Title: Haïti en marche
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 Material Information
Title: Haïti en marche
Physical Description: v. : ill. ; 45 cm.
Language: French
Publisher: s.n.
Place of Publication: Miami Fla
Miami Fla
Publication Date: January 14, 2009
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subject: Haitians -- Newspapers -- United States   ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.)   ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.)   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti
 Notes
Language: In French.
General Note: Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00098809
Volume ID: VID00335
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 21271733
lccn - sn 92061416
issn - 1064-3869

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I*g g nSac e it o u 4 a u 2 an v ie r 2 0 9 ol XI I 5


Gazoline
PORT-AU-
PRINCE, 7 Janvier -
La d6mocratie en Haiti
c'est chacun fait ce
qu'il veut. Et l'Etat qui
reste a regarder faire.
Ce qui lui garantit de
pouvoir faire lui aussi
ce qu'il veut quand ca
lui prend.
La d6mo-
cratie en Haiti c'est un
pays constamment
embray6 en marche
arriere.
Et tout le
monde qui y participe.
En tout cas tous les
secteurs si ce n'est
chacun soi-meme,
chacun pour soi. Pour
commencer, allez
expliquer a ce porte-
faix qu'il ne peut sortir
son flip pour faire pipi
en pleine rue et en
plein jour, ou a ce
brouettier qui va
embarquer des dchets
de tout un quartier
pour venir les ajouter


Rarete ou contrebande ?


La ruee pour une goutte d'essence (photo Eugene Robenson)


a la montagne qui
s'l1ve d6j au coin de
la rue ...
Tout le mon-
de aujourd'hui ne fait
plus que ce qu'il veut.
Et chacun a son niveau
mais c'est le meme
systeme, quel que soit
votre niveau.
Tenez, cette
raret6 de gazoline si
savamment orchestra
cette semaine. Tout le
monde y trouve son
compte, tous les
616ments du systeme.
Les stations
service restent fer-
mdes, mais on
soupqonne que c'est
un truck par les
distributeurs pour
liquider en douce
l'essence qu'ils
avaient payee avant la
nouvelle baisse des
prix a la pompe
d6cid6e par les
pouvoirs publics.
(CONTREBANE / p. 2)


: Les pieges d'un


developpement non integr ...
PORT-AU-
I PRINCE, 11 Janvier
Il y a assistance et
assistance, develop-
pement et develop-
pement !


Installation par le Prdsident Rend Prdval de 2 commissions dont 1 'une
sur la compdtitivitW de l'dconomie et l'autre sur les nouvelles technologies
(photo Eugene Robenson)


II y a une
assistance envelop-
pement, et une autre
destinde a aider a sortir
du sous-d6velop-
pement et de la misere.
Mais l'assis-
tance ne decide pas par
elle-meme. C'est
l'assist6 (que ce soit un
individu ou un pays)
qui doit faire la
difference.
On connait
tous la phrase pretee au
grand Mao : au lieu
d'etre oblige de donner
chaque jour un poisson
(DEVELOPPEMENT
/P. 4)


Pourquoi ne pas

relacher Cuba

qui nest plus une

menace ?
PORT-AU-PRINCE, 10 Janvier -
Vendredi (9 janvier) une reception avait lieu a la
residence de l'ambassadeur de Cuba en Haiti a
laquelle ont assist le Pr6sident Rend Prdval, le
Premier ministre Mme Mich&le Pierre-Louis ainsi
que les chefs de presque toutes les missions
diplomatiques 6trangeres (Am6rique latine,
Union europ6enne etc). Il ne manquait que
l'Ambassadeur des Etats-Unis en Haiti.
50 ans que le petit Etat communiste
cubain continue a d6fier la grande rdpublique
6toilde. Qu'en reste-t-il aujourd'hui ?
Ehbien, tout a change. Y compris le fond
du conflit Washington-La Havane. On pourrait
presque dire qu'il ne reste plus aujourd'hui que
l'humain et son orgueil. L'ego compte pour au
moins 50 pour cent dans le blocage persistant
entre les deux adversaires du temps aujourd'hui
r6volu de la Guerre Froide (de 1947 a la
disparition de l'Etat sovi6tique en 1991).
(voir CUBA / p. 8)


I I I


Haiti









Page 2



Gazoline : Rarete


ou contrebande ?


(CONTREBANDE...
suite de la lre page)
Ce march noir organism
permet de garder les memes prix avant
l'entrde en application des nouveaux
tarifs. Rien ne se perd, rien ne se cr6e.
Mais comme c'est une chaine
et que tout le monde connait la
musique, personne n'est plus bete





L


aux tarifs sur le march international.
Mais voilA, nous sommes en
Haiti on les choses ne peuvent pas se
passer de manibre aussi ordonnde. Et
ou il est difficile de faire plaisir A tout
le monde et son pbre.
Tout le monde exige de l'Etat
des prix plus bas, mais personne n'est
pret a abaisser ses prix a soi.


15 *UI


Une station fermee par lajustice pour contrebande de gazoline
(photo Eugene Robenson)


qu'un autre, ehbien c'est tout le train
qui se met en marche.
Les pompes A essence
donnent le signal, les conducteurs de
tap taps font la queue sans trop se
plaindre de payer la gazoline aux prix
ant6rieurs parce que eux aussi ont leur
petite id6e. Oui, aussit6t eux aussi
reviennent aux tarifs ant6rieurs pour
la course, en profitent pour se moquer
des nouveaux tarifs fix6s par le
gouvernement. La course de taxi
repasse de 7 gourdes A 10 gourdes, ce
qui 6tait 13 gourdes remonte
subitement A 16, et la camionnette de
Carrefour vous impose 25 gourdes au
lieu des 20 gourdes r6glementaires.
Et le client qui n'est pas
content, descendez s'il vous plait !
Car il n'y a qu'un seul
perdant et c'est toujours le m6me : le
passager, le client. Comme dit une
formule, toujours le cochon de
payant!
Voici done comment tout un
systbme s'emploie A contourner la
16galit6. Voici la conception haitienne
de la d6mocratie. Tout le monde y
trouve son compte, du plus grand au
plus petit. Si vous n'6tes pas content,
embarquez Le chien aboie, la
caravane passe.
Et l'Etat reste les bras
crois6s. Son r6le est de fixer les tarifs,
que voulez-vous. Dans le cas de la
gazoline, l'Etat haitien a sign l'accord
Petrocaribe avec le Venezuela. Cet
accord est sujet A des conditions, du
moins dans le cas d'Haiti puisque nous
avons sign aussi d'autres accords et
traits dans le cadre de l'6conomie du
libre change. Ainsi la gazoline
Petrocaribe ne doit pas moins 6tre
vendue aux prix qui sont en vigueur
sur le march international.
Quand le baril de p6trole
cofitait prbs de 150 dollars, le gallon
en Haiti 6tait vendu
proportionnellement. Aujourd'hui le
baril est tomb6 A environ 40 dollars,
les prix en Haiti doivent tomber
6galement.
Ces deux derniers mois, le
gouvernement haitien n'a cess6 de
revoir les prix A la baisse. Au fur et A
mesure. Tout le monde devrait 6tre
content. A commencer par les
distributeurs qui, aussi bien que les
associations de transporteurs en
commun, exigeaient eux aussi que
1'Etat abaisse les prix conform6ment


Ce sont d'abord les
conducteurs de tap taps qui refusent
d'appliquer les nouveaux tarifs pour
les courses d6cid6s par les pouvoirs
publics. Expliquant que les pieces de
rechange de voitures leur content
toujours aussi cher.
Et depuis le dernier week-
end, et au lendemain d'une nouvelle
baisse annonc6e des prix A la pompe,
ce sont les stations de gazoline qui
restent fermes, jetant la capitale dans
une ambiance quasi anarchique.
Et cela sans la moindre
explication.
Comme si en Haiti, tout est
du vent. D6mocratie, accord de libre
change, ad6quation des prix locaux
avec les tarifs intemationaux, du bidon
que tout cela. Puisqu'on sait comment
contoumer toutes les situations, on est
les champions du d6sordre organism.
Et surtout personne n'a A se plaindre
puisque tout le monde y trouve son
compte. A l'exception de celui qui se
trouve jusqu'au bas de l'6chelle. Le
passager, le client, le cochon de
payant!
Et surtout il y a l'Etat qui est
1i et qui ne fait rien !
Lui aussi plus habitue A cette
anarchie contr6l6e qu'A autre chose.
Or comment peut-on penser
d6veloppement dans un pays ou
chacun peut d6cider de tout
chambouler d'unjour A l'autre, au gr6
de ses int6rets ? Qu'on soit conducteur
de tap tap, ou qu'on soit distributeur
d'essence. Ou qu'on soit l'Etat lui-
meme. L'un ou l'autre peut d6cider de
lui-meme de vider les rues de tout le
trafic priv6 ou public. Operation ville
morte. JPP Jan 1 pase 1 pase.
Ou comme les 6boueurs de
laisser des montagnes d'immondices
s'amasser au coin de toutes les rues
de la capitale parce que fich6s que le
gouvernement ait d6cid6 de les placer
sous l'autorit6 des conseils
municipaux ...
Ou les employs sous contrat
temporaire de bloquer la route
nationale lorsqu'on leur annonce que
leur contrat est terminal.
Comment peut-on inviter de
v6ritables investisseurs et
entrepreneurs dans un pays que
n'importe qui peut prendre la liberty
de fermer quand bon lui semble, au
mieux de ses int6rets.
(CONTREBANDE / p. 3)


Mercredi 14 Janvier 2009
Haiti en Marche Vol XXII N' 51

Mort subite du commissaire adjoint de la police de Port-de-
Paix ...
Alors qu'il 6tait emmend en detention A la capitale dans le cadre du
scandale survenu A Port-de-Paix, chef lieu du d6partement du Nord Ouest,
on des membres d'une 6quipe de policiers et d'officiersjudiciaires auraient
fait main basse sur une importante somme d'argent, le commissaire adjoint
Philippe Jean Raymond a fait une crise d'hypertension art6rielle, apprend-
on. Lundi, il est d6c&dd A l'H6pital du Canap6 Vert.

Bush dit non TPS en faveur des sans-papiers ha'itiens
Les Haitiens ne sont pas eligibles, selon le ministre de la
s6curit6 interieure, MichaelChertoff
L'administration Bush vient de rejeter officiellement une requite du
President Rend Prdval et de plusieurs organisations en faveur de
l'attribution du statut temporaire prot6g6 (TPS) A des milliers de
ressortissants haltiens vivant en situation irr6gulikre aux Etats-Unis,
rapporte mardi (6 janvier 2009) le Miami Herald.
Malgr6 les 6normes d6gits causes en Haiti par le passage ddvastateur, 1'dt6
dernier, de quatre temp6tes tropicales et ouragans, Washington a d6cid6 de
mettre fin A un moratoire d6cr&te il y a trois mois.
<< Aprbs une analyse trbs sdrieuse de la requite, j'arrive A la conclusion
qu'Haiti n'est pas eligible au TPS >>, 6crit Michael Chertoff, responsable du
d6partement de la s6curit6 int6rieure (DHS), dans une lettre adress6e le
mois dernier au Pr6sident Prdval et dont le quotidien floridien a obtenu
copie.
M. Chertoff a aussi rappel6 que son pays avait fourni une aide considerable
A Haiti depuis les r6centes intemp6ries qui avaient fait plus de 800 morts,
800.000 sinistr6s et caus6 des dommages estim6s A 1 milliard de dollars.
Depuis la reprise des deportations, le gouvernement am6ricain a d6ji
rapatrid 28 ressortissants haitiens, a d6clard le porte-parole du DHS,
Michael Keegan. << Nous avons engage des consultations avec le
gouvernement haitien afin de voir combien de r6fugids il peut prendre en
charge lui-meme au moment de leur deportation >>, a conclu le
fonctionnaire.
Dans une lettre A son homologue am6ricain George W. Bush, Rend Prdval
avait, l'annde dernire, mis en avant la d6sastreuse situation 6conomique
post-cyclonique du pays pour r6clamer l'dlargissement du TPS A des
milliers d'haitiens menac6s de deportation.


-...j








Mercredi 14 Janvier 2009 !
Haiti en Marche Vol XXII N' 51 N M

I e itow v m g *g s*s fw 4 o 0 t

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Gazoline : Rarete ou contrebande ?


(... suite de la page 2)
Peut-on faire du tourisme dans un pays quand
personne ne sait quand les voitures priv6es ou
publiques ne rouleront pas !
Et l'Etat qui reste a regarder.
Parce que c'est l'Etat aussi le problkme,
habitue lui aussi au systeme du d6sordre. Nous savons
que l'instabilit6 est la principale source du pouvoir en
Haiti!
Alors que Haiti n'est pas le seul pays oni
existent des conflits d'int6rets.
Normal que les conducteurs de tap tap se
considerent 16s6s quand ils doivent payer les pieces de


rechange aux prix forts, pour ne pas dire forfaitaires.
Mais ils n'ont pas a se venger sur le passager,
puisque c'est lui qui les fait vivre.
Normal que les stations service devraient
pouvoir dcouler la gazoline qu'ils ont achet6e plus cher
avant l'entrde en application des nouveaux prix plus
bas fix6s par l'Etat.
Et alors ? C'est partout la meme chose. C'est
aux distributeurs de mieux balancer leurs chiffres, de
moderniser leur comptabilit6.
Et de trouver un modus avec les pouvoirs
concerns qui leur permette de r6cup6rer la difference
mais de manibre propre, par la voie fiscale. Et non par


SI| Page 3

L'EVENEMENT SOMMAIRE
Gasoline: raret6 ou contrebande ? p.1
ANALYSE ECONOMIE
Haiti Les pieges d'un d6veloppement non
intdgre p. 1
EXCELLENCE
Visit de la Gouvemeure Michaelle Jean p.1
EDITORIAL
Pourquoi ne pas relAcher Cuba qui n'est plus
une menace ? p.1
ACTUALITE
Mort subite du commissaire adjoint de Port-de-
Paix p.2
Le taux de criminality en Haiti inf6rieur a celui
de plusicurs pays de la region p.3
DIASPORA
Bush dit non au TPS pour les Haitiens p.2
ELECTIONS
Publication de l'arrWt6 pr6sidentiel pour les
senatoriales partielles du 19 avril p.2
DROGUE CORRUPTION
Rapport du RNDDH sur le << scandale de
Lavaud > >p.6
ENVIRONNEMENT
Amenagement des bassins versants : les
approaches p.17
HOMMAGE
Tresors nationaux vivants p.6
Peter Hesse qui a introduit la m6thode
Montessori en Haiti p.12
Adieu Vorbi! p.13
PORTRAIT
Frre Armand, le << tr6sor national >> p.9
LIBRE PENSEE
Slogan! p.14

la contrebande comme cela se passe cette semaine. On
ne peut 6tre s6rieux devant, et contrebandier par
derribre.
Mais cela dit, c'est en fin de compte a l'Etat
qu'il revient d'6viter ce genre de situations 6quivoques
qui font comme si Haiti est un pays incapable de faire
un pas en avant, que Haiti est condamnde h 6tre le pays
le plus anarchique, le plus sale, eh oui, le plus pauvre
de l'h6misphere occidental, le pays caricature dans tous
les joumaux du monde, le destinataire de tous les
< pbp >> comme les myst6rieuses chaussures < my ass >
abandonndes par milliers sur une autoroute de Miami.
C'est nous tous, qui que nous soyons, des
milieux d'affaires lorsque certains manifestent un
comportement aussi peu d6mocratique, au porte-faix
qui prend impundment la rue pour son pissoir ...
On est tous les responsables que Haiti soit
considered comme la poubelle de la terre. Puisque sa
capitale ne ressemble pas a autre chose.


Melodie 103.3 FM, Port-au-Prince


AcRIs
Ditponiblites el Oepoh d Court Terme
BGos cu Tr~Acr JS / Bons BRH
Tislret Parlicpoylin
Portetealae de r-dA INetl
irmobisoa1rrs 'Netl
Debiltau per Acceplolicr
Auldrs A:ils
TOTAL. ACTIFS


10384,341,379
7013,62758
21I770,189
73.&553,4U7
1 126.S285,.62
426.57 586
G 5449632,393
G 29.A27.BAS,337


7,18',.B29?695
6.393,133967
1,9127S 1.574
6,31 B,122.843
1.02C.854,934
85B,36,741
414,734.! S
G 23133l287.910


HORAIRES AUX 4 D LUMART ET A MEGAMART


Diquini
Clercine
Laboule
Delmas32
MegaMort
Cikrx. MI


10:00m 7:00 pm



5:p0 pF6:00 pm 2.00pm


Passls et Avoir
des Actlonaires
DEp6is c 9ue 9194535, 24 6.13 ,73,1I68
Dp6B, Eprgrn 1 i899..~ 8O6 6,9i 071061
CWpih A TeIrr 4557.824947 5,14.82?9.786
Totd D&~iot 24651,69,369 19,976.681.015
COigatios 1'048.44,018 237,425,.96
Enrgomei i, Acpcxpiotin 4572,586 815.741
Aulres PqsrOis q573,424 464,442,748
Dete5 utcfd-nnee 560 1. ,.0183 53310l8
Totd Psifs 27'24,-94,415 21,328.210.718

TOTA PASSES ET
AVOIR DES ACTINNAJRES G 2,27U6W= G 23331287,910

Nous certflons que le Blan NorkConsoid6 cdesus est sincere et confcrme 6 nos Lkles.


"Falso i route ensembr. e"
www. unriankhatIIhcom


Jean Met
Vice-PFident S6ria,
Auditeu en Chef


Franck Hkencke
Vice-PtRident Exktif Sr.
et Ded*ur G4nl


INo








Mercredi 14 Janvier 2009
Haiti en Marche Vol XXII N 51


Haiti : Les pieges d'un developpement non integre


000


(DEVELOPPEMENT... suite de la l1re page)
Sun homme, apprenez-lui done A pecher !
Aujourd'hui on devine une certaine tentation
des grandes instances internationals de confiner (peut-
6tre involontairement) Haiti dans son r6le d'assist6.

Vitrine d'exposition pour
l'assistance humanitaire ...
L'image qui ressort de certaines campagnes
de collecte de fonds au lendemain du passage sur notre


Du moins jusqu'A l'embargo de 1991 qui, en lieu et
place de protestation contre le coup d'Etat militaire
du g6ndral Cedras contre le president
d6mocratiquement dlu Aristide, tua la poule aux ceufs
d'or.
Qu'avons-nous tire de l'exp6rience ? Juste
une illusion.
Baby Doc presidentt A vie de 1971 A 1986) et
ses complices en profitbrent pour amasser des millions,
mais le pays ne connut aucune evolution.


Un gouvernement bien imbu des besoins
r6els du pays, qui continue de s'en informerjour aprbs
jour, puis qui s'efforce de se doter des moyens mat6riels
et humains pour les r6soudre.
Un d6veloppement qui s'inscrit dans la
viability en armant mieux pour l'avenir A la fois
l'ouvrier et le paysan cultivateur ou fermier, mais
6galement l'entreprise priv6e locale ainsi que l'Etat
lui-meme.


pays de 4 ouragans coup sur coup en aofit et septembre
derniers, n'est pas de nature A attirer en meme temps
des gens aussi positifs que les investisseurs. Ni les
touristes. Sinon les voyageurs humanitaires.
Cette assistance-li, tout utile et urgente
qu'elle puisse tre A l'instant, peut finir par 6tre un
cadeau empoisonn6. Ou tout au moins une arme A
double tranchant.
Nous l'appellerions l'assistance
enveloppement ou l'assistance qui enferme ou qui
condamne A (et dans) cette condition d'assist6.
Ce qui semble nous guetter aujourd'hui. Haiti
risquant de devenir une sorte de vitrine d'exposition
pour l'assistance humanitaire internationale. Mais une
vitrine arribre ...
Il y a aussi l'assistance au d6veloppement.
NManmoins quel d6veloppement ?

Une illusion ...
Dans les anndes 1970, l'Etat haitien recut
plusieurs milliards de dollars en assistance 6trang&re
de toutes sortes.
Dans le meme temps, des dizaines de milliers
de paysans furent encourages A laisser leurs montagnes
pour des emplois d'ouvrier au parc industriel de Port-
au-Prince.
Le miracle dura un peu plus d'une d6cennie.


par le President Preval (photo Eugene Robenson)
Les semences toxiques ...
Loin de 1l, le gouvernement devint plus
corrompu et l'administration publique plus insouciante
que sous le regne pr6c6dent de Papa Doc. Le trafic de
drogue fit son apparition.
C'est la principale 6poque oi furent plant6es
les semences toxiques de l'Haiti d'aujourd'hui.
En meme temps, le capitalisme local se
contenta de s'enrichir commejamais auparavant, mais
rares furent les investissements r6alis6s dans le pays.
Normal. On ne saurait 6tre plus royaliste que le roi
quand c'est ce dernier lui-meme qui a choisi de placer
toute la fortune du pays dans des comptes personnels
A l'6tranger ou autres facdties comme l'achat d'un
appartement au Trump Tower (New York, Fifth
Avenue) par la premiere dame Michble Bennet.
Aujourd'hui encore nous payons ces exces
de vagabondage en arri6rds de la dette.
Quant A l'ouvrier, il est toujours au mime
point que lorsqu'il 6tait descendu de sa montagne. Non
seulement il est au ch6mage, mais son niveau
professionnel ne s'est jamais am6liord. Le pays
continue A afficher la meme publicity qu'il y a 30 ans
: nous avons la main d'oeuvre la moins chbre au monde.
Mais le monde a change. La main d'oeuvre aussi. Sauf
en Haiti.


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Q u e
gouvernement ? .
Done on doit
consid6rer que 1h aussi
nous sommes passes a
c6td. Le pouvoir et les
l6ites sont les seules A
avoir profit de cette dite
assistance au develop-
pement. Mais develop-
pement sans develop-
pement durable (d'ailleurs
on n'en avait pas encore
invent le terme).
Ce qu'il nous
faut aujourd'hui, c'est
d'abord une r6flexion sur
toutes ces experiences
rates et toutes ces anndes
perdues. Sans jeter la
pierre A quiconque. On
s'est tous tromp6. On n'a
pas su.
D'abord l'assis-
tance ne doit pas nous
gouverner. Fini l'assis-
tance gouverne, le
gouvernement assiste !
Oui mais, quel
gouvernement ? Et quel
d6veloppement ?


Haiti se refuse A etre un pays assist

Oui, aujourd'hui nous avons besoin de
l'assistance humanitaire (sans quoi, souligne le chef
de la mission onusienne, Minustah, HediAnnabi, nous
risquons de perdre les acquis des p6riodes r6centes en
termes de s6curit6 publique et de stability politique)

Cela dit, aussi bien que le pays a besoin
6galement de refaire sa production agricole nationale
car d'un autre c6te, ne pouvant pas tout attendre aussi
d'un monde en plein chamboulement.
Rappelons l'appel de l'ONU au lendemain
des ouragans de septembre pour un fonds de 100
millions de dollars, mais dont elle n'a pu obtenir que
la portion congrue.
Mais par-dessus tout, le pays a un besoin
encore plus urgent de creation d'emplois et
d'investissements en tout genre (textile et dlectronique,
tourisme, agro-business) et d'ofi qu'ils viennent.
Demandez le partout. Haiti se refuse A tre un pays
assist. Et depuis toujours.

Les pieges d'un d6veloppement non
integre ...
En conclusion : l'assistance est temporaire par
nature. Elle ne peut (et ne doit) se reproduire par elle-
meme. L'assistance gouverne, le gouvernement assiste
est une fumisterie. Secundo, c'est le dCveloppement
qui la traduit dans la durde.
Or l'exp6rience des anndes Baby Doc nous
montre les limites (et surtout les pibges) d'un
d6veloppement non int6gr6 et qui se satisfait dans ce
qu'on appelle sommairement la creation de richesses
mais sans distinguer entre la richesse personnelle ou
d'un petit nombre : libre rapatriement des dividendes,
comptes en banque suisses et salaires de mis&res et
d'un autre c6t6 la richesse d'une nation que constituent
la formation continue de la main d'oeuvre (Al'entreprise
ou A la ferme), le perfectionnement de la machine de
production (industrielle ou agricole, priv6e ou
publique) mais c'est A l'Etat de donner le bon exemple,
la modernisation de l'administration publique, A
commencer par la fiscalit6 et le credit bancaire, et une
fonction publique s6par6e une fois pour toutes des alas
de la politique.
En outre, le president Rend Prdval ne manque
jamais d'indiquer que la stability politique, le dialogue
et la paix civile sont aussi des conditions cl6s.
Autrement dit, vouloir refaire le
d6veloppement A la Baby Doc serait aujourd'hui
impossible puisque nous ne sommes plus en dictature
a vie.
On est done condamnd A ce dernier sch6ma.
Ou A disparaitre.


Marcus, 11 Janvier 2009


Pat Plus Bakery, Inc.4
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Page 4









Mercredi 14 Janvier 2009? 5 A
Haiti en Marche Vol XXII N' 51 l U
PROPOS DE CIRCONSTANCE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,
SON EXCELLENCE M. RENE PREVAL,
LORS DE LA CEREMONIE D'INVESTITURE
DES COMMISSIONS SUR LES NOUVELLES TECHNOLOGIES
DE L'INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION
ET SUR LA COMPETITIVITE

PALAIS NATIONAL, LE 09 JANVIER 2009

Premiere Ministre,
Mesdames, Messieurs, les Membres du Gouverement,
Monsieur le President du S6nat,
Honorables Parlementaires,
Mesdames, Messieurs, les Membres du Corps Diplomatique,
Les Representants des Associations Internationales,
Medam, Mesye, Reprezantan Sekte Popile a,
Medam, Mesye, Reprezantan Sekte Peyizan an,
Medam, Mesye, Reprezantan Sekte Sendikal la,
Mesdames, Messieurs, de la Presse,
Mesdames, Messieurs, les Membres des deux Groupes de travail,
Peuple Haitien,

Premye Janvye, nan Gonayiv, mwen te deklare e m ap site :
<< F6kAne 2009 la, dyal6g ki k6manse pote Lape a kontinye.
F6 k li ranf6se, f6k li elaji.
F6 k tout sekte yo pale ansanm pou nou konnen kisa n ap fe ak peyi a.
Kisa n ap fe ak peyi a nan 1 an, nan 2 an, nan 5 an, nan 25 an.
F6k nou 6ganize dyal6g la. F6k nou kreye espas pou dyal6g la.
Dyal6g ant sa k gen mwayen ekonomik e sa k ta renmen kondisyon vi yo chanje.
Dyal6g la ap bon pou tou 2 sekte sa yo.
Dyal6g ak sekte Peyizan an ki se yon gwo f6s nan peyi a.
Dyal6g patwon ak ouvriye.
Dyal6g akAyisyen k ap viv aletranje e ki deja ap pote gwo bourad nan ekonomi peyi a.
Dyalog ant Pati Politik yo.
Dyal6g Pati Politik yo ak Leta a,
Dyal6g anndan Leta a: Egzekitif, Palman an, Meri, KASEK, ASEK.

Si nou vie al menm kote, f6 k nou pa mache gaye.
Pou nou konn ki kote nou vie ale ansanm, f6k nou pale, f6k nou dyaloge. >

Se sa am te di premye janvye ki sot pase a nan Gonayiv.
Men, f6k dyal6g la striktire, f6k li oganize, f6k li gen kontni.

Pandan 3 lane k sot pase la a, Pati Politik yo, spesyalman, Sekte Popile a, Sendika
yo, jwe yon wl6 fondamantal nan ede kreye kondisyon pou lape ak stabilite.
Nou dwe di yo : mesi pou sa.

Il faut nous assurer et consolider ces acquis et aller plus loin en impliquant tous
les autres secteurs de la society.

Mesdames, Messieurs,

Les deux Groupes de Travail queje mets en place aujourd'hui, Groupe de Travail
sur la Comp6titivit6 et Groupe de Travail sur les Nouvelles Technologies de l'Information
et de la Communication, sont un moyen de renforcer et d'6tendre le dialogue national
autour de contenu, a travers des propositions concretes qui doivent nous permettre de
changer la maniere dont l'Etat fonctionne et d'assurer les bases d'un developpement durable.
J'attends, de la part de chacun de ces Groupes, des propositions de caractere
strat6gique pour inspirer l'action de l'Etat dans le long terme sur la base d'une vision
partag6e du pays et du module d'Etat et de Societe que nous voulons produire pour 2025.
Une vision qui doit certes repose sur des jugements d'experts, mais pas seulement. Mais
sur une vision qui doit egalement et surtout refl6ter les points de vue des Serviteurs de
l'Etat, des Forces Politiques et de la Societe Civile en general.
Il faut aussi que ces propositions prennent du sens au regard de tous les Haitiens.
Du travailleur agricole, de l'ouvrier, de l'6tudiant et du professionnel. C'est la seule facon
de donner au pays la chance de batir un veritable projet de d6veloppement national dont les
fondements ne pourront pas etre remis en cause de facon al6atoire chaque fois que les
elections auront change les rapports de force et donc l'identit6 du pouvoir en place.
Mais, j'attends aussi de chaque Groupe des propositions concretes, pratiques,
susceptibles dans l'imm6diat et dans le court terme de guider les decisions des Pouvoirs
Publics.
Pourquoi attendre de resoudre dans un Plan Strat6gique des problems cuisants
qui empechent l'Administration Publique de servir le citoyen avec efficacit6 et diligence,
qui compliquent la vie de l'investisseur ou qui tirent a la baisse la productivity de nos
entreprises, lorsque la solution peut etre identified et mise en place tout de suite. Il faudrait
avoir une approche pragmatique du travail a faire dans un souci d'efficacit6 et aussi de
durability.
N ap remesye ak anpil chale tout pwofesyonel, preske 40, ki aksepte patisipe nan
2 Gwoup trvay sa yo, ansanm ak Gwoup travay sou Edikasyon ak F6masyon an k ap
fonksyone deja. Nou se akte enp6tan nan dyal6g nasyonal la paske nou pral ede lot f6s
6ganize nan sosyete a anime deba k nesese pou fe tet ansanm nan vin yon reyalite.
Nan semen k ap vini yo, nou pral met anplas plizye lot Gwoup travay ki pral gen
pou fe Leta a rek6mandasyon : Gwoup travay souAnviwonnman, sou Konstitisyon an, sou
Sante ak Sekirite Sosyal, sou Ekonomi, elatriye.
Nou pral f6malize tou yon Gwoup travay ki deja ap fonksyone. Se yon Gwoup
travay sou Ref6m Jistis e ki k6manse fe rek6mandasyon pou fe Ref6m nan vanse nan
Seskte sa a. Tout Gwoup sa yo pral pemet yon mobilizasyon de tout konpetans ak tout f6s
sosyal peyi a nan pespektiv mete sou pye Plan 25 ane m te deja anonse a. Men, f6k Gwoup
tematik sa yo jwenn yon espas pou yo pale ant yo pou soti yon Pwoje Nasyonal koeran,
entegre.
Mesye, dam, manm Gwoup travay yo, m ap redi nou: mesi.
Leta a konte sou konpetans ak devouman nou.
Mwen seten nou konprann entered travay la ki mande yon gwo jef6 pou enplike
tout sekte nan peyi a.
Gouvenman an, mwenmenm, nou garanti nou n ap jwenn kolaborasyon tout
minister ak lot sevis konpetan nan Leta a pou ede nou, sip6te nou nan aksyon nou. Nou gen
garanti tou Gwoup travay sa yo ap fonksyone nan tout endepandans.

Mesi,
Bon travay.


Page 5


LIBERTY


EGALITE
REPUBLIQUE D'HAITI


FRATERNITY


ARRETE

RENE PREVAL, PRESIDENT

Vu les articles 133, 136, 139, 159, 163 et 169 de la Constitution de la Republique ;

Vu le D6cret du 17 mai 2005 portant Organisation de l'Administration Centrale de l'Etat;

Vu le D6cret du 17 mai 2005 portant Revision du Statut General de la Fonction Publique ;
Consid6rant qu'il est n6cessaire, pour favoriser un d6veloppement 6conomique et social
durable, de prendre toutes les dispositions utiles en vue d'ameliorer la productivity et la
comp6titivit6 de l'6conomie haftienne;
Consid6rant l'importance critique de l'int6gration regional pour attirer l'investissement
stranger direct et les transferts de savoir et de technologie que requiert le renforcement des
capacit6s productives nationales ;
Consid6rant qu'il convient de conduire une reflexion syst6matique sur les determinants de
la comp6titivit6 haitienne en vue d'identifier les politiques et les strategies pour faciliter le
developpement du commerce et de l'investissement priv6 et permettre aux entreprises
d'ameliorer leurs performances ;
Consid6rant qu'il est opportun pour l'Etat de se doter d'un plan strat6gique pour ameliorer
la comp6titivit6 du pays et qu'il convient pour cela de mettre en place une commission
pr6sidentielle pour 6tudier, analyser les d6fis et les opportunities du secteur et faire des
recommandations a l'Ex6cutif;

ARRtTE
Article 1.- Il est cr66 un GROUPE DE TRAVAIL SUR LA COMPETITIVITE DE
L'ECONOMIE HAITIENNE,dont l'objet est l'elaboration d'un Plan National de
Comp6titivite.

Article 2.- Le mandat du Groupe est de produire et de soumettre a l'attention du Chef de
l'Etat :
a) Un plan strat6gique pour l'amelioration de la comp6titivit6 de l'6conomie haitienne ;
b) Des recommandations pratiques portant sur des mesures institutionnelles ou des
dispositions administratives qui peuvent etre adopt6es en vue d'ameliorer a court
terme les conditions de l'investissement priv6 ou la comp6titivit6 du pays.

Article 3.- Le Groupe de travail est former des personnalit6s suivantes :
1. Frantz Bissainthe
2. Pierre-Marie Boisson
3. Reginald Boulos
4. Gregory Brandt
5. Gerald Emile Brun
6. Michel Chancy
7. Pierre Loulou Ch6ry
8. Charles Clermont
9. Gladys M. Coupet
10. Bernard Craan
11. Malherbe Dorville
12. Frantzie Dubois
13. Inette Durandis
14. Bernard Fils-Aim6
15. Marc-Aurele Garcia
16. Pierre Leger
17. Philippe Mathieu
18. Jovenel Moise
19. Lionel Pressoir
20. Bernard Roy

Article 4.- La Coordinatrice du Groupe de travail est Gladys M. Coupet.
Elle est assist6e d'un Comit6 Ex6cutif de 5 membres compose de:
1. Pierre-Marie Boisson
2. Michel Chancy
3. Bernard Craan
4. Philippe Mathieu
5. Marc-Aurele Garcia
6. Bernard Roy

Article 5.- Le mandat du Groupe de travail est de douze mois a partir de la date de sa mise
en place. Une fois 6tabli, le Groupe dispose d'une autonomie complete pour d6finir sa
structure, son mode d'organisation et de fonctionnement ainsi que son plan de travail. Il
peut egalement faire appel a des fonctionnaires de l'Etat, et a des consultants nationaux ou
strangers pour l'assister dans la r6alisation de son mandat.

Article 6.- L'Etat haitien, a travers, le secretariat general de la presidence, mettra a la
disposition du Groupe, les moyens materiels et logistiques n6cessaires a l'accomplissement
de son mandat.

Article 7.- Le present arret6 sera imprim6, public et execute a la diligence du Ministre du
Commerce et de l'Industrie, du Ministre de l'Economie et des Finances, du Ministre des
Travaux Publics, Transports et Communications, du Ministre de l'Agriculture, des
Ressources Naturelles et du D6veloppement Rural, du Ministre de la Planification et de la
Cooperation Externe, chacun en ce qui le concerne.

Donne au Palais National, a Port-au-Prince, le xx D6cembre 2008, An 205eme de
l'Independance.


Par le President: Rene PREVAL
Etc.


Le Premier Mmistre : Michele Pierre Louis


FICHE D'ABONNEMENT A HAITI EN MARCHE


Gdes 280-q0
_US S 40-00
US $42)00
SuS 70.00
US $ 70.00


Gdeo 520,00
US 5 78.00
US $ 0 00
US $135.00
US S 135.00


OBn se Ias d'un b a~nnmunt
avec IIwson", t coot est dIaoublt
PrIlrm da spcifirw Il vous Atts
un nouvril bonn6
ou s'iI 'aglt d'un rnouvnllUmnt


Nouveau

- -


Renouvlllrmnen


Adrese


Hmal
Ett ULkis.


Europe
Amrique Laite


~ I


~


(ofst potir Si


1,CItpu








Mercredi 14 Janvier 2009
Haiti en Marche Vol XXII N 51


AFFAIRE PORT-DE-PAIX:

Rapport du RNDDH sur le "Scandale de Lavaud"
SCANDALE AU NIVEAU DE L'APPAREIL JUDICIAIRE :
R6seau National de D6fense des Droits Humains (RNDDH)
APPEL AU RESPECT DE LA LOI ETA LA MORALISATION DES PRATIQUES JUDICIAIRES ET POLICIERES


30 d6cembre 2008
Le R6seau National de D6fense des Droits
Humains (RNDDH), prdoccupd par la situation qui se
d6veloppe a Port-de-Paix depuis plus d'un (1) mois,
se propose de partager avec l'opinion publique ses
conclusions relatives a ce qu'il convient d'appeler
d6sormais le << Scandale de Lavaud>>.
Le 21 octobre 2008, Alain DESIR est arrete
a Port-au-Prince puis extrad6 vers les Etats-Unis
d'Amdrique oi il est d6tenu sous le chef d'accusation
de trafic illicite de stupffiants. Deux (2) jours plus tard,
soit le 23 octobre 2008, une perquisition est mende a
son domicile situ6 dans la zone de Lavaud, locality
d6pendant de la Pointe des Palmistes, premiere section
communale de Port-de-Paix. Cette perquisition a ete
conduite par:
Jean Volnd BELLAMIN, Substitut du Commissaire du
Gouvemement;
Patrick EUGENE, Substitut du Commissaire du
Gouvemement;
Paul BLANC, Suppl6ant Juge de Paix ;
Jean Mathieu DORVELUS, Suppl6ant Juge de Paix ;
Gaby DORELIEN, Greffier;
Albert LORISTON, Greffier.
Cette perquisition s'est sold6e par
l'interpellation du docteur Mozart CHERUBIN,
Directeur medical de l'H6pital Beraca, situd a La
Pointe des Palmistes, la saisie de plusieurs objets par
les autorit6s et l'apposition de scell6s sur deux (2)
maisons appartenant a Alain DESIR.
Parallblement, suite a une information
rapport6e par un indicateur aux autorit6s judiciaires,
relative a l'existence d'une forte somme d'argent, une
deuxibme perquisition est mende le 12 novembre 2008
a la residence du sieur Marc FREDERIC, oncle de
Alain DESIR, situde dans la meme zone que la
residence de ce dernier. Lance sous la direction de
Me Rend MOISE, Substitut du Commissaire du
Gouvemement prbs le Tribunal de Premibre Instance
de Port-de-Paix, cette operation &te r6alis6e avec la
participation de :
Saint-Marc BOUQUET, Juge Titulaire au Tribunal de
Paix de Port-de-Paix ; Jean Mathieu DORVELUS,
Supplant Juge de Paix; Gaby DORELIEN, Greffier;
Albert LORISTON, Greffier ; Mangle SAMSON,
Repr6sentant de la Mission des Nations-Unies pour la
Stabilisation en Haiti (MINUSTAH) ;
Un contingent de dix-huit (18) policiers de l'Unit6
D6partementale pour le Maintien de l'Ordre (UDMO)
du Nord-ouest et un investigateur.
ACCILUS Wagonel, Al; ALEXIS Petit Francois, Al;
BEAUDEL Gary, Al; CHARLOTIN Djunny Anglade,
Al; COMTE Michelet, Al; DUCTAN Ezechias, Al;
JABOIN Patrick, Al; JEAN Rejunel, Al; JOCELYN
Jean Francenord, Al; LINDOR Wilson, Al; LOUIS
Jean Claude Junior, A3 ; LOUITERNIER Jean-Mary,
A3, Investigateur MELIDOR Jean Marc, Al ;
NICOLAS Thiliny, Al; PIERRILUS Ramy, A4,
Commandant de 1'UDMO ; SAINT-VIL Gary, A2.
THEOPHILE Eberle, A2; TOUSSAINT Cl6estin, A3;
VINCENT Luxon, A1.
Le Commissaire du Gouvemement Michenet
BALTHAZAR, en voyage aux Etats-Unis d'Amdrique
aurait &t6 inform de l'op6ration, et pour s'assurer de
sa part du butin, aurait recommand6 son chauffeur Jean
Simon MICLASSE au commissaire a.i. Rend MOISE
pour l'accompagner dans cette operation.
La perquisition du 12 novembre 2008 s'est
transformed en une veritable operation de pillage oni


des objets de valeur ainsi qu'une forte somme d'argent
dont le montant exact ne peut toujours pas 6tre estim6,
ont &te emportds par toute autorit6judiciaire et policibre
ayant pris part a cette operation, a l'exception du
repr6sentant de la MINUSTAH. Par la suite, les pillards
se sont entendus pour d6clarer aux autorit6s la somme
de cinq cent dix mille (510.000) dollars amdricains.
Les 12 et 14 novembre 2008, une distribution
en regle est r6alis6e au Commissariat et au Parquet de
Port-de-Paix par les pillards du domicile de Marc
FREDERIC. Plusieurs personnes ont recu leur part du
gateau dont entre autres :
Dumas LOUIDOR, Commis Greffier prbs le Parquet
du Tribunal de Premibre Instance de Port-de-Paix ;
Me G6rard ATHIS, Avocat, ancien Commissaire du
Gouvemement prbs le Tribunal Civil de Port-de-Paix;
Sainvilia SAINT CHARLES et Kerline JEAN,
r6cemment nommies Secr6taires au Parquet du
Tribunal civil de Port-de-Paix ;
Patrick EUGENE, Substitut du Commissaire du
Gouvemement prbs le Tribunal Civil de Port-de-Paix;
Jean Volnd BELLAMIN, Substitut du Commissaire du
Gouvemement prbs le Tribunal Civil de Port-de-Paix;
Harry REGISTRE, Inspecteur Municipal, responsable
du Service D6partemental de la Police Judiciaire et
porte-parole de la PNH dans le d6partement du Nord-
ouest; Jordany LAZAR, policier, A2.
Toutefois, il convient de signaler que le Doyen
du Tribunal de Premibre Instance de Port-de-Paix
d'alors Me Ronel GELIN ainsi que le Juge de Paix
Supplant Wilson ETIENNE ont d6clind les offres
respectives de dix mille (10.000) et de trois cents (300)
dollars am6ricains qui leur ont &t6 faites par le
Commissaire a.i. Rend MOISE et le Juge de Paix
Supplant Jean Mathieu DORVELUS.
Face au scandale provoqu6 par ce dossier, le
6 d6cembre 2008, les Juges du Tribunal de Premiere
Instance de Port-de-Paix se sont rdunis en assemble
g6ndrale et ont d6cid6, en attendant que le Ministbre
de la Justice et de la S6curit6 Publique mbne une
enquite sur le dossier, de ne pas singer avec les officiers
du Parquet tout en continuant a instruire les dossiers
qui leur sont confi6s et a singer seulement en chambre
des r6f6rds. Le lendemain, soit le 7 d6cembre 2008, le
Doyen du Tribunal de Premibre Instance de Port-de-
Paix, Me Ronel GELIN, a adress6 une correspondance
au Ministre de la Justice et de la S6curit6 Publique,
Me Jean Joseph EXUME, l'informant de cette decision.
Le 10 d6cembre 2008, suite a une agression du
Commissaire du Gouvernement Michenet
BALTHAZAR sur la personne du Doyen Ronel
GELIN, les juges ont d6cid6 d'observer un arret
complet de travail. Par lettre du 11 ddcembre 2008, le
Ministre de la Justice a &t6 mis au courant.
Le 12 d6cembre 2008, le Doyen Ronel GELIN est
convoqu6 par le Ministre de la Justice et de la S6curit6


Les noms des trois Tr6sors nationaux vivants
ont &td ddvoilds le vendredi 9 janvier et ceux-ci honors
le samedi 10 janvier could. Il s'agit de Odette Roy
Fombrun, Georges Corvington et Yole Ledan D6rose.
Ces trois compatriotes ont &td d6sign6s pour
recevoir cette distinction, notamment pour avoir
marqu6 la vie haitienne durant les vingt dermires
anndes. Pour compl6ter cet hommage, une c6r6monie


MIAMI-DAD


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Publique. Ce dernier, 6tant emp&chW, s'est fait
repr6senter par son chef de cabinet qui a demand au
doyen de rouvrir les portes du tribunal. Devant son
refus d'obtemp6rer, le 17 d6cembre 2008, il est relev6
de ses fonctions de doyen pour insubordination. Il est
remplac6 par le Juge d'Instruction Max Wilbert
JOSUE. Cependant, Me JOSUE proteste contre la
manibre dont le Doyen a t& revoqu6 et par consequent,
n'accepte pas de prendre fonction. Parallblement, le
Substitut du Commissaire du Gouvernement Rend
MOISE, les Juges de Paix Saint-Marc BOUQUET, et
Jean Mathieu DORVELUS ainsi que les Greffiers
Gaby DORELIEN, et Albert LORISTON sont mis en
disponibilit6 avec solde.
Dans la foulde, dans la nuit du 27 au 28
d6cembre 2008, Marc FREDERIC, oncle d'Alain
DESIR, est victime d'une tentative d'assassinat
perp6tr6 par quatre (4) individus arms, encagoulds.
II a requ une balle au ventre alors qu'il se trouvait
dans sa residence et a dfi subir imm6diatement une
intervention chirurgicale. Cet attentat a la vie de Marc
FREDERIC confirme, si besoin en 6tait, que ce dossier
dangereux m6rite d'etre trait par les autorit6s
haitiennes avec une attention soutenue.
Cette pratique de disparaitre les corps du d6lit
et de piller syst6matiquement les maisons
perquisitionndes tend 6tonnamment a devenir la regle
au niveau de la police et de la justice. Le meme
scenario a &t6 constat6 r6cemment a Saint Marc oni
des juges, des greffiers et des policiers sont d6nonc6s
d'avoir d6tourn6 a leur profit personnel une somme
importante d'argent saisie dans des v6hicules months
par des trafiquants de drogue. Tous ces fonctionnaires
sont encore en poste et ne sont nullement inqui6t6s.
Tenant compte de la gravity du dossier, le
RNDDH s'6tonne de ce que le Ministre de la Justice
n'ait pas jug6 important de rencontrer le Doyen du
Tribunal de Premiere Instance de Port-de-Paix, malgr6
toutes les d6nonciations faites par ce dernier. Par
ailleurs, la mise en disponibilit6 de certains membres
de l'appareil judiciaire de Port-de-Paix ne peut
constituer une solution aux graves d6fis qu'il y a lieu
de relever dans cette juridiction car l'id6e que des
fonctionnaires de l'Etat se transforment en de vulgaires
pillards et en des voleurs a cravate est totalement
inacceptable et doit tre sanctionnde avec la dernire
rigueur.
Le RNDDH enjoint le gouvemement haitien
a mettre tout en oeuvre, pour que ceux qui ont d6tourn
les corps du d6lit notamment a Port-de-Paix, vol6 les
biens se trouvant en leur possession en raison de leurs
fonctions, a quelque corps qu'ils appartiennent, ainsi
que tous ceux qui cautionnent les actes de pillage, a
quelque niveau que ce soit, soient punis avec la
dermire rigueur.


a eu lieu le samedi 10 janvier au Parc Historique de la
Canne-a -sucre agr6ment6e d'un spectacle avec des
artistes talentueux.
Avoir au moins vingt ans de cheminement,
c'est le premier critere pour le choix des Tr6sors
nationaux vivants, une initiative de la Fondation
Val6rio Canez qui depuis 2006 a d6ji r6compens6
l'6crivainFrank6tienne, 1'actuel Premier ministre Mme
Michble Duvivier Pierre-Louis, le percussionniste
Azor, 1'6conomiste Kesner Pharel, les centres
GHESKIO et le Frbre Franklin Armand.
Pour la 3e edition de ce prestigieux prix, ce
sont l'6ducatrice Odette Roy Fombrun, l'historien
Georges Corvington et la chanteuse Yole Ledan D6rose
qui ont &te choisis par le jury de ce Prix d6sormais
annuel comme Tr6sors nationaux vivants pour l'annde
2008.
Le jury est compose par la Fondation
Francoise Canez Auguste, le mensuel Vues d'Haiti et
les sponsors qui ont activement particip6 au choix des
Tr6sors.
L'annonce des trois prim6s a &t6 faite
vendredi matin aux magasins Valerio Canez a Delmas,
au cours d'un point de presse donn6 par Mme
Michaelle Auguste S6natus de la maison Val6rio
Canez, Florence Chevalier d'Image Marketing et
Clarens Renois du magazine Vues d'Haiti.
L'initiative des <>
relve d'une idde de Marcel Duret. L'ex-ambassadeur
(voir TRESORS / 20)


EOE/M/F/D/Veterans' Preference
2' ;erinx Ecellnxce 'Every 2')^


Page 6


HOMMAGE

Les Tresors nationaux vivants 2009










Mercredi 14 Janvier 2009 MIAMI DADE Page 7
Haitien Marche VolXXII N 51 MiIAMI-DADE Page




MIAMI-DADE



ADVERTISEMENT FOR BIDS

PROJECT NAME: MIA BC Infill 3" & 4th Level Tenant Improvements

PROJECT NO.: B7461 ("Project")

Sealed Bids for the Project designated above will be received for and in behalf of Miami-Dade County, by the Office of the Clerk, in the Stephen P. Clark Center, Suite 17-202, 111 N.W. 1st Street, Miami, Florida, 33128 until
2:00 P.M. February 18th, 2009, or as modified by addendum, at which time all Bids will be taken to a room to be designated by the Clerk of the Board in said Stephen P. Clark Center. Bids are to be submitted in two
envelopes. Bids received after the time and date specified will not be considered. Envelopes A of Bids, containing only the Schedule of Intent Affidavit(s) will be publicly opened and the names of the Bidders read aloud.
Upon notification by the Department of Small Business Development, bidders may correct defects on the Schedule of Intent Affidavit(s) within forty-eight (48) hours after bid submission. Envelopes B of Bids, containing all
of the remaining bidding documents, from Bidders that have not been rejected as not responsive will be opened publicly and read aloud forty-eight (48) hours after the bid submission date and non-responsive bids will not be
opened. Bidders are invited to be present at each opening. The County reserves the right to postpone or cancel the bid opening at any time prior to the scheduled opening of bids.

IN GENERAL THE WORK COMPRISES Construction, renovation and remodeling within the Miami International Airport Terminal Building Concourses B-C Infill. Scope of Work includes, but not entirely limited to,
providing all Work as outlined within the Contract Documents and Specifications, as follows:
1. The Project includes new finishes, flooring, lighting, walls and ceilings and all other required changes to comply with the design of the MIA/MDAD Terminal Program, in compliance with applicable and
governing Codes and Regulations, including ADA. Renovation Work includes major demolition such as moving walkways and elevators, and the infill work after demolition.
2. New Work includes stairwells, bathrooms and major office space build-out.
3. Life Safety systems includes both new and renovated fire suppression systems, smoke evacuation control systems and all other fire-rated construction compliance and egress requirements.
4. The Project calls for Phasing requirements during construction and maintaining health, safety and welfare requirements of the occupant tenants while maintaining the office functions operational, along with
maintaining life safety systems and indoor environmental quality.
5. All other MEP items including new, upgraded systems and its interface with existing systems.

BID DOCUMENTS: The Miami-Dade Aviation Department will make the Bid Documents available, on January 9th, 2009, for inspection by individuals by appointment only, on business days during the hours of 9:00 a.m.
to 4:00 p.m. at the MDAD Bldg. 3030, Central Wing, Conference Room 4. Interested parties are to schedule an appointment to review the Bid Documents through Barbara Soto, at 305-869-3482. The duration of each
appointment will not exceed two (2) hours. However, the Department may schedule additional time slots (not to run consecutively with the original appointment), if available. At the time of the appointment, and prior to any
Bid Document review, interested parties will be required to present current, government issued, picture identification (e.g., Driver's License, United States Passport), documentation that they are licensed architect, engineer, or
contractor who may perform work on, or related to, the Project, and sign and notarize a Confidentiality Affidavit certifying that the company and each authorized employee agrees, that in accordance with Florida Statutes
119.071(3)(b) and one or more of the following Florida Statutes, 281.301 and 331.22, to maintain the information contained in the Bid Documents as being exempt from the provision of Florida Statute 119.07(1) and
24(a), Article I of the State Constitution. In addition, interested parties are advised that individuals will be monitored while reviewing these documents. Interested parties may take notes, however, no photographs and/or
copying of the documents will be allowed.

The Bid Documents can be purchased for $1,500. Payment shall consist of:
1. Non-refundable Payment of $500 for each set of Bid Documents
2. Refundable Deposit of $1,000 for each set of Bid Documents

The non-refundable payment shall be by any type of check, or money order, only, and made payable to the Miami Dade Aviation Department. The refundable deposit must be by Cashier's or Certified check only, and made
payable to the Miami Dade Aviation Department. Each interested Bidder shall furnish an address, telephone and fax numbers, and email address for the purpose of contact during the bidding process. A business card with all
of this information will suffice.

Bid Documents may be purchased in person or by mail. To purchase a set of the Bid Documents in person, each purchaser must present a current
A. copy of government issued, picture identification (e.g., Driver's License)
B. copy of the architect, engineer, or contractor qualifier's license issued by the Florida Department of Business and Professional Regulation for the Bidder making the purchase
C. an original, notarized Confidentiality Affidavit signed by the licensed architect, engineer, or contractor.

Confidentiality Affidavits may be obtained in advance by downloading from www.miami-airport.com/html/bids.html or can be completed at the time the Bid Documents are purchased. Bid Documents may also be
purchased by mail by sending a copy of the requisite identification, license, original notarized Confidentiality Affidavit, contact information, and checks along with a FedEx or UPS billing account number to the place of
purchase indicated above.
The Confidentiality Affidavit, non-refundable payment and refundable deposit shall be delivered in person to Barbara Soto or designee, at Miami International Airport, Building 3030, Central Wing, 2nd Floor
between the hours of9:00AM- 4:00 PM, Monday through Friday. Upon payment and verification of the required identification documents, the verified individual will be authorized to pick up from the printer the number of
sets of the Bid Documents for which payment has been made. The address of the printer will be provided to the purchaser at that time. Only full sets of the Bid Documents will be authorized for pickup.
All Bid Documents, including any copies made, shall be returned to the same location where they were purchased. All Bidders that timely return the Bid Document will have their deposit returned. Those Bidders
that purchase Bid Documents, but elect not to participate in the bidding process are also required to return all copies of the Bid Documents to the location of purchase. Failure to return the Bid Documents and copies made to
the location of purchase within five (5) working days after the Bid Due Date may be reported to a Law Enforcement Investigating Authority and will forfeit the deposit. Furthermore, Bidders that fail to return Bid Documents
shall not be allowed to participate in future Confidential solicitations until such time that the firm has taken corrective actions that are satisfactory to Miami Dade County. The purchaser of the Bid Documents shall be
required to certify that they have returned all original Bid Documents plus any copies and they have not retained any copies.
All bids must be submitted as set forth in the Bid Documents. The County reserves the right to reject any or all Bids, to waive informalities and irregularities, or to re-advertise the Project. The County, by
choosing to exercise its right of rejection, does so without the imposition of any liability against the County by any and all bidders.
PRE-BID CONFERENCE: The Miami-Dade Aviation Department will hold a Pre-Bid Conference and Site Inspection on January 16th, 2009, at 9:00 A.M. in the Miami-Dade Aviation Department, 4200 N.W.
36th Street, Building 5A, Fourth Floor, Conference Room F, Miami, Florida, for all interested parties. To assist in our planning, Bidders are requested to inform the Contracting Officer of the number of persons expected to
attend the Site Inspection no later than 24 hours before the scheduled date. Attendance will be limited to two (2) representatives per firm. No other Site Inspections will be provided by the Miami-Dade Aviation Department.
It is the policy of Miami-Dade County to comply with all the requirements of the Americans with Disabilities Act (ADA). For sign language, interpreter services, material in accessible format, other special accommodations,
or airport-related ADA concerns, please contact the MDAD Office of ADA Coordination at (305) 876-7024.

COMMUNITY SMALL BUSINESS ENTERPRISE PROGRAM
Contract Measures for this Project is (are): 29%

COMMUNITY WORKFORCE PROGRAM
The Community Workforce Goal for this Project is: 10%

BID GUARANTY: Each Bid must be accompanied by a Bid Guaranty of not less than five percent (5%) of the Total Bid in a manner required by the Instructions to Bidders. No Bid may be withdrawn after the scheduled
closing time for the receipt of Bids for a period of one-hundred and eighty (180) days. The County reserves the right to reject any or all Bids, to waive informalities and irregularities, to reject all bids, or to re-advertise for
Bids.

BID IS SUBJECT TO THE FOLLOWING PROVISIONS AMONG OTHERS:
1) The Miami-Dade County Responsible Wages Ordinance.

2) The Provisions in reference to the timetables for minority and female employment participation, expressed as a percentage, for the Contractor's aggregate work force in each trade on all construction work in the covered
area, as follows:

Timetables Goal for minority Goals for female
Participation for each Participation for
From 4/01/81 trade in Miami-Dade County each trade
Until further notice 39.5 % 6.9 %


As used in this Notice, and in the Contract resulting from this solicitation, the "covered area" is Miami-Dade County, Florida. These goals are applicable to all Contractor's construction work (whether or not it is Federal or
Federally assisted) performed in the covered area.

3) The "Equal Opportunity Clause" and the "Standard Federal Equal Employment Opportunity Construction Contract Specifications" as set forth in the Contract Documents.
The Contractor's compliance with the Executive Order and the regulations in 41CFR Part 60-4 shall be based on its implementation of the Equal Opportunity Clause, specific affirmative action obligations required
by the specifications set forth in 41CFR 60-4.3(a), and its efforts to meet the goals established for the geographical area where the Contract resulting from this solicitation is to be performed. The hours of minority and female
employment and training must be substantially uniform throughout the length of the Contract, and in each trade, and the Contractor shall make a good faith effort to employ minorities and women evenly on each of its
projects. The transfer of a minority or female employee or trainee from Contractor to Contractor or from project to project for the sole purpose of meeting the Contractor's goals shall be a violation of the Contract, the
Executive Order and the regulations in 41CFR Part 60-4. Compliance with the goals will be measured against the total work hours performed.
The Contractor shall provide written notification to the Director of the Office of Federal Contract Compliance Programs within ten (10) working days of award of any construction subcontract in excess of $10,000
at any tier for construction work under the Contract resulting from this solicitation. The notification shall list the name, address and telephone number of the Subcontractor; employer identification number of the
Subcontractor; estimated dollar amount of the subcontract; estimated starting and completion dates of the subcontract; and the geographical area in which the Contract is to be performed.

4) Miami-Dade County has enacted an ordinance governing utilization of certified Community Small Business Enterprise (CSBE) Subcontractors. Requirements for compliance with this ordinance are contained in the
Contract Documents.

5) Pursuant to Miami-Dade County Code Section 2-11.1(t), a "Cone of Silence" is imposed upon RFPs, RFQs or bids after advertisement and terminates at the time the County Manager issues a written recommendation to the
Board of County Commissioners or a Notice of Contract Award Recommendation, whichever comes first. The Cone of Silence prohibits communications regarding RFPs, RFQs or bids between potential vendors, service
providers, bidders, lobbyists, or consultants and the County's professional staff, including but not limited to the County Manager and the County Manager's staff. A Cone of Silence is also imposed between the Mayor,
County Commissioners or their respective staffs and any member of the County's professional staff including, but not limited to, the County Manager and the County Manager's staff.
The provisions of Miami-Dade County Code Section 2-11.1(t) do not apply to oral communications at pre-bid conferences, oral presentations before selection committees, oral communications with the Contracting
Officer, as published by the Department of Small Business Development in their weekly Cone of Silence Project Information Report, for administering the procurement process, provided the communication is limited strictly
to matters of process or procedures, Contract negotiations during any duly noticed public meetings, public presentations made to the Board of County Commissioners during any duly noticed public meeting or
communications in writing at any time unless specifically prohibited by the applicable RFP, RFQ, or bid document. Bidders or proposers must file a copy of any written communication with the Clerk of the Board, which shall
be made available to any person upon request. The County shall respond in writing and file a copy with the Clerk of the Board, which shall be made available to any person upon request.
In addition to any other penalties provided by law, violation of Miami-Dade County Code Section 2-11.1(t) by any bidder or proposer shall render any RFP award, RFQ award, or bid award voidable. Any person
having personal knowledge of a violation of this Ordinance shall report such violation to the State Attorney and/or may file a complaint with the Ethics Commission. Bidders or Proposers should reference the actual
Ordinance for further clarification.

6) The County shall not be responsible for any modifications or alterations made to the Bid Documents or to the Contract Documents other than those made by Addendum, Change Order, or Work Order. Any purchase of
partial sets of documents shallbe at the purchaser's risk.

7) Pursuant to Miami-Dade County Code Section 2.8-1 (d), a Bidder shall have on file, prior to contract award a duly executed Uniform County Affidavit with the Miami-Dade County Department of Procurement
Management (DPM), to be maintained with the bidders vendors registration file. The Bidder is responsible for obtaining the Vendor Registration Package, including all affidavits by downloading from the DPM website at
www.miamidade.gov or from the Vendor Assistance Unit at 111 N.W. 1st Street, 13th Floor, Miami, Florida 33128, (305) 375-5773.








Mercredi 14 Janvier 2009
Haiti en Marche Vol XXII N 51


Pourquoi ne pas relacher Cuba

qui n'est plus une menace ?


(CUBA... suite de la lre page)
En effet, la position des deux camps se resume
grosso modo en ceci. Les Etats-Unis accusent Cuba
d'exporter le communisme. Done celui-ci est plac6 en
F S M.


Obama promet d'all6ger certaines
dispositions de 1'embargo ...
Disons tout de suite que le plus evident reste
l'embargo amdricain et qui a 6td meme renforc6 par


|L -^SU


Fidel Castro, 82 ans et malade, Ala tte de l'Etat cubain,
a insist qu'il est pret A rencontrer le nouveau president
des Etats-Unis mais << d'6gal A 6gal. >>
La difference avec Cuba est qu'il n'est pas


Exiles faits prisoniers a Cuba apres l'dchec de 1 'invasion de la Baie des cochons
patronnde par la CIA


Fidel Castro et Che Guevarra en 1962


isolement pour qu'il ne contamine pas les autres pays
de la region. Embargo (en 1962 aprbs nationalisation
par Fidel Castro de compagnies amdricaines dans l'ile)
et Cuba expuls6 de l'Organisation des Etats Am6ricains
(OEA).


administration du president sortant George W. Bush,
dont on sait qu'elle a compt6 de nombreux faucons, y
compris du secteur anti-castriste et/ou cubain-
amdricain.
Cependant le president Olu Barack Obama a


l'Albanie ou la Roumanie ou le Laos, c'est-A-dire des
satellites susceptibles de s'6crouler d&s que disparait
la superpuissance r6gionale.
Personne ne veut de la destruction

a A~fQU iM


Kennedy et le PM sovietique Khrouchtchev


De son c6t6, Cuba d6nonce l'embargo
amdricain qui confine, selon La Havane, au rang de
<< blocus >> et accuse l'administration americaine de
n'avoirjamais renonc6 A r6tablir son h6g6monie sur
File. Soit par une invasion militaire, soit par de
constantes manceuvres de d6stabilisation.
Mais aprbs cinquante ans, et que beaucoup En 1980 un exode massifeut lieu entre le port cubain de Mariel et la Floride
d'eau efit could sous les points (dont le nlis important


est la disparition du bloc sovi6tique et la metamorphose
du communisme chinois en la plus grande machine de
production capitaliste de la terre), que reste-t-il des
accusations de part et d'autre ?


S. .' ....
cargo Q nl, aiw e ,-
Prodult pittiBu 1t..
WM Prodults

Door I
POUR VO tMmn DiCAMO, APPLE


an an n u n ei ul


promis d'all6ger certaines de ses dernibres dispositions de Cuba ...
telles que la limitation du nombre de transferts que les Le Cuba r6volutionnaire n'a pas seulement
ressortissants cubains aux Etats-Unis peuvent envoyer surv6cu A l'embargo amdricain, mais aussi et surtout A
A leurs parents dans 1'ile, ainsi que du nombre de la chute de l'empire sovi6tique qui constituait sa
.H P a- principale ressource.
,n uwK SI 2 C'est que personne ne veut de
Ss i la destruction de Cuba qui, malgrd ses
difficulties immenses, pr6sente aussi des
acquis non seulement pour son peuple
mais pour tout le continent. En sant6,
education, protection de l'environ-
nement, Cuba n'a rien A envier aux pays
Slles plus riches.
SMais revenons aux deux
3 accusations initiales et supposes
Sdeconstituer le nceud du conflit
SD. Cuba menaqant d'exporter le
0 communisme dans les pays de la region.
Or c'est A un mouvement tout A
Photo arienne suppose montrer fait oppose qu'on semble assister
des installations qui devaient recevoir aujourd'hui.
les missiles sovidtiques Le president Raul Castro a &t6
requ chaleureusement A un recent sommet
voyages qu'ils peuvent Amdrique latine Caraibe qui s'est tenu au Br6sil ofi
N EW effectuer. les dirigeants sud-ambricains, presque tous aujourd'hui
to Doo-rc Se Mais Obama ne des adeptes du socialisme d6mocratique, ont condamnn
isD ilab parle pas de lever l'embargo amdricain et assure Cuba de leur solidarity.
l'embargo.
De son c6td, La menace posee par le
Raul Castro, 76 ans, qui a communisme cubain n'est plus ...
succ6d6 officiellement en
f6vrier 2008 A son fr&re (voir CUBA / 12)


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Mercredi 14 Janvier 2009
Haiti en Marche Vol XXII N' 51


Frere Armand, le "tresor national"


Par Antoine MALO, envoy special a
Pandiassou,
Port-au-Prince
(Le Journal du Dimanche, Jeudi 01 Janvier
2009)
Sur les routes boueuses de
Pandiassou, le frere Francklin Armand
fonce au volant de son 4x4fatigud. Comme
d'habitude, il n 'a pas le temps. Cela fait
quatre mois que 'intenable religieux de 61
ans n'est pas revenu dans son village,
perch sur les hauts plateaux d 'Haiti. Et il
n 'a que deuxjourspour toutfaire: inspecter
ses champs, ses lacs, sa boucherie, son
abattoir; visiter ses dcoles, son centre pour
orphelins, son lycee technique, son h6pital.
Deuxjours pour voir si "sa revolution" est
toujours en marche...
Alors Francklin fonce. En ignorant
ses trois t6ldphones qui sonnent en
permanence. En refusant de parler plus
longtemps avec les paysans crois6s sur son
chemin et qui s'accrochent pourtant a sa
voiture pour mendier un conseil. "Cela me
fait mal de devoir les congddier, regrette-t-
il. Mais si je m 'arrete, je vais rester la des
heures." Puis il tente d'oublier, en lichant de sa voix
fluette, presque enfantine, une de ses fameuses pensdes:
"Ceux qui attirent les gens, ce sont soit les enfants,
soit lesfous. Je dois done &tre un peu fou."
Ainsi vit le frere Armand. A cent a l'heure.
Ainsi parle Francklin. Avec une naivete d6sarmante,
une bont6 non feinte. A Pandiassou comme dans le
reste d'Haiti, il est un h6ros. Il est celui qui fait vivre
350 000 personnes grice a ses activities caritatives. II
est celui qui offre encore un peu de lumiere a ce pays
de t6ndbres.
L'annde demiere, ce religieux aux faux airs
de Nelson Mandela, avec son large sourire et son
casque de cheveux blancs, a requ le tres officiel titre
de "tresor national". II a appr6cid l'hommage et a
d'ailleurs gard6 le dipl6me dans un coin de sa modeste
chambre, a Port-au-Prince.

80% de la population vit avec moins de
deux dollars par jour
Mais au fond, ce fils d'ajusteur, qui avoue
facilement sa sympathie pour Fidel Castro et sa
mdfiance l 1'egard de la mondialisation, se fiche pas
mal des decorations. Comme il se moque des courbettes
de labourgeoisie haitienne qui s'est entich6e de lui. II
a beau avoir l'oreille du president Rene Prdval, unvieil
ami, il n'appartient pas a leur monde: "Cette Olite, qui
a tout hiritd des colons franqais, represente 10% de
la population mais accapare 90% des richesses du
pays. Ce sont eux qui sont responsables de la situation
d 'Haiti."
Une ile a la derive, oi 80% de la population
vit avec moins de deux dollars par jour. Le pays,
autrefois prospere, est devenu l'un des plus pauvres
de la planted. Un immense gichis. Alors, non, Francklin
ne s'y reconnait pas. "Mon monde, c'est ici, a
Pandiassou, avec les paysans, les oublids d'Haiti."
C'est dans cette region d'apres collines que
Francklin a 6crit les premieres lignes de son histoire.
Nous sommes au milieu des anndes 1970 et le jeune
religieux vient de fonder la congregation des Petits
Freres de l'Incamation. II arrive au village avec un
souhait: travailler la terre, devenir simplement "un
paysan parmi les paysans", tout en distillant la parole
de Dieu.

II a imagine verser dans la guerilla
Unjour, au bout de quelques mois, survient
le d6clic. "J'dtais au dispensaire du village et, depuis
le debut de la journde, je voyais une femme tourner
autour du bdtiment. Ca se voyait, ellen 'osait pas
entrer Lorsqueje 'ai entendue demander une culotte
a une autrefemme, j 'ai enfin compris. Elle avait honte
de sefaire ausculter sans sous-vetement. J'ai saisi ce
jour-la que qa ne servait pas a grand-chose
d'enseigner les Evangiles a ceux qui n 'avaient rien.
II fallait que leur ventre soit plein pour qu 'ils
ecoutent."
La mission religieuse devient done politique
et la charity se mue en projet de soci6td. Le paysan
haitien doit assumer lui-meme le redressement du pays.
Il ne doit plus compter sur le bon vouloir de l'Etat ou
l'aide international. Ne doit plus fuir a Port-au-Prince
oi il 6chouera de toute facon dans un de ces bidonvilles
sordides. II faut aussi scolariser les enfants, seule
maniere de changer la soci6td. Avec les villageois et
les freres de sa congregation, Francklin met done en
valeur de nouvelles terres. Il reconstitue des formats,
ouvre sa premiere cole. Il trouve des financements
en France* et aux Etats-Unis.


Sous les Duvalier, les tontons macoutes, qui
le considerent comme un "terroriste marxiste", le
convoquent tous les quinze jours au commissariat pour
l'interroger. Francklin est insult, frapp6. Mais il tient
bon. II a toujours &t6 un resistant, un rebelle. D6jh, a


Frere Armand
l'Age de 10 ans, il s'6tait d6finitivement enfui de chez
ses parents apres avoir refuse de se mettre nu devant
un pr6tre vaudou qui souhaitait vaincre les mauvais
esprits.
Adolescent, il a imagine verser dans la
guerilla. "Mais j 'ai vite compris que la violence
engendre une violence plus grande encore." Francklin
a done choisi de mener une guerre a sa facon, "une
guerre tranquille".

II a developp6 un Etat dans l'Etat!
Le combat n'a pas &td vain. Autrefois desert,
Pandiassou est devenu oasis. Des familles entieres
viennent chaque annde s'y installer. Mieux, 'action
du frere Armand a d6pass6 les frontieres du village.


Dans tout le pays,
il a initi6 des
projets similaires.
Le gouvemement
lui a aussi confi6
la mission de
creuser 150 lacs,
afin de de limiter
les inondations
qui frappent Haiti
a chaque saison
des pluies. Un
budget de plus de
20 millions de
dollars!
Surtout,
Francklin s'est
attaqu6 a la
misere des villes,
celle de Port-au-
Prince notam-
ment. Il a
d'ailleurs 6tablile
centre ndvral-
gique de sa
congregation
dans le quartier de
Petite Place
Cazeau, au coeur
de la capitale
haitienne. Cette
zone en voie de
paup6risation est
al'image d'Haiti,
livrde a elle-
meme. Tas
d'ordures jon-
chant les rues
boueuses, circu-
lation anarchique,
jeunes qui, faute
de boulot, trainent
leur misere en
singeant les caids
des ghettos
amdricains. Dans
le fortin des
Freres, prot6g6
par des murs
6pais et des fils
barbells, il regne
une tout autre
atmosphere, faite
d'ordre et de


calme. Comme a Pandiassou, Francklin a d6velopp6
ici un Etat dans l'Etat. II y a cet atelier oi d'anciens
enfants des rues suivent une formation manuelle. A
c6te, sur de petits lopins de terre, des jeunes ruraux
venus de toute 'ile apprennent le m6tier d'agriculteur.
Dans cette 6cole,juste en face, sont scolaris6s
1 000 el6ves. Bient6t, un restaurant
communautaire ouvrira ses portes. Tous les
4 habitants de Petite Place Cazeau pourront
venir manger pour une somme modique.

"Je nefais que rendre la dignity a
mon pays"
Depuis un an, le frere Armand a
aussi r6cup6rd la gestion du centre d'accueil
du Carrefour, une prison r6serv6e aux enfants
des rues. Auparavant, l'endroit 6tait g6rd par
le gouvernement. "C'dtait une horreur Les
gamins vivaient comme des betes. Ils ne se
lavaient pas, dormaient sur des cartons",
explique le psychologue du centre. Ce matin,
tout le personnel est dans ses petits souliers:
Francklin est venu inspecter les lieux. Et le
patron ne laisse rien passer. "ca ne va pas,
ces detritus par terre", grommelle-t-il en
ramassant des plastiquesjet6s au sol, un geste
devenu quasi compulsif chez lui. "Ii est dur, mais il a
raison. Grdce a lui, le centre est devenu vivable",
explique un enseignant, montrant des bitiments
ripolinds.
Certains des enfants, une fois "stabilises",
auront la chance de venir a Petite Place Cazeau
apprendre un m6tier. Comme l'a fait Solesse, 17 ans,
futur menuisier. L'adolescent revient de loin. Voilh
quatre ans, il zonait dans les rues de Port-au-Prince,
nettoyant les pare-brise des voitures aux feux rouges
pour gagner un peu d'argent. Aujourd'hui, il n'en finit
pas de remercier Dieu d'avoir rencontr6 frere Armand.
"Ii m 'a pouss a devenir ce que je suis. II est mon
pere." Francklin, lui, se montre modeste. "Je nefais
que rendre la dignit a mon pays. La dignity, tout le
monde y a droit." Meme a Haiti.


Kenbe k6'w ansante


Kenbe kb'w djanm !



Dekouvri dives fason Konte

Miami-Dade kapab ede w kenbe

rezolisyon w pou Nouvo Ane a.


* eseye"Te akTai Chi"nan youn nan pak Konte an.

* f6 lamach nan pak nan katye w la.

* kenbe lespri w djanm, tcheke bibliyot k nan katye w la.


Pou plis enf6masyon sou sante ak kondisyon fizik,
ale sou miamidade.gov epi klike sou "Resident" oswa
rele 3-1-1.


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Mercredi 14 Janvier 2009
Haiti en Marche Vol XXII N 51


0l-S


Lettre information du Bureau du Premier Ministre


Bilan de 100 jours d'actions d'urgences

REHABILITER, REPLANTER :

RELANCER LA PRODUCTION AGRICOLE ...
En 3 semaines, entre le 15 ao0t et le 7 septembre 2008, 4 cyclones ont ravag6 Haii, laissant des milliers
de families dans la detresse, coupant les communications du pays, detruisant les systems d'irrigation,
les plantations et emportant Ie cheptel..
En 3 mos, entre le deblocage des fonds d'urgence et la fin de 'ann" e 2008, la reaction du gouvernement
a permits de retablir les infrastructures et de renettre en production 60,000 hectares de terres agricoles.


R etablir les voies de communications, permettre aux se-
cours d'arriver et d'acheminer I'aide d'urgence, retablir
I'approvisionnement des 142 communes de la Republique et
s'assurer ue le pays puisse reprendre au plus tot son activity,
tels 6taient les objectifs du Gouvernement,
Objectifs atteints apres 100 jours de travail acharne : grace
aux resources de Petrocaribe, le gouvernement a pu allouer
7,8 milliards de gourdes (environ 197 millions de dollars US)
b la relance de raclivite a travers es actions engagees par les
different ministeres. Ce premier volet dresse un bilan de I'ac-
tion entreprise pour remettre en route la production agricole.

Relancer I'agricultur :
80,000 hectares remis en production
Urgence parmi les urgences, reconqudrir notre SeCuritW aliren-


En trois mois, apres (a areabitation des carnux et des pastes agr~coes,
60 000 hectares oant et ferns en Orduction dens tes p(aines du Nrd, du Sud
et da~n VArtbhonlte...


LES DESASTRES EN CHIFFRES

CHIFFRES DESASTRE
793 morts
548 blessls
310 disparus
165,337 families sinistr6es
22 702 maisons d6truites
84 625 maisons endommagees
Plus de 100 systbmes d'Irrigation endommag6s
Perte de 90 000 hectares de plantations
Plus de 100 000 totes de details emportees
Perte de 2 millions de dollars de materels de peche


taire constituait une priorite, Cette priority s'est traduite pen-
dant les 3 derniers mois par differentes actions :
- Correction des ravines at protection des barges de riveres
dans toul le pays {au moins un chantie r par commune du
pays}, Les ernplois g&6rs par ces travaux sonr de 1,5 million
de personne/jour.
Rehabilitation des Infrastructures d'irrlgatlon (40,0000 me
tres lineaires de canaux ) dans toutes les zones agricoles du
Sud, du Sud-Est, de I'Ouest, de i'Artibonite, du Nord at do
Plateau Central, gnera nt dou ravail pour 610,000 personnel/
jour.
Rhabilitation et creation de pistes agrcoes pour desencla-
ver les zones de production a Anse a veau, dans I'Artibonite et
dans le Plateau central (75,000 personne/jour)


REMISE EN ROUTE AGRICOLE
2 230 420journees de travail-personne
40 000 m de canaux d'lrrigation rehabilits
Beges d'enywron 150 ravines corrigees
60 000 hectares remis en production
20 000 tonnes de semences en distribution
33 000 tonnes d'engrals en distribution
2 millions d'alevins pour la production de poissons
16 000 chores en distribution
267 tracteurs an distribution







Mercredi 14 Janvier 2009
Haiti en Marche Vol XXII N' 51


27 aot Smptmbr 9 septembre 20 sepumbm 7 oclobre

S 15 o(ut 2 seplembre 7 septembre 10 septembre 30 septembre 10 octobrs
- t| ---


Cultures, production talt I re, olevage, pisciulture;
La production agricole, un grand chantier qui s'etend sur plu
sieurs mois. fait Intervenir des millers de personnes et assurera
des revenus pour des dizalnes de milliers d'agriculteurs el agri-
cultrices,
A date, le Ministere de I'Agriculture a achete 44 millions de li-
vres de semences (haricots, maTs, cultures maraicheres, riz et
plants de bananes), des outlls agricoles, des pompes d'lrrlga-
tian, 30,000 tonnes d'engrals et 267 tracteur.

Pour compenser la erte de plus de 100,000 t6tes de beiail,
I'aviculture et I'elevage caprin paysan sont relances grace a
la construction de poulaillers, installation de pondeuses et la
distribution de 28,000 pondeuses et 16,000 chevres.

La peche et I'aquaculture sont renfore6es par I'acquisition de 2
millions d'alevins pour relancer la pisciculture dans les etangs
et bassins du pays, et la reparation et le remplacement des


mat6riels endormages : bateaux et canols de p6che, nasses
et filets.

La production laitiere est dynamisce par la formation des eleveurs
et la construction de laitnes, afin permettre la distribution de pro-
duits laitiers 15,000 rBuveaux enfants des canUines scolaires.
L'apiculture est aussi au programe avec la creation de 200 nou-
veaux ruchers qui genereront un revenu pour 3000 beneficiaires.

Sur plus de 90,000 hectares endomrmages, les travaux du Minis-
tere de I'Agrlculture (MARNDR) perm~ttront la remise en produc-
tion de 60,W0 I' hecares el un nouveau depart pour I' levage et la
pkche, gr&ce a un reel encadrement, non seulement sur les plans
financiers et sanitaires, mais aussi sur le plan de la formation des
producteurs et des eleveurs.
Fin decembre, 68 % des fonds alloues au MARNDR sont deja d-
caisses dans la mise en route de 202 projects qui ont permis de
crepr plus de 47500 emplis.


i Pour que I'agriculture reprenne une place Importante cans I'Pconomle nationate,
if nous faut Intervenir sur des fillres porteuses et continue a equiper et a amenager les terroirs
agricoes : routes agricoles, rehabilitation des syst&mes d'lrrigation et de drainage,
creation de centres
de cosiecte et de conditionnement de products agricoles.
Le secteur agrlcole pourra ainst amellore r a scurite allmentalre de la population,
gendrer des devises et assurer une certain protection de F'environnement, ~
Madame Michee Duvivier Pierre-Louis Premiere Mnistre


Les paysans sont l aa tLch :20 000 semences distribute,
des Sacs et bassifrs repeupes et des poWaiffers reconstitus.


Page 11








Mercredi 14 Janvier 2009
Haiti en Marche Vol XXII N 51


Pourquoi ne pas relacher Cuba qui n'est plus une menace ?


(CUBA... suite de la page 10)
Aucun de ces pays ne craint aujourd'hui une
quelconque infiltration r6volutionnaire cubaine. On
parle aujourd'hui d'une Amdrique latine dont tous les
gouvemements sont dlus d6mocratiquement, en voie
d'une integration r6gionale avanc6e mais sans aucune
vis6e iddologique et seulement aspirant A se


Lesfreres Fidel et Raul Castro
transformer en l'un des p6les 6conomiques les plus
importants de la planted.
Avec ses homologues au sommet de Salvador
de Bahia, le 16 d6cembre dernier, Raul Castro a parl6
changes techniques, 6nerg6tiques, commerciaux et
culturels.
Done la menace pose par le communisme
cubain n'est plus de mise.
Cuba de son c6t6 a chaque jour moins de
raisons de redouter une nouvelle invasion americaine.
La dernibre avait lieu le 15 avril 1961 quand des
opposants A la revolution cubaine d6barqubrent avec
l'aide et le materiel de la CIA americaine pour
reprendre 'ile aux castristes.
Ce fut l'historique victoire de la Baie des
Cochons pour le regime de Fidel Castro. D faite pour
le president John Fitzgerald Kennedy sous
l'administration duquel l'invasion a eu lieu. Peu aprls,
le 7 avril 1962, fut mis en place l'embargo commercial,
6conomique et financier et decrit par Cuba sous le
terme de < bloqueo >> (blocus).

La crise des missiles ...


Fidel Castro se tourna alors vers les
Sovi6tiques. Ceux-ci en profit&rent pour commencer
l'installation A Cuba d'une batterie de missiles
balistiques.
Un avion espion am6ricain en fit la
d6couverte. Ce fut la fameuse crise des missiles
(octobre 1962) qui mit le monde entier aux portes d'un
conflit nucl6aire.
Kennedy releva le d6fi et ordonna au Premier
ministre Nikita Khrouchtchev d'enlever tous les
missiles.
Le monde entier retint son souffle.
Grice A des n6gociations en coulisse (< back
channel diplomacy >>), la crise fut d6noude avec
l'acceptation par Moscou d'enlever les missiles en
change d'un engagement am6ricain de ne plus tenter
d'envahir militairement Cuba.

La mission du G6naral Sheean ...
D'autre part, en 1998, c'est-A-dire 36 ans plus
tard, un g6ndral am6ricain A la retraite, John Sheean,
fut ddp&ch6 A Cuba (avec l'autorisation des autorit6s
cubaines) pour y conduire une importante
investigation.
Sa conclusion : Cuba ne constitue plus une
menace pour la s6curit6 nationale des Etats-Unis.
Le G6ndral Sheean avait pass une semaine
entire dans 'ile en compagnie du ministre cubain de
la defense, Raul Castro, il a dine avec Fidel Castro.
C'est le plus haut grad6 americain A avoir mis les pieds
A Cuba depuis la revolution de 1959.
Rendant compte de sa mission devant le
Congrbs, le 29 Mars 1998, John Sheean, accompagn6
du secr6taire am6ricain A la defense, a d6crit les Forces
armies r6volutionnaires cubaines comme un corps
essentiellement d6fensif (et sans aucune ambition
d'exp6dition 6trang&re) et ne posant non plus aucune
menace d'armement chimique oubiologique ni mime
d'exode massif en direction des Etats-Unis comme la
crise de Mariel en 1980.
Naturellement les anti-castristes de Miami (et
leurs l6us au Congrbs amdricain) se d6chainbrent.

La carte de l'embargo ...
Or voici que pour la premiere fois depuis
1'dlection de Ronald Reagan en novembre 1980, les


exilds cubains ont vot6 majoritairement le 4 novembre
2008 en faveur du candidat d6mocrate Barack Obama.
Ainsi les bruits de sabre ont singuli&rement
diminu6 des deux c6t6s du golfe de Floride sinon en
beaux discours. Mais reste l'embargo.
La Havane, en bon stratbge, joue A fond cette
demi&re carte. C'est la lev6e de l'embargo ou rien,
laisse entendre Raul Castro. Nous n'accepterons pas
de cadeau. Nous ne sommes pas en train de mendier !
Selon le president cubain, l'embargo a cofit6 A son pays
(en 45 ans) pas moins de 89 milliards de dollars.
Obama, dans une approche strat6gique non
moins intelligente, promet de lever les dernibres
dispositions qui ont rendu l'embargo moins populaire
aussi du c6t6 des exilds cubains, empech6s que sont
ces derniers d'envoyer suffisamment d'argent A leurs
proches A Cuba ou de visiter leurs vieux parents rests
au pays.
Mais au fond, la question fondamentale qui
6tait la menace communiste n'existe plus. Et
Washington lui aussi l'a admis.

Des acquis aussi pour tout le reste
du continent...
Le reste devrait done pouvoir se r6gler autour
de la table de n6gociations (pr6f6rablement dans le
cadre de l'Assembl6e g6ndrale de 1'ONU qui plaide
depuis plusieurs anndes pour la lev6e de l'embargo
amdricain, et sous le parrainage de pays cr6dibles
comme le Br6sil, le Chili, le Canada et ceux du
Caricom).
Et s'il le faut aussi devant les tribunaux pour
r6gler les plus s6rieuses des r6clamations issues de la
nationalisation de certains biens de capitalistes cubains
et/ou am6ricains.
Car d6sormais il n'y a plus aucune raison
valable pour continuer A faire souffrir ce peuple
courageux et ing6nieux qui n'aspire sans doute qu'A la
meme d6mocratie dontjouissent ses congenbres sud-
amdricains.
En pr6servant ceux des acquis de ces
cinquante dernires anndes qui importent autant pour
le peuple cubain lui-meme que pour tout le reste du
continent.

Marcus, 10 Janvier 2008


EDUCATION


Peter Hesse qui a introduit la methode Montessori en Haiti


Peter Hesse, entrepreneur allemand, est
connu, en Haiti, pour y avoir introduit la mdthode
Montessori. II vient de feter a Dusseldorf le 25 ""
anniversaire de lafondation qu 'il a crtde en 1983 pour
soutenir ses o dcoles-projets >. Qui est cet homme ?
Une ancienne collaboratrice, Yolkne Exil, nous en
parle, avec admiration, nostalgie et reconnaissance.
Un parcours digne, pour elle, d'un conte de fe...
o Tout a commence avec la musique de
Coupd Cloud >. Comme dans les contes, Yolbne Exil-
commence son r6cit par < il 6tait une fois >>. o II tait
unefois un homme qui apprtciait la musique de Coupd
Cloud alors mtme qu 'il n 'en comprenaitpas la langue.
II 'apprdciait tellement qu 'il est entrd en contact avec
le musicien pour savoir comment il pouvaitfaire pour
rentrer dans son pays clouter sa musique. Cet homme,
s 'appelait Peter Hesse >. Il avait en effet 6crit une lettre
au "Chef d'orchestre Coup6 Cloud, Haiti" quijouait A
l'6poque au Lambi. II avait meme requ une rdponse
positive de ce night club.


C'est ainsi qu'en d6cembre 1980, Peter
Hesse 6tait effectivement rentr6 dans le pays de Coup6
Cloud. Il pouvait tous les soirs 6couter en live et A
sati6t6 la musique < cadence >>. Mais, pendant la
joumde, il fallait bien qu'il s'occupit. Alors il visitait
la region qui se trouvait 6tre Carrefour et d6couvrait
un autre univers, un monde tellement different du sien,
ou les enfants souffraient et manquaient de tout,
poursuit Exil. Occidental ais6, il venait pour la
premiere fois de faire connaissance avec la
mis&re. Il n'allait pas y rester indifferent. o Son
grand cceur et son sens de la justice 'avaient
pousst sfirement a vouloir faire quelque chose
pour les enfants de ce pays. II a compris que
s 'il voulait vraiment les aider ilfallait passer
par 'dducation n, pense Exil.
Aussi avait-il fait alors appel A une
jeune dame dynamique de Trinidad, Carol Guy
James, rompue A la m6thode Montessori. Cette
amie avait accueilli A bras ouvert le projet
d'implanter cette
p6dagogie nouvelle
en Haiti
(l'introduction de la
pddagogie
Montessori en Haiti)
et l'avait fait sien.
Elle devait inculquer
cette m6thode A des
adultes qui, eux,
allaient A leur tour
l'exp6rimenter sur
des enfants. C'6tait il
y a plus de 25 ans.
On est d6ji en 1983 2
et la Fondation
Peter-Hesse venait


d'ttre creee. o Ces deux &tres ont surgi dans notre vie
pour l'illuminer et la transformer en un merveilleux
conte de fde n, dit encore Yolbne Exil, toute
reconnaissante. ( Avec 1'arrivte de cet homme chez
nous, nous avons vkcu quelque chose de beau. II a
apport l 'espoir la oi il n 'y avaitpas >, conclut-elle.
(PETER HESSE / p. 14)


Peter Hesse


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Par Robert Paret


Un d6cds nous conduit tres
souvent a la meditation, une faqon de
nous porter a nous questionner sur le sens reel de la
vie. Et tres souvent dans ces moments 1l nous sommes
amends a revisiter le passe, surtout quand ce pass nous
lie intimement au ddfunt et a sa famille.
8Iw :


Reginald Vorbe d&cMdd le 28 decembre 2008


DIEU VORB]
Alors Vorbi, tu m'obliges a un retour
d'environ un demi siecle, a l'6poque de notrejeunesse
et de notre adolescence. Que de souvenirs et de bons
moments nous sont rests de notre v6cu a la ruelle Roy !
Je t'appelais Vorbi et tu me nommais Paretus,
a la maniere des gladiateurs du temps de CUsar. Une
facon, peut-6tre, de marquer notre appartenance a une
confrdrie. En fait, une sorte de regroupement de par-
ents et d'amis rassembl6s au sein de ce que nous
appelions jalousement NOTRE QUARTIER et qui
s'6tait donn6 des regles de vie et de loisirs. Tout ceci
sous l'autorit6 et la haute vigilance des chefs de famille
de la communaut6 qui en 6tablissaient les principes.
La pr6pond6rance maternelle 6tant plut6t reconnue et
mieux appr6cide dans le domaine de l'6ducation, de
l'enseignement des pr6ceptes de convenance et bonnes
manimres en soci6t6 .Et gare aux drives Quiconque
s'6cartait de ces reglements 6tait rappel6 a l'ordre ou
s6vdrement puni par n'importe quel aind ou membre
d'une des families.
Vu sous cet angle, on pourrait croire que ces
principes nous enfermaient dans un esprit clanique,
dans une attitude de recoquillement sur nous-memes.
Il n'en 6tait rien, puisque nous 6tions ouverts a d'autres
spheres, d'autres influences et h des amis divers venant
des quartiers avoisinants. Ceci nous a mime valu d'etre
consid6rds comme les organisateurs des principales
activities de loisir et de sport de la zone du << Bas-peu-
de Choses >. En effet, qui ne se rappelle nos agapes
avec Alfredo Moreno ? De nos interminables nuits de


distractions avec cet amuseur hors pair,
St ce pince-sans-rire ? Il 1 tait a ce point
S aim de tous, qu'il tait devenu un
incontournable du quartier et 6tait
accueilli dans tous les salons. D'autre part, je revois
encore Ti Edouard Ab6lard, de regrett6e m6moire, nous
inculquant nos premieres notions de karate D'autres
copains de la ruelle Marcelin et de la Fleur du Chine
nous rejoignaient r6gulierement pour des parties de
football, de badminton ou de tennis de table, organisdes
parfois en championnat. Nous avions plant nos
crampons et trained nos baskets sur bien des terrains :
des Pares du Petit S6minaire college Saint Martial a
Sans- Fil, en passant par le terrain Saeih( ?) a Carrefour
feuille, au Parc Ste. Th6rese de PNtion-Ville, jusqu'au
stade Sylvio Cator. C'est dire que nous prenions le
temps de vivre. Meme si notre devise : << UN POUR
TOUS, TOUS POUR UN >, selon la formule des
mousquetaires, nous avait ports a quelques
affrontements de quartier pour redresser ce que l'on
percevait, a tort ou a raison, comme une offense envers
l'un des n6tres, nous 6tions malgr6 tout consid6rds
comme desjeunes gens paisibles et de bon commerce.
C'est a cette cole de pensde, sous le regard
vigilant et attentionn6 des mentors chevronn6s du
quartier que nous avons tous, garcons et filles, grandi
et avons &te astreints a la discipline qui devait nous
modeler, nous former et nous preparer a affronter les
d6fis et les p6rip6ties de l'existence. A cet
apprentissage, nous avons acquis nos galons de
citoyens et de citoyennes. Certes, les obligations et les
alas de la vie nous ont s6par6s et parfois disperses en
des points divers. Cependant nous sommes toujours
(ADIEU p. 17)









Mercredi 14 Janvier 2009
Haiti en Marche Vol XXII N 51


o Haiti, Vive la Difference / Du Ministere
du Tourisme d'antan
La premiere et l'unique fois que je vis en Haiti
une Rolls Royce, il s'agissait de celle de Silvera, le
propri6taire de El Rancho. C'6tait les anndes 70, les
anndes des Guest House qui peuplaient la ville de Port-
au-Prince. Les touristes canadiens, amdricains, nous
visitaient sans aucune crainte. On ne pensait pas a
l'6poque, d'utiliser une augmentation des taxes sur les
passeports pour 6quilibrer le Budget National. On
vivait la difference. On se croyait meme la Perle des
Antilles. Le slogan << Vive la Diff6rence >> fit fortune.
On ne savait pas trop ce qui faisait la difference mais
on l'accepta de bon grd. Unpeu plus tard, je d6couvris
que l'Espagne utilisait le meme type de slogan que
nous : << Spain is Different! >> disent les Espagnols. Je
crois qu'il doit en 6tre ainsi car r6cemment, l'un de
leurs anciens Pr6sidents, celui que l'actuel Pr6sident
eut a d6fendre face aux accusations de Chavez, celui a
cause duquel le Roi d'Espagne eft a dire a Chavez
<< Porqu6 no te callas > (Taisez-vous, putain serait
la traduction adequate), vient de qualifier le succes
d'Obama aux elections am6ricaines, << d'exotisme
historique >. II a meme pr6dit la plus grande
catastrophe 6conomique pour Obama. Le Parti au
Pouvoir en Espagne a qualifi6 ses paroles de racistes
alors que lui, il a rapidement menace de poursuites
judiciaires atous ceux qui accuseraient ses declarations
de << propositions racistes >. Les membres de son
propre parti ont rapidement pr6cis6 qu'il 6tait libre de
ses paroles et que cela ne correspondait nullement a la
position du Parti Populaire espagnol. Je crois que dans
le cas de H. Clinton, ses propos auraient &te les memes :
<< Exotisme Historique aux Etats-Unis >. L'accusation
alors serait de << Machisme >. Enfin, Spain is different !
Chores amies lectrices, chers amis lecteurs,
oublions l'Espagne qui se croit different et traversons
le d6troit de Gibraltar pour visiter le Maroc, different
a coup sfr. Je me promenais l'autre jour, sur la toile,
lorsqu'un un bandeau publicitaire sur Internet, un
<< Internet Banner > pour rester a la mode, me prit par
la gorge et me traina vers le Maroc. Une succession
d'images, montrant le symbolisme de la transformation
synchronisde d'une petite boite blanche et d'un touriste,
lors du voyage de ce touriste a travers le Maroc. La


Slogan !

petite boite << grandit >> petit a petit, au fil des rencontres
de ce touriste et des sensations 6prouv6es au contact
avec les beaut6s du patrimoine marocain. La petite
boite s'alimente et grandit a chaque rencontre avec la
culture marocaine, a chaque fois qu'elle se submerge
dans les traditions du Maroc. Le touriste rentre chez
lui, diff6remment. Lui aussi il a grandi. Son ame a
grandi. Il y a des pays qui font grandir l'Ame, doit-il
strement penser.
Je n'ai pu m'emp6cher de vouloir savoir plus.
Internet et << l'lectricit >> permettent de d6fier les
distances et d'acc6der a toutes les informations
possibles. Le Maroc, a travers l'Office National
Marocain du Tourisme, vient de lancer une campagne
publicitaire base sur ce simple slogan: < Il y a des
pays qui font grandir l'ame >. Dans une conjoncture
6conomique peu favorable au tourisme, l'enjeu pour
les d6cideurs marocains 6tait d'occuper une place
importante dans ce march de millions de clients et de
milliards de recettes, en utilisant ce que les autres
n'utilisent pas : les avantages comparatifs bass sur
l'intangible, sur le spirituel, sur le symbolique. II leur
fallait << merger, se diff6rencier ... dans un contexte
concurrentiel de plus en plus dur. Je crois, a la vue
du banner publicitaire, qu'ils ont rdussi. II ont su se
montrer diff6rents sans s'afficher. Sans le dire. Le
faisant comprendre. Ils ont voulu montrer une image
importante : vivante > et lancer un message de facon subliminale :


Au Maroc, vous 6tes en s6curit. Le message est pass.
Tout le monde trouve sa place. Tout le monde se trouve
satisfait. On ne grandit reellement que si l'ame grandit.
Pur spirituel. Pur symbolisme. Marketing sup6rieur.
De l'esprit.
Enfin, chores amies lectrices, chers amis
lecteurs, Cela me fit penser a Haiti, a la planification,
a la gestion de nos ressources touristiques. J'ai revu
alors un documentaire sur Haiti, de Thalassa, << Haiti,
le reve des abricots > que vous allez pouvoir trouver
en lancant le moteur de recherches de google sur
<< thalassa, abricots > ou bien, << Haiti, le reve des
abricots >. Il y 6tait, lui, Jean Claude, non, pas celui
des < vceux a la nation >, non, l'autre, Fignold, non,
pas celui du < rouleau compresseur >, non, celui des
< Abricots >. Jean Claude Fignold, le Maire des
Abricots, le < paradis des Ames des Indiens >. La aussi
aurait pu 6tre une destination qui fasse grandir l'ame.
Le documentaire, dans son int6grit6, montrait aussi la
degradation du pays, les galettes de boue, la
malnutrition chronique dans le pays, la mort, le
d6sespoir. Il y a des pays qui empechent l'ame de
grandir. Il y a des pays qui tuent l'Ame. Et, Haiti,
actuellement en est un. Chez nous, l'Ame se meurt.
Aucun slogan ne peut nous enlever cette condition.
J'imagine, chers lecteurs, qu'avec cette
nouvelle annde qui prend naissance, nous allons devoir
penser a r6viser nos modes de fonctionnement et
puisque la difference n'est plus une valeur sure,
pensons au spirituel ou passons a autre chose.

Oscar Germain
germanor2005@yahoo.fr
Janvier 2009


EDUCATION


Peter Hesse qui a introduit la methode

Montessori en Haiti


(... suite de la page 12)
Cette m6thode a &t6 transmise a plus de 800 adultes et des
milliers d'enfants ont b6ndficid de ce savoir. Jusqu'ici, la fondation


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The Raymond F. Kravis Center
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Wednesday, February 11
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Wednesday, February 25
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Library & Cultural Center
Auditorium & Michael Bienes
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Arts Center
Auditorium & Cafe
1770 Monroe St.
6- 8 p.m.


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Tuesday, February 24
Aventura Community
Recreation Center
Classrooms 1A, 1B and 2
3375 NE 188th St.
6-8 p.m.
MIAMI SHORES
Thursday, February 12
Miami Shores Country Club
Ballroom
10000 Biscayne Blvd.
6 -8 p.m.
MIAMI
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Lower Auditorium
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anvan rankont lan:
*Miami-Dade County: Charesse Chester 305-944-7564 x 203
*Broward County: Ali Soule 1-800-330-7444
*Palm Beach County: Denis Eirikis 561-798-9633
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est venue en aide a plus d'une
cinquantaine d'ucoles en Haiti,
ce qui reprisente en moyenne de
3.845 enfants par an. On trouve
encore des 6coles priv6es
Montessori et des < coles
projets > que la fondation Peter-
Hesse a mises sur pied en Haiti.
Une evaluation des
6coles maternelles financees par
la Fondation et reprise de
manibre d6taill6e dans le tout
recent livre de Hesse, < Vision
Works > (1), indique que sur les
53 6coles qui ont obtenu de
l'aide de la Fondation Peter
Hesse, 35 d'entre elles sont
r6put6es en 2008 pour leur bon
fonctionnement et continuent de
s'6tendre. o Bref deux tiers de
ces projets fonctionnent tres
bien, selon les estimations
effectuees par la fondation
meme >, precise Hesse lui-
meme.

<< Malgrl I'insecurit6,
les trahisons et les
deceptions >
Peter et Carol avaient
choisi d'implanter des 6coles 1
ou il n'y en avait pas, affirme
Yolbne Exil. Avant de financer
un projet, ils devaient etre sfrs
que les b6ndficiaires 6taient des
enfants n6cessiteux et qu'un
local approprid pour les cours
leur 6tait r6serv6. I1 fallait aussi
que le futur responsable du
projet signit le contrat propose
par la fondation Peter-Hesse.
Mais Hesse privil6giait les
endroits les plus recul6s, les plus
difficiles d'acces (1a ou il n'y
avait pas d'6cole, l1 oni les
besoins en education 6taient
plus pressants), indique Exil. Et
aussi la competence. La
personne appel6e a diriger le
projet devait etre le plus souvent
form6e ainsi que les professeurs
qui allaient enseigner aux


enfants. Le local devait 6tre approprid
pour bien abriter les enfants et le
materiel, pr6cise-t-elle encore. o Apres
que Hesse et Carol eurent visitW des
lieux, il (Hesse) donnait alors mobilier
et materiel. Carol et lui visitaient les
ecoles, aidaient quand il fallait,
corrigeaient si quelque chose ne
marchait pas bien et m 'envoyaient en
tant que coordonnatrice des projets
Montessori pour faire le suivi. Au tout
debut, Peter Hessefaisait construire lui-
meme les dcoles etfournissait ensuite
le mobilier et le materiel ndcessaires. II
payait aussi les professeurs. Quant aux
enfants, ils pouvaient manger a leur
faim >, se rappelle Yolbne Exil. Peter
Hesse avait meme mis sur pied un atelier
pour fabriquer le materiel Montessori
sur place. II a fait venir a cette fin des
fabricants de materiel pour former les
Haitiens, se rappelle Exil. Elle regrette
que, parfois, les gens impliqu6s dans le
projet laissent tout tomber apres la
formation. Aussi Hesse avait vite
compris qu'il fallait mieux impliquer les
Haitiens dans les projets s'il voulait que
ces derniers aboutissent pour, ensuite,
leur < passer le flambeau >. C'est ce
qu'il avait fait tout en continuant a
superviser la bonne marche des 6coles.
Parfois depuis l'Allemagne.
o Peter et Carolfaisaient tout
pour combattre l'ignorance. Ils
mettaient toutes leurs forces et toute leur
Mnergie dans chaque projet pour que ce
dernier fonctionne bien >. Cela ne
marchait pas toujours. Parfois, il arrivait
qu'ils mettent fin, non sans regret, a un
projet quand la personne responsable ne
respectait pas les termes du contrat. Ou
encore si un collaborateur n'agissait pas
dans l'interet des enfants ou si on
continuait a pratiquer la m6thode
traditionnelle d'enseignement. D'apres
Exil, rien n'a et6 facile pour eux. Mais
< malgr6 toutes les embfches,
l'insecurit6, les trahisons et deceptions >
dont ils ont &t6 victimes ils n'ont pas
lich6 laisse prise. Au lieu de se laisser
aller au ddcouragement, ces difficulties
semblaient les avoir rendus plus
d6terminds encore a poursuivre leurs
efforts et a tenter leur < p6rilleux

(PETER HESSE / p. 16)


Page 14








Mercredi 14 Janvier 2009
Haiti en Marche Vol XXII N' 51
Liga Le Real regale, le Barea s'en sort
Eurosport dim, 11 janv 23:31:00 2009
Barcelone a consolid6 sa place de leader en
venant a bout d'Osasuna (3-2) grice a une inspiration
signee Messi. Les Catalans signent ainsi leur 8e victoire
consecutive a l'ext6rieur, un record en Liga. Le Real
Madrid a, lui, sign sa troisieme victoire consecutive
sur la pelouse de Majorque (0-3).

LIGA 18e JOURNEE
MAJORQUE-REAL MADRID 0-3
Buts : Robben (2e), Raul (16e), Ramos (65e)
A l'heure oi la plupart des pelouses d'Europe
sont geldes, le Real s'est offert des vacances aux
Bal6ares. Au menu : soleil, terrain parfait et accueil
plus que chaleureux des locaux. C'6tait en effetjournme
portes ouvertes h Majorque ce dimanche. ArjenRobben
profite des largesses des insulaires d6s la 2e minute
pour ouvrir le score sur un contre supersonique. Le
N6erlandais, intenable depuis quelques semaines, est
a l'image de ce nouveau Real qui pratique un jeu
beaucoup plus direct, et r6aliste, que celui pratiqu6 sous
l'Fre Schuster. Nouvelle illustration avec ce 2e but
sign Raul, parfaitement servi par Higuain. Pour son
500e match en Liga, l'emblkme du Real s'offre une
magnifique talonnade pour r6aliser le break (0-2, 16e).
Certainement surpris par l'apathie de leurs
adversaires, les hommes de Ramos se perdent un peu
en seconde p6riode. Mais ils peuvent toujours
s'appuyer sur l'efficacit6 et la compl6mentarit6 de la


paire Diarra-Gago dans l'entrejeu pour dicter la loi.
L'Argentin sert ainsi idealement Sergio Ramos a la 65e
minute pour le but du k.o. Jamais Majorque ne
manifestera sa volont6 de sauver l'honneur et c'est en
toute d6contraction que le Real va enchainer sa 3e
victoire en championnat et se rapprocher
provisoirement a 9 points du leader barcelonais.

OSASUNA BARCELONE : 2-3
Buts : Flano (62e), Pandiani (72e) pour
Osasuna, Eto 'o (44e), Xavi (80e), Messi (84e) pour
Barcelone.
Cela faisait quatre ans que le Barca ne s'6tait
pas impose Pampelune. Il s'en est fallu de peu pour
que cette s6rie ne se poursuive. Mais il est dit que ce
Barqa-l est de la trempe des plus grands. II a pein6,
comme cela a &t6 parfois le cas face aux "petites"
6quipes de la Liga, les seules qui ont r6ussi a grappiller
quelques points face a l'ogre catalan, mais il s'est
finalement sorti de l'ornire. Une ornire creus6e par
deux buts signs Flano et Pandiani, qui, en dix minutes
(62e et 72e), permettaient aux hommes de Camacho
d'effacer le retard conc6d6 depuis la 44e minute et cette
ouverture du score par Eto'o.
Auteur d'une frappe aussi precise que
puissante pour sa 16e r6alisation de la saison, le
Camerounais lib6rait ses co6quipiers apres une
premiere p6riode plut6t crisp6e. Les 45 dernibres
minutes allaient beaucoup plus d6brid6es. C'6tait tout
d'abord Xavi qui 6galisait aprbs un centre en retrait


Page 15

parfait d'Alves (2-2, 80e) avant que Lionel Messi ne
sorte une nouvelle fois de sa boite. Le lutin argentin,
d6ji auteur de la passe decisive sur le but d'Eto'o, y
allait cette fois seul. Conduite de balle, acc6l1ration et
frappe d'une soudainet6 impressionnante : Roberto ne
peut que constater les d6gits (2-3, 84e). Et le public
d'Osasuna de scander le nom de Messi... D1ji auteur
d'un triple en Copa del Rey face a l'Atletico Madrid
(1-3) et ovationn6 par les supporters du Stade Vicente
Calderon, Messi confirme son 6tat de grice.

LA COROGNE FC SEVILLE 1-3
Buts: Bodjo (34e) pour La Corogne; Fabiano
(59e), Renato (8e), Capel (90e) pour le FC Seville.
NUMANCIA-GETAFE 2-0
Buts: Barkeros (s.p. 8e); Aranta (80e)
SANTANDER-RECREATIVO HUELVA
1-1
Buts : Perreira (33e) pour Santander;
Camunas (43e) pour Huelva
GIJON VALLADOLID 2-1
Buts : Carmelo (18e), Barral (36e) pour
Gijon; Garcia Calvo (88e)
BETIS SEVILLE-MALAGA 1-2
Buts : Emana (38e) pour Seville; Apono (s.p.
19e), Eliseu Pereira (90e) pour Malaga.
ATLETICO MADRID ATHLETIC
BILBAO 2-3
Buts: Antonio Lopez (17e), Forlan (90


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Premier League Manchester sans partage


Manchester United n'a laiss6 aucune chance
a Chelsea (3-0) lors du choc de la 21e journme de
Premier League. Avec un match en moins, les Red
Devils reviennent a la 3e place a un point des Blues.
Tottenham s'enfonce dans la zone des rel6gables.


3-0

(87e)


PREMIER LEAGUE 21e JOURNEE
MANCHESTER UNITED CHELSEA :

Buts: Vidic (45e), Rooeny (63e) etBerbatov


Manchester United a adress6 un message fort
a tous ses concurrents. II faudra compter avec la
formation de Ferguson pour le titre. A Old Trafford,
les Red Devils sont imbattables. Chelsea vient d'en
faire les frais. Lamin s 3-0, lesjoueurs de Scolari sont
poliment renvoyes a leur chores etudes. Les
Mancuniens signent leur huitibme victoire consecutive
dans le thditre des reves et fondent sur Liverpool au
classement (5 points de retard avec deux matchs en
retard). Plus de hargne, plus d'envie et surtout plus
d'ambition, ont permis aux codquipiers de Wayne
Rooney de frapper un grand coup lors de cette 21e
journme de Premier League.
Les prochains jours risquent d'etre difficiles
pour Luiz Felipe Scolari, qui avait opt6 au coup d'envoi
pour un dispositif tactique d6fensif avec un milieu
renforc6, mais surtout un seul attaquant en la personne
de Didier Drogba. Le but de Vidic (46e) en toute fin
de premiere mi-temps a douch6 les espoirs de Chelsea.
Malgr6 l'entrde d'Anelka a la pause, les Blues n'ont
pas exist. Les attaques incessantes de Ronaldo, Park
et Rooney ont eu raison de la defense des Londoniens.
A la suite d'un d6bordement d'6cole de Patrice Evra,
Wayne Rooney inscrivait le but du KO (63e). Hagard,
la formation de Scolari ne s'en remettra pas. La
r6alisation de Berbatov (87e), apres un coup franc de
Ronaldo, scellera d6finitivement la rencontre. Une
vraie partie de plaisir.
WIGAN TOTTENHAM: 1-0
But: Figueroa (90e)
Unbut conc6d6 dans les arrets de jeu Wigan
(1-0) a replong6 Tottenham dans la zone de relegation.
Ce r6sultat, couple au nul arrach6 par Stoke City contre


Liverpool samedi (0-0), place les Spurs a la 18e place,
seuls Blackburn et West Brom faisant moins bien.
Quant aux supporteurs de Wigan, ville situde entre
Liverpool et Manchester, dont le club dispose de l'un
des plus modestes budgets de la Premier League, ils .
peuvent se mettre a rever de Coupe de 1'UEFA, ce
succes confortant la 7e place de leurs favoris. Cette
victoire a 6td obtenue sur le fil au terme d'un match
ennuyeux, le d6fenseur Maynor Figueroa venant
profiter d'un marquage relAch6 pour placer une tate
victorieuse sur corer dans les arrets dejeu (90+1).

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Mercredi 14 Janvier 2009
Haiti en Marche Vol XXII N 51


Peter Hesse qui a introduit la methode Montessori en Haiti


(... suite de la page 14)
sauvetage >. o On croirait meme qu 'une force strange
les poussait a recommencer >, s'exclame une Yolbne
Exil admirative.

< L'enfant apprend tout seul >
"Les formations en Montessori ont lieu
pendant les grandes vacances, a Noel et a PAques.
o Moi, j 'ai eu la chance de travailler avec ces deux
etres exceptionnels pendant 4 ans etj 'en suis fire >,
confie Exil qui coordonnait des Projets Montessori.
Cette fonction lui avait permis de visiter plusieurs
regions. En dvoquant cette tranche de vie, la nostalgic
l'6treint visiblement. o C'dtait sans aucun doute de
bons moments, des moments importants dans ma vie.
Je me rappelle de notre soirde sur le bateau au Cap,
Carol et a moi, lors d'une visite de Peter Hesse. Ma
peur dans la barque qui nous emmenait a 'ile de la


commode quoique bucolique pouvait alors durer des
heures. o Je n 'dtais pas assez courageuse. Carol et
Peter oui. Ils ont etd un module pour nous tous. Ils
ont apporte le progress, le changement dans la vie de
bien des enfants, la formation et un mdtier pour les
adultes et parfois de 1 'eau dans les zones oi il n 'y
avaitpas >. Elle ne tarit pas d'dloges a l'endroit des
deux humanitaires chez qui elle d6c6le aussi bien de
la < bienveillance >, de la << gndrosit > qu'une
certaine << lkgance de cceur >.
Qu'en est-il de cette m6thode de l'6ducation
dite ouverte, la fameuse p6dagogie Montessori, du nom
de l'Italienne qui l'a mise au point au debut du sicle
dernier ? Pour Exil, il s'agit d'une approche
scientifique oi tout doit 6tre << concret >> pour l'enfant.
Elle indique en gros comment cela se passait.
SL 'enfant apprend 'ordre, la discipline et la logique.
II apprend seul et le materiel lui permet de corriger
ses erreurs > parce qu 'il est autocorrectif explique-t-


m6chants coups de rdgle sur les doigts et les tapes
humiliantes n'ont plus ici leur place. On fait surtout
appel a l'intelligence de l'enfant et a sajugeote et on
essaie de d6velopper chez lui la notion d'autonomie.
En plus d'etre de meilleure quality que les m6thodes
classiques frontales, la p6dagogie Montessori pratiqude
par les projets de Peter Hesse ont, en plus, o la vertu
de semer de 1 'allkgresse dans lespetites dines ingenues
des enfants >, tient apreciserYolkne Exil, convaincue
de lajustesse de cette p6dagogie.
"Pour elle, il faut poursuivre avec cette
m6thode qui a fait ses preuves. Des Peter Hesse et des
Carol James, le pays en a besoin, estime-t-elle.
o Quoiqu 'il arrive, Peter Hessefaitpartie d'Haiti, de
notre histoire, de nos vies. Tant que ces dcoles
existeront, les noms de Peter et de Carol y seront
egalement associes >.

Huguette Hkrard


UN POEME A PETER HESSE EN GUISE D'HOMMAGE
Anais Paul, ancienne eleve de l'6cole pilote < Montessori >>, l'une des institutions mises sur pied par l'Allemand Peter Hesse, pour former les adultes et les
apprendre a enseigner a des enfants de 2 a 5 ans dans une classe unique, a redig6 un poeme en souvenir de celui qui a introduit en Haiti la p6dagogie Montessori. Un
hommage qui tombe a pic car la fondation Peter-Hesse vient de f6ter ses 25 ans a Disseldorf. Un poeme-t6moignage plein de gratitude et aussi de nostalgic.


< Donner c'est ce qui a de plus beau et de plus grand
donner c'est rester vivant a jamais a travers nos dons
donner c'est montrer le cote le meilleur chez nous
donner c'est aller tres haut, aussi haut que les oiseaux
Pour donner ilfaut Otre grand
pour donner autant que Peter Hesse,
Ilfaut Otre encore plus grand.
Peter Hesse ne connaitpas defrontiere,
Parce qu 'il donne sans compter aux enfants
Tout le monde peut aider,
mais tout le monde ne s'investitpas comme Peter
Hesse lefait;
La sincerity merge des plus belles histoires dit-on.
Nous, enfants d'Hafti, le remercions, dufond du coeur
car il nous afait vivre une histoire exceptionnelle
car il nous a tout donned : ROve, espoir et instruction.
Mais ce que nous, les enfants de I 'cole
Montessori d'Harti, avons apprkcid le plus,
outre lesjolis matnriels et mobiliersfaits sur mesure
pour nous,
ce sont les anniversaires et les photos, les restos, les
sorties
et aussi les jouets pour les fetes de Noel
Les yeux kcarquillks demesurement
Par ce grand pdre Noel et sa hotte remplie de cadeaux
Ilfallait ce rove et ces images de pare Noel
aux enfants que nous Mtions pour que nous continuons
a grandir dans l'innocence, la rOverie et la puretO
MAnme si le monde autour de nous dtaitfait
de bonnes et de mauvaises choses
nous continuions a ne voir que les bonnes.
0 paradis perdu disormais a jamais !


Nous avons grandi depuis et
nos yeux se sont ouverts sur milles laideurs
II nousfaudra pour nos enfants d'autres Peter Hesse
pourfaire briller leurs yeux et enflammer leurs petits
caurs
Les souvenirs de I 'enfance sont les plus adorables
Ils transportent I 'die a des rOveries inoubliables
Et seuls les Otres au coeurpury arrivent
Peter Hesse, votre mission a et celle de combler les
enfants
Notre espoir, notrejoie, et le bonheur que nous avons
goitd,
C'est lui qui nous en a montrd le chemin
A l'dpoque, avoir 10, 20, 30 stagiaires et des professeurs
a notre disposition,
c 'tait divin.
Ils nousfaisaientpartager leur savoir sous 'oeil des
professeurs avisos,
Quand ces stagiairesfaisaientjaillir devant notre dnme
avide
Des lemons de groupe, des lemons individuelles ou des
lemons en trois temps,
Apres, c'est nous qui Mtions devenus les professeurs des
enfants qui n 'avaientpas encore maitrisW cette notion.
L'apprentissage se faisait dans une atmosphere de
grande sirenite,
Tout entier au plaisir de partager avec 'autre
Nous passions d 'une activity a une autre et d 'une salle 6
une autre,
nous c6toyons les petits comme les grands sans
complexes
certains enfants pouvaient recommencer autant defois
qu 'ils le voulaient
jusqu 'a ce qu 'un stagiaire l 'invite a pratiquer une


nouvelle notion.
Le temps qu 'on comprenne
Le temps de bien assimiler le materiel, et d'un
sourire, remercia notre fe
c'est comme si on s 'criait C'est bon C 'est maitrise,
nous revoila qui passe dans une autre salle pour une
autre activity
Ah temps beni, temps inoubliable et
irremplagable, temps qu 'on ne retrouvera plus jamais
Oui pour toutes ces bonnes transmissions du savoir,
ilfaut un demain aux ecoles Montessori
Nous esperons que d'autres enfants, d'autres
coeurs naitront travers cette mnthode
et que les enfants d'aujourd'hui retrouveront
avec la mOme ardeur le mOme enthousiasme le materiel
Montessori
et qu 'ils seront aussi en extase devant une telle mnthode
que nous.
Peter Hesse a sufaire mentir cette idee qui veut que
cette mnthode ait existM que pour les enfants riches
Eh non, la preuve, partout en Haiti, ces ecoles sont
bien la
Oui, je voudrais que tous les enfants d'Haiti : riches et
pauvres
puissent bindficier d 'une telle mnthode, d 'un tel savoir
Je souhaiterais vraiment que tous les enfants rentrent
dans la vie
avec ce bagage comme nous autres autrefois.
Sauver des enfants, c'est sauver un pays,
Et qu 'ils eussent la bonne fortune de rencontrer sur
leur chemin
Une Carole et un Peter
MAerci !
Anais Paul


Tortue. A 1 'allie comme au retour, je chantais toutes
les chansons deManno Charlemagne pour me donner
du courage. Je me rappelle aussi de 1 'averse qui nous
avait surprises pendant 1 'une de nos visites. L 'eau qui
degoulinait du toit et qui mouillait nos deux lits, nous
emppchant de dormir >. Aujourd'hui, Exil trouve ces
souvenirs tout simplement o merveilleux et
attendrissants >. Elle avoue qu'elle n'avait pas r6ussi
a se rendre 1 ooi Peter Hesse allait lui-meme a dos
d'Ane pour visiter des 6coles. Ce genre de voyage peu


elle pour faire
bref. Avec cette
methode, les
cours magistraux,
la m6morisation a
outrance sans
recours au bon
sens de
l'apprenti, la
soumission, les


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Mercredi 14 Janvier 2009
Haiti en Marche Vol XXII N' 51


Amenagement des bassins versants : les approches


La semaine dermire, partant de la definition
de l'agroforesterie comme < un system
d'aminagement durable qui ... applique des tech-
niques qui sont compatibles avec les habitudes sociales
des populations locales > (voir Haiti en Marche, Vol.
XXII, No. 50, du 7 au 13 janvier 2009), nous nous
6tions promis d'aborder la dimension sociale dans le
cas de l'am6nagement des bassins versants.
Pour le faire, nous utiliserons une mission
r6alis6e, en octobre de l'annre demiere, sur Mlodie
FM, avec Alain Thermil, qui voulait exposer < son
plaidoyer pour une autre approche des bassins ver-
sants >. (La transcription de cette mission est
disponible sur le site www.etheart.com).
Cette nouvelle approche consiste a voir le
bassin versant comme une unit. Alain insiste en effet
beaucoup sur le fait que ce qui se passe dans la partie
sup6rieure du bassin a une influence sur les parties
inf6rieures, et meme au niveau de la mer. II cite ce
constat que peuvent faire tous ceux qui survolent Haiti,
a savoir que, au niveau des embouchures des rivieres,
la mer a une affreuse couleur brune qui vient des
particules entrainmes par les eaux de ruissellement.
Sans aller jusque l1, nous savons que la
degradation de la partie sup6rieure d'unbassinversant
entraine une baisse du d6bit des rivieres, catastrophique
pour les paysans qui utilisent cette eau pour l'arrosage
de leurs cultures dans la partie inf6rieure du bassin.
On peut galement citer le cas du systeme d'irrigation
de la Tannerie, dans les communes de Milot et de
Quartier Morin, dont le barrage avait &t complktement
ensablW, avant d'etre emport6, par les alluvions de la
Grande Rivibre du Nord.
Pour designer cette approche, qui considbre
les aspects topographiques ou gnographiques du bassin
versant, nous utiliserons le concept d'approche
< holistique >, afin de ne pas cr6er de confusion avec
l'approche int6gr6e, qui touche a la dimension sociale
de l'am6nagement d'un bassin versant.
Cette approche consiste a composer avec les
gens qui vivent dans les bassins versants, qui y ont
leurs habitudes de vie, ou de survie. Car il ne faut pas
perdre de vue que, compte tenu de la density de
population du pays, la plupart des bassins versants sont
habits et exploits, et que ce sont bien souvent des
modes d'exploitations inappropries qui sont cause de
la degradation.
Nombreux sont ceux qui proposent de
d6placer tout simplement ces populations, sans se poser
la question de la destination de ces d6placements de


population. II faudra un certain temps avant de leur
faire comprendre que ce d6placement se fera de lui-
meme, quand la structure 6conomique du pays aura
6volu6 vers le d6veloppement d'autres secteurs
capables d'absorber le surplus de population active
actuellement sous-employde dans le secteur agricole.
Aussi longtemps que ces conditions ne seront
pas reunies, nous allons devoir compter avec les
populations vivant sur les bassins versants, car il faudra
non seulement les convaincre de modifier certains de
leurs comportements, mais aussi obtenir leur
contribution dans la mise en places de structures de
protection, qu'il s'agisse de planter des cultures anti-
6rosives ou de l'implantation de structures physiques.
C'est dans ce sens que Arabella Adam, dans
une mission sur la biodiversity, r6alis6e sur Mlodie
FM en f6vrier de l'annie dermire, aprbs avoir cit6 le
reboisement des bassins versants comme une des
premieres mesures de protection de la biodiversity,
avait insist pour que cela soit fait de manibre
participative. (La transcription de cette mission est
6galement disponible sur le site www.etheart.com).
Pour que les non-initi6s puissent comprendre
de quoi nous parlons quand nous 6voquons le concept
de participation, je vais simplement reprendre quelques
passages d'un m6mo adress6 par 1'INARA au CNIGS
(Centre National d'Informations Geo-Spatiales) a
propos de la mise en ceuvre du PITDD (Programme
d'Informations Territoriales pour le D6veloppement
Durable):
Dans notre papier sur la participation de
1'INARA au PITDD, nous avions mentioned que,
conformement aux attributions formuldes dans le
decretportant creation de 'institut, notre action vise
a obtenir la participation de la population a la gestion
des bassins versants ou des parcs. Nous conformant
aux prescrits du decret, nous avons placed la partici-
pation parmi les grandes categories d'activitW dans
nos programmes. Quand nous parlons de participa-
tion nous comprenons les relations que nous
entretenons avec les organisations de base, qui doivent
ddboucher sur la responsabilisation, par exemple,
dans le cadre de


ce que, sur les
fermes reformers
de l'Artibonite,
nous avons
appeld les
comitWs de
gestion. Dans le


ADIEU VORBI!
(... suite de la page 13)
demeur6s soud6s par l'esprit de fratemit. Notre grande satisfaction restera
de ressentir encore cette fiert6 d'avoir appartenu a cette grande famille et
d'avoir contribu6 a foumir a notre pays des femmes et des hommes s6rieux,
honorables et comp6tents dans tous les domaines.
Permet-moi de te rejoindre, l'espace de quelques mots.
Les rapports les plus marquants queje conserve de nous deux et
avec ton honorable pbre, l'ing6nieur Jean Vorbe, remontent au debut des
annses 70, 1l'6poque ou frais 6mouluje sortais de l'universit. J'entamais
alors un stage de formation comme jeune architecte stagiaire a la Vorbe
& Fils, dans le cadre du projet MACAYA, << la pointe sable > de Port-
Salut, ou devait- etre am6nag6 un important complexe touristique. Projet
qui malheureusement n'a jamais vu le jour, mais qui m'avait donn6
l'opportunit6 d'acqu6rir quelques experiences. Bien d'autres circonstances
nous obligeaient a des rencontres de grands partages. Nous en garderons
les plus agr6ables souvenirs.
C'est sfirement pour comm6morer ces bons moments et leur
imprimer la marque d'une ind6fectible amiti6 que, lors de la c6Clbration
des quatre-vingt dix ans de ta respectueuse et gracieuse mere, le dimanche
pr6c6dant ton depart, tu as tenu a me t6moigner une marque d'affection et
de distinction qui m'est all6e droit au cceur: me presenter comme le
douzieme fils de la famille Vorbe. Qui aurait pu penser qu'h cet instant de
grande reminiscence, nous 6tions a notre dermire reunion ? Les desseins
de Dieu sont imp6n6trables nous a-t-on enseign&. Que sa volont6 soit
faite. Il nous a permis de nous rassembler en la circonstance, dans lajoie
des retrouvailles autour de cette mbre exemplaire qui avait su nous unir
par sa sagesse et son entregent. Le destin a voulu te ravir a notre affection
a un moment ou tu avais droit de b6ndficier et de jouir des fruits de tes
durs labeurs. Cruelle r6alit6 dont notre humble raison recuse la sentence.
Cependant, ton depart s'est effectu6 en apotheose, en reconnaissance de
tes m6rites d'avoir mend une vie exemplaire et bien remplie. Repose-toi
de tes fatigues et prepare-nous le chemin.
Ces modestes propos n'auront pas la vertu de s6cher les pleurs
de Marie H6lne, de Ti R6gi, de St6phane, d'att6nuer la douleur de Ma-
dame Vorbe, mbre durement 6prouv6e, ainsi que de dissiper le chagrin de
tous les fr&res et scours, des enfants et petits enfants de la famille, mais
sont l'expression de mes sinceres hommages et de mes sentiments de
respect a l'endroit d'un ami que j'ai bien connu et que j'appr6ciais. Mes
sympathies s'6tendent a toute la grande famille et amis de la ruelle Roy.

En toute amiti&.


cadre de application bassin versant, un comity de
gestion representerait l'ensemble de la population
vivant sur le bassin versant, eventuellement regroupde
en un certain nombre d'organisations de base, et c 'est
a travers ce comity de gestion
que nouspourrons faire passer 1 'information rela-
tive au projet, a ses objectifs et ses modalitis de
mise en oeuvre,
que, grace a cette information, nous pourrons
obtenir l'adhesion de la population au projet,
que, grace a cette adhesion, nous pourrons
obtenir sa collaboration, par des eclaireurs,
quandnousferons l'dtudefonciere, ou, plus tard,
eventuellement, lors de la mise en place
d'aminagements physiques.
Ii est evident, que pour la r6alisation d'un tel
programme, il est indispensable que les repr6sentants
de la population disposent des informations n6cessaires
a une participation constructive au processus de prise
de decision. Cela suppose un programme d'6ducation
touchant non seulement les dits repr6sentants mais
l'ensemble de la population concern.
Par ailleurs, il est important de combiner les
deux approches, holistique et participative. Les
personnes vivant sur les diff6rents secteurs du bassin
versant doivent se rencontrer de manibre a ce que
chaque groupe connaisse les problkmes et besoins de
l'autre. Nous connaissons une zone ou ce genre de
rencontres a d6jh commence prendre place. Il s'agit
de la zone dite < goivienne (Grand Goive Petit
Goive) ou les usagers des systemes d'irrigation ont
entam6 des discussions avec les paysans vivant dans
les parties sup6rieures du bassin versant pour voirquel
type d'activit6 de protection ils peuvent mener de con-
cert. (On pourra trouver des informations sur ces
d6veloppements dans les missions r6alis6es sur
M6lodie FM sur le PPI et le FAG dont les transcrip-
tions sont disponibles sur le site www.etheart.com).
Autrement dit, tout ce que nous avancons n'a
rien d'utopique, il suffit d'un peu de vision et de
pers6evrance dans l'effort.
Bernard Ethdart


Page 17


MIAMIDADE


POS DISPONIB NAN KONSEY
ADMINISTRATIF
METRO-MIAMI ACTION PLAN

Yap pran aplikasyon kounyeya pou Konsey Administratif Metro-Miami Action Plan
(MMAP) Konte Miami-Dade. Gen kenz (15) pos vid disponib. Komite Nominasyon
MMAP a va kontakte aplikan ki seleksyone yo pou entevyou. Aplikan yo chwazi pou
fe entevyou yo va sije a yon envestigasyon sou bakgrawonn yo. Asanble Komisyone
Konte Miami-Dade, sou rek6mandasyon Komite Nominasyon an, va nonmen
kandida yo nan Konsey Administratif la.
Yon moun ki manm Konsey Administratif la fet pou sitwayen Ameriken, rezidan
pemanan epi elekte kalifye nan Konte Miami-Dade amwenske Asanble Kominsyone
Konte a pase sou egzijans koze domisil la pa detye v6t manm li yo. Okenn moun
pap kalifye pou vin yon Administrate si moun sa-a se yon ofisye, reprezantan,
administrate oswa anplwaye nenpot konsiltan, kontrakte oswa ajans ki gen kontra ak
oswa ki jwenn finansman de Fondasyon an esepte si moun lan anplwaye pa oswa
sevi nan Konsey Administratif la k6m yon reprezantan gouvenman Eta oswa lokal.
Administrate yo ki se reprezantan oswa ki se anplwaye nenpot ajans gouvenmantal
Eta oswa lokal pap ka vote sou sije ki afekte ajans gouvenmantal ki anplwaye yo an
oswa reprezante an.
Administrate yo va sevi manda twa (3) zan chak; Depi, mezal6, ke pami manm
orijinal Konsey Administratif yo, Asanble Komisyone Konte a va chwazi yon tye (1/3)
nan manm sa yo pou yon manda en (1) an epi yon tye (1/3) pou yon manda de (2)
zan. Okenn Administrate pap gendwa sevi pliske de (2) manda konsekitif epi fini yon
manda twa (3) zan chak amwenske li otorize pa yon v6t de detye (2/3) tout manm
Asanble Komisone Konte a.
F6m aplikasyon yo disponib nan Biwo Egzekitif Konte a, 111 NW 1st Street, Suite
2910, sou entenet nan www.miamidade.gov oswa ale direkteman sou sitweb
Metro-Miami Action Plan Konte a www.miamidade.gov/mmap. Tout aplikasyon fet
pou resevwa pa Kay Sullivan, Clerk of the Board, 111 NW 1st Street, Suite 17-202,
Miami Florida, 33128 pa pita ke 30 janvye 2009 anvan 4:00pm. Yap asepte
aplikasyon yo pa imel nan clerkbcc@miamidade.gov oswa pa faks nan 305-375-
2484. Se responsabilite aplikan an pou verifye ke aplikasyon elektwonik yo te
resevwa, rele Grefye Asanble a nan 305-375-1652. Pou enf6masyon adisyonel
konsenan pwosesis aplikasyon an, tanpri rele 305-375-5311.








Page 18


r <;|E| A| Ni T i-


Solutons de la semaine pas!6e


Allez de GEANTS ORONGE, en utilisant des mots du du
vocabulaire frangais, et ne changeant qu'une lettre par ligne,


T T M
J J A
KR A
S LB
(3 E I
D 1:3 S
[I 1 L
Z I B


VFx


Trouve les 14 plus grandes villes du Costa Rica
dans le carr ci-dessus
!it;st| [ OM=T.i..'il] !JiiT ilI; F"'l i [I.lli illI


Mercredi 14 Janvier 2009
Haiti en Marche Vol XXII N 51

Souionsr de la
!emane pase:

P T KN T
PITIEIlT

PARIURI
RAT UR
.... ..... ....... ::::


00 Melodie Matin avec Marcus
Informations, Interview, Anecdotes, Humour,
Analyses
Nos Chroniques:
L'Editorial de Marcus
Au Quotidien avec Elsie
La Chronique Litt6raire avec Dominique Batraville
Les Sports avec Mario Bareau
Les Invit6s du Jour
M6lodie Matin chaque samedi est anim6
par F6quiBre Raphael


, 'et eaeA &4Pit ,C'e ace /


En Bref. .. (... suite de la page 2)


"Copyrighted Material

SSyndicated Content
Available from Commercial News Providers"


SCMABBLI
Arrangez les sept lettres e-dessous
pour former un mol franals

VU

AEN

RN

Solutions de la semraiin passee
GUoEUSES
#


III %v to Tit 114:1111] ILI I ;i llf


:> a c: t~j E
~SIRTOTNI~I"








Mercredi 14 Janvier 2009
Haiti en Marche Vol XXII No 51


"TANLAPLI"

Franz Benjamin:

YOUN LAKANSYEL BEL

PWEZI KREYOL

Ak: Jan Mapou

2em Pati

Li HEM senmenn pase-a (#48) pou k6mansman
atik-la

Mwen pa regret koute Tanlapli. S'oun cham.
S'oun plezi. Youn frison lanmou ki fe-w cho, ki fe-w
fruit, kibay chedepoul... Chalk laper&z nan Ps Machan
Ayiti, fredi vape lanej k'ap degaje nan chak soupi nan
lari Monreyal. Tanlapli, s'oun ti plim poul nan z6rey;
anmenmtan tou s'oun kout zwing sou sosyete yo ki
andekadans. M'ankouraje 16t pow&t tande Tanlapli.
Mwen kase b6l diskisyon sou f6m ak pwofond& chak
istwa k'ap degaje nan 1t yo. Ayibobo pou Franz
Benjamin ki rive teke chak grenn mo, woule chak
mesaj, pentire chak fraz pwetik... Nan gou Jezi.

F6m pwezi epistolk sa-a yo pa fasil. Nan laye
literati krey6l-la se triye nou triye f6m espesyal sa-a ki
poutan tre popilk nan oralti-a. Migrasyon ayisyen yo
nan ane 60 yo lakoz youn f6m 1t konsa devlope sou
kaset kote nan kenbe kontak lafanmi osnon zanmoure
ak zanmour&z fe ti echanj santiman yo osnon pataje ti
pwoblmm tribilasyon yo aletranje ak sa ki rete anAyiti.
Se nan estil korespondans sou kaset sa-a, yo rakonte
pwoblem y'ap pase nan chache travay, veksasyon nan
men zanmi osnon lafanmi ki ba yo ladesant. Mize y'ap
pase anba pat ofisye imigrasyon. Vye non dw6l B6s
travay ba yo tankou Frennchi... Se nan f6m
kominikasyon sa yo, noujwenn etensd1 ch6k kiltirl1-
la 1 frA ak se nou yo ap fe eksperyans premye etap
adaptasyonnanpeyi etranje. Younb1l ekzanp: se istwa
Jera ak Jin&t (istwakout) nan <>.(Jan
Mapou)

Estil kominikasyon toulimen sa-a penmdt
lanng krey6l-la blayi zdl-li. Majorite Ayisyen ki rantre
nan kanntW yo espesyalman nan z6n Florid-la pa tw6
save ni nan lekti ni nan lekriti. S61 lanng yo metrize
nan pale, se lanng krey6l-la. Nan korespondans ak
boubout yo, maria, madanm osnon lafanmi, yo kreye
b1l imaj pou yo dekri anviwonnman kote y'ap viv-la.
Lanej k'ap tonbe; siren movetan sikl6n k'ap chante
kon ch6vsouri nan fant fendt. Tan lapli mwa me ak
blb61 majik tout pyebwa ki te ch6v k'ap rajeni.
Respirasyon od&-chwan ofisye imigrasyon k'ap fe
ladesant nan faktori, tineg k'ap kraze rak al kache nan
twalkt... Se vre s'oun l1t-oral sou kaset men s'oun
oralti ti koze- pale, ti koze degaje lestonmak ki gen
plis f6s pase kont ak lodyans ki limenm ap mache de
bouch an bouch, de jenerasyon an jenerasyon ki fin
vante 1 yo bout nan tan ki gentan. Se vre kalite liter&-
a gendwa manke sable men 1 ou tande kas&t sa yo
outadi se Manuel k'ap kase tibwa nan z6rey Anayiz
pandan l'ap poze pwoblm malouk peyi Ayiti nan mitan
youn melodi tizwezo madan-sara.

Nan ane 2006 nan edisyon productions
Koukouy Kapten Koukourouy glise f6m epistolk sa-
a nan literati natif-natal-la. Li te 1. Li te tan. Li pibliye
Let Ife ak Soul. Youn veritab chedtv liter. Youn ti
moso dyaman k'ap muimuik etens61 limye pou tradui
santiman li pou Soul. Kwazman 1t yo, s'oun sous
lanmou beni k'ap koule klin kon ti dlo sous. Dapre
pow&t-lenguis Jean-Robert Placide, "depi byen lontan
deja te gen 1t ki ekri an kreybl. Let sa yo, se te youn
seri 1t pou mounn voye nouvd1, regle pwoblkm chak
jou elatriye. Pa te janm gen okenn aspen kreyasyon liter
ladan yo...L.t Ife ak Soul se youn liv antye ki ekri ak
1lt." Kreyasyon liter Ife ak Soul sa-a Janwobe ap pale-
a fe ek6l. Kaptenn Koukourouj nan Ife ak Soul ap bay
lebra ak Franz Benjamin nan Tanlapli, youn f6m pi
kout, pi rapid pibliye sou CD ak akonpayman mizikal
nan ane 2007-la.

Ans6m, Lanng se syans lapaw6l. Lapaw6l an
krey6l se tout youn pwezi vivan. Sanba yo nan plat yo
pou yo fe lapawoli tounen youn melodi damou k'ap
chante bdlte lanati, santiman yo ak tou sa ki nan
antouray yo. Yo brase reyalite detoulejou-a nan youn
siwo myd1 ak de ti degout ji sitwon, 3 degout wonm


I Ti Gout pa Ti Gout ak Jan Mapou


babankou pou depoze-1 sou pwent lanng tout mounn
ki renmen koze b6l koze. Nan tan lapli, s' ak plezi yo
chita koute senfoni farinay lapli sou do kay, youn ti
mayi moulen-arans6, de tranch zaboka epi yo tonbe
reve. Yo reve jouk yo kreye. Se nan sitiyasyon sa-a
Emile Ctlestin-Mejie (Togiram) nan lane 2006 priske
nan menm epbk 1I Ife ak Soul part, li kreye youn 16t
estil lt li rele AREYITO.. Li prete mo sa-a nan lanng
endyen yo anba bouch lab1l Anakawona, bel dey&s.
Togiram di nou nan dnnye etap vizyon-1 kote youn nwaj
limye ak tenn&b t'ape chase-kwaze pou anonse youn
somey pemanan, li te santi bezwen pou li koze ak youn
sen zanmi lonng-distans. Kenbe youn plim ekri, pou
li, sa te kaba apre plizys operasyon san siksL. Li santi
li anbete. Ebete. L'anvi pale. L'anvi koze. Se konsa li
pran youn kas&t li tonbe konpoze youn seri powem
klasik 4-4-3-3 nanf6mAleksandren (12 pye) estil sone
nan lanng franse. Li voye mesaj pwetik sa yo bay kek
zanmi pou esprime senpati li osnon lanmou li pou yo.
Li konpoze youn douzenn konsa. Bonkou nan yo
pibliye nan Tigout pa Tigout (Haiti en Marche). Pwezi
-korespondans Areyto sa-a, s'oun pwezi-1t endyen yo
te konn itilize nan 2 lanng yo te konn pale nan Kiskeya
(Makorix ak Lukayo) anvan debakman dezagreman
Krist6f-kolon nan zile-a.

Tanlapli Franz Benjamin part nan ane 2007-
la nan 2 lanng: Franse ak Kreybl. Baze sou f6m ak
mesaj pwoz-pwetik sa yo, nou kwe Franz pote may61
nan f6m korespondans lonng distans sa-a. Let yo byen
tranpe, byen asezonnen, byen defounen, byen atikile
nanyounkrey6l wololoy. Odite k'ap tande pwezi Franz
yo pa ezite pou di se meye powem krey6l nan ane 2008-
la. Istwa-a byen rakonte. Imaj yo byen chwazi. Mesaj
yo sitdlman byen chita, se kbmkwadire ou we peyi
d'Ayiti ak tout soufrans li, tout mizerere, malere k'ap
kouri monte-desann, lapar&z nan t&t ak grangou nan
vant. Ou santi Imigrank'apjigote anba fredi lanej, ki
kite ti kU yo an Ayiti e k'ap lapriye pou Granmdt la
pwoteje yo. Ou santi koneksyon-an. Ou santi tou kijan
de zanmoure yo dekonekte ak kidnap k'ap mache
kraze, brize, vyole, touye... Nanyoun peyi kote mounn
sispann mounn. Youn peyi jan l'pase l'ase! Youn
trajedi dlo nanje!
Bravo pou Franz Benjamin, Jeanie Bogart ak Emeline
Michel pou vantilasyon mizikal-la.



Monreyal, 20 jen

Lalin mwen,

Ki sa m ka ajoute anplis sou sa ou di m
nan denye I&t ou a. Ki sa m ka ekri ank6 1e m fin li
w. M ap kbmanse pa di w te gen grkv laps, se sa ki
eksplike reta mwen pran pou m reponn ou. Mwen
pase denye jou yo nan t&t mwen.

Tout nej fonn depi plis pase de mwa isit. Nou
bay manto ak foula on kanpo poujis mwa okt6b. Pye
bwa yo chaje ak fey. Gen de 1I m ap mache epi yon ti
boujon fl detache vin mouri nan pye m. Tanzantan,
yon tilapli mouye je Monreyal. Devan tout kafe jen
gason ak jen fi chita sou teras pou pase solky, bwx
bye, manje krem glase. Machin dekapotab tout koule
ap woule bay pay&t ak bonjan mizik disko ak Rap.
Nan tout lari b6 isit se lete. Nan fon kU m ive fk k
kbmanse.
Lalin mwen. Mwen pa pedi wout kay mwen.
Ni m pa bliye kay mwen. Men plis jou pase plis m ap
mande m si kay la pou mwen toujou. Plis semen
degrengole plis m ap mande si se pa adbmi m genyen
nan kay sa. Nouvd1 ki vinjwenn mwen fe san m tounen
dlo. Bri tout koule demonte pak an pak somey peyi m.
Mwen pa pedi wout kay mwen malgre chemen dekoupe
ki anfouraye defouke lizye demen peyi m.
Maten an, jounen m gen on gou tanlontan.
Tout pw6l sou k6 m tounen bayonet. Mwen ranmase
sonje m moso pa moso pou vin depoze nan pye w.
Mwenbwote yo pa paket, pa kamyon. De bra m pandye
ap tann. De bra m tonbe nan kalfou Bend nan voye
tiw6ch ak tibo.
Midi sonnen, lode w nan tout pwent nen m.
Ou santi joudlan douvanjou. Ou santi korid6 frnwa
lagokache. Ou santi tbt6t mango sapoti. Ou santi vtij
choublak ak ilan ilan.
Lalin mwen, rezevwa zetwal ki poudre pye
m. Ou santi lesy1l ak late gwo lajounen. Ou santi bon
nan tout twou nan k6 m. Kenz barik w6ch konble


Page 19


lanm. Pran chimen dekoupe, pichkannen van. Satiy&t
yon r&v ki fin pachiman. O chltout mwen, m ouvri
var&zjwisans mwen pou m kadnase tout kote k sansib
nan bwat sekre w.
Poudi fanmi w ak zanmi w konnen kijan soley
mwen klere pou ou? Jounen an ap vanse e mwen pa ka
di w ki kote li prale. Mwen ta renmen we lalin ou leve
sou tout k6 m depi P6s Machan, travese Nouy6k, rive
Monreyal.
Chak moun gen yon vi, mwen ak ou gen de.

*****

Pbtoprens, 04 jiye

Soley mwen,

Li fe katre di maten. Yon ti briz ap soufle.
Tout peyi a ap dbmi. Mwen m ap veye.
Mwen kontinye ap konte avyon k ap ateri,
batiman k ap akoste san m pa we lonbray ou. Mwen
kontinye ap konte jen fi ak jen gason k ap tonbe pou
granmesi anba b6t zagoloray san mande pouki. Peyi a
an d&y kidonk ou ka konprann pouki 1t sa a vinjwenn
ou tou nwa tankou papa Gede. Gen yon s61 vtij lanmb
mekreyan ki vare anba fetay nou. Sou tout pil fatra jn
fi akjen gason tounen manje chen ak kochon.
Peyi a kale ve nan tout r&v li. Anpil moun
sispann goumen. Genyen menm ki swete nou pa bwe
soup premye janvye ank6 pou n ta manje pizza ak
kodenn 04 jiy. Yo swete nou ta tounen depotwa
ofisyO1, kobay patante bourik elefan malfini k ap
galonnen nan savann. Yo swete nou ta tounen simitye
bawon. Yon peyi zonbi kondane pou 1 mache t&t anba.
Gen yon m6 toufe k ap pwomennen nan tout lari
P6toprens. Devan anbasad, nan minister, nan prizon ak
nan makrl. Tout ti lanm soley ki pa gen tan vole gage
ap mouri toufe. Chakjou, yon dikdal akyonbann kraze
kouri kite.
Nan mitan lanwit m ap tann soley mwen.
Jeneral pran souf mwen. Van mize m ak bone m. Sou
ou m konte. Ave w m ap mache. Di mil lye pedi anba
lanm jef6 ou. Swk k6 ou. Mwen p ap di w kilk pou w
tounen. Men m ap di w selman gen dife nan kay la.
Mwen kontinye ap konte zetwal k ap file pandan kU m
ap vantouze nan seren lanwit. Mwen kontinye ap kase
lezo fanm anmor&z ki gen tranche renmen k ap bay
chika san rete.
Nan Orezon sezon zoklo, ou ss1 ki konnen
nan ki katye lalin mwen anchouke. Lanwit cheri, tout
k6 m fade ak pwomes lanmou w. K6 m fann ande nan
lide ke bonnanj ou ap vin pase men sou mwen. Silans
fremisman vape w fe lanwit mazora.
Soley mwen, li katra dimaten. Lapli ap tonbe.
Je m mouye. Tout peyi a se dlo.
Chak moun gen yon vi. Mwen ak ou gen de.

Franz Benjamin


LAREZONE POU

NOUTOUT!


Tigout pa Tigout voye larezone pou tout
fanatik ki pajanm rate younn nan atik krey6l yo. Nou
pwofite salouwe Marcus ak Elsie ki depi 1987 bay
Sosyete Koukouy ladesant nan jounal-la san
kondisyon. Tigout pa Tigout se p6tvwa Koukouy yo
ki gaye toupatou nan Lamerik-la ak an Ayiti. Ane sa-a
n'ap pote youn ti diplis ak youn revi krey6l ki rele
PAWOL KREYO1. Premye nimewo-a nan kouti. L'ap
defounen nan komansman ane 2009-la.

Tankou nou ka remake lanng krey6l-la
anpenpan. Anpil pwogre fft men anpil travay toujou
rete pou f&t. Nou renmssye tout kolaborate nou yo
tankouMaxManigat, Jacques Gargon (Jaklen), Emile
Ctlestin Mtgie, Kaptenn Koukourouj, Jean-Robert
Placide, Degoutan, Pascale Millien, Kiki Wainwright,
Janjan Ddsire, Manno Eugene, Lochard Noel ki toujou
kore Tigout pa Tigout ak sip6 yo osnon ak pwodiksyon
yo. Nou renmesye Depatman Zafi Kiltir6l nan Miyami
ki toujou sip6te Koukouy yo depi fondasyon youn an
Miyami an 1985.

Pou Noutout : B6n Ane 2009!


Jan Mapou


...... ............ ... . ... .. . I i n -II


I








Mercredi 14 Janvier 2009
Haiti en Marche Vol XXII N 51


(... suite de la page 6)
d'Haiti au Japon avait voulu que
soit implant6e ici cette
institution centenaire nipponne
qui recompense une personne
ayant acquis une certaine
maturity dans son domaine sur
une dur6e de 20 ans au moins, a
expliqu6 Florence Chevalier.
Les autres critbres de
selection sont que par ses
rdalisations cette personne ait
1lgu6 quelque chose la nation
hai'tienne, que ce soit une
personne que les gens appr cient
et enfin qu'elle soit de
nationality haitienne. Un dernier
critbre qui, a ajout6 Michaelle
Senatus, peut etre sujet a d6bat,
car il y a des compatriotes ayant
r6alise de grandes choses mais
qui ont adopt une nationality
6trangere.
Le samedi 10 janvier,
au Parc de la Canne-a-sucre,
devait avoir lieu une ceremonie
pour honorer ces nouveaux
Tr6sors nationaux vivants qui
cette annde se sont illustr6s dans
les domaine de l'6ducation, de
l'histoire et du spectacle.
Initiatrice du
Konbitisme, base d'un contrat
social national unificateur
s'inspirant d'une coutume
paysanne (le konbit), Odette Roy
Fombrun est notamment connue


pour ses nombreux livres
scolaires, ses contes, ses
romans policiers pour enfant
et ses publications sur
l'6ducation et l'histoire
d'Haiti. Mme Fombrun est
membre de la Soci6te
haitienne d'histoire et de
gdographie.
Quant a Georges
Corvington, il est considsri
comme l'6crivain de Port-
au-Prince par excellence
pour sa serie d'ouvrages sur
l'dvolution de la capitale
haitienne < cours des ans>. M.
Corvington est aussi
membre de 1'Association des
6crivains de langue
francaise, membre de la
Societd francaise d'Histoire
d'Outremer...
Mme Yole D6rose
est un veritable tr6sor de la
chanson haitienne. Elle a
ceuvr6 aux c6t6s de son maria
Ansy D6rose pen-dant plus
de 20 ans. La chanteuse a
particip6 a plus de 70
spectacles et a de
nombreuses tourndes
nationales et internationales.
Actuellement, ayant fait ses
adieux a la chanson, elle est
devenue organi-satrice de
spectacles de quality.


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Tel. 305 754-0705 / 754-7543 Fax 305 756-0979
New York (914 358-7559) Boston (508 941-6897)
Montreal (514 337-1286)
email: melodiefm hotmail.com
haiti-en-marche hughes. net
URL: www.haitienmarche.com
Library of Congress # ISSN 1064 3896


16 MA,


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