Title: Haïti en marche
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 Material Information
Title: Haïti en marche
Physical Description: v. : ill. ; 45 cm.
Language: French
Publisher: s.n.
Place of Publication: Miami Fla
Miami Fla
Publication Date: July 8, 2009
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subject: Haitians -- Newspapers -- United States   ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.)   ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.)   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti
 Notes
Language: In French.
General Note: Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00098809
Volume ID: VID00359
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 21271733
lccn - sn 92061416
issn - 1064-3869

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m 7en


Bill Clinton : mission politique ou economique ?
PORT-AU-PRINCE, 5Juillet S'il l'6poque du coup d'6tat militaire de
est un point r propos duquel les uns septembre 1991 qui renversaJean-Bertrand
comme les autres en Haiti s'entendent, Aristide.
c'est que la mission de l'ex-pr6sident Bill Mais avec aujourd'hui plus de
Clinton comme envoy special de l'ONU nuances...
enHaiti ne saurait tredenature purement C'est--dire que les plus
6conomique comme les communiques favorables h l'envoyd special se retrouvent
officials le pr nton pour d'aiderle ed M aerial chez les plus d6munis. Le petit peuple de
M. Clinton a pour r6le d'aider le LOpyrighted M at r lla capitale est totalement d6sesp&ra et ne
gouvernement haitien crser des emplois, C0sait litt6ralement plus aujourd'hui h quel
Smieux coordonner les projets de Syndicated Content sainse vouer.
d6veloppement et h encourager les Le president Rend Prdval que la
trangersppemeinvestiren Haiti. Available from Commercial News Providers" grande majority aaid6 reveniraupouvoir
C'est d6jh une tiche immense et envotant massivement pour lui le 7 f6vrier
qui vaut plus que tout autre la peine d'6tre 2006, est pressenti ou comme d6pourvu de
entreprise dans notre pays. tout moyen ou comme devenu indifferent !
Cependant d'un c6t6 comme de Quant aux fiddles d'Aristide, il est
l'autre, on persiste h croire que l'ex- pour eux presque evident qu'il n'y aura pas
president am6ricain a un autre agenda. dans un d6lai pr6visible d'op6ration-retour
Instantandment on retrouve les pareille h celle qu'un president des Etats-
mimes lignes de demarcation qu'h (CLINTON/p.4)


Prince Michael et Lady Diana (Voirp. 8)

Michael Jackson laisse 1 milliard pour ses enfants Prince Michael I,
Prince Michael II et Paris, mais rien pour leur mere qui n'est pas leur mere













I


Un air defamille : (de la gauche) les trois sceurs Maureen, Janet
et LaToya posant avec leur frere Michael Jackson


Michael Jackson et 1 'un de ses models, le chanteur James Brown


ECONOMIE

Campagne internationale en faveur d'Haiti


Manifestation des employes revoques de la Teleco et d 'autres entreprisespubliques (APN, ONA,
SMICRS etc) dans le cadre des mesures d 'ajustement structurel (photo Robenson)


JACMEL, 4 Juillet Les officiels
amdricains en particulier, et l'international en
g6ndral, nous bombardent de nouvelles
positives.
Une forte d6ldgation de
congressmen, concluant une visite
d'information dans le pays le dimanche 28juin,
ont promis de faire pression sur la Maison
blanche pour obtenir le fameux TPS (statut de
residence temporaire) pour 30.000 sans papiers
haitiens menac6s de deportation par les
services am6ricains de l'immigration.
Afin que ceux-ci entre autres
puissent continuer a aider financibrement leurs
parents en Haiti.
D'autre part, ces parlementaires
am6ricains ont annonc6 leur intention de faire
comprendre au DDpartement d'Etat amdricain
qu'on ne peut d'un c6t6 dire souhaiter le
d6veloppement d'un pays et de l'autre c6t6 le
maintenir sur la liste noire.
Il s'agit de l'interdiction de voyager


en Haiti post sur le site du D6partement
d'Etat sur la base que c'est un pays ne
pr6sentant pas des conditions de s6curit6
suffisantes.
La s6curit6 faisait partie des
entretiens qu'a eu la d6l1gation, ainsi que
la lutte contre le trafic de la drogue, les
mesures pr6ventives concernant la saison
cyclonique, la conjoncture politique, etc.
L'interdiction du D6partement
d'Etat est un handicap a l'arriv6e
d'investisseurs, d'entreprises 6trangeres
ainsi que de touristes en Haiti.
La d6l1gation de parlementaires
amdricains comprenait des elus aussi bien
d6mocrates que rdpublicains: les
Repr6sentants Kendrick Meek, Lincoln
Diaz-Balart, Mario Diaz-Balart, Llena Ros-
Lehtinen, Debbie Wasserman Schultz et le
S6nateur Bill Nelson.
Tous des elus de l'Etat de Floride.
(ECONOMIE/p.5)


Coup d'etat au Honduras : un defi a toute la region
(Voir p. 2)





Page 2


Coup d'etat au Honduras :


un defi i toute la region


JACMEL, 6 Juillet- Ce dimanche
fait une semaine depuis le renversement par
un coup d'Etat militaire du president Olu du
Honduras Manuel Zelaya qui a &t6
imm6diatement expuls6 par les putschistes
au Costa Rica voisin.
M. Zelaya esp6rait pouvoir
regagner son pays et son poste avant la fin
de la semaine.
Par experience, le plus vite la
situation se r6sout, le mieux cela vaut. Le
pays enregistre moins de pertes en vies
humaines et de d6gits.
La tentative du president Manuel
Zelaya de regagner dimanche le pays par


europ6ennes, les fonds creditss et
assistance) sont coups au Honduras par
les grandes institutions financibres (Banque
interam6ricaine de d6veloppement/BID,
Banque mondiale etc).
Au fil des informations, on finit par
comprendre le veritable enjeu de la crise et
par identifier les principaux acteurs en
conflit. Il s'agit d'un sch6ma classique en
Am6rique latine. Un president trbs (ou
trop !) populaire et qui, A cause de cela, se
retrouve avec contre lui toute la classe
politique. Ainsi, bien entendu, que la
hi6rarchie militaire.
De plus, on peut supposer que


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avion depuis Washington a provoqu6 de
violentes confrontations entre ses partisans
et les forces de s6curit6. On a relev6 1 mort
et des bless6s.
L'Organisation des Etats
Amdricains (OEA) et les Nations Unies ont
condamnd sans reserve le coup d'Etat.
Le president am6ricain Barack
Obama a &t6 formel : Les Etats-Unis
n'acceptent aucune interruption
inconstitutionnelle dujeu d6mocratique et
ne reconnaissent que le president qui a &td
Olu d6mocratiquement.
L'Union europeenne a rappelk tous
les ambassadeurs des pays membres bases
au Honduras.
Mais le president par interim
install dans les heures qui ont suivi le coup,
le president de la Cour supreme Roberto
Micheletti, se refuse A tout compromis.
II a aussi le support des dirigeants
du Congrbs hondurien.
Selon eux, il n'y a pas eu de
violation constitutionnelle puisque l'armee
est intervenue pour empecher justement
Manuel Zelaya de trahir la Constitution.
Le dimanche 28 juin devait avoir
lieu un referendum en vue d'amender la loi
m&re pour permettre A un president en
exercice de briguer un second mandat
cons6cutif.
La Constitution actuelle ne permet
qu'un seul mandat.
Celui de Manuel Zelaya est
presque A son terme. Les prochaines
elections devraient avoir lieu le 29 novembre
prochain.
C'est le seul mobile avanc6 par les
putschistes : l'intention par le president de
rechercher un second mandat. Aucune autre
justification n'a et6 apport6e par eux.
Personne n'a parl6 de corruption,
ni de violations des droits de l'homme ou
autres.
L'autre crime de Manuel Zelaya
c'est d'avoir limog6 le commandant en chef
de l'arm6e ... parce que celui-ci s'opposait
A l'organisation du referendum.

Un president
trop populaire !...
Une fois le president renvers6, ses
partisans ont occupy les rues de la capitale
et depuis se d6roulent quotidiennement des
affrontements avec les forces de l'ordre.
Depuis l'ext6rieur, Manuel Zelaya
appelle A continuer de manifester
pacifiquement.
En meme temps, A l'instigation de
Washington et des grandes capitales


Manuel Zelaya allait probablement
remporter facilement ce referendum qui lui
aurait permis de garder le pouvoir.
D'ofi l'ex6cution du coup le m6me
dimanche, alors m6me que les votants
commenqaient A faire la queue.
D'ou aussi la spontanditd avec
laquelle les partisans du president renvers6
ont r6agi, occupant les avenues de
Tegucigalpa, la capitale.

La chaine des presidents de
la gauche d6mocratique ...
Manuel Zelaya est done considered
comme une menace par la classe politique
traditionnelle du Honduras. C'est celle-ci qui
s'est emparde du pouvoir depuis le
dimanche 28juin.
La suite des 6v6nements vient
d'ailleurs confirmer ces premieres
observations.
D'un c6t6, on apprend que le
president renvers6 s'est engage renoncer
a l'organisation du referendum et A ne pas
briguer un second mandat.
Malgr6 tout, le president par
interim, et les leaders du Congrbs et de la
Cour supreme qui font bloc autour de lui,
ne d6mordent pas.
Au contraire, ils parlent d'avancer
la date des elections initialement fix6e au 29
novembre prochain afin de couper
d6finitivement l'herbe sous le pied A leur
trop populaire rival dont l'expulsion du pays
a 6td la premiere tiche accomplie par les
auteurs du coup.
Car la question ne s'arrete pas lA.
Elle va bien au-delA du president renvers6
Manuel Zelaya. Celui-ci fait partie de la
chaine des presidents de la gauche
d6mocratique qui ont &t6 portes au pouvoir
les uns aprbs les autres dans la presque
totality des pays latino-amdricains.
Tout le sous-continent prend
imm6diatement position.

L'ONU et I'OEA
condamnent ...
Ainsi que (signe des temps) le
president Obama et sa secr6taire d'Etat
Hillary Clinton.
Mais allant plus vite que
Washington, les pays de l'Union
europ6enne rappellent jeudi leurs
ambassadeurs au Honduras.
L'ONU et 1'OEA condamnent sans
reserve et r6clament le retour dans ses
fonctions du president renvers6 comme
unique issue A la crise.
(HONDURAS/p. 6)


HMercredi 08 Juillet 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N' 24

Salaire minimum: toujours le suspense
La Chambre des deput6s se prononcera cette semaine sur les objections pr6sent6es
par le Pr6sident de la rdpublique concemant la loi fixant le salaire minimum A 200
gourdes vote auparavant par D6put6s et S6nateurs. Le chef de l'Etat veut d6montrer
comment en fixant unilat6ralement ce salaire A 200 gourdes pour tous les secteurs,
cela pourrait contribuer A d6tourner des investisseurs du pays. Ils risqueraient d'aller
chercher ailleurs un salaire minimum plus bas. M. Pr6val propose un 6chelonnement
du montant qui partirait de 125 gourdes pour atteindre les 200 gourdes dans un d6lai
de deux ans. Et cela exceptionnellement pour le secteur de l'industrie d'assemblage et
d'exportation. Le Parlement doit faire connaitre sa decision. Le d6put6 Steven Benoit,
l'initiateur de la loi fixant le salaire minimum A 200 gourdes, r6itire sa determination A
ceuvrer envue de la publication de la loi telle qu'elle a &td vote par les deux
chambres. Le parlementaire deplore le refus des hommes d'affaires haitiens de
communiquer les 6tats financiers de leurs entreprises, ce qui aurait permis aux elus de
se faire une idWe rdelle de la situation de la sous-traitance.
Apres une semaine de travail de la commission des affaires sociales de la chambre
basse avec tous les secteurs concerns par le dossier du salaire minimum, la
pr6sidente de ladite commission annonce la presentation du rapport pour cette
semaine
En effet, des membres du gouvernement, des repr6sentants de association des
industries d'Haiti et de la chambre de commerce et des industries, des membres du
secteur syndical et des 6conomistes ont d6fil6 devant la commission pour tenter de
convaincre ses membres du bien fond& de leur position concernant la loi sur le salaire
minimum. Selon la pr6sidente de la commission des affaires sociales de la chambre
des d6put6s, un rapport tenant compte des diff6rentes propositions sera pr6sente A
l'appr6ciation de l'assembl6 lors d'une stance qui aura lieu cette semaine. Malgr6 le
fait que tous les secteurs rencontrds par la commission des affaires sociales se disent
en faveur de la loi telle que propose par le chef de l'Etat, plusieurs parlementaires,
membres de cette m6me commission, se montrent insatisfaits de l'argumentaire
pr6sente par les int6ress6s. D'un autre c6te, les responsables des industries de sous-
traitance continuent de soutenir que des milliers d'emplois seront perdus si les
d6put6s maintiennent leur position et annoncent qu'il sera trbs difficile de cr6er de
nouveaux emplois dans le pays, malgr6 la loi Hope II. Ils demandent de pr6f6rence
que l'Etat accompagne les employs de ce secteur. < Si l'Etat nous donne 40 autobus,
nous allons offrir le transport gratuit A nos employs en nous assurant des frais de
fonctionnement des bus. L'Etat devrait plut6t penser A faire de l'Ofatma un vritable
h6pital pour les employs, voilA les mesures d'accompagnement que nous
souhaitons >>, a plaid Reginald Boulos sur les ondes d'une station de radio. Plus
loin, l'industriel a affirm que les employs des usines locales reqoivent les m6mes
traitements que ceux des pays engages dans la sous-traitance. Toutefois, il soutient
que c'est au niveau des services d'Etat que le bit blesse. En d6pit de tout, Steven
Benoit, promoteur de cette loi qui suscite tant de d6bats au sein de la soci6td, se
montre intransigeant, A moins d'avoir des preuves indiquant que les 6tats financiers
des industries de sous-traitance ne leur permettront pas de faire face A cette hausse
du salaire minimum.

Bill Clinton en Haiti
L'ex-pr6sident des Etats-Unis, Bill Clinton, arrive le lundi6 juillet A Port-au-Prince
pour sa premiere visite en sa quality d'Envoyd Sp6cial de 1'ONU, passera 48 heures
dans le pays. Ce s6jour permettra A M. Clinton d'6valuer la meilleure faqon de
soutenir les efforts de preparation de la nouvelle saison cyclonique, mais aussi
d'analyser les divers prdparatifs en vue de la creation d'emplois et de renforcement
de la fourniture de services sociaux de base. L'Envoyd special concentrera aussi ses
efforts pour s'assurer que les Nations Unies, la socid6t civile et les bailleurs de fonds
alignent leurs efforts avec le plan de reconstruction du gouvernement haitien et
r6alisent une bonne coordination entre eux, explique la Mission des Nations Unies
pour la stabilisation en Haiti (MINUSTAH). Cette mission d'information permettra au
president Clinton de s'engager et de mieux s'informer en rencontrant les Haitiens
pour 6valuer les efforts de preparation et de relkvement suite aux d6sastres naturels,
et 6galement relever d'autres d6fis importants de d6veloppement.
Avant sa nomination comme Envoyd special de 1'ONU, Bill Clinton avait effectu6 une
visite en Haiti le 10 mars dernier avant de participer a la conference des bailleurs de
fonds a Washington. L'ex-president des Etats-Unis avait &t6 nomm6 Envoyd special
de 1'ONU le 18mai par le Secr6taire g6nral de 1'ONU Ban Ki-moon.
M6me si certains leaders politiques haitiens avaient estim6 que la nomination de
Clinton s'inscrit dans le cadre des efforts de mise sous tutelle d'Haiti, le chef de l'Etat
Rend Pr6val et le Premier Ministre Mme Michble Pierre Louis s'6taient r6joui de cette
designation.
Rend Pr6val avait soutenu que l'ex-pr6sident des Etats-Unis peut aider Haiti A obtenir
des fonds indispensables pour le d6veloppement socio-6conomique.
Quoique aucun programme n'a 6te public, l'on a appris que l'avion emmenant Bill
Clinton en Haiti devait arriver vers les 8h30 lundi soir et que le lendemain mardi A
l'aube, l'ex-chef de la Maison blanche partira en h6licopt&re pour les Gonalves.

Le FMI accorde 24,5 millions de dollars A Haiti
Le Fonds mon6taire international a d6cid6 d'6tendre vendredi son programme de pret
A Haiti en lui accordant une enveloppe de 24,5 millions de dollars, selon un
communique rendu public A Washington.
"Les autorit6s haitiennes font face A des d6fis difficiles. La crise mondiale affecte
actuellement Haiti, principalement concernant la faiblesse des recettes fiscales", a
indiqu6 le FMI.
Rappelant avoir d6ji d6bloqu6 des fonds en faveur du pays il y a deux mois,
l'institution financibre internationale precise qu'elle avait approuv6 ce programme
d'aide en novembre 2006 avant de porter les fonds disponibles A 177 millions de
dollars. Une initiative qui est intervenue au milieu d'une recession economique
mondiale et apres les pertes 6normes qu'avait entraindes le passage en Haiti de
quatre ouragans et temp6tes tropicales en septembre et octobre 2008.

Le gouvernement canadien annule la dette d'Haiti A son 6gard
Le gouvernement du Canada a annonc6 une remise de dette de 2,3 millions de dollars
canadiens (1,9M USD) A Haiti, annulant ainsi la totality de la dette du pays des
Caraibes A son 6gard. L'annonce a 6td faite par le ministre canadien des Finances Jim
Flaherty lors d'une reunion au Chili des gouverneurs de la Banque interamricaine de
developpement (BID) et des ministres des Finances d'Amdrique latine et des
Caraibes.
L'annulation de la dette s'inscrit dans le cadre du programme canadien de 1,3 milliard
de dollars visant A allkger la dette des pays les plus pauvres.
Le Canada a accorded A ce jour des remises de dettes d'une valeur de 965 millions de
dollars aux pays les plus pauvres et les plus endettes, "ce qui comprend toutes les
dettes admissibles des pays d'Amdrique latine et des Caraibes", a-t-il precis&.
L'annulation de la dette envers le Canada est intervenue 48 heures apres l'annonce
d'une reduction de 74% de la dette d'Haiti envers la Banque Mondiale.
(EN BREF/p. 14)




Mercredi 08 Juillet 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 24


h6 t al dr k rt reir c atoe






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Bill Clinton en Haiti en quality d'envoyC special de I'ONU


6juillet 2009 -L'ancienpr6sident des Etats-Unis, Bill
Clinton, est arrive ce lundi en Haiti en sa quality d'Envoyd
Special de 1'ONU. Ily s6joumera du6 au 8juillet, afind'dvaluer
la meilleure faqon de soutenir les efforts de preparation de la
nouvelle saison cyclonique, de creation d'emplois et de
renforcement de la fourniture de services sociaux de base.
Il concentrera aussi ses efforts pour s'assurer que
les Nations Unies, la soci6t6 civile et les bailleurs de fonds
alignent leurs efforts avec le plan de reconstruction du
gouvemement haitien et assurent une bonne coordination
entre eux, indique la Mission des Nations Unies pour la
stabilisation en Haiti (MINUSTAH).
C'est la deuxibme visite du president Clinton en 2009
en Haiti mais sa premiere entant qu'envoyd special de 1'ONU.
Cette mission d'information permettra au president Clinton de
s'engager et de mieux s'informer en rencontrant les Haitiens
pour 6valuer les efforts de preparation et de relbvement suite
aux desastres naturels, et egalement relever d'autres defis
importants de d6veloppement.
La nomination du president Clinton comme envoy
special de 1'ONU pour Haiti puise son origine dans son


engagement en faveur du pays depuis qu'il 6tait a la Maison-
Blanche, et se fonde aussi sur l'appui qu'il a apport6 en tant
qu'envoyd special de 1'ONU pour les efforts de rel&vement
suite au tsunami aprbs le tremblement de terre de 2004 dans
l'Oc6an indien, et plus r6cemment, son appel pour l'action en
faveur d'Haiti a travers la < Clinton Global Initiative (CGI) > en
septembre 2008, qui a g6ndr6 plus de 20 projets en Haiti d'une
valeur estimee a plus de 130 millions de dollars amdricains.


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Actifs


Liquidites
Bons BRH
Placements
Titres de Participation
Prets, net
Immobilisations
Acceptations et Lettres de Cr6dit
Autres Actifs
TOTAL ACTIFS


12,059,066
2,589,337
4,373,813
895,252
8,222,153
1,159,777
667,280
1,829,346
G 31,796,024


Passifs et Avoir
des Actionnaires


D6p6ts
Obligations 6 Terme et Emprunts
Engagements pour Lettres de Cr6dit
Autres Passifs
Obligations Subordonn6es
Capital, R6serves et
B1n6fices non R6partis
TOTAL PASSIFS ET
AVOIR DES ACTIONNAIRES


Nous certifions que le Bilan Consolid6 ci-dessus
et conforme d nos Livres.


25,132,399
981,570
667,280
2,066,963
486,518


2.461,294

G 31,796,024


est sincere


"Falsons route ensemble"


Jean Millet
Vice-President Senior,
Auditeur en Chef


Franck Helmcke
Vice-Pr6sident Executif Senior
et Directeur G6neral


Page 3


CEVENEMENT SOMMAIRE
Prince Michael et Lady Diana p.1
ANALYSE
Bill Clinton: mission politique ou 6conomique ? p.1
ECONOMY
Campagne intemationale en faveur d'Haiti p.1
Dette d'Haiti r6duite de 1,2 milliardp.3
USA : Le taux de ch6mage atteint 9,5% p.6
POLITIOUE
Coup di'tat au Honduras : un d6fi a toute la region
p.2
INSOLITE
Lj eune homme abattu devant la Cath6drale a bien
dtd tu parballes p.3
ACTUALITE
BillClinton enHaitip.3
Processes de<< modernisation > de la Teleco p.4
University : reprise timide des cours p.5
SOCIETE & EMPLOIS
La couture comme perspective d'avenir p.9
TOURISME LOCAL
Coup d'cil surlaville de JMr6mie p.9
LIBRE PENSER
Statisme !p.12
Gdopolitique de l'effervescence p.6
Pour ou contre le r6tablissement de l'Armne d'Haiti
p. 10
ENVIRONNEMENT

SANTE
Le Laboratoire national p.11
DANSE
Representation de Don Quichotte p. 16


3aW





Mercredi 08 Juillet 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 24


Bill Clinton : mission politique ou economique ?


(... suite de la lere page)
Unis nomm6 Bill Clinton r6alisa en septembre 1994 en ramenant
au palais national le president forc6 a l'exil pendant trois anndes
a Washington.

On ne fait plus confiance aux leaders du
pays ...
La nouvelle administration d6mocrate semble avoir
d'autres plans pour Haiti. Comme qui dirait,
prendre davantage la question en main elle-meme
que faire confiance a un dirigeant haitien comme
en 1994.
C'est ce meme peuple qui luttait en 1994
pour le retour du premier president qu'il avait
port lui-meme au pouvoir, qui semble s'6tre fait
aujourd'hui une raison. Du moins on ne fait plus
confiance aux leaders du pays.
L'abstention quasi totale aux deux
tours des s6natoriales partielles des 19 avril et
21juin enfaitfoi.
C'est done ce petit peuple, l'homme de
la rue du centre-ville de Port-au-Prince, qui le
premier tend l'oreille a ce qui lui semble tre en
meme temps une nouvelle metamorphose de
cette crise haitienne qui n'enfinit pas de renaitre.
Poisson d'Avril ou Papa Noel !
De l'autre c6t6 de la barricade, on
trouve d'abord ceux qui n'ontjamais pardonn6
a Clinton d'avoir ramend Aristide au pouvoir en
1994.
Puisque c'6tait pour que d'autres
troupes amdricaines (lors sous la pr6sidence de
son successeur, le rdpublicain George W. Bush)
viennent le reprendre en f6vrier 2004 pour aller le parachuter
sans tambour ni trompette quelque part, n'importe ou, sur la
terre d'Afrique.
Ceux-l se retrouvent surtout dans la classe politique
haitienne.

L'autre grand perdant du coup d'6tat de
1991...
Cependant l'autre grand perdant du coup d'6tat de
1991, c'est l'6conomie haitienne qui, sous le coup d'un embargo
international d6cr&t6 par les Nations Unies, perdit la presque


totality des dizaines de milliers d'emplois du parc industriel de
Port-au-Prince.
Les emplois furent ddlocalisds vers des pays moins a
risques.
Deux longues interventions 6trangeres, dont
l'actuelle mission de maintiende lapaixde l'ONU (ouMinustah)
forte d'environ 10.000 soldats et policiers strangers, ne
parviennent toujours pas a nous les ramener.


L 'Envoyd special de 'ONUpour Haiti, Bill Clinton (ONU)

C'est en gros la mission que le secr6taire g6ndral de
l'ONU, Ban Ki-moon, vient de confier a l'ancien president
am6ricain.
Ce qui fait dire aux critiques haitiens de Clinton que
celui-ci vient peut-6tre pour r6parer les torts qu'il nous a
causes !
Cependant les lignes de demarcation ne sont plus
totalement les memes. Si a l'6poque les plus opposes au retour
d'Aristide et done Bill Clinton c'6tait le milieu des affaires, et
particulibrement celui de l'industrie d'assemblage, aujourd'hui
c'est celui-ci qui est le plus susceptible de b6ndficier de la


nouvelle operation Clinton dont l'objectif principal est d'ouvrir
Haiti aux investissements. Et en premier lieu ceux de la sous-
traitance, des zones franches, du plan Collier, de la loi Hope 2
qui permet aux articles fabriqu6s en Haiti d'entrer plus
facilement sur le march am6ricain etc.
Parce que ce qui est bon pour Haiti est bon aussi
aujourd'hui pour les Etats-Unis qui recherchent des articles
au coft de plus en plus all6g6 pour le consommateur am6ricain,
celui-ci disposant d'un pouvoir d'achat
diminue a cause de la crise 6conomique.

Une sorte d'anti-chambre du
bureau du futur president d'Haiti ...
Cependant on dit que l'argent est le
nerf de la guerre. Si Clinton r6ussit a crder
quelques emplois (car c'est sonjob principal),
et cela en conservant la sympathie des milieux
populaires, cela ne va-t-il pas influer sur la
situation politique en g6ndral ?
Et dans quel sens ? Nul ne sait. Les
futures elections g6ndrales, y compris les
pr6sidentielles, sont fixes a fin 2010.
Le bureau de M. Clinton a done de
fortes chances de devenir en effet une sorte
d'anti-chambre du bureau du futur president
d'Haftien2011 !
Ce qui automatiquement met sur ses
gardes une bonne partie de la classe politique
haitienne qui n'estjamais a court d'un discours
nationaliste meme aux notes de plus en plus
discordantes.
Mais autant certains veulent faire
porter de toutes forces a Clinton une casquette
politique dans le cadre de cette mission, autant on dit que sur
le fond le veritable conflit est d'ordre dconomique.
Ouvrir le pays au capital stranger, comme il a pour
mission, c'est mettre en minority un certain capital haitien,
pr6cisons celui qui est monopoliste par essence ...
Bien entendu celui-ci ne va pas se laisser faire aussi
facilement. La loi du premier occupant.
Mais assez de speculations. Nous avons tout le temps
pour cela. Hormis le peuple. Ventre affam6 n'a pas d'oreille !

MAlodie 103.3 FM, Port-au-Prince


Processus de "modernisation" de la Teleco


Port-au-Prince, le 2 juillet 2009.- L'Unit6 de
Communication, de Relations Publiques et de Presse de la
Primature informe que le mardi 30juin2009, la Premire Ministre,
Pr6sidente du Conseil de Modernisation des Entreprises
Publiques (CMEP), a r6pondu a l'invitation du S6nat de la
Republique pour discuter du processus de modernisation de
laTELECO.
A cette occasion, elle 6tait accompagnde du Ministre
des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC),
en charge du secteur et membre du Conseil d'Administration
(CA) de la TELECO, du Gouverneur de la Banque de la
R6publique d'Haiti (BRH), president du C.A. de la TELECO,
du Directeur G6ndral de la TELECO et d'un membre du Conseil


COMMUNIQUE DE PRESSE
de modernisation des Entreprises Publiques (CMEP),
organisme responsable du pilotage du dossier.
Cette rencontre a &t6 l'occasion d'une discussion
franche qui a permis aux s6nateurs presents de poser des
questions sur les divers aspects du processus et d'obtenir les
rdponses approprides. Il est apparu que dans le fond, il existe
un consensus sur le principe de la modernisation de la TELECO
par capitalisation et qu'il incombe au CMEP de faire des
recommandations sur les modalit6s de l'6tablissement d'un
partenariat public/priv 6 quilibr6.
La Premiere Ministre a saisi cette opportunity pour
faire savoir aux parlementaires et a toute la nation que la
TELECO est une entreprise autrefois florissante qui connait


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aujourd'hui une situation
difficile du fait de la mauvaise
gestion qui la caract6risait par
le pass et surtout de
l'absence d'investissements
pendant de longues anndes.
Depuis la fin de son monopole
sur les telecommunications et
l'ouverture de fait du secteur
a la concurrence, l'entreprise
a vu ses parts de march et,
partant, ses revenus se r6duire
progressivement pour
atteindre aujourd'hui 4% du
march de la t6l1phonie en


Haiti. Si l'ontient compte des fournisseurs d'acces h internet
et autres, la moyenne doit tre encore plus faible.
Aprbs une premiere phase d'6tudes r6alis6es par des
firmes internationales de grand renom, le dossier a &t transmis
formellement par la BRH a la fin du mois de mai dernier, au
CMEP qui a maintenant l'entibre responsabilit6 de la conduite
de la transaction proprement dite, c'est-a-dire la recherche
d'un partenaire strat6gique disposant des capacit6s technique
et financibre pour mettre en ceuvre dans un d6lai de trois a cinq
ans un programme d'investissements ambitieux qui doit figurer
dans le cahier des charges de l'op6ration.
La Premiere Ministre a confirm pour les
parlementaires et pour la nation: que le CMEP est en charge
du dossier, que comme par le pass il conduira la transaction
au mieux des int6r~ts de l'actionnaire principal de la compagnie,
dans la plus grande transparence en respectant
scrupuleusement la loi. Elle a par ailleurs calmd les inqui6tudes
des parlementaires sur les rumeurs de bradage de la compagnie
et de favoritisme lors de l'adjudication.
La Premiere Ministre et tous les membres de la
d6l6gation ont donn6 l'assurance que le CMEP va 6valuer
l'ensemble des documents l6abords jusqu'ici et produire les
recommandations approprides. Ils ont aussi pris l'engagement
de tenir la nation et les parlementaires informs du d6roulement
du processus.
Unite de Communication, de Relations
Publiques et de Presse de la Primature


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Mercredi 08 Juillet 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 24


ECONOMIE

Campagne internationale en faveur d'Haiti


(... suite de la lere page)
Est-ce une mauvaise plaisanterie ? ...
Deux semaines auparavant, c'6tait la nouvelle qu'Haiti
n'est plus le pays le plus pauvre du continent am6ricain, et
que d6sormais ce serait le Nicaragua.
Calcul base sur le produit par habitant, PIB. Mais les
Haitiens semblent l'avoir plut6t percu comme une mauvaise
plaisanterie.
Ils n'ont senti aucune difference dans leurs
conditions de tous les jours. Loin de l1.
Par contre, une << big news >>, c'est la reduction de la
dette d'Haiti de 1, 2 milliard de dollars.
Information annonc6e par la Banque mondiale. 1
milliard 200 millions que Haiti n'aura pas a payer et qui vont
rester pour servir a soulager la souffrance du grand nombre.
En change, le gouvemement haitien a mis en place
des programmes sp6ciaux dans les domaines de l'6ducation et
de la formation, ainsi que de la sant.
Aussit6t annonc6e cette information par la Banque
mondiale et le Fonds mon6taire international (FMI) quijouent
le r6le d'indicateur, la BID (Banque interam6ricaine de
d6veloppement) decide d'emboiter le pas par l'octroi de
quelque 511 millions sous forme d'all6gement de la dette a
Haiti.

F6licitations pour le gouvernement et les
autorit6s financieres ...
Selon le president de la BID, Luis Alberto Moreno,
< le gouvemement et le peuple haitiens auront 1l une occasion
historique d'amorcer un nouveau depart car ils pourront
consacrer davantage de ressources a lutter contre la
pauvret6. >
F61icitant le gouvemement et les autorit6s financibres
haitiennes, M. Moreno indique qu'ils avaient su conserver la
stability macro-6conomique meme apres les ouragans
d6vastateurs de l'ann6e 2008 et malgr6 l'envol6e des prix des
produits p6troliers et des denr6es alimentaires et les effets
ndfastes de la crise 6conomique mondiale.
Mais la BID a oubli6 de fl6iciter aussi la population
qui s'est serr6 la ceinture a triple tour.


Sur ce, le Canada laisse aussi tomber la dette d'Haiti
envers lui. Ce sont 2, 3 millions de dollars qui n'auront pas a
laisser le pays.
Nous voici done riches !
Est-ce pourquoi Haiti aurait c6d6 la place de pays le
plus pauvre du continent au Nicaragua ?
Ne plaisantons pas. D'ailleurs les Haitiens se
demandent pourquoi les autorit6s haitiennes ne disentjamais
rien elles-memes de ce genre d'informations. Est-ce qu'elles
ont peur des nouvelles
positives ? Pr6ffre-t-on les
histoires d'61ections sans
participation et d'61us en
suspense de validation ? Ou sont-
elles les premieres qui ne croient
pas que quelque chose peut
changer ?

Clinton c'est tout un
programme...
Et nous arrivons au clou
de la semaine : la nouvelle de
l'arriv6e dans nos murs de l'ex-
pr6sident Bill Clinton en sa quality
d'envoy6 special de I'ONU.
Le peuple n'a pas 6t6
invite a l'a6roport. Mais il est tout
oreilles.
II a entendu le
programme de M. Clinton. C'est
tout un programme :
Soutien au
gouvernement haitien pour crer Exposition par les dtudi
n pr c de 'ordre (Police nation
de nouveaux emplois et pour depuisplusieurs semai
am6liorer les services sociaux de ouvri


base (l6ectricit6, eau, ramassage des d6chets) ;
Reparation des d6gdts laiss6s par les derniers
ouragans et preparation face aux futures saisons cycloniques ;
Revalorisation de l'environnement et


d6veloppement des energies propres ;
Encourager le secteur priv6 a investir en Haiti;
Et les bailleurs et partenaires d'Haiti a respecter leurs
promesses.
Mais plus que tout ce programme (dont on ne saisit
sans doute pas encore toutes les nuances, toutes les
complexit6s, si ce n'est les paradoxes), eh bien c'est le nom
m6me de Bill Clinton qui a un effet magique cesjours-ci dans
les rues de Port-au-Prince.


ants de bombonnes de gaz lacrymogenes utilisdes par les forces
nale etMinustah). Des etudiants de plusieursfacultis manifestent
nes rkclamant I 'application d 'une loiportant le salaire minimum
er 6 200 gourdes (US$ 5.00) Photo Robenson


Heureusement que les pr6sidentielles c'est pour
encore dans un an. Sinon cela aurait fait pas mal de jaloux !

Melodie 103.3 FM, Port-au-Prince


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Mercredi 08 Juillet 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 24


LE MONDE DIPLOMATIQUE


Geopolitique de 1'effervescence


A la manibre des petites secousses soci6t6s humaines revetent des formes


telluriques qui annoncent un tremblement de
terre de grande magnitude, les mouvements
contestataires qui ont agit6 la planete en 2008
ont 6t6 autant de signes avant-coureurs de
l'actuel s6isme 6conomique. Qu'ils reposent
sur des questions sociales, ethniques ou
linguistiques, les conflits qui divisent les


diff6rentes selon les pays. Nombre de ces
soulkvements populaires rel&vent pourtant de
causes clairement identifiables.
A c6t6 des richesses g6n&res, depuis
le d6but des ann6es 1990, par la mondialisation
et l'expansion du credit, la pauvret6 s'est
install6e, transformant en laiss6es-pour-


Coup d'etat au Honduras :


un defi a toute la region
(... suite de la page 2) En Haiti nous ne pouvons nous
Les trois premiers chefs d'Etat qui empecher de penser au coup d'6tat militaire
ont annonc6 des mesures contre le Honduras qui renversa le president Aristide en 1991.
sont le V6n6zu6lien Hugo Chavez, le Et au r6le qu'y fut jou6 par les
NicaraguayenDanielOrtegaetle BolivienEvo services de renseignements am6ricains
Morales. puisqu'on apprendra plus tard (dans les
Difficile de ne pas ressentir cette joumaux am6ricains) que le general Raoul
destitution par la force de 1'un d'entre eux C6dras 6margeait au CIN, filiale de la CIA au
comme une menace pour tous les l6us de la sein des forces armies d'Haiti.
region qui doivent leur position a leurs options Le Pentagone maintient un effectif
de gauche. Qu'ils adherent a la social- de 900 membres dans le cadre d'accords
d6mocratie comme Lula du Br6sil, Michble existant entre les Etats-Unis et le Honduras,
Bachelet au Chili ou Christina Kirchner en pays qui fut pendant longtemps dirig6 par des
Argentine ... gouvemements militaires.
Voire les radicaux comme Chavez du C'est au Honduras que le terrible chef
Venezuela, le bolivien Morales et Ortega du de la police de Port-au-Prince, le colonel
Nicaragua. Michel Francois, trouva asile apres le
D'ailleurs c'est couramment que ces renversement de la junte de C6dras par une
trois derniers annoncent des complots ourdis force militaire envoyee par le president Bill
contre leur personne ou contre leur Clinton.
gouvemement. Cependant lorsque celui-ci succ6da
Ordinairement les yeux se toument en 1993 au republicainBush pre, il n'eutpas
vers les Etats-Unis, la puissance imp6rialiste la tiche facile avec le Pentagone et la CIA.
traditionnelle. A part les chefs d'Etat latino-
Hugo Chavez n'avaitjamais rat6 une am6ricains de la gauche d6mocratique, le coup
chance d'enfoncer son clou au pr6d6cesseur du Honduras peut etre 6galement un test pour
du president Obama, George W. Bush, qu'il le nouvel h6te d6mocrate de la Maison
accuse d'avoir tremp6 dans le coup d'6tat blanche, Barack Obama.
perp6tr6 contre lui le 11 avril2002.
Haiti en Marche, 6 Juillet 2009
CIN, filiale de la CIA ...


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compte des nations et des populations
entibres. En raison des repercussions sur la
vie et les moyens de subsistance de millions
d'individus, la crise a accentu6 des lignes de
fracture sociales, politiques ou 6conomiques
perceptibles auparavant.
Au printemps 2008, des << meutes
de la faim >> clatent ainsi au Bangladesh, au
Cameroun, en C6te d'Ivoire, en Egypte, en
Ethiopie, en Inde, en Indon6sie, en Jordanie,
au Maroc et au S6n6gal. Certains des
affrontements parmi les plus embl6matiques
se produisent en Haiti. A Port-au-Prince, la
prise du palais pr6sidentiel par des milliers de
manifestants exigeant la distribution de
nourriture provoque l'intervention de l'arm6e
et des forces de la Mission des Nations unies
pour la stabilisation en Haiti (Minustah). Aux
Cayes, dans le sud de l'ile, quatre personnes
sont tu6es lors d'un change de tirs avec les
casques bleus. Ces 6v6nements auront raison
du premier ministre Jacques-Edouard Alexis,
contraint de d6missionner.

<< II est temps de revoir votre faVon
de penser >
De 2007 a 2008, le prix moyen des
denr6es alimentaires a double dans le monde
entier, entrainant la d6t6rioration du niveau
de vie des centaines de millions d'individus
qui, vivant d6jh dans la pauvret6, consacraient
une large part de leurs revenus a l'achat de
nourriture. Selon la Banque mondiale, cette
spectaculaire flamb6e des prix reposait sur
deux facteurs : d'une part, l'augmentation
importante du prix du p6trole et du gaz naturel,
largement utilis6s dans les activities agricoles
et dans la fabrication des engrais chimiques ;
d'autre part, la large proportion des cultures
consacr6es aux agrocarburants (1).
Par certains aspects, ce phenomene
peut etre compare celui de l'effondrement
du march de l'immobilier aux Etats-Unis.
Dans les deux cas, il s'agit d'une hausse
effr6n6e des prix fondue sur la speculation et
la promesse d'une croissance infinie.
Concemant les agrocarburants, la mutation
de la destination des sols a sembl6 pertinente
au regard de la demande sans cesse
grandissante de transports, mais a provoqu6
une augmentation quasi m6canique du prix
des denr6es alimentaires. II fut alors parfois
tentant d'organiser la p6nurie afin d'engranger
de meilleurs profits.
Les << meutes de la faim > ont
inqui6t6 bon nombre d'observateurs presents
sur les lieux. Elles les renvoyaient peut-6tre a
d'autres pages de notre histoire, celles qui
racontent comment des soulevements de
masse ont r6ussi a renverser des regimes. Ce
fut sans doute ce qu'avait a l'esprit l'ancien
premier ministre de la Jamaique Percival James
Patterson lorsqu'il 6voqua, en avril 2008, la
probability de nouveaux incidents. Ala tribune
du G77 (2), a Antigua, il d6clara ainsi : Si
vous pensez &tre a l 'abri, si vous pensez que
les emeutes ne peuventpas se transformer en
revolutions, il est temps de revoir votre faon
depenser (3). > Nul ne peut dire ce qu'il serait
advenu de sa prediction si, alors que la crise
atteignait son paroxysme, les prix du p6trole
n'avaient commence plonger,
imm6diatement suivis par ceux des produits
alimentaires de base, ce qui r6duisit les
tensions.
Cependant, les << meutes de la faim >
ne sont que l'une des consequences des
d6sordres 6conomiques apparus en 2008. Le
ch6mage de masse commencant a devenir une
r6alit6, les gouvemements, les entreprises ou
toute entit6jug6e responsable sont pris h parti.
En Inde, oni plusieurs regions sont le th6htre
de mouvements de contestation violents,
souvent pr6sent6s comme ethniques, religieux
ou li6s au system des castes, ces flamb6es
relevent 6galement de preoccupations
6conomiques et d'un sentiment diffus
d'injustice.
En mai 2008, des milliers de bergers
nomades les Gujjars se rassemblent,
porteurs de revendications 6conomiques, pour
bloquer les voies d'acces a Agra, la ville du
Taj Mahal. Trente d'entre eux p6rissent lors
d'6chauffour6es avec la police. En octobre,
c'est en Assam, dans le nord-est du pays, que
des troubles 6clatent, alors que des habitants
appartenant aux couches les plus d6munies
tentent de contenir les flots d'immigrants


Page 6


ill6gaux affluant du Bangladesh voisin (4).
En Chine, on nomme habituellement
o incidents de masse > les d6bordements qui
impliquent des ouvriers ou des paysans en
colere a la suite de fermetures d'usines, de
pertes de revenus ou d'expropriations
ill6gales. C'est done ainsi que P6kin a qualifi6
les altercations avec les forces de police
survenues dans l'est du pays lorsque des
travailleurs migrants priv6s de salaires ont mis
plusieurs usines a sac.
Cette escalade d6clench6e par le
ralentissement de l'activit6 reflete des
preoccupations ant6rieures. La fracture la plus
marquee demeure celle de l'6cart des richesses
qui pr6vaut entre les classes moyennes des
villes et les populations rurales. En p6riode
florissante, les ouvriers avaient la possibility
de quitter les campagnes pour aller trouver du
travail dans les zones urbaines qui fabriquent
des produits destin6s a l'exportation. Des
usines ont ferm6 leurs portes. Dans de trop
nombreux cas, les dirigeants n'ont propose
aucune compensation (5).
Au mois de d6cembre 2008, en plein
coeur de la tourmente, on observa un glissement
des tensions vers l'Europe occidentale et les
pays de l'ancienne Union sovi6tique. Les
manifestations sont motives par la peur du
ch6mage de longue dur6e, une perte de
confiance allant parfoisjusqu'h la defiance
et au d6gofit- en la capacity des dirigeants a
r6soudre les problkmes et, partout, par le
sentiment que le < systdme > ne r6pond plus
ni auxbesoins ni aux aspirations du plus grand
nombre.
La Grece figure parmi les premiers
pays touches par cette nouvelle vague de
soulevements. C'est ainsi qu'Athenes connait
six jours de manifestations et de violences,
apres la mort d'un coll6gien de 15 ans tomb6
sous les balles des forces de l'ordre (6). Malgr6
les excuses du gouvemement et les poursuites
judiciaires intent6es a l'encontre de l'agent
fautif, les 6meutes se propagent A travers tout
le pays.
A peine les tensions sont-elles
retomb6es en Grece que les Russes expriment
a leur tour leur m6contentement. A l'origine
de la rebellion, l'institution par le premier
ministre Vladimir Poutine d'une taxe sur les
voitures japonaises import6es visant a
prot6ger l'industrie automobile nationale. Les
premiers, les concessionnaires de v6hicules
d'occasion nippons montent au front pour
alerter sur la degradation de leurs conditions
de vie. Ceux des automobilistes qui pr6ferent
acheter des voitures 6trangeres, car elles
demeurent moins chores, prennent aussit6t le
relais. De gigantesques operations escargot
s'organisent a Vladivostok et dans trente
villes a travers le pays.
De Port-au-Prince a Vladivostok,
une mme colere
L'annde 2009 s'ouvrira en Europe de
1'Est sur d'autres mouvements de meme
nature. Du 13 au 16 janvier, des manifestations
donnent lieu a des altercations avec la police
a Riga, Sofia et Vilnius, capitales respectives
de la Lettonie, de la Bulgarie et de la Lituanie.
Ces incidents sont d6clench6s par la fermeture
d'une usine, l'annonce de mesures d'aust6rite
ou l'augmentation des prix. Cependant,
plusieurs facteurs syst6miques sont aussi en
cause et, au bout du compte, toutes ces
manifestations comme celles qui agitent
l'Irlande en f6vrier expriment une meme
colere, une defiance 1l'6gard des gouverants.
Touch lui aussi de plein fouet par la
crise, le Pakistan connait de trbs graves
d6sordres sociaux. Bien que Washington
continue a se polariser sur Al-Qaida et les
talibans, d'autres observateurs tentent
d'alerter sur la d6t6rioration du tissu
6conomique. o La classe moyenne
pakistanaise, bien que rdduite, a une
influence politique considerable, explique
Niall Ferguson, historien a l'universit6
Harvard. Elle a dt littiralement &crasde par
S'effondrement du march des changes. > Et
d'ajouter : o Une proportion croissante
d'hommesjeunes est confrontee au ch6mage.
On a connu meilleur gage de stability
politique (7). >>
Des dangers similaires guettent les
pays producteurs de p6trole. Ils enregistrent
une baisse substantielle de leurs revenus.
(GEOPOLITIQUE/p.7)





Mercredi 08 Juillet 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 24 ECO&


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Page 7


I a A* J+B I |i..0+n + + 4*00*


Geopolitique


de I effervescence

(... suite de la page 6)
Lorsque les prix 6taient au plus haut, certains de leurs
gouvemants utilisaient les deniers de l'Etat pour financer des
programmes sociaux (Venezuela, Bolivie avec le gaz),
r6compenser la loyaut6 de tranches de population acquises a
leur cause et, dans certains cas, entretenir les forces de security
appel6es a contenir les dissidences. Les revenus de l'ensemble
de leurs populations 6tant en baisse, le d6veloppement de
mouvements sociaux est a redouter chez certains d'entre eux (8).
Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le monde
a connu plusieurs p6riodes de recession. La situation actuelle
semble trbs difffrente. Chacun se demande quand interviendra
la reprise. A cet 6gard, le rapport de la Banque mondiale pour
les ministres des finances du G20 se revble trbs alarmant. II
prvoit que quarante-six millions de personnes
suppl6mentaires seront affect6es par la pauvret6 et exposes
a la malnutrition (9). Les reserves alimentaires devraient
diminuer en raison de s6cheresses records attendues en
Argentine, enAustralie, dans le nord-ouest de la Chine, l'ouest
des Etats-Unis et une partie du Proche-Orient. Le rapport
affirme 6galement que, dans de telles circonstances, les
mouvements spontands de colkre ne sont pas a exclure. Les
actions de salaries francais (Caterpillar, Molex, Continental),
pour une fois, lui donnent raison.
Un d6clin continu de l'6conomie, l'aggravation des
fractures existantes et la persistance de la defiance envers les
institutions en place constituent les ingredients d'un cocktail
d6tonant.
Michael T Klare.


Melodie Matin

Sur


LEGAL NOTICE
Pursuant to F.S. 98.075(7), notice is hereby given to the voters listed below. Please be advised that your eligibility to vote is in question based on information provided by the State of
Florida. You are required to contact the Supervisor of Elections in Miami-Dade County, Florida, no later than thirty days after the date of this Notice in order to receive information
regarding the basis for the potential ineligibility and the procedure to resolve the matter. Failure to respond will result in a determination of ineligibility by the Supervisor of Elections and
your name will be removed from the statewide voter registration system. If you have any questions pertaining to this matter, please contact the Supervisor of Elections at 2700 NW 87h
Avenue, Miami, Florida or call 305-499-8363.
AVISO LEGAL
Conforme a F.S. 98.075(7), por el presente se notifica a los electores enumerados a continuaci6n que segun informaci6n provista por el Estado de la Florida, se cuestiona su
elegibilidad para votar. Usted debe comunicarse con el Supervisor de Elecciones del Condado de Miami-Dade, Florida, dentro de los treinta dias, a mas tardar, desde la fecha de este
Aviso, con el fin de que se le informe sobre el fundamento de la posible falta de idoneidad y sobre el procedimiento para resolver el asunto. Si usted no cumple con su obligaci6n de
responder, se emitira una declaraci6n de falta de idoneidad, por parte del Supervisor de Elecciones, y su nombre se eliminara del sistema de inscripci6n de electores de todo el estado.
Si tiene alguna duda acerca de este tema, por favor, comuniquese con el Supervisor de Elecciones, en 2700 NW 87th Avenue, Miami, Florida, o portel6fono, al 305-499-8363.
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Dapre Lwa Florid F.S.98.075(7), yap avize vote yo ki sou lis pi ba la-a. Nap avize w ke baze sou enf6masyon nou resevwa nan men Eta Florid, nou doute si w elijib pou vote. Yap
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Por el presente se da aviso a: Ultima direcci6n conocida: Por el presente se da aviso a: Ultima direcci6n conocida:
Yap avize: Denye adrbs nan rejis: Yap avize: Denye adrbs nan rejis:
Acevedo, Iran 38 NW 33Rd St Miami, FL 33127 Lacey, Terry B 2960 NW 161St St Miami, FL 33054
Alexandre, La QO 8445 NW 15Th Ave Miami, FL 33147 Lassus, Pedro L 5510 E 2Nd Ave Miami, FL 33013
Allen, Michael 3985 NW 176Th St Miami, FL 33055 Laster, Shaun D 5210 NW 5Th Ave Miami, FL 33127
Alvarez, Felix E 94 NE 24Th St#1 Miami, FL 33137 Lattimore, Brian G 2170 NW 63Rd ST Miami, FL 33147
Alvarez, Jesus R 9811 W Okeechobee Rd #104 Miami, FL 33016 Lee, Godfred 801 NW 168th Dr Miami, FL 33169
Andrews, Laurena M 242 Grant Dr Miami, FL 33133 Lee, Winfred A 7140 NE Miami Ct Miami, FL 33138
Annechino, Charles 1255 NE 135th St #8 B3 Miami, FL 33161 Lewis, Anthony J 2605 NW 135Th St #101 Miami, FL 33167
Austin, Lavares T 550 NW 60Th St Miami, FL 33127 Lewis, Elliott B 5445 Collins Ave #M12 Miami, FL 33140
Baptiste, Michael E 1550 N Miami Ave Miami, FL 33136 Lewis, Jawvan L 5625 NW 30Th Ave Miami, FL 33142
Barr, Erika P 6511 NW 12Th AVE Miami, FL 33150 Lewis, Robert K 18501 NW 28Th PI Miami, FL 33056
Bastida, Hugo J 720 Collins Ave UNIT #410 Miami, FL 33139 Lightbourn, Terian M 9150 NW 7Th Ave #303 Miami, FL 33150
Bellamy, Jontavia I 317 Oxton Ct Miami, FL 33055 Lipscomb, Aaron 15431 SW 306Th St Miami, FL 33033
Berry, Kareem AA 1853 NW 63Rd St Miami, FL 33147 Lopez, Juan C 218 SW 16Th Ave #1 Miami, FL 33135
Berry, Shawn P 275 NW 193Rd TER Miami, FL 33169 Lovett, Tarvaris 880 NW 106Th St Miami, FL 33150
Bethel, Reginald T 1051 NW 53Rd St Miami, FL 33127 Marine, Loretta V 574 NW 6Th St Miami, FL 33136
Bland, Nicholas T 8981 NE 8Th Ave #PH15 Miami, FL 33138 Marshall, Alfreda 2985 NW 54Th St Miami, FL 33142
Bolden, Darrell P 1907 NW 5Th PI Miami, FL 33136 Marshall, Robert C 1100 NW 55Th Ter Miami, FL 33127
Borinsky, Joseph D 1129 NW 3Rd St #104 Miami, FL 33128 Martinez, Bryan R 13440 SW 81St St Miami, FL 33183
Britt, Virginia 6970 Indian Creek Dr#3 Miami, FL 33141 Martinez, Rafael S 162 NE 23Rd St#1 Miami, FL 33137
Brogdon, David J 12603 NW 17Th Ave #1 Miami, FL 33167 Mason, Shelly M 3051 E 4Th Ave Miami, FL 33013
Brown, Anthony D 5553 NW 13Th Ave Miami, FL 33142 Matthews, Xavier 5961 SW 61St Ct Miami, FL 33143
Brunson, Lacedrick 3051 E 4Th Ave Miami, FL 33013 Mayo, Arthur F 2020 NW 93Rd Ter Miami, FL 33147
Bueno, YilertoA 8615 NW 8Th St #315 Miami, FL 33126 McClendon, John H 1550 N Miami Ave Miami, FL 33136
Butler, Reginald V #8 1603 Nw 1St Ct Miami, FL 33136 Mc Duffie, Marc P 19141 NW 19Th Ave Miami, FL 33056
Byrd, Domar H 1024 NW 60Th St Miami, FL 33127 Mc Griff, Alma L 9100 NW 23Rd Ave Miami, FL 33147
Cade, Anthony D 1617 SW 3Rd Ct Miami, FL 33030 Mc Kinney, Darrell L 239 Nw 16Th Ter Apt 16 Miami, FL 33142
Camacho, Alex M 810 NW 24Th Ct Miami, FL 33125 Meade, Tammy L 530 NE 82Nd St #2 Miami, FL 33138
Campbell, David E 1530 NW 35Th St Miami, FL 33142 Mells, Bernard 8452 NW 5Th Ave Miami, FL 33150
Cancanon, Zariel 226 SW 5Th Ave #25 Miami, FL 33130 Milanes, Luis A 250 SW 14Th Ave #49 Miami, FL 33030
Castillo, Abel A 953 COLLINS AVE #505 Miami, FL 33139 Miller, Michael 10475 SW 152Nd St Miami, FL 33157
Cervantes Ill, Abelardo 10990 SW 202Nd Dr#64 Miami, FL 33189 Modest, Leon 2931 NW 158Th St Miami, FL 33054
Chanquet, Eugene 4260 NW 79Th Ave #D2 Miami, FL 33166 Moorer, Anthony R 5110 NW 23Rd Ave #6 Miami, FL 33142
Chavez, Jesus D 1290 NW 9Th St Miami, FL 33030 Morillo, Jonathan 13005 NE 9Th Ave Miami, FL 33161
Chevere, Carlos 18004 NW41St PI Miami, FL 33055 Murphy, Jose G 1037 NW 28Th St Miami, FL 33127
Chinea, Ricardo E 5318 SW 141St Ave Miami, FL 33175 Nagee, Elliot 21120 NW 29Th AVE Miami, FL 33056
Colon, Alvaro J 1889 NW 93Rd St Miami, FL 33147 Najarro, Antonio J 5434 NW 5Th AVE #1 Miami, FL 33127
Coney, Dontavious J 1500 Jefferson Dr#A Miami, FL 33034 Nigro, Toni L 19900 NW 37Th Ave #A41 Miami, FL 33056
Cook, Roosevelt W 2500 NW 131St St Miami, FL 33167 Nina, Carlos 1550 N Miami Ave #3 Miami, FL 33136
Cornelius, Shirley 9301 SW 52nd Ter Miami, FL 33165 Ornithopoulos, Maria G 5601 Collins Ave #1714 Miami, FL 33140
Crawford, Gregory M 19801 SW 110Th Ct #121 Miami, FL 33157 Ostine, Guerlyne 13800 NE 6Th Ave #2 Miami, FL 33161
Cuadra, Maylin C 8728 SW 154Th Circle PI Miami, FL 33193 Oxholm, Ralph 7495 SW 21St St Miami, FL 33155
Cuadrado, Michael E 410 Caligula Ave Miami, FL 33146 Page, Marcus 1404 NW 22nd St Miami, FL 33142
Cumba, Abran 8096 NW 99Th Ter Miami, FL 33016 Perez JR, Andres 11905 NE 2Nd AVE #C401 Miami, FL 33161
Cunningham, Jeffrey C 97 NE 20Th St Miami, FL 33137 Persell, Lavern J 1411 NW 51St St #C Miami, FL 33142
Curry, Charles 1456 NW 32Nd St Miami, FL 33142 Phillips, Keith 4510 NW 10Th CT Miami, FL 33127
Daffin, Lashawna D 4801 NW 19Th AVE Miami, FL 33142 Pierre, Mike N 1102 NW 105Th Ter Miami, FL 33150
Davis, Christopher L 1850 NW 91St St Miami, FL 33147 Portela, Rodolfo 776 NW 66Th St Miami, FL 33150
Davis, Sherrill K 18921 NW 12Th AVE Miami, FL 33169 Presley, Eugenia M 2047 Lincoln Ave APT #4 Miami, FL 33054
De Avila, Johnny E 8213 NW 201St TER Miami, FL 33015 Pursen, Kim 7977 W 12Th Ave Miami, FL 33014
Delgado, Traves R 14256 SW 92Nd St Miami, FL 33186 Reese, Larry 675 NW 17Th ST Miami, FL 33136
Duncombe, William F 2491 NW 58Th St Miami, FL 33142 Riker, Mark 13373 SW 255th Ter Miami, FL 33032
Eaglefeather, Jokivia J 1700 NE 146Th St Miami, FL 33181 Rivers, Samuel 3795 NW 165Th St Miami, FL 33054
Engel, John A 18440 SW 79Th Ct Miami, FL 33157 Roberson, Keith L 321 NW 40Th St Miami, FL 33127
Engram, Richard L 3361 NW 52Nd ST Miami, FL 33142 Roberts, Eric C 1250 NW 62Nd St Miami, FL 33147
Estevez, Eric U 7440 SW 136Th St Miami, FL 33156 Rodriguez, Hector 11931 SW 123rd Ave Miami, FL 33186
Evans, Antwan 1069 NW 47Th St Miami, FL 33127 Rodriguez, Gerardo C 3621 Collins Ave #510 Miami, FL 33140
Faizan, Robin A 80 W 38Th St Miami, FL 33012 Rosa, Rosalba 980 NE 170Th St #114 Miami, FL 33162
Feliciano, Wilfredo 250 SW 14Th Ave #6 Miami, FL 33030 Ruiz, Luajimay 2175 NE 169Th St #317 Miami, FL 33162
Ferguson, Elmore D 3256 NW 48Th St Miami, FL 33142 Ryan, Robert 961 Dove Ave Miami, FL 33166
Fields, Ivory L 2357 NW 81St St Miami, FL 33147 Sanchez, Hernan F 3681 NW 16Th St Miami, FL 33125
Filus, Robinson 1400 NE 117Th St Miami, FL 33161 Sanchez, Ubaldo 14068 SW 40Th Ter Miami, FL 33175
Forbes, Chonton 280 NW 101St St Miami, FL 33150 Sanchious, Vanessa 20050 SW 88Th Ct Miami, FL 33189
Fuentes, Tamara R 2070 Bay Dr#512 Miami, FL 33141 Santiago, Michelle 939 NW 81St St Miami, FL 33150
Gaiter, Clarence S 1002 NW 110Th St Miami, FL 33168 Saunders, Giovanni PD 2231 NW 95Th St Miami, FL 33147
Garcia, Felix 6941 SW 129Th Ave #4 Miami, FL 33183 Sheedy, Myrle 20501 NW 23rd Ave Miami, FL 33056
Garcia, Roger 19870 SW 136Th St Miami, FL 33196 Shepard, Malcan J 3379 NW 51St Ter Miami, FL 33142
Gary, Elaine 281 Sierra Dr#D410 Miami, FL 33179 Smith, Jessie E 395 NW 177Th ST #112 Miami, FL 33169
Glenn, Dederick L 5075 NW 27Th Ave Miami, FL 33142 Smith, Ronald L 13116 Alexandria Dr#237 Miami, FL 33054
Golden, Maurice A 1080 NE 80Th St APT #4 Miami, FL 33138 Smith, Tavariuss M 2785 NW 42Nd St #10 Miami, FL 33142
Gonzalez, Cheyenne 2467 SW 18Th St Miami, FL 33145 Stiebel, PeterT 705 NW 9Th Ave Miami, FL 33034
Gonzalez, Luis 28715 SW 144th Ave Miami, FL 33033 Swain, Shelia D 13303 SW 255Th Ter Miami, FL 33032
Guerra JR, Ricardo 2177 NW FlaglerTer Miami, FL 33125 Thomas, KonnieT 2351 NW 56Th St Miami, FL 33142
Hall, Shawanda D 4210 NW 11Th Ave Miami, FL 33127 Tijero, Zenaida R 15413 SW 288Th St #205 Miami, FL 33033
Harris, Antravya C 421 NW 12th St #8 Miami, FL 33034 Toles, Edwin L 1295 NW 71st Ter Miami, FL 33147
Henderson III, Clinton 3513 Jefferson St Miami, FL 33133 Torobo, Delia 941 SW 4th St Miami, FL 33130
Henriquez, Rafael 3666 SW 5Th Ter Miami, FL 33135 Trista, Almilca L 3375 Grand Ave #3 Miami, FL 33133
Horton, Rodney S 19810 NW 39Th Ct Miami, FL 33055 Valbrun, Ogson 335 NW 108Th Ter Miami, FL 33168
Hunt SR, Gary L 1742 NW 51St Ter Miami, FL 33142 Valerio, Magdiel 134 NW 13Th Ave Miami, FL 33125
Izquierdo, Mario 2400 NW 35Th St Miami, FL 33142 Vera, Ismael 1814 NW 22Nd Ct #4 Miami, FL 33125
Jackson, Lecurtis 777 NW 155Th Ln 318 Miami, FL 33169 Viel, Alfred W 3550 NW 82Nd St Miami, FL 33147
Jean-Jacques, Andre P 121 NE 121St St Miami, FL 33161 Vila, Ernesto E 5700 Biscayne Blvd #3 Miami, FL 33137
Jeffreys JR, Samuel L 124 NE 14Th St #328 Miami, FL 33132 Wadley, Tulina L 1304 NW 8Th PL Miami, FL 33034
Jenkins, Darcy R 1574 NE 191St St #146 Miami, FL 33179 Walker, Dee AT 675 NW 56Th ST Miami, FL 33127
Johnson JR, Jamerson C 2765 NW 60Th St #8 Miami, FL 33142 White, Trevor M 1260 NW 155Th Ln #305 Miami, FL 33169
Johnson, Bruce R 575 NW 22Nd ST Miami, FL 33127 Williams, Fernando B 444 NE 206 LANE Miami, FL 33179
Johnson, Tisean M 2000 NW 187Th St Miami, FL 33056 Williams, Yunise 1704 NW 1St PI #20 Miami, FL 33136
Johnson, Torrence D 2301 NW 54Th St #6 Miami, FL 33142 Wilson, David 1776 NW 57Th ST Miami, FL 33142
Jones, Jayvin A 260 Seaman AVE Miami, FL 33054 Woods, Xavier R 13850 Nw 41 St Miami, FL 33147
Jones, John 11310 SW 214Th St Miami, FL 33189 Wright III, Frank A 4700 NW 32Nd Ave #45 Miami, FL 33142
Jones, Ouslee V 7001 NW 15Th Ave #13 Miami, FL 33147
King, Lucille LR 10015 NW 7Th Ct #D Miami, FL 33150
King, Tedrick T 11050 SW 224Th ST Miami, FL 33170
Knox, Ali R 740 81St St #1 Miami, FL 33141
Kranz, Larry 100 NE 6Th Ave UNIT #705 Miami, FL 33030
Kroon, Ruth 5255 Collins Ave #B3 Miami, FL 33140
Continued on next column I continue en la siguiente columna I kontinye sou 16t ranje a
D Lester Sola
gMIAM Supervisor of Elections, Miami-Dade County
sl* Supervisor de Elecciones, Condado de Miami-Dade
Sipevizb Eleksyon, Konte Miami-Dade


e lo d i e
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aftrint 9,50 4.





Mercredi 08 Juillet 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 24


Prince Michael et Lady Diana !

Michael Jackson laisse 1 milliard pour ses enfants Prince Michael I,

Prince Michael II et Paris, mais rien pour leur mere qui n'est pas leur mere


PORT-AU-PRINCE, 3 Juillet- Meme la mort d'Elvis
Presley, le 16 aoft 1977, qui ne provoqua pareil charivari
plan6taire.
On n'a aucun souvenir d'un royaume africain qui
aurait r6clame d'etre le lieu oi le << king >> (le roi du rock) devait
6tre inhume, meme si laville oi il repose, Memphis (Tennessee),
a son origine dans l'Egypte ancienne.
Le roi des Sanwi, du royaume du Krinjabo, dans le
department d'Aboisso en C6te d'Ivoire, qui avait requ et


pluie) s'inspire de la Grande depression des annees 30-40.

Scenes d'hyst6rie ...
Pour vivre ce qui se d6roule depuis le fatidiquejeudi
25 juin, il faut revenir plut6t a la mort d'un autre grand
phenomene americain, Rudolph Valentino.
L'un des ic6nes du cinema americain, le petit play-
boy italien danseur de tango devenu par la magie de Hollywood
(et surtout comme par hasard) une star mondiale et immortelle,


moto comme dans la scene memorable du film qui l'a immortalise,
Fureur de vivre.
De quelque maniere bete que la mort survienne
(somnifere pour Marilyn, cure d'amaigrissement chez Elvis
pour retrouver le coup de rein qui fut son image de marque,
Demerol voire morphine pour Michael etc), tout ph6nomene
de ce genre se doit de partirjeune ou a un age pas trop certain

A cet 6gard, Michael Jackson 6tait arrive pratiquement


Rudolph Valentino


elev6 Michael Jackson a la dignity princiere, exige que le < roi
de la pop music > repose dans ce pays d'Afrique comme l'exige
la coutume.
Par contre, le president Jimmy Carter accepta de mettre
le drapeau en berne pour la mort d'Elvis.
Le president Barack Obama a rendu au moins deux
fois hommage a Michael Jackson depuis sa mort survenue le
25 juin 6coule, a l'Age de 50 ans. Mais rien de plus.
Carter, l'homme des droits de l'homme, 6tait plus
sensible peut-etre au vox populi.
Bien que Obama devrait se souvenir que le plus grand
classique am6ricain, << Singing in the rain >> (Chantons sous la


Elvis Presley


Marilyn Monroe


James Dean


Rudolph Valentino est decede le 23 aoft 1926, a l'Age de 42 au bout de la corde. Cinquante ans, ce n'est pas le bel Age
ans. quand on est ce qu'on appelle << an american phenomenon >>,
L'annonce de sa mort donna lieu a des scenes c'est d6ej un croulant.
d'hyst6rie. Et ses funerailles a l'un des spectacles les plus


hauts en couleurs dont Hollywood n'eutjamais reve.
Aujourd'hui encore chaque annee a l'anniversaire
de sa mort, des fleurs sont d6pos6es par une main inconnue
(et gant6e de velours) sur sa tombe.
Et a chaque generation un cineaste se doit de recreer
le mythe, comme le Valentino de Ken Russel, incarnm par une
autre star de tous les temps, 1'Ftoile de la danse Rudolph
Noureev.


Nan Ginen ...
Voilh done tout ce qu'essayaient de cacher les
couches successives de mascara.
Le monde entier vit dans le suspense des funerailles
du roi de la pop. Quand et Oi ? Dans sa propriety califomienne
de Neverland, pendant du Graceland d'Elvis dont il epousera
la fille (comme s'il s'agissait d'une rielle dynastie) ou ailleurs ?


A Magical Summer in "Paradise"

From July 1" to September 30" 2009


At Km 77, Cote des Arcadins. Montrouis,
just one 1 hour drive from the
Port-au-Prince International Airport,
Moulln Sur Mer welcomes you
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THE OGIER-FOMBRUN MUSEUM
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-Fwvm July I" to Sep. 3(k 2009

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Kids (0 to 4) Stay Free
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+10% Taxes

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SALLE 1804: a 200 SEAT AUDITORIUM
Conference and Wedding Center
The Oratory for wedding ceremonies
High Speed InternetAccess...


Toujours d'une
overdose ...
On pourrait bien sfir
evoquer aussi Marilyn Monroe
decedee, le 5 aoft 1962, a Los
Angeles, a 36 ans, d'une
addiction aux m6dicaments, aux
somniferes, aux anti-
depresseurs. Bref, d'une
overdose.
Comme c'est, semble-
t-il aussi, le cas pour Michael
Jackson.
Et comme c'est arrive
a Elvis Presley qui se bourrait
de pilules amaigrissantes ;
Rudolph Valentino, foudroye
par une p6ritonite ...
Idem James Dean qui
se tua en 1956, a 24 ans, sur sa


Bizarrement on aurait dit que le d6funt avait r6gl6 sa
disparition comme ses spectacles sur lesquels il gardait un
secret total jusqu'au moment de la performance toujours
6tourdissante et a la perfection.
Les histoires de testament, de la tutelle de ses enfants
(Prince Michael I, Paris et Prince Michael II) confide a sa mere
et a d6faut de celle-ci a la chanteuse Diana Ross qui fut son
mentor, ses trois enfants conqus tous in vitro mais dont
personne ne connait les parents biologiques car ne c'est ni lui
ni son ex-6pouse Debbie Rowe, et pour finir l'6pais mystere
entourant les causes de sa mort, tout cela semble surgir d'un
scenario.
Mais quant a savoir si ses funerailles seront plus
grandioses que celle de la princesse Diana, cela reste a voir.
Dans la mort, les vraies familles royales feraient peut-
6tre mieux que Hollywood. Sauf si Michael 6tait envoy chez
son maitre spirituel, le roi des Sanwi, en Afrique, pour y 6tre
inhume. Oui, << nan Ginen > !

Marcus, 3 Juillet 2009


Page 8


Michael Jackson et deux de ses enfants (Paris et Prince Michael I)


INFORMATION & RESERVATION:
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Mercredi 08 Juillet 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 24


La couture comme perspective d'avenir


En d6pit d'un march inond6 par les v6tements
imports neuf ou usag6s communement appel << pbp >>, les
aspirants au metier de couturier et couturibre sont nombreux.
Chaque annie, ils sont des centaines a travers le pays a passer
les examens officiels pour d6crocher le dipl6me qui les
habiliteront a exercer cette profession.
Ce samedi 27 juin 2009, dans les locaux de l'Ecole
m6nagere Anne Marie Desvarieux, ils sont 142 &l~ves a d6filer
sous les yeux des deux membres dujury de l'Institut national


<< J'ai choisi la couture parce que c'est un m6tier
original. La couture c'est aussi le design et la cr6ativit >>,
affirme, sourire aux lvres, Mlle Delva. << Je n'ai pas peur pour
mon avenir >>, declare l'leve qui dit rever de devenir designer
pour son propre magasin.
Patricia Toussaint, 25 ans, a laiss6 tomber sa
profession de secr6taire pour la couture. < Je n'aime pas
travailler avec un patron, je pr6fbre travailler pour mon propre
compte. C'est pourquoij 'ai d6cid6 d'apprendre la couture qui

1~ -7


Au cours du defil, la robe qu'il a cousue 6tait port6e
par une camarade de classe. Avant cette tape, en effet, les
&lves ont pass un examen theorique puis, sous la supervision
des repr6sentants du Ministere de l'Education nationale,
confectionni, chacun, une robe. Celle-ci, fabriqude selon un
module choisi parmi les trois proposes par les responsables,
6tait port6e par le postulant. L'assemblage comptait sur 80%
de la note et le d6fil6 sur 20 %.
Ce meme exercice va se reproduire dans tous les


Patron et module d'ateliers de couture en Haiti (photos Marco Dormino) '


de formation professionnelle (INFP), une direction
d6concentr6e du Ministere de l'Education nationale. Ces
jeunes, en majority des filles, franchissent la dernibre tape
avant l'obtention du brevet d'aptitude professionnelle (BAP).
En effet, cet acte officiel va habiliter ces &lves a
s'installer comme couturiers ou couturibres. Et l'examen
sanctionne les connaissances acquises en coupe et couture
sur une p6riode d'une annde. << A travers cette evaluation, on
v6rifie que les notions apprises pour la confection des
v6tements ont &t6 bien int6gres >>, explique Mme Margareth
Beaulibre, la directrice des operations a 1'INFP.
Dans la file d'attente, on retrouve Sandy Delva, 21
ans, une leve de l'Ecole m6nagere Anne Marie Desvarieux,
qui a en main un num6ro indiquant l'ordre de son passage
dans le d6file. Elle n'a pas de doute qu'elle abien assimild ses
cours. Dans sa robe verditre, elle est non seulement confiante
qu'elle va d6crocher son dipl6me, mais aussi optimiste quant
a son avenir dans la couture.


va me permettre de travailler de manibre ind6pendante >>,
affirme-t-elle.
De son c6te, Wisterline Ducasse, l'une des plus
jeunes candidates, Ag6es de 16 ans, s'est orient6e vers la
couture parce que < utile pour demain >. Cette 61lve de l'Ecole Marianne Tilly de
Thomassin compte plus tard monter son propre atelier et mime
transmettre cette connaissance aux autres.
I1 n'y a pas que des filles a s'int6resser a la couture.
Parmi les candidats a l'examen, on trouve quatre hommes.
Micender Lespinasse, 20 ans, est l'un d'entre eux. Comme ses
camarades de sexe f6minin, il n'a pas peur pour son avenir.
Pour lui, le BAP n'est qu'une tape dans sa formation et son
parcours professionnel.
< Je ne veux pas m'arreter ici, je veux partir me
perfectionner a l'6tranger >, dit le jeune homme qui compte
aussi apprendre a crder des accessoires assortis auxvetements
qu'il va confectionner.


d6partements du pays. Et des d6l1gu6s de 1'INFP vont se
d6placer dans les sieges d'examen afin d'dvaluer les aspirants
couturiers. Les jur6s sont recrut6s parmi les professeurs des
dcoles de couture.
< Certains des dipl6m6s vont poursuivre leurs 6tudes,
d'autres vont ouvrir leur atelier de couture ou, plus tard, fonder
leur propre cole >, affirme Anne Marie Desvarieux, la
responsable de l'6cole 6ponyme.
Meme si les aspirants couturiers sont toujours
nombreux, leur effectif a consid6rablement diminud, t6moigne
Mme Desvarieux dont l'6cole existe depuis 55 ans a Port-au-
Prince. Parmi les raisons qu'elle a avanc6es : l'6mancipation
de la femme se traduisant par l'orientation vers des m6tiers
moins traditionnels.
D'ailleurs, comme elle le fait remarquer, si jadis la
plupart des femmes 6tudiaient la couture comme corollaire de
leur vie au foyer, de nos jours, elles le font surtout pour avoir
une profession.


Tourisme local/ Jeremie


Coup d'oeil sur la ville de Jeremie

Radiographie de la ville de Jdrdmie face a son passe glorieux


Par : Joel Lorquet

Jer6mie qui a pris naissance le 3 juillet 1756 est le chef
lieu du D6partement de la Grande Anse qui regroupe 12
communes. Le 2506me anniversaire de laville a 6t6 c6l6brd en
2006.
Jkr6mien de naissance, Jean-Luckner
Laguerre, professeur etjoumaliste de carrier
(Correspondant de la Voix de
l'Am6rique) pr6sente sa ville, la M6tropole de
la Grand'Anse comme 6tant < une cit6 trs
accueillante, construite comme un
amphithditre >. I1 indique que la ville actuelle .
est a son 3eme trac6.
Ceux qui y ont grandi ou l'ont connu
pr6sentent Jer6mie comme 6tant une tres belle
ville et l'une des plus s6curis6e du pays.
Jean Marc-Antoine Guilloux, PDG de
Radio Xaragua (89.5 FM) precise que la ville
de Jer6mie a commence r6gresser a partir
des V6pres de 1964, car avant le massacre de
plusieurs notables de cette ville par les sbires
de Franqois Duvalier, les communes de la
Grand'Anse n'achetaient aucun produit de la
capitale mais importaient directement de
certains pays et exportaient en change, du
bois de campeches, de la figue-banane, des


ignames, du cacao, du caf6, etc. Une quarantaine d'anndes
plus tard la ville de Jerimie se trouve en situation de ne pouvoir
exporter aucun produit local alors que le ciment, le riz, la farine
et le son de bl6 sont les seuls produits arrivant directement de
l'6tranger a bord de bateaux.


Jeremie par-dessus les toits (photo Joel Lorquet)


Expansion et bidonvilisation de la ville de Je6rmie
Selon Jean Marc-Antoine Guilloux, < la seule
evolution de la ville de Jer6mie, c'est son agrandissement
constant, mais malheureusement elle se fait de manibre
anarchique >> dit-il.
La lutte contre l'anarchie et la
bidonvilisation ne semble pas encore
officiellement faire partie de l'agenda du
nouveau Maire de Jer6mie, le Chirurgien-
dentiste Ronald Etienne installe dans ses
fonctions au debut du mois de d6cembre
dernier. Le nouveau Maire affirme avoir 3
priorit6s : la r6gularisation de l'6lectricit6 pour
laquelle il dit mener une bataille intense; la
r6fection de la << Ravine de Madame Cadeau >
qui constitue un veritable danger pour les
habitants et enfinl'assainissement de la ville.
En d6pit de tout, la ville de Jer6mie
est l'une des villes les moins bidonvillis6es
du pays a l'exception de certains quartiers
populaires notamment Mackandal, Ste H6lne,
Nan Platon, Cit6 La source, Basse ville et Nan
pousy. Cela s'explique par le fait que les
nouveaux venus en provenance de la
campagne pr6ferent acheter ou construire des
maisons pour habiter. Les J6rnmiens rendent
(JEREMIE/p.10)


eske mwen ka voye rive jouk $200.00 an Ayiti


pou 8.00oswamwens?


WESwJ2 t~


Page 9





Mercredi 08 Juillet 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 24


Tourisme local/ Jeremie


Coup d'oeil sur la ville de Jeremie


(... suite de la page 9)
responsables les anciens maires des quelques bidonvilles
existants, plus particulibrement ceux qui 6taient en fonction
entre 1995 et 2002. JeanMarc-Antoine Guilloux explique que
ces derniers ont proc6d6 a la distribution et la vente de terres
de l'Etat et ceci sans prendre le soin de penser aux
infrastructures. Un exemple frappant est le sommet de Caracolie
ou, dit-il, existait unforet communale transformed aujourd'hui
en un vaste bidonville d6nomm6e < Nan Tizong >>.
Consequence : la ville est d6sormais facilement inond6e 6 la
moindre averse.
M. Guilloux indique qu'en d6pit de l'expansion de la
ville, le r6seau d'eau potable de J6remie construit en 1901,
celui de l'l6ectricit6 construit en 1950 tout
comme le p6nitencier, n'ont jamais subi de
changement ou d'amdlioration, meme si la
population estimee a 18.000 il y a moins d'un
demi-siecle est passed plus de 50.000
aujourd'hui.

En depit de son apparence
verdoyante, la Grand'Anse n'est pas A l'abri
du dbboisement
Le d6boisement est un phenomene
rdel dans la Grand'Anse en d6pit de
l'apparente verdure qu'offre ce ddpartement
a ses visiteurs. Jean Marc-Antoine Guilloux
r6vele < qu'en p6n6trant dans les sections
communales, les profondes habitations, la
situation environnementale est alarmante >>.
En effet, les conditions 6conomiques difficiles,
l'indifference des autorit6s locales jointe a
l'absence des agents agricoles ou forestiers L 'une
encouragent les paysans a pratiquer la coupe
des arbres. A noter que la grande majority des acheteurs de
charbon de bois de coffrage et de planches ne sont pas
originaires de la Grand'Anse et de ce fait, n'ont aucun int6ret
imm6diat dans la protection de l'environnement de la region.

Jeremie : I'6tat des lieux
Aujourd'hui, la ville de J6remie compte une douzaine
de stations de radio, 3 stations de t6lvision de faible
puissance 6mettant sporadiquement selon les caprices de
1'EDH, et dont la plupart des citadins ignorent l'existence. En
raison de sa position gdographique, il est facile dans la
Grand'Anse de capter les stations de radio les plus puissantes
6mettant a partir de la capitale. A Jer6mie, il n'existe pas de
quotidien, de revue hebdomadaire ou mensuelle, bref, la ville
d6nomm6e jadis << La cite des pontes >, vu le nombre d'6crivains
et de poetes qu'elle a connus, n'a paradoxalement aucune
presse 6crite.
A propos de l'l6ectricit6, les Jkr6miens t6moignent
qu'en l'espace d'une annde ne voit la lumibre 6lectrique qu'h


1'6poque des f6tes de fin d'annde, a piques, lors de la f6te
patronale ou a l'annonce de la visite d'un officiel
gouvernemental de haut rang.
En ce qui a trait au carburant, il se fait trbs rare a
J6remie car d&s son arrive enbateau, << certains entrepreneurs
le stockent pour le revendre au prix fort >, r6vble Jean Marc-
Antoine Guilloux. Parfois, les consommateurs sont obliges de
payer un gallon d'essence entre 250 a 500 gourdes sur le
march informel.
Si les compagnies de t6l1phone sont pr6sentent a
J6remie, seule la compagnie Digicel arrive a couvrir la quasi-
totalit6 du d6partement de la Grand'Anse precise M. Guilloux.
Quand a la T616co, n'en parlons pas car le service est trbs


des bales les plus accueillantes, celle de Jerdmie (photo Joel Lo

limit.
La majority des rues de la ville ne sont pas asphalt6es
tandis que la route reliant Les Cayes a Jer6mie, d'une distance
de 92 kilombtres seulement oblige les voyageurs a y passer
plus de 6 heures d'horloge ou parfois davantage, en raison de
son 6tat lamentable.
Le wharf de la ville qui recevait des bateaux de fort
tonnage dans les anndes 40-50, ne peut meme pas desservir
aujourd'hui les bateaux de cabotage. Un accident survenu en
dtd de l'an dernier a fait de nombreuses victimes a quelques
metres seulement du port.
La piste d'aviation toujours en terre battue est
aujourd'hui remplie de crevasses, n'en d6plaise aux aviateurs
de Tortugair et de Cariblnter obliges a l'utiliser deux a trois
fois parjour.
Un seul centre hospitalier public, 1'H6pital St. Antoine,
construit vers 1923, continue de desservir la ville en d6pit de
ses limitations. Les cas les plus graves sont r6f6rds au Centre
de l'Espoir ou a l'H6pital de la Haitian Health Foudation (HHF),


ou aux Cayes.
Si la quality de l'6ducation a baiss6, toutefois le
nombre d'institutions scolaires publiques et priv6es n'a cesse
de croitre, en t6moigne par exemple les trois lyc6es
fonctionnant dans la ville dont 2 a double vacation en moins
de 10 ans. Au niveau sup6rieur, malheureusement, il n'existe
aucune institution universitaire de l'Etat; une branche de
l'Universit6 Notre Dame (Eglise catholique) dispose d'une
faculty de Droit, d'une cole des Infirmiires et d'une cole de
Secretariat. Trois autres dcoles techniques dont une publique
fonctionnent a Jer6mie.
A noter qu'actuellement s'effectuent les travaux de
construction du Complexe administratif et socioculturel de
Jer6mie, une initiative du Ministbre de la
Panification avec un financement de la BID.
Les travaux doivent durer une vingtaine de
mois.
Comme toutes les villes du pays,
Jer6mie fait face 6galement au ch6mage. Aprls
les services publics, les Organisations Non
Gouvernementales (ONG) sont les plus
grands pourvoyeurs d'emploi. Cependant, si
le ch6mage qui bat rdellement son plein n'a
pas engendrd la criminality, la mendicit6 et la
prostitution clandestine encouragee par la
presence des militaires strangers) sont
toutefois bien pr6sentes de nos jours.

Une ville plus facile A remettre sur
les rails que beaucoup d'autres
En d6pit de ses nombreux problkmes,
Jer6mie demeure une trbs belle ville
rquet) comparativement a d'autres agglomerations
en d6clin du pays. Certains quartiers
surplombant cette m6tropole grand'anselaise notamment
Brouette, Rochas, Calasse et Bordes (oi se trouve encore le
residence de l'6crivain Emile Roumer) rappellent 6trangement
Turgeau ou Pacot des anndes quatre-vingt. De nombreuses
villas appartenant aux riches familles d'antan y sont encore
visibles. Certaines sont loudes a des missionnaires strangers,
a des cadres d'ONGs ou sont tout simplement transformees
en hotels ou centre d'h6bergement.
Avec trbs peu d'investissement et une prise de
conscience des Jdrdmiens vivant en Haiti et en diaspora, on
peut facilement redorer l'image de cette ville.
Pour avoir &te pendant longtemps bafouds et n6gliges,
les Jer6miens ont soif d'un reel changement a tous les niveaux
et s'attendent de voir la parole se concrdtiser en actes avant
de faire confiance a un quelconque gouvemement.

Joel Lorquet
Joellorquet@yahoo. cor


Pour ou contre le retablissement de 1'Armee d'Haiti ?


par Teddy Thomas

J'ai r6cemment eu l'occasion d'intervenir a la radio
au sujet du r6tablissement de l'arm6e en Haiti. C'6tait l'avant-
veille du 18 mai, anniversaire officiel de la creation du drapeau
haitien. Ayant pass les neuf premieres anndes de mon Age
adulte dans l'arm6e d'Haiti, j'ai accept d'offrir mon tmoignage
au sujet de cette institution, d6mobilis6e en 1995 par d6cret
pr6sidentiel, mais dont l'abolition n'a pas encore &te ratifide
par nos 16gislateurs. L'arm6e existe done encore
constitutionnellement. La question a l'ordre du jour est de
savoir si elle doit etre r6activ6e. On en parle beaucoup et, a la
lumiere des tragiques experiences de ces dermires anndes, de
nombreux Haitiens semblent souhaiter son r6tablissement.
Pour avoir observe et connu cette institution, je pense
personnellement que si certaines conditions sont rdunies,
l'arm6e peut apporter sa contribution au pays et se racheter
des torts qu'elle a pu causer. Nous connaissons d6ji les
problkmes qui lui sont imput6s, de meme que la situation
d'ins6curit6 qui a suivi sa d6mobilisation et pourrait meme
etre attribute a son absence. Tel un outil efficace, elle peut
servir en bien ou en mal. II appartiendra aux dirigeants et aux
l1gislateurs de mettre en place des mdcanismes de contr6le, et
de veiller a ce que le comportement des militaires soit conforme
aux prescriptions r6glementaires et aux lois de la R6publique.
Avec l'animateur de l'6mission radiophonique, le
compatriote J.C. Cantave de Radio Natif-Natal, je d6butai


l'entretien du samedi 16 mai en 6voquant le lien historique
entre notre arm6e et notre bicolore. Ce dernier, comme on sait,
fut cree par le g6ndral Jean-Jacques Dessalines qui, dans un
geste historique, arracha le blanc du drapeau franqais pour
souder les deux autres couleurs, symbolisant ainsi la rupture
avec le pass et l'union de tous les Haitiens. En proclamant
notre ind6pendance, le g6ndral en chef fit jurer a l'assistance
de mourir plut6t que de laisser profaner le sol national par une
arm6e 6trangere. Ce fut le premier Etat a etre d6clard dans le
Nouveau Monde par une armee victorieuse. Pr6cisons que,
quelques anndes avant l'ind6pendance d'Haiti, celle des Etats-
Unis avait &t6 d6clar6e dans cet hemisphere quand, dans un
premier temps, un groupe compose d'aristocrates, d'hommes
d'affaires et d'avocats se r6unit en Congrbs Continental, et
regroupa par la suite des milices locales afin de constituer une
arm6e pour d6fendre la declaration d'ind6pendance des Etats-
Unis contre les assauts de l'Angleterre. Ce fut le processus
inverse qui se d6roula chez nous, ofi une arm6e d'anciens
esclaves et d'affranchis cr6a le nouvel Etat apres avoir chass6
par les armes la puissance coloniale. Un lien congenital fut
ainsi cree entre la nation haitienne et son arm6e.
Les successeurs de notre premiere arm6e glorieuse
n'ont pourtant pas toujours &te a la hauteur de l'exemple des
ainds. Aprbs l'assassinat de Dessalines, ses compagnons
d'armes s'enfoncerent souvent dans la zizanie sterile et
retrograde pendant plus de cent ans, qui d6boucherent sur la
premiere occupation amdricaine. Il y eut des massacres par


des militaires ou auxquels participbrent ceux-ci sous
Christophe, Boyer, Soulouque, Salnave, Salomon et d'autres;
au renversement de Villebrun Guillaume Sam, l'un de ses plus
proches officiers, le tristement c6lbre Charles Oscar Etienne,
proc6da a une odieuse execution de prisonniers politiques a
Port-au-Prince. Cet 6pouvantable chaos donna lieu a
l'intervention des Etats-Unis, qui n'attendaient qu'unpr6texte
pour occuper militairement Haiti, comme ils le firent a la meme
6poque en Rpublique Dominicaine et au Nicaragua. L'Histoire
a retenu, a l'occasion de ce premier d6barquement amdricain,
le nom du soldat haitienPierre Sully qui s'est fait tuer, l'arme a
la main, en se dressant sur le chemin de l'envahisseur. Quelques
jours plus tard, un officier de carribre du nom de Charlemagne
P6ralte, alors commandant de Ldogine, refusa de remettre son
commandement a l'6tranger jusqu'h etre d6savou6 par les
collaborationnistes nationaux. P6ralte regagna alors sa ville
natale de Hinche et, du Plateau Central, lanqa une guerilla oi il
finit par mourir en defendant l'hMritage de Dessalines.
Une deuxibme arm6e fut cr66e par l'occupant. Au
depart des troupes amdricaines en 1934, l'institution militaire
fut < haitiannisde et de jeunes Haitiens de diverses couches
sociales devinrent les officiers et soldats de la nouvelle arm6e.
Les vieux demons de l'institution militaire reprirent
6ventuellement le dessus, et survinrent, quelques anndes plus
tard, la repression policibre de 1946 avant la chute de Lescot,
celle de 1957 apres le renversement de Fignold par K6breau, et
celle qui suivit le coup d'Etat de C6dras contre Aristide. Avec
l'intensification progressive de la corruption et la politisation
croissante de l'arm6e, les exces devinrent de plus en plus
frequents et leurs auteurs de plus en plus nombreux. Des
soldats tapant de la matraque sur des citoyens d6sarm6s qui
refusaient de quitter les lieux furent films pendant des heures
par les cameras de CNN pour justifier, aux yeux du public
am6ricain, l'envoi de troupes U.S. pour restaurer Aristide en
1994. La deuxieme arm6e haitienne fut finalement d6mobilis6e
en 1995 par le gouvemement Aristide, avec l'appui logistique
et militaire des troupes amdricaines. Celles-ci c6ddrent ensuite
la place a un contingent onusien appeal Minustha, encore
present dans le pays avec l'aval de Pr6val, h6ritier politique
d'Aristide. Le motif officiel 6tant que l'arm6e d'Haiti a
(ARMEE D'HAITI/p. 12)


Page 10


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Mercredi 08 Juillet 2009
Haiti enMarche *Vol XXIII N- 24


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AJOSHA ler Anniversaire
une belle soiree de Celebration

Le jeudi 2 juillet 2009 au McDonald Center de la City Hall de North Miami Beach, la
famille sportive dans un elan de grande solidarity a celebre dans l'all6gresse le premier anniversaire
de l'Association des Journalistes Sportifs Haitiens de l'Amerique (AJOSHA ). C'6tait le 29 juin
2008 au Club Sandal a Miami que cette association a ete port6e sur les fonds baptismaux.(Le
dimanche 28 juin 2009, une messe d'actions de grace, a l'Eglise Notre Dame de Miami, a ete
chant6e, suivie de la c6remonie de celebration le jeudi 2 juillet ou des sympathisants, des sportifs,
des artistes, des leaders religieux et autres representants d'institutions des affaires ont fait la Fete
". C'est le conseiller du comit6 ex6cutif Hugues Felix qui a ouvert les festivit6s par une priere de
remerciements a Dieu pour les 12 premiers mois de 1'AJOSHA Ensuite, les artistes Astrude
Octavius et Ernest Salvant dit Tines ont tour a tour execute les hymnes nationaux des Etats-Unis
et D'Haiti.(Le maitre de c6remonie Mr Prien Dominique apres avoir pr6sent6 a l'assistance le staff
de 1'AJOSHA allait introduire la belle et excitante p6riode d'animation musicale assure par
Astrude Octavius et Tines Salvant.Ils ont fait vibrer la salle et longuement ovationn6 en retour.
Tines Salvant, en plus de l'ex6cution d'une riche partie de son repertoire, a chant BonAnniversaire
AJOSHA dans les langues de Moliere (le Francais), de Shakespeare ( l'Anglais)et de Cervantes
(1'Espagnol).Veritable bouffe d'oxygene qui allait introduire le secr6taire general KENOL WALCHIN
dans la presentation du bilan de travail de cette jeune 6quipe. Pour meriter l'estime, il ne suffit pas
de realiser grand chose ,il suffit de les avoir tent6" a- t- il dit tout en rappelant que le train est bien
en marche et sur les rails malgre les contraintes budg6taires et les difficulties de faire d6marrer la
caravane de formation.Puis,il revenait au tr6sorier Dwardy Franck de presenter les perspectives
ambitieuses comme par exemple : la Radio-Ajosha ,les seminaires de formation, la consolidation
des acquis et relations administratifs,du partenariat communautaire.. En outre, la p6riode consacree
aux voeux a vu le defile au micro de plusieurs sympathisants qui n'ont pas manqu6 d'inviter le staff
de 1'AJOSHA a planer au-dessus des querelles de chapelle et a maintenir la flamme du rassemblement
communautaire pour le bien du sport national.Parmi les sympathisants,madame Nuella Cherenfant,
RN de profession et proprietaire de la librairie Jardin Spirituel de Boca Raton a offert un lot de
petits souvenirs a chaque membre de l'assistance.Elle a aussi fait des heureux en offrant deux (2 )
grosses Bibles a deux participants qui ont repondu a des questions bibliques. Enfin,l'app6tissant
et exquis repas prepare par madame Chantale Walchin et madame Dannie D'Meza ont failli faire
oublier les premiers moments de la fete n'etait-ce l'intervention du secretaire g6enral-adjoint Gaby
Joseph qui annoncait qu'on devait quitter la salle et celle du conseiller Valery Augustin qui invita
assistance a se lever pour la priere finale. Ainsi, le rideau tomba sur les festivit6s du ler anniversaire
de 1'AJOSHA a Miami.
Que vive 1'AJOSHA Bravo messieurs et encore Bonne Fete.
Hugues Felix
JhugoO8@hotmail.com


SANTE

Le Laboratoire National: un instrument

de modernisation du secteur Sante


Inaugural en f6vrier 2006, le
Laboratoire National de Sante Publique
(LNSP) s'dvertue depuis a fournir un support
de quality aux prestations de services de sante
consenties par les autorit6s sanitaires du
pays. B6ndficiant de l'appui de plusieurs
partenaires, cette jeune institution est d'une
grande importance pour la modernisation du
secteur de la sante en Haiti.
Situd h Delmas 33, a proximity de
l'H6pital universitaire de la Paix, le Laboratoire
national est log6 dans un bitiment moderne
flambant neuf. Il a &te construit par le Ministbre
de la Sante Publique et de la Population sur le
module propose par l'Organisation Mondiale
de la Sante (OMS) pour les laboratoires de ce
type.
Cette jeune institution sanitaire a
pour mission < d'assurer le leadership en
matibre de d6veloppement et d'amelioration
continue des services de laboratoire, de fournir
l'expertise et la supervision technique pour le
secteur de la biologie m6dicale >.
Les fonctions essentielles du LNSP
consistent << servir de laboratoire-r6f6rence
dans le domaine de la biologie m6dicale,
supporter les systemes de surveillance pour
la prevention et le contr6le des maladies,
appuyer la r6ponse aux urgences sanitaires et
aux d6sastres et supporter les actions pour le


maintien de la sante environnementale >, a
indiqu6 le directeur g6ndral du LBNSP, Dr
Jacques Boncy.
Le Laboratoire est constitu6 de
quatre services de base: la virologie/s6rologie,
la parasitologie, la bact6riologie g6ndrale et la


Le laboratoire national sis a Delmas 33
(photo Marco Dormino)
mycobact6riologie. II dispose 6galement d'une
Unit6 de diagnostic mol6culaire.
Dans le cadre de sa mission, le
Laboratoire participe a trois programmes
prioritaires VIH, TB et Malaria/filariose, en
6troite collaboration avec la Direction de
l'Unit6 de coordination des programmes
prioritaire.
Pa ailleurs, il offre une assistance
(LABORATOIRE/ p. 15)


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Mercredi 08 Juillet 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 24


Echappant aux categories
temporelles traditionnelles, Haiti a invented le
o statisme> comme stade supreme de son
evolution. L 'histoire ha'tienne, si dense et si
convulsive, semble se dirouler en rdpitant perpetuellement
l'actefondateur de 1804. Comme si, apres un brefintervalle
oi l'dvdnement s'est o rdalisd >, le temps s 'tait a nouveau
immobilisd.
Charles Najman

Chores amies lectrices, chers amis lecteurs, apres ces
plus de 4 ans de < relations>>, bien qu'elles se r6duisent a ces
rencontres hebdomadaires furtives, sur < Haiti en Marche >>,
je presume que vous me connaissez un peu. Vous savez, vous
devriez savoir, devrais-je dire, que j'utilise parfois ces
chroniques pour me d6barrasser de mes entraves 6motionnelles,
pour r6soudre mes conflits internes, pour chasser mes
< demons int6rieurs >>. Une sorte <, diraient
certains. Je pr6fere penser qu'il s'agit plut6t d'une question
<< d'hygibne mentale >. Assumer le c6t6 th6rapeutique me
semble moins impactant. Actuellement en Haiti, chacun a son
<< lot >> supporter et cela s'aggrave. II faut done pouvoir
<< vacuer >> tous les effets de la << nocivit6 sociale >, soit pour
pouvoir vivre dans le pays, soit pour pouvoir accepter sa
condition d'Haitien, d'Haitien frustr6 dans l'exercice de son
patriotisme, d'Haitien qui aurait voulu vivre dans une Haiti
pleinement int6gr6e dans le 21me siecle.
Enfin chers amis lecteurs, laissons de c6t6 les
problkmes personnels, les frustrations permanentes et parlons
de choses plus int6ressantes. J'avais toujours pens6 que nous
6tions des sp6cialistes de la n6gativit6 dans le continent
amdricain mais je vois que le Honduras veut nous faire la


Statism

concurrence. Ils sont meme meilleurs que nous. Nous ne
sommes plus seuls d6sormais. Nous avons a qui nous comparer.
Dans tous les sens. L'OEA ne pourra plus nous < toiser >. La
Communaut6 Internationale ne pourra plus dire de nous que
nous sommes un cas i part dans le continent. Nous ne sommes
plus < singuliers >, mais, cependant, je crois que nous
conservons quand meme des traits particuliers difffrentiateurs.
Le < statisme > par exemple. Le recours quasiment constant
au pass glorieux. La relecture du livre de Charles Najman,
< Haiti, Dieu seul me voit >, m'a permis de voir le pays sous
cet angle. Le dictionnaire d6finit le statisme comme l'6tat de ce
qui est statique. C'est-a-dire la situation de ce qui demeure au
meme point, n'6voluant pas vers d'autres 6tats. Done, le
statisme, dans le cas d'une soci&td, c'est ne pas avancer, c'est
faire du < sur place > alors que les autres s'accrochent au
train de la transformation, au train du futur. C'est alors r6gresser.
C'est condamner la population, dans son int6gralit6, a la
< noirceur > de la misbre, sous toutes ses formes
(intellectuelles, politiques, 6conomiques), c'est livrer le pays
aux < obscurit6s malsaines des int6rets mesquins.
J'6coutais parler a une < connaissance > l'autrejour,
le 4 Juillet, plus pr6cis6ment. Am6ricain de naissance et
< n'ayantjamais renonc6 a sa nationality amdricaine Fier de
lui-meme et arborant sa fiert6 d'appartenir a une grande nation,
il me disait: Nous, les Amdricains, nous regardons toujours
vers le futur. Nous voulons toujours construire le futur.
Ensemble. Nous sommes le changement. Nous ne pouvons
vivre sans vouloir changer les choses pour les faire avancer.


.. La technologie. La science. Les relations sociales.
Les interrelations.
C Je l'6coutai. Je pensai. Je me sentis triste.
A l'entendre parler de ce qui s'6tait pass chez lui
ce 20 janvier 2009, je vis que nous avons encore du chemin a
parcourir. Nous ne pensons qu'au pass. Et, suite a la
conversation avec cette < connaissance >, je relis ce << Haiti,
Dieu seul me voit >> de Charles Najman. Je n'ai pu qu'admettre,
comme lui, que peut-6tre, rdellement ce pays a instaurd i
l'interieur de sa jeune histoire un temps singulier au sein
duquel tout semble avoir toujours existed dans l'Afrique
maternelle. Un temps cyclique dans lequel vivaient
auparavant les communautes ethniques deportees en Haiti.
Une histoire stationnaire consistant en la reproduction
mythique des origines. Une memoire primordiale, une
reminiscence des commencements. Ce ne peut etre que cela
car, dans les autres pays, l'acces a l'Ind6pendance a toujours
suppose un avancement vers de nouveaux horizons et, la
<< Dclaration d'Ind6pendance > a toujours sembl6 etre un
< Pacte avec le Futur >. En change, chez nous, et reprenant
les mots de Najman, ... unefois librdes, les anciens esclaves
ont march vers les temps reculds au lieu de se diriger vers le
futur C'est comme si, dans notre cher petit pays, tout semblait
contribuer a annihiler la progression du temps et a sugg6rer le
statisme de l'6ternit6.


II faut que cela change
< Pou Ayiti >>


Oscar Germain
germanor2005@yahoo.fr
Juillet 2009


Pour ou contre le retablissement de 1'Armee d'Haiti ?


(... suite de la page 10)
historiquement 6td une tombeuse de regime et qu'elle
continuerait d'etre une menace constante pour tout
gouvemement d6mocratiquement l6u. Pourtant, en demandant
lui-meme la prolongation du mandat de l'arm6e onusienne,
Pr6val reconnait la n6cessit6 d'une presence militaire. Cette
presence 6trangere constitue une infraction a l'article 263.1
sur la Force Publique, dans la Constitution en vigueur : <
Aucun autre corps armn ne peut exister sur le territoire national.
> Notons, par ailleurs, que la grande majority des pays, qu'ils
soient en regime capitaliste ou socialiste, ont gard6 leur arm6e
nationale malgr6 des bavures et meme des scandales: les Etats-
Unis, malgr6 la repression trbs critique de manifestants
pacifiques A Washington, par les officiers Douglas MacArthur
et George Patton en 1932 ; le Chili, malgr6 le brutal
renversement d'Allende ; les armies d'Argentine, de Gdorgie
et d'Oss6tie, malgr6 les sales guerres ; et, plus r6cemment, les
militaires amdricains coupables des tortures d'Abu Ghraib,
etc.
La semaine qui suivit mon entretien a l'approche du
18 mai ramenait un autre anniversaire, beaucoup moins glorieux
: celui du 25 mai, qui a marqu6 l'avenir de l'arm6e et la vie
politique en Haiti. Les Haitiens de ma g6ndration se
souviendront de la date fatidique du 25 mai 1957, quand
l'Arm6e d'Haiti se scinda en deux camps, entrainds de part et
d'autre par les int6rets 6lectoraux de groupements politiques
rivaux. La veille, a l'Acad6mie Militaire, le peloton de cadets
avait &te rduni en fin de soiree. On nous mit sur le pied de
guerre en nous annoncant que l'ex-chef d'6tat-majorde l'armn e,
le g6ndral Leon Cantave, entr6 en rebellion, occupait les
Casernes Dessalines. La Direction de l'Acad6mie avait d6cid6
de descendre sur Port-au-Prince, afin de preter main-forte aux
troupes loyalistes et ddloger le g6ndral rebelle. J'ai connu,
cettejourne-l1, l'une des plus grandes surprises de ma carriere
debutante dans l'arm6e d'Haiti. Ce fut l'apparition, au Camp
d'Aviation d'alors, d'un groupe d'organisateurs d6joieistes
qui lancerent maladroitement au ddtachement de cadets dont
je faisais partie : < Se sa, ti mesye, n ap kenbe n&t > [Tenez
bon, les gars, nous irons jusqu'au bout !]. Mon fusil ne me
tomba pas des mains, mais la r6v6lation fut sid6rante. Nous
avions &te arms jusqu'aux dents, prets a toute 6ventualit6,
mais pas a celle de nous sentir coopt6s par un 6tat-major
politique. Je d6couvris a ce moment que, derriere la mobilisation
du Camp d'Aviation se tenaient les cadres du groupement
D6joie, alors que les autres candidats a la pr6sidentielle 6taient
en conference avec le pr6tendu rebelle aux Casernes
Dessalines. Le g6ndral Cantave n'6tait done pas si isold qu'on
nous l'avait dit. < Fuyez la politique comme la peste >, disait a


ses &lves un directeur de l'Acad6mie militaire. Sa mise en
garde tomba, malheureusement, sur des oreilles sourdes.
Ce 25 mai 1957 fit 6clater au grandjour, en renversant
les r6les, un malaise larv6 qui avait exist dans l'arm6e depuis
que le president Vincent s'6tait appliqu6e privil6gier un groupe
d'officiers au teint clair contre d'autres officiers < noirs >,
dans le plus grand mdpris de la hi6rarchie militaire. A partir du
25 mai 1957, les officiers mulitres ne tinrent plus le haut du
pav6, comme ce fut auparavant la norme. Malgr6 sa presence
aux commandes du pays au cours des dix anndes pr6c6dentes,
le haut grad6 militaire Paul Eugene Magloire, a l'6piderme noir,
avait &te consid6ri comme une doublure initialement propuls6e
au-devant de la scene par le president mulitre Elie Lescot. I1
6tait encadr6 par une clique mulitre, largement repr6sent6e
aprbs son depart dans le camp de D6joie le 25 mai. De retour a
Frbres, le lendemain, nous avons pu d6celer le clivage de castes,
mis a profit quelques mois plus tard par Franqois Duvalier
pour manipuler les nouveaux hauts grades qui lui servirent la
victoire sur un plateau d'argent a l'l6ection pr6sidentielle. Des
exceptions 6pidermiques furent tol6rdes pour att6nuer plus
ou moins les apparences, mais la politique de couleur continua
d'affliger l'arm6e et le pays.
Outre le fait de sa r6cup6ration par des personnalit6s
politiques civiles ou militaires l'image de l'arm6e d'Haiti
6tait gravement 6corne par le comportement individuel de
certains de ses membres. Ceux-ci, quoique repr6sentant une
faible proportion de l'effectif total de l'institution, furent
malheureusement les plus visibles et les plus connus par leurs
exc&s. L'ensemble de l'arm6e fut souventjug6 enfonction de
ces brebis galeuses, trop connues dans la capitale et les villes
de province. Pour avoir &t6 lve a l'Acad6mie militaire, puis
instructeur militaire, je peux affirmer que la brutality relevde
chez quelques militaires a l'encontre de leurs concitoyens n'a
rien avoir avec l'enseignement qu'ils ont requ aux centres de
formation. Je l'attribuerais plut6t a une certaine conception de
l'exercice de l'autorit6, allide a une predisposition personnelle
a la violence chez ces individus. Nul n'a besoin d'aller a une
cole militaire pour apprendre comment administrer une taloche
ou des coups de baton. Ce mode d'expression de l'autorit6 se
transmettait dans de nombreuses familles et meme par certains
maitres d'6cole.
Les interventions meurtribres de militaires contre des
citoyens sans armes, de meme que toute immixtion de l'arm6e
dans la politique, doivent etre condamndes et, si l'arm6e doit
etre r6activ6e en Haiti, des mesures efficaces doivent etre
6tudides et appliques pour pr6venir tout retour a cet 6tat de
choses. Le Code de Justice Militaire, quej'ai plusieurs fois eu
l'occasion de consulter en pr6parant des procedures de
jugement militaire, 6num6rait de facon exhaustive les


infractions et les peines applicables aux membres de l'arm6e
reconnus coupables d'abus de pouvoir, de meurtres, de viol,
de voies de fait, etc. De plus, le militaire n'6tait pas
r6glementairement tenu d'ex6cuter un ordre illegal. Toutefois,
malgr6 l'interdiction constitutionnelle de << commander l'arme
en personne >, il se rapporte d6ji qu'un recent chef d'Etat
ordonna par t6l1phone a un officier de garde au P6nitencier
National d'ex6cuter un prisonnier politique. Ledit officier n'eut
pas la bravoure de rdcuser cet ordre illegal. De meme que la
Constitution pr6voit un organisme de protection du citoyen
(Titre VI, Chapitre IV), le militaire devrait disposer d'un recours
institutionnel contre tout ordre illegal et toute tentative de
corruption ou d'intimidation, fft-elle du president de la
R6publique. Cette entity travaillerait de manibre parallble avec
l'organisme de protection du citoyen, qui recueillerait les
plaintes contre les abus de pouvoir et en assurerait le suivi au
moyen d'enquetes et de recommandations.
L'Arm6e d'Haiti que j'ai connue souffrait, en outre,
d'une tare structurelle, qui fut celle de remplir un r6le de police
aprbs avoir requ un entrainement d'infanterie. Le militaire
haitien n'6tait ni former a la fonction de police, ni 6quip6 pour
exercer ce r6le. Les rues de nos villes 6taient couramment
patrouill6es par des militaires 6quip6s d'armes de gros calibre,
conques pour le combat en campagne et dont un seul projectile
aurait pu transpercer plusieurs maisons et mettre en danger la
vie d'innocents citoyens. Le militaire d'infanterie est form et
6quip6 pour se battre contre un autre soldat arm6, ce qui le met
6ventuellement dans une situation oi son devoir lui
commandera de tuer avant d'etre tu6. C'est trbs rarement le
cas dans la plupart des situations policibres. Dans un
pr6c6dent article, j'ai relate une experience personnelle que
j'eus a Hinche alors que, fraichement commissionnd et affect
a la police de cette ville, je requs une plainte pour un strange
cas de sorcellerie. Sans experience ni r6f6rence statutaire
adequate, je consultai alors mes superieurs hi6rarchiques, qui
ne savaient pas mieux comment s'y prendre ; une vraie patate
chaude a laquelle personne ne voulait toucher. J'ai df me
d6brouiller seul, et renvoyer dos a dos les plaignants et
l'accus6e. D'autres fois, j'eus a r6soudre des querelles entre
marchands de b6tail, ou des tentatives d'intimidation contre
des paysannes venues 6couler leurs produits au march local.
Autant d'affaires relevant de la police, auxquelles un militaire
d'infanterie ne peut faire face que par l'improvisation.
Au cours de l'6mission du 16 mai dernier, l'animateur
m'a pos6 une question qui me travaillait le crane depuis
quelque temps : a quoi peut servir une arm6e en Haiti ? A mon
avis, les conditions premieres de l'existence d'une nouvelle
arm6e devraient etre qu'elle soit strictement professionnelle,
utile au pays et au service des citoyens.
La mission principale de l'arm6e professionnelle
devrait tre celle que lui attribue la Constitution : <... garantir
la security et l'integrit6 du Territoire... > (Art. 264). Il est evident
que les besoins de d6veloppement du pays doivent limiter le
budget consacrd au maintien d'une force militaire. Il serait, de
plus, utopique de croire que l'arm6e d'Haiti peut livrer une
bataille range contre celle d'unpays disposant de plus grands
moyens. Pourtant, la strat6gie de Toussaint Louverture face
aux troupes de Leclerc peut inspirer un plan de defense
nationale en cas d'agression 6trangere. On se rappelle qu'h
l'arriv6e des forces napoldoniennes, l'arm6e louverturienne
se replia a travers le pays pour livrer une guerre de harcelement
qui lui permit de resister avec un succes considerable aux
troupes franqaises mieux 6quip6es, num6riquement sup6rieures
et plus habitues h la guerre de positions, grce aux experiences
des champs de bataille europeens. Pour renforcer nos capacities
de defense, un service militaire pourrait etre institu6, oi les
citoyens seraient entrainds a manier les armes et apprendraient
comment, au besoin, participer a une guerre de mouvement
(L'ARMEE D'HAITI/p. 13)


Page 12


OPA-LOCKA COMMUNITY DEVELOPMENT

CORPORATION


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Equal Housing Lender and a HUD Approved Housing Counseling Agency





Mercredi 08 Juillet 2009
Haiti enMarche *Vol XXIII N- 24


Le "Plan Lanmo"!


a a dire l -dessus.
Quand ces messieurs parlent de << plan lanm >>, ils
parlent de la disparition des cultures vivribres, done de la mort
du petit paysan, des p6nuries alimentaires qui s'en suivront,
mais derribre le mot << plan >> ily a 6galement l'id6e d'une con-
juration international menee par << l'imp6rialisme > au seul
profit des grandes puissances.
Je voudrais commencer par consid6rer l'aspect des
p6nuries alimentaires car les venements de l'annie dernibre


Si Mahomet ne va pas a la montagne,
La montagne viendra a Mahomet.

Les organisateurs de la << Ire Confirence des par-
ties prenantes et acteurs de lafiliere gwo medsiyen en Haiti >
(voir Le jatropha, plante miracle ou malediction ? in Haiti en
Marche, Vol. XXIII, No. 23, du ler au 7juillet 2009) avaient fui
le Champs de Mars a cause des manifestations des
<< tudiants >>, eh bien les manifestations les ont suivis.
En effet, durant la journe du mardi 23, une petite
foule, a l'appel du comit6 de coordination du collectif << 4 G
Kontre > a organism un << sit in > au coin de la rue qui mene aux
h6tels El Rancho et Villa Creole, done juste devant le Ritz-
Kinam II, ou se tenait la conference.
A ce quej'ai compris, le collectif< 4 G Kontre > r>unit
de grandes organisations paysannes : T&t Kole Ti Peyizan
Ayisyen, MPP (Mouvman Peyizan Papaye), MPNKP
(MouvmanPeyizanNasyonal Kongrb Papaye), CROSE (Coor-
dination R6gionale des Organisations du Sud-Est),
RENHASSA (R6seau National Haitien pour la Securit6 et la
Souverainet6 Alimentaire), toutes unies dans leur opposition
a la culture dujatropha en Haiti.
Je connaissais d6jh la position du MPP sur ce point.
Lors du lancement d'une operation de r6gula-risation sur la
ferme de Marthe P6ralte, dans la commune de Thomassique,
des repr6sentants du MPP 6taient venus avec des pancartes
protestant contre le << Plan lanm6 du gouvernement Prival-
Alexis >. Quelquesjours plus tard, a l'occasion d'un congrbs
c6Clbrant le 35eme anniversaire du MPP, Chavannes Jean-
Baptiste, porte parole du MPP, avait d6clare : << Si le
gouvernement du president Prival et du ler ministre Alexis
ne pend pas des dispositions pour faire baisser les prix des
biens essentiels a la consommation, il devra s 'attendre a une
levee de boucliers rdclamant son depart >>. On 6tait en mars
2007, moins d'un mois avant les meutes de la faim !
A l'occasion de cette conference, le collectif < 4 G
Kontre > a sorti, avec la signature de Chavannes Jean-Baptiste,
membre du comit6 de relations publiques du collectif, une pe-
tite brochure : < peyizan ak anviw6nman >>, qui a &t6 distribute aux partici-
pants. Mais le collectif 6tait aussi present a la conference, en
la personne de Doudou Pierre Festile, qui est, autant que je
sache, coordonnateur du RENHASSA, et qui a eu l'occasion
de presenter la position du collectif.
Ily a au moins un point sur lequel tout le monde est
d'accord : la question m6rite d'etre d6battue. Pour Gael
Pressoir, la conference doit Wtre le point de depart d'un grand
d6bat autour de la filibre bio-diesel ; quant a Chavannes Jean-
Baptiste, il dit dans sa brochure : << ... f6k enf6masyon sikile,
f6k deba fet nan tout kouch nan sosyete a ... >. La semaine
dernire, nous avions parle, pour reprendre le terme de Gael,
des opportunities, et nous nous proposions, pour cette
semaine, de parler des risques ; voyons ce que < 4 G Kontre >


Uouaou rierre resnte, cooraonnateur ae KIVH3NA A
(photo B.E.)
sembleraient leur donner raison.
On se souvient en effet que, suite aux 6meutes de la
faim, qui n'ont pas seulement touch Haiti, la FAO avait
organism, du 3 au 5 juin 2008, un sommet ayant pour theme :
< Les dofis du changement climatique et des bio-Mnergies >.
Pourquoi ce rapprochement ? Dans les jours pr6c6dant ce
sommet, M. Abdou Diouf, Directeur Gen&ral de la FAO,
affirmait, dans une interview t6Clvis6e, que le problem
d'alimentation auquel le monde tait confront avait trois
causes:
les changements climatiques,
les prix du p6trole, qui ont fait monter les prix des
denrees alimentaires,
les biocarburants.
A l'6poque, les declarations contre les biocarburants
se multipliaient. A ma connaissance, le premier a avoir tire la
sonnette d'alarme est Fidel Castro. Pour lui la production de
bio-carburants a partir d'aliments est un scandale et pourra
mener a toutes sortes de problkmes a travers le monde. Un
rapport de 1'UNESCO sur l'6volution de l'agriculture mondiale


Page 13


cite Dominique Straus Kahn: << les biocarburants issus de
produits agricoles alimentaires posent un probldme moral >>.
Jean Ziegler, rapporteur special des Nations Unies, charge du
droit a l'alimentation, allait encore plus loin : < lafabrication
de bio-carburants a partir d'aliments est un crime contre
l'humanit >>. Et r6cemment, a la t6l1vision, le meme Jean Ziegler
affirmait que : < la quantitW de mais ndcessaire aproduire le
volume de bio-ethanol pour le plein d'une 4x4 peut nourrir
une personne pendant toute une anne >>.
Et on apprenait que, depuis le 4 avril, l'Allemagne
avait r6duit la proportion de bio-carburant melang6 a
l'essence : des cologistes d6noncent la culture du colza, du
soja, etc, parce qu'elle concurrence la production alimentaire ;
en France, les < Verts > font des d6marches auprbs de l'Union
Europ6enne pour qu'elle abandonne l'objectif de 10 % d'agro-
carburants dans les carburants pour les v6hicules : les agro-
carburants acclrent la hausse des prix des matibres premieres,
leur culture degrade l'environnement et leurbilan 6nerg6tique
est mauvais.
Tout cela est bien beau, mais il faut faire attention.
Les critiques adress6es aux bio-carburants visent les bio-
carburants extraits de produits qui servent a l'alimentation :
colza, soja, mais, alors que lejatropha n'est pas comestible, il
est meme toxique, par exemple le gwo medsiyen que nous
avons en Haiti. Sa toxicity serait du reste un avantage, selon
Jean-Robert Estim6, car elle rend l'huile de jatropha moins
cher que l'huile de colza ou de soja. On a signals qu'au Br6sil,
ils avaient commence, il y a dix ans a produire du bio-diesel
avec le ricin; mais depuis cinq ans ils ont opt6 pour lejatropha,
parce que l'huile extraite du ricin peut servir a d'autres
utilisations qui lui donnent plus de valeur ajout6e.
En Haiti, nous avons eu une grande peur ; un grand
ami, qui nous veut du bien, parlait de remettre de la canne-a-
sucre dans toutes les terres qui en produisaient autrefois, avant
la fermeture des grandes centrales sucribres, mais cette fois-ci
pour produire de l'6thanol pour les moteurs a essence. On a
meme parley a l'6poque d'une deuxibme revolution de la canne.
Entre temps, il aurait revise ses plans et parle de planter du
jatropha. Une affaire a suivre. En tout cas, tant qu'a produire
de l'6thanol pour les moteurs a essence, mieux vaut extraire le
sucre du sorgho sucre, une vari6t6 de petit mil dont la tige
contient du sucre comme la canne-a-sucre, de sorte qu'il fournit
le sucre, mais aussi la c6reale que nous connaissons.
Il semble en tout cas que le gouvernement haitien ait
opt6 pour la production de bio-diesel. C'est ce qu'a laiss6
entendre l'agronome Arlan Lecorps qui, avec les agronomes
Calixte et StPreux, fait partie de la Commission Interminist6rielle
sur les Biocarburants. Cette commission a produit un Cadre
Stratigique pour une Politique Nationale de Biocarburants
en Haiti, un document dont il faudra n6cessairement prendre
connaissance.

Bernard Ethdart


Pour ou contre le retablissement de 1'Arme d'Haiti ?


(... suite de la page 12)
aux c6t6s de l'arm6e. Cette collaboration aurait aussi l'effet
b6ndfique de concretiser l'union peuple arm6, arm6e peuple,
dans une symbiose dynamique entre civils et militaires. Meme
s'il existe des instances internationals pour recevoir les
protestations d'un pays envahi par un autre, la reaction,
diplomatique d'abord, est souvent si lente qu'elle permettrait
a un 6ventuel agresseur d'infliger d6gdts et humiliations a un
petit pays comme le n6tre. La nouvelle arm6e nationale,jointe
a la population, aurait une mission strictement defensive,
conforme au droit imprescriptible de tout pays souverain de
prot6ger son territoire.
La Constitution pr6voit aussi que l'arm6e < [prete]
main-forte sur requite motive de l'Ex6cutif, a la Police au cas
ou cette dernire ne pourrait repondre a sa thche >. De meme
que le militaire n'est ni form, ni 6quip6 pour remplir des
fonctions de police, la police peut se trouver d6bord6e et avoir
besoin de l'appui de l'arm6e. Rappelons-nous que,
differemment du soldat, le policier est un fonctionnaire, done
en droit d'exiger que ses conditions de travail r6pondent a des
normes de possibility. La plupart des pays reconnaissent ainsi
aux policiers un droit de revendication ou de grove, au cas oh
les conditions de travail leur paraitraient inacceptables. Le
militaire, lui, est astreint a une exigence de r6sultat, au prix
meme de sa vie. Lors de la r6cente invasion par des rebelles
arms contre le gouvernement Aristide, des policiers ont
abandonn6 leurs casernes, disant qu'ils n'6taient pas des
soldats. Un tel comportement ne serait pas accept de militaires,
qui sont tenus d'affronter cofte que cofte l'adversaire, sauf
ordre de repli.
La nouvelle arm6e devrait aussi 6tre utile au pays et
au service des citoyens. << Outre les attributions qui lui sont
propres, les Forces Armnes peuvent 6tre affect6es a des tdches
de d6veloppement. > (Constitution 1987, Article 266 -f). Je
pense qu'en temps de paix, cette utilisation de l'arm6e devrait
s'inscrire dans ses attributions permanentes et normales. Les
effectifs militaires peuvent efficacement servir de main
d'oeuvre d'appoint sur les chantiers de construction (routes
de p6n6tration, 6coles, dispensaires, structures d'irrigation,
etc.). Cette participation devrait avoir comme objectif de
renforcer la capacity de rendement des effectifs salaries, dans
le respect des provisions budg6taires tenant compte du besoin
de r6sorber le ch6mage dans le pays. Vers la fin des annees 50
et le d6but des annees 60, alors que j'6tais affect aux Garde-
C6tes, je voyais partir chaque matin un d6tachement compose


d'un officier et de plusieurs enr6l6s pour suivre des cours
d'alphab6tisation au Camp d'Application. Le but 6tait de les
preparer a une campagne nationale d'alphab6tisation, mais
ces preparatifs semblent avoir &te interrompus par les troubles
politiques qui 6clatbrent peu de temps aprbs a travers le pays.
J'ai unjour abord6 avec le commandant des Garde-C6tes l'id6e
de proposer au Grand Quartier G6neral un projet pilote de
defense r6gionale avec la population locale de Bizoton. Alors
responsable de l'entrainement du peloton tactique de fusiliers
marins, j'avais le sentiment que les exercices militaires de
routine (ordre serr6) r6p6t6s chaque jour taient un gaspillage
de temps et d'6nergie. La r6ponse fut que l'id6e tait en soi


valable, mais que le climat politique ne s'y pretait pas. J'espbre
qu'arrivera bient6t le moment propice de mettre en oeuvre un
cadre de participation effectif de l'arm6e dans l'avancement
du pays.
Mon opinion est que l'arm6e peut et devrait 6tre
r6tablie, non comme un mal n6cessaire en raison de l'ins6curit6,
mais comme une institution proche du peuple et activement
engage vers le progrbs, tout en 6tant a l'avant-garde de la
defense du Territoire.

Teddy Thomas
teddythomas(@imsn. con


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a (Talaux Ziuk. fraiiis. An r s caixt
Tat Vkdia's (Iiticns. Anicraim,. Lcunriumtairs. iDram
MiLcyprawn i* I'r luis dCe beCaut





Mercredi 08 Juillet 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 24


lqq *11 41I .I11 I 1i I1U

Allez de TRAPUS a GRIMPA, en utilisant des mots du du vocabulaire
frangais, et ne changeant qu'une lettre par ligne.


ITIR|A|P[UES |


GRIMP A
J XIP L E K C T Y I P S K R I
h K G U 'J X U L E X A N D R E)
SB J I U J S\ \ G YR T S K I Q
SG Q SL U C IX A O S SX P K E
AKF 'I6 B\N ^ O I0S SSE
R L A DXui LA/T/I T L D E W
S J E B C / /M Pir E Z V K
I B I EE/ JA U AIM A L L
a) E E A YsI/SN I L OXI B E K A S
M ,AX E J D NHOSE P A L T
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WNW /I D N\V E R, Z L G D I

Alexandre -Andre Santos Daniel Alves Elano
Felipe Melo Gilberto Silva Gomes Josue Juan
Julio Baptista Julio Cesar Kaka Kleber
Leberson Lucio Luis Fabiano Luisao Maicon
Miranda Nilmar Ramires Robinho -Victor


HORIZONTAL
1. B6tes 2. Copine Habitudes -
3. Pronom Gouet 4. Utilisera la deuxibme
personne du singulier-
5. Ind6pendant de la direction -
6. Pronom -Article 7. Pr6non d'une actrice
am6ricaine Fabriquera -
8. Tueur en s6rie am6ricain.


VERTICAL I
1. Forts 2. Oiseaux coureurs Lune -
3. Note Lune 4. Pronom Retire -
5. Vent Mesure de capacitance 6. Cercles dor6s -
7. S'emparera 8. Pr6non d'une actrice am6ricaine Matin.


lI-I-


SSCRABBLE
Arrangez les sept lettres ci-dessous
pour former un mot frangais

I H

Y B E

R D


Solutions de la semaine passe
SECOUES

_______________


~uirmi ni~ i*T~T~i l~ (d MI II I''k''k''P ~I Tfli fiR T~T~TITU


00 Melodie Matin avec Marcus
Informations, Interview, Anecdotes, Humour,
Analyses
Nos Chroniques:
L'Editorial de Marcus
Au Quotidien avec Elsie
La Chronique Litt6raire avec Dominique Batraville
Les Sports avec Mario Bareau
Les Invites du Jour
M1lodie Matin chaque samedi est anim6
par F6quiere Raphael


Cavaliers, prenez vos dames
( Samedi) 50 ans de succ6s populaires haitiens


E n B ref... (...suite de lapage 2)
Avec une reduction de 1,2 milliards de dollars, Haiti a r6ussi a entrer dans le cadre de
l'Initiative en faveur des Pays pauvres tres endett6s (PPTE) lance en 1996 par cette
institution financiere et le Fonds mon6taire international.

La dette d'Ha'iti r6duite de 1,2 milliard de dollars, annonce la BM
La Banque mondiale a annonc6 le mardi 30juin un accord qui va permettre de r6duire la
dette ext6rieure d'Haiti d'environ 1,2 milliard de dollars. Sur cette somme, 265 millions de
dollars proviennent d'un accord sign dans le cadre de l'initiative en faveur des Pays
pauvres tres endett6s (PPTE) lance en 1996 par la Banque mondiale et le Fonds mon6taire
international pour encadrer l'effort d'effacement de la dette des pays les plus d6munis.
D'autre part, 973 millions de dollars seront d6duits dans le cadre de l'Initiative d'all6gement
de la dette multilat6rale (IADM), lance en 2005. Haiti est le 26e pays a parvenir a un tel
accord. En change, le pays a adopt des r6formes "ayant pour objectif d'6tablir un
environnement macro6conomique plus stable et de mettre en oeuvre sa strat6gie nationale
de reduction de la pauvret6", a indiqu6 la BM dans un communique. Port-au-Pince a
6galement "renforc6 son administration fiscale et ses douanes, et am6lior6 sa gestion et sa
publication de la dette". Enfin, la reduction de la dette haitienne s'accompagnait de
conditions sociales, le pays s'6tant engage a maintenir un budget consequent pour
1'6ducation et la sante, avec entre autres "un m6canisme de financement qui permettra a plus
de 50.000 enfants suppl6mentaires d'aller a l'6cole", des mesures de prevention contre le
sida et la rougeole, et l'extension de la vaccination dipht6rie-t6tanos-poliomyl6ite. La
Banque mondiale n'a pas pr6cis6 quelle part de la dette du pays repr6sentait ce 1,2 milliard
de dollars. Elle a cependant indiqu6 que la dette publique repr6sentait au 30 septembre 36%
du produit int6rieurbrut, et la dette ext6rieure 28% du PIB. En s'appuyant sur l'estimation
du PIB haitien faite par le FMI, la reduction de la dette concerne environ 74% de la dette
ext6rieure. Les cr6anciers internationaux d'Haiti sont la Banque de d6veloppement
interammricaine (41% du total), la Banque mondiale (27%) et divers pays (24%). Le ministre
haitien des Finances, Daniel Dorsainvil, cit6 dans le communique, s'est f6licit6 de cet accord
qui aidera le pays "a investir dans des programmes de croissance et de reduction de la
pauvret'".

L'ex-colonel des Fad'H, Carlo Dorsainville, meurt d'une crise cardiaque
C'est l'ex-colonel Himmler R6bu qui a fait part du d6ces de Carlo Dorsainville, suite a une
crise cardiaque. C'est le lerjuillet qu'a disparu Carlo Dorsainville dont le s6rieux a toujours
&6t appr6ci6 par tous.
Une fois retrait6 de l'arm6e d'Haiti, il a ouvert un cabinet d'avocats et s'est adonn6 a la
defense de ceux qui ne pouvaient pas se payer les frais d'un avocat. En quality d'avocat pro
bono, il a d6fendu de nombreux compatriotes pour qui les frais d'un avocat sont trop l6ev6s.

Assassinat de l'ancien colonel Ludovic Ren6
Un ancien colonel des Forces armies d'Haiti, Ludovic Ren6, a 6t6 assassin le 30 Juin
dernier, dans la matin6e, aArcachon 32, dans la commune de Carrefour.
Ag6 de 69 ans, l'ex-officier a 6t6 surpris par trois individus arms alors qu'il se trouvait dans
son d6p6t alimentaire quand il a 6t6 abattu. Les assassins, leur forfait accompli, se sont
sauv6s. On ne rapporte pas qu'ils aient tent6 de voler les marchandises entrepos6es dans le
d6p6t.

Dep6t du budget 2009-2010 devant le Parlement en un temps record
Le budget de l'ann6e fiscale 2009-2010 a 6t6 presented le 30 Juin dernier au parlement. 11
totalise 88.9 milliards de gourdes et priorise l'infrastructure et l'6nergie. Le ministre des
finances, Daniel Dorsainvil, s'est f6licit6 de ce d6p6t accompli dans les dl6ais
constitutionnels.

Assassinat du commercant Antoine Elie Joseph
48 heures aprbs la d6couverte du cadavre de Antoine Elie Joseph, 80 ans, en sa residence a
Morne Calvaire, c'est toujours le mystbre.
L'enqu6te s'annonce difficile selon les premiers 616ments. La scene du crime a &6t souill6e, le
cadavre et des objets d6plac6s. Proches de la victime et visiteurs sont accourus sur les lieux
ayant appris le drame. Un fils aurait tent6 de le secourir croyant qu'il 6tait encore en vie.
La police a interrog6 les proches et les membres du personnel et semble privil6gierjusqu'ici
la these d'un cambriolage suivi d'assassinat. Antoine Elie Joseph aurait 6t6 attaqu6 dans
son lit et frapp6 d'un objet contondant au niveau de la nuque. La police dit attendre les
r6sultats de l'autopsie.
Le mystbre demeure sur le fait que le cadavre a 6t6 train plusieurs metres de la chambre a
coucherjusqu'a la cour, pour 6tre camoufl6 prbs de la piscine. Le commissaire Jean Gardy
Muscadin a promis de tenir la population inform6e sur l'avancement de l'enquete jusqu'a ce
que les coupables soient identifies et traduits enjustice. Aucune arrestation n'a 6t6
effectue jusqu'ici.


Page 14


___~~_~ __~_____~_~___~_~_________~_~_~~_~___


Solutions de la
semaine passe:

BILLED
F I L L E S
FILLES
FILEES
PILEES
PELEES
PESEES





Mercredi 08 Juillet 2009
Haiti enMarche *Vol XXIII N- 24

KOMANTE SOU REPOTAJ

YOUN KONFERANS LIONEL

TROUILLOT

Nan dat 20 janvye 2009 Gaddy Damas prezante youn
rep6taj nan sit REKA (Rezo Enten&t Kreyolis Ayisyen) sou
youn konferans Lionel Trouillot te fe nan Institut Francais
D'Haiti. Tit konferans-lan se te Cheminman pwezi krey6l
ayisyen-an soti lane 1970 rive jodi-a. Genyen de aspen nan
rep6taj-la ki atire atansyon nou.

Premyeman: Gaddy Damas di nou te gen anpil
emosyon nan kesyon piblik-la te poze konferansye-a. K6m li
pa ban nou okenn detay pou nou konnen reyaksyon piblik-la
parap6 ak konferans-lan, li difisil pou nou evalye lide emosyon
rep6t&-a avanse nan enf6masyon li ekri sou aktivite-a. Nan
sans sa-a, rep6taj Gaddy-a kenbe nou sou swaf nou. K6m
Gaddy Damas mansyone emosyon, sa ki te pase nan lespri
nou se konferans Dr Pradel Pompilus te fe nan Enstiti
Ayisyano-ameriken-an nan ane 1965-lan. Konferans Dr Pradel
Pompilus-la te divize P6toprens an de kan: youn kan pou
franse, youn kan pou krey6l. Nou pa vreman konnen si se te
menm sitiyasyon-an ki te poze nan mwajanvye 2009-la, paske
rap6 ki part sou REKA-a pa pem&t nou jwenn kalite
enf6masyon sa-a. Sepandan, nou dwe raple, se emosyon ki te
soti nan koferans Dr. Pradel Pompilus-la ki deklannche
kreyasyon gwoup ki te rele Mouvman Krey61-la ak branch
liter-li : Sosyete Koukouy.

Nan tranch listwa Gaddy Damas rap6te nan atik-la, li
pa di nou si Lionel Trouillot te mansyone travay ekip Sosyete
Koukouy-la pou avansman literati krey61 Ayiti-a. Poudaye,
Sosyete Koukouy se sd1 grenn mouvman liter ki kanpe pou
vansman literati krey6l Ayiti-a epi ki kontinye ap feraye pou
devlopman li. Ni tou nou pa remake nan rep6taj Gaddy Damas-
la anyen ki di sou devlopman literati krey6l Ayiti-a soti nan
ane 1960 pou rive nan ane 1969. Se seten Gaddy Damas rap6te,
Lionel Trouillot te nonmen non Rassoul Labuchin, men li pa te
di nou nan ki ane Rassoul Labuchin te k6manse ekri an krey6l.
Daye nan rep6taj li-a, Gaddy Damas mete Rassoul Labuchin
nan kategori jenn pow&t, poutan se pa sa listwa literati krey6l
Ayiti-a rap6te-nou. Jan rep6taj-la part sou nou-an se k6msi
kreyolis-yo pa te akonpli anyen nan tranch pery6d liter sa-a.
Se k6msi nou soti nan ane 1950 yo epi rantre drdt, santranzisyon,
nan ane 1970 yo. Poutan, nantranch 1960 rive 1969-la, te gen
younjenerasyonjenn gason ak jenn fanm ki te kanpe dyanm
sou teren-an pou bay lanng krey61-la ak tout literati li jar&t (
Karako Ble, Etwal Karayib, Lanbi Klib, elatriye). T6 ou rezon,
6ske se oubli konferansye-a ? Eske se neglijans Gaddy Damas
ki f6 rep6taj -la ? Nou pa konnen. Nou ta kontan anpil si Gaddy
Damas ta kab ekl6si nou sou pwen sa-yo?

Dezyemman: Gaddy Damas rap6te youn fraz kote
Lionel Trouillot di : << Mwen pa vin pale la-a ni k6m ekriven, ni


Page 15


k6m kritik literl, menk6m senp lekt.>> Nou dwe di se pa Lionel
Trouillot senpman ki deklare se senp lekte li ye 1 li ab6de koze
kritik nan literati krey6l Ayiti-a. Se langay Georges Castera
tou nan Conjonction # 209,p. 16. An nou li : << Notre demarche
consiste [...] A r6agir en exerqant notre droit de lecteur attentif
et curieux.>> nou kab di, se fasil pou Georges Castera rale
lanng franse-a epi di l'ap k6mante sou travay kiritik k'ap f&t
nan lanng krey6l-la, demontre limit-yo k6m senp obsevate,
men nan Sosyete Koukouy Kanada n'ap ankouraje Georges
Castera pou li fe ekzesis obsevasyon li yo sou literati krey6l-la
ak lanng krey6l-la. Anfkt, mennen koulkv lek6l se younn, men
se fe li chita-a ki di tout. Nan ka sa-a nou kab di ni Lionel
Trouillot ni Georges Castera, yo tou de ap kache d&ye youn
etikdt lekte pou 16t mounn pa f6se-yo rantre afon nan travay
kritik-la avek lanng krey6l-la k6m kouwa transmisyon
enf6masyon. Eske se laper&z ? Eske se defi-a ki tw6p pou yo ?
Noumenm nan Sosyete Koukouy Kanada, nou pa kab reponn
pou yo. Kle repons-lan se nan men Georges Castera ak Lionel
Trouillot li ye. Sepandan, tout kreyolis konsekan ap dak6 ak
nou, 1 nou di: younn pou 16t, pou nou transf6me langay kritik literati krey6l-
la avek lanng krey6l-la limenmn>. Nan Istwa Pwezi krey6l Ayiti,
Educa Vision 2000, Michel-Ange Hyppolite, manm Sosyete
Koukouy, sevi ak lanng krey6l-la pou li pale sou literati krey6l-
la, paske li konnen lanng krey6l-la pa gen limit.

LU nou fin li fraz kote dapre Gaddy Damas : Lionel
Trouillot ap di li se senp lekt&-a, genyoun sitiyasyon ki prezante
nan lespri nou. Pou nou, se tankou Lionel Trouillot kanpe
devan youn tab gani ak manje, li pa vle pran chans manje, epi
l'ap mande 16t mounn ki areb6 tab-la, menmjan ak li, pou yo
manje. Nou ssvi ak konparezon sa-a pou nou dekri pozisyon
Lionel Trouillot-a, paske nou abitye li travay kritik Lionel
Trouillot nan dives Jounal Ayiti. Pouki li pa sevi ak konpetans
li abitye itilize nan kritik an franse-yo pou li fe k6mante liter
an krey6l? LU nou sonje Lionel Trouillot genyen de medya
adispozisyon li ( Radyo Kiskeya akjounal Le Matin) pou li
pale sou literati, nou ap mande poukisa li deside pran pozisyon
lekte devan z&v liter krey6l-yo? Eske sa vle di li bay gany ?
Eske save di noumenm kreyolis poko rive kreye youn langay
kritik nan lanng krey61 pou li pale sou literati krey61-la ? Nou
pa kab reponn pou Lionel Trouillot. Se sl limenm ki kab reponn.
S1 sa nou kab di: literati krey61-la dwe devlope youn langay
kritik epi se noumenm ekriven epi kritik liter Ayisyen ki pou
devlope li. Sa kab difisil, menm jan li te difisil pou Moriso-
Lewa, Paul Laraque, Claude Innocent ak tout lzb6t ki te la
anvanyo pou derape youn pwezi krey6l. Poutan, jounenjodi-
a nou konstate pwezi krey6l nou ap li-a pa menm ak pwezi
krey6l ane 1950-yo. Li pwogrese. Si pou langay kritik krey6l-
la pwogrese limenm tou, nou dwe pran chans devlope-li. Se
sdten ap gen ere ki f&t. Sepandan, jenerasyon k'ap suiv nou
yo va jwenn kich6y pou yo travay epi yo va sevi ak baz nou
k6manse poze-a pou yo amilyore langay kritik literati krey6l-
la, menmjan ekriven ki ekri nan lanng krey6l-la, nan ane 1990-
yo, amilyore estetik pwezi krey6l-la. Sa vle di, yo mennen travay-
yo pi lwen toujou pase travay Moriso-Lewa, Paul Laraque


eksetera. Okenn ekriven konpetan pa dwe kontinye ap aji an
lekte osnon obsevate anndan chan liter krey6l-la, paske nou
gen youn responsablite liter pou nou andose.

Pou noumenm, nan Sosyete Koukouy Kanada pinki
genyen nan travay kritik anndan literati Ayiti-a, se youn pAn
jeneralize. Noujwenn li ni branch franse literatiAyiti-a, ni nan
branch krey6l-la. Daye gen Ldon-Franqois Hoffman ki fi menm
konsta-a nan younn nan liv li yo ki rele : Litt6rature D'Haiti, ki
pibliye nan ane 1995. Soti nanpaj 26 rive nan paj 27 Hoffmann
pale sou mankman ki genyen nan travay kritik anndan literati
nou an. Eske se nan domen liter senpman nou genyen
mankman nan travay kritik anndan peyi-a? Nou pa kwe sa.
Men sa nou li nan Jounal Nouvelis Ayiti-ajou 16 avril 2009-la :
Apres avoir constat6 le manque dans le domaine de l'histoire
de l'art et de la critique esth6tique chez nos coll6giens de
Rh6to et de Philo et chez nos universitaires, les responsables
de la bibliotheque tentent d'int6resser ses usagers A mieux
appr6cier la peinture, la musique, la sculpture comme un
prolongement A la lecture A un niveau plus 6labor6.
Konsa, nou pa gen entansyon pote okenn
akizasyon, ni vini ak okenn rezon pou esplike pozisyon Lionel
Trouillot, youn ekriven ayisyen maje ki kanpe t&t li k6m lekte
nan literati krey6l-la, poutan nou ta pi renmen we li k6myounn
nan aktW prensipal nan devlopman langay literate krey6l Ayiti-
a. Sepandan, li rete klW pou nou, literati krey6l Ayiti-a pa kab
devlope t&t li pou kont k6 li. Se ekriven Ayisyen-yo, pwofese
literati yo ( nivo segondA ak inivvsite) ak mounn ki ap ekri tsks
kritik yo, ki pou mete li kanpe ak karakte granmounn-li sou
plan kritik.

FR youn konsta se younn, men ale pi lwen pase
konsta-a, epi pran responsablite pou mennen van chanjman-
an se youn 16t. N'ap kontinye ensiste sou paw6l sa yo, kote
Michel-Ange Hyppolite di : mounn ki ap sAvi ak li yo ki limite.> Nan sans sa-a, se abitid
kreye nouvote epi devouman pou transf6me branch krey6l
literatiAyiti-a, ki rete km f6s karakte ekriven Sosyete Koukouy-
yo depi nan mitan ane 1960 yo poujouk rive jounenjodi-a
(2009). Anvan lontan, Paw6l Krey6l: Revi Litere Sosyete
Koukouy ap nan lari. Anndan premye revi liter nan lanng
krey6l ayisyen-an, nou vajwenn tout ajisman ekriven Sosyete
Koukouy yo pou youn transf6masyon pozitif anndan literati
kreyl Ayiti-a.


Nou byen kontan we Gaddy Damas te sAvi ak espas
travay REKA mete adispozisyon tout mounn pou fe rep6taj
liter epi pou mete matery6l tout kalite ki kab sevi pou avansman
lanng krey6l-la ak literati li. N'ap di Gaddy Damas mesi pou
rep6taj-la, paske se kalite travay sa yo ki pem&t noumenm k' ap
viv nan dyaspora-a apresye, pote lide pa nou, epi rete konekte
ak aktivite liter ki ap dewoule anndan peyi-a.


Michel-Ange Hyppolite ( Kaptenn Koukourouj)
Pou : Sosyete Koukouy Kanada


SANTE

Le Laboratoire National: un instrument de modernisation du secteur Sante


(... suite de la page 11)
technique au r6seau de laboratoires du MSPP qui supportent
les soins Anti R6tro Viraux (ARV) et Palliatifs pour les
Personnes Vivant avec le VIH (PVVIH). Le LNSPfournit aussi
des formations aux techniciens en poste dans les 10
d6partements sanitaires en vue d'assurer la supervision des
activities d'encadrement du r6seau de laboratoire au niveau
regional
De concert avec la Direction d'Epid6miologie et
1'OMS, le Laboratoire participe aux enquetes sur la prevalence
des maladies infectieuses, aux investigations des 6pid6mies
de malaria, dengue, typhoide, ainsi qu'aux plans de surveillance
du VIH et de la grippe. < Cette institution sert d'outil au
Minist&re de la Sante Publique et de la Population dans le
diagnostic et l'investigation des maladies sous surveillance
>, a poursuivi le Dr Boncy.
Toutefois, s'il ne fait pas de doute que le Laboratoire
se d6veloppe avec une certaine rapidity et fonctionne de
manimre globalement satisfaisante, il n'en demeure pas moins
qu'il fait face A de grandes difficulties dont la persistance risque
de l'empecher d'atteindre un niveau optimal de rendement.

Des defis d'envergure
Certaines difficulties auxquelles fait face le laboratoire
sont lies aux conditions socio-6conomiques du pays. << Les
d6penses relatives A l'6nergie 6lectrique sont trss 6lev6es
compte tenu de la faible distribution du courant 6lectrique et
surtout de la quality de courant dont nous avons besoin pour
nos activities >>, a expliqu6 le directeur general.
Le manque de ressources humaines qualifies
constitue 6galement un obstacle. < Les techniciens
ad6quatement forms ne sont pas nombreux. Qui pis est, ceux-
ci ont tendance a quitter le pays >, affirme M Boncy. Aussi a-
t-on souvent recours A du personnel venu de l'6tranger. Par
ailleurs, les quatre services de bases ne sont pas ad6quatement
equipes.


Tout ceci se traduit pour le LNSP par une forte
pression financi&re. Et l'un des plus grands d6fis A relever est
de pouvoir diversifier les sources de financement, car < la
surveillance 6pid6miologique cofite cher >>.
En attendant, le LNSP b6ndficie majoritairement du
financement du projet PEPFAR, du Fond Global pour les projets
VIH/Malaria et Tuberculose. L'OMS fournit une assistance
technique, du materiel et des r6actifs. Quant au MSPP, il assure
le paiement de la plus grande partie des salaires des
fonctionnaires.
Les responsables du LNSP esp&rent poursuivre le
travail de quality offert de 2006 A date grice au maintien de la


cooperation avec les partenaires existant. Ils souhaitent
6galement d6velopper un nouveau partenariat avec le secteur
priv6 haitien.
Ces nouvelles pistes de cooperation devraient ainsi
permettre un renforcement budg6taire de l'institution,
l'agrandissement du bitiment, le d6ploiement des techniciens
dans les difftrents d6partements sanitaires du pays et la
conduite de nouveaux projets de recherches. L'l6aboration et
la diffusion des normes devant r6gir le fonctionnement des
laboratoires du pays font entre autres partie des perspectives
chores aux dirigeants de cette institution.


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Mercredi 08 Juillet 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 24


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King Jr Blvd go East on MLK Blvd ( making right hand turn ) this Rd takes you straight to the Port of Palm Bch

As soon as you go over Old Dixie Hwy, before Guard Shack Make 1st Left hand turn you will see our Sign


Ha'iti / Danse classique ...


Le public a craque pour le Ballet "Don Quichote"


Le public a accord presque un z6ro de faute a
l'6criture du "Ballet Don Quichotte" de Minkus,
merveilleusement experimentW samedi et dimanche dernier par
l'Institut de danse Lynne Williams Rouzier, au Parc historique
de la canne a sucre.
L'histoire


comptait peu pour les
fous lecteurs de
Cervantes qui n'ont
eu encore aucun
doute sur cette folle
aventure, qui fera
rever encore et
encore!
Grace a un
d6cor bien plantW, plus
une scene bien g6rde
par acteurs et
danseurs, nous voilh
assis et les yeux riv6s
sur garqons, filles et
autres interpretes de
cette visite intime et
picaresque de Don
Quichotte. Les
Rouzier ont mis sur


scene leursjokers pour gagner ce pari difficile et sublimatoire.
Dans les regards, les pas de deux, on entrevoyait l'6chelle de
la surhumanit6 et de la divine grice. Grice faite a des enfants
et adultes, complices d'un Don Quichotte, plus magicien arm6
que guerriertrivial.
On osait a peine croire a ce miracle. Lynn Rouzier
avait le bras en 6charpe et laissait d6gager trop, vraiment trop
d'6motions lorsqu'elle annonqait l'ouverture du spectacle aprls
une heure d'attente. On pretend que le public, lui aussi, avait
eu sa monte d'adr6naline. Ouf! Nadine Stephenson, comme


Haiti en Marche
Port-au-Prince
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Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323
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New York (914 358-7559)
Boston (508 941-6897)
Montreal (514 337-1286)
email : melodiefm hotmail.com
haiti-en-marche hughes. net
URL: www.haitienmarche.com
Library of Congress # ISSN 1064 3896

L ritdgy othas ffet 30) 2-78


Circ6, la magicienne, faisait lever le rideau pour ouvrir cet nous tous! Des danseurs, pour la plupart d'entre eux, sortis


impressionnant spectacle de ballet classique. On a retenu son
souffle pendant les prbs de deux heures du d6roulement des
trois actes pour braver les moulins des rebondissantes
temp6tes d'amour.
Le prologue avait su
d6ji pr6disposer le public h
entrer dans la synergie
annonc6e: "Don Quixote,
envofit6 par ses lectures
romanesques de chevalerie,


de lieux totalement modestes etjet6s avec folie et rigueur dans
l'immersion classique, ont prouv6 qu'ils pouvaient aborder la
danse classique, sans aucun tremblement ni aucune crainte!
C'6tait l'une des grandes lemons de ce spectacle chaudement
applaudi. Le j eu en valait bien la chandelle.
On ne parlera pas assez des costumes, des masques,
des phrases musicales, de l'univers unique que le public vivait
avec un certain bonheur, auquel grands et petits aspirent.


Dominique Batraville


decide de passer a l'action. II
va a la recherche de sa
Dulcinde, la femme de ses
raves et du meme coup la
libbre de l'emprise des
m6chants. Il se fait amener son
armure, son 6pde et son
cheval pare son fiddle
serviteur Sancho Panca."
Ludique, jouissif et
olympien, le spectacle a remis
ici le ballet classique a
l'honneur, un vieux rave de


DL


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Page 16


HAITI


Representation de Don Quichotte
au Parc de la canne a sucre (photo Jessica Fievre)


arnime
aliamr dans... s -
6n1ral, ainl*, a- --
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