Title: Haïti en marche
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 Material Information
Title: Haïti en marche
Physical Description: v. : ill. ; 45 cm.
Language: French
Publisher: s.n.
Place of Publication: Miami Fla
Miami Fla
Publication Date: September 2, 2009
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subject: Haitians -- Newspapers -- United States   ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.)   ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.)   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti
 Notes
Language: In French.
General Note: Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00098809
Volume ID: VID00367
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 21271733
lccn - sn 92061416
issn - 1064-3869

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'S Ilfti en Marche, 6dition u 02 u 08 Sep 2009 Vol II N' 3


CONFERENCE DE SANTO-DOMINGO

Une reflexion collective sur fond


des prochaines presidentielles haitiennes


SANTO-DOMINGO, 29 Aout La conference se
d6roule dans le cadre de l'h6tel Jaragua de Santo Domingo.
Les participants viennent de la diaspora
(am6ricaine, canadienne, francaise et dominicaine) ainsi que
d'Haiti.


Elle est place sous le patronage de la << Ligue des
Pasteurs Haitiens en R6publique Dominicaine. >
A la table d'honneur figurent aussi le coordonnateur
du < Projet pour la D6mocratie en Haiti >> (Haiti Democracy
Project), Mr. James Morrell, le dirigeant politique haitien Turneb


Delp6 (secr6taire g6ndral du PNDPH) et le s6nateur en exil
Rudolph Boulos.
Quelques-uns des intervenants disent regretter
que cette rencontre ne se tienne pas en Haiti et qu'ils
(REFLEXION COLLECTIVE/p. 6)


L 'assistance a la conference tenue le week-end dernier a Santo Domingo
sous le patronage de la o Ligue des Pasteurs Ha'tiens en Republique Dominicaine


Le coordonnateur de la conference, le senateur ha'tien (en exil)
Rudolph Boulos (photos Haiti en Marche)


Il ne faut pas chercher la solution


a la crise d'Haiti en Republique dominicaine !


SANTO-DOMINGO, 30 Aofit L'une des J'ai consacr6 bea
interventions suivies avec le plus d'attention a une haitienne et aux drames qi
conference organisde par des personnalit6s de la politique Je parle au nom
et de la soci&te civile haitienne le week-end dernier dans dominicains.
la capitale dominicaine a &td celle du d6put6 dominicain J'ai beaucoup de
Pellegrin Castillo, du FNP (Force Nationale Progressiste). Je vais done parler en ami
Le d6put6 Pellegrin Castillo est plus connu en Nous Dominic;
Haiti comme 6tant une voix de la branche ultranationaliste. considerable a relever. Co
A cette conference il est venu s'expliquer sur notre avenir sur cette mme
ses positions. explosion d6mographique.
Nous l'avons 6cout6 avec int6ret et nous allons trbs graves.
vous faire vivre sa prestation en en rapportant les Et aussi une situa
passages les plus importants. Et presque mot pour mot.


TENSION SOCIALE
Candidat au bac tue par un policier
Fin de I'occupation de la Fac de medicine


PORT-AU-PRINCE, 25Aofit-Un
policier tue stupidement un candidat au
baccalaur6at. Le jeune homme faisait
confiance a une rumeurvoulant qu'il serait
permis aux candidats qui ont 6chou6 lors
de la dernibre session ordinaire de
participer aux examens qui ont d6but6 ce
lundi.
Mais lorsque ces candidats se
sont pr6sent6s en trop grande nombre aux
centres d'examens lundi consequencee du
nombre 6galement 6norme de recalls a la
dernire session ordinaire), l'admission
leur a &t refuse.
C'est ainsi que aux portes du
college Roussan Camille prbs de la place
JMr6mie, le jeune Ethnon Dalus fit la
rencontre qui lui sera fatale.


Face a la bousculade qui s'ensuivit,
le policier Jean Baptiste Jean Irick sortit son
arme. Ethnon Dalus fut atteint de trois balles
en pleine poitrine.
Trois balles. Cette fois on ne pourra
pr6tendre que l'agent de l'ordre avait tire en
Fair!
Ce policier a agi stupidement. Le
mieux qu'il avait a faire si la situation
commenqait a le d6passer et qu'il n'avait
aucun autre moyen a sa disposition pour
g6rer la foule, c'6tait se retirer.
Ou il a c6d6 a la panique, ou il a agi
en cow-boy comme il se doit dans un pays a
tradition autoritariste confirmed.
Dans un sens ou dans l'autre, il a
d6connd.


ucoup d'efforts a penser a la nation
u'elle traverse.
d'un nombre important de citoyens

sympathie pour la nation haitienne.
. Et partant en toute franchise.
ains et Haitiens avons un d6fi
imment organiser notre presence et
e ile. Deux cultures difffrentes. Une
Et des problkmes environnementaux
tion gdo-politique menacante. Nous
(HAITI- REP. DOM. /p. 7)


Intervenant a la conference de Santo Domingo,
le depute de la droite nationaliste dominicaine
Pellegrin Castillo (photo HENM)


ECONOMIE

Haiti et la guerre des etiquettes
PORT-AU -
PRINCE, 27 Aofit- Encore une affaire
RWcemment on a appris que
1'agence canadienne de 1-4 M ois !
charge de l'inspection des ? S W i
aliments d6commandait un aS Mec
< manba > (en francais AAWSr Rk f.U ,--
beurre d'arachide et en E A---- r
anglais << peanut butter >) i p ,' r
import d'Haiti sous le nom
de << Pur Manba >> et sous la
marque Piddy.
Les reactions des
compatriotes en Haiti et en
diaspora ont &t6 diverses.
Certains s'empressant de
suivre l'avis venant du
Canada, d'autres se


(TENSIONSOCIALE/p.4) (MANBA /p.5)





Page 2


Colloque international

sur la gestion des Parcs

Historiques Nationaux


Port-au-Prince, 24 aoft 2009 -
(CICP/MCC).- Le Ministbre de la Culture et
de la Communication a lance, le lundi 24 Aoft
2009, au Karibe Convention Center, un
Colloque international de deuxjours sur la
gestion des Parcs Nationaux Historiques,
en presence notamment des Ministres de
l'Environnement, Jean Marie Claude
Germain, du Tourisme, Patrick Delatour, du
Commerce Marie Jos6 Gamier, de l'Int6rieur
et des Collectivit6s Territoriales, Paul
Antoine Bien-Aim6 et du responsable du
Bureau de l'Unesco en Hait, M. Jean


l'urgence d'un changement de
comportement vis-a-vis des parcs
nationaux, concilier les points de vue
diffirents afin de renforcer l'unit6 d'action
entre les acteurs et sortir de l'isolement en
matibre de gestion des parcs nationaux.
< Chaque fois qu'un parc est
abandonn6 ou mal g6rd, nous perdons ou
nous courrons le risque de perdre des
616ments uniques et irremplacables de notre
identity de peuple. Et ainsi, nous
appauvrissons notre present, tandis que
l'identit6 des g6ndrations futures se trouve


Le ministre de la Culture Olsen Jean Julien, principal maitre d'ceuvre du Colloque
sur la gestion des Parcs Nationaux (photo Robenson Eugene)


Coulanges.
Des cadres des six (6) ministries
impliqu6s dans le conseil interministeriel sur
l'am6nagement du territoire et de
l'environnement ont 6galement pris part a
ces assises qui doivent permettre aux
acteurs, chercheurs nationaux et strangers
de partager des experiences et de r6fl6chir
sur diverses options nationales (haitienne,
am6ricaine, canadienne, cubaine,
dominicaine, etc.).
Selon le Ministre de
1'Environnement, ce colloque doit offrir
aux participants l'opportunit6 de r6fl6chir
sur la probl6matique de la gestion des Parcs
Nationaux Historiques (PNH) et permettre
d'l6aborer un avant-projet de loi. Au sein
de la commission, le Ministbre de
l'Environnement est charge du volet de la
conservation de la biodiversity et des
ressources naturelles, fait savoir Jean-Marie
Claude Germain.
Le titulaire du Ministere du
Tourisme estime que : < Nationaux Historiques, c'est en fait veiller a
ce que tous les secteurs de production
6voluent en symbiose afin que l'ordre et
l'harmonie qui y existaient soient retrouv6s
au b6ndfice de la population >>. Pour M.
Patrick Delatour, le patrimoine est un produit
touristique de grande valeur qui doit tre
valorisd, enveillant t ce que les retomb6es
soient tout aussi positives pour le pays, en
particulier pour ceux qui vivent dans
l'espace gdographique de ces parcs.
De son c6t6, le Ministre de la
Culture et de la Communication insiste sur
le fait que ce colloque entre dans le cadre
de l'action gouvernementale. II vise trois
(3) objectifs sp6cifiques : sensibiliser sur


hypoth6qu6e ,> martble Olsen Jean Julien.
< Sans une gestion efficiente des parcs
nationaux, nous courrons le risque de priver
les g6ndrations futures des traces du passe,
nous n'avons pas ce droit >, s'exclame-t-il.
Selon le titulaire du MCC, les parcs
nationaux constituent non seulement un
vecteur de culture capable de conduire a
une emancipation de nosjeunes, mais aussi
un reservoir potentiel de ressources
6conomiques pour le d6veloppement
d'entreprisses culturelles et touristiques au
profit du bien-6tre de la population locale
en particulier et du pays. M. Jean Julien
plaide done en faveur de la creation
d'urgence de cadres de gestions
sp6cifiques pour chacun des parcs. L'un
des plus grands d6fis dans la gestion des
parcs en Haiti, pour le Ministre de la Culture,
consiste a d6fier les cloisonnements qui
tendent a la rendre opaque. De ce fait, il
estime qu'il faut un module de gestion qui
facilite la coexistence et la complicity des
perspectives mises en ceuvre par les
ministbres concerns au profit d'un
d6veloppement 6conomique et sociale.
Le Ministre de la Culture et de la
Communication plaide, par ailleurs, en
faveur de la r6mundration des gardiens de
la Citadelle Henry. En ce sens, il a annonc6
avoir sign un cheque de deux millions de
gourdes, destine au paiement de ces
gardiens avant la rentree des classes.
Le colloque se poursuit, ce 25 aoit
2009, au Karibe Convention Center. Au
programme : des interventions nationales
et internationales, et atelier de travail
r6unissant les diffirents techniciens des
ministries.
CICP/MCC


Un agent de security de l'ambassade

americaine retrouve mort en sa residence


PetionVille, le 30 aoft(alertehaiti.ht).-
Un homme de nationality haitienne affect au
service de s6curit6 de l'ambassade des Etats
Unis en Haiti a &t6 retrouv6 mort dans la
matinee du 30 aoft en sa residence a Morne
Hercule (P6tion Ville). Eliacin Pierre Elie, ag6
d'une quarantaine d'anndes, assurait le
service de s6curit6 depuis 1994.
Des t6moins disent avoir entendu
plusieurs detonations. Cependant les premiers
616ments d'informations recueillis sur la scene
du crime font privil6gier la these d'un suicide.
L'agent a Wte retrouv6 baignant dans son
sang, une armejuste a c6t6 de lui. II aurait tire
plusieurs coups de feu dans un premier temps,


avant de se loger une balle dans la tate. On
ignore si son geste a &t6 motive par des
raisons priv6es ou professionnelles.
Aucune note susceptible d'expliquer
cet acte n'a &te retrouv6e. Selon l'dpouse de
lavictime, EliacinPierre Elie ne laissait paraitre
aucun signe de depression. Il s'agit d'un choc
6galement pour les voisins.
Le responsable de la police de PNtion
Ville a tout de meme annonc6 l'ouverture d'une
enquete pour determiner les circonstances de
ce tragique vMnement.
Eliacin Pierre Elie 6tait marie et pere
d'un enfant d'un an, selon des proches.


Mercredi 2 Septembre 2009
Haiti enMarche Vol XXIII NN 32

L'expert independent sur la situation des droits de 1'homme en Haiti
effectue sa troisieme visite dans le pays
Geneve le 27 aout 2009 L'expert ind6pendant sur la situation des droits de l'homme
en Haiti, M. Michel Forst, se rendra en Haiti du 29 aoft au 7 septembre 2009.
Au cours de cette troisibme visite officielle, M. Michel Forst aura des entretiens avec
les autorit6s du pays, ainsi qu'avec des hauts fonctionnaires du Gouvernement et des
hauts magistrats du pouvoirjudiciaire. I1 rencontrera 6galement des repr6sentants du
systbme des Nations Unies, de la Mission pour la Stabilisation en Haiti (MINUSTAH),
de l'Organisation des Etats Amdricains, ainsi que plusieurs organisations et
repr6sentants de la soci6t6 civile.
M. Michel Forst effectuera 6galement plusieurs visites de terrain a Port au Prince, aux
Cayes et dans la zone rurale de Ouanaminthe II a 6galement prdvu une s6rie de
rencontres avec des artistes et intellectuels afin de diversifier et d'affiner sa
connaissance et son approche de la r6alit6 en Haiti.
Durant sa Mission de 9 jours l'expert ind6pendant a 6galement pour objectif de
dresser un bilan de l'6tat du processus de certification au sein de la PNH ainsi que de
la situation des droits 6conomiques, sociaux et culturels qui constituent les themes
prioritaires du prochain rapport qu'il pr6sentera devant le Conseil des droits de
l'homme enjuin2010.
A l'issue de sa visite, M. Forst tiendra une conference de presse.
M. Michel Forst a &te nomm6 expert ind6pendant sur la situation des droits de
l'homme en Haiti par decision du Secr6taire G6ndral des Nations Unies et approuv6 par
le Conseil des Droits de l'Homme le 18 juin 2008 lors de sa 8e session.
L'expert ind6pendant a pour mission principale d'6tudier l'dvolution de la situation des
droits de l'homme dans le pays, de verifier qu'Haiti s'acquittait de ses obligations en
la matibre et d'apporter une assistance au Gouvernement dans le domaine des droits
de l'homme.
Michel Forst a &te nomm6 expert ind6pendant sur la situation des droits de l'homme en
Haiti par decision du Secr6taire G6ndral des Nations Unies et approuv6 par le Conseil
des Droits de l'Homme le 18 juin 2008 lors de sa 8e session. A la suite de son
pr6d6cesseur, M. Forst a pour mission principale d'6tudier l'dvolution de la situation
des droits de l'homme dans le pays, de verifier qu'Haiti s'acquittait de ses obligations
en la matibre et d'apporter une assistance au Gouvernement dans le domaine des
droits de l'homme.

La Faculty de Medecine occupee par la Police nationale
Port-au-Prince, le 29 aoft(alertehaiti.ht).-Des unites sp6cialis6es de la PNH
accompagndes d'unjuge de paix ont pris le contr6le de la Facult6 de M6decine et de
Pharmacie dans la nuit du 28 au 29 aoft. Cette decision, applaudie par certains
secteurs, soulbve une vague de protestations dans d'autres.
Le porte-parole de la police a d6menti toute version faisant croire que des 6tudiants
ont &te agress6s lors de l'op6ration. Lors d'une conference de presse donnde le 29
aoft, des 6tudiants disent avoir &te victimes de coups et blessures de la part des
policiers. La police de son c6t6 maintient qu'aucun 6tudiant ne se trouvait sur la cour
de la faculty lors de l'intervention qui s'est d6roulde sans aucun incident.
I1 s'agit d'une decision du Conseil Ex6cutif de l'Universit6 d'Etat d'Haiti autorisant la
Police nationale a investir et a "lib6rer sans d6lai de toute occupation ill6gale et
arbitraire", les locaux de la Facult6 de M6decine et de Pharmacie envue d'en faciliter la
reouverture.
Le Conseil ex6cutif de 1'UEH, estime que la Facult6 de M6decine et de Pharmacie
depuis le 27 avril dernier est occup6e de force par un groupe d'6tudiants au detriment
du reste de la communaut6 des 6tudiants, du personnel, des professeurs et des
usagers de ce service public.
Des 6tudiants de diffirentes facult6s r6unis le 29 aoft annoncent que les prochains
jours seront difficiles. Ils promettent une rdponse a ce qu'ils qualifient de violation
grave de l'espace universitaire.

Le 4 septembre est la date retenue pour la tenue d'une seance de
validation au Parlement
I1 s'agit de la stance de validation des s6nateurs nouvellement l6us lors des elections
du 21 Avril dernier. Les s6nateurs devront se rdunir mardi prochain 1V septembre pour
mettre sur pied une commission d'enquete s6natoriale qui aura pour mission de faire le
jour sur des cas de fraude d6nonc6s lors du second tour des s6natoriales partielles,
surtout a Petite Rivibre de l'Artibonite et dans les Nippes. L'OPL avait clairement
signified son refus de participer a la stance de validation si la lumibre n'6tait faite autour
de ces d6nonciations. Rappelons que 11 s6nateurs sont sur la liste d'attente de
validation pour un renforcement du S6nat qui fonctionne actuellement avec un effectif
de 18 s6nateurs sur 30. (EN BREF /p. 14)






Nous avons appris la mort du Dr Louis Roy, Routo pour tous ceux qui l'ont
connu et apprecie.
Le Dr Louis Roy est d&c6dd ce lundi 31 Aoft a Port-au-Prince.
Le Docteur Louis Roy a &t6 le fondateur de la Croix Rouge Haitienne dont il a
&t6 le Pr6sident pendant de longues anndes. II a aussi &te le premier directeur au debut
des anndes 50 du sanatorium de Port-au-Prince participant activement a la lutte contre
la tuberculose .
Aprbs un long exil sous le regime Duvalier, Routo Roy regagna son pays natal
a la chute de la dictature. Grand d6fenseur des droits humains, il est considered comme
l'un des pbres de la Constitution de 1987.
II a &td le president du Conseil electoral charge d'organiser les premieres
elections d6mocratiques d'Haiti le 29 novembre 1987 et qui furent noydes dans le sang
par les forces armies, forcant les membres du Conseil electoral a gagner l'exil ou le
maquis.
En Janvier 1990, alors Ag6 de 74 ans, il partait une fois encore pour l'exil aprbs
son arrestation brutale par le regime militaire. Portant tout juste une petite valise, il
embrassa le sol de son pays en trois fois avant de monter dans l'avion qui l'emmenait a
Miami. Le Dr Louis Roy a declard auxjournalistes venus l'attendre a son arrivee qu'il
avait etd battu par les soldats qui ont procede a son arrestation.
Le Dr Louis Roy est returned vivre en Haiti au retour du gouvernement
constitutionnel en 1994. Mais malade il dut se rendre au Canada oui il vecut de
nombreuses anndes. Cependant il ne pouvait pas vivre loin de son pays natal et a tent
plusieurs fois d'y revenir.
I1 est mort a Port-au-Prince, ce 31 aoft 2009. I1 avait 89 ans.
Nous nous inclinons devant la depouille de ce grand compatriote.
Nous presentons nos respectueuses condolkances a son spouse, a ses enfants
et petits enfants, a ses frbres et sceurs, et a toute la famille.




Mercredi 2 Septembre 2009
Haiti enMarche *Vol XXIII N 32


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La Faculte de Medecine

occupee par la Police nationale


Port-au-Prince, le 29 aofit(alertehaiti.ht).-Des unites
sp6cialis6es de la PNH accompagndes d'unjuge de paix ont
pris le contr6le de la Facult6 de M6decine et de Pharmacie
dans la nuit du 28 au 29 aofit. Cette decision, applaudie par
certains secteurs, soulbve une vague de protestations dans
d'autres.
Le porte-parole de la police a d6menti toute version
faisant croire que des 6tudiants ont 6td agress6s lors de
l'op6ration. Lors d'une conference de presse donnde le 29
aofit, des 6tudiants disent avoir &te victimes de coups et


blessures de la part des policiers. La police de son c6t6
maintient qu'aucun 6tudiant ne se trouvait sur la cour de la
faculty lors de l'intervention qui s'est d6roulde sans aucun
incident.
Il s'agit d'une decision du Conseil Ex6cutif de
l'Universit6 d'Etat d'Haiti autorisant la Police nationale a
investir et a "lib6rer sans d6lai de toute occupation ill6gale et
arbitraire", les locaux de la Facult6 de M6decine et de
Pharmacie envue d'en faciliter la rdouverture.
Le Conseil ex6cutif de 1'UEH, estime que la Facult6


REPORTAGE SOMMAIRE
Conference de Santo-Domingo: Une r6flexion
ollective sur fond des prochaines pr6sidentielles
haitiennes p.1
CE OU'ILS DISENT
<< 1 ne faut pas chercher la solution a la crise d'Haiti
enRepublique dominicaine >> p.1
ATMOSPHERE SOCTALE
Etudiants vid6s des locaux de la Fac de M6decine
Ca~didat au bac tu6 par un policier p.1
ECONOMIE
Haiti et la guerre des etiquettes p.1
ISC :Commentaires autour du projet de budget 2009-
20)10p.5
REFLEXIONS
Colloque sur la gestion des parcs nationaux
historiques p.2
ACTUALITE
Le PM redit que le gouvernement ne peut pas payer le
S<< 14-mois>p.3
Un agent de s6curit6 de l'Ambassade US retrouv6
mortp.2
MONDE
Ted Kennedy meurt a 77 ans p.8
FEMME
Pour un meilleur encadrement des femmes haitiennes
en politique p.9
LIBRE PENSER
Platitude p.12
ENVIRONNEMENT
La modernisation de agriculture p. 13
Aktivis Marleine Bastien lanse ofisydlman kanpay li
pou US Congress p.15
Mort du Dr Louis Roy p.2

de M6decine et de Pharmacie depuis le 27 avril dernier est
occup6e de force par un groupe d'6tudiants au detriment du
reste de la communaut6 des 6tudiants, du personnel, des
professeurs et des usagers de ce service public.
Des 6tudiants de diff6rentes facult6s r6unis le 29 aofit
annoncent que les prochains jours seront difficiles. Ils
promettent une rdponse a ce qu'ils qualifient de violation grave
de l'espace universitaire.


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Mercredi 2 Septembre 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N' 32


TENSION SOCIALE

Candidat au bac tue par un policier

Fin de P'occupation de la Fac de medecine


(... suite de la lere page)
Ce qui invite a s'interroger sur la formation reque a
l'Acad6mie de police haitienne. Est-ce qu'on y apprend
suffisamment que le recours a la force 16tale est le dernier
recours et que tout doit d'abord 6tre fait pour 6pargner une
vie ?


jalousement), et nous sommes tous concerns. A plus forte
raison le ministbre dit de l'Education nationale et de la formation
professionnelle. Il y a une certaine sensibility, ma foi toute
naturelle, qui tend a disparaitre a la vitesse supersonique dans
ce pays. Or ceci est impardonnable quand il s'agit des
responsables publics, dont le r6le estjustement de r6tablir les


l1 une mesure extreme ... et suffisante.
On a fini par apprendre qu'il r6pond au nom de Jean
Baptiste Jean Irick.

Ou est la police des polices ? ...
Y aura-t-il une investigation ? A quoi sert l'Inspection


Deux etudiants apres une operation de la police nationale qui a dtd mandate
par le Conseil de l'UniversitW pour mettre fin a l'occupation depuis avril des locaux
de la Fac de mddecine et de pharmacie par un groupe d'dtudiants de cette facultN


Des candidats au bac apres que l'un des leurs a dtd abattu aux portes
d 'un centre d'examen au cours d'une altercation avec un policier de service
(photo Robenson Eugene)


En l'occurrence celle d'un enfant d'une famille
modeste et qui compte peut-6tre sur son rejeton pour avoir
pour la premiere fois aces a ceux qui d6tiennent le savoir, a
d6faut de l'avoir et du pouvoir.

<< Kote k gen chenn, nan pwen kou >>...
Une des grandes metamorphoses de notre temps est
la confiance extraordinaire que les plus d6munis font a
l'6ducation. Les familles les plus pauvres se saignent aux
quatre veines pour que leurs enfants puissent avoir aces aux
stages sup6rieurs de 1'enseignement acad6mique. La r6tho et
la philo sont aujourd'hui obligatoires, un must. Cela en meme
temps que chez les familles plus ais6es, on abandonne les
bancs de l'universit6 qu'on considbre comme une perte de
temps, peu susceptible de creation de richesses imm6diates.
Comme dit notre creole, << kote k gen chenn, nan pwen
kou >> : l oio se trouvent les avantages, on n'en fait point cas.
Toujours est-il qu'on n'a pas senti suffisamment cette
consideration prise en compte dans le communique du
ministbre de l'Education nationale qui a &td public aprbs ce
terrible et pas seulement << regrettable > accident.
Le ministbre semble plut6t vouloir se d6douaner d'un
incident qu'il n'a, bien entendu, pas cree mais avec lequel il ne
peut consid6rer qu'il n'a entibrement rien a voir. Car unjeune
est mort, et c'est en essayant d'avoir aces aux connaissances
(que de plus notre soci6t6 a depuis toujours gard6 si


normes, de combattre cette diabolisation des moeurs.

Laisser la place a la justice ...
Or on n'ignore pas comment cela se serait pass
ailleurs. On connait les d6m6l6s de la ville de New York quand
un policier tue dans des circonstances aussi contestables.
Ce sont des actions en justice introduites
imm6diatement contre les autorit6s municipales et policibres.
Et cela finit souvent en des d6dommagements de l'ordre de
plusieurs millions de dollars.
Imaginez un meurtre comme celui de ce lundi 24 aofit
survenant a New York City. Dans la chaleur de l'6td.
Orjustement peut-6tre qu'il est vain de faire confiance
uniquement a la bont6 humaine, et que la meilleure solution
c'est laisser la place a la justice.
C'est la peur des process et des millions a verser en
d6dommagements qui constituent peut-6tre le meilleur moyen
de pr6venir des catastrophes comme celle de lundi.
Mais chez nous on se contente de jeter comme
toujours la responsabilit6 sur d'autres (le ministbre de
1'Education nationale n'a point pens6 a une investigation pour
6tablir si oui ou non un de ses employs n'aurait pas plac6 par
m6garde une mauvaise information sur l'Internet, on ne sait
jamais, un accident peut arriver a n'importe qui et n'importe
oiu, surtout que nous ne sommes pas encore vraiment
familiaris6s avec les communications par voie 6lectronique).


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Quant a la police, on
annonce que 1'agent
incrimind a 6te plac << en
isolement. >> Comme si c'tait


g6ndrale de la police appel6e ailleurs < la police des
polices > ? Jusqu'a present elle s'est surtout distingude dans
des cas oui il s'agit ou de d6stabiliser des gouvernements ou
de d6sarmer leur opposition.
Idem les organisations de droits humains, qui
semblent plus fortes elles aussi comme instruments pour casser
les pieds aux pouvoirs en place. Pouvoirs au pluriel.
En somme, l'Mvenement de lundi semble d6ranger plus
que tout.
L'Education nationale ne pense qu'a rassurer le public
que les 6preuves vont continuer comme annonc6 ... apres cet
accident de parcours !
Et le porte-parole de la police ne parait jamais plus
ennuy6 que lorsque ce genre de cas vient sur le tapis.
Quant a la presse, que voulez-vous, il y a d6ji de
nouveaux headlines qui attendent.
Quant au gouvernement, le voici qui a &t6 assez
emmerd6 ces derniers temps avec tous ces petits jeunes
(6tudiants ou autres) qui gagnent les rues pour un oui ou un
non ...
Mais faut pas oublier que nous sommes une soci6t6
totalement referm6e sur elle-meme et que ce petit jeune a &te
tu parce qu'il essayait tout simplement d'y avoir aces d'une
manibre ou d'une autre. Et qu'on lui a done ferm6 ainsi la porte
au nez ... pour l'6ternit6.
D'une facon ou d'une autre, nous en sommes tous
responsables.
Mais c'est 1'Etat qui est partout charge de r6tablir ce
genre de desequilibre.
Or de nous tous, c'est lui qui est peut-6tre le plus
dls.quilibro !
Melodie 103.3 FM, Port-au-Prince


Une delegation de la police rend visite

aux proches de Dalus Hednond


Port-au-Prince, le 25
aofit(alertehaiti.ht).-Une d6l1gation de la
police ayant a sa tate le Directeur
D6partemental de l'Ouest, Ralph Stanley Brice,
a renduvisite le 25 aofit lafamille de Hednond
Dalus. Un candidat aux examens du Bac tu6
par un policier alors qu'il tentait d'acc6der a
un centre d'examen le 24 aofit.
Pour le directeur d6partemental de
l'ouest, cette visite tend a t6moigner de
l'engagement de l'institution policibre a
accompagner cette famille profond6ment
affected aujourd'hui. Il s'agit d'un tragique
incident mais qui ne saurait remettre en


question les relations harmonieuses entre la
police et la population, selon le responsable
de la police.
Les autorit6s gouvernementales ont
donn6 la garantie que tout sera fait pour fixer
les responsabilit6s.
Les proches de lavictime encore sous
le choc de cette disparition soudaine disent
6tre touches par ce geste. Ils disent par contre
attendre les r6sultats de l'enquete pour
comprendre ce qui s'est pass ce jour-lh.
Entre temps le policier est plac6 en
isolement.


Page 4


Ecoutez Melodie Matin sur


wdlodie
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Mercredi 2 Septembre 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N 32


ECONOMIE


Haiti et la guerre des etiquettes


(MANBA... suite de la lere page)
contentant de << cuiper. > Rappelant que c'est chaque jour
qu'on apprend que les produits amdricains, chinois ou autres
peuvent donner toutes sortes de maladies, a commencer par le
cancer.
Nous avons capt6 cette reaction sur l'Internet : < Je
trouve honteux de s'attaquer ainsi a l'un des rares produits
haitiens ayant un d6bouch6 sur le march ext6rieur. Ily a plus
de cancer du foie enAmdrique du Nord qu'en Haiti. Le manba
est une source importante de prot6ine dans notre alimentation.
Yo vie se manda sikre ki sot nan peyi blan an
pou manman pitit achte. Nou fek kale ap
manje manba lakay nou an >
C'est une reaction dnergique qui fait
honneur a son auteur(e). Mais voilh, cela ne
r6sout pas le problkme. Parce que nous avons
besoin d'exporter pour faire entrer des devises
dans notre pays, le march local peut ne pas
suffire a soutenir convenablement nos
entreprises.
Alors quoi faire ?
Le Canada soupqonne notre Pur d
Manba de contenir une substance toxique
(l'Aflatoxine) qui peut entrainer des maladies
du foie, jusqu'au cancer.
Mais vous et moi, qu'en savons-
nous ? Par contre, c'est au producteur de
notifier avec precision sur l'6tiquette tous les
composants du produit en question. Les
Formality qui depuis toujours n'a (non contrai
jamais &te observe chez nous ou sans rigueur i leur dispo
veritable. Or c'est la seule faqon pour un de bureau
produit de r6futer toute accusation qui ne serait
pas fondue.

Le march global...
Signalons que dans le cas du Pur Manba, le
producteur ne s'est pas manifesto (du moins publiquement)
depuis l'annonce de l'agence canadienne.
Car c'est un domaine oF l'attitude nationaliste peut
6tre respectable, soit, mais comme reponse elle ne va pas bien
loin.
Rappelons que nous parlons du march global on


tout le monde est libre de proposer sa production. Mais on
aussi on ne fait pas de quartier, pas de cadeau.
On a vu les miseres subies par les fabricants chinois
tant6t de jouets, tant6t de lait en poudre pour b6b6s.
On se rappelle les querelles entre les Etats-Unis et le
Canada autour de l'acier ou du bois de construction; ou entre
les Etats-Unis et l'Union europ6enne pour le march de la
banane, entrainant la mine pour les petites iles carib6ennes
bananimres de toujours face aux multinationales de la banane
bases en Colombie, Equateur, les Chiquita et autres.


18 senateurs ha'tiens actuellement en poste ont vote une resolute
gnante) pour conserver a lafin de leur mandat les armes mises
sition (un revolver 9 mm et un fusil de calibre 12), le vdhicule et
- dcision qui fait scandale dans certains milieux (photo Georg

Et quand la FDA am6ricaine suspectait notre mangue
Francisque d'introduire des parasites aux Etats-Unis, nous
avons pouss6 spontandment les hauts cris. Or il se rv6ala que
ce n'6tait pas la mangue elle-meme mais les palettes en bois
qui n'6taient pas toujours d6sinfect6es.
Par consequent le march global, oui c'est une jungle,
une lutte sans merci, oi chacun essaie de d6couvrir la paille
qui est dans l'oeil de son concurrent mais se bat pour cacher
ses propres faiblesses ...
Mais pour peu qu'on veuille y avoir aces, car ceci


est indispensable (c'est la seule faqon de gagner des devises,
ce qui contribue a augmenter le pouvoir d'achat local, et a
cr6er des emplois durables), cependant il faut se plier aux rlgles


Mettre toutes les chances de votre c6te ...
D'abord renoncer aux m6thodes de bonne maman.
Le nom de Pur Manba lui-meme peut poser problkme. Parlons-
nous de produit << naturel >> (au sens ou l'on parle aujourd'hui
de << natural food >>, c'est-a-dire fait avec des composants sans
aucun additif chimique) ou plus simplement
de < manba lakay >>, ce qui ne veut pas tout a
fait dire la mime chose.
Or toutes ces nuances doivent
figurer avec precision aujourd'hui sur votre
etiquette. On se souvient des difficulties que
les Dominicains ont fait au breuvage haitien
< Toro. > C'est une guerre ou presque tous
les coups sont permis. Partant c'est a vous de
mettre toutes les chances de votre c6t6. Qui
veut son respect se le procure !
Et a ce propos, si le Canada a une
<< Agence Canadienne d'Inspection des
aliments >, et les Etats-Unis la Food and Drug
Administration (FDA) ou agence de contr6le
des aliments et des m6dicaments, quel est
notre equivalent en Haiti d'une telle
institution ?
tion On ne sait pas. Ou s'il existe,
aujourd'hui personne n'en sait grand chose. Or nous ne
le materiel pouvons pas entrer dans le march global sans
es Dupe) un tel organisme, d'abord pour contr6ler ce
que nous recevons de l'ext6rieur (rappelez-
vous le sirop contamin6 dans les annees 90 fabriqu6 avec de
la glycerine import6e de Chine), et ensuite pour contr6ler ce
que nous-memes exportons afin de bien respecter les regles
internationalement fixes, et ne pas preter le flanc aux
accusations injustifiees.
Car l'exportation ce n'est pas seulement l'affaire du
secteur priv6, c'est tout le pays qui est concern. Et c'est a
l'Etat haitien de mettre en place les meilleures conditions pour
y parvenir.
MAlodie 103.3 FM, Port-au-Prince


INITIATIVE DE LA SOCIETE CIVILE


COMMENTAIRES AUTOUR DU PROJET DE BUDGET 2009-2010


Aofit2009
1.- Considerations Generales.
Dans sa D6claration de politique g6ndrale,
enAofit 2008, la Premiere Ministre avait annonc6 un
certain nombre de dispositions relatives au Budget
national, entre autres :
La reorganisation du processus d'l6aboration du
Budget,
L'accroissement de l'investissement public,
L'6tablissement d'un budget pluriannuel
La reduction des disparit6s territoriales
L'l6aboration du budget selon un processus
participatif impliquant les collectivit6s territoriales, le parlement
et la soci&te civile.
La structuration du budget en un volet local et un
volet national
Une execution liee a une obligation de r6sultats
v6rifiables a la fin de chaque exercice.
Lorsqu'on examine le Projet de Budget 2009-2010, on
constate que ces engagements ne sont pas tous tenus. On
peut saluer le fait que le budget a &te pr6senta au Parlement au
mois de Juin comme le veut la loi et que les d6penses
d'investissement prevues connaissent une augmentation de
23.1% par rapport a l'annie pr6c6dente. Ce sont d'excellentes
mesures.
Par contre, le budget pluriannuel n'est pas au rendez-
vous. La reduction des disparit6s territoriales est loin d'etre
effective, lorsque des d6partements geographiques tels que
la Grand' Anse et le Nord-est reqoivent respectivement, 0,56
% et 0,44% des credits d'investissement. Les collectivit6s
territoriales n'ont certainement pas particip6 a l'l6aboration
du budget car elles auraient r6clam6 le volet local, qui devrait
exposer en toute transparence et avec precision, les ressources
affect6es a la gestion et au d6veloppement des collectivit6s
territoriales et qui sont g6rees par le Ministere de l'Int6rieur.
Toutefois, il y a lieu de reconnaitre, qu'au niveau des credits
du Ministere de la Planification, une enveloppe de plus d' 1


milliard de gourdes est alloude aux communes a titre
d'investissement. II faut esp6rer que ces credits seront
effectivement mis a la disposition des municipalities et int6gr6s
dans les budgets des communes.
Les secteurs cl6s de la soci6t6 civile haitienne
attendent encore une invitation a faire connaitre leurs vceux et
leurs attentes en ce qui concerne la loi de finances de leur
pays.
La grande question demeure celle des r6sultats
v6rifiables a la fin de chaque exercice. Dans l'analyse du
contexte macro-6conomique, pr6sent6e dans le budget, on peut
identifier quelques r6sultats positifs pour l'annie 2008-2009 :
L'inflation a t& maitrisde
La gourde stabilis6e
Les reserves nettes de change augment6es
On peut esp6rer une croissance du PIB de 2%, en
d6pit d'un contexte international tres difficile.
Les r6sultats macro6conomiques c'est bien et c'est
important. Mais ce que le citoyen veut voir aussi, ce sont les
r6sultats au niveau des projets et des programmes ex6cut6s
avec les ressources du budget. Tout comme le Ministere des
Finances a pr6sente des r6sultats macro6conomiques pour
les huit premiers mois de l'annre fiscale qui s'acheve, on aurait
souhait6 que pour la meme p6riode, le Ministere de la
Planification nous dise dans les Annexes, parmi tous les projets
prevus pour l'annie en cours, combien ont &te initi6s et quels
sont les r6sultats interm6diaires. Combien d'emplois ont &t6
cr66s, combien d'6coles, de centres de sante, de kilometres de
routes, de places publiques ont &te construits ou r6habilit6s ?
Ceci est d'autant plus important que le Gouvernement n'a pas
soumis au Parlement la Loi de reglement du Budget 2007-2008,
qui repr6sente le rapport d'ex6cution dudit budget et qui
constitue une condition d'acceptation du Budget 2009-2010
par les Parlementaires. Le pays a besoin d'un bon system
national de planification, de suivi et devaluation, ax6 sur des
r6sultats concrets et pr6cis. Or justement, le Budget 2009-
2010 nous pr6sente encore toute une liste de projets, sans


preparer par secteur une synthese des r6sultats chiffr6s
attendus et des cofts qui y sont associds.

2.- Dependance du Pays.
L'examen du Projet de Budget pr6sente par le
(BUDGET/p.13)


CONTACT US
TOLL FREE: 1-888-383-2856
OR. 305-620-8 300
FAX .305-620-8332
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Gdes 260.00
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un nouvel abonn6
ou s'll s'agt d'un renouvellement


Nouveau


Renouvellement

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Page 5


Nom
Adresse.





Mercredi 2 Septembre 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N' 32


Une reflexion collective sur fond



des prochaines presidentielles ha'itiennes


(REFLEXION COLLECTIVE... suite de la lere page)
esperent que la prochaine le sera. Rappelons que l'un des
principaux organisateurs, Rudolph Boulos, vit pratiquement
en exil depuis qu'il a 6td d6pouill6 de son titre de s6nateur par
ses pairs pour cause de detention de deux nationalit6s. I1 est
nd aux Etats-Unis mais de parents poss6dant
la nationality haitienne, et il a toujours v6cu
en Haiti. L'int6ress6 n'a pas cess6 de protester
contre le verdict rendu.
D'entr6e de jeu, les organisateurs
affirment qu'il ne s'agit du lancement ni d'une
nouvelle plateforme politique (comme ily en a
eu ces derniers temps en Haiti), ni de la
candidature de qui que ce soit. Mais du d6but
d'une < r6flexion collective >.
Cependant il n'en reste pas moins
que l'activit6 s'inscrive dans la perspective
des prochaines elections lgislatives et
pr6sidentielles de 2010. C'est m6me l'un des
motifs affirms de la rencontre.
Le theme : < Rencontre patriotique
pour une strat6gie de sauvetage national. >
R6flexion qui implique tous les
aspects de la conjoncture, pas seulement
politique.

Honneur, respect!...
Au nombre de plus d'une vingtaine,
les intervenants communiquent leur analyse
sur la situation 6conomique, s6curitaire,
alimentaire, environnementale, 6ducative,
diplomatique etc. Au nombre
Le mot le moins cit6, tenez-vous bien, sur Haiti qu
aura &t6 celui de politique. Mais il reste, bien
entendu, en filigrane, en toile de fond. C'est le d6nominateur
commun.
D'abord les participants ne sont pas forc6ment de la
m6me chapelle (ily a m6me des ind6pendants). Comme hommes
politiques proprement dits, onvoit Marc Bazin, Edgar Leblanc
fils (OPL), Chavannes Jean-Baptiste, Tumeb Delp6, Henri
Robert Sterlin. Ensuite des anciens ministres aussi bien des
gouvernements Aristide, Prdval que du gouvernement
int6rimaire de G6rard Latortue. Des personnalit6s connues de
la soci6t6 civile ainsi que de la diaspora.
Honneur, respect! Tumeb Delp6 ouvre le d6bat en
saluant la diaspora qui est officiellement l'h6te du sommet.
Accent sur la diaspora en R6publique dominicaine que l'on
reconnait 6tre trait6e en parent pauvre. Alors que, selon


Rudolph Boulos, nos compatriotes en rdpublique voisine propose la construction d'un << espace public >>, un << lieu de
n'apportent pas moins de 300 millions de dollars am6ricains discussion > qui soit ouvert h tous les secteurs.
par an h l'6conomie nationale (et sans mentionner le secteur HWrard Jadotte (universitaire et cadre politique du
informel). MIDH) va plus loin. Son intervention a pour theme : N6cessit6
Ils comprennent comme aux Etats-Unis ou au Canada pour une refondation de l'Etat-Nation en Haiti.
Citant tour h tour l'historien Michel
Rolf Trouillot (En Haiti, l'Etat s'est construit
contre la Nation) et Jacques Roumain : I1 faut
que cette nation puisse int6grer ses enfants !
La Nation, selon Jadotte, ce sont les
paysans qui ont pay6 la dette de Notre
ind6pendance.
Ily aeu 1946, 1957, 1986, 1990 et 1994
ou l'Accord de Paris, dit encore Consensus
de Washington, tous ont 6chou6.
L'international a pris ce qui
l'int6ressait (l'ajustement structurel, les
politiques macro-6conomiques), nous laissant
chaque jour encore plus emp6tr6 dans notre
incurie, qu'on l'appelle CCI sous G6rard
Latortue ouDSNCRP aujourd'hui ...


de pres de 50 personnes, participants, invites etjournalistes a la conference
i s'est tenue le week-end dernier a Santo-Domingo (photo Haiti en Marche)


des ing6nieurs, des avoc
concentration de la soci&t
ignorer l'importance da
puisqu'elle est d6ji impli

Souverainet
Rudolph Boulo
< une initiative non parti&
de tremplin a aucun parti
Car au point o
collectif ou il ne sera pas
Et plus loin, ce
de notre souverainet6 na
Retenez le mot


cats, des entrepreneurs, une grande
e civile haitienne < dont on ne saurait
ms l'6volution politique du pays >,
qude dans son evolution 6conomique.

e ...
s recentre a nouveau le d6bat. C'est
sane qui dans aucun cas ne doit servir
i politique ni candidat >.
ln l'on en est, < le sauvetage sera
>>.
tte rencontre < vise le recouvrement
rationale. >
de souverainet6. I1 aura &tt le theme
dominant de la rencontre.
Tout de suite,
l'Americain James Morrell (Haiti
Democracy Project) donne le ton.
Selon lui, beaucoup de problkmes
connus actuellement en Haiti
trouvent leur origine dans les
manquements de la politique
americaine en Haiti. < Nous
donnons tout le support au
Pouvoir, mais pas assez aux
forces d6mocratiques. >
Selon Boulos, le pays
ne peut s'en sortir avec des
solutions a la sauvette qui
evitent d'aborder les vraies
questions nationales.
Le pays pi6tine faute de
< strateges politiques
clairvoyants. >
Ce que resume un
membre de la diaspora venue de
France, Dore Guichard : < Dans
15 mois, il nous faut unpr6sident
de la republique. Par consequent
le temps presse. I1 nous faut des
strategies, la capacity d'identifier
les enjeux, r6fl6chir par exemple
sur l'explosion d6mographique.
Nos ressources sont limit6es,
mais nous avons notre
intelligence ... >.
Avertissant un peu plus
loin: I1 faut penser aussi a la
contre-offensive. >

La nature a
horreur du vide...
Dore Guichard relive
comme autre handicap l'absence
en Haiti de reperes, de modules.
Ce qui laisse le champ libre aux
mauvais 616ments. < Ils
investissent le champ public et
ils y imposent leurs lois. >
La nature a horreur du
vide.
Comme 616ment de
solution, l'intervenant


< Tout voum se do > ...
A la question : pourquoi en Haiti, ca
ne d6colle pas ?
R6ponse : parce que ce pays n'est
pas gouvern.
Des lors, il faut en chercher les
causes.
Un intervenant remonte jusqu'a
Dessalines. Selon Jean H. Charles, du
Caribbean News, Dessalines et Christophe
sont les deux seuls qui aient voulu donner
une 6chine dorsale a cette nation.


L'orateur avoue qu'il est originaire du Nord d'Haiti.
D6nonciation de P6tion-Boyer (37 ans de regne)
comme ayant &t6 les pares du laxisme, appeal encore chez
nous le maronnage, comme seule philosophie et m6thode de
gouvemement.
Celajusqu'a unDocteur Jean Price-Mars qui invita la
nation h releverla tate face a l'Occupant am6ricain (1915-1934).
Mais la doctrine de Price-Mars fut prostitute par les
Lorimer Denis, Dumarsais Estim6 et Franqois Duvalier, futur
Papa Doc.
Le populisme (en haitien pourianisme, < tout voum
se do >) devient la seule forme et formule de gouvemement. Et
qui se poursuivra avec Lavalas versionAristide. Et aujourd'hui
version Preval.
Jusqu'a se g6ndraliser et devenir pour l'Haitien une
seconde nature : propres mensonges. >
On entend aussi les mots de < faillite morale a la fois
collective et individuelle. >

>...
Quoique le nom Preval ne fut presque pas prononce.
C'est a tout le systeme qu'on s'adresse. Et celui-ci a un nom :
<< Minustah Gouvemement fantoche. >
Le pouvoir actuel est pr6sent6 comme un
gouvernement collabo et la force onusienne comme
l'incamation sur place de la puissance h6g6monique.
Leslie P6an va encore plus loin et y voit le
parachevement d'un processus d'abetissement remontant aux
premiers jours de notre republique ind6pendante, afin de
continuer a reproduire le system archaique, l'Etat-marron >.
Citant Roger Gaillard d6crivant 1'6imination politique
du brillant et valeureux Ant6nor Firmin par un general
analphabete, Nord Alexis.
Et cela sous l'ceil complice des puissances
canonnieres de l'6poque.
La communaut6 internationale appuyant une
marionnette pour assurer la survie d'un ordre neo-colonial.
A c6t6 de l'illettrisme g6neralis6 et organism a dessein
pour maintenir la majorit a 1l'6cart.
On fit allusion aux derniers r6sultats des examens du
baccalaur6at et au drame de la semaine pr6c6dente oi un
candidat avec sa fiche d'examen a la main est tu6 stupidement
parunpolicier.
Autant vous dire que la Minustah et en general la
communaut6 internationale en prennent pour leur grade, autant
et plus encore que le pouvoir Preval-Michele Pierre-Louis.
Mais le < Groupe des 184 > qui avait orchestra le
renversement d'Aristide en f6vrier 2004, ne fut pas 6pargn6
non plus. Pour < avoir oubli6 tous ses engagements une fois
Aristide parti >.

Preparer 1'apres-Prival...
Cependant, me direz-vous, le m6me reproche peut
s'adresser aussi a plusieurs de ces acteurs. Comment peuvent-
ils oublier qu'eux aussi 6taient au pouvoir (ou dans le giron du
pouvoir) depuis voilh a peine trois ans. Au moins jusqu'aux
elections pr6sidentielles de 2006. Et aussi que la Minustah
n'est pas arrive avec Preval mais plut6t avec le depart
d'Aristide et enprincipe done avec aussi leur consentement!
L'Am6ricain James Morrell ne dit mot. < Haiti
(REFLEXION COLLECTIVE/p. 7)


Page 6


SEMINE POU TOUT MOUN
Depatman transpo nan Eta Florid Distrik6
Sistem estratejik ki sevi ak tout kalite transpo -
SIS (Strategic Intermodal System)
Semine Estratejik rejyonal

Depatman transp6 nan Eta Florid (FDOT) ap 6ganizeyon Semine pou ede amelyore
afe transp6 pou pi devan nan Eta Florid nan Miyamided ak Monnwo. Rezo SIS la se
yon rezo ki kouvri tout Eta Florid la ki gen tout yon seri kote enp6tan ki sevi nan afe
transp6. Nan rezo sa a gen, ayewop6 yo, lokal kote yo lanse satelit, waf pou gwo
batiman, estasyon tren ki pote machandiz, estasyon tren ak estasyon otobis ki pote
pasaje nan mitan vil la, wout tren, wout batiman pase ak gran wout kote machin
sikile. Se tout kote sa yo ki f6me manman sistem transp6 nan Eta Florid la, se kote sa
yo ki reskonsab fe 99 pou san tout transp6 komes ak transp6 pasaje ki vwayaje nan
avyon, tout transp6 machandiz sou dlo, tout transp6 machandiz nan tren epi plis
pase 68 pou san deplasman tout kamyon epi 54 pou san tout deplasman machin
sou sistem gran wout nan Eta Florid la. Yo te mete sistem SIS la sou pye le 20janvye
2005. Apre preske 5 an, yap pase men nan plan SIS la, yap envite popilasyon an vin
bay lide yo pou patisipe nan demach sa a.
Pandan semine sa a, ap gen kek espe ki soti nan biwo FDOT k ap la pou esplike ki
regleman ak ki mach a suiv yo sevi pou chwazi ki proje k ap antre nan SIS la epi
kouman yo sevi ak k6b ki soti nan Eta Florid la ak nan lokalite rejyonal yo. Moun ki
vin patisipe nan rankont sa ap gen op6tinite pou yo di sa ki nan lide yo, y ap kab fe
kek rek6mandasyon epi y ap kab fe konnen sa yo panse de avni plan SIS la.

Dat: Jedi, 10 septanm 2009
Ki I1: Biwo Depatman Transp6 nan Eta Florid
Oditory6m distrik sis la
1000 NW 111 Avenue
Miami, FL 33172
Lokal: 9:00 a.m pou Midi s
Kontak: Ken Jeffries
FIHS/SIS K6donat6 nan distrik la
(305) 470-6736

Yo envite tout moun vin patisipe nan semine sa a, kelkeswa rasyo, koul yo, peyiyo fet,
kelkeswa lajyo, siyo se fi oswa gason, relijyon yo, kityo andikape oubyen kityo marye
oswa yo pa marye. Moun ki bezwen ed espesyal pou yo patisipe nan semine sa a oswa
moun ki bezwen tradiksyon (gratis) pandan semine sa dwe kontakte Elizabeth Perez
nan (305) 470-5219 oubyen ekri lisou adres sa a: 1000 NW 111 Avenue, Miami FL 33172
oubyen voye imel ba li nan imel sa a: Elizabeth.perez@dot.state.fl.us omwen 7 jou
anvan dat semine a.





Mercredi 2 Septembre 2009
Haiti enMarche *Vol XXIII N 32


Il ne faut pas chercher la solution


a la crise d'Haiti en Republique dominicaine !


(HAITI- REP. DOM.... suite de la lere page)
sommes au cceur d'un continent ou d'importants changements
sont en cours.
Il n'y a aucun peuple au monde qui puisse 6tre
int6ress6 davantage au destin d'Haiti que le peuple dominicain.
Ceci pour notre propre s6curit6. Pour notre propre
int6ret strat6gique.
Cela exige des questionnements. Et des rdponses.
Vue de la R6publique dominicaine, la crise haitienne
se pr6sente comme une crise tres profonde. Une crise
structurelle, dont les solutions ne sont pas faciles a trouver et
qui soul&vent beaucoup de preoccupations.
Aux Etats-Unis chaque annde ils publient un tableau
montrant les Etats en faillite. Et Haiti y figure chaque annde.
Mais nous aussi 6tions sur le point de figurer dans
ce tableau.
Aussi nous avons compris que pour nous 6galement,
la situation est dangereuse.
Nous avons besoin d'un engagement profond de la
communaut6 internationale en faveur de la reconstruction
d'Haiti pour que Haiti retrouve sa stability. Il y va de notre
plus grand int6ret.

Une approche imperialiste, cynique,
irresponsable ...
Mais pourquoi tarde-t-on a accorder a la situation
haitienne tout l'interet qu'elle m6rite ?
Les grandes puissances promettent, mais ne tiennent
pas leur parole.
Elles croient que l'onpeut r6soudre unproblkme aussi
complexe uniquement par la tenue d'l6ections.
Les valeurs d6mocratiques sont n6cessaires pour
r6soudre ces problkmes, mais elles ne suffisent pas.
Alors ils se plaignent que la situation haitienne est
compliqude (les Haitiens sont trop divis6s entre eux), etc. Alors
lesjours passent. B6f On ne peut rien faire.
La communaut6 internationale n'a pas une attitude
s6rieuse, coh6rente, ni respectueuse du destin d'Haiti.
Alors ils pensent, pourquoi pas, a une solution au
niveau de toute l'ile.
Nous disons non a une telle approche imp6rialiste,
cynique, irresponsable. Et niant le droit d'Haiti (ainsi que de la
R6publique dominicain) a l'auto-d6termination et a garder notre
propre identity r6ciproque.
Nous Dominicains devons mettre cette approche
injuste en evidence et la d6noncer.
Parce que nous sommes 6galement un Etat fragile. Et


une telle approche vise a nous affaiblir d6finitivement.
Le temps passe et au fur et a mesure les deux peuples
perdent le contr6le de leur destin.

Haiti est une nation emblematique ...
Quel type d'efforts devons-nous entreprendre,
Haitiens et Dominicains ?
Il faut d6passer cette approche minimaliste qui ignore
nos int6rets fondamentaux de peuple et de nation.
II faut continuer a appeler a un effort multilatral pour
la reconstruction d'Haiti. Aussi bien de l'Amdrique du Nord
que de la Communaut6 europ6enne principalement.
Parce que Haiti est une nation embl6matique.
Parce que aujourd'hui le monde est petit et que ce
qui se passe ici a des rebondissements partout.
Nous Dominicains devons cependant dire sans fard
aux grands dirigeants de la terre que nous refusons d'accepter
le r6le de tutelle a l'endroit d'Haiti.
Et qu'ils doivent prendre leurs responsabilit6s.
Nous Dominicains devons crier face aux Etats-Unis,
au Canada et a l'Union europ6enne qu'il n'y a pas une solution
dominicaine aux problemes d'Haiti.

Nous sommes nous aussi un Etat fragile...
Nous Dominicains sommes solidaires devant les
problemes d'Haiti (contrairement aux propagandes
mensongeres v6hicul6es par certains courants intemationaux)
mais les grandes puissances semblent penser qu'elles peuvent
s'en laver les mains et que la crise d'Hait peut se r6soudre aux
d6pens de la R6publique dominicaine.
On trouve aussi des int6rets dominicains qui se
rangent derriere cette these.
Mais un probleme aussi vaste ne peut pas se r6soudre
a nos d6pens, parce que nous sommes nous aussi un Etat
fragile face aux grandes puissances.
Et parce que nous avons aussi le droit a notre
difference, a notre propre identity.
D'autre partj'affirme que nous avons en R6publique
dominicaine la volontW de r6soudre la situation migratoire vis-
a-vis d'Haiti.
Un plan qui permettrait de rendre transparentes les
conditions migratoires de tous les strangers qui se trouvent
en situation ill6gale en R6publique dominicaine.
Seulement dans le cas d'Haiti nous ne parlons pas
d'un simple problem migratoire, mais d'une crise dans le pays
voisin qui menace d'ensevelir notre pays.
Nous avons besoin d'un engagement des


responsables haitiens pour stopper la migration ill6gale.
Mais il faut aussi un engagement d6finitif de la
communaut6 internationale pour stabiliser et pour d6velopper
Haiti.
Sans ces deux garanties, toute initiative dans le
probleme migratoire servirait au contraire comme un aimant,
une incitation a la migration ill6gale.
Ca nous ne pouvons pas l'accepter.

A Haiti de trouver elle-meme la solution...
Ensuite, le d6put6 Pellegrin Castillo en vient a
6numerer ce qu'il appelle des questions urgentes d'int6ret
commun pour les deux pays.
Haitiens et Dominicains font face aux memes menaces
du changement climatique.
Selon les pronostics des Nations unies, on doit
s'attendre a des effets funestes pour nos deux pays.
Actuellement les Dominicains luttent pour r6cup6rer
leur espace maritime, ce qui d6range les grandes puissances
economiques.
Les Haitiens devraient faire de meme.
SIl y a aussi les problemes de s6curit6 (nationale,
r6gionale, internationale). La drogue, le crime organism, ce sont
des facteurs qui entravent tous nos efforts.
Ensuite les projets d'6nergie renouvelable. Le Br6sil
encourage nos deux pays a s'y impliquer dans un effort qui
serait b6ndfique a toute l'ile.
Et voilh done une prestation que nous estimons de la
plus grande importance pour nous Haitiens d'en prendre
connaissance.
Derniers mots du d6put6 dominicain Pellegrin
Castillo : << On ne peut pas r6soudre les problemes d'Haiti si
on ne r6sout pas le probleme fondamental d'Haiti. >>
Pour finir, le parlementaire dominicain pense que le
moment est aujourd'hui favorable pour Haiti. Le nouveau
president amdricain Barak Obama ayant promis de reposer le
probleme d'Haiti sur une nouvelle base.
Mais c'est a Haiti de trouver elle-meme la solution.
<< Personne ne peut le faire pour vous. Personne ne doit le
faire pour vous. >
N.B. Malgrd la coherence apparente de son discours,
le depute Pellegrin Castillo est une figure de cette droite
ndo-conservatrice souvent accuse d'alimenter l'anti-
hattianisme dans la rdpublique voisine.
Le FNP est allied au parti au pouvoir, le PLD du
president Leonel Fernandez.
Haiti en Marche, 30Aoit 2009


Une reflexion collective sur fond


des prochaines presidentielles haitiennes


(REFLEXION COLLECTIVE... suite de la page 6)
Democracy Project > est proche du parti rdpublicain et de l'IRI
(International Republican Institute). Il se contente de noter:
<< Nous n'avons aujourd'hui aucune influence sur la politique
amdricaine en Haiti. >>
On peut done penser que le Plan Clinton n'est pas
forc6ment la meilleure solution aux yeux de certains de ces
secteurs.
Mais le temps presse. Ce qui importe c'est preparer
l'aprls-PrMval.
L'aprls-Baby Doc en 1986 a t& rat. L'apres-Aristide
en 2004 idem.
Il ne faut pas refaire les memes erreurs en 2010.
En attendant la parole est aux experts et c'est sans
arriere-pens6e, affirment-ils, qu'ils acceptent d'apporter leur
concours a cette ceuvre de << rflexion collective. >


Carence de leadership...


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Qu'ils s'appellent Elliot Roy (diaspora haitienne a
Paris) ou Gessie Cameau Coicou pour une analyse concise et
percutante surla s6curit6 securitye plurielle), qui ne rejette pas
forc6ment les conclusions de la commission pr6sidentielle sur
la s6curite, d'ailleurs la seule de ces commissions qui trouvent
grice aux yeux des conclavistes de l'h6tel Jaragua de Santo-
Domingo.
Ou Georges Michel, ex-constituant de 1987, charge
de nous entretenir sur le rapport de la commissionpr6sidentielle
pour une r6forme de la Constitution, rapport qu'il met en
morceaux.
Dossier 6conomie et secteur des affaires, on a 6cout6
tour a tour R6ginald Boulos, president de la Chambre de
commerce et d'industrie, Franz Large, membre du CFI (Centre
de facilitation des
investissements), Ray Killick


(comp6titivitd), Jean Eric Rend
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(Environnement), Danimle St Lot (Femmes en mouvement) et
Chavannes Jean Baptiste (associations paysannes).
La rencontre du samedi 29 aofit s'est terminde sur la
meme note qu'elle avait commence. Ilne s'agit pas d'un exercice
pour designer un 6nieme futur candidat a la pr6sidence pour
2010.
Ces rencontres doivent recommander une solution.
Mais pour recommander une solution, il faut d'abord dresser
un diagnostic.
C'est ce processus qui vient de commencer.
Haiti se caract6rise aujourd'hui par le vide. Le pays
ne souffre pas d'une carence de leaders. Mais d'une carence
de leadership.
Haiti en Marche, 29 Aoit 2009


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Mercredi 2 Septembre 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N' 32


Ted Kennedy, le "Lion du Senat" americain, meurt a 77 ans


Figure de la vie politique americaine et de I'une de
ses families les plus prestigieuses, le senateur Edward "Ted"
Kennedy est mort mardi soir A 1'Age de 77 ans, annonce sa
famille.
"Edward M. Kennedy, 1'6poux, le pere, le grnd-pere,
le free et l'oncle que nous aimions si profond6ment, est mort
mardi soir A son domicile de Hyannis Port", indique la famille
dans un communique.
Senateur d6mocrate A l'exceptionnelle longevity il
repr6sentait le Massachusetts sous la banniere d6mocrate
depuis 1962 -, Ted Kennedy souffrait depuis plus d'un an
d'un cancer du cerveau, diagnostiqu6 en mai 2008.
Son corps sera expose solennellement vendredi A la
Bibliotheque pr6sidentielle John F. Kennedy de Boston, qui































Le o lion du stnat >, Ted Kennedy, a dtt inhumd samedi au
cimetiere d'Arlington oi reposent ses freres ainds John et
Bobby assassins le premier en 1963 et le second en 1968


sera ouverte au public de 10h00 A 16h00.
Samedi, un office funebre aura lieu A la basilique Notre-
Dame du Perp6tuel Secours de Boston, ot il priait chaquejour
lorsque sa fille Kara luttait contre un cancer des poumons.
Ted Kennedy sera inhum6 plus tard dans la journee au
cimetiere national d'Arlington (Virginie) comme ses fires John
et Robert.
Dans la rue de la residence d'ete des Kennedy, A
Cape Cod (Massachusetts), des visiteurs ont d6pos6 des
gerbes de fleurs mercredi pour lui rendre hommage. La celbre
famille, lorsqu'elle etait frapp6e par le destin, se retirait A l'abri
des m6dias dans ce grand domaine.
Trois mois apres avoir appris sa maladie, Edward
Kennedy avait 6mu tous les participants de la convention
d6mocrate en rendant un vibrant hommage A Barack Obama,
dont il avait favoris6 l'investiture
en lui apportant son soutien des
janvier.


Depuis, les apparitions du
"Lion du S6nat" s'6taient faites plus
rares. Ted Kennedy se d6plaqait
avec une canne et avait ete
hospitalis6 enjanvier dernier, apris
avoir ete victime d'un malaise en
plein dejeuner avec le nouveau
president.
"Un chapitre important de
notre histoire s'est ferm6. Notre
pays a perdu un grand dirigeant, qui
a repris le flambeau de ses freres
disparus et est devenu le plus grand
senateur des Etats-Unis de notre
6poque", note Barack Obama, "le
coeur brise", dans un communique.
CREPUSCULE DU CLAN
Frere de l'ex-pr6sident
John Kennedy et de l'ancien
senateur Robert Kennedy,
assassins respectivement en 1963
et 1968, "Teddy" 6tait la figure
patriarcale d'une des dynasties les
plus prestigieuses de l'histoire
politique americaine.
"Nous avons perdu le
pilier irremplacable de notre famille
et une lumiere joyeuse dans nos
vies, mais l'inspiration de sa foi, de
son optimisme et de sa
perseverance vivra A jamais dans


mais aucun ne semble avoir l'envergure de Ted, meme si son
fils Patrick ou Joseph Kennedy, fils de Robert, pourraient lui
succeder comme s6nateur du Massachusetts.
Ce deces porte aussi un rude coup au camp d6mocrate
A un moment on le president Obama tente de faire adopter une
profonde r6forme du system de sante, sujet dont Ted Kennedy
s'etait fait le heraut.
La maladie l'a empech6 d'apporter sa pleine
contribution A ce chantier titanesque, qu'il baptisait "la cause
de (sa) vie" et soutenait depuis un accident d'avion en 1964.
L'absence de ce negociateur hors pair, capable de
travailler avec tous et qui s'est impose comme l'un des elus
les plus efficaces du Congres aux dires du republican John
McCain, a 6et vcue comme un lourd handicap par ceux qui
participent aux tractations.


Le president John Kennedy, un jeune Teddy Kennedy
et le fire cadet Robert Kennedy, ministre de lajustice


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nos coeurs", ajoute le
communique de la famille.
"Je pense A mes
freres chaque jour. Ils ont
place labarre tres haut. Parfois
on est A la hauteur, parfois
pas", avait-il dit A Reuters en
2006.
Sa mort sonne peut-
6tre le cr6puscule du clan
Kennedy, au sein duquel
aucun h6ritier n'apparait en
mesure de reprendre le
flambeau et de connaitre le
meme destin que ses aines.
Plusieurs membres
de la famille sont actifs dans
la vie publique et associative,


SCANDALE
En pres d'un demi-siecle passe au Capitole, Ted
Kennedy etait devenu l'un de ses membres les plus influents,
respects et ecoutes, le "patriarche" de la majority d6mocrate
selon son chef de file Harry Reid.
Pourtant, lorsqu'il s'assoit pour la premiere fois en
1962 dans le siege occupy pr6ecdemment par son free John, il
passe pour un poids leger qui doit son ascension A son nom.
Mais en un demi-siecle, il s'impose par sa capacity de
negociation malgre ses positions liberales progressistes, selon
la terminologie francaise qui le placent plut6t A l'aile gauche
du Parti d6mocrate.
Tres actif sur les questions sociales, il a ainsi
contribute A l'adoption de nombreuses mesures pour les droits
civiques et du travail, pour ameliorer l'6ducation, l'aide aux
6tudiants ou le system de sante.
II etait aussi un militant de la d6nuclearisation.
(KENNEDY/p.10)


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Mercredi 2 Septembre 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N 32


Pour un meilleur
Les femmes reprdsentent 52% de la population
haitienne. Nianmoins, elles sontpeu prdsentes dans certains
domaines de la vie nationale, tels que la politique. Une
situation que le Centre Parlementaire Canadien (CPC) en
collaboration avec la MINUSTAH entend changer.
oAucune candidate aux derniores sdnatoriales n 'a
rdussi d se faire dlire, nous
avons accuse le coupon, a fait
observer Marie Edith Hilaire, du
Centre Parlementaire Canadien,
une institution qui a pour
mission d'amiliorer
l'efficacite des assemblies
representatives dans le monde
entier .
En effet, quelques
semaines avant les s6natoriales,
en avril dernier, les candidates a
ces l1gislatives avaient pris part
a un s6minaire r6alis6 par le CPC
et la MINUSTAH. La rencontre
avait &te initide dans le cadre du
Programme de Formation et de
coaching des femmes haitiennes
en politique, avec entre autres
objectifs d'aider ces femmes a
enregistrer de bons r6sultats aux
elections.
Malgrd ces r6sultats
plut6t d6cevants, le CPC et le
Bureau des Questions du Genre
de la MINUSTAH maintiennent
le cap. Aussi, du 17 au 28 aofit,
les partenaires ont-ils r6alis6 un
s6minaire de formation a
l'intention des futurs coachs des
femmes haitiennes en politique. Un seminaire pour inter
Pour les initiateurs, il importe de
parvenir a optimiser la repr6sentativit6 des femmes au niveau
des postes 6lectoraux et de decision du pays.
La pr6sente stance correspond au premier cycle du
programme de formation des coachs. Ce programme se tient
parallblement a celui des femmes. La mission de ces coachs
est d'apporterun soutien sans faille aux femmes qui sont dans
l'arene politique, de les conseiller, de les encadrer.
Selon Marie-Edith Hilaire, ce soutien particulier aux
femmes s'avere n6cessaire compte tenu de l'absence de
mesures favorisant une plus grande participation des femmes
en politique. o Nous avons remarque que la loi ilectorale, la
loi sur les partis politiques, offrent tros peu de possibilities
auxfemmes comparativement a d'autres pays de l'Amcrique
Latine par exemple, oil il existe des lois sur les quotas. II


encadrement des femmes en politique
faut done trouver d'autres types de support pour permettre hommes ont. Ensuite, elles pourront montrer que tout est
auxfemmes d'etre plus prdsente au devant de la scone o. important y compris le social o.
Les coachs seront ainsi forms notamment en Au total, 25 futurs coachs a raison d'un minimum
communication politique, en lobbying, en organisation de deux par d6partement-, ont b6ndficid de cette formation,
politique, en organisation 6lectorale, autant de probl6matiques qui s'6tendra sur plus d'une annde. Ces futurs coachs
n6cessaires au bon accomplissement de leur mission. Ils constitueront les fers de lance o des centres de support
politique o, des structures qui
... seront 6tablies sur tout le territoire
Shaitien pour venir en appui aux
*i femmes.


esser davantage les femmes haitiennes aux activists politiques (photo Marco Dormino)


b6ndficieront 6galement du partage d'exp6riences de
professionnels de la politique au Canada, notamment grice a
la participation de Ronald Poupart, ancien directeur g6ndral
du parti liberal du Qu6bec.
o C'est avec un grandplaisir quejepartagerai mon
experience avec les participants d cette formation. Mes
anndes en politique m 'ont appris qu'ilfaut certaines qualitis
pour rdussir dans ce milieu : espoir, persivdrance et capacity
de travailler en dquipe. On nepeutpas atteindre un objectif
en politique si on est seub, a d6clard Ronald Poupart.
Par ailleurs, M. Poupart a insist sur le r6le
important des femmes en politique. Elles ont un
role moteur. Tout d'abord, elles pourront essayer
defaire disparaitre une certaine violence que les


Au nombre des
b6ndficiaires figurent 6galement
des hommes. Et des candidats, il
est requis une experience en
animation sociale et en animation
politique ainsi qu'une solide
motivation a supporter les femmes
quelle que soit leur tendance
politique.
Pour Sylvia Moise, une
ancienne candidate malheureuse
a un poste electoral en 2006, il est
tout a fait naturel d'aider les
femmes qui, comme elles, veulent
participer a la politique de leur
pays. Combattre les st6rdotypes
qui limitent les candidatures
f6minines est sa principale
motivation.
oLes femmes ont peur
de se lancer dans lapolitique car
elles croient que leur principal
devoir est le travail d la maison
ou encore uniquements'occuper
de leurs enfants. De plus, elles
croient qu'une femme
politicienne est mal vue. Ilfaut


changer tout cela o, indique-t-elle.
La MINUSTAH, par l'entremise de son Bureau des
Questions du genre, a particip6 au recrutement de ces coachs.
Elle intervient 6galement dans l'animation de la formation et
sa logistique. Ce programme de formation et de coach des
femmes en politique entre dans le cadre du mandat de la
Mission. Il cadre, en effet, avec la resolution 1325 des Nations
Unies en faveur des femmes.


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Mercredi 2 Septembre 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N' 32


Cher Daniel,


Je te remercie de m'avoir envoy les t6moignages
donnis a la presse par Laennec Hurbon et William Smarth.
J'apporte ici quelques 616ments compl6mentaires dontje me
souviens, quarante ans plus tard.
1. La date choisie par Papa Doc n'est pas innocente.
Le 15 aoft, les &l1ves et professeurs de Saint Martial sont
disperses. Il faut 6viter une mobilisation anti-Duvalier.
2. La m6thode est brutale, comme d'habitude. Rien
ne laissait prdvoir que l'expulsion suivrait imm6diatement la
convocation. A tel point que le P. Antoine Schmitt, 6conome,
dut se pr6cipiter avant l'envol pour remettre aux expuls6s
quelques dollars, car ils n'avaient rien sur eux.
3. Arrives a Paris, ils ont failli 6tre rembarqu6s dans
l'avion pour 6tre refoul6s sur Haiti, car Papa Doc n'avait pas
consult Paris : ils n'avaient pas de visa pour la France.
4. Tous n'6taient pas dans l'avion. Le Pere Paul-Jean
Claude 6tait allk pr6cher une retraite dans le Nord. Le
gouvemement rdpandit le bruit qu'il 6tait all6 fomenter une
rebellion dans ... le Sud. Le ministre Charlmers fut bien 6tonn6
de voir le P6re Gabriel Berthaud qui remplacait le Sup6rieur, le
Pere Antoine Adrien, repr6sentant d'Haiti au chapitre g6ndral
des spiritains en France se presenter dans son bureau avec
le Pere Claude, qui fut expuls6 s6par6ment.
5. Le dimanche suivant l'expulsion, j'ai c6l1brd la
messe a Fermathe et a Grande Savane (j'6tais vicaire a
Kenscoff). Dans mon sermon, j'ai expliqu6 aux fiddles que
lorsqu'on veut tuer un chien, on dit qu'il a la gale; en effet, la
radio nationale macoute accusait les expuls6s d'6tre
communistes. On est venu me chercher pour m'emmener dans
le bureau du ministre Charlmers (Adrien Raymond 6tait
present) ; il me cita mon sermon et me donna l'ordre de quitter
Haiti dans les 15 j ours suivants, de ne plus retoumer a Kenscoff
- oi toutes mes affaires furent vol6es -, et ne plus pr6cher.
6. Le Pere Paddy Poux, responsable du mouvement
de jeunes "Les Rallyes" avait d6jh quitt6 Haiti pour les Etats-
Unis. Ce mouvement fut qualifi6 de "mouvement de droite a
tendance gauchisante ".
7. Apres l'expulsion, le Sup6rieur G6ndral des
spiritains, le P. Joseph LUcuyer, entra incognito en Haiti pour
nous rencontrer afin que nous puissions voter sur la question
de notre depart d'Haiti. Le gouvernement avait dit au P.
Berthaud : "Nous n'avons pas de probl6mes avec le peres
blancs ; vous pouvez rester. Ce sont les peres haitiens qui
sont communistes." La quasi totality des peres et freres, vota
pour un depart afin de signifier notre solidarity et de montrer
que nous ne sommes pas complices de cejeu de division entre
blancs et noirs. D'ailleurs le Pere Berthaud a r6pondu A
Charlmers que le but des spiritains, partout oi ils vont, est de
se faire peu a peu remplacer par des religieux du pays. Etrange
attitude d'une dictature noiriste qui n'a pas de probl6mes avec
les pr6tres blancs, mais seulement avec des pr6tres noirs.
8. Apres sa rencontre avec les 6v6ques haitiens, le P.


Ted Kennedy, le'


americain, m
(... suite de la page 8)


l l
Ted Kennedy fut un supporter de la premiere heure
de l'actuel president Barak Obama qui a prononcd
l'oraison funebre auxfundrailles officielles samedi


Ex


Kpulsion Spiritains

LUcuyer m'a dit: "Je connais beaucoup d'ev6ques enAfrique a Ptionville.
et dans les Amdriques, maisje n'aijamais rencontre un groupe 12.
d'ev6ques aussi liches." En effet, aucun d'entre eux n'a malgr6 les sc
condamn6 notre expulsion. Seul le Pere Gayot, qui 6tait a documents le
1'6poque a la t6te de la C.H.R. (Conf6rence Haitienne des cach6s chez 1
Religieux), l'afait. dd6j t6 rang
9. L'expulsion ne visait pas seulement les spiritains mal tourner.
et Monsieur Cauvin, mais aussi quelques-uns de leurs amis, documents n
des Peres Oblats, comme Yves D6jean et Paul D6jean (cousins Freres nous o
du spiritain Pierrot D6jean qui 6tait dans l'avion) et un pr6tre leur professil
dioc6sain des Cayes, le Pere William Smarth. Ce groupe 13.
travaillait avec les spiritains a Saint Martial dans la qu'il avait o0
"Bibliotheque des Jeunes" (sise dans les locaux de l'actuelle seul a Saint
matemelle de Saint-Martial), lieu de rendez-vous oi l'on Francois-Wo
pouvait acheter ou consulter les joumaux, revues et livres les Yves, comme
plus r6cents sur la probl6matique post-conciliaire, et participer a-vous.
a de nombreuses rencontres que Papa Doc voyait d'un mauvais 14.1
ceil. librairie rue E
10. Apres notre decision solidaire avec les confreres Saint Martial
haitiens, le ministre Charlmers organisa une razzia sur Saint- en m6me tei
Martial. Les macoutes volerent tous les v6hicules du Petit haitiens est 1
SRminaire, et se firent ouvrir le coffre du Pere Schmitt pour l'Eglise d'Ha
d6couvrir, ddcus, qu'il y avait peu d'argent liquide dedans. Ils Am
prirent ce qu'il y avait, mais durent le rembourser apres, car
c'6tait un d6p6t du Cur6 de Marigot, un breton, Pere de Saint- P. Je
Jacques. Ils volerent m6me les cartouches de cigarettes... 7 ru
11. Les confreres furent obliges de quitter le s6minaire 357'
avec une valise seulement en mains, et a pied. C'est un Frere Frai
de Saint-Louis de Gonzague qui, les voyant s'en aller en Cell
colonne dans la rue, les embarqua pour le Juv6nat des Freres


Declaration de l'Ambassadeur


Kenneth Merten a l'endroit de la Presse
suite A la presentation de ses lettres de Creance au Palais national


Lundi24 aot 2009 Tout d'abord,j'aimerais remercier
la President de la rdpublique de m'avoir requ aujourd'hui. Je
suis ravi d'6tre ici parmi vous.
Comme vous le savez, j'ai d6but6 ma carrier
diplomatique ici en Haiti il y a 21 ans. J'ai &t6 pris sous le
charme du peuple et de la culture d'Haiti, etj'ai d6velopp6 un
sentiment profond de preoccupation pour l'avenir de ce pays.
J'ai continue travailler soit en Haiti, soit sur des dossiers
concemant Haiti a Washington, plusieurs fois depuis 1988.
Je vous assure que je suis extr6mement heureux et
fier de revenir ici comme Ambassadeur et comme ami d'Haiti.
Repr6senter le peuple amdricain, le Pr6sident Obama et la
Secr6taire d'Etat, Mme Clinton, est un grand honneur pour
moi.
En commenqant mes activit6s,je suis convaincu que



"Lion du Senat"


eurt a 77 ans
"Il y a beaucoup a faire", d6clarait-il a Reuters. "Je
pense avant tout a l'injustice queje continue a observer et a la
possibility d'avoir un impact sur cela."
Apres la mort de son frere Robert, assassin alors
qu'il menait campagne pour obtenir l'investiture d6mocrate a
la pr6sidentielle, on lui pr6tait l'intention de viser la Maison
blanche.
Mais cette ambition fut andantie en 1969 par la mort
par noyade d'une jeune femme qui se trouvait aux c6t6s de
Ted Kennedy lorsque, au retour d'une soiree, il perdit le
contr6le de son v6hicule qui chuta d'un pont sur 'ile de
Chappaquiddick.
II apparut ensuite que le s6nateur n'avait pas signal
cet accident aux autorit6s, ce qui lui valu de plaider coupable
de fuite et 6corna durablement son image.
Ted Kennedy tenta finalement sa chance pour
l'investiture d6mocrate en 1980, mais fut battu par le president
sortant, Jimmy Carter, et se consacra ensuite pleinement au
S6nat.


les relations qui existent entre Haiti et les Etats-Unis doivent
6tre fond6es sur trois principes: le respect, le partenariat et la
responsabilit6.
Mon ambassade travaillera avec nos h6tes haitiens
avec le sens de respect pour la grande histoire de ce pays qui
a aid6 les Etats-Unis a gagner sa propre ind6pendance il y a
plus de 200 ans.
Nous travaillerons en partenariat avec le
gouvemement haitien et le peuple haitien pour aider tous les
Haitiens a r6aliser leur r6ve de liberty et de prosp6rit6 ; des
objectifs qui ne sont pas diff6rents a ceux des Am6ricains. San
t&t ansanm, nou p'ap ka f6 peyi-a avanse. Sans un esprit de
travail d'6quipe, nous ne pourrons aider Haiti.
Finalement, nous travaillerons ensemble, avec
responsabilit6. Ce qui signifie que les Etats-Unis doivent
toujours respecter ses engagements envers Haiti. Ce qui
signifie 6galement que le Gouvemement haitien pour sa part,
doit faire tout son possible pour honorer ses propres objectifs
de d6veloppement et de bonne gouvemance.
J'aimerais vous rassurer qu'une Haiti prospere et
d6mocratique est dans le meilleur int6ret du gouvemement et
du peuple amdricain.
En fin de compte, je suis ici pour faire avancer les
int6rets du gouvemement amdricain.
Je sais qu'Haiti traverse encore des moments
difficiles et qu'elle a beaucoup, beaucoup d'exigences. Je ne
me fais pas d'illusions. Mais j'ai un sentiment d'optimisme
parce qu'Haiti poss6de maintenant beaucoup d'616ments pour
avancer vers un avenir plus paisible, d6mocratique et prospere.
Encore une fois, je voudrais remercier le Pr6sident
de la rdpublique de m'avoir requ si chaleureusement
aujourd'hui, et j'attends avec impatience de commencer a
travailler avec vous tous comme partenaire et comme ami
d'Haiti.
Merci beaucoup.


Page 10


AVI ELEKSYON
Asanble Setifikasyon V6t Konte Miami-Dade lan pral reyini nan Biwo Sipevizb Eleksyon an ki chita
nan 2700 N.W. 87th Avenue, Miami, Florida. Asanble Setifikasyon V6t lan ap reyini nan dat kap swiv
yo pou dirije Eleksyon Distrik Taks Espesyal Gad Sekirite "Highland Ranch Estates", "Hammock
Lakes" ak "Keystone Point" ki )ral fet 15 septanm 2009.
DAT/LE AKTIVITE
Jedi 10 septanm 2009 1. Tes Lojik ak Presizyon sistem v6t eskane optik ki va itilize pou
10:00 a.m. bilten v6t an papye yo
Lendi 14 septanm 2009 1. Tes Lojik ak Presizyon sistem v6t eskane optik ki itilize pou
10:00 a.m. rive mekredi, bilten v6t an papye yo anvan depouyman
16 septanm 2009 2. Ouvbti ak pwosesis bilten v6t yo (depi li nesese)
3. Diplikata bilten v6t yo (depi li nesese)
Madi 15 septanm 2009 1. Koumanse konte rezilta yo
7:00 p.m. 2. Rezilta ki pa ofisvel yo
Mekredi 16 septanm 2009 1. Setifikasyon bilten v6t ki prezime pa valid yo
Setifikasyon: 2. Rezilta yo fin konte
10:00 a.m. jiska finisman 3. Setifikasyon Rezilta ofisvel vo pa Asanble Setifikasyon Konte
4. Tes Lojik ak Presizyon sistem v6t eskane optik ki itilize pou
bilten v6t an papye yo apre depouyman
5. Seleksyon biwo v6t ak kestyon pou odit manyel apre eleksyon
6. Pwosesis odit koumanse jiska finisman
Tout reyinyon sa yo ap ouvb a piblik la. Pou yon entepret ki pale an siy pou moun soud oswa ankenn
16t aranjman tanpri rele 305-499-8405 omwens senk jou davans. Dapre Seksyon 286.0105, Lwa
Florid yo, yon moun ki ale an apel pou nenp6t desizyon Asanble Setifikasyon an te pran sou yon sijb
diskite nan yon reyinyon, pral bezwen yon anrejistreman pwosedi an, ki vie di se pou moun sa a asire
li ke anrejistreman pwosedi yo fet motamo.
SLester Sola
MIAMSipevise Eleksyon
Konte Miami-Dade


Grice a une astuce "chimique", nous avons pu,
cells en papier, sauver dans la nuit les livres et
s plus pr6cieux de la bibliothqque que nous avons
es Freres de Saint-Louis. Les documents avaient
6s par la biblioth6caire qui sentait que cela allait
Aussi, les macoutes n'ont pu voler que des
lineurs et r6cents. Apres notre retour d'exil, les
ont tout rendu. On doit leur rendre hommage pour
onalisme et leur honn6tet6.
Le Pere Berthaud, pendant ce voyage, constata
ublid son passeport dans son bureau. I1 retouma
Martial, oi il vit le ministre Charlmers et Mgr.
lffLigond& presenter le PNre Athis, cur6 de Saint-
nouveau directeur aux macoutes aligns au garde-

Avant notre depart, Monsieur B..., directeur d'une
3onnefoy, et president de l'amicale des anciens de
, nous a dit: "Votre depart nous rend tristes, mais
mps, votre geste de solidarity envers les peres
une lecon magnifique que vous avez donnde a
aiti, et nous sommes fiers de vous."
icalement,

:an-Yves Urfi6
e de la Marbaudais
00 Rennes
nce
.33(0)631149621





Mercredi 2 Septembre 2009
HaitienMarche *VolXXIII N32


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Mercredi 2 Septembre 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N' 32


o On a conscience avant.
On prend conscience apres. >


Oscar Wilde


La musicoth6rapie consiste a utiliser la musique
comme outil th6rapeutique. Les sp6cialistes de cette branche
de la psychologie considerent que les effets sonores et
musicaux ont une certaine influence sur le comportement et
sur les emotions de l'6tre humain. Ils s'en servent done pour
<< rtablir, maintenir ou amdliorer la sante mentale, physique et
6motionnelle d'un individu >. Loin de me consider un
sp6cialiste en la matibre, ne faisant meme pas partie de ceux a
qui je pourrais consid6rer des < mdlomanes avertis > ou des
< mdlomanes tout court >,je peux dire que la musique m'aide
a me crder parfois un environnement propice, soit a la r6flexion,
soit a la creation d'un cadre approprid a d'autres fins moins
spirituelles. Je m'arrete la pour ne pas inciter le lecteur a des
r6flexions inad6quates a l'objet de l'article.
Vous comprendrez mieux maintenant pourquoi, en
6coutant l'autre jour a la radio la chanson de Jacques Brel,
< Le plat pays quej 'aime >,je n'ai pu m'empecher de me laisser
envahir par la nostalgie et l'amertume. Au cas oi vous ne
l'auriez jamais 6cout6 chers amis, je vous en reproduis un
fragment, le premier couplet :
.. Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague
Et des vagues de dunes pour arreter les vagues
Et de vagues rochers que les marees depassent
Et qui ont ajamais le cceur a marde basse
Avec infiniment de brumes a venir
Avec le vent de 1 'est, coutez-le tenir
Le plat pays qui est le mien ...


Platitude!

II parlait de la Belgique, de ce plat pays qui n'est dot6
d'aucun relief montagneux (avec des petites mornes bien sfr),
de ce paysage a la gdographie peu ou nullement accident qui
contraste avec celui de notre pays, au relief montagneux. Haiti,
terre montagneuse, avec un pourcentage de plaines ne
d6passant meme pas les 20% du territoire, avec des pics allant
jusqu'h 2680 metres, est malheureusement, aujourd'hui d'une
< platitude > execrable. En effet, partout oi on porte le regard,
masqu6 par les 616vations de montagne, nous nous trouvons
face l'abjection de la misre, a l'avilissement de la population
par des repr6sentants d'une grossibret6 sans bones.
La platitude, chers amis lecteurs, est le caractbre de
ce qui est plat, dans les sentiments, dans la conversation,
dans les proc6d6s. On peut aussi avoir un caractbre plat ou
bien on peut manifester un esprit plat. On peut ne dire que des
platitudes. La platitude est aussi : abjection, banality, bassesse,
betise, grossierete, petitesse, servility, truisme, vilenie.
RMfl6chissez un peu chores amies lectrices et chers amis
lecteurs, regardez autour de vous, 6coutez la radio, regardez la
t6l6vision, lisez la presse 6crite, observez le comportement de
nos < elites > (6conomiques, politiques, intellectuelles), puis
dites-moi si, actuellement, notre soci6t6 n'offre pas trop
d'exemples de < platitude >, dans les idWes, dans les manibres,
dans les actions et meme dans les < omissions >.
Nous avons quand meme de la chance. Nous avons
quand meme des gens qui pensent que nous avons jou6 un
grand r6le dans l'histoire de l'Humanite. VoilW pourquoi, peut-
6tre (nul ne connait au fond les vrais desseins de l'Homme), le


Sous-Directeur G6ndral de 1'UNESCO, M. Pierre Sane a
souhait6 que Haiti, < Manman Libt6 >> comme disait
quelqu'un, symbole de la resistance contre l'oppression,
comme il est repr6sent6 dans la litt6rature, < incarnation de la
resistance triomphante de ceux qui avaient refuse l'esclavage
apres en avoir &t6 victimes >, comme le croit 1'UNESCO, soit
d6clarde < Patrimoine de l'Humanit 6 Une reconnaissance a
la vision et a l'esprit de sacrifice des < vrais Haitiens >, ceux
qui, malgr6 leurs differences profondes surent s'allier a une
cause commune et cr6er un territoire sur lequel l'exploitation
injuste de l'homme par l'homme devrait etre bannie. Honnie !
Enfin chores amies lectrices, chers amis lecteurs,
maintenant que nous semblons vouloir faire partie de
l'humanit6, maintenant que notre pays semble appeal a etre
< patrimoine de l'humanit 6 maintenant que des personnalit6s
d'a travers le monde ne cessent de vanter les m6rites de ce
peuple, voila que nous nous baignons, nous, soi-disant fiers
descendants de ces < Grands Hommes > forgeurs de raves,
dans la platitude la plus absolue.
A-t-on conscience de la situation dans laquelle se
trouve le pays ? Pourra-t-on prendre conscience que cette
situation nous voue a l'6chec collectif et a une disparition
incontournable ? On a conscience avant et on prend
conscience aprbs, disait Oscar Wilde, mais cependant, je me
rend compte que nous Haitiens, que nous ayons conscience
ou pas nous ne prendrons jamais conscience. C'est le drame
de ce pays, < ce plat pays > qui est le n6tre.
Inconscience collective !
Oscar Germain
germanor2005@yahoo.fr
Septembre 2009


Haiti: Les Nations Unies pretes pour la saison des cyclones


21 aoft 2009 Alors que les cyclones Ana et Bill ont
pour l'instant 6vitH Haiti, la Mission des Nations Unies pour
la stabilisation en Haiti (MINUSTAH) a expos vendredi ses
pr6paratifs a la saison des cyclones.
< Compte tenu de l'exp6rience de la saison de 2008,
nous prdvoyons qu'environ 150.000 familles seront touches
>, a d6clard Kemoral Jadjombaye, responsable de le Bureau de
la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a Haiti, lors
d'un point de presse a Port-au-Prince.
Les agences des Nations Unies pr6parent un plan en
appui aux efforts nationaux, qui vise notamment a renforcer la
cooperation avec la MINUSTAH en termes de logistique et
d'information.
Les Nations Unies prdvoient aussi une approche de
coordination par secteurs : l'agriculture, l'aide alimentaire, les


abris provisoires, la coordination logistique, l'eau et
l'assainissement, 1'6ducation, la nutrition, la protection de
l'enfance, la protection des femmes, les droits humains, le
relvement imm6diat, la sante et les telecommunications.
Chaque groupe a d6ji stock des articles
indispensables et de la nourriture et a identifi6 ce qui reste a
pourvoir et qui n6cessite des fonds suppl6mentaires.
S'agissant pr6cis6ment de la preparation a la saison
cyclonique 2009, le PAM a par exemple pr6-positionn6 30.000
tonnes de produits alimentaires dans quatre endroits
strat6giques : Port-au-Prince, Gonaives, Cap Haitien et Jacmel.
Un autre prd-positionnement de 112.000 tonnes de
biscuits prot6inds sont prd-positionn6s auprbs des
organisations non gouvernementales (ONG) partenaires dans
14 localit6s : les Cayes, Tiburon, Jr6mie, Thyotte, C6te de Fer,


Baraderes, Anse-a-Vau, Miragoane, Passe-Catabois, Port de
Paix, Jean-Rabel, Fonds Verrettes, Ile de la Gonive et Gros
More.
Le PAM, a travers le groupe qui s'occupe de la
logistique, a prd-positionne pros de 50 v6hicules tout-terrain
qui sont prets a etre d6ployds sur les lieux en cas de sinistre.
Par ailleurs, l_Organisation internationale pour les
migrations (OIM) a dress une liste officielle de 884 abris
provisoires pour aider la direction de la Protection Civile a
travers le pays.
L'OIM a effectu6 des travaux de rehabilitation dans
14 abris qui peuvent accueillir des personnes sinistrees en cas
de besoin aux Gonaives, a Saint-Marc, aux Cayes, au Cap


Banque de la Republique d'Ha'ti


Le Conseil d'Administration de la Banque de la Republique d'Haiti a appris avec peine la nouvelle de la mort de M. Roland Pierre, ancien Directeur
General (Decembre 1994 Fevrier 1998) et GouverneurAdjoint (Fevrier 1998 Aoft 2001) de la banque centrale, des suites d'une maladie courageusement
supported.

Monsieur Roland Pierre est arrive a la BRH dans la foulee des reformes economiques du milieu des annees 1990. II a participe activement a la
modernisation des instruments de politique monetaire, a la liberalisation des marches financiers et a la mise en place d'un nouveau cadre monetaire selon le
programme macroenomique national multiannuel de stabilisation et de croissance allant de 1997 a 2000. II a contribute egalement a la mise en fonctionnement du
Conseil de Modernisation des Entreprises Publiques (CMEP) en 1996.

Le profil academique de M. Roland Pierre a contribute enormement a l'amelioration professionnelle et intellectuelle du personnel de la BRH qui lui doit,
au moins en partie, son prestige dans la communaute. Il a apporte a la banque centrale une rigueur analytique et une elegance logique acquises a la Faculte des
Sciences de l'Universite d'Etat d'Haiti, a l'Universite Paul Sabatier de Toulouse, a l'Ecole Nationale Superieure de Techniques Avancees de Paris et a la
Columbia University Business School. Roland a servi de reference a la BRH; dans les debats houleux du Comite de Politique Monetaire (CPM), il tranchait
souvent de sa voix sereine et, calmement, apportait le dernier mot comme solution a un problem et ce, avec une aisance et une serenity desarmantes. Soucieux
d'efficience et tries allergique a la mediocrity, il ne parlait pas beaucoup et surtout n'elevaitjamais la voix. En 1995, au cours d'un voyage aWashington DC, il
conseilla a un collaborateur inquiet: << L'important n'est pas de tout savoir mais de savoir oi tout se trouve >.

Ceux qui 1'ont frequent ont pu faire l'experience de sa profonde humility, de son grand respect pour l'autre, de son aversion quasi viscerale pour les
solutions biclees et les demonstrations superficielles, de sa generosity qui le poussait e de Roland Pierre, a la preface de son livre : << INTRODUCTION A
LATHEORIE FINANCIERE >, public en 2000. << Je n'avais cependant pas manque d'observer que des camarades moins fortunes, ne disposant pas d'un
bagage quantitatif equivalent, avaient ete parfois rebuts par le contenu theorique des cours et meme que certains, sacrifiant l'essentiel a l'accessoire, avaient
passe trop de temps a essayer de maitriser un procede de calcul au lieu de se concentrer sur les concepts fondamentaux. Mon ambition dans cet ouvrage est
d'aborder les memes concepts, d'etablir les memes relations a l'aide d'une presentation plus simple, sans rien sacrifier de la rigueur essentielle a la confiance dans
les resultats >>.

Le Conseil d'Administration de la BRH s'incline devant la depouille mortelle de ce grand citoyen et, en cette penible circonstance, s'unit au reste du
personnel de l'institution pour presenter ses sinceres condoleances a sa famille eploree.


Charles Castel
Gouverneur


Philippe W Lahens
Gouverneur Adjoint


Marc HebertIgnace
Directeur General


RNmy Montas
Membre


Fritz Duroseau
Membre


Page 12


I





Mercredi 2 Septembre 2009
HaitienMarche *VolXXIII N32


La modernisation de 1

En introduisant Manuel Riesco Larrain (voir Haiti en pratiquait << la culture >, mais que ce n'6tait p
Marche, Vol. XXIII, # 31, du 26/08 au 1-/09/09), l'ambassadeur parce qu'il ne l'avaitjamais appris.
du Chili a parl6 du n6cessaire passage de la soci6t6 agraire a la Une troisibme difference, mais d'ordr
soci6t6 modeme, mais sans etre plus explicite ; au public de concede le types de relations sociales existant
comprendre de quoi il s'agit. Bien sur, chacun peut avoir une des soci6t6s. Les soci6t6s paysannes sont car.
idWe plus ou moins claire de la difference entre ces deux types des rapports internes d'inter-connaissance : t
de soci6t6 ; mais je voulais avoir quelque chose de plus pr6cis. connait tout le monde, et les gens entretiennent
Je suis done retourn6 a mes lectures de l'6poque oij'avais un relations personnelles, informelles, faite
cours de sociologie rurale a la Facult6 des Sciences Humaines. 6motionnelles, traditionnelles ; certains parler
Et j'ai retrouv6 ce passage oi Mendras (Henri << primaires >>. Dans la society industrielle, par c
Mendras : Soci6t6s Paysannes, Paris 1976) parle de la distinc- tions sont impersonnelles, formelles, fait
tion que fait Robert Redfield entre les soci6t6s < sauvages >, rationnelles ; on parle alors de relations < seco
les soci6t6s paysannes et les soci6t6s industrielles. Je ne vais C'est cette difference au niveau des rel;
bien entendu pas vous barber avec tous ses d6veloppements ; qui va me permettre d'aborder ce facteur de pr
retenons cependant quelques traits importants. j'ai dit, la semaine dernibre, que je voulais
Pour commencer, signalons que si dans la society particulibrement, par deformation professionn
paysanne nous avons affaire a un paysan, dans la soci6t6 parler du facteur terre. Mais pour cela, je vai
industrielle nous rencontrons des agriculteurs. Chez appel Etienne Leroy, professeur d'anthropolo
l'agriculteur, la production agricole se fait dans les entreprises ancienpr6sident d'APREFA, l'Association pou
familiales, mais elle est commander par le march ; la produc- des Recherches et Etudes Foncibres en Afrique
tiontoutentibre estcommercialisde etla consommationfamiliale Dans un petit texte qui date de 1998,
est sans rapport avec la production. Chez le paysan, par contre, que le foncier est un rapport social. Sans entree
on a un systeme d'autarcie relative oi on produit d'abord d6veloppements concemant la representation
pour la consommation familiale, avec des prdlevements pour Afrique, on peut, a partir de cette petite phras
le march. toute une comprehension sociologique du fon
Une autre grande distinction se retrouve au niveau terre est le premier facteur de production, mais
du facteur de production travail. Chez l'agriculteur, la bien plus que cela.
sp6cialisation des tiches est forte et l'attribution des tiches Pour le paysan haitien, la terre est pe
se fait en fonction de la technologie et du march. Chez le tout son point d'ancrage ; c'est 1 oni il a ses rac
paysan, par contre, la sp6cialisation des tiches est faible et au < ddmambr >> qui restera intouch6, n
l'attribution des tiches se fait dans le groupe domestique. circonstances 6conomiques obligent le paysai
Cela me fait penser a ce paysan de Saintard qui me disait qu'il terre. On peut comprendre alors qu'il soit compl


'agi

pas un m6tier,

e plus g6ndral,
dans chacune
act6ris6es par
out le monde
entre eux des
es d'actions
it de relations
ontre, les rela-
es d'actions
ndaires >>.
nations sociales
oduction dont
s m'y arreter
lelle ; je veux
s devoir faire
gie du droit et
r la Promotion

Leroy affirme
r dans tous les
du foncier en
e, d6velopper
cier. Certes la
; elle est aussi

eut-6tre avant
ines ; pensons
meme si les
n a vendre sa
Itement ferm6


riculture (2)

a certaines finesses juridiques. N'allez pas lui dire qu'en tant
que fermier de l'Etat, il ne peut transmettre << sa > terre a ses
h6ritiers.
Pour citer un autre exemple,je me souviens qu'il 6tait
absolument impossible de faire comprendre i un membres d'une
cooperative (c'6tait a Baie-de-Henne) que la terre qui lui avait
&te attribute par la cooperative n'6tait pas << sa >> terre et que,
a sa mort, elle reviendrait a la cooperative, qui l'attribuerait a
un autre membre, 6ventuellement a son h6ritier.
Il faut cependant rappeler que ce rapport 6motionnel
a la terre ne se rencontre pas seulement chez le paysan. On
connait l'app6tit de la bourgeoisie pour la terre ; bien sur
acqudrir de la terre est un investissement, ou tout au moins un
placement ; mais en dehors de ces considerations
dconomiques, le fait de poss6der de la terre confbre un statut
social. J'ai toujours pens6 qu'il s'agissait l1 d'un < r6sidu >
de la soci&te coloniale ; le fait de poss6der de la terre, meme si,
ou surtout, quand on n'en fait rien, vous confbre le statut des
colons absent6istes d'avant 1804. J'ai &t6 renforc6 dans cette
interpretation quand j'ai entendu un < grandon > de
l'Artibonite se presenter comme << le duc de Bocozelle >>.
En tout cas, la modernisation de l'agriculture ne
pourra pas faire l'6conomie d'une modernisation du rapport a
la terre. De la meme facon que les paysans doivent s'ouvrir a
des pratiques culturales plus rationnelles, avec la formation
technique et les investissements que cela suppose ; de la meme
facon qu'ils doivent s'ouvrir au march ; ils devront s'habituer
a consid6rer la terre avant tout comme un facteur de produc-
tion, comptabilis6 dans les comptes d'exploitation. Le chemin
vers l'entreprenariat rural passe n6cessairement par l1.

Bernard Ethdart


COMMENTAIRES AUTOUR DU PROJET DE BUDGET 2009-2010


(BUDGET... suite de la page 5)
Gouvemement au Parlement, pour l'annre 2009-2010, permet
de constater a quel point, sur le plan 6conomique et financier,
notre pays se complait dans une d6pendance grave par rapport
a l'6tranger. En effet, les ressources provenant des recettes
de l'Etat repr6sentent a peine 40% de notre Budget national.
Tout le reste provient de dons et de prets en provenance de
l'ext6rieur. La dette d'Haiti a &t all6g6e d'1.2 milliard de dollars.
C'est bien, mais il faut rappeler que l'l6imination de la dette
n'est pas n6cessairement une victoire, c'est plut6t la
consequence d'un constat de faillite. Cela signifie que le pays
n'est pas solvable, qu'il ne peut s'acquitter de ses dettes et
qu'on est oblige de l'assister par des dons. En effet, la
proportion des dons augmente d'annde en annde et celle des
emprunts diminue dans notre budget. Ily a trois ans, les dons
dans le budget national repr6sentaient 42% et celle des
emprunts 23%. Aujourd'hui, les dons s'&lvent a 47% et les
emprunts a 12%. Nous devenons un pays de plus en plus
assist&. Dans de telles conditions, comment parler de
souverainet6 et de fiert6 nationales ?
Les seuls moyens de sortir de cette situation
d6gradante pour notre nation et pour chacun de nous, c'est
de travailler davantage, de produire davantage, de g6rer le
pays avec plus de rationality, de rigueur, d'honnetet6 et de
patriotisme. La production et la creation d'emplois devraient
devenir aujourd'hui, une veritable obsession pour le
Gouvemement, le Parlement et les citoyens. Les efforts de
tous les acteurs doivent 6tre conjugu6s pour attirer plus
d'investissements done plus d'emplois dans le pays, tout en
amdliorant les conditions de travail des ouvriers. Par ailleurs
nos dirigeants doivent d6ployer davantage d'efforts en
matibre de bonne gouvemance, pour bien planifier, coordonner
et ex6cuter l'action gouvemementale, augmenter l'assiette
fiscale, lutter contre la corruption, la fraude fiscale, la
contrebande et g6rer de facon rentable les entreprises
publiques ?

3.- Les Choix Budgetaires.
Dans les budgets l6abords par les Gouvemements
de M. Pr6val, les Travaux Publics Transports et Communication
ont toujours recu la part du Lion. Cette annee, 25,41% de
l'ensemble du Budget et 29.54% des investissements, soit plus
de 22 milliards de Gourdes sont allouds aux TPTC. Ce n'est
pas qu'un tel montant ne soit justifi 6 tant donn6 l'6tat de
d6labrement de nos infrastructures. Toutefois, on peut se
demander si l'arbitrage actuel entre les diffirents secteurs est
judicieux.
L'Education continue a plafonner a 9% du Budget.
Avec une population aussijeune (50% de la population a moins
de 20 ans) l'Education devrait b6ndficier aujourd'hui, d'au
moins 15 % du Budget). Le budget de l'Universit6 est pass
de 0,55% a 0,53% alors que la Facult6 de M6decine qui forme
nos m6decins manque de cours essentiels, et de materiel de
laboratoire, sans parler des autres facult6s qui connaissent de
graves problemes.
L'Environnement a b6ndficid d'une petite
augmentation de l'ordre de 100 millions de Gourdes.
Cependant, nous estimons qu'en raison de l'extreme
vulndrabilit6 du pays et des risques encourus par la population,
l'environnement devrait b6ndficier d'au moins 1% du budget
et non de 0,72% comme c'est le cas actuellement, ce qui
permettrait au Ministbre d'entreprendre avec la participation
des organisations 6cologiques et des collectivit6s territoriales,
unvaste programme de reforestation du pays. Par ailleurs, les
organisations de la soci&te civile pensent que le Gouvemement
de la R6publique, pour corriger durablement les problemes de
l'environnement du pays doit: i. R6soudre les problemes
institutionnels qui se posent en son propre sein dans ce
domaine ; ii. Doter le pays d'un vritable plan d'am6nagement
du territoire ; iii. Dffinir et mettre en application une politique


publique 6nerg6tique durable au profit des manages et
transformer les systemes de production des boulangeries,
des guildives et des blanchisseries.
Un secteur aussi important que l'Agriculture appelke
a nourrir la population, un moment oi 2 millions d'Haitiens,
selon le Centre National de Securit6 Alimentaire (CNSA) vivent
en situation d'ins6curit6 alimentaire, connait une baisse
drastique de ses credits. De l'annde dernibre cette annde, les
credits budg6taires passent de 8 a 6 % du budget.
La situation est encore plus grave pour la Sante qui
voit son budget passer d'une annde a l'autre, de 10% a 4% du
Budget. Ceci, a un moment oi des graves 6clatent partout
dans nos h6pitaux, a 1'HUEH, l'H6pital Justinien, en raison
des arri6rds de salaires et des mauvaises conditions de travail.
Cuba en d6pit de ses problemes dconomiques a form de
nombreux m6decins haitiens qui sont obliges d'aller travailler
en Espagne ou aux Etats-Unis, parce que notre budget ne
pr6voit pas de credits pour utiliser leurs comp6tences. I1 est
inacceptable que le secteur de la sante soit trait de cette
facon, surtout que les fonds de remise de la dette haitienne
doivent selon les accords intemationaux, aller en priority aux
secteurs sociaux tels que la sante et l'6ducation.
La Nation se demande perplexe, qui decide de ces
choix budg6taires ? A partir de quels critbres ou de quelles
motivations ? Encore une fois, nous avons besoin
d'infrastructures certes. Mais, pour b6ndficier de plus du 1/4
du Budget national, les TPTC devraient faire preuve d'une
gestion plus rationnelle, plus rigoureuse et plus transparente.
Selon une evaluation du PRODEV, le Ministbre ne dispose
pas aujourd'hui, d'un Plan National de Transport avec des
buts et des objectifs. L'ancien qui date de 1997 et qui a &te
l6abord pour 10 ans n'a pas &te reconduit. Par ailleurs, les
citoyens se posent beaucoup de questions sur les cofts
unitaires trbs 6lev6s en matibre de construction de routes.
Quand on voit l'6tat de nos routes secondaires et tertiaires,


on ne comprend pas le peu de r6sultats obtenus a partir du
FER, le Fonds d'EntretienRoutier. Une bonne partie des fonds
mobilis6s pour le FER reste inutilis6e en raison, disent les
responsables, du manque d'entreprises capables de r6aliser
des travaux d'entretien. Dans un pays oi cadres et ouvriers
sont au ch6mage et oi les possibilities d'investissement
rentables sont rares, nous sommes persuades qu'avec un peu
de dynamisme et de cooperation avec le secteur priv6, ce
problkme aurait pu etre r6solu, de nombreux emplois cr66s et
notre r6seau routier serait mieux entretenu.
Beaucoup de questions se posent sur la gestion de
la production d'electricit6. S'il est vrai qu'une certaine
amelioration peut etre constat6e au niveau du nombre d'heures
d'electricit6 disponibles par jour, on se pose beaucoup de
questions sur le choix du combustible utilis6 et sur la rentabilit6
du secteur.
Toutes ces considerations nous montrent que la Chambre des
D6put6s et le SRnat qui sont appel6s a voter le budget ont
beaucoup de pain sur la planche, s'ils veulent v6ritablement
jouer leur r6le de repr6sentants du Peuple, de d6fenseurs de
ses int6rets et d'instance de contr6le de l'Ex6cutif. Le Pouvoir
LUgislatif devra non seulement voter le Budget, mais il devra
en suivre r6gulibrement l'ex6cution, en vue d'6valuer la
performance du Gouvemement et de chaque Ministbre en
particulier. Toutefois, il n'y aura pas de suivi, ni d'6valuation
possible, si des objectifs, des r6sultats et des indicateurs pr6cis
ne sont fixs a 1' avance. Il incombe auxParlementaires d'exiger
ces pr6cisions.

Pour authentification : Rosny Desroches, Directeur Ex6cutif


Page 13


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Tabean Vkria's Liinticns. Amnricaimn. Lcun-ummairs. Dratu
Mi y ipam- i* I rluis dCe beCaut





Mercredi 2 Septembre 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N' 32


Allez de ULULES & AVEREE, en utilisant des mots du du vocabulaire
frangais, et ne changeant qu'une lettre par ligne.


|U|LIU|L|E|S


O SC AR D E LA'R E NT AX'X B
R RKLDN JQRI yJ I WTIM
A WA I O ELR JIJEE I LJHUTOT
LI G' XE IEAL IRIOI LO T ARIPIAIRI
PNAD F G D I RRAH I VC I
HARNNU R I AEEGVNH E I AA
L VRAPD RSH I AGCROLN
AAE I OEG AAOCANRMNN
URFT IIRA IA NOI A OLEEIIIIA
RAESLMLIH I I RTL VCS I V
EGRI ICL YC W RI IAS TE
OORMQRMCZO AGROSR
BNTHEUAMUQR EDN IS
C ,' tAI I
UIA CI EO I HAOL A I IRJRA
ZT VUCEO-T LCX T WHC
HNLDO0 ATELLAVE R A CE


S
S


J E AN P AU L G A U L T IE I BE
Sl LS, ON NAKARAN)SB N XR\ V
CAIL V I N K L E N)N T R U F D DD Y
I V 0 TOMFO R DC 0 C 0 C ,H,A NE L)A
Alexander Mc Queen Calvin Klein Carolina Herrera Christian Dior
Christian Lacroix Coco Chanel Cristobal Balenciaga Donatella Versace
Donna Karan Elie Saab Emilio Pucci Gianni Versace Giorgio Armani
Hubert de Givenchy Jean Paul Gaultier John Galliano Karl Lagerfeld
Miuccia Prada Oscar de la Renta Ottavio Missoni Pierre Cardin


Ralph Lauren Roberto Cavalli Salvatore Ferragamo Tom Ford
Tommy Hilfiger Valentino Garavani Yves Saint Laurent


HORIZONTAL
1. Coiffure orientale -
2. Partie du squelette Analys6e -
3. Apergu 4. Aimeras -
5. Detester Copain 6. Hasard -
7. Capital du sud de I'Afrique 8. Pronom.

VERTICAL
1. Hache-
2. Champion Peintre espagnol -
3. Observent 4. Bousculade -
6. Vibration sonore 7. Cuivre Matin -
8. Capitale du nord de I'Europe.


SCRABBLE
Arrangez les sept lettres ci-dessous
pour former un mot frangais

L I

PHE

A L


Solutions de la semaine passee
DECLIVE

I____________


7h00-9h00 Melodie Matin avec Marcus
Informations, Interview, Anecdotes, Humour,
Analyses
Nos Chroniques:
L'Editorial de Marcus
Au Quotidien avec Elsie
La Chronique Litt6raire avec Dominique Batraville
Les Sports avec Mario Bareau
Les Invites du Jour
M61odie Matin chaque samedi est anim6
par F6quiere Raphael

lOh-Midi Le disque de lAuditeur
animation James Pr6dvil

12:00- 12h30 Le Midi
informations avec Laury Faustin

12h30-2h00 Lady Blues avec Elsie
Jazz, Blues, Swing, Ragtime

2h00- 3h00 C'est si Bon en chansons...
Emission de chansons francaises

3h-5h pm Le Bon Vieux Temps
Retro-Compas
avec Doc Daniel et Captain Bill

5hoo Le Journal de 5 heures
avec Villette Hertelou
5h 30 pm Melodie & Company
Ddveloppement durable
Mardi avec Bernard Etheart

7h-8h30 AmorySabor con Luciani

8h30- 9hoo Soir Informations

9h00 10h30 Notre Grand Concert
Lun. & Mer.: L'heure classique
Jeu. & Dim. : Jazz at Ten
Judy Carmichael recoit ses invites
9h00 et au delA Cavaliers, prenez vos dames
(Samedi) 50 ans de succ6s populaires haitiens



c 'e4t ft eA 4o't ewe #t~ec et0 /


En Bref...


(.. suite de la page 2)


Nouvelle aide budg6taire de la BID pour Haiti
La Banque interamdricaine de d6veloppement (BID) a annonc jeudi qu'elle versera 25
millions de dollars a Haiti pour aider ce petit pays des Caraibes a financer ses d6penses
publiques et r6formes fiscales.((L'enveloppe est destinde a appuyer les r6formes mendes par
le gouvernement haitien qui consistent a augmenter les imp6ts et les droits de douane, a
amdliorer l'efficacit6 des d6penses publiques et a renforcer la gestion de la dette publique,
selon un communique de la BID.((L'enveloppe soutiendra 6galement les mesures prises par
Port-au-Prince pour amdliorer la planification et l'entretien des routes par le gouvernement,
ainsi que l'efficacit6 de l'entreprise nationale d'l6ectricit6.((La BID avait d6ji approuv6
l'octroi d'une premiere enveloppe de 20,5 millions de dollars pour la reconstruction et la
remise en 6tat des 6coles dans le pays.((La BID participe 6galement a une initiative
multilat6rale visant a r6duire la dette d'Haiti, permettant au pays d'investir un montant
suppl6mentaire de quelque 50 millions de dollars dans les programmes de lutte contre la
pauvret6.

La situation A l'H6pital g6n6ral de Port-au-Prince s'am6liore
progressivement
35 jours apres son installation a la t6te de l'H6pital de l'Universit6 d'Etat d'Haiti (HUEH), le
directeur ex6cutifAlix Lassegue dresse un bilan positif de sa gestion de l'institution.
Avec une dotation de red6marrage de 12 millions de gourdes, le service d'urgence a etd
renforc6 avec 6 m6decins sp6cialis6s et sera, d'ici le mois de septembre, gratuit aux patients
durant les 48 premieres heures. Le Dr Lassegue l'a annonc6 a la presse ce 27 aofit 2009, au
cours d'une conference de presse.
Conform6ment aux directives et aux engagements du Ministere de la sante publique et de la
population, la nouvelle direction de 1'HUEH s'est construite un plan d'action de 100 jours.
Suivant ce plan, elle doit notamment remettre en 6tat les services de base de l'institution,
mettre le service d'urgence au service de la communaut6, rdorganiser la perception des
recettes et d6centraliser la gestion financibre, se doter d'un minimum d'6quipements et de
mat6riels, terminer des constructions inachev6es.
65 jours avant la limite qu'il s'est impose dans le plan, le Dr Lassegue estime 6tre sur la
bonne voie en commencant par l'augmentation des moyens et des ressources humaines,
mat6rielles et financibres de 1'HUEH par l'Etat haitien. La cuisine centrale qui doit servir le
personnel et les patients est en voie de finition; le systeme d'information m6dicale est en
restructuration profonde ; chaque service m6dico-chirurgical ou technique dispose, a c6t6
d'une petite caisse, d'un budget propre ; le MSPP a d6ji command des ambulances pour
l'hipital ; la question d'arri6rd de salaires a &td r6solue... Des patients t6moignent en effet
d'une meilleure prise en charge, mais il reste encore d'autres objectifs a atteindre suivant le
plan de 100 jours, comme amdliorer la permanence m6dicale, assurer le transport des
personnels soignants, s6curiser l'enceinte et l'environnement imm6diat de 1'HUEH, remettre
en ceuvre le laboratoire central.


ia8 ~ -~~~


S"Copyrighted Material

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(EN BREF / p. 16)


Page 14


-14


A I S I!. MFM TT|rl FIi M ,T1j iiTHi1H .1 11 :


'1% .- -I i H K I1P r Il'lIM I VIIILl IiIi"'I "A' 1 r ri"t' I" I 1 1 r 1 u '' t r]' I 'ljII


Solutions de la
semaine passee:
D E RAD E
DECADE
D E C A L E
DECALE
RE CALE
RE CULE
RE GULE
RE GULA


LI


... .......





Mercredi 2 Septembre 2009
HaitienMarche *VolXXIII N32


Pwoveb yoruba

(pwononse: yowouba) I
ak Maks Maniga*

Pami pbp afriken Ewopeyen esklavajis yo te bwote
Sen-Domeng nan, nou te jwenn Yowouba[1] yo ki te pale
yowouba, yo rele yo Nago[1] tou ; yo kite anpil tradisyon ak
koutim pou nou. Nou konnen dans yowouba, rit misik yowouba,
yoUn fanmi lwa yowouba nan vodoun. Yo kite plizye pwoveb
pou nou, nou di yo an krey6l, men se nan lanNg yowouba yo
soti.

Men se pa sa ase : tout Ayisyen ki te rive an Afrik,
youn jou osnon youn 16t, ta kapab jwenn youn Afriken ki
mande li si se Dawonmeyen li ye. Sa rive-m de fwa : younjou
mwen t' ap vwayaje soti Kinchasa pou ale Mbandaka
(pwononse : mbanndaka) sou youn bato ki t'ap remonte fl&v
Kongo-a, youn Dawonmeyen ki te pasaje ab6-a tou pwoche
b6 kote-m, ki te piye sou youn balistrad ap gade dlo fl&v-la
koule, li pale fongbe (youn lang Dawonmen/Benen) avek
mwen. Mwen reponn li mwen pa konprann. Li ri epi li mande-m
an franse : < Ou pa Dawonmeyen ? > Mwen di non se Ayisyen
mwenye. >>Li ri ank6 pandan 1' ap eksplike-mjan anpil Ayisyen
li rankontre sanble ak moin nan peyi li.

Youn lot fwa, mwen te chita nan youn restoran Briksel,
kapital Bbljik, mwen t' ap dejne ; youn mesye afriken mache
sou mwen li mande an franse si li kapab chita avek mwen. < Ak
plezi! > mwen reponn li. Mwen poko femen bouch mwen, li di
: < Ou pa Dawonmeyen ? Mwen bay menm repons sou bato-
a. Ou ta di se menm teyat sou bato-a ki t' ap rejwe.

Nou we ki kantite moso afriken ki nan nou san nou pa
menm sispekte.

vx

Jodi-a m' ap ba nou dis&t anpil Ayisyen konnen :

Avan ou voye w6ch nan mache, ou dwe gade si manman ou pa
ladan.
f& Youn pwoveb (Yowouba- Dawomen/Benen, Nijerya, Togo)
di : < Si w'voye youn w6ch nan youn mache plen moin, ou
san 1l pou frape youn fanmi-w. >

Baton ki nan men-w se li ki pouse chen pou ou.
f& Pwoveb (Yowouba-Dawonmen/Benen, Nijerya, Togo) : <<
Ou pa kapab kenbe youn baton epoutan ou kite chen mbde-w.


Chogye [chodye] anwo fife pa mande ou bliye li.
f& Pwoveb (Yowouba Dawonmen/Benen, Nijerya, Togo) : <<
Si w ap veye sa k'ap kuit, li p'ape brile. >

Fanm jalou pajanm gra.
f& Pwovb (Nago Dawonmen/Benen) << Fanmjalouz mbg
kou kaw : chita ape repase jalouzi li sanjanmen bouke. >

Ganyem konn fe, ganyen m a fe.
JakJ. Gason esplike youn paw6l li konn tande nan N6 : << Gp
pase li we my6l ap fe siwo, li di l'a fe tou; li bati nich, men li pa
janm kapab mete siwo ladann. >
f& Pwoveb nago/yowouba : << Mwen konnen tout bagay >
anpeche gep pran tan aprann fe siwo myel. >

Jan ou ranje kabann ou, se konsa ou kouche.
f& Yowouba yo nan Dawonmen/Benen, Nijerya, Togo di : <
Jan youn moin tann nat li, se konsa l'ap kouche sou li. >

Kay boule, men anplasman la rete.
f& Pwoveb afriken: (Yowouba Dawonmen/Benen, Nijerya,
Togo) pati konsa : < Se dlo-a selman ki tonbe ; kalbas-la pa
kase. >>

Kochon benyen nan labou, se gou li.
f& Yon pwoveb : (Yowouba Dawonmen/Benen, Nijerya,
Togo) pati konsa : < Nanpwen anyen nou kapab fe pou kochon
sispann benyen nan labou. >

Kay boule, men anplasman la rete.
f& Pwovb : (Yowouba Dawonmen/Benen, Nijerya, Togo)
pati konsa : << Se dlo-a s6lman ki tonbe ; kalbas-la pa kase. >

Kochon benyen nan labou, se gou li.
f& Youn pwoveb : (Yowouba Dawonmen/Benen, Nijerya,
Togo) pati konsa : << Nanpwen anyen nou kapab fe pou kochon
sispann benyen nan labou. >

Lage veti [aveti] pa tiye je bby [mounyounje].


Lage aveti patouye kokobe.


Lager averti pa tiye pye kase. (Nb)
f& Pwoveb (Dawonmen- Nago) : << Enfim ki pran nouv6l lage
ap vini pa viktim li.>>

Le lapli tonbe tout moan ki dey6 mouye.
f& Pwoveb (Yowouba-Dawonmen/Benen, Nijerya, Togo): <
Lapli pa fe zanmi ak pesonn ; li tonbe sou tout mounn lijwenn
dey6. >
Yo rakonte youn istwa konsa sou Desalin ki t'ap kwape youn
jenn ofisye ki te fe fizye plizye move sije franse sanjijman. Ti
nonm nan reponn li : < Jal, 1e lapli tonbe, tou sa ki d&w6
mouye. >

Nanpwen moan soud kou sa yo ki pa vie tande.
f& Pwoveb afriken (Yowouba Nijerya) : << Nanpwen sa ki pi
soud pase sila yo ki pa vle tande.. >

Rann skvis bay chagren. F3013
f& Youn pwoveb noujwenn kay Yowouba/Nago yo di: < Sila
kivle mete lapel konnblese. >

Si pa te gen soutire resell ] pa ta gen vole. F3187
f& Younpwoveb (Yowouba-Dawomen/Benen, Nijerya, Togo)
di: < Sila yo ki kenbe bagay vole pou v61b ankouraje v61.

Si moan kay pa vann ou, moan dey6 pa le achte w. A154
Pwovb (Yowouba Dawonmen/Benen, Nijerya, Togo) << Si
famni w pa konplis, li difisil pou moin dey6 prepare sasinay
ou. >

Youn pawol nan z6rey repete Iwen. F1619
f& Youn pwovb (Nago/Yowouba) di : < Youn rap6tW pale ba
konmsi raje alantou ta plede rakonte zen li yo, epoutan se
moin l'ap pale nan zbrey li-a ki pral mete yo dey6. >

Vx

Men k6m pwoveb nou an di: << Dby m6n gan mn >>,
gade youn dal pwovb yowouba, mwen tradui an krey6l, ki
dwe sere nan kk kote lakay (m'ap sonje chante rarayo, kont
chante, langaj vodou, lodyans anba tonnOl ak nan veye) nou
poko dekouvri:

Anvi twonpe ak refize pou yo twonpe-w se lak6z tout bri ou
tande nan mache.

Krapo pa konnen larivye menm jan ak pwason.

Ou pa dwe janm antreprann youn bagay ou pa sa fini.

Ou pe moan ki voye w fe konmisyon-an, pa moan li voye-w
kote li-a.

Ou vize youn zwazo jan li vole.

Papiyon ki fwote k6 li sou pikan va dechire zel li.

Sa chen-an ap jape dey-l la se menm avek sa mouton an ap
gade san fe bri.

Sa ki pa di pa bezwen kouto [pou koupe li].

Se volk-a pou nou babye anvan nou di se met bagay-la ki pa te
kache li byen.

Sila ki antre nan dlo youn larivye kapab pe, men larivye-a pa
pe.

Sila ki rete trankil nan afe li va twouve yo pa okipe yo.

Youn moan pa kapab dwe pou w'ap pale f6.

Youn moan pa kouri nan pikan pou ryen. Osnon l'ap kouri
deye youn span osnon youn span ap kouri dye-l1.

Youn moan ki konplt nan tout pati nan k6 li pa kapab apresye
vale kb sa-a. ( sa se twokbt la; chay la dbyb)

* Maks Maniga / Max Manigat ekri : < Proverbes crdoles
haitiens du dix-neuvieme sidcle... >> Educa Vision, Inc. 2009,
323p.
[1] Dokte Dyeri M. Jil, youn barak nan istwa zans&t nou yo, ki
sot ekri avek madanm li Ivwoz S. Jil, youn manpenba liv : <<
Sbvis Ginen. Rasin, Rity6l, Resp lan Vodou > (2009) 401 p.,
ilistre, voye kbk presizyon sa yo ban mwen:
eksperyans ou f ann Afrik menm. Mwen gen 2 sijesyon. Mwen
kwd pito w rele Yowouba yo Nago paske se sou non sa a nou


sonje yo ann Ayiti. Ayisyen we eritaj yo pi kid I se Nago nou
di. Epitou teknikman, Nago pi ko6rk. Nago soti lan Anago
ki se non yon pep sou k6tAtlantik la, b6 Nijerya. Yo te f pati
de Wayom Oyo a epi poutet sa, sou okipasyon Anglet&, yo vin
rele tout sitwayen Wayom Oyo a, Yowouba. Se jis lan ane
1890 kon sa non Yowouba pran pou tout diferan nanchon
anndan Wayom Oyo a. Men chak pp anndan Wayom nan te
toujou gen non pa yo apa. Se pou sa Ie n ap pale de eritaj
nou sa pi bon pou n sdvi ak non pa n pito. Mwen kwe ou dwe
jis f moun konnen Nago ak Yowouba se sanse menm afe, men
pito se ak mo Nago a ou sdvi plis. Le moun Nijerya ap f sdvis,
yo konn di: AwoAshe ki vie di selon gras mist yo. Men ann
Ayiti 1e n ap di sa nou di: Awo Ashe Nago. Nou met Nago lan
paw6l la pou n sa f moun sonje se paw6l Nago. >
M'ap di Dokte Jil : msi anpil !


Pwoveb 19 nan liv Fayo-a
ak Toni DWlsi / ThonyDelcy*

Pwofese Raphal G. Urciolo, Fayo, te pibliye an
1979 youn ansiklopedi li te rele : 3333 Proverbs in Haitian
Creole... 436 p., ilistre. Se youn dokiman wete nechl m'ap
souse kou youn ne kann krey6l, kounyb-a. Otograf ote-a sbvi
pou ekri krey6l-la pa fasil pou moin ki pa li franse, men
tradiksyon angle, youn dal n6t sou vokabile ak gramb krey6l,
ak anplis yon bibliyografi youn tranten liv sou pwoveb, fe liv-
la enteresan f6 pa plis.

Nan feyte liv-la mwen tonbe sou Pr. 19 : << An afe pa
d6mi. Li tradui li an angle : < > Sans Fayo ba li-a pa sa. Nan reyalite pa nou pwov&b-la se :
< Annafe pa dbmi di > ki vie di : si ou dwe lajan, si ou gen
pwoblkm ak youn moin, ak leta, oubyen si ou fe youn bagay
mal ki kapab choke moun, al6s ou pa ka nan dbmi n&t ale paske
ou ka tande p6t kay ou frape nenp6t ki l1.

M'ap kontinye lekti mwen, si m'jwenn bagay ki ka
amelyore konpreyansyon kbk pwovb, m'a pote.

* Thony Delcy se youn dokimantalis k'ap viv P6toprens.




AKTIVIS MARLEINE

BASTIEN OFISYELMAN

LANSE KANPAY-LI POU U.S

CONGRESS

Se te jedi 20 out pase, devan plis pase 400 zanmi,
fanmi, patizan, etidyan, pwofesyonOl ayisyen kou etranje,
Marleine Bastien kanpe, abiye toudewouj ak youn vwa f&-m,
solid, deside f6k pa plis ; li deklare omond antye : < Marleine Bastien m'ap anonse nou mwen kandida pou US
Congress nan distri 17.>>

Marleine di, li pare pou 1' mete kazak depite meriken-
an sou li pou l'al defann dwa tout moun,jistis pou tout moin
epi mete 16d nan dez6d ak enjistis peyi Etazini. Li mande tout
moun ki konnen sevis li bay kominote-a, travay li fe nanFanm
Ayisyen nan Miyami, nan sevis sosyal ak refijye ayisyen yo,
li mande yo pou yo sip6te li, vote pou li, fR volontW pou ede-
1 ranmase lajan ki pou penmnt li rive nan pozisyon-an. 13
patizan defile sou podybm nan. Tout bay tewayaj sou travay
Marleine. Yo tout dak6 Marleine kalifye. Li fe rbv li e se youn
wol model. Senmenn pwochenn m'a ban nou plis detay ak
foto sou deklarasyon kandidati Marleine Bastien kbm depite
an kongrb Ameriken nan Wachintonn.

Si gen moin ki vle ede Marleine Bastien yo ka voye
kontribisyon yo nan Libreri Mapou 5919 NE 2nd Av. Miami, Fl.
33137. Make non-w, adrbs ou, telef6n ou, pwofesyon-w.

Pa voye kash. Voye chbk la nan adrbs Libreri Mapou.


Melodie Matin

Sur



eIlodie
ww d103.3 fom



w w w. radio melo dieh a iti. corn


Page 15




Mercredi 2 Septembre 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N' 32


MEN YON
GWO BATO K
AP POTE TOUT
MACHANDIZ
OU TOUPATOU


GONAIVES
HAITI


CAPE HAITIEN


Kt VWAYAJE CHAK
1 5 JOU POU BWOTE
MACHANDIZ OU DIREK
AN AYITr SOU WAF ST
MARC GONAVES &
CAPE HAIT
LI BWOTE KONNTENE, BWAT
PEPE, KAMYON MACHIN EK-
SETERA


ST MARC


HATI Role ( 561 ) 845-7590 or ( 561 ) 845-8330 HAITI
Fax ( 561 ) 845-7592 or ( 561 ) 842-9398

Toll free 1-877-845-8330 or 1-877-845-7590

Se Sel koneksyon gwo bato ou genyen nan Palm Beach la
Direction: 1-95 to Exit No. 74 ( 45th Street ) East to Congress Ave, to North on Congress Ave to Martin Luther
King Jr Blvd go East on ML Blvd ( making right hand turn ) this Rd takes you straight to the Port of Palm Bch
As soon as you go over Old Dixie Hwy, before Guard Shack Make 1st Left hand turn you will see our Sign

Under New Management


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Chaque matin, captez

Melodie Matin

sur 103.3FM

Haiti en Marche
Port-au-Prince
100 Avenue Lamartiniere (Bois Verna)
Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323
Miami
173 NW 94t Street
Miami, Florida 33150
Tel. 305 754-0705 / 754-7543
Fax 305 756-0979
New York (914 358-7559)
Boston (508 941-6897)
Montreal (514 337-1286)
email : melodiefm hotmail.com
haiti-en-marche@hughes.net
URL: www.haitienmarche.com
Library of Congress # ISSN 1064 3896

Prined y Sutha stO fe


eske mwen ka voye rive jouk

$200.00 an Ayiti pou 8.00



Soswa mwens?


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Jouk r ive$100 $1.9


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tou pre lakay ou.





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Page 16


Jodya tout senk k6b konte ni pou ou,
ni pou fanmi'w an Ayiti. L6 ou pa ka la,
f6 Western Union konfyans!


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