Title: Haïti en marche
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 Material Information
Title: Haïti en marche
Physical Description: v. : ill. ; 45 cm.
Language: French
Publisher: s.n.
Place of Publication: Miami Fla
Miami Fla
Publication Date: August 26, 2009
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subject: Haitians -- Newspapers -- United States   ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.)   ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.)   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti
 Notes
Language: In French.
General Note: Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00098809
Volume ID: VID00366
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 21271733
lccn - sn 92061416
issn - 1064-3869

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POLITIQUE

Le pouvoir Preval face a un adversaire sans visage


PORT-AU-PRINCE, 22 Aoft -Alors qu'on se plait
a dire qu'il n'existe plus d'opposition et que celle-ci a 6t6
maitris6e par la politique de consensus applique par le
president Ren6 Pr6val depuis sa victoire massive aux ures
le 7 f6vrier 2006, le pouvoir se trouve confront aujourd'hui
a un mouvement qu'il n'avait pas su pr6voir, un adversaire
d'un autre ordre, et de loin plus difficile a contr6ler ...


Il s'agit de la vague de contestation soulev6e par les
objections pr6sidentielles a la loi portant le salaire minimum a
200 gourdes et la demande par le chef de l'Etat d'un moratoire
en faveur des industries de sous-traitance et d'assemblage
afin que celles-ci puissent payer seulement 125 gourdes la
premiere ann6e, puis d'ann6e en ann6e 150, 175 jusqu'aux 200
gourdes appliques dans tous les autres secteurs.


L'objectif est d'inciter a la creation des milliers
d'emplois esp6r6s aprbs le vote par le congrbs am6ricain
de la loi Hope 2 ouvrant le march am6ricain hors taxe aux
articles en textile fabriqu6s (ou plut6t assembles) en Haiti.
Aprbs plus d'un mois de soubresauts
(manifestations de rues parfois violentes, tentatives de
(ADVERSAIRE/p.4)


Murale dessinde en face de la FacultN des Sciences humaines dinongant les adversaires
du salaire minimum a 200 gourdes parmi lesquels on retrouve le nom de 'dditorialiste
de Haiti en Marche et Mdlodie FM (Port-au-Prince). Le lecteur saurajuger
par lui-mWme en ayant suivi nos prises de position depuis le debut dans ce dossier
(photo Robenson)


Salaire minimum : qui a perdu, qui a gagne
PORT-AU-PRINCE, 21 Aoft Qui a gagne, qui a de la prochaine 16gislature pour laquelle le salaire minimum ne peut se retrouver dans l'impossibilit6 de fonctionner,
perdu dans le vote du mardi 18 Aoft r6duisant le salaire constituera pas forc6ment une priority. menacant le patron d'une ruine encore plus certaine que le
minimum de 200 a 125 gourdes ? Qui a gagne, tout le monde vous dira que c'est le salaire minimum a 200 gourdes qu'il dit craindre ...
L'ouvrier de la sous-traitance a certes perdu, patron de la sous-traitance, mais une victoire a la Pyrrhus Une autre importante constatation c'est surtout
n'ayant a present d'autre choix que d'accepter les 125 c'est-a-dire sans lendemain car les derniers 6v6nements ont que les ouvriers ne sont plus seuls.
gourdes s'il ne veut pas 6tre envoy aux calendes grecques montr6 que les choses ont bien change et que le parc industriel (SALAIRE MINIMUM/p. 5)


ECONOMIE

Le patronat va-t-il continuer

a se reposer sur ses lauriers?


FURCY, 22 Aoft L'Association
des Industries d'Haiti (ADIH) se fMlicite
du vote du mardi 18 Aoft a la chambre des
d6put6s.
Ces derniers ont d6cid6 sur le fil
du rasoir, par 38 voix pour et 36 contre (4
abstentions), pour un salaire minimum a 125
gourdes. Aprbs que la chambre basse (puis
le S6nat) eurent vot6 dans un premier
temps pour fixer le salaire a 200 gourdes
parjour.
Puis il y eut les objections du
president Rend Pr6val recommandant 125
gourdes pour le secteur de l'assemblage
(ou sous-traitance) comme un stimulant


pour attirer des investissements ext6rieurs
plus susceptibles de crier immndiatement
des emplois.
C'est un pari fait par le chef de
l'Etat. Mais qui, s'il ne marche pas, risque
de lui laisser un heritage politique
lourdement n6gatif.
Done les seuls gagnants dans cette
affaire, ce sontjusqu'ici ( !) les patrons de
la sous-traitance. Et 1'ADIH justement de
s'en fliciter.
Mais cela doit-il s'arreter li ?
Non. Parce que c'est probablement
la premiere fois depuis un demi-siecle que
(PATRONAT/ p. 6)


Un responsable de I'UNESCO

veut qu'Haiti soit declaree

patrimoine de l'Humanite
Port-au-Prince,
AFP, 22 Aot Le sous-
directeur general de
1'UNESCO, Pierre San, a
pr6conis6 vendredi en
Haiti que ce pays,
symbole de la resistance
contre l'oppression, soit
declare < l'humanitW>>.
Intervenant a Trois historiens haitiens (de la gauche
l'ouverture d'un colloque Georges Corvington, Leslie Manigat et Michel Wolf
international sur l'apport Trouillot) ont etd honors au cours du colloque organism
de la revolution haitienne le week-end could a Port-au-Prince par I'UNESCO
sur l'apport de la revolution haitienne (1791-1804)
(PATRIMOINE/p.3) dans la construction de I'universalitd des droits humains


Derriere la gauche, toujours cherchez a droite !
(voir page 7)


Candidat au bac tue

lundi par un policier
(voir page 2)


(photo Alertehaiti.ht)





Mercredi 26 Aoft 2009
Haitien Marche *Vol XXIII N 31


Expulsion des Peres


Spiritains: c'etait il y a 40 ans


Le 15 Aoft 2009, 40 ans depuis
l'expulsion, le 15 Aoft 1969, de 9 PNres du St
Esprit.
Quarante ans aprbs, jour pour jour,
l'Amicale des Associations du Petit
S6minaire Collkge St Martial d6cidait de
comm6morer ce triste 6v6nement.
Le President et le vice-pr6sident de
l'Amicale, Dominique Franck Simon et
Patrick Tardieu, ont d'abord public une
annonce invitant tous ceux qui n'ontjamais
oubli6 l'expulsion des Spiritains A les


exploiter ces contradictions existant
jusqu'au cceur meme de l'Eglise entre pr6tres
franqais ou strangers en g6ndral et pr6tres
ha'tiens traditionnellement 6cart6s du
pouvoir dans l'Eglise. Jean-Claude Bajeux
retrace aussi les expulsions de pr6tres
franqais : celle du p&re Grienenberger en
1959.
Ayant repris l'6piscopat d'Haiti
bien en mains, Duvalier dans un deuxibme
temps va demander A l'archev6que de placer
A la tete des paroisses de Port-au-Prince des


3e range William Smarth, Paul Cauvin, Paul Dtjean; 2e range Paul Jean-Claude,
Antoine Adrien, Paddy poux, Max Dominique, Yves Dtjean,
et accroupis en lere range Pierre Dtjean et Ernst Verdieu


rejoindre A St Martial le 15 Aoft A 4 heures
pr6cises.
Ce jour-l1, toutes les chaises
install6es sur la galerie arribre du Petit St
Martial sont occupies. Un large public a
r6pondu present pour venir 6couter les
t6moignages des conf6renciers.
On distinguait dans l'assistance
des pr6tres, des religieuses, des parents des
pr6tres expulsds, des anciens de St Martial,
desjournalistes, mais malheureusement pas
assez de jeunes, dirons-nous, ceux qui ne
connaissent pas cette histoire, pourtant une
page bien triste et qui a fait changer bien
des choses dans le pays. Les 6tudiants ne
sont pas 1i et c'est bien dommage.
Les conf6renciers sont au nombre
de trois : Laennec Hurbon, Jean- Claude
Bajeux (deux anciens pr6tres) et le p&re
William Smarth.
Laennec Hurbon est 6tudiant A
Paris en 1969. I1 rendra visite aux pr6tres
expuls6s aussit6t que fut connue la nouvelle.
II a retrace l'atmosphbre qui r6gnait au pays
en 1969, rappelant une citation pretee A
Franqois Duvalier : < Meme sur un cocotier,
le pays fut-il r6duit en cendres, je serai
President de la rdpublique >>. Le fait que
30.000 personnes aient p6ri A Fort dimanche
c'est parce que aux yeux de Duvalier, la
personne est d6grad6e de son statut d'etre
humain. Et Laennec Hurbon pose la question
suivante : < Comment peut-on croire
aujourd'hui en un retour possible du
duvali6risme dans notre pays ? Comment
peut-on croire que le duvali6risme puisse
encore avoir de beaux jours en Haiti ? >>,
comme le croient ceux et celles qui en ont
tellementjoui.
Il y a eu beaucoup de protestations
apres l'expulsion des pr6tres et le regime
Duvalier s'en est trouv6 fragilis6.
Aujourd'hui il n'y a pas
suffisamment A tre fait pour apprendre aux
jeunes ce qu'a &t6 cette p6riode sanglante
de notre histoire. En Argentine, par exemple,
A tout moment, il y a un effort pour raviver
la m6moire des citoyens. Si on ne fait pas de
meme chez nous, on permettra A un regime
analogue de s'installer de nouveau puisque
les tristes moments du duvali6risme seront
passes A l'oubli.
Le deuxibme conf6rencier est Jean-
Claude Bajeux. I1 n'a pas fait partie des neuf
pr6tres expuls6s le 15 Aoft 1969. En effet,
Bajeux l'avait d6jia t en 1964. I1 rapporte
done comment ce qui est arrive en 1969 A St
Martial n'6tait pas quelque chose
d'accidentel. I1 rappelle que la presence du
clergy francais en Haiti remonte A 1860. Plus
tard, cette presence 6tait ressentie avec un
certain agacement. Franqois Duvalier a su


pr6tres haitiens dont la soumission lui sera
assure. Du moins l'espbre-t-il. Bajeux
rapporte comment la bataille s'ouvre de
faqon accidentelle par un article 6crit par
Jacques Roumain et qui provoque une
rdponse 6nergique du Pere Froisset. I1
rapporte 6galement la bataille entre le Pere
Marrek, cur6 de St Marc, et le p&re Papailler
qui venait d'etre nomm6 ministre par
Duvalier.
Puis le 10 Janvier 1961, c'est la
fermeture dujoural catholique La Phalange
et l'expulsion de Monseigneur R6my
Augustin. Le p&re Bettembourg doit partir
avec lui.
C'est le p&re Lucien Rozzo qui
remplace Bettembourg. II d6barque en Haiti
vers la fin de l'annde 1962. Mais il n'y reste
pas longtemps, puisqu'en 1965 aprbs avoir
subi du pouvoir les pires humiliations, il
retoumait en France litt6ralement 6puis6 de
tant de vexations.
Dans les anndes qui suivent, ce sera
l'expulsion de Monseigneur Poirier. Les
p&res William Smarth et Jean Claude Bajeux
imaginent d'6crire une lettre de protestation.
Smarth est envoy en residence surveill6e
et Bajeux sera expuls6. On est en 1964.
Toutes ces expulsions font partie
d'un certain sch6ma. Rien n'arrive
accidentellement. Et le conf6rencier arrive au
fameux 15 Aoft 1969, laissant la place au
Pere William Smarth, l'une des victimes de
cejourfatidique.
Pere Smarth retrace les nombreuses
tracasseries auxquelles le sup6rieur de St
Martial, Pere Antoine Adrien, 6tait soumis.
I1 est constamment convoqu6 A la
chancellerie.
L'assistance avale son r6cit qui est
d6bit6 d'une voix humble et vivante, faisant
revivre les r6flexions du chancelier et les
r6pliques d'Adrien qui, a aucun moment, ne
s'est laiss6 intimider. William Smarth
rapporte cet article 6crit par le pere Jean-Yves
Urfi6 sous un titre plut6t provocateur : <
Assassinons le Pere Noel >>. I s'agissait de
rappeler aux enfants le vrai sens de la f6te de
Noel et de d6toumer leur attention de son
aspect materiel (cadeaux, repas copieux et
autres).
Urfi6 fut convoqu6 par
l'archev6que qui lui fit part du
m6contentement du president de la
rdpublique qui avait vu dans son article un
appel au meurtre contre la personne du chef
de l'Etat !
I1 nous parait important de signaler
ici un fait nouveau survenu A cette 6poque :
C'est l'arriv6e au pays de nombreux pr6tres
Spiritains originaires d'Haiti mais qui se
(PERES SPIRITAINS /p. 10)


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Mercredi 26 Aofit 2009
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L'ACTUALITE EN MARCHE


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Un responsable de I'UNESCO veut qu'Haiti

soit declaree patrimoine de 1'Humanite


(PATRIMOINE... suite de la lere page)
a l'universalit6 des droits de l'homme, M. Sane a pr6sentW
Haiti comme le berceau des droits humains universels.
conque a Paris en 1789, mais l'accouchement a bien eu lieu en
Haiti quelques anndes plus tard>, a-t-il soutenu, faisant
rd6frence a la rdvolte des Noirs sous la direction de Toussaint
Louverture et a la liberation des esclaves proclamde en Haiti


en 1793. Dans ce contexte, le fonctionnaire de 1'UNESCO a
demand que Haiti soit reconnue comme patrimoine de
l'humanit6, incarant ainsi la resistance triomphante de ceux
qui avaient refuse l'esclavage apres en avoir &te victimes.
II a d'autre part plaid en faveur de l'adh6sion d'Haiti
a l'Union africaine. < Haiti est bien une ile peuplke d'Africains>, a-t-il d6clard.


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I


ANALYSE SOMMAIRE
Le pouvoir Preval face a un adversaire sans visage p.1
SALAIRE MINIMUM
Qui a perdu, qui a gagn6 ? p.1
ECONOMIE
Le patronat va-t-il continuer a se reposer sur ses
lauriers ? p. 1
Plan pour ameliorer la productivity agricole p.6
POLITIQUE
Derriere la gauche, cherchez toujours a droite p.7
HAITI-MONDE
Un responsable de l'UNESCO propose qu'Haiti soit
declaree patrimoine de l'humanit6 p.1
MEMOIRE
Expulsion des Peres Spiritains il y a 40 ans p.2
A la veille du 150e anniversaire des Archives nationales
p.5
ACTUALITE
Le nouvel ambassadeur US present ses lettres de
creance p.3
Le gouvernement sous pression pour refus d'accorder
le < 14e mois
Graduation de 471 policiers administratifs et 115
inspecteurs p.4
Conference en Haiti des parlementaires des Antilles et
de la Caraibe p.7
DROITS DE L'ENFANT
Situation carcerale aux Gonaives p.8
ARTS & SPECTACLES
Festival du Film d'Haiti p.9
Montreal : le Mois Creole p.9
Miss Venezuela elue Miss Univers p.16
LIBRE PENSER
Loterie p.12
Tout plaide en faveur des 200 gourdes p.10
ENVIRONNEMENT
La modernisation de l'agriculture p.13
KREYOL
Youn pa chat pa dwe youn pa chwal p. 15


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Mercredi 26 Aout 2009
Haiti enMarche *Vol XXIII N' 31


POLITIQUE


Le pouvoir Preval face a un adversaire sans visage


(... suite de la lere page)
vote avort6es, tentatives de m6diations de m6me, fermeture
pendant deuxjours du principal parc industriel du pays etc), le
mardi 18 Aoft could, la chambre des d6put6s vote n6anmoins
par 38 voix pour et 36 contre en faveur des 125 gourdes
proposes par le president de la rdpublique.
Les d6put6s favorables aux 200 gourdes se sont
pi6g6s. Apres avoir obtenu l'annulation d'un vote pr6c6dent
pour un montant intermndiaire de 150 gourdes, ils ont perdu
pour 2 points au vote final. Ce sont les objections
pr6sidentielles a la loi qui l'ont emport6. Done les 125 gourdes.
Le prochain round doit se jouer -`
devant le SRnat mais qui n'est pas susceptible
d'y changer grand chose.

Des groupes pratiquement
anonymes...
Toutefois, sur le plan politique, une
fois passe 1'6tape du vote du mardi 18 Aoft,
ce ne sont plus les d6put6s et leurs querelles
trop souvent folkloriques qui sont en question,
ni meme les ouvriers qui digerent mal ce qui
leur parait presque avoir &t6 une mauvaise
plaisanterie mais qui ont repris le travail, non,
le nouvel acteur, le nouvel adversaire politique
du pouvoir, ce sont des groupes pratiquement
anonymes qui ontjou6 le r6le de fer de lance
de ce vaste mouvement de contestation qui
pendant environ un mois a monopolist
l'actualit6, le gros des forces de l'ordre ainsi
que toute l'attention des responsables
publics.
Qui sont ces groupes ? En dehors
d'organisations reconnues qui ont pris
publiquement fait et cause pour les 200
gourdes et appuy6 les manifestations Ouvriers e
ouvrieres (tel le syndicat international Batay (mardi 18 A
Ouvrye, 1'ONG Papda une association pour rddui
altermondialiste, quelques organisations de
droits humains etc), il n'a pas &t6 possible de savoir de qui
venaient les mots d'ordre et les directives ex6cut6es par les
milliers d'ouvriers et d'6tudiants qui ont fait trembler la capitale
plusieurs jours durant, affrontant en pleines rues la police
nationale et les forces onusiennes (Minustah).

Chaque jour une nouvelle cause...
En premieres lignes viennent les 6tudiants faculty6
des Sciences humaines, faculty de m6decine et de pharmacie
etc) ...
Mais si les 6tudiants 6taient seuls en cause, la
question politique en principe (en principe nous disons bien)
ne se poserait pas ...
Par contre, le mouvement a sembl6 se d6rouler en
plusieurs temps :
La faculty de m6decine d6clenche une grave pour
exiger le depart de son d6canat et de meilleures conditions de
fonctionnement et d'enseignement.
Soudain, le dossier du salaire minimum 6clate. Les
6tudiants se saisissent aussit6t de ce nouveau cheval de
bataille qu'offre une cause aussi populaire en soi. Puis chaque


jour une nouvelle cause vient se greffer : exiger le depart des
troupes onusiennes etc.
Le gouvernement fait d'abord le gros dos, comme a
son habitude. Les policiers tentent de contenir difficilement
les manifestations qui deviennent quotidiennes.
Puis, coup de theitre, 6tudiants et ouvriers : mime
combat !

<< 200 gourdes ou la mort! >>...
Un matin le parc industriel de Port-au-Prince se vide
en un clin d'ceil. Plusieurs milliers prennent la direction du


et etudiants manifestent encore lejour du vote de la chambre des
out) qui se terminera par la ratification des objections du preside
ire le salaire minimum a 125 gourdes pour le secteur de la sous-
(photo Eugene Robenson)
palais national pour cracher leur rejet des objections
pr6sidentielles a la loi fixant le salaire minimum a 200 gourdes.
Cri de guerre : < 200 gourdes ou la mort >>.
Les manifestations ont dur6 ainsi plus d'une semaine.
Pour finir, forcant a la fermeture du pare industriel situ6 dans le
p6rimdtre strat6gique de l'adroport international.
Selon les patrons (et d'autres t6moins), des petits
groupes non identifies arrivaient t6t sur les lieux pour
convaincre (s'il le faut vigoureusement) les ouvriers de laisser
leur poste. Certaines barrinres de < auraient &t6
forces.
En tout cas, les ouvriers ne semblent pas s'6tre fait
beaucoup prier pour suivre les initiateurs de ces marches
forces a travers la capitale destinies a < kore > (appuyer
6nergiquement) les parlementaires favorables au salaire de 200
gourdes par jour.
Maintenant on connait la suite. Ce sont les 125
gourdes du president qui 6tonnamment l'ont emport6. Mais le
dossier est-il class ? Nul ne sait.


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Car le pouvoir a &t6
pris par surprise et il lui est
difficile peut-6tre encore de
savoir ce qui s'est pass.
Oui, l'alerte aura 6td


chaude. Le parc industriel ferm6. Si cela avait dur6 quelques
jours de plus, cela aurait signifies l'annulation des commandes.
Oubli6s les futurs investissements cr6ateurs d'emplois tant
esp6res. Adieu veau, vache, cochon, couv6e. Toute la politique
6conomique balayee en un clin d'oeil. Aucun gouvernement
ne pourrait s'enrelever. Voire celui d'un pays dont la production
nationale a &tt r6duite a z6ro.
Mine de rien, c'est le plus grand coup qui ait menace
le gouvernement Preval depuis son accession en 2006.
Alors qu'il semblait au fur et a mesure avoir acquis
les coud6es franches sur le plan politique :
L'ex-opposition n'a pas profit de
la politique de reconciliation pour ameliorer
son score aux competitions 6lectorales
suivantes.
Ni son image dans l'opinion.
Reste un autre comp6titeur de poids,
c'est le parti Fanmi Lavalas du president en
exil Jean-Bertrand Aristide.
Par un jeu de passe-passe, Fanmi
Lavalas a t 6 6cart6 (mais peu 616gamment)
du processus des dernieres elections
s6natoriales partielles.
Et c'est le parti pro-pr6sidentiel
LESPWA qui a remport6 la majority des sieges
en jeu, ce qui lui garantit le contr6le de la
prochaine chambre haute.

Un commando d'extra-
terrestres ...
Mais voilh, c'est tout a fait d'une
autre direction que surgit la menace la plus
grave ...
La plus inattendue et la plus
surprenante aussi parce que n'ayant encore
Dputes (!) aucunvisage.
lent Preval Cependant le phenomene 6tait deji
traitance apparu lors des 6meutes d'avril 2008. C'est
semblablement un mouvement tout a fait
anonyme, pour ne pas dire myst6rieux, qui avait secou6 le
pays. Les secousses sont encore ressenties aujourd'hui (crise
a la fois 6conomique et politique aussi depuis le renvoi du
Premier ministre Jacques E. Alexis). Baptis6es par la presse
internationale < les 6meutes de la faim > d'Haiti, un point c'est
tout, mais aucune trace de ceux-1k qui tiraient les ficelles. A
croire qu'Haiti est visit6e de temps a autre par un commando
d'extra-terrestres qui accomplissent une mission bien precise
et disparaissent sans laisser de traces.
Les 125 gourdes ont &tt votes. Les patrons disent
leur satisfaction. Les ouvriers ont retrouv6 leur poste ... en
protestant.
Les 6tudiants anticipent peut-6tre leur prochaine
manifestation.
Le pouvoir est sans doute en train de se casser la
tate sur l'origine du dernier mouvement. Car les extra-terrestres
n'existent que dans l'imagination des auteurs de science fiction.
Avant le prochain coup surprise !
L'opposition n'est plus ce qu'elle 6tait. Le pouvoir a
su bousculer tous ses adversaires classiques. Mais il lui a
manque, quant a lui, le leadership n6cessaire pour occuper
l'espace ainsi lib6r6 et laiss6 a d6couvert.
D'autres peuvent tenter d'en profiter. C'est d6ji le
cas.

Haiti en Marche, 22 Aoit 2009


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Mercredi 26 Aoft 2009
HaitienMarche *VolXXIII N 31


Salaire minimum : qui a perdu, qui a gagne ?


Page 5


(... suite de la lere page)
Mais deux acteurs qui se sont absolument fourvoyds,
ce sont les pouvoirs l1gislatif et ex6cutif.
Prenons l'ex6cutif. Le president Rend Prdval y a
seulement acquis le titre peu enviable de protecteur du patron
de la sous-traitance.
Pourquoi ? Parce que ce dernier est le seul qui marque
des points dans le vote de mardi ramenant a 125 gourdes le
salaire minimum pr6alablement vote h 200 gourdes.
L'erreur du president est d'avoir uniquement pens6 a
la sous-traitance en formulant ses objections. Le president a
6td mal conseill6 en ce sens qu'il n'a pas vu un problkme
encore plus s6rieux que la sous-traitance : les petites
entreprises, micro-entreprises, entreprises familiales qui sont
la grande majority, qui (selon les statistiques) produisent plus
des trois quarts des jobs cr66s dans le pays et dont personne
ne s'est soucid de savoir si elles ont les moyens de payer les
200 gourdes de salaire minimum.
Or vu le libell6 du vote de mardi, tous les secteurs -
sauf la sous-traitance seront assujettis aux 200 gourdes.
Conclusion : ce sont ces entreprises d6ji en tout point
d6favoris6es qui vont porter la charge qu'on a enlev6e pour la
sous-traitance.
Car rien ne se perd, rien ne se cr6e.
Le president Prdval s'en est aperqu dans sa deuxieme
lettre aux parlementaires oi il plaide surtout la cause de ces
PME a l'haitienne. Mais c'6tait d6ji trop tard. Ses objections
avaient d6ji t& transmises aux d6put6s. Et c'est sur la base de
ces dernires, tel qu'elles avaient &t6 formuldes en premier
lieu, que les d6put6s ont vot6 mardi.
Done voild difffrents secteurs chez qui le president
risque de ne pas recevoir bon accueil lorsque les 200 gourdes
devront entrer en application. Y compris dans les petites
manufactures implant6es a la campagne : guildives, sucreries,
forgerons, tisserands, fabricants de rapadous, petits l6eveurs
de poulets etc.
Mais il n'y a bien sur pas seulement le president qui
est en cause, que faisons-nous des d6put6s qui ont absolument
refuse de laisser un volet pour ces secteurs soit mini-mini, soit
informels, ou plus sfrement les deux en m6me temps.
Obnubil6s que sont certains d6put6s (mais qu'est
l'ex6cutif aussi), obnubilde qu'est toute la gent politique
haitienne par le mythe du grand patron sans lequel jusqu'au


mot salaire qui n'existerait pas !
En m6me temps on invite la Diaspora a venir investir
ses economies dans le pays ...
Tout se resume a une question de << deux camps >>,
coqs de gaguere, c'est plus facile, c'est macho, qa flatte notre
ego, mais dans certains cas (comme le cas actuel) cela peut se
rdvdler aussi plut6t primaire, cela ne force pas a trop r6fl6chir,
nous voici tous souffrant d'une sorte de crise d'adolescence,
adolescents boutonneux ...
<< Deux camps >, combats de taureaux, les uns contre
les autres, opposition absolue d&s le depart, voici le commun
d6nominateur de ce dossier du salaire minimum. En dehors de
l'ouvrier qui se bat comme un seul homme pour une
amelioration de son sort, que voyons-nous : ex6cutif versus
16gislatif, d6put6s contre d6put6s, syndicats contre d'autres
syndicats car tous ne sont pas aussi jusqu'auboutistes dans
leurs m6thodes ... Et bient6t place au s6nat.
Alors que l'ex6cutif aurait df travailler avec les
commissions parlementaires concernes avant m6me que le
dossier de l'augmentation du salaire minimum ne soit arrive
sur les bureaux des deux chambres ... s'il est vrai que c'est
l'interet de l'ouvrier, du peuple soufrant qui est leur
preoccupation aux uns comme aux autres.
Les syndicats devraient avoir << lobby > les d6put6s
pour s'assurer que les int6r6ts de l'ouvrier sont pris
s6rieusement en consideration. Non se mettre a antagoniser
tout le monde mais essayer de bitir le plus large consensus
autour de la cause d6fendue. Nous parlons bien sir de
syndicats-syndicats !
C'est de tout ce chass6-crois6 qu'une solution
<< comprehensible >> (pour utiliser un anglicisme), c'est-a-dire
plus sfre d'etre accept6e par toutes les parties, pourrait sortir

Si tant est qu'il ne s'agit pas de satisfaire notre ego
ou toute autre cause, mais de l'interet du plus grand nombre.
M6me le grand patronat haitien qui dort encore sur
ses lauriers, habitu6e compter sur le gouvemement et sur les
forces armies de non regrett6e m6moire pour assurer la defense
cofte que cofte de ses int6r6ts, qui se serait retrouv6 dans la
n6cessit6 de r6fl6chir a deux fois.
Mais voici que c'est lui le grand patronat, alors que
c'est encore lui qui aura pris le moins d'engagements dans ce
d6bat (oi sont en effet les mesures d'accompagnement ?), eh


bien c'est encore lui le seul qui a des chances de marquer des
points ...
Tout cela a cause de cette habitude infantile de se
battre comme des chiffonniers pour un oui ou un non.
Le clou aura &te 6videmment de voir le m6me jour, le
mardi 18 aoft could, la chambre des d6put6s dans un premier
vote rejeter avec des cris de victoire le rapport de la commission
affaires sociales recommandant un salaire de 150 gourdes, puis
les m6mes d6fenseurs acharn6s des 200 gourdes perdre
totalement la face dans un second vote oi ce sont les
objections du president n'offrant que 125 gourdes qui 'ont
emport6. Toujours d6mocratiquement.
Apres avoir combattu les 150 gourdes une minute
plus t6t, voici les m6mes non seulement obliges de se courber
devant les 125 gourdes ... mais le plus ironique, devant supplier
leurs confreres du s6nat de ne pas rejeter les objections
pr6sidentielles et d'accepter par consequent eux aussi les 125
gourdes, sinon le dossier sera ajourn sine die, c'est-a-dire
jusqu'a la prochaine 16gislature dont on ne peut pas 6tre sir
que ce sera l'une de ses priorit6s. Incroyable mais vrai !
Condamnant l'ouvrier a recevoir les m6mes 70 gourdes par
jour. Et pour combien de temps encore !
Heureusement que les d6put6s n'ont pas a venir
rendre des comptes directement aux ouvriers (c'est l'insigne
avantage dont jouissent les politiques en Haiti, jamais de
comptes a rendre, l'auto-critique connais pas). Sinon comment
pourraient-ils leur expliquer qu'ils ont d6conn6 sur toute la
ligne : partir de 200 gourdes, refuser 150 que la plupart des
acteurs (y compris le patronat, y compris le chef de l'Etat)
aurait &t6 forc6 d'accepter car pour toute l'opinion (saufpeut-
6tre quelques groupes marginaux) c'6tait la voie la plus
raisonnable de sortie de crise pour aboutir a 125 gourdes.
Done faisant perdre a l'ouvrier au moins 25 gourdes parjour.
Mais les d6put6s ne sont pas seuls en cause, ni le
pouvoir ex6cutif. C'est tout ce comportement infantile dont il
faut nous d6barrasser, quel que soit le secteur auquel on
appartient.
C'est la morale de cette histoire.
C'est ce qui a toujours donn6 a l'6tranger un avantage
comparatif dans notre pays m6me, que ce soit les Liiders et
co., que ce soit l'international tout courts.

Melodie 103.3 FM, Port-au-Prince


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Mercredi 26 Aoft 2009
Haitien Marche *Vol XXIII N 31


ECONOMIE

Le patronat va-t-il continuer a se reposer sur ses lauriers?


(PATRONAT... suite de la lere page)
patrons et ouvriers en Haiti se sont retrouv6s face a face.
Sans aucun intermndiaire. Ni un gouvernement et des
forces armies d'Haiti pr6ts a r6primer dans le sang toute vell6it6
de revendications ouvrieres.
Sans meme un syndicalisme digne de ce nom. Ce qui
est fort dommage.
Les patrons ont di fermer leurs usines. Or si cela
avait durd quelques jours de plus, c'6tait la mine annonc6e.
Ce que personne ne souhaite, encore moins le
gouvernement. Nous sommes le pays le plus pauvre du
continent. Qui pis est, le seul avec une production nationale
zero et qu'il faut relever coft que cofte.

Le mythe de la resignation est r6volu ...
Le patronat haitien ne peut ne pas avoir commence a
r6aliser qu'aujourd'hui son principal partenaire ce n'est ni le
pouvoir politique, ni les forces de l'ordre, ni les grandes
chancelleries autrefois toujours promptes a fermer les yeux
sur la repression ou sur un coup d'6tat militaire en perspective
comme celui du 30 septembre 1991 apres seulement 7 mois au
pouvoir accomplis par un certain president Jean-Bertrand
Aristide Olu a une majority insolente et contre les vceux du
monde des affaires et des forces armies d'Haiti (y compris de
la Maison blanche de Bush pbre).
Mais aujourd'hui la meilleure garantie du patronat se
trouve dans les rapports qu'il saura entretenir lui-meme avec
ses ouvriers ...



Plan pour am(

Le plan semencier FAO/FIDA de 10,2 millions de
dollars porte ses fruits
20 aoiit 2009, Rome Un plan d'un montant de 10,2
millions de dollars visant a distribuer et a multiplier les semences
de quality a consid6rablement relev6 la production vivribre en
Haiti et permis d'offrir a la population des aliments moins chers
et aux agriculteurs un moyen d'accroitre leurs revenus.
Sollicit6 par le gouvernement haitien, finance par un
pret du Fonds international pour le d6veloppement agricole
(FIDA) et mis en ceuvre par la FAO, le programme a &td institu6
pour pallier la flambe internationale des prix alimentaires. II a
6t6 rendu d'autant plus urgent qu'une sdrie de temp6tes
tropicales a ddvastd les rdcoltes et les stocks de semences des
agriculteurs il y a exactement un an.
Avec l'arriv6e de la saison des ouragans cette annde,
le programme a 6galement aid6e reconstituer les stocks
semenciers de la FAO a Haiti, de sorte que le pays disposera
de semences de quality a distribuer, si les agriculteurs devaient
a nouveau perdre tous leurs stocks.

5 millions de dollars de haricots en une saison
Prbs de 250 000 petits exploitants et paysans sans
terres ont requ ou recevront des semences de quality dans le
cadre du programme, qui, meme a mi-parcours, a d6ji et
largement rentabilis6.
La FAO estime que les semences d'une vari&td de
haricots noirs r6sistantes aux maladies et a maturation rapide
originaires du Guatemala et distributes aux agriculteurs
pauvres et vulndrables pour la campagne de semis de l'hiver
2008 a d6ji produit des rdcoltes 6valudes a pros de 5 millions
de dollars.
"Nous sommes profond6ment encourages par les
r6sultats auxquels nous assistons dans ce programme qui,
soutenu par les conditions m6tdorologiques favorables, a 6td
un important facteur d'accroissement de la nourriture
disponible pour les populations pauvres d'Haiti", a indiqu6 le
Repr6sentant de la FAO en Haiti, Ari Toubo Ibrahim.

Des semences balayees par les ouragans
Haiti est un des pays les plus durement frapp6s par la
flambe des prix alimentaires qui d6clencha des 6meutes dans


D'abord ces deniers viennent de montrer que le
mythe de la resignation est r6volu. Et que la menace de les
renvoyer au ch6mage (agit6e fort maladroitement d'ailleurs
- au ddbut de cette crise du salaire minimum) est tout a fait
contrebalanc6e ddsormais par celle de fermer le parc industriel
ruinant 6galement les chefs d'entreprise.

Qui a le plus A perdre ? ...
On est donc a egalit6. Les uns comme les autres
6galement unis dans leur demarche respective.
Done un choc au sommet ne profiterait aux uns ni aux
autres. Au contraire ce serait plut6t qui a le plus a perdre.
Habituellement le plus fort a ce jeu c'est le moins fortune,
voire le plus d6sesp6rd.
Le vote du 18 aoft a &t6 obtenu in extremis, un vrai
coup de chance car le contraire (le salaire de 200 gourdes)
paraissait 6galement possible.
Le patronat ne devrait pas se montrer sourd aux autres
revendications car le salaire minimum n'est que l'expression
chiffrde d'une r6alit6 plus cruelle. Et que personne n'ignore.
Ne faites pas hypocritement semblant d'attendre que
ce soit le gouvemement qui crde le fameux Conseil des salaires
qui viendra designer les mesures d'accompagnement dont il a
&te question tant que la menace existait mais qui sont d6ji
pratiquement passes aux oubliettes.
Le temps du bluff et de la d6magogie est bel et bien
fini. NMcessit6 oblige.

Une convention collective...


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De son c6t6 l'ouvrier n'est pas aussi second qu'il
aurait pu croire en 6coutant les discours tout feu tout flammes
de nos parlementaires.
Les maladresses qui ont abouti au vote des 125
gourdes en font foi.
D'ailleurs il semble l'avoir si bien compris qu'il
regagnait son poste a la factory imm6diatement aprbs le vote
du 18 Aoft.
Done patrons comme ouvriers partagent les memes
prudences vis-a-vis d'allids qui sont moins sirs aujourd'hui
de tenir leurs promesses.
Le mieux serait done que les deux commencent par
apprendre enfin a r6gler leurs problimes entre eux.
Dans un pays oi l'Etat ne peut garantir comme il faut
la s6curit6 des vies et des biens, et oi l'ouvrier lui aussi ne
peut compter sur aucun encadrement syndical ou
professionnel veritable (ni sur l'Etat pour faire respecter les
engagements du Code du travail) mais sur sa seule volont6 a
se battre pour ne pas se laisser totalement d6truire, une solution
viable ce serait que les deux parties s'entendent pour mettre
en place leur propre systeme de gestion de leurs diff6rends et
de defense de leurs int6rets r6ciproques.
Ailleurs cela s'appelle une convention collective, qui
serait adopt6e 6galement par vote.
Mais le vote des int6ress6s eux-memes, non pas celui
du Parlement dont les membres sont d'abord guides par leurs
propres ambitions ...

Melodie 103.3 FM, Port-au-Prince


liorer la productivity

la capitale Port-au-Prince en avril 2008. En aoft et en septembre loin le premier employee
2008, quatre ouragans successifs ddvasterent les stocks de Selon les child
semences ou contraignirent les agriculteurs menac6s par la production agricole a fai
famine a les consommer. Les paysans pauvres n'ont souvent de semis de printemps 2(
d'autre choix que de semer des graines de quality mediocre, d'insecurite alimentaire
dans l'espoir d'obtenir une maigre rdcolte. (juste avant la flambe c
Le Ministbre haitien de l'agriculture estime que le juin2009.
manque de semences de quality approprides est un grave Les experts de
obstacle a l'accroissement de la productionvivribre locale et a des ONG du gouvemem
la reduction de la d6pendance a l'6gard des importations en 6tat des infrastructur
sensibles aux fluctuations de prix. De nouvelles vari6t6s de la suite des inondations
semences mieux adapt6es sont 6galement n6cessaires pour 6galement donn6 un coi
relever les d6fis de systemes agro6cologiques qui 6voluent "La relance de
sous l'effet du changement climatique et de la deforestation. priority dans la lutte co
Le gouvemement et le FIDAont choisi la FAO comme zones rurales, oi le taux
partenaire sur la base de sa longue experience en multiplication Olev6 que dans les zones
des semences en Haiti et d'un programme d'urgence bien rod6 "La productio
depuis 2004. activit 6 conomique, y c(
les touristes et ensuite ii
Outilset formation lorsque plus de 2 milli
Outre les haricots, le projet comprend 6galement la d'ins6curit6 aliment
multiplication du mais, du sorgho et la propagation des plants ressentiment", explique-
de manioc, de patate douce et de bananes, ainsi que la Silaproductior
distribution de 500 tonnes de semences de riz de quality tels que manguiers, av
produites localement. Les agriculteurs recoivent en outre des retiennent le sol et l'ea
outils agricoles et des conseils ou une formation sur les processus de reboiseme
meilleures techniques culturales, dispenses par des missions a abattre les forts pot
de radio ou des mat6riels 6crits. revenu.
Le programme couvre initialement trois campagnes En d6pit de
de semis hiver 2008 et printemps et &te 2009. ressources naturelles et
Le gouvernement souhaiterait d6sormais 6tendre le mauvaise gestion et a la
projet a la prochaine campagne d'hiver pour tirer parti de ses dernieres annses, Ha
excellents r6sultats et aider les agriculteurs a se relever de la producteur agricole.
flambe des prix alimentaires, car quelques mois ne suffisent "Haiti compte
pas pour leur permettre de r6cup6rer leurs moyens d'existence. agriculteurs maitrisent e
Ils ont besoin d'une assistance plus soutenue pendant au produire de la nourritur
moins un an. absolument continue


L'agriculture, une priorit
Plus de la moiti6 des Haitiens 5 a 6 millions de
personnes vivent dans les zones rurales et environ 85 % de
la population rurale pratique
l'agriculture qui, assurant
quelque 26 % de la production
S conomique, repr6sente de


l'agriculture", souligne

Contact
Hilary Clarke
Relations m6dia
(+39)0657052:
(+39)3405828'
hilary.clarke@l


agricole
r de l'ile.
ffres du gouvernement haitien, la
t un bond de 25 % durant la campagne
)08. Le nombre de personnes victimes
est tomb6 de 2,4 millions en avril 2008
les prix alimentaires) a 1,9 million en

la FAO estiment que les programmes
ent et des Nations Unies pour la remise
es (routes et p6rimetres d'irrigation) a
Set des temp6tes de l'an dernier ont
up de fouet A la production agricole.
l'agriculture en Haiti constitue une
ntre la faim et le d6veloppement des
de pauvret6 extreme est trois fois plus
urbaines", fait remarquer M. Ibrahim.
n vivribre est un pr6alable a toute
ompris le tourisme. En effet, faire venir
mporter des aliments pour les nourrir
ons d'Haitiens sont encore victimes
aire ne peut qu'6tre source de
-t-il.
ivivriere comprend des arbres fruitiers
vocatiers, bananiers et caf6iers, qui
u, l'agriculture peut venir en aide au
nt, car les pauvres sont moins enclins
ur se procurer du bois de feu et un

l'appauvrissement massif de ses
de la degradation des terres dus a une
pauvret6 extreme au cours des vingt
iti 6tait auparavant un important

encore d'excellents agronomes et ses
:ncore les connaissances de base pour
e. Raison pour laquelle nous devons
r a focaliser notre attention sur
M. Ibrahim.



as, Rome
514
781
ao.org


Page 6


ATTENTION pour tous ceux et celles qui aiment 6couter Ml1odie




elodie
103.3 fm




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EMIL,





Mercredi 26 Aoft 2009
HaitienMarche *VolXXIII N 31


Derriere la gauche,
PORT-AU-PRINCE, 21 Aoft Le dernier mouvement prets a tout sa
de contestation apparu dans le cadre des soubresauts qui ont OrH
entour6 le vote de la loi pour fixer le salaire minimum est un pays p
(actuellement bloque a 125 gourdes pour le secteur de la sous- d'une force mi
traitance) a mis en lumiere une tendance tout a fait a gauche II n'y
du spectre ideologique local. directement ai
Et a enjuger par le comportementjusqu'au-boutiste moins pas d'u
et les slogans de certains petits groupes en tete des Bien
manifestations (< 200 gourdes ou la mort! >), on pourrait meme une m6thode
parler d'une certaine extreme gauche, insurrection.
Le pouvoir a ete pris de court. Ne pouvant se Par c
permettre de repondre par la repression brutale (les quelques n'est pas le c;
arrestations op6eres sont vite d6eferes au cabinet sont fragiles p
d'instruction), ni de rester les bras crois6s face a un mouvement d6pendant. Ec
de plus en plus audacieux et menacant toute la politique Autn
6conomique gouvemementale qui repose actuellement sur une l'affaire, allez
image de stability meme relative capable d'attirer des
investissements cr6ateurs d'emplois. Un
Ce que le nouveau mouvement menace de mettre Donr
directement en peril : le parc industriel de Port-au-Prince a df extr6miste pei
cesser toute activity pendant deux jours pour ne rouvrir que place. Qu'il ai
sous d'importantes mesures de s6curit6 et des garanties pasenligne p
formelles de la part des pouvoirs publics. la << dmocrati
Autrement dit, le pouvoir de Rend Pr6val a eu chaud. Mais


en place, touted
Bref,
repond a une
D'ail
aboutit au ren
Bertrand Arist
Dom
militaires et


On les appelle << kamikaze >>...
Mais ce mouvement peut-il renverser le
gouvemement ?
Les petits groupes constamment au bord de
l'insurrection d6clar6e, toujours prets a en d6coudre avec les
forces de l'ordre, semblent tres sfrs d'eux-memes. Dans la
rue, on les a meme sumommes les << kamikaze >>, c'est-a-dire


toujours cherchez a droite !


ins se soucier du reste.
aiti n'est pas seule au monde. Qui plus est, Haiti
lace aujourd'hui directement sous le contr6le
ilitaire internationale.
a done aucune possibility que le system passe
ux mains d'un ordre ideologique different. Du
njour l'autre.
que cela puisse etre la strat6gie recherche. Selon
bien connue : provocation repression -

ontre, si le system n'est pas facile a abattre, ce
as du pouvoir en place. Les pouvoirs en Haiti
arce que le pays tout simplement est tout a fait
onomiquement, militairement etc.
cement dit, si vous n'etes pas capables de faire
ouste !

coup de barre tres A droite ...
c tout ce qu'un mouvement ouvertement
ut faire, c'est provoquer la chute du pouvoir en
t ete elu d6mocratiquement ou pas, cela n'entre
our l'extreme gauche qui refuse de toutes falcons
ie bourgeoise >>.
le problem c'est en meme temps que le pouvoir
es les liberties qui disparaissent aussi.
c'est toujours un coup de barre tres a droite qui
menace tres a gauche.
leurs, c'est un peu comme le mouvement qui
iversement en f6vrier 2004 du president Jean-
ide.
ind par une coalition elite 6conomique et anciens
paramilitaires, avec le support manifeste des


puissances dominantes (Washington, Ottawa et Paris), le
mouvement insurrectionnel n'en b6enficia pas moins de la
complicity meme indirecte de certains groupements de gauche
en guerre contre Aristide meme pour des raisons d'ordre plus
ideologique que politique.

Attendant que la situation soit mfire ...
Leur raisonnement 6tait que cela fait toujours un
adversaire de moins.
En effet, une fois Aristide parti, ils abandonnerent la
coalition avant de se retoumer aussi contre elle. Enfin, ceux
qui croient vraiment dans leur cause.
Mais sans se soucier des multiples problems qu'une
telle strat6gie peut eventuellement creer. Y compris massacres
et total effondrement 6conomique. Ou encore la finjustifie les
moyens.
Du moins on n'a pas encore vu les adeptes de cette
tendance ideologique presenter aucune alternative a cette issue
fatale.
D'un autre c6t6, aucun gouvernement n'oserait
donner raison a un mouvement aussi extreme (comme dans le
dossier du salaire minimum) sans le risque d'etre accuse d'etre
de meche avec lui.
Conclusion: derriere toute pouss6e de l'extreme
gauche (du moins dans les conditions actuelles d'Haiti),
cherchez la reaction ultra droite qui peut se cacher derriere
attendant que la situation soit mire. Ne serait-ce que
objectivement. Sans complicity aucune. Honni soit qui mal y
pense. Mais c'est math6matiquement comme qa.

Haiti en Marche, 21 Aoit 2009


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Mercredi 26 Aoft 2009
Haiti enMarche *Vol XXIII N 31


Situation carcerale aux Gonaives


les enfants parmi les victimes


Dans la garde-d-vue du commissariat des Gonaives,
le nombre de mineurs en detention, depuis tantot une annie,
est en netteprogression. Aujourd'hui, ils sont une trentaine,
ces enfants qui sont gardds dans des conditions extr&mement
difficiles et quifont l'objet, pour la majority d'entre eux, de
ddtention preventive prolonged.
Depuis quelques mois, le nombre de
mineurs en contravention avec la loi ne cesse
d'augmenter dans la Cite de l'Ind6pendance.
D'une dizaine autrefois, on en d6nombre 25
actuellement. Et parmi eux, deux filles.
L'implication croissante des mineurs
dans des actes de banditisme, de l'avis de plus
d'un, serait lide a la d6t6rioration des conditions
socio-6conomiques des manages dans la region,
apres le passage des ouragans Hanna et Ike
l'annme derniere.
eJ'ai travailld personnellement avec
un enfant qui, apres avoirperdu sa maman lors
des inondations, a recommenced voler o, a
d6clard Fonie Charles Norgaisse, l'un des deux
juges d6sign6s pour traiter le dossier des mineurs
dans lajuridiction. Le mineur en question a eu,
6videmment, des ant6c6dents avec la justice.
La plupart de ces enfants viennent
d'Ennery, d'Anse-Rouge, de Saint-Michel de
l'Attalaye de Marmelade et de l'Estere, des
communes du Haut-Artibonite. La plupart
d'entre eux sont des enfants de rues. Environs
80 % des cas en questions ont rapport avec le Mineurs d
viol ou le vol.


Des conditions de detention difficiles
Les bouleversements politiques de 2004 ont
occasionn6 la destruction de la prison civile des Gonaives.
Depuis, la garde-a-vue du commissariat de la Cit6 de
l'Ind6pendance sert de centre carc6ral.
Les cellules sont surpeupl6es et inapproprides. La
chaleur et l'odeur naus6abonde qui s'y d6gagent t6moignent
des conditions de detention infrahumaines. Comme pour
l'ensemble des d6tenus, les enfants font face a des problkmes
de sant6, d'hygiene, d'insuffisance de nourriture, entres
autres.
(Nous souffrons de maladies de la peau. Parfois,


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nousfaisonsface a des deficiencesphysiques. La quality de
la nourriture offerte n'est pas toujours bonne. Nous vivons
une situation humiliante o, t6moigne E.D., 17 ans, 6crou6
depuis fdvier 2008.
Ces enfants sont, en effet, les plus vulndrables de
toute la population carc6rale. Ils souffrent le plus souvent
d'affections diverses. Parmi elles, on d6note notamment la


erriere les barreaux, beaucoup sont des enfants abandonnes san
sans ressources ni education (photo Marco Dormino)


galle, l'hypertension artdrielle, la tuberculose, l'asthme ainsi
que des abces. oNous n'avons pas de mddecins d notre
disposition. Ce qui nous empdche de recevoir les soins de
sante ndcessaires o, a poursuivi le mineur.
Toutefois, la direction de l'Administration
p6nitentiaire nationale (APENA) a mis a la disposition des
personnes incarc6rdes une infirmiere devant fournir les
premiers soins. Tous les mois, 1'APENA pourvoit le centre
carc6ral en m6dicaments.
o Les demandes sont exdcuties selon un ordre de
priorited a renseign6 un policier ayant requis l'anonymat. o
Quand l'dtat de ces mineurs s'aggrave, ils sont conduits d
l'hOpital o, fait en outre savoir le policieOutre les problkmes
lies aux conditions de
S ~ detention, ces enfants, a
l'instar des adultes, sont
tG /y victimes de la detention
preventive prolong6e. o Je
suis ici depuis le 12 fivrier
-. t2008. J'ai dtd entendu une
f . seule fois par les autorites
judiciaires. Depuis, mon
in "Paradise" dossier est rested sans suite.
ember 30 2009 J'ignore combien de tempsje
ember 30 20peux encore rester ici car je
n'ai dtd nijugd ni condamnid
o, a d6clard un autre mineur
de 17 ans.
iM J'ai voli un petit
lit qui se trouvait dernire
une maison, etj'ai dtd arrdtd


troisjoursplus tardpar lapolice o, a avoud un mineur de 16
ans, venant de la commune de L'Estere. Je souhaite vraiment
sortir de la pour neplusjamais recommencer o, a-t-il insist.
Nombreux sont en effet ceux qui restent plus d'un an
sans 6tre jamais pr6sentW devant son juge naturel. Les rares
mineurs qui ont &t6 entendus ont vu leur dossier rest sans
suite.
oCeproblkme est di probablement a
l'insuffisance du personnel charge
spdcifiquement des dossiers des enfants en
contravention avec la loi o, a comment Mme
Norgaisse. Pour elle en effet, ole Ministere de
la Justice doit rdunir tous les acteurs impliquis
dans cette affaire pour y trouver une solution
0.
Selon le code p6nal haitien, la majority
p unale est de 16 ans. Aussi, les mineurs de cet
.ge peuvent-ils 6tre reconnus comme criminels.
Mais une fois condamnds, ils doivent 6tre gard6s
dans des centres de r66ducation. Ces structures
devraient 6tre disponibles dans toutes les
juridictions oi, a l'exemple des Gonaives, il y a
une Cour d'Appel.

Vers une amelioration des conditions
de detention aux Gonaives
Depuis le 22 juillet 2009, les autorit6s
judicaires et policieres ont inaugur6 une cellule
au profit de ces mineurs en contravention avec
is parents, la loi. La rehabilitation de cette cellule a &t6
r6alis6e grace a un don de 1.500 dollars
am6ricains de Jan Thompson, une missionnaire amdricaine.
lIl n'y avait pas suffisamment de places. Les
personnes qui pouvaient dormir sont les anciens. Les
nouveaux venus devraient rester debout laplupart du temps.
Mais, maintenant,j'arrive d dormir mieux qu 'autrefois meme
si ce n 'est l'idalab, s'est r6jouit l'un d'eux.
En outre, des articles de toilettes, des matelas et des
maillots ont &te remis aux mineurs dont le nombre, a cette
date, s'dlevait a 28. Ces dons ont &te fournis par les Sections
Droits de l'homme et Reduction de la violence communautaire
(RVC) de la MINUSTAH ainsi que de l'Organisation non
gouvernementale (ONG) internationale Oxfam GB.
Parallelement, la Section des Affaires civiles de la
MINUSTAH aux Gonaives a finance un projet de rehabilitation
des cellules de la garde-a-vue du commissariat de la ville. Lanc6
le 24 juillet 2009, ce projet qui doit durer 3 mois, cofitera
972.603,09 Gourdes.
Ces travaux permettront d'accroitre d'environ 52
metres carr6s la superficie mise a la disposition des d6tenus.
Des travaux ayant rapport a la s6curisation, a l'a6ration des
cellules et a l'assainissement de l'environnement carc6ral
seront 6galement ex6cut6s.
Avec ce projet, l'on devrait s'attendre a une
amelioration des conditions de detention a la garde-a-vue du
commissariat des Gonaives. Et par consequent, la reduction
du taux de d6tenus malades enregistr6s dans ce centre carc6ral.



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HaitienMarche *VolXXIII N 31


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Mercredi 26 Aoft 2009
Haitien Marche *VolXXIII N 31


Salaire minimum : Tout plaide en faveur des 200 gourdes


Par Fritz Deshommes
... suite du numero precedent, HENM #30

6- Pourquoi les services comp6tents de l'Etat se sont montres
si r6ticents, si silencieux dans le d6bat ? Pourquoi le Directeur General
de la DGI a pu s'offrir le luxe de bouder une invitation/convocation
du Chef de l'Etat a proposjustement des donn6es de bilan financier ?
Pourquoi les Ministeres des Affaires Sociales, du Commerce et de
l'Industrie, de l'Economie et des Finances ne sont-ils pas venus a la
rescousse du Chef de l'Etat pour d6montrer par des 6tudes pertinentes
et incontestables qu'effectivement l'augmentation a deux cents
gourdes serait cause de pertes massives d'emplois ? Et lorsque
finalement les parlementaires ont pu, a la DGI, acc6der aux documents
comptables des entreprises de sous-traitance, c'6tait pour<< d6couvrir
le pot aux roses 6>>, comme l'a annonc6 << le Nouvelliste >> : la plupart
des bilans declares sont faux, inconsistants. Des entreprises qui
perdent de l'argent tous les ans et continuent a investir r6gulierement.
Ce qui confirme ce que l'on savait dej : la plupart des commercants
et industriels de la place fonctionnent avec une double ou triple
comptabilit6, une pour la DGI, une pour la banque, une pour eux-
memes. A l'occasion nous avions ressuscit6 un article paru il y a 23
ans, citant la banquiere Gladys Coupet qui s'en prenait aux << bilans-
contributions >> de nos hommes d'affaires7.

7- On se demande pourquoi l'6tude du << Management
Strategic Group 8>, cite plus haut n'a pas fait l'objet d'une plus
grande diffusion en d6pit de ses conclusions favorables a la plupart
des vues du secteur patronal (qui en est d'ailleurs le commanditaire)
et du prestige de la firme consultante.
L'analyse du compte d'exploitation pr6sent6 en page 5 de l'6tude
suggere :
Le total des ventes indiqu6, de 134.1 millions de dollars,
pourrait avoir ete sous-estime, si l'on se r6fere aux donn6es de la
Banque de la Republique d'Haiti (Rapport Annuel 2007)9 et a celles
du D6partementAmericain du Commerce, cities par Lesly P6anl0.
Les couts variables, (72.8 millions de dollars US),
composes a 87% de la remuneration des ouvriers, pourraient avoir
ete sur6valu6s, si certaines informations foumies en page 5 du rapport
ont servi a leur estimation. I1 est assume, par exemple, que tous les
ouvriers accident aux avantages sociaux pr6vus par le Code du Travail :
une jourme de repos par semaine, le paiement des obligations au


titre de 1'ONA et de 1'OFATMA, boni et conge annuel pays, lesquels
repr6sentent plus de 20% de la masse salariale. D'ailleurs, en ce qui
a trait a lajourme hebdomadaire de repos, la meme etude pr6sente
des fiches de paie individuelles sur la base de 26 jours /mois et non de
30 jours.
- Au niveau des << Charges Fixes (51 millions de dollars), le
poste le mieux pourvu est celui intitule << Autres >> avec un montant
de 24.8 millions de dollars, soit pres de 50% du total. Faut-il croire
qu'il recele bien des secrets ?
Le deuxieme poste en importance des charges fixes couvre
les << salaire supervision et administration>> pour 13.1 millions de
dollars. Sa d6sagr6gation pourrait aider a mieux comprendre la
repartition des salaires au niveau des cadres des entreprises, surtout
quand on sait que les superviseurs haltiens ne sont pas
substantiellement mieux lotis.
Les considerations qui precedent suggerent que l'amelioration de la
quality des donn6es disponibles, ainsi que l'exploration des
opportunities de restructuration des couts pourraient offrir la
possibility de d6gager des benefices sup6rieurs aux 10. 3 millions de
dollars indiqu6s. Et done de payer confortablement les 200.00
gourdes de salaire minimum.
11 importe de souligner que les considerations susmentionn6es ne
detruisent en rien la quality du travail fourni par la firme en question
- somme toute tries utiles dans le d6bat qui a du travailler sur la
base de donn6es qu'on lui a foumies.
Cela dit, rien n'indique que le salaire minimum a 200 gourdes en
sous-traitance n'est pas soutenable ou qu'il va provoquer cette
perte massive d'emplois promise par le secteur patronal. Ce qui est
sur, c'est que :
Le taux de profit du secteur patronal va diminuer ;
La part des salaires dans la distribution du revenu national
va augmenter ;
- Les in6galites de revenus vont etre r6duites.
8- Mais on peut supposer, meme en l'absence de donn6es
convaincantes, que les affirmations du secteur patronal sont fondees.
Cela veut dire simplement que le secteur en d6bat, la sous-traitance,
n'est viable qu'en offrant des salaires de misere. Dans ce cas, peut-
on parler veritablement d'emplois ? Ne vaut-il pas mieux utiliser les
concepts de sous-emploi ou de chomage d6guis6 ? Mais ce n'est pas
le plus preoccupant. Le patronat peut legitimement d6fendre ses
int6rets corporatifs et alerter sur les consequences que, selon lui,


telle mesure pourrait g6enrer. Ce qui parait alarmant, c'est l'absence
de preoccupation sur cette situation de ses ouvriers dont il sait bien
que les 200gdes refuses ne leur permettraient guere de satisfaire a
leurs besoins les plus primaires. C'est l'absence de vision et de
perspective. C'est qu'il assume passivement que ses ouvriers ne
sont pas de v6ritables ouvriers, parce que ne pouvant reproduire
leur force de travail. Qu'il ne voit pas le danger de la pr6carit6
existentielle de ses ouvriers. Qu'il ne r6flechisse sur aucune strat6gie
qui permettrait de visualiser concretement et de maniere r6aliste le
moment et la maniere dont pourraient etre cr6es des emplois
veritablement r6munerateurs. Ou peut-etre la reduction des prix des
biens -salaires (alimentation, logement, vetement, education), histoire
d'augmenter le pouvoir d'achat du meme salaire. Qu'il ne voit pas
ses propres int6rets de long terme en tant que secteur social
sp6cifique, convaincu que le bien-etre de l'ouvrier conditionne aussi
le sien. N'aurait-il pas pu profiter de cette alliance ouverte avec
l'Etat pour porter ce dernier a adopter les mesures ad6quates visant
a mieux profiter de la loi HOPE, a favoriser les investissements
necessaires en locaux, electricity, etc., a promouvoir les secteurs
producteurs de biens-salaires (agriculture, artisanat, construction,
education, ...) ? Au lieu de s'en tenir a cette proposition ponctuelle
consistant a demander a l'Etat des autobus pour le transport des
ouvriers.
9- En abordant la question de maniere tries << 6troite >>, d'un
simple point de vue << economiciste >>, sans aucune consideration
sociale ou ethique ou morale, l'employeur est le premier personnage
a avoir int6ret a ce que ses ouvriers se sentent le mieux que possible,
le moins frustr6 que possible. Car si le processus de production
implique la mise a contribution de tout un ensemble de facteurs et
d'intrants matieres premieres, machines et 6quipements, batiments,
electricity, telephone, main-d'oeuvre le plus important de tous est
le travail. Seul le travail des femmes et des hommes, des patrons, des
cadres, des ouvriers, peut cr6er de la richesse, transformer les intrants
en un produit nouveau, stimuler la croissance, engendrer des profits.
Tous les autres facteurs, quelle que soit leur valeur intrinseque,
n'ont la capacity de cr6er aucune unite de valeur suppl6mentaire
sans l'intervention du travail humain. Pour l'employeur, pour la
society, pour la creation de richesses, pour la production de profit,
pour la croissance, le travail est le facteur le plus important. Sa
permanence, sa bonification, sa << capacitation > continues sont les
(200 GOURDES /p. 12)


Expulsion des Peres Spiritains: c'etait il y a 40 ans


(PERES SPIRITAINS... suite de la page 2)
trouvaient hors du pays. En effet pour r6pondre aux
nombreuses expulsions de pretres strangers par Duvalier, les
responsables de St Martial se demandaient si le < president a
vie de la rdpublique > ne pensait pas << haitianiser >>
complktement le clergy d'Haiti. Pour faire face a cette
6ventualit6 et maintenir la presence Spiritaine dans le pays,
I


les sup6rieurs firent reveni
travaillaient en Afrique et
C'est a partir de
de St Martial d6ciderent de
jeunes qui leur 6taient co
cr66s pour les 6veiller au:
leur. Dans le meme but, 1






-I
)B
a


ir en Haiti les Spiritains haitiens qui
en Europe.
ce moment aussi que les Spiritains
e r6nover l'animation spirituelle des
infids. Des cercles d'6tudes furent
x problkmes du monde qui 6tait le
e pere Jean-Yves UrfiN organisa un
camp de vacances a Laborde,
dans le diocese des Cayes, on
un pere de Saint-Jacques,
Robert Ryo, formait les
paysans au ddveloppement
communautaire.
A leur contact, les
jeunes citadins de St Martial,
la plupart issus de milieux
ais6s, prirent conscience des
difficulties de la vie paysanne.
De meme une 6quipe de
Spiritains ouvrit a St-Martial
une bibliotheque, la <
Bibliotheque des Jeunes >>.
Ce lieu devint un point de
rencontre pour une jeunesse
avide de savoir et d'action.
Et ici, nous
laisserons la parole au Pere
Emile Jacquot qui, dans sa
brochure << Mmoire
Spiritaine > rapporte la
tension qui a r6gn6 de 1965 a
1968 dans le pay. C'est a ce
moment que le pere Antoine
Adrien devint sup6rieur de St
Martial. II accepta cette
charge avec une certaine
reticence, sentant bien que sa
nationality haitienne ne lui
serait d'aucun secours en cas
de difficult&.
De son c6td,
Duvalier n'ignorait pas que
les lieux Spiritains
constituaient un des rares
espaces de liberty du pays on
sa politique n'arrivait pas a
p6n6trer. I1 savait aussi qu'il
ne comptait guere de
partisans parmi les parents
d'61eve du College. Pour lui,
St Martial 6tait un repaire
d'opposants, de
<< camoquins >>. Par exemple,
quand le ministere de
l'Education nationale fit
paraitre une circulaire
recommandant aux 61eves
des 6coles l'achat du <
cat6chisme duvalidriste >> (le
< petit livre rouge de


Duvalier >) et quand les employs du Palais National vinrent
d6poser a St Martial leur cargaison de < cat6chismes >> et
voulurent en percevoir imm6diatement le paiement, comme ils
le faisaient partout ailleurs, sans h6siter Antoine Adrien leur
rdpondit qu'il ne pouvait pas imposer un livre qui 6tait
simplement<< recommand >> par l'Education nationale et que
le montant des livres vendus leur serait pay6 d&s que les &lves
auraient fait leur choix. Un signe d'ind6pendance 6videmment
qui fut mal requ du pouvoir central !
I1 fallait se d6barrasser de ces fauteurs de troubles et
Duvalier imagina unjour d'arreter les Peres Antoine Adrien et
Ernst Verdieu et de les faire conduire a Fort Dimanche. Apres
quelques heures de detention, les deux peres furent relich6s
par le commandant du fort, sans qu'aucune explication ne leur
soit donnde. Mais il 6tait pres de minuit. Les peres exigerent
alors de se faire escorter par un soldat qui assurerait leur
s6curit6, car a circuler pendant le couvre-feu, ils risquaient
d'etre abattus sans sommation. Le soldat les accompagna
quelques minutes, puis les abandonna en pleine nature. Les
deux peres se trouverent sans protection. I1 tait clair que
Duvalier avait machine ce moyen pour se d6barrasser d'eux
en les faisant abattre pendant le couvre-feu. Les deux pretres
ne durent leur salut qu'en se r6fugiant a la dernimre minute
dans le couloir d'une maternity rest entrouvert. Presque
aussit6t, passa la voiture de police charge peut-6tre de les
abattre.
II fallait se d6barrasser de ces << fauteurs de troubles
au plus vite >. Les pretres requrent une convocation pour se
presenter a la chancellerie le 15 Aott 1969. On leur donna
lecture du communique d'expulsion ainsi stipul : << Decide de
faire partir pour l'6tranger a bref d6lai, les peres Antoine
ADRIEN, Sup6rieur du Petit Seminaire College St Martial, Ernst
VERDIEU, Directeur des S6minaristes, Paul J. CLAUDE,
aum6nier des Secondaires, Max DOMINIQUE, professeur de
Belles Lettres, Paddy POUX, r6cemment d6tach6 du Petit
Seminaire College St-Martial, William SMARTH et Paul
DEJEAN, Co-directeurs de la bibliotheque des Jeunes, Pierre
DEJEAN, Membre de la R6daction de < l'Eglise d'Haiti >>,
premiere version, Yves DEJEAN, parent et fiddle alli6 des Peres
Pierre et Paul DEJEAN dans leurs entreprises de destruction
et de sabotage de la foi catholique et avec eux le Dr Pierrre
Cauvin, Pr6sident du Parti Clandestin U.D.N., lih au Parti<<
Haiti Progrs >> et au Parti<< Communiste Unifid Haitien >> pour
le renversement de l'ordre 6tabli et la mise en p6ril de la s6curit6
publique. Port-au-Prince le 16 Aott 1969 >
Le communique est sign de Rend CHARLMERS,
Secr6taire d'Etat.
Cette expulsion fut pour tous une lourde 6preuve.
Les pretres forces de partir abandonnaient le fruit de tant
d'efforts, tout ce quijusque-l avait donn6 un sens a leur vie.
Ils laissaient sans pretres des populations auxquelles ils 6taient
profond6ment attaches et pour les Spiritains originaires d'Haiti,
des parents et des amis qu'ils ne pourraient revoir avant
longtemps. Aces souffrances s'ajoutait le sentiment combien
douloureux de ne pas avoir &t6 d6fendus par la Hidrarchie de
1'Eglise d'Haiti.
E.E.


Page 10


REYINYON PIBLIK

Asanble Gouvenan Oganizasyon Planifikasyon Konte (MPO)
pou Zon Iben Miami pral fe yon reyinyon piblik jou jedi 24
septanm 2009, a 2:00 p.m. nan Sal Konferans Komisyon
Konte an nan Stephen P Clark Center, 111 NW First Street,
Miami, Florid.

Asanble Gouvenan an pral konsidere amannman
ki ekri pi ba la-a nan Pwogram Amelyorasyon
Transpotasyon (sig Angle TIP) pou Ane Fiskal 2010 la:

1. De Pwoje Vanse Devan pou Ane Fiskal 2010

Amannman sa-a pral ajoute defaz pwoje nan TIPAne Fiskal
2010 la ki ok6mansman te pwograme nan TIP 2009 la ki
te dwe jwenn otorizasyon nan ane fiskal Eta-a ki temine
30 jen 2009. Kom fon faz sa yo pat rezeve anvan 30 jen
2009 la, li nesese pou yo enkli yo nan TIP Ane Fiskal 2010-
2014 la. Kidiplis, pwoje sa yo ke yo vanse devan an deja
enkli nan bidje Eta-a ki apwouve pou Ane Fiskal 2010 la.

Yo envite tout moun ki enterese vini patisipe. Pou kopi TIP
lan ak/oswa plis enfomasyon, tanpri kontakte Sekretarya
MPO, Stephen P Clark Center, 111 NW First Street, Suite 920,
Miami, Florid 33128, telefon: (305) 375-4507; imel: mpo@
miamidade.gov; sitweb: www.miamidade.gov/mpo. Se
regleman Konte Miami-Dade pou li konf6me li a tout egzijans
etabli pa Lwa pou Ameriken ak Enfimite yo (ADA). Pou jwenn
sevis yon entepretan siy, tanpri rele omwens senkjou davans.





Mercredi 26 Aofit 2009
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AVI ELEKSYON ESPESYAL
Dapre Rezolisyon Konte Miami-Dade adopte pa Asanble Komisyonb Konte nan Konte Miami-Dade, Florid, yap avize tout elekte kalifye ki abite
nan distrik pwopoze yo, ke ap genyen Eleksyon Espesyal kap f6t jou 15 septanm 2009 la, pou jwenn apwobasyon oswa dezapwobasyon yo sou
pwopozisyon sa yo:
Rezolisyon Nfm. R-788-09, adopted 30 jan 2009, Id pwopoze aboli Distrik Taks Espesyal Gad Sekirite "Highland Ranch Estates" Jan sa to
etabll nan 6donans Konte Nim. 09-61.
Rezolisyon Nim. R-937-09, adopte 21 jiyb 2009. ki pwopoze kreyasyon ak etablisman Distrik Taks Espesyal Gad Sedkrite "Hammock
Lakes" jan sa to etabli nan Odonans Konte Nim. 09-83.
Rezatisyon Nim. R-939-09, adopte 21 jiye 2009, ki pwopoze amande Distrik Taks Espesyal "Keystone Point' la jan sa to etabli nan
ddonans Konte Nim. 09-64.
Yo va poste bilten vbt bay lout vote enskri ki abite nan z6n pwopoze yo ki va elijib pou vote WI ou NON pou pwopozisyon yo. Depatman Eleksyon
Konte Miami-Dade f&t pou resevwa tout bilten ranpli yo pa pita ke 7:00 p.m. nan jou eleksyon an.
Eleksyon espesyal sa yo ap fbt an konf6mite ak dispozisyon Kbd Lawha Konte Miami-Dade ak 16t dispozisyon aplikab ki nan kId rwa jeneral yo ki
relatif a eleksyon espesyal yo. i
Lester Sola
Sip6viz BEleksyon
Konte Miami-Dade, Florid





Mercredi 26 Aofit 2009
Haiti enMarche *Vol XXIII N 31


C C'est la force des dirigeants modernes d'avoir
compris que la religion ayant cess d'&tre 1 'opium dupeuple,
la loterie qui pour un investissement modiquepermet 1 'egalitW
des chances, pouvait constituer une drogue de substitution. >
Philippe Bouvard

Chers amis lecteurs,je suppose que vous avez suivi,
soit a la TV, soit sur l'Internet, les exploits de ce Jamaicain de
quasiment deux metres de hauteur qui, a la vitesse de l'6clair,
avec une gestualit 6 61gante, a traverse les 100 ou les 200
metres libres pour pulv6riser les records r6cemment 6tablis.
9,58 surles 100 metres et 19,19 sur les 200 metres Maintenant,
le meme stade qui en 1936 avu Jesse Owens secouer les ciments
de la < supr6matie raciale arienne > pour montrer que nous
sommes tous 6gaux, avec nos tares et nos vertus, voit Usain
Bolt s'6riger en tant que < maitre et seigneur de la vitesse >>.
D6finitivement, les Jamaicains dominent le monde de lavitesse
en athldtisme. Et dire que l'on aurait pu les loger tous dans le
tiers de la presqu'ile du Sud d'Haiti I1 aurait pu naitre Haitien !
On aurait pu l'adopter Que faut-il faire pour que les lois de la
probability nous soient aussi favorables et nous permettent
d'avoir de grands champions dans toutes les disciplines
sportives ? Qu'ont-ils fait pour etre meilleurs que nous ? En
aussi peu de temps ? Durant tout ce temps, qu'avons-nous
fait ? Est-ce le fruit du hasard ? Jamaicains. Cubains.
Trinidadiens. Dominicains. Surinamiens. Honduriens.
Guadeloup6ens. < Men > Nous sommes maintenant a la
queue.
Chores amies lectrices, chers amis lecteurs, je me
demande ce qui s'est pass, ces trente dernibres anndes
surtout, pour que le pays se trouve dans cette situation aussi
deplorable. Qu'avons-nous fait de ces acquis qui nous situaient
dans le groupe de tate du peloton ? Meme nos raves sont
devenus rachitiques (si parfois nous revons). Je me laissais
bercer par mes souvenirs quand je suis tomb6 par hasard,


Loterie !

d'un c6t6 sur un article de < Le Nouvelliste > crit par le Dr.
Saint-Cyr qui parlait de la < Loterie Nationale > avec son < Gros
Lot de 100 000 gourdes > qui faisait saliver plus d'uns, et de
l'autre, surle montant record de 135,9 millions d'Euros,jackpot
du loto italien pour son prochain tirage. Dans son article, le
Dr. Saint-Cyr se demandait oni 6tait passe cette Institution
qui remplissait plusieurs r6les dans la soci6t6 haitienne. En
effet, les fonds collects par l'Etat haitien 6taient utilis6s non
seulement pour financer les < grands ouvrages publiques >
mais aussi des ceuvres de bienfaisance. II faut aussi ajouter
d'autres aspects positifs tels le nombre d'emplois indirects
cr66s ou bien le nombre de << bienheureux > qui gagnaient les
diff6rents < lots >. Dans cette loterie qu'est la vie dans un
pays pauvre comme le n6tre, on ne peut jamais savoir, quel
qu'ils soient les efforts que l'on aura r6alis6s, si l'avenir sera
meilleur que le present. Un << gros lot >>, le << Plimel Mayol >
comme disaient certains (au lieu de Premio Mayor), 6tait le
chemin le plus court pouvant mener a l'amdlioration des
conditions de vie. Cela poussait les gens a jouer de faqon
volontaire et ceux qui 6taient obliges de le faire (des dizaines
de billet leur 6taient donnis en change d'une partie de leur
salaire), d'accepter stoiquement leur sort.
Gagner a la loterie est difficile et, le fait de d6crocher
l'un des < lots > de la Loterie Nationale d'Haiti ou, dans le cas
du < Loto >, rdussir la combinaison gagnante parmi les
622.614.630 combinaisons possibles de 6 nombres choisis
parmi les 90 nombres donnis n'est pas a la port6e de tout le
monde. Dans le cas du < Loto >, cela fait une probability de
r6ussir de 0,000 000 0016, soit 0,16 cent millionibme. Moi, je
n'ai pas la < tate claire > pour interpreter les reves et d6duire
les num6ros a jouer et je ne suis non plus le seul a avoir
suffisamment de chance, donc, j'6vite de jouer, j 'conomise


mes efforts en ce sens. On sait que le < jeu est propre a stimuler
chez tout individu des pens6es anticipant l'agr6ment d'un
gain important, ainsi que des pens6es non rationnelles relatives
a la probability de gain >, voilc ce qui pousse ajouer, parfois
de facon compulsive. Cependant, vu la capacity de destruction
de la ludopathie, j'essaie de me procurer d'autres motivations.
Si j'avais su que je gagnerais a tout moment, soit de facon
individuelle soit de facon collective, je semis le premier a investir
dans lesjeux de hasard. Cela veut dire que l'appit du gain ne
doit pas suffire. Si l'on ne gagne pas il faut que l'utilisation de
ces fonds serve a quelque chose. Donc, dans ce cas, la Loterie
de l'Etat Haitien est une Institution importante que l'Etat haitien
devrait penser a faire refaire surface.
L'article sur la loterie nationale m'a fait revenir en
arribre. 35 ans. 40 ans. 45 ans. Les < Bons du Tr6sor>>. Le
financement de P6ligre. Le gros lot de 100.000 gourdes. Tout le
monde esp6rait pouvoir gagner. Et, cette soif d'amdlioration
de la condition 6conomique personnelle alimentait les caisses
de l'Etat et donnait au pays une soi-disant ind6pendance face
aux < bailleurs >. Dans les grands pays, la France en est un, il
y a de forts contr6les financiers sur les < d'argent>>. A travers le Parlement! Leur Senat fonctionne Ils
ont des SRnateurs, des Parlementaires qui, bien qu'ils < Parlent
et Mentent >>, font aussi d'autres choses. Enfin, chers amis
lecteurs, je crois qu'inciter l'Etat, non pas a favoriser
l'apparition de ludopathes mais a se procurer d'autres
possibilities d'augmentation de ses recettes a travers une bonne
gestion des <> peut aider aussi le
pays a mieux conserver ses acquis sociaux.
Paradoxalement, le hasard peut nous 6viter de laisser
au hasard le fonctionnement du pays.
Faites vosjeux, Messieurs et Dames !
Oscar Germain
germanor2005@yahoo.fr
Aofit 2009


Salaire minimum : Tout plaide en faveur des 200 gourdes


(... suite de la page 10)
sources les plus sures de progress et de productivity. I1 est done
bizarre que le coit de la main-d'ceuvre provoque des protestations
aussi fortes alors que les augmentations recentes de prix d'autres
intrants (comme l'electricit6 et le telephone) sont passes comme
une lettre a la poste, meme si certaines d'entre eux se sont produites
dans des conditions scandaleusesl1. Atitre d'exemple,les d6penses
d'6nergie constituent avec 8.5 millions de dollars, le 3eme poste le
plus important des charges fixes du compte d'exploitation consolid6
du secteur. Ainsi l'amelioration continue des conditions d'existence
des ouvriers devrait alimenter les preoccupations joumalieres des
patrons dans le cadre de leurs propres int6rets.
I1 est vrai que l'Etat lui-meme qui accompagne le patronat
dans la bataille contre les 200.00 n'est pas plus consequent. Frantz
Duval, dans son analyse du projet de budget 2009-2010, note : << Tous
les d6bats de ces derniers jours tournent autour de la n6cessit6 de ne
pas tuer les possibilities de creation d'emplois dans le secteur de la
sous-traitance en appliquant tel quel la loi sur le salaire minimum
vote par les deux chambres. Le president de la Republique, Rene
Preval, fait campagne comme rarement il l'a fait en trois ans et les
plus grands industriels du secteur sont all6s devant les d6putes
exposer leur point de vue. Pourtant, le depot de la loi de finances
pour 2009-2010 ne laisse pas entrevoir que creer des emplois dans
ce secteur ou ailleurs fait partie des priorit6s du gouvernement... nile
respect de la hausse annonc6e des plus petits salaires et ses
consequences. Le budget de fonctionnement maigrit et aucune mesure
d'accompagnement de la relance des emplois n'est perceptible pour
career les 150 a 200 mille jobs promis >>12. Il est egalement vrai par
ailleurs que depuis son avenement en 2006, le gouvernement peut
difficilement se targuer de creation d'emplois. On a plutot tendance
a dire le contraire si l'on se r6fere aux revocations massives survenues
dans les entreprises publiques, sans qu'elles ne puissent se justifier
par l'amelioration de la gestion des dites entreprises.
10- Un autre argument de poids a 6ete voqu6 pour contrer le
salaire minimum a 200.00 gourdes. L'inflation. Les prix vont
augmenter, nous dit-on. Les prix du transport, indiquent certains.
Le niveau general des prix disent d'autres. Par quels m6canismes ?
Quels en seraient les courroies de transmission ? L'augmentation de
num6raire entre les mains des travailleurs, disent certains. Soit. Mais
il n'y aura aucune augmentation de masse mon6taire. C'est le meme
revenu global qui sera genere. Seule sa repartition changera. Un



MIAMIDADE


AVI PIBLIK
YO AVIZE ke Asanble Komisyone Konte an ap fe yon Reyinyon
septanm 2009, a 5:01 PM, pou diskite Bidje Ane Fiskal 2009-2011
sije dispozisyon sevis yo pou kominote an epi sou taks ki pral enp
ki pou peye kalite sevis sa yo. Reyinyon an ap fet nan Sal Reyiny
dezyem etaj nan Stephen P Clark Center, 111 N.W. First Street, Miar
Tout moun ki enterese gen dwa vini epi ya tande yo nan le epi nan lo
Yon moun ki deside ale an apel pou nenpot desizyon ke nenpot ko
pran an rapo ak nenpot sije ki te konsidere nan reyinyon an oswa
anrejistreman deba sa yo. Moun an kestyon an dwe asire ke yon
deba yo, enkli temwayaj ak prev ke lap itilize kom baz pou ale an api
Konte Miami-Dade bay akse ak opotinite ekitab nan anplwa epi li pa
enfim nan pwogram li yo oswa sevis li yo. Pou materyel nan yon f
langaj siy pou moun soud oswa nenpot lot akomodasyon, tanpri rele
Enfomasyon sou bidje nan lang natif natal w disponib nan www.mia

HARVEY RUVIN, GREFYE
DIANE COLLINS, KOMI GREFYE


pourcentage plus important ira trouver les travailleurs. Pourquoi
entre les mains des ouvriers devrait-il etre plus inflationniste ?
En r6alite, cette nouvelle distribution du revenu est beaucoup moins
vectrice d'inflation. D'abord en s'inscrivant en faux contre la
concentration des revenus, elle pr6munit contre l'importation de
produits de luxe, contre la fuite des capitaux, contre le gaspillage de
ressources nationales. On ne compte plus les placements risqu6s de
nos compatriotes dans des banques et institutions financieres
6trangeres et les pertes qui y sont associ6esl3 : Baninter en Republique
Dominicaine (au moins 25 millions de dollars); Stanford au Panama
(200 millions de dollars), Bernard Madoff (on parle de plusieurs
centaines de millions), etc..... Toutes ces sorties de devises rendues
possibles par la concentration des revenus induisent des pressions
sur la monnaie nationale, g6enratrices d'inflation.
Par contre, lorsque les couches n6cessiteuses recoivent un
meilleur salaire, elles en profitent pour diminuer leur niveau de
pr6carite. Elles ont encore suffisamment de besoins primaires a
satisfaire pour ne pas s'orienter vers des biens de luxe acquis a
l'6tranger, encore moins la fuite de capitaux. Leurs d6penses
suppl6mentaires ont encore plus de chances de se porter sur les
produits locaux dont la production pourrait etre stimul6e.
Dans cette perspective, on pourrait s'attendre aux r6sultats suivants :
Amelioration de la r6partition des revenus ;
Diminution du volume d'importations de luxe ;
Reduction des fuites de capitaux ;
Promotion des secteurs de production lies au marche
interne;
Diminution des tendances inflationnistes ;
Sans compter les incidences positives sur la s6curite, sur la stability,
conditions indispensables pour attirer de nouveaux investissements
nationaux et strangers, relancer le tourisme, ameliorer le cadre de vie.
11- L'adoption d'un salaire plus juste ou plus decent dans un
secteur de production n'est nullement incompatible avec l'existence
d'autres secteurs fonctionnant sur la base de salaire minima different.
Les diff6rentes composantes de l'6conomie nationale ne sont pas
uniformes en termes de productivity, d'environnement, d'exigences
intrinseques. Deux cents gourdes a Port-au-Prince peuvent g6enrer
un pouvoir d'achat moins important que 150 gourdes auxAbricots.
Et il est contreproductif de croire qu'il faille attendre que tous les
secteurs soient capables d'offrir le meme niveau de salaire pour
l'adopter dans un autre qui puisse l'atteindre. Au contraire, son
application dans un secteur peut
porter d'autres secteurs a s'en
rapprocher, Par exemple, il n'y a
aucune raison pour que l'Etat
continue a payer ait ses employes
des appointements inferieurs aux
200.00 gdes par jour. Un simple
calcul montrera que le coit
Piblik sou Bidje a nan jedi 3 suppl6mentaire a supporter en la
0 Ia. Reyinyon an pral adrese circonstance repr6sente moins de
ze yo, freyoAk taks evalye un pour cent du budget national. Et
oze yo, fre yo, ak taks evalye qu'on n'insinue pas que l'inflation
yon Komisyon an ki chita nan est a nos portes par le simple fait
ni, Florid, 33128. de r6mun6rer un peu plus
justement les employes les moins
)kal ki espesifye la-a. fortunes de la fonction publique !
omite, ajans, oswa komisyon Ou va-t-on protester contre les
odyans lan, pral bezwen yon ouvriers du secteur de la
construction dont le salaire
anrejistreman motamo fet de minimum atteint dej ce bareme
el la. pour les moins qualifies ?
A la lumiere des
i fe diskriminasyon sou moun .
considerations precedentes, rien ne
0ma aksesib, yon entepret an devrait s'opposer a l'adoption des
e 305-375-3943. 200.00 gourdes comme bareme pour
midadeqov le salaire minimum dans le secteur
m v de la sous-traitance.
Tout le monde est
d'accord, y compris le patronat, y
compris le Chef de l'Etat, que meme
les 200.00 gourdes ne suffisent pas


a assurer la subsistance de l'ouvrier. Le Ministere desAffaires Sociales
a meme estime qu'il faudrait au moins 300.00 gourdes de salaire
journalier. Mieux encore, par simple application du Code du Travail,
ce bareme aurait du deja du etre en application. Et les ouvriers
auraient pu reclamer les 44 millions de dollars de manque-a-gagner
subis pour non-application de la loi.
Bien entendu il fallait tenir compte de l'argument selon
lequel des pertes massives d'emplois pourraient etre generees. A
l'analyse, aucun protagoniste n'a pu, n'a su, n'a voulu, le prouver.
Ceux qui l'ont affirmed, les industriels, ont refuse de l'6tablir. Ceux
qui les appuient, comme le Chef de l'Etat, se sont gardes de l'affirmer.
Par ailleurs, rien n'empeche que des entreprises a
problems, comme le sont au moins 8% d'entre elles, si l'on en croit
l'6tude du < Strategic Management Group >>, dont le taux d'efficience
laisse totalement a d6sirer, fassent l'objet de considerations sp6ciales
en termes de < mesures d'accompagnement> de la part de l'Etat
pour les aider autant que possible a remonter la pente. Mais ceci
devrait se faire dans le cadre d'une politique bien comprise, non pas
au detriment du bareme de 200.00 gourdes. Et ce type d'entreprises
ne devrait pas dicter la norme, par une sorte de nivellement par le
bas.
D'autres arguments ont 6ete voqu6s, comme l'accentuation
des pressions inflationnistes susceptibles d'6roder le pouvoir d'achat.
La encore, les m6canismes n'ont pas ete identifies.
On a plutot tout lieu de croire qu'un salaire minimum a
200.00 gourdes devrait plutot contribuer a ameliorer la r6partition
des revenus, diminuer les importations de luxe, r6duire les possibilities
de fuite des capitaux et des placements risques du genre Baninter,
Madoff, Stanford, lutter contre certaines tendances inflationnistes,
tout en ameliorant le cadre de vie et le sentiment de precarit6 des
travailleurs. En attendant que d'autres secteurs et d'autres regions
fassent l'objet de d6bats aussi passionnants dans la perspective de
la creation d'emplois productifs et r6munerateurs et d'une croissance
viable, durable et equitable.
Fritz Deshommes
1"Aout 2009
(Footnotes)
1 Kathleen Dorsainvil, 2 Le salaire minimum:est-ce un imbroglio? o. Voir Le
Nouvelliste du 20 juillet 2009
2LeslyPean, ; Les industries de sous-traitance etle salaire minimum de 200 gourdes.
Voir Le Nouvelliste du 30juin 2009.
3 Strategic Management Group SMG). < Impact eventuel d'un nouveau salaire
minimum sur l'avenir de l'industrie de sous-traitance en Haiti >, Mai 2009 (31pp).
4 Un membre du secteur patronal, eut mOme d declarer la radio qu'il est incongru
de demander des etats financiers et qu'il suffisait qu 'un patron affirme qu'il va y
avoir des pertes d'emplois pour qu'on le croie.
5 Voici mot pour mot les paroles du Chef de 'Etat dans sa premiere lettre aux
Parlementaires en date du 17 juin 2009:
E Eske 200 goud sale minimum pemetyon moun viv kom sa dwa ? Repons la se non,
le n ap gade pri transpo, lwaye, lekol, manje, elatriye...
E Eske se vre 200 goud sale minimum nan, jan li vote nan Palman an, apfe moun k
ap travay pedi djob yo ? Repons lan poko kle ...
< Eske se vre 200 goud sale minimum nan, jan li vote nan Palman an, ap anpeche
kreye lot anplwa, kidonk anpeche bay plis moun travay? Repons lan poko kle >.
6 Claude Gilles, < Benoit d&couvre le pot aux roses,, Le Nouvelliste du 16juillet
2009.
7 Fritz Deshommes, < Banquiers et Hommes d'Affaires d'Haiti (Vus par eux-
m emes) in n Vie ChOre et Poliique Economique en Haiti >, L'imprimeur 11, 1992.
Recemment repris par AlterPresse du 22 juillet 2009 sous le titre < Les pratiques
de double ou tripe comptabilite de nos hommes d'affaires >
8 < Strategic Management Group >, op. cite.
9 Les donnes de la BRH indiquent respectivement 154.62 millions en 2005, 169.66
millions en 2006, 180.57 millions en 2007 de production du secteur Si elles rendent
compte uniquement de la valeur ajoutee, le chiffre des ventes ou chiffre d'affaires
est encore plus eleven.
10 Le montant des ventes reported est de 290 millions de dollars en 2003, 324 en
2004, 406 en 2005, 449 en 2006, 452 en 2007, 412 en 2008. Voir < Le Nouvelliste >
du 30 juin 2009.
11 La gestion recent des entreprises publiques d'dlectricite et de telephone
notamment, les actes de sabotage dont ils ont etd l 'objet, le processus conscient et
systematique de leur demantelement programme au profit d'interets prives haitiens
et strangers, les actes de corruption caractdrises qui y ont ete identifies, 'octroi de
contrats juteux et opaques a des tiers, ont occasionne des augmentations
extraordinaires de cout qui se refletent d'ailleurs dans le compte d'exploitation
des entreprises de sous-traitance. On salt par exemple que le prix des appels
telephoniques locaux estpasse de Ogde d 4-5 gourdes la minute. Lesfrais d'dlectricite
constituent le 3e poste le plus important de la rubrique < Charges Fixes > des comptes
consolidds du secteur Le secteur industriel y a assisted, silencieux et docile. Pourquoi
alors tout ce toll lorsqu'il s'agit de rdmunerer a sa juste valeur le facteur de
production principal, le travail, source de la creation de richesses, de production
de plus-value et de profits ?
12 Frantz Duval, "Salaire minimum et creation d'emplois: est-ce qu 'on nous ment?",
Le Nouvelliste du 2 juillet 2009.
13 Fritz Deshommes, Universite et Luttes Democratiques en Haiti, 2' Edition,
Editions de l'Universite d'Etat d'Hati, 2009, (p.272).


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Mercredi 26 Aofit 2009
HaitienMarche VolXXIII N 31


La modernisation de agriculture


Ily a tout juste un mois, dans le cadre d'un atelier de
r6flexion organism par le Ministere de la Planification et de la
Cooperation externe en collaboration avec la cooperation
chilienne, j'ai eu la chance d'entendre l'6conomiste chilien
Manuel Riesco Larrain sur le Le R6le de I'Etat
DNveloppementiste dans la Transition de la Soci&t6Agraire
vers la Soci&t6 Moderne.
M. Riesco est du Centre d'Etudes Nationales de
Developpement Alternatif ce qui est d6jh un indicateur de
l'orientation de sa r6flexion; sur le plan humain c'est un homme
plein d'humour, qui prend la peine de s'exprimer dans un
espagnol qui vous fait oublier qu'il n'est pas en train de parler
franqais. J'6tais sur un petit nuage ; je me retrouvais dans
l'ambiance oi,, a Munich, j'ai appris l'espagnol en discutant
de d6veloppement avec des 6tudiants latino-amdricains.
Comme on pouvait le prdvoir, et en citant plusieurs
exemples historiques, Riesco nous a pr6sent6 un etat
developpementiste (estado desarrollista) tres loign6 de cet
6tat 6masculd que nous imposent les tenants du ndo-lib6ralisme
qui font la loi depuis une trentaine d'anndes dans les grandes
institutions internationals la Banque Mondiale (BIRD), le
Fonds Mon6taire International (FMI), l'Organisation Mondiale
du Commmerce (OMC), avec lesquels il n'est pas tendre, a
commencer par leur prophete, Milton Fiedman, qu'il traite
d'anarchiste bourgeois.
Je n'ai pas besoin d'y revenir, je buvais du petit lait!
Cependant je voulais aller plus loin dans la r6flexion, ne pas
m'arreter a la modernisation d'une maniere g6ndrale, consid6rer
la modernisation dans le secteur agricole, un theme qui a,
partout et toujours, int6ress6 un certain nombre de chercheurs,
mais qui, ici et aujourd'hui, est d'une brflante actuality.


Il y a un premier 616ment de modernisation, tres en
vogue ces jours-ci, c'est la m6canisation. Le Ministre de
l'Agriculture se promene a travers le pays en distribuant des
tracteurs aux paysans. Ce n'est pas la premiere fois. D6ji sous
le premier mandat de Rend Pr6val, on avu des distributions de
tracteurs, et ce fut une cause de divergence entre lui et moi. Le
President a meme pens6 que j'6tais contre la modernisation
des 6quipements agricoles alors que j'essayais seulement
d'attirer l'attention sur deux facteurs queje considrais comme
importants.
Tout d'abord, il faut que les 6quipements soient
adapts au milieu dans lesquels on veut les utiliser. Pour un
pays aussi montagneux que le n6tre, avec peu de grandes
plaines et une majority de petites exploitations, il faut savoir
quel type de tracteurs on va choisir. Je me souviens d'avoir
vu, a Cuba, a c6t6 du siege d'une cooperative que nous avions
&te visiter, une sorte de < avec d'6normes engins
agricoles dont les Cubains nous ont dit que c'6taient des
cadeaux des Russes mais qu'ils ne s'en servaient pas parce
qu'ils 6taient inadapt6s.
L'autre point, sur lequelj 'avais beaucoup insist, 6tait
les conditions d'utilisation des tracteurs. Qui allait les g6rer ?
qui allait les utiliser ? sur quelles terres ? et a quelles
conditions ? Tout cela a &t6 trait a la lgere ; r6sultat; aux
elections organisdes peu apres, les candidats les ont utilis6s
pour faire leur campagne. Je crois savoir que cette fois-ci on a
su tirer les lemons de cette experience malheureuse.
Un autre 616ment de modernisation, qui nous est
impose par les anarchistes bourgeois, pour reprendre
l'expression de Riesco, est ce quej'appelle la marchandisation.
Elle est fondue sur la these que c'est en augmentant leurs


exportations que les pays pauvres arriveront a la croissance ;
mais ces exportations doivent se faire dans le cadre d'un march
totalement ouvert, sans barrieres douanieres, sans
contingentement et surtout sans subventions a la production.
Nous avons d6ji eu, et nous aurons encore l'occasion
de revenir sur les d6gits que cette ouverture du march a
causes aussi bien chez nous que dans d'autres pays. Je veux
seulement signaler que cette marchandisation, dans la
perspective de l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce)
doit inclure toute production humaine, y compris la production
intellectuelle. Tout devient marchandise l'6ducation, la sante,
la culture. Sur ce dernier point la France et quelques autres
pays menent une bataille pour prot6ger la production
culturelle ; c'est aussi un ministre de l'agriculture francais,
Michel Barier, qui a plaid pour que l'agriculture soit sortie
des n6gociations de l'OMC.
Mais dans tout ce qui vient d'etre dit, nous n'avons
touch que deux aspects du secteur, pour obtenir une vision
globale, nous allons devoir revenir a ce que l'on appelle les
facteurs de production, a savoir la terre, le travail, le capital et
le march.
Avec la m6canisation, nous 6tions au niveau du
facteur capital; avec la marchandisation, nous 6tions au
niveau du facteur march ; mais il est un facteur sur lequel,
par deformation professionnelle, je voudrais particulierement
m'arreter, c'est le premier de la liste, le facteur terre. Cela va
cependant n6cessiter un d6veloppement assez long, aussi
vais-je le r6server pour un prochain article.

Bernard Ethdart


Huit projets pour lutter contre la violence a Martissant


Aprbs Bel-air, la semaine dcoulde, la Section
Reduction de la Violence Communautaire (RVC) de la
MINUSTAH et ses partenaires, dont la Mairie de Port-au-
Prince et la Commission nationale de Disarmement,
DimantHlement et de Reinsertion (CNDDR), ont lance ce
mercredi 19 aoift huitprojets d Martissant, quartier sud de
Port-au-Prince. Des projets visant a favoriser un
environnement sicuritaire dans cette zone qui a dtde
le thidtre de violences par lepass.
Crder du travail, stimuler l'entreprenariat,
favoriser l'acces a l'6ducation, amiliorer la situation
environnementale peuvent etre des moyens de calmer
les tensions sociales. C'est dans cette optique que
s'inscrit le lancement de huit projets de la Section RVC,
ce mercredi a Martissant.
Finances par la MINUSTAH a hauteur de
747.683 dollars am6ricains, ces projets vont b6ndficier
a quelque 7.565 personnes sur des dur6es variant de
trois a neuf mois selon le cas. Il faut noter que ce chiffre
prend en compte la rotation des travailleurs. En effet,
ce system a &t6 mis en oeuvre en vue de permettre a un
plus grand nombre de personnes de b6ndficier des
retomb6es 6conomiques des projets.
Cinq des huit projets ont trait i la conservation
de sol. Celle-ci renvoie notamment a la pose de seuils
et de pierres seches destin6s a corriger des parties
endommag6es de plusieurs ravines de la zone. Les sites
concernmes sont ravine Br6a (2 phases d'intervention), Zabriko
(2 phases d'intervention) et Cho Cho (1 phase d'intervention).
Ces projets a forte intensity de main d'ceuvre s'6tendent
chacun sur une dur6e de trois mois et offriront des opportunities
d'emplois a plus de 4.000 personnes.
Ces interventions, qui seront confides a
l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM),
permettront de pr6venir des 6boulements au niveau des
mornes surplombant cette zone. Elles contribueront 6galement
a limiter le volume d'eau d6valant les pentes, r6duisant ainsi
les risques d'inondation dans la zone de Martissant et ses
environs.


1. IO &t000


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Dans le cadre de ces projets, des rencontres
d'information et de sensibilisation seront organisdes avec des
membres de la communaut6. Il sera aussi proc6d6 au
recrutement de travailleurs locaux dont 30 % seront des femmes.
Par ailleurs, il est prdvu la plantation de v6tivers afin de
reconstituer la couverture herbac6e de ces ravines.
Deux autres projets de la Section RVC visent


nap batly)
(photo Marci Dormino /Minustah)
respectivement des jeunes victimes de violences physiques
et sexuelles ainsi que des enfants de rue. Le premier projet, qui
sera ex6cut6s par M6decins du Monde-France, visera la
rehabilitation, selonune approche multidisciplinaire (m6dicale,
psychologique, sociale etjuridique), cesjeunes filles etjeunes
garcons.
Sur une p6riode de six mois et demi, la RVC compte
toucher environ 1800 victimes de violence par le biais


d'activit6s de formation a l'intention des institutions
concernmes par les problems des enfants. Parmi ces activities
figurent l'organisation de formation a la prise en charge des
victimes et a la relation d'aide.
Il sera 6galement dispense des formations sur le suivi
psychosocial des patients. Par ailleurs, un d6partement de
prise en charge des victimes de violence sera am6nag6 a
l'h6pital la Paix de Delmas.
Le deuxieme projet, qui est a caractere m6dico-
6ducatif, cible sp6cifiquement les enfants de rue
n6cessitant des soins m6dicaux. II vise notamment a
leur faciliter l'acces a des soins de sant6 primaire de
quality tout en portant d'autres partenaires a s'engager
dans des actions compl6mentaires concretes rdpondant
aux besoins de cette cat6gorie d'enfants.
Ex6cute par l'ONG Aide M6dicale
Internationale, ce programme est prdvu pour durer neuf
mois et touchera pres de 1500 enfants des rues non
seulement a Martissant, mais aussi dans plusieurs
autres quartiers de la zone m6tropolitaine de Port-au-
Prince. Au nombre de ces quartiers figurent A6roport,
SCarrefour, Centre Ville, Cite Soleil, Bas et Haut Delmas,
S Ption Ville et Tabarre.
Dans le cadre de ce projet, il sera proc6de
notamment a l'identification et au diagnostic m6dico-
social des enfants des rues. Il est aussi prdvu une
clinique mobile qui founira un service de soin de sante primaire
dans les rues de Port-au-Prince.
Le dernier projet lanc6 touche les femmes. Avec la
collaboration de l'organisation Haitian Partners for Christian
Development, il va etre mis en oeuvre une formation en
entreprenariat a l'intention de 35 femmes envue de leur donner
la possibility de se professionnaliser. Une quinzaine d'entre
(VIOLENCE /p. 14)


Page 13


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Ouvert
6 Jours

par
semaine:
8h30 am
a
7h30 pm


0 ParfunLs
(, Cllutanr& .. ....

Swruldut pour lia C~u ie C(De 4xanhpa. Racii. .E.ran$Fc. .
(kaliCt. Zniuk. fl, Hivranwi e A 4iri)
TataU x Vkdo's (l iticns. An&icraim,. Lcunrmtairs. Draa:
MiLcyprawn i* I'r luis dCe beCaut






Page 14


Solutions de la semaine passe

B I RMAN I E
EMAC IANT
AMI R A R
TANG E CE
I N D T I
FE RAPING
IN EEL BO T
E TAGEON S


Allez de DERADE A REGULA, en utilisant des mots du du
vocabulaire frangais, et ne changeant qu'une lettre par ligne.


ANO
RGM
AWA
L I G
P NA
HAR
LVR
AAE
U R F
URF
RAE
EGR
N 0 0
NOO
B N T
UIA
U I A
Z TV
H N L
J E A
HNL
JEA
SLS
C AL
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X B W
XBW
IMP
OTP
R G T
C I N
AAE
L N R
LNR
NNU
AIA
A I A
I VL
T E T
TET
S RN
I S I
ISI
RAA
H C S
HCS
CE S
S B E
SBE
REV
D C Y
E L A


Trouvez les noms de 28 grands couturiers dans le carr6 ci-dessus
-Mf q M-FMli |fi ,j MITlf[ 111 F i IfMi,1,',',' T, 1 f 1i~ f i i


Mercredi 26 Aoit 2009
Haiti enMarche *Vol XXIII N 31

Solutions de la
semaine passee:

PR I TE S
PRI SE S
PR I S EE
PR I S S E

POUIS S E
MOUSSE


S SCRABBLE
Arrangez les sept lettres ci-dessous
pour former un mot frangais

EL




v C


Solutions de la semaine passee
: AZULEJO '


7h00-9h00 Melodie Matin avec Marcus
Informations, Interview, Anecdotes, Humour,
Analyses
Nos Chroniques:
L'Editorial de Marcus
Au Quotidien avec Elsie
La Chronique Litt6raire avec Dominique Batraville
Les Sports avec Mario Bareau
Les Invites du Jour
M1lodie Matin chaque samedi est anim6
par F6quiere Raphael

lOh-Midi Le disque del'Auditeur
animation James Pr6dvil

12:00- 12h30 Le Midi
informations avec Laury Faustin

12h30-2h00 Lady Blues avec Elsie
Jazz, Blues, Swing, Ragtime

2h00- 3h00 C'est si Bon en chansons...
Emission de chansons francaises

3h-5h pm Le Bon Vieux Temps
Retro-Compas
avec Doc Daniel et Captain Bill

5h00 Le Journal de 5 heures
avec Villette Hertelou

5h 30 pm Melodie & Company
Ddveloppement durable
Mardi avec Bernard Etheart

7h-8h30 AmorySabor con Luciani

8h30- 9hoo Soir Informations

9h00 10h30 Notre Grand Concert
Lun. & Mer.: L'heure classique
Jeu. & Dim. : Jazz at Ten
Judy Carmichael recoit ses invites

9h00 et au delA Cavaliers, prenez vos dames
(Samedi) 50 ans de succ6s populaires haitiens



c 'e4t ft eA 4o't ewe #t~ec et0 /


EAn Bref... .




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.i .. ... - a .. !










"Copyrighted Material

Syndicated Content

Available from Commercial News Providers"





























Huit projets pour lutter centre la violence 'a Martissant
Huitprojts our utte cotre a vilene h artisan


(... suite de la page 13)
elles proviennent de Cite Soleil et de Simon
Peld. Les s6ances de formation se d6rouleront
a Martissant et a Varreux.
A en croire Luc Duchesne, chef de
cabinet du Repr6sentant special du Secr6taire
g6ndral des Nations Unies, Hedi Annabi, les
membres de la communaut6 semblent tres
impliqu6s dans la mise en ceuvre de ces projets.
Prenant part au lancement des projets, il a fait
6tat d'un comit6 de suivi crea au niveau des
communaut6s. De plus, les partenaires comme
la Mairie de Port-au-prince et le CNDDR
suivent de pres l'ex6cution de ces projets.
De son c6t6, Alix Fils Aim6, president
du CNDDR, a fait des propositions allant dans
le sens de la durability de ces projets. II


prdconise des formations aux membres des
communaut6s afin qu'eux-memes puissent, a
long-terme, faire des interventions sur les
bassins versants, principales sources des
problkmes lies aux ravines.
A la ceremonie de lancement, ont pris
part 6galement le commissaire de la UNPol,
Mamadou Diallo, le responsable du
commissariat de Port-au-Prince, Michelange
Gdddon, la chef adjointe de la Section RVC de
la MINUSTAH, Adama Ndao, un repr6sentant
de la Mairie de Port-au-Prince, AlainAugustin
et plusieurs repr6sentants d'organisations
partenaires.
Redaction: Hugo Merveille
Edition: Faustin Caille


|DIEIRIAD IE|


ILILIIIIL: I~Lll IIIL: I LIIL~I: III I L IlILll: L: Illlnll: I~~~11 I IIL: I l'i I Llllll I- -


RIEIG UILIA


I l IIII'll I] :JV:1'L,:fill 1





Mercredi 26 Aofit 2009
HaitienMarche *VolXXIII N 31I
Ago! N'ap reprann atik Maks Maniga-a ki pa te
byen soti nan d&ye nimewo-a.


Pep ayisyen pa dwe mouri grangou

(V denye pati)
ak Maks Maniga*
vx
Bon Kowoperativ la
Nan tout pale sa-a, nou wn mwen toujou di: NOU. An
nou konprann se pou nou mete nou ansanm avek youn gwoup
mofin k'ap defann menm entered avek nou. Youn s6l dw&t pa
manje kalalou (gonbo nan N6).
Mande Bondye padon, kowoperativ m'ap pale-a se
pa tentennad ki te foure men nan p6ch malere pou vole lajan
yo apre yo te fin andjoze yo. Kou sa-a sete travay visye,
eskamotW, asasen gwo kouto.
Gan plis pase 50 60 an nou gan kowoperativ nan
peyi nou. Kes popilk se youn f6m kowoperativ. Tout pawas,
tout tanp pwotestan, tout peristil, tout moske, tout gwoup
sitwayen ki gan menm bi kapab asosye yo pou f6me yon
kowoperativ. Gan liv senp pou sa. Mwen menm kwe gan liv an
krey6l sou sa.
Se mete f6s ak kouraj nou ansanm pou nou goumen
ak lavi-a. Se pa youn biznis kapitalis. Se youn mwayen pou
tout manm [bon] kowoperativ-lajwenn youn alemye.

XX*


Konmes Ekitab

Sa konmes ekitab (jis) la ye ?
Kote Konmbs Ekitab la vie rive
Fasilite ti pwodikte ki pa nan gwo s&k komes nasyonal la yon
jan pou yo jwenn pi bon kondisyon pou vann rek6t ak [fruit]
travay yo.
Kisa konmes ekitab la vie regle ?
Fasilite abitanyo k' ap pwodui-a (pwodikte), menk' ap dongoye
pou kont yo, jwenn mwayen amelyore kondisyon yo vann
rek6t yo.
Konmbs ekitab la:
. se pa cheche fR plis (maksim6m) benefis
. se kreye youn sistem ekonomi ki mete moun avek lanati (plant,
pyebwa, rivye, elat.) nan kU boukante (mwen ba-w, ou ban-m)
nan.

Youn mo sou istwa Konmes Ekitab la
Li part nan lanne 1960 yo. Prensip-li, se pou ede [bon]
kowoperativ atizan, nan peyi k' ap devlope yo, pou yo mennen
aktivite younjan pou li dire.
Piti piti, lide Konmes Ekitab la vin pi klW nan peyi devlope
Ew6p yo. An menm tan tou, relasyon ant moin ki nan konmes
yo ap vin ganyen plis f6s kote.

Konmes Ekitab la se youn konmes
- Solid&
Ki travay avek pwodikte ki pi p6v yo pou ankadre yo nan
youn mouvman solid& ki dirab tou
- Direk
Redui kantite ent6medye yo (moin k' ap fe biznis sou tnt
pwodikte yo) dekwa pou pwodikt&-a kapab pwofite plis posib
nan boukante-a.
- Jis
Garanti youn pri ki kapab pem&t pwodikte-a okipe tout bezwen
prensipal li yo : lasante, enstriksyon, kay pou li rete epi enveste
nan devl6pman kominite li yo.
- KIe kankou youn vit
Suiv tras pwodui-a san mank avek tout wout li fe nan sek
konmes yo.
- Ki ofri kalite
Ofri konsomat&-a youn pwodui veritab (ki pa krizokal) epi natirl
- Ki gan respe
Respekte lavi ki antoure nou an epi bay teknik tradisyonnl yo
valk yo

Kouman Konmbs Ekitab la mache ?
Pou rann kondisyon boukantay-la miy6, gan regleman ki pase
nan tranzaksyon [bon] kowoperativ atizan yo ap mennen :
- Yo vann aft yo san entemedye pa pran koutay.
- Pwodiksyon-an (rekbt-la) resevwa moso lajan alavans pou
anpeche abitan yo al pran kout ponya
Bb kote pa-1, pwodikte pwomt :
- Pou li founi youn pwodui bon kalite.
- Pou li respekte reg sosyal Oganizasyon Entenasyonal
Travay-la mete.
- Pou li bay youn pati nan lajan li rantre-a pou pwoje
devlopman kankou : enstrikyon (lek6l), travay pou lavi miyb,
monte 16t pwoje devl6pman.

xXm


Page 15


Devlopman dirab
ak Bena Eteya / Bernard Eth dart**


M'ap mande Bena Eteya / Bernard Etheart pou li esplike
sa Devl6pman Dirab-la ye. An nou koute li:
Mwen panse, pi bon fason pou nou fe Ayisyen
konprann, sa ki devlopman dirab-la, se pati avek youn liv, ki
tre popile an Ayiti, mwenvle palede Labib.
Nan Jenez 1, nou aprann Bondye te kreye gason ak
fanm (v. 27), apre sa li di yo, pou yo peple ak domine late (v.
28). Si nou vle byen gade, f6k nou rekon&t, lezbm te suiv 16d sa
tw6 byen. Jounenjodi-a non salman popilasyon late pran youn
dimansyon ekstrawbdine, men savan yo fe nou konnen, si
popilasyon-an kontinye ogmante konsa, epi si 16m kontinye
eksplwate resous natir6l late-a yo, jan l'ap fe-1 kounouye-a,
nan lane 2030 n' ap bezwen 2 late pou satisfy bezwen
popilasyon-an.
Lane 2030 se demen maten F6k nou konsidere bagay
sa-a seryezman : popilasyon late kontinye ap ogmante, kanta
pou eksplwatasyon resous natirel yo, sa pi grav toujou.
Nou konnen, tout mofin sou late pa gen menm nivo
konsomasyon; mofin, ki viv nan peyi Etazini, Kanada oubyen
nan peyi an Ew6p yo, konsome plis resous natirel pase sa k'
ap viv an Afrik, pou nou pran youn egzanp. Sa se youn enjistis,
e se pou konbat enjistis sa-a, gen pwogram devl6pman, k' ap
chache amelyore kondisyon lavi popilasyon peyi sa yo rele
peyi sou-devlope yo.
Men, amelyore kondisyon lavi vle di, ogmante
konsomasyon popilasyon sa yo, egal ogmante eksplwatasyon
resous natirl yo. Sa gen lontan depi mwen te li youn atik nan
jounal Le Monde Diplomatique kote yo t'ap di, si tout
popilasyon sou late ta gen menm nivo konsomasyon avek
popilasyon Etazini, late pa ta ka sip6te sa.

Kesyon : ki sa ki pou f~t ?
Si mwen pa fe ere, se nan ane 1960 yo, te gen youn
gwoup pesonalite syantifik ak politik, ki te deja ap panche sou
pwoblem sa-a. Yo te rele t&t yo
<< Club de Rome >. Nan dokimanyo te piblye, yo te di fk peyi
rich yo, sa yo rele peyi devlope yo, ad6pte youn politik
ekonomik << kwasans zero > ; ki ta vle di, f6k yo sispann
ogmante pwodiksyon yo avek konsomasyon yo, sinon pral
gen youn katastwbf.
Nou tou konnen, youn lide konsa pa ta janm kapab
antre nan santiman peyi devlope yo ki fonksyone sou baz
sistem kapitalis. Gade sa k' ap pase jodi-a, kote pousantaj
ogmantasyon riches gwo peyi yo fe youn ralanti, tout mofn
pran rele << anmwe!, men resesyon ap antre sou nou, se tet
chaje >. Men pwobl6m nan toujou rete la.

Vx


Konklizyon:

Se pou nou mete men

An nou pa chita men nan machwa ap kalkile kiln n' ap
ganyen nan b6lt. An nou 6ganize nou ti gwoup pa ti gwoup.
Gouv6nman ta oblije ban nou bourad mwen konnen sa pa
fasil si li we n' ap ch6che mwayen soti nan twou kote nou
tonbe-a.
Detwa konsey mwen sot bay yo se pa levanjil pou
nou kw6 ak lafwa s6lman.
Tilapya mwen sot pale-a gan dwa leve nan youn ma
nou fouye nan lakou nou andey6. P6ttt pwa chich av6k lantiy-
la kapab plante menm lavil nan lakou-nou. Se pou nou mete
men. Menm Nouy6k depi yo jwenn youn moso t6 ki poko bati
yo f6 youn jaden potaje nan mwa ete yo. Se pou nou mete
men
Pano sole yo kapab amelyore lavi malere. Se pou nou
mete men.
Moulen van gan anpil avantaj. Gwo yo koute ch6.
Men nou entelijan n'a konstui pi piti. Se pou nou mete men.
R6s konsey mwen bay yo pa la pou f6 mirak. Eseye
yo ; amelyore yo ; kite eksperyans nou montre nou pi bon
wout pou nou rive kote nou vle ale-a. Se pou nou mete men.
Nou pa kapab rete la ap fin kokobe ap gade timofin
kou granmofin ap fouraye nan pil fatra pou yo manje ; ap bije
reziye yo kraze bisuit labou. Non sa se tw6p atb!
nX
Koute mwen zanmi kanmard! Bouchvye granmoun
santi men paw6l li pa santi.
Ankouraje!

* Maks Maniga pa ni agwon6m ni ekonomis ; li se youn
sitwayen ayisyen (ki pajanm chanje nasyonalite-1) ki ta renmen
w6 youn alemye nan kondisyon pep-nou an ap viv la.
** B6na Eteya se Direkte Enstiti Ref6m Agr6. Li ekri anpil sou
pwobl6m devl6pman anAyiti.


YOUN PA CHAT PA DWE

YOUN PA CHWAL

2em Pati
Ak Michel-Ange Hyppolite

Soul, prensip youn madanm youn mouche, oubyen youn
mouche youn madanm lan, se prensip leglizjideyokretyenyo
ki enfliyanse lalwa nan anpil peyi. Mwen presize legliz
jideyokretyen yo, paske nan sosyete islamik, anndan peyi
Arab yo, regleman relijon an di: youn gason ka gen de osnon
twa madanm depi li kab renmen yo epi pran swen yo menm
jan. ( 3) Poutan, medamyo pa genyen menm privilj la. Rezon
an, se paske sosyete mizilman yo se sosyete kote gason se sel
mrt-e-seye Konsa, regleman yo ale nan sans entered gason
yo. Sepandan, amezi ane yo ap vanse, nou remake fanm yo,
nan dives sosyete modenyo, ap kraze barye prejije sosyal ki
tabli sou fos pouvwa gason.
Ekzanp, nou konnen byen nan seten gwoupman
relijon genyen fanm ki gen dwa vin paste oubyen pe anglikan
si yo vle, poutan se menm bib la ni paste fanm ni paste gason
yo, ni pe yo ap suiv. Sa demontre nou barye prejije legliz tabli
sou baz pouvwa gason yo ap kontinye tonbe. Plis ane yo ap
pase, se plis fanm ap pran galon pouvwa sou tout teren sosyal
yo.
Kit se relijon mizilman, kretyen, osnonjuif, nanpwen younn ki
bay fanm lawotmen nan nivo direksyon6l nan t&t yerachi dives
legliz yo. Sepandan, pami relijon mwen konnen yo, genyen
younn, ki pem&t ni fanm ni gason gen menm dwa nan ekzesis
fonksyon yo Se relijon vodoun Ayiti a, kote ni manbo a ni
oungan an genyen menm dwa anba perestil peson6l yo. Anfet,
depi lontan fanm ak gason te gen menm pouvwa nan domen
espirityUl. Se gwo relijonyo ki te vin kraze sa ak regleman pa
yo.
Ant mouvman nt yo epi 6m6n yo mwen te pale ou pi wo a ak
kontrent sosyal sou plan relasyon lanmou, ki kab lemante fi
ak gason nan youn konsantman resipw6k, genyen youn f6m
relasyon chanel entemedye sosyete Ayiti a rele < Tankou ekspresyon an endike li, se youn pa chat. Li pa dwe fe
bri, li pa dwe reveye pyesmounn. Paske, youn pa chat pa dwe
youn pa chwal.
Pandan mwen ap pale ak ou la a, mwen santi li nesese
pou mwen esplike ou mouvman ki genyen ant nt yo epi 6m6n
yo. Soul, aksyon nt yo ak 6m6n yo gen rasin li nan fason
sevo mounn (fanm /gason) reyaji ak anviwonnman kote li ap
viv la. Sevo nou se youn 6gin ki tankou youn kokennchenn
6dinate nou genyen nan k6 nou. Li la pou li kapte epi enteprete,
nan mwens pase youn segonn, tout kalite siyal ki alantou
nou. Nan sans sa a, sevo nou kapab detekte lapoula, menm
nan mitan youn foul mounn, youn son vwa, youn pafen, youn
koulk, younjes tandres eksetera ki pral sevi k6m siyal pou aji
sou glann yo, ki yomenm pral pwodui 6m6n. Om6n sa yo, ki
se matye chimik, genpouvwa aji sou tout k6 nou. Depi premye
koneksyon a distans sa yo fin f&t, sevo a pral analize yo apati
sistym valk sosyal yo epitou mounn lan pral pran youn
desizyon, swa pou li kite leman natirel sa a aji sou li, swa pou
li kanpe lwen. Si mounn lan kanpe lwen se pa paske li pa lemante
non, se barye sosyal yo ki frennen li.
Kounye-a Soul, kesyon ou kab poze mwen se : < pesonel mwen sou koze Pa Chat la? > Si sosyete a mande
youn s6l madanm pou youn sel mouche, oubyen youn sel
mouche pou youn s6l madanm, se pou evite youn dal
dezagreman sou plan lasante, ekonomi, jesyon responsablite
nou, eksetera. Sepandan, sosyete mizilman sou tt peyi Arab
yo deja rezoud pwoblIm lan pou gason yo. Li di yo, yo kab
genyen de oubyen twa madanm depi yo kab renmen yo epi
pran swen yo menmjan. Nan sans sa a, mwen kab di :youn
sistem ki kontwole gen mwens chans pou li kreye devyans
anndan youn sosyete. Pwoblem pa mwen, sake sosyete
mizilman sayo pa prevwa menm libete a pou fanm yo.
Pou mwenmenm Ife,. ni gason an oubyen fanm lan pa dwe
lage san kontw6l tankou bourik z6rey koupe sou bitasyon
lanmou che nan ch&. L sa rive se pa elan nt yo ak 6m6nyo li
ap suiv, se pasyon libetinay l'ap ekzese. Youn libetinay ki
tounen lisans, k6m libete pa lisans, pote konsekans ki ka ale
nan sans destriksyon lasante ak destriksyon relasyon natirel
ki kab ekziste ant fanm ak gason.
Bon! Jodi a mwen kwe mwen reponn ou aklW pou
tout tan ou konn ap amize ou di mwen : < lage chat mare yo. > Dapre reyaksyon natirl mwen sot esplike
ou pi wo a, ni fanm ni gason gen dwa aji menm jan, paske
koneksyon nt yo ak 6m6n yo pa depannde okenn mounn.
Sepandan, sosyete a gen regleman pa li, kote se t&t ki ta dwe
kontwole k6.
Se te Ife ki te pran libete kite kU li pale suivan youn
konsta sosyal.
Gwo bo chouchou!
Mwen renmen ou!
Ife




Mercredi 26 Aofit 2009
Haiti enMarche *Vol XXIII N' 31


Miss Venezuela sacrie

Miss Univers 2009
Stefania Fernandez, une brune Agee de 18 ans, est la
58e Miss Univers. Elle succede a une compatriote, Dayana


Mendoza. Lajeune femme a 6td choisie par
unjury de 12 membres compose d'acteurs,
de chanteurs et de producteurs.
11 s'agit de la sixibme couronne
pour le Venezuela en 59 ans d'histoire de la
competition.
< Nous, VWn&zueliens, ne nous en
lassons jamais. Nous sommes entr6s dans
l'histoire >>, a d6clare Dayana Mendoza A la
t6l6vision priv6e Venevision.
Chlo6 Mortaud, Miss France 2009,
a termind dans les dix premieres du
concours. Avant le concours, Genevieve de
Fontenay d6fendait sa protg6e : << La France
a de bonnes chances cette annde. Je suis
tres confiante. Chloe Mortaud est une Miss
d'exception et ses origines am6ricaines
pourraientjouer.>>
La seule Miss Univers franqaise a
6td 6lue en 1953. I1 s'agissait de Christiane
Martel, Miss France 1953.
Miss Univers doit recevoir un prix
en argent, d'un montant qui n'a pas Wte
r6vl66, ainsi qu'une bourse d'6tudes de 100
000 dollars pour 6tudier le m6tier d'acteur a
New York, un s6jour pour deux de cinqjours
aux Bahamas, des bijoux et des v6tements.
La c6r6monie t6l1vis6e a &t6 retransmise
dans 125 pays.


elodie
103.3 fm

www.radiomelodiehaiti.com




Haiti en Marche
Port-au-Prince
100 Avenue Lamartiniere (Bois Verna)
Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323
Miami
173 NW 94t Street
Miami, Florida 33150
Tel. 305 754-0705 / 754-7543
Fax 305 756-0979
New York (914 358-7559)
Boston (508 941-6897)
Montreal (514 337-1286)
email : melodiefm hotmail.com
haiti-en-marche@hughes.net
URL: www.haitienmarche.com
Library of Congress # ISSN 1064 3896
Prined y Sutha stOfe


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