Title: Haïti en marche
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 Material Information
Title: Haïti en marche
Physical Description: v. : ill. ; 45 cm.
Language: French
Publisher: s.n.
Place of Publication: Miami Fla
Miami Fla
Publication Date: May 13, 2009
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subject: Haitians -- Newspapers -- United States   ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.)   ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.)   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti
 Notes
Language: In French.
General Note: Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00098809
Volume ID: VID00352
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 21271733
lccn - sn 92061416
issn - 1064-3869

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DOSSIER DECAPITATION


Decapitation d'un Haitien

a Santo Domingo

ou la derive d'une ile ...


Haiti ignore

ses deux meilleures armes :

I'information et la diplomatie


PORT-AU-PRINCE, 9 Mai -
L'horreur qui s'est produite le samedi 2 mai
a Santo Domingo est la
consequence d'une
derive du pouvoir des
deux c6t6s de l'ile.
D'un c6t6,
chez nos voisins
dominicains, le pouvoir
se r6duit a une course
vertigineuse vers la
croissance. La richesse
economique et
mat6rielle comme
symbole national.
Par contre, en
Haiti, le pouvoir se
trouve dans une totale
incapacity de faire face
aux problkmes du pays.
Le pouvoir r6duit a une
peau de chagrin. Le
pouvoir inexistant.
Le r6sultat
n'est sans doute pas le
meme. Mais il peut se
manifester sous une
m6me forme.
Et la scene
horrible qui s'est
produite en pleine rue
dans un quartier de la
capitale dominicaine le
2 mai dernier est la
r6sultante de cette
derive r6ciproque. L
Un jeune

CI z^^ ^^m


homme lve une hache et fait sauter d'un seul
(DERIVE/ In. 4


PORT-AU-PRINCE, 12 Mai- Ce que
le pouvoir de Santo Domingo craint le plus,


e Dominicain qui s'est de lui-m&me present a la police de Santo Domingo comme presumd auteur
de la decapitation du ressortissant ha'tien Carlos NMrilus (photo Listin Diario)


c'est toute internationalisation de sa
situation conflictuelle v6cue avec Haiti.
On l'a vu lors
de la presentation de
l'exposition << Esclaves
au paradis >>, une s6rie
de photos r6alis6es dans
les plantations sucribres
dominicaines utilisant la
main d'ceuvre haitienne.
On le voit h
chaque fois qu'une
organis atio n
internationale de
defense des droits
humains, comme
Amnesty International
ou Human Rights
Watch, ou la
Co m m i s s i o n
interam6ricaine des
droits de l'homme
(CIDH) ou l'OIT
(Organisation
internationale du travail)


produit un rapport i ce
sujet.
Ou celui des
enfants n6s de parents
haitiens auxquels il est
refuse la nationality
dominicaine malgr6 que
ce pays pratique le jus
soli ou la citoyennet6
acquise d&s l'instant
qu'on prend naissance
(DIPLOMATIE /p. 5)
~~~iiaj


Des manifestants dIchirent le drapeau dominicain avant de le broiler
lors d'une marche de protestation a Port-au-Prince (Thony Bdlizaire)


Conference de presse a Port-au-Prince avec (de la gauche) 1'Ambassadeur dominicain
en Haiti, Ruben Silid Valdes, le Chancelier ha'tien, Alrich Nicholas,
1'Ambassadeur d'Haiti a Santo Domingo, Frtiz Cindas et le Directeur Gendral
du Departement politique a la chancellerie, Nixon Myrtil (Georges Dupe)


POLITIQUE

Les defections au sein de L'Espoir

peuvent remettre en question tout I'edifice politique
PORT-AU-PRINCE, 9 Mai D6fections du candidat de l'Espoir pour le Nord, Moise Jean-Charles, Combat etc). Autrement dit, une plateforme et qui a pris
successives au sein de la plateforme politique L'Espoir. trait pratiquement par son collkgue (puisqu'ils sont membres naissance a la faveur des elections pr6sidentielles et
D'abord les d6put6s Steven Benoit et Pierre Eric de la m6me formation politique) d'assassin l6gislatives de 2006.
Jean-Jacques ... Tandis que du c6t6 des d6put6s Benoit et Jean- Premier a enavoir tired parti, le candidat Rend Prval
Et en dernier lieu, Hugues CUlestin (d6put6 du Cap- Jacques, c'est une vieille histoire, les deux avaient pris leurs Olu a la pr6sidence le 7 f6vrier 2006 sous la bannibre de
Haitien- Limonade). Ce dernier expliquant que c'est pour distances depuis quelque temps. L'Espoir.
prendre position contre l'dlection (la seule acquisejusqu'ici Rappelons d'abord que L'Espoir n'est pas un parti Mais comme la plupart des Olus de l'Espoir au
au premier tour des s6natoriales partielles du 19 avril dernier) politique mais une coalition de plusieurs partis (PLB, Corega, (L'ESPOIR / p. 6)





Page 2


PRE-DESASTRES


Vingt et un cyclones


possibles cette anne !


PORT-AU-PRINCE, 9 Mai -
Beaucoup de dispositions pirparatoires a la
saison cyclonique qui d6bute chaque annde
enjuin, le mois prochain.
Cependant jusqu'ici aucune
campagne de sensibilisation.
Le gouvernement a entrepris de
lib6rer le bassin hydrographique de la
capitale des constructions anarchiques qui
l'encombrent. C'est l'op6ration du Morme
Gamier.
Une decision importante. Et
6nergique. Mais qui n'est pas encore
gagn6e.
Plusieurs s6minaires et ateliers
tenus avec diff6rents secteurs
professionnels, dont les joumalistes.
Certains organisms par les
instances gouvernementales, d'autres a
l'actif d'organisations de la socid6t civile.
Les ravages de l'an dernier (800
morts et 1 milliard de dollars en pertes
mat6rielles) sont encore dans tous les
esprits.

Tirer la sonnette d'alarme

Par contre, a moins d'un mois du
debut de la saison cyclonique, aucune
campagne pour sensibiliser directement la
population n'a encore commence.
Nous pensons que le
gouvernement s'y prepare. Mais le temps
presse.
Surtout que les populations les
plus vulndrables n'ont cess6 de tirer la
sonnette d'alarme.
A Cabaret, au nord de la capitale,
qui a enregistre plus d'une quarantaine de
morts l'annde derniere, on se plaint
qu'aucun travail n'a &t6 effectu6 pour


maitriser les flots de la riviere B6thel.
La semaine dernire, a Ldogane
(sud de la capitale), la riviere Rouillonne a
envahi les residences et mis hors d'usage
la route nationale.
Cela apres une simple averse.
Idem a l'intersection du Bois de
Chine, la grande ravine qui traverse la
capitale, avec le Bicentenaire d6bouchant
sur les bidonvilles du bord de mer.
Quelle difference entre la situation
aujourd'hui et celle qui existait avant que
les 4 temp6tes et ouragans ne nous
tombassent dessus l'annde dernire ?
Alors meme que l'alerte ne saurait
6tre plus chaude ...
Et que l'Etat a command pour des
dizaines de millions de dollars amdricains
de mat6riels et engins lourds pour fortifier
les berges, d6gager les ravins, faciliter le
passage des eaux.
Or les populations de Cite Soleil
se retrouvent aussi menaces qu'avant,
comme elles s'en confient a nos reporters.

Eviter 1'improvisation et le
gaspillage ...
Mais le plus curieux est qu'il s'agit
aussi du domaine oF l'intemational se dit
pret a ne pas manager son concours.
A la conference des bailleurs, le
14 avril dernier a Washington, l'accent a
&t6 mis sur la n6cessit6 de creation
immediate d'emplois. Jobs, jobs, jobs.
Et le meilleur moyen c'est de
combiner cette urgence avec une autre :
celle de nous preparer pour les 21
depressions tropicales importantes qui
sont attendues cette ann6e.
Done de crder ces emplois pour
(CYCLONES/p. 13)


PORT-AU-PRINCE, 10 Mai- On
assiste a grand mouvement de renaissance
dans les Antilles francaises (Martinique,
Guadeloupe, Guyane et autres).
A la fois 6conomique (les r6centes
graves et mouvements de contestation
pour r6clamer des augmentations de salaires
et la baisse des prix a la consommation) et
culturel mise en valeur de la langue creole
et retour sur le pass colonial de ces iles
qui constituaient avec Saint-Domingue ou
la future Haiti le joyau de la couronne de
Louis XIV et de son ministre des finances,
le fameux Colbert qui institutionnalisa la
traite et l'esclavage dans cette partie du
Nouveau monde.
Alors que ces dernires anndes le
d6bat qui faisait rage dans les milieux
politiques et intellectuels en France
m6tropolitaine c'6tait autour de ce qu'on
appelait lors << les bienfaits de l'esclavage >,
on 6tait sans doute loin de se douter de
cette nouvelle tournure des choses dans
ces anciennes iles a sucre, cacao et bois
precieux.
Devenues paradis touristiques.
Mais pas forc6ment pour ceux qui y vivent

Chaque fois que les
Guadeloup6ens s'agitaient, on avait
coutume de les menacer en France en leur
disant: vous voulez devenir comme les
Haitiens !

Ne plus etre des
<< zombies >>...
Mais d6sormais, qa ne devrait plus
marcher. Les Guadeloup6ens n'entendent
pas devenir comme les Haitiens (c'est-a-
dire pas seulement le pays le plus pauvre
de l'hMmisphere, mais aussi le plus


impuissant contre ses malheurs). Mais ils
ne veulent pas rester pour autant des
<< zombies. > Vivre 6temellement dans une
<< anomie collective. >>
Les Antilles, hier d6partements et
territoires francais d'outre-mer (DOM-
TOM), aujourd'hui appel6e pudiquement
<< la France d'outre-mer >, revendiquent leur
veritable identity.
Et d6sormais le cadre bcbg
m6tropolitain qui veut aller travailler en
Martinique, Guadeloupe, Guyane ou a la
Reunion, devra apprendre d'abord le creole.
A present, faisons un peu
d'histoire.
On sait que les intellectuels
haitiens qui ont fait en 1946 ce que nous
consid6rons comme < une revolution >, du
moins culturelle, s'etaient inspires de notre
heritage africain (Jean-Price Mars < Ainsi
parla l'oncle >). Et de < l'assotor et l'aqon >
(CarlBrouard).
C'6tait en reaction a l'occupation
amdricaine d'Haiti par l'Am6rique blanche
(1915-1934).
Par contre il est evident que c'est
de nos anc6tres haitiens, oui les n6tres, que
s'inspire au contraire l'actuel mouvement
de renaissance qui secoue les Antilles dites
franqaises.

Ce n'est pas une r6volte
mais une revolution culturelle ...
Thditre, cinema, documentaires,
courts-m6trages s'emparent du meme
theme : la description de la soci&te coloniale
et les premiers soubresauts de la rdvolte.
On suit tout qa en Haiti oi sont
capt6es les chaines antillaises, Tele Guyane
etc.
(ANTILLES/p. 8)


Mercredi 13 Mai 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 16

Violent incident dans le d6partement du centre: 1 mort
Selon notre correspondant a Hinche (Centre), de violents incidents se sont d6roulds
dans la ville, se soldant par la mort d'un homme de 34 ans r6pondant au nom de Mold
Celestin.
Que s'est-il passe exactement?
D'apres les premieres informations, il s'agirait d'un individu rdpondant au nom de
Baby Jeune qui aurait froidement abattu Mold C6lestin, pour des raisons non encore
:lucid:es.
On parle d'un litige terrien.

La ville de Lascahobas en 6moi
Vaste manifestation a Lascahobas lundi matin, 11 Mai, suite a l'arrestation d'unjeune
homme accuse d'avoir viold une jeune femme. Cependant les faits font 6tat que le
couple 6tait sorti ensemble et qu'ils auraient loud une chambre dans un h6tel de la ville.
Suite a cette rencontre, le bruit s'est rdpandu que lejeune aurait viold lajeune fille et la
police aurait proc6d6 a son arrestation.
Mais les camarades dujeune homme, ceux du Lyc6e Oreste Zamor, ont organism une
vaste manifestation de protestation, disant que lajeune fille 6tait l'amoureuse de Sergo
Sainvilus, done qu'il ne pouvait 6tre question de viol. C'est le pare de lajeune fille,
greffier de son 6tat, qui a r6pandu la nouvelle du viol, voulant faire proc6der a
l'arrestation de Sergo Sainvilus.
Ce lundi, les manifestants se sont dirig6s au local du commissariat et ont proc6d6 a la
liberation de leur camarade, apres avoir d6moli une partie du commissariat. Oi se
trouvaient les policiers pendant cet acte de vandalisme? Nous ne savons trop.
Les manifestants avaient pris soin de s'assurer de la presence d'un juge de paix qui a
&td forc6 de les accompagner au commissariat.

Le President Rene Preval visite les Gonaives le week-end dernier
Il s'agissait pour le chef de l'6tat de se rendre compte de l'6tat des travaux de
protection de la ville des Gonaives en provision de la prochaine saison cyclonique.
La moindre goutte de pluie effraie les habitants des Gonaives, ville qui a 6td victime
d'un deluge en deux occasions en l'espace de 4 ans. Les r6centes pluies qui se sont
abattues sur la region de l'Artibonite au cours des derniers jours, ont occasionn6 de
nouvelles inondations au niveau de plusieurs quartiers. La saison cyclonique
commence a partir du mois de juin et plus d'une vingtaine de cyclones menacent cette
annde la region de la Caraibe.

Toujours pas de date officielle pour l'organisation du second tour des
senatoriales partielles
La date officielle pour l'organisation du second tour des s6natoriales devant
renouveler les postes vacants au s6nat de la rdpublique n'est toujours pas connue. Le
second tour avait &t6 pr6alablement fixed au 7 Juin.
Les probl6mes de contestation des r6sultats du premier tour ainsi que la s6curit6 des
operations de vote seraient a la base de ce ddcalage.
Madame Ginette Ch6rubin, membre du Conseil electoral provisoire, affirme que le CEP
veut que les conditions maximales de security soient rdunies et on envisage pour cela
de revoir les dispositions qui avaient 6te adopt6es lors du premier tour du scrutin le 19
avril dernier.
Elle a indique que le conseil electoral entend tout mettre en ceuvre afin de faciliter une
large participation cette fois de l'dlectorat au second tour du scrutin.
Interrog6e sur la date de la proclamation des r6sultats d6finitifs du premier tour, Ginette
Ch6rubin a pr6cis6 que ces r6sultats pourraient Wtre proclam6s cette semaine. Un
budget de 16 millions de dollars a &te alloud a la r6alisation de ces elections. La moiti6
du budget a 6td utilis6e pour le premier tour.
Le premier ministre Michle Duvivier Pierre-Louis n'dcartait pas la possibility de tirer
des fonds du trdsor public pour la reprise du scrutin dans le Plateau Central oi le
processus de vote a &td annual pour cause de violences et d'irr6gularit6s.

Une delegation de d6putes americains 6tablit un partenariat avec les
parlementaires ha'itiens, et exprime le soutien continu des Etats-Unis A
Haiti
Une d6l1gation de d6put6s am6ricains, membres de la Commission d'Aide a la
D6mocratie de la Chambre (HDAC), a visit Haiti du 8 au 11 mai 2009. HDAC est un
groupe permanent de leaders congressistes amdricains qui travaillent pour le
renforcement des institutions d6mocratiques a travers le monde par le dialogue et
l'6change avec les parlements d'autres nations sur les sujets relatifs a la transparence,
l'ind6pendance 16gislative et la responsabilit6. Le groupe, qui 6tait dirig6 par le
Repr6sentant Mazie Hirono (D6mocrate Hawai), a rencontr6 le Pr6sident Rend Pr6val,
le Premier ministre Michelle Pierre-Louis et un certain nombre de responsables
parlementaires haitiens y compris le Pr6sident de la chambre des d6put6s, M. Levaillant
Louis-Jeune et le Pr6sident du Senat, M. Kelly Bastien. Ils se sont 6galement r6unis
s6par6ment avec les femmes parlementaires. Le 11 mai, la d6l1gation a tenu une
conference avec les repr6sentants parlementaires haitiens en vue de partager des
experiences sur la recherche 16gislative et l'impact des informations objectives et de
l'analyse sur la legislation. Ils ont 6galement discut6 d'un projet futur qui sera finance
par les Etats-Unis en vue d'6tablir un centre de recherches l1gislatives en Haiti qui
devrait soutenir le travail des parlementaires. << Nous avons eu une excellente s6rie de
conversations qui ont vraiment renforc6 notre partenariat avec le parlement haitien>, a
declare le Repr6sentant Hirono. < importantes pour aider les parlementaires a accomplir leurs tiches envers leur 6lectorat.
Nous voulons que nos colleagues haitiens aient les outils dont ils ont besoin pour
servir le peuple haitien. >>La d6l1gation a 6galement visit une usine de textile qui crde
de nouveaux emplois grice aux exportations exemptes de taxes aux Etats-Unis
accord6es sous la 16gislation HOPE II, ainsi que trois diffirents centres de sante
supports par 1'ONG de renomm6e international < et par le
gouvernement amdricain. L'assistance du gouvemement amdricain a Haiti en
developpement 6conomique, en sante, en education et en projets de reconstruction
suite au passage des cyclones au delay des contributions substantielles reques des
citoyens amdricains et des organismes priv6s 6tait l1g6rement au dessus de 400
millions de dollars en 2008.

Construction prochaine d'un nouveau barrage hydraulique dans
I'Artibonite
Don du Br6sil, ce barrage devrait permettre d'irriguer environ quatre cent hectares (400)
de terre. Le probl6me est que les occupants actuels de ces terres devront 6tre d6plac6s.
Une rencontre avait lieu la semaine derni6re avec un g6ndral brdsilien et les diff6rentes
instances qui seront impliqudes dans la construction de ce barrage.
En gros, ce barrage devrait produire une trentaine de megawatts; il sera construit un
peu au nord de la ville de Mirebalais. Le ministere de l'agriculture voudrait profiter de
cette retenue d'eau pour irriguer 6 petits perimetres.

Des Ha'itiens manifestent pour Carlos Nerilus
Le vendredi 8 mai, des centaines d'Haitiens ont manifesto devant les locaux de
l'Ambassade Dominicaine en Haiti en guise de protestation contre la decapitation du
compatriote Carlos Nerilus, survenue le samedi 2 mai en Republique dominicaine. Un
(EN BREF / p. 14)


L'HISTOIRE AU PRESENT


Les Antilles fran aises


en revolution!





Mercredi 13 Mai 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N 16


vlV 4 %A11R I

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L'ECOSOC en Haiti pour appuyer

les efforts de developpement
Le Groupe Consultatif Spicial sur Haiti du duBr6sil, d'Haiti, du Prou, de Trinidad et Tobago, et le Charge
Conseil Economique et Social des Nations Unies (ECOSOC) d'affaires a.i. du B6nin.
effectue a partir de ce lundi une visite officielle de 3 jours La pr6sente visite s'inscrit dans le cadre des efforts
dans le pays. Apres la conference des bailleurs du 14 avril des Nations Unies visant a s'assurer une bonne coordination
dernier, cette visite se veut une occasion d'dtudier les moyens de l'aide international a Haiti, notamment apres la r6cente
lesplus addquatspour appuyer les efforts de ddveloppement conference des bailleurs a Washington. Aussi, l'agenda du
en Haiti.


Visite en Haiti d'une delegation de haut niveau du Conseil L 'ECOSOC visitant un projet de collecte et de
economique et social des Nations Unies transformation d'ordures a Carrefour Feuilles, un quartier
(photo Marco Dormino /Minustah) difficile de la capitale ha'tienne (photo Minustah)
Pr6sid6e par John McNee, repr6sentant du Canada Groupe Consultatif Sp6cial a-t-il pour principal objectif un
aupres des Nations Unies, la d6l1gation compte 6galement examen des modalit6s de coordination de l'aide international
l'Ambassadeur Sylvie Lucas, pr6sidente de 1'ECOSOC et accord6e h Haiti.
repr6sentant permanent du Luxembourg aupres des Nations I1 importe, en effet, que l'aide international soit en
Unies, ainsi que les Ambassadeurs repr6sentants permanents phase avec les priorit6s nationales d6finies dans le Document


> Payez s n li iWayant u x Aontla UIBANK



> A chetes cqe de diBet etr un r
> Commnweru avoire o@140" bencei 'p


CL'EVENEMENT SOMMAIRE
SDecpitation d'un Haitien a Santo Domingo ou la
derie d' une ile p.1
ANALYSEDEL'ACTUALITE
Haiti ignore ses 2 meilleures armes : information et la
diplomatie p.1
POLITICO
Les defections au sein de L'Espoir peuvent remettre en
question tout 1'6difice politique p.1
ALERTE
21 cclone pr"vus cette annde p.2
ACTUALITEENMARCHE
Le gouverement dominicain condamne le double
murtre d'un Dominicain et d'un Haitien p.4
Le GARR condamne les violences contre les Haitiens
enRep. Dom. p.5
Manifestations devant l'ambassade dominicaine en
Haiti p.5
SAu-del des positions diplomatiques p.9
ECONOMIE
e salaire minimum fix a 200 gourdes par le S6nat p.3
Visit d'une ddldgation de haut niveau de 1'ECOSOC
p.3
Banque distance ... p.10
L'exclusion, menace pour la stabilisation p. 10
SANTE
Le mcdicament contre la grippe porcine en Haiti p.11
LHISTOIREAUPRESENT
Les Antilles francaises en revolution p.2
Exposition a Bordeaux, ancien port negrier p.8
ENVIRONNEMENT
La Visite p.13
LIBREPENSER
I1 faut que a change p.7
< Hachazo >p.12
DIASPORA
North Miami 6lit un nouveau conseil municipal p.12

de Strat6gie Nationale pour la Croissance et la Reduction de la
Pauvret6 (DSNCRP), ainsi que dans les documents soumis
par le gouvemement haitien a la conference de Washington.
La visite sera 6galement l'occasion de faire le point
des progres accomplis en matiere de renforcement
institutionnel et de mise en ceuvre des r6formes visant la
creation d'un Etat de Droit. En ce sens, le Conseil 6valuera les
d6fis rencontrds par l'Etat haitien dans le contexte global de
crise.
L'accent sera aussi port sur le r6le de la socidtd
civile et du secteur priv6 dans la recherche de solutions a long
terme aux problkmes socio-6conomiques, incluant ceux lids
(ECOSOC/p. 6)


I t UNIBANK



"Fals us route h cormc"

www unibmnthoili com


Page 3





Mercredi 13 Mai 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 16


Decapitation d'un Haitien


a Santo Domingo ou la derive d'une He


(DERIVE ... suite de la lere page)
coup la t6te d'un ressortissant haitien au milieu d'une foule
applaudissant a tout rompre. Et en pleine rue dans un quartier
de Santo Domingo, la capitale. Non dans quelque < batey >
lointain.
Quelles que soient les explications all6gu6es -
l'Haitien avait tu6 son frre ; non c'est plut6t un frbre du
d6capit6 et au cours d'une discussion pour de l'argent : des
Dominicains feraient employer des immigrants haitiens dans
la construction puis exigeraient une forte partie
de la paye.
Mais de ce c6t6-ci, en Haiti, on apprend
plut6t que le jeune homme sacrifi6 6tait fils unique.
Etc.

Comme un Robin des Bois ...
Tout cela c'est une chose. Mais ce qui
fait trancher cette action par rapport a toutes les
autres (car c'est chaque semaine que des
ressortissants haitiens perdent la vie dans des
circonstances aussi confuses, selon des listes
fournies cette semaine par les organisations
haitiennes de defense des droits humains :
RNDDH et GARR), la difference vient de la liberty
avec laquelle cette execution publique a 6t6
perp6tr6e et de l'approbation g6n6rale qui
l'entoure ...
Justice exp6ditive ex6cut6e de la maniire
la plus inhumaine et sans prendre le temps de
contr6ler l'accusation.
Mais, autre signe des temps, dans une
atmosphere de totale complicity. Au point que le L
pr6sum6 auteur qui s'est rendu aux autorit6s a pu dont la
pr6texter que s'ily a crime, c'est toute la foule qui
en est responsable. Il est d'ailleurs arrive au poste de police
comme un Robin des Bois suivi par tout un groupe
d'admirateurs. Or peut-onjuger et condamner toute une foule,
tout un quartier, tout un pays !
L'ambassadeur dominicain en Haiti, Ruben Sili6
Valdez, a trouv6 lui-m6me le mot juste : barbarie (et avec un
grand B).
Dix-sept organisations de la diaspora haitienne en
R6publique dominicaine reconnaissent elles aussi que cet acte
n'entre pas dans les coutumes du pays voisin, mais en
d6nonqant l'impunit6 dont jouissent leurs auteurs comme la
principale cause de cette escalade sanguinaire.
Ainsi que l'indiff6rence totale de l'Etat haitien au sort
de ses ressortissants.

Une meme raalit ...
Deux peuples abandonnes finalement a eux-memes.
A leurs instincts. Instinct de vengeance chez le Dominicain
moyen qui fait porter a l'immigrant haitien la responsabilit6 de
ses difficulties conomiques dans un pays avec un taux de
croissance parmi les plus 6lev6s du continent mais dont la
plus grande partie du revenu aboutit aux mains des
multinationales qui y investissent.
Instinct de destruction aveugle chez l'Haitien qui ne
trouve plus rien dans un pays qui ne produit plus rien et aussi
dont les elites ont capitul6.


Et voici le crime horrible commis contre un
ressortissant haitien le samedi 2 mai en pleine rue de la capitale
dominicaine qui nous rambne a une m6me r6alit6.
Deux peuples aux abois, prisonniers du systeme mis
en place par des dirigeants (plus pr6cis6ment par des d6cideurs
... et avec un grand D) dont le programme ne vise plus la
satisfaction des besoins primordiaux de leur population.
Pour sa politique de croissance, tout pour la


"7 14* i#i
es Presidents dominicain Leonel Fernandez et haitien Rend Priv,
o grande amitid > est souvent mentionnde dans la presse domin
croissance et rien que la croissance, le president Leonel
Fernandez (qui n'est pas directement en cause dans la chasse
aux Haitiens bien que celle-ci ait pris des dimensions sans
pr6c6dent sous son mandat) doit s'allier a la droite la plus
radicale. Or celle-ci n'a pour tout agenda electoral que la haine
de l'haitien, du negre, de la << ngraille >>.
Le racisme alli6 au mat6rialisme qui est devenu le
trait dominant du pays voisin engage dans une course a la
richesse personnelle comme image de marque (et dont une
bonne partie des elites haitiennes ne pense qu'd profiter elles
aussi abandonnant leur pays d6finitivement a ses malheurs).
Racisme et mat6rialisme, un melange facilement


explosif.
Et quand la crise 6conomique s'en m6le, le petit peuple
qui est soumis a un tel lavage de cerveau peut devenir fou ...

Politique de castration du pays ...
De l'autre c6te, un pouvoir haitien qui a rendu son
tablier, pli6 bagages, d6pos6 son bilan.
Les problemes sont trop immenses. Alors on a
l'impression que son programme c'est, a l'instar
du Candide de Voltaire : puisqu'il en est ainsi,
cultivons notrejardin !
Mais saurait-on reprocher au pouvoir
actuel (qui, notons-le, n'est que l'expression de
notre leadership politique g6n6ral, blanc bonnet -
bonnet blanc), saurait-on faire porter a nos actuels
dirigeants la responsabilit6 de toute la pauvret6 et
la misbre mat6rielle qui sont la consequence de
200 ans de gabegie et d'exploitation ?
Assur6ment, non.
Par contre, le crime du pouvoir actuel
c'est de mener une politique qui aboutit a tuer
tout elan, tout esprit de renouveau, une politique
de castration du pays arr&t6 net dans ses efforts
difficiles et malais6s, soit, mais inlassables depuis
la chute du regime de fer en 1986.
Le pouvoir ne se contente pas d'avoir
abdiqu6 devant les problemes, mais en acceptant
cette abdication comme un fait accompli, voire
comme si cela pouvait constituer un programme
politique d'un nouveau genre, une espece de
al gestion du vide par le vide, on aboutit (toujours
icaine sans y penser) a enlever au simple citoyen ses
dernmires capacit6s d'autod6fense.
Le m6me mat6rialisme d6nonc6 plus haut, avec en
plus chez nous qu'il tourne a vide.
Impuissance et mat6rialisme Ce qui fait un melange
beaucoup plus ali6nant qu'explosif.
Le < naje pou s6ti > devient alors < naje pou mouri. >
Que cette mort survienne sous les dents des requins
de l'Atlantique ou dans une rue d'un quartier de Santo
Domingo saisi par une folie soudaine ...
Mais ce sont les deux c6t6s de l'ile qui sont a la
derive.


Marcus, 9 Mai 2009


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Mercredi 13 Mai 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N 16


Haiti ignore ses deux meilleures armes


' information et la diplomatie


(DIPLOMATIE... suite de la lere page)
sur le territoire du pays concern.
Autrefois, comme dans les anndes 60 sous le regne
des Papa Doc, Trujillo et Balaguer, ce sont les rivalit6s
politiques qui perturbaient les relations entre les deux pays.
Aprbs l'assassinat de Trujillo, ses successeurs
trouvant asile en Haiti pour combattre le gouvemement
d6mocratiquement Olu de Juan Bosch.
D'un autre c6te, des opposants A la
dictature Duvalier menant des attaques
contre son gouvemement depuis la frontibre.
La tension grimpa au maximum. De
plus Fidel Castro venait de prendre le pouvoir
A La Havane.
Duvalier utilisa avec audace et sa
roublardise bien connue la presence haitienne
au sein de l'Organisation des Etats Americains
(OEA).


Outre le fait que le sort du pays lui
importait peu, seule comptait la permanence
de son pouvoir.

Face A face virtuel mais
quotidien ...
Ce n'est pas la m6me situation
aujourd'hui, certes.
Cependant les deux armes les plus
importantes pour l'Etat haitien dans ce face A
face virtuel mais quotidien avec la nation
voisine sont la diplomatic et l'information.
Or l'Etat haitien n'en fait aucun
usage.
Pourquoi ?


Alors que la presse dominicaine fait constamment
6tat de la < grande amiti6 > entre les presidents Rend Prtval et
Leonel Fernandez (au point que cette amiti&-lA pourrait
apparemment tenir lieu de politique 6trang&re entre les deux
pays), en Haiti nous n'en savons pas plus que le sourire affich6
sur les photos lors de leurs rencontres.
II arrive que la presse dominicaine prete au president
Prtval des propos que celui-ci se trouve oblige ensuite de
rectifier.
Une fois elle rapporta que le president haitien, visitant
son homologue dominicain, aurait d6clare qu'il n'y a aucune
persecution exerc6e contre les Haitiens dans la r6publique
voisine.
Mr. Preval n'avait voyage avec aucun joumaliste
haitien qui aurait pu aider A corriger le tir.
Idem pour la diplomatic.


Le pragmatisme sur I'esprit de renouveau

Haiti est repr6sent6e dans la capitale voisine par le
plus ancien membre de son corps diplomatique : l'ambassadeur
Fritz Cineas, qui a fait toute sa carrire sous le regime Duvalier,
pre et fils.
Cineas est suppose bien connaitre les milieux
politiques et financiers du pays voisin. Mais il a servi une


Ouvriers haitiens conduits au travail dans une plantation de canne
en Republique dominicaine (o Esclaves au Paradis >)


politique bien d6termin&e. Celle du regime qui avait organism
le commerce des paysans haitiens envoy comme du b6tail
couper la canne pour les usines sucribres du Conseil d'Etat du
Sucre, dont comme par hasard l'actuel ministre dominicain
des affaires 6trang&res, Carlos Morales Troncoso, est un
ancien president. Donc, du moins on le presume, une vieille
connaissance de l'ambassadeur Cineas.
Fritz Cineas a &t6 nomm6 par le gouvernement
int6rimaire mis en place aprbs le renversement par la force
d'Aristide en 2004.
Mais le fait de le maintenir A son poste jusqu'A cette
date (5 ans plus tard) est un calcul politique du president
Preval, qui a par consequent choisi le pragmatisme sur l'esprit
de renouveau. Et qui place la politique 6trangire d'Haiti vis-A-
vis de la R6publique dominicaine sous un angle plus proche
de ce qu'elle tait sous la dictature Duvalier.
Et meme encore plus bas car chez Papa Doc c'6tait


Page 5


un choix d1lib&6r, tandis que le pouvoir haitien aujourd'hui
semble se contenter de subir.
Pas 6tonnant done que Port-au-Prince ne fasse aucun
usage de son arme la plus vitale : la diplomatic. Et ait m6me
accept de la geler, de la mettre au rancart.

Elever le d6bat ...
Face A un voisin qui se conduit comme un < bully
sur la cour de r6cr6ation, le petit costaud qui se
croit autoris6 A casser la gueule A tout le monde,
fort de ses performances 6conomiques et, croient
aussi certains, de ses corps d'arm6e disposes A
la fronti&re, Haiti a pour devoir au contraire
d'l6ever le d6bat.
Cela signifie l'information et la
diplomatic.
L'information pour 6clairer sur la
contribution des Haitiens A cette bonne fortune
dominicaine qui ne serait pas sans les dizaines
de milliers de migrants haitiens qui y pr6tent leur
force de travail ...
Et surtout sans l'ouverture du march
haitien aux produits dominicains dont Haiti
constitue le troisibme partenaire commercial.
Et pour 6clairer d'abord la population
dominicaine A ce sujet alors que celle-ci entend
tout le contraire de la part d'une propagande quasi
officielle parce que v6hicul6e par une aile ultra-
droite du m6me gouvernement du president
Leonel Femandez.
Or la presence de cette ultra-droite
solidement ancr6e dans le pouvoir de Santo
Domingo emp6che toute vell6it6 de la part de Port-
au-Prince d'amener celui-ci A changer son comportement.
Haiti est done n6cessairement oblige de passer par
les instances internationals pour trouver une solution A cette
probl6matique.
Et forcer aussi les 61ites dominicaines A accepter que
c'est dans leur int6r6t.
L'Allemagne et la France se sont battues pendant
deux guerres mondiales qui ont laiss6 plusieurs milliers de
morts de part et d'autre.
Jusqu'A ce que De Gaule et Adenauer amorcent le
rapprochement en 1962, premier pas vers la constitution de
l'Union europ6enne.
En refusant d'utiliser ces deux armes pacifiques
(l'information et la diplomatic) mais aussi efficaces que toute
autre sinon plus, Haiti se fait du moins objectivement complice
de cette aggravation perp6tuelle de la situation.
Marcus, 12 Mai 2009


Le GARR condamne les violences contre les migrants haitiens en Rep. Dom.


Note de presse, 4 mai 2009

La decapitation d'unjeune Haitien a Santo Domingo
dans l'apres-midi du dimanche 2 mai 2009, en presence d'une
foule en colkre, est un nouvel acte tres grave qui vient s'ajouter
A la s6rie de cas d'agression enregistr6s depuis le d6but de
l'ann&e contre des migrants/es haitiens en R6publique
Dominicaine. Plusieurs de ces cas ont eu lieu en represailles,
suite A des accusations porties contre des Haitiens qui seraient
les auteurs de crimes A l'encontre de dominicains. Selon les
informations obtenues, l'Haitien sauvagement assassins ce
dimanche serait le frbre d'une autre personne accuse du
meurtre d'un dominicain qui lui aussi aurait &te pr6alablement
d6capit6.
Le GARR condamne ce double meurtre qui traduit
une d6t6rioration des relations entre Haitiens/nes et
Dominicains/es dans certaines communaut6s et le laxisme des
autorit6s dominicaines qui n'agissent pas suffisamment avec
fermet6 pour empecher la r6p6tition de tels actes.
Cette nouvelle trag6die est aussi le r6sultat du
laisser-faire du gouvemement haitien qui n'accorde aucune
attention A la communaut6 haitienne en R6publique
Dominicaine et celui du comportement du chef de la Mission
diplomatique haitienne A Santo Domingo dont les interventions
publiques se situent toujours A l'oppose des efforts des
organisations de defense des droits humains qui r6clament
constamment protection et respect pour les migrants/es
haitiens dans ce pays.
Une fois encore, le GARR invite le gouvemement
haitien A revoir sa strat6gie diplomatique par rapport A la
R6publique Dominicaine et A prendre des dispositions pour
nommer dans ce pays de repr6sentants capables de d6fendre


valablement les int6rets d'Haiti et ceux des migrants. Dans
cette perspective, il encourage le ministre des Affaires
Etrang&res a concrdtiser sa promesse de doter les consulats
d'unit6s de droits humains capables d'offrir des services A la
communaut6 haitienne.
Le GARR insiste pour qu'une enquite s6rieuse soit
men&e autour de ces nouveaux meurtres et de plusieurs autres
survenus depuis le d6but de l'ann&e 2009. I1 r6clame la fin de


l'impunit6 pour les agresseurs afin que de tels faits ne se
reproduisent plus. Pour edification de l'opinion publique, le
GARR public une liste non exhaustive de faits graves survenus
entre janvier et avril 2009 A l'encontre des immigrants haitiens
en R6publique Dominicaine.
Colette Lespinasse
Coordonnatrice du Bureau Executif
GARR


Manifestations contre la violence sur

les Haitiens en Republicaine Dominicaine


Port-au-Prince, le 8 mai.-Plusieurs centaines de
personnes ont r6pondu A l'appel de plusieurs organisations
pour manifester contre la violence exerc6e contre les Haitiens
en Rpublique Dominicaine. Ils ont manifesto devant les locaux
des ambassades et consulat dominicains A P6tion Ville, devant
la Primature et devant le Palais National.
Les manifestants n'ont pas cache leur colkre en d6pit
des nombreux appels au calme lances par les autorit6s des
deux pays, plusieurs incidents ont &t6 enregistres. Les
manifestants ont lance des pierres contre le bhtiment logeant
le consulat dominicain A la rue Rigaud A P6tion Ville, mis le feu
A un drapeau dominicain devant l'ambassade dominicaine,
attaqu6 un v6hicule de la mission onusienne en Haiti devant
le bureau du Premier Ministre A Bourdon et autres.


L'actualite est en effet domine par l'assassinat d'un
ressortissant haitien en R6publique dominicaine le 2 mai dernier.
De nombreuses organisations ont Olev6 la voix pour
condamner cet acte. Crime gratuit? Acte de vengeance suite A
la mort d'un dominicain? Carlos NMrilus innocent? Quoiqu'il
en soit, il est A souhaiter que les autorit6s haitiennes participent
A l'enquete qui sera men&e pour determiner les circonstances
de cet assassinat.
L'ambassadeur haitien en R6publique dominicaine,
Fritz Cineas, a assure que la representation diplomatique d'Haiti
sera vigilante afin de v6rifier si une enquite s6rieuse est r6alis6e
pour punir les coupables.
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Mercredi 13 Mai 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 16


Les defections au sein de L'Espoir


peuvent remettre en question tout 1'edifice politique


(... suite de la lere page)
Parlement (d6put6s et s6nateurs), c'est grice pour une bonne
part a 1'dlectorat d'un autre parti, populaire mais moins favoris6
puisque celui du president qui avait &td brutalement embarqu6
pour l'exil deux anndes plus t6t, Jean-Bertrand Aristide.

De grands blocs multipartites ...
Pourquoi est-ce aujourd'hui que ce mouvement de
defections se manifeste ?
Quels nouveaux Mvenements politiques
peuvent l'expliquer ?
Mais d'abordy a-t-il rdellement mouvement
ou vague de defections, comme on lit dans la
presse ?
Pas vraiment, 6tant donn6 que pour un
d6putd Hugues CUlestin qui s'en va, on en entend
au moins trois autres expliquer que le problkme au
sein de l'Espoir n'est pas si grave.
D'autre part, ce n'est pas d'aujourd'hui,
comme nous l'avons not6 plus haut, que les d6put6s Avai
Eric Jean-Jacques (Combat) et Steven Benoit
manifestent leurs reserves, ce dernier s'6tant inscrit
entre-temps <>
Mais ind6pendant ne signifie pas livr6 tout
seul dans l'arene.
Depuis bient6t trois ans, la chambre des
d6put6s se caract6rise par l'apparition de grands
blocs multipartites, qu'ils s'appellent CPP
(Concertation des parlementaires progressistes) ou
UPDN.
Signe particulier : ces blocs jouent un r6le
infiniment plus significatif au niveau du lobbying et
surtout du vote que les partis traditionnels, quand ces derniers
ne sont pas tout simplement rejet6s sur la touche.
La CPP a elle seule compte 51 d6put6s, plus les
alliances au moment du vote.
Pour la ratification de son Premier ministre d6signd,
le President de la rdpublique se doit done de gagner
immanquablement l'accord des d6put6s membres de la CPP et
de 1'UPDN (Union des Parlementaires pour le Ddveloppement
National), celle-ci forte de 12 a 13 membres.
En meme temps que les parlementaires membres de la
plateforme L'Espoir reprochent a cette dernire de ne pas faire
ordinairement grand cas d'eux sauf au moment de solliciter
leur vote.

Une politique du fait accompli ...
Puis vinrent les s6natoriales partielles du 19 avril 2009.
Celles-ci ont entraind, mine de rien, d'importants


bouleversements au sein de la plateforme politique
pr6sidentielle (comme on d6signe encore L'Espoir), mais tout
simplement parce que c'est sous les couleurs de ce dernier
que le Pr6sident Prdval a &t 61lu.
Quand le d6put6 Hugues Cl6estin s'en prend a
l'dlection (quasi definitive) de Moise Jean-Charles comme
s6nateur du Nord, il parle au nom de ses (anciens) colleagues
de L'Espoir reprochant aux dirigeants de la plateforme d'avoir


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choisi sans leur consentement certains des candidats aux
s6natoriales du 19 avril.
Pas assez de communication, ni d'encadrement et
pour finir une politique du fait accompli, ce sont les principaux
reproches entendus.
Mais il y a encore plus.
Un autre parti dit pr6sidentiel a vule jour a la faveur
de ces s6natoriales finalement pas si partielles vu l'importance
qu'elles ont pris ...
I1 s'agit de 1'UCADE. Un nom qui sonne jeune,
presque hip-hop.
On y trouve des partisans du chef de l'Etat, ceux de
la nouvelle g6ndration. Comme son directeur de l'information,
Assad Volcy, candidat dans les Nippes, ou le fameux Willio
Joseph (la terreur des dirigeants locaux de Fusion), mais auquel
doit faire face aussi le candidat de l'Espoir dans le d6partement
du Centre (ou Plateau central).


Couper la branche sur laquelle on est assis

L'Espoir n'est done plus un parti pr6sidentiel a part
entire, talonn6 aujourd'hui par 1'UCADE ou Union des
Citoyens Haitiens pour le Ddveloppement, la D6mocratie et
l'Education.
On peut deviner la suite.
Le dernier coup de thditre c'est l'6jection de Fanmi
Lavalas du processus electoral.
Prenant pr6texte que deux listes diffirentes
de candidats se sont pr6sent6es au nom du meme
parti, le Conseil electoral provisoire (CEP) en a profit
pour rejeter tous les candidats de Fanmi Lavalas sans
aucune autre forme de proc&s.
Les dirigeants de Fanmi Lavalas r6agissent
en appelant au boycott des s6natoriales du 19 avril.
Pour cette raison entre autres, les rues
6taient pratiquement vides cejour-l.
Mais en rejetant l'dlectorat Lavalas, on prive
aussi L'Espoir de cette alliance qui lui a &te si utile et
e rs" profitable lors des elections g6ndrales en 2006.
L'Espoir se voit done tirer le tapis sous les
pieds, couper la branche sur laquelle il est assis.

Un autre problem de taille ...
Voire si la d6cision- prise probablement en
(tres) haut lieu d'effacer Fanmi Lavalas de la carte
6lectorale en Haiti se maintient lors des prochaines
competitions. Etjusqu'aux pr6sidentielles de 2010
... Du moins labranche qui se r6clame d'Aristide.
Alors ce sont toutes les ambitions de la
plateforme L'Espoir reposant sp6cifiquement sur
sa proximity de l'dlectoral Lavalas qui risquent de
s'effondrer.
DMs lors, les defections sont plus susceptibles de se
multiplier.
Mais d&s maintenant, il importe de pr6voir un autre
probleme de taille. Chacun de ces petits partis, une fois sortis
de la coalition, peut presenter ses propres candidats. Y compris
aux pr6sidentielles.
Finis tous les efforts pour une meilleure organisation
de la classe politique. On retombe dans l'6miettement a
outrance.
Avec au bout du tunnel plus d'une centaine de
candidats aux prochaines pr6sidentielles.
La pr6sidence devient plus que jamais non un
programme voire une mission, mais unjob !

Marcus,
9 Mai 2009


Le commerce equitable en question

Le d6veloppement durable du Commerce Que de chemin parcouru pour 1'6quit6, par la unmouvementd'id6es.
.quitable... une utopie qui devient r6alit6. Le 6 mai, dans le solidarity pour une juste r6mundration des producteurs du Un d6veloppement durable de rencontres,
lagnifique cadre de la Bourse de commerce de Paris, sous la Sud qui tentent de devenir acteur de leur d6veloppement d'innovation, d'6changes culturels et de philosophie, dans le
lagnifique verriere, soiree d'ouverture et presentation de la Le Commerce Equitable dans ses debuts 6tait une sens premier du terme.
uinzaine du Commerce Equitable. Pour se rendre compte du utopie constructive de quelques d6fricheurs pragmatiques D6s les anndes 2000 avec d'autres op6rateurs, le
hemin parcouru par cette aventure, petit rappel historique. tendance Baden Powell. I1 est devenu une r6alit6 tangible, label Max Havelaar a permis au commerce equitable de sortir
:n 1946 une associationAmdricaine d'ob6dience Protestante, passerelle entre les hommes, le m6tissage et les changes de sa confidentiality identified post soixante huitard, calibre
es Mennonites, commercialisent de l'artisanat fabriqu6 par commerciaux. Peace and Love version BBC << Baba Bobo cool >>.
iffirentes communaut6s identifies pr6caires de Porto Rico, Les changes de biens depuis les premiers Allons-nous dans cette 6poque de crise socio-


Palestine et Haiti.


comptoirs maritimes et autres caravans6rail 6taient toujours


(COMMERCE/p.14)


L'ECOSOC en Haiti pour appuyer les efforts de developpement
(... suite de la page 3) Michele Pierre-Louis, ainsi que le Ministre de la Planification ci s'articulent autour de trois themes majeurs : la planification
investissements et a la creation d'emploi. Le Groupe et de la Coop6ration Exteme (MPCE), Jean-Max Bellerive, le du d6veloppement et la coordination de l'aide, le renforcement
ultatif Sp6cial s'attellera en outre a identifier les activities Ministre des Affaires 6trangeres, Alrich Rich6, et le ministre institutionnel, ainsi que les mdcanismes de d6veloppement
eptibles d'apporter un support substantiel au de l'Agriculture, Joanas Gud, notamment. L'ECOSOC 6conomique et social.
element haitien dans la situation << complexe > actuelle. rencontrera par ailleurs les partenaires techniques et financiers Dans sa resolution 2008/10, adopt le 23 juillet 2008,
Sur d'Haiti (PTF), des repr6sentants du secteur priv6 et de la le Conseil Economique et Social des Nations Unies a d6cid6
place, le soci&te civile, ainsi que des membres du corps diplomatique. d'6tendre le mandat du Groupe Consultatif Sp6cial sur Haiti
G r o u p e A l'agenda de la visite est aussi inscrite une visite jusqu'a la session de juillet 2009. Aussi, ce dernier devra-t-il
Consultatif au centre de traitement de d6chets a Carrefour Feuilles, projet suivre de manibre rapproch6e la situation en Haiti, tout en lui
S p 6 c i a l mis en ceuvre par le Programme des nations Unies pour le procurant des conseils sur des strategies de d6veloppement a
Sc hangera Ddveloppement. La d6l1gation se rendra 6galement aux long terme.
avec le Gonaives, oni elle visitera des projets en agriculture et des Le Conseil Economique et Social est, conform6ment
president de programmes de redressement 6conomique. a la Charte des Nations Unies, l'organe principal de
la R6publique, Cette mission est la troisibme du Groupe Consultatif coordination des activities 6conomiques, sociales. En cela, il
RendPrdval, le Sp6cial en Haiti, apres celles effectudes respectivement en sert d'instance capitale pour l'examen des questions
P r e m i e r 2007 et 2005. Sa mission est oriented par les recommandations economiques et sociales internationals, ce en vue d'l6aborer
ministre, prdpardes pour la session dejuillet 2008 de 1'ECOSOC. Celles-
ides recommandations pratiques a l'intention des Etats
i Membres et du system des Nations Unies dans son
ensemble


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et le progrbs 6conomique et social, ainsi que
l'identification des solutions aux problemes
6conomiques, sociaux et sanitaires internationaux
figurent au nombre de ses attributions. L'ECOSOC a
6galement pour vocation de faciliter la cooperation
international dans les domaines de la culture et de
l'6ducation, et favoriser le respect universel des droits
de l'homme et des libert6s fondamentales.


Page 6


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Mercredi 13 Mai 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N 16


II faut que ga change


Des incidents in6dits ont ponctu6 les 6v6nements
de ces dernires semaines A travers le monde. La classe ouvriere
francaise a sembl6, pour un moment, retrouver l'l6an de 1789.
On se rappellera que l'annde charnire 1789 fut celle de la
Revolution francaise et que l'6tincelle r6volutionnaire jaillit
par-delA l'Atlantique pour d6clencher, A Saint-Domingue, la
grande mobilisation duBois Caiman en 1791, annde qui, A son
tour, servit de d6tonateur a 1804 et A l'6closion de l'Etat haitien.
Le reve de Libert6 parut d&s lors plus r6alisable A tous les
opprim6s du monde. Au cours des dernires semaines, l'onde
de choc contestataire a effectu6 le trajet en sens inverse. La
flamme s'est allum&e, il y a quelques mois, aux Antilles,
notamment en Guadeloupe et en Martinique (voir notre dernier
article < Inegalit6s v6cues : des constantes A redresser >). Ce
n'6tait pas encore la temp6te, mais le tonnerre retentissait A
l'horizon et les responsables des in6galit6s sociales ont eu
peur.
En France, des ouvriers ont occupy des usines et
s6questr6 des patrons pour les contraindre A la n6gociation ;
des marins ont bloqu6 des ports ; des camionneurs ont mend
des operations escargot sur les autoroutes ; des ouvriers de la
soci6td Continental ont saccag6 des locaux et brfld des pneus
pour exprimer leur colkre contre des decisions de justice
empreintes de partiality. Des manifestants allemands et francais
ont march c6te A c6te, disant se comprendre parce qu'ils
parlent tous le langage des ouvriers. Des chefs d'entreprise
aux revenus hypertrophi6s ont &te non seulement hues, mais
parfois bombards de tomates et d'ceufs par leurs salaries
m6contents. L'un d'eux, atteint A la tete et au visage par
quelques-uns de ces projectiles, dut abandonner son pupitre
en catastrophe en plein discours t6lkvis&. Des patrons affolds
ou nostalgiques se sont meme suicides en Suisse, en
Angleterre, en Allemagne, en France et aux Etats-Unis.
Les revenus individuels des patrons du CAC 40
(indice boursier francais) pour l'annde 2008 ont varied de 1 A
4,279 millions d'euros. L'euro valait alors environ 1,30 dollar
U.S. Devant les cameras, une salaride mise A pied apprenait au
monde que le pr6sident- directeur g6ndral de sa society (Total)
venait de partir avec un parachute dord 6quivalant au salaire
mensuel des 1 600 employs licencids par cette compagnie
p6trolibre, victime de la mauvaise gestion de ce haut
responsable. Aux Etats-Unis, le dimanche 5 avril, la chaine
CBS projetait sur nos petits 6crans missionn 60 minutes),
l'image d'une femme souffrant de cancer A qui l'h6pital refusait
des soins par manque de financement de son assureur. Elle
venait de recevoir A ce sujet une lettre de notification, qu'elle
appela son < arret de mort >. Des voix se sont aussi dlev6es
des classes moyennes amdricaines, oni des employs presque
en fin de carribre ont vu s'dvaporer leurs fonds de retraite
(401k) par suite de la crise financibre. Ceux A qui un emploi
incertain permet encore de vivre A quelques fiches de paie du
seuil de pauvret6 se sentent de plus en plus A la merci des
employeurs. En Allemagne, oni se pratique en toute 16galit6 la
plus ancienne profession du monde, les prestataires de services
se sont vues obliges de r6duire leurs tarifs afin de conserver
la clientele. En Inde, A c6t6 du trafic d'organes humains
prdlev6s sur des indigents, on loue de plus en plus aux riches
occidentaux le ventre de jeunes femmes pauvres, dites mbres
porteuses. Aprbs avoir port pendant neuf mois des b6b6s
blancs conqus dans des 6prouvettes, elles se voient refuser
tout droit de filiation matemelle malgr6 leur attachement au
nouveau-ne issu de leurs entrailles.
Voici ce que m'a r6cemment 6crit d'Haiti un lecteur
non identified de mon dernier article : d'une soi-disant l6ite qui n'a rien dans la tete et qui n'arrive
pas A comprendre que, faute de changement social, le pays
s'effondrera. > Un correspondant a bien voulu, de France,
partager avec moi l'un de ses r6cents essais, oi il 6crivait : <
La connexion travail/revenu fonctionne de plus en plus mal
cr6ant de la misbre au sein meme de l'abondance... Pour arreter
l'injustice galopante, la guerre 6conomique et le gaspillage
6cologique, nous devons d6coupler en partie : travail et
revenu... L'humanit6 a certes besoin de d6mocratie politique,
elle a aussi un urgent besoin de d6mocratie 6conomique et de
d6mocratie financibre. >> (Merci, M.P.)
En Haiti, on assiste depuis quelque temps A une
proliferation de plans qui devraient faire pousser comme des
champignons des quartiers hoteliers et r6sidentiels de luxe,
pour le plus grand bonheur des nantis locaux et des riches
touristes. Abondance au sein de la misbre, pour paraphraser
mon correspondant cit6 plus haut. Des h6tels flambant neufs
devraient offrir un vrai petit paradis tropical au milieu d'un
enfer de pauvret6, oti des miettes seront jet6es A quelques
salaries locaux. Les amis du gouvernement b6ndficient d'un
favoritisme injustifiable, par exemple en matibre de prets dont
on est en droit de s'interroger sur le remboursement. Des
marches sont octroyds aux firmes 6trang&res pour la
construction de nos routes, par des dirigeants d6pourvus de
vision ou de nationalisme ; car laisser aux autres le soin de
construire notre pays, c'est nous enfoncer davantage dans la
d6pendance. Les routes une fois construites, qui va s'en servir
et surtout les entretenir ? L'initiative et la main-d'ceuvre
ha'tiennes devraient, au moins, se r6server une place
pr6dominante dans tous ces projets.
Mettant l'accent sur le constat d'6chec des
dirigeants haitiens, le premier ministre trinidadien d6clarait dans
son discours au Sommet des Amdriques, qu'Haiti est la honte
de la region caraibkenne. Cette remarque insultante pourrait
aussi s'inscrire dans une logique de regionalisation du
problkme haitien. Encore des dirigeants qui chercheront A se


remplir les poches en r6clamant l'aum6ne des pays riches au
nom de notre peuple. L'argent n'a pas d'odeur. Selon de
r6centes informations largement diffuses, malgr6 sa pauvret6,
Haiti a l'honneur de figurer parmi les dix pays dont les
millionnaires sont les plus grands investisseurs de Stanford
Bank International. Des heureuxprofiteurs, au nombre de 412,
auraient ainsi plac6 dans ladite banque une somme de 219,6
millions de dollars, soit 533 000 $ par investisseur.
Le riche est au pauvre, et le patron est A l'ouvrier,
ce que le cavalier est A sa monture : le premier ne peut rien sans
le deuxibme. I1 ne serait pas riche si lui ou ses ascendants
n'avaient appauvri ceux dont la force de travail est exploited
ou l'existence commercialisde, comme c'est le cas pour Haiti et
les autres pays assists. Le riche mbne la vie qu'il choisit en
faisant vivre au pauvre une vie qu'il subit. Est-ce pourquoi
ceux qui d6fendent l'ordre mondial des riches doivent se
rencontrer p6riodiquement pour g6rer les crises et 6viter que
le ciel qu'ils ont artificiellement cree ne leur retombe sur la tete.
Dans la foulke de la crise financibre mondiale, nous venons de
traverser l'une des saisons les plus riches en rencontres au
sommet: G 20 A Londres, Sommet des Am6riques, voyage en
Haiti des Clinton et du secr6taire g6ndral de 1'ONU Ban Ki-
Moon, conference des bailleurs de fonds A Washington avec
le premier ministre haitien (la charity s'il vous plait, comme
toujours). II fallait bien s'attendre A ce que ces sommets
accouchent de souris. Combien a-t-on df ddpenser en frais de
d6placement, de nourriture et de logement pour chacun de ces
officiels, pour la bureaucratie qui a accompagn6 chacun des
dirigeants, la couverture m6diatique et la protection polici&re
? Avec les moyens de communication offerts par la technologie
modeme, ces chefs d'Etats et de gouvemements auraient pu
conf6rer de manibre plus simple et plus 6conomique en obtenant
les memes r6sultats.
Imaginez que tous les salaries d6cident d'un
commun accord d'enrayer la machine en arretant de travailler.
Imaginez que, dans une grande mobilisation qui d6borde les
syndicats et partis politiques, les masses d'ouvriers se lvent
unjour pour exiger leur droit A l'6galit6. Une fois organisms
pour traverser les temps difficiles, auxquels ils sont mieux
habitues que les riches, ces travailleurs seraient alors prets A
prendre en main les leviers de la vie collective et fairejouer en
leur faveur la strat6gie de l'inertie. Pas de facteurs pour livrer
le courier, pas de camionneurs pour transporter les vivres et
autres marchandises, pas d'6quipage A bord des bateaux, pas
de serveurs aux restaurants, pas d'6boueurs pour ramasser
les ordures m6nag&res, pas de plombiers, de mdcaniciens,
d'dlectriciens, personne pour assurer les services
indispensables au quotidien. C'est ce qui pourrait arriver un
jour, et des mouvements
semblent d6ji s'engager


ponctuellement dans cette voie.
Les dirigeants actuels, au service
des riches ou riches eux-memes,
font tout pour l'6viter en
d6toumant l'attention des vrais
problkmes et de leurs solutions.
En meme temps que
les grands de ce monde
palabraient en salle de
conference, des foules
d'altermondialistes grondaient
leur colkre dans les rues. On
n'entendit gubre les manifestants
crier les slogans marxistes
d'autrefois. Depuis
l'effondrement de 1'Union
Sovi6tique, l'opinion genrale est
que les ides de Karl Marx onfait
leur temps; l'avenir en d6cidera.
Toutefois, environ un siecle
apres Marx, un autre Carl (6crit
avec un C), 6crivain non moins
contestataire, tenait en Haiti un
discours qui semble de plus en
plus d'actualit. J'ai brivement
rencontr6 cette personne dans
les circonstances pour le moins
inattendues que voici.
Rentrant chez moi, A
Port-au-Prince, un aprbs-midi
aprbs le travail, j'apercus, de
l'autre c6t6 de la rue, un petit
vieillard assis A meme le sol,
adoss6 au mur d'enface, chauss6
de sandales aux lanibres
d6bouclkes, lesjambes allong6es
devant lui. Sa tete lui retombait
sur la poitrine et il ne bougeait
pas. Bien qu'6tant a l'6poque
officier de marine, les rlglements
de l'arm6e me conf6raient des
devoirs d'officier de police. Je
m'approche done pour v6rifier
son 6tat. Le bruit de mes pas
semble le tirer de son sommeil. II
lve lourdement la tete et ouvre
difficilement les yeux pour me
lancer un regard fort contrarid. Il
s'adresse A moi en francais d'un
ton grincheux : < Qu'est-ce que


vous avez A me regarder ? Cessez de me devisager comme qa.
>> Surpris A mon tour, je m'dloigne pour dcourter l'incident. Le
vieux, ne demandant pas mieux, s'enfonce derechef dans son
sommeil. J'ai cm pour le moment qu'il 6tait un de ces malheureux
sans-logis qu'on voit souvent errer dans la capitale et les
principales villes du pays.
J'apprends plus tard que ce petit homme 6tait l'un
des plus c6lbres pontes haitiens, 1'6crivain engage Carl
Brouard. J'avais, dans mon enfance, appris par coeur l'un de
ses poemes sur la n6gritude. < La mal6diction des fils de Cham
dure encore... >> Mais j'ai encore mieux appr6cid plus tard Vous
les gueux... oti il s'adresse aux pauvres et aux exploits : < ...
debout pour le grand coup de balai. Vous 6tes les piliers de
l'6difice : 6tez-vous et tout s'6croule, chateaux de cartes. Alors,
alors, vous comprendrez que vous 6tes une grande vague qui
s'ignore. >
Si Carl Brouard vivait encore, ce grand ddqu
d6poserait sans doute sa bouteille pour reprendre sa plume et
son combat, au vu des changements qui s'annoncent A
l'horizon. J'ai appris qu'on l'aurait trouv6 mort dans les rues,
peut-6tre apres une bonne cuite, comme le jour oi je l'avais
rencontr6 A la Ruelle Waag. II avait milit6 contre la Premi&re
Occupation et collabord A une revue indig6niste engage ; il
fut aussi du groupe Les Griots avec Francois Duvalier, qu'il se
garda de suivre plus tard dans la politique. Son camarade
d'antan lui fit quand meme des fundrailles nationales. Jeune
6crivain d6sabus6 de son 6poque, il avait finalement choisi de
noyer sa deception dans l'alcool. Il termina sonpoeme < Vous
>>, par un appel A la mobilisation g6ndrale des masses contre
l'injustice et l'oppression : < Oh! vague, assemblez-vous,
bouillonnez, mugissez, et que sous votre linceul d'6cumes, il
ne subsiste plus rien, rien que du bien propre, du bien lavd, du
blanchijusqu'aux os. >
Tel le reve de Martin Luther King, qui explique la
presence actuelle de Barack Obama A la Maison-Blanche, le
rive de Carl Brouard pourrait se concr6tiser A l'un des prochains
rendez-vous de l'Histoire. Les prophetes sont souvent
reconnus longtemps aprbs leur mort. Meme si les grands de ce
monde semblent donner chacun de petits coups balai devant
leur porte, le grand coup de balai, le vrai, viendra de la base, et
aprbs lui ne restera que du bien propre, du bien lav6. Ce sera le
temps oni, dans une pouss6e commune, les forces travailleuses
de tous les pays imposeront la d6mocratie 6conomique,
passerelle incontoumable de lajustice sociale.

Teddy Thomas
teddythomas@msn. corn


Reflechi.


Planifye. Aji.


Eske w pare pou Sezon Siklon

lan?

* Reflechi sou tout sa w genyen
pou w fe anvan, pandan, ak apre
tanpet la tankou ase manje, dlo ak
medikaman pou dire omwens 72 e.



SPlanifye davans pou bezwen
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Page 7




Mercredi 13 Mai 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 16


Les Antilles fran aises en revolution !


(ANTILLES... suite de la page 2)
Oui, r6volte et non revolution. La
revolution c'est en Haiti qu'elle aura lieu. Et
elle s'appelle : < Coupez les t6tes et brflez les
plantations. >
Les nouveaux personnages ne
s'appellent pas Mackandal, Boukman,
Dessalines. Et rarement on mentionne le nom
de Toussaint Louverture.
Pour toute guerre de liberation, ce
sont de simples escarmouches. Et avec
toujours un << happy ending >>.
Le << beke > peut dormir tranquille.
On appelle ainsi les descendants des vieilles
familles coloniales encore d6tentrices d'une
bonne partie de la fortune locale.
< Sire, ce n'est pas une r6volte, c'est
une revolution > culturelle !
Par contre, Le Figaro en a pour ses
frais. Le grand quotidien de la droite francaise
d6nonqait d6jh le mouvement comme un appel
a l'ind6pendance et demandait a la France
(sondages a l'appui !) d'abandonner ces iles
suceuses et inutiles a leur sort.


Le creole d6crWte sur le coup
la langue officielle ...
Alors que la France a au contraire


tout a gagner de la nouvelle donne.
S'il y a quelque chose de
revolutionnaire dans cette quete d'identit6,


c'est avant tout l'hommage rendu a la langue
creole comme image embl6matique par
excellence.
Le creole a &t d6cr&t6 sur le coup la
langue officielle.
Et le francais la langue secondaire
ou administrative.
Pour la France, c'est un bonus. Une
France encore plus riche et diverse
culturellement. Et qui donne tout son sens a
l'appellation < La France d'outre-mer >>.
D'autant que cette dernire n'est pas
tout a fait a l'abri de ce qu'on appelle < l'effet
Obama. >
Mais cela impose aussi des
changements fondamentaux.
Pour commencer, int6grer le creole
dans les programmes des 6coles de France,
de Navarre et ... de Cayenne.
Et plus important encore, enseigner
l'histoire de la colonisation dans le Nouveau
monde et ailleurs sans en cacher les horreurs
ni les grandeurs. Et d'un c6t comme de l'autre.
Haiti en Marche, 10 Mai 2009


MM Kt E: IrUMIITM El I i(MI :i (.


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CRIATIURI CONTIMPORAINS OOMINICAINS IT 1ALITIID$

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BU LUNOI All DIMANC0N DI 11M. A ISM.


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Li 1 VMPkllim- I| LA L 'LI ik I |)1 L& VjA l J l Q0iU
t 4 M WA( i6li o 1 6 i i - 1, k BL I lb* *I P1 ili lt I

fl i r 42 *i *!

S \/'2~oN


Melodie Matin
Sur


www. melodiefinhaiti. cor


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Le leader du mouvement en Guadeloupe (LKP), Elie Domota (t-shirt rouge)


SI o die
193.3 fm





Mercredi 13 Mai 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N 16


Haiti-R. Dominicaine:


Aller au-dela des positions diplomatiques


Note de 17 organisations de la diaspora haitienne
en R. Dominicaine envoyee par courrier electronique le 6
mai aux chanceliers Alrich Nicholas et Morales Troncoso

Document soumisa AlterPresse le 7 mai 2009

Face a un nouvel episode de violence qui laisse
dans le deuil des familles dominicaines et haitiennes, les
organisations soussigndes se voient dans l'obligation d'attirer
l'attention des dirigeants des deux rdpubliques sceurs sur
l'urgence d'un dialogue autour de la migration. Cette initiative
devrait contribuer a garantir la conviviality, assurer une
administration correcte de lajustice, preserver la paix, le bon
voisinage, la solidarity et la cooperation continue entre les
deux nations qui se partagent l'ile.
La migration est, depuis des d6cennies, le sujet le
plus sensible dans les relations haitiano-dominicaine. Il est
d6solant de constater que ce dossier n'a pas requ de la part
des autorit6s des deux pays l'attention n6cessaire pour la mise
en place de politiques publiques et la signature d'accords
bilat6raux pour une gestion efficace des problkmes li6s aux
flux migratoires irr6guliers.
De nos jours, il existe un consensus g6ndral sur le
fait que la main-d'ceuvre haitienne est indispensable pour
certains secteurs vitaux de l'6conomie dominicaine. Pourtant,
il n'y a aucune initiative intergouvemementale pour faciliter
son integration et prdvenir, comme dans d'autres soci6t6s
d'accueil d'immigrants, les conflits individuels qui peuvent
occasionnellement surgir entre les nouveaux venus et les
nationaux, a cause des us et coutumes
diffirents.
Par del << d'incidents entre des
particuliers >, la perpetration rp6t6e Es
d'actes de violence collective, depuis le
mois de mai 2005, contre des personnes i
innocentes ou en reprdsailles pour des S
d6lits ou crimes commis ou pr6sum6s
commis par des citoyens haitiens, donne
16gitimement lieu, a une preoccupation
relative a l'envergure progressive de ces
faits, qui se transforment de temps en temps,
en affrontements entre des habitants des
communaut6s rurales ou des quartiers
populaires des deux nationalit6s.
La decapitation pr6m6dit6e et
ex6cut6e a la hache, sur la voie publique et
en presence d'enfants et d'adolescents, du
citoyen haitien nommd Carlos Nerilus, dont
le frere a 6td accuse d'un crime contre un
dominicain appel6 Francisco Pascual de
Le6n Lara, est un cas tragique qui n'a aucun
pr6c6dent dans l'histoire des deux peuples.
L'impact psychologique sur les
membres de la communaut6 haitienne dans
le pays a &td ddvastateur. Les inqui6tudes


Une fillette

d'origine haitienne

port6e disparue

Le Service de police de la Ville
de Repentigny est a la recherche d'une
fillette de race noire fillette Ag6e de sept
ans. La jeune Tailor Kenol s'exprime en
franqais et a et vue pour la derniere fois
a Repentigny, le 9 f6vrier dernier.
La disparition de l'enfant a Wtd
signal6e le 9 fevrier par la direction de son
cole. Depuis cejour, aucune nouvelle de
l'enfant n'a Wte obtenue ni de la famille ni
de son entourage, et tous les moyens
d'enqu6te d6ployds par les autorit6s
policieres se sont averds infructueux a ce
jour.
Selon toute vraisemblance, le
pare de la petite Tailor, de Repentigny,
n'offre aucune collaboration aux policiers
pour que ceux-ci rencontrent sa fille.
Quant a la mere, celle-ci habite Haiti et
refuse 6galement de collaborer. L'6tat de
sant6 tant psychologique et physique de
l'enfant demeure donc inconnu des
policiers.
Devant ces faits, un mandat a
Wte 6mis par unjuge de la cour du Qu6bec
afin que le jeune fille soit conduite a un
repr6sentant de la direction de la
protection de la jeunesse pour l6iminer
tout doute de maltraitance a son endroit.
Toutes personnes pouvant
fournir de information relative a cette
affaire peuvent communiquer avec le
Service de police de la Ville de Repentigny
au 450 470-3600 poste 0 ou a Info crime
Qu6bec au 1 800 711-1800.


creees au sein de la communaut6 dominicaine en Haiti sont
6videntes. La divulgation de la nouvelle dans le milieu
international s'ajoute a une documentation negative sur la
gestion du dossier migratoire en R6publique Dominicaine.
Incontestablement, c'est une conduite
antichr6tienne qui ne correspond pas a l'ensemble des
Dominicains. Cependant, elle met en evidence un grave
problkme social de d6shumanisation, en lien avec des
lynchages pr6c6dents de pr6sum6s d6linquants (dominicains)
n'ayant pas &t combattus de facon efficace sur les plans de la
prevention, de l'6ducation et des sanctions.
Il n'en est pas moins vrai, que dans les cas de
victimes haitiennes, les positions d'influents leaders d'opinion
et de fonctionnaires publics qui, reprenant dans un contexte
local le discours d'un courant x6nophobe international, en
plus de la deformation de faits historiques du pass de nos
deux nations, ont un poids sp6cifique, en faisant passer pour
des envahisseurs ou des ennemis, les immigrants haitiens.
Il est temps pour les dirigeants des deux pays d'aller
au-dela des positions diplomatiques de condamnation de ces
actes de violence qui ne correspondent pas aux relations
harmonieuses entre les deux gouvernements et les deux chefs
d'6tat. L'affaiblissement potentiel de la vitality des multiples
changes entre les habitants des deux pays est pr6visible,
sans une gestion prudente mais ferme de ce double meurtre et
sans des actions officielles imm6diates dans le dossier
migratoire.
Aussi, on espere des autorit6s judiciaires
dominicaines une sentence exemplaire pour d6courager la


commission d'actes si odieux contre des Haitiens ou des
dominicains. De son c6td, l'Etat haitien devrait chercher les
moyens pour mettre fin au sentiment d'abandon que ressent
la communaut6 haitienne en R6publique Dominicaine par
rapport a ses repr6sentants.
Une fois de plus, nous lancons un appel pour la
tenue d'un sommet binational sur la migration, la mise en marche
de programmes d'6ducation sur la resolution pacifique des
conflits, dans les zones a forte concentration d'immigrants
haitiens en territoire dominicain et le lancement d'une
campagne dans les deux pays pour l'amiti6 et la conviviality
haitiano-dominicaines.
Santo Domingo, 7 Mai 2009

FONDATION ZILE (PASTORALE HAITIENNE DE
L'EGLISE CATHOLIQUE (ASSOCIATION DES MEDECINS
HAITIENS DE LARD (ASSOCIATION DES ETUDIANTS
HAITIENS DE L'UASD (ASSOCIATION DES
UNIVERSITAIRES DE SANTIAGO (ASSOCIATION DES
ETUDIANTS HAITIENS DE BARAHONA (ASSOCIATION
DES JEUNES IMMIGRANTS HAITIENS (AJIH) (FONDATION
SOCIO CULTURELLE DES HAITIENS ACTIFS RESIDENTS
ENRD (FUSCHARD) (ASSOCIATION DES COMMERCANTS
HAITIENS DE LA RD (CHAMBRE HAITIENNE DE
COMMERCE DE LARD (NEW ENGLAND HUMAN RIGHTS
FILIALE RD (COLLECTIF DES ARTISTES HAITIENS DE LA
RD (SOCIETE CULTURELLE HAITIENNE (KOMITEKATYE
GUATAPANAL Y MAO (CENTRE POUR LE
DEVELOPPEMENT DOMINICO HAITIANO (JUNTE
ENTREPRENARIALE DOMINICO HAITIENNE (INSTITUT
CULTURELDOMINICO HAITIEN.


ke'm ka fB manman'm konnen

ie pi bon manman ki egziste ?


Ll^A^IIur


PRsrL des rrlernsf du jeu instatantr WISTRN UNIONIWTHEWRDAY h GIFT VNGHA. Auu h ahlt n'4Mn6cawve peour parclpart gagnwr.
Uwteansaclu WaugwMIa u pM wv dnmI d,-llgwr, L u jcWrauiw M h21 /Q l: 1 I I am (E5Tt prernd in 1 30/6/09 i 11::59:pi (ST1.
Pour participer sans effecduer de tranatiar, irur Z r si crt potae, 1 En awrcatrs drihprimmrri, vaM *ma, priinI, advrs at numira id
tAlipihon lncrivz, am cin an bu&n pBanchk In drate t lhnr de rnid iv i p Iptu at peatci mwnt i 30/0/P0ri radrim ulvuitun W Vetwr
Unoln -tbter's DaV" -Sa*M P.O. Xo O, atte M t, NV 1H130-0M. La envals dolvett tre renug ta plus tad le I1/07. 1 rii: r154i orf 4
tsf e kM amntM de la tranchtion jusqu'A uRn manuM 4de $5,JOO.0O pour chaaue prix. Total maximum piur le premier prtx: $770,000. Lt chances de agner i
premier pIx sorn dce 1:79,766, 2it Pr 4307 @rines. 2 foi le rniN e la ira utfqu I muesmwpu'u u maxiur $5 rD00,00 pordique prx T Imum
pour Ie ieu xme pri $1,535,OOo. Les chancestAsgag F erbFr dtlne ptiKp6t tde 1!40,013. Le totalIaiumi por esdeux p xestdet2,305e ,D.Le eis
d a un priK O l;rr 1;6,646 Cs luc1 as pt rtuiquslrent rlw p4IWgits dlqaIiu d USA, D CPortoPkl,^ wllsi Virgs ricainesh rg s 1l1i a S Jia
Ila ,d du /4/D9. Lo smp4oy4s di esd p rusw us agme nts at xMil. 6;agWi ncew w d co natn m mrk ng t t ut f i r Iprs trnia ei5 I
que toute peronne vtvant sus le mrne talt qu'eu e p nt pas p pr u Au patat II t rd. Lnnes rMgemrent offials sonLt stpanilbns chze
taus Iesa9*eJeautesri9sou 3Lr le site r a&eternumLlc.Ctmjlerle- arSponsw : Westea noan Flancial Srivaes [n-A 2009 Western Union Haldins, Inc. Tous droit
rtservea, Western Urstn n esa pas ffille ui, companrtis partpdp antes li ne leiparanne ainil que Mims pdults au senrvepf



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Page 9


Jou sa speyal
po mnmanmnwl
FI'I konnen
kijan It konte pou ou.

Ou menm tou
ou ka pataje lajwa'w.
A patio jody rve jouk 3 JweN 2009,
chak fwa ou fe yon trianSfte ln kl valab,
* ou ka genyen 4 fwa valb tranzaksyon'w
jouk rive $5,000
* oswa resevwa rabe sou pwochen transft
lajan'w ak 16t 6f espesyal
Annik verifye res Weter Unin oau powu w 3 si o genyen.


Voye kado kash la
rapid. 9ery. ou pfe lakay ou.




Mercredi 13 Mai 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 16


Nouvelles Technologies :

Vers l'utilisation de la banque a distance


A l'initiative de la banque de la R6publique d'Haiti,
un colloque a &te organism en vue de faire le point autour des
avantages de la banque a distance. Une structure
technologique qui existe d6jh dans plusieurs pays, dont le
Brisil.
Le repr6sentant du Groupe consultatif d'assistance
aux pauvres (CGAP), Michael Tarazi, a pr6sentW les avantages
de la banque a distance. Une structure qui permet de faire des
transactions bancaires a l'aide de son t6l1phone portable chez
un agent affilid au service de banque a distance.
< La banque a distance utilise des agents de
distribution non bancaires et la technologie de l'information
pour fournir des services financiers a une clientele a faible


revenu en dehors des m6thodes bancaires traditionnelles >, a
soutenu Michael Tarazi.
Selon les explications de M. Tarazi, le client de la
banque se rend chez un agent de la banque dans son quartier.
Apres avoir fait un d6p6t ou un retrait chez cet agent, il reqoit
un SMS confirmant la transaction. L'argent est d6bit6 sur le
compte du client ou de l'agent bancaire d6pendamment qu'il
s'agit d'un d6p6t ou d'un retrait.
Cette nouvelle version de la banque, si toutefois
elle est mise en application en Haiti, ne pr6senterait que des
avantages pour les trois concerns, soutiennent les adeptes
de cette nouvelle m6thode. D'abord la banque qui devient
plus accessible, le client qui trouve plus de facilities pour op6rer


ses transactions a cause de la proximity et enfin l'agent autoris6
qui, enplus des frais que lui paie labanque, s'offre une meilleure
visibility pour les produits exposes.
Comme inconv6nients, la banque a distance risque
de faire disparaitre le papier monnaie de la circulation. Ce
systeme risque aussi d'int6resser uniquement les jeunes et
les personnes scolarisdes.
Le president du Conseil national des
telecommunications (Conatel), Marcelin Montaigne, dit
souhaiter vivement que les banques haitiennes utilisent ce
service parce qu'il pr6sente une opportunity de bancarisation
pour les gens des communaut6s rurales.


&c wuma


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^k WPeye Enpo Lokatif
Youn nan byen ki pi presye w yo se pwopriyete w la epi Biwo Pesepte Konte Miami-
Dade la vie ede w konprann konsekans yo si w pa peye enpo lokatif w yo.
Tanpri konprann byen si w pa peye enpo lokatif w yo sa va f6 ke yo poze yon Iod
restriksyon lavant sou pwopriyete w la epi ajoute plis fr6 ak entered sou bodwo enpo
lokatif w an.
Enpo Lokatif yo konsidere delenkan jou 1 avril la.
Si enpo lokatif w yo rete san peye jiska 1 jen, yo pral vann enpo lokatif (tax) w yo
nan yon vant ozanche kom d6 s6tifika taks epi yo va poze yon Iod restriksyon
lavant sou pwopriyete w la.
L6 yo vann yon setifika sou pwopriyete w la, achte s6tifika a va peye taks w dwe
yo epi li va akimile entered yo, ke w pral oblije peye anplis de taks ke w dwe yo.
Si w pa peye taks w yo pou yon peryod dezan apre yo fin emit yon setifika sou
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Haiti enMarche *Vol XXIII N 16


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Haiti retarde l'arrivIe

d'un navire mexicain d'aide humanitaire


PORT-AU-PRINCE Le gouvernement haitien a
retard l'arriv6e en Haiti d'un navire mexicain qui devait
apporter de l'aide humanitaire enraison de la grippe A(H1N1)
qui sdvit dans ce pays, a indiqu6 jeudi a 1'AFP le ministre
haitien de la sante Alex Larsen.
"Nous ne refusons pas l'aide, mais en pleine crise
et dans la phase aigue de la grippe, nous pensons que le
moment n'6tait pas propice pour recevoir le bateau", a d6clard
le ministre contact au t6l1phone.


Le navire "El Huasteco" devait arriver le 2 mai a
Port-au-Prince, avec une cargaison de riz, d'engrais et de rations
alimentaires d'urgence destinde a aider le pays a surmonter la
p6nurie suite aux temp6tes tropicales qui avaient s6rieusement
ravag6 l'agriculture de ce pays.
"Dieu merci nous n'avons pas identifi6 le virus en
Haiti alors par precaution nous avons demand au Mexique
de retarder l'arriv6e dubateau", a rdp&td le ministre de la sant6
d'Haiti.


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M. Larsen a d'autre part annonc6 une rencontre
officielle samedi avec des homologues dominicains pour
prendre des mesures communes afin de proteger l'ile commune
contre la grippe porcine.
"Nous allons rencontrer le ministre dominicain de
la sante avec nos techniciens et nous mettrons en place un
systeme de communication pour changer des informations
et 6viter le plus possible l'entree du virus sur l'ile", a-t-il
expliqu&.


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Par Lochart Noel
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Dans le cadre de sa saison creole, le Parc
de la Villette propose avec Mizik Factory
trois grands weekends pour d6couvrir les
rythmes, les styles et les couleurs des
musiques carib6ennes et de la R6union.
Avec : Val6rie Louri, Soft, Malavo





Mercredi 13 Mai 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 16


o Tout Individu a droit a la vie, a la liberty et a (
la s~Zrete de sa personne. >
o Nul ne sera soumis a la torture, ni a des peines ou
traitements cruels, inhumains ou degradants. >
o Chacun a le droit a la reconnaissance en tous lieux de sa
personnalitW juridique. >
Declaration Universelle des Droits
de la Personne, Articles 3, 5 et 6

J'imagine que chacun contemple la vie selon les
couleurs que lui permettent, ses capacit6s de raisonnement,
son v6cu personnel, ses r6alit6s quotidiennes. Cela est
tristement vrai. Par exemple, le ch6mage ou la pr6carit6 dans
les conditions de vie, aux Etats-Unis des anndes 60, chez les
<< populations non color6es >, faisait percevoir la r6ussite
du << noir >, des << hommes de couleur >, en tant
qu'ind6cence sociale etjustifiait toute attaque directe contre
leur bien-6tre personnel et celui de leurs proches. Les
avantages conc6d6s aux immigrants dans certains pays
europ6ens, sous forme d'allocations familiales et autres
prestations sociales, a crae au sein de ces soci6t6s, parmi
les autochtones, de grosses << poches d'envieux sociaux >>,
qui ont canalis << leurs haines >> travers les reactions de
<< non-acceptation >, ethnique, religieuse, sociale, et alimentW
la pouss6e des partis d'extreme droite. J'imagine que c'est
ce type de raisonnement qui a port6e croire, que la crise
financibre globale que vit le monde actuellement, serait la
cause d'une forte augmentation de la x6nophobie,
multiplierait les facteurs de tension sociale et pourrait meme
menervers des situations de guerre civile dans certains pays.
J'espbre ne pas voir aussi loin que la << graine promeneuse >
ou < l'arbre altier ni << avoir la tate aussi claire que Antoine
Langommier >>.
Chers amis lecteurs, la misbre cr6e autour d'elle,
des cadres de fonctionnement g6ndralement violents. Ventre
affam6 n'a pas d'oreilles, dit le proverbe. Ce fut ce qui
provoqua les 6meutes d'avril 2008 en Haiti, dit-on. La faim.
La misbre. Bien que les moments durant lesquels ce peuple
n'a pas eu faim, peuvent se compter avec les doigts de la
main, droite. Chez nous, on est toujours dans la misbre.
Chez nous, malgr6 nous, on nait dans la misere, ony grandit,
on y meurt. Toutes les tentatives pour y 6chapper sont
vaines. Ce pays te condamne. A la misbre. A l'exil. Voila
pourquoi nos frbres partent vers l'inconnu. Se courber
l'6chine pour faire avancer les autres. En R6publique
Dominicaine ou ailleurs. Voilc ce qui semble provoquer la
peur chez les Dominicains. L'incertitude dans laquelle leur


< Hachazo
plonge la misere, aussi bien la misere locale, celle qui s6vit
contre les autochtones que celle de leurs voisins les plus
proches. Celle qui pousse les Haitiens a la recherche de leur
<< El Dorado >. Nos voisins nous percoivent comme des
< envahisseurs >, dans tous les sens du mot. Historique.
Politique. Economique. Et ils r6agissent, aveuglement.
Betement. Laissant mener leur c6t6 animal. Cela fait quelques
mois, une video montrant comment des << hispanophones >
tranchaient le bras d'un << negro >, nous fit tressaillir, de la tete
aux pieds et monter en colkre des pieds a la tate. Nous disions
que les <> taient des Dominicains et que la
< victime >> tait Haitien. Les autorit6s dominicaines
s'empressbrent de dire que les hispano-parlants, qui agissaient
en tant que bourreaux, dans la scene filmde et reproduite sur
< youtube > avec toute sa cruaut6, n'6taient pas des
Dominicains. Du Venezuela. De la Colombie. D'ailleurs. Selon
les dires des autorit6s dominicaines. Je n'ai rien su d'autre.
J'imagine queje ne suis pas le seul. J'imaginais en plus que ce
ne serait ni la premiere, ni la dernibre fois que nous allions
assister a de tels spectacles de barbarie, de sauvagerie
pr6m6dit6e. Et, en effet, tel un coup de fouet en plein visage,
nous venons de lire la nouvelle de la decapitation d'unjeune
Haitien en Rpublique Dominicaine.
La narration des faits par << Listin diario > m'a fait
pleurer de rage et d'impuissance. Faire de la mort d'unindividu
un spectacle permettant de canaliser son animalit6 me parait,
en plein 21"me siecle, d'une ind6cence sans bornes. Un
ressortissant hattien a dtd decapite samedi dernier dans le
quartier de Herrera, a Buenos Aires (Santo Domingo) en
presence d'une foule rdunie spdcialement pour assister a
I'acte macabre. Accused d'avoir la veille, decapite le citoyen
dominicain Leon Lara dans le quartier de Bayona, le
ressortissant hattien, identified a tort comme 'auteur de 'acte,
selon des timoins, a dte horriblement tortured avant d'etre
exdcute au moyen d'une hache. La t&te de la victime a dte
projetde a plusieurs metres de son corps, sous les
applaudissements du public constitud, entre autres,
d'adolescents dont certains ontfilm l 'horreur au moyen de
leurs cellulaires.
Lors du cas de celui a qui l'on avait tranch6 le bras,
quelqu'un d'autre avait film la scene. Sans broncher. Sans
motion. Aussi coupable que celui qui manipulait la machette.
Done, a Santo Domingo, l'assassin que l'on vient d'arrnter
n'est pas le seul coupable qui devra avoir a rendre compte et
a 6tre traduit enjustice. Rien que pour cette annde, plus de 17


S cas d'assassinats, depuis janvier 2009. Autant
de coupables non d6tenus. Autant d'abus contre
la d6cence, autant d'atteintes aux Droits de la Personne.
Les victimes, des Haitiens. Le bilan est lourd, des morts,
par balle, de dos, de face, a bout portant, a distance, a
coups de machettes, par lapidation, par asphyxie, a coups
de hache, par pendaison. Les impliqu6s, civils, militaires,
agents de police. Dominicains tous. Les raisons, diverses :
reglements de compte, jalousie, sauvagerie pure et simple.
Les responsables : les hommes politiques des deux pays.
Ceux d'Haiti d'abord. D'avoir permis une degradation aussi
p6rilleuse, de la situation d'Haiti, du sort des Haitiens, de
notre avenir. De l'autre, les hommes politiques dominicains.
Coupables d'avoir voulu construire une identity
dominicaine sur la negation de l'identit6 haitienne. Crasse
erreur!
Le drame de l'immigration n'est pas un privilege
exclusifd'Haiti. Nos frbres dominicains le savent. Un mois
de novembre de l'annde 1992, a Madrid, une jeune
Dominicaine immigrante, Lucrecia, fut assassinde par des
<< nonazis >, dans une maison abandonnde, habit6e par
des << sans-papiers >> dominicains. << Lucrecia >> fut
transformed en symbole de la lutte contre l'exclusion, contre
la x6nophobie. Je voudrais que l'assassinat dujeune << Carlo
N6rilus >, ce mois de mai, serve de pr6texte pour entamer la
grande lutte, contre la misbre enHaiti, contre l'exploitation
inhumaine de nos frbres Haitiens dans les bateys, contre
l'indiff6rence de nos dirigeants qui cause l'irrespect des
repr6sentants politiques strangers. J'aurais souhait6 que
<< Nrilus > se transforme en symbole de la lutte contre le
drame de l'immigration, surtout de l'immigration clandestine.
Chores amies lectrices, chers amis lecteurs, nous
sommes passes de symbole de la lutte contre l'exploitation
de l'homme par l'homme a repr6senter une << honte pour la
region et un handicap au ddveloppement >>, aux dires des
P.M. du Trinidad et des Grenadines Croyez-vous chers
amis lecteurs qu'il y a une facon sdrieuse de se mettre a
travailler pour r6cup6rer le << Capital Moral >> 1gu6 par nos
<< Ancetres > ? Croyez-vous que l'on peut trouver ensemble
une << nouvelle voie > pour le salut collectif ?
Je vous convie done vous joindre a moi pour
chercher ensemble cette nouvelle voie.

Oscar Germain
germanor2005@yahoo.fr
Mai 2009


LE COIN DE MIAMI


La Ville de North Miami a l'heure

des elections pour lire un nouveau maire

Deux ha'itiens americains sont dans la course: Le maire adjoint Jacques Despinosse et 1'avocatAndre Pierre


Les citoyens de la Ville de North Miami, se sont
rendus aux ures ce Mardi 12 Mai, pour remplir leurs devoirs
civiques a l'occasion des elections municipales, pour l6ire
notamment un nouveau magistrat pour succ6der au maire
sortant Kevin Burs dont son mandat arrive a terme et aussi
des conseillers municipaux. Les portes des bureaux de vote
sont ouvertes depuis la semaine 6coul6e pour permettre a ceux
qui veulent voter prematur6ment.
Comparativement aux anndes ant6rieures, les
residents de la Ville de North Miami se montrent de plus
int6ress6s a ces joutes qui pour certains ont une importance
capitale a cause de la crise socio- economique que traverse le
pays ou la majority de ceux qui habitent dans cette ville ont
perdu leur emploi et meme dans l'impossibilit6 de payer leur
loyer et subvenir a leurs besoins primaires.
Les diffirents candidats ont pour la plupart un plan
de sauvetage pour North Miami entre autres cr6er de nouveaux
emplois, baisser le prix d'abonnement de l'eau portable, mettre


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sur pied des activities r6cr6atives pour les jeunes qui
permettront la reduction des crimes dans la ville. Et aussi
d'augmenter l'effectif des policiers parcourant la Ville de North
Miami.
L'ancien assesseur de North Miami (district 3),
Jacques Despinosse qui a b6ndficid le support d'unbon nombre
de citoyens a d6cid6 d'abandonner son siege pour etre devenu
le premier citoyen de cette ville. Mosieur Despinosse
commundment appeal "Met Chen an" est rentr6 dans la course
avec de multiples projets. Vu de ses experiences comme maire
adjoint de North Miami, il a &te endoss6 par plusieurs notables
de la Ville et d'officiels amdricains sp6cialement congressmens
Kendrick Meek et Alcee Hastings. Monsieur Despinosse qui
est un personnage respect dans la communaut6 haitienne de
Miami et qui est toujours present dans toutes les activities
communautaires parait etre le vainqueur de ces elections
municipales contrairement a l'autre candidat haitiano-americain
Andre Pierre qui est un jeune avocat de 40 ans qui est
6galement dans la
course. Un rival
haitien dans la
course. Monsieur
Pierre est support
rding, diverse and par plusieurs jeunes
riding, diverse and de la Ville de North
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lui, avoir de l'argent va aider un peu, le plus important c'est
d'aller rencontrer les voteurs sp6cialement. IL est suivi de
Monsieur Frank Wolland avec $29,653. Jacques Despinosse
lui est place en troisibme position avec $27,942 dollars.
La majority des candidats ont investi dans les spots
publicit6s, des banderoles et aussi des interventions rdp6t6es
dans les diffirentes missions de Radio Haitienne a Miami. Et
comme a l'accoutumde certains d'entre eux ont mont6 au
cr6neau pour d6noncer leur rival. Tel est le cas du candidat
Frank Wolland qui a plusieurs reprises a accuse maitre Andre
Pierre qui selon lui avait requ de l'argent entre les mains des
d6veloppeurs dans le cadre du projet de Biscayne Landing.
D'un autre cot6, durant le premier d6bat organism
ricemment par Citizens For Better Government, aucun des six
candidats pour le poste de magistrat n'avait pas faqonn6 le
public qui 6tait plus d'une centaine personnes a North Miami
Senior High School.
Le candidat a la municipality de North Miami, Andre Pierre n'a
pas march ses mots au cours du d6bat pour critiquer le cartel
sortant qui d'apres lui, n'a rien fait pour les citoyens de la
Ville. Cependant, Jacques Despinosse qui est un membre de
ce cartel a d6fendre fermement le bilan de l'actuel conseil.
Par ailleurs, les elections municipales s'6taient
d6rouldes 6galement la semaine 6coul6e a North Miami Beach
oi les maires adjoints haitiano-amdricains Philippe Derose et
Frantz Pierre ont &t6 r6lu. Tandis ce que le premier citoyen de
la Ville Raymond Marin a &t 6vinc6 par le councilman Myron
Rosner qui est un proche de la communaut6 haitienne de Miami.


EVENS HILAIRE
evenshilaire@hotmail. com


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Mercredi 13 Mai 2009
Haiti enMarche *Vol XXIII N 16


La semaine dernibre (voir Haiti en
Marche Vol. XXIII, N 15)je m'6tais attache 1
parler de la fort qui couvre la partie sup6rieure
du parc la Visite et des menaces qui present sur elle -je veux
parler en particulier de la production de << bois gras >, mais
aussi de la tendance a la d6truire sournoisement pour la crier
des aires d'agriculture et d'l6evage.
Aujourd'hui je voudrais m'arreter aux consequences
de cette destruction de la fort. Certes nous avons d6jh touch


La Visite (2

de Seguin comme d'un endroit b6ni des dieux, ou grice a
l'altitude on pouvait cultiver des arbres fruitiers et des l1gumes
qui poussent en general dans les pays temp6res. Je me
souviens encore, quand nous 6tions en vacances a Laboule,
de ces magnifiques peches que portaient les marchandes
descendant vers la ville et dont on nous disait qu'elles venaient


situation sur tous les sites que nous avons visits.
En certains endroits nous sommes tombs sur des
rochers qui faisaient plus de deux metres de haut,
et nous nous sommes mis a valuer quelle quantity de terre
avait &te emport6e si ces rochers 6taient autrefois enfouis dans
le sol. Cette experience est bien plus 6loquente que tous les
rapports scientifiques.
L'autre consequence sur laquelle je voulais insister
concerne les cours d'eau. J'ai mentionn6 la semaine dernire


tavinement du sol


le sujet, en particulier en ce qui a trait a la fonction chateau
d'eau du parc, quand nous parlions de la pollution de l'eau
par les excrements d'animaux ou de la baisse de d6bit, voir du
tarissement, meme temporaire, de certains cours d'eau. Mais
je voudrais insister sur une consequence qui vous saute
pratiquement a la figure d&s que l'on aborde le plateau de
Seguin.
De6j avant d'arriver au march de Seguin, j'avais
pouss6 une exclamation qui avait beaucoup amus6 mon
compagnon de route : < Gade yonjaden r6ch >. La r6flexion
peut paraitre ridicule, mais a la vue de ce terrain en pente
douce qui pouvait repr6senter un demi-hectare et qui 6tait
completement couvert de pierre, on pouvait penser
effectivement h un champ oi on ferait pousser des pierres. Ma
reaction s'explique sans doute de l'image que je me suis
toujours faite de ce plateau de Seguin.
DMs mon plusjeune age, j'ai toujours entendu par le


de Seguin. Et me voilh devant ces champs de pierre !
Je me suis done attache comprendre, pour ensuite
tenter de faire comprendre, comment on en 6tait arrive 1 En
fait c'est relativement simple. Le plateau est en pente, et
totalement d6nud6, de sorte que l'eau de ruissellement, qui
n'est plus retenue ni par la fort ni par les arbres qui le
couvraient autrefois, crde une s6rie de petites ravines,
emportant la couche de terre arable et mettant a nu ces rochers
que la terre recouvrait autrefois.
Les paysans connaissent bien le phenombne, mais
pour eux, ce sont les pierres qui grandissent. Une affirmation
que j'avais d6jh entendue dans la region de Fort Jacques, il y
a prbs de cinquante ans ...
On lit quelques fois des rapports qui nous disent
qu'Haiti perd chaque annie tant et tant de tonnes de terre
cultivable ; eh bien, 1l on voit exactement comment cela se
passe. Et c'est effrayant, car nous avons retrouv6 cette


La galettte de Peredo (HENM)
cette Rivibre Blanche dont on nous a dit qu'elle 6tait a sec
depuis cinq mois. Mais en saison pluvieuse, plus rien ne
retenant les sediments, elle entraine le sol qui finira a la mer,
d6truisant l'6co-systeme marin, et des pierres qui vont rester
dans la partie basse de la vallke, cr6ant une gigantesque
<< galette >> et mettant en danger la vie des personnes qui vivent
aproximit6.
Aprbs les quatre cyclones de l'annre dernire, j'avais
fait une breve visite dans la zone de Peredo et j'avais pu
observer des maisons presque recouvertes de sediments -
nous avions vu le meme phenombne, mais bien plus ample,
dans la locality de Dumay, au bord de la Rivibre Grise, dans la
Plaine du Cul-de-Sac. Mais quand observe Peredo du haut de
la montagne, on comprend que certaines personnes disent
que ce bourg risque de connaitre le meme sort que Fonds
Verrettes.
Bernard Etheart


PRE-DESASTRES


Vingt et un cyclones possibles cette annie !
(... suite de la page 2) Haiti, pays en voie de disparition Aucun Gonaives (Artibonite) pour inspecter les travaux entrepris sur
commencer dans le cadre des travaux pr6-cycloniques. d6caissement ne vaut qu'on l'attende avant de se mettre au la riviere La Quinte.
Le mieux est de d6concentrer ce programme et de travail, toutes affaires cessantes. Que ce mouvement se poursuive !
l'organiser sur une base locale, ce qui crde une meilleure On a appris avec un certain soulagement que le Encouragez !
conscientisation chez les b6ndficiaires parce qu'il s'agit de president Rend Preval se trouvait le week-end dernier aux Mlodie 103.3 FMPort-au-Price


leur propre s6curit6 et celle de leurs enfants.
Mais tout cela doit se preparer a l'avance. Ce pour
6viter l'improvisation, l'inorganisation, done le gaspillage.
En admettant que l'argent ne soit pas encore d6caiss6,
a nous de donner l'exemple. Et nous, c'est la soci&te civile,
mais c'est d'abord l'Etat.
Les premiers travaux qui sont dans la mesure de nos
moyens, la sensibilisation g6ndrale, les mesures de prevention
que la population est appel6e a prendre elle-meme (si tant est
qu'on le lui apprend), chacun autour de sa propre maison ou
maisonnette, a la ville comme a la campagne, tout un pays
qu'il faut mettre en 6tat d'alerte ...


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Page 13


1





Mercredi 13 Mai 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 16


II *UIiXiBE1ERlNiIR


Allez de TERREE A MOULER, en utilisant des mots du du vocabu-
laire frangais, et ne changeant qu'une lettre par ligne.


Solutions de la
semaine passee:


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OHDBI SUCFCHGJDVCKWLEBJPC'
Veuve Noire -Araignee Ermite Brune -Araignee a Toile Entonnoir
Araignee A Dos Rouge Scorpion Cobra Royal Serpent Tigre Taipan
Kokoi Poulpe A Raies Bleues Guepe De Mer Cone Des Eaux Tropicales
Poisson Epineux Fourmi Moissonneuse Mamba Noir Dragon De Komodo
Meduse Carree Fugu Trigonocephale Poisson Pierre Murene Raie


HORIZONTAL
1. Pr6nom du Premier ministre de la Russie -
2. Lune Fleuve de France -
3. Genre d'oiseau 4. Conifere -
Transmetteurs des caracteres hereditaires -
5. Vases 6.Unite de poids turque -
Prenom japonais, signifiant bleu -
7. Pronom Parfois pleureur-
8. Divinity egyptienne -
Einsteinium.


VERTICAL
1. Membre d'un peuple barbare d'Europe 2. Fou 3. Absorbed -
4. Sucreries 5. Divinity du Proche-Orient ancien Champion -
6. Casemate 7. Modele de Lexus Robe du pretre 8. L6gerement brulees.


SCRABBLE
Arrangez les sept lettres ci-dessous
pour former un mot frangais

R O

C N N

U E


Solutions de la semaine passe
ACANTHE

O


7h00-9h00 Melodie Matin avec Marcus
Informations, Interview, Anecdotes, Humour,
Analyses
Nos Chroniques:
L'Editorial de Marcus
Au Quotidien avec Elsie
La Chronique Litt6raire avec Dominique Batraville
Les Sports avec Mario Bareau
Les Invites du Jour
M1lodie Matin chaque samedi est anim6
par F6quiere Raphael

lOh-Midi Le disque de l'Auditeur
animation James Pr6dvil

12:00- 12h30 Le Midi
informations avec Laury Faustin

12h30-2h00 Lady Blues avec Elsie
Jazz, Blues, Swing, Ragtime

2h00- 3h00 C'est si Bon en chansons...
Emission de chansons francaises

3h-5h pm Le Bon Vieux Temps
Retro-Compas
avec Doc Daniel et Captain Bill

5hoo Le Journal de 5 heures
avec Villette Hertelou

5h 30 pm Melodie & Company
Ddveloppement durable
Mardi avec Bernard Etheart

7h-8h30 Amory Sabor con Luciani

8h30- 9hoo Soir Informations

9h00 10h30 Notre Grand Concert
Lun. & Mer.: L'heure classique
Jeu. & Dim. : Jazz at Ten
Judy Carmichael recoit ses invites

9h00 et au delA Cavaliers, prenez vos dames
(Samedi) 50 ans de succ6s populaires haitiens



c 'e4t ft eA 4o't ewe #t~ec et0 /


En Bref...


(.. suite de la page 2)


sit-in qui s'est transform en marche avec des stops devant la Primature et le Palais
National. Ce mouvement initi6 par les organisations telles que le Groupe d'appui aux
rapatrids et aux r6fugi6s (GARR), la Plateforme d'organisations haitiennes de defense des
droits humains (POHDH) et a la Coordination nationale des acteurs non-6tatiques
(CONANE) a &t6 l'occasion pour des centaines de compatriotes de lancer des propos
revendicatifs a l'6gard des autorit6s des deux pays. Le local de l'ambassade dominicaine a
meme essuy6 des jets de pierre. Dans l'intervalle, l'assassin pr6sum6 de Carlos Nerilus,
Roosevelt de Leon Lara, qui a accuse la victime d'avoir commis un forfait sur la personne de
Pasqual de Leon Lara, qu'il pr6sente comme son frbre, s'est rendu a la police de Santo
Domingo accompagn6 de ses voisins et proches. L'ambassadeur dominicain accr6dit6 en
Haiti, Ruben Sillie, exhorte les Haitiens a inscrire cet acte perp6tr6 contre Carlos Nerilus
comme un cas isold qui ne doit en rien entraver les bonnes relations existant entre les deux
pays. Plus loin, Ruben Sillid affirme que le crime ne restera pas impuni et que le corps de
Carlos Nerilus sera rapatrid en Haiti. (alertehaiti.ht)

La Republique dominicaine condamne 1'ex6cution de 1'ha'itien Carlos
MWrilus
Le gouvemement dominicain a condamne << nergiquement >> les incidents s6par6s au cours
desquels un Haitien et un Dominicain ont &t6 d6capit6s et a soulign6 que ces faits ne
refletent pas une < politique d'Etat >> visant quelque citoyen que ce soit, national ou
stranger, rapporte l'agence EFE.
Dans un communique remis a la presse et envoy 6galement a l'ambassade d'Haiti a Santo
Domingo, la chancellerie dominicaine a qualifi6 les deux meurtres d'actes << dtestables >>,
tout en faisant remarquer qu'ils concemaient des << particuliers >>.
Le gouvemement du President Leonel Femrndez rappelle avoir toujours agi de faqon
<< responsable et c6lre >> lors de crimes enregistr6s ant6rieurement, en vue d'appr6hender et
de livrer a lajustice leurs auteurs.
<< Le gouvemement dominicain, comme il l'avait d6jh fait ant6rieurement dans des
circonstances similaires, condamne 6nergiquement ces faits d6testables et quelque autre
acte de meme nature pouvant avoir &t6 commis non seulement contre un citoyen dominicain,
mais aussi contre n'importe quel 6tre humain, peu importe sa nationalit >>.
Dans le communique, les autorit6s de Santo Domingo donnent 6galement la garantie que
<< les responsables de ces actes seront d6f6res devant les tribunaux comp6tents afin de
r6pondre de leurs actes >>.


Le commerce equitable en question


(... suite de la page 6)
6conomico structurelle, done longue et
p6nalisante, vers une society de la moderation,
apres le regne de la society des exc&s. (Une
nouvelle solidarit 6 conomique, constructive
et responsable est a imaginer, les pionniers
Mennonites de 1946 ne sont plus considers
comme de doux r6veurs.
Ainsi les propos affirms avec force
et determination par les personnalit6s
pr6sentes confirment que le Commerce
Equitable entre dans une nouvelle phase.
(Florilege de propos choisi parmi les
intervenants.
Philippe Solignac (vice president
CCI) :(Le commerce equitable est un
d6veloppement indispensable vers une plus
grande solidarity dans les changes
commerciaux. I1 est aussi une r6ponse aux
attentes des consommateurs vers plus
d'6quit6 et de durability.
Jacques Diouf (Pr6sident de la FAO)
:(I1 nous rappelle qu'il y a 1 milliard d'affam6s
sur la planete et que si le commerce equitable
est un 616ment de justice il ne repr6sente que
0,1 % du commerce mondial et qu'il doit
devenir un outil de d6veloppement
6conomique, social et societal.
Christian Jacob (Pr6sident a
l'Assembl6e Nationale de la d6l1gation a
l'am6nagement et au ddveloppement durable
du territoire) : Le commerce equitable est un


trdpied sur lequel doit s'appuyer, le systbme
6conomique, la dimension sociale dans sa
globalit6 educationn, formation, sant6, r6seau
de communication) et l'environnement et la
biodiversity. Cela pourrait ressembler a un
nouvel humanisme pour ce XXIkme sicle
naissant.
Chantal Jouanno, (Secr6taire d' Etat
charge de l'6cologie) : La crise des valeurs
d'une civilisation malade de ses drives et de
ses exces, et son corollaire la monte
exponentielle des indgalitds, nous alertent
depuis deux d6cennie sur les impasses vers
lesquels nous nous dirigeons.
Ainsije m'engage a r6concilier avec
vous, 6cologie et 6quit6 et de mettre en place
avant la fin de l'annde 2009 une << Commission
National du Commerce Equitable >>.
Afin de donner un sens a la
consommation, de rassurer les
consommateurs sur la cr6dibilit6 de la
demarche, il faut mettre en place des regles du
jeu claires et lisibles en concertation avec les
acteurs du Commerce Equitable.
La determination du tandem
Chantal Jouanno et Chritian Jacob n'6tait pas
feinte. (Avons-nous assister a la naissance
d'une nouvelle 6poque a vivre, s'appuyant
sur la triple conjonction << solidarity, 6quit6, et
durability ? Acceptons en l'augure. G6rard
Cagna. Cuisinier Reporter.


Page 14


IIT IEIRIRIEIE II


I


1%





Mercredi 13 Mai 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N 16


De mo pou divizyon[1]
Ak ralba / dr. Serge frangois

Maks te voye d&nye liv : << Proverbes crdoles ha'tiens
du dix-neuvieme sidcle... > li a ban mwen avek youn b1l
dedikas kote li te ekri : << Pou Snj, ki toujou pare pou ban mwen
bourad 1I kabwet krey6l mwen an kole. >
Mwen prese reponn li :

<< An nou kriye viv !
Divizyon[1], konp&-m
Mwen pa ka kre
kabwet krey6l ou ta ka kole
mwen ta pito di
16 kabwet-la vie fR patinay
paske pou mwen menm
ale pou vini
nan dans sila-la
k'ap marye demarye-a
16 w ta vie fR patinay
ou rale youn ti bak annarye
enpi ou mete doub diferansy61 ou
sa w tande a
tout bagay rantre nan 16d
f6 pa plis
ak sa tout moin bat men
kisa ki te gentan la at6 !
ankouraje, gason-m
bitay bay maltet
men lespri-a vanyan pe travay
pou pote bon nouv1l
nan tout rakwen
fre timonye, kontinye goudiye
van pe soufle
tout vwO1 louvri
n' ap fR chimen pou Dodomeya
Lbjouva louvri
se 1e sila-a
nou va pouse vapvap
nan kanton lespwa
kote jouroumou fleri
kote basilik ak sitwonn1l
atb bay jaden youn santb ladelivrans"tankou sou reny
zannanna ak pengwen"An nou kriye viv "pou poto mitan-an
toutotan "popye je 1' ap bat"An nou kriye viv"pou m&t p61-
la"djann ti kouto"djann manch&t egal

%"Ralba
nan lakou Nouybk,
jou ki te premye nan mwa jaden fleri 2009
"[1] Se konsa Ralba toujou rele m.
* *


Vokabile moun nan Nb : Bwet,

bay bwet
ak Max Manigat*

Nan liv mwen an : Mots crdoles du Nord'Haiti.
Origines Histoire- Souvenirs, (2006) mwente aveti lekte yo
ganyoun dibita mo yo p' apjwenn. M' ap ranmase anpil mwen
pa te mete pou mwen pibliye nan de atik : yoin an krey6l l6t la
an franse.
Jodi-a m' ap pote : bwet avek bay bwet.
Bwet [N] : n. se youn fent, nanjwet lago, 1I timofn
y'ap kouri deye 1' la chire ate toudenkou pou kite sila ki deye
l'la pase atoutboulin ; konsa, li gan tan leve retounen kay
manman. Sinonim: kab.
(HCEBD) Haitian Creole- English Bilingual
Dictionary (2007) pwofeseAlbert Valdman nan (p. 107) poko
vini avek siyifikasyon sa a.
Bay bwet [N] : v. se 1I ou fe fent lan.
HCEBD a pa liste : bay bwet.
Mikelsonn P6l Ipolit IMichelson Paul Hyppolite nan
liv[1] li a nan paj 31 bay pwoveb sila :
Ou vie jwe lago, men ou pa konn bay bwet. "
Li esplike-1 konsa : Yo di sa pou mofn ki vie betize
ou ki vie moke-1 de youn 16t[2] men ki pa gen konpetans pou
sa."

* Max Manigat ap prepape yon dezyem liv an kreyl :
Patamouch 2...
[1] Pwoveb Aysyen Aplike Proverbes Aytiens Appliques -
AppliedHaytian Proverbs. 1988, 144p.
[2] Krey6l Mikelsonn fransize anpil: ... ou ki vie moke 1 de
yon lot..." kapab di yon l6tjan pi kl : [osnon ki vie pase yon
lbt nan betiz].
* * *

YoUn pwovib nou pa tande

souvan : TwO konnen fe ou

koupe makak ou two kout"
ak Maks Maniga*


Mikelsonn P6l Ipolit /Michelson Paul Hyppolite nan
liv[1] li a pote 114 pwovb. Plis nan yo nou konnen, men de
twa grenn nou pa tande souvan. Men yoin :
"Tr6 konnen fo ou koupe makak ou tr6 kout. "
Li parye li av&k:
Tr6p lespri sbt pa Iwen."
"Tr6p lespri rann ou sbt."
epi esplike i : Byen ke yo di sa pou granmoun ki gen anpil
lespri e ki rive fe betiz, men yo konn di sa pou timoun ki gen
anpil lespri toujouk tanyo mele granmoun. Men tou, granmoun
konnen pare pyej pou yo e 1I sa a yo di pwoveb sa a.
Yo di sa pou moun ki refize pran konsey e ki gen
pwoblm.
Yo di sa pou gran save ki toujou jekwa 1I sitou li
tonbe nan tchouboum. Se 1I sa a sitou yo di : Trop lespri sbt
pa Iwen. Trbp lespri rann ou sbt. p. 19 (Mwen respekte
6tograf ote a.)
Liv pa Fayo[2] a ki pibliye anvan pa Mikelsonn nan
pa te antre pwoveb sa-a, men li ganyen: Twbp lespri, sbt pa
Iwen." (pw. 3523)
Mwenmenm tou, mwen pajanm tande pwoveb sa-a.
Mwen pa te kontre li nan liv J. J. Oden / J. J. Audain (1872)
mwen fk reyedite [3] a ki bay :
<< 584. Konnen twbp pa bon. >
Eske pwoveb sa-a disparet?

* Max Manigat ap prepare youn dezyem liv an krey6l :
Patamouch 2...
[1] Pwoveb Aysyen Aplike Proverbes Aytiens Appliques -
Applied Haytian Proverbs. 1988, 144p.
[2] 3333 Proverbs in Haitian Creole... Port-au-Prince,
EditionsFardin, 1980, 432p., il.
[3] Max Manigat: Proverbes crdoles hattiens du dix-neuvieme
siecle... Educa Vision, Inc. 2009, 323p.



DYASPORA AN AKSYON

<< Quebecois venus d'Haiti >>

ak << Who is Who > : 2 bon liv
Ak: Michel-Ange Hyppolite

Dyaspora an aksyon, se tit sa-a nou ta chwazi pou de
liv ki edite nan dyaspora-a epi ki ap pwopaje dives aksyon ak
akonplisman Ayisyen, fanm kou gason, ki ap viv 16t bb dlo.
Liv sayo se: Ces Qudbbcois venus d'Haiti (2007) edite-a se:
Samuel Pierre epi Who is Who in Haitian diaspora ak Fequiere
Vilsaint epi Maude Hertelou anndan Educa Vision. Prensipal
diferans ki genyen ant de liv sa yo, se vizyon S. Pierre nan
Ces Qudbbcois venus d'Haiti epi F Vilsaint akM. Heurtelou
nan Who is Who in Haitian Diaspora. Nan Ces Qudbcois
Venus D 'Haiti S. Pierre konsidere senpmanAyisyen ki ap viv
nan pwovens Kebek-la, albske nan Who is Who in Haitian
Diaspora F Vilsaint akM Heurtelou te vize dives vil, peyi, ak
rejyon kote ki gen anpil Ayisyen an kantite.

Chak edited apwoche kontribisyon ayisyen nan
dyaspora-a nan fason pa li, men sa ki reyini tou de liv-yo,
malgre diferans fondamantal yo kab genyen nan apw6ch yo,
se istwa lavi Ayisyen sou te etranjejounenjodi-a. Alaverite,
prensipal objektif tou de liv yo, Ces Qudbbcois venus d'Haiti
epi Who is who in Haitian diaspora, se demontre kolektivman
Ayisyen pa valpay. Ayisyen pa vin sou te etranje pou v616
dybb oubyen bay move kou. Ayisyen ki deyb ap pote flanbo-
a byen wo, pou t&t yo, peyi kote yo ap viv-la ansanm ak peyi,
kote k6d lonbrit yo antere-a. Epitou, kbm ti pwason suiv gran
kouran, pitit Ayiyen, pitit-pitit Ayisyen, ki f&t oubyen grandi
sou te etranje, ap kontinye pote lone diyite nou byen wo,
menmjan noumenm, ki ap viv sou te etranje, ap pote lijounen
jodi-a kbm ranplasan travaye nou yo, pwofese nou yo, dokte
nou, enjenye nou yo ak teknisyen tout kalite ki te kite Ayiti
nan ane 1960-yo. Pandan, nou ap ekri pawbl sa yo, se youn
powem Jozafa Large ekri nan Pc S&t ki ap fe repondonng nan
memwa mwen:

Se vag lanme k'ap bwote n'ale
Kouran larivye k'ap trennen nou
Van n6de k'ap soufle nan vwal nou

Se klewon zetwal k'ap di Men Nou !
n'ap vini

Sy1 la fann de bb pou ban-n pase
Zwazo mete chapoba devan nou
Solky tire fedatifis pou nou

Men Nou ak lapenn lan ke nou
Ak panyen soufrans nou
Ak kabw&t devenn nou
Men Nou !

(Jozafa Large nan P Set, KoleksyonKoukouy, 1994)

Who is Who: in Haitian Diaspora tankou Ces Qudbecois
Venus D 'Haiti ban nou ase konesans sou akonplisman
Ayisyen parey nou, konesans ki pou pemet nou di ak anpil


fyete: se Ayisyen mwen ye, paske kontribisyon nou nan dives
vil, pwovens / eta peyi, epi rejyon kote nou ap viv kbm
imigran, se mak fabrik nou nan dives kominote ki akeyi nou
yo. Chak fwayoun endividi, oubyenyoun gwoup vie fe similak
pou yo mete nou nan kategori bwadan, nou dwe rale tranch
listwa vivan ki genyen anndan de liv sa yo pou nou demanti
yo. Fe yo konprnnyo pa kab jije youn gwoup mounn senpman
apati konpbtman kUk endividi, menyo dwe konsidere nou an
fonksyon kontribisyon nan devlopman kominote ki akeyi nou-
yo

Kalite enf6masyon ki pase anndan tou de liv sa-yo
demontre-nou aklk noumenm Ayisyen genyen tout rezon pou
nou leve t&t nou byen wo epi pou nou di: nou kontribye
pozitivman toupatou kote nou ap viv nan dyaspora-a. Politik,
nou la. Syans sosyal, nou la. Aktivis sosyo-politik, nou la.
Nan domen lasante ak 16t branch lasyans, nou la. Nan domen
edikasyon kou nan domen liter ak anpil 16t ank6 nou la.

Chak grenn Ayisyen gen entered achte tou de liv sa-
yo pou listwa. Konsa, tout mounn va toujou sonje dives
akonplisman noumenm Ayisyen, pitit Ayisyen, pitit-pitit
Ayisyen nan dives vil ak peyi kote nou tabli. Chak fwa youn
endividi, oubyenyoun gwoup fe similak mete do nou ate, nou
dwe rale de tranch listwa vivan sa-yo pou nou montre-yo,
noumenm tou, nou ede nan konstriksyon chanjman ak
amelyorasyon nan lavi sou te isit.

Liv sa yo, se pa liv nou pral li tankou youn woman
oubyen youn istwakout, men nou kab konsilte-yo tanzantan
tankou youn diksyone sosyal pou nou konnen kote nou rive
epi ki kote nou kab ale. LU pitit nou, pitit-pitit nou gen chans
dekouvri akonplisman Ayisyen parey-yo nan dives nivo
anndan de liv sa yo, yomenm tou, yo kab ranmase karakte-yo
pou yo aji menmjan ak lt Ayisyen sa yo, ki, malgre tribilasyon-
yo, toumant-yo, mize-yo, te rive kanpe pou ede bati sosyete
dives peyi kote yo tabli-yo.

Chak liv sa-yo genyen pwbp feblks pa yo. Nou pa
deside etale jounenjodi-a, men li rete kl tou de liv sayo se liv
ki an konstriksyon. Sa vie di, mounn ki fe yo-a oubyen b6t
mounn dwe kontinye ajoute sou yo, paske Ayisyen nan
dyaspora-a ap toujou an aksyon. Nan Who is Who : in Haitian
Diaspora ote-yo ka amelyore fason endsks liv-la prezante-a,
epi nan Ces Qudbecois Venus D 'Haiti edite-a ta ka louvri pi
plis sou 16t vil ki gen Ayisyen ladan yo. Kelkeswa repw6ch
nou kab fe mounn ki prepare tou de liv sa-yo, li rete kle, Aysiyen
nan dyaspora-a, kou Ayisyen ki ap viv anndan Ayiti yo dwe
genyen tou de liv sa yo nan bibliyot&k-yo. Rezon-an, se paske
de liv sa-yo prezante Ayisyenyoun fason espesyal. Youn fason
okenn gwoup, ni leta Ayiti oubyen leta peyi dyaspora-yo pa
pejanm rive fR li pou nou. Anfet, tankou pawbl-la dili : Se met
kb ki pou veye kb pou kb byen pbtan.

Si youn mounn vie achte Ces Qu6b6cois Venus
D'Haiti, li kab ekri Samuel Pierre nan adres sa-a
samuel.pierre@polymtl.ca
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Michel-Ange Hyppolite (Kaptenn Koukourouj)
Manm Sosyete Koukouy Kanada
michelangehyppolite @rogers.com

Koreksyon:
Nan nimewo Haiti en Marche senmenn pase-a Istwa kout : TI
KOCHON NWA se z&v Frantz Kiki Wainwright ki pral part
nanyoun liv ki rele: Siloyiz

Dezy m atik-ll ki te <>
se Jan Mapou ki te ekri-1 Nou te bliye mete non ote yo anba yo.



Lavant siyati denye liv

Max Manigat / Maks Maniga-a:

Proverbes creoles haitiens

du dix-neuvibme sickle.
Transcription moderne Traduction
ranCaise Annotations. (bileng kreybl -
franse) ap fet nan
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Mercredi 13 Mai 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 16


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