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Haïti en marche
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Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00098809/00439
 Material Information
Title: Haïti en marche
Physical Description: v. : ill. ; 45 cm.
Language: French
Publisher: s.n.
Place of Publication: Miami Fla
Miami, Fla
Creation Date: January 19, 2011
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subjects / Keywords: Haitians -- Newspapers -- United States   ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.)   ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.)   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Spatial Coverage: United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti
 Notes
Language: In French.
General Note: Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 21271733
lccn - sn 92061416
issn - 1064-3869
System ID: UF00098809:00439

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I.g g nSach, ito d 9 u25J n ier21 -V lI V I02-


Jean-Claude Duvalier, "Baby Doc"

revient apres 25 ans d'exil


IAFPi - P()RT-IAUl-PRIN( E iH.Itl - L'allcicn plC-
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Doc" clI,1ic (ll ponll I\Ol | Iim Ic i olic popuiinc ciil I"\ ,'> CI
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12 JANVIER 2011






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I ~


ELECTIONS : Preval versus

Communaute international
MAIS LEQUEL EST LE CANDIDATE
DE L'INTERNATIONAL ?


PORT-AUi-PRINCE I,� Jln-
\'i1 - Dcplhl LI l icsic1 |1 n I )E IOEA d
COIIcll' OIIs. dc soil I.IppoIl Ic Ilcil I
Ijn\ II c'col tlc Li hb..i llc c'lctioil Lisisc
Ic Ili\ c'.I cl.s c iih kll. po lli d '\ llii III
N\0ni' ii bl ic ,I l cc cnilc Ic. pI| i dc1iiU
RcIK Pl[c\ ,l ct I iiiciii,lllOnill
Li picssc culii'iic icci c cst
I ellk (i1C k' |n l esi n '-*i ilk jllikih -. -
(iCS i ppol 1c ( Ic pic. 1.id t1.i. I,1iii1 i sc1
IuIppoI l I( I piccollii ( iiti 11 c1 ' idi[(ili


Lhi poLn\oni Jiilk Cl.lAmiiin 4I. . ii blI pioche(i di clKICf d
I EII soi n iciioiidc dc si posinionl dc secoiidll d on 1poll
Ic seoiind I oin jI pIoflil du chlijl l 'I licll mNLillll\
Lc cseIoiindl omIn iIl n i piu a\ Oil lIh cc dlinnllclic
l|, 1111\ I I co liic pI \ l lc L l l' JIe I i i . Iiod i I i. \-pIlc i lllic
d ic lln i lli .llldc N I, . ll.il it Ic l pIop Illlic S\\ i Nllk l hckI Il IIno
( ,I Sllll[ du I 1i1isiciCl Ml ichel ! lJ l('ll\1
Lc picsidc Pic' ,dl i e s c st' pIs pionIncc publ-
ill1c1iicIII ccOII cilli. cCp.l ( li.ll 11.II'1. O Il.l c.l c ill pi
soil nictientioilndc iCSIC \i L\ picssions
C lls-CI I 011o1 Ii1 isles ionllElOllNs L : poIl-i--
i ELECTIONS , )>.41


OEA-Elections

haitiennes : Fuites

ou manipulation !
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Pai c\cinlllplc Ic 'L i iiln illi,)iptilliioii n, jIicl1 i l dc
coni lsIIOlns duI lippOi l dcs ' \pcls dcl I ( )EA stll I'I Islul ihts
duL pI|lci ll(i l IOI dc Li Ij | idcliilI . hiiiic.iii duI. 'l\' 2x no\ cillbic
dirnll. i
Lc. ippoi i cic d , iii diiidc pI i I pcl1idcin Roic Pic.\ l
SI ( )iL'.Ilini. lIon dci EIti .Ii i.i.clll doilii HdII l mCi ni .nibi
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pcil ilc I ()Ed 1 iilit .iii llr i iciiiI ll lcs bi ,itili\ pic�idcnliilll
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i!IANIPUiLATION " >. "l


Malgre un parcours oppose, Preval

menace du meme sort qu'Aristide
P R T -A U -
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cinicni(i iUi-cl J ildlCii d
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IPREV A L / >. 51 ,, ,. I ,, i / . . ./ . , ... ,i/,.. i . /, i ,


En Haiti, la fin des lites


ivOIR ,l. (i






I EN PLUS...


EN BREF...


Mercredi 19 Janvier 2011
Haiti en Marche * Vol XXIV * N� 52


Un an apreis le seisme,


Haiti se recueille


Haiti a marqu6 mercredi dans le
recueillement le premier anniversaire du
s6isme du 12 janvier 2010, l'une des plus
grandes catastrophes urbaines de l'histoire,
don't le bilan a &te revu A la hausse et s'6tablit
d6sormais A plus de 316.000 morts.
"Il y a eu plus de 316.000 tuds", a
d6clard mercredi le Premier ministry Jean-
Max Bellerive lors d'une conference de
press A Port-au-Prince.
Le pr6c6dent bilan faisait 6tat de
250.000 morts, 300.000 bless6s etun million


CP iw


debris etpris d'un million de sinistr6s vivent
toujours dans des camps de fortune.
"Si les efforts de reconstruction
6taient vraiment s6rieux, cette messe serait
c6l6br6e dans une 6glise reconstruite",
a d6clard A Reuters devant la cath6drale
Carla Fleuriven, 19 ans, une m&re de trois
enfants.
II y a un an, elle a vu la cath6drale
s'effondrer, tout comme sa maison. Elle vit
aujourd'hui dans un abri de fortune.
"Je prie Dieu pour qu'il nous done


et demi de sans-abri.
Des messes du souvenir ont Wte
c&1ebrees dans tout le pays, auxquelles ont
assist des milliers de personnel, nombre
d'entre elles vetues de blanc en signe de
deuil.
L'atmosph&re 6tait au recueille-
ment mais aussi au pessimisme devant la
lenteur de la reconstruction et l'incertitude
politique apres le premier tour contest de
1'dlection pr6sidentielle, le 28 novembre
dernier.
Ily a un anjour pourjour, A 16h53
locales, Port-au-Prince et sa region 6taient
r6duits A l'6tat de
rines en vingt sec-
ondes par un trem-
blement de terre de
magnitude 7.
Le nonce
apostolique,
repr6sentant du
pape, ainsi que plu-
sieurs personnalits
politiques haitiennes
et 6trangeres ont as-
sist6 A une messe
dans les ruines de la
cath6drale, A Port-
au-Prince.
L'ancien


president amnricain
Bill Clinton, envoy
special des Nations
unies en Haiti, etait
present, de mime
que des c6l1bri-
t6s comme la star
amdricano-haitienne
du hip-hop Wyclef Jean.
Les bras lev6s,


de quoi manger et de quoi nous abriter (...)
en esp6rant que le cauchemar est derriere
nous", dit une autre femme, Maryse Edme,
40 ans, elle aussi v6tue de blanc.
Les stations de radio diffusaient
de la musique solennelle, les commerce,
la banques et administrations 6taient ferm6s
pour cette journe du souvenir d6crdte
par le gouvemement du president Rend
Prdval.
Sur le Champ-de-Mars au centre
de la capital, pres du palais pr6sidentiel,
des milliers de sans-abri qui vivent depuis
un an dans un village de tentes voyaient d'un


Presence de la star WyclefJean aux commemorations
du 1" anniversaire du sdisme (photo Robenson Eugene/HENM)


des fiddles ont


rcit6 A haute voix les noms de leurs parents
disparus et implore l'aide divine.
"ESPERONS QUE LE CAUCHE-
MAR EST DERRIERE NOUS"
Mardi, A la veille de ces c6r6mo-
nies, le president Rend Prdval avait d6pos6
une couronne de fleurs devant les milliers
de croix noires plant6es sur une colline au
nord de Port-au-Prince ou furent enterres
A la hate des dizaines de milliers de corps
broyds ou mutil6s par le s6isme.
Un an apres la trag6die, les Hai-
tiens vivent toujours au milieu des d6com-
bres, malgr6 les engagements pris par la
communaut6 international face A une ca-
tastrophe qui a rdv&l1 les limits de l'action
humanitaire.
En d6pit des promesses de dons,
de la presence de 12.000 casques bleus et
d'une arm6e de travailleurs humanitaires, les
rues de Port-au-Prince restent jonch6es de


oeil critique les c6r6monies officielles.
"J'entends parler de l'aide A la
t6l6vision mais ici on ne voit rien arriver",
deplore Ginelle Pierre Louis, un r6fugid de
55 ans. "Les diplomats passent au-dessus
de nous dans leurs h6licopt&res mais ils ne
viennent jamais ici", rench6rit Hyacinthe
Mintha, 56 ans.
Sa fille, Hyacinthe Benita, 39 ans,
vit dans un abri sommaire avec ses quatre
enfants. "Nous sommes toujours dans la
mis&re. J'esp&re que cela changera cette
annde parce que 2010, pour nous, qa a ete
l'enfer."
tPIDtMIE DE CHOLERA
Le president am6ricain Barack
Obama a d6plord dans un communique
la lenteur de la reconstruction apres avoir
soulign6 le r6le des Etats-Unis dans l'une
des plus "grandes operations humanitaires
jamais entreprises".
Le pays le plus pauvre du monde
(HAITI / p. 13)


Retour surprise de Jean-Claude Duvalier en Hai'ti
L'ancien president "a vie" Jean-Claude Duvalier a etr'c tue dimanche un retour sur-
prise en Haiti, oit il n'taitpas revenue depuis son renversement par un soulevement
populaire en 1986.
Il s'est dit pret A aider son pays, plong6 en pleine crise politique et sanitaire un an apres
un s6isme ddvastateur.
VWtu d'un costume bleu, Jean-Claude Duvalier, d6sormais ag6 de 59 ans, est arrive
Port-au-Prince en compagnie de sa compagne francaise VWronique Roy A bord d'un vol
Air France en provenance de Paris, ont rapport des t6moins.


-_t
Jean-Claude Duvalier laissant l 'aroport pour 'hdtel Karibe oil il sdjoumera
pendant sa visit de troisjours (AFP)
"J'attendais ce moment depuis longtemps. Quand j'ai pos6 le pied au sol, j'ai ressenti
une grande joie", a-t-il dit, tandis que des centaines de partisans scandaient "Vive Du-
valier" A l'ext6rieur de l'adroport.
"(Je reviens) parce que je sais que le people souffre", a-t-il poursuivi.
"Je voulais lui t6moigner ma solidarity, lui dire que je suis 1a, que je suis bien dispose
et d6termind A participer A la renaissance d'Haiti", a-t-il dit A Reuters, sans pr6ciser ses
intentions exactes.
Sumomm6 Baby Doc, Jean-Claude Duvalier a &te propuls6 A la tete du pays en 1971 A
la mort de son p&re, Francois "Papa Doc" Duvalier, qui faisait rdgner un climate de ter-
reur. A 19 ans, Jean-Claude Duvalier 6tait alors le plus jeune chef d'Etat au monde et il
s'6tait autoproclam6 president "A vie".
TONTONS MACOUTES
M6me s'il a tent6 d'offrir une image moins autoritaire que son p&re, Jean-Claude Du-
valier a &te renvers6 en 1986 par un soulkvement populaire, accompagn6 de pressions
diplomatiques de la part des Etats-Unis.
II 6tait alors accuse de diriger un regime corrompu, r6pressif et multipliant les atteintes
aux droits de l'homme par le biais de la milice cr66e par son p&re, les Tontons Ma-
coutes.
II vivait dans l'opulence pendant que la population tentait de survive dans la mis&re.
La fin de son exil en France a laiss6 de nombreux Haitiens incr6dules.
"Nous attendons de voir pourquoi il est ici. Mais ce n'est pas une bonne chose. J'ai vecu
sous Duvalier", a dit un habitant de Port-au-Prince, Christian Joseph, ag6 de 49 ans.
Interrog6e au sujet de l'ancien dirigeant, une autre personnel a refuse de rdpondre et
meme de donner son identity: "Vous plaisantez? Il me tuerait. Vous ne connaissez pas
Duvalier?"
PASSPORT DIPLOMATIQUE
Aucun mandate d'arret n'a &te rendu public A son encontre et aucune disposition l1gale
ne l'empechait de revenir dans son pays.
De source proche de l'ancien dirigeant, on a d6clard qu'il 6tait revenue avec un passport
diplomatique et qu'il devait tenir le minist&re de l'Int6rieur inform de ses d6place-
ments.
Son retour ajoute une note suppl6mentaire d'incertitude en Haiti, l'un des pays les plus
pauvres de la planete, plong6 dans une crise politique en raison de la contestation des
r6sultats du premier tour de l'dlection pr6sidentielle tenu le 28 novembre.
Ces r6sultats, don't l'annonce a &td suivie d'6meutes, donnent en tete Mirlande Manigat,
devancant de peu Jude Cl6estin, candidate soutenu par le president sortant Rend Prdval.
Les experts de l'Organisation des Etats americains prdconisent, sur la foi d'irr6gularit6s
"importantes" dans le d6compte des voix, que Jude Celestin soit disqualifi6 et remplac6
au second tour par le candidate arrive troisieme, le chanteur populaire Michel Martelly.
Ce scrutiny pr6sidentiel s'est d6rould en pleine 6pid6mie de cholera, fatale A pres de
4.000 personnel, et la date du second tour n'a toujours pas &td fix6e.
Haiti souffre en outre toujours des consequences du violent s6isme survenu le 12 jan-
vier 2010, qui a fait plus de 300.000 morts. (Reuters)

Le retour de Duvalier ne doit pas "d6tourner" du processus
electoral
PARIS - Le retour de l'ancien president Jean-Claude Duvalier en Haiti, don't la France
n'a "pas &te informed", ne doit pas "d6tourner" les Haitiens du processus de l'dlection
prisidentielle en course, a exhort lundi le minist&re francais des Affaires 6trang&res.
Son porte-parole, Bernard Valero, interrog6 sur ce retour inopind de l'ancien president
qui avait dirig6 Haiti de 1971 A 1986, a soulign6 que "les autorit6s franqaises n'avaient
&te informses A aucun moment, A commencer par l'int&ress6 lui-meme, de son voyage A
Port-au-Prince".
"La venue de Jean-Claude Duvalier en Haiti ne doit pas d6toumer les autorit6s et les
acteurs politiques haitiens du processus electoral en course , a ajout6 M. Valero lors
d'un point-presse.
Apris 25 ans d'exil, l'ancien president "A vie", chass6 du pouvoir par une r6volte popu-
laire, est arrive dimanche A Port-au-Prince A bord d'un vol Air France. II a d6clard 6tre
"venu pour aider" le people haitien.
Ag6 de 59 ans, "B6b6 Doc" vivait en exil en France. Il est revenue le jour meme ou
devait 6tre organism le deuxieme tour de l'election pr6sidentielle du 28 novembre qui
a finalement &te repouss6 sine die en raison des incertitudes pesant sur les rdsultats du
premier tour.
La France avait accept en 1986 d'accueillir Jean-Claude Duvalier, A titre temporaire,
alors que ce dernier 6tait confront a des manifestations anti-gouvemementales. L'ex-
prisident avait ensuite profit d'une retraite dorde dans de vastes demeures de la C6te
d'Azur.
Titulaire d'un passport diplomatique ddlivrd par les autorit6s haitiennes, M. Duvalier
peut voyager librement.
Vendredi, Paris a appelk les autorit6s haitiennes A "tirer toutes les consequences" d'un
rapport de l'Organisation des Etats amdricains (OEA) sur les r6sultats controversies du
premier tour de l'dlection, qui recommande l'dviction pour le 2e tour du candidate du
pouvoir Jude CWlestin.
Les experts de l'OEA recommandent d'6carter M. Celestin, arrive en deuxieme posi-
(EN BREF / p. 14)


Page 2


Memorial en construction au lMome St Christophe en homage auxplus de 200.000
compatriotes inhumds en ce lieu apres le sdisme du 12janvier (photo Haiti en Marche)


-. . . ... I x I ... ... . . ... . . . . . .. . . . .





L'ACTUALITE EN MARCH


L'OEA a remis son rapport

sur la presidentielle au gouvernement


(AFP) - PORT-AU-PRINCE - Le rapport des
experts de l'Organisation des Etats amdricains (OEA) sur le
premier tour contest de l'6lection pr6sidentielle haitienne du 28
novembre a &te remis officiellementjeudi au president sortant
Rend Pr6val, a indiqu6 la pr6sidence a 1'AFP.
"Le rapport est remis par une d6l1gation des experts
de l'OEA au president Rend Pr6val accompagn6 du Premier
ministry Jean-Max Bellerive", a expliqu6 la pr6sidence haiti-
enne, sans se prononcer sur le contenu du document.
Selon une copie du rapport vue par l'AFP, les experts
recommandent d'6carter le candidate du pouvoir Jude CWlestin,
arrive en deuxieme position a l'issue du premier tour, au profit
du chanteur populaire Michel Martelly.
Les rdsultats prdliminaires publi6s par le Conseil dlec-


toral provisoire haitien avaient provoqu6 des manifestations
violentes de partisans de M. Martelly qui avaient d6nonc6 des
fraudes massive en faveur de M. CUlestin.
Un group de douze candidates a la pr6sidence con-
tinue d'exiger l'annulation des elections, entach6es, selon eux,
de fraudes.
L'ex-premire dame d'Haiti Mirlande Manigat 6tait
arrive en premiere position dans la course pr6sidentielle.
Ily a peu de chances pour que le deuxieme tour de la
prisidentielle ait lieu dimanche comme prdvu.
En d6but de semaine, Rend Pr6val avait indiqu6 qu'il
ne pourrait pas quitter le pouvoir comme prdvu "le 7 fevrier
parce qu'il n'y aura pas un president Olu" pour le remplacer.


Preval reserve sur le rapport de I'OEA


(Reuters 14 Janvier) Le president sortant Rdnd
Preval a des reserves sur le rapport que lui a remis jeudi
l'0, ,,,i r.. ,,' des Etats ambricains et qui contest les rd-
sultats ,7.;. I. du premier tour le 28 novembre, de l'election
presidentielle.
Dans un bureau de vote de Port-au-Prince, lors du pre-
mier tour de l'6lection pr6sidentielle, le 28 novembre dernier.
Le president sortant Rend Pr6val a des reserves sur le rapport
que lui a remis jeudi l'Organisation des Etats am6ricains et
qui contest les r6sultats officials de ce scrutiny. (Reuters/Keith
Bedford)
Le chef de l'Etat, qui ne peut pas briguer un second
mandate cons6cutif, a pris livraison du rapport des experts
de l'OEA, qui recommande l'limination au second tour
d'un candidate soutenu par le pouvoir.
"Le president a un certain nombre de reserves
quant a la ,ii,.'ri. .. i. ...- utilisde par les membres de
la commission de 1'OEA pour parvenir a leurs conclu-
sions", a indiqu6 un haut responsible official sous le
covert de l'anonymat.
Les experts de l'organisation continental con-
testent les r6sultats prdliminaires officials du 28 novem-
bre, qui sont eux-memes tris contests par des candidates
de l'opposition et qui ont d6clench6 des 6meutes de rue
lors de leur publication en d6cembre par le Conseil
electoral provisoire (CEP).


Ces r6sultats donnent en tate l'ancienne Premiere
dame de l'ile, Mirlande Manigat, devancant de peu le "protegd"
et future gendre de Rend Pr6val, Jude Celestin.
Les experts de 1'OEA prdconisent, sur la foi
d'irr6gularit6s "importantes" dans le d6compte des voix, que
Jude Celestin soit disqualified et remplac6 au second tour par
le candidate arrive troisieme, le chanteur populaire Michel
Martelly.
On ignore pour le moment si Rend Pr6val, accuse par
ses opposants d'avoir truqu6 le scrutiny, va rejeter les recom-
mandations de 1'OEA ou tenter de discuter de ses reserves
avec les experts.


Jean-Claude

Duvalier...


(BABY DOC... suite de la lere page)
saire d'un s6isme meurtrier et que le pays est plong6
dans une impasse politique, trois semaines avant la fin
du mandate du president sortant Rend Pr6val.
Le second tour de l'61ection pr6sidentielle
tenue le 28 novembre a &te repouss6 sine die et aucune
indication n'a encore &te donnde par les autorit6s hai-
tiennes sur le nom des candidates qui s'opposeront lors
du deuxieme scrutiny.
En 2007, Jean-Claude Duvalier 6tait intervenu
sur les ondes haitiennes pour demander "pardon au
people haitien pour les erreurs commises pendant son
regne". Dans un message adress6 aux Haitiens depuis
son exil en France, il avait aussi estim6 que "la division
6tait le principal probl6me d'Haiti".
L'ex-dictateur a notamment &te accuse de dd-
toumements de fonds pendant l'exercice de son pouvoir.
Les autorit6s d'Haiti estiment que plus de 100 millions
de dollars ont &td d6tourns sous le covert d'oeuvres
sociales jusqu'h la chute en 1986 de "B6b6 Doc" qui
avait succ6d6 en 1971 a son pare Francois Duvalier,
6lu president en 1957.
La France avait accept en 1986 d'accueillir
Jean-Claude Duvalier, alors que ce dernier 6tait con-
front6 depuis fin novembre 1985 a des manifestations
anti-gouvemementales, au course desquelles plusieurs
dizaines d'Haitiens ont trouv6 la mort.
Comme le president Jean Bertrand Aristide en
2004, "B6b6 Doc" avait &te pouss6 a la d6mission par les
Etats-Unis et il avait quitt6 le pays le 7 f6vrier 1986 a
board d'un avion de 1'US Air Force. Jean Bertrand Aristide
vit aujourd'hui en exil en Afrique du Sud.
Le depart de Jean-Claude Duvalier avait mis
fin au r6gne duvalidriste, nd vingt-huit ans plus t6t avec
l'arrivae au pouvoir de Francois Duvalier, alias "Papa
Doc", auquel il a succ6d6 en 1971 a 19 ans, pour devenir
presidentt a vie".
Sa demand d'exil ayant &t6 rejet6e par la
Suisse, 1'Espagne, la Grace, le Maroc et le Gabon, c'est
finalement en France, a l'origine a titre temporaire, que
Jean-Claude Duvalier s'6tait rendu.
"On a accueilli l'ancien president d'Haiti
uniquement parce que cela permettait de lib6rer le pays
de la dictature", avait alors d6clard le Premier ministry
de l'6poque, Laurent Fabius.
L'ex-pr6sident avait ensuite profit d'une
retraite dorde dans de vastes demeures de la C6te
d'Azur.


II


Meilleurs





Vceux

Enr eite saison de f6tes nos pe es e towneil
spcidolement vers nos crienis I6 Cui nous disont: Merci
Merci de vote con fiarne I Merc de votre soviien
Merci de votre fidleI !

C'est e loul coeur que nous 'vou souhat~Oon
un "oyeux Ne 2010 el une .e i eure Anne 201 1.


.. RUNIBANK

",,som rou, t . a. smlf


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Mercredi 19 Janvier 2011
Haiti en Marche * Vol XXIV * N� 52


Page 3


L''ENEMENT SONINIAIRE
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INTERROGATIONS
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EDITORIAL
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POLITIOiE & SOCIETY
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IDENTITY
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UNE ANALYSE


Mercredi 19 Janvier 2011
1 Haiti en Marche * Vol XXIV * No 52


Preval versus Communaute international

MAIS LEQUEL EST LE CANDIDATE DE L'INTERNATIONAL ?


(ELECTIONS... suite de la lere page)
role de la diplomatic francaise, Bernard Valero, a 'pr6venu'
les autorit6s haitiennes qu'elles doivent respecter le rapport
dress par les moniteurs de l'OEA et le president Pr6val qu'il
doit laisser tomber le candidate qu'il a d6sign6 pour 6tre son


Le premier round de cette 6preuve de forces a eu lieu
le jour meme des elections le 28 novembre 2010.
En d6but d'apris-midi, la press fut convoqude par la
presque totality des 19 candidates a la pr6sidence, moins celui
du parti au pouvoir, Jude CWlestin.
Motif: les elections sont entach6es de 'fraudes mas-


tour et son replacement par Michel Martelly.
Est-ce que ce sera un second tour Mirlande Manigat
- Jude CUlestin ou Mirlande Manigat - Michel Martelly ?
Mais au fond ce n'est pas tout a fait ce qui se joue en
ce moment (en tout cas pas encore) car la confrontation entire
le chef de l'Etat haitien et la communaut6 international est si


Rend Prival etBill Clinton a I 'inauguration d 'un monument sur le site de la Direction generale
des imp6ts don't toute la direction a disparu dans le seisme (photo Robenson Eugene/HENM)


Compatriotes centenaires considdrees comme des modules de resistance
apres les 300.000 morts du sdisme (photo Robenson Eugene/HENM)


successeur.
'Le moment est venu de tirer les consequences des
r6sultats d6finitifs du premier tour afin qu'ils puissent refl6ter
le choix exprim6 par les 6lecteurs', a averti le porte-parole du
ministere francais des affaires 6trangeres.

Une simple affaire de 'calculs politiques'

L'ambassadeur des Etats-Unis en Haiti Kenneth
Merten (qui parle couramment le crlole) a &te lui aussi on ne
peut plus clair. II dit penser que les 'conclusions' de l'OEA
offrent la possibility de sortir de la crise tout en respectant 'la
volont6 du people haitien.'
Tirant aussi un trait sur la proposition d'annulation
des elections qui, selon l'ambassadeur, est tout a fait hors de
question pour Washington.
En effet, une majority de candidates (a l'exception des
trois principles tates d'affiche : Manigat, CWlestin et Martelly)
demandent que soit annuld le scrutiny du 28 novembre. Pour le
groupe des 12', c'est la seule solution equitable a une crise
qui a laiss6 pratiquement le terrain electoral pour devenir une
simple affaire de 'calculs politiques', ou en effet chacun tente
uniquement aujourd'hui de bien placer ses pions.
En premier lieu, le president Pr6val d'un c6t6 et l'in-
ternational de l'autre.


sives'. Seule solution : leur annulation immn diate.
Certains bureaux de vote avaient a peine commence
a fonctionner. Le processus avait pris beaucoup de retard.

Contradictions et volte faces ...
Mais le lendemain deux des poids lourds revinrent
sur leur position de la veille. Ce sont Mme Mirlande Manigat,
qui avait toujours &te en tate des sondages prd-6lectoraux, et le
chanteur Michel Martelly (Sweet Micky) malgr6 que celui-ci,
une fois terminde la rencontre avec la press, avait pris la tete
d'une manifestation endiabl6e parcourant les rues de la capital
pour forcer a la fermeture des bureaux de vote.
C'6tait done le signal que contradictions et volte faces
des plus inattendus allaient devenirune des caract6ristiques de
ces elections d6finitivement pas comme les autres.
Aujourd'hui voici le nouvel 6tat des lieux. Face a
face sont le president Rend Pr6val et les grades chancelleries
occidentales (Washington, Paris, Ottawa, Madrid et co.).
Pr6val r6sisteraitjusqu'h present aux pressions de ces
dernires pour lAcher son dauphin, Jude Cl6estin, l'ex-directeur
g6ndral du CNE, Conseil national des 6quipements, organisme
semi-public, et que le chef d'Etat a remercid le 12 janvier der-
nier, premier anniversaire du cruel s6isme, en substance pour
son engagement au service du bien common.
C'est le CNE, sous la direction de Jude Cl6estin, qui
avait en charge l'inhumation,
, . avec les moyens du bord, de
",- .. I pres de 200.000 victims du
"s6isme.


ExIplar your oplians. nHssle frnn shhpplng
for thi holiday.
MwthmSUlN-CAgolk IBhOWlw- ,c~nn mo U.a. Ow 'A,
Rh1o Cr.4bNn. Moixw. SOuth A GCwMr Lw_
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Et qui s'en est tir de
facon acceptable, 6vitant pro-
bablement a la capital toutes
sortes d'6pid6mies.

Sans carter les
menaces ...
De l'autre c6t6 de la
barricade, les chancelleries
occidentales et leurs ambas-
sadeurs accr6dit6s en Haiti
mettent toute la pression, sans
carter les menaces qu'un
tel language laisse planer en
filigrane, pour amener Pr6val
a accepter les propositions
formulkes dans le rapport de
l'OEA envue de l'6viction du
candidate du pouvoir du second


brutale (mmme la menace de renversement par la force qui est
6voqu6e) que l'enjeu est probablement plus important que ce
qui parait en question ( ! ).

Manipulation mediatique ...
Quelles sont les armes de l'international ? La ma-
nipulation m6diatique (a l'int6rieur comme a l'ext6rieur) ici
confinant de plus en plus a la d6stabilisation ; ensuite une
position commune entire Washington et les capitals euro-
p6ennes (c'est dans ce context qu'on announce que Bernard
Kouchner viendrait bient6t 6pauler Bill Clinton comme un
second 'haut repr6sentant de l'ONU pour la reconstruction
d'Haiti'), tandis que les dirigeants sud-am6ricains adoptent
une attitude expectative. L'exp6rience haitienne peut faire a
l'occasion boule de neige.

Une arm6e fiddle ...
Quant au president Pr6val, ces armes paraissent au
depart limit6es.
Non, il n'a pas, comme le president Ldon Gbagbo
de C6te d'Ivoire, une arm6e fiddle et une forte parties de la
population a ses c6t6s. (Le president sortant Ldon Gbagbo,
reconduit par le Conseil consultatif, est sous pression pour
ceder le pouvoir a son rival 6lu par la Commission 6lectorale
ind6pendante et don't la victoire est reconnue par la commu-
naut6 international, Alassane Ouattara).
De plus, Rend Pr6val placait dans l'intemational un
espoir d'attirer quelques investissements et emplois ; cependant
a peine 5% des d6combres laiss6s par le s6isme qui ont et6
enlev6s apres toute une annde. Et plus d'1 million d'habitants
de la capital vivent dans la rue. Constituant une masse de
manceuvre permanent contre le pouvoir en place.

Se soumettre ou se d6mettre ...
Mais en meme temps la force du president est que
primo son mandate prend fin dans quelques semaines (cons-
titutionnellement le 7 f6vrier 2011). Cependant il fait 6tat
d'une 16gislation controversde qui l'habiliterait a rester au
palais jusqu'au 14 mai (son quinquennat avait commence le
14 mai 2006) pour avoir le temps de donner l'investiture a un
successeur 16gitimement l6u.
Secundo, et c'est le plus important, aucun des critires
g6ndralement invoqu6s pour forcer un chef d'Etat a se soumet-
tre ou se d6mettre ne semble exister dans le cas de Pr6val. Il n'a
&te accuse jusqu'h present ni de violations des droits humans,
ni d'implication dans la drogue et l'argent sale. Et Haiti a meme
gagn6 plusieurs points dans le dernier classement de Transpa-
(ELECTIONS / p. 7)


PM PluAm Tkery,A Inc.
NATURAL JUCEc 16E7 j


||l lm11638 NE 2nd Ave.
Mia&mi. FL33160
IL Tl. 305-394-6118


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Page 4





Mercredi 19 Jam ier 2011
Haiti en Marche * Vol XXIV * No 52


DE LACTUALITE


(PI


kR\ VV]L ... pUILC UC Id ICI C rgfz
Rend Prdval entire pour la second fois au palais na-
tional de Port-au-Prince le 14 mai 2006.
Quoique Olu grice au support evident des masses
acquises au movement Lavalas de son prddcesseur, ce qui lui


tions don't les trois principles : violations des droits humans,
corruption et traffic de drogue.
Deux anciens fonctionnaires de la compagnie na-
tionale de telecommunications (TELECO) ont &t6 jug6s et
condamnds r6cemment a Miami (Floride) pour d6toumements


Ou la titulaire du commerce r6p6tant que l'Etat n'a
pas le droit d'interf6rer dans le librejeu du march, alors meme
qu'on 6tait a la veille des 6meutes de la faim d'avril 2008.
Les trois premieres anndes du mandate de Prdval virent
done une acc6l1ration de la misbre pour les plus pauvres et de


Michel Martelly (Sweet Micky)


Mirlande Manigat (Haiti en Marche)


6vita d'aller a un second tour, le nouveau president manceuvra
rapidement pour s'dloigner de ces dernires.
11 eut meme a dire qu'il n'avait forc6 personnel a voter
pour lui.
Tout cela pour apaiser les suspicions de ceux qui
avaient envoy en exil le cr6ateur du movement Lavalas : a
l'int6rieur l'ancienne opposition et l'oligarchie economique.
A l'ext6rieur, les grandes capitals dominant la vie
politique et 6conomique en Haiti : en tate Washington, Paris
et Ottawa.
Qui plus est, sous l'actuel mandate de Preval (2006-
2011), le parti Fanmi Lavalas se voit refuser coup sur coup
le droit d'aller aux elections. Le parti fut empech6 pour des
raisons peu claires de participer aux 16gislatives de 2008, puis
a nouveau aux l1gislatives de 2010 qui, a cause du s6isme du
12 janvier de la meme annie, ne pourront se d6rouler que le
28 novembre dernier en meme temps que les pr6sidentielles
(auxquelles bien entendu Fanmi Lavalas en tant que entity
politique ne put prendre part).

Ligne de conduite diff6rente ...
Mais Rend Preval fit encore bien davantage pour se
distinguer d'Aristide.


de fonds de la compagnie
accomplish avec la complicity
du gouvernement Aristide.
Des membres de la
garden personnelle du pr6si-
dent Aristide ont dt appr6-
hend6s par la police anti-
drogue am6ricaine (DEA)
puis condamnds en Floride h
plusieurs anndes de prison.
Aristide dirigea
avec le support direct de ses
partisans qui appartiennent
aux masses les plus d6sh6-
ritdes, et que ses adversaires
d6nomment les 'chimbres'
a cause de leur agressivit6.
D'ofi de nombreux accro-
chages. Plus nombreux que
de v6ritables violations des
droits humans h l'actif du
pouvoir lui-mime.

Repression
centre les quarters
lepopulaires ...
ide le 7 fivrier 2001 Prdval choisit pour
line de conduit de ne ja-
mais tomber dans aucun de
ces travers.
1 inaugural son nouveau quinquennat par une dclara-
tion de guerre au traffic de la drogue. Sommet de Santo Domingo
(rdpublique voisine) don't il fut le principal initiateur.
Poursuite de la repression centre les quarters po-
pulaires consid6rds comme base de l'ex-pouvoir Lavalas et
arrestation de tous les chefs de gang, ceux qui n'avaient pas
trouv6 la mort lors d'op6rations mendes par les casques bleus
onusiens (Minustah).
Cependant c'est sur le plan 6conomique que le change-
ment de politique devait se manifester le plus profond6ment.

Politiques macro-6conomiques ...
Le gouvemement Prdval mit en application les yeux
ferm6s les politiques des institutions financibres internatio-
nales.
L'inflation, les d6penses publiques, le plafond mo-
n6taire, l'indice des prix, le calcul du salaire minimum, bref
ce qu'on appelle les facteurs macro-6conomiques, tout fut
maintenu sous un contr6le des plus rigoureux.
On a encore h l'esprit le ministry des travaux publics
reconnaissant que son ministbre n'avait pas d6pens6 h la fin
de la premiere annie fiscal le cinquibme du budget h sa dis-


l'appauvrissement pour les classes moyennes.
En meme temps que la production agricole continue a
6tre n6glig6e au profit des importations de products agricoles,
principalement des Etats-Unis et de la R6publique dominicaine
voisine.

Emeutes de la faim et consequences ...
Aussi quand au printemps 2008 les prix des denrees
agricoles sur le march mondial se mirent a flamber, Haiti se
retrouva plus d6muni que jamais.
Eclatbrent des manifestations anti-gouvemementales
aux quatre coins du pays.
Lh ou les gouvemants haitiens (comme toujours)
mirent trop de temps a r6aliser l'ampleur des 6v6nements,
l'intemational r6agira face a la menace qui s'6tend dans le
reste du monde.
La Banque mondiale se mit a consid6rer pour de bon
l'annulation de la dette.
La FAO s'int6resse a nouveau a la production agricole
(PREVAL/ p. 11)


-4- -F


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DCkOn le d'un boninment
vn Illwlnofi. s I coOt t mI double.
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uM nouivl n bonnl
ou *6ll O'aglt d'un rnreouvellermnt


I'ar~uw~


IRnouvmllemont
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Malgre un parcours oppose,


Preval menace du meme sort qu'Aristide
RvA , suite; de la 1i roe rn ) Ce dernier a ete l'objet d'une multitude d'all6ga- position.


Page 5


Rend Preval remettant I 'charpe presidentielle a Aristi


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IIH 'BNEETA JT NMRH


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LA POLITIQUE DE DEMAIN


Mercredi 19 Janvier 2011
Haiti en Marche * Vol XXIV * N� 52


En Haiti, la fin des elites


PORT-AU-PRINCE, 17 Janvier- Unpouvoir meurt,
un autre va naitre. La nature de ce dernier (a supposed que le
premier appartienne d6ji au pass) d6pendra de qui est autour
du berceau. En tout cas, une cat6gorie brille par son absence,
ce sont les elites sociales, intellectuelles et meme politiques
du pays.
La dernire bataille se livre en ce moment meme,
mettant aux prises le president Rend Prdval (deux mandates :
1996-2001 et 2006-2011, la Constitution ne lui permettant pas


'vous avez tous 6choud, qui que vous soyez, l'heure est venue
maintenant de tirer la rdv6rence.' Bref, allez, dehors !
Meme si le candidate par la suite a mod6rd son ton. Et
on a meme entendu la correspondante de RFI annoncer ven-
dredi que Martelly se veut 'un rassembleur', pret a s'entendre
avec son 6ventuelle rivale au second tour, Mirlande Manigat,
mais aussi avec le candidate du pouvoir Jude CUlestin et avec
le president sortant Rend Prdval.


Sinon d'une portion significative de la rue.
C'est d'ailleurs cette meme approche qui avait permis
le retour de Jean-Bertrand Aristide au palais en 1994 apres ses
trois anndes d'exil a Washington suite au coup d'6tat militaire
de 1991.

Un 'petit pere des peuples'...
L'ennui est que jusqu'a present la logistique n'a pas
suivi. Le pr6sum6 leader, ou 'petit pere des peuples', est en

I P. Jr


Une multitude rend homage aux milliers de disparus dans la commune de Carrefour
banlieue sud de la capital (photo Robenson Eugene/HE4IM)


Haut stat major de la Police national, plusieurs dizaines d'agents ont aussi perdu
la vie lors du cataclysme (photo Haiti en Marche)


d'en rechercher untroisieme) et la communaut6 international
pour laquelle cette sortie de scene devrait signifier aussi la fin
d'une 6poque.
Ce n'est pas seulement le president Prdval qui semble
devoir partir mais c'est toute la classes politique qui a r6gn6
pendant le dernier quart de siecle. De la chute de Duvalier en
fdvrier 1986 a ce jour. Aussi bien pouvoir que opposition. II
faut faire place nette.
Comme a martelk plus d'une fois Michel Martelly
lors des d6bats 6lectoraux t6l1vis6s en novembre dernier:


'The good old days' ...
En meme temps Michel Martelly, qui considere ainsi
les autres comme symbol du pass, a plus d'une fois de son
c6t6 emprunt6 ses r6f6rences a un age encore plus avanc6. Ses
amiti6sjean-claudistes ne sont pas a d6montrer. Alors il change
de costume pour redevenir Sweet Micky, 'the good old days',
quand la s6curit6 r6gnait partout dans le pays, le parc industrial
de Port-au-Prince comptait pres de 150.000 emplois, les rues
6taient proprettes etc.
Cependant le candidate se garde bien de dire que
l'ancienne prison politique


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3 y: W , X T(:::1.i : S)1 a :Sr i 0 :i k O .: ".''i n (:!r i :! . '(+ n "r. � ,


(le Fort Dimanche) renfermait
encore un nombre incalcu-
lable de d6tenus mourant de
tuberculose, que les patrons
fixaient eux-memes le sa-
laire minimum tandis que les
syndicats 6taient interdits, et
que la liberty d'expression
n'6tait jamais a l'abri d'un
crackdown comme celui du
28 novembre 1980 qui envoya
toute la press ind6pendante
en exil.
Sans oublier les di-
zaines de millions de l'as-
sistance 6conomique qui ont
pris le chemin des banques
suisses.

A un doigt d'etre
elu president ...
I1 est dommage que
dans un pays souffrant autant
d'amndsie,jointe a une press
international qui n'est int6-
ress6e qu'aux catastrophes
et a nos troubles politiques,
personnel n'ait encore pens6 a
demander a Micky de d6finir
exactement sa position entire
toutes ces contradictions.
Car il est plus que
temps. Michel Martelly est a
un doigt d'etre elu president
d'Haiti.
En effet, si l'on re-
prend le parcours suivi par la
communaut6 international en
Haiti pendant ce mcme dernier
quart de siecle, il se resume a
ceci : la recherche d'une per-
sonnalit6 capable de faire pa-
tienter le people pendant que
les grandes capitals, en tate
Washington, sont en quete de
moyens pour all6ger la misere
de la grande majority, essen-
tiellement des investissements
cr6ateurs d'emplois.
Cette personnalit&-l1
doit rencontrer, c'est obliga-
toire, la ferveur des masses.


,- -*'. ,:.i : ; n. ' Fl s yi i P r- F , , : * ;.a ''


I T: I n a' Pr ,r 5 SCr i 'k B1f lk a. isil- -+ ir r -n
Lf.r:r+, j -ji L? x..i' uj L .+ *'.;:: pe kjr 'SFOi -' .iri:. V;l+. pi
tx;r>! , + bi' 0r, i":+ �:" n::.'5 y'


place. Mais puisque les investissements et emplois ne se sont
jamais matdrialisds, la colkre finit toujours par monter a El
Pao !
Revenons done aux principaux acteurs qui, du moins
nous le pr6sumons, tiendront le prochain pouvoir sur les fonts
baptismaux.
Cette fois-ci la communaut6 international ne devrait
pas h6siter a se mettre a la premiere place, autrement dit la part
du lion. Nous ne saurions cependant dire qui prendra la tate,
si c'est l'onusien Edmond Mulet ou l'amdricain Bill Clinton
ou bientBt aussi le francais Bernard Kouchner puisque tous
les trois ont le titre soit de repr6sentant special, soit d'envoyd
special, soit de haut repr6sentant de 1'ONU.
Il y aura 1l aussi, puisque le capital international ne
peut s'en passer, la classes des affairs. En tout ou parties, cela
reste a voir.

Une page est tourn6e ...
Mais c'est la premiere fois depuis la chute de la
dictature Duvalier en 1986 que la classes politique propre-
ment dite (c'est a dire pas seulement quelques opportunistes
toujours prets a voler au secours de la victoire) n'est pas aux
premieres loges.
C'est done qu'une page est tournme. Et d6finitive-
ment.
Apres qu'ils se sont combattus pendant plus de 20
ans, dans une lutte a mort, confinant a la haine reciproque
comee disait le regrett6 Hervd Denis), et sans aucun profit
pour la nation, aujourd'hui voici les uns et les autres, Lavalas
comme ancienne opposition, aussi impuissants et absents les
uns que les autres de la nouvelle cosmogonie qui se met en
place pour donner naissance au prochain pouvoir autour d'un
nouveau 'petit pere des peuples' ... Car deux personnel ne
sauraient incarner au meme moment ce personnage. Suivez
bien mon regard.
Or qui dit classes politique dit aussi elites sociales
et intellectuals car nous parlons d'un pays oi l'Etat reste le
premier cr6ateur d'emplois.

Seule solution credible : annulation ...
Mais est-ce que cela est tout a fait just ?
H6las, dans la 'rdpublique de Port-au-Prince', on
semble pour l'instant plus occupy a sonder la direction du
vent qu'a se pencher sur le rapport de 1'OEA remis au gou-
vernement jeudi (13 janvier) et qui constitute actuellement le
passage oblige pour la mise au monde du prochain system
politique - et pas seulement nouveau gouvernement. La balle
est a present aux pieds du president Rend Prdval sur lequel c'est
tout le monde occidental qui tombe a bras raccourcis pour qu'il
l'ent6rine imm6diatement et demand au Conseil electoral de
modifier les r6sultats pr6c6demment annonc6s afin de d6cr6ter
un second tour entire Mirlande Manigat et Michel Martelly (a
la place de Jude CWlestin).
Cependant certaines analyses montrent que le rapport
de 1'OEA n'est pas parfait. D'ailleurs le rapport lui-meme
reconnait qu'il y a eu des irr6gularit6s dans le camp des trois
favors. Voir aussi dans ce num6ro : 'OEA-Elections haitien-
nes : fuites ou manipulation ?'
Ensuite, les experts n'ont pu analyser qu'une infime
parties des r6sultats publiCs. Or la difference qu'ils rappor-
tent entire Celestin et Martelly ne d6passant pas 3.000 votes


(FIN / p. 7)


Page 6


DATA AKTIYJT


I


i


i 1





Mercredi 19 Janvier 2011
Haiti en Marche * Vol XXIV * N� 52


RAPPORT DE FORCES


OEA-Elections haitiennes


: Fuites ou manipulation !


(MANIPULATION... suite de la lere page)
lundi avec force details que la mission de 1'OEA recomman-
derait que le second tour ait lieu entire l'ex-premiere dame
Mirlande Manigat et le chanteur Michel Martelly.
Avec en grand titre : 'L'OEA recommanderait l'exclu-
sion de Jude Celestin, le candidate gouvememental, du second
tour.'
En voilW des manibres, comme disaient nos grands
mbres !
Deuxjours plus tard, le Secr6taire general de 1'OEA,
Jose Miguel Insulza, confirm que le rapport n'avait pas encore
etd remis au chef de l'Etat haitien.
'Nous esp6rons le remettre ce jeudi' a dit Insulza
a des joumalistes apres une c6r6monie mercredi au siege de
1'OEA a Washington en hommage aux victims du s6isme du
12 janvier 2010 en Haiti.
'Nous nous sommes mis d'accord avec le gouveme-
ment' pour que cette actuality politique ne coincide pas avec
les commemorations du premier anniversaire du s6isme, parce
que, a poursuivi Insulza, 'les elections divisent tandis que les
commemorations devraient non pas diviser mais unir.'
Tous ne sont cependant pas de cet avis. Et pr6cisons :
tous dans l'intemational, puisque c'est de 1i que sont parties les
fuites et via une grande agence de press afin de leur donner
une diffusion maximum.
Cela sans respect ni pour la commemoration du 1er
anniversaire du s6isme, ni non plus pour les accords passes
entire 1'OEA et les divers pays membres du continent, ni pour
ces demiers eux-memes. On y arrivera dans un instant.
Et ces fuites ne sont l'ceuvre d'aucun WikiLeaks, ni
d'aucun sous-fifre haitien qui aurait subtilis6 ces informations
pour les n6gocier avec un des candidates a la pr6sidence ...
Mais le fait de l'intemational lui-meme. Laissons
parler Associated Press.
'L'agence a obtenu copie de ce rapport qui n'a pas
encore &te rendu public. Un responsible stranger - proche des
activities de la mission de 1'OEA - a confirm ces conclusions,
lui aussi sous le covert de l'anonymat.'
Mais un anonymat qui au fil des jours commence de
plus en plus a s'6claircir.
On lit en effet dans la version de 1'AFP : 'Le rapport
prconise le retrait du candidate du pouvoir Jude Celestin, selon
un diplomat de 1'ONU qui en a pris connaissance.'
D6peche en date du 12janvier. Orle Secr6taire g6n6ral
de 1'OEA a dit esp6rer que le rapport sera remis au president
haitien au plus t6t le jeudi 13 janvier.
Par consequent, qui a organism ces fuites ? Sinon qui
les a confirmnes, consolid6es pour ne pas dire autoris6es ?


R6ponse : des sources dans les milieux diplomatiques, a en
croire Associated Press. Ou au sein de l'Organisation des
Nations unies, selon l'Agence France Presse.
De qui se composait le panel de 1'OEA qui a mend
cette investigation des r6sultats du premier tour ?
D'experts de diff6rents pays qui avaient &te recom-
mand6s par ces memes milieux diplomatiques bien entendu.
Plus certain nomm6s directement par les grandes
ambassades, don't celle des Etats-Unis.


L 'ex-president Clinton se dit 'irritO 'devant la lenteur
de la Reconstruction. A peine 5% des dkcombres ont ett enleves
depuis un an (photo Haiti en Marche)
Associated Press dit avoir obtenu une copie du rapport
des experts. Done ce ne sont pas des fuites banales, des bribes,
come onvous done un aperqu, un avant-goft, en creole 'un
jbf'.
Avant d'etre remis aux autorit6s haitiennes, le rapport
a donc et6 divulgu6 en entier, par consequent sans aucune
reserve, a une grande agence de press amdricaine afin de lui
donner la plus large diffusion. I1 s'agit done, comme on dit,
d'une operation bien organisde.


La preuve c'est que AP a tous les details et qu'elle
cite verbatim : 'La mission d'expertise a d6termind qu'elle ne
pouvait pas apporter son soutien aux r6sultats pr6liminaires des
elections pr6sidentielles rendus publics le 7 d6cembre 2010,
6crit ce rapport.'
Plus loin : 'Envertu des analyses des experts, Martelly
se retrouverait en deuxibme position avec 22,2%, 7.150 votes
ayant &t6 invalids ; Celestin passerait lui de la deuxibme a la
troisibme place, avec 21,9% des voix, en ayant perdu 17.220
votes. Mme Manigat resterait en t6te avec 31,6 % des voix
apres que 13.830 bulletins en sa faveur aient &te supprim6s
pour irr6gularit6s.'
Vous me direz s'il y a eu des irr6gularit6s dans tous
les camps, comment 1'OEA a-t-elle pu faire pour les d6parta-
ger?
Tout simplement en retenant les moins coquins ?
Belle election!
Mais ce qui imported pour nous aujourd'hui c'est la
conduite de ceux-lh m6mes qui sont supposes corriger nos irr&-
gularit6s et qui eux aussi n'h6sitent devant aucune pour tenter
de retoumer la situation de toute evidence en leur faveur.
I1 n'est un secret pour personnel que les grands pays
amiss' ont aussi leurs int6r6ts dans la balance.
De 1l a violer toutes les regles diplomatiques pour
les imposer, via la manipulation m6diatique entire autres, cela
m6rite r6flexion.
Qui censurera nos censeurs !
Va pour n'avoir aucun respect pour Haiti, 1'Etat
d'Haiti et ses repr6sentants (ily a longtemps que c'est le cas et
les officials et responsables haitiens, aussi bien ceux du pouvoir
que de l'opposition et autres, ne semblent pas s'en 6mouvoir
outre measure , mais 1'OEA est une organisation continental
qui est de plus en plus sollicit6e par les pays membres dans le
cadre de leurs problkmes politiques.
Serait-ce l'annde dernire, elle eut a intervenir deux
fois coup sur coup : apres un coup d'Etat au Honduras, puis
une tentative de coup d'Etat en Equateur.
Aussi son comportement actuel dans la crise 6lectorale
haitienne, sa faqon par trop cavalibre de traiter les dossiers de
grande importance ou elle est appel6e a intervenir ne manquera
sirement pas d'int6resser les autres dirigeants du continent

A d6faut de rdveiller la conscience de ceux d'Haiti
qui sont a ce point habitues a ce genre de traitement qu'ils ne
voient plus l'indignit6 que cela repr6sente pour le people et la
nation haitienne.
Veut-on nous forcer a d6sesp6rer de ce pays ?
Melodie 103.3 FM, Port-au-Prince


Preval versus Communaute international


(ELECTIONS... suite de la page 4)
rency International des pays les plus corrompus.
I1 est done difficile, comme on dit en creole, de tailler
un bonnet a ce chef d'Etat qui semblait au contraire vouloir a
ce niveau r6ussir un parcours sans faute et reporter le titre de
premier president haitien Olu ddmocratiquement a avoir termind
entibrement ses deux mandates constitutionnels.
Et tout semblait marcher comme sur des roulettes
entire le president Pr6val et ses amiss' de l'intemational.
Ce sont les elections qui viennent tout remettre en
cause.

La boite de Pandore ...
Vous me direz : si le mandate du president finit dans
quelques semaines, pourquoi l'intemational n'attend-il pas
jusque l1 ? Le second tour n'est pas r6alisable sans son support,
aussi bien financier que technique. Puis on nomme un gouver-
nement de transition. Vu son poids actuel dans la balance (l'op-


position haitienne d6sormais n'existe nulle part), la coalition
international n'aurait aucun mal a imposer sa volont.
C'est done que c'est le president Prdval qui doit
prendre la decision, sans quoi on serait forc6 de sortir du cadre
constitutionnel. Et d&s lors tous les demons sortiraient enfoule
de cette veritable boite de Pandore.
Or c'est d6ja le cas tellement onvoit les m6tamorpho-
ses se succ6der a un rythme fou en a peine quelques semaines.
Non seulement des casaques se retoumer plusieurs fois dans
une m6me matinee. Mais cela ne fait probablement que com-
mencer.
Les deux aujourd'hui a la une, en attendant qu'on
d6signe lequel affrontera la favorite Mirlande Manigat, 71 ans,
au second tour, ce sont Jude Celestin, Ag6 de 48 ans, le prot6g6
du president Prdval, et Michel Martelly, dit Sweet Micky, 49
ans.


Le momentum


En Haiti, la fin des elites


(FIN... suite de la lere page)
(22,2% pour Martelly et 21,9% pour CWlestin),
comment garantir que cette conclusion tien-
drait encore apres un recomptage au niveau
national.
De plus, pour le Centre pour la Re-
cherche Economique et Politique (CEPR),
bas6 aux Etats-Unis, quelle valeur ces con-
clusions de 1'OEA repr6sentent-elles pour la
communaut6 national lorsque prbs des trois
quarts de l'dlectorat n'ont pas vot6, et que le
vote de la minority qui s'est rendue aux umes
a 6td s6rieusement compromise.
Le rapport de 1'OEA lui-meme
confirm, si l'on en croit le compte-rendu des
agencies de press, que la participation n'a pas
d6pass6 22%, avec moins de 6% dans certain
coins recul6s.
Selon le CEPR, la conclusion de


L'OEA ne repose sur aucune base solide et la
seule issue credible devrait 6tre la reprise des
elections.

Pas plus de 5% de la popu-
lation ! ...
Cependant la brutality de l'6preuve
qui se joue en ce moment entire le president
Prdval et les grandes chancelleries de l'occi-
dent capitalist est la preuve que nous sommes
plut6t dans une logique de rapport de forces.
Or les protagonistes haitiens sont
trop divis6s entire eux pour qu'on puisse en
parler.
D'ailleurs, tous les arguments 6tant
bons, un diplomat stranger faisait remarquer
(sous covert de l'anonymat) que les Haitiens
instruits ne repr6sentent pas plus de 5% de la
population !
MAlodie 103.3 FM, Port-au-Prince


Or qui dit elections dit publicity. Et un sondage ind6-
pendant montrerait peut-6tre qu'en ce moment c'est la favorite
qui est en train de perdre aussi a cette situation.
Autrement dit, le momentum n'est plus dans le camp
de Mirlande Manigat mais dans celui des deux adversaires pour
la second place du second tour.
Aussi les pronostics peuvent 6tre facilement renversds,
particulibrement dans un second tour Manigat-Martelly.
On n'en est pas encore 1I. Mais cela m6rite r&-
flexion.
Car d6sormais la vraie question : on connait le can-
didat de Prdval. Mais quel est celui de la Communaut6 inter-
nationale ? Car celle-ci ne peut plus cacher a present qu'elle
aussi a son candidate. Mais lequel ?
Haiti en Marche, 16 Janvier 2011


CHANJMAN TAN PORE NAN BIWO VOT SA YO

BIWO VT N I , NOUV LOKA


065 117 166

21


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Page 7


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RATTRAPE PAR L'HISTOIRE


Mercredi 19 Janvier 2011
Haiti en Marche * Vol XXIV * N� 52


HRW et Amnesty souhaitent que Jean-Claude Duvalier soit juge
Des organizations internationales Human Rights Watch (HRW) et Am-
de defense des droits de l'homme r6clament nesty International estiment que Jean-Claude
l'arrestation et le jugement pour crimes contre Duvalier, ag6 de 59 ans, doit 6tre traduit devant
l'humanit6 de l'ex-dictateur haitien Jean- lajustice pour les crimes et les svices don't ont
Claude Duvalier, qui a effectu6 un retour &tC victims des milliers d'opposants pendant
inattendu dans son pays dimanche, apres 25 les quinze ans oi il a Cta au pouvoir.
ans d'exil. L "Le retour de Duvalier en Haiti ne


Les analysts estiment que le retour
de "Baby Doc" a Port-au-Prince ne fera que
compliquer la situation politique en Haiti, ou
la tension est vive depuis le premier tour de
la pr6sidentielle, chaotique et contest, le 28
novembre.
Les r6sultats du premier tour, don't
l'annonce a W6t suivie d'6meutes, donnent
en tate Mirlande Manigat, devangant de peu
Jude C6lestin, candidate soutenu par le pr6-
sident sortant Ren6 Pr6val. Les experts de
l'Organisation des Etats am6ricains (OEA) pr6-
conisent, sur la foi d'irrgularit6s "importantes"
dans le d6compte des voix, que C6lestin soit
disqualifi6 et remplac6 au second tour par le
candidate arrive troisibme, le chanteur populaire
Michel Martelly.


% 4 Banque do I a R4publlque dIHrA
La Goruveriur



APPEL A MANrFESTATION D'INTERET POUR LA SELECTION D'UNE FIRME POUR LA
VERIFICATION DES TATS FINANCIERS

La Banque do la FR6pu ique rd Ha (BRH). organlsme pubic jouisaan de rl personnailt6
juridque et do rautonoml* fnancl6re. ay�nt rO si* g principal Prl-amu-Prlnoe, d6te
acAer un e I.tW ~ audil pour la vrtfiication de s t 6tats iinanerst {blan. dtat des revenue
et dipefrwe, 6ala des mouvemw n-d doe fos, M6t do I'Fbvotiun du capital at dee oonples de
(rerve, notes aux 4tals financiers) t I')r6m .ion d'une letre de gestli sr e 1ortlSte
intamemr on, vue avor une opinion iur aJ solution faranclire al sur *~ rdiuMnls on
conformit avc les princip co BRptaCB*s g6ndralamenB rteinua at avc f: ~ norms&
Intemathrbonahs audtt.

A ca eflot, I Banque a Rpubq.wa dt rHafi invie les Inlireasds f sournvore EurB
expreralorns dilntIrot onfomn4met a la t i du 10 jiun 2009 (artlici 35) -U.t tes r6gles
gdnrale3s rulaives sax mavm s ppubfics et aux convenwmi d o oncession d'ouvWage de
*fi pubic. Lee Firmna nationa~ s at inrtewrni do vent faurnlr tIutes lee
informrnaons quell jugenl utlies A I'ltabtleBamerot do our quaBcalo pour I'Mex4cuBaon de
Ore prelsatlion. notaUirnnt :

* Laur prdsenlatiori
SLa cople de leurs alatuts t d r cte conrttuti
* L@ r6r d rae de laur(a reprisonttlnl(s) I4gal (ax) accornpiagnnI(a) de
domuonwt 6tab4iusnit ce fait:
* Les taroa dr eieta s t Ikancirers
* Leurs r6drenc s a de mIon asmiIalras reasartes duwsan ls cicnq (5)
domleres ann6es ;
* Au nmrr di (10) annres d'rexprikon contlnuo an eu dIt bl narir
* De rexpdrience dans Io sectur banakrse ;
* Curriculum Vllae des prrcipaux intervenra [lNveu do lorrnatio des
prinlcpaux bnlervwantS : n (5) ans d. expArtence audit rirbnciar. loence,
mrdrniuma da 4 annr di4tudes univarilair ea crnp6tdes avec Bsucchs. Las
licences en Scolcc u-Compmlxbies sWt ut artoul rnaur).

Lxe Frmes larnaionales devront founir "r pkis:

* Lar doasler facal h Jour (quitus fical de type G jour. cate di-entlb6
prolsasiannelle. Caft d'mmatrckulalio. fiscale, certflcal de paler).

La firrm ra r.gago pe un~ Laf mar, d'ui (1) ann6e ,iouveU deux to s i n d
couvrlr lOs s (3 ex3 ce (xxerc rx e efiscaux 2010-2011. 2011-2012. 301 2-2013),

Touto hrim ayantl exculJ .m <6() maridals conacifs nWool p pa hb e. 6 part.clper a .ct
appol 6 manlfeslation d'Jntr6t.
Los firrne ItrIresste aosnt iwnvrdeos laire parvwif ou a Adposa r tour dossie do
candipdaure sous onveIppe Inor0 S et sace4le6 portI r ta erntaln Appel A manltrtation
d'inidrt pour la vdrtflMaon des 6tats lnanrm ers. au plus lard, to 31 jinvler 2011, . lOft
amn, A radYrS sdoivania
Banque de 1In R4publique d'i-ati
fo Conm ualn Sp^cialisee des M~arbcs Publics
Angle doe r Pav4e et du Oual,
Port-au-Prince, HalU
Telephone (59) 22 99 1210, (o. ) 22 99 1171, Fax (50) 22 99 1045
E-mall : camp6Otbh.nlI
L" rauflBaa Cd la prl-quailficliorn sfro10 puuisa dSan un 6 d a non dAp5ssMrt pas les %k r
(20) Iours orables auivnt 1a Lance d'ouveduro des p4ita Las doeonrs incomplete swomtl
rejo6es. Sauls los rmaes do"t Le candidalurls ouro~t 66 ewteiu c ront mInvm . 6
somurnere dos offrHs.


Port-au.Prince, le 17 d6oomrrTbe 2010.


. W

Baby Doc saluant ses partisans accourus ? I 'aroport de Port-au-Prince
(photo Frederick Carre Alexis)


Page 8


devrait se faire que dans un seul but, le traduire
en justice", a d6clar6 Jose Miguel Vivanco,
directeur de HRW pour les Am6riques.
"Baby Doc" avait acc6d6 au pouvoir
h la mort de son pbre Franqois Duvalier, alias
"Papa Doc", en 1971, devenant h 19 ans le plus
jeune chef d'Etat au monde. Proclam6 "pr6si-
dent hvie", il a dirig6 le paysjusqu'h son depart
Sen exil en France en f6vrier 1986, a la suite d'un
soulkvement populaire.
"Les violations importantes et sys-
tematiques des droits de l'homme commises
en Haiti pendant l'ere Duvalier equivalent
a des crimes centre l'humanitV", a d6clard
Javier Zuniga, conseiller special d'Amnesty
International. "Haiti est dans l'obligation de le
poursuivre enjustice, de meme que tous ceux
qui sont responsables de tels crimes."
QUID D'ARISTIDE ?
Duvalier, accueilli a son arrive par des centaines de
partisans, a d6clard rentrer au pays pour faire montre de soli-
darit6 avec le people haitien, durement 6prouv6 par le s6isme
du 12 janvier 2010 puis, a la fin de l'annde derniere, par une
6pid6mie de cholera qui a fait dans les 4.000 morts.
"J'attendais ce moment depuis longtemps. Quand
j'ai pos6 le pied au sol, j'ai ressenti une grandejoie", a-t-il dit,
tandis que ses partisans scandaient "Vive Duvalier" a l'ext6rieur
de l'adroport.
"(Je reviens) parce queje sais que le people souffre",
a poursuivi Duvalier, arrive en compagnie de sa compagne
francaise VWronique Roy a bord d'un vol Air France en prov-
enance de Paris.
"Je voulais t6moigner de ma solidarity, dire a Haiti
queje suis l1, queje suis bien dispose et d6termind a participer
a la renaissance du pays", a-t-il dit a Reuters.
Selon les observateurs de la vie politique haitienne,
le retour de l'ancien dictateur ne pouvait pas intervenir a un
pire moment.
"Comme si la politique haitienne n'6tait pas assez
agit6e comme qa, la presence de l'ancien dictateur risque de
rdveiller de violentes passions a travers l'ensemble du spectre
politique", estime Michael Shifter, president de l'organisation
Dialogue interam6ricain, don't le siege est a Washington.
La r6apparition de Jean-Claude Duvalier risque
d'inciter un autre ancien president, le pr6tre catholique Jean-
Bertrand Aristide, a rentrer de son exil sud-africain, ajoute
Shifter. Aristide a fui le pays a la faveur d'une insurrection
en 2004.
Aucun mandate d'arret n'a &te rendu public a l'encontre
de "Baby Doc" et aucune disposition legale ne l'empechait de
revenir dans son pays. De source proche de l'ancien dirigeant,
on dit qu'il est revenue avec un passport diplomatique et doit
tenir le ministere de 1'Int6rieur inform de ses d6placements.
La fin de son exil en France a laiss6 de nombreux
Haitiens incr6dules.
"On attend de voir pourquoi il est ici. Mais ce n'est
pas une bonne chose. J'ai v6cu sous Duvalier", dit un habitant
de Port-au-Prince, Christian Joseph, Ag6 de 49 ans. Interrog6e
au sujet de l'ancien dirigeant, une autre personnel a refuse de
r6pondre et meme de donner son identity: "Vous plaisantez ?
I1 me tuerait. Vous ne connaissez pas Duvalier ?"


Incertitude politique

a trois semaines

de la fin du mandate

de Preval
De Clarens RENOIS (AFP) - PORT-AU-PRINCE
- La situation politique en Haiti 6tait plus que jamais dans
l'impasse dimanche trois semaines avant la fin du mandate du
president sortant Rene Prdval, alors que le second tour de
1'Nlection a &te repouss6 sine die et que l'on ne sait toujours
pas quels candidates il opposera.
Le deuxieme tour de la pr6sidentielle devait initiale-
ment se tenir ce dimanche. Mais les incertitudes qui entourent
les r6sultats du premier tour organism le 28 novembre, les inci-
dents qui ont 6maillk le scrutiny et les accusations de fraude, ont
amend les autorit6s a le repousser a une date ind6termin6e.
"Le 16 janvier 6tait une planification du calendrier
electoral. Dans la measure oi les r6sultats d6finitifs du premier
tour des elections ne sont pas encore proclamds, la date ne sera
pas respected", a d6clard samedi a 1'AFP le directeur g6ndral du
du Conseil electoral provisoire (CEP) Pierre-Louis Opont.
Les r6sultats du premier tour diffuses par le CEP
en d6cembre, placant en tate l'ex-Premiere Dame Mirlande
Manigat et en deuxieme position le candidate du pouvoir Jude
C6lestin, avait provoqu6 la colkre de la population et notam-
ment des partisans du candidate Michel Martelly arrive en
troisieme position.





Mercredi 19 Janvier 2011
Haiti en Marche * Vol XXIV * N� 52


I BANOUE NATIONAL DE CREDIT I


rr�Ir
p'F,

IrjiT .*

-a;~


12 janvier 2010, la Banque Nationale de Credit (BNC) sai?

de toutes les victims du tremblement de terre, en general* -ceile. d..

ses employes, clients, partenaires et amis, en particulier.



La BNC en profit pour renouveler ses sentiments de profonde sympathie au

pays et aux families si durement eprouv6s par cette catastrophe.


Les soubresauts de l'annee 2010 n'affectent nullement l'ardeur de votre

banque a vous accompagner dans le financement de vos projects et A par-

ticiper aux efforts de reg&neration de la richesse national. Sa mission, apres. -

cette catastrophe, est de vous donner la main et de travailler ensemble ;:-

la reconstruction de notre pays.



- ....BNC: Votre partenaire pour la reconstruction d 'HaYti.

w.- , �,,E .-. . ....


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Page 9


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1--~I






12 JANVIER, UN AN APRES !


Mercredi 19 Janvier 2011
Haiti en Marche * Vol XXIV * N� 52


Diskou Prezidan Repiblik la

Di�SkoL i SC KiintoI lI bdl o 0LII di i ie ko IcLi nii In plun c h c IClull I II llIll'l\l I tl t l l i k Ii It nol Ilnll
12 lin C 2111 OILIIS '5 $C�2onlid InIl
iu iof 121 i llc2''I' I'' Li 11. 1,o I ILi Id - \I I Oihi1 JOi l
I I n 11) 1 c 110 1 %% cn Id c pck dcl % .I Ipo on o l c o' Sbol n itd % ,pollnon w int


ILISLIstOI 12 Ilant e al~all II on I k I, O I Ol I . s oi lld ,"'ibi
kc C Ill. II1lilIll IIOLI NooL JI oid .h I lull ScJ 'Jodl .I J.ikC IIonu nlIC noIIu ,-
intol ki o h pl s n ii se 2'"'' m I ounll niOcIl dl.C' I CI I 10 Ll po IIOll ti d i d In DI l DC' I lou
kilnC no pl i iC ll o dt lot Il koiClKil C ol d I n p ;olp A IinA.%d11nn lp l.ICn' i
GjiCS C Tiio LeoLii. l Tio. l Jkini l d kll I- I' Ip ,ICie Cin InoL ld1 inIi) e CIl nol poLl
lot IIil IIOLnII ki I l Innlu lniitn , cIIOLl tno td i d.\il N l I)p i n cI d chmIItC
.IIICIC ()ni l kc . I.Id dil 1to d.I I o IcLplI p n 0I . I It pol
koI S Ci%. oto Ll L I Ipolltout .\ c I k11i 'i l- l.* onlSk InS % ol ,LiStlol kons, iI d lnil-
Si i ld l, i kll .11C ISiR eI kict i d1 Nbl ilbl .11 bleo Inou iiko
kuLiSofl Iin di P 2Cn o IIIOLun kil Jodli c Oil OLIIIC II lC ol
I�li kit ,I Jenlmil kl pI I dl +1 on I n O i-�1ko11 solhd int , kl + illk l bkL IAnoLI du l
I nlIIl 1 1% S OIl I 1p.II \ NiOIl o 0i l fi l 0l .um Il e l stIl IC IIOLI iolInJ I nIIOLl ki II OLmIi
kou/cln L II il 11 0dll O \I \0il /A l 111111 I No0 L dk siJI ki dtiSI %l 1o0 l'o k IIOLn o 0nIIc lot l
IOL IIOL IpOIC nllulk 5 i- d lt mbld loldoltl i\ IIOnl t IO i ln Il 1kod 'll i i1111 N Lile ic
iC ,i , IIko/ oLins C d, ko/ konCkdins II h iCp l iC dllc dllI 111 iOLl lnL ipoll I tiIpc l l c
2 C1nil CI ou l ok IOLIIun Illolllll n I.In I llilllll d . I i . dI c� '. OLl NouLI IOL
FIniiD III Im \1\W JCn I R i' ll OIc c llldII Ioun ll. L IkC t t L mI nIlln
lolnbct OLIutL kO Illl 1.I1\s Inlll ickoi lll l mn iSoIIdIOLItI Oitlli i ICi d\1i C ,komIIII% c poLl
IC2l l l Li I tOLI kOI NoLI ic dil OLIt t Ii l ilcn l ill c II c dti C ,olli l pol l 1 ic
IIIOiII I 0 sIkitii liCl i1 ,ki nIIOII IIOnI noII ckonLI%% .l I% Oil \ IIl ki pilb ,I
0liC IIOn L IIOLn RIp dilllni blh n iIOLl P . " " ,, P o IIOL in R d i blih C idill clil,
NoL lI oblil lOL il ,i Ik O III cp1[ IC1" . 1 . . .... I I i,,.,r/ .. . . .i , ImnII pi I d.1 i 0i o l ICi1 kolC IIOin Li di
InIIO nII Ol IOlln I kilc I 0 0oNo S l l beo il nlC iinkli iIIOiii o nki II 0 m o NliO cII C nll IC
lId IIIn ,1 dIpoll C% IC[ n i)iCd iIt LOl Su no llSI 1 Lnoi ,IlICIC IIIOIIl u 0 l InKl SC ISIi S Itof ko IC 1noL C luk IIIOLnII fc ,1 YOl 'n 1%% ,Inlo I Cl/np I IiCn1 Lo Li I kotondollins lllCnl


NlMiclidcv Alli \11.ric


MESSAGE

A OCCASION DU

PREMIER ANNIVERSAIRE

DU TREMBLEMENT

DE TERRE EN HAITI

PAR L 'HONORABLE TILLMAN THOMAS PRE-
MIER MINISTRY DE GRENADE ET PRESIDENT DE LA
CONFERENCE DES CHEFS DE GO UVERNEMENTDE LA
COMM UNA UTE CARIBEENNE (CARICOM)
12 Janvier 2010 sera Ajamais grave dans les esprits
et les cceurs des peuples de la Communaut6 des Caraibes (CA-
RICOM) comme lejour on leurs freres et sceurs d'Haiti ont t&
dtvastes par un tremblement de terre cataclysmique.
En souvenir de ceux qui ont perdu leurs vies, leurs
families, leurs parents, leurs amis et ceux qui ont subi des
blessures, nous nous souviendrons aussi de ceux qui ont risqu6
leur vie et pass des jours et des nuits blanches A sauver les
survivants des d6combres de la catastrophe. Ce sont ces pre-
miers intervenants qui ont incarn l'esprit du people haftien a
s'dlever au-dessus du traumatisme de l'Mvenement et a se forger
un avenir rempli d'espoir.
Depuis ce jour fatidique, les autres Etats membres
de la Communaut6 des Caraibes se sont donnas pour role de
travailler pour permettre la materialisation de cet espoir. L'ins-
piration fournie par la volontW et la determination du people
haitien a servi A stimuler le reste de la Communaut6 dans ses
efforts pour assurer la reconstruction d'Haiti. Le Gouvemement
et le people d'Haiti peuvent 6tre assures que leur Communaut6
des Caraibes continuera d'exiger de la communaute interna-
tionale qu'ils honorent leurs engagements financiers pris dans
divers forums pour reconstruire le pays.
Pour notre part, l'int6gration d'Haiti dans le March6
et 6conomie unique de la Caricom est un 616ment cl du
processus de reconstruction, en offrant comme elle le fait un
march en franchise de droits de douane pour les products
d'Haiti. Il ya d6ej un accord pour un certain nombre de ces
products d'entrer sur le march unique de la CARICOM sur une
base non r6ciproque pendant trois annmes. Ceci constitute une
indication du d6sir de la Communaut6 afin d'aider A ressusciter
l'6conomie haitienne.
A vous, people haitien, en tant que President de la
Communaut6 des Caraibes, je vous assure que vos freres et
sceurs ne fltchiront pas dans leur soutien et se tiendront c6te A
c6te avec vous pour que nous puissions ensemble reconstruire
Haiti et lui permettre de prendre sa place dans une Communaut6
des Caraibes viable, prosp&re, sfire et durable.

11 janvier 2011


Ecoutez Melodie Matin

avec Marcus


Page 10


Ministere des Affaires Etrangeres et Europeennes

Communique

' :- *-, e1 12 j nviwe 2011

M ssLo et' dc MNIthul Allilo-Marie,. linnirer d'Etat dLes Affaires Err tunci-. ~ l
Furitgp'lincmn , urn an upre's Il .visiinL du 12 jamiiir 21111

I l',' .T ' i'v r. ' .'* ..i/.. * ' , ti 1 1' t ' i tt ,' v, / mi' . ii f . :i l if !i'fc t u ir i a t w '
yetVr.1'.J.'eni Jfi ; ,'n(.i. ( ;s hs't' Yru i d U :e nJ rfr an flfI. J lW. uI ftO . o 'P re .Ii :di(< u, p. 1





1I ','p pi, l c'j ii. l l fIi'/rCi L )'l/i' i f/'/11','La.i


i l',rt :ru I'm c )r , it,,L I ni ' A p / n/h qyj'r ri\ ~ i//' ,h;,t ',- ',,' r.'Jn hu arrhjfrt'i 'ff L. ' I J r. Li''J*i{ 'f'l
; r rri44 . * . 1 ,r 1 4N vr.'ic'r (/ if h' '4rI L.I f /;if rto1. c % 'oyw' tut n r-e ri , 4
'iIf) f r j I "t 4 rn/ 0*;, ou*II j "II Y (',%-: J ,I/ JJco J Ih(ho"UJ /Y ' (I f`y(W


P < lrit . ').r" ,"ir ' X. � r / to'a , ' 'T'r' ur 4.* iif i' i.k .I r .r'i tl."/i ' J ri. :" . J I l/ i; l' ; ,'. ' Jr 'v
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(4 ni . i f jn .fwifl i r.- f ' i. >.r j'..i-i c b i fw ti e i t ir if c jr te: ., i -D, , e tf pIl IIIr- Ii c nrIf i I If aI, Ih' j rC e
* a a .'!i wi (nirm a.i'tt 1.i , .r'. \ iffr :r !n Jie ' ' J -Ifl i h f i t iP n tI f!-, If jie *f' s U KiT
r 'i ! it . ' i i.' I if rI f i ft





,)(n i l /. :1 '' i f i r 5'' f ' -''f i' * ,,( * ,' n r)( fi.' ,, , %!'iP l ti+t 1f( i'it ;. -. T � s JI /. i' .f:, f ,An / r kh 't ,i..
I eh rj'f r i'i'"; .1.tfif. , 0 .*tI f l i '* f. s A f. ie \ .'J hi rferC r i? m id't J iJ im 4J /'ifm l .iyti *'*'.O w % f
Li..0 -a I*'r i. f f.t-t, r I I'V 101h'0"r : 'I/'A . .* . f..-* '.. I reI l o'p r.f At i fl , pI S f rI. I t*L* .I l.

'Ji.e ' i 'ar <'..i L i rc'h ' cr i t 'n. r' h ij: ; rt f / i t! ef'ewre ilO hi i ton JteJ fri p -hfl-)tSj it l
h i' f j H f rfi) J '.' ci I.L' /! ."g ' i'L hIi IuI.. vu j % , )11'1.0:%L1.' tff

-rI. rI' i. 1 . - !( rnrrrt ratlsd cJ. SU i S11 *' " Jr'i V 1Ai i j'' er'I iLJ 1Arrr L r- �'


/Jl ri i,�' r i ht i j.;.'.j.i ir Iafn t r' t O, i J\'J - e ns?, r, f *W f I's '] 2'�j ' dit. 6 /Pr'l/fl 3. i A 1 M


./L ,'m Trtit - i r j 'IIi ' 2 i11 '**ur I f LI\i9I!LL. CIFn iLJI I'I 1C L\dlJfi I v r. 'i.' LtL h/ rtc;: r.\fr'tL f;<.'.


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Mercredi 19 Janvier 2011
Haiti en Marche * Vol XXIV * N� 52


LES PETITES ANNONCES


Le RManolo Inn
DANS LES NIPPES
* Dn kilatrim de plag
* ChnLmbr ImEt rMuefrl TEC
air comdirllwhot el Sll dc

I r rasi Gruid Ctf
* Le SIul d Birrit
* Le P-�ai de Sidr
Dwfrgt lur i Am ie
Von
* La Pedgi Eilisbe de Pia
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CHOLERA

L'epidemie de cholera semble ralentir depuis le debut de l'ann e


(AFP) - times du s6isme du 12janvier 2010 qui a faith plus de 220.000
PORT-AU-PRINCE - L'6pid6mie de cholera en morts, est le pays le plus pauvre des Amdriques. Un an apres
Haiti a faith 3.759 morts depuis son apparition A la mi-octobre, la trag6die, il n'a pas pans6 ses plaies et l'6conomie et les
mais le nombre quotidien de d6cds semble ralentir depuis le infrastructures sont paralys6es. Le pays traverse par ailleurs
d6but de l'annde, selon le nouveau bilan du minister de la Sante une grave crise politique nde de la contestation des r6sultats du
haitien consult jeudi par 1'AFP et arr&ta au 7 janvier. premier tour de la pr6sidentielle du 28 novembre dernier.
En une semaine une centaine de personnel sont ddcd- Le bilan des autorit6s indique aussi que 181.000 cas
d6es de la maladie, selon les chiffres du ministbre, centre plus de cholera ont &te recens6s dans le pays depuis la mi-octobre
de 300 la semaine pr6c6dente. (101.500 hospitalisations).
Le cholera est une maladie hautement contagieuse qui Les chiffres du ministbre haitien s'accompagnent d'un
peut tuer en quelques heures mais reste avant tout le flNau des graphique montrant une moyenne de 17 d6ces par jour entire le
pauvres, signe de la misbre et du sous-d6veloppement. ler et le 7 janvier, chiffre le plus faible sur une semaine depuis
Haiti, qui s'est recueilli mercredi en souvenir des vic- l'&closion de l'Npidtmie.


Quelque 12 d6ces ont &t6 comptabilis6s le 7 janvier,
soit le chiffre le plus faible depuis la mi-octobre, centre plus
de 70 le 27 d6cembre et plus de 105 le 19 d6cembre, selon le
graphique.
Toutefois, ces donndes ne sont pas d6finitives, le
ministbre les remettant A jour de manibre retroactive lorsqu'il
dispose de nouvelles informations.
Par ailleurs, l'Organisation mondiale de la sant6
(OMS) a pr6venu mardi que le pic de propagation du cholera
n'avait pas encore &te atteint en Haiti, ou selon elle de nom-
breux cas devraient encore 6tre enregistr6s dans les prochaines
semaines.


Malgre un parcours oppos6,


Preval menace du meme sort qu'Aristide


(PREVAL... suite de la page 5)
haitienne.
L'ONU nomme un envoy special pour Haiti, l'ex-
pr6sident amdricain Bill Clinton, pour remettre Haiti sur la
route des investissements strangers.

La lune de miel ...
DMs lors commence une nouvelle p6riode du mandate
de Pr6val : celle de la lune de miel avec l'international.
DMs lors aussi, sur le plan interne, le president semble
abandonner sa premiere politique de gouvemement de coalition
ou de reconciliation avec l'ancienne opposition.
Le nouveau cabinet minist6riel comprend davantage
de membres qui lui sont personnellement attaches.
On ne compete plus les visits du president haitien A
Washington et New York (au sibge des Nations Unies ou A la
grand messe annuelle du Clinton Global Initiative, le gotha de
la finance et des humanitaires de marque).
En m6me temps ses voyages en Amdrique du Sud
(Cuba, Venezuela et autres) deviennent de plus en plus es-
paces.

Le moins favoris6 par la nature ...
Cependant les fruits attendus de ce grand rapproche-
ment avec le monde diplomatique et international des affaires
tardent A se mat6rialiser comme c'est encore le cas.
La situation 6conomique ne s'est gubre amdliorde. Les
trois premieres anndes d'aust6rit6, sous la coupe des gendarmes
6conomiques mondiaux, n'ont toujours pas &te compens6es.
Les creations d'emplois attendues restent toujours
sur le paper.
Mais, faut-il le rappeler, le mandate de Rend Pr6val
fut le moins favoris6 aussi par la nature.
En effet le pays fut frapp6 en 2008 par 4 ouragans ou
temp6tes tropicales qui laissbrent plusieurs centaines de mort et
1 milliard de dollars de d6gits, selon la Banque mondiale.

....^^ ^ ..... ..


Puis c'est centre toute attente le s6isme du 12 janvier
2010, la plus grande catastrophe urbaine depuis la Seconde
guerre mondiale, disent certain.
Enfin depuis la mi-octobre une 6pid6mie de cholera
qui a d6ji fait prbs de 4.000 morts.
Les elections doivent etre tenues cofite que cofite,
maintient l'international.

Preval paie pour son bilan economique

Aussit6t c'est le president sortant qui est accuse de
tous les p6ch6s d'Israel. Candidates sans autre agenda, ex-op-
position en mal de revanche, tous lui tombent dessus.
Mais par-dessus tout Pr6val paie pour son bilan 6co-
nomique d6sastreux.
D'abord les trois anndes de rembde de cheval sous la
dict6e des institutions financibres internationales.
Puis la Reconstruction post-s6isme don't les mil-
liards promise se revblent etre un leurre. Du moins jusqu'ici.
Et n'6tait la 16gendaire courtoisie haitienne, l'ex-pr6sident
Clinton aurait pu etre chahut6 lors de sa dernire visit dans
la capital d6vast6e.
Un an aprbs le tremblement de terre, les victims ne
voient toujours rien venir.

Seul un miracle ...
Voici done le president qui se justifiait en disant qu'il
ne sait pas faire de miracles (1a aussi pour se d6marquer de
son -trop illustre- pr6d6cesseur) que seul un miracle pourrait
sauver A l'heure actuelle.
En effet, c'est celui qu'on percevait comme son prin-
cipal allied, et pour lequel il semblait avoir laiss6 tomber tous
les autres A l'int6rieur (meme ses allies naturels !), en un mot
c'est l'international qui se retourne aujourd'hui centre lui et
semble vouloir gicher la fin de son mandate.
Rend Preval a ddia accompli les deux uniaues man-


dats autoris6s par la Constitution haitienne et n'a pas pu se
porter candidate aux pr6sidentielles actuelles
Cependant il soutient un dauphin en la personnel de
Jude Cl6estin, le candidate arrive deuxibme dans les r6sultats
du premier tour tels que proclam6s par le conseil electoral le
7 d6cembre dernier.
Devant l'ampleur des protestations, le president fit
appel A une commission de l'Organisation des Etats Am6ricains
(OEA) pour un recompte des votes.
Cette commission prdconise le replacement de
Jude Cl6estin par le chanteur Michel Martelly pour affronter
la favorite Mirlande Manigat.
Pr6val semble vouloir resister. L'international aurait
deji agit6 la menace ultime : son renversement meme si cela
doit mettre fin A son mandate avant l'heure et lui faire perdre le
titre historique de premier president haitien d6mocratiquement
dlu A avoir pu accomplir ses deux mandates constitutionnels
jusqu'au bout.

Et si c'est Haiti qui etait ingouvernable

Ainsi apres avoir choisi d'accomplir un parcours
totalement oppose celui de son malheureux (du moins A ce
niveau-lA) pr6d6cesseur, cela pour mieux gagner les faveurs
des tombeurs de ce dernier, particulibrement le trio USA -
France-UE - Canada, voici que Pr6val se retrouve malgr6 tout
et malgr6 lui presque au meme point.
Et si c'est Haiti qui 6tait ingouvernable 6tant donn6
les conditions fixes ? Par example, 80% du budget national
finance par l'6tranger. Done misbre incontr6lable Al'int6rieur,
d6pendance accrue A l'ext6rieur.
Et pourtant le 28 novembre dernier il y avait plus du
double des candidates qu'aux dernires pr6sidentielles.
Le trio mentionn6 plus haut n'aura done toujours que
l'embarras du choix !
Haiti en Marche. 15 Janvier 2011


Page 11


Ecoutez

M lodie Matin
Avec Marcus




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LIBRE PENSER


Mercredi 19 Janvier 2011
1 Haiti en Marche * Vol XXIV * No 52


oBwapi wo di i we lwen.
Gren pwomenen di li we pi lwenpase I > Expression
de la sagesse populaire haitienne

Chers amis lecteurs, l'annme 2010 a bel et bien pris
fin. Enfin. On peut respirer tranquillement. Profond6ment. La
fin d'Haiti n'a pas eu lieu. Nous sommes toujours 1I. A exister.
Heureusement. Malgr6 le tremblement de terre. Malgr6 les
inondations. Malgr6 l'introduction d'une souche de cholera
trop aggressive pour un pays aussi d6muni, aussi fragilis6, avec
autant de faiblesses structurelles. Malgr6 notre << indigence
technologique > et notre < mauvaise foi normative >, qui ont
facility des manipulations l6ectorales dignes du << grand b6tisier
universal >>. Haiti continue a exister, malgr6 nous. Cependant,
nous connaissant, nous << ng nwe ti zorby >, comme disait ma
grand'mbre, il se peut que nous fassions de notre mieux pour
fair de l'annme 2011 une ann6e encore pire que la pr6c6dente.
Elle n'a fait que commencer, elle ne vit que ses premieres
semaines, ses premiers jours, ses premieres heures, et nous
voilh, en main, a vouloir surprendre << propres et
a strangers > avec nos vieilles crises, cultivant nos mauvaises
habitudes et montrant de facon l6oquente, que notre incapacity
a pouvoir et a vouloir nous entendre s'est maintenue encore
plus vivante qu'avant. A nous observer, on dirait que la vision
est l'un de nos sens les moins d6velopp6s. Quant a l'odorat,
j'alimente d'6normes doutes. Mais laissons cela pour un autre
article.
Enfin, chers amis lecteurs, la vision n'est pas seule-


Vision
ment, en tant qu'organe de la vue, le sens utilis6 par l'individu
pour percevoir les diff6rentes r6alit6s de son environnement.
Dans certain autres cas, la vision correspond au domaine de
l'imaginaire, a la representation d'6tres d'origine surnaturelle.
Les visions mystiques des initi6s. Les visions cauchemar-
desques. De la soci6t6. De l'individu. L'acception qui nous
int6resse dans cet article est celle qui considere la vision
comme une maniere de concevoir le monde, de comprendre
les agissements des uns et des autres. De nos proches. De nos
moins proches et m6me de ceux qui ne partagent pas avec nous
le m6me space. C'est une faqon de vouloir interpreter les faits
et d'agir en consequence, en effectuant des choix strat6giques
les mieux appropri6s a la situation.
Pour avoir une vision, chers amis, il faut avoir v6cu.
L'exp6rience personnelle compete donc enorm6ment. Il faut
aussi avoir r6alis6 les apprentissages ad6quats. II faut avoir
appris a partir de ses 6checs. II faut avoir la volont6 de d6pas-
sement de soi. Il faut avoir envie de cr6er, de partager. De
vouloir changer les choses : D 'une maniere ou d'une autre,
le changement implique un risque et exige de 'dnergie, de
1 'engagement et des compromise. Pourtant, il est tellementplus
motivant de se battre pour aller 16 oi l 'on a soi-meme decide
d'aller, plut6t que de se battre pour resister a des forces exte-
rieures qui nous poussent 16 oi elles veulent nous mener.
Cependant, pour changer les choses, pour pouvoir
choisir notre future, la vision nous est absolument n6cessaire.


La Vision estl'outil qui va influence le plus ,,-,i, 1,.,",I ,. i,.,Of
notre future En effet, il ne s'agit pas de o prevoir > l 'avenir
mais de o l imaginerr > ! Walt Disney disait : f Ifyou can dream
it, you can do it / > (si vous etes capable de le rover, vous etes
aussi capable de l'accomplir). C'est done essentiellement la
crdativitW et 'esprit d'entreprise qui sont sollicitis et la vision
s 'appuiera souvent sur trespeu de donndes objectives mais sur
beaucoup d'intuition.
Sommes-nous capable de le faire ? Chers amis lec-
teurs, ce que l'ann6e 2010 nous a montr6, de facon cruelle, c'est
l'absence d'une vision commune concernant notre pays. Par
example, il est rare, que chez nous, deux hommes politiques
aient la m6me vision du pays. Parfois, dans certain cas, ni a
la loupe on saurait appr6cier les details de son existence chez
ceux qui aspirent a fair parties du group des << dcideurs >>
dans le pays.
Enfin chores amies lectrices et chers amis lecteurs,
nous entamons une nouvelle ann6e sans faire le bilan de ce
qu'a repr6sent6 l'annme ant6rieure. Nous recommencons, avec
le risque de reproduire les m6mes erreurs qui peuvent nous
conduire aux m6mes destruction. Et nos destruction sont
toujours collectives car nous sommes toujours tous a perdre
un peu, et parfois beaucoup, bien que nous semblons nous
acharner a ne penser qu'h notre salut individuelle.

Oscar Germain
germanor2005@yahoo.fr
Janvier 2011


Le president dominicain devoile la maquette

du campus universitaire de Quartier Morin


Santo-Domingo, 13 janvier 2011- (AHP)- Le pr6-
sident dominicain Leonel Fernandez a d6voil6 mercredi la
maquette du campus universitaire que son pays va offrir a
Haiti sous forme de don.
La presentation a 6t6 faite a la salle des ambassadeurs
au palais pr6sidentiel de Santo Domingo. Et la construction
de ce campus a Quartier Morin (nord d'Haiti) devrait cofter
quelque 30 millions de dollars US.
<< Nous nous sommes engages a offrir ce campus a
Haiti dans le cadre des engagements de la communaut6 inter-
nationale pour la reconstruction du pays ravag6 le 12 janvier
2010 par un violent s6isme qui a d6truit entire autres la plupart
des universities publiques et priv6es du pays >, a affirm L6onel
Fernandez.


II a rappel6 que peu apres le tremblement de terre, le
Gouvernement dominicain et la soci6t6 civil 6taient presents
pour apporter l'aide humanitaire. Cependant, a-t-il ajout6, le
don de ce campus universitaire entire dans le cadre d'un project
de d6veloppement a long terme du pays.
Il s'agit d'une contribution du gouvernement et du
people dominicains, a-t-il soulign6 avant d'ajouter que les
entreprises dominicaines, en particulier celles qui sont dans le
domaine de la construction, y apporteront leur contribution.
La cellule d'information, de press et de relations
publiques de la pr6sidence dominicaine a quant a elle pr6sent6
le livre < Engagement envers Haiti >> qui resume les measures
prises par le gouvernement dominicain et des institutions du
pays apres le tremblement de terre du 12 janvier 2010.


Public en espagnol, en anglais et en franqais, ce livre
content les principles actions entreprises par le gouvemement
dominicain l'an dernier en faveur d'Haiti, suite au tremblement
de terre.
La c6r6monie s'est d6roulee en presence entire autres
de la premiere dame, duMinistre des affairs 6trangeres, Carlos
Morales Troncoso ainsi que d'autres ministres et administra-
teurs de chacune des institutions de l'Etat dominicain qui ont
directement particip6 aux activities de support a Haiti.
Un soldat a ramen6 le drapeau dominicain au course de
la minute de silence observe a 5Hres 53 (4Hres 53 en Haiti)
au Palais national pour comm6morer le premier anniversaire
du tremblement de terre qui a frapp6 Haiti.


Haiti, le bourbier des ONG


L'efficacit6 de leur action est remise en cause.
"ONG, go home!". Sur les murs de Port-au-Prince,
quelques graffiti rageurs t6moignent de la defiance a l'6gard
de ceux census venir en aide a Haiti. Un an apres le s6isme
qui a plong6 le pays dans le chaos, les ONG restent pourtant
mobilis6es pour secourir les Haitiens rescap6s du s6isme qui
a tum plus de 222.000 personnel, bless plus de 300.000 autres
et laiss6 sans logement 1,5 million de Haitiens.
Mais la perspective d'un "nouveau depart" que
certain appelaient de leurs vceux apres le s6isme semble
bien loin. Haiti, nous disait-on, devait se reliever. Saisir cette
catastrophe comme une opportunity6" pour rebitir Port-au-
Prince et, au-dela, reconstruire le pays. L'immense 61an de
g6ndrosit6 qui s'est manifesto a travers le monde a dop6 cet
espoir: en quelques semaines, pros de 40 millions de dollars
de dons ont 6t6 verses par des particuliers pour venir en aide
aux Haitiens.
Un an apres, Port-au-Prince resemble a un vaste
bidonville. Les d6plac6s vivent toujours sous les tentes, et plus
de 8 millions de m3 de debris restent a d6blayer. Entre temps,
le pays a &6t frapp6 par le cholera, qui a tu6 plus de 3.300
personnel. PrMs de 400.000 bitiments avaient 6t6 d6truits ou
endommag6s par le tremblement de terre, mais moins d'un


Ajans Lojman Piblik Miami-Dade

Plan Ajans Lojman Piblik (PHA)
PERYOD KO MATE
S . . I . . ' . . , - . - ;. .
' ,.- "" . "' - : j. -',".*'* . .. - "-.'.*.- _r - W.tBini n . .il-iia U-tt LuuaL , - "
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!' .- " � ,.' � - ,. .... . g- - . . .... . .


PMAPub icCanmrnen1... iarni ade.0g
ODYANS PIBWLIX

:I ,, . . . . .


miller de maisons ont 6t6 rdpardes. Et les elections, cens6es
stabiliser le pays et mettre a sa t6te des leaders capable de le
reliever, ont tournm au fiasco.
Les promesses des dirigeants mondiaux ont rapide-
ment 6t6 oublides: sur les 11 milliards de dollars annonc6s
lors de la conference de New York en mars dernier, seuls 5,3
milliards seront attribuds dans les deux prochaines anndes.

Ou est pass I'argent des dons?
A l'heure du bilan, il peut 6tre tentant de designer les
ONG comme les responsables d'une situation qui s'enlise. "Je
n'ai rien contre les ONG, nous avons besoin d'elles. Mais nous
devons savoir ce qu'elles font de notre pays, les contr6ler",
estimait Jean-Max Bellerive, le Premier ministry haitien,
en d6cembre dernier sur la BBC. Ou est pass l'argent des
dons? Pourquoi les ONG sont-elles encore dans la gestion de
l'urgence, plus occupies a assurer la survive des Haitiens qu'h
trouver des solutions durables pour reconstruire le pays? Et
pourquoi ont-elles eu tant de mal a emp6cher la propagation
du cholera?


Manque de coordination", r6pondent la plupart des
l'humanitaire interviews sur le sujet. La crise a en
6 les limits du systeme des "clusters", qui consiste a
r6unir plusieurs ONG qui cou-
vrent le m6me champ d'action
pour d6finir une strat6gie com-
mune. "Nous nous efforqons
de faire dialogue toutes les
ONG ensemble", explique
Elisabeth Byrs, porte-parole
d'OCHA, la mission de 1'ONU
qui f6dbre le travail des ONG
sur le terrain.
, : , .. : "1 y a beaucoup de
-. . .. brassage, de blabla, beaucoup
de recommendations, de rap-
ports d'activitis en dkcalage
avec ce qui se passe sur le
S" . � " . terrain ", traduit le responsible
d'une ONG pr6sente a Haiti.


Haiti, le Far West
des ONG
Il y a surtout beau-
coup d'acteurs de l'aide a
Haiti. Au lendemain du s6isme,
les ONG 6taient plus de 1000
a d6barquer a Port-au-Prince,
dans un chaos total. "Une
jungle", selon Benoit Miribel,
president d'Action centre la


Faim (ACF) et auteur d'un rapport sur l'6volution de l'action
l'humanitaire remis a Bernard Kouchner enjuin dernier.
Aux c6t6s de 1'ONU et de la F6d6ration des Croix
Rouges, se trouvent de grosses ONG, comme World Vision,
Save the Children, ou encore M6decins sans frontibres, Care,
etc. Mais aussi beaucoup d'anonymes, des individus seuls
ou des petites associations qui 6chappent au systeme des
"clusters".
"Parfois, on voit des acteurs sur le terrain, et on se
dit: 'mais, ils font quoi, eux, concretement'?", s'interroge le
responsible d'une grande ONG qui intervient en Haiti.
Kathie Klarreich, formatrice pour l'International Cen-
ter for Journalism, dit: "Certaines ONG travaillentpour elles-
m&mes et pas forcdment pour le pays". Terrible a dire, mais
Haiti semble 6tre devenu " the place to be" pour les ONG!

Business humanitaire
La faute a qui? Peut-6tre, d'une certain maniere,
aux bailleurs de fonds. Car aujourd'hui, lever des fonds pour
Haiti est plus facile que pour beaucoup d'autres causes, grice,
notamment, a la m6diatisation de la catastrophe.
En ce sens, le s6isme aura rv616 les drives du busi-
ness humanitaire. Et ce d'autant plus que les ONG n'ont pas
toutes 6t6 transparentes sur la gestion des dons requs pour Haiti.
Une enqu6te de l'organisme ind6pendant Disaster Account-
ability Project a rv616 recemment qu'environ 80% des ONG
pr6sentes a Haiti avaient refuse de d6voiler leurs comptes. "Ces
,,,,,o %. lr,. ,, se soucient beaucoup de leur image et si nous
avons besoin defaire une etude et de rvdeler leur manque de
transparence pour les inciter a mieuxpartager 1 'information,
et done a mieux se coordonner entire elles, alors qa vaut le
coup>, estime Ben Smilowitz, directeur du project.
Attention, cependant, a ne pas designer trop vite des
boucs- 6missaires. Rendre les ONG responsables du marasme
haitien reviendrait a oublier un peu vite le context exception-
nel dans lequel elles sont intervenues: une capital d6truite, des
centaines de milliers de morts parmi lesquels des repr6sentants
des pouvoirs publics, un gouvernement inexistant.
Si le pays s'est transform en "R6publique des ONG",
c'est bien parce que Haiti vivait d6ji sous perfusion humani-
taire, avec les trois quarts de sa population au ch6mage, et
deux milliards de budget provenant de dons et des bailleurs
internationaux.
"Un Etat sous-administrd, ddborde par l'dconomie
informelle et la fraude", 6crit Luc Evrard dans le hors-sdrie
consacr6 a Haiti de la Revue Humanitaire . Un pays, souligne
lejoumaliste, oFi l'Etat ne possede que 5% du capital foncier
et don't les terres sont d6tenues par une vingtaine de families.
Un Etat gangr6nd par le clientdlisme, mais qui doit
pourtant prendre ses responsabilit6s. Car les ONG, c'est un
fait, ne resteront pas 6ternellement a Haiti.


Page 12


x xlx. . x... ... . . .. . . . . .. . . . .


I..





Mercredi 19 Janvier 2011
Haiti en Marche * Vol XXIV * N� 52


I AMENAGEMENT DU TERRITOIRE


L'annde dernire j'avais c6l1bre le Premier Mai,
fete de l'agriculture et du travail, a Vallue, commune de Petit
Goave, oni le GRAMH (Groupe de Reflexion entire Acteurs du
Monde Rural Haitien) organisait une c6r6monie a la m6moire
des paysans victims du tremblement de terre du 12 janvier
(voir: Un chemin de croix nouvelle maniere in: HEM, Vol.
XXIV, No. 15, du 05 au 11 mai 2010).
En ce premier anniversaire du tremblement de terre,
nous sommes retournms a Vallue pour d6voiler une plaque a
la m6moire de ces paysans, qui a &te fix6e sur un monument


Retour a Vallue


sociologues etc, que leurs activities professionnelles mettent en
contact avec le monde rural et qui, par delay ces activities stricte-
ment professionnelles, sentent le besoin d'un investissement
personnel, pour aider ce monde rural a sortir de la quarantine,
pour reprendre la formula d'Abner Septembre.
Au depart, nous nous 6tions donn6 deux objectifs :
un atelier de travail entire acteurs du milieu rural et une
c6drmonie a la m6moire des paysans morts lors du s6isme.
La c6r6monie s'est done tenue le Premier Mai et poursuivie
avec l'inauguration du monument. Il s'agit maintenant de se


classes >. Dans le context de la formation social haitienne,
cette classes ici est compose des masses rurales qui represen-
tent plus de 60 % de la population et des masses laborieuses
urbaines, toutes fractions confondues. >
Je partage tout a fait l'id6e que seul un movement
social solid nous aidera a sortir du marasme dans lequel nous
croupissons depuis trop longtemps, malheureusementje ne vois
toujours pas se dessiner un vaste regroupement de toutes les
tendances. Non seulement les diff6rents 616ments, qui devraient
composer ce movement social, gaspillent leur 6nergie dans


"� " . "* ".;- 1s�t
". . .
a.


Monument a la memoire des paysans victims du sdisme


Plaque commemorative (photo B.E)


qui surplombe les installations de l'Association des Paysans
de Vallue (APV). Nous n'6tions pas aussi nombreux que
l'annde dernire, en grande parties parce que le GRAMH n'a
eu ni le temps, ni les moyens d'organiser le c6r6monie comme
il aurait fallu.
Qu'on ne se press pas de se lancer dans des cri-
tiques, car il faut savoir ce qu'est le GRAMH et qui sont ses
membres. Comme je le disais l'annme dernire, le GRAMH
est le r6sultat d'une initiative d'Abner Septembre, sociologue,
coordonnateur de l'Association des Paysans de Vallue (APV),
qui n'arrivait pas a accepter que lavoix du monde rural ne soit
pas entendue dans ce concert de plans, propositions, prises
de position, suggestions autour de la < refondation > du pays
aprs le 12 janvier.
Quant aux membres, ce sont tous des profession-
nels, qui participant aux r6flexions sur une base absolument


mettre a l'ceuvre pour r6aliser l'atelier de travail pr6vu. Cela
va demander beaucoup d'6nergie ... et de bonne volont6, car
pour le moment c'est tout ce don't nous disposons comme
moyen, cela va demander aussi beaucoup de force de persua-
sion pour vaincre certaines r6ticences, pour ne pas dire certain
pr6jug6s, mais il faut absolument y arriver si on veut voir ce
monde rural sortir du pays en-dehors, la c6l1bre formule de
Gerard Barth616my.
L'annde dernire, la Plateforme Haitienne de Plaid-
oyer pour un D6veloppement Alternatif (PAPDA) a public
une 6tude de Roland B6lizaire intitul6e : Politiques Publiques
en Haiti : A quand la rupture avec la dependance ? (Juillet
2010), dans lequel B6lizaire reprend le concept de << mouve-
ment social > du philosophy et 6conomiste allemand Werner
Sombart, A l'instar de Sombart, J'appelle movement
social l'ensemble de toutes les tendances d'une classes qui


volontaire, en mordant sur leur temps libre. Ce ne sont done ontpour but de transformer l'organisation social existante
pas n6cessairement des ruraux, mais plut6t des agronomes, d'unefagonfondamentale et conforme aux intirits de cette


des querelles qui font penser a ces dirigeants de Constanti-
nople qui discutaient du sexe des anges pendant que les turcs
se tenaient a leur porte, mais, et pour moi c'est trbs grave, un
certain movement paysan, qui a su, pendant des d6cennies,
resister aux assauts de la reaction, se fourvoie dans des alliances
politiques, parfois centre nature, comme quoi la proximity du
pouvoir pourrait les aider a atteindre leurs objectifs.
Pour moi, la solution est dans la recherche d'une unit
d'action, sur la base d'un accord sur les objectifs essentials,
obtenu a partir d'un dialogue ouvert et franc, qui d6bouchera
surun movement solid et ind6pendant, qui sera alors capable,
sinon d'imposer ses vues aux tenants du pouvoir, mais au moins
de n6gocier avec eux en position de force. L'atelier de travail
entire acteurs du milieu rural, don't nous avons parl6 au course
des rencontres du GRAMH, devrait 6tre un premier pas vers
ce dialogue ; il est done de la plus haute importance que nous
le r6alisions rapidement.
Bernard Ethdart


Une Responsabilite Partag6e 20 et 21 janvier


a I'UNESCO, a Paris
UNESCO - 14/01/2011 6viter les pillages : tells sont quelques-unes des initiatives tionaux et haitiens 6valueront les efforts de reconstruction post-
Depuis un an, I'UNESCO a pris part aux initiatives qui ont &te lances. catastrophe, notamment dans les domaines de l'Nducation et de
internationales pour apporter une aide d'urgence et un secours Irina Bokova et Michaelle Jean, l'Envoyde sp6ciale la culture. Le professeur d'universit6 et cindaste haitienAmold
a plus long termne Haiti. Un certain nombre de projects ont de l'UNESCO pour Haiti, ainsi que le Premier ministry haitien Antonin projettera son documentaire prim6 < Chronique d'une
&te lanc6s, qui visent avant tout a permettre de reconstruire le Jean-Max Bellerive, participeront a l'6v6nement commdmoratif catastrophe annonc6e . Des expositions de photographies et
system 6ducatif d6vast6 et prot6ger le patrimoine cultural. qui se tiendra les 20 et 21 janvier a l'UNESCO, a Paris. d'artisanat seront 6galement pr6sent6es.
Cofinancer un centre pour les journalists locaux, fournir Le temps-fort en sera une table-ronde, < Un an apres le
un soutien psychosocial aux 61&ves du secondaire, former tremblement de terre
des maqons a des techniques de reconstruction r6sistantes >, au course de laquelle 772 N 2 r u


au tremblement de terre, s6curiser les sites culturels clk pour des experts interna-


Un an apres le seisme...


(HAITI... suite de la page 2)
occidental, situ6 a moins de deux heures d'avion des Etats-Unis,
est aussi aujourd'hui aux prises avec une 6pid6mie de cholera,
double d'une crise politique lourde de menaces.
Face a cet 6chec, nombreux sont ceux qui s'interrogent
sur les capacit6s de la communaut6 international a faire face a
une catastrophe de cette ampleur. L'l6an de solidarity qui a suivi
le s6isme a suscit6 la reconnaissance de beaucoup d'Haitiens,
mais leur optimism n'a pas r6sist6 a la r6alit6 des faits.
Plusieurs personnalit6s, don't l'acteur am6ricain
Sean Penn, ont d6nonc6 cette situation. Fidel Castro a affirm
qu'Haiti avait &te "abandonnde a son sort" et certaines organi-
sations humanitaires directement impliqudes se montrent elles
aussi trbs critiques.
Dans un rapport public le 6janvier, la britannique Ox-
famjuge ainsi les operations de reconstruction "au point mort"
et deplore un enlisement imputable, selon elle, a l'ind6cision du
gouvernement haitien, au fait que les pays riches privil6gient
trop souvent leurs propres priorit6s et a l'effacement de la com-
mission charge de la reconstruction, codirigee par l'ancien
president am6ricain Bill Clinton.
Ce dernier, qui preside cette commission avec le
Premier ministry sortant Jean-Max Bellerive, a d6clard que


personnel n'6tait plus
frustr6 que lui. "Mais
je suis encourage par
les progrbs effectuds
au course des quatre
derniers mois."
Le coordon-
nateur humanitaire
des Nations unies en
Haiti, Nigel Fisher,
s'est Olev6 quant a lui
centre les critiques
selon lesquelles l'aide
international ne por-
terait pas ses fruits.
"Beaucoup
de chantiers sont
lanc6s", a-t-il dit lors
d'une conference de
press, tout en admet-
tant des problemes
pour coordonner le
travail des milliers
d'ONG dans le pays.


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LES JEUX


Mercredi 19 Janvier 2011
Haiti en Marche * Vol XXIV * N� 52


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L s Spos avoc Maria Barku
les Invitsi du Jour
Melodic Matin chaque samedi est animn
par F6quitr Raphail


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12:00- 12h3C


12h30-2hD0


2h00- 3hbo


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5h00


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Bon Riell en mruique

Au Plplrlt chantant
journal criEle avc Laaiini FiinuIl

M4Iodle Matin ovw. Martir
Informitions, Interview, Anadltzcs, Humour,


Ledisquede rAudIltur
animatinn James PrEdvil

Le Mfdl
Infoarations avec Laury Faustin

Lady Blues avrw Elsie
Jaz,, IBlues. Swing. Ragtime

C"est rl Bon en chansons.
Emission dchcl rwnsranfcibco

Le Ban Vleux Temps
trao-Compms
avc I[>) Iflnitclc Captinm hill

La Journal de 5 heures
avoc VIlklce Hertlchk
Milodle & Company
ODweloppemrni dtaruMer
Mardi anv BemadP E thear
Am ry Sabor con Luciani

Solr Intornsation

Notre Grand Concert
Lurn & Mcr : L'hcure clssiquc
Jet, & Dim. :Ja at Ten
Judy Carmichacl revolt se invitEs
Cavllers, prene. vos darne;
(Samcdi) 50 ans do suIccs populaires hauicnm


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klhi. I T ITE-n0


E n B ref... (...suitedelapage2)
tion, au profit du chanteur populaire Michel Martelly. L'ex-premiere dame d'Haiti
Mirlande Manigat est arrive en t6te le 28 novembre.
(OAFP / 17 janvier 2011)

Le Secr6taire g6n6ral de I'OEA en Haiti
Mr Jose Miguel Insulza devait arriver lundi A Port-au-Prince pour des entretiens avec
les dirigeants haitiens (le president Rend Pr6val, le PM Jean Max Bellerive et les mem-
bres du Conseil electoral provisoire). II devait rencontrer d'abord le chef de la mission
d'Observation OEA-CARICOM, Colin Granderson, qui a coordonn6 aussi la mission
d'experts qui a 6valuW les r6sultats du premier tour des pr6sidentielles.

Le Rapport de I'OEA et ses repercussions
Alors que le gouvernement haitien fait le mort aprbs que le rapport lui ait t6 commu-
niqu6 par des repr6sentants de l'OEA dans la matinee du Jeudi 13 Janvier, les ambas-
sadeurs des pays amis, particulibrement l'ambassadeur amdricain Kenneth Merten
et l'ambassadeur de France, Didier Lebret, mettent la pression via les m6dias locaux
dans le but de forcer le president Ren6 Pr6val A accepter les conclusions du rapport de
l'OEA. En un mot, carter le candidate du pouvoir (Jude Cl6estin) du second tour pour le
remplacer par le chanteur Michel Martelly (Sweet Micky). Avec toujours l'ex-premi&re
dame Mirlande Manigat A la premiere place.
Position de la France
Le gouvernement frangais a appel6 vendredi les autorit6s haitiennes A "tirer toutes
les consequences" du rapport d'dvaluation de l'Organisation des Etats amdricains
recommandant l'exclusion du candidate du pouvoir, Jude Cl6estin, du second tour des
pr6sidentielles controversies de novembre.
"Nous saluons le travail effectu6 par cette mission qui visit A 6valuer objectivement
le scrutiny du 28 novembre. Il s'agit maintenant d'en tirer toutes les consequences
pour que les r6sultats d6finitifs du premier tour reflttent le choix exprim6 par les
6lecteurs", a affirm lors de son point de press le porte-parole du ministbre des af-
faires trang&res, Bernard Valero.
De son c6te, l'ambassadeur Didier Le Bret intensified les pressions sur le president
Rend Pr6val pour se plier aux conclusions des experts. L'ambassadeur de France s'en
est aussi pris au CEP en d6clarant: "S'il y avait un Conseil electoral digne de ce nom,
des institutions judiciaires cr6dibles et des autorit6s impartiales, on n'en serait pas
1l".
Position des Etats Unis
Les Etats-Unis soutiennent aussi le rapport de I'OEA
Declaration de l'ambassadeur am6ricain A Port-au-Prince, Kenneth Merten, qui,
dans une interview A Radio Kiskeya et Radio Caraibes, announce l'arriv6e lundi du
patron de e'OEA, Jos6 Miguel Insulza, pour discuter avec le president Pr6val de
applicationn des recommendations" des experts appelant A la mise 1'6cart du
candidate du pouvoir, Jude Cl6estin. Excluant A l'avance toute possibility de "n6go-
ciation", le diplomat exhorte au came les candidates et leurs partisans en vue d'un
second tour pacifique. Estimant que le travail des experts sur l'evaluation du premier
tour des pr6sidentielles controversies du 28 novembre a &te strictement technique et
sans aucune dimension politique, Kenneth Merten a fait savoir que administration
Obama est convaincue que c'est la voie A suivre pour clarifierr dans la transparence"
le processus electoral et encourage M. Pr6val A aller dans cette direction.
Kouchner A I'ONU pour Haiti
Bernard Kouchner pourrait devenir "haut repr6sentant de e'ONU pour la reconstruction
d'Haiti". L'ancien ministry des affaires 6trang&res serait notamment charge de "coor-
donner 'aide international ".
Ministre d'ouverture, Bernard Kouchner avait &t6 remercid du gouvernement lors du
dernier remaniement en novembre. Entre 1999 et 2001, il avait d6ja occupy des fonc-
tions similaires comme chef de la mission de I'ONU pour le Kosovo.
Reste A savoir s'il remplacera l'ancien president am6ricain Bill Clinton, charge par
I'ONU de coordonner l'aide international, ou s'il coordonnera son action avec ce
dernier. L'ancien M6decin sans frontibres aura-t-il par ailleurs la m6me r6mun6ration
symbolique que celle de l'ex-pr6sident am6ricain, A savoir un dollar ?
Europe 1 assure que Nicolas Sarkozy s'est "personnellement impliqud" dans cette nomi-
nation lors de son d6placement aux Etats-Unis, le lundi 10 janvier. Son pr6d6cesseur au
quai d'Orsay, Philippe Douste-Blazy, avait d6ja t6 recas6 en 2008 A I'ONU, comme
secr6taire g6n6ral adjoint charge des financements innovants.
Position de Mr Edmond Mulet
Le repr6sentant du secr6taire g6ndral des Nations Unies, Mr Edmond Mulet, n'a pas
tard6 A manifester son support au rapport. Pour lui, il ne peut tre question que le pr6si-
dent Prdval le rejette. D'ailleurs, a-t-il soulignd, ce rapport nous permettra de sortir de la
crise post-6lectorale.
Position de I'ambassadeur d'Espagne en Haiti
Le repr6sentant de l'Espagne en Haiti, Juan Fernandez Trigo, rappelle que le respect du
vote populaire est essential A l'avenement d'institutions d6mocratiques non contest6es.
(EN BREF / p. 16)


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Mercredi 19 Jam ier 2011
Haitien Marche *VolXXIV * No52


.D.UJ.OURN FRANCAIS:L OI


DUJOURNAL FRANCAIS: LEMONADE
14 Janvier 2011 - www.Lemonde.fr

Etats-Unis : Little Haiti,

enclave creole en plein Miami


-E-

Lafaqade de la librairie Mapou,
a Little Haiti. CAROLE RAP


"Ne manquez pas Little Haiti, l'un des plus beaux
quarters de Miami", recommande le Lonely Planet consacrd
A la Floride.
Premiere halte A la librairie Mapou, situde sur NE 2nd
avenue, l'artbre principal du quarter. Sur le fronton d'une jolie
facade rose, la sage inscription "Libreri Mapou Bookstore"
ne d6note rien d'inquidtant. Affable et souriant, Jan Mapou,
68 ans, 6volue au milieu de quelque 3 000 ouvrages. Le prix


M6dicis 2009, d6cernm6 l'crivain d'origine haitienne Dany
Laferri&re pourL'tnigme du retour, jouxte des essais politiques
en francais ou en anglais, des romans en creole et des diction-
naires creole-anglais.
Little Haiti s'est d6velopp6 dans les anndes 70 et 80,
avec l'arriv6e de milliers de boat people. "Plus de 50.000 Hai-
tiens ont v6cu dans cette parties de Miami, un quarter italien
qu'on appelait Lemon City pour ses plantations de citronniers.
Ce nombre va d6croissant car une avalanche d'Haitiens va du
c6t6 nord", raconte le libraire. Ils seraient aujourd'hui 30.000
A habiter ce quarter situ6 au nord de Design District.
Jan Mapou, qui a quitt6 son ile natale en 1971, a ouvert
cette librairie en avril 1990. Fervent d6fenseur de sa langue
matemelle - en 1965, il a particip6 A la foundation du mouve-
ment creole haitien, Sosvete Koukouy, don't il a ensuite cree
la branch de Miami - il a compose lui-meme une dizaines de
livres. I1 prepare une anthologies de la po6sie creole ainsi qu'une
autobiographies. Le tout entibrement en creole haitien.
A l'6tage, un mur fait sa fiert6: des dizaines de phrases-
autographes y sont inscrites de la main des 6crivains qu'il a
accueillis dans le cadre de rencontres litt6raires. Le premier
fut... Dany Laferribre, le 13 avril 1997. Plus insolites, des
bouteilles de Kremas Malou, 6paisse boisson sirupeuse A
base de rhum, de coco et de lait concentr6 pr6par&e par son
spouse, tr6nent derribre la caisse. Jan Mapou n'est pas qu'un
pur esprit... Les esprits, ceux des 121 loas du vaudou haitien,
surgissent dans les botanicas.
Dans ces 6choppes d'oi s'6chappent musique des iles
et parfums d'encens, les pr6tres du vaudou invoquent Papa
Loco, divinity des plants et esprit guerisseur, en secouant le
agon, petite calebasse entour&e de perles. Plusieurs botanicas
bordent la NE 2nd avenue. Chez Vierge Miracle & St Philippe
Botanica, une pr6tresse maussade raccompagne fermement A
la porte le visiteur curieux n'ayant pas l'intention d'ouvrir son
porte-monnaie. Mais chez Santa Barbara Botanica, Papa Laider
Andr6 et Johnny, qui se disent frbres, se montrent nettement
plus accueillants. A condition d'etre soi-meme respectueux du
lieu. Ici, images saints, statues de la Vierge, du Bouddha, de
Papa Loco ou de Santa Barbara c6toient des bouteilles de vin
encapsul6es. Flacons de shampoing, poup6es vaudou, cranes
et bougies s'empilent en un strange caphamaiim.
"Quand tu crois, tu crois. Quel que soit le Dieu". Ainsi
parle Johnny, l'un des deux pr6tres vaudou. Parmi les clients,
beaucoup d'Haitiens. Certains sont catholiques, d'autres bap-
tistes ou pentec6tistes. " Si vous aimez quelqu'un, vous venez
ici et on va travailler pour vous le donner, pour tout le temps.
Si vous avez quelque chose de mal, vous venez ici pour 6tre
gueri. II faut appeler l'esprit. " En voyant les poup6es vaudou,
on se demand si les deux hommes jettent aussi des sorts. "
On est la pour aider les gens qui ont des problkmes, pour faire
du bien et pas du mal ", rassure Papa Laider Andre. Quand il
6tait petit, raconte-t-il, il a pratiqu6 avec sa grand-mbre, elle-
meme pr6tresse A Petit Govave, en Haiti. Ils allaient dans un
p6ristyle, " un bitiment special pour les esprits ". " On nait
pr6tre vaudou ", assure-t-il.
Autre lieu, autre ambiance. Dans un bitiment neuf
aux fresques riantes, le Centre cultural haitien a vu le jour en
janvier 2009. Finance par la ville de Miami , il a pour but la
promotion de la culture afro-carib6enne au travers de spectacles
et d'expositions. Fin 2009, les ceuvres d'une vingtaine d'artistes
du bassin carib6en y 6taient accroch6es dans le cadre de
l'exposition Global Caraibes, initi&e par la France (et accueil-


Ti Gout pa Ti Gout aca .hm \/,ii


lie l'&td dernier au Mus6e international des arts modestes de
Sate). Ces initiatives culturelles tentent ainsi de dynamiser un
quarter encore boud6 par les visiteurs A cause de sa mauvaise
image. Certes, personnel ne vous conseille d'aller d6ambuler
seul, A minuit, dans les rues de Little Haiti. Mais en pleinjour,
ce quarter attachant est v6ritablement "A ne pas manquer".
Carole Rap

From: "Maxmanigat@aol.com"


Mapou,
Ayobobo twa fwa! Premye a se gouvenman Eta Flor-
ida ki rele w vini Talahassee pou li renmdt ou plak konpliman
; dezybm la se Libreri Kongrb ki made w pou vin tepe youn
program pou distribye lan lemonn antye pou tou sa ki ganyen
je pou we ak z6rby pou tande konnen kiyes Jan Mapou ye ak
ki travay 1 ap fr pou devl6pman lang ak lizaj-kilti peyi nou an
; twazybm la se pi gwo kotidyen franse "Le Monde" ki voye
w monte ak tout Libreri Mapou. An nou made Gran M&t la
osnon kiyes, kiyes ki reponsab pasaj nou sou late a pou li/yo
kenbe w la djanm pou kontinye k6kenn k6ve sa a ki monte
pristij Ayiti Toma.
Mwen sdten mwen bliye anpil 16t paw6l rekonesans
ki deja rive jwenn ou. Devan kamera Libreri Kongri yo ou pa
dwe bliye liste yo grenn pa grenn. "SlS pa bezwen vante pou
k6 li" (Oden/Audain 521) se vre, men depi youn mofn goute
1 ifo w dak6 san li manje a fad.
Ankouraje gason!
Granfre ou, Maks


From: "michelangehyppolite@rogers.com"

Se sa net. Klkeswa kote prale a sonje mete Mouvman
Krey6l la ak Sosyete Koukouy sou tab la. DK se de mo kle
nan tout lone respe ki ap kouvri ou. Se mesaj enfatig sa a ki
dwe sbvi tout manm Koukouy yo ak tout 16t mofn konsekan
pou kdlkeswa k6z yo chwazi a. DK gason!
Kaptenn


ViV SALNAV!
AK FRANK LARAK/FRANCK LARAQUE*

Liv Vive Salnave>>[] Mas6l Sil' cn I , ..../ ISalnave
la se yon etid sou yon 16t chapit listwa d Ayiti, ki fr konnen ki
mofn prezidan Silven S.ina\ ' i, i. i, Salnave te ye vre. Li
enp6tan paske se yon ese byografik al6ske byografi Ayisyen
ekri ra konpare ak kantite woman ak liv pwezi nou prodwi. Li
fr konnen vyolans, abi pouvwa, pbsonaj enp6tan tan sa a, wl6
peyi etranje, kouman pouvwa change karakt6 yon prezidan.
Li bay yon bon lide sou Salnav, ki diferans li pa rap6 ak tout
16t prezidan yo. Li te brav, te pran responsablite 1 ; yofn nan
ti ponyen prezidan popil6 pami mas yo, sitou pami fanm yo,
ki part pou premy6 fwa sou s6n politik la, pou defann yon
prezidan ki te trete yo kon moun.
Salnav pat yon < gran manj6/gros mangeur �, li pa
te kouri pran lekzil pou sove po 1, kite patizan 1yo peye pou
krim li konmet li menm. Si general dominken Kabral/Cabral
pa te livre Salnav blese bay otorite ayisyen yo, kont tout
konvensyon int6nasyonal, pou 5.000 dola, Salnav ta siman
tounen an Ayiti ank6 ak pwop f6s li. Se s6l prezidan yo fiziye
apre jijman yon tribinal milit6 antikonstitisyondl devan yon
palb en rwin, boul6t krimin6l te fenk kraze. Brav k6m toujou,
16 Bwawon Kanal/Boirond Canal ki te an chaj ekzekysyon an
trete 1 de tret li reponn : << Ou pi trit pase m �.
Marcel Salnave ak b6lprefas ( io, I,., 'Dupuy a klere
pou nou sa ki f6 Salnav se yon p6sonaj lejand6 yo pa bliye
plis pase 60 an apre lanm6 1. M sonje 16 m te toujenn gason
te geyen yon granmofln tt blanch yo te rele Kleman Titis/Cld-
ment Titus ki te toujou repete k6m premye paw6l li: << Viv
Salnav ! >. Jan Dival/Jean Duval f6 m konnen, dapre Jean
Desquiron, lan < Haiti i la Une > (tome III, pages 84, 85, 90)
L. C. Titus ki te f6 pati yon komite revolisyon6 Jeremi kont
prezidan Tirezyas/TirTsias Simon Sam, te resevwa prezidan
LekontlLeconte Ti Gwav. Li te abitye siyen : Gtndral Climent
Titus dit 1'Audacieux.
Nou vle kw6 Ayisyen ki enterese lan istwa d Ayiti,
lan s6 peyi a pral achte pou dekouvri yon
pbsonalite estraw6din6 av6k yon kapasite natir6l pou f6 yo
renmen 1.
(C i., I,, Dupuy ranmase konsa :
< Muldtre, ilfut idoldtrd par les masses noires ; Ca-
pois, ilfut adord des Port-au-Princiens ; home du Nord, il
fut soutenu par lespaysans du Sud. Dans ses revers et dans ses
victoires, dans sa gloire come dans ses souffrances, Salnave
reste le chefd'Etat que le people haitien aura le plus aimed. >

* Pwofes6 emerit City College of .,. -' York.
[1] Salnave, Marcel : ive Salnave ! 2010, 187p., ill.


YON PAJ KREYOL LAN NO (1818)
AK MAKES MIANIGA/MAX MANIGAT*
Nan gwo liv bileng krey6l-franse li a : Mosochwazi
paw6l ki ekri an krey6l ayisyen . iiii. ,i. .,. de la literature
crdole haitienne (1999, 449p.) Jean-Claude BAJEUXpibliye
premye sen (paj 17-23) pyes Juste CHANLATTE, Comte des
Rosiers a : < L'Entrde du Roi en sa capital enjanvier 1818, an
15eme de l'ndtpendance d'Hayti. Optra vaudeville en un acte.
Scene premiere. Sans-Souci, Imprimerie royale, 1818. �
Ote mosochwazi a, ki ganyen yon doktora an lt
(lettres), rann nou yon gran sbvis 1e li repwodui epi trradui
an franse yon kantite < Thks ki pi ansyen yo � (paj 1-30).


Page 15


Gremesi!
Misye fe m kontan, menm ozanj twa fwa poutbt:
1) mwen renmen krey6l, 2) mwen fou pou tou sa ki ekri nan
ansyen krey6l yo, epi 3) mwen enterese nan tou sa ki touche
lavi wa Krist6f. Konsa, se konmsi Jan-Klod t ap made maladi
si li vle bouyon. Mwen tonbe sou tks la : mwen transkri li
nan 6tograf ofisyel la plis mwen bay nan mitan 2 kwoche [ ]
mo krey6l modnn yo akote mo 1818 yo.
Kankou nou we, sa se twokbt la. Pou konmanse m ap
bay premye paj Jis Chanlat lajan li te ekri 1 an 1818 la. Apre
m a bay transkripsyon ofisy6l la.


Krevl 1818
OPERA VAUDEVILLE, EN UN ACTE - SCENE PREMIERE
< Nou va dans6 toutes danses... >

Valentin et Marguerite
MARGUERITE, un balai a la main.
Dinpis Valentin aprbs trott6 dans tete A moe, mo dire adieu
sommeil, adieu repos, adieu toute 1'aute qui chose dans
monde. Mais qui f6te pour nous toutes! c6 jordi papa nous va
riv6, toute monde va present li bouquet A li, ma bali quienne
a moe, bon coeur.
( a VALENTIN qui entire )
Dire mo6 done, Valentin! io dire nous bon papa A nous va riv6;
ce pitit contents n'a contents ca, n'a voir bon maman A nous,
bon Roi A nous bel pitit Prince Royal A nous aqude toutes belles
Princesses Royales A nous io. Mo ta voudr6 io dija pass, tant
coeur A mo6 t6 va content: m'aprbs langui s6ch6 de boute A
force mo ta voudrd voir[1] io paraite.
VALENTIN, des plaques defer blanc a la main.
Oui, Marguerite, io pas d& tard6, io apr6s vini. A force nous
brulk d'envie et d'impatience, mo craire tete A toute monde va
tournm folle; Quant 6 coeur A mo6 li aprbs palpit6, li dans delire
tant comme premin fois gid A mo6 t6 contr6 quienne A to6.
N'a pas pitit chant ca Valentin va chant la sous banza A li,
non: n'a pas pitits sons VALENTIN va tire de cervelle A li, n'a
pitit compose li va compose dans tete A li,jour tant mont6 toute
zoezeaux p6 dans bois pour io tand6 mo6 chant. Mo d6ej pr&-
vini toutes nachions sans 6 mo io, nous va dans6 toutes danses,
toutes zbs dans monde; n'a pas petit roulk, n'a roul6 bamboula,
bouguie! to pas 16 jamais voir calinda, bambo [2] ha pareil A ida
la io. Ah! comme nous t6 bienfaite couronn6 16[3] ma ioi[4],
guie! si mo t6 conne ca qui te magin6 elle [5] 1'invention la, mo
ta bobe toute poussibre dans pied A li. Qui bon Roi!


Kreybl 2010
OPERA VODVIL AN YON AK - PREMYE SEN
<< Nou va danse tout dans... >>

Valanten ak Magerit
MAGERIT, yon bale nan men an y (pwononse
many)
Denpi Valanten ape twote nan t&t a mwe [tbt an
wen, tbt anm], mo [wen, m] dir [di] adye sonmey, adye repo,
adye tout lbt ki choz [kich6y, bagay] nan lemon. Men ki
[kalite] fit pou nou tout! Se jodi [a] papa nou va rive, tout
monn [mofin] va prezante li bouke a li, m a ba li kyen a
mwe [kin an wen, kin an m], [ake] bon k&r!
(ake Valanten, k ap antre)
Dir [di] mwe [wen, m] donk [non], Valanten! yo di
bon papa a nou va rive; se piti [ti] kontan n a kontan sa, n
a vwar[1] [we] bon maman [manman] a nou, bon Wa a nou,
b&l piti [ti] Prens Wayal a nou ake tout bl Prens6s Wayal a
nou yo. Mo [m, wen] ta voudre [vle] yo dija [deja] pase, tan
k&r a mwe [an wen, an m] te va kontan: m apre [m ape] langi
[rete soufri] seche [cheche] de bout [doubout] afbs [af6s] mo
[wen, m] ta voudre [vle] vwar[1] [we] yo part.
VALANTEN, ake plak frrblan nan men an y
(pwononse : many)
Wi, Magerit, yo pa de [dwe] tade [mize], yo apre
[ape] vini. Af6s nou brile [cho ake] danvi [anvi] ak enpasy-
ans, mo [wen, m] kr&r [kwb] t&t a tout monn [mofin] va
tounen fil [fou]. Kant e [kanta] ker a mwe [an wen, an m]
li apre [1 ape] palpite [bat f6], li nan delir [lafybv] tan kom
[tankou] premye fwa jye [zye] a mwe [an wen, an m] te
kontre kyenn a [kin a] twe [ou].
N a [se] pa piti [ti] chante sa Valanten va chante
la sou banza a li, non : n a [se] pa piti [ti] son Valanten va
tire de [ft soti nan] servdl a li, n a [se] pa piti [ti] konpoze li
va konpoze nan t&t a li, jou [jouk] tan tout zwezo [zwazo]
pe nan bwa pou yo tande mwe [wen, m] chante. Mo [wen,
m] deja previni [pale davans] tout nanchon [ras] san e mo
[san an mwen] yo, nou va danse tout dans, tout ze [lb] nan
monn [lemonn] ; n a pa [se pa] peti [ti] woule, n a woule
banboula, bougi! [Bondye tande m! (tradiksyonBaje)] To [ou]
pa le [te] jame [janmen] vwar[1] [we] kalenda, banmbo[2]
a parey a ida la yo [parby a sila yo]. A! k6m [jan] nou te
byenfrt [nou te byen fe] kouwonne 16[3] [yo] ma ioi[4] [ma
fwa (tradiksyon Baje)], guide! [Bondye! (tradiksyon Baje)] si
mo [wen, m] te konnen sa ki te majine [imajine] 1l[5] [bbl]
lenvansyon la, mo [wen, m] ta bob [bobo] tout pousy&r nan
pye a li. Ki [kalite] bon Wa [sa]!

* MaxManigat se ote : Mots crdoles du Nord'Haiti... (2006)
[1] voir vwar : anpil ansyen moin Okap kontinye di: vwa pou :
we ; bwa pou : bwe, elat.
[2] bambo banmbo : mo sa a disparet; li ta sanble :
� banmboula �.
[3] 16 yo ; sanble se yon fot se yon fot ki fet nan konpoze liv
Chanlat la
[4] ma ioi ma fwa ; mwen kwe ' ma ioi' se yon fot ki fet nan
konpoze liv Chanlat la.
[5] 61 bel; sanble se yon fot ki fet nan konpoze liv Chanlat la





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Mercredi 19 Janvier 2011
1 Haiti en Marche * Vol XXIV * N0 52


En Bref...
(... suite de la page 14)
Le diplomat espagnol met en garden centre la poursuite de
la cruise 6lectorale qui ne fera qu'entraver le processes de
reconstruction.
Position du reprisentant de 1'Union europ6enne
Le reprsentant de l'Union europ6enne a tenu A apporter son
appui A la mission de 1'OEA. Mme Faber qualified le rapport
d" extraordinaire, indpendant et s6rieux'. Selon le chef de
la d66gation de 1'UE, les conclusions du rapport apportent la
transparence dans le processes electoral, ce qui est indis-
pensable pour r6tablir la confiance de la population et des
acteurs.
Haiti : il faut que Jean-Claude Duvalier com-
paraisse en justice pour violations des droits
humans
17janvier 2011- Amnesty International a demand aux auto-
rites haitiennes de d6f6rer A lajustice l'ancien president Jean-
Claude Duvalier - surnomm << B1b6 Doc >> - pour les viola-
tions des droits humans commises sous son regime dans les
annees 1970 et 1980. < Les violations des droits humans a
grande 6chelle commises syst6matiquement en Haiti sous le
regime Duvalier constituent des crimes centre l'humanit6, a
d6clare Javier Zufiiga, conseiller special d'Amnesty Inter-
national. Haiti se doit d'engager des poursuites contre lui
et toute autre personnel responsible de tels crimes. > Jean-
Claude Duvalier est retournm en Haiti le 16 janvier l'issue
de pris de 25 ans d'exile en France. II avait fui Haiti en 1986
face A un soulkvement populaire, qui avait t7 violemment
r6prim6 par les forces armnnes haitiennes de 1'6poque et une
milice locale, les < tontons macoutes >. Tout au long des
quinze anndes pendant lesquelles Jean-Claude Duvalier a
occupy le pouvoir (1971-1986), la torture syst6matique et les


Haiti en Marche
Port-au-Prince
100 Avenue Lamartiniere (Bois Verna)
Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323
Miami
173 NW 94th Street, Miami, Florida 33150
Tel. 305 754-0705 /754-7543 * Fax 305 756-0979
New York (914 358-7559)
Boston (508 941-6897)
Montreal (514 337-1286)
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haiti-en-marche hughes. net
URL: www.haitienmarche.com
Library of Congress # ISSN 1064 - 3896

Pi by uIOfs6 :(0)237


autres forces de mauvais traite-
ments 6taient monnaie courante en
Haiti. Des centaines de personnel
ont << disparu > ou ont ete exdcutdes.
Les membres des forces armies
haitiennes et les Volontaires de la
security national (sumomm6s les
<< tontons macoutes >>) jouaient un
r6le pr6pond6rant dans la repression
des personnel militant en faveur de
la d6mocratie et du respect des droits
humans. Les < tontons macoutes >>
ont &td d6mantel6s en 1986 et Jean-
Claude Duvalier est parti en exil.
<< Les autorit6s haitiennes doivent
mettre fin au cycle de l'impunit6 qui
prdvaut en Haiti depuis des d6cen-
nies, a d6clard Javier Zufliga. Ne pas
traduire enjustice les responsables
ne pourraient qu'entrainer de nouvel-
les atteintes aux droits humans. >>
Notes aux editeurs
Javier Zufiiga est conseiller special
pour Amnesty International. Avec
plus de 30 ans d'exp6rience de ter-
rain sur les droits humans, Zuffiga
a consacre la plupart de sa carrire
A enqueter sur la situation d'Haiti,
come expert d'Amnesty Internatio-
nal et come membre de la mission
de 1'ONU a Haiti entire 1995 et 1996.
II parle couramment espagnol, fran-
qais et anglais et est base Londres.


A.i*


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