Title: Haïti en marche
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 Material Information
Title: Haïti en marche
Physical Description: v. : ill. ; 45 cm.
Language: French
Publisher: s.n.
Place of Publication: Miami Fla
Miami Fla
Publication Date: October 7, 2009
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subject: Haitians -- Newspapers -- United States   ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.)   ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.)   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti
 Notes
Language: In French.
General Note: Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00098809
Volume ID: VID00372
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 21271733
lccn - sn 92061416
issn - 1064-3869

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Baby Doc: les competes sont contIs



Baby Doe: les comptes sont contesll


La justice suisse a status : le
peuple haitien va r6cup6rer 5 millions
d'euros d6tourn6s par l'ex-pr6sident
Duvalier, r6fugi6 en France depuis 1986.
Trac6 d'une banqueroute, de la C6te
d'Azur a la porte de Bagnolet.
En transit en France, d'abord
pour une semaine, l'ancien dictateur
d'Haiti Jean-Claude Duvalier alias < Doc>> y s6journe depuis... vingt-trois ans,
semi-clandestin dans un trois-pibces a
Paris, ruin&. Entre sa prise des pleins
pouvoirs a Haiti, en 1971 et sa fuite en
France, en 1986, Jean-Claude Duvalier
avait pill6 les caisses de l'Etat. Une partie
de ces fonds plus de 7 millions de dollars
am6ricains fut d6pos6e sur un compte a
l'Union des banques suisses (UBS) a
Genbve, puis confisqu6e en 2002, aprbs
des ann6es de procedures. Dans un arr6t
inedit du 12 aoft, que Lib6ration s'est
procure (1), l'office f6d6ral de la justice
helvete vient de decider de restituer cet


argent h la R6publique d'Haiti.
<, c'est la fondation Brouilly -
cr66e en 1972 par Simone Duvalier, la mbre de
l'ancien dictateur, et base a Vaduz, capitale
du paradis fiscal du Liechtenstein, qui d6tient
ces 7,6 millions de francs suisses (5 millions
d'euros).

<>
La fondation a multipli6 les contre-
attaques pour les r6cup6rer, en vain. Son
dernier recours du 16 mars a donc 6t6 rejet6 il
y a un mois, au motif que la fondation
n'apporte pas la preuve de l'origine licite de
cet argent. C'est une premiere en droit, justice suisse a renvers6 la charge de la
preuve>>, explique Louis Joinet, expert
ind6pendant de 1'ONU sur la situation des
droits de l'homme en Haiti qui, dans son
rapport de 2007, a pr6n6 l'impunit>> du clan Duvalier puis a oeuvr6e
la restitution des fonds Duvalier : < (BABY DOC/p. 2)


Simone Duvalier (Manman Simone, aujourd'hui dceddee) entre ses filles Marie Denise
(a gauche) et Ti-Simone (en insertion Baby Doc tel qu 'il est aujourd'hui)


PLUS] DE[10ENRPIIIE NEU RS 4 Dl M O4kBILL CI LINN []


Clinton preconise

une classe moyenne

en Haiti
PORT-AU-PRINCE, 4 Octobre Un mot se
d6tache de l'allocution de l'envoyd special de 1'ONU
pour Haiti, Bill Clinton, lors du forum des affaires le
jeudi 1l octobre, l'h6tel Karibe, a Port-au-Prince, c'est
celui de Classe moyenne.
Dixit l'ex-pr6sident amrricain du fondement de
sa mission en Haiti : << Les riches pourront devenir plus
riches en meme temps que se forme une Classe moyenne


Tout le monde a senti qu'il se passe

quelque chose en Haiti ... sauf les Haitiens !


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KARIBE CONVENTION
CENTER, 2 Octobre Le Forum des
affaires qui s'est tenu le jeudi 1r
octobre dans la capitale haitienne a fait
succes + foule. Tous les acteurs se sont
bien acquitt6s de leur tAche. Les
organisateurs (l'envoy6 special de
l'ONU pour Haiti, l'ex-pr6sident
am6ricain Bill Clinton, ainsi que le
president de la Banque interamricaine
de d6veloppement/BID, Luis Alberto
Moreno, et l'ambassadeur du Canada,
pays qui a particip6 au financement de
l'op6ration); les autorit6s haitiennes,
le Premier ministre Mme Michble Pierre-
Louis, qui a ouvert les assises, et le
President Ren6 Pr6val qui a prononc6
le discours de cloture.
(FORUM/p.4)


Les < blancs > debarquent ... Et apres ?


Ce sont 600 entrepreneurs strangers et hattiens
qui ont pris part au forum lejeudi ler octobre
a l'h6tel Karibe (photo Robenson Eugene)
avec les revenus de plus en plus importants gagn6s par
la majority des citoyens. >
Dans la bouche d'une personnalit6 am6ricaine
de cette importance, le mot Classe moyenne a un autre
sens que celui qu'il revet en Haiti.
Chez nous, c'est unterme uniquement politique
et plut6t recent. N6 dans la foul6e du mouvement socio-
culturel couramment appel << la revolution de 1946 >
qui marquait une reaction des 61ites progressistes face
a un certain monopole exerc6 sur le pouvoir par une
oligarchie plus claire de peau, le terme Classe moyenne
devait servir de base sociale a Franqois << Papa Doc >
Duvalier pour asseoir l'id6ologie de son regime.
Ni bourgeoisie traditionnelle (au debut la plus
grande menace a son pouvoir), ni peuple (la plus grande
(CLASSE MOYENNE/p. 8)


PORT-AU-PRINCE, 4 Octobre-
Est-ce que tous ces efforts sont faits
uniquement pour les investissements
strangers qui promettent de venir bient6t
s'installer dans nos murs ?
Est-ce que le r6seau routier
totalement remis a neuf, les nouvelles
centrales l6ectriques, les nouveaux
a6roports en perspective, toutes ces
infrastructures n'ont qu'unbut : l'arrive
promise des entrepreneurs strangers. Et
rien d'autre. Rien a c6t6. Rien de
national ?
Nous voici dans une sorte de
paradoxe ou une grande mobilisation
internationale se fait d6sormais pas
seulement autour mais en Haiti meme,
mais ou Haiti elle-meme reste enfonc6e
dans une totale 16thargie.


(BUSINESS LOCAL /p. 5)


Le President Rend Prival et des hommes d'affaires sud-cordens prets
a bMndficier des avantages offerts par la loi ambricaine Hope 2 au secteur
de la sous-traitance en Haiti (photo Haiti en Marche)





Page 2


PRIX MACARTHUR FELLOW

Edwidge Danticat ou la rencontre

du talent et de la simplicity


C'est Edwidge qui m'ouvre la porte
de sa maison sur la 2eme Avenue Nord-Est,
en plein cceur de Little Haiti (Miami). Elle
tient Leila dans les bras, sa petite fille de 9
mois.
On est le 22 septembre. Je ne m'en
6tais pas rendue compte en fixant la date de
l'entretien. Une date lourde de signification
et pour moi et pour celle qui n'ajamais laisse
Haiti de cceur. Le 22 septembre est une date
qui a marqu6 notre pays comme 6tant celle
de l'l6ection du pire dictateur que Haiti ait
jamais connu, Francois < Papa Doc >
Duvalier.
La nouvelle a &te rendue publique
hier, 21 septembre, par le Jury du Prix John
and Catherine MacArthur Foundation. La
romancibre haitienne-amdricaine Edwidge
Danticat est l'un des vingt quatre gagnants
de ce prix qui couronne les < G6nies < !
La recompense s'&l1ve a cinq cent
mille (500.000) dollars r6partis sur cinq ans !
< Cela va nous permettre a nous
les gagnants de poursuivre notre
production, en nous lib6rant des contraintes
de la vie de tous les jours >>.
Edwidge nous explique : < Il y a
unjury compose d'6crivains, de poetes, de
scientistes, etc... Moi, j'ai &te choisie par
quelqu'un ayant la meme profession que
moi. C'est cette personne qui a &t6 charge
d'6valuer mon oeuvre et ceci sur une periode
de plusieurs annees.
< En accordant ce prix, la John and
Catherine MacArthur Foundation veut
permettre au r6cipiendaire de continuer sa
production sans avoir a se plier trop aux
contraintes de la vie. Chaque annde, nous
allons chacun recevoir $ 100.000,00 moins
les taxes, ce qui 6quivaut a un salaire de
professeur d'universit6, ce que j'ai 6td
jusqu'h present. >>
Edwidge, vous avez laisse le pays
toute jeune pour rejoindre vos parents a


New York. Vous aviez tout juste 12 ans.
Comment expliquer que Haiti soit a ce
point prdsente dans votre production
litteraire. Haiti vous colle aux tripes, on a
S'impression !


La romanciere Edwidge Danticat

< Mon pbre nous a toujours dit:
Nous avons laiss6 Haiti, mais Haiti ne nous
ajamais quittd. Etje pense que c'est ce qui
explique qu'Haiti soit si pr6sente dans mon
oeuvre. Haiti ne nous quitte jamais quel
que soit l'endroit oni nous vivons.
D'ailleurs, il n'y a pas les Haitiens de
Flatbush, ceux de Miami, d'Afrique ou
d'Haiti. Nous sommes Un. Nous sommes
les Haitiens et ce qui frappe l'un touche
chacun d'entre nous >>.
En apprenant que vous avez regu
ce prix, quelle a dtd votre premiere
reaction ?
(EDWIDGE DANTICAT/p. 14)


(... suite de la lere page)
expatrids a Geneve par Duvalier sont
pr6sum6s d'origines illicites. A charge pour
le contestataire de d6montrer le contraire.>>
Or, selon l'arret, la Fondation
Brouilly qui r6clame cet argent a affirmer de facon vague que les avoirs
d6pos6s a 1'UBS avaient "pour unique
origine la fortune personnelle de feu Mme
Simone Duvalier", sans fournir aucune autre
explication a ce sujet ni all6guer une
quelconque provenance licite de cette
fortune>>. La cour considere done que ces
7,6 millions de francs suisses proviennent
d'une ((organisation criminelle>> voude au
pillage syst6matique des caisses de l'Etat
et d'Haiti qui les r6clame>>. Haiti avait ouvert
une enquete p6nale sur les d6tournements
de fonds du clan Duvalier 6valu6s a 100
millions de dollars puis avait demand, en
mai 2008, l'entraidejudiciaire, a la Suisse.

t>
Le tribunal federal d6cortique la
facon dont ont vid6 les caisses de l'Etat d'Haiti a leur
profit sous le regime de la terreur pr6valant
durant l'Fre duvalidriste, soit entre 1957 et
1986>>, avec la redoutable milice des
>, plus
connus sous le nom de l'un de ses nervis
>.
Ainsi, Jean-Claude Duvalier qui
prit, en 1971, le titre de presidentt a vie>> a
l'Fge de 19 ans aprls la mort de <>,
a-t-il a son tour utilis6 les tontons Macoute
pour r6primer, torturer ou ex6cuter les
opposants, et imposer un d6tournement a
son profit des ressources du pays. Avec sa
<> de complices places a la tate des
d6partements d'Etat et des entreprises
publiques, le clan Duvalier ch6quiers 6tablis a l'ordre de pr6tendues


"oeuvres sociales" fictives, soit "du
president a vie", soit de la "gardienne de la
revolution" pour madame Francois Duvalier
mere, ou encore aux oeuvres de charity de
"madame Jean-Claude Duvalier">. Un
rapport de la Banque mondiale (BM) sur le
d6veloppement dans le monde, r6d ig6 en
1997 et cit6 dans l'arr&t suisse, souligne que
avec un pactole 6valu6 a 1,6 milliard de
dollars>>.
Le 7 f6vrier 1986, destitues par
les Amdricains, Jean-Claude Duvalier et sa
clique sont a bord d'un avion de l'US Air
Force h Port-au-Prince, la capitale haitienne.
Ils attendent toute la nuit un asile aux Etats-
Unis. Refus. A Haiti, la fureur populaire
gronde. Si le dictateur d6chu reste a Port-
au-Prince, "d6choukage" executionn en creole haitien,
ndlr] sont 6normes, ce qui donnerait une
image deplorable du changement politique
amorcd. C'est l'argument avanc6 par le
repr6sentant d'une association humanitaire
qui appelle cette nuit-l le cabinet du Premier
ministre francais, Laurent Fabius, pour
r6clamer l'asile de B6b6 Doc. Le conseiller
de permanence a Matignon, Louis Joinet,
contacte le ministre des Relations
ext6rieures, Roland Dumas, lequel finit par
le president, Francois
Mitterrand, <>. A
contrecoeur, les autorit6s du droits de l'homme>> acceptent que
((monsieur Duvalier vienne enF rance>> mais
en >, et pas plus de sept jours,
>. Ce sdjour
est autoris6 de facon h faciliter la transition
d6mocratique en Haiti et 6viter des troubles
graves>>, explique le Quai d'Orsay.

De la planque au palais


(BABY DOC/p. 12)


Mercredi 07 Octobre 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 37

SogeXpress cambriole A Delmas : 1 mort
Des gansgters ont attaqum une succursale de la SogeXpress a Delmas 30 ce lundi 5
octobre. Un responsable de cabine, qui aurait refuse d'ouvrir le coffre, a &te abattu.
Les bandits se sont tous enfuis.

Des individus A moto ont encore sem6 le deuil A PAtion Ville
P6tion Ville, le 2 octobre(alertehaiti.ht).-Vendredi deux hommes a moto ont mend une
attaque vers 8 heures du soir, non loin de l'6glise St-Pierre a P6tion Ville, tuant un cambiste.
Une autre personne qui se trouvait a la rue Og6, a Wte bless6e lors de l'attaque et
transported d'urgence a l'h6pital par une patrouille policibre. Son identity n'a pas &te
rv616ee. Plusieurs detonations ont &t6 entendues provoquant une vive panique dans la
zone.
Lavictime identified au nom de RogerAntoine, 37 ans, a &te atteinte de plusieurs projectiles.
Les cambistes sont souvent la cible des r6seaux criminels et en d6pit des dispositions
prises, il est difficile de pr6venir ces attaques.
De nombreux riverains de la zone se disent tout de meme prdoccupds par cette attaque
mende a quelques metres du commissariat de police de P6tion Ville.
La police a annonc6 l'ouverture d'une enquete pour determiner les circonstances de
cette attaque.

Six membres d'une meme famille portes en terre en Floride
Les fundrailles des six victimes de la tuerie du 19 septembre ont eu lieu le samedi 3
octobre a Naples en presence d'une foule estimee a plus de 2.000 personnes. En plus
des parents et amis des victimes, tous membres d'une meme famille, beaucoup de gens
sont venus t6moigner leur sympathie face a cette grande trag6die. Ily en a qui ont fait
trois heures de route pour 6tre 1I.
L'6motion 6tait intense. Guerline Dieu Damas et ses 5 enfants ont tous et& 6gorg6s. Le
principal suspect est Mesac Damas, 6poux et pbre des victimes.
Il y a eu beaucoup de t6moignages, beaucoup de photos, de projection de slides
montrant les victimes a des moments divers de leur existence, pour certains trbs courte
puisque la dernire petite fille du couple n'avait meme pas deux ans.
Mais il n'a pas &te question de Mesac Damas. Pour le moment, celui-ci est en prison
aux Etats-Unis, apres avoir &t6 arrWt6 en Haiti, puis extrad6. Au lendemain du sextuple
meurtre, il avait tout simplement pris l'avion pour Haiti. Il est pour le moment enferm6
dans un centre de detention a Naples.

Un important Forum des affaires A Port-au-Prince
Plus d'une centaine d'hommes d'affaires strangers ont accompagn6 l'ex-pr6sident Bill
Clinton en Haiti pour participer a un forum des affaires auquel prenaient part aussi de
nombreux hommes et femmes d'affaires haitiens.
Ils 6taient environ 600 r6unis au Karibe Convention Center, lejeudi ler octobre, pour
discuter d'investissements possibles dans le pays. "Le nombre de participants a cette
reunion montre que la confiance revient en Haiti, que l'image d'Haiti est en train de
changer", s'est r6joui H6di Annabi, le no.1 de la mission de 1'ONU en Haiti (Minustah).
"J'ai bon espoir que les discussions d6boucheront sur des investissements cr6ateurs
d'emplois. Des emplois qui sont essentiels car l'aide international au ddveloppement,
meme si elle est n6cessaire et utile, ne peut pas conduire un pays au ddveloppement
durable >>.
De son c6td, l'envoyd special du secr6taire g6ndral de 1'ONU pour Haiti, Bill Clinton, a
indiqu6 que < seuls les emplois et l'6conomie peuvent mettre le pays sur la trajectoire
du d6veloppement durable >>.
Enchainant dans le meme sens, l'interface gouvememental haitienne de M. Clinton,
l'architecte Leslie Voltaire, a estim6 qu'une image de l'ex-pr6sident president Clinton
visitant le Palais Sans-Souci vaut des millions parce qu'elle montre les opportunities
qu'il y a dans le secteur du tourisme en Haiti.

Bill Clinton dans le Nord du pays
Accompagn6 d'hommes d'affaires, d'officiels du Gouvemement dont le ministre du
Tourisme, Patrick Delatour, ainsi que du repr6sentant special du secr6taire g6ndral de
1'ONU, M. H6di Annabi, l'ancien locataire de la Maison Blanche s'est rendu le 2
octobre dans le nord d'Haiti pour explorer des opportunities d'investissements dans le
secteur touristique.

La delegation qui a visit Labadie et Milot
Les investisseurs potentiels Rolando Bounster, Kimberly Green et Gustavo Mitsoulitzi,
ainsi que le Dr. Paul Farmer, adjoint de M. Clinton, sont entre autres les membres de la
d6l6gation qui a accompagn6 l'6missaire special du Secr6taire g6ndral de 1'ONU dans
le nord d'Haiti.
Le vis-a-vis haitien de M. Clinton, l'architecte Lesly Voltaire, le s6nateur du Nord, Kely
C. Bastien, le president de la branche Nord de l'Association touristique d'Haiti (ATH),
Jean-Bernard Simonet, ainsi que des membres de la soci6t6 civile capoise
accompagnaient l'ex-pr6sident am6ricain dans le cadre de cette campagne visant a
redorer l'image d'Haiti sur la scene internationale.
Aprbs avoir visit le Parc National historique de Milot, la d6l1gation a &te h6liport6e
vers la station balndaire de Labadie qui, a travers la Royal Caribean Line, accueille
annuellement environ un million de croisi6ristes. Le 2 d6cembre prochain, cette
entreprise internationale doit inaugurer a Labadie (Labadee en anglais) un nouveau
quai qui permettra a l'Oasis, le plus grand paquebot du monde d'une capacity de plus
de sept mille (7.000) passagers, d'accoster sur place. La construction du troncon de
route reliant Labadie a l'Acul du Nord, finance par la USAID pour un montant de 8
millions de dollars am6ricains, est 6galement en perspective. Cette route devra
permettre aux visiteurs et aux croisi6ristes de se rendre au Parc national historique de
Milot, depuis Labadie.


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Baby Doc:


les comptes sont contest


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Mercredi 07 Octobre 2009
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L'ACTUALITE EN MARCHE


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RESTITUTION SOMMAIRE
Baby Doc: les comptes sont cont6s p.l
L'EVENEMENT
Plus d'une centaine d'entrepreneurs accompagnent
Bill Clinton
Tout le monde a senti qu'il se passe quelque chose
enHaiti ... saufles Haitiens p.1
ECONOMIE
Les < blancs > ddbarquent ... Et apres ? p. 1
Clinton prdconise une Classe moyenne en Haiti p.1
GLOBALISATION
Haiti risque d'etre pi6g6e entre trop de partenariats
p.9
LETFRES
Edwidge Danticat ou la rencontre du talent et de la
simplicity p.2
ACTUALITE
SogeXpress cambriolde a Delmas p.2
Un projet de loi sur le prix du loyer suscite des
reactions p.3
La Bid investit dans le secteur de la confection
vestimentaire p.3
SECURITE
Et si la Minustah devait partir p.6
POLICE NATIONALE
Gonaives propre : des policiers mettent la main a la
pelle p.6
TRAGEDIEENDIASPORA
Fundrailles d'une mere tude avec ses 5 enfants p.7
LIVRES
Sortie du 'Code Mon6taire et Financier' p.10
CINEMA
Moloch Tropical de Raoul Peck p.10
LIBREPENSER
2028 p.12
Abandonner les faux semblants p.12
ENVIRONNEMENT
Le pont de Montrouis s'ouvre pour se refermer p.13
CREOLE
B&be G61gotap.15


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Mercredi 07 Octobre 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N' 37


Tout le monde a senti qu'il se passe


quelque chose en Haiti... sauf les Haitiens !


(FORUM... suite de la lere page)
Sans oublier leurs principaux adjoints, Leslie Voltaire,
qui est l'interface pour Haiti aupres de M. Clinton, et le
repr6sentant d'Haiti aupres de la BID, l'agronome Eric Pierre.
Ainsi que le Dr Paul Farmer, m6decin am6ricain
dirigeant une clinique dans un village de l'int6rieur d'Haiti
(Cange, d6partement du Centre), d6tenteur d'une chaire a
l'universit6 de Harvard, qui a 6pous6 une Haitienne dont il a
trois enfants. Le Dr Paul Farmer a accept d'6tre l'adjoint de


l'eau potable a 50.000 familles haitiennes, mais aussi des firmes
prestigieuses comme GAP, sp6cialiste de l'habillement, et autres
d6sireuses de profiter des avantages uniques offerts a Haiti
par la loi amdricaine Hope 2 etc), Clinton est entr6 tout de suite
dans le vif du sujet.

< En meme temps que se cree une classe
moyenne >>...
Parmi les projets qui lui tiennent le plus a cceur, un


administratifs et plusieurs ports attenants.
Clinton pense que Cit6 Soleil peut absorber a elle
seule 25.000 emplois.
Puis le mot de la fin. << Est-ce que cette affaire c'est
du s6rieux ou est-ce seulement du spectacle ? > s'6crie l'ex-
pr6sident amdricain.
<< Non ce n'est pas du spectacle, mais c'est grice a
votre aide que nous pourrons r6ussir. Votre aide seule peut
faire de tout ceci une r6alit >> a dit Clinton a son assistance.


Le forum des affaires ouvertpar le Premier ministre d'Haiti, Mne Michele Pierre-Louis
(photo Robenson Eugene)


l'envoyd special de 1'ONU pour Haiti.

Un signe des temps ...
Jusqu'a l'h6tel Karibe qui a fourni un cadre
confortable et tres pratique pour accommoder ces pres de 600
personnalit6s du monde des affaires, dont pres de la moiti6
venus sp6cialement pour la circonstance des Etats-Unis, du
Canada autant que de pays sud-americains et carib6ens.
Ces derniers encore plus nombreux que leurs
confreres d'Amdrique du Nord, ce qui, selon l'ex-pr6sident
Clinton, constitue d6jh en lui-meme un signe des temps. Et
que tout le monde semble avoir senti qu'il se passe aujourd'hui
quelque chose en Haiti.
Atout seigneur tout honneur, 6tant la star du moment,
il revenait a l'envoyd special Bill Clinton de tirer la signification
de la rencontre.
Celui-ci n'a pas voulu 6tre un homme de trop de mots,
mais avancant des faits dont il se dit certain. D'ailleurs, son
organisation, la Clinton Global Initiative, a collect la semaine
derniire, lors de sa conference annuelle, un montant de US$258
millions pour des projets en Haiti.
Apres les remerciements d'usage aux nombreux
invites et contributeurs (le financier milliardaire George Soros,
auteur d'un projet de US$25 millions pour Haiti, l'acteur Matt
Damon et son organisation Water.org qui veut apporter de


a6roport international pour le Cap-Haitien (nord d'Haiti) et 2e
ville du pays, et qui a &td pendant des d6cennies notre capitale
touristique.
Le lendemain, vendredi 2 octobre, tous se rendaient
au village touristique de Labadie, sur la c6te nord, en face de
'ile de La Tortue, oni les paquebots de la Royal Caribbean
Cruise d6versent r6gulierement leurs milliers de croisi6ristes.
Comment garder ceux-ci plus longtemps sur 'ile ? A
ce sujet, Clinton et son groupe devaient visiter 6galement la
citadelle Christophe, class6e patrimoine de l'humanit6, ainsi
que la ville historique de Milot oni s'&lvent les mines du
palais Sans Souci, un cadre tout indiqu6 pour un tourisme
d'un autre genre.
Autre point fort de l'agenda de l'envoyd special : la
reforestation, combine avec un programme de recyclage des
d6chets en << briquettes > pour remplacer le charbon de bois.
Un partenariat avec le Br6sil pour profiter de
l'exp6rience de ce dernier dans le biocarburant (accord avec
Bio Tek). Haiti pourrait satisfaire le march local et en exporter
vers les Etats-Unis comme 3e membre de ce partenariat.
Passons maintenant aux partenaires locaux. Nous
citons Bill Clinton : < Les riches pourront devenir plus riches
en meme temps que se cr6e une classe moyenne au fur et a
mesure qu'augmentent les revenus de la grande majority. >


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La plus
importante zone
industrielle ...
Une mention
special pour les femmes et les
filles d'Haiti. Selon Clinton,
c'est la femme qui est le
soutien principal de la famille,
le << poto mitan >>.
Rappelons que l'ex-
pr6sident am6ricain lui-meme
a &td Olev6 par sa mere et sans
son pere.
Puis la diaspora ou
communaut6 des Haitiens
6migr6s (2 millions ou plus).
Une diaspora toujours
attache a la terre natale et qui
peut faire une 6norme
difference si elle trouve a
s'int6grer pour de bon dans
la vie du pays.
Clinton souligne
que 11% des m6decins aux
Etats-Unis sont d'origine
haitienne.
Une place special
attribute aussi a Cit6 Soleil, le
celebre bidonville mais qui
abrite aussi ce qui est appeal
a devenir la plus importante
zone industrielle de la capitale
haitienne (visit6e d'ailleurs
vendredi pendant plusieurs
heures par nos pr6cieux
invites), avec sur le meme
site : usines de production et
de transformation, bureaux


Le lendemain il s'envolait infatigable pour l'int6rieur
du pays.

Toujours la morosite ...
Cependant nous n'avons pas l'impression que par
ces mots, Clinton s'adressait tellement aux hommes et femmes
d'affaires strangers l'accompagnant, et qui doivent d6ji
partager plus ou moins sa vision, que plut6t a nous autres
Haitiens.
Que pensons-nous de tout ceci ? Que ressentons-
nous ?
Le Premier ministre Mme Michele Pierre-Louis a
accompli trois d6placementsjeudi a l'h6tel Karibe.
Le President Rend Prdval s'est probablement lui aussi
mis en quatre pour la r6ussite de l'6v6nement. C'est le chef de
1'Etat qui a prononc6 le discours de cloture. Replacant
l'op6ration dans un contexte d'effort et de d6fi national auquel
toutes les categories sont convides aussi bien par leurs
sacrifices que par leurs esp6rances.
Mais pour le reste, rien ne semble avoir change.
Toujours la morosit6 d'unbout a l'autre.
Pour commencer, aucun effort de la part des pouvoirs
publics pour donner a la capitale un air un peu plus accueillant.
Ensuite, pas le moindre effort pour rechercher la
participation de la population. Aucun communique de presse.
Les m6dias presents l'ont &te par simple souci professionnel.
Il est coutume lors de ce genre d'&v6nements d'avoir
sur les lieux des personnes-ressources (cadres, experts ou
autres) pour alimenter les micros en pr6cisions, donndes etc.
Nada ou presque.

La logistique ne suit pas ...
Pratiquement l'Etat a brill6 par son absence. Or
s'agissait-il d'une affaire d'Etat ce qui se discutait au Karibe
(comme on croit le deviner) ou d'une simple exposition
commerciale ? La plupart des stands 6taient occup6s par des
organismes priv6s (banques, t6l1phonie commerciale etc).
Nos leaders politiques n'ont pas jug6 important de
faire le d6placement. Eux non plus n'avaient sans doute pas
ete invites.
Conclusion: la logistique ne suit pas. En tout cas,
pas encore. Et le temps presse.
Hier on se plaignait encore que Haiti est un pays
m6pris6 et rejet6 de TOUS.
Aujourd'hui on a soudain l'impression que ce << tous-
1 >> c'est d'abord nous-memes !
Mais plus grave, ce sont les dirigeants et les
d6cideurs qui semblent en train de se laisser distancer par le
train se remettant en marche.
Autrement dit le secteur public (pouvoir,
administration et toute la classe politique) et le secteur priv6.
Le secteur public parce que corrompu par sa trop
longue d6pendance vis-a-vis de l'assistance externe (apres
plusieurs d6cennies de << assistance gouverne, le
gouvernement assiste >).
Et le secteur priv qui n'a encore jamais vraiment fait
la difference entre capitalisme et monopole.
L'Etat va-t-il continuer longtemps ajouer les abonnis
absents ? Est-ce que le 1 octobre could ce n'6tait qu'un
simple accident de parcours ou est-ce que c'est qa (qui doit
6tre) la regle ? Naturellement la question est plus que
d'importance.
Haiti en Marche, 2 Octobre 2009


Page 4





Mercredi 07 Octobre 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N 37


Les << blancs >> dbarquent


(BUSINESS LOCAL... suite de la lere page)
Normal, direz-vous. Haiti n'a pas les moyens de sa
politique. Haiti reste totalement d6pendante comme elle l'a t&
depuis surtout un quart de siecle. Or toute initiative personnelle
suppose une certaine liberty de manoeuvre, certains moyens
d'action.
Oin trouver ces moyens ?
A part une poignee de d6tenteurs de capitaux, les
milieux d'affaires locaux sont complktement d6capitalis6s.

Si dans les annies 70, lors du lancement du parc
industriel de Port-au-Prince, jusqu'a 30% des investissements
6taient nationaux et 30 autres % des < (i.e.


Ily a d'abord la difference de salaire minimum entre
le secteur de la sous-traitance (125 gourdes) et tous les autres
secteurs (200 gourdes).
Ily a le doublement du tarif de l'l6ectricit6. D'autres
mesures similaires sont peut-6tre encore a venir.
Attention, s'il s'agit d'un effort national, et auquel
tous doivent mettre la main, on comprend. On comprendrait.
Mais les fruits aussi doivent pouvoir profiter a tous,
au moins proportionnellement aux sacrifices consentis.

Les marchandes de < tablettes pistaches >

Autrement dit comment faire profiter la masse des


... Et apres ?

et abandonn6 au beau milieu de la voie. Au vu et au su de tous


Un plan de d6veloppement integr ? ...
Done voici des infrastructures qui nous cofitent les
yeux de la tate (meme si la Banque mondiale et la BID ne nous
font aujourd'hui que des dons et non des prets, mais c'est
nous qui subventionnons les coupes sombres qu'on exige
aussi de la part du trdsor public), or comment int6grer ces
innovations dans le processus d'effort national, comment
commencer a mettre en place un plan de d6veloppement
int6grd ?
Mais d'abord comment en convaincre l'Etat haitien


Le PMMme Michele Pierre-Louis et des organisateurs de 'dvdnement: Eric Pierre (BID),
a gauche, Luis Alberto Moreno, president de la BID, Leslie Voltaire, qui represente Haiti
aupres du bureau de Clinton, et Guy Lamothe, directeur general du CFI ou Centre de
facilitation des investissements (photo Robenson Eugene)


L 'allocution de 1 envoye special de 1'ONUpour Haiti (photo Haiti en Marche)


strangers et nationaux), aujourd'hui il est possible que les
capitaux strangers ramassent prbs de 80% de toute la mise.
Dans de telles conditions, en quoi pourra-t-on parler
de d6veloppement national ?
R6ponse : le d6veloppement sera national, serait-ce
au fur et a mesure, si ce ne sont pas seulement les int6rets du
grand capital qui sont pris en consideration.
Le d6veloppement sera national si on comprend la
n6cessit6 de donner la place qu'il m6rite a un petit capital
national qui n'est pas tout a fait mort et qu'on lui fournisse les
moyens de mieux jouer sa partition et de pouvoir tirer son
6pingle dujeu.

Promesse n'est pas < dette ...
Or c'est le contraire qui plut6t se dessine. Ace capital
moyen et petit, appeal commundment PME ou petites et
moyennes entreprises, il est plut6t assign aujourd'hui la
mission de subventionner la voie qui doit mener a
l'accomplissement des promesses du grand capital
international. Orpromesse n'est pas << dette > M! me s'il faut
garder encore a ce stade l'esprit positif.


Buvez de 1'eau tres fraiche
Avant de faire du sport, buvez de l'eau froide, sortie
du r6frig6rateur. Une 6tude r6alis6e en Grande Bretagne a
d6montr6 que les sportifs qui buvaient de l'eau froide avant
de commencer leurs exercices pouvaient tenir 25% plus
longtemps que les sportifs qui buvaient la meme quantity d'eau
mais plus tide. En effet, que vous pratiquiez un sport en
int6rieur ou a l'ext6rieur, boire de l'eau trbs fraiche avant et
pendant l'effort physique vous permettra de garder une
temperature corporelle plus basse et plus d'6nergie pour tenir
longtemps.

Mettez vos 6couteurs
Ecoutez de la musique pendant vos exercices, vous
serez beaucoup plus motive! De pr6efrence de la musique


petits et moyens capitaux ou PME des premieres innovations,
pour commencer les infrastructures routibres reliant les dix
d6partements du pays.
Aujourd'hui vous longez le beau ruban d'asphalte
de la route du Nord, de Port-au-Prince a Montrouis et bient6t
jusqu'a Saint Marc, puis les Gonaives (nous a promis le
president de la BID, Mr. Luis Alberto Moreno) et qu'y a-t-il en
vue ? Rien. Les hotels de la C6te des Arcadins tous vides. La
seule activit 6 conomique ce sont les marchandes de
<< tablettes de pistaches > (cacahubtes) de l'Arcahaie !
La nationale sud, idem. Ainsi que celle du Centre, en
direction de Mirebalais. Et bient6t Cayes Jr6mie d'un c6t6 ;
Miragoane Petit Trou de Nippes de l'autre. Ou la route de
l'Amiti6 conduisant a Jacmel. Quelques < chadeques >
(pamplemousses) dess6ch6es.
Les seuls a profiter du r6seau routier tout neuf, mais
poury semer la pagaille et la mort, ce sont les trailers (remorques)
de dix roues dont le nombre a augment de manibre incontr6l6e
et qui tombent en panne au beau milieu d'une pente. Les
derniers accidents mortels enregistr6s sur les routes nationales
ont eu pour cause un poids lourd quelconque tomb6 en panne


quibouge, 6videmment
La musique vous fera oublier la fatigue et vous donner
la sensation d'avoir encore de l'6nergie a revendre. Elle vous
aidera 6galement a rythmer vos mouvements. Une 6tude a
montr6 qu'une musique entrainante pouvait vous aider a
prolonger vos s6ances de sport de 20% et done a brfiler plus
de calories.

Levez les bras en marchant
Marcher, c'est d6ji bien; mais vous pouvez faire
mieux! Dans la rue, pensez a lever vos avant bras au niveau de
vos hanches et tournervos coudes a 900. Non seulement cette
position vous poussera a marcher plus vite mais elle vous
aidera a brfiler 15% de calories en plus! Cette petite astuce
(CALORIES/ p. 13)


qui ne semble avoir actuellement pour priority que le grand
capital international ?
II faut certes des credits ? L'Etat vous dira peut-6tre
qu'il n'en a point pour lui-meme.
Mais avant que d'etre une affaire de credits, c'est
une question politique. Quelle politique ? Et pour quel
d6veloppement ?
Est-ce pour les beaux yeux d'une petite camarilla
locale allide au grand capital international. Qui pis est, une
infime partie du capital international, ce qui l6imine du coup
toute competition 6galement a ce niveau, done faisant perdre
au pays les avantages de cette competition.
Et pour le reste, en s'en foutant du tiers comme du
quart.
Du jean-claudisme alors Qu'en dites-
vous mesdames messieurs ?
MAlodie 103.3 FM, Port-au-Prince


CONTACT US
TOLL FREE. 1-888-383-2856
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Page 5


SANTE

Minceur: 6 moyens surprenants

de broiler des calories


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Mercredi 07 Octobre 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N' 37


Et si la Minustah devait partir !


PORT-AU-PRINCE, 28 Septembre Et si la Minustah
devait partir !
La mission onusienne partira forc6ment unjour et ce
n'est pas obligatoirement comme nous le pensons. Ni comme
certains le souhaiteraient, entendez face a une forte opposition
venant des Haitiens, histoire de restaurer a nos propres yeux
notre souverainet6 par trop chiffonnde.
Devinez un pays oi les composantes de la mission
international sont en train les unes apres les autres de menacer
de plier bagages. Mais sous la pression d'une opposition
int6rieure a ces Etats membres de la mission.
Devinez un pays oi des elections viennent de se
d6rouler dans une atmosphere si lourde d'irr6gularit6s au profit
du parti au pouvoir que les opinions publiques des Etats
membres de la mission en prennent occasion pour d6noncer
l'intervention internationale dans ce pays-l comme un
gaspillage de l'argent du contribuable.
Or ceci est impardonnable aux yeux des opinions
publiques en une p6riode de crise 6conomique aussi aigue.
Le pays en question ce n'est pas Haiti, c'est
l'Afghanistan.
Apres une 6nieme frappe adrienne qui a fait par erreur
une dizaine de victimes civiles, et au milieu du scandale
entourant les dernieres pr6sidentielles remportees par le
president sortant Hamid Karzai, et que meme le president
Barack Obama s'est estim6 oblige de d6noncer, la cote de
l'intervention international en Afghanistan est en train de
d6gringoler.
L'Allemagne et l'Angleterre (< l'invincible Albion >)
semblent devoir 6tre les premieres a mettre les voiles, done
Obama va avoir encore plus de difficulties a augmenter, comme
il le souhaitait, la presence militaire face a une contre-offensive
des Talibans qui monte en fleche.

Un r61e de yoyo ...
Mais cela pourrait nous arriver 6galement, si l'onfait
exception de la menace terroriste grandissante que nous avons
pu 6viter.
Que disons-nous, cela s'est d6ji pass comme qa en
Haiti.
En 1996, la mission international civilo-militaire
(MICIVIH-UNMIH) a df partir plus vite que prdvu, cela sous
la pression des R6publicains a Washington.
Le president Bill Clinton avait dfibraver leur rsistance
pour d6pecher les 21.000 hommes de troupes qui ont ramend
Aristide au palais national en septembre 1994, apres trois ans
d'exil dans la capitale f6d6rale americaine auxquels l'avaient


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contraint les forces armies putschistes du g6ndral Raoul
C6dras.
Haiti jouant un r6le de yoyo aux mains de ces
messieurs de Washington puisque ce sont les memes
R6publicains, sous la houlette de George W. Bush, qui
renverront les militaires amdricains pour embarquer Aristide le
29 f6vrier 2004 et ouvrir la voie h l'actuelle Minustah (Mission
des Nations Unies pour la stabilisation en Haiti).
Or le chef civil de la mission, Mr. Hedi Annabi, peut
bien dire, alors que la Minustah est en passe d'etre reconduite
par le Conseil de s6curit6, que < nous ne voulons pas partir
parce que le travail n'est pas achev6 et nous ne voulons pas
devoir revenir si nous partons trop t6t comme la dernire fois. >

Pre-naufrage national...
Mais la Minustah n'est pas maitresse d'elle-meme.
C'est la cotisation des Etats membres, en effectifs et enfonds,
qui lui permet d'exister.
Tout comme les Haitiens, dans la situation d'ankylose
et de prd-naufrage national oi ils se complaisent, ne peuvent
rien non plus pour y changer quoi que ce soit.
Par contre, la crise 6conomique mondiale qui, au lieu
d'une amelioration, continue a d6truire des emplois, y compris
aux Etats-Unis comme le president Obama vient de le confirmer,
est plus susceptible de faire bouger les choses dans des
directions brusques et inattendues.
Alors que les chefs d'Etat des pays membres de
I'OTAN (Alliance Atlantique) se sont entendus pour dradiquer
la menace terroriste ou < Talibane >, mais l'op6ration prenant
plus de temps et demandant plus de ressources que prdvu,


leurs peuples confronts aux dures conditions economiques
commencent a se rebiffer ...

Petit jeu hypocrite...
Mais la meme chose peut arriver, pourquoi pas, dans
le cas d'Haiti et de la Minustah.
Prenons la plupart des pays membres latino-
amdricains, ils ont actuellement des gouvemements orients a
gauche.
Supposons que ces derniers ne donnent pas
satisfaction face a la crise, un coup de barre g6ndral dans une
autre direction reste toujours possible.
Or le budget de chaque contingent envoy dans notre
pays donne lieu a des d6bats au Parlement de ces pays
contributeurs (en tte le Br6sil, le Chili, l'Argentine).
Le Parlement peut voter pour le renouvellement ou
non, selon les tendances de l'dlectorat.
Voilh en quoi la situation d'Haiti n'est pas difffrente
de celle de l'Afghanistan.
Et si les Allemands et les Anglais arrivent a faire
changer le cours des choses, il n'y a aucune raison que cette
tendance ne fasse boule-de-neige.
Raison pour commencer a pr6voir par quoi remplacer
la Minustah. En commenqant par mettre fin a notre petit jeu
hypocrite consistant a se montrer choqu6 quand Mr. Annabi
nous dit qu'il ne faudrait pas partir avant l'heure pour ne pas
avoir a revenir ( !) en meme temps que nous nous installons
confortablement dans le statu quo !

Melodie 103.3 FM, Port-au-Prince


Gonaives propre:



des policiers a I'oeuvre!

Depuis le ddbut du mois de septembre, les agents du la Place d'Armes de la ville. Plusieurs camions de detritus en
service de la circulation du Commissariat des Gonaives ont tous genres sont enlev6s.
ddcide d'apporter leur contribution a laproprete de la ville. Il s'agit d'un geste louable, car l'image n 'estpas
En civil ou en uniforme, ces membres de la Police Nationale positive quand un stranger arrive et voit la ville des Gonaives
d'Hafti (PNH) procedent, unefois par semaine, au ramassage avec toutes ces immondices. Le travail des policiers est trbs
des ordures dans diffdrentes arteres de la Cite de positif o, se f6licite Mona Kass6us, vendeuse de nourriture
l'Inddpendance. aux alentours de l'6tablissement policier.
Parc Vincent, rue Chrysostome Humbert, non loin de Elle regrette toutefois que dles habitants des
l'H6pital de la Providence d6saffect6, Carrefour Fabre Geffrard Gonafvesjetent leur dichets n 'importe oh. Aujourd'hui, la


ETID POU KORIDO SOUTH FLORIDA EAST COAST
PATISIPE NAN YON SEMINE POU TOUT MOUN
Opinyon ou Enpotan!
Etid sa a se pou amelyore deplasman nan yon nouvo sevis tren pasaje local
ak rejyonal pou desevi popilasyon kap viv nan zon les Palm Beach, Broward
ak Miami-Dade Counties e kap itilize korido 85-mile FEC Railway a.


Chwazi ki dat ak ki lokasyon ki pi fasil pou ou!
Vini nenpot ki jou nan le yap bay enfomasyon sou ki estasyon kap bon pou
ou ak ki kalite transit.


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Mercredi, 14 Octob
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Community Center
Auditorium & Meeting
Room
520 Martin Luther King
Jr. Blvd.
6-8 p.m.
FORT LAUDERDALE
Mardi, 20 Octob
Holiday Park
Social Center
1150 G. Harold Martin
Drive
3:30 5:30 p.m.
OR 6 8 p.m.


HALLANDALE BEACH
Mardi, 13 Octob
Hallandale Beach Cultural
Center
Auditorium & Room 107
410 SE 3rd St.
6-8 p.m.
NORTH MIAMI BEACH
Lundi, 19 Octob
McDonald Center
17051 NE 19 Ave.
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MIAMI
Mardi, 27 Octob
American Legion Park
6447 NE 7 Ave.
6- 8 p.m.
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Des membres de la Police nationale d'Haiti dans une campagne d'assainissement
de la ville des Gonaives (photo Minustah)


et alentours du Commissariat.
Ce sont les zones qui ont d6ji
requ le coup de balai des
agents de la Police Nationale
d'Haiti (PNH) aux Gonaives.
Pelle ou riteau a la
main, les policiers
rassemblent les ordures, les
mettent dans des brouettes,
avant de les acheminer vers
le camion de ramassage des
ordures de la Mairie, place
quelques metres.
L'atmosphere est suffocante
et le soleil ne fait pas de
quartier.
Cette action
citoyenne se fait sous le
regard admiratif des riverains,
comme c'est le cas, ce
vendredi 18 septembre.
Plusieurs volontaires civils,
hommes et femmes, se sont
joints aux hommes en tenue
de service pour nettoyer les
alentours du Commissariat et


rue est bien nettoyee. Mais, si tu reviens demain, tu trouveras
desfatras unpeupartout ici>. La marchande sait bien de quoi
elle parle. Son petit espace commercial en est une parfaite
illustration.
Gentil Denis est, lui, vendeur de chaussures. Assis
sous un parasol poussi6reux et en lambeaux, qui le protege
neanmoins de quelques rayons du soleil de plomb de cette fin
de matinee, il est tout aussi admiratif. o Lespoliciers sont des
Haitiens, et veulent servir et protiger leur pays. Nous
applaudissons de toutes nos forces leur initiative. En
agissant ainsi, ils rendent service a la population et d eux
mimes o, assure-t-il. II jure que n'eft t6 son activity
commerciale, il se serait joint chaque fois aux agents de la
PNH.
Malgr6 la poussiere, la chaleur et les odeurs
naus6abondes, les agents de l'ordre sont d6cid6s ajouer leur
partition pour la propret6 de la ville. 4Il est de notre intdrit de
nous mettre ensemble pour sortir la ville de cette situation
insalubre, car lesfatras contiennent des microbes et des virus.
Si nous continuons a vivre de cettefagon, nous sommes a
deuxpas de l'hOpital et de la mort. C'estpar la contribution
de tous que nous pouvons sortir les Gonaives de son itat
actuel o, soutient l'Agent III Jeudy Lifaite Di Tonald, le
responsable adjoint du service de la circulation de la PNH aux
Gonaives, qui pilote cette operation.
(GONAIVES /p. 7)


Page 6





Mercredi 07 Octobre 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N 37


Funerailles des 6 membres d'une famille assassins en Floride


NAPLES (FLORIDE), 3 Octobre Envoyant les quatre
cercueils tout blancs contenant les d6pouilles de Guerline
Dieu Damas et de ses cinq enfants, les parents des victimes
sont tombs dans les bras l'un de l'autre, pleurant, hurlant et
mime certains perdant connaissance.
Le samedi 3 octobre 2009 a &t6 unejournme difficile
pour ceux qui ont connu et aim6 la famille de Guerline Dieu
Damas, spouse de Mesac Damas actuellement sous le coup
de l'accusation d'avoir assassin sa femme et leurs cinq
enfants.
Il y avait 1i aussi beaucoup
d'6trangers qui ont voulu payer de leur
presence pour voir ce que cela signifie la
disparition d'une famille entire dans des
circonstances aussi tragiques.
<< Oi se trouvait Dieu? >> demanda
le R6v6rend Josu6 Innocent, pasteur de la Eden
Seventh Day Adventist Church a Fort Myers
(Floride).
Certains ont voulu voir un message
plus universel dans cet &v6nement. << Elle et
les enfants n'ont pas merit6 de mourir d'une
facon aussi horrible > a d6clard Dona Dieu, la
sceur de Guerline Dieu Damas. << La violence
domestique n'explique pas tout >>.
Les corps de Guerline, 32 ans, et des
cinq enfants, Ag6s de 19 mois a 9 ans, ont 6td Fundrailles
d6couverts le 19 septembre dans une maison
du nord de Naples, la gorge tranch6e. Les enfants sont
Meshach, 9 ans, Maven, 6 ans, Marven, 5 ans, Megan, 3 ans
et Morgan, 19 mois.
L'6poux et pore, Mesac Damas, 33 ans, qui a une
longue histoire de violence domestique, a &te arr&t6 troisjours
plus tard en Haiti et extrad6 aux Etats-Unis oi il est confront
a six accusations de meurtre au premier degrd. Il a avoud
publiquement son forfait apres son arrestation en Haiti.
Le sheriff du contd de Collier, Kevin Rambosk, a
qualified la tuerie d'v6nement le plus monstrueux i etre survenu
dans l'histoire de sa communaut6.
Aux fundrailles du samedi 3 octobre, des douzaines


de parents des deux c6t6s de la famille 6taient presents. La
famille de Guerline Dieu, habill6e de blanc, assise en premiere
range. La famille de Mesac Damas, dont ses fires et sa mere,
assis au milieu de l'auditorium, et habills de couleurs sombres.
Des milliers d'Haitiens habitant Naples et les
environs 6taient venus t6moigner leur support. Raynald
Casimir, 54 ans, a d6clard qu'il connait des gens qui ont fait
trois heures de voiture pour pouvoir assister aux fundrailles.
< C'est un choc immense pour toute la
communaut >>, explique-t-il.


a Fort Myers de la mdre et ses 5 enfants assassins probablement
Mesac Damas, arr&td en HaTti et extradd aux Etats-Unis
Il y avait des gens partout, remplissant les corridors
et le devant du sanctuaire. Les personnes qui n'avaient pu
entrer a l'int6rieur du temple ont pu suivre la c6r6monie grace
a des 6crans giants de t6l6vision.
On passait des prises de vues montrant les enfants
de leurvivant, Meshachjouant au football etfaisant la grimace,
une toute petite fille faisant ses premiers pas sur la pointe des
pieds. Etc.
Des affiches entre les cercueils offraient davantage
de photos de la famille et l'une repr6sentait des lettres de
camarades de classe des enfants plus Ag6s.
Plus de 2.200 personnes ont rempli le sanctuaire pour


ce service qui a dur6 trois heures d'horloge et a t6 conduit en
trois langues : Anglais, Franqais et Creole. Commence unpeu
aprIs 11 heures du matin, la c6r6monie n'avait pas pris fin
avant 2 heures de l'aprbs-midi.
Le rv6rend Jean Paul, du Naples New Haitian Church
of the Nazarene, a dirig6 le service et a t& rejoint pas d'autres
pasteurs.
Dans son homdlie, il a dit que Dieu n'avait pas
abandonnd cette famille mais que ce qui s'est pass doit etre

f plac6 dans le cadre d'une plus large bataille
S entre les forces du bien et du mal.
Il a stigmatis6 la violence domestique
comme ayant &t6 a la racine de cette trag6die.
Mesac Damas, l'unique suspect, avait d6ji
i X6t6 arr&t pour avoir frapp6 son spouse.
<< Dans cette petite ville tranquille de
Naples, une grande injustice s'est passe et
S la victime en est cette famille. Cet acte a 6branlI
toute la famille humaine. Les vies d'une mere
et de ses cinq enfants en bas Age d6truites
avec une violence telle... et ceci juste dans
notre arribre cour > a poursuivi le c6l1brant.
Dona Dieu, la sceur de Guerline, a not6
dans son intervention que plus de 13.000 cas
de violence domestique ont &t6 rdpertorids en
tpar le pere, Floride pour l'annde 2008.

Les membres de la famille ont remercid le bureau du
sh6rif de Collier et de la communaut6 pour leur support.
La c6r6monie s'est transformed aussi en
reminiscences. Des nibces, des neveux, des cousins des
victimes sont months sur l'estrade pour parler des petits
disparus. Maven 6tait un petit coquin, Marven 6tait quelqu'un
de doux. Megan faisait toujours le pitre. Deuxjeunes neveux
de Guerline ont fredonn6 un chant qui 6tait aim6 par leur tante.
On a a peine mentionn6 le nom de Mesac Damas.
Celui-ci, accuse du sextuple assassinat et en detention, n'a
pas &te autoris6 a assister aux fundrailles de son spouse et de
ses 5 enfants.


~M 4 0SiH$




-* m WO tit. 0 4*0 t04M. *10

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Gonaives propre
(GONAIVES... suite delapage6) tous les ven
Tout en sueur, l'agent II Auguste Ronald, lui, n'en est ndfaste
peut plus. Cache-nez bien fix6, b6ret bien en place, un sachet circulation.
d'eau dans la main gauche, un riteau dans l'autre, il rassemble De
un tas d'immondices puantes. Son uniforme bleu marine se vue d'impli
confond d6sormais avec le noir, a cause de la poussibre et de nettoy6es. ,
la forte transpiration. Mais vraisemblablement, il en faut plus avons dema.
pour venir a bout de sa determination. o Nous avonspris cette et usagers d
initiative pour essayer d'aider la population a vivre mieux de-Paix de 1
aux Gonaives, car les ordures prennent la ville en otage 0, respected scr
explique-t-il. Avant de souhaiter o que les Gonaiviens consigne. M
prennent conscience et mettent la main a la pate pour nous n'avon
nettoyer la ville o. defaire la n
Pour cette activity, chaque policier a dfi contribuer les autres qu
financibrement. o Nous utilisons notre propre argent pour Dans ce cas,
acheter des boissons gazeuses pour encourager les juste auxpo
travailleurs o, t6moigne l'Agent III Jeudy, qui se f6licite du girer leurs
soutien des autorit6s communales. o Nous avons regu un l'arrivie
important support matriel de la Mairie. Comme vouspouvez ramasse
le constater, ce sont les camions de la Mairie qui nous souligne M.
accompagnent dans le ramassage d'ordures. Nous avons Ma
dgalement regu des pelles, des brouettes et des rateauxo, tAche et 1l
souligne-t-il. moyens, les
Plus de quinze policiers du Commissariat des Gonaives sont d6cid6s
participent a cette operation de salubrit6. D'autres services action jusqu
autres que la Circulation se sont 6galement impliqu6s. Une de l'Ind6pe
contribution pr6cieuse que salue le Maire adjoint de la sonlustred',
commune des Gonaives. Le travail de ces policiers est que depui
l'illustration des o bons rapports entre les policiers et les Hanna et II
autoritis locales, mais aussi rentre dans le cadre d'une 2008, de
participation communautaire des policiers o, comme le initiatives
souligne le maire Jean Franqois Adolphe. Une occasion pour internation
lui de rappeler que les agents de la PNH interviennent ainsi, d6barrasser


des policiers a P'oeuvre !


dredis, dans des zones o
non seulement a la po]

s dispositions ont &tp p
quer les populations da
oNous avons achete qi
ndd aux riverains
'e la gare de Port-
es utiliser. Is ont
'upuleusement la
Falheureusement,
ns pas les moyens
nmme chose dans
lartiers de la ville.
nous demandons
populations de bien
Sdichets, avant
du camion qui
les ordures ,
Jeudy.
lgr l'ardeur de la
a modestie des
agents de la PNH
Sa poursuivre leur
L'a ce que la Cite
;ndance retrouve
antan. Il faut noter
s les cyclones
ke de septembre
e nombreuses
locales et
ales s'6chinent a
Gonaives de ses


fi la presence des d6chets
pulation, mais aussi a la

rises par les policiers, en
ns la propret6 des zones
uatre poubelles, et nous


tonnes de boue et d'ordures. Avec jusque-lh des r6sultats tres
mitig6s.

Redaction : Vicky Delore Ndjeuga
Edition: Uwolowulakana Ikavi


Page 7


Request for Proposals (RFP) for public service
S activities will be received from not-for-profit Community
Based Organizations (CBOs) for FY 2009-2010 funding
through the Federal Community Development Block
Grant Program beginning October 5,2009. The deadline
.. to submit proposals is Thursday, November 5, 2009, at
4 p.m. RFPs must be submitted on forms issued by the
City of North Miami, and will be available beginning
October 5, 2009 at the City ofNorth Miami Community Planning &
Development Department, 12400 N.E. 8th Avenue, Monday through
Thursday, between 7 a.m. and 6 p.m.
A workshop to provide technical assistance for proposal submission
will be conducted on Wednesday, October 14, 2009, 11 a.m. to 1 p.m. in
the North Miami Public Library, 835 NE 132nd, Street, and North Miami,
Florida.

Total allocation available for CBO funding is $ 80,000.

Community Planning & Development
City ofNorth Miami





Mercredi 07 Octobre 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N' 37


Clinton preconise une classe moyenne en Haiti


(CLASSE MOYENNE... suite de la lere page)
menace future), Duvalier se d6clara le prophete et le vengeur
de la Classe moyenne haitienne.
Mais l'ironie voulut que c'est la Classe moyenne qu'il
6crasa le plus. Envoyant en exil ou a la mort ses meilleurs
repr6sentants, jeunes et moinsjeunes. Engageant le pays dans
une descente aux enfers, un nivellement par le bas tel
qu'aujourd'hui on ne se reconnait presque plus de modules
dignes de ce nom au plan national.
Cette Classe moyenne-l 6tait simplement synonyme
de duvali6riste.
D'ailleurs avant meme la disparition du regime, le 7
fdvrier 1986, les plus fortunes d'entre eux s'6taient convertis
en grands bourgeois. A commencer par Baby Doc lui-meme.

Un concept global...
Par contre la Classe moyenne dvoqude par Clinton


n'est pas une entity politique mais un concept global.
C'est le moteur du d6veloppement. Sans la Classe
moyenne pas de progres.
Et aujourd'hui on pourrait meme dire pas de
d6mocratie. Car d6mocratie et progres sont intimement lies
dans une soci6t6 comme les Etats-Unis. Et c'est la Classe
moyenne qui les propulse en avant parce que elle-meme dans
un processus de formation constante.


Reprenons la phrase : << Les riches pourront devenir
plus riches en meme temps que se forme une Classe moyenne
au fur et a mesure qu'augmentent les revenus de la grande
majority. >
La notion de Classe moyenne est au cceur du mythe
americain.
Les Etats-Unis ne se r6clament d'aucune aristocratie
ni oligarchie.
La minority des super-riches ne sejustifie qu'autant
qu'elle ne constitue pas un empechement a l'ascension des
moins favoris6s au depart.
D'ofi le surnom de pays des opportunities, c'est-a-
dire oni chacun a sa chance de rdussir. I1 suffit de se preparer
continuellement en consequence.

Le travail acharne ...
La r6ussite n'est pas une fatality. Pas de << d6mi pov


leve rich > comme nous fait croire un dicton creole.
La r6ussite ne se donne pas, elle se m6rite. Et d'une
seule facon : par le travail acharn.
Le citoyen Bill Clinton parle en connaissance de
cause. Deux des trois derniers presidents des Etats-Unis sont
issus de famille de la Classe moyenne. I1 s'agit de Bill Clinton
qui 6td lev6 par sa mere divorce d'un 6poux alcoolique et de
Barak Obama par ses grands parents maternels, des retrait6s
sans fortune.


Depuis la fin de la dictature Duvalier en 1986, les
d6cideurs amdricains nourrissent l'id6e que seule une Classe
moyenne peut sauver Haiti. Et a tout point de vue :
6conomique, politique et en meme temps social, autrement dit
qui relkgue en arriere-plan les vieux problkmes comme celui du
pr6jug6 de couleur en provoquant un nouveau brassage des
us et coutumes et des conceptions a partir des comp6tences
individuelles, que ce soit pour gagner son argent honnetement
ou comme chercheur dans une grande entreprise ou university.
Pas 6tonnant que Clinton donne en exemple les
m6decins haitiens 6migr6s aux Etats-Unis et qui constituent,
a-t-il dit, 11% du corps medical dans ce pays.

Le meilleur vehicule pour un changement
politique ...
Ou encore la preoccupation des diplomates et leaders
politiques amdricains pour le bidonville de Cit6 Soleil (outre


que ce dernier abrite aussi la plus importante et plus
prometteuse ceinture industrielle de la capitale).
L'un d'eux nous a dit : si ca marche pour Cite Soleil
qui est le plus d6pourvu, ca devrait marcher pour tout le pays !
De la meme facon, les d6cideurs amdricains voient
dans la Classe moyenne le meilleur v6hicule pour un
changement politique veritable en Haiti.
Depuis la fin de la dictature Duvalier nous avons
(CLASSE MOYENNE/p. 9)


MEN YON

GWO BATO K

AP POTE TOUT

MACHANDIZ

OU TOUPATOU


KI VWAYAJE CHAK

15 JOU POU BWOTE

MACHANDIZ OU DIREK

AN AYT SOU WAF ST

MARC GONAIVES &

CAPE HAIT

LI BWOTE KONNTENE, BWAT
PEPE, KAMYON MACHIN EK-
SETERA


ST MARC

HAITI
G .................


Role ( 561 ) 845-7590 or ( 561 ) 845-8330

Fax ( 561 ) 845-7592 or ( 561 ) 842-9398


Toll free 1-877-45-8330 or 1-877-845-7590


Se Sel koneksyon gwo bato ou genyen nan Palm Beach la

Direction: 1-95 to Exit No. 74 ( 45th Street ) East to Congress Ave, to North on Congress Ave to Martin Luther
King Jr Blvd go East on MLK Blvd ( making right hand turn ) this Rd takes you straight to the Port of Palm Bch

As soon as you go over Old Dixie Hwy, before Guard Shack Make 1st Left hand turn you will see our Sign


Under New Management


Page 8


1-1





Mercredi 07 Octobre 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N 37


GLOBALISATION


Haiti risque-t-elle d'etre pi6g6e entre trop de partenariats ?


Page 9


PORT-AU-PRINCE, 3 Octobre Unproverbe pr1vient
qu'il faut se garder de mettre tous ses ceufs dans le meme
panier.
Pas un mot de l'Union europ6enne et de ses pays
membres n'a &t6 entendu au cours du forum des affaires
organism le jeudi 1I octobre a Port-au-Prince par l'envoyd
special de 1'ONU pour Haiti, l'ex-pr6sident amdricain Bill
Clinton, en collaboration avec la Banque interamdricaine de
d6veloppement (BID) et son president Luis Alberto Moreno.
L'objectif est de relancer l'activit 6 conomique en
Haiti par l'apport d'investissements ext6rieurs.
Les organisateurs (MM. Clinton et Moreno) se sont
f6licit6s que tous les pays du continent (et meme beaucoup
plus de sud-am6ricains et de carib6ens que des firmes


Sophia d'Espagne parcourant le Sud-est du pays oi l'Espagne
entretient un projet de reforestation. Etc.
Pas un mot des Europeens ...
Cependant pas un mot des Europ6ens ce jeudi 1"
octobre aux rencontres de l'h6tel Karibe.
Mr. Clinton est-il envoy special de 1'ONU ou tout
simplement de Washington ?
I1 ne nous appartient pas de rdpondre a cette question.
Par contre il n'est pas recommand6 a un pays, a plus forte
raison dans le contexte de globalisation officielle, de mettre
toutes ses chances dans la meme main, que celle-ci soit grande
comme celle de l'Oncle Sam double des deux autres giants
que sont le Canada et le Br6sil.


Competition commerciale ?...
A croire que Haiti n'aurait done aujourd'hui que
l'embarras du choix des partenariats !
Mais d'un autre c6td, l'Union europ6enne se bat
depuis un bout de temps pour convaincre le gouvernement
haitien de signer les APE, traduisez Accords de partenariat
6conomique, des accords commerciaux visant a d6velopper le
libre-6change entre l'Union europ6enne et les pays de 1'ACP
(ou Afrique-Caraibe-Pacifique).
Le President Rend Pr6val n'a toujours pas donn6
son accord formel.
Haiti est-elle done actuellement au milieu d'une sorte
de competition commerciale entre Europ6ens et Amdricains ?


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amdricaines et canadiennes) aient fait le d6placement en Haiti,
manifestant par 1i leur int6ret dans l'avenir de ce pays.
Pourtant jusqu'avant l'actuelle crise 6conomique
internationale, l'Union europ6enne se f6licitait d'etre le plus
grand pourvoyeur de fonds a Haiti.
La route Dajabon Fort Libert6 surnomm6e < route
de l'espoir >> construite pour l6argir la florissante industrie
touristique dominicaine au nord d'Haiti; le pont de Montrouis
inaugural le 19 septembre dernier par le ministre frangais des
affaires 6trangeres, Bernard Kouchner. Etc.
Les changes culturels (Etonnants voyageurs,
l'Institut francais, la dernire r6alisation du cindaste Raoul
Peck < Moloch Tropical > finance par la chaine Arte, l'Alliance
francaise a Jacmel).
Sans oublier les visites de secr6taires d'Etat francais
(au lendemain du passage des ouragans en 2008) et de la reine


Le president Clinton et ses amis nous ont-ils fait une
offre que nous ne pouvons pas refuser ?
Le plus bizarre est que Clinton nous a parl jeudi (et
textuellement) d'un partenariat que Haiti pourrait former avec
le Br6sil dans le domaine du biocarburant, et auquel se
joindraient aussi les Etats-Unis.
Or la semaine pr6c6dente, le chancelier francais
Bernard Kouchner prenait rendez-vous a Port-au-Prince avec
son homologue brdsilien Celso Amorim. De quoi ont-ils parl6 ?
Eh bien, eux aussi, d'un partenariat France Br6sil commengant
par la creation d'une < banque de lait maternel > pour alimenter
des enfants n6s de mbres s6ropositives. N'oublions pas qu'en
France actuellement onjette du lait dans les rues litt6ralement,
un ras-le-bol des l6eveurs devant la chute des prix. Ce serait
une sorte de d6bouch6 pour aider les producteurs de lait
francais, belges et autres.


Clinton preconise une classe moyenne en Haiti


(CLASSE MOYENNE... suite de la page 8)
tangu6 entre tant6t les dictateurs militaires appuyds par
l'oligarchie socio-6conomique, tant6t des regimes populistes
d6pourvus des moyens de leur politique ...
La Classe moyenne devenant d&s lors encore plus
inexistante que sous le regime Duvalier, broyde entre ces deux
extremes.
Haiti souffre du deficit d'un milieu politico-social qui
puisse parler 16gitimement au nom de la grande majority et
possede les comp6tences requises pour une gestion effective,
durable et honnete du bien commun.
Avec ce concept de Classe moyenne (si tant est qu'il


ne restera pas un simple concept), la mission Clinton se donne
non seulement des objectifs mais aussi une philosophie.
Mais c'est aux Haitiens et a eux seuls qu'il reviendra
de dire ce qu'il en est.
Et puis grice a Franqois Duvalier nous aurons au
moins appris une chose : c'est qu'un leader ne peut pas crder
une classe moyenne. Gare aux faux prophetes La classe
moyenne se donne elle-meme ses leaders. Mais faut-il bien
qu'elle existe !
Haiti en Marche,
4 Octobre 2009


En tout cas, on le dirait. Vu la facon dont l'ex-pr6sident
Clinton a ignore tout bonnement la presence des pays de
l'Union europ6enne dans le p6rimetre Haiti ...
Vu la course contre la montre qui fut engage
r6cemment par le chancelier Kouchner pour etre en Haiti une
semaine plus t6t.
Et enfin la grogne de certains diplomates parce que
les projets formulas par leur pays respectif n'auraient pas su
trouver l'oreille de la Pr6sidence haitienne qui serait done trbs
jalousement gard6e.
Forum economique de la Grande Caraibe
Mais tout n'est pas fini. C'est aussi ce mois d'octobre
qu'aura lieu en Haiti le forum 6conomique des Etats de la Grande
Caraibe.
Or la plupart de ceux-ci sont en relation commerciale
6troite avec les pays de l'Union europ6enne (leurs anciennes
m6tropoles) et dont la cooperation a ces assises devrait donc
etre une affaire certaine.
Cette dernire (l'UE) va-t-elle enprofiter pour mettre
les bouch6es doubles ?
11 ne reste que d'attendre.
Mais pour Haiti, ce n'est pas une simple question de
se donner au plus offrant, c'est la raison d'Etat elle-meme qui
impose de nejamais mettre tous ses ceufs dans le meme panier.
Le temps de la division du monde en deux blocs n'est-
elle pas rdvolue !


Mlodie 103.3 FM, Port-au-Prince


POUR vOs RbEERVATION DE CARGO, APPELEZ

1-800-927-6059
ou eanwy nous un e-mail:


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Melodie Matin
sur 103.3FM





Mercredi 07 Octobre 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N' 37


Sortie du Code Monetaire et Financier >


Port-au-Prince, 28 septembre 2009 -La Banque de la
R6publique d'Haiti (BRH) a saisi l'occasion de son trentibme
anniversaire pour lancer, le vendredi 25 septembre 2009, le
o Code Mondtaire et Financier > produit et annot6 par Max
Etienne a qui l'on doit dji << La supervision des banques et
des institutions financieres en Haiti : Exp&riences, dofis et
perspectives >, public en 2001 avant la crise des cooperatives
et qui avait suscit6 un grand int6r.t.
Le o Code Mondtaire et Financier > (CMF), paru
sous le label de la BRH, est une compilation de textes de loi et
de reglements. Il est pr6sentW en deux parties : la Partie
legislative (Livre I) et la Partie r6glementaire (Livre II). Dans la
premiere partie, on retrouve les dispositions g6ndrales
r6gissant l'environnement mon6taire, financier et bancaire
(Section I), les diffirentes 16gislations cr6ant les autorit6s de
surveillance (Section II), les lois et d6crets r6glementant les
activities des banques et autres institutions financibres en Haiti
(Section III), les lois organiques d'institutions de credit
(Section IV) et, enfin, les extraits de la Constitution de 1987
d6finissant l'unit6 mon6taire de la R6publique d'Haiti et les


attributions fondamentales de la Banque Centrale ainsi qu'une
partie de la legislation fiscale concernant les institutions
financibres, bancaires ou de credit et les compagnies
d'assurance 6tablies en Haiti (Section V).
Le lecteur d6couvrira avec int6ret, h la fin de la Section
I du Livre I, le plus recent texte l1gislatif a caractbre financier
adopt par le Parlement : la loi du 13 f6vier 2009 sur le gage
sans d6possession. Appel6 encore gage sans diplacement, le
gage sans d6possession est < accorde a son cr6ancier un droit r6el sur des biens meubles,
presents ou a venir, pour sfret6 d'une obligation >, les biens
gags restant en la possession du propri6taire << qui en jouit
en bon pore de famille et en assure la conservation >. Cette loi
institue, au sein de la Direction G6ndrale des Imp6ts (DGI),
une nouvelle direction d6nomm6e < Direction du Registre des
Siret6s Mobilibres > dont la mission est d'6tablir, de conserver
et de g6rer le systeme d'inscription du Registre des Siret6s
Mobilibres.
Dans la deuxibme partie de l'ouvrage, une compilation
de toutes les circulaires en vigueur, refl6tant les decisions de


la Banque de la R6publique d'Haiti, est pr6sent6e au public.
L'utilisateur du CMF ne manquera pas de noter la part
importante des regles prudentielles dans la compilation. Il y
retrouvera 6galement d'autres regles sur les d6p6ts bancaires,
les moyens de paiement, la reserve obligatoire, etc. 6dict6es
sous forme de circulaires par la Banque Centrale.
L'ouvrage sera disponible en librairie a partir de la
deuxieme semaine d'octobre.
Ancien superviseur de banques et ex-membre du
Conseil d'Administration de la Banque Centrale, Max ttienne
prete ses services au secteur bancaire en tant que consultant.
Il est membre de l'Ordre des Comptables Professionnels Agr66s
d'Haiti (OCPAH) et de l'Institute of Internal Auditors (IIA). Il
dirige actuellement Gestion Conseil, une firme de consultation
sp6cialis6e en finance, comptabilit6 et fiscalit6.

ETIENNE, Max
o Code Mondtaire et Financier >
Port-au-Prince
Banque de la Republique d'Haiti, 2009


CINEMA


Moloch Tropical de Raoul Peck:


Un film haitien sur la dictature universelle


(Syfia Haiti) C'est au moment oi le dernier cinema
d'Haiti va fermer que Raoul Peck, le realisateur haitien le
plus repute, presente au monde sa demiere oeuvre, Moloch
Tropical. Ce film aborde un theme universel qui parlera en
Afrique : le pouvoir et les exc6s qu'il dessine A gros traits
sur les visages humains.

Fin aoft, Mario Cl6estin, le directeur de la soci&te
g6rante du cinema Imp6rial, a Port-au-Prince, a annonc6 la
fermeture de cette salle, la toute dernibre du pays. En cause,
selon lui, la baisse de fr6quentation due notamment a la
concurrence de la t6l1vision et au piratage. 'I1
y a eu dans le pass (au debut des anndes
1980, Ndlr) pres de 28 salles de cinema a Port-
au-Prince. Nous en sommes r6duits a une seule
salle qui va peut-6tre fermer a la fin du mois',
deplore Claude Mancuso, president de
1'Association haitienne des cindastes (Ahc),
cit6 par l'agence locale Alterpresse. Le cinema
Capitol faisait a l'6poque pros d'un million
d'entr6es par an. L'Imp6rial serait pass, selon
Mario Cl6estin, de 15 000 a 4 000 spectateurs
par mois. Certes, pr6cise-t-il, cette crise est
mondiale. Mais, en Haiti, petit pays au faible
pouvoir d'achat, aucun investisseur ne semble
int6ress6 par ce secteur. Toute
ressemblance... C'est au mn me moment que
le public peut d6couvrir le dernier film en date
du plus connu des r6alisateurs haitiens, Raoul
Peck. Ce sixibme long-m6trage de fiction de
l'ancien ministre de la Culture (aprls L'Homme m
sur les quais, Lumumba, Sometimes in
April...), pr6sente le 12 septembre au festival
de Toronto, aborde un theme universel, bien Raoul Pec


connu en Afrique. L'histoire du film est en effet celle d'un
dictateur esseuld durant ses dernimres 24 heures au pouvoir,
que ses exces enfermeront d6finitivement dans la folie. Theme
de predilection dans la filmographie de Raoul Peck, ce film
parle des derives du pouvoir et de son impact sur les individus.
Les personnages sont ceux de la 'cour', dans les
coulisses du pouvoir; des personnages d'apparence anodine,
n6anmoins indispensables a la bonne marche du systeme, et
au dysfonctionnement du reste. Toute ressemblance avec des
personnages ayant exist&... 'Le film se d6roule en unejoumre,
la dernimre au pouvoir de cet homme, qui arrivera au summum


'k tournant son film Moloch Tropical sur le site de la Citadelle C


de la folie, explique l'acteur francais Zinedine Boualem. Petit a
petit, il perd tous ses soutiens : ses miliciens, 1'6tranger...' Le
dictateur finira par quitter la scene politique, entour6 de
militaires strangers, de gardes du corps et de ses ministres.
Eux le suivent sans piper mot. 'Autant que par ces hauts
personnages, je suis aussi int6ress6 par le garde du corps, qui
a son propre pouvoir et en abuse aussi ; par la secr6taire qui
ne laisse pas passer les coups de fil ; par le chauffeur, tout ce
petit monde qui vit dans et autour du pouvoir', explique Peck.
Chaque courtisan, en effet, reproduit sur d'autres le pouvoir
que le chef exerce sur lui. ... est peut-6tre volontaire La femme
du dictateur, incarnde par la comedienne
francaise d'origine rwandaise Sonia Rolland,
semble, telle une spectatrice, assister
impuissante a la d6ch6ance de son maria.
'Avocate a New York, elle vient d'une
famille assez ais6e (la femme d'Aristide,
l'ancien president haitien, est originaire des
Etats-Unis, Ndlr). En arrivant en Haiti, elle a
beaucoup d'illusions, explique la comedienne.
Son maria symbolise pour elle une forme de
rebellion, car il est arrive au pouvoir en se
battant, en militant pour lajustice sociale. Elle
suit un homme Olu d6mocratiquement, qui 6tait
l'espoir du peuple et que le pouvoir a
complktement transform.' Peck a choisi de
tourner a la Citadelle Laferribre, 6difide au 19e
sibcle par le Roi Christophe, ce president qui
s'auto-proclama roi en 1806, entrainant une
scission du pays a peine ind6pendant. Un lieu
historiquement symbolique, au milieu des
collines, dans le nord d'Haiti. Un choix qui
n'6tait pas sans risque pour un film en
7hristophe r6f6rence constante a la politique locale. Mais,
une manibre aussi, de traduire le caractbre universel du theme
abord6. Le film s'inspire en effet de Moloch, d'Alexander
Sokourov (1999), consacr6 a Hitler. Aprbs avoir h6sit6, Peck a
gard6 son titre provisoire, Moloch Tropical.
'Le public haitien pourra reconnaitre des moments
de notre histoire, voire des personnages, conclut le r6alisateur.
Mais j'espbre qu'il saura aller au-dela et voir la partie plus
universelle, plus abstraite de cette histoire, pour mener une
vraie r6flexion sur le monde et l'Etat politique dans lesquels
onvit. C'est un exercice dont les Haitiens n'ont pas l'habitude.'
Et les autres ?
Maude Malengrez


Ecoutez

Melodie Matin

avec Marcus



dlodie
1 03.3 f m



www.radiomelodiehaiti. com


Page 10


Fanmi

Lavalas

Membres, Supporteurs, Partisans,

Sympathisants De l'organisation Fanmi Lavalas

Le Comite Fanmi Lavalas des Haitiens d'Outre-mer (CFLHO) vous present ses salutations
chaleureuses au nom de notre mere patrie, et vous invite a participer a une rencontre patriotique qui aura lieu
le Samedi 17 Octobre 2009 de 2hrs a 7hrs PM au Nova SouthEastern University situe au 1750 N.E 167th
St, North Miami Beach, pour imprimer une nouvelle dynamique a la bonne gouvemance de notre Organisation
qui est et demeure l'incamation vivante de notre foi en l'avenir.
Slogan: SE NANLINITE DESALINAK ZANSET NOU YO TE BAN NOU LENDEPANDANS,
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Mercredi 07 Octobre 2009
HaitienMarche *VolXXIII N37 I


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Yap avize ke Komite Transp) Piblik, Enfrastrikti ak Woutye (sig angle TIRC) de Asanble Komisyone Konte Miami-Dade la pral fe yon
reyinyon piblik nan Sal Komisyon an ki sou 2yem etaj, 111 N.W. 1st Street, Miami, Florid, ki pral k)manse a 2:00 p.m., jou 14 okt6b
2009 la. Nan reyninyon sa-a, yo pral diskite chanjman ak modifikasyon ke yo konsidere fe nan seten traje bis ak Lis Pri Kous, To ak
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MIAMI/BROWARD EXPRESS, EPI KREYE TWA LOT NOUVO TRAJE BIS NAN RESTRIKTIRASYON TRAJE KI DEJA
ANPLAS: 19,115 MID-BEACH CONNECTION, AK 135.
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Mercredi 07 Octobre 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N' 37


o Les plans ne sont rien ; c 'est la planification qui
compte. > D. D. Eisenhower

Je vivais encore mon adolescence, dans notre Haiti
des anndes 70, lorsque notre chere << Rpublique de Port-au-
Prince > fut le siege du toumoi de la CONCACAF. Un groupe
de six 6quipes, six selections nationales se rdunirent a Port-
au-Prince pour disputer la phase finale de ce championnat : le
Mexique, le Honduras, le Guatemala, les Antilles N6erlandaises,
Trinidad & Tobago, Haiti. Lors de cette phase finale, les 6quipes
ne se rencontraient qu'une seule fois et tous les matchs avaient
lieu au stade << Sylvio Cator >, le < Temple du Football haitien >,
le < P6ristyle du Football haitien > devrais-je dire. Au total, 15
matchs, correspondant exactement aux combinaisons de 6
616ments pris deux a deux. A l'issue de cette phase finale,
notre selection nationale arriva en tate du classement. Un
personnage strange, d'apres mes criteres, s'drigea en h6ros
de ce championnat. Il s'agit d'un Trinidadien, Warren
Archibald, qui ressemblait beaucoup plus a un musicien de
reggae qu'h unjoueur de football. Lui, Cummings et David,
pulv6riserent les defenses des adversaires et, leur victoire
6crasante contre le Mexique fit d'eux des h6ros pour les
Haitiens, durant ce mois de d6cembre de l'annde 1973. Notre
chere selection haitienne des anndes 70 obtint ainsi son billet
pour la << Coupe du Monde de 1974 > et nous fit vivre non pas
des jours de gloire mais plut6t des minutes de gloire face a
l'Italie. Ce qui se passa par la suite, mieux vaut l'oublier. Ce
qui se passe depuis lors, dans notre sport, mieux vaut ne pas
y penser.
Enfin, chers lecteurs, a cette 6poque, nous n'avions
que le stade Sylvio Cator. Pres de quarante ans apres, nous
n'avons que le stade Sylvio Cator et, malgrd cette d6ch6ance,
les responsables du sport en Haiti croient faire partie du
groupe des <. Certains d'entre


2028


eux arrivent meme a clamer au ciel leur probity. J'aurais
tellement aim6 qu'ils le fussent! J'aurais tellement aim6 qu'ils
fussent honnetes, sinceres, comp6tents, probes, intelligents.
Cela aurait fait du bien au sport du pays. Cela aurait servi le
pays. Je pr6fere taire mes appreciations les concemant car,
dans un elan patriotique, on ne sait jamais ce que l'on peut
arriver a dire de ceux qui se croient de << bons patriotes >, a
<< bone feuille de service >. Mieuxvaut s'excuser de la parole
non dite que de celle que l'on n'a pas pu retenir.
Enfin, chores amies lectrices, chers amis lecteurs, il
faudra que l'on apprenne de nos amis Br6siliens. II faudra
choisir comme module le Br6sil, ce Br6sil qui vient de voir
comment<< Rio de Janeiro >, a &td d6signd, ce 3 Octobre 2009,
par le Comit6 Olympique International, << Siege Officiel des
Jeux Olympiques d'Etd 2016 >. Lula et le Br6sil ont done gagn6
leur pari face a de grands comp6titeurs, faisant tomber de
sdrieux adversaires beaucoup plus puissants qu'eux : le Japon
avec Tokyo comme ville candidate, 1'Espagne avec Madrid
comme candidat, et les Etats-Unis avec Chicago. Rio sera ainsi
la premiere ville de l'Amdrique du Sud a accueillir les Jeux
Olympiques. La << Flamme Olympique > sera enfin allumbe
dans un pays tropical a dit Lula. Ce qui aurait pu 6tre pour
d'autres pays rien qu 'un autre evenement sportif pour nous,
ce sera unique, extraordinaire. C'est I 'occasion de construire
des choses qui constitueront un heritage pour les prochaines
generations (Lula dixit).
Cela a fait plaisir d'6couter parler Lula sous le < coup
de l'6motion >, de l'entendre dire, les larmes aux yeux << ...
pour avoir &t6 colonists, nous avons eu le sentiment d'etre
petits, de ne pas 6tre importants >.


Et nous qui avons &te soumis a l'esclavage ?
Nous qui avons &te soumis a une occupation durant
19 ans ?
Nous qui avons &te mis sous tutelle durant plusieurs
anndes ?
Nous qui, depuis 2004, souffrons l'affront d'une
occupation de notre territoire par des troupes 6trangeres dont
certaines proviennent des armies de ces memes freres latino-
amdricains qui se plaignent d'avoir &t6 colonists ?
Pourrons-nous unjour nous lib6rer de cejoug ?
Etre choisi comme pays organisateur pourrait-il un
jour laver de tels affronts ?
Un tel choix pourrait-il constituer une
redemption pour notre peuple?
Enfin chers amis lecteurs, Joao Havelange, ce
Br6silien qui semblait 6tre le Pr6sident a Vie de la FIFA, lors de
cet 6v6nement de Copenhague qui a vu l'6panouissement
politique du Br6sil, a soulignd et a insist sur lepouvoir unique
du mouvement olympique de changer des villes, des pays, de
changer l'histoire. S'il en est ainsi, pourquoi, nous Haitiens,
ne pensons pas a ce grand d6fi d'organiser des Jeux
Olympiques. Je propose qu'on le fasse au niveau de l'ile
d'Haiti, conjointement avec nos voisins dominicains, pour
2028, pour essayer de rentrer dans le monde du futur. Pour
changer notre futur.
Changeons done l'histoire de notre pays. Soulignons
cette volont6 et prdparons nous d&s maintenant a entamer la
lutte pour l'obtention de ces jeux. Partons, tels de << vrais
champions >, a la conquete des Jeux Olympiques de 2028.

C'est la planification qui compte.
Oscar Germain
germanor2005@yahoo.fr
Octobre 2009


Baby Doc: les comptes sont cont6s


(... suite de la page 2)
Le dictateur atterrit donc, accompagn6 de 22
duvali6ristes, sur l'adroport de Grenoble (Isere) puis rejoint
une dans un h6tel isold en Haute-Savoie. Le hic,
c'est que le Quai d'Orsay ne trouve aucune terre d'asile pour
B6b6 Doc. Sollicit6s, le Gabon et le Maroc, la Grlce et l'Espagne,
l'Italie et les Seychelles d6clinent. Selon Louis Joinet, certains
pays tentent de monnayer l'accueil de Duvalier, des valises de dollars, l'autre l'allongement de sa piste
d'atterrissage>. Impossible.
Le s6jour de Duvalier s'6temise du c6t6 de Chambery.
Les services de renseignement, qui ne le quittent pas d'une
semelle, observent les ddp6ch6s en
Suisse par les Duvalier. Ils s'aperqoivent que les billets tombent
entre les seules mains de Michele Duvalier qui, selon un
t6moin, son mari. Apres avoir vid6 tous
ses comptes aux Etats-Unis et certains en Suisse, son spouse
divorce avec fracas en octobre 1989 a Saint-Domingue. Jean-
Claude Duvalier conteste en vain devant le tribunal de Grasse
(Alpes-Maritimes), oi il habite durant six mois Le temps de
trouver > sa mesure.
Le dictateur emm6nage en mai 1990 dans la luxueuse
villa Ml6ika a Vallauris, sur les hauteurs de Cannes, avec sa
mere, Simone, ses maitresses, ses employs de maison,
chauffeur et majordome. B6b6 Doc mane grand train a
l'6poque, flambe dans les joailleries de la Croisette et de
Monaco, fr6quente les stations de ski avec sa < en Ferrari et en BMW. Il rencontre une le 2 aofit
1990 jour de l'invasion du Koweit par l'Irak lors d'une
reception mais V6ronique Roi partagera surtout sa d6ch6ance
et sa mine. Il ne regle plus ses factures. Son t6l1phone est
coup. Il ne paie plus sonloyer de 800 000 francs annuels. Son
propri6taire, ancien ambassadeur ivoirien d'Allemagne et du
Royaume-Uni, l'attaque en justice. Au printemps 1993, le
tribunal prononce son expulsion de la demeure provenqale.
Jean-Claude Duvalier trouve une maison plus modeste, sans


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piscine et sans 6tage, mais au nom mythique de l'Hamadryade,
la nymphe des bois.

Statut de r6fugid refuse
Gonfl6, Jean-Claude Duvalier a os6 demander le statut
de r6fugid politique. Les autorit6s franqaises vont utiliser, afin
de le lui refuser, un article oublid de la convention de Geneve.
Sa demande sera rejet6e en 1992, puisqu'il y a s6rieuses de penser qu'il s'est rendu coupable d'agissements
contraire s aux buts et aux principes des Nations unies>.
En 1990-1991, le president d'Haiti, Aristide, requ a
Matignon par Michel Rocard reproche a Duvalier>. Les services du Premier ministre n'ont < objection a son extradition>, au contraire. Mais la R6publique
d'Haiti n'ajamais formula de demande d'extradition du dictateur
exil6 en France pour le juger a Port-au-Prince.
En 1998, des r6fugi6s haitiens du < Duvaliern ont d6pos6 une plainte contre celui-ci pour irr6guliern dans l'Hexagone. Questionnd enjanvier 1999 par
un d6put6, le ministre de l'Int6rieur, Jean-Pierre Chevenement,
r6pond que sur le territoire franqais et qu'il n'a pas de titre de sdjour, il est
susceptible de voir engager a son encontre une procedure de
reconduite a la frontiere, comme tout stranger en situation
irr6gulibre>. Mais ce resident tres special a toujours 6chapp6


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aux contr6les... et a la police.

DWlit de <>
Ce n'est pourtant pas faute de connaitre ses adresses.
Suivi a la trace et couvert de dettes, Jean-Claude Duvalier a
fait l'objet de plusieurs d6p6ts de plaintes. L'h6tel deux 6toiles
l'Eden bleude Mougins (Alpes-Maritimes), qui l'a h6berg6
plusieurs mois en 1995, l'a attaqu6 p our <>,Duvalier
ayant quitt6 les lieux en catimini sans r6gler sa facture. Son
chauffeur lui a meme cass6 la figure parce qu'il ne le payait
plus.
Apres dix ans passes sous le soleil de la C6te d'Azur,
B66b Doc a rejoint un < du XXe arrondissement
de Paris, du c6t6 de la porte de Bagnolet, avec sa dulcinde
VWronique Roi et <. < dd6cdera
en d6cembre 1997 dans une clinique de Saint-Cloud, a 83 ans,
non sans lui 16guer une fortune d6sormais intouchable sur
des comptes en Suisse.
Le tribunal f6d6ral suisse a demand des <
a l'actuel president haitien, Rend Pr6val, afin que l'argent
bientot restitu6 ne retombe pas dans les poches de corrompus,
mais serve, via des ONG a parmi les plus
mis6reuses du monde. Comme en t6moigne la Cite Soleil, le
bidonville g6ant de Port-au-Prince.


Haiti : Abandonner les faux

semblants, une necessity de 'heure


Par Suzy Castor
Editorial du numdro 20/21 de la revue Rencontre
(Septembre 2009) [1]
Repris par AlterPresse le 28 septembre 2009


En cet &td 2009, la
nation vit une situation a la
fois complexe et confuse. Le
roman Les comidiens 6crit, en
1966, par Graham Green, l'un
des plus grands auteurs
britanniques, nous hante
avec la r6p6tition des
spectacles que vit notre
rdpublique et qui
malheureusement enfonce la
nation. Les acteurs en scene
jouent un r6le qui ne
convainc personne ni m6me
eux-memes. Deux exemples
entre mille : le CEP, drape dans
sa dignity, se fMlicite de son
ind6pendance et des r6sultats
des elections s6natoriales
r6alis6es avec une population
<< en dissidence 6lectorale >.
Dans les tortueux chemins de
l'institutionnalisation du
Parlement, lors du vote de la
proposition pr6sidentielle de


la loi controvers6e de 125 gdes de salaire minimum, les d6put6s
ont d6montr6, avec des harangues 6mouvantes et presque
unanimes, la n6cessit6 de l'adoption des 200 gdes pourtant
rejet6es une 6crasante majority au moment du vote SECRET,
le 4 aoft dernier.
Le marronnage, heritage de l'6poque coloniale, apres
deux siecles de vie ind6pendante, determine encore aujourd'hui
notre comportement et imprlgne notre culture. Forme effective
de combat durant l'esclavage, il s'est transmud aux moments
d6cisifs en un corps a corps direct pour vaincre le systeme.
Aujourd'hui, a l'heure des communications modemes, le
marronnage se manifeste de multiples faqons et adopte des
formes grossieres ou raffin6es de faire semblant, de faux fuyants
qui innervent toutes les interstices de notre vie sociale et
politique et transforme notre pays en un royaume de faux
semblants.
Haftiens et strangers, -les amis sinceres et les autres
qui nous vouent un souverain m6pris-, font comme si ce pays
est tellement singulier qu'il est devenu un espace oi tout est
permis. On ne s'embarrasse de scrupules pour commettre les
actes les plus r6pr6hensibles partout ailleurs, parce qu'en fin
de compte on est en Haiti, pays tres particulier.
On fait comme si les milliards de la cooperation
internationale promis, d6caiss6s et d6pens6s, p6netrent dans
tous les pores de la soci6t6 et contribuent a l'amdlioration du
niveau de vie de la population et au ddveloppement du pays.
Nous faisons comme si la corruption ne corrode le corps social
haitien et comme s'il n'existait aucune logique du system ni
aucun coupable, national ou stranger.

(SUZY CASTOR/p. 13)


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Mercredi 07 Octobre 2009
HaitienMarche *VolXXIII N37


Le pont de Montrouis


Il y a trois semaines, Haiti en Marche publiait une
photo de notre Premibre Ministre coupant un ruban en
compagnie de Bernard Kouchner, ministre franqais des affaires
6trangeres, et de Jacques Gabriel, ministre haitien des travaux
publics ; et la 16gende disait qu'ils ouvraient a la circulation le
pont de Montrouis. Pourtant, quand vous arrivez h Montrouis,
le panneau est toujours 1i pour vous indiquer la deviation.


service.
Cela m'a rappelk unvoyage quej'ai fait dans le Nord-
Ouest, il y a quelques ann6es. Nous avions suivi cette route
cahoteuse et poussi6reuse qui part du carrefour de la route du
Nord, un peu aprbs les Gonaives, et soudain nous tombons
sur un ruban d'asphalte ; nous passons sur le pont qu'on
venait de jeter sur les Trois Rivibres, encore un bout


du pont. La compagnie, qui avait construit le pont sur les
Trois Rivibres, avait done respect cet engagement ... sauf
qu'il n'y avait pas de r6seau routier.
Eh bien, c'est ce raccord qui n'a pas (pas encore) 6t6
fait, et c'est pour cela que nous devons continuer a utiliser la
ddviation, avec ses dos d'Ane et sa poussibre. Mais nous
n'6tions pas au bout de nos peines, car apres cela il a fallu
franchir cet obstacle qui s'appelle Saint Marc.


Le pont de Montrouis a dt a peine inaugurd qu 'il etait fermd a nouveau a la circulation pour les raisons signaldes dans cet article (photos Bernard Ethdart)


Evidemment, les m6chantes langues ont eubeaujeu d'asphalte, et nous reprenons notre bonne vieille route
de dire que cette c6r6monie n'6tait que du bluff et que le pont haitienne.
6tait incapable de supporter le passage de poids lourds. J'ai La personne qui m'accompagnait ouvrait de grands
voulu en avoir le cceur net et, a mon dernier d6placement vers yeux. << Je ne comprends pas >>, disait-elle. J'ai done dfi lui
l'Artibonite, je suis all6 voir de quoi il retoumait. Le pont est expliquer que, quand une compagnie construit un pont, elle se
bien 1a ; il enjambe 616gamment la rivibre ; mais voilh du c6t6 doit de le raccorder avec le r6seau routier; en pratique, elle
nord, il n'est pas raccord6 a la route ; il n'est done pas en construit environ deux cents metres de route de chaque c6t6


Bien stir ce n'est rien de nouveau, a chaque voyage
on perd du temps a cause de ce goulot d'6tranglement que
repr6sente la traverse de la ville, et cette fois-ci ce fut assez
long pour quej'aie le temps de prendre quelques photos, dont
celle-ci queje publie avec cette 16gende : < et dire qu'il s'agit
de la Boute Natinale # 1 >.
Bernard Etheart


Abandonner les faux semblants, une necessity de l'heure


(... suite de la page 12)
Nos gouvemants, nos intellectuels, nos diplomates,
nos sp6cialistes strangers parlent comme si toutes les
questions strat6giques ou pas du pays, se d6cidaient
souverainement et que la tutelle de fait n'existait pas. Comme
si aucune d6pendance end6mique ne d6coulait d'un budget
national finance 60% par l'aide exteme ; comme si la presence
des forces onusiennes n'avait aucune signification particulibre.
Les contradictions flagrantes n'dchappent a
personne lorsque nos gouvemants font comme si l'agriculture
et la culture repr6sentaient la plus grande richesse d'Haiti et la
voie du futur, alors que cette priority se traduit par une allocation
de 6% pour l'agriculture et de 1% pour la culture.
Lorsque, m6me dans l'espace d'un cillement, nous
sommes secouds, par des faits dramatiques comme
l'effondrement a N6rette, le 7 novembre dernier, du College
La Promesse Evangelique qui a caus6 la mort de plus d'une
centaine d'6coliers nous avons tous fait, comme si on croyait
a l'appel spontand a la mobilisation et aux promesses de 1'
ex6cutif et de la mairie non seulement d'assister les victimes,
mais d'attaquer le grave probleme des constructions-
champignons dans le lit des ravines de la grande Port-au-
Prince. Sept mois aprbs, le pouvoir comme toujours est
amn6sique comme toujours et la solidarity au sein de la
population s'est perdue h6las depuis longtemps. Aucun


Minceur: 6 moyens

surprenants

de brdler des calories
(... suite de la page 5)
vous apportera un gros b6nefice, sans vous demander plus
d'effort physique.
Faites du sport A 1'exterieur
Plut6t que de faire du sport en salle et de courir sur
un tapis roulant, il est nettement prf6rable de courir a l'ext6rieur,
dans un parc, par exemple. Des 6tudes ont en effet montr6 que
les exercices r6alis6s au grand air permettaient de brfiler 10%
de calories en plus que ceux qui sont r6alis6s dans une salle
de sport. A cela, une raison simple: le corps a besoin de plus
d'6nergie pour se propulser d'un sol dur a chaque foul6e.






IMelodie Matin
Sur


compte n'est r6clam6, les consciences sont tranquilles et nous
attendons la prochaine catastrophe.
Notre soci&td qui a la grande capacity de se d6doubler,
fait comme si la polygamie de fait n'existait pas ; comme si
personne ne pratiquait le vodou ; comme si l'appel a la
citoyennet6 des majorit6s exclus, des < non citoyens > ne
traverse tout le processus de la transition; comme si l'iddologie
de la politique du ventre n'explique en grande partie le
comportement de la classe moyenne ; comme s'il n'existait
toute une cat6gorie ne vivait de la pauvret6 du pays ; comme
si le dicton populaire < ti bouton tounen maling > ne
s'appliquait a tous les niveaux dans la gestion de nos conflits ;
comme si les dures lois du ndolib6ralisme doivent 6tre
accept6es sans discussion et sans vision par nos gouvernants.
Puisqu'il est impossible de nier le retard ou
l'inexorable d6gringolade que nous vivons, nous faisons
comme si nous 6tions victimes d'une situation dont la
responsabilit6 -rdelle ou non- incombe exclusivement aux
autres : l'histoire, l'esclavage, la colonisation, les blancs, les
bourgeois, le peuple, les classes moyennes, les noirs, les
mulAtres, les riches, les pauvres etc... et nous nous en
d6responsabilisons. Nous ne nous interrogeons presque
jamais sur notre part de responsabilit6 Qu'avons-nous fait
ou que n'avons-nous pas fait pour empecher cette lente
chute ?
Nous devons abandonner les faux semblants et nous
obliger a regarder la r6alit6 en face, a nous questionner, a


r6fl6chir sur les causes profondes de la crise que nous vivons,
a d6passer notre c6cit6 politique et sociale, sinon, comme dans
le roman A 'angle des rues parallles de Gary Victor, < les
miroirs de notre nation deviendront aveugles et ne refl6teront
plus rien ni notre propre image >. Comme garants de notre
destin, nous ne devons pas avoir peur de faire des choix, de
bousculer notre routine et de nous revendiquer comme Haitien.
Aucune soci6td ne peut avancer sans une int6riosation de
son experience de peuple. Nous devons nous accepter avec
nos victoires et nos 6checs, nos forces et nos faiblesses, nos
limitations et nos grandes potentialit6s.
Nous sommes arrives a un carrefour qui r6clame, pour
notre dignity et notre survie, la solution des problkmes vitaux
qui se posent a la nation, a partir d'une refondation nationale.
Celle-ci n'admet ni faux semblants, ni fuite en avant mais exige
des solutions innovantes et des ruptures. Certes, la fratemelle
solidarity international se rdvble indispensable. Cependant,
seuls les haitiens assumant pleinement leur mission peuvent
choisir les voies de sortie du tunnel et de la construction
nationale. Personne ne le fera a leur place. Alors commencera
la difficile concrdtisation des aspirations fondamentales du
citoyen : la liberty, la sant6, 1'6ducation, et l'6panouissement
social, professionnel, intellectuel, culturel et 6thique.

Directrice du CRESFED
[1] Revue du Centre de Recherches et de Formation
Economique et Sociale pour le Developpement (CRESFED)


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semaine:

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* (D's (tinmas. Racine. livan$lKquce.
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* Vikk-'s 1 linticons, Am&n-ains. L-riJurn-Ttaires, Drans
* hidluils le bea ae


Page 13


Slodie
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Page 14


LARGE S


Solutions de la semaine passe

AMAN POUR
SOCIABLE



CUR U V E

O T O RRH E E
N E U FS T U


Il 1li:11 11 I 'LI


Allez de LARGES A SITUEE, en utilisant des mots du du
vocabulaire frangais, et ne changeant qu'une lettre par ligne.


Z C D G O P C Y U B Z X L
ZCDGOPCYUBZXL
E B ONVI Y H Z Z WOU
S Z U JUTDRCCOKG
DSNMO N U GWUVHD
T H F FU L MN S NW P K
XA I OS JRO I AM L N
O T C E R L ST G MK L E


Trouvez 21 Operations de maintien de paix, maintenues par I'ONU
ou sous la tutelle de I'ONU, dans le carr6 ci-dessous.


Mercredi 07 Octobre 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N' 37

Solutions de la
semaine passee:

S RATE

SURE T E
FURE T E
FURE T S
FUME T SS
FUME E S


SCRABBLE
Arrangez les sept lettres ci-dessous
pour former un mot frangais

SL

EOS

O C


Solutions de la semaine passee
BOUDDHA


7h00-9h00 Melodie Matin avec Marcus
Informations, Interview, Anecdotes, Humour,
Analyses
Nos Chroniques:
L'Editorial de Marcus
Au Quotidien avec Elsie
La Chronique Litt6raire avec Dominique Batraville
Les Sports avec Mario Bareau
Les Invites du Jour
M1lodie Matin chaque samedi est anime
par F6quiere Raphael

lOh-Midi Le disque de 'Auditeur
animation James Pr6dvil

12:00- 12h30 Le Midi
informations avec Laury Faustin

12h30-2h00 Lady Blues avec Elsie
Jazz, Blues, Swing, Ragtime

2h00- 3h00 C'est si Bon en chansons...
Emission de chansons francaises

3h-5h pm Le Bon Vieux Temps
Retro-Compas
avec Doc Daniel et Captain Bill

5hoo Le Journal de 5 heures
avec Villette Hertelou
5h 30 pm Melodie & Company
Ddveloppement durable
Mardi avec Bernard Etheart

7h-8h30 Amory Sabor con Luciani

8h30- 9hoo Soir Informations

9h00 10h30 Notre Grand Concert
Lun. & Mer.: L'heure classique
Jeu. & Dim. : Jazz at Ten
Judy Carmichael recoit ses invites
9h00 et au delA Cavaliers, prenez vos dames
(Samedi) 50 ans de succ6s populaires haitiens



c 'e4t ft eA 4o't ewe #t~ec et0 /


En Bref...


(.. suite de la page 2)


a Port-au-Prince les ler et 2 octobre, a l'initiative de l'envoyd special des Nations Unies pour
Haiti, Bill Clinton et de la Banque Interamdricaine de D6veloppement (BID).
Le s6nateur Rudy HWriveau applaudit cette initiative dans la mesure ou elle peut contribuer
effectivement a la creation d'emplois.
Selon lui, il est temps de laisser le stade des discours, des rencontres et des promesses, pour
passer a l'action et aux r6sultats.
Le d6put6 de Petit Goive, Limongi Jean a dit regretter que les villes de province (a l'exception
du nord) n'aient pas b6neficid de la visite des hommes d'affaires.
Nous offrons pourtant des avantages et des oppotunit6s qu'on ne retrouve pas dans la
capitale, dont le calme et l'l6ectricit6 a longueur dejoumre, a-t-il soulignd, faisant savoir que
les hommes d'affaires seraient trbs int6ress6s a investir dans les villes de province.
II a estm6 que chaque fois qu'on ouvre une entreprise a Port-au-Prince, on encourage l'exode
rural et le paysan trouve une raison suppl6mentaire pour abandonner son patelin.
De son c6td, le d6put6 Arsene Dieujuste croit que le forum des affaires des ler et 2 octobre va
aider a amdliorer l'image d'Haiti sur la scene international.
C'est une reunion porteuse d'avenir, c'est maintenant a l'Etat haitien de faire le n6cessaire en
attirant et en retenant les investisseurs, a-t-il souligne.

Haiti: Baby Doc: La justice Suisse a status
Lajustice suisse a status : le peuple haitienva r6cup6rer 5 millions d'euros d6tourns par
l'ex-prisident Duvalier, r6fugi6 en France depuis 1986.
(EN BREF / p. 16)


PRIX MACARTHUR FELLOW

Edwidge Danticat ou la rencontre

du talent et de la simplicity


(... suite de la page 2)
< J'ai eu un moment d'h6sitation !
MonDieu, tout le monde va savoir Puis, cela
a &6t la fiert6. Mais fiert6 pas seulement pour
moi mais pour tous, tous ceux que je c6toie.
J'ai commence recevoir des courriels, des
appels t6l1phoniques. Je pense surtout a celui
requ de cette femme en plein Fullton Avenue.
Elle m'appelait a partir de son portable,
s'exclamant: Nou genyen nou genyen! >>
(Nous avons gagn6).
< Ce n'6tait pas moi seule la
gagnante. C'6tait nous tous. Elle a invite les
Haitiens autour d'elle dans la rue pour qu'ils
me disent quelques mots de felicitations. Et
j'ai r6alis6 comment nous tous sommes rests
avec notre cordon ombilical enterr6 en Haiti.
< Quand quelque chose de bon
arrive a l'un de nous dans la vie, cela nous
61eve tous. Ce n'est pas seulement a l'occasion
de choses tragiques, de cyclones, de la mort
que nous sommes soud6s ensemble.
< Cela m'a rendu vraiment fibre de
voir comment tout un chacun r6agissait. L'on
parle tellement mal des Haitiens, 6voquant la
jalousie par exemple, maisje n'ai rien ressenti
de ce genre >
Vous voici maintenant reconnue
comme un Genie. $500.000,00 vont vous
permettre de rdaliser certains de vos r&ves
lesplus chers. Un voyage autour du monde ?
L 'achat d'une grande maison dans un autre
quartier ? Ou bien quelque chose d'autre ?
<< Pas du tout. Je ne compte rien
changer de ma vie avec mon mari et mes deux
petits filles. Pas de voyage, pas de
d6menagement. Non. Continuer ma vie comme
je la mbne maintenant. Je vais payer mes taxes
et continuer ma vie, dans ma maison et a
produire. >>


Sur quoi travaillez-vous
maintenant ?
< Je travaille maintenant sur une
ceuvre acad6mique, dont j'ai eu l'id6e apres
une stance de lecture organisee par Tony
Morrisson. Creation et Immigration, en prenant
le cas de plusieurs 6crivains : Marie Chauvet,
J J Dominique et le photographe Daniel Morel.
<< J'ai aussi un roman a ses tout
debuts. C'est plus difficile d'6crire maintenant
avec deux enfants. Mais je continue comme
par le passed a crire la nuit. Je ne vais pas me
coucher avant 4 heures du matin. C'est comme
si je fais une 'cohorte' > (service de pribres
nocturne).

Mais vous allez certainement &tre
sollicitie ?
< Certainement et je compte aider
aussi dans la mesure de mes possibilities. Mais
le public n'en entendra pas parler. Vous
n'apprendrez pas un de ces quatre matins la
creation d'une
Fondation Edwidge Danticat. Et puis, je
donnerai pour faire avancer ce qui existe d6ji
mais dans le silence. >
Edwidge a maintenant public huit
livres dont plusieurs ont &t6 couronn6s de
Prix Litt6raires. Et a chaque fois, elle est assaillie
par les media pour interviews, filmage et autres.
A la voir 6voluer dans sa maison de
Little Haiti, elle donne l'impression de
quelqu'un dont la vie est bien trace. Et i voir
la simplicity avec laquelle elle accueille ce
nouvel honneur, on ne peut s'empecher de
penser que rien ne semble maintenant 6tonner
ce petit bout de femme, tellement acclamde
par la critique.
E. Ethdart


I I I I I;I I I i~i H Iln I I ~u I I i I I I 1;111 I ;I ~ I I I~,~I~,~I~,~~ I ~I I I I I ;I I I I I ~I Iln I I ;a n I


S IT UEE E





Mercredi 07 Octobre 2009
HT-niti pn Mnrrhp Vnl XXTTT I N N 7


Ti Gout pa Ti Gout ak Jan Mapou


EBE GOLGOTA: BOUSKAY

SITWAYENTE AK DIYITE
Ak Michel-Ange Hyppolite
We Haiti en Marche senmenn pase anwo-a # 35 Vol. XXII pou
premye pati atik Bebe Golgota.

2em Pati

Men youn lot sitiyasyon ank6, kot ote-a sevi ak narate-a
pou li pran pozisyon. Pasaje nan kannte-a, met vwayaj-la, yo tout
ap glorifye agwe, voye kantik pou Bondye, men le gid ki anndan
istwa-a pran lapawl, li mete koze relijon nan domen dout. Ann li :
Alafendefen, sepa niBondye, niAgwe ki vinpote n sekou; le gad-kdt
Beemen debake sou kannte a li te le, li te tan. [ ...] Depijou gad
Beemen lage kolonn vwayaje sa yo nan kan an, letan pa ekziste
anko, pa gen dat, pa genjou, pa gen mwa, pa gen ane. ... Agwe pa
ekziste, Bondye pa ekziste, moun ki aljwenn agwe yopa ekziste tou.
(p.15)
Si pou nou pale sou senb6l ki nan Bebe G61gota, nou kab
di tit liv-la tradui reyalite senbolik ki anndan-li. Anfet, se pa senpman
mounn ki pote non Bebe nan istwa-a ki bebe, oubyen ki pa gen dwa
lapawl. Se tout mounn sou bato-a ki bebe epi ki ap monte lesyel pa-
do. Youn vre gl6gota, tankou sa part nan listwa labib-la. Mounn ab6
kannte-a bebe, paske yo pa genyen okenn dwa. Se met vwayaj-la ak
maren ki ap mennen kannte-a ki konnen ki mounn ki dwe viv ak ki
mounn ki merite al jwenn reken nan fon lanme.
Le nou transp6te sitiyasyon lavi Bebe sou te fem peyi
kote li fet-la, senbl6 G61gota-a la pi red. Mize pou li jwenn travay
epi pou li viv ak diyite. Mize pou li viv tankou youn sitwayen ki
genyen menm dwa ak tout lot sitwayen parey-li nan peyi-li, paske
san papye legal ki pou rekonet-li k6m sitwayen sou te kote li fet-la,
li pral viv tankou youn bebe. Konsa, se kandita mounn chwazi li
pral genyen k6m dirijan. Rezon-an, seke san yon pyes idantite ou pa
kab enskri sou lis elektoral. Konsa, ou va oblije kontante-ou ak
chwa lot mounn fe apati pw6p entered pa yo. Se sa ki fe Bebe te di :
Jou anprent la rive, mwen santi mwen soulaje, m apfe demach pou
m pran grad sitwayen anndan peyi m, Ayiti. [...] Mwen poko gen
papye, men mwen santi m gen dwa tankou tout moun anndan peyi a.
(p.87)
Si Bebe nan tout kalite pwoblem sa-yo pou li jwenn batiste-
li se akoz dez6d ki genyen nan fason yo fe epi konseve rejis leta
anndan peyi-a
Nou remake tou, nan tout istwa-a, Janet pa janm pale. Se
toujou akte prensipal-la ki pran lapaw61 pou esplike panse Janet.
Eske se youn fason endirek pou ote-a demontre kwa G61gota fanm
poko fini anndan peyi-a? Nan youn refleksyon an pwofonde pou
cheche rezon ki fe ote-a pa janm bay Janet lapawl an direk, kant
Janet se madanm Bebe, mounn ki ap pataje tout tribilasyon-li, youn
mounn ta kab gen enpresyon dwa Janet te brime. Sepandan, le nou
sonje entevansyon Janet pou anpeche Bebe bay fanmi-an siyati
Levwayan, nou kab we Janet pa te aji tankou youn bebe nan dosye
sa-a. Li te poze veto li. Li te di non.
Le m esplike Jandt mwen deside adopte Levwayan pou siyati, li pa
dakd. [...] Nou te pase nuit la ap diskite si pou m pran non B&n
Levwayan an, Jandt refize, li di mwen pran nenp6t siyati men pa ba
ILevwayan. (p. 83 84)
Pi devan Janet di Bebe : Si (li) rete sou non B&na Levwayan-an, lipa
pralKaMetMase avW (1). (p. 84).
Menm le se Bebe ki ap rap6te pawl6 sa yo, nou kab we
Janet pa te vreman youn bebe ki ap kite mounn deside pou li. Konsa,
nou pa kab di Janet te youn bebe san pou san nan istwa-a. Se petet
teknik ote-a chwazi pou li rankonte istwa-a ki ta kab fe youn mounn
konprann Janet pa te gen dwa lapawl6. Teknik rakonte sa-a ka gen
rasin-li nan dives fason mounn nan peyi-a abitye rakonte istwa.
Defet, akte segonde ki nan istwa-a pa te genyen youn kannal
kominikasyon direk nonplis ak akte prensipal-la. Nou vle konsidere
ka Met Mase, ka zanmi li te kontre apre plizye ane-a, Wolan, ka
Enspekte Obe elatriye. Yo tout se mounn kle nan istwa-a, men yo
younn pa te vreman gen lavwa an direk ak akte-a. Poudaye, gen youn
moman nan istwa-a, sous lavi fanmi-an se te Janet. Se limenm ki te al
vann rezen pou fanmi-an pa te mouri grangou. Nan sans sa-a, Janet
te pran plas manman tradisyonel nou-yo, ki se nanm fanmi-an sou te
Ayiti. Paske pawl6-la di li akle :
Konsa, si Janet ta vle part tankou youn lot bebe nan
istwa-a, sitiyasyon sa-a plis gen pou li we ak teknik ote-a itilize
pou li rakonte istwa-a; kote se youn mounn ki ap rakonte youn
istwa, nan fason nou abitye viv-li nan literati oral-la. Diferans-lan,
seke se pa youn mounn ki ap rakonte istwa-a nan plas met istwa-a.
Konsa, se met istwa-a ki pran tout plas-la. Defet, se menm teknik-
lan tou JozafaLarge itilize nan liv-li a : Rete! Kote Lamesi! (2008).
Nan Bebe G61gota, se pa senpman lavi botpipo Pierre
Michel Chdry ap rakonte nou. Lavi ote-a ap rakonte nou-an soti sou
youn kannte pou li chwe sou beton P6toprens ak tout kalite magouy
epi enjistis, ki mak6nen anmenmtan ak lespri pataj ki ekziste nan
mitan machann P6toprens. Se tankou twazyem prensip ideyoloji
Bwa Kay Iman-an, ki di: Si gen pou younn gen pou de.
Ann li :
Jandt rakonte m kouman li fe twouve I nan vann rezen sek nan
mache a. Gen yon konntend rezen yo t ap debake pou yon gwo
kombsan, lifofile k61, akKatrin mare nan do 1, nan mitan medam ki
t ap achte rezen yo. Youn nan medam yo, san lpa rekondt li, achte
yon ti bout sak rezen kredi pou li, epi yo mache ansanm y al vann
rezen yo. Lipeye mtt magazen an, se nan res kOb la, li achte manje
kwit la kite pou mwen. (p. 63- 64)
Bebe G61gota se youn istwa senp, epi ki konpleks an
menm tan. Nivo konpleksite-a part nan fason ote-a rantre nan dives
detay lavi anndan peyi-a san li pa sevi ak katafal pawl, ni tou san
li pa kreye sitiyasyon ki konplike. Anfet, chak lide ou grate anndan
liv-la pemet ou dekouvri lot mesaj anpwofonde. Sa lak6z istwa-a
dewole ak anpil lante, men chak wonn nan labirent-lan se youn
estasyon nan eta peyi-a. Lot aspe ki esansyel nan istwa-a, epi ki
merite siyale, se nivo sispenns (sipriz) ote-a rive kreye nan liv-la,
al6ske se youn sel mounn ki ap pale, epi ki ap rap6te paw6l tout lot
mounn li rankontre, ansanm ak mounn ki kolabore ak li pou amilyore
kondisyon lavi-li. Plis nou ap avanse nan li liv-la, nou santi nesesite
pou nou kenbe liv-la nan men nou, epi dekouvri nan ki fason Beba
pral demeli-li pou li jwenn youn bon rezilta nan anket li ap mennen
pou li jwenn vre non li-an. Wout anket-la pa te fasil, se sa tou ki
lakoz istwa-a kenbe nou an alen.
Nan Beba Gol1gota, nou jwenn lavi pitit mounn, yo rele
mounn andeyo-yo nan batay-yo pou yo cheche lavi. Sitiyasyon
difisil Pierre Michel Chdry ap denonse anndan Beba Gol1ta-a, kit se


nan nivo respe youn mounn dwe genyen pou lot mounn, oubyen
responsabilite tout sitwayen pou yo kenbe diyite-yo epi viv nan
ladiyite, yo tout rete entak nan sosyete nou-an. Se responsablite
nou tout pou nou veye epi pou nou korije tout sitiyasyon kote
diyite ak respe mounn younn pou lot tounen eskalye pou klas mounn
ki an kontwl6-yo monte laglwa ak f6tin pesonel-yo, pandan yo
bliye prensip pataj ki dwe ekziste nan mitan kretyenvivan, paske
paw6l-la di: >.

Michel-Ange Hyppolite (Kaptenn Koukourouj)
Manm Sosyete Koukouy Kanada

*Apre Eritye Vilokan (2001), ApreBebb Golgota se dezyem Woman
Pierre Michel Chery., lipibliye Eritye Vilokan. Youn woman ki chita
prensipalman sou dram youn sosyete, anndan youn peyi anba
okipasyon. Youn peyi k'ap chache wout li pou li soti nan mera.
Eritye Vilokan yo te twouve yo devan de (2) chwa depaman: Wout
Vilokan-an ki mande pou pititpeyi-a rekont ki mounnyoye, epipou
yo konte soupwpfos payo anpremye, epi wout okipasyon an k 'ap
pwomt lalin. Fos okipasyonyopralpete koken l yo wd wout Vilokan
an ka bay rezilta...Men se Eritye Vilokan yo k 'ap ranpote laviktwa.



JOUNEN ENTENASYONAL KREYOL

KOMINIKE POU LAPRES
Sosyete Koukouy, envite lapres ak toutpiblikMiyami-an
nan lansman ofisydl rPaw6lKrey6l >, premye revi liter nan lanng
kreyol ayisyen-an, k'apefetjou dimanch 25 oktob 2009, nan Miyami.
Evennman sa-a ape dewoule nan kad wounmble Sosyete
Koukouy ap oganize soti 23 pou rive 25 oktob 2009, nan kadJounen
Entenasyonal Kreyol 2009-la.
Karannkat lane (1965 -2009) apre kreyasyon Mouvman
Kreyl6 Ayisyen-an,
epi trant lane (1979 2009) apre piblikasyon 6tograf
ofisyel kreyolAyiti-a, branch kreyl literatiAyiti-a ap genyen premye
revi litere-li.
Revi liter sa-a se rezilta travay Sosyete Koukouy, branch
liter anndan Oganizasyon Mouvman Krey61 (1965), ki te deside
ale pi lwen ak lide Mouvman Endijenis-lan, paske li chwazi devlope
youn literati ayisyen nan lanng kreyl6 ayisyen-an.
Revi liter sa-a se youn prev ki demontre tout mounn,
pyonye nan literati kreyl6-la te simen bon jan fimye.
Premye Revi liter nan lanng kreyl6 Ayiti-a batize sou
non: Paw61 Kreyl6 : Revi liter Sosyete Koukouy>. Li genyen
plizye seksyon ladan: Literati, lenguistik, nouvel liter, mo teknik,
elatriye.
Pri revi-a se $ 20.00. Premye nimewo-a ap genyen 370 paj
epi l'ap prezante sou fom liv.
Lansman ofisyel rPaw61 Kreyobl ap fet Miyami nan
Sant Kiltirel tou nef
Little Haiti-a Little Haiti Cultural Complex (5925 NE 2nd
Avenue) Miami, Fl. 33137
Aktivite-a ap k6manse apati 5-e PM pou rive 8-e PM

Pou k6mann, rele :
Miyami: Libreri Mapou: 305-757-9922
Email: mapoujan@bellsouth.net
Kanada: 514-494-0222
Konektikt : 203-520-6763
Ayiti: Communication Plus S.A.
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BP 13205
Delmas, Haiti
Tel. : (509) 2510-7047 e-mail: complusa@yahoo.com

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Entenasyonal lanng kreyl6-la ki pral fet ane sa-a nan Little Haiti
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NE 2nd Av. depi 5e PM rive pou 8e diswa. Ap gen mizik, chante,
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rosee an kreyl6 ki an preparasyon. Youn teks Jan Mapou, Paula
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klas sou lanng kreyl6-la. (Radiomega.org) Pou sip6 rele 305-299-
9918.


Page 15


MIAMI-DADE


AVI REYINYON PIBLIK
Yap avize ke Komite Transpb Piblik, Enfrastrikti ak Woutye (sig angle TIRC) de Asanble Komisyonb Konte Miami-
Dade la pral fe yon reyinyon piblik nan Sal Komisyon an ki sou 2ybm etaj, 111 N.W. 1st Street, Miami, Florid, ki
pral kimanse a 2:00 p.m., jou 14 oktbb 2009 la. Nan reyninyon sa-a, yo pral prezante Plan Devlopman Tranzit
pou 2009 la epi pou yo apwouve li.
PLAN DEVLOPMAN TRANZIT [TRANSIT DEVELOPMENT PLANS (TDPS)] NESESE POU BENEFISYE
PWOGRAM ALOKASYON ETA POU DEVLOPMAN KOMINOTE YO TANKOU MIAMI-DADE TRANSIT (MDT),
JAN SADEKRI NAN SEKSYON 341.052, FS.YON TDPSE PRAL DOKIMAN GID PLANIFIKASYON, DEVLOPMAN
AK FONKSYONNMAN FOUNISE A. YON TDP OSWA YON MIZAJOU ANYEL SEVI NAN DEVLOPMAN
PWOGRAM TRAVO DEPTAMN AN POU DIZAN, PWOGRAM AMELYORASYON TRANSPOTASYON, AK
PWOGRAM AK PLAN RESOUS DEPTAMN AN. FINANSMAN TRANPO PIBLIK PRAL KONSIDERE PA ETA-A
BAZE SOU SA KE TRANPO PIBLIK GENYEN KOM BEZWEN JAN SA IDANTIFYE NAN TDP YO.
Nan reyinyon an, Komite a pral bay moun oswa ajans enterese yo opotinite bay dizon pa yo sou aspb sosyal,
ekonomik, ak anviwonnmantal pwoje sa a. Moun ki enterese yo fet pou soumbt vbbalman oswa alekri pwen yo
vie etabli yo oswa rekbmandasyon yo an rapo ak pwoje sa a.
Yon moun ki deside mennen an apel nenpot desizyon ke komite a, ajans la, oswa komisyon an ta pran an rapo
ak sijb ki te an konsiderasyon nan reyinyon an oswa nan odyans la, pral bezwen yon rejis de tout pwosedi yo.
Moun sa a gen dwa oblije asire ke rejis motamo sesyon yo te fet, enkli temwayaj ak prbv ki se baz pou apel la.
Konte Miami-Dade bay opotinite ak aksb ekitab nan anplwa, epi li pa fe diskriminasyon sou moun enfim nan
pwogram li yo oswa sbvis li yo. Depi nou avize byen bone anvan reyinyon an, nap kapab jwenn aparby pou
tande ak lIt sbvis pou ede nou kominike Sou demann, fom sa a disponib nan yon foma aksesib (kasbt tep.
Bray, oswa diskbt konpitb). Pou materybl nan yon lIt foma, yon entbprbt an siy pou soud oswa nenpot lit
akomodasyon, tanpri kontakte Maud Lizano nan (786) 469-5478. Kliyan yo ki sbvi ak TDD, tanpri rele sbvis
Florida Relay Services nan 1 (800-955-8771) omwen (5) senk jou davans.


FlalCI Vit IVIalk,11V VIVII-11 IN -) / I I


I





Mercredi 07 Octobre 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N' 37


En Bref...
(... suite de la page 14)
Le tribunal f6d6ral suisse a demand des <> l'actuel
president haitien, Rend Pr6val, afin que l'argent bient6t restitu6 ne
retombe pas dans les poches de corrompus, mais serve, via des ONG,
A la population parmi les plus mis6reuses du monde.
Don de 25 millions de dollars de la BID pour le reseau routier du
sud du pays
La Banque interam6ricaine de d6veloppement a annonc6jeudi ler
octobre l'octroi d'un don de 25 millions de dollars A Haiti. Ce don sera
consacr6 A la poursuite des travaux d'amdlioration du r6seau routier
national et A l'entretien des routes dans les d6partements des Nippes,
de la Grand'Anse et du Sud du pays.
I1 s'agit de permettre A ces regions reculdes mais plus vierges
qu'ailleurs de jouer leur partition dans le d6veloppement 6conomique
du pays.
Les Nippes sont un d6partement tres riche en sites touristiques, et on
poussent bien la banane et toutes sortes de productions agricoles. En
ouvrant des routes, on permettra l'acces A ces diverses localit6s pour
aller chercher les produits agricoles mais aussi pour emmener les
touristes visiter des nombreux sites de la zone, qu'il s'agisse de ceux
d'Anse A Veau ou de Petit Trou de Nippes.


Haiti en Marche
Port-au-Prince
100 Avenue Lamartiniere (Bois Verna)
Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323
Miami
173 NW 94t Street, Miami, Florida 33150
Tel. 305 754-0705 / 754-7543 Fax 305 756-0979
New York (914 358-7559) Boston (508 941-6897)
Montreal (514 337-1286)
email : melodiefm@hotmail.com
haiti-en-marche@hughes.net URL: www.haitienmarche.com
Library of Congress # ISSN 1064 3896

L Pinte*bySothest* ffet6 (30) 23-78


166-o6-Il


LLOIRMEK
p W ht-


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