Title: Haïti en marche
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 Material Information
Title: Haïti en marche
Physical Description: v. : ill. ; 45 cm.
Language: French
Publisher: s.n.
Place of Publication: Miami Fla
Miami Fla
Publication Date: August 12, 2009
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subject: Haitians -- Newspapers -- United States   ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.)   ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.)   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti
 Notes
Language: In French.
General Note: Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00098809
Volume ID: VID00364
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 21271733
lccn - sn 92061416
issn - 1064-3869

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00008-12-2009 ( PDF )


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*. H lfti I M a c e gd282- N 9


LASCAHOBAS : 2 MORTS

La Minustah serait-elle en train de perdre la tete ?
PORT-AU-PRINCE, 7 Aoft La Minustah une r6tablissement du courant 6lectrique. de la paix (en Haiti depuis juin 2004) affirment que les
ouvelle fois suspected dans la mort par balles de Voulant enlever des barricades places dans les rues casques bleus n'ont pas tire sur les manifestants alors
lanifestants. de la ville, des soldats onusiens ont ouvert le feu. meme que ceux-ci les menaqaient.


C'est a Lascahobas, une ville du Centre, oi une On a enregistr6 deux morts.
manifestation avait lieu la semaine dernimre pour exiger le Cependant les porte-parole de la mission de maintien


PARLEMENT


PORT-AU-PRINCE, 6 Aoft Le citoyen haitien
vient de d6couvrir un secret, c'est le vote secret !
Dans un veritable tohu-bohu, la chambre des
D6put6s s'est r6unie dans l'apres-midi du mardi 4 Aofit


Mais le maire principal de la ville est formel. o On
(LASCAHOBAS/p.5)


Les secrets du vote secret !


pour proc6der au vote sur les objections du Pr6sident Rend
Prdval a la loi fixant le salaire minimum a 200 gourdes.
Le chef de l'Etat recommande de faire une exception
pour la sous-traitance et d'y fixer le salaire minimum initial a


125 gourdes, ce secteur 6tant susceptible de crder plus
rapidement des emplois.
Apres une analyse minutieuse du dossier par la
(VOTE SECRET/p.4)


Manifestation monstre organisde lejour du vote de la Chambre des ddputes
pour encourager ces derniers i rejeter les objections du President Rend Prival
a la loi fixant le salaire minimum a 200 gourdes (photo Robenson Eugene)
m...B' .. ~ %i


Des manifestants furieux s'en prennent auxfanions de la Place des Nations Unies
(photo J.J. Augustin)


PETION-VILLE- POLICE

Quand la lutte contre l'insecurite

attente gravement aux liberties ...


Confrontations devant le Palais lggislatif entre manifestants et Police nationale,
un coup de pierre est regu en plein visage par le cameraman de Telemax,
Dario Louis (Robenson)


Le Depute Steven Benoit, le promoteur de la loi pour le salaire a 200 gourdes,
ne baisse pas les bras malgrd le vote defavorable de ses collogues (J.J. Augustin)


COMMISSION SECURITE

Personne n'a plus peur

d'une nouvelle force publique !


PETION-VILLE, 8 Aoft Nous
avons Wte r6cemment contacts par des
residents de la capitale dont un proche
avait &td arrete par la Police de Petion-ville
parce qu'il avait &te incapable de rdpondre
a un contr6le d'identit6.
Lejeune homme en question a et&
d6tenu au commissariat de Petion-ville on
il passa plusieurs jours. Le temps que
puissent 6tre avertis ses parents qui ne
vivent pas a la capitale.
Mais comme la prison du
commissariat a une capacity limitde, il a &te


transf&r6 a la Direction Centrale de la Police
Judiciaire. Mais une fois a la DCPJ, vous ne
pouvez 6tre remis en liberty sans passer
devant unjuge.
Voici ces pauvres gens de la
campagne obliges de payer un avocat. Etc.
Or le pauvre gars n'a rien a se
reprocher. Plus de deux semaines en prison
sans avoir commis le moindre d6lit, la plus
petite contravention. Seulement que comme
99 pour cent de ses compatriotes, il n'a
jamais eu besoin de sortir dans les rues avec
(LIBERTES /p. 6)


PORT-AU-PRINCE, 9 Aoft Les
temps ont bien change et la
recommandation par la Commission
pr6sidentielle sur la Securit6 de crder une
nouvelle force publique ne semble
rencontrer aucune disapprobation ou
presque.
Commencons par rectifier l'erreur
commise par certaines agences de presse.
I1 ne s'agit pas d'une nouvelle force militaire.
Ce qui peut laisser croire a un appel a
reconstituer les memes forces armies
d'Haiti qui ont &t6 abolies en 1995 parce


que devenues une sorte de monstre en
liberty simplement bon a massacrer et h
d6stabiliser.
Mais d'une < nouvelle force
publique a statut militaire. >
< Nous n'avons pas plaid en
faveur d'une force arm6e classique mais
d'une force qui puisse aider a contr6ler les
frontibres et a appuyer la police nationale
dans sa mission de prot6ger et servir > a
expliqu6 Patrick Elie, un ex-secr6taire
d'Etat a la s6curit6 publique, ajoutant que
(SECURITE/p.7)


n
n





Page 2


Ses Ecrits sur les Noirs>


enfin rassembles


Beni soit I'abbe Gregoire


PAR JEAN METELLUS


Grande figure de la Revolution
francaise, Henri Gr6goire mena une lutte
acharnme contre la traite et l'esclavage des
Noirs et contre tous les pr6jug6s qui
d6figurent l'humanit6


Henri Gregoire
Le combat antis6gr6gationniste
ne se divise pas. Tel pourrait 6tre le r6sum6
de l'ceuvre et de l'action de l'abbe Gr6goire.
Telle est, en tout cas, la forte evidence qui
s'impose a la lecture de ses < Noirs>. A une 6poque oi reunions,
colloques et publications se multiplient pour
analyser les comportements des hommes et
des Etats envers d'autres hommes et
d'autres Etats, oi les plus favoris6s semblent
jeter un regard attendri sur ceux qui ont &t6
des victimes, mais oui rgne encore une
certaine confusion, les r6flexions de l'abbe
Gr6goire nous invitent a m6diter
s6rieusement sur les mobiles des uns et des
autre Henri Grigoire (1750-1831) a commence
a lutter vers le milieu du XVIIIe siecle contre
la traite et l'esclavage, pour toutes les libert6s
humaines, dans l'espoir de contribuer et
d'assister au ntriomphe de la religion, de
la vertu, de la liberti. Deux siecles et demi
plus tard, ce combat reste malheureusement
d'actualit6. I1 est plus que jamais evident
que l'dvolution des soci6tes ne s'effectue
qu'avec une lenteur d6sesp6rante.
Lors des c6r6monies consacrdes
a l'abolition de l'esclavage, la plupart des
conf6renciers et organisateurs omettent
syst6matiquement de mentionner le d6cret
de la Convention en date du 4 f6vrier 1794,
qui ent6rine les decisions prises le 29 aofit
1793 a Saint-Domingue par Sonthonax,
commissaire de la R6publique franqaise, et
Toussaint Louverture. Or c'est la premiere
fois que ole principe est acquis de
l'abolition de l'esclavage sur toute terre


franqaise. Et comme l'6crira C. L. R. James
dans >, c'est grice a la
persdv6rance de Gr6goire que, dans
l'enthousiasme g6ndral, la Convention
nationale declare 1'esclavage aboli dans
toutes les colonies. Elle declare en
consequence que tous les hommes sans
distinction de couleur, domicilids aux
colonies, sont des citoyens franqais et
jouissent de tous les droits garantis par la
Constitution> .

Cependant on oublie ou on
veut oublier que Toussaint Louverture,
par la victoire des esclaves sur les colons
francais, a aid6 la cause du progres en
France et dans le monde. XC. L. R. James,
rappelle Yves Benot dans son ouvrage Lumibres, I'esclavage, la colonisationr,
avait d sja soulignd que 'insurrection des
esclaves a Saint-Domingue avait oblige
la Revolution franqaise a devenir enfin ce
qu'elle etait par i'abolition de
l'esclavage; de meme I'Haiti
independante devient une barriere contre
le flot montant des theories racialistes et
des racismes tout court.> C'est pourquoi
Gr6goire a pu 6crire : oHaiti est un phare
w1 ~h ~1" -I


Toussaint Louverture
dleve sur les Antilles vers lequel les
esclaves et leurs maitres, les opprimds, les
oppresseurs tournent leurs regards, ceux-
6l en soupirant, ceux-ci en rugissant... On
voit approcher l'dpoque oi le soleil en
Amdrique n 'clairera que des hommes
libres, oi ses rayons ne tomberontplus sur
des fers et des esclaves. Et, commentant
ces propos, Yves Benot 6crit: Ce phare,
(ECRITS SUR LES NOIRS /p. 10)


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Mercredi 12 Aofit 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 29

L'ancien president americain Bill Clinton (6missaire de l'Onu pour
Haiti) promet d'encourager des investisseurs strangers en Haiti en
vue de combattre la pauvret6
La ville de Miami a accueilli le week-end 6coul6 (6 au 9 Aoft) le deuxieme Congrbs
International de la Diaspora haitienne qui s'est tenu au Trump International Beach
Resort situ6 a la 180eme Rue Sunny Isles (Collins).
Le "Congres de l'UnitH de la Diaspora Haftienne" se donne comme objectif principal
de rassembler les ressources de la diaspora
haitienne (intellectuelles, financibres, professionnelles etc) pour d6velopper des
strategies sp6cifiques de solution en vue d'aider les Haitiens
du pays et ceux de l'ext6rieur.
Cependant ce rassemblement a &t6 qualified de sectaire et l6itiste par certains membres
de la communaut6 haitienne de Miami qui d'une part n'ont requ aucune invitation de
la part des organisateurs ; d'autre part une cotisation de $250.00 6tait reclam6e.
Deux semaines avant le d6roulement de la conference, un spot publicitaire 6tait en
rotation sur les ondes de plusieurs missions de radios haitiennes de Miami.
Pour Dr Rudolph Moise, president du Congrbs de l'Unit6 de la Diaspora Haitienne,
ce rassemblement devait donner l'opportunit6 aux
Haitiens des quatre coins du monde et aux amis d'Haiti de se r6unir pour promouvoir
collectivement une meme vision et un message
coherent. Selon lui, l'id6e de ce grand rassemblement 6tait de mettre ensemble tous
ceux et toutes celles oeuvrant a l'amelioration de la vie des Haitiens.
D'autre part, le fondateur et President de la Ligue Haitienne (Haitian League), Dr
Bernier Lauredan, l'un des initiateurs de ce mouvement de rassemblement, a indiqu6
que les organisateurs veulent provoquer a travers cette conference une mobilisation
de la diaspora et mettre en place un forum oi tout le monde sans aucune distinction
peut participer.
La conference devait aborder certains des plus grands problemes auxquels fait face
Haiti : production agricole, education, sante, ch6mage. Ainsi que la preservation des
6cosystemes en danger. Stimuler le tourisme et l'investissement etc.
L'ancien president americain Bill Clinton a ddlivr6 dimanche aux participants au
congrbs de Miami et aux Haitiens en g6ndral un message d'espoir lors de la stance
de cloture. "Chaque jour, un enfant a faim", a-t-il dit. "Une mbre ou un pbre se
retrouve sans emploi, une mbre meurt lors de l'accouchement, une communaut6 est
ravage par une temp6te tropicale. Cependant la fenetre d'opportunit6 que nous
avons aujourd'hui est un peu plus ferme" a d6clare l'6missaire des Nations Unies
pour Haiti. Soulignant que le moment present repr6sente une "occasion unique"
pour sortir le pays de la pauvret6 et de l'instabilit6.
Quant aux immigrants ill6gaux et ceux qui demandent le Statut de Temporaire Prot6g6
(TPS), Bill Clinton les exhorte a maintenir la pression sans aucune hostility.
D'un autre c6te, il a fait savoir que le milliardaire investisseur et philanthrope George
Soros (Soros Fonds de Ddveloppement Economique) a lanc6 un programme
d'investissements avec un engagement initial de 25 millions de dollars. Les
partenaires potentiels de ce projet pourraient porter imm6diatement ce montant a 150
millions de dollars investis dans les domaines de l'agriculture, 1'6nergie, l'industrie
manufacturibre, le tourisme etc.

Le congress de l'Unite de la Diaspora Haitienne s'est deroul6 sur fond de
protestation des militants Lavalas A cause de la presence de I'ancien de la justice de
facto Bernard Gousse
A l'initiative de l'Organisation Veye Yo, des membres de la communaut6 haitienne de
Miami avaient investi le week-end could
Sunny Isles (Collins) oi se d6roulait le deuxibme Congrbs International de la
Diaspora Haitienne pour protester contre la presence de Bernard
Gousse, ancien ministre de lajustice du gouvernement de facto Alexandre-Latortue.
Ils ont profit de la presence de l'envoyd special de 1'ONU pour Haiti, Bill Clinton,
pour demander la liberation de tous les prisonniers politiques Lavalas, incarc6res au
P6nitencier National depuis le renversement de l'ancien president Jean-Bertrand
Aristide (29 Fvrier 2004).
Pour Tony Jean Tenor (Veye Yo), l'ancien garde des sceaux Bernard Gousse est l'un
des responsables de la mort pr6matur6e du pr6tre militant G6rard Jean Juste. Les
protestataires ont r6clam6 l'arrestation de Bernard Gousse. "Aba kriminel,"
"Liberasyon prizonye politik yo". Selon le dirigeant de l'Organisation Veye Yo, ce
congrbs r6unissait des GN bistes et tous ceux qui avaient contribu6 au renversement
du leader de Fanmi Lavalas, Jean-Bertrand Aristide.
Evens Hilaire

Nous avons recu le rapport pr6par6 par la Commission
Presidentielle de Reflexion pour le Renforcement de la SkcuritW
correspondant au mandat d6fini dans l'ArrWte qui lui a donned
naissance le 9 Octobre 2007
D'entr6e dejeu, le rapport passe en revue ce que c'est que l'Ins6curite:
Thmomet sekirite nan yon peyi, se manman pitit. Le ke manman pititpoze, 1e yo p
ap mande si se yo k ap oblije antere pitit yo, poutet zenglendo touye yo, oubyen
kamyon san fren pase sou tetyo, osnon dlo desann pase pran yo, lekol soti tonbe
sou yo, move dlo bayyo dyare mizerere ki voye yo nan simityv, grangou klorox
voye yo nan peyi san chapo, eksetera. Le ke manman pitit poze, yon peyi ka di li
genyen sekirite.
Le rapport pr6sente une analyse des menaces auxquelles notre pays est confront. Il
les classe en 1) Menaces internes comme l'instabilit6 politique, la degradation de
l'environnement (a laquelle le rapport consacre une place trbs importante, citant la
deforestation et 1'6rosion, 1'urbanisation anarchique, la bombe socio-d6mographique
telle une croissance d6mographique incontr6l1e, un sous-prol6tariat urbain bient6t
majoritaire et une populationjeune exclue et d6soeuvrde et 2) Menaces externes qui
sont inventories comme suit : la contrebande et les menaces sanitaires, le trafic de la
drogue et des armes a feu, le terrorisme, une culture assi6g6e et la deportation de
criminels de l'Am6rique du Nordvers Haiti.

Parmi ces menaces, les sinistres occupent une place a part avec les
catastrophes naturelles et les catastrophes d'origine humaine
Nous avons trouv6 trbs originale l'id6e d'inclure au chapitre des menaces externes
l'6tat de siege auquel se trouve soumis notre culture. Les auteurs rappellent combien
la culture d'un peuple est un facteur de cohesion. Et quand on essaye de saper cette
cohesion, c'est la catastrophe. On parle de crise d'identit6 culturelle avec un certain
mepris de notre langue maternelle, un 6venement fondateur de la nation Haitienne (la
cedrmonie du Bois Caiman) est diabolis6 ... Certains aspects de notre phenotype
africain, tel la couleur de notre peau, pousse certains d'entre nous a nous blanchir la
peau en utilisant toutes sortes de produits cofteux et ndfastes pour la sant&.


(EN BREF /p. 14)





Mercredi 12 Aoit 2009
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L'ACTUALITE EN MARCHE


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L'EVENEMNT SOMMAIRE
Parlement: les secrets du vote secret! p.1

SALAIREMINIMUM
La Chambre des d6put6s reprend a nouveau le dossier
p.2 (Enbref)

ACTUALITES
Bill Clinton arrive en octobre a la t6te d'une d6l1gation
d'investisseurs p.3
Des casques bleus accuses d'avoir tud 2 manifestants
p.5
Fin du congrbs de la Diaspora a Miami p.12

EDITORIAL
La Minustah serait-elle en train de perdre la t6te? p.1

SECURITEPUBLIOUE
Commission Securite: Personne n'a plus peur d'une
nouvelle force publique ... p. 1

LIBERTESPUBLIOUES
Quand la lutte contre l'insecurit6 attente gravement
aux libert6s p.1

NOTRE HISTOIRE
B6ni soit l'AbbW Gr6goire p.2
Abolition de l'esclavage et Histoire des Antilles p.10

ECONOMIE
Les immigr6s peinent a envoyer de l'argent au pays
p.4

TOURISME
Une foire historico-culturelle a Milot p.8
Fort Jacques, patrimoine historique et lieu touristique
Sexploiter p.9

ENVIRONNEMENT
Passe Reine p.13

LIBREPENSER
Dommages collat6raux p.12
La Pr6sidence r6pond sur la question des r6sultats
controversiess p.12



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Mercredi 12 Aoft 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 29


PARLEMENT


Les secrets du vote secret!


(... suite de la lre page)
commission des Affaires sociales de la chambre basse, celle-ci
recommande de son c6t6 un salaire minimum A 150 gourdes
non seulement pour les ouvriers non qualifies de la sous-
traitance (ou assemblage) mais 6galement pour les petites et
moyennes entreprises, celles-ci 6tant d6finies par rapport au


Loin de toute pression, de tout chantage, de toute orchestration
m6diatique.
En groupe, on est souvent forc6 ou de se taire, ou de
faire comme les autres.
Alors que le Scrutin secret, c'est l'expression ultime
de la sacro-sainte formule : envotre Ame et conscience Et rien


l'occasion, le parti Fanmi Lavalas s'6tant rang6 lui aussi en
faveur des 200 gourdes.
Les manifestants ont &t6 empech6s de parvenir
jusqu'aux portes du Palais 16gislatif on des confrontations
ont 6clat6 entre les 6tudiants et la police. Un cameraman de
Telemax a &t6 gribvementbless6.


Grenade lacrymogene lance par la Police nationale pour emppcher les manifestants
deforcer l'entrde du Parlement (J.J. Augustin)


chiffre d'affaires, au nombre d'employds et leur localisation A
travers le territoire national.
C'est sur cette dernire version que les D6put6s ont
vot6 le mardi 4 Aoft 6coulk.
A 55 voix pour, 6 contre et 3 abstentions, la proposition
A 150 gourdes l'a emport6.
Cependant l'instant d'aprIs, le vote a 6td d6clard
<< inconstitutionnel >> par les opposants sur la base que les
D6put6s devaient voter sp6cifiquement sur les objections du
chef de l'Etat (envertu de l'Article 121-5 de la Constitution qui
stipule < vot6 parl'une et l'autre Chambre ... >>).
En aucun cas, la Constitution ne parle de proposition
interm6diaire comme celle introduite par la commission des
Affaires sociales de la chambre des Ddputds.
Depuis, la querelle a recommenc6 de plus belle. Et
diverses alternatives sont avanc6es, dont la reprise des d6bats
par les D6put6s pour aboutir 6ventuellement au vote sur
<< l'objection >> du Pr6sident proprement dite.

Le Scrutin secret...
Mais entre-temps on aura lev6 un peu le voile sur
l'un des secrets parlementaires les mieux gard6s. C'est le
Scrutin secret.
En effet, le vote du mardi 4 Aoft a provoqu6 une
grande surprise par l'ampleur du pourcentage favorable aux
150 gourdes (55 sur 64) alors que les 200 gourdes paraissaient
presque acquises A enjugerparles declarations dans la presse.
Le Scrutin secret pr6sente le meme avantage que
l'isoloir le jour des elections. Enfin seul face A sa conscience.


d'autre...


Des Deputes se consultent avant le vote du mardi 4 Aoft dernier (J.J. Augustin)


Soudain toutes les rumeurs se sont tues !


Et rien d'autre ? Pardon. Pour les opposants au vote
de mardi, plusieurs de leurs confrbres ont pu avoir &t6
soudoyds par la Pr6sidence ou d'autres.
Mais comment le prouver ?

Bien imbu de nos pratiques socio-politiques

Evidemment on a entendu des protestations
concernant le vote secret lui-meme.
Mais l'Article 121-5 est 1l aussiformel : << Le rejet des
objections est vot6 par l'une et l'autre Chambre A la majority
prdvue par l'Article 117. Dans ce cas, les votes de chaque
Chambre seront 6mis au scrutin secret. >
On fait beaucoup de reproches A la Constitution en
vigueur, mais voila au moins un domaine on le constituant de
1987 semble bien imbu de nos ind6crottables pratiques socio-
politiques.
Le dossier du salaire minimum les rassemble toutes A
la fois. D'un c6t6, la strat6gie du chantage, appeal en crdole le
<< gwo ponyt>>. D'autant que aucun dossier ne peut avoir
autant d'impact dans le grand public. D'ailleurs lejour du vote
a eu lieu une manifestation monstre A laquelle ont pris part
aussi bien des syndicats ouvriers, formels et informels, que
des associations estudiantines et meme des organisations
populaires de base, les fameuses OP reprenant du service A


Mais au moment du vote, silence on tourne, toutes
les rumeurs se sont tues. Car le vote est secret. Il n'y a pas
moyen de mettre unvisage sur le bulletin. On est enfin lib6rd !
Evidemment les opposants crient A la magouille,
corruption, l'int&r&t des travailleurs vendu pour un plat de
lentilles. Pardon, pour un 4x4 tout neuf. Etc.
Or la m6me disposition constitutionnelle du Scrutin
secret peutjouer aussi dans l'autre sens et servir A combattre
cette autre pratique socio-politique bien de chez nous qu'on
nomme la corruption.
Supposons en effet que la fraction bien sous tous
rapports de la Chambre des D6put6s ou du S6nat soupqonne
le vote d'etre influence A coups d'espdces sonnantes et
tr6buchantes ou en change d'autres faveurs ...
Eh bien, comme on l'a vu lors de certaines elections
pr6sidentielles en Haiti on le futur 6lecteur boit votre rhum et
va voter pour l'adversaire (justement, < en son Ame et
conscience >), le vote parlementaire peut 6galement 6chapper
A ces pressions int6ress6es grhce au meme Scrutin secret.
Grhce A quoi toutes reprdsailles de la part de ces
puissances s'av&rent aussi plus difficiles A exercer.
Le constituant a done fait ceuvre utile.
Le reste c'est l'honnetet6 de celui qui vote. Mais ca
c'est une autre histoire !
lMlodie 103.3 FM, Port-au-Prince


Crise economique : Les immigres peinent


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a envoyer de 1'
Durement touches par la crise
6conomique, un nombre croissant d'immigrds
doivent diminuer le montant des fonds qu'ils
envoient dans leur pays d'origine, ou se serrer
la ceinture pour <> et continuer
A assurer un financement souvent vital pour
leurs proches.
Manuela Celedon, une Mexicaine de
42 ans r6sidant et travaillant A Saint-Denis,
prbs de Paris, depuis 20 ans, se sent < coupable>>. Ayant perdu l'un des trois emplois
de garde d'enfants qui lui rapportaient environ
1.000 euros par mois au total, elle n'envoie
plus que 200 euros par mois contre 250
auparavant A sa mbre, son frbre et ses quatre
nieces.
I~T


11638 NE 2nd Ave.
MiarM. Ft 33160
TOl. 305-394-6118


argent au pays
< se font rares, un de mes employeurs vient de
me licencier, l'autre m'a demand de r6duire
mon taux horaire (salaire, ndlr) qui est d6ji
trds bas>>, souligne cette femme, les traits tirds.
Les dernmires provisions de la Banque
mondiale, publides mi-juillet, tablent sur une
chute d'au moins 7,3% des envois de fonds
des 200 millions d'immigr6s dans le monde,
qui atteignaient en 2008 un total de 328
milliards de dollars.
La Banque mondiale souligne le
danger de paup6risation de nombreux pays
en d6veloppement, pour lesquels ces fonds
atteignant parfois plus de 20% du PIB jouent
(CRISEECONOMIQUE/p. 7)
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Mercredi 12 Aofit 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N 29


LASCAHOBAS : 2 MORTS

La Minustah serait-elle en train de perdre la tete ?


(... suite de la lere page)
avu les soldats tirer > affirme G6rald Joseph, qui se demande
pourquoi ils n'ont pas fait au contraire usage de gaz
lacrymogenes ou de balles en caoutchouc.
Un porte-parole de la Minustah, le lieutenant colonel
Fernando Fereira, a sugg6r6 que ce sont des manifestants
arms qui ont tire sur d'autres manifestants. Et d'exhiber une
arme de fabrication artisanale qui aurait &te retrouv6e sur les
lieux.
Mais d'aprbs d'autres sources, la douille relev6e
aupris d'une des victimes est celle d'un T-65, une arme utilis6e
par les militaires.
Le maire G6rald Joseph exige une autopsie des
cadavres et une investigation de la part de l'Etat haitien.
Les incidents ont fait deux morts et six blesses.
La Minustah a avanc6 que ses troupes ont galement
enregistr6 des blesses.
Les manifestations duraient d6jh depuis deux jours.
Finalement les soldats strangers intervinrent pour d6gager la
route nationale qui se trouve sur leur chemin. Confrontations.
La Minustah dispose d'une importante base entre
Lascahobas et la ville frontalibre de Belladeres. Done les
barricades dressees par les manifestants bouchent leur acc&s.
D'un autre c6te, Lascahobas n'avaitjamais manque
d'l6ectricit6, se trouvant proche de la centrale hydro-6lectrique
de Pligre.
D'ailleurs, d&s que la situation a d6g6ndr6 la semaine
dernibre, 1'lectricit6 a &te r6tablie. Done le problkme n'6tait
pas si grave.

La deuxieme fois en un mois ...
Cependant c'est la deuxibme fois en un mois environ
que les troupes de 1'ONU se retrouvent dans la meme situation.
Accuses d'avoir provoqu6 la mort de manifestants d6sarm6s,
elles d6mentent en arguant qu'elles ont respect les regles
d'engagement et n'ont pas tire sur les civils.
Le maire principal de Lascahobas, c'est-a-dire un
personnage officiel, maintient le contraire.
Gerald Joseph dit d6tenir la preuve que la balle qui a
atteint l'une des deux victimes a &t6 tiree par la Minustah.
Ensuite, insiste-t-il, pourquoi n'ont-ils pas fait usage
de gaz lacrymogenes ou de balles en caoutchouc, comme cela
se doit en pareille situation.
On se souvient que le 19 juin dernier, lors des
fundrailles a la cath6drale de Port-au-Prince de G6rard Jean
Juste, pretre catholique et eminent militant politique et ardent
d6fenseur des droits des r6fugies haitiens aux Etats-Unis, un
cas tout a fait semblable s'6tait present. Alors que des soldats
onusiens voulaient proc6der a l'arrestation d'un manifestant,
la foule s'est interpose. Un cafouillage s'ensuivit. Les casques
bleus ont tir&. Un cadavre est rest sur le pav6. La Minustah


fut accuse.
Comme aujourd'hui les porte-parole de la Mission
ont rejet6 toute responsabilit6.
Mais d'abord en affirmant que la victime avait &t6


La porte-parole de la mission onusienne Sophie Bouteau
(Thony B lizaire)
tude d'un coup de pierre.
Cependant des parlementaires amrricains 6taient en
visite. Ils exigerent une investigation. Celle-ci rev6lera que ce
n'est pas une pierre qui a donn6 la mort, mais bien une balle.
La Minustah d6clara alors que l'arme qui a tire
n'appartient pas aux casques bleus.

C'est un peu la meme situation ...
Aujourd'hui c'est a peu pres la meme situation. La
Minustah exhibe une arme artisanale quand des t6moins font
6tat d'une douille de T-65.
Le magistrat de Lascahobas exige une investigation.
En tout cas, les policiers haitiens de Lascahobas ne seront
pas d'un grand apport car ils ont pris la fuite d&s que les
choses avaient commence barder. Remettant aussi en liberty
tous les d6tenus de la prison.


Quant a la Minustah (car c'est elle encore une fois
qui est en question), c'est le cas de dire : que lui arrive-t-il ?
Curieusement lorsque les casques bleus devaient
affronter les groupes arms dans les quartiers les plus durs de
Port-au-Prince et autres regions a risques du pays, on
n'entendait pas ce genre d'accusations. En un mot, ils
semblaient avoir une conduite plus professionnelle.

Ils ne parlent aucune langue ...
Apres environ 5 ans sur le terrain, y a-t-il un
relAchement, un manque d'int6ret, le phenombne d'usure.
Cependant que de nouveaux contingents continuent a venir
remplacer les pr6ecdents. Mais le choix des troupes peut ne
pas se faire avec autant de soin. Pour la bonne raison que
Haiti est sortie de l'actualit6 des pays a hauts risques. Les
meilleures troupes vont probablement alors ailleurs. Mais le
mandat du Conseil de s6curit6 demeurant le meme, lesjeunes
recrues qui nous viennent d'un peu partout a travers le monde
peuvent n'avoir aucune experience ni assez de formation en
mission de maintien de la paix ...
Le magistrat de Lascahobas a not6 qu'ils ne parlent
aucune langue utilis6e dans la population haitienne : francais,
creole, anglais ou espagnol. Ce sont des soldats nepalais qui
seraient cantonn6s dans cette partie du pays (d6partement du
Centre).
Dans une telle situation, une mesentente
(litt6ralement parlant) est vite arrive. Et l'irr6parable aussi.
Et c'est la population haitienne qui en fait tristement
les frais.

RWsultats de 1'enquete jamais devoiles ...
Nous avons appris que la section des droits de
l'homme de la Minustah avait ouvert une enquete pour faire la
lumibre sur la mort dujeune homme survenue le 19juinpris de
la cath6drale. Mais les r6sultats de cette enquete n'ontjamais
ete d6voil6s.
Pour finir l'Etat haitien ne peut pas faire 6temellement
semblant d'ignorer la situation 6tant donn6 qu'il est le premier
responsable de la s6curit6 des citoyens sur le territoire national.
Le mandat de la Minustah sera soumis a evaluation
dans quelques semaines au Conseil de s6curit6 qui va
probablement voter comme auparavant pour un
renouvellement d'une autre annie.
Ne rien faire c'est entretenir la confusion actuelle
autour d'une presence militaire internationale qui -pour le
commun des mortels ne sert d6sormais plus a rien.
La population est d6ji indiffirente a sa presence, gare
a ne pas changer celle-ci en hostility d6clar6e.

Haiti en Marche, 7 Aoit 2009


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Mercredi 12 Aofit 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 29


PETION-VILLE POLICE

Quand la lutte contre l'ins6curite attente gravement aux liberties ...


(... suite de la lere page)
une pibce d'identit6. Cela ne nous ajamais &te enseign6, meme
pas sous la dictature ; ce n'est pas dans nos mceurs. Mais
d'abord est-ce dans les lois du pays ?
L'information nous a par d'abord loufoque. Mais la
voici confirmed dans un bulletin de l'agence locale de
nouvelles, HPN (6 Aofit 2009).
< La Police de Petion-ville fait un contr6le
syst6matique d'identit6.
<< En vue de renforcer la s6curit6 au niveau de la
commune de Petion-ville, la Police pratique un contr6le
syst6matique d'identit6. Toute personne circulant sans une
pibce d'identification sera interpell6e. >
En effet, cette banlieue r6sidentielle de la capitale est
devenue un point chaud de la criminality. C'est l'un des
endroits ou est enregistr6 le plus grand nombre de vols a main
armee, d'invasions de domicile et de kidnappings.
La Police de Petion-ville est sur les dents et a multipli6
les efforts et les initiatives pour faire face au d6fi.
C'est dans ce cadre-la qu'il faut placer la mesure de
<< contr6le syst6matique d'identit >>.
Mais est-ce bien fait ? Qui plus est, est-ce une mesure
vraiment l gale, voire constitutionnelle ?
Poursuivons la lecture de la d6peche de HPN. << Le
porte-parole de l'institution policibre (...) explique que cette
mesure s'appliquera a tous ceux et toutes celles qui firquentent
la commune de Petion-ville. Si l'individu interrog6 ('individu',
un terme traditionnellement p6joratif dans la bouche des
responsables de l'ordre en Haiti et de tout temps) ne dispose
d'aucune pibce d'identification, il est passible d'une amende
de 500 gourdes et de 5 jours en garde a vue. >

<< Oto a pa rete >> ...
N'est-ce pas abusif ? Evidemment vous et moi qui
passons au volant de notre voiture, nous n'avons aucune
peine a exhiber notre permis de conduire.
Mais ce n'est pas le cas pour 99% de la population.
En meme temps, si on admet volontiers que c'est l'un
des moyens les plus efficaces dans la lutte contre le crime,
mais efficace ne veut pas dire exp6ditif !
Bref, cela depend comment c'est fait. Et l'exemple de
cejeune homme rapport plus haut et qui a 6te garden en prison
pendant deux semaines dans la meme cellule que les pires
voleurs alors qu'il n'a rien sur la conscience est la preuve
que la Police de Petion-ville n'est pas a la hauteur de son
affaire.
De plus ce sont des petites gens qu'on prive ainsi de
leur liberty, done cela ne fait pas de bruit. Comme dit le poete
Morisseau-Leroy, << oto a pa rete. >
La Police doit d'abord se donner les moyens
d'appliquer les nouvelles dispositions qu'elle est amenee a
prendre, sans violer outrageusement pour cela la liberty du
citoyen, quel que soit le statut de ce dernier.

Ni Bagdad, niAfghanistan ...
Or ces moyens-lh existent, les nouvelles technologies
aidant, il y a possibility de contr6ler l'identit6 d'un suspect


sans 6tre oblige pour cela de proc6der a des rafles massives
comme semble faire la Police de P6tion-ville (on n'est pas en
6tat de guerre contre le terrorisme, on n'est ni a Bagdad, ni en
Afghanistan). Voire garder de braves citoyens en prison
pendant des semaines, uniquement parce que ce sont de
pauvres gens sans feu ni lieu et que cela n'est done pas
susceptible de faire les grands titres. C'est a la Police de se
moderniser, de se donner des moyens plus adapts a ses
fonctions 6videmment plus complexes aujourd'hui qu'hier.
Non de pi6tiner allkgrement les libert6s du citoyen sous le
pr6texte qu'en Haiti la Constitution et les lois c'est du papier !
Mais ce n'est pas tout. Vous n'allez pas en croire vos
oreilles. La d6peche de HPN poursuit : < Conscient des
faiblesses du systeme d'identification nationale, (le porte-
parole de la Police nationale) precise que les enfants peuvent
se munir de leur carte d'identification scolaire ou de toute
autre pibce susceptible de les identifier. >
Done la Police procede aussi de la meme facon a
1'6gard des mineurs, et nous avons bien lu : << les enfants. >
En guise dejustification, HPN crit : << le contr6le des
identit6s a d6jh permis l'arrestation d'un pr6sum6 chef de gang
activement recherche par la Police. >
Vous aurez devine, comme moi, qu'il s'agit
essentiellement des nombreux enfants des rues qui pullulent
en ville et qui ont &te impliqu6s dans des actes criminels, soit
personnellement, soit en complicity avec les brigands.

Au mauvais moment et au mauvais endroit

Conclusion: face a cette situation, la Police de P6tion-
ville (sp6cialement) n'h6site pas devant les moyens et se donne
pour devoir de passer toute la population au peigne fin, enfants
et adultes, et de proc6der a l'arrestation de toute personne
(pour ne pas dire <>) dans l'impossibilit6 de
s'identifier document a l'appui.
Et si c'est vous qui vous trouvez au mauvais moment
et au mauvais endroit, au trou Et comme la bureaucratie
haitienne est rest6e la meme, vous pouvez passer plusieurs
semaines en prison avant de sortir de ce cauchemar.
Nous disons vous, mais bien entendu ce sont surtout
les petites gens qui en pdtissent.
Done un pays qui ne dispose d'aucun moyen
nouveau pour faire face a des problkmes tout a fait d'un autre
ordre, telle la criminality aujourd'hui.
D'abord aucun moyen l gal. Car la Police de P6tion-
ville ne peut probablement se pr6valoir d'aucune loi qui lui
permette d'arrater des mineurs uniquement parce qu'ils n'ont
pas une pibce d'identit6 en poche.
Cependant 6tant donn6 que nous vivons une
situation sp6ciale, on comprend l'arrestation mime d'enfants
s'ils sont pris la main dans le sac ou s'ils sont des suspects
notoires ...
Il existe actuellement des prisons pour enfants, mais
ce doit 6tre des cas irr6futables.

Ce sont les lois memes de ces pays ...


Venons en maintenant au concept general des
arrestations op6rees du fait qu'une personne ne peut exhiber
une pibce d'identification.
Cela se fait dans certains pays, et non dans d'autres.
En France, la Police a le droit de vous demander << vos
papiers >>. Mais aux Etats-Unis, non.
A Cuba, vous 6tes tenu d'avoir toujours une piece
d'identification. Si vous 6tes interrog6 a La Havane et que
vous r6sidez a Santiago, vous devez justifier votre presence a
La Havane.
Mais ce sont les lois memes de ces pays qui le
d6terminent. Toute personne se trouvant sur le territoire
francais, citoyen ou stranger, se doit d'avoir une piece pour
pouvoir s'identifier a tout moment.
Aux Etats-Unis, c'est la Constitution elle-meme qui
n'autorise pas la Police a agir ainsi. Sauf dans des cas
exceptionnels ...

Poursuivie en justice pour ces motifs ...
Or en Haiti, existe-t-il une lCgislation autorisant la
Police a appr6hender tout citoyen qui circule sans une piece
d'identit6, comme le soutient le porte-parole de la Police
nationale ?
Nous pensons que la Police a d'abord pour devoir de
proc6der a la publication de cette lCgislation-li, si elle existe.
Afin que nul n'en ignore.
Autrement, la Police n'a aucun droit de proc6der a de
telles arrestations. Et elle peut meme 6tre poursuivie enjustice
pour ces motifs.
La Constitution dit en son Article 45 : << Nulle peine
ne peut 6tre 6tablie que par la Loi, ni applique que dans les
cas que celle-ci determine. >
Car quand bien mime cette legislation aurait &t vote,
donnant a la Police des moyens exceptionnels pour lutter
contre la criminality (comme cela se doit), mais la loi exige au
pr6alable la publication d'une telle lCgislation- aussi largement
que possible avant qu'elle puisse entrer en application.

Les improvisations qui constitueront la plus
grande menace...
Et pour finir, pourquoi serait-ce une exception pour
la Police de Petion-ville et non une regle g6ndrale pour tout le
pays ?
Petion-ville est-elle en tat de siege et est-ce une
16gislation d'exception mais sans 16gislation ? Et partant,
inconstitutionnelle !
II faut done mettre un peu d'ordre dans tout cela
avant qu'il soit trop tard. On a compris que ce sont lh des
questions tres graves car la criminality est bien r6elle mais
6galement trop graves pour 6tre laiss6es a toutes sortes
d'improvisations.
Rapidement ce sont les improvisations qui
constitueront la plus grande menace, bien plus que la
criminality elle-meme !

Haiti en Marche, 8 Aoit 2009


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L'enquete sur la disparition

d'un policier revele une tragedie


Port-au-Prince, le 8 aoft.(alertehaiti.ht)-L'enqu6te sur
la disparition du policier Michelet Valentin semble avoir abouti
a une vraie trag6die. Une disparition de personne est
maintenant trait6e comme un cas de meurtre, mais que de
lemons!
QUE S'EST-IL PASSE?: Valentin Michelet, 34 ans,
agent 1, affect au commissariat de Delmas est port disparu
depuis plusieurs jours. Un individu est arrWt6 par la police de
Port-au-Prince avec en sa possession la carte d'identification
du policier Michelet Valentin et son arme de service. II pretend
qu'il est l'ami du policier et ses documents lui ont &6t confines
par le policier lui-m6me. Inform de l'arrestation effectu6e par
la police de Port-au-Prince, le responsable de la police de
Delmas sollicite que le dossier lui soit transf6re pour en faire le
suivi. Une autre pibce retrouv6e sur l'individu porte le nom
d'Ernst Lorin. Des recherches effectu6es r6vblent que le
cadavre de ce dernier a 6t6 retrouv6 a Carrefour. Les suspicions
augmentent alors et font craindre le pire sur le sort de Michelet
Valentin.


Selon les aveux de Charles Mikenson, il aurait conduit
le policier a Baraderes et l'aurait empoisonn6. Les
circonstances de ce d6placement demeurent encore floues. Le
cadavre aurait ensuite &6t brfil, mutil6 et jet6 par Lionel
Charles, le pbre du suspect.
Charles Mikenson, 27 ans, revait de devenir a tout
prix policier. II a essuy6 deux 6checs aux concours d'admission.
En se d6barrassant de Michelet Valentin, il s'est mis en tate
que muni de son badge et de son arme, il pourrait enfin r6aliser
son rave d'etre policier.
La disparition du policier pourrait facilement tomber
dans le tiroir des enquites oubli6es. La police de Port-au-
Prince dans un premier temps, et celle de Delmas ensuite, ont
fait montre d'une extraordinaire volont6 a faire la lumibre aussi
douloureuse qu'elle soit pour la famille de Michelet Valentin.
Deux individus, pbre et fils, sont aujourd'hui en
prison. Lajustice aura-t-elle la possibility de confirmer auprls
des m6decins 16gistes, qu'il s'agit bel et bien, en d6pit des
aveux et t6moignages, du cadavre de Michelet Valentin ?


Page 6





Mercredi 12 Aoft 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N 29


COMMISSION SECURITE

Personne n'a plus peur d'une nouvelle force publique !


(... suite de la lere page)
c'est aux autorit6s qu'il reviendra de donner une denomination
a cette force.
Mais cette suggestion n'aurait pas &te possible dans
les anndes qui ont suivi le coup d'6tat militaire de 1991,
chassant du pays apres seulement 7 mois au pouvoir le
president Jean-Bertrand Aristide qui avait &te 6lu a la faveur
d'une participation populaire massive. Mais surtout faisant
plusieurs milliers de morts et d'estropids dans la population
civile. Et dans des massacres les plus atroces.
Ramend au pouvoir trois ans plus tard (octobre 1994)
sur ordre d'un president des Etats-Unis nomm6 Bill Clinton,
Aristide mit fin au service de l'Arm6e d'Haiti.
Celle-ci avait Wte cr66e par les Marines lors de
l'occupation am6ricaine d'Haiti (1915-1934).

Une certaine expression de l'autoritW de
l'Etat...
Les autorit6s am6ricaines n'6mirent aucune
protestation contre la decision d'Aristide.
Cependant la Constitution haitienne ne fut pas
amend6e. Et elle continue de stipuler en sonArticle 263 : < La
Force Publique se compose de deux Corps distincts : (a) Les
Forces Armnes d'Haiti, (b) Les Forces de Police >>.
Mais surtout cela va etre l'occasion pour les Haitiens
de constater peu a peu que l'Arm6e n'avait pas &t6 cr66e
uniquement pour 6tre ce qu'elle 6tait devenue, un minotaure
d6vorant tout sur son passage, mais aussi comme une certaine
expression de l'autorit6 de l'Etat dans un pays qui n'avait
jamais v6cu de veritable experience d6mocratique oi le citoyen
est bien imbu de ses droits et devoirs ainsi que du respect des
droits et libert6s de son voisin, mais oi l'autorit6, plus
traditionnellement, n6cessite d'avoir un visage.
C'est ce visage qui disparaissait aussi avec l'abolition
de l'Arm6e d'Haiti en 1995.
Certes sous ce visage se commettaient les abus les
plus criants. Les fameux chefs de section (rurale), v6ritables


satrapes locaux. Cependant on a comptabilis6 les abus. Mais
sous-estim6 le reste ...

Le d6boisement devient plus intensif...
Depuis, les lynchages et les viols sont devenue
monnaie courante.
Qu'on attrape un de ces coquins, si on ne veut pas
qu'il se sauve avant d'atteindre le sous-commissariat dont les
agents ne vontjamais au-dela des limites de la commune, et si
c'est unv6ritable r6cidiviste, il ne reste qu'h lui couper la tate.
Idem le d6boisement qui devient plus intensif. Un
projet de loi soumis r6cemment au Congrbs amdricain montre
une progression vertigineuse dans la destruction de
l'environnement en Haiti ces dix dernires anndes.
A l'6poque de l'abolition des forces armies, on
pensait pouvoir les remplacer de manibre plus d6mocratique
par les elus des sections communales, les ASEC et CASEC.
Tous d6finis dans la Constitution de 1987 en vigueur.
Quoi de mieux pour repr6senter l'autorit6 au sein de
la population que ses propres elus dans des elections
totalement d6mocratiques !
H6las, le pays n'a fait que s'enfoncer davantage dans
les troubles successifs.

Une force publique pour aider a reconstruire
le pays ...
Aujourd'hui nous avons depuis f6vrier 2006 un autre
gouvernement d6mocratiquement l6u. Mais une force
international ne campe pas moins dans le pays, des fois que
ne recommenceraient nos luttes intestines.
C'est cette conjonction de facteurs (une certaine
stability politique gouvemementale et la presence d'une force
international dite de stabilisation) qui permet de r6fl6chir avec
un peu moins de passion aux n6cessit6s du pays dans ce
domaine vital de la s6curit6 nationale.
C'est d'ailleurs la premiere fois que le terme de
s6curit6 nationale entre dans le vocabulaire local. Et que nos


compatriotes sont invites a comprendre qu'il ne s'agit pas
d'une simple question de la quantity de bataillons militaires,
de blinds et d'anti-adriens. Mais la s6curit6 nationale c'est
aussi et c'est d'abord se donner les moyens de prot6ger son
pays qu'il ne disparaisse sous le poids des ph6nombnes aussi
bien naturels que dus a nos propres fautes.
Tous les bataillons des Casernes Dessalines et du
Corps des Ldopards ne peuvent rien pour empecher les
Haitiens de prendre la mer sur des vaisseaux de fortune pour
essayer d'atteindre des cieux plus cl6ments mais trop souvent
pour finir entre les michoires des requins au large des Turks
and Caicos.
Tout comme ils n'ont pu empecher le d6barquement
des forces amdricaines en septembre 1994.
I1 faut une force publique pour aider a reconstruire le
pays. Un point c'est tout. C'est au fond la seule et unique
protection qu'une force publique haitienne peut apporter. Le
reste c'est du donquichottisme et qui nous cofte trbs cher
pour rien.

Point besoin d'aucun epouvantail...
Enfin quant au symbolisme 6voqu6 tout a l'heure,
savoir cette conception de l'autorit6 sous une forme purement
traditionnelle encore rdpandue chez nous, on devrait 6tablir
d&s le depart que tout ce que nous pouvons entreprendre
aujourd'hui n'est que passager et que la vraie finality doive
6tre une d6mocratie veritable, autrement dit un Etat de droit ou
chaque citoyen devient suffisamment imbu de ses droits et
devoirs de citoyen qu'il n'ait point besoin d'aucun dpouvantail
pour le ramener a l'ordre. Et qa c'est l'instruction qui le peut. A
commencer par la scolarisation universelle.
Mais il faut toujours commencer quelque part. Et c'est
ce que nous avons par trop oublid dans nos enthousiasmes
des << Dix glorieuses > !

Milodie 103.3 FM, Port-au-Prince


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Crise economique:

Les immigres peinent a envoyer

de I'argent au pays


(CRISE ECONOMIQUE... suite de la page 4)
un r6le crucial dans la lutte contre la pauvret6,
le soutien de la consommation des manages
et constituent un des leviers de la
microfinance.
Avec la hausse du ch6mage dans les
pays riches, la Banque mondiale s'inquiete
6galement des effets d'un 6ventuel
durcissement des legislations sur
l'immigration.
< plus pauvres, les immigrds en France et ceux
qui sont d6jh dans la misbre dans des pays
comme Haiti>, s'indigne Augustine Saint-
Jean, Haitienne de 32 ans, coiffeuse a domicile
a Montreuil, en region parisienne. de moins en moins, a peine 900 euros par mois
depuis mai, car pour mes clients mon activity
est un luxe qu'ils peuvent de moins en moins
se permettre>, raconte-t-elle.
Elle n'envoie plus chaque mois que
150 euros au lieu de 250 qu'attendent sept de
ses proches: l'avenir, le mien et celui de ceux qui dependent
de moi>, confie lajeune femme.
A la Western Union, l'un des
sp6cialistes mondiaux des transferts
d'especes, on ne fait pas de commentaire
officiel mais un employed d'une agence
parisienne assure sous couvert d'anonymat


que le nombre et le montant des transferts ont
depuis six mois.
Certains immigr6s tentent pourtant
de dissimuler leurs difficulties i leurs proches
rests au pays.
R6sidant depuis 31 ans a Mantes-la-
Jolie, h l'ouest de Paris, Amadou Kond, Malien
Ag6 de 54 ans, a &te licencid d'un de ses deux
emplois dans le nettoyage enjuin. Mais il met
un point d'honneur a continuer a envoyer 400
euros par mois aux 12 personnes qu'il fait vivre
dans la region de Kayes (ouest du Mali).
< je ne vais pas parler de mes problkmes, je
d6pense moins pour moi etj'envoie la meme
somme>>, dit-il.
< les pays riches, les Marocains rests au pays
ne les comprennent pas>>, rencherit
Mohammed Jamal, Marocain de 36 ans, livreur
au ch6mage depuis deux mois.
M. Jamal, habitant Bobigny, envoie
200 a 300 euros par mois a 12 proches au
Maroc. <>, r6sume-
t-il. comme un eldorado, si tu as la chance de vivre
ici et que tu ne gagnes pas d'argent, c'est
simplement que tu te d6brouilles mal>.


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Isabelle LIGNER


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Page 8


Mercredi 12 Aoft 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 29


Une foire historico-culturelle a Milot


Du 28 juillet au 2 aoft 2009, le Nord du pays a &te le
th dtre d'un 6v6nement de grande envergure : la foire o Milot
: Vitrine Eco touristique et Patrimoniale du Grand Nord o.
Au menu, des expositions artisanales et culinaires, des
manifestations musicales, des excursions guides, entre
autres.
L'evenement a d6but6 dans l'apres midi du 28juillet
par prestations de la Fanfares < Symphonie Royale > et de <
Douce M6lodie >de Milot. Pour la circonstance, ces groupes
musicaux ont sillonn6 les grandes artbres de la ville. Mais le
coup d'envoi de la foire a &t6 donn6 par les autorit6s locales et
les organisateurs devant le Palais Sans-Souci, siege de la foire.


L'opportunit6 pour une dizaine d'exposants de
presenter une diversity de produits fabriqu6s localement. Entre
autres, des poup6es en 6toffe, des sculptures et objets
artisanaux enbois, des maillots peints a la main et des colliers.
Comme le faisait remarquerAlzi Henrilio, Pr6sident de 1'ONG <
Nord Vert >, entreprises de la zone pour aboutir a une reduction du
chOmage a travers le tourisme >.
A 6t6 6galement organis6es au cours de cet
6v6nement des excursions guides. Une occasion pour les
visiteurs d'appr6cier la beauty de 24 sites naturels et
historiques de la zone. Aleurs cot6s, 6taient present des guides


d'organiser les visites guides, d'impliquer et sensibiliser la
population locale et de travailler avec les op6rateurs
touristiques, entre autres.
< pied d'un programme d'encadrement de premiere main,
effectuedpar des collogues vivant ici temporairement, visant
l'amilioration des conditions et des services offerts par le
Pare , fait savoir M. Brunnemann.

De la foire au tourisme communautaire
La pr6sente foire entre dans le cadre du projet
oPromotion du Tourisme Communautaire dans le


Produits de 'artisanat local exposes a la foire de Milot (photos Vincenzo Pugliete et courtoisie de la Minustah)


Une occasion pour le maire de Milot, Paul Telfort, de
souligner l'importance du dialogue entre tous les acteurs du
tourisme. Pour lui, en effet, il s'agit d' < commune departage des taches, d'amitid et de cooperation
permettant le ddclenchement d'un vrai ddveloppement
touristique dans la zone .
La foire est sur trois aspects -6ducatif, r6cr6atif et
commercial- et a accueilli plus de 2.000 visiteurs locaux et
strangers. Parmi eux, des Haitiens de la diaspora venus
participer aux fetes patronales, qui ont lieu dans le Nord du 23
juin a la fin septembre.


touristiques de l'Association des Guides de Milot, l'une des
petites entreprises dont les capacit6s avaient &t6 renfonc6es
par la FONDTAH.
Parmi les sites visits a Milot figuraient le Parc
National Historique, Mathurin, Sodo, Pass Diamant et
Brismant. A Dondon, les touristes ont pu visiter la Grotte
Marc Antoine, Vofte Dame, Vofte a Minguet, Grotte Cadelia,
Grotte Saint Martin, Site bassinDiamant, le Grand Grouve des
Vaseux (en creole Touf lafimen), Grotte Michel I et II, Foret
Lebon et les hauteurs du Bois Rouge, entre autres.
L'ev&nement a aussi enregistr6 la presence d'une


Ddpartement du Nord d'Haitio, finance a hauteur de US
$150,000 par la BID et de US $66,000 par le partenaire
d'ex6cution, la Fondation pour le D6veloppement du Tourisme
Alternatif en Haiti (FONDTAH). Cette ONG locale est 6galement
le principal organisateur de la foire.
Depuis 2002, en effet, la FONDTAH travaille dans le
secteur du tourisme altematifvisant a d6velopper dans le Nord
un circuit touristique reliant Milot et Dondon, tout en renforqant
les capacit6s des micros, petites et moyennes entreprises de
ces communes dans l'optique d'accroitre leur capacity
productive.


A Magical Summer in "Paradise"

From July 1" to September 30" 2009


Al Km 77, Cote des Arcadins. Montrouis,
just one 1 hour drive from the
Port-au-Prince International Airport,
Moulln Sur Mer welcomes you
to Its magical world
for a memorable and unique vacation time:

60 feet of white sandy beach
A Beautiful colonial setting and scenery
Sumptuous Seafood and Creole Buffets
Varied week-end musical ambiance


Summer Specialities
Saturday Night Show I Troubadours
Ballroom dancing / Band animation
Open air barbecue, "Paradise' cocktlls,
etc ..

Other Amenities :
Aqua gym, Tennis, Racquetball.
Ping Pong, mini-golf, beach volley
Kayaks, CINE CLUB on giant screen TV

THE OGIER-FOMBRUN MUSEUM
Kids / Special :
Playground Sports Swing Bicycles
Fresco Ice cream Daycare Service .. -


Coni gnd ertopv...

RATES PER PERSON PER NIGHT 3 meals Inc.
From July I" to Sep. 3(J, 2009

PKG PDoblew 3Un14 5 ta11
ms up W
IMt B5 Ipp So Ipp 30 fpp
2 ts 82/pp 590pp 3o0pp
3 Nt Bflpp S7 Ipp 27 fpp
4 Ns 7T8 pp 57 Ipp 27 lpp
s Nt 75 Ipp 57 Ipp 27 Ipp
Kid (0 to 4) Stay Free
(Add Kid meoal
+10% Taxes

Other Facilities :
SALLE 1804: a 200 SEAT AUDITORIUM
Conference and Wedding Center
The Oratory for wedding ceremonies
High Speed InternetAccess...


Fanfare locale defilant devant les ruines du Palais Sans-Souci du roi Henri Christophe


d6~lgation du Service des Pares
Nationaux des Etats-Unis,
accompagnde par le ministre de
la culture, Olsen Jean Julien. II
s'agit de quatre experts en
gestion et protection de parcs
nationaux venus sur invitation
du gouvemement haitien. Une
visite dont l'objectif est de faire
un 6tat des lieux du Parc
National Historique (PNH), a
savoir-le palais Sans Souci, la
Citadelle et le site fortifi6 des
Ramiers- et ainsi prodiguer des
recommandations aux autorit6s
concernes en ce sens.
< comment notre institution
peut aider le gouvernement
dans la bonne administration
et le maintien du PNH , de
l'avis d'Eric J. Brunnemann,
Directeur de l'institution.
Selon lui, il est question
d'analyser plusieurs aspects
relatifs a la gestion et a
l'entretien du Pare dont la facon


(Milot)

En effet, le tourisme altematif g6nre des services de
loisirs, d'h6bergement et de restauration. Parallblement, il offre
des opportunities de vente de produits agricoles et artisanaux.
Pour d6marrer le projet, la FONDTAH avait proc6d6 a
une < Evaluation des capacit6s locales > le long du circuit
Dondon-Milot. II tait question non seulement d'identifier les
sites historiques, culturels et naturels, et les entreprises existant
dans la zone, mais 6galement d'avoir une estimation de leurs
besoins en renforcement et financement. Au total, 24 sites
touristiques et 224 micros, petites et moyennes entreprises
ont &t6 rpertories.
Entre autres besoins identifies concemant les sites
touristique figurent l'amenagement des voies d'acces a ces
sites, la mise en place de kiosques d'information et des toilettes
et la construction de parkings au besoin. oUn petit budget a
edt alloud a chaque site pour couvrir l'essentiel de
l'aminagement a faire et les itudes techniques>>, comme
l'affirme Karl Maxime Alliance, Coordonnateur du projet de la
FONDTAH.
Parallblement, ont &t6 recens6s des entreprises
6voluant dans les secteurs de la restauration, l'h6bergement,
l'animation culturelle, le transport, la production d'artisanat et
la transformation agro alimentaire. Selon M. Alliance, < des indicateurs duprojet, c'est d'arriver d avoir une centaine
d'entreprises opdrationnelles et offrant des services
touristiques standardisis dans la zone>. Une 6tude de march
(MILOT /p. 9)


INFORMATION & RESERVATION:
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Mercredi 12 Aoft 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N 29


Fort Jacques : patrimoine historique



et lieu touristique a exploiter


Dans la commune de Kenskoff, non loin de la
capitale, se dresse majestueux le Fort Jacques construitpeu
apros l'indipendance, entre 1804 et 1806. Pros de cette
fortification, survivent encore les ruines d'une autre
construction inachevie, le FortAlexandre, dont les travaux
ont ted suspendus apros la mort de Dessalines en 1806.
Timoin du pass du pays, le Fort Jacques reste un site
touristique inexploite et un lieu de polerinage notamment
pour des dcoliers.


de la protection, de la restauration et de la mise en valeur des
monuments historiques.
S'6tendant surune superficie de 9 hectares, l'espace
abritant ces fortifications est d6sign6 parc national. II a &te
d6limit6 par l'Etat vers en 1980. De6j en 1961, un arrate
pr6sidentiel avait d6cid6 de l'instauration d'un p6rimetre de
protection a ce Site. Et ceci a &t6 r6alise lors des travaux de
renovation destin6s a remettre en 6tat le Fort, tenant compte
des d6t6riorations dues a l'usure du temps.


que des initiatives moins cofteuses et tres r6pandues ailleurs,
sont ignorees a Fort Jacques. Atitre d'exemples, des kiosques
offrant des cartes postales, des T-shirts et autres gadgets
retracant l'histoire de Fort Jacques, des petits restaurants
offrant des produits locaux susceptibles de faire les d6lices
des visiteurs....
Pour M. Durandis, la mise en place d'une structure
devant permettre une exploitation rationnelle du site est li6e a
une question de priority. Si le directeur technique de 1'ISPAN


Apres les travaux de restauration, le Fort Jacques (du nom


Les travaux de construction des Fort Jacques et
Alexandre ont &t6 r6alis6s sous la supervision du general
Alexandre PNtion, l'un des h6ros de l'ind6pendance et plus
tard chef de l'Etat. Conduits par l'ing6nieur militaire Laurent
Hudicourt, selonles pr6cisions de l'historien Georges Michel,
ces deux ouvrages entraient dans le cadre de la politique de
fortification mise en place par l'empereur Jean Jacques
Dessalines pour assurer la defense du territoire.
De par sa position strat6gique, ces fortifications
devaient permettre de dominer Port-au-Prince et la plaine du
Cul-de-sac, lajouxtant. Dans les plans de l'empereur, elles
devaient servir a assurer la surveillance et la defense de ce qui
6tait la plus grande ville du pays et qui allait devenir plus tard
sa capitale. Car on vivait dans la crainte d'une 6ventuelle
intervention de la France en vue de reconqu6rir Saint
Domingue, son ancienne colonie.
Outre le c6t6 historique, les Fort Jacques et Alexandre
comportent des attraits touristiques. En plus de la verdure,
elle offre une vue magnifique sur la baie de Port-au-Prince.
Ces deux caract6ristiques en font une destination assez prisde
pour des gens de la capitale, notamment des 6coliers. Ces
derniers y viennent pour des randonnees et surtout lors de
fetes nationales comme la f6te du drapeau, le 18 mai.
Certes, le Ministbre du Tourisme ne dispose pas de
statistique sur le nombre de visiteurs fr6quentant annuellement
ce site. Toutefois, pour de nombreux observateurs, il s'agit
d'un des lieux les plus visits depuis la restauration de Fort
Jacques entre 1980 et 1984, par l'Institut de Sauvegarde du
Patrimoine national (ISPAN). Celui-ci tant l'organisme charge


(MILOT... suite de la page 8
a aussi &t6 effectude afin d'6valuer et harmoniser l'offre et la
demande touristiques dans la zone.
La prochaine tape du projet porte sur un <
Renforcement des capacities locales . A cette tape, les
micros, petites et moyennes entreprises identifiees sont
encadrees et professionnalisees par des consultants 6voluant
dans les domaines de l'artisanat, la restauration, l'animation
culturelle et l'h6bergement et recrut6s par la FONDTAH.
La capacity d'accueil de Dondon-Milot se trouve
limit, la zone ne disposant guere d'h6tels. Pour palier ce deficit
en h6bergement de la zone, ont &t6 identifiees les familles
pouvant loger des touristes. Les < chambres d'h6tes >
deviendraient done le business familial de logement
communautaire par excellence, ou la population locale serait
directement impliqude dans l'activit6 touristique.
Au total, 57 chambres d'h6tes ont &t6 d6nombr6es a
Milot. Leurs propri6taires ont d6jh requ une formation en accueil,
protocole et gestion h6telibre. Une petite agence est en train
d'etre monte en vue de faire les reservations et la promotion
de ces chambres. Elle sera gl6re par un comit6 local regroupant
l'ensemble des propri6taires des chambres d'h6tes de la zone.
Et pour son fonctionnement, il est requis des propri6taires des
chambres d'h6tes 10% du prix des chambres.
Beaucoup reste a faire cependant pour rendre ces
chambres entibrement fonctionnelles. En effet, comme le
souligne M. Alliance, < Ilfaut les aminager en les dotant de
: un lit confortable, une douche et une toilette a l'intirieur,
et un panneau solairepour avoir accos a l'dlectricite et a un
ventilateur >.


de Jacques 1", premier chef d'Etat de 1'Ha'ti independante) dominant la Plaine du Cul de sac en bordure de la capitale
(photos Logan Abassi/Minustah)


Aussi, 1'ISPAN a non seulement restaure le fort dont
la maconnerie a &te largement entamee, mais a aussi cr& une
aire de pique-nique, selon les informations fournies par le
directeur technique de l'institution, l'architecte Patrick
Durandis. L'ISPAN avait 6galement proc6d6 l'assainissement
des lieux, construit le parking, des toilettes et la voie d'acc&s.
De concert avec le Ministbre de l'Agriculture, il a &te
plantW sur le site des < pinus occidentalus >>, une espece de
r6sineux assez r6pandue en Haiti. De meme, 1'ISPAN avait
construit un batiment qui devait 6tre utilis6 pour faire
fonctionner un bar et pour la vente de billetterie aux visiteurs,
dans l'hypothese d'une exploitation rationnelle des lieux. Ce
batiment abrite pour l'instant le gardien charge de surveiller
les lieux.

Des potentialites non exploitees
oLes Forts Jacques et Alexandre representent un
site historique majeur qui renseigne sur notre passe.
Cependant l'Etat n'accorde pas a ces monument toute
l'importance a laquelle ils ont droit o, deplore M. Durandis.
Et de l'avis de l'architecte, sur le plan touristique, < Fort
Jacques n'est pas exploit >>.
L'exploitation n6cessite en effet des investissements.
II faudrait entre autres cr6er un muse, par exemple le mus6e
de l'armement, et organiser des expositions, pense l'architecte,
car oon ne peut pas proposer aux touristes uniquement les
murs du Fort o.
Mais, au-dela des investissements plus ou moins
lourds dont parle le directeur technique, force est d'admettre


s'est gard6 de dire que les questions culturelles ne font pas
partie des priorit6s des pouvoirs publics, il a signal neanmoins
qu'il y a des problkmes sociaux tels la sante et l'6ducation qui
n'ont pas encore requ de reponses ad6quates. Et, utilisant un
langage assez imag6, il a d6clar : o la culture, c'est la cerise
sur le gateau. Encore faut-il qu'ily ait de gateau o.
Par ailleurs, Fort Jacques souffre d'un d6faut de
s6curit6. Car, il y a une forte agglomeration autour alors que le
terrain est seulement borne. D'ailleurs, un motif d'inqui6tude
de taille est que les bornes places par l'Etat sont arrach6es. II
y a non seulement des pressions sur les terres avoisinantes
mais aussi un probleme de cadastre.
Aussi, 1'ISPAN propose-t-il une delimitation physique
des lieux, qui passerait par l'6rection d'une cloture. II pr6ne
6galement un contr6le effectif du site. Dans cette optique,
l'institution soumet au Ministbre de la Culture un devis
estimatif du cofit des travaux de s6curisation et de mise en
valeur de Fort Jacques.
Certes, le Ministbre semble int6ress6 par la mise en
valeur du site. I1 envisage meme la creation d'une scene en
plein air et tudie, de concert avec 1'ISPAN, la meilleure facon
d'exploiter les lieux. Mais M. Durandis doute qu'on puisse y
parvenir o sans une securisation prialable o.
La disponibilit6 de fonds pour la preservation de cet
espace aux potentialit6s multiples reste pour l'instant un
probleme insoluble. dl nousfaudrait arriver a une structure
lgale qui dirigerait l'argent d'une partie des taxes et du
secteur touristique vers la preservation des monuments
historiques et de cepatrimoineo, estimait tant6t le Ministre
du Tourisme Patrick Delatour.
Une telle initiative serait porteuse d'avantages
notables pour le pays. Car, elle pourrait contribuer entre autres
a inciter au tourisme local et a crier des emplois. En outre, en
rendant ce site plus attrayant afin d'attirer plus de visiteurs, il
permettrait de mieux faire connaitre aux strangers l'histoire du
pays et d'enseigner, par l'exemple, le civisme aux jeunes
Haitiens.


En attendant, la FONDTAH poursuit son objectif,
celui de favoriser l'implication directe de la population dans
l'activit6 touristique. Progressivement, elle assoit les bases
du tourisme communautaire dans le Nord pour un plus grand
6panouissement des communautes.


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Une foire historico-culturelle 'a Milot





Mercredi 12 Aoft 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 29


Abolition de 1'esclavage


et Histoire des Antilles, Martinique, Guadeloupe


En accord avec les historiens, pas moins de 12
millions d'africains furent d6port6s de leur continent aux
Am6riques par la traite Europ6enne entre le milieu du XVIIeme
sicle et les anndes 1850. En France, ce commerce triangulaire
a fait la fortune des ports de Nantes, La Rochelle et la ville de
Bordeaux. Les expeditions ralliaient les c6tes africaines pour
changer leurs marchandises contre des esclaves. Au terme
d'une traverse de l'Atlantique qui pouvait durer de trois a
treize semaines, les n6griers regagnaient la France charges de
produits coloniaux (coton, cacao, sucre...)
Le 27 avril 1848, la IIMme R6publique Francaise
proclame l'abolition de l'esclavage dans les colonies
francaises. Le d6cret prdpard et port par Victor Schoelcher
prendra vraiment effet:
*le 22 mai en Martinique *le 27 mai en Guadeloupe
*le 10juin en Guyane *le 20 d6cembre a La Reunion
En 1790, les colonies francaises comptent 735000
esclaves dans les plantations aricoles pour la plupart. L'int6rat
des planteurs et des armateurs n6grier ont ralenti le mouvement
d'6mancipation n6 avec la R6volution Francaise. La premiere
abolition a eu lieu en 1794, avant que Napoldon Bonaparte ne
r6tablisse l'esclavage en 1802. Les luttes armies qui
commencent a Saint Domingue, lancent un mouvement de
resistance a la servitude dans les colonies. Toussaint
Louverture, symbole des luttes abolitionniste, mbnera les luttes
de Saint Domingue jusqu'a l'ind6pendance de la colonie en
1804. Le marronage repr6senta 6galement une forme de
resistance individuelle trouv6e par les esclaves pour lutter
contre l'asservissement.
A la fin du XVIIbme etjusqu'en 1848, les r6voltes
armies et le ralentissement de la production vont miner le
systbme du travail forc6 par la servitude. Parallblement, dans
l'hexagone, le mouvement des idWes issues de la philosophie
des lumibres s'enracinent pour amener a la Revolution de 1848
: Suffrage universel, R6publique, instruction civique et
abolition de l'esclavage seront les idWes v6hicul6s par ces
intellectuels, qui, comme Victor Schoelcher resteront les pbres
fondateurs de la R6publique fondue sur l'article ler de la
Declaration des Droits de l'Homme : "Tous les hommes
naissent et demeurent libres et 6gaux en droit"
Entre 1789-1794
1788- A la veille de la Revolution, le courant
abolitionniste en France est d6fendu par la soci6t6 des Amis
des Noirs. Elle regroupe plus d'une centaine de membres dont
L'abb6 Gregroire, Condorcet, La Fayette, Mirabeau et lejuriste
Sonthonax.
26/08/1789- D6claration des droits de l'homme et du
citoyen. Le cas des colonies fut oubli6.
15/05/1791-Assembl6e constituante adopte les droits


sele
et
con,
l'ce
lib6
sa
une

exc
un
des
coi
l'in
ou
ma
sou
des
just
cr6
Vic
sa
orig


politiques des gens de couleurs n6s de pbre et de mbre libre
(soit 5 a 6% d'entre eux).
Chez les Noirs, un soulbvement dans la clairiere de
Bois-Caiman a Saint Domingue, mend par Bouckman. L'ile est
a feu et a sang pour plusieurs anndes. ce fut cet esclave qui,
dans la nuit du 22 aoft 1791, rassemble au cours d'une grande
c6r6monie vaudou, des milliers de noirs et appela au
soulbvement. Dans la matinde du 23 aoft l'insurrection est
g6ndrale. Huitjours aprbs le bilan: deux cents sucreries et six
cents caffibres d6truites, des centaines de blancs massacres.
I1 ne reste plus aux blancs que le Cap, ville hAtivement
transformed en camp retranch6 et dans l'assaut de laquelle
tombera Bouckman.
Alors que les colons arrivent a circonscrire la rebellion
a l'Est et au Sud de l'ile, merge au premier rang Toussaint-
Louverture. Il n'eft de cesse de discipliner la r6volte, d'dlever
son niveau politique, de l'l6argir en revolution, avec un seul
mot d'ordre : la liberty g6ndrale et une devise vaincre ou
mourir pour la liberty ". En 1793, pour faire face aux colons et
pour organiser une arm6e bien a lui, il traitera avec les
espagnols, en guerre contre la France et possesseur de l'autre
moitid de l'ile.
28/09/1792- La Constituante abolit l'esclavage en
France (mais pas dans les colonies).
1793- Arriv6e de Sonthonax a Saint Domingue, qui
profite de l'dloignement pour abolir l'esclavage dans 'ile le 29
aoft et organise l'dlection de plusieurs d6put6s dont celle
d'unNoir, Jean-Baptiste Belley (Photo ci-dessous)
1794- La Convention adopte un d6cret abolissant
l'esclavage.
Entre 1802-1848 20/05/1802- Napoldon r6tablit
l'esclavage et envoie ses soldats dans les colonies. La
Guadeloupe et la Guyane sont reprises en main. A Saint
Domingue, le G6ndral Leclerc doit faire face a la guerilla mend
par Toussaint Louverture. Juin 1801- Toussaint Louverture
fut arr&t6 et embarqu6 pour la France ou il mourra. L'ordre
esclavagiste est r6tabli dans les colonies. Aprbs la chute de
l'Empire, les grandes puissances abolissent l'esclavage
(comme 1'Angleterre en 1833). En France, si la traite continue,
les courants anti-esclavagistes se multiplient.
1830- Sous la monarchie dejuillet, Victor Schoelcher,
un d6put6 d'extreme gauche farouchement oppose
l'esclavage commence a se faire connaitre.
1848- Proclamation de la IIe R6publique. Franqois
Arago obtient le ministbre de Marine et nomme Schoelcher
sous-secr6taire d'Etat charge des affaires coloniales (en mars).
27/04/1848- Au nom du peuples franqais, le gouvemement
provisoire signe le d6cret d6finitif d'abolition inspire par
Schoelcher.


Ses Ecrits sur les Noirs>

enfin rassembles Beni soit I'abbe Gregoire
(... suite de la page 2) additionnel voulu par le Napoldon des Cent-Jours: LLa
on 1 'expression de Gregoire, proclame a distance 1 'egalitW Constitution presentera une lacune affligeante si vous ne
la fraternity universelles: la liberty, ils ne 'ont pas dkclarez solennellement que la traite des negres est pour
iquise pour eux seuls. Il n'y a aucune raison d'occulter jamais abolie et qu 'une loi particuliere determinera les
*uvre de Toussaint Louverture et sa participation a la peines a infliger aux refractaires.>
ration universelle, ni d'ironiser sur Lamartine 6crivant dans Parallblement a son 6norme correspondance,
pibce de thditre sur Toussaint Louverture: Cethomme est Gr6goire utilise toutes les voies possibles pour combattre
Nationn> l'esclavage et le racisme. Il envoie ses principales
Gr6goire a lutt6 contre tous les racismes, toutes les collaborations a deux publications p6riodiques, ;lusions. Defenseur infatigable desjuifs et des Noirs, il reste religieuse> et la . Il suit trbs
exemple pour tous ceux qui participent auxjustes combats attentivement l'dvolution d'Haiti et reste trbs vigilant sur le
Sopprim6s dans toutes les soci6t6s. Son plaidoyer ardent d6veloppement des moeurs politiques dans le monde en
ntre l'esclavage des Noirs, son enthousiasme devant g6ndral: lIl est dans l'ordre essentiel des choses crdees par
id6pendance d'Haiti, ses nombreuses interventions 6crites la Providence que ce qui est inique soit impolitique etfinisse
orales dans le champ politique malgr6 quelques t6t ou tard par d'dpouvantables desastres. Le combat de
ladresses, somme toute v6nielles, sont toujours et encore Gr6goire ne concede pas seulement Haiti et l'ensemble du
irces d'arguments pour contrer le racisme syst6matis6 que monde noir, mais aussi les parias ou hors-castes et les juifs. Si
Splumes comme celles de Broca ou de Renan ont tent6 de ses preoccupations sont naturellement religieuses, elles sont
tifier. Et Gr6goire peut s'enorgueillir d'avoir suscit6 la fond6es sur un sens aigu de lajustice et de la fraternity. Aun
ation de soci6t6s prestigieuses comme celle des Amis de moment oi des discussions souvent oiseuses sur la diversity
tor Schoelcher et de Felix Ebou6. Gr6goire, tout au long de tentent d'accaparer l'attention des citoyennes et des citoyens,
vie, a fustig6 les pr6jug6s dont il a magistralement d6crit les ces 6crits de l'abbW Gr6goire sur les Noirs m6riteraient d'etre
gines: JL 'ignorance, la paresse, une deference passive a lus et comments dans les 6coles de la R6publique francaise.


l'autorit1, l'inter&t et l'orgueil sont les sources les plus
ordinaires des prejuges. On a toujours trouv6 Gr6goire au
premier rang dans les luttes pour la dignity de l'homme, meme
au moment oi la odimence coloniale, selon le mot trbsjuste
d'Yves Benot, atteint son paroxysme. Dans une lettre sans
destinataire connu, Gr6goire 6crit a propos d'un acte


Jean Metellus
"Ecrits sur les Noirs ". Tome I: 1789-1808, tome II
: 1815-1827, par l'abbd Gregoire, L'Harmattan, 226 p., 24
euros, et 216p., 20,50 euros.


C'est un travail qu'il est difficile sinon impossible a
conduire. On connait g6ndralement les lieux de traite mais on
ne sait pas quels 6taient rdellement les captifs vendus. Il est
parfois difficile de retrouver ces noms qui ont parfois disparu.
Pour implanter les lieux ayant exp6dids des esclaves vers les
Caraibes.
Pour savoir l'origine des esclaves les documents des
capitaines n6griers assez pr6cis sur les lieux, sont totalement
impr6cis sur les origines ethniques. Les esclaves venaient de
l'int6rieur par des caravanes de marchands d'esclaves.
Mais ces documents sont plus pr6cis que les
appellations donnees a la Martinique aux esclaves ddbarquds,
ou souvent le fait que des esclaves parlent la meme langue
suffisait a les determiner. Or on sait qu'il existait en Afrique
des langues vernaculaires parl6es par difffrentes ethnies en
plus de leur propre langue. Le plus souvent on se basait sur
des caractbres morphologiques et sur des scarifications pour
determiner l'origine des nouveaux d6barqu6s.
Pour aller plus loin faute de documents pr6cis, il
faudrait annde par annde, et en prenant chaque lieu de traite,
interroger l'histoire de ces pays d'Afrique, pour savoir si des
guerres avaient eu lieu a cette p6riode, et qui avait alors &t6
vaincu. Ily a une forte chance que la majority des captifs aie
etd partie des populations vaincues.
Mais il y a aussi des guerres de succession, et les
pr6tendants 6cartent des groupes rivaux en les r6duisant en
esclavage et en les vendant. (Cette mesaventure est arrive
plus tard a la Mbre du futur Roi Guezo, et tout un groupe de
dignitaires et de pretres dahomdens qui furent exp6dids au
Br6sil.)
Prenons les cas des esclaves embarqu6s en Guinde,
Sierra Leone, et a Mesurade. Dans cette zone, qui correspond
aujourd'hui a la c6te d'Afrique de Free-Town en Sierra Leone
a la limite actuelle du Liberia, et une partie de la c6te d'Ivoire,
les anglais y 6taient les maitres du commerce. Il est un peu
surprenant de trouver un si grand nombre d'exp6ditions vers
la Martinique en provenance de cette origine.
En terme d' Ethnies, les < Sosos >>, les < T< mnds >>,
les < Kisis >>, les < Miserables > deformation de Mesurade,
parfois appel6s < Cangas >>, les < Yacoubas >>, les < Shebrous
> venaient de cette zone.
Plus au sud est la C6te des Dents, correspond a la
C6te d'Ivoire au Ghana, et au Togo actuel. C'est vritablement
a partir de l1 que les franqais vont implanter des lieux de traite.
Bien que des cartes avant donne une certaine idWe de
la faqon dont au debut du XVIII0 siecle les marchands
d'esclave europ6ens voyaient la r6partition des populations a
l'int6rieur, on ne peut pas ais6ment en tirer une information
exploitable sauf qu'a coup sur, les europ6ens ont su largement
jouer des rivalit6s entre les diverses populations a leur profit.
Il est clair que les conflits entre ces populations ont servi les
desseins des n6griers.
Revenons a la region de Juda, celle qui a te a l'origine
de la grande majority des operations de traite vers la
Martinique. On sait que Juda a &t6 le principal port
d'embarquement d'esclaves pour la Martinique.
Le problkme c est que l'on ne sait pas si les captifs de
Juda sont des < Fons >> des < Aradas > trbs recherch6s, des <
Nagos >, des < Barbas >, des < Cotocolis >, des < Mahis > ou
des < Popos >>, ou peut tre meme d'autres ethnies.
Dans la Region de Banny et Calbany, (correspondant
au Nig6ria actuel) ce pourrait 6tre surtout des < Ibos > qui
furent embarqu6s.
Les histoires des Antilles sont lies, donc a la
colonisation europ6enne et a l'esclavage pratiqu6 durant
plusieurs siecles par les Espagnols, les Anglais, les Franqais
et les Hollandais. N6anmoins, la prsence humaine auxAntilles
s'est manifested bien avant l'arriv6e des Europ6ens.
Les Ciboneys : Quelques 3500 ans avant JC : des
hommes p6nbtrent dans l'arc caraibeen, appel6s Ciboneys (ou
syboneys), ils etaient de l'Yre preceramique. Des vestiges
archdologiques, en particulier des pierres, t6moignent de leur
presence.
Les Hudcoides : Vers 700 a 500 avant JC : Les
Hu6coides viennent en provenance des Andes
pr6colombiennes. Ils apportent le manioc dans 'ile puis partent
vers Porto-Rico.
Les Arawaks : Entre 300 et 700 ans apres JC : Une
nouvelle migration, tres importante en nombre, arrive en
provenance du delta de l'Or6noque : les Arawaks ou Tainos,
un peuple indien originaire de l'Amdrique du sud.
En 295 (avant notre bre), une eruption de la montagne
Pelke fit fuir les Arawaks qui quittbrent alors la Martinique et
ne revinrent sur 'ile que vers l'an 400. D'ailleurs, une
soixantaine de sites arawaks ont aujourd'hui &t6 inventories
et ils t6moignent de l'existence de villages habits arawaks.
La traduction litt6rale de Taino signifiait : "bon",
"noble".
Ces indigenes sont en fait de lointains descendants
de la civilisation Saladoide qui, suite a de nombreuses
evolutions et de nombreux voyages arriverent dans les Grandes
Antilles.
Leur territoire s'6tendait des Bahamas jusqu'h Porto
Rico en passant par Haiti / Saint Domingue, Cuba et la Jamaique.
Dans un espace gdographique aussi vaste, la culture
Taino pr6sentait des differences locales et sp6cifiques sur un
fond culturel commun.
(ABOLITION DE L'ESCLAVAGE /p. 13)


Page 10


AVI ELEKSYON ESPESYAL
Dapre Rezolisyon Konte Miami-Dade adopte pa Asanble Komisyonb Konte nan Konte Miami-Dade, Florid, yap avize tout elektl kalifye ki abite
nan distrik pwopoze yo, ke ap genyen Eleksyon Espesyal kap f6t jou 15 septanm 2009 la, pou jwenn apwobasyon oswa dezapwobasyon yo sou
pwopozisyon sa yo:
Rezolisyon Nim. R-788-09, adopted 30 jen 2009, kI pwopoze aboli Distrik Taks Espesyal Gad Sekirite "Highland Ranch Estates" Jan sa te
etabll nan 6donans Konte Nim. 09-61.
Rezotisyon Nim. R-937-09, adopte 21 jiyb 2009. ki pwopoze kreyasyon ak etablisman Distrik Taks Espesyal Gad Sedkrite "Hammock
Lakes" Jan sa to etabli nan Odonans Konte Nim. 09-83.
Rezatisyon Nim. R-939-09, adopte 21 jiye 2009. ki pwopoze amande Distrik Taks Espesyal "Keystone Point" la Jan sa to etabli nan
ddonans Konte Nm. 09-64.
Yo va poste bilten vbt bay tout vote enskri ki abite nan z6n pwopoze yo ki va elijib pou vote WI ou NON pou pwopozisyon yo. Depatman Eleksyon
Konte Miami-Dade f&t pou resevwa tout bilten ranpli yo pa pita ke 7:00 p.m. nan jou eleksyon an.
Eleksyon espesyal sa yo ap fbt an konf6mite ak dispozisyon Kbd Lawha Konte Miami-Dade ak 16t dispozisyon aplikab ki nan kld twa jeneral yo ki
relatif a eleksyon espesyal yo. ir
Lester Sola
Sip6viz BEleksyon
Konte Miami-Dade, Florid




Mercredi 12 Aofit 2009
HaitienMarche *VolXXIII N- 29


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Mercredi 12 Aoft 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 29


< Le peuple haitien a
et non pas de troupes d'occ
plus int6ressantes pour que
afin d'orienter l'aide internati
d'Haiti a travers le monde, p
des 6crans. Le plus grand to
serait le manque d'int6r6t. >
Guillermo Chiffle
d'Uruguay
(Renonqa a son sieg
de troupes uruguayennes en

A chaque fois queje
collateral >, je ne peux m'e
avatars politiques qui ont fait
stress a cause la misire de la
angoiss6 a cause la pression
et internationaux, livr6
< manfoubinisme > et de la r
nous. Durant le regime de < 1'
nombre ind6termin6 d'Hai
collat6rale >. Ils se trouvaient
le moins opportun. < Pa al k;
disait-on a la maison. J'avais
pas m6dire de l'autre, visited
que je ne connaissais pas s
quand les circonstances ex
rencontrer les amis que dans
le terrain de foot, au < stade >.
une garantie 6norme a ceux
pouvoir et contraire a l'6thic
tort, disaient-ils. La reco
maintenaient-ils pour devise.
vie. Comme disait un ami : <
ou >>.
Chers amis lecteurs,
19 ans de presence ininterro
discrete mais implacable, le no
de < facon collat6rale >, fut au
enfants, jeunes, vieillards, nu
l'abri des possibles < effets c
La lutte contre les < Cacos >>


Dommages CollatU

i besoin d'aide 6conomique, rdelle de la paix, plus tard, fut le pr6texte qui convenait le mieux. Haiti
upation. Et, l'une des voies les 6tait en proie a des oscillations p6riodiques, menaqantes pour
des actions concretes aient lieu la zone, destabilisantes pour les pays voisins, destructrices
onale est la diffusion de la r6alit6 pour les Haitiens eux-m6mes. II fallait le placer sous tutelle et
)our que Haiti ne disparaisse pas confiner ses gens dans leur habitat. Durant les < occupations
ort qui pourrait 6tre fait a Haiti r6centes >, justifies par un < sens 6thique particulier > de la
Communaut6 Internationale, l'importance des < dommages
:t, D6put6 du Parti Socialiste collat6raux fut passe sous silence. Eviter la guerre civile en
Haiti prenait forme autour de plusieurs < missions > : Mission
e au Parlement a cause de l'envoi des Nations Unies en Haiti MINUHA; Mission d'Appui
Haiti) des Nations Unies en Haiti MANUH ; Mission de Transition
des Nations Unies en Haiti MITNUH ; Mission de Police
pense au concept de < dommage Civile des Nations Unies en Haiti MIPONUH ; Mission civile
mpecher de penser a Haiti, aux internationale d'appui en Haiti MICAH ; Mission Civile en
de ce pays ce qu'il est maintenant, Haiti MICIVIH; Mission des Nations Unies pour la
grande majority de la population, Stabilisation en Haiti.
vorace des pr6dateurs nationaux La MINUSTAH, la dernibre tentative de la
S lui-m6me a cause du Communaut6 Internationale < d'humanisationHaiti > a caus6
nesquinerie de la plupart d'entre encore plus de < dommage collateral >. < Neg ap pranbaf san
'innombrable par exemple, un pran souf>. L'ann6e dernibre, si vous avez bonne m6moire
[tiens perdit la vie de < faqon chers amis lecteurs, le 6 aoft 2008, deux policiers haitiens
t li oi il ne fallait pas, au moment furent s6verement battus par des casques bleus br6siliens a
ay moun ou pa konen byen > me Cit6 Soleil. Je ne sais pas si une enqu6te avait 6t6 r6alis6e et si
appris comme qa a me taire, a ne tel en est le cas, j'ignore les conclusions auxquelles on aurait
er le moins que possible les gens abouti. La population de Cit6 Soleil avait pris la defense de
uffisamment, a rester chez moi < sa police > a l'occasion et avait m6me r6clam6 le depart des
t6rieures le conseillaient, a ne troupes onusiennes du pays. Il n'y ajamais eu de reactions de
des lieux communs, l'6cole, sur la part des dirigeants politiques. Aucune manifestation, ni dans
L'exemption de culpability offrait un sens ni dans l'autre.
qui agissaient, en accord avec le Cette ann6e, encore un mois d'aoft, la m6me semaine,
rue, a la morale. Les absents ont c'est encore le cas. Maintenant a Lascahobas. Intervention
onnaissance est une lhchet6, muscle des troupes onusiennes. La presse rapporte que : 2
Ons'acharnaitisemainteniren personnes ont 6t6 tu6es et 6 autres blesses lors
Pa kite vakabon fe la denyb sou d'accrochages entre manifestants et casques bleus de la
Minustah a Lascahobas le mercredi 5 aout. Un inspecteur
durantl'occupation am6ricaine, divisionnaire de la PNH, Senat Emmanuel, informe qu'un
ompue, suivie d'une occupation capitaine des troupes n6palaises a 6t6 atteint d'un projectile
ombre de pertes de vies humaines, au cou. R6agissant aux tirs provenant de la foule, les casques
issi important. Hommes, femmes, bleus avaient provoqu6 des victimes au sein des manifestants.
l n'en 6tait exempt, nul n'6tait a L'officier de police a indiqu6 aux journalistes que 2 des
ollat6raux de certaines actions. personnes blesses ont succomb6 a leurs blessures.
justifiait les actions. Le maintien


Draux!


Les incidents ont provoqu6 un climat de tension qui
a contraint les policiers de Lascahobas a prendre refuge au
commissariat de Mirebalais. Les policiers craignant des
reprdsailles de la part de la population n'avaient toujours pas
regagn6 le commissariat de Lascahobas.
Comme d'habitude les responsables de la Mission
des Nations Unies pour la Stabilisation en Haiti (Minustah)
ont nie que les casques bleus aient tire sur les manifestants.
Le porte parole des militaires de la Minustah, Fernando Pereira,
a admis que certains manifestants 6taient arms.
< Dommages collat6raux Enfin, comme dit Eduardo
Galeano, Haiti, depuis plus de deux siecles, ne souffre que
d6dain et punition (Desde hace mis de dos siglos, Haiti sufre
desprecio y castigo). < Li 1, li tan pou sa fini > devrait-on dire.
Tous ensemble !
Enfin, chores amies lectrices, chers amis lecteurs, je
me souviens de ce 14 Mai on j'entendis dire < MINISTAH,
misyon ou fini nan peyi sa >. Je voyais des pelles, des
bulldozers, des ponts, de nouvelles routes, et meme une voie
ferr6e pour indiquer la nouvelle voie qu'allait choisir le pays.
Le vent < virait > rdellement, pensai-je. Qu'il ait change ou
pas,je crois chers amis qu'il est temps de dire qu'effectivement
le peuple haitien, NOUS, LE PEUPLE, nous n'avons besoin
que de l'aide 6conomique, r6elle et non pas de troupes
d'occupation.
< Ramons tous a la m6me cadence >.

Oscar Germain
germanor2005@yahoo.fr
Aoft 2009

Note
... Puis les autres le sentent, le suivent, ils veulent
6tre or puisqu'ils sont cuivre.
Comme ce soleil qui danse, ils veulent se gorger
d'6toiles, et d6chirer a leur tour cette peur qui les voile.
Sur le d6troit de Gibraltar, y'a unjeune noir qui n'est
plus esclave, qui crie comme les braves, meme la mort n'est
plus entrave.
II appelle au courage celles et ceux qui n'ont plus
confiance, il dit "ramons tous a la meme cadence ! !"
Abd al Malik, Chanteur


NOTE DE LA PRESIDENCE

La Presidence repond sur la question des resultats controversies
Certains partis et dirigeants politiques, insatisfaits Titre VI, y ajoutant un article 289 visant a organiser la transition au choix des neuf arbitres et a la definition des rlgles dujeu
des r6sultats des dermires elections s6natoriales, se sont entre dictature et d6mocratie. C'est icil'occasion de rappeler devraient aujourd'hui se plier aux prescrits de la Loi
adress6s au Pr6sident de la R6publique pour qu'il le prix du sang vers6 par la population lors des elections de Electorale quipr6voit:
intervienne dans la proclamation des r6sultats, soit par 1987, pour sauvegarder cette ind6pendance. Article 191 : Les decisions du Bureau du
action auprbs du CEP, soit en nommant une commission Le CEP a &t6 form suivant l'esprit de la Charte Contentieux Electoral National (BCEN) sont d6finitives et
d'enquete charge de v6rifier les travaux du Bureau du fondamentale, apres la consultation de diff6rents secteurs qui ne sont susceptibles d'aucun recours. Ces decisions
Contentieux Electoral National (BCEN). ont accept de contribuer a sa formation, notamment les partis doivent 6tre affich6es suivant les d6ib6rations du BCEN.
Examinons ensemble la question sans parti pris politiques qui a travers la Convention des Partis Politiques et Le CEP serait-il autoris6 a violer la loi l6ectorale
aucun. le Conseil National des Partis Politiques ont propose un qu'il est charge d'appliquer en acceptant qu'une
Si le Pr6sident de la R6publique a clairement exprim6 conseiller electoral par regroupement. Mis a part son caractbre Commission d'enquete vienne 6ventuellement modifier des
l'opinion que la Constitution de 1987 devait faire l'objet provisoire, ce Conseil constitu6 par consensus jouit de la r6sultats 16galement d6clar6s d6finitifs ?
d'un d6bat pr6alable a son indispensable mise ajour, il s'est complete ind6pendance, de toute l'autonomie et de tous les Article 177: Aprls leurproclamationpar le Conseil
toujours 6vertu6 a en respecter les prescrits, en particulier pouvoirs accords au Conseil Electoral Permanent par la Electoral Permanent, les r6sultats des deux tours sont
en ce qui concerne la separation des pouvoirs. Constitution de 1987. Complete ind6pendance que doit officiellementenvoy6s auPouvoirEx6cutifpourpublication
Le L6gislatif, le S6nat et la Chambre des d6put6s, respecter non seulement l'Ex6cutif, mais 6galement le dans le Journal Officiel de la R6publique, le Moniteur, dans
chacun exerce manifestement son ind6pendance. Les Parlement, les partis politiques et l'ensemble des citoyens. un dl6ai ne d6passant pas huit (8) jours francs.
decisions du pouvoir Judiciaire sont scrupuleusement Ainsi, le Conseil se pr6valant de l'article 19-1, a Le Pr6sident de la R6publique serait-il autoris6 a
reconnues par l'Ex6cutif comme le mot du droit. En somme, l6abor6 un projet de Loi Electoral, soumis a l'Ex6cutif qui l'a violer la Loi Electoral en retardant la publication des
nous progressons sur le chemin ardu de la d6mocratie, que discut6 avec tous les partis politiques participant lors au r6sultats au-dela de la limite des huitjours qu'elle impose ?
l'Histoire et les aspirations du peuple haitien nous ont trac6. Gouvernement. Le vote de la loi l6ectorale par les deux
Nous n'avons pas le droit d'emprunter inutilement des Chambres a 6t6 l'occasion de nouvelles consultations des Fritz Longchamp
chemins de traverse, encore moins celui de reculer. partis politiques. Secrdtaire Gendral
Sans en faire un Pouvoir, la Constitution a consacr6 Tous les partis et toutes les parties ayant particip6 Palais National
l'ind6pendance du Conseil Electoral dans son Chapitre I du









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SENATORIALES & CONTESTATIONS





Mercredi 12 Aofit 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N 29


La semaine dernibre (voir Haiti enMarche, Vol. XXIII,
# 28, du 5 au 11 aofit 2009), je vous offrais quelques vues des
Gonalves un an aprbs le passage des quatre cyclones;
aujourd'hui, c'est Passe Reine.
Les voyageurs vers le Nord connaissent bien ce
troncon de route entre les Gonaives et Ennery, qui traverse


Passe Reine
Mais attention; cette route longe la riviere d'Ennery ;
et ceux qui la pratiquent peuvent observer que la rivibre a
tendance a rogner la berge au point que de temps a autre il faut
d6placer la route un peu plus vers la montagne. Aussi, quand
les premieres nouvelles des d6gits causes par les cyclones
ont commence a tomber, j'au eu trbs peur.


au << centre ville > de Passe Reine, il faut faire un grand detour
dans la montagne.
Je ne peux m'emp6cher de penser qu'on pouvait le
pr6voir. Je l'ai d6jh dit, a chacun de mes passages, je pouvais
constater le travail de sape de la rivibre. II aurait fallu des
travaux importants et constants de protection des berges et


Le petit pont d'Ennery construit sous le gouvernement de Louis Borno (1922-1930)


une zone que l'on pourrait traiter de paradisiaque, entre la Et j'avais raison. On le savait d6jh, le petit pont
plaine seche des Gonaives aux Poteaux et la monte du d'Ennery, construit sous le gouvernement de Louis Bomo,
Puilboreau tant redout6e, avec cette magnifique couverture est tomb6 ; on peut le voir, transform en tobogan par le depart
bois6e, qui avait encourage les gonaiviens a en faire un lieu de de la rive du c6t6 nord. Mais il y a tous les troncons qui ont 6t6
vill6giature. emport6s par les eaux en furie, au point que juste avant d'arriver


La route estpartie lors des derniers ouragans (photos B.E.)


de contr6le de l'6coulement des eaux. Mais, voilh, ce genre de
travail ne peut faire l'objet d'un pret de la BID et de tout un
carrousel d'appels d'offres, avec toutes les magouilles que
cela sous-entend. On ne fait done rien.
Bernard Ethdart


Abolition de l'esclavage et histoire des Antilles, Martinique, Guadeloupe


(... suite de la page 10)
Tous les experts s'accordent sur le fait que
l'organisation sociale, politique et religieuse des Arawaks,
l'expression de leur art, la structure de leur 6conomie, faisaient
d'eux sans aucun doute le groupe d'indigenes le plus
d6velopp6 de la region antillaise.
Ils poss6daient un repertoire vari6 d'expression d'art
dans divers domaines : sculptures, c6ramiques, joaillerie,
danses, musiques et posies.
C'6tait un peuple paisible, s6dentaire, trbs 6volu6,
pacifiste et trbs hospitalier.
Les Arawaks 6taient empreints d'une grande sagesse
et vivaient en parfaite harmonie avec la nature.
Ils vivaient essentiellement de l'agriculture, de la
chasse et de la peche.
Bien que le manioc (Yuca) 6tait leur nourriture
principale, ils am6lioraient leurs repas de nombreuses faqons :
haricots, fruits, produits de la chasse et de la peche. Ils
cultivaient le coton, qui leur permettait de confectionner les
hamacs dans lesquels ils s'allongeaient, mais aussi des cordes
de fibre.
Quelques traces de leur existence demeurent encore
visibles aujourd'hui, notamment en Guadeloupe a Trois
Rivibres, au site des Rochers Grav6es.
La Basse-Terre pr6sente la plus grande concentration
d'art rupestre de toutes les Petites Antilles.
Ainsi, des arch6ologues ont trouv6 en Martinique et
dans le reste des Antilles des outils en pierre dont
l'appartenance est attribute aux Am6rindiens, leur anciennet6
6tant estim6e entre 3000 a 3500 ans. En r6alit6, l'histoire connue
de l'ile commenqa quelque 1500 ans avant Christophe Colomb
quand s'y installbrent les Am6rindiens arawaks originaires des
c6tes v6n6zuliennes.
Fin du VII mre sibcle apr~s JC, un autre peuple envahi
la region: les Caraibes.
Migrants de l'Or6noque,(des Guyanes), les indiens
Caraibes (Karibs) ou Kalinas (guerriers) sont des peuples
guerriers redoutables. Ils vont conqu6rir toutes les petites









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Antilles en exterminant sur leur passage les premiers habitants
connus des iles.
Les caraibes 6taient de surcroit cannibales (le nom
indien de Kalinas, hommes f6roces, a donn6 par alteration en
espagnol "Canibal").
Le temperament guerrier des Caraibes s'exprima de
faqon redoutable face aux Arawaks qu'il exterminbrent
syst6matiquement et impitoyablement.
Au court de leurs raids sanglants contre les Arawaks,
les indiens Caraibes 6pargnbrent cependant les femmes non
pas par galanterie, mais pour uniquement les conserver intacts
... a des fins personnelles..
Les premiers colons eurent ainsi la surprise
d'entendre parler deux langues distinctes chez les memes
indiens : la langue Caraibe pour les hommes et l'Arawak pour
les femmes.
Les caraibes auraient nomm6 la Guadeloupe du nom
de Caloucaera (Karukera) signifiant<. La
Martinique Madinina, , Madiana, Matinite et
enfin, par influence de l'ile voisine de la Dominique, le nom est
devenu Martinique. Selonl'historien Sydney Daney, l'ile aurait
&te appelke < Jouanacara >>, par les Caraibes, ce qui signifierait
< File aux iguanes > Pour Haiti, ils auraient nomm6 leur ile,
selon le cas, Ayiti, c'est-a-dire < Terre des hautes montagnes
>, Quisqueya et Bohio. Lorsque Christophe Colomb aperqut
cette ile pour la premiere fois, l'ile d'Ayiti comptait
probablement quelques centaines de milliers d'habitants.
Ils vivaient dans des maisons appel6es Carbet. Ils se


nourrissaient de racines (ignames, patates douces), de "
Kassav" (galette de manioc) et de peche.
On a mis au jour leurs armes, leur vannerie et leur
poterie de technique "colombin", datess de 600 a 1500
environ) a Morel, a l'Anse a la Gourde et a Grande Anse. Ce
sont ces indiens Caraibes, guerriers invincibles, et excellents
navigateurs qui habitaient l'ile, lorsque Christophe Colomb
d6barqua pour la premiere fois en 1493, a Capesterre-Belles-
Eaux.
Lorsque Celui ci d6barqua en Martinique, le 15 juin
1502, (lors de son quatribme voyage), il fit la connaissance des
Caraibes puisque les Arawaks avaient d6jh disparu depuis le
XIIIe siecle. Redoutant les terribles Caraibes pour leur
anthropophagie, Colomb quitta l'ile et, par la suite, les
Espagnols ne s'int6ressbrent plus a la Martinique. Ainsi, ils
laissbrent la place aux Francais et aux Anglais.
Christophe Colomb d6couvrit l'ile d'Halti en 1492 et
la baptisa Espafiola (< l'Espagnole >) que les cartographes
confondront en Hispaniola (< Petite Espagne >). L'ile
d'Hispaniola fut organis6e en colonie par Bartolomeo Colomb
- le fire de Christophe qui fonda, en 1496, la Nueva Isabela
(la < Nouvelle Isabelle >, du nom de la reine de Castille),
laquelle deviendra plus tard Santo Domingo (Saint-Domingue,
en franqais). Les Espagnols soumirent les Arawaks et les
Caraibes a des travaux forces afin d'extraire l'or des mines. En
moins de vingt-cinq ans, les populations autochtones de Santo
Domingo furent complktement d6cim6es. Les Espagnols firent
alors venir des Noirs d'Afrique pour remplacer les autochtones.


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- Connection t ifFphonlqrue claez vous...

Ouvert
6 Jours

par
semaine:
8h30 am
a
7h30 pm


0 ParfunLs
(' Clutanr,& .. ....

SrdLuts pour lia CuIasil C(DV 4anhpa&. R ciiu. Ervanrlutcp.
(kaliCt. Zniuk. fl, Hivranwi e A 4iri)
TataU x Vk do's0 (l ticns.n Amn&ricaimn. Lcunrimtairs. Draa:
MiLmyran Ies uise dc C siarUt..





Mercredi 12 Aofit 2009
Page 14 Haiti en Marche Vol XXIII N0 29


MAUinT ISolutionside la
MAUDITsemaine passee:

Allez de MAUDIT A TORSES, en utilisant des mots du du IT A MI A S
vocabulaire frangais, et ne changeant qu'une lettre par ligne. T A F I A S
ME F IAES

ME F IER
DEFIER
TORSES N NTR Y BEG XTB NUL R
LI F X Y LNRNV D K L GA
WCULMRMAIUIMALS SCRAi LE
DHLQEWJCPKDCZJL
J E A A N T E B S AX O X A Arrangez les sept lettres ci-dessous
SC L N N U Y L J G R T W K R pour former un mot frangais
Solutions de la semaine passe D J T Q V Q D E M R
SGSBRNIEWMWSLLWY E U
FE VIX Y WTBG U G GNZ
VRMZLGJHTYHBNBQ O S T
ANE EU IEEAWLYUFEWAZKO
NIPPES N PTSDSEBPDQDQXWK P L

EdC P R J I M L 0 A K F H S C X 1 1 1 1 1 1 u
GEISHA A BEOBRKZLCNTOHBM
UNE GYM CPRJIMLOAKFHSCX IIIIII
INRI X Z V F V Y Z W S B G S G Z W Solutions de la semaine passe
RE S E QUE S Trouvez les21 noms de cyclones BA SCU LE
choisis pour 2009 dans le carrt ci-dessus





Iodie E n B ref... ...suitedelapage2)
1 0 3 3 fm Dans le rapport une place importante est accord6e o la defense militaire et aux forces
annrmes (Armnn6es, Polices et Gendarmnneries) et a l'obligation qui devrait 6tre faite auxjeunes
de s'engager au service de leur patrie pour un temps limit.
Pour une grande partie de 'opinion publique, la Commission etait essentiellement, voire
5h00 6h30 on Reveil en musique exclusivement, charge de decider de la formation ou non d'une nouvelle force publique.
Mais au fur et a mesure des changes et des discussions, les r6flexions ont Cvolue vers une
6h30-7h00 Au Pipirit Chantant analyse plus complexe, ce qui a permis de decider d'un commun accord d'adopter le concept
journal crole avec Louini Fontal moderne et aujourd'hui quasi-unanimement reconnu de < defense totale > comme
fondement du travail. Ici le rapport pr6sente toutes sortes d'arguments qui seraient en
7h00-9h00 Melodie Matin avec Marcus faveur de la conscription. La conscription peut 6tre un outil idal pour enseigner a une
Informations, Interview, Anecdotes, Humour, population des techniques de base, allant des soins d'urgence, a la natation et a la survie
Analyses dans des situations catastrophiques, jusqu'a acquisition de rudiments d'une profession
Nos Chroniques: etc... Ceci est d'autant plus important dans un pays oi le systime scolaire public,
L'Editorial de Marcus normalement charge d'inculquer ces notions, est sdrieusement d6faillant.
Au Quotidien avec Elsie Le rapport est tres minutieux. Iljette aussi un regard sur l'insecurite fonciere : < Le problkme
La Chronique Littraire avec Dominique Batraville de l'insqcurite fonci're n'est ni simple, ni facile a r6soudre, et il faut reconnaitre que les
Les Sports avec Mario Bareau d6bats qu'il suscite sont presque toujours marquis par une grande passion. Cependant, il
Les Invites du Jour est la source de tant de maux qu'il m6rite d'etre affront ; avec courage, audace et une
M61odie Matin chaque samedi est anim6 determination s'affirmant sur le long tenne. Ses liens avec la deforestation, par exemple, ne
par FEquisre Raphael sont plus a d6montrer. Il grave en outre d'une lourde hypothnque les possibilities de
d6veloppement 6conomique de notre pays. Quel investisseur national ou Ctranger
1Oh-Midi Le disque de 'Auditeur consentira a risquer son capital dans une usine ou un complexe hotelier pouvant a tout
animation James Pr6dvil moment se faire envahir par des hordes d' hritiers < 16gitimes > ou mettre en faillite par un
trio d'avocats v6reux ?
12:00- 12h30 Le Midi Rappelons que c'est la semaine dernire que le rapport et ces principales recommandations
informations avec Laury Faustin ont &t3 pr6sent6s au President de la R6publique qui avait charge la commission de 6
membres de se pencher sur la question : Rflexion pour le Renforcement de la S6curit.
12h30-2h00 Lady Blues avec Elsie Les 6 membres sont : Patrick Elie, Pr6sident de la commission ; Roger Petitfrere, Vice-
Jazz, Blues, Swing, Ragtime Pr6sident ; Jodel Lessage, Raporteur ; Rodrigue Crevecoeur, Membre ; Suze Mathieu,
Membre et Georges Michel, Membre.
2h00- 3h00 C'est si Bon en chansons... Un septieme membre, le Major G6rard Dalvius, s'6tait retire.
Emission de chansons francaises En conclusion, les membres de la commission 6crivent:
Les quatre piliers sur lesquels repose tout 1'6difice s6curitaire propose par la Commission
3h-5h pm Le Bon Vieux Temps sont:
Retro-Compas 1) L'adoption par la nation et les d6cideurs politiques de la doctrine de Defense Totale.
avec Doc Daniel et Captain Bill 2) La mise sur pied dans les meilleurs d6lais du Service Civique Mixte Obligatoire, outil
constitutionnel qui contribuera a l'int6gration de lajeunesse et au renforcement de la
5h00 Le Journal de 5 heures security.
3) La creation d'un Conseil National de Securit6, dont la gestion de la security publique et
avec Villette ertelou de la s6curite nationale sera 6clairde par un Service de Renseignement criminel et
5h 30 pm Melodie & Company strategique.
veloppement durable 4) La mobilisation d'une nouvelle force armde de type 2, a statut militaire, qui viendra
Mardi ave Bernard Etheart compl6ter le dispositif actuellement constitute de la seule PNH.
Mardi avec Bernard Etheart
7h-8h30 Amory Sabor con Luciani (EN BREF / p. 16)

8h30-9hoo Soir Informations

9h00 10h30 Notre Grand Concert
Lun. & Mer. : L'heure classique 1 %
Jeu. & Dim. : Jazz at Ten
Judy Carmichael recoit ses invites
9h00 etau delA Cavaliers, prenez vos dames
( Samedi) 50 ans de succes populaires ha'tiens "C onp righted M aterial


... ... 4...!. A Syndicated Content .
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Mercredi 12 Aoft 2009
HaitienMarche *VolXXIII N- 29


NAN MIYAMI
MAJISTRA CARLOS ALVAREZ
PWOPOZE POU KOUPE BIDJE
DEPATMAN ZAFE KILTIREL


ATIS LEVE KANPE !
Depi kdkjou nouv6l-la gaye nan l-a kon pousyd sab
nan dezd Sahara. Tout kominote-a men nanbouchpaske yo pa
ka konprann kouman majistra CarlosAlvarez nan fd manndv
pou balanse bidjd konte Miami-Dade pase youn kreyon tout
wouj sou depatman zafd kiltir6l (Miami-Dade County
Department ofCulturalAffairs) ki okipe zafd lakilti nan konte-
a.
Pou depatman zafd kiltirdl-la ki gen plis pase 20
anplwaye apenn se gen 3 grenn senpman k'ap rete. Majistra-
a foure kouto-1 fon, byen fon kbmkidire depatman sa-a pa
enpbtan. Daprd Majistra-a, 11 milyon dola yo te genyenkonn
bay depatman sa-a, pa sdvi pou rap6te anyen pou Miami-
Dade. Erd!
Miami Dade s'oun z6n touristik. Sa ki plis enterese
touris yo se kote kiltir6l-la. Kote atizay-la: Mizik, penti, teyat,
bMl plaj, Miami Beach ak tout bonjan restoran yo pa jwenn
okenn 16t kote sou latd. Bd1 anbyans sa-a rele Art an franse,
Art an angle, Arte an pany6l. Nan ti y6y61 nou-an nou rele-l
Atizay. Atizay ki gen anndan-1 tout disiplin atistik ak liter yo
ekspoze bdlte ak riches konte Miami-Dade. Ld depatman zafe
kiltirl bay youn 6ganizasyon benev61 (non profit) youn ti
sibvansyon se bourad l'ap ba li pou ede-1 eklate kon bouke
fli pou satisfaksyon kominote-a, pou edikasyon tout mounn
natif-natal tankou touris ki vin chita tande, gade osnon koute.
Atizay se meyd zouti pou edikasyon ak devlopman.
Tankou Dokt ErnstJulmtus (Degoutan) di nan youn
atik Atizay andanje nan Haiti en Marche : se pa senpman atis
ki pff6me yo ki benefisye, se tout youn rejiman mounn. LU pa
ekzanp youn pwogram atistik fdt nan Bay Front atis benefisye,
otdl kote atis yo desann nan benefisye, anplwaye travay,
kuizinyd fR manje, sa penmdt mounn kenbe dj6b yo, taksi ak
limouzin an aksyon ap transp6te atis ak piblik ki pa gen
mwayen transp6tasyon, piblisite radyo, televizyon, distrisyon
feyd osnonti kat atiskman byen prepare, enprimri, sit entdndt,
machann k'ap vann bwason, mounn k'ap vann manje, mounn
k'ap vann atizay, faktori ap fR mayo, machann k'ap vann
kaskdt, ti chapo, ti drapo, konpayi k'ap fR son, dekorasyon
pou sdn, machann flM... Tout benefisye, san bliye dry
cleanning, videyo pou komdsyalize, videyo pou achiv, kreye
bonjan materydl pou laposterite pou nouvo jenerasyon-an
jwenn achiv pou yo kontinye travay... Kout Kodak pasi-pala
pou fRl bMl foto, foto al devlope pou met alb6m emenm kat
postal. Nou wd konbyen mounn ki manje 1 youn cho byen
prepare? Ti lajan gwoup kiltirl yo resevwa-a miltipliye 10 fwa,
50 fwa, 100 fwa... Nou wd konbyen mounn k'ap travay,
konbyen mounn k'ap manje? Tout mounnjwenn. Ld majistra-
a deklare l'ap retire ti sibvansyon sayo nonsdlmany'ap oblije
revoke tout anplwaye nan depatman zafd kiltirdl-la, men tou
b1l konpetisyon yo ak preparasyon ant gwoup yo ki penmet
yo prezante youn pff6mans de kalite enben tou sa kaba.
Depi 2007, sitiyasyon ekonomik peyi-a, ann' di pito
nan lemonn antye afekte moral tout mounn. Chak mounn ap
reflechi pou wd kisa demen ap pote. Sa ki pedi ti ekonomi yo,
ki pedi travay yo, ki gen fanmiy yo nan 16t peyi yo pa ka ede.
S'oun sitiyasyon soulye bout-an-bout pou pye ki fR tout
mounn ap mache bobis. Atizay se detann espirityl. Atizay se
lavi. Depi lavi afekte atizay falta. Atizay amelyore vi mounn,
ede mounn, edike mounn. Nan bidjd Miami-Dade County
apenn si yo mete 1% pou atizay. Ti lajan sa-a ede gwoup kiltirel
yo ak sant liter yo tankou mize, bibliyotdk, Pak yo, Sant
kiltirl yo, prepare timounn yo nan domdn chante, dans, mizik,
teyat penti, seramik, sinema tou kaba... Majistra-a soti pou
elimine 1 milyon dola sa-a depatman zafd kiltirdl te konn
resevwa pou pwogram kiltirl kominotd yo.
Konsa sant kiltirl ki nan Liberty City-a ki releAfrican
Heritage-la ap fdmen. Yo pral lisansye tout anplwaye yo.
Timounn yo ki te konnjwenn aktivite apre lek6l ki te penmdt
yo rete lwen ganng ap oblije chita lakay yo osnon lage nan
lari-a. Se rezon sa-a ki fi SheilaAustin ansyen direktd depatman
zafd kiltir1l di nan reyinyon ki te fdt nanMuseum ofScience-
lan lendi pase li mande ofisy1l k'ap retire lajan pou atis yo, li
di sa ki pi bon; youn AK-47 nan men youn timounn osnon
youn enstriman mizik? Kesyon sa-a te bay anpil refleksyon.
Kanta pou ti 6ganizasyon kiltirdl yo, yo pral frape
jouk nan zo. Oganizasyon tankou HaitianArts Alliance, Sosyete
Koukouy, CACEC, H.A.YO. of Kendal, Haitian Cultural Society,
Island TV, Alva Dance Company, HAYOT... elatriye se ti souf
yo ki pral ap koupe. Ti sibvansyon yo konn resevwa nan
depatman zafd kiltirdl se oksijdn ki kenbe t&t yo sou dlo pou
yo pa neye. Etidyanki konnpeye $5.- nan pwogram cultural
chock-la Granmounn yo ki konn gen tike gratis pou y'al nan
nenp6t ki aktivite kiltirdl ak youn kouponjbn... Tou sa pral


bwe luil.
Kanta pou 6ganizasyon kominote yo menm se rl.
Oganizasyonki konn resevwa sibvansyonyo rele C.B.O-yo ki
vie di Community Based Organization, Oganizasyon tankou
C.O.I.N, SANTLA, Fanm Ayisyen nan Miyami, Galata, TJ & I
ak Daniel Calixte ki ap ede mounn ki gen kansD nan tete,
AEDAP FLA OF... Tout pral oblije sispann aktivite yo. Nou we
konbyen mounn ki pral pedi travay yo. Konbyen timounn k'ap
oblije chita lakay yo ap gade TV osnon devan youn konpite
maten, midi, asw.....
Se pa tout non, sevis soyal tankou Elderly Disability
Services, sevis pou grand&t yo, sevis pou ede mounn ki viktim
nan vyolans domestik, bibliyot&k piblik yo, biwo k'ap tyeke
pou we si travay yo fe dapre regleman lalwa, Neighborhood
Center yo ki se Sant kominote yo, C.A.A ki se Community
ActionAgencyyoun ajans kote sitwayenyo gendwabay dizon
yo sou sa k'ap pase nan kominote yo, department of human
services, ki se Depatman sevis pou tout mounn anjeneral pou
si oun mounn gen pwoblem li gen kote pou l'al geri bosko-1,
depatman transp6tasyon, kidonk mounn ki pran otobis,
grand&t ki pa peye osnon peye moso, Miami Dade Park and
recreation tout pral afekte.
Anpil mounn ap rele pou mande si Sant Little Haiti-
a ap femen. Dapre sa nou konnen, Sant-lan se pwopriyete City
ofMiami. Se pa majistraMannyDiaz ki rale sizo-1 k'ap koupe
tout sevis sa yo. Se pa nonplis komisyone Michele Spence-
Jones. Si African Heritage Cultural Center-a nan Liberty
City ap femen se paske li sou kontw6l konte-a. Little Haiti
Cultural Center sou lobedyans City of Miami. Kidonk pa gen
danje. Nou la toujou. Pou konbyen tan? Mwen pa konnen ...
Pito nou l1d nou la. Men sa mwen konnen Depatman zafe
Kiltirl gen pou 1' ede City ofMiami devlope youn seri pwogram
kiltir6l nan SantLittle Haiti-a. Genyounti k6b pwss yo te pral
bay pou Caribbean Market-la. Eske y'ap gentanjwenntyotyo
sa-a pou yo fini ak travay netwayaj anndan Caribbean Market-
la? Nou pa konnen. Si gen mounn ki ta bezwen konnen, tyeke
ak City ofMiami.
Tankou nou we sitiyasyon-an kritik... Nan youn
demokrasi 1e ofisyel yo pwopoze, pep-la f&t pou bay dizon pa-
1. P4p ak ofisy6l nou nonmen pou reprezante nou yo dwe chita
ansanm pou yo we kijan y'ap kondi bak kominote-a, vil-la
osnon peyi-a. Ofisy 1Miami-Dade yo pwopoze; sa pa vle di
se yo s6l ki gen dwa ochapit pou yo pran desizyon. Si nou di
NON se pou yo koute. E kijan pou nou di non-an? LU nou
konsidere se jenes-la, biznis- yo, timounn-yo, grand&t-yo ki
pral peye pokase-a se pou nou leve vwa nou byen wo pou
nou di, sapa kab fet. Kijan ou vle younvil ki chita sou
touris, youn vil ki gen 72 gwoup etnik ladann, plizyd kilti ki
marinen, marye ansanm ki fd tout blbdl nou ak riches nou,
youn kilti ki bay anpil mounn travay, devlope talan atistik ki
pou anpeche jenes-la ak nan ganng osnon pouse dwbg epi
pou Majistra-a di l'ap koupe sibvansyon yo, l'ap fdmen
Depatman zafe kiltirdl... Non sa pa kab f&t.
Nou mande pou tout mounn timounn kou granmounn
rele komisyond yo menmsi li pa nan z6n nou rele yo di yo nou
pa dak6. Rele biwo majistra-a kalonnen-1 ak kout telef6n, rele
anmwe di noupadak6. Yo dwe chache 16t mwayen, retire 16t
bagay ki pa nesesd, lajany'ap gaspiye nan 16t vye pwojd ki pa
itil kominote-a pou yo jwenn lajan pou yo balanse bidjd-a.
Kote pakdt milyony'ap kolekte nan lotri yo? Younbann milyon
y'ap fd mounn filalanng chakjou epi pesonn pajanm ganyen-
an...Enben ke y'al detere milyon sa yo... Kite lajan pou
Depatman zafd kiltirdl la ki youn itilite pou kominote-a, pou
edikasyon timounn yo, pou popilasyon-an, pou touris pote
lajan, pou mounn ka kenbe travay yo. Dayd se grds kochon-
an ki pou kuit kochon-an. Si nou pa envesti nan ATIZAY
enben Miyami ap tounen youn myanmmyanm kakachat,
pesonn p'ap ni vizite-1 ni vin abite ladann...Men nimewo pou
nou rele:
JanMapou
Koukouy Miami
mapoujan@bellsouth.net

* * * *

Dokte Ketty H. Rey

fe nou youn gwo kado
ak Max Manigat*

Doktd Ketty H. Rey, MSW JD, PhD, fk pibliye youn
liv: A Culturally Competent Healthcare System. Relevant
Strategies to Respond to the Changing Ethnographics
Makeup of New York City. Trafford Publishing, 2009, 366p.
Se youn tonton dokiman lou pase pwa senkant, chaje
ak bonjan ransdyman sou kijan sdvis leta yo kapab amelyore
swenyo bay plizye gwoup minorite ki vin rete nan Etazini, men
ki toujou konsdve anpil lizaj ak koutim lakay yo.
Doktd Rey se youn espesyalis ki pale sa li konnen
byen. Liv li-a ap ede dirijan sante piblik yo san konte doktd ak


tout mofn ki travay nan sektd sa-a konprann anpil vire tounen
ki kapab part yo dw6l 11 y'ap boule avdk nouvo popilasyon
imigranyo.
An nou chita sou etid Doktd Rey fi sou ka konpatriy6t
ayisyen nouyo k'ap viv isit la. Katriymm pati liv-la : < Study of
Two Ethnic Groups- Puerto-Ricans and Haitians >> < Etid 2
Gwoup Etnik P6toriken ak Ayisyen > ki kouvri paj 115 rive
paj 224. Nan gade tit souchapit yo nou many wd ki kalite
rnsdyman wete nech6l yo pote. An nou founije nou ansanm :
1.1 Concepts of Health and Fitness / Jan 2 gwoup
mofn sa yo konprann lasante ak k6 gaya
4.1.2 The Influence of Cultural Heritage on Health
Status / Ki jan eritaj tradisyon yo enfliyanse sante yo
4.1.3 Causes for Diseases and Illnesses / Sa ki lak6z
maladi ak gwo maladi
Ethno-Symptoms and Conditions / Sent6m ak
kondisyon nan 2 gwoup yo
4.1.3.1. Dislocation of Parts of the Body/ Fouli,
dejwentay pati nan k6 a
4.1.4. Magic or Supernatural Causes Outside of the
Body / Malefis osnon rezon sinatirdl andey6 k6-a
Pati ki gade Ayisyenyo menm : 4.2 HAITIANS antre
nan nannan sije ki plis enterese nou an. Apre entwodiksyon
sou chapit-la : << Historical Overview of Cultural Values and
Attitudes > nou tonbe nan anpil detay sou < maladi natirl >>
kouwd : mouvman san, gaz, l1t manmanki monte desann, move
ekilib cho ak frat, zo deplase, p disyon ak matris ki pa anplas.
Apre sa, se < maladi sinatirel > yo kankou : mady6k, wanga,
maladi t&t pati, kouman Ayisyen konprann maladi sila yo,
kouman yo ba yo swen yo, wl6 oungan-an nan trete maladi sa
yo, san konte 16t bon leson ki kapab gide sa ki bezwen.
Nan moso sou : < Vodou, Wanga ak sdvi ak Maji >>-a,
nou rive sou : < mofn ki konn trete ak trdtman, doktd fey,
doktd ki konn manyen mofn ak doktd zo, doktd ki konn rale
mofn, fanmsaj, mofn ki konn bay piki, oungan, manbo oswa
b6k6, ak 16t diskisyon sou vale trdtman sa yo avdk desizyon
pou Ayisyen ale jwenn doktd nan klinik osnon nan lopital.
Detwaj6f sa yo se tw6kt-la ; chay-la peze plis toujou.
Vx
Liv-la ki pibliye an angle[l] pral kore konesans
jenn jenerasyon teknisyen ayisyen-ameriken yo ki dwe
dekouvri anpil bagay yo pa te menm sispekte sou gwoup kote
fanmiyo soti-a.
Doktd Ketty H. Rey mete nan men nou youn zouti
konsa ki fe lasyans avanse. Tout espesyalis koze lasante
minorite imigranyo ta sdtoblije etidye li epi mete-1 soubiwo yo
pou yo jwenn konsdy manbre ki pou rann travay yo pi fasil.
Bouskad6 ak sa ki pa espesyalis lasante tou kankou :
past, pd, travayd soyal, oungan, polisye, avoka, elatriye, merite
konnen-1 tou. Yo kapab konmande-1 nan www.trafford.com
oswa ketty.rey2@verizon.net.
N ap jwenn li tou nan : Libreri Mapou, 5919 NE 2nd
Avenue, Miami, FL 33137, Tel. 305-757-9922,
mapoujan @bellsouth.net
Vx
Kite-m di zanmi mwen Ketty gwo mdsi pou liv li-a
avdk tout dedikas youn paj li voye pou mwen an. Sa fe plis
pase karant-an depi n'ap kolabore. Mwen asiste tout peripesi
li pase pou lage gwo manpenba sa-a atd pou m6unk' ap chdche
solisyon pou gwoup nouvo imigran yo. Abobo !


F61kloris ayisyen ki ekri plizye liv sou koutim, lizaj
ak tradisyon peyi nou an.
[1] Anpil bon liv ayisyen avdk sou pwobldm ayisyen,
ki pibliye an franse, pa rive sdvi dal pitit ak pitit pitit nou yo ki
pa li lanng sa-a. Yo pi al&z an angle menmsi anpil nan yo
konmanse konn pale, li, ekri krey6l byen.



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9922AL'affiche les Podtes: Lochard Noel, Yvette Israel Leroy
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Page 15





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Haiti en Marche Vol XXIII N 29


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En Bref...
(... suite de la page 14)
Les d6put6s annoncent pour le mercredi 12 Aofit
la reprise de la stance
D'apres le d6put6 Levaillant Louis Jeune, president du
bureau de la Chambre des d6put6s, la stance dujeudi 6 aofit
n'6tait pas termin6e. L'Assembl6e avait tranch6 sur une
fixation du salaire minimum (150 gourdes) mais n'avait pas
dit son mot sur les objections du Pr6sident de la
R6publique.
Le point a l'ordre dujour ce mercredi 12 aofit sera le vote de
l'objection du Pr6sident de la R6publique.

La commission finances de la Chambre des
d6put6s annonce pour lejeudi 13 aoit la
presentation de son rapport de travail
Jean Marcel Lum6rant, president de la commission Finances
de la chambre des d6put6s, dit que le rapport sera d6pos6 ce
jeudi au bureau. Ses colleagues parlementaires ont manifesto
une certaine inqui6tude, vu le fait que certains fonds pour le
budget 2008 n'ont toujours pas 6td d6caiss6s.

Les ouvriers gagnent une nouvelle fois les rues
le lundi 10 aofit
T6t dans la matinee de lundi, des groupes ont envahi la
zone du parc industriel. Les manifestants (ouvriers ?
6tudiants ? casseurs ?) brandissaient des branches d'arbres
et r6clamaient les 200 gourdes de salaire minimum votes par
le Parlement. Cette manifestation s'est sold6e par
l'arrestation de deux individus qui se sont pr6sent6s comme
des 6tudiants. Ils ont 6t6 conduits au commissariat de
Delmas 33.
La foule les a accompagn6s. Des barricades enflammees ont
6td allumees et la route futbloqude a Delmas 33.
Les << tudiants > se sont aussi montr6s tres menaqants aux
abords de la Facult6 des sciences humaines, a l'Avenue
Christophe, allumant des pneus et lanqant des jets de


Haiti en Marche
Port-au-Prince
100 Avenue Lamartiniere (Bois Verna)
Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323
Miami
173 NW 94t Street, Miami, Florida 33150
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Library of Congress # ISSN 1064 3896

L ritdgy othas ffet 30) 2-78


pierres sur les malheureux automobilistes qui osaient
s'aventurer dans le quartier : bloc Rue Capois, La Fleur
Ducheine, Ruelle Cameau. Mais la police est arrive a les
disperser.
Unv6hicule immatriculd Service de l'Etat a &te incendid.
L'autobus est affect a la DGI (contributions). Les
manifestants d6clarent avoir bril le bus pour exprimer leur
frustration aprbs l'arrestation de leurs deux camarades. Cela
accompagn6 dejets de pierres.


La PAPDA qui a toujours maintenu sa position en faveur du
salaire minimum a 200 gourdes, a d6clard qu'il 6tait important
que la pression continue sur les parlementaires pour que le
salaire de 200 gourdes puisse passer et profiter ainsi a la
grande majority des citoyens.
Le professeur Camille Charlmers, responsable de la PAPDA,
a indiqu6 que les 6tudiants font montre d'un courage
extraordinaire en gagnant ainsi les rues pour d6fendre le
secteur ouvrier.


POUR VOS RiSERVATIONS DE CARGO, APPELEZ

1-800-927-6059
ou enwzvyno us un =e-mai salesainjeCO


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