Title: Haïti en marche
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 Material Information
Title: Haïti en marche
Physical Description: v. : ill. ; 45 cm.
Language: French
Publisher: s.n.
Place of Publication: Miami Fla
Miami Fla
Publication Date: June 24, 2009
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subject: Haitians -- Newspapers -- United States   ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.)   ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.)   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti
 Notes
Language: In French.
General Note: Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00098809
Volume ID: VID00357
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 21271733
lccn - sn 92061416
issn - 1064-3869

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SI a


INCIDENTS MORTELS AUX FUNERAILLES DU PERE JEAN JUSTE


La Minustah piegee par le direct >>
PORT-AU-PRINCE, 20 Juin-L'informationafait a la tate et non de balles, les casques bleus ayant tir << en des dreads.
jeudi (18 juin) le tour du monde. Les troupes onusiennes l'air > pour repousser une foule menacante. La foule qui vient en majority des quartiers
en Haiti ont tu6 un manifestant au cours des fundrailles Cependant les fundrailles 6taient retransmises << en populaires de Port-au-Prince prend instantandment parti


L'intervention de la Minustah


Avant, Pendant etApres


Lesfundrailles viennent de se terminer et lafoule Arrestation opdree de maniere brutale et choquante
est tries nombreuse autour de la cathldrale par les casques bleus et sans justification apparente
(photo JJ Augustin) pour les personnes presentes (photo Georges Dupe)


Devant les protestations qui surgissent spontanement,
les soldats onusiens rdagissent en tirant plusieurs
coups de feu, selon la porte-parole de la Minustah,
ils ont tire seulement o en l'air > -jetant la panique,
les gens s 'enfuient dans toutes les directions
(photo Georges Dupe)


Lafoule se reforme, les o Abas Minustah >retentissent
(photo Georges Dupe)

chant6es a la Cath6drale de Port-au-Prince pourunpopulaire
pr6tre haitien nomm6 G6rard Jean Juste.
La Minustah a d6menti dans un communique. La
personne en question serait morte d'un coup de pierre recu


Quand le calme revient, unjeune homme git au sol,
en train de trepasser et baignant dans son sang
(photo Georges Dupe)

direct >> par une chaine de t6l1vision haitienne, Tele Ginen.
Onvoit des casques bleus proc6der a une arrestation.
Arrestationfaite avec une brtalit6 injustifide puisque
le prdvenu n'oppose aucune resistance. Unjeune homme avec


Le mouvement etudiant

se condamne a finir

en queue de poisson


PORT-AU-PRINCE, 22 Juin-Les
6tudiants de l'Universit6 d'Etat d'Haiti
manifestent depuis prbs d'un mois dans
les rues de Port-au-Prince et sur une base
quotidienne.
Des manifestations qui ont pris
au fur et a mesure une toumure de plus en
plus radicale.
Parti de la Facult6 de m6decine et
de pharmacie sur des revendications
pr6cises (remplacement de professeurs qui
ne viennent plus faire leurs cours, ou de
cours qui avaient 6td abandonnis, jusqu'a
une demande de renvoi du d6canat de la
faculty), mais quoi qu'on en pense, le
conflit avait au moins l'avantage de rester


dans un contexte bien d6fini, dans le
domaine propre de l'universit6. Done on
pouvait chercher une solution, un
compromis 6tait toujours possible.
Mais soudain le mouvement prend
une tournure inattendue. Rejoint par
d'autres entit6s d'ordinaire plus portees aux
manifestations sur la voie publique (comme
la Faculty des sciences humaines, la Fac
d'ethnologie etc.), le voici qui se lance sous
un nouvel 6tendard : la lutte pour le respect
par l'Ex6cutif du salaire minimum a 200
gourdes vot6 par le Parlement et dont les
industriels (ainsi que le pouvoir ex6cutif)
contestent le montant.
(ETUDIANTS/p.4)


Le corps de la victime est transported sur une civiere
jusque devant le palais presidential situd a quelques
blocs de la Cathedrale (photo Georges Dupe)

pour le jeune homme emmen6 par les soldats strangers.
Des < Abas Minustah >> retentissent. Les
casques bleus se retirent avec leur prisonnier, suivis par
(MINUSTAH/p.8)


S


BAILLEURS :

TOUJOURS RIEN!

Le blanc se fait chiche >


PORT-AU-PRINCE, 19 Juin- Selon
les declarations du Premier ministre haitien,
Mme Michble Pierre-Louis, en visite la
semaine dernibre a Miami (Floride) a
l'invitation de leaders de la communaut6
haitienne, le gouvernement haitien n'a
toujours pas requ un sou des 350 millions
de dollars qui ont &t6 attribuds a Haiti lors
du sommet des bailleurs intemationaux, le
14 avril 2009, dans la capitale f6d6rale
americaine, Washington.
Pas un centime n'a encore 6td
d6caiss6, a insist le chef du gouvemement
haitien.
Declarations reprises 6galement
dans une interview accord6e au Miami
Herald.


I I


Cette visite enFloride de Michble
Pierre-Louis a done aussi pour objectif de
sensibiliser l'opinion aux Etats-Unis, y
compris les officiels, aux urgences en Haiti.
Alors que la saison cyclonique vient de
commencer ...
Mme Pierre-Louis avait d6jh tire
la sonnette d'alarme lors de l'ouverture
de la dermire session du Parlement d6but
juin.
Ce dernier semble l'avoir entendu
puisque le vote du budget de la rdpublique
qui trainait depuis des mois, a &t6
finalement conclu.
Si le Premier ministre est revenu
a la charge, c'est que les donateurs se font
(PM/p.5)


j






Page 2


MEDIAS


En Haiti, la credibility


ne paie pas, helas !


PORT-AU-PRINCE, 21 Juin-Lors
d'un s6minaire organism par les services
d'information de l'Ambassade des Etats-
Unis sur le << rle des m6dias dans une
soci6td d6mocratique > et auquel ont pris
part une trentaine de jeunes confrbres
ha'tiens, le conf6rencier, le journaliste
am6ricain ind6pendant Ronald Wimer, a
parld longuement de l'importance de la
cr6dibilit6 dans le domaine m6diatique.
Et comment de grands journaux
am6ricains sont en train de s'effondrer (mise
en vente du Boston Globe, difficulties
financibres du New York Times, etc). Et,
soutient Mr. Ronald Wimer, parce que le
peuple am6ricain en est venu a perdre
confiance dans ces grands quotidiens,
pourtant Ag6s de plus de 100 ans pour la
plupart. Jusqu'au New York Times, le journal
qui a pour slogan : << tout ce qui m6rite d'etre
lu >>, le seul que l'on d6signe par un sigle,
NYT
Puis le conf6rencier l6argit le champ
de son theme, expliquant aux jeunes
confrbres que c'est a eux qu'il revient de
r6tablir l'image de leur pays, Haiti, qui souffre
d'un probleme d'image. Autrement dit, de
cr6dibilit6.
Tout ce qui vient d'Haiti est
automatiquement noirci, doit aux yeux de
l'6tranger passer au crible des cliches tels
que pays le plus pauvre de l'h6misphere,
pays le plus corrompu, violences
end6miques, entity chaotique, bidonvilles,
Cit6 Soleil, etc.

Retablir la cr6dibilite au
sujet de votre pays ...
C'est vousjoumalistes de r6tablir
la v6rit6 sur votre pays, dit le conf6rencier
aux confreres.
L'6tranger est manipule par la
mauvaise reputation faite a Haiti par des
publicistes de tous acabits. Et pour toutes
sortes de raisons.
Mais aussi par les Haitiens eux-
memes. Y compris lesjoumalistes.
R6tablir la cr6dibilit6 au sujet de
son pays commence, en effet, par appliquer
la meme regle de la cr6dibilit6 soi-meme. Et
envers soi-m6me !
Bien que mener a bien cette tiche
d6passe les possibilities du journaliste
haitien.
Depuis plusieurs d6cennies, ce
sont les 3 ou 4 plus grandes agences
d'informations occidentales qui faconnent
l'image des pays du monde.
Et en particulier celle du monde non
d6velopp6 et non occidental.
Depuis le cri d'alarme d'un certain
Directeur g6ndral de 1'UNESCO nomm6
Amadou Matar Mbow, qui sera ostracism
pour cette raison.
Puis, mais depuis trbs r6cemment,
il y aura Tele-Sur, une chaine latino-
am6ricaine finance par le Venezuela de
Hugo Chavez.
Et surtout Al Jazeera, la chaine
arabe 6mettant dans plusieurs langues.
Et autres.

Qui pietine le plus l'image
d'Haiti ?..
Mais concemant Haiti, le problem
de la cr6dibilit6 et de l'image du pays ne
concede pas seulement l'ceil de l'6tranger,
mais devrait d'abord 6tre adress6 a l'int6rieur
meme d'Haiti.
Pour commencer, que signifient en
Haiti les termes de cr6dibilit6 et image du
pays ?
Qui pi6tine le plus l'image d'Haiti
sinon bon nombre de la classe politique qui
n'h6sitent devant rien pour arriver au
pouvoir ?
En ce qui a trait aux m6dias eux-
memes, contrairement a la situation aux
Etats-Unis et en d'autres pays a systbme
d6mocratique oi il existe des instituts et des


instruments de contr6le du respect des
codes 6thiques, en Haiti la cr6dibilit6 ne fait
aucune difference du fait que la regle
absolue c'est le < scratch my back > (gratte
moi le dos, je te gratterai le tien). C'est le
copinage qui determine l'avance ou le recul
d'un m6dia. Ou la carriere d'unjournaliste.
Du moins financierement parlant

C'est la soupibre qu'on fait passer
de main en main autour de la table, en
regardant a droite et a gauche s'il n'y a
aucun g6neur. Aucun empecheur de se
servir en rond.

Un recul de millions
d'annees-lumire ...
La cr6dibilit6 est vue au contraire
comme une menace qu'il faut combattre
parce que venant d6ranger l'ordre s6culaire
des choses.
Et quand on se r6jouit en voyant
des sondages commencer a apparaitre, il
faut vite d6chanter. Parce que c'est une
dernire ruse car les m6dias quelle que
soit leur cr6dibilit6 qui n'y figurent pas,
sont census meme pas exister Sinon tres
en italiques.
Done ignores des commanditaires
(qui sont d'ailleurs les premiers manipul6s,
pas 6tonnant que les affaires en g6ndral
vontsimal !).
Et quand des politiciens marrons
font alliance avec des m6dias sans aucun
scrupule professionnel, c'est un recul pour
la cr6dibilit6 de millions d'anndes-lumibre.

Tout le monde danse sur un
pied...
Bref, contrairement au jugement
port aujourd'hui sur le New York Times et
consorts, la cr6dibilit6 est le cadet des soucis
de la plupart des m6dias en Haiti. Pourquoi ?
Parce que pouvant au contraire leur faire du
tort. Selon le proverbe haitien : tout le
monde danse sur un pied, qu'est-ce qui
vous prend de vouloir danser sur vos deux
pieds !
Autrefois la cr6dibilit6 vous
conduisait en prison, ou en exil, ou pis, dans
la tombe.
Aujourd'hui encore, onvoit mieux
rdussir (financibrement bien stir) ceux qui
s'en moquent le plus comme de leurpremibre
chemisette.
Les autres vivotent. Et parfois ce
sont les plus < cr6dibles. >
Aucune entreprise ne vous donne,
en effet, sa publicity sur la foi de votre
cr6dibilit6. Ou s'il y en a, elles ne sont pas
16gion.
Tandis que le grand public qui
appr6cie cette cr6dibilit6 n'a pas unpouvoir
d'achat suffisant pour agir sur la situation.
Comme les lecteurs du Boston
Globe et du New York Times arrivent a le
fair.

II n'est pas dit que les
choses ne changeront pas ...
Toutefois, c'est une chance pour
nos jeunes confreres d'avoir eu droit aux
conseils et recommandations de Ronald
Wimer, lejournaliste invite par le Bureau des
Affaires Publiques de L'Ambassade
amricaine pour animer ce seminaire.
Quelle meilleure lecon de cr6dibilite
que de dire ainsi la v6rit6 sur la situation
dans son propre pays. Et dans son propre
champ d'activit6s.
Mais il n'est pas dit que les choses
ne changerontjamais en Haiti.
Or la meilleure facon pour nos
jeunes confilres d'arrivera les faire changer,
c'est en commencant a appliquer
r6solument, ben oui, la cr6dibilit6.
Sinon ils n'ont aucune chance
dans le systbme actuel !

Mlodie, 103.3 FM, Port-au-Prince


Mercredi 24 Juin 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N0 22

L'AGERCA au service de 1'education en Haiti
Dix (10) etablissements Scolaires completement rehabilites avec lesfonds collects lors du
Telithon de septembre 2009
L'Alliance pour la gestion des risques et de la continuity des activities (Agerca) a procede le
mardi 9juin demier a la remise des clefs aux responsables de cinq (5) des dix (10) 6coles qui
ont 6et renov6es dans trois d6partements du pays.
Ces 5 6coles se trouvent dans le d6partement du Sud-est et les autres sont r6parties dans
l'Ouest et le Sud.
La ceremonie a eu lieu dans les locaux de 'Ecole nationale de Breman qui se trouve sur la route
menant a Cayes-Jacmel, en presence des membres du comit6 organisateur du Telethon du 14
septembre 6coul6, des repr6sentants de 1'Agerca, des responsables des 6coles b6enficiaires de
ce programme.
Les 6tablissements scolaires rehabilites ont ete terriblement endommag6s lors des demiers
cyclones de l'ete demier.
Le directeur de programmes a la Fondation panamdricaine de d6veloppement (PADF),
l'ing6nieur Jean Erick D6ryce, faisant une mise en contexte du projet, a indiqu6 que ces 6coles
ont 6et selectionn6es selon des criteres bien d6finis : batiments endommag6s lors du passage
des demiers ouragans, 6coles qui n'ont pas recu aucun financement et qui sont reconnues par
le Ministere de 1'Fducation nationale.
Quatre cent cinquante mille (450.000) dollars americains avaient 6et d6bourses pour la
realisation de ces travaux. L'Agence pour la gestion des risques et la continuity des activities a
investi, a elle seule, trois cent cinquante (350.000) dollars. Cet argent fait partie des fonds qui
ont ete collects lors du Telethon du 14 septembre 2008, au Parc Historique de la Canne a
sucre, a soulign6 l'ing6nieur D6ryce.
Haiti fait face a de s6rieuses difficulties depuis ces demieres ann6es. Seule une education de
quality inculquee a nos jeunes peut nous permettre de pallier a ce problem, a declare Mr
Martial Pierre, qui a 6et l'un des responsables du comit6 d'organisation de cette activity de
levee de fonds en faveur des victimes des demieres intemp6ries.
Martial Pierre souligne que c'est l'une des raisons pour lesquelles Agerca avait investi l'argent
recolt6 dans le Telethon a la rehabilitation des 6tablissements scolaires.
Pour sa part, Le president de L'Agerca, Gerard Laborde, a invite les eleves des dits
6tablissements scolaires a rester optimistes. Car, dit-il, Favenir du pays depend d'eux.
Les locaux de 1'Fcole nationale de Breman dans lesquels la c6remonie a eu lieu sont totalement
rehabilit6s, les toits du batiment sont refaits, les murs repeints, la cour drain6e et
completement cloturee, les toilettes refaites.
Le directeur de cette institution scolaire, Mr Laulidor Etzer, prenant la parole au nom de tous
les autres directeurs d'6coles qui 6tait presents, n'a pas cache sa satisfaction pour ces travaux
combien importants realises dans les batiments logeant les institutions scolaires. I1 en a profit
pour remercier tous les initiateurs de ce programme, en particulier, les 20 mille compatriotes,
en Haiti et en diaspora, qui avaient largement contribu6 lors du Telethon.
Apres la c6remonie, les membres de la delegation en ont profit pour visiter deux autres 6coles
faisant partie du programme : 'Ecole nationale de Sable-Cabaret et 1'Ecole nationale de Bahot.
Les photos des 6coles qui ont ete exposes montrent toute la difference entre ces batiments
scolaires flambant neufs et 1'Ftat de delabrement dans lequel ils se trouvaient suite au passage
des dermires intemp6ries qui ont occasionn6 plus d'un millier de pertes en vies humaines et
des d6gats materiels consid6rables.
Louiny Fontal
fontallouiny @yahoo.fr

Le President Rene Preval lance un appel au vote A ses concitoyens
Le President de la Republique, remplissant son devoir de citoyen, s'est rendu au Lycee Marie
Jeanne, a la Rue Capois, pour voter, constatant le taux d'abstention massive a l'occasion du
deuxieme tour des s6natoriales partielles, le dimanche 21 Juin.
Le President s'est adress6 a ses compatriotes en ces termes:
"J'invite le peuple a voter meme si ce n'est pas contraignant", en invitant la classe politique a
un examen de conscience, ce dans une breve declaration auxjournalistes. "La classe politique
devrait s'interroger sur cette abstention, car lorsque le peuple veut voter, il s'exprime", a
estime M. Preval.
Dans la foulee, il affirme que les leaders politiques ayant appele au boycott du scrutin ne
doivent pas se m6prendre sur la faible mobilisation de 1'electorat. Ils ne doivent surtout pas
se dire que la population a suivi leur mot d'ordre en refusant de voter", selon Rene Pr6val qui,
au passage, a rappel6 l'importance des pouvoirs constitutionnels que d6tient le Parlement et la
necessity de combler les sieges vacants au Senat.
Arrive a bord d'un v6hicule banalise, le chef de 1'Etat a ete pratiquement le seul electeur a avoir
vote jusqu'en milieu de matinee au lyc6e Marie-Jeanne, un centre de vote qui compte plusieurs
bureaux dont chacun dispose d'une liste de 400 electeurs potentiels.
Ces elections, qui doivent permettre de renouveler 11 des 12 sieges vacants au Senat,
accusaient a la mi-jourme une participation populaire extremement faible, particulierement
dans les principales villes du pays ou de graves incidents ont ete signals par endroit. A Port-
au-Prince, tries peu d'electeurs se sont rendus aux umes malgre l'autorisation de la circulation
des v6hicules qui avait ete interdite lors du premier tour, le 19 avril, egalement marque par une
abstention massive. En revanche, beaucoup d'6glises catholiques et protestantes 6taient
remplies de fiddles qui assistaient au traditionnel service dominical. D'autres gens vaquaient
librement a leurs occupations.
La situation 6tait globalement calme a la capitale sauf dans le voisinage imm6diat de la Facult6
de m6decine de 1'Universit6 d'Etat d'Haiti (centre) ou des 6tudiants, en greve depuis plus d'un
mois, affrontaient la police a coups de pierres. D6ploy6es autour du batiment, des unites anti-
6meutes de la PNH lancaient de leur cote des grenades lacrymogenes contre les positions des
6tudiants apres avoir 6teint des barricades de pneus enflammes erig6es tries tot sur la chauss6e.

Au moins 1 mort et des blesses
De nombreux incidents ont 6maille la joumee electorale dans certains d6partements
geographiques du pays.
La Grand'Anse:
Dans la Grande-Anse, une personne reputee comme un membre de la Fusion des sociaux-
democrates, Jean Pierre Wilfrid (alias Ti Tonton), a et6 tue par un groupe de gens a coups de
machettes.
Le Sud-Est
Dans le Sud-Est, des incidents ont fait au moins deux blesses par balle et un a l'arme blanche.
Dans la region de Belle-Anse ou le policier Jean-Raymond Lambert, frere du s6nateur Joseph
Lambert et affect a sa s6curite, a 6te arret6 pour possession d'armes lourdes. Un 3eme frere
Lambert, Wenceslas, est candidat pour le parti L'espoir dans cette region.
Des cas de violence ont 6galement 6te signals dans les regions de Seguin et de C6tes des Fer.
Dans cette demiere locality, des membres de CASECs et d'ASECS, issus du parti L'Espoir,
ont discontinue les elections a plusieurs reprises.
La Conseilere electorale, Ginette Cherubin, qui representait le CEP dans le Sud-est, a d6nonc6
le comportement partisan de ces responsables locaux.
Les Nippes
Dans les Nippes (Sud-Ouest), et notamment dans la ville de Miragoane, des candidats de
diff6rentes factions en sont venus aux mains. Cela s'est sold par des blessures plus ou moins
graves. Et plusieurs personnes ont ete conduites a l'Hopital.
Port-au-Prince
Une personne a ete tuee par balle a la 5eme Avenue Bolosse (sud de Port-au-Prince). La police
n'etait pas en mesure d'etablir en fin d'apres-midi (de dimanche) un lien entre ce cas et des
troubles electoraux en cours.
Des incidents qui se sont produits dans d'autres departements devraient encore faire l'objet
devaluation de la part de la presse, de la police et du Conseil Electoral Provisoire.
A Port-au-Prince, des etudiants ont dressed tres tot des barricades dans le bas de la ville, avant
de se refugier deririere les murs de leur faculty.
Nous n'allons pas gagner les rues pour leur foumir des raisons pour expliquer l'echec de la
joumee electorale, a dit un etudiant en medecine.
La majority des bureaux ont ferme a l'heure prevue. Les decomptes ont immediatement
commence. (EN BREF /p. 14)


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Mercredi 24 Juin 2009
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L'ACTUALITE EN MARCHE


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NL'EMET SOMMAIRE
Incidents mortels aux fundrailles en Haiti du Pbre
Jean Juste :
La Minustah piegde par le direct p.1

ANALYSE
Le mouvement 6tudiant se condamne a finir en queue
de poisson p.1

ECONOMIE
Bailleurs toujours rien !
Le blanc se fait chiche p.1
Salaire minimum versus creation d'emplois ( ?) p.6
La recession internationale s'aggrave p.7

MEDIAS
En Haiti, la cr6dibilit6 ne paie pas p.2

ELECTIONS
1 mort, des blesses et une participation minimale p.3

UNIVERSITY
Le Conseil de l'universit6 d6nonce la violation de
l'enceinte universitaire p.4
La Minustah d6ment... p.5
Une 6tudiante t6moigne p. 13

ONU-HAITI
Clinton prend officiellement fonction p.5

TELEPHONE
Voilh lance de nouveaux produits p.3

UNJOYEUXANNIVERSAIRE
Livres enfolie a 15 ans p.9
La PNH a 14 ans p.9

LIBRE PENSER
Sucre Ethique p.12
Pour une plaidoirie contre la pratique de la
domesticity p.12


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Mercredi 24 Juin2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 22


Le mouvement etudiant se condamne



Sfinir en queue de poisson


(ETUDIANT... suite de la lere page)

En pleine surenchere ...
DMs lors il est evident que le mouvement veut aller
au-dela de son propre domaine, l'universit6, pour se donner
une dimension sociale, socio-politique.
Ou politique, tout court.
Bient6t les revendications du d6but (y compris celles
parties de la Facult6 de m6decine) semblent passer au second
plan devant d'autres certainement
plus m6diatiques, ou pour employer
un langage a la mode, plus
politiquement porteuses, comme le
Non a l'Occupation (il s'agit des
troupes de la mission de maintien de
la paix de l'Onu ou Minustah, a plus
forte raison que celles-ci sont en
premiere ligne dans la lutte contre les
manifestants).
BientBt on se retrouve en
pleine surenchere, c'est le dl6ire.
Jusqu'a sous-entendre que certaines
facult6s appliqueraient l'analyse du
profil social (< social profiling >) a Available
l'admission, ce pour 6viter que
l'universit6 ne devienne un fief des
jeunes 6manant des quartiers
populaires.
Des lors, la question de
couleur n'est pas loin. Et comme on
se trouve a une annie des
prochaines pr6sidentielles, attention
a ne pas faire de 2010-2011 une
r66dition des elections de 1957 qui
nous ont donn6 un Francois << Papa
Doc >>Duvalier. Etc.

Une veritable fuite en avant ...
Le mouvement 6tudiant actuel semble lanc6 dans une
veritable fuite en avant. Qui trop embrasse mal 6treint !
Autrement dit, il est plus facile de lancer un mouvement de
contestation. Surtout a un moment oi la famine hante les rues
de la capitale plus quejamais auparavant. Mais le plus difficile
est d'arreter unpareil mouvement. Et de le faire sans perdre la
face.
Pour commencer, quels sont les allies des 6tudiants ?
Au d6but ils ont rencontr6 une certaine sympathie
dans la rue.
Le dossier du salaire minimum a 200 gourdes est tout
naturellement populaire.
Mais les gaz lacrymogenes lanc6s sans management
par les forces de l'ordre (Police nationale et Minustah) ont
contribu6 a d6courager toute vell6it6 de ce c6t6.
Les petits commerces sont forces de fermerboutique.
Les petites marchandes de s'enfuir a toutes jambes a tout
bout de champ. On ne peut plus gagner honn6tement sa vie.
Et plus de trois semaines que cela dure.
Le c6t6 erratique aussi, pour ne pas dire trop


fantaisiste du mouvement. Chaque jour tombent de nouvelles
revendications.
Meme les enfants des rues que cela n'amuse plus.

Une course vers l'inconnue ...
Les premieres revendications avaient sembl6 trouver
une oreille attentive au Parlement.
Convocation des responsables de l'Universit6 d'Etat,
des titulaires minist6riels concerns, etc.


Mais les parlementaires ont vite reconnu le danger
de s'engager dans cette course vers l'inconnue.
C'est ce que le systeme d'aujourd'hui redoute le plus.
Tout le systeme actuellement en place. Politique, Economique,
Soci6t6 civile ainsi que l'International.
I1 faut avant tout emp6cher que la barque ne chavire,
ou qu'on soit d6bord6. Du moins jusqu'a la prochaine
6ch6ance : l'installationduprochain president de la r6publique,
le 7 f6vrier 2011.
D'ofi l'empressement de la Minustah a d6barquer sur
le terrain d&s qu'il y a le moindre soupqon d'une manifestation
trop populaire. Comme lors des fun6railles du Pare Jean Juste


lejeudi 18juin 6coul a la Cath6drale de Port-au-Prince...
La liberty de manifestation existe, mais autant que
possible 6troitement encadr6e par les forces de s6curit6.

Un jeu quotidien du chat et de la souris ...
Le pouvoir use et abuse de cette situation,
probablement. D'autant plus que de l'autre c6t6, aucune
amelioration des conditions de vie de la majority ne vient
contrebalancer ce sentiment de d6mocratie en otage.
Combien de temps les
6tudiants espbrent-ils pouvoir encore
tenir dans ce jeu quotidien du chat et
de la souris avec des forces de
l'ordre qui utilisent le gaz
lacrymogene de maniere hautement
strat6gique, consistant a 6puiser les
manifestants d'une part et d'autre
part a d6courager les populations
riveraines de sympathiser h leur cause


Tout cela se decide A
I'avance ...
providers" Le rectorat de l'Universit6
d'Etat d'Haiti appelle les
manifestants a regagner leurs cours
pour ne pas perdre l'annee
acad6mique.
Les dirigeants du
mouvement s'y refusent. Mais,
selon certaines informations, un
grand d6bat est en cours parmi la base
6tudiante h ce sujet.
Il faut savoir arr6ter un
mouvement, surtout lorsqu'on ne
dispose pas v6ritablement d'un
contre-pouvoir.
Une grave dans une usine, les patrons sont menac6s
de perdre la production.
Mais une greve des 6tudiants qui ne se fixent pas
des objectifs et un calendrier pr6cis, d'autant plus si les
professeurs ne font pas partie du mouvement, c'est l'annme
qui est perdue.
Ce sont les 6tudiants les seuls perdants.
Lancer un mouvement c'est facile. Surtout quand le
climat social s'y pr6te. Mais arr6ter le mouvement sans se
d6savouer, tout cela se decide a l'avance !

Melodie 103.3 FM, Port-au-Prince


14 :at 4i1nA I I aE if f& kt II$ l l&w

be AA &A fam & h Ie & A
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. e





Mercredi 24 Juin 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 22


BAILLEURS: TOUJOURS RIEN Le blanc se fait chiche >


(PM... suite de la lere page)
s6rieusement tirer l'oreille. Le blanc a l'air particulierement
<< chiche > cesjours-ci. Crise 6conomique oblige !
Cependant le chef du gouvernement est seul a
conduire cette campagne puisque aucune autre autorit6 de
Port-au-Prince n'y a encore fait allusion.
Le president Rend Prdval non plus.


<< Etre responsable et rendre
des comptes >>...
La seule autre rd6frence a ce sujet va
se chercher dans le message d'adieu de
l'Ambassadeur sortant des Etats-Unis en Haiti,
Janet A. Sanderson.
Celle-ci indique que le Premier
ministre Pierre-Louis < a assure les bailleurs
qu'en retour de leur g6ndreux engagement, le
pays rdpondrait a leurs exigences qui sont
d'etre responsable et de rendre des comptes. >
Peut-6tre que la rdouverture du
dossier de < modernisation > (traduisez
privatisation) de la Teleco (compagnie
nationale de telecommunications) n'est pas
sans rapport avec cette demarche.
Avec annonce payee dans le
quotidien international Financial Times.
Toujours est-il que ce raidissement
de l'international a respecter ses promesses
correspond aussi avec la pire crise 6conomique
de la planted.
Confront a ses propres problkmes
de chute du PNB et de ch6mage massif, le blanc
se fait plus dur sur la detente, comme dit le
crdole. Et la clause mentionnde plus haut par


Dans les mains de nombreuses ONG...
Michele Pierre-Louis, ex-dirigeante d'une puissante
ONG (la FOKAL), deplore aussi que toute l'aide bilat6rale de
certains pays, et non des moindres, passe par-dessus la tate
aux dirigeants du pays pour finir dans les mains de nombreuses
ONG
Elle affirme que le gouvernement amdricain n'a pas
donn6 un rond depuis quelque temps au gouvernement haitien.


Le PM Michdle Pierre-Louis assistant la semaine derniere a une rkceptio.
en son honneur a Miami (Floride) par des leaders ha'tiens-amnricains de la
des affaires (photo Carl Fombrun)


l'Ambassadeur Sanderson (<< tre responsables et rendre des Tous les programmes de 1'USAID (Agence amdricaine pour le
comptes >) n'est peut-6tre qu'un pr6texte ou une excuse toute d6veloppement international) sont confi6s a des organisations
trouv6e. non gouverementales.
Mais il n'y a pas que l'aide multilat6rale a tre en Au lendemain de la conference des bailleurs, le
cause ... Canada annonqait officiellement qu'il continuera d'avoir


recours aux ONG parce que le gouvernement haitien n'a pas
su encore donner toutes les garanties de bonne gouvernance
et que la corruption ne regne plus en son sein.
Faut-il rappeler qu'au dernier classement de
Transparency International, Haiti figure toujours parmi les 4
pays les plus corrompus de la planted.
L'ONG Transparency est-elle done totalement
d6sint6ress6e ?
Michele Pierre-Louis n'est pas
un Hercule ...
Faut-il d&s lors revenir a ce paragraphe
dans le message de l'Ambassadeur Sanderson,
savoir que, le 14 avril dernier, a Washington, le
Premier ministre haitien avait donn6 aux bailleurs
l'assurance que < le pays r6pondrait a leurs
exigences qui sont d'etre responsable et de
rendre des comptes. >
Michele Pierre-Louis n'est pas Hercule
dans les Ecuries d'Augias !
Comment venir deux mois plus tard
seulement lui opposer une pareille exigence ?
Alors que son gouvernement n'a pas une annde
d'existence.
D'autres invitent a se rappeler que rien
ne peut mieux servir les int6rets des grands
donateurs, particulierement en ces temps
difficiles ou eux-memes sont confronts aux
memes difficulties de la vie, que le systeme ONG
Qui ne se souvient de cet
Sadministrateur de l'USAID qui d6clarait devant
le Congres a Washington, en vue de rassurer
n donnee celui-ci, que l'aide amdricaine n'est pas perdue
communaute parce que, entre autres, environ 70% de l'aide
foumie revient aux Etats-Unis. Sous diffirentes
formes, y compris les gros et gras salaires pays aux nombreux
consultants venant des Etats-Unis meme. Et au service d'ONGs
elles aussi 6trangeres.

Haiti en Marche, 19 Juin 2009


COMMUNIQUE DE PRESSE


Mise au point de la MINUSTAH


Port-au-Prince, le 18 juin 2009- La MINUSTAH
d6ment cat6goriquement les allegations selon lesquelles
certains des membres de sa composante militaire auraient tire
sur la personne d6c6d6e ce matin, apres l'incident qui s'est
produit aux abords de la cath6drale de Port-au-Prince, peu
apres les fundrailles du PNre Jean-Juste.
En effet, a la lumiere des informations prdliminaires
obtenues, il apparait que la victime serait d6c6d6e d'une
blessure a la tate, cause par une pierre ou un objet contondant.


II a 6galement 6td 6tabli que, si les soldats de la certains espaces universitaires au cours des manifestations
MINUSTAH presents sur les lieux ont du proc6der a des tirs de ces demiers jours.
de sommation en l'air pour 6loigner la foule, cette action ne La Mission r6affirme que les instructions donndes a
semble avoir aucun lien avec la mort de la victime. Elle est par son personnel militaire et de police interdisent tout accds aux
ailleurs conforme a l'usage minimum de la force autoris6 dans enceintes universitaires. Elle continuera ndanmoins a apporter
de telles circonstances. tout l'appui n6cessaire a la police nationale haitienne dans
La MINUSTAH souhaite 6galement apporter un leurs fonctions de maintien de l'ordre public et de protection
d6menti formel aux allegations fantaisistes selon lesquelles des personnes et des biens.
des agents de la MINUSTAH auraient p6n&tr6 a l'int6rieur de


Bill Clinton prend officiellement fonction


comme envoy special de I'ONU pour Haiti


"Nous avons besoin de votre appui et de votre
leadership". C'est par ces mots que le Secr6taire g6ndral de

mp
T AM.


L 'ex-president Bill Clinton et le Secrdtaire general
Ban Ki-moon en visite rkcemment en Haiti


1'ONU, M. BanKi-moon, a annonc6 officiellement la nomination
de l'ancien Pr6sident americain, M. Bill Clinton, comme Envoyd
special des Nations Unies pour Haiti.
Aux c6t6s de l'ancien Pr6sident des Etats-Unis et
du Ministre haitien des affaires 6trangeres, M. Alrich Nicolas,
le Secr6taire g6ndral a, pourjustifier cette nomination, invoqu6
<< le dynamisme > dont a fait preuve M. Clinton, lorsqu'il 6tait
Envoyd special des Nations Unies pour la reconstruction aprls
le tsunami, en 2004.
Le Secr6taire g6ndral a assign a son nouvel
Envoyd special la tAche de transformer en v6ritables
contributions la promesse de 353 millions de dollars que la
communaut6 internationale a faite en avril dernier, lors de la
Conference des donateurs pour Haiti qui s'est tenue a
Washington D.C..
<< Personne n'est mieux place pour cette mission >>,
a expliqu6 le Secr6taire g6ndral, en ajoutant << le Pr6sident
Clinton connait le pays. II aime les gens de ce pays. Les gens
le lui rendent bien >>.
M. Clinton l'a reconnu en r6affirmant qu'il avait,
depuis longtemps, un int6ret pour Haiti qui, selon lui, << tient
enfin sa premiere chance de sortir d'une p6riode sombre de 30
ans>> grice au leadership du Pr6sident Rend Prdval et au travail
de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haiti


(MINUSTAH).
Grace aussi, a poursuivi l'ancien Pr6sident
am6ricain, a HOPE II, la loi de 2008, portant prorogation, pour
une p6riode de huit ans, des conditions pr6f6rentielles d'accds
des produits haitiens au march amdricain. M. Clinton a enfin
cit6 l'engagement du Secr6taire g6ndral et le succds de la
Conference des donateurs.
Comme prioritds, l'ancien Pr6sident amdricain
entend aligner tous ses efforts sur le programme de
d6veloppement l6abord par le Gouvernement haftien << Haiti,
nouveau paradigme > et la reconstruction d'une Haiti < plus
solide >, a savoir des 6coles, des h6pitaux, des logements et
des infrastructures plus robustes.
Le President Clinton a mis l'accent sur la n6cessit6
de renforcer les mdcanismes d'att6nuation des effets des
catastrophes naturelles et de r6gler les problkmes lies a
l'6nergie, en amdliorant l'efficacit 6 nerg6tique et enpropageant
le recours a l'6nergie propre.
< efforts en faveur d'Haiti >>, a indiqu6 M. Clinton qui a attire
l'attention sur sa propre fondation et, en particulier, sur son
initiative << Call to Action for Haiti>> qui, en septembre 2008, a

(CLINTON/ p. 6)


FICHE D'ABONNEMENT A HAITI EN MARCHE


CoaU tpi* eixMis


Ha ti
Etats Unis
Canada
Europe
Am6ique Latine


Gdes 260.00
_ US $ 40.00
SUS $ 42.00
_ US $ 70.-00
_ US 70.00


I Ca itorr, AI


Gdes 520.00
_ US $ 78,00
US $ 80.00
US $ 135.00
US $ 135.00


Dans l cas d'un ambonnment
avec livrason, tI coOf est le double.
Prftr do spcifier st vous Ates
un nouvel abonn6
ou sll s'aglt d'un renouvellennt


Nouveau


Renouvellement

ELI


Page 5


Nom
Adresse





Mercredi 24 Juin2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 22


DIALOGUE DE SOURDS


Salaire minimum versus creation d'emplois ?


PORT-AU-PRINCE, 18 Juin-Le problkme en Haiti
est que tris peu parlent le meme langage. Et que de plus chacun
s'6coute parler.
Comme dans ce soi-disant d6bat autour de la fixation
du nouveau salaire minimum.
Tel s'en sert pour garantir son avenir politique.
Tel A des fins purement iddologiques.
Tel autre parce que c'est une occasion de se faire
entendre ...
Etc.
Mais tres peu placent la question dans son veritable
contexte : le mieux-etre pour le principal concern. Mais c'est
qui le principal concern ?
L'ouvrier !
Pardon, les memes admettent qu'il n'y a que 25.000
emplois dans le pays ...
Done vous voulez dire plut6t le ch6meur.
Parce que dans unpays ot il n'y a que 25.000 emplois,
l'ouvrier n'est qu'une infime minority, done si on veut parler
pays, parlons plut6t des plus de 80% qui sont au ch6mage et
qui cherchent d6sesp6r6ment un emploi.
Par consequent, contrairement A la plupart de nos
distingu6s orateurs, l'accent ne devrait pas etre port sur le
salaire minimum en premier lieu, mais plut6t sur tout ce qu'il
est possible de faire pour donner un emploi A nos plus de 80%
de ch6meurs.

Sans rggles du jeu ...
Or dans tous les discours entendus jusqu'A present,
cette question apparait comme secondaire quand elle n'est
pas carr6ment oubli6e.
Comme d'habitude en Haiti, chacun campe sur ses
positions, ignorant celles de l'autre. C'est toujours un << deux
camps >, comme dans le football. Mais sans regles dujeu.
Vous avez d'un c6t6 les d6fenseurs du salaire
minimum A 200 gourdes.
Vous avez de l'autre ceux qui sont contre.
Entre les deux, pas de dialogue.
Au moment fatidique, on s'en remet au pouvoir pour
trancher.
Entre-temps le vrai concern se retrouve comme pris
en otage.
D'un cote, c'est 200 gourdes ou rien !
De l'autre, si c'est 200 gourdes, eh bien on menace
de r6duire les 25.000 emplois de moitid.
Or ce qui n'est pas sdrieux, c'est que aucun des deux


camps n'adresse la question dans son ensemble, ne la place
dans son rdel contexte.
Non seulement se battre pour 25.000 emplois c'est
presque ridicule s'il s'av6rait que des possibilities
commenceraient A exister d'en cr6er des dizaines de milliers
d'autres, comme semble le promettre l'entr6e dans la question
de l'envoyd special de l'ONU pour Haiti, l'ex-pr6sident Clinton.

Un sauve qui peut general ...
Donnons au moins la chance A celui-ci de d6voiler ce
qu'il a dans son sac ... Si ce n'est pas la hotte du pre Noel, ce
n'est pas obligatoirement non plus un poisson d'avril !
Nous laissons plut6t l'impression d'etre totalement
d6sesp6rds, au point de nous accrocher A n'importe quoi, sans
possibility d'6valuation, de maniere indiscriminde, sourd et
aveugle, ne croyant plus A rien, c'est un sauve qui peut g6ndral.
On s'empare de tout ce qui vous tombe dans la main et qu'on
serre tres fort. Impossible de voir plus loin que le bout de son
nez.
C'est A la fois triste et douloureux. Mais c'est A quoi
l'on ressemble actuellement.
Mais ce n'est pas tout. LA ot le d6bat sonne encore
plus faux, c'est qu'il n'est pas vrai qu'il n'existe que 25.000
emplois dans le pays.
Dans unpays de 10 millions d'habitants ot il n'existe
aucune assistance sociale, s'il n'y avait que 25.000 jobs, on
serait tous depuis longtemps morts et enterr6s.
Ily a bien entendu les transferts de la diaspora ...

Nos bWf chenn et maroule ...
Mais surtout et d'abord le secteur dit informel, la
<< madan sara >> qui emploie deux ou trois porteurs chaquejour
pour charroyer ses marchandises.
Idem les aides A bord des autobus et camionnettes
du transport en commun. Nos << bf chenn >. Aussi fameux
que nos << maroule >> d'autrefois. Tous des emplois sans
lesquels Haiti n'existerait plus depuis longtemps. Parce que
plus garantis que tous les autres. Y compris contre les crises
dconomiques internationals.
Et puis un secteur encore plus ignore en Haiti, celui


des PME ou petites et moyennes entreprises, plus petites (<< ti
boutik >) que moyennes mais cela ne fait rien.
A propos de crise 6conomique international, alors
que General Motors, Chrysler, BritishAirways, les plus grandes
entreprises internationals, les plus grandes multinationales,
sont en train de limoger, quand ce n'est de fermer tout
simplement, on rapporte, aussi bien aux Etats-Unis qu'en
Europe, que ce sont les moyennes et petites entreprises qui
permettent A l'6conomie de continuer A toumer. Et font que
tous les emplois ne disparaissent d'un seul coup.
Or les PME, cela existe 6galement en Haiti.

95% des emplois prives sont crees par des
PME formelles et informelles ...
Dans une communication pr6sent6e le mardi 16 juin
could, A l'occasion du lancement du magazine 6conomique et
financier, Haiti Challenge, qui en a profit pour honorer les
< 100 Premieres (entreprises) du pays >, Mme Gladys Coupet,
la coordonnatrice du Groupe de Travail sur la Comp6titivit6 >,
une commission pr6sidentielle, a soulign6 que < en Haiti, 95%
des emplois priv6s sont cr66s par des PME formelles et
informelles et seulement 5% par les grandes entreprises. >
Vous avez bien entendu : seulement 5% des emplois
en Haiti sont cr66s par les grandes entreprises.
Or tout le d6bat autour du salaire minimum est centre
autour des soi-disant grandes entreprises.
Que celles-ci soient accuses d'etre des affameurs
ou autres n6griers des temps nouveaux, mais qui va payer la
note ?
Puisque le salaire minimum une fois d6cid6 s'applique
A tous indistinctement, je vous le demande A nouveau : qui va
payer la note ?
Les grandes entreprises qui n'emploient que 5% ...
Ou les PME formelles et informelles qui emploient les 95% ?
Et dans des conditions sans doute autrement plus
difficiles que nos soi-disant grands groupes.
Est-ce que tout ce monde qui s'agite dans ce dossier
du salaire minimum sait vraiment de quoi il parle ?

MIlodie, 103.3 FM, Port-au-Prince


Bill Clinton prend officiellement fonction


comme envoy special de I'ONU pour Haiti
A I s ru irnT i .2.......


(CLINTON i ... suie ue la page )
permis d'l6aborer plus de 20 projets d'une
valeur de 130 millions de dollars.
Le President Clinton a done jug6
que la premiere chose A faire est de dresser la
liste de toutes les ONG qui travaillent dans le
pays afin d'6tablir un mdcanisme de
coordination. L'ancien Pr6sident amdricain a
esp6rd qu'A ses efforts, sejoindra la diaspora
haitienne des Etats-Unis, du Canada et de
France.
F Cette nomination est une
mesure essentielle pour mobiliser l'6nergie et
la volont6 politique de la communaut6
international en faveur d'Haiti >, a d6clard le
Ministre haitien des affaires 6trangeres qui a
lu le message du Pr6sident d'Haiti, M. Rend
Pr6val.
Le President y souligne la tiche
<< norme> consistant non seulement A r6parer
les d6gits subis par le pays mais aussi Ajeter
les bases d'un d6veloppement durable;
renforcer la s6curit6 alimentaire et le secteur
agricole; r6duire la vulndrabilit6 aux
catastrophes naturelles; moderniser les
institutions; lutter contre la corruption, crder
des conditions favorables aux
investissements strangers directs; et amdliorer
les services de base pour tous les Haitiens.
Haiti, dont 78% de la population
vivent avec moins de deux dollars par jour,
occupe la 146eme place sur 177 Etats selon


l'Indice de d6veloppement humain des
Nations Unies. Ce pays, qui importe plus de
la moiti6 de sa nourriture, a &te particulierement
vulnerable A la hausse des prix des denrdes
alimentaires en 2008. Avec une couverture
v6g6tale d'A peine 3% du territoire, Haiti est
aussi tres vulnerable A l'6rosion des sols et
aux inondations.
L'ancien Pr6sident amdricain n'a
pas pu 6chapper A la question d'unjoumaliste
sur la r6cente declaration du Premier Ministre
isradlien, M. Benjamin Netanyahou, en faveur
de la creation d'un Etat palestinien. Le nouvel
Envoyd special pour Haiti a salu << cette
avanc6e > meme si, a-t-il reconnu, les
conditions poses par M. Netanyahou sont
<< pour le moment inacceptables > pour la
partie palestinienne.
Le Premier Ministre isradlien a
exig6 que le futur Etat palestinien soit
<< dmilitaris 6 n'ait aucun contr6le sur son
espace adrien et ne puisse tisser des liens ni
avec l'Iran ni avec le Hezbollah libanais. Il a
aussi exig6 la reconnaissance d'Isral comme
l'Etat du peuple juif et l'acceptation du
principe de < croissance naturelle > des
colonies de peuplement.
< C'est comme dans une piece de
thditre, nous n'en sommes qu'au premier acte
et les choses peuvent 6voluer >, a rassur6
l'ancien Pr6sident am6ricain.


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MIAMIDADE-


Apel Dof No.0410
Finansman Debaze Kominote pou Sevis
Imen ak Sosyal
Konte Miami-Dade Cap solisite de apel dbf pou debouse Fon Jeneral Konte an pou jwenn sevis imen ak
sosyal pou rezidan yo nan Konte an. Yo limite elijibilite pou aplike pou fon lajan sa yo a oganizasyon yo
ki pa-pou-pwofi 501(c)(3), enkli legliz yo.
Yo bezwen founise sevis prive yo (pa-pou-pwofi) ak/oswa founise relijye yopou bay sevis nan domen
sevis priyorite sa yo [Service Priority Areas]: 1) Premye Nesesite yo; 2) Timoun ak Granmoun Andikape
yo; 3) Timoun, Adolesan, ak Fanmi yo; 4) Jistis Kriminel; 5) Nesesite Grandet yo; 6) Sante; 7) Nouvo
Antre/Imigran yo; 8) Zot, enkli devlopman kominote ak ekonomik; 9) Ed Nesese yo; 10) Devlopman
Sekte Travaye; ak 11) Pwogramasyon Pak yo.
Moun ki enterese yo kapab jwenn yon kopi Apel Dbf yo (Request for Proposals) [No. 0410],
ki va disponib apre 1:00 PM., madi 30 jen 2009, jis pa rele oswa pase ale nan biwo Miami-
Dade County Office of Grants Coordination (sig Angle OGC), 111 NW 1st Street, 22nd Floor,
Miami, Florida 33128, (305) 375-4742 oswa telechaje tout dosye yo de sit entenet OGC Konte
Miami-Dade la apre ke yo fin enskri yo kbm yon potansyel kandida pou reponn apel dbf la nan
http://www.miamidade.gov/OGC/rfpNo0410-emailLogin.asp. Dat limit pou soumet pwopozisyon yo
se 2:00 PM. (E.S.T.),lendi 31 dawout 2009 nan biwo Miami-Dade County, Clerk of the Board of
County Commissioners, 111 N.W. 1st Street, 17th Floor, Suite 202, Miami, Florida 33128-1983.
Yo va fe de konferans anvan perybd pwopozisyon yo toupatou nan Konte an nan dat ak lokal sa yo ki
ekri anba la-a:
1) South Dade Regional Library, 10750 SW 211th Street, Miami FL 33189, Samdi 18 jiye 2009,
9:30am 12:30pm;
2) West Dade Regional Library, 9445 Coral Way, Miami, FL 33165, lendi 20 jiye 2009, 4:30pm -
7:30pm;
3) North Dade Regional Library, 2455 NW 183rd Street, Miami, FL 33056, mekredi 22 jiye 2009,
4:30pm 7:30pm;
4) Joseph Caleb Center Auditorium, 5400 NW 22nd Avenue, Miami, FL 33142, jedi 23 jiye 2009,
9:00am 12:00 pm; ak
5) Main Library, 101 W. Flagler Street, Miami, FL 33130, vandredi 24 jiye 2009, 10:00 am 1:00
pm.
Yo vreman rekbmande ke pati enterese yo ale nan youn nan konferans >
yo. Pou asire yon pwosesis konpoetitif enpasyal ak ekitab, Konte an kapab reponn kestyon yo selman
nan konferans yo epitou dwe evite kominikasyon prive ak tout potansyel
kandida pwopozisyon yo pandan perybd evalyasyon ak preparasyon apel dbf la. RFP a sije a Iwa
konfidansyalite Konte an ki rele < Cone of Silence Section 4.02 of the Miami-Dade County Home Rule
Amendment and Charter ak Section 2-11. 1 of the Code of Miami-Dade County
Konte Miami-Dade pa genyen responsabilite jidisye pou okenn fre ke yon kandida depanse pou li reponn
apel dbf (RFP) sa-a, epi li rezeve dwa li genyen pou chanje oswa amande dat limit pwograme pou
pwopozisyon an depi ke li kwe ke li nesese epi nan pi bon entere Konte Miami-Dade. Epitou Konte an
rezeve dwa pou li asepte oswa rejete nenpbt oswa tout pwopozisyon yo, pase sou nenpbt teknikalite
oswa iregilarite mine, epi akbde kontra yo dapre sak nan pi bon entere Konte Miami-Dade.
Moun tout enfbmasyon sou RFP sa-a, kontakte Mr. Daniel T. Wall, Direkte, Office of Grants Coordination,
nan (305) 375-4742 oswa dtw@miamidade.oov.


llodie
103.3 f1


IIlrarrien~ II
I~laYb.eR~1
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Mercredi 24 Juin 2009
naiti pn Mnrcrrh Vl XXTTTI N ??


ECONOMIE MONDIALE


La recession s'aggrave


La situation 6conomique et financibre mondiale
continue A s'aggraver. En effet alors que le Fonds Mon6taire
International (FMI), dans son dernier rapport sur les
perspectives 6conomiques mondiales, public il y a quelques
semaines, pr6voyait pour cette annde une baisse de 1,9% de la
production mondiale, la Banque mondiale vient de pr6voir une
chute de 3% du Produit National Brut mondial pour l'annde
2009.
D'aprbs le president de cette organisation, Robert
Zoellick, << il faudrait en faire davantage au cours des prochains
mois pour mobiliser les ressources qui feront en sorte que les
pays pauvres ne payent pas pour une crise dont ils ne sont
pas responsables >>.
D'aprbs le num6ro 1 de cette organisation
internationale de pret au ddveloppement, les pays Abas revenu
aurontbeaucoup de mal A trouver les financements n6cessaires
dans les anndes A venir en raison de leurs capacit6s d'emprunt
fortement limits. D'aprts lui, pourla seule annde 2009, le deficit
global de financement pour les pays en voie de d6veloppement
6quivaudra A 635 milliards de dollars. Cette provision de
l'institution de Bretton Woods survient alors que de nombreux
analystes de la scene 6conomique et financibre globale
commencaient A estimer que la recession affichait un d6but de
ralentissement en raison des signes positifs montrds par
certains indicateurs : aux Etats Unis par exemple les ventes au
ddtail ont augment de 0,5% au cours du mois de mai, ce qui
est un signe de reprise de la consommation tandis que pour la
quatribme fois au cours de ces dernibres semaines les
inscriptions au ch6mage ont diminud, passant de 625.000 A
601.000, un trbs bon chiffre puisque le < consensus
Bloomberg >> tablait lui de pr6f6rence sur 615.000.
II faut noter aussi la progression en hausse de 42,8
points de l'indicateur manufacturier ISM, soit une progression
de 9,9 points par rapport A d6cembre 2008. En d6pit de la
sonnette d'alarme du bon Dr Robert Zoellick, tout semble
apparemment se profiler pour le mieux sur les tableaux de bord
de l'6conomie mondiale et de son principal moteur actuel:
l'6conomie am6ricaine.
Du c6t6 des marches financiers, le ton est aussi A un
certain optimisme sil'onpeut s'exprimer ainsi, puisque l'indice
Dow Jones a termind en hausse ce vendredi 12juin 2009 avec
8.799,26 points. Le 5juin dernier, il avait meme atteint les 8.900
points. Il est A noter que cet indice qui est un fiddle reflet de
l'6conomie amdricaine 6tait pass au mois d'avril dernier en
dessous des 7.000 points ; certains 6conomistes ayant meme
pr6vu un dow A 6.000 points. Son plus bas point au cours de
cette crise a &t6 atteint le 9 mars 2009 avec 6.440 points.
Rappelons pour m6moire qu'en d6cembre 2007, le Dow Jones
affichait plus de 13.000 points, soit plus de 5.000 points de
perdus par rapport A la situation actuelle. Ce vendredi 19juin,
le Dow Jones a termind sur un lger recul avec 8.539.73 points.

L'AMERIQUE S'ACHEMINE-T-ELLE VERS UN
ARMAGEDDONBUDGETAIRE ?
En fait nous sommes peut-6tre A un tournant d6cisif
de la crise ; soit cette derni&re s'aggrave, soit l'6conomie
mondiale en proie A l'effet Obama continue rdellement A
remonter la pente a l'image de l'indice Dow Jones. Cependant
pour 6tre un peu r6aliste face A cette perte des repbres
traditionnels en matibre de provision 6conomique, il faudrait
peut-6tre A l'image du magazine londonien < The Economist >,
ne pas accorder trop d'importance A la remont6e des cours de
bourse puisque d'apres ce journal < on ne compte plus les
avortements redress6s de la bourse. Par quatre fois entre 1929
et 1932, l'indice Dow Jones a grimp6 de 20% avant de rechuter
A ses niveaux pr6c6dents et au cours de la crise actuelle il s'est
envol6 A cinq reprises avant de redescendre de nouveau >>. En
d'autres termes face A la profondeur de la crise, les actuels
8.539 points du Dow Jones ne seraient qu'unfeu de paille.
Le journal londonien a sans aucun doute raison
puisque les causes fondamentales de cette crise sont toujours
pr6sentes : en d6pit des promesses du G20 d'avril dernier, le
systime bancaire et financier international est toujours
menace par la crise des subprimes et des produits financiers
toxiques qui n'en finissent pas de gangrener en profondeur le
systeme. Ensuite le problkme du double deficit am6ricain
(budg6taire et commercial) est toujours present et aurait meme
tendance A empirer puisque le deficit du budget d6passera
certainement cette annde les 1.000 milliards de dollars. Les
services du tr6sor des Etats-Unis viennent d'annoncer pour
le mois de mai un deficit record, 6quivalant A 189,7 milliards de
dollars faisant ainsi passer le deficit de ces derniers mois A
991,9 milliards de dollars ... du jamais vu dans l'histoire
budg6taire des Etats-Unis.
Certains observateurs n'h6sitent pas A affirmer que
les Etats-Unis marchent tout droit vers un Armageddon
budg6taire car un tel deficit budg6taire bien que n6cessaire,
crise oblige, n'est pas soutenable. En fait, au-delA de la
controverse sur l'opportunit6 6conomique pour les Etats de
relancer la machine 6conomique A coup de plans de sauvetage
des banques et autres institutions financibres, c'est tout un
module paradigmatique, le mon6tarisme friedmannien, qui
domine les espaces 6conomiques et universitaires depuis une
trentaine d'annees qui s'effondre. Certains pr6disent ou
constatent, peut-6tre A tort, le retour du bon vieux
keyndsianisme si cher aux partisans de la relance par la
demande. On se souvient que les trente glorieuses, si cher a
un Jean Fourastid, s'6taient construites essentiellement sur
ce module avant qu'il ne commence A s'effondrer suite A la
premiere crise p6troliere de 1973.
D'autres observateurs, quant A eux, annoncent dedj
le retour du capitalisme d'Etat ou, pour faire plaisir A Etienne
Balibar et A Paul Boccarra, du capitalisme monopoliste d'Etat.
Leur provision s'appuie sur les 6normes plans de relance mis
en ceuvre par les Etats-Unis (plus de 700 milliards de $), la


Chine (plus de 400 milliards), la Grande Bretagne, la France,
l'Allemagne etc. en vue de soutenir leurs economies
respectives gravement affect6es par la crise financi&re
internationale et l'effondrement de certaines m6gabanques.
Le dogme du lib6ralisme 6conomique a &t6 mis trbs A mal par
cette crise avec la quasi-nationalisation de la Northern Rock
en Grande-Bretagne, la mise sous tutelle du num6ro 1 mondial
de l'assurance AIG et des deux giants du financement de
l'immobilier amdricain Fanny Mae et Freddie Mac, sans
compter les Fortis et autres Dexia en Europe.

ENTRE LES KEYNESIENS ET LES
MONETARISTES C'ESTLAGUERRE
Mais au-delA de ces donndes, ce qui devrait retenir
surtout l'attention c'est cette guerre m6diatique, s'apparentant
A une sorte de nuit des longs couteaux iddologique, qui semble
avoir actuellement cours entre adversaires et partisans du
ndolib6ralisme friedmannien. Ces demiers, il est vrai, peuvent
faire valoir que les politiques qu'ils ont prdconisdes, A
l'exception peut-6tre du Chili de Pinochet et de la Grande
Bretagne de Madame Margareth Thatcher, n'ont jamais &t6
mises en application. En t6moigne sans aucun doute la p6riode
du Gouvernement Reagan dont les fameuses reaganomics
(Voodoo economics) n'ont &t6 en fait que de la poudre aux
yeux des libertariens de tous poils.
En effet, hormis les deux premieres anndes de son
mandat, Ronald Reagan a surtout applique une certaine forme
non 6crite du keyndsianisme que les sp6cialistes appellent le
keyndsianisme militaire. En d'autres termes, la relance se fait A
travers les demandes du complexe militaro industriel americain,
c'est-A-dire les d6penses militaires. On pourra se souvenir que
face A l'explosion du deficit budg6taire engendrd par cette
politique, David Stockmann, alors responsable du budget,
n'avait pas h6sit6 A d6missionner de son poste pour protester
contre une politique qui dans la pratique allait A l'encontre des
enseignements de l'6cole de Chicago. Notons cependant que
ce keyndsianisme militaire 6tait combine avec une vari&te du
ndolib6ralisme, la < supply side economics >, dont Arthur Laffer
s'6tait fait le chantre, notamment A travers la fameuse < courbe
de Laffer > sur les relations paradoxales entre la baisse des
imp6ts et l'augmentation des recettes fiscales.
Cette combinaison des theories de Laffer et du
keyndsianisme militaire sera en grande partie responsable des
deficits budg6taires faramineux de l'Etat amdricain, hormis
peut 6tre la parenthese Bill Clinton lequel A la fin de son
deuxibme mandat avait rdussi A r66quilibrer les comptes
budg6taires des Etats-Unis, laissant meme A la prochaine
administration Bush fils un surplus de 450 milliards de dollars,
que ce dernier s'6tait empress de d6penser dans le cadre du
maintenant in-d6tr6nable keyndsianisme militaire.
Mais revenons au
d6bat contradictoire entre
adversaires et partisans du
ndolib6ralisme. Selon Pascal
Salin, professeur A Paris
Dauphine : << c'est 6tonnant IA.-A .
que l'on puisse dire que la crise INDUSTI
actuelle marque la fin du
lib6ralisme alors que sa cause A
majeure est la politique d'argent
facile mende par les banques
centrales des pays du G7 >. The Miami-Dade Aviatior
D'apres FlorinAftalion, un autre workshop for its planned
grand ponte de l'Universit6 PPIP #3 involves Miarr
francaise, < si on avait applique encompasses airside, ter
la regle selon laquelle les taux
d'int6ret sont d6terminds en The purpose of the works
fonction de l'inflation et de project is an extremely s
1'6cart entre production rdelleet 130 acres of land at the
production potentielle on
n'aurait pas eu des taux r6els to focus on the moderni
n6gatifs et la crise qui s'en est described as including C
suivie >>. non-aeronautical revenue
Quant aux The project area is plan
friedmanniens purs et durs, ils
estiment que les taux d'int6ret of Terminal Building facil
trop bas mends par Alan core area beyond securit:
Greenspan et ses confreres du completely modified airsi
G7 ont entraind une distorsion international gates.
de l'appareil productif avec des
secteurs comme l'automobile, The desired outcome of
l'immobilier ou la banque qui se provide MDAD with insig
sont d6velopp6s trop be developed, and if the
rapidement avec l'argent facile
des anndes Greenspan. En fait solicitation process and
tous ces lib6raux qui refusent DATE: Thursday, Jul'
de regarder la r6alit6 en face,
semblent oublier que ce qu'ils TIME: 8:00am Cor
reprochent aux banquiers 8:30am 9:31
centraux du G7 tire son origine 9 am 1
fondamentale de l'effondrement 9:30am 1:3
en1971dusystememisenplace WHERE: Hotel MIA (Mi
A Bretton Woods fond& sur la Concourse "E
parity or/dollar. C'est cet
effondrement qui en WHO: Airport Develc
introduisant sur la scene Regional Mall
financiere internationale le
systeme des changes flottants PARKING: Parking ticket.
a permis A la speculation Flamingo Gar
financibre d'obtenir ce r6le de
plus en plus grandissant et pay.
d'aboutir A ces fameux produits RSVP: Please e-mail
financiers toxiques qui sont la ppipcentralte
cause fondamentale de la crise
actuelle. no later than


Le systeme bancaire mondial g&re actuellement 50
fois plus d'argent liW davantage A la sphere financi&re qu'A la
sphere de l'6conomie rdelle. Alors que cette derniere quivaut
A peu pr6s A 45.000 milliards de dollars, la valeur globale des
produits financiers de toutes sortes d6passe les 2.000.000
milliards de dollars. Toute la probl6matique actuelle tourne
maintenant autour de la question suivante : comment purger
sans trop de casse le systeme 6conomique actuel de ces
montagnes de produits financiers toxiques ?
Pour r6pondre peut-6tre A cette question, le locataire
de la Maison blanche vient tout juste la semaine dernire de
d6cider de renforcer le contr6le des autorit6s sur le systbme
financier am6ricain aprbs des d6cennies de laissez faire. En
vue d'atteindre de tels objectifs, Barack Obama propose la
creation d'un conseil de surveillance des services financiers
qui sera charge d'identifier les risques, de coordonner l'action
des r6gulateurs et de contribuer A r6soudre les lacunes
6ventuelles du systeme. Dans ce contexte, la R6serve FRd6rale
(banque centrale des Etats-Unis) aura pour tiche de superviser
et de r6guler les activities des grandes institutions financibres
americaines. Il y a 1i de quoi semer l'effroi au sein de la
communaut6 des ndolib6raux et surtout des adeptes de Milton
Friedmann et des h6ritiers de la < soci6td du Mont Pdlerin >>
qui n'h6siteront pas dans ce cas A parler de socialisme rampant
et sournois ou de naissance du capitalisme d'Etat aux Etats-
Unis.

VERS LA NAISSANCE D'UN NOUVEAU
PARADIGMEECONOMIQUE
Face A cette situation, les keyndsiens de toutes
tendances estiment qu'il faut retourner aux lemons prdconisdes
par le grand Keynes dans sa thdorie g6ndrale et de revenir au
systbme de regulation fordiste qui avait permis lors des trente
glorieuses une croissance stable et ordonnde de l'6conomie
amdricaine et mondiale. La crise actuelle avec son cortbge
d'incertitudes se rambnerait-elle A une simple alternative
mon6tariste ndolibral versus keyndsianisme ?
S'agirait-il aussi d'un changement de paradigme ? La
seule difference reside dans le fait que le paradigme des trente
glorieuses s'6tait incarnm chez un 6conomiste John Maynard
Keynes et celui du ndolib6ralisme chez Milton Friedmann.
Quel 6conomiste incarera-t-il le changement de paradigme
actuel ? Pour le moment il n'y a rien de nouveau A l'horizon...
sinon les rafistolages des banquiers centraux et des ministres
des finances du G7 ; c'est sans aucun doute ce qui fait
l'6tranget6 de la situation actuelle.
AZADBELFORT
azad59_2009@yahoo.fr
DESS Diplomatic
et Administration des Organisations Internationales
University de Paris 1-Pantheon-Sorbonne


MIAMI-ADE


RY WORKSHOP NOTICE

ND INVITATION

n Department (MDAD) is hosting an information-gathering
Public Private Investment Partnership Project #3 (PPIP#3).
ii International Airport's (MIA) Central Terminal Area and
rminal and landside facilities.
shop is to determine the market viability for the project. The
significant airport project because it involves no less than
center of the terminal area at MIA. The project is intended
zation of the MIA Central Terminal Area (an area generally
;oncourses E, F, and G) and geared to the maximization of
es by meeting the needs of the international air travelers.
ned to allow for the development of 2 million square feet
ities and associated concourses, including a concentrated
y for shopping, dining, and entertainment that will support a
de and concourse component to handle up to 45 wide-body

the workshop is to receive industry feedback which will
ht as to terms and conditions under which the project could
project is deemed viable, the development of a negotiation or
related documents.
y 23, 2009
ntinental Breakfast
0am Tour of the Central Terminal Building
OpmWorkshop
ami International Airport)
", 7th Floor Conference Center
opers and Operators, Bankers and Investment Firms, and
Developers and Operators.
s will be validated for parking in the long term Dolphin or
ages. Short term and valet parking patrons are required to

your confirmation to
rminalkamiami-airport.com
'riday, July 17, 2009.


Page 7


I





Mercredi 24 Juin2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 22


INCIDENTS MORTELS AUX FUNERAILLES DU PERE JEAN JUSTE


La Minustah pi6g6e par le direct >


(MINUSTAH... suite de la lre page)
une foule.
Soudain des coups de feu retentissent. Les soldats
ont seulement tire en 'air, dira la porte-parole de la mission
onusienne de maintien de la paix.
Les gens partent dans toutes les directions.
Mais quand le calme est r6tabli, unjeune homme git
au sol, baignant dans son sang.
La Minustah est accuse de sa mort.


Un cadavre encore chaud, le sang giclant de la bouche comme
un geyser.
Les soldats onusiens d6gagent sans demander leur
reste.
La foule se reforme. Et fait 6clater sa colere. Etc.
La scene n'est pas seulement v6cue en Haiti. Le
d6funt, Pere Gerard Jean Juste, a v6cu plus de la moiti6 de sa
vie aux Etats-Unis oi il est connu comme le premier des
d6fenseurs du r6fugi6 haitien, ayant sorti des milliers d'entre
*K i *~c7


a l'int6rieur m6me de la cath6drale a se r6fugier sous les bancs.
Bien sfr les soldats et policiers de la Minustah sont
sur les dents depuis deux semaines, confronts a des
manifestations d'6tudiants qui peu a peu ont gagn6 en
virulence pour se transformer, entre autres revendications, en
appel pour le depart des troupes 6trangeres du pays.
Au moins deux v6hicules de la mission des Nations
Unies ont ete incendids.
Un nombre plus grand pour l'Etat haitien.
1.. .. 1


Penches sur le cercueil des compagnons fiddles, dont
Lavarice Gaudin et Lucie Tondreau (photo Georges Dupe)

Les militaires strangers s'en allbrent sans un regard.
Le corps est refuse a l'ambulance venue pour
l'emporter. Des manifestants s'en emparent et le transportent
jusque devant le palais pr6sidentiel situ6 a quelques blocs
environ de la Cath6drale de Port-au-Prince.

< LIVE > sur Tele Ginen ...
Tout cela a 6t6 v6cu << LIVE > via la station locale
Tele Ginen.
On a vu < en direct >> l'intervention des soldats
strangers dans une foule qui s'appr6tait a se disperser puisque
le cercueil avait d6ej laiss6 l'6glise. La brtalit6 de l'arrestation
op6rde. Jug6e probablement humiliante par la foule. Il s'agit
d'un des leurs.
Les rafales tires par les casques bleus pour se
d6gager certes d'une situation menaqante, mais qu'ils avaient
eux-m6mes provoquee.
Les gens qui s'enfuient comme une vol6e de
moineaux.
Seul reste au sol, un cadavre, baignant dans son sang.


CON TACT US
TOLL FREE. -88 -3 3-2 5
OR. 305-520-300
FAX .3 5 2 -8 3 3 2
CELL. 3 5-9 8-881


wa '-- ll -I+I U+DI+ I m \
Plusieurs cdlbrants, dont 1'Archeveque de Port-au-Prince, L 'assistance auxfunerailles du Pere Gerard Jean Juste,
Mgr Serge Miot (photo Georges Dupe) dont de nombreux compatriotes venus de la diaspora
pour l'occasion (photo JJAugustin)


eux des prisons de l'immigration americaine.
La television aux Etats-Unis reprend les images
filmees en Haiti. Aussi bien la t1ee de Miami que les emissions
televisees haitiennes.

< Haiti, yes. Minustah, no !>>...
Il est evident que le d6menti de la Minustah ne fait
pas l'6quilibre avec le << direct >>, l'6vnement v6cu a chaud.
Ou l'onvoit les casques bleus brutalement intervenir
pour op6rer leur arrestation dans une atmosphere jusque-lh
charge d'6motions mais sans menace visible. Et aussi la
personne appr6hendee n'opposer aucune resistance ...
Puis soudain, les < Abas Minustah >>.
Et comme le Pere Jean Juste l'aurait aim : << Haiti,
yes. Minustah, no !>>
Et les rafales d'armes automatiques forqant les gens


Une 6norme bourde...
L'intervention mal calculde des soldats onusiens
jetant le chaos au sein des funerailles d6ej normalement agit6es
du 18 juin 6coul6, est done une 6norme bourde. On ne doit pas
hesiter a le dire. Sinon, qui sommes-nous !
Alors que les policiers haitiens, confronts aux memes
difficulties, avaient su 6viter tout acte de provocation.
Mais surtout la Minustah s'est fait pi6ger par le
<< direct. >> Dans le langage de Tele Ginen : << Gade Ijan 1ye >
(Exactement comme cela s'est passe !).
Au cas oi la victime aurait ete tube par un jet de
pierre, comme le dit la porte-parole Sophie Boutaud (signifiant
par 1l une pierre lance contre les soldats strangers), mais la
main qu'on a vue restera toujours celle de la Minustah !

Haiti en Marche, 20 Juin 2009


De violents incidents lors des obseques

de Gerard Jean Juste ont fait un mort


Le 18juin 2009 Un individu a 6te tu d'une balle lors
des violents incidents qui ont 6maill6 les funerailles de Gerard
Jean Juste chant6es ce 18 juin a la Cath6drale de Port-au-
Prince.
De violents incidents ont marqu6 les funerailles du
pere Gerard Jean Juste, d&cd6& le 27 mai a Miami et dont la
depouille a 6t6 rapatriee en Haiti pour un dernier hommage.
L'enterrement s'est vite transform en manifestation
violente, des pierres ont 6t6 lances par des sympathisants du
pere Gerard Jean Juste, des vitres de voitures ont vole en
6clats, un mort a 6t6 enregistre, causant une situation de
panique au centre ville.
Plusieurs milliers de personnes participaient aux
funerailles du pere Jean Juste jeudi matin a la Cath6drale de

Produit pv
le quatrien

Kaitiando HM it

est maintenant ch
Pour Informat
N.B. Le Trbs disti
HAITIANI
les 26 et


Port-au-Prince lorsque des agents de la Minustah ont tent6 de
proc6der a l'arrestation d'un certain Fernand, qui serait un
6vade de prison.
Ce dernier, ont constat6 des t6moins, n'a pas oppose
une forte resistance et s'est laiss6 emmener par les agents de
l'Onu. Mais la foule criait a l'abus et poursuivait les soldats
onusiens qui ont dfi faire feu pour disperser les protestataires.
La foule disperse, un cadavre a &t6 d6couvert tout
prbs de la cath6drale, atteint d'un projectile dont l'origine n'a
pas ete d6terminee. Cependant, les forces onusiennes ont ete
point6es du doigt.
Furieux, les manifestants ont d6pos6 le cadavre de la
victime devant la barribre principale du Palais National.
Aprbs la c6ermonie, chant6e par Mgr Serge Miot, le
cercueil a ete difficilement sorti
ar Fred Paul, de l'6glise. Des participants
masses dans la Rue Mgr
ne volume de Guilloux, aides d'un char, en
^^ ont profit pour chanter et
reclamerjustice pour le pr6tre
qui, dcd6 & a Miami de
ez tous les disquaires. leucemie, aurait 6te victime
d'actes criminels, selon les
tion (305)496-0733 partisans Lavalas.


Parmi les partici-
pants, certains, dont des
adolescents, 6taient arms,
rapporte un t6moin oculaire.


ekse gen yon kado mwen ka bay,

kap bon pou tout okazyon?


K7


Fe yo konnen,

kijan yo enpbtan pou ou!


Voye kado kash la


ft Ij ->
EE2IE Fa~I 21 umw~ J~ ~


V


old, serye. tou pr. acay ou-
Came a pd fin f 1* u0 E 2 u PaR ur Inmnrtsin appolum Wu UrIY mU ?an 17484P7A4?. Mu palm r y


Page 8


ingu6 Groupe Musical
DO sera en Haiti
27 Juin 2009


*


I


--I





Mercredi 24 Juin 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 22


Page 9


Livres en Folie


Une foire devenue incontournable


Chaque annie, lejour de la FiteDieu, le livre est a
l'honneur en Haiti avec lafoire du livre dinommde o Livres
en Folie o. Aprbs 15 ans d'existence, ce rendez-vous devenu
incontournable a connu pas mal d'innovations tout en
continuant a jouer un role important dans la diffusion du
livre en Haiti.
I1 y a 15 ans, deux entreprises priv6es, le journal Le
Nouvelliste et Unibank se donnaient pour d6fi de stimuler la
vente des ouvrages haitiens. Leur demarche 6tait simple
subventionner le prix des livres pour
favoriser leur acquisition.
A l'6poque, ayant constat6 le
faible tirage des auteurs, le directeur du
journal Le Nouvelliste, Max Chauvet,
6tait persuade qu'il y avait un march
plus important et qu'il fallait rendre le .
livre plus accessible. Ala finde la premiere _,.
edition, 500 livres 6taient vendus.
Ce jeudi 11 juin 2009, des
anndes ont pass. Le d6cor de Livres en
Folie a change. Des milliers de visiteurs
d6ferlent sur le site du Parc historique de
la Canne a Sucre, a Tabarre (nord de Port-
au-Prince), qui accueille la foire. Un
6v6nement dont l'organisation mobilise
pres de 500 personnes. Les plus grandes
maisons d'6dition du pays sont
presentes. Environ 80 auteurs sont en
signature. Quelques 1548 titres sont
disponibles a l'achat. Les organisateurs
esperent 6couler environ 30.000
ouvrages.
A la foire, en cette seulejourne,
il se vend pratiquement plus d'ouvrages
que sur une periode d'une annde en Haiti.
A d6faut de chiffres disponibles, l'une
des plus grandes maisons d'6dition en
Haiti, la Maison Henri Deschamps, C
confirme que le nombre d'ouvrages
vendus a la foire repr6sente pres de 60 % de ses ventes
annuelles, hormis les manuels scolaires.
Avec les anndes, Livres en Folie n'a cess6 de se
d6velopper et a innover toujours dans le but d'apporter le
livre a un plus grand nombre d'Haitiens. Et sur le site de
l'dvenement, Max Chauvet, visiblement satisfait, se dit fier
d'avoir conserve 6 une communion des bonnes volontes
qui ont permis a cet 6v6nement de grandir et de se p6renniser.
Livres en Folie a permis a de jeunes auteurs de se
lancer tout en honorant d'autres qui sont reconnus pour la


quality de leur travail litt6raire. Aussi, depuis tant6t six ans,
cette foire honore un 6crivain haitien. Cette annde, Yanick
Lahens est l'invit6e d'honneur. Une distinction qu'elle prend
plus pour un stimulant qu'un aboutissement.

Une affluence grandissante
La foire a change plusieurs fois de locaux en raison
d'une affluence de plus en plus grande. Et aujourd'hui, les
organisateurs se demandent s'ils ne seront pas obliges de
d6m6nager a nouveau.


L'organisation travaille en collaboration avec une
entreprise de courrier locale qui se charge d'acheminer les
commandes aux Etats-Unis et au Canada. Et l'initiateur de cette
foire ambitionne meme de faire de l'activit6 un port6e international tout au moins au niveau de la Caraibe>
avec le support souhait6 d'autres partenaires.

Une autre image d'Haiti
De l'avis de M. Chauvet, une telle activity est apte a
faire parler d'Haiti autrement dans les m6dias intemationaux.
Aussi pense-t-il que < les secteurs
^ touristique et culturel pourraient en
profiter pour insurer cet 6vdnement dans
Sleur calendrier d'activit6s afin de
Stransmettre aux visiteurs une image
positive du pays, une image diffirente
de celle que l'on voit dans les m6dias
strangers >.


w -Marlkne Rigaud Apollon n'est
Spas une 6tranglre, mais c'est sfirement
cette image positive qui a motive cette
Haitienne vivant en Floride (Etats-Unis)
h venir participer h Livres en Folie. Elle
signe cette annde Louis Mercier :A la
conquste de l'id6al haitien, une voix d'hier
pour aujourd'hui et demain >.
Ses voisins et la presse lui ont
beau parler d'Haiti en termes n6gatifs,
mais elle a eu 6cho de cette foire et de
l'ambiance conviviale qui y r sgne. Ainsi,
elle a tenu p y prendre part et a fait le
voyage cette ann6e.
< Je voulais 6tre pr6sente pour
partager le t6moignage et l'esprit de Louis
Mercier, mon grand pare maternel, avec
les Haitiens. Depuis son 6poque, il
pensait que lajeunesse 6tait l'avenir du
Spays, conseillait d'acheter haitien et
Trade affluence a la foire Livres en folie (photo Marco Dormino) posait d6ji tous les problkmes qui sont
cependant d'actualit6. Je veux que tous
Entre-temps, la foire a pris une dimension nationale les Haitiens sachent, comme il a eu i le dire, que chaque
en mettant les titres disponibles dans 13 villes de province g6ndration a sa bataille de Vertires h mener >, affirme l'auteure.
travers les bibliothbques nationales et les alliances franqaises. Le combat contre l'ignorance mend par l'historien
D'un autre c6t6, M. Chauvet se r6jouit que des Louis Mercier se dessine en filigrane dans Livres en Folie par
institutions du secteur priv6 aient pu rdussir h faire de Livres l'accds h la connaissance que donne cette foire. Les
en Folie un rendez-vous traditionnel qui a, aujourd'hui, organisateurs se r6jouissent de voir de plus en plus dejeunes
depasse le cadre national. En effet, i travers les sites i cet evenement. Aussi, en appellent-ils i l'implication des
www.livresenfolie.com ou encore WWW.Unibankhaiti.com, les parents, 6coles et m6dias pour que les livres achet6s soient
internautes peuvent se procurer partout dans le monde, les lus.
ouvrages disponibles h la foire.


14 ans apres


la PNH face aux defis de la modernity


La Police Nationale d'Haiti (PNH) vient de boucler
ses 14 annies d'existence. Mais, des sa creation, cette
nouvelle institution dtait l'objet de beaucoup d'espoirs et de
nombreux defis l'attendaient igalement. La PNH a-t-elle
tenu ses promesses ? La population est-elle satisfaite ?


certainement une, qui a vu une certaine diroute de la PNH.
Nous avons igalement eu a ddplorer un certain clientilisme,
une immixtion de lapolitique dans les affaires depoliceo, a
comment le porte-parole de la PNH, Frantz Lerebours.


Aussi, face a ces
nombreuses d6faillances, 10
ans apres sa creation, le
Gouverement haitien avait-t-
il senti la n6cessit6 de proc6der
a des changements en
profondeur dans l'institution.
Et en aofit 2006, en accord
avec les Nations Unies, il a
adopt un plan de r6forme de
l'institution policiere.


diff6rents 616ments strat6giques importants dans la mise en
oeuvre de la r6forme ont &t6 identifies tels le renforcement des
capacit6s de l'Inspection g6ndrale, la creation et le
d6veloppement des mdcanismes de planification au sein de la
PNH, le d6veloppement de ses plans de formation, le
d6veloppement de sa capacity administrative et de sa gestion,
la mise en place d'un programme de support institutionnel et
le renforcement de sa capacity op6rationnelle et d'investigation,
notamment.
Mise en ceuvre depuis pres de 33 mois, la r6forme,
dans nombre de ses aspects, a enregistr6 des progres
importants. On peut noter, entre autres, les avanc6es
significatives au niveau de l'augmentation de l'effectif de la
PNH. De pres de 7.000 policiers au debut du lancement de la
r6forme, l'effectif de la PNH se chiffre aujourd'hui a plus de
9000 membres. A cela s'ajoute un effectif de 476 aspirants,
(PNH/p. 10)


Les futurs policiers haftiens 1 'entrainement (photo Logan Abassi)

L'anniversaire de cette institution offre l'occasion d'enfaire La reforme de la
le point. PNH


Cr66e en en 1995, la Police Nationale d'Haiti (PNH)
avait pour tiche dans un contexte sociopolitique assez difficile
o de maintenir l'ordre en gindral et de preter force d
l'exdcution des lois et des reglements o.
Cette mission, la PNH ne s'en est pas acquitt6 sans
difficulties, durant ces 14 anndes. En effet, le faible effectif de
depart rendait difficile la protection de la population. De meme,
l'insuffisance des ressources mat6rielles et financieres mises
a sa disposition ont entrav6 son bon fonctionnement. En outre,
les tentatives de politisation de l'institution et l'implication de
certains de ses membres dans des activities illicites, ont
fortement affect la confiance de la population envers sa police.
oNous avons certainement connu des moments
sombres dans notre histoire. La piriode 2003-2004 en est


Prdvu pour une
p6riode de 5 ans, de 2006 a
2011, le Plan de r6forme de la
PNH vise a atteindre trois
objectifs strat6giques : la
professionnalisation de ses
ressources humaines, le
renforcement des capacit6s
op6rationnelles de
l'institution et celui des
capacit6s institutionnelles.
Pour atteindre ces
objectifs, pas moins de 34
projets sont prdvus. De meme,


U 8 KHWnBG "| t


gio pM6tal b, Er i -
Olu t paebes, Beta-


PoUR V06 RAtsnoaNs DE CA ArPP MLU

1400-9276059
on asWnu n ic-nmiL f





Mercredi 24 Juin2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 22


14 ans apres : la
(... suite de la page 9)
actuellement en formation a l'Acad6mie de Police.
Le processus de certification, qui vise a l'6puration
de la PNH, est aussi enbonne voie. Selon la Section Programme
et Coordination du pilier de d6veloppement de la Police des
Nations Unies (UNPol), plus de 1.000 dossiers ont d6ji td
acheminds au Gouvemement haitien dans cette perspective.
Des progrbs sur le plan du renforcement des
capacit6s institutionnelles de la police nationale sont aussi a
signaler. Parmi ces avanc6es figurent la construction, la
reparation et le soutien logistique apport6s aux
commissariats et sous-commissariats du pays,
en particulier au niveau des regions du Sud, du
Sud-Est et de l'Ouest. Le recent lancement des
travaux du bitiment devant loger l'Inspection
g6ndrale de la PNH et l'agrandissement de
l'Acad6mie de police entrent aussi dans le cadre
de cette r6forme.
Le soutien des partenaires
internationaux
Ces 14 ans ont aussi &te marques par
un important appui de la communaut6
international a l'dvolution de la PNH. Depuis
l'adoption du plan de r6forme, le d6veloppement
de la police haitienne est de plus en plus
soutenu notamment par la MINUSTAH.
En effet, l'encadrement de la
MINUSTAH, via notamment la UNPol,
s'effectue a differents niveaux et sur l'ensemble
du territoire. Des cadres exp6riment6s
disposant de l'expertise dans divers domaines
se rapportant a la gestion de la police, travaillant
a titre de Conseillers Techniques,
accompagnent les policiers dans les Nouve
commissariats. Ils pretent 6galement leurs
services aux directions d6partementales, a l'Inspection
g6nerale, au Service de la Circulation et dans des patrouilles
conjointes avec la Police Nationale d'Haiti.
L'appui de la MINUSTAH a la PNH se traduit aussi
par la contribution a la formation des futurs agents de la police.
Une formation dispense conjointement avec des instructeurs
de l'Acad6mie et des professeurs d'Universit6. Au total 84
UNPols sont a pied d'ceuvre a l'Acad6mie.
Conform6ment a son mandat, la MINUSTAH fournit


PNH face aux defis de la modernity


6galement un appui important a la gestion des frontieres. Des
UNPol sont en effet d6ployds dans les diffirents postes
frontaliers d'Haiti et de la R6publique Dominicaine. AMalpasse,
le principal poste frontalier, neuf UNPols travaillent avec des
policiers nationaux.
Dans le cadre de la surveillance des frontieres
maritimes, 16 bateaux de la marine uruguayenne sont d6ployds
en Haiti et permettent la rdalisation de patrouilles conjointes,
UNPol, PNH et soldats de la paix. De meme, des agents de
l'Unit6 ddpartementale de Maintien d'Ordre (UDMO) ont requ


lles recrues a i 'Academie de Police, a Frrers (photo Marco Dormino)


des formations sur les principes de base de la gestion des
foules dispenses par des officiers de l'Unit6 de Police
constitute (Formed Police Unit/FPU) de la MINUSTAH.
Outre l'appui de la MIUSTAH, la PNH b6ndficie du
soutien de gouvemements strangers, notamment ceux du
Canada et des Etats-Unis d'Amdrique, de l'Espagne, de la
France et du Chili.
Le Canada est le premier pays a supporter les efforts
de professionnalisation de la PNH, notamment a travers des


projets conduits par le Groupe de Travail pour la Stabilisation
et la Reconstruction START et l'Agence Canadienne pour le
Ddveloppement International (ACDI). Ces organismes ont aid6
a la reparation de differents commissariats, au ddveloppement
d'un nouveau curriculum de formation de la PNH, a la
renovation de l'Acad6mie de Police, entre autres.
Les Etats-Unis d'Am6rique, de leur cot6, aident au
renforcement des capacit6s de la PNH, notamment en lui
fournissant des 6quipements, tels motocyclettes, v6hicules et
armes a feux. Par ailleurs, le Gouvemement am6ricain, dans le
cadre du programme "Initiative de Stabilisation
E pour Haiti (HSI)", a dot6 Cit6 Soleil d'un
commissariat flambant neuf et entibrement
6quip6, un projet finance hauteur de 1 million
de dollars.


Une police mieux percue par la
population
Tous ces efforts de la part des
pouvoirs publics et des partenaires strangers
ne sont pas sans incidences sur la nouvelle
perception qu'a la population de la police
nationale d'Haiti. S'il y a quelques anndes, la
PNH jouissait d'une mauvaise presse, un
sondage r6alis6 en juin 2008 par la firme
a r&v616 que 58% des
Haitiens affirment voir des changements
positifs dans l'institution policibre.
o On peut dire qu'il y a des efforts
qui sont faits. On voit beaucoup plus de
policiers dans les rues, les responsables
affirment vouloir lutter contre les policiers
impliquis dans des affaires louches et
l'insicurite a baisse o, opine G6rard, un cadre
de la fonction publique.
Pour Jean-Marc qui travaille dans le


secteur informel, o il existe de bons comme de mauvais
policiers o. De poursuivre, celui-ci souligne que o certains
d'entre nous sontparfois victimes de policiers malformis
qui nous font des abus. Ilfaut encoreplus d'encadrement >.
Comme on le voit, la route vers le modernisme est
encore longue pour la jeune police haitienne. Et malgr6 les
progrbs r6alis6s, de gros efforts sont encore necessaires pour
atteindre ce objectif tant attendu de tous.


r2 limrT Mwesrtas a i



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CIA I ml*1 IVIIAMI1


Administrasyon Antrepriz Biznis
Dezavantaje nan Depatman Transpo Piblik
(Tranzit) Miami-Dade anonse ke li etabli yon
objektif 21.4% konpayi kote pwopriyet6 yo se
moun ki nan dezavantaj ekonomik ak sosyal
kidiplis enkli de konpayi ke se fanm ki pwopriyet6
nan pwogram Patisipasyon Antrepriz Biznis
Dezavantaje pou Ane Fiskal 2010 la. Dokiman ki bay
deskripsyon sou kouman objektif sa a te det6mine
disponib pou enspeksyon piblik pou trant (30) jou de dat
avi sa a pibliye, depi lendi jiska vandredi ant 86 dimaten
jiska 56 nan lapremidi, nan adr6s ki ekri pi ba la a. Ajans
Transp6 Piblik (Tranzit) Miami-Dade akAdministrasyon
Federal Tranzit pral asepte opinyon piblik lan anjeneral sou
desizyon sou objektif sa a pandan karantsenk (45) jou de
dat avi sa a pibliye.
Se r6gleman Depatman Transp6 Piblik Miami-Dade pou
li pwomouvwa konpayi kote pwopriyet6 yo se moun ki
nan dezavantaj ekonomik ak sosyal enkli fanm ki pou
jwenn avantaj nan tout asp6 Pwogram
Amelyorasyon Transpdtasyon. Pou plis
enf6masyon, tanpri kontakte:
Office of Civil Rights and Labor Relations
Miami-Dade Transit
701 NW 1st Court, Suite 1700
Miami, FL 33136
(786) 469-5482


Page 10


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Mercredi 24 Juin 2009
Haiti enMarche *Vol XXIII N- 22


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University d'Etat d'Haiti / Editions de l'Universite d'Etat d'Haiti
COMMUNIQUE
Les Editions de l'Universit6 d'ttat d'Haiti se font le plaisir d'informer la communaut6 universitaire et le public en
g6ndral qu'elles viennent de faire paraitre dix (10) nouveaux titres. Cinq (5) de ces titres sont disponibles en librairie et les
cinq (5) autres y seront places durant la premiere quinzaine du mois de juin.
Titres disponibles en librairie
* Laurent DUBOIS, Les Vengeurs du Nouveau Monde. Histoire de la Rdvolution Ha'tienne
* Claude PREPETIT, Introduction a l'dtude des materiaux de construction d'Haiti
* Jacques BLAISE et Christian RACCURT, Introduction aux maladies parasitaires d'Haiti. Zoonoses et Santo Humaine
* Marilise ROUZIER (sous la direction de), La medecine traditionnellefamiliale en Haiti. Enquete ethnobotanique dans
la zone mdtropolitaine de Port-au-Prince
* Lemete ZEPHYR, Pwoblm pawol kle nan lang kreyol. Pr6face de Yves Dejean
Titres disponibles durant la premiere quinzaine du mois de juin
* Michel ACACIA (sous la direction de), Rdvolte, subversion et developpement chez Jacques Roumain (Actes du colloque
international Penser avec Jacques Roumain aujourd'hui)
* Jean CASIMIR, Haiti et ses dlites: l'interminable dialogue de sourds
* Fritz DESHOMMES, Universite et luttes democratique en Haiti, 2e edition
* Claude MOISE, Constitution et luttes de pouvoir en Haiti, Volume 1, 2e edition
* Leslie PEAN, Aux origines de l'EtatMarron (1804-1860)





Mercredi 24 Juin 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 22


o Sa je pa wd, ke pa S u
tounen > Proverbe d'Ayiti

Cette semaine, le Senat amdricain, quelques mois
apres l'investiture du << Premier Noir >> la tate du pays, vient
de reconnaitre < l'injustice, la cruaut6, la brutality et
l'inhumanitW de l'esclavage Au nom du << Peuple Am6ricain >,
les << lus > ont demand pardon aux < Noirs Amdricains >,
victimes de la plus grande atrocity que le monde ait jamais
connu : l'esclavage, avec tout son lot de consequences
psychologiques, qui, au long de ces 144 ans depuis son
abolition de facon officielle aux Etats-Unis, n'a fait que
constituer, unfrein l'6panouissementdu<< NoirAmdricain >,
un handicap pour << 'Afroam6ricain >. Une nouvelle plaie vient
done de se cicatriser. L'esclavage, la s6gr6gation raciale, la
discrimination pour raison de couleur ou base sur le
ph6notype, ne seront d6sormais que des 616ments a utiliser
pour mieux former les g6ndrations futures, dans le respect de
soi et de l'alt6rit&. Ainsi, le sang vers6 par ces millions de
< Niggers >, pourra enfin permettre de < cimenter > de
nouvelles relations interethniques, dans un pays qui veut se
montrer a la face du monde sous un nouveau visage.
Cependant, <.
J'imagine que l'Ambassadeur amdricain, en fin de mission en
Haiti, doit se dire sfirement se dire que la situation actuelle,
sociale, 6conomique, politique, de la premire << Nation NMgre >
du continent americain est un exemple clair, de l'incapacit6
negre a g6rer un pays de facon moderne, dans le consensus et
6vitant tout r6flexe de << tribalit6 primaire>. Si en Afrique ils
vendaient comme esclaves leurs semblables, comment
s'attendre avoir d6velopper chez eux des reflexes differents
si l'environnement se maintient inchang6. N'ayant done pas
change la facon de proc6der, on ne peut pas s'attendre a
obtenir des r6sultats differents. << Dpi nan ginen neg rayi
neg. D6pi nan Ginen neg ap trayi neg, neg ap van 16t neg
parby yo, ... >. Pourquoi done ou comment s'attendre a voir
changer les choses ?
Enfin, chers amis lecteurs, cette < amie d'Haiti >
souhaite pour notre cher petit pays l'6mergence d'un nouveau
type de leader, different, intelligent, cultiv6, raffind, aimant son
pays. Je me demande pourquoi, tous les Ambassadeurs de
ces << pays amis d'Haiti > formulent toujours ce genre de
souhait a l'adresse d'Haiti, lors de leur discours d'adieu. Ils
doivent sfirement disposer de beaucoup plus d'informations
que nous autres, simples mortels. Ou bien on nous demande
d'arreter de creuser si on veut sortir du trou. Ou bien on
nous fait savoir que les m&mes hommes qui sont des hors-la-
loi, sont requs dans nos salons, leurs enfants frdquentent les
m&mes dcoles que nos enfants etfont des affaires avec nous.
Comment done pretendre changer les choses ? Maintenant,
la dernibre partir a voulu 6tre la premiere a nous dire ce


icre


Ethiq


qu'elle pensait vraiment de nous et de nos responsables
politiques. Aprbs nous avoir dit haut et fort ce qu'elle pensait
de la facon de g6rer de nos << hommes politiques >, elle r6clame
pour la pauvre Haiti l'6mergence d'un leader responsable, visant
haut, en sagesse, enbeaut6, envertu, en intelligence. Somme
toute, un nouveau < Toussaint Louverture Et dire que le
mois de Juillet, celui des < grands messages diplomatiques
n'est pas encore arrive.
Enfin, chores amies lectrices, chers amis lecteurs, ce
n'est pas simplement cela qui a &t6 l'objet de mes
preoccupations. Je me suis senti beaucoup plus choqu6 par
l'absence d'un cadre juridico-laboral pour la protection de
nos freres << braceros >, de nos frbres et sceurs Haitiens soumis
a une exploitation multiple de differents acteurs, tous li6s a
l'industrie du sucre en R6publique Dominicaine. D'apres les
informations recueillies, la R6publique Dominicaine exporte
prbs de 1.200.000 tonnes de sucre vers les pays industrialists.
Le sucre est, apris le tourisme, la principale source de revenus.
L'Etat contr6le 80% des plantations de canne a sucre et le
reste se retrouve entre les mains de groupes priv6s tels le
groupe Vinci, contre lequel certains travailleurs Haitiens ont
port plainte dernierement. Les autorit6s diplomatiques
haitiennes ont regard ailleurs. Elles ne peuvent faire autrement
puisqu'g longueur de journme, elles d6clarent haut et fort qu'il
n'y a aucun problkme entre Haiti et la R6publique Dominicaine.
Je crois que l'on confond les choses car << les bons comptes
font les bons amis >>.
Je ne peux m'empecher de transmettre ce dernier texte
que l'on m'a fait parvenir et qui d6crit les conditions de vie
dans un << Batey >> en Rpublique Dominicaine :
o... Des capataces ouvrirent toutes les portes et
l'atmosphere fut sature par une mauvaise odeur de merde et
de renferme. C'dtait done une habitation de quatre metres de
large sur cinquante de long, divisde tous les quatre metres
par une cloison. Chaque pidce ainsi d limited comportait
une porte numdrotee. Des cellules vides et sans fenetres,
pratiquement sans aeration sous ce climat. Parfois, un ou
deux lits defer, superposes ou pas, sans matelas, formaient
un semblant de mobilier. Et puis rien d'autre. Mais alors
vraiment rien. On les fit avancer et on les distribua a quatre
par rdduit. Ils entraient, clignaient des yeux, se retournaient,
se retournaient encore. Pas la peine de chercher quoi que ce
soit. Quatre murs. Pas une table, pas une chaise, aucune
condition d'hygidne, pas de lavabo. Rien. Rien que cette
piece.
... Les Dominicains qui vivent aux environs des
plantations ont mis sur pied un system qui vise a leur faire
profiter avantageusement du travail des coupeurs. Ainsi, le


e chargeur de canne demande un
I encouragement en argent pour ne
u epas oublier de ramasser une charge.
Le peseur truque la balance et
s'accapare une partie de la charge. L spicierr quant a luifait
coup double en prenant une commission sur les ventes
d'aliments mais aussi sur l'dchange des bons salariaux. De
son c6td, la compagnie n 'dchangera pas ses bons sans
demander qu 'une taxe de 20% ne soit acquitted. C'est ainsi
que regulierement, une semaine de travail cozmte plus cher
qu 'elle ne rapporte. > Sucre Amer, Maurice Lemoine
Voilc ce qui devrait constituer l'objet de nos efforts,
de nos luttes, de nos revendications. Voila pourquoi il faudrait
peut-6tre changer la forme des revendications ainsi que les
modalit6s. Insister et revendiquer auprbs des consommateurs
l'exigence d'un << Certificat de Bonnes Pratiques dans la
fabrication du sucre. Si le consommateur demande et exige du
<< sucre thique >, c'est-a-dire du sucre fabriqu6 d'apres les
criteres suivants :
1- Respect des normes environnementales dans le sens
de la minimisation de l'impact caus6 par l'exploitation
de la canne a sucre, les r6sidus produits, les terres
utilis6es, les pesticides, etc.
2- Respect des droits de la personne, dans le sens
d'6viter que le travailleur ne soit trait comme un
esclave modeme.
3- Obtention d'un salaire digne et la garantie de soins
de sante ad6quats.
4- Conditions de vie d6centes pour le travailleur.
II s'agit done de veiller au respect des normes de
parfaite harmonie dans la chaine de < Production-
Approvisionnement > des marches. Pour cela, il faut d6noncer
tout abus aupres des Institutions Intemationales veillant au
respect des << Bonnes Pratiques La << Fondation pour le
Pacte Mondial > nous offre la facon de le faire. Je vous
inviterais donc a le faire, chers amis.
Enfin, chers amis lecteurs, j'imagine qu'aucune soci&t6
modeme ne peut accepter l'exploitation de la << Personne >.
Nous avons, nous aussi Haitiens, un grand combat a mener :
celui des Restavek, de nos << saintanise de toute la vie. Et, a
part ce combat, il nous reste aussi d'6normes plaies a panser,
a gudrir : la situation des Haitiens en R6publique Dominicaine,
la saignde de nos << Boat people >, l'ind6cence d'un salaire
minimum incapable de satisfaire les besoins de base de
l'individu.
<< Pi bone se granm matin >. Mettons-nous au travail
et exigeons de nos leaders que ces luttes forment partie de
leur agenda. D'ici a 2011 et surtout a partir de 2011.
<< An goumen tout bon Pou Ayiti, pa pou t&t nou
sdlman >
Oscar Germain, germanor2005@yahoo.fr
Juin 2009


Pur une plaidoiri ctr la pratique


dc la 4( Itw% ?f;wt Hai i


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Nouvelles atteintes aux Droits Hum


16juin 2009 A quelques jours du 9e anniversaire
du massacre de Guayubin, survenu le 18 juin 2000, oni une
patrouille militaire avait bless a mort une demi-douzaine de
sans-papiers, cette locality situde au Nord de la R6publique
Dominicaine a &te encore le thditre de moments sombres pour
des migrants haitiens.
Le 7 juin 2009, 2 travailleurs agricoles, Elie Jean-
Joseph et Wilner Joseph assistaient a une reunion a Guayubin
sur les formalit6s d'obtention d'actes de naissance. Cette
reunion animee par un promoteur haitien, Johnny Laurin,
repr6sentant l'organisme de droits humains Solidaridad
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Fronteriza, a 6t6 brutalement interrompue par une patrouille
policibre dirig6e par l'officier Jimenez Regalado.
Cette dernibre menotte en mains, a voulu arreter, sans
mandat, l'un des deux travailleurs migrants sous pr6texte d'une
somme due pour des loyers. Le promoteur Johnny Laurin est
intervenu pour rappeler a l'officier de police le caractere illegal
de l'arrestation. Jimenez Regalado s'est emport6, a sorti son
arme et tire en direction du promoteur de Solidaridad Fronteriza
qui a 6t6 bless aux mains.
Les 2 travailleurs migrants Elie Jean-Joseph et Wilner
Joseph ont &t6 touches respectivement au front et a la nuque.
Transports
l'h6pital de Guayubin, les
bless6s ont &t6 poursuivis par
l'officier de police dominicain
qui les a chassis violemment
Sdu centre hospitalier et d6truit
SInc le certificat medical qui leur
3 avait &t6 d6livrd. Les trois
ressortissants haitiens ont
Catering Specialits ensuite et6 conduits au
a, Pastries, Hors CfOeuvrW commissariat de Guayubin.
for all occaions Alert6 sur ces faits,


gains a Guayubin
le pere Regino Martinez, directeur de Solidaridad Fronteriza
s'est rendu au commissariat et en signe de solidarity, a d6cid6
de passer la nuit devant les cellules des haitiens incarc6r6s.
D'autres religieux l'avaient rejoint.
Au matin du 8juin 2009, les trois migrants haitiens
ont 6t6 relaxes par le commissariat, malgr6 l'insistance du pere
Martinez qui, accompagn6 d'un conseil d'avocats, avait insist
pour que l'affaire soit port6e par-devant un tribunal.
Dans l'aprbs-midi du meme jour, dans la locality de
Manga, proche de Guayubin, une quarantaine de travailleurs
haitiens qui regagnaient leur domicile apres une journe sur
les plantations ont 6t6 arret6s puis embarqu6s a bord d'un
v6hicule pour 6tre rapatrids sur-le-champ a la frontibre.
Une source proche de Solidaridad Fronteriza
interprte ce rapatriement intervenu peu de temps aprbs la
liberation des 3 bless6s, comme une forme de rdprdsailles vu
que la plupart des travailleurs rapatrids depuis Guayubin a la
frontiere sont des membres d'associations de travailleurs
d6tenteurs de cartes d'identification et b6ndficiant de
l'accompagnement de Solidaridad Fronteriza.
LisaneAndre
Responsable de la Section Communication
& Plaidoyer GARR


Page 12




Mercredi 24 Juin 2009
Haiti enMarche *Vol XXIII N- 22


Bril: la il ii-ade


dI int capital d Ir 1"nric poP Ir



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Bombardee de gaz, une etudiante temoigne


18juin2009 nous avons pu survivre a ce largage de grenades lacrymogenes
mercredi sur la faculty de M6decine >, t6moigne Adeline* une
6tudiante qui dit 6tre surprise d'etre encore en vie.
Rien ne laissait pr6sager une telle operation des
soldats de la Minustah contre la faculty de M6decine et de
Pharmacie (FMP) dans lajournde du mercredi 17 juin. Tout
6tait calme dans la matinee, jusqu'a ce qu'un v6hicule des
forces onusiennes ait 6td incendid dans les parages de la
faculty, raconte Adeline qui dit ignorer l'identit6 des auteurs
du forfait.
< Je ne sais pas si ce sont des 6tudiants qui ont mis le
feu au v6hicule ou pas, mais je sais que les infiltrations dans
nos rangs sont courantes >, indique-t-elle.
Adeline n'est pas prete d'oublier cettejournme du 17
juin, et pourtant elle en avait vu d'autres depuis le d6but, il y
a un mois, du mouvement de protestation des 6tudiants de la
faculty de M6decine, r6clamant la d6mission des membres du
d6canat de cette institution. Une fois, se souvient-elle, des
soldats de la Minustah ont p6n&tr6 sur la cour et forc6 tout le
monde a se mettre a plat ventre; un 6tudiant a meme &td atteint
par une balle en caoutchouc a la tate ce jour-1i.
Elle se rappelle aussi que des agents de la Police
nationale d'Haiti aient poursuivi des 6tudiants a coup de gaz


lacrymogenes alors que ceux-ci 6taient en train d'etre
transports a l'H6pital g6ndral suite a des blessures ou a un
6vanouissement dfi a une inhalation de gaz.
< Lorsqu'ils lancent du gaz a l'int6rieur meme de
l'h6pital, les premieres victimes sont les malades, et les malades
qui ne peuvent pas se d6placer. Quant aux m6decins, ils vident
les lieux trbs rapidement, abandonnant les patients a leur sort.
Mais ce mercredi, les choses ont sembl6 prendre une
autre dimension, indique Adeline. < litt6ralement assi6g6s et pi6g6s a l'int6rieur de la Facultd. Plus
d'un se sont demands comment nous avons pu nous en sortir
tant les attaques des soldats onusiens 6taient drues et
intensives >, t6moigne-t-elle.
Les 6tudiants ont dfi s'abriter en cherchant refuge
sous les bureaux, ou a l'arribre du bitiment de la faculty. <
Pour se prot6ger du gaz on a recours au citron, au vinaigre que
les 6tudiants achetent sur place ou apportent avec eux
lorsqu'ils viennent a la fac >.
< J'ai vu exploser des grenades lacrymogenes qui
font trembler la place ainsi que des 6tincelles >, a dit notre
interlocutrice qui ajoute que ces engins sont estampill6s <
grenades explosives >. Comme preuve, une pile de grenades
usages est assemble dans un coin de la cour.


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Cette 6tudiante en pharmacologie de l'Universit6
d'Etat d'Haiti, dans la mi-vingtaine, dit avoir eu la peur de sa
vie quand une grenade est tomb6e dans la section des archives
de la faculty de M6decine sise a la Rue Oswald Durand. < J'ai
pens6 :je seraijamais pharmacienne, carj'ai cr que tous les
papiers avaient pris feu >. Heureusement on a eu plus de peur
que de mal, c'6tait du gaz, encore du gaz. Mais un gaz qui
semble plus nocif que celui auquel les 6tudiants 6taient
habitues.
< I1 attaque directement les yeux et asphyxie
davantage. On avait l'impression qu'une decision a &td prise
de passer a un autre niveau ou d'en finir une fois pour toutes
>, se prend a penser cette 6tudiante issue, comme tant d'autres,
d'une des quartiers les plus d6favoris6s de la capitale et qui a
r6ussi par elle-meme a int6grer la faculty de M6decine et de
pharmacie, le saint des saint.
La pluie est intervenue vers les 4h de l'aprbs-midi
pour mettre fin A ce scenario digne d'un film d'action.
Notre interlocutrice en a profit pour faire le point sur
les motivations des 6tudiants de la FMP qui ne concernent
pas seulement le salaire minimum et les r6formes a 1'UEH.
< Notre plus grand contentieux avec le d6canat de la
faculty est cette sorte de profilage des 6tudiants apres qu'ils
aient pass le concours d'entrde >, d6nonce Adeline. < I1 ne
s'agit pas d'un examen psychologique pour voir si tel 6tudiant
a le profil d'un m6decin, mais plut6t des questions sur la famille,
sur l'origine, une facon, croit-elle pour exclure les enfants du
peuple de la FMP >.
Un professeur aurait meme parl6 de bidonvilisation
de la faculty de Medecine, ajoute-t-elle.
Autre chose, termine-t-elle, des cours ont &te enlev6s
du programme sans explication, des professeurs ne viennent
pas assurer leurs cours, et bien d'autres griefs ont contraint
les 6tudiants a se mobiliser.
*Par souci d'anonymat, certains noms ont &t6
changes.


Jonel Juste

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Mercredi 24 Juin 2009
Page 14 Haiti en Marche Vol XXIII N' 22





Allez de BARBUS a SACREE, en utilisant des mots du du vocabu- IBS 0 us
MBLLO NS
laire frangais. et ne changeant qu'une lettre par ligne. K9L L E



HATIE S


S% .'- A I A HORIZON ONTAL


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1 1 P I| A nD 1 N 6. Preno du prenier minis~re du Tjiisan -
S.R w1 ~' H R Z Bourique 7.P Prnom- Panneau-
SI [ El E Hj Ii O 8, Chamels.
5 x T l''DM Y I SIRjMIE
3 l ,N /LJ.^UJ-r.. I VERTICAL
S^ T E A 1. Dans I'arrondisserment de J6rrrlie -
P (. T w C : ., L 2 Relatif a la navigation 3 Aluminium Bi

MW -.t,.A4f-A-B-;A-4e-r FIMr.".. 4. Capuchons 5. Aiauisa Cuvre 6. Exd
Wn P 1aam a4. ,!-mn Kfm3r-hth i;-anmto: 7. Objet de la raison 8 Annie Raison,
WsMuj -d iun Q am Rjm Sjrdii,,j Sari
StilK- T;|c-H[ '( i$n .4 in -Rt r


smut -
amation Parque -


SI IL


7h00-9h00 Melodie Matin avec Marcus
Informations, Interview, Anecdotes, Humour,
Analyses
Nos Chroniques:
L'Editorial de Marcus
Au Quotidien avec Elsie
La Chronique Litt6raire avec Dominique Batraville
Les Sports avec Mario Bareau
Les Invites du Jour
M61odie Matin chaque samedi est anim6
par F6quiere Raphael

lOh-Midi Le disque de l'Auditeur
animation James Pr6dvil

12:00- 12h30 Le Midi
informations avec Laury Faustin

12h30-2h00 Lady Blues avec Elsie
Jazz, Blues, Swing, Ragtime

2h00- 3h00 C'est si Bon en chansons...
Emission de chansons francaises

3h-5h pm Le Bon Vieux Temps
Retro-Compas
avec Doc Daniel et Captain Bill

5hoo Le Journal de 5 heures
avec Villette Hertelou

5h 30 pm Melodie & Company
Ddveloppement durable
Mardi avec Bernard Etheart

7h-8h30 AmorySabor con Luciani

8h30- 9hoo Soir Informations

9h00 10h30 Notre Grand Concert
Lun. & Mer.: L'heure classique
Jeu. & Dim. : Jazz at Ten
Judy Carmichael recoit ses invites

9h00 et au delA Cavaliers, prenez vos dames
(Samedi) 50 ans de succ6s populaires ha'tiens



c 'e4t ft eA 4o't ewe #t~ec et0 /


E n B ref... .. suitedelapage2)
Le CEP s'estime satisfait
Le Conseil Electoral Provisoire s'est rejoui d'avoir r6ussi ce deuxieme tour des s6natoriales. malgre le
fort taux d'abstension. Le president et le Directeur general du CEP, Frantz G6rad Verret et Pierre
Louis Opont, ont fait savoir que ces elections ont 6te une grande r6ussite." I1 s'agit d'une tries grande
victoire", se sont-ils rejouis, estimant que le CEP a bien delivre la marchandise.
Pierre Louis Opont a presented ses condol6ances aux parents de Wilfrid Jean Pierre, le mandataire du
parti Fusion tue dans la Grande Anse, faisant savoir que "l'enjeu ne valait pas qu'il y ait des morts".
Le d6roulement du scrutin a ete marque par une tres faible participation, peut-etre plus prononcee
qu'au premier tour a l'echelle nationale. Le 19 avril, le Conseil electoral avait tent6 d'expliquer le
boycott des ures par des menaces qui auraient ete prof6rees contre les elections ou encore par le fait
que le transport en commun n'6tait pas autorise.
Cependant pour ce 21 juin, les violences enregistrees ont 6te exclusivement l'oeuvre des candidats ou
de leurs partisans pour influencer le vote, et les moyens de transport 6taient disponibles. De plus, la
police nationale et la MINUSAH ont fourni un service appreciable dans toutes les regions du pays.
Meme si le chef de l'Etat a tent6 d'expliquer qu'aucun parti ne devrait croire que le fort taux
d'abstenton de ce dimanche r6pond a un mot d'ordre de boycott, cependant, selon different
temoignages, l'exclusion de la course electoral de Fanmi lavalas (organisation politique reputee plus
puissante quoique divis6e) et son mot d'ordre "portes ferm6es", ont aussi conditionn6 l'indifference
de la poplulation, deja confronted a des problems 6conomiques graves.
D'ailleurs pour beaucoup de gens, quell que soit le niveau de participation, le CEP proclamera les
resultats et 11 candidats gagnants seront d6signes sur les 20 qui ont pris part au second tour. Des
elections doivent encore etre organis6es dans le d6partement du Centre ou elles avaient ete annul6es
au premier tour pour cause de violence. Le S6nat qui fonctionne aujourd'hui avec un effectif de 18
senateurs sur 30, doit etre complete pour que le president puisse recommencer a penser a la reform
constitutionelle.

Le Panama accorde 1'asile permanent A trois ex-presidents des Ameriques,
dont Raoul C6dras
Le president du Panama, Martin Torrijos, a accord "l'asile diplomatique permanent" a trois anciens
presidents d'Amerique latine et des Caraibes, recherch6s par la justice de leur pays respectif, a
rapport vendredi un quotidien local.
Cette mesure concerne Raul Cedras, ancien homme fort du regime militaire en vigueur en Haiti de
septembre 1991 a 1994, 6galement Jorge Serrano Elias, president du Guatemala de 1991 a 1993, et
Abdala Bucaram, 6ph6mere dirigeant de l'Equateur (aoit 1996-f6vrier 1997), precise le journal
PanamaAmerica.
La decision survient 13 jours avant la fin du mandat du president Martin Torrijos et s'applique
6galement aux spouses et enfants des anciens presidents, ajoute le quotidien.
Les trois anciens dirigeants sont installs au Panama depuis les ann6es 90, mais ils ne b6enficiaient
pas de l'asile permanent.
Cette decision "ne change rien", "il s'agit seulement de regulariser une situation en vigueur depuis 15
ans dans notre pays", a justifi6 le ministre desAffaires 6trangeres Samuel Lewis Navarro.
Les associations de defense des droits de l'homme fustigent au contraire une mesure placant ces
anciens dirigeants a l'abri des poursuites intent6es par la justice dans leur pays.
"Nous ne pouvons plus etre l'hotel cinq 6toiles des dirigeants qui viennent ici pour etre hors de
port6e de lajustice de leur pays", a d6nonc6 Angelica Maytin, responsable de la branche locale de
Transparency International.
"Nous avons deja suffisamment de corrompus et de criminels, ce n'est pas la peine d'en importer", a
abonde le professeur de droit constitutionnel Miguel Antonio Bernal. "Ce gouvernement transforme
le pays en une d6charge pour ordures politiques".
Abdala Bucaram, surnomm6 "le fou", avait ete destitu6 en 1997 par le Congres equatorien pour
incapacitye mentale".
L'ex-g6enral Cedras avait renvers6 le president d'Haiti, Jean Bertrand Aristide, fin 1991 avant d'etre
lui-meme chass6 par une intervention des forces americaines en 1994.
Quant a Serrano Elias, elu en 1991 au Guatemala, il avait ete destitu6 deux ans plus tard, pour avoir
dissous le Congres, la Cour supreme de justice et la Cour constitutionnelle.

Un deuxieme homme arrWte pour trafic d'immigrants
Un Haitien a ete interpelle mardi soir en Floride (sud-est) et accuse de trafic d'immigrants de son
pays vers les Etats-Unis, pres d'un mois apres le naufrage d'une embarcation au large des c6tes
americaines qui avait fait 10 morts, ont indiqu6 les autorit6s.
Jean Morange Nelson, 32 ans, a ete interpelle et incarc6re pour trafic d'immigrants, mise en danger de
la vie d'autrui et pour avoir provoqu6 la mort de plusieurs personnes, a precise l'agence americaine
d'immigration (ICE).
Le 18 mai, un autre Haitien, Jimmy Metellus, 33 ans, avait ete arret6 et incarc6re pour les memes
chefs d'accusation.
Les deux hommes risquent une peine de 20 ans de prison, selon les autorit6s.
Selon les documents en leur possession, les deux Haitiens 6taient les capitaines de l'embarcation qui
avait coule pres des c6tes de Palm Beach (Floride), le 13 mai, entrainant la mort de dix personnes,
deux hommes, six femmes et deux b6ebs. Seize survivants avaient pu etre secourus par les garde-
cotes.


SORABBIE
Arrariez IBs sept laetres ci-dssaous
pour former un mot franairs

U M

B O E

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Solutions d6 la semaine passe
C ABANER
fl. ^^ ^ ^ ^^ ^ ^


A 'f "fTT^iVI TIHMM .'114 719TId11 ^i Mull 7771-71[FillIMT T fITTTI"TTITI





Mercredi 24 Juin 2009
Haiti enMarche *Vol XXIII N 22

RECUEIL DE PROVERBES

CREOLES

MAKS MANIGA PA RETE DE BRA KWAZE
LI sEVI NOU YOUN LOT ANKO

Maks pran retrt liMiramar-Miyami depi okt6b 2002.
Ou ta di se tann li t' ap tann li rive Florida pou li kontinye
pibliye. An 2005, li te ba nou : Leaders of Haiti 1804-2001.
Historical Overview ; an 2006 : Mots creoles du Nord'Haiti.
Origines -Histoire -Souvenirs.; an2008: Patamouchl. Etimoloji
- Literati Rep6taj ; an 2008 : Cap-Haitien. Excursions dans
le temps. Voix capoises de la diaspora. Jodi-a li renmdt nou :
Proverbes crdoles haitiens du dix-neuvidme sidcle.
Transcription moderne Traductionfranqaise Annotations,.
Kbm Maks se pitit kay, manm Sosyete Koukouy, nou
pa ta renmen lekt&-nou-yo kouri di se paspouki paske n'ap
voye liv-li yo monte. Nou apresye travay-li. L'ap fe literati
krey6l-nou an vanse. Poutetsa, m' ap kite nou apresye sa li di
dan avangou dnnye liv li-a. LU nou genyen-1 nan men-nou n'a
ekri Ti Gout pa Ti Gout pou bay opinyon-nou. Men sa misye
di:
"Sa fr 130 an, an 1877, J. J. Oden te fe dezymm edisyon :
<< Recueil de proverbes crdoles >> li-a part. Edisyon sa-a
<< revue et augmente >> te pote bay piblik la 1011 pwoveb ;
kUk nan yo rete joukjounenjodi, d6t sitou zen nan ep6k sa
a ki dispar&t.
Nan moman kote lanng nasyonal nou an ap leve t&t li
- alafenddfen tankou premye zouti pou Ayisyen kominike ak
Ayisyen parey yo, mwen kwe li bon pou mwen mete pwoveb
krey6l sila yo nan men p4p-la.
Pwoveb se eksperyans youn pep. Ayisyen, youn p4p
abitan k' ap viv ak ti zing ; k'ap t6dye men youn te k6k6t6 ; k
ap viv avek z6t ki konn malveyan ; gan de fwa yo aji yonjan
ki mal pou eskplike. Pwob&b yo va ede nou konprann sa ki nan
t&t yo epi santi tou anpil sa y ap boukannen.
Eritaj sa-a lelit nou yo toujou fe kankou li pa egziste, eben
se li ki san nan venn lizay p4p la. Soti nan n4g ak n4ges mawon
yo pou tonbe nan sanba ak konp6z jounenjodi-a se de gouden
ak senkant k6b.
Opinyon Oden yo ale avek lide ep6k li-a. Anpil fwa
yo sonnen dw6l pou sosyetejounenjodi-a : medam fi yo pran
pou grad yo, misye deklare :
elatriye.
Nou pate vle jije. Nou rap6te sa nou te twouve-a, jan
koleksyon pwovdb sa-a te rive jwenn nou.
Paw6l politik fe kenken. Kantite pwoveb toutbon yo
pa anpil. Sanble ot&-a te rasanble sa li te konn tande nan s&k
lavilyo.
Li pa voye w6ch kache men :
< Se pa tout pwoveb ki bon. > (970)
Antouka, nou kontan misye te sere ansyen paw6l sa yo
pou nou.
130 an apre dezyem edisyonRecueil de Proverbes crdoles
sa-a te fin part, plizye santen konpatriy6t nou yo ki konn li
krey6l ase va pran plezi pou li yo nan 6tograf yo konnen an.
An 1877, sete youn ti ponyen neg ak fok6l ki tejwi paw6l sa
yo. Lide sa-a plis pase tout 16t te pouse-m pran desizyon pou
mwen mete fi.
Mwen te kontan fe travay sa-a avek lide mwen konnen
se yon lide mofn fou pou Recueil de Proverbes crdoles la, ki
te pibliye an 1872 ak 1877, ta kapab ede nou amelyore charabya
yanmyanm kakachat, z6t ta vie rele krey6l la, m' ap tande depi
senk an nan bouch majorite animate pwogram radyo nan Sid
Florid la..
Mwen ta ozanj, anplis, si m' ta we rekey sa a rive nan tout
zile ak peyi kreyl6 nan Karayib la, nan Amerik di Sid la avek
peyi Oseyan Endyen yo pou li pote lareverans ak tavoudra
gran se yo : Ayiti.
Mwen kwe tout rezon sa yo montre yon reyedisyon
Recueil de Proverbes creoles sa-a mize nan wout men li pote
bon konmisyon."

N'a genyen pou nou tounen sou : Proverbes crdoles
haitiens du dix-neuvidme sidcle. Transcription moderne-
Traduction franqaise A-nnotations.
Pou fini n'ap di Maks : Ankouraje!
Jan Mapou
++++
Ago N'apjwenn liv-la nan Libreri Mapou. Vant syati-a
ap f&t nan Libreri Mapou dimanch 24 Me depi 5e diswa rive
pou 7L. Kapte Radyo lek6l 91.3 FM pou plis enf6masyon.



Anba bouch a Grann Mari

Labitid ak koutim III
AK ZANDO / JACQUES J. GARCON*


Page 15


M ape pale ake youn zanmi an wen, youn nonm save.
L ap etidye tout tan; I pa janm bouke. Men an y ape tripote
cheve ay; konmsi pandanstan 1 ape mete k6bnsans nan kab6ch
a y, 1 ape wete cheve yo bwanch pa bwanch; kounouye a, i
pwet fin ch6v wi. I di wen, anfwanse : Unvieillard qui meurt
est une bibliotheque qui brfle".
A M ranka k6 an m pou m dirije koze a; pase lang pa
pou wen. San pedi tan, i ride wen konpwann : 1I youn dife
pase, boule deny fry papye, luv elatriye; anseyman ki te make
nan yo, pedi. Menmman, 1k youn grand&t fini f tany, i mouri; 1
ale ake tout sa i te konnen, tout eksperyans a y.
Menm kote a, m vin chonje grann Mari te toujou ap
rakonte wen labitid, koutim, bagay ki te konn pase denpi i
menm te ti katkat. Ondtman, f6 m di si wen pa te nglijan osnon
lamenmwa an m pa te faya, de san gwo luv pa t ape ase pou
kenbe koze sa yo.
Pou byen di tou, pa te genyen 16t timofn 6zalantou
pou m ayjwe; pi souvan se te toujou li ake wen ki nan kay la.
Youn jou b6 labrin diswa, m chita kote a y, n ape
koze. Konsa oun fanm, zanmi a y, Janin, pit a youn msye yo te
rele bbs Fab, vin part. I di bonswa. Granmoun nan fr y chita.
albs i mande y : < Men ki bon van ki mennen w? >
I reponn : << Se kote a wou mvini la wi. M konnen se wou ki ka
ride wen nan ka sa a. >
M ape koute. I kontinye : << A! Denpi manman fin
mouri n6trejou a, m nan oun s1 touman. Chak nwit, konyoun
ti dbmi vin pou pwan wen, Jojo pete youn rl. M vbltije nan
dbmi an, m leve ake youn batimann kU. Ay madanm, sa-wou
tande a, sbmey fini pou wenjouk ijou. Wou konnen tou, rele
sa se wen ki te pote Jojo; men sete, rele sa, pit a grann a y. Se
anwo tchwis a y pou i manje, se la i pwan pwemye sonmey,
anvan yo ay mete anwo kabann nan.
M kontinye ape tande. Grann Mari reponn: < Se pa
anyen non, ddfen an, Maltid, kite oun ti madybk anwo y.
Janin fr: < Se sa ki fr m renmen pale ake granddt wi!
Sa wou di a se pozitib! Paske 1I pitit la rele i toujou ap di grann!
grann! grann!
Grann Mari voye y ay achte youn ti moso twel wouj
pou yo fr oun ti karako dbmi mete anwo pitit la; m6 pa mele ake
wouj. Anpi i kontinye: Maltid pa ka vin fr sa non; se pou
wou bali youn lokipasyon. Ay simen oun ponyenjijiri o tonm
a y pou i konte grenn pa grenn. Mete tou oun plot fil blan ake
youn pake zegwiy, pete je a yo, pou i pa ka file yo 1I i bezwen
koud, konsa li a bay tilezanj la repo. F6 i konnen t&r la pa pou
li ank6. Louvwi oun bib anba t&t a timoun nan non, ake youn
sizo an kwa; f6 wjwenn lape bonanj a wou.

Padan koze sa yo ape dewoule la, m vin gan oun
laperiz; m sere kole plis anbavant a grann; m ape veye alawonn
si pa te gan kUk m6 k ape vin pwan wen.

* Zand6 / Jacques J. Garqon ap ekri yon liv : < Aba bouch a
Grann Mari. >

Ago Nou pibliye tkks Jaklen-an do-pou-do san wete san
mete nan otograf ak pale moin nan zon N6 peyi Ayiti-a




Youn pwoveb nou pa tande

anko: "Boure anpil pa ale avek

ti figi"
AK MAX MANIGAT*

Mwen f&k tradui : Recueil de proverbes crdoles "
(1872 & 1877) J. J. Oden /. J. Audain an. LU w-tande youn zo
pwason te kole nan g6j mwen nan tradiksyon youn pwoveb
an franse, mwen te mande lamenf6t. Asosye m' yo nan travay
sa-a se : Ralba, Zand6 ak Awamusa (pwononse : awamousa).

174. Bourr6 empile pas all avec piti [ti] figu. (jan Odente
kril)
174. Boure anpil pa ale avek piti [ti] figi. (6tograf ofisyl)
% Porter desfaux seins et desfaussesfesses ne siedpas a
un petit visage. (tradiksyon pa m)
A bonne bouche, bonne corpulence." (tradiksyon
Zand6)
Asosye a kontinye :
< Yon mofunki manje anpil, anpi li toujou rete chich;
yo di se men li ki pa ale ak bouch li. >
Ralba ajoute:
<< Boure bay lide youn mofn ki saf. Youn bouch ki
tw6 plen def6me yon ti figi. >>
%
Apre Awamusa te ekri-m sou tradiksyon sa-a, men sa
mwen te reponn li:
<< Awa,


MWsi anpil! Mwen dak6 av&-w : sa pa youn pwoveb,
men li montre moso nan lavi 1870yo. Se yofn nanbagay m' ap
cheche yo.
Ralba, Zand6 ap twoke k6n avek paw6l sila la. Se
sans mo 'boure' a ki kle konprann li. Men kote nou rive :
Ralba ak Jaklen kwe 'boure' se manje anpil ;
MM (mwen menm ki pase pou Max Manigat tou) panse se
mete fo tete ak fo d&yL. F6 nou pa bliye ki w6b ki te alam6d
pou medam yo nan tan sa-a : se te krinolin, elat. Krinolin nan
laj, men lestonmak dwe pou ale avejip-la. Kidonk, siyoun dam
gan ti figi li pa kapab boure tw6p. Se 1lkti pa mwen. Sa w-di
nan sa? >>
%
Mwen pa te vie ale gade nan: Proverbes haitiens"
(1905) E. Chenet a pou li pa tejwe nan t&t mwen. LU nou santi
nou kole vre, mwenbije fe mouv la. Men sa mwen trape pou:
174. Boure anpil pa ale avek piti [ti] figi. J. J. Audain
an.
401. Rad gonfle pa ale ak ti figi avek tradiksyon franse:
% Un costume dbourifft ne va pas avec une petite
figure.
Nou konnenjan E. Chenet voye nenp6t mo franse
monte : dbourifft pa gan siyifikasyon ni boure, ni gonfle, men
si youn ka sevi pou 16t, li pran youn mo franse ki ganyen son
:'bour'la ladanl.
Sa ki enteresan nan tradiksyon-an se sans pwoveb-
la : Oden di: boure ; Chene di: rad gonfle. Konsa, boure se pa
manje anpil.

* MaxManigat, ot "Patamouch. Etimoloji- Literati Rep6taj"
(2007) f&k pibliye youn reyedisyon Recueil de proverbes
crdoles" J. J. Audain an.

*

Youn Lot pwoveb nou pa

tande souvan : "Ou ponko tig

ou vie pengle"
AK MAKS MANIGA*

Mikelsonn P61 Ipolit /Michelson Paul Hyppolite nan
liv[1] li a pote 114 pwoveb. Plis nan yo nou konnen, men de
twa grenn nou pa tande souvan. Men youn :
Ou ponko tig ou vie pengle."
Li parye li avk :
Ou ponko s6lda ou mande galon"
epi li esplike i : "Yo di sa pou mofn k'ap chache pou' 1 monte
tr6 vit." (Mwen respekte 6tograf ot&-a.)
Liv misye-a pibliye apre pa Fayo[2] a. Konsa, mwen
pajwenn : Ou ponko tig ou vie pengle" nan Fayo.
Mwenmenm tou, mwen pajanm tande pwoveb sa-a.
Mwen pa te kontre li nan liv J. J. Oden / J. J. Audain (1872)
mwen fk reyedite[3} a.
Menmsi mo pengle a pa youn mo kouran nou konnen
sa li vie di: ki ganba. Sa fe nou we sans pwovIb la klW : f6k ou
ta tig pou ta fdt avek ba sou po w. Al6s, ou pa tig ou pa sa
pengle. Poze san ou, kwoke makout ou kote men ou ka rive.
Eske pwoveb sa a dispar&t?

Max Manigat ap prepape yon dezyem liv an krey6l :
Patamouch 2. Etimoloji Istwa d Ayiti -Literati-
[1] Pwoveb Aysyen Aplike Proverbes Aytiens Appliques -
Applied Haytian Proverbs. 1988, 144p.
[2] 3333 Proverbs in Haitian Creole... Port-au-Prince,
EditionsFardin, 1980, 432p., il.
[3] Max Manigat: Proverbes crdoles haitiens du dix-neuvidme
sidcle... Educa Vision, Inc. 2009, 323p.

***
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