Title: Haïti en marche
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 Material Information
Title: Haïti en marche
Physical Description: v. : ill. ; 45 cm.
Language: French
Publisher: s.n.
Place of Publication: Miami Fla
Miami Fla
Publication Date: April 1, 2009
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subject: Haitians -- Newspapers -- United States   ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.)   ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.)   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti
 Notes
Language: In French.
General Note: Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00098809
Volume ID: VID00346
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 21271733
lccn - sn 92061416
issn - 1064-3869

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I HAITIENS DE BOSTON


H1c, Un frere tue ses 2 soeurs


Milton, 29 Mars Un frere tue ses
deux soeurs a Milton, un quartier de Boston
(Massachusetts). La police a &t6 appel6e
d'urgence. Quand l'agent arrive, il trouve
Kerby Revelus, 23 ans, en train de d6capiter
pratiquement sa plus petite soeur. Le policier
l'a abattu de 4 balles.
Kerby venait de d6clencher un
massacre dans l'appartement familial.
Deux cadavres ont &t6 relev6s a part
le sien: celui de sa sceur Samantha Revelus,
sumomm6e < Princesse >, et de sa plus petite
sceur, Bianca, 5 ans.
Kerby Revelus est un jeune homme
au temperament violent, qui a d6ji fait deux
fois de la prison.
Depuis sa dermire detention, il n'est
plus reconnaissable, selon une autre sceur,
Jessica, 21 ans, qui avait di laisser la maison
familiale a cause des sautes d'humeur de son


frlre.
Samedi les parents 6taient au travail,
quand Kerby perdit tout contr6le de lui-meme.
Cette scene horrible s'est d6roulde au 7
Belvoir Road, a Milton (Boston, Mass).
On ne saura pas ce qui a finalement
d6clench6 cette violence aveugle, leur grand-mere
se trouvait au sous-sol en train de faire la lessive.
Kerby avait d6cid6 de toute evidence de
massacrer ses trois sceurs qui se trouvaient avec
lui. Enlevant la vie a Samantha, 17 ans, et a Bianca,
qui venait de feter son 5e anniversaire.
La troisibme, Saraphina, 9 ans, 6chappa
par miracle au massacre. Elle a &te hospitalis6e avec
des blessures profondes.
On ne dit pas si Kerby Revelus, qui a ete
abattu par le policier appeal sur les lieux, 6tait sous
l'effet de la drogue. Ni les raisons pour lesquelles
il avait fait deux fois de la prison, en dehors de son
temperament coldrique.


CONFERENCE DES BAILLEURS

Le Gouvernement met les bouchees doubles


PORT-AU-PRINCE, 30 Mars -
Le gouvemement met la dernibre main au
dossier pour la conference des bailleurs
d'Haiti qui s'ouvre a Washington le 16
avril prochain.
Les projets pr6sent6s par Haiti
ont d6ji et6 analysis lors d'une
conference preparatoire tenue r6cemment
a Ottawa (Canada).
Ce sont pratiquement les
memes : infrastructures, relance de la
machine 6conomique, sante, education,
pr6-d6sastre ...
I1 restait un travail i accomplir :
mettre le tout dans un cadre de strat6gie
globale. L'empaquetage. Et une etiquette.
Ready to deliver.
Une sorte de Rapport Collier.
Du nom d'une 6tude pour la relance
6conomique en Haiti prdparde et
pr6sent6e r6cemment a Port-au-Prince


par son auteur, le professeur Paul
Collier, de l'universit6 d'Oxford
(Grande Bretagne), a la demande du
Secr6taire general de 1'ONU, Ban Ki-
moon.

A 1'ere des Doha et
Davos ...
Une sorte de marketing a
l'ere du cycle de Doha et des sommets
de Davos, des G8, G20 etc, bref
destiny aux grandes institutions
financibres internationales ... mais
plus sophistiqu6 qu'on ne pense
puisque l'Etat haitien a di faire appel
a une firme 6trangere pour s'en
occuper.
Ceci dit, il y a plus
important: la crise 6conomique qui
fait rage partout.
(BAILLEURS/p. 4)


Le canal du Bois de ChOne (Port-au-Prince) est plein a ras bord. Sans garde
fous, vdhicules etpidtons risquent constamment de s'y noyer
(photo Robenson Eugene)


PORT-AU-PRINCE, 25 Mars
- Au Moyen-Age, on brflait sous la
moindre accusation de sorcellerie,
c'6tait le pr6texte a la mode.
Puis ce fut le tour des
Protestants d'etre pris pour bouc
6missaire dans l'Europe du Massacre
de la Saint Barth6lemy. Tout comme
les Juifs. Les Tziganes. Jusqu'aux
homosexuels.
Tandis qu'aux Etats-Unis
jusqu'au milieu du 20e siecle, tout noir
6tait coupable sans qu'il ait besoin
dejugement.
C'est la loi du lynch. I1 suffit
que quelqu'un lance (pas n'importe
qui, bien sir, mais quelque c6l1brit6
du camp d'en face le camp des biens
pensants ou de la pensde dominante) :
< c'est lui, je l'ai vu > pour
qu'aussit6t on vous balance une
corde autour du coup.


Le lynchage, ce a quoi rime
toute condamnation sans unjugement
veritable, toute condamnation d6cid6e
a l'avance, oi le jugement ne serait
qu'une formality parce qu' il >> est
coupable, cela ne saurait etre
autrement !
C'est un sorcier, je vous dis.
Protestant au 16e siecle, juif au d6but
du 20e, et jusqu'au milieu du sicle
dernier le noir en Alabama.
Ou s'ily ajugement, ce sont
les tribunaux staliniens, oi les
accuses doivent inventer eux-memes
leurs crimes < en direct >>.
Ou encore le Maccarthysme
du nom d'un puissant s6nateur
am6ricain des annies 1950-1956 qui
voyait un communiste dans chaque
intellectuel, chaque savant, bref
chaque tate qui ne lui revenait pas et
qui a ainsi mine la carriere de bon
(LYNCHAGE/p.8)


,-I


Le salaire minimum

bientot un fait accompli

et un accomplissement


PORT-AU-PRINCE, 29 Mars
- Le dossier du salaire minimum
semble avancer.
Vendredi le president de la
commission Affaires sociales du
SRnat, Mme Cem6phise Gilles (Nord),
a annonc6 a la presse que la
commission pourrait bient6t
communiquer ses conclusions a
l'assembl6e des s6nateurs pour le
vote.
La Chambre des d6put6s a
r6cemment approuv6 de faire passer
le salaire minimum de 70 gourdes qu'il
est depuis 2003, a 200 gourdes.
Aprbs une rencontre la
semaine dernire avec une d6l1gation
du patronat, comprenant la Chambre
de commerce et d'industrie,
l'Association des Industriels (ADIH),
l'Association touristique etc, la
commission de Mme Cem6phise Gilles


semble s'6tre range aux propositions
6manant de cette rencontre comme
une sorte de mi-chemin.
Le vote des d6put6s ne sera
pas renvers6 totalement. Le salaire
minimum de 200 gourdes entrera
d'embl6e en application pour le
secteur du commerce et celui des
services.
Cependant les autres
secteurs ont demand une espece de
moratoire pour 6tager l'application
des 200 gourdes sur au moins trois
anndes.
En commencant tout de
suite par un minimum de 125 gourdes
parjour.
Le secteur le plus sensible
est celui de l'assemblage ou
production d'articles en textile. Celui-
ci a fait comprendre qu'une
(SALAIRE MINIMUM/p. 5)


Le lynchage


en Haiti


I Samantha Revelus, 17 ans, tud par son Jfdre samedi









Page 2 1 E PL


Le dollar est-il


en voie de disparition?


PORT-AU-PRINCE, 27 Mars
-Done il n'6tait pas si fou le De Gaule
quand il d6cidait au debut des anndes
60 de sortir la France de la zone dollar
pour revenir A l'6talon or, d6nonqant
ce << privilege exorbitant> des Etats-
Unis.
Peu auparavant il avait retire
aussi la France du commandement
militaire de l'Alliance atlantique
(OTAN) estimant que le peuple
francais devait avoir la libertW de savoir
si une guerre m6rite qu'il y participe
ou non.
Beaucoup s'en moquaient.
Mais voici qu'en 2003, le
president Chirac d6cida de ne pas se
joindre A l'Amdrique de George W.
Bush dans la guerre en Irak.
Toutefois la semaine
dernidre, son successeur Sarkozy
r6int6gra le haut 6tat-major de 1'OTAN.
Cependant ce qui ne fait pas
rigoler, c'est la menace que vient de
brandir la Chine, la plus grande
machine de production commerciale du
monde, contre l'6talon dollar. Le dollar
am6ricain.
P6kin sugg&re de recourir A
une nouvelle monnaie qui serait
utilis6e sous supervision des grandes
institutions financi&res
internationales, dont le Fonds
mon6taire international (FMI).
Les autorit6s chinoises, qui
disposent des plus grandes reserves
mon6taires de la plandte, n'ont pas
d6sign6 la monnaie am6ricaine
nomm6ment, mais personne n'est dupe.
Et d'ailleurs le president
Obama s'est arrange pour rappeler que
le dollar am6ricain n'est en rien affect
par la crise 6conomique actuelle. Le
dollar reste fort, selon Barack Obama.
Oui, le dollar est fort, mais A
quelprix !
Les Etats-Unis ont la plus
grande dette ext6rieure au monde : plus
de 3.000 milliards de dollars. On connait
la formule cavaliire de Richard Nixon :
< C'est notre monnaie, mais c'estvotre
problkme.
Cependant personne n'a de
problkme A preter aux Etats-Unis,
puisque c'est, du moins, depuis la fin
de la Seconde guerre mondiale (1941-
1945), la meilleure machine
6conomique de la terre, done toujours
un bon placement.
Mais voilA, survient la crise
economique actuelle, la plus grave
depuis la Grande depression de 1930.
Lui-m6me le president Obama a
reconnu dans un editorial distribu6 ce
mercredi (25 mars) A la presse, que son
pays est << en partie responsable de la
pagaille actuelle A laquelle tous doivent
faire face. >>
Washington qui a d6ji
adopt deux plans de relance d'environ
800 milliards de dollars chacun a
besoin urgemment de cash et est en
train de vendre A tours de bras des
bons du Tr6sor.
Quel meilleur client que la
Chine qui dispose du plus grand
reservoir de devises de la terre : plus
de 2.000 milliards, incluant les autres
pays asiatiques.
Aussi la declaration de P6kin
A propos de la possibility de choisir
une nouvelle monnaie talon est-elle


une reaction A certaines pressions
amdricaines ... ou les Chinois ont-ils
v6ritablement l'intention d'ouvrir les
hostilit6s contre le dollar vert ?
Ily a quelques anndes, Fidel
Castro agitait d6ji une telle menace.
Le lider maximo faisait savoir que si
les Am6ricains persistent A ne pas
vouloir lever leur embargo vieux de 40
ans, Cuba pourrait indexer son peso
sur l'Euro plut6t que sur le dollar.
Mais Cuba A ce niveau n'a
pas les moyens de sa politique, tandis
que la Chine c'est autre chose. Bien
qu'il ne soit pas encore possible pour
l'industrie chinoise de continuer A
prosp6rer sans le grand march nord-
am6ricain.
Cependant d'aucuns
tendent A croire que la crise actuelle,
partie des Etats-Unis, serait un signe
des temps. Ceux-lA questionnent
certains moyens qui ont 6te utilis6s
par l'oncle Sam pour pouvoir rester la
plus grande puissance 6conomique de
la plandte depuis un demi-siecle.
Ainsi pour renflouer le dollar,
des accords exclusifs conclus avec les
pays p6troliers du Golfe sur une base
: s6curit6 militaire amdricaine garantie
contre l'investissement aux Etats-Unis
des revenus du p6trole.
De tels accords fonctionnent
depuis plusieurs d6cennies avec
l'Arabie saoudite, le Koweit, la
R6publique arabe unie et les autres
6mirats ...
Ainsi que l'Iran jusqu'au
renversement du Shah en 1980.
Et ailleurs, quoique moins
directement, avec par exemple le
Venezuela, jusqu'A l'arriv6e de Hugo
Chavez.
Le tout sous le couvert de la
rivalit6 entre les blocs capitaliste et
communiste.
Mais le mur de Berlin est
tomb&. Aujourd'hui nous vivons en
globalisation 6conomique et chacun a
le droit d'aller prendre sonbien 1a ot il
le trouve.
On peut penser que meme
ceux qui ont &te des allies fiddles des
Etats-Unis, y compris dans le Golfe
arabo-persique, sont aujourd'hui
ardemment courtis6s par les nouveaux
giants en devenir, dont la Chine.
Les Etats-Unis sortiront-ils
des crises aussi fortes qu'auparavant,
si ce n'est davantage, comme l'a
promis le president Obama dans son
recent discours sur l'6tat de l'Union ?
En tout cas, plus vite ils en
sortiront, moins ga facilitera les
entreprises des autres puissances
commerciales voire dconomiques
rivales.
Par contre nous les Haitiens,
nous ne devrions nous faire aucune
illusion. Quelles que soient nos
croyances politiques ou iddologiques,
enfermns jusqu'au cou dans la zone
dollar et ne poss6dant pas de super
matelas de devises ni de ressources
strat6giques indispensables, un tel
changement ne nous apporterait que
davantage de problkmes.
Du moins dans les premiers
temps ... pour ne pas dire de notre
vivant!

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Hti Mercredi 1I Avril2009
Haiti enMarche Vol XXIII N' 10

Un policier et sa femme attaques par des bandits A Delmas 2
Un policier en civil et sa femme ont &te attaqu6s A Delmas 2 par des bandits
arms lundi matin (30 Mars). Gri&vement blesses, ils ont &t6 transports A
l'h6pital de M6decins Sans Frontibres A Delmas 19. Aucune arrestation n'a
6te effectude.

Environnement: le gouvernement aurait d&cide de prendre le
taureau par les comes
Des dizaines de propri6taires et propri6taires auto-proclam6s d6filent au
Morne Gamier (Bourdon) depuis le d6but des operations de demolition et
de d6guerpissement le 27 mars, pour connaitre le sort de l'espace qu'ils
disent poss6der. Ils ont tous des titres de propridt en main. Certains ont
fait appel A unjuge de paix ou A un avocat pour faire le constat des d6gits.
D'autres disent prendre des dispositions pour traduire l'Etat en justice.
Mais les responsables du gouvernement, eux, sont formels. I1 s'agit d'une
zone d'utilite publique. Une date a &td fix6e: le 8 AVRIL. Les habitants du
Morne Gamier ontjusqu'A cette date pour d6guerpir.
Aucune construction ne sera tol6rde sur les lieux. De mome aucun 6levage,
aucunjardin non plus.
Et ce n'est qu'un commencement. Les agents du Corps de surveillance
environnementale sont sur les lieux et y resteront aussi longtemps que cela
s'avdrera n6cessaire.

Vaste operation de nettoyage A Tabarre
Elle a commence depuis plusieurs jours et c'est A longueur dejourne
qu'on voit sur les lieux camions, pelles mdcaniques, bulldozers. Une bonne
partie de la population est aussi sur les lieux pretant leur concours A ce
nettoyage de leur locality. Souhaitons que cet exemple fasse tache d'huile
et soit suivi par les mairies d'autres localit6s.

Haiti: les enfants toujours la cible des kidnappeurs
Le kidnapping fait encore des victimes en Haiti. Apres l'enlkvement d'un
couple signal le 24 mars non loin de la place J&r6mie, deux 6coliers et leur
conducteur ont &t6 enlev6s le 27 mars A Torcelle, A bord d'un Izusu Trooper
de couleur grise. Malgr6 une intensification de la presence policibre dans la
region m6tropolitaine de Port-au-Prince, les kidnappeurs ne veulent pas
licher prise.

La chambre sanctionne le d6put6 d'Aquin
Un mois sans intervenir dans les s6ances publiques A la chambre basse et
sans faire de declaration A la presse, telle est la sanction adopted contre le
d6put6 d'Aquin, Emmanuel Fritz G6rald Bourjolly, A l'issue de la stance
sp6ciale du 26 mars. Le parlementaire, qui s'est excuse ensuite
publiquement, avait violemment interrompu le 17 mars demier une
convocation du Premier ministre en arrachant le micro des mains du
president du bureau de la chambre.

Une importante delegation du New England Human Rights
Organization nous visite
Invite par des 6tudiants haitiens vivant en R6publique dominicaine, la
d6l6gation conduite par le Dr Josu6 Renaud, a pass plusieurs jours aussi
en Haiti, on elle a rencontr6 le Parlement haitien, la presse et de nombreux
autres secteurs. La d6l1gation en a profit pour mettre le public au courant
de certains dossiers qui trainent depuis longtemps, comme celle de 60
compatriotes de la diaspora qui, apres avoir investi en Haiti dans l'achat de
terrains ou de maisons, se voient spolids de leurs biens, soit par des
locataires qui refusent de remettre la maison A son proprintaire, soit par des
bandits qui se sont installs sur les propri6t6s et refusent de partir.
La d6l1gation a aussi parl6 du dossier de deux conteneurs envoys en Haiti
depuis l'annde 2006, un don des compatriotes de la diaspora A l'h6pital
Justinien du Cap-Haitien, mais qui ne sontjamais arrives A destination. Les
conteneurs seraient toujours bloqu6s en douane, et cela depuis trois ans. A
bord se trouvent 200 lits d'h6pital (prix d'un lit : US $ 2.000.00) et du
materiel pour salle d'op6ration et service d'orthop6die.
800.000 dollars amdricains, c'est A quoi on estime le materiel contenu dans
ces deux conteneurs qui avaient &t6 louds par le leader amdricain Jesse
Jackson et qui ne sontjamais retournms aux Etats-Unis.
Josud Renaud a directement mis en cause le Directeur g6ndral de la sante
publique qui aurait &t6 en charge du dossier.
Le Dr Gabriel Thimoth6e a r6pondu que "c'est un malentendu qui explique
que le materiel n'ait pu 6tre d6douand. Le manifeste accompagnant
l'exp6dition a 6td 6gard, c'est l'unique raison du retard.

Jacques Edouard Alexis reparait sur la scene ...
Jacques Edouard Alexis, ancien Premier ministre 6cart6 du pouvoir en avril
2008 par le S6nat, reparait avec le lancement lejeudi 26 mars demier d'une
institution de recherche et de formation "au service de la d6mocratie et du
changement". Le CENAREF (Centre national de recherche et de formation)
n'est "ni un parti politique ni une ONG >>, a tenu A souligner Jacques
Edouard Alexis, mais une institution destinde A former des cadres appel6s A
servir l'Etat.
M. Alexis a indiqu6 que le Centre qui se consacrera A la formation de cadres
politiques afin d'assurer la relive du leadership d6mocratique en Haiti,
entend 6galement encadrer les parlementaires et rdpondre A des demandes
de l'administration pour la bonne gouvernance.
Dans une vision large, le CENAREF ne souhaite laisser de c6t aucun
secteur. Il fonctionnera comme une sorte d'6cole libre < une university
citoyenne > qui mettra envaleur le patrimoine national et l'identit6
nationale.
Jacques Edouard Alexis entend aussi integrer dans le CENAREF, les
(EN BREF / p. 14)


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Mercredi 1I Avril 2009 ACTAT E MA
Haiti enMarche* VolXXIII N 10 L'ACTUALITE EN MARC

Risques sismiques sur Haiti:

La menace est reelle selon les experts


Port-au-Prince.-Tout au debut de son expos
sur les risques sismiques, l'ing6nieur Claude Pr6petit
a pr6cis6 qu'il ne voulait pas alarmer. Cependant a la
fin de sa presentation, les participants rdunis le 25 mars
a l'h6tel Montana, h l'initiative de 1'AGERCA (Alliance
pour la Gestion des Risques et la Continuit6 des
Activit6s), ne pouvaient cacher leurs preoccupations
et m6me leur inqui6tude face a cette menace qui plane
sur nous tous.
L'ing6nieur Pr6petit a rappel6 les s6ismes de
1751, 1842, 1953 etjusqu'au plus recent de Mai 2005
avec une magnitude de 4.2. Tenant compte des archives
sismiques disponibles et des 6tudes r6alis6es, un
s6isme de magnitude 7.7 nous guette aujourd'hui. < Il
ne s'agit pas de se demander si Haiti sera frapp6 par
un s6isme, mais quand. Nous avons &t6 frappds, nous
le serons encore >>, a insist le gdologue.
La question est de savoir aujourd'hui si nous
sommes pr6ts. Il est evident que la r6ponse est non.
Haiti devra attendre l'aide internationale aujourd'hui
pour toutes formes de catastrophe. L'aide avait di venir


de la Guadeloupe pour le simple effondrement d'une
cole a N6rette (P6tionville), a rappelk l'ing6nieur
Pr6petit. Ce n'est pas le tremblement de terre qui tue
mais les constructions anarchiques. Voilh pourquoi
l'inqui6tude grandit tous les jours en Haiti. Les 39
bidonvilles recens6s dans la zone m6tropolitaine
repr6sentent pres de 2 millions d'habitants et occupent
67.35% de l'aire urbanis6e. Un constat alarmant, selon
les responsables de la Protection civile.
Marie Louise Augustin Russo de 1'AGERCA,
a lanc6 un appel a la society civile pour son implication
dans cette cause qui nous concede tous. < pou nou tout!>> a-t-elle soulignd, comme l'indique le
slogan de 1'AGERCA.
Quoiqu'il en soit, a cot6 des efforts de la
society civile et de la communaut6 international, il
serait irr6aliste de croire que labataille peut 6tre gagnde
sans la mise en place d'une force publique ayant pour
mission premiere la prevention et la gestion des
catastrophes naturelles.
Alertehaiti.ht


Inauguration du nouveau

Commissariat de Police de Cite Soleil


Le mercredi 25 mars 2009, l'Ambassadeur des
Etats-Unis, Janet A. Sanderson, a particip6 h la
c6r6monie d'inauguration du nouveau Commissariat
de Police de Cit6 Soleil.
Le gouvemement am6ricain, dans le cadre de
son programme d6nomm6 Initiative de Stabilisation
pour Haiti (HSI), a finance la rehabilitation et
l'ameublement de ce commissariat pour la commune
de Cite Soleil. Les Etats-Unis concrdtisent 6galement
leur promesse de procurer des 6quipements et d'offrir
des s6ances de formation aux officiers de police qui
seront appel6s a servir la communaut6 de Cit6 Soleil, y
compris l'octroi de dix v6hicules pick-up double
cabine, des mat6riels de service, d'appareils de
communication et des s6ances de formation
sp6cialis6es sur les techniques de police
communautaire.
L'Initiative de Stabilisation pour Haiti dont le
budget s'&l1ve h 20 millions de dollars, a &te un module
r6ussi de ce qui peut 6tre obtenu quand des projets
visant l'amdlioration des conditions de s6curit6, des
conditions de vie, et incluant des opportunities


d'emplois et d'aide a l'6ducation sont combines et
concentr6s dans une zone gdographique bien
sp6cifique.
La construction de ce bctiment qui a Wtd
r6alis6e et supervise par la firme de construction
amdricaine, le DynCorp, a cofit6 un million de dollars
am6ricains. Les contracteurs et ouvriers qui ont
particip6 h la r6alisation de ce projet sont tous des
r6sidants de Cit6 Soleil. Ces derniers ont travaill6 h
Cit6 Soleil dans des projets de plus petites envergures
finances par le gouvemement am6ricain il y a de cela
18 mois. La firme DynCorp leur a offert une formation
compl6mentaire afin des les aider a int6grer cet
important projet, toujours dans la perspective
d'ameliorer la Cit6 Soleil et de favoriser le
d6veloppement 6conomique dans la zone. Les ouvriers
et compagnies de Cit6 Soleil qui ont travaill6 sur ce
projet ont gagn6 environ 500 mille dollars amdricains;
un montant qui a 6td directement inject dans
l'6conomie de la commune.
Dans son allocution de circonstance,
l'Ambassadeur des Etats-Unis a souhait6 que

SI| Page 3

r EVENEMENT SOMMAIRE
A Boston, unjeune Haitien tue ses deux
soeurs p.1
DERNIEREHEURE
Conference des bailleurs : Le gouvemement
met les bouch6es doubles p.1
SUSPENSE
Le salaire minimum bient6t un fait accompli et
un accomplissement p. 1
ANALYSE
Le lynchage enHaitip. 1

ECONOMIE
Le dollar est-il envoie de disparition ? p.2
Les Haitiens peinent a se nourrir 1 an apres
les cmeutes p.6
ETATD3ALERTE
Risques sismiques en Haiti: la menace est
relle p.3
ACTUALITE
Cite Soleil: un nouveau commissariat de
police p.3
SENATORIALES 19AVRIL
Plus 4 millions de bulletins d6ji imprim6s p.5
Securit Minustah p.5
HERITAGE
L'esprit du camaval d'antan p.9
LIBREPENSER
Pensce agissante p.10
Haiti: du non aunomp.10
SANTE
Tuberculose-Sida en Haiti : 'OMS s'inquiete
p.11
REGRETS UNANIMES
Lanteman Monseyb G6rard Darbouze p.15

investisseurs du secteur priv6 continuent d'employer
ces contracteurs et ces ouvriers dans d'autres
nouveaux projets de construction de la zone tout
comme le gouvemement am6ricain compte poursuivre
son travail afin d'offrir d'autres opportunities aux
citoyens de Cit6 Soleil>.
Tout en applaudissant le travail assidu de 32
officiers de la PNH affects actuellement a ce poste de
police, lesquels 6taient les premiers ah tre bass a Cite
Soleil pendant plusieurs anndes; l'Ambassadeur
(COMMISSARIAT/. 5)


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Mercredi 1 Avril2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 10


CONFERENCE DES BAILLEURS


Le Gouvernement met les bouchees doubles


(BAILLEURS... suite de la lere page)
Haiti ne peut esp6rer grand chose. Raison de
plus pour ne rien ndgliger.
Le gouvernement haitien ne l'a pas d6clard
formellement, mais personne n'ignore que l'assistance
internationale sera diminude drastiquement. De plus
de 45%, dit-on dans les hautes spheres.


Les Europ6ens ne cachent pas leur hesitation
Sprendre le moindre engagement.

L'atout Obama ...
Notre principal support, c'est l'administration
Obama. Le nouveau president des Etats-Unis voudrait
essayer de < fixer >> (en frangais, corriger) autant que
possible l'h6morragie en tout genre qui caract6rise
Haiti. Y compris la fuite de nos compatriotes. Aussi
bien les voyageurs clandestins ou boat people que les
cadres (<< brain drain >>).
L'administration Obama a dej tenu plusieurs
rencontres sur Haiti au niveau des minist&res et des


grandes agences 6tatiques (D6partement d'6tat,
Conseil national de s6curit6, Homeland security ou
minist&re de la s6curit6 int6rieure etc). Outre les
informations glances par le president Barak Obama lui-
meme au cours d'entretiens avec des chefs d'Etat
strangers (Michaelle Jean, Gouverneure g6ndrale du
Canada ; le president brdsilien Lula da Silva ; le
Secr6taire g6ndral de 1'ONU, BanKi-moon).


Le gouvernement haitien va donc
probablement essayer de jouer tous ses atouts de ce
c6te.

Le retour A I'autorite de 1'Etat (non
I'autoritarisme) ...
Cependant il faudrait commencer par ajuster
nos violons avec la philosophie du nouveau locataire
de la Maison Blanche qui est un mdlange de prudence
en matiire 6conomique mais sans verser dans l'autarcie
paralysante au nom de la sacro-sainte macro-6conomie
(comme ce qui nous a donn6 les 6meutes d'avril 2008)
et de mettre les petites categories
sociales d'abord (< put people


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Novanm 2008 Amerijet
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www.amerijet.com
Kontak Media: Christine Richard, Amerijet International 954-
320-5354.


first >).


Des choix calculus mais aussi des decisions
6nergiques et os6es. Bref, Obama ou le retour A
l'autorit6 de l'Etat.
On ne peut en dire autant de l'Etat haitien
aujourd'hui. Car des sursauts d'autoritarisme ne
remplacent pas l'autorit6 de 'Etat !
Cependant il faut compter aussi avec d'autres
acteurs haitiens dans la capitale f6d6rale amdricaine et
qui doivent vouloir profiter eux aussi de ce momentum
pour faire avancer leurs pions.
Ce sont les opposants au president Rend
Prdval proches de ce groupe de pression qui ajou6 un
r6le cl6 dans le renversement du president Aristide en
2004, le Haiti Democracy Project.
Mais 6galement quelques partisans
inconditionnels de l'ex-pr6sident Aristide au sein du
Black Caucus.
A ce niveau c'est le black-out total,
6videmment.

Les Nations unies craignent un
d6rapage...
Cependant un autre important atout du
gouvernement Prdval-Michdle Pierre-Louis, c'est la
presence internationale en Haiti.
On a vu toute l'agitation qui a caract6ris6 cette
dernire au fur et A mesure de l'approche de la date du
16 avril de la conference des bailleurs.
C'est 1'ONU toute entire d6barquant dans
nos murs : Secr6taire g6ndral, Conseil de s6curit6,
Rapport Collier et consorts.
Les Nations unies craignent de toute evidence
un d6rapage de la situation haitienne A un niveau ou
un autre (politique, 6conomique, alimentaire,
environnemental) qu'on lui mettrait aussi bien entendu
sur le dos.
Mais d'un autre c6te, 1'ONU mise sur un
engagement plus franc et mieux coordonn6 du
gouvernement haitien pour convaincre 1i oio elle-meme
n'a pu suffisamment. On se souvient de la demande
avort6e du PNUD pour collecter 100 millions de dollars
au lendemain des ouragans de aofit septembre 2008.
Enfin, puisqu'il faut un label pour
accompagner le dossier Haiti, pourquoi ne pas
proposer : Les Haitiens ne demandent qu'A 6tre mis au
travail, ils en ont marre d'etre appel6s les plus
mis6rables de la terre alors qu'ils n'en sont en rien
responsables.
E que cela soit 6crit!

Marcus, 30 mars 2009


Page 4


I1 ...


Le PM Michle Pierre-Louis assistant a 1 'inauguration au Lycde Petion du premier centre culturel
et MducatifECART une initiative du Ministere de la Culture (Robenson)


MIAMMSBE


LEGALANNOUNCEMENT OF SOLICITATIONS
MIAMI-DADE COUNTY
MIAMI, FLORIDA

Miami-Dade County, Florida is announcing the availability of solicitations
for contract opportunities, which can be obtained through the Department of
Procurement Management (DPM), from our Website: www.miamidade.gov/dpm. Vendors
may choose to download the solicitation package(s), free of charge, from our Website
under "Solicitations Online". Internet access is available at all branches of the Miami-
Dade Public Library. It is recommended that vendors visit our Website on a daily basis
to view newly posted solicitations, addendums, revised bid opening dates and other
information that may be subject to change.
Interested parties may also visit or call:
Miami-Dade County
Department of Procurement Management
Vendor Assistance Unit
111 NW 1st Street, 13h floor,
Miami, FL 33128
Phone Number: 305-375-5773
There is a nominal non-refundable fee for each bid package and an additional
$5.00 handling charge for those vendors wishing to receive a paper copy of the bid
package through the United States Postal Service.
These solicitations are subject to the "Cone of Silence" in accordance with
County Ordinance No. 98-106.

Miami-Dade County has streamlined the process for accepting bids and proposals
by requiring vendor affidavits only once at the time of vendor registration.
Starting June 1, 2008, vendors will be able to provide required affidavits one time,
instead of each time they submit a bid or proposal. Solicitations advertised after June
1st will require that all vendors complete the new Vendor Registration Package before
they can be awarded a new County contract. Obtain the Vendor Registration Package
on-line from the DPM website.








Mercredi 1"-Avril2009
Haiti enMarche Vol XXIII N 10


Le salaire minimum

bient6t un fait accompli et un accomplissement


(SALAIRE MINIMUM... suite de la lere page)
augmentation aussi brusque (selon lui, ce serait de
l'ordre de 200%) pourrait ruiner toute possibility
d'attirer des investissements dans le pays,
sp6cialement dans le cadre de Hope 2, la loi qui ouvre
plus largement le march am6ricain aux articles
assembles en Haiti (textile, 6lectronique etc).
Une question de confiance-mefiance
De leur c6td, les syndicats ouvriers ont
accept de revoir leurs pr6tentions a labaisse (certains
r6clamaient jusqu'h 450 gourdes comme salaire
minimum) pour se rallier aux 200 gourdes votes par
les d6put6s ... mais d'application immediate et
obligatoire pour tous les secteurs en meme temps.
Par experience, les syndicats disent ne pas
pouvoir faire confiance aux promesses du patronat
pour une application par paliers comme dans la
proposition du secteur de l'assemblage.
Ils prennent pour exemple que les 70 gourdes
votes en 2003 devaient 8tre r6ajust6es chaque annie


fiscale conform6ment au cofit de la vie et au taux de
l'inflation.
Et d'ailleurs comme stipuld dans le Code du
Travail de 1984 toujours en vigueur, en son Article
137.
Cela n'a point td.
Secundo, le principal obstacle viendrait de
l'Etat haitien qui ne se comporte pas en arbitre, mais
plutBt comme un complice du patronat en ne faisant
jamais aucun effort pour mettre a execution les
engagements pris par ce dernier.
Tertio, les troubles politiques r6currents et
qui plongent a chaque fois le pays dans une anarchie
g6ndralis6e.
Le temps c'est de 1'argent ...
La balle parait done actuellement dans le camp
du gouvemement.
Jusqu'h present celui-ci ne s'est pas beaucoup
manifesto dans ce dossier.
Il y a aussi cette proposition de la part de la
Chambre de commerce et d'industrie de mettre


%%VIAIII







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I s m IN, 414 Ioa %o$$ 1
Iiaoi ~ ~ L

d~ ~ ~t~S9.'rdrs


Inauguration du nouveau

Commissariat de Police de Cite Soleil
(... suite de la page 3) L'Ambassadeur Sanderson reconnait
Sanderson a 6galement salu6 la direction de la Police que cette c6r6monie symbolise le retour a la
Nationale d'Haiti pour sa vision de r6int6grer la police normality dans une communaut6 qui, ces
dans lavie de la communaut6 de Cit6 Soleil. dernieres anndes, 6tait c6l1bre, pour sa
Selonl'AmbassadeurSanderson: sondages ont ddmontrd qu 'une majority de la souligne toutefois qu'elle n'est que le d6but
population hattienne croit que la performance de la d'une multitude de grands projets que cette
Police Nationale d'Haiti s'est amdliorde au cours de communaut6 aura a r6aliser en parfaite relation
l'annde could, et comme resultat, la PNH bMndficie avec la PNH.
d'une meilleure consideration de lapart des citoyens, Par ailleurs, le gouvemement des
l'levant au rang de l'institution la plus respectee du Etats-Unis attend l'approbation du
pays. Le gouvernement americain salue la direction gouvernement haitien pour entamer la
de la PNH pour sa vision de rdintegrer la police dans construction d'un sous-commissariat au
la vie de cette communaute en vue de resterfiddle a Wharf de Cit6 Soleil, laquelle il souhaite, sera
sa devise qui est de proteger et servir. bient6t possible.


Page 5


quelques-uns des autobus r6cemment acquis par le
gouvemement au service exclusif des ouvriers qui
vivent en dehors de la capitale, cela dans une sorte de
partenariat entre les trois secteurs : public, priv6 et
ouvrier.
De leur c6t6 aussi, les patrons ont leurs
revendications en termes de mesures
d'accompagnement. En premier lieu, 1'l6ectricit6 qui
chaque fois qu'on dit qu'elle va s'amdliorer se met au
contraire a disparaitre a nouveau (comme c'est
actuellement le cas) ...
Ensuite, le port de Port-au-Prince, si cher
qu'on gagnerait a aller d6barquer dans le pays voisin
pour entrer en Haiti par la frontibre terrestre.
Evidemment, un dnorme gaspillage de temps
et d'argent.
Un tel pays ne peut aspirer a etre comp6titif
sur un march oio plus que jamais le temps c'est de
l'argent.
Le debat d6mocratique ...
Conclusion: les positions des deux
principales parties en cause (patronat et ouvrier) se
sont suffisamment rapproch6es pour d6boucher
6ventuellement sur un vote d6finitif.
Par contre, le seul secteur a n'avoir encore
pris aucun engagement dans le dossier c'est
curieusement l'Etat, malgr6 sa mission sacrde de
r6gulateur et de protecteur des institutions.
Engagement de faire respecter toutes les
dispositions de la prochaine loi sur le salaire minimum.
Car ce n'est pas un simple chiffre (et puis apres on
oublie tout), non, c'est une loi avec toutes les
dispositions engageant les uns envers les autres, et
vice versa.
Oui, le seul absent c'est l'Etat dont nous vient
tout le mal. Et nonpas forcdment la Constitution comme
lui-meme le pretend.
Notons pour finir qu'il y a un premier grand
gagnant dans tout cela: le d6bat d6mocratique !
Haiti en Marche, 29 Mars 2009


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Mercredi 1 Avril2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 10


Publication d
L'entrepreneur Villy Choute i
vient de publier en Anglais un livre sur fin ,
l'6pargne et la crise financiere aux Etats-Unis.
< Tel est le titre de cette publication qui pr6sente des
informations financibres sur les r6alit6s 6conomiques
en cours aux Etats-Unis.
Villy Choute qui d6tient un degrd en finances
et dirige FASTRAK, une entreprise financibre a Fort-
Lauderdale, aborde la crise du systbme 6conomique
amdricain a partir d'une analyse en profondeur du
secteur immobilier et de son mode de financement. Il
pr6sente des 616ments d'analyse sur la dette, le credit,
1'6ducation, la retraite et l'amortissement des pr6ts


'un livre sur l'6pargne et la crise
anciyre aux Etats-Unis d'une maison sur 30 ans
ancire aux Llals l d'int6ret bas6 sur le system


immobiliers.
Le livre est informatif et didactique et parait
6tre un outil de gestion pour les finances personnelles.
L'auteur mentionne que le public n'a plus
confiance dans le systbme et qu'une r6forme en
profondeur s'avere n6cessaire.
Analysant le dernier plan de stimulus, Villy
Choute conclut que ce plan n'a pr6vu aucun support
direct pour le consommateur tandis que le plan offre
de nombreux avantages aux institutions financibres en
g6ndral et aux banques en particulier.
La facon traditionnelle de financer l'achat


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miner une large partie de la population qui va arriver
au moment de la retraite sans 6pargne, 6crit Villy Choute.
II a pr6sente plusieurs scenarios de
planification financibre permettant au public de faire
des choix plus conscients sur la rdalit6 6conomique.
Le livre "Yes we Can: savings we can believe
in" de Villy Choute est public par la maison d'6dition
Xlibris Corporation et est disponible dans les
principales librairies aux Etats-Unis ou sur internet a
travers le site de distribution 6lectronique
www.xlibris.com.
Roosevelt Jean-Francois

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Mercredi 1"~Avril2009


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r


47 L3








Mercredi 1" Avril2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 10


Le lynchage en Haiti


(... suite de la lere page)
nombre de respectables citoyens par le chantage qu'il
a pu exercer pendant longtemps sur l'opinion publique
amdricaine. Oui, le chantage. L'intoxication.
Eh bien, certaines reactions chez certaines
gens ayant pignon sur rue actuellement dans notre
soci&t6 rappellent tout ceci.
Car toute condamnation port6e avant que la
chose soit jug6e et que le suspect ait eu la possibility


Aujourd'hui, pour n'avoir pas la bonne
couleur politique ou iddologique. Ou autre.
II faudrait alors faire comme le Joffrey de
Peyrac de la s6rie des << Ang6lique, la marquise des
anges > : abjurer. Et lh encore, nos Inquisiteurs sont
encore plus sans piti6 que leurs pr6d6cesseurs du
Moyen-Age.
Seule la mort peut laver cette souillure !
Vous comprenez tous oi nous voulons en


Mais nous n'avons aucun droit de nous
mettre a condamner a tort et a travers et h jeter
l'anatheme. La sociWt en a dispose autrement en
mettant en place des tribunaux qui sont charges de
faire la lumibre sur les actes malhonnetes, d6lictueux
ou criminels ports a leur connaissance et d'6tablir la
justice mais en 6coutant soigneusement toutes les
parties.
I1 n'est pas possible que la seule justice qui


Foule de blancs asistant a un lynchage de noirs aux Etats-Unis


Scene dufilm "Angelique, marquise des Anges" avec 1'actrice Michdle Mercier


de dire un seul mot pour sa defense, ait eu droit a la
moindre explication, n'est autre que du lynchage.
Il n'y a aucune difference avec le noir en
Alabama accuse de viol par n'importe quel petit blanc
et que la foule s'empresse aussit6t de pendre au milieu
des ricanements.

La demarche est la meme ...
Le r6sultat aussi. Car ce qu'on vise, ce n'est
pas le jugement d'un tribunal. Non, c'est jeter le
discredit, de manibre calculde, l'assassinat
psychologique, c'est d6truire une personne. Peut-6tre
une personnalit6. Et peut-ttre plus que cette personne !
Le << negro > c'est parce qu'il n'avait pas la
bonne couleiur


venir. Il n'est pas possible qu'un petit groupe de gens
s'arrogent le droit de porter desjugements sur d'autres
en usurpant la place de la justice et sans souci du mal
qu'ils peuvent faire.

Quelqu'un est soupconne d'avoir
commis un delit quelconque, il est I'objet
d'une enquete judiciaire ...
Nous (nous la presse), notre devoir c'est de
continuer a suivre le cas, et surtout si les soupcons
continuent a se pr6ciser (comme dans l'affaire des
narco-dollars de Port-de-Paix), nous allons maintenir
la pression. Meme si cela ne marche pas mais on ne
corrige pas des violations en commettant d'autres
violations. En tout cas, pas sciemment. Pardon,
cvniquement.


vaille aux yeux d'un petit groupe de gens, et pas
n'importe lesquels, h6las, mais des gens puissants (ou
du moins ayant l'oreille des puissants) ce soit la loi du
lynch, la destruction de personnalit6, l'annihilation
totale de l'autre.
Pendant combien de temps doit-on continuer
a fonctionner sur cet 6ternel sch6ma de haine et de
violence destructrice et perverse.

On peut comprendre au lendemain
d'une guerre...
Par exemple, les purges en France contre les
citoyens qui auraient collabord avec les nazis.
Mais quand c'est fini, c'est fini. On ne peut
parler de < stabilisation > (de plus eny consacrant des
milliards) et en meme temps permettre a certains toute
la liberty comme des ayants droits d'un genre
nouveau de se mettre constamment au-dessus de
tout, au-dessus de cet Etat de droit tant recherche,
puisque ce petit groupe c'est lui qui fait la loi, qui seul
peut dire qui est coupable ...
Et aussi qui ne l'est pas, car gratte moi le dos,
je te gratterai le tien !
Ce qui 6tait possible hier (a un moment oi les
esprits 6taient surchauffis car nul n'est un ange), ne
l'est plus aujourd'hui, n'est plus permis.
Aucun Etat au monde n'accepte ce genre de
derives. Only in Haiti.
Il s'agit uniquement de faire comprendre a
ces gens-lh ce que la loi permet et ce qu'elle ne permet
pas (meme pas a ceux qui se croient prot6g6s par les
plus grandes puissances de ce monde car pourquoi
sont-ils toujours en mission pour les Etats puissants
et jamais pour des Etats de notre niveau, c'est le
<< commandeur > de la colonie de Saint-Domingue). Et
que votre liberty finit lh oi commence la liberty de
l'autre.
Nous ne sommes pas dans l'Alabama du
temps des lois Jim Crow. Le lynchage ici c'est fini. Ily
a un temps pour tout. Et si l'Etat ne fait pas son devoir
en mettant fin a ces outrances, il sera responsable de
tout ce qu'il pourrait advenir.
Le pire c'est que ils (ceux-lh) parlent au nom
des grands principes et d'institutions internationales
supposes etre des plus respectables.
L'Etat haitien a-t-il effectivement sign des
conventions avec toutes ces institutions g6ndralement
quelconques qui leur permettrait de pi6tiner ainsi
constamment nos plates-bandes sous pr6texte que
nous n'avons que 0,5% d'espace vert ?
Ce sont de grands vertueux, a les entendre, et
uniques en leur genre. Afaire s'esclafferjusqu'aux faux
d6vots des comedies de Moliere.
Eh bien, comme dirait ce dernier, ils ne sont
pas moins coupables que les pr6sum6s corrompus
qu'ils accusent, car eux ce qu'ils corrompent et
prostituent ce sont les principes memes dont ils se
r6clament. En leur enlevant toute valeur, surtout aux
yeux des plus jeunes.
Evidemment, ils ne vont pas s'arreter pour si
peu. Ils sont pays pour continuellement foutre la
pagaille. Et si le pactole a ralenti un peu, crise
6conomique oblige, ils ne connaissent pas d'autre
moyen de se renflouer.
Car ils disposent de parachutes dords. C'est
l'Etat haitien lui qui continue de tomber en chute libre.
Et pour cause.


Mlodie 103.3 FM, Port-au-Prince


Page 8


1984 2009


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I








Mercredi 1"-Avril2009
Haiti enMarche Vol XXIII N 10


L'esprit du Carnaval d'antan


Par : Robert Paret

Nul ne saurait ne pas reconnaitre l'int6ret que porte
le peuple haftien a cette grande manifestation populaire et
culturelle qu'est le camaval. Ce ph6nomene social arrive
meme, du moins l'espace de quelques jours, a faire passer au
second plan certaines dol6ances qui, auparavant, faisaient
l'objet des plus fortes revendications. Sur ce point ces
festivit6s, dans leur forme d'expression globale, chez nous
comme ailleurs, auront la vertu d'anesthesier les esprits par
rapport aux activities quotidiennes, tout en rassemblant sur
une meme scene des hommes et des femmes d'horizons et
de condition diff6rents. Sa magie irajusqu'a cr6er l'illusion
d'une harmonie sociale au delay des contradictions de classes.
En ce sens, le carnaval favorise le rapprochement des
hommes et procure une th6rapie efficace contre les pressions
de toute sorte que subit le citoyen ou la citoyenne tout au
long de l'ann6e. Son effet est si agissant, qu'apres la
rejouissance qui en d6coule, certains participants ont parfois
peine a se r6veiller et a revenir a la r6alit6 de tous les jours,
quand la vie reprend ses droits avec son cortege d'impr6vus
et d'obligations.
Si aujourd'hui je ressens le besoin de parler de
carnaval, c'est que ce grand rassemblement populaire m'a, a
un certain moment, enthousiasm6 et a servi d'exutoire a mes
frustrations, en me procurant un moyen de retrait, n'6tait-
ce que provisoire, par rapport aux exigences de plus en plus
incontoumables de la society. Ainsi, j'ai grandement profit
de ces bienfaits durant de nombreuses ann6es. Sortir de ce
carcan social, une fois l'an, ne pouvait que faire du bien. Ma
participation a ces festivit6s s'est faite a diff6rents niveaux
et a diverses occasions. D'abord, comme architecte implique,
durant plus de dix ans, dans la conception et la construction
de chars all6goriques et de groupes musicaux, sur demande
de plusieurs maisons de commerce et Entreprises de la place,
mais aussi comme participant a part entire au defile des
trois jours gras. C'est dire que je pourrais etre consider
comme un "carnavalier" inv6eter et des plus entreprenants.
Depuis un certain temps, l'age aidant, je participe
de moins en moins au carnaval, priorisant d'autres activities
culturelles. D'autant plus que d'annee en ann6e, je n'y trouve
plus le meme interest et ni le meme engouement, malgr6 les
efforts meritoires, en quelques occasions, des organisateurs
pour tenter de lui redonner sa splendeur et son symbolisme
d'antan. Tous ceux et celles de ma generation et meme les
plus jeunes, admettront que nous avons beaucoup perdu
de : 1'esprit du carnaval. En le disant, je ne consider pas
seulement l'aspect parade du d6file des trois jours gras, mais
surtout la dimension artistique et theatrale qui s'6talait tout
au long de la p6riode d'6volution traditionnelle des
pr6paratifs, du deuxidme dimanche de janvier a celui
precedant le premier jour gras. C'est a cette p6riode


particuliere queje me refere et c'est elle queje veuxrappeler
a vos bons souvenirs.
Pour employer un langage biblique, Je dirai : En
ce temps la, le camaval 6tait autre chose. La ville revetait
son habit de couleurs tout de suite apres la fete des Rois.
Une facon de commencer a creer l'ambiance appropriate et
preparer l'atmosphere propice au deroulement final de
l'6venement. Cette phase de preparation durait environ un
w E E I


Scene du carnaval d'autrefois en HaTti
mois et demi et culminait au grand d6file des trois jours gras.
Cette tape 6tait, en elle, tout un programme et tout un
spectacle en terme de creations et de richesses artistiques.
Mes moments de souvenirs s'6tirent sur des
ann6es et me renvoient a toute sorte de reminiscences. En
remontant le temps, je me revois tout d'abord au environ
des ann6es soixante, a l'6poque de mon adolescence. Du
temps des fameux "groupes a pieds" : Otofonik, la Grande
Puissance, Diabolo, Arroyo, les Dirangis, etc. Tous, des
"bandes de quartier qui repr6sentaient fierement une zone,
avec toutes les responsabilit6s qu'impliquait un tel
engagement. II faut dire, qu'a l'occasion du camaval, la rivalit6


Page 9


I( wru du titanic r.. d min tr"or


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entre quartiers 6tait tries s6rieuse et provoquait de rudes
competitions. En ce sens, la bataille 6tait tries serree. Chacun
voulant remporter le suffrage de la population et paraitre le
groupe le plus original, le plus remarquable. D'ailleurs, pour
defendre l'honneur du quartier, tout 6tait mis en oeuvre dans
l'organisation, afin d'arriver a une participation sans faille
du << club >. Les groupes arboraient, a cette occasion, leurs
couleurs de reference qu'ils faisaient flotter fierement en
guise de banniere en tete du cortege lors des d6fil6s. A cette
6poque, les sorties se faisaient tous les dimanches, seulement
les dimanches et le cortege des participants s'6branlait en
ordre regroup un peu avant midi, pour sillonner les
differentes arteres de la Capitale et regagner sa base au coucher
du soleil. L'animation musicale 6tait d'une importance
primordiale, vu qu'elle representait la marque distinctive et
la reference premiere du groupe. Ce qui en quelque sorte
assurait son success. L'orchestration 6tait assuree par un
ensemble de musiciens b6envoles du quartier qui, bien que
n'6tant pas obligatoirement des professionnels, donnaient
toute leur mesure et leur 6nergie afin de cr6er une gait6 a
nulle gale. Leurs instruments de predilection 6taient:
trompettes, trombones, helicons, saxophones, troncs de
bambous, augments de percussions telles que : tambours,
morceaux de ferrailles, etc. De cette combinaison naissaient
des meringues camavalesques des plus entrainantes, qui se
repandaient dans l'air dans une fr6ensie indescriptible. Ainsi,
commencait la fete avec son cortege de supporteurs
inconditionnels de la zone et d'autres fanatiques, venus
d'horizons diff6rents. Ambiance bon enfant, mettant en
evidence des d6guisements originaux et des participants qui
s'adonnaient en toute d6sinvolture a une saine bamboche,
ponctu6e de provocants d6hanchements. Les << gwo bibit
et les bagarreurs se distinguant par des < laiss6- frappe
amicaux, sans m6chancet6 ni grand danger. Et moi, comme
Bas-peu-Chosien, je vouais une fidelity sans borne aux
organisations de jeunesse de mon quartier. D'abord comme
jouer du Violette Athletic Club (VA.C), jusqu'a mon entree
a l'Universit6 et ensuite comme participant regulier aux
festivit6s camavalesques au sein du Diabolo, le groupe aux
couleurs jaune abricot et noir dont la reputation n'6tait plus
a faire. Il me reste encore a l'oreille la douce m6lodie d'une
des meringues lentes a success que nous fredonnions en
cadence: < Bachucada .
Parallelement et simultan6ment, dans d'autres
points de la ville se d6roulaient des spectacles d'un autre
genre, que l'on pouvait assimiler a une vaste foire bouffonne
ou s'entremelaient acteurs et spectateurs. Attraction mobile
qui se d6placait a travers toutes les rues, les coins et recoins
de la Capitale. La scene 6tait partout plant6e et occup6e par
des amuseurs d6sopilants. Les prestations qui s'y
produisaient, 6taient si originales et cocasses qu'elles tenaient
l'assistance en haleine durant des heures. Du lot de ces
(CARNAVAL/p.13)








Mercredi 1 Avril2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 10


Pensee agissante!


L L'heure est a la pensde agissante, a la pensde
collective agissante. >
Marc Antoine Archer

Je parlais l'autrejour avec un ami d'enfance.
Cela fait plaisir de les rencontrer de temps a autre, de
savoir qu'ils n'ont pas &t6 victimes de la
< m6diocrisation >> de la sociWte haitienne, que la
<< corrptibilit6 galopante > ne les a pas transform s
en locataires du P6nitencier National. En plus, plus on
prend de l'Age et plus on voit diminuer la probability
de pouvoir rencontrer ces 6tres qui ont partag6 avec
toi, peut-6tre, les meilleures annies de la vie. Chaque
rencontre devrait 6tre alors un moment de fete. Voilh
done pourquoi on 6tait content de se retrouver,
conservant encore la tate haute et le regard altier. Enfin,
on s'est mis a parler autour d'un verre, face a un bon
plat, dans un petit restaurant. On parlait de capacit6s,
de comp6tences, de connaissances, de volont6 et
surtout de volont6 d'action. I1 insistait sur l'importance
de la pensee et moi sur celle de l'action. On s'est alors
mis d'accord sur la capacity de mobilisation de la
pens6e, sur la << pens6e agissante >>. Pour faire avancer
Haiti, s'6tait-on dit, il s'agissait de penser et d'agir en
solidarity. De penser a son int6ret personnel (comme
disent les 6conomistes) et d'agir pour le bien public
(comme l'exige la citoyennet6), pour l'avancement de
la communaut6 (comme devrait le faire l'actionpolitique
bien menee).
On a alors parl de p6dagogie, de la facon
de mener les gens vers l'action, de les inciter l'action
cr6atrice, a l'action transformatrice. On a alors vu
l'importance des slogans. J'aime les slogans. J'aime la
concision dans le langage. J'aime la force du langage.
J'aime entendre les phrases qui te basculent dans des
univers paralleles, dans les zones interdites de l'univers
mental, vers les << zones de non-droit >> de notre univers
6motionnel. Trois mots suffisent. Le reste, du
remplissage. Trois mots donnent toute la force de la
victoire : << Yes, We Can > a-t-il dit aux Americains. Ils
ont cru en lui. Chez nous, avant lui, << Wi nou Kapab >>.
Lui il a su l'exploiter, nous n'avions eu que l'id6e et
l'envie.


Chores amies lectrices, chers amis lecteurs,
je crois que les slogans politiques aident a faire
comprendre ce qui se passe dans l'univers politique
des autres pays. La force du changement disait les
socialistes avec Felipe Gonzalez. Plus tard, pour
continuer a utiliser le changement : < Le Changement
du Changement>> disaient-ils. Chez nous << Van an
Vir >> disait-on pour exprimer que le changement avait
eu lieu. D'autres, pour montrer leur m6contentement
contre un 6tat de choses, disaient : < Rat pa Kaka > ou
bien << Rat pa kaka, sourit pa traves6 lari > Cette
deuxibme partie, je ne l'aijamais bien compris. Trop
long comme slogan. Trop d'efforts a faire, pour
comprendre, pour s'angoisser, pour avoir peur. Parmi
les beaux slogans, j'en ai pu trouver d'autres assez
int6ressants queje vous propose. << A Chicken in Every
Pot >> (Un poulet dans chaque casserole) disait un
candidat americain en 1928 (H. Hoover). Plus prbs de
nous, notre cher Sarkozy utilisait le << Ensemble tout
devient possible >, tandis que Mitterand avait fait
sienne << Force tranquille > alors que Val6ry Giscard
d'Estaing promettait << La paix et la s6curit >>.
Enfin, chers amis, si vous vous amusez a
analyser non pas les discours de candidats mais plut6t
les messages v6hicul6s a travers les slogans, vous
avez matibre pour laborer plusieurs theses doctorales.
Les murs de notre zone m6tropolitaine en sont remplis :
<< Bob = S6kirit >>, << Viv Bob Manwel 2011 >>, << Delmas
pou pitit Delmas >. Bien que Ocod6 soit celui qui
pretend faire une << pdagogie d'affichage mural>> qui
d6passe toutes les bomes. Ce mois d'avril, quoique
l'6poque de Careme devrait inviter au recueillement, a
l'introspection et inciter au respect de l'autre, je suis
stir que nous allons lire, sur les murs, des messages du
genre : << Kandida Intel Vol >>, << Mete Kandida intel
Anba Kod >, < Kandida Intel Drogdiler >>.
Enfin, chores amies lectrices, chers amis
lecteurs, certains slogans sont tombs en << dsu6tude
temporelle >. Par exemple, < ABA >. On ne dit meme
plus < A bas la misbre >, < A bas la vie chbre >, < A
bas la corruption >. La dernire fois, les 6meutes d'avril
2008 en Haiti. Plus rien. Comme si avec la d6mission
du << Premier > d'alors, tout serait revenu a l'ordre. La


premiere fois que j'eus la chance ou la malchance de
voir, crit sur un mur, le message < ABas Duvalier >>,
je pensais que toute ma famille allait disparaitre. Plus
tard, j'eus encore la < d6veine cord6e > de prendre un
< tract >> entre mes innocentes mains, d'un enfant de
10 ans. Un tract, avec tout ce que cela repr6sentait
dans l'Haiti de la fin des annees 60. < Pain, Paix,
Libert >>, disait-il. 40 ans aprbs, de la < Libert >> on en
a. Mais, apres ces 40 annees de < luttes > ooi en est-
on avec le < Pain > et la < Paix > ?
Pour parler de slogans, cela aurait &t6
tellement beau de pouvoir r6unir, ne serait-ce que pour
une soiree, les membres du CRABE afin de tout < foutre
en l'air > et < ne laisser la tate a aucune marionnette >
comme disent les Espagnols. J'adore leur entendre
dire < no dejar titere con cabeza >. C'est comme notre
< Koup6 Tet Boulk Kay > qu'un certain Ministre
Haitien, de la culture, ne comprenant peut-6tre rien a la
culture, haitienne, voulut remplacer par un < je ne sais
quoi >> de < FR tbt > ou konstri Tbt, refer kay >. Quelle
betise, la n6tre !
Enfin, chers amis, effectivement, puisque le
slogan que j'aurais choisi est trop long pour
perm6abiliser les consciences des < Haitiens mes
Frbres > lesquels, avec leurs < mains jaunes et noires
solidement serrees >, devraient pouvoir construire une
nouvelle Haiti. Puisque je n'ai pas la capacity de
convocation de ces grands leaders charismatiques du
pays et puisque je crois sincerement que l'heure de
ceux-lh est d6jh passe, pensons done de facon
collective, pensons que maintenant, < l'heure est a la
pens6e agissante, a la pensee collective agissante >
afin de mettre fin a ce ballottage permanent, a cette
occupation permanente de nos structures, mentales,
politiques, 6conomiques. Je vous propose alors un
slogan motivationnel court : < Haitiens, Changeons
notre destin >. Ou pour faire encore plus court, disons
simplement: < CHANGEONS LE DESTN >>.


< Nou Kapab Fl >>.
Oscar Germain
germanor2005@yahoo.fr
Mars 2009


Haiti : du non au nom !


Haiti : "terre montagneuse ", ile escarp6e se
situe dans la mer de la Caraibe. Les conqu6rants
endeuillent ce patronyme. CHRISTOPHE COLOMB la
barre avec sa croix chr6tienne et lui substitue un nom
espagnol : "Hispaniola". La conquete de la France se
traduit par une nouvelle denomination. C'est d6sormais
Saint-Domingue qui deviendra la plus riche de ses
colonies esclavagistes.
Cependant, la nouvelle ideologie dominante,
celle des droits de l'homme et du citoyen, et la
conjoncture qui la structure, l'bre de la double
revolution politique et 6conomique, vont miner les
contradictions qui 6taient au fondement de la formation
sociale a Saint-Domingue : a savoir les trois ordres
sociaux statutaires : les blancs, les affranchis et les
esclaves.
L'issue de leur combat d6bouche sur la
premiere revolution anti-esclavagiste et anti-
colonialiste, c'est la constitution de l'Etat haitien.
N6anmoins, c'est le paradoxe haitien ou autrement dit
l'exceptionnalisme haitien, c'est la culture au sens plein
du terme done en toute sa polys6mie, qui repr6sente
l'institution de la recomposition de la soci&te et non
l'instance politique, meme si celle-ci l'accompagne, en
d6limitant l'espacejuridico-politique; espace juridico-
politique qui cr6e les conditions de possibility
permettant d'architecturer l'espace culturel haitien.
Haiti est protypique des luttes de liberation
nationale constitutives du d6veloppement du
capitalisme a l'6chelle mondiale. Le principe de ces
luttes s'appuie sur la posture identitaire. Savoir se
nommer, c'est d'abord se donner le pouvoir de
l'6noncer : la denomination repr6sente un enjeu de
pouvoir. L'historien haitien JEAN FOUCHARD fait
ressortir en sonbel ouvrage, comment les luttes sociales a Saint-Domingue
toumaient 6galement autour d'enjeux patronymiques,
comme principe de distinction et d'assimilation. Lisons
cet extrait : << L'observation premiere a noter est que
les affranchis ne portent plus les pr6noms des maitres.
De plus, on voit la tendance se dessiner d'adoption
d'un nom a ajouter au pr6nom. Ce nom n'est pas
souvent celui de l'ancien maitre. I1 fallait pour l'adopter
enfreindre la loi coloniale. En effet, aux termes d'un
reglement des Administrations de Saint-Domingue
public h Port-au-Prince enjuin et au Cap enjuillet 1773,
defense 6tait faite aux affranchis de porter les noms
des blancs. Ils devaient avoir un sumom < l'idiome africain ou de leur m6tier et couleur qui ne
pourraitjamais 6tre celui d'une famille blanche de la
colonie>>. L'affranchi faisait appel en g6n6ral non pas


a l'Afrique mais a la mythologie, a l'histoire gr6co-
romaine ou franqaise. C6sar, Apollon, Voltaire,
Alexandre, Hector, Pomp6e, Brutus et surtout aux
chr6tiens simples ou composes ou encore a quelque
nom fantaisiste dont il aimait les resonances pour une
raison ou pour une autre.>>(1)
Ainsi est-ce en ce contexte qu'on peut
appr6hender le combat des affranchis envue d'enlever
aux blancs le monopole dont ceux-ci d6tenaient : de
porter le titre ; "Monsieur" ou "Madame" ou "le Sieur".
Le trait de Damiens du 21 octobre 1791 exprime l'6tat
conjoncturel de la victoire des affranchis. En cette
occasion, le maire de Port-au-Prince fit cette declaration
: "citoyens de couleur, mes amis, vous perdez ici de
cette denomination, il n'existe plus de distinction, plus
de difference. Nous aurons a l'avenir tous ensemble


qu'une meme qualification, celle des citoyens."(2)
La Constitution de 1801 de TOUSSAINT
LOUVERTURE s'inscrit en ce cadre de pens6e : tous
les habitants de Saint-Domingue sont des citoyens
franqais; alors que JEAN-JACQUES DESSALINES,
tout en 6tant inscriptible en ce registre, le reformate ;
c'est l'haitianit6 qui fonde la citoyennet6. C'est done
la nationality, accol6e terme a terme, avec la notion de
race, qui se trouve au fondement de la citoyennet6, car
celle-ci est situ6e historiquement et socio-
culturellement. De Louverture aDessalines s'opbre une
rupture, Le premier se r6f6rence a l'universalit6 des
droits, tandis que l'autre, lui, ne r6fl6chit que par
rapport a sa singularity et 6pingle ainsi son alt6rit6.
Cette tension entre l'universalit6 et l'alt6rit6 resume
(HAITI / p. 12)


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Haiti enMarche Vol XXIII N' 10 I


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Mercredi 1 Avril2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 10


Haiti : du non au nom !


(... suite de la page 10)
les deux siecles de l'histoire de ce pays,
particuliIrement son rapport a la liberty, dont il importe
de l'examiner suivant la tradition des sciences sociales.
L'acte de fondation du nouvel Etat comme stade
supreme de la lutte anti-esclavagiste et anti-colonialiste,
la tension sinon la contradiction se loge 1i 6galement,
se lit dans la signification de la nouvelle denomination;
or, elle est dor6navant indigene.
Le premier acte fondateur opbre un
renversement intellectuel en utilisant l'arme de la
critique qui, selon KARL MARX, ne saurait remplacer
la critique des armes. Haiti rature a jamais Saint-
Domingue. Ce retournement toponymique, inscriptible
dans le champ symbolique, articule trois operations
politico-culturelles.
Ily a d'abord la restitution, aux peuples de la
Caraibe, de leur patrimoine. Ainsi les premiers
dirigeants haitiens leur rendirent-ils un hommage
solennel et proc6derent-ils ainsi, simultandment, a leur
exhumation/inhumation : une forme de renaissance.
Haiti, comme, Etat, les exhume et par ce geste transforme
leur genocide en c6r6monies mortuaires, tout en tracant
une lignee entre eux et nous autres les nouveaux
habitants qui sommes aussi de Haitiens. C'est le
premier acte de solidarity Sud-Sud qui se manifeste
dans l'expression de la dignity des peuples qui 6taient
auparavant des vaincus ne poss6dant pas le statut de
la personne humaine pleine et entire.
Il y a ensuite la deconstruction des
justifications de la traite n6gribre. L'animalit6
cong6nitale du negre et son inf6riorit6 naturelle sont
d616gitimees. La formation de l'Etat haitien se fonde
sur le principe de l'6galit6 universelle entre toutes les
races et tous les peuples. La capitulation des troupes
imp6riales francaises commandoes originellement par
le g6enral LECLERC, beau-frbre de BONAPARTE, et
ensuite par le g6nral ROCHAMBEAU, le 19 novembre
1803, marquait la d6faite des negriers.
II y a finalement la manifestation symbolique
de l'acte de fondation. La question du temps, du travail
calendaire : l're nouvelle, qu'exprime la denomination
Haiti et non plus Saint-Domingue, est c61lbr6e le ler
janvier, c'est-a-dire le lerjour de la nouvelle annie,
cette coincidence est-elle fortuite, quelconque, ou


coutumibre, rituellement choisie? Celle de l'espace
6galement, la ville des Gonaives. Quels sont les facteurs
qui ont motive le choix de ce site? Encore l1 une autre
coincidence, trois grands "lakou" sont am6nag6s dans
la plaine des Gonaives : Badjo, rite Nago, Souvenance,
rite Rada et Nan Soukri, rite Congo? Pouvons-nous
non seulement 6tablir des correspondances calendaires
et spatiales mais fondamentalement par rapport a la
significationde l'usage de la liberty en Haiti?
FREDERIC MARCELIN, homme politique,
romancier, historien de l'6conomie eut a le souligner
face a la commemoration du centenaire. Sa position est
toujours d'actualit6 : << Des gens ont dit : "Penser a
c6l6brer votre centenaire, quelle folie! Qu'avez-vous
fait dont vous pouvez vous enorgueillir. Montrez-nous
la civilisation que vous avez creee? Qu'allez-vous
presenter au tribunal de l'histoire? Oi est l'ceuvre, oi
est l'id6e auxquelles vous avez attache votre nom?
Sont-ce nos dissensions civiles, nos tueries fratricides,
nos miseres sociales, notre ignorance 6conomique,
notre idolftrie militariste que vous allez glorifier le ler
janvier 1904?" Non, ce n'est pas tout cela. Ni nos
dissensions civiles, ni nos tueries fratricides, ni nos
miseres sociales, ni notre ignorance 6conomique, ni
notre idolatrie militariste.
Nous glorifierons une idWe qui malgr6 tout
cela, en d6pit de tout cela, nous a permis de d6marrer
une petite nation libre et ind6pendante, une idWe qui,
nous en sommes certains, embrasse l'Ame de nos
concitoyens du premier au dernier dans les villes aussi
bien que dans les campagnes, celle-ci veille d'un sicle
mais toujours jeune ; l'Ind6pendance ou la mort.
C'est ce cri que pousserent nos pares, le ler
janvier 1804 sur la place d'armes des Gonaives. C'est
ce cri que nous r6p6terons au centenaire.>>(3)
Qu'est-ce a dire? Quelle signification devons-
nous accorder aujourd'hui, dans le cadre de la
commemoration du Bicentenaire, au cri
"1'Ind6pendance ou la mort"?
Quel sens a donnd a ce cri le mouvement
pionnier haitien? Mouvement qui a su conqu6rir
spontandment le territoire lib6r6 en faconnant le
paysage tant sous l'angle spatial, c'est-a-dire les
"lakou", les marches, le bourg-jardin (Georges
Anglade), etc, que sous l'angle symbolique : la


unit d y.
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brary or .....
!i !.. .. i~ iii i ii .. ii ii ii i i ii, iiili i i. ! ii i il i ih......... ii iiii ii iiii i i i i i


transformation du calendrier chretien en calendrier festif
et culturel, notre synchr6tisme, notre m6tier a m6tisser.
Et l'entrepreneuriat culturel, la production et
la distribution des biens et des services culturels, sans
oublier la figure introuvable et pourtant incontournable
dans le secteur de l'6ducation : celle de
l'entrepreneurship 6ducatif, etc.
Comment done proc6der a un bilan du
bicentenaire de l'Ind6pendance si le non(m)-dit qu'a
toujours structure notre formation sociale n'est pas
conceptualis6? Car, depuis la revolution op6rde par
JEAN PRICE-MARS dans le champ scientifique, la
construction d'Haiti, en tant qu'objet de recherche, ne
cesse d'6prouver des difficulties en sa mise en ceuvre.
Comment expliquer que dans le chaos-
monde(EDOUARD GLISSANT), la culture populaire a
remarquablement fait r6sonner son 6cho-
monde(GLISSANT), alors que les classes dirigeantes
et dominantes ont minablement 6chou6 dans leur
mission : en se laissant plus que conduire et en
n'utilisant comme levier que la marche arrie qu'exprime
le passage de la d6pendance a l'assistance. Comment
alors proc6der a un retournement en vue d'assumer
dignement l'heritage sacr6 et depuis fort longtemps
deja profane que nous ont l1gu6 nos p&res fondateurs?
Que faire?
Relever collectivement le d6fi de l'innovation
sociale en manifestant unvolontarisme rationalism par
la mediation d'une avant-garde modernisatrice : c'est
cheminer vers l'ind6pendance dans l'interd6pendance
qui caract6rise le systeme-monde, sinon c'est
s'embourber dans le spontandisme mortifere : les
slogans se substituent aux pratiques innovatrices et
cr6atrices de liens sociaux du type destruction
cr6atrice" suivant la conception de SCHUMPETER.
Le d6p6t de bilan peut-ttre fait autrement que tristement
enjetant un regard critique sur notre maniere de faire
envue d'envisager ainsi de faire ca d'une autre maniere.
D'apres la c6lbre formule de FREUD : L
oi Ca 6tait le Je doit advenir". 1804, C'est unjeu non(m)
qui repr6sentait un enjeu fantastique : Haiti, signifiait
alors : interdit de genocide. Mais une regression
dangereuse a depuis eu lieu: c'est maintenant, Haiticide
: suicide collectif.
Oi est done passe le cri de 1804 aux Gonaives?
Vernet Larose


REYINYON PIBLIK
Asanble Gouvenan Oganizasyon Planifikasyon Metwopoliten (MPO) pou Zon Iben
Miami a pral fe yon reyinyon piblik jou jedi 30 avril 2009 la, a 2:00 p.m. nan Sal
Reyinyon Komisyone yo nan Stephen R Clark Center, 111 NW First Street, Miami, Florid.
Asanble Gouvenan an pral konsidere yon amannman nan Pwogram Amelyorasyon
Transpotasyon (TIP) Ane Fiskal 2009 la pou enkli woje yo ki kapab elijib pou finansman
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dapre Lwa Ameriken Reyenvestisman pou Rekiperasyon de 2009 la.
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Page 12








Mercredi 1"-Avril2009
Haiti enMarche Vol XXIII N 10


L'esprit du Carnaval d'antan


(CARNAVAL... suite de la page 9)
comediens se detachaient surtout ceux-la dont le savoir-faire
et l'habilete remontaient au premier temps du camaval de
Port-au-Prince. Ce qui leur donnait une renommee
indiscutable et leur garantissait une reconnaissance de
l'assistance.
Parmi les plus representatifs, on peut citer : les
lamayot. Personnages burlesques qui tiraient leurs succes
d'un voyeurisme provoquant et pervers. En effet, ce qu'ils
donnaient a voir, dans leur boite a surprise, etait des plus
surprenants et inattendus. Pour quelques centimes on avait
droit a une mise en scene surprenante et desopilante, realisee
avec des figurines qu'ils manipulaient comme des
marionnettes, en ayant soin de les placer dans des positions
peu orthodoxes, qu'on pourrait assimiler a des shop
pomographiques. Arrangement concu pour attiser la curiosity
des passants et s'attirer une plus grande clientele. Scene qui,
j'en suis sir, ne manquerait pas de choquer et de jeter a la
renverse ma tres religieuse et prude tante Irma. D'autant
plus que cette demonstration s'accompagnait toujours d'une
litanie de mots obscenes pour agrementer le spectacle.
Dans le meme registre des divertissements grivois,
se distinguaient d'une maniere toute particuliere les machan
fey. Facilement identifiable par l'enflure demesuree de leur
arriere-train qui remontait parfois jusqu'a leurs epaules
(Maurice Sixto aurait dit : de leur posterieur redondant). Leur
occupation consistait a prodiguer des conseils et des
prescriptions a ceux et celles qui necessitaient quelques
traitements efficaces contre certaines affections ou certaines
maladies graves, perCues comme honteuses par la society.
Leur specialisation portait surtout sur la partie sexuelle des
hommes et des femmes. Apres consultation, les
recommandations ou les prescririons etaient donnees dans
un langage si cru et sans menagement qu'elles provoquaient
l'hilarite collective. A cejeu, les adultes se donnaient a cceur
joie. Par contre, les parents qui accompagnaient parfois les
enfants, etaient obliges d'esquiver de tels spectacles.
Un des personnages pittoresques et
emblematiques du camaval demeurait: Chaloska. Caricature
d'un ex-commandant du penitencier national (Charles Oscar),
sous la residence de Villebrun Guillaume Sam. Il aurait, dit-
on, participe au massacre de nombreux prisonniers politiques
a la chute du regime. Depuis ce drame, son portrait circule
lors de chaque defile camavalesque sous les traits d'un hideux
personnage. Une facon de rappeler l'anatheme dont il est
frappe. Son dolman, ses galons de pacotilles, ses bottes, ses
colliers et bracelets faits de capsules de bouteilles de "kola"
claquant en tintamarre, lui donnaient l'air d'un epouvantail
desarticule. Dans cette chamarrure, il a toujours ete la risee
de toute la population.
Passaient aussi immanquablement, ces etranges
zigotos que je n'ai jamais pu identifier. Leur originality
consistait a enduire tout le corps d'un onguent huileux noir,
brillant. Ce qui leur donnait l'air affreux des dyab lanfe que
la religion nous a enseigne. Ils s'apparentaient aussi aux
negres qu'on presentait dans l'album << Tintin au Congo >>.
Caricature raciste et desobligeante envers nos congeneres
africains, qui les illustre avec des levres rouges demesurement
epaisses, a l'instar des singes de leur continent. Ces pauvres
bons hommes n'avaientjamais senti la connotation pejorative
qui se degageait de cette posture. Ils s'employaient plutot a
bien jouer, en toute innocence, le role de << sales negres >>
qu'ils incamaient. Cette clique, par sa laideur, effrayait tous
les enfants et repugnait tous ceux qui ne voulaient pas se
faire salir par cette substance graisseuse qui collait a la peau
de ces vilains. C'est la raison pour laquelle, ils servaient,
lors du cortege, de "separateurs" entre les spectateurs et les
participants.
Le demier groupe qui me vient en memoire et dont
les accoutrements faisaient partie des derieres trouvailles,
en terme de deguisement, etait celui des kodenn. Ils se
revetaient d'un habit recouvert completement de plumes de
dindon et de poule. Leur deguisement etait si bien realise
qu'ils ressemblaient etonnement a ces gallinaces qu'ils
prenaient comme modele. Je crois que leur participation a
ete plut6t breve et sporadique, limitee surtout a la zone de
Petion-Ville. Sije m'en rappelle aujourd'hui, c'est que ces
droles de volailles epouvantaient terriblement mon fils cadet.
Pour cause, il les reperait a cent metres et a leur vue se
recoquillait subrepticement dans un reflexe defensif, sur le
siege arriere du vehicle, sans dire mot.
Ainsi se deroulait a travers la ville et ses environs,
les dimanches pre- camavalesques qui annoncaient deja les
couleurs et preparaient les esprits au defile final des trois
jours gras. Cette ambiance se repandait a travers toute l'ere
metropolitaine, pour trouver son apotheose, quelques
semaines plus tard. Dans un premier temps, les activities se
deroulaient a la Cite du Bicentenaire et par la suite au Champ
de Mars. Tous les Madigra ayant participe a cette premiere
phase de preparation, se retrouvaient inevitablement au
rendez-vous final.
Dans le premier temps, que l'on pourrait situe a la
fin des annees cinquante, debut des annees soixante, les
groupes musicaux, les plus en verve, qui animaient sur chars
le parcours etaient:Ti-ta-to, Dragon, Nirvana, Maison
hantee et quelques autres formations moins connues dont
les noms m'echappent. Tandis qu'on retrouvait sur le
macadam les memes "bandes a pieds" traditionnelles. A cette
epoque, 1'electronique n'avait pas encore fait son apparition
et les moyens utilises pour la sonorisation sortaient d'une
technologique que l'on dirait, rudimentaire de nos jours.
L'equipement servait a l'amplification des instruments a
partir de simples appareils electriques et des micros installs
a meme le plancher du char. Il en ressortait un son satisfaisant,
audible a tous. Le seul petit probleme qu'on enregistrait
quelques fois, etait la defaillance des groupes electrogenes
qui n'arrivaient pas a supporter la charge necessaire a
l'alimentation en energie de l'orchestre.
Le defile debutait a trois heures precise, face a la


Mairie de la Capitale, apres le troisieme coup de sirene lance
de la Police de Port-au-Prince. II prenait fin au environ de
sept heure du soir, apres" bruits et trompettes", mais sans
incidents majeurs.
Ces souvenirs sont trop eloignes pour que j'en
retienne tous les details. Toutefois ma memoire conserve
l'image de centaines de cyclistes et de motocyclistes
chevauchant des becanes specialement decorees pour la
circonstance. Ils devancaient le defile pour liberer la voie,
tout en offrant des exhibitions acrobatiques. Suivaient des
dizaines de boeufs qui frappaient sur leurs cuisses des vessies
d'une membrane souple remplie d'air, en claquant de l'autre
main un fouet. Ceci participait aussi de la strategic de
preparation du terrain de manoeuvre. Venaient ensuite les
indiens d'Amerique, dans une course en zigzag, drapes
dans leur beau vetement fait de plumes d'oie, de rondelles
de miroir et de broderie repartie sur leur robe multicolore.
Sans oublier les Hindous qui deambulaient dans leur
majestueuse tenue blanche, accompagnant les Juifs errants
qui allaient d'un pas lent. Pour couronner le tout, arrivaient
les chars allegoriques. En premier lieu, ceux de leurs majestes
le Roi et la Reine du camaval. Sa majesty la Reine etait
toujours tres svelte, rayonnante de beauty, accompagnee
des Dames de sa Cour et de ses Princesses. Sa majesty le
Roi, toujours d'un embonpoint remarquable, allait seul sur
son char en compagnie de ses chevaliers et de ses bouffons.
Il se regalait, durant toutes les festivities, de tous les mets et
du bon vin qui gamissaient sa table. Je me rappelle encore
que le site etait decore a souhait et se pretait bien a cette
magnificence. Le public qui composait les sujets du royaume
n'etait pas mal loti, car tout le monde y trouvait sa place. En
fait, l'adolescent quej'etais se trouvait comme dans un conte
de fees.
Le second temps, nous ramene a la fin des annees
soixante, jusqu'au milieu des annees quatre-vingt. La
premiere tranche de cette period etait dominee par les deux
grandes formations musicales de l'heure. L'orchestre de
Nemours Jn. Baptiste et celui de Webert Sicot dont la Reine
<< Ti Simone defrayaient la chronique. Chacune des
formations ayant le privilege d'etre accompagnee d'un
majordome : Antoine Koury pour le Compas direct et Jean
Fils-Aime pour la Kadans Rampa. Nemours aux couleurs :
rouge et blanc. Sicot aux quatre couleurs : noir, rouge, vert,
jaune. Sublime moment au cours duquel la majority des
habitants de la ville et des environs participait sans reserve,
soit comme spectateurs, soit comme acteurs. On pourrait
qualifier leur cortege de phenomenal, car chacun d'eux
rassemblait
environs dix mille
supporteurs. A
voir se mouvoir
cette multitude de
gens aurythme de MI
la musique et
portant les 1:
couleurs de leur
groupe, lanyant
dans 'air tout au AVI REYINY
long du cortege
leur chapeau de M I,
paille colored, cela
donnait lieu a un Dapre seksyon 255.20(1)(c)(9),
s p e c t a ce >>) isiba ap avize entansyon li poL
feerique. C'etait
le temps des striksyon, renovasyon, ak ranpla,
1 i b e r t e s epi solisite apel dof yo de dives s
inconditionnelles.
A cette wouve ke Konte a genyen anba p~
epoque, les yo. Lis lokal yo ak fre evalye yo
memes principes Doral North Station 69- 11151 N'
d'ordre et de
discipline, 70- kwen Nodes SW 248th Street
prealablement tion 16- 325 NW 2nd Street ($4,(
etablis pour la
misenbranleet 62nd Avenue ($1.5 milyon), yon
la fermeture du South Division Office- 10850 SW
cortege dechaque [fleet bays] nan chop Medley Fle
jour gras, etaient
respects. La reyinyon piblik ki pral fet a 9e ed
seule difference Konte an nan Stephen P Clark Cer
parcourit dans lequava 33128 la, Konte an pral konsidere
parcours qui avait
ete modified. La pwoje ki dekri pi wo la a an itiliza
priority devant moun enterese envite vini patisip(
etre accordee au
Champ de Mars, Oka okenn moun ta deside ale a
pour favoriser nenpit sije ki gen pou we ak re
probablement le
Palais National. piblik ki site pi wo la a, li gen dw
Durant un court sa a, moun sa a kapab bezwen aE
laps de temps de
deux ans, sans yon rejis ki dwe enkli temwayaj al
connaitre les Ameriken Sou Enfimite an, moun
raisons, on avait entepret pou li kapab patisipe na
essaye d'autres
circuits. Leurs nan Miami-Dade Agenda Coordir
p a r c o u r s anvan dat odyans la.
sillonnaient
differentes arteres
de la Capitale. DA
Entre autres, les
rues : Capois,
Audain, Cameau, Pa Lod
Christophe,
Chemin des
dalles, turgeau,
Bois-verna et KONT
lalue. Il faut dire
que ces tentatives


ne furent pas couronnees de succes a cause des problemes
d'embouteillage qu'elles causaient. Tenant compte de ces
inconvenients, on renonca a ces experiences et le circuit
precedent fut definitivement retabli.
Tout de suite apres la period dominee par ces
deux grands maestros de la musique haitienne, arrivait le
regne des : << mini-jazz >. Cette appellation leur etait donnee
en fonction du nombre reduit de leurs musiciens. N'empeche
qu'ils connaissaient un enorme succes et arrivaient meme a
damer le pion aux plus grands, au point de les detroner
definitivement de la scene musicale locale. Cette nouvelle
tendance prit naissance a la fin des annees soixante, debut
des annees soixante dix. Les chefs de file etaient : les Shleu-
Shleu, Les Ambassadeurs, Coupe Cloue, les Loup noirs,
Shupa Shupa etc, pour ne citer que ceux qui se distinguaient
particulierement et qui participaient regulierement a la fete.
Dans cette nouvelle mouvance, l'ambiance suivait de plus
belle durant de nombreuses annees.
C'est durant cette epoque que commenca la
construction des tribunes au Champs de Mars. L'initiative
revient a Jean de Delva qui realisa la premiere installation en
1972, dans un encochement qui se situait presque a l'angle
de la rue Capois et la rue des anciennes tribunes metalliques,
avant la refection qu'elle a connue. J'ai eu le plaisir de
participer a son inauguration, en compagnie de quelques
parents et amis. L'exemple fut suivi l'annee d'apres par
quelques autres citoyens, jusqu'a devenir de nos jours un
decor incontoumable du camaval haftien. Par cette initiative,
Monsieur de Delva aura contribute a changer le panorama du
circuit en offrant d'autres perspectives dans l'amenagement
du parcours qui, maintenant, procure un coup d' ceil beaucoup
plus attrayant. Pour cela, les"camavaliers" lui doivent une
certaine reconnaissance. Faut-il rappeler qu'avant cette
decision, l'assistance se tenait, debout, sur des camions ou
sur le toit des vehicles pour suivre le spectacle.
Je viens de vous entretenir d'une tranche d'histoire
du carnaval de Port-au-Prince sur une courte period
d'environ une quinzaine d'annees. Certains de ma generation
s'en souviendront, peut-etre avec nostalgie, d'autres plus
jeunes feront la comparaison et apprecieront la difference.
Cependant, tous conviendront que cette grande rejouissance
populaire fait partie integrante du vecu de l'haitien et
demeure un element essentiel de sa culture, au point qu'un
vieux dicton affirme : << Ayisyen pa negosye canaval-li .

RobertParet, PNlerin, Mars 2009
jmjrobertparet@gmail.com / paretrobert@yahoo.fr




IAM IDADE



'ON PIBLIK KONTE

AMI-DADE
Lwa Florid, Konte Miami-Dade, Florid (< u limenm pran wol kom kontrakte jeneral pou kon-
sman lokal Depatman Ponpye ak Sekou (MDFR) yo
;ou-kontrakte ki sou lis konpayi kalifye epi deja ap-
wogram kontra konstriksyon divesifye ki deja anplas
ke MDFR kapab pran wol kontrakte jeneral la enkli
W 74th Street ($3,0 milyon), Coconut Palm Station
Sak SW 114th Place ($3,0 milyon), Homestead Sta-
0 milyon), West Miami Station 40 addition- 975 SW
adisyon de Cutler Ridge Station 34 pou yon biwo
S211th Street ($645,000), ak nouvo be konvwa yo
et Shop- 8141 NW 80th Street ($1,5 milyon). Nan
Imi di maten jou 7 avril 2009 la nan Sal Komisyon
iter, ki chita nan 111 N.W. 1 st Street, Miami, Florida
si li nan pi bon entere piblik la pou Konte an reyalize
n sevis li yo, anplwaye li yo, ak ekipman li yo. Tout
e.
in apel sou nenpot desizyon Konte an an rapo ak
zolisyon yap pran an konsiderasyon nan reyinyon
a nesese pou gen yon rejis pwosedi yo epi nan ka
sire ke yo fe yon rejis motamo de reyinyon piblik la,
k prev ki jistifye rezon pou ale an apel la. Dapre Lwa
ki ta bezwen yon akomodasyon espesyal oswa yon
n pwosedi sa yo fet pou kontakte Grefye Konte an
iator Office nan 305-375-2035 omwens senk jou



TE jou le avril, 2009.





E MIAMI-DADE, FLORID


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Mercredi 1" Avril 2009
Page 14 Haiti enMarche Vol XXIII No 10

SSolutions de la
semaine passe:

Allez de RUSHES a DECRUE, en utilisant des mots du du vocabu- R A T T E
laire frangais, et ne changeant qu'une lettre par ligne. R 0 T T E




DE CRR0UE
E I ZSRWKDNOJDUSZX
AK CUO OGNKEFT Z HORIZONTAL SCRABBLE
NOFESUVFDK G NW
Dc L DEJ N I D K VSM C HCG z X 1. Format de notre drapeau 2. Conduiras -
EU R DE0J IE I G H U LA 3. Plante a feuilles 6pineuses -Actinium Arrangez les sept lettres ci-dessous
M 4. Plante a fleurs bleues pour former un mot frangais
LO G I ECDo NE F 5. Neuveu de Donald Duck Epoque -
S F I TB DUYEPR 6. Parfume le pastis- Euro- O N
( DNCTNL .H AENAPTBLU
PW Z A NU R BG I G 7. Exclamation Condamn6e -
S MQ Z( ESY/ L PSHZ 8. Instruments de guerre- T P I
S E D T D P U/LI CAENSHO
S E N C F GGSWVA C P Membre de la police nazie.
S KWH ETULLVY DU D F
J Y N MSLKMI E TRPOT VERTICAL
SSQLRVNMY B M (I/O E U B N) VERTICAL
Guinee LV N-1. March de Mogadiscio 2. Inventer I I I I I I I
ArGnee Bissau-nie Moldavone-Beque-Leso 3. Plante comestible 4. Activity mentale pathologique Solutions de la semaine passee
Haiti Rwanda Macedoine Djibouti Belize 5. Article Habitudes 6. Intervenant \ TANAGRA
Salvador- Israel Slovenie -eNouvelle Caledonie 7. Ray es 8. Einsteinium Pareils.





EIo in B ref... (...suite de la page 2)
103. 3 fm Haitiens vivant a 1' tranger comme acteurs de la transformation nationale. L'institution
compte sur des universitaires chevronnds, des experts qui ont travaill6 dans
administration publique, dans le secteur priv6 et qui sont sp6cialis6s dans la recherche
scientifique et l'enseignement sup6rieur.
5h00- 6h30 Bon Reveil en musique
Un nouveau commandant de la Minustah
6h30-7h00 Au Pipirit chantant Le g6ndral brdsilien Floriano Peixoto Vieira Neto a &td nomm6 commandant de la force de la
journal creole avec Louini Fontal Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haiti (MINUSTAH) par le Secr6taire
g6ndral de 1'ONU, Ban Ki-moon.
7h00-9h00 M6lodie Matin avec Marcus M. Ban a inform le Conseil de s6curit6 de son intention de proc6der A cette nomination, a
Informations, Interview, Anecdotes, Humour, indiqu6 vendredi sa porte-parole, Michble Montas, lors de son point de presse quotidien
Analyses au siege des Nations Unies A New York.
Nos Chroniques: Le futur commandant de la force de la MINUSTAH a une experience 6tendue en matitre de
L'Editorialde Marcus
Au Quotidien avec Elsie commandement depuis qu'il a rejoint l'arm6e brdsilienne en 1973. I a d6ji servi au sein de
La Chronique Litt6raire avec Dominique Batraville la MINUSTAH en 2004.
Les Sports avec Mario Bareau Le g6ndral Peixoto, actuellement base Brasilia, remplacera le g6ndral Carlos Alberto dos
Les Invit6s du Jour Santos Cruz.
M6lodie Matin chaquesamediestanim6 L'actuel commandant de la Minustah le g6ndral de division, Alberto dos Santos Cruz avait
par F6quiere Raphael succ6d6 au lieutenant g6ndral Jos6 Elito Siqueiro Carvalho enjanvier 2007.
Le premier commandant de la Minustah a &t6 le g6ndral Augusto Heleno Ribeiro qui avait
h-Midi Le disque de I'Auditeur remplac6 par Urano Texeira da Matta Bacellar Ce dernier s'dtait suicide enjanvier 2006.
animation James Pr6dvil .
Si sa nomination est confirmed, le g6ndral Floriano Peixoto Vieira Neto deviendra le 5e
12:00-12h30 Le Midi commandant brdsilien de la Mission de 1'ONU en Haiti.
informations avec Laury Faustin
Cit6 Soleil a un nouveau commissariat
12h30-2h00 Lady Blues avec Elsie Un nouveau Commissariat de police a &te inaugur6 le mercredi 25 mars dernier, grice un
Jazz, Blues, Swing, Ragtime financement du gouvernement am6ricain, dans le cadre de son programme << Initiative de
Stabilisation pour Haiti >> (HSI) dot6 d'un budget de 20 millions de dollars.
2h00- 3h00 C'est si Bon en chansons... Outre la rehabilitation et l'ameublement de ce commissariat, les Etats-Unis envisagent
Emissionde chansons francaises 6galement de lui procurer des 6quipements, du materiel roulant et d'offrir des s6ances de
formation sp6cialis6e aux officiers de police qui seront appel6s A servir la communaut6 de
3h-5h pm Le Bon Vieux Temps Cit6 Soleil, a fait savoir l'ambassadeur des Etats-Unis A Port-au-Prince, Janet A. Sanderson.
Retro-Compas Puisse ce bitiment symboliser le changement en cours dans cette commune, a souhait6 la
avecDoDaniel eaptainBilldiplomate, saluant les efforts de ceux qui ont contribu6 la concrdtisation de ce reve et

5h00 LeJournal de 5 heures assurant que cette initiative n'est que le d6but d'une multitude de grands projets A Cit6
Soleil.
avec Villette Hertelou
5h 30 pm Melodie & Company 29 Mars 2009 : La Constitution de 1987 a 22 ans
Diveloppement durable Le 29 mars a ramend le vingt-deuxieme (22eme) anniversaire de la Constitution haitienne
Mardi avec Bernard Etheart adopted en toute liberty lors d'un r6f6rendum avec plus de 95% de voix favorables.
7h-8h3 Am y S r cn Le CARLI souligne que ce texte garantit et protege tout un ensemble de principes
7h-8h30 AmorySabor con Luciani
d6mocratiques et de droits humains : le pluralisme iddologique, l'alternance politique, la
8h30- 9hoo Soir Informations separation des pouvoirs, la protection des droits des categories vulndrables, le respect de
la liberty individuelle, de la liberty d'expression, de reunion et d'association, le droit a la
9h00 10h30 Notre Grand Concert propri&te priv6e, l'information, A la s6curit6, etc. Tout en reconnaissant que 22 ans aprbs,
Lun. & Mer.: L'heure classique un amendement de la constitution s'av&re n6cessaire, le CARLI pr6vient que cette
Jeu. & Dim.: Jazz at Ten modification ne doit pas remettre en question les acquis d6mocratiques incorpor6s dans la
Judy Carmichael regoit ses invites loi-mbre du pays.
9h00 et au delA Cavaliers, prenez vos dames Convocation au Parlement
(Samedi) 50 ans de succspopulaires haltiens Parlement: le Ministre des finances convoqu6 pour le mardi 31 mars au Parlement, ainsi que
le directeur de la ULCC Unite de Lutte contre la corruption, Amos Durosier.
La convocation fait suite au rapport 6tabli par la ULCC dans lequel 42 d6put6s et 6
e a C t eta O e / s6nateurs sont sur une liste de personnes ayant b6ndficid de largesses de l'ancien
Sdirecteur de 1'ONA. La stance du mardi 31 mars a &te cependant reported A une nouvelle
date. Le RNDDH, de son c6te, declare que le Parlement n'a pas le droit de convoquer le
directeur gdndral de la ULCC.


A quand le vote du budget de la R6publique pour 1'exercice 2008/2009 ?
(EN BREF / p. 16)








Mercredi 1" Avril 2009
Haiti enMarche Vol XXIII N' 10


LET AREYITO

Jacksonville dimanch 8 fevriye 2009
Pou:
Chantal Pierre-Louis ki gen tinon: Fifi

Fifi, mache Fifi se konsa m'rele-w tou
Paske se non sila-a tout mounn ki renmen-w,
Tout fanmiy, tout zanmi-w, tout mounn ki konnen-w
Menm sa ki fenk we-w chwazi pou yo ba ou.

Men kounye-a, kwe mwen, si se mwen ki t'ap chwazi
Menmsi ta gen mounn ki ta fe jalouzi
We pa we vie pa vie, mwen ta rele-w Prenses
Men, sa pa ta sifi, pou mwen ou se Deyes

Se pa okenn lide se pa okenn dezi
Ki fe m'ap pran plezi fe-m ap fe koutwazi
Se Salman youn dyakout rekonesans mwen
M'ape bouske pou ou, toulejou, nan tout kwen

Gen kk bagay mounn fe, mezanmi, se pa rans
Le m'rete mwen pou m'sonje paketbe1 pefomans
Avek dokte Grefen ou fe pou onore-m
Mwen santi ou ta vie mete laglwa tou pre-m

Dab6, oun premye fwa, nan youn klib Margo,
Pandan dokte Grefen ak b1l fraz agogo
T'ap li ak elokans plizye powem Ulrik
Plizye powem klasik, plizye powem lirik.

Nan menm gwo night klib la ansuit youn dezyem fwa
Avek menm pfo6mans la avek kkkjss byen swa,
Ou t'asiste Grefen ki t'ap enteprete
Powem mwen te ekri pou b6l Jacqueline Beauje

Enfen, youn twazyem fwa ou te abiye byen bel
Ou te vini cheche-m mennen mwenjouk Jakmel
Grefen te akeyi-m nan b1l anbyans kiltir6l
B61 anbyans kiltirl youn mayifik otWl

Ou te mete-m chita anfas youn oditwa
Mwen te santi-m, ozanj, sa se tout youn istwa!
Apre youn ti diskou ak felisitasyon
Ou te lonje ban mwen oun plak dekorasyon

Emosyon mwen te gran, m'pa t'konn si m'te kontan
M'tannik resevwa-1 ak youn souri salman
An prezans youn bann mounn ki t'ape aplodi
Mwen pa te menm sonje youn mesi pou m'di

Mwen sonje te gen mounn ki te soti Lavale
Ki sotjouk nan n6 ki te soti Lenbe
Ki sot Marigo ki sot Kayjakmel
Pou vin nan ti f&t sa-a ki t'ape fe Jakmel

Se pa blagjounen sila-a te vremanvre byen bl!
Mwen gen rekonesans pou tout mounn ki te fl-1
Vin younjounen istorik, ounjounen kontantman
Pou youn awondisman pou tout youn depatman

Fifi, Mache Fifi mwen sonje sa tre byen
Apre Grefen ak ou an ondt Jakmelyen
Apre f&t-la te fini tout pwogram te fin bay,
Ou te akonpaye-m mennen-m tounen lakay

Kijan pou mwen bliye amabilite ou?
Kijan pou mwen bliye gangans atistik-ou?
Anon! mache Chantal, bagay sa-a pa posib
Pou ou, gratitid mwen ap toujou enfleksib

Emile Cdlestin-Migie(Togiram)
Jaksonvil-Florid




LOMEYANS POU

MONSEYE

DARBOUZE

Jou ki te Samdi 10 Janvye 2009, mwen t'al
vizite Msgr. G&rard Darbouze nan Legliz St. James.
Kite-m di se youn pr-t mwen respekte anpil e ki youn
model pou tout 16t pret-yo.
Monseye Gerard Darbouze fet Okay 18 Me
1929. Li fe etid li Okay nan lekol Les Frdres de


Page 15


l'Instruction Chritienne ak nan Lycde Philippe
Guerrier. L 1' rive nan 3em segonde, l'antre nanPetit
Siminaire College St. Martial, nan P6toprens, jiska
Filozofi. Apre sa, an 1951, l'al nan Gran Semine epi, li
6done PrMt 9 Jiy 1955.
Apre 6dinasyon-1, li travay nan Sid peyi
d'Ayiti nan plizye provens tankou Dammari, Jeremi,
Kavayon Manich. Se de Manich, li konseve pi plis
bon souvni. Nan tout pwovens kote li pase, li kite
anprent youn bon kretyen ki devwe pou pwochen-1,
youn pe katolik ki ankre nan vokasyon-1, ki deside
sakrifye-1 pou ede plis peche repanti epi ede gaye pi
Iwen nouvo Way6m Bondye-a.
Le anpil Ayisyen komanse imigre nan Miyami,
Pe Darbouze te vin preche nan youn retr&t paskal sou
envitasyon Pe Marcel Peloquin ki te Kire legliz
Notredam D'Ayiti nan ep6k sa-a. Pe Peloquin te
pwofite pou l'ankouraje-l vin travay Miyami paske pa
t'genyen pe ayisyen nan Miyami.
An desanm 1985, 1 m' te k6manse travay nan
Sant Katolik Ayisyen/Notre-Dame d'Ayiti Misyon, Pe
Thomas G Wenski nan ep6k-la te kire. Defen P4Albert
Saindoux ak Pe Gerard Darbouze te vikU. K k ane
apre, Pe Darbouze transfere k6m kire nan legliz St.
James. LU Pe Wenski vin Ev&k, Pe Darbouze retounen
nan Notredam k6m kire. Se nan ep6k sa-a mwen te
k6manse kolabore etwatman avek Pe Darbouze. Mwen
kapab di Pe Darbouze se youn misyone akonpli. Menm


devouman li te deplwaye anAyiti, se menm devouman
sa-a li te montre pou gaye b6n nouvOl-la nan Notredam,
nan legliz St. James, nan legliz Kriswa, nan Homsted,
Fot lodedal, nan Blgled etsetera kote 1' te pote paw6l
Bondye-a bay fidl yo chak dimanch...
Nan lopital Jaksonn, kote maladi mete mounn
nan dezespwa ak laper&z, Pe Darbouze, pase anpil ane
ap vizite malad yo. Lijwenn mo pou rekonf6te, bay sa
k'pedi lafwa ak lespwa pou rek6manse youn 16tvi nan
letenite.
Ep6k ane 80 yo, pa te gen anpil Pe Ayisyen
nan Florid tankou kounye-a, kote Granmet-la fe nou
anpil gras. Nou genyen plizye Pe Ayisyen pou kore
lafwa nou.
Mwen remesye Bondye pou privilkj li te ban mwen
pou m'te travay avek Monsey&. Grard Darbouze;
mwen gade youn bon souvni de li. Youn pret ki fe
travay li ak tout kU-l; Li toujou pare pou bay bon
konsey; pou 1' ede mounn k'ap travese move moman
epi li toujou ap bay bon ti blag pou detann nou.
Pou tout Ev&k, MonseyM, Pret, mwen te
rankontre sou wout-mwen ni Nan Nouy6k, ni nan
Florid, mwen mande Jezi pou beni yo, pou ankadre-yo,
pou ba-yo f6s avek kouray nan apostola yo.

Yolande Thomas (La sirdn Dyaman)

* * * * *


ANTEMAN MONSEYE GERARD DARBOUZE:

YOUN MANIFESTASYON LANMOUAK SENPATI


Depi nan maten bone bone, anpil moin te
rasanble pou di Monseye Darbouze Orevwa. Fanmi,
zanmi, tout kominote-a vin ede fanmi Monseye pote
lapenn nan. Timofin f 2 ranje devan pewon legliz St
Mary Cathedral, Bandw6l ble sou zep6l, pou bay
Monseye youn dnnye omaj
Anvan dize, plis pase 30 pe, pif6 nan yo
Ayisyen k6manse defile. S6ti nan prebiste rive devan
pewon legliz-la, tou pre k6biya kote sekey-la t'ap tann
kbmansman seremoni yo. Kbtej-la kanpe dr&t devan
p6t Katedral-la. Antretan, nan besment Katedral-la
twa Evek soti avek Achev&k Miyami-an Kleman
Favalora pou vin resevwa sekey-la avek delegasyon
pe yo. Achevek-la kbmanse avek mo sa yo: "Depi
nan batem-li, Gerard Darbouze vini pitit Bondye, li
rete pitit Bondye tout vi-l". Li beni seksy-la epi li
pran
t&t kbtej-la; li mache, yo pouse sekey-la jis devan
lotel-la.
Nan 6 premye ban devanyo, nanpati santral
Katedral-la, nou we Knights ofColombus, nou ta di
Chevalye Colomb yo. Yo te abiye nanteni tradisyonOl
yo ki ta remonte nan epbk Kwaze, Chevalye sa yo
nan legliz ameriken nan k6mansman 19 sy&k-la. Yo te
la pou bay PN Darbouze on&-respe paske se te premye
pe Ayisyen ki te tabli nan Miyami. Prezans Chevalye
sa yo ki gen youn rity1l apa, avek youn seri mouvman
senkronize tankou retire chapo panach-la, kole-1 sou
pwatrinyo, retire epe, pwente-1 an 1 nan moman ki pi
sakre nan lanmes-la, te kreye youn moman solanOl
nan seremon-an.
Legliz-la pa t'dekore an nwajan sa te konn
f&t lontan nan legliz katolik, kote chak sezon litijik,
chak evenman te vin ak koulk pa yo. Legliz la te san
dekorasyon, avek youn agrandisman foto Monseye
Darbouze, sou kote dwat lotel-la. Tout PN yo ak Evek
te abiye anblan. Pou anpil moin ki familye ak legliz
jounenjodi-a fe konnen, se pa t6lman lanm6 yo chante
nan anteman, men se selebrasyon pou youn kretyen,
ki pral resisite nan bra Bondye.
Seremoni-an dewoule tankou lanteman
youn gwo zotobre legliz, men prezans ayisyen,
abiyman, chapo medamyo rapleyountradisyonk'ap
disparlt nan legliz katolik, malgre vatikan-2 femenje
sou teni medam yo nan legliz, anpil moin toujou
kenbe chapo kbm youn eleman obligatwa 1 y'ap
asiste fonksyon nan legliz.
Nou ta di yo bliye Monseye Darbouze te
youn Ayisyen natifnatal. Chante nan mes-la te an
Franse ak Laten. Youn sl grenn chante te an Krey6l.
Monseye Wenski, evek Olando te fe youn orezon
pou Monseye Darbouze nan de lanng: Angle ak
Kreybl. Asistans-lan te tande nan lanng manman yo
paw6l el6j li t'ap pwononse pou Monseye Darbouze,
ki bay Bondye plis pase 54-an nan vi-1. Monseye
Wenski, raple traje difisil, traje manch lonng PN


Darbouze pase. Li pase 25-an nan dyos&z Okay
anvan li asepte pote sas6dbs li nan Miyami. Li
kbmanse vini Miyami pou bay bourad, pou prete
lamenf6t avek debakman ayisyen ki potko pale angle.
Twoupo Bondye-a te bezwen plis paste; PN Darbouze


Mgr Gerard Darbouze


nan epbk-la pa t' machande sevis li, li asepte misyon
nUf sa-a Bondye te konfye-1. Li monte desann depi
Wespalm rive desann nan Homestead, jam5 fatige,
san dekourajman, toujou prese. Apre Pe Darbouze,
16t Pe ayisyen desann nan bouk-la vin kore travay
youn pyonye tankou Pe Darbouze. Monseye
Wenski remesye tou Pn Jean-Pierre, nan pawas St
James ki te pran sou responsablite-1 Monseye
Darbouze, pandan tout tan li te malad la. Nan fen
Mss la, yo chante Libera mennjan ak tan lontan. Yo
antere Monseye Darbouze nan simitye katolik nan
Doral-Miyami.
Mgr Ernst Julmeus (Degoutan)








Page 16


MEN YON
GWO BATO K
AP POTE TOUT
MACHANDIZ
OU TOUPATOU


LI BW
PEPE


Rele ( 561 ) 845-7590 or ( 561 ) 845-8330

Fax ( 561 ) 845-7592 or ( 561 ) 842-9398

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HAIT
Q -


Se Sel koneksyon gwo bato ou genyen nan Palm Bea

Direction: 1-95 to Exit No. 74 ( 45th Street) East to Congress Ave, to North on Congress
King Jr Blvd go East on MLK Blvd ( making right hand turn ) this Rd takes you straight

As soon as you go over Old Dixie Hwy, before Guard Shack Make Ist Left hand turn yo



En Bref...
(... suite de la page 14)
Les d6putes avaient promis d'accorder le b6ndfice de l'urgence A la loi TOP HIT PARADE
de finance pour l'exercice fiscal en cours. La date du ler avril a meme Semaine du 30 Mars
te6 6voqu6e pour la presentation du rapport de la commission finances
charge d'analyser le document. Carimi: Live, Volume 3
2. Compile : Les plus beaux slows
Une nouvelle rencontre doit avoir lieu cette semaine entre les membres 3. Harmonick: Jere m'
de la commission et le ministre des finances et celui de la planification 4. Twoubadou: Lole Lolay
et de la cooperation externe afin de justifier les priorit6s du 5. Compil.: Duvalier a vie
gouvernement dans ce nouveau projet de budget qui a subi une 6. Coupe Cloue: La Legende Live
reduction. 7. Kreyol La: Kore'm
Selon le ministre Daniel Dorsainvil, la reduction de l'appui budg6taire 8. Misty Jean: Li Pa two ta
de 17 milliards de gourdes consecutive a la reduction du plan de 9. Compile : Summer Hits
d6caissement par les bailleurs, est la principale cause de la reduction de 1 L F E
l'enveloppe budg6taire. De plus, le grand argentier de la rdpublique
informe que 3 milliards de gourdes devant provenir
de la nouvelle taxation sur les appels t6l1phoniques,
ont &t6 enlev6s des provisions de recette. CAM-
Dans le nouveau budget de 80 milliards de gourdes,
le gouvernement a r6duit l'enveloppe
d'investissement de 2 milliards et celle de
fonctionnement de 1.7 milliard.


Mercredi 1"1Avril2009
Haiti enMarche Vol XXIII N0 10








KI VWAYAJE CHAK
1 5 JOU POU BWOTE
MACHANDIZ OU DIREK
AN AYITI SOU WAF ST
MARC, GONAIVES &
CAPE HAITI
OTE KONNTENE, BWAT
, KAMYON MACHIN EK-
SETERA


IARC







ch la

Ave to Martin Luther
to the Port of Palm Bch

>u will see our Sign


Haiti en Marche
Port-au-Prince
100 Avenue Lamartiniere (Bois Verna)
Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323
Miami
173 NW 94" Street
Miami, Florida 33150
Tel. 305 754-0705 / 754-7543 Fax 305 756-0979
New York (914 358-7559) Boston (508 941-6897)
Montreal (514 337-1286)
email: melodiefm hotmail.com
haiti-en-marche@hughes. net
URL: www.haitienmarche.com
Library of Congress # ISSN 1064 3896

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Last updated October 10, 2010 - - mvs