Title: Haïti en marche
ALL ISSUES CITATION PDF VIEWER THUMBNAILS ZOOMABLE PAGE IMAGE
Full Citation
STANDARD VIEW MARC VIEW
Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00098809/00374
 Material Information
Title: Haïti en marche
Physical Description: v. : ill. ; 45 cm.
Language: French
Publisher: s.n.
Place of Publication: Miami Fla
Miami Fla
Publication Date: October 21, 2009
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subject: Haitians -- Newspapers -- United States   ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.)   ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.)   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti
 Notes
Language: In French.
General Note: Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00098809
Volume ID: VID00374
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 21271733
lccn - sn 92061416
issn - 1064-3869

Downloads

This item has the following downloads:

00010-21-2009 ( PDF )


Full Text









ftien


HAITI: Le Conseil de Securite proroge

le mandat de la Minustah jusqu'au 15 octobre 2010
Le Conseil de s6curit a d6cid6, Dans une resolution adopt6e a
ce mardi matin, de proroger jusqu'au 15 l'unanimit6 de ses 15 membres, le Conseil, La mairesse Claire Lydie Parent
octobre 2010, le mandat de la Mission des faisant sienne la recommandation du Se-
Nations Unies pour la stabilisation en Haiti cr6taire g6ndral figurant dans son rapport, a lance un nouveau parti politique
(MINUSTAH). 6galement d6cid6 que la Mission comportera _________ -


Le President Rene Prival et le chef civil de h
assistant auxfundrailles-hommage pour le
qui ontperdu la vie dans un accident d
le 9 octobre (photo Robenson 1


une composante mili-
taire dont les effectifs
pourront atteindre 6 940
soldats et une compos-
S ante de police de 2 211
membres.
Aux termes
L I: de ce texte, le Con-
seil de security, qui
exprime son plein appui
I l'Envoy6 special de
I'ONU et ancien Prdsi-
la mission onusienne dONU ettancien Prsi-
es 11 casques bleus dent des Etats-Unis, M.
es 11 casques bleus
,avion en Hati William J. Clinton, dans
Eugene) (MINUSTAH / p. 6)


Mesac Damas inculpe

officiellement de l'assassinat de

son spouse et de ses 5 enfants
NAPLES, Floride
Un ressortissant haitien de
Floride a &t6 officiellement
accuse de la mort de sa
femme et de ses 5 enfants le
mois dernier en leur coupant
la gorge.
Le bureau du Pro-
cureur h Naples a annonc6
mercredi (14 octobre) qu'un
grand jury a inculp6 Mesac
Damas, 33 ans, pour 6 char-
ges de meurtre au premier
degr6.
Les autorit6s ont
d6clard que le cuisinier a
tu6 son spouse Guerline,
Ag6e de 32 ans, et leurs 5
enfants.
Leurs corps ont
&t6 d6couverts dans leur
residence le 19 septembre
dernier.
Selon les docu-
ments judiciaires, l'accus6
a admis avoir commis le
crime, disant qu'il 6tait
poss6d6 par de < mauvais
esprits.
Prochain rendez-
vous devant le juge le 26
Mesa Damas risque la peine de mort octobre prochain.


LE SCANDALE DU CABLE OPTIQUE

Pas de developpement vraiment

national sans transparence !


PORT-AU-PRINCE, 18 Octobre
- On a pris l'habitude de consid6rer que le
gouvernement Prdval est avare de commu-
nication.
Mais toutes les communications
ne sont pas les memes. Et l'absence de
communication peut dissimulerles fraudes
les plus gigantesques. Voilh pourquoi en
d6mocratie la communication n'est pas
un choix du gouvernement (comme on


semble le penser) mais une obligation et un
devoir.
L'exemple le plus evident est cette
informationvenant des Bahamas annonqant
que le cible multimedia sous-marin en fibre
optique est en fonction depuis plusieurs
semaines.
De quoi s'agit-il ?
I1 s'agit d'unprojet de la TELECO,
(TRANSPARENCE / p. 4)


Manifestation monstre organisde au Parc Sainte Thdrese de Petionville
par la mairesse Claire Lydie Parent pour le lancement d'un nouveau
parti politique 'Konbit pour Refe Ayiti'



Amaral Duclona

sera extrade en France


14 Octobre
2009 A Santo-Do-
mingo, le tribunal a
renvoyd l'audience 4
sur la demande d'ex-
tradition d'Amaral
Duclona actuellement
d6tenu en R6publique
dominicaine.
La chambre
p6nale de la Cour
Supreme de Justice
a renvoye au 4 no-
vembre prochain les
d6bats sur la demande
d'extradition vers la
France du chef de
bande haitien.
Toujours ce
mercredi 14 octobre,
le tribunal a 6gale-
ment nomm6 un in-
terprete pour Amaral
Duclona qui ne parle
pas espagnol.
Le tribunal
a pris ces decisions Amaral Duclona
aprls avoir 6cout6 les sera ext
arguments du Ministere public et du repr6-
sentant des autorit6s judiciaires francaises.
Les avocats de Duclona, Ramon
Agramonte et Juan Luis Mora, ont sollicit6
le renvoi pour pouvoir 6tudier le dossier de


en detention en Republique dominicaine
trade probablement en France
la demande d'extradition.
II a 1t6 attribu6 a Amaral Du-
clona un interprete nomm6 Benoit Saint
Hilaire.
(AMARAL/ p. 14)


PORT-AU-PRINCE, 16 Octobre
- Aprbs le salaire minimum, c'est le loyer
qui est en ce moment le nouveau sujet de
controverse.
Deux s6nateurs ont introduit un
projet de loi pour r6glementer les tarifs du
loyer des maisons et appartements.
Le d6bat aussit6t fait rage. Cette
fois directement dans la population.


Dans le peuple, dont le grand
nombre ne dispose pas de bien immobilier
a la capitale, on se plaint depuis longtemps
que le loyer est trop cher. Mais de plus,
les propri6taires se font payer aujourd'hui
en dollars amdricains ou l'6quivalent en
monnaie locale. Malgr6 que la loi l'inter-
dise, entend-on encore, ils peuvent d6cider
(LOYER/ p. 5)


ECONOMIE ET POPULATION

La question du loyer

revele deux pays separes





Page 2


Vive la crise I 'U.E.H.!


Par Patrick Elie, PHD

Je sais bien que le titre va faire
bondir les uns et les autres. Je m'en flicite,
car c'est pr6cis6ment l'effet recherche.
Mais derribre la provocation, il y
a une profonde v6rit6: une crise est en effet
une excellente opportunity, A condition
bien entendu, qu'elle soit bien g6rde.
Une crise c'est comme une giffle ass6nde
A quelqu'un qui tourne de l'oeil ou qui
s'endort au volant. Par contre, si c'est un
coup de massue, l'effet sera fatal plut6t que
salutaire.
La crise ayant d6but6 A la Facult6
de M6decine et de Pharmacie, permettezune
autre comparaison adapt6e aux disciplines
pr6cit6es. Une crise est comme la fievre, le
sympt6me d'un mal plus profond, qu'il faut
absolument soigner. Cependant, une fievre
incontr6lke, sup6rieure disons A 41 C, peut
elle-meme envoyer le malade "ad patres"
et rendre vain tout traitement aussi 6claird
et efficace soit-il.
Il me semble que dans la plus
r6cente crise de 1'U.E.H., nous sommes en
face d'une fibvre trbs mal g6rde...jusqu'ici.
Rien n'est perdu cependant et il est encore
temps de tirer le meilleur parti de ces
soubresauts.
Pour avoir enseign6 pendant plus
d'une d6cennie A la Fac de M6decine, je
peux t6moigner que le mal qui ronge cette
faculty et au-delA l'UniversitW haftienne
remonte bien plus loin que la conjoncture
actuelle. A la v&rit6, le problkme qui nous
6clate aujourd'hui au visage est celui de
l'6ducation en Haiti et plus pr6cis6ment
de l'6ducation sup6rieure. Nonobstant
leurs discours pompeux, en Francais
g6ndralement, les elites de ce pays se
mdfient comme la peste de l'6ducation. A
preuve: malgr6 la soif du peuple haitien
pour l'6ducation, il n'existe A ce jour
qu'une seule universityd" d'Etat, les
6coles-borlette foisonnent, de meme que
des entreprises fantaisistement baptis6es
"Universitd, Institut, Centre de Recherche"


dans l'indiff6rence totale de l'Etat, quant
aux normes qui devraient r6gir ces centres
d'affaire qui saignent a blanc les parents
hartiens.
L'6ducation et l'6ducation
universitaire plus pr6cis6ment sont perques
comme essentiellement subsersives,
attentatoires au statu quo. Cette perception
des "elites" dirigeantes ou plut6t
"jouissantes", est d'ailleurs tout A faitjuste,
l'universit6 devrait 6tre un espace de vision
et de questionnement, done un lieu par
essence hostile au marasme qui caract6rise
notre soci6td. Pas 6tonnant done que ces
dirigeants politiques et 6conomiques se
soient montr6s si constamment hostiles
A l'universit6. Je me souviens encore de
ce doyen de la Facult6 de M6decine, par
ailleurs trbs fort en theme, qui nous r6p6tait
comme un leitmotiv: "pas de campus
universitaire". II avait parfaitement int6gr6
l'enseignement de son maite A penser,
Frangois Duvalier, dont nous payons
encore la haine visc6rale pour la pensde
ind6pendante et cr6atrice.
Aujourd'hui, nous y voili enfin:
l'U.E.H. est remise en question dans son
existence m6me. Nous assistons A ce
paradoxe d'un abces crevant sur un corps
inexistant. Car, il faut bien se rendre A
l'dvidence, I'U.E.H. n'existe pas, elle
reste A inventer A partir des questions
fondamentales suivantes: qu'est-elle ? A
quoi sert-elle ? qui sert-elle ?
Nous n'avons pas plus d'universite
que de gouvernement. Qui en effet
confondrait une pile de ministbres avec
un gouverement coherent et visionnaire
? Une simple coexistence de facult6s avec
une university ? Il n'y a que nos "elites"
pour faire preuve d'une telle myopie ou
plut6t d'une telle volont6 de garder les
yeux fermes.
La crise actuelle Al'U.E.H. appelle
A des Etats-G6ndraux de l'UniversitW et plus
g6ndralement de l'enseignement sup6rieur,

(UEH / p. 5)


Par : Robert Paret

A l'heure on se pose le problkme
de la r6int6gration, dans la communaut6
nationale, des haitiens vivant A l'ext6rieur
et ayant acquis une autre nationality, A la
faveur des propositions d'amendement (ou
revision) de la Constitution, bon nombre de
nos compatriotes r6sidant A l'ext6rieur, pro-
fitant de l'amdlioration du climat de s6curit6,
ont cru bien de faire le d6placement en cette
saison estivale. Une faqon de se retremper
dans l'ambiance amicale ou familiale et
revoir du m6me coup certains paysages qui
s'estompaient dans leur m6moire. B6ndfi-
cier, en quelque sorte, de cette atmosphere
qui d6tend et revigore. Car, on aura beau
dire : Lakay se Lakay.
Beaucoup d'entre eux ont profit de
leur passage au pays, pour visiter le Mus6e
du Pantheon National Haitien (Mupanah), ce
temple on se trouvent conserves les restes de
nos principaux h6ros de l'ind6pendance et
qui abrite, aussi, l'unique mus6e historique
haitien. Ils sont arrives avec enthousiasme
et pi6td, comme en pblerinage, en qu6te
d'un regain de fiert6 que leur confbre, di-
sent-ils, le lgue d'unpatrimoine historique
et culturel des plus riches, hMritW de leurs
anc6tres. Ils sont venus revisiter cette belle
tranche d'histoire, tant de fois cont6e, 6crite
par une race d'hommes et de femmes qui
leur ont forg6 une patrie, au prix de tant de
sacrifices, d'effort et de faits d'armes dont
les exploits ont &te partout reconnus. Une
histoire qui a eu pour m6rite d'entamer la
fin de l'esclavage et d'imposer, du coup, aux
puissances coloniales de l'6poque la voie A
suivre pour l'6tablissement des principes de
liberty, d'6galit6 et de fraternity, pr6nds en
ce temps l1 par la France. Une histoire issue
d'une revolution encore plus radicale et A
port6e plus universelle que ses devancibres,
et que le monde retiendra, en d6pit de tout,
comme la conqu6te la plus importante du
xxIx siecle dans le domaine des droits de
l'homme, car ayant eu un impact incontes-
table sur l'dvolution de l'humanit6.
DMs leur arrive au mus6e et en


d6bouchant sur le s6pulcre renfermant les
restes authentiques ou symboliques de nos
quatre principaux h6ros, on sentait se d6ga-
ger cette bouleversante emotion qui, g6ndra-
lement, 6treint tous ceux qui p6ndtrent dans
un lieu sacr6. En t6moin privil6gid, comme
principal responsable de cette importante
institution charge de la preservation et
la conservation des valeurs culturelles et
historiques du pays, je les 6piais du coin de
l'ceil et les 6coutais pour mieux saisir leurs
impressions. Dans cette posture, je fus, bien
des fois, agr6ablement surpris et 6tonn6
d'entendre certaines r6flexions et remarques
qui se d6gageaient de leurs conversations.
Lors de ces visites, toutes les tranches d'Age
se c6toyaient au sein du bitiment, se ras-
semblant en un ou plusieurs groupuscules,
comme pour mieux suivre les informations
et les explications fournies par les guides.
Les ainds qui, le plus souvent, avaient deja
dans le pass parcouru les diverses galeries,
se montraient moins attentifs A ces propos,
tandis que les plus jeunes paraissaient plus
int6ress6s et riceptifs. Comme neophytes,
ils 6taient visiblement habits par un pro-
fond d6sir et un prdoccupant souci de tout
assimiler. Une envie de chercher A mieux
comprendre l'histoire de ce peuple, dont on
dit le cheminement exemplaire, et le destin
exceptionnel. Parmi les parents et grands-
parents, on sentait plut6t la preoccupation de
r6cup6rer les pans d'une m6moire n6glig6e,
enfouie depuis de longues anndes dans le
labyrinthe de l'oubli. Ceux-lA se souciaient
davantage d'expliquer aux jeunes le sens
d'une pareille demarche et la noblesse qui
s'y attachait. Les changes se faisaient le
plus souvent en anglais ou dans un franqais
ponctu6 d'un fort accent qu6b6cois, ou
encore, dans un curieux langage que les
linguistes qualifieraient de < franglais ,
ou de < crdoglais , tant les mots et les
expressions utilis6s se mixaient dans une
incroyable interp6ndtration d'anglais, de
francais, de creole et 6taient dits avec une
curieuse prononciation comparable A celle
de Jos6phine Baker chantant en francais.


(MUPANAH/ p. 12)


E.Mercredi 21 Octobre 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N0 39

17 Octobre Ren6 Pr6val A Dessalines
Cette annde le 17 Octobre a &te comm6mord A Dessalines (anciennement Marchand-
Dessalines) ou le Pr6sident de la R6publique, accompagn6 du Premier ministre, Mme
Michdle Duvivier Pierre-Louis, s'6tait rendu dans les premieres heures de la matinde du
samedi. A l'occasion des c6drmonies marquant le 203e anniversaire de la mort du p&re
fondateur de la patrie, Rend Prdval a attire l'attention sur l'experience insuffisante de
la Police Nationale d'Haiti A assurer la security de la population. Aussi la presence de
la mission onusienne de maintien de la paix ou MINUSTAH reste-t-elle indispensable,
tant que les Haitiens continueront A s'entred6chirer. Le Pr6sident a 6galement critique
l'attitude de certains dirigeants politiques qui r6clament le depart de la Minustah. Quali-
fiant leur comportement d'irresponsable, Prdval fait remarquer que la mission onusienne
n'est pas une force d'occupation. < comme l'affirment certains>>, a estim6 A Dessalines (Artibonite, nord) le chef de l'Etat,
soulignant que la force onusienne est < Nationale qui avait &td emport6e par les 6v6nements de 2004>. < depart imm6diat de la MINUSTAH ont une position irresponsable>>, a indiqu6 M. Prd-
val qui explique la presence rdp6t6e des casques bleus par les luttes fratricides pour le
pouvoir qui ont marqu6 l'histoire d'Haiti ces dernires d6cennies. Toutefois le Pr6sident
Prdval croit qu'il faut ceuvrer en vue de changer la situation. II prdconise une unit entre
tous les secteurs de la vie nationale afin de crder un climat de s6curit6 et de stability .
< Nous devons par le dialogue renforcer le climat de stability politique que nous avons
initi6 en 2006 >>, insiste M. Prdval. II assure que le climat de stability politique est une
condition essentielle au progris 6conomique. Dans son discours, le chef de l'Etat a
rdvl1 que 36 kilometres de route, reliant Dessalines A Port-au-Prince, est en chantier
grice A la stability politique lance par son gouvernement.

Le Pont sur les Trois Rivikres dans le Nord Ouest
Le Ministre des Travaux publics signera avec la firme d'ex6cution COCIMAR le contrat
pour la construction du pont des Trois-Rivi&res. Cette stance de signature s'est d6roulde
sous le haut patronage du Premier Ministre et en presence du Ministre de l'Economie et
des Finances, du Secr6taire d'Etat aux Travaux publics et des parlementaires du Nord-
Ouest. Le cofit total du projet est de US $ 2.938.998,70 L'entreprise d'ex6cution est la
Construcciones civiles y maritimas (COCIMAR). Mais il faut une firme de supervision
et le dossier d'appel d'offres est A l'analyse.

20.000 poulets vont etre distribu s a une centaine de fa-
milies vivant dans la zone frontaliere
Le gouvernement haitien et l'organisation Ecoworks International ont sign un contrat
pour la distribution de 20 000 poules pondeuses A une centaine de familles dans la
region frontali&re. Le contrat a &te paraph6 le vendredi 16 octobre par le directeur ex&-
cutif du Fonds de Ddveloppement Frontalier (FDF), Max Antoine, et Henryka Manes,
repr6sentante de Ecoworks International. M. Antoine soutient que le projet qui sera r6a-
lis6 dans la ville de Ganthier permettra d'amdliorer la production avicole dans le pays.
I1 explique que l'accord s'inscrit dans le cadre de l'agenda de la FDF pour la region
frontali&re consid6rde comme l'une des plus vulndrables du pays. Nous devons aider les
residents de la zone frontali&re A augmenter leur capacity de production et leur revenu,
insiste-t-il faisant remarquer que les femmes b6ndficieront en priority du programme. Le
directeur du FDF explique qu'une centaine de femmes seront impliquees dans la pre-
mibre partie du projet. L'organisation Ecoworks entend crder une ferme pilote, ax6e sur
la protection de l'environnement dans cette region proche du lac Azuei. Max Antoine
croit que le projet permettra de g6ndrer des revenus pour les jeunes qui ne seront plus
contraints de se rendre en R6publique Dominicaine pour chercher un emploi. De son
c6te, Mme Henryka Manes soutient que le programme s'inscrit dans le cadre de la
priority du gouvernement haftien visant A amdliorer les conditions de vie de la popula-
tion. Elle indique que cette region a &te choisie parce que les besoins des residents de
Ganthier sont nombreux. < Nous avons trouv6 un partenaire ideal dans le FDF>>, indique
Mme Manes faisant remarquer qu'un projet dans le domaine de l'entreprenariat est 6ga-
lement envisage. L'organisation entend 6galement financer une cooperative et un projet
de reboisement de la region. Par ailleurs Ecoworks annonce 6galement des projets dans
le secteur de 1'6ducation.

RWhabiliter la centrale hydro l6ectrique de P61igre
Un accord de pret de 15 millions de dollars am6ricains a &te sign le 3 octobre dernier
A Istanbul (Turquie) entre Haiti et 1'OFID pour financer les travaux de rehabilitation de
la centrale hydrodlectrique de P6ligre. L'accord a &te sign entre la R6publique d'Haiti
et le Fonds de l'Organisation des pays exportateurs de p6trole pour le d6veloppement
international (OFID) en vue de r6habiliter la centrale hydrodlectrique de P6ligre, lit-on
dans un communique du ministbre de l'Economie et des finances paru le mercredi 14
octobre. I1 s'agit d'un projet qui vise A maximiser la production g6ndrde par cette cen-
trale et s6curiser l'approvisionnement en dlectricit6 A travers la rehabilitation, l'exten-
sion et l'amdlioration de la ligne de transmission. Ce projet sera ex6cut6 par le minist&re
des Travaux publics, transports et communications (MTPTC). Les travaux de r6habili-
tation cofiteront environ 42 millions de dollars, dont 12,5 millions fournis par la Banque
Interamdricaine de d6veloppement (BID) sous forme de dons.

Neuf 6leveurs dominicains arret6s en Haiti sont lib6r6s
La Police Nationale a lib6rd le samedi 17 Octobre neuf l6eveurs dominicains arret6s
quelques heures plus t6t pour 6tre entrds ill6galement en territoire haitien on ils 6taient
venus chercher des dizaines de vaches qui leur auraient &ty volkes. Selon une d6p6-
che de l'agence espagnole EFE, cette decision a &td prise suite A l'intervention de la
mairesse de la ville frontalibre dominicaine de Dajab6n (nord-ouest), Sonia Mateo, du
consul haitien dans cette province, Jean-Baptiste Bien-Aime, et des autorit6s militaires
dominicaines.

28 ressortissants originaires d'Asie refoulss par le gouver-
nement dominicain et reVus en Haiti
Les autorit6s haitiennes ont &te contraintes d'accueillir provisoirement, le jeudi 15
Octobre, 28 ressortissants chinois et cordens peu aprbs leur refoulement par les autorit6s
dominicaines. Selon une d6p6che de l'Associated Press reprise par Radio Kiskeya, ces
asiatiques -taient arrives au debut de la semaine en territoire voisin. Pendant plusieurs
heures, ils s'etaient retrouves dans une situation trbs difficile. Declaris indesirables
en Republique Dominicaine et reconduits a l'entrde du territoire national, ils s'dtaient
heurtes au refus des autorites haitiennes de les prendre en charge. Finalement, les
sans-papiers ont ete autorises A sojourner bribvement en Haiti, le temps pour permettre
aux fonctionnaires de la mission chinoise A Port-au-Prince et A ceux de l'ambassade de
Chine A Santo Domingo de trouver une solution, a indique le consul ha'tien en Republi-
que Dominicaine, Jean-Baptiste Bien-Aime. Les 28 chinois et cordens ont ete conduits
A la ville frontalibre haitienne de Ouanaminthe (Nord-Est) A bord d'un camion de la
(EN BREF / p. 14)


Roots

Coup d'oeil sur le MUPANAH




Mercredi 21 Octobre 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 39


"Copyrighted Material

Syndicated Content
Available from Commercial News Providers"






Haiti-OPEP : 15 millions de dollars de financement
pour rehabiliter la centrale electrique de Peligre
14 octobre 2009 Un accord de pret de 15 millions paru le mercredi 14 octobre.
de dollars am6ricains a &te sign le 3 octobre dernier a Istanbul I1 s'agit d'un projet qui vise a maximiser la produc-
(Turquie) entre Haiti et 1'OFID pour financer les travaux de tion g6ndrde par cette centrale et s6curiserl'approvisionnement
rehabilitation de la centrale hydrodlectrique de P6ligre. en 6lectricit6 a travers la rehabilitation, l'extension et
La R6publique d'Haiti et le Fonds de l'Organisation l'amdlioration de la ligne de transmission.
des Pays Exportateurs de P6trole pour le D6veloppement in- Ce projet sera ex6cut6 par le ministere des Travaux
ternational (OFID) ont proc6dd le samedi 3 octobre dernier a publics, transports et communications (MTPTC).
la signature d'un accord de pret de US$15 millions en vue de Les travaux de rehabilitations cofiteront environ 42
r6habiliter la centrale hydrodlectrique de P6ligre, lit-on dans millions de dollars, dont 12,5 millions fournis par la Banque In-
un communique du ministere de l'Economie et des finances teramdricaine de d6veloppement (BID) sous forme de dons.


S"Copyrighted Material

Syndicated Content

Available from Commercial News Providers"


CVewtqvous didezdpwshoarakes..Partwxoum e
accedez i IBANKOnline une vrde sucawsame on lipa"
C" OfP~tftlfl V~RrfflftM fl IMIIlB


> Fabes io ira lertWuarr a
> Acsetea des chles de diraaonaet as praftger
> Colanaez Vone altstwdn be lre

en cli*Mat sm W www.uribankhaotioom


UNIBANK
AAAAA


tIi


"falsos route ensembw
www. unibankhaiti.cornm


Page 3


/ SOMMAIREN
O TRANSPARENCE !
Le scandale du cfble optique p. 1
EVENEMENTS
Mesac Damas accuse officiellement p. 1
Amaral Duclona sera extrade en France p. 1
Hommage aux 11 casques bleus morts p.9
DEJAVU
Le mandat de la Minustah renouvele p. 1
POLITIOUE
Claire Lydie Parent lance un nouveau parti
politique p. 1
Lavalas peut-il remporter les elections ? p.6
ECONOMIE/SOCIETE
La question du loyer revele deux pays separes
p.
UNIVERSITY
Vive la crise p.2
PATRIMOINE
Roots p.2
SANTE
Nombre inquietant de cas de diphterie p.3
Lutte contre la malaria p.7
EDITORIAL
17 Octobre ou la colere de 1'Empereur p.7
SOCIAL
The Children of Mary p.7
Quand adoption rime avec transaction p. 10
LIBRE PENSER
Misere p.12





Mercredi 21 Octobre 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 39


LE SCANDALE DU CABLE OPTIQUE

Pas de developpement vraiment national sans transparence !


(TRANSPARENCE... suite de la lere age)
repr6sentant l'Etat haitien, avec une compagnie des Bahamas,
la BATELCO, pour installer un cable de telecommunications
sous-marin avec les Bahamas et de 1 avec les Etats-Unis et le
reste du monde.
La voie sous-marine permet d'6viter toute perturba-
tion atmosph6rique ou due a des catastrophes naturelles.
La fibre optique en verre ou en plastic tres fin fournit
un r6seau < large bande > par lequel peuvent transiter aussi
bien la t616vision, le t61lphone, l'Internet, et tous les autres
signaux informatiques, bref le nerf moteur de la globalisation et
de toutes les innovations r6volutionnaires qui en d6coulent.
Le cAble sous-marin en fibre optique peut done lui
seul constituer un bond technologique pour un pays ... s'il est
mis au service du d6veloppement.

Une sorte de dernier espoir trahi !...
Or ce cAble est install depuis 2005 entre Haiti et les
Bahamas.
Tout le monde le sait.
Beaucoup y ont vu comme une sorte de dernier es-
poir !
Le contrat stipule que la TELECO d6tient 40% des
revenus qui 6maneraient de sa mise en service.
Et les 60% pour BATELCO parce que c'est la compa-
gnie bahamdenne qui a fait la presque totality des frais d'instal-
lation, estim6s a environ 10 millions de dollars am6ricains.
L'Etat haitien n'ayant pas les possibilities d'investir
directement dans l'op6ration, on attend depuis longtemps qu'il
lance un appel public a investisseurs.
Or a la surprise g6n6rale, une information depuis les
Bahamas vient apprendre que le cable est en operation depuis


environ un mois.
Confront6e a la situation, la direction de la TELECO
est oblige de confirmer qu'elle a en effet sign avec X ou Y
et qu'une liste est ouverte a ceux qui seraient int6ress6s.
Or foutaises que tout cela !
On n'a pas respect le principe le plus 616mentaire en
6conomie de march et en rgime d6mocratique : l'information,
le droit du public a savoir. Le devoir d'ouvrir une opportunity
aussi exceptionnelle au plus grand nombre possible, meme si
6videmment tous n'ont pas les moyens et qu'il y aura beaucoup
d'appel6s et peu d'l6us ...
Mais d&s qu'on gbre les fonds publics la TELECO
est une compagnie nationale et tout ce qu'elle entreprend c'est
avec l'argent du contribuable haitien, et non avec celui des
personnalit6s au pouvoir ou proches du pouvoir, ehbien, on est
tenu de respecter les reglements d6mocratiques qui stipulent
que les opportunities existantes doivent ttre ouvertes a tous
indistinctement.

De 1'hypocrisie tant que les memes m6tho-
des se poursuivent! ...
Il n'y a pas de soci&td d6mocratique sans le respect
de ce principe 616mentaire.
Mais plus encore, il n'y a pas de d6veloppement
national possible sans ca.
Tout le reste c'est de la d6magogie.
Tout ce qu'on peut nous raconter par ailleurs :
constitution d'une nouvelle classe d'entrepreneurs ou classe
moyenne, de l'hypocrisie si tant est que les memes m6thodes
se poursuivent !
Parce que quelle meilleure opportunity pour un pays :
le cable optique c'est une potentiality qui se mesure en mil-


S6minaire < Ha'iti et sa Diaspora > organism le

week-end ecoule par le Centre National

de Recherche et de Formation / CENAREF


liards de dollars sur le cours
des ans.
Aux Etats-Unis c'est
le meme cable qui distribue
dans chaque maison le tl66-
phone, la t6l1vision, le service
Internet et le reste.
Done un instrument
commercial majeur et un p6le
d'investissements incalcula-
bles.
Comment l'Etat hai-
tien peut-il s'arroger le droit


de disposer de lui-meme, et en cachette, qui doit participer ou
pas ?
Il y a 1l un march immense, comme on n'en ajamais
eu en Haiti. Qui pis est, dont aucun investisseur local ne peut a
lui seul remplir toutes les potentialit6s. Toute la demande ...

On pense tout naturellement a la diaspora

Car cela demande de tres importants investissements
pour cibler ne serait-ce que la capitale tout entire (t61lphone,
t6l6vision et Internet dans un meme package).
Et on pense tout naturellement a la diaspora hai-
tienne.
Comment peut-on pr6tendre s'int6resser a la diaspora,
l'inviter a venir participer au d6veloppement du pays, quand les
opportunities les plus int6ressantes sont g6rdes de cette facon.
Sont ainsi galvaud6es, brad6es.
Car, pour finir, il y a le gaspillage 6hontW dans le fait
de traiter une telle opportunity avec un tout petit nombre donc
ne pouvant pas avoir les moyens n6cessaires pour exploiter tous
les avantages que cela renferme. Comme c'est probablement
le cas. Sinon pourquoi n'aurait-on pas rendu l'information
publique ... selon toutes les regles en la matibre, c'est-a-dire
la plus grande transparence : campagne d'informations pour
expliquer les multiples possibilities offertes par le multim6dias,
le bond en avant dans un processus de d6veloppement national,
les opportunities pour des investisseurs nationaux (banques,
diaspora, cooperatives) avant d'en appeler au capital interna-
tional etc.
Comme on avait fait plus ou moins jadis lors de la
< modernisation > de la Minoterie et du Ciment d'Haiti.

Je prends le pouvoir, etje prends ma part!

Si cela ne change pas, avant longtemps on pourra
diviser Haiti en deux morceaux, dont le plus gros appartenant
au grand capital international ...
Tandis que l'autre morceau restera toujours le prin-
cipal enjeu politique local (seule forme de r6partition de la
richesse nationale que nous connaissons). Je prends le pouvoir,
etje prends ma part !!!
La veritable stability n'est done pas pour demain.
Le d6veloppement national encore moins.

Haiti en Marche, 18 Octobre 2009


Un cable de fibre optique

reliant les Bahamas a Haiti


L ex-Fremier ministre Jacques tdouardAlexis (a sa gauche son epouse),
fondateur du CENAREF (photo Georges DupO)


AMERIJET INTERNATIONAL, INC.
Fort Lauderdale, FL,
5 Novanm 2008 Amerijet
International, Inc. anonse lansman
yon sit entenbt pi enteresan www.
amerijet.com. Nouvo sit la founi
yon baz kominikasyon ki pemet 7 WB T-M.
klyananjwenntoutenf6masyonli D' A, It r
bezwen sou transp6 pa avyon, sou
lanme ak ate, fe rezevasyon pou
transp6 machandiz ak benefisye yon kantite fonksyon adninistratifak kontabilite.
"Nouvo sit la bay klyan an plis enf6masyon e sitou pi rapid sou machandiz li
ak sou account li nan konpayi an. Sit la kalkile ak devlope pou fe tout bagay pi fasil pou
klyan an kit se machandiz lap voye, kit se efe pesonl" dapre Pam Rollins, vis-pr zidan
Biznes Devlopman.
MyCargo ofri yon prosede senp e efikas pou kanalize flo enf6masyon yo e
pou founi enf6masyon an pi vit pou ede klyan an ekonomize tan ak lajan. Nou vle ofri
naa prosede "One-Stop-Shop", sa vle di nou vle ofri li plizye solysyon o chwa
a bato oswa tren ou kamyon quit se machandiz pou ekspbtasyon, kit se pou
enpo6taison.
ma ka ini yo, Amerijet pral introdui lo6avantaj sou website li a. Pamela
Robbins ai K : \yoi ki enterese nan teknoloj ap ede nou b k ll an plis
ekspansyone ilaal vns.
Amerijet Interational, uin sevis entenasyonal konplk e sou tout f6m
pa avyon, pa bato ak at.
Konpayi an baze nan Fort-lauderdale (Florid) e li gen ofis sou tout te a ak
destinasyon nan North, South ak Central Amerika, Mexico, Karayib, Ler6p, Lazi ak
Middle-East.
Amerijet itilize alafwa Boeing 727-200 ak Boeing 767-200 depi prensipal baz
li ki se Miami International Airport.
Pou plis enf6masyon, vizite Amerijet sou sit entenet la www.amerijet.com
Kontak Media: Christine Richard, Amerijet International 954-320-5354.


C'est une firme bahamdenne, laBTC,
qui a r6v&l1 l'existence de cet accord conclu
avec la T616co, ceci pour faciliter l'6change
de donndes entre Haiti, les Bahamas et les
Etats Unis via un cAble de fibre optique. Un
porte-parole de la BTC a pr6cis6 que tous les
travaux ont &t r6alis6s pour permettre aux
consommateurs d'utiliser les lignes qui sont
d6ji op6rationnelles en Haiti.
Le directeur de la T616co, Michel
Pr6sum6, a confirm la nouvelle ." Le cAble
sous marin de fibre optique donne une ou-
verture sur le monde ext6rieur ", indique M.
Pr6sum6 faisant remarquer que les op6rateurs
pourront mieux servir la population. Il con-


firme que le plan est op6rationnel dans le pays
depuis quelques semaines et explique que des
op6rateurs locaux ont d6ji sign des contrats
d'exploitation du cAble.
Par ailleurs, M. Presum6 annonce la
mise en application d'autres dispositions qui
permettront d'ameliorer les services dans le
domaine de la t6l1communication. Il envisage
d'ameliorer les infrastructures numdriques a
travers le pays.
La communication par le cable de
fibre optique permettra d'obtenir des services
plus fiables qui ne seront pas affects lors des
catastrophes naturelles.


44











S"Copyrighted Material

Syndicated Content

Available from Commercial News Providers"


Page 4





Mercredi 21 Octobre 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 39


ECONOMIE ET POPULATION


La question du loyer revele deux pays separes


Page 5


(LOYER.. suite de la lere page)
d'augmenter le loyer en plein milieu du contrat. Outre que
les maisons sont fournies sans aucun service (principalement
Olectricit6 et eau) alors que tout cela peut etre compris dans le
contrat. Etc.
La location d'une maison ou d'une chambrette est
devenue aujourd'hui l'un des casse-tate majeurs au sein de la
population.
D'autant que celle de Port-au-Prince ne finit pas
d'augmenter d'annde en annde (environ 3 millions d'habitants
pour une ville qui abritaitjusque dans les anndes 60 environ un
demi million). Et que ce sont pour la plupart des provinciaux
qui d6barquent.
Voici la situation d'un c6td.
De l'autre c6t6 c'est totalement l'inverse.
C'est le monde des propri6taires.
Ily a d'abord les propri6taires dubas de laville, ceux
qui ont affaire avec les locataires qu'on vient de voir.
Mais les plus d6rang6s apparemment par cette propo-
sition de loi, ce sont les propri6taires du haut de la ville, dont
certains pourraient meme etre appel6s grands propri6taires.
En effet, depuis quelques anndes des compatriotes
poss6dant encore quelque fortune ont investi prioritairement
dans la construction.
Residences confortables, complexes appartements ou
de bureaux etc.

Les << blancs >> commencent A d6barquer

L'immobilier comme un dernier recours contre l'arrnt
presque total de la machine 6conomique locale. Un pays dont la
production nationale s'est arretde net, que reste-il d'autre ?
D'autre part, les << blancs > commencent a d6barquer


avec les crises politiques successives. Depuis le coup d'6tat
militaire de 1991, les missions de maintien de la paix ne se
comptent plus ...
II faut done loger ces nouveaux venus tombs du ciel.
Car de plus, ils paient en dollars verts tout naturellement.
C'est le boom de la construction et du loyer. Toutes les
hauteurs fraiches dominant la capitale s'6rigent de v6ritables
gratte-ciel.
Enfin, voici la deuxieme vague des < blancs > a l'hori-
zon. On parle de relance 6conomique. II faut done des hangars,
des halls, des bureaux a la chaine et toujours plus de residences
pour des clients qui se montrent, parait-il, difficiles. Quitte a
faire monter toujours et toujours le tarif du loyer. Qu'importe,
le plus souvent, l'argent ne sort pas de leurs poches, c'est
une grande institution internationale qui casque. Done tout le
monde y trouve son compte.
L'immobilier comme meilleur investissement.
C'est d'autant plus vrai que le premier organisme a
r6agir est le CLED (Centre pour la libre entreprise et la d6mo-
cratie), une plate-forme des milieux d'affaires locaux.

La loi est une pour tous ...
On est done en face de deux mondes totalement sd-
par6s l'un de l'autre ...
Propri6taires et locataires du bas de la ville n'ont rien a
voir avec les propri6taires et locataires dans les hauteurs ...
La clientele n'est pas la meme. Les moyens aussi ne
sont pas les memes.
C'est la premiere particularity de ce dossier. Cepen-
dant on connait le principe : la loi est une pour tous !
En principe donc, il ne peut pas y avoir une loi qui
r6glemente le loyer au haut de la ville et une autre loi pour les
locataires et propri6taires du bas de la ville.


Une loi c6t6 cour et une loi c6t6 jardin !
S'il est plus facile de r6gler en dollars am6ricains dans
les hauteurs oi le locataire est souvent aujourd'hui un cadre
international ou un 6ventuel investisseur stranger, cela ne fait
absolument aucun sens dans le reste de la population.
Avant meme d'entrer dans les calculs math6matiques
autour de la determination des tarifs du loyer, voici done un
premier point a 6claircir.
Evidemment, certains vous diront que le president
de la R6publique a pu obtenir le vote d'un salaire minimum
rabattu a 125 gourdes pour les patrons de la sous-traitance
alors que tous les autres secteurs doivent payer au minimum
200 gourdes a leurs ouvriers par jour.

La division du pays en deux blocs ...
Y aura-t-il une nouvelle exception, cette fois pour les
gros investisseurs en immobilier ?
Ces deniers feront 6tat immanquablement de l'obli-
gation en 6conomie de march (dont nous nous r6clamons
aujourd'hui) de laisserjouer la loi de l'offre et de la demande,
et surtout que l'Etat haitien n'a nul droit de freiner l'une des
rares opportunities qui nous restent encore de faire fructifier
les capitaux locaux. Sinon ceux-ci n'auront plus qu'h aller se
placer tous a l'ext6rieur. Dans la rdpublique voisine.
Cependant toutes ces exceptions ont une cons6-
quence a long terme. Elles consacrent plus encore que jamais
la division du pays en deux blocs : d'une part les privil6gi6s,
b6ndficiaires du regime des exceptions et d'autre part tous les
autres, qui doivent au contraire payer le coft des exceptions.
A bon entendeur !

Haiti en Marche, 16 Octobre 2009


Haiti et la Bolivie re oivent $139 millions de l'Espagne et de la BID

pour l'amelioration des services d'alimentation en eau et d'assainissement


Premiers projets d'un partenariat qui octroiera $620
millions sous forme de dons et de prets au profit de 4 millions
de personnes a revenu modeste dans 12 pays
La Banque interamdricaine de d6veloppement et le
gouvernement espagnol octroieront des dons et prets d'une
valeur totale de $139 millions a Haiti et a la Bolivie, pour ce
qui constitue la premiere phase d'un partenariat sans pr6c6dent
visant a rem6dier aux problkmes d'eau et d'assainissement
auxquels sont confront6es les populations les plus pauvres
d'Amdrique latine et des Caraibes.
Il s'agit des premiers projets conjointement finances


(... suite de la page 2)
qui devraient r6unir d'abord 6tudiants et enseignants et
au-dela l'ensemble des acteurs sociaux que l'universit6 a
vocation de servir.
La crise actuelle est l'une des consequences de la
transition plus profonde que notre soci6t6 tente d'op6rer
depuis pres d'un quart de siecle. Passer de 200 ans de dictature
a la d6mocratie n'est pas une mince affaire. Or nous nous
sommes lanc6s dans cette entreprise vitale et risque comme
un enfant se jette d'un tremplin, les yeux ferm6s, sans projet.
Notre processus de conquete de la d6mocratie est une suite
de reflexes pavloviens, contradictoires; sans rime et surtout
sans raison. Le d6bat radical et lucide, sans ces concessions si
confortables a notre routine suicidaire, a &te remarquablement
absent de ce processus. Nous voilh donc, en consequence, en
train de nous d6battre dans la mare, ou plut6t dans le marais
d6mocratique
Il est grand temps aujourd'hui, a la faveur de cette
crise, que notre Universit6 donne l'exemple. Qu'elle devienne


par la BID et le Fonds de cooperation espagnol (le Fonds
espagnol) pour l'alimentation en eau et l'assainissement en
Amdrique latine et aux Caraibes, une initiative annonc6e
l'annde dernire par le Premier ministre espagnol Jos6 Luis
Rodriguez Zapatero.
Enjuillet 2009, la BID et le gouvernement espagnol
ont conclu un accord par lequel ils s'engagent a financer
et ex6cuter conjointement des projets en puisant dans les
ressources du Fonds espagnol. Ce partenariat exploitera le
large portefeuille de projets de la BID dans le secteur de
l'alimentation en eau et l'assainissement, ainsi que son vaste


le lieu privil6gid de la mutualisation des ressources et d'une
dynamique multidisciplinaire.
J'en appelle ici a ces Etats-G6ndraux de
l'enseignement sup6rieur oi 6tudiants et professeurs, soci&te
civile inclusive, s'impliqueront a fond pour soulever les
questions fondamentales. II faut 6videmment pour cela que
ce qui nous tient lieu d'Universit6 recommence a fonctionner,
sans pour autant balayer sous le tapis les problkmes r6els qui
ont d6clench6 la crise.
J'en appelle plus pr6cis6ment a ces leaders 6tudiants,
au mandat frileux de toute rel6gitimation et qui ont n6anmoins
monopolist les m6dias: qu'ils arretent de prendre en otages
leurs colleagues et ceux qui tentent aubout d'efforts surhumains
de leurs parents de rejoindre leurs rangs privil6gi6s. Hier
encore, ces leaders 6taient prets a mourir pour la patrie, qu'ils
lui offrent plut6t leur silence constructif et une treve, en gage
de leur engagement envers le bien-6tre collectif.
Patrick Elie, Ph.D.
13.10.2009


S, "Copyrighted Material

Syndicated Content

Available from Commercial News Providers"


r6seau de sp6cialistes travaillant dans les bureaux hors-siege,
pour rapidement mener a bien les projets jug6s prioritaires par
les gouvernements d'Amdrique latine et des Caraibes.
En plus d'Haiti et de la Bolivie, la BID et l'Espagne
envisagent de cofinancer des projets au Brsil, au Costa Rica, en
Equateur, au Guatemala, au Honduras, au Paraguay, au P6rou,
en R6publique dominicaine, au Salvador et en Uruguay, d'ici
mi-2010. L'Espagne contribuera a hauteur de $407 millions
sous forme de dons pour l'ensemble de ces projets, tandis que
la BID fournira $213 millions a titre de dons et de prets et sup-
portera les cofts li6s a la preparation et la mise en ceuvre des
projets. PrMs de 4 millions des populations rurales et urbaines
a faible revenu devraient b6ndficier de ces projets.
Veuillez consulter les links de l'annonce de presse
a droite pour plus d'information sur des projets en Haiti et la
Bolivie.


CONTACT US
TOLL FREE. -8-383-2 8 5
OR. 305-,20-a300
FAX .305 -620-8332
CELL. 305-95-881I 1


FICHE D'ABONNEMENT A HAITI EN MARCHE


Nam
Adrma


I Bo t Pour Six, Uais


GOde 260.00D
US S 40-00
US$ S42,00
SUS 70,00
_ us S 700oo


Gdeu 520,.0
US $ 78a00
US S 80,00
US S 135,00
US S 135-00


Dowi l es d'un abonnwewnt
avoc IvrionI. 1l coOt eat 1 double.
PrJtt do sp6cifir 1o vous arS
in no unvl bonn6
ou VII qgit d'un r iouvellmnt


Nouvmu

r


Renouvell mnt
Ra


Vive la crise a I'U.E.H.


EtalsUnit
Canada
Europe
Amrfous Ielatine


------,--


I CoCit pour Un An I





Mercredi 21 Octobre 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 39


Lavalas peut-il remporter les elections ?


PORT-AU-PRINCE, 19 Octobre Lavalas a tenu
une reunion la semaine dernire, a l'occasion du 15 octobre,
anniversaire du retour du president Jean-Bertrand Aristide de
son premier exil en 1994.
Du moins une des branches Lavalas, celle dirig6e par
la militante sans peur et sans reproche, Annette Auguste, alias
Sb An.
Fanmi Lavalas est une immense maison a plusieurs
chambres qui n'ouvrent pas toutes les unes sur les autres. Un
principe de vases pas tres communicants.
Arretde en pleine nuit et en sa residence par les Mari-


Sans oublier la decision annonc6e par le groupe
parlementaire CPP (chambre des d6put6s) de se rebaptiser en
Concertation pour la Paix et le Progrbs et qui est consid6rde
comme l'amorce d'un nouveau parti politique.
C'est dans ce contexte qu'il faut placer l'initiative de
Annette Auguste.
Cependant elle n'a d6sign6 quant a elle aucun candidat
a la pr6sidence.
C'est la grande inconnue des prochaines pr6siden-
tielles. Le public ne semble encore se fixer sur personne sur
aucune de ces grandes figures qui font l'une apres l'autre leur


VWrification faite par la preuve du contraire.
Les autorit6s 6lectorles (pour ne pas dire les autorit6s
tout court) ont mont6 un scenario de toutes pieces qui a abouti
a l'l6imination de tous les candidats de Fanmi Lavalas aux
s6natoriales partielles en avril et juin dernier.
Le pibge dress ne leur laissait aucune chance. Leurs
dissensions internes ont fait le reste.
Seulement ce furent aussi les elections avec le taux de
participation le plus mediocre jamais vu dans le pays. Moins
de 4%, selon les observateurs ind6pendants. Au point que l'on
choisira de ne pas communiquer la participation au second


nes am6ricains, au lendemain du second depart
forc6 d'Aristide du pouvoir le 29 f6vrier 2004,
Annette Auguste a fait plusieurs mois de prison
sous des accusations totalement fantaisistes,
dont la seule explication est sa foi Lavalas.
Lors du rassemblement du 15 octobre
dernier tenu en sa residence, elle a appelk les
partisans de Lavalas a participer aux prochaines
elections.
Nous entrons d&s le mois de novembre
prochain dans une p6riode f6brile parce que
jalonnde d'une succession d'importantes 6lec-
tions.
D'abord pour l6ire toute la chambre
des d6put6s et le tiers du SRnat.
Mais aussi tous les maires et les assem-
blWes communales.
Et pour culminer fin 2010 dans les
prochaines pr6sidentielles.
Le president Rend Prdval s'est deji
mis en devoir de former le conseil electoral
provisoire qui organisera ces prochaines joutes
en cherchant a mettre de c6t6 ceux des membres
de l'actuel CEP qui se sont fait 6chauder lors des
demieres elections (avril etjuin 2009).


On donna toutes sortes d'explica-
tions, vraies ou fausses. Mais il n'en demeure
pas moins que Fanmi Lavalas avait appeal au
boycott. Et que si ce n'avait pas 6td le cas, il y
aurait eu un peu plus de monde quel que soit le
cas de figure.


In rasseinbleinent de partisans de Fanini Lavalas dans les locaux de la F
4 i tid l 15 t b d i i i d t d' il d P id t 4 i


La grande inconnue des pro- ... ..(photo R..
chaines presidentielles ...
Les plateformes 6lectorales apparaissent les unes premier petit tour de piste.
apres les autres brandissant leur candidat a la pr6sidence :
Myrlande Manigat, Charles Henry Baker etc. La participati
Y compris le PUN, le propre parti de Papa Doc, qui Quant a Lavalas, c
a tenu ses assises le vendredi 17 octobre a son siege a Pacot qui doivent manquer dans
(quartier r6sidentiel dominant la capitale) et qui, rappelons-le, personne n'ose peut-6tre e
avait d6ji son candidat aux denmires s6natoriales. Toutefois, une pi
On ne saurait pousser plus loin la fantaisie ddmocra- elections ne pourront avoir
tique de Lavalas.


obenson Eugene)


on cruciale de Lavalas ...
:e ne sont sfirement pas les candidats
ce seul secteur. Si nombreux que
ncore s'aventurer.
remibre certitude : les prochaines
rdellement lieu sans la participation


Prendre suffisamment de poids
au parlement ...
L'appel d'Annette Auguste devrait
donc etre consid6r6 comme de bon augure par
ceux-l dont le souci c'est d'abord d'organiser
des elections pouvant 6tre qualifies autant que
possible de 16gitimes.
Conclusion : plut6t que de rechercher
directement la pr6sidence dont un pass encore
trop recent et trop present (et dont ses propres
dissensions internes) ne semblent pas le rap-
procher davantage qu'en f6vrier 2006, Fanmi
Lavalas devrait au mieux pouvoir profiter de
sa force de participation pour n6gocier avec le
meilleur candidat a la pr6sidence de son choix
en meme temps (et ce serait 1i cette fois la
ondation grande difference) qu'il bataillerait de toutes ses
tide en 1994 forces pour prendre suffisamment de poids au
parlement de maniere a forcer l'l6u en question
a respecter ses engagements.
Bien entendu, faut-il pour cela que celui qui reste
le plus grand parti politique d'Haiti, malgr6 toutes les crises
traverses, ait une ligne politique a la fois commune et hors
du commun.
Pour le moment, on ne voit ni l'un ni l'autre.

Melodie 103.3 FM, Port-au-Prince


HAITI: Le Conseil de Securite

proroge le mandat de la Minustah jusqu'au 15 octobre 2010


(MINUSTAH... suite de la lere page)
ses efforts pour aider le Gouvemement et le peuple haitiens
a cr6er des emplois et a attirer des investissements priv6s,

Aprann Pale Angle

Tou suit!

PROGRAM RAPID
Aprann pale angle tankou rat
Ou ap kapab jwenn travay san pedi tan.
Gen klas lajounen kou leswa !
Gen Bous disponib ak 1-20's


1-305-624-3030
Mande pou Nadiyah

nan ekstansyon 313


demande de nouveau a la Mission d'appuyer le processus
politique en cours dans le pays.
Le Conseil de s6curit6 demande aussi a la MINUS-
TAH de continuer de preter son concours a la Police nation-
ale d'Haiti et au Gouvemement pour faire reculer encore la
criminality et la violence. I1 invite en outre les Etats voisins
et ceux de la region, en coordination avec la Mission, a ren-
forcer leur collaboration avec le Gouvemement haitien pour
enrayer la traite transfrontalibre d'6tres humains, de drogues
et d'armes.
Le Conseil condamne par ailleurs toute attaque con-
tre le personnel ou les installations de la Mission et prie cette
dernire de continuer h lutter contre la violence communautaire,
y compris en appuyant la Commission nationale de d6sarme-
ment, d6mobilisation et r6int6gration.
Concemant les droits de l'homme, le Conseil de sd-
curite reaffirme le mandat de la MINUSTAH dans ce domaine,
en exhortant les autorit6s nationales a continuer de s'employer
a promouvoir et a d6fendre ces droits. I1 invite la Mission a
assurer la formation aux droits de l'homme des membres de
la Police nationale et des services p6nitentiaires. En outre, le
Conseil condamne fermement les infractions graves commises
contre les enfants victimes de la violence armne, ainsi que les
viols et autres sdvices sexuels g6ndralis6s contre les filles, et il


demande a la MINUSTAH de prot6ger les droits des femmes
et des enfants, en vertu des resolutions pertinentes du Conseil
de s6curit6.
Pour ce qui est du volet social et 6conomique, le
Conseil invite la Mission et l'Equipe de pays de 1'ONU, de
concert avec le Gouvemement haitien et les partenaires inter-
nationaux, a contribuer a une mise en ceuvre plus rationnelle
du Document de strat6gie nationale pour la croissance et la
reduction de la pauvret6 envue de r6aliser des progrbs dans le
domaine du developpement.
Apres l'adoption de la resolution, le Conseil de
s6curit6 a entendu le repr6sentant d'Haiti, M. Jean Wesley
Cazeau, qui a fait part de la profonde douleur du peuple et
du Gouvemement haitiens ainsi que de la Mission, a la suite
de l'accident d'avion qui, le vendredi 9 octobre 2009, a cofit6
la vie a < 11 valeureux, talentueux et ddvouds travailleurs de
la paix uruguayens et jordaniens. > I1 a adress6 les vceux de
r6confort d'Haiti a leur gouvemement respectif, aux membres
de la famille, a leurs colleagues et au DDpartement des operations
de maintien de la paix. vain, ils ont mend unjuste et vrai combat et auront droit de cit6
dans notre m6moire collective >, a ajout6 M. Cazeau.


www.radiomelodiehaiti.com


Page 6


OPA-LOCKA COMMUNITY DEVELOPMENT

CORPORATION


OPA-LOCKA COMMUNITY DEVELOPMENT CORPORATION
(OLCDC) in association with Miami Dade Housing Agency offers Housing Counseling
Services for low to moderate income families. Services include; 1st Time Homebuyers
Purchasing Assistance includes Down payment and closing cost subsidies, Low interest
Rehab Loans Home Rehab Loans, Credit Repair & Budget Counseling, and Foreclosure
Prevention Assistance. HOMEBUYER EDUCATION CLASS For more information
you may contact us at (305) 687-3545 ext. 236, visit our website www.olcdc.org or stop
by our office at 490 Opa-locka Blvd., Ste 20, Opa-locka, FL 33054. OLCDC is an
Equal Housing Lender and a HUD Approved Housing Counseling Agency


Ecoutez

vos emissions pr6ferees
sur




J i odie
I 0 3. 3 fm





Mercredi 21 Octobre 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 39


17 Octobre 2009 ou la colere de 1'Empereur !


PORT-AU-PRINCE, 17 Octobre 17 octobre. An-
niversaire de la mort de Jean Jacques Dessalines le Grand,
lib6rateur, premier chef d'Etat de l'Haiti ind6pendante.
Au Champ de Mars, ou Place des HWros, il est 8


problkme qui n'ajamais &te r6solu depuis : une toute petite mi-
norit6 de poss6dants et une trop grande masse de d6munis sans
aucun avenir), Dessalines fut rejet6 de la m6moire collective
officielle pendant au moins 40 ans, jusqu'a sa rehabilitation
en 1845 par un de ses anciens lieutenants de la guerre de l'in-
d6pendance, le president Pierrot.
Entre-temps, la r6publique d'Haiti avait accept de
n6gocier son ind6pendance si cruellement gagnde avec son
ancien colonisateur, la France, au prix fort : 150 millions de
francs or.
Charles X: << Nous conc6dons, A ces conditions, par la
pr6sente ordonnance, aux habitants actuels de la partie franqaise
de Saint Domingue, l'ind6pendance pleine et entire de leur
gouvernement >>(Art.3).
En acceptant de payer cette dette qui contribua par


maints aspects A aggraver les difficulties 6conomiques de la
petite nation caraibe jusqu'aux anndes 1940, les dirigeants
haitiens ont assassin Dessalines une seconde fois.
Aujourd'hui nous l'assassinons une troisibme fois
tous les jours et tous tant que nous sommes, soit par laxisme,
soit par mesquinerie, soit par d6faitisme.
Alors que l'histoire de France le condamne aux
oubliettes pour avoir ordonn6 le massacre des anciens colons
de Saint Domingue (au point d'avoir contribu6 l'annulation
des c6rmonies du bicentenaire de 2004), eh bien, force est
de reconnaitre que bient6t le seul souvenir de Jean Jacques
Dessalines pourrait bien 6tre uniquement son nom dans Le
Petit Larousse.

Mtlodie 103.3 FM, Port-au-Prince


La statue de Jean-Jacques Dessalines au Champ de Mars
le 17 Octobre 2009

heures, la monte du drapeau, un petit groupe d'une vingtaine
d'enfants et de jeunes gens tentent de se mettre en position
pour un d6file anniversaire.
Ils sont pr6c6d6s d'une immense banderole d'une
certaine association de masse (mais une masse bien invisible)
et dont le slogan finit par ces mots : la victoire restera au peu-
ple !
Peut-6tre que oui, mais s'il faut en croire ce qu'on a
sous les yeux, ce n'est pas demain la veille !
Ils sont deux qui ouvrent la marche, deuxjeunes mecs
en uniforme, j'ai crf d'abord que ce sont des policiers, mais
non, ils portent des uniformes de Leopards, cet ancien corps
des ex-Forces Armnes d'Haiti qui avait &te form pour 6tre la
garde personnelle du dictateur Baby Doc et qui sera dissout
par le g6neral-pr6sident Prosper Avril (avec la b6n6diction du

Les Autorites assistent

aux ceremonies officielles

& Dessalines, I'ancienne

capitale imperial


Le President Preval et le PMMichdle Pierre-Louis
a Dessalines le 17 Octobre 2009

protecteur americain) aprbs un mouvement de soulbvement
par leur commandant, lors le colonel Himmler R6bu.
Parenthese fermne, ce sont des uniformes < pbp >>,
ou pis des copies locales de << pbp >>, pour vous dire combien
l'artisanat local a &te balay6.
I1 est vrai que l'arm6e de notre ind6pendance (1791-
1804), des negres n'ayant connu que l'esclavage et le regime
infernal des plantations sucri&res de Saint Domingue, n'6tait
pas moins fagot6e ...
Mais c'6tait leurs propres haillons, pas des faire
semblant.
D'ailleurs la petite troupe semble A ce point perdue
qu'elle va se rassembler au pied de Christophe, une autre sta-
tue 6questre dont la place est attenante A celle de celui qui est
quand meme le h6ros dujour, le fondateur d'Haiti, l'empereur
Dessalines. Mais dont rien au Champ de Mars, Place des Heros,
ce 17 Octobre 2009, ne montre que c'est unjour special.
S'il n'y avait le calendrier national pour peindre
cette date en rouge comme pour les autres fetes nationales ou
patronales, personne ne s'en apercevrait.
Le 17 Octobre est traditionnellement jour f6ri&. Mais
tombant un samedi, cela ne fait aucune difference non plus
pour ceux qui en profitent pour aller A la plage.
LA-haut, bicome et sabre enbataille, et sur son cheval
aux narines en feu, on ne sait plus lequel des deux aujourd'hui
doit 6cumer le plus de rage.
Sacr6 non d'un chien Fils de pute Ingrats On
s'imagine tout le chapelet de jurons dont les grands chefs
militaires passent d'ailleurs pour 6tre tous des sp6cialistes ...
En passant par le general Patton.
Heureusement que tout le gouvernement sous la
direction du chef de l'Etat et du premier ministre se trouvait A
Dessalines, l'ex-capitale imp6riale, pour essayer d'apaiser le
courroux du fondateur.
Aprbs l'assassinat en 1806 du premier dirigeant de la
nation (fraichement) ind6pendante (et essentiellement pour un


LEGAL NOTICE
Pursuant to F.S. 98.075(7), notice is hereby given to the voters listed below Please be advised that your eligibility to vote is in question based on information provided by the
State of Florida You are required to contact the Supervisor of Elections in Miami-Dade County, Florida, no later than thirty days after the date of this Notice in order to receive
information regarding the basis for the potential ineligibility and the procedure to resolve the matter Failure to respond will result in a determination of ineligibility by the Supervisor
of Elections and your name will be removed from the statewide voter registration system If you have any questions pertaining to this matter, please contact the Supervisor of
Elections at 2700 NW 87th Avenue, Miami, Florida or call 305-499-8363
AVISO LEGAL
Conforme a F.S. 98.075(7), por el presente se notifica a los electores enumerados a continuaci6n que segun informaci6n provista por el Estado de la Florida, se cuestiona su
elegibilidad para votar Usted debe comunicarse con el Supervisor de Elecciones del Condado de Miami-Dade, Florida, dentro de los treinta dfas, a mas tardar, desde la fecha de
este Aviso, con el fin de que se le informe sobre el fundamento de la posible falta de idoneidad y sobre el procedimiento para resolver el asunto Si usted no cumple con su
obligaci6n de responder, se emitira una declaraci6n de falta de idoneidad, por parte del Supervisor de Elecciones, y su nombre se eliminara del sistema de inscripci6n de electores
de todo el estado Si tiene alguna duda acerca de este tema, por favor, comunfquese con el Supervisor de Elecciones, en 2700 NW 87th Avenue, Miami, Florida, o por telefono, al
305-499-8363
AVI LEGAL
Dapre Lwa Florid F.S.98.075(7), yap avize vote yo ki sou lis pi ba la-a Nap avize w ke baze sou enfbmasyon nou resevwa nan men Eta Florid, nou doute si w elijib pou vote
Yap mande nou kontakte Sipevize Eleksyon Konte Miami-Dade, Florid, pa pita ke trant jou apre resepsyon Avi sa-a pou nou kapab resevwa enfbmasyon sou kisa yo baze kestyon
ke w pa elijib la epi pou nou we kouman pou nou rezoud pwoblem la Si w pa reyaji epi w pa reponn a let sa-a, sa gen dwa mennen Sipevize Eleksyon an deside ke w pa elijib epi
yo va retire non w nan sistem enskripsyon vote Eta-a Si w genyen ankenn kestyon sou koze sa-a, tanpri kontakte Sipevize Eleksyon yo nan 2700 NW 87th Avenue, Miami, Florid
oswa rele 305-499-8363


Notice is hereby given to: Last known address:
Por el presente se da aviso a: Ultima direccibn conocida:
Yap avize: Denve adres nan rejis:


Gonzalez, Viviana


1774 NW 46Th St#B Miami FL33142


Notice is hereby given to:
Por el presente se da aviso a:
Yap avize:


Taylor, Joshua L


Continued on next column continue en la siguiente columna / kontinye sou lot ranje a
Lester Sola
Supervisor of Elections, Miami-Dade County
Supervisor de Elecciones, Condado de Miami-Dade
Sipevize Eleksyon, Konte Miami-Dade


Last known address:
Ultima direccion conocida:
Denve adres nan rejis:


2297 Sw 80Th Terr Miramar Fl 33055


Page 7





Mercredi 21 Octobre 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 39


The Children of


THOMASSIN, 17 Octobre Ils sont trbs gais. C'est
ce qui frappe tout de suite quand on fait leur connaissance. Les
chants, les danses n'ont pas l'air d'etre du chiqu6.
Alberte est leur maman, et Serge leur papa. Ceci ne
fait aucun doute.
On n'a qu'A voir comment ce petit garcon vient se
vautrer tout contre l'6paule de Maman Alberte pour lui dire
qu'il a mal A la gorge. Quant A Serge, il est le papa qui sait tout
faire. Il est A la fois plombier, menuisier. Mais quand il faut
gronder, r6primander, il sait aussi le faire.
Alberte et Serge. Il s'agit de Alberte Silvera et Serge
Bazelais qui depuis prbs de cinq ans ont d6did leur vie A cette
ceuvre. Le Foyer Marie, Mbre de la Divine Mis6ricorde (The
children of Mary), un Foyer se trouvant A Tho-
massin 39 et qui h6berge des enfants orphelins
allant de 3 A 17 ans. -
Depuis trois mois, le Foyer est in-


stalls dans un nouveau local, plus spacieux que
l'ancien.
< Nous avons dfi abandonner notre
grotte dans l'ancien local > nous dit Alberte.
Mais Serge compte en construire une autre.
Une autre grotte avec Maman Marie bien en
evidence.
Les enfants semblent d6dids A Marie.
Ils portent tous un petit scapulaire au cou. Et
dans toutes les pieces, on remarque de grandes
photos de la Vierge, v6te de sa tunique bleu et
blanc. Tout comme Alberte d'ailleurs qui avec
un large sourire, nous accueille A la barrire de
sa demeure et nous y invite. Car il s'agit bien
d'une demeure et non d'un orphelinat. Je pense
que Alberte et Serge doivent d6tester ce mot.
Les enfants ne sont pas orphelins
puisqu'ils ont trouv6 une mbre et un pbre.
< J'aurais d6test6 que les enfants dorment dans
des dortoirs, nous dit-elle. Non. Je veux pour
eux de coquettes chambres avec des lits A deux
stages, car ils sont nombreux. Mais cela fait
famille, tandis qu'un grand dortoir est froid et


inhumain. >>
Quand onvoit avec quellejoie les enfants assistent au
d6ballage de la caisse que vient tout juste de leur remettre ces
Canadiennes qui sont arrives un peu avant nous en visite, on
se rend compte que lajoie est au rendez-vous au Foyer Marie,
Mbre de la Divine Mis6ricorde.
Il y a en tout six chambres A coucher. Mais pas assez
de lits pour 23 enfants. On couche les enfants deux par lit et
au moment de la panne d'l6ectricit6, le Foyer est dans le noir
le plus complet.
Pas de g6ndratrice, pas d'inverter, pas de batteries. Et
cesjeunes enfants qui vont A l'6cole, A Kenscoff, A Thomassin
ou bien A Laboule ont des lemons, des devoirs et ils sont obliges
de le faire A la lumibre d'une bougie.
<< Et puis, ils n'ont pas de sac d'6cole non plus, nous


raconte Alberte, sans se d6partir de son grand sourire, tellement
communicatif. Et cela me donne des problkmes avec les profes-
seurs. Sur les 24, il y en a tout juste un A avoir un sac. C'est
Serge qui le lui a achet6. Mais cela ne suffit vraiment pas. >
Aussi pour aider le Foyer Children of Mary et ses
24 enfants, la branche de Floride de la Fondation organise le
Samedi 24 Octobre, un diner pour recueillir des fonds.
Et puis il y a aussi l'Eglise Catholique qui travaille
en affiliation avec le Foyer et qui a d6cid6 de confier la tiche
A des laics qui s'occupent de trouver toute sorte d'aide pour
permettre A Alberte et Serge de tenir.
Comme recueille-t-on les enfants, avons-nous voulu
savoir ? Beaucoup de demandes emergent de gens qui ont


Les pupilles du Foyer The Children of Mary recevant des visiteuses du Canada


recueillis des enfants de parents d6c6d6s et ne peuvent plus
s'en occuper. Mais parfois, les demandes emergent de l'Eglise
catholique. < Nous connaissons un enfant vivant A telle adresse
et dont les parents ne peuvent plus s'occuper. Que pouvez-
vous faire ? >
Et c'est ainsi que les enfants sont arrives les uns aprbs
les autres A ce Foyer, qui se veut une veritable famille. Il est
important de savoir que les enfants de Children of Mary ne
sont pas en attente d'une adoption 6ventuelle. Ils sont chez
eux, dans une famille et vont y rester jusqu'A leur majority,
s'ils d6cident aprbs avoir trouv6 un travail de s'installer ail-
leurs. La Fondation n'est pas assez vieille pour avoir eu des
cas de ce genre.
Pour le moment, les enfants de Children of Mary


ary
sont au jardin d'enfant ou A l'6cole, selon leur age et ils ont
besoin de tout.
Les vtements, pantalons,jupes, chemises et corsages,
des sous v6tements, des chaussures. II leur faut manger trois
fois parjour. Ils ont besoin de livres, de fournitures scolaires.
Pour Alberte, ce qui compte c'est que ses enfants se sentent
chez eux, dans leur maison.
< Mes enfants biologiques vivent en Floride, nous
raconte-t-elle. Je vais partir mardi pour les voir. J'ai aussi une
de mes petites filles qui va 6tre gradu6e. Je serai 1I. Mais je ne
peux pas 6tre avec eux pour la Noel, comme ils me le demand-
ent. Ils ont papa et maman avec eux. Mais ceux du Foyer n'ont
que moi et Serge >


Le Foyer Les enfants de Marie, Mbre
de la Divine Mis6ricorde, m6rite d'etre mieux
connu d'abord de nos compatriotes et ensuite
de tous ceux qui voudraient aider A donner une
vraie maison A ces enfants.
Cet orphelinat catholique s'adresse
d'abord aux compatriotes, parce que les mem-
bres de la Fondationpensent que c'est d'abord du
devoir des Haitiens d'aider ces petits Haitiens. Si
par exemple, il y avait une cotisation de $ 10.00
par mois de mille personne, les responsables, qui
donnent aussi A manger A quatre-vingt enfants du
voisinage, pourraient davantage faire face aux
diverses obligations.
Si vous aussi vous voulez faire quelque
chose, vous pouvez toujours contacter les re-
sponsables de la Fondation, A Thomassin, en
appelant le 3612-4082 ou le 3400-9797
E mail : HYPERLINK
"mailto: sanctuairefermathe@yahoo.fr" sanc-
tuairefermathe@yahoo.fr

Pour ceux qui voudraient participer
aux diner collecte de fonds de Plantation, il
est fixM au samedi 24 octobre de 5 heures A 11
Heures pm.
St Bernard Catholic Church


8279 Sunset Strip
SUNRISE, Fl 33322-3089

Les frais de participation s'&l1vent A $ 25.00. Sur-
veillez nos annonces, car la Fondation Children of Mary se
propose d'organiser d'autres activities dans d'autres villes des
Etats-Unis pour motiver les compatriotes et tous ceux qui,
conscients du travail accompli, voudraient apporter eux aussi
leur quote-part pour le d6veloppement du Foyer.

La prochaine activity sera trbs probablement un diner
collecte de fonds en Haiti.

E.E.


Lutte contre la malaria


les efforts s'intensifient


Le Gouvernement haitien a lanc6 une campagne de
lutte contre la malaria depuis le 28 juin, journey nationale de
lutte contre cette maladie. Et entre autres actions, desjournmes


Vaccination contre la malaria (photo Marco Dormino)


de sensibilisation organis6es dans plusieurs regions du pays.
Une initiative inscrite dans le plan d'action visant l'6radication
de la maladie d'ici A 2020.
Avec 20.000 cas de malaria diagnostiqu6s chaque
ann6e, Haiti est l'un des rares pays A risque de la region de la
Caraibe. Est-ce pourquoi, le Gouvernement haitien intensifie
ses efforts en vue de l'l6imination de la malaria, 6galement
connue sous le nom de paludisme.
Depuis le d6but de l'6td, le Programme national de
contr6le de la malaria du Minist&re
de la Sante publique et de la popu-
lation (MSPP) organise des s6ances
de formation A travers le pays. L'ini-
tiative a pour vocation de fournir des
informations aux populations sur les o
sympt6mes de la maladie, ses modes
de transmission, son traitement et ses
moyens de prevention. Grand-Goave, *
Delmas 32, Delmas 75 sont les zones 7


haitiano-arabe Plan international (CHAPI), un centre hospi-
talier de la commune et ciblait particulibrement les femmes,
parmi les plus vulndrables au paludisme.
Trbs t6t dans la matinde, les b6ndficiaires ont &te
accueillies sur la place publique de Cite Soleil situde en face
de l'6tablissement hospitalier. Ils ont eu droit A une premiere
seance d'informations ainsi qu'A des brochures pr6sentant la
maladie. Une deuxibme stance d'information a eu lieu dans
la salle d'attente de l'h6pital. Autre tape de la campagne, la


pour une campagne de sensibilisation contre la malaria
(photo Marco Dormino)


ayant dji b6ndficid
de ce programme.
Le jeudi 8
octobre 2009, c'6tait
au tour de Cit6 So-
leil, une commune
oin vivent environ
300.000 personnes.
L'activit6 s'est dd-
roulde au Centre


distribution de moustiquaire A tous les participants.
Une occasion 6galement pour des participants f6briles
de b6ndficier d'un prel&vement de sang pour analyse dans un
laboratoire install pour la circonstance. Les r6sultats seront
connus une semaine plus tard. Entre-temps, les malades se sont
vues administrer des soins.
Quelque 700 personnes ont pris part A cette journe
de sensibilisation. Parmi elles, Elise Simdon, une femme
enceinte qui se r6jouit d'avoir l'occasion de mieux cerner la
(LA MALARIA/ p. 10)


Page 8





Mercredi 21 Octobre 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 39


Hommage de I'ONU aux casques bleus victimes du crash


Saluer la m6moire des casques bleus qui ont perdu la
vie au cours de l'accident d'avion vendredi dernier, tel a &te
l'objectif de la c6r6monie organisde, ce 13 octobre 2009, au
Camp Charlie A Port-au-Prince. Une occasion pour la MINUS-
TAH de souligner leur importante contribution en faveur de la
paix et de la stability en Haiti.
L'atmosphlre 6tait solennel ce mardi au Camp Charlie
A l'occasion de cette c6r6monie visant A honorer la m6moire des
11 soldats (6 uruguayens et 5 jordaniens) morts vendredi, lors-
que l'avion qui les transportait a heurt6 le flanc d'une montagne
pres de Fonds-Verettes, dans le d6partement de l'Ouest.
La c6r6monie s'est d6roulde en presence notamment
du president de la R6publique Rend Pr6val, le Repr6sentant


de maintien de la paix est confronted A des risques imprevisi-
bles (...) Nous devons honorer leur m6moire en maintenant
les plus hauts standards de s6curit6, meme si nous savons
que les tragedies peuvent survenir en d6pit de nos meilleures
precautions >.
Au cours de la c6drmonie d'adieu, le president Rend
Pr6val a distingu6 A titre posthume les 11 victimes du crash. A
chacune d'elles, le chef de l'Etat a d6cern le dipl6me national
Honneur et MWrite.
De son c6td, le commandant de l'Unit6 de l'aviation
uruguayenne, le colonel Edimer Guevara, a invite son 6quipe
A garder courage. Malgr6 la peine et la tristesse, celui-ci sou-
haite que la disparition de leurs confrbres soit, pour eux, un


6galement A l'enquete, qui pourrait s'6tendre sur plusieurs
semaines.
Les deux contingents endeuill6s s'adonnent active-
ment A des patrouilles terrestres, maritimes et adriennes. Au
moment du crash les victimes effectuaient unvol de reconnais-
sance le long de la frontibre haitiano-dominicaine. I1 s'agissait
pour eux d'identifier toute voie -potentiellement utilisable pour
des trafics- et non encore rdpertoride comme points de passage
officiels frontaliers.
Une action qui entre dans le cadre de la gestion fron-
talibre, un volet du mandat de la MINUSTAH. Entre autres
importances des vols de reconnaissance figurent la visuali-
sation des aires de travail, des mouvements de troupes et des


Les junerailles des 11 casques bleus morts dans le crash de I 'avion de la Ainustah le vendredi 9 octobre dans les montagnes dominant Fonds-des-NMgres
et Ganthier prks de lafrontidre haitiano-dominicaine (photos Logan Abassi)


special du Secr6taire g6ndral de 1'ONU et chef de la MINUS-
TAH, H6di Annabi, le commandant par interim de la compo-
sante militaire, le major g6ndral Ricardo Toro, de nombreux
officiels du Gouvernement haitien et des personnalit6s du
corps diplomatique.
Au nom de la MINUSTAH et des Nations Unies en
Haiti, H6di Annabi a fait part de ses profondes sympathies A
tout ceux qui sont endeuill6s. < Nous partageons leur choc et
leur tristesse, et nous prions afin qu'ils soient forts pour endurer
cette trag6die >, a-t-il dit, rappelant que < ces hommes et ces
femmes ont donn6 leur vie en vue de faire avancer le principe
de solidarity international qui est consacrd par la charte des
Nations Unies >.
Comme le souligne M. Annabi, (leur perte doit ren-
forcer notre determination A r6aliser notre mandat en Haiti et
d'assurer que leur sacrifice, ainsi que celui des civils, policiers
et militaires qui ont p6ri en servant la MINUSTAH, n'aient
pas &t en vains >.
Une occasion 6galement pour le Repr6sentant special
de partager avec tous le message du Secr6taire g6ndral, Ban
ki-moon: ((meme lorsqu'il n'y a pas de conflit ouvert, le travail


exemple dans la manibre de servir. < devons continuer le travail >, a-t-il dit.
A l'6gard de ses troupes et de la MINUSTAH, le
commandant par interim du bataillonjordanien, le colonel Mo-
hammad Al-Mari, a inscrit son message dans la determination
A poursuivre le travail en d6pit de la trag6die du 9 octobre. < bataillon jordanien en Haiti promet de continuer A d6ployer
les efforts n6cessaires dans l'accomplissement des taches qui
leur sont d6volues, ce en vue d'atteindre les objectifs nobles
des Nations Unies relatives A la promotion de l'amour et de la
paix >, a-t-il soulign6.
RWcup&rdes du site de l'accident depuis samedi der-
nier et transports A Port-au-Prince, les corps des victimes ont
6te rapatrids imm6diatement apris la c6r6monie d'adieu.
Les investigations se poursuivent jusqu'A ce que
tous les 616ments d'information n6cessaires soient recueillis.
Conform6ment aux normes intemationales, les enquateurs du
pays propri6taire de l'avion (l'Uruguay), du pays de fabrication
(un Casa-212 fabriqu6 en Espagne) et d'Haiti (oi l'accident
a eu lieu), examineront l'6pave pour determiner les causes
de cette trag6die. Des experts des Nations Unies participent


voies. I1 en d6coule un meilleur contr6le de la frontibre et des
6ventuels trafics.
Parallblement aux patrouilles adriennes, l'Unit6 de
l'Aviation uruguayenne effectue des patrouilles maritimes,
des operations d'appui maritimes, des transports de passagers
et de cargo, notamment. Avant de perdre six (6) membres, elle
6voluait avec un effectif de 30 casques bleus.
Quelque 1122 casques bleus uruguayens sont dd-
ployds actuellement en Haiti. L'Uruguay participe aux efforts
de maintien de la paix dans le monde depuis 1952 avec, A
1'6poque, 69 observateurs au Cachemire, entre l'Inde et le
Pakistan.
De son c6td, le bataillonjordanien, fort de 712 soldats
de maintien de la paix, participe A des patrouilles adriennes,
mais 6galement A des patrouilles terrestres de concert avec la
Police nationale d'Haiti (PNH). Et parmi ses zones de respon-
sabilit6 figurent Cazeau, Cabaret, Malpasse et Anse-A-Pitres. A
ce jour, ils sont quelque 6716 casques bleus dudit contingent
A avoir d6ji servi A la MINUSTAH. Leur premiere mission de
paix remonte A 1992, au Cambodge.


Defi alimentaire : Haiti enregistre des progress


17 Octobre 2009 Depuis trente ans, le 16 octobre
est retenu pour la c616bration de la journde mondiale de
l'alimentation. Cette annde elle est marque par une augmen-
tation de la faim dans le monde. Haiti, malgr6 un contexte
socio-6conomique difficile se d6tache, cependant, de cette
tendance et fait plut6t figure de bon &lve.
Les chiffres publiCs par les different organes des Na-
tions Unies attestent de la gravity de la situation. Cette annde,
1,1 milliard de personnes souffrent de sous alimentation, soit
une personne sur six. Ce qui traduit une nette augmentation
de la faim dans le monde.
Entre autres facteurs aggravant figure la crise
6conomique qui frappe le monde et dont les repercussions
m 0- r-


s'6tendent A tous les aspects de la vie. Et parmi les secteurs
les plus s6v&rement frapp6s, l'alimentation. Les pays les plus
pauvres sont les plus atteints.
Haiti, malgr6 une situation socio-6conomique dif-
ficile, fortement affected par le passage successif des quatre
ouragans durant l'Ftd 2008, fait figure de bon &lve en ce qui
a trait aux efforts pour com-
battre l'ins&curit6 alimentaire M
dans le pays.
En effet, cette annde
le nombre d'Haitiens en ins6- Ra
curit6 alimentaire a diminud,
passant de 3.3 millions en


novembre 2008 A 1, 9 millions en septembre 2009. Ce qui
6quivaut A une baisse de l'ordre de 73,68 % entre novembre
2008 et septembre de cette annme.
Pour de nombreux observateurs, ce r6sultat quasi inat-
tendu en regard de la situation du pays, est le fruit des efforts
(DEFI ALIMENTAIRE / p. 10)


Rdcolte de bananes (photo Minustah)


1-800-9276059
aa -qcou5*un


Page 9





Mercredi 21 Octobre 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 39


Lutte contre la malaria


(MALARIA... suite de la page 8)
malaria. Entre autres motifs de satisfaction, celle-ci reconnait,
volontiers, que < maintenant, je suis consciente des m6faits
des eaux stagnantes sur la sante et leur r6le comme vecteur
de la malaria >.
Marjorie Pierre, elle, 6tait venue avec son enfant. Ce-
lui-ci avait la fievre. <,
dit-elle, rassurde par les r6sultats de son analyse. Et a la lumiere
des conseils requs durant l'activit6 de sensibilisation et avec
sa moustiquaire, Marjorie se dit mieux arm6e pour prot6ger
sa vie et celle de son enfant.
Cette campagne b6ndficie de l'appui de la MINUS-
TAH qui entend distribuer 5.000 moustiquaires finances a
hauteur de 33.750 dollars amdricains. Celles-ci sont donndes
principalement aux personnes les plus vulndrables, a savoir
les femmes et les enfants de moins de 5 ans. Des activities de



Defi alimentair
(DEFIALIMENTAIRE ... suite de la page 9)
d6ployds a la fois par les autorit6s locales et les organisations
internationales en action sur le terrain.
En effet, dans son intervention lors de la c6r6monie
commemorative de cette joumre, le ministre de l'agriculture
et des ressources naturelles, Joanas Gud, a identifi6 certains
d6marches entrant dans le cadre de ces efforts, telles, le don
de la FIDA d'un montant de 10 millions de dollars pour la
mise en ceuvre de programme facilitant l'acquisition d'intrants
agricoles aux paysans.
A cela s'ajoute l'appui du V6n6zu6la en fertilisants
et 6quipements agricoles ; la rehabilitation d'infrastructures
endommag6es ; la mise sur pied de programmes a haute in-
tensit6 de main d'ceuvre grice a plusieurs organisations inter-
nationales ; le d6caissement de 36 millions de dollars dans le
cadre du programme d'urgence de l'Etat haitien ont contribu6
a l'atteinte de ce r6sultat.
Autre instance apportant son appui, l'Organisation des
Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), qui
apporte une assistance technique. Sur place, la FAO d6veloppe
des programmes relatifs a l'urgence et au ddveloppement du-
rable. Entre autres actions urgentes figurent la rehabilitation
du systeme d'irrigation et une assistance aux petits paysans a


les efforts s'intensifient


sensibilisation sont 6galement organisdes a travers les 9 centres
multim6dias de la MINUSTAH.
Un autre aspect du programme est la lutte anti-vecto-
rielle, qui vise l'l6imination ou la reduction de la proliferation
du moustique adulte. A cet effet sont r6alis6s des curages de
canaux, le drainage d'eau stagnante, le remblayage de marais
ou encore la fumigation.
Autre entity s'impliquant dans la lutte contre le
paludisme sur l'ile d'Haiti, la Fondation Carter. L'institution
se propose de collecter 194 millions dollars am6ricains afin
de financer sur dix ans un programme binational (Haiti et la
R6publique Dominicaine) pour dradiquer la malaria qui est
end6mique dans plusieurs regions du pays.
Le programme, qui d6butera en 2010, consistera a la
surveillance 6pid6miologique, la prevention, le renforcement
de la capacity de diagnostique des laboratoires, la gestion cli-


nique. II vise aussi une meilleure coordination afin d'aboutir
a l'6radication de la maladie sur 10 ans.
D'importants efforts financiers ont &te consentis dans
la lutte contre la malaria. A cet effet, plus de 14 millions de
dollars am6ricains ont &te allouds par le Fonds Mondial d'aofit
2004 ajuillet 2009. Quelque 45 millions de dollars suppl6-
mentaires devraient 6tre d6bours6s par le Fonds mondial en
janvier prochain.
Lance dans les anndes 1950, la lutte contre la malaria
a &te mende par le Service National d'6radication de la Malaria
(SNEM) ferm6 vers la fin des anndes 1980. Aujourd'hui, le
Programme national de contr6le de la malaria a pris le relais.
Et son objectif: 6radiquer cette maladie dans le pays une fois
pour toute.
Rddaction : Hugo Merveille
Edition : Uwolowulakana Ikavi


travers la distribution de semences amdliords (haricot, sorgho,
mais, pois, les boutures de manioc et de patate) ainsi que des
outils agricoles.
Dans le cadre de son Programme de d6veloppement
durable, la FAO intervient dans le renforcement des capacit6s
institutionnelles, la promotion d'une agriculture durable et
une meilleure gestion du foncier, qui passe, entre autres, par
des travaux d'amenagement des bassins versants. Son action
concede 6galement l'introduction des technologies pour la
relance de la production, dont des techniques de production,
de transformation et de conservation.
< La FAO mobilise des financements aupres des
bailleurs de fonds. Le cofit du programme en Haiti s'leve
a 30 millions de dollars. Les 2/3 de ce montant sont affects
au programme d'urgence et les 1/3 au programme de d6vel-
oppement durable >, souligne le Repr6sentant de la FAO, Ari
Toubo Ibrahim.
Cependant, si le ministre Gud considere cette diminu-
tion comme une preuve qu'Haiti peut lutter efficacement contre
le problkme de la faim, particulierement en situation d'urgence,
il ne se targue pas de triomphalisme car, < atteindre la s6curit6
alimentaire est un dMfi majeur et le chemin a parcourir pour
atteindre cet objectif est long>.


En effet, malgrd cette baisse spectaculaire, la produc-
tion agricole ne suffit pas a r6pondre au besoin alimentaire de
la population haitienne. A en croire le ministre Gud, les solu-
tions au problkme de la s6curit6 alimentaire en Haiti sont tris
complexes. Le grand d6fi a relever pour faire de la s6curite
alimentaire une r6alit6 dans le pays est < le d6veloppement
d'une agriculture productive, durable et diversified >.
Pour en arriver la, de multiples actions doivent 6tre
faites, comme combler la d6ficience alimentaire dans les filibres
agro-alimentaire surtout celle des c6rdales ; r6volutionner et
moderniser les techniques agricoles traditionnelles du pays.
La rehabilitation de l'environnement haitien est aussi
une action incontoumable, car dans son 6tat actuel, il constitue
une veritable menace a la s6curite alimentaire dans le pays.
Les pertes dans le secteur agricole dues aux derniers ouragans
s'61&vent a 229 millions de dollars amdricains.
Combattre l'insecurite alimentaire passe done par
des actions multiples et coordonndes. Ces r6cents r6sultats
sont encourageants et devraient inciter a multiplier les efforts
et garder espoir qu'une diminution significative et definitive
de la faim en Haiti est possible.
Redaction : Martine Denis Chandler
Edition : Uwolowulakana Ikavi


Haiti


Quand adoption rime avec transaction


(Syfia Haiti) Haiti est un desprincipaux 'fournis-
seurs" d'enfants adoptables. Unefilibre quasi commerciale
s'y est installde, base sur la loi du marchiplus que sur une
logique d'aide a l'enfance. Beaucoup d'enfants adopts ont
encore leurs parents...
Sur le tarmac surchauff6 de l'adroport Toussaint
Louverture a Port-au-Prince, pas unjour ne passe sans qu'un
enfant d'Haiti n'embarque sur un vol international, accompa-
gn6 de ses parents adoptifs ou d'un repr6sentant d'un organ-
isme d'adoption. Beaucoup partent vers l'Europe : Haiti est
en effet devenu un gros "fournisseur" d'enfants adoptables :
le premier pour la France, un des principaux pour la Belgique
et la Suisse. Plus de 400 petits Haitiens sont adopts chaque
annme en France et une cinquantaine en Belgique. Dans ce
pays, leur nombre est enbaisse, "notamment i la suite d'une


campagne qui dinongait les mauvaises pratiques d'adoption
en Haiti", explique Gerrit De Sloover, le vice-consul hono-
raire de Belgique en Haiti, consultant sur les questions lies a
l'adoption international.
De 300 a 400 dans les anndes 1990, le nombre de
dossiers d'adoption international d'enfants haitiens d6pos6s
par an a Port-au-Prince, a l'Institut du bien-6tre social et de
la recherche (IBESR) est aujourd'hui compris entre 1 000
et 1 500. Exactement 1 367 pour la p6riode d'octobre 2007
a octobre 2008. Cette augmentation r6sulte du fait qu'Haiti
est un des rares pays a n'avoir pas encore ratified la Conven-
tion de La Haye de 1993 sur la protection des enfants et la
cooperation en matiere d'adoption international, qui fixe un
cadre 6thique clair et pose comme principe qu'un enfant n'est
adoptable que lorsque aucune famille ne peut l'accueillir dans


le pays meme.
Business
Souvent port6e par unvrai d6sir d'enfant du c6t6 des
parents, l'adoption international apparait sur le terrain comme
un veritable business. En 2005, la procedure pouvait cofiter
aux adoptants entre 5 000 et 6 500 $ US en moyenne, selon
l'Unicef, y compris les frais d'avocats engages par les creches
et ceux de procedure. Aujourd'hui, on approche des 10 000 $
US. L'offre a toujours exist du cot6 haitien, t6moigne Geerit
De Sloover, mais la demande a augment r6cemment. Les
maisons d'enfants ont d&s lors pulluld dans le pays. En 2008,
66 creches 6taient accr6dit6es par l'IBESR (contre 47 en
2005), dont une majority a Port-au-Prince. Mais leur contr6le
par l'Institut est probl6matique, compte tenu du manque de
moyens de l'institution et du manque de volont6 de sa part.
Aux dires du directeur adjoint de l'IBESR lui-meme, M. Cas-
seus, les crlches seraient beaucoup plus nombreuses que celles
accr6dit6es par l'Institut, "pres de deux cents", liche-t-il, sans
en avoir l'air trls certain.
Selon l'Unicef, "l'adoption internationale via des
organisations privees qui n 'ont pas requ 'autorisation est
malheureusementpossible". "Je connais des cas oi des creches
non reconnues sous-traitent a des creches accredities", af-
firme Gerrit De Sloover. Car "parfois, certains n 'ontpas assez
d'enfants 'en stock', explique X. V, directrice depuis dix ans
d'une creche a Port-au-Prince. Ils vont done en chercher ail-
leurs" pour r6pondre aux d6sirs des parents adoptifs. "J'ai requ
nombre de courriels de parents, toujours les mnmes : 'nous
avons l'autorisation d'adopter, nous cherchons un enfant, une
fille'", poursuit-elle.
Contr6le de pure forme
Les petits qui prdsentent des "d6fauts" ne sont guere
pris6s : les plus Ag6s et les malades ont peu de chance d'etre
adopts et certaines creches tourndes exclusivement vers
l'adoption international ne les acceptent pas. De plus, la ma-
jorit6 des enfants adopts en Haiti ont toujours des parents en
vie, soit les deux, soit l'un d'eux, une tante, une grand-mere... a
qui ils sont litt6ralement "achetes" pour 6tre confi6s aux adop-
tants. "Ii semblerait que certaines creches donnent de 1 'argent a
lafamille", reconnait M. Casseus. Le plus frequent est que des
gens li6s a la creche recherchent activement des meres pauvres
et leur proposent de mettre leurs petits en adoption. "Unefois
les papiers signs, on va leur expliquer ce qu 'est 'adoption.
Ce n 'estpas illegal, mais illkgitime et abusif', explique Gerrit
De Sloover, qui estime cependant que ces cas seraient moins
nombreux qu'en Inde.
Parfois, l'initiative vient des parents. On a beaucoup
parlM de vente d'enfants en Haiti. Le cas d'une maman ayant
vendu les deux siens pour 500 gourdes (10 ) a fait du bruit.
"Les parents, dans 1 'incapacitW de s'occuper de leurs enfants,
viennent les placer", explique X. V. L'absence de s6curit6 so-
ciale, de garantie pour les vieux jours, le haut taux de mortality
(ADOPTION / p. 13)


Page 10


Haiti enregistre des progress


MIAM"


LEGAL ANNOUNCEMENT OF SOLICITATIONS
MIAMI-DADE COUNTY
MIAMI, FLORIDA

Miami-Dade County, Florida is announcing the availability of solicitations for contract opportunities,
which can be obtained through the Department of Procurement Management (DPM), from our Website: www.
miamidade.aov/dDm. Vendors may choose to download the solicitation package(s), free of charge, from our
Website under "Solicitations Online". Internet access is available at all branches of the Miami-Dade Public
Library. It is recommended that vendors visit our Website on a daily basis to view newly posted solicitations,
addendums, revised bid opening dates and other information that may be subject to change.
Interested parties may also visit or call:
Miami-Dade County
Department of Procurement Management
Vendor Assistance Unit
111 NW 1st Street, 13th floor,
Miami, FL 33128
Phone Number: 305-375-5773

There is a nominal non-refundable fee for each bid package and an additional $5.00 handling charge for
those vendors wishing to receive a paper copy of the bid package through the United States Postal Service.
These solicitations are subject to the "Cone of Silence" in accordance with County Ordinance No.
98-106.

Miami-Dade County has streamlined the process for accepting bids and proposals by requiring
vendor affidavits only once at the time of vendor registration.

Starting June 1, 2008, vendors will be able to provide required affidavits one time, instead of each
time they submit a bid or proposal. Solicitations advertised after June 1st will require that all vendors complete
the new Vendor Registration Package before they can be awarded a new County contract. Obtain the Vendor
Registration Package on-line from the DPM website.





Mercredi 21 Octobre 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 39


per no Gr-o cl. *
I* La atf 1U Brrai
artigu &Ive Am A I
* La Prikt Eh1ie de Pftdl
Tbu dMinn dti. IiOh


Info (954) 559-7729


Evens Hilaire
Consultant


10 d6partements d'6tudes
Licence en :
* Gestion d'Entreprise
* Conception et Execution de Projet
* Economie et Finance
* Sciences de l'Education
* Sciences Comptables
* Relations Internationales
* Gouvernance

Dipl6me en :
* Informatique de Gestion
* Relations Publiques
* Gestion de la Microfinance


Contactez nous:
Angle Delmas 75 et Impasse Herard # 3,
Port-au-Prince, Haiti, WI.

www. cfdehaiti.com
Par courriel: Administration(@CDFEHaiti.com
GBrunet@CFDEHaiti. cor

Par telphones : (509) 2246-1425 \ 3555-1575
2513-3726 \ 3767-1575


VISION MORTGAGE BANK, INC


EVENS HILAIRE
Loan Consultant

12788 West Dixie Hwy, Miami, Florida 33161
Phone: (305) 891-2225
Fax (305) 891-2559
Cell (786) 285-0384


wea emzmu


HACEPA
The Haitian American Center
for Economic and Public affairs
Together with
ABICC -The Association of Bi-
National Chambers of Commerce
Cordially invite you to a

Business Mission to HAITI
Join us and discover the land of unique business
opportunities Ninety minutes flight from Miami
From Wednesday, November 4, 2009
to Saturday, November 7, 2009
Cost: $685.00
Includes: Airfare with American Airlines, 3 hotel
nights, ground transportation, transfers, and
meetings with the private and public sectors
Deadline for reservation and payment
October 10, 2009 (Limited space available)

Registration fee: $50 payable to HACEPA
For payment, please send a check to HACEPA
to the following address:
1970 N.W. 180 Street, Miami Gardens FL 33056
For further information, call:
J.C. Cantave to 305-623-1979
or by e-mail to jccantave@haititradecenter.com

Haiti is looking for investors and partners
in the following sectors: Communication -
Transportation Manufacturing Public Health
- Agro-Business Infrastructure Tourism Real
Estate Development Trade


Angleterre Une mere de 28 ans, d6c6d6e d'une
leuc6mie, a transmis des cellules canc6reuses a sa fille, alors
que celle-ci se trouvait encore dans son uterus.
Cet Mvenement est rarissime et prouve aux cherch-
eurs que le cancer peut se transmettre de la mere a l'enfant.
Dix-sept cas pr6c6dents ont &te recens6s oni la mere et le b6b6
partageaient le meme cancer, bien souvent des cas de leuc6mies
ou des mdlanomes. Cependant, les scientifiques ont d6sormais
la preuve g6n6tique de la transmission du cancer.
Normalement, le systeme immunitaire d'un b6b6


reconnait et d6truit n'importe quelle cellule canc6reuse venant
de la mere. Mais cette fois, les cellules leuc6miques ont &vitW
les defenses naturelles du b6b6.
Les scientifiques ont commence leurs recherches en
2006 lorsqu'un pare japonais a amend son b6b6 de 11 mois
a l'h6pital de Tokyo. II a alors expliqu6 que la maman 6tait
d6c6d6e trois mois auparavant. Les 6chantillons prdlev6s sur
le nourrisson compares a ceux de la mere ont montr6 qu'ils
contenaient les memes cellules canc6reuses. Ces cas restent
malgr6 tout extremement rares selon les scientifiques.


pour ks ctmtsI


Page 11


PERTE D'UNE PLAQUE D'IMMATRICULATION


La plaque d'immatriculation # IT 0757 a ete perdue

dans la ville de Saint Marc. Cette annonce est

pour degager son proprietaire de toute responsabilite

dans l'utilisation malhonnete qui pourrait en etre faite.


La voiture detentrice legale de cette plaque

appartient a l'Eveche des GonaYves.'




Une mere transmet le cancer

a son bebe durant sa grossesse


PwM IrL is Lu I Ltrifungognmarurpr wr agggg






swnium kA;I :4M
-U


P.O BOX :)a














Miami Florida, 33160-0673
14a4-


















Aussi un service de traduction
de Documents etc.
R~ramr~e~rm 4..
Somes begumana tate
Messing asaguese & a





Mercredi 21 Octobre 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 39


< La pauvrete, on s'en remet. La misere, c 'est cette
chose atroce, qui coupe lesjambes et la tte. La misere, elle,
est tragique. >
Michel Ragon

Voyager. Se faire de nouveaux amis. Revoirles amis.
D'enfance. De l'adolescence. De l'fge adulte. Partager de bons
moments avec des amis d'ici et d'ailleurs. Voili des activities
sociales que la soci&te modeme nous permet de faire de facon
agr6able. Quel qu'il soit notre lieu de residence. Non pas de
facon instantande mais de facon rapide, peut-6tre trop rapide.
Nous vivons le siecle de l'imm6diat. Traverser l'oc6an dans
un sens ou dans l'autre, visiter des pays lointains, aller d'un
continent a l'autre, tout cela est banalis6 dans ce siecle de
< l'imm6diatete>. On prend l'avion comme si on prenait le
bus. Ainsi, on apprend. On se fait connaitre. Voili peut-6tre
ce qui a fait le plus de tort au pays. A ce pays qui s'est si mal
fait connaitre. A ce pays si mal connu. En commencant par ses
propres fils, aussi bien du dedans que du dehors, qui n'ont pas
fait l'effort n6cessaire de comprendre, de comprendre que seul
<< l'exercice de l'amour du pays, partag6 entre tous >>, mettra
fin aux misbres du pays.
Enfin, chers amis lecteurs, connaitre ce pays c'est
apprendre a souffrir car il y a dans ce pays quelque chose qui
fait mal. Profond6ment mal. Et, le problkme, c'est que, ou bien
on 6vite d'y penser ou bien, a chaque fois que l'on y pense,
quelque chose d'agr6able arrive << corrompre > cette idWe
negative. Cependant, il suffit de gratter, rien que superficiel-
lement, avec un simple < regard attentif >>, pour comprendre
que cela touche quasiment l'irr6parable. Un fonctionnement


Miseres !
malsain. Une vision << personnaliste > des affaires publiques.
Vision. Fonctionnement. Perception. Planification. Souve-
rainet6. Transformation. Voila six mots sur lesquels je vous
proposerais, chers lecteurs, de r6fl6chir, un peu, longuement,
si certains d'entre vous arrivent a se procurer le temps pour
le faire (et si l'envie leur survient), afin d'appr6cier 1'6tat de
misbre qui nous enveloppe.
Chores amies lectrices, chers amis lecteurs, j'imagine
que vous me comprendrez sije vous dis quej'ai du mal a com-
prendre que nous en soyons la. Maintenant. En ce debut de 211-1
siecle. Personne ne peut comprendre qu'un pays, avec plus de
10 millions d'habitants arrive a vivre avec un budget national
de moins de 2.4 milliards de dollars. Et, en plus, avec pros de
65% de ce budget provenant de I'Assistance Internationale.
De la bonne volont6 de bailleurs de fonds de mauvaise foi, qui
au fond, confient trbs peu dans une soi-disant transformation
du pays. Voili, chers amis, ce qui me prdoccupe ces derniers
temps, quoiqu'en r6alit6, avec autant de personnalit6s qui vi-
sitent le pays dernirement, cela aurait dfi provoquer un regain
d'optimisme chez moi. Non. Loin de 1i. Cela m'a pouss6 a
l'introspection. A me dire que, a nouveau, nous allons nous
<< foutre le doigt dans l'ceil >. Jusqu'au coude !
Je faisais part de ces preoccupations a des amis. Cer-
tains d'entre eux de longue date et d'autres, de date r6cente.
Plusieurs d'entre eux, vivant dans le 11'- ddpartement, donc,
des < frlres de la diaspora incomprise >. Mais une bonne partie
6tait des << natif-natal > du genre a ne pouvoir passer plus d'un
mois suivi en-dehors du pays. << Mwen anvi we mouch >,
comme disait Piram, de regrett6e m6moire, semble les motiver
a rentrer le plus vite possible au pays. Cependant, on partageait


tous la condition de << privil6gi6s ,> dans un pays pauvre. Pa-
radoxalement, meme nos dirigeants semblent former partie
de cette cat6gorie. Ils vont jouir ailleurs ce qu'ils gagnent ici
(parfois de faqon illicite, d'autres fois de faqon all6gale) mais
nourrissent secretement l'id6e de ne jamais pouvoir le faire
ici. Trop de regards indiscrets. Trop de << misbres >.
Enfin, chers amis lecteurs, avec ce groupe d'amis, r6u-
nis comme au bon vieux temps, on se sentait attrist6s de voir,
que ce coin de terre, qui a tant a offrir et qui aurait tellement
pu offrir, se s6cher au soleil de l'indiff6rence international.
Certains ont parlk de la corruption comme cause. Moi, je parle
de < misbre de l'esprit >, qui enchaine le corps et 1'Ame et
empeche de comprendre que la mauvaise interpretation que
l'on fait du concept < Bien public > et le mauvais usage des
<< Fonds publics >, de la part de quelques-uns, ne peut ne pas
porter prejudice a la grande majority des fils du pays.
Et il en est ainsi!
Et ils le savent !
Mais ils s'en foutent!
Enfin chers amis, la misbre, la plus implacable des
lois, comme disait Victor Hugo, cette longue agonie du pau-
vre qui se termine par la mort du riche, doit 6tre combattue
avec la plus ferme determination. Par les 16gislateurs. Par les
d6cideurs politiques. Par les riches, pour leur survie, pour se
prot6ger des pauvres.
Esp6rons qu'ils s'en rendent compte.


Oscar Germain
germanor2005 @yahoo.fr
Octobre 2009


Roots


(ROOTS ... suite de la page 2)

Dans cette atmosphere particulire cr66e par cette ren-
contre fortuite d'un grand nombre de compatriotes 6parpill6s a
travers le monde, de milieux et d'horizons divers, dont le but
commun 6tait la recherche de leur identity citoyenne, on sen-
tait naitre une communion et une ferveur autour du sentiment
d'appartenance a une meme communaut6 et de l'id6e d'etre fils
et filles d'une meme nation. Dans ces circonstances, quoi de
plus 6mouvant que de revivre, a travers les fresques, les quel-
ques pieces et objets exposes dans la galerie historique, toute
la trame de ce long et passionnant trajet, d'un peuple voulait a genoux>, comme dit Aim6 Cesaire et qui s'est r6volte
contre la barbarie de 1'6poque! Ce cheminement a commence
bien avant le d6barquement, sur les c6tes de 1'Amdrique, des
premiers noirs venus d'Afrique, bien avant l'arriv6e des pirates
et des corsaires francais. II a commence dans les cales meme
des bateaux n6griers. Cette trag6die humaine est illustrde par
des installations et des tableaux indiquant les cinq principales
p6riodes d'dvolution des peuples qui ont v6cu sur cette terre,
de la p6riode indienne ou indigene, la p6riode colombienne,
la p6riode francaise esclavagiste, la p6riode r6volutionnaire,
jusqu'a la fondation de 1'6tat d'Haiti. Toutes ces tapes, 6talkes,
en d6pit de l'espace restreint de la galerie historique, dans un
ordonnancement chronologique minutieux.
Dans la premiere p6riode qui fait r6f6rence a la vie
des autochtones ayant habit cette ile, les visiteurs ont retenu,
a travers les reproductions d6veloppant cette tape, l'aspect
paisible de l'existence a Ayiti. Quelques objets et outils, cou-
ramment utilis6s dans leurs activities quotidiennes, t6moignent
de cette simplicity dans leur facon de vivre, de cette bonhomie
et de cette candeur dans les mceurs. Jusqu'a ce qu'intervienne
l'intrusion les conquistadores et que se r6alise le genocide de
ce peuple.
La seconde tape met en evidence la conquete es-
pagnole commence en 1492, avec l'arrivee de Christophe






Path Plus Baker
NATURAL JUicE

11ti33 NE 2nid Ae.
Miami FL 33160 Cake
T. 3D5- 398 118


Coup d'oeil sur le MUPANAH


Colomb, l'implantation des premiers colons, leurs relations
conflictuelles et inhumaines avec les tainos. Se d6tache dans
ce panorama la presence et la beauty de la reine Anacaona
dont l'histoire nous a rapport l'entregent et le sens de l'hos-
pitalit6. La pibce la plus symbolique et la plus importante qui
nous soit rest6e de cette aventure espagnole dans le nouveau
monde, est l'ancre de la Santa Maria, l'une des caravelles de
Colomb qui avait 6chou6 le 24 d6cembre 1492, au large de la
baie de Caracol. Pr6cieuse relique que 1'Espagne serait fibre
de poss6der et qui serait digne d'etre expose en bonne place
dans le grand mus6e espagnol du Prado.
La troisibme tape relate l'arriv6e des premiers es-
claves d'Afrique, au environ de 1503 et leur calvaire durant
trois sibcles de servitude. Parmi les pieces qui figurent et qui
t6moignent de cette ignominie, on peut remarquer : les lour-
des chaines d'attache qui serraient le cou, les poignets et les
chevilles des esclaves, les instruments de torture, les outils de
travail, l'acte de vente de ces < bois d'6bene provenant de
cet horrible march triangulaire et certaines gravures donnant
une idWe des habitations coloniales, etc.
Le quatribme tape considbre la p6riode r6volution-
naire qui d6bute apres la r6volte g6ndrale des esclaves, suite a
la c6drmonie du << bwa caiman ou << baw kay Imam ,> dans la
nuit du 13 au 14 aofit 1791, jusqu'al'ultime bataille de Vertibre.
Une grande fresque met en lumibre ce combat pique du 18
novembre 1803 qui d6boucha sur l'ind6pendance nationale,
le l1janvier 1804. Dans cette section, sont conserves des ob-
jets personnels ayant appartenu a Toussaint Louverture, Jean
Jacques Dessalines, Alexandre PNtion et Henri Christophe et
certains autres hauts dignitaires de 1'6poque. Je me rappelle,
entre autre, 1'6motion que t6moignaient ces compatriotes a la
vue de ces 6pdes, fusils et pistolets dont certains avaient &td
certainement manipul6s par nos valeureux G6ndraux et soldats,
lors de leurs divers engagements militaires. Se trouve aussi
expose, dans cette partie, la cloche de la liberty que Toussaint
Louverture sonna, en 1793, a
l'occasion de la proclamation
de la liberty g6nerale des es-
claves par Sonthonax. Parlant
de ce commissaire francais qui
faisait partie de la deuxibme
commission civile envoy6e a
SInc. Saint Domingue, Le Mupanah
s'enorgueillit de poss6der
l'unique portrait existant et
connu, h travers le monde, de
Calenng Specialsts ce personnage historique.
as, Pasries, Hors d'Oeuves Vient ensuite, la pd-
for al occasa nn riode haitienne proprement


dite. Mettant en exergue le royaume du nord avec la silhouette
monumentale de la Citadelle Henri et le portrait de son Roi,
r6alise par le peintre anglais Evans en 1818(?), alors qu'il 6tait,
dit-on, directeur de l'acad6mie des Beaux-Arts de Sans Souci
(1816-1820)(?). Tableau qui aurait &te peint d'apres module,
pour camper le souverain dans toute sa magnificence. Dans
l'attestation d'une telle stance de pose pour la r6alisation de ce
portrait, ce serait la confirmation de l'hdritage de l'unique ceu-
vre d'art connu rendant le portrait d'6poque d'un de nos h6ros
de l'ind6pendance. Cependant certains chercheurs contestent
ce fait et affirment que ce peintre n'avaitjamais visit le pays,
du moins, a cette 6poque.
Dans la meme zone, un emplacement est r6serv6 au
regne du second empire, avec comme toile de fond une fresque
montrant le sacre de Faustin 1er.Sur un socle, jusqu'a cWt, est
d6pos6e la couronne de l'empereur. Pibce d'orfbvrerie de toute
beauty et de grande valeur, sertis de pierres pr1cieuses telles que
diamants, grenat, turquoise et au top, un superbe lapis-lazuli.
Deux autres pieces m6ritent d'etre signaldes. I1 s'agit du tam-
bour << Astb >> d'Alexandre PMtion. Cette sculpture, taillke dans
du bois pr6cieux, porte les traces d'un dessin, trls estomp6,
qu'on attribue a sonpropri6taire et qu'onpense 6tre l'esquisse
du dessin de l'armoirie nationale qu'il aurait lui-meme r6alise
( ?). L'autre pibce mentionnde est une cloche qui provient de
la premiere 6glise paroissiale de Port-au-Prince, construite en
1771, sur l'habitation Randot. Cette 6glise fit, en 1861, 6lev6e
au rang de Cath6drale. En 1986, a la suite de commotions poli-
tiques, elle disparftt dans les flammes. La cloche avait &td, par
miracle, r6cup6rde par les responsables de l'Ispan et confide
au Mupanah pour faire partie de sa collection privee.
A cette dernibre tape, le p6riple se termine par la
d6couverte de la galerie des chefs d'6tat haitiens, de Toussaint
Louverture a l'actuel president, Rend Prdval. Ce qui offre 'op-
portunit6 aux visiteurs de d6couvrir les hommes et l'unique
femme, qui ont eu la charge de conduire les destinies de cette
nation. Dans ce mcme espace, sont exposes un petit drapeau
haitien ayant fait le voyage vers la lune en juillet 1969, lors
du vol memorable d'Apollo 11 et une particule de sol lunaire
rapport par l'6quipage de cette mission. Cadeau fait par le
president amdricain Richard Nixon aux diff6rents peuples qui
avaient &te t6moins de cet 6venement.
L'autre section du mus6e concede la galerie artis-
tique. I1 s'agit d'un bel espace en arc de cercle, dispose en
arribre plan de la galerie historique et servant a la r6alisation,
tout au long de l'annde, de diverses manifestations culturelles
et artistiques, tant nationales qu'intemationales. Evenements
destin6s a offrir aux visiteurs haitiens et strangers la possibility
de s'ouvrir a l'Art et a la Connaissance.
Tout au cours de ces quelques moments passes en
compagnie de ces compatriotes vi-
vant h l'6tranger, j'ai cru d6celer en
.ommissioner eux un sentiment de perturbation.
Reaction que j'ai vite fait d'attri-
-family home buer a un d6paysement provoqu6
par un trop long 6loignement du
neowner may pays et qui entraina, sfirement, un
y cartelement entre deux cultures
place et deux rialit6s qui les touchent de
C1s, replac pres et dont ils ne peuvent se d6-
xtures. partir, sentiment partag o et propres
ixtuLres. chacun d'eux, selon les liens qui
peuvent encore exister et les lier a
la Mre-Patrie. Du c6t6 desjeunes,
nds en terre 6trangere et qui 6taient
tact the Opa- a leur premiere visite, on sentait
se d6gager la satisfaction d'avoir
n 236 or you beaucoup appris et de retrouver
cette fiert6 dont ils voulaient tant


1.


(MUPANAH/ p. 13)


Page 12


The Miami-Dade Board of County Commissioners, through the efforts of C

Barbara J. Jordan, has allocated $1.2 million for the rehabilitation of single

in Opa-locka through the Opa-Locka Home Rehabilitation Program. Hon

qualify for up to $30,000 to repair roofs, electrical and plumbing syst

windows, doors, air conditioning units, flooring and kitchen and bathroom fi



For more information on how to take advantage of this opportunity, con

Locka Community Development Corporation at (305) 687- 3545 extensio

may visit our office at 490 Opa-Locka Blvd. Suite 20, Opa-Locka, FL 33054





Mercredi 21 Octobre 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 39


10 heures 30 a. m. La c6r6monie va commencer. On
attendait le repr6sentant du president de la R6publique, Mon-
sieur Fritz Longchamp, vetu d'un costume gris anthracite et
surtout portant une cravate vert pomme, le vert de VoilI !
Tous les cadres sont 1I. Le Pr6sident de la Fondation
Voila, Mr Bernard Fils-Aim6, le DG de la compagnie, Mr
Robin Padberg.
Ils sont entour6s du personnel de Voila, tous et toutes
sur leur trente et un. Tout le monde souriant. Un 10me anni-
versaire, cela se fete.
Ce n'est peut-6tre pas encore l'age mfr. Mais il y a
beaucoup a avoir &te accompli dans l'intervalle de ces dix ans.
C'6tait le 14 Octobre 1999 que la COMCEL s'installait sur le
march en offrant un t6l1phone cellulaire accessible a tous.
Depuis, bien du chemin a &te parcouru. La t6l1phonie
mobile a introduit son premier r6seau cellulaire TDMA de
Voila, lanc6 d'abord a l'6chelle nationale, puis trnsform6 en
2005 en premier r6seau GSM d'Haiti.
De 100.000 usagers en 1999, le nombre atteint 1
million aujourd'hui en 2009.
Le r6seau est dynamique. Les moyens techniques sont
de plus en plus approprids et des professionnels sp6cialis6s
viennent rejoindre l'6quipe pour faire progresser le r6seau
technique et commercial qui compte aujourd'hui plus de 170
concessionnaires et des centres r6gionaux apportant un support
technique et un service a la clientele dans toutes les grandes
villes de province.
D6sormais plus de 900.000 clients b6ndficient des ser-
vices GSM Voila, avec une technologie innovante permettant


TELECOMMUNICATIONS


Voila a dix ans
de diffuser bien plus que des conversations, mais 6galement
des messages et des donndes ainsi que des images.
Pour ce 10me anniversaire de Voila, toutes sortes
d'activit6s ont &te pr6vues. Signalons un concert g6ant au
Champ de Mars qui avu laPlace des HWros de l'Ind6pendance
se couvrir d'un public estim6 a prbs de 800.000 personnes, pour
assister a un concert de haut niveau.
Le 14 octobre 2009, la direction de Voila avait invite
la presse a l'inauguration des locaux r6am6nag6s de son bi-
timent de la Ruelle Nazon qui avait dfi tre abandonn6 pour
les raisons que l'on connait (les violences qui ont suivi le
renversement du gouvernement Aristide en f6vrier 2004), le
quartier 6tat devenu peu sir et Voili ne voulait exposer ni son
personnel, ni les clients.
Mais les choses ayant change, la firme a repris offi-
ciellement possession en ce 14 Octobre 2009 de son ancien
local. Magnifiquement r6am6nag6, il abrite maintenant un
grand magasin Voila avec toutes les dernires innovations de
la compagnie.
D'abord on est surpris de voir tout le long du building
cette rampe d'acces qui permettra aux handicaps moteurs d'y
acc6der sans problkme. C'est nouveau en Haiti et nous pensons
que Voila devient l'un des rares magasin a avoir pens6 a cette
cat6gorie de la population. Au plan social, Voila, au cours de
ces dix anndes, sans aucun tapage, a su montrer que c'est ce
qui l'int6resse en premier lieu : amdliorer les conditions de
vie de nos concitoyens, permettre a un plus grand nombre
d'avoir aces a certaines facilities. Voila est avant tout une
entreprise humaine, devait faire ressortir Robin Padberg, le


DG de la compagnie, dont l'objectif principal est de rdunir et
de connecter les usagers grice a une expertise technologique,
des offres de t6l1phonie mobile adapt6es a un march populaire
et diversity.
Les handicaps et tous les compatriotes g6ndralement
quelconques pourront done arriver facilement au Magasin de
la ruelle Nazon et s'installer au Cyber-Caf6 trbs moderne qui
les accueille.
Nous avons compt6 14 ordinateurs, tous connects
a une liaison Internet de haut d6bit et d6ji fonctionnels. Les
utilisateurs peuvent d&s maintenant utiliser ce service a des
prix imbattables et dans une atmosphere agr6able.
Autre nouveaut6 a signaler a l'occasion de ce 10c me
anniversaire, le t6l1phone Voila rechargeable par 6nergie so-
laire. En introduisant ce t6l1phone sur le march, Voila montre
qu'il veut offrir un service accessible a tous meme ceux vivant
dans des communaut6s oi il n'y a pas d'l6ectricit6. Ce n'est pas
du bluff. I1 ne suffit pas de dire que Voila est le t6l1phone de
tous et pour tous. II faut le prouver et en rendant la t6l1phonie
cellulaire accessible a tous, meme a ceux qui n'ont pas le cou-
rant 6lectrique chez eux, c'est montrer que le paysan lui aussi
fait partie a partir entire de la communaut6 Voila.
Wiclef Jean a fait le voyage. I1 est present a cette
inauguration. I1 le sera aussi au local de PNtion Ville dans
l'aprbs-midi.
< Je n'ai jamais m6nag6 mon appui a Voila nous a
t-il confide. Car d&s le d6but j'ai r6alise qu'ils visaient le bien
de tous >
E.E.


"Copyrighted Material



Syndicated Content


Available from Commercial News Providers"


Haiti


Quand adoption rime avec transaction


(... suite de la page 10)
infantile poussent les parents a avoir beaucoup d'enfants dans
l'espoir que quelques-uns s'occuperont d'eux plus tard. Pour
le directeur adjoint de 1'IBESR, de nombreux parents sont
conscients de ce qu'ils font lorsqu'ils placent leur enfant dans
une creche, et se bercent d'illusions en se disant qu'un jour
celui-ci les fera voyager... La legislation haitienne, en effet, ne
reconnait pas l'adoption dite pl6niere qui implique une rupture
des liens de filiation avec les parents biologiques. Elle entre
ainsi en contradiction avec nombre de 16gislations 6trangeres.
Au moment de donner leur consentement, beaucoup de parents
ne sont pas bien informs, et de plus, une majority signent des
documents qu'ils ne savent pas lire (Voir encadr6 "On a signed
pour 18 ans").
Limiter 1'adoption individuelle...
Selon la legislation haitienne actuelle, 1'IBESR n'a
pas l'obligation de verifier la v6racit6 du consentement des
familles avant qu'une decision d'adoption ne soit prise en
justice. Seule la presence dans les dossiers des documents
administratifs etjudiciaires est v6rifide, ce qui vaut 6galement
pour les consulats qui interviennent avant le depart. "C'est un
travailpurement administratif lafin du processus", rappelle
Gerrit de Sloover. "Durant des anndes, les criteres n 'ontpas
dtd appliques. Aujourd'hui, la procedure est assez lente, car
ils ont tendance a l 'etre plus strictement. On a commenced
demander plus de papiers pour 'adoption, ce qui a avant tout
ete source de plus de corruption", declare X. V De six mois a
un an auparavant, le d6lai peut aujourd'hui atteindre deux ans
et demi. "Une part importante est laissde a 1'interpretation
personnelle desjuges etfonctionnaires dans la gestion des cas,
explique Gerrit De Sloover. Le concept de 'faciliter le dossier'
est assez lastique." X. V soupire : "Les creches subissent telle-
ment depressions... Si vous ne payezpas, le dossier traine des
mois et des mois, et les parents adoptifs vous reprochent de ne



Roots
(... suite de la page 12)
s'impr6gner. Chez les plus Ag6s se refl6tait cette meme attitude,
meme si elle 6tait impr6gnde, en plus, d'un d6sir d6clar6 de
retoumer, un jour, vivre leurs derniers moments sur la terre
natale. Ce queje retiendrai de cette experience est l'affirmation
des rapports privil6gi6s qui unissent les haitiens de l'6tranger
a leur pays d'origine.
Robert Paret
Pdlerin, octobre 2009
paretrobert@yahoo.fr


pas etre aussi rapide que d'autres creches. Aucun responsable
de creche ne vous dira evidemment qu 'il paie..."
Les ambassades aussi exercent des pressions sur les
autorit6s haitiennes, non pour augmenter les contr6les, mais
pour acc6l1rer les procedures. Un projet de loi correctif a &et
d6pos6 au Parlement, mais il a peu de chances d'etre adopt a
court terme. Pourtant, la responsabilite relive aussi des pays
adoptants. Certains, comme la France, acceptent les d6marches
faites individuellement par les futurs parents, qui s'adressent
directement a une creche haitienne. 90 % des enfants exportse"
d'Haiti vers l'Hexagone suivent cette filibre.
Ailleurs, l'adoption individuelle est limit6e et les


parents sont obliges de passer par des organismes d'adoption
agr66s (OAA), ou la procedure est rdput6e plus longue. "Mais
ce qu 'ilfaut, c 'est plus de contr6les sur place", explique une
autre directrice de crlche. L'IBESR estime qu'il faut aussi
"renforcer laprocedure du consentement pour que les parents
ha'tiens soient bien conscients de ce qu 'implique 1 'acte qu 'ils
posent". Mais, paradoxe, le salaire du personnel de l'Institut
est payd, pour partie, grice aux recettes issues des dossiers
d'adoption d6pos6s : 5 000 gourdes (100 e) par dossier.
Meme incomplets ou probl6matiques, ceux-ci sont accepts
en nombre...
Maude Malengrez


8772 N1E 2 dm e Avemnu.e
T61: 35a 757 4915

FADKIKJ VARIETY STORE

I.. MAGASIN POUR TOUTES LES OCCASIONS.
- REreptifn de paitbent pour Bell South, FPL, GAZ, CABLE TV,
-BELL MOBILITY e ec u..
- Cuonaerliun tcphwnique chez voux


Ouvert

6 Jours

par
semaine:

8h30 am


7h30pm


* I'iwf umn


L* 'aIlitiP ci sla cts
* lcauk


* ZVquk, FrAcAns,.Anriua nim
* PNxhit's d 1tiotkns. Amhintajuis. fIX-ulnaiTrcs. traju
* 'htuMits de tYjule


Page 13





Mercredi 21 Octobre 2009
Page 14 Haiti en Marche Vol XXIII N 39

P Solutions de la
L ITS SES semaine passee:

Allez de LISSES a BERGER, en utilisant des mots du du BE R N E S
C E R N E S
vocabulaire frangais, et ne changeant qu'une lettre par ligne. C 0 R N E S
CORNU S
CO RN U E
C= 0 N NU E
E N I L E H ENI LEHTNOYXTHEGI RLI SMINEQ C O0N QU-E
BERGER CHEATERBLACKORWHITELIIOAY
NAE JE ILLIBBENOYLEVOLUHWDWD
T HEWAYYOUMAKEME FEE LT KAYE D
OI WANTY OUBACKT KCABEHTNI AA
FQGHKRADEHTNIENOEMOSENBRNSCRABBLE
F L JJGCY OUROC KMYWO RLDNARE G
TAX S T RAN GE R I NM S C WD B T E Arrangez les sept lettres ci-dessous
HR P S MOO T HCR IMI NAL B P JL E RHR
Solutions de la semaine passe E H W M E N I H C A M G N I C N A D A A W R E pour former un mot frangais


AE RONEF S
NUE A LUU
A M L DEB
S KAI AM
IAMBIQUE
LB A U R
Y ING L ON G
AIG UEUSIE


Trouvez 53 chansons de michael Jackson dans le carr6 ci-dessus
m- i rf l!1T1 TIill, i[ i TlTll I il (]ii[ilq liTTWW ll [ ]iliiNT l ii[ ilifiII


L T

EAP

A C

Solutions de la semaine passee
RET INAL
T


7h00-q.9h00 M offeI Matin aw Mart
Informations Inteview. Anootjw a, Humour.
Analyses
Nos Cahron chaqu
S E-diMorin d Mrdlcus
A2h Quotidiay nu av EErji
La Chroniqu Littaire vc Dominiqu B avrie
Les SJort avec Mario RBaau
L20- nvittOOi Jot
M6ladic Matin chaque samedi esl aanimb
par F6quirie Raphas

3lh-Mid Le dque de V AuII teur
animaLtiDn ames Prfdvil

1 2:0 -12h300 ModI &
informaions avoc Laury EFattin

12h3o-2bhoo LadyBhluesavccElsic
Ja, Blu&, Swing. Ragtime

2ho0- 3h0 C'est S Bon an cransoani
EmisSion d chansonI francIises

3h-5h pm La Bon VIaU X Tamp
Rctro-Compas
vJc Dy oc Danicll rCapto i inill

500 LJourwl~~bldeo5hur
uvcs Villct Hcrtelou
Sh 30 pm M6fodle A Company
Ddveloppemsent durble
Mardi avl0 Bernard Ethicart
7h-S43O Amory SaLr con Luciani

s30-9hoo SofrlIntrnatons

shoo- -h130 Notre Grand Concert
Lun. & Me. : L'h-ure clafsique
Jma -Dimn, :J= wrTen
Judy Carmichael reolt ses invites
9600 et as dell Cavellers, prenea ws clarnes
(Swmedi) 50 ans dc ucci populaires haliens


E n B ref... (...suitedelapage2)
Mission de stabilisation de 1'ONU (MINUSTAH). De nombreux ill6gaux strangers, princi-
palement des Cubains et des Chinois, transitent r6gulibrement par Haiti pour se rendre en
R6publique Dominicaine afin de pouvoir atteindre Porto Rico, Etat associd aux Etats-Unis.
Haiti et la R6publique Dominicaine se partagent environ 400 kilometres de frontiere.
Les pompes a essence d6sormais ferment a 2 heures de
1'apres-midi
C'est une decision prise par les responsables de 1'ANADIPP Association Nationale des
Distributeurs de Produits P6troliers. "C'est la hausse des cofits de l'6nergie, ainsi que
l'augmentation du salaire minimum, qui nous ont oblige r6duire nos horaires de fonc-
tionnement" a fait savoir Randolph Rameau, president de 1'ANADIPP. C'est le vendredi
16 octobre qu'a commence le rationnement. Le nouvel horaire des pompes va de 6 heures
du matin a 2 heures de l'aprbs-midi. Les distributeurs de produits p6troliers espbrent que le
gouvernement consentira a augmenter leur marge de profit pour leur permettre de faire face
a leurs obligations. Cependant ce qui va encore augmenter le ch6mage c'est que des em-
ployds des stations a essence vont etre mis en disponibilit6, en raison de ce nouvel horaire.
La mesure sera temporaire, a toutefois fait savoir le president de 1'ANADIPP.

Le Noir et Rouge revient a l'honneur: manifestation de duva-
liWristes a travers les rues de Port-au-Prince
Plusieurs centaines de Duvalidristes ont gagn6 les rues le 17 octobre a l'occasion de l'an-
niversaire de la mort de l'empereur Jean Jacques Dessalines. Les manifestants portant les
couleurs Noir et Rouge, ont march du Bel Airjusqu'h la place Dessalines au Champ de
mars. Ils r6clamaient le retour physique en Haiti de l'ancien president Jean Claude Duvalier
et l'unit6 de tous les haitiens. Depuis la commemoration du centenaire de Francois Duvalier
en 2007, il s'agissait du plus grand rassemblement des membres du PUN (Parti pour l'Unit6
Nationale). La manifestation s'est d6roulde sans aucun incident.

La Banque Interam6ricaine de d6veloppement et l'Espagne
accordant 39 millions de dollars a Haiti
C'est le montant en dons et prets qui seront octroyds au pays dans le cadre de la premiere
phase d'un partenariat visant a rem6dier aux problkmes d'eau et d'assainissement les pre-
miers projets conjoints finances par la BID et le Fonds de cooperation espagnol pour l'ali-
mentation en eau et l'assainissement en Amdrique Latine et aux Caraibes. Selon la BID, 14,2
millions de dollars seront consacrds a l'extension de la couverture en eau potable. << Cette
composante amdliorera l'acces a l'eau potable pour environ 150 000 personnes et financera
l'expansion et la remise en 6tat du systeme de distribution d'eau de Jacmel ; la construction
de r6seaux d'approvisionnement en eau potable dans les zones p6riurbaines de Port-de-Paix
et Saint-Marc ; la remise en 6tat et l'extension du r6seau de Cap-Haitien ; et l'augmentation
du nombre de bones fontaines publiques>>, expliquent les responsables de la BID.

La diphterie s'est d6claree en Haiti
On parle d'une 6pid6mie qui a d6ji fait 5 morts. Dans une note du Ministere de la sante
publique, on peut lire que 5 morts, 11 cas de contamination ont &td d6nombrds jusqu'h date
dans sept communes de trois d6partements du pays.
La dipht6rie est une maladie contagieuse due au bacille de L6ffler-Klebs. Une campagne de
vaccination a &t6 aussit6t d6clench6e afin de prot6ger lesjeunes de 3 a 19 ans.

Renouvellement pour un an du mandat de la MINUSTAH
(EN BREF / p. 16)


Amaral Duclona

sera extrade en France
(AMARAL... suite de la lere page) au tribunal via la chancellerie dominicaine,
l'Ambassade de France expose que Duclona a
La procureure adjointe dominicaine particip6 au rapt et a la sequestration suivi de
Gisela Cueto a plaid pour que le chef de la mort de Claude Bernard Lauture, cela dans
bande haitien soit extrade vers la France. le courant du 6 au 7 janvier 2004, en Haiti.
Les autorites francaises sont repre- Le kidnapping a ete commis par
sent6es par l'avocate Josefina Gonzalez. trois individus sur la route de l'adroport de
L'Ambassade de France a Santo- Port-au-Prince.
Domingo defend sa demande d'extradition Un t6moin de la sc6ne avait d6cou-
au motif que le pr6venu doit etre jug6 pour le vert un t6l1phone mobile perdu par l'un des
kidnapping et l'assassinat de Claude Bernard agresseurs
Lauture.
Dans une note diplomatique, remise





Mercredi 21 Octobre 2009
Haiti en Marche Vol XXIII No 39


Ti Gout pa Ti Gout ak Jan Mapou


RECUEIL DE PROVERBES CREOLES

Maks Maniga pa rete de bra

kwaze

Li sevi nou youn lbt anko

Maks pran retrIt li Miramar -Miyami depi oktbb
2002. Ou ta di se tann li t' ap tann li rive Florida pou li kontinye
pibliye. An 2005, li te ba nou : Leaders of Haiti 1804-2001.
Historical Overview ; an 2006 : Mots crdoles du Nord'Haiti.
Origines Histoire Souvenirs.; an 2008 : Patamouch I. Eti-
moloji- Literati Rep6taj ; an 2008 : Cap-Haitien. Excursions
dans le temps. Voix capoises de la diaspora. Jodi-a li renmet
nou : Proverbes crdoles haitiens du dix-neuvidme sidcle. Trans-
cription moderne- Traduction franqaise Annotations,.
K6m Maks se pitit kay, manm Sosyete Koukouy, nou
pa ta renmen lekt&-nou-yo kouri di se paspouki paske n'ap
voye liv-li yo monte. Nou apresye travay-li. L'ap fr literati
krey6l-nou an vanse. Poutetsa, m' ap kite nou apresye sa li di
dan avangou dnnye liv li-a. LU nou genyen-1 nan men-nou n'a
ekri Ti Gout pa Ti Gout pou bay opinyon-nou. Men sa misye
di:
"Sa fr 130 an, an 1877, J. J. Oden te fr dezyem edisyon :
( Recueil de proverbes creoles li-a part. Edisyon sa-a
<< revue et augment6e > te pote bay piblik la 1011 pwoveb ;
kUk nan yo rete jouk jounenjodi, d6t sitou zen nan ep6k sa
a ki dispar&t.
Nan moman kote lanng nasyonal nou an ap leve t&t
li alafendefen tankou premye zouti pou Ayisyen kominike
ak Ayisyen parey yo, mwen kwe li bon pou mwen mete pwoveb
krey6l sila yo nan men pep-la.
Pwoveb se eksperyans youn pep. Ayisyen, youn p4p
abitan k' ap viv ak ti zing ; k'ap t6dye men youn te k6k6t6 ;
k ap viv avek z6t ki konn malveyan ; gan de fwa yo aji yon
jan ki mal pou eskplike. Pwob&b yo va ede nou konprann sa
ki nan t&t yo epi santi tou anpil sa y ap boukannen.
Eritaj sa-a lelit nou yo toujou fe kankou li pa egziste,
eben se li ki san nan venn lizay p4p la. Soti nan neg ak neges
mawonyo pou tonbe nan sanba ak konp6zjounenjodi-a se de
gouden ak senkant k6b.
Opinyon Oden yo ale avek lide ep6k li-a. Anpil fwa
yo sonnen dw6l pou sosyete jounenjodi-a: medam fi yo pran
pou grad yo, misye deklare : << vodou se relijyon denmon >>
elatriye.
Nou pa te vlejije. Nou rap6te sa nou te twouve-a, jan
koleksyon pwoveb sa-a te rive jwenn nou.
Paw6l politik fe kenken. Kantite pwoveb toutbon yo
pa anpil. Sanble ot&-a te rasanble sa li te konn tande nan s&k
lavil yo.
Li pa voye w6ch kache men :
<< Se pa tout pwoveb ki bon. >> (970)
Antouka, nou kontan misye te sere ansyen paw6l sa yo
pou nou.
130 anapre dezyem edisyonRecueil deProverbes crdoles
sa-a te fin part, plizye santen konpatriybt nou yo ki konn li
krey6l ase va pran plezi pou li yo nan 6tograf yo konnen an.
An 1877, sete youn ti ponyen neg ak fok6l ki te jwi paw6l sa
yo. Lide sa-a plis pase tout 16t te pouse-m pran desizyon pou
mwen mete fe.
Mwen te kontan fr travay sa-a avek lide mwen konnen
se yon lide moln fou pou Recueil de Proverbes crdoles la,
ki te pibliye an 1872 ak 1877, ta kapab ede nou amelyore
charabya yanmyanm kakachat, zbt ta vie rele krey6l la, m'
ap tande depi senk an nan bouch majorite animate pwogram
radyo nan Sid Florid la..
Mwen ta ozanj, anplis, si m' ta we rekey sa a rive nan tout
zile ak peyi krey6l nan Karayib la, nan Amerik di Sid la avek
peyi Oseyan Endyen yo pou li pote lareverans ak tavoudra
gran se yo : Ayiti.
Mwen kwl tout rezon sa yo montre yon reyedisyon Re-
cueil de Proverbes crdoles sa-a mize nan wout men li pote
bon konmisyon."
+++
N'a genyen pou nou tounen sou : Proverbes crdoles
ha'tiens du dix-neuvidme sidcle. Transcription moderne-
Traduction franqaise Annotations.
Pou fini n'ap di Maks : Ankouraje!
Jan Mapou
+++
Ago N'ap jwenn liv-la nan Libreri Mapou. Vant syati-a
ap f&t nan Libreri Mapou dimanch 24 Me depi 5e diswa rive
pou 7L. Kapte Radyo lek6l 91.3 FM pou plis enf6masyon.



Anba bouch a Grann Mari

Labitid ak koutim III
AK ZANDO / JACQUES J. GARCON*


M ape pale ake youn zanmi an wen, youn nonm save.
L ap etidye tout tan; I pa janm bouke. Men an y ape tripote
cheve a y; konmsi pandanstan 1 ape mete k6nesans nan kab6ch
a y, 1 ape wete cheve yo bwanch pa bwanch; kounouye a, i pw&t
fin chbv wi. I di wen, an fwanse : << Un vieillard qui meurt est
une bibliothdque qui brzle>.
A M ranka k6 an m pou m dirije koze a; pase lang
pa pou wen. San pedi tan, i ride wen konpwann : 1I youn dife
pase, boule deny fey papye, luv elatriye; anseyman ki te make
nanyo, pedi. Menmman, 1I youn grand&t fini fe tany, i mouri; 1
ale ake tout sa i te konnen, tout eksperyans a y.
Menm kote a, m vin chonje grann Mari te toujou
ap rakonte wen labitid, koutim, bagay ki te konn pase denpi
i menm te ti katkat. Onetman, f6 m di si wen pa te neglijan
osnon lamenmwa an m pa te faya, de san gwo luv pa t ape ase
pou kenbe koze sa yo.
Pou byen di tou, pa te genyen 16t timofn 6zalantou
pou m ay jwe; pi souvan se te toujou li ake wen ki nan kay
la.
Younjoub6 labrindiswa, mchitakote ay, nape koze.
Konsa oun fanm, zanmi a y, Janin, pit a youn msye yo te rele
b6s Fab, vin part. I di bonswa. Granmoun nan fe y chita. albs
i mande y : < Men ki bon van ki mennen w? >
I reponn : < Se kote a wou m vini la wi. M konnen se wou ki
ka ride wen nan ka sa a. >
M ape koute. I kontinye : << A! Denpi manman fin
mouri n6trejou a, m nan oun sl touman. Chak nwit, konyoun
ti d6mi vin pou pwan wen, Jojo pete youn rl. M v6ltije nan
d6mi an, m leve ake youn batimann kU. Ay madanm, sa-wou
tande a, s6mey fini pou wenjouk ijou. Wou konnen tou, rele
sa se wen ki te pote Jojo; men sete, rele sa, pit a grann a y. Se
anwo tchwis a y pou i manje, se la i pwan pwemye sonmey,
anvan yo ay mete anwo kabann nan.
M kontinye ape tande. Grann Mari reponn: < Se pa
anyen non, ddfen an, Maltid, kite oun ti mady6k anwo y.
Janin fr: < Se sa ki fe m renmen pale ake grand&t
wi! Sa wou di a se pozitib! Paske 1I pitit la rele i toujou ap di
grann! grann! grann!
Grann Mari voye y ay achte youn ti moso tw6l wouj
pou yo fe oun ti karako d6mi mete anwo pitit la; m6 pa mele
ake wouj. Anpi i kontinye: << Maltid pa ka vin fe sa non; se pou
wou bali youn lokipasyon. Ay simen oun ponyenjijiri o tonm
a y pou i konte grenn pa grenn. Mete tou oun plot fil blan ake
youn pake zegwiy, peteje a yo, pou i pa ka file yo 1I i bezwen
koud, konsa li a bay tilezanj la repo. F6 i konnen t&r la pa pou
li ank6. Louvwi oun bib anba t&t a timofn nan non, ake youn
sizo an kwa; f6 w jwenn lapel bonanj a wou.

Padan koze sa yo ape dewoule la, m vin gan oun la-
per&z; m sere kole plis anba vant a grann; m ape veye alawonn
si pa te gan kUk m6 k ape vin pwan wen.

* Zand6 / Jacques J. Gargon ap ekri yon liv : < Aba bouch a
Grann Mari. >

Ago Noupibliye tkks Jaklen-an do-pou-do san wete san mete
nan otografak pale moiin nan zon N6 peyi Ayiti-a




Youn pwoveb

nou pa tande anko :

Boure anpil pa

ale avek ti figi"
AK MAXLMANIGAT*

Mwen f&k tradui : Recueil de proverbes crdoles "
(1872 & 1877) J. J. Oden/J. J. Audain an. L w-tande youn zo
pwason te kole nan g6j mwen nan tradiksyon youn pwoveb an
franse, mwen te mande lamenf6t. Asosye m'yo nan travay sa-a
se : Ralba, Zand6 ak Awamusa (pwononse : awamousa).

174. Bourr6 empile pas all6 avec piti [ti] figu. (jan Oden
te kri 1)
174. Boure anpil pa ale avek piti [ti] figi. (6tograf ofi-
syel)
1 Porter des faux seins et desfaussesfesses ne siedpas
a un petit visage. (tradiksyon pa m)
A bonne bouche, bonne corpulence." (tradiksyon
Zand6)
Asosye a kontinye :
<< Yon moun ki manje anpil, anpi li toujou rete ch&ch;
yo di se men li ki pa ale ak bouch li. >
Ralba ajoute :
<< Boure bay lide youn moun ki saf. Youn bouch ki
tw6 plen def6me yon ti figi. >>


Apre Awamusa te ekri-m sou tradiksyon sa-a, men sa
mwen te reponn li:
< Awa,
MWsi anpil! Mwen dak6 av&-w : sa pa youn pwov&b,
men li montre moso nan lavi 1870 yo. Se yoim nan bagay m'
ap chiche yo.
Ralba, Zand6 ap twoke k6n avek paw6l sila la. Se
sans mo 'boure' a ki kle konprann li. Men kote nou rive :
Ralba ak Jaklen kwe 'boure' se manje anpil ;
MM (mwen menm ki pase pou Max Manigat tou) panse se
mete fo tete ak fo d&yL. F6 nou pa bliye ki w6b ki te alam6d
pou medam yo nan tan sa-a : se te krinolin, elat. Krinolin nan
laj, men lestonmak dwe pou ale ave jip-la. Kidonk, si youn
dam gan ti figi li pa kapab boure tw6p. Se 1lkti pa mwen. Sa
w-di nan sa? >
0
Mwen pa te vie ale gade nan: < Proverbes ha'tiens <
(1905) E. Chenet a pou li pa te jwe nan t&t mwen. LU nou santi
nou kole vre, mwen bije fr mouv la. Men sa mwen trape pou

174. Boure anpil pa ale avek piti [ti] figi. J. J. Audain


an.

franse :


401. Rad gonfle pa ale ak ti figi avek tradiksyon

Un costume dbourifft ne va pas avec une petite fi-


gure.
Nou konnen jan E. Chenet voye nenp6t mo franse
monte : dbourifft pa gan siyifikasyon ni boure, ni gonfle, men
si youn ka sMvi pou 16t, li pran youn mo franse ki ganyen son
:'bour'la ladan1.
Sa ki enteresan nan tradiksyon-an se sans pwoveb-la
: Oden di: boure ; Chene di: rad gonfle. Konsa, boure se pa
manje anpil.

* Max Manigat, otW "Patamouch. Etimoloji Literati -
Rep6taj" (2007) f&k pibliye youn reyedisyon Recueil de
proverbes crdoles" J. J. Audain an.

*


Youn Lbt pwoveb nou pa tande

souvan :


" Ou ponko tig ou vie
AK MAKS MANIGA*


pengle"


MikelsonnP61 Ipolit /Michelson Paul Hyppolite nan
liv[1] li a pote 114 pwoveb. Plis nanyo nou konnen, men de
twa grenn nou pa tande souvan. Men yofn :
Ou ponko tig ou vie pengle."
Li parye li avek :
Ou ponko s6lda ou mande galon"
epi li esplike li: Yo di sa pou mofn k'ap chache pou' 1 monte
tr6 vit." (Mwen respekte 6tograf ot&-a.)
Liv misye-a pibliye apre pa Fayo[2] a. Konsa, mwen
pajwenn : Ou ponko tig ou vle pengle" nan Fayo.
Mwenmenm tou, mwen pajanm tande pwoveb sa-a.
Mwen pa te kontre li nan liv J. J. Oden / J. J. Audain (1872)
mwen f&k reyedite[3 a.
Menmsi mo pengle a pa youn mo kouran nou konnen
sa li vle di: ki gan ba. Sa fr nou we sans pwoveb la klW : f6k
ou ta tig pou ta f&t avek ba sou po w. Al6s, ou pa tig ou pa sa
pengle. Poze san ou, kwoke makout ou kote men ou ka rive.
Eske pwoveb sa a disparet?

* MaxManigat ap prepape yon dezyem liv an krey6l : Pata-
mouch 2. Etimoloji Istwa d Ayiti Literati-
[1] Pwoveb Aysyen Aplike Proverbes Aytiens Appliquts
- Applied Haytian Proverbs. 1988, 144p.
[2] 3333 Proverbs in Haitian Creole... Port-au-Prince, Edi-
tions Fardin, 1980, 432p., il.
[3] Max Manigat: Proverbes crdoles ha'tiens du dix-neuvidme
sidcle... Educa Vision, Inc. 2009, 323p.


De b6laktivite ap prepare nan Libreri Mapou pou Mwa Eritaj
Ayisyen-an. 17 Me 2009 komedyen Jesler Mesidor ap la pou
vant siyati dtnye CD li-a ; epi 24 Me pwofese Max Manigat
ap vin fe vant siyati Liv pwoveb li fenk pibliye-a. Make dat
yo Pa bliye.



KAPTE Radyo Lek6l chak vandredi swa sou 91.3 FM osnon
konpoze www.WLRN.org nan konpit&-a. Kapte Radyo Lek6l
ak kouzen Jan Mapou depi 9 :00e PM


ADOMI PURCHASING AGENCY
TeL : 7K-457-8l30 Fax: 305-756979 e-ma piaclaogal.com


PO TUM WI M E* a merits pasr onsrucdon
P6ccs dE votmc Caemtn / EqupCklWrt mbdioIl
P r Oomk pr bauhim


Page 15


..... .. . I I i1I


=19




Mercredi 21 Octobre 2009
Page 16 Haiti en Marche Vol XXIII N0 39









KI VWAYAJE CHAK
1 5 JOU POU BWOTE

MA OMACHAN 0IZ OU DIREK
MEN YON
...... KAN AYITI SOU WAF!ST

WMARC,GONAIVES
AP POWTE TOUT
CAPE HAITI
MACHANOIDZ
LI BWOTE KONNTENEI BWAT
PEPE, KAMYON MACHLN EK-
GONAIVES SERA

_HAITI

CAPE HAITIEN ST MARC
Rele ( 561 ) 845-7590 or ( 561 ) 845-8330 HAITI
HAITI
Fax ( 561 ) 845-7592 or ( 561 ) 842-9398

Toll free 1-877-845-8330 or 1-877-845-7590

Se Sel koneksyon gwo bato ou genyen nan Palm Beach la

Direction: 1-95 to Exit No. 74 ( 45th Street ) East to Congress Ave, to North an Congress Ave to Martin Luther
King Jr Blvd go East on MLK Blvd ( making right hand turn ) this Rd takes you straight to the Port of Palm Bch

As soon as you go over Old Dixie Hwy before Guard Shack Make 1st Left hand turn you will see our Sign


Under New Management



En Bref. ..
(... suite de la page 14)
Le chef de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d'Haiti
(MINUSTAH), Hedi Annabi, se r6jouit du renouvellement du mandat
de la mission pour un an dans le pays.
Lors de son point de presse hebdomadaire, le chef de la mission a
assured que la MINUSTAH et la communaut6 internationale vont
continuer a accompagner et a appuyer les responsables et le peuple
haitiens en vue de << relever les d6fis du processus de stabilisation et de
consolider la stability >>.
Hedi Annabi a aussi affirm que la Communaut6 internationale devra
<< faire un effort suppl6mentaire non seulement au niveau de l'aide bi-
lat6rale et multilat6rale, mais 6galement pour encourager les investis-
sements et la creation d'emplois, dont ce pays a tant besoin >>.
Quant aux acteurs politiques et aux secteurs 6conomiques haitiens, il
les invite h travailler ensemble, h d6finir les priorit6s et h appliquer les
decisions n6cessaires dans les d6lais requis.
Dans une resolution adopt6e h l'unanimit6 de ses 15 membres, le
Conseil de s6curit6 de l'ONU a approuv6 la recommandation du
secr6taire g6ndral relatif la prorogation d'une annde du mandat de la
Minustah.


Haiti en Marche
Port-au-Prince
100 Avenue Lamartiniere (Bois Verna)
Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323
Miami
173 NW 94t Street, Miami, Florida 33150
Tel. 305 754-0705 / 754-7543 Fax 305 756-0979
New York (914 358-7559) Boston (508 941-6897)
Montreal (514 337-1286)
email: melodiefm@hotmail.com
haiti-en-marche@hughes.net URL: www.haitienmarche.com
Library of Congress # ISSN 1064 3896 D IR EK


PrintedbySouhatOIffseti a 05)ila 623-778


___j




University of Florida Home Page
© 2004 - 2010 University of Florida George A. Smathers Libraries.
All rights reserved.

Acceptable Use, Copyright, and Disclaimer Statement
Last updated October 10, 2010 - - mvs