Title: Haïti en marche
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 Material Information
Title: Haïti en marche
Physical Description: v. : ill. ; 45 cm.
Language: French
Publisher: s.n.
Place of Publication: Miami Fla
Miami Fla
Publication Date: February 11, 2009
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subject: Haitians -- Newspapers -- United States   ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.)   ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.)   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti
 Notes
Language: In French.
General Note: Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00098809
Volume ID: VID00339
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 21271733
lccn - sn 92061416
issn - 1064-3869

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I I


Le CEP elimine Fanmi Lavalas

Cette decision menace de decredibiliser tout le processus
PORT-AU- Il suffit de ne
PRINCE, 7 F ner pas posseder comme Guy
cision du Conseil Philippe un casiei
6lprtnral nrn, icnirp Am u 9 i, iire hz 1 f lnrle


rdvele d'abord un s6rieux
manque de
responsabilit6.
En effet, les
conseillers 6lectoraux ne
se sont finalement pas
cass6 la tete. D'autres ont
d6cid6 a leur place. C'est
une note des services
am6ricains qui aurait
d6cid6, semble-t-il, de la
disqualification de Guy
Philippe qui serait
recherche pour trafic de
drogue aux Etats-Unis.
< Raison d'Etat! >.
Quant a David
Ch6ry, l'ex-patron de la
cooperative Cceurs Unis
qui avait fait faillite
entrainant dans la mine
des centaines de petits
:1-"


S- w
So Ann (Annette Auguste) au milieu d'une manifestation contre la vie chere etpour le retour
de Jean-BertrandAristide (photo Jean Marc Finelon)
6pargnants, l'institution 6lectorale n'aurait pas os6
provoquer la colkre de ces derniers en approuvant sa
candidature.
Enfin, venons-en a sa decision majeure : le
rejet de tous les candidats du parti Fanmi Lavalas. Il
n'y a pas eu d'analyse proprement dite des candidatures
mais une decision globale sur la base que deux
branches du meme parti ont pr6sentW des candidats et
qu'il aurait &te impossible de les d6partager.
Vendredi le porte-parole du CEP a
simplement r6pondu aux reporters que les pieces des
candidats Lavalas n'6taient pas << lgales. >>
Donc a aucun moment les conseillers
6lectoraux n'ont vraiment proc6d6 au travail attendu
Sd'eux : l'analyse rigoureuse des candidatures de faqon
a barrer la route aux 6ventuels agents du grand
banditisme, de la corruption ou de la violence politique.


Sinateur Rudy Herivaux (photo T. Blizaire)


Privilgier les calculs politiques
A I'analyse des dossiers ...


JUU'L;""I l ;II' z I kiwic
Sam, ou de n'avoir pas
maille a partir avec des
groupes qui descendent
chaque semaine dans la
rue comme les anciennes
victimes de David Chdry
(Cceurs Unis), pour
pouvoir se faufiler sans
dommage a travers le filet
d'un CEP qui semble
privil6gier les calculs
politiques a l'examen
scrupuleux des dossiers
des futurs candidats.
Comment
expliquer en effet que les
memes qui sont d6nonc6s
(a tort ou a raison) dans
le rapport de
l'organisation RNDDH
(CANDIDATS / p. 4)


Dr. Maryse Narcisse representante attitree
de Jean-BertrandAristide en Haiti (Eugene R.)


Et si quelqu'un
PORT-AU-PRINCE, 8 F6vrier On ne s'y
prendrait pas autrement si on voulait faire avorter
les prochaines elections.
D'abord personne dans la classe politique
n'en voulait. Des parlementaires proches du chef
de l'Etat (tel un s6nateur Jean HectorAnacacis) aux
16% 4LA. 1%k


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9


voulait faire avorter les elections!
partis dits de l'ex-
onnosition toutes lesk


-,-r------;- ------^^^*' ^^C
raisons 6taient bonnes
pour mener campagne
contre la date du 19
avril 2009 retenue par
le Conseil electoral
provisoire, avec
encouragement de la
communaut6 interna-
tionale qui finance au
moins a 75%
l'organisation de ces
elections. Le budget des
s6natoriales partielles
du 19 avril s'&lve a
US$16.5 millions.
D'abord que
c'est un gaspillage fou
d'argent qui non
seulement pourrait 6tre
plus utile ailleurs dans
un pays traversant les Le chefdes rebe
affres de toutes sortes; can
ensuite nous avanqons vers d'autres 6ch6ances
6lectorales tout aussi urgentes (novembre 2009 est la
date pour l6ire le second tiers du S6nat, en plus de
toute la chambre des d6put6s et toutes les mairies et


lles anti-Aristide en 2004, Guy Philippe,
ididat egalement disqualified
assemblies communales), n'est-il pas plus
6conomique d'avoir tous ces scrutins ensemble ?
Oui, mais le problkme est que les elections
(ELECTIONS/ p. 5)


]
(


e









Page 2


HAITI-USA

L'avis aux voyageurs

du Departement d'Etat


americain nous
PORT-AU-PRINCE, 3
F6vrier Evidemment on est dans une
position ambivalente pour parler de
l'avertissement du D6partement d'6tat
aux citoyens Am6ricains leur
d6conseillant de voyager en Haiti A
cause de l'6tat d'insecurit6 dans ce
pays.
Certaines des raisons
avanc6es sont tout A fait 6videntes,
d'autres peuvent vous paraitre injustes.
Cependant avant de jeter la
pierre aux autres, nous devons
accepter que les premiers responsables
c'est nous.
Ce n'est pas la fatality, ni
aucune rancune sp6ciale envers la
premiere nation negre ind6pendante du
monde, ce sont nos troubles politiques
qui ont mis notre pays sur le grabat et
tous les secteurs du pays, A un degr6
ou un autre, riches ou pauvres,
intellectuels ou analphabetes y ont
contribu6d un moment ou un autre de
ces 50 dernires anndes.
Quant aux autoritds, elles ont
pour principal argument que Haiti
n'est pas le pays ot se produisent le
plus d'actes criminels et le plus de
violences dans la region.
Vrai.
Cependant la criminality ne
se mesure pas seulement au nombre
de d6lits ou crimes commis, mais aussi
et d'abord A l'existence d'un Etat de
droit, c'est-A-dire une institution
judiciaire et une police capables
d'accomplir leur devoir, de garantir le
respect de la loi et l'ordre.
Et c'est 1i que le bit blesse.
Haiti est le seul pays de toute la region
on ces conditions ne sont pas r6unies,
comme le note l'avertissement du
D6partement d'6tat d6nonqant << le
manque de protection pour la
population civile en Haiti. >>
(Soulignez bien<< population civile >).
Ne pensez pas que ces memes
critbres, les Etats-Unis ne les
appliquent pas aussi
occasionnellement A eux-memes.
Chaque annde sort un
classement donnant des points A
chaque grande ville am6ricaine au
niveau de la s6curit6 qui y regne.
Automatiquement les voyageurs vont
essayer d'6viter les villes 6tiquet6es
trop violentes. New York City a 6td
tour A tour qualifi6 de Saigon (pendant
la guerre du Vietnam, bien stir) et de
Fort Apache. Les autorit6s municipales
ont entendu l'appel. Aujourd'hui New
York est l'une des villes les plus
sympathiques et les plus s6curis6es des
Etats-Unis.
Par consequent avant de
prendre la mouche, demandons-nous
d'abord qu'est-ce que nous faisons
pour 6viter ce genre de jugement
comme dans le << travel warning >> mis
le 28 janvier could par le
D6partement d'6tat americain ?
Oyez plutt : << L'absence
d'une force de police efficace dans
beaucoup de regions d'Haiti signifie
que, quand il y a des manifestations, il
existe un risque potentiel de pillage,
de construction de barrages routiers
par des manifestants arms ou par la
police, et une plus grande possibility
de crime accidentel, y compris le
kidnapping. >>
Plus loin, << il y a une menace
chronique de crimes violents,
particuli&rement les enl&vements. > Et,
precise la note : < on a rapport
l'enlkvement en 2008, de 25 citoyens
amdricains. >>


interpelle aussi
Nul doute que ce nombre
6tait encore plus 6lev6 les anndes
pr6c6dentes, surtout de 2004 A 2007.
Parce qu'il y a un point qui
semble nous 6chapper.
L'avertissement du gouvernement
amdricain ne concede pas seulement
des blancs aux yeux bleus ou verts
comme autrefois les Amdricains qui
visitaient le pays en touristes ou
comme diplomates ou investisseurs.
Aujourd'hui sur une
population haitienne estimee A
quelque 11,5 millions d'Ames, il ne
faut pas oublier qu'il y a peut-6tre 1
million sinon plus h avoir la nationality
amdricaine.
Sans oublier leurs enfants nds
Am6ricains, et aussi les grands parents
vite naturalists pour faciliter la venue
des autres membres de la famille. Etc.
Et tout cela ne peut se passer
de visiter de temps A autre, sinon une
fois tous les ans, le pays d'origine.
C'est ainsi que la presque
totality des citoyens amdricains A avoir
&t6 kidnapp6s (et dont parle le
D6partement d'6tat dans sa note)
relive de ce dernier groupe. Ce sont
dans leur majority des ha'tiens-
amdricains.
Or ces derniers, le
gouvernement amdricain ne peut pas
contr6ler leur point de chute en Haiti,
ni les lieux qu'ils fr6quentent. On se
souvient que lors du coup d'6tat
militaire de 1991-1994, il a fallu faire
chercher des centaines de petits
Amdricains en Haiti, et qui habitaient
(devinez on ?) A Cit6 Soleil.
I1 y a par consequent de
nouveaux paramdtres A prendre en
consideration avant d'opiner
aujourd'hui sur ce sujet.
Demandons-nous d'abord:
faisons-nous assez pour combattre le
kidnapping, le trafic de drogue, le
trafic d'armes, l'argent sale et leurs
corollaires ?
L'affaire des narco-dollars de
Port-de-Paix arrive juste a temps pour
nous prouver que NON. Deux
principaux suspects disparus. Le
commissaire adjoint de la police du
Nord-Ouest mort subitement (la
justice a introduit une plainte contre
X pour empoisonnement) tandis que
son chef hi6rarchique, le commissaire
Dadaille, aurait quant A lui gagn6 le
maquis. Selon le grand public, on lui
en a laiss6 le temps ...
Oui, les memes d6lits
peuvent 6tre enregistr6s dans
n'importe quel pays du monde, qui pis
est, les complicit6s au sein des
institutions officielles peuvent y 6tre
encore plus 6videntes, mais chez nous
c'est le laxisme qui est la regle. Et pas
seulement chez les autoritds, le simple
citoyen en est venu lui aussi
aujourd'hui A ne penser qu'A lui-
meme. C'est le chacun pour soi, par
la force des choses. Comme on a vu a
Port-de-Paix : tout le monde s'est servi
sans aucune retenue dans le coffre A
millions.
Evidemment il revient A
l'Etat de faire tout son possible pour
arr&ter cette drive catastrophique
pour le pays. En effet, avec de pareilles
condamnations comme dans ce dernier
avertissement aux voyageurs du
D6partement d'6tat americain, on peut
faire son deuil de tous les efforts
mends pour attirer investisseurs et
touristes. Aussi bien amdricains que
les autres, puisque c'est Washington
qui donne habituellement le signal. II
(USA/AVIS/ p. 8)


Mercredi 11 F6vrier 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 03


CEP: 39 candidats sont 6cartes de la course electorale
Les r6sultats ont &te connus vendredi matin, 6 F6vrier, avec la liste
definitive de soixante-cinq (65) candidats habilit6s A participer aux
s6natoriales d'avril 2009.
Les noms de trente-neuf (39) autres candidats, dont seize (16) de Fanmi
Lavalas, ne figurent pas sur cette liste officielle. Le porte-parole du CEP,
Frantz Bemadin, lors d'un point de presse, a fix6 la position de
l'institution. Savoir que les candidats de Fanmi Lavalas 6cartes n'ont pas
&t6 A meme de rdpondre aux exigences des articles 44.d, 44.e, 93 et 94 de
la loi 6lectorale, Ce sont: Louidor Schiller (Ouest), Doran Ph6lito (Ouest),
Nawoon Marcellus (Nord), Angelot Bell (Nord), Rozefort Fritz G6rald
(Nord-est), Dorsaint Eth6art (Nord-est), Martial Pierre Chena (Nord-est),
Flaubert Duroseau (Nord-ouest), Gaspard Serge Delva (Nippes), Billy
Racine (Artibonite), Amanus Mayette (Artibonite), Simon Dieuseul
Desras (Centre), Louis G6rald Gilles (Grand'Anse), Pl6teau Larousse
(Grand'Anse), Presler Paul (Sud-est) et Jacques
Mathelier (Sud).

Les reactions au sein de Fanmi Lavalas
Rudy Herivaux
<< Les elections ne peuvent avoir lieu sans la presence de Fanmi Lavalas. >>
<< C'est une chronique d'une tentative de mise A l'6cart de Fanmi
Lavalas>>.
<< Louis G6rard Verret dit ignorer qui est le repr6sentant de Fanmi Lavalas
alors qu'il m'avait adress6 des correspondances en tant que tel >>.
<< Nous ne tol6rons aucun acte de violence, de
d6stabilisation ou de vandalisme. Nous sommes pour la paix, pour le
renforcement de la stability, pour que les principes de droit triomphent et
que les valeurs rdpublicaines soient prot6g6es et
respectes >>.

Bell Angelot
Candidat de la faction Lavalas rivale, se
sent plus offusqud, dit-il, par des < propos desobligeants >> tenus par M.
Herivaux A l'encontre des membres de son camp (celui de l'ex-d6put6
Cristallin) que par la decision finale du CEP.
<< Nous n'acceptons en aucune faqon que M. Herivaux nous traite de
clowns >>.

Maryse Narcisse
<< C'est une pure machination car personne d'autre n'avait le droit de
mandater un candidat au nom de Fanmi Lavalas >>, a-t-elle d6clar6.
<< On n'a requ aucune correspondance de la part du CEP qui pourrait
indiquer que nous avons un probldme. Comment expliquer que ce nest
que maintenant qu'on choisi de mettre dehors ?>>, s'est-elle interrog6e.

Frantz GUrard Verret, Pr6sident du CEP (conseil electoral)
<< Nous n'dcartons pas Fanmi Lavalas. Nous avons adopt des mesures
r6glementaires relatives A la loi 6lectorale."
<< Au cours des inscriptions, douze pieces ont &te r6clamdes pour accepter
la candidature d'une personne. Chaque dossier a 6td analyst
convenablement. >>.

La Communaut6 Internationale reagit
L'Ambassade americaine en Haiti:
<< Cest pour nous un sujet de grande preoccupation qu'une
decision ait &te adoptde, laquelle interdit A tous les candidats d'un parti
politique de participer aux prochaines joutes 6lectorales.
<< Une election base sur l'exclusion comme nous le constatons
aujourd'hui mettra in6vitablement en question la cr6dibilit6 des elections
et celle des institutions en Haiti, compris parmi les bailleurs et amis
d'Haiti".

Les Ambassades du Canada et du Chili se sont egalements dits
prdoccup6es par la decision du CEP et s'interrogent sur la cr6dibilit6 du
prochain scrutin.

L'Organisation des Etats Americains (OEA)
<< Je ne peux ne pas exprimer ma preoccupation devant la possibility qu'un
groupe important de citoyens haitiens ne se sentent pas repr6senter dans le
processus electoral >>, indique M. Jose Miguel Insulza dans un
communique de 1'OEA.
<< Le dialogue c'est l'unique mdcanisme valide pour r6soudre les
diff6rends >>, a d6clar6 Insulza en appelant les acteurs politiques au calme
a 2 mois des elections pour renouveler le tiers du Senat.

La France
<< La poursuite du processus de stabilisation et transition
d6mocratique passe par des elections d6mocratiques on le vote a lieu de
manibre transparente et rigoureuse, des elections dans lesquelles tous les
candidats doivent 6tre des candidats respects et respectables et dans
lesquelles toutes les sensibilities doivent pouvoir s'exprimer >>, a d6clard
M. Barnier envisite de deuxjours en Haiti.
Cependant il a indiqu6 qu'il ne voulait pas s'immiscer dans les affaires
internes d'Haiti ni donner des lemons aux autorit6s d'Haiti.

La Chambre des Deputes vote pour un salaire minimum A

(EN BREF / p. 18)









Mercredi 11 F vrier 2009 ________ ______ A_
Haiti en Marche Vol XXIII N' 03 L'ACTE EN


Preval reiu par


la Secretaire d'Etat Clinton


Washington, 6 F6vrier Le Pr6sident Rend
Prdval a &t6 requ jeudi (5 f6vrier) par la Secr6taire
d'Etat am6ricaine Hillary Clinton au
D6partement d'Etat A Washington.
Durant toute la semaine 6coulde,
Rend Prdval a rencontr6 dans la capitale
f6d6rale am6ricaine des responsables
politiques et ceux des institutions
financieres internationales.
Le chef de l'Etat haitien (selon
le Miami Herald, edition dujeudi 5 fevrier
2009) recherche un montant de 75 a 100
millions de dollars en assistance
6conomique, expliquant que l'argent AvaiabI
serait utilis6 pour crder des emplois.
<< Haiti se trouve A un tournant >>,
a dit Prdval, << nous pouvons tout gagner
ou tout perdre >>
<< Pour conserver notre stability,
nous avons besoin imm6diatement de
cette aide > aurait declare Prdval, selon
le Miami Herald.
Apres s'6tre entretenu avec les
dirigeants de la Banque mondiale, de la
Banque interam6ricaine de
d6veloppement (BID) et du Fonds mon6taire
international (FMI), Prdval a &t6 requ par Hillary
Clintonjeudi.


Celle-ci a d6clar : << Nous voulons travailler
avec (les Haitiens) pour construire une d6mocratie


viable et une 6conomie florissante. >
Mme Clinton a ajout6 que c'est 1l aussi le
vceu du Pr6sident Barack Obama.


Un Haitien plaide coupable d'avoir vole plus de
840.000 dollars a l'Ambassade americaine en Ha'iti


WASHINGTON, 5 f6v. Un ancien employed
de l'Ambassade des Etats-Unis A Port-au-Prince a
plaid coupable jeudi (5 f6vrier) devant la justice
f6d6rale A Washington d'avoir d6tourn6 plus de
840.000 dollars entre 2003 et 2008, a annonc6 le


ministere am6ricain de la Justice.
Cet employed, un Haitien, travaillait A
l'ambassade en Haiti depuis 1995.
Selon un communique du minister amnricain
(VOLE/ p. 6)


SI Page 3

L'EVENEMENT SOMMAIRE
Le CEP elimine Fanmi Lavalas ...
Menace de decredibiliser tout le processus p.1
ANALYSE
Et si c'etait pour faire avorter les prochaines
senatoriales p.l
REACTIONS
La communaute internationale plaide pour des
elections inmclusives > et pour le retour de Fanmi
Lavalas dans le processus p.6
QUESTION D'IMAGE
L avis aux voyageurs du D6partement d'Etat p.2
ACTUALITE
La Chambre des d6putes vote pour porter le salaire
minimum a 200 gourdes p.2
HAITI-USA
Preval recu par la Secretaire d'Etat Clinton p.3
COOPERATION
Reunion des bailleurs en avril a Washington p.3
La France veut donner une nouvelle impulsion p.8
Lancement d'un bureau de l'aide humanitaire p.16
ESCROOUERIE
Un employed haitien d6robe plus de US$840.000 a
l'Ambassade des Etats-Unis en Haiti p.3
URBANISME
Port-auPrince en l'an 2006 p.9
PRESSE
Menaces contre lajoumaliste Jacqueline Charles du
Miami Herald p.9
ARTS & SPECTACLES
Le Creole Jazz en quete de nouveaux marches p.10
La p.17
HOMMAGE
Odette Roy Fombrun p.11
LIBRE PENSER
Haitianite, expression d'humanite p.11
L'identite aux Etats-Unis : un concept en evolution
p. 12
Va vis et deviens p.14
PERSPECTIVES
Production agricole et probl6matique de
l'environnement p.12
SOCIAL
L'ONA prone un partenariat entre les secteurs
Spa onal et syndical p.16


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Dsponibilites et Dep61s a Court Terme 10,384,341,379 7,181,829,695
Bons du Tresor US / Bons BRH 7003,462,758 6,393.133,967
Titres de Participation 2,177,608,189 1,912,751,574
Portefeute de Credit (Net) 7,963,553,407 6,318,122843
Immobilsations [Net) 1,126,285,628 1,024,854,934
Debiteurs par Acceptation 426,57286 85,860,741
Aulres Actifs 546,032390 414,734,156
TOTAL ACTIFS G 29,62756,3 G 23,331,287,91

Passifs et Avoir
des Actionnaires
Dep6ts a Vue 9,194,535,824 6,131,780,168
Dep6ts d'Epagne 10,899,60,598 8696,071,061
Dep6ts 6 Terme 4,557,824,947 5,148,829,786
Total Dep6ts 24,651,969,369 19,976,681,015
Obligations 1,048,464,018 237,425,196
Engagements par Acceptation 426,572,586 85,860,741
Autres Passifs 573,787,424 464,442,748
Dette Subordonnee 563,801.018 563,801,018
Total Passifs 27,264,594,415 21,328.210,718
Capital-Reserves-Profits Accumuls 2,363,261,922 2003,077,192
TOTAL PASSIFS ET
AVOIR DES ACTIONNAIRES G 29,627856,337 G 23,331,287,910

Nous certifions que le Bilan Norn-Consolid6 ci-dessus est sincere et conforme 6 nos Livres.


Jean Mllet
Vice-Prtsident S6nlor,
Audteur en Chef


Franck Helmcke
Vce-Pr6sldentExrcuIlfSt.
et Drecteur Genral


HORAIRES AUX 4 DELIMART ET A MEGAMART


Lundi ou Jeuc V Iner di ou Somed I imarnhe


Diquini
Clercine








Mercredi 11 F6vrier 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 03


Le CEP elimine Fanmi Lavalas


Mais menace aussi de decredibiliser tout le processus


(CANDIDATS... suite de la l1re page)
(R6seau national de defense des droits humains) pour
d6lits politiques ou crimes de droit commun se
retrouvent A la fois sur les deux listes : celle des admis
et celle des non admis.
En un mot, tous ceux ou presque qui ne sont
pas inscrits sous l'6tiquette Lavalas ont aujourd'hui
leurvisa enpoche ... comme si le CEP 6tait plus encore
que le RNDDH aveugl6 par une haine visc6rale du
Lavalas !
Par consequent, primo : le conseil electoral
n'a pas vraiment proc6d6 A l'analyse des candidatures.


Le CEP se mele done de faire de la politique.
Et la pire, la politique partisane.
Mais c'est, comme dit le creole, < compter, mal calculer >, il reste le troisieme acteur,
international. Celui-ci r6alise aussit6t le danger : un
processus electoral totalement d6cr6dibilis6.
D'un c6te, on laisse passer certaines < cartes
marques A la recherche justement d'une immunity
parlementaire. De l'autre, on rejette toute une cat6gorie
de citoyens, car l'international ne peut se permettre
d'entrer dans toutes nos petites querelles, si l'on peut
dire, de < famille >, et A ses yeux le parti Fanmi Lavalas
m aw


AmTricains), la plus importante organisation r6gionale
et qui participe A la mise en place des elections en Haiti,
elle declare dans un communique de presse en date du
7 f6vrier 2009, par la voix de son Secr6taire general,
M. Jose Miguel Insulza : < L'OEArespecte pleinement
les attributions du CEP et continuera A apporter, comme
toujours, son appui technique A cet organisme pour
r6aliser les elections avec succes, mais je ne peux ne
pas exprimer ma preoccupation devant la possibility
qu'un groupe important de citoyens ne soit pas
repr6sentW dans le processus.
< Pr

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L 'Ambassadeur des Etats-Unis, Janet Sanderson, et (a gauche) 'Assistant
Secrdtaire Gtndral de 1 'OEA, Albert Ramdin (photoEugene Robenson)


Done premier doute sur la cr6dibilit6 du processus.
Secundo, il decide de renvoyer tout un parti
politique, si ce n'est le principal d'entre eux (donc
decision automatiquement suspecte), alors qu'il a les
moyens de d6cider sur la base des documents dont
disposent les institutions charges de l'enregistrement
officiel des partis. En premier lieu, les minist&res de la
justice et de l'intTrieur. Mais l'ex6cutif doit fournir
les pieces, c'est au CEP qu'il revient de trancher. Et
comme le souligne une note exprimant la reaction de
l'Ambassade des Etats-Unis : loi. >>
Apres tout, le parti Fanmi Lavalas n'est pas
n6 d'hier. Que dire de plus ...

La menace d'un processus electoral
decredibilise ...


(avec tous ses d6fauts et toutes ses < cartes marques >)
reste l'unique repr6sentant A ce jour des masses
populaires.
Aussit6t communiques et notes de
protestation affluent dans les salles de r6daction.
Pour l'Ambassade des Etats-Unis en
Haiti : C'est un sujet de grande preoccupation qu'une
decision ait t6 adoptee, laquelle interdit a tous les
candidats d'un parti politique de participer aux
prochaines joutes 6lectorales. L'histoire des Etats
d6mocratiques r6ussis d6montre que les elections
honnetes et d6mocratiques sont de nature inclusive et
non exclusive. Dans le cadre de la loi, des elections
devraient permettre la participation de tous les
principaux partis et servir comme force d'unification
de la d6mocratie. Une election base sur l'exclusion
(comme nous le constatons aujourd'hui) mettra


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inevitablement en
question la crmdibilit6 des
elections et celle des
institutions memes
d'Haiti parmi les bailleurs
et amis d'Haiti.
l Haiti a
accompli d'importants
progres dans 1'edification
d'un Etat d6mocratique
comme cela a &t6
d6montri aux elections de
2006. Le r6le du Conseil
Electoral Provisoire est
important dans cet effort
et nous apprecions son
travail. Cependant
garantir la cr6dibilit6 du
processus est crucial. De
ce fait, l'Ambassade des
Etats-Unis encourage
fermement tous ceux qui
sont impliques dans la
mise en place de ces
elections, A garder les
portes ouvertes au
dialogue et aux d6bats en
vue d'assurer que ces
prochaines elections se
r6alisent dans la
transparence et soient
accessibles A tous. > (Fin
du texte).

Que tous
les partis puissent
p a r t i c i p e r
normalement >>...
Quant A 1'OEA
(Organisation des Etats


cette situation pourrait causer au pays, le Secr6taire
general Insulza a demand au CEP, aux autorit6s du
gouvernement haitien, aux partis politiques
d'entreprendre les actions necessaires pour une
prolongation de la pTriode d'inscription des candidats
de telle sorte que les irr6gularit6s affectant certaines
organisations puissent 6tre corrig6es, et que tous les
partis puissent participer normalement aux
s6natoriales >.
< Le Secr6taire general a lanc6 aussi un appel
au calme A tous les acteurs politiques haitiens, en leur
rappelant que le dialogue est l'unique mecanisme
valable pour concilier les differences. >>

Chaos originel...
La communaut6 internationale a eu chaud. Ce
n'est pas seulement le processus des s6natoriales
partielles fixese, du moins jusqu'ici, au 19 avril
prochain) qui est en cause. C'est tout le travail accompli
depuis fevrier 2004 au lendemain du depart forc6 du
pouvoir de Jean-Bertrand Aristide.
Les mots dialogue et consensus peuvent ne
pas avoir plus de signification pour nous Haitiens que
du bout des lvres ; par contre aujourd'hui < etranje
mele !/ (l'6tranger est aussi directement concerns).
Mais le mot o etranje mele > veut dire en
meme temps o pi6g6 en ce sens que les magouilles
haitiennes peuvent faire 6chouer tous les efforts de la
presence internationale pour int6grer Haiti dans un
cadre plus continental.
C'est tout le dilemme haitien qui nous saute
au nez. Comment faire avancer un pays dont le plus
grand bonheur c'est quand il revient dans ses fanges,
dans son chaos, inexorablement Chaos originel ?
( Mwen vle we mouch. > Et tous secteurs politiques,
qui dit mieux, toutes classes sociales confondues. On
f6licite le CEP pour son courage sans penser aux
consequences sur notre propre quotidien. Et qu'il y va
aussi de notre s6curit6 et notre environnement.
Car le mal est deja fait. Que sous la pression
internationale, le CEP admette de remettre Fanmi
Lavalas en piste, mais l'institution electorale y laissera
des plumes, or il lui en faut du prestige pour affronter
les contestations qui ne manqueront pas apres des
elections organisdes dans des conditions aussi
difficiles.

Fanmi Lavalas n'a pas le monopole
des candidats controversies ...
Ensuite, il ne faudrait pas oublier la
responsabilit6 de Fanmi Lavalas lui-meme dans cette
crise. Alors que le parti du president exil6 ne s'6tait
jamais trouv6 dans des circonstances aussi favorables
pour r6aliser un jackpot >, vu l'aggravation des
conditions 6conomiques g6ndrales et du fait qu'il ait
6tt tenu A l'6cart du pouvoir par le president Rend
(CANDIDATS/ p. 5)


Page 4








Mercredi 11 F6vrier 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 03


Et si quelqu'un voulait faire avorter les elections !


(ELECTIONS... suite de la lere page)
du 19 avril prochain auraient du avoir lieu depuis
novembre 2007 ...
Secundo, la crise 6conomique tape dur. Le
peuple n'a pas le cceur a ga. Les elections sont
actuellement le cadet de ses soucis. Mais si on insiste,
alors ce sont les pouvoirs en place qui en paieront le
prix. Le president, son gouvemement et ses allies de
l'ex-opposition (ce sont les risques de la politique de
<< reconciliation >>).

Quel Fanmi Lavalas ? ...
Seul avait annonc6 son consentement pour la
date du 19 avril, le parti Fanmi Lavalas de l'ex-
pr6sident exil6 en Afrique du Sud, Jean-Bertrand


diff6rentes listes Lavalas qui sont pr6sent6es au Conseil
electoral provisoire (CEP) au moment de l'inscription
des candidats. Tout au moins deux, et toutes deux se
r6clamant du grand exild. A tort ou a raison, ceci est
une autre histoire.

D'un seul coup de guillotine ...
Et c'est l1 que l'op6ration de sabotage des
elections pourrait avoir commence.
Le CEP n'a pas perdu trop de temps a essayer
de savoir laquelle de ces deux listes est la bonne,
comme il va de soi et comme c'est l1 sonjob. Non, il
a tranch6 d'un seul coup de guillotine, toutes les tetes.
Toutes ces tetes querelleuses sans rime ni raison.
Stupeur g6ndrale.


L'op6ration David Chdry 6tait trop bassement
int6ress6e pour pouvoir aller au-delh de la
disqualification.

Des qualifies-disqualifiables ...
Mais ce n'est toujours pas fini. Passons a
present aux candidats qualifies mais qui avaient d6jh
6td disqualifies dans la liste du RNDDH (R6seau
national de defense des droits humains) mais quijoue
en l'occurence un veritable r6le d'indicateur de police.
Nous voici done entre deux contestations
diff6rentes, entre deux ranges de protestataires. D'un
c6t6 les disqualifies. De l'autre des qualifies contests.
D'un c6t6 des disqualifi6s-requalifiables si jamais
international arrive a se faire entendre dans cette


Une reunion de l'"autre" branche de Fanmi Lavalas sous la direction de 'ex-depute
Yves Cristalin et de So Ann (photo Eugene Robenson)


Une conference donnde par le Conseil Electoral Provisoire (photo G Dupe)


Aristide.
Les masses urbaines et rurales sont les plus
6cras6es par la d6bacle 6conomique. Leurs misbres ont
augment au centuple depuis le renversement de leur
idole en f6vrier 2004. L'occasion ne saurait 6tre plus
favorable pour Fanmi Lavalas de prendre une premiere
revanche.
Mais quel Fanmi Lavalas ? Aristide n'a pas
laisse d'heritier legitime ni presomptif. Ni un comit6
directeur. Ni meme un parti reellement organis. Et il
est coordonnateur national a vie.
Ses disciples ne tardent done point a
s'6parpiller, chacun cr6ant son petit Fanmi Lavalas a
lui (ou a elle). Et tous, a l'image du grand chef, de se
renfermer dans leur coquille.
Le fait qu'on pouvait voir venir le danger
depuis longtemps n'a rien change. Ce sont done



Le CEP elimine

Fanmi Lavalas
(... suite de la page 4)
Preval (et donc aujourd'hui seule opposition vritable),
les candidats Lavalas devraient pouvoir en r6colter les
dividendes lectoraux.
Mais quels candidats Non seulement le parti
le plus populaire d'Haiti a sombre dans les dissensions
internes et une lutte acharnde pour l'accaparement du
leadership sur le terrain, plusieurs de ses candidats
figurent parmi les plus controversies qui soient. Meme
si, n'en d6plaise au RNDDH, Fanmi Lavalas n'en
possede pas le monopole. N'en d6plaise plut6t au
Conseil electoral qui en aurait laiss6 passer plusieurs
sous diff6rents autres labels et non des moindres, trop
occupy a barrer la route a Fanmi Lavalas et a lui seul.
Toutefois qu'on ne s'6tonne pas si la plus
grande difficultM pour trouver une solution a la pr6sente
crise viendrait de Fanmi Lavalas lui-meme !

Haiti en Marche, 7 Fevrier 2009


L'international (Canada, Etats-Unis, 1'OEA)
crie au scandale. Car c'est aussi son image qui est en
jeu, Haiti est quand meme un pays sous tutelle, le CEP
semble l'avoir oubli6 qui procede ainsi sans aucune
autorisation sup6rieure. Enfin, qui sait !
Mais le mal est fait. M6me si on arrivait a
trouver un modus pour ramener un Fanmi Lavalas plus
ou moins raccommod6 en scene, les n6gociations
risquent d'etre longues (chacun faisant sa petite
surenchere, y compris l'exil6 sud-africain, y compris
aussi tous ceux-lh qui n'osent pas dire leur nom et qui
espbrent h6riter d'un morceau de la d6pouille du plus
populaire parti politique d'Haiti). Et de fil en aiguille,
la date du 19 Avril pourra difficilement 6tre respected.

Un bal tres masque ...
Et d'un. Deux, il n'y a pas que Fanmi Lavalas
a figurer peut-6tre comme tate de turc dans ce bal
d6finitivement trbs masqu6.
Un Guy Philippe aussi n'est pas n'importe
quel pigeon. Or quoi de mieux que de laisser s'inscrire
normalement un monsieur qu'on dit 6tre recherche par
toutes les polices du monde (et d'abord les USA) pour
trafic de drogue.
Philippe inscrivit sa candidature au grandjour
au bureau electoral de J&r6mie (d6partement de la
Grande Anse), puis rentra dans son village de Pestel
distillant quotidiennement des interviews sur les
grandes chaines de radio de la capitale. Sa s6curite
6tait meme assuree par des policiers nationaux en
uniforme. Bref, sfr de lui.
Jusqu'au jour oiY l'on annonce que sa
candidature est rejet6e. Motif voqu6 : il est recherche
par les Etats-Unis pour trafic de drogue.
Ce n'est 1l un secret pour personne et il n'6tait
pas n6cessaire d'en arriverjusque-lh. Mais 1l aussi le
mal est fait et Guy Philippe n'a pas la reputation d'avoir
sa langue dans sa poche.
Passe encore David Ch6ry, le patron des
Cceurs D6s-unis depuis la faillite des cooperatives qui
a entraind la ruine de nombreux petits 6pargnants qui
le poursuivent encore partout dans les rues comme des
<< mres de la Place de Mai. >


com6die aux cent actes indigestes. De l'autre des
qualifi6s-disqualifiables si les organisations de defense
des droits humains maintenaient la pression.
Et si tout ce beau monde se met ensemble a
taper du pied sur notre vieux plancher pourri qui croule
de toutes parts depuis deux siecles ... comme l'ex-
chef des forces rebelles anti-Aristide, Guy Philippe,
qui ne cesse de faire des appels du pied depuis vendredi
aux Lavalas ...
Enfin si par miracle ces elections arrivaient a
avoir lieu pour qu'on d6bouche alors sur la contestation
g6ndrale avec tous les perdants du d6but a la fin du
processus ...
Nous vous souhaitons bien du plaisir.
Oui, si quelqu'un voulait faire avorter les
elections du 19 avril, il ne s'y prendrait pas autrement.
Mais 1a aussi trouvez le vrai coupable mais le vraiment
vrai, trop compliqu6 pour votre serviteur !

Marcus, 8 Fevrier 2009


COMMUNIQUE DE PRESSE
DE L'AMBASSADE DES ETATS-UNIS
Declaration de l'Ambassade
des Etats-Unis suite
a la publication de la liste
des candidats approuves par
le Conseil Electoral Provisoire
Le 6 f6vrier 2009 Etant l'un des amis les
plus proches et l'un des principaux supporteurs d'Haiti,
les Etats-Unis travaillent 6troitement avec Haiti dans
ses efforts de crier les conditions dans lesquelles des
institutions d6mocratiques cr6dibles, qui expriment la
volont6 du peuple haitien, puissent se d6velopper et
s'6manciper. Dans cette perspective, les Etats-Unis
observent de pres la mise en place pour la tenue des
elections en vue du renouvellement du tiers du SRnat
fix6 au 19 avril prochain.
(COMMUNIQUE / p. 6)


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Mercredi 11 F6vrier 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 03


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COMMUNIQUE DE PRESSE
DE L'AMBASSADE DES ETATS-UNIS
Declaration de l'Ambassade
des Etats-Unis suite
Li la publication de la liste
des candidats approuves par
le Conseil Electoral Provisoire
(... suite de la page 5)
C'est done pour nous un sujet de grande
preoccupation qu'une decision ait &te adoptee, laquelle
interdit A tous les candidats d'un parti politique de
participer aux prochainesjoutes 6lectorles. L'histoire
des 6tats d6mocratiques r6ussis d6montre que les
elections honnetes et d6mocratiques sont de nature
inclusives et non exclusives. Dans le cadre de la loi,
des elections devraient permettre la participation de
tous les principaux partis et servir comme force
d'unification de la d6mocratie. Une 6lectionbas6e sur
l'exclusion comme nous le constatons aujourd'hui
mettra in6vitablement en question la cr6dibilit6 des
elections et celles des institutions memes en Haiti et
parmi les bailleurs et amis d'Haiti.
Haiti a accompli d'importants progrbs dans
l'6dification d'un 6tat d6mocratique comme cela a &te
d6montr6 aux elections de 2006. Le r6le du Conseil
Electoral Provisoire est important dans cet effort et
nous appr6cions son travail. Cependant, garantir la
cr6dibilit6 du processus electoral est crucial. De ce
fait, l'Ambassade des Etats-Unis encourage fermement
tous ceux qui sont impliqu6s dans la mise en place de
ces elections, de garder les portes ouvertes au dialogue
et aux d6bats en vue d'assurer que ces prochaines
elections se r6alisent dans la transparence et soient
accessibles a tous.


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Un Haitien plaide
coupable d'avoir vole
plus de 840.000 dollars a
l'Ambassade americaine
en Haiti
(... suite de la page 3)
de lajustice, Jean G. Saint-Joy, sumomm6 Gany Saint-
Joy, 25 ans, a d6rob6 l'argent en utilisant deux
stratagemes.
"II a admis avoir presentW de faux documents
au D6partement d'Etat en remboursement pour le
paiement de d6penses r6gulibres de l'ambassade", a
expliqu6 le ministbre, pr6cisant qu'il avait ainsi obtenu
ill6galement 428.639 dollars.
Ensuite, il a avoud avoir produit de fausses
demandes de retrait d'argent liquide dans deuxbanques
de la capitale haitienne oi l'ambassade avait un compte
reserve aux avances d'argent liquide.
II a pu ainsi, de meme source, se procurer
50.000 dollars d'un c6t6 et 371.627 de l'autre, portant
le montant des d6tourements a 849.000 dollars.


Page 6








Mercredi 11 F6vrier 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 03


Lettre de l'ambassade americaine au Conseil electoral


Haiti


Ambassade des Etats-Unis d'Amdrique
Port-au-Prince, le 6 f6vrier 2009
Monsieur Frantz-G6rard S. Verret,
President Conseil Electoral Provisoire
300 Autoroute de Delmas Port-au-Prince

Monsieur le Pr6sident,


J'6cris cette lettre selon les instructions de
l'Ambassadeur Sanderson qui se trouve pr6sentement
a Washington pour la visite du Pr6sident Prdval.
J'6cris pour souligner la position de mon
gouvernement concernant les elections a venir pour
renouveler le tiers du SRnat, dont le premier tour est
prdvu pour le 19 avril prochain. La liste des candidats
publi6e par le Conseil Electoral Provisoire tard dans
la nuit du 5 f6vrier contenait des candidats issus d'une
multitude de partis politiques. Cependant, parmi les
quarante aspirants candidats rejet6s par le CEP, figurent


tous les seize candidats d'un parti politique, ceux de
Fanmi Lavalas.
Monsieur le Pr6sident, mon gouvernement a
activement soutenu la reconstruction et la consolidation
de la d6mocratie en Haiti, y compris la tenue
d'l6ections. Pour 6tre reconnues comme libres, justes
et cr6dibles, des elections doivent 6tre aussi inclusives
que possible. Elles devraient permettre la participation
du plus grand nombre de partis, y compris tous les
principaux partis. L'exclusion de tous les candidats
d'un parti majeur soulvera in6vitablement la question
de la cr6dibilit6 des elections s6natoriales, aussi bien
aux yeux des Haftiens que des pays d6mocratiques de
la region, mais aussi aux yeux des pays qui aident Haiti
a financer ces elections, tels que les Etats-Unis. Des
elections s6natoriales qui paraissent 6tre moins que
justes et libres ne feront que saper l'autorit6 du pouvoir
16gislatif avec des consequences ndfastes pour le
d6veloppement d6mocratique d'Haiti.


Je suggbre donc, Monsieur le Pr6sident, que
vous accordiez plus de temps aux partis pour r6soudre
les problkmes qui ont port le Conseil Electoral
Provisoire a carter leurs candidats et pour permettre
a ces candidats de compl6ter leurs dossiers. Votre
leadership et votre engagement dans cet effort seront
determinants pour sa r6ussite et pour celui du CEP a
r6aliser son mandat de superviser des 6lectionsjustes,
cr6dibles et inclusives.
Je vous prie d'agrder, Monsieur le Pr6sident,
l'assurance de ma plus haute consideration.

Thomas C. Tighe, Charg6 d'affaires A.I
CC : Directeur general, Pierre-Louis Opont,
Vice-pr6sident RodolPierre, Secr6taire g6ndral Leonel
Raphael, Conseiller Ginette Ch6rubin, Conseiller
Laurette Croyance, Conseiller Jacques Belzin,
Conseiller Gaillot Dorsainvil, Conseiller Francois
Jasmin, Conseiller Fritz Rosem6.


La liste complete des candidats retenus


Ouest : Chevron Bernard Evelyn (MIDH) ;
Jacques Jean Marcel (PSR) ; Brutus Cacsman (Model-
PRDH) ; David Basile (PUN); Claude Marie Denise
(Fusion) ; John Joseph Noel (LESPWA) ; Prudent
Rudolph (Konba) ; Labissibre Georges Andre
(Ind6pendant); Beaubrun G6rard Evans (RDNP) ;
Viau Mario (Union) ; Fils-Aim6 Charles Henry
Raymond (PEP) ; Gilles Victor (PONT) ; Joseph
Wesner Emmanuel (Ind6pendant).
Nord: Mompremier Marie Ghislaine
(Fusion) ; Jean Rend Laguerre (MODEL-PRDH);
Charles Elusca (OPL) ; Samson Antoine Rend
(UNION) ; Moise Jean Charles (LESPWA).
Nord-est: Jean Rodolphe Joazil (Fusion);


Derex Lucien Pierre Louis (LESPWA) ; Elie Altagrace
(UNION) ; Lavaud Ernst (LAAA) ; Armand Joachim
(OPL) ; Jacques Andre Charles Pierre ((OPL).
Nord-ouest : Hyppolite Ml6ius (OPL)
Francois Lucas Sainvil (LESPWA); Fleurinor Luc
(MIRN) ; Charles Saturne (UNION).
Nippes : Wilfrid Tropnas (UNION) ; Jeanty
Jean William (KONBA) ; Mond& Frantz Robert
(AAA) ; Barbier Anthony (Fusion) ; Julson Louberson
(LESPWA) ; Volcy Assad (UCADDE) ; Noel Chrisner
(Ind6pendant) ; Mazil Garry Joseph (RESPE).
Artibonite : Jean Baptiste Jean Willy
(LAAA); Fouchard Bergrome Francois (LAAA);
Saint Pierre Rigaud (LESPWA) ; Garconnet Paul


Andre (LESPWA); Louis Michelet (Ind6pendant);
Fortune Michel (PUN) ; Acc6us Manus (UNION).
Centre: Chevry Emmanuel (FUSION);
Stiveme Louis (UNION) ; Delacruz Francisco (OPL) ;
Joseph Willot (UCADDE); Saint Germain Rubens
(AAA) ; Marcelin Adher (LESPWA).
Grande-Anse : Belle Fleur Marie
Aurorelaine (FUSION) ; Jean Lavaud Fr6d6rick
(RESPE) ; Laplanche Jean Fritz (OPL) ; Roumer Jean
Maxime (LESPWA).
Sud-est : Hbert Lahatte (UNION) ; Pierre
Michel Joseph Jean Pierre (RDNP); Pierre Ricard
(OPL) ; Lambert Wencesclass (LESPWA)
Sud : Jameau Raymond (RESPE) ; Barnatte
C6cile (LAAA) ; Joseph Benoit Laguerre (UCADDE) ;
Comeau Marie Danielle (KONBA) ; Pierre Georges
Simon (UNION) ; Bernard Jean Claude (OPL) ; Pierre
Exius Francky (LESPWA) ; Rousseau Yves (PSR).


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LE COIN DE MIAMI

Les partisans de Jean-Bertrand

Aristide a Miami denoncent

la decision du CEP


PAR EVENS HILAIRE
evenshilaire@hotmail.com

Le Conseil Electoral
Provisoire (CEP), charge d'organiser
les elections S6natoriales partielles
du 19 avril 2009, a public la semaine
6coulke la liste des candidats retenus
pour participer a cette competition
qui a une importance capitale pour
le pays.
Dans une interview
accord6e au quotidien Miami Herald,
le president du CEP), Frantz-G6rard
Verret, a affirm que l'institution
6lectorale a pris du temps pour
analyser les pieces fournies par les
candidats. Et, a-t-il poursuivi, avec
ses colleagues ils ont pass au peigne
fin les documents des diff6rents
candidats.
D'aprbs lui, la majority des


postulants rejet6s parle CEP, n'ont
pas fourni les documents r6clam6s
par la loi 6lectorale. "Nous avons
agi sans esprit partisan ni
animosity."
Cependant les candidats
disqualifies accusent les membres
de l'organisme de n'avoir pas agi
selon le prescrit de la loi 6lectorale.
Des candidats du parti du president
en exil, intervenant le week-end
could dans des missions de radio
a Miami, ont point du doigt les
dirigeants du CEP, qui, selon eux,
de concert avec le president haitien
Rend Prdval, ne veulent plus de la
presence de Fanmi Lavalas au
SRnat.
Depuis la publication de
la liste officielle des candidats
habilit6s a prendre part aux
(COIN DE MIAMI / p. 8)


Nouvo pak ak dives


jwet dio fek ouvri


sou katye a.

Yo transf6me"Grapeland Park". Li te yon dal teren esp6 plen
pousye, kounyeya se yon pak amizman ak kat pisin jwet dlo!

Grapeland sejis youn nan egzanp de pliske 400 pwoje ki
reyalize gras a Pwogram Bon pou Bati Yon Pi Bon Kominote
[Building Better Communities Bond Program].

Pase f6 yon tchek sou nouvo pakjwet dlo a ki nan 1550 NW
37 Avni.

Pou jwenn ki pwoje ki anba Pwogram Bon pou Bati yon Pi Bon

Kominote nan katye lakay w, ale sou miamidade.gov
oswa rele 3-1-1.


Page 7


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Mercredi 11 FIvrier 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 03


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LE COIN DE MIAMI

(.. suite de la page 7)
s6natoriales du 19 avril, les reactions pleuvent a Miami
sur la decision de l'organisme electoral notamment
d'l6iminer les candidats du parti de l'ex-pr6sident
Aristide. Les partisans z616s de Lavalas sont months
aux cr6neaux pour critiquer et d6noncer les membres
du Conseil
Electoral Provisoire (CEP) qui ont pris unilat6ralement
la decision de disqualifier les 17 candidats au S6nat
pr6sent6s par le parti Fanmi Lavalas. Certains d'entre
eux ont meme d6clard que Rend Pr6val est impliqu6
dans la decision de l'organisme electoral au profit de
son parti Lespwa.
"Preval vie bare Lavalas tout kote, li pa vie Aristid
tounen, kounye a lap bare pati a."
Ces derniers pensent que les s6natoriales
partielles du 19 Avril prochain ne seront pas libres et
cr6dibles. Le CEP organisera ces elections en faveur
du parti du president Rend Pr6val, Lespwa.
Cependant, les ennemis de Jean-Bertrand
Aristide a Miami ont salu6 le courage patriotique des
neuf membres du Conseil Electoral Provisoire qui ont
agi, disent-ils, suivant l'esprit de la loi 6lectorale.

Evens Hilaire

Opportunity commerciale pour ACDBE
certifi6 Concession de chariot de bagga'
A A6roport international de Miami

Smarte Carte, Inc., le principal fournisseur (
services de location de chariot de bagage de
les a6roports cherche des compagn
certifies d'ACDBE pour une opportunity
travail de sous-contrat a I'a6roport internatio
de Miami ("MIA"). Des candidats doivent 6
certifies par le programme de certificat
unifi6 par Floride ("FUCP"). Le sous-trait
sera exig6 pour fournir le personnel et
surveillance pour la g6stion de chariot
bagage a MIA.

Les compagnies interess6es devraient envo
une lettre d'int6ert a Rhonda Boudewyns
boudewyr@smartecarte.com. Les information
suppl6mentaires concernant cette occas
seront fournies aux ayants droit.


to~, -- - p


-


4- *


.) -Q


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~ c -r -.
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-

C - .II __


*-1 -


- -= -- *


HAITI-USA

L'avis aux voyageurs du Departement

d'Etat americain nous interpelle aussi


(... suite de la page 2)
avait suffi que le D6partement d'6tat amdricain, sous
la pr6sidence Nixon, modifie son < travel warning >
pour que les touristes affluent en Haiti sous Papa
S Doc et quelques anndes plus tard les
ge investisseurs sous Baby Doc.
Par consequent ce n'est pas tant la
violence qui fait probl6me au gouvernement
am6ricain, tant que cette violence s'exercerait
des uniquement contre les nationaux. Les dizaines
ans de milliers de compatriotes envoys soit
ies directement dans la tombe, soit pourrir dans les
de casemates de Fort Dimanche sous le regime le
S plus sanguinaire de notre histoire.
Ce qui n'enlve rien h la responsabilitd
itre de la jungle politique actuelle ou pour arriver
ion au pouvoir, on ne connait qu'une formule : la
ant violence, le massacre.
la Et aujourd'hui nombreux sont encore
de ceux qui attendent seulement que l'occasion se
repr6sente. Meme devant l'6vidence que ce sont
ces mceurs-l qui ont contribu6d rendre ce pays
encore plus invivable qu'il l'6tait sous la
yer dictature Duvalier. Comment le cacher.
Cela dit, rien ne peut excuser non plus
)ns le cynisme de la note du gouvernement
ion am6ricain lorsqu'elle en vient a se servir
6galement des ravages laiss6s par les 4 ouragans
qui ont frapp6 le pays en septembre dernier


comme pr6texte pour d6courager de voyager en Haiti.
C'est apparemment la preuve d'un manque de
compassion. Et il est difficile d'empecher certains d'y
voir tout simplement un profond mdpris pour nous et
notre pays.
Mais pis encore, c'est que de tous les graves
sujets 6voqu6s dans la note du D6partement d'6tat
am6ricain et expliquant pourquoi il faut 6viter Haiti a
cause de l'6tat d'ins6curit6 qui y domine, il y a un
seul qui ne figure pas : ce sont les dizaines d'individus
condamnds pour toutes sortes de crimes aux Etats-
Unis (ou au Canada) et qui sont < ddport6s par ces
deux puissantes nations quasi mensuellement en Haiti.
Alimentant le climat d'ins6curit6.
Evidemment Washington peut se permettre
de ne pas endosser ses responsabilit6s en nous
renvoyant ses anciens formats. Nous n'avons rien a
dire, sinon on peut nous couper les vivres.
I1 n'empeche que nos arguments resteront
faibles tant que nos d6cideurs a nous en Haiti
continueront de bitir leurs raves soit sur la violence,
soit sur le marronnage ou sur l'incons6quence.
Pour finir, et comme soulign6 par nous dans
un pr6c6dent editorial, c'est 1 un des principaux
domaines on nous attendons de voir s'il y a une
difference avec l'administration du president Barack
Obama. Tout en concevant que : aide toi d'abord Et
que qui veut son respect, se le procure.

Milodie 103.3 FM, Port-au-Prince


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Mercredi 11 F6vrier 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 03


Suite de 1 'article
Haiti en Marche


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Reunion et des M


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diverses activities : Le Champs de
thique et embl6matique, t6moin
altiples 6venements qui ont marqu6
e.
6but de ma randonnde, Je d6couvre
des coins et des recoins qui m'6taient
;uns pensaient irr6cup6rables, du fait
Dn acc6lrdee. Il me plait de parcourir
uartiers qui ont berc6 mon enfance,
adolescence et aliment6 mes illusions

'hui, 7 janvier 2060, date qui m'est
here, je me retrouve face au Palais
naison blanche. Superbe bdtiment
, par l'architecte Georges Baussan et
e tous les haitiens. Son aspect global
change, du moins de l'ext6rieur. Par
frapp6 par les r6am6nagements
on environnement. Particulibrement
nouveau building ultramodeme de dix
e tout le bloc form par les rues :
an Paul II (rue des Casernes), de la
[inistbres et qui loge actuellement la


PORT-AU-PRINCE, EN
: PORT-A U- PRINCE, AL4 VILLE plupart des bureaux minist6riels du gouvemement.
e, edition du 4 au 10 Fivrier 2009 Aujourd'hui, son nom de Palais des Ministbres lui sied
bien. A sa droite, on retrouve les bureaux de
Par : Robert Paret l'Administration G6ndrale des Imp6ts qui ont et6 aussi
consid6rablement agrandis en hauteur et h l'horizontal,
ib6rer mon esprit de ses occupations vers le nord. Juste a c6td, un coquet local abrite
r l'inviter a glaner au gr6 de ses dor6navant le Service d'Immigrationet d'Emigration,
es espaces imaginaires qu'il se plaira qui en avait bien besoin. Pour desservir le tout, un
onstruire selon son d6sir et son bon immense parking pouvant accommoder une centaine
de v6hicules a &t6 am6nag6 dans l'espace qu'occupait
s d'un voyage astral, je me retrouve la Police Administrative de Port-au-Prince qui, pour
nad6pouille mortelle est dji, depuis ses commodit6s, a &t6 transf6rde dans un nouveau
urnme a la terre. Cette terre qui a si building de la commune de Ta barre.
ourri ce corps durant plus d'un demi J'ai red6couvert avec motion le Mus6e du
cueilli ses cendres pour en faire la Pantheon National Haitien que j'ai dirig6 durant
ra favoriser de nouvelles pousses. quelques anndes. Il n'est plus connu sous le sigle :
t, mon Ame s'est d6tach6e de cette MUPANAH, m'a- t-on appris, car sa vocation a
lle p6rissable, le temps d'une esca- change. Ce monument est redevenu un Mausolde
er des lieux qui m'6taient familiers. consacre uniquement a la m6moire des Pares de la
), me voilh projet6 en l'an de grace Patrie. Dans son enceinte se trouvent rassembl6s divers
uveau d6cor, je ne reconnais presque objets et manuscrits ayant rapport, seulement, avec nos
que j'ai quitt6s au debut du siecle, principaux Heros de l'Ind6pendance. D6sormais, une
g6. Port-au-Prince qui m'accueille Structure d6nomme : DIRECTION GENERALE
e je survole dans un 6tat immat6riel, DES MUSEES NATIONAUX, gbre l'ensemble de
cet aspect d6sordonnd et hideux qui l'administration mus6ale haitienne. Depuis lors, des
bs souvent, du temps de mon vivant Mus6es de toutes sp6cificit6s sont ouverts dans la
e mon envol d6finitif pour l'au-dela. plupart des grandes villes. Heureux que l'on soit arrive
n'est plus cet espace 6triqu6 et a cechangement quej'avais propose du temps demon
ii abritait presque trois millions passage a la direction g6ndrale de cette importante in-
les anndes quatre-vingt-dix. Il s'est stitution. Par cette disposition, le petit Mausolde de
t 6tendu, englobant dans une meme Dessalines et P6tion qui se trouvait face au Palais de
tes ses communes avoisinantes : Justice et au Ministbre des T.PT.C, a &t6 d6saffect6,
s, Croix des Bouquets, Petion-Ville, reconstruit et converti en PANTHEON NATIONAL,
nes sections communales qui le pour recevoir les Restes des illustres haitiens qui se
. Dsormais, ses fronti&res s'6tendent sont distingu6s au service de la Patrie.
iiei. Region qui est devenue une La configuration de ce vaste espace, rebaptis6
touristique, fr6quent6e tout au long en 1954, Place des Heros de l'Ind6pendance, apres sa
es touristes venus du monde entier, restauration par l'architecte Frank Jeanton, a &t6
quille plan d'eau et du paysage remarquablement modifide, pour mieux s'adapter et
'entoure. Les H6tels et "Resorts" qui s'harmoniser a la nouvelle vocation des lieux qui est
is ne d6semplissent pas. Skieurs devenue: LA PLACE DE LA CULTURE ET DES
istes, nageurs et vacanciers de toute HEROS DE L'INDEPENDANCE.
lent a cceurjoie. Le changement le plus spectaculaire qu'il
tale d'Haiti est devenue une grande m'ait &t6 donn6 de constater est sans aucun doute la
ite une agglomeration forte d'environ r6cup6ration et la transformation du quadrilatere form
habitants. Malgr6 cette forte augmen- par : l'Avenue John Brown, la rue Lamarre, la ruelle
lation en cinquante ans, on se sent Piquant et le prolongement de la rue Capois. Dans cette
e dans la cit6 d'autrefois, car les aire, a &te construit le plus important Complexe Socio-
t plus d6gag6s et la circulation mieux Culturel du pays. Vraiment digne d'une Capitale. II
de la construction de nouvelles voies rassemble sur le meme site : LE THEATRE NA-
>n. D'autre part, le d6veloppement TIONAL DE PORT-AU-PRINCE, LE MUSEE
tropoles du Nord et du Sud a permis D'HISTOIRE DE LA REPUBLIQUE D'HAITI et LE
ot d'immigrants venant de la prov- MUSEE DES BEAUX-ARTS. Ainsi la vie culturelle
uire la pression sur la Capitale. Grace semble se r6animer et le peuple" peut se livrer a
sement d'un plan d'am6nagement l'instinct qui le pousse naturellement a s'instruire et a
adapt au territoire, la ville s'est embellir son existence". Beaucoup d'autres Centres
lernit6 et b6ndfice de ses bienfaits. et Instituts de meme genre, complktent cet Ensemble.
ien a pris la resolution de prendre en Le Mome l'H6pital nouvellement restaurd
s de son pays, tout est devenu pos- apres des anndes d'effort de reboisement, avec son
habit de verdure, sert de collier omemental a ce quartier
nmencer ce fantastique p6riple que qui constitue le poumon de la ville. A son pied, dans le
llusion ne cesseront d'alimenter de quartier du Haut-Turgeau, l'installation d'un
,nnements pour lui donner plus de t6l1pherique vient offrir la possibility d'acces directe
ouement, je partirai d'un repere a Boutillier. II aboutit au site oi se trouvait dans le
ui est rest fiddle a ma m6moire et passe un observatoire appel : Le Perchoir. Un nouveau
bolis6 pour tous les port-au-princiens restaurant du meme nom s'y est install. Il regorge de


Menaces contre Jacqueline Charles

SOS Journalistes condamne les propos de Guy Philippe


SOS Joumalistes, une organisation haitienne
de defense des droits des joumalistes, a condamnm
mercredi les menaces directes proferees par l'ancien
chef rebelle et ancien candidat a la pr6sidence, Guy
Philippe, contre lajoumaliste Jacqueline Charles qui
travaille pour le quotidien floridien, Le Miami Herald.
Dans une entrevue en direct accord6e le lundi
2 f6vrier a Radio Vision 2000, Guy Phillippe n'a pas
cach6 sa colkre face apres la publication d'un article
co-sign6 par Jacqueline Charles, faisant 6tat de la
presentation de Guy Philippe au bureau electoral de
Jkr6mie, escort de deux policiers (en uniforme), pour
se faire inscrire comme candidat aux prochaines
s6natoriales, alors qu'il est recherche par la justice
amdricaine pour son implication pr6sumbe dans le
trafic illicite de la drogue.
Intervenant lundi par t6l1phone depuis son
fief dans la Grande-Anse, Guy Philippe, manifestement


en colkre, a dit regretter de n'avoir pas s6questr6 la
journaliste qui s'6tait rendue chez lui,dans la region
de J&r6mie, 24 heures plus t6t, pour solliciter une
interview.
"C'est parce qu'elle a eu la chance de me
trouver dans mes beauxjours qu'elle a pu rentrer chez
elle", a d6clard Guy Philippe qui a montr6 une aversion
tres marquee contre lajoumaliste am6ricaine d'origine
haitienne.
J'aurais df la retenir sur place pour qu'elle
puisse expliquer a la radio et dire les raisons qui l'ont
motive a crire cet article. Je regrette de ne l'avoir pas
fait", a lanc6 Guy Philippe sur un ton menacant.
Le Secr6taire g6ndral de SOS Joumalistes,
Joseph Guyler C. Delva, qualifie ces declarations de
menaces directes de sequestration et d'attaque
physique contre la journaliste du Miami Herald,

(PRESSE / p. 16)


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Page 9



L'AN 2006
monde. De la, se d6veloppe un panorama de la Capitale
des plus saisissant. Ainsi, Port-au-Prince semble
retrouver ses attraits d'antan.
Nous sortons de la zone du Champs de Mars
pour nous orienter vers le nord, en direction d'un
quartier complktement r6nov6, oi se trouvait le pre-
mier adroport d6nomm6 : Bowenfield. Sur cet ancien
terrain d'aviation a &t6 construit le : CENTRE
OLYMPIQUE JEAN JACQUES DESSALINES. Vaste
complexe oi se pratique la majority des disciplines
sportives reconnues au plan international. Ici se d6tache
particulibrement l'616gante architecture du tout
nouveau stade olympique de la Capitale. D'une
capacity de cinquante mille spectateurs, il ne souffre
d'aucune comparaison par rapport aux centres sportifs
de la region. A l'entrde principale du complexe se
dresse un imposant monument i la gloire de l'Empereur
assassin.
Pour y arriver, nous empruntons un superbe
boulevard a huit voies, muni d'un terre- plein central
plant d'arbustes et de jolis hibiscus rouges. La con-
ception de cette voie me rambne quatre-vingt dix ans
en arriere, a l'6poque oi je pretais mes services au
Service d'Urbanisme des T.P.T.C. Je me rappelle qu'h
cette 6poque, l'architecte Albert Mangones avait d6ji
6mis l'id6e de la construction de ce boulevard qui
devrait relier le Champ de Mars au Pont Rouge. Une
facon symbolique de souder le pass au present.
On peut penser que la mise en execution pro-
gressive du Plan Directeur de la ville, qui a conduit a
toutes ces transformations, a aussi n6cessit6 beaucoup
de d6bours de la part de l'Etat haitien. Faute de n'avoir
pas accord suffisamment d'intaret au d6veloppement
m6thodique de la Capitale, il en est sfrement r6sult6es
des situations fort compliqudes. Les solutions adoptees
ont df cofter une fortune. Car il faut convenir que,
mise a part, la r6alisation de la Cit6 de l'Exposition, a
l'occasion de la c6l1bration du bicentenaire de la
fondation de la ville de Port-au-Prince en 1949, et plus
tard, la construction de la cit6 ouvriere de Delmas, sous
la pr6sidence de Paul Magloire, aucun travaux
d'importance dans le domaine de l'urbanisme n'ont
jamais vu lejour.
Un gout amer m'est rest de mon experience
aux T.P.T.C. Entre 1972 et 1978, un expert en
urbanisme de 1'ONU, Monsieur Paul Walter Bouda,
de nationality allemande, avait particip6, sur demande
du gouvemement d'alors, a l'l6aboration d'un plan de
developpement urbain de la zone de Port-au-Prince et
de ses environs. Bien que n'6tant pas directement
impliqu6 dans ce projet, je suivais avec int6ret son
avancement. Cette 6tude englobait tous les aspects a
prendre en consideration en vue de la rehabilitation
de la region m6tropolitaine. Aprbs son travail, un docu-
ment, riche d'environ une douzaine de volumes, avait
&t6 remis aux autorit6s responsables, en terme de
recommandations, pour les travaux a entreprendre.
Malheureusement, rien par la suite n'en 6tait sorti. Tous
les dossiers sont rests au fond des tiroirs. C'est ce
genre d'attitude qui, par leur irresponsabilit6, nous a
valu tant de d6boires.
Robert Paret
j.m.j robertparet@gmail.com

A suivre









Page 10



Le Creole Jazz
Alors que le Festival International de Jazz
de Port-au-Prince (24-31 janvier 2009) entamait sa
derniere ligne droite, plusieurs musiciens se sont
penches sur l'avenir du Creole Jazz. Nombre de
rflexions ont etd mmises dans le but de renforcer cette
tendance musicale sur le marched international.
Ils taient peu nombreux, les musiciens
participant, le vendredi 30 janvier, a la table ronde sur
l'6volution du Jazz Creole sur la scene musicale


Nombreux interpretes invites (photo

dans le monde dujazz.
A propos de ce projet, Dominique B6rose
affirme : o nous avons tout ce qu 'ilfaut pour lefaire.
Je vois un mouvement d'ensemble. Je veux bien mettre
mapierre ia 'ddifice pour construire quelque chose >.


local


Un combat qui commence au niveau


La faible affluence du public aux deux
concerts r6alis6s au Champ de Mars donne une id6e
de l'ampleur de la lutte a mener. En effet, le Champ de
Mars 6tait loin, lejeudi 29 janvier 2009, du d6cor qu'il
offre lors des concerts de rap creole ou de compas
direct. Aussi, 6taient-ils tout au plus 300 devant le
podium oni se produisait la virtuose de violoncelle
canadienne, Brandi Disterheft.
Seule au milieu du public, Judith Th6ard
savoure chaque minute de cette musique qu'elle n'a
pas la chance d'6couter tous les jours. Depuis la rue
Monseigneur Guilloux voisine, elle est venue a pied
au kiosque Occide Jeanty. << Cette musique me d6tend
>, confie-t-elle. Avec R6ginald Policard, elle a appris
a appr6cier ce style de musique que son frbre savoure
les soirs, chez eux.
Le coordonnateur g6n6ral du festival, Joel
Widmaier, relativise le faible succes populaire du
Festival International de Jazz sur la place publique du
Champs-de-mars. o Ce n 'est pas du compas direct,
c 'est dujazz. C'est un peu normal qu 'il n 'y aitpas un
grand public >. Il fait remarquer que les soir6es a
l'Institut Franqais ont toujours fait salle comble et la
soir6e de lancement, au Parc historique de la Canne
Sucre, a tout de meme r6uni prbs de 600 personnes.
Joel Widmaier reconnait, n6anmoins, un
manque de promotion de l'6v6nement li ha une baisse
substantielle du financement que le Ministbre de la
Culture, principal sponsor du festival, c6t6 haitien,
avait promis. Quant aux artistes invites, ils ont 6t6 pris
en charge par leur ambassade respective, partenaires
de l'6v6nement. Les frais li6s aux autres aspects de
l'organisation avaient exig6 de grands d6bours.
Present a l'une des soir6es a l'Institut
Franqais, David C6sar, le directeur de l'6cole de
musique de Sainte Trinit6, estime que o pour une
meilleure promotion, 1 'organisation devrait aller dans


Mercredi 11 F6vrier 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 03


en qu&te de nouveaux marches
international Mais au terme de 2 heures de travail, les dcoles parler du jazz et son histoire >. M. Cesar
ils en sont sortis satisfaits. Le Centre culturel haitiano- souligne que o lejazz est tres lid a 1 'histoire des noirs.
br6silien a P6tion Ville, a l'est de Port-au-Prince, a C'est uneforme d'expression d'une epoque, qui peut
servi de cadre pour cette rencontre initi6e dans le cadre &tre encore utilisde de nosjours >.
de la 3e edition du Festival de Jazz de Port-au-Prince. R6alis6 en premier lieu pour permettre aux
Autour de la table, se trouvaient notamment musiciens d'exp6rimenter cette tendance musicale,
les musiciens haitiens tels Raoul Denis Junior, l'affirmation de David C6sar cadre bien avec les
Beethovas Obas, Joel Widmaier, Richard Barbot et le objectifs du festival qui sont de vulgariser le jazz en
pianiste Guadeloup6en Dominique B6rose. Pour ces Haiti et
derniers, l'expres- d'essayer de
sion Cr6ole Jazz donner h ceux
regroupe la musi- qui sont
que jazz jou6e par interesses a ce
plusieurs peuples rythme, la
de la Caraibe et possibilit de
d'autres territoires l'dcouter >.
francophones et
cr6olophones. Johnny Duver-
seau est de cette
G6n6ralement, cette dernibre cat6-
musique part de gorie. Musicien
rythmes tradi- d'un groupe
tionnels enrichis par d6nomm6 Pure
le jazz classique. Sound, il n'a
Dans un langage jamais rat6 le
plus technique, Festival Inter-
Beethova Obas nationalde Jazz
parle d'oune har- de Port-au-
monique jazz Prince depuis 3
Logan Abassi) colorde par des ans. o Tout le groupe estprdsent. C'est une tres bonne
melodies diffdrentes initiative et un plus pour nous musiciens et pour le


selon la terre oi nait cette musique >.
Ils ont fait remonter a 40 ans le Creole Jazz
marqu6 a ses debuts en Haiti par des noms comme
Richard Widmaier, Frantz Courtois ou Issa El Saeh.
Plus prbs de nous, cette tendance est affectionn6e par
R6ginald Policard,
Boulot Valcourt,
Joel Widmaier ou
Buyu Ambroise,
entre autres.
Apr s
avoir admis que le
jazz est une
musique 61itiste
qui fait appel a un
public de
connaisseurs, les
participants a cette
table ronde ont
estim6 que le
public potentiel du
jazz, pour diverses
raisons, n'est pas
bien servi. En
effet, les
producteurs ne
s'int6ressent pas h
ce genre musical Lesjazz-women empc
financibrement
moins rentable que d'autres. De meme, sur les ondes
des stations de radios, lejazz est trait en parent pauvre.
Pour la plupart des musiciens presents, le salut
du Creole Jazz pourrait alors provenir de l'Internet.
Ils estiment que le web offre une plateforme
int6ressante pour contourner les obstacles qui se
dressent traditionnellement devant l'expansion dujazz.
A travers la vitrine du web, ce style musical peut
toucher un plus large public.
Au terme des discussions, les musiciens
presents ont constitu6 un comit6. Celui-ci est charge
de mettre sur pied une structure plus importante devant
travailler a rendre solennel le Creole Jazz, obtenir le
soutien des bailleurs et op6rer des levies de fonds.
Les sommes recueillies vont servir a r6aliser des
concerts itin6rants de Creole Jazz. Toutes ces initiatives
devraient h long
terme populariser
le Creole Jazz et lui
donner une
meilleure place


pays >. Pour lui, il n'y a pas de doute que, avec les
anndes, ce festival va attirer plus de personnes. o Les
gens vontfinir par s 'habituer >, soutient-il.
Mieux qu'6couter, Joel Widmaier veut
apprendre aux gens a appr6cier ce genre musical. Au























ortent l 'enthousiasme (phot Logan Abassi)
Champ de Mars, l'organisation a propose au public le
groupe << Como asesinar a Felipes >, un groupe chilien
qui melange jazz et hip hop. Une manibre d'amener
aujazz, par le rap, un public qui n'est pas trop averti.
Jojo est plut6t branch hip hop et ne connait
rien dujazz. Cependant, il semble donner raison a Joel
Widmaier. En assistant a la prestation de < Como
Asesinar a Felipes > au Champ de Mars, il s'6cria a
son ami Steve: << Blbagay (superbe) Jamais on aurait
eu l'argent n6cessaire pour participer a un spectacle
pareil >>.
Le Festival International de Jazz de Port-au-
Prince a &te organism par la Fondation Jazz Haiti, en
collaboration avec le Ministbre de la Culture et de la
Communication, le Ministbre du Tourisme et l'Institut
Francais. L'Wvenement a b6ndficid du support de neuf
ambassades (Allemagne, Br6sil, Canada, Chili,
Espagne, Etats-Unis, France, Mexique et Suisse). Des
deux pays, sauf l'Allemagne et le Br6sil, dont les
musiciens ont particip6 a ce festival aux cot6s de ceux
d'Haiti.


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F






1








Mercredi 11 F6vrier 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 03


Odette Roy Fombrun, une educatrice exceptionnelle
Odette Roy Fombrun vient de recevoir le titre le centre historique et culturel de la Caraibe. C'est a la hauteur de cette grande histoire qui a laiss uw
de 'Trdsor National Vivant >, une distinction offerte autour de cette p6riode qu'elle va r6fl6chir sur le << hritage unique >.
par des organismes privds pour honorer des konbitisme >>, une coutume paysanne fondue sur la Pourtant, il ne faut pas baisser les bras. o Lt
personnalitis encore vivantes qui ont marqud la vie solidarity, et le presenter comme o base d'un nouveau bataille aujourd'hui est de produire de la richesse el
publique haftienne. Cette Mducatrice traine derridre contrat social entre les HaTtiens >. faisant appel auxforces traditionnellement exclues qu
elle plus de 70 ans de carridre. Avec ses nombreuses Selon cette approche, en effet, il faut l'union sont lajeunesse et lapaysannerie >. Le tourisme es
publications a caractdre social, pidagogique ou de tous les secteurs de la nation pour arriver au l'undes domaines d'ounpourraitprovenircette richesse
civique, elle laisse un heritage selonelle.
inestimable aux gndrationsfutures. o Je me bats pour deu
o Je suis comme le paysan formes de tourisme. Le tourism
qui some tous ses grains de mais. II comme le congoit le Ministere ei
sait que tous ne vont pas germer, charge de ce secteur, avec de grand
mais il faut qu 'il some assez de projets et une vision globale, et l
grains pour avoir une bonne rdcolte tourisme lakay, un tourisme destin
>. Ces mots d'Odette Roy Fombrun a redynamiser le pays de l'intirieu
d6crivent bien cet esprit infatigable > explique-t-elle.
qui s'est consacrd, depuis sonjeune Sa participation aux affaire
Age, h la formation et l'6ducation de du pays n'a pas &t6 seulemen
lajeunesse haitienne. thdorique. Elle faisait partie de
A 91 ans, Odette Roy personnalit6s qui ont travaill6 su
Fombrun a cinq enfants, 11 petits- l'avant-projet de la constitution d
enfants et 11 arribre-petits-enfants, 1987. Plusieurs de ses id6es on
mais travaille encore comme 6ditrice mime int6gr6 la loi mere comme la
a temps plein aux Editions commission de conciliation ~ et le
Deschamps. Elle 6crit des livres service civique obligatoire >.
scolaires sur l'histoire d'Haiti, la Aujourd'hui, ce qui l'attrist
gdographie et les sciences sociales. plus que tout, c'est de voir qu
Elle a aussi h son actif quelque 400 l'Haitien a le regard tournd ver
articles parus dans des journaux et l'ext6rieur. Une situation qui dispers
revues. Odette Roy Fombrun a sa table de travail (photo Marco Dormino) les forces qui pourraient servir


Les plus jeunes ont par ailleurs d6couvert
r6cemment les talents d'auteur de fiction d'Odette Roy
Fombrun. Ti Roro et plusieurs autres personnages ont
pris naissance sous sa plume. Elle 6crit des romans
policiers. Son dernier en date s'intitule
< Berthelot n'en revient pas >.
En fait, mon cerveau ne s'arrete jamais >,
dit cette femme qui s'habille souvent enboubou et qui
suscite le scepticisme quand elle ddvoile son Age. De
6 :00 du matin a 11:00 du soir, son esprit p6tille
d'id6es. Elle est toujours en quete d'une solution aux
problkmes de son pays, notamment ceux des enfants
et de leur avenir.
Pour ses 80 ans, elle avait fond le FERF
(Fonds EducatifRoy Fombrun). Dix ans plus tard, elle
l'a transform en FORF (Fondation Odette Roy
Fombrun), une institution qu'elle souhaite 6tre de plus
grande envergure.
Par le biais du FERF puis du FORF qu'elle a
toujours fait fonctionner grace a ses propres moyens,
elle a r6alis6 des affiches 6ducatives, effectue des
recherches sur la probl6matique des enfants et mont6
de minibibliotheques scolaires qu'elle a remises a des
6coles d6favoris6es. La plus r6cente a 6td donnde a
une institution scolaire de l'Ile-a-Vache.
En ce moment, j'ai un projet pour la
fondation. Cela depasse mes capacities, mais je dois
lefaire >, lance-t-elle, l'air assure. Elle est persuade
qu'elle va pouvoir concrdtiser son idWe de r6aliser des
modules de formation pour desjeunes dans leur milieu
d'origine.

Une vie consacr6e A 1''ducation
La passion de Mme Fombrun pour
l'6ducation remonte a tres longtemps lorsqu'elle a
choisi de s'inscrire a l'Ecole Normale d'Institutrice
dont elle obtient le dipl6me en 1935. Par la suite, elle
s'est lance dans une lutte pour l'6ducation pr6scolaire.
Ainsi en 1946, elle ouvre le premier jardin d'enfants
en Haiti.
Elle a laiss6 son empreinte sur plusieurs
g6ndrations d'Haitiens en leur inculquant la volont6
de d6couvrir et d'aimer son pays. Depuis la parution,
en 1949, de son premier manuel scolaire o Legon de
Morale et Instruction Civique >, elle a 6crit plusieurs
dizaines de textes 6ducatifs et d'ouvrages
pedagogiques.
Odette Roy Fombrun ne s'est pas seulement
cantonnde a l'6ducation des Haitiens. Oblige de partir
en exil avec son mari, Marcel Fombrum, elle a pass
17 ans en Afrique oni elle a 6crit des ouvrages scolaires
pour les jeunes Congolais.
Elle s'est aussi impliqude dans la promotion du creole
en r6digeant des documents didactiques dans cette
langue qu'utilise la quasi-totalit6 des Haitiens. Elle
pense que la post-alphab6tisation est aussi importante
que l'alphab6tisation elle-m6me. Ilfaut donner aux
gens du materiel de lecture apres leur
alphabetisation>>.

Plaidoyer pour le < konbitisme
Eveilleuse de conscience, Mme Roy Fombrun
considere 1986, date de la chute de la dictature des
Duvalier, comme une date charnire qui devait servir
a rassembler toutes les energies du pays pour en faire


d6veloppement du pays. Elle se dit toutefois bien o
oblige de constater que nos dirigeants n 'ontpas ete


construire le pays et a valoriser toutes les richesses
qu'il recele.


Haitianite, expression d'humanite


Larose Vernet (vernelaroz@yahoo.fr)
Felicitations. Dantes Bellegarde ajoud un r6le
important dans le d6veloppement culturel du pays.
J'essaie modestement de partager avec vous sa
contribution en vue d'augmenter notre capital
culturel. I1 6tait le conf6rencier invite dans le cadre
des "mardis" de l'Institut Francais d'Haiti, en f6vrier
1953. II parla de Lamartine et de Victor Hugo, amis
d'Haiti. Cet extrait illustre l'esprit dans lequel 6tait
apprecid les 6crivains francais : "Les 6crivains haitiens


1984-2009


de la seconde moiti6 du siecle dernier avaient mis
Alphonse de Lamartine, avec Victor Hugo, au premier
rang de leurs sympathies litt6raires. Et quand ils
apprirent que, vieilli et ruin, Lamartine avait di, pour
gagner sa vie, se faire "manoeuvre de lettres", ils
se r6unirent autour de notre Demesvar Delorme,
directeur de l'Opinion Nationale; et rien n'dmut
davantage le coeur du poete des "M6ditations" que la
pieuse et modeste offrande des lecteurs de ce journal
(voir HAITIANITE / 12)


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Mercredi 11 F6vrier 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 03


LA PRODUCTION AGRICOLE

ET LA PROBLEMATIQUE DE L'ENVIRONNEMENT EN HAITI


Texte du Conseil d'Analyses et de
Recherches en Haiti (CARH)

Les d6gits causes au pays, lors du passage
des derniers cyclones, viennent rappeler que, si les
citoyens haitiens ne sont pas mobilis6s et si les
d6cideurs n'interviennent pas pour stopper cette
degradation avanc6e des principaux 6cosystemes du
pays, l'h6catombe sera imminente.
Vu sa position gdographique, le pays ne peut
6chapper aux violences des catastrophes naturelles
(ouragans, inondations, tremblements de terre, raz de
marree, etc.). Haiti est situ6 sur la trajectoire des cy-
clones forms au sud de l'Oc6an Atlantique et, l'ile
tout entire est place dans une zone de faille
tectonique. L'important pour les d6cideurs, c'est de
prendre les dispositions n6cessaires pour r6duire le
degr6 de fragility du pays et diminuer ainsi l'impact
des catastrophes naturelles sur la population.
Les pertes mat6rielles et en vie humaine
subies par la population au cours du passage des quatre
derniers ouragans ont suscit6 un elan de sympathie au
niveau international en vue de la mobilisation d'une
aide massive. Cependant, malgr6 la volont6 manifeste
de la communaut6 internationale, l'assistance fournie
sous forme d'aide humanitaire n'arrive pas a
compenser meme les premieres urgences. De plus, les
phases de r6cup6ration et de rehabilitation ne figurent
pas dans les plans directeurs de relevement de
donneurs. De ce fait, il revient done aux Haitiens a se
mobiliser et prendre les dispositions n6cessaires pour
qu'h l'avenir, face aux alas, les pertes soient
minimisees.
La presentation de la situation
environnementale au niveau mondial est inqui6tante.
Celle d'Haiti est encore plus alarmante compte tenu
de l'6tat de degradation des ressources naturelles et le
faible niveau dconomique de la population. En effet,
la coupe effr6nde du bois pour satisfaire le besoin
d'6nergie des manages ou de la petite industrie
(blanchisserie et boulangerie) n'aura d'autres effets que
d'acc6l1rer le niveau de d6boisement et la reduction
de la couverture v6g6tale de nos sols. I1 s'en suit une
reduction des capacities de retention en eau des terres,
une d6ficience d'infiltration des bassins versants et une
disparition graduelle des sources d'alimentation en eau
potable dans diff6rentes communes.
De plus, le d6boisement anarchique pratiqu6
pour satisfaire les besoins en bois d'ceuvre et pour
obtenir du combustible s'est acc66rd au fil du temps a
cause de la d6t6rioration des conditions de vie de la
population qui ne cesse d'accroitre.
A c6t6 des besoins 6nerg6tiques, l'une des
causes les plus importantes du d6boisement est
l'agriculture. En effet, les paysans ont un grand besoin
de nouveaux espaces pour cultiver car les petites
parcelles exploit6es sont 6rod6es et deviennent
infertiles. Certaines cultures, comme le caf6 favorisant
jadis une certaine couverture bois6e, ont trbs peu
d'int6ret aujourd'hui pour les paysans a cause de la
forte competition internationale, des problmes de
maladies et du manque d'encadrement. La culture a
cycle court comme le haricot (pois) est extremement
6rosive mais pr6f6rde par les paysans pour ses
avantages economiques.
Compte tenu de la pr6carit6 de la vie de la
population, l'arbre est de plus en plus considered comme


Haitianite,

expression

d'humanite
(HAITIANITE ... suite de la page 11)
haitien. On sait quelle affection touchante unissait
Delorme a Lamartine. Notre compatriote eut la douleur
et l'honneur d'apporter au grand poete francais
l'hommage supreme d'Haiti en assistant a son
enterrement a Saint-Point, a c6t6 de sa niece Valentine
de Cessiat le 28 f6vrier 1869. Dans quatre jours d'ici,
il y aura juste 84 ans que Lamartine dort du sommeil
6ternel dans le champ du repos qu'il avait lui-meme
choisi -ayant r6alise le rave qu'il exprimait dans ce
vers orgueilleux : "J'ai v6cu pour la foule, etje veux
dormir seul." Je ne connais pas de r6cit plus 6mouvant
que celui que Delorme a fait de ces simples fundrailles
dans son remarquable ouvrage Les Thdoriciens au
Pouvoir."
Dantes Bellegarde : "Lamartine et Victor Hugo amis
d'Haiti." Conjonction No 44 (avril 1953), p14.


une source d'appoint imm6diat. Les paysans sont les
premiers a prendre conscience de la gravity de la
degradation de l'environnement. Cependant, se
trouvant dans une situation tellement insoutenable et
pr6caire, ils ne sont pas motives pour assurer le
renouvellement des arbres abattus.
De plus, les paysans ne sont pas munis
d'outils leur permettant de contribuer au
renouvellement et la r6g6ndration de la fertility des sols.
D'ofi, il s'en suit une d6t6rioration de la capacity de
production des terres localis6es au niveau des zones
de pente ou exposes a l'6rosion, une baisse de revenus
et la d6capitalisation des producteurs. Ce qui provoque
6galement une diminution aussi importante des terres
cultivables et une baisse trbs marque des rendements
des cultures, un abandon presque syst6matique des
bassins versants.
En consequence, la majority de nos jeunes
laissent la terre a elle-meme au milieu rural. Ils
abandonnent ce milieu considered hostile ou porteur
d'un d6sespoir qui n'offre aucune opportunity de
survie. Ils se r6fugient g6ndralement dans les zones
urbaines et chez nos voisins en R6publique
Dominicaine et aux Etats Unis d'Amdrique a la re-
cherche d'un mieux 6tre.
Parallblement, face a la degradation physique
constat6e des bassins versants de nos communes, les
mesures correctives apport6es sont inad6quates. Cette
degradation a pour consequence immediate la
paup6risation des populations rurales, cause principale
de la surexploitation des ressources naturelles. Cette
situation interpelle tous les secteurs devant la gravity
du probleme et l'urgence d'intervenir en vue de
corriger les effets ndfastes.
Partant de ces observations, les premieres
hypotheses montrent que la pauvret6 et la
d6capitalisation du monde rural ont une grande influ-
ence sur la degradation de l'environnement. Ainsi, loin
d'etre un probleme de conscientisation des paysans,
cette degradation est la r6sultante d'une inad6quation
des actions publiques et des analyses des sp6cialistes
du d6veloppement avec la r6alit6 du monde rural
haitien. Il convient d'envisager d'autres solutions
viables et innovatrices qui tiennent vraiment compte
de tous les aspects li6s au ddboisement.
Aussi revient-il aux d6cideurs de mettre en
oeuvre des politiques publiques et de poser des actions
pour sensibiliser la population, particulibrement la
paysannerie, sur l'importance des relations < produc-
tion, environnement et d6veloppement > avec
l'emphase sur le d6veloppement int6grd a partir des
actes concrets et durables suivant des objectifs clairs
et pr6cis.

L'heure est A I'action
Il est urgent d'agir avant qu'il ne soit trop
tard. II faut mettre en place des politiques anticipatives,
pr6ventives pour 6viter les cofts 6lev6s de l'inaction


Par Sonya Weakley (Redactrice), 2 fvrier 2009

Car nous savons que nos origines
hNtbroclites constituent une force et non unefaiblesse. >
Le president Barack Obama, le 20 janvier 2009
Dans tout le pays, les immigres ont enrichi
et renforce le tissu de la socidte ambricaine. >
John F. Kennedy, Une nation d'immigr6s, 1958
Washington- Multiculturel, pluriel, pluraliste,
post-ethnique, post-racial... Bien que ces qualificatifs
fassent l'objet de grands d6bats parmi les philosophes,
gens de lettres, personnalit6s politiques et autres
penseurs, il est un fait a peu prbs incontest6 : a
l'exception des Am6rindiens, 6tre Am6ricain,
g6ndalogiquement parlant, signifie 6tre venu d'une
autre region du monde.
De plus, l'heritage individuel de chaque
Amdricain est compose, de plus en plus, de plusieurs
origines qui se confondent dans l'6toffe de la soci6t6
amdricaine. Des questions telles que << d'ofi venez-
vous ? > ou< de quelle origine 6tes-vous ? > conduisent
a des rdponses compliqudes alors que la personne tente
de trouver les mots qui la d6criront comme 6tant
<< multiraciale >> ou << multiethnique >> ou << hybride >>.
A cause du brassage de nombreuses ethnies,
l'Am6rique serait en train d'6voluer d'une nation
multiculturelle a une nation peuplke d'habitants
multiculturels. Selon le Service du recensement des
Etats-Unis, d'ici 2050, l'ensemble de la population dite


et entrer une fois pour toute dans le processus de
planification des actions visant a r6soudre
d6finitivement les problemes lies a la production
agricole et a l'environnement.
Le Premier Ministre Michble PIERRE
LOUIS, en plusieurs occasions, eut a d6clarer que la
questionde la degradation de l'environnement en Haiti
mettait en evidence la n6cessit6 d'un plan
d'amenagement du territoire.
L'am6nagement du territoire pose done une
s6rie de questions transversales qui m6ritent d'etre
abord6es sous plusieurs angles, notamment sur le plan
politique, sociologique, d6mographique,
anthropologique, 6conomique et culturel a savoir :
Pourquoi le ph6nombne de d6boisement ne
peut-il 6tre freind?
Pourquoi tous ces 6checs dans les campagnes
de reboisement ?
Pourquoi les paysans sont-ils toujours de plus
en plus pauvres ?
Quelle est la responsabilit6 de certaines pra-
tiques de l'agriculture en montagne dans la degradation
de l'environnement ?
Pourquoi des endroits du pays qui 6taient
pourtant consid6rdsjadis comme des greniers sont pour
le moment d6laiss6s, abandonn6s par les cultivateurs
qui souvent partent en ville, en quite d'un mieux-6tre
9
Pourquoi ce manque d'investissement dans
le secteur agricole ?
Qu'est-ce qu'un plan d'am6nagement du
territoire ?
Si on imagine une nouvelle politique
6nerg6tique pour trouver des alternatives au bois et au
charbon de bois, qu'adviendra t-il des paysans qui
vivent de la fabrication du charbon ?
Y a-t-il des techniques agricoles plus
respectueuses de l'environnement ? Quoi planter? Ou?
Comment? Pour quel marchV?
L' levage est-il responsable de la degradation
ou au contraire peut-il contribuer a r6habiliter
l'environnement ?
Quelle est l'importance de la question
fonciere dans la degradation de l'environnement?
Les problemes fonciers ne constituent-ils pas
un obstacle dans la gestion de l'espace ?
Quelles sont les implications sociales,
culturelles et meme spirituelles dans la question de la
gestion de l'espace et de l'environnement ? Peut-on
preparer un plan d'am6nagement sans tenir compte de
tous ces aspects ?
La mise en place d'une veritable politique
d'amenagement du territoire en Haiti requiert un vrai
d6bat dans la soci&te pour cerner tous les contours de
la question.

Pierre-Richard CAJUSTE
Directeur Exdcutifdu CARH


<< minoritaire >>, qui comprend tous les Amdricains a
part les Blancs non hispaniques, se chiffrera a 235,7
millions de personnes, sur une population g6ndrale de
439 millions, soit prbs de 54 %.
Selon ces provisions, le nombre d'Am6ricains
qui s'identifieront comme appartenant a deux races ou
plus, devrait plus que tripler, passant de 5,2 millions
de personnes en 2008, a 16,2 millions en 2050. Le
Service du recensement a commence, pour la premiere
fois en 2000, a collecter des donndes sur les origines
multiraciales des Amdricains, en offrant l'option de
s'identifier dans plusieurs categories raciales.
En 1997, le Bureau de la gestion et du budget
avait d6cid6 qu'il devrait 6tre possible << de cocher une
ou plusieurs races >> sur les formulaires du recensement,
se fondant sur < l'existence 6vidente d'un nombre
croissant d'enfants n6s d'unions interraciales et du
besoin d'6valuer la diversity croissante au sein de la
population des Etats-Unis >, indique le Service du
recensement.
Cette decision avait provoqu6 un d6bat aux
Etats-Unis sur les consequences sociales et politiques
qui d6couleraient de la creation de ce grand nombre
de categories raciales, mais elle avait aussi soulev6 la
question d'une identity multiraciale dans l'esprit
collectif du pays. Avec l'l6ection du president Obama,
lui-m6me d'origine mixte, la question de la race et de
l'ethnicit6, 1'6tendue de son importance, ce qu'en
(voir IDENTITE / 17)


Page 12


r

L'identite aux Etats-Unis :

Un concept en evolution?








Mercredi 11 FIvrier 2009 j
Haiti en Marche Vol XXIII N' 03 I


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SANTE

Nouvelle etude sur la relation

entre maladie mentale et violence


La maladie mentale n'est pas un 616ment sus-
ceptible d'expliquer a lui seul le comportement vio-
lent d'un individu: d'autres facteurs sont n6cessaires
et les choses sont bien plus compliqudes que cela, selon
une 6tude mende auprbs de 34.000 adultes et publi6e
dans le dernier num6ro des Archives de psychiatric
g6ndrale.
"La maladie mentale peut tre a l'origine de
la reaction instinctive qui explique la fusillade de Vir-
ginia Tech", mais ce n'est pas un facteur de prediction
important en soi, estime l'auteur principal de l'6tude,
Eric Elbogen, de l'6cole de m6decine de Chapel Hill
(Universit6 de Caroline du Nord).
Elbogen qui a 6tabli une liste des 10 616ments
principaux permettant de pr6dire un comportement
violent, place le jeune age en tate de liste, suivi d'un
pass de violence, et du sexe masculin. Puis viennent
un divorce ou une separation dans l'annde pr6c6dente,
des ant6c6dents d'abus sexuel, des parents criminels,
et le ch6mage dans l'annde ayant prec6dd les faits de
violence. Pour compl6ter la liste, l'addictionh des sub-
stances et le fait d'avoir &te la victime d'un crime dans
l'annde qui a preced&.


Aprbs la tuerie de Virginia Tech, perp6tr6e
en 2007 par un 6tudiant a qui ont avait impose un
traitement psychiatrique, certains Etats amdricains,
consid6rant que la maladie mentale 6tait responsable
de ce d6chainement de violence, ont envisage d'ajouter
des questionnaires de d6pistage des maladies mentales
dans les critbres de contr6le des acheteurs d'armes.
Ou d'interdire les armes aux personnes obliges de
suivre un traitement psychiatrique.
Mais la nouvelle etude ne fait que relancer le
d6bat, soulignent les experts. "Nous sommes induits
en erreur par nos propres peurs", a d6clard le Dr Paul
Appelbaum, professeur de psychiatric de l'Universit6
de Columbia, qui est ext6rieur a l'6tude. "Nous
devrions nous prdoccuper de fournir unbon traitement
et d'aider les gens a vivre une vie 6panouissante, au
lieu d'etre obs6d6s par le besoin de nous prot6ger de
peurs fant6mes".
Aux Etats-Unis, les systemes qui traitent des
maladies mentales et de la consommation de drogues
sont s6par6s et sans coordination, et pourraient faire
un bien meilleur travail en traitant les deux problkmes
de manibre conjointe, estime le docteur Appelbaum.
(SANTE/ p. 17)


I









Mercredi 11 F6vrier 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 03


Va, Vis et Deviens !


o Quiconque a le malheur d'immigrer une
fois une seule !- restera toujours meteque toute sa
vie, et trangerpartout, meme dans son pays d'origine.
C'est notre malkdiction a nous, immigrants.

Pan Bouyoucas

S'en aller. On s'est tristement habitu6, dans
notre pays, comme dans la grande majority des pays
pauvres, soit a s'en aller, soit voir partir les amis, les
proches, les fils, les parents. On les a vus partir a la
recherche d'un lendemain meilleur. La mer, les voies
terrestres, l'avion. Les Etats-Unis, le Canada, la
R6publique Dominicaine, la France et ses DOM-TOM,
les destinations choisies. Des millions d'Haitiens sont
ainsi partis. Des milliers sont rests en mer. Engloutis.
Raves et espoirs. De cette facon, une saignde pour le
pays. Ils s'en vont, faute d'espoir, vers de nouveaux
cieux, vers de nouvelles latitudes, vers de nouveaux
engagements.
Vivre. Vivre et Devenir. Vivre c'est se
transformer. Vivre c'est s'adapter. Vivre c'est s'ajouter
les autres, disait l'un des grands noms de notre
litt6rature. Certains le comprennent et font de leur
existence un 6ternel devenir, un apprentissage
permanent. D'autres, admettant le perp6tuel devenir
de l'existence, disent que la vie nous est donnee pour
nous parfaire au fil des jours, pour atteindre la
perfection, quel qu'il soit le nombre de vies a vivre
ou de < ciels > a conqudrir ou de reincarnations a subir.
Cela va de soi. Accepter le fait que vivre c'est
s'adapter, nous permet de resister les < incl6mences
de la vie >, de supporter les mauvais moments. < Bon
dy6 Bon > dit-on en Haiti. < Dios aprieta pero no
ahoga > disent les hispanophones (Dieu vous serre mais
ne vous noie pas). Pour verser dans l'original, disons
qu'un bon conseil serait, si vous n'arrivez pas a
supporter les < incl6mences de la vie > dans le pays, si
vous avez du mal a vous serrer le ceinturon pour
supporter les mauvais moments qui se vivent dans le
pays et qui vont 6tre de plus en plus durs, < nag6 pou


sbti >. Vivre est-il toujours possible en Haiti ?
Devenir. Devenir quoi Devenir qui !
Enfin, chers amis, < Va, Vis et Deviens > est
l'histoire d'une mere 6thiopienne qui donne son enfant
en adoption a une famillejuive. J'ai 6t6 attire par cette
histoire a cause de l'ind6cence de la situation qui se
vit actuellement a Gaza, et, a cause de l'injustice d'un
conflit qui seme le deuil en Palestine, en Israel, au
Liban et pousse la d6shumanisation et l'irrationnel
vers des limites turbulentes. Les racines du conflit, la
faqon de le vivre et de le p6renniser adopt6e par les
diffirentes parties, font de toute resolution ou de la
recherche d'une issue n6gocide, un problkme quasiment
irr6soluble. Enfin, reprenons le fil de l'histoire. Je suis
tomb6 par hasard sur ce film de Radu Mihaileanu .
Le cadre de l'histoire est l'Op6ration Moise. En 1984,
des milliers d'Africains, a cause de la famine et de la
s6cheresse, se retrouvent confines dans les camps de
r6fugi6s au Soudan et meurent par centaines, de faim,
de soif, d'infections, de maladies diverses. Alors, a
l'initiative d'IsraOl et des Etats-Unis, I'Operation
Moise est mende pour emmener des milliers de Juifs
&thiopiens (les Falashas) vers Isradl, la Terre Sainte
qui leur a dte promise. Une Juive ethiopienne perd
son fils de 9 ans a cause de la famine, peu avant de
partir pour Jurusalem. Une mdre chritienne voit cela
etpousse son fils de 9 ans dans les bras de cette mere
en deuil et le declare Juifafin de le sauver de lafamine
et de la mort. Elle lui dit seulement : o Va, Vis et
Deviens ; et ne reviens pas avant / L L'enfant arrive
en Terre Sainte. II se sentperdu et terriblement seul ;
et surtout, il ne comprend pas pourquoi sa mdre 1 'a
chassd. Pourquoi lui a-t-elle dit cette &trange phrase
? Unefois a Jerusalem, sa mere o adoptive > decode
et 'enfant est declard orphelin. Son nouveau nom sera
Schlomo. II est rapidement adopt par une famille
franqaise vivant a Tel-Aviv. Un dur apprentissage de
la vie l'attend. II d1couvre la culture occidentale, la
judaMtt, I'amour mais aussi le racisme et la guerre
dans les territoires occupis. Schlomo, grace a sa
volonte, se fait rapidement une place dans cette


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nouvelle vie dans laquelle 'dtude de la Torah prend
une grande place. Cependant, il n'oubliepas sesvraies
racines et sa vraie mere, restie dans le camp et que,
secretement et obstindment, il r&ve de retrouver unjour
Enfin, chers amis, cela m'a port6e r6fl6chir
sur la situation en Palestine. Ma m6connaissance des
differentes composantes du conflit m'empeche de me
prononcer ouvertement et m'oblige a < nager et
conserver les vetements au sec (nadar y guardar la
ropa disent les Espagnols). Je ne peux que nager a la
surface et, puisque < les peuples vont de leur pas > (A.
CUsaire), je ne peux que souhaiter qu'h la fin tout va
pouvoir s'arranger. Qui efit dit par exemple, cela fait 5
ou dix ans, que les Etats-Unis arriveraient aussi
rapidement a cicatriser ses blessures et a sublimer ses
fractures sociales. Qui aurait cru que la transition en
Afrique du Sud aurit suivi un chemin aussi plat. Peut-
6tre unjour pas trop lointain, les enfants d'Israel et de
la Palestine pourront partager les memes espaces
collectifs et se regarder, enfin dans les yeux, sans
gene, sans reproche, sans rancune, sans envie de
revanche.
Revenir. < Va, Vis et Deviens >, tel aurait pu
6tre le conseil donn6 a chacun de nos enfants, parti a
travers le monde, a la conquate du monde, a la
recherche d'un meilleur lendemain, en quite d'une
meilleure formation. Maintenant, a tous nos frbres
haitiens qui peuplent le monde et a chacun d'eux,
auquel une mbre aurait dit < Va, Vis et Deviens >,
disons-leur < Reviens >, pour participer a la
construction de cette nouvelle Haiti, tous ensemble,
avec nos mains. Nos propres mains !

Chores amies lectrices, chers amis lecteurs, on revient
toujours a la case depart. Quel qu'il soit le jeu. Quel
qu'il soit l'enjeu. Va, Vis, Deviens et Reviens. Surtout,
Reviens !

Oscar Germain
germanor2005@yahoo.fr
Fivrier 2009







Mercredi 11 FIvrier 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 03
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Menaces contre Jacqueline Charles

SOS Journalistes condamne les propos de Guy Philippe

(... suite de la page 9) et intolerable contre la s6curit6 personnelle de
Jacqueline Charles, qui ne fait Jacqueline Charles, en particulier et contre la liberty
qu'exercer sa profession garantie par de la presse, en g6ndral", a d6clard Guyler C. Delva.
la loi. L'organisation d6nonce entre autres les
"Les declarations de Guy insinuations tendancieuses de M. Philippe visant a
Philippe constituent une attaque grave (PRESSE / p. 17)


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Mercredi 11 F6vrier 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 03


La Botschaft von Berlin > present


MAKE ART LIKE VOODOO


Haiti fut le premier pays ind6pendant de
l'Amdrique Latine et de la Caraibe. Beaucoup de
traditions et d'influences africaines y ont &t6
conserves. C'est ainsi que le culte vaudou a pu aussi


survivre. Cette religion, officiellement reconnue en Erhard > lejourduvernissage de l'exposition< Make
Haiti, est trait6e par beaucoup d'artistes dans leurs Art like voodoo >. L'Ambassadeur d'Haiti, S.E. Jean-
ceuvres. Robert Saget n'aurait pas pu trouver meilleure
A l'occasion du 205eme anniversaire de plateforme pour presenter iun large public allemand
l'Ind6pendance d'Haiti, des centaines d'amoureux de son pays et quelques-unes de ses artistes les plus
l'art ont rempli le sixieme 6tage de la Maison < Ludwig c6lbres. Texte de Doreen Hotzan


< Haiti est une puissance culturelle mondiale >


L'Ambassadeur d'Haiti S.E. Jean-Robert


Saget


In6dite, cette exposition ne pourrait pas 6tre
mieux appropriate pour faire connaitre les perfor-


mances des femmes haitiennes et leurs droits dans la
soci&td. o L'importance des femmes haitiennes dans
l'art est restee longtemps quasiment inconnue.
Aujourd'hui personne n 'oserait plus parler de 'art
haitien sans considered l 'apport des femmes >.


Le fait que les femmes en Haiti peignent,
et ceci avec succes, c'est probablement encore
quelque chose de particulier. Comme Eleonora Da
Saavedra declare aux invites, o seuls les hommes ont
(EXPOSITION / p. 20)


Etats-Unis: L'identite un concept en evolution

Le brassage des cultures pourrait bien modifier ce que signifie etre Americain


(IDENTITE ... suite de la page 12)
pensent les Am6ricains, sont devenus des sujets
populaires de discussion.

Qui est done americain ?
Pendant le mois de juillet, America.gov se
joint a cette discussion et examine comment cette
diversity touj ours croissante de la population des Etats-
Unis affecte la maniere dont s'identifient les
Amdricains. Comment d6cident-ils a quelle ethnicity
s'attacher ? Les Am6ricains peuvent-ils choisir
d'ignorer toute ethnicity et se d6crire selon d'autres
criteres sociaux ? Ces choix font-ils tous partie de ce
que cela signifie d'etre Amdricain ?
Plusieurs sondages et 6tudes, r6cemment
mends, montrent une tendance vers une evolution des
diff6rentes attitudes a l'6gard de la race et de l'ethnicit6
aux Etats-Unis, qui pourrait avoir une influence sur le
concept d'identit6 des Am6ricains.
Plus de la moiti6 des Afro-Americains
participant a un sondage, mend par ABC News, du 19
d6cembre 2008 au 4 janvier 2009, ont dit qu'ils se
considerent d'abord comme 6tant amdricains. Ce total
de 51 % constitue une hausse par rapport au chiffre de
46 %, 6tabli dans un sondage de septembre 2008. Et
ce total de 51 % devient beaucoup plus Olev6 dans la
tranche des Noirs amdricains ag6s de plus de 50 ans,
oin deux sur trois se considerent tout d'abord comme
6tant Amdricains.
Dans un sondage de la Ligue anti-diffamation
am6ricaine, mend en octobre 2008, 66 % des
participants considerent que la croissance
d6mographique des populations < minoritaires > aux
Etats-Unis est un avantage lorsqu'il s'agit de bitir une


6conomie solide. En 1992, seulement 30 % avaient 92 % des participants au sondage social g6ndral mend


exprim6 une opinion similaire.
En septembre 2008, le sociologue Reynolds
Farley, du Centre d'6tude de la population de
l'universit6 du Michigan, a public un document
intituld : < Le rapport Kerney plus quatre d6cennies :
Qu'est-ce qui a change ? Qu'est-ce qui n'a pas
change ? >. L'6tude de M. Farley montrait en details
< les changements collectifs des attitudes raciales et
des convictions des Blancs >>, et offrait en exemple
l'augmentation significative du nombre de mariages
interraciaux.
Quand en 1968, le Comit6 Kerney, 6tabli par
le president Johnson dans le but d'enqueter sur les
causes des 6meutes raciales, avait rendu public ses
conclusions, environ 1 % des hommes noirs avaient
6pous6 des Blanches. En 2006, cette proportion 6tait
passe a 14 %, rapporte M. Farney.
Celui-ci fait 6galement remarquer qu'en 1996,


par l'universit6 de Chicago avaient dit qu'ils voteraient
en faveur d'un president noir si leur parti d6signait un
candidat qualifi6 comme son porte-6tendard a
l'dlection a la Maison-Blanche.

Joignez-vous A nous pour cette expedition
Au cours du mois de fdvrier, America.gov
examinera les id6es et les concepts sur la race,
l'ethnicit6 et l'identit6 via plusieurs 616ments, dont des
articles sur le r6le des blogs pour encourager le
dialogue et le d6bat, et celui des expositions pour
presenter de nouvelles falcons de penser ; une
exposition sur l'histoire de l'immigration aux Etats-
Unis ; une exposition de photos avec des citations qui
donnent a r6fl6chir; des essais sur des experiences
personnelles ; des videos d'Amdricains qui partagent
leurs r6flexions ; des programmes interactifs et divers
autres 616ments.


Menaces contre Jacqueline Charles
SOS Journalistes condamne les propos de Guy Philippe
(... suite de la page 16) Journalistes dit condamner de la manibre la plus
discr6diter la journaliste. nergique ces menaces qui sont de nature a fragiliser a
Selon SOS Journalistes, la dcision de Guy l'avenir la situation s6curitaire de notre consoeur.
Philippe de participer aux prochaines s6natoriales SOS Journalistes appelle h des mesures de
suppose un engagement de sa part d'int6grer le protection en faveur de Jacqueline Charles lors de ses
processus d6mocratique. "Cependant, comment peut- prochaines visites en Haiti.
on le faire en voulant s'attaquer violemment a la fa Nous demacdons aux autortesq haitiennes de
presse" se demanded Guyler Delva. faire en sorte que Jacqueline Charles, qui vient souvent
presse?" se demande Guyler Delva.
Sans vouloir entrer dans les details concemant en Haiti dans le cadre de son travail, puisse exercer sa
les dm s judiciaires oposant Guy Phiprofession en toute liberty et en toute s6curit6," conclut
les d6m6las judiciaires opposant Guy Philippe aux yGer C. Delva.
autorit6s haitiennes et/ou am6ricaines SOS GuylerC. Delva.


SANTE


Les vitamines ne reduisent pas le risque


de cancers des femmes menopausees


Les complements de multi-vitamines ne
r6duisent pas le risque de cancer, de maladies cardio-
vasculaires ou de d6ces des femmes m6nopaus6es,
comparativement a celles n'en prenant pas, selon
l'6tude la plus 6tendue conduite a ce jour sur ce sujet,
publi6e lundi.
Cette recherche a &t6 mende sur 161.808


femmes de 50 a 79 ans ayant particip6 a trois essais
cliniques pour tester respectivement des therapies
hormonales, des modifications du regime alimentaire
et des complements de vitamines D entre 1993 et 1998.
Ces chercheurs ont aussi observe un groupe t6moin de
93.676 femmes.
Ils ont ensuite suivi ces participantes pendant


Nouvelle etude sur la relation

entre maladie mentale et violence


(SANTE... suite de la page 13)
Au total, 3.089 personnes sur les 34.000
interrog6es 6taient consid6rdes comme ayant une
maladie mentale severe -schizophr6nie, trouble
bipolaire ou depression majeure mais sans
ant6c6dents de violence ou de prise de drogues. Trbs
peu d'actes violents, environ 50, ont &te rapport6s.
Mais quand la maladie mentale 6tait associde
a un pass de violence et de consommation de drogues,
comme chez 1.600 d'entre eux, alors le risque de vio-
lence 6tait multiplied par 10.
La relation entre maladie mentale et violence
existe, "mais elle n'est pas aussi importante que ce
que les gens pensent", a remarqu6 Elbogen. Mais


atteintes est complexe, a ajout6 John Monahan,
psychologue a la faculty de droit de l'Universit6 de
Virginie, qui a r6alis6 une recherche similaire, mais
ext6rieur a la nouvelle 6tude. Et d'ajouter: "La plus
grande partie de la violence qui survient dans la soci&te
amdricaine n'a absolument rien a voir avec la maladie
mentale".
Pour Rosanna Esposito, du Treatment Advo-
cacy Center, un centre caritatif situ6 a Arlington, en
Virginie, cette 6tude, r6alis6e par l'Institut national sur
l'abus d'alcool et l'alcoolisme, n'a pas pu determiner
si les personnes interrog6es 6taient sous traitement. Elle
rappelle que les m6dicaments prescrits dans le cadre
de maladies mentales s6rieuses peuvent r6duire les


pr6dire qui va devenir violent parmi ces personnes risques de violence.


une p6riode m6diane de 8 ans, jusqu'en 2005.
Les informations concernant l'utilisation de
complements de multi-vitamines ont surtout &t6
recueillies en interrogeant les participantes, precise la
Dr Marian Neuhouser du Fred Hutchinson Cancer
Research Center a Seattle (Etat de Washington, ouest),
principal auteur de cette 6tude.
Au total, 41,5% des participantes prenaient
des multi-vitamines et ce pendant plus de 15 ans.
Jusqu'en 2005, ont td observes 9.619 cas de
cancers du sein, colorectal, r6nal, de l'estomac, du
poumon et des ovaires ainsi que 8.751 cas de mala-
dies cardiovasculaires telles des crises cardiaques et
des attaques c6drbrales.
Durant cette meme p6riode, 9.865 d6ces ont
&td enregistr6s dans le groupe objet de l'6tude.
"Ces rdsultats indiquent que la consommation
de multi-vitamines n'a pas de bienfaits de sante no-
tables ou d'effets ndfastes quant au risque de cancer
ou de maladies cardiovasculaires chez les femmes
m6nopaus6es", 6crivent les auteurs de cette recherche
dans le dernier num6ro de Archives of Internal Medi-
cine.


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Mercredi 11 FIvrier 2009
Page 18 Haiti en Marche Vol XXIII N 03




Allez de RAVALE a PEGASE, en utilisant des mots du du la I 0N S
vocabulaire frangais, et ne changeant qu'une lettre par ligne. I Dl 0o

RAPIN
LAPINS
LAPIN
PI E ZLEGASEE IKERZBXXGKLEVAIE ....
EAIDESPIONKDNCKS
U Y A L U F A L L I Y I S FN M
G I FL ITARCLLC S OOF SRIABBLE
N T C R I B I C H E S I IT D U Arrangez les sept lettres ci-dessous
A I G 0 0 E W T D H S T C I P M p ft
Solutions de la semaine passe U L R Q Z S A A P A N 0 K Fpourformer un motfranas
LAEEEUANMRXASOFO E
ARCHI PEL EGRHGIMOOGFZDUT
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GRC G C U P J L T E I I A Z K I G
E O G NAPGAMLRKAAT Z Z H U
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U ASEN A M A R I E V X BE Y F R L MI I __
M J 0 0 0 Y S X U I X E Z H W P Solutions delay emaine oasse
R ICAN E G YSolutions de la semaine passee
EPRI SIS RTrouvez 34 chansons de Coupe Cloue dont le titre ne consiste AXIOMES
que d'un seul mot dans le carr& ci-dessus


00 M6lodie Matin avec Marcus
Informations, Interview, Anecdotes, Humour,
Analyses
Nos Chroniques:
L'Editorial de Marcus
Au Quotidien avec Elsie
La Chronique Litt6raire avec Dominique Batraville
Les Sports avec Mario Bareau
Les Invites du Jour
M6lodie Matin chaque samedi est anim6
par F6quiBre Raphael


c 'edt A&4eP46it 'eo aC e c /I


En Bref...
(... suite de la page 2)
200 gourdes
Les d6put6s ont vot6, le jeudi 5 f6vrier 2009, la proposition de loi de leur collkgue Steven
Benoit portant le salaire journalier minimum a deux cents (200) gourdes, soit une
augmentation de prbs de 200 % par rapport au salaire en vigueur depuis 2003, savoir
soixante dix (70) gourdes. Par ce vote, les d6put6s ont confirm leur decision, prise la
veille, de ne pas donner suite a une correspondance de l'Ex6cutif leur demandant de
surseoir sur le vote de cette proposition de loi.
Cette proposition sera soumise pour vote au S6nat. Si elle r6ussit a obtenir la b6n6diction
du grand corps, elle sera achemin6e a l'Ex6cutif pour publication dans le journal officiel <<
Le Moniteur >>.

L'Ex6cutif va t-il accepter ?
Vu la lettre de l'Ex6cutif adress6e au Bureau de la Chambre des d6put6s, il est a pr6voir
que le gouvernement qui d6posera prochainement un projet de loi sur le salaire minimum
devant le Parlement, soulbvera des objections.
Le Secteur des affaires, quant a lui, souhaite que toute augmentation du salaire journalier
tienne compte des conditions difficiles dans lesquelles il 6volue lui aussi.

Les taxes sont trop levees se plaignent les commercantes du secteur
informel
L'Association des commerqant(te)s du secteur informel (ACSI) ont tenu une conference de
presse vendredi et menacent de gagner les rues si les autorit6s douanibres ne baissent pas
les tarifs de douane qu'ils jugent prohibitifs.
Nous sommes sur le point de succomber sous le poids exorbitant des surtaxes 6tablies par
1'AGD (Administration G6n6rale des Douanes), deplore Malange Alcide, secr6taire
g6n6rale de 1'ACSI.
<< Nous avons 6crit aux autorit6s 6tablies, principalement au Premier ministre, Michelle D.
Pierre-Louis, pour faire 6tat de nos tribulations, mais jusqu'au moment oni nous parlons,
aucune r6ponse n'a 6t6 reque d'elles >, a indiqu6 Yanick M6zil.
Cependant sur le site du Nouvelliste on peut lire un commentaire selon leque 1" I1 n'y a
pas eu de modication des tarifs douaniers depuis belle lurette! Le problkme avec ces
commerqants informels c'est que chaque fois que la douane veut renforcer sa collecte de
taxes, ils crient au scandale et parlent d'augmentation de taxes., ce qui n'est pas le cas.

Reunion des bailleurs sur Haiti du 11 au 12 Avril A Washington
Les 11 et 12 avril se tiendra a Washington une importante rencontre des bailleurs de fonds
internationaux sur la situation 6conomique d'Haiti.
Une reunion technique pr6paratoire aura lieu a Ottawa a la demande du gouvernement
canadien, a indiqu6 le ministre de la Planification. Cette reunion devrait permettre au
gouvernement haitien de travailler sur la rencontre des bailleurs a Washington.
<< La reunion pr6paratoire permettra de renouveler l'engagement des bailleurs au
financement du DSNCRP (document sur la croissance et la reduction de la pauvret6),
notamment dans les volets prioritaires pour le gouvernement >, a d6clar6 le ministre
Bellerive, en ajoutant cependant que les promesses faites n'6taient pas toujours respect6es.

Preval A Washington ...
En visite dans la capitale f6d6rale am6ricaine, le Pr6sident Pr6val demande aux USA de
faire plus pour combattre le trafic de la drogue.
Le president haitien Ren6 Pr6val qui a effectu6 une visite officielle d'une semaine aux
Etats-Unis, a demand au gouvernement am6ricain de faire plus d'effort en vue d'aider
Haiti h lutter contre le trafic de la drogue qui est cause de l'instabilit6 en Haiti.
<< En 1998, nous avons sign un accord avec les Etats-Unis leur donnant l'autorisation
d'entrer dans les eaux territoriales haitiennes pour combattre le trafic de la drogue. Nous
constatons que jusqu'a present aucun navire de drogue n'ajamais 6t6 intercept par les
garde-c6tes am6ricains qui se contentent d'arreter les boat-people >, a d6clar6 Pr6val.
(EN BREF / p. 20)


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Mercredi 11 F6vrier 2009 ]
Haiti en Marche Vol XXIII N 03

Nbt Leksikografik (I):

Mo ansyen nan J. J.

Audain :

Recueil de Proverbes creoles

(1872 & 1877)

AK MA MWAIGAT *


Nan cheche konprann sans plizyb mo ansyen
J. J. Oden / J. J Audain sbvi avbk yo nan: << Recueil
deproverbes crdoles > (1872 & 1877) li a, mwen bite
sou kbk k'ap tribile-m. Mwenvoye yo bay ven zanmi
ki fou pou krey6l kankou-m, men ki maton nan lanng-
nan.

Men uit nan mo yo avek twa premye repons
yo : pa Ralba, pa M&t Jan Jilyen IJean Julien avbk pa
Zand6. Ralba toujou rele-m : Divizyon.

Mo yo nimewote soti 1 pou rive 8. Apre,
mwen bay pwovb-la avbk nimewo 1 jan li part nan
liv-la. Asterisk yo (*, **, ***) endike mo ansyen yo ;
pi ba mwen bay esplikasyon mwen kwe ki kapab ede
lekt&-a. Lb mwen pajwenn anyen ditou, n'ap we : mo-
a jan Oden te ekri-1 la jan yo ekri 1 jodi a: ... ?
Ekzanp : guianacou gyanakou : ... ? Twa pwen
sispansyon yo ak pwen entbwogasyon-an di mwen pa
konnen siyifikasyon mo sa-a. Se yo mwen voye bay
ven zanmi yo.
%

1. boucan boukan
321. Si ou dormi nan boucan* Jean, an minuite** ou
va connain quichoye. (Jan Oden ekri-1)
321. Si w d6mi nan boukan* Jan, an minuit** ou
va konnen kich6y.

* boucan boukan : ... ? (w repons : Ralba / DoktW
Serge Franqois, M&t Jan Jilyen ak Zand6 IJacques J.
Garqon, pi ba)

Mo sa-a pa gan menm sans ak mo < boukan
> nou konnenjodi-a ; Jil Fn ba li tradiksyon << kabal,
eskonbrit, boulvari >, tou.
** an minuite an minuit : a minui

2. boya boya
684. Bef mang6 canne, cabrite nan boya*. (Jan Oden
ekri 1)
684. BUf manje kann, kabrit nan boya*.
* boya boya : kakan (we repons Ralba-a, pi ba)
Mo sa-a ganyen youn 16t siyifikasyonjodi-a : youn
bak pou bwote m6tye.

3. cried boule nan coin kriye boul nan kwen
386. Crie boule nan coin*, 6 bobine, ce connain
cried quine** qui faut***. (Jan Oden ekri 1)
386. Kriye boul nan kwen* se bobin, se konnen
kriye kin** ki fo***.
* cried boule nan coin kriye boul nan kwen : ...?

Mo sa yo sanble mo nanjwe zo.
** cried quine kriye kin : di, deklare ou ganyen
Mo yo ta sbvi nanjwet zo.
*** qui faut ki fo : ki konte


4. fiai fye
787. C6 pas toute fiai* qui port juste. (Jan Oden
ekri 1)
787. Se pa tout fye* ki pote jis.
* fiai fye : ...? (we repons Ralba a, pi ba)
Mo sa pa sanble li kapab tradui byen nan paw6l sa-a.
Oden ekri 'fiai' isi a, men nan 226 li ekri 'fi&'. Sa ta
vle di de mo sa yo pa menm. Eske se : fiai : fye (youn
mofn ki anpil, kont k6 li) avk : fi6 : fye (gangyen
konfyans)?

5. guianacou gyanakou
209. C6jou guianacou* tomb6 toute moune vini
profit6f&. (Jan Oden ekri 1)
209. Se jou gyanakou* tonbe tout moun vini
pwofitef&.
* guianacou gyanakou ... (?)
f& Pwovb osnon paw6l sa-a sanble l'pa difisil pou
konprann. Nou konnen tout mo yo s6f gyanakou. Eske
se youn pyebwa, youn otorite, youn bagay kankou lapli,
lagrdl ki sot anlk tonbe ate ? Ki sa li ye ?

6. jatel6 jatle
592. Pantalon serr6 pas jatel6*. (Jan Oden ekri 1)
592. Pantalon sere pa jatle*.
* jatel6 jatle : jatye ? (we repons Ralba a, pi ba)
No sa a sanble jatye, men Jil FRn pa tradui:
jarretiere franse a : jatle.

7. pote pbt
563. Piti* pote** souffle bin, main li pas musicien
pou qa. (Jan Oden ekri 1)
563. Piti* pbt** soufle ben, men li pa mizisyen
pou sa.
* piti piti : ti
* petit
** pote pot: ...? (wb repons Ralba-a, pi ba)
Mo nou pa jwenn sans ni nan paw6l sa-a.

8. somba sonba ; boula boula
576. C6 nan somba* ou quimb6 boula**. (Jan Oden
ekri 1)
576. Se nan sonba* ou kenbe boula**.
* somba sonba: ...? (wd repons: Ralba, M&t Jan
Jilyen ak Jacques J. Garqon, pi ba)
P&tbt, mo 'somba' a dispar&t. Nou pa we kouman pou
l'ta tradui. Eske se tava : 'sanba' (powdt, konp6z) ? Li
pa sanble sa.
**boula boula : ... ?
Mo 'boula' a gan sans : kadanse avek
mizik-la. Se non, tou, pi piti nan twa tanbou rada yo.
(Dezybm pati atik sa-a nan wout.)

Maks Maniga ap prepare youn reyedisyon :
< Recueil de proverbes creoles > J. J. Oden-an.




Nbt Leksikografik (II):

Mo ansyen nan J. J.

Audain :

Recueil de Proverbes creoles

(1872 & 1877)

AK MX MANIGAT *

7.10.08
Divizyon (se konsa Ralba rele-m),
Premye may6l-la se boukan : nan plenn ak
lan m6n 16 yo di boukan yo vie pale de flanm dife pa
b6lakay. Mwen pa konnen yo sbvi ak li pou vie di :
l6bby osnon petodyb tankou Jules Faine ki mete- fas
pou fas ak eskonbrit, kabal. Si nou vie mete tbt nou
anplas, gen nan mo sa yo ki fini fr tan yo, tankou mo
patron ki te alam6djouk lan fen ane 1965 yo nan peyi-
a kouny&-a ou tande pi fasilman: papi, mbt la. Kisa sa
vie di 16 youn lanng pbdi kbk mo nan paw6l maten,
midi, swa, ki nan k6say tout mofn Metrbs lanng
lan [kidonk, manman-m] te di-m tou nan plenn ak lan
m6n l yo vie prepare youn moso tb pou ou, pou yo
plante-1 yo boule sou p6syon sa-a tou sa ki pa bon
pou fr anyen : sa vie di pay kann, vye chbz, vye tab,
etsetera era.

Dezyvm mayl6-la se jatle. Metrbs lanng-lan


U I Page 19

ban mwen de kout tiwbl: li di-m konsa jatle se te youn
m6d pantalonjenn gason te konn mete 16 limenm li te
demwazdl. Pou si gen 16t valb, men n' ap kontinye
dige.

Twazybm may6l-la se mo pbt-la. Nan pale
lavil li vie di potchanm paske andey6 se nan raje tout
mofn al degaje trip yo. Sa f--m sonje 16 mwen te ale
nan vakans nan vil Jeremi, mwen te gen douz a trbz
anne konsa, anben tout mofn nan kay la te toujou nan
youn goumen ak pouso depi ou bese limenm li vini
rabrouwe-w pou 1' sa dinen. Nan menm ep6k la, mwen
sonje yo te montre-m pou monte sou youn pyebwa, ou
chita sou younbranch anpi w' ap sbvi vant deboutonen
paske gen fby ki la pou siye-w. Se pa tout fby ki bon
pou sa : se premye bagay w'aprann ; si se dbye youn
raje w6ch galkt pa gen parby li.

Divizyon, moso pa moso m'ap mete kouve
pou wou. Mwen pa konnen anyen pou boya s6fke sete
non gate ti frb Kiki Wainwright; men mo boyo-a egziste
pa bo lakay li vle di trip.

An nou seye detike mo fiai-a. Mwen poko
fouye fon men premye sans ki sote sou bonany mwen
se ta def6masyon [nou ta di : 16t pwononsyasyon]
ekspresyon lanng franse-a. Kidonk, an nou plede gete!

Mo boula a petbt egsiste Gwadloup ; n ap


cheche.


Divizyon, makout mwen pa chaje anpil, men
mwen voye privye-m anpi men sa m' leve : pa gen
pwason, ni sad, ni pawoklt, ni bekin, nas-la pote krab
malz6rby, kribich ak krapo lanmb, ti teta tou.

Ralba
*

7.10.08
Zanmi ak kolbg mwen Pwofese Jan Jilyen /
Jean Julien pase-m youn b&t solid pou premye mo :
boukan-an.

Men sa li ekri-m:
< [...] 1.- D6mi nan boukan Jan (nan bwa
... Ti Jan Dant6) aminui ou va konnen kich6y.

Mwen kwe pwoveb sa-a genyen youn sans
kabalistik tou pi kankou : << Agawou di si Bon Dye vle
> oubyen : << Si w-manje lajan Lachanbo, w-ap peye
Lachanbo. > (tradiksyon)

Pou dezybm nan, men sa li di:
<< 2.- Kabrit nan bouyay, kabrit nan
latwoublay.

Malgre se bbf ki manje kann, se kabrit yo
akize epi se li ki peye sa. >

Pou twazybm nan:
<< 3.- Kriye boul nan kwen...
Kbm ou di, sanble se youn paw6l ki konn di
nanjwdt zo. >>

Pou uityem nan:
<< 8.- Sonba. : se sanba epi boula se yon
tanbou vodou. >



31.10.08
Men kouman Jacques J. Garqon reponn :
1. boukan
Gan kbk kote nan peyi d'Ayiti boukan vle
di kay osnon milye prive, chanm gason. Se konn
tou, youn ti kay nan jaden-an menm. Konsa, d6mi
nan boukan Jan se ta kapab : d6mi lakay Jan".

8. sonba ak boula
Si mo-a menm ta : sanmba, nan ka sa-a
boula ta pi vie di tanbouye paske mo sanmba-a
konn vle di: dans. f& Y'ap bay youn sanmba ka
Antwhn.
Yo di boula tou, 1 mofn ap pale f6, plede
bavade, radote.

Maks Maniga ap prepare youn reyedisyon :
< Recueil de proverbes creoles > J. J. Oden-an.








Mercredi 11 Fevrier 2009
Haiti en Marche Vol XXIII N' 03


< Haiti est une puissance culturelle mondiale >


(... suite de la page 17)
jusqu 'ici vraiment du succks >. Les artistes viennent,
toutes, de domaines divers mais elles poursuivent, avec
leur art, un but commun : presenter la beauty et la situ-


ation actuelle d'Haiti.
Les tableaux
montrent avec quelle
volonte de vie et quel
talent elles expriment
des sentiments
comme l'amour, le
deuil et la collie mais
aussi l'espoir en un
avenir meilleur de
tous les humains.
L'artiste
Pascale Monnin
raconte qu'au depart,
elle n'a aucune idee
sur son oeuvre future.
o Je peins tout
simplement et je
rtfltchis seulement
apres sur ce que la L'Ambassadeur c
peinture me dit avec les artistes Elodie Bart
Dans ses tableaux se culturelle de la Rtpublique ,
retrouvent beaucoup Andrd et Pascale
d'61ements de la a la a Botschaft von Berlin
mythologie d'Haiti. et elles ont t rdcom
Cependant, elle decrit
aussi, avec ses tableaux, les situations du quotidien.


En Bref...
(.. suite de la page 18)
Michel Barnier en Haiti
Le ministre francais de agriculture et de la peche,
Michel Barnier, a annonce samedi en Haiti, au terme
d'une visite officielle de 48 heures, que la France
entendait encourager des projets de cooperation
avec ce pays en proie a un grave problem
d'ins6curite alimentaire.
"Je suis venu pour donner une nouvelle impulsion a
la cooperation franco-haitienne et entre Haiti et
l'Europe dans le domaine de la security alimentaire,
de la production agricole", a declare M. Barnier A
l'aeroport international de Port-au-Prince. .. .
Au cours de son sejour en Haiti, le ministre franqais
de l'Agriculture a inaugural avec les autorites
haitiennes, dont le Premier ministre Michble Pierre-
Louis et le ministre de l'agriculture Joanas Gud, une Tableau : Evelyne Benoit, Spirit of the Forest,
cole de moyenne agriculture qui accueillera 250 paillettes/perles sur tissus,
jeunes agriculteurs haitiens dans le centre du pays. 45x55 cm, Haiti 2008
Ce projet qui est finance par la France, b6ndficie du
soutien de la Commission europeenne et est estim6e A
plus de 3 millions d'euros.
"Cesjeunes Haitiens recevront chacun une dotation de 4 A
10.000 euros de la cooperation franqaise pour lancer des h F
projets personnels. Ils seront 6galement mis en relation avec
des jeunes agriculteurs franqais pour crder un lien personnel et
humain ", a dit Michel Barnier.
La France a 6galement promis d'accroitre son aide A Haiti pour. F
l'augmentation de la production agricole sv&rement frapp6e
en 2008 par de nombreux ouragans.


Haiti en Marche
Port-au-Prince
100 Avenue Lamartiniere (Bois Verna)
Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323
Miami
173 NW 94h Street
Miami, Florida 33150
Tel. 305 754-0705 / 754-7543 Fax 305 756-0979
New York (914 358-7559) Boston (508 941-6897)
Montreal (514 337-1286)
email: melodiefm@hotmail.com
haiti-en-marche@hughes. net
URL: www.haitienmarche.com
Library of Congress # ISSN 1064 3896
L Prneda' o uthastOffet' (35),23-78


U U


d'Haiti S.E. Jean Robert Saget (au milieu)
thltmy, Barbara Prtzeau-Stephenson, la responsable
d'Haiti Madame Rtgine Estimd et les artistes Sergine
Monnin lors du vernissage de 1 'exposition
> -plus de 250 personnes avaientfait le diplacement
pensdes par une ctrtmonie vaudoue berlinoise.
Aussi traite-t-elle, dans une de ses ceuvres, le destin
des gens en Haiti qui ont tout perdu avec le passage
des nombreux cyclones. Au centre de la toile, on voit
un homme avec un animal sur le dos. Pascale Monnin
explique que o l'homme sacrifie l'animal a son dieu
pour que celui-ci ne punisse plus aussi durement
Haiti >.
La religion est sans doute un 1eement
particulierement marquant dans la soci6et : le vaudou
est en Haiti une religion officiellement reconnue.
Le culte vaudou est originaire de l'Afrique
de l'Ouest et est arrive dans la Caraibe avec les esclaves
africains. Il s'y est melang6 avec des 1eements chritiens
et indiens. C'est precis6ment chez Evelyne Benoit et
Barbara Pr6zeau-Stephenson que les motifs vaudous
sont particulierement faciles A reconnaitre. Elles ont
utilis6 dans leurs ceuvres comme mat6riaux des
paillettes et des perles.
Dans les ceuvres d'Evelyne Benoit, la
symboliquejoue un grand role : les sirbnes repr6sentent
la feminite, la beauty et la fertility, une madone noire
avec un enfant blanc symbolise l'entente des peuples.
Par contre, les ceuvres de Magda Magloire et d'Elodie
Barth6elmy relbvent plut6t de la peinture naive.
<< Les tableaux sont remarquables >>, a
soulign6 l'Ambassadeur haitien, S.E. Jean-Robert
Saget aux 6quipes de t6elvision pr6sentes. Et l'on
pouvait sentir son enthousiasme.
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Last updated October 10, 2010 - - mvs