Title: Haïti en marche
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 Material Information
Title: Haïti en marche
Physical Description: v. : ill. ; 45 cm.
Language: French
Publisher: s.n.
Place of Publication: Miami Fla
Miami Fla
Publication Date: April 8, 2009
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subject: Haitians -- Newspapers -- United States   ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.)   ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.)   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti
 Notes
Language: In French.
General Note: Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00098809
Volume ID: VID00347
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 21271733
lccn - sn 92061416
issn - 1064-3869

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SOMMET DES BAILLEURS


Comment faire plus avec moins !


PORT-AU-PRINCE, 4 Avril En un mot,
l'Etat haitien va le 14 avril prochain a Washington
chercher de l'argent.
Malgr6 tous les efforts de style qui auront
6td faits dans la presentation du projet, comme disait
l'autre : it's only the money !
Motif?


Toute la politique de < stabilisation > mende
depuis 2004 par l'Etat haitien et la communaut6
international ne peut se justifier que d'une faqon et
non deux : la creation d'emplois.
Aprbs qu'on aura satisfait toutes les
exigences reconciliationn politique, lutte contre la
drogue et la corruption, 6quilibre macro-6conomique,


partenariat secteur public secteur priv6 etc), le
processus vient buter sur le meme 6cueil: comment
cr6er des emplois ?
Le peuple n'a qu'une facon de juger de la
valeur d'une politique, nonobstant le label dont elle
s'enveloppe, et ce sont les jobs.
(BAILLEURS/ p.4)


AUTOUR DE L'ASSASSINAT DE JEAN DOMINIOUE


Mireille Durocher Bertin assassinde le 28 mars 1995


Jean Dominique assassin le 3 avril 2000


PORT-AU-PRINCE, 3
Avril- 9 ans depuis l'assassinat
de Jean Ldopold Dominique et
les coupables courent toujours.
Ce vendredi 3 avril, les
journalistes ont d6fil6 une
nouvelle fois dans la capitale
haitienne pour r6clamerjustice.
Jean Dominique a &te
assassin au sommet de sa
popularity. L'assassin a p6n&tr6
jusque dans la cour de Radio
Haiti Inter pour lui loger
plusieurs balles dans la tate.
Calmement. En sortant, il a tu6
aussi le gardien qui s'6tait
retrouv6 sur son chemin.
Puis pour disparaitre
sans laisser de traces.
Lejoumaliste qui 6tait
sorti indemne des persecutions
de la dictature Duvalier (exil6
pendant 5 ans apres la rafle du


Le Ministre de la Justice Guy Malary abattu en plein jour le 14 octobre 1993
avec ses gardes du corps


28 novembre 1980) devait
tomber sous un pouvoir dont il
6tait proche,jusqu'a en devenir
un ardent d6fenseur.
Oui, les ennemis d'un
pouvoir peuvent chercher a
nuire a celui-ci en tuant un de
ses 6minents supporters.
Mais ou est la
vengeance de CUsar !
Nous sommes en
d6mocratie. Cela s'appelle
justice. Mais a ce jour 6 juges
d'instruction ont d6fil6 sur le
dossier de Jean Dominique.
Et puis, rien!
Ses amis politiques se
sont rdv6l6s impuissants, 1i ooi
ses pires ennemis (la dictature
Duvalier) avaient mis des gants
en l'dloignant mais sans toucher
a un seul de ses cheveux.
(ASSASSINATS/ p. 5)


DROGUE / ECHEC DE LA LUTTE


Haiti : la drogue, connais pas !


PORT-AU-PRINCE, 3 Avril L'un des
casse-tete de l'administration Obama concemant
Haiti, c'est le trafic de drogue.
L'autre plus important c'est bien sfir
immigration ill6gale. Mais malgr6 la hausse sans
pr6c6dent des prix et les 6meutes de la faim d'avril


2008, il n'y a pas eu d'armada sauvage vers les c6tes
de la Floride. Comme ce fut le cas au lendemain du
coup d'6tat militaire de 1991. Le processus de
<< stabilisation >, grice au concours des forces et de la
mission civile onusienne, a du bon.
Aujourd'hui la nouvelle administration


amdricaine semble vouloir se pencher avec autant
de s6rieux que d'humanit6 sur cet aspect du dilemme
haitien.
Par contre, concemant le trafic de drogue,
rien ne semble fonctionner, rien ne l'a &td, on pi6tine
(DROGUE/p. 5)









Page 2


Les Etats-Unis:

Centre-gauche et Progressiste ?


PORT-AU-PRINCE, 2 Avril -
Mine de rien la politique 6trang&re
amdricaine est en train du moins de se
donner une autre image ...
Ce mardi l'administration
Obama a d6cid6 de retoumer au sein
de la Commission des droits de
l'homme de 1'ONU, dont le president
George W. Bush s'6tait retire depuis
2003, l'anne de l'invasionde l'Irak, A
cause des critiques soulevdes par la
decision amricaine d'entrer en guerre
sans l'aval du Conseil de s6curit6 des
Nations Unies.
Ce meme mardi, la Secr6taire


&t6 interpr6t6s par certains
observateurs comme la r6ponse de La
Havane aux initiatives de la nouvelle
administration americaine.
Aussi la dernire sortie du
president v6nezudlien Hugo Chavez,
traitant Obama de < pauvre cr6tin >>, a
requ le meme accueil qu'un cheveu
sur la soupe.
Faut-il consid6rer le cas
entre autres d'Haiti. La Maison
Blanche envoyant un 6missaire
special, le conseiller Patrick Gaspard,
s'entretenir avec le comit6 haitien de
Floride qui venait d'organiser une


Le vice-president Joe Biden (a droite) et des chefs d'Etat sud-americains
lors d'un sommet au Chili


d'Etat Hillary Clinton a lanc6 un appel
A tous les Talibans qui d6cideraient de
renoncer au terrorisme qu'ils seraient
des acteurs de premier plan dans la
reconstruction de l'Afghanistan.
La semaine pr6c6dente, le
vice-pr6sident amdricain Joe Biden
occupait la vedette A une reunion de
chefs d'Etat du continent am6ricain de
centre-gauche en preparation de la
rencontre du G20 qui s'ouvre ce 2 avril
A Londres.
Par cette rencontre qui s'est
tenue A Vina del Mar, prbs de Santiago
(Chili), administration Obama se
reconnait des affinit6s avec les
presidents chilien Michble Bachelet,
brdsilien Lula, argentin Christina
Kirchner etc.
Vina del Mar a &t6 baptis6e
de sommet des gouvernements
< progressistes.
Done le gouvernement des
Etats-Unis se qualifie aujourd'hui de
< progressiste.
De quoi faire avaler son
dentier A George W. Bush et consorts.
Cependant lors de la meme
rencontre, Joe Biden, interrog6 A savoir
si Washington a l'intention de lever
l'embargo contre Cuba, a rdpondu
Non.
Mais pr6cisant aussit6t: Le
president Obama et moi avons
convenu depuis la campagne
6lectorale de marquer une transition
dans la politique des Etats-Unis envers
Cuba. >
Et avant d'ajouter que c'est
au peuple cubain de d6cider de son
avenir.
La Havane n'a encore eu
aucun commentaire.
Cela veut-t-il dire que
Washington n'entreprendra rien qui
puisse 6tre considered comme un
harcdlement du pouvoir de La
Havane ? Comme l'a fait
l'administration pr6cdente ...
Mais quel plus grand mal
pour Cuba que l'embargo am6ricain,
qui vient encore d'etre d6nonc6 par
l'Assembl6e g6ndrale de 1'ONU.
Toutefois la Chambre des
repr6sentants dominde largement par
les D6mocrates a approuv6 une
nouvelle 16gislation facilitant les
relations commerciales avec Cuba
ainsi que les voyages depuis les Etats-
Unis.
D'autre part, les
changements qui viennent d'etre
effectuds A la tete de la diplomatie
cubaine (par le renvoi du chancelier
bien connu Felipe Perez Roque) ont


grande manifestation pour protester
contre la menace de deportation
pesant sur 30.000 sans-papiers
haitiens.
LA aussi du jamais vu de
m6moire de militant pro-r6fugid haitien
ou autre !
Tout comme lorsque le
president Obama recoit le Secr6taire
g6ndral de 1'ONU, Ban Ki-moon, pour
s'entendre avec lui afin de plaider lors
du sommet du G20 la cause des pays
pauvres qui portent un poids injuste
de la crise 6conomique provoqude par
les economies plus puissantes.
Idem la presence remarqude
du vice-pr6sident Joe Biden lors de la
reunion dite des gouvernements
< progressistes >> le week-end dernier
au Chili.
Les Etats-Unis n'ont pas
l'intention de jouer business as usual
lors du sommet de Londres du 2 avril.
Ce n'est pas le G8 ou les 8 economies
les plus puissantes de la planete, mais
c'est le G20, c'est-A-dire comprenant
aussi les pays en d6veloppement
(Chine, Inde, Afrique du Sud etc),
tandis que le president Obama entend
par sa presence que ne soient pas
ignores les pays les plus pauvres.
Ban Ki-moon a &te requ A la
Maison Blanche au lendemain de son
retour d'Haiti. Nous devrions le
prendre en consideration. M6me sans
trop d'illusion.
Mais c'est surtout au Moyen
Orient que se joue la nouvelle
approche diplomatique amdricaine.
Hillary Clinton n'a pas un
jour de repos. L'ancienne rivale de
Obama lors des pr6sidentielles, est
devenue le visage num6ro 2 de son
administration.
Signe des temps. Le porte-
parole du mouvement radical et dur
adversaire de l'Etat h6breu Hamas
f6licitant Mme Clinton qui a d6clard
au cours de sa visite en Israel que
l'existence d'un Etat palestinien est
incontoumable (et pour le bien meme
des Isradliens), ceci A la veille de
l'accession d'un gouvernement
isradlien avec A sa tete un leader de
l'extr6me-droite, Benjamin Netanyahu.
Puis cet autre coup
audacieux: l'envoi par le president
Obama d'une lettre ouverte aux
dirigeants de Teh6ran A l'occasion du
nouvel an iranien.
La reaction de ceux-ci ne fera
que montrer leur embarras. L'ayatollah
en chef r6pondit que Washington
devrait d'abord s'excuser de tous les
(USA/p. 7)


HMercredi 08 Avril 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 11

Michdle Pierre-Louis dirige la delegation d'Haiti A la
Conference des bailleurs a Washington
Le Secr6taire g6n6ral de I'ONU, Ban Ki-moon, sera aussi de
la partie
La Conference des bailleurs de fonds d'Haiti aura lieu le 14 Avril dans la
capitale amdricaine et la d6l1gation haitienne sera pr6sid6e par le Premier
Ministre Mme Michble Pierre-Louis. Plusieurs ministres feront partie de la
d6l6gation et on attend encore la note de presse du Gouvemement A ce
sujet. Le but de la rencontre est d'aider A redynamiser l'aide internationale A
Haiti et diffrrents projets seront pr6sent6s sollicitant un financement des
organismes bilat6raux et multilat6raux. On attend A Washington les bailleurs
de fonds traditionnels, de meme que de nouveaux partenaires. On n'esp&re
pas un montant formidable mais que cette conference permettra aux
participants de mieux connaitre les priorit6s d'Haiti. La presence de Ban Ki-
moon revet toute son importance et indique l'intr&&t particulier que le
num6ro 1 de 1'ONU manifeste pour l'amdlioration des conditions de vie en
Haiti.

Ban Ki-Moon va plaider pour davantage d'investissements
en Haiti
30 mars 2009 Le Secr6taire g6ndral de 1'ONU, Ban Ki-moon, va plaider
aupres des donateurs pour qu'ils aillent au-delA de leur assistance
traditionnelle A Haiti et investissent dans l'6conomie du pays, affirme-t-il
dans un point de vue public sur le site web du quotidien amdricain New
York Times.
<< Haiti est A un toumant. C'est le moment pour ce pays parmi les plus
pauvres de s'en sortir >, 6crit M. Ban, qui s'est rendu il y a quelques
semaines dans 'ile des Caraibes avec l'ancien president amdricain Bill
Clinton.
Selon le Secr6taire g6ndral, Haiti a l'opportunit6 de tirer partie d'une
nouvelle 16gislation commerciale amdricaine, HOPE II, qui offre un aces aux
marches am6ricains libre de droits de douane pendant les neuf prochaines
anndes. << Aucun autre pays ne b6ndficie d'un tel avantage >>, estime Ban
Ki-moon. << C'est la base d'un renouveau >>.
Selon lui, Haiti a la chance de pouvoir de consolider les progrbs r6alis6s en
matibre de stability politique avec le soutien de la Mission des Nations
Unies pour la stabilisation en Haiti (MINUSTAH) et d'avancer vers un
veritable d6veloppement 6conomique cr6ateur d'emplois.
Le Secr6taire g6ndral ajoute qu'il plaidera pour des investissements en Haiti
lors d'une conference de donateurs le mois prochain A Washington.
Paul Collier, un 6conomiste de l'universit6 d'Oxford et conseiller special de
M. Ban sur Haiti, a aid6 le gouvemement haitien A d6finir une strat6gie pour
crder des emplois dans les secteurs traditionnellement forts que sont le
textile et la production agricole.
Le plan appelle A une baisse des taxes portuaires (parmi les plus 6lev6es des
Caraibes) et A une extension des zones d'exportation afin qu'une nouvelle
g6ndration d'entreprises du textile puissent g6ndrer des economies
d'6chelle et abaisser les cofits de production.


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Les d6put6s approuvent le projet de budget rectificatif 2008
- 09
Le projet de loi de finance a requ un vote favorable A la Chambre des
d6put6s le jeudi 2 avril. Les d6put6s ont approuv6 le rapport de la
commission recommandant l'adoption du projet de budget rectificatif 2008 /
2009. Ratifi6 par la chambre basse, le projet de budget doit ensuite 6tre
analyst par le s6nat de la rdpublique.
La Chambre souhaite maintenant que le gouvemement pr6sente A temps la
loi de finance 2009-2010 et menace meme d'interpeller les membres du
gouvernement si la loi de finance n'est pas d6pos6e enjuin 2009 au plus
tard.
L'actuel budget a 6td soumis au parlement avec plus de 6 mois de retard.

Helen Clark nomm6e A la tkte du PNUD
(EN BREF /p. 14)


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Mercredi 08 Avril 2009
Haiti en Mnrche Vnl XXIIIT N 11


I L'ACTUALITE EN MARCHE


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L'EVENEMENT SOMMAIRE
Haiti: l'autre pouvoir, l"'underground" p.1

ANALYSE
Sommet des bailleurs: Comment faire plus avec
moins p.1

CRIMINALITE
Haiti: la drogue, connais pas! p.1

QUESTION D'IMAGE
Les Etats-Unis: Centre-gauche et progressiste? p.2

ACTUALITE
Le Premier ministre Michele Pierre-Louis dirige la
delegation haitienne au sommet des bailleurs p.2
Est-ce que ce sera une << conference de plus ? p.7
Vote du budget rectificatif p.3

EDUCATION
Ouverture d'un campus universitaire finance par la
Francophonie p.3

INFRASTRUCTURES
D'abord garantir l'entretien des nouvelles routes
p.6

ENVIRONNEMENT
S.O.S. 1'Artibonite p.8

LIBRE PENSER
Inconvenances! p.10
Indice de perception de la corruption et institutions
p.10
L'Etat c'est moi L'Etat apres moi p.12

SANTE
Evaluations pour obtenir carte de rendez-vous
aupres des medecins du USNS Comfort p. 11

CONSTITUTION
La Porte 6troite p.13
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Mercredi 08 Avril 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 11


Comment faire plus avec moins !


(... suite de la lre page)
Surtout A une 6poque on les elections ne
garantissent rien, ressemblant m6me A unjeu de qui
perd gagne !
Oui, mais ce n'est pas d'aujourd'hui qu'on
parle de cr6er des emplois ?
D'ofi vont-ils aussi brusquement sortir ?
Les Etats-Unis nous offrent
Hope 2 ou des facilities d'acces pour
l'assemblage en textile r6alise dans
les factories de la zone m6tropolitaine
de Port-au-Prince.
Mais il faut plusieurs annees
pour faire renaitre le parc industriel
haitien.

La plus grande
menace qui plane sur le pays

En attendant, le programme
qui sera pr6sent6 ce 14 avril A
Washington propose une creation
immediate d'emplois dans deux
domaines : les infrastructures
routibres d'un c6t6.
Et d'un autre c6t6 la
reconstruction des bassins versants
et autres travaux de prevention des
d6sastres naturels la plus grande
menace qui plane sur le pays. Comme
illustr6 dans les plus de 800 morts et
le milliard de dollars de d6gAts
mat6riels laiss6 par 4 ouragans en
l'espace d' mois l'an dernier. C'est
done plus qu'urgent et les bailleurs
ne sauraient rester indiffrrents.
D'ailleurs l'un des premiers
A l'dvoquer a &t6 le president de la
Banque mondiale, Robert Zoelick,
lors de sa visite en Haiti fin 2008.
Le President J
Une cause nationale ...
En dehors des emplois, 1'Etat pourrait meme
s'en servir jusqu'A susciter une veritable cause
nationale autour de la n6cessit6 de reconstruire le pays
sur de nouvelles bases. Au propre comme au figure.
A ce travail de redonner A nos mornes leur
profil et de ramener les rivi&res dans leur lit naturel,
viendra se joindre en aval une immense tiche de
r6fection des 6gouts et des canalisations souterraines
pour refaire le visage de la capitale et des autres
communes.
Assainissement et urbanisme.


Esp6rons seulement un traitement plus
professionnel que ce qui a caract&ris6 le retapage


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Novanm 2008 Amerijet
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yon sit entenbt pi enteresan
www.amerijet.com. Nouvo sit la
founi yon baz kominikasyon ki


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ILNB S'1


abandonn6 en cours de route des trottoirs de la capitale.
Le Parlement votera bient6t un nouveau
salaire minimum. Mais qui est condamnd A tre
rapidement phagocyt6 par la hausse des prix des
produits de consommation courante.
Or l'autre inqui6tude que l'international
nourrit A propos de notre pays, c'est l'dventualitd de


?end Prtval requ a Washington par la Secrdtaire d'Etat h


nouvelles < meutes de la faim >> comme en avril 2008.
C'est encore dans tous les esprits.
D'oi l'int&r&t pour l'Etat haitien de fairejouer
cette corde.
Haiti produit moins de 30% de sa
consommation. Selon les experts, ceci peut 6tre
facilement porter A 50%.

Une sorte d'avance sur recettes ...
La r6fection des bassins versants pour
sauvegarder les sources prenant naissance dans la
montagne sera poursuivie en contrebas par le nettoyage
des canaux d'irrigation, la reconstruction des digues
et autres travaux
d'infrastructures agricoles
)NAL, INC. (ou plut6t par leur
achievement car certains de
ces travaux ont &t6
entam6s dans le cadre du
Programme d'urgence vot6
_wlM par le Parlement haitien au
SM M lendemain du passage des
* i w r.irt l 1 F i ouragans).
..- -. Avec le cr6Ait


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enf6masyon li bezwen sou transpb pa avyon, sou lanme ak ate, fe rez/vasyon
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engrais et mieux encore
une avance sur les revenus
de la r6colte que pourrait
apporter l'Etat (qui de son
c6t6 utiliserait cette part de
la production nationale
pour les cantines scolaires,
h6pitaux et autres
institutions publiques), et
aussi le percement de
voies de communications
jusqu'aux principaux
greniers du pays, tout le
monde serait satisfait,
aussi bien le cultivateur
que le consommateur. Et le
fisc.
De ce dernier,
nous reparlerons dans un


instant car on trouver la contrepartie A l'assistance
internationale ?
Autre source d'emplois A court ou moyen
terme ce sont les infrastructures routibres.

Une garantie de l'entretien des
routes A I'avenir ...
Les plus urgentes doivent
desservir les d6partements du Nord
et de l'Artibonite (route nationale
Port-au-Prince Gonalves Cap-
Haitien), les Nippes ("lre tranche
Miragoane Petit Trou de Nippe), la
Grande Anse (Cayes-Jir6mie), le Nord
Ouest (Gros Morne -Port-de-Paix).
Mais des problkmes
empechent l'dvolution normale de ce
dossier, dont une exigence par les
bailleurs de garantie de l'entretien des
routes A l'avenir.
D'ofi la creation par l'Etat
haitien du FER ou Fonds d'entretiens
routiers. Maintenant, comment
financer le FER ? La r6ponse n'est pas
encore satisfaisante.
Cependant une grande
difference existe entre cette
conference des bailleurs et toutes les
pr6c6dentes. Et une difference de
taille. Haiti ne vient pas pour
presenter de nouveaux projets. Au
contraire on doit sdlectionner parmi
tous ceux que nous avons dans nos
cartables, quels sont les plus
essentiels ?
A cause 6videmment de la
crise 6conomique mondiale.

Un << kole-pyese >>...
[illary Clinton La nouvelle de la diminution
de 46% de l'appui budg6taire
international a &t6 requ comme un coup de massue.
La conference des bailleurs pourrait dans un
< kole-pyese >> d6gager A ce sujet quelque 90 millions
de dollars, il n'en restera pas moins un trou de plus de
100 millions dans le budget de la rdpublique.
Nous devons done gratter nos fonds de
poches jusqu'au plus bas.
En d'autres mots, quels sont les engagements
de l'Etat ?
L'Etat se f6licite d'avoir augment
consid6rablement les recettes fiscales et douanibres,
permettant de d6gager pas moins de 6 milliards de
gourdes pour son programme d'investissements
publics, mais c'6tait jusqu'aux crises multiples
(6nerg6tique, financibre, environnementale etc) de
l'annde demi&re, qui ont r6duit cet elan.
Parmi les prochains investissements du meme
ordre, il faut ajouter d6sormais le FER (Fonds
d'entretien routier).
Ensuite, une comptabilit6 encore plus
transparente, du genre de celle concernant le
Programme d'Urgence. Le Parlement est done bien
inspire en exigeant que le Gouvernement lui fasse un
compte-rendu d6taill6.
Une facilitation des investissements qui
d6passe le stade des bonnes intentions. Le
Gouvernement peut b6ndficier de l'assistance de
plusieurs institutions internationales, comme la SFI
(Soci&td Financibre Internationale), une annexe de la
Banque Mondiale 6tablie aussi en Haiti.
Enfin le programme pr6sentW par Haiti inclut
une prise en consideration du dilemme de l'Electricit6
d'Haiti qui perd au moins 6 cents sur chaque kilowatt
produit et qui par consequent doit pouvoir soit
r6cup6rer ses pertes enregistries par le vol et le
gaspillage, soit accepter la privatisation.
VoilA, l'Etat haitien va A nouveau faire la quete
pour notre pays le 14 avril prochain A Washington.
Mais rassurez-vous, il n'y a aucune
proposition pour la vente du M6le Saint Nicolas !

Haiti en Marche,
4 Avril 2009


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Page 4








Mercredi 08 Avril 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 11


Page 5


AUTOUR DE L'ASSASSINAT DE JEAN DOMINIQUE


Haiti : l'autre pouvoir, 1'<< underground


(... suite de la lere page)
Contradiction ?
Pas tant, si l'on rapproche cette disparition
de nombreuses autres survenues dans des
circonstances similaires et elles aussi rest6es sans
r6ponse.

Les dieux jaloux des vivants trop
entreprenants ...
Mystere ?
Oui, au sens de la trag6die antique, Eschyle,
Sophocle, La TUtralogie de Richard Wagner, les dieux
jaloux des vivants qui se montrent trop entreprenants.
Et qui manipulent les ficelles au bout
desquelles nous ne tenons qu'h un fil !
Mais nous ne sommes pas au thditre. II ne
s'agit pas de marionnettes en carton-pite mais de
chr6tiens vivants. < Pitit bon Dye. >
Comme quoi il y a en Haiti une meme force
invisible qui nous guette, prete a frapper a tout moment.
Et face a laquelle meme les pouvoirs les plus
sympathisants, sont impuissants. A vous en prot6ger.
Ni a vous rendre justice. Meme post mortem.
Par consequent, dans ce pays, il y aurait deux
pouvoirs. Un pouvoir formel. Et un pouvoir souterrain.
Invisible. L'Underground. Ce mot sert plus souvent a
designer la mafia. Mais c'est du pareil au meme.

Attention, tabous !...
D'ofi le pouvoir formel n'est pas plus que qa.
Purement nominal d&s qu'il s'agit d'aller auvrai fond


des choses. Attention, tabous !
De 1986 a nosjours, les chefs d'Etat ont roul6
dans la poussibre plus quejamais dans l'histoire de ce
pays pourtant reconnue pour son instability, son
insatiabilit6 en tumultes et << deblozay >>.
DMs qu'une tate d6passe, hop !
Que celle-ci s'appelle Antoine Izm6ry, Guy
Malary ou ... Mireille Durocher Bertin !
Tous reconnus pour avoir port la barre un
peu plus haut que les autres, d6pass6 une certaine
frontibre non trace. Viold consciemment ou non
certaines regles non 6crites.
Antoine Izm6ry, le riche commerant activiste
de la cause du peuple.
Le Ministre de la Justice Guy Malary qui avait
accept de confronter le d6fi de la separation de la
police de l'arm6e, alors que les forces militaires
putschistes 6taient encore au pouvoir.
Mireille Bertin, lajeune Passionaria du coup
d'Etat militaire de 1991.
Commun d6nominateur: plusieurs anndes
apres, leurs assassins courent toujours.
Une statue a &t6 6lev6e a Izm6ry ainsi qu'h
Malary, une facon comme une autre d'enterrer le
dossier.
La semaine dernibre, les proches de Mireille
Bertin r6clamaient justice tout comme la corporation
journalistique pour Jean Dominique.


Quelles que soient leurs options politiques
ou iddologiques diff6rentes, il doit y avoir un point
commun a tous ces meurtres.
D'abord le meme c6t6 spectaculaire de leur
execution. Comme pour servir de leqon ...
Mais cela t6moigne surtout de la persistance
d'un meme ph6nombne a travers les decades, par-dela
les changements de pouvoir et meme de regime. Adroite
comme a gauche ou au centre, rien n'y change.
Cela t6moigne de l'existence d'un pouvoir
invisible et intouchable, myst6rieux mais pas vraiment
imp6n6trable, le vrai maitre des vies et des biens, et qui
r6duit le pouvoir officiel au rang de simple
representation, avec des limites bien pr6cises. Sous
peine de ...
L'l6imination de Jean Dominique 6tait sans
doute aussi un avertissement pour le president a
1'6poque, Rend Pr6val.
Tant6t assassinat politique, tant6t reglement
de comptes, tant6t camoufl6 en crime de droit commun,
paradoxalement plus on est en d6mocratie, plus
l'underground se renforce carjamais les armes ill6gales
n'avaient &t6 aussi rdpandues et les tueurs a la port6e
de toutes les bourses.
Quant a l'origine du phenombne, on y voit
une s6quelle du regime violent et terroriste des Duvalier.
Oui, mais c'est 1i une explication un peu
courte. Et une certaine forme de d6mission !


A droite comme A gauche...


Marcus, 3 Avril 2009


Haiti : la drogue, connais pas !


(DROGUE... suite de la lere page)
aujourd'hui comme hier. Et probablement aussi demain.
Des pr6sum6s trafiquants sont arret6s depuis
plusieurs annees, extrad6s aux Etats-Unis pour 6tre
jug6s et atterrissant dans une prison en Floride pour
plusieurs annees.
Mais le trafic se poursuit en Haiti sans le
moindre derangement. Notre histoire des derniers mois
abonde non seulement en arrestations et extraditions
mais 6galement de nombreux meurtres suspects, en
corruption de fonctionnaires pris la main dans le sac,
jusqu'h un scandale dit des narcodollars de Port-de-
Paix oi plusieurs centaines de milliers de dollars
amdricains auraient disparu (pratiquement au vu et au
su de tout le monde) aux mains d'une commission du
Parquet et de la police de cette ville, chef lieu du Nord-
Ouest, venue ex6cuter une fouillejudiciaire.
C'est la preuve par excellence que la drogue a
pourri les institutions memes charges de la combattre.
Qa, personne n'en doute. Malgr6 le vceu du
president Rend Pr6val d&s son arrive au palais national
en mai 2006 de faire de cette lutte une priority de son
mandat.
Sommet de la drogue tenu aussit6t a Santo
Domingo (Republique dominicaine voisine) elle aussi
r6gulibrement tanc6e par le rapport annuel du
D6partement d'Etat americain.
Mais l1 aussi ce n'est qu'une formality comme
une autre qui n'entraine aucune avanc6e dans la lutte.
Pas plus que les interventions coup de poing
des commandos a6roport6s de la DEA am6ricaine contre
le village de Pestel (Sud-est) suppose tre le fief du
pr6sum6 trafiquant le plus recherche d'Haiti: l'ex-
candidat a la pr6sidence et chef de la troupe paramilitaire
qui a pris part au renversement du president Aristide
en 2004, l'ex-commissaire de police Guy Philippe.
Comme si la lutte contre la drogue n'avait de
veritable importance que quand elle coincide (et fait
corps 6ventuellement) avec celle pour d6botter le
locataire du palais national.
En dehors de quoi, business as usual.
Arrestations, extraditions. Et meme meurtres suspects
a la chaine ... Rien n'y fait.
Le trafic n'en devient que de plus en plus
important de jour enjour, mais aussi de plus en plus


anonyme. Fini le temps ou c'6tait le beau-frei
president de la rdpublique (comme Frantz Benn
1980) ou le principal commandant militaire (un co
Jean-Claude Paul) qui faisait les grands titres
du quotidien The Miami Herald inform par
les procureurs de Miami.
Aujourd'hui, ni vu ni connu. C'est
un simple quidam qui a laiss6 derribre lui les
millions de dollars qui ont aliment6 ce qu'on
appelle le scandale des narcodollars de Port-
de-Paix.
Le vrai problkme est que le trafic de
la drogue ne fait ni chaud ni froid au peuple
haitien.
C'est une lutte avec laquelle il ne se
sent aucune affinity. Prbs de 100% des
Haitiens ne sait a quoi ressemble la cocaine.
Et dans un pays oi regne la d6brouille, un
trafiquant de drogue n'est pas la pire espce
imaginable. Il ne fait de tort a personne parmi
ses compatriotes ou trbs peu, il prend ses
propres risques et a la rigueur il aide a
construire ou restaurer un stade, une 6quipe
de football, un orchestre.
C'est la principale faiblesse de la
lutte contre la drogue en Haiti. Personne n'a
jamais &td d6noncer un trafiquant, alors qu'on
commence aujourd'hui a avoir quelques
r6sultats dans la lutte contre le kidnapping.
Dans un pays oi le proverbe vous
dit qu'il ne faut jamais regarder dans les
affaires des autres, les trois P (Pas connaitre,
pas voir, pas entendre) si vous voulez vivre
tranquille et longtemps.
D'abord la drogue ne tue pas en
Haiti, sinon les trafiquants eux-memes entre
eux. Ce n'est ni le pavot afghan, ni l'h6roine
chinoise.
Les Haitiens n'en consomment pas.
Sinon quelques jeunes adultes en transfert
de culture a l'occasion d'un sdjour a
l'ext6rieur ou autre contact. II y a aussi la
presence des forces 6trangeres dans le pays


re du Or on ne gagne pas une guerre sans
ett en commencer par gagner ce que les Am6ricains appellent
lonel (DROGUE/p. 6)















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Mercredi 08 Avril 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 11


D'abord garantir


I'entretien des nouvelles routes


PORT-AU-PRINCE, 5 Avril Les Jer6miens
peuvent tempter, mais que proposent-ils pour r6soudre
l'un des points qui ralentissent la mise en marche de la
construction du r6seau routier national ?
Une annde depuis qu'on a annonc6
l'ouverture, par exemple, des travaux de construction
de la route d6partementale Cayes-JMr6mie (Sud -
Grande Anse) confi6s a une compagnie brdsilienne.
Maisjusqu'a present, toujours rien.
L'une des explications donndes : les bailleurs,
une fois n'est pas coutume, insistent pour savoir
quel est l'avenir de ces routes, qu'a-t-on prdvu pour
ne pas avoir a reconstruire les memes dans moins de
dix ans. Et un temps de grice qui se fait de plus en plus
court, vu les menaces que font peser les catastrophes
naturelles et le d6sastre environnemental.
Dans le << package > que l'Etat haitien va
n6gocier le 14 avril prochain a Washington se trouvent
plusieurs projets d'infrastructures routieres.
Tout comme les Grand Anselais, les habitants
du Nord Ouest (Port-de-Paix) et ceux des Nippes (Petite
Riviere, Anse a Veau, Petit Trou) sont isolds depuis
toujours par l'inexistence d'une route qui se respecte.
La Nationale #1 (Port-au-Prince Cap-
Haitien), autrefois un joyau, n'est plus que l'ombre
d'elle-meme.

Le rocher de Sisyphe ...
Ehbien, ce n'est pas le financement qui bloque
tellement que la garantie que ce n'est pas le rocher de
Sisyphe, et que chaque fois qu'on en arrive au bout,


avant peu il faut tout recommencer.
Le gouvemement haitien a r6pondu par la
creation du FER ou Fonds d'Entretien Routier.
Mais celui-ci n'est pour le moment qu'une
coquille vide.
Et les bailleurs, semble-t-il, ne veulent pas en
rester l1.
Comment financer le Fonds d'entretien ?
Des taxes ?
Quand il n'en existe pas suffisamment pour
combler le trou de 175 millions de dollars qui affecte le
budget de la rdpublique.
De nouvelles taxes ?
L'Etat a dfi reculer r6cemment devant une
tentative d'en imposer une sur les communications
t6l6phoniques.
Les parlementaires ont averti qu'ils ne
voteraient pas en sa faveur. C'est presque tout le
Parlement qui sera renouveld lors d'l6ections vers la
fin de cette annde. Ces derniers veillent donc a ne pas
trop bousculer leurs 6lecteurs.

Des < Sous le regime Duvalier (1957-1986), la
solution trouv6e avait &te l'installation de points de
page (appel6s en Haiti << gudrites >) comme sur les
autoroutes aux USA.
Mais il faut l'assentiment des institutions
internationals de financement. Or jusqu'a present,
celles-ci n'y ont pas 6td favorables.
Outre que cela rdveillerait chez l'Haitien un


mauvais souvenir. L'administration des << gudrites >
6tait confide a de puissants << tontons macoutes > qui
en profitaient aussi pour s'enrichir.
Mais ce serait une solution comme une autre,
malgr6 tous les problkmes techniques que cela pourrait
poser dans un pays devenu aujourd'hui aussi
indisciplind. Ce n'est tout de meme pas les Etats-Unis.

Dur comme FER ...
Voici done pourquoijusqu'a present et malgr6
le vote de la loi cr6ant le Fonds d'Entretien Routier, le
problkme reste entier.
Durcomme FER
Aux dernieres nouvelles, l'Etat haitien a
d6cid6 d'y allouer une taxe sur le carburant.
Mais la taxation du carburant ne rapporte plus
autant a cause de la baisse du prix a la pompe.
Done le financement du FER reste toujours
en suspens.
Et par voie de consequence, le d6marrage
effectif des travaux de plusieurs axes majeurs.
Car les bailleurs n'en d6mordent pas. Prdvenir
vaut mieux que de devoir reconstruire tous les 5 ans
les memes routes et ponts.
Est-ce aussi ce qui fait que les rues de la
capitale sont dans cet 6tat deplorable ? Et que devient
entre-temps l'asphalte requ dans le cadre de
Petrocaribe ?

Mdlodie 103.3 FM,
Port-au-Prince


Haiti : la drogue, connais pas !


(... suite de la page 5)
les < hearts and minds >>, le cceur et l'esprit de la
population concernme. Or comment gagner ceux-l dans
une population qui n'est justement pas concern et


pour les raisons que nous venons de voir. La drogue
ne fait aucun mal dans son entourage imm6diat. Ses
adversaires ont plut6t pour noms la misere, le ch6mage,
le Sida et la malaria.


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Au contraire, un trafiquant peut 6tre utile a la
collectivit6, comme on l'a vu a l'ile de La Gonave oi
les trois quarts des infrastructures existantes l'auraient
&te grice a certains d'entre eux. Le village natal comme
principal bouclier.
Une telle indifference fait non seulement
l'affaire des trafiquants, mais aussi des responsables
de la loi et l'ordre. Pour les six mois 6coulds, ce sont au
moins trois responsables en chef de police
d6partementale qui ont &t6 emprisonnes ou qui ont
gagn6 le maquis.
Parce que les ravages du trafic de drogue dans
un pays comme Haiti ne sont pas visibles au premier
degrd, mais ils s'appellent plut6t l'instabilit6 chronique,
la banality du crime, la corruption institutionnelle.
C'est d6ji aujourd'hui notre lot. A cause de
l'indiffirence du pays a un mal dont il ne prend pas la
dimension (et il n'y a pas que le peuple, rappelons-
nous le discours d'adieu d'un ambassadeur des Etats-
Unis d6nonqant la tolerance des elites sociale et
6conomique : < vous acceptez leur argent sale dans vos banques > !).
L'autre raison de l'6chec de cette lutte est
due a la facon meme dont elle est mende. Routine.
Aucun souci de l'int6grer dans les motivations rdelles
de la population locale. Exploitation politique.
Instrument d'augmentation de la d6pendance des
petites nations. On ne sait. Le president Prdval n'a
cess6 de dire que depuis son premier mandat (1996-
2001), il a sign un trait avec les Etats-Unis permettant
a ces derniers d'intervenir en Haiti meme, aussi bien
au sol que dans les espaces adrien et maritime, contre
les trafiquants. Mais que les seuls bateaux
appr6hend6s sont ceux des boat-people.
Done si nous voulons combattre la drogue,
si nous la consid6rons comme un danger pour notre
avenir et nos institutions, meme les plus intimes, alors
cette lutte ne doit pas 6tre seulement celle de la DEA
amdricaine, elle doit 6tre avant tout la n6tre.
Le president Obama s'est promis de faire la
difference dans cette lutte. La Secr6taire d'Etat Hillary
Clinton l'a exprim6 clairement la semaine dernire lors
de sa rencontre avec le president mexicain Felipe
Calderon.
La lutte contre la drogue, a-t-elle dit, ne se
gagnera pas seulement en rencontrant les cartels sur
le champ de bataille, mais aussi en encourageant chez
lajeunesse la recherche d'objectifs meilleurs.
Quant au peuple haitien, il n'y voit jusqu'a
present que du feu.
La drogue, connais pas !


Mlodie 103.3 FM, Port-au-Prince


Page 6


I


. I


MOIIN

SYON








Mercredi 08 Avril 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 11


Page 7


Haiti peut-elle compter sur son groupe d'amis ?
Une nouvelle conference des donateurs est qui l'on reprochait des interventions par trop < d'emplois > a-t-il estim6 d&s son retour d'Haiti.
programmme aumoisd'avril a Washington. Objectif: 3 6pisodiques >, en reaction a des pics de violences Confirmationpar le president BarackObama
milliards de dollars. politiques occasionnant un afflux massif de boat- rencontr6 directement dans la foul6e : << Mme avec
Ce nouveau rendez-vous crucial pour Haiti people sur ses c6tes. des investissements relativement modestes, cette loi
a motive le d6placement d6but mars du Secr6taire La seconde relevait de la responsabilit6 peut faire une grande difference en Haiti >.
g6ndral de l'Onu, Ban Ki-Moon, accompagnd entre internationale s6rieusement 6chaud6e par vingt ans L'implication du 44eme president des Etats-
autres personnalit6s de l'ancien president Clinton et de banqueroute haitienne : pour que l'argent coule en Unis et le caret d'adresses de Bill Clinton ne seront
de l'ancien Fugees Wyclef Jean. Haiti, il faut d'abord qu'il y ait un veritable Etat, une pas de trop pour faire monter les encheres en faveur
Objectif a peine dissimuld : revenir de Port- gouvernance responsable et des institutions fiables, d'Haiti. Le montant du cheque esp6rd par le president
au-Prince avec des nouvelles suffisamment comprendre non corrompues. Prdval pour financer son plan de reduction de la
encourageantes pour convaincre le groupe des Amis Cinq ans plus tard, Ban Ki-Moon s'estime pauvret6 est de l'ordre de 3 milliards de dollars. Soit un
d'HaitiauseinduConseilde Scuritd (Argentine, Brisil, en mesure d'apaiser l'anxi&t6 internationale des tiers du montant des d6gits causes par les quatre
Canada, Chili, Etats-Unis, France, Mexique, P6rou, bailleurs de fonds, constatant les < progrbs r6alis6s en ouragans successifs qui ont frapp6 le pays l'an dernier.
Uruguay) de continuer a financer l'op6ration qui n'a termes de s6curit6 publique, de stability politique et de I1 y a tout juste un an, Haiti devait aussi
jamais dit son nom, a savoir une mise sous tutelle bonne gouvernance 6conomique >. faire face a des 6meutes de la faim. Si le parti Fanmi
internationale pendant quelques anndes du pays le Pour la premiere fois depuis au moins deux Lavalas de l'ancien prsidentAristide n'est pas autoris6
plus pauvre de l'h6misphere Ouest. d6cennies, les appels se concentrent sur les a participer aux prochaines elections du 19 avril, ce
La decision remonte clairement a fin 2004 investissements, la creation d'emplois et la relance de seront cette fois des 6meutes politiques qui pourraient
quand on a commence comparer Haiti au << Srebrenica la croissance 6conomique. venir ruiner les promesses des donateurs.
des Caraibes > apres le d6ploiement en plein chaos Le Secr6taire g6ndral de l'ONU parie < Sortir Haiti de l'impasse depend de la
des premieres troupes de la Mission des Nations Unies notamment sur la nouvelle loi amdricaine permettant volont6 de l'ensemble des Haitiens, y compris le
pourla stabilisation enHaiti (MINUSTAH), cinquibme l'acces de l'industrie textile haitienne au march US gouvernement, le parlement, les partis politiques, la
mission onusienne dans le pays depuis 1993. sans taxe et sans quotas pour les neuf prochaines soci&td civile et la diaspora > a rappel6 Ban Ki-Moon.
Deux idWes circulaient a ce moment-l1. La anndes. < Une opportunity en or pour attirer les A ce stade, la moiti6 des huit millions d'Haitiens vit
premiere 6tait de la responsabilit6 de Washington a investisseurs et cr6er des centaines de milliers toujours avec moins d'un dollar parjour.


LA CONFERENCE DES BAILLEURS SUR HAITI

SERA-T-ELLE UNE CONFERENCE DE PLUS ?


Par Pierre-Richard Cajuste

Le 14 Avril 2009 se tiendra a Washington la
conference des Bailleurs sur Haiti. Cela fait plus d'un
an que cette importante rencontre est attendue par le
gouvernement haitien et les pays amis d'Haiti. Le
document de base, le Document de Strat6gie Nationale
pour la Croissance et la Reduction de la Pauvret6
(DSNCRP), qui constitue unpr6alable a cette demarche,
est pret depuis belle lurette. Dans l'intervalle, ily a eu
le rapport de l'6conomiste britannique, professeur a
Oxford University, Paul Collier, qui a d6ji soulev6 tant
de remous au niveau de la society haitienne, alors que
ce que dit le rapport pourrait constituer, en toute
6ventualit6, un additif important pour le document. Il y
a lieu aussi de signaler le Rapport d'Evaluation des
besoins aprbs D6sastres (PDNA) qui identifie de
manibre p6remptoire les besoins fondamentaux
auxquels fait face le pays.
Cette conference aura lieu dans un
contexte international trbs difficile compte tenu de la
recession 6conomique qui sdvit dans le monde. Les
Pays moins Avanc6s (PMA), comme Haiti, vont peut-
6tre faire face a une reduction de leur aide publique au
d6veloppement et par-dessus tout a une reduction au
niveau des transferts 6manant de la diaspora.
Toutefois, en observant ce qui se dit et ce
qui se fait par rapport a Haiti, on peut d6ji pr6sumer
que le momentumu> semble 6tre toujours present. Les
vell6it6s de la communaut6 internationale d'aider Haiti
a briser l'impasse continuent de s'exprimer : on en a
pour exemple la r6cente visite du Secr6taire G6ndral


Les Etats-Unis:

Centre-gauche et

Progressiste ?
(USA... suite de la page 2)
actes pos6s contre l'Iran. Et de citer : l'embargo actuel;
le support a Saddam Hussein pendant la guerre Iran-
Irak en 1980. Et enfin le renversement du Premier
ministre Mossadegh par un complot de la CIA, cela
depuis 1953. Soyons s6rieux, comme diraitl'autre !
Ce mardi (31 mars) les diplomates iraniens se
trouvaient pour la premiere fois depuis le triomphe de la
revolution islamique en 1980 autour de la meme table
que leurs homologues amdricains, a La Haye, pour
poser le problkme num6ro 1 de la region, l'Afghanistan.
Tous les acteurs admettent que les armes ne
suffiront pas a mettre fin a la crise afghane. Et a vaincre
Al Qaida.
Pour finir, on pourrait craindre que cette
courbe a prbs de 180 degrds par rapport au pouvoir
rdpublicain pr6c6dent, soit un choc trop violent pour
le peuple amdricain.
Les derniers sondages donnent plus de 70%
au nouveau president amdricain au moment de son
depart pour le sommet du G20.
Washington: un gouvernement de centre-
gauche et progressiste ? Avec un avantage certain,
c'est que le peuple amdricain ne comprend rien a ces
mots.
Obama n'a qu'un problkme et un seul : il doit
r6ussir. C'est un sine qua non.


des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, de l'ex-pr6sident
amdricain, M. Bill Clinton, accompagn6 de plusieurs
potentiels investisseurs, le sdjour prolong du Conseil
de Security etc... On apprend aussi que la rencontre
entre la Gouverneure g6ndrale du Canada, Michaelle
Jean, et le Pr6sident amdricain Barack Obama n'a pas
laiss6 au vestiaire le problkme haitien.
De plus, si on veut pousser l'analyse
beaucoup plus loin, on dira meme qu'Haiti, pour des
raisons diverses, constitue vraiment un >.
Un pays, comme a dit le Professeur Collier dans une
entrevue, qui peut-6tre un > pour la
communaut6 internationale.
A date, il va sans dire qu'il n'y a pas
rdellement une approche doctrinaire sur la
probl6matique des Etats fragiles, ni sur les diverses
strategies de construction de l'Etat et de la Nation. A
ce stade, il est clair pour bon nombre d'Haitiens que
cette tAche revient d'abord au gouvernement, au
secteurpriv6, a la society civile en g6ndral, de d6gager
cette vision commune.
II faut toutefois noter qu'il serait difficile
pour les bailleurs de mettre un montant appreciable et
de respecter scrupuleusement les engagements qui
vont 6tre pris pour des raisons lies, d'une part, a la
crise financibre internationale, d'autre part, a ce qu'on
appelle dans le milieu onusien <,
l'6puisement du pourvoyeur de fonds. Pour plus d'un,
la reduction de l'aide h l'appui budg6taire a Haiti pour


l'annde fiscale 2008 -2009 constitue d6jiun signe avant-
coureur du disengagement des partenaires techniques
et financiers d'Haiti. Traditionnellement, le support
budg6taire est assure par l'Union Europ6enne, la
Banque Mondiale, la France, la BID/Banque
Interamdricaine de Ddveloppement et l'Espagne.
Mais si on s'en tient a la declaration des
pays donateurs, cette reduction ne doit pas 6tre vue
sous l'angle d'une diminution au niveau de l'assistance
globale octroyde au pays. Ce serait dfi plut6t a une
normalisation des rapports des bailleurs et au fait
qu'Haiti n'est plus dans une situation d'exception.
Malgr6 tout, face a cette incertitude en
matibre d'appui budg6taire, le gouvernement haitien
devrait orienter des d6marches vers d'autres pays,
comme les pays scandinaves, le Japon etc. pour
combler le manque a gagner au niveau du budget
national.
Une fois de plus, Haiti se retrouve a un
carrefour historique trbs important. Cependant,
l'apaisement politique, la paix sociale combien fragile
d6ji acquise, peuvent 6tre 6clabouss6s d'un jour a
l'autre si rien de concret ne se r6alise pour sortir le
pays de son marasme 6conomico-social. D'ailleurs, mise
a part son statut de pays a faible revenu, les d6sastres
causes par les quatre cyclones qui ont frapp6 cette
nation en 2008 accusant une perte de 15 % du PIB,
pros de 900 millions de dollars US, accentuent la
(CONFERENCE/p.8)


Melodie 103.3 FM, Port-au-Prince







Mercredi 08 Avril 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 11


S.O.S 1'Artibonite


digues de protection poses en bordure du fleuve, au
niveau de la locality de Poirier, un peu en aval de
Bocozelle. Je dois dire cependant que ces structures
nous ont paru bien d6risoires au vu des d6gits causes
par le fleuve un peu plus haut.
En effet, apres Bocozelle nous avons Wtd
conduits vers les localit6s de Jeanin et Boudette-Savien.


Le 24 mars dernier le Bureau de Coordination
de Projet d'Intensification Agricole dans la Vall6e de
l'Artibonite (BCP/PIA) invitait a une reunion du Comit6
de Pilotage du projet a Pont Sond&. En fait de reunion
ce fut relativement bref, dans la mesure oni une bonne
partie de la joumne a &te consacr6e a des visites de
terrain.


savoir que deux grands canaux primaires partent de ce
barrage partiteur : le canal maitre rive droite et le canal
maitre rive gauche.
Sur une assez grande distance, le canal maitre
rive droite longe le fleuve dont il n'est s6pard que par
une 6troite bande de terre, qui sert de voie d'acces, et


Travaux de protection et de consolidation des berges du fleuve Artibonite (photo HEM)


Visites instructives au plus haut point. Nous
avons pu voir le pont jet6 par le PIA sur la Rivibre
Sale, en aval du Pont Sond6, et qui permet d'acc6der
en toute saison a la cinquibme section communale de
St Marc, cdlbre par le nom d'une des zones en conflit :
Bocozelle, mais surtout le nouveau canal, totalement
en maqonnerie ou enb6ton, qui doit remplacer l'ancien
canal en terre et va permettre un meilleur arrosage des
cinq mille hectares de la dite cinquibme section.
Evidemment, nous sommes encore sous le
coup des inondations provoques par ls oes cyclonesde
1'annne dernmire : aussi nous a-t-on anssi fait voir les


La nous sommes sur la rive droite de l'Artibonite, un qui surplombe le fleuve d'une hauteur d'une dizaine
peu en aval du barrage partiteur de Passe Canot. II faut de metres. Oins
Bernard Etheart

LA CONFERENCE DES BAILLEURS

SUR HAITI SERA-T-ELLE

UNE CONFERENCE DE PLUS ?


(... suite de la page 7)


urn


fragility de toutes actions orient6es vers le
d6veloppement.
Les actions pour accroitre le niveau PIB
demeurent trbs difficiles. Avec une pression fiscale
autour de 10% alors que les pays qui ont le meme
niveau qu'Haiti sont a 18 %, cela exige une rigueur
exceptionnelle de la part des autorit6s. Dffinitivement,
il y a l1 loin de la coupe aux lvres. Signalons ndanmoins
que les recettes pour l'annde fiscale 2007-2008 ont
connu une augmentation significative de 40 % grice a
un effort de collecte plus soutenu et une meilleure
organisation, on a done int6ret a tenir la barque dans
cette bonne direction. Face a la complexity de l'heure
et eu 6gard aux difficulties tant extemes qu'intemes,
tout d6pendra de ce qu'Haiti va d6poser sur la table
lors de cette conference.
La mise en coherence d'un plan d'actions
pour le relvement d'Haiti sur une p6riode de deux ans
qui rdpond aux priorit6s en matibre de security
alimentaire, de protection sociale, de protection des
bassins versants, de creation d'emplois est plus
qu'une n6cessit6. Dans cette optique, on pourrait bien
utiliser le DSNCRP comme un outil de planification, ce
document rassemble tout un ensemble de priorit6s trbs
pertinentes ; le PDNA parce qu'il met l'emphase sur
une approche originale et int6gr6e de la gestion des
risques et des d6sastres ; le rapport Collier comme un
vecteur de croissance dans l'imm6diat etc.
En tout 6tat de fait, il faut toute une mise en
branle, une mobilisation certaine sur une vision de
soci&te consensuelle, des strategies r6fl6chies et des
plans clairs pour tirer le maximum tout en faisant un
bon usage du statut de Pays moins Avanc6s (PMA).
D'ailleurs, pourquoi ne pas profiter de ce grand forum
pour demander l'annulation de la dette bilat6rale et
multilat6rale d'Haiti et d'un autre c6td, demander a la
nouvelle administration d'Obama d'inscrire Haiti dans
le Pierre Richard Cajuste
cajuste2000@yahoo. cor
31 mars 2009

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Mercredi 08 Avril 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N0 11


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Page 9


Mn o I
/








Mercredi 08 Avril 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 11


o On a en vieillissant, un grand I
plaisir qui n 'est pas a negliger c 'est de
compter les impertinents et les
impertinentes qu 'on a vus mourir et la
foule de ridicules qui ont passe devant les yeux. >
Voltaire

De Obama, il avait dit, la premiere fois qu'il a
voulu attirer l'attention, qu'il 6tait << plus beau, plus
jeune et plus bronze que lui >. I1 Cavalieri, quelques
mois auparavant, en parlant du gouvernement que
venait de composer le Pr6sident du Gouvernement
espagnol, Jos6 Luis Rodriguez Zapatero (ZP en priode
d'l6ections), l'avait qualified de << Gouvernement Rose >,
voulant dire par 1a que la majority de ses membres 6tait
des femmes. La presse voulut voir dans sa declaration
concemant Obama, qu'il s'agissait d'une declaration
raciste et, dans les propos concemant la composition
du gouvernement espagnol, que c'6tait du sexisme.
Dans le premier cas, je crois que dans l'une de mes
chroniques, j'avais essay de montrer qu'il n'en 6tait
pas ainsi et qu'il fallait lui pardonner cet impair, car
g6ndralement, il n'6tait pas courant chez les hommes
politiques d'allier, l'aisance de la parole, l'acuit6 d'esprit
et le respect de l'autre. Obama semble le faire, de faqon
naturelle. II a l'aisance de la parole. II a toujours su
montrer son acuit6 d'esprit et surtout, surtout, il a
toujours manifesto, de faqon exemplaire, une grande
616gance dans ses rapports avec, aussi bien ses
adversaires politiques que ses allies. L'autre, genre
< gros soulier >, se retrouve sur l'aile oppose. Dans
le deuxibme cas, je n'en avais jamais parld etje m'en
veux au fond carj'ai sfirement int6rioris6, moi aussi,
ce genre de comportement qui te permet d'accepter
des grossibret6s langagibres concemant, 1'orientation
sexuelle, l'appartenance ethnique ou sexuelle, la
condition 6conomique. Je vous prie de m'excuser chers


iconvenance,

amis lecteurs cette attitude si peu rigoureuse. Enfin,
chores amies lectrices et chers amis lecteurs, si vous
voulez savoir un peu plus, sur les reactions spontandes
du personnage, suivez les nouvelles concernant la
reunion du G-20 (unj our viendra ou Haiti en fera partie
-je veux dire des 20 premiers !), vous verrez que son
impolitesse ne peut tre simplement de la maladresse.
Je suppose chers amis lecteurs que vous
conviendrez avec moi que l'apparition du
<< politiquement correct > qui insistait sur la biens6ance
rdelle et apparente, sur la correction dans le langage
public (meme si dans la sphere priv6e on donnait libre
cours a ses phobies ou a ses pulsions antisociales),
servaitjustement a limiter ces drives. Actuellement le
<< politiquement correct > a disparu mais le protocole
continue a exister et a exiger a tout homme politique
repr6sentant un pays, un comportement digne et a la
hauteur du peuple qu'il repr6sente. En voyant les
comportements langagiers de ce Premier Ministre, on
comprend mal qu'un pays aussi important que l'Italie
soit si in6l1gamment repr6sent6. La Premiere Dame de
France semble tellement vex6e qu'elle s'est r6jouie de
n'6tre plus italienne. Enfin, chers amis lecteurs, moije
pense que c'est sa strat6gie de << marketing politique >
car lui, m6diterranden, president de club de foot-ball,
< radoteur incontinent > qui ne peut ni n'a jamais pu
accepter de passer inapercu, fin connaisseur du monde
m6diatique, sait que la presence permanente dans les
m6dias, lui garantit la popularity dont il a besoin pour
assurer sa long6vit6 politique. Voilc ce qui le transforme
en une sorte de < Clown M6diatique > qui minimise
l'impact de ses impertinences a l'endroit des autres,
les utilisant afin d'augmenter sa popularity. I1 croit que


S pour se faire pardonner il suffit de dire,
apres toute betise dite ou commise, que
ce n'6tait qu'une plaisanterie et que la
presse n'avait pas le sens de l'humour.
La dernire en date, je suis plus pile que
Obama a-t-il d6clard, notamment parce que cela fait
quelque temps queje ne me mets pas au soleil. > C'est
encore une inconvenance de sa part, mais on est
tellement habitu6e ses drives pour lesquelles on a
utilis6 toute la gamme de qualificatifs possibles
(grossibret6, d6sinvolture, 16geret6, impair,
manquement, impolitesse ...) que les reactions sont
trop timides. Ce genre d'attitude, d'apres mon point
de vue, exige non pas une reaction d'indiff6rence
mais plut6t le < ddchoukaj > (l'enlever de souche) et
devrait nous porter a r6fl6chir, surtout en ces moments
d'l6ections, si les repr6sentants que nous allons choisir
pour occuper les sieges vacants du S6nat de la
R6publique, seront:
Des clowns laissant libre cours a leur
<< primarit >>,
Des hommes de paille au service d'int6rets
occultes (certains de ces int6rets ayant permis
le financement de leur campagne).
Des hommes de < taille > qui sauront nous
repr6senter de facon adequate.
Soyons done cons6quents et choisissons
ceux qui auront le courage d'apprendre a tre de bons
repr6sentants, dignes, probes, 616gants, ayant la
volont6 de vouloir changer le pays, avec de bonnes
lois et en montrant surtout aux plusjeunes que le devoir,
l'engagement, le respect de l'autre, le travail bien fait,
sont des valeurs qui permettent de faire d'Haiti unpays
nouveau.
Oscar Germain
germanor2005(0@yahoo.fr, Avril 2009


Haiti: Indice de Perception


de la
Jean Robert JEAN-NOEL

Mon dernier texte de n
corruption faisait appel A la consc
haitiens et haitiennes. Je l'avais
gorges chaudes qui se faisaient a
USD d6caiss6s par le Gouvemer
passage des quatre cyclones qui a
en moins d'un mois (mi Aout-d6b
J'avais mis en garde contre ce
d'accusation sans preuve, d'antic
critiques destructives qui ont pou
l'indice de perceptions de la corn
Dans ce nouvel article,je m'adres

Le scandale de 1'ON
impliquCes
En effet, depuis ces d
parle que de corruption a la fav
l'Office National d'Assurance Vi
ONAgate >. Le rapport de l'Uni
corruption (ULCC) sur cette affai
impliquant pele-mele la plupa


Corruption
Parlement pour des subventions
Directeur de 1'ONA, actuellement e
ovembre 2008 sur la m6dias comme Radio Kiskeya q
science citoyenne des remettant en question le s6rieux >> d
6crit a la faveur des articles en circulation sur le net d
autour des 197 M de liste de personnalit6s impliqudes
nent haitien suite au Gary Victor, dans un article sur Le Nou
Ivaient saccag6 Haiti avec le scandale de 1'ONA, se questic
but septembre 2008). nous faire prendre conscience de
tte manie haitienne ph6nombne de corruption, sur le fc
cipation negative, de de d6veloppement des collectivit6
ur effet d'augmenter aurait df a date accumuler des mill
option de notre pays. Ce fonds, on le sait, est admin
;se nos institutions. Gouvemement a travers le Ministib
des Collectivit6s Territoriales contr
A et les institutions &te pr6vu lors de la creation de ce foi
mai 1996. Tres peu de gens savent
erniers jours, on ne est administr6 et a quoi il sert rdelle
veur du scandale de multiplier a l'infini les exemples de
ieillesse qualifi6 d' < cr66s pour favoriser le d6veloppeme
it de lutte contre la qui sont utilis6s a d'autres fins.
re fait des vagues, en d6tournes de leurs objectifs pren
rt des membres du explication de la part des autorit6s


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n* IhtsilKl de bck-a


et Institutions
reques de l'ex- gestion.
en prison, certains
lui a protest en Le detournement de fonds est-il toujours
u rapport. Certains de la corruption ?
lonnent toute une L'ONA n'a pas &t6 cree pour subventionner
dans ce scandale. les festivit6s camavalesques encore moins a travers
uvelliste en relation des d6put6s et s6nateurs. Il y a eu d6tournement de
onne, comme pour fonds. Par ignorance ou par souci de corrompre ? La
la profondeur du plupart des responsables haitiens n'ont jamais lu les
nds de gestion et lois, d6crets, arret6s et reglements int6rieurs en relation
s territoriales qui avec les institutions qu'ils dirigent. Comme nul n'est
liards de gourdes. sens6 ignorer, encore moins les responsables. Donc,
istr6 seul par le ils sont coupables de mauvaise gestion par
re de l'Int6rieur et d6tournement des fonds mis a leur disposition done
airement a ce qui a punissables mais sont-ils pour autant corrompus ? On
nds par la loi du 26 peut d6toumer des fonds par ignorance mais en les
comment ce fonds d6pensant pour des actions utiles a la soci6td. La
ment. On pourrait pourrait-on parler de corruption ? Je ne pense, c'est
fonds ou de taxes mon avis. Mais en d6tournant les fonds et en les
nt de ce pays mais utilisant a des fins personnelles pour s'enrichir ou
Ces valeurs sont enrichir ses acolytes, on est tout simplement corrompu
liers sans aucune ou corrupteur. Dans le cas de Radio Kiskeya par
en charge de leur rapport a 1'ONA avec des contrats de publicity en
bonne et due forme, si l'on en croit Marvel Dandin,
Directeur G6ndral de la Radio, on ne peut parler ni de
d6tournement de fonds ni de corruption, a moins que
les reglements internes de 1'ONA, et la loi interdisent
la publicity pour cette institution. Dans ce cas bien
|U Vprecis, c'est la responsabilit6 du Directeur General de
L'ONA et non celle de la Radio Kiskeya qui est une
entreprise commerciale. I1 en est de meme pour les
*" subventions aux parlementaires. Par contre, si les
BLE TV parlementaires ont utilis6 la valeur mise a leur
disposition par le Directeur de 1'ONA a des fins
personnelles, ils sont des corrompus et sont
punissables par la loi pour corruption. Et 1'ULCC a le

bout. L'enquete une fois aboutie et rdv6lant des cas
flagrants d'utilisation de l'argent a des fins
personnelles ou illicites, 1'ULCC pourra parler de
corruption et inciter lajustice a agir.

Les Institutions ayant pour devoir de
combattre la corruption
Pour combattre la corruption, 1'Etat s'est
donn6 des outils en termes d'institutions, de lois, de
reglements, des structures de planification,
Sd'ex6cution, de contr6le et de suivi/dvaluation. Les
trois pouvoirs de l'Etat sont organisms pour se contr6ler
mutuellement, tout au moins sur le papier. La
Constitution de 1987 (22 ans aujourd'hui) donne les
moyens de contr6le n6cessaires a l'Etat pour tordre le
cou a la corruption. En plus du contr6le mutuel des
trois pouvoirs, la cour sup6rieure des comptes et du
contentieux administratif (CSCCA) peut intervenir et
assurer un contr6le strict au niveau de l'ensemble des
trois pouvoirs. En introduisant la participation dans la
nalrc,. Dram gouvernance du pays, la decentralisation avec la mise
(CORRUPTION/ p. 12)


Page 10








Mercredi 08 Avril2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 11 I


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SANTE


Evaluations preliminaires pour obtenir une carte de rendez-

vous avec les medecins du navire-hopital USNS Comfort


A partir du 1 avril2009, le Ministere haitien
de la Sante Publique et de la Population proc6dera a
des evaluations prdliminaires en vue de ddlivrer des
cartes de rendez-vous a des patients pour des visites
de consultation avec les m6decins du navire-h6pital
am6ricain < USNS Comfort>.
Le personnel medical du o USNS Comfort >
fournira des soins m6dicaux a la population haitienne
du 9 au 19 avril. II s'installera notamment dans les
locaux de la Marine Haitienne (Bizoton) et a Cit6 Soleil.
Le Ministere de la Sante a identifi6 10 centres
m6dicaux pour la tenue des evaluations prdliminaires
en vue de la distribution de carte de rendez-vous pour
les visites de consultation dans les locaux
susmentionnes et des interventions chirurgicales a
bord du Comfort. Ces centres m6dicaux sont les
suivants:
Cite Soleil:
1- CHOSCAL/MSPP (Centre Hospitalier Ste Catherine
Labourd) Soleil 19, Cit6 Soleil
2- CHAPI-MSPP (Centre Haitiano Arabe, Plan
International) Avenue Soleil #18
3- Pre Richard Franck (PELE) Cit6 Soleil, zone Cit6
Militaire
4 -Pre Thomas HAGAN (Pre THOM)
Delmas: HUP (HOpital Universitaire La Paix) Delmas 33


Carrefour:
1- H6pital Adventiste, Diquini 63,
2-Arcachon 32 ci-devant H6pital Food for the Poor
3-MSF (M6decins Sans Frontibres), Martissant
4-H6pital de Carrefour, Route de Carrefour
Petion-Ville: H6pital Eliazar Germain, Rue
Pan Amdricaine, Petion-Ville
Une fois les cartes de rendez-vous
distributes, les informations concernant le lieu et la
date de presentation pour des visites de consultation
seront annonc6s ult6rieurement. Les personnes qui
n'auront pas de carte de rendez-vous ne seront pas
admises dans les cliniques. Les enfants et les individus
ayant un handicap peuvent se faire accompagner d'un
adulte.
Les evaluations prdliminaires pour les
patients qui ont d6ji tW identifies pour subir des
interventions chirurgicales auront lieu a la Marine
Haitienne (Bizoton) les 10 et 11 avril. Les noms des
patients doivent figures a l'avance sur la liste
communique par les cliniques locales et les h6pitaux.
Ces patients seront autoris6s a se faire accompagner
de leur m6decin ou d'un membre de leur famille lors
des evaluations prdliminaires. Les m6decins
chirurgiens du Comfort informeront des dates
auxquelles ces patients devront se presenter a nouveau


a la Marine Haitienne pour les suites n6cessaires.
Les Etats-Unis rappellent au public que le
navire une fois accost6 repr6sentera un grand danger
de navigation. Ils exhortent done les individus ou/et
autres embarcations non autoris6s a rester 6loigner au
moins a 1.000 metres du navire. En respectant cette
limite, le public 6vitera tout accident en ce qui a trait a
la s6curit6 du navire au cours de sa visite.
Cette deuxieme visite du navire h6pital
o USNS Comfort en Haiti reflete l'engagement continu
des Etats-Unis envers Haiti, et l'importance capitale
que le gouvernement des Etats-Unis accorde a la sante
en ce qui a trait a ses efforts d'assistance globale en
Haiti. On estime que plus de 47% de la population
haitienne b6ndficie des programmes de soins de sante
finances par le gouvernement am6ricain.
Pendant l'annde 2009, le peuple amdricain
d6caissera un montant estim6 a plus de 126 millions de
dollars pour l'assistance m6dicale en Haiti, s'6tendant
de la prevention et le traitement du VIH/ Sida a la sante
pr6natale et familiale, et sous d'autres formes telles
que des cliniques mobiles dans les provinces, la
formation du personnel de sant6 et l'octroi de
m6dicaments essentiels ainsi que l'immunisation des
enfants.









Page 12



Haiti :
Au bout de vingt-deux ans, la Constitution
de 1987 merge toujours comme un point de r6f6rence
pour la construction d'un 6tat de droit, comme le chemin
obligatoire pour un peuple en mal de d6mocratie. Elle
survit parmi les soupirs, les cris et les angoisses d'un
peuple livr6 au ddsordre des choses, aux app6tits
toujours renaissants des profiteurs, et A une situation
de violence visc6rale dans un climat de destruction et
des relents acides de sang.
La Constitution de 1987 est-elle responsable
de ce jeu de chaises musicales de gouvernements
improvises, cette d6bacle d'un pays ou toutes les
initiatives semblent incapables d'6tablir l'ordre de la
loi, les sequences du savoir, l'acces de tous au travail
et A la s6curit6, sans parler de la simple propret6 des
rues et des marches ? Malgr6 le oui quasi unanime
(1,268,980) des votants, cette Constitution n'a cess6
de rencontrer, dans la pratique, des critiques acerbes :
ce serait elle, par exemple, la responsable de
l'instabilit6. Ds le depart, l'institution du CEP (Conseil
electoral) a &te la cible de gouvernement militaire (CNG).
II fallut des semaines de manifestations, avec ses
bless6s et ses morts pour que les militaires redonnent
A cet organisme le r6le prevu pour l'organisation des
elections (< la seule autorit6 en mati&re
6lectorale >).Cette concession ne fut qu'apparente. Des
morts, cibl6es, se succ6d&rent dont l'avocat Lafontant
Joseph et Yves Volel. Ce dernier tenait entre ses mains
la Constitution et sa toge d'avocat quand il recut deux
balles A bout portant devant le d6partement de la police.
La premiere election sous 1'dgide du CEP et
de la Constitution, le dimanche 28 novembre 1987
avorta sous les coups de feu des militaires et les
machettes des assassins A ruban rouge. A Port-au-
Prince, la cible principale fut 1'6cole Argentine
Bellegarde, A l'impasse Vaillant, au haut de Lalue, ou
sont morts 24 votants (dont un couple revenu de
diaspora sp6cialement pour voter), des membres du
bureau de vote et 1 joumaliste stranger. A travers le
pays, l'arm6e < fit son devoir . Ily eut plus cent morts
et bless6s. Les responsables de cette triste 6pop6e ne
furentjamais poursuivis. Les noms des victimes n'ont
jamais &t6 reunis. Hans Christoph Buch, globe-trotter
infatigable, a public un livre qui rassemble pour la
post6rit6 ses reportages sur des massacres qui ont
marqu l'actualit6 mondiale de ces dernires ann6es.
On peut done trouver dans < Archipel de la douleur >
le r6cit de ce massacre .


Mercredi 08 Avril 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 11


La porte 6troite
Ce ne sont pas seulement les militaires qui l'Etat de droit, le chemin du d6velc
s'opposaient A l'id6e d'une institution ind6pendante pas d'autre. P6n6trer en d6mocr
souveraine en matire 6lectorale. Ils avaient t6 rompus justice int6grale. Ouvrir le pay
A l'id6e que les militaires nomment les presidents et modemit6. Sortir de la solitude mi
qu'il ne fallaitjamais donner raison A un civil contre un la maison. Nettoyer la ville de ses 1
militaire. D'autre part, alors que bien des pays enfants l'6cole. Leurapprendre
d'Am6rique Latine avaient d6velopp6 un << Droit Admirer le coucher de soleil sur 1
Electoral >> et abouti A des Institutions ind6pendante paix. Participer A la creation du fut
et autonomes, les juristes haitiens, jacobins, Caraibe. Ouvrirlesbrasaumonde
napoldoniens, acceptaient mal cette innovation etl'eau.
juridique comme aussi la cr6ationd'unposte de Premier Mais cette porte qi
Ministre. Constitution de 1987 est une porte
De gouvernement transitoire en cette porte, nous aurons A faire des
gouvemement transitoire, de compromis A compromis, sequence des d6sirs possibles, ab
les regles, les procedures, les institutions pr6vues par malkfique dupouvoir personnel. A
la Constitution de 1987 ont &t6 contournes. Le blocage de cemer la vie par desjalons qui ii
de la justice continue. Il y eut pourtant un moment, Apres ces 22 anndes dominoes par
l1'lection du PNre Aristide, le 18 d6cembre 1990, qui jour de tous les demons, la hant
semblait marquer, enfin, 1'6tape de l'entr6e en beurre et de la chasse des dissidei
d6mocratie. Ce ne fut pas le cas, malheureusement, A la aprbs ces vagues de destructions,
fois par une resistance sourde A l'id6e meme de grands malins, ces ann6es v6cue
d6mocratie et aussi, on le sait, parce que ce n'6tait pas futur, sans calendrier et com
le souci dominant de ces nouveaux responsables comptabilit6, ou le pouvoir instau
politiques. trouvait envahi par la farce, une f
D'ou cette drive vers une troisieme cher, trbs cher, une farce mortelle,
dictature, l'attraction vers un pouvoir absolu, cette la vie sociale et politique.
trag6die v6cue par Dessalines et Christophe, et tant C'est par cette porte 6tr
d'autresjusqu'A la pathologie exorbitante de Duvalier. et suivre, sans tricher, les cl
Mais cette fois, ce fut une navigation, dans un style procedures, les obligations c
fantaisiste, dans une ambiance d'anarchie g6n6ralis6e Constitution du 29 mars 1987 pou
et, en fin de compte, dans une impuissance totale A le nceud de ses contradictions, raff
balayer notre pas de porte. L'exode du peuple haitien, langage. Cela demande, comme
prenant parfois l'allure d'un sauve-qui-peut a continue, d'op6rations minutieuses et cofit
continue et continuera, nous privant d'une masse de s6natoriale dans 15 jours, la
savoir-faire et de talents. Les bonnes intentions sont changements A effectuer le deuxib
isoldes et paralys6es. L'espoir et la volont6 de sortir nouveau des elections en nov
de ce mar6cage, de cette histoire quotidienne, marque s6nateurs pour le rendez-vous d
de paralysie et fragmented de deuils et de catastrophes janvier 2010 afin de voter les artici
ne se concr6tisent pas. Tous les problkmes ont &te dix ben6fices A tirer de ces exercice
fois analysis. Toutes les solutions ont &t6 vingt fois Constitution seront immenses. (
proposes. Que peut faire encore la parole ? Le silence travailler A consolider les choses a
serait-il sagesse ? Qui sera A la hauteur de cette crise disparaitre. L'entr6e en d6mocrati
historique ? doit 6tre fait pour que tout se fasse
Pourtant la Constitution du 29 mars 1987, de notre responsabilit6 historiq
avec parfois son langage impr6cis, avec ses antinomies, petites et grandes querelles de fan
avec le projet de certaines composantes administratives
impraticables, continue cependant A nous tracer le Par J
chemin A suivre, le chemin des libertds, le chemin de Centre (Ecumenique


oppement. Il n'y en a
atie. Appliquer une
s aux courants de
is6rabiliste. Balayer
fatras. Emmener nos
Schanter et A danser.
a Gonive. Vivre en
ur. S'ins6rer dans la
R6concilier la terre

ue nous offre la
etroite. Pour passer
Schoix, apprendre la
andonner le vertige
\u contraire, il s'agit
ndiquent les normes.
l'apparition en plein
:ise de l'assiette au
nts A coups de fusil,
des petits jeux des
s sans plans pour le
me toujours sans
rait son th6htre et se
arce qui nous cofte
i tous les niveaux de

oite qu'il faut entrer
heminements, les
ontenues dans la
r la r6viser, d6nouer
ermir et pr6ciser son
on le sait, une suite
uses: une election
presentation des
me lundi dejuin, de
embre, d6put6s et
u premier lundi de
les remis A neuf. Les
s d'ob6issance A la
Car il est temps de
u lieu de les aider A
e est A ce prix. Tout
Sdans la conscience
ue au delA de nos
ille.

'ean-Claude Bajeux
des Droits Humains


Haiti : Indice de Perception de la Corruption et Institutions


(CORRUPTION... sute de la page 10)
en place des collectivit6s territoriales du d6partement
A la section communale en passant par la commune et
une structure d6lib6rative et de contr6le A chaque
niveau, elle oblige la transparence au seinde l'ensemble
des institutions tant au niveau central que d6centralis6.
Ce mecanisme complexe qu'est le nouvel Etat d'Haiti
prdvu par la Constitution de 1987 n'ajamais &t6 mis en
place, parce que l'ancienEtat, bas6 sur des m6canismes
centralis6s de corruption, r6siste de toutes ses forces
et de sa longue experience d'enrichissement illicite de
groupuscules gravitant autour du symbole de 1'Etat
traditionnel, le Pr6sident, pour emp6cher la mise en
place de l'autre.
Remarquez que, malgr6 la mise en place de
1'UCREF, de 1'ULCC, le renforcement de la CSCCA, le
d6cret sur la passation de march et la mise en place de
la commission nationale de passation de march
(CNPM), la corruption persiste et se fait visible de
temps A autre par des scandales soit au niveau du
Parlement, du Pouvoir Judiciaire, de 1'Ex6cutif, et aussi
dans le secteur priv6 et des ONG. Toutes les institutions


6voluant dans le pays disposent de moyens de se
contr6ler et sont assujetties A des contr6les internes
et extemes p6riodiques. Les accords et conventions
signs par 1'Etat avec la Communaut6 Internationale
(CI) lui donnent droit pour orienter, contr6ler et
superviser les actions men6es par les ONG et le secteur
priv6 dans le pays quelle qu'en soit la source de
financement. Ces accords et conventions permettent A
la CI d'exercer aussi en retour un droit de contr6le.
Donc, les mecanismes pour combattre la corruption
existent. Ce qui manque c'est la volont6 de le faire.
Tant au niveau de 1'Etat qu'au niveau de la CI.

La manifestation de la corruption en Haiti:
le client6lisme
L'Etat et la CI savent tres bien que le pays
ne dispose pas de beaucoup de cadres ayant le niveau
maitrise ou doctorat. Ce n'est pas 6tonnant que dans
les appels d'offres (AO), les critbres de choix toument
autour de ces critbres. Alors qu'il suffisait de mettre
ces crit&res en y ajoutant les mots < ou equivalent >>
pour avoir beaucoup plus de gens A participer et A ne


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pas A d6clarer 1'AO infructueux ni A ne favoriser que le
petit cercle restreint de ses amis parfois bass au pays,
A l'ext6rieur ou fraichement revenus au pays sans
aucune connaissance ou aucune experience du pays
ou des institutions pour lesquelles ils sont appel6s A
travailler et ne parlant parfois ni le franqais ni le creole.
Ces recrutements sont certes faits sur la base d'appels
d'offres mais souvent ils sont truqu6s. C'est une forme
de client6lisme. Il faut mettre rapidement unb6mol pour
ne pas donner l'impression que tous les AO sont
truqu6s.
I1 en est de m6me fort souvent pour le
recrutement des firmes, des ONG Les crit&res choisis
6cartent le plus souvent les firmes et ONG haitiennes
m6me pour des travaux de moyenne importance. Quand
ces critbres permettent de recruter les firmes et ONG
haftiennes, ils visent le plus souvent la m6me cat6gorie
ayant l'habitude de travailler avec 1'Etat et la
Communaut6 international. Fort souvent, ces critres
ne favorisent pas 1'emergence d'institutions haitiennes
m6me comme sous traitantes. A force de traiter avec
les m6mes, on multiplie les risques de clientdlisme et
de corruption.
De toute manibre, ces deux exemples sont
nettement meilleurs que le choix direct des cadres
techniques et des firmes sur la base d'amitid, de
clientdlismes politiques, claniques, de militantisme.
Cette tendance A l'appel d'offre g6neralis6 est d6ej un
pas d6cisif vers le combat contre la corruption. Elle
prendrait son plein effet au moment ou 1'Etat et le CI
comprendraient la n6cessit6 d'avoir des critbres qui
favorisent tout le monde et surtout qui sont incitatifs A
l'utilisation optimum des cadres haitiens, des firmes
haftiennes, des ONG haitiennes, ne serait-ce que comme
sous-traitants dans un premier temps. Les regles de
transparence devraient prevaloir en tout temps et
devraient repondre aux besoins d'Haiti d'abord et non
A ceux de la CI. Car si cette fagon de faire n'dvolue pas
dans le sens du d6veloppement du pays haitien, en
favorisant 1'6mergence des cadres et institutions
haitiennes comp6tents jusqu'A atteindre la masse
critique, Haiti ne se d6velopperajamais et sera toujours
sous la d6pendance de la CI.

Autres formes de manifestation de la
corruption: le vol, la duplication
Le d6veloppement d'Haiti passe aussi par
le combat contre certaines formes de manifestation de
la corruption comme le vol, la duplication. Le

(CORRUPTION/p. 13)









Mercredi 08 Avril 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 11


L'Etat c'est moi; L'Etat apres moi!


VERNET LAROSE

L'Etat c'est moi. Mais qu'advient-il de l'Etat
apres moi? Cette interrogation n'est pas qu'un jeu de mots,
lorsqu'elle est adressee a l'Etat haitien, de type patrimonial.
L'Etat patrimonial se caract6rise par le primat
de l'1eement personne sur l'6elment institutionnel dans le
cadre de l'exercice dupouvoirpolitique. Ily a indifferenciation
du pouvoir et de son titulaire qui, lui, se l'approprie. Les
frontieres de l'espace public et de l'espace priv6 se
confondent: c'est le corps-Etat.
En outre, il se pose toujours la question de la
devolution du pouvoir. La transmission de celui-ci se retrouve
regulierement en situation de d6sh6rence; situation
qu'alimente la recherche du sauveur, restaurateur de l'ordre
en vue de recreer des liens communautaires.
Les traits des hommes politiques haitiens
Francois Duvalier, president a vie de la
Republique d'Haiti-y a-t-il culturellement compatibility entre
les principes de la Republique et le despotico-anarchique de
la pr6sidence a vie?-, illustre tragiquement l'Etat, c'est moi;
et l'Etat apres moi?
L'exhumation de son corps a, en effet, 6choue.
Son cadavre ne s'y trouvait pas lorsque les
"d6chiqueteurs"(dechouke) voulurent le d6terrer en vue de
l'y d6pecer, a l'issue du depart de son fils successeur pour
l'exil, le 7 f6vrier 1986.
Francois Duvalier savait-il que son corps-Etat:
"Je suis le drapeau haftien un et indivisible", aimait-il a
proclamer, ne pouvait conserver l'6tat de son corps au-dela
de son terme dynastique?
Il pr6para soigneusement son role d'exile
politique, avec cette particularity: il est un exile politique
outre-tombe. Son corps-Etat ne s'est pas immortalis6. Le
mystere qu'entoure le lieu de s6pulture de son corps ne
saurait remplir la fonction de momification.
Certes, il s'est distingu6 en 6tant a la fois metteur
en scene et acteur, n'a fait quejouer son role d'exile politique;
role d' exile qu 'ontjou6 la plupart des chefs d'Etat haftiens,
ne voulant jamais se soumettre au principe de l'investiture
provisoire du pouvoir d'Etat; ils ont une propension a se
laisser chevaucher par l'esprit du pouvoir absolu.
Pour eux, leur corps, est vou6 a l'immortalite.
Ainsi, leur corps represente-t-il le corps politique; et, en
leur corps se manifeste l'unite de la soci6et et se concentre
tout l'investissement national, tant sur les plans materiel
que symbolique; leur corps est a la fois mystique et politique.
Le corps, comme corps politique, constitue donc
un enjeu de pouvoir, car il est l'objet et le moyen de
l'op6ration symbolique et des luttes politiques. Se pose
neanmoins la question de la fonction de l'opposition et de la
place de la transmission du pouvoir, puisque non seulement
le corps est contingent et mortel mais il est a la fois l'objet et
le sujet des luttes politiques qui se d6roulent parmi les divers
pretendants au pouvoir d'Etat.
Ambivalence et restauration permanente de
l'Etat
C'est la que git la contradiction de la pratique du
pouvoir incontest6, de l'intransmissibilit6 du pouvoir,
pratique qui n'est pas ordonn6e par un principe dynastique
legitime, c'est-a-dire qui rallie l'adh6sion de l'ensemble des
familles et des sensibilities politiques; de cette pratique, en
est r6sult6 un portrait, ou se dessine la trajectoire des hommes
politiques haitiens: hommes d'Etat/apatrides/guerriers.
Ainsi a-t-on un Etat qui ne fait que se r6creer
constamment sansjamais arriver a se cr6er reellement, c'est
le pouvoir intransmis mais qui doit etre tout de meme
transmis: la continuity de l'Etat l'ordonne. Les violations de
la constitution, les coups d'Etat et les insurrections sont
donc les modes de regulation et de passation du pouvoir.
C'est le corps-a corps qui decide du vainqueur dans le combat


k*... sW* uH la agcI L)
clientdlisme favorise le vol. Certains responsables
auraient exig6 et exigeraient, selonles rumeurs, 10, 15,
20 et meme 30% du coft global des actions. Dans le
cas oi cela se rdv6lerait vrai, ce serait tout simplement
du vol. A cela, il faudrait ajouter les vols orchestras par
les responsables directs des actions et les vols
courants (les plus d6tectables) op6rds par le personnel
moyen et le petit personnel. Tous ces vols se situeraient
autour de 40% des cofits globaux des actions. Avec de
telles pertes comment pourrait-on parler de
d6veloppement d'un pays ?
De plus, la duplication au niveau des zones
d'intervention et de terrain est monnaie courante,
surtout au niveau de l'humanitaire et des urgences.
On a relev6 plusieurs cas oi des intervenants
pr6sentent comme leurs les travaux effectuds par un
ou d'autres intervenants. Cela s'est produit dans
plusieurs endroits du pays, Gonaives, Cabaret,
Belladdre, etc., parfois avec la complicity des
responsables locaux de l'Etat ou des collectivit6s
locales. II faut noter aussi que certains intervenants,
qui se respectent, font la demarcation entre ce qu'ils
ont trouv6 et ce qu'ils r6alisent. En tout cas, la
presentation des travaux des autres avec pieces
justificatives et photos a l'appui n'est tout simplement
que du vol.

L'augmentation de 1'indice de perceptions


politique, et non lesjoutes electorales soumises au principe
majoritaire.
I1 se dessine toutefois une ambivalence. La
propension a modeler le corps-Etat, donc le pouvoir absolu,
est temp6ree par le principe de non-r6eligibilit6 immediate
du president qui limite ainsi dans le temps,
diachroniquement, le pouvoir absolu, mais non en sa
structure, synchroniquement, dans l'espace du pouvoir
legitime, qui se manifeste lorsque le pouvoir arrete le pouvoir.
Auguste Magloire, historien du politique,
l'illustre remarquablement en ses travaux. Le chef d'Etat
haitien, s'il veut passer a l'histoire, doit mourir au pouvoir,
Alors la, le temps de sa pr6sidence est vu comme une chaine
d'entreprises patriotiques que son successeur a g6enralement
a poursuivre.. C'est donc le corps-Etat honored.
La mort subite du president de la Republique
ouvre une crise dans la soci6et. Il y a ,en effet, vacance du
pouvoir. C'est le moment du passage d'un d6tenteur de
l'ex6cutif a un autre. Or, n'existe plus de ref6rent, plus de
detenteur legitime de la violence; celle-ci est maintenant a la
port6e de tout un chacun. Des risques de violence g6enralises
existent. Pour l'eviter et renouer les liens contractuels entre
tous les membres de la society, on procede a l'dloge du
president defunt qui est porteur de puissance et dont il faut
se prot6ger en appelant a sa protection. C'est le cas de
Petion, de Guerrier, de Riche, etc.
Dans le cas contraire, on assiste souvent au
renversement du chef de l'Etat, chass6 sous les hues de la
foule. I1 n'6chappe pas a la honte et a l'opprobre. La foule
l'injure, lui lance des 6pithetes du genre "vieillard cynique",
"tyran sanguinaire", "dilapidateur effr6en", etc.
C'est le corps-Etat d6chu, d6tach6 de sa
puissance. I1 advient le corps abject. I1 colporte des mauvais
esprits. Il faut le chatier. C'est a ce moment qu'intervient le
peuple souverain qui procede au "dechoukaj" des membres
de l'ancien regime: ceux-ci sont maintenant sacrifi6s comme
boucs emissaires.
Les membres de la classe politique sont tour a
tour des victimes et des sacrificateurs. La circulation des
detenteurs de l'autorit6 est regie par un m6canisme de
repression et de persecution parmi ses membres. La figure
de l'opposant se dessine p6niblement. le corps de
l'opposant se retrouve dans une situation de bannissement
incessant Aussi convient-il mieux de parler en terme
d'exclusion mutuelle des membres de l'elite plutot que de
leur circulation, selon l'expression du sociologue Wilfrid
Pareto.
Du protectorat au maternage: l'introuvable
citoyennet6
Le stade supreme de cette exclusion ou de
l'ambivalence du rapport au pouvoir est le massacre du
president Guillaume Sam, le 26 juillet 1915. La foule en
fureur, r6voltee par le carnage op6er par le general Etienne a
l'encontre des partisans cacos du docteur Rosalvo Bobo,
entra par la force a la legation de France, ou s'6tait r6fugie le
president Sam qui y fut d6pec6 et promen6 dans la ville.
L'oncle Sam pretexta de notre "barbarie" pour
venir nous civiliser". Presqu'un siecle plus tard, des elections
dites fondatrices de regime de d6mocratie furent organisees
sous l'6gide des Nations unies. Jean-Bertrand Aristide fut
elu president. Quelques mois plus tard, un coup d'Etat
sanglant le porta cependant a quitter le pays. Il n'y 6chappa
pas a la caract6ristique des hommes politiques haitiens;
hommes d'Etat/apatrides/guerriers.
I1 dicte, a l'encontre se son propre peuple, un
embargo, au lieu de recourir a la d6sob6issance civile, comme
moyen de combat contre le coup d'Etat; d6sob6issance civile
qui est l'expression de la liberty citoyenne, de l'individualite.
Devant l'6chec des mesures successives prises
en vue de renforcer l'embargo et de contraindre ainsi les
militaires a battre en retraite et a faire cesser la repression


de la corruption
Avec des institutions qui ne font pas
correctement leur travail de combat contre la corruption
et des manifestations de la corruption connues et
d6nonc6es sous formes de rumeurs sans se donner la
peine de bien les documenter, les institutions haitiennes
et celles de la communaut6 internationale favorisent
l'augmentation de l'indice de perceptions de la
corruption. On croirait meme qu'Haiti et ses partenaires
prennent un malin plaisir a voir le pays parmi les demiers
dans le tableau de Transparency International. Quand
on regarde de pres les outils a la disposition de l'Etat
et de la CI, on comprend tres mal qu'il n'y ait pas un
meilleur contr6le de la corruption en Haiti. Le combat
contre la corruption devrait 6tre mend sous tous les
fronts au niveau des citoyens mais aussi et surtout au
niveau des institutions. Pour cela il faudrait des hommes
et des femmes dignes de ce nom a int6grer ces
institutions pour appliquer les lois contre la corruption
et en forger d'autres. Il y va du d6veloppement durable
de ce coin de terre oi il est encore possible de faire
quelque chose de grandiose. C'est ta responsabilit6,
ma chere sceur ou mon cher frere, au sein de cette
institution qui t'accueille ou que tu diriges. Ne te trouve
pas d'excuse. N'oublie jamais que les institutions ne
valent que par les personnes qui les integrent !

Envoyd par HAITI DEVELOPPEMENT dans
JEAN ROBERT JEAN-NOEL le 4/01/2009 12:21:00 PM


exerc6e par ceux-ci a l'encontre de la population, une
deuxieme occupation americaine s'y installe grime par les
troupes des Nations unies, sous les vivats de la population.
On ne saurait done rep6rer ni les usages de
l'individualit6 ni ceux de la society: l'individualit6 n'existe
que dans des soci6ets d6termin6es.
NI individuality representative. Car, les membres
de la classe politique ne parviennent pas a monter un
dispositif leur donnant droit a vaquer librement et
6quitablement leurs occupations politiques.
Les hommes politiques haitiens ne disposent
pas de la competence les habilitant a construire de par eux-
memes leur propre espace public. Ils ne sont pas les titulaires
de la detention du monopole de la coercition legitime a
l'int6rieur de leur territoire national. (Max Weber). Ils
sollicitent l'assistance 6trangere en vue de vaincre leurs
adversaires et de pacifier ainsi temporairement les luttes
politiques.
Leur role d'exil6s politiques donne a voir qu'ils
sont toujours en 6tat de d6territorialisation. L'espace du
combat politique d6borde les frontieres nationales et se
deroule presque toujours sous l'oeil bienveillant mais
int6ress6 de l'Etat-hote. L'endog6enit6 de la lutte politique
est absente.
Ni individuality citoyenne. La liberty des citoyens
et des citoyennes de choisir souverainement leurs
repr6sentants n'existe pas r6ellement; ni ne se dessinent des
mouvements sociaux ayant pour objectif d'accoler terme a
terme aspirations citoyennes et moyens autonomes de les
combler.
L'6mergence de l'individualit6 ne peut se r6aliser
lorsque le politique est subsumer a un corps-Etat, qui est
simultan6ment, d'une part omnipotent et omniscient, et
d'autre part, impotent.
Les conditions de la r6alisation de l'individualit6
resident dans la disincorporation du politique, selon
l'expression de Claude Lefort:
<< La revolution d6mocratique moderne, nous
la connaissons du mieux a cette mutation; point de pouvoir
a un corps. Le pouvoir apparait comme un lieu vide et ceux
qui l'exercent comme de simples mortels qui ne l'occupent
que temporairement ou ne sauraient s'y installer que par la
force ou par la ruse; point de loi qui ne puisse se fixer, dont
les 6nonces ne soient contestables, les fondements
susceptibles d'etre mis en question; enfin, point de
representation d'un centre et ni des contours de la society;
l'unit6 ne saurait d6sormais effacer la division sociale. La
democratic inaugure l'experience d'une soci6et insaisissable,
non maitrisable, dans laquelle le peuple sera dit souverain,
certes, mais ou il ne cessera de faire question en son identity,
ou celle-ci demeurera latente...>>(1)
Je conclurai, avec une triple interrogation
emprunt6e du philosophe allemand, Emmanuel Kant:
1- Que puis-je savoir?
Le corps-Etat, quel qu'en soit le type de legitimit6
de son titulaire, est une illusion mortifere, qui n'institue ni
de l'individualit6 ni ne constitue de la soci6et encore moins
de la nation.
2- Que dois-je faire?
Ce que nous sommes en train de faire: en d6battre.
Tout en sachant bien que l'adversaire n'est pas un ennemi a
abattre, mais un interlocuteur avec qui nous devons d6battre
des affaires de la Cite.
3- Que m'est-il permis d'esp6rer?
La r6ponse est collective, meme si les
interrogations sont individuelles. Le je n'est un enjeu que
s'il est articul6 avec un nous. Une telle articulation est au
fondement de toute communaut6 ou society. Sinon, c'est se
laisser pi6ger par un je/nous qui ne repose sur aucun
dispositif social. Alors la les risques sont grands qu'on s'y
plie, a genoux, devant les enjeux du pouvoir d'Etat, qui se
caracterise par la fonctionnalit6 de l'interm6diation politique
et l'universalit6 de la citoyennete.
(1). Claude Lefort, L'invention democratique. Les
limites de la domination totalitaire. Paris, Fayard, 1981, p. 180


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Page 13


Haiti: Indice de Perception


de la Corruption et Institutions
( ite da d a In fe 1 2)








Mercredi 08 Avril 2009
Page 14 Haiti en Marche Vol XXIII N 11

DGYPTE ET U RSolutions dela
.o.tosd.semaine pass6e:
Allez de DERAYA a DOCILE, en utilisant des mots du du R U S H E S
vocabulaire frangais, et ne changeant qu'une lettre par ligne. R U C H E S
R E C HE S

RECRUS

DOC ILE EGYPT E Q GE Y T UARN RU
MRLBY PIRI U FIEOW
E X I UC T L LNQ S CUXT T
Y D P A W Q I A N E VY S I CRABBLE
SQ R L V Q S AN RE L I J Y Arrangez les sept lettres ci-dessous
Y E I Y S I S L GL TN K U W pour former un mot frangais
Solutions delasemainepasse E E U A E S D L L A U S K P
SDNUDAMEESOWUGD B U
BI IC LORE ALNGNAZMTBYE DAM
AM E N ER A S XMPAAESAEOIYNBK A C L
KALI AT PRHRLPTGRBCMEOW
A G E R ATUM B G JA L E S N R GA P V NA A E
RIRI E E YQNPOFREERSVJBO
A N S UIE D D 0 E H L S I KMA QA Y C
NISDDOEHLSIKMAQAYC UEM-IIIIIIII
E ME A E R K U E OO W Q J A G S Solutions de la semaine passe
R ME S S S Trouvez les 19 pays presentement en tete de groupe des eliminatoires \ PONT I FE /
de la coupe du monde de 2010 dans le carre ci-dessus -




I E n B ref... ...suitedelapage2)
L'ancienPremier ministre neo-zelandais Helen Clark a &td d6sign6 mardi administrateur du
10 3 3 f m Programme des Nations unies pour le Ddveloppement (PNUD). D6signde par le secr6taire
general de 1'ONU Ban Ki-moon, elle a requ l'approbation unanime des 192 pays de
1'Assembl6e gendrale.
Mme Clark, qui remplacera le Turc Kemal Dervis fin avril pour un mandat de quatre ans,
5h00-6h30 Bon R6veil enmusique pr6sidera aux destinies d'une agence onusienne dot6e d'un budget de 13 milliards de
dollars. Present dans 166 pays, le PNUD a notamment pour tiche de coordonner les efforts
6h30-7h00 Au Pipirit chantant faits aux niveaux mondial et national en vue d'atteindre les objectifs de d6veloppement
cr6oe ac Lnini Fopour le Mill6naire, dont l'objectif principal est de diminuer de moiti6 la pauvretd d'ici 2015.
journal crdole avec Louim Fontal Fl6icitant Mme Clark, le ministre franqais des Affaires 6trang&res Bernard Kouchner a
indiqu6 dans un communique que la France se r6jouit d'engager avec Helen Clark une
7h00-9h00 M6lodie Matin avec Marcus concertation 6troite sur les reponses A apporter aux enjeux du d6veloppement, de la bonne
Informations, Interview, Anecdotes, Humour, gouvernance, de la lutte contre la pauvret6, de la prise en compte des biens publics
Analyses mondiaux et de la d6mocratie.
Nos Chroniques:
L'EditorialdeMarcus On est toujours sans nouvelles du coordonnateur de la Commission
Au Quotidien avec Elsie Nationale des March6s Publics
LaChroniqueLitt6raireavecDominiqueBatraville Trois mois aprbs son enlkvement, on est toujours sans nouvelles de Franqois Robert
Les Sports avec Mario Bareau Marcello, coordonnateur de la Commission nationale des marches publics. Le Directeur
Les Invit6s du Jour central de la police judiciaire (DCPJ), Frantz Thermilus, a indiqu6 lors de sa dernire
M6lodieMatinchaquesamedi est anim6 conference de presse que les r6sultats de l'investigation seront connus sous peu.
parF6quiBre Raphal Joseph Robert Marcello, coordonnateur de la Commission nationale des marches publics,
avait &td enlev6 le 12 janvier 2009 alors qu'il regagnait sa residence A Delmas.
l0h-Midi Le disque de I'Auditeur Dans une lettre en date du 5 f6vrier, la famille du disparu a appel6 les autorit6s et la
animation James Pr6dvil population toute entire A ne pas laisser le dossier de cet homme qui a servi dignement son
pays, un pbre de famille module, finir au fond du tiroir "des enquetes qui se poursuivent".
12:00-12h30 Le Midi Les compatriotes de la diaspora manifestent en faveur des 30.000 sans-
informations avec Laury Faustin papiers Faitiens dans le collimateur des services de I'immigration
americane
12h30-2h00 Lady Blues avec Elsie Ils sont 30.000 haitiens menaces de deportation par les autorit6s de l'immigration
Jazz, Blues, Swing, Ragtime amdricaine pour absence de documentation l1gale. Cependant les compatriotes en diaspora
ne restent pas inactifs pour tenter de renverser la situation et garder dans le pays d'accueil
2h00- 3h00 C'est si Bon en chansons... ces p&res et m&res de famille qui y vivent depuis de nombreuses anndes pour la plupart et
Emission de chansons francaises qui constituent un support indispensable pour leurs families.
La premiere manifestation du genre avait eu lieu A Miami, en f6vrier dernier, A la suite de
3h-5h pm Le Bon Vieux Temps quoi le Pr6sident Barack Obama, fraichement install A la Maison blanche, avait envoy
Temp 1l'un de ses conseillers d'origine haitienne, Patrick Gaspard, aux nouvelles auprbs des
Retro-Compas leaders haitiens. Ces derniers sont months au mois de mars A Washington pour aller
avecDocDanieletCaptainBill discuter du sort de leurs frbres et soeurs.
En attendant, la mobilisation se poursuit sur le terrain. Une autre grande manifestation
5h00 Le Journal de 5 heures s'est d6roulde samedi (4 Avril) A New York.
avec Villette Hertelou L'un des organisateurs, Josu6 Renaud, a confirm que plusieurs organisations haitiennes
de la diaspora sont trbs actives, r6clamant pour les haitiens le TPS Statut de Protection
5h 30 pm Melodie & Company Temporaire (TPS).
Diveloppement durable Soulignant que les Haitiens contribuent grandement A la croissance de l'6conomie
Mardi avec Bernard Etheart americaine, Josu6 Renaud s'61eve contre l'ordre de deportation de plus de 30 000 ill6gaux
haitiens. II d6nonce la volont6 des autorit6s amdricaines de consid6rer les travailleurs
7h-8h30 Amor ySabor con Luciani haitiens comme des personnes vivant en marge de la soci6td.


c 'et A&4c Poit tectcaWc4ae /








Mercredi 08 Avril2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 11

Kek liv ki part : 2008-2009
MAKS MANIGA
maxmanigat@aol.com
Literati krey6l-la pa rete ap d6mi ; l'ap file bOl
driv. Pami bon liv avek bon plak konpak ki part nan
lanne 2008-2009 la, men kek mwen kwe ki merite pou
nou konnen.
M' ap rete sou liv Dyeri M. Jil, Rasin Foula ak
Ivwoz S. Jil, Rasin Mede-a. Mwen deja rale sou liv
Josaphat-Robert Large la nan Paw6l Kreybl. Revi
Litert Sosyete Koukouy. Volim 1, Nimewo 1 -Janvye -
Jen2009.
Kanta pou liv mwen an, Ti Gout pa Ti Gout ap
gentan tounen sou li agrann lijyen, pi devan.
%
Max G Beauvoir [Maks G Bovwa] : Lapriyh Ginen.
Presses Nationales d'Haiti, 2008, 212p., ilistre, 19 x 11
cmr
Albert Camus [Albe Kami]. Tradidsyon kreyl : Guy
Rtgis : Etranje! Prls Nasyonal d'Ayiti. 2008, 153p. 19 x
12.5 cm.
Pierre-Michel Chery [Pye-Michel Cheri] : B bB
Golgota. Prss Nasyonal d'Ayiti. 2008, 117p. 19 x 12.5
cma
Louis-Philippe Dalembert [Lwi-Filip Dalanbe]: Epi oun
Jou konsa t&t Paste Bab pati. Pros Nasyonal d'Ayiti.
2008, 109p. 19 x 12.5 cm.
Anthony Fortunat [Antoni F6tina] : Refleksyon. 2008,
124p. 20.5 x 13.5 cm.
PaurisJean-Baptiste [Poris Jan-Batis] : Zig Lavi. Pres
Nasyonal d'Ayiti. 2008, 113p. 19 x 12.5 cm.

Dyeri M. Jil, Rasin Foula ak Ivwoz S. Jil, Rasin Mede :
Sevis Ginen. Rasin, Rityel, Resp lan Vodou.
Bookmanlit, 2009, 401p., ilistre, 21.5 x 14 cm.
Dokte Dyeri M. Jil ak madanm ni Ivwoz S. Jil
deja ban nou youn liv : << Bicentennial. Haiti Gift to
the World. 1804-2004. > ki part an krey6l tou sou tit:
<< BisantnL: ZetrennAyiti PouLimanite. >
Jodi-a yo kente avek : < Sevis Ginen. Rasin,
Rityel, Resp lan Vodou. > ki part an angle tou sou
tit : < Remembrance: Roots, Rituals, and Reverence in
Vodou. > Nan katriyhm paj kouvdti edisyon krey6l-la
yo ekri :
< Moun onore Dantan yo toupatou sou late.
Vodou annAyiti, se fason pa nou pou nou montre respe
pou defen Ansyen fanmi n. Rityel Vodou gen yon
karakth apa paske tradisyon an chita sou mes moun
peyi a, ki pa menm afr ak mes moun 16t kote. Vodou se
yon fason lokal pou nou montre yon bagay global. >
Lontan, seten kwayans relijye te anpeche fidel
yo li liv yo te mete < alendeks . Sa te anpeche
konesans sikile sitou I se lide ndfkit ap diskite. Prenga
sa-a sanble li dispar&t. Jounenjodi, gen kek relijyon ki
gade vye mannye sa yo, ki konsidere vodou kankou
yon kwayans ensip6tab. Sa yo ph ? Mwen te kwe se
laverite ki pou louvri zye nou. Anpi : < Gade pa boule
je. >>
Youn granmofn dwe jije youn liv selon
konsyans li. Kidonk, ou pa bezwen sevith lwa pou achte
epi etidye nan liv Dyeri ak Ivwoz Jil la. Se anpil bagay
nou pa menm konnen sou istwa pw6p peyi nou.
Pou ba nou youn lide kalite riches n'ap
ranmase si nou pran tan li liv la, mwen pral separe avek
nou youn repons Dokth Jil voye ban mwen sou youn
kesyon mwen te poze-1.
Mwen te anvi konnen enpe sou lwa Agasou
Yemen. Mwen te kontre avek non li nanyoun pawl : <
Mwen, m se Agasou Yemen. Mwen konn mete, men
mwen pa konn wete. > Mwen te kouri al tcheke nan
plizye liv sou vodou pou we sa m ta twouve. Pa anpil !
Mwen te fouye nan entn&t : menmman pareyman !
Mwen fe lide pou mande Dokth Jil. Li pou
nou we :
< Agasou se yon Lwa moun Gedevi sevi.
Gedevi se non Afriken ki te abite lan Abomen pandan
16zyem syek la. Abomen se ansyen kapital Dawomen.
Men ep6k sa a, Abomen se te priske tout Dawomen an
tou. Ann Ayiti nou rele moun lavil Abomen, moun
nanchon Gedevi. Agasou se mo Gedevi ki vle di mal
krab. Toupre lavil Abomen, gen yon rivye ki rele Yemen.
B6 rivye sa a gen anpil krab. Se la sevis pou Agasou te
konn ft. Alekile annAyiti I moun gen Lwa Agasou yo
vire men yo pou fe dwdt yo part tankou yon krab.
Se te lan yon koudeta, papa Kadya Bosou,
Wegbadya pran pouvwa. Anvan sa se lan eleksyon
moun Gedevi te konn chwazi gouvenman. Pou bay
koudeta ajart, Wegbadya kouri bri li se eritye Agasou,
yon Lwa moun z6n nan te respekte. Pi devan, Achade,
pitit Kadya Bosou, peye hougan pou envante yon istwa
ki di fanmi 1 se eritye Agasou ak Oligbonon, yon ansyen
fi ki te gen anpil prestij lan z6n nan.


Depi I1 koudeta sa a (1645), pouvwa vin pase
de pitit an pitit Wegbadya. Fanmi an kenbe pouvwa
pandan plis pase 200 ane. Sejis an 1880 Lafrans pran
pouvwa lan men yo. LU Kadya Bosou vin monte sou
pouvwa misye anvayi yon pil kote alantou Abomen,
se kon sa misye vin anlaji Wayom Dawomen. K6m fanmi
an di yo se eritye Agasou, Agasou vin pote non fondath
Dawomen. Alekile ann Ayiti, gen Sevith ki konn di
Agasou se Lwa ki pwoteje Tradisyon Dawomen lan
peyi a.
Gouvenman Dawomen an te vin pote non
DinastiAgasouvi. Vi tankou lan tyovi vie di pitit. Dinasti
Agasouvi vle di pouvwa ki pase de pitit an pitit Agasou.
K6m dinasti sa a te tdlman dire se k6msi 1k Agasou
mete w sou pouvwa li pajanm retire w. Remake, se sa
menm pou Ayisyen ta di, paske Dinasti Agasouvi a pat
tonbe devan n. Se jis 1k Afriken sispann rantre Ayiti,
gouvenman an tonbe. Ki f la a, pwoveb la ft sans.
Epitou, Wegbadya se yon gason nanchon
Adya. Li pat menm moun Gedevi. Se paske gouvenman
1 lan telman dire ki ft Ayisyen konn diAdyasou miwa.
Sa vle di gason Adya yo ap toujou la. Ayisyen konn
rele Agasou Yemen, Agasou b6 rivaj. Sonje Yemen se
yon rivye Dawomen b6 lavil Abomen, peyi moun
Gedevi. >
N'ap aprann plis toujou nan chapit III- Ginen
yo, p. 79-113 ; seksyon : Kadya Bosou Anlaji Dahomen
kote oth yo diskite Agasou Yemen nan p. 101-109
Di-m si se pa youn travay wete nechl ki pa te
janm fft nan peyi nou an? Abobo! pou oth yo ki lage
youn zouti konesans san parey nan men nou.

Josaphat-RobertLarge [Jozafa-Wobe Laj] : Rete! Kote
Lamesi. PrMs Nasyonal d'Ayiti. 2008, 121p. 19 x 12.5
cma
Max Manigat [Maks Maniga] : Proverbes crdoles
ha'tiens du dix-neuvieme siecle. Transcription
mrderne- Traductionfranqaise- Annotations. Educa
Vision, Inc. 2009, 323p. 22.5 x 15 cm.
Liv-la, ki an franse, karakth espesyal ak riches
krey6l nan N6-a.
Jean-EupheleMilce [Jan-Efl Milse] : Pase myonKout
Foli. Pris Nasyonal d'Ayiti. 2008, 109p. 19 x 12.5 cm.

***

Koutim ake Labitid II:

Konpe lanmo pase la!
AK ZANDO / JACQUES J. GARCON
Nan kUksyon koutim ake labitid la; mere yon
16t moso?
Lr yon mofn mourijenn, yo konn di i mouri
alaflerdelaj. Konsa yon ti demwazdl dizwit an mouri.
Timofn fin chape wi, i resi bakaloreya y ; te pare pou
leve tdt a fanmiy yan. P&rsonn nan katye ya pate tande
i te malad ni ft aksidan; kidonyo di i mouri sibit. Gan
tou ki di se zonbi a y yo pwan osnon yo manje y. Yon
fanm yo rele Idalya part ake yon tern dite fey vrvenn
vy6blt, pote bay manman pitit la pou ride y anba
sezisman. I menm tou, i mete po fig mi de b6 letanp a y
fwiksyonnen ake swif a bWf. Yon tw6l mouye ake kafe
anm&r soutni renmed sa a k6m oun konpwes anwo t&t
ay.
Pi andedan, te deja gan plizy&r 16t moun la. w
ap gade oun madanm, yon chapo pay tres fen nan t&t a
y, chita men nan machwe a y, yon pye a y kwaze anwo
16t la, ape souke san rete. Yon chagren ape
malmennen y. Akot a y, yon 16t, ki ansent, lonje anwo
yon divan, 1 ap santi yon vap&r alk6l ake kanf nan oun
moso k6ton; men tou 1 ape seye kraze oun pin&z k ap
pwonmennen nan klwazon ki separe kabinet a yo ake
kina vwazin nan. Yon ti jennonm fenrenk antre, 1 ay
bobo manman ddfen an. Konsa 1 ape vire pou i chita, i
tonbe tout longer a y san konnesans. M tande yon
mounn ki di: "Ou kri de mounn te renmen sa! Mezanmi
o! Jennonm sila a p ap chape non". Se lr ya mven
konnen se anm6brz a y, i pedi.
Rl bouyi nan kay la; tout lafanmi,
zanmi wozabwa. Se koutim nan; yo monte tant kouvwi
lari ya. Se lay apway ft vey la. Pi souvan tou, kay tw6
piti pou kenbe tout mounn k ape vin an vizit la, pou bay
kouray konsolasyon, anfen kanpe ake fanmiy a m6 a.
Se konsa, vwazinay se dra blan, vwazinay se oun k6t
fanmiy Yo mete siydedty anwo younn nan batan p6t
kay la. Se yon gran bann twdl nwa b6de ake blan,
ake oun kwa nan mitan. Denpi oun mounn ape pase la
i deja konnen kay sila gan ka lam6. Yo leve k6 a, ay
mete nan m6g. Defen an te gan oun tonton an y k ap
travay lopital Jistiyen, i pase 16d pou yo pa kite nonm
yo rele Dejonka, pwoche pwe m6 a; paske bwi kouri,
nouv6l gaye; tout m6 fanm ant6 anba men mouche sa
a. Se te yon nonm ki te k6m deranje nan ajisman y;
men se i ki te reskonsab benyen m6 nan lopital la.


I Page 15
Jou antrman rive, mounn reyini katredal. Kat
gason vanyan, swe kon pit a bouki pote shrkey la vin
mete devan pwenmye mach l6tl. Lhr ng yo depoze, ou
ka santi yo oun jan soti lwen, yo rale oun gran
souf. Monp&r koumanse seremonni yan. Tanzantan w
tande yon touse, yon plenn: "oun-oun-oun-oun -oun,
adje y" yon ti kriye, mounn nan k6m ape peze y pou
sa pa soti f6, ay deranje lasanble. Men legliz la
gran, nenp6t ti bwi renz6nen. Younn tou ki pa ka kenbe
ank6, lage yon r6l ki sanble soti ake f6s nan fon zantray.
Nan monman Libera menm, nou pweske pa tande aryen
ank6; paske tout moun ape degaje konsyans a yo. Nan
foul la, ou tande: Mari-MWrsi, pitit! ou pa ta fen nou
sa. MWrsou! Kote w kite nou? Tifi ya te timounn bon
lindikasyon, si y te tande, i ta reponn. Ti jennonm
anmoure ya tonbe ank6. Yo pwan y, ale ake y paske i p
ap ka rive nan semity&r ya. Sa monp&r ape fe, se y 1 ap
okipe. Lantnrman fini chante, p&r ya di :" sonje se
pousy&r thr wou ye, pousy&r thr ape tann wou. I frrmen
liv it ap li ladan y nan, i mete y anba zes6l a y.
Se te lr kina kat 16t mesye, pou pote s&rkIy la
tounen nan k6bya. Rele sa, pweske pote de neg ape
pote yon madanm; kadr an kadrj anm a y febli, i pwes
tonbe. M pa konnen si plis mounn te renmake sa;
men pandan tout s&rvis la, je monp&r pa te soti anwo
oun fanm, gran zouzounn anf6m ake anpil "f', ki
mete yon rad depyes wololoy, bagay ch&r, yon soulye
nwa e blan talon kikit. L ap siye kwen nany, an mounn
de byen, ake yon ti mouchwa bwode blan, yon gran
chapo pay&t nan t&t a y. mounn te ka we je a y ounjan
wouj malgre tout vwal krep ki te desann anwo figir a y
la. K6tak6t ake y, Sidelya, yon fanm Laplenndin6, yo
ba y ti nonYaya, te vin kondi ti fi ya nan drmye refij a
y. Yaya mare t&t a y ake yon mouchwa blan, i mete yon
w6b ble Sent"n ki k6m koumanse blaze. Nan pye a y,
de ch6s&t nwa ake yon karyoka mawon, talon yo oun
jan ajennse. Pa gan anyen ki t apway ft bagay sa yo
rete dr&t si manmz6l pa te fR gwo jWf6 pou i pa
tonbe. Mwen w 1 ape vini de b6 kon yon
kanna. Menzal6, gan kich6y lanati fe, nou pa konnen,
nou pa ka esplike nonpli. Se konmsi te gan oun ranjman
kite f&t pou lariches ake lap6vwete ape mache pazapa.
Sakriten an, lansan an, rad mwezi a monp&r, tout kalte
pafen anwo mounn siya yo, melanje ansanm vin bay
oun sant mounn santi nan lanterman s6lman. Tw6l dty,
demidty ft mikalaw. Anfannkerya, w6b nwa anba k6se
blan dantel a y, pwan devan ape pote lakwa, p&rya ape
sib. K6bya, ap woule dousdous, ounjan ipokrit.
Ekip paran ake fanmiy yo menm, f6 w ta di se
oun k6lonn boustabak toudenwa ap mache d&ye, an
dezole, san manke rele adwat rele ag6ch. F6 w monte
senk mach eskalye pou rive nan oun pwenmye pewon
laj anvan w janbe p6tay semity&r Okap. LMr w pase
bary&r sa a, vivan ou ye, wou santi w fwemi. Se konmsi
ou te nan oun 16t peyi. R1 pete pi red. Oun msye k ap
f6se soutni oun gwo fanm ki t apway endispoze, p&rdi
pye.Nan eparye so a, 1 ay mete pye a anwo oun tonm
gan lr ki te fenrenk simante, i anfonse ra kwis. Yo ba i
men pou ride i soti la. Oun nonm ki te kanpe la, pou
pase sa nanjwxt, di: wou tw6 pwese monchr; tan lr
a wou. Dan pa respekte malkr, mounn tonbe ri.
Anfen yo rive kote yo t apway depoze kadav
la. K&k paran ake zanmi vin di de twa bon koze, ft el6j
a defen yan anvan yo bouche tou a. Oun drnye msye
pwoche, i di : "ponk6 ale non, tann mwen!" I rale nan
p6ch a y, oun ti blennbalenn dis k6b ake yon bw&t
alimdt. Tout mounn ape tann sa k apway fdt la. I
koumanse: Mesyedam lasosyete! anpi i pase oun
grenn alimet pach, i limen balenn nan, al6s i
di:" avanzy&r mannmwaz6l Maru Mersu te konsa; i
kontinye: "jodya: lr i rive la, i pfou, i touye flanm
limy&r ya, anpi i di: wi,jodya i konsa.
Apwe lanterman, lr fanmiy yan fin rlk6net li,
yo toujou bay oun p&r savann kondi yon neven. I konn
afkr a y, se i ki konn sa pou i di. Mounn reyni nan kay
m6 a, y ay woule dizenn chaplkt.Yo gan oun litani
mizerere, anpi w tande oun sl koze ape repete: Pwiye
pou 0l pwiye pou Ul. Ndfjou a fin konplete, y ay bay
oun p&r tout bon, chante oun ms dmrnye pwiy&r, fwa
sa a nan legliz. Apwe servis sila a, asistan ki vle, ay
bay lapolites ank6 nan kay m6talite ya. yo resevwayo
byen ake pate, kola, gato, kafe cho onsno chokola.
Antw6t menm, m te la wi, anpi m mande: Men kote ti
jennonm ki te endispoze ya? yo di wen: An, Fwisndl?
Mwen di: A! m pa konn non an y non. Yo di wen se sa
wi Fwisnel. I t ay pou antre p&r; yo pa pwan i non;
paske papa y pa te marye ake manman y. Ti gason
an d6mi leve nan oun dezolasyon, msye! y&rwoswa b6
labrin nan, 1 ay jete t&t a y Basen Wodo. Y ape chache
kadav la wi, yo ponk6 trape y.

Ago!
Thks sa-a pibliye do pou do jan oth-a voye 1' la nan
krey6l N6 peyi d'Ayiti (JM)


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Page 16

Miss Miami

Gardens 2009


Vanessa Charles, une beautW haitiano-americaine
qui a dtd tries remarqude au 4 eme festival de Jazz
de la City of Miami Gardens.


Haiti en Marche
Port-au-Prince
100 Avenue Lamartiniere (Bois Verna)
Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323
Miami
173 NW 94th Street
Miami, Florida 33150
Tel. 305 754-0705 / 754-7543 Fax 305 756-0979
New York (914 358-7559) Boston (508 941-6897)
Montreal (514 337-1286)
email: melodiefm@hotmail.com
haiti-en-marche@hughes.net
URL: www.haitienmarche.com
Library of Congress # ISSN 1064 3896
Printed at Southeast OffsetB
L (305) 623-7788 A


Mercredi 08 Avril 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N 11









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ELE KSYO N L11

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P~saonn


CAM. A Digel
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SATURDAY MAY 11,2009
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