Title: Haïti en marche
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 Material Information
Title: Haïti en marche
Physical Description: v. : ill. ; 45 cm.
Language: French
Publisher: s.n.
Place of Publication: Miami Fla
Miami Fla
Publication Date: April 29, 2009
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subject: Haitians -- Newspapers -- United States   ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.)   ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.)   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti
 Notes
Language: In French.
General Note: Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00098809
Volume ID: VID00350
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 21271733
lccn - sn 92061416
issn - 1064-3869

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Id 5M-


CRISE FINANCIERE

Les Haitiens perdent

des centaines de millions

qui auraient pu sauver leur pays


PORT-AU-PRINCE, 25Avril-DesHaitiens
auraient perdu prbs de 220 millions de dollars dans
le crash du systeme financier international.
L'information est s6rieuse. Elle parait dans
le quotidien montr6alais La Presse. Lejoumal a mis
la main sur un rapport pr6pard dans le cadre d'une
requite de l'Etat canadien pour prendre le contr6le
des avoirs canadiens aux mains de la Standford
Bank International, une institution financibre dont
les comptes ont &te bloqu6s d'ordre des autorit6s
americaines.
Le 16 f6vrier 2009, la Securities &
Exchange Commission (SEC) des Etats-Unis a fait
geler les actifs de la Stanford International Bank et
de ses affilids, accusant l'organisation et ses
dirigeants Robert Allan Stanford, James M. Davis
et Laura Pendergest-Holt de fraude massive. La


banque a vendu des certificats de d6p6t en
promettant des rendements irr6alistes, conclut la
SEC.
Selon le rapport, quelque 224 Canadiens
ont englouti 1' quivalent de 308,3 millions dans la
banque qui dispose de succursales dans le monde
entier, dont une a Antigua, dans la Caraibe.
Mais par la meme occasion, on apprend
que 412 investisseurs haitiens sont sur le point de
perdre 219,7 millions de dollars am6ricains dans
cette affaire, soit une moyenne de plus de 500.000
dollars par investisseur.
Les clients de Stanford viennent de 113
pays diffirents, dont les Etats-Unis, le Mexique,
le Venezuela etc.
Haiti est, bien entendu, le plus pauvre de
tous. (ECONOMIE/p.5)


'Cot


Crime a moto: nouveau defi a 1'ordre public


PORT-AU-PRINCE, 26 Avril
-Les demiers meurtres commis a Port-
au-Prince ont pour commun
d6nominateur que les criminels
utilisent une moto pour s'enfuir.
La mime semaine, on a relev6
au moins trois cas du meme genre,
dont le hold-up qui a cofit6 la vie a un
ancien ambassadeur d'Haiti en Italie,
William Cambronne, 77 ans.
Les t6moins rapportent que
les bandits se sont enfuis surune moto
embusqude non loin de l1.
Ce n'est pas le premier cas
du genre, mais on est en pleine
progression.
Les autorit6s en sont
conscientes. Pendant le week-end, les
fouilles effectudes sur des
conducteurs et passagers de motos
ont &te multiplies le long des grands
axes aux quatre points de la capitale
et de ses faubourgs.
Les motos sont devenues
plus nombreuses que les voitures en


L'ex-Ambassadeur d'Haiti en Italie William Cambronne assassin la semaine derniere a Delmas 33
par de jeunes bandits pour s'emparer de sa valise mais qui ne contenait que des mddicaments
(photo Thony Bdlizaire)


Haiti. Ca roule vite meme a travers la
circulation la plus dense. Et surtout
l'anonymat est total. C'est ce dernier
point qui attire 6videmment les
criminels.
La police en est tellement
avertie qu'il y a eu des chocs oni des
conducteurs de motos ont perdu la vie.
D'ailleurs les nouvelles
promotions sorties de l'Acad6mie de
police ont &te entraindes 6galement a
l'utilisation de la moto. I1 existe une
brigade de police a moto comme une
sorte de corps de cavalerie.
Done si le problkme a empire,
la police n'est pas seule en cause.
Quelles sont les mesures a
prendre pour aider a combattre tout de
suite cette nouvelle metamorphose de
la criminality locale avant qu'elle ne
nous 6chappe comme le ph6nomene
du kidnapping qui a profit de la crise
politique post-f6vrier 2004 pour
devenir le monstre insaisissable que
l'on connait ?
(DEFI/p.6)


SENATORIALES 19 AVRIL


Elections tout a fait


a P'image du pays !
PORT-AU-PRINCE, 24Avril-Les ou ne regne plus aucune regle, aucune
elections du 19 Avril 2009 sont a l'image institution capable d'appliquer le moindre
g6ndrale du pays : condamnd a l'avance. reglement que ce soit. Non seulement
Toute entreprise publique se voit voude a l'autorit6 de l'Etat n'existe pas, mais
l'6chec, que ce soit tel projet pour r6parer aujourd'hui elle est moqude publiquement.
les d6gAts laiss6s par les ouragans, ou C'est la loi de lajungle, ou pis : une jungle
l'intention de faire justice pour le sans aucune loi.
journaliste Jean Dominique assassin le 3 Les s6natoriales du dimanche 19
avril 2000. Ou comme on l'a vu tout avril sont le reflet de la situation g6n6rale-


r6cemment dans le scandale des
narcodollars de Port-de-Paix (Nord-Ouest),
une plaque tournante du trafic de la drogue.
Malgr6 la mort suspecte de deux officiels,
l'enquete n'a pas boug6 d'un pouce.
Rien qui soit destined bien faire
qui arrive a d6coller. Parce que tous ces
exemples n6cessitent un choix. Le choix de
lajustice contre le crime. Du soulagement
contre la douleur. De la d6mocratie contre
le blocage et l'instabilit6.
Or comment faire un tel choix 1a


totale-capitale-nationale ...
Des candidats qui s'accusent les
uns les autres des memes horreurs :
bourrages ou vol par effraction des urnes,
intimidations a main armne et armes lourdes
etc, et sans qu'onpuisse distinguer les uns
des autres.
Soit done une reproduction dans
les urnes du fameux scandale de Port-de-
Paix rebaptis6e Port-Cocaine.
(SENATORIALES 19AVRIL/p. 4)


* p


HAITI BANQUE CENTRALE


On ne mange pas


les parametres !


PORT-AU-PRINCE, 19Avril-Nous
avons requ un paquet de rapports et de
documents de la BRH aprbs notre editorial
intitul < A quoi sert la banque centrale en
Haiti ?
I1 est evident que les responsables
de la Banque de la R6publique d'Haiti
d6sirent nous montrer qu'ils ne restent pas
les bras croisds, comme a semblM le sugg6rer
la fin de notre editorial : < la banque centrale
est ce qu'on appelait autrefois a l'6cole un
gros plein de soupe. >
Nous ne sommes ni dconomistes,
ni banquiers. Mais journalistes. Notre
evaluation ne se base done pas seulement
sur des parametres ou des indices, mais sur
des critbres bien concrets qui ont pour noms
les prix a la consommation, la creation
d'emplois, les facilities de credit, le taux de
change de la gourde par rapport au dollar, la


balance entre les exportations et les
importations. Etc.
Cependant nous ne doutons pas
un instant que la banque centrale a
modernist son approche de la chose
6conomique, les rapports que nous avons
en main en font foi.
On y apprend comment < la
limitation (des) moyens de contr6le
mon6taire par rapport au ddveloppement du
march et la nouvelle donne constitute par
la volatility du change ont conduit les
autorit6s a introduire des instruments
nouveaux comme les bons BRH et les
interventions sur le march des changes.
Le premierjoue le r6le d'un mdcanisme de
reprise de la liquidity et le second,
instrument d'appoint, permet a la fois de
lisser les fluctuations du cours du change
(BANQUE CENTRALE/p.7)


Material
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Page 2


La grippe porcine a un potentiel

de pandemie, selon I'OMS

DEJA 149 MORTS AU MEXIQUE


La grippe porcine apparue au
Mexique et aux Etats-Unis progresse
rapidement et a un potentiel de pand6mie
mondiale mais il est trop t6t pour dire si elle


augmentation des cas de grippe grave ou
de pneumonie.
"Il s'agit a l'6vidence d'une
souche animale du virus H 1N1 et cela a un


Les residents de Mexico portant un cache-nez pour eviter de contacter la maladie
qui se propage comme la grippe ordinaire


6voluera dans ce sens, a d6clar6 samedi
Margaret Chan, directrice g6ndrale de
l'Organisation mondiale de la Sant6.
Elle a invite les autorit6s
sanitaires de tous les pays a suivre de pres
toute forme inhabituelle de maladie et toute


potentiel pand6mique parce que cela infecte
les gens. Cependant, nous ne pouvons pas
dire sur la base des 616ments actuellement
disponibles de laboratoire,
6pid6miologiques et cliniques, si oui ou non
(GRIPPE PORCINE /p. 11)


HAITI-POLITIQUE

La presse fait une grande difference


PORT-AU-PRINCE, 2 Avril- Dans
quelques jours, sera comm6morde la
journme internationale de la presse.
La presse haitienne aura marqu6
cette journde par un point positif : sa
couverture des elections s6natoriales
partielles du 19 avril 2009. Ind6pendante et
presque sans esprit partisan.
S'il n'y avait la presse, les
s6natoriales du 19 avril auraient 6t6 une
page encore plus triste de l'histoire de notre
d6mocratie 6ternellement en transition.
Alors que les l6ecteurs ont
d6sert6 a plus de 90% les urnes, davantage
meme que sous les regimes militaires post-
Duvalier des annmes 1990 mais que les
autorit6s l6ectorales ne se sont point
gendes pour d6clarer victoire (< les
elections ont 6t6 un succes >), seule la
presse haitienne qui ait contribu6 a r6tablir
la balance.
S'il n'y avait la presse ...
Les candidats ne sont pas des
plus cr6dibles, qu'ils soient de ceux qui se
proclament vainqueurs ou de ceux qui
protestent, personne qui arrive a s'dlever
au-dessus de la melde.
Les uns aussi bien que les autres
semblent prets a accepter la victoire dans
n'importe quelles conditions. Et a n'importe
quelles fins !
Les uns comme les autres n'ont
d'autre programme que le pouvoir, ses
pompes et ses ceuvres. Ou si cela est faux,
ils n'ont rien fait pour nous prouver le
contraire.
Idem du c6t6 du pouvoir en place.
Jusqu'h present celui-ci se contente
d'appuyer les activities (et dans certains
cas, les mendes) du Conseil electoral
provisoire (CEP).

<>

Le mot << menees > n'est pas de
trop s'agissant du parti Fanmi Lavalas. Un
parlementaire avis6 a mis le pouvoir en
garde contre un glissement manifeste vers
le < harc6lement politique >. Comment
comprendre que des policiers de l'unit6
sp6ciale anti-6meutes (CIMO) se trouvaient
a la barriire du Parlement le lundi 20 avril
pour cueillir a leur sortie 5 militants de Fanmi
Lavalas aprls une grive de la faim de 6 jours
pour protester contre l'expulsion (ni plus
ni moins) de leur organisation politique de
la course 6lectorale.
Et qu'on ait appris que la police
nationale disposait de mandats d'arret
pr6alables pour certains des activistes du
parti...
Malgr6 que le directeur g6nmral du


CEP eut reconnu la veille que les violences
enregistr6es lors de la journme 6lectorale,
particulitrement dans deux d6partements
(Plateau central et Artibonite), n'ont aucun
rapport avec le Lavalas. Et n'h6sitant pas a
saluer ce dernier pour avoir utilis6 la voie
lgale et pacifique pour exprimer ses
revendications. Mais tel ne semble pas
l'opinion de tous au sein du pouvoir en
place.

A quoijoue l'international ?

Heureusement qu'il y a la presse
... Sinon ce serait place nette aux emotions.
Et quand ces dernimres ont les moyens de
leur politique, la violence autoritaire ou
plut6t l'autoritarisme n'est pas loin.
La fin de l'exp6rience
d6mocratique, s'entend.
Le plus ironique est l'attitude de
l'intemational.
A quoijoue l'international ?
Comment celui-ci peut-il avoir pour
mission de r6tablir la stability, quand il se
retrouve en train d'appuyer des mesures
qui constituent en elles-memes la plus grave
menace a cette meme stability.
Ils sont plus de 10.000 casques
bleus et de personnel international qui ont
6t6 d6pech6s a travers tous les
d6partements du pays le dimanche 19 avril
2009.
Comment l'international peut-il
admettre que ce qu'il a vu (participation
1lectorale quasi nulle, nombreuses
irr6gularit6s et a certains endroits des
violences qui l'ont forc6 lui-meme a reculer
pour 6viter une plus grande aggravation de
la situation), comment peut-il admettre que
c'est 1i une r6ussite.
Est-ce parce que c'est tout ce que
merite Haiti ?
Ce pays qui<< fait honte >, comme
l'a d6clare le Premier ministre du Trinidad a
la cloture du 5e Sommet des Amdriques !

Une institution peut incarner
un moment 1'ideal...
Si la mission internationale n'est
pas capable d'apporter ce supplement de
<< morality >> la d6bacle qui nous tient lieu
de politique, mais choisit de se mettre tout
simplement au meme diapason (sans qu'on
sache trop qui fait le sale boulot de l'autre),
alors a quoi bon ?
S'il n'y avait la presse, et de plus
en plus d6livrde de ses chaines de toutes
sortes, accept6es ou imposes ...
Oui, s'il n'y avait la presse pour
nous dire les choses comme elles sont,
(PRESSE/p. 9)


Mercredi 29 Avril 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N' 14

Grippe porcine ?
Une mini-panique fait rage au Mexique et aux Etats-Unis. Le Canada est le troisieme
pays oni des cas de grippe porcine se sont d6clares. De son cttd, l'Union europ6enne
recommande aux ressortissants des pays membres d'6viter de se rendre au Mexique
ou aux Etats-Unis.
En Haiti, le ministre de la Sante publique a communique les dispositions de son
ministere concernant l'6pid6mie de grippe porcine.

Le Conseil electoral provisoire estime la participation aux elections
du 19 avril autour de 11,8%
Le porte-parole du Conseil electoral provisoire, Frantz Bernadin, a annonc6 que
438.624 personnes auraient pris part a ces joutes. Ce qui donnerait un pourcentage
de 11,85% sur 3.7 millions.
Mais en communiquant le chiffre de 438.624, Frantz Bernadin s'est refuse
communiquer un pourcentage, en d6pit de l'insistance des journalistes. II leur a plut6t
conseill6 d'attendre lundi, jour retenu pour la communication des r6sultats.
Plusieurs secteurs et personnalit6s dont des parlementaires et des membres de la
soci&t6 civile qui ont suivi les elections, ont 6valu6 la participation a environ 3%, au
point que certains s6nateurs se montrent tres peu enclins a valider les futurs
nouveaux lus.
En plus de la participation qui a 6t6 tres minime, de nombreux cas de violences et
d'irr6gularit6s, dont des attaques physiques, des bourrages d'urnes et autres
confiscations de materiel electoral ont &6t enregistres le jour du scrutin, impliquant
outre des candidats et partisans de candidats mais encore des officiels. (Agence
Haitienne de Presse)
La police a proc6d6 a l'arrestation de 44 personnes qui auraient pris part a ces
diff6rents incidents, mais aucune mesure n'a &t6 annonc6e dans le cas des officiels
qui auraient agi a visage d6couvert, notamment dans les haut et bas Plateau central.
Le porte-parole du CEP a indiqu6 pour sa part que son institution ne pouvait encore
fixer les responsabilit6s. I1 s'est content d'annoncer l'ouverture d'une enquete.
Pour sa part, le ministre de l'Agriculture, Joanas Gu6, accuse notamment par des
membres de la Fusion des sociaux d6mocrates, a nim toute implication dans les
irr6gularit6s commises a Mirebalais (d6partement du Centre).
Parallelement, des candidats de 1'OPL et de la Fusion dans le Nord du pays observent
une grave de la faim au local du bureau electoral d6partemental de la region pour
protester contre des fraudes massives (selon eux) enregistrees le 19 avril dans un
nombre important de bureaux de votes et r6clamer l'annulation des r6sultats dans
lesdits bureaux.

Les r6sultats des elections du 19 Avril
Le lundi 27 Avril, le CEP Conseil electoral Provisoire invitait les journalistes a se
presenter en son institution a Delmas pour les r6sultats des elections. Mais jusque
tard dans l'apres-midi aucune declaration n'avait &6t faite.


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Le S6nat vote le budget national avec des modifications
Au terme d'une stance marathon, les s6nateurs ont vot6 la loi de finance pour
l'exercice fiscal 2008-2009.
Maintenant cette loi sera r6-6xaminde par les d6putes en raison des modifications
apport6es par les s6nateurs.
40 millions de gourdes ont 6t6 d6saffect6s et r6affect6s a l'enveloppe du ministere du
commerce pour prendre en compte le dossier des employs revoquds de la T616co.
Les s6nateurs ont aussi tenu compte des am6nagements n6cessaires a la cath6drale
de Port-de-Paix. Ils ont 6galement affect des fonds au profit de la Cour superieure
des comptes et du contentieux administratif ainsi qu'h la campagne d'alphab6tisation.
A cause de ces changements, le budget a 6t6 renvoy6 a la chambre basse pour un
nouvel examen.


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(EN BREF / p. 14)





Mercredi 29 Avril 2009
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L'ACTUALITE EN MARCHE


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Avec 149 morts, la grippe porcine mexicaine s'etend a 1'Europe


Les gouvernements du monde entier s'emploient a
r6duire l'impact de l'6pid6mie de grippe porcine qui aurait caus6
la mort de 149 personnes jusqu'ici au Mexique avant de
s'6tendre aux Etats-Unis et au Canada puis d'atteindre l'Europe.
Aucun d6ces n'a &t6 annonc6 hors du Mexique, ou le
ministre de la Sante Jos6 Angel Cordova a 6voqud, dans dix
des 31 Etats du pays, un nombre de personnes contamindes
sup6rieur 1.600. L'ensemble des 6tablissements scolaires du
pays resteront ferm6s jusqu'a nouvel ordre.
Mais le fait que le virus de cette grippe d'un nouveau


type se propage rapidement entre humains fait craindre une
pand6mie.
En Europe, aprbs l'Espagne qui avait la premiere
annonc6 un cas de grippe porcine chez un homme revenant
du Mexique, la Grande-Bretagne a fait 6tat lundi soir de deux
cas confirms.
Les deux malades, places en quarantaine, sont soignds
dans un h6pital a Airdrie, pres de Glasgow en Ecosse. "Les
deux personnes contamindes vont mieux et se remettent
correctement", a d6clard le secr6taire 6cossais a la Sante,


Nicolas Sturgeon.
Aux Etats-Unis, ou une quarantaine de cas b6nins
ont &t6 officiellement confirms, un 6tat d'urgence sanitaire a
Wte d6clard et le president Barack Obama a dit que son
gouverement suivait l'dvolution de trls prbs, tout en ajoutant
qu'il n'y avait pas lieu de s'affoler.
Le maire de New York, Michael Bloomberg, dvoque
de son c6t environ 45 cas pour sa seule ville et precise qu'une
centaine d'6tudiants pr6sentant les sympt6mes de la maladie
(GRIPPE EUROPE /p. 11)


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L'EVENEMENT SOMMAIRE
Les Haitiens perdent des dizaines de millions dans la crise
financier p.l
CRIMINALITE
Le crime a moto : un nouveau d6fi a l'ordre public p.1
EDITORIAL
Elections tout a fait a l'image du pays p.1
ECONOMIE
On ne mange pas les parametres p.1
CRISE SANTE
Grippe porcine : deja 149 morts au Mexique p.2
POLITIOUE
La presse fait une grande difference p.2
ACTUALITE
Elections-irr6gularites : partis politiques et organisations de
droits humains demandent des sanctions contre leurs
auteurs p.4
Difficile de s'asseoir avec des mal elus p.4
L'OEA demande de refl6chir sur la question legitimit6 p.5
DROITS ET DEVOIRS
Sommet des Ameriques : Droits humains, connais pas p.6
TPS : Le GARR applaudit a la promesse de l'administration
americainep.6
ECONOMIE & COOPERATION
Route Cayes-Jeremie : d6marrage enjuillet p.7
DEVOIR DE MEMOIRE
Un Haitien dans la guerilla du Che p.8
HOMMAGE
Mme Hedwig Gaillard p.9
ARTS
Le violoniste Romel Joseph et l'Orchestre Sainte Trinit6 p.9
LETTRES HAITIENNES
Demesvar Delorme p.10
Recueil de Proverbes Creoles p.15
LIBRE PENSER
Intelligen-ces p.10
INSERTION
Pouvoir aux Collectivit6s territoriales p.12
ENVIRONNEMENT
La Grande Riviere du Nord p.13


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Mercredi 29 Avril 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 14


SENATORIALES 19 AVRIL


Elections tout a fait a 1Pimage du pays !

(SENATORIALES 19AVRIL... Car tant va la cruche A 1'eau dont on ne finit pas aujourd'hui de faire le categories confondues. Peut-6tre un nouveau
suite de la lerepage) ... d6compte des horreurs et de d6noncer les 1957...
Une telle d6bandade politique ne coupables. Done un retour en arriere d'un demi-
Tous les masques sont tombs saurait 6tre tol6rde 6ternellement. La reprise Tant va la cruche a l'eau que d'un siecle.
en main viendra t6t ou tard. Et elle sera brutale, coup de pied on la fracasse ...
Les candidats ont de la victoire d'une violence inattendue. Le comportement actuel du pouvoir Le bourreau s'appelle Haiti


6lectorale le meme sentiment que ces policiers
et juges qui ont fait main basse sur les
centaines de milliers de dollars qu'ils 6taient
charges de r6cup6rer au nom de la loi.
Ou ces responsables publics, priv6s
(ONG) ou internationaux qui gaspillent
l'argent des projets publics. Pas tous, Dieu
merci.
Entout cas, enHaitiaujourd'hui, d&s
qu'on a un pouce de pouvoir, on fait
absolument ce qu'on veut ou comme dit le
proverbe creole : enbesilki bay, s6tkipapran
Tant pis pour vous si vous n'en profitez pas !
Non seulement l'argent de la drogue
ou de la corruption peut vous garantir la
victoire et done le pouvoir qui vous sert
ensuite d'immunit6, de masque mais
aujourd'hui drogue, corruption ou elections
c'est meme combat. Tous les masques sont
tombs. Les candidats s'accusent les uns les
autres d'avoir eu recours aux memes violences
et intimidations lors des elections du 19 avril.
Mais en votre Ame et conscience, comment
dire qui a tort et qui a raison. Comment 6tablir
la moindre difference ? Que celui qui n'ajamais
p6ch6jette la premiere pierre ...
Mais ce n'est pas le plus grave. Nous
voyons deux imminentes catastrophes a
l'horizon et elles aussi totales-capitales-
nationales ...


1EAZ-- Ad1b- b


La representante attitrde de 'ex-presidentAristide, Dr Maryse Narcisse, au chevet
des 5 grevistes de lafaim demandant la rdintegration du parti Fanmi Lavalas dans le
processus Olectoral (photo Georges Dupe)
Pour prendre un exemple, c'est le en Haiti nous mane droit vers un retour a
gouvernement Isabel Peron, l'interrngne apres l'autoritarisme le plus brutal que le pays ait
la mort du president Peron en 1974, dont la connu.
descente en chute libre ouvrit la voie a la Il y aura infiniment plus de pleurs et
terrible dictature militaire argentine (1976-1983) de grincements de dents quejamais. Et toutes


elle-meme ...
La deuxieme catastrophe annonc6e
c'est donc Haiti qui aura perdu a toutjamais la
chance de se donner un regime plus libre, plus
ouvert, plus juste.
Adieu a notre 6ternelle transition
d6mocratique qui n'en finit pas de
recommencer ... mais cette fois par sa mise a
mort definitive. Et dont le bourreau s'appelle
Haiti elle-meme.
Nous aurions done lutt6 pour rien.
Et le peuple aura perdu un ideal dans lequel il
s'6tait reconnu pour avoir r6pondu aussi
massivement a l'appel des urnes, que ce soit
en d6cembre 1990 pour l6ire Aristide, ou en
f6vrier 2006 pour exiger la victoire pour Rend
Pr6val!
Les politiciens sont en train de nous
porter le coup de grice. Et les s6natoriales
actuelles en sont la manifestation la plus
6vidente.
Enfin tertio, il n'y aura personne cette
fois pour plaindre notre sort.
L'impatience de nos voisins est elle
aussi 6vidente dans le propos du Premier
ministre du Trinidad i la cloture du 51 Sommet
des Amdriques : < Haiti est une honte dans
notre region >

Haiti en Marche, 24 Avril 2009


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Mercredi 29 Avril 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N 14


CRISE FINANCIERE


Les Haitiens perdent des centaines de millions


qui auraient pu sauver leur pays


(ECONOMIE... suite de la lere page)
Les Canadiens qui ont investi dans
la banque ne restent pas les bras crois6s. Ils
font jouer les plus hautes instances de leur
pays pour tenter de ne pas perdre leurs fonds.
Et les Haitiens ?

Pourquoi cet argent n'est-il
pas investi plut6t en Haiti ? ...
Soulignons pour commencer qu'il
s'agit d'argent propre. Dans beaucoup de cas,
ce sont des retrait6s qui placent le gros de
leurs economies dans une affaire d'apparence
s6rieuse et qui a fait ses preuves. Ils utilisent
les gains rapport6s par les int6r6ts pour
am6liorer leur pension mensuelle.
On y trouve aussi des cooperatives
de toutes sortes ou autres associations de
petits et moyens entrepreneurs, comme il en
existe de nombreuses en Haiti.
Beaucoup se sont mis
immndiatement h all6guer sur l'Intemet (comme
c'est aujourd'hui la mode), que tous ces
Haitiens en question sont des profiteurs.
D'abord dans certains cas, il peut
s'agir non d'individus mais d'entit6s
haitiennes.
La question importante, c'est
pourquoi cet argent n'a-t-il pas &6t investi
plut6t en Haiti ?
Commenqons par noter que la
Stanford n'est qu'un exemple entre mille
d'institutions financieres qui ont fait faillite
ou qui sont sous investigation par les autorit6s
f6d6rales americaines dans le cadre de la crise
financibre.
Et done que les Haitiens peuvent
avoir perdu beaucoup plus que 220 millions
de dollars ...


Ensuite, que font les Stanford Bank
et compagnie, sinon ce que pratiquaient les
cooperatives haitiennes de regrett6e m6moire :
elles promettent a leurs clients ce que la SEC


pyramidale >>, consiste g6n6ralement a se servir
de l'argent fraichement requ pour satisfaire
les clients pr6c6dents.


M -a I '
Le Congres Charismatique annuel a reuni pendant le week-end des dizaines
de milliers de fiddles catholiques dont une grande partie venant de la diaspora
haftienne (photo Robenson)

amdricaine reproche a la Stanford Bank : << des Comme en religion ...
rendements irr6alistes. > Le system trbs vite fonctionne aussi
Mais plus pr6cis6ment, ce systeme comme une religion ou des convertis sont
d6nonc6 aussi sous le qualificatif de < fraude


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d6p6ch6s de par le monde pour conqu6rir
d'autres ames.
On apprend que la Stanford comptait
de nombreux courtiers dans la capitale
haitienne et d'autres grandes villes du pays.
La chute des cooperatives en Haiti,
apres un peu plus d'un an de fonctionnement
avec beaucoup de succes auprbs du public
(et dans toutes les couches de la soci6t6) puis
pour s'6crouler au milieu de l'6norme scandale
que l'on connait (une banqueroute
g6n6ralis6e), peut trbs bien avoir 6t6 stimul6e
en sous-main par cette concurrence directe
sur le march externe.
Mais que les millions soient utilis6s
ainsi, en Haiti ou a l'6tranger, la question
demeure : pourquoi cet argent n'a-t-il pas &6t
investi dans le d6veloppement du pays ?
R6cemment nous vous apprenions
que les autorit6s mon6taires de Santo Domingo
offre des bons de 100 a 200 millions de pesos
a un taux d'int6rt jusqu'a 15% a la diaspora
de ce pays, particulibrement imposante a New
York, les int6r6ts pouvant 6tre reverses aux
parents en R6publique Dominicaine en
remplacement des transferts qui sont en
diminution.
L'argent ainsi investi vise a maintenir
la croissance 6conomique du pays voisin.
Il y a fort a parier que si Haiti avait
elle aussi un plan de d6veloppement s6rieux,
au moins la moiti6 des 220 millions auraient
6t6 investis dans le pays m6me.
Dernier point a signaler : les m6mes
compatriotes qui ont le plus recherche la
fermeture des cooperatives <
en Haiti sont peut-6tre ceux qui ont fait la
promotion des Stanford et Co.
Mais les victimes de cette dernibre
n'auront m6me pas droit aux manifestations
des victimes des cooperatives haitiennes
continuant d'exiger des reparations !
Haiti en Marche, 25 Avril 2009


SETAHAD IN A
DUGH ECONOMY







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Mercredi 29 Avril 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 14


Crime a moto: nouveau defi a 1'ordre public


(DEFI... suite de la lere page)
La bourse ou la vie ...
Autant le kidnapping s'est nourri de
la crise politique, autant les criminels a moto
sont un 6piph6nombne de la crise economique
actuelle (les transferts priv6s effectuds vers
Haiti ont diminu6 de moiti6 de d6cembre 2008
a date), le but n'est pas le kidnapping mais le
hold-up.
D'ofu aussi le fait que les criminels
sont de plus en plus jeunes.
C'est ce que des t6moins ont relev6
et rapportW a la police. Baby killers Des tueurs
enfant.
Des adolescents mais que couvrent
au moment de l'attaque d'autres individus
attendant au coin sur une moto.
Le crime a moto n'a pas besoin non
plus de toute une organisation comme le
kidnapping. Mais qa tue plus, plus vite et plus
souvent. Dans le kidnapping, la conclusion
est renvoyde. Jusqu'au moment de la ranqon.
Dans le hold-up, tout se decide sur le champ.
C'est litt6ralement la bourse ou la vie. A la
moindre resistance de l'agress6 pour ne pas
se laisser d6pouiller, il peut 6tre abattu a bout


portant. Cet aspect (et sans doute l'aspect
principal) m6rite d'etre retenu par tous sans
exception : Mieux vaut sacrifier la bourse que
lavie.

Impunity totale ...
Plus il est jeune, plus le criminel
appuie facilement sur la gichette. Plus il n'a
point peur d'etre attrap6 car 6tant le produit
de notre Haiti d'aujourd'hui oi l'impunit6 est
totale. L'autorit6 de l'Etat depuis longtemps
morte et enterree.
Faut-il en conclure que le problkme
n'est pas seulement de nature criminelle, mais
aussi 6conomique, politique, institutionnelle
et meme soci6tale ?
Certainement. Mais en meme temps
il faut 6viter de tomber dans les memes
extrapolations qui ont permis au phenombne
du kidnapping d'6chapper dans ses debuts a
sa sanction normale qui est avant tout
criminelle, p6nale, juridique, alors que les
autorit6s dites << int6rimaires >>, plus
soucieuses de d6truire le Lavalas, versaient
plut6t aveugl6ment dans la politique
politicienne.


Il ne faudrait pas les suivre
aujourd'hui encore sous aucun pr6texte dans
le meme aveuglement.
Cela dit, vu qu'il repr6sente aussi un
problkme de s6curit6 global, un nouveau d6fi
a l'ordre public, la monte du ph6nombne du
crime a moto interpelle pour l'instant les trois
pouvoirs (gouvernement, parlement,
tribunaux). Ainsi que la soci&te civile.

Synergie ...
Autrement dit, les commissariats de
police ne peuvent 6tre abandonnes a eux-
memes comme c'est actuellement le cas.
Oblig6s d'improviser. Il n'y a pas encore une
politique clairement d6finie. Ni de loi-cadre.
L'identification des propri6taires et
conducteurs de taxis motos ne suffit pas. La
police doit op6rer en synergie avec l'organisme
d'enregistrement de ces v6hicules (meme les
importateurs et vendeurs de motos qui doivent
6tre sollicitds, serait-ce pour 6tablir des
statistiques et savoir combien de ces engins
existent dans le pays et combien sont
v6ritablement enregistr6s ... et combien
entrent par contrebande). Or on craint que le


bureau d'enregistrement ne soit int6ress6 que
dans la perception et rien d'autre.
Ensuite la police doit pouvoir
disposer de toutes ces donnies a port6e de la
main, portraits-robot des suspects etc.
Les fouilles meme massives aux
points de contr6le interviennent toujours trop
tard.

Des tueurs hauts comme trois
pommes ...
C'est done une tAche autrement plus
delicate pour la police. Les agents risquent
davantage leur peau avec ces tueurs hauts
comme trois pommes.
En meme temps que la moindre erreur
de leur part les expose a la fureur populaire.
Misbre mat6rielle par surcroit.
Ensuite tuer soi-meme un enfant n'est
jamais chose facile.
Finalement le problkme est done
hautement politique. Au sens large du mot.
Pas la politique partisane qui avait permis au
kidnapping de gagner a ce point du terrain.

Melodie 103.3 FM, Port-au-Prince


Sommet desAmeriques : les droits humains passent a la trappe


Jeudi 23 avril 2009 Les participants
au cinquibme Sommet des Amdriques n'ont
pas pris conscience de la n6cessit6 de placer
les droits humains au centre de l'action visant
a faire face aux nombreux grands d6fis se
pr6sentant a la region.
Les gouvemements de tous les pays
des Ameriques, a l'exception de Cuba, ont pris
part a ce rassemblement quadriennal a Port of
Spain (Trinit6-et-Tobago), entre les 17 et 19
avril.
Les 34 chefs d'Etat et de
gouvemement presents ont d6battu de trois
principaux themes : prosperity humaine,
s6curit 6 nerg6tique et d6veloppement
durable.
La declaration d'engagement de Port
of Spain a &t6 adopt6e sans vote a l'issue du
Sommet le 19 avril. Concemant les avanc6es
dans les trois domaines abordds, la declaration
ne fixe pas de critbres clairs pour ce qui est
des droits humains.
Plusieurs gouvemements, dont ceux
de la Bolivie, du Honduras, du Nicaragua et
du Venezuela ont fait savoir qu'ils n'6taient
pas prets a signer la declaration. Les
participants ont alors accept qu'elle soit
adopt6e sans vote, et que le Premier ministre
trinidadien la signe au nom de tous les
dirigeants presents.
Les gouvemements ayant fait part de
leur reticence estimaient que la declaration ne


proposait pas de solution satisfaisante a la
crise dconomique que le monde connait
actuellement. Ils souhaitaient 6galement qu'y
soient 6voqu6es de manibre explicite la
question de la r6int6gration de Cuba a
l'Organisation des Etats amdricains (OEA) et
de la lev6e de l'embargo am6ricain contre ce
pays.
Les d6lgu6s d'Amnesty
International au Sommet ont encourage les
gouvernements de la region a s'engager a ce
que toutes les mesures adopt6es en reaction
a la crise 6conomique mondiale actuelle soient
conformes a leurs obligations en matiere de
droits humains. Cependant, les dispositions
de la declaration en rapport avec la
responsabilit6 des gouvernements dans le
domaine de la lutte contre la crise ne prennent
pas du tout en consideration les droits
fondamentaux.
<< Alors que le monde est en proie a
une temp6te 6conomique et que le vent
nouveau du compromis souffle sur les
relations entre le gouvernement des Etats-
Unis, en la personne de Barack Obama, et les
autres gouvernements des Am6riques, ce
Sommet offrait une occasion sans pr6c6dent
de jeter les bases d'une vision forte pour les
droits humains dans la region, a d6clard Alex
Neve, responsable de la section canadienne
anglophone d'Amnesty International, qui
faisait partie de la d6l1gation de l'organisation


au Sommet. Au lieu de quoi, ces droits ont
une nouvelle fois &te rel6gu6s a l'arribre plan. >
Amnesty International avait 6mis une
s6rie de recommandations afin de renforcer la
version prdliminaire de la declaration du point
de vue des droits humains. L'organisation a
d6clard qu'elle 6tait ddcue que les
ameliorations sugg6rdes n'aient pas &t6
int6gr6es a la declaration finale.
< Il faut que les gouvernement
s'accordent explicitement sur le fait que leurs
obligations relatives aux droits fondamentaux
doivent guider les initiatives visant a r6soudre
la crise 6conomique, a ajout6 Alex Neve. Faute
de quoi, il existe un risque trbs important que
la crise tout comme la reaction adopt6e
creusent les in6galit6s et d6bouchent sur des
violations g6ndralis6es des droits des secteurs
marginalis6s de la soci&td dans la region des
Amdriques. >>
Amnesty International a fait savoir
qu'elle 6tait 6galement vivement prdoccupde
par le fait que le processus suivi par le Sommet
empeche des voix importantes d'etre
v6ritablement entendues, en particulier celles
des peuples autochtones. Les participants au
troisibme sommet des responsables
autochtones des Amdriques ont &t6 contraints
de se rdunir au Panama aprbs que les
organisateurs se furent entendu dire qu'il ne
serait pas possible de trouver de lieu d'accueil
pour ce rassemblement a Trinit&-et-Tobago.


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< droits des peuples autochtones font partie des
problkmes se posant avec le plus d'acuit6
partout dans la region des Amdriques, a precise
Alex Neve. Le renforcement de la protection
de ces droits devrait done en toute logique
6tre lun des sujets prioritaires h l'ordre du
jour de chaque Sommet des Am6riques.
L'exclusion et la marginalisation des peuples
autochtones lors de ce sommet 6taient
irrespectueuses et inacceptables. >
< Les gouvernements doivent
reconnaitre leurs torts et faire la preuve de
leur determination amiliorer les choses dans
le domaine de la protection des droits des
populations indigenes, en finalisant et en
adoptant de toute urgence une declaration
forte sur les droits des peuples autochtones
des Am6riques. >>
L'un des sujets ayant domind le
Sommet a &td Cuba, pays exclu des activities
de l'OEA depuis quarante-sept ans. S'il n'est
pas fait r6f6rence a Cuba dans la declaration,
de nombreux gouvernements et le secr6taire
g6ndral de l'OEA se sont prononc6s enfaveur
de la r6int6gration de File. De nombreux
gouvernements ont 6galement r6clam6 la levee
de l'embargo commercial et 6conomique que
lui imposent les Etats-Unis.
Amnesty International a quant a elle
r6affirm6 que cet embargo fait le lit de violations
des droits humains et doit immndiatement 6tre
lev6, et que le gouvernement cubain doit par
ailleurs prendre des mesures afin d'ameliorer
son bilan en termes de protection des droits
fondamentaux, notamment en relAchant tous
les prisonniers d'opinion.
L'organisation a d6clard qu'elle se
r6jouissait du fait que les participants
6voquent la crise humanitaire et des droits
humains perdurant en Haiti et qu'ils se soient
engages a fournir des efforts soutenus pour
aider ce pays. Les dirigeants ont convenu de
se focaliser sur la situation d'Haiti lors de
l'Assembl6e g6ndrale prochaine de l'OEA, qui
se tiendra au Honduras enjuin.


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Mercredi 29 Avril 2009 l __ _I___
Haiti enMarche Vol XXIII N 14 E N N OMIE

HAITI BANQUE CENTRALE


On ne mange pas les parametres !


(... suite de la lere page)
et de st6riliser une partie de la liquidity gourde
exc6dentaire. >>
Toutes les institutions financibres les
plus 6minentes ont salu6 les performances
macro-6conomiques de la BRH : une inflation
de 5,1% en fvrier 2009, << soit le taux le plus
bas depuis plus de 15 ans > ; protection de la
gourde qui < a enregistr6 une lgbere
d6pr6ciation de 50 centimes (...) malgr6 une
contraction importante des transferts (...) liWe
a la situation de recession aux Etats-Unis. >
Tout comme on ne saurait nier le r6le
de ces r6sultats dans la decision, annonc6e le
mardi 14 avril lors de la conference des
bailleurs par le FMI (Fonds Mon6taire
International), d'op6rer d'icijuinun all6gement
de la dette d'Haiti de l'ordre de 1 milliard de
dollars, qui pourrait d6gager un supplement
de 40 a 50 millions de dollars pour l'6conomie
locale.
Nous ne pourrions, ni ne saurions
ignorer les performances de la banque centrale
haitienne, qui sont loudes par d'autres et non
des moindres. Mais ce qui nous int6resse
davantage c'est quel est l'impact de ces
politiques sur les conditions de vie du citoyen.
En quoi elles stimulent l'6conomie locale et la
production nationale, constituent un facteur
de d6veloppement 6conomique. Et c'est 1l que
c'est pas tout a fait evident.
Notre editorial s'6tait bas6 entre
autres sur des declarations publiques du
Gouvemeur de la BRH, selon lesquelles la crise
financibre internationale n'a aucune
consequence, sinon assez peu, sur les activities
des banques haitiennes.
Comme qui dirait le Gouvemeur parle
un langage totalement different de celui du
commun des mortels ...
Tenez encore. Extrait du rapport de
mars 2009 sous le titre << Note sur la politique
mon6taire >>, oyez ceci : < La gourde a
enregistr6 une lCkgre d6pr6ciation de 50
centimes comparee a la meme p6riode de
l'annre pr6c6dente, en raison notamment
d'anticipations d6favorables faisant 6tat
d'une contraction importante des transferts
priv6s lies a la situation de recession qui
prevaut aux Etats-Unis. >
Et voici les conclusions de l'analyse
de la BRH : < Sur la base des dernibres
informations disponibles, la BRH considbre
ces preoccupations comme non fondues dans
un contexte ou la baisse constat6e de la valeur


des importations, principal determinant de la
demande de dollars de l'6conomie, excede de
loin le recul observe au niveau des transferts,
principale composante de l'offre de dollars >
americains.
Autrement dit, le recul des transferts


ne d6rangerait pas autant qu'on croit, parce
que contrebalanc6 par la baisse des prix a la
consommation.
Or c'est le meme rapport (dat6 de mars
2009) qui nous dit plus loin : << Toutefois le
volume des transferts est tomb6 a 69 et a 84
millions de dollars (am6ricains) respectivement
enjanvieret en fvrier 2009, contre 105 millions
en dcembre 2008. >>
Un manque a gagner mensuel de 40
50 millions de dollars et survenant aussi
brutalement (de d6cembre 2008 ajanvier 2009)
et qui aurait si peu d'effet sur une 6conomie
connue d6jh pour 6tre pratiquement a bout de
souffle, voilW qui ne peut ne pas nous d6router
dans le langage des 6conomistes ou des
6conombtres de la banque centrale.
Voire quand ils reconnaissent
presque a la meme page que : primo, << les


importations ont progress de 11% au premier
trimestre 2009 par rapport au premier trimestre
2008. La d6pr6ciation de la gourde n'a pas
profit aux exportations qui ont chut6 de 8%,
contribuant ainsi a un dlargissement du deficit
commercial de pros de 18% en rythme annuel. >>


Mais, secundo (et tenez-vous bien) :
<< le financement des importations a &te assure
en grande partie par les transferts priv6s sans
contrepartie. >>
I1 est done difficile pour les milliers
de familles qui sont taxes par ce deficit de 40
a 50 millions de dollars sur les transferts en
janvier et f6vrier 2009 (et ainsi de suite) de ne
pas en ressentir quant a elles toute la
difference.
Autrement dit, on ne mange pas les
parametres !
C'est un peu pareil au niveau du
credit. La BRH n'est pas rest6e indiff6rente.
Ainsi elle a accept de diminuer le pourcentage
de << rserves obligatoires >>, c'est-a-dire la part
de leurs d6p6ts que les banques priv6es sont
obliges par la loi de placer (entre autres
comme garantie pour leurs clients) sous le


contr6le de la Banque de la R6publique d'Haiti.
<< La BRH a modifi6 les coefficients
de reserves obligatoires sur les passifs en
monnaie locale de 30% a 29% et de 31% a 34%
sur les passifs en monnaie trangere. Cette
decision vise a initier une tendance devant
porter progressivement les banques a
favoriser le credit en gourdes par rapport au
credit en dollars qui compte actuellement pour
un peu plus des 2/3 du credit total ... >. Etc.
Or qu'est-ce qui garantit que cette
ristoume sert effectivement a faciliter le credit
sur le march local et que les banques ne
l'utiliseront pas pour acheter des bons ou
autres actions sur le march ext6rieur ? Ou
bien pour les affaires personnelles des
membres de leur staff dirigeant. Comme on
l'avait entendu lors de l'affaire de la
Socabank !
Cependant est-ce a la BRH qu'il
revient de faire la gestion de l'6conomie
nationale ?
Voici comment l'institution se d6finit
elle-meme : < La politique mon6taire de la BRH
(...) vise principalement la stability des prix et
du taux de change ... >. Et obligatoirement
<< demeure restrictive au regard des risques
lies a l'environnement international. >>
Par consequent, nous ne devons pas
confondre politique mon6taire et politique
6conomique.
Nous l'admettrons volontiers. Tout
afait d'accord.
Ce n'est pas plus notre faute que
celle de la banque centrale haitienne si toute
l'6conomie est suspendue en ce moment a la
toujours hypoth6tique entree en application
de la loi Hope et << l'annulation d'environ 1
milliard de dollars du stock de la dette exteme
dont le total est de 1,8 milliards a la fin de
f6vrier 2009. Le point d'achbvement de
l'Initiative d'Annulation de la dette
Multilat6rale sera atteint d'ici le mois de juin
2009. >>
Le drame c'est de continuer a
attendre le salut uniquement de l'ext6rieur.
Mais ou est notre part de volont6 et
d'imagination comme on le voit partout ailleurs
face a la crise ?
C'6tait le propos de notre editorial.
Nous remercions nos amis de la BRH
de leur documentation qui nous permet de
continuer a approfondir grace a eux cette
interrogation.
Marcus, 19Avril 2009


soIC (8 'A rrI w


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Page 7


Bain de joule pour le PM Mme Michele D. Pierre-Louis revenant de la Conference
des donateurs d'Haiti qui s'est tenue a Washington le 14 Avril dernier
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Mercredi 29 Avril 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 14


Un Haitien dans la guerilla du Che

Le samedi 25 avril 2009 un vibrant hommage a ete rendu par I'Ambassade d'Haiti a Cuba et la municipality de Artemisa a la memoire du medecin
hartien Adrien Sansaricq, mort en Haiti le 14 avril 1969 dans la lutte contre la tyrannie de Duvalier. Au cours d'une ceremonie special, un buste a ete
dcvoilk dans la salle principale de la polyclinique Adrien Sansaricq > qu 'avait dirige ce medecin. Adrien Sansaricqfut aussi un combattant internationaliste.
En 1965 il accompagna Che Guevara au Congo dans le cadre de la preparation d'un mouvement de guerrilla dans ce pays.


Par Jorge Berenguer Cala

Adrien Sansaricq Laforest arriva A Cuba attire par la
Revolution, qui avait triomph6 en 1959; il partit pour le Congo
avec le commandant Ernesto Che Guevara et mourut dans son
pays natal, Haiti, dans la lutte contre le dictateur Francois
Duvalier.
En 1962 il arrivait A La Havane pour terminer des
6tudes de m6decine, ce qu'il fit sans rencontrer
de grandes difficulties. Ce n'6tait pas uniquement
aux 6tudes qu'il voulait se consacrer; si tel avait
&td le cas, il lui aurait &t6 plus facile d'6tudier en
France ou au Mexique (A). Tout au contraire
Adrien repr6sentait en ces moments le jeune
r6volutionnaire en accord avec un processus
politique qui lui paraissait prometteur et r6el. On
le vit se joindre aux autres 6tudiants
universitaires qui se mobilisaient pour combattre
l'imp6rialismenord-am6ricaindurantlesjournes
de la Crise d'octobre; euphorique, en leur
compagnie dans un camion charge, il entonnait
l'hymne Le Drapeau Rouge, comme se le
rappellent quelques uns de ses compagnons.
Une fois dipl6m6 en m6decine, il n'dtait
pas astreint A accomplir le service social en milieu
rural, comme ses colleagues cubains. Mais il
exigea de pouvoir aller 1i oo il le fallait et il fut
envoy dans la Sierra Maestra, du c6ot de
Perseverancia et de Santo Domingo, pour ||
soigner les paysans. Etant donn6 les conditions
sociales et les violentes s6quelles qu'avait
laiss6es la guerre contre le tyran Fulgencio
Batista, certains habitants des lieux avaient
coutume de r6soudre leurs problkmes de facon
tout aussi violente, et c'est ainsi qu'A cause de
diff6rends entre eux et le m6decin en poste
ant6rieurement ils avaient mis le feu A ce qui faisait
office de clinique. L'occupant, qui heureusement ne s'y
trouvait pas, dut partirpr6cipitamment. Pour parvenir l'endroit
en question, A cette 6poque, il 6tait n6cessaire de traverser
des rivibres en crue, des chemins impraticables. Le transport
par excellence, pour ne pas dire l'unique, se faisait A dos de
mulets qui transportaient les produits de et vers cette region
montagneuse.
Adrien partit pour la Sierra Maestra, fit les
consultations sous un arbre ou ailleurs, suivant le cas; il gagna
l'amiti6 et le respect de ces farouches paysans, autrefois si
chatouilleux. Pendant une annde il remplit sa tiche de m6decin
dans ces difficiles conditions.
Nous ne pouvons affirmer s'il fut membre ou non du
Comit6 central du Parti communiste haitien, mais nous pouvons
certifier qu'en 1965 il 6tait militant du Parti communiste cubain,
c'est-A-dire l'un des premiers, car c'est en cette ann&e-lA que
fut constitu6 le Comit6 central du Parti.
Ceux qui ont connu Adrien Sansaricq Laforest le
d6crivent comme quelqu'un de grande taille, mince mais fort;
il avait le teint clair mais onvoyait bien qu'il 6tait m6tis; c'6tait
un homme tras serein, peu bavard, qui r6fl6chissait A ce qu'il
allait dire et s'exprimait ensuite avec fermet6. Sa personnalit6
se manifestait d'elle-meme, par son comportement, sa modestie,
ses rapports respectueux et raffinds; il 6tait capable d'aborder
les sujets les plus varies, d'appr6cier la musique et de bavarder
avec ses amis qui n'6taient pas nombreux. I1 imposait le respect
par son caract&re affable qui 6tablissait les limites.
En 1965 le commandant Ernesto Che Guevara arriva
au Congo avec un groupe de gudrilleros et l'id6e de former
une arm6e r6volutionnaire avec les Simbas et d'autres ethnies
de la region. Tatu, qui signifie trois en swahili, fut le nom de
guerre qu'il adopta. Les noms 6taient donn6s suivant l'ordre


E y sw;--iGFiwEBa

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d'arriv&e et bien qu'il fft parmi les premiers, il r6serva les deux
nombres ant6rieurs pour ses compagnons Victor Dreque et
Jos6 M. Martinez qui l'accompagnaient.
A ce groupe r6volutionnaire se joignait Adrien au
mois de septembre, approximativement cinq mois aprs l'arriv&e
du Che. Son incorporation 6tait principalement due A sa quality
de m6decin, tiche qu'il alterait avec celle de traducteur grhce
A ses connaissances du francais.


Les frres Daniel etAdrien Sansaricq a Cuba


Le lac Tanganika est frontalier de plusieurs pays
africains. Pour arriver au Congo par la voie qu'empruntbrent
les gudrilleros, il 6tait n6cessaire de parcourir d'abord de
grandes distances par terre en Tanzanie et d'atteindre ensuite
l'important port de Kigoma, A partir duquel ils s'embarqubrent
pour traverser sur une distance d'environ 70 kilombtres
l'immense 6tendue d'eau, voyageant presque toujours de nuit
pour tromper la vigilance de l'ennemi, et risquant en maintes
fois de faire naufrage, 6tant donn6 la fragility des embarcations
et des eaux agit6es du lac.
Avant d'arriver A Kigoma, en territoire tanzanien, il
existe un village appel6 Kasulu, et sur l'autre rive, au Congo, il
en existe un autre du meme nom. Ce fut le nom de guerre
assign par le Che A Adrien Sansaricq: Kasulu dans la gudrilla.
Au d6but on avait utilis6 les chiffres par ordre d'arriv6e, mais
par la suite onprit des noms de localit6s comme dans le cas de
Fizi, le m6decin Diego Lagomasino qui allait aussi prendre part
aux evenements et qui nous a relate ces details.
Il est fort probable que l'utilisation de noms de
villages 6tait influence par une telle pratique dans la Sierra
Maestra, bien que lA ce fut la provenance des combattants qui
6tait prise en consideration.
Quelques mois auparavant, arrive au terme de son
affectation dans la Sierra Maestra, Sansaricq avait &te remplac6
par un autre jeune m6decin. Ils 6taient rests ensemble pendant
une semaine et s'6taient s6pard avec une forte et fraternelle
accolade, de sorte que la surprise fut d'autant plus grande de
part et d'autre quand, A la base de la gudrilla enAfrique, ce fut
pr6cis6ment ce m6decin, Rafael Zerquera Palacios, Kumi, de
son pseudonyme en swahili, qui requt Adrien et qui allait
devenir un de ses meilleurs amis.
A quelques 150 mdtres de la rive du lac Taganika, trbs
proche d'une haute montagne,
en territoire congolais, fut
SI 6tablie une base de la guerilla
en un lieu connu sous le nom
de Kibamba. LA et A la base
principale, distante de
plusieurs kilometres, dans les
montagnes couvertes de
forts, Sansaricq allait remplir
ses fonctions de m6decin et de
traducteur de franqais.
A la fin du mois de
-I novembre la situation se
compliqua sur le th6 tre
africain A la suite des accords
de 1'OUA concernant la non-
intervention dans les affaires
internes des pays africains. La
Tanzanie demandait le retrait
des internationalistes cubains
et A cela s'ajoutait la
disposition prise par les
Congolais de cesser la lutte. Le
groupe r6volutionnaire revint A
Cuba. Les pr6curseurs de la
NEW lutte rdvolutionnaire
o Srvien'dchouent pas, ils sement; la
1o D avaio a eb r6colte se fera post6rieurement
is available. meme si nous n'en connaissons
pas le moment.
La d6cennie des
anndes soixante du XX sickle
fut particulirement tragique
pour le peuple haitien. Des


l'arrive au pouvoir en 1957 du dictateur Francois Duvalier, sa
tyrannie saigna A blanc la vie d'hommes et de femmes honnetes
: les vagues d'assassinats, emprisonnements, tortures et
persecutions furent une constante des quatorze anndes de
Papa Doc. DMs le d6but tout ce qui pouvait ressembler A
l'opposition fut cruellement r6prim6. Ainsi la famille d'Adrien
Sansaricq fut andantie dans sa presque totality.
I1 est evident que sa participation dans la gudrilla
- zairoise avait raffermi et prdpard Sansaricq pour
le but que comme r6volutionnaire il s'6tait fix6.
Au cours de son court sdjour en Afrique en
compagnie du Che, il fit montre de qualit6s
exceptionnelles et l'on peut dire qu'il gagna
l'estime d'un homme aussi exigeant que l'6tait
Ernesto Guevara qui, lui, faisant une evaluation
des 6v6nements, s'exprimait ainsi: (p.222)
Je voudrais laisser ici les noms de ces
compagnons sur lesquels j'ai toujours senti que
je pouvais m'appuyer, en raison de leur
personnalit6, de leur foi en la Revolution et de la
decision de faire leur devoir quoi qu'il arrivit.
Certains d'entre eux, A la dernire minute, avaient
eux aussi faibli, mais nous oublierons cette minute
finale, car cette faiblesse concernait leur foi, non
leur decision de se sacrifier. Ily eut certainement
V d'autres camarades dans cette cat6gorie mais
n'ayant pas eu de rapports trbs proches avec
eux, je ne peux pas le certifier. C'est une liste
incomplete, personnelle, tres influence par des
facteurs subjectifs; que ceux qui n'y figurent pas
et pensent qu'ils 6taient de la meme cat6gorie ne
m'en veuillent pas : Moja, Mbili, Pombo, Azi,
Mafu, Tunaime, Ishirini, Tiza, Alau, Aziri, Agane,
Hukumu, Ami, Amia, Singida, Alaziri, Semori,
Amnane, Angalla, Bodolo, les m6decins Kumi,
Fizi, Morogoro etKasulu ... (1)
Le Che ajoute sur une autre page de son
journal:<<(...) un m6decin haitien, Kasulu, qui nous fut d'une
grande utility (sans vouloir discr6diter sa science, il nous fut
plus utile pour sa maitrise du francais que pour ses
connaissances m6dicales) .>>
Avec la ferme volontW de continuer la lutte partout
on ce serait n6cessaire, Adrien revint d'Afrique. I1 ne resta
que peu de mois A La Havane ot il se maria et, vers le mois de
mai il disparut.
La dernibre fois qu'il rendit visite au docteur
Zerquera, Kumi, il ne fit mention d'aucun plan, mais l'intuition
de l'ami m6decin lui fit comprendre que ce n'6tait point l1 une
visite quelconque; il avait habit dans cette maison, il n'y
avait pas si longtemps, pendant un mois, et Zerquera le
connaissait bien. Sans doute est-ce pourquoi il n'y eut pas de
troisibme accolade qui, outre l'6motion, l'aurait trahi. Tout
simplement il disparut et s'en alla remplir son devoir. En 1968 il
retourna dans sa patrie.
Nous ignorons les details des evenements en Haiti.
Cela va de soi que Sansariq s'y joignit A d'autres
r6volutionnaires pour organiser la lutte. Un jour on 6taient
r6unis les dirigeants du Parti communiste haitien dans la
clandestinit6, dans un lieu secret non loin de PNtionville, ils
furent d6nonc6s par un traitre qui, jusqu'A ce moment-lA,
occupait le poste de responsable de la Commission militaire
du Parti. Cet individu, du nom de Frank Essalem, avait
6videmment &t6 recrut6 par un appareil de renseignements
beaucoup plus puissant que les services secrets de Duvalier.
Une fois r6activ6 le Parti communiste haitien, ses
membres avaient effectu6 des actions politiques et militaires
d'une certaine importance, mais le groupe r6volutionnaire fut
contr616 par un agent qui connaissait trbs bien l'organisation
et les mouvements de ses principaux dirigeants. L'information
concernant la tenue de cette reunion, qui 6tait connue etjusqu'a
un certain point coordonnde par Frank Essalem, fut transmise
aux tontons macoutes. Ces derniers encerclkrent la maison et
ordonnbrent A ses occupants de se rendre. Se rendre signifiait
la torture et finalement la mort. Ils d6cid&rent de combattre.
Les soldats de Duvalier disposaient de bonnes armes, dont
un char de guerre qui bombarda l'endroit.
Les r6volutionnaires encercl6s tombbrent au cours
de cet affrontement indgal qui dura des heures. Parmi eux se
trouvait unjeune frere d'Adrien, nomm6 Daniel, qui s'6tait
pr6pard en Rpublique dominicaine et s'dtaitjoint au reste du
groupe pour mener la lutte en Haiti. Adrien parvint A sortir de
la maison mais il fut intercept alors qu'il se dirigeait vers Port-
au-Prince et fut tu.
Quelque temps apres ses compagnons de l'Universite
de La Havane, ses patients de La Sierra Maestra et les
combattants de la gudrilla enAfrique apprirent qu'il tait tombe
en combattant. I1 fut un lien entre l'Afrique, Haiti et Cuba, un
cri de combat contre l'oubli (2).

Notes: Ernesto Che Guevara, Pasajes de la guerra
revolucionaria. Congo, Madrid, Editorial Grijalbo-
Mondadori. (Pour 1 'dditionfranqaise ; Passages de la guerre
rdvolutionnaire : le Congo, Paris, Editions MAtailid, sept.
2000.) NdlT Pour ces notes nous avons converse avec les
personnes suivantes : Rafael Zerquera Palacios, Kumi; Diego
Lagomasino Comesana, Fizi; Htctor Vera Acosta, Hindi;
Arquimedes Martinez, Agano, tous les quatre mddecins dans
la gudrilla; Carlos Miyares Rodriguez, mddecin militaire
retraitd qui connut Adrien dtudiant; Humbert Dorval,
diplomate et dirigeant du PCH; Narcizo Isa Conde, secrdtaire
du Parti Fuerza de la Revoluci6n en Rep. Dominicaine.
(A) Adrien avait dit rester, lors de cette visite, a Cuba
oit il complta ses dtudes en mtdecine commences au
Mexique depuis son depart d'Haiti en 1957. NdlT.


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Mercredi 29 Avril 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N 14


Deux hommages bien

week-end qui a commence avec la Soiree morte de prendre la relve duFoyerAlice Garoute comme Heidi
a la m6moire de Madame Hedwig Gaillard et de avait promis a Solange Dominique sur son lit de mort de le
rie-Henriette Forbin. faire.


C'6tait le samedi 25 avril et une initiative de
l'Association Culturelle Haitiano-Allemande.


Portrait de Mme Hedwig Gaillard


Cela se passait a l'Institut Haitiano-Allemand a
1'Avenue Christophe en presence des &lves, des parents et
de tous ceux qui ont connu et aim6 Madame Gaillard.
Marie-Henriette Forbin, elle, a &t6 la premiere lve
de Madame Gaillard avant de devenir sa meilleure amie.
Au cours de la soiree, les t6moignages se sont
multiplies. Sceur Nicole Gaillard, la belle sceur de Heidi qui a
rendu hommage << cette femme venue de l'Est >>, Mme Gerda
Coriolan Pierre qui recevait chaque soir un coup de fil tardif de
son amie Heidi pour discuter du Foyer Alice Garoute, de
l'Institut, du pays d'autrefois et de ce qu'il 6tait devenu, du
Dr G Duchatelier, du Dr Kernizan qui a racontW comment Heidi
lui avait conseillk, si des fois il tait loin de son pays, de manger
le plus qu'il pouvait a chaque fois qu'il se sentait triste, de
Mireille Gaillard qui a bien connu sa tante et regrette de ne pas
lui avoir dit plus souvent qu'elle l'aimait et qu'elle 6tait belle,
de Yolette Gefv6 et du Dr Margareth Romain qui a promis a la


Ces divers t6moignages 6taient entrecoup6s de
chants allemands, bulgares et haitiens interpr6t6s par la petite
chorale sous la baguette de Will, le maitre de c6r6monie et
sous l'ceil attentif de Jacques Joachim qui d6sormais remplacera
Frau Gaillard a l'Institut Haitiano-Allemand comme Directeur
general.
Rien n'a manqu6 au cours de la soiree, les pi6cettes
telles que << Wer klopfet an > interpreted par Mme D6samour
Adrien, le Dr Kernizan et Mr Hodgson ; les poemes et meme
une scene de classe de Frau Gaillard mimee par les 61&ves de
quatribme annie. Le public s'est litt6ralement tordu de rire.
Une partie trbs attendue de la soiree a &t6 le mini recital de
chants de Alzire Rocourt qui, d'une voix pure et cristalline, a
interpreted, avec accompagnement au piano de Josu6 Alexis,
les Lieder textes et poemes mis en musique par Schubert
ainsi que Schuman, Brahms, Wolf et avec en finale une trbs
belle musique de chez nous.
I1 s'agissait pour les
organisateurs de la soiree, Will
en tate de camper ce
personnage, cette femme peu
ordinaire venue d'ailleurs et
qui a su tellement faire siens
nos us et coutumes, sans
toutefois oublier pour cela ses
origines bulgare et allemande.
D'ailleurs une mini-exposition
regroupait tout cela, semblant
r6sumer la vie de Heidi avec
ses trois drapeaux symboles
de ses trois patries, le costume
bulgare qu'elle revetait chaque
annee a la F6te de la bibre,
l'accordeon, l'argile qui guerit
tout et a laquelle elle croyait
ferme et la petite boite de
biscuits, les < platzchen, <<
dont son amie Frau Zach avait
le secret. Aussi pour la soiree
hommage, le public a pu se
r6galer, Frau Zach n'ayant pas
voulu rater l'occasion de faire
encore une fois ces biscuits,
le pcchk mignon de Heidi.
La soiree hommage
s'est terminde avec le
devoilement de deux portraits,
l'un de Marie Henriette Roy Le violoniste Romel Joseph
Fombrun devoil6 par sa sceur
Odette Roy Fombrun, et l'autre de Hedwig Gaillard, devoile
par son fils Micha qui malgr6 sa forte motion, a tenu a
prononcer quelques mots : < Mutti peut s'en aller tranquille,


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merits !
la relive est assuree. Je m'en suis rendu compte ce soir <
Les deux portraits orneront chacun une salle de classe
de l'Institut.
En finale il y a eu le fameux << Bowle>> 1 (de Frau Gaillard, celui
qu'elle servait chaque annie a la Noel, a la Weihnachtsfeier
de l'Institut. Cette annie, elle n'a pas eu le temps de le plrparer,
puisqu'elle est morte tout juste quelques jours avant la Noel.
Mais il y avait son fiddle Renaud, qui a racont6 comment elle le
traitait de << dumkopf >> si jamais il ne respectait pas l'ordre
d'incorporation des divers ingredients de cette superbe
boisson.
Auf WiedersehnHeidi !

Le concert de Sainte Trinite
Le lendemain dimanche 26 Avril, c'6tait le Concert de
Paques, offert par l'Orchestre Philharmonique de Sainte Trinit6
sous la direction du Pbre David CUsar et de Pierre Leroy, en
hommage a l'immortel Chef d'orchestre Hector Lominy, disparu
le 16 avril 2007, mais aussi en hommage a Felix Mendelssohn
dont l'annde 2009 rambne le deux centibme anniversaire de


accompagne de 1 'Orchestre Philarmonique de Sainte Trinite
(HENM)
naissance.
Le public, une fois encore, est rest 6 merveill du
talent du violoniste Romel Joseph dont l'interpr6tation du
Concerto en mi mineur op 64 (1844) fera date.
Rarement on n'aura vu et entendu un musicienjouer
avec tant d'6motion. Et il est a se demander si des larmes ne se
melangeaient pas a la sueur qui perlait sur son visage
litt6ralement transfigur6.
La presentation du concert 6tait assuree par Nicole
St Victor qui a parl de Felix Mendelssohn Bartholdy et des
petits chanteurs qui ont ouvert l'6v6nement musical de la
saison.
D'autres concerts sont en perspective. Signalons le
Grand R6cital de Printemps avec Romel Joseph au Violon et
Micheline LaudunDemis au Piano, a l'occasion des 50 ans de
Romel Joseph et de ses 25 ans de performance. Puis le Grand
concert marial pour la Fete des meres, le 31 Mai, h la Chapelle
Ste Rose de Lima avec Nicole St Victor, soprano, Valerie Brutus
(soprano lyrique), Jamie Cartright, mezzo-soprano et Jeanne
Poccius, trompette. Enfinpour le 14 Juin la Paroisse St Vincent
de Paul, a Thomassin, a 4h30 pm, le concert avec l'Orchestre
Philharmonique Ste Trinit6 et les Petits Chanteurs. En soliste
Nicole St Victor et Valerie Brutus.


La presse fait la difference


(PRESSE... suite de la page 2)
comme pour lajoumre 6lectorale du 19 avril, il
ne resterait alors aucun espoir.
I1 est des moments oi une institution
peut incarner l'id6al d'une nation.
Et aujourd'hui ce n'est ni la classe
politique reconciliation ou non mais blanc
bonnet, bonnet blanc ; ni la lutte populaire -
englude malgr6 elle dans des querelles de


chefs ; ni le pouvoir qui laisse
l'impression de mettre ses visees
politiques avant la lutte contre les
maux de ce pays ...
La presse seule qui fait la
difference. Esp6rons qu'elle
maintienne et meme ameliore cette
performance.
Marcus, 27Avril 2009


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1e(*
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Mercredi 29 Avril 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 14


o Rien n 'est si dangereux qu 'un
imbecile qui a l'apparence d'un homme
intelligent > Edouard Herriot

Nul ne peut ignorer le poids de la
r6le des mythes fondateurs dans la constr
personnalit6, individuelle et collective. J'ai g
que < Malice > tait le paradigme de l'intelli
notre cher < Bouqui > tait celui de la sottise
personnifiee. L'imb6cillit6 fait homme. L'i
modules, l'existence de personnalits
constituent, dans toutes les soci6t6s, i
transmission sociale bien l6abor6 et capabl
l'6mergence de citoyens engages dans la tr,
de leur pays. Leur absence criante dans la soci
d'aujourd'hui provoque cette d6sorientati
vivons et cette sensation d'6chec que nous res
En plus, on nous a toujours fait croire,
environnement de < bouqui > et de < pitit bouc
s'atteler a faire partie des < malices > afin de t
aux d6pens des moins pourvus, intellec
6conomiquement ou des plus d6favoris6s,
Nous avons sfirement mal compris la facon de
nous sommes toujours membres d'honneur de
Moins Avanc6). J'ai done fini par croire que <
qui faisait avancer les choses >, < l'i
transformatrice > n'habitait que chez les autre
yo > tandis que chez nous ce ne serait que
tutelle agressive>> ou < assistance sans gene
voies qui nous conduiraient vers le salut, 6con
le progrbs si ardemment souhait6. Ce n'6tait
vrai. Les modalit6s relationnelles de l'6tre 1
l'imb6cillit6 semblent 6tre les memes sot
latitudes, ind6pendamment des r6f6renc
culturelles, ethniques. Le voile tomba le
commence observer les stades de foot-ball
les declarations des dirigeants de ces pay
Beaucoup Plus Avanc6). < Aucun Italien
Aucun Italien nait negre > s'achamait un stade
l'enfant prodige du foot-ball italien actuel, le
Mario Balotelli, adopt par un couple italien, i
par des parents du Ghana, en Italie. Je suis i
que le nouveau President am6ricain, disait,
retenue protocolaire, le Premier Ministre Italie
l'incombustible (long6vit6 politique est mainte
a intelligence, par un strange artifice mis
Sarkozy). Et voilh maintenant Sarkozy,
d'occuper les espaces m6diatiques, suivant
son ami Berlusconi, et pretend convaincre tc
qu'il est le seul A pouvoir mener le monde,
intelligence sup6rieure.
Chers amis lecteurs, je ne sais pa
au courant de la demibre pol6mique de Sarkozy
de la R6publique Francaise, vient de surprendr
et strangers > avec une d6claration-confes
r6alis6e dans l'intimit6 d'une conversati
Parlementaires, lors d'un diner. Officiellemei
d6menti. Officieusement, le contenu de la
circule et fait boule de neige. L'un des invites
le contenu de toute la conversation. D'aprbs
dirigeants des grands pays ne sont pas aus
lui. Ils n'arrivent pas a donner la taille si on 1
lui. Ils ne sont pas < intelligents > et ceux qui


Intelligence-s!

tradition ni le sont pas autant que lui, et meme ceux qui sont plus intelligents prdsidentfra
action de la que lui n'arrivent pas a avoir des r6sultats aussi performants ndlr]sur les
randi croyant que les siens. Parlant d'intelligence comparative, j'ai cr de Zapatero,
gence et que d6voiler une r6flexion du genre : Zapatero est moins intelligent uniquement
, de labetise que Sarkozy et celui-ci beaucoup moins que Jospin. 17/04/09)
nfluence des Cependant, ce dernier, quoiqu'intelligent, n'a meme pas pu
exemplaires passer a un second tour face a Sarkozy. Villepin qui se croit plein de la
un mode de malin est maintenant aux abois. Dans le mime ordre d'id6e et habitues les
e d'inciter h maintenant la meme ligne de conversation, Obama serait un Charles de
ansformation etre sup6rieur, extremement intelligent et d'un grand charisme president de
i6t6 haitienne mais ne s'accroche a aucune r6alit6. Il n'a dirig6 aucun fait comme
on que nous Ministbre (lui par contre oui) avant d'arriver h la Pr6sidence et (Journal El
;sentons tous. n'a parfois aucune id6e claire sur certains dossiers. Merkel
que dans un n'a fait que suivre et adapter les decisions prises par la France Nicolas Sari
lui >, il fallait pour lutter contre la crise. Et ainsi de suite. Le seul, le vrai pour consdq
oujours vivre leader, d'apres lui, Berlusconi. Celui qui gagne les elections en Espagne,
ctuellement, est celui qui d6montre son intelligence. Il en gagne, done il est president dA
socialement. le plus intelligent. Etait-ce purement et simplement de < l'ironie frontieres. Ic
proc6der car sarkozyenne > la comparaison des degr6s d'intelligence des l'exterieur, g
:sPMA(Pays Repr6sentants politiques du G-7? Moi qui pensais que
l'intelligence l'absence d'intelligence ne concernait que les hommes d6finitivem
intelligence politiques des R6publiques Bananibres ? Je pensais que les d'exprimer
:s, < kay blan plus idiots 6taient ceux qui s'achamaient a maintenir un peuple Messi, Eto'
<< mise sous dans la misere a la fois que leurs comptes en banque exemple ou
>>, les seules grossissaient. Je vois done maintenant que le < beau monde > Shumacher,
lomique, vers dit aussi des betises. Et, certains des dirigeants actuels dans le mon
pas tout a fait semblent avoir d6velopp6 un <>, tel que la meilleure affaire, monde de 1
humain et de le < gros lot >, serait de pouvoir < les acheter a leur prix vrai et politique, Vc
us toutes les les revendre au prix qu'ils croient valoir >. Howard Gar
:es sociales, Les reactions ne se sont pas fait attendre. types d'inte
jour ou j'ai S6golbne Royal a pr6sent6 ses excuses au Pr6sident Zapatero logico-math
ou a 6couter tout en faisant remarquer que Sarkozy 6tait < r6cidiviste dans interperson
ys BPA (lire toutes les formes d'agressivit6 verbale, de d6nigrement > et kinesth6siqu
n'est negre. que lorsque l'on lisait actuellement la presse international, l'intelligenc
italiencontre on avait honte d'etre franqais. Elle a demand pardon en rythmique. ]
jeune joueur Afrique. Maintenant h l'Espagne. Et dire que la Premiere Dame mettant l'acc
nis au monde franqaise (Bruni-Sarkozy) venait de d6clarer qu'elle se compte de ce
noins bronze r6jouissait de ne plus etre Italienne a cause de l'in616gance de a quelqu'un
sans aucune Berlusconi. < I faut que cela s'arrete. Le jour ou Nicolas vie. < Surun
n, Berlusconi Sarkozy changera de mode d'expression et apprendra a 6t6 pour m(
;nant associ6e respecter les autres, je n'aurai plus l'occasion de m'excuser, intelligent. ]
au point par de demander pardon >, precise S6golbne. Du c6t6 de l'Espagne, Sherlock Hc
lui ne cesse la diversity d'opinions dans les grands joumaux a 6t6 trbs d'unpays es
l'exemple de int6ressante et m6rite reproduction: contraire esi
out le monde La seule interpretation raisonnable desparoles cependant,
grace A son de Sarkozy est qu 'il n 'avait aucune volonte d'offenser. II est ayant occ
evident qu 'il s'inclut dans le groupe des stupides, avec < l'atypicit6
s si vous 6tes Zapatero, pour se moquer des intelligents qui ont perdu au
. Le Pr6sident premier tour, comme Jospin, et des m&mes qu 'il a vaincu, 6tait la chose
re, << propres comme Villepin. Ce qu 'ily a de vdritablement stupefiant dans vrai. Ceper
sion-opinion ses declarations, c 'est bien que Berlusconi lui semble un consid6rant
on avec des module politique. (Journal El Mundo du 18/04/09) et d'ailleurs,
It, ily a eu un o C'est inevitable. De la meme manidre que le l'intelligence
conversation fleuve Guadiana, le caractere fanfaron de Nicolas Sarkozy valeur const
aurait d6voild ddborde periodiquement de son lit. > (Journal El Periodico penser a dim
; Sarkozy, les du 17/04/09) produit Ch
si dou6s que o L 'un des dirigeants les plus d.sinvoltes est
es compare a Sarkozy, excellent homme politique et habile gouvernant,
le sont, ne le mais avec une estime de soi qui depasse de beaucoup sa


propre stature et qui par consquent affirme
qu 'aucun autre dirigeantn 'est sa hauteur
Ce n 'est pas la premiere fois que le
mnais met La Moncloa [equivalent de 1 'Elysde,
nerfs, ainsi, soit il refrine sa tendance aparler
soit il devra crier a L 'Elysde un department
dedid aux dimentis. "(Journal La Razon du

o Nicolas Sarkozy est un personnage stranger
distance majestueuse a laquelle nous ont
presidents frangais, non pas seulement depuis
Gaulle, mais depuis Pepin le Bref Mais le
la Ve Republique, avec sa boulimie de mots,
toujours usage d'extreme desinvolture.
Pais du 18/04/09)
o Le commentaire du president de France,
kozy, sur Jose Luis Rodriguez Zapatero, a eu
'uence d'unir les socialistes et les populaires
qui ne permettentpas que 1 'on parle mal d'un
u gouvernement espagnol en dehors de nos
:i, a 'interieur, il n 'y apas de barriere, mais a
:a ne passe pas. (Journal ABC du 18/04/09)
Enfin, moi qui pensais que tout le monde 6tait
ent d'accord sur la multiplicity de falcons
l'intelligence ou de d6montrer son existence.
o, Ronaldo dans le monde du foot-ball par
Bryant, Gassol, Nadal, Hamilton, Alonso,
sont des exemples d'intelligence sup6rieure
Ide du sport. Verdi, Bach, Beethoven, dans le
a musique, Gandhi, Martin Luther King, en
iltaire, Moliere dans la langue, et ainsi de suite.
dner a travers ses recherches a 6tabli plusieurs
lligences chez l'6tre humain, l'intelligence
6matique, l'intelligence spatiale, l'intelligence
nelle ou sociale, intelligence corporelle-
e, l'intelligence verbo-linguistique (ouverbale),
e intrapersonnelle, l'intelligence musicale-
Daniel Coleman pr6sente une autre liste en
cent sur l'intelligence 6motionnelle. Si on tient
;la, il serait done difficile de consid6rer imbecile
qui ait fait ses preuves face aux difficulties de la
e ile d6serte, il arriverait a survivre >, a toujours
oi la facon d'exprimer que quelqu'un 6tait
Robinson Crusoe. La capacity de deduction.
,lmes. Enfin, arriver a occuper la Pr6sidence
t signe d'intelligence et pr6tendre d6montrer le
t ne pas faire preuve d'intelligence. En Haiti
nous avons eu pas mal de < cas anormaux >
up6 la pr6sidence du pays. C'est
haitienne >. Nous sommes un cas special !
Enfin, Descartes pensait que le < bon sens >
e la mieux partag6e du monde. C'est peut-6tre
idant, vu ce qui se passe au niveau mondial,
les agissements des hommes politiques, d'ici
on ne peut que croire que < la somme totale de
e des hommes politiques de la Planete est une
ante >. La conclusion logique serait done de
linuer leur nombre, or c'est le contraire qui se
lez nous et ailleurs. Quelle horreur !
Oscar Germain
germanor2005@yahoo.fr
Avril 2009


Demesvar Delorme: entre absolutisme et liberalisme


VERNETLAROSE
vemaroza gmail.com

Demesvar Delorme mourut a Paris, le 26 d6cembre
2001, en sa residence sise au boulevard de Courcelles; et,
Ant6nor Firmin, alors ministre pl6nipotentiaire, prononca
l'oraison funbbre, en lui rendant des hommages chaleureux et
respectueux.
Ce ne fut cependant pas que circonstanci6: lesjeunes
allaient a Paris voir Delorme<>,
nous dit Jean Price-Mars. Celui-l eut plusieurs admirateurs
tels, le poete Oswald Durand, qui lui d6dia<>,
Frederic Marcelin, Henry Chauvet, etc.
Et lors de la commemoration du centenaire de sa
naissance, le 10 f6vrier 1931, un comit6 Demesvar Delorme se
forma au Cap envue d'organiser les festivit6s approprides. Le
gouvemement y assista. Le ministre Luvigny Vaughes et le
s6nateur Louis Z&phyrin le repr6sentbrent. Plusieurs articles
lui furent consacr6s dans lesjoumaux.
Comme c'est le present qui donne sens au pass, que
signifie pour nous l'oeuvre de DemesvarDelorme, aujourd'hui?
Quels enseignements pouvons-nous en tirer relatifs a sa
participation au gouvemement du president Sylvain Salnave,
sa conception sur la place et le r6le d'Haiti dans le systeme-
monde, et de 1'l1ite particulibrement, 1'elite intellectuelle?

Le moment Salnave: le liberalisme quand mime
Enseignant et animateur culturel, Demesvar Delorme
publia l'Avenir, en 1859, un organe d'expression lib6rale en
ayant pour devise: <>.
II dut suspendre la publication aprbs avoir requ une injonction
du bureau de l'arrondissement du Cap. II fut Olu d put6 du
Cap en 1862 et lutta dans l'opposition lib6rale; et, a la
dissolution de la Chambre en 1863, il reprit ses activities litt6raires
et artistiques.
11 ne tarda pas toutefois a reprendre ses activities
politiques. Les insurrections gagnbrent le Cap en ayant pour


chef le general Salnave. Delorme s'yjoignit et fut le principal
r6dacteur du <>. Il s'exila, a la suite
de la d6faite des insurg6s du Cap, mais il y revint a la chute de
Geffrard. Salnave le remplaca. comme president de la


Demesvar Delorme (1831 1901)


R6publique, et confia a Delorme les ministbres des Relations
Ext6rieures, puis de l'Instruction publique et des cultes.
Le gouvernement de Salnave n'6chappa pas a la
tradition des prise d'armes, dujeu guerrier. Ce gouvemement
passa plus de temps a guerroyer qu'h administrer les affaires
publiques. Et Delorme eut a assurerjusqu'a quatre ministries
au cours de l'annre 1868. Mais Salnave rompit cette
collaboration en le nommant subrepticement repr6sentant
d' Haiti a Londres, puisqu'il recut sa lettre de revocation avant
de pouvoir s'y installer.
La participation de Delorme au gouvemement de
Salnave soulkve la question d6ja pose par Jean Price-Mars:
<< En attendant, nous entendons d'ores et d6ja, fixer
l'attention du lecteur sur l'acceptation g6ndrale que nous
donnons au terme lib6ralisme. Nous l'opposons, a celui
d'absolutisme, a cet absolutisme qui est la norme traditionnelle
de la politique de nos chefs d'Etat a peu d'exception pr&s.
Nous voulons 6tablir tout de suite que ce lib6ralisme
d6coule de l'adh6sion que notre pays a apport6e aux principes
fondamentaux sur lesquels la R6volution Francaise de 1789
s'est 6tayde lorsqu'elle a solennellement proclam6 les Droits
de l'homme. Nous savons tous que les droits de l'homme ont
pour corollaires essentiels les quatre libert6s qui constituent
la base in6quivoque de toute vraie dcmocratie. Haiti, 6tant
une fille insolite et embarrassante de la R6volution Francaise,
il s'ensuit que les quatre libert6s devaient 6tre int6gr6es dans
les institutions, dans les moeurs et la vie publique de notre
communaut&. Pourquoi n'en est-il pas ainsi?.>> (Jean Price-
Mars, Joseph Ant6nor Firmin L'Indomptable lutteur, Imp.
S6minaire Adventiste, Port-au-Prince,s.d.p50-51.)
L'auteur l6abore la probl6matique relative au fait
politique haitien. De quelles traditions nos hommes politiques
sont-ils redevables? Est-ce du lib6ralisme ou de l'absolutisme?
Si pour Delorme, ses 6crits, ses actes politiques et
son action culturelle pourraient nous porter a le ranger dans la
cat6gorie du lib6ralisme, qu'en est-il cependant du g6ndral-
(LETTRES HAITIENNES/p. 12)


Page 10





Mercredi 29 Avril 2009
Haiti enMarche *Vol XXIII N 14


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SANTE

Avec 149 morts, la grippe porcine mexicaine s'etend l'Europe


(GRIPPE-EUROPE... suite de la page 3)
doivent subir des tests.
La secr6taire d'Etat Hillary Clinton a dit que
Washington prenait la question "trbs au s6rieux" et a
recommand6 la prudence aux personnes qui se rendent au
Mexique.
DEUX TIERS DES MALADES DEJA RETABLIS AU
MEXIQUE
L'6tat des personnes contamin6es en Europe n'est
cependant pasjug6 grave. Ce qui vaut 6galement pour les cas
enregistr6s aux Etats-Unis et six autres annonc6s au Canada.
Un enseignant n6o-z61andais et une dizaine d'61&ves rentr6s
r6cemment du Mexique sont aussi soign6s pour des cas b6nins.
Au Mexique, environ deux tiers des personnes ayant
contract cette grippe sont d'ores et d6jh r6tablies.
En France, les autorit6s sanitaires examinent quatre
personnes qui pourraient avoir 6t6 contamin6es par le virus
apres avoir 6cart6 six cas suspects signals depuis ce week-
end.
"I reste quatre cas qui n'ont pas &te exclus, a Pau, a
Nantes, a Lyon et a Poitiers", a fait savoir l'Institut national de
veille sanitaire. Le gouvernement francais continue d'inviter
les voyageurs a la prudence.
Des cas de cette grippe porcine qui relive a la fois
des virus des grippes aviaire, humaine et porcine classique -


La grippe porcine
(... suite de la page 2)
cela causera effectivement une pand6mie", a dit Chan.
L'OMS rappelle depuis plusieurs annres qu'une
nouvelle souche de virus pourrait d6clencher une pand6mie
de grippe susceptible de tuer des millions de personnes dans
le monde entier.
La nouvelle souche du H1N1, qui r6unit des
616ments des virus porcin, humain et aviaire, a fait jusqu'ici
jusqu'a 68 morts, dont 20 d6ces confirms, parmi les 1.004 cas
presumes signals au Mexique. Huit cas non mortels ont ete
recens6s aux Etats-Unis.
Cette souche est encore mal connue et la situation
6volue rapidement, a dit Chan lors d'une t~lCconf6rence.
Aucun cas similaire n'a &t6 signal ailleurs dans
le monde, mais "il serait prudent de la part des autorit6s
sanitaires des diffirents pays d'etre vigilantes face aux cas de
grippe ou de pneumonie, en particulier s'ils apparaissent en
dehors de la p6riode habituelle de pic de la grippe", a dit Chan,
ancienne directrice de la Sant6e Hong Kong.
Les autorit6s sanitaires doivent aussi 6tre alertees
face a une forte incidence de cas graves ou mortels de grippe


sont 6galement soupqonnes en Italie et en Israel.
L'Organisation mondiale de la Sante (OMS) a
d6clench6 son systeme d'alerte pand6mique depuis
l'apparition du nouveau type de virus, mutant et transmissible
d'homme a homme.
Son comit6 d'urgence devait se reunir pour d6cider
un relbvement 6ventuel de son degr6 d'alerte pand6mique,
actuellement a 3 sur une 6chelle de 1 a 6. II pourrait passer au
niveau 4 ou 5.
"Si nous passons en phase 4 en raison du virus de la
grippe porcine, cela signifie que nous pensons qu'un virus
pand6mique potentiel a montr6 qu'il pouvait se transmettre de
personne a personne et causer de grandes 6pid6mies", a
d6clare dimanche Keiji Fukuda, directeur general adjoint de
1'OMS.
MEXICO, VILLEMORTE
La commissaire europ6enne a la Sante, Androulla
Vassilliou, a engage les ressortissants de 1'UE a viter les
d6placements non indispensables dans les zones affect6es
par le virus, et la Commission europ6enne a convoqu6 une
reunion extraordinaire des ministres de la Sante du bloc.
La souche qui sevit actuellement pr6sente le plus
grand risque d'une pand6mie grippale depuis la mort de
plusieurs centaines de personnes des suites de la grippe
aviaire en 1997. En 1968, la pand6mie de la grippe dite de Hong


Kong avait tu6 un million de personnes dans le monde.
L'6pid6mie a pouss6 des millions de personnes a rester
chez elles pendant le week-end. Mexico, m6gapole
bouillonnante de 20 millions d'habitants, avait des allures de
ville morte.
Les rassemblements publics y ont &te suspendus, les
6coles, muses et bars fermns. Ces mesures pourraient se
prolonger pendant dix jours, a indiqu6 le maire de Mexico,
Marcelo Ebard.
La propagation de la maladie a provoqu6 une chute
du cours boursier des compagnies aeriennes, par crainte d'un
fort ralentissement du tourisme, et une hausse de celui des
grands groupes pharmaceutiques.
Le gouvernementjaponais a tenu une reunion sp6ciale
sur le sujet, en se donnant pour priority la production d'un
nouveau vaccin. La Chine et la Russie ont interdit les
importations de cochons vivants et de viande de pore en
provenance du Mexique et des Etats-Unis.
En France, des mesures sp6cifiques d'information ont
&tr mises en place dans les a6roports notamment. Le ministbre
de la Sante francais estime que le pays est particulibrement
bien 6quip6 pour faire face a une 6ventuelle 6pid6mie.
La ministre Roselyne Bachelot a fait 6tat d'un stock
de 33 millions de traitements antiviraux Relenza et Tamiflu, qui
sont a priori adapts a ce virus.


a un potentiel de pandemie, selon I'OMS


dans des groupes autres que lesjeunes enfants et les vieillards,
tranches d'Age les plus exposes aux 6pid6mies saisonnibres
de grippe ordinaire.
REUNIOND'EXPERTS
La plupart des personnes d6c6d6es au Mexique
6taient Ag6es de 25 a 45 ans.
Des exports de 1'OMS ont apport6 leur aide aux
autorit6s sanitaires mexicaines.
L'OMS tient des antiviraux a la disposition du
Mexique, mais les autorit6s disposent de quantit6s importantes
de Tamiflu, dont le nom g6ndrique est oseltamivir, m6dicament
fabriqu6 par le laboratoire suisse Roche et qui, selon 1'OMS,
est efficace contre le nouveau virus.
"Les virus de la grippe sont notoirement
impr6visibles et pleins de surprise, ainsi que nous l'observons
actuellement", a dit Chan.
"I1 nous faut savoir comment le virus se propage,
quel est son processus de transmission et si oui ou non il
causera une maladie grave, et dans quel groupe d'Age", a-t-
elle soulign6.
Une commission de 15 experts devait se reunir


samedi apres-midi pour formuler des recommandations sur
toute "mesure temporaire" a prendre et sur un possible
relbvement du niveau d'alerte a la pand6mie, qui se situe
actuellement a trois sur une 6chelle qui va de un a six.
Dans l'attente d'une analyse plus approfondie
des cas et d'autres donn6es cliniques, il est "pr6matur6 h ce
stade" pour 1'OMS de formuler des recommandations sur les
voyages, a dit Chan.
"Nous n'avons pas encore de tableau complet de
l'6pid6miologie ou du risque, notamment de sa possible
propagation au-dela des zones actuellement affect6es", a-t-
elle not6. "Cependant, l'avis de 1'OMS est qu'il s'agit d'une
situation s6rieuse".
Il est aussi trop t6t pour demander aux laboratoires
pharmaceutiques de passer de la production traditionnelle de
vaccins contre la grippe saisonnibre h celle d'un nouveau
vaccin d6riv6 du nouveau virus.

WstisIP 9-D ^sn ^^Brl~~8~i


Page 11





Mercredi 29 Avril 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 14


GROUPE DE REFLEXIONS CITOYENNES POUR UN CHANGEMENT REEL EN HAITI
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POUVOIRAUX COLLECTIVITES TERRITORIALES


Ces derniers temps, la Constitution de 1987 suscite
une multitude de d6bats. Faut-il en amender certains
articles? Faut-il la supprimer purement et simplement et la
remplacer par une nouvelle constitution? On entend toutes
sortes d'arguments pour ou contre cette Constitution. Tout
ceci d6note qu'il y a un malaise dans ce pays dont le progrbs
6conomique semble toujours handicap par la politique.
Ce qui nous laisse croire qu'il y a quelque chose
qui empeche notre present systeme politique de fonctionner
comme cela se doit.
Ainsi, nous, un groupe de citoyennes/citoyens
concerns, nous sommes rdunis en atelier de r6flexions sur
la Constitution et les causes des difficulties de
fonctionnement de notre systbme politique. Faisant suite a
nos discussions, nous avons d6cid6 de r6sumer dans un
texte les r6sultats de nos r6flexions et de soumettre a
l'attention des int6ress6s les propositions que voici:

En pr6ambule, notons les constatations suivantes:
* Jusqu'a cejour, aucun gouvemement n'a pu appliquer
a la lettre les prescrits de la Constitution. Ily a toujours
quelque part violation ou mdpris de la Constitution. Par
exemple, aprbs vingt-deux ans d'application, nous
n'avons pas pu 6tablir le Conseil Electoral Permanent
prdvu par cette constitution.
* Le v6cu politique du citoyen ne correspond ni a la lettre
et ni a l'esprit de la Constitution. Le citoyen depend de
la R6publique de Port-au-Prince pour toutes ses
d6marches. Les collectivit6s territoriales ne sont pas
autonomes, comme le prescrit la Constitution.
* Tant que le pouvoir central est concentr6 entre les mains
d'un ex6cutif omnipotent, nous n'arriverons jamais a
une vraie decentralisation. Si nous devons d6pendre
exclusivement du Chef de l'Ex6cutif, qui devient ipso
facto le Monarque de la R6publique de Port-au-Prince,
pour veiller a la bonne marche des institutions, notre
systbme politique restera paralys6 pour longtemps, et
le sort des sections communales et des communes,
constituant la majority des citoyens vivant dans le
< pays- en-dehors, sera toujours n6gativement
disproportionn6 par rapport a la R6publique de Port-
au-Prince.
* En refusant aux Haitiens et Haitiennes vivant a l'6tranger
la possibility d'acc6der a un poste 6lectif pour avoir
renonc6 ant6rieurement a leur nationality haitienne, la
Constitution rend difficile la r6int6gration de ces
citoyens et citoyennes dans la vie politique du pays.


Autant d'opportunit6s rates, puisque ces gens ne seront
pas int6ress6s a investir dans le pays tant qu'ils seront
consid6rds comme des citoyens de seconde cat6gorie.

En consequence, les propositions suivantes s'imposent:
1.- La Constitution doit tre r6vis6e avec l'id6e de remettre le
centre du pouvoir de decision aux collectivit6s territoriales
par l'entremise d'un Conseil des Gouvemeurs. Un chef de
Gouvemement (chaque annde) sera elu par rotation par les
membres du Conseil en r6f6rence de sa capacity de gestion,
performance, sa morality et les r6sultats concrets de son
d6partement.

2.- Le territoire sera divis6 en d6partements, communes et
sections communales.

3.- Chaque d6partement aura a sa tete un Gouvemeur elu au
niveau d6partemental, assist d'une 6quipe technique de
travail. Chaque d6partement aura la charge de preparer son
plan de d6veloppement qui sera int6grd au Plan Nationale de
Reconstruction des Collectivit6s.

4.- Chaque commune aura a sa tete un Gouverneur-Adjoint
elu au niveau communal, assist d'une 6quipe de travail.

5.- Chaque section communale aura a sa tete un Magistrat, lu
au niveau de la section communale, assist d'une 6quipe
technique.

6.- Le Pouvoir Executif est exerc6 :
a) par le President de la Republique, remplissant le r6le
de Chef de l'Etat, elu au suffrage universel direct a la majority
absolue ;
b) par le Conseil des Gouverneurs compose des dix
Gouvemeurs.

7.- Le Conseil des Gouverneurs sera assist par des
Conseillers d'Etat, responsables des institutions 6tatiques
nationales. Ils/elles seront nomm6s par le Conseil des
Gouvemeurs
Les Conseillers d'Etat auront pour attributions de
veiller a l'ex6cution des decisions prises par le Conseil des
Gouvemeurs (Un Gouvemeur par D6partement Ag& au moins
de 45 ans)

8.- Il sera prvu Un GouverneurAdjoint par Commune ag6 au
moins de 35 ans


9.- I1 sera prvu Un Magistrat par Section Communale ag6
au moins de 30 ans

10.- LE POUVOIRLEGISLATIF sera exerc6 parla Chambre
des Communes, repr6sentW par les Gouvemeurs Adjoints
(Parlement des Collectivit6s) Le S6nat sera supprim6, ainsi
que les D616gu6s D6partementaux, les ASEC ETLES CASEC

11.- LE POUVOIR JUDICIARE DOIT ETRE REVISE
COMPLETEMENT. Les Juges doivent 6tre 6lus.

12.- Compte tenu de nos limitations financibres, nous
devrons garder au strict minimum le nombre d'l6ections a
organiser pour les postes 6lectifs.

13.- La Commission Electorale Permanente doit tre
ind6pendante des trois pouvoirs.

14.- La Constitution doit etre revis6e pour rendre eligible
A des postes 6tatiques tout individu d'origine haitienne,
qui le desire et qui possede, ou qui a recouvre la nationality
haitienne. Ainsi les Articles 15 et 18 excluant les Haitiens
qui ont pr6alablement renonc6 a la nationality haitienne
doivent &tre amends.

En r6sum6, nos propositions garantissent le respect des
trois principes suivants :
Une constitution adapt6e a la r6alit6 du pays.
Un Etat-Nation au service des collectivit6s
territoriales
Un systeme de gouvernance ax6e sur la
decentralisation et r6pondant A la mesure de nos
moyens financiers.


Therese Guilloteau
Coordinatrice


Nemours Damas
Relations Publiques


Nous vousprions defaire circuler notre petition, car nous
avons besoin d'un million de signatures au moins pour
ddmontrer laforce de nos voix.

Envoyez vos r6ponses aux adresses
dlectroniques suivantes:

HAITIANSINTRANSIT.ORG@GMAIL.COM
HAITIGROUPEREFLEXION(,YAHOO.COM


Demesvar Delorme: entre absolutisme et liberalisme


(LETTRES HAITIENNES ...suite de la page 10) Delorme croyait-il que sa participation au gouvemement allait
president Sylvain Salnave? Si, c'est du c6t6 de l'absolutisme, lui donner l'opportunit6 d'infl6chir la tradition absolutiste?
Sa demarche ne r6siste pas face a la pesanteur
AVI RENYINYON PIBLIK de la tradition haitienne, que ce soit dans l'affaire Montas,
que ce soit dans les vell6it6s de bitir un espace de
Yap avize ke Komite Transpb Piblik, Enfrastrikti ak Woutye (sig dialogue dans le cadre du regime insurrectionnel,
angle TIRC) de Asanble Komisyon6 Konte Miami-Dade la pral fe yon despotico-anarchique.
reyinyon piblik nan Sal Komisyon an ki sou 2yem etaj, 111 N.W. 1st Ldon Montas, ancien commandant du
Street, Miami, Florid, pandan yon reyinyon ki pral kimanse a 2:00 D6partement du Nord, se trouvait en prison sans 6tre
p.m., jou 13 me 2009 la. Se la menm yo pral diskite sou chanjman jamais traduit cependant par devant ses juges naturels.
ak modifikasyon ke yo konsidere f6 nan seten traje bis tankou sa ki Mme Leon Montas adressa une petition a la Chambre y
swiv anba la a : relative. Le d6put6 Armand Thoby y donna les suites
necessaires. II proc6da a l'interpr6tation du cabinet
VE 14 JEN 2009, MIAMI-DADE TRANSIT (MDT) PWOPOZE FE minist6riel, le 12 octobre 1867.
DE AJISTEMAN NAN SEVIS LI YO, YON FASON POU TRAJE La stance se d6roula sous un climat surchauffi
BIS SA YO KA OPERE AK PLIS EFIKASITE: TRAJE BIS 21, 36, occasionn6 par l'antagonisme exacerb6 du d6bat entre
41, 48, 91, 99, L, M, 183rd STREET MAX, 238 EAST-WEST les deux protagonistes. Delorme essaya vainement de
CONNECTION, 243 SEAPORT CONNECTION, 246 NIGHT OWL, calmer les esprits et de ramener les adversaires a la
AK 344 FLORIDA/HOMESTEAD CONNECTION. MDT PWOPOZE raison. N6anmoins, une foule y fit irruption en
TOU POU LI ENPLIMANTE YON NOUVO TRAJE AK ARE BIS envahissant la salle des s6ances de la Chambre des
ITE 79TH ST T MA dput6s, puis les expulsa. Les portes de l'6tablissement
LIMIE: 79TH SR MAX furent clouds au cri de << Vive Salnave>>. Et le 5
Nan reyinyon an, Komite a pral bay moun oswa ajans enterese d6cembre 1867, c'est le cadavre de Ldon Montas qui
yo opotinite bay dizon pa yo sou asp6 sosyal, ekonomik, ak gisait dans sa cellule. Lejournal officiel,<>
anviwonnmantal pwoje sa a. Moun ki enterese yo fet pou soumet parla d'une apoplexie foudroyante. Personne ne donna
vebalman oswa alekri pwen yo vie etabli yo oswa rekbmandasyon cependant foi a ce proces-verbal.
y an rap ak pwoj sa a. Le president Salnave 6tait quasiment encercl6
yo a sa par divers mouvements insurrectionnels. I1 n'avait aces
Yon moun ki deside mennen an apel nenpit desizyon ke komite qu'aux ports de Port-au-Prince et du Cap; et il passait la
a, ajans la, oswa komisyon an ta pran an rapb ak sij6 ki te an majeure partie de son temps dans les combats.
konsiderasyon nan reyinyon an oswa nan odyans la, pral bezwen Apartirde f6vrier 1868, Delorme se trouvait dans
yon rejis de tout pwosedi yo. Moun sa a gen dwa oblije asire ke une situationparadoxale. Par interim, il exerqait la fonction
de responsable du gouvernement qui avait toujours son
rejis motamo sesyon yo te fet, enkli temwayaj ak prev ki se baz e spoab du uveementquiavaittooursson
pousiege Port-au-Prince.
pou apl la. I1 mit l'ardeur non seulement dans
Konte Miami-Dade bay opotinite ak aks6 ekitab nan anplwa, epi li pa l'accomplissement de ses tiches politico-administratives
f6 diskriminasyon sou moun enfim nan pwogram li yo oswa sevis li mais il tenait des salons litt6raires au milieu d'une telle
yo. Depi nou avize byen bone anvan reyinyon an, nou kapab jwenn atmosphere qui n'arretait pas de s'envenimer. Pourquoi
aparey pou tande ak lot sevis pou ede nou kominike. Sou demann, done ne cessit-iljamais d'exprimer sa loyaut6 inddfectible
h l' gard du president Salnave, car, il aurait pu rejoindre
fom sa a disponib nan yon foma aksesib (kaset tep. Bray, oswa le movement insurrectionnel?
disket konpit6). Pou materydl nan yon lot foma, yon entipret an Pour lui, celui-ci o tant lu, il jouissait de la
siy pou soud oswa nenpot lot akomodasyon, tanpri kontakte Maud l1galit6, car l'insurrection ne reposait sur aucun
Lizano nan 786-469-5478. Kliyan yo ki sevi ak fondement 16gal, n'6tait pas 16gitime. Au nom de la loi et
TDD, tanpri rele sevis Florida Relay Services nan MIAMI de l'ordre, il fallait done rcprimer le mouvement. Et dans
1-800-955-8771 omwen (5) senk jou davans. rc ce mme ordre d'id6es, il cherchait a convaincre les
diffirentes classes et couches sociales a collaborer avec


le gouvemement.
La litt6rature, les d6bats d'id6es repr6sentbrent pour
Delorme lavoie dans la quete du dialogue entre les diffirentes
categories sociales. Il ne donnait pas dans l'illusion mortifbre
de l'hyperpolitisation, de la polarisation politique qui excluait
l'autre.
Son intervention n'6tait ni utopique ni chimdrique.
La culture, au sens polys6mique du terme, constitue en Haiti
un lieu de conviviality et d'expression de la liberty, au contraire
de l'absolutisme qui regne dans la sphere politique. La
representation, absente enl'instance politique, se retrouve en
l'instance culturelle.
Delorme qui 6tait a la fois une homme de culture et un
homme politique le comprenait vivement; et il pensait a la
possibility d'investir cette conviviality et cette expression de
la liberty d6ji pr6sentes dans l'action politique.
II achoppa en ce passage; il ne fut pas le seul: la
society haitienne tout entire n'arrive pas jusqu'a present a
conduire le passage de l'absolutisme au liberalisme.

Le devoir de memoire
Nous avons l'opportunit6 a travers l'examen des
oeuvres et de ses actions de d6battre sur la port6e et les limites
de la m6thode Delorme, qui se pr6sentait comme l'ap6tre du
liberalisme dans le cadre d'un regime de tradition absolutiste.
Ce d6bat s'impose d'ailleurs en vue de sortir du
monologue dans lequel nous nous trouvons lorsque nous
employons les notions de libre entreprise et de d6mocratie.
Or, libre de toute influence iddologique,la guerre
froide et la domination imperiale, < d6veloppement>>, Delorme avait deja r6fl6chi sur la d6mocratie
en Haiti, sur le paradoxe de la misere au sein des richesses. Sa
conception sur le d6veloppement politique et socio-
economique est tout aussi pertinent que celle issue de l'apres
deuxieme guerre mondiale.
II a abord6 les problkmes lies a la quasi-absence de la
figure de entrepreneur, du r6le incontournable de l'Etat, des
liens entre le d6veloppement socio-6conomique et
l'interm6diation financiere et bancaire, sur le r6le fondamental
du d6veloppement agricole dans le d6collage d'Haiiti, sur la
temporalit6 dans l'introduction de la technologie. II a insist
sur l'importance de mettre l'accent sur ce fait sociologique
fondamental: le passage du travail comme damnation au travail
comme emancipation en vue de donner un sens socio-
economique a la proclamation de l'Ind6pendance.

Vernet Larose


Page 12





Mercredi 29 Avril 2009
Haiti enMarche *Vol XXIII N 14


La Grande Riviere du Nord (2)


La semaine dernibre, nous avons pr6sent6 les
observations que nous avons pu faire concernant les
indicateurs de degradation de l'environnement sur le haut
bassin de la Grande Rivibre du Nord. Cette semaine, nous
voulons voir les r6sultats de cette degradation.


comme une furie, dlargissant chaque fois un peu plus la
<< galette >>, faisant perdre au paysan d'importantes surfaces
qui autrement auraient ou ntre cultiv6es.
Bien sur, le paysan essaie de compenser cette perte
enfaisant des cultures dans le lit meme de la rivibre, comme on


La premiere construction d'un barrage, au lieu dit la
Tannerie, pour alimenter ce systbme d'irrigation remonte
probablement a la p6riode coloniale. Mais depuis ce barrage a
plusieurs fois dfi ttre rihabilit6, soit qu'il ait t& complktement


Different aspects de la Grande Riviere du Nord: saison seche, saison pluvieuse, rehabilitation (HENM)


Le premier constat est la destruction des berges. Elle
est 6vidente sur la photo repr6sentant cet arbre dont on ne
sait comment il tient encore debout car le sol dans lequel il
6tait plantW a 6te emport6 par les eaux.
Un deuxibme constat est la dimension du lit de la
rivibre, qui est sans commune mesure avec le d6bit du cours
d'eau ... en saison seche ... car en saison pluvieuse, plus rien
ne retenant l'eau dans les hauteurs, la rivire << descend >>


peut le voir sur la seconde photo ; mais il faudra qu'il r6colte
rapidement, avant l'arriv6e de la saison pluvieuse, sinon tous
ses efforts seront perdus.
Mais il y a autre chose. Une des raisons qui avaient
incit e choisir le bassin versant de la Grande Rivibre du Nord
pour une experience pilote du PITDD est que ce cours d'eau
est utilis6 pour l'irrigation de la plaine de Quartier Morin, soit
environ 1.800 hectares.


ensabl6 par les sediments apport6s par la rivibre, soit qu'il ait
6te tout simplement emport6 par les eaux en furie.
La troisibme photo montre la plus r6cente
rehabilitation, encore incomplete, car on ne peut encore
envoyer l'eau dans le systbme, il faut en effet curer le canal
d'amenee qui est encore complktement ensabl6.

Bernard Etheart


Le jatropha, agrocarburant du futur dans les Pays du Sud ?


Mali "Plante-miracle", "orvert du dsert", lejatropha
fait la Une. Cet arbuste originaire d'Amdrique du Sud produit
en effet une huile aux propri6t6s proches de celles du gazole.
Mais contrairement a ce que laissent sous-entendre ses
surnoms, le jatropha a ses limites et pr6sente le risque de
conflits d'usage sur des terres utilis6es aujourd'hui pour
l'agriculture vivriere.
Comme l'explique Roland Pirot, agronome et
chercheur au Cirad: "C'est le dernier choc p6trolier qui a cr66
cet engouement international pour lejatropha. Depuis l'int&r&t
est un peu retombd".
Dans les ann6es 40 d6j~, la plante 6tait utilis6e comme
carburant enAfrique. La-bas, on l'appelle pourghbre et on lui
prete traditionnellement bien des vertus : son latex contient
des agents coagulants et cicatrisants pour soigner les


blessures, son huile est purgative. On l'utilise aussi pour
fabriquer du savon et son tourteau peut tre utilis6 en engrais.
Son systeme racinaire profond permet de lutter contre l'6rosion
des sols. Enfin, les haies vives de jatropha entourent
traditionnellement lesjardins maraichers pour les prot6ger des
animaux.
L'Inde est l'un des premiers pays a s'6tre int6ress6
de prbs aujatropha a la fin des ann6es 1990, pour produire du
carburant mais, comme le rappelle Gilles Vaitilingom,
6nerg6ticien au Cirad : "Des projets de d6veloppement furent
months en Afrique dans les ann6es 80 mais ils s'averbrent
sans suite". Car si le jatropha est une plante r6sistante qui
pousse sur tous les terrains arides, elle n'en demande pas
moins un minimum d'eau et de fertilisants pour "une
production exploitable seulement au bout de 4 a 5 ans". De


plus, sa r6colte doit se faire manuellement. Alors, lejatropha,
miracle ou mirage ? Les projets scientifiques l'utilisant
continuent mais les reserves sont nombreuses. Ainsi, en 2007,
le Cirad lancait, au Mali, un projet de recherche et
d6veloppement sur l'huile de jatropha utilisable soit pure pour
les moteurs, soit en ester ou biodiesel. En 2009, le projet
continue avec le partenaire malien, l'Association d'Entraide
pour le Ddveloppement Rural. L'objectif est de rendre
autonome en 6nergie une station d'6cotourisme, en utilisant
l'huile de jatropha produite par les agriculteurs de la region
dans ses groupes Olectrogenes. Une entreprise qui, si elle est
couronnde de succes, prouvera les qualit6s du jatropha au
niveau local.


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* lluLts die hiaNuAt


Page 13


MIAMI- DE


LEGALANNOUNCEMENT OF SOLICITATIONS
MIAMI-DADE COUNTY
MIAMI, FLORIDA

Miami-Dade County, Florida is announcing the availability of solicitations for
contract opportunities, which can be obtained through the Department of Procurement
Management (DPM), from our Website: www.miamidade.gov/dpm. Vendors may choose to
download the solicitation package(s), free of charge, from our Website under "Solicitations
Online". Internet access is available at all branches of the Miami-Dade Public Library. It is
recommended that vendors visit our Website on a daily basis to view newly posted
solicitations, addendums, revised bid opening dates and other information that may be
subject to change.
Interested parties may also visit or call:
Miami-Dade County
Department of Procurement Management
Vendor Assistance Unit
111 NW 1 t Street, 13th floor,
Miami, FL 33128
Phone Number: 305-375-5773

There is a nominal non-refundable fee for each bid package and an additional
$5.00 handling charge for those vendors wishing to receive a paper copy of the bid package
through the United States Postal Service.
These solicitations are subject to the "Cone of Silence" in accordance with
County Ordinance No. 98-106.

Miami-Dade County has streamlined the process for accepting bids and proposals by
requiring vendor affidavits only once at the time of vendor registration.
Starting June 1, 2008, vendors will be able to provide required affidavits one
time, instead of each time they submit a bid or proposal. Solicitations advertised after June
11t will require that all vendors complete the new Vendor Registration Package before they
can be awarded a new County contract. Obtain the Vendor Registration Package on-line
from the DPM website.





Mercredi 29 Avril 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 14


SERI E S


MOU L E R
QIHGQN L IEMAU R I CE) E CQ
rL X Vcie Y A KUio AY O T TE)QGX
LSEu D L V ST U Sn A M B AN /A N)
F s' L N ESE A\ E T A T I y WR/aW
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PL STJNG E J C D LA UIN R S
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S E S 0 N S IRA IVE4U E MX I NVL
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E E S A uCjIYG JJ/Q \N W T D BL 6 \MC
L L S G E \ A w AGAS CX A
A JV R C H(P E L N I C 0 BF R)V&
Archipel Crozet -Archipel Nicobar -Archipel des Chagos
Archipel des Comores -Archipel des Kerguelen Banyak
Bassas da India Enggano lie Amsterdam lie Christmas lie Europa
lie Juan de Nova lie Rodrigues lie Saint Paul lie Tromelin lie de Deli
lies Cocos lies Glorieuses lies Maldives La Reunion Les Seychelles
Madagascar Mayotte Mentawai Nias Nusa Kambangan Sempu
Simeulue Sri Lanka Tinjil Zanzibar Ille Maurice


Allez de SERIES A MOULER, en utilisant des mots du du vocabulaire
frangais, et ne changeant qu'une lettre par ligne.


HORIZONTAL
1. Militant de la guerre de I'independance
algerienne 2. Affaiblie -
3. Lettre grecque Capacit6 calorifique -
4. P6tulance 5. M6tro de Chicago -
Article Argon 6. Neon D6sert de
dunes 7. Chef Venue au monde -
8. Einsteinium Appris Pronom.

VERTICAL


1. BrOlante 2. Constell6es -
3. Mesure chinoise 4. Droitures -
5. Aluminium Cyanure 6. Germanium Pr6position -
7. Centaines d'ares 8. Arros6e.


Solutions de la
semaine passe:
SAlINIT S
SUlINITS
PSUAINITE
S UIAIN T E
PI UA INT E





SCRABBLE


Arrangez les sept lettres ci-dessous
pour former un mot frangais

F P

I RT

U E


Solutions de la semaine passee
POUTSER

\___


7h00-9h00 Melodie Matin avec Marcus
Informations, Interview, Anecdotes, Humour,
Analyses
Nos Chroniques:
L'Editorial de Marcus
Au Quotidien avec Elsie
La Chronique Litt6raire avec Dominique Batraville
Les Sports avec Mario Bareau
Les Invites du Jour
M61odie Matin chaque samedi est anim6
par F6quiere Raphael

lOh-Midi Le disque de lAuditeur
animation James Pr6dvil

12:00- 12h30 Le Midi
informations avec Laury Faustin

12h30-2h00 Lady Blues avec Elsie
Jazz, Blues, Swing, Ragtime

2h00- 3h00 C'est si Bon en chansons...
Emission de chansons francaises

3h-5h pm Le Bon Vieux Temps
Retro-Compas
avec Doc Daniel et Captain Bill

5hoo Le Journal de 5 heures
avec Villette Hertelou
5h 30 pm Melodie & Company
Ddveloppement durable
Mardi avec Bernard Etheart

7h-8h30 Amory Sabor con Luciani

8h30- 9hoo Soir Informations

9h00 10h30 Notre Grand Concert
Lun. & Mer.: L'heure classique
Jeu. & Dim. : Jazz at Ten
Judy Carmichael recoit ses invites
9h00 et au delA Cavaliers, prenez vos dames
(Samedi) 50 ans de succ6s populaires haitiens



c 'e4t ft eA 4o't ewe #t~ec et0 /


En Bref...


(.. suite de la page 2)


d6g6nbre. Elles seront certainement reprises >, ajoute Michele Pierre-Louis.
Le premier ministre Pierre-Louis dit ne pas encore disposer d'un bilan des operations
6lectorales du 19 avril, 6maill6es de quelques incidents violents. < Le CEP [Conseil electoral
provisoire] aura a se prononcer l1-dessus >, indique le chef du gouvernement.
Ces incidents ont &t6 enregistr6s dans plusieurs communes du Plateau Central. Des
individus portant cagoule et lourdement arms ont fait irruption dans des bureaux de vote et
emport6 le materiel de vote.
Ce scrutin devait permettre aux 4.5 millions d'l6ecteurs potentiels de choisir 12 s6nateurs
parmi les 75 candidats en lice afin de compl6ter le s6nat qui compte 30 membres.

Toujours moins d'Olectricit ...
Les pannes se multiplient et deviennent de plus en plus longues depuis l'incendie survenu
a la centrale de Varreux.
Les d6gits enregistrds apres l'incendie qui a 6clat6 le 21 avril dans une centrale 6lectrique a
Varreux sont consid6rables, selon les premiers constats. Les 6quipements endommag6s
repr6sentent une perte d'environ 1.5 Million de dollars US.
Une investigation a &te lance pour determiner les causes de l'incendie. La firme priv6e
Sogener est responsable de la production a la centrale de Varreux. Et il revient a l'Electricit6
d'Haiti d'assurer la distribution du courant. En ce sens, les responsables de l'Electricit6
d'Haiti ont annonc6 une reduction de 2 heures dans la distribution.












.. ... ..... ..... ... . .. . ... .



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Mercredi 29 Avril 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N 14


RECUEIL DE PROVERBES
CREOLES
MAKS MANIGA PA RETE DE BRA KWAZE
Li SEVI NOU YOUN LOT ANKO
Maks pran retrit liMiramar -Miyami depi okt6b 2002.
Ou ta di se tann li t' ap tann li rive Florida pou li kontinye
pibliye. An 2005, li te ba nou : Leaders of Haiti 1804-2001.
Historical Overview ; an 2006 : Mots crdoles du Nord'Haiti.
Origines -Histoire -Souvenirs.; an2008 : Patamouchl. Etimoloji
- Literati Repbtaj ; an 2008 : Cap-Haitien. Excursions dans
le temps. Voix capoises de la diaspora. Jodi-a li renmdt nou :
Proverbes crdoles hattiens du dix-neuvidme sidcle.
Transcription moderne- Traductionfranqaise Annotations,.
Kbm Maks se pitit kay, manm Sosyete Koukouy, nou
pa ta renmen lekt&-nou-yo kouri di se paspouki paske n'ap
voye liv-li yo monte. Nou apresye travay-li. L'ap fe literati
kreybl-nou an vanse. Poutetsa, m' ap kite nou apresye sa li di
dan avangou dtnye liv li-a. LU nou genyen-1 nan men-nou n'a
ekri Ti Gout pa Ti Gout pou bay opinyon-nou. Men sa misye
di:
"Sa fr 130 an, an 1877, J. J. Oden te fe dezymm edisyon :
< Recueil de proverbes crdoles >> li-a part. Edisyon sa-a
<< revue et augmente >> te pote bay piblik la 1011 pwoveb ;
kUk nan yo rete joukjounenjodi, d6t sitou zen nan epbk sa
a ki disparet.
Nan moman kote lanng nasyonal nou an ap leve t&t li
- alafenddfen tankou premye zouti pou Ayisyen kominike ak
Ayisyen parey yo, mwen kw li bon pou mwen mete pwoveb
kreybl sila yo nan men pdp-la.
Pwoveb se eksperyans youn pep. Ayisyen, youn pep
abitan k' ap viv ak ti zing ; k'ap t6dye men youn te kbkbtb ; k
ap viv avek zbt ki konn malveyan; gan de fwa yo aji yonjan
ki mal pou eskplike. Pwob&b yo va ede nou konprnn sa ki nan
t&t yo epi santi tou anpil sa y ap boukannen.
Eritaj sa-a lelit nou yo toujou fe kankou li pa egziste, eben
se li ki san nan venn lizay p4p la. Soti nan n4g ak neges mawon
yo pou tonbe nan sanba ak konpbzjounenjodi-a se de gouden
ak senkant k6b.
Opinyon Oden yo ale avek lide epbk li-a. Anpil fwa
yo sonnen dw6l pou sosyetejounenjodi-a : medam fi yo pran
pou grad yo, misye deklare: << vodou se relijyon denmon >>
elatriye.
Nou pate vlejije. Nou rap6te sa nou te twouve-a,jan
koleksyon pwoveb sa-a te rive jwenn nou.
Paw6l politik fe kenken. Kantite pwoveb toutbon yo
pa anpil. Sanble ot&-a te rasanble sa li te konn tande nan s&k
lavilyo.
Li pa voye w6ch kache men :
<< Se pa tout pwoveb ki bon. >> (970)
Antouka, nou kontan misye te sere ansyen pawbl sa yo
pou nou.
130 an apre dezyem edisyonRecueil de Proverbes crdoles
sa-a te fin part, plizye santen konpatriybt nou yo ki konn li
kreybl ase va pran plezi pou li yo nan 6tograf yo konnen an.
An 1877, sete youn ti ponyen neg ak fokbl ki tejwi pawbl sa
yo. Lide sa-a plis pase tout 16t te pouse-m pran desizyon pou
mwen mete fi.
Mwen te kontan fe travay sa-a avek lide mwen konnen
se yon lide mofn fou pou Recueil de Proverbes crdoles la, ki
te pibliye an 1872 ak 1877, ta kapab ede nou amelyore charabya
yanmyanm kakachat, zbt ta vle rele kreybl la, m' ap tande depi
senk an nan bouch majorite animate pwogram radyo nan Sid
Florid la..
Mwen ta ozanj, anplis, si m' ta we rekey sa a rive nan tout
zile ak peyi krey6l nan Karayib la, nan Amerik di Sid la avek
peyi Oseyan Endyen yo pou li pote lareverans ak tavoudra
gran se yo : Ayiti.
Mwen kwe tout rezon sa yo montre yon reyedisyon
Recueil de Proverbes crdoles sa-a mize nan wout men li pote
bon konmisyon."

N'a genyen pou nou tounen sou : Proverbes crdoles
haitiens du dix-neuvidme sidcle. Transcription moderne-
Traduction franqaise Annotations.
Pou fini n'ap di Maks : Ankouraje!
Jan Mapou
++++
Ago N'apjwenn liv-la nan Libreri Mapou. Vant syati-a
ap f&t nan Libreri Mapou dimanch 24 Me depi 5e diswa rive
pou 7. Kapte Radyo lek6l 91.3 FM pou plis enf6masyon.


Anba bouch a Grann Mari

Labitid ak koutim III
ak Zand6 / Jacques J. Gargon*
M ape pale ake youn zanmi an wen, youn nonm save.
L ap etidye tout tan; I pa janm bouke. Men an y ape tripote
cheve a y; konmsi pandanstan 1 ape mete kbnmsans nan kabbch
a y, I ape wete cheve yo bwanch pa bwanch; kounouye a, i pwdt
fin chbv wi. I di wen, an fwanse: Unvieillard qui meurt est
une bibliotheque qui brfile".
A! M ranka kb an m pou m dirije koze a; pase lang
pa pou wen. San pedi tan, i ride wen konpwann : l youn dife
pase, boule deny fey papye, luv elatriye; anseyman kite make
nan yo, pedi. Menmman, le youn grandt fini f& tan y, i mouri; 1
ale ake tout sa i te konnen, tout eksperyans a y.


Menm kote a, m vin chonje grann Mad te toujou ap
rakonte wen labitid, koutim, bagay ki te konn pase denpi i
menm te ti katkat. Onktman, f6 m di si wen pa te neglijan
osnon lamenmwa an m pate faya, de san gwo luv pat ape ase
pou kenbe koze sa yo.
Pou byen di tou, pa te genyen lbt timoan 6zalantou
pou m ay jwe; pi souvan se te toujou li ake wen ki nan kay la.
Youn jou b6 labrin diswa, m chita kote a y, n ape
koze. Konsa oun fanm, zanmi a y, Janin, pit a youn msye yo te
rele bbs Fab, vin part. I di bonswa. Granmoin nan f* y chita.
albs i mande y: < Men ki bon van ki mennen w?
I reponn : < Se kote a wou m vini la wi. M konnen se wou ki ka
ride wen nan ka sa a.
M ape koute. I kontinye : < A! Denpi manman fin
mouri nbtrejou a, m nan oun sdl touman. Chak nwit, kon
youn ti dbmi vin pou pwan wen, Jojo pete youn rdl. M vbltije
nan dbmi an, m leve ake youn batimann kU. Ay madanm, sa-
wou tande a, sbmey fini pou wen jouk i jou. Wou konnen tou,
rele sa se wen ki te pote Jojo; men sete, rele sa, pit a grann a
y. Se anwo tchwis a y pou i manje, se la i pwan pwemye sonmey,
anvan yo ay mete anwo kabann nan.
M kontinye ape tande. Grann Mad reponn: < Se pa
anyen non, ddfen an, Maltid, kite oun ti madybk anwo y.
Janin f*: < Se sa ki ft m renmen pale ake grandkt
wi! Sa wou di a se pozitib! Paske l pitit la rele i toujou ap di
grann! grann! grann!
Grann Mad voye y ay achte youn ti moso twdl wouj
pou yo fI oun ti karako dbmi mete anwo pitit la; mb pa mele
ake wouj. Anpi i kontinye: Maltid pa ka vin f* sa non; se pou
wou bali youn lokipasyon. Ay simen oun ponyen jijiri o tonm
a y pou i konte grenn pa grenn. Mete tou oun plot fil blan ake
youn pake zegwiy, pete je a yo, pou i pa ka file yo 1e i bezwen
koud, konsa li a bay tilezanj la repo. Fb i konnen ter la pa pou
li ank6. Louvwi oun bib anba t&t a timoan nan non, ake youn
sizo an kwa; f6 w jwenn lapel bonanj a wou.

Padan koze sa yo ape dewoule la, m vin gan oun
laperz; m sere kole plis anba vant a grann; m ape veye alawonn
si pa te gan kZk m6 k ape vin pwan wen.

* Zand6 / Jacques J. Gargon ap ekri yon liv : < Aba bouch a
GrannMari. >>

Ago Nou pibliye tkks Jaklen-an do-pou-do san wete san
mete nan 6tograf ak pale moin nan z6n N6 peyi Ayiti-a


Youn pwoveb nou pa tande ankO :

"Boure anpil pa ale avEk ti figi"
ak Max Manigat*
Mwen f&k tradui : Recueil de proverbes crdoles "
(1872 & 1877) J. J. Oden / J. Audain an. LU w-tande youn zo
pwason te kole nan g6j mwen nan tradiksyon youn pwoveb
an franse, mwen te mande lamenf6t. Asosye m' yo nan travay
sa-a se : Ralba, Zand6 ak Awamusa (pwononse : awamousa).

174. Bourr6 empile pas all6 avec piti [ti] figu. (jan Odente
kril)
174. Boure anpil pa ale avek piti [ti] figi. (6tografofisy1l)
% Porter desfaux seins et desfaussesfesses ne siedpas a
un petit visage. (tradiksyon pa m)
A bonne bouche, bonne corpulence." (tradiksyon
Zand6)
Asosye a kontinye :
<< Yon mofn ki manje anpil, anpi li toujou rete chich;
yo di se men li ki pa ale ak bouch li. >>
Ralba ajoute:
<< Boure bay lide youn mofn ki saf. Youn bouch ki
twb plen def6me yon ti figi. >>
%
Apre Awamusa te ekri-m sou tradiksyon sa-a, men sa
mwen te reponn li :
<< Awa,
MWsi anpil! Mwen dak6 av&-w : sa pa youn pwoveb,
men li montre moso nan lavi 1870 yo. Se yofn nanbagay m' ap
cheche yo.
Ralba, Zand6 ap twoke k6n avek pawbl sila la. Se
sans mo 'boure' a ki kle konprann li. Men kote nou rive :
Ralba ak Jaklen kwe 'boure' se manje anpil ;
MM (mwen menm ki pase pou Max Manigat tou) panse se
mete fo tete ak fo deyL. F6 nou pa bliye ki wbb ki te alambd
pou medam yo nan tan sa-a : se te krinolin, elat. Krinolin nan
laj, men lestonmak dwe pou ale avejip-la. Kidonk, si youn dam
gan ti figi li pa kapab boure twbp. Se 1lkti pa mwen. Sa w-di
nan sa? >>
%
Mwen pa te vle ale gade nan: Proverbes hattiens"
(1905) E. Chenet a pou li pa te jwe nan t&t mwen. LU nou santi
nou kole vre, mwen bije fe mouv la. Men sa mwen trape pou:
174. Boure anpil pa ale avek piti [ti] figi. J. J. Audain


franse:

figure.


401. Rad gonfle pa ale ak ti figi avek tradiksyon

% Un costume dbouriffj ne va pas avec une petite

Nou konnen jan E. Chenet voye nenpbt mo franse


monte : dbourifft pa gan siyifikasyon ni boure, ni gonfle, men
si yonf ka sevi pou 16t, li pran youn mo franse ki ganyen son
:'bour'laladanl.
Sa ki enteresan nan tradiksyon-an se sans pwoveb-
la: Oden di: boure; Chene di: rad gonfle. Konsa, boure se pa
manje anpil.

* Max Manigat, otW "Patamouch. Etimoloji Literati -
Repbtaj" (2007) ftk pibliye youn reyedisyon Recueil de
proverbes crdoles" J. J. Audain an.


Youn Lbt pwoveb nou pa tande

souvan : Ou ponko tig ou vie

pengle"
ak Maks Maniga*
Mikelsonn P61 Ipolit /Michelson Paul Hyppolite nan
liv[1] li a pote 114 pwoveb. Plis nan yo nou konnen, men de
twa grenn nou pa tande souvan. Men yofn :
Ou ponko tig ou vie pengle."
Li parye li avk :
Ou ponko sblda ou mande galon"
epi li esplike li: Yo di sa pou mofn k'ap chache pou' 1 monte
tr6 vit." (Mwen respekte 6tograf ot&-a.)
Liv misye-a pibliye apre pa Fayo[2] a. Konsa, mwen
pajwenn : Ou ponko tig ou vie pengle" nan Fayo.
Mwenmenm tou, mwen pajanm tande pwoveb sa-a.
Mwen pa te kontre li nan liv J. J. Oden / J. J. Audain (1872)
mwen fek reyedite[3} a.
Menmsi mo pengle a pa youn mo kouran nou konnen
sa li vie di: ki ganba. Sa fe nou we sans pwovIb la klW : f6k ou
ta tig pou ta fRt avek ba sou po w. Albs, ou pa tig ou pa sa
pengle. Poze san ou, kwoke makout ou kote men ou ka rive.
Eske pwoveb sa a dispar&t?

* Max Manigat ap prepape yon dezyem liv an kreybl :
Patamouch 2. Etimoloji- Istwa dAyiti- Literati-
[1] Pwoveb Aysyen Aplike Proverbes Aytiens Appliquss -
Applied Haytian Proverbs. 1988, 144p.
[2] 3333 Proverbs in Haitian Creole... Port-au-Prince,
EditionsFardin, 1980, 432p., il.
[3] Max Manigat: Proverbes crdoles hattiens du dix-neuvidme
sidcle... Educa Vision, Inc. 2009, 323p.

+++
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Haiti enMarche Vol XXIII N0 14


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Avec la mnme ferveur habituelle, des milliers de fiddles catholiques
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de lafaim (photo Eugene Robenson)


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100 Avenue Lamartiniere (Bois Verna)
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173 NW 94't Street, Miami, Florida 33150
Tel. 305 754-0705 / 754-7543 Fax 305 756-0979
New York (914 358-7559)
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