieux handicaps.
C'est le moins qu'on puisse dire.
Aussi le piege le plus intelligent
que ses adversaires pourraient tendre au
president Martelly ce serait de le pousser
a prendre tout le pouvoir entire ses mains,
ne rien partager avec les autres partenaires
sur la scene politique. Y compris le parti
INITE qui est la plus grande force politique
au Parlement.
Avec toutes ces difficulties, l'ad-
ministration Martelly risque de ne pouvoir
d6coller. Et bien entendu, on s'empressera
de dire que c'est lui qui l'a cherch6 puisque
ayant gard6 le monopole du pouvoir et de
Faction gouvemementale.
C'est l'application du dicton fran-
qais : qui trop embrasse mal 6treint !
D6s lors puisque la rdpublique ne
peut disparaitre, il ne lui resterait qu'une
alternative c'est accepter son 6chec et laisser
l'initiative aux autres forces politiques.
Dans une sorte de cohabitation a
la franqaise.
Alors qu'on peut faire mieux,
n'est-ce pas.
Mais ce sera tout pour
aujourd'hui!

Melodie 103.3 FM,
Port-au-Prince


De Trenton Daniel, The Associated
Press
PORT-AU-PRINCE, Haiti -L'hom-
me d'affaires choisi pour devenir le prochain
premier ministry d'Haiti a d6clard mercredi
vouloir se d6barrasser de la commission de
reconstruction co-dirig6e par l'ancien president
amdricain Bill Clinton, et qui a fait l'objet de
critiques pour ses lents progr1s.
Daniel-G6rard Rouzier affirme que
la commission, constitute de 27 membres, est
<>, et qu'il la remplacerait par
une nouvelle agence gouvernementale.
Lors d'une entrevue accord6e a l'As-
sociated Press, M. Rouzier a explique que
la commission, telle qu'elle est aujourd'hui,
cesserait tout simplement d'exister. Il ne se-
rait cependant pas question de punir les gens
ayant trouv6 le concept de l'agence, mais qu'il
6tait parfois n6cessaire de reparer ce qui ne
fonctionnait pas.
M. Rouzier, qui attend la confirma-
tion de sa nomination par le S6nat haitien,
n'a pas offert de plus amples details sur sa
proposition d'une nouvelle agence de recons-
truction.
II a cependant fait savoir qu'elle
r6pondrait davantage aux besoins du people
haitien et demeurerait imputable envers les
donateurs internationaux.
L'homme dit esp6rer que M. Clinton,
un envoy special des Nations unies en Haiti
qui a effectu6 plusieurs voyages dans le pays
pour presider les reunions de la commission,
demeurera actif dans la reconstruction aprbs
le s6isme dejanvier2010 qui, selonle gouver-
nement, aurait tu6 plus de 300 000 personnel
et transform la majeure parties de la capital
en mines.
< une personnalit6 de la trempe de M. Clinton,
un homme dot6 d'une grande vision, nous


devons le consulter autant que possible, afin
de s'assurer que nous employons la bonne
strat6gie>>, a fait remarquer M. Rouzier.
Un porte-parole de M. Clinton et
les responsables de la Commission haitienne
de reconstruction par interim n'ont pas im-
m6diatement r6pondu a des demands de
commentaires.
La commission a &te mise sur pied
apres le tremblement de terre de janvier 2010
car les donateurs internationaux voulaient
des assurances que la reconstruction se ferait
dans l'ordre, et d6nude de la corruption qui
paralyse Haiti depuis longtemps. Elle englobe
des repr6sentants du gouvemement amdricain,
de la France, du Japon et d'autres membres de
la communaut6 international qui ont le plus
contribu6 a la reconstruction de la < Antilles>>.
M. Clinton a co-pr6side la com-
mission aux c6t6s de Jean-Max Bellerive, le
premier ministry haitien sortant, supervisant
des reunions visant a discuter les details de
propositions en faveur du d6blaiement des
gravats, de la construction de logements, ainsi
que tenter de cr6er des emplois dans un pays
aux prises avec de graves probl6mes meme
avant le s6isme.
La commission a approuv6 86 projects
qui n6cessiteraient des fonds de 3,2 milliards
$ US, mais Haiti n'a pas encore l'int6gralit6
de cette some et plusieurs personnel se sont
plaintes de l'absence apparent de progr1s.
Un recent rapport du Bureau amdri-
cain d'imputabilit6 a critique la commission
pour des d6lais dans l'embauche de personnel,
un manque de transparence et pour ne pas avoir
atteint les objectifs de reconstruction.
Le mandate de la commission doit
prendre fin en octobre, mais pourrait 6tre re-
nouveld par le gouvernement haitien.


Beaucoup de nouveaux cas de cholera, surtout dans 1'Ouest
Le Ministere de la Sante Publique a annonc6 que les pluies diluviennes enregistrees un
peu partout a travers le pays ont occasionn6 une recrudescence de cas de cholera (plusieurs
mortels), d'autant que la vigilance s'etait un peu relAch6e depuis que le nombre de cas
avait s6rieusement diminud.
L'Ouest accuse le plus grand nombre de cas recens6s : region des Palmes (Petit-Goave,
Grand-Goave); a Gressier, Meyer; mais aussi dans plusieurs quarters de la banlieue
sud de la capital, tels Martissant, Carrefour et dans les zones de la Croix-des-Bouquets
et de Cornmillon/Gmnd-Bois.
Aussi le Ministere a-t-iljug6 n6cessaire de renouveler les principles consignes d'hygiene,
telles que consommer de l'eau potable, les fruits et 16gumes doivent 6tre lav6s avec de
l'eau contenant quelques gouttes de chlorox ; le lavage minutieux des mains. Quant aux
cadavres de victims de la maladie, il y a des consignes tres strictes les concemant.
II 6tait a pr6voir qu'avec la saison pluvieuse il y aurait une recrudescence de cas. Plus
de 5.000 personnel sont mortes du cholera depuis l'apparition de la maladie sur le sol
haitien en octobre 2010, dans la proximity d'un camp de casques bleus ndpalais de la
MINUSTAH.

Ouverture au mois de Juin d'une cole de formation professionnelle
(plomberie, menuiserie, 61ectricit6)
Le footballeur Mikael Silvestre, ex-international franqais, va inaugurer enjuin en Haiti un
centre de formation professionnelle (menuiserie, plomberie, 6lectricitd) don't il est a l'ori-
gine et destined aider de jeunes Haitiens aprbs le s6isme, a-t-il indiqu6 samedi a l'AFP.
Le d6fenseur du Werder Breme (Allemagne) ira rencontrer les l1ves de la premiere pro-
motion (60 l6ves par an ag6s de 14 a 18 ans, filles et garqons, encadr6s par 5 salaries) le
14 juin dans la commune de la Croix des Bouquets, pres de Port-au-Prince.
"Le but c'est de leur dire qu'on a besoin d'eux, que le pays a besoin d'eux, car l'aide ext6-
rieure est venue mais, la, on leur met vraiment les outils entire les mains pour la recons-
truction de leur pays en les formant a des m6tiers", a expliqu6 le joueur.
Un moment du sdjour de l'ancienjoueur d'Arsenal et Manchester United, entire autres clubs,
sera ddvolu a des "petits matches de foot", car cela "permet d'oublier, de faire abstraction
de la catastrophe, le temps de ce moment de plaisir partag6", dit-il.
Silvestre, 6pauld par l'Unesco depuis 2005, a d6ji mis sur pied quatre centres similaires
dans des parties d6favoris6es de la planete, sous le label "Les 6coles de l'espoir", en
Guinde, au Niger, au Laos et au Sen6gal.
Le budget du project haitien, 170.000 euros, a &te bouclk grace a son apport personnel,
a l'aide de ses anciens partenaires d'Arsenal, de joueurs de Chelsea et a une vente aux
encheres a Rennes, ville de son premier club.

On attend pour cette semaine la comparution du premier ministry
d6sign6 devant le Parlement
Sera t-il ratified? En tout cas, beaucoup attendent cette ratification pour commencer a
travailler. C'est le cas de Carlos Morales Troncoso, le ministry des Affaires 6trang6res
dominicain. II a fait savoir qu'aussit6t que cette ratification aura eu lieu, la Commission
Mixte Bilat6rale haitiano-dominicaine se rdunira pour discuter, sans d6lai, des probl6mes
du cholera et de l'immigration ill6gale qui affectent les deux nations.

Petition pour la survive de 1'agriculture ha'itienne
Elle a commence a circuler depuis le 14 Mai, recueillant des signatures a travers le
monde enter.
Les signataires demandent au nouveau gouvernement haitien:
1) d'Interdire les products Monsanto sur tout le territoire haitien, enparticulierles semences
OGM et les products chimiques toxiques (tels que le Roundup) qui y sont associ6s.
2) de d6noncer les accords signs a Miami en d6cembre 1994 par l'ancien president Aris-
tide, sous la pression du Pr6sident Clinton. Ces accords abolissent les droits de douanes
sur les products agricoles, ce qui a acc6lr6e la ruine des producteurs de riz de l'Artibonite
et l'exode rural.
3) de relancer la production agricole locale en diminuant progressivement le pourcentage
de products imports, et en facilitant les banques de prets et d'intrants a taux tres bas, ainsi
que les banques de semences locales.
(Les personnel d6sirant signer peuvent envoyer leur nom, leur m6tier, leur ville a : agri-
culture.haitienne@gmail.com)

Un rapport am6ricain remet en question le bilan official du s6isme en
Haiti
Associated Press - PORT-AU-PRINCE, Haiti - Un rapport command par l'Agence
amdricaine pour le d6veloppement international remet en cause le bilan official du s6isme
qui a frapp6 Haiti le 12 janvier 2010.
Le rapport, don't l'Associated Press a obtenu un exemplaire, mais qui n'a pas &te rendu
public par le gouvemement amdricain, estime que le bilan ne d6passerait pas 85 000 morts,
alors que le gouvernement haitien a fait 6tat de plus 300 000 morts.
Le rapport juge aussi surestim6 le nombre des sans-abris et les ruines. Son auteur, Timo-
thy T. Schwartz, defend ses conclusions dans un message post sur un blogue, affirmant
que depuis longtemps des questions se posent sur les chiffres officials fournis par les
autorit6s haitiennes.

Seuls 2 membres actifs du CEP et son directeur g6n6ral r6pondent a
une convocation du Parquet
Port-au-Prince, le 25 mai 2011 - (AHP) - Le directeur g6ndral du Conseil Electoral
Provisoire (CEP), Pierre Louis Opont, ainsi que 2 conseillers 6lectoraux, ont rdpondu le

(EN BREF / p. 14)


DECES DE GERALD GARCIA
NOIs .IILIIOIc OIs le deces de Gelald
GARCIIA suicl nil NcN\\ Yik j I Ilc dc '2 d-
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En cell, douloulOullLl% eIICeOldL.nsnCC hOg

d is Cl S iif' i M illclbc.e Ci. G .l lhl E l\ G i \ici. l1l
K icl iiui iGll Thoinpson
NoS coudolc:iacces s c lcdL taI s rere
etscuLIrs HlibimrN. arlc-Josc niricillc Gincl 1;4k
KIUiN Roik -Julcs 1 1LIIS u Iinlfls i l ciconjolilts
Se-s oKlIe el Iilk Bcno1ll G(IIrcIau1 i\ ae G' lldcia
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G(liC l 1,CtlII Clls nflniS . i P lIl c1 Bcjllllc G(IIl.II .
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Page 2


Daniel Rouzier, le future premier

ministry haitien, veut eliminer

la commission de reconstruction


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L'ACTUALITE EN MARCH


CHOLERA

Cholera dans I'Ouest, il faut rester vigilant


Les partenaires de la sante en Haiti ont rapidement
r6pondu A l'augmentation des cas de cholera dans le d6par-
tement de l'Ouest pour s'assurer que les nouvelles infections
ne se propagent pas A la capital, Port-au-Prince, a d6clard
vendredi un porte-parole de l'Organisation mondiale de la
Sante (OMS).
<< Compte tenu de la detection pr6coce des alertes, une
r6ponse rapide est en course >>, a d6clard Fadela Chaib, porte-
parole de l'OMS, auxjoumalistes A Genbve.
Elle a dit que la monte actuelle du nombre de cas
dans le d6partement de l'Ouest est un rappel sur la n6cessit6 de
rester vigilant. << Haiti devra faire face au cholera pendant des
ann6es, A moins que les problkmes d'eau et d'assainissement


soient correctement r6gl6s >>, a d6clard Mme Chaib.
Il y a deux semaines, le Bureau de la coordination
des affaires humanitaires (OCHA) et l'Organisation Panam6-
ricaine de la Sante (OPS) avaient annonc6 que les travailleurs
humanitaires en Haiti se pr6paraient A une resurgence de
l'6pid6mie de cholera, coincidant avec la saison des pluies.
La porte-parole de l'OCHA, Emmanuelle Schneider, avait
expliqu6 que << plus d'eau signifie plus de cholera et que la
sante (le systbme de sante) dans le pays est encore trbs faible
>>. Pour cette raison, elle avait appel A << une vigilance accrue
>>, avertissant que davantage de cas pouvaient 6tre enregistr6s
dans le sud ouest, le sud-est d'Haiti, y compris A la capital,
Port-au-Prince. (Haiti-Libre)


La Republique Dominicaine en 6tat d'alerte


Ministbre de Saint-Domingue de la Sante Publique
Aprbs avoir fait plus de 3.500 d6ces et 150.000 cas
en Haiti, la bact6rie Vibrio cholerae se propage depuis d6but
mai, au pays voisin, la R6publique Dominicaine. Cette vague
de nouveaux cas de cholera aurait d6ji fait 23 d6ces et plus
de 1.300 cas confirms. Face A l'urgence de la situation, le
ministbre de la Sante de la R6publique dominicaine a d6clard
l'Ntat d'alerte dans 17 quarters de la capital. Rappelons que le
cholera touche chaque annde, prbs de 5 millions de personnel
dans le monde.


"La situation du cholera en R6publique dominicaine
jusqu'A cette date inclut la confirmation de 1288 cas et 23
d6ces en raison de la maladie", a indiqu6 le ministbre de la
sante Publique le 26 mai, dans son dernier communique. La
maladie ne pourra 6tre totalement dradiqude avant cinq A huit
ans, selonl'OMS. La bact6rie, en provenance d'Haiti, a atteint
la R6publique dominicaine, avec un premier cas en novembre
2010.
Il s'agirait done de la m6me souche que la souche
haitienne. Une enqu6te...


Le PM sortant Jean-Max Bellerive defend

le bilan de la CIRH
Le 26 mai 2011 nir de cette commission, lorsque son mandate actuel prendra
<< Je partage le sentiment que la Commission int6ri- fin en octobre 2011.>>
maire pour la reconstruction d'Haiti (CIRH) peut et doit faire


mieux. Cependant, je continue A croire en son utility pour
combler des d6ficiences du systeme de coordination de l'aide
international en Haiti.
Comme mentionn6 par le bureau du Pr6sident de la
R6publique mercredi soir et lors des r6cents entretiens entire
les deux copr6sidents de la Commission, le Pr6sident Martelly
a clairement confirm son intention de continue A amdliorer
le fonctionnement de cette structure institutionnelle, afin de la
rendre encore plus performance au niveau des d6boursements
des fonds, plus alignde avec les priorit6s du gouvernement et
d'arriver A une plus grande gestion des projects de reconstruction
de la part des autorit6s haitiennes. Il reviendra au prochain
gouvernement de trouver un accord avec le Parlement sur l'ave-


Jean-Max Bellerive
Premier Ministre
Copr6sident de la Commission int6rimaire pour la
reconstruction d'Haiti (CIRH)
------------------------------------------------------
Port-au-Prince, Haiti, le 26 mai 2011

A propos de la Commission Int6rimaire pour la
Reconstruction d'Haiti
La Commission est un forum qui, pour la premiere
fois, a r6uni des dirigeants haitiens et la communaut6 interna-
tionale A la m6me table afin de d6finir des projects de reconstruc-
tion prioritaires. Elle a d6jA approuv6 87 projects totalisant 3,2


Page 3


POLITIOUE SOMMAIRE
Le pouvoir Martelly se cr6e ses propres crises p. 1
Daniel Rouzier met les pieds dans le plat p. 1
PROMESSE ELECTORAL
Scolarisation gratuite : les transferts plus difficiles A
maitriser p. 1
DEBATE PUBLIC
Ne tirez pas sur les d6plac6s ... ni sur le maire p. 1
GOUVERNEMENT
Martelly n'a pas interest A nommer uniquement ses
proches p.2
ACTUALITES
Le future PM veut-il 61iminer la Commission de recons-
truction ? p.2
Bellerive defend le bilan de la CIRH p.3
SANTE
Le cholera ressurgit p.3
R6publique dominicaine en etat d'alerte p.3
RELIGIONS
Au Br6sil, les orishas p.8
Enigmatique vaudou p.8
ARTS & SPECTACLES
Concert de la F6te des mamans p. 11
JUSTICE
Le nouveau pouvoir et le proces Duvalier p. 10
La CIDH enjoint l'Etat haitien A enqu6ter et poursuivre
p.10
LIBRE PENSER
<< Pedigree >> p.12
Ce qu'il a dit mon fr&re p. 12
ENVIRONNEMENT
La fete de l'Arbre p. 13
LETTRES
Voyage dans la critique litt6raire en Haiti p.6
Mini Antoloji Ekriven p.15


milliards de dollars, don't beaucoup sont en course et b6ndficient
deji A des milliers de families haitiennes. Ces dernmiers mois, la
Commission a en outre int6gr6 des functions de coordination
pour la r6cup6ration des plans de d6veloppement A plus long
terme du gouvemement haitien afin d'acc6l6rer les progres des
efforts de reconstruction. La Commission, ses copr6sidents,
le Premier Ministre Jean-Max Bellerive et le Pr6sident Bill
Clinton, son Conseil d'administration et son personnel con-
tinueront A travailler en 6troite coordination avec le gouver-
nement haitien, les bailleurs de fonds, les ONG et le secteur
privd pour maintenir l'dlan de reconstruction en Haiti jusqu'A
ce que d'autres decisions soient prises par le gouvernement
haitien et le Parlement.


Petition pour la sauvegarde de agriculture haitienne
R6 pou sove agrikilti Ayiti P6tition pour la survive de l'agriculture haitienne
Nou menm, ki siyen Ilt sa a, nou nan tbt chaje 1k n Nous, soussignds, sommes concerns par l'introduc- - BAJEUX Jean-Claude, ancien Ministre de la Culture
we konpayi entenasyonal Monsanto ap fe pwodui 1 yo antre tion en Haiti des products de la multinational Monsanto, et de- - GILLES Marie Yolbne
ann Ayiti. Nou made gouvenman ki f&k monte a fe tou sa k mandons au gouvernement qui vient d'6tre install de prendre - Komite Relbvman Duvivier (KRD) : Jean Martinel LOUIS,
nesese pou pwoteje agrikilti ayisyen an. des measures pour la protection de l'agriculture haitienne. - MICHEL Frangois-Marie, Radio Samba, New York
Nou made nouvo gouvenman an: Nous demandons que le nouveau gouvernement: - MOUVMAN PEYIZAN PAPAY : (C luIi\ ii JEAN-BAP-
1. Pou 1 bare tout pwodui Monsanto yo sou tout 1) Interdise les products Monsanto A la vente sur tout le terri- TISTE
teritwa a, sitou grenn OGM yo ak pwazon chimik danjere toire, en particulier les semences OGM et les products chimi- - MPNKP : Edith Raymonvil GERMAIN
(tankou Roundup) yo asosye avek OGM yo. ques toxiques (tels que le Roundup) qui y sont associds. - TET KOLE TI PEYIZAN : Rosnel JEAN-BAPTISTE
2. Pou 1 denonse ak6 ansyenprezidanAristid siyen 2) D6nonce les accords signs A Miami en d6cembre 1994 - P. URFIE Jean-Yves, spiritain, Furcy
Miyami an desanm 1994, anba presyonprezidan Clinton. Ak6 par l'ancien president Aristide, sous la pression du Pr6sident - AUDOYER Corinne, Grospierres, France
sa a pbmbt manje etranje antre isit lib e lib& Sa te fin kraze Clinton. Ces accords abolissent les droits de douanes sur les - AUMULLER Uli, Journaliste, Berlin, Allemagne
peyizan k ap pwodui diri nan Latibonit, e sa te f6se anpil moun products agricoles, ce qui a acc6l6rd la mine des producteurs - BAJEUX Jean-Claude, ancien Ministre de la Culture
kite jaden yo pou y al gonfle bidonvil yo. de riz de l'Artibonite et l'exode rural. - BARNES John A., retired teacher, Boston Public Schools
3. Pou 1 ankouraje agrikilti ayisyen nan diminye 3) Relance la production agricole locale en diminuant progres- - BELL Beverly, Coordinator, Other Worlds, New Orleans
enp6tasyon piti piti, nan ede peyizanjwenn lajan ak entran yo sivement le pourcentage de products imports, et en facilitant - BERGIN Kathleen, South Texas College of Law, Houston,
bon mache, epi nan mete bank grenn lokal yo. les banques de pr6ts et d'intrants A taux trbs bas, ainsi que les USA
P6toprens, 14 me, jou nouvo prezidan an, Mesye banques de semences locales. - BIGOT-LEGROS Gloria, Universit6 Rennes 2, France, Pr&-
Michel Martelly, monte sou pouvwa. Fait A Port-au-Prince le 14 mai, jour de l'inauguration du sidente Association Toussaint Louverture
---nouveau president, M. Michel Martelly. - BRANDFASS Eric, International Action Ties, Grass Valley,
(PETITION / p. 13)


EGALITE
REPLUBLI)ULIE D HAITI


FRATERNITE


LIBERTE


EGALITE
REPLUBLI)U!IE D HAITI


FRATERNITE


AVIS DE DIVORCE

EXTRAIT DES MlINUITE DE GREFFE DU TRIBLINAL (I\VIL DE PETIT- GO)a\ E

PRn .c11n II I pilCS C inenc i\111111 l Snil i.COI2lSIOil cCOillOlll du Illiiillll lC' iullc
Ic IbLilun I l nu \I't dc Ii loi iuiniimin i deltul Iquisl cti ocuoIc I audience conlil ILI
td clfidi Icisc pOnll flic dc coIlpaIII llic pOtll Ic pIoii ac iCCllllc I ac ioIdil ttidcillida tik ll Ic
sinll IicklhiC Penil-Fic IC Ci ILI dhlK In'inec .A Iic Joseph ill\ o101tsc i linslS dc I elpOnisC
iOIonceC I dltitOllIOIIo dtiCs lli l n I111 1IiiOiIlli\ Cm llt I\lll CII i C[IIC l\ olIdOllC I I Oll1fic iICic
I c t cII C~ Iicoi ltenl dC i lll2tllnCI n sillm Iisi cim i'-i1ii _ I c m dacc llK'ic Ic t po dlsl O lll l ll pliclC i
IL'- 2C hilC dill qtIl til I 11l111 sedC pLibli dliI s I ulnei des' colonies d ill q tuoidien t dllulll
Li capiule sons Ivl ms de doniaiC 1 s-inw-lla~ iis nl c \ s lie I . II . d clKlc cOIntllli c slilln
Fni/ici NM1( )NI(E ihLiiss..i dC niOln Iibilil pont LI I -isliiificaioiidu pilpisi 'il li--ii2Cn in
coII 11pcisc kic diepens 'li Li illll( c des pI llillcs
Rcn idui n noul Eniniainl TATAILLE Do\ ciindul Tbiilnil dc Pilinihic IsiUIncc
de PientI-G(oc\ c e mildit'encei puhbliqti ci\ i dc di\ oicc dc cc IOli ()In/c ll I Octobici dcti\
milkl di\ 12'1 i'l11 ii 1cn io'iiC dc MNIc Enck PIERRE-PXAUL suibstuliil coiiiiniiijiiiCI du
Golmi1 cincmciiil dc ce isson i assislc du Siiti (Cisloplihc B(O)NB(O)N ,_'lJ~ci du Sl ,_ic-
II Cst oldolnliC to s iO I ssi l C I Cquti dt Ii'lllC I IC a iC\c'lll IO IC .l Ic C is i t in-
'-Cin liC Ill \ oflllcicIl dI l llllllSl 'l2 IC public p ies I Inibmlll l c i\ l d \ i1c li I 1m ini 1 I lOlls
coiiiiiintdlnts c i nj\ mLilIsC ollhics de I foice publibqtI d 1 pic ici i mIin i foil loisqt II
eln sco111onl1 i iliC-iiel iCn quits
En loi dfo qtoi i I inniL t dlu pLI 1'tt iil' Ih2C 1Cn Si Sl'-'Cih2' dut Do\ eCn C du Gl.il-


AVIS DE DIVORCE

EXTRAIT DES MlINUITES DIU GREFFE DIU TRIBUNAL DE PAIX DE LA (ROIX-
DES-BOUQUETS

Pni cCs nol s" kc Ibliiunajl apl.c' oi dilCiblC il \ici dc Li Ioi publiqtiC-
IlIhll dtini s "C" alllbu llIoIS cl\ 1ilC s 1 l0 possess" es IL'- i' 2 l I c l'-in2 d appC e llllnllw e11n I
dcflitl oclio\ C 1ic 2 ociobic deti L\ illc di\ 2' lilli acicillc I actio dc li L dinli E\ el\ In
ADRIEN poti ll l IC IS iC l'foiicck oldoniK k 1 iblC i 1l riiitiLl du litlOq uO il till qit I ic
siCII GjIb\ C. sIC iil dtc lhilo I SCi IC lti\ |Ii I ihl occLpC11 SaiIIo 25 olidoiiK IC i iilC211-'lilC
dc Ii dtilnC E\ C1\. ni ADRIEN dimns .i i possCssionii iniiii fa il f iloicOnihOI lon n ll .iLl S ticli
GUb'\ JEAN dc iicn pinl liotibll a I a\ pc iiii i inossession de Ici diini c'l\ 1\ iin ADRIEN
coiindiiiiic k sICii GjIb\ JEAN \ IIl- mill -iouKldes 1 i 2' H'" d" e dtIoiiiiiia--cs-IniilCiCtsI I
coiidtiiiinc C11 oitkiiC ni\ fiI is i deplens -de Li |lioctidudie coiilli C 11e Ii hiissi i Ebc iSon
RO(MN AND du l Iinbt l poti Ii lsil'ilificallli1on d cc pic 'l 'iii1 Ili'CiliC11 1i

AXIII.I lI-C 1 l pOIIOIncl pni nousLI M DLn\ DUBE Il- en i dlt'ince publiqti
OIdll lli I1 Cl \ ci lie tiLl Ikliidl ih ll"f 111'1 I no blllilC deti Ill\ i C dl\ assisCl du ti 'l 'lCffi i Ficediin
BELFORT II Ces oldoineli I lOLl Ii l s Lii cc quii s d i n ih'lle i C1"C |? i u1tiil '-"i2Cenii t ii
e \ccul nIO m L\ ofi c dll 2'I till llllllministiC ptlbil ic Ipiles Ic nibtlnil dc pI 'llllC IC i lllns iincc d \
l1iiu Li iii ,iii 1 tonLl co niiiialdtlilil c ILi\ a intl s olloicios dc Li foicc pibliquti d t pIlCiC
n iiin foi loI sqt II 1n s nI le '-'ilen ie i Ctquis En foI de qtI l Li I n LI tiLl du piCenti
ILill iniml est Si-'I du ie'- cit du cfic'l 's iscit AlII.nsi -.in'cs Ficidiin BELFORT MeI
Dln\ DUBE IMLec EXPEDITION CONFORM COLLATXIONNEE


1 . ,IIo . 'o . /0, . /,--/'-I I!"/ I, , ,I I, oaI U. I, i i / I o / i ,T I H


Mercredi ler Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV * N' 19


LIBERTE


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AIII$1 -IL'-IhK


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UNE ANALYSE


Mercredi ler Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV * N� 19


Daniel Rouzier met les pieds dans le plat


(PM DESIGNE... suite de la 1ere page)
comme semblait l'esp6rer le president Martelly, voici que le
choix de Daniel-G6rard Rouzier comme future chef du gouver-
nement soulkve une multitude d'interrogations dans diff6rents
secteurs. Et non des moindres : la communaut6 international,
les organizations f6minines et la diaspora. Une bien strange


Daniel-GWrard Rouzier (photo Thony BNlizaire)


situation, et qui n'6tait pas au programme. Donc, point de
nature A rassurer.
C'est d'abord une longue d6peche, riche en details,
de l'agence Associated Press, extraite d'une interview exclu-
sive avec le Premier ministry d6signd, dans laquelle 'Daniel
Rouzier affirme que la commission (Commission int6rimaire
pour la reconstruction d'Haiti ou CIRH), compose de 27
membres (moiti6 de nationaux, moiti6 d'6trangers), est << dys-
fonctionnelle >> et qu'il la remplacerait par une nouvelle agence
gouvemementale.'


Declarations qui provoquent un
toll ...
La semaine 6coul6e a vu ainsi le Premier
ministry d6signe parcourir diff6rents m6dias,
enchainant les declarations sur sa future gouver-
nance.
C'est ainsi que son intention, d6clare-t-il
aussi, est de transf6rer certain ministries pour en
faire de grands ensembles. Or ce n'est pas dans un
souci d'6conomie puisque de nouveaux ministries
feraient leur apparition.
Par example, le minist&re A la Condition
feminine et aux droits de la femme et celui des
Haitiens vivant A l'6tranger seraient r6trograd6s
au rang de Secretariat d'Etat (tout au moins, on
n'a pas encore les details), tandis que seront cr66s
de nouveaux ministbres de l'Emploi, de la Protec-
tion civil, de l'Am6nagement du territoire. Et un
ministbre de la Defense, qui serait autonome.


Ces demibres declarations ont provoqu6 un toll.


La voix de la femme ha'itienne ...
On s'attend que les organizations f6minines bataillent
ferme pour conserver leur ministbre qu'elles considerent non
comme un cadeau, voire un strapontin, mais come une con-
quite de haute lutte et qui leur a servi A faire avancer la plupart
de leurs priorit6s : en tete
la lutte contre les violence
faites aux femmes, contre
l'indiffrrence traditionnelle
de notre soci&te vis A vis de
ces violence don't le viol,
la femme battue A domicile,
les 'ti saintanise' ou petites
domestiques 'taillables et
corv6ables' A souhait etc. Ce
ministbre est 6galement con-
sid6rd come une opportuni-
t6 unique pour faire entendre .
la voix de la femme haitienne
au niveau le plus 6lev6 des
affaires de l'Etat alors que
majoritaire d6mographique-
ment, elle ne repr6sente pro-
bablement pas 30% dans la i-.. ..
function publique. Lors des -a'2W
demitres l1gislatives, le parti
le plus puissant aujourd'hui .l-. --
au Parlement, INITE, avait
une seule candidate. -----
Enfin si la Condi- Quand les co-prdsidents de la
tion feminine n'6tait pas un en Haiti le multi-mr
ministbre, les lois qu'elle a
fait voter durant la dernire 16gislature ne l'auraient pas 6td.

Le premier president 'diaspora' ! ...
Quant aux Haitiens vivant A l'6tranger, la declaration
du Premier ministry d6sign6 les laisse abasourdis. Comment
expliquer que l'une des premieres decisions d'un president
qui declare dans son discours d'investiture qu'il est le premier
president 'diaspora' d'Haiti, serait de supprimer le minist&re
du meme nom.


Une rencontre au sommet de la Commission interimaire pour la Reconstruction
(photo Robenson Eugne/HE\MI)


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-~ tttar4e1 ~ Md ~ ~r P~s~4aA I~d - ~
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~avn Pt b~T4~ WU )fl~ 3JJ~


Alors que c'est en-
core vers eux les premiers - les
Haitiens de l'Etranger - que le
president Martelly se toume
pour essayer d'accomplir sa
premiere promesse 6lecto-
rale : la scolarisation gra-
tuite. L'objectifest de finance
cette dernibre en effectuant
un prdlevement sur les appeals
t6l6phoniques ainsi que les
transferts d'argent adress6s par
les expatrids A leurs parents en
Haiti.
Or il ne s'agit pas
d'une demarche visant A faire
faire des economies A l'Etat
haitien, puisque le Premier
ministry d6sign6 announce en
meme temps qu'il crderait
d'autres ministbres et entit6s
don't certain connus pour 6tre
particulibrement budg6tivores,
tels la Defense, un service


d'intelligence etc.

Aspect ideologique ? ...
Doit-on y voir un aspect iddologique ? La Condition
feminine est un minist&re d'avant-garde. En soi. La D6fense,
voire l'intelligence (nos Recherches criminelles, Anti-gang et
Service detective d'autrefois), ce n'est point du tout pareil!


! .st". ,Y F * " "U
'..^ . -. . � L


CIRH, Bill Clinton, et le PM sortant Jean-Max Bellerive regoivent
illiardaire mexicain Carlos Slim (photo Haiti en Marche)

Mais revenons A la question de la CIRH.
Dans cette interview A AP, Daniel Rouzier a expliqu6
que 'la commission, telle qu'elle est aujourd'hui, cesserait tout
simplement d'exister.'
Cependant on ne renvoie pas come qa, bien entendu,
un ex-pr6sident des Etats-Unis. Rappelons que la Commission
int6rimaire pour la Reconstruction d'Haiti est co-pr6sid6e par
Bill Clinton.
Daniel Rouzier de se faire alors nous ne saurions

I 'une personnalit6 de la trempe de M. Clinton, un
home dot6 d'une grande vision, nous devons le
consulter autant que possible, afin de s'assurer que
nous employons la bonne strat6gie.'
Mais quant aux autres composantes de la
Commission ? Bof !


19 Plus de 5 milliards de dollars
S US ...
Mais par quoi le Premier ministry d6sign6
entend-il remplacer la CIRH ?
Pour commencer rappelons que cette
commission, issue d'un vote parlementaire, dis-
pose d'un mandate courant jusqu'A octobre 2011
(apres quoi elle devrait 6tre remplac6e par une
entity plus permanent) pour coordonner tous les
projects de reconstruction apres le s6isme du 12
janvier 2010 qui a d6truit la capital haitienne
et d'autres villes, provoquant la mort de plus de
d'Haiti 200.000 personnel et un d6sastre dconomique
estim6 A 120% du PIB.
La CIRH a &te port6e sur les fonts baptismaux lors
d'une memorable conference au siege de l'ONU A New York
ont les bailleurs de tous les coins du monde se sont engages A
fournir plus de 5 milliards de dollars US pour les deux pre-
mi&res anndes de la Reconstruction.
Selon la d6peche de AP, 'la commission a approuv6
86 projects qui n6cessiteraient des fonds de 3,2 milliards, mais
Haiti n'a pas encore l'int6gralit6 de cette some et plusieurs
se sont plaints de l'absence apparent de progr&s.'
Rappelons enfin que la CIRH est compose de pros
d'une trentaine de membres, moiti6 des Haitiens, et l'autre
moiti6 des repr6sentants des diff6rents pays contribuant finan-
ci&rement A la Reconstruction.
C'est ainsi que pour les Etats-Unis on trouve, outre
le co-pr6sident de la commission, Bill Clinton, la cheffe de
cabinet de la Secr6taire d'Etat Hillary Clinton, Cheryl Mills, la
France est repr6sent6e par un ambassadeur proche du president
Nicolas Sakozy et tutti quanti.
Cette representation est de nature, disait-on, A calmer
les apprehension de ces grandes capitals concemant la gestion
des fonds.

Le president et son PM d6sign6 sont 'tres
(PM DESIGN / p. 5)


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Page 4


I





Mercredi ler Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV * N' 19


DE L'ACTUALITE


Le pouvoir Martelly se cree ses propres crises


(CRISES... suite de la 1ere page) Inevitables accidents de parcours ...
un p6tard : son gouvemement, s'il est ratifid, abolira la Com- L'6quipe Martelly qui, comme on le voit, joue des
mission de reconstruction don't l'ex-pr6sident americain Bill pieds et des mains pour essayer de respecter ses engagements
Clinton exerce la co-pr6sidence et qui est form6e pour moiti6 de contracts auprls de son 6lectorat comme le financement de
ses membres de repr6sentants au plus haut niveau des grandes la scolarisation gratuite pour un demi million d'enfants en
chancelleries (Etats-Unis, France, Japon, UE etc). septembre prochain, a-t-elle voulu faire chanter la communaut6


AILS&A. on.


Les senateurs attendent calmement les prochaines interventions du Premier ministry designed
Daniel Rouzier sollicitant l 1, ,..i.,.'.,.'. (photo Haiti en Marche)


climate d'incertitude que laisse planer la nouvelle 6quipe etc)

Jusqu'a la question de couleur. On entend un s6nateur
declarer naivement a la t6l6vision que c'est le tour des 'ti rou-
ges' et done qu'il ne saurait 6tre dans un autre camp.
Et done ce serait une affaire de camp et non de Nation.
Que signifierait done les 67,5% remport6s le 20 mars par le


Michel Martelly et I 'ambassadeur des Etats-Unis, Kenneth Merten (a droite du president),
selon ce dernier : Martelly represente 'un nouveau depart' (photo Robenson Eugene HENAH)


Suit une tentative de rdparer les d6gits avec un com-
muniqu6 du bureau de communication de la Pr6sidence indi-
quant que le president Martelly et son gouvemement entendent
discuter avec Mr Clinton et la communaut6 international pour
transformer la Commission de reconstruction, communement
appelke CIRH, en un instrument 'plus efficace.'

Sur la defensive ...
Mais pas un mot des secteurs nationaux repr6sent6s
aussi au sein de la CIRH. Comme s'ils n'6taient rien aux
yeux des nouveaux gouvemants. Nous parlons des secteurs
syndical, patronal, professionnel, administration publique,
f6minin, diaspora etc.
D'une seule declaration faite par le Premier ministry
d6sign6 a l'agence Associated Press, on se met sur le dos plu-
sieurs partenaires, aussi bien nationaux que intemationaux. Du
moins tout ce monde est aujourd'hui sur la defensive.
Cette situation nous rambne a celle qui a prdvalu
auparavant et que administration Prdval, qu'on le veuille ou
non, a su nous 6pargner.
En effet sous Prdval on n'a connu aucun tiraillement
avec l'intemational. Comme sous le second mandate de Jean-
Bertrand Aristide oF l'6preuve de force culminera jusqu'au
brutal renversement de ce dernier en f6vrier 2004, provoquant
le d6barquement des forces 6trangeres au pays de Dessalines
quelques semaines apres le 200e anniversaire de notre ind6-
pendance, qui pour les memes raisons n'a pu 6tre comm6mor6.
Une tiche sombre a notre Histoire national.


international come autrefois le regime Duvalier ?
Nous ne pensions pas. Il s'agit vraisemblablement des
in6vitables accidents de parcours chez des nouveaux venus
sans aucune experience politique pr6alable.
Cependant qui peuvent g6ndrer de graves crispations
au niveau de l'atmosphbre g6ndrale don't on aurait bien pr6f6rd
s'en passer a l'heure actuelle on il y a tant a faire. On tout est
a fair.
Idem les declarations tout a fait inattendues con-
cernant des changements 6ventuels dans la repartition des
ministbres et don't tout ce qu'on a retenu c'est la disparition
prochaine du minister a la Condition feminine et aux droits
de la Femme et de celui des Haitiens vivant a l'6tranger, ces
derniers tellement sollicit6s come soutien 6conomique.

Trop de 'voye monte' ...
Tout cela (toutes ces declarations prematurdes et a
l'emporte-pibce, 'voye monte' comme dit le creole) est de
nature h alimenter des cabales don't le pays n'a vraiment gubre
besoin a l'heure qu'il est. Alors que le 'changement' promise
par le candidate Martelly devrait au contraire nous embrayer
vers des r6alisations d'ordre plus pratique. C'est ainsi du moins
qu'on le voyait.
Au contraire voici qu'on s'enlise dans une infinite de
petites crises, pas sans consequences puisque concemant des
secteurs cl6s et a forte incidence m6diatique (les droits de la
femme, l'argent de la reconstruction, le support 6conomique
de la diaspora, administration publique bloqude a cause d'un


Daniel Rouzier met les pieds dans le plat


(PM DESIGNE... suite de la page 4)
ouverts'...
Par quoi le Premier ministry Daniel Rouzier entend-il
alors remplacer la CIRH ?
Voici ce que dit la d6peche de Associated Press : 'M.
Rouzier, qui attend la confirmation de sa nomination par le
SRnat (entendez plut6t le Parlement) haitien, n'a pas offert de
plus amples details sur sa proposition d'une nouvelle agence
de reconstruction. II a cependant fait savoir qu'elle r6pondrait
davantage aux besoins du people haitien et demeurerait impu-
table envers les donateurs intemationaux.'
En dernire heure, l'6quipe Martelly a essay de se
rattraper en publiant une note de son bureau de communication
indiquant que le president et son PM d6sign6 sont 'trbs ouverts
et d6sireux d'ouvrir des discussions' avec l'ex-pr6sident
Clinton et la communaut6 international au sujet de la com-
mission pour la rendre 'plus efficient' dans sa contribution a
la reconstruction d'Haiti.

Une certain faction ultra-nationaliste


Nom.
Adr.


Or la vraie question ce n'est pas changer le nom de
la Commission, ni meme sa composition pour en faire une
agence 'haitiano-haitienne' (car d'aucuns, selon AP, soup-
qonnent Rouzier d'avoir tenu ces declarations pour satisfaire
une certain faction ultra-nationaliste du Parlement don't il
espbre la ratification), mais c'est plut6t : quelle est l'altema-
tive pour trouver le financement de la Reconstruction ? On
Daniel Rouzier espbre-t-il trouver ces milliards car, CIRH ou
pas, il lui faudra convaincre quelqu'un de nous apporter ces
milliards que nous n'avons pas. Aussi la question, comme on
dit, reste ouverte.
Voici done que s'ouvre une nouvelle semaine chaude
... On n'en avait vraiment pas besoin. Et de plusieurs c6t6s a
la fois. A commencer par nos f6ministes.
Aussi force est de se demander : notre candidate au
poste de Premier ministry connait-il vraiment bien le people
qu'il est appel a diriger. Qui plus est: a 'servir', pour para-
phraser le president Martelly ?

Haiti en Marche, 29 Mai 2011


-S-


HAWl
Eft ats UI
Canada
Eurupe
Am6rique Lutfn.


Gd 260.00
-US 540.00~
-US 42.IDO-
SUS 70.00
- US S70o.00


Gde. 520.00
US $ 78.00
us $ 80.00
US $ 135,00
US $135.00


candidate Martelly ?
Non, on espbre ne pas avoir bien entendu !
Conclusion : le nouveau chef de l'Etat a apparemment
d6ji besoin de reprendre la situation en main au sein de sa
propre 6quipe. De rectifier la ligne.
C'est sa demibre chance avant qu'il ne soit trop
tard.
Avant que toutes ces petites crises, sans but apparent
et dues probablement a la simple maladresse de neophytes, ne
d6bordent dans une grande crise. La crise. Alors adieu veau,
vache, cochon, couv6e. Haiti perd une nouvelle chance.

Melodie 103.3 FM, Port-au-Prince




avcMru


U'


') -3 J ~-3 - �28%I
OR-. 3 L v3'-5.1
FAA ~C, 5-2 0- 3 3 2


D~an* I. an* d'un abomwwrnent
aw" IlwaIBoo, la cottawl la double.
Pribre do apiciflur al vaus Mum
tin naMjV.I .bnrn
ea s'II &Oaglt d'un r.IiuwIemueote


Pt~wnauu


RtunauvelIermmnt


Page 5


FICHE D'ABONNEMENT A HAITI EN MARCH






I FONDS NATIONAL POUR L'EDUCATION I


Mercredi ler Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV � N' 19


Les Transferts plus difficiles a maitriser
FALSIFICATIONS... suite de la page 4) m6thode du pourcentage. Un tarif d6gressif au fur et A measure c'est leur addition qui arrive petit A petit jusqu'aux"
treprises priv6es. Ce sont par ordre chronologique que les revenues baissent. Au contraire, plus un transfer est de dollars US que la diaspora (A en croire les statistic


de leur arrive sur le march haitien la Haitel, VoilA, Digicel
et Natcom (celle-ci resultant de la prise de possession de 60%
des actions de la vieille compagnie national Teleco par une
multinational vietnamienne, la Viettel).
Facile done de controler la situation avec 4 op6ra-
teurs t6l6phoniques puissants financibrement et solidement


gros, plus le prl1vement le serait aussi.
Mais A cela on peut r6pondre : est-ce que la fortune
de celui qui achlte un billet d'avion determine le prix du
billet ?
D'accord, mais dans ce cas il faudrait que l'entit6
cr66e par le president Martelly pour g6rer la scolarisation


2 milliards
iques de la


Banque mondiale) envoie annuellement en Haiti.
El6mentaire, mon cher Watson. Mais dur A avaler.
Du fait que ce soit en effet les plus petits qui en supportent
la charge.
A cause aussi qu'aucune champagne de motivation
ouverte n'ait &te mende. Sinon les SMS si chers au candidate


SNationa PoLui-i a


m u u�
Michel Martelly regu par le maire de Carrefour, Yvon Jerome, et le directeur de 'Ecole Republique
Centre-africaine (photo Haiti en Marche)


U L\fl
Autre inauguration & Carrefour : le nouveau Marche de Savane Pistache, grdce a un partenariat:
OWM, USAID et Gouvernement haitien (photo Haiti en Marche


implants.
Par contre au niveau des transferts, c'est tout autre.

Un argent difficilement gagn6 ...
Pr6cisons pour commencer : ce ne sont pas les com-
pagnies ou maisons de transfer qui sont appel6es A finance la
scolarisation, ce sont nos compatriotes expatrids eux-memes
sur l'argent qu'ils envoient A leurs proches en Haiti. Et de
l'argent difficilement gagne en ces temps de crise 6conomique
aigue au pays d'accueil. Etats-Unis en tete.
II faudrait essayer de mieux les sensibiliser A cet
6gard. Nous n'avons pas l'impression que c'est le cas.
Ensuite, le president et son 6quipe (car ni l'Adminis-
tration, ni les lois, encore moins le Parlement ne semblent avoir
&td interrog6s A ce sujet) ont calcule de faire un pr6ilvement
de 1 dollar 50 americain par transfer.
Cela voudrait dire que, quel que soit le montant du
transfer, l'autorit6 comp6tente est charge d'y prdlever 1, 50
dollar.
Que ce soit un transfer de 100 petits dollars, ou un
transfer de 50.000 dollars ou plus.
Aussi la reaction est immediate : ce sont les petits
qui vont trinquer.

Pourquoi pas un calcul en pourcentage ?

On entend d'ici les commentaires : En Haiti ce sont
depuis toujours les petites gens qui supportent tout le poids
de la charge fiscal.
Ce qui n'est pas faux. Au lieu de partir A la recherche
des grosses fortunes, on pratique l'imp6t direct. Done ce sont le
riz et le pois vendus au march public qui supportent le gros de
la fiscalit6. Tandis que les parfums se glissent en cachette dans
les valises au retour d'un week-end A Santo Domingo.
Aux Etats-Unis on se serait tout de suite souvenu
du New Deal du president Roosevelt. Pourquoi au lieu d'un
montant fixe sur tous les transferts, ne pas utiliser en effet la


MiaI-ei


gratuite ne soit pas un organisme de l'Etat mais une entreprise
priv6e ou semi priv6e !!!

Fonds national pour I'Education ...
Le FNE (Fonds national pour l'Education) est-il un
organisme public, semi-public ou une foundation ? Une ONG ?
Ou et sous quelle rubrique est-il enregistr6 ? Ce n'est pas clair
jusqu'A present.
Si c'6tait une foundation, il ne s'agirait plus de pr&l1-
vement mais d'un don et celui-ci serait facultatif, volontaire.
Ce qui n'est pas non plus le cas. L'argent est pr6lev6
d'office.
Mais on refuse d'admettre que c'est une taxe. En
effet, si c'6tait le cas, il devrait atterrir au service central de la
taxation, la Direction G6ndrale des Imp6ts. Or ici la Banque
central a pour mission de le reverser directement au FNE.
Dans une circulaire, la BRH (Banque de la R6publi-
que d'Haiti oubanque central) l'assimile A des 'frais' collects
pour services divers aux entreprises financibres priv6es. Des
frais vraiment sp6ciaux !

D'ofi proviennent les 2 milliards de dollars
US ? ...
Mais la vraie raison pour laquelle on n'emploie pas
une formule A la Roosevelt mais le prl1vement direct, c'est
parce qu'on sait que la majoritW des transferts sont de l'ordre de
quelques dizaines ou centaines de dollars, pas davantage. Et que


Intention de voyage

little raire
Dominique Batraville
Communication de Dominique Batraville au Deux-
ieme Congres international des 6crivains de la Caraibe (Gua-
deloupe, 2011)travai pen-
J'ai travaille pen-
dant quinze ans come cri-
tique littiraire au journal
I.H Ehaftien Le Nouvelliste, P'un
mm des plus vieux quotidiens
francophones de la Caraibe
et d'Amtrique. A ce titre,
S 9 Yj'entends relater ici les dif-
ficultts et le plaisir d'dtre
critique litttraire dans mon


U U


pays, marqud par deux sie-
cles de littirature.

La critique jour-
nalistique
Ecrivain et critique,


Martelly.
En tout cas, contrairement aux op6rateurs t6l6phoni-
ques qui sont incontournables, l'initiative soulbve la grogne des
companies de transferts. Pour la bonne raison (et c'est tout
A fait comprehensible) qu'elle peut provoquer un net ralentis-
sement de leurs activities, qui ne sont d6ji pas au beau fixe en
raison des difficulties 6conomiques au pays d'accueil don't nos
compatriotes expatri6s sont parmi les premieres victims.

Sans utiliser les filieres habituelles ...
Un president haitien avait tent6 autrefois de contr6ler
les transferts (c'dtait le g6ndral-pr6sident Prosper Avril qui a di-
rig6 le pays dans les anndes 1988-1989), automatiquement leur
nombre avait diminu6 de manibre drastique. Les gens avaient
trouv6 d'autres moyens pour faire parvenir le 'ti tchotcho' A
leurs proches en Haiti sans passer par les filibres habituelles.
Done si l'on n'y prend garde, au lieu d'en tirer profit
pour la scolarisation de nos enfants, on risque au contraire de
provoquer un ass&chement des transferts.
L'ironie est que ce soit les memes transfers qui
patient d6ji la scolarisation mais dans des institutions priv6es
et de moins en moins performances, tandis que l'initiative du
president Martelly vise A en faire profiter davantage d'enfants
et une education de meilleure quality.
Mais dans ce domaine comme tout autre, il imported
de bien preparer le terrain.
Haiti en MAarche, 28 Mai 2011


ge dans la critique

en Haiti
je parvenais pendant ma presence active auNouvelliste A com-
menter les lives requs, A r6aliser des entrevues avec les auteurs,
A expliquer leur 6criture via des ancrages litt6raires carib6ens
toujours renouvelds. La nature de ma tiche se r6sumait A peser
dans la balance les livres requs, les concerts, vernissages et
autres 6v6nements qui fleurissaient l'actualit6. Avec attention,
passion, je ddvorais les publications, les unes plus importantes
que les autres.
R6dacteur-6crivain depuis ma tendre adolescence,
j'avais d6velopp6 quelque competence de lecteur critique A
travers un magazine scolaire dirig6 par l'Ncrivain Christophe
Charles, Revue des tcoliers, ofij'ai public mes premieres notes
de lecture A l'Age de 15 ans. J'ai toujours 6crit avec amour car
j'ai refuse de devenir un faiseur d'articles. Au fond de moi,
je me disais : ce n'est pas avec un article qu'on doit r6gler ses
problkmes personnel ou apaiser ses frustrations.
Vivre le m6tier de journalist litt6raire en Haiti, est-ce
chose facile ? L'bre dictatoriale des Duvalier a pouss6 A l'exil
toute une g6ndration de journalists de conviction : Marcus
(CRITIQUE LITTERAIRE / p. 7)


Page 6


(1
grosses en


f..I. ,r :I r- '.: :11 ii . i[ . . p I nr- .e . :- ..ii .p p. ;. -, -..,i, v rltepuw
IWTI . .; **r.-- vn p[ anI :i n s** cm.* a *'1 -. rin 21 * jx Krnna,
ke se,,alrn ti e eF cimo kmin n .*:!.1,-r":- r ,. l .!i Fainin -lh-r" i r -1.--.i la ,3
.I .,.;" -,, 1, < i . In, . : k , ; r'" -.- " ' - ' '* : r- ' sa a. i � , r; a I "
I :. t -.. .- .i ! ran ades i e .' F,'T i , *I i:: - r. .".! F-::! .-.! 1k
.: re- "- -. 1' -i'.t', i:. k : -. 1-j se t k w -1. - dyn 0 a'.i s a
;.* MDT p j p motle .:,0- n I '.:v.; I n' I. "niS K : k IaO
ka iH n .5 te - ,4 1 0 nqile a' PiIjrI A
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Mercredi ler Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV * N' 19


DEBATE PUBLIC


Page 7


. ..


(CAMPS... suite de la l1re page)
qu'il justified son initiative au micro de la press, des tracteurs
ont d6ji tout lamind. Avant le temps de dire ouf, le camp en
question n'est plus qu'un souvenir.
Sur le moment, les protestations sont moins nombreu-
ses qu'on pourrait croire. Pour la simple raison que la plupart
des habitants de ces tentes n'y sont pas lajourne, rdpandus aux
quatre coins de la capital A la recherche du pain quotidien.
Pourquoi de plus en plus nombreux
sont ceux qui croient que ces tentes, du moins
une quantity important d'entre elles, peuvent
servir aujourd'hui A d'autre fins. Collecter -- "
l'assistance humanitaire. Et comme cette -.'a -'
demi&re elle aussi, se fait de plus en plus
parcimonieuse, alors c'est pour faire chanter
l'Etat. En effet, ces dizaines de milliers de
sinistrds, ou plut6t de d6plac6s comee disent
les organizations humanitaires), sont persuade
(ou plut6t on les a persuades) que l'Etat haitien .
doit reloger tous ceux qui ont ete jets a la rue
par le tremblement de terre.
Cela en vertu de l'Article X de la
Constitution haitienne et de quantit6s de con-
ventions internationales X et Y ...
Et bien entendu tout cela gratui-
tement. I1 ne s'agit pas de cr6dit-logement -
mais d'un droit garanti par la Constitution.
Comme dit le crdole 'che met, che mdtres.' 'IV r
100% Gratis ! Et voilA on nous conduisent
les declarations A tort et A travers aussi bien
d'un Etat haitien qui n'a aucune cr6dibilit6 F -
que d'un international qui fonctionne de son
c6t6 comme une immense multinational. On des
nage en pleine confusion.
Les ONG (grandes et petites) ont
besoin, pour justifier leurs requisitions et collectes de fonds,
de presenter des images plut6t dramatiques des peuples en
6tat de n6cessit6 ...
Hier le meilleur backdrop (traduisez environnement
ou fond de scene) c'6tait la boue de Cit6 Soleil.
Aujourd'hui rien n'est mieux comme moyen de per-
suasion aupris des sources de financement humanitaire que
l'espace le plus prestigieux de la capital haitienne, la Place
des H6ros, transform en camp de r6fugi6s.
Ou encore le Carrefour Delmas -Route de l'A6roport
on le maire Wilson Jeudi a lich6 lundi ses bulldo-zers.
Evidement les ONG n'ont pu se comporter ainsi
qu'A cause de l'absence de l'Etat haitien qui a &te le point le
plus marquant de cette actuality depuis plus d'une ann6e et
demie.
Qui pis est, un Etat liche. En effet, apres que le pr6si-
dent Rend Prdval eut command des tentes en Chine pour plus
d'1 million de dollars am6ricains afin de reloger en priority


les 'd6plac6s' r6fugi6s en face du Palais national, ces derniers
refus&rent de bouger.
On dit que c'6tait sous l'influence des agencies hu-
manitaires. Celles-ci rdpondirent - A just titre - que leur job
n'est pas de convaincre des sinistr6s A se d6placer mais de
leur venir en aide.
Par centre elles ne refus&rent pas le meme service A
l'Ambassade des Etats-Unis quand il fallait d6placer les sinis-


reste du camp de sinistrds du coin Delmas - Route de 1 'Aroport apr s le
racteurs envoys par le maire Wilson Jeudy dans la lutte contre les gang
qui se dissimulaient aussi dans ce camp (photo Haiti en Marche)
trds r6fugi6s au Club de golf amdricain A Bourdon.
Donc la faiblesse, 1'esprit pusillanime, 1'impuissance
de l'Etat haitien est pourbeaucoup dans l'6tat de degradation,
et aujourd'hui de pourrissement atteint dans ce dossier.
Car entretemps les camps (et pr6cisons ceux situds
dans le p6rimdtre de la capital) sont devenus des repairs de
brigands.
La grande majority des meurtres survenus ces der-
niers mois Font &te dans le voisinage de ces agglomerations
improvises.
Notre confrbre de Radio Quisqueya, Jean Richard
Louis-Charles, est tomb6 non loin du camp du Champ de
Mars.
Vendredi dernier, et c 'est ce qui a convaincu pro-
bablement le maire de Delmas de passer AF action, deux ou
meme quatre personnel ont &te tudes au Coin Delmas - Route
de l'A6roport.
C'est mal connaitre la function d'un responsible


municipal que de reprocher au maire Wilson Jeudi ce qu'il
a fait.
Le r6le du maire est d'assurer la s6curit6 et la pro-
tection des vies et des biens A l'int6rieur des frontibres de sa
municipality.
Il n'a pas A faire le travail du gouvernement central.
C'est l'absence de responsabilit6 de la part de ce
dernier qui met le maire dans l'obligation d'utiliser les grands
moyens.
Et nous y arrivons. Un autre acteur
- et non des moindres - dans ce dossier ce sont
- certaines organizations locales de la socid6t
- civil qui contribuent elles aussi a entretenir
la meme confusion dans la tete des sinistrds
du s6isme.
Ce n'est pas le fait de prendre la dd-
Sfense de ces dernmiers qui fait problkme que ce-
- - s lui de r6pandre un discours A sens unique, qui
ne tienne aucun compete de la complexity de la
e situation, qui fasse fi des problkmes de s6curit6
qui se posent aujourd'hui pour la population
* -. - en g6ndral ... et oublie les menaces pesant, par
.^,, example, aussi sur l'environnement. On a pu
remarquer en effet que les constructions sur
_ les hauteurs du bassin versant de la capital
n'ont pas diminu6 aprbs le s6isme. Bien au
contraire.
Comme si nos organizations de la
socidte civil et l'Etat haitien se renvoient la
balle mais en utilisant le meme proc6d6 : jeter
le pauvre 'dtplacC' dans la confusion.
L'Etat en refusant de prendre ses res-
passage
sters ponsabilit6s. Qu'en esperait-il ? Le president
Prdval a laiss6 le pouvoir avec une cote de
popularity qui ne fait pas envie.
De leur c6t6, les organizations de la society civil,
en continuant cette politique de l'autruche, finiront pas se
retrouver elles aussi en pleine confusion.
II faut revenir aux 'fondamentales' comme on dit.
Une investigation enbonne et due forme. Et cette investigation
devrait exister puisque l'OIM (Organisation Internationale de
la Migration) est censde conduire un sondage r6gulier dans les
camps de sinistr6s du s6isme.
On aurait ainsi une id6e precise de la population qui
vit aujourd'hui encore sous les tentes et ce qu'il y a A faire
pour l'aider A se reloger, sans pour autant sacrifier l'intr&&t
g6ndral (la s6curit6 des citoyens, la protection des endroits les
plus vulndrables car d'autres catastrophes nous menacent et
toujours A ces memes endroits).
Et manager aussi autant que possible l'image du pays,
don't se servent (trls) abondamment les agencies humanitaires,
et non des moindres, pour ramasser des millions.
MAlodie 103.3 FM, Port-au-Prince


Intention de voyage dans la critique litteraire en Haiti


(CRITIQUE LITTERAIRE... suite de la page 6)
Garcia, Dany Laferribre, Anthony Pascal, Liliane Pierre-Paul
et tant d'autres, illustres travailleurs de la press, connus pour
leur 6thique. Ce n'6tait done pas facile.
Majourne de travail consistait A alimenter les cinq
colonnes des pages litt6raires et artistiques dujournal. Tous les
jours, entire 9 et 10 heures du matin, sous la houlette du d6funt
Carlo D6sinor, chef de r6daction du journal, nous devions
annoncer les articles qu'on allait remettre en fin d'aprds-midi.
On passait en revue les ouvrages fraichement publi6s et on
indexait les 6v6nements litt6raires de la semaine.
Le Nouvelliste sortait chaque matin et 6tait tired
environ 15 000 exemplaires. L'attente des lecteurs 6tait si
grande que la direction dujournal - aprbs suggestions r6p6t6es
de Rodney St-Eloi, chef de la section culturelle du journal -
avait d6cid6 de publier chaque fin de semaine un supplement
cultural ouvert A l'actualit6 et A divers dossiers d'int& et public
(education, thditre, langues, courants litt6raires, esth6tiques
carib6ennes, patrimoine, religion).
Nous nous sommes astreints A rdveiller les travaux de
nos penseurs: Louis Joseph Janvier, Ant6nor Firmin, Jean Price
Mars et tant d'autres. Au course des anndes 80-90, on assistant
A un foisonnement de romans A succds 6crits par des Haitiens.
II fallait rendre compete de cette production litt6raire, en analy-
sant sa port6e r6gionale et universelle, son inscription dans la
litt6rature contemporaine. Cela faisait parties en quelque sorte
d'une forme de nationalism litt6raire. Nos fiddles lecteurs ont
os6 compare nos pages litt6raires A celles du quotidien franqais
Le Monde. Nous 6tions la pour populariser g6nies, talents et
promesses litt6raires 6crivant en crdole et en francais.
Pourquoi le m6tier de critique litt6raire, meme jour-
nalistique, peut-il 6tre considered comme un m6tier complex
dans un pays on prdvaut surtout l'auto6dition ? Au lendemain
de 1986, ce fut la fin en Haiti du regime trentenaire des Duva-
lier et le pays a alors v6cu la naissance de plumes puissantes
de la litt6rature haitienne. Au course des anndes 80-90, lorsque
les r6coltes litt6raires 6taient trbs abondantes, on a pu enreg-
istrer dans les bibliothbques la parution annuelle de plus d'une
centaine de titres dans toutes les categories litt6raires (podsie,
roman, essai, biographies . II fallait accompagner, jauger ce
ph6nomdne.
En deux sidcles, Haiti a connu plus d'une dizaine
d'6coles litt6raires, v6ritables manifestes, sujets encore A dis-
cussion. Voici la liste des journaux et revues qui ont soutenu
ces 6coles et qui ont paru au course des cinquante dernieres
anndes dans le pays : Le Nouvelliste, Le Panorama, Le Nou-


veau Monde, Haiti Libtrte, L'Union Le Matin, Le Septentrion,
Rencontres, Conjonction, Pot-Pourri, Le Fil d'Ariane, Le Petit
Samedi Soir, Haiti Demain, Haiti Progres, Haiti Observateur,
Haiti en Marche, L'Assotor Grand'Anselais, L'Ecran, Miroir,
Inter Jeunes, Rond Point, Nouvelle Optique, Pour Haiti, Col-
lectifParoles, Vue d'Haiti, Societt Haitienne d'Histoire et de
Gtographie, Chemins Critiques. En outre, des stations de radio
haitiennes come Radio Nationale d'Haiti, Radio Haiti Inter,
MAlodie F.M, et pour la t6l6vision : Ttl Haiti, Tel Nationale,
Telemax, r6servaient toujours un space A la production lit-
t6raire du pays.
La majority des auteurs du circuit de l'auto6dition
pr6f6raient miser sur une critique bienveillante, confide A des
amis. Mais la plupart des journalists litt6raires s'y refusaient et
se gardaient ainsi de tomber dans l'encensement. Mais d'autres,
surtout non professionnels, jouaient ce jeu, valorisant l'effort
d'6criture, meme si le r6sultat 6tait approximatif. Ce faisant,
ils laissaient au public le soin de trancher.
Certains noms de
critiques litt6raires connus
pour leur sdrieux ont mar- LA FEN IN IE ELE(
qu6 la scene locale : Roland
Thadal, Ernst Mirville,
Christophe Charles, Jou- *C U R
bert Satyre, Marc Exavier,
Georges Castera. Des cri- C u p .'
tiques comme Yanick La-
hens, St6phane Martelly, Un .. -.111 .ii tout:
Maguy de Coster, Solange Vou ,.h i Ii. ,i. petit tailleur,
Lafontant, Michaelle La- tenti. liu h ".pii '. ous rendre au t
fontant M6dard, Elvire Vou, . . i. -L.... de nouvelles s
Jean-Jacques Maurouard, Et p..111 1. i.elil touche de fini
Emmelie Prophete ont Fani.,,,'.-
fournmi un travail soutenu,
tant dans la press 6crite Les plusgrandes
qu'dlectronique.
Afin de mieux Un grand
expliquer a quoi se trouve
expos un critique lit- "Je suis ronde et 6l6ga
t6raire dans un pays de
passion violent et de folie
cr6atrice come Haiti, je Grand Saa
dois 6voquer le context
politique qui prdvalait pen-
dant le regne trentenaire 15, Rue Aubran,
des Duvalier, quand la Tel. : 3 836-9921 I 3


production litt6raire venue de l'ext6rieur, 6crite par les auteurs
haitiens et rangers, 6tait passe au peigne fin par les mem-
bres du service de surveillance. La peur du communism et
la logique dictatoriale portaient le regime A traquer les livres
consid6rds comme subversifs.
La publication du roman satirique Les comndiens de
l'crivain anglais Graham Greene avait soulev6 la colkre du
dictateur Franqois Duvalier. Des ceuvres litt6raires telles Un
ambassadeur macoute a MontrIal, de G6rard V Etienne ou
Konbelann, du poete Georges Castera, circulaient dans une cer-
taine clandestinit&. Si des libraires commettaient l'imprudence
de les importer, ils 6taient obliges de les placer trls discretement
dans leur rayons, et plus souvent encore, ailleurs. Des revues
remarquables publides en Amdrique du Nord comme Collectif
Paroles, Nouvelle Optique, Sel, n'6taient pas toujours exposes
dans les libraries les plus representatives du pays.
Des critiques avertis comme Pierre-Raymond Dumas
(CRITIQUE LITTERAIRE / p. 11)

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.x.xlx Ix. --l- - 1-1 v - - - - - - - - - - - - - - I





I CULTURE. RELIGIONS & IDENTITY


l Mercredi ler Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV * N� 19


Au Bresil, on ne peut rien refuser aux orishas


Salvador de Bahia garde un attachment visceral A
l'Afrique et au culte des divinit6s orishas. Balade brdsilienne
avec l'Ncrivain Abdourahman Waberi.
La baie de Salvador de Bahia est unique au monde
par son attachment visceral A l'Afrique. Imaginez un instant
que vous vous 6tes 6gard dans le vaste space des Amdriques
et que vous venez de tomber sur un morceau d'Afrique si vi-
brant qu'il semble incamer toute la sbve et tout l'oxygene du
continent, alors nul doute n'est permis: vous 6tes bel et bien,
corps et ame, A Salvador de Bahia, A l'extrlme orient de ce
Br6sil qui abrite la plus grande communaut6 noire du monde
apres le Nigeria.
Salvador de Bahia fut la premiere capital du Br6sil,
de 1548 A 1763. VWritable point de convergence des cultures
europ6ennes, africaines et am6rindiennes, elle fut surtout un
centre important de la culture de la canne A sucre et un port
essential dans le commerce triangulaire (traite n6gribre).


A present, fermez les yeux, d6pliez une carte imagi-
naire devant vous et remontez le temps. Parti de la troisibme
ville du Br6sil, vous voilh de retour sur une plage en Afrique,
quelque part en pays yorouba, du c6t6 de Pointe-Noire au
Congo ou ailleurs. Laboucle estboucl6e. Par une de ces ironies
don't l'histoire a souvent le
secret, la presence des esprits,
la pr6gnance des rites, les
mille masques des peuples
et des totems africains sem-
blent plus visible dans les
ruelles pavdes de la vieille "
ville de Salvador de Bahia "
-la fameuse SAo Salvador
de Bahia de Todos Os San-
tos- qu'A Luanda (Angola), a ,Ai
Abeokuta (Nigeria) ou A Co- .: "


r6sonne dans vos oreilles bien longtemps aprbs qu'il a fini de
chanter le dernier refrain de son dloge A Shango (dieu du ton-
nerre) ouYemanja (d6esse de la mer), vous saurez que les mots
emotionom>, fusionm> ou ((effusion� ont tout leur sens ici.
Les esprits, cach6s partout


f e avocAmertj


* vtrusvr *ui-, sylkl su i P utj J al t .




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tonou (Benin). EnAfrique, du
moins dans les m6tropoles, il
ne faut pas 6tre sorcier pour
noter que les esprits vivent
reclus dans les arri&re-cours
poussidreuses ou au fond de
la brousse.
En revanche, tout
le monde sait qu'A Bahia, les
orishas vivent au grand air, au
milieu de tous et dans le cceur
de chacun, blanc come noir.
Ces divinit6s sont c6l6br6es A
longueur de nuit et de jour, et
pas seulement par les artistes
et les danseurs de camaval.
Si, comme moi, vous avez
le bonheur de rencontrer la
chanteuse lyrique Rita Bras
ou le tonitruant Aloisio Me-
nezes, don't la voix de stentor


Tous les artistes vous confirmeront que Bahia est le
cceurpulsant tic-tac de l'Afrique. Ilsvous avoueront entire deux
6clats de rire qu'ils entretiennent une relation filiale, chamelle
et profonde avec les rites afro-brdsiliens du candombl6. Ils 1ve-
ront un bout du voile qui recouvre leurs codes vestimentaires,
leurs inflexions corporelles et autres signes de reconnaissance
invisibles aux visiteurs de passage que nous sommes. En leur
compagnie, vous 6prouverez la f6te des sens partout A l'ceuvre.
Et tous les edifices, toutes les maisons, riches ou pauvres, toutes
les terres communales, les banlieues, les centres commerciaux,
les thditres, les bidonvilles, les rues, les ravines et les autorou-
tes, tout vous rappellera subrepticement, sinon ouvertement,
la presence des esprits parties il y a des sickles dans la nuit des
cales des bateaux n6griers.
Et s'ilvous prenait l'id6e incongrue, mais finalement
pas si incongrue vu le context spiritual, de demander A la
pluie (la chuva) qui tombe drue ces derniers jours sur la ville
de Salvador de Bahia d'ofi elle tire sa vigueur; elle vous rd-
pondrait sans h6siter qu'elle est, elle aussi, bien stir, de m&che
avec les orishas. Et voilA comment les divinit6s africaines
(ORISHAS / p. 10)


:: . " 1,'/


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Mercredi ler Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV � N' 19


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1 Mercredi ler Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV * N� 19


Le nouveau pouvoir
P-au-P, 27 mai 2011 [AlterPresse] --- La tiche qui seuil de pauvret6.
attend la nouvelle administration parait immense et tout << I y a trop d'in6g
semble prioritaire, alors que le premier ministry d6signd, l'Etat de droit implique << des
Daniel Rouzier, pursuit son operation de seduction auprbs ddlivrent les services n6cessa
du Parlement. loi comme boussole >>. II fau
En attendant d'obtenir ou non sa ratification et de tentes, et preparer un plan de
presenter sa politique g6ndrale, l'Etat de droit, l'6ducation, Unies pour la Stabilisation en
l'environnement et l'emploi sont les quatre axes d6ji d6gag6s responsible du RNDDH entrn
par le president Michel Martelly. Quatre axes comme dans la << Le retrait de la MI
roue d'un cercle vicieux, onu chaque d6fi en appelle un autre. ment le retour de l'arm6e d'H.
A plusieurs reprises, les Nations
Unies ont signal que l'instauration d'un Etat I--
de droit est incontournable. L'absence d'Etat
de droit mine les institutions publiques, avait
destim6 r6cemment Edmond Mulet, l'ex-re-
pr6sentant du Secr6taire g6ndral de l'ONU,
Ban Ki Moon en Haiti.
<< E >> pour << en finir avec l'impu-
nite >>


Selon Pierre Esperance, du R6seau "
National de Defense des Droits Humains
(RNDDH), le proces de l'ancien dictateur
Jean Claude Duvalier repr6sente A la fois < un
grand d6fi pour le gouvernement >> et un signe
qu'Haiti se dirige dans cette direction. Duva-
lier est dans le collimateur de la justice ha-
tienne depuis son retour le 16 janvier dernier.
Il est poursuivi entire autres pour crimes contre
l'humanit6 et d6tournements de fonds.
< sables donnent un signal clair, qu'ils veulent
rompre avec l'arbitraire et combattre l'im-
punit6 >> en contribuant A faire avancer le
processus, souligne Esperance.
Les organizations nationals et inter-
nationales de droits humans ont r6solument
les yeux fix6s sur l'attitude des nouveaux
responsables vis-A-vis du dossier Duvalier. Jean Claude
Plusieurs ont, cette semaine, enjoint Michel
Martelly a<< affected les resources suffisantes
A 1'enquete et aux poursuites >>.
L'une des faiblesses du systeme judiciaire haitien,
souvent mise en avant, est sa subordination a E\LEntlI Pour
Pierre Esperance, un Etat de droit implique non seulement un
apparel judiciaire indcpendant mais que soient soumis A la loi sans considerations 6conomiques, sociales
ou politiques �.
Instaurer l'Etat de droit suppose aussi la reduction
des carts au sein d'une population don't 68% des habitants
vivent avec moins de deux dollars parjour, soit en dessous du


(ORISHAS.
prennent leur revanche sui
que Dieu fait. VoilA commit


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alit6s >>, souligne Esperance, et
institutions fonctionnelles >> qui
ires aux citoyens en ayant << la
tdra sortir les sinistrds sous les
retrait de la Mission des Nations
Haiti(MINUSTAH), pursuit le
e autres priorit6s.
NUSTAH ne signifie pas forc&-
aiti... Je ne crois pas que le pays


e Duvalier escortO de ses deux avocats Fritznel Canton (a droite) etReyn
(photo Robenson Eugene HENM)


... suite de la page 8)
r l'histoire des hommes chaque jour
ent leurs voix surgissent de la cohue
des innombrables troupes de
samba et de carnaval.
Ces voix de l'autre-
fois virevoltent au-dessus
des bois sacr6s encerclant
la baie, ott on a drig6 des
condominiums on6reux et
des gratte-ciel qui, par leur
luxe insolent, tentent de nous
faire croire que le Br6sil n'a
rien A envier aux skylines de
New York et de Shanghai. Ne
posez pas trop de questions
A votre h6te bahianais, vous
risquez de le mettre dans


ait besoin d'une arm6e >>, precise Esperance plaidant pour une
force de police 6quip6e.
La police compete un peu plus de 9 mille agents actifs
et Martelly manifeste sa volont6 de crder une force de s6curit6
compl6mentaire.
<< E >> pour << 6radiquer la misre >>
Le president de la R6publique a souvent affirm son
intention de << crder un climate >> favorable aux investissements
dans le pays considered comme le mauvais l1ve en matibre de
stability dans la region.
Selon un rapport du Bureau In-
ternational du Travail (BIT) paru en 2010,
seulement 2,3 millions sur une population
total de 10 millions d'habitants ont une occu-
pation. Et sur ce chiffre 80% vivent d'emplois
informels.
Cependant << il ne s'agit pas d'une
question d'emplois mais de conditions de tra-
vail et de salaire >>, affirme Didier Dominique
de l'organisation Batay Ouvriye.
Le chef de l'Etat aurait pu montrer
sa rupture avec << le statu quo >> en r6clamant
une augmentation du salaire minimum ou au
moins le respect de la loi actuelle qui le fixe A
200 gourdes, explique Dominique.
Le militant rappelle que le president
compete appuyer la strat6gie d'implantation de
zone franche et d'industries de sous-traitance
dans le pays. Une strat6gie qui, selon lui, a
about A la destruction de la production na-
tionale et l'exode rural, gage d'un afflux de
main d'oeuvre pour la sous-traitance. En 2009
ce secteur comptait un peu plus de 300 mille
ouvriers et ouvribres.
40% de la population haitienne tra-
vaille dans l'agriculture, selon le BIT. Et dans
le milieu rural ce chiffre atteint 72%. Il s'agit
old Georges d'un secteur marginalis6, c'est-A-dire ayant
une maigre part dans le budget national.


l'embarras. Il y a des secrets qui ne se partagent pas et que tout
adepte de la capoeira sait garder au fond de son coeur.
Si vous 6tes arrive ici, place du Pilori A Bahia, un 2
juillet, alors vous avez bien de la chance. C'est l'anniversaire
de la liberation de l'Etat de Bahia, le 2 juillet 1823, qui sera
c6l6br6e sous vos yeux dans la touffeur enivrante de la ville.
Une liberation qui aboutira A l'ind6pendance du Br6sil. DMs le
petit matin, vous verrez une masse humaine prendre d'assaut
les vieilles ruelles du Pelourinho, la parties historique de la
ville, pour s'acheminer vers sa grande place. Fanfares, para-
des, processions, banderoles. Musiques et danses A toutes les
tapes et souvent tous les deux mdtres. Maillots aux couleurs
du pays, jaune dominant. Visages peinturlur6s. Rires, joies,
plaisirs des sens. On ne peut rien refuser aux orishas qui ont
pris des forces humaines. A coup stir on vous bousculera. On
vous enlacera, on vous embrassera meme. Pas de doute, vous
voilA emport6 par la foule interminable. Vous vous dites, il est
10 heures du matin. Seulement 10 heures?
Abdourahman A. Waberi


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et le proces Duvalier


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Haiti en Marche * Vol XXV * N� 19








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C'est le Vendredi 27 Mai. Nous som-
mes au Karibe Convention Center pour assister
au Grand Gala de la FRte des Meres, le concert
traditionnel de l'Orchestre Philharmonique
Sainte Trinit6 pour honorer les mamans.
La salle est pleine A craquer et tout
le monde sur son trente et un attend la lev6e
de rideau. A 6 heures pr6cises le PNre David
CUsar et Pierre Leroy, les deux maestro de la
soirde, ouvrent la stance.
Tour A tour s'enchainent des airs
populaires mais aussi des classiques de la
musique haitienne: Chanson d'Amour, Danse
Capoise de Ludovic Lamothe (1882-1953),
Bonne FRte Maman de Ansy D6rose (1934-
1998), Fleur de Mai, Maman de G6rard Duper-
vil (1934-1998), La D61aiss6e et ses soupirs,
d'Occide Jeanty (1830-1882).


ARTS & SPECTACLES

Concert de la Fete des mamans


Concert Special Fete des Mares le vendredi 27 mai par l'Orchestre Philarmonique Sainte TrinitO
(photo Ruth Occian)


Dans la premiere parties du concert, la
soprano Nicole St Victor interprete le Marassa
Elu de Wemer Jaegerhuber (1900-1953). Sur
le podium, les centenaires ou presque centenai-
res : Viviane Gauthier et Madeleine Gardiner.
Cette dernire a 103 ans. Toutes les deux sont
en bonne forme et ont l'air heureuses d'avoir
6te choisies come heroines de l'annde.
En deuxieme parties, le public est
totalement transport en 6coutant : Maman,
Espoir, An nou danse, Natiaka, Ti Koze, tou-
tes tires du repertoire de Dickens Princivil.
Celui-ci excelle pour la beauty de ses textes.
Une soirde exceptionnelle don't
chacun conservera un merveilleux souvenir.
Ruth Occ6an.


Intention de voyage dans la critique litteraire en Haiti


(CRITIQUE LITTERAIRE... suite de la page 7)
avaient trouv6 une formule pour designer la production litt&-
raire haitienne produite hours des fronti&res du pays, c'6tait << la
litt6rature haitienne de la Diaspora >>. Dumas s'est fait un nom
comme critique et sp6cialiste de cette litt6rature, ce qui lui a
inspire plusieurs anthologies relatives aux oeuvres litt6raires
haitiennes publides en-dehors de l'espace national.
Avant et apres 1986, la critique litt6raire locale a fait
de son mieux pour rdv6ler au public les podtes et 6crivains
dignes d'int6ret. Parmi ces auteurs, devenus depuis des clas-
siques, on mentionnera Frank6tienne, Rend Depestre, Dany
Laferri&re, Lyonel Trouillot, Jean-Claude Fignold, Edwige
Danticat, Yanick Lahens, Louis-Philippe Dalembert. Les au-
teurs pr6cit6s ont obtenu une reconnaissance interne et externe
grice au fracas m6diatique qu'a suscit6 leur oeuvre. Et grice
A leur talent.
Le statut d'6crivain confre en Haiti un incontestable
prestige social. Le lieu d'ofi 6crit l'Ncrivain peut contribuer A
ce prestige. Un auteur comme Dany Laferri&re s'est forg6 un
nom suite A son expatriation A Montreal. Il en est de meme pour
Jean-Claude Charles (d'heureuse m6moire), d'Emile Ollivier,
de Joel Desrosiers, de Josaphat Large, de Robert Berrouet-
Oriol. La relation A l'autre, et plus encore, la reconnaissance
par l'autre, sont devenus des enjeux dans un pays qui en raison
de sa diaspora croissante est de plus en plus plong6 dans des
interrelations de toute sorte.
La critique institutionnelle et academique
Les grilles d'interpr6tation des textes litt6raires pas-
sent par des manuels, en tout cas, le premier apprentissage des
lettres haitiennes A l'&cole, A l'universit6, passe par des guides,
manuels tributaires forc6ment de la didactique scolaire. Ils ont
&td 61abords par Pradel Pompilus, Raphael Berrou, Fardin,
Jadotte, etc.
La production scientifique de Pompilus d6passe
cependant le cadre des manuels de litt6rature. Le professeur
Pompilus a laiss6 un travail impressionnant comme critique et
sp6cialiste en linguistique. II a su initier la nouvelle critique en


Haiti et a facility l'acces A la s6miologie d'un Roland Barthes,
A la connaissance des travaux d'un Lucien Goldman ou d'un
Pierre Macherey.
Dans l'exercice de mon m6tier de critique litt6raire en
Haiti, j'ai pratiqu6 l'analyse des textes, le questionnement des
modes d'6criture nouvelles par rapport aux maitres du roman
haitien de l'apres-guerre : Jacques Roumain, Jacques Stephen
Alexis. J'ai essay de populariser la po6sie haitienne h6rit6e de


Magloire Sant-Aude. D'autres
critiques comme Alix Emera,
Claude Pierre, Rudy Edm6,
Ernst Mirville ont d6velopp6
l'dtude de la litt6rature dans
l'enseignement secondaire et
universitaire.
J'ai dfi fuir A la fois
les considerations trop bi-
ographiques et des jugements
de valeur. Ma g6ndration de
critiques se trouve au carre-
four de plusieurs g6ndrations
d'6crivains : les uns couron-
nds, les autres, plus jeunes, en
quete d'attention. Des critiques
acad6miques tels Max Domi-
nique, Roger Gaillard, Ulysse
Pierre-louis ont fait autorit6
pour leurs outils d'analyse.
La critique litt6raire
en Haiti apris naissance au len-
demain de l'ind6pendance. Les
6coles litt6raires de l'Npoque se
sont inscrites dans le combat
patriotique. Pour jauger de la
quality d'une oeuvre litt6raire,
il fallait la mesurer A l'aune des
id6aux patriotiques, de la mise


en evidence de la couleur locale des paysages et des resonances
culturelles d'alors. Je m'imposais une autre contrainte, celle
d'dvoquer les 616ments qui, dans classiques, les best-sellers ou
les oeuvres plus intimes, produisaient de la nouveaut6, de l'Ncart,
et apportaient A ces r6alisations litt6raires une plus-value.
Par ailleurs, le professeur Bernard Mouralis, sp&-
cialiste des litt6ratures africaines, dans un article public dans

(CRITIQUE LITTERAIRE / p. 13)


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LIBRE PENSER


Mercredi ler Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV � N' 19


o Non, non, la naissance n'est rien oih la vertu n'est
pas. Aussi nous n'avons part a la gloire de nos anc&tres
qu'autant que nous nous ,. t..... '', de leur ressembler; et cet
eclat de leurs actions qu'ils rdpandent sur nous, nous impose
un engagement de leur faire le meme honneur, de suivre les pas
qu'ils nous tracent, et de ne point digMn&rer de leurs vertus, si
nous voulons tre estimes leurs veritables descendants. Ainsi
vous descendez en vain des aTeux don't vous &tes ne: ils vous
disavouentpour leur sang, et tout ce qu'ils ont fait d'illustre ne
vous donne aucun advantage; au contraire, l'eclat n 'en rejaillit
sur vous qu'a votre deshonneur et leur gloire est un flambeau
qui eclaire aux yeux d'un chacun la honte de vos actions.
Apprenez enfin qu'un gentilhomme qui vit mal est un monstre
dans la nature, que la vertu est le premier titre de noblesse,
queje regarded bien moins au nom qu'on signe qu'aux actions
qu'on fait, et queje ferais plus d'etat dufils d'un crocheteur qui
serait honnete homme, que dufils d'un monarque qui vivrait
comme vous. >>
Molibre (Dom Juan, ou Le Festin de Pierre)

Chores amies lectrices, chers amis lecteurs, les
Mvenements qui occupent la vie social et politique a << Port-
au-Prince >>, depuis tant6t 1 mois, non seulement provoquent
chez moi une certain preoccupation mais en plus m'obligent
a croire que nos blessures sociales, s6quelles de l'esclavage,
cet abrutissement sauvage du corps et de l'ame, sont loin de
cicatriser, ce qui repousse encore plus leur disparition. Je suis
oblige de croire que cette perversion de la colonisation qui hid-
rarchisa les nuances 6pidermiques, les 6chelonnant du << ngre
pur > au << blanc pur >>, malheureusement ne fut pas corrig6e
par la r6ussite de la << R6volution de 1804 >. Je suis done oblige
d'admettre que ces << s6quelles > sont en train de causer le
malheur de notre people puisqu'elles semblent << modeler >>
les relations interpersonnelles dans la conjoncture actuelle
jusqu'h orienter les choix politiques. La facility d'adaptation
de l'Haitien d'aujourd'hui aux changements politiques, meme
adverse, et la rapidity avec laquelle il en tire profit, semble
nous mener directement vers la perdition. Deux terms, d'utili-
sation peu courante dans la sphere politique semblent s'adapter
a mon << humeur >> du moment, sombre, triste, pour d6crire ma
faqon de voir ce << spectacle >> auquelj'assiste de faqon passive.
Ces deux terms qui se rejoignent en un certain sens, sont le
<< pedigree >> et la << traqabilit6 >>.


Bonjour a-t-il dit en s'adressant i ses
anciens clients. C'est moi Joe, le propri6taire
de l'ancien magasin d'alimentation, sis au 75
rue Dudley, Cambridge, Massachussetts. Vous


M I Mlo


Pedigree >>

Commenqons done chers amis par celui de << pedi-
gree >>. Gndralement, on parle de << pedigree >> dans le cas
de la g6ndalogie d'un animal domestique de race pure. Le
pedigree est alors le document sur lequel cette g6ndalogie a
&te consignde. Dans un sens plus g6ndral, le << pedigree >> peut
exprimer par example l'origine d'un individu, d'une ville, ou
bien la lignde d'une personnel, d'un animal, d'une chose en
g6ndral. II peut aussi servir a << consigner > le r6cit des d6lits
d'un individu (son easier judiciaire), ou le curriculum vitae
d'une personnel tout en soulignant ses faits personnel. Donc,
outre l'origine ou la lignde d'un individu, le << pedigree > peut
aussi repr6senter :
- La Liste ou l'ensemble des activities, des r6f6rences d'un
individu dans un domaine de sp6cialisation d6termind ;
- La relation des d6lits, des crimes commis par un individu ;
- La suite des Mvenements marquants, de lavie d'une personnel,
d'un objet de valeur;

J'imagine done chers amis lecteurs que chez nous,
actuellement, c'est l'absence de << pedigree politique >> de cer-
tains individus qui constituent pour eux un handicap dans cette
course effr6nde vers l'occupation des postes minist6riels. J'y
pensais l'autre jour, en 6coutant le journal t6levise internatio-
nal, I'Euronews qui semble faire parties de la vie des Haitiens,
en nous offrant une grande fenetre sur l'ext6rieur. Il n'y a
pas seulement chez nous que la misbre morale, intellectuelle,
politique, s'affiche au grand jour. << L'h6catombe politique >
au parti socialist espagnol, le dossier de l'infection des
<< concombres tordus espagnols >>, qui, d'apres les autorit6s
allemandes avaient caus6 la mort de plus d'une dizaine de
personnel montrent d'un c6t6 le r6le du << pedigree politique >
et de l'autre, l'importance de la << tracabilit >>. L'enjeu est
6norme et, sur un fond de crise 6conomique coriace, le secteur
agroalimentaire espagnol ne peut se permettre un scandal de
ce genre. Une reaction fulgurante a permis d'6viter de trop
grands d6gits, mais, la suspicion pese toujours sur les products
espagnols et cela, comme le << coup de langue >> de chez nous,
peut te d6truire la vie 6conomique d'un pays. La << tracabilit >>
du produit permit en moins d'une demi-journme, de montrer
que la cause de l'infection alimentaire produite ne se trouvait


Ce qu'il a dit mon free


(dans son dernier testament)
ne vous souvenez pas de moi ? Eh ! Comment Tous les jours, du matin au soir, mon 6picerie
pouvez-vous ne pas vous souvenir de Joe ? dtait ouverteatous. J'6tais toujours lI, derriere
la caisse, parfois entire
deux ranges d'6tag&-
res, je les remplissais.
RWgulibrement, vous y
veniez faire votre dpi-
Scerie. Presque tous les
.i'" ' gens du quarter me
g ,.-connaissaient. Ah !, ah!
- Vous commencez a


La Sanqil* da hb Folp**tar d'H.i.b ORI4i
esl ani orgJwri. wtbk oumwff de La


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vous en rappeler. Je
savais que vous me con-
naissiez. Moi, je me
souviens trbs bien de
vous. La dermire fois


pas en Espagne mais plut6t en un point d6termind de la chaine
alimentaire situd en-dehors du territoire espagnol. La r66valua-
tion des operations d'identification de la zone de production,
de labellisation du produit, de la mise en caisse, de la << zo-
nification >> des lots a exporter et enfin des lots exports vers
l'Allemagne, ont permis de d6montrer qu'en aucun moment de
cette manipulation le produit a &te contamine. Impressionnant!
Mais pourtant normal.
Chers amis lecteurs, le mdcanisme de << traqabilit6 >>
d'un produit est ce qui rend comfortable et permet de tranquil-
liser et les esprits et les responsables. Les soci6t6s humaines,
en general, recherchent cette << quietude d'esprit >> recherchant
a tout moment la meilleure faqon de suivre un produit de << la
conception a la tombe >>. Je pensais a nos hommes politiques
qui commencent a pointer a l'horizon. Ils font parties de cette
cat6gorie d'individus du pays, auxquels on peut associer une
<< traqabilit >>. Des << noms de famille > qui apparaissent de
faqon continue. Des << families de noms >> connues et recon-
nues. Peut-6tre faudra-t-il commencer a 6tablir des << quotas >
sur les noms.
Chores amies lectrices, chers amis lecteurs, dans notre
cher petit pays, les Technocrates, les << politiques >>, le pays,
nous tous, avons d6ji 6chou6. Et li ou un pays et une soci6t6
ont 6choud, il faut des hommes et des femmes << capable > de
faire croire que nous sommes capable de transformer le pays.
Ensemble. Ce sont de << nouvelles comp6tences > et non seule-
ment des hommes << comp6tents >> qu'il nous faut. Gouvemer
un pays est une tiche trop important pour qu'elle soit fondue
simplement sur les comp6tences techniques. La conception
6thique de la society, la morale, la capacity de d6velopper des
relations inter et intra-personnelles, la capacity prospective,
la perspicacity, etc. pour faciliter le << vivre-ensemble > pour
aller dans le m6me sens. Et, pour cela, il nous faut des figures
a << pedigree politique reluisant >> et des individus a << traqa-
bilit6 social et politique coh6rente >. Et, n'oublions jamais,
paraphrasant Moliere, que la naissance n'est rien oni la vertu
n'est pas et que nous n'aurons part a la gloire de nos ancetres
qu'autant que nous nous efforcerons de leur ressembler.

Oscar Germain
germanor2005@yahoo.fr
Mai 2011


que vous etiez venus, sourires aux evres, nous
avions eu une agr6able petite conversation.
Depuis que j'ai dfi prendre ma
retraite, nous nous sommes rencontr6s tres
rarement. Et li, subitement, vous avez appris
la mauvaise nouvelle. Comme une trainde de
poudre, elle a fait le tour du quarter, peut-6tre
le tour de notre continent. Qui sait? Oui, c'est
vrai, je n'y suis plus de votre monde. Je suis
parti en voyage pour l'6ternit. Je vis dans la
plenitude la plus total a cot6 du Tout Puissant,
a cot6 de ma chere maman et de mon cher
papa. Mon ame, mon esprit, sont d6ji loin du
monde terrestre. La d6pouille est laiss6e aux
vautours qui l'ont prise en un temps record
pour la d6vorer gloutonnement come le font
(VOIR / p. 13)


Page 12


Miami Dade

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Mercredi ler Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV � N' 19


ENVIRONNEMENT


II y a environ un mois, je c6l6brais le
point de depart de la saison de l'arbre, qui devait
s'6tendre sur six semaines, du 15 avril au 27 mai,
avec deux dates particulieres : le 5 mai, jour de l'arbre, le 27
mai, fete de l'arbre (voir La saison de 1'arbre in HEM Vol.
25, # 13 du 20-26/04/2011). Nous voila donc a la fin de cette
saison et je voudrais la marquer en revenant sur la question
pose a la fin de l'article sus-mentionnd.
J'avais en effet signal que le succes d'une op6ra-
tion de reboisement n6cessitait pas mal de travail qui ne peut
etre ex6cut6 que par la population de la zone, et je demandais
<< comment convaincre ces paysans qui n'ont d6ji pas la vie
facile, d'investir du travail dans une activity qui n'est pas im-
m6diatement rentable ? >. Et voila que dans un texte que m'a
pass Alex Bellande je trouve des 616ments de rdponse (DE-
BOISEMENT ET REBOISEMENT EN HAITI: QUELQUES
ELEMENTS POUR COMPRENDRE ET AGIR, Alex Bel-
lande, Agro-6conomiste, Consultant ind6pendant).
Pour commencer, je tiens a signaler que l'auteur pose,
avec d'autres terms la meme probl6matique : Reussir des
cultures arborees nkcessite ainsi du travail. Ce travail doit etre
correctement remunrd. AAussi, le producteur agricole, comme
tout agent economique, doit-il avoir la garantie d'un retour
sur un investissement qui ne produira des revenues qu 'apres
plusieurs annies. On a donc int&r&t a s 'appuyerfortement sur
des considerations d'ordre economique et social si on cherche
a etendre les aires arbories.
Un peu avant, il avait formula la question dans les ter-
mes de l'agro6conomiste queje ne suis pas : Comment appuyer
les paysans pour qu 'ils puissent etendre leurs surfaces en sys-
temes 1.. .- i. t.. ' durables et rentables, ces combinaisons
de cultures integrant cultures annuelles et cultures arborees
qu 'ils pratiquent deja dans de nombreux endroits ?
Les r6ponses sont diverse. Tout d'abord il y a l'en-
couragement a l'arboriculture fruitibre. Selon la FAO, nous
sommes d6ji le 9eme producteur mondial de mangues et le 3eme
producteur d'avocats de la region et le volume de fruits exp6did
vers la R6publique Dominicaine et les Iles Turques a travers
les circuits informels serait deux fois sup6rieur a celui qui est
export vers les USA.
Il y a aussi la culture du bois pour le bois lui-meme,
bois de construction, bois pr6cieux. Je n'ai pas les chiffres sous
la main, mais on sait que pendant tout le 19eme et une parties du
20Wme sicle le commerce du bois, en particulier de l'acajou,


La fete de Parbre

repr6sentait une part important de nos exportations. Mais il y
a surtout la production de carbon de bois. C'est un sujet qui
m'int6resse tout particulibrement, d'autant que j'ai du r6viser
ma position.
En effet, au depart j'6tais, comme tout le monde,
anti-charbon de bois, et puis au fur et a measure j'ai du prendre
connaissance de certaines r6alit6s. Tout d'abord le fait que l'uti-
lisation du carbon de bois nous fait 6conomiser les devises qui
seraient n6cessaires a l'importation de produite p6troliers, une
6conomie de l'ordre de $ 100 millions par an selon Bellande !
Ceci sur le plan purement national.
Mais il y a 6galement des considerations a caractbre
mondial, si je puis m'exprimer ainsi. En m'int6ressant aux
problkmes de changement climatique, j'ai r6alis6 que le CO2
produit par la combustion du bois 6tait en quelque sorte d6ji
dans le circuit, contrairement a celui venant de la combus-
tion des combustibles fossiles carbonn mineral, products
p6troliers). Je suis done devenu un partisan de l'utilisation du
carbon de bois, a condition que la production de ce carbon
se fasse de manibre rationnelle.
Il y a d'abord la production du bois lui-meme. Car il
faut le produire, ce bois. II faut que ce soit une culture comme
n'importe quelle culture. C'est l que j'ai repris l'id6e des
forts 6nerg6tiques, c'est-a-dire des spaces bois6s coups r&-
gulibrement, selon un rythme adapt a l'espece cultiv6e, pour
la production de carbon. Je m'6tais largement 6tendu sur ce
point lors d'une emission r6alis6e avec Georges Michel, en
juillet 2006, sur le theme du carbon.
Et puis il y a la production du carbon lui-meme.
Au course de la meme mission, Georges signalait que nous
produisons le carbon de manibre artisanale et que de cette
faqon toute une s6rie de products s'en vont en fumee ; il fau-
drait done produire du carbon par distillation du bois, ce qui
permettrait de recueillir toute sorte de products chimique de
haute valeur ajout6e don't la commercialization ferait baisser
le prix du carbon. Et il concluait<< il faudrait dire au paysan :
ne fais pas de carbon, vends moi ton bois, et on produirait le
carbon par distillation >>.
Il n'est done pas utopique de penser qu'il est possible
de reconstituer la couverture forestibre de nos mornes, mais
certaines conditions doivent 6tre remplies. En tout premier


lieu, il faut penser a ce que Bellande appelle
la valorisation des opportunities de march, de
manibre a ce que le producteur puisse 6couler
ses products et en tirer un profit raisonnable. Bellande insisted
aussi sur le n6cessit6 de r&-6quiper les exploitations agricoles
en outillage manuel et en outils a traction animal ou motorisde,
1i ou les conditions sont favorables. Enfin il ne faut pas oublier
le facteur peut-6tre le plus important: l'eau. << Sans parler
d'infrastructures cofiteuses d'. ,t,. , 1. ilfaut aussi dans un
premier temps multiplier les points d'eau : puits, captages de
sources, citernes, revenues collinaires ... >> Personnellement,
j'ai un faible pour les revenues collinaires car elles ont aussi
pour function de recharger la nappe souterraine.
Pour finir, le voudrais toucher un sujet don't Bellande
ne parle pas, mais qui pourrait 6ventuellement nous faire avoir
les moyens de finance la reconstitution de la couverture fo-
restibre, il s'agit du commerce du carbon. Le commerce du
carbon est un instrument utilise pour inciter les communautes
a preserver leurs bois etforets. Les communautes locales sont
remun&rees pour le sacrifice qu 'elles consentent en renongant
a utiliser leurs terres pendant plusieurs annies, afin que ces
dernieres puissent sequestrer du carbon. Dans le cadre de ce
micanisme, nous encourageons les petits agriculteurs aprati-
quer l ',, .... t, ;-.. . C ,.i l, .., i;6,.qu'ilspeuventplanter leurs
cultures vivrieres le long des arbres. Nous les encourageons
aussi, dans certaines zones, a reserver au moins une de leurs
parcelles a la plantation d'arbres.
Ce passage est tire d'un petit texte de Isabella Masinde
qui dirige la delegation k6nyane dans le cadre des d6bats sur le
changement climatique aux Nations Unies ; personnellement,
grice a toutes les informations que j'ai pu recueillir autour de
ces d6bats sur le changement climatique, j'ai pu me faire une
petite idWe de la chose et j'ai meme consacr6 une mission au
marched du carbon, c'6tait fin janvier 2008, trois semaines
aprbs l'6mission sur la conference de Bali.
De fait, il nous serait possible de tirer parti de ce
mdcanisme, mais certaines conditions doivent etre remplies.
Il y a en particulier la mise sur pied d'une institution, don't le
nom m'6chappe pour le moment, et don't la function est de
valider les projects qui voudraient profiter du mdcanisme. Le
gouvernement a mis un temps infini a la crder, mais aux der-
nibres nouvelles ce serait chose faite. Il ne me reste plus qu'h
aller aux informations.
Bernard Ethdart


Intention de voyage dans la critique litteraire en Haiti


(PETITION... suite de la page 3)
Notre librairie (2006), explique ainsi l'enjeu et le dilemme
de la critique devant les livres a succes : << Prescrite dans les
classes et consacrde par une tradition qui la pr6sente comme
un module, l'ceuvre classique n'est pas pour autant une oeuvre
lue par un large public. II faut meme se souvenir d'un topo
p6dagogique et critique qui tend a 6tablir une antinomie entire
succes populaire et quality de l'ceuvre classique. Cette these
a prdvalu jusqu'au d6but du XXe siecle. Bourdieu, dans Les
regles de l'art, a montr6 comment le champ litt6raire se scinde
entire deux secteurs opposes: d'un c6td, les 6crivains qui recher-
chent un profit symbolique ; de l'autre, ceux qui recherchent
essentiellement un profit 6conomique >. Le choix que j'ai fait,
celui de la recherche syst6matique (quelle que soit la nature
de l'ceuvre 6tudide) de l'6cart et de la nouveaut6, m'6vitait ce
dilemme.
Je m'interrogeais aussi sur la relation de l'auteur a
l'6criture. Je commentais ainsi dans une revue francophone
canadienne la sortie du premier roman d'Emile Ollivier : A
cot6 de quelques analogies avec l'6crivain Gabriel Garcia
Marquez, 1l'criture du romancier Emile Ollivier se rapproche
surtout de celle du carib6enAlejo Carpentier. Des amateurs de
romans < tiers-mondistes > se demandent peut-6tre, au fond
d'eux-memes : a quand le prochain roman du producteur de
Mere-Solitude ? Ira-t-il jusqu'au bout dans son plaisir d'6crire
? Autant de questions auxquelles seul Emile Ollivier doit
r6pondre devant les feuilles blanches a noircir... >>
Certaines ceuvres haitiennes ont occupy les esprits


durant des d6cennies. C'est le cas de Gouverneurs de la ro-
see de Jacques Roumain. Jean Claude Fignold, romancier et
essayiste, a &te amend a questionner ce roman fondateur de
la litt6rature haitienne contemporaine. II l'a trouv6 panth6iste
et juddo-chrdtien, done contraire au ton marxiste annonc6 en
toile de fond. Cela lui a valu une rdplique frontale du d6funt
6ditorialiste Jean L. Dominique, de Radio Haiti Inter. Un autre
critique, Eddy Arnold Jean, dans un essai trbs documents, a
fait une radiographie choc de l'ceuvre romanesque de Jacques
Roumain. Dans une preface de Jack Cozani a une edition de
Gouverneurs de la rose, ce dernier a identifi6 ce roman comme
le livre-culte de la litt6rature haitienne. D'autres critiques
comme Claude Souffrant ont abord6 Roumain sous l'angle
de la n6gritude socialist, une caract6ristique pas totalement
6trangere au travail ethnographique de Roumain.
Comme outillage critique, il faut aussi tenir compete de
1'essai coup de poing d'un certain Rend Depestre : Bonjour et
adieu a la negritude, ddvoyde selon lui par le noirisme pervers
des Duvalier. Dans cette zone novatrice, il faut avoir en tate
deux essais d'importance du philosophe-romancier martini-
quais Edouard Glissant : Le Discours antillais et L'Intention
poetique. Travaux don't les r6sonnances haitiennes sont con-
s6quentes. Deux francophonistes amdricains peuvent aussi
6clairer sur la production litt6raire d'Haiti : Ldon-Franqois
Hoffman, de l'universit6 Princeton, et Thomas Spear, de Cuny
Lehman. L'inclassable travail universitaire de Maximilien
Laroche m6rite 6galement d'etre salu6 ici. II a &tF l'un des tous
premiers critiques de la region Caraibe a presenter un vrai
guide litt6raire de l'ceuvre complete du maitre romancier haitien


Jacques Stephen Alexis. Laroche a particip 6 galement a la
premiere anthologies mondiale de po6sie creole. D'autres ana-
lystes litt6raires de calibre comme Georges Castrera et Pierre
Vernet ont trouv6 des cl6s d'interpr6tation de la litt6rature creole
haitienne. Le premier a vulgaris6 un manifesto de la po6tique
creole a travers son recueil Konbelann. Le second a camp
un talentueux romancier haitien, Pierre Michel Ch6ry, auteur
entire autres de Eritye vilokan. Les critiques de la g6ndration
<< Mouvement d6mocratique haitien > ont eu pour leur part le
souci de camper le peintre et poete maudit Frank6tienne.
Mais il reste beaucoup a faire. Il est urgent de
s'int6resser a des poetes hors-norme tels Carl Brouard, Ma-
gloire Saint Aude, Villard Denis dit << Davertige >, ou encore
d'6tudier les Lodyans de Justin Lhdrisson, d'approfondir le
trajet romanesque de Dany Laferribre, d'interroger davantage le
RWalisme merveilleux, le Spiralisme, Haiti litt6raire. Et depuis
le d6sastre du 12janvier, une production litt6raire post-s6isme,
marque par le traumatisme caus6 par le Grand-Ebranlement, a
pris naissance. II faudra l'explorer. Enfin, il faudrait question-
ner les motivations et les consequences du fait d'6crire en
Haiti. Jadis, publier un livre dans ce pays menait volontiers
certain auteurs branches aux postes officials. C'est de moins
en moins le cas. La production litt6raire haitienne est devenue
d6bordante.
Dominique Batraville,
kcrivain et critique


Petition pour la sauvegarde de agriculture haitienne


(PETITION ... suite de la page 3) Jacmel
- DEJEAN Huguette, Professeur, Brooklyn
USA - Dr. DEJEAN Lise-Marie, ancienne Ministre a la condition
- C.E. VAN LOOKEREN Campagne, Hollandais retrait6 a feminine



Ce qu'il a dit mon free


(... suite de la page 12)
les hyenes et les chacals.
Apres cette triste nouvelle, vous pensez ne plus avoir
affaire a moi. Ah non, ce n'est pas mon genre, je dis toujours
au revoir quandje passe quelque part. Je tenais, meme de l'au-
dela, a vous faire un dernier brin de causette pour vous dire
combienj'ai aim6 la vie, combienvous avez &te bons pour moi,
mais aussi, combien j'ai &te le souffre-douleur de certain de
mes proches, et combienj'ai &te incompris par ceux-l mime
qui ont b6ndficid de mes bienfaits.
Au salon fundraire, a la soiree de veille, a l'Eglise et
a la mise en terre, je vous demand de vous prot6ger de mes
appelants. Ils seront les plus tristes, les plus inconsolables. Ils
vont pleurer a chaudes larmes. Je vous invite a aller les voir en
spectacle. Ils seront facilement reconnaissables. Ils porteront


des vetements de circonstance et occuperont les premieres
loges. La-haut, je vais continue a les aimer et a prier pour eux.
J'aime encore faire la fete. Qu'ils respectent leur engagement
de << chanter, danser et sabrer du champagne sur la tombe de
l'animal >>.
Vous vous demandez, de mon lieu c6leste, comment
j'ai pu faire pour vous 6crire. Pour votre information, lorsque
sur terre, vous avez &te sages et bons, eh bien, 1I-haut, le Gar-
dien est just et bon. II vous accord sa permission 6ternelle.
Enfin, je ne partirai pas sans vous dire : ne pleurez
pas ma mort, << Les Morts ne sont pas morts >. << Ceux qui sont
morts ne sontjamais parties: Ils sont dans le Sein de la Femme,
Ils sont dans l'Enfant qui vagit >>.
Pierre-Roland BAIN
Longueuil, Quebec, 22 mai 2011


- DEJEAN Nicole, secr6taire, Port-au-Prince
- DOUDOU Pierre Festile, Mouvement paysan Acul du Nord
(MPA) et R6seau National haitien pour la souverainet6 et
security alimentaire (RENHASSA)
- GILLES Marie Yolbne, Port-au-Prince
- HUTTIN Claire, Professeur retrait6e de sciences physiques,
Havange, France
- JAMISON Kevin, New York, NY, President, Community
Development International, CDI
- Komite Relbvman Duvivier (KRD) : Jean Martinel LOUIS
- MAHLIS Kristen, Professor, California State University
- MICHEL Franqois-Marie, Radio Samba, New York
- MOUVMAN PEYIZAN PAPAY : (C l\ Jicnnes JEAN-BAP-
TISTE
- MPNKP : Edith Raymonvil GERMAIN
- PERRIN Philippe, Eco-infirmier, Aix les Bains, France
- SEO Miwon, 6tudiante, Paris
- TET KOLE TI PEYIZAN: Rosnel JEAN-BAPTISTE
- P. URFIE Jean-Yves, spiritain, Furcy
- WICKEN Lois, Musicologist/Art administrator, Brooklyn,
NY, USA
- WISSKIRCHEN Christian, Haiti Support Group, London,
Great Britain
(Les personnel d6sirant signer peuvent envoyer leur nom, leur
metier, leur ville a : agriculture.haitienne@gmail.com)


Page 13


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LES JEUX


Mercredi ler Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV � N' 19


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M-Iodmic M atin chaque- haflvLLI L --tanim6
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12~ -cXl- I �h 30


1 WhO-2 h'im

2hqol- 3h'xp





5 hit 11)









(JI' x I-Ir,%m


Le dique de I'Audlteur


Le Fi Ca
infomrni iif tirns I',L'LAn.M PPwrvv-Lulubs

Lady Blues av .Elsi e

C'estsi Bon en chansons...

Le Bon Vieux Temips


LelJournal de 5 heures
4hvz~w %Vii 44.~r lerIe -ii
et 'M1.1 klJan JLi1 Rd . I 4L I k-.i r
Moilodle 46 Company
Di reIoppeltem i'rn rable

Arno r ySabor coi i Lu rim
Soijr Informiations
Notre Grand Concert
L. un & Mir. I 'hewe krc L'. ;qk
Amt. &Dnim. Ja,,,iil tes

Cava tiers, prenez vos dames


C, 0e4C ,k�4 6lr( e+T 1�JOcc


LIBERTE


EGAL ITE
REPLiBLIIOiE D HAITI


FRATERNITY


AVIS DE DIVORCE
EXTRAIT DES MINUTES DIU GREFFE DIU TRIBUNAL (I\ IL DE PETIT-GOA E
PAR ( ES MO I(TIFS apics c\jiniiCl sili kls cone Ilsoiis coloinil.s du iiimnlC .
publhC I IIIIbuln l li[-tillli Ntl l\ 'li dc Li 10 I lo itllll 11 dc l d tC l Cl qi cll I OCI IO\ C c I I Jud IKncc
conlic Ic dclfindcnt polil ftile dc coilldpIuIllic pOLil k piofil JCCwCillkC I Jctioin dc Ih
diund lik i .cS Ic i dilKc DictLqiillunlii LO\ I_iS I cpols LCiicc.i GoCldI C HERY% \ t qkle
cc iic dc lliidc (csl Iltlh 1c folidc .didl.i I di\ oi�c des Cp0uL\ DiCLqilluiltic LO \ _iS
I cpoLusc icc C GIcildi C HERY jnL\ itois cxclhisls dc I cpot\ pIononcc Ii dissoliilion
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dc IluisCllln il ls lc .2 s l jclls.wi i Jc dcstllsi Id disposiilf dli pric u ill dil qi inIl MIill Ise d
public dinsi I tinie des colonlincs d nIII qUioidi'ii s cdilini iI Li clpililc SolLs poiics dc donl-
iII'cs-iiin tiSc cila.ls sIc. in.is . iI \ .Icl Oi lioict Ic si ii FiH /nIcl M()NIN C E Lhinssi i
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de PeliI-Gaon\ C cni l. idi.nciC publiqiu ci\ i1c de di\ oice de cc lotin \ 111iii1 i i o()cIoblc dcux
muili di\ 0illi n iipesenceiCCii de M N Enick PIERRE-PAIIL isubslitutl coniiinlissiii du
otii\ CiICiCnil dC CC. icssonI ssiclC dLl icitu C IhslOplhIC B()NB()N ) _MWicI i dLl sc,-'-
II Csi Oldoniih j ions InhusskiS 1 cc icquis. dc im iiane I I CI\ CCLiiIonI k ICliCseiii
.IL_" Ilhin l A.i l ollficICI dt llun li C IC ptbhlC |i1C. Ic i IrtbLtn Cl\ lI d \ ) l IC te iimnU l SA w0n
coiiiillndinLs uCi iLt\ .lLtiiiC oIl'iC:ici dci I loicc |1o h LliqtiL d y | i lmi inii 101C oisqu Li ls
ell sConi k11Ic ll-o hnl iii qtiiiS
En foi dc quoi I iiiiniLk dL| piC.s:.l iiiL2Chiiil 1 5_n.r-ii dL Do\ in ci dL G(jcl-


Page 14


E n B ref... (...suitedelapage2)
mercredi 25 mai a l'invitation du commissaire du gouvemement de Port-au-Prince autour
des allegations de fraudes et de corruption don't l'institution 6lectorale fait l'objet.
II s'agit de Jean Th6l1ve Pierre Toussaint, vice-pr6sident, Laurette Croyance, pr6sidente
du BCEN (Bureau du Contentieux Electoral National) special, Ginette Cherubin (d6mis-
sionnaire) 6tait aussi pr6sente. Le conseiller Jacques Belzin avait motive son absence
6voquant des raisons de sant6.
On n'a aucune information sur le president du CEP Gaillot Dorsinvil.
Le commissaire du gouvemement, Me Haricidas Auguste, a fait savoir que l'objectif
de cette convocation 6tait de demander aux conseillers de donner des pr6cisions sur les
provisions l6gales qui leur avaient permis de nommer un BCEN special.
II a aussi soulign6 que la commission s6natoriale d'enqu6te qui travaille actuellement sur
les scandals de fraudes qui ont 6clabouss6 le CEP, avait demand au Parquet de prendre
des measures pour que les conseillers soient mis a sa disposition.
Pour ce qui est des autres membres du conseil qui ont boud6 son invitation, le chef du
Parquet informed qu'ils ont 48 heures pour se ressaisir sinon les measures que de droit
seront adoptees.
Trois conseillers electoraux malades et A 1'6tranger
Vendredi, 27 Mai 2011
Trois conseillers 6lectoraux, qui devaient se presenter au Parquet de Port-au-Prince ven-
dredi n'y 6taient pas. Ces derniers seraient malades et ne se trouvent pas actuellement
en Haiti.
Ldonel Raphael est au Canada, Jacques Belzin est a la Jamaique et Antoine Guerrier se
trouve aux USA. Ces conseillers 6lectoraux devaient se presenter au Parquet de Port-au-
Prince, mais ont &te d6clar6s malades et en dehors du pays.
Quant au Pr6sident du CEP, il se trouve actuellement en Haiti mais il ne s'est pas pr6sente
non plus.
Rappelons que les visas am6ricains de plusieurs conseillers ont &t6 annulds et qu'une
interdiction de depart a &t6 6mise a leur encontre par le Parquet de Port-au-Prince.
Education : Toujours pas un sou pour les 400 boursiers ha'itiens A
Cuba
P-au-P., 25 mai 2011 [AlterPresse] --- Les boursiers haitiens des facult6s de m6decine #1
et #2 de Santiago et de Manzanillo, a Cuba, continent de r6clamer du ministere haitien
de la sante les arri6rds de 7 mois d'une allocation mensuelle de 50 dollars accord6e par
le gouvemement haitien.
Cette situation, r6v6l6e par la press depuis plusieurs semaines, dure encore, en d6pit des
(EN BREF / p. 16)


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Mercredi ler Juin 2011
Haiti en Marche * Vol XXV * N' 19


Ti Gout na Ti Gout ak./c,/, \1Am,,


MINI ANTOLOJI EKRIVEN
SOSYETE KOUKOUY-YO

Atik sa-a soti nan Paw6ol Krey6l revi liter Sosyete Koukouy
N'ap jwenn Paw61l Krey61l nan liv anfoli - Communications Plus
osnon nan Libreri Mapou - Miami


JAN MAPOU
Jean-Marie Willer Denis / alyas Jan Mapou


Jan Mapou fet 12 oktob 1941, Okay-Difon, nan z6n Sid peyi
d'Ayiti. Li fe klas prime li yo kay Freres Instructions Chritiennes
Okay. Li kontinye ak klas segonde li yo nan Lise Philippe Guerrier,
Okay. Apresa, li ateri nan Maison de Commerce Maurice Laroche,
kote li soti loreya nan pwomosyon kontab Edikasyon Nasyonal pou
ane 1964-la. Li travay k6m kontab (Depatman P6tfey) nan Banque
National de la Rdpublique D'Haiti. (1965-1972). Jan Mapou asiste
kou nan fakilteEthnologie d'Haiti rivejouk nan ane 1969. Pandanstan,
li te pwofese nan lekol Honord Fry ak Exinor Flavien pou youn
bout tan.
Nan domen kiltirel, Jan Mapou se younn nan fondate Scout
d'Haiti, Twoup St.-Louis ak Twoup Philippe Guerrier nan lise Okay
ak Maurice Fouron, Pierre Laroque, Claude Pierre. Nan ane 1965
pandan youn kokennchenn deba te deklannche sou lanng krey61l
ayisyen-an, Mapou reponn prezan le zanmi Henry Claude Daniel
ak Dokte Ernst Mirville mande-1 pou vin pote kole nan fondasyon
Mouvman Krey61l Ayisyen. Se te 18 Desanm 1965. Jan Mapou,
ki te deja youn lide nan mouvman jenes yo Okay, pran direksyon
6ganizasyon Sosyete Koukouy ki te premye pitit Mouvman Krey6l.
Li sanble ansanm tout atisplim, defense lanng ak kilti matenel-la.
Li dirije youn emisyon, nan radyo Karayib, ki te rele Emisyon Solky.
Emisyon radyo sa-a te tounen p6tvwa Mouvman Krey6l Ayisyen-an
ak Sosyete Koukouy. Se te emisyon kiltirel ki te pi popile nan ep6k
la, chak dimanch maten. Jan Mapou te dirij e de (2) lot emisyon ank6o,
sou lakilti nan menm estasyon Radyo Karayib-la : "Ici Jeunesse "
chak vandredi swa ak "Aurore Publicitd" chak maten depi lendi rive
vandredi. "Ici Jeunesse" se te tradiksyon an franse kek bel emisyon
ki te fet an krey61l nan dimanch. Kanta Aurore Publicitd se te youn
emisyon savwaviv ak enstriksyon sivik. Bonjan enf6masyon pou
jenes-la sou fason pou yo kondi bak yo nan lavi-a k6m bon sitwayen
respektab.
Mouvman Krey61o ak Sosyete Koukouy te sitelman popile,
Gouvenman Divalye-a, ki te enfiltre mouvman jenes yo nan ane 60
yo, te pase 16d pou arete manm Mouvman Krey61l yo, al depoze-yo
nan depo prizon F6-Dimanch pou toufe vwa Koukouy yo sou teren
kiltirel-la. Y'arete 6 manm Mouvman-an. Jan Mapou te younn nan
yo. Se li, jou dimanch Pak sa-a, ki t'ap fe rep6taj sou youn eskisyon
nan z6n No peyi-a ak kek etidyan, nan lek61l fakilte etnoloji, yo t'ap
ankete sou fason lanng krey61-la devlope nan z6n N6-a. Jan Mapou
pase 4 mwa 6 jou nan youn kacho nan F6 Dimanch yo rele F6 Lanmo.
Se te 6 Avril 1969, li te 8-e dimaten.
Apre anpil demach, yo lage Jan Mapou 12 dawou 1969. Li
te gen chans retounen nan travay li Bank Nasyonal. Apre move espe-
ryans sa-a, li kite peyi-a ak ke sere. Li rive Nouy6k, 8 desanm 1971.
Uit ane apre, an 1979, apre youn reprezantasyon "Bouki nan Paradi",
nan salon kay Dokte Serge Frangois i :.,1., i Mapou ak kek zanmi
fonde younn nan pi bel mouvman liter nan Nouy6k, toujou sou non
Sosyete Koukouy Nouy6k. Nan ekip sa-a, nou tejwenn : Christophe
Joseph (Djo Alel), Brunel, Daniel Soy, Kesnel Hyppolite, Miryam
Blanc, Anthony Bayas, Yolande Thomas, Frangois Michel, Vivie Mi-
chel, Nancy St Lger Kathleen St. Leger Kiki Wainwright, Deyita, Joe
Thony (Ti Tonton), JanMapou, Farah Juste, Bob Lapierre, Marphise
Dominique, Lina Duverger Clara Duverge ak tand6t anko.
Obligasyon travay oblije Mapou kite Nouy6k, rantre
Miyami nan mwa Septanm 1984. Ansanm ak Yolande Thomas, Kiki
Wainwright, Inavi Joseph, Limond Joseph, Mikette Wainwright, Jan
Mapou, akErnstJulmius (Degoutan), yo te reprann aktivite Koukouy
yo, sou non Sosyete Koukouy nan Miyami.
Jan Mapou ak Sosyete Koukouy Nouy6k epi Sosyete
Koukouy Miyami prezante youn venten pyesteyat preske tout sikse
plis foul. Majorite nan yo se Jan Mapou ki ekri yo. Jan Mapou kwe
nan pouvwa teyat pou edikasyon mas yo. Li se younn nan ekriven
ak direkte atistik ki prezante plis pyesteyat ak Sosyete Koukouy nan
estil teyat total ak kolaborasyon Kiki Wainwright ki konpoze chante
ak melodi yo. Men kek nan pyesteyat sa yo:
"Anba Tonel": anbyans lakay, mizik, chante, danse bel koule, kadans
twoubadou ak istwa lavi lakay, prezante Nouy6k nan oditoryom
Clara Barton
"Anba Lakay": youn mache piblik kote machann, gran-
mounn kou jenn timounn, kokobe kou enganm, machann tout kalite
machandiz, pesepte, machann b6let, kandida pou prezidan, tout sanble
nan mache-a pou poze pwoblem peyi-a; chak mounn nan jan pa yo;
nan fason pa yo. Youn estil teyat popile, teyat anwon, teyat total (mizik,
chante, danse, pawoli, pwezi, penti ...) Mizik : Kiki Wainwright
"Tatalolo": youn istwa tris ki chita sou powem <> Ko-
ralen (J.C Martineau) ekri. Pyesteyat sa-a te jwe nan Clara Barton
Auditorium Nouy6k ak Koralen, Farah Juste, Djo Alele, Frangois
Michel k6m akte prensipal...
"Maryaj Daso", istwa youn matyo ki chita ap renmen ak
tout bel ti fi ki nan vilaj-la. Nan chita betize ak pitit mounn, li monte
sou resif, lijwenn ak zo grann ni. Lafanmi monte youn sel konplo ki
pi f6 pase wanga ki fe msye marye san li pa konnen. Kiki Wainwright
kom akte prensipal. Youn komedi ki pase nan Joseph Caleb Center
nan Miyami epi pyesteyat sa-a reprezante ank6 nan Miyami 3 fwa
afile.
"Tout Kolon se Kolon": ki rakonte debakman kolon yo
nan Kiskeya e ki rakonte laviAnakawona premye sanba endyen nan
tan lakoloni
Nadege Quevedo akte prensipal nan w61o Anakawona. Youn montaj
Jan Mapou ak bel dans endyen yo.
"DPM Kannte": 400 refijye s'oun ti bato tetchaje ki pran wout
Miyami san bous61l, san kaptenn. Sou lanme, pandan travese-a, yo
rakonte pwoblem yo, soufrans yo. Movetan bare yo, yo tout mouri
sof youn sel: oun manman ki akouche pandan tribilasyon soukous
lanme-a. Gadk6t meriken peche timounn nan, depoze-1 nan youn
lopital Miyami, (400) kadav. (1) lavi. Youn lot demonstrasyon teyat
anwon ki te fe Grande Premie nan Miami-Dade County Auditorium
devan 2,500 mounn. Ayisyen kou etranje. Akte prensipal Janjan


Dezire, Marleine Bastien, Arose Ady, Yolande Thomas, Mikette
Wainwright, Jean Dorcely, Ginette Etienne, Jeanette Gregoire, Rose
Bleus, Joceline, Rose St Jean, ErnstRegistre. . . Mizik : Kiki Wainwri-
ght. Seksyon dans sou direksyon Nancy St. Leger
"Libete ou Lanm6": youn Teyat total Jan Mapou te monte
espesyalman pou 200 anivese Bwa Kayiman an 1991. Rebatize < bete ou Lanm6>> an 2004. Se listwa zanset nou yo, t'al dechouke
nan peyi Lafrik, mennen yo vin travay nan Kiskeya. Esklav yo ki
finalman pran konsyans, 6ganize yo apre kongre Bwa Kayiman-an,
deklannche youn kokennchenn revolisyon ki fe Ayiti premye peyi
neg endepandan nan emisfe-a. Youn mizikal, youn teyat anwon ak
kolaborasyon mizikal sanba Kiki Wainwright. Akte prensipal Kiki
Wainwright, Janjan Dezire (1), JCExulien (2), Dorcely Dede (1)An-
thonyBayas; dek6 patisipasyon: ErnstRegistre. Reprezantasyon-an
te fet nan Gusman Cultural Performing Art Center ak Caleb Center
"Chaloska" (Ralba) sou direksyon Jan Mapou. Se istwa
youn ekip etidyan pwogresis ki bay vi yo nan travay edikasyon mas
yo an Ayiti. Youn pyesteyat ki dekalke istwa Steve Biko nan Afrik
Disid e ki montre se chak jou youn militan mouri nan peyi Ayiti.
Men chak fwa younn mouri 10 lot leve pou pran larelev. Youn teyat
prezante nan Caleb center an 1987, nan Nouy6k, ak Boston.
"Bouki ak Malis nan Nouy6k" teyat (Moriso Lewa:
Bouki ak Malis nan Miyami) sou direksyon Jan Mapou; monte nan
Clara Barton, oditoryom, Nouy6k. Akte: Kesnel Hyppolite, Anthony
Bayas, Yolande Thomas. Youn teyat ki tradui pwoveb: Mounn s6t se
levennman>>
"Wa Kreyon" (Moriso-Lewa), premye teyat Jan Mapou
monte nan Miyami an 1985 ak twoup teyat <>
youn pyesteyat marasa ak Antigone an Kreyol (Moriso-Lewa)
"Antig6ne an Krey6l" (Moriso-Lewa) sou direksyon Jan
Mapou ak Janjan Dezire, Yolande Thomas, Anthony Bayas, Jeanette
Gregoire, Yanouwi, Kiki Wainwright, Serge Marius. Prezante nan
Joseph Caleb Center i 1. .11,I, ak nan Rex-Theatre Potoprens-Ayiti
pou "Semaine de la Diaspora"
"Lanm6 Jozafa": Youn 16t teyat total siyen Jan Mapou
ki rakonte vi peyizan andey6. Veye ak anteman youn gran peyizan
ki mouri nan move kondisyon. Youn reprezantasyon kilti ayisyen-an
nan rasin. Politik, kwayans, pawoli, mizik, dans f61lklorik... ak An-
thony Bayas, Yolande Thomas, Kiki Wainwright, Tom Male, Jeanette
Gregoire, Rose Bleus, Ginette Etienne, Rose St Jean, Carline Paul,
Edeline Clermont, Mikette Wainwright... Tout brase ansanm pou youn
lot reprezantasyon teyat total ayisyen-an. Mizik: Kiki Wainwright.
Koregrafi dans ak Nancy St. Leger, Manno. Dek6: kolaborasyon
ErnstRegistre. Prezante an Oditory6m Clara Barton an 1983 ak nan
Gussman Performing Arts Center, Miami an 2006.
"Met Lawouze": youn adaptasyon Gouverneurs de la
rosee de Kacques Roumain ank kolaborasyon Paula Pean ak Kiki
Wainwright. Sou direksyon Jan Mapou Sosyete koukouy Miyami
prezante Met Lawouze devan plis pase 1,700 espektate nan Miami
Dade County Auditorium 22 dawou 2010. Sikse plis foul!
Lot aktivite teyatral ank6: "Tout Manman se Manman" (Teks Jan
Mapou, mizik Kiki Wainwright). (Caleb Center)

Dramatizasyon ensidan "Abner Louima nan Nouy6k". (nan Lyric
Theater, Miyami)
Jan Mapou ekri plizye lot liv. Li patisipe ansanm ak 8 lot
powet nan youn liv pwezi "Choublak ak Kamelya (1968). Li pibliye :
"Bajou Kase" (1974), "Pwezigram" (1981). Li ekri tou "DPM Kannte"
(liv ak video) 1994. "Anba Mapou-a" (istwa kout) 1998. Mapou
ekri sou journal Haiti Observateur soti 1981 rive 1986. Annapre, depi
1987 jouk jounen jodi-a (2008), li kontinye ap ekri sou journal Haiti
en Marche. Li anime 2 emisyon radyo sou :Radyo Mega ak Public
Radio chak senmenn. Mapou entwodui youn tralye liv kreyol ak youn
seri Avangou ki bay gou pou feyte epi li liv sa yo.
An 1990, Jan Mapou louvri sou boulva Feliks Moriso Lewa
(NE 2nd Avni) nan Miyami, youn Libreri liv ayisyen ak youn Sant
Kiltirel, kote li, ak manm Koukouy yo anseye krey61l, mizik, dans
ak teyat nan wikenn. Libreri Mapou Ozetazini resevwa tout gran
entelektyel ayisyenyo tankou Paul akFrankLaraque,Frankdtienne,
Pwofese Leslie Manigat, Jean-Claude Exulien, Claude Charles,
Max Manigat, Marie Laurence Lassegue, Bernard Deiderich, Heinl,
Edwidge Danticat, Josaphat Large, Roger Savain, Patrick Lemoine,
Eddy Gamier, Dany Laferribre ... Lanse liv yo osnon fe konferans
pou kominote-a. "Premye Libreri nan youn peyi" entelektyel yo di.
Se sel kote ou ka jwenn majority liv ote ayisyen-yo an franse, krey61l
osnon angle. Defen Jean Desquiron ak Ernst Bennett voye Libreri
Mapou monte byen wo nan journal Le Nouvelliste. Jean Desquiron
di o Mapou se youn nan 3 mounn ki pi serye nan peyi Ayiti.
Mapou resevwa plis pase 50 setifika depi Nouy6k, rive
Miyami. Ayisyen kou ofisyel nan Florid-la (Vil kou Konte) rekonet
travay li ak Sosyete Koukouy. Li resevwaMaxie Award ki se pi gwo
one youn atis/ekriven ka resevwa nan Miyami. Nan mwa mas 2007
Gouvene Jeneral Florid-la Charlie ( I ...i..i .i i.!. !..pou piblikman
ak plak ki rele Folk Life Award.
Jan Mapou se envite Library of Congress nan Wachintonn
pou l'al anrejistre pou limanite bl istwa vili, Sosyete Koukouy ak
Libreri Mapou ki pral vin youn enstitisyon apre 25 ane ekzistans
nan Little Haiti USA.
Randevou-a se pou 20 Jen depi 11:00 dimaten rive popu 5M nan
asw'/ Tout moun nan zbn nan envite.


EMILE-CELESTIN MEGIE
(ELIMED TOGIRAM)

Emile-Cdlestin Mdgie (Togiram) fet nan youn vil ki rele
Marigo. Vil sa-a nan Sides peyiAyiti, tou pre Jakmel. Emile-Celestin
Megie fet 16 Okt6b 1922. Li fe klas prime li nan "Ecole Nationale
de Marigot" ak "Collkge Louverture" nan P6toprens. Li fini klas
segonde nan "Collkge St. Justinien", P6toprens ak "Lycde Pinchinat",
Jakmel.
Depi Emile-Cdlestin Megie te gen douz an lespri li te panche
sou literati. Premye travay li nan domen pwezi te pran lari le li te gen
sez an nan youn piblikasyon ebdomade ki te rele "Le PetitMarigo-
tien". Jounal sa ate kreye ak kolaborasyon youn fre li, Rossini Megie
epi youn zanmi li, Faust Claude Volel. L6t journal kite pibliye pwezi
Mdgie yo se La Nouvelle Abeille nan vil Jakmel. Pi devan nan karye
li k6m ekriven, nou jwenn plis piblikasyun nan Espiral, Gind61l, La
Rdpublique, Le Petit Samedi Soir, Le Nouvelliste, Haiti En Marche,
elatriye ...
Emile-Cdlestin Mdgie ekri ni an franse ni an krey6l, men se
papaMigie kite inisye lanmou lanng krey61 la nannanm li. Ekriven-
an pibliye youn dal atik sou istwa, sou literati, sou edikasyon, sou
teknoloji... nan Revi ak Jounal nan P6toprens, nan pwovens ak Oze-
tazini. Li ekri plizye liv powem, woman ak teyat. Antwot: "Lanmou
Pa Gen Barye" (3 t6m) ki dapre sa n'aprann te dwe pwemye woman
solid ayisyen, "Feuilles D 'ortie" ak "Lettre a Une Podtesse"... de
rekey powem ki monte rezistans soufpwetik li. PiskeEmile-Cdlestin
Mdgie te toujou nan lesefrape ak otorite peyi a, li te konn pibliye teks
li yo sou non Elimed Togiram. Le nou vire mo sa a lanve li ban nou
Emile de Marigot.


Togiram okipe plizye fonksyon nan lavi li. Li te ajan
agrik61l nan "Segen" nan komin Marigo (1941-1942); Ajan Agrik61l
metewoloji nan Oryani, komin Fon-Veret (1942-1944); Sekrete Biwo
Enskripsyon Marigo (1946); Prezidan Sek Detid "Aurore "Marigo,
(1947), Prezidan Sek "Marina" (1949-1950); Grefye Tribinal Depe,
Marigo (1950-1952); Note pouz6nKabare (1954-1958); (1977-1987);
Note pou z6n Tomazo (1958-1960); Note pou z6n Kay Jakmel (1960-
1971); Note pou z6n Delma (1987); Sekrete Federasyon Koperativ
Colbert Camille; Marigo, Kay Jakmel (1961-1966); Prezidan Kope-
rativ Agrik61l "Union Familiale" (1962-1966) Kay Jakmel; Prezidan
Sek Litere Kay Jakmel (1961-1963); Prezidan Koperativ Litere
"Flambeau de Marigot" (1962-1963); Atache Lapres nan "Office
National Education Communautaire" (ONEC) (1966-1969). Younn
nan manm fondate Sosyete Koukouy 1968; Asistan Teknik (seksyon
enprimri) nan Ofis Nasyonal Alfabetizasyon ak Aksyon Kominote
(ONAAC) (1969-1973); Kolaborate nan dezyem sesyon ete pou
I.L.A(InstitutLenguistiqueApplique) P6toprens: Klas sou Evolisyon
Lanng Krey61o pale e ekri (Jiye 1970); Pwofese Fonetik Entenasyonal
nan "Facultd Des Sciences Humaines" (UEH) Desanm 1976-1988);
Chef Sevis Envante nan ONAAC (1977-1978); K6dinate GREKA
(Gwoup Rechech Pou Etidye Krey61l Ayisyen) 1977-1979; Direkte
Adjwen Ebdomade "Le Petit Samedi Soir" (1978-1980); Manm
Fondate Asosyasyon Ekriven Ayisyen, (Fonde 4 Jen 1979); Manm
ekip Krey61l ak Pedagoji nan Institut Pddagogique Nationale (IPN),
Pwoje Edikasyon Bank Mondyal - GouvenmanAyisyen (1982-1987);
Prezidan ASCONA (Asosyasyon Konbit Natif Natal ), P6toprens
(1982-1987); Tradikte pou ekip Konstitiyon-an (Septanm 1986);
Tradikte nan Ministe Enf6masyon ak K6dinasyon (1986-1988); Tra-
dikte nan CEP (ConseilElectoralProvisoire) (Okt6b 1987); Pwofese
" Dade County Public School St. Paul", Miami , FL (1988-1989);
Konsiltan nan Semine Alfabetizasyon Fonksyonel kite oganize nan
Lafond - Jakmel nan Enstiti Nasyonal Devlopman Kominote (23-27
Fevriye 1976); Patisipan nan senpozyom sou anseyman an Krey61o ki
te fet an 1979 nan IPN.
Emile Celestin-Megie (Togiram) fonde: "LePetitMarigo-
tien"(1938-1939) ki te pibliye chak senmenn, revi "Espiral" (1960-
1966), revi "Gindol" (1971-1985). Togiram resevwa anpil one nan
lavi li. An nou site kek Enstitisyon ki diplome-1: Centre International
et D 'Etudes Superieures Journalisme Ei, hatifet Scientifique pour
I'Am&rique Latine (CIESPAL) Quito, Equateur (1973), Depatman
Edikasyon Nasyonal, "Citation A L 'Ordre Du Jour" pou konp6tman
nan travay li (8 Dawou 1970), -Sosyete Koukouy-Miyami: Twofe
pou travay li nan Lanng Kreyl Ayisyen-an (13 Okt6b 1988), Sosyete
Koukouy-Kanada: Plak OnW-Respe (Boston 29 Oktob 1989), FIU
(Florida International University) Plak one akMerit pou travay nan
lanng KreydlAyisyen-an (28 Okt6b 1990)
An 1980, Asosyasyon Jounalis Aysisyen-an nonmen Togi-
ram pou travay li fe nan Lanng Krey61 la
pandan plis pase 40 ane ak pozisyon li toujou pran pou dwa pou mounn
pale. Emile-Cdlestin Mgie te younn nan espesyalis kite siyen pwoje
pou bay krey61l ayisyen-an youn 6tograf. Finalman, sa te vin pemet
lanng krey61l aysiyen-an vin ofisyel nan atik 5 Konstitisyon 1987-la.
Pi bel rev Togiram se we krey61l ayisyen-an tounen youn model nan
domen lengwistik pou tout lot peyi ki pale krey6l.

Piblikasyon

Li ekri pwezi, woman, teyat ak ese. Men youn pati nan liv Togiram
deja pibliye yo:

* Le petit Marigotien (revi ki te part chak semenn)
1938-1939
* Espiral (revi ki te part chak mwa) 1960 - 1966
* Gind61l (revi ki te part chak mwa) 1971 - 1978
* Ale-vini Mirak (istwakout) 1946
* Feuilles D'ortie (pwezi) 1953
* Coeur de silex (pwezi) 1963
* Faisceau Multicolore (pwezi) 1961
* Lettre a une podtesse (pwezi) 1970
* Byen viv (teyat) 1967
* Bouquets de glanures (pwezi) 1974
* Serenite nan lanmou (teyat) 1968
* Lanmou pa gen barye (woman an twa t6m) Tom
I apatil975
* Lanmou Lasigwav (istwakout) 1967
* Kezini (woman) 1985
* Agasya (woman) 2003
Pinokyo an kolaborasyon ak FAYO

Detay sou woman Togiram-yo

Lanmou Pa Gen Barye (1ye Ep6k) se premye liv woman Emile
Celestin-Megie (Togiram). Togiram se non vanyan Megie ki soti nan
mo MARIGOT-a li vire lanve. Nan youn ep6k kote ekri woman nan
lanng kreyol Ayiti-a te kab konsidere tankou reve je kle, Togiram te
deja manche plim li pou ban nou Lanmou Pa Gen Barye, ki part
nan ane 1975. Sa vle di, nan ane 1975, de woman krey61o te pran lari :
Dezafi ak Franketienne epi Lanmou Pa Gen Barye ak Togiram. Si
Lanmou Pa Gen Barye pa te soti kom premye woman krey61l ayisyen
se te senpman youn aza.
Nan Lamou Pa Gen Barye (l1y Ep6k) Togiram te rakonte listwa de
jenn anymore ki te sove kite kay fanmi yo pou yo te al viv lavi lanmou
yo lwen, byen lwen tout prejije ak barye sosyal.
Lanmou Pa gen Barye (2 yem Ep6k) se kontinyasyon istwa ki te
kbmanse nan premye ep6k-la. Nan tranch sa-a, Togiram fe youn bon
rale sou istwa politik nan peyi-a. Men pandan tout evennman politik sa
yo anndan peyi-a Boumann Milomar, papa Jaklin, pa te janm sispann
cheche pitit fi li, li renmen kou de grenn je-1. Se lanmou li pou Jaklin
kite lakoz l'al jwe Jeremi apre nofraj bato ki rele Senkristof-la. Se
jou sa-a tou, Jaklin te di li :
<< Papa, papa ! ... padone mwen pou tout mal mwen fe-ou. Se mwen-
menm ou t'ap cheche ki lak6z ou make pedi lavi-ou. Padone mwen,
papa !>> (p. 177).
Lanmou Pa Gen Barye (3y'm) se premye triloji nou jwenn nan
woman kreyol Ayiti-a. Rive rete tennfas ak youn menm sije nan twa
liv diferan made anpil deteminasyon ak konstans. De fos sa yo se
lanmou Togiram pote nan fon ke li pou krey61l ki fe yo donnen nan
ajisman li jouk li rive konplete istwa lavi lanmou Jaklin ak Janbatis.
Kote li femen istwa-a ak paw61l sa yo :< youn kokennchenn ekzanp pou tout mounn ... Nanpwen anyen ki
pi gran, pi f6, pi bel pase lanmou !> (p. 180 ).
Agasya : Chwal Simbi < se youn istwa ki bel, epi malouk anmen-
mtan. Youn istwa lajwa, youn istwa latristes. Youn istwa ki blayi
devan nou tout kwekwetmakwet, tout bouyivide, tout viretounen,
tout kontradiksyon ki toujou ap fe tolalito nan konp6tman youn pep
k'ap bouske wout sivilizasyon >. (p. 1


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Pa 6PAGE Mercredi ler Juin 2011
Page 16 BACK Haiti en Marche * Vol XXV * N' 19


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HAm Rle ( s51 5 845-750 or ( 561I ) -45- 3GAMT

Fax ( 84 ) 84-752 or ( SOL ) 842-9398
FTO free 14-077-4-W~ or 1-077-4B9-7T0O
Se Sel koneksyon gwo bato ou genyen nan Palm Beach la
bldI e 3-5 o ixit No. 74 (45th sIremt ) s o wgg~e Awe, NWth a~r A~w e imtin Luther
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Under New Management


Nou gem you nouvo Bato MV MONARCH EXPRESS


En Bref...
(... suite de la page 14)
d6marches formnnelles effectudes par les 6tudiants
et des dispositions mises en place pour faciliter..
le transfer des fonds.
Dans une correspondence adress6e le 7 mai der-
nier au ministry sortant de la Sante Alex Larsen,..,.
les 6tudiants ont sollicit6 le b6ndfice de l'urgence
pour le d6blocage des fonds.
Les 6tudiants mettent en avant la n6cessit6 pour
eux de recevoir cet argent avant le d6but de la
p6riode des vacances en raison de graves diffi-
cult6s 6conomiques auxquelles ils font face et deI
l'urgence de se procurer, h leurs frais, un billetJ
d'avion pour returners en Haiti.
Selon des informations communiques Al-
terPresse, l'ancien Pr6sident Rend Pr6val avait
pass des instructions pour le d6blocage des ces
fonds bien avant son depart. Une source gouver-
nementale a indiqu6 que les montants seraient '
d6ji disponibles sur le compete du Ministbre de -
la sante.
Un contract a t sign entire la firmnne haitienne
Mediacom, repr6sentant la compagnie cana-
dienne Carribbean Transfers, pour le paiement ,
des allocations. Cependant jusqu'h date le Mi-
nistbre de la santW n'a vers6 aucun montant h
la Mediacom en d6pit des garanties financibres
r6clamdes par ce ministbre.
Ives Marie Chanel, directeur de Mediacom, a
effectu6 du 5 au 8 mai 2011 une visit h San-
tiago de Cuba en vue d'6valuer le d6roulement
du processus de distribution des cartes de d6bit
devant permnnettre aux 466 6tudiants haitiens de
recevoir les arri6rds de six mois (octobre 2010 ..
h mars 2011 ) d'allocations.



Haiti en Marche
Port-au-Prince
100 Avenue Lamartiniere (Bois Verna)
Tel.: 2454-0126, 3452-0428
Miami
173 NW 94th Street, Miami, Florida 33150
Tel. 305 754-0705 / 754-7543
Fax 305 756-0979
New York (914 358-7559)
Boston (508 941-6897)
Montreal (514 337-1286)
email: melodiefm@gmail.com
haiti-en-marche@hughes.net
URL: www.haitienmarche.com
Library of Congress # ISSN 1064 - 3896

-I-.




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