Title: Haïti en marche
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 Material Information
Title: Haïti en marche
Physical Description: v. : ill. ; 45 cm.
Language: French
Publisher: s.n.
Place of Publication: Miami Fla
Miami Fla
Publication Date: July 22, 2009
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subject: Haitians -- Newspapers -- United States   ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.)   ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.)   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti
 Notes
Language: In French.
General Note: Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00098809
Volume ID: VID00361
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 21271733
lccn - sn 92061416
issn - 1064-3869

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DIRECTION SAUT D'EAU!


La route est belle mais quel avenir?


SAUT-D'EAU, 16 Juillet- Nos routes en Haiti c'est
comme le poeme de Prdvert ; << vtue, puis rev6tue, a quoi
revais-tu, ddvetue >>
Plus nous construisons,
plus nous d6truisons. La nouvelle
route reliant la capitale a Mirebalais
par le Mome-a-cabris en est l'exemple
le plus vivant. Et le plus actuel.
Nous prenons le nouvel
embranchement par la route du Nord.
A hauteur de Bon Repos. On s'y
engage comme sur une piste
d'aviation. Un matelas souple, large
et uni. On attaque le mome sans s'en
apercevoir. Quelle merveille Au loin
on voit le long ruban d'asphalte
s'enrouler autour de ce qui 6tait hier
des pics difficilement franchissables
et qu'on percevait lors comme
horriblement arides et hostiles.
Or voilh qu'on roule si vite,
quoique dans les limites du
raisonnable, que le paysage s'en
trouve miraculeusement transform&.
Ce ne sont d6sormais que hameaux
de verdure aperqus clairement en
contrebas, mais qui 6taient autrefois .
dissimul6s a nos yeux devant rester .
coll6s a un chemin si escarp6 qu'on
n'h6sita pas a le baptiser du nom de
Mome-a-cabris.
Direction Saut-d'Eau, la Ville Les pelerins
Bonheur, la Mont-Carmel, la Vierge


Noire, dont le 16 juillet rambne la fete patronale, un lieu de
pblerinage presque aussi vieux que notre r6publique


cette annee comme d'habitude sont venus de partout, y compris C
(photo MG/Ha'ti en Marche)


ind6pendante depuis 1804.
Autrefois, ce pblerinage 6tait un tel calvaire qu'on
r devait laisser la capitale la veille pour
y passer la nuit (du fait aussi que c'est
Saut-d'Eau by night la vraie fete, au
S sens paien) puis revenir le lendemain.
i En somme un voyage de pros de 24
heures.
Eh bien, aujourd'hui on met
seulement trois heures pour l'aller et
le retour. Y compris la derivation
menant a Saut-d'Eau par Mirebalas et
qui demeure le meme calvaire. Onverra
tout h l'heure pourquoi.
On est done calmement en
train de d6guster la nouvelle route en
S souhaitant que rien ne vienne troubler
Sce bonheur. Mais c'est oublier qu'on
est en Haiti.

Comme une immense
blessure ...
Soudain la montagne nous
semble pousser un cri de douleur. La,
en effet, une immense blessure
transperce horriblement son flanc.
Entendez par l1, une carribre de sable.
Encore une. On ne voit que qa dans le
pays. Creusde, fouillde, massacre
sans aucun management. Oubliez toute
ambition de tourisme 6cologique. Avec
des trangers la route sont arrives aussi les
(ROUTES / p. 8)


POLITIQUE


Commissaire du gouvernement


releve de ses fonctions

CONFLIT PERSONNEL OU EPREUVE DE FORCE ?


PORT-AU-PRINCE, 18 Juillet- Enfinde semaine,
la nouvelle est tomb6e : le commissaire du gouvemement
prbs le tribunal civil de Port-au-Prince a &td d6mis de ses
fonctions (Alertehaiti.ht).
Peu apres, AHP (Agence Haitienne de Presse)
confirmait en pr6cisant que le commissaire Joseph Manes
Louis a &te relev6 de ses fonctions et transf6rd au ministbre
de la Justice.
Selon ces agences locales de presse, la decision
fait suite a des diffirends qui auraient 6clat6 entre le
commissaire du gouvemement ou chef du parquet et son
ministre de tutelle.


Une fonction particulibrement delicate que celle de
commissaire du gouvemement de l'Ouest. On se souvient des
d6m6l6s d'un commissaire Claudy Gassant avec d'un c6t6 la
Police nationale (l'ennemi public num6ro 1 des commissaires de
police), de l'autre avec la magistrature bouscul6e par ses manibres
quelque peu cavalibres, sans oublier certains justiciables, a
commencer par les plus privildgids, soit par la fortune, soit par
leur proximity avec le pouvoir en place.
Par contre, son successeur le commissaire Joseph
Manes Louis, avait su adopter un profil plut6t bas, une approche
plus discrete des dossiers. Et non des moindres. Comme les
(JUSTICE/u. 4)


Le commissaire du gouvernement Joseph Manes Louis
(A lertehaiti. ht)


SUR LE FRONT SOCIAL


Une manifestation perturbee


par d'autres manifestants


PORT-AU-PRINCE, 19 Juillet Une manifestation
pr6parde de longue main pour exiger l'application par l'Etat
haitien de regles strictes pour la protection de l'environnement
a 6td envahie vendredi par un groupe se disant des 6tudiants
et exprimant d'autres revendications dont l'application de la
loi portant le salaire minimum a 200 gourdes et dont les
industries locales de la sous-traitance (appuydes par le
gouvemement) contestent le montant proposant 125 gourdes
la premiere annde et non les 200. Le salaire minimum est de 70
gourdes depuis 2001.
Les << tudiants > ont le droit comme les autres de
manifester. Ils en ont us6 abondamment ces dernires semaines.
Mais envahir la manifestation des autres avec la ferme intention
(MARCHE /p.9)


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(photo Robenson Eugene)


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Page 2


MEDIAS

Ceux grace auxquels


le journalisme est apres tout


une belle profession


PORT-AU-PRINCE, 18 Juillet -
Mort d'unjoumaliste, le plus grand auxyeux
de notre g6ndration. Walter Cronkite est
d6c6d6 ce 18 Juillet.
Incarnation du journalisme a
l'amdricaine, un style clair, muscle, sans
fioritures et qui va droit au but.


l'assassinat du president John Kennedy le
22 novembre 1963, aDallas (Texas).
La nouvelle vient de tomber comme
un coup de tonnerre.
Mais Cronkite dfit monter a
l'antenne en manche de chemise parce que


Le prdsentateur vedette de CBS Evening News pendant deux dkcennies Walter Cronkite


Mais aucune s6cheresse, et encore
moins de cynisme ou d'arrogance car
derribre il y a un ceil lucide et immens6ment
curieux et une voix qui ne d6daigne pas
l'6motion quand elle ne peut se retenir.
Derribre lejournaliste, un homme,
une sinc6rit6jamais prise en d6faut. Et meme
une vision.
Dans les anndes 60-70, cela
s'appelait Walter Cronkite.
Si au cinema il y a des modules
(Marlon Brando, Paul Newman, Michel
Piccoli, Marcello Mastroianni, etc), dans le
journalisme nous avions aussi notre
16gende. Et son nom c'est Walter Cronkite.
A l'6poque (il n'existait pas encore
de chaines cibl6es en Haiti) on voyagerait
aux Etats-Unis uniquement pour entendre
lejournal de 6 heures 30 pm.
< CBS Evening News with Walter
Cronkite >.
C'est l'6poque oi l'on entrait en
joumalisme comme on entre en religion (pour
paraphraserAndre Malraux).

Etre Walter Cronkite ou
rien !...
Aujourd'hui que c'est la presse a
scandale, les chiens mal 6cras6s, la
<< pipolisation > qui font recette et craquer
l'audimat, on r6alise mieux tout le recul subi
depuis l'6poque oi la seule ambition c'6tait
6tre Walter Cronkite ou rien !
Son nom n'dvoque aucun
sensationnalisme, il ne figure pas parmi les
h6ros du scandale du Watergate. Mais tant
que Cronkite n'avait pas dit son mot, tout le
monde refusait d'y croire. Du president des
Etats-Unis au dernier ranchero du Texas.
De nombreux sondages r6v6lerent
que l'anchorman (l'homme d'ancre) ou
pr6sentateur de CBS Evening News pendant
pres de 20 ans, 6tait la personne en qui le
peuple am6ricain avait le plus confiance.
Parce qu'il incarnait a ses yeux plus que le
talent, l'honnetet6 professionnelle.
L'exemple le plus souvent cit6 c'est


ce n'6tait pas encore l'heure de sonjournal
et que la grande majority refusait d'y croire.
C'est lui qui annonga : < De Dallas,
au Texas, la nouvelle est apparemment
officielle. Le president Kennedy est mort a
13 heures (CST), 14 heures, heure de la c6te
est, il y a approximativement 38 minutes. >
Les autres l'avaient annonc6 plus
de 30 minutes plus t6t. Mais c'est l'annonce
de Cronkite que l'histoire a retenu.

Cette guerre-la n'est pas la
n6tre...
C'est aussi la premiere fois que le
joumaliste sans peur et sans reproche qui
s'6tait fait parachuter sur le front pendant la
Seconde guerre mondiale, qu'on le vit
craquer a l'antenne, perdre sa fameuse
contenance. Cronkite s'interrompit
bribvement pendant l'annonce et l'onpercut
une vive motion dans sa voix.
Dans les anndes 1970, la guerre du
Vietnam fait rage. Plusieurs milliers dejeunes
Am6ricains meurent dans les rizieres de
l'Asie du sud-est. Le mouvement anti-
Vietnam monte aussi aux Etats-Unis.
Mais le president d6mocrate
Lyndon B. Johnson fait front a la
contestation.
Puis c'est l'offensive du TUt oi le
Viet-cong et l'arm6e nord-vietnamienne
infligerent une s6vere d6faite aux forces
d'intervention americaines.
Cronkite se fait parachuter sur le
front, mais contrairement a la Seconde guerre
mondiale, c'est pour annoncer a ses
compatriotes < chers amis, cette guerre-l1
n'est pas la n6tre. Nous n'avons rien a faire
ici. >>
On dit qu'aprbs avoir 6cout6 cet
editorial, le president Johnson, lui aussi a
l'6coute comme tout Am6ricain, s'6cria : si
j'ai perdu Cronkite, j'ai perdu l'Amdrique. >
Autrement dit, si Walter Cronkite
ne le suivait pas, le pays ne le suivrait pas
non plus.
(MEDIAS/ p. 4)


HMercredi 22 Juillet 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N' 26

Accident d'autobus en Haiti: 11 morts, une quarantaine de blesses
20juillet 2009 Au moins onze personnes ont et& tudes et une quarantaine d'autres
blesses, dont plusieurs gravement, lundi dans le sud d'Haiti dans un accident de car,
sorti de la route apres un problkme m6canique.
L'accident s'est produit lundi en d6but d'apres-midi sur la route nationale 2, alors que
le v6hicule descendait une colline en direction de la ville de Petit-Goive, a indiqu6 le
commissaire de police Pierre-Nonchamp Beauzile.
Une pibce du car a c6d6 et le v6hicule est tomb6 en contrebas de la chauss6e.
Des 6quipes de secours et des ambulances 6taient sur place pour porter assistance aux
bless6s, dont certains ont et6 transf6res vers des h6pitaux de la region et de Port-au-
Prince, la capitale haitienne. Une femme policibre et des scouts figurent parmi les morts.

Haitiens en France : une baignade collective tourne au drame
Trois femmes et un adolescent de 15 ans se sont noyds, et deuxjeunes filles sont
blesses. Un groupe de promeneurs (une cinquantaine de personnes d'origine
haitienne ou de nationality haitienne) 6tait en ballade a Trouville, dans le Calvados (en
France). Le d6placement 6tait organism en liaison avec l'Eglise 6vang6lique du Corps du
Christ, de Romainville, en Seine-Saint-Denis (Paris).
Une dizaine de personnes sont entries dans l'eau sur la plage des Roches noires, non
surveillke mais pas interdite. (Le groupe s'est retrouv6 sur un banc de sable, a 150
metres dubord, isold par la maree montante.
Sans doute peu familiarisdes avec la mer, dans une zone traverse par de forts courants,
trois femmes se sont noydes deux jeunes filles sont blesses mais leurs jours ne sont
pas en danger. Unjeune homme de 15 ans a d'abord &te port disparu, avant que son
corps ne soit retrouve en soiree.
Cela s'est pass le samedi 18 Juillet a Trouville.

Accident de la circulation A Fond Douze
L'accident s'est produit a Font Douze non loin de Petit Goave. Un camion MAC sortant
de Petit Trou de Nippes a eu un 6clatement de pneus. Le camion a chavird sur le coup.
A bord de nombreux passagers et beaucoup de marchandises.
Bilan : 7 morts et une douzaine de bless6s.

Manno Elie meurt victime d'un projectile tir6 apres une altercation
Manno Elie, le pare de Daniel Elie, ex-ministre de la Culture, s'6tait rendu au march de
P6tion-Ville le lundi 20 Juillet. Alors qu'il faisait ses courses, une balle fut tiree a la suite
d'une altercation entre deux individus. Manno Elie n'avait rien a y voir. C'est pourtant
lui qui a recu la balle tiree tout prbs de lui. Il est mort sur le champ.
Manno Elie avait plus de 80 ans.
Nous pr6sentons nos vives condol6ances a son fils Daniel.

S6natoriales partielles: r6sultats d6finitifs
Le parti LESPWA (Espoir) sort vainqueur en raflant SIX sieges sur un total de 11. Voici
les noms des s6nateurs de LESPWA ayant remport6 le plus grand nombre de voix:
Wencesclas Lambert, SUD-ESTAVEC 34.905 Voix.
Moise Jean Charles, NORD avec 31.085 Voix
Jean Maxime Roumer, Grand'Anse avec 24.969 Voix
John Joel Joseph, OUEST avec 19.216 Voix
Derex Lucien Pierre Louis, NORD EST avec 19.208 Voix.
Pierre Franky Exius, SUD avec 16.560 Voix
La decision du Bureau du contentieux electoral national (BCEN) de trancher en faveur
du candidat Exius de Lespwa au detriment de son rival de 1'UCCADE Joseph Benoit
Laguerre, a provoqu6 la colkre des partisans de Laguerre qui samedi matin ont drig6 des
barricades de pneus enflamm6s aux Cayes.
Quatre autres partis politiques, L'OPL de l'ex-S6nateur Edgar Leblanc Fils, la Fusion des
sociaux-d6mocrates du professeur Victor Benoit, Haiti en action (AAA) du S6nateur
Youri Latortue et KONBA remportent chacun un siege de meme qu'un ind6pendant.
Dans l'Artibonite (nord) ou deux sieges 6taient enjeu, le candidat de l'AAA, Jean
Willy Jean-Baptiste et l'ind6pendant Michelet Louis ont &te proclam6s vainqueurs
tandis que les S6nateurs sortants Ml6ius Hyppolite (OPL) et Rodolphe Joazile (Nord-
Est) de meme que le militant politique Jean William Jeanty (KONBA) l'ont emport6
respectivement dans le Nord-Ouest, le Nord-Est et les Nippes (sud-ouest).
Tous les nouveaux parlementaires disposeront d'un mandat de six ans, sauf deux
d'entre eux. Dans l'Artibonite, le deuxibme S6nateur ne pourra singer parmi ses pairs
que pendant sept mois puisqu'il h6rite de la fin du mandat du S6nateur Noel Emmanuel
Limage, tu6 en 2007 dans un accident de la circulation. Un cas de figure pas trop
different dans le Nord-Est ou celui qui se place second devra passer un peu plus de
trois ans au Grand Corps, le temps de boucler le mandat de Rudolph Boulos 6cart6 en
2008 du S6nat en raison de sa double nationality.
Le scrutin est arrive son terme dans neuf des dix d6partements. Aucune date n'a
encore &t6 fix6e pour la reprise des elections dans le Centre ou des violences
provoqudes par des partisans arms de certains candidats avaient entraind l'annulation
du vote le 19 avril.
Voici la liste des 11 Senateurs l6us au second tour, selon les r6sultats d6finitifs


communiques par le CEP :
Noms
John Joel Joseph
Moise Jean-Charles
Jean Willy Jean-Baptiste
Michelet Louis
Derex Lucien Pierre-Louis
Jean Rodolph Joazile
M6lius Hyppolite
Wencesclass Lambert
Jean Maxime Roumer
Pierre Francky Exius
Jean William Jeanty


D6partement
Ouest
Nord
Artibonite
Artibonite
Nord-Est
Nord-est
Nord-Ouest
Sud-Est
Grand'Anse
Sud
Nippes


Parti
Lespwa
Lespwa
AAA
Ind6pendai
Lespwa
Fusion
OPL
Lespwa
Lespwa
Lespwa
KONBA


Nombre de voix
19.216
31.085
24.710
nt 16.643
19.208
16.299
21.508
34.905
23.969
16.560
15.909


Haiti signe un accord de don de 20,5 millions de dollars avec la BID
Le president de la BID, Luis Alberto Moreno, et le ministre haitien des finances Daniel
Dorsainvil ont sign vendredi un accord de don de 20,5 millions de dollars pour la
reconstruction d'6coles d6truites lors des cyclones de 2008. Cet accord a &te sign en
marge du forum sur l'6conomie r6gionale lance par la BID a Port-au-Prince a l'occasion
du cinquantieme anniversaire de l'institution.
< La signature de cet accord marque un moment important dans les relations entre Haiti
et la BID. C'est aussi un moment important pour le system 6ducatif haitien >, a d6clard
le ministre de l'6ducation nationale Joel Desrosiers Jean-Pierre. Plus de 900 6coles ont
&td d6truites ou endommag6es en Haiti lors des intemp6ries de 2008. Les fonds donnis
par la BID seront g6rds par le Fonds d'assistance 6conomique et sociale (FAES) dont le
directeur Ary Adam a assist a la signature de l'accord. Le ministre de 1'6ducation a
indiqu6 d'autre part que son ministbre va dresser une liste d'6coles qui seront rdpardes
et r6habilit6es a travers le pays. D'autres institutions internationals interviennent
aussi dans la reparation ou la reconstruction d'6coles en Haiti tandis que l'Etat en a
r6habilit6 une centaine. (EN BREF/p. 14)





Mercredi 22 Juillet 2009
HTai'ti pn Mnrchp Vnl XXIII N ?f6


L'ACTUALITE EN MARCHE


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POLOUE SOMMAIRE
Commissaire du gouvernement relev6 de ses fonctions :
Conflit personnel ou 6preuve de force ? p. 1

TOURISME
Direction Saut-d'Eau
La route est belle mais quel avenir ? p. 1

SERIE NOIRE
Un accident d'autobus au Morne Tapion fait au moins
11 morts et des dizaines de bless6s, en majority des
jeunes p.2
Haitiens en France : 4 morts par noyade p.2

SURLE FRONT SOCIAL
La manifestation sur l'environnement perturb6e par
d'autres manifestants p.1

MEDIAS
Ceux grace auxquels le journalisme est aprbs tout une
belle profession p.2

SENATORIALES
Lespwa rafle la majority des sieges p.3

GRIPPEAH1N1
Grip sa a p.5
Trois cas av6r6s en Haiti dont 2 casques bleus
onusiens p.5

ECONOMIE
La BID organise un forum en Haiti pour son 50e
anniversaire p.6
Assises de la cooperation d6centralis6e p.10

SALAIREMINIMUM
Lettre du Pr6sident Pr6val aux Parlementaires p. 15

FIGUREDUSIECLE
Le monde entier c6lbre les 91 ans de Mandela p.10

LIBREPENSER
Moi Vouloir! p.12

ENVIRONNEMENT
La competition pour la terre p.13

DIPLOMATIE Ambassadeur Christian Connan: une
mission riche en changes p.6 ...
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Mercredi 22 Juillet 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 26


Commissaire du gouvernement releve de ses fonctions

CONFLIT PERSONNEL OU EPREUVE DE FORCE ?


(... suite de la lere page)
affaires de drogue et de blanchiment qui ne sont pas moins
nombreuses meme si elles sont trait6es avec moins de tapage.
Mais le plus 6tonnant est qu'un commissaire du
gouvernement puisse 6tre d6plac6 sans que cela ne soit par
une decision 6manant meme indirectement du chef de l'Etat.

Les temps ont bien change ...
Selon les informations, le commissaire Joseph Manes
Louis a &t6 transf6rd d'ordre de son ministre de tutelle, le
ministre de la Justice Jean Joseph Exum6. Du moins, c'est ce
que rapporte le site Alertehaiti.ht ordinairement bien
renseignde sur les dossiers se rapportant aux domaines de la
police et de lajustice.
Cela a la suite de << difffrends > entre le ministre et le
commissaire.
Les temps auraient done bien change. Et en si peu de
temps. On se souvient en effet que seul le president Rend
Prdval pouvait d6placer le commissaire du gouvernement
Claudy Gassant, alors meme que les accusations de toutes
sortes tombaient sur celui-ci et de tous les secteurs mentionnis
plus haut a la fois.
Ce qui donna lieu a une veritable surenchbre oi le
juge Gassant se vit meme accuser de harc6lement sexuel. Mais
seul le president de la rdpublique pouvait d6cider ...
Etjustement M. Prdval finit par le designer pour aller
occuper un obscur poste diplomatique dans la R6publique
dominicaine voisine.
Et toutes les accusations portees contre le trop
m6diatique Claudy Gassant disparurent comme par magie.

Un pouvoir plus effectif que celui du


ministre ...
Mais c'est une tradition qui remonte a bien longtemps.
Le premier commissaire du gouvernement de Francois << Papa
Doc > Duvalier 6tait un duvali6riste notoire et un intime, le
juge Rousseau. Commissaire Rousseau.
II avait un pouvoir sans partage dans le domaine de
la justice. A c6te, le ministre 6tait seulement bon pour
l'inauguration des floralies.
Sous Baby Doc, un commissaire du gouvernement
Rodrigue Casimir 6tait une super star, d'autant plus pr6cieux
pour le regime qu'il avait une connaissance imbattable de la
science juridique et qu'il b6ndficiait d'une grande sympathie
dans la population.
Par tradition, le commissaire du gouvernement exerce
un pouvoir plus effectif que celui du ministre car c'est lui qui
met l'action publique en mouvement. II a pratiquement le
monopole de la poursuite.
De la m6me facon que le commissaire Claudy Gassant
dft gagner l'exil pendant le second mandat du president
Aristide (2001-2004) alors qu'il enquetait sur l'assassinat du
journaliste JeanDominique survenu le 3 avril 2000 et que cela
risquait de le mettre en danger du c6t6 de certains prot6g6s du
gouvernement dont des membres du parti aristidien au
Parlement.
Le commissaire du gouvernement n'est pas tenu de
se plier aux desiderata du gouvernement meme s'il est nomm6
par le ministre de lajustice sur instruction du Premier ministre.
Il n'est done pas impossible que le commissaire et
son ministre se trouvent en porte-a-faux quand ce n'est dos-
a-dos dans tel cas ou tel autre.
Nos agences de presse se contentent d'utiliser le


mot de << diffirends > entre le commissaire Manes Louis et le
ministre Exume.
Le ministre 6tant son sup6rieur hi6rarchique, il peut
d6placer ou transf6rer un commissaire.
Mais par tradition, celui-ci tient touj ours son pouvoir
du president de la rdpublique. Comme on l'a vu r6cemment
encore avec Claudy Gassant.

Trois cas de figure ...
Apparemment il semble y avoir contradiction.
Cependant autant on peut craindre que le commissaire du
gouvernement comme un homme du president ne soit une
survivance du pouvoir autoritaire de jadis, mais cette
possibility pour le chef du parquet de pouvoir en appeler
directement au principal Olu de la nation dont la mission est
d'assurer la protection des vies et des biens, devrait constituer
une meilleure garantie pour le justiciable. Du moins dans un
veritable Etat de droit.
Ce qui ouvre trois cas de figure : 1) le commissaire se
comporte effectivement comme un homme du president et le
ministre ne peut le supporter ; 2) dans la querelle qui s'ensuit,
c'est le ministre qui finit par prendre le pas sur le commissaire
et par pouvoir l'dcarter ; 3) le president de la rdpublique a
decide de lui-meme d'abandonner un privilege qu'il considbre
comme une s6quelle du pouvoir r6galien, done insuffisamment
d6mocratique.
Touj ours est-il qu'il n'y a eu aucune reaction officielle
apres la nouvelle du transfert de Me Joseph Manes Louis.
En tout cas, dans l'histoire de lajustice du pays c'est
une premiere !

Haiti en Marche, 18 Juillet 2009


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Ceux grace auxquels le journalisme

est apres tout une belle profession


(... suite de la page 2)
Comme nous disions plus haut, le
pr6sentateur mythique de CBS Evening News
n'a apport6 aucun 616ment particulier dans le
scandale du Watergate. Il ne pratiquait pas le
journalisme accrocheur, le succes instantand.
Et pourtant ce sont ses analyses qui ont
convaincu le president Richard Nixon que le
moment 6tait venu pour lui de d6missionner. Il
annonca meme la d6mission de Nixon 24 heures
avant qu'elle ne ffit rendue officielle le 9 aofit
1974.

<< And that's the way it is >...
Plus tard, le journalisme deviendra,
disons, plus acad6mique, universitaire. On
entendit meme critiquer celui qui terminait
chaque soir son journal en s'identifiant par
son nom. Comme si les nouvelles lui
appartenaient, comme si c'est lui qui les cr6ait,


comme s'il 6tait Dieu !
P6riode de contestation pour la
contestation et qui va donner d'ailleurs un
tris beau film comme le Network du r6alisateur
Sydney Lumet (car aux Etats-Unis rien n'est
jamais perdu) oi l'on voit un pr6sentateur
vedette du journal du soir comme Cronkite
pris de folie et entrainer tout le pays avec lui
en criant: < J'en ai marre et je vais tout
casser >>. Soulignant par l1 le danger des
pr6sentateurs qui font a ce point corps avec
leur public.
Et pourtant nous sommes tous
orphelins de celui qui terminait chaque soir
son journal par ces mots : << And that's the
way it is. I'm Walter Cronkite for CBS Evening
News. Good night. >


Marcus, 18 Juillet 2009


Page 4


M 94





Mercredi 22 Juillet 2009
HTnaiti pn Mncrrhp Vnl X TIII NO ?


DE L'ACTUALITE


PORT-AU-PRINCE, 15 Juillet- Notre
virginity est tomb6e. Trois cas av6rds de grippe
AH1N1 ddtect6s en Haiti, mais dont deux sont
des casques bleus de la Mission onusienne de
maintien de la paix (Minustah).
Deux soldats d'un contingent chilien arrive dans le
pays le 2 juillet 6coul6.
Le 3e est unjeune Haitien de 26 ans.
Selon le ministre haitien de la Sante, Dr Alex Larsen,
qui a communique l'information mardi lors d'une conference
de presse, les trois personnes infect6es sont en isolement
jusqu'h leur r6tablissement et se portent bien.
La famille du jeune Haitien se trouve aussi sous
observation, la grippe se transmettant d'humain a humain (< se
moun ki ba moun li>>) par la voie respiratoire (toux, 6temuement
...). Aussi les autorit6s sanitaires haitiennes de renouveler les
mesures de prevention les plus 616mentaires. Ne toussez pas
sans placer un mouchoir devant votre bouche. Prenez les
m6mes precautions quand vous 6ternuez.
Et si vous pr6sentez ce qui vous semble 6tre des
sympt6mes de la fameuse grippe (toux persistante, fievre),
allez au centre hospitalier public le plus proche, a Port-au-
Prince ou dans les chefs lieu de province.
Quant h la Minustah, elle a annonc6 par communique
<< que tous les personnels militaires devant int6grer la Minustah
sont soumis, d&s leur arrive, a des mesures de quarantaine. >
Selon le communiqu, << sur un total de 11 casques
bleus qui ont contract le virus ou qui sont suspects d'en
6tre toujours porteurs >, un seul a pr6sent6 les sympt6mes de
la grippe AH1N1, et dont le diagnostic s'est r6v616 positif.
Le 14 juillet, un deuxibme cas du virus a 6t6 d6tect6
dans la clinique d'isolement et demeure sous contr6le medical.
Ce qui nous permet de voir plus ou moins comment
fonctionne cette 6pid6mie.
Pour commencer, le virus se transmet entre les
humains. Aussi, nous dit le communique de la Minustah, tout
nouveau personnel qui d6barque est plac6 en quarantaine.
Si des personnes pr6sentent les premiers signes de
la grippe, cela ne signifie pas forc6ment qu'elles vont
d6velopper la maladie. Ce sont les tests de laboratoire qui le
d6terminent. Si un cas se r6vble positif, c'est-a-dire
d6veloppant le virus AH1N1, il est isol6 automatiquement.
Comme le sont les deux soldats et lejeune Haitien de
26 ans.


--1


trip sa-a


Mais cela ne signifie toujours pas que ce sont des
cas graves. Le ministre de la sante publique nous dit que les
trois personnes contaminees se portent bien. Autrement dit,
elles r6cupbrent sans aucune difficult&.
Mais ce qui vaut pour la Minustah vaut aussi pour la
population en g6n6ral.
Le ministre nous dit aussi que la famille du jeune
Haitien a 6t6 place 6galement sous observation, pour voir si
aucun autre membre de la famille ne d6veloppe la grippe
incriminee.
C'est pourquoi si un cas se pr6sentait dans une cole
a la capitale, ou dans n'importe quel endroit du pays, eh bien
c'est toute 1'6cole (&61ves et professeurs) qui devrait 6tre place
en quarantaine.
I1 en est de m6me d'un atelier de travail ou autre endroit
r6unissant plusieurs ou de nombreuses personnes.
Mais ce qu'on apprend encore d'int6ressant c'est
que m6me diagnostiqu6 porteur de la grippe, ce n'est pas la
peine de faire votre testament.
Le ministre de la sante publique nous dit que les trois
cas av6r6s se portent bien. Cela veut dire que les trois
r6pondentbien au traitement qui leur est donn6 (en l'occurrence
le Tamiflu) et recuperent normalement.
Pourquoi alors plusieurs personnes a travers le monde
en sont mortes ?
R6ponse : ce n'est pas la grippe elle-meme qui est
directement responsable de leur mort dans la plupart des cas,
mais ce sont d'autres infections qui profitant de la faiblesse
passagbre de leur organisme, les ont emport6 !
Ce qui nous conduit au point le plus important en ce
qui nous concerne : ne sommes-nous pas un pays trop faible
sanitairement (trop pauvre) pour qu'une telle pand6mie ne
fasse dans notre pays plus de ravages que partout ailleurs ?
On dit pand6mie quand une 6pid6mie s'6tend au
monde entier comme dans le cas de cette grippe pas comme
les autres ...
Certainement que nous sommes trop faibles et qu'une
telle 6pid6mie aurait chez nous des consequences ndfastes.
On ne doit se faire aucune illusion. Tout le monde le sait
parfaitement.


Cependant voilh quelque trois mois
que la grippe AH IN1 fait parler d'elle partout
0 dans le monde, y compris chez nos voisins
dominicains oi~ ily a d6jh eu des cas mortels.
Mais rien chez nous. Du moins jusqu'au
debut de la semaine. Et deux des trois cas d6tect6s sont des
casques bleus arrivant du Chili.
I1 faut done en conclure que l'6pid6mie nous viendra
principalement de l'ext6rieur.
Deuxiemement, ces soldats viennent du Chili. Or
actuellement dans la c6ne sud du continent, Chili, Argentine
c'est l'hiver. L'hiver austral. Ily a done une combinaison entre
l'hiver et l'6pid6mie. Bien entendu, la grippe est plus r6pandue
pendant la saison froide, quelle que soit la grippe.
Tandis que dans notre pays, nous ne connaissons
pas l'hiver.
Ce qui nous met done un petit peu plus a l'abri.
Mais, voilh, si nous n'avons pas l'hiver en Haiti pour
activer la grippe, nous avons beaucoup de visiteurs qui nous
viennent de ces pays de grand froid.
Ce sont comme on le voit, les contingents sud-
am6ricains de la Minustah.
Mais bient6t, a partir de novembre prochain, ce sera
aussi l'hiver dans le grand nord amdricain. Et ce sont nos
propres compatriotes qui vont arriver de New York, Boston,
Chicago, Montreal.
I1 est difficile de les mettre tous en quarantaine comme
fait la Minustah de tous les personnels militaires qui d6barquent

II faudra done que le contr6le aux ports et surtout
a6roports d'Haiti soit plus strict pour d6tecter tout cas suspect
si la personne ne se declare pas elle-meme comme pr6sentant
des signes de la grippe, meme si ces signes ne se mat6rialisent
pas ...
Les autorit6s sanitaires aussi bien en Haiti qu'aux
Etats-Unis et au Canada doivent s'en preoccuper d&s a
present.
Etvoiciprobablement pourquoi 1'OMS (Organisation
mondiale de la sante) vient de d6clarer que la meilleure solution
c'est de vacciner toutes les populations, bref la terre entire.
Autrement, il n'y a pas moyen d'arreter la grippe. Et aussi
avant qu'elle-meme (la grippe) ne mute en une forme encore
plus terrible.
Milodie 103.3 FM, Port-au-Prince


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Mercredi 22 Juillet 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 26


Parlement : Michele Pierre-Louis defend le budget 2009-2010


Ce mardi 14juillet2009, le Premier Ministre Michble
Duvivier Pierre-Louis a d6fendu le projet de loi de Finances
2009-2010 devant la commission de la Chambre des D6put6s.
Accompagnde du ministre des Finances, Daniel
Dorsainvil, de la Planification, Jean-Max Bellerive, de Joseph
Jasmin, Ministre charge des Relations avec le Parlement, PM a
expos les priorit6s de l'exercice qui sont en coherence avec la
Declaration de politique g6ndrale, le DSNCRP et les
engagements d'Haiti vis-a-vis de ses partenaires
intemationaux.
Le renforcement de l'6conomie pour r6pondre a
l'urgence de cr6er des emplois, de g6ndrer des revenus, de
renforcer l'offre locale dans le domaine agricole et la s6curit6
alimentaire, le renforcement des acquis dans les domaines de
la s6curit6 et de la justice, la construction des infrastructures
de base, la reduction de la vulndrabilit6 des populations,
l'amdlioration de l'acces aux services: tels sont les grands
axes de travail de l'6quipe gouvemementale.
Justifiant la constance des priorit6s
gouvemementales d'une annde sur l'autre, le PM a indiqu6
que les allocations prdvues pour l'exercice 2009-2010 visent a
consolider les investissements des anndes pr6c6dentes, les
prot6ger, investir mieux et investir dans toute la chaine des
valeurs surtout en ce qui a trait a la production agricole.


Reconnaissant que la croissance positive de 2.5%
affich6e par l'6conomie haitienne pour cette annde est due en
partie au niveau de l'investissement public, le gouvemement
fait le choix pour l'exercice 2009-2010 d'injecter l'argent public
dans des investissements productifs qui attireront
l'investissement priv6, lui-meme, cr6ateur d'emplois.
Ainsi le ministre de la Planification a plaid en faveur
de certaines d6penses de fonctionnement, surtout celles, qui,
alloudes a l'entretien, auraient pour effet de r6duire certains
investissements. En effet, reconstruire une route cofite plus
cher que son entretien r6gulier.
RWpondant a l'inqui6tude exprimbe par le D6put6 Jean
Marcel Lum6rant, president de la commission Finances et
Budget, sur la place accord6e a la protection et a la rehabilitation
de l'environnement, le PM a inform de la creation du Comit6
Interminist6riel d'Am6nagement du Territoire (CIAT), en mars
2009. Le CIAT a pour mission de d6finir une politique claire de
l'Am6nagement du territoire qui prenne en compte les attentes,
les contraintes, mais aussi les ressources des populations.
Les changes entre le gouvemement et le parlement
autour de cette loi de finances se poursuivront dans les jours
qui viennent dans la perspective du vote dans le d6lai imparti
par la Constitution.


Soulignons que dans ses propos d'ouverture de la
seance, le president de la Chambre des D6put6s, Levaillant
Louis-Jeune, a salu6 le gouvemement pour avoir d6pos6 le
budget 2009-2010, a la date prdvue par la Constitution, fait
ineditjusque-la, a-t-il signal&.
Les chiffres clefs du Budget 2009-2010: Budget de
88,9 milliards de gourde- Ressources domestiques: 38,2
milliards de gourdes
Ressources extemes : 50,6 milliards de gourdes-
Financement interne : 2,2 milliards de gourdes
Appui budg6taire : 3,168 milliards de gourdes-
Financement de projets : 47,4 milliards de gourdes
D6penses courantes : 32 milliards de gourdes -
Cr6dits allouds par secteur
Infrastructures : 22,6 milliards de gourdes- Justice
et s6curit6 publique : 8,6 milliards de gourdes
Agriculture : 5,609 milliards de gourdes-Tourisme :
639 millions de gourdes- Education: 9,1 milliards de gourdes
Sante : 3,8 milliards de gourdes- Environnement:
639 millions de gourdes- Reduction de la vulndrabilit6 du
territoire : 300 millions de gourdes
D6veloppement local : 1,2 milliard de gourdes-
Perception de recettes : 1,9 milliard de gourdes.


-~-, ... .SSS5 ... i i i- i i i..ii ....... i S ^ i -- - S|. ...










"Copyrighted1MaterialI
























Ambassadeur Christian Connan : une mission riche en changes
Nous saluons le depart de l'Ambassadeurde France JeanMax Bellerive. ont investi depuis deux ans, manifestant leur confiance en
iiiii~ !ii ,!N iiiiiiii iiii uiiii ~ ii iiii i i~ ii iiii iiiiiii, ,,ii E
Ambssaeu Chrisia Connan : une mission rich encange

Nos auosleddat el'mbsadu d Face Jan axBllrve ntinetidpus ex n, anfstn lurcnfacee


en Haiti, Mr Christian CONNAN, dont la mission dans notre
pays a pris fin au lendemain de la Fete Nationale franqaise.
Le 14 Juillet, cette annde, avait revetu un caractbre
tout a fait special vu l'affluence qui l'a marquee. Tous les amis
de la France 6taient presents a quelque secteur auquel ils
appartiennent. On remarquait aussi la presence du Premier
Ministre Mme Michble D. Pierre-Louis, entour6e du Ministre
des finances, Daniel Dorsainville et de celui de la Planification


Mr Christian CONNAN


L'Ambassadeur Connan, dans son discours de
circonstance, a dress le bilan de sa mission en Haiti qui lui a
permis de vivre des 6v6nements importants : en effet, arrive le
8 Janvier 2006 dans notre pays, l'Ambassadeur Christian
Connan a connu les elections du 7 f6vrier 2006, la < semaine
des barricades >, les demiers mois du gouvemement provisoire,
la transition, l'investiture du Pr6sident Rend PREVAL, la monte
de la violence dans la capitale, la remise en ordre dans les <
quartiers de non droit >, le gouvemement ALEXIS, les 6meutes
dites < de la faim > (la denomination n'arrange-t-elle pas tout
le monde ?) d'avril 2008, la difficile emergence du nouveau
gouvernement, la premiere annde d'exercice de la Premiere
Ministre, Mme PIERRE-LOUIS, et de son 6quipe.
Parmi les drames qu'il a v6cus au cours de ces trois
anndes et demi passes au pays, il cite l'assassinat d'un
compatriote, le kidnapping de 23 autres.
Sur le plan politique, son s6jour en Haiti a connu une
density d'6changes gouvemementaux: visite officielle du
President Prval Paris (28juin-lerjuillet 2006), quinze visites
ministerielles de travail ont suivi ainsi que en novembre dernier
celle du Premier ministre Mme Pierre Louis. C6te francais on
d6nombre six visites minist6rielles et trois visites
parlementaires.
Mais c'est sans doute dans le domaine de la cooperation
qu'il y a le plus a avoir &te accompli pendant la mission Connan
dans notre pays. L'AFD (Agence Francaise de D6veloppement)
a rouvert ses bureaux en 2006 et a relanc6 divers programmes,
la France a presque double son aide a Haiti, atteignant 25
millions d'euros en 2008.
Par contre dans le domaine 6conomique, le bilan est
bien plus modeste. Et l'Ambassadeur Christian Connan de
mentionner des "projets importants qui ont 6chou6 (peut-6tre
d6rangeaient-ils quelques positions acquises ?). NManmoins,
a-t-il tenu a souligner, deux des plus grandes entreprises
francaises, Total et Air France, sont pr6sentes, et toutes deux


l'avenir.
L'impact des PME haitiennes fond6es par des
ressortissants francais dans l'h6tellerie, la restauration,
l'l6ectricit6 ou les travaux publics n'est pas n6gligeable.
L'action de fond entreprise par la Chambre Franco-Haitienne
de Commerce et d'Industrie commence a porter ses fruits.
Plusieurs d6l1gations d'hommes d'affaires ont effectu6 des
voyages exploratoires. Des soci6t6s francaises de consultance
ou d'ing6nierie reviennent en Haiti, de plus en plus
nombreuses, ayant gagn6 des appels d'offres lanc6s par les
bailleurs bilat6raux ou multilat6raux pour des contrats d'6tude
ou de maitrise d'oeuvre. L'Ambassadeur Christian Connan et
ses collaborateurs ont recu en moyenne deux fonctionnaires
francais en Haiti chaque semaine. Sur le plan culturel,
l'Ambasadeur Connan cite des operations de prestige telles le
<< lancement > du programme Caraibes en creations, en juin
2007, a la Citadelle du Roi Christophe ; les rencontres litt6raires
Etonnants voyageurs en d6cembre 2007. Dans le domaine
universitaire, des libres d'excellence se construisent
progressivement, en collaboration avec des universities et
grandes 6coles francaises.
L'Ambassadeur Christian Connan pose la question
d'une cooperation peut-6tre trop dispersede et qu'il faudrait
rdorienter progressivement en fonction des priorit6s denies
par le Document-cadre de partenariat sign le 31 d6cembre
2007 par les Ministres de la cooperation des deux pays: aide a
la restauration de l'Etat (police, justice,
d6centralisation/d6concentration, Parlement), education (a
tous les niveaux, y compris l'enseignement sup6rieur) et
culture.
L'Ambassadeur Christian Connan s'est montr6 trbs
franc dans son dernier discours. II a quitt6 le pays deuxjours
plus tard, en compagnie de son spouse. Nous lui souhaitons
bonne chance pour sa nouvelle mission.
Haiti en Marche


Page 6





Mercredi22 Juillet 2009 MIAMI-DADE COUNTY Page 7
HaitienMarche VolXXIII N I MIAMI-DADE COUNTY Page 7

MIAMI-DADE COUNTY, FLORIDA
NOTICE TO PROFESSIONAL CONSULTANTS
VIZCAYA MUSEUM AND GARDENS TRUST
PHASES 2 AND 3, GOB DESIGN AND CONTRACT ADMINISTRATION FOR THE REHABILITATION OF VIZCAYA'S MAIN
HOUSE, GARDENS, AND THE VIZCAYA VILLAGE, AND THE SCHEMATIC DESIGN OF PHASE 4, ESTABLISHMENT OF A
NEW VISITORS' CENTER AND UNDERGROUND PARKING GARAGE
OCI PROJECT NO. A09-VIZ-01 GOB
AGREEMENT NO.GOB-290-002

The Vizcaya Museum and Gardens Trust (Trust), pursuant to Section 287.055, Florida Statutes, 2-8.1 and 2-10.4 of the County Code, Administrative Order 3-39 and in accordance with
County Ordinance Ref.: 98-112, File Number 982377, announces that professional architectural and engineering (A/E) services will be required for the Phases 2 and 3, GOB Design and Contract
Administration for the Rehabilitation of Vizcaya's Main House, Gardens, and the Vizcaya Village, and the Schematic Design of Phase 4, Establishment of a New Visitors' Center and
Underground Parking Garage.
The general project scope is defined as Phases 2, 3 and 4 of a larger scope of work that is included in provisions for the General Obligation Bond Project 290 for Building Better
Communities: Restoration and Enhancement to Vizcaya Museum and Gardens, Village and the Creation of a new Educational Center. This scope of work also includes items noted in a "Master
Plan Narrative" and any ancillary tasks related to the scope of work.

PHASE 2 : At the Vizcaya Museum and Gardens Main House, the scope of work for this contract includes the rehabilitation of the approximate 49,000 square feet of the Main House, Historical
Gardens, Estuary and Rockland Hardwood Hammock, and adjacent grounds. The scope of work will include research, studies, materials testing, abatements, recommendations, design, specialty
consultants, and contract administration. It is anticipated that Vizcaya Museum and Gardens will remain operational during all or most of this work. Phase 2 of this project is to be separated into
four Tasks as follows:

PHASE-2 TASK 1: "Fast Track Construction for Main House Envelope" (GOB Site #73278)
will be executed as a fast track project for the schematic design and the design and contract administration required to protect the building and its contents (though the exact scope and timing of
this Task will be developed in conjunction with the Architect/Engineer to ensure an appropriate sequence). The scope will include all work associated to complete an Interior Environmental and
Climate Control Study, Structural Repairs for the 40-Year Certification, Atrium Skylight Replacement or Alternative, Roof Replacement and Roof Structure Reinforcement, Lightening Protection,
Exterior Window and Door Restoration and Reinforcement for Impact, Roof Rain Water Recovery System, Exterior Key Stone Facade Restoration and Exterior Painting.

PHASE-2 TASK 2: "General Requirements for all Phases and Restoration for Main House" (GOB Site #73279)
includes all work associated with the General Study, Recommendations, which will include the schematic design, the design and contract administration for Life Safety Compliance Upgrades,
Interior Upgrades for ADA Access, replacement of the Ticket Booth and Pergolas, Entry Road improvements with the addition of a Pedestrian Walkways, Site & Parking Lighting, Site Drainage,
Visitor & Accessible Parking improvements, upgrades/replacement of Electrical Systems, Fire Alarm improvements, Fire Suppression replacement, Security System improvements, total
replacement of HVAC System with a new Relative Humidity Control System, Domestic Water and Gas Piping replacement, refinish Pool & Replace Pool Equipment, restoration of interior
Historical Finishes (such as Floors, Walls, and Ceilings), and Integral Artwork (such as Mounted Light Fixtures, Wallpapers, Mounted Canvases and Sculptural Building Elements), interior
Window Treatments, replacement of Interior Visitor Barriers and Display Lighting, conversion of some Staff Offices back to Historic Display, creation of Interim Archival Room, restoration of
Exterior South & East Terraces and procedures for handling Historic Objects & Furniture.

PHASE-2 TASK 3: "Historic Gardens and Casino Mound Restoration" (GOB Site #73280)
includes all work associated with the schematic design, the design and the contract administration for site improvements, restoration of the Casino Building, Restoration of the Formal Gardens
Walls & Steps which includes Accessibility Improvements, restoration of Ornamental Metal Gates & Railings, Exterior & Formal Gardens Electrical System replacement, replacement of
Landscape Lighting & Area Lighting, replace Irrigation System, add Drainage to Gardens, restore Fountains and Fountain Pumping Systems, replace/restore Landscaping in Formal Gardens, add
textured Walkways in Gardens, Restore Marine Garden & Bridge, Restore Fountains, Balustrades & Urns, Install New Perimeter Security Fence and restore/replace Historic Pedestrian Benches.

PHASE-2 Task 4: "Seawall, Barge and Natural Areas Restoration" (GOB Site #73281)
includes all work associated with the schematic design, the design and contract administration for the Historic Seawall restoration, Docking Accessories, restore Barge Masonry Sculptures,
Summer House & Water Features, restore Shoreline Beach, restore Tea House, restore Mangrove Estuary, restore Hardwood Hammock, new Green House, new Lawn Equipment Storage Facility
& Maintenance Staff Toilets, new service Road Rock Bridge Guard Rails, add new & up grade nature trails with resurfacing and the addition of lighting.

PHASE-3 Task 5: "Restoration of Vizcaya Village" (GOB Site #73282)
includes all work associated with the schematic design, the design and contract administration for the Rehabilitation of the Vizcaya Village which will include a complete Upgrade of Site Utilities
along with Drainage and Pavement improvements, the Rehabilitation of the Historical Landscape with the addition of Irrigation, the Rehabilitation/Adaptive Reuse of the Historical Structures
such as the Superintendent's House, Staff Residence, Dairy Building, Mule Stable, Carriage House and Poultry Barn.

PHASE-4 Task 6: "New Visitor Center, Education Center and Underground Parking Garage" (GOB Site # 75280)
includes the schematic design of a new Visitor and Education Center on the site of the current Miami Science Museum, rehabilitation of the Paint/Carpenter's Shop Building, along with new
Landscape Design and Parking (surface or underground). An alternate for a new Pedestrian Tunnel beneath South Miami Avenue will be considered as an option. This task will include the
schematic design only.

NOTE: It is the intent of the Vizcaya Museum and Gardens Trust to bid, award and commence construction of Phase 2, Task 1 at the earliest possible time. No delays or interruptions in the
design of Phase 2, Task 1 shall be acceptable due to delays in Phase 2, Tasks 2, 3 or 4. The A/E should consider that the design documents for Phase 2, Task 1 may be required to be separate from
Phase 2, Tasks 2, 3 and 4.

Further to the preceding, the separation of the design and permitting for Phase 2, Task 2 from Phase 2, Tasks 3 and / or 4 may become necessary due to required time to complete design
of Tasks 3 and 4.
The Architect/Engineer should take into consideration the aforementioned for all aspects of this agreement specifically regarding the work required for the assembly of the construction
contract documents.
Proposers should take into consideration the aforementioned when providing a response to this solicitation regarding the assembly of the contract documents.
One qualified consultant (team of firms) will be retained under a non-exclusive Professional Services Agreement (PSA) with an effective term of two thousand three hundred and eighty
four (2,384) calendar days

TECHNICAL CERTIFICATION REQUIREMENTS
14.00 Architecture (PRIME)
18.00 Architectural Construction Management (PRIME)

3.01 Highway Systems Site Development and Parking Lot Design 10.10 Environmental Engineering Coastal Processes and Ocean Engineering
3.02A Highway Systems Tunnel Design 11.00 General Structural Engineering
3.04 Highway Systems Traffic Engineering Studies 12.00 General Mechanical Engineering
3.06 Highway Systems Traffic Calming 13.00 General Electrical Engineering
3.07 Highway Systems Traffic Signal Timing 15.01 Surveying and Mapping Land Surveying
3.09 Highway Systems Signing, Pavement Marking, and Channelization 16.00 General Civil Engineering
3.11 Highway Systems Signalization 20.00 Landscape Architecture
6.01 Water and Sanitary Sewer Systems Water Distribution and Sanitary Sewage Collection and 22.00 ADA Title Consultant
22.00 ADA Title II Consultant
Transmission Systems
10.01 Environmental Engineering Stormwater Drainage Design Engineering Systems

A copy of the Notice To Professional Consultants (NTPC), forms and accompanying participation provisions (as applicable) may be obtained at the Office of Capital Improvements
Architectural & Engineering Unit located at 111 NW 1st Street, 21st Floor, Miami, FL 33128. The phone number and fax respectively for the unit is (305) 375-2307 and (305) 350-6265. A
solicitation notification will be forwarded electronically to all consultants who are pre-qualified with Miami-Dade County and have included an e-mail address in their vendor registration form. It
will also be e-mailed to those who have vendor enrolled on-line. The NTPC and accompanying documents may be obtained on line at http://www.miamidade.gov/oci/ae.asp, at the following link
"Solicitations On-Line."
The Consultant Coordinator for this project is Faith Samuels who may be contacted via e-mail at fty@miamidade.gov, fax: (305) 350-6265 or phone: (305) 375-2774.

CONTRACT MEASURE REQUIREMENTS
One (1) Agreement 22% Community Business Enterprise (CBE) Goal

A pre-submittal project briefing for interested firms will be held on August 4, 2009, 2009, at 10:00 A.M. in the Conference Room 18-3, 18th Floor of the Stephen P. Clark Center, located
at 111 N.W. 1st Street, Miami, Florida. While attendance IS NOT mandatory, interested parties ARE ENCOURAGED to attend.
Deadline for submission of proposals is September 9, 2009 at 3:30 P.M., LOCAL TIME, all sealed envelopes and containers must be received at Miami-Dade County, Clerk of
the Board of County Commissioners, 111 NW 1st Street, 17th Floor, Suite 202, Miami, Florida 33128-1983. BE ADVISED THAT ANY AND ALL SEALED PROPOSAL
ENVELOPES OR CONTAINERS RECEIVED AFTER THE ABOVE SPECIFIED RESPONSE DEADLINE MAY NOT BE CONSIDERED.
This solicitation is subject to Miami-Dade County's Cone of Silence pursuant to Section 2-11.1(t) of the Miami-Dade County Code, as amended. Please review Miami-Dade County
Administrative Order 3-27 for a complete and thorough description of the Cone of Silence.





Mercredi 22 Juillet 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 26


DIRECTION SAUT D'EAU!


La route est belle mais quel avenir?


(ROUTES... suite de la lere page)
n6gociants, pardon les << brasseurs > en mat6riaux de
construction gratis ti cheri destructeurs et exploiteurs du
bien public au vu et au su de tous.
Au moins trois camions sont en train de charger. Deux
minutes plus tard, l'un d'eux faillit nous bousculer par-dessus
le parapet, press d'aller d6barquer son pr6cieux chargement
puis de revenir aussi vite que possible.


Espkce en voie de disparition ...
Existe-t-il un seul autre pays de la terre sans une police
routibre ? Sans un policier a moto et h la mine bien patibulaire
qui vous tombe dessus au moment le plus inattendu soit pour
saisir son permis a ce conducteur de poids lourd dont on est
certain qu'il n'est pas plus qualified pour conduire une brouette,
soit pour contr6ler les tenants et les aboutissants de cette
carribre de sable qui est non seulement une veritable agression


mieux saisir certains problems du pays.
Des 6quipes s'activent en ce moment meme a la
reconstruction de larges portions de la route qui ont Wte
emportees par les ouragans.
Bravo !
Mais comment peut-on tol6rer qu'un peu plus loin
(ROUTES /p. 13)


^E "* *--.: *-*,&"* '*'-"?l*.4 ^ *l.


La nouvelle route reliant Fort-au-Prince a Mirebalais n est pas a 1 abri de tout danger
(photo Robenson)


Aucune police routibre en perspective. Tout d'un
coup la meme route qui 6tait un tel ravissement nous semble
devenir au contraire un monopole pour des chauffards et des
contrebandiers, y compris ceux des mines de sable et de pierres
a construction a ciel ouvert ...
On se souvient alors presque malgr6 soi que c'est ce
meme Morne-a-cabris dont on dit que les trafiquants de drogue
s'amusaient a le rendre chaque nuit toujours plus impraticable
afin de pouvoir l'utiliser en toute impunity pour d6barquer
leur chargement de mort.


6cologique mais dont les vomissures ont attaqu6 d6ji la
nouvelle chaussde, parce que aucune precaution n'a &t6 prise
pour l'empecher, ou parce que les camions qui transportent ce
pr6cieux butin en laissent tomber tout le long de la route jusqu'a
destination. Il suffit de suivre la piste ainsi laissde, comme
dans un mauvais conte de fee, pour d6couvrir oi se cachent le
ou les criminels. Mais qui s'en prdoccupe, tout le monde s'en
fout meme.
Ainsi la route est-elle a peine achev6e qu'elle
disparait. Ou plut6t elle disparait au fur et A mesure qu'elle se


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construit. Victime de la main de
l'homme. De l'indiff6rence
generale et de celle des
pouvoirs publics en particulier.
Pour commencer,
chez nous la route de
montagne est une sorte
d'espece envoie constante de
disparition par elle-meme, du
fait que la montagne est 6rod6e
et n'a rien pour la retenir de
d6gringoler constamment sur
la chauss6e en contrebas.

Comme f6tu de
paille ...
On le sait depuis
toujours avec la route de
Jacmel, qu'il faut garder dans
un 6tat constant d'entretien.
Mais la route de
Mirebalais 6tait a peine
achev6e qu'elle a requ de plein
fouet les assauts des ouragans
de l'an dernier.
Des pans entiers de
la route sont partis dans les
flots. Au niveau du passage de
certains des ravins les plus
puissants du pays. Des ponts
entiers ont et6 emport6s
comme f6tu de paille dans cette
region, le Centre,
anciennement Plateau central
et qui m6rite bien son nom, on
a en effet l'impression d'etre
quelque part oi il fait plus frais
et d'ofi incidemment l'on peut


La messe commemorative du 16juillet a 1 'eglise du Mont
Carmel de Saut-d'Eau (photo MG/HenM)


La cnUle ae aut-a cau qui est avenue celle annee
un parc naturel (photo Robenson Eugene)


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Le nouveau pont en construction de Montrouis, un cadeau de la France
(photo MG/HenM)


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Mercredi 22 Juillet 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 26


Page 9


Une manifestation perturbee par d'autres manifestants


(MARCHE... suite de la lere page)
de se l'approprier en y imposant ses propres revendications,
c'est autre chose.
Et cela peut crder des problkmes trbs graves.
D'ailleurs la marche pour l'environnement s'est
terminde de manibre malencontreuse, son principal animateur
Arnold Antonin n'a pas eu l'opportunit6 de presenter son
cahier des charges lorsque parvenu devant le ministbre de


aucun reproche, dans une impunity totale ?
Les pare-brises cofitent une fortune et elles ne sont
pas couvertes par 1'OAVCT (office public d'assurances
v6hicules).
Cependant il suffit de d6clarer que c'est une
manifestation d'6tudiants pour avoir le droit de faire ce qu'on
veut et de tout casser.
Aujourd'hui le mot 6tudiant est synonyme de barbare,


la police depuis quelque temps, ce sont les CIMO equivalentt
haitien des SWAT-CRS). Or la mission des CIMO n'est pas de
discutailler mais de taper dessus.
C'est done kif-kif.
Mais ce sont nos pare-brises qui en paient le prix.
Cependant la plus grave menace est celle qui pese
sur l'ordre d6mocratique, l'Etat de droit, pas celui qui s'impose
a coups de baton (et vers lequel nos 6tudiants semblent vouloir


La marche pour 1'Environnement a edt envahie par des groupes etudiants
afin d'en profiter pour faire entendre leurs propres revendications (photo Robenson)


Viviane Gauthier 91 ans, present a toutes les causes citoyennes


l'Environnement dont le portail est rest ferm6 par peur du
petit groupe de radicaux qui avait envahi le mouvement.
D'abord le qualificatif d'6tudiants devient de plus en
plus suspect, le comportement en question ressemblant plut6t
a celui de professionnels de la contestation.
Une impunitW totale ...
Mais 1i encore chacun doit assumer ses
responsabilit6s. Cependant il faut une autorisation pour tenir
toute demonstration sur la voie publique. Si l'Mvenement
tourne mal et dventuellement par la faute de ces acteurs non
invites, qui doit en assumer alors les responsabilit6s ?
Est-il normal que des petits groupes pas clairement
identifies jouissent du droit d'envahir les rues pour un oui ou
un non et de casser les vitres de voitures priv6es parqudes
jusque devant la residence de leur propri6taire sans encourir


ce sont les Huns d'Attila. Tout le monde s'empresse de
d6gager et d'abord le marchand de fresco (glace rip6e) et la
petite marchande de surettes (bombons).
Or comment contr6ler si c'est une veritable
manifestation d'6tudiants et une manifestation de v6ritables
6tudiants sinon au moment de ddlivrer le permis de
manifestation.
II n'y a plus d'6tudiants !...
Cette formalitW est-elle respected ? Aussi bien par les
sollicitants que par les pouvoirs publics ...
Ou bien le r6le de ces derniers consiste-t-il
uniquement A placer des SWAT (USA) ou CRS (France) parce
que pour les pouvoirs publics il y a longtemps qu'il n'existe
plus d'6tudiants mais des casseurs.
Vous avez peut-etre remarqu6 que le seul langage de


nous conduire dans une strat6gie bien connue : provocation-
r6pression-insurrection) mais celui qui repose sur le respect
de la liberty des uns et des autres et vice-versa.
Li ou les extremes se rencontrent ...
On croit voir la main d'une certaine extreme-gauche
qui en Haiti est toujours en retard d'une guerre, or tout peut
sortir d'une telle situation. Des groupes peuvent 6tre places
sur le terrain dans le seul but de saboter toute
manifestation l1gitime ? De saboter ce droit 16gitime qu'ont
les citoyens de s'assembler pacifiquement. Vieille technique
de l'extrme-droite.
En l'occurrence, A laisser continuer cette confusion,
tant va la cruche a l'eau que l'on risque de d6boucher une fois
de plus (car ce ne sera pas la premiere ni la dernibre fois, si
votre m6moire estbonne) surune situation ou tous les extremes
se rencontrent, oni bons masques et mauvais masques sont
les seuls a pouvoir tirer leur 6pingle dujeu. Bref, une situation
tout a fait a l'hatienne. Vive la difference !
Les elections ne sont pas loin, fin 2010. II faut
s'attendre a toutes sortes de metamorphoses.


Mlodie 103.3 FM, Port-au-Prince


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Mercredi 22 Juillet 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 26


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Une vitrine de la cooperation


decentralisee dans des assises a Montrouis


Mardi 14 juillet 2009 Les assises de la cooperation
d6centralis6e franco-haitienne se sont d6roulkes les vendredi
10 et samedi 11 juillet 2009, a Montrouis (a environ 90 kilometres
au nord de la capitale Port-au-Prince), r6unissant une centaine
de maires haitiens et francais et proposant les particularit6s et
avantages de cette cooperation entre homologues de divers
horizons.

Par Maude Malengrez
P-au-P, 13 juillet 2009 [AlterPresse] -Les assises de
la cooperation d6centralis6e franco-haitienne ont permis aux
participantes et participants, parmi eux des membres de conseils
municipaux haitiens, de prendre connaissance des diffirentes
experiences de cooperation d6centralis6e entre des collectivit6s
territoriales francaises et haftiennes, a l'heure oi le processus
de decentralisation est a nouveau a l'ordre dujour en Haiti, a
constat6 l'agence en ligne AlterPresse.
Trois niveaux de collectivit6s territoriales sont
reconnus par la constitution de 1987 : le d6partement, la
commune et la section communale.
Des collectivit6s frangaises interviennent en Haiti via
des protocoles d'accords de cooperation d6centralis6e, des
jumelages mais aussi en soutenant des organisations non
gouvernementales (Ong) francaises qui operent en Haiti.
Etat des lieux
<< 35 % des experiences de cooperation d6centralis6e
en Haiti concernent des collectivit6s francaises, 33 % des
collectivit6s nord-americaines, 10 % canadiennes, 22 % des


Etats antillais >>, fait savoir Carmel Jean-Baptiste, chef du service
de la cooperation d6centralis6e au ministere de l'int6rieur et
des collectivit6s territoriales.
Sur 140 communes haitiennes, 60 entretiennent au
moins des relations de jumelage avec des collectivit6s
territoriales 6trangeres (soit 40 % des communes), dont 42 sont
le fait d'une implication de ressortissantes et ressortissants
haitiens a l'6tranger.
La moiti6 des jumelages, pour la plupart informels,
6manent des liens qu'entretient la diaspora avec Haiti. Neuf
communes ont signs des protocoles d'accord de cooperation
d6centralis6e.
<< Les 80 communes restantes d6sirent entamer des
relations de cooperation avec des communes 6trangeres >>,
souligne Jean-Baptiste.
Ce souhait a &te effectivement exprim6 par les maires
tout au long de ces assises.
< Ily a une grande part de hasard dans ces relations,
liWes a des rencontres, souvent aux diasporas >, rappelle Jean
Guerard, vice-pr6sident du Conseil regional d'Aquitaine en
charge des relations internationales, engage dans le
d6partement du Nord d'Haiti au niveau de 6 communes rurales.

< Le caractere original de la cooperation
d6centralis6e, ce n'est pas une coop6rationjuste protocolaire,
mais concrete, centree sur des actions et les besoins les plus
imm6diats des populations >>, indique le ministre haitien de
l'int6rieur, Paul Antoine Bien-Aim6.


<< En 2 ans, nous avons obtenu des r6sultats concrets,
notamment dans la gestion des d6chets solides >>, expose
Edwin Zeny, maire principal de Jacmel (chef-lieu du Sud-Est
d'Haiti), ville appuyee au niveau institutionnel par la
communaut6 urbaine et la ville de Strasbourg pour ce faire,
mais 6galement pour l'adressage et la lev6e de l'imp6t foncier.
Ce type de cooperation met en relation des savoir-
faire dans le domaine de la gestion communale et apporte des
outils de gestion et de planification, alors que << les collectivit6s
souffrent d'une d6faillance d'expertise >>, remarque Jean
Guerard.
< M affrontons les memes enjeux au niveau du d6veloppement
local >>, affirme Christian Dupuy, maire de Suresnes, une ville
franqaise qui a sign un protocole d'accord de cooperation
d6centralis6e avec la ville du Cap Haitien (deuxieme ville de la
r6publique carib6enne a 248 kilometres au nord de Port-au-
Prince).
Au Cap Haitien, la ville de Suresnes travaille en
partenariat avec la mairie < sur un diagnostic institutionnel de
la ville, afin d'en d6gager les forces et faiblesses et laborer un
plan de d6veloppement local. C'est un document de r6f6rence
par rapport a l'Etat, aux bailleurs et aux autres acteurs
potentiels, ajoute Dupuy.
<< Le renforcement institutionnel est peu visible, mais
plus durable. < Cette collaboration nous permet de renforcer
la reconnaissance de la mairie comme chef d'orchestre du
d6veloppement de la commune, precise Michel Sainte-Croix,
maire principal du Cap Haitien.
L'agence franqaise pour le d6veloppement (Afd)
finance cette cooperation avec la ville de Suresnes, comme la
plupart des autres experiences.
Aux Gonaives (a 171 kilometres au nord de la capitale),
le conseil regional d'Ile-de-France a particip6 a la reconstruction
et au renforcement des services techniques de la ville, et mis
en contact cette dernire avec ses homologues de Guadeloupe
et de Martinique.
Le conseil g6n6ral de Martinique a mis en place un
systeme d'information g6ographique et de contr6le du
territoire, notamment un systeme d'alerte des crues tres
efficace. Le conseil g6n6ral de Martinique devrait s'investir
tres prochainement dans un partenariat avec la ville des
Gonaives, la region Guadeloupe et Ile-de-France, sur la
prevention et la gestion des d6sastres.
De l'Etat et des r6formes appropri6es
<< La constitution de 1987 reconnait un 6tat unitaire
d6centralis6, mais il y a des difficulties jusqu'a present a ce
que cela s'op6rationnalise, note Tony Cantave, directeur du
Groupe de recherche et d'intervention en education alternative
(Grieal).
SIl y a un deficit dans le cadre 16gal qui r6git les
collectivit6s territoriales. Des reformes sont n6cessaires : une
nouvelle loi sur la decentralisation, l'institutionnalisation des
collectivit6s territoriales, d6pourvues de quasiment tout, une
reforme budg6taire et fiscale, afin que les collectivit6s puissent
disposer d'un budget d'investissement et non seulement de
fonctionnement. >>
< mais lui donner plus de flexibilit >>, soutient, pour sa part, en
regard de l'exp6rience franqaise Charles Josselin, President
du comit6 de pilotage franqais et de Cites unies France.
(COOPERATION/p. 12)


Page 10


W a C -


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NOTICE TO THE COMMUNITY

AT&T, MIAMI HEAT'S JAMES JONES AND THE OPA-LOCKA COMMUNITY
DEVELOPMENT CORPORATION TO HELP MIAMI-DADE RESIDENTS ACHIEVE
HOMEOWNERSHIP

Three groups to join forces to launch the Neighborhood Stabilization Program in North Miami-Dade

WHAT: On Wednesday, July 15th, AT&T and Miami Heat Forward James Jones will be joining the Opa-
Locka Community Development Corporation (OLCDC) to kick-offthe Neighborhood Stabilization Program, a
local program based on the national government program of the same name. The program will provide funding
in order to help communities that have suffered from foreclosures and abandonment in the Miami Gardens and
Opa-locka communities. At the event, AT&T will make a contribution to the Neighborhood Stabilization Program
and James Jones will announce his commitment to assist homebuyers with down payments and closing
costsThrough the local Neighborhood Stabilization Program, the OLCDC will acquire, rehab and sell foreclosure
homes to working families with low to moderate incomes in the Miami Gardens and Opa-locka communities.
In addition, the OLCDC will provide housing counseling services to help residents be successful homebuyers.

WHEN: Wednesday, July 15, 200910:00 AM

WHERE: 3301 NW 177t TerraceMiami Gardens, FL

INTERVIEW OPPORTUNITIES:
Marshall Criser, President, AT&T Florida
James Jones, Miami Heat Forward
Willie Logan, President, Opa-Locka Community Development CorporationAndre Williams, Councilman,
City of Miami Gardens


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Mercredi 22 Juillet 2009
Haiti enMarche *Vol XXIII N- 26


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DostoTevski M


Chores amies lectrices, chers amis lecteurs,je ne sais
pas trop bien pourquoi l'esprit nous joue parfois des tours un
peu dr6les. Je dis << parfois >, mais il serait peut-6tre pr6f6rable
de dire qu'il nous soumet << trbs souvent >> sa dictature. Plus
on prend de l'Age, plus on ressent son emprise. I1 nous oblige
a le suivre dans des << dtours capricieux >>, nous forcant a
d6ambuler a travers les couloirs de notre v6cu personnel, a
revisiter des lieux que l'on croyait nejamais devoir revoir ou
a revivre des faits que l'on croyait a jamais enfouis dans le
plus profond de notre << univers int6rieur >. Parfois sans raison
apparente, d'autres fois a cause d'une banality, il les fait revenir
a la surface, et les pousse parfois h modifier le parcours normal
de notre vie. Voilh pourquoi l'6ducation, le contr6le des
pulsions, les retenues citoyennes, jouent un r6le important
dans nos relations interpersonnelles, 6vitent les d6rapages et
modulent nos pr6jug6s. Les Espagnols disent: << Mds vale
arrepentirse de la palabra no dicha que de la palabra
dicha >. L'un des Ministres du < Gouvernement de Facto >
du Honduras en a fait l'exp6rience en appelant << Negrito >> le
Nouveau Pr6sident des Etats-Unis. En effet, M. Enrique Ortez
Colindres, ex-ambassadeurdu Honduras en France, ex-directeur
de la Banque Centre-amdricaine d'int6gration 6conomique,
nomm6 par les < putschistes > Ministre des Affaires
Etrangeres, a trait de << ngrillon >> le Pr6sident Obama.
Heureusement il n'est plus aux << Affaires Etrangeres >. Pauvre
d'esprit ou Esprit tourment6 ?
Enfin, chers amis, je ne sais pas trop pourquoi,
j'imagine que c'est a cause de notre cher << Ortez Colindres >>,
qui me rappelle vaguement un certain << Troncoso >, lui
Dominicain, Ministre des Affaires Etrangeres, et lui aussi
r6alisant des declarations << juteuses > (dans son cas, au sujet
d'Haiti et des Haitiens), mon << esprit >> m'a port6e revisiter
mon adolescence et a analyser le contenu de certaines de mes
lectures : les bandes dessindes. Je les adorais. BD en noir et
blanc. BD en couleurs. BD en noir et blanc a couverture en


couleurs. Blek le Roc, Capitaine Miki, Akim, Zembla, Tintin,
Ast6rix. Ces deux derniers ont continue a faire partie de ma vie
d'adulte, mais les autres non. Je revois a nouveau les
personnages de Zembla : Rasmus, Satanas, Bwana, P6toulet,
Zembla lui-meme en tant que << Hros parfait >> et<< Yyd >>, le
petit negre qui parlait << petit-negre >. << Moi vouloir faire payer
Rasmus insulte fait a Yy6. >> << ...Moi vouloir voyager dans
grand oiseau de fer ... >. <> <<
Moi... >>.
Chers amis lecteurs, ceux d'entre vous qui avez v6cu
l'adolescence comme moi, dans les anndes 70, vous
comprendrez sfrement ce que j'essaie de dire. Enfin, je ne
trouvais pas vexant ni << politiquement incorrect>> que le
langage de Y6yd fusse si different de celui des autres. C'6tait
Y6y6. Avec son casque de << MP > et son < R6veil >> qui lui
servait < d'arme de destruction massive >, qui parlait un
franqais rudimentaire, incorrect mais qui provoquait un sourire
malicieux et suscitait mon amusement. Je me sentis cependant
vex6 le jour oi unjeune 6tudiant franqais me demanda si je
parlais << petit-nbgre >. Ma perception commenqa alors a
changer. Celle de ce jeune 6tudiant aussi. L'individu a de ces
reactions difficiles a comprendre face aux pr6jug6s. Un peu
plus tard, lors d'un passage a Madrid, je d6couvris que le mot
<< Bwana >> tait utilis6 en espagnol non pas pour traduire
<< Monsieur > mais plut6t pour << singer >> la faqon utilis6e par
l'indigene dans les colonies africaines pour dire << Maitre >>.
Moi qui considbre que le monde devra se lib6rer des
complexes et que nous devons, ensemble, bitir un monde dans
lequel l'utopie de l'6galit6, de la liberty et des << fraternit6s >
aura a se r6aliser sans conflits, je me retrouve happ6 par ce
pass. J'imagine que certains, de << couleur pile >, continuent
a voir des << ydyds > quand ils s'adressent a un Negre.
Heureusement, la presence de Mandela, le << vrai Heros > du
XXeme siecle, qui vient de feter ses 91 ans, nous rappelle, de


Mercredi 22 Juillet 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 26



temps a autre, que la < discrimination >, les
pr6jug6s, ethniques, intellectuels,


6pidermiques, 6conomiques (et de tout autre
type) ne servent pas simplement a enchainer les victimes ou a
entraver leur d6veloppement personnel sinon qu'ils nous
<< enchainent >> nous tous.
Enfin, on ne peut pas voir la paille dans l'oeil du
voisin si on n'aperoit pas la poutre qu'on a dans le sien,
disent les Saintes Ecritures. Chez nous, Bouki et Malice nous
offrent suffisamment matiere a r6flexion. << Moi vouloir etre
Malice donc Toi devoir etre Bouki >>. Et cela, << dpi nan ginen >>.
Les consequences sont 1i : un pays a la drive. Et, ce qui pis
est, on croit, dur comme fer, que les manifestations, les forums,
les rencontres, vont pouvoir offrir la solution. Manifestations
pour l'obtention d'un salaire minimum < decent >>.
Manifestations pour inciter a la protection de l'Environnement.
M6sinterpr6tation des intentions des uns et des autres.
Incitation a la degradation croyant bien faire. Et, sur ce fond
d'incompr6hension mutuelle, le nouveau Repr6sentant des
Nations Unies pour Haiti se donne la mission, de faciliter la
creation de < permettant de faire de l'aide au
d6veloppement une aide efficace, de convaincre le monde
que Haiti inspire confiance, qu'on peut lui faire confiance,
maintenant, un peu plus que les Honduriens.
<< Nous, vouloir changer >>.
<< Nous vouloir projets >>.

Oscar Germain
germanor2005@yahoo.fr
Juillet 2009

Notes 1- Je vous offre une traduction libre du proverbe
espagnol. J'espbre que les fins connaisseurs et les mauvaises langues
n 'aurontpas a medire de moi: pour la phrase non dite qu 'a cause de la phrase dite >>.
2-Lapresse rapporte defagonplus complete la declaration
du ministre putschiste, Enrique Ortez Colindres : < Obama es un
negrito que no sabe nada de nada >> (Obama est un petit noir qui ne
comprend rien a rien).


MEDIAPART


Saint-Domingue, geant meconnu


de l'histoire de France et des Ameriques


19 Juillet 2009 Par pumacurieux

J'ai adore les entretiens de Franqois Bonnet avec les
auteurs haiftiens, au cours desquels s'est invite cette g6ante
de l'histoire de France qu'est Saint-Domingue. Je suis
quasiment sfr que 80% d'entre vous ne connaissent pas le
r6le de Saint-Domingue, pourtant majeur dans la R6volution
franqaise !
Ce fut la premiere guerre d'ind6pendance dans le
tiers-monde, la premiere rdussie (la plupart des
suivantes n'auront lieu que 170 ans plus tard) si l'on exclue
les revolutions d'Amdrique latine contre l'empire espagnol,
toutes organisdes dans les anndes 1800, au depart d'Haiti.
Les conflits militaires qui ont ravag6 Saint-Domingue dans les
vingt ans qui ont suivi la rdvolte de 1791 ont abouti a la mort
de la moiti6 de la population de ''le et faqonn6 un systeme de
peur et de corruption.
En 1789, il y avait cinq fois plus d'esclaves noirs a
St-Domingue qu'en Martinique et Guadeloupe r6unies. Cette
population noire explose: tous les quatre ans on d6barque a
Saint-Domingue l'6quivalent de la population noire
guadeloup6eenne. En croissance trbs forte, la "perle des
Antilles" produit a elle seule la moiti6 du caf6 et du coton
mondial, et 40% du sucre mondial, de loin la culture la plus
rentable, meme si les esclaves meurent a la tiche en 3 ou 4
ans, car le "gang-system", organism a coups de fouets, les
6puisent. C'est la premiere zone d'exportation des produits
francais, qui attire les plus ambitieux officiers de la noblesse,
rapidement enrichis a une 6poque oF l'enrichissement rapide


est encore rare, faute d'industrie. Cet argent est surtout
r6investi dans l'immobilier, en particulier dans le Sud de St
Domingue, ou dans la region nantaise, capitale du commerce
triangulaire, et il financera en partie la rdvolte des chouans
vend6ens. Marx, impressionn6 par l'esclavage, s'est tromp6
en lui attribuant le financement de la revolution industrielle.
Des la fin des anndes 1780, une formidable lutte
d'influence oppose a Paris le lobby des grands planteurs, tous
de Saint-Domingue, et celui des anti-esclavagistes. Les
seconds vont l'emporter et la rdvolte des esclaves de 1791
oblige la revolution francaise a se positionner, ce qui fragilise
les mod6rds, impliqu6s dans plusieurs scandales. Quelques
semaines aprbs l'abolition de l'esclavage de 1794, les grands
planteurs de St Domingue s'allient a l'Angleterre, qui r6cupbre
ainsi la plus juteuse, de loin, de toutes les colonies... St
Domingue 6tait d6ji l'enjeu des guerres franco-anglaises du
18eme siecle, les anglais ne r6cup6rant lors de leurvictoire de
1764 que la partie n6gligeable, le Qu6bec.
En 1798, les anglais et les planteurs
francais sont battus par les esclaves, qui triomphent a
nouveau en 1803 d'une exp6ditionde 35.000 hommes envoys
par Bonaparte, (qui s'appuie sur les centaines d'officiers
sup6rieurs ayant des terres a Saint-Domingue), qui a rachet6
secrltement la Louisanne aux Espagnols en 1800 pour en faire
une base d'accueil des colons de Saint-Domingue. Dans les
anndes 1800, prls de 20.000 blancs francais doivent fuir l'Ile et
vont faire tripler la population de la Louisiane, et lancer, via le
Mississipi, le d6but de la conquete de l'Ouest.
Ces r6fugids francais fuient aussi a Cuba. La


production de sucre et la population d'esclaves triplent en
quelques anndes apres leur arrive.
Bref... Saint-Domingue ajou6 un r6le majeur dans
l'histoire de France... et de l'Amdrique. La m6tropole continue
a menacer son ex-colonie, a corrompre ses dirigeants et leur
opposition, causant une guerre sanguinaire entre les noirs, ce
qui lui permet aussi d'obtenir en 1830 une 6norme "indemnitC"
pour la perte des terres des colons, que ceux-ci s'empressent
de placer en diverses rentes. Le capitalisme de rentiers,
sp6cifique a la France, est nd. 1830 c'est aussi l'annde de la
conquete de l'Alg6rie et de l'Afrique occidentale franqaise,
alors qu'avant la France avait pour toutes colonies quelques
comptoirs aux Indes et ces fameuses iles des Antilles... Un
empire colonial d6marre, soutenu par cette "assurance anti-
rdvolte noire" que constitue l'indemnit6 de Saint-Domingue,
qui permet par ailleurs aux elites monarchistes de la restauration
de se constituer une fiddle clientele politique...
La suite est tout aussi int6ressante car
l'ind6pendance va voir progressivement triompher la prise de
pouvoir par les mulitres. Le conflit racial perdurera entre la
bourgeoisie mulitre et la population noire. Sans etre officiel,
l'apartheid existait en Haiti au XX sicle.( Le r6le crucial dans
la guerre d'ind6pendance de Toussaint l'Ouverture, h6ros noir
de la rdpublique d'Haiti dont Lamartine disait "cet homme est
une nation", m6riterait d'etre soulignd.(Cette premiere guerre
d'ind6pendance avec la creation de la premiere rdpublique
noire alors que son grand voisin amdricain pratiquait encore
l'esclavage n'est sans doute pas sans influence non plus sur
la suite de l'histoire de ce pays.


Une vitrine de la cooperation decentraliste dans des assises a Montrouis


(COOPERATION... suite de la page 10)
<< En France, 1'Etat ne s'est pas du tout affaibli via la
decentralisation, mais s'est reconcentr6 sur certains secteurs
comme la s6curit6. > DDcentraliser les structures centrales
implique, cependant, qu'elles fonctionnent a ce niveau ou que
les structures d6concentr6es de administration trouvent leur
autonomie.
Pour Jean-Max Bellerive, ministre de la planification
et de la cooperation externe (Mpce), la cooperation
d6centralis6e ouvre la porte a la consolidation des acquis de
la decentralisation.
Les collectivit6s locales souffrent d'un manque de
ressources financibres n6cessaires pour le paiement des
salaires de leurs cadres territoriaux.
Partant de l'exp6rience malienne, MohamedAg Erlaf,
directeur g6ndral de l'agence nationale d'investissement des
collectivit6s territoriales au Mali, voit dans la decentralisation
et la cooperation d6centralis6e, << une faqon de cr6er des
richesses sur la base d'une fiscalit6 redistributive pour la
collectivit6. Ce n'est qu'c ce compte que nous pourrons nous
lib6rer de l'assistance humanitaire >>.


<< L'imp6t est fondamental >>, martble Charles Josselin.
<< Des gens ont ici de magnifiques maisons, dont les
seuls murs d'enceintes pourraient en construire dix autres >>,
rappelle-t-il en observant l'6tat d6sastreux de la route et des
espaces publics qui les entourent.
<< Ils doivent payer des imp6ts. Les l6us locaux
doivent aider le pouvoir politique a reprendre la main >>.
Ong et concurrence
<< Nous savons l'importance que les Ong revetent >>,
t6moigne Charles Josselin.
< cooperation, ce qui ne se v6rifie pas beaucoup. Dans certains
endroits, les Ong se satisfont de l'absence des autorit6s locales.
II faut qu'elles acceptent la predominance tranquille du fait
politique, en souhaitant qu'effectivement celui-ci soit le fruit
d'un processus d6mocratique et qu'elles appuient la
decentralisation >>.
<< Notre crainte, c'est une attaque en regle a l'6gard
des Ong >>, explique cependant Jean-Claude Fignold, maire
principal des Abricots.
<< Je suis d'accord, car leur action ne correspond pas


assez aux buts. Alors qu'elles sont cens6es r6pondre a une
situation ponctuelle, Haiti est devenue leur sanctuaire, preuve
de leur inefficacit6. Maisje m'interroge, car on les a longtemps
utilis6es afin de ne pas travailler avec l'Etat >>.
La meme question de d6responsabilisation de l'Etat
central face a la cooperation d6centralis6e se posait dans les
discussions.
Quels garde-fous la cooperation d6centralis6e a-t-
elle d6fini pour ne pas reproduire cette logique d'action qu'elle
d6nonce chez les Ong, beaucoup passant par des op6rateurs
et bailleurs de fonds identiques ?
Cette question sera rest6e en suspens.




e lodie
.103. 3 f a





Mercredi 22 Juillet 2009
Haiti enMarche *Vol XXIII N- 26


La competition pour la terre


Nous avons d6ji consacr6 trois articles a la << lre
Conference des parties prenantes et acteurs de la filiere gwo
medsiyen en Haiti >> qui s'est tenue les mardi 23 et mercredi 24
juin, au Ritz-Kinam II, a P6tionville.
Le premier a tent6 de presenter les opportunities
qu'offriraient le d6veloppement de lafiliire (voir : Le jatropha,
plante miracle ou malediction ? in: Haiti enMarche, Vol. XXIII,
No. 23, du lerau 7juillet 2009).
Dans le second, nous nous sommes
pench6s sur les critiques adress6es aux bio-
carburants en g6ndral qui sont rendus
responsables de la crise alimentaire qui a
secou6 le monde l'annde dernire (voir: Le
<< Plan Lanm >>, in: Haiti en Marche, Vol.
XXIII, No. 24, du 8 au 14juillet 2009).
Enfin, la semaine derniere, nous
avons essay de voir si l'introduction du
jatropha en Haiti pouvait tre compare a celle
d'autres cultures (sisal, caoutchouc) qui nous
ont &t6 imposes au siecle dernier pour le seul
b6ndfice des grandes puissances (voir: En-
core un coup de l'imperialisme, in : Haiti en
Marche, Vol. XXIII, No. 25, du 15 au21 juillet
2009).
Aujourd'hui nous voulons aborder
une question qui provoque 6galement la
fureur des adversaires de la culture du
jatropha, la competition pour la terre entre cette
culture et celle de produits alimentaires. Un
des grands arguments des partisans du
jatropha est qu'il se contente de terres
marginales ; a quoi les opposants rdpondent
qu'il n'existe pas de terres marginales, toute
terre peut produire de la nourriture, a condi-
tion que l'on prenne les mesures n6cessaires.
Pour essayer de mettre un peu de
raison dans cette pol6mique, je suis all6 chercher les donndes
du MARNDR (Ministere de l'Agriculture, des Ressources
Naturelles et du Ddveloppement Rural) sur le repartition de la
superficie totale du pays selon la vocation de la terre. Le
r6sultat de mes recherches se pr6sente comme suit :
28 % de la superficie totale, soit 770.000 hectares, seraient
constituds de plaines et de vall6es cultivables, avec des
pentes inf6rieures a 10 % ;


(ROUTES... suite de la page 8)
cette meme route soit d6truite en toute impunity par d'autres
pour satisfaire leur cupidity ?
Only in Haiti. Absolument.
La meme semaine, les habitants de Saint Marc (Bas-
Artibonite) s'appretent a gagner les rues pour exiger que la
nouvelle route actuellement en construction jusqu'a Deluge,
soit prolonge jusqu'a Saint Marc, a 25 kilometres de 1a. Retenez
que chaque kilometre de route en construction revient a 1
million de dollars amdricains.
Les Saint-Marcois menacent de couper totalement la
Nationale 1 reliant le nord et le sud du pays.
Ils accusent le gouvemement de m6priser leur ville.
Le president Rend Prdval a accompli au moins 4 voyages en
moins de deux mois dans la ville sceur des Gonaives.
Il y a deux semaines accompagnant l'envoyd special
de l'ONU pour Haiti, 1'ex-pr6sident amdricain Bill Clinton.
De quoi faire en effet desjaloux.

Un veritable parcours du combattant ...
Mais les habitants de Mirebalais pourraient tout aussi
bien se soulever contre le pouvoir central.
Une fois arrive en effet a destination, ce ne sont en
lieu et place de rues que des foss6s et ravins. Enpleine ville. Et
une petite ville bien coquette et tres animee.
Les consequences des derniers ouragans sont
encore plus visibles que dans la montagne que nous venons
de traverser.
Comme si les routes nationales sont la responsabilit6
des institutions internationals (BID, Banque mondiale) et les
routes locales celle d'un Etat haitien mais qui n'a pas les
moyens de sa politique.
Puis le cauchemar, l'embranchement Mirebalais Saut-
d'Eau, veritable parcours du combattant.
Puis la ville de Saut-d'Eau. Pardonnez nous, mais vous
pouvez ignorer la ville et monter directement au saut d'eau


Chaque matin, captez


Melodic Matin


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21 % de la superficie totale, soit 605.000 hectares, seraient
constituds de plateaux et de montagnes non escarpdes,
cultivables avec des precautions particulieres, compte
tenu de leurs pentes qui varient entre 10 et 40 % ;
51 % de la superficie totale, soit 1.400.000 hectares,
seraient constituds de montagnes escarpdes, avec des
pentes de plus de 40 %, et pour cela r6serv6es a la fort.


(photo B.E.)


Voyons maintenant les chiffres qui ont &te avanc6s
au cours de la conference a propos des superficies qu'il faudrait
r6server a la culture du jatropha. Ils different sensiblement.
Pour commencer, il faut signaler que la BID (Banque
Interamdricaine de Ddveloppement) aurait commandit6 une
6tude pour identifier les terres seches ; on serait arrive au
chiffre de 750.000 hectares, mais nous ne savons pas si cela


proprement dit que vous ne perdrez pas grand chose. C'est
dur a dire mais nous n'avons
vu cette annde que les
mendiants et les aveugles ou
les deux la fois.
La misere atroce,
c'est-a-dire la r6sultante de l
tout ce que nous avons vu
jusqu'ici : les ouragans, la
cupidity, l'indiffirence ...


Haiti en Marche,
16 Juillet 2009


inclut seulement des terres de montagne ou aussi des terres
de plaine.
M. Almeida, consultant de la BID, celui qui nous en-
courage a produire de l'huile brute pour les industries des
grands pays occidentaux, estime qu'il faudrait 500.000 hect-
ares enjatropha pour que cela en vaille la peine.
Gael Pressoir, du CHIBAS, est, sije puis m'exprimer
ainsi, moins gourmand. Partant d'une carte d'utilisation des
sols dress6e par le CNIGS (Centre National de
l'Information G6ospatiale), il estime que
500.000 hectares pourraient 6tre plants en
jatropha sans danger. En ce qui concede la
quantity de terre n6cessaire, il pense que, avec
240.000 hectares, on peut produire tout le die-
sel dont Haiti a besoin.
Si on retourne aux arguments cites
plus haut, on peut admettre qu'il n'y ait pas
de terres marginales, dans la mesure oi on
peut cultiver meme des terrains escarpds, mais
pas pour des cultures sarcl6es. Cette
photographic que j'ai prise samedi dans les
hauteurs de Kenscoff, justement a l'intention
de cet article, montre bien ce qu'il ne faut pas
faire. Une terre comme celle-l entre
certainement dans la cat6gorie 40 % de pente
et plus, et devrait 6tre r6serv6e a la fort.
Mais cela ne fait que d6placer le
probleme. Quand on parle de fort, on pense a
des arbres fruitiers, a des forts de bois
d'ceuvre, mais aussi a des essences purement
forestires,je pense a notrepinus occidentalis
qu'on est en train de massacrer dans les hau-
teurs de Massif de la Selle, avec toutes les
consequences dramatiques pour
l'environnement. Le probleme ne se pose plus
comme une competition entre le jatropha et
les cultures vivrieres mais entre le jatropha et les essences
forestieres.
La solution, Gael Pressoir l'a formulke en plusieurs
occasions au cours de la conference, etje l'ai dvoqude dans
un autre contexte, c'est l'am6nagement duterritoire et un plan
d'utilisation des sols r6alis6 sur des espaces identifies dans le
plan d'amenagement du territoire. Sans entrer dans les details,
car il s'agit d'un travail auquel je n'ai pas particip6, je veux
mentionner une proposition de zonage pour une region de
montagne, oi ont dtd identifies les zones qui doivent etre
r6serv6es h la fort, les zones oi on peut pratiquerl'agriculture
et les zones qui pourraient servir a des 6tablissements humains.
Ce travail est l'ceuvre d'une ONG, mais il est
souhaitable qu'il connaisse une large diffusion et serve de
module, avec toutes les corrections ncessaires, pour
l'ensemble du pays.

Bernard Etheart


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Mercredi 22 Juillet 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 26


AI SEES


Ceus-Jean Zerphirin Occenat- Alcenat- Avesca Bruny
Fellinga Frantz Jerome Raymond Sirin Brunel Charles
Chery Joseph Marcelin Merceus Prophete Sampeur
Versailles Alexandre Boucicaut Charles- Eliphene
Janvier Noel Reginald Saint Preux Thermeus


1 6AI I'


Allez de AISEES A TERSEE, en utilisant des mots du du vocabulaire
frangais, et ne changeant qu'une lettre par ligne.


HORIZONTAL
1. Cola 2. Actinium N6gation -
3. Marche 4. Po6tes d'Afrique -
5. Cede 6. Conjonction Pronom -
7. Chanson de I'album Vinn Pran N6t de
T-Vice 8. Pr6nom d'un Chef d'etat accuse
de crimes de guerre.


VERTICAL
1. Pleurs 2. A la queue en panache -
3. Cochon, en anglais Molybdene -
4. M6decin 5. Cohesion Note 6. Bramat Logis -
7. Article Enleva 8.Entub6es Centime de I'Extreme Orient.

n o m r v m m


rf


Solutions de la
semaine passee:
FR 0IDE
FRONDE
GR O0NDE
GRAND E
G R A N D E
GLANDE
GLANEE
GLANE S


SCRABBLE


Arrangez les sept lettres ci-dessous
pour former un mot frangais

M U

0 K E

O S


Solutions de la semaine passe
MANTEAU

\____________


7h00-9h00 Melodie Matin avec Marcus
Informations, Interview, Anecdotes, Humour,
Analyses
Nos Chroniques:
L'Editorial de Marcus
Au Quotidien avec Elsie
La Chronique Litt6raire avec Dominique Batraville
Les Sports avec Mario Bareau
Les Invites du Jour
M61odie Matin chaque samedi est anim6
par F6quiere Raphael

lOh-Midi Le disque de 'Auditeur
animation James Pr6dvil

12:00- 12h30 Le Midi
informations avec Laury Faustin

12h30-2h00 Lady Blues avec Elsie
Jazz, Blues, Swing, Ragtime

2h00- 3h00 C'est si Bon en chansons...
Emission de chansons francaises

3h-5h pm Le Bon Vieux Temps
Retro-Compas
avec Doc Daniel et Captain Bill

5hoo Le Journal de 5 heures
avec Villette Hertelou

5h 30 pm Melodie & Company
Ddveloppement durable
Mardi avec Bernard Etheart

7h-8h30 Amory Sabor con Luciani

8h30- 9hoo Soir Informations

9h00 10h30 Notre Grand Concert
Lun. & Mer.: L'heure classique
Jeu. & Dim. : Jazz at Ten
Judy Carmichael recoit ses invites
9h00 et au delA Cavaliers, prenez vos dames
(Samedi) 50 ans de succ6s populaires haitiens



c 'e4t ft eA 4o't ewe #t~ec et0 /


En Bref... suitedelapage2)
Les chiffres fournis par la majority des entreprises de sous-traitance ne refl6teraient
aucunement la r6alit6, selon le d6put6 Steven Benoit
Le d6put6 Steven Benoit a indiqu6jeudi (16 Juillet) que les chiffres fournis a la Direction
G&n6rale des Imp6ts (DGI) par la majority des entreprises de sous-traitance, ne refletent
aucunement la r6alit6.
Si ces chiffres 6taient reels, affirme le parlementaire, la plupart de ces entreprises qui
refusent de payer les 200 gourdes parjour a leurs employs, aurait d6jh dfi fermer boutique.
Comment comprendre qu'une entreprise qui ne declare que des pertes depuis 5 ans
continue de fonctionner, s'est interrog6 le parlementaire qui n'a pas voulu citer nomm6ment
les entreprises qui se d6clarent dans cette situation.

Le chef du Parquet de Port-au-Prince relev6 de ses fonctions et transf6r6
au Ministere de la Justice
Le chef du Parquet de Port-au-Prince, Joseph Manes Louis, a &te relev6 jeudi de ses
fonctions suite a une rencontre au Ministbre de la justice avec son ministre de tutelle, Me
Jean-Joseph Exum6.
Le commissaire du gouvernement prbs le tribunal de premiere instance de lajuridiction de
Port-au-Prince, avait remplac6 Me Claudy Gassant, il y a environ 1 an.
On ignore jusqu'ici les motifs exacts de cette decision du ministre. Toutefois, le commissaire
a eu r6cemment des d6m6l6s avec des avocats de l'Ordre des avocats de Port-au-prince qui
lui ont reproch6 notamment "d'avoir fait emprisonner pendant une dizaine de jours et de
faqon ill6gale" l'homme de loi Osner F6vry, sous l'accusation de faux, usage de faux et
association de malfaiteurs".
Un autre avocat, Reynold Georges, a 6galement fait l'objet, il y a 2 semaines, d'un mandat
d'amener 6manant du Parquet de Port-au-Prince pour faux et usage de faux.
Si Me Reynold Georges se f6licite du depart de Joseph Manes Louis du Parquet de Port-au-
Prince, le secr6taire general de l'organisation des droits de l'homme CARLI, Me Renan
HWdouville, estime qu'il s'agit d'un coup fatal donn6 a lajustice.
Quant au ddput6 Valcin6 Pierre-Jer6me, il croit que des int6rets personnels se cachent
derribre cette revocation.
"Il y a tellement de dossiers importants a traiter dont ceux relatifs au trafic de drogue qui
devraient davantage preoccuper le ministre de la justice que de s'en prendre a un
commissaire qui fait un travail acceptable", a estim6 M. Pierre Jer6me.

Marche contre la degradation de 1'environnement haitien
Une marche est partie, le 17juillet 2009 a 9 heures am, de la Place Dessalines (Champ de
Mars) pour arriver au ministbre de l'Environnement (Canapd-vert) envue d'exiger du
gouvernement qu'il prenne ses responsabilit6s par rapport a la degradation de
l'environnement. Cette initiative de MAB (Mouvman Moun pou yon Ayiti bbl/ Mouvement
pour une Belle Haiti) engage environ 200 organisations de la soci&te civile. La marche a &t6
trouble par l'intervention d'une contre-manifestation compose d'6tudiants qui 6taient
sortis dans l'intention d6lib&r&e de troubler le mouvement de MAB.
En effet, rassembl6s devant le ministbre de l'environnement oi Arnold Antonin devait
d6livrer son message, les 6tudiants se sont mis a lancer toutes sortes de projectiles, ce qui a
forc6 les responsables du ministbre a se barricader a l'int6rieur, tandis que les marcheurs se
sont pratiquement disperses, du moins le plus grand nombre, de peur de recevoir un de ces
projectiles.
En tout cas on peut dire que la marche contre la degradation de l'environnement a &te un
succes si l'on considere le nombre de personnes qui y ont pris part.


Page 14


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Mercredi 22 Juillet 2009 L TT O RT Page 15
Haiti enMarche Vol XXIII N0 26age i5









REPUBLIQUE D'HAITI





PN/RP/524/2009 Port-au-Prince, le 16juillet 2009

Honorables Senateurs de la RWpublique
Honorables Deput&s de la 48Kme L6gislature
Palais L6gislatif


Mesdames et Messieurs les Honorables D6put6s et S6nateurs,


Nous avons &t6 conjointement investis par le Peuple haitien de la mission de le conduire sur la voie du progr&s. Mission difficile certes, mais que nous avons accepted ensemble
et que nous nous devons de mener A bien.

Mesdames et Messieurs,

Trop longtemps, les rapports entre les pouvoirs L6gislatif et Ex6cutif ont &t6 mal interprdtds, en termes soit d'asservissement, soit d'affrontement. Ils doivent plut6t 6tre de
cooperation respectueuse et critique.

Prdoccup6s par le climat d'ins6curit6 qui paralysait litt6ralement notre society et par l'instabilit6 politique qui nous jetait en permanence les uns contre les autres, pris par la
gestion des consequences des catastrophes naturelles, nous n'avons pas accord toute l'attention n6cessaire A des problkmes aussi importants que le ch6mage, la baisse du pouvoir
d'achat, et le salaire de cette minority de nos compatriotes qui ont la chance d'avoir un emploi r6gulier.

Nous voilA aujourd'hui confronts A la question complexe du << salaire minimum >>. Je voudrais tout d'abord affirmer, qu'envous soumettant mes objections A la loi vote par les
deux Chambres, j'ai plut6t pens6 initier un dialogue qui nous permettrait d'offrir au Peuple haitien des solutions meilleures que celles auxquelles nous aurions abouti en travaillant sans
concertation.

Dans ma lettre du 17juin adress6e aux Honorables Pr6sidents des 2 Chambres, accompagnant mes objections A la Loi sur le salaire minimum, je disais : < Si mwenvoye objeksyon
sa ajodi a se pa paske mwen panse li bon nt... se paske 8jou Konstitisyon an ban mwen an rive. Mwen kwe f6k ta gen plis refleksyon ki ft toujou >>. Plus que des objections, je vous
ai soumis mes interrogations et mes inqui6tudes. J'ai voulu les partager avec vous, conscient que devant l'6normit6 des d6fis auxquels nous faisons face, aucun des pouvoirs prdvus par
la Constitution ne peut y r6pondre de manibre isolde.

La question du salaire minimum exige une r6flexion profonde. Elle ne peut s'inscrire que dans un questionnement plus responsable sur la creation de richesse, sa r6partition plus
equitable et, surtout, l'ouverture du march du travail A une jeunesse qui repr6sente plus de la moiti6 de notre population.

Une loi sur le salaire minimum doit tenir compte de notre r6alit6 et de sa complexity.

Barad&res n'est pas Port-au-Prince. Ni le cofit de la vie, ni les distances, ni les opportunities d'emploi n'y sont les memes. Faudrait-il qu'un meme salaire minimum national
s'applique aux deux localit6s ?

La majority des 6tablissements qui sont de loin les plus grands pourvoyeurs d'emplois dans notre pays sont des micro et petites entreprises avec un faible chiffre d'affaires et
moins de 5 employs. Ceux-lA y gagnent en meme temps qu'un salaire, la dignity, l'autonomie et le sens que le travail procure A la vie. Faut-il astreindre ces micro, petites et moyennes
entreprises aux memes critbres que des compagnies qui g&rent des actifs 100 ou 1000 fois plus importants ?

Pourquoi privil6gier dans le d6bat le secteur de la sous-traitance ? I1 est vrai qu'A court terme, il peut crder de nombreux emplois dans notre pays. Toujours est-il que pour le
moment il ne mobilise que 10 % de la force de travail engage dans le secteur formel (public et priv6 compris). N'est-ce pas r6ducteur de choisir ce secteur comme principale r6f6rence, et
sans tenir compte de ses contraintes sp6cifiques ?

L'agriculture, ses grandes potentialit6s A crder des emplois en amont et aval du travail des cultivateurs, est-elle viable aux quatre coins du pays avec un salaire minimum fix6 sans
nuance ?

Qu'en sera-t-il du secteur du tourisme qui, de Value A Jacmel, de Port Salut au Cap Haitien tente une perc6e difficile mais prometteuse ?

Le cofit de la vie a augment aussi bien pour les ouvriers non sp6cialis6s que pour les travailleurs consid6rds comme faisant partie de la classe moyenne : professeurs, infirmi&res,
caissibres de banque ou de supermarch6s, policiers et d'autres membres de la Fonction Publique. Ces travailleurs dont beaucoup ont acquis leurs comp6tences au prix de lourds sacrifices
par leurs parents ne risquent-ils pas de se sentir 16s6s par une legislation qui ne les prend pas en compte ? Comment, d&s lors, ne pas 6tre sensible aux consequences de l'inflation que
pourrait entrainer une augmentation inadequate du salaire de cette cat6gorie de travailleurs et ses effets sur le pouvoir d'achat des 70% de notre population au ch6mage ?

Ces questions nous interpellent et nous devrons ensemble y trouver des rdponses efficaces.

Compatriotes du S6nat et de la Chambre des D6put6s, le vrai d6fi auquel nous faisons face est celui de la croissance et de l'emploi maximum. Nous devons travailler ensemble pour
que dans notre pays le ch6mage ne soit plus la norme mais l'exception.

Je vous convie donc A consider mes objections comme une invitation A poursuivre le dialogue ainsi entam6, pour qu'ensemble nous nous montrions dignes de la confiance que
le Peuple haitien a bien voulu placer en nous.

J'en profite pour remercier et f6liciter la Commission des Affaires Sociales de la Chambre des D6put6s, qui a pris la courageuse initiative de consulter divers secteurs int6ress6s
par la question du salaire minimum. Cet esprit d'ouverture constitue un vritable module d'exercice du dialogue d6mocratique au sein de notre society et plus pr6cis6ment dans les rapports
entre le L6gislatif et l'Ex6cutif. Je formule le vceu que l'exemple trac6 par la Commission fera date, dans le processus d'apprentissage de notrejeune d6mocratie.

Je vous prie d'agrder, Mesdames et Messieurs les Honorables D6put6s et S6nateurs, mes patriotiques salutations.





Rend Prdval



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Mercredi 22 Juillet 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 26


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