Title: Haïti en marche
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 Material Information
Title: Haïti en marche
Physical Description: v. : ill. ; 45 cm.
Language: French
Publisher: s.n.
Place of Publication: Miami Fla
Miami Fla
Publication Date: September 30, 2009
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subject: Haitians -- Newspapers -- United States   ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.)   ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.)   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti
 Notes
Language: In French.
General Note: Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00098809
Volume ID: VID00371
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 21271733
lccn - sn 92061416
issn - 1064-3869

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men


HaS If e Mi*Isn du 30 Septembre a u0I''2 9-V IX Xi -i'N'I36


ASSASSIN DE SA FEMME ET DE SES 5 ENFANTS ?


Le mystere Mesac Damas !


Port-au-Prince, 25 Septembre Qu'est-ce qui a
pu pousser un ressortissant haitien de Floride a tuer son
spouse et ses 5 enfants avant de s'enfuir en Haiti ?
Mesac Damas, 6poux de Guerline Dieu Damas,
1Z"FL~~L ~ ~ ee ; -"q


est soupqonn6 d'6tre le responsable de l'assassinat de cette
dernibre et de leurs 5 enfants, ag6s de 11 mois a 9 ans, lejeudi
17 septembre a Naples, enFloride.
Le pr6sum6 meurtrier qui s'est r6fugi6 le lendemain
en Haiti, a 6td
arret6 le lundi 21
septembre et
extrad6 en moins
de 24 heures aux
Etats-Unis ofi il
6tait recherch6,
selon les officiels,


pour les besoins de l'enqu6te.
S'il est reconnu coupable des 6 chefs d'accusation
de meurtre avec pr6m6ditation, Mesac Damas risque la
peine de mort.
Tout se jouera sur le degr6 de responsabilit6 de
l'auteur de ce massacre, si les faits 6tablissent que c'est
bien Mesac Damas.
Or celui-ci a fait des declarations qui ferait douter
de sa totale lucidity.
Les reporters qui ont couvert son arrestation
rapportent l'avoir entendu murmurer dans les bureaux de
(MYSTERE/p.4)


Des photos rvdilant comme un play boy
celui qui est le principal suspect dans 'assassinat de son spouse et de ses 5 enfants


RENE PREVAL A L'ONU

Haiti reclame

une globalisation

de la solidarite
24 septembre 2009 Partant du constat que
les pays les plus fragiles 6taient d6sormais soumis a
des crises non seulement alimentaire, 6nerg6tique,
financiere mais aussi environnementale, le president
d'Haiti Rend Prdval a plaid jeudi a l'Assembl6e
g6ndrale de 1'ONU pour une < globalisation de la
solidarit >>.
< Le moment est venu d'opposer a la
globalisation du profit a tout prix, drig6 en nouveau


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credo, une globalisation de la solidarity, seule garante
de l'6radication de la misre >>, a dit M. Pr6val, au
deuxibme jour du d6bat g6n6ral de l'assembl6e
d6lib6rative de 1'ONU (texte et vid6o du discours).
<< En raison de quoi l'humanit6 entire devrait-
elle accepter que la moiti6 des habitants de notre planete
vivent avec ces privations, dans la faim et le d6nuement,
(PREVAL/p. 7)


Mesac Damas semble avoir une autre personnalitW quand il est enfamille


BRH.:30 ANS

Haiti : la banque centrale ne peut tout
KARIBE CONVENTION CENTER, 25 Septembre- Gouverneur de la Banque a d6cern6 un satisfecit a son
Vendredi on comm6morait dans une belle f6te le trentieme institution. L'inflation est maintenue autour de 16%, la
anniversaire de la BRH (Banque de la R6publique d'Haiti) masse mon6taire correspond au volume reel des changes,
qui est notre banque centrale. Comme il se doit, le (BRH/p.7)
a a q


Le gala anniversaire de la Banque de la Republique d'Haiti
avec le PM Michle Pierre-Louis et a sa gauche le Gouverneur Charles Castel


EXECUTIF-LEGISLATIF

Interpellation ou destabilisation ?
On interpelle d'abord, on cherche un pritexte ensuite ...


PORT-AU-PRINCE, 26 Septembre La Chambre des
d6put6s s'est fl6icit6e pour les actes pos6s pendant la
16gislature sortante (48e).
Le vote de la declaration reconnaissant
l'opportunit6 d'entamer un processus d'amendement de la
Constitution ; le passage a temps du budget de la
R6publique etc.


Par contre, on continue de penser que la chambre
basse a perform moins bien dans le cadre de la loi sur le
salaire minimum.
D'abord en adoptant une posture archi-militante
de 200 gourdes ou rien, puis en laissant passer l'opportunit6
des 150 gourdes adopt6e par une majority de ses membres
(POLITIQUE/p.5)


FINANCEMENT DE LA BID

Restaurer les bassins versants avec ou sans l'Haitien?
(voir/ p. 6)





Page 2


Edwige Danticat MacArthur Fellow


Edwige has been named a 2009
MacArthur Fellow. Some call the
fellowship a "genius grant". She continues
to carry the banner high.Here's a copy of
the press release. Links below24 New
MacArthur Fellows Announced Out of the
Blue $500,000 -No Strings September
22, 2009 (Chicago, IL) The JohnD. and
Catherine T. MacArthur Foundation today
named 24 new MacArthur Fellows for 2009.
The new Fellows work across a broad
spectrum of endeavors. They include an
infectious disease physician, an
ornithologist, a painter, a photojournalist,
a bridge engineer, a climate scientist, an
economist, a papermaker, a mental health
lawyer, and a poet. All were selected for
their creativity, originality, and potential to
make important contributions in the
future. This past week, the recipients
learned by a phone call out of the blue from
the Foundation that they will each receive
$500,000 in "no strings attached" support
over the next five years.
MacArthur Fellowships come
without stipulations and reporting
requirements and offer Fellows
unprecedented freedom and opportunity to
reflect, create, and explore. The unusual
level of independence afforded to Fellows
underscores the spirit of freedom intrinsic
to creative endeavors. The work of
MacArthur Fellows knows neither
boundaries nor the constraints of age, place,
and endeavor. "For nearly three decades,
the MacArthur Fellows Program has
highlighted the importance of creativity and
risk-taking in addressing pressing needs
and challenges around the globe," said
MacArthur President Robert Gallucci.
"Through these Fellowships, we
celebrate and support exceptional men and
women of all ages and in all fields who
dream, explore, take risks, invent, and build
in new and unexpected ways in the interest
of shaping abetter future forus all." Among
the recipients this year are: a
photojournalist creating a powerful visual
record of 21st-century conflicts and crises


(Lynsey Addario); a digital artist
redefining how viewers experience and
interact with art (Camille Utterback); a
health services innovator building a low-
cost, replicable program to address the link


La romancidre haitiano-americaine
Edwidge Danticat
between poverty and poor health (Rebecca
Onie); an applied physicist inventing
flexible electronic devices that stretch
boundaries and lay the foundation for a
revolution in design and manufacturing
(John A. Rogers); a geriatric physician
pioneering the investigation and prevention
of injuries due to falls by the elderly (Mary
Tinetti); an investigative reporter
uncovering decades-old stories of thwarted
justice to ensure that unsolved murders from
the Civil Rights era are finally prosecuted
(Jerry Mitchell); a novelist capturing the
essence of human endurance and renewal
through characters inspired by experiences
from her native Haiti (Edwidge Danticat);
* an ornithologist drawing from molecular
biology, ecology, and paleontology to
explore the development and evolution of
birds (Richard Prum); a papermaker
reinvigorating the art of hand-papermaking
and the preservation of traditional Western
and Japanese techniques and practices
(DANTICAT/ p. 13)


Honduras : une crise


politique pleine de surprises


et de rebondissements


PORT-AU-PRINCE, 26 Septembre
-En 1969 une guerre 6clata entre deux pays
d'Amdrique centrale a cause d'un match
de football en coupe du monde perdu par
l'un d'entre eux au b6ndfice de l'autre.
Or l'un de ces deux pays n'6tait
autre que le Honduras qui battit le pays
voisin, le Salvador, par 1-0 lors des
l6iminatoires du Mundial qui devait se tenir
au Mexique.
D'ofi l'expression < la guerre du
football>> ou encore la < guerre de cent
heures > donnde quelque peu ironiquement
h cet 6v6nement.


Le President blu Manuel Zelaya de retour
depuis le 21 septembre derni(
Devinez ce qui se serait pass
aujourd'hui si le president Manuel Zelaya,
renvers6 et exil6 le 28 juin 2009, revenu la
semaine dernire subrepticement dans son
pays, avait trouv6 refuge a l'ambassade du
Salvador (ou d'un autre pays de l'Am6rique
centrale) et non a celle du Br6sil.
Les militaires honduriens se sont
d6chainds, chassant a coups de batons et
de gaz lacrymogenes les milliers de partisans
de Zelaya accourus devant la representation
brdsilienne.
Ensuite les services essentiels (eau


et 6lectricitd) furent coups aux bitiments
de l'ambassade qui se retrouvent assi6g6s
en permanence. De puissants hauts parleurs
furent aussi amends pour jouer de la
musique militaire assourdissante afin de
rendre l'atmosphere intenable al'int6rieur.
Mais la communaut6 internationale
reste soud6e a la cause du president
renverse.
Alors que se tiennent les travaux
de la 64e Assembl6e g6ndrale des Nations
Unies et que le coup d'6tat civilo-militaire
du Honduras est rejet6 par tous les
dirigeants du continent qui d6filent a la
tribune (le president
haitien Rend Pr6val
milant sa voix a ce
chceur lors de son
message le jeudi 24
septembre), le Secr6taire
g6ndral Ban Ki-moon
annonce que les Nations
Unies retirent leur aide s
la commission 6lectorale
qui prepare les
prCsidentielles du 28
novembre prochain
parce que celles-ci ne
peuvent 6tre dans les
r au Honduras circonstances actuelles
er des elections libres et
d6mocratiques.

Assurer la continuity
constitutionnelle ...
Selon le plan formula par
l'international, le president renvers6, dont
le mandat prendra fin en novembre prochain,
doit pouvoir regagner son poste pour
pr6sider aux prochaines pr6sidentielles afin
d'assurer la continuity constitutionnelle.
Faute de quoi les elections ne
seront pas reconnues par la communaut6
internationale.
(HONDURAS / p. 14)


Mercredi 30 Septembre 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 36

Les fun6railles des six membres de la famille Damas auront lieu le
samedi 3 octobre 2009 A Naples (Floride)
La famille haitienne de six membres d6couverte chacun la gorge tranch6e au couteau
sera port6e en terre le samedi 3 octobre prochain. Le service fundraire de Guerline
Damas, 32 ans, Michzach 9, Marven 6, Maven 5, Megan 3 et Morgan 11 mois aura lieu a
la First Baptist Church de Naples, en Floride. Une grande foule est attendue pour un
adieu final aux victimes.
Mais le maria et pare des enfants ne sera pas autoris6 a assister aux fundrailles. Mesac
Damas est en prison a Naples faisant face a six charges de meurtre avec pr6m6ditation.
Les investigateurs du bureau du Sheriff a Collier County sont arrives aussi a localiser
dans la demeure familiale le couteau qui serait l'arme du crime. Ils pensent que c'est ce
couteau qui aurait servi a tuer les 6 membres de la famille Damas.
On pense aussi que Mesac Damas a tu sa famille apres sajournme de travail le jeudi 17
septembre. Le lendemain, il prenait l'avion pour Haiti.
Le bureau du Sheriff a aussi r&v616 certains details nouveaux sur la scene du crime. Ainsi
on apprend que l'6pouse Guerline Damas a &t6 d6couverte a l'int6rieur d'une salle de
bain au premier 6tage de la maison familiale, sise au 864 Hampton circle, a Stratford
Place, alors que le corps du petit Michzach Damas, Ag6 de 9 ans, se trouvait dans une
chambre a coucher de l'6tage.
Ses freres et sceurs Marven, 6 ans, Maven 5 ans, Megan 3 ans et Morgan 11 mois se
trouvaient tous dans une chambre attenante.

Haiti a la une de la Conference des Am6riques mardi en Floride
L'envoyd special de 1'ONU pour Haiti et ex-Pr6sident amdricain Bill Clinton est attendu a
cette conference qui s'ouvre le mardi 29 septembre a Coral Gables. Selon le quotidien
The Miami Herald, Mr Clinton aura des discussions sur ses initiatives en faveur d'Haiti
avec les divers participants de cette 13 eme conference annuelle des Amdriques qui se
tiendra au Biltmore H6tel de Coral Gables.

Bill Clinton en Haiti le jeudi 1"e Octobre 2009
Bill Clinton arrivera en Haiti le jeudi ler octobre a la tate d'une mission commerciale de
150 investisseurs, en compagnie aussi du president de la Banque interam6ricaine de
d6veloppement, Luis Alberto Moreno.
L'ex-pr6sident am6ricain devra aussi profiter de son s6jour de 48 heures dans le pays
pour se rendre au Cap-Haitien. A l'ordre dujour de sa visite dans le Nord : Labadie, qui
est la principale attraction du projet de relance de l'industrie touristique haitienne et la
Citadelle Henry class6e aujourd'hui comme patrimoine de l'humanit6.

Le comit6 de facilitation pour solutionner la crise de l'Universit6 d'Etat
s'est mis au travail
Le comit6 de 12 membres charge par le Pr6sident Pr6val de normaliser la situation a
l'Universit6 d'Etat d'Haiti s'est mis au travail depuis le week-end dernier. La premiere
reunion a eu lieu et des r6les ont &te attribuds aux difffrents membres. Le journaliste
Herold Jean Francois a &te charge de discuter avec les different protagonistes.
Le vice-recteur a la recherche Fritz Deshommes a accueilli favorablement la creation de
ce comit6 constitu6 par le president de la Republique. II a fait remarquer au cours d'une
interview avec le Nouvelliste que ce comit6 toutefois n'a pas un mandat d6cisionnel,
c'est a dire qu'il n'aura pas a prendre lui meme une decision concernant la crise. Comme
son nom l'indique, c'est un facilitateur, avec pour charge de rencontrer tous les acteurs
pour d6clencher et faciliter un dialogue entre eux, dans le but de trouver une solution.

Des entrepreneurs br6siliens en visite a Port-au-Prince
Ils sont arrives le samedi 26 septembre dans la capitale haitienne, envisite d'exploration,
selon ce qu'a d6clard l'ambassadeur du Br6sl en Haiti, Igor Kickman. La visite est
organisee par la Commission Hope (CTMO-HOPE) avec le soutien de l'Association des
Industries d'Haiti et de l'Ambassade du Br6sil en Haiti.
Ces hommes d'affaires, au nombre de 12, sont particulibrement int6ress6s au secteur
textile (sous-traitance) et se proposent au cours de leur s6jour d'avoir des entretiens
avec des entrepreneurs haitiens repr6sentants d'associations d'industrie textile et de
fabrication d'articles vestimentaires.
Le consul d'Haiti Sao Paolo (Bresil), Jean Claude Antoine Samuel, et des repr6sentants
de la chambre de commerce de Sao Paolo font partie de la d6l1gation.
La visite durera une semaine et elle coincide avec la tenue a Port-au-Prince d'une
reunion internationale des investisseurs strangers en Haiti.

Les entrepreneurs br6siliens se rendront au Cap-Haitien et A
Ouanaminthe qui abrite une zone franche
Le mardi 29 septembre la d6l1gation d'entrepreneurs brdsiliens partira pour le Cap-
Haitien et Ouanaminthe (nord-est) pour une visite exploratoire sur les opportunities
d'investissement.
Des rendez-vous prometteurs sont pris pour la relance 6conomique. Un point de presse
estprdvu le 29 septembre, 2 :30 pm l'h6tel Montjoli.

Ren6 Pr6val A la tribune des Nations Unies le 24 septembre 6coul6
Le president Rend Pr6val a choisi la tribune des Nations Unies pour exprimer le souhait
maintes fois formula de voir les engins lourds de la MINUSTAH remplac6s par d'autres
types d'6quipements pour contribuer a la reconstruction du pays.
<< Un dosage optimal des composantes policibres, militaires et administratives qui
laisserait la MINUSTAH en meilleure condition pour assister notre pays plus
efficacement dans la consolidation du climat de paix et de stability sans la rendre
indiff6rente aux luttes que nous menons pour la reconstruction >>, a dit Mr. Pr6val dans
son message. Cela va sans dire que le chef de l'Etat a apport6 son soutien a la
recommandation du Secr6taire g6ndral de 1'ONU Ban Ki-Moon pour une prorogation
pour un an du mandat de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haiti.

Claudy Gassant devient conseiller pr6sidentiel en matiere de justice
Le president Rend Pr6val a d6sign6 l'ancien commissaire du gouvernement pros le
tribunal civil de Port-au-Prince, Me Claudy Gasant, comme son conseiller special en
matiere de justice. Mr Gassant a &te install officiellement le mercredi 23 septembre au
Palais National. Avant cette nomination, le magistrat 6tait en poste en quality de consul a
Santiago en Republique dominicaine.

Les fun6railles de Joseph < Joe > Namphy
Joe Namphy, ancien dirigeant du football haitien et frere de l'ex-G6ndral-Pr6sident Henri
Namphy, est mort a Miami, Floride, le 19 septembre dernier, des suites d'une crise
cardiaque.
Ses fundrailles ont ete chantees le samedi 26 Septembre, en l'6glise Saint-Therbse de
Petionville (Haiti).
Devant une assistance composee de parents, d'amis et de quelques officiels, les enfants
du disparu ainsi que le president de la Feddration haitienne de football, Dr Yves Jean-
Bart, lui ont rendu un hommage appuye pour son devouement envers sa famille et le
sport roi.
C'est sous l'impulsion de Joe Namphy en tant que secretaire general de la federation, a
(EN BREF / p. 14)




Mercredi 30 Septembre 2009
Haiti enMarche *Vol XXIII N 36


&.... hm o. mIm











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....... .. -.. .
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La Unibank a inaugure sa 46e succursale

a Carrefour Fleuruau (commune de Tabarre)
Les responsables de la Unibank ont proc6dd le Au cours de la c6r6monie, il y a eu le discours de Mr
vendredi 25 septembre 2009 a l'inauguration de leur 46e FranckHelmcke, directeur general de laUNIBANK, de Mr Carl
succursale. Elle est localis6e a Carrefour Fleuruau dans la Brown, president du conseil d'administration, et de Mme
commune de Tabarre. G6raldine Ldonas qui est la directrice de cette nouvelle


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L'EVENEMENT SOMMAIRE
Assassin de sa femme et de ses 5 enfants: Le mystere Mesac

POLITIOUE
Interpellation ou destabilisation? p.1
ECONOMIE
Haiti : la banque centrale ne peut tout p. 1
Clinton et le president de la BID a la tete d'une delegation de
plus de ()0 entrepreneurs p.3
DIPLOMATIE
Preval a 1'NU : Haiti reclame une globalisation de la
solidarity p. l
LETIRES
Edwidge Danticat, MacArthur Fellow p.2
UNIVERSITE
SUncomite de facilitation nomm6 par le palais national p.3
INTERNATIONAL
Honduras une crise pleine de rebondissements p.2
DEVELOPPEMENT DURABLE
Restaurer les bassins versants avec ou sans l'Haitien ... p.6
Un don de US$3.44 millions pour la protection du Pic
Macaya p.12
ACTUALITE
La politique americaine en Haiti dans un processus de
revisions .10
TELECOMMUNICATIONS
Le Conatel a 40 ans p.10
LIBREPENSER
Toujours defier le temps p.10
Violences p.12
CREOLE
Lonng kon ke pis p.15

succursale.
La Unibank a actuellement 800.000 clients. << C'est du
jamais vu dans le secteur bancaire haitien selon Mr Helmcke.
500.000 dollars ont &td investis pour cette succursale.
< C'est la preuve que la Unibank ne s'arrltera pas en chemin >>
a soulign6 le PDG Carl Brown.
L'ouverture de cette succursale rdpond a la demande
r6it6rde des habitants de la commune de Tabarre. C'est fait
maintenant et un espace accueillant et impeccable est
maintenant A la disposition des clients.


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Page 3





Mercredi 30 Septembre 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N' 36


ASSASSIN DE SA FEMME ET DE SES 5 ENFANTS ?



Le mystere Mesac Damas


(MYSTERE... suite de la lere page)
la Direction de la police judiciaire a Port-au-Prince : < They
make me do it. > Traduisez : ils m'ont forc6 a le faire !
Selon d'autres, il aurait d6clar6 avant son
embarquement pour les Etats-Unis qu'il souhaite 6tre
condamn6 a mort pour pouvoir rejoindre plus vite sa femme et
ses enfants !
Evidemment pour tout << bon Haitien >> (comme dit le
creole), le << they make me do it >> doit vouloir dire que Mesac
Damas aurait &te poss6d6 par l'esprit malin, un << loa > mchant
(les loas sont les dieux du panth6onvodou). Il y en a de bons,
il y en a de m6chants, selon lequel vous invoquez, selon ce


Lutte entre les cartels ? ...
Ehbien, le << they make me do it >> peut faire r6f6rence
a autre chose que le << bokor > (pr6tre vodou sp6cialis6 dans
les malffices), il y a aussi la drogue.
C'est chaque semaine que des familles entibres sont
massacres dans la region de Ciudad Juarez, ville du nord du
Mexique, au niveau de la frontibre avec les Etats-Unis.
Seule explication, la lutte entre les cartels de la drogue.
Miami, port ouvert sur l'Am6rique latine et la Caraibe
- et Haiti 6tant un important point de transit la communaut6
haitienne de Floride n'en est pas exempte.
Il y a quelques ann6es, toute une famille haitienne


d'Am6ricains qui (devant une perspective de mine ou de
d6ch6ance) tuent tous les membres de leur famille ... avant de
se donner eux-m6mes la mort.
Nous pr6cisons : dans la majority des cas, le pbre se
tue apres avoir enlev6 la vie a ses enfants. Et plus rarement
aussi h l'6pouse.

Tueur endurci ?.
Aussi est-il tout aussi difficile de classer le drame de
Naples dans cette dernibre cat6gorie. Puisque Mesac Damas
ne s'est pas donn6 la mort. Ni ne semble avoir essay ...
Au contraire il s'est enfui en Haiti et en abandonnant


Mesac Damas semble s'admirer lui-m&me


Une soeur de la victime Guerline Dieu Damas et son epoux


que vous souhaitez obtenir.
Si vous voulez devenir millionnaire (ou vous
d6barrasser d'un adversaire), il y a cependant un prix a payer.
L'esprit peut vous demander alors la tate de vos 6tres les plus
chers.

Pacte avec le diable ? ...
D'ailleurs au moment oi cet 6v6nement se passe,
une station de t616vision locale joue un film haitien sur les
consequences parfois surprenantes et meme souvent
paradoxales de ce genre de << deal > conclu avec le diable.
Pour vous dire que ces croyances sont dans l'essence
de notre culture.
Cependant d'autres mettent en garde contre une
explication aussi rapide, pour ne pas dire exp6ditive, du sextuple
meurtre de Naples (Floride).
D'abord il semblerait que ce << they make me do it >>
soit un pr6texte souvent retrouv6 dans la bouche en Haiti de
suspects de crimes aussi sordides.
Ainsi le gars qui avait assassin une animatrice de
t616vision a Port-au-Prince en la battant jusqu'a ce que mort
effectivement s'ensuivit, avait pr6text6 lui aussi qu'il n'6tait
pas responsable de ses actes ...
Dans le cas oi Mesac Damas nous raconterait done
des histoires, quelles auraient pu 6tre encore ses motivations ?



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resident a Dade County a 6t6 massacreejusqu'au dernierb6b6.
Mobile : des trafiquants sortant de prison qui
voulaient r6cup6rer un magot cach6 ant6rieurement dans cette
maison.
Le nouveau propri6taire de la maison, un ressortissant
haitien, refusa de leur c6der. Toute sa famille y passa.
Cependant Mesac Damas aurait avou6 que c'est lui
et aucun autre l'auteur de ce carnage.
Si cette information se confirme, l'hypothese de la
lutte entre les cartels tombe a l'eau.

Violences conjugales ?.
Reste alors des considerations d'ordre entibrement
personnel. Emotionnel. Passionnel. Ou mime psychique ?
A enjuger par son apparence physique, tel qu'il est
apparu au bureau de la DCPJ (Direction centrale de la police
judiciaire), le bonhomme avait l'air tout a fait normal. Cependant
s'il estvrai qu'il murmurait entre ses dents, << c'est eux qui me
l'ont fait faire >>, sans expliciter qui sont ces eux, onpeut avoir
des doutes.
Crime passionnel ? Alors l1, les archives de la police
de Floride sont formelles. Elles d6tiennent de nombreuses
plaintes contre Mesac Damas pour violences conjugales a
l'encontre de son spouse Guerline.
Et selon un frbre de Guerline Dieu Damas qui se
trouvait 6galement lundi (21 septembre) au bureau de la police
judiciaire a Port-au-Prince, la
famille avait averti sa sceur
NAL, INC. que Mesac Damas allait finir
S. par la tuer unjour.
Mais nous sommes
aussi aux Etats-Unis
actuellement livres a une crise
6conomique la plus terrible
depuis la grande depression
de 1930 et les cas ne se
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sa voiture a l'a6roport de Miami.
Or 1l encore, ce n'est pas l'image du tueur endurci.
Celui-ci aurait essay de ne pas laisser autant de traces. II
aurait essay de brouiller les pistes.
En Haiti, Mesac Damas semble avoir 6t6 cueilli sans
trop de difficulties. Quelques minutes seulement aprbs que la
nouvelle eut 6clat6 a la radio le lundi matin, il 6tait appr6hend6
dans le quartier trbs affair de Claircine (nord de la capitale).
Ce n'est done pas un professionnel du crime.
D'ailleurs il aurait avou6 imm6diatement que c'est lui l'auteur
du massacre. Alors meme que la police de Floride disait, sans
doute par precaution, qu'elle le recherchait seulement pour
les besoins de l'enquete.

Une overdose de jalousie ? ...
Conclusion: si ce n'est pas un pro et si l'hypothese
d'une execution ordonn6e par un quelconque cartel ne se
confirme, il ne reste que la version du crime 6motionnel. Ou
une overdose (la drogue peut 6tre utilis6e 6galement pour
essayer d'oublier les problemes domestiques dus a la crise
6conomique). Ou lajalousie. La famille de Guerline l'aurait
averti que cet homme finirait par la tuer. Mais pourquoi tuer
aussi ses 5 enfants, dont le dernier n'a que 11 mois ? Une
overdose de jalousie peut 6tre pire qu'une de cocaine !
Ou alors revenons au commencement: parce que
l'esprit malin, le loa << mondong > exigeait rien de moins pour
le rendre millionnaire !
Nous esp6rons que ce n'est pas cette dernibre version
qui s'imposera devant les tribunaux de Floride. Car ce n'est
pas bon non plus pour l'image d'un pays dont les citoyens
continueraient de croire a de pareilles sornettes jusqu'a
commettre des actes aussi monstrueux.
Si au moins Mesac Damas s'6tait enlev6 6galement la
vie, il aurait r6solu tous ces problemes. Et pour lui. Et pour
nous !
L'affaire de Naples serait alors rest6e dans l'histoire
non comme un drame, mais comme une veritable trag6die.
MAlodie 103.3 FM, Port-au-Prince


f 0" # I 01 610 I 1 I*0






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Page 4


I





Mercredi 30 Septembre 2009
HaitienMarche *VolXXIII N36


EXECUTIF-LEGISLATIF


Interpellation ou destabilisation ?

On interpelle d'abord, on cherche un pritexte ensuite ...


Page 5


(POLITIQUE... suite de la lere page)
soucieux de trouver une solution m6diane mais pour retomber
en dernier lieu a 125 gourdes ou rien !
Bien stir, ce ne sont pas les parlementaires qui
trinquent, ce sont les ouvriers des factories.
Premier signe d'une certaine irresponsabilit6 de la
part de ces 6lus.
Si l'on continue de reprocher aux
s6nateurs leur jusqu'auboutisme qui
provoqua la destitution en avril 2008 du
gouvernement de Jacques Edouard Alexis
livrant le pays a une crise gouvemementale
de plusieurs mois dans le m6me temps qu'il
6tait balay6 par 4 temp6tes de forte puissance,
les d6put6s aussi n'ont pas laiss6 une image
tout a fait moins d6routante.

Casse-tkte chinois ...
Le dernier exemple en date est la
tentative d'interpellation de trois ministres du
gouvernement, qui faillit mettre ce dernier en -
bien mauvaise posture alors m6me qu'il fait vailaI
face a des difficulties de tous ordres : un deficit
budg6taire qui force a couper de 17% les
comptes de tous les ministbres, d6partements,
directions et bureaux de 1'Etat (d'oi l'incapacit6
de payer le bonus du 14e mois aux
fonctionnaires publics malgr6 la grogne
exprimde par ces derniers i la veille de la rentrie
scolaire). Mais nous sommes en plein milieu
d'une crise 6conomique internationale et nos
bailleurs se montrent pingres : a peine 3% des
plus de US$350 millions promis lors du sommet
des donateurs a Washington, en avril dernier, qui a etd d6caiss6

Autre casse-t6te chinois pour le pouvoir : les
manifestations d'6tudiants qui font rage depuis plusieurs
semaines.
Et c'est a ce moment pr6cis que tombe une demande
d'interpellation de trois ministres ... Ceux des finances, de la
justice et de la culture.
D'abord c'est un droit constitutionnel.
Article 129-2 de la Constitution de 1987 : < Le droit
de questionner et d'interpeller un Membre du Gouvernement
ou le Gouvernement tout entier sur les faits et actes de
1'Administration est reconnu a tout membre des deux (2)
Chambres.
Article 129-3 : La demande d'interpellation doit 6tre
appuyde par cinq (5) Membres du Corps int6ress6. Elle aboutit
a un vote de confiance ou de censure pris a la majority du
Corps. >>
Autrement dit le ou les ministres sont renvoy6s
quand ce n'est pas le gouvernement tout entier.

Sens de la responsabilit? ? ...
Mais l'interpellation doit normalement avoir une
justification. Du moins un mobile.
Dans le cas mentionnd, il 6tait reproch6 aux ministres
en question: celui des finances d'appliquer une politique
<< no-lib6rale >>, celui de lajustice : son impuissance dans le
scandale des narco-dollars de Port-de-Paix pour lequel
personne n'a encore 6td jug6 ; tandis que le reproche pour
leur collkgue de la culture c'est de ne rien savoir en culture ni
en communication.
Done pas un << fait >> ni un << acte > precis comme le
stipule 1'Article 129-2. Du moins on le presume car cette
Constitution contient aussi tant d'approximations.
Mais il y a pire : lorsque l'interpellation ne se
concrdtise pas, on entend ses auteurs accuser les d6put6s
(leurs propres colleagues) qui s'y opposent d'avoir touch leur
part des narco dollars de Port-de-Paix.
Oi sont les preuves ? R6ponse : ils ont &t6 pays en
cash (?).
Or personne ne r6agit!
Et c'est l1 le vrai problkme : si les parlementaires n'ont
aucun respect pour leurs pairs, done pour eux-memes, pourquoi
en auraient-ils pour les autres ?
Pour les membres du gouvernement, pour le chef du
gouvernement, pour le chef de 1'Etat ou pour la Nation ?
Or le respect pour autrui et pour soi-meme est la
marque principale, l'expression par excellence de la


responsabilit6. Du sens de la responsabilit6.
L'ennui est que la Constitution n'aide pas a ce niveau.
Que dit-elle de la conduite des parlementaires ?
Article 109: < pr6tent le serment suivant : Jejure de m'acquitter de la tiche,
de maintenir et de sauvegarder les droits du Peuple et d'etre
fiddle a la Constitution.


Article 112 : < Chaque Chambre au terme de ses
reglements nomme son personnel, fixe sa discipline et
determine le mode suivant lequel elle exerce ses attributions.
Article 112-1 : Chaque Chambre peut appliquer a ses
Membres pour conduite rdpr6hensible, par decision prise i la
majority des 2/3, des peines disciplinaires sauf celle de la
radiation. >>
Cependant ne nous faisons pas d'illusion car peu
apres 1'Article 114-1 stipule: << Ils (les parlementaires) ne
peuvent 6tre en aucun temps poursuivis et attaqu6s pour les
opinions et votes 6mis par eux dans l'exercice de leur
profession. >>

On interpelle d'abord, on cherche un
pr6texte ensuite ...
De l1 a se traiter impundment de voleurs, kidnappeurs,
dealers de drogue et autres, c'est une attitude courante ...
Tous refusent cependant de l'admettre. Du moins de
s'y soumettre. Ainsi le ministre de la culture Holsen Jean Julien
qui a envoy sa lettre de d6mission au Premier ministre Mme
Michble Pierre-Louis la veille du jour qui avait 6td fix6 pour
l'interpellation.
L'ex6cutif a r6ussi a le dissuader de partir.
Carjuste au moment oi les auteurs de l'interpellation
l'accusaient d'etre un nul, le titulaire de la culture inaugurait
aux c6t6s du Premier ministre la renovation des locaux dans
les hauts lieux de la religion et de la culture ancestrales que
sont les Lakou Souvnans, Soukri et Badjo.
Au lendemain de difffrents forums avec participation
d'experts intemationaux et qui ont choisi cette annde Haiti
pour y tenir leurs assises.
Les pr6textes invoqu6s pour les deux autres titulaires
minist6riels n'ont pas &td plus convaincants. Tous travaillent
dans le cadre d'une politique d6cid6e en haut lieu par les chefs
de l'ex6cutif et les allies intemationaux et oi les initiatives
individuelles ou personnelles sont rares ou quasiment
impossibles.
Mais qu'importe, on interpelle d'abord et on cherche
un pr6texte ensuite !

La tentative de destabilisation est vraiment
tres forte ...
Heureusement que le meme constat a &te fait par la
commission pr6sidentielle < Groupe de travail sur la
Constitution de 1987. >
Celle-ci fait remarquer dans son Rapport au President
de la R6publique, au chapitre Le R6gime Politique -
Consid6rations g6ndrales Le Premier ministre et le


Gouvernement : < A part le Pr6sident de la R6publique qui est
inatteignable mais dont le pouvoir de dissuasion est trbs limit,
le Gouvernement se trouve a la merci de chacune des deux
Chambres sans aucune contrepartie. I1 (le gouvernement) peut
6tre perturb6, d6fait morceau par morceau puisque rien
n'interdit des interpellations successives de ministres
concluant a la disqualification des titulaires. >
Poursuivons : < Un analyste a meme
6voqu6 le cas probable oi le Premier ministre,
titulaire en meme temps d'un ministbre,
pourrait 6tre interpell6 et censure en quality
de d6tenteur de ce portefeuille minist6riel. On
voit dans quelle situation se trouverait un
Premier ministre ind6sirable au Parlement parce
que d6savoud non pas en tant que chef du
gouvernement mais en fonction des fautes qui
lui auraient &te reproch6es dans la conduite
du ministbre plac6 sous sa direction. >
Pourquoi pas, tout d6sormais peut
arriver, puisque ces parlementaires-l ne
., craignent pas le ridicule. Encore moins pour
ders Fl'infliger aux autres.
Conclusion: un seul d6put6 peut
faire tomber tout le Gouvernement en
interpellant un seul ministre et sans avoir a
trouver une seule raison valable.
La tentative de d6stabilisation est
vraimenttrop forte !


soi ...


D6stabilisation meme malgr6


Comme recommandation face a ce
d6s6quilibre evident des pouvoirs, et vu les
drives inimaginables auxquelles peut donner lieu toute
interpretation trop cavalibre sinon abusive des prescrits
constitutionnels, la commission pr6sidentielle propose que la
demande d'interpellation soit second6e non pas, comme dit
1'Article 129-3, par 5 autres membres du corps 16gislatif
int6ress6, mais plut6t par le quart (1/4) des membres.
L'Article 129-3 serait ainsi reformul6e : < La demande
d'interpellation doit 6tre appuyde par le quart (1/4) des membres
du Corps int6ress6. Elle aboutit a un vote de confiance ou de
censure pris a la majority des membres de ce Corps. >
Mais est-ce suffisant ? En effet, comment faire pour
que le Parlement se dote lui-meme de reglements internes a la
fois suffisamment rigoureux et 6clairds pour contrecarrer les
exces de ses membres. A commencer par les exces de langage

En un mot, comment faire pour que le Parlement
oeuvre a rehausser sa propre image et non le contraire ?
Et cesse de verser dans la d6stabilisation meme malgr6
lui.


Haiti en Marche, 26 Septembre 2009


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TOLL FREE; 1-888-383-2856
OR: 305-620-8300
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Mercredi 30 Septembre 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N' 36


FINANCEMENT DE LA BID

Restaurer les bassins versants avec ou sans l'Haitien ?


PORT-AU-PRINCE, 19 Septembre La Banque
interamdricaine de d6veloppement (BID) fait un don de US$30
millions destin6s a lutter contre la degradation des bassins
versants en Haiti.
Qu'est-ce qu'un bassin versant ?
Le bassin versant est un territoire dans lequel
l'ensemble des pentes sont inclines vers un meme cours d'eau
et y d6versent leur eau de ruissellement.
Une goutte d'eau de pluie tombant sur le bassin
versant de l'Artibonite atteindra t6t ou tard le
fleuve de ce nom.
Le bassin versant d'un plan d'eau
correspond au territoire sur lequel l'ensemble
des eaux (sources, cours d'eau et autres)
s'6coulent et finissent par rejoindre le courant
principal (la rivibre ou le fleuve). Son contour
est d6limit6 par la ligne de partage des eaux
qui passe par les points les plus 6lev6s (< dbye
mbn gen mbn >) et determine la direction des
eaux de surface.
Le bassin versant est aussi tout un
6cosystbme qui inclut autant les eaux de
surface (lacs, cours d'eau, milieu humide) que
souterraines. Ainsi que la couverture de
protection de tout l'ensemble constitute
principalement par les arbres et leurs racines.
Et ainsi de suite autant par la flore que par la
faune.
Aussi les bassins versants ont-ils
besoin d'etre prot6g6s. Et sp6cialement en
Haiti, oi cette protection n'existe plus. Cela a
cause du d6boisement intensif combine aux
inondations et autres facteurs
(l'analphab6tisme, par exemple, en est 6galement un).

Le bassin versant n'est pas un bibelot...
Le projet de la BID, d'un financement de US$30
millions, vise (nous dit un communique) a la creation
d'ouvrages destin6s a prdvenir les inondations dans trois
bassins versants essentiels et a promouvoir une agriculture
durable.
L'objectif est de r6duire a hauteur de 20% l'intensit6
des inondations et d'augmenter de 20% la couverture v6g6tale.
Ces projets profiteront, poursuit le communique, a
environ 360.000 residents des bassins versants de la Grande
Rivibre du Nord, de la Ravine du Sud et de Cavaillon.
Le projet de la BID couvre une surface equivalent a
6% du territoire national.


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Or le bassin versant n'est pas un bibelot qu'on peut
r6parer puis remettre a sa place. Il subit toutes sortes
d'influences, d'impacts, d'agressions. C'est un processus
permanent.
On a mentionn6 les inondations et les glissements de
terrain.
Et aussi le d6boisement intensif.
Il s'agit done de d6gits commis autant par l'homme
que par la nature en colkre.


Le Pic Macaya dominant toute la presqu 'le du Sud d'Haiti

Si des ouvrages peuvent limiter autant que possible
la puissance destructrice des phenombnes naturels, qu'en est-
ildel'homme ?

Pareils g6nocides ...
Peut-on d6placer arbitrairement ce dernier. Le
ddlocaliser de maniere a laisser la nature suivre naturellement
son cours ?
Peut-on faire disparaitre le facteur humain de
1'6quation ?
De pareils g6nocides ne sont plus imaginables, Dieu
merci!
Et cela a &te le problkme depuis le d6but. Nous lisons
dans une etude sur l'Internet : Depuis les annees 1960jusqu'a
1990, les instances 6tatiques, conseill6es par les organismes
internationaux et les bailleurs
de fonds, ont crf voir dans la
PI LISANK resolution des problemes lies
a la conservation des
kST COAST ressources naturelles la


PATISIPE NAN YON SEMINE POU TOUT MOUN
Opinyon ou Enpotan!
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solution a la crise du secteur
rural. Le contexte particulier
d'Haiti a meme favoris6 la
mise en ceuvre de nombreux
projets s'appuyant sur une
strat6gie << moderne >> et a
ainsi largement contribu6d
faire de ce pays << un
laboratoire de la lutte contre
1'6rosion. >>

S a n s
consideration pour le
Sujet...
Malheureusement
cette conception de
l'am6nagement de l'espace
se rTsumait le plus souvent a
des actions de conservation
de l'eau et des sols qui


privil6gient la coherence physique du processus (correction
des ravines, canaux de contour, murs secs en pierres, terrasses
radicales etc) ...
Par contre, ne prenant pas suffisamment en compte
<< l'int&r&t gndral >>.
Seulement l'objet. Sans consideration pour le Sujet.
D'ofi l'6chec de la strat6gie dite << moderne >>.
Echec dfi, selon la meme 6tude, au contexte particulier
du monde rural haitien.
Oyez plut6t. Depuis les anndes 1950,
Haiti subit une degradation acc6l1rde de son
espace rural et de ses ressources naturelles.
Or bien que son agriculture soit r6duite a une
peau de chagrin, elle reste l'un des moteurs
de son 6conomie au niveau de la grande
majority.
Mais a quel prix Des revenus trbs
faibles ne permettant pas au paysan cultivateur
de renouveler son capital. Diminution des
r6coltes ; malnutrition etc.
Survient une nouvelle politique
6conomique (baptis6e ndo-lib6ralisme)
comprenant entre autres l'importation illimit6e
des memes produits alimentaires cultiv6s
localement ; d'ofi arret imm6diat de tout
investissement dans l'agriculture locale ...

II faut d6boiser pour planter

Pour compl6ter le tableau : une
d6mographie galopante.
Celle-ci accentuant la pression
foncibre. D'ofi mise en culture de plus en plus
rapproch6e des terres, ce qui appauvrit rapidement les sols.
Les plaines sont rares. Cons6quemment, aujourd'hui 60%
des terres cultiv6es sont situdes en montagne sur des pentes
raides (entrant de plain-pied dans le bassin versant !). II faut
d6boiser pour planter. De plus, en montagne le regime des
pluies souvent trbs fortes, acc6lere encore la degradation.
Et au bout de cette chaine infemale, la seule et dernire
alternative a la quasi disparition des revenus agricoles : la
coupe des arbres pour produire du charbon de bois.
Or peut-on parler de r6g6ndrer les ressources
naturelles sans revoir tout le processus ? Sans remonter toute
la chaine ...

La politique de preservation des
ressources naturelles est d6pass6e ...
D'autant que la question d6sormais n'est pas
seulement 6conomique. Nous lisons dans la meme 6tude : Cette
d6capitalisation ainsi provoqude s'accompagne d'une perte
de la cohesion sociale et oblige le paysan haitien a adopter
une attitude de survie, ce qui rend plus difficile une gestion
collective des problemes et de l'espace n6cessaire a la r6ussite
d'un programme durable.
Tout doit done ctre conqu en fonction d'une relation
6troite entre la technique et l'ensemble des contraintes
auxquelles font face les paysans.
En fonction des systemes d'exploitation agricole, des
problemes fonciers, un systeme d'hdritage qui favorise le
morcellement et l'indivision, augmentant l'insecurit6 fonciere.
D'un autre c6te, le type d'organisation des projets
devrait 6tre remanid pour arriver a une rdelle participation de la
population au niveau des choix et des decisions afin d'assurer
la durability des efforts entrepris.
Pour finir, dit cette 6tude, la situation est telle que la
simple politique de preservation des ressources naturelles est
d6pass6e. En effet, la population augmentant rapidement, le
d6fi (et ce n'est pas n'importe lequel) c'est comment amdliorer
la production sans d6grader davantage l'environnement.

Haiti en Marche, 19 Septembre 2009


Le president Preval forme un comite

de facilitation pour aider a la reprise

d'un fonctionnement harmonieux ...


(... suite de la page 3)
Pour ce qui est des problemes
exigeant des solutions immediate, le chef de
l'Etat promet qu'outre la formation de cette
commission et malgr6 les difficulties financibres
6videntes auxquelles l'Etat est confront, il
va d6gager des ressources pour chercher a
resoudre les problemes les plus urgents.
Les problemes les plus profonds


seront pris en compte par un effort soutenu
de l'ensemble de la nation pour d6finir une
politique de l'enseignement sup6rieur a la
hauteur des d6fis auxquels on est tous
confronts, a dit M. Prdval qui prdconise le
dialogue et la stability pour garantir le progrbs
et le bonheur du peuple haitien et la
reconquete de son ind6pendance.


Page 6


Chaque matin, captez



Melodic Matin

sur 103.3FM





Mercredi 30 Septembre 2009
HaitienMarche *VolXXIII N36


BRH : 30ANS


Haiti : la banque centrale


(BRH... suite de la lere page)
bref Haiti ne vit pas au-dessus de ses moyens. MWme si on a
envie d'ajouter : h6las !
Le Gouverneur Charles Castel de nous rappeler
cependant que l'on revient de loin.
Deux crises politiques ont mis la Banque sur ses
genoux.
D'abord le coup d'6tat suivi du regime militaire de
1991-1994.
L'inflation grimpa jusqu'a 40%, avec un embargo
financier et commercial qui mit tous les clignotants non pas
au rouge mais si l'on peut dire au noir total.
Le second passage a vide ce fut ce que le Gouverneur
a qualifi6 soigneusement cette fois de
crise socio-politique (2001-2004) qui
nous infligea un taux d'inflation de 30%
et la remise en marche de la planche a
billets, serait-ce virtuelle ...
Mais en 2004, all6luia,
commence l'amdlioration qui se poursuit
de nos jours. Gouvernement de facto.
Elections. Retour au palais national de
Rend Prdval.
Selon le Gouverneur, le plus
grand ennemi c'est l'instabilit6
politique. Abon entendeur. Autrement
dit, la Banque aime Prdval. Etvice-versa.

Des chirurgiens ...
Toutefois la mission des
dirigeants du systeme bancaire n'est
pas de s'interroger sur les causes de
cette instability politique. Eux sont des
chirurgiens auxquels on fait appel avant que le malade ne
trdpasse. Ils coupent, collent et recollent sans 6tat d'Ame,
faisant en sorte que le mourant puisse recommencer a respirer
et petit a petit se reprendre. Mais la convalescence peut durer
longtemps, tres longtemps.
Nous y voila aujourd'hui.
Le discours du Gouverneur Castel fut un melange de
nostalgic. I1 ne parla pas de la belle 6poque mais rappela a
notre souvenir les pares fondateurs que furent Antonio Andre
(eminence grise de l'Fre des Duvalier), puis Leslie Delatour,
trop t6t disparu, et le pare spirituel de la nouvelle cuv6e a
laquelle appartiennent les actuels dirigeants de la BRH.
On s'en 6tait pris au Gouverneur Charles Castel apres
une conference qu'il prononqa au debut de l'annde et qu'il
termina en assurant que le systeme bancaire haitien ne court
aucun danger (contrairement a ce qui se passe aujourd'hui
partout ailleurs dans le monde). Mais ce qu'il avait oublid de
nous dire c'est qu'un systeme comme le n6tre qui ne prend
aucun risque, ne peut ressentir, en effet, aucune menace.
Dans son message de ce vendredi 25 septembre 2009,
le num6ro 1 de la banque centrale rdpond a la fois a ces deux
interrogations ...
1. Le systeme bancaire haitien se porte bien
aujourd'hui parce qu'il ne prend justement aucun risque qu'il
ne peut assumer ...
Etjustement tous ceux qu'il a pris jusqu'ici, comme
sous les deux crises ci-dessus mentionndes, 'ont &te pour
notre plus grand malheur.
2. Ce n'est pas a la banque centrale de prendre les
risques que l'on suggere. La Banque fonctionne dans un
environnement. Elle peut aider a l'amdlioration de cet
environnement. Elle s'y emploie. Mais c'est tout
l'environnement 6conomique qui determine la marche a suivre.
La Banque toute seule ne le peut.
Selon ses dirigeants, la BRH a pour devoir de mettre
en place les conditions macro-economiques, terme barbare -
et pour certains horripilant mais qui signifie les divers
parametres (contr6le de l'inflation, de la circulation mon6taire,
des reserves 6trangeres, des d6penses publiques, du taux
variable du credit quijoue aussi sur les parametres pr6c6dents
etc), tout ce qui doit rendre le march plus ou moins potable
(et notable) pour des investissements locaux et strangers.


Par contre, le reste depend de trop de facteurs a la
fois pour que la politique de la BRH puisse y supplier.

Jobs, jobs, jobs Par piti ...
Le reste se resume en un mot : la creation d'emplois
(le pays a un taux de ch6mage d6passant les 80%).
Le reste encore : l'augmentation du pouvoir d'achat
et l'abaissement du cofit de la vie, la fourniture des biens et
services, l'amdlioration de la quality de la vie, etc., tout cela
viendra par surcroit.
Mais d'abordjobs, jobs, jobs Par piti6 !
Charles Castel a tenu a souligner que la banque des
banques ne reste pas sourde a la critique. Ne pensez pas qu'on
reste les bras crois6s La Banque participe a la mise en place


Le Gouverneur de la BRH, Charles Castel,
presentant son message pour le 30e anniversaire de l'institution

des infrastructures (routes, 6nergie, telecommunications, la
BRH est le premier patron de la Teleco dont elle aspire a la
( modernisation >>).
Et surtout elle facilite le credit. Y compris le micro-
cr6dit. Mais Charles Castel de souligner prudemment : c'est
un processus qui est en cours d'dvaluation !
Nous le croyons. Car plus loin il precise : nous ne
faisons pas de discrimination dans l'attribution du credit.
L'argent de la banque centrale n'a pas de couleur. Au sens
pratiquement littoral du mot.

On ne prte qu'aux riches !...
Or c'est 1i toute la question. Qui peut b6ndficier du
credit que la BRH facilite ainsi aux banques commerciales.
Puisque ce n'est pas un credit orient ou cibl6 mais
ouvert a toutes les bourses, or on connait le dicton: on ne
prete qu'aux riches !
Et comme de plus pour obtenir un pret en Haiti, la
seule regle est celle du collateral, c'est argent contre argent,


ne peut tout

done ooi voulez-vous qu'un petit entrepreneur trouve de
l'argent pour pouvoir obtenir un pr6t.
Soit tout le credit facility ainsi par la BRH aboutisse
dans la poche de ceux qui n'en ont pas vraiment besoin,
autrement dit qui ont d6ji d'autres alternatives ...
Soit que le patron de PME doive avoir recours a des
prets a un taux usuraire. Y compris de la part de ceux-l qui
disposant d'un collateral l'utilise pour avoir le credit ainsi
orchestra par la BRH probablement a un taux avantageux et
ouvrir un comptoir usurier ignore de la DGI (le fisc). Etc.
Tout le monde n'est pas un Antoine Izmdry (de si
regretted m6moire) qui ouvrait ses lignes de credit aux secteurs
progressistes de Port-au-Prince. A commencer par les
d6taillantes du Boulevard Jean Jacques Dessalines et du
March en Fer qui l'avaient vu grandir.
Ne parlons pas du credit i la
consommation (dont les cartes de
credit) car d6ji en Haiti la grande
majorit q n'a ni adresse ni mime une
identification bien d6finie.
Mais ily a moins formel que la
carte de credit. Cela pourrait (et devrait)
commencer par une activation dudit
<( processus d'dvaluation. >>

Des fois il suffit d'y
penser! ...
Bref, est-ce que les politiques
de la BRH profitent directement a la
majority ? Disons autant qu'elles
profitent une minority ? Sfirement pas.
Nous aimerions dire : pas encore. Sinon
sous une forme globale. Oui, macro !
Mais cela pour des raisons qui majoritairement ne
dependent pas de la volontc de la Banque. Voile.
Et c'est ce que son Gouverneur avait tenu aussi h
nous dire. Nous lui donnons acte.
Mais cela fut dit avec beaucoup de grice. Au cours
d'une soirde magnifique. Animbe aussi parune Emeline Michel,
dans un registre jazzy, et une Sara Renelik, reine chanterelle,
qui alluma la salle aux quatre coins.
Comme on disait dans notre adolescence quand le
champagne nous montait un petit peu trop la tate : merci
madame, nous avons &t6 bien << recevois >>.
Merci la Banque Surtout de voir que vos dirigeants
partagent les mimes preoccupations que le commun des
mortels.
Nul d'entre nous ne peut faire de miracles. Mais
parfois le vrai miracle commence dans une decision presque
anodine. Comme on dit : il suffisait (il suffit) d'y penser !

Melodie 103.3 FM, Port-au-Prince


Haiti reclame une globalisation de la solidarity


(PREVAL... suite de la lere page)
sans la perspective d'une amelioration de leur situation? >>,
s'est-il interrog6.
< En raison de quoi l'humanit6 entire devrait-elle
accepter que notre planete soit mise en danger de maniere
irresponsable, que des especes soient condamndes a la
disparition, que nos populations, par l'effet des changements
climatiques, soient rendues plus vulndrables face aux d6sastres
naturels simplement a cause de choix economiques
6gocentriques d'une petite minority de pollueurs? >
< Cette situation n'est pas le fait du hasard. Elle est la
consequence directe du module de d6veloppement et de
gouvernance que les nations reconnues comme puissantes
ont impose au reste du monde, pendant plusieurs siecles. Un
module de d6veloppement et de gouvernance surtout
prdoccupd du bonheur de l'argent et trop peu de celui des
gens. Un module de d6veloppement qui au sein meme des
pays riches impose une vie prdcaire a une grande partie de
leurs propres populations, priv6es de soins de sante, de


logements docents et meme d'une education de qualit >>, a-t-
il affirmnn.
Rend Prdval a soulign6 que les Haitiens, < comme
beaucoup d'autres peuples des pays du Sud, sont un peuple
laborieux, ing6nieux et entrepreneur, dot6 d'une grande
resilience forge dans la gestion du d6boire quotidien, et
capable d'exploiter a l'extreme limite et d'optimiser la moindre
ressource mise a sa disposition >>.
<< Nos peuples ont soif de mobiliser ce potentiel et
cette capacity pour prendre la voie du d6veloppement
soutenable. Ddvelopper nos pays est done une tache possible
>>, a-t-il insist.
Le president d'Haiti a par ailleurs condamnd le coup
d'Etat par des militairs contre << le president du Honduras Jos6
Manuel Zelaya, 16gitimement Olu par son peuple >>.
I1 s'est aussi Olev6 contre le maintien de << l'embargo
am6ricain contre le peuple cubain > et regrett6 que les
resolutions adopt6es depuis 15 ans par l'Assembl6e g6ndrale
pour demander son annulation restent lettre morte.


c Projet de Vision Partag6e

pour une Ha'ti Inclusive et Prospere:>

Pr6par6 par la Commission Pr6sidentielle "Groupe de Travail sur la Comp6ttitiit6 de I'iconomie haltienne" (GC), disponible sur
le site web www.halticempetitlvite.ht

Le GC vous invite i lire ce rapport a lui envoyer vos commentaires.
www.haiticompetitivite.ht/forum


Page 7




Mercredi 30 Septemnbre 2009
Page 8 Haiti en Marche Vol XXIII N 36





LIBERTE EGALITE FRATERNITE

REPUBLIQUE D'HAITI


Adresse a la Nation
Cela fait maintenant de longs mois qu'une crise nee au sein de la Faculte de Medecine et de
Pharmacie, paralyse l'Universite d'Etat d'Ha'ti, menace la paix publique et est la source de nombreux
drames humains.

Mandate par le Peuple Ha'tien, charge par la Constitution de la bonne marche des institutions
de la Republique, j'avais neanmoins choisi de respecter l'autonomie de l'Universite, confiant que les
acteurs directement impliques auraient pu degager, dans le dialogue, des solutions harmonieuses et
realistes aux problems serieux souleves a l'occasion de cette crise.

L'Etat dont j'ai la charge s'etaitjusqu'ici limite a garantir le respect de la loi et la paix des rues,
laissant aux universitaires la responsabilite de resoudre une crise qui l'origine s'etait presentee sous
un aspect purement academique.

Mais il est aujourd'hui evident que la confrontation a deborde ce cadre initial et que ses
interlocuteurs ne peuvent seuls y trouver une issue satisfaisante. Ce n'est plus simplement le
fonctionnement d'une institution qui est bloque, mais celui d'une societe deja fragilisee. L'integrite
des biens et des vies de nombreux citoyens est quotidiennement violee, au nom de revendications
recevables mais qui ne sauraient etre defendues de cette maniere-a1, sous un regime qui respecte
srupuleusement les conquetes populaires des libertes civiques et des libertes d'expression et
d'association en particulier.

J'ai conscience d'avoir ete critique pour mon obsession d'une stabilite fondee sur le dialogue
permanent entre acteurs sociaux et politiques, plutOt que sur l'autoritarisme. Je persiste: le dialogue
et la stabilite sont les seules garanties du progres et du bonheur de notre peuple, mais egalement de
la reconquete de notre souverainete nationale, trop souvent sabordee par les comportements de
ceux-a1 meme qui se presentent comme ses plus ardents defenseurs.

La crise de l'Universite sera resolue par le dialogue, au sein de l'institution, mais egalement
entre elle et l'ensemble de la society. L'autonomie universitaire ne libere pas la nation de ses
engagements envers son universite, ni l'universite de ses devoirs vis-a-vis la nation.

Sollicite par des parents inquiets de voir leurs sacrifices reduits a neant, par des citoyens traumatises
par la repetition des atteintes a leurs biens et a leurs activities vitales, par une Force Publique en pleine
reconstitution et trop souvent mobilisee par l'incivisme ambiant, j'ai decide de m'investir dans la
resolution de cette crise.

Elle comporte a la fois des aspects urgents mais sous-tendus par un malaise societal dont la
genese comme les solutions depassent l'etendue d'un simple mandat quinquennal. Ce malaise ne sera
level que par un engagement sur le long terme de l'Etat et de l'ensemble de la citoyennete.

En ce qui conceme les problems exigeant des solutions immediates, j'ai decide d'une part de
mandater un comite charge de faciliter dans le meilleur delai la reprise d'un fonctionnement harmonieux
de l'Universite d'Etat. De l'autre, et malgre les difficultes financieres evidentes auxquelles notre Etat
est confronted, de degager les ressources indispensables a la resolution des problems les plus urgents.
Les plus profonds seront pris en compte par un effort soutenu de l'ensemble de la nation pour
redefinir une politique de l'enseignement superieur a la hauteur des defis auxquels nous sommes
confrontes.
En attendant, je ne saurais cependant me derober a mon devoir de garant de l'ordre public etje
reaffirme ma ferme volonte de mettre fin a toute atteinte a cet ordre.


Rena Preval




Mercredi 30 Septembre 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N 36


0 a(1tWcfdl


PN/SG/09/00344

COMMUNIQUE DE PRESSE

La crise qui secoue l'Universit6 d'Etat d'Haiti, s'etemise, degenbre et menace
l'existence meme de cette importante institution.

Interpell&e par cette institution, la Presidence, apres consultation avec diff6rents
secteurs concerns a decide de confier & un Comit6 de Facilitation la mission
d'ceuvrer a la reprise d'un fonctionnement harmonieux des diff6rentes entities
de l'UEH dans les meilleurs delais et d'amorcer les solutions aux problems
bien reels mis en evidence par la crise actuelle.

Le mandat du Comite de Facilitation est de 30 jours.

Le Comit6 de Facilitation est ainsi compose :

-Madame Rose-Anne Auguste
-Madame Josseline Colimon Fethiere
-Monsieur Emile Herald Charles
-Monsieur Jean Alouidor
-Monsieur Mathias Pierre
-Monsieur Fritzo Canton
-Monsieur Herold Jn-Francois


Palais National, le 23 septembre 2009


Fritz Longchamp


Page 9


(oa^/ *


4




Mercredi 30 Septembre 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N' 36


i ! litilue *nsricaine en Ilaeli


A I'rud m 'i r %ert













"Copyrighted Material


Syndicated Content


Available from Commercial News Providers"


tt 4 A 0(s A t 4 6
~~........ .......BI.. ..
w sDB ...a.. . .


Toujours defier le
Par : Robert Paret C'est dire tout, du dilemme de la vie. Carjustement,
jusqu'a nos jours, l'homme, nombril du monde et principale
Dans l'introduction des r6flexions de Jacques Attali, justification de son existence, comme pensent certains,
concemant : << Une breve histoire de l'avenir >, citant Lord demeure un m6connu que la science essaye de d6cortiquer, de
Byron, il est dit : << Hlas, tout est illusion, l'avenir se moque mieux comprendre, dans sa complexity g6n6tique et son
de nous a distance, nous ne pouvons ni ressembler a nos idiosyncrasie. L'anthropologie et la sociologie se sont
souvenirs, ni oser nous accepter comme nous sommes >. pench6es sur son evolution a travers les Ages, jusqu'a rdv6ler


MIAMI5'

LEGAL ANNOUNCEMENT OF SOLICITATIONS
MIAMI-DADE COUNTY
MIAMI, FLORIDA
Miami-Dade County, Florida is announcing the availability of solicitations for contract opportunities, which can
be obtained through the Department of Procurement Management (DPM), from our Website: www.miamidade.gov/dpm.
Vendors may choose to download the solicitation package(s), free of charge, from our Website under "Solicitations
Online". Internet access is available at all branches of the Miami-Dade Public Library. It is recommended that vendors
visit our Website on a daily basis to view newly posted solicitations, addendums, revised bid opening dates and other
information that may be subject to change.
Interested parties may also visit or call:
Miami-Dade County
Department of Procurement Management
Vendor Assistance Unit
111 NW 1st Street, 13h floor,
Miami, FL 33128
Phone Number: 305-375-5773
There is a nominal non-refundable fee for each bid package and an additional $5.00 handling charge for those
vendors wishing to receive a paper copy of the bid package through the United States Postal Service.
These solicitations are subject to the "Cone of Silence" in accordance with County Ordinance No. 98-106.
Miami-Dade County has streamlined the process for accepting bids and proposals by requiring vendor affidavits only
once at the time of vendor registration.
Starting June 1, 2008, vendors will be able to provide required affidavits one time, instead of each time they
submit a bid or proposal. Solicitations advertised after June 1st will require that all vendors complete the new Vendor
Registration Package before they can be awarded a new County contract. Obtain the Vendor Registration Package on-
line from the DPM website.


temps
ses caract6ristiques anatomiques et certains de ses traits
caract6riels et comportementaux. Darwin nous a enseign6 le
s6quenqage de cette evolution, depuis son tape quadrumane
jusqu'a son evolution bipbde. Des recherches lies a la
paldobiologie ont m6me permis de dresser le plan du genome
humain, au point de parvenir a la reconstitution de l'individu
dans son essence, par clonage, et selon desiderata. La
philosophie pretend l'approcher dans ses secrets intimes et
ses pulsions. Les Arts et la litt6rature le placent en ic6ne
incontournable de la creation, insaisissable dans sa grandeur,
comme dans sa petitesse. Malgr6 les d6couvertes et les
certitudes qui le touchent, parfois, de trbs prbs, et peut-6tre, a
cause d'elles, il demeure l'Etre le plus complexe et le plus
myst6rieux de la creation. Toujours en perp6tuelle mutation et
en devenir. De ce fait, il n'est pas pr6t a rdvdler tous ses secrets
et toute la d6mesure de ses talents. Il restera encore, a n'en
point douter, pour le temps et l'6ternit6 le seul receleur de ses
insoupqonnables ressources et de ses remarquables vertus.
En fonction de cette prodigieuse potentiality, de
profondes r6flexions continuent de preoccuper penseurs et
philosophes : quelle est la limite de cette 6tonnante << machine >
s'interrogent-ils ? Et comme se demande un de mes amis : < Et
si le point Omega, si cher a Teilhard de Chardin, n'existait pas,
ne saurait exister ? Pourrait-il se trouver, en effet, une limite
que l'homme ne pourrait franchir, qui lui interdirait
d'avancer...un moment ou la connaissance prendrait fin dans
un monde fini ? Pourrait-il se trouver un mur qui emp6che
l'homme d'avancer ? >. Alors, serait remis en question, comme
le pense Jacques Attali, l'avenir de l'humanit6. La mise en
garde qu'il lance dans sa < Breve histoire de l'avenir > aurait
tout son sens, car, comme il dit, < aujourd'hui se decide ce que
sera le monde en 2050 et se prepare ce qu'il sera en 2100>. Et
en cela, une mauvaise planification du futur pourrait tout
compromettre, et mettre en p6ril cette fabuleuse et
passionnante aventure humaine. Du coup, l'homme se
retrouverait < statue de sel donnant dos a l'histoire,
contemplant pour l'6ternit6 les cit6s foudroydes par le feu,
mais oi bouillonnent les pulsions, les 6checs, les d6sirs et les
r6ussites >. (LE TEMPS/p. 12)


Page 10





Mercredi 30 Septembre 2009
HaitienMarche *VolXXIII N36


* Le Saut du Barril L-
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Development- Trade


SANTE

Dans les pays en developpement, les cancers

tuent davantage que le SIDA et la tuberculose!


Plus de 5 millions de morts par cancer en 2008, dans
des pays parmi les moins favoris6s. Autrefois consid6rds
comme l'apanage des soci6t6s riches, les cancers -
particulibrement ceux du sein et du col de l'ut6rus present
lourd sur les regions pauvres du monde. Dans un rapport tout
juste rendu public, un groupe d'experts issus des principales
organisations internationales d6nonce cette << pid6mie
silencieuse >>.
Les chiffres sont alarmants. Dans les pays en
d6veloppement, 255 576 femmes n'ont pas surv6cu a un cancer
du sein en 2008. Le cancer du col de l'ut6rus y est encore plus
meurtrier : il a Fte l'origine de 272 238 d6ces, soit 85% de

Ecoutez

Melodie Matin

avec Marcus



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www.radiomelodiehaiti. com


l'ensemble des victimes rapport6es dans le monde en 2008.
Or au niveau international, ces maladies ne font
toujours pas partie des preoccupations majeures de sante
publique: seulement << 5% des ressources consacrdes a la lutte
contre le cancer dans le monde, ont &t6 affect6es aux pays en
d6veloppement en 2008 >>, rappelle le Centre international de
Recherche surle Cancer (CIRC) de 1'OMS, aLyon.
< Pourtant, il est possible d'ameliorer l'acces au
diagnostic et au traitement dans les regions a faibles ressources
> rappellent les auteurs du rapport. Notamment en multipliant
les d6pistages a cofits r6duits. Pour le cancer du col, <
l'inspectionvisuelle aprbs application d'acide ac6tique (il s'agit
tout simplement de vinaigre, n.d.l.r.) permet aux services de
soins les plus rudimentaires d'identifier les cellules anormales
>> expliquent-ils.
Idem pour le cancer du sein. << Un examen mammaire
clinique par une infirmibre permet un d6pistage tout aussi
efficace que la mammographie >. Meme si cette affirmation
parait pour le moins p6remptoire -ofi serait alors en effet, le
bien-fond6 des campagnes de d6pistage radiologique lances
dans les pays en d6veloppement ? elle montre l'int&r&t que
pourrait repr6senter un d6pistage a minima dans les pays
d6favoris6s.


*


Page 11





Mercredi 30 Septembre 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N' 36


<< La violence est un 6cosysteme. Un equilibre a moitid
clos, incertain, qui abesoin d'un oxygene particulier, et d'une
spirale de conditions particulibres. >
Patrick Chamoiseau

La violence fait des ravages partout dans le monde.
On s'en est tous rendu compte le onzibme jour d'un certain
mois de septembre qu'on aurait voulu qu'il n'existitjamais.
Nul n'en est 6pargnd. EnEspagne, par exemple, c'est la violence
aveugle du terrorisme de 1'ETA qui tue les Ames, n6vrose les
esprits et same la desolation dans la society espagnole. C'est
aussi la violence < sexiste >, la << violence de genre > disent
les sp6cialistes, d6vastatrice, stupide, irrationnelle qui crde le
d6sarroi dans les esprits et l'incompr6hension dans la soci6td,
enEspagne, en Haiti, et, selontous les indices, a Naples aussi,
enFloride. On ne comprendjamais la violence sexiste. On ne
peut pas la comprendre. On ne doit pas la comprendre. On doit
l'extirper de la soci6td. Au Mexique, ce sont les substances
stupffiantes qui empoisonnent la vie citoyenne en cr6ant un
univers de violence et de corruption qui n'6pargne personne.
En Palestine, c'est l'incompr6hension mutuelle qui r6unit deux
peuples dans une spirale de violence et qui, si aucun effort
n'est r6alis6, peut arriver a les conduire, tous les deux, vers
l'andantissement. Ailleurs, c'est la violence iddologique, c'est
le fondamentalisme religieux, c'est le critbre de l'appartenance
ethnique, lesquels, m6prisant le pr6cepte fondamental du
respect de l'autre, 6tablissent un code de fonctionnement bas6
surune soi-disant<< puret 6 iddologique, religieuse, ethnique.
Ni les Etats-Unis, le < grand d6fenseur de la liberty >,
n'6chappe a cette logique aveugle et se transforme de temps a
autre, en < module d'exclusion >, en << creuset de toutes les
violences possibles et imaginables >. Heureusement qu'il 6tait
<< Noir avant d'etre Pr6sident des Etats-Unis > et qu'il est
< Noir 6tant le Pr6sident des Etats-Unis > parce que, le
<< module sanitaire > qu'il veut mettre en ceuvre aux Etats-Unis,
dans un souci de justice sociale et d'6quit6, est en train de
rdveiller le < demon du fondamentalisme ethnique > aux Etats-
Unis, qui semble vouloir tout faire pour faire de lui un << bon


Violences !
petit negre >. La presse rapporte que certains de ces secteurs
d6crivent a Obama en sorcier africain avec un os a travers le
nez, ou aussi en fourrure de singe, mangeant une banane. Le
manque d'arguments du << Blanc complex&6 le pousse toujours
a avoir recours a l'argument simiesque pour se moquer du
<< Ngre Intelligent >. J'ai toujours trouv6 violent ce genre de
comportement. C'est peut-6tre pourquoi j'ai tendance a r6agir
violemment dans ce genre de situation. Mon c6t6 animal
l'emporte. Je l'admets sans fausse pudeur.
Chers amis, d'apres les sp6cialistes, la violence
d6signe tout comportement faisant emploi de la force pour
contraindre, c'est < la force d6r6gl6e qui porte atteinte a
l'int6grit6 physique ou psychique pour mettre en cause, dans
un but de domination ou de destruction, l'humanit6 d'un
individu,. La violence est engendr6e par le conflit. D'apres le
module d6velopp6 par Johann Galtung, le conflit peut &tre
schematisd comme un triangle dont les sommets marqueraient,
la contradiction, l'attitude et le comportement. Chacun de
ces concepts correspond respectivement, a la violence
directe, a la violence structurelle et a la violence culturelle.
Lorsque des membres d'une minoritW ou que desfemmes sont
assassindes, il s'agit d'une violence directe. Lorsqu'ils
meurent de pauvrete, c'est une violence structurelle. Mais
lorsque ces morts sontjustifides par la tradition ou bien
d'autres explications, nous sommes face a une violence
culturelle.
D'aprbs Galtung, entre ces trois types de violence il
existe des mdcanismes complexes d'interaction et de
r6troalimentation (feed-back). La violence structurelle et la
violence culturelle, non seulement sont des types de violence
qui s'exercent sur l'individu, elles sont aussi des mdcanismes
de violence qui produisent de la violence et de fait, constituent
la base de la violence directe. VoilW peut-etre pourquoi, Obama
a class Haiti, au mnme titre que le Congo et le Timor Oriental,
en tant que pays ravag6 par la violence. Haiti, pays corrompu.


Haiti, Etat enfaillite. Haiti, pays d6vast6. Et maintenant, Haiti,
pays ravag6 par la violence. Ravag6 par la violence a cause de
notre indifference face au sort de nos compatriotes les plus
d6munis. Ravag6, a cause de nos contradictions sociales, de
notre attitude face a l'autre, de notre comportement face a la
misbre de l'autre, que ses galettes soient de boue ou de farine.
Ravag6e cause de notre propre d6ch6ance. Ravag6 parce que,
grice a notre indifference et a notre complicity, nous avons
facility la creation de ces conditions particulibres dont la
violence a besoin pour son existence, nous lui avons fourni
cet oxygene particulier qui lui est n6cessaire pour survivre.
Nous avons maintenu, aliment6, cet 6cosysteme que constitue
la violence.
Enfin, chores amies lectrices, chers amis lecteurs, la
violence, sous quelque forme qu'elle se manifeste, est un echec,
disait Sartre. La violence, sous quelque forme qu'elle se
pr6sente doit etre combattue car ce n'est pas l'6chec d'un
individu, c'est un 6chec collectif, c'est l'6chec de la soci6td,
c'est l'6chec de << l'tre social > que pretend etre l'individu
modeme. Voilh pourquoi la violence, quel qu'il soit le lieu on
elle se pr6sente, doit etre combattue. Que ce soit au Timor
Oriental, au Congo ou en Haiti.
Enfin, chers amis lecteurs, je ne peux que partager
l'avis des < Grands DMcideurs Mondiaux > quant a la situation
d'Haiti : << Haiti est un pays ravag6 par la violence >.
Cependant, j'aurais bienvoulu qu'ils soient honnetes et qu'ils
assument en partie cet 6chec que constitue la violence en
Haiti car la MIssion des Nations Unies pour la STAbilisation
d'Haiti (MINUSTAH) se trouvejustement en Haiti pour 6viter
que la violence ne s'installe dans ce << pauvre petit pays >.
Leur sdjour ininterrompu dans le pays depuis 2004, ne peut
que confirmer l'6chec des Nations Unies en Haiti. Pourquoi
done les maintenir dans le pays ?
Choisissons une autre option !
Sans violence.
Oscar Germain
germanor2005@yahoo.fr
Septembre 2009


Toujours defier le temps


(LE TEMPS... suite de la page 10)
Les incessantes d6couvertes de la science et les
r6v6lations de plus en plus surprenantes de celle-ci, mettant
en valeur les qualit6s inndes chez l'homme, rdprouvent cette
perspective. Les recherches et les inventions se rapportant a
sa sant6 et son bien-6tre ne cessent de lui apporter plus
d'assurance, de confort et de r6confort. Ces atouts lui
permettent, a coup sfr, de reculer les frontibres de
. J'enveux pour preuve, les immenses progrbs
enregistrds, en seulement moins d'un siecle, dans deux champs
courants de l'activit6 humaine : Le sport et la communication.
Ces deux occupations se rejoignent sur un meme
critbre : Le temps (Action et Reaction) : elles sont confront6es
au meme facteur de < rapidit 6 De plus, elles n6cessitent
toutes deux precision dans l'ex6cution et efficacit6 dans le
r6sultat. D'oi une exigence absolue dans la mise en ceuvre et
la m6thode. Et fortjustement, l'homme a d6cid6 de relever ce
d6fi, d'en faire le leitmotiv de ses ambitions. En cela il s'emploie,
sans r6pit, a 6courter les distances et les rapports que lui
impose ce r6gulateur, a raccourcir l'6cart qui le spare du
bonheur de la r6ussite, de lajouissance et de l'extase.
C'est de ce challenge que part la motivation de tout
individu. C'est ce qui stimule les efforts soutenus de certains
athletes d'exception, depuis la creation des Jeux Olympiques
des temps modernes, par le baron Pierre de Coubertin, a
Athenes en 1896. C'est ce qui a obs6dd et qui continue
d'obs6der ces l6us des d6it6s grecques qui ont pour noms
Jesse Owens, Carl Lewis, Mark Spitz, Michael Phelps, Florence
Griffith-Joyner, Merlene Ottey et tant d'autres. Et plus prbs de
nous, Usain Bolt, considered, selon certains, comme un extra-
terrestre, le parfait<< prototype > d'une nouvelle race d'athlktes
pr6par6s sur mesure et prets a aller encore plus loin et toujours
plus vite. A d6fier le temps.


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Tel. 305-394-6118

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En effet, l'ahurissante performance de Usain Bolt,
lors du championnat du monde d'athl6tisme 2009 de Berlin,
courant les cents metres plats en 9secondes 57 et les deux
cents metres en 19secondesl9, vient bouleverser tous les
pronostics, et relancer l'6temelle question : quelle est la limite
de l'homme dans ses efforts physiques a toujours se
surpasser ? Car, tout etre humain, tout puissant qu'il soit, a
quand meme des limites qu'il ne saurait franchir. II 6tait
difficilement imaginable de penser que ce sprinteur exceptionnel
puisse battre son pr6c6dant record de 9secondes 69 sur cents
metres plats, 6tabli a Beijing, aux olympiades de 2008. Il est
tout a fait incroyable, qu'il ait pu rabaisser, a ce point, son
dernier chronombtre. Cet athlete a donn6 un nouveau sens au
vocable impossible >. Pourra t-il, a l'avenir, grappill6 encore,
quelques centibmes de secondes de ce record hors- norme ?
Le doute est permis. Mais qui peut l'affirmer avec certitude ?
Cependant, ce dont on peut etre sfr, c'est qu'aucun athlete ne
pourra repousser ind6finiment les limites de < l'impossible >,
malgr6 les avanc6es technologiques et techniques, les
recherches concernant les infrastructures sportives, les
nouveaux 6quipements, mieux adapts aux exigences des
sportifs. Car il est vraiment impossible de penser que l'homme
puisse etre plus rapide que le son, plus fulgurant que l'6clair.
Ce serait concevoir qu'un coureur puisse parvenir a la ligne
d'arriv6e, avant de laisser son < starting block >. L'affirmation
d'une telle 6ventualit6 relive de la fiction. Tout comme l'id6e
de croire que l'homme parvienne, un jour, aux confins de
l'univers, est une chimbre. Du coup, cette perspective
bouleverse les donndes et pose le problkme de l'avenir meme
des J.O. Serait-on proche de la fin des Olympiades ? Comment
dans ce cas, continuerions nous d'avancer sans illusions et
sans 6ph6m6ride ?
D'autre part, apres avoir ouvert le monde au
mercantilisme d&s le XVIe, le d6veloppement fulgurent des
communications, au siecle
dernier, permit < aux forces du
march de prendre la planete
en main >>. Ce processus
favorisa le triomphe de
l s Inc B l'individualisme tout en
facilitant la marche
triomphante de l'argent.
L'homme comprit, d&s lors, la
CabaMig SO dI n6cessit de mieux contr6ler
e. Paslries. ors dOuvres << l'espace-temps >.
fo all ocMasions A partir de
Sl'apparition des nouvelles
technologies, au siecle


derier, dont l'informatique demeure la r6f6rence la plus
significative de < l'efficacit6 > dans la conception et la
diffusion de < la production ,, la science fit naitre d'autres
instruments et m6thodes de travail toujours plus performants
et mieux adapts aux besoins du moment, ce qui facilita les
vis6es expansionnistes et h6g6monique des grandes
puissances. Le monde s'est vu, d&s lors, imposer de nouveaux
critbres de d6veloppement, 6tablis dans un concept de
globalisation, suppos6ment plus conformes aux int6rets de
ses habitants. D'oi l'imposition de cette nouvelle vision
utopique d'un grand village plan6taire devant faciliter les
changes entre hommes.
L'bre de la communication, en favorisant la
transmission de l'information et de la pensde, pratiquement en
temps reel, ouvre de nouvelles perspectives de d6veloppement,
stimuldes par ce nouveau paradigme. De ce fait, tout va plus
vite et les distances se revblent moins longues. L'un des plus
importants vecteurs de ce changement est sans conteste le
transport, dans sa forme actuelle. Qu'il se fasse par terre, par
mer ou par air, ce moyen de d6placement des objets et des
personnes a rdvolutionnd le monde, en lui imposant un rythme
de plus en plus acc6l1rd. Les distances ont &t a un point tel
r6duites, que des lieux qui semblaient etre, autrefois, d'un autre
monde et inaccessibles a cause de leur 6loignement, sont
maintenant des destinations connues ou en instance d'etre
explores. On ose parler de nos jours de voyages
interplan6taires qui seront envisageables dans moins de
cinquante ans Nos ancetres (qui ne sont pas les Gaulois),
auraient peine a imaginer que l'on puisse, de Port-au-Prince,
atteindre le Cap ou les Cayes en quelques minutes New York
ou Paris, en quelques heures Que dire du temps pourjoindre
l'Europe a l'Amdrique Quand on sait les p6rip6ties de la
traverse de Christophe Colomb. Quel progres, a l'aune de
l'histoire !
Quelles que soient les projections futuristes, lies
aux possibilities et aux ressources de la science, certains projets
resteront, a n'en point douter, dans le domaine du reve et de
l'utopie. Car, comme pour les coureurs, on ne saurait envisager
d'arriver avant de partir. Dans l'affirmation d'une telle
6ventualit6, 1'homme devancerait le temps et d6chiffrerait
l'6nigme de la vie. Il se posera, donc, toujours la meme
question: Jusqu'h quelle limite peut-on ramener le temps ?
< La science des limites ind6finies >, saurait-elle r6pondre a ce
mystbre ?

PMlerin, Septembre 2009
Robert Paret
paretrobert@yahoo.fr


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Mercredi 30 Septembre 2009
HaitienMarche *VolXXIII N36


Porto Alegre 1


Du 7 au 10 mars 2006, la FAO a organism, a Porto
Alegre (Br6sil), la Conference Internationale sur la RWforme
Agraire et le Developpement Rural (CIRADR). Grace a un
financement du gouvernement bresilien, qui tenait absolument
a la participation d'Haiti, le pays 6tait repr6sentW par M. Budry
Bayard, lors membre du cabinet du Ministre de l'Agriculture,
Philippe Mathieu, et Bernard Eth6art, Directeur G6neral de
1'INARA.
Mars 2006, cela fait maintenant plus de trois ans, et
on est en droit de se demander quel int6ret il peut bien y avoir
a revenir a cet &v6nement, compte tenu de tout ce qui s'est
pass entre temps. Ehbienjustement entre temps on a eu les
6meutes de la faim de 2008 qui ont eu l'effet positif d'inciter
certaines personnes, jusque l1 bien a l'aise dans leurs
convictions, a se demander s'il n'y avait pas lieu de revoir la
politique agricole impose durant les vingt dernires annies
aux pays du tiers monde.
Cela n'a pas &t6 bien loin, et le sommet organism par
la FAO enjuin 2008 a &t pourbeaucoup une grande deception;
mais certaines convictions ont &te branl6es et, meme en Haiti,
il y a un certain courant en faveur d'une revision de notre
politique agricole combinee avec une r6forme du MARNDR.
Or a Porto Alegre beaucoup de critiques ont &t6 formulkes
contre la politique agricole en cours et c'est peut-6tre le mo-
ment d'apporter un peu d'eau au moulin des r6formateurs.
En ce qui me concerne, c'est la troisibme fois queje
participais a une de ces grandes kermesses internationales. La
premiere fois, c'6tait en 1990 ; grace a un financement duPNUD,
je repr6sentais les ONG haitiennes a la Conference de Paris
sur les Pays Moins Avanc6s (PMA). La seconde fois, en 1995,
avec un financement de OXFAM, j'ai particip6 au Sommet
Social Mondial de Copenhague.
Sije parle de kermesse, c'est que, avec le temps, non
seulement la participation des ONG est devenue de plus en
plus importante, mais surtout elle a donn6 une autre allure a
ces conferences internationales. Ce ne sont plus seulement
des rencontres ennuyeuses, ou experts et politiciens viennent
exposer des dossiers compliqu6s a plaisir; la participation
d'associations de toutes sortes est venue y mettre un peu de
vie.
A Paris, on avait laiss6 un espace, a l'int6rieur du
palais de 1'UNESCO, ou se tenait la conference, pour que les
repr6sentants des ONG puissent tenir leurs reunions. A


Copenhague, la conference s'est tenue en deux espaces
diff6rents. Les d6Clgations officielles se r6unissaient quelque
part au centre ville, tandis qu'on avait mis a la disposition des
ONG un espace dans une ancienne base navale situde en peu
al'6cart.
Et c'est l1 que m'est venue l'id6e de parler de
kermesse. Car a l'occasion de cette conference, non seulement
les ONG avaient leurs kiosques d'information, mais elles
organisaient aussi des conferences, des expositions
artisanales, des spectacles folkloriques etc. Je me souviens
que Claudette Werleigh, qui repr6sentait le gouvernement
haitien, est venue faire un tour de notre c6t6, et qu'elle regrettait
de ne pas avoir la meme ambiance du c6t6 de la conference
officielle.
APorto Alegre, il y a eu 6galement deux conferences
parallbles, toutes deux sur le campus de l'universit6, mais trbs
s6parees l'une de l'autre. AParis et a Copenhague,j'6tais chez
les ONG ; a Porto Alegre, j'6tais de l'autre c6t6 de la barribre et
j'ai pu comprendre, qu'a Copenhague, Claudette ait regrett6
l'ambiance des ONG.
Autant pour l'aspect organisationnel de
l'Mvenement ; pour ce qui est du contenu, j'ai aussi eu quelques
surprises. Je dois rappeler que mes premiers contacts avec le
concept de r6forme agraire remontent aux annies 60. Alors
6tudiant a Munich (Allemagne), je participais a des discus-
sions avec les 6tudiants latino-americans, et un des grands
sujets de d6bat 6tait la r6forme agraire. Fidel Castro avait lanc6
la r6forme a Cuba ; au Chili, Salvador Allende prenait des dis-
positions pour << radicaliser >> la r6forme d'Eduardo Frei ; meme
le P6rou du general Alvarado annoncait une r6forme agraire
qui devait 6tre men6e tambour battant, manu militari ( !).
A l'6poque, il tait surtout question de d6mantblement
des grandes latifundias et de redistribution de terre aux petits
paysans travaillant jusqu'alors sur les haciendas dans des
conditions proches du servage. A Porto Alegre, les themes de
discussion 6taient diff6rents. Certes, on a parl de r6forme
agraire, mais aussi de toute une s6rie d'autres sujets comme
l'environnement, la s6curit6 alimentaire, les femmes, les peuples
indigenes, les nomades ...
Ce qui m'a aid6e sortir de ma perplexity fut de rialiser
que cette CIRADR se placait dans une liste de grandes
conferences de meme ampleur et devait tenir compte des
resolutions prises lors de ces conferences. Sans avoir la


pr6tention d'etre exhaustif, je citerai :
1992 Sommet de la Planete, a Rio de Janeiro,
1995 Sommet mondial sur le d6veloppement social, a
Copenhague,
1996 Sommet mondial sur l'alimentation, a Rome,
2002 Sommet mondial sur le d6veloppement durable, a
Johannesbourg.
De tous ces < sommets >>, c'est sans doute celui de
1992 qui a eu le plus de consequences pour la FAO, organisatrice
de la CIRADR. En effet, le Sommet de la Planete a adopt un
programme d'action d6nomm6 Agenda 21 qui comporte 40
chapitres ; or la FAO s'est retrouv6e maitre d'ceuvre pour quatre
de ces chapitres :
Chapitre 10 : Planification et mise en valeur int6gr6e des
ressources en terre,
Chapitre 11 : Lutte contre le d6boisement,
Chapitre 13 : Mise envaleur des montagnes,
Chapitre 14 : Agriculture et d6veloppement rural durable.
La FAO est aussi partenaire pour cinq autres
chapitres :
Chapitre 12 : Lutte contre la desertification et la s6cheresse,
Chapitre 15 : Diversit6 biologique,
Chapitre 17 : Oceans et mers,
Chapitre 18 : Eau douce,
Chapitre 19 : Produits chimiques toxiques.
Comme on le voit, la FAO a du pain sur la planche et
on comprend que le programme de la CIRADR puisse nous
mener aussi loin de nos simples preoccupations de redistribu-
tion de terre ou, pour utiliser les termes de notre Constitution,
de << rorganisation de la structure foncire >>.
Avant d'entrer plus dans le detail du d6roulement de
la conference, je voudrais reprendre une r6flexion que j'ai
trouv6e dans mes notes, a la date du 10 mars, soit done le
dernier jour de la rencontre : cette conference est celle du refus
d'une certaine modernisation qui 6crase l'homme, dans sa
culture, le cas des peuples indigenes, dans son mode de vie, le
cas des nomades, dans son alimentation, voir l'importance
accord6e a la s6curit6 alimentaire, dans sa sante, voir la critique
de l'utilisation des engrais chimiques. Je pourrais aussi
reprendre cette r6flexion d'un des conf6renciers, Miguel
Altieri : << on est en train de vivre un retour a l'agriculture
<< agricole >, durable, familiale >>.
Bernard Etheart


I don d&e ,44M


IeC r W r


hi f""Copyrighted'MIateria "



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Edwige Danticat -

MacArthur Fellow
(... suite de la page 2)
(Timothy Barrett); and an applied mathematician
investigating principles underlying complex behavior to
address such accessible, but perplexing, questions as how
flags flutter and skin wrinkles (L. Mahadevan).
"This is a remarkable group of original and creative
people, each quintessentially a MacArthur Fellow, and all
brimming with promise to improve our world in myriad ways.
They are illuminating our evolving planet, saving lives,
building solutions to vexing problems, creating new
technologies, revealing war's wake, and illuminating beauty
and mystery for us all," said Daniel J. Socolow, Director of the
MacArthur Fellows Program.
The inaugural class of MacArthur Fellows was named
in 1981. Including this year's Fellows, 805 people, ranging in
age from 18 to 82 at the time of their selection, have been
named MacArthur Fellows since the inception of the
program.The selection process begins with formal
nominations. Hundreds of anonymous nominators assist the
Foundation in identifying people to be considered for a
MacArthur Fellowship. Nominations are accepted only from
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0 MOA M 0' rG R E E N)C)A R D,0
Ce L/S V AIL S E)U S E SXB A R O C C
1,(Y K J(.LAIC H E V R )Q U R L TOQN
A I'origine Aime ton pere Barocco Bellamy Bimboland Blanche Bogus Bon voyage
Boudu Buffet froid CQ Camille Claudel Coco Danton Deux Disco Elisa Green
Card Hamlet I Am Dina L'abolition L'affaireDominici La chevre La femme du Gange
La machine La mome La scoumoune Le camion Le garcu Le placard Le sucre
Le tartuffe Le tueur Le viager Les chiens Les fugitifs Les gaspards Les valseuses
Maitresse Merci la vie Mirka Nathalie Nathalie Granger Novecento Pads je time
Police Stavisky Tais toi Uranus Vatel Vidocq Violanta


Mercredi 30 Septembre 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N' 36

Solutions de la
semaine passee:


Allez de STRATE a FUMEES, en utilisant des mots du du vocabulaire
frangais, et ne changeant qu'une lettre par ligne.


HORIZONTAL
1. Correspondante internationale pour CNN -
2. Accommodant 3. Pronom -
4. Fleuve de la Suede 5. Couverte de
pierres 6. Code d'un a6roport des Antilles
neerlandaises 7. Ecoulement de I'oreille -
8. Originaux Pronom.


VERTICAL I I I I I
1. Poney originaire d'Espagne -
2. Perruque 3. Actinium Boulon -
4. Conjonction Exclamation Radio fr6quence -
5. Eloquents 6. Fleuve de Russie Observ6 -
7. Algues Conjonction 8. Note Fils du frere ou de la sceur.


miii


TARE T S
TIRETS
TIREES
VIREES
VI SEES
VISSES
VISSEE


S SCRABBLE
Arrangez les sept lettres ci-dessous
pour former un mot frangais

UH
BDO



A D


Solutions de la semaine passee
AMAZONE

0


00 Melodie Matin avec Marcus
Informations, Interview, Anecdotes, Humour,
Analyses
Nos Chroniques:
L'Editorial de Marcus
Au Quotidien avec Elsie
La Chronique Litt6raire avec Dominique Batraville
Les Sports avec Mario Bareau
Les Invites du Jour
M61odie Matin chaque samedi est anim6
par F6quiere Raphael


Cavaliers, prenez vos dames
( Samedi) 50 ans de succ6s populaires ha'tiens


E n B ref... (.. suite de lapage2)
rappelk Jean-Bart, que fut cr66e a Port-au-Prince, en 1978, l'Union carib6enne de football. Au
cours de cette meme p6riode, Haiti termina en 1977 a la deuxibme place pour les l6iminatoires
de la zone CONCACAF.
Joe Namphy est mort a 73 ans.
Son frbre, le G6ndral Henry Namphy, malade, n'a pas pu rentrer pour assister aux fundrailles.

L'ancien directeur de 1'ONA, Sandro Joseph entendu au cabinet
d'instruction
Sandro Joseph a pass environ deux heures a rdpondre aux questions dujuge instructeur
Jean-Claude Rigueur, nomm6 par le doyen du tribunal Roc Cadet en remplacement dujuge
instructeur en charge du dossier, Yves Altidor. Ce dernier est parti en vacances, a-t-on
appris.
Sandro Joseph est apparu tres amaigri. Soulignant que son 6tat de sant6 est prdoccupant,
ses avocats ont demand une main lev6e d'6crou pour raison humanitaire.

Le Juge Jean Carves bless par balles
Le juge Jean Carves a &t6 attaqu6 et bless par balles vers 10 heures du soir le jeudi 24
septembre dernier. Cela s'est pass au moment ou il regagnait sa demeure a Pernier (P6tion
ville). Des individus non identifies auraient ouvert le feu en direction du v6hicule a bord
duquel se trouvait le juge. Un des projectiles l'a atteint a l'6paule gauche. Jean Carves dit
avoir eu la vie sauve parce qu'il a pu se diriger dans unjardin ou il a abandonn6 le v6hicule
pour prendre la fuite a pied. Alertehaiti.ht rappelle qu'un autrejuge, Me Fritzner Fils Aim6,
avait dtd attaqud lui aussi alors qu'il regagnait sa residence le 8 avril dernier.


Honduras : une crise politique pleine

de surprises et de rebondissements


(HONDURAS... suite de la page 2)
Mais les dirigeants de facto refusent
de l'accepter. Le president int6rimaire, Roberto
Micheleti, a annonc6 qu'il ne quittera le
pouvoir qu'apres l'dlection d'un nouveau
president. Et que si Manuel Zelaya s'avise de
remettre les pieds au Honduras, il sera arrWt6
sous l'accusation de haute trahison.
Ce dernier n'est pas homme a se
laisser faire non plus. Aprbs deux tentatives
infructueuses, le 21 septembre could, on
annonce qu'il est de retour au Honduras.
Il est r6fugid a l'ambassade du Brisil.
Et est couvert done par l'immunit6
diplomatique.
Les autorit6s de Tegucigalpa voient
rouge. Mais toutes les mesures de reprdsailles
ne pourront probablement rien ni contre le
personnel diplomatique brdsilien; ni contre
son invite.
Brasilia a renouvel6 son appui au
president renvers6. Ainsi que la quasi-totalit6
des dirigeants latino-amdricains.

Des durs a cuire...
Manuel Zelaya avait bien programme
son operation. Celle-ci se d6roulant au mime
moment que l'Assembl6e g6ndrale de 1'ONU,
concours de circonstance qui lui fournit un
show de support diplomatique unitaire et
massif.
Le pouvoir putschiste hondurien se
trouve sous forte pression. Cependant les
militaires de ce pays sont en train de montrer
aussi qu'ils sont des durs a cuire.
Partout dans le continent oi il y a
une base militaire am6ricaine, les forces armies
sont fortes. Et bien entendu tiennent a ce que
cette force soit prise en compte par le pouvoir
civil.
Au Honduras les Etats-Unis
maintiennent une unite d'l6ite, la Joint task
force Bravo, sur labase militaire de Soto Cano.


Le president Barack Obama a rejet6
toute implication des Etats-Unis dans le coup
d'6tat du 28 juin.
C'est aussi la semaine dernibre que
Washington a annual le visa de tous les
dirigeants golpistes.

Esprit flamboyant...
Dans les anndes 70 et 80, le Honduras
connut l'une des dictatures militaires les plus
f6roces de la region.
D'autre part, des pays qui peuvent
se d6clarer la guerre autour des r6sultats d'un
simple match de foot, c'est l'expression d'un
certain temperament machiste dont on peut
attendre toutes sortes de surprises.
Mais l'op6ration spectaculaire tent6e
par le president Manuel Zelaya n'est-elle pas
la preuve d'un meme esprit flamboyant.
Heureusement que le Br6sil est loin
et que le Honduras n'a pas de missiles
balistiques !
On est loin de sages petits dirigeants
lavalas attendant tranquillement la decision
des autorit6s de Washington pour les ramener
au bercail.
Comme semblait l'esp6rer pour cette
fois encore la Secr6taire d'Etat Hillary Clinton

La crise politique du Honduras peut
r6server encore bien des surprises a ceux qui
pensent la r6soudre de l'ext6rieur ou encore
par t6l1commande. Comme cela se fait avec
une Haiti, que ce soit pour ramener un exild
aux commandes, comme en 1994, ou pour
embarquer le meme exile d'hier a nouveau pour
l'exil comme en f6vrier 2004 ...
La communaut6 internationale a pris
position en faveur du president renvers6 du
Honduras, cependant tous les r6tablissements
d6mocratiques ne se ressemblent pas !
Haiti en Marche, 26 Septembre 2009


I


Ml rT II 1: M:I





Mercredi 30 Septembre 2009
HaitienMarche VolXXIII N36


LONNG KON KE PIS
Kiki Wainwright

Mwen pa t'ka d6mi. M'vire tounen sou kabann nan,
pa pip pa tabak. Chak kou somey vle volk-m, mwen reveye. Te
gen twop rezon ki fe d6mi pa t'ka pran-m. Marengwen nan
z6rdy mwen ap ban-m serenad. Chald nan k6-m, malgre
vantilat&-a t'ap fe sa l'kapab pou l'te bay oun ti van tyWd, epi
pouse marengwen ale. Chen nan vwazinay ap jape, poukisa
m'pa konnen. Yo konn di chen gen foli jape, genlk se vre.
Fem6l chat ki rive nan pery6d pou l'kwaze le uit ak mal pran
plenyen byen f6. Tout bagay sa yo te anpeche-m d6mi. Men
te genyen youn pi gwo rezon ki fe lespri-m pa t'vle pran repo,
f6 m'te leve bone, pou m'te gentan pare pouvwayaj-la. Twoup
eskoutMaglwaAnbwaz te pral Jakml, jiye 1958. Mwenrepase
nan memwa-m tout sa pou m'te pote. Brisak mwen te pare.
Pandan mwen t'ap panse konsa, d6mi volk-m.
Kokiyoko nan bajou kase. Mwen pantan. M'frape
panno kay-la tou dousman pou m'we si Maks te leve. Li reponn
mwen ak menm ti frape-a. Nou te abite nanyoun duplex. Maks
se zanmi danfans mwen. Li te nan twoup eskout la tou. An de
tan twa mouvman, mwen gentan pare. Soley anchatpent ap
leve sou P6toprens. Youn moman apre, eskout yo k6manse
vini grenn pa grenn, rasanble devan lakay la, enpe nan yo
devan kay Senjilyen. Mounn k'ap pase nan lari-a ap gade ale
vini nou. Katye b6 lakay se te youn gwo katye. Nou te nan
avangad tout aktivite lajenes. Majorite mounn ki te nantwoup-
la se te nou, nan katye-a. Mouvman eskout se youn b1 aktivite
sosyal e kominote pou lajenes. Nou aprann gen disiplin,
fratenite, inite nan sa n'ap f&. Li kenbe nou okipe, li mete nou
ansante. Fanmi nou pa te konn mete baton nan wou nou. Apre
tout bagay fin ann6d, 1k-a te rive pou nou te ale. Noutout
anpile nan youn kamyon, nou salye paran nou ak mounn nan
katye-a, epi kamyon-an derape.
Vwayaj -la pase san pwoblkm. Nou desann nan youn
lek6l, oun tijan andey6 vil Jakml. Nou pa te gen pwoblkm
manje. Nou pa t'ka genpwoblkm manje, paske nantwoup-late
genplizye eskout ki te konn f manje byen, tankou Gwo Lesmay,
Klod, ak fre Alfons yo. Kidonk, nou te lage vant nou nan men
zanmi sa yo. Nou te relache regleman eskout-la pou vwayaj
sa-a. Nou te plizoumwen al&z pou n'te fe sa nou vle. Se konsa
youn swa, Wilfrid ak Klodi pran desizyon pou y'ale nan youn
bal nan vil-la. Gen younn ou de lan nou ki suiv yo. Danse,
bweson, yo rantre byen ta.
Lajan nou te k6manse desann. Nou te vini pou de
semen, erizmanjou-a ta pral rive pou nou retounen P6toprens.
Te gen youn pwoje ki t'ap devlope nan t&t kek lan nou, sitou
mwenmenm. Nou te vle retounen P6toprens apye, anpasan pa
m6n. Se te youn bagay mwen te toujou anvi f&. Anyen pa t'fr
mwen pe ep6k sa-a. Jenes mwen te pare pou l'responsab tout
aksyon. Men, byen konte, mal kalkile. Gen youn ensidan ki vin
rive nou pa te prevwa, ki chanje tout bagay. Erik tonbe malad
nan men nou. Li pa t'nan twoup la, li te youn envite. Li pa te
malad pou se lopital pou l'te ale, men k6-a t'ap tyoule. Nou fe
youn reyinyon pou nou deside kisa nou pral f&. Nou dak6 pou
enpe lan nou rantre ak Erik nan kamyon, res-la t'ap pran wout-
la apye anpasan pa m6n. Se mwen ki te pi cho pou m'te ale
apye. De jou apre, Erik vin ap soufri plis. Nou deside pou
noutout pran kamyon rantre P6toprens, paske nou te vin
ansanm, n'ap tounen ansanm nanyounjes solidarite pou Erik.
Se te youn mal pou youn byen. Se apre nou vin konprann sa.
Nou pran kamyon pou n'ale. Rive nan youn ti p6s
polis nan Jakmel, yo fe nou desann pou yo idantifye nou.
Ep6k sa-a te k6manse boulvese. T&t gouvenman-an te cho
kouve lanp. Te genbwi k'ap kouri yo te vle kouri ak govenman-
an. Kidonk, gouvenman t'ap kontwole tout aktivite mounn,
gwoup mounn, sitou jenn gason. Nou mete nou younn deye
16t. Men, ou konnen lajenes, nou te vle fe younplezantri, k6m
twoup-la gen anpil neg ki rele Janklod, nou mete tout Janklod
yo anliyn younn deye 16t. Ofisye Paris ki te nan p6s-la,
koumanse mande non. Janklod entdl, pase. Suivan, Janklod
entdl, pase. Suivan, Janklod entl. L6 Ofisye Paris rive sou
katriyem Janklod lan, youn madanm ki te nan kamyon-an di se
non zonbi yo prete. Ofisye-a fe youn sd1 k61l, li mande si se
nan betiz nou vle pase-1. Se responsab chef twoup-la ki vin
eklksi sitiyasyon-an, fe konnen se non yo vre, men se youn
koyensidans si younn te apre 16t nan ran-an. Yo kite-n ale.
Tout mounn respire.
Nou rive P6toprens nan asw. Erik t'al pran swen
lopital. Sa ki ta pral rive nan aswe sa-a fe nou tranble chak kou
nou sonje sa. Lannuit 28 jiye sa-a chanje istwa peyi-a. Kout
revolve ak mitray&t leve-m nan mitan lannuit. Nan maten, nou
aprann detay sa ki te pase. Youn ekip rebd1 ansyen milite,
Sonson Paskdt, Fito Dominik, Rike Pepiyan ansanm ak 16t
AyisyenepiAmeriken, atake Kazen Desalin. Yo te 8 a 10 mounn
konsa. Yo te soti Miyami nan youn bato lapech ki rele Molly
C. Bato-a te akoste nan Delije tou pre Monwi. Yo debake zam
yo, anbale yo, epi pran youn kamyon&t ki rele Ma Douce
Clairemkne, direksyon P6toprens. Twa ofisye yo te abiye ak
inif6m milite. LU yo rive nanbarye kazen nan, Pasket di santin6l-
la li pote 5 prizonye blan. SantinOl-la kite yo pase. Se konsa 1k
yo rantre anndan kazen nan, zam otomatik k6manse chante.
Distans pou solky gentan blayi k6-l sou kapital-la, lari-a te
plen s6lda ak Divalyeris ki t'ap mete men. Enben, se konsa
mouvman milisyen-an te k6manse ofisydlman. Yo touye tout
reb1 yo, eksepte de. Younn lanyo se Rike Pepiyan, 16t la rele
Kesten. Rike te blese, men li jwenn mwayen sove nan kazen
nan. L'al kache nan youn poulaye nan lakou kay dokte
Mondesten-an tou pre kay M&t Salomon sou Channmas la.
Sanble foul la t'ap suiv tras yo. Yo jwenn Kesten dey6-a, yo
touye-1. Yo jwenn Rike nan poulaye-a. Se sa yo bliye yo pa fk
de mounn sa yo pase anvan yo mouri. Yo trennen k6 yo nan
lari-a. Gen younn nan Divalyeris yo ki t'ap pwonmennen tout


kote ak soulye Rik nan men-n. Li leve grenn soulye-a anlk
tankou youn twofe, epi tout mounn ap suiv li tankou m'ta di
youn bann madigra san tanbou.
Pita nan maten, nou aprann gouvenman-an fe fouye
nan tout rakwen peyi-a, pou konnen si pa gen 16t rebd1 ki te
sou wout, osnon ki kache. Yo vire peyi-a t&t anba, tout vil, tout
ti bouk, laplenn yo, m6n yo. Noumenm eskout Maglwa
Anbwaz, se te men nan machwa, tdlman nou te sezi. Maladi
Erik-la se te youn mal pou youn byen. Si nou te fe wout-la
apye pou nou rantre P6toprens, yo t'ap tou pran nou k6m
rebel, mete noutout F6 Dimanch, epi likide nou. Lonng kou ke
pis nou te ka ale nan peyi san chapo.

***

Youn Libreri Kreyol

nan Monreyal-Kanada
Se pa souvan nou tande kalite nouvO1 sa-yo. Enben,
jedi 1-e okt6b 2009, youn libreri ki espesyalize nan literati ak
kilti krey6l nan lemonn antye ap louvri p6t-li. Non li se : Libreri
KEPKAA. Li pote non youn 6ganizasyon : Komite
Entenasyonal pou Pwomosyan Krey6l ak Alfabetizasyon
(KEPKAA) ki depi kek tan chwazi mwa okt6b-la k6m "Mwa
Krey6l" nan Monreyal. Se Pierre-Roland Bain ki animate
6ganizasyon-an ak konkou kolaborat li yo, anplis sip6
Gouvenman Lakomin Monreyal-la. Chak ane, mwa krey6l-la
konmanse ak youn resepsyon pou laprts nan Otd1 de Vil
Monreyal. Bagay-la pi bl ane sila paske se jou sa-a KEPKAA
ap inogire Libreri-a.
Se pa literati ak lizay pep ayisyen ase, Libreri-a ap
pouse : li ta renmen tounenyoun kote pou t'avajwenn matery1l
tout peyi kreyolof6n-yo, plis liv sou kilti tout pep nwa sou
late.
Libreri KEPKAA chita nan : 2000 boulevard Saint-
Joseph est, Porte B; Montrtal, Qudbec, H2H 1E4.
Tel. 514-750-8800, Faks 514-303-1558, Imel
librairiekepkaa@videotron.com
Sosyete Koukouy ap bat bravo pou bM1 reyalizasyon
sa-a. Kounye-a, mounn pa kapab di pa ganyen kote pou achte
liv sou literati ak kilti krey6l nan Monreyal, Kanada.
M.M.
***

A.E.A.P POUSE RASIN NAN

MYAMI

Ak kolabarasyon plizye komesan, ak pwofesyon1l
nan Miyami, 6ganizasyon A.E.D.A.P ki se Assocation of
Exchange and Development of Activities and partnerships
inc te prezante samdi 26 septanm ki sot pase la-a 3em retrdt
any1l li. Retrtt-la te chita sou leadership (aprann dirije, aprann
jere) youn tem n'ap tande chakjou e ki nesese pou f6masyon
nouvojenerasyon nou yo. Ak kolaborasyon Sosyete Koukouy
Miyami ki apjere pwogram H.A.N.D. (Haitian Artists Network
Development) pou depatman zafk kiltir61 nan Miyami,
A.E.D.A.P te sanble majorite entelekty6l nanKominote-a nan
otd1 Double tree nan 71 m avni-an. H.A.N.D te depoze youn
sibvansyon nan chapo mesye-dam AEDAP yo, pou yo devlope
youn kalandriye atis nan kominote-a ki pral youn sous
enf6masyon pou pwomote, lek6l y oak Miami-Dade
Department of Cultural Affairs.
Misyon A.E.D.A.P se ranmase tyotyo piti kou l'ye
ou ede ti 6ganizasyon devlopman peyi Ayiti. Youn ide papa
Flore Lindor Latortue devlope depi nan ane 1982. Jean Th.
Lindor di nan youn deklarasyon:
"Quand on met ses services au developpement de son pays et
de ses semblables d'une facon desenteressee, on fait une
experience enrichissante dans sa vie en eprouvant du meme
coup unejoie manifestee..... "
Apre bdl diskou sou Leadership ak inite ak dr Jean-
Baptiste Charlot, dr. Flore Lindor Latortue ak avoka Richard
chassagne, nou manje vant deboutonnen ak espwa ane
pwochenvapibUl. KonplimanA.E.D.A.P!


ATIS POU MARLEINE

BASTIEN

Dimanch 27 Septanm youn dal atis sanble nan Sant
Kiltir1l Mapou pou salwe kandida Marleine Bastien epi pote
sip6 yo ba li. Nan youn bM1 dekorasyon atistik, atis chanted
YonieMarcel te fe, nanyounvwa ki fe tranble e menm kriye
kek manm nan asistans lan, li te louvri sware-a ak chante inm
nasyonal, ameriken ak salut au drapeau (youn melodi kolektif
mizikal Kaw61 Mawoule chante)
Jan Sebon ak 2 piti fi li yo te detrape ati mizikal la ak
young grap bM1 chante folklorik. Jamayiken Jeffrey te salwe
kandida-a ak youn b1l powem Ezili Dant6. Waneges (Yvette
Leroy) powet, te klase Marleine k6m younn nan pi gwo fanm
vanyan nan kominote-a. Fanm zantray powem klasik te byen
tonbe pou sikonstans-lan. Ak vwa esepsyon1 piblik la, te bat
youn bravo fkm e solid pou Yolande Thomas ki chante
<>. Panthaleon Guilbeau te retounen nou Ayiti ak
Ayiti cheri. Yonie te anchene akMwenfet nan youn bel ti peyi
Epi se te tou pa Ernst Registre (NMne) nan de moso sou gita
klasik. Te gen anpil temwayaj: Antw6t: CarmelotMonestime,
Marie-Paule Woodson, Edeline Clermont, Degoutan, Yonie,
Nick-Nick, Violette Durand akyoun bann lot anko. N'ap tou


pwofite voye youn konpliman pou Solanges Aurelien kit e
prepare youn dine pou asistans-lan. Te gen bon tyi mmanje
lakat aggo.
Chak mounn te pote ti kontribisyon yo e se te ak kU
kontan gwo satisfaksyon piblik-la ak atis yo te salwe Marleine
Bastien ki te kanpe youn 16t fwa ank6 ak youn elokans san
parey pou li te bay pwogram li, 1 li rive nan Kongre meriken-
an. Li ta bon pou eleman k'ap eseye demonte Marleine yo pou
yo vin chita tande Marleine k'ap pale. Marleine pa nenp6t ki
ti zokrit t&t kale, te chat tankou yo k'ap detui olye pou yo
konstui. BazMarleine solid. Li pale Angle fen e byen. Krey6l
li menm menm se krey6l disip Sosyete Koukouy. Li pale e
konprann pany6l... Kenbe la kouzin!... Tt kololo pa ka branle
Fanm Zantray tankou ou!.
Jan Mapou

Mwen ta renmen

di-w youn ti mo

LU nayilonn solky ap file zegwi lapli nan sy61,
Anba vwal koulk bl antre lakansyl.
Kote papiyon ap fe laviwonndede,
Deye fl my1 fin trikote.
Se la, mwen ta renmen di-w youn ti mo.

Youn ti mo, youn paw6l, youn senb6l,
Ki nan bouch tout ti mounn lek6l.
Ki repete san fwa, mil fwa,
Menm nan vwa zwezo nan bwa.

Mwen ta renmen di-w youn ti mo

LU lasigal ap bay prentan ochan,
Anba bra z&b 1k foumi ap trese riban.
Kote soley ap krache dife sou midi,
Syo ap pyafe nan mitan pi.

Se la mwen ta renmen di-w youn ti mo.

Youn ti mo, ki ekri, ki pale,
Ki chante, ki fredone.
Nan tout lanng pou katbz fevriye,
Menm nan bouch Papa Bondye.

Mwen ta renmen di-w youn ti mo.

Devan krech ti Jezi pou nwl1,
Anwo lot6l nan limye pe etenO1
Kote kl6ch ap chante alelouya De-Henndkl
Opa sou kadans kawousl.

Se la mwen ta renmen di-w youn ti mo.

Youn ti mo ki pot pasyon ak emosyon,
Nan 1t osinon nan disdtasyon.
Li kase kU bout-an-bout,
Li bay kouran menm nan blakawout.

Younti mo, youn ss1 ti mo...Mwen renmen-w

Yvette Israel Leroy
a.k.a wankgks
17 Me 2008

***

NOUVEL- NOUVEL LITERE

Pawol Kreybl Revi Litere Sosyete koukouy part. Plis
enf6masyon senmenn pwochenn. Pou kbmann rele Libreri
Mapou 305-757-9922



Radyo Mega younn nan meye estasyon radyo nan Kominote-
a ap relouvri reprann aktivite-1 premye oktbb 2009. Depi youn
senmenn radyo Mega ap simaye mizik nan l1-a. Sosyete
Koukouy ap reprann emisyon dominikal yo dimanch 4 oktbb
de 9e a 10:00 nan maten. kapte Antrn koukouy chak dimanch,
s61 emisyon ki bay enf6masyon sou kozman atistik e liter nan
kominote Miyami-an. Nou kab kapte-1 tou sou Mega .com.
KonplimanALEX SAINSURIN!

Jan Mapou ap toujou sou WLRN, 91.3 FM chak vandredi
swa depi 9e rive 9:30L. Klas krey6l, enf6masyonkiltirl.

***
Sosyete koukouy ap prepare Gouverneurs de la Rosee en
Creole. M&t Lawouze. Youn arnajman Jan Mapou, Paula Pean
ak Kiki Wainwright Siveye anons yo. N'ap bay youn ti goute
pou Jounen Entenasyonal Krey6l

***
Kongre Koukouy 2009
Ane sa-a sosyete koukouy ap 6ganize 3em kongre li nan
Miyami pou Jounen Entenasyonal krey6l. 2 jou travay ak
aktivite. Samdi 24 nan Little Haiti Cultural Center ak Sant
Kiltirl1 Mapou. Nan dimanch 25okt6b selebrasyon Jounen
Entenasyonal Krey61l nan teyat tou n&f Little Haiti-a Rele
koukouy yo nan 305-757-9922/ 305-299-9918


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Mercredi 30 Septembre 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N' 36


Chaque matin, captez

M lodie Matin
sur 103.3FM






1. Koudjay: Geatest Hits
2. Mini All Stars: S.O.S
3. Djakout Mizik: Love Songs
4. Dega: Live en concert
5. Kreyol La: Kore m
6. Volo Volo: Se Nou
7. Ram: Aibobo
8. Volo Volo: La Nature
9. Konpa Kreyol: Sak te gen tan
10. System Band: Tet Cabrit


Haiti en Marche
Port-au-Prince
100 Avenue Lamartiniere (Bois Verna)
Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323
Miami
173 NW 94t Street, Miami, Florida 33150
Tel. 305 754-0705 / 754-7543 Fax 305 756-0979
New York (914 358-7559)
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