Title: Haïti en marche
ALL ISSUES CITATION PDF VIEWER THUMBNAILS ZOOMABLE PAGE IMAGE
Full Citation
STANDARD VIEW MARC VIEW
Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00098809/00396
 Material Information
Title: Haïti en marche
Physical Description: v. : ill. ; 45 cm.
Language: French
Publisher: s.n.
Place of Publication: Miami Fla
Miami Fla
Publication Date: March 24, 2010
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subject: Haitians -- Newspapers -- United States   ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.)   ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.)   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti
 Notes
Language: In French.
General Note: Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00098809
Volume ID: VID00396
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 21271733
lccn - sn 92061416
issn - 1064-3869

Downloads

This item has the following downloads:

00003-24-2010 ( PDF )


Full Text





]'fenf


3,8 milliards de dollars d'aide attendus
S-WiS D i C i


Les donateurs internationaux e n
comptent rdunir 3,8 milliards de dollars
sur dix-huit mois pour contribuer a la
reconstruction d'Haiti apres le s6isme d6vastateur du 12 pr6parant une conference de haut niveau.
janvier dernier, selon des experts et des responsables Ce montant initial figure dans un communique publiW


1O IS apres une irunion pirparatoire de 48
O S h Saint-Domingue (R6publique
dominicaine) a laquelle participaient
des repr6sentants du gouvernement haitien, de pays
(MILLIARDS /p. 3)


IMSS d0Sl I IInl nlRM UV
trrell-riM-d I' ae w f ft(Mt 6 itsl


"Cop lighted Material


Synd
Available from Ci


intent

Mews Providers"


Nmw


iA ( f I 70 millions de dollars americains


- itit w h


.


pour reparer
Ip T-vM-I n


et moderniser
al Varreux
Le WIN Group et Sant6 Holding
Corp., cette dernimre base a Miami, ont
annonc6 mardi un projet de US$70 millions
pour red6velopper le Terminal Varreux, le
plus grand port priv6 de la capitale
haitienne.
L'initiative se propose aussi
d'appuyer les efforts de relance apres le
s6isme du 12 janvier et de poser les bases
pour la modernisation du secteur industriel
en Haiti, a d6clard Youri Mevs, qui dirige la
compagnie familiale et aujourd'hui un
associ6 de WIN Group.
WIN Group d6sormais possede et
opere le Terminal Varreux, situ6 non loin
du port de Port-au-Prince, un organisme
(VARREUX/ p.5)


Le dilemme


des prochaines elections
MIAMI, 19 Mars A quand les d'une visite du chef de l'Etat haitien a la
elections en Haiti ? < Des que possible >, Maison blanche.
r6pondent le Pr6sident Rend Pr6val et la Bizarrement, cette declaration n'a
Secr6taire d'Etat Hillary Clinton lors d'une entraind aucune reaction de la part des
rencontre le 9 mars dernier a l'occasion (ELECTIONS/p.4)


Que deviendront les ecoliers

haitiens requs aux USA?


MIAMI, 20 Mars Plusieurs
centaines d'6coliers haitiens ont d6barqu6
aux Etats-Unis apres le s6isme du 12janvier
qui a d6truit 90 pour cent des 6tablissements
scolaires de la capitale et de sa region.
A ce jour les activities scolaires


n'ont pas encore repris a Port-au-Prince.
Les enfants haitiens ont &t6
automatiquement cas6s dans les salles de
classe en Floride et ailleurs dans le pays.
Ce qui montre une grande
(ECOLIERS/p.5)


Diaspora : beaucoup de bruit pour rien
L'OEA INVITE A UN CONSENSUS (voir/p.2)


Mo%%MONI


I


&as1 at o





Page 2


Diaspora : beaucoup


de bruit pour rien


L'OEA INVITE A UN CONSENSUS


MIAMI, 21 Mars Ce dimanche
21 mars s'ouvre une conference de trois
jours a l'Organisation des Etats Amdricains
(OEA) a Washington dont l'invit6 s'appelle
la Diaspora haitienne.
I1 s'agit de d6finir un cadre de
participation de celle-ci au processus de
reconstruction du pays natal aprls le s6isme
du 12 janvier 2010 qui a fait officiellement
entre 220.000 et 300.000 morts et plus de 1
million de sans abris mais aussi d6truit plus
de la moiti6 de l'6conomie du pays.
Mais plus important, de donner a
ce que l'on d6nomme la diaspora haitienne
une representation, a d6faut d'un
leadership.
Car malgr6 tout le tam-tam, il n'y a
point de difference au niveau aussi bien
comportement que organisation entre Haiti
et sa diaspora vieille d'un demi sibcle, les
premiers 6migr6s haitiens sont arrives aux
Etats-Unis au debut du regne des Duvalier
(1957-1986).
Le s6isme a mis en relief combien
devant un &v6nement inattendu la diaspora
se retrouve aussi d6sorient6e et d6sarm6e
que le pays natal. C'est done une illusion
de croire que l'amdlioration de la situation
mat6rielle entraine automatiquement une
autre approche de la r6alit6.
Au contraire la comparaison
jouerait en faveur du pays d'origine qui
dans les premiers jours aprbs le s6isme
d6vastateur s'est retrouss6 les manches
jusqu'a l'arriv6e des premiers secours de
l'ext6rieur.

Les initiatives personnelles
ne se comptent pas ...
Tandis qu'en diaspora l'on se
divise en deux groupes : ceux qui passent
leur temps a pleurer le sort de leur pauvre
Haiti et ceux qui le passent a critiquer (le
gouvernement, la Minustah ou mission
onusienne de maintien de la paix, les plus
de 20.000 Marines d6barqu6s par les Etats-
Unis au debut de l'op6ration humanitaire
etc).
Cela dit, les initiatives
personnelles ne se comptent pas.
Medecins, infirmibres, techniciens et para-
m6dicaux haitiens ont d6barqu6 aprbs la
catastrophe aux c6t6s de confrbres
strangers, am6ricains ou intemationaux
(6coles de m6decine d'universit6s
amdricaines, M6decins du monde, Croix
Rouge etc).
Des tonnes de m6dicaments et
d'autres produits r6pondant aux besoins
primordiaux ont 6galement &t6 collect6es
aux bons soins de ressortissants haitiens,
professionnels haitiens-amdricains, simples
citoyens mettant a contribution leurs amis
strangers et autres.

La diaspora d'en bas ...
Idem la diaspora d'en bas, celle
venant des categories sociales les plus
pauvres en Haiti et la grande pourvoyeuse
des transferts d'argent qui ont totalis6 ces
dernieres anndes, selon la Banque
mondiale, pas moins de 1 milliard et demi de
dollars amdricains par an.
Le dernier des sans papiers qui
vient a peine de recevoir du president Barak
Obama l'autorisation de vivre dans le pays
sans craindre a tout moment la deportation
(grice au 'TPS') donne en pareil cas sans
compter.
Mais ceux-l on n'entend pas leur
voix. Contrairement au temps jadis quand
la diaspora 6tait la plaque toumante des
manifestations hebdomadaires contre les
regimes dictatoriaux en Haiti.
Aujourd'hui les manifestations
sont remplac6es par les missions de radio.
Et celles-ci refletent les opinions de leurs
propri6taires.

Une tour de Babel ...
Si les missions radio ne sont pas
les responsables de cette immense tour de
Babel en quoi s'est transformed la diaspora
haitienne, elles en sont en tout cas le reflet


fiddle.
Or quand on lit sur l'Internet que
tous les cadres haitiens sont a l'ext6rieur et
que tous ces compatriotes universellement
c6l6brds (la Gouverneure g6ndrale du
Canada, Michaelle Jean, le chanteur Wyclef
Jean, au moins deux des collaborateurs du
nouveau chef de la Maison blanche, le Prix
litt6raire M6dicis, Dany Laferribre, etc) ce
n'est que le sommet 6merg6 d'un iceberg,
comment ne pas s'attendre a une reaction
plus substantielle et non au meme flottement
constat6 en Haiti, outre que cette dernibre
peut faire valoir qu'elle a requ un choc sans
commune mesure.
Mais la reaction de la diaspora
c'est ressentir, meme de loin, elle aussi le
meme choc, certes, mais d'en rester l1, a ce
premier stade purement 6motionnel.
La presque totality des cadres et
professionnels haitiens vivent certainement
aujourd'hui a l'ext6rieur, mais ils sont pris
dans un paradoxe.
Alors que le pays natal ne cesse
de s'enfoncer, comment continuer a
proclamer toujours aussi intens6ment son
patriotisme quand on ne dispose d'aucun
moyen d'intervention (parce que on ne sait
pas davantage comment se les procurer que
ceux de l'int6rieur) et sans tomber dans la
meme d6magogie qu'on ne cesse de
reprocher aux acteurs politiques sur le
terrain.

Comme des peintres du
dimanche ...
C'est a ce tournant capital que se
trouve la diaspora deux mois aprbs le terrible
s6isme du 12 janvier 2010.
On est condamnd a r6clamer un
changement que soi-meme on ne sait pas
comment faire pour y parvenir. Sinon des
discours enflamm6s (a la radio), comme les
peintres du dimanche.
La meme impuissance explique
cette espece de critique politique si ambre
(ou ddsesp6rde) qu'un sondage aurait
montr6 que plus de la moiti6 des
ressortissants haitiens approuveraient
qu'Haiti devienne une possession des
Etats-Unis ou soit place sous protectorat
des Nations Unies. On devine en filigrane
un certain complexe de culpability si ce n'est
un complexe certain. Encore plus significatif
quand ce mouvement est endoss6 par un
ancien candidat a la pr6sidence d'Haiti,
l'homme d'affaires haitien-americain
Dumarsais Sim6us, qui en faisant une telle
culbute porte un coup terrible au
mouvement en faveur de la double
nationality. Confier son pays a quelqu'un
qui est pret a la premiere difficult s6rieuse
(comme le s6isme du 12janvier) a le c6der
officiellement l'6tranger !
Tant que la dictature en tant que
tel existait en Haiti, ces nuances ne se
voyaient pas. Pourquoi aussi continue-t-
on parler du gouvernement en Haiti comme
si c'6tait encore une dictature.

Une hirondelle ne fait pas le
printemps ...
Mais la vraie dictature a disparu
et avec elle aussi ce qui constituait un
leadership pour la diaspora. Leadership
politique.
Or la plupart de ces leaders qui ont
mend la lutte contre la dictature trentenaire
des Duvalier a l'ext6rieur (puisque en Haiti
toute opposition 6tait interdite) ne sont
plus.
A tel point que la diaspora ne se
vante pas aujourd'hui au nom de criteres
directement politiques comme autrefois
mais plut6t d'avoir les meilleurs cadres et
d'etre indispensable a tout processus de
relkvement et de reconstruction.
Mais une hirondelle ne fait pas le
printemps. Avoir les meilleurs joueurs ne
garantit pas la victoire d'une 6quipe. Le
temps des hommes pr6destin6s est pass.
Et en Haiti on est bien paye pour le savoir.


(DIASPORA /p. 3)


_Mercredi 24 Mars 2010
Haiti en Marche Vol XXIV N' 09

Bill Clinton et George Bush recus au Palais National
Les deux anciens chefs d'Etat am6ricains ont donn6 une conference de presse
conjointe avec le president de la rdpublique d'Haiti, Rend Pr6val, apres avoir
rencontr6 des autorit6s haitiennes et des responsables de la Minustah, la mission
onusienne en Haiti.
Ils avaient eu l'occasion de faire un tour de la ville avant d'arriver au Palais National.
George Bush a parl6 de la devastation qu'il avait pu constater avant son arrive au
Palais National. L'une des priorit6s pour lui devrait 6tre la creation d'emplois et il a
promis de rendre un compte rendu fiddle au president Barack Obama a son retour.
De son c6td, Bill Clinton a parl6 des sans abris installs sous les tentes. Selon lui, il
faudrait les d6menager pour leur donner plus de confort et de s6curit6. Bill Clinton a
aussi parl6 de la Loi HOPE et a r&v616 avoir &t6 contact par des entrepreneurs
cordens. << Nous pouvons cr6er plus de cent mille emplois dans un laps de temps
assez bref... >>, a-t-il d6clar6.
Clinton et Bush sont les envoys sp6ciaux du president amdricain Barack Obama
pour "dvaluer le processus de reconstruction en Haiti". Aux abords du palais
pr6sidentiel, une manifestation 6tait constat6e avant l'arriv6e des deux anciens
presidents amdricains r6clamant le retour d'exil de l'ex-pr6sident Aristide.

Le president Preval a qualified d'historique la visite de deux
presidents americains en meme temps
Rend Pr6val a rappelk que les deux ex-pr6sidents des Etats-Unis envisite le lundi 23
Mars en Haiti avaient en soi quelque chose d'historique, puisque appartenant
chacun a un parti different. Rend Pr6val en a conclu que trois presidents amdricains
(en comptant aussi Barack Obama, le president en exercice) se mobilisaient sur la
question d'Haiti et que cela fera date dans l'histoire.
Mr. Pr6val a aussi rappel6 le caractere d'urgence de la situation actuelle, avec
l'approche de la saison pluvieuse, d'ou la n6cessit6 de d6placer les gens le plus vite
que possible.
Troisieme point soulev6 par Pr6val : la n6cessit6 de d6velopper l'agriculture pour
augmenter la production agricole du pays.
L'Etat haitien est en grande difficult par rapport a ses recettes actuelles. Pour le mois
de Janvier, nous n'avons rentr6 que 20 % de nos recettes. Les gens qui encombrent
Port-au-Prince sont 1i parce qu'ils esperent y trouver du travail. Aussi la
decentralisation a toute son importance, mais aussi l'am6nagement du territoire parce
que sans cet am6nagement les gens n'accepteront pas d'aller ailleurs.

La reconstruction d'Haiti sera confine A un comit6 mixte compose
d'Ha'itiens et d'6trangers
Dans un communique dat6 du 18 mars relatif a la Conf6rence technique pr6paratoire
qui s'est tenue a Saint-Domingue du 15 au 17 mars dernier, le premier ministre haitien
Jean Max Bellerive a annonc6 que l'accord de principe conclu a l'issue de la
conference pr6voit que la reconstruction du pays, d6vast6 par le tremblement de terre
du 12janvier, sera confide aun Comit6 mixte int6rimaire compose d'un nombre 6gal de
repr6sentants de l'Etat haitien et de la communaut6 international.
Plac << sous le haut patronage du president de la R6publique d'Haiti >, ce comit6
sera co-pr6side par le premier ministre d'Haiti et un personnage choisi par la
communaut6 international, precise le communique.
Aprbs une p6riode d'environ dix-huit mois, le Comit6 mixte int6rimaire sera transform
en une entity totalement haitienne d6nomme << Agence haitienne pour la
reconstruction et le d6veloppement >>.
L'accord de principe porte sur d'autres points, tels la mise en place d'un Fonds
fiduciaire multi-donateur, avec la Banque mondiale comme agent fiscal charge de la
gestion du fonds.

La BID efface 479 millions de dollars de dette d'Haiti et promet le
d6caissement de 2 milliards de dollars en presence du ministre
haitien de l'Economie et des Finance A Cancun
La Banque interamdricaine de d6veloppement (BID) a fait part lundi de sa decision
d'l6iminer 479 millions de dollars de dette d'Haiti.
Le president de la BID, Luis Alberto Moreno, a fait part de cette mesure lors d'une
reunion a Cancun au Mexique.
"Le directoire de la banque a vot6 pour un effacement de la dette. II a aussi &t6
d6cid6 de d6bloquer deux milliards de dollars pour les efforts de d6veloppement et
de reconstruction a long terme d'Haiti dans les dix ans a venir", a ajout6 M. Moreno.
II a pr6cis6 que ces mesures 6taient destinies a venir en aide aux victimes du s6isme
qui a fait plus de 230.000 morts le 12janvier enHaiti.
Ces deux grandes decisions de la BID ont &te annonc6es en presence du ministre de
l'Economie et des Finances, Ronald Baudin qui participe a la reunion de la Banque
interamdricaine de d6veloppement.

L'Union europ6enne annonce l'octroi de 1 milliard d'euros pour la
reconstruction d'Haiti
La Haute repr6sentante de F'UE pour les Affaires 6trangeres, Catherine Ashton, a
annonc6 qu'elle octroierait officiellement ces fonds, au nom de l'Union Europ6enne, a
l'occasion de la conference des donateurs qui se tiendra le 31 mars prochain a New
York.

3,8 milliards de dollars d'aide attendus en Haiti pour 18 mois
Les donateurs intemationaux comptent r6unir 3,8 milliards de dollars sur dix-huit mois
pour contribuer a la reconstruction d'Haiti aprbs le s6isme d6vastateur du 12 janvier
dernier, selon des experts et des responsables prdparant une conference de haut
niveau. Ce montant initial figure dans un communique public apres une reunion
pr6paratoire de 48 h a Saint-Domingue (R6publique dominicaine) a laquelle
participaient des repr6sentants du gouvemement haitien, de pays donateurs, de
pr6teurs intemationaux, d'agences de l'Onu et d'ONG humanitaires. Cette reunion
pr6ludait a une conference de donateurs fix6e au 31 mars a New York. Selon le
gouvernement haitien, le s6isme a fait au moins 222.570 morts et peut-etrejusqu'a
300.000.

Duvalier : restitution prochaine des fonds voles
Le New York times, dans son edition du Dimanche 21 Mars, annonce que l'ex-
dictateur Jean Claude << Baby Doc > Duvalier est sur le point de perdre la bataille et
sera probablement oblige de restituer a l'Etat haitien l'argent vol6 pendant son regne
(1971-1986).
Le Conseil federal, le corps executif du gouvemement suisse, a annonce qu'il compte
soumettre au parlement suisse sa demande de Restitution des biens d'origine illicite
et que le Cas Duvalier pourrait devenir le premier pour tester cette nouvelle
legislation a son entree en vigueur.
< Nous pensons que l'argent vole devrait etre restitue au gouvemement du pays ou
il a etd vole >, a declard Valentin Zelweger, un officiel aux affaires 1kgales du
department helvetique des affaires etrangeres.

(EN BREF / p. 16)





Mercredi 24 Mars 2010
Haiti en Marche Vol XXIV N' 09


3,8 milliards de dollars d'aide


attendus en Haiti pour 18 mois


(MILLIARDS... suite de la lere page)
donateurs, de preteurs internationaux, d'agences de l'Onu et
d'ONG humanitaires.
Cette reunion pr6ludait a une conference de
donateurs fix6e au 31 mars a New York. Selon le gouvernement
haitien, le s6isme a fait au moins 222.570 morts et peut-6tre
jusqu'a 300.000.
"Les donateurs s'engagent a fournir 3,8 milliards de
dollars pour financer la reconstruction et (...) d'Haiti sur une
p6riode de dix-huit mois", dit le communique des copr6sidents
de la reunion d'experts le president dominicain Leonel
Fernandez et le Premier ministre haitien Jean-Max Bellerive.
Yvonne Tsikata, directrice de la Banque mondiale pour
les Caraibes, a pr6sentW les 3,8 milliards de dollars comme un


"premier montant" dans un processus en cours d'l6aboration.
Les participants ont aussi annonc6 une promesse de
d6blocage suppl6mentaire de 350 millions de dollars au profit
d'Haiti a titre de soutienbudg6taire direct pour 2010.
Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale
a approuv6 jeudi un don de 65 millions de dollars a Haiti afin
de r6tablir les activities de la banque centrale et du ministbre
des finances ainsi que pour des infrastructures indispensables.
Dans le rapport qu'il a pr6sentW a la reunion de Saint-
Domingue, le gouvernement haitien value les d6gits causes
par le s6isme a plus de 7,7 milliards de dollars. I1 estime qu'au
total 11,5 milliards de dollars seront n6cessaires pour la
reconstruction du pays.


ia rrcomtriiu d*lIaRl coimler


iiu M404 11 5


&. n1% kint


"Copyrighted Material

Syndicated Content

Available from Commercial News Providers"


Diaspora : beaucoup

de bruit pour rien
(DIASPORA... suite de la page 2)
Plus de 3 milliards tous les 18 mois ...
Esp6rons que la conference de 1'OEA (qui se tient les
21, 22 et 23 mars au siege de l'organisation a Washington)
d6gagera la n6cessit6 pour l'indispensable fonctionnement
en 6quipe qui seul peut garantir un projet durable qui ne soit
pas remis perp6tuellement en question car nous Haitiens
savons que si reconstruction il doit y avoir ce ne sera pas
dans dix ans (meme a coups de plus de 3 milliards tous les 18
mois comme il ressort des plans actuels) mais dans au moins
vingt ou trente ans ou meme davantage.
On verra si cet appel aura &t6 requ et pas plus tard
que lors de la conference g6ndrale du 31 mars prochain au
siege de 1'ONU a New York.
Et si les acteurs haitiens de l'int6rieur et de l'ext6rieur
sont capables de parler pratiquement d'une seule voix et de
pratiquer le memejeu. Afin que vive Haiti !

Haiti en Marche, 21 Mars 2010


Duvalier : restitution prochaine des fonds voles


Le New York times, dans son edition du Dimanche
21 Mars, annonce que l'ex-dictateur Jean Claude << Baby Doc >
Duvalier est sur le point de perdre la bataille et sera
probablement oblige de restituer a l'Etat haitien l'argent vold
pendant son regne (1971-1986).
Le Conseil f6d6ral, le corps ex6cutif du gouvemement
suisse, a annonc6 qu'il compte soumettre au parlement suisse
sa demande de Restitution des biens d'origine illicite et que le
Cas Duvalier pourrait devenir le premier pour tester cette
nouvelle legislation a son entree en vigueur.
< Nous pensons que l'argent vold devrait 6tre
restitu6 au gouvernement du pays oi il a &te vol >, a d6clard
Valentin Zelweger, un officiel aux affaires 16gales du
d6partement helv6tique des affaires 6trangeres.
Les fonds volds par les Duvalier a l'Etat haitien ne
devraient pas rester en leur possession mais servir aux
realisations destinies a venir en aide au peuple haitien. Les
millions de dollars tires de la caisse publique par Baby Doc et
sa famille et maintenus hors du pays pendant de nombreuses
anndes doivent 6tre restituds a l'Etat haitien. Mais il n'a pas
encore &te complktement d6cid6 si cet argent ira al'Etat haitien
ou bien a des organisations d'aide.


La Cour criminelle f6d6rale avait opine en aofit dernier
que la famille Duvalier, telle que structure, constituait une
organisation criminelle au moment oi l'argent avait &t d6pos6
dans les banques suisses et que cet argent doit 6tre confisqu6.
Celui-ci totalise aujourd'hui 5.7 millions de dollars.
Jean-Claude Duvalier, de son c6t6, ajou6 des pieds
et des mains pour que l'argent geld depuis de nombreuses
anndes, sur ordre de lajustice suisse, lui soit restitu6.
<< Je pense que nous approchons de la fin de cette
saga > a fait savoir Enrico Monfrini, un avocat de Genbve
repr6sentant le gouvernement haitien. << Mais qu'il va encore
y avoir une bataille a mener parce que la Loi demandant la
restitution aux pays concerns de l'argent vold par les
dictateurs, n'est pas encore tout a fait en place. >
Le gouvernement suisse de son c6t6 a fait savoir
qu'il a d6ji retournm beaucoup d'argent a des pays en proie a
la rapacity de leurs dictateurs. Parmi ces pays, on mentionne
les Philippines qui avaient vu s'envoler 1.6 milliard de dollars
sous le regne de Ferdinand Marcos
"La Suisse d6sormais vajouer le r6le de leader parmi
les pays oi la restitution des fonds volds va devenir la regle"
a conclu un repr6sentant du gouvernement suisse.


Page 3


PLU SOMMAIRE 1
POLITIQOUE
Le dilcinue des prochaines elections p.1
RECONSTRUCTION
US$3,8 milliards d'aide attendus pour 18 mois p.1
La reconstruction coftera 11,5 milliards p.3
Haiti attend un engagement ferme des bailleurs p.4
DIASPORA
L'OEA invite a un consensus p.2
SOCIETE
Arrestation d'un ancien avocat engage par les
missionnaires accuses de kidnapping d'enfants p.1
EMINENTSVISITEURS
Bill Clinton et George W. Bush en Haiti p. 1
ECONOMIE
Le Secteur priv6 tient ses Etats g6ndraux p.12
BUSINESS
US$70 millions pour modemiser le Terminal Varreux
p.l
PRIORITE
Que dceiendront les 6coliers haitiens requs aux USA ?
p.1
Sauver l'agriculture, nouvelle urgence p.6
LIBREPENSER
Les leons humanitaires p.7
Incompatibiit p.12
REPORTAGE
C'est grand, c'est beau, c'est g6ndreux la France !
p.13
JUSTICE
Dualier :restitution prochaine des fonds volds p.3
SANTE
Une alliance incontournable p.14
LETTRES CREOLES
W61 angle nan dnnye batay pou endepandans Ayiti
p. 1
.... .... ____________





Mercredi 24 Mars 2010
Haiti en Marche Vol XXIV N' 09


Le dilemme des prochaines elections


(ELECTIONS... suite de la lre page)
leaders politiques haltiens.
M. Pr6val a r6p6t6 plus d'une fois qu'il laissera le
pouvoir A la fin de son mandat en f6vrier 2011.
Toujours silence total !
Les prochaines elections pr6sidentielles devraient
done se tenir en novembre ou d6cembre prochain.
Par consequent les futurs comp6titeurs devraient d6ja
commencer A faire parler d'eux.
Mais toujours rien !
Pourtant jusque l'ann6e derni&re
l'argument principal 6tait : Prvalveut remanier
la Constitution pour se faire r61lire.
Mais depuis le s6isme, rectification :
Pr6val veut placer sa nouvelle spouse Elizabeth
D6brosse Pr6val sur le pouvoir au cours
d'61ections qu'il aura beau jeu d'influencer.
Autrement dit, les leaders de
l'opposition (ou supposes tels) ne paraissent
point d6cid6s A se mettre en campagne.

Repousser les elections
jusqu'aprbs la fin du mandat de Pr6val

Au fond, la question est fort simple :
ses opposants ne pensent pas avoir de chance
avec un president en exercice A la tete d'un
gouvernement apparemment aujourd'hui
assez homogene. Availal
Aussi autant ils peuvent repousser
les elections jusqu'aprbs la fin du mandat de
ce dernier et que celui-ci n'ait plus en mains
les commandes, c'est-A-dire les moyens
d'influencer les elections, mieux qavaut.
Mais la politique c'est le jeu des
rapports de forces. Ce que l'un offre par
rapport A l'autre. Et vice versa.
Pour commencer personne
aujourd'hui ne semble remettre en doute
l'intention de M. Pr6val de partir A la fin de
son mandat constitutionnel.
M6me pas ses adversaires politiques.
D'un autre c6t6 par tradition les
pouvoirs politiques cherchent A se succ6der
A eux-m6mes. En Haiti comme ailleurs. Il existe
toujours un dauphin (ou une dauphine). En
Argentine (oi Christina Kirchner a succ6d6 A
son 6poux), en Afrique du Sud ou au Br6sil ...
L'opposition doit s'assurer que les
elections seront libres et honnftes ...
Ce qui compte c'est la r6gularit6 et l'honn6tet6 du
processus electoral.
Done num6ro 1, l'opposition doit s'assurer que les
elections seront libres et honn6tes et le processus
rigoureusement respect.
D'autant que c'est l'un des objectifs de la presence
internationale en Haiti. Rappelons que les dernires elections
haltiennes ont 6t6 finances A 80 pour cent par l'international,
qui participe aussi A la s6curit6 du vote et jusqu'A la
proclamation des r6sultats.
Mais ce n'est pas ce qui semble pr6occuper nos
leaders politiques pour l'instant.


Craignent-ils une connivence entre le pouvoir en place
et l'international ? Surtout A la faveur des d6marches pour la
reconstruction du pays d6vast6 par le s6isme du 12 janvier,
d6marches auxquelles l'opposition n'a aucune participation.

Rien a offrir de concret ...
Ou bien craignent-ils de ne pouvoir faire face
actuellement A des elections ? Principalement A cause de leurs
propres faiblesses. Dans une conjoncture post-s6isme qui les


"Copyright

Syndicatec

ble from Commer


rend pratiquement inexistants pour n'avoir rien de concret A
offrir A une population (un futur 1lectorat) dont les besoins
sont plus que jamais r6els. Chiffrables et quantifiables.
Le m6me reproche vaut aussi pour le pouvoir en place
(c'est toute la politique haitienne qui est en cause) avec la
difference que le pouvoir quant A lui est incontournable en
tant que tel au niveau des relations officielles et
intergouverementales.


Cependant en quoi les faiblesses de l'opposition
changeraient-elles une fois Pr6val parti ?
Ne risquent-elles pas de provoquer au contraire un
affaiblissement plus g6n6ralis6 de tout le systeme ?
Un peu comme au lendemain du brutal renversement
d'Aristide en f6vrier 2004 qui plongera le pays dans la plus
horrible forme de criminality : le kidnapping.

Qu'en pense l'international ?...
Mais jusqu'A present cette dernire
preoccupation reste surtout celle de
l'international. Celui-ci voudrait que cette
tape habituellement delicate des elections
g6n6rales puisse se d6rouler dans les
conditions les moins conflictuelles que
possible.
Or une fois le president 16gitime hors
jeu, et qu'on se retrouverait dans l'informel
(avec un president ou vice-pr6sident de la
Cour de cassation dont personne
habituellement ne respecte l'autorit6), tous les
vieux demons ont plus de chance de refaire
surface (violences, instability, anarchie,
inflation etc).
Les partis politiques, dans leur 6tat
actuel A peine plus que nominal, auront-ils la
capacity de faire face A une telle situation ?
Avec Fanmi lavalas attendant dans
/i ers" les cordes l'occasion de rebondir sur la scene,
ayant 6t6 interdit par deux fois sous le
president sortant d'aller aux elections.
Ceci 6tant dit, international et le
president Pr6val (si tant est que celui-ci a
vraiment l'intention de se retirer du pouvoir
enbon ordre en f6vrier 2011) arriveront-ils A
organiser les elections avant la fin de
l'ann6e 2010 ?
On ne peut rien donner pour acquis.
Nos manipulateurs politiques ont depuis
toujours plus d'un tour dans leur sac.

La population est-elle prkte ?

Maisjusqu'ici la question essentielle
n'a pas 6t6 pose : la population est-elle pr6te
pour des elections ? Celle qui patauge dans la
boue envahissant d&s les premieres averses
les campements de tentes qui lui servent
d'abris provisoires depuis le s6isme.
Tant qu'on ne sera pas pr6t A y r6pondre, le reste
c'est des mots presque vides.
Outre que le president Pr6val lui aussi maintient un
secret total sur tout 6ventuel dauphin (ou dauphine).
Ce qui ne manque pas de d6stabiliser davantage ses
adversaires.
Haiti en Marche, 19 Mars 2010


la ikm


AMERIJET INTERNATIONAL, INC.


Fort Lauderdale, FL, 5
Novanm 2008 Amerijet
International, Inc. anonse lansman
yon sit enten&t pi enteresan
www.amerijet.com. Nouvo sit la
founi yon baz kominikasyon ki
pbmbt klyan an jwenn tout O S-\ i,, R G
enf6masyon li bezwen sou transpb -_ _
pa avyon, sou lanmb ak ate, fe
rezbvasyon pou transpb machandiz ak benefisye yon kantite fonksyon
kontabilite.


it TN


"Nouvo sit la bay klyan an plis enf6masyon e sitou pi rapid sou machandiz li ak
sou account li nan konpayi an. Sit la kalkile ak devlope pou fe tout bagay pi fasil pou klyan
an kit se machandiz lap voye, kit se efl pesonbl" dapre Pam Rollins, vis-prezidan Biznes
Devlopman.
MyCargo ofri yon prosede senp e efikas pou kanalize flo enf6masyon yo e pou
sy on an pi vit pou ede klyan an ekonomize tan ak lajan. Nou vle ofri klyan an
yon p e-Stop-Sh ., sa vie di nou vie ofri li plizyc solysyon o chwa avyon,
bato os tquit se machandiz pou ekspbtasyon, kit se pou enptasyon.
Sakapini yo, Amerijet pral introdui lo6avantaj sou iwebsite li a. Pamela
Robbins "U I yoli entercsc an oloipci a oe bin plis
ekspansyonce e.. p Inilnto o alans
Amerijet International, I i ouni sevis entenasyonal konple sou tout f6m
- pa avyon, pa bato ak atL.
Konpayi an baze nan Fort-lauderdale (Florid) e li gen ofis sou tout tb a ak
destinasyon nan North, South ak Central Amerika, Mexico, Karayib, Ler6p, Lazi ak Middle-
East.
Amerijet itilize alafwa Boeing 727-200 ak Boeing 767-200 depi prensipal baz li ki se
Miami International Airport.
Pou plis enf6masyon, vizite Amerijet sou sit entenbt la www.amerijet.com
Kontak Media: Christine Richard, Amerijet International 954-320-5354.


"Copyrighted Material

Syndicated Content

Available from Commercial News Providers"


Pot Plus Bakery,
NATURAL JUICE


1163 NE 2nd Ae.
MTel. FL 33160
Tel. 305-394-6118


Page 4


Caring SpecaliCla
CakM. Plsries. Her or C res
fr all ocasiouns


I


i %





Mercredi 24 Mars 2010
Haiti en Marche Vol XXIV N' 09


Page 5


Que deviendront les ecoliers haitiens requs aux USA?


(ECOLIERS... suite de la lere page)

sensibility face a la catastrophe qui a fait en Haiti plus de 220.000
morts, 300.000 bless6s etjet6 dans la rue plus d'1. 2 million de
personnes.
Au meme moment, administration Obama
accomplissait un geste qu'elle h6sitait a prendre jusque-l par
peur de provoquer une nouvelle vague de boat people
haitiens qui la ferait accuser de manquer de
perspicacity : accorder le 'TPS' ou residence
16gale sur une base temporaire a tous les sans
papiers haitiens aux Etats-Unis jusqu'au 12
janvier 2010. Ils seraient environ 50.000
personnes.


La communaut6 la moins
privilegibe ...
Cependant la plupart de ces enfants
haitiens rescap6s du s6isme a leur faqon sont
requs dans des familles qui sont d6ja rudement
affect6es par la crise 6conomique qui frappe
les Etats-Unis.
La communaut6 haitienne est la
moins privil6gi6e sur le march de l'emploi en
vertu du principe : dernier employed, premier
renvoyd !
Etant aussi les moins influents au
niveau de ce qu'on appelle les d6cideurs,
beaucoup de nos ressortissants sont en train
de bouffer la vache enrage.
Et voici ces nouveaux enfants a leur
charge. Un mouvement auquel tous se plient
sans rechigner, on connait le sens haitien de
la solidarity.
Cependant il y aurait moyen d'all6ger
ce fardeau sur le budget familial pour peu qu'un
certain support institutionnel viendrait a la
rescousse.


Celui-ci pourrait partir comme une sollicitation d'Haiti
aupres des Etats-Unis.
L'immigration americaine a d6ji accept de fermer les
yeux pour que des enfants haitiens ne disposant que d'un
visa de touriste puissent rester a l'6cole aux Etats-Unis.
Le visa de touriste donne seulement droit a un sdjour
de trois mois.


Mais bon nombre d'entre eux sont d6ji en classe
terminale.

RWgulariser aussi le statut de ces enfants

Or la residence 16gale est obligatoire pour s'inscrire
au college ou tape pr6-universitaire.
Que leur arrivera-t-il ?


"Copyrighted Material i
Syndicated Content

Available from Commercial News Prov


De plus les systemes scolaires haitien et amdricain
ne sont pas tout a fait interchangeables, outre la langue de
l'enseignement qui est difffrente ...
Done il n'y a qu'une solution: r6gulariser aussi le
statut de ces enfants.
De la meme faqon que le TPS est accord par le
president am6ricain sur demande du gouvernement haitien, il


n'y a aucune raison que celui-ci ne pr6sente 6galement une
requete en faveur de ces mineurs haitiens qui ont dit migrer
aux Etats-Unis (ou ailleurs) apres le s6isme pour pouvoir
continuer leur education.
C'est un cas humanitaire devant lequel aucun
gouvernement stranger ne saurait demeurer indifferent, voire
les Etats-Unis ou se trouve la plus grande communaut6
haitienne 6migr6e.

De nouveaux contribuables

Une r6gularisation de la situation de
ces 6coliers haitiens pr6sente plusieurs
avantages : ils n'auront pas peur d'etre
refoul6s en Haiti soit aprbs leurs 6tudes en
terminale, soit une fois que le cataclysme du
12 janvier serait sorti de l'actualit6.
Secundo, les familles qui les
accueillent pourraient recevoir un support
financier du gouvernement am6ricain.
Pourquoi pas dans le cadre des memes
programmes d'assistance post-d6sastre
actuels a Haiti.
riders" Ensuite ceux qui en atteignent l'Age
recevraient un permis de travail pour
commencer a gagner leur vie, en devenant
aussi de nouveaux contribuables.
Il suffit peut-6tre pour cela d'un
geste du gouvernement haitien. Ce n'est pas
comparable au ph6nomene plus flou et 6pineux
des sans papiers puisqu'on peut proc6der
facilement a un recensement de ces enfants
dans les 6coles qui les ont requs aux Etats-
Unis ainsi que celles qu'ils fr6quentaient en
Haiti.
Il reste seulement que ce sont autant
de futurs cadres de perdu pour Haiti.
Mais tout cela pourrait 6tre aussi
compris dans un package plus large.
Allons, unpeu plus de sens de l'initiative Et toujours
dans le cadre de la meme assistance a notre pays. Il n'est pas
dit que celle-ci doive 6ternellement rester au niveau des rations
de riz et de haricots.

Marcus, 20 Mars 2010


70 millions de dollars americains pour reparer et moderniser

le Terminal Varreux, port prive appartenant a la famille Mevs


(VARREUX.. suite de la lere page)
public.
Le projet comprend la construction d'un nouveau
port et de jet6es, un grand terminal ouvert a tout le commerce
maritime, des ameliorations aux infrastructures existantes et
des facilities additionnelles.
Utilisant des financements priv6s, le projet est
susceptible de crder 3.000 emplois.
<< On a rdellement besoin d'un tel projet pour savoir
qu'Haiti peut esp6rer un meilleur futur > declare Youri Mevs
dans une interview par t6l1phone.
Le pays importe presque tout et un port inspirant
confiance aura un impact sur tous les segments de la soci6td.
Si Haiti veut entrer dans le 21e siecle, nous devons avoir une
structure qui fonctionne et qui peut fournir des r6sultats >>,
poursuit-elle.
La premiere tape sera la construction de jet6es de
deux pieds de profondeur pour accommoder les conteneurs
transportant les marchandises, ceci pour un coft fix6 entre
US$20 millions et US$25 millions. Cette premiere phase des
travaux g6ndrera environ 800 jobs, dit Youri Mevs. Les jet6es
devraient entrer en operation d&s l' tF prochain, ajoute-t-elle.
Selon Bruno E. Ramos, la creation de nouvelles
facilities portuaires augmentera grandement la capacity de Port-
au-Prince a rdpondre aux demandes du march international.


Bill Clinton et George W.

Bush en Haiti ce lundi
(VISITE... suite de la lere page)
pour Haiti" (www.clintonbushhaitifund.org) a la demande de
leur successeur Barack Obama, quelques jours aprbs le
tremblement de terre qui a coft6 lavie a plus de 200.000 Haitiens.


Mr. Ramos est le president et le directeur ex6cutif de
Sant6 Holding, une compagnie maritime de transport base en
Floride et qui offre un service direct de conteneurs depuis le
port de Miami River.
Sant6 Holding est associde a la famille Rovirosa,
op6rateurs de terminaux au Port de Miami et a Port Everglades.
Ensemble ils d6velopperont et op6reront un nouveau
service de conteneurs a Varreux.
Le Terminal Varreux est aussi connect a un r6seau
de pipelines transportant du p6trole et des mat6riaux. II a &t6
endommag6 par le s6isme du 12 janvier, puis rdpard en vue
d'assurer le transport du p6trole.
Le Terminal Varreux reqoit et emmagasine environ 70
pour cent du p6trole utilis6 en Haiti.
Aux termes du nouvel accord, WIN Group retient le
contr6le des operations p6trolibres a Varreux pendant que les
nouvelles facilities seront op6rdes par les nouveaux partenaires.
WIN Group et le Fond de Ddveloppement
Economique George Soros avaient annonc6 l'annde dernire
un programme de US$45 millions pour d6velopper un nouveau
pare industriel dans la zone de Cite Soleil, le plus grand
bidonville de la capitale haitienne. Ce dernier projet a 6td
temporairement interrompu par le s6isme.
Le projet de nouveau pare industriel avait &t6
annonc6 dans le cadre d'une visite de l'envoyd special de
I


1'ONU pour Haiti, Bill Clinton, a la tate d'un nombre important
d'hommes d'affaires.
A ce propos, on annonce la visite ce lundi en Haiti de
deux anciens presidents amdricains, Bill Clinton et George W
Bush.


CONTACT US
TOLL FREE. 1-888-383-2856
OR. 305-6 20-8300
FAX :305 -62 0-8332
CELL. 305-986-8811


FICHE D'ABONNEMEN A HAITI EN MARCHE


I pIU fit pour Six M I


Hanti ______
Etats Unis
Canada
Europe
Am6rique Latine


Gdes 260.00
_ US $ 40.00
_ US $ 42.00
_ US $ 70.00_
_ US $ 70.00o


I CoatpouriA


Gdes 520.00
US $ 78.00
US $ 80.00
us $ 135.00
US $ 135.00


Dans l* cas d'un abonnement
avec Ilvralson, le coOt eat le double.
Prtre de specMier st voua etes
un nouvel abonn6
ou s'll s'agt d'un renouvellement


Nouveau


Renouvellement

ELI


e I o die
103.3 f m


www.radiomelodiehaiti.com


Norm
Adresse.





Mercredi 24 Mars 2010
Haiti en Marche Vol XXIV N' 09


Sauver I'agriculture, nouvelle urgence d'Haiti


LE MONDE Ldogane (Haiti) C'est un tout petit
homme, qui vit dans les d6combres de sa maison, mais qui
porte une chemise repass6e et se tient bien droit, un chapeau
noir a la main. II a 82 ans, huit enfants, "dnormement" de petits-
enfants. Et au regard que lui portent ses voisins, plus jeunes
que lui, mais aussi maigres et dignes, on comprend qu'il
repr6sente une autorit6 dans cette petite communaut6
d'agriculteurs niche sur les hauteurs de Ldogine, la ville la
plus d6truite par le s6isme qui a ravag6 le pays le 12 janvier,
faisant plus de 220 000 morts.
I1 est arrive avant l'heure de la reunion et s'est install
au premier rang, sous les manguiers, soucieux de voir le
ministre de l'agriculture en personne. II a des choses a lui dire.
Et puisque le directeur g6ndral de la FAO (organisation des
Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) sera a ses
c6t6s, il veut 8tre certain que chacun a conscience qu'un drame
se joue dans les campagnes haitiennes, "un drame aussi
grand que le tremblement de terre". Moins spectaculaire,
admet-il, mais plus soumois : "Ily a urgence."
Urgence, car les petits agriculteurs, qui repr6sentent
60 % des emplois haitiens, sont exsangues. Urgence, car en
plus de leur pauvret6 structurelle, de la perte de leur maison et
parfois de leurs stocks, ils ont dfi accueillir des r6fugi6s de
Port-au-Prince qui ont double, triple, parfois quadruple le
nombre de bouches a nourrir par foyer, ass6chant leurs
reserves et leurs economies, les forcant a abattre les 6ventuelles
vaches ou chevres en leur possession, mangeant jusqu'aux
semences engrang6es pour la prochaine saison.
Urgence, car faute de semences et de liquidit6s, on
risque de rater les semis de printemps qui repr6sentent plus de
60 % de la production annuelle. Et alors, "lespetits cultivateurs
vont crever. Et c 'est tout Haiti qui coulera".
Jean-Louis Estene, c'est son nom, aura au moins la
satisfaction d'entendre son ministre, Joanas Gud, dire en gros
la meme chose. Appuy6 par le directeur de la FAO, Jacques
Diouf, venu donner le coup d'envoi de la campagne des semis
et annoncer la distribution h plus de 100 000 paysans de
semences (mais, pois, haricots noirs), engrais et outils. Ala fin
des discours, il remerciera meme tout fort, simplement ddqu
que le ministre ne fasse pas lui-meme la distribution, "car ce
serait plus sir ".
Mais les deux personnalit6s sont attendues ce
dimanche 14 mars par d'autres paysans au moins aussi presses
de recevoir semailles et outils, car "il n 'y a pas un jour a
perdre". Puis elles signeront la declarationn de Ldogine"
marquant l'engagement du ministere et de la FAO a travailler
ensemble pour accroitre la production alimentaire, favoriser


l'int6gration des d6plac6s (environ 600 000) dans les zones
rurales et promouvoir des investissements a long terme dans
l'agriculture. "C'est vous qui travaillez sous le soleil pour
nourrir Hati ; c 'est vous les dignes hiritiers de Toussaint
Louverture, lancera Jacques Diouf aux repr6sentants de
paysans.
Ils le savent. Comme le president de la R6publique
haitienne, Rend Pr6val, qui, aux c6t6s de Jacques Diouf, s'est
dit obnubil6 lui-meme par l'urgence agricole. Les aides et
investissements op6rds les deux dernieres anndes (apres
6meutes de la faim et cyclones de 2008) avaient pay&.
En 2009, la production agricole avait meme augment
de 25 % et le nombre de personnes en ins6curit6 alimentaire
chut6 de 2,5 a 1,9 million. "On &tait sur la bonne voie. Ne
regressons pas", dit-il. Les crises majeures sont des occasions
de sursaut. II faut d6senclaver, revaloriser, dynamiser le travail
agricole, complete M. Diouf.
Un plan de relance du secteur agricole en Haiti, concu
avec la FAO, sera done pr6sentW mercredi 17 mars a Saint-
Domingue (R6publique dominicaine) lors d'une reunion
international visant a preparer la conference des donateurs
organisde le 31 mars au siege des Nations unies a New York.
Et tous les experts, a l'instar de M. Diouf (ddqu de la
faible rdponse des donateurs a son appel dejanvier), esperent
que le message passera. Que les pays donateurs comprendront
que l'avenir d'Haiti passe par l'agriculture. Et que si le secteur
agricole n'a pas &te le plus 6prouv6 par le tremblement de terre
lui-meme (les inondations, la seule nuit de 26 au 27 f6vrier
dans la region du Sud-Ouest, ont &t6 plus ndfastes), il est le
seul capable de rdpondre aux consequences humanitaires du


seisme.
A condition d'investir a long terme et d'avoir le
courage de r6formes de fond. Une vraie r6forme agraire, par
exemple, qui permettrait de clarifier la propri&t6 de terres
transmises depuis des g6ndrations en indivision et partag6es
done par une multitude de propri6taires. Un vrai travail de
reboisement la FAO appuie le projet gouvememental de
planter 10 millions d'arbres, de pr6f6rence fruitiers. Encore
faudrait-il s'attaquer au march du charbon de bois, veritable
raison pour laquelle on a massacre les forts, et promouvoir
dans les villes une 6nergie de substitution (le gaz). Mais il est
tant d'autres archaismes a combattre.
En initiant, l'an pass, une premiere distribution de
houes, pioches et machettes, la FAO a andanti, sans le savoir,
un systeme proche du feodalisme. N'ayantjamais gagnd assez
d'argent pour s'acheter leurs outils de travail, pas plus que
leurs parents ou leurs aieux, des paysans les empruntaient au
grand propri6taire du coin, qui, en change, par journme de
pret et par instrument, exigeait deux jours de travail sur ses
propres terres. Le propri6taire se garantissait ainsi une main-
d'oeuvre gratuite.
Et l'ouvrier, par manque de soins sur sa parcelle, ne
parvenait jamais qu'h une rdcolte infime, lui interdisant le
moindre investissement. La distribution d'outils a boulevers6
la donne. Les propri6taires doivent d6sormais r6mundrer la
main-d'oeuvre n6cessaire sur leurs terres. Et le petit cultivateur
est en position de n6gocier sa force de travail. I1 est devenu
prestataire de services. Et ca change tout.

Annick Cojean


p mru KxIT r Mrt c iancr

piur Ii r uriltn dc lw


"Copyrighted Material

Syndicated Content

Available from Commercial News Providers"


Page 6


MIAMI-DADE


Peryod Aplikasyon pou

Sant Fwaye ak Asistans

Ajans Lojman Piblik

Miami-Dade
Ajans Lojman Piblik Miami-Dade (sig angle MDPHA) ap pibliye isi prezan ouv6ti
pery6d aplikasyon pou lokal Sant Fwaye ak Asistans "Helen Sawyer Assisted
Living Facility (sig Angle ALF)", de 5 avril 2010 jiska 16 avril 2010. Yap asepte
aplikasyon sou ent6n6t pandan menm pery6d aplikasyon sa-a, lendi jiska
vandredi, 8:30 AM rive 4:30 PM, nan lokal swivan yo:
Helen Sawyer ALF: 1150 NW 11 Street Road, Miami, FL 33136
Sant Aplikan ak Lokasyon: 2925 NW 18 Ave. Miami, FL 33142.
Kondisyon Minimom pou ALF
* Gwos6 kay ak kantite manm fanmi: Zewo (0) chanm akouche pou yon moun.
Yon (1) chanm akouche pou de moun.
* Se pou moun ant6t fwaye a oswa mari/madanm li genyen omwens 62 an daj
epi elijib pou Medicare akloswa Medicaid.
* Tout lajan sosyal ak/oswa revni Opsyon Siplemant6 Eta (Optional State
Supplement income) ke w touche f6t pou and6se bay ALF epi chak mwa yo va
ba w yon alokasyon p6son6l.
* Se pou moun lan pa oblije sou sip6vizyon 24 sou 24 epi li pa f6t pou alite.

Kondisyon elijibilite yo sij6 a enstriksyon yo pou pwogram lan ansanm ak krit6 yo ki
etabli pa ALF anba Ajans pou Administrasyon Swen Medikal (sig Angle AHCA).
MDPHA pa diskrimine baze sou ras, seks, koul6, relijyon, eta sivil, orijin nasyonal,
enfimite, zans6t, tandans seksy6l, laj, gwos6s oswa eta familyal nan aks6 a,
admisyon nan, oswa anplwa nan pwogram lojman yo oswa aktivite yo. Si nou
bezwen yon ent6pr6t langaj siy pou soud oswa matery1l nan f6ma aksesib pou
evennman sa-a, rele 786-469-4229 omwens senk jou davans. Itilizat6 TDD/TTY
gen dwa kontakte Florida Relay Service nan 800-955-8771.

N tndew pu y kote na Reansan 010 ce siws.govf





Mercredi 24 Mars 2010
T-ni'ti pn Mncrrhp Vnl XXIV N 09


APRES LE SEISME, LES PLUIES


DE Camp d r fd h p Mr d fn pd phfPs


0--N

-
0 -..M

- -l


40 0 d


-W


0


- 0 4 _w


)'Wow
.WNWI
* ~- -~ -r
*,- r~ -. -
"-"- -
,- -


olof --. 00 ft


0


- -- 0 r


Available from Commercial News Providers"


I| Aseufcft JLc km rlicutu Ik!r bfaM


. qmoa 0


S -. 0 -


0 a o .


emmlJ Ol I
4M...10 0
- A i


-, - a - aC -
rr- -


,erie O a.- -


S-4 _0 --=-am w-


S a- o o -


a 4w- - - o -d


- L 0w


- w -- --. 0


aW- - 4, 0
. low 0 -. 4-
Q -- -


410 4- lo w
-r -r __ ~ 0


rr -- -

C-.


- -4w0 -


4M 0 wp .Im 0 - -


- .-) -


S0 -W


-. l 0 =r


- 0 -


.NM m q -


0 '4 011 b -am- 0 -W W4bb


- =-r


- a - C


Haiti : les lemons humanitaires


Le s6isme dejanvier rend plus n6cessaire quejamais
une meilleure coordination entre les Etats, 1'ONU et les
organisations non gouvernementales
Deux mois apres le s6isme qui a frapp6 Port-au-Prince
et ses environs, le moment de l'urgence immediate est rdvolu,
et le buzz m6diatique s'est estomp6. Celui de la r6flexion sur
les premieres lemons a tirer de cette crise sur le plan humanitaire
peut done s'amorcer. Car, il s'avere crucial pour le peuple
haitien comme pour l'avenir -, de proc6der a cet
examen.L'effroyable bilan humain (222 000 morts, 300 000
bless6s et environ 1,2 million de sans-abri, selon les derniers
chiffres disponibles) et materiel (entre 40 % et 60 % du PIB
annuel) en fait une des catastrophes naturelles majeures des
vingt-cinq dernires anndes. I1 met en lumiere un facteur encore
trop nid en matiere d'" 6pid6miologie des catastrophes : sur
une planete de plus en plus urbanis6e et peupl6e (et ce
mouvement est irreversible), il faut, h6las s'attendre a ce que
les convulsions de la nature provoquent la rdp6tition de pertes
consid6rables, particulierement dans des pays
pauvres.L'admettre n'est pas s'y r6signer. Au contraire, il
devient imp6ratif de mieux s'y preparer entermes d'organisation
et de planification des rdponses humanitaires d'urgence et de
post-urgence. D'autant Haiti l'illustre avec 6clat que plus
une population vit dans la pr6carit6, plus le risque s'accroit -
quasi mdcaniquement pour elle.Le d6ploiement sur l'ile des
diverses composantes de l'aide a &te massif, et contrairement
a ce qui s'6crit ici ou l1 ni particulierement lent ni d6pourvu
d'efficacit6, dans des circonstances oi l'exceptionnel est, de
toute faqon, la regle.De maniere constante, toute grande
catastrophe constitue un" cauchemarlogistique ". Cependant,
a Port-au-Prince, la combinaison de l'engorgement de
l'adroport, du blocage du port, de la destruction
d'infrastructures majeures d6ji limit6es et de l'effondrement
des systemes de communication a produit des consequences
redoutables dont il faut prendre la mesure. La batterie de
mesures rituellement 6voqu6es respect de normes
antisismiques, limitation du biti dans des zones urbaines a
haut risque, reduction des carts sociaux extremes relkvent
en effet au mieux de processus longs et d'une meilleure
gouvernance, au pire de l'incantation vertueuse, mais ne
constituent pas des rdponses approprides a ces r6alit6s de
terrain.Pourtant, des solutions existent. Ainsi, les techniques
de construction ultrarapide d'adroports et ports artificiels sont
connues et utilis6es depuis des d6cennies dans les conflits
arms majeurs, et seraient facilement transposables en contexte
de catastrophe. Par consequent, il est de la responsabilit6 des
Etats qui les d6tiennent de les r6activer par anticipation, aux
fins de mise a disposition du dispositif international de l'aide
dans les heures qui suivent la survenance d'un 6v6nement de
l'ampleur de celui du 12 janvier.L'Union europ6enne plut6t
que de disserter sur la construction d'une protection civile
communautaire qui poserait plus de problkmes qu'elle n'en
r6soudrait y trouverait un moyen de s'affirmer de faqon
originale, avec l'avantage de sortir ainsi du seul r6le de bailleur
de fonds principal auquel on semble la cantonner. La direction
g6ndrale de l'aide humanitaire de la nouvelle Commission
disposerait l1 d'un utile outil de mise en oeuvre des
comp6tences suppl6mentaires de reaction aux crises qui


viennent de lui 8tre conf6rdes. Si des Etats membres acceptaient
de les pr6positionner, elle identifierait ainsi et pr6parerait en
amont, puis coordonnerait lorsque la crise survient le
d6ploiement de tels dispositifs. La controverse sur le recours
massif aux amputations par les 6quipes m6dicales amdricaines
t6moigne d'un regrettable deficit de consensus sur les
protocoles de soins les plus approprids a apporter aux blesses
lors de semblables catastrophes. Des organisations
humanitaires ne devraient-elles pas d&s lors prendre l'initiative
de lancer une vaste r6flexion (qui ne saurait demeurer l'apanage
des seuls professionnels de sante) a ce sujet et de la partager
avec les repr6sentants d'institutions publiques et des soci6t6s
civiles ? Pour construire un consensus sur les pratiques
sanitaires dans ces contextes, lequel prendrait aussi en compte
l'avenir et la place des rescap6s au sein de leurs soci6t6s.A
l'oppos6 d'une id6e reque, toute catastrophe naturelle est
grosse de dimensions politiques. Au plan interne, avec la
capacity ou non de l'appareil 6tatique et de la soci&te civile du
pays concern ay faire face. Le tremblement de terre survenu
au Chili le 27 f6vrier le d6montre a contrario. Au niveau regional,
avec, dans le cas haitien, l'effort considerable de la R6publique
dominicaine, nullement evident a priori, au regard du mauvais
6tat traditionnel des relations entre les deux pays. Ou encore
le r6le du Br6sil contrastant avec la quasi-absence du Mexique,
pourtant gdographiquement tres proche. Enfin, a la jonction
du regional, de l'international et de la politique int6rieure,
l'intervention massive des Etats-Unis demeurera l'un des
616ments marquants de la crise.Toutefois, cette surexposition
d'un humanitaire d'Etat ", aussi puissant soit-il, risque de
modifier les donndes fondamentales du paysage humanitaire.
Certes, ce dernier est coutumier de telles evolutions entre ses
diff6rents acteurs, puisqu'elles se produisent quasiment
chaque d6cennie. La presence des Etats n'y est non plus ni
nouvelle ni ill6gitime en soi. France, Br6sil, Canada, Chine,
Israel, Japon, d'autres encore, ont tenu eux aussi a t6moigner
au peuple haitien de la solidarity de leurs citoyens, tout en
escomptant des b6ndfices d'influence et d'image.Mais la
d6clinaison de l'aide amdricaine autour d'un axe militaro-
humanitair e est prdoccupante et source de regression plut6t
que d'avanc6e. Soutenir comme certains que toute
assistance a des effets positifs, et que les Etats-Unis ayant
seuls la capacity de d6ployer des moyens lourds, ils auraient
vocation naturelle a exercer une forme de leadership
humanitaire ", r6vdle une absence affligeante d'analyse. Car
cette formule militaro-humanitair e avait d6ji t& test6e au debut
des anndes 1990, puis abandonnde a cause de la s6rie d'6checs
qu'elle avait enregistr6s (de la Somalie au Rwanda) et des
remises en cause des bases memes de l'humanitaire qu'elle
induisait. Ce qui en a subsist ensuite en Afghanistan,
notamment, depuis 2001 n'a fait que confirmer son caractere
contestable. L'6tonnante mansu6tude dont m6dias et milieux
politiques font preuve hors des Etats-Unis vis-a-vis du
d6ploiement ordonn6 par le president Obama (que l'on essaye
d'imaginer la tonality des commentaires s'il s'6tait agi encore
de l'administration Bush...) ne saurait d&s lors interdire le
questionnement en termes de coordination d'efficacit6 et de
respect des principes humanitaires. D'autant que ce militaro-
humanitair e n'est pas un chevalier blanc d6barquant sur


un territoire vierge de toute aide. Avant meme son arrive, des
ONG haitiennes comme internationales (M6decins sans
frontieres, Action contre la faim, CARE...) s'6taient port6es au
secours de la population avec le Comit6 international de la
Croix-Rouge (CICR), plusieurs Croix-Rouge nationales et des
agences onusiennes (Programme alimentaire mondial, Unicef),
tandis que divers moyens civils d'autres humanitaires d'Etat
(sp6cialistes de la d6sincarc6ration, pompiers, m6decins) se
d6ployaient. De nombreuses organisations exp6riment6es
6taient d'ailleurs d6ji pr6sentes au titre de programmes d'aide,
et connaissant bien le terrain, ont rapidement r6agi. L'on ne
sache pas que les unes et les autres aient failli dans cette
phase d'urgence, en d6pit d'un contexte effroyable. Si l'arriv6e
devant Port-au-Prince une semaine apres la catastrophe -
d'un navire-h6pital ultrasophistiqu6 de l'arm6e amdricaine a
accru la capacity de soins, la seule branche francaise de MSF
avait depuis plusieurs jours d6ployd elle sur place quatre
h6pitaux certes moins haut de gamme ", mais accomplissant
un 6norme travail aupres des bless6s. Le fait qu'un h6pital
dans un conteneur ou sous structure gonflable soit moins
vecteur d'images m6diatiques ne pr6juge pas de son efficacit6
!La sp6cificit6 de l'outil militaire est, certes, qu'il dispose de
moyens logistiques lourds n6cessaires en ces circonstances.
Cependant outre que des s6ismes ant6rieurs, comme au
Pakistan en 2005, ont montr6 que l'humanitaire non
gouvernemental avait la capacity d'affr6ter des flottes
d'h6licopteres civils -, tout depend de la manimre dont ces
moyens s'inserent dans les dispositifs humanitaires, et au profit
de qui. Or, en Haiti, ils sont rests sous contr6le militaire
amdricain et se sont accompagn6s d'un d6ploiement massif
de troupes. En quoi, toutefois, la presence de 5 000 soldats a
terre et de 15 000 autres sur la trentaine de bitiments croisant
au large a-t-elle accru l'efficacit6 de l'aide ?Le PAM a dfi
effectuer fin janvier ses premieres grandes distributions de
nourriture sous une protection arm6e americaine quasi
impose. Cette procedure 6tait h la fois contraire aux principes
humanitaires et d'une utility douteuse en termes d'acces aux
b6ndficiaires. Le pays, quoi qu'on dise, ne connait pas de
guerre civile, et, si de r6els problkmes d'insecurit6 existent, ils
relkvent avant tout d'une probl6matique de d6linquance, sont
plut6t localis6s a certains quartiers, et avaient meme r6gress6
depuis deux ans, grice aux efforts de la Mission des Nations
unies pr6sente depuis 2004, la Minustah.S'agissant d'ailleurs
de 1'ONU, il aurait &te bienvenu qu'un peu de la compassion
universelle t6moignde envers le peuple haitien aille aussi a ses
personnels civils et militaires (ainsi que de plusieurs ONG)
trls 6prouv6s par le s6isme, avec l'effondrement de leur quartier
g6ndral. Or, en d6pit de ces pertes cruelles, les agences
onusiennes apres un court moment de flottement ont r6agi
et accompli leur part. Cependant, si les mdcanismes de
coordination de l'ensemble des acteurs humanitaires sous
l'6gide des Nations unies, mis au point depuis le tsunami de
2004, sont months en puissance, ils sont visiblement a la peine,
et connaissent de s6rieuses d6ficiences (comme l'a reconnu le
" patron de l'humanitaire onusien, John Holmes). Or, bien
que controversies, ils avaient en cinq ans d'existence &te plut6t
source d'amdlioration en termes de quality et de pratiques. De
(LECONS/p. 15)


Page 7


9 _.- MCopyrigh tMerial -.



:r. -r Synd icatedContent - -

-me


- -~O


0rI


4w-. mo m 0


o o 40


- ~


doo w-I


4 0 4-


0 Q


0


I


r


- a-- - 4f


.NW op


- 00M -.


-~I r- rr




Mercredi 24 Mars 2010
Haiti en Marche Vol XXIV N' 09


r


Fondasyon Humana a te anonse
imedyatman li t ap voye $100,000
pou Ayiti pou soutni jefb pou ede
moun ki viktim tranblemanntb a.


Humana ak tout dokte I yo ap kontinye
bay koutmen nan apiye 6ganizasyon k ap
bay swen medikal an Ayiti Lakwa Wouj
Ameriken, Save the Children ak
Medsen San Fwontye.



HUMANA.
ICf; 1? ace when you need it most


Yon vrL patne kolminote Ayisyen an


Page 8


-- -


r ~




Mercredi 24 Mars 2010
Haiti en Marche Vol XXIV N' 09


Page 9


51~
a;B~


(c~i~


$j


'0 p


6m






Page 10


Mercredi 24 Mars 2010
Haiti en Marche *VolXXIV N 09


AVI LEGAL
Dapre Lwa Florid F.S.98.075(7), yap avize vote yo ki sou lis pi ba la-a. Nap avize w ke baze sou enf6masyon nou resevwa nan men Eta Florid, nou doute si w elijib pou vote. Yap mande nou kontakte
Sip6viz6 Eleksyon Konte Miami-Dade, Florid, pa pita ke trant jou apre resepsyon Avi sa-a pou nou kapab resevwa enf6masyon sou kisa yo baze kestyon ke w pa elijib la epi pou nou w6 kouman pou nou
rezoud pwobl6m la. Si w pa reyaji epi w pa reponn a 16t sa-a, sa gen dwa mennen Sip6viz6 Eleksyon an deside ke w pa elijib epi yo va retire non w nan sist6m enskripsyon vot6 Eta-a. Si w genyen ankenn
kestyon sou koze sa-a, tanpri kontakte Sip6viz6 Eleksyon yo nan 2700 NW 87th Avenue, Miami, Florid oswa rele 305-499-8363.

Yap avize: Denye adres nan rejis: Yap avize: Denye adres nan rejis:
Adams, Quiana C 20610 Manta Dr Cutler Bay FL 33189 Iglesias, Isela 151 NW 18Th Ave #1 Miami FL 33125
Alvin, Charles E 1470 NE 125th Ter#912 North Miami FL 33161 Ismael, Bolivar 6828 NW 3Rd Ave #3 Miami FL 33150
Anderson JR, Eagles 110 SW 8th Ave Florida City FL 33034 Izquierdo, Carlos 1980 NW 49Th St #U Miami FL 33142
Andre SR, Rose J 235 NE 117Th St Miami FL 33161 Jackson, Derrick L 16020 SW 101st Ave Miami FL 33157
Andrews, HenryL 745 NW 7th Ct Florida City FL 33034 Jackson, Regina 1815 NW 41st St#1 Miami FL 33142
Answeeney, Davarius L 8560 SW 212Th St #301 Cutler Bay FL 33189 Jacques, Latarsha 6229 NW 2Nd Ave #5 Miami FL 33150
Anthony, Terrence L 2773 NW 44Th St Miami FL 33142 James, Carlos C 13922 SW 278th St Homestead FL 33032
Arribas, Jose 695 84Th St #1 Miami Beach FL 33141 Jean SR, Bill-Olson B 15455 NE 6Th Ave #411C Miami FL 33162
Ashley, Shelena L 2432 NW 58Th St Miami FL 33142 Jenkins, Robert L 26737 SW 137Th Ct #A Homestead FL 33032
Azard, David A 16951 NE 18Th Ave #16 N Miami FL 33162 Jerri, Iman 9940 Haitian Dr Cutler Bay FL 33189
Badger, Tameka A 1340 NW 58Th Ter Miami FL 33142 Jimenez, Mario 1025 W 77Th St #0 Hialeah FL 33014
Baker, Mira 10030 SW 173Rd Ter Miami FL 33157 Johnekins, Sabrina A 2295 NW 46Th St #33 Miami FL 33142
Barker, Angelique M 10316 SW 137Th Ct Miami FL 33186 Johnson JR, Kentrell J 27729 SW 132Nd Ave Homestead FL 33032
Barrios, Bias F 53 W 25Th St#1 Hialeah FL 33010 Johnson, Rochelle L 1215 NE 128th St Apt 2 Miami FL 33161
Barroso, Alejandro 10600 SW 152Nd Ter Miami FL 33157 Jones, Antwan D 1899 NW 53Rd St Miami FL 33142
Barrow, Laquanda T 10544 SW 170th St Miami FL 33157 Jones, Daundre 2305 NE 135Th Ter N Miami Beach FL 33181
Bauza, Aurelio 2154 SW 1St St #18 Miami FL 33135 Jones, Fonda T 4721 NW 32Nd Ave Miami FL 33142-3311
Bell, Laroi 1541 NW 41st St Miami FL 33142 Jones, Orlie 3035 NW 44th St #H Miami FL 33142
Bellamy, Kiandra A 7725 NW 2nd Ct Miami FL 33150 Jones, Sherrard D 14899 NE 18Th Ave #P4 Miami FL 33181
Bender, James 1243 NW 61St St #2 Miami FL 33142 Jones, Yolanda 7900 SW 210th St #A-412 Cutler Bay FL 33189
Bennett, Dontae T 11295 NW 22Nd Ave Miami FL 33167 Jordan, Tascha L 25520 SW 124Th Ave Homestead FL 33032
Berrios, William 26622 SW 137th Ct Homestead FL 33032 Joseph, Keith H 1681 NE 177Th St N Miami Beach FL 33162
Bodner, Leigh R 11930 N Bayshore Dr#1209 Miami FL 33181 Joseph, Loukucha 13100 NE 7Th Ave #102 North Miami FL 33161
Bolton JR, Shaun-D G 1099 W 42Nd St #1099 Hialeah FL 33012 Kendall, Kevin L 802 SW 9Th St Florida City FL 33034
Bostic, Latrina 1836 NW 60th St Miami FL 33142 Kilpatrick, George E 6600 NW 2Nd PI Miami FL 33150
Bradley JR, Ulysee 660 SW 13Th St Florida City FL 33034 Landin, Moraima D 202 E 21St St Hialeah FL 33010
Branch, William C 13750 NE 20Th Ln #4 Miami FL 33181 Landrum, Brian M 2193 NW 57Th St Miami FL 33142
Brooks, Ladarius L 55 NE 171st St N Miami Beach FL 33162 Langston, Starling 1001 NW 62Nd St#11 Miami FL 33150
Brown, Alexander 7701 NW 4Th Ave Miami FL 33150 Latson, Richard B 2209 NW 58Th St Miami FL 33142
Brown, Christopher 26323 SW 141st PI Homestead FL 33032 Lawrence, Melvin 10361 SW 174Th Ter Miami FL 33157
Brown, Damian L 1551 NE 167Th St #318 Miami FL 33162 Lawson SR, Omar N 16520 SW 101St Ave Miami FL 33157
Brown, Wayne Z 26812 SW 127Th Ave Homestead FL 33032 Leaphart, Steve 812 NW 62Nd St Miami FL 33150
Bruson, Adony 2601 NW 207Th St #222 Miami FL 33056 Linwood, Tyrone E 16430 NW 17Th Ct Miami Gardens FL 33054
Bryant, Atila 1454 NW 8th Ave Florida City FL 33034 Lopez, Samuel F 854 SW 8Th PI Florida City FL 33034
Bryant, Kevin B 26101 SW 133Rd Ct Homestead FL 33032 Lopez, Wilson 9209 NW 5Th Ave Miami FL 33150
Bryant, Mary 1878 NW 41st St Miami FL 33142 Louis, Rene 1505 NE 135Th St North Miami FL 33161
Bryant, Otis A 1454 NW 8Th Ave Florida City FL 33034 Martinez, Christina 1067 SE 13th Ave Homestead FL 33035
Burrell, Pamela 760 NW 95Th St #222 Miami FL 33150 Martinez, Jose A 3125 SW 69Th Ave Miami FL 33155
Burroughs, James E 10460 SW 149th St Miami FL 33176 Matthews, Caroline D 2424 NW 44Th St Miami FL 33142
Burton, Melvin G 6311 NW 12Th Ave #3 Miami FL 33150 Mays, Rodney T 200 Florida Ave Coral Cables FL 33133
Butler, Anthony B 3021 NW 50th St Miami FL 33142 Mc Clendon, Ardrian N 76 NW 75Th St Miami FL 33150
Butler, Daniel T 1285 NE 133rd St North Miami FL 33161 Mclntyre, Tyrone J 19600 Sw 110th Ct #111 Miami FL 33157
Bynum, Desiree L 1422 NW 8Th Ave Florida City FL 33034 McNeal, Michelle C 2460 NW 44th St Miami FL 33142
Byrd, Debra R 321 NE 75Th St Miami FL 33138 Meireles, Juan M 6270 SW 49Th St Miami FL 33155
Canillas SR, Miguel 6834 Harding Ave #05 Miami Beach FL 33141 Mensie, Jaimaine 746 NW 8th Ave Florida City FL 33034
Carey, Demetrius D 1262 NW 58th St Miami FL 33142 Miley, Stephanie A 17320 SW 99Th Ct Miami FL 33157
Casseus, Richard 515 NE 158Th St Miami FL 33162 Miller, Adrian M 26460 SW 125Th Ave Homestead FL 33032
Castel, Rene L 7452 SW 115Th Ct Miami FL 33173 Miller, Michael A 451 NW 8th Ave 1 Florida City FL 33034
Castro, Mariano 17030 NE 17Th Ave N Miami Beach FL 33162 Mills, Vivian 26438 SW 134Th Ave Homestead FL 33032
Clark, Jymarcus S 26218 SW 141St PI Homestead FL 33032 Mitchell II, James 75 E 7Th St Apt 3 Hialeah FL 33010
Clark, Sabbries B 1901 NW 24Th St Miami FL 33142 Moore, Chantrel N 524 NW 14Th ST #B Florida City FL 33034
Clark, Shauntry L 1359 NE 127Th St #204 North Miami FL 33161 Morales, Marcos 6347 SW 10Th Ter West Miami FL 33144
Claude, Jonas 1321 NW 13Th St #5B4 Miami FL 33125 Morency, Jacques A 1451 NE 155Th Ter N Miami Beach FL 33162
Clement, Frantz 1351 NE 114Th Ter Miami FL 33161 Morris, Colby E 1100 NE 165Th St N Miami Beach FL 33162
Coffie, Reginald 3661 Thomas Ave #4 Miami FL 33133 Muniz, Daniel J 11344 SW 190Th Ln Miami FL 33157
Coley, Greg 14560 Carver Dr Miami FL 33176 Murray, James 1877 NW 42nd St Miami FL 33142
Collier, Javaris A 10620 SW 171st St Miami FL 33157 Myers, Rufus N 848 NW 10Th St Florida City FL 33034-1959
Collins, Benjamin J 12401 NE 16Th Ave #301 North Miami FL 33161 Nelms, Sedona 12601 NW 27Th Ave #T221 Miami FL 33167
Corporan, Emmanuel 1905 NW 60Th St Miami FL 33142 Nunez, Nelson M 7910 West Dr Miami Beach FL 33141-0000
Council, RutledgeJ 10025 SW 173Rd Ter Miami FL 33157 Olivencia, Reinaldo 15460 SW 284Th St #4205 Miami FL 33033
Cross JR, James L 27974 SW 136th PI Homestead FL 33032 Pacheco, luone 820 NW 140Th Ter Miami FL 33168
Cruz, Jose F 1130 NW 127Th St North Miami FL 33168 Palmer, John K 10135 SW 171st St Miami FL 33157
Dacres, Karen Y 22790 SW 112Th Ave Miami FL 33170 Petit, Wilbert 14555 NE 6Th Ave #209 North Miami FL 33161
Dagget, Barbara A 30110 SW 146th Ave Homestead FL 33033 Pierre, Andre J 15401 NE 6Th Ave #314 Miami FL 33162
De Armas, Jovany 2845 NW 22nd Ave Miami FL 33142 Pope, Marcus 10242 SW 176Th St Miami FL 33157
Diaz, Alejandro P 50 NE 125Th St North Miami FL 33161 Pugh, Antony L 80 NE 89Th St El Portal FL 33138
Driver, Artravian 22181 SW 117th Ave Miami FL 33170 Ramcharan, Siudial 7700 Biscayne Blvd #107 Miami FL 33138
Du Pree, Denise 10000 SW 199Th St Cutler Bay FL 33157 Regis, Alex F 1774 NE 174Th St N Miami Beach FL 33162
Duval, Pierre M 1949 NE 172Nd St #6 N Miami Beach FL 33162 Reid, Emanuel A 1280 NW 56Th St Miami FL 33142
Eddie, Florine N 1575 NW 59Th St Miami FL 33142 Reyes, Ariel 8400 SW 37Th St Miami FL 33155
Edenburgs, Lamonte A 638 NW 62Nd St Miami FL 33150 Reyes, Dominga G 5603 NW 7Th St #110 Miami FL 33126
Fallon, Frank J 2745 SW 25th St Miami FL 33133 Reyes, Janelle M 893 SW 3Rd St Florida City FL 33034
Feliciano, Anivar 3205 W 16th Ave #A22 Hialeah FL 33012 Reyes, Micheal 671 SE 2nd PI Hialeah FL 33010
Fernandez, Carlos 1487 W 82Nd St Hialeah FL 33014 Richardson, Michael 11311 SW 222Nd St Miami FL 33170
Fernandez, Gustavo D 1270 W 28Th St Hialeah FL 33010 Richburg, LarryW 651 SW 4Th Ave #151 Homestead FL 33030
Fowler JR, Linzy L 4338 NW 24Th Ave Miami FL 33142 Riley, Javeres 14040 Jackson St Miami FL 33176
Gabo, Murales E 1675 NE 160Th St N Miami Beach FL 33162 Rivas, Alberto A 10410 SW 154th Ct Miami FL 33196
Galarza, Jose D 12101 NE 6Th Ave #5 North Miami FL 33161 Roberts, Monique T 2450 NW 59Th St Miami FL 33142
Garcia, Cathy A 1298 NE 111Th St Apt 2 Miami FL 33161 Robinson, Reginald 1822 NW 51st St Miami FL 33142
Garcia, Joenis 889 Pinecrest Dr Miami Springs FL 33166 Rodriguez, Eurice 1001 Jann Ave Opa Locka FL 33054
Garcia-Navarro, William 1055 SW 29Th Ave Miami FL 33135 Rodriguez, Jose 1475 NE 131St St North Miami FL 33161
Gardner SR, Merill E 1398 SW 1St St Miami FL 33135 Rojas, Johnny 16135 NW 64Th Ave apt #124 Miami FL 33014
Gaure, Alejandro 15461 SW 288Th St #F6 Homestead FL 33033 Rolle, JefferyA 1540 NW 60Th St #1 Miami FL 33142
Geer, Lisa M 2559 NW 55Th Ter Miami FL 33142-2140 Romero, Cezar 8200 SW 210Th St #119 Cutler Bay FL 33189
Gibson, Terrence A 13621 Monroe St Miami FL 33176 Ruiz, Luis A 13200 NE 7Th Ave #302 Miami FL 33161
Glover, Emilia T 10875 SW 216th St #511 Miami FL 33170 Salas, Ricardo A 1071 Adams Ave #A Homestead FL 33034
Gomez, Heber N 6400 NW 114Th Ave Doral FL 33178 Salmon, Michael H 1265 NW 121St St North Miami FL 33167
Gonzalez, Ricardo J 760 NW 70Th St Miami FL 33150 Samuel, Theodis M 26012 SW 139Th Ave Homestead FL 33032
Grant, Robert 5999 NW 22nd Ave Miami FL 33142 Schwartz, Denise Y 10505 NW 36Th St #202 Doral FL 33178
Green, Chalrssa 1111 NW 135th St Miami FL 33168 Scippio, Kathy M 27904 SW 131st Ave Homestead FL 33032
Grier, Antonio R 2422 NW 57Th St Miami FL 33142 Scott, Robert L 715 NW 8Th St Homestead FL 33030
Haggins SR, James H 638 NW 62Nd St Miami FL 33150 Sepe, Sergio I 5671 NW 112th Ave #114 Doral FL 33178
Harper, Mingo A 16530 SW 101St Ave Miami FL 33157 Shaw, Tyrone L 1270 NW 55Th St Miami FL 33142
Harper, Timother J 26856 SW 135th Ave Homestead FL 33032 Shephard, Anthony M 1001 NW 62Nd St #2 Miami FL 33150
Harris, John L 10717 SW 224Th Ter Miami FL 33170 Shropshire, Travis 846 NW 1St St Florida City FL 33034
Harris, Tavaris 8899 SW 220Th Ln Cutler Bay FL 33190 Siler, Herbert L 1501 NW 44Th St Miami FL 33142
Hartage, Monte L 1936 NW 48Th St Miami FL 33142 Sims, Earnest J 5437 NW 6Th Ave Miami FL 33127
Height, Earnest S 6507 NW 6Th Ave #4 Miami FL 33150 Smith II, James R 8140 NW 5Th Ct Miami FL 33150
Henderson, Timthony L 2121 NW 36Th St #12 Miami FL 33142 Smith, Richard A 4204 NW 24th Ave Miami FL 33142
Hepburn, Traveris S 5021 NW 27Th Ave #A Miami FL 33142 Solano, Adela E 1965 Marseille Dr#1 Miami Beach FL 33141
Herrada, William 13750 NE 20Th Ln #12 N Miami Beach FL 33181 Stephens, Elizabeth 22790 SW 112Th Ave Miami FL 33170
Herrero, Gustavo J 1401 NE 108Th St#4 Miami FL 33161 Stone, Malcom F 2245 Lincoln Ave Miami FL 33133
Hightower, David 13041 SW 260Th Ter Homestead FL 33032 Streeter, Elizabeth 284 NW 82nd St #B Miami FL 33150
Hill, Willie C 1775 NW 42nd St Miami FL 33142 Taylor JR, Alvin 1835 NW 53Rd St Miami FL 33142
Hinde, John G 14140 SW 84Th St #H405 Miami FL 33183 Taylor, Timothy L 2750 NW 58th St Miami FL 33142
Hinton, Armel D 821 NW 10Th St Florida City FL 33034 Terrero, Isabel 493 W 16Th St Hialeah FL 33010
Holt, Leroy L 10267 SW 184Th St Miami FL 33157 Thomas, Leon D 3613 Largo Dr Miramar FL 33023
Home, Timothy J 1940 NW 111Th St Miami FL 33167 Thomas, Melvin L 21931 SW 127th Ave Miami FL 33170
Kontinye nan lot paj la

MlAn Lester Sola
-I3Si Sipevize Eleksyon, Konte Miami-Dade (suitepage 11)





Mercredi 24 Mars 2010
Haiti en Marche Vol XXIV N' 09


* Le Saut du Barril
* Le Palais de Sudre Telephones: 566-5361
Dartiguenave a Anse a 401-7108 / 514-0304
Veau lemanoloinn@mac.com
* La Petite Eglise de Petit
Trou datant de du 17me" Internet disponible
siecle... pour les clients
r


Parents, vous qui vez d'un avenir meilleur pour vos tenants,
confiezles au CMP

ANNEE ACADEMIQUE 2008-2009
PROGRAMMES

LICENCE EN:
Marketing :4ans
Scenes Comptables :4ans
GestbndesAffaires :4ans
Science lnforatiques :4ans
Madetng Management :2ans
Secntarial bureautique :2 ans
GestlonRFlnance -Maeting :1 an ou 2 ans
Comptabil informatis :1 an
Assstance Admlnistrate :1 an
Infoatique cylde court : 60 heures/2ans
IT Esentials(CISCO) :70heures

Pour routes infomations supplmenaires:
CMP, Oelmas 30
Tels,:2 5138361, 37302485, 22462299
Email: aorn eagdrn oor



KJ ADVERTISING

SERVICES
P.O. BOX 600673
Miami Florida, 33160-0673

Publicites: Radio, Journaux et Tv.
Aussi un service de traduction
de Documents etc.


Info (954) 559-7729


Evens Hilaire
Consultant


10 d6partements d'6tudes
Licence en :
Gestion d'Entreprise
Conception et Execution de Proj et
Economie et Finance
Sciences de l'Education
Sciences Comptables
Relations Internationales
SGouvernance

Dipl6me en:
Informatique de Gestion
Relations Publiques
Gestion de la Microfinance

Contactez nous :
Angle Delmas 75 et Impasse H&rard # 3,
Port-au-Prince, Haiti, W.I.

www. cfdehaiti. cor
Par courriel: Administration(@iCDFEHaiti.com
GBrunet(@CFDEHaiti. cor

Par telephones : (509) 2246-1425 \ 3555-1575
2513-3726 \ 3767-1575



VISION MORTGAGE BANK, INC

EVENS HILAIRE
Loan Consultant


12788 West Dixie Hwy, Miami, Florida 33161
Phone: (305) 891-2225
Fax (305) 891-2559
Cell (786) 285-0384


6.


ADOMI PURCHASING AiENCY ,POUR Tu T b MIIEATt Equpements pour construction
MI UA I A Eocs do vot / Camion I Equipmo rnt m6dlal
Tel.: 786-457-8830 Fax: 305-756-0979 e-mail: adomipurchaslng@aol.com Pr Ol mo Oa par bitoeI



AVI LEGAL
Dapre Lwa Florid F.S.98.075(7), yap avize vote yo ki sou lis pi ba la-a. Nap avize w ke baze sou enf6masyon nou resevwa nan men Eta Florid, nou doute si w elijib pou vote. Yap mande nou kontakte
Sipevize Eleksyon Konte Miami-Dade, Florid, pa pita ke trant jou apre resepsyon Avi sa-a pou nou kapab resevwa enf6masyon sou kisa yo baze kestyon ke w pa elijib la epi pou nou w6 kouman pou nou
rezoud pwobl6m la. Si w pa reyaji epi w pa reponn a e1t sa-a, sa gen dwa mennen Sipevize Eleksyon an deside ke w pa elijib epi yo va retire non w nan sistem enskripsyon vote Eta-a. Si w genyen ankenn
kestyon sou koze sa-a, tanpri kontakte Sipevize Eleksyon yo nan 2700 NW 87th Avenue, Miami, Florid oswa rele 305-499-8363.

Thomas, Ricky 1322 NE 117Th Ter Miami FL 33161 Whitley, Kayodi A 1055 NE 144Th St North Miami FL 33161
Tinker, Brarlen A 130 Oak Ave Coral Gables FL 33133 Whitmire, Shawn D 13581 NE 20Th PI N Miami Beach FL 33181
Tompkins, Benjamin F 6231 SW 21St St Miami FL 33155 Wilbon, Sean 15380 SW 282Nd St Homestead FL 33033
Torres, Reynier 6945 Abbott Ave #2 Miami Beach FL 33141 Williams, Brittany 1701 NW 119th St #507 Miami FL 33167
Towns, Torrence 7 S Dixie Hwy #3 Coral Gables FL 33133 Williams, Imelda A 1446 NW 2Nd Ave #3 Florida City FL 33034
Turner, Tavaris L 12110 NW 16Th Ave North Miami FL 33167 Williams, Jimmie L 840 NW 70th St #7 Miami FL 33150
Turner, William 1331 Sharazad Blvd #1 Opa Locka FL 33054 Williams, Kimberly R 19751 SW 114Th Ave #249 Miami FL 33157
Uptgrow, Timothy E 8214 NE 1St Ave Miami FL 33138 Williams, Larae M 1321 Nw 13 St Miami FL 33125
Vail, Lynell 122 NE 125Th St North Miami FL 33161 Williams, Rayshawn B 6012 NW 23rd Ave Miami FL 33142
Venisee, Lamesha M 13725 NW 6Th Ave #404 North Miami FL 33168 Williams, Sharline V 10472 SW 177Th St Miami FL 33157
Viera, Luis A 213 NW 32Nd PI Miami FL 33125 Williams, Sir CA 1721 NW 48Th St Miami FL 33142
Wadley, Angela 26062 SW 139Th Ave Homestead FL 33032 Williams, Theordric T 1741 NE 177th St N Miami Beach FL 33162
Walker JR, Kevin K 2257 SE 27Th Dr Homestead FL 33035-1333 Wilson, Vanessa E 14560 NE 6th Ave # North Miami FL 33161
Walker, Eddie L 240 NW 10Th St Miami FL 33136 Woodward, Josh 9014 SW 122Nd Ave Miami FL 33186
Ware, Deborah A 6717 NW 6Th Ave Miami FL 33150 Wright, Garry A 638 NW 65Th St Miami FL 33150
Way, John 1941 NW 61St St Miami FL 33142 Wyche, Terry T 1850 NW 51St Ter Miami FL 33142
West II, Norman PO BOX 510193 Miami FL 33151 Zaharakes, James 124 NE 150Th St Miami FL 33161
MIAMm, Lester Sola
Sipevize Eleksyon, Konte Miami-Dade


Page 11





Mercredi 24 Mars 2010
Haiti en Marche Vol XXIV N' 09


o De 1 'or pour mes amis, du plomb l
chaud pour mes ennemis. >
Attribud a Lysius Ftlicitt Salomon,
President d 'Hauti

J'avais toujours cru, jusqu'a r6cemment, que cette
phrase formait partie de la < liturgie duvali6riste >. Aussi bien
celle-la que l'autre aussi bien connue qui faisait de la
reconnaissance une grande lichet6. On ne se devait A
personne. Nous n'6tions obliges A garder aucune sorte de
reconnaissance envers quiconque, surtout si nos int6rets
personnels 6taient enjeu. Sans foi ni loi. Je ne sais comment
le dire, mais je crois qu'une partie des causes de notre
d6ch6ance actuelle se trouve dans ce pass recent, l'autre
partie 6tant les s6quelles de l'esclavage. Nous avons creus6
si fort et si fond qu'aucune autre issue ne semble possible.
Nous avons tant fait et si mal fait que la degradation semble
atteindre son paroxysme. Ce qui me tue, c'est de voir que
nous n'en sommes pas conscients. Nous avons mis le feu A
nos barques et nous < attendons> de la Communaut6
Internationale qu'elle nous facilite les pompiers pour 6teindre
le feu et qu'elle se mette ensuite A nous construire d'autres
barques. Insensibilit6 dloquente.
Enfin chers amis lecteurs, que je veuille ou non, je
fais partie moi aussi de cette g6ndration qui a ainsi grandi,
faisant de son mieux pour que le
que nous avons signed, de facon implicite, avec la Communaut6
Internationale nous exon&re de toute responsabilit6. A
6quilibrer le budget national. A crder les structures de
fonctionnement. A nous fournir les termes de r6f6rences, de
facon A nous transformer en faiseurs de projets. Nos
performances ? Vous les avez maintenant sous les yeux, sous
les d6combres pour mieux dire. Nos remords ? Eux aussi,


icompatibilite

ensevelis. Malheureusement. Nous avons la tete dure. Et le
cceur ? Encore plus. Nos r6ussites collectives ? A part 1804,
nous n'avonsjamais eu ni l'envie ni les possibilities d'en avoir.
Maintenant, A partir de ce malheureux 12 janvier, nous sommes
trop occup6s A vouloir utiliser cette trag6die pour nous couvrir
d'or. La redemption individuelle aura A attendre. Le salut
collectif ? Encore plus.
Enfinch&res amies lectrices, chers amis lecteurs, j'ai
essay de suivre, sur le Net parfois, d'autres fois A travers les
conversations avec des amis de l'6tranger ou d'ici, les
manifestations d'appui A Haiti qui se produisent A l'6tranger.
Elles sont incroyablement nombreuses. M6me maintenant, plus
de deux mois apres notre trag6die. M6me la trag6die du Chili
n'a pu r6duire l'intr&&t port sur Haiti. Ce qui pis est, le Chili a
meme demand A la Communaut6 Internationale de ne
d6tourner en aucun moment l'aide destined A Haiti. Incroyable.
J'ai essay de retrouver cette meme preoccupation chez nous.
Chez certains de nos d6cideurs. J'ai dfi faire un effort. Dieu de
Mis6ricorde (comme aurait dit ma grand'm&re). < Nou
enrag6e comme diraient mes amis d'enfance.
Chers amis, maintenant que les espoirs d'un flot de
fonds de toutes sortes, va alimenter la reconstruction et faire
fonctionner les circuits 6conomiques du pays, sous forme de
dons, de prits, d'inversions, une idWe folle m'a traverse l'esprit :
l'id6e de faire adopter la < Loi sur l'Incompatibilit6 >, avant
meme d'entamer les travaux de reconstruction. Rien que pour
6viter des drives qui puissent conduire certains
administrateurs locaux vers les prisons am6ricaines, pour
ddtournement de fonds ou incitation A la corruption de
fonctionnaires strangers. Rien que pour montrer A nos < amis
am6ricains >, que la lutte contre la corruption, chez nous, n'est


pas simplement virtuelle. Rien que pour nous
engager, enfin de faqon r6solue, vers
l'installation de modes de fonctionnement cr6dibles dans notre
pays. Rien que pour r6tablir l'honn&tet6 dans la socidte
haitienne. Rien que pour montrer au monde entier que nous
aussi nous avons suffisamment de < cceur > (je pense A la
traduction creole du Cid de Corneille) pour faire changer les
choses dans le pays. Rien que pour dire que nous pouvons
&tre rdduits a vivre sans bonheur, mais que 1 'on ne peut nous
rdsoudre a vivre sans honneur. Rien que pour 6viter que l'on
soitjuge et partie A la fois. Rien que pour cela.
En effet chers amis lecteurs, la corruption gangrene
toute soci6td dans laquelle les structures de contr6le sont
insuffisantes. En Espagne, pays dans lequel, quoiqu'en disent
les psychiatres, j'aurais aim6 avoir construit des chateaux,
une multiplicity de cas de corruption vient de semer le d6sarroi
dans le monde politique. De droite ou de gauche. De droite A
gauche et de gauche A droite. Politiciens de tout poil. Parfois
meme A poil. Certains d'entre eux ont utilis6 des fonds publics
pour des transactions sexuelles. Le comble. Et maintenant,
chez nous, pour 6viter que des < insensibles > profitent du
malheur d'autrui pour se construire le bonheur personnel, il
suffira de crder une structure de contr6le inhabilitant toute
personne lide, de pres ou de loin, aux structures
gouvernementales, de 2009 A 2015, de participer aux contrats
de reconstruction. On verrait alors la volont6 de service qui
anime la predisposition A se mettre au service de l'Etat. De
l'Etat haitien.


public ?


Oserai-je me porter candidat A occuper un poste

Oscar Germain
germanor20055@yahoo.fr
Mars 2010


Les Etats G6neraux du Secteur Priv6


Le dimanche 21 mars, toute lajourn6e,
au Karibe Konvention Center (le grand centre
h6telier sis au Canap6 Vert), c'6tait les Etats
G6ndraux du Secteur Priv6, une sorte de
rencontre au sommet A laquelle 6taient convi6s
les repr6sentants des diverses Chambres de
commerce et surtout les propri6taires,
actionnaires principaux des grosses
entreprises du pays.
Le Karibe Convention Center affichait
complet.
Un coup d'oeil au Programme rdvdle
les divers centres d'int6r&ts de la rencontre.
D'abord une mise en contexte par le
coordonnateur du forum, Mr. R6ginald Boulos.
Puis unbilan des dommages et pertes
physiques subis par le secteur priv6 haitien,
pr6sent6 par Jean Robert Estim6 de
l'organisation Winner, lide A 1'USAID.
Puis ce fut une presentation de la vi-
sion et de la feuille de route du secteur priv6
haitien dans le cadre de la Reconstruction.
C'est l'6conomiste Pierre Marie
Boisson qui en 6tait charge. Il placa cette
demarche dans le cadre des recommandations
du Groupe de Travail sur la Comp6titivit6, une
commission pr6sidentielle.
Puis l'assistance s'arreta A la ques-
tion de l'industrie manufacturi&re et Textile
(avec Georges Sassine, president de 1'ADIH,
Association des industries d'Haiti).
Le dossier Agriculture et Agro
Industrie a &te agit6 par Mr. Gregory Brandt.
Tandis que Yannick M6zile (secteur
dit informel) d6veloppa les perspectives des
petites et moyennes entreprises, ceci toujours
dans le cadre des efforts de Reconstruction.
Il y a eu aussi des groupes de travail
sur l'Urbanisation, la Construction des Infra-
structures avec G6rard Emile Brun, sur le
Tourisme (Pierre Chauvet), les Finances et
l'Acces au Cr6dit avec Maxime D. Charles,
l'Education avec Jacky Lumarque, tandis que
Richard Coles avait la charge de faire la
synthese des divers aspects 6voqu6s.


En fin dejourne, ce fut l'arriv6e des
officiels du gouvernement, Premier Ministre,
Jean-Max Bellerive, Ministres pr6c6dant le
President de la R6publique, Rend Prdval,
accompagn6 de son spouse.
Le coordonnateur du Forum fit une
presentation de ce qui avait &td discut6 pen-
dant la journe et pour terminer l'assistance
fut invite A entendre les propos du Pr6sident


de la R6publique.
Cette journde d'6changes a 6td
rendue possible grice au concours du Groupe
Coles, de la DIGICEL, du CLED (Centre pour la
libre entreprise et la d6mocratie) et de la
Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haiti.
E.E.


KARIBE CONVENTION CENTER, 21
Mars Un plan de d6veloppement a &t6
distribu6 aux participants au Forum
6conomique.
Voici quelques grandes lignes de ce
plan de d6veloppement :
Le secteur priv6 doit se mettre au
travail avec les autres secteurs pour
reconstruire le pays.


La vision du secteur priv6 pr6voit:
Une 6conomie diversified avec une
base agricole et des opportunities A travers le
tourisme, les manufactures et 6ventuellement
l'extemalisation de services (BPO) ;
La protection du systeme dcologique
du pays ;
.La comp6titivit6 avec le secteurpriv6
travaillant de faqon 6troite avec le
gouvernement.
Une croissance r6guli&re atteignant
5% l'an et capable d'attirer des investissements
strangers directs, aussi bien que ceux de la
diaspora haitienne.
28 pays et agences multilat6rales
6taient repr6sent6es A ces 6tats g6ndraux.

L'agriculture est au centre des
preoccupations dans le processus de
refondation du pays.
Cinq secteurs prioritaires sont 6tablis.
L'Agriculture et l'agro-
industrie, 1'levage,
le tourisme,
le developpement urbain


le logement,
le textile.

Une division egalement par region a
&t6 present6e par le secteur privet.
Pour le Nord, on pr6voit
.La construction et la mise en service
d'un adroport international au Cap Haitien (cofit
:$ 35 Millions).
.La construction d'un port A
profondeur et la construction d'une route en
gravier reliant Labadie A Milot et au Cap Haitien
(0.7 M)
.Le d6veloppement du Parc
Historique du Nord
La construction d'un March6 de gros
avec les investissements y relatifs dans les
environs du port de Fort Libert6
Irrigation, infrastructures agricoles,
gestion des bassins versants dans le Plateau
Central sp6cialement sur la route Cap Haitien
Port-au-Prince ($ 140 Millions).

Vall6e de l'Artibonite et Saint Marc
Investissements en infrastructures
routi&res pour $ 300 Millions de dollars.
Et comprenant:
Une expansion de la route de Port-
au-Prince A Saint Marc en 4 voies ($ 100 Mil-
lions)
Construction de 10.000 units de
logement ayant rapport avec le tourisme et
l'agro-business( $ 152 Millions)
L'irrigation et l'infrastructure rurale
et des projets d'amenagement de bassins ver-
sants ($ 50 Millions)

P6le de croissance du Sud
Estim6 A 1/1 Milliard
d'investissements en infrastructures.
Cela pr6voit:
La construction d'un port A eaux
profondes dans la Baie du Mesle ($ 140 Mil-
lions)
Un a6roport international pres de la
ville des Cayes ($ 75Millions)
Un parc industriel pres des Cayes (
$100 Millions)
Ddveloppement urbain de 50.000
units tout autour de la zone industrielle, de
celle du tourisme et de l'agriculture ( $ 760
Millions)
Route en graviers entre Jkr6mie et
MiragoAne($ 25 Millions)
March et investissements y relatifs
pres du port de la Baie du Mesle.
Irrigation et infrastructure rurale et
management des bassins versants pour
l'Agriculture dans le Sud ($ 20 Millions)

RECOMMANDATIONS FINALES
Nous Haitiens devons cr6er une large

(SECTEURPRIVE/p. 13)


Page 12


Le president Rend Prtval au forum du secteur privd en conversation
avec le stnateur Youri Latortue et l'entrepreneur Aksan Abtlard (photo HEM)


Ecoutez Melodie Matin sur






eloddie


fm


www. radiomelodiehaiti. corn


1 0 3. 3





Mercredi 24 Mars 2010
Haiti en Marche Vol XXIV N' 09


C'est grand, c'est beau, c'est genereux, la France !

(Charles de Gaulle)


Du 14 au 20 mars, a l'invitation de l'ambassade de
France, huit journalistes haitiens ont eu l'opportunit6 de
sejoumer a Paris, l'objectif de ce scjour 6tant de leur permettre
de s'informer de la contribution de la France au programme de
reconstruction d'Haiti aprbs le s6isme du 12 janvier. Au
programme figuraient des visites au Quai d'Orsay, siege du
Ministbre des Affaires Etrangeres et Europ6ennes, a la Mairie
de Paris, au Palais Bourbon, siege de la Chambre des D6put6s,


La premiere question est, bien entendu, celle du
montant de l'aide qu'Haiti peut esp6rer recevoir. Sur ce point,
des chiffres ont 6t6 avanc6s, mais il est difficile de se faire une
id6e exacte de ce que cela repr6sente tant que l'estimation des
besoins n'est pas finalis6e. Mais, plus importante que le
montant, c'est l'administration de cette aide qui nous posait
problkme. On a, en effet, entendu toutes sortes de personnes
r6p6tant a qui veut l'entendre que les Haitiens sont incapables


venu de l'ext6rieur >, a insist notre interlocuteur.
D'un dossier de presse du Ministere de la Culture et
de la Communication on peut extraire le passage suivant qui
corrobore les informations que nous avons reques :
Le Fonds Fiduciaire Multi-Donateurs
(FFMD) est un instrument qui doit faciliter l'harmonisation entre
les programmes et projets de la Refondation d'Haiti, permet de
regrouper les fonds pour des programmes dont l'envergure


Le groupe des 8journalistes haftiens lors d'un dejeuner-croisiere sur la Seine


Une vue du Pont Alexandre (photos B. E.)


au Ministere du Developpement Durable. Une journ6e fut
r6serv6e a la visite du siege de la Commission Europ6enne, a
Bruxelles ; une autre journ6e a la visite de TECHNI GROUP,
une entreprise produisant des logements modulaires dans la
region de Dijon et qui se propose de venir monter un centre de
production en Haiti. Enfin, apres le secteur public et le secteur
priv6, le secteur ONG a 6galement &te touch avec une visite a
Suez Environnement.
Avant d'entrer dans le detail de ce s6jour, il est peut
Wtre n6cessaire de s'arreter un moment sur les motivations des
uns et des autres. En ce qui concede le gouvemement francais,
on peut penser, bien stir, qu'il a tenu a montrer la v6racit6 de
cette phrase du G6n6ral de Gaulle qui sert de titre a ce papier.
J'espere que les lecteurs ne s'en offusqueront pas car, a la
v6rit6, nous 6tions venus avec une s6rie de questionnements
et les r6ponses que nous avons reques nous ont quelque peu
rassur6s quant aux intentions de nos interlocuteurs.


Le Secteur Prive
(... suite de la page 12)
classe moyenne pour une meilleure quality de vie. Il nous faut
une elite responsable. Une communaut6 des affaires qui remplira
ses obligations fiscales et d6veloppera son sens de
responsabilit6 sociale et r6alisera que sa tdche principale est
de cr6er des emplois.
Un tres fort leadership moral avec une nouvelle cul-
ture de responsabilit6 et de redevance.
Renforcement de nos institutions publiques, de notre
systeme politique pour une meilleure prise en charge de nos
ressources naturelles.

E.E.

Chaque matin, captez

Melodie Matin

sur 103.3FM



Aprann Pale Angle

Tou suit !

PROGRAM RAPID
Aprann pale angle tankou rat
Ou ap kapab jwenn travay san pbdi tan.
Gen klas la jounen kou leswa!
Gen Bous disponib ak 1-20's


1-305-624-3030
Mande pou Nadiyah
nan ekstansyon 313


de g6rer l'assistance dont ils ont besoin et que cette gestion
doit 6tre confide a quelqu'un d'autre.
A titre d'exemple, on peut citer le s6nateur d6mocrate
du Connecticut, Christopher J. Dodd qui, durant une audition
a la commission des affaires 6trangeres du SRnat s'est interrog6
ainsi : "Est-il vraiment d6plac6 d'6voquer une sorte de place-
ment sous administrationjudiciaire temporaire" de l'ile ? On
peut 6galement citer un ancien candidat a la pr6sidence, M.
Dumas Sim6us, qui 6crit au Secr6taire G6nmral de 1'ONU que
Haiti, pour les prochaines vingt annees, n'abesoin ni d'l6ections
prisidentielles ni d'l6ections parlementaires. Haiti doit Wtre g6re
par un Conseilde Gouvemement International de 9 a 12 membres
repr6sentant les Nations Unies et un certain nombre de pays :
le Canada, le Br6sil, la France, les Etats Unis ... il a quand
meme ajout6 Haiti, incluant la diaspora haftienne.
C'est ce genre de declarations qui nous fait craindre
le pire chaque fois que nous entendons parler de << plan pour
Haiti >>. Certes, lors de sa visite a Port-au-Prince, le President
Sarkozy a bien parl << d'une reconstruction pilot6e par les
Haitiens pour les Haitiens >>, et cela nous a fait du bien de
constater que tous nos interlocuteurs 6taient sur la meme
longueur d'onde. Mais c'est le mecanisme qui sera
probablement mis en place qui est peut-6tre le meilleur garant.
Il s'agira d'unfonds fiduciaire (je me demande si Rend
Preval n'a pas Wte le premier a en parler) qui permettra
d'institutionnaliser la coordination et de fixer un minimum de
critbres communs d'intervention. Ce fonds sera g6r6 par la
Banque Mondiale, mais la direction intellectuelle sera le plan
de d6veloppement haitien. << On ne va pas imposer un module


d6passe les capacit6s d'un seul bailleur de fonds, permet
d'assurerla saine gestion des fonds.Ce mcme dossier de presse
touche une autre information de notre interlocuteur, a savoir
que, a la rencontre de Santo Domingo, la semaine dernire, le
Premier Ministre Bellerive avait annonc6 la creation d'une
agence de reconstruction, mais que, dans un premier temps, il
y aurait une agence int6rimaire :
La Commission Int6rimaire pour la Recon-
struction d'Haiti (CIRH) a pour mandat d'assumer, dans la Phase
I (dix-huit mois) la coordination de la mise en oeuvre du Plan
Directeur de D6veloppement du Gouvemement d'Haiti.
L'Autorit6 pour le D6veloppement d'Haiti
(ADH) a pour mandat d'implanter, dans la Phase II le Plan de
D6veloppement du Gouvemement.
A vrai dire, on nous avait parl6 d'une agence
int6rimaire bi-lat6rale, avec le Premier Ministre et l'envoy6
special Bill Clinton a sa tate, mais le dossier de presse est muet
sur ce point. Quoiqu'il en soit, la creation de ces deux instances
aura peut-6tre pour effet de rassurer ceux pour qui la perspec-
tive d'un depart de l'actuel gouvemement dans moins d'un an
peut poser des problkmes quant a la continuity des actions
entreprises.
Jusqu'ici, je me suis concentr6 sur les conversations
que nous avons eues a Paris ; je me reserve dans un prochain
article d'aborder la probl6matique de l'Union Europ6enne, car
nous aurons a traiter de toute une s6rie d'aspects dont nous
n'6tions pas conscients jusqu'alors.

Bernard Etheart


Page 13


8 772 FmIE 2 me Aven r Ue
T6I: 305 757 4915

FADKIKJ VARIETY STORE
LE MAGASIN POUR TOTES LES OCCASIONS.
- REception de pavement pour BelU South, IPFI, GAZ, CABLE TV,
BEKL MOBILITY etc...etC...
- Connection tlFphonique che vous...


Ouvert
6 Jours


semaine:
h30 am


7b30 pm


Plrfu ms

SOuliC Ct SaKmdleC
PMdujits ptur la cuisine C1t (ornipai. RaciiM. Evanglkquce.
*Cadaux Zuk. atvj;jjnwiu. A *nMn)
T4~ab x u Vkci j (I liticns. AI wmebiai. Lr iUmcMakrcs IriNams
____ Mi wyeam__* Prolaim ilue t:cau __





Mercredi 24 Mars 2010
Haiti en Marche Vol XXIV N' 09


IM U S S |SE|E|
E (S A M O (A)Z E R B A (IJ A/N
S Q G ES I C u B A\C Y A U G U R/ U B
Q- Y i5),P A K I S T A tY /VK/)AF
L CU Nhj^^O N (E U R p PUE RE N/f^ E
S N E AET A N I NE N T
S X XIH\Y U\Q\ UALA/G AN T I
Z A E Y\C S Y S Q L A L Q A U N
E DMY YE R O M0EI I>A iK1xT.B N A
0 eE N R U H E B E R U R RN L L R
S A A 0 G L A Sii i N E A T O0
0 R C C'A L( XBH^vMF S` T E JB
S MNIR A U(S T RXA L I EX N T
I DN A L N E 0 R G XLBA
E G Y P T (E) I S S U R G A Z A)
Antartique Australie Azerbaijan Bahamas Bangladesh
Bermudes Bresil Canada Chili Cuba Egypte
Etats Unis Fiji Gaza Groenland lie Maurice Iran Israel
Jordanie Liban Malouines Maroc Mexique Namibie
Nouvelle Zelande Pakistan Paraguay Russie Samoa
Syrie Tunisie Union Europeenne Uruguay


Allez de BAUMES a MUSSEE, en utilisant des mots du du vocabu-
laire frangais, et ne changeant qu'une lettre par ligne.


HORIZONTAL
1. Pays enclave d'Am6rique du Sud
2. Irrita 3. Ideal D'accord -
4. Monte et descend -
5. Existence En ville -
6. Transforma Isol6 -
7. Etre spirituel Pronom -
8. Venue au monde Capitale de I'Ukraine.


VERTICALIII I
1. Mathematicien, recent beneficiaire
du prix du mill6naire 2. Pivot Article -
3. Fourbissage 4. Service parfait 5. Germanium Groupe de rock bri-
tannique 6. Premier continent connu 7. Crieuse A I'entr6e d'une salle -
8. Constructeur a6ronautique russe.
-M g I i M 1M M -i i'i F.iMi,. I r IM i rU. i i i I. I!i I i F I i1 H i I A Tiii-i


IBIAIUIMIES


SCRABBLE
Arrangez les sept lettres ci-dessous
pour former un mot frangais

ER

VS I

AE

Solutions de la semaine passee
OOLITHE


7h00-9h00 Melodie Matin avec Marcus
Informations, Interview, Anecdotes, Humour,
Analyses
Nos Chroniques:
L'Editorial de Marcus
Au Quotidien avec Elsie
La Chronique Litt6raire avec Dominique Batraville
Les Sports avec Mario Bareau
Les Invites du Jour
M1lodie Matin chaque samedi est anim6
par Fequiere Raphael

lOh-Midi Le disquede I'Auditeur
animation James Pr6dvil

12:00- 12h30 Le Midi
informations avec Laury Faustin

12h30-2h00 Lady Blues avec Elsie
Jazz, Blues, Swing, Ragtime

2h00- 3h00 C'est si Bon en chansons...
Emission de chansons francaises

3h-5h pm Le Bon Vieux Temps
Retro-Compas
avec Doc Daniel et Captain Bill

5hoo Le Journal de 5 heures
avec Villette Hertelou
5h 30 pm Melodie & Company
Ddveloppement durable
Mardi avec Bernard Etheart
7h-8h30 Amory Sabor con Luciani

8h30- 9hoo Soir Informations

9h00 10h30 Notre Grand Concert
Lun. & Mer.: L'heure classique
Jeu. & Dim. : Jazz at Ten
Judy Carmichael recoit ses invites
9h00 et au delA Cavaliers, prenez vos dames
(Samedi) 50 ans de succ6s populaires haitiens



c 'e4Xt fte oWt ewe #t~ec et01 /


Seisme et Sante

Une communication

de Dr Jean-Claude Desgranges
Bonjour a tous!

J'ai le plaisir de partager avec vous la vision de International Professional Bureau
(IPSB) sur le theme Sante & Education dans le contexte post-s6isme.
L'IPSB est une organisationbas6e en Floride regroupant des professionnels de diverses
disciplines, offrant b6n6volement leurs services au b6ndfice de la formation des Haitiens
vivant en Haiti et a l'6tranger. Ils facilitent le dialogue et les changes entre Haitiens pour la
promotion du bien-6tre commun.
Bonne lecture, nous vous souhaitons, tout en restant ouverts a vos commentaires et
suggestions.
Jean Claude Desgranges, MD
Chairman IPSB

SANTE & EDUCATION

Une alliance incontournable

dans le contexte post-seisme
Une vision de 1'IPSB


Contexte
Plus de deux mois aprbs la
catastrophe meurtribre qui a frapp6 Haiti, la
situation est encore d6sastreuse et alarmante.
D'aprbs les provisions les plus optimistes, la
reconstruction des infrastructures s'6tendra
sur 10 ans et la facture est estimde a 14 milliards
de dollars par la Banque interamdricaine de
Ddveloppement. Au niveau des
infrastructures sanitaires, les estimations
officielles font 6tat d'un millier d'h6pitaux et
de centres de sante affects.
Au lendemain de la catastrophe, les
premiers efforts se sont concentr6s sur
assistance humanitaire pour satisfaire les
besoins urgents en nourriture, eau potable.
L'arriv6e de plusieurs 6quipes m6dicales
venues des quatre coins du monde, dans un
elan de solidarity sans pr6c6dent, a permis de
fournir des soins imm6diats a la population
d6sesp6r6e.
Le navire-h6pital ultra moderne
USNS Comfort ajet6 l'ancre dans la rade de
Port-au-Prince le 20 janvier. D'un grand
secours a la population haitienne, avec a son
bord 1000 membres d'6quipage et 600
personnels soignants, disposant de 12 blocs
chirurgicaux, pouvant soigner de 50 a 70
personnes en meme temps, des blessures
l6geres aux operations chirurgicales
complexes, et disposant de plus de 1000 lits,
ce navire a quitt6 Haiti au cours du mois de
mars, au grand d6sespoir de la population.
Il est navrant de constater que des
centaines de milliers de victimes continuent a
vivre dans la plus grande promiscuity sur les
places publiques ou des camps de r6fugids
improvises, a proximity des d6combres, dans
des conditions sanitaires prdcaires. Avec la
malaria d6jh a l'6tat end6mique dans le pays,
on peut assister a une recrudescence de cette
pathologie dont la forme mortelle le
plasmodium falciparum. Cette promiscuity qui


regne dans les centres d'h6bergement peut
faciliterl'apparition de maladies respiratoires
aigues et l'augmentation des cas de
tuberculose au sein de cette population d6jh
en proie a la malnutrition. Cette dernire n'est
pas a l'abri d'une 6pid6mie de Typhoide,
maladie lide a l'eau pollute.

Les risques d'6pid6mies sont donc
nombreux et deviennent de plus en plus
menaqants a l'approche de la saison pluvieuse
et de la saison cyclonique qui s'annonce trbs
active. De plus, les plaies mal soigndes
peuvent provoquer de graves infections.
Les besoins sont done nombreux.
Selon un premier compte r6alise par l'OPS, a
Port-au-Prince il y a six h6pitaux de campagne
en service, fournis par la communaut6
international, six autres h6pitaux et cliniques
locaux en service et neuf partiellement en
service, a l'int6rieur et autour de Port-au-
Prince.
Lors du colloque qui s'est tenu a
Montr6al du 5 au 6 mars dernier, le Dr Fouron
a indiqu6 le nombre de m6decins par
d6partement. Le sombre tableau qu'il a dress
a effray6 plus d'un: Pour Port-au-Prince,
d6partement de l'Ouest, on retrouve 83% des
m6decins et dans les autres d6partements on
compte entre 0% et 3%.
Face a un tel constat, nous autres
Haitiens vivant a l'6tranger, particulibrement
les professionnels de la sante, nous devons,
de concert avec nos pairs vivant en Haiti,
passer a Faction. Nous devons agir vite pour
6viter une autre catastrophe dans notre pays.
Amelioration du systeme de sante
L'am6lioration du systeme de sante
en Haiti doit tre envisage en fonction des
nouveaux besoins cr66s au lendemain de la
catastrophe. Elle passe n6cessairement par
une collaboration interprofessionnelle, fruit
(SEISME-SANTE/ p. 15)


Page 14


= Adlilk = = == = = m


ii ii


Solutions de la
semaine passee:
P 0 RTAI
PORTAS
PO NTAS
PINTAS
P IINTE S
VINTE S
VINMES





Mercredi 24 Mars 2010
Haiti en Marche Vol XXIV N' 09

WOL ANGLE YO

NAN DENYE BATAY POU

ENDEPANDANS PEYI AYITI

YOUNTI TRANCHISTWA

Anpil istoryen ekri sou istwa peyi Ayiti. Yo fe gwo
analiz sou denye batay lame endijen nan fe ak blan franse yo
pandan lage pou endepandans peyi-a. Anpil dokimanpibliye.
Anpil istoryen ayisyen kou etranje fouye nan dyakout youn
16t pou rakonte istwa sa yo. Anpil nan yo gen merit. Men tou,
anpil nan evennman sa yo, se swa yo devine yo osnon ranje
yo younjan, youn mannyb ki fe yo tounen fantezi, youn f6m
"Pwezi" wololoy men san mwbl. Se konsa de istoryen an
istoryen istwayo chanje, anplasman aksyonyo deplase emenm
gen non ki boukante. Tankou istoryen Jean-Claude Exulien
toujou di "Istwa se pa tire kont". Ti tranch istwa sa-a sou w61
Angle yo nan denye batay pou lage endepandans peyi-a se
verite toupi sou kijan evennmanyo te pase nan ep6k la. Li soti
nan youn dokiman ki date 1818 nan Depatman Deta peyi
Anglete.*
Nan fen ane 1802, te gen 40.000 s6lda franse ki te
deja peri nan rev6t esklav yo ki te derape nan mwa dawou
1791. Malgre twoup fre t' ap soti nan Havre ak Cherbourg
pou vin ranplase yo, sa pa t'bay okenn pi bon randman paske
se te rbs s6lda fatige ki te sot pran kont baf nan 16t peyi anba
men lame repibliken-an.
Nan k6mansman ane 1803-a pa t'gen okenn gwo
aktivite milite nan Sen Domenng. Lame franse-a te nan barak
yo, fatige f6k pa plis, ap tann plis ranf6sman. Lame endijen
nan menm ap gwosi dejou-anjou. Gwoup militan ki te dozado
t'ap rekonsilye. Y'ap prepare pou yo frape lame franse-a ak
plis f6s; ak espwa pou yo fini ak li youn fwa pou tout. Denye
kout tiwl nan bouch tonm lan.
Se konsa, tout lid& yo te dak6 pou Jean-Jacques
Dessalines te vin Jral an chef. Desalin sanble kont s6lda pou
l'al atake vil Kap-Franse ki te kapital peyi-a. Lb Rochanbo we
sa, li pase 16d pou tout 16t twoup ki te gaye toupatou nan peyi-
a pou vin defann kapital-la.
Konsa, tou 2 lame yo te pare pou batay. Pandan
youn divizyon lame franse-a sou kbmannman Rochanbo ap
fe youn mouvman deplasman pou pran pozisyon; lame endij n
nan siprann yo, sbke yo, epi fe yo prizonye. Lb Rochanbo


Page 15


aprann nouvel-la, li fe youn sel grenn kole epi li atake neg yo
ak raj. Atak la te sitelman f&t ak fraka, lame Desalin nan te blije
fe retrUt. Yo regroupe epi yo tou, yo pase alatak. Yo flank blan
franse youn sel grenn pataswOl e se pa de sblda Franse ki
tonbe. Neg yo vin sel mbt teren-an.
Pandan jounen-an, lame franse-a te fR 500 neg
prizonye. Lame endijen nan tou te gen youn bann prizonye
franse. JralRochanbo, sankonsiderasyon pou prizonye franse
yo, pase 16t pou ekzekite konbatan neg li te fR prizonye yo. Yo
tyake yo, mitile yo, panyo, koupe tbtyo ... Se te youn veritab
masak. Van bwote r6l ak soufrans viktim yo byen lwen nan
nuit lan.
Aprann Desalin aprann sa, li pase 16d pou yo mennen
500 Franse ki te prizonye ba li, li chwazi tout wograde, tout
ofisye yo epi, li fi pann yo anba grennje lame franse-a. Kif-kif,
by pou by, dan pou dan. Desalin pa chef ki t'ap kite Rochanbo
kraponnen-1. Apre sa, lame endijen nan atake lame franse-a ak
f6s, tribb-bab6. S61da franse yo gaye. Yo kouri, y'ap tire kon
bann moin fou. Se te konfizyon total. Desalin ak sblda li yo
kontinye mete presyon, pousuiv yojouk y'al pran rejij nan vil
Kap-Franse anba gwo f6tifikasyon.
Nan mwa avril 1803, finalman, ranf6sman ki soti an
Ewbp rive Sen-Domenng. Lame franse-a te toujou sanble nan
kapital-la Kap-Franse. Men antretan, gen youn 16t evennman
ki deklannche sou echikye-politik-la ki vinkonplike sitiyasyon-
an pou lame Rochanbo-a. Lage eklate ant Lafrans ak Langlet.
Nan mwajiye gen youn eskadwonAngle ki part nan rad Sen-
Domenng pandan Desalin te enpoze youn blokis sou vil Kap-
Franse. Anwo pa desann. Anba pa monte. Lb Desalin remake
prezans Angle yo sou kot yo, li depeche youn emise ak youn
drapo blan pou mande Angle yo pou yo mete ak li pou kraze
lennmi komen-an. SOl repons satisfezan Desalin te jwenn se
bato angle yo ki te bloke tout antre ak soti vil Kap-Franse-a.
Kidonk, lame Rochanbo-a te pran nan pblen. Pa tb, neg yo ap
atake Franse yo. Pa mb, Angle yo bloke Franse yo. Yo pa ka ni
sove ni resevwa ranf6. Angle yo kaptire youn ekip ti bato ki
soti nan zbn pany6l yo ki t'ap eseye pote pwovizyon pou
Franse yo. Blokis Neg yo ak Angle yo tounenyounpatgagann
ki trangle lame franse-a opwen se vyann chwal, milt ak chen
yo rive ap manje.
Rive nan mitan mwa novanm, Desalin ap prepare pou
li anvayi vil Kap-Franse. Rochanbo malgre kb di li-a finalman
reflechi. Li panse si lame neg yo rantre nanvil-la, se pralyoun
masak total-kapital. Rochanbo dak6 pou li kapitilile epi li voye
kondisyon li bay Desalin. Li siyen dokiman sa-a 19 Novanm
1803. Dokiman-an di, nan 10 jou Franse yo ap kite vil-la ak f6-


yo ak tout zam yo. Y'ap pran bato ak tout zafe pesonl yo...
Dokiman-an di tou y'ap kite tout sblda ki blese osnon malad
yo dbye pou neg yo pran swen yo jiskaske yo geri epi pou
chbf endijn yo mete yo sou bato peyi net, voye yo retounen
an Frans.
Menm moman-an tou, Jral Franse-a voye 2 ofisye
ak pwopozisyon negosyasyon pou evakye vil Kap-Franse
bay kbmandan eskadwon Angle-a. Jral Angle-a rejte
pwopozisyon yo men li pwopoze kondisyon pa-1 ki mande
pou Franse yo depoze zam yo epi ran yo bay kbmandan Angle-
a. Pabliye Langlete te nan lage deklare ak Lafrans. E se menm
Franse sa-a yo ki t'al goumen ak Ameriken yo pou te mete
Angle yo dey6 nan peyi Etazini. B6l okazyon pou Angle yo
pran revanj sou yo.
Rive 30 novanm drapo lame Desalin nan t'ap flote
sou tout f6 yo. Epi k6mandan Angle-a we pa gen okenn
mouvman b6 kote Franse yo, li depeche youn Kaptenn al
mande sa k'ap pase Rochanbo ak twoup li yo. Kaptenn angle-
a al pale ak youn Kaptenn franse sou bato La Surveillante
kote yo siyen youn dokiman ki mete Franse yo anba
pwoteksyon Angle yo; epi pou evite youn masak, pou lame
endijen nan pa tire sou yo. Fini yo fini, Angle yo voye
enf6masyon-an bay Desalin pou di-1 tout bato franse ki nan
rad Kap-Franse-a deja rann yo bay Angle yo. Apre anpil
negosyasyon ant Franse, Angle ak Desalin, lame endijen nan
dak6 pou l'degaje, fe pasaj pou Franse soti. Se konsa 3 fregat
franse ak 17 ti bato ki te gen drapo franse ap flote desann
drapo yo epi rann yo bay Angle yo.
Youn ti group franse te toujou rete nan Mole St
Nicholas sou kbmandman Jral Nouialles. K6mandan Angle-
a pase-1 16d pou l'kapitile men li refize. Li fe konprann li gen
minisyon ak pwovizyonpou kbk mwa. Li deside kontinye batay
la. Lame Desalin nan ap rasanble pou al pran pozisyon. Men
nan mitan nannuit 2 desanm, Jral Nouailles jete li. Li anbake
twoup li yo sou 6 bato epi li t' ap eseye pran lelaj 16 bato angle
yo bare yo. Finalman se sbl Jral Nouailles ak youn 16t brigadye
ki te rive sove. Angle yo ki te mete blokis, kaptire 5 bato ak 16t
ekip franse yo epi voye yo nan prizon Jamayik.
30 novanm se tejounen liberasyon-an. Jou 30 novanm
1803 sa-a lame endijen nan fete net. Fizi, ak pyes kanno chante
nan syl peyi Ayiti. Yo pa te gen ni peta ni alimbt bengal men
limye bwapen t'ap klere tout peyi-a, banb6ch, kanaval, bweson
koule agranlijyen Ayiti lib e endepandan!

Jan Mapou
(mapoujan@bellsouth.net)


Haiti : les lemons humanitaires


(... suite de la page 7)
l'argent, du temps et de l'6nergie y ont &te investis par la
communaut6 internationale, et beaucoup d'agences non
gouvernementales ont accept d'y participer aux c6t6s de
l'ONU.Cependant, la l6gitimitW de cette dernibre assumer ce
r6le et a en avoir la capacity est demeur6e discut6e. La question
de la coordination doit, d&s lors, 6tre remise a plat, et d'autant
plus si ce dispositifde gouvemance mondiale de l'humanitaire
" venait de facto a passer sous la tutelle d'un Etat fft-il la
premiere puissance de la planete et a d6pendre de l'agenda
politique de son chef. Les acteurs non gouvernementaux (ONG
et Croix-Rouge) n'auraient sinon d'autre alternative que de
s'en retirer et de creer leur propre mecanisme de coordination,
car le risque de reconfiguration et d'6clatement en divers
segments de l'aide internationale en p6riode de crise
deviendrait alors majeur.La rapidity avec laquelle la question
de la reconstruction se trouve dvoqude n'est gubre de bon
augure. Bien sfr, une mobilisation internationale massive pour
en surmonter les d6fis est requise. Mais vouloir d&s fin mars
en dessiner les grandes lignes parait aussi premature que
risqud. C'est faire d'abord comme si la crise humanitaire 6tait
terminee. Ce qui n'est pas le cas ; elle se poursuit, et l'actuel
contexte de post-urgence n'est pas r6ductible pour des facteurs
techniques (nombre 6norme de sans-abri, de bless6s, de
d6plac6s internes vers d'autres villes ou la campagne, de


bitiments d6truits) aune temporalit6 de quelques semaines. I1
va perdurer durant des mois, voire un ou deux ans.Les besoins
humanitaires a court terme demeurent ainsi consid6rables et
encore insatisfaits. La priority serait done de prevoir et de
budg6ter les financements et les ressources humaines et
mat6rielles, qu'il s'agisse des centaines de sites d'h6bergement
de sans-abri ou des 2 millions de personnes qui dependent de
l'aide alimentaire. Tout en esp6rant que dans l'intervalle la
saison des pluies, voire les tempetes tropicales ou les cyclones
frequents dans les Caraibes, ne constitueront pas un facteur
aggravant.Aller trop vite, c'est aussi faire l'6conomie d'une
planification strat6gique et de choix complexes qu'il faut avoir
le courage d'affronter, si l'onveut 6viter d'alimenter la spirale
de l'6chec de l'aide internationale a laquelle ce pays est,
malheureusement, habitu6 depuis deux d6cennies. La France,
par exemple en synergie avec le Br6sil, aurait ici une parole
forte a porter. La reconstruction de l'Etat afin de permettre
son implication directe et d'6viter une mise sous quasi-
protectorat au nom d'une espece d'" ing6rence d'humanit6 "
aux contours flous est en tout cas une evidence, d'autant
que les experiences passes ont montr6 que s'inscrire dans le
registre du Bien ne constituait en rien une panache pour rebitir
un Etat ou une nation. Mais elle ne se d6cr6tera, et ne suffira
surtout pas si la soci6t6 civile haitienne a travers
particulibrement ses ONG mais aussi les associations de la


diaspora, voire les soci6t6s civiles des partenaires
internationaux, ne s'y trouvent pas assocides.D6battre
publiquement de ces questions relive d'un imp6ratif. Car dans
les prochaines annles, il est improbable que les besoins
humanitaires dans le monde r6gressent, au contraire. Or, laisser
passivement mettre en cause le r6le pivot dans l'aide
humanitaire tant du non-gouvernemental (depuis ses origines,
il y a cent cinquante ans) que des agences onusiennes, c'est
faire courir aux futures victimes le risque d'un d6litement et
d'une diminution drastique du niveau optimum de secours et
d'assistance auxquels elles ont droit.

Philippe Ryfman
Professeur en science politique etchercheur associd
a Paris-Ill enseigne aussi le droit international humanitaire
et les probldmatiques de 'action humanitaire a I'universite
d'Evry et a l'Institut des hautes etudes des Nations unies,
rattach a l'universite Aix-Marseille II. Avocat au barreau
de Paris, spdcialiste en droit des associations etfondations
ainsi qu 'en droit international. est membre du comitW de
redaction de la revue humanitaire et du conseil scientifique
de Questions internationales ". II a public rcemment aux
editions La Dkcouverte Une histoire de l'humanitaire
(2008) et "Les ONG (2009)
Le Monde


SANTE & EDUCATION

Une alliance incontournable dans le contexte post-seisme


(SEISME-SANTE... suite de la page 14)
d'une volontW commune, d'une conviction partag6e et d'un
engagement solidaire, car les besoins sont 6normes et urgents.
Pour reprendre les propos du Coordonnateur adjoint
de la Commission Nationale de Sante mise sur pied apres le
s6isme du 12 janvier, le Docteur Jean Hugues Henrys: "les
besoins de sante ne se trouvent pas seulement dans les zones
affect6es mais 6galement dans les regions qui ont accueilli
des d6plac6s". Nous savons, en effet, que plus de 500.000
personnes ont quitt6 Port-au-Prince suite au s6isme pour se
rendre dans les villes de province. Certaines villes, comme les
Gonaives, Jkr6mie et Hinche notamment, ont vu leur population
doubler pratiquement durant la p6riode post-s6isme.
Pour faire face a cette situation, des strategies mixtes
qui allient education, formation, participation communautaire
et creation d'organismes doivent etre envisages. MWdecins,
cadre m6dicaux et para m6dicaux, 6ducateurs sanitaires et
6ducateurs d'adultes devront travailler en 6troite collaboration
et des partenariats publics et priv6s seront n6cessaires pour
leur permettre d'etre plus efficaces. Une politique, en effet, ne
peut etre efficace que si elle est appliquee a plusieurs niveaux
et recoit le soutien et la participation de toutes les entit6s
concernees.
Cette situation exigera de gros investissements


durables dans les infrastructures de la sant6 publique.
Cependant, l'amelioration du systeme, done des conditions
de sante de la population haitienne, ne se fera pas uniquement
par l'augmentation des budgets d'aide a la sante. Faire des
progrbs en matibre de sante suppose des efforts qui vont bien
au-dela de l'augmentation des services de sant6 car les
problemes de sante ne peuvent 6tre r6solus exclusivement par
l'intervention m6dicale, particulibrement dans un pays comme
Haiti ou le systeme de sante s'est affaibli davantage suite a la
catastrophe du 12janvier.
Education Sanitaire
L'6ducation est un facteur essentiel de sante. I1 est
bien connu que les personnes les moins susceptibles d'etre
en bonne sante sont celles dont le niveau d'6ducation est le
plus bas.
L'6ducation sanitaire est done l'une des activities les
plus d6terminantes dans la promotion de la sant6 de la
population aprbs la catastrophe du 12 janvier. Aujourd'hui
plus quejamais, il est indispensable d'6tablir des programmes
d'6ducation sanitaire et de communication sociale portant sur
des problemes de sante, a travers tout le pays.
Assurer le droit a la sante et a l'6ducation pour tous
les enfants d'Haiti est la responsabilit6 de tous les Haitiens.
C'est un investissement que nous devons consentir si nous


voulons offrir auxjeunes un avenir social, prospbre et pacifique
durable.

La soci6t6 haitienne fragmented, inquiete,
d6boussol6e et sans esp6rance collective est psychiquement
et politiquement fatigue! Il nous faut une renaissance, qui
passe par la valorisation et le renforcement des institutions
d6mocratiques et d'une society civile plurielle. Nos dirigeants
doivent divorcer d'avec la gestion des emotions collectives
partisanes pour embrasser la construction d'une vision
collective. Et nous autres citoyens, nous devons cesser d'etre
des consommateurs de R6publique pour devenir des citoyens
a part entire ou le chacun pour soi est remplac6 par le
VOULOIRVIVREENSEMBLE.

The Board of the
International Professional Speakers Bureau (IPSB)
email address:ipsbbureau@yahoo.com

Contact Person: Jean-Claude Desgranges, M.D.
Chairman

March 2010




Mercredi 24 Mars 2010
Haiti en Marche Vol XXIV N' 09


MEN YON
GWO SATO K
Ar P01K TOUT
MACHANOIZ
Ou TOUPATOU


IGONAIVES
AI I A


ST MARC
I. 99na


KI VWAYAJE CHAK
15 JSKI POU awoft
MACHANDIn OU DIREK
AN AYrm sIou WAF Sr
MARC., QONAoIVeS
CAPE HAm
L. BWOTE KONNTENE BWWAT
PECP. KAMYON MACH~ N IK-
SETERA


CAPE I-TIEN ____ I_ _MIRAGOANE
HAITI
HAITI RIel ( 561 ) 845-7500 or ( 561 ) 845-8330
Fax ( 561) 848-7592 or ( 6M1 ) 842-9398
Toll free 1-877-44-8330 or 1-877-845-7 9 0

Se Sel koneksyon gwo bato ou genyen nan Palm Beach la
Direction 1-95 to Exit No. 74 ( 45th Stret ) Eust to Congress Ave, to North on eangre Av to Martin Luther
Kkug Jr Blvd go East on MLK Blvd ( making right hand turn ) tfhts Rd takes you straight to the Port of Palm Bch
As soon a you go over Old Dixie Hwy before Guard Shack Make let Left hand turn you will sa our Sign

Under New Management


No ga yo nuv Bate MV MONARCH EXPRESS


En Bref...


(... suite de la page 2)


senti une secousse avant l'effondrement. Plusieurs personnes qui ont surv6cu A
l'effondrement recevaient dimanche des soins et trois autres se trouveraient encore sous
les d6combres de la maison situde dans un quartier populaire de la ville qui compte
500.000 habitants.


4 personnes tubes dans 1'effondrement d'un appartement au Cap-
haitien
Quatre personnes ont &te tudes et trois autres blesses samedi soir dans
l'effondrement d'un appartement au Cap-haitien, deuxibme ville d'Haiti, a-t-on appris
dimanche auprbs du maire de la ville, Michel Saint-Croix.
Cet effondrement n'a aucun lien avec le s6isme qui a secou6 Port-au-Prince
le 12janvier et 6pargn6 le Cap-haitien (nord).
On ignore les circonstances exactes de l'effondrement de la maison oi vivaient au
moins sept personnes. Des habitants de la ville affirment avoir






Semaine du 22 Mars
1. Tropicana: Veye Prye
2. Zenglen: Do it right
3. Coupe Cloue: Gold, Vol. 4
4. System Band: Live
5. Ansy Desrose: Haiti melodie
d'amour
6. Nu Look: Ab6
7. Toto Laraque: Le Pas Sage
8. Gerard Dupervil: Succes d'hier
9. Krezi Mizik: Ayiti San Manti
10. Djaz La: Vol. 5


spcialism dana... -
Cargo 06anrel, 1wrl --
Prodult pirsablns, Ifftt *
personns, Prdult
exploisf, Toutes drmNnsEi
ge 'mb NEW
Door to Dr Service
POUR VOS RSER tUITOS DE CARGO, APPLE is available .

1-800-927-6059
oun cwyP nous an = -m a m


Haiti en Marche
Port-au-Prince
100 Avenue Lamartiniere (Bois Verna)
Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323
Miami
173 NW 94th Street, Miami, Florida 33150
Tel. 305 754-0705 / 754-7543 Fax 305 756-0979
New York (914 358-7559)
Boston (508 941-6897)
Montreal (514 337-1286)
email : melodiefm@hotmail.com
haiti-en-marche@hughes. net
URL: www.haitienmarche.com
Library of Congress # ISSN 1064 3896
LritebSuIhes 6f t(3


Page 16


UCAIMLDIEK

your global connection

www.calldirek.com / 1-866-673-4735


m-9


U _13




University of Florida Home Page
© 2004 - 2010 University of Florida George A. Smathers Libraries.
All rights reserved.

Acceptable Use, Copyright, and Disclaimer Statement
Last updated October 10, 2010 - - mvs