Title: Haïti en marche
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 Material Information
Title: Haïti en marche
Physical Description: v. : ill. ; 45 cm.
Language: French
Publisher: s.n.
Place of Publication: Miami Fla
Miami Fla
Publication Date: January 7, 2009
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subject: Haitians -- Newspapers -- United States   ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.)   ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.)   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti
 Notes
Language: In French.
General Note: Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00098809
Volume ID: VID00334
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 21271733
lccn - sn 92061416
issn - 1064-3869

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i en Mt -32II N' 50


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I... .


~~m rrc~ ~*


Les trois pouvoirs Executif Parlementaire et Judiciaire (photo Eugene Robenson)

PORTRAIT D'UNE FAMILLE

A la memoire de Reginald Vorbe
PORT-AU-PRINCE, 3 Janvier
Rarement fun6railles auront 6t6
empreintes d'autant d'6motion. Et suivies
dans un tel esprit de communion.
R6ginald Vorbe est d6c6d6 le
dimanche 28 d6cembre d'une crise
cardiaque sans remission.
Le PDG de l'entreprise de
construction Vorbe et Fils est pleur6 par
sa famille, son spouse, Marie Hl61ne, ses
enfants et petits-enfants, ses employs,
ses commanditaires, ses amis et par tout
le pays car la famille Vorbe en est venue
h embrasser toutes les activities de la vie
haitienne.
C'est la demibre famille connue
de la bourgeoisie muldtre qui remplit i
cette caract6ristique. Les Vorbe ne sont
pas une grande famille au sens oni on
l'entend dans une soci6t6 haitienne
malade d'exclusion. Ni une dynastie. ,
Encore moins une caste. Ils sont 41
cependant une tribu. Mais une tribu
fond6e sur l'une des plus vieilles vertus
au monde : la fraternity. Tous pour un et
un pour tous. VoilW qui pourrait d6finir
cette famille d'entrepreneurs et en tout
genre : aussi bien dans les affaires que
dans les sports et Faction sociale.
Rdans les sports et ginald Vorbe treignant sa mere lors du 90e anniversaire
(voir VORBE / 10) de cette derniere le 21 decembre dernier


Des milliers de
chaussures
abandonnees sur
une autoroute de
Miami
S'agit-il d'une
manifestation
de << chaussures
anti-Bush >> ?
Des milliers de souliers usag6s obstruant
le Palmetto Expressway, entre Bird Road et Miller
Drive, dans le South West de Miami.
(CHAUSSURES/ p. 3)


Haiti en Marche
Port-au-Prince
100 Avenue Lamartiniere (Bois Verna)
Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323
Miami
173 NW 94th Street
Miami, Florida 33150
Tel. 305 754-0705 / 754-7543 Fax 305 756-0979
New York (914 358-7559) Boston (508 941-6897)
Montreal (514 337-1286)
email: melodiefm@hotmail.com
haiti-en-marche@hughes.net
URL: www.haitienmarche.com
Library of Congress # ISSN 1064 3896


1 .001









Page 2 1 E PL


2009 Annie

de la production nationale


JACMEL, ler Janvier II
6tait une fois un desert ou, comme on
dit chez nous, une savane d6solde. I1
prit environ dix ans (1946-1957) et
trois presidents (Estim6, Magloire,
Duvalier) pour le transformer en une
terre fertile, la Vall6e de l'Artibonite.
La tAche A accomplir
aujourd'hui n'est pas moins
gigantesque. I1 s'agit ni plus ni moins
de corriger le profil gdographique
d'Haiti. Refaire les lits des rivibres
pour que celles-ci ne d6bordent plus,
d6truisant les plantations, et d6toumer
les torrents qui d6gringolent de la
montagne et envahissent les villes,
pour diriger leurs eaux vers de grands
lac artificiels et poissonneux,
renvoyant la meme eau A la nature et
dventuellement dans de nouveaux
systdmes d'irrigation. Rien ne se perd,
rien ne se cree.
La production nationale
s'entend comme unprocessus a tapes
m6thodique et coordonne.
D'abord determiner un
produit strat6gique. En 1946 c'6tait le
riz.
Un choix qui doit r6pondre A
de nombreux critres : climatiques et
gdographiques, combien de rdcoltes
par an afin de nourrir le plus grand
nombre possible, et rdpondre A une
consommation/population toujours en
hausse, assurant done l'avenir des
investissements engages ...
De plus, un produit
suffisamment de quality pour tenir la
concurrence avec son equivalent
ext6rieur.
Et possibility d'ouvrir un
march d'exportation.

Le plus grand projet
en termes de vision jamais
convu en Haiti ...
Tous ces crit&res furent
satisfaits largement dans le projet de
la Vall6e de l'Artibonite.
A l'avenement de Francois
Duvalier en 1957, le riz de l'Artibonite
6tait considered comme l'un des
meilleurs de la region (il l'est toujours)
et 6tait export en R6publique
dominicaine, tandis que l'on y
produisait aussi des 16gumes qu'on
embarquait tous les jours pour les
restaurants de New York. Ce furent les
beaux jours de l'ODVA.
Tout naturellement le meme
projet du barrage de PMligre,
commence sous la pr6sidence de
Dumarsais Estim6 (1946-1950),
donnera aussi naissance en 1971 A la
centrale hydro-6lectrique du meme
nom.
VoilA done un projet unique
et complet parce que englobant (et d&s
sa conception) tout A la fois le present
et l'avenir, la satisfaction des besoins
presents (et pressants) et une
projection economique dans le futur
avec la plus grande precision, sans
aucun doute le plus grand en termes
de vision jamais conqu en Haiti,
d6passant meme au niveau
6conomique reel la citadelle
Christophe dont la valeur est surtout
symbolique.

Trois gouvernements
haitiens perseverant dans la
meme voie ...
Les dirigeants haitiens de
l'6poque n'h6sit&rent pas devant le
choix des moyens. Ils eurent recours
aux fires d'6tudes et compagnies


6trang&res les plus renommies pour
l'ex6cution de ce projet A stages qui
fut conduit fiddlement d'un bout A
l'autre. Et aujourd'hui encore il y
aurait peut-6tre d'autres innovations A
en tirer.
Cela prit environ dix ans
pour dompter le fleuve et que les
travaux d'irrigation fonctionnent A la
satisfaction totale.
Et dix autres anndes pour
inauguration de la centrale hydro-
6lectrique de PNligre.
Le plus frappant est que trois
gouvernements haitiens successifs
aient persev&rd dans la meme voie. On
connait peu de cas semblables chez
nous, h6las.
Ehbien, c'est la meme chose
qu'il nous faudrait aujourd'hui. Une
meme lucidity, une gale
determination. Une vision aussi large.
Et en nous rappelant le mot du roi
Christophe de CUsaire : autre pas, encore un autre pas >

Des top models ...
Commenqons par determiner
un ou des produits strat6giques avec
un avenir 6conomique assure
localement d'abord et une ouverture
possible sur le march ext6rieur.
Aussi 6trangement que cela
pourrait paraitre, il en existe plein. A
commencer par les ignames que la
Jamaique exporte par conteneurs
entiers vers le march de Miami et
New York.
L'exp6rience de la mangue
Francisque, le caf6 Haitian Bleu, le
v6tiver, le cacao, beaucoup de pays se
satisferaient d'un seul de ces top
models.
Mais avant d'aller plus loin,
rappelons-nous que nous avons un
march local qui a &t6 capable de
d6bourser chaque annde plusieurs
centaines de millions de dollars en
importations de riz de Louisiane et
d'ceufs et poulets de la R6publique
dominicaine.

Pas d'operation
< plomb gaill > ...
Notre premier objectif doit
6tre d'abord de r6cup6rer une partie
de ce pactole. Personne ne peut nous
en empecher que nous-meme et notre
inconscience. Or les circonstances
nouvelles creees par la crise
6conomique international le rendent
aujourd'hui plus faisable. Nous
laissent davantage les coud6es
franches. Personne ne va envahir
militairement la R6publique d'Haiti
(vous riez, n'est-ce pas) parce que
l'Etat haitien aurait d6cid6 de cultiver
son propre jardin. Chacun en a
suffisamment sur les bras aujourd'hui
A cultiver le sien propre, A commencer
par notre Grand voisin.
Mais nos moyens ne sont pas
pour autant moins limits. Le tout est
une question d'organisation. Et de
choix strat6giques. Comme nos
parents et grands parents l'avaient
compris il y a un demi-siecle. En un
mot, refaire la production nationale ne
signifie pas penser pouvoir tout faire.
Ce n'est pas une operation < plomb
gaill6. C'est tout le contraire.
C'est affaire de vision. Et
surtout de volont6. Bref, un d6fi.
Et 2009 est l'annde id6ale. Le
point de non-retour.

Haiti en Marche, 1'r Janvier 2009


_Mercredi 07 Janvier 2009
Haiti en Marche Vol XXII i Ne 50

La construction des routes et le dialogue sont les priorities
du President Rene Preval pour I'annee 2009
Dans son discours A l'occasion des c6r6monies marquant le 205 eme
anniversaire de l'ind6pendance d'Haiti, le chef de l'Etat haftien, Rend
Prdval, a soutenu que 2008 a &t6 une annde difficile, notamment sur le plan
dconomique. Le Pr6sident a cit6 les manifestations contre la chert6 de la vie,
la chute du gouvernement de Jacques Edouard Alexis et les quatre ouragans
qui ont ravag6 coup sur coup le pays dans son ensemble.
Le president Prdval a mis en garde contre une d6t6rioration du secteur
6conomique en 2009 en raison de la morosit6 de l'6conomie mondiale.
<< 2009 sera difficile > prdvient Rend Prdval pour qui des efforts dans la
reconstruction des infrastructures et le renforcement de la paix civile sont de
nature A amdliorer les conditions de vie de la population.
Selon le chef de l'Etat, la r6alisation des travaux d'infrastructure routi&re
favorisera la relance des activities touristique et agricole notamment. 2009
sera l'annde des grands chantiers A travers le pays", dit-il, mettant en
evidence l'action du Centre National des Equipements (CNE) aux Gonaives,
Casale, Miragoane et Malpasse. Au cours de son intervention sur la place
d'armes des Gonaives, le president haitien a promis le curage des rivi&res de
cette ville, r6clam6 auparavant par le maire et l'dvYque des Gonaives.
Prdval assure que le CNE est un outil important dans le cadre de la politique
de travaux publics du gouvernement et que cette entreprise repr6sente un
investissement de 99 millions de dollars.
Outre les infrastructures routi&res, le president Prdval invite tous les
secteurs A continuer A construire la paix. Rappelant que la stability
favorisera la relance de l'6conomie ainsi que le depart des troupes
6trang&res, M. Prdval a mis l'accent sur la n6cessit6 de renforcer le dialogue
entre les diff6rents secteurs de la vie nationale. Le dialogue sera profitable
pour tous les secteurs du pays, a d6clard le Pr6sident en citant les secteurs
syndical, patronal, celui des Haitiens vivant A l'6tranger, les partis
politiques, les institutions constitutionnelles, les paysans, les parlementaires
et les membres des collectivit6s territoriales.

Michdle Pierre-Louis invite le peuple haitien A compter sur
lui-meme pour reconstruire notre pays
A l'occasion du Jour des Aieux ( le 2 janvier), le Premier ministre Mme
Michble Pierre-Louis a invite le peuple haitien A compter sur ses propres
capacit6s pour reconstruire le pays. Lors d'une c6r6monie qui s'est d6roulde
au Palais National, le Premier ministre a commence par saluer la m6moire
des HWros de l'Ind6pendance, en rappelant que le 19e siecle a &t6 trbs
difficile pour Haiti parce que < notre pays 6tait reconnu comme un mauvais
exemple par les puissances colonisatrices de l'6poque >>. Pendant le 19e
si&cle, a-t-elle mentionn6, Haiti a eu A souffrir d'avoir os6. Face A une
Europe hostile et une Amdrique esclavagiste dans ses Etats du Sud, notre
nation s'est difficilement construite dans la hantise d'une menace exteme et
d'interminables luttes pour le pouvoir qui a laiss6 la population hors-jeu, a-
t-elle d6clard. Michble D. Pierre-Louis regrette que 205 ans aprbs, les
memes questions A la base de la guerre de l'ind6pendance se posent encore
dans le pays, A savoir la liberty, 1'6galitd, la citoyennet6 et lajustice. Elle a
admis toutefois que certaines avanc6es ont eu lieu dans l'un ou l'autre
domaine. Pour ce qui est des infrastructures, Michble Pierre-louis rappelle
que nos anc6tres ont h6rit6 d'un pays dont les routes reliaient seulement les
grandes plantations avec les ports. << Les richesses produites dans la colonie
6taient destinies aux m6tropoles et meme aprbs l'ind6pendance, le prix des
denrdes comme le sucre, le caf6 ou le tabac 6tait fix6 par les grandes
puissances 6conomiques. Done les richesses produites dans le pays n'ont
pas servi le pays >>, a-t-elle d6plord.

Des voeux A la nation peu ordinaires par le vice-president de
la Cour de cassation
Le vice-pr6sident de la Cour de cassation, Me Georges Moise, a r&v616 dans
son discours qui a 6td une veritable lecon d'histoire, les nombreux m6faits
de la communaut6 international envers Haiti depuis l'ind6pendance jusqu'A
nos jours. II a pass en revue l'indemnit6 de l'ind6pendance impose par la
France, l'affaire Luders et toutes les autres humiliations subies par Haiti au
cours des deux siecles pr6c6dents. Les relations diplomatiques entre Haiti et
l'Allemagne, les USA, la France entre autres ont et6 passes en revue. <
Quant aux deux dernires interventions de l'ONU dans le pays, si elles y ont
apport6 une certaine stability politique, elles n'ont cependant contribu6 en
rien aux efforts que nous d6ployons pour sortir de la pauvret6 qui nous
accable.
Et Me Georges Moise de rdvdler que l'ONU n'a pas agr 66 la demande
pourtant legitime du chef de 1'Etat consistant a remplacer les soldats par des
ing6nieurs, des agronomes, des techniciens et les chars de guerre par des
tracteurs, des pelleteuses et niveleuses. >
Aussi, ajoute-t-il en guise de voeux pour le nouvel an : nous faire r6fl6chir et nous imposer l'evidence que nous devons compter sur
nos propres moyens, quitte A nous serrer la ceinture, pour prendre notre
destin en main. >

Violent incendie A l'Avenue Panamericaine et des dgaits
materiels importants
Aucune perte en vie humaine n'est A d6plorer mais d'importants d6gits
mat6riels ont et6 enregistr6s dans l'incendie de la nuit du 3 au 4 Janvier qui
a ravag6 plusieurs magasins au No 47 de l'Avenue Panamdricaine, juste A
c6t6 du Centre Eliazar Germain et en face de CompasNet.

Le bilan de Justice et Paix pour I'annie 2008
Le secr6taire g6ndral de la Commission archidioc6saine Justice et Paix de
Port-au-Prince (JILAP), Gilles Djimpps, estime que plusieurs quartiers de
Port-au-Prince pourraient devenir des zones de non droit en 2009, si rien
n'est fait pour redresser la situation qui y prdvaut. Le rapport pr6sentW par
Justice et Paix sur les actes de violences et les cas de violation des droits
humains observes dans le d6partement de l'Ouest durant l'annde 2008, fait
6tat de 30.669 cas de violations de droits humains A Port-au-Prince pour
l'annde.
M. Djimpps a fait savoir que les informations collectdes par la JILAP dans
la zone de Delmas 33 prolonged non loin de Petite Place Cazeau (nord de la
(EN BREF / p. 18)


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Mercredi 07 Janvier 2009
Haiti en Marche Vol XXII N' 50


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S'agit-il d'une manifestation


de << chaussures anti-Bush >> ?


(... suite de la lere page)
C'6tait vendredi (2 janvier 2009), dans les
premieres heures de la matinee. Le Florida Highway
Patrol cherche a savoir qui est le responsable.
La Police a inventories des milliers de bottes
de travail, de pantoufles de bain, de chaussures de
tennis, meme des paires de chaussures de patinage...
toutes inexplicablement d6couvertes un peu avant 8
heures du matin sur une voie tres frdquentde,
provoquant un embouteillages monstre de la
circulation.
II a fallu engager une compagnie priv6e pour
ramasser cet oc6an de chaussures et aller les d6poser
dans un terrain vague dans les parages de la sortie du
1-95, pas trop loin de la US 441.
Une compagnie h but non lucratif, Nashville,
Tenn, Soles & Souls, qui a distribu6 au cours des quatre
dernieres anndes environ 3.9 millions de paires de
chaussures a travers le monde, a d6cid6 de venir
ramasser la montagne de chaussures ce lundi 5 janvier.
Le patron de cette compagnie, Wayne Elsey, explique
qu'il compte faire l'exp6dition de cette massive
quantity de chaussures par camion en Alabamajusqu'a
une entreprise qui fera le tri et a partir de lh les
chaussures pourront 6tre distributes.
Nous n'allons rienjeter. Probablement une
partie de ces souliers vont aller en Haiti a d6clard
Elsey.
La nouvelle de cette curieuse d6couverte a
voyage travers le monde entier par l'Internet.
Un courriel a &t6 envoy au Miami Herald


disant qu'il s'agit peut-6tre d'une forme de protestation
contre le Pr6sident George W. Bush, ceci en r6f6rence
a sa r6cente mesaventure en Irak ou pendant qu'il
concluait une conference de presse, unjoumaliste lui
a envoy ses chaussures a la tate.
Ce dernier est devenu c6lbre dans tout le
Proche Orient et lors des
manifestations pro-
palestiniennes le week-end
dernier a Londres contre
l'incursion isradlienne dans la
Bande de Gaza, les
manifestants ont envoy des
chaussures sur la chauss6e.
Cependant le mystere
demeure entier concemant les
milliers de chaussures
d6couvertes vendredi sur le
Palmetto Expressway appel6
encore << 826 >. Selon le porte-
parole du Florida Highway
Patrol, le lieutenant Pat
Santangelo, personne ne s'est
encore manifesto pour raconter
comment cela s'est pass mais
que, quel qu'en soit le
responsable, il aura a payer les
frais de nettoyage de
l'autoroute. Et ce n'est pas bon
march, a ajout6 le lieutenant.


Page 3

00" SOMMAIRE
L'EVENEMENT SOMMAIRE
Diaspora un Haitien amasse US$ 23 millions dans
la communaut6 haitienne p.1
INSOLITE
Des milliers de chaussures abandonn6es sur une
autoroute de Miami p.1
ANALYSE
2009 : Annee de la Production nationale p.2
FETE DE L'INDEPENDANCE
Preval redoute une ann6e difficile : Accent sur le
dialogue et la reconstruction du reseau routier
national p.1
SPECIAL
A la memoire de Reginald Vorbe : Portrait d'une
famille p.1
ACTUALITE
La Banque mondiale veut aider Haiti a se
reconstruire p.3
Haiti doit pouvoir compter sur les Haitiens p.4
SL'EDH promet une amelioration avec
inauguration prochaine de la centrale de Carrefour
ECONOMIE
USA : La confiance des consommateurs au plus bas
p.6
DROGUE
Le ndale de Port de Paix marque un tournant p.8
INTERNATIONAL
Les medias font plus pour Israel que son arm6e p.10
LIBRE PENSEE
Sequelles p.14
Billet a ary Hector p.11
RECHERCHES
Parametres pour un projet de scolarisation des
laiss pour compte p.12
ENVIRONNEMENT
Lagroforesterie p.17
CONFERENCE
lMttre un terme a la pauvrete en Haiti p.14


La Banque mondiale veut

aider Haiti a se reconstruire


La Banque mondiale r6alise que les besoins
d'Haiti sont immenses et a r6alise une evaluation des
d6gits causes par les quatre temp6tes ayant ravag6 le
pays en Septembre 2008. Un plan d'action pr6voit une
strat6gie d6taill6e visant a satisfaire les premiers
besoins de redressement du pays pour un coft total de
281 millions de dollars.
Dans un communique public le 30 d6cembre
2008, la Banque Mondiale a annonc6 le d6blocage dans
les prochains mois de plusieurs millions de dollars pour
financer le redressement du pays. La Banque ajoute
en plus 8 millions de dollars suppl6mentaires au titre
du Projet de d6veloppement communautaire
participatif rural (PRODEP) et 5 millions de dollars
pour aider a la reconstruction des 6coles.
L'dvaluation complete des besoins du pays h
la suite de la catastrophe a &t6 r6alis6e par la Banque
mondiale, les Nations Unies, la Commission
europ6enne et d'autres partenaires.
De plus, la Banque mondiale a commence
contribuer au programme haitien de gestion des risques
lies aux catastrophes en 2004, a la suite de la temp6te
tropicale Jeanne, en mettant en place un projet pilote
d'un million de dollars finance au moyen du Fonds en


faveur des pays a faible revenu
en difficult (Fonds LICUS) et
destined h aider h renforcer les
institutions charges de g6rer les
risques associds aux
catastrophes naturelles. Puis par
le biais de l'IDA, Haiti a requ
un don de 12 millions dollars au
titre du Projet d'Urgence et de
Gestion des Risques et
D6sastres (PUGRD). Ce projet
a, depuis lors, b6ndficid de
financements additionnels, ce
qui porte le montant total a 19,4
millions de dollars.
Depuis 2005, la
Banque mondiale a accord h
Haiti des aides dont le montant
s'el6ve h 260 millions de
dollars, par le biais de
l'Association Internationale de
Ddveloppement qui accorde des
prets sans int6ret et des dons aux
pays les plus pauvres.


En cette saison de fetes, ros pens6es se lourent
sp6cialement vers nos clients a qui nous disons : Merci 1
Merci de votre conflonce, Merci de votre soulien,
Merci de votre fidclit6 I

C'est de tout cceur que nous vous souhoitons
un Joyeux No1 2008 et une Meilleure Ann6e 2009.


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REMERCIEMENTS
Les familles Rosalbert et Benoit, particulierement Mmes Virgile HWriss&-Rosalbert et
Marie-Claude Benoit-Rosalbert, aimeraient remercier tous ceux qui leur ont t6moign6
leurs sympathies a l'occasion du d6ces de leur regrett6 Jean-Marie Rolsalbert enlev6
a leur affection le 20 novembre 2008.
Des fundrailes ainsi qu'une messe commemorative ont &t6 c6l1br6es simultandment le
6 d6cembre a New York et a Montreal auxquelles ont assist une foule de parents et
d'amis.
Qu'ils en soient remercids par cette annonce.


Nl







Mercredi 07 Janvier 2009
Haiti en Marche Vol XXII N 50


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Page 4








Mercredi 07 Janvier 2009 009 PR F
Haiti en Marche Vol XXII N 50 P E

MESAJ PREZIDAN REPIBLIK D AYITI AN,
SON EKSELANS, M. RENE PREVAL NAN
OKAZYON,
SELEBRASYON OFISYEL DESANSENKYEM
ANIVESE,
PWOKLAMASYON ENDEPANDANS PEYI D
AYITI,
PLAS D AM GONAYIV,
PREMYE JANVYE DE MIL NEF (2009)

Pep Ayisyen,
Moun Gonayiv,

Ane 2008 la, ale, se te yon ane monn
ayisyen e monn antye pap ka bliye. 2008, se yon
ane ki souke Ayiti, se yon ane kife tranble mond
lan antye. Nou pap bliye Janvye 2008, donk
k6mansman ane pase kote yon t6n diri sou
Mache Entenasyonal late vann $375. anAvril,
menm t6n diri sa a pase a $907 sou Mache
Entbnasyonal la. $375 an Janvye, $907 an Avril.
Baril Petw6l la, an Janvye 2008, te $92,
An Avril, li pase a $120. panik tout
kote. An Ayiti, Pep pran lari, Gouvenman tonbe
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ekonomik mondyal la, pral bese. Savledi: 2009
la, pral difisil.
Poutan, nou pral fe 2 bagay enp6tan
nan ane 2009 lan, nou pral fe 2 bagay enp6tan Le Pr silent
nan ane 2009 lan. Depi m monte k6m Prezidan,
m ap pale de wout, de enp6tans kreye yon mayaj
woutye ki konekte tout peyi a. Wout pou pbmbt e fasilite aktivite ekonomik yo
tankou : touris, aktivite agrik6l, kombs. Ebyen, ane 2009 la pral gen de Gran
chantye woutye. Konstriksyon wout toupatou.
Moun Gonayiv pran yon avangou e kapab temwaye pou res peyi a
enp6tans CNE. Si se pat CNE, Gonayiv pa t ap kote 1 ye jodi a (Aplodisman),
pandan CNE ap kontinye leve labou nan vil la, tou suit jan Monseyb a mande sa
maten an nan legliz la, jan Majistra TOPA fenk mande sa, li pral atake pwoblem
Gonayiv lan nan sous li setadi trete rivyb yo depi anwo pou anpeche dlo rantre
nan vil la (Aplodisman), anpil 16t kote Sikl6n te fe dega, kapab temwaye
efikasite CNE (Kazal, Miragwin, Malpas) elatriye. Pandan CNE gen 47
Kamyon ak 16t materyvl sou chantye isit la. Nan menm tan an tou, li sou wout
Sen RAPHAEL, Sen MICHEL. L ap pese wout Kazal Lachapbl. Nan Mwa sa a,
1 ap pese wout Titanyen Sodo e li pral atake tou suit Wout Jeremi Okay
(Aplodisman). CNE s on Zouti trb enp6tan. Se $99 milyon dola materyl. F6 k
materyel say o pa chita. F6 k pwochen Bidje a bay CNE mwayen pou 1 travay.
Donk Premye Chantye m pwopoze Nasyon an pou 2009 lan, se: konstwi wout,
Dezybm Chantye an, nou konnen 1 deja akote konstriksyon wout, se
kontinye konstwi Lape an. Lape a se Se Chimen pou Twoup Etranjb kite Tb
DESSALINES ak PETION te ban oujere a (Aplodisman), Lape a se sOl
chimen pou Envestisman pou kreye dj6b pou nou k6manse soti nan Mizb a.
Sepandan, Lapa a g on kondisyon, yon sl kondisyon, dyal6g. F6 k ane 2009
la, dyal6g ki k6manse pote Lape a kontinye, f6 k li ranf6se, f6 k li elaji, f6 k tout
Sekte yo pale ansanm pou nou konnen sa n ap fe ak peyi a nan : 1 an, 2 zan, 5
kan, 25 kan ? f6 k nou 6ganize djal6g la, f6 k nou kreye espas pou dyal6g la.
Dyal6g ant sa ki gen mwayen ekonomik e sa ki ta renmen kondisyon lavi yo
chanje. Dyal6g la, 1 ap bon pou tou 2 Sekte sa yo. Dyal6g ak Sekte Peyizan an
ki se pi gwo F6s nan peyi a. Dyal6g Patwon ak Ouvriye, dyal6g ak Ayisyen k ap
viv a letranje e ki deja ap pote gwo bourad nan ekonomi peyi a. Dyal6g ant Pati
Politik yo, dyal6g Pati Politik yo ak Leta a. Dyal6g anndan Leta a, Egzekitif,
Palman an, Meri, Kazbk, Kasbk. Si nou vle al menm kote, nou pa ka mache
gaye. Pou nou konn ki kote nou vle ale ansanm, f6 k nou pale, f6 k nou dyaloge.
Kidonk trb senpleman, men 2 Chantye Enp6tan m pwopoze peyi a pou yon
bon ane 2009. chantye, Wout Toupatou atrave CNE ki se Konpayi Nasyonal
Che Met, Che Metres Peyi a.
Chantye Dyal6g ant nou, yon Dyal6g Fran, yon Dyal6g Sens. E sis a
fbt, m kwe, P1&p Ayisyen, nap kapab di: nou pral pase yonbonAne 2009.
B6n Ane AYITI,
B6n Ane Pep Ayisyen.

Gonayiv le Janvye 2009


C T11UNS I Page 5

PROPOS DE CIRCONSTANCE DU
PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,
SON EXCELLENCE, M. RENE PREVAL
LORS DE LA,
CEREMONIE D'ECHANGE DE VOEUX
AVEC LES GRAND COMMIS DE L'ITAT.
PALAIS NATIONAL,
LE 2 JANVIER 2009.

Premier Janvier aux Gonaives, j'ai eu l'occasion de souhaiter aux
Haitiens, aux Haitiennes et au monde entier mes souhaits de : Bonheur pour
l'annde qui vient.
Aujourd'hui j'ai pr6f6rd ceder la place a
d'autres porte-parole d'institutions importantes.
Le repr6sentant de la communaut6 international
qui a ax6 son intervention sur la PAIX. En effet,
hier 6tait 6galement la Journde Internationale de
la Paix. Et Mon Seigneur a l6abord sur les
conditions sociales, 6conomiques, sur la
collaboration indispensable de la communaut6
international, sur la mise en commun des forces
sociales et 6conomiques d'haiti pour que nous
ayons une paix durable.
Le Vice-Pr6sident de la Cour de
Cassation, puisque hier c'6tait 6galement la
Journe de l'Ind6pendance, nous a fait une lecon
d'Histoire sur Haiti. Avec son accord, puisqu'il a
eu un << lapsus calami >> et a d6nonc6 la dette de
l'Ind6pendance a 150 milles francs or alors qu'il
est d'accord avec moi qu'il s'agissait de 150
millions, ce qui fait une sacrde difference.
Merci pour votre brillante intervention
Monsieur le Vice-Pr6sident de la Cour,
Rend Prival Et enfin La Premibre Ministre et le
President de l'Assembl6e Nationale,
responsables de la gestion immediate de cet
heritage qui nous a &t6 16gu6. Les deux ont insist sur les projets, les chantiers
que nous avons a mettre en place et a d6velopper.
Le President de l'Assembl6e Nationale a insist sur la n6cessaire
collaboration entre le Parlement et l'Ex6cutif.
En effet, il est indispensable que tous les Pouvoirs de l'Etat puissent
ouvrir un dialogue, un dialogue franc, sincere.
I1 est n6cessaire, comme l'a dit la Premibre Ministre, que tous les
segments de la Soci&t6 se mettent a dialoguer pour d6finir ensemble le Chemin
qui doit nous mener vers le d6veloppement.
Je les remercie tous, tous les quatre pour les mots qu'ils ont prononc6s
et, je voudrais moi-m6me m'associer a eux pour dire aux Haitiens, aux
Haitiennes : Meilleurs Voeux pour l'annde qui vient, pour dire a la communaut6
international 6galement mes souhaits pour une annde meilleure, une annde de
paix dans ce monde tant boulevers6 par cette crise financibre et par les guerres
qui continuent de produire tant de souffrance dans le monde.
Que la Paix soit avec nous tous sur la terre pour cette Nouvelle Annde
2009,
Merci beaucoup



h p. .I





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Mercredi 07 Janvier 2009
Haiti en Marche Vol XXII N 50


!
# me 4e e%46 10 in M*4011 lob* k

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Le Maire des Gonaives (photo Georges Dupe)


Le senateur Youri Latortue reqoit dans sa ville des Gona'tves les presidents
des deux Chambres Pierre Eric Jean-Jacques et (au centre) Kelly Bastien
(photo Georges Dupe)


Etats-Unis: la confiance des consommateurs au plus bas depuis 1967


La confiance des consommateurs am6ricains
est retomb6e en d6cembre a un plus bas niveau
historique, refl6tant les difficulties rencontrees par les
manages pris dans la crise economique, et leur
pessimisme quant a l'annde 2009.
L'indice, public par l'institut de conjoncture
priv6 Conference Board depuis 1967, a plong6 a 38,0
points, juste au-dessous de son pr6c6dent record datant
d'octobre (38,8 points).
L'indice s'6tait am6liord en novembre, a 44,7
points.


2009 quoique difficile,
une annee pour de
grands chantiers
(... suite de la page 5)
l'investissement".
La ville des Gonaives a 6td la plus touch6e
par les intemp6ries qui ont frapp6 le pays en aofit et
septembre, provoquant plusieurs centaines de victimes
et plus d'un million de sinistr6s dans le pays. M. Prdval
a annonc6 des interventions avec des 6quipes de
travaux publics pour amdliorer les conditions de vie
dans la ville.
Plusieurs centaines de personnes assistaient
a la c6drmonie. Parmi eux, des enseignants et desjeunes
qui brandissaient des pancartes r6clamant une aide de
1'Etat pour amdliorer la situation aux Gonaives.


En octobre, le sondage ayant &te r6alise a un
moment ou la crise financiere prenait une ampleur
spectaculaire, cette chute de la confiance avait 6td
provoqude par l'inqui6tude de l'opinion sur les
perspectives des mois a venir.
En d6cembre, ce sont les difficulties pr6sentes
qui ont &t6 ressenties par les manages. L'indice
mesurant la situation actuelle des consommateurs est
descendu a 29,4 points, contre 42,3 en novembre et
43,5 en octobre.
Cette composante est d6sormais "proche des
niveaux constat6s pendant les mois qui ont suivi la
recession de 1990-91", meme si elle n'est "pas aussi
basse que les niveaux atteints pendant la recession de
1981-82", marque par un fort ch6mage (9,7% en 1982,
contre 6,7% actuellement).
L'indice mesurant les attentes sur la situation
future est a 43,8 points, en nette baisse par rapport a
novembre (46,2), mais trbs au-dessus de son niveau
d'octobre (35,7).
Le sondage, r6alise auprbs de 5.000 manages
am6ricains, a &t6 mend jusqu'au 22 d6cembre.
Les r6ponses sur l'emploi traduisent
l'angoisse face a la monte du ch6mage, vue comme
le problkme auquel devra prioritairement s'attaquer la
pr6sidence de Barack Obama a partir du 20 janvier.
Les manages am6ricains 6taient 42,0% ajuger
"difficile" de trouver du travail (contre 37,1% en
novembre), contre 51,8% qui pensent que les emplois


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ne sont "pas si nombreux" et 6,2% qui pensent qu'ils
sont "nombreux".
Dans les six mois avenir, 41,0% des manages
pr6voyaient une baisse des embauches (33,7% le mois
pr6c6dent), contre 9,7% une hausse.
"Un march du travail en chute brutale a
completement 6clips6 une autre baisse spectaculaire,
celle des prix de l'essence et de l'6nergie", a relev6
Brian Bethune, d'IHS Global Insight.
En dcembre, "les annonces de plans sociaux
se sont r6pandues a travers les secteurs dconomiques,
et les entreprises ont acc616rd leurs fermetures de sites
de fin d'annde", a-t-il rappel6.
Quant aux conditions 6conomiques en
g6ndral, 46,0% les trouvaient "mauvaises" (40,6% en
novembre), contre 46,3% les jugeant "normales" et
7,7% "bonnes".
Pour les six mois a venir, 32,8% tablent sur
une d6t6rioration de la conjoncture (28,3% en
novembre), et 13,4% sur une amelioration (contre
11,5%).
Les consommateurs n'ont pourtant pas
abandonn6 toute vell6it6 d'achats, aids par la
mod6rationvoire le recul des prix (-1,7% en novembre,
dujamais vu depuis 1947), alors que les revenus du
travail continuent de progresser (+2,3% pour le salaire
hebdomadaire reel moyen en novembre).
Ainsi 4,7% des manages am6ricains pr6voient
d'acheter une voiture dans les six prochains mois,
chiffre qui 6tait tomb6 a 3,8% en novembre, 2,5%
envisagent d'acqudrir un logement (contre 2,1% en
novembre), et 26,2% des biens d'6quipement (gros
6lectrom6nager, t6l1vision) aprls 24,5% en novembre.
D'apres M. Bethune, qui attend de M. Obama
l'annonce d'un plan de relance dot6 de 700 a 800
milliards de dollars, ces chiffres "soulignent l'urgence
d'une action politique r6solue pour renflouer
1'economie".


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Mercredi 07 Janvier 2009 MIAMIDADE Page 7
Haiti en Marche VolXXII N 50 MN-IAMI-DADE Page 7



MIAMI-


ADVERTISEMENT FOR BIDS

PROJECT NAME: MIA D-Extension Completion
PROJECT NO.: B741F ("Project")

Sealed Bids for the Project designated above will be received for and in behalf of Miami-Dade County, by the Office of the Clerk, in the Stephen P. Clark Center, Suite 17-202, 111 N.W. 1st Street,
Miami, Florida, 33128 until 2:00 P.M. January 28, 2009, or as modified by addendum, at which time all Bids will be taken to a room to be designated by the Clerk ofthe Board in said Stephen P. Clark Center.
Bids are to be submitted in two envelopes. Bids received after the time and date specified will not be considered. Envelopes A of Bids, containing only the Schedule of Intent Affidavit(s) will be publicly opened
and the names of the Bidders read aloud. Upon notification by the Department of Small Business Development, bidders may correct defects on the Schedule of Intent Affidavit(s) within forty-eight (48) hours
after bid submission. Envelopes B of Bids, containing all of the remaining bidding documents, from Bidders that have not been rejected as not responsive will be opened publicly and read aloud forty-eight (48)
hours after the bid submission date and non-responsive bids will not be opened. Bidders are invited to be present at each opening. The County reserves the right to postpone or cancel the bid opening at any time
prior to the scheduled opening of bids.
IN GENERAL THE WORK COMPRISES: The completion of various work items including: the installation of additional fire alarm systems and components; installation of fire sprinklers; install
remote elevators monitoring, glazing; completion of interior finishes; mechanical and electrical installations at the Automated People Mover (APM) station; ADA improvements; installation of bollards at the
ramp level; completion, operational readiness and commissioning of elevators and escalators; removal of temporary partitions; perform damaged ductwork repairs; install HVAC equipment safety modifications
and emergency roof lighting as further described in the Bid documents. All work at the APM station is of a time sensitive nature and it is included in an interim milestone for completion.
BID DOCUMENTS: The Miami-Dade Aviation Department will make the Bid Documents available, on December 18, 2008, for inspection and/or purchase by appointment only, on business days
during the hours of 9:00 a.m. to 4:00 p.m. at the Miami International Airport, Bldg. 3030, Central Wing, Conference Room 4. Interested parties are to schedule an appointment to review or purchase the Bid
Documents through Maria Fernandez at 305-869-3343. The duration of each Bid Documents review period will not exceed two (2) hours. However, the Department may schedule additional time slots (not to run
consecutively with the original appointment), if available. At the time of the appointment, and prior to any Bid Document review, interested parties will be required to present current, government issued, picture
identification (e.g., Driver's License, United States Passport), documentation that they are licensed architect, engineer, or contractor who may perform work on, or related to, the Project, and sign and notarize a
Confidentiality Affidavit certifying that the company and each authorized employee agrees, that in accordance with Florida Statutes 119.071(3)(b) and one or more of the following Florida Statutes, 281.301
and 331.22, to maintain the information contained in the Bid Documents as being exempt from the provision of Florida Statute 119.07(1) and 24(a), Article I of the State Constitution. In addition, interested
parties are advised that individuals will be monitored while reviewing these documents. Interested parties may take notes, however, no photographs and/or copying of the documents will be allowed.

The Bid Documents can be purchased for $1,350. Payment shall consist of:
1. Non-refundable Payment of $350 for each set of Bid Documents
2. Refundable Deposit of $1,000 for each set of Bid Documents

The non-refundable payment shall be by any type of check, or money order, only, and made payable to the Miami Dade Aviation Department. The refundable deposit must be by Cashier's or Certified
check only, and made payable to the Miami Dade Aviation Department. Each interested Bidder shall furnish an address, telephone and fax numbers, and email address for the purpose of contact during the
bidding process. A business card with all of this information will suffice.
Bid Documents may be purchased in person or by mail. To purchase a set of the Bid Documents in person, each purchaser must present a current
A. copy of government issued, picture identification (e.g., Driver's License)
B. copy of the architect, engineer, or contractor qualifier's license issued by the Florida Department of Business and Professional Regulation for the Bidder making the purchase
C. an original, notarized Confidentiality Affidavit signed by the licensed architect, engineer, or contractor.

Confidentiality Affidavits may be obtained in advance by downloading from www.miami-airport.com/html/bids.html or can be completed at the time the Bid Documents are purchased. Bid Documents
may also be purchased by mail by sending a copy of the requisite identification, license, original notarized Confidentiality Affidavit, contact information, and checks along with a FedEx or UPS billing account
number to the place of purchase indicated herein.
The Confidentiality Affidavit, non-refundable payment and refundable deposit shall be delivered in person to Maria Fernandez or designee, at Miami International Airport, Building 3030, Central
Wing, 2nd Floor between the hours of9:00AM 4:00 PM, Monday through Friday. Upon payment and verification of the required identification documents, the verified individual will be authorized to pick up he
number of sets of the Bid Documents for which payment has been made. Only full sets of the Bid Documents will be authorized for pickup.
All Bid Documents, including any copies made, shall be returned to the same location where they were purchased. All Bidders that timely return the Bid Document will have their deposit returned.
Those Bidders that purchase Bid Documents, but elect not to participate in the bidding process are also required to return all copies of the Bid Documents to the location of purchase. Failure to return the Bid
Documents and copies made to the location of purchase within five (5) working days after the Bid Due Date may be reported to a Law Enforcement Investigating Authority and will forfeit the deposit.
Furthermore, Bidders that fail to return Bid Documents shall not be allowed to participate in future Confidential solicitations until such time that the firm has taken corrective actions that are satisfactory to Miami
Dade County. The purchaser of the Bid Documents shall be required to certify that they have returned all original Bid Documents plus any copies and they have not retained any copies.
All bids must be submitted as set forth in the Bid Documents. The County reserves the right to reject any or all Bids, to waive informalities and irregularities, or to re-advertise the Project. The County,
by choosing to exercise its right of rejection, does so without the imposition of any liability against the County by any and all bidders.
PRE-BID CONFERENCE: The Miami-Dade Aviation Department will hold a Pre-Bid Conference and Site Inspection on January 9, 2009, from 9:00 am to 12:00 Noon at the Miami-Dade Aviation
Department, 4200 N.W. 36th Street, Building 5A, Fourth Floor, Conference Room F, Miami, Florida, for all interested parties. To assist in our planning, Bidders are requested to inform the Contracting Officer of
the number of persons expected to attend the Pre-Bid and/or the Site Inspection no later than 24 hours before the scheduled date. Attendance will be limited to two (2) representatives per firm. No other Site
Inspections will be provided by the Miami-Dade Aviation Department. It is the policy of Miami-Dade County to comply with all the requirements of the Americans with Disabilities Act (ADA). For sign
language, interpreter services, material in accessible format, other special accommodations, or airport-related ADA concerns, please contact the MDAD Office of ADA Coordination at (305) 876-7024.

COMMUNITY SMALL BUSINESS ENTERPRISE PROGRAM
Contract Measures for this Project is (are): 24%

COMMUNITY WORKFORCE PROGRAM
The Community Workforce Goal for this Project is: 10%

BID GUARANTY: Each Bid must be accompanied by a Bid Guaranty of not less than five percent (5%) of the Total Bid in a manner required by the Instructions to Bidders. No Bid may be withdrawn after the
scheduled closing time for the receipt of Bids for a period of one-hundred and eighty (180) days. The County reserves the right to reject any or all Bids, to waive informalities and irregularities, to reject all bids,
or to re-advertise for Bids.

BID IS SUBJECT TO THE FOLLOWING PROVISIONS AMONG OTHERS:
1) The Miami-Dade County Responsible Wages Ordinance.
2) The Provisions in reference to the timetables for minority and female employment participation, expressed as a percentage, for the Contractor's aggregate work force in each trade on all construction work in
the covered area, as follows:

Timetables Goal for minority Goals for female
Participation for each Participation for
From 4/01/81 trade in Miami-Dade County each trade
Until further notice 39.5 % 6.9 %


As used in this Notice, and in the Contract resulting from this solicitation, the "covered area" is Miami-Dade County, Florida. These goals are applicable to all Contractor's construction work (whether or not it is
Federal or Federally assisted) performed in the covered area.

3) The "Equal Opportunity Clause" and the "Standard Federal Equal Employment Opportunity Construction Contract Specifications" as set forth in the Contract Documents.
The Contractor's compliance with the Executive Order and the regulations in 41CFR Part 60-4 shall be based on its implementation of the Equal Opportunity Clause, specific affirmative action
obligations required by the specifications set forth in 41CFR 60-4.3(a), and its efforts to meet the goals established for the geographical area where the Contract resulting from this solicitation is to be performed.
The hours of minority and female employment and training must be substantially uniform throughout the length of the Contract, and in each trade, and the Contractor shall make a good faith effort to employ
minorities and women evenly on each of its projects. The transfer of a minority or female employee or trainee from Contractor to Contractor or from project to project for the sole purpose of meeting the
Contractor's goals shall be a violation of the Contract, the Executive Order and the regulations in 41CFR Part 60-4. Compliance with the goals will be measured against the total work hours performed.
The Contractor shall provide written notification to the Director of the Office of Federal Contract Compliance Programs within ten (10) working days of award of any construction subcontract in excess
of $10,000 at any tier for construction work under the Contract resulting from this solicitation. The notification shall list the name, address and telephone number of the Subcontractor; employer identification
number of the Subcontractor; estimated dollar amount of the subcontract; estimated starting and completion dates of the subcontract; and the geographical area in which the Contract is to be performed.

4) Miami-Dade County has enacted an ordinance governing utilization of certified Community Small Business Enterprise (CSBE) Subcontractors. Requirements for compliance with this ordinance are contained
in the Contract Documents.

5) Pursuant to Miami-Dade County Code Section 2-11.1(t), a "Cone of Silence" is imposed upon RFPs, RFQs or bids after advertisement and terminates at the time the County Manager issues a written
recommendation to the Board of County Commissioners or a Notice of Contract Award Recommendation, whichever comes first. The Cone of Silence prohibits communications regarding RFPs, RFQs or bids
between potential vendors, service providers, bidders, lobbyists, or consultants and the County's professional staff, including but not limited to the County Manager and the County Manager's staff. A Cone of
Silence is also imposed between the Mayor, County Commissioners or their respective staffs and any member of the County's professional staff including, but not limited to, the County Manager and the County
Manager's staff.
The provisions of Miami-Dade County Code Section 2-11.1 (t) do not apply to oral communications at pre-bid conferences, oral presentations before selection committees, oral communications with the
Contracting Officer, as published by the Department of Small Business Development in their weekly Cone of Silence Project Information Report, for administering the procurement process, provided the
communication is limited strictly to matters of process or procedures, Contract negotiations during any duly noticed public meetings, public presentations made to the Board of County Commissioners during any
duly noticed public meeting or communications in writing at any time unless specifically prohibited by the applicable RFP, RFQ, or bid document. Bidders or proposers must file a copy of any written
communication with the Clerk of the Board, which shall be made available to any person upon request. The County shall respond in writing and file a copy with the Clerk of the Board, which shall be made
available to any person upon request.
In addition to any other penalties provided by law, violation of Miami-Dade County Code Section 2-11.1(t) by any bidder or proposer shall render any RFP award, RFQ award, or bid award voidable.
Any person having personal knowledge of a violation of this Ordinance shall report such violation to the State Attorney and/or may file a complaint with the Ethics Commission. Bidders or Proposers should
reference the actual Ordinance for further clarification.

6) The County shall not be responsible for any modifications or alterations made to the Bid Documents or to the Contract Documents other than those made by Addendum, Change Order, or Work Order. Any
purchase of partial sets of documents shall be at the purchaser's risk.

7) Pursuant to Miami-Dade County Code Section 2.8-1 (d), a Bidder shall have on file, prior to contract award a duly executed Uniform County Affidavit with the Miami-Dade County Department of
Procurement Management (DPM), to be maintained with the bidders vendors registration file. The Bidder is responsible for obtaining the Vendor Registration Package, including all affidavits by downloading
from the DPM website at www.miamidade.gov or from the Vendor Assistance Unit at 111 N.W. 1st Street, 13h Floor, Miami, Florida 33128, (305) 375-5773.








Page 8


Le scandale de I
PORT-AU-PRINCE, 2 Janvier- On ne saura
peut-6tre jamais ce qui s'est rdellement passed Port
de Paix mais certainement il y aura des s6quelles.
En des temps aussi difficiles que ceux que
nous traversons, les trafiquants de drogue savent qu'il
leur suffit de laisser trainer quelques milliers de dollars
pour jeter la confusion au sein des responsables de la
loi et l'ordre.
A combien s'61eve le magot qui fut
<< dcherpill >> (partag6 sauvagement) par lesjuges et
policiers qui avaient &te charges de la perquisition chez
l'oncle d'un trafiquant haitien appr6hend6 r6cemment
et extrad6 aux Etats-Unis ?
Un demi million de dollars amdricains, 5 ou
meme 32 millions ? Les rumeurs les plus folles ont
entourd cet 6v6nement ...
Toujours est-il que les autorit6s judiciaires
haitiennes ne nient pas les faits mais sans vouloir trop
entrer dans les details. Ce qui fait craindre (avec raison)
au d6put6 Steven Benoit (P6tionville) une menace de
banalisation de leur part.
Or l'affaire de Port de Paix marque peut-6tre
un tournant dans l'histoire du trafic de la drogue en
Haiti.
Au d6but un monopole de quelques happy
few : des camarades du president A vie Baby Doc,
ensuite de quelques tout-puissants chefs de l'arm6e et/
ou de la police, puis de quelques jeunes loups de la
<< bonne socitd >>, voici que l'argent de la drogue tombe
aujourd'hui aux mains de simples troupiers, de la
pi6taille, bref de n'importe qui ...

Y a qu'A se baisser ...
Ce qui laisse craindre toute une population
gangrene par les retomb6es de ce trafic illicite.
Transparency International se frotte d6ji les mains.
Vous savez, c'est cette ONG internationale qui classe
Haiti depuis quelque 5 ans parmi les trois pays les plus
corrompus de la plandte. Toutes les raisons lui sont
bonnes. Sans plus d'interrogation.
Le trafic de drogue se met done au niveau de
la pire crise dconomique que le monde ait connue


r


N Fl


Mercredi 07 Janvier 2009
Haiti en Marche Vol XXII N' 50


DROGUE

Port de Paix marque un tournant
depuis 1929. Il n'y a qu'A se baisser pour acheter les conduits enprisonenFloride pour trejug6s oi certains
consciences meme les plus honnetes par nature. sont condamnds A passer plusieurs anndes derribre les
Nous voici devant une autre forme de menace barreaux.


de disparition d'un peuple.


Comme un banal fait-divers ...
Comme nous l'explique Patrick Elie, un ex-
secr6taire d'Etat A la s6curit6 publique et qui eut A se
colleter A la question au debut des anndes 90, c'est
tout le pays qui se fait prendre par surprise dans
l'affaire de Port de Paix.
D'abord les autorit6s en envoyant de simples
subordonnes locaux mener une perquisition de cette
importance.
Ce qui t6moigne de leur part soit d'une
absence d'un n6cessaire travail de renseignements, soit
d'un laxisme total.
Comme quoi la lutte contre la drogue A
laquelle l'Etat haitien s'est solennellement engage,
n'est une priority que sur le papier.
Ou encore c'est l'affaire des Amdricains.
Ou pis encore ...
Ensuite, fait remarquer Patrick Elie, c'est tout
le pays qui ne r6alise pas les consequences
catastrophiques de ces actes.
En premier lieu, les m6dias qui ont trait la
question comme un banal fait-divers.

II faut interpeller les Etats-Unis ...
Or justement c'est le calcul que font les
stratbges du trafic de la drogue. Leur reve c'est que la
drogue en transit et l'argent sale nous deviennent aussi
familiers que n'importe quoi. Comme l'opium dans
l'ancienne Chine imp6riale ... et qui a conduit comme
on le sait A la d6faite A la fois militaire et morale de
cette dernire jusque devant un pays aussi petit que
son voisinjaponais.
Mais il faut aussi et surtout questionner les
Etats-Unis, le plus grand client du march de la cocaine,
et qui n'ont rien innov6 et innov6 en rien depuis toutes
ces anndes que des milliards sont d6pens6s dans cette
lutte. Washington se contente de la seule politique
repressive : broiler
les plantations de
coca dans les pays
producteurs (en
premier lieu la
Colombie) et
poursuivre les
trafiquants qui
, sont arret6s et


Kliyan Jesyon Fatra Miami-Dade
yo kapab bay anviwonnman yon
kado jis resikle abdenw6l yo nan
twa fason byen fasil:

Pote li ale
Pote abdenw6l la san
dekorasyon sou li nan youn
nan 14 anplasman ki resevwa
yo apati jou 26 desanm la
rive 18 janvye.

Mete li sou twotwa a
Se s6lman apati jou 7
janvye an rive 14 janvye ke
yap ranmase abdenw6l san
dekorasyon w lan sou twotwa
devan lakay w.

Abdenw6l yo ranmase nan dat sa
yo va resikle nan f6m kopo bwa.

Pou plis enf6masyon sou
resiklaj pyebwa, anplasman
pou ale ch6che kopo bwa oswa
bon fason pou jete pyebwa
a rele 3-1-1 oswa klike sou
www.miamidade.gov


S MIAMI-D
IPMi^'"^


Mais sur le terrain rien ne change. Au
contraire le trafic devient plus volumineux d'annde en
annde. Et plus audacieux.

La lutte contre la drogue est trop
<< politis6e >> ...
C'est que la drogue reste l'une des sources
de revenus les plus importantes de la plandte. Des
milliards et des milliards. Et dont probablement 80 pour
cent restent dans les pays riches du Nord.
Si ceux-ci avaient rdellement la volont6 de
changer profond6ment cette situation, on l'aurait
constat6 depuis longtemps.
D'autre part, la lutte contre la drogue est trop
< politis6e > par les responsables am6ricains pour
convaincre les autorit6s des pays tiers d'en faire
davantage.
Haiti est un exemple type. Pendant les 30
dernibres anndes, nous avons eu un seul mandat
pr6sidentiel qui n'ait &te interrompu par un coup d'6tat
(le premier quinquennat de Rend Prdval 1996-2001).
Et presque tous ces coups d'6tat sanglants ont toujours
impliqu6 des suspects de trafic de drogue. C'est en
1991 le chef de la police Michel Franqois que la DEA
(police anti-drogue amdricaine) tentera ensuite sans
succes de faire extrader aux Etats-Unis par le Honduras
oi l'ex-colonel haitien a pris refuge.
Et c'est l'ex-commissaire de police Guy
Philippe, le tombeur du regime Aristide II, en f6vrier
2004, contre lequel la DEA a d6ji mend deux
expeditions punitives sans succes dans le sud d'Haiti.

Menaces de disparition pure et
simple ...
On comprend done que certains chez nous
puissent finir par consider la lutte contre le trafic de
la drogue comme un scenario A la Hollywood.
Mais les derniers 6v6nements de Port de Paix
doivent nous sortir de cette illusion. Nous ne sommes
ni producteur, ni consommateur. La drogue ne laisse
en Haiti que des peanuts. De la menue monnaie.
< Monnen. > Toutefois c'est nous les plus petits et done
les plus fragiles et les plus menac6s de la chaine.
Et aujourd'hui menac6s de disparition pure
et simple si les autorit6s haitiennes ne prennent pas
toute la mesure de leurs responsabilit6s propres. Et
proprement !
Haiti en Marche, 2 Janvier 2009


ise.t i !i.

*














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0 1










Mercredi 07 Janvier 2009 MIAMI-DADE Page 9
Haiti en Marche Vol XXII No 50 IA I



MIAMI-IADE


ADVERTISEMENT FOR BIDS

PROJECT NAME: MIA Regional Commuter Facility Apron Package 2

PROJECT NO.: B732A2 ("Project")

Sealed Bids for the Project designated above will be received for and in behalf of Miami-Dade County, by the Office of the Clerk, in the Stephen P. Clark Center, Suite 17-202, 111 N.W. 1st Street,
Miami, Florida, 33128 until 2:00 P.M., January 28st, 2009, or as modified by addendum, at which time all Bids will be taken to a room to be designated by the Clerk of the Board in said Stephen P. Clark
Center. Bids are to be submitted in two envelopes. Bids received after the time and date specified will not be considered. Envelopes A of Bids, containing only the Schedule of Intent Affidavit(s) will be publicly
opened and the names of the Bidders read aloud. Upon notification by the Department of Small Business Development, bidders may correct defects on the Schedule of Intent Affidavit(s) within forty-eight (48)
hours after bid submission. Envelopes B of Bids, containing all of the remaining bidding documents, from Bidders that have not been rejected as not responsive will be opened publicly and read aloud forty-eight
(48) hours after the bid submission date and non-responsive bids will not be opened. Bidders are invited to be present at each opening. The County reserves the right to postpone or cancel the bid opening at any
time prior to the scheduled opening of bids.
IN GENERAL THE WORK COMPRISES: Construction of the MIA Regional Commuter Facility Apron Package 2 at the west end of the North Terminal Development extension. Generally
consisting of concrete and asphalt pavement, underground utilities, aircraft fuel lines, passenger loading bridges foundation, passenger loading bridges, light pole foundations, airfield lighting and pavement
markings.
BID DOCUMENTS: The Miami-Dade Aviation Department will make the Bid Documents available, on December 18th, 2008, for inspection and/or purchase by appointment only, on business days
during the hours of 9:00 a.m. to 4:00 p.m. at the Miami International Airport, Bldg. 3030, Central Wing, Conference Room 4. Interested parties are to schedule an appointment to review or purchase the Bid
Documents through Maria Fernandez at 305-869-3343. The duration of each Bid Documents review period will not exceed two (2) hours. However, the Department may schedule additional time slots (not to run
consecutively with the original appointment), if available. At the time of the appointment, and prior to any Bid Document review, interested parties will be required to present current, government issued, picture
identification (e.g., Driver's License, United States Passport), documentation that they are licensed architect, engineer, or contractor who may perform work on, or related to, the Project, and sign and notarize a
Confidentiality Affidavit certifying that the company and each authorized employee agrees, that in accordance with Florida Statutes 119.071(3)(b) and one or more of the following Florida Statutes, 281.301
and 331.22, to maintain the information contained in the Bid Documents as being exempt from the provision of Florida Statute 119.07(1) and 24(a), Article I of the State Constitution. In addition, interested
parties are advised that individuals will be monitored while reviewing these documents. Interested parties may take notes, however, no photographs and/or copying of the documents will be allowed.

The Bid Documents can be purchased for $1,500. Payment shall consist of:
1. Non-refundable Payment of $500 for each set of Bid Documents
2. Refundable Deposit of $1,000 for each set of Bid Documents

The non-refundable payment shall be by any type of check, or money order, only, and made payable to the Miami Dade Aviation Department. The refundable deposit must be by Cashier's or Certified
check only, and made payable to the Miami Dade Aviation Department. Each interested Bidder shall furnish an address, telephone and fax numbers, and email address for the purpose of contact during the
bidding process. A business card with all of this information will suffice.
Bid Documents may be purchased in person or by mail. To purchase a set of the Bid Documents in person, each purchaser must present a current
A. copy of government issued, picture identification (e.g., Driver's License)
B. copy of the architect, engineer, or contractor qualifier's license issued by the Florida Department of Business and Professional Regulation for the Bidder making the purchase
C. an original, notarized Confidentiality Affidavit signed by the licensed architect, engineer, or contractor.

Confidentiality Affidavits may be obtained in advance by downloading from www.miami-airport.com/html/bids.html or can be completed at the time the Bid Documents are purchased. Bid Documents
may also be purchased by mail by sending a copy of the requisite identification, license, original notarized Confidentiality Affidavit, contact information, and checks along with a FedEx or UPS billing account
number to the place of purchase indicated herein.
The Confidentiality Affidavit, non-refundable payment and refundable deposit shall be delivered in person to Maria Fernandez or designee, at Miami International Airport, Building 3030, Central
Wing, 2nd Floor between the hours of 9:00AM- 4:00 PM, Monday through Friday. Upon payment and verification of the required identification documents, the verified individual will be authorized to pick up he
number of sets of the Bid Documents for which payment has been made. Only full sets of the Bid Documents will be authorized for pickup.
All Bid Documents, including any copies made, shall be returned to the same location where they were purchased. All Bidders that timely return the Bid Document will have their deposit returned.
Those Bidders that purchase Bid Documents, but elect not to participate in the bidding process are also required to return all copies of the Bid Documents to the location of purchase. Failure to return the Bid
Documents and copies made to the location of purchase within five (5) working days after the Bid Due Date may be reported to a Law Enforcement Investigating Authority and will forfeit the deposit.
Furthermore, Bidders that fail to return Bid Documents shall not be allowed to participate in future Confidential solicitations until such time that the firm has taken corrective actions that are satisfactory to Miami
Dade County. The purchaser of the Bid Documents shall be required to certify that they have returned all original Bid Documents plus any copies and they have not retained any copies.
All bids must be submitted as set forth in the Bid Documents. The County reserves the right to reject any or all Bids, to waive informalities and irregularities, or to re-advertise the Project. The County,
by choosing to exercise its right of rejection, does so without the imposition of any liability against the County by any and all bidders.
PRE-BID CONFERENCE: The Miami-Dade Aviation Department will hold a Pre-Bid Conference and Site Inspection on January 8, 2009, from 9:00 am to 12:00 Noon at the Miami-Dade
Aviation Department, 4200 N.W. 36th Street, Building 5A, Fourth Floor, Conference Room F, Miami, Florida, for all interested parties. To assist in our planning, Bidders are requested to inform the
Contracting Officer of the number of persons expected to attend the Pre-Bid and/or the Site Inspection no later than 24 hours before the scheduled date. Attendance will be limited to two (2) representatives per
firm. No other Site Inspections will be provided by the Miami-Dade Aviation Department. It is the policy of Miami-Dade County to comply with all the requirements of the Americans with Disabilities Act
(ADA). For sign language, interpreter services, material in accessible format, other special accommodations, or airport-related ADA concerns, please contact the MDAD Office of ADA Coordination at (305)
876-7024.

COMMUNITY SMALL BUSINESS ENTERPRISE PROGRAM
Contract Measures for this Project is (are): 21%

COMMUNITY WORKFORCE PROGRAM
The Community Workforce Goal for this Project is: 10%

BID GUARANTY: Each Bid must be accompanied by a Bid Guaranty of not less than five percent (5%) of the Total Bid in a manner required by the Instructions to Bidders. No Bid may be withdrawn after the
scheduled closing time for the receipt of Bids for a period of one-hundred and eighty (180) days. The County reserves the right to reject any or all Bids, to waive informalities and irregularities, to reject all bids,
or to re-advertise for Bids.

BID IS SUBJECT TO THE FOLLOWING PROVISIONS AMONG OTHERS:
1) The Miami-Dade County Responsible Wages Ordinance.

2) The Provisions in reference to the timetables for minority and female employment participation, expressed as a percentage, for the Contractor's aggregate work force in each trade on all construction work in
the covered area, as follows:

Timetables Goal for minority Goals for female
Participation for each Participation for
From 4/01/81 trade in Miami-Dade County each trade
Until further notice 39.5 % 6.9 %


As used in this Notice, and in the Contract resulting from this solicitation, the "covered area" is Miami-Dade County, Florida. These goals are applicable to all Contractor's construction work (whether
or not it is Federal or Federally assisted) performed in the covered area.

3) The "Equal Opportunity Clause" and the "Standard Federal Equal Employment Opportunity Construction Contract Specifications" as set forth in the Contract Documents.
The Contractor's compliance with the Executive Order and the regulations in 41CFR Part 60-4 shall be based on its implementation of the Equal Opportunity Clause, specific affirmative action
obligations required by the specifications set forth in 41CFR 60-4.3(a), and its efforts to meet the goals established for the geographical area where the Contract resulting from this solicitation is to be performed.
The hours of minority and female employment and training must be substantially uniform throughout the length of the Contract, and in each trade, and the Contractor shall make a good faith effort to employ
minorities and women evenly on each of its projects. The transfer of a minority or female employee or trainee from Contractor to Contractor or from project to project for the sole purpose of meeting the
Contractor's goals shall be a violation of the Contract, the Executive Order and the regulations in 41CFR Part 60-4. Compliance with the goals will be measured against the total work hours performed.
The Contractor shall provide written notification to the Director of the Office of Federal Contract Compliance Programs within ten (10) working days of award of any construction subcontract in excess
of $10,000 at any tier for construction work under the Contract resulting from this solicitation. The notification shall list the name, address and telephone number of the Subcontractor; employer identification
number of the Subcontractor; estimated dollar amount of the subcontract; estimated starting and completion dates of the subcontract; and the geographical area in which the Contract is to be performed.

4) Miami-Dade County has enacted an ordinance governing utilization of certified Community Small Business Enterprise (CSBE) Subcontractors. Requirements for compliance with this ordinance are contained
in the Contract Documents.

5) Pursuant to Miami-Dade County Code Section 2-11.1(t), a "Cone of Silence" is imposed upon RFPs, RFQs or bids after advertisement and terminates at the time the County Manager issues a written
recommendation to the Board of County Commissioners or a Notice of Contract Award Recommendation, whichever comes first. The Cone of Silence prohibits communications regarding RFPs, RFQs or bids
between potential vendors, service providers, bidders, lobbyists, or consultants and the County's professional staff, including but not limited to the County Manager and the County Manager's staff. A Cone of
Silence is also imposed between the Mayor, County Commissioners or their respective staffs and any member of the County's professional staff including, but not limited to, the County Manager and the County
Manager's staff.
The provisions of Miami-Dade County Code Section 2-11.1(t) do not apply to oral communications at pre-bid conferences, oral presentations before selection committees, oral communications with the
Contracting Officer, as published by the Department of Small Business Development in their weekly Cone of Silence Project Information Report, for administering the procurement process, provided the
communication is limited strictly to matters of process or procedures, Contract negotiations during any duly noticed public meetings, public presentations made to the Board of County Commissioners during any
duly noticed public meeting or communications in writing at any time unless specifically prohibited by the applicable RFP, RFQ, or bid document. Bidders or proposers must file a copy of any written
communication with the Clerk of the Board, which shall be made available to any person upon request. The County shall respond in writing and file a copy with the Clerk of the Board, which shall be made
available to any person upon request.
In addition to any other penalties provided by law, violation of Miami-Dade County Code Section 2-11.1(t) by any bidder or proposer shall render any RFP award, RFQ award, or bid award voidable.
Any person having personal knowledge of a violation of this Ordinance shall report such violation to the State Attorney and/or may file a complaint with the Ethics Commission. Bidders or Proposers should
reference the actual Ordinance for further clarification.

6) The County shall not be responsible for any modifications or alterations made to the Bid Documents or to the Contract Documents other than those made by Addendum, Change Order, or Work Order. Any
purchase of partial sets of documents shall be at the purchaser's risk.

7) Pursuant to Miami-Dade County Code Section 2.8-1 (d), a Bidder shall have on file, prior to contract award a duly executed Uniform County Affidavit with the Miami-Dade County Department of
Procurement Management (DPM), to be maintained with the bidders vendors registration file. The Bidder is responsible for obtaining the Vendor Registration Package, including all affidavits by downloading
from the DPM website at www.miamidade.gov or from the Vendor Assistance Unit at 111 N.W. 1s Street, 13' Floor, Miami, Florida 33128, (305) 375-5773.








Mercredi 07 Janvier 2009
Haiti en Marche Vol XXII N 50


PORTRAIT D'UNE FAMILLE


A la memoire de Reginald Vorbe
(... suite de la lere page) Le renouvellement des modules (?) domaine. Un m6decin, un architecte, un s6nateur, un
Les Vorbe tiennent haut le bicolore ... pretre, avec toujours la m6me ambition de faire briller
national ... Autrefois les families de l'61ite haitienne le nom de la famille entout et partout. Et par la meme
Pour director g l de devaient compter un repr6sentant dans chaque occasion celui de la nation.
Pour le directeur general de l'Electricit6
d'Haiti, Serge Raphael, la mort de Cette bonne tradition, parce
R6ginald Vorbe est une perte pour qu'elle permettait le renouvellement
tout le pays. Notant qu'il a investi I des modules si importants pour


tous ses avoirs en Haiti. Et
investissements au service de la
collectivit6 : la construction des
routes et l'dlectrification. Donc
creation intensive d'emplois.
Mais ce n'est pas tout.
Quand des cyclones ravagent le
pays, les premiers et seuls camions
et engins lourds rencontr6s dans les
zones ddvastdes, portent l'insigne V
& F (Vorbe et Fils).
Le service public est
inseparable de la r6ussite dans la
conception de cette famille.
Ils le prouvent dans les
lourds arri6rds de paiement que
l'Etat haitien a pour eux. Et tout
sp6cialement aujourd'hui en ces
temps de crise.
Ils le prouvent surtout dans
leur profonde et directe implication
dans des activities populaires. En
tate, bien entendu, le football.
Les Vorbe tiennent haut le
bicolore national depuis plus de trois
d6cennies. Deux frbres, Philippe/
Pipo et Charles/Ponpon, dans la
selection haitienne qui joua a la
coupe du monde en Allemagne
(1974).
Puis S6bastien. Et plus
r6cemment Fabien. Ce qui fait que
le nom Vorbe est connu et reconnu
dans toutes les chaumibres
haitiennes. Oni l'on s'6tonne qu'il y
en ait aussi de tres bruns. C'est que
des couleurs et des gofits, on ne
discute pas dans cette famille.
Pardon, cette tribu qui garde ses
portes grand ouvertes.


Une semaine plus t6t le 21 decembre au 90e anniversaire de la mere Vorbe (Guegudre)...


Le dimanche suivant, 28 dkcembre 2008, Reginald (a gauche dans la photo de famille)
a Idt terrasse par une crise cardiaqueI


assurer I avemr d'une elite sans
quoi celle-ci n'est plus, a
malheureusement disparu.
Cependant on trouve p6le-
m6le chez les Vorbe (les 11 enfants
de Marie Marguerite/Gubgubre et
Jean Vorbe/Papoun) des techniciens,
un financier, un avocat et
universitaire, une m6decin, une
6ducatrice en maternelle, des
entraineurs et 6ducateurs sportifs et
un chroniqueur sportif 6m6rite, un
activiste social comme Dominique
< Mino > Vorbe et meme un faux air
eccl6siastique sur les bords comme
chez P6p6/Edouard.
Des strangers de passage
citent souvent les Vorbe parmi les
families oligarchiques du pays. II
faut dire que cela tient peut-6tre a
l'image que renvoient les nouvelles
generations car Port-au-Prince n'est
plus ce qu'il 6tait. Et ils 6taient plus
de cinquante petits-enfants et arribre
petits-enfants au Karibe le dimanche
21 d6cembre pour le 90e anniversaire
de leur grand mbre.

L'entreprise a plus
d'un demi siecle d'existence

La famille Vorbe a pris
naissance au centre de la capitale. A
la ruelle Roy, dont le nom vient
d'ailleurs de la famille de Mme
Vorbe (nde Marie Marguerite Roy).
Monsieur Vorbe au-
jourd'hui d6funt nous expliqua
comment c'est le president Estim6
(1946-1950) qui en construisant la
(... page suivante)


Les medias font plus pour Israel

GUERRE
ISRAEL HAMAS
PORT-AU-PRINCE, 31 D6cembre -
Israel a tout en sa faveur. C'est le Hamas qui a
ouvert le conflit en mettant fin unilat6ralement h la
trove avec l'6tat juif et en recommenqant aussit6t
ses tirs de roquettes contre les communaut6sjuives
situ6es h la frontibre avec la Bande de Gaza.
Israel a la sup6riorit6 que lui procure son
aviation et ses armements sophistiqu6s. En unjour
ou deux, les Palestiniens du Hamas enregistrent
plus de 360 morts et la destruction de leurs
principales positions militaires.
Le chef de la police du Hamas a 6t6 tu6 Explosions au nord de la Bande de Gaza
d&s la premiere vague adrienne, pour vous dire la apres 1 'offensive terrestre lance samedi par Isradl


F


que son armee
precision des renseignements israeliens.
Tandis que les roquettes du Hamas ont fait
seulement 1 mort depuis le d6but de l'assaut
isra6lien le week-end dernier.
Ensuite Israel a tous les gouvemements
occidentaux en sa faveur. Pour ces deniers, avec
en tate Washington bien stir, c'est le Hamas qui a
ouvert les hostilit6s. Tout ce qu'on espere c'est que
encore une fois les Isra6liens en finissent vite et
qu'ils se retirent une fois le < cleanup > achev6. Et
ne remettent pas a nouveau sur le tapis la question
des territoires occup6s.
Mais Israel a surtout de son c6t6, et c'est
aujourd'hui son atout majeur, les grands m6dias,
la presse international.
Les grandes chaines de t616vision
(am6ricaines ou europeennes) ne se g6nent pas pour
rapporter ce qu'on appelle un seul son de cloche. On
entend meme sur TV5 Monde une Isra6lienne d6clarer
qu'elle espere que Israel tuera tous les Palestiniens !
Les grands reporters sont 6videmment plus
en s6curit6 c6t6 israelien, dans un pays a l'occidentale,
prot6g6s par une arm6e de m6tier, avec des hautes
personnalit6s civiles, des partis politiques, des
g6n6raux, des porte-parole gouvemementaux ... et
m6me l'armement nucl6aire.
Tandis que les images qu'on nous donne de
la Bande Gaza sont toujours celles de gens barbus en
furie, organisant des fun6railles a la va-vite et envidant
en l'air leurs Kalachnikov.
Les grandes chaines de t616vision
occidentales pr6ferent payer des freelance pour leur
fournir des enregistrements sur le vif qui sont 6dit6s
dans les studios bien confortables situ6s en Israel.
Les m6dias jouent un r6le plus important que
l'arm6e isra6lienne elle-m6me. Ce sont eux qui
d6cident de l'issue du conflit en renforqant cet aspect
noir et blanc. Que nous montre-t-on ? D'un c6t6 ces
(voir ISRAEL-HAMAS / 11)


Page 10


t


I








Mercredi 07 Janvier 2009
Haiti en Marche Vol XXII N' 50


Les Vorbe: une famille haitienne bien particuliere


(... suite de la page 10)
Cite de l'Exposition, lors de la commemoration du
bicentenaire de la fondation de la ville de Port-au-
Prince en 1949, donna auxjeunes gens de ce temps-la
la chance de savoir ce que c'est que le m6tier
d'entrepreneur. Jusque-l en dehors des professions
lib6rales (mais il ne fallait pas tant de m6decins et
d'avocats a une capitale dont la population ne d6passait
pas lors 200.000 habitants), tout le monde vivait en
sp6culant sur la prochaine rdcolte de caf6.
L'entreprise de construction Vorbe a done
plus d'un demi-siecle d'existence.
Une famille, une rue, un quartier, une 6quipe
(le Violette), une entreprise, une autre (la SOGENER),
toujours dans le secteur 6quipement collectif, une
multitude d'employds tous fiers de cette appartenance.
C'est tout ca qui fait une tribu.

Reginald c'est 1'Mclaireur...
Mais qui est le chef de la tribu ? Il serait
difficile d'y r6pondre. Chacun peut exceller dans son
genre. Et on n'est pas toujours d'accord. II faut souvent
r6unir la table ronde. Et le dernier mot revient a l'aieul.
Aujourd'hui Gueguere.
Parce que malgr6 son r6le central, R6ginald
n'est pas l'ain. Celui-ci c'est Jean Marie, dont le nom
ne revient pas souvent dans cette chronique parce que
c'est un personnage singulier. Au sein d'une famille
ouverte a tout vent, Jean Ma est un loup solitaire. Mais
allez savoir ce qui se cache derriere cet individualisme
forcen&. Entout cas, c'est un fiddle. Etje ne vous dirai
pas en quoi. On le lui fit d'ailleurs bien voir !
Reginald le cadet, apeine sexag6naire, n'6tait
pas vraiment le chef de la famille (un Mino se prend
davantage pour le leader). R6gi c'est un Ranger, un
6claireur, celui qui ouvre lavoie aux autres et qui assure
en meme temps la couverture arribre de la tribu. Quand
les lampions sont 6teints pour les champions du stade
et compagnie, il y a un coin auprbs d'un feu tranquille
pour les recueillir ou les consoler (car la gloire est





Billet a C
Egalement a : M. le president Rend Pr6val :
Promouvoir la production nationale et entre temps
<< naje pou'n soti >>.
La premiere ministre, l'honorable Mme.
Michble Duvivier Pierre Louis: R6g6n6rer l'Etat. Offrir
et projeter une nouvelle et meilleure image de notre
pays a l'ext6rieur
Notre v6dnrable Odette Roy Fombrun: La
mise en commun de nos ressources et energies dans le
Kombitisme : action et mouvement pour le
changement.
Claude Moise : I nous faut en sortir... Si on
s'y mettait; Roody Edm6 : Sa k'ap f&t; KesnerPharel,


fous de Palestiniens, qui passent leur vie a tirer des
roquettes contre le territoire isradlien ou a se preparer
a mourir dans des attentats suicide. De l'autre c6td, un
pays de gens s6rieux et travailleurs. Et surtout un pays
d6mocratique ...
Tandis que le Hamas, c'est quoi ?
Sfirement pas d6mocratique au sens classique.
Bien que l'actuel gouvemement 6tabli dans la Bande
de Gaza ait remport6 le pouvoir par des elections libres
contre l'autre grand parti palestinien le Fatah.
Mais le Hamas refuse tout compromis avec
l'Etat h6breu et de renoncer a la lutte arm6e.
Depuis voici les Palestiniens qui ont 6clat6.
Divis6s aujourd'hui entre un gouvemement 6tabli en
Cisjordanie avec a sa tate le president Mahmoud
Abbas, qui est reconnu par la communaut6
international.
Et un autre gouvemement, tout a fait radical,
6tabli par le Hamas dans la Bande de Gaza aprbs avoir
fait secession avec le gouvernement de Mahmoud
Abbas.
D6sormais il existe deux gouvernements
palestiniens. Pour ne pas dire deux Etats palestiniens.
Et Israel ne pouvait souhaiter mieux. Selon
la formule bien connue : divisez pour r6gner.
Par exemple, voyez l'embarras cette semaine
du president Mahmoud Abbas qui ne se sent pas le
courage d'assister sans mot dire au pilonnage
impitoyable des Palestiniens de Gaza par l'aviation


frivole!). En attendant de voler vers d'autres victoires
m6me d'un autre genre.

Tous pour un et un pour tous ...
Ils trouvent aussi d'autres matchs ijouer et
d'autres compagnons de jeu par
dizaines ou centaines, les employs
des entreprises Vorbe eux aussi
membres i plein temps de la tribu et
acquis au souverain principe : tous
pour un et un pour tous !
Le Ranger n'a pas la vie
tranquille. Il est toujours par monts
et vaux. Dans un pays ingrat, il doit
constamment inventer pour toute
une tribu. Pour tout un pays.
Naturellement on lui porte aussi des
coups. Le plus souvent des coups
bas. Il connait des hauts et des bas.
Il se considbre souvent incompris de
tous, et m6me parfois des siens.
Un 6claireur ca doit dormir
aussi n'importe oi. Ca fait des folies.
Tant6t mordant dans la vie a pleines
dents. Tant6t sombrant dans des
moments de forte d6prime. Un air
gouailleur a la Claude Brasseur et Mme Vorbe e,
pourtant toujours le bon petit garqon
pr6t a faire traverser la rue a une vielle dame, c'est
ainsi qu'on devient un 6claireur qui se respecte.
Difficile avec cela de toujours mener une petite vie de
famille bien p6pere.
Le c6l6brant aux fun6railles semblait savoir
un bout 1-dessus quand il a demand a Dieu de
pardonner les faiblesses de son enfant prodigue et de
ne retenir que ses grandes qualit6s.

Tu seras un homme mon fils ...
Mais la famille connait encore mieux son
bonhomme et il ne pouvait y avoir meilleur portrait de

PLAIDOYER


ary Hector
doyen de l'universit6 virtuelle et libre du samedi:
Economie. Croissance. Presentation a temps du budget.
Imputabilit6, Investissement direct stranger,
Comp6titivit6, D6centralisation et d6concentration.
Penser global et agir local; Charles Clermont: Historien
de l'6conomie. Haiti S.A. Esprit d'entreprise comme
force motrice, Plein emploi des ressources humaines.
Des r6seaux de micro entreprise pour la creation de
richesses; Patrick Delatour: Tourisme, secteur le plus
porteur et le meilleur vecteur de la croissance; Valery
Numa : Une autre Haiti est possible; Daly Valet : pour
un dialogue social; Rosny Desroches: De la pauvret6
a la prosperit&. Acc6der a la richesse par le travail;


rlus ue 3ou morts en deux jours uont plus
d'une cinquantaine de civils (des femmes et des
enfants).
Mardi matin le secr6taire g6ndral des Nations
Unies Ban Ki-moon declare qu'il estime la reaction
isradlienne disproportionnde.
Mais non seulement la manipulation des
ev6nements par les pouvoirs politiques et m6diatiques
est faite de faqon a noircir totalement un camp (en
l'occurrence les Palestiniens, comme cela aurait pu 6tre
un autre peuple ayant les m6mes revendications), mais
combien de gens dans le monde qui savent qu'il existe
aujourd'hui deux gouvernements et deux Etats
palestiniens ...
Une confusion qui fait d6finitivement l'affaire
d'Israel car Palestinien pour Palestinien on peut
facilement penser que c'est blanc bonnet, bonnet blanc.
Ou comme on disait pendant la guerre du
Vietnam : il n'y a de bon Vietnamien qu'un Vietnamien
mort.
Tout a fait a l'image de ce que dit la dame
cite par TV5 Monde : j'espbre que Israel va tuer tous
les Palestiniens.
Oui, quels qu'ils soient.
Israel est totalement maitre aujourd'hui de la
question. Et grice aux m6dias. C'est la leqon a tirer
des actuels 6v6nements.

MIlodie 103.3 FM, Port-au-Prince


Reginald que le poeme de Kipling dit par sa niece
Pascale : Tu seras un homme mon fils !
< Si tu peux 6tre fort sans cesser d'6tre tendre
Et, te sentant hai, sans hair a ton tour
Pourtant lutter et te d6fendre. >


t son petit-fils Pacha rested paralysd apres un attentat
Mais le dernier mot revient a Pacha, fils de
Joel/Jojo, et victime d'un attentat qui le laissa paralys6 :
Tu me fis comprendre que je n'6tais pas different des
autres, quitte a me bousculer. Pour tout cela, je te
remercie mon oncle.
Notre Ranger est parti trop t6t mais il a boucl6
sa mission. Aux autres de transformer l'essai ...
puisque nous sommes dans une famille de sportifs.
Nous d6dions cette chronique sp6cialement
a Guguere, une fiddle auditrice de Mdlodie.

Marcus, 3 Janvier 2009




et a Tous
Mireille B. Lh6risson : pour une diplomatie a vocation
6conomique; Pierre Marie Boisson: Interm6diation
financibre. Micro credit; Mme Gladys Coupet de
I'APB, Henri Bazin, Claude Beauboeuf, Jean Claude
Paulvin, et a tous les autres dconomistes; Jean Rober
Argant qui a rehauss6 le prestige de la CCIH.
Aux entrepreneurs et hommes d'affaires:
Daniel Rouzier: E power, Sun Auto, Philippe Armand:
Dynamic Enterprises, Bernard Craan du CLED et
Sohfides, Reginald Boulos, Rend Max Auguste, Max
et Bobby Chauvet, Maurice et NahoumAcra, les fires
Bigio, les frbres Vorbes Lionel Bauduy de Tecina,
Pierre Emile Rouzier de Dynamics Tires et a tous les
autres, Liliane Pierre-Paul de < Enterb piblik >, a
Marvell Dandin de < Di'm ma di'w >> H6rold Jean
Franqois de < Questions-rdponses >, a Compffilo de
Radio guinen, a Jean Claude Bajeux du CEDH, a
Marcus Garcia de Mdlodie FM, a Michel Soukar et
Anne Marie Issa de Signal FM, a Gary Pierre Paul
Charles, a Wendell Thdodorede Radio M6tropole, a
Amos Durosier de 1'ULCC et a tous les autres.
Enfin, a tous ceux et celles, hommes et
femmes, politiques ou simples citoyens et citoyennes
qui, comme moi, se sentent inquiets, concerns et
interpell6s par la degradation 6volutive de notre pays
a tous les niveaux et dans tous les domaines.
Que se passerait-il si, un jour, qu'on ne
souhaiterait pas lointain, nous pouvions, d6terminds,
dire haut et fort : Attendez! Nous, Haitiens nous
voulons faire autrement? Cary Hector.
Oui, Mon cher Cary, non seulement nous
devons dire haut et fort: que nous voulons faire
autrement mais nous devons ajouter aussi que nous
pouvons faire autrement. Yes we can.
Et comment ?
Si et seulement si,- quand bien m6me notre
Ego doit ressentir cruellement cette meurtrissure,- nous
admettons que notre Haiti est bel et bien un Etat failli,
un 6tat sinistr6 chronique, r6duit a la mendicit6
end6mique international; et de surcroit, une majority
de la population atteinte de sinistrose: un pessimisme
excessif g6ndralis6 qui porte a croire qu'il n'y a
vraiment plus rien a faire, que le mal du pays est sans
rembde, qu'on ne peut que se r6signer a tout subir,
dans la passivity ou a s'enfuir, s'exiler.
Ce n'est pas de l'auto flagellation que de
dresser un 6tat de situation, d'6tablir un 6tat des lieux,
de faire d'abord le bon diagnostic. Si tu n'admets pas
(voir BILLET / 12)


Page 11


Israel-Hamas:

un seul son de cloche!
(... suite de la page 10) isradlienne.








Mercredi 07 Janvier 2009
Haiti en Marche Vol XXII N 50


Billet a Cary Hector et a tous et toutes


(... suite de la page 11)
que tu as un cancer, aucun m6decin, aussi competent
soit-il, ne voudra te proposer de la radioth6rapie, de la
chimioth6rapie ou de l'hormonoth6rapie: Ces
th6rapeutiques utilis6es dans le traitement des cancers.
Une revolution 6conomique s'impose. (growth
revolution),
Ce traitement n'est autre que cette revolution
6conomique (que j'appelle de tous mes vceux etje ne
suis pas le seul), que nous n'avonsjamais pu ou mime
jamais envisage de faire. Cette revolution qui est
absolument indispensable pour donner une base solide
et rendre irreversibles et p6rennes nos victoires sur le
plan social et politique. C'est elle, seule, qui nous
permettra de refuser cat6goriquement cette
<< administration transitoire, ce fideicommis ou cette
souverainet6 partag6e > que l'ex general chilien Juan
Emilio CHEYRE nous propose avec un ton de
commiseration, pour remplacer le statut quo actuel tout
aussi insupportable et inacceptable, de mise sous tutelle
ou d'occupation sans la lettre.
On ne peut pas avoir un Etat stable, un 6tat
avec un tantinet de souverainet6, un 6tat d6mocratique,
sans avoir fait, au pr6alable, des progres 6conomiques,
sans se doter d'une base 6conomique solide et
confortable.
Ce traitement est a notre port6e grace a la
globalisation (mondialisation) de l'6conomie.
Yes we can.
Il nous suffit de reconnaitre, bien
humblement, que Haiti ne peut pas faire toute seule,
cette revolution economique. Il nous manque le capital,
la technologie, le savoir faire et le cadre 16gal pour
doter le pays des infrastructures de base indispensables
et mettre les haitiens au travail, C'est par et dans le
travail que nous pourrons garder nos ressources
humaines, cerveaux et bras, dont nous avons besoin
pour creer de la richesse et d6velopper notre economie.
Fort heureusement, ce capital, cette technologie, ce
savoir faire existent quelque part. II faut savoir aller
les chercher.
Haiti doit done, en pleine connaissance de
cause et en 6tant prete a faire les concessions qui
s'imposeront:
1) N6gocier un Partenariat 6conomique
strat6gique avec un autre Etat, un grand ensemble
6conomique qui dispose du capital, de la technologie
et du savoir faire qui nous manque. Un veritable
partenariat a b6nefices r6ciproques et a responsabilit6s
partag6es, qui vise essentiellement a mettre la majority
des haitiens au travail, en mettant de la valeur ajout6e
sur nos ressources naturelles brutes, grace a des


investissements massifs dans les infrastructures de
base, pour produire des richesses (biens et services),
en Haiti meme.
Nous misons nos quatre grandes iles, et nos
superbes chaines de montagne pour la construction de
complexes touristiques haut de gamme. ***** cinq
6toiles (Rappeler, faire renaitre le M6ga projet de
l'Architecte G6rard Fombrun: R6am6nagement du
territoire national a partir de la Gonive, FiertW nationale
et Pourquoi pas); mettant a profit notre climat, notre
position geographique pres de l'6quateur et sur la route
des bateaux de croisiere, notre proximity du grand
march nord am6ricain, notre histoire unique au monde
etc....
Ainsi le pays sera dot6 d'une solide 6conomie
de service a travers le Tourisme, l'h6tellerie, l'industrie
de la detente, du bien 6tre et des loisirs.
Ce capital, cette technologie et ce savoir
faire seront investis 6galement dans l'agriculture et
l'agro-industrie, une agriculture <> dsormais
rentable et competitive, pour satisfaire les besoins de
cette industrie touristique et pour la consommation
locale. Sans oublier les N.T.I.C.
Evidemment, Notre partenaire deviendra plus
riche. Nous, nous diminuons le ch6mage a un niveau
supportable, nous abolissons la misere et nous
r6duisons la pauvret6 a sa plus simple expression (win-
win solution).
2) Pratiquer une politique d'immigration
intelligente et rentable favorisant d'abord le retour de
nos ressources humaines, haitiens d'origine,
diss6minees dans la diaspora en Amerique du nord et
en Europe, en leur restituant la nationality haitienne a
laquelle ils ont tout naturellement droit, pour qu'ils
puissent investir et s'investir dans tous les domaines
(6conomique, politique et social), et aussi pour recevoir
6ventuellement d'autres immigrants forms et riches
venus d'ailleurs- une politique d'immigration
selective 6videmment, car c'est l'immigration qui a
fait et continue de faire la force des Etats-Unis et du
Canada,- associee a une politique incitative de
migration z6ro des classes moyennes instruites.
3) Pratiquer une politique effective de
decentralisation avec d6concentration, telle que pr6nde
par la constitution de 87, en vue de permettre aux
potentialit6s et energies locales de s'exprimer.
4) Pratiquer Une politique favorisant des
partenariats publics-priv6s (PPP) dans tous les
domaines ou l'Etat se revele incapable d'agir avec
efficacit6 et efficience.
5) Pratiquer une vigoureuse politique de
contr6le des naissances.


6) Dans cette bataille oblige pour la creation
de richesses, toujours accorder la priority a la
protection de l'environnement et a l'am6nagement du
territoire.
Mon cher Cary, il faut qu'on cesse de jouer
avec l'avenir de tout un peuple. Haiti est a la croisde
des chemins. Haiti doit faire un choix: et le plus t6t
sera le mieux.
D'un c6te: Etre un pays 6temellement assist,
un pays sous tutelle, un pays r6duit a la mendicit6
end6mique,... international, un pays constamment
menace d'annexion ou d'occupation. Tout ce qui peut
favoriser, (caveat!), 1'6closion d'une guerre civile ou
1'6mergence d'une dictature f6roce et sanguinaire
comme sous Francois Duvalier.
De l'autre: Etre un partenaire digne et
respect d'un autre Etat, dans un
partenariat 6conomique strat6gique (genuine
partnership dixit Obama a Miami) oi la misere est
abolie et la pauvret6 r6duite a sa plus simple expression.
Le choix ne devrait pas 6tre difficile a faire.
Il suffit de nous d6partir de notre vision pass6iste, de
notre position rigide de repli uniquement sur les valeurs
de notre pass de gloire, de cesser de regarder en
arriere, dans un r6troviseur, pour regarder d6sormais
vers l'avenir, en tenant compte de l'6volution future
et pr6visible de l'humanit6, dans toutes les decisions
du present, et d'avoir enfin, une nouvelle vision,
novatrice cette fois, qui s'inscrit dans le cadre d'une
demarche prospective pr6figurant le grand combat
d'avant-garde que devront mener, dans la prochaine
d6cennie, les elites et tetes pensantes d'Haiti, afin de
parachever l'ceuvre de nos anc6tres; cette ceuvre, deux
fois s6culaire, qui a pour nom HAITI et qui,
malheureusement aujourd'hui, 204 ans apres sa
creation, reste et demeure, encore et toujours, un projet
inabouti, une symphonie inachev6e.
Cette vision est novatrice en ce sens qu'elle
fait une proposition in6dite, innovante et tres
audacieuse, qui si elle est bien comprise et acceptee,
permettra a Haiti de sortir, une fois pour toute, de cette
cruelle impasse oi elle est depuis des d6cennies. Sans
se renier ni perdre de son prestige, bien entendu. Car
On peut tres bien faire partie d'un grand ensemble
dconomique et y d6fendre impitoyablement et
f6rocement son identity propre.
Ce partenariat 6conomique strat6gique
privil6gi6 n'exclut pas, bien entendu, de bons rapports
de voisinage, d'amiti6, de cooperation franche et loyale
avec d'autres Etats.

mlominymdi@yahoo.fr


RECHERCHES

Parametres pour 1 elaboration d'un projet de scolarisation

des laisses pour compte du system educatif haitien (SEH)


Introduction
Pr6parer un projet de scolarisation1 des 500 0002
enfants non inscrits a l'6cole haitienne, tout en 6tant a
distance du terrain et disposant de peu de donnees
fiables, est une entreprise risque, peut-6tre t6m6raire.
Tellement les absences, les imperfections et les silences
peuvent 6tre nombreux. Le d6fi m6rite cependant d'etre
relev6. Par souci de prudence, ce texte ne pr6sentera
toutefois qu'une esquisse, qu'une 6bauche de projet,
tout en sugg6rant des paramatres en vue de son
elaboration.
Nous proc6derons comme suit: apres une
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i contexte et une presentation de l'6tat des lieux
i, nous tenterons de d6finir les caract6ristiques
16mographiques de cette population. Ensuite
idiquerons les objectifs et les composantes du
SEnfin nous proposerons des pistes de
ement, un cheminement critique de mise en
et des critnres devaluation
Sen contexte
Aujourd'hui, il est d'une evidence absolue
Ite soci&t6, pour s'engager dans la voie du
ppement durable, rester competitive sur le plan
tional et s'inscrire dans la modernity globalis6e,
doit investir massivement
dans le savoir. Comme pour
confirmer cette assertion,
Tooley (2006) fait le con-
stat suivant:
.. it is widely accepted
that education especially
Primary or basic education
is the key out of poverty
for people in the world's
trying Speedalis poorest nations. Through
i, iHtor d'0UW primary education, chil-
for all occasions dren develop their capac-
ity to learn, to read and do
E. mathematics, providing the
N .T. gateway to all higher lev-
els of education. At the
-0979 country-level, the latest
empirical research shows a
positive correlation be-
tween levels of education
Sandeconomic growth. And
S/ JBlO/ research suggests that in
countries where large pro-
portions of children do not
complete primary educa-


tion, low levels of human capital cannot sustain eco-
nomic development, stable democratic institutions, or
poverty reduction."
C'est dans cette perspective qu'en mars 1990,
sous l'6gide de 1'UNICEF, de 1'UNESCO, du PNUD
et de la Banque mondiale, une grande conference fut
organisee a Jomtien en Thailande, dont le theme 6tait
1'Education pour tous3. Tous les pays qui y 6taient
presents s'6taient engages a universaliser l'acces a
l'6ducation de base grace a la mise en place d'un plan
national d'6ducation.
En 1994, un s6minaire fut organism en Haiti
pour lancer les activities d'l6aboration de ce qui allait
devenir en 1998 le Plan national d'6ducation et de for-
mation (PNEF). Ce plan s'articule autour de quatre
axes : universalisation de l'6ducation de base,
amelioration de la quality, amelioration de l'efficacit6
exteme, renforcement de la gouvemance.
Pour faire le suivi des resolutions prises a
Jomtien, s'est tenu a Dakar au Sen6gal en avril 2000,
le premier et le plus important 6v6nement en matiere
d'6ducation a l'aube du nouveau sicle : le Forum
mondial sur l'6ducation. En adoptant le Cadre d'action
de Dakar, les 1100 participants au Forum ont r6affirm6
leur engagement de parvenir a l'Education pour tous
d'ici a l'an 2015 et ont confi6 a l'Unesco a la fois le
r6le d'assurer la coordination g6ndrale entre les
difffrents partenaires au plan international et la mis-
sion d'entretenir la dynamique engage au niveau
mondial.
En septembre 2000, tous les Etats membres
des Nations-Unies ont adopt la D6claration du
Mill6naire qui consacre un engagement r6solu de la
communaut6 international en faveur de huit objectifs
prioritaires articul6s autour de cibles mesurables et
assortis d'un calendrier. L'un des objectifs stipule
clairement que d'ici a 2015, tous les Etats s'engagent
(voir EDUCATION / 16)


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Mercredi 07 Janvier 2009 j
Haiti en Marche Vol XXII N 50 I


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Mercredi 07 Janvier 2009
Haiti en Marche Vol XXII N 50


o Les nkgres d'autrefois ont
vu naitre leurs enfants sous lesfouets
des blancs, puis ils ont chasst les
blancs. C'dtait le vieux r&ve de
gtndrations de nkgres. Fallait il vivre pour les enfants
a naitre ? Etait ce a1 le vrai sens de la vie ? >
Jacques Stephen Alexis, Comp&re Gtndral Soleil

Dans l'une de mes chroniques du mois de
d6cembre, publi6e sous le titre < Inertie > sur Haiti en
Marche,je d6crivais le comportement citoyen comme
une attitude reflexive, done critique, face A la society
dans laquelle nous vivons. Les rapports politiques, les
relations 6conomiques, la vie intellectuelle dans le
pays, la probl6matique sociale ne sont aucunement
strangers au < citoyen > ni ne lui laissent indifferent.
II participe en tant que citoyen g toutes les activities de
la << cit >> et les vit de facon pleine et entire. Je
reprends en partie la r6flexion faite alors parce qu'elle
me semble appropriate:
Explorer notre univers immddiat, dtchiffrer
les mystkres de notre environnement physique, nous
interroger sur la marche du monde afin d'en dtcrire
les dysfonctionnements, aider a les corriger, voild ce
qui devrait constituer la demarche correcte de tout
individu qui vit en socidtP, de tout CITOYEN. La
rtflexion strattgique, la capacity de resolution de
probldmes, la gestion adequate de conflits, sont autant
d'dldments facilitateurs de la vie en socidtd que
S'individu devra maitriser dans un monde de plus en
plus complexe. Savoir se poser des questions, savoir
trouver les bonnes rtponses, les plus approprides, les
mieux adapttes au contexte, voild le mode de
fonctionnement mental que o l'individu-citoyen >
devra privilkgier. En ce sens, grande partie des
questions que nous nous posons ne trouvera de
reponses que si nous nous habituons a nous nous en
poser.
Tout comportement citoyen exige la prise de
position.VoilA que l'un de nos 6crivains vient de nous
inciter A prendre la voie adequate. Il semble avoir pris
sa decision. < Sans Parti-pris , < Sans alliance
num6ris6e >, << Sans Voyd Mont >>. Froidement.
Sereinement. Patriotiquement. < Citoyennement >>.
Decid&ment, quelque chose va changer dans ce pays.
D6finitivement, quelque chose devra changer dans ce
pays. J'ai observe plusieurs interventions en ce sens


S6quelles!

derni&rement : le Dr. Yves Saint-Cyr avec la
< reclamation citoyenne des Dettes de
l'Ind6pendance >, M. Gary Victor avec ses
<< anormalit6s >. La semaine dernire, j'utilisai le texte
du Dr. Saint-Cyr pour m'inspirer et, cette semaine, la
reaction citoyenne de Gary Victor me semble
int6ressante. Peut-on rester imperturbable face aux
anormalit6s qui se produisent dans la soci6t6
haitienne ? Est-il normal<< que des ONG arrivent A faire
fonctionner des unites de soins d'urgence alors que
les h6pitaux haitiens ne peuvent pas >> ? Doit-on
accepter la vente ambulante de m6dicaments, sans
contr6le de la part des Autorit6s Sanitaires, sans aucun
mdcanisme de < Traqabilit6 , sans aucune < Garantie
Sanitaire >> ? Est-ce un mode de fonctionnement
normal ? Des << chantillons gratuits > de m6dicaments
sont vendus A des prix exorbitants. Les m6dicaments
sont distribu6s sans aucun respect de leur date
d'expiration et en-dehors de tout suivi medical. Et le
commerce d'eau < potable > distribute par camion sans
contr6le de l'6tat ? Et l'abattage indiscrimind,
syst6matique, agressif de nos arbres ? Et la
construction anarchique ? Et la << Bidonvillisation >> de
nos villes ? Et l'occupation des espaces collectifs (rues,
trottoirs, places publiques, monuments historiques) par
les marchandes, par les <, par
les mat6riaux de construction, par les << mcaniciens
de rues >, par les < 6lectriciens >, par les ... Enfin, tout
Haiti ressemble maintenant A un immense LAKOU.
Quelles sont les explications ? vraiment aujourd'hui dans la bouche de nos
responsables ou de nos anciens responsables. Le plus
A la mode, c'est de se montrer honnete en clamant
qu'on ne peut rien pour ce pays et que tout estjou&.
Mais < ... si on admet qu'on ne peut rien A son poste
de president, de ministre, de directeur general,
pourquoi ne d6missionne-t-on pas ? Pourquoi pousser
l'irresponsabilit6 jusqu'A polluer le mental de la
collectivit6 par un d6faitisme qui, en fait, n'en est
vraiment pas un>>. Ne serait-ce pas < ... tout
simplement l'une des armes trouv6es en ce moment
par cet Etat pour se prot6ger en tuant dans l'oeuftoute
possibility d'action contre lui>.


Enfin, chers amis, en y
pensant, j'ai revu les trois siecles
d'esclavage auxquels nos ancetres Ala
peau noire et qui n'6taient pas Gaulois
ont 6t6 contraints. Les s6quelles de ces trois sibcles de
privation de droits, d'honneur, de fiert6, ont conduit
in6vitablement A la construction d'une < architecture
6thique conditionn6e >. Parler de s6quelle veut dire
prendre en consideration la marque, le handicap
d6finitif laiss6 par cet 6v6nement traumatisant qui fut
l'esclavage. La s6quelle suppose d6ficience, d6ficience
permanente. La maladie est gu6rie, mais les traces
subsistent et les consequences, nous les payons
maintenant sous la forme de comportement non
citoyen, d'absence d'amour A l'espace commun
(Patrie) dans nos prises de position. Suite A l'impact
de l'6v6nement, les troubles perdurent. L'une des
s6quelles les plus graves est sfirement cette absence
d'enracinement, cette peur A l'enracinement affectif
au territoire. L'id6e qui a pr6valu aprbs 1804 6tait peut-
6tre D'AVOIR un espace pour vivre mais jamais de
CONSTRUIRE un espace pour vivre.
Enfin, chores amies lectrices, chers amis
lecteurs, je ne peux m'empecher de croire
qu'effectivement, dans notre pays, il y a plusieurs
branches pourries a couper, toutes celles qui nuisent a
l'6panouissement de l'arbre de la transformation
sociale. Entre-temps, pour ne pas avoir A abattre l'arbre
entier, commenqons par r66duquer notre conscience
collective. Commenqons d'abord par nos ENFANTS,
en 6tablissant des activities d'6veil A la citoyennet6,
d'enracinement A l'espace commun. Continuons
ensuite avec nos JEUNES, avec des activities de
formation et de consolidation de la citoyennet6 et
d'amour A un espace collectif, A une patrie commune,
inclusive. Et, en dernier lieu, 6tablissons une structure
d'actions pour notre population ADULTE avec des
activities de sensibilisation, sans jamais oublier qu'il
nous faut des actions coercitives (des sanctions) ainsi
que des actions de valorisation et de reconnaissance.
C'est ainsi que nous pourrons avoir, dans moins de
quarante ans, un leader qui nous fasse river << ... qu'un
jour cette Nation se lvera >>, comme avait pr6dit M.L.
King pour les Etats-Unis, cela fait quarante ans.
Oscar Germain
germanor2005@yahoo.fr
Janvier 2009


CONFERENCE


Mettre un terme a la pauvret6 en Haiti !


Rencontre a l'Institut amtricain de la Paix
(United States Institute of Peace) autour du sujet :
Comment mettre un terme d la pauvrete en Haiti ?

En Juillet 2006, le podte et historien haitien
Jean-Claude Martineau parlant A une rencontre de
l'USIP United States Institute of Peace eut A dire
que Haiti 6tait le seul pays au monde A avoir une
signature : << Haiti-le-pays-le-plus-pauvre-de-
l'h6misphire occidental > comme les m6dias ne ratent
jamais une occasion de le souligner.
H6las, depuis deux ans, les conditions ont encore
empire. Les quatre tempetes qui ont frapp6 le pays en
septembre 2008, ont encore exacerb6 la situation d6ej
critique du pays, augmentant encore un peu plus la
pauvret6.
Aprbs les r6centes tragedies, le Pr6sident
Rend Pr6val a lanc6 un appel A l'union des Haitiens
pour lancer un processus de reconstruction du pays.
Mais cela est-il encore possible ?
Le d6fi de reduction de la pauvret6 a &t6
abord6 au cours d'une discussion r6unissant diverses
personnalit6s et sous l'6gide du Haiti Working Group.
Les principaux orateurs ont &t6 : Jacques
Edouard Alexis, ancien Premier Ministre d'Haiti et
directeur ex6cutif du Center for Research and
Education en Haiti ; Stephen Horblitt, Directeur
responsable des relations ext6rieures de Creative
Associates International; Charles Call de USIP ;
Robert Perito, directeur du Haiti Working Group et un
membre du programme de USIP, dtait le mod6rateur
de la rencontre.
Nous vous pr6sentons un r6sum6 des vues
exprimdes au cours de la rencontre et rassembl6es par
Robert Maguire.

Une republique d'ONG...
Le chemin A parcourir par Haiti pour venir A
bout de la pauvret6 actuelle demande la collaboration
des citoyens haitiens mais aussi celle des acteurs
internationaux. Les deux sont n6cessaires pour venir A
bout de la situation actuelle. Les in6galit6s et la division
sociale bases sur la couleur de la peau, les pr6jug6s
de classe ont r6sult6 en une concentration extreme des
richesses entre les mains d'un petit groupe et dans
l'exclusion et la marginalisation de la majority. Un
concept dysfonctionnel du leadership du << Big Man >>
a provoqu6 une instability politique et une mauvaise
gouvernance oni les dirigeants sont plus int6ress6s A


d6fendre leurs propres int6rets ou ceux de leur groupe
que ceux de la majority. Un leadership bas6 sur ses
int6rets propres a laiss6 Haiti priv6 d'institutions
fonctionnant au profit de la majority et ont r6sulte en
une extreme d6pendance vis-A-vis des ressources
externes pour le financement du d6veloppement du
pays.
Que plus que 500.000 enfants en Age d'aller
Al'6cole soient priv6s du bienfait de l'instruction dans
un pays de 9 millions d'habitants est symptomatique
de cette tradition d'exclusion, de mauvaise
gouvernance et de faiblesse des institutions ainsi que
de la d6pendance vis-A-vis de l'aide ext6rieure. En
Haiti, la pauvret6 a r6sult6 dans la croissance de la
criminality, du d6sespoir et a aussi apport6 une
augmentation de la violence. Amnesty International
rapporte que la violence sexuelle contre les femmes et
les filles est en augmentation. Des femmes enceintes
sont A risque, A cause de l'6tat lamentable du system
de sant6. Seulement une femme enceinte sur quatre
peut b6ndficier de soins m6dicaux au moment de
l'accouchement.
R6pondre aux d6fis causes par cette pauvret6
dans ces environnements probl6matiques pr6sente les
acteurs internationaux avec leurs options limit6es qui
ont conduit enune strat6gie d6ficiente. Il manque aussi
d'interlocuteurs haitiens g qui on peut faire confiance,
le tout confront gA une faiblesse des institutions de
I'Etat et A des organisations internationales qui ont
d6cid6 d'elles memes les programme de
d6veloppement convenant au pays. Haiti a t& appel6e
la < R6publique des organisations non
gouvernementales > qui fournissent des services de
base venant de donneurs externes alors que ces services
devraient etre assures par l'Etat haitien. Le r6sultat a
&te le non-d6veloppement du pays et un cal6idoscope
d'activit6s sans lien les unes aux autres.
Malgr6 la presence d'un gouvernement
16gitime, on a tendance A court-circuiter l'Etat, ce qui
a des effets d6sastreux. Les institutions du pays
demeurent faibles, sous-d6velopp6es et d6ficientes
dans leur capacity A g6ndrer des revenus. On se rabat
done sur les ONG Organisations non
gouvernementales, ce qui ne fait que continuer A miner
l'autorit6 de l'Etat et les haitiens bien pr6par6s
pr6fRrent de beaucoup travailler avec ces institutions
internationales qu'avec 1'Etat haitien.

Le DMficit de la Bonne Gouvernance ...


Il existe un nombre d'actions cl6s pour aider
A mettre fin A la pauvret6 en Haiti. Rdtablir la bonne
gouvernance est l'une de ces actions. L'existence
aujourd'hui d'un gouvernement 16gitime resultant
d'l6ections libres qui s'efforce d'6tablir une approche
pluraliste et inclusive est un pas positif vers cette
direction. II faut faire beaucoup d'efforts pour 6viter
de retomber dans la spirale d'instabilit6 qui a empech6
le d6veloppement politique, 6conomique et social du
pays.
La strat6gie consisterait en un engagement
s6rieux et A long terme en Haiti et de la part des acteurs
internationaux en une approche beaucoup plus r6aliste
pour aider Haiti A se redresser, ceci passant par la
reconciliation nationale et un recouvrement social et
6conomique. La participation pleine et entire du
gouvernement pour l'identification des besoins et
priorit6s est un 616ment indispensable et un 616ment
cl6 de cette approche.
A ce point de vue, la strat6gie du
gouvernement pour une reduction de la pauvret6 telle
que d6velopp6e en 2007 (Document pour la croissance
et la reduction de la pauvret6/DSNCRP), m6rite
beaucoup de consideration. Le projet a requ un s6rieux
coup avec l'annulation de la rencontre des donneurs
qui 6tait pr6vue en avril 2008 et qui a 6t6 reported A la
suite du vote de non confiance applique par le
Parlement au Premier Ministre Jacques Edouard Alexis
et A son gouvernement. Le plan, qui pr6voit un
partenariat au sein du processus de d6veloppement,
demeure cependant valide en proposant d'assister les
donneurs internationaux A r6pondre aux priorit6s du
pays. Il repr6sente ainsi une nouvelle modality de la
cooperation entre Haiti et le secteur international, se
dirigeant vers une cooperation interactive avec les
acteurs internationaux et plaqant le gouvernement
haitien dans une position de leadership.
Cette rencontre des donneurs a 6t6 re-planifi6e
pour 2009 avec une emphase sur la production de
ressources devant permettre d'aller de l'avant en
donnant un nouvel essor et de nouvelles modalit6s A la
cooperation entre Haiti et l'International.
Les dommages inflig6s A Haiti en automne
dernier par 4 tempetes tropicales n6cessitent un plus
grand effort vers les operations de recouvrement. Bien
que ces actions continuent A avoir lieu, les
consequences des tempetes continuent A augmenter
aussi. La destruction du secteur agricole, des r6coltes
(voir PAUVRETE / 17)


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Mercredi 07 Janvier 2009
Haiti en Marche Vol XXII N' 50


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Transferts La Juve reve de Messi
Eurosport dim, 04 janv 22:25:00 2009
Chaque jour, le journal des transferts vous
rdvele les denmires infos du mercato. Aujourd'hui, la
Juve, jusqu'alors tres discrete sur le march des
transferts, serait une passe de monter un plan pour
tenter de s'attacher les services de... Messi. Aruna
Dindane affole la Premier League.
LA JUVE REVE DE MESSI
Alors qu'elle nous a habitu6 depuis quelques
saisons a se montrer discrete sur le march des
transferts, la Juve pourrait frapper un grand coup cette
saison. Conscient de ne pouvoir rivaliser avec l'Inter
et toutes ses stars, les Bianconeri seraient pret selon
Tuttosport a sacrifier un de leur joueur symbole,
Gianluigi Buffon, pour avoir les moyens de s'attacher
les services du genial barcelonais, Lionel Messi. Sous
contrat avec les Blaugranajusqu'en 2014, l'Argentin
dispose d'une clause lib6ratoire fix6e a 150 Millions
d'euros. Une somme qui semble r6dhibitoire mais les
Turinois seraient cependant disposes a verser 75
millions d'euros en plus de leur gardien vedette,
champion du monde en 2006, pour r6aliser le coup de
1'annee.

DINDANE A LE CHOIX
A peine remis d'une grave blessure au genou,
Aruna Dindane est au coeur de toutes les convoitises.
D6sireux de quitter le RC Lens d&s cet hiver, l'attaquant
ivoirien n'a que l'embarras du choix tant les clubs se
bousculent pour s'attacher ses services. Alors que
Nancy, Rennes et I'OM se sont tour a tour montr6s
int6ress6s mais semblent rebuts a aligner les 6 millions
d'euros exig6s par le club artesiens, Portsmouth aurait
selon Skysport rejoint Stoke City et West Bromwich
Albion sur la liste des candidats outre-manche. En
passe de laisser filer Jermaine Defoe en direction de
Tottenham, Pompey pourrait profiter des fruits de ce
transfert pour convaincre Dindane.

CHIMBONDA BRAD
Malgr6 le souhait affich6 de se renforcer, I'OL
s'est fait pour le moment trbs discret lors du mercato.
Les retours de blessure de Mathieu Bodmer, Miralem
Pjanic et Francois Clerc ne devraient suffire aubonheur
du champion de France en titre, toujours soucieux de
trouver un arribre droit. Un temps 6voqud, la venue de
Pascal Chimbonda, plus vraiment en odeur de saintet6
du cot6 de Sunderland, semblait 6tre tombre aux
oubliettes. D'aprbs le Daily Mail, il n'en serait rien.
Ricky Sbragia, le nouvel entraineur des Black Cats,
voudrait a tout prix se d6barrasser de l'international


tricolore et serait pret a le brader 2 millions d'euros.
Une somme qui pourrait finir de convaincre 1'OL.
GIVET SUR LE DEPART
Rel6gu6 sur le banc depuis le d6but de la
saison, sans qu'on en connaisse la raison, Gael Givet,
conscient de devoir quitter la Cit6 phoc6enne pour
relancer sa carribre, pourrait enfin voir le bout du
tunnel. Aprbs avoir &te dans le viseur de West Ham
l'Ft6 dernier et approch6 un temps par Anderlecht,
l'international tricolore pourrait rebondir a Blackburn.
Les Rovers auraient, selon le Sunday Express, formula
une offre dont le montant n'a pas &td rendu public.
ET AUSSI...
Nice a engage pour 1 million d'euros et pour
une dur6e de trois et ans et demi l'attaquant brdsilien
Adeilson Pereira De Mello auteur de dix buts sous
les couleurs d'Ipatinga.
Confront a de graves difficulties financieres,
Portsmouth liche un a un tous ses meilleurs joueurs.
Alors que Jermaine Defoe est annonc6 a Tottenham,
l'arrire-droit Glen Johnson pourrait selon The People


rejoindre les Reds de Liverpool pour la somme de 10
millions d'euros.
Toujours soucieux de remplacer son maitre a
jouer Cesc Fabregas, 6loign6 des terrains jusqu'en
avril, Arsene Wenger aurait d'apres News of The World
jet6 son ddvolu sur le milieu de terrain de Manchester
City Stephen Ireland.
Le jeune Fabian Delph, international des
moins de 21 ans, serait dans le viseur de Manchester
United. Alex Ferguson le considere comme un
successeur potentiel de Paul Scholes en milieu de
terrain et aurait selon le Sunday Express fait une offre
de 11 millions d'euros a Leeds United. Manchester
City serait 6galement sur le coup.
L'ailierbordelais Gabriel Obertan a annonc6
sur RMC qu'il allait rejoindre Lorient dans le cadre
d'un pret de six mois.
Le milieu uruguayen Gustavo Varela a &t6
laiss6 libre par Schalke 04. Ag6 de 30 ans, il a trbs peu
joud avec le club allmeand en raison de nombreuses
blessures.


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Mercredi 07 Janvier 2009
Haiti en Marche Vol XXII N 50


Parametres pour I'elaboration d'un projet de scolarisation

des laisses pour compte du system 6ducatif haitien (SEH)


(... suite de la page 12)
A donner A tous les enfants, garqons et filles, partout
dans le monde, les moyens d'achever un cycle complet
d'6tudes primaires et d'acqudrir des comp6tences en
litt6racie4 et en num6racie5.
Ou en est-on en Haiti, 17 ans aprbs Jomtien et 8 ans
avant l'annde butoir 2015 ?

II. Etat des lieux en 2008
C'est devenu un truisme que de d6clarer
qu'Haiti est mal pr6parde pour affronter les exigences
de la mondialisation A cause de ses lourds handicaps
sur les plans social, politique, 6conomique,
organisationnel. Malgr6 la r6forme Bellegarde (1920),
malgrd celle de Dartigue (1940), celle de Bernard
(1982), malgr6 les espoirs suscit6s par le PNEF (1998),
le SEH traverse aujourd'hui une quintuple crise6 :
crise des curricula; ceux-ci, mis enbranle en
1982 tardent encore A 6tre finalists. Alors que les
programmes du 3e cycle fondamental ne sont m6me
pas finalists, le MENFP a sur les bras un autre chantier
bloqud, celui de la r6forme du secondaire et
visiblement, il devrait en ouvrir un autre bient6t, celui
de la r6forme du fondamental pour une mise A jour des
curricula.
crise de relation 6ducative, puisque 85 % des
enseignants du fondamental sont sous-qualifi6s7 et que
le taux d'encadrement est de 35 :1 dans les villes;
crise de gestion du system; A cause de la
massification de la demande scolaire et de la d6mission
de l'Etat dans le domaine de l'6ducation, il s'est produit
au cours des dernires d6cennies, une < borletisation8 >
de l'6cole haitienne au point que le ministbre de
l'Education ne contr6le aujourd'hui que 10 A 12 % du
systbme;
crise d'offre d'6ducation de quality puisque
sur les 1 456 000 enfants en Age d'aller A l'6cole,
500 000 sont totalement exclus du systeme scolaire,
d'ou un taux de scolarisation net' qui se situe entre 64
% et 70 % (Banque mondiale, s.d.), l'un des plus faibles
de la region, et un taux de rentabilit6 sociale10
excessivement bas;
crise de financement; la proportion du bud-
get national alloude A l'ducation ne cesse de diminuer
depuis 1990; de 1995 A 2003, il est pass de 22,8 % A
12 % (Aide et Action, 2005 : 13). Cela, en pleine
p6riode de mise en oeuvre du PNEF et du programme
Education pour tous.
Tout cela fait dire A la Banque mondiale
qu'avec 500 00011 enfants de 6 A 11 ans non inscrits A
l'6cole Haiti ne pourra respecter l'objectif de
scolarisation universelle que propose la D6claration
du mill6naire.

2.2. Caract6ristiques sociod6mographiques de la
population vis6e
Selon les statistiques en circulation ils sont
environ entre 400 000 et 500 000, soit un tiers de la
population scolarisable. Par leur parcours de vie, ce
sont, dans la plupart des cas, des adultes emprisonnes
dans des corps d'enfant, en ce sens qu'ils ont d6ji une
lourde experience de vie.
Ils sont en grande partie des surig6s absolus
au sens que leur Age biologique d6passe l'intervalle
16gal d'admission a un cycle d'6ducation de base12. Ils
sont aussi porteurs de savoirs exp6rientiels sur lesquels
devra prendre appui toute architecture de formation,
soit pour les mettre en science, soit pour les
d6construire. On les retrouve prbs des edifices pub-
lics, des marches, des magasins, des places publiques.
Leur 6tat de sante laisse A d6sirer. La plupart occupent
des petits travaux et vivent de mendicit6. Ils sont ainsi
exposes A toutes sortes d'agressions. Grosso modo, on
peut les distribuer en six sous-populations.

Tableau I: Distribution socio 6conomique des 500
000
Categories Nombre13
Enfants en domesticity (restavek) 250 000
Enfants des rues 10 000
Orphelins du sida 150 000
Enfants handicaps N/D14
Mineurs en prison N/D
Drop out N/D
Sources : AENJS et autres

A travers les dix d6partements d'6ducation ils sont
distribuds comme le montre le tableau suivant :


Tableau II: Distribution des 500 000 dans les dix


DDE
DDE %
scolarisation net
Ouest 3
Artibonite 1
Nord 1
Sud 8
Nord-Ouest 8
Sud-Est (
Grande-Anse 5
Centre 5
Nord-Est 3
Nippes
Total
Sources : MENJS


Nombres absolus
TSN)
i6 180 000
15 75 000
11 55 000
S 40 000
S 40 000
S 30 000
S 25 000
S 25 000
S 15 000
S 15 000
100 %


Taux

68
54
67
59
50
51
55
42
72
53
500 000


On peut remarquer que quatre des dix DDE sont
particulibrement d6favoris6s en termes d'acces a
l'6ducation. Ce sont : le Centre, le Sud-Est, l'Artibonite
et le Nord-Ouest (MPCE, 2004).

III. Description du projet de scolarisation des 500
000 enfants
Ce projet se veut un appui A l'effort de mise
en oeuvre du PNEF que fait le MEFP au moyen du
Projet d'6ducation de base15 (PEB) et de PARQE16 pour
relever le niveau d'6ducation de base et atteindre les
objectifs du Mill6naire pour le d6veloppement (OMD).

3.1. Objectifs du Projet
Ce projet vise A scolariser et surtout A outiller
d'ici 2015 les 500 000 (A raison de 70 000 par annde)
enfants naufrag6s du SEH dans le cadre de la mise en
oeuvre du PNEF. Son objectif op6rationnel est
d'amener ces enfants A acqudrirun socle minimum des
comp6tences sp6cifiques d6finies dans le curriculum
officiel des deux premiers cycles de l'6cole
fondamentale (l"re a 6e annde). A cause des
caract6ristiques particulibres de la population visde
telles que d6finies plus haut on ne peut garantir
l'efficacite interne et exteme de cette entreprise qu'A
condition que cette formation n'ait ni la meme con-
figuration ni la meme trajectoire que l'6cole officielle,
formelle. Elle doit done avoir les sp6cificit6s
suivantes :
une cole de proximity ax6e sur les savoirs
locaux, intdgrde dans la communautd par
l'interm6diaire des responsables communautaires, en-
tre autres; et mettant en oeuvre une ingenierie
p6dagogique'7 qui permet de r6duire de moiti6 le temps
officiel de scolarisation ;
une cole A gdomdtrie variable fonctionnant
au ralenti pendant l'annde scolaire, A plein regime l'Ftd,
parfois le soir. Ce qui facilitera la mise A contribution
efficiente des ressources humaines et techniques
disponibles dans la diaspora qui constitue une
reserve immense et sous-utlis6e de compdtences en
matikre d'enseignement ;
une cole A orientation different de l'6cole
officielle parce qu'elle mettra l'accent sur les
comp6tences de base, imm6diatement utilisables18, et
qu'elle aura pour but de donner une formation
< professionnalisante >>, haut taux d'efficacit6 exterme
et conque A partir d'un curriculum adapt au contexte
socio-6conomique du milieu haitien.
Pour des raisons d'efficacit6, cette strat6gie de forma-
tion mettra A contribution des techniques
d'enseignement A distance et s'appuiera sur les
616ments suivants:
Unites mobiles d'enseignement (UME)
c'est-A-dire des laboratoires d'apprentissage 6quip6s
en TIC conqus en diaspora, qui se d6placent de DDE
en DDE;
Centres de ressources pedagogiques (CRP)
qui, pour les besoins en infrastructures, prendront appui
sur celles des EFACAP et des structures locales des
municipalities l1 ou elles existent.

3.2. Composantes du projet
Pour arriver A scolariser les 500 000 enfants il faudra
prendre en compte les composantes suivantes :
1- Amdlioration de l'acces
2- Amdlioration de la quality
3- Ing6nierie p6dagogique
4- Gestion du Projet
5- Financement
6- Suivi et evaluation


3.2.1. Composante I: Amelioration de l'acces A
1'education de base
Le peu de places assises disponibles dans les
6coles tant publiques que priv6es et le coft trbs 6leve
de la scolarisation que doivent assumer les familles
haitiennes19 sont les deux problkmes majeurs qui
limitent l'accss A l'6ducation dans le SEH. Sans parler
des 6quipements d6suets et de l'6tat de d6labrement
des 6coles existantes.
Pour favoriser l'accss A l'6ducation de base
A cette population, il ne peut tre question, dans le cadre
de ce projet de construire ou de r6habiliter des 6coles.
Il s'agit de n6gocier avec les structures (MENFP, ONG
municipalities, etc.) d6ji sur place pour trouver des
modalit6s d'accommodement sur le plan des infrastruc-
tures (double vacation, classes multi-age, partenariat
public-prive, etc.).

3.2.2. Composante II: Amelioration de la quality
de l'education de base
La notion de quality de l'6ducation de base
renvoie A au moins trois variables : degr6 de qualifi-
cation des enseignants, disponibilit6 de materiels
didactiques et capacit6s nutritionnelles.
Pour la r6ussite d'un tel projet, il importera,
par des sessions de formation, de relever et d'adapter
le niveau de qualification des enseignants de l'int6rieur
et de la diaspora qui acceptent d'y participer. Selon
une 6tude in6dite de la Banque mondiale (2007), "an
estimated 10, 000 new teachers are needed to achieve
Education ForAll, but nationwide just 450 new teach-
ers are certified each year".
A cause de s6rieuses difficulties 6conomiques,
les familles ne peuvent procurer A leurs enfants les
mat6riels didactiques et fournitures scolaires
n6cessaires A leur formation. II faut done envisager
des possibilities de distribution gratuite de ces mat6riels
aux enfants du groupe sujet de ce projet.
Il n'y a pas d'6ducation de quality sans nu-
trition adequate. Il est reconnu que les enfants haitiens
en g6ndral et ceux de la population A l'6tude en
particulier sont sous-aliment6s. Il y a lieu, pour obvier
A cette difficult, de n6gocier avec le Plan alimentaire
mondial (PAM) qui est d6jA sur le terrain des avenues
de solutions a ce niveau.

3.2.3. Composante III: Ing6nierie pedagogique
L'ing6nierie p6dagogique consiste A mobiliser, A partir
d'un projet de formation pr6cis, des personnes, des
ressources, des techniques, qui permettront d'atteindre
les objectifs d'un projet donn6.
En ce qui concede celui-ci, une partie des ressources
techniques et humaines viendra de la diaspora A partir
des reservoirs de comp6tences que constituent la masse
des retrait6s de l'enseignement, du groupe des
Educateurs sans frontibres, de ESE Monde et tous ceux
qui veulent sous une forme ou une autre contribuer A
la r6alisation de ce projet. Il reste A trouver les moyens
pour les approcher et surtout pour les motiver et les
convaincre de l'importance cruciale de leur engage-
ment.

3.2.4. Composante IV: Gestion du projet
II va de soi que la gestion d'un tel projet sera sous la
responsabilit6 du MENFP auquel sera associd un con-
sortium d'organismes ceuvrant dans le secteur de
(voir EDUCATION / 17)


CONTACT US
TOLL FREE: 1-888-383-2856
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Page 16


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Mercredi 07 Janvier 2009
Haiti en Marche Vol XXII N' 50


Le quadrige de
cyclones et autres tempetes
tropicales qui s'est abattu sur


L agroforeste


nous a la fin de l'Ft6 dernier a
mis les bassins versants au centre des preoccupations
et, au cours des dix dernires semaines de l'annde, avec
deux interruptions (voir Haiti en Marche, Vol. XXII, #
38 44 et 47 49), nous avons consacr6 une s6rie
d'articles a cette probl6matique, tentant de d6finir un
bassin versant, de voir oni sont les problkmes, et de
proposer quelques exemples d'interventions.
Aujourd'hui, grace a une mission quej'avais
faite, il y a un an, avec Madame Edna Civil Blanc,
nous allons pouvoir prendre connaissance d'une
formule un peu plus structure, il s'agit de
l'agroforesterie (on pourra trouver une transcription
de cette mission sur le site www.etheart.com).
Mais qu'est-ce que c'est que
l'agroforesterie ? Edna nous en avait offert deux
definitions que je reproduis ci-dessous :
(1) L'agroforesterie est un system
d'am6nagement durable qui accroit les rendements
globaux, combine les cultures, les plantes forestibres
et les animaux, s6quentiellement ou de manibre
simultande, sur la meme parcelle, et applique des
techniques qui sont compatibles avec les habitudes
sociales des populations locales.
(2) L'agroforesterie est un system
dynamique d'aminagement ecologique des ressources
naturelles qui, en integrant les especes ligneuses aux
champs agricoles, fermes et autres paysages,
diversifie, augmente la production et engendre des
benefices sociaux, kconomiques et environnementaux
pour les propridtaires terriens.
Disons tout de suite que ces deux definitions
sont assez r6centes ; la premiere date de 1982 ; quant
a la seconde, elle a &te adopt6e lors du premier congres
international sur l'agroforesterie qui s'est tenu a Or-
lando (Floride) en 2004. cela veut dire que
l'agroforesterie est une discipline scientifique r6cente,
mais qui 6tudie des pratiques aussi vieilles que le
monde.


Ces pratiques, etje cite Edna, avaient disparu
dans les pays industrialises car la revolution industrielle
avait pouss6 a favoriser une monoculture mdcanisde,
sur de vastes espaces. Cependant, depuis quelque
temps, la prise de conscience des dangers de la pollu-
tion par les intrants chimiques, trbs utilis6s dans cette
agriculture dite moderne, avait incit6 les
environnementalistes a remettre en question certaines
pratiques.
Mais c'est surtout pour des pays tropicaux,
menac6s, comme Haiti, de voir disparaitre leur
couverture forestibre sous l'effet d'une demande
croissante de terres agricoles afin de pouvoir nourrir
une population en pleine expansion, que cette
discipline, qui promet des innovations et des techniques
pouvant aider a pallier aux problkmes causes par les
pratiques agricoles, ainsi qu'un apport dans
l'amdlioration du revenu de l'agriculteur, pr6sente le
plus grand int6ret.
Edna nous a dit que l'on pouvait identifier
trois types de systemes agroforestiers :
1. 1'agri-sylviculture, qui associe les cultures
forestieres et les cultures vivrieres,
2. le sylvo-pastorslisme, qui associe les cul-
tures forestibres et l'l6evage.
3. l'agro-sylvo-pastoralisme, qui associe cul-
tures forestieres, cultures vivrieres et dlevage.
Pour le moment, afin de ne pas trop
compliquer les choses, nous nous en tiendrons au pre-
mier type, 1'agri-sylviculture, association des cultures
forestieres et vivrieres.
Pour commencer, il s'agit de savoir comment
cela fonctionne. Cette association repose sur le principe
de l'interaction positive, qui consiste a 6viter la
competition dans la valorisation des trois 616ments que
sont la lumibre, l'eau et les 616ments nutritifs.
Prenons l'exemple d'une association que
serait une plantation de mais dans une zone bois6e. Le


I I Page 17

S ^ mais s'approvisionne en 616ments
Sr I nutritifs dans les couches
superieures du sol, alors que
l'arbre puise ses 616ments nutritifs
plus en profondeur, puis les restitue a la surface par la
chute des feuilles. I1 en est de meme pour l'eau. L'arbre
va cherche l'eau en profondeur, mais la rend par la
suite disponible pour les cultures vivrieres, car quand
il perd ses feuilles, celles-ci forment une litibre qui
retiendra l'eau de pluie.
Pour la lumibre c'est un peu different. On doit
veiller a choisir des essences forestibres dont les cimes
ne sont pas trop larges ni trop touffues, ce qui cr6erait
trop d'ombre pour les plantes situdes en-dessous,
genant le processus de la photosynthese. C'est pour
cela que l'on choisit des l1gumineuses (leucena, acacia
etc), qui en plus d'avoir un feuillage trbs 16ger, ont la
capacity d'absorber l'azote de l'air, de le fixer dans
leurs gousses et de le restituer aux autres cultures par
la chute de ces gousses, sans parler de la possibility
d'utiliser le feuillage pour l'alimentation du b6tail, dans
le cas d'un systeme agro-sylvo-pastoral.
Pour ce qui est de l'exploitation de la culture
forestibre, il faut retenir que, en plus de l'impact de la
couverture forestiere sur la fertilisation et la protection
du sol, les arbres ont de nombreux usages et dans
l'agroforesterie, qui est un systeme rationnel et intensif,
on ne laisse rien passer. Les arbres sont d6cortiqu6s
pour en tirer les produits ligneux : le bois, bois de
chauffe ou bois d'ceuvre, 1'6corce, et des produits non
ligneux : feuilles pour le fourrage, fleurs, fruits, graines,
meme la save (sucre d'6rable), sans parler de toutes
les substances que l'onpeut extraire : essences, r6sines,
latex etc.
Pour finir il faut signaler que, au cours de
l'dmission, Edna a insisted sur deux points qui me
paraissent importants. Tout d'abord, ily a lefait que
l'agroforesterie n 'interpelle pas seulement ceux qui
sont dans 1 'agriculture et laforesterie, mais aussi les
spdcialistes en economie rurale, en sociologie en
anthropologie ... et defait, si nous revenons a une des
(AGROFORESTERIE / p. 18)


Mettre un terme a la pauvrete


(PAUVRETE ... suite de la page 14)
et des reserves nutritionnelles ont conduit a une
augmentation de la malnutrition et a une augmentation
du nombre de morts resultant de la famine. Dans la
semaine du 17 novembre 2008, on a d6couvert 26
enfants morts d'inanition dans le Sud d'Haiti et selon
les officiels, le nombre pourrait continuer a augmenter.
Aux Gonaives, les consequences de la
degradation de l'environnement ont r6sult6 en une
pauvret6 extreme et les trois millions de tonnes de boue
et de detritus obstruant les rues ont ferm6 pour ainsi
dire la ville. A Port-au-Prince, la degradation de
l'environnement a r6sult6 en l'effondrement du College
Promesse 6vang6lique provoquant la mort de 91
enfants et des dizaines de bless6s.
Le besoin d'un recouvrement imm6diat se fait
sentir ainsi qu'une attention vers les priorit6s a moyen


ou long terme. Les priorit6s haitiennes s'6talent dans
les domaines de l'6ducation, de la production agricole,
de la s6curit6 alimentaire ainsi que dans le
d6veloppement des ressources touristiques, culturelles
et humaines tout comme dans celui des infrastructures
de communication, de transport et dans l'amdlioration
des infrastructures 6nerg6tiques ... On peut dire que
tout est prioritaire.
Le fait de s'appuyer sur le charbon de bois
comme premiere source d'6nergie pour la cuisson des
aliments a exacerb6 la deforestation, privant Haiti de
sa couverture v6g6tale, tellement indispensable pour
le contr6le de l'6rosion.
D'autres priorit6s incluent la r6forme
judiciaire et l'amilioration des soins de sant6. Alors
qu'une approche vers la decentralisation gdographique
et institutionnelle est indispensable, on peut dire que
la decentralisation sans la supervision effective de


l'Etat peut provoquer une intrusion des politiciens
locaux manipulateurs de la situation.

Conclusion
Malgrd cet 6tat de pauvret6 que connait Haiti
et la marche arribre exp6riment6e par le pays en 2008,
l'espoir demeure et des initiatives sont n6cessaires. La
mobilisation de la population a travers un programme
national pour la creation d'emplois, pour la
rehabilitation de l'environnement naturel et materiel
du pays est indispensable, ce qui ne pourrait que fournir
des emplois pour lesjeunes.
Cependant une vision sans action ne peut
conduire nulle part, de meme qu'une action sans vision.
Le chemin rocailleux d'Haiti pour mettre un terme a
la pauvret6 n6cessite une vision combine a une action
appropriate et une cooperation balance des Haitiens
et des acteurs internationaux.


1'6du
l'Ass
(AIH
haitie

3.2.5.
Ce pr

camp
haitie

intern
d6vel
intera


Elaboration d'un projet de scolarisation
(EDUCATION... suite de la page 16) Elaboration des modules d'apprentissage; haitienne. Comme de fait il est parsem6 de sile
ication en Haiti, et en diaspora comme Formation des enseignants sp6cialis6s; d'imperfections, d'h6sitations. Pour cela il doi
ociation des ing6nieurs haitiens du Canada Mobilisation des ressources humaines et tech- revu, corrig6, adapt aux urgences du SEH. L'inte
C), l'Association des enseignants et enseignantes niques de la diaspora; qui a pouss6 a sa conception est d6nude de tout
ns du Qu6bec (AEEHQ), etc. Mise en place des UME, des CRP et des ment d'appropriationpersonnelle. Le seul object
dispositifs de tel6enseignement. le justifie est de venir en aide a un segment
Composante V : Financement Phase II: Op6rationnalisation jeunesse haitienne laiss6 pour compte du SEI
ojet sera finance a partir de trois sources : A determiner objectif auquel aucun Haitien de l'int6rieur, e
Des contributions obtenues au moyen de V. Calendrier d'activit6s de mise en euvre moins de la diaspora qui n'attend qu'une oppori
agnes de financement au sein de la communaut6 A determiner pour contribuer, ne peut rester indifferent.
nne en diaspora;
Des fonds disponibles dans les organisations Conclusion provisoire Marc-Antoine Louis, I
rationales comme l'Association canadienne de Ce document, on conviendra, n'est qu'une louisma(@hotmai
loppement international (ACDI), la Banque 6bauche de projet soumise a l'attention du MENFP et louisma80i@videotr
imdricaine de d6veloppement (BID), la Banque de tous les acteurs de la communaut6 educative Ddcembre


mondiale, 1'Union europeenne (UE), etc.
< L'administration Pr val/Alexis prevoyait
une enveloppe de 450 millions de dollars americains
pour arriver a toucher du doigt le problkme de la
scolarisationuniverselle des enfants > (Jean-Francois,
2006).

3.2.1. Composante VI: Suivi et evaluation du
projet : indicateurs
Indicateur 1 : Augmenter le TSN de 65 % a 95 %
d'ici a 2015
Indicateur 2 : Faire passer le taux de r6ussite des deux
premiers cycles de 66 % a 90 % d'ici 2015.
Indicateur 3 : Faire passer un test de litt6racie et de
num6racie a la fin du cycle de formation.
Etc.

IV. Mise en cuvre du projet
Phase I: Preparation
Campagne de financement;


;nces,
t 6tre
,ntion
senti-
tif qui
de la
H, un
ncore
tunit6


Ph. D.
I. cor
on.ca
2008


OPA-LOCKA COMMUNITY DEVELOPMENT

CORPORATION

OPA-LOCKA COMMUNITY DEVELOPMENT CORPORATION
(OLCDC) in association with Miami Dade Housing Agency offers Housing Counseling
Services for low to moderate income families. Services include; 1st Time Homebuyers
Purchasing Assistance includes Down payment and closing cost subsidies, Low interest
Rehab Loans Home Rehab Loans, Credit Repair & Budget Counseling, and Foreclosure
Prevention Assistance. HOMEBUYER EDUCATION CLASS For more information
you may contact us at (305) 687-3545 ext. 236, visit our website www.olcdc.org or stop
by our office at 490 Opa-locka Blvd., Ste 20, Opa-locka, FL 33054. OLCDC is an
Equal Housing Lender and a HUD Approved Housing Counseling Agency








Mercredi 07 Janvier 2009
Haiti en Marche Vol XXII N 50


I remain de passed
AlII' semaine passe:


Allez de PETENT a RAMURE, en utilisant des mots du du vocabu-
laire frangais, et ne changeant qu'une lettre par ligne.


HORIZONTAL
1. Resultat d'une division 2. Conjonction -
Ancienne ville de la M sopotamie -
3, Sigle d'une compagnie aerienne -
DNcore 4. Coups heureux 5. Ipomees -
6. Champion Organization de
support pour alcooli-ques -
7. Se servis Kilogramme -
8. Dragon des I~gendes provengales.

VERTICAL


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RN NH AL L y L "I D I H"l
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PauS msa rt Pa j ie Ror Schrdr Sydner PlI
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*D^Q YDH:fAU LNEWMAPOX ri'j1

Aniijr Clrtke- Bemt e n Bo Dddle Charln HMMlor Clooe Ola
Cyd Ctwisae Dick Mtin Estelle Getty Goc Guilhat Deprdieu Heath ladya Henri Satvadat Isaac Hasy
Jseapeine Lb a re ohn irulng Uhiw Eqe Lau GU.s Mclhael Crchlm
Pa" hna Pal SmaFlid- Roy Schmidar .Sydney Pqlidk
lm RUVi41- YVIfs sao ELawtHrn1


MARINE
MA LINS
MARINES
MAR I E S
PA R I E S
PE RIES


1, Petit tonneau 2. Dlnatura 3. Pronom Crome -Argon -
4. Titane Bande de frequences Pronom 5. Cordage -
6. Eructation -7. Armejaponaise 8. Nattage.

IqMiM M.1 ll 1i[llfi.IMJ ,IVIui i1[i l i.JIJ|.ifc


00 Melodie Matin avec Marcus
Informations, Interview, Anecdotes, Humour,
Analyses
Nos Chroniques:
L'Editorial de Marcus
Au Quotidien avec Elsie
La Chronique Litt6raire avec Dominique Batraville
Les Sports avec Mario Bareau
Les Invites du Jour
M6lodie Matin chaque samedi est anim6
par F6quiBre Raphael


e, 4atked6 A4eit ec Wac&e /I


E n B ref. .. (... suite de la page 2)
capitale), font 6tat de nombreux actes d'ins6curit6 perp6tr6s par des bandits profitant de
l'austerit6 de la nuit pour commettre leurs forfaits.
Dans la zone de Bizoton (sud), des bandits ranqonnent les passants t6t le matin, a-t-il fait
savoir, soulignant qu'une grande tension regne dans le quartier de Grand'Ravine
(Martissant, sud) oni les habitants parlent de l'existence d'une veritable guerre froide.
Le rapport pr6sente par Justice et Paix relive 66 cas de morts par balle, 15 a l'arme
blanche, 116 des suites de mauvais traitements. 44 personnes ont 6galement &td tudes dans
des accidents de la circulation.
Le secr6taire g6ndral de l'organisation de defense des droits humains soutient que ce
rapport ne pr6sente qu'une partie de la r6alit6, puisque beaucoup de cas n'ont pas etd
d6nonc6s.
I1 rdvble cependant une amelioration par rapport a l'annde dernire mais soutient que si
les autorit6s avaient consenti plus d'efforts, beaucoup d'actes de violation de droits
humains auraient pu 6tre 6vit6s.
La Plate-forme des Organisations Haitiennes de Defense de Droits Humains (POHDH) a
indiqud, elle aussi, que l'annde 2008 a &6t marque par toute une s6rie d'actes de violation
de ces droits.
Sa secr6taire g6ndrale, Jocelyne Colas, a rappel6 que les citoyens haitiens ont td, tout au
long de l'ann6e, 6prouv6s par toutes sortes de catastrophes dont le passage successif de 4
ouragans meurtriers et l'effondrement a Petion-Ville (est) d'un college qui a caus6 la mort
d'une centaine d'&lves et de professeurs.

Le jour complet sera fait sur I'affaire de l'argent trouv6 A Port de Paix
sous le lit de Marc Fr6d6ric, oncle d'un presume trafiquant de drogue
Le ministre de la Justice et de la s6curit6 publique, Jean Joseph Exum6, a mis en garde
contre toute "manipulation de dossier" suite a la perquisition de la residence de l'oncle du
pr6sum6 narcotrafiquant Alain D6sir le 12 novembre dernier.
Un document mis en circulation par une organisation d6nomm6e International Federation
of Christian Chaplains laisse croire que des membres du personnel judiciaire et policier
auraient fait main basse sur plusieurs millions de dollars retrouv6s lors de cette
perquisition.
Le titulaire de lajustice appelle tout un chacun, particulierement les m6dias, a faire preuve
de prudence dans la gestion du dossier de Port de Paix. I1 souligne qu'il s'agit d'une
affaire importante parce que comprenant a la fois des investigations sur le narcotrafic, la
corruption et le blanchiment d'argent.
Pour sa part, le secr6taire d'Etat a la r6forme judiciaire, Me Daniel Jean, a indiqu6 que les
mesures conservatoires adopt6es contre les membres de l'appareil judiciaire dans la
metropole du Nord-Ouest ne sont nullement influences par le "soi-disant rapport" qui ne
reflete pas du tout les faits tels qu'ils se sont produits.
Intervenant a son tour, le commandant en chef de la Police nationale, Mario Andrdsol, a
annonc6 la mise en isolement de 16 policiers qui avaient pris part a l'op6ration. Ils sont
actuellement interrog6s par l'inspection g6ndrale. Toutefois, Mario Andrdsoljuge certaines
informations relaydes sur l'Internet d6nudes de tout fondement. Des poursuites p6nales
seront exerc6es contre tous ceux qui se seraient livrds au pillage de l'argent trouv6 chez
l'oncle d'Alain D6sir, a rassur6 M. Andrdsol.

L'oncle du trafiquant se remet apres avoir W6t victime d'un attentat
L'6tat de sante de Marc Fr6edric, l'oncle du pr6sum6 narcotrafiquant Alain D6sir, s'est
(EN BREF / p. 20)


L'agroforesterie


(... suite de la page 17)
deux definitions cities plus haut, nous
voyons que o l'agroforesterie est un syst6me
d'amenagement durable qui ... applique des
techniques qui sont compatibles avec les
habitudes sociales des populations locales >.
Cela signifie l'introduction d'une
autre dimension dans la mise en application
des techniques agroforestibres, la dimension
sociale, et nous aurons l'occasion d'enparler
plus longuement en traitant du principe de
participation.


Dans la liste des sp6cialistes
interpell6s, Edna avait 6galement mentionn6
les g6ographes, etje ne les avait pas cit6s parce
que ce groupe implique l'introduction d'une
autre dimension, une dimension technique. Car
il faut savoir que les techniques agroforestibres
utilis6es doivent 6tre appropri6es aux
conditions 6cologiques de la zone. Cela
suppose toute une s6rie d'6tudes pr6alables
dont nous aurons aussi l'occasion de parler.


Bernard Etheart


Page 18


7 SCRABBLE
Arrangez les sept lettres ci-dessous
pour former un mot frangais

US

EES

GU

Solutions de la semaine passee
ABDOMEN

.1


1%


A


-i









Mercredi 07 Janvier 2009
Haiti en Marche Vol XXII No 50


Max Manigat kriye wonz patou
AK : RALBA*

Lb mwen resevwa Mots creoles du Nord
d'Haiti. Origines Histoire Souvenirs bon zanmi mwen
Max Manigat voye pou mwen, se devan prezantasyon
liv-la mwen rete baba. Ifok mwen di jan li byen relye ak
repwodiksyon youn michan tablo atis-pent Jacques
Jacquelin Gargon sou kouveti-a. Youn kout penso
djougan ki montre youn dezafi nan youn gage. Menmsi
mwen te suiv tout devl6pman liv-la, mwen te pote
kiryozite pou gade sa ki nan katriyem paj kouveti-a. Men,
sa ki frape-m anvan sa, se p6tre ote-a menm atis-la fe.
Nan louvri liv-la nou we kisa ote-a vie fe : sa vie di
youn kout plim sou kreyol-la jan yo ekri-1 pou nou vini
tonbe sou vokabile kreyol-la mo ki pa alanmod anko,
mo ki soti Lafrik Ginen ki rete nan lanng-lan. Apre sa,
nou tonbe sou kek pesonnalite nan N6-a, nan oKap
sitou, poukoumanse akfanmi-li,janbenanlakouJebede,
episri Olivya Ti Dj61, Robert Cox youn chef milis ki kite
bon repitasyon.
Maks pa manke salouwe non manman-1, Man
Makorel (Madan Marc-Aurdle), ki te youn veritab
ansiklopedi nan afe lizay pep ayisyen : paw6l-li,
eksplikasyon-li-yo, kek lodyans mounn lan No. Liv-la
pa bliye zanmi kanmarad ki pote konkou nan bay
ranseyman ote-a te manke. Kanta pou koze koutim, abitid
ak sa ki fe lavi mounn nan Depatman N6-a youn ti jan
diferan ak pa lot pati nan peyi-a, sa ap monte desann nan
tout paj Mots creoles du Nord d'Haiti. Origines Histoire
- Souvenirs. Annou louvri koze-a : sou kisa yo manje
maten, midi, aswe ; sou ki jan lavi-yo dewoule ; sou ki
jwet yo jwe lakay yo, anfen, anfen.
Anpil moso listwa zanset nou-yo nan liv-la : Sa lama
samana kwana vie di ? Ki tradiksyon : E bonmba E !
E Kanka bafioti; Kanga mundele ? Pawl6 plizye
chante kankou : Nous allons dodo ce soir ki rakonte
lanm6 Prezidan Florvil Hyppolite. 373 paj chaje kou
legba.
Anvan m' fini, if6k mwen pa bliye fe sonje
bibliyografi nan finisman travay-la. Ote-a fe sitasyon nan
75 liv li ganyen nan bibliyotek-li. Anpil nan yo nou pa
jwenn ank6. Sa se youn riches nou pa dwe neglije.


* Ralba se non vanyan Dokte : Serge Frangois



Anba bouch-a Grann Mari

AK : JACQUESJACQUELIN GARCON *

LABITIL AK KOUTIM
MACHANN PETIPENPA

Noumenm pep ayisyen, nou se youn nanchon
mounn senp. Nou renmen lape, trankilite-a 1espwi-an-
nou, ti plezi-a ake lepenkotidyen. Sitou pif6 nou sa-yo
ki rete chouke ake bel labitil, many ake koutim desandan
Lafwik Ginen.
Gan anpe nan nou tou, sitou ler sikonstans f6se
nou bay peyi-a do, nan viretounen bay kalinda adret
ag6ch, nou retounen lakay ake mannye antraje. Sa pa ta
mal piske ler youn mounn ay we lot kich6y dew6 sa
louvwi bon anj-a-w. Sa di at6, sa k'ay nan voyay pote
nouvel. Setanisit(1) tou, nou fin tounen lewilewa(2)
jwiferan. Neg P6topwens ta rele sa: kochon Sentantwann
k'ap mache san yo pa konn kote yo pwale.
Kote sitirasyon-an malouk, se 1er pw6p pitit-a peyi-
a pilonnen mers natif natal-la-yo pou yo pote mannyer-a
zot nan tet. Gan sa tou, 1er yo te d6ew, ki te nan
gran bezwen benyen nan lakay se lakay ; manje manje
lakay ; danse banda lakay, valgande ake ti kapwina lakay ;
de bagay konsa. Ganyen ladan yo, sa-k vin santi yo telman
6ster(3), y'ap kache lonbwit Kmkwa y'ap voye w6ch
kache men.

Konsa m' chonje yon mizik Mira Pyer (Murat
Pierre) te mete ki rele :"machann petipenpa".
Sa sa te ye? Sete youn msye ki renmen manje
penpatat : men i konnen i telman delasosyete, i ta santi i
perdi valer pou 1'ay rele machann-nan, plis an krey6l
anko.


(1) setanesit = lanne sa-a
(2) lewilwa = mache san direksyon
(3) 6ster ; oster pete ponmter (o respe !) = mounn ki kwe
yo plis pase lot
*

Labitil ak Koutim

Konbit kasab

Annou kite kantik pwan pwiyer.
Nan menm pawl6 labitil ake koutim-nan, m'ap
chonje m'te gan k6m dizan konsa.Youn apwemidi,
pandan mwen t'ap seye moute youn s6rvolan, sa mounn-
nan lwes peyi-a rele : kap. Yon grenn kou, m' tande youn
bagay ki lage youn bwi. Anvan pou-m te rek6net mwen,
sa te fet ank6. Kounouye-a, m' pete kouri.
Ler-m vin pou antre nan kay-la mwen we Grann
Mari k'ap ri. I di wen : "gade non, nan ras- an-nou se
mounn vanyan nou ganyen, fanm kon gason. Kote w'ap
kouri ale ? Wou pa konnen se konsa yo fe rasanbleman
konbit ? Konsa, i rakonte-m kouman ake pouki yo fe sa.
Albs i di wen tou: densidyeve(1) m'a mennen wou ay
we sa ; men f6 nou leve boner".
F6 nou ta di m' pa domi tout lannwit, m'ap
silveye jou. Men domi ta fin bwote-m si se pa e menm


I Ti Gout pa Ti Gout ak Jan Mapou


bwi a ki te leve wen. Albs nou pare anpi nou kite pou la.
Sa pa te pi lwen. Nou te rete Sezare, moun oKap konn la
byen, nan bitasyon youn msye yo te rele Edwa Bernaden
(Edouard Bernadin). La te k6m ant lavil ake kanpany.
Sa di se pat lavil, men se pat nan bouk nonpli. Kom n'ap
vanse rive, nou koumanse tande yon banb6ch kaladja.
Mesye dam, wou ta met te monsenyer, se mare yo ta bije
mare-w red kon jibis nan youn poto an f6r. Bagay-la
mande pou sekwe k6-a-w.
Koze-a anpil, li mande ti chby. Bagay ki te fe
bwi ki t'ap fe-m kouri-a, se youn gwo koki. Yo rele sa
: kon-a lanbi tou. Se ladan lanbi rete. Li dir pase w6ch.
Li pa penmet lot pi gwo bet lanme vare anwo lanbi-a,
men pdcher rele se aryen sa, yo kenbe yo, manje yo,
vann yo ba nou. Pi bon manje pase sa nanpwen.
Ler yo etire lanbi-a nan k6n-nan, yo fouye yon
twou nan pwent tet-la pou yo soufle van, anpi fe youn
gwo bwi mounn ka tande byen Iwen. Sa fe yo konnen yo
mande lamenf6t gan youn michan travay k'apway
tanmen. Non-an-y se : konbit osnon ranpono. Kek
mounn di: pono tou. Men tou ler woujwenn youn mounn
ki konn soufle kon lanbi sa-a, se dj61 loulou.
Granmtimaten jou konbit-la, mounn reni ake djenn
kouto digo, djenn manchet, wou, melyasin(2), sapet,
pikwa, pel. Mounn sa-yo apway etwaye te-a, pare-y pou
plante. Se te younn nan pwenmye fwa m' te we konbit.
Selon plantasyon-an, selon lalin-nan, gan yon lot andevo.
Jaden fin plante, y'apway tann konbit rekot-la. Ler se
jaden manyok, al6s yo pray ganyen pou fe kasab ; se
konsa f6 yo 6ganize youn dennye pono. Se li ki pi bel.
Mezanmi nanpwen ranpono san kleren, koudjay, ake
babako. Se twa bagay sa-yo k'apway mete announon
(3), fos jevwin ake anvi potekole anwo travayer-yo.
Konsa, fermop6s, yo pase chak6m youn kout
kleren blan. Simid6-a se neg k'ap voye chante, gan detwa
medam ake-y, y'ap kore vwa-a-y ake kina-yo. I di:
"kata", kidon koumanse bat kata. Youn neg ake de ti
baget tanmen kale youn ti tanbou anvan youn lot menm
ake de plamen-y pote youn son plen ake sa yo rele
manman tanbou-a. Bann nan vin konplete ake twa zom
k'ap soufle nan banbou, chak bay son kina-yo, selon
longer-a-yo.Yo di banbou osnon vaksin. De lot neg,
younn ake youn moso fer, ap fwape anwo youn boutey
vid, 16t-la ap bat do-a youn pel, wi pel nou konnen-an,
sa yo konn pele ter-a. Gade non, se ler mwen vin gran
m'ap mande kote mesye yo te jwenn amoni, inyon, tet
ansanm sa-a pou yo jwe kalte mizik sa-a.
Yo servi ake dlo anpil nan konbit pou mounn-
yo ka bwe, pou lave veso y'ap bezwen. Jennonm ki la
pou bwote dlo-a se kalye(4)-a. Li fe dj6b-a-y san pale
anpil. Pi souvan se li tou ki servi kleren. Kek medam
mare bel mouka nan tet-a-yo, youn lot foula menm kenbe
ren-an-yo ferm, plis li fe deye-a-yo part pi laj. Se yo
k'ap kwit bon diri ake pwa wouj, gwo bit vyann bef pou
bay kolonn travayb-yo ake kek lot moun ozalantou manje.
Se pa ti moso kichoy. Nou jwenn tou chita
k6tak6t, devan gwo ganmel plen dlo plis fanm men kek
gason tou k'ap lave manyok, pase-y bay youn lot k'ap
kale-y etire gwo po-a-y, lonje-y bay youn lot pou lave-y
ank6.Gan younn k'ap lonje manyok lave-a bay mesye
k'ap graje-yo. Yo dwe kole tet-a graj-la piba bisket-a-yo
paske-y lonng, konsa y'ap kapab fwote many6k-la alevni
anwo graj-la, denpi bout anwo-a jouk rive byen ba.
Manyok graje sa-a pray nan sak k61et.
Pwije manyok graje-a se youn lot fatig. Nan youn
bout, yo mare de planch solib ake bon jan kalte k6d. Nan
mitan yo, yo mete sak manyok graje-a, ake bouch-ay byen
mare. Detwa gwo neg ap peze lot bout-a planch-yo
desann. Malerezman kek fwa, sak-la konn fann.Yo
setoblijejwenn lot sakpourekonmanse. Sejwisit(5), nan
peyi devlope, many6k-la graje, lave, pwije pou-y vin kom
fari, tou sa nan machin. Se youn gwo kolomi(6) fos
pou fezer kasab.
F6 m' di tou, se manyok anmer ki fe kasab. Se pou
yo pwan tan byen pwije ji-a-y paske se pwazon pou
mounn k6m pou bet. Ler yo kite dlo sa-a nan youn kivet
osnon youn ganmel san yo pa toumante-y, ma ki poze
lan fon-an, se sa k rele lanmidon, sa fe bon labouyi
vitamin rafwechi. Sila-yo ki f6 nan zafer fe kasab konnen
tou menm ler ji manyok anmer se pwazon, f6 farin nan
pa two, two lave tou pou kasab-la pa sot san gou. Apre,
yo pare pou pase-y nan tanmi ki k6m yon gwo paswa. Sa
te rele zebichet nan tan lontan. Res ki pa ka fin pase nan
tanmi-an pote non : djakoko(7).
Dife pou kwit kasab la pi souvan se bwa ki
fin boule ki tounen chabon, pou kasab-yo pa gan gou
ni santi lafimen.Yo mete youn gwo plak fer tou won,
lajer k6m twa pye konsa, chofe anwo dife-a. se sa yo
rele platin-nan. Le-yi byen cho, yo mete youn serk kom
youn b6day pres menm lajer ake platin-nan, anpi yo
koumanse simen farin-nan egal anwo tout lajer-a-y. Ler
fas anba-a kwit, yo ranverse-y ake de baget lonng anwo
lot b6-a. Pou fe mannev sa-a, si wou pa youn esper, kasab-
yo pap soti ankb. Yo konn gan, konmsi yon moso kal kwi
y'ap ponmennen peze anwo-y. Selon kote kasab-la fet,
selon fom i pwan. B6 Lyogann, yo fe ti kasab won pres
lajer-a youn plamen, men zon N6-a, yo fe yo tout lajer
platin-nan anpi yo ploye-yo an de. F6-w ta kanpe ap gade
konbit kasab sa-a pou ta di ki kalte bon sant manyok
kuit-la t'ap leve.
Bo dife-a yo fe tout kalte kasab: jijiri(8), kokoye,
pistach. Yo fe pendou(9) tou; se youn lot kichoy ki
pwepare menm jan, s6f i pi pwes. Andedan-y yo mete
kokoye, jijiri ake bon kou pwav. Pandanstan tout manje-
yo gan tan fin kwit, yo rete travay pou tout mounn ay bat
bouch-a-yo : vyann bef ake kasab tou cho, diri ake pwa,
patat, tayo(lo), yanm bouyi, zaboka. Kleren koule.
Konbit-la reyisi, tout mounn satilfer.
Kasab rete pou-y koresponn ake manba jou-y
jwenn ake-y.


* Jacques Jacquelin Garcon ap ekri youn liv anwo tan i
te pase ap viv ake grann-a-y.


Page 19


(1) densidyeve = denmen sidyevle
(2) melyasin = youn manchet lonng ki soti Sendonmeng
(3) announon = an nou non = ann met men
(4) kalye : we Max Manigat : Mots crkoles du Nord
d'Haiti ... p. 166
(5) sejwisit =jounen jodi
(6) kolomi = ekonomi
(7) djakoko : we Max Manigat : Mots crdoles du Nord
d'Haiti ... p. 100
(8) jijiri : we MaxManigat: Mots croles du Nordd 'Haiti
... p. 154
(9) pendou : we Max Manigat : Mots crkoles du Nord
d'Haiti ... p. 263
(10) tayo : we MaxManigat: Mots croles du Nordd 'Haiti
.. p. 298



F&k defounen
Powet Manno Ejen ote Ekziltik fek pibliye youn
16t rekey : Vwa Zando avek youn tradiksyon franse Rodney
Saint-Eloi : Voix des mysteres. Kou nou resevwa-li n'a
prezante-1 bay lekte-nou-yo. Konpliman kouzen Manno ak
kouzwen Rodney! Bravo Papiyon Nwa !



LET IFE AK SOUL A Review

Let Ife ak Soul is an exchange of letters between
soul-mates on the journey of life from their first romance
through various rites of passage. The letters begin by
evoking the intimacy of the lovers as they reflect on the
first burgeoning of love in all its passion and intensity in
a land and time now far away. The writer immediately
conveys a lost era of youthful love that becomes the
bedrock of their future together, which paradoxically is
spent apart for long periods.
The characters come across as grounded and
focussed in their quest to realise their dreams against the
odds. However there is an acceptance and recognition of
human frailty throughout the text yet interwoven with
the hardship is a love and celebration of life. Through
their letters we discover a world of sacrifice and
determination, of hard work and privation in order to
attain the goals worth having in life, < Anvan pou rev
satiyt reyalite, li dwe reziste anba tout kalite tribilasyon:
privasyon, separasyon, maladi, elatriye) (pg 23).
This silver thread of optimism and perseverance is
testament to that unique Haitian quality of defying the
'un' defiable. Life is lived out with missionary zeal and
monk like asceticism in Ife's determination to master his
circumstances. Yet throughout Soul is his life, his very
'soul' and his reason for living. Without her he is lost.
He never loses an opportunity to tell her so and continues
to be surprised by her courage and tenacity. The writing
displays a rare sensitivity and understanding of the
feminine and of its strengths and qualities within a
patriarchal reality. However Ife comes across as the more
dominant of the two characters and essentially drives the
correspondence. He is at one and the same time lover,
mentor and husband. anndan pwdp tot ou pandan ou ap analize tout aksyon
ou ansam ak tout kalite pawdl ki abitye soti nan bouch
ou. [...] Mwen swete ou vafe youn ef pou ou rantrefon
nan oumenm epi pran san ou pou chdche tout eleman ki
kab ede ou bati amoni ou panse ou p&di a. Se sa mwen
swete ou ak tout ke mwen. ) (pg 27)
The choice of genre allows the characters to
comment on and pronounce opinions on philosophical
matters as well as the everyday reality of life for those in
exile from their motherland. It is this intermarriage of
the mundane and those things that strike at the essence
of life that gives the writing its richness and deeply
spiritual quality. It is a song to victorious living where
hope is the last thing to die.
The quality of the writing is exceptional and gives
voice to hitherto unvoiced sentiments of the Haitian
diaspora's reality through the mother tongue manipulated
with the creativity and skill of a potter with his clay. It is
rich in proverb and idiomatic expression and pushes
Haitian Creole to its upper reaches in the poetic prose it
achieves.
Let Ife ak Soul is a challenging read and one which
does not leave the reader unmoved by its subject matter
as an ode to living life in all its fullness in the face of
injustice and oppression.
I write this from London, UK on the eve of the
unveiling of a sculpture named 'Freedom!' specially
commissioned by international aid charity, Christian Aid,
and the International Slavery Museum, to mark the
bicentenary of the abolition of the slave trade in the UK.
It will be unveiled on 26th February 2007 in Liverpool's
Merseyside Maritime Museum, and then will tour the
country, taking in London and Bristol, before returning
to Liverpool where it will remain on permanent display
in the new International Slavery Museum, which opens
on 23 August.
Haitian artists were commissioned for this work in
recognition of the fact that the country had the only
successful slave revolt that inspired social justice
movements around the world and gave the Abolitionist
movement in the UK a major boost.
(see Haiti Support Group: www.haitisupport.gn.apc.org
and The Sculptors of Grand Rue web site www.atis-
rezistans.com)
Let Ife ak Soul is part of the ongoing struggle of an
oppressed people to be heard and does so with
unequivocal boldness and courage in the language of the
people, Haitian Creole. Kaptenn Koukourouj chapo ba!

Anne McConnell
(Freelance Creolist and teacher of Haitian Creole)


...... ............ ... . ... .. . I I n -II


I








Mercredi 07 Janvier 2009
Haiti en Marche Vol XXII N 50


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^^^^M^^CAR & kBN^^CnBIE


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2M POJE13 LWn. IPEMBOMRE PU FL -
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E n B ref. .. (... suite de la page 18)
stabilis6 depuis l'agression par balle dont il a &t6 victime, il y a une semaine, a
annonc6 samedi le porte-parole de la police dans le Nord-Ouest, Aris Registre.
L'inspecteur Registre a indiqu6 que M. Fr6d6ric continuait d'etre soign6 a
l'h6pital Immaculde Conception de Port de Paix sous surveillance policibre. Ces
mesures de s6curit6 sont prises afin de pr6venir toute tentative d'achever la
victime de la part de ses agresseurs.
Soulignant que l'homme ne fait jusqu'ici l'objet d'aucune poursuite judiciaire, le
porte-parole a estim6 qu'il devrait regagner bient6t son domicile. Aris Registre
s'est toutefois empress d'ajouter que le patient pourrait 6tre retenu si les
autorit6s judiciaires l'exigent.
D'autre part, le porte-parole regional de la PNH a fait 6tat de la poursuite de
l'enquete ouverte sur l'attentat commis le 28 d6cembre contre Marc Fr6d6ric.
Aucune arrestation n'a encore &te op6rde, mais les auteurs de cet acte criminel
sont activement recherch6s, a assure l'inspecteur de police.
Un commando inconnu avait ouvert le feu sur M. Fr6d6ric, le blessant de deux
balles a Saint-Louis du Nord, une commune du Nord-Ouest.
Oncle d'Alain D6sir, extrad6 aux Etats-Unis, la victime est sortie de l'anonymat
depuis que sa residence avait fait l'objet, le 12 novembre dernier, d'une
perquisition qui avait tourn6 au pillage d'unjoli magot estim6 par des rumeurs a
plusieurs millions de dollars amdricains. Entre accusations, d6n6gations,
enquetes non authentifides et d6mentis pr6cipit6s, l'opinion publique est plong6e
dans la confusion la plus totale face a une affaire dans laquelle sont pourtant
6clabouss6es les autorit6s judiciaires et policibres de Port de Paix, region du
pays en passe de devenir le territoire de predilection des puissants cartels de
drogue d'Amdrique du Sud et de leurs allies locaux.
Le march de 1'essence
L'annde 2009 s'ouvre avec une nouvelle baisse sur deux des produits p6troliers
distribuds sur le march national. Le gallon de k6rosene, plus connu sous le nom
de gaz blanc ou gaz domestique trbs utilis6 par les manages en Haiti, passe de
104.00 a 84.00 gourdes, suivant la structure de prix rendue publique le 29
decembre 2008 par le ministbre de 1'Economie et des finances et consultee par
l'agence en ligne AlterPresse [US $ 1.00 = 40.50 a la fin de 2008].
Parallblement, le gallon de gazoline 91, qui 6tait d6bit6 a 129.00 gourdes, se
vend d6sormais a 109.00 gourdes.
Dans le meme temps, le tarif d'une course ordinaire de taxi est maintenant de 13
gourdes au lieu de 16 gourdes auparavant.
Les prix pour le gallon de gasoil, qui se vend a 109.00 au lieu de 117.00 gourdes
depuis le 26 d6cembre, et pour celui de la gazoline 95 achet6 a 134.00 au lieu
de 149.00 gourdes depuis le 22 d6cembre 2008 restent inchang6s.
Les nouvelles baisses des prix des produits p6troliers devraient soulager les
familles qui doivent d6bourser beaucoup d'argent pour le transport public de


leurs enfants appel6s a reprendre le chemin de l'6cole durant la premiere
semaine de janvier 2009.

Raret6 de gazoline ?
Les distributeurs de produits p6troliers ont ferm6 plusieurs stations d'essence
sans donner la moindre explication.
C'est ainsi que pendant le week-end could, la gazoline 91 6tait pratiquement
introuvable dans plusieurs pompes, sans aucune explication de la part des
distributeurs de produits p6troliers. "La gazoline 91 sera disponible pendant la
premiere semaine de janvier 2009", tente de rassurer un pompiste de Port-au-
Prince.
En cette premiere semaine du mois de janvier, l'essence se fait rare. Est-ce parce
que les distributeurs ne sont pas d'accord avec les nouveaux prix affich6s depuis
le 31 d6cembre 2008 qu'ils ont d6cid6 de s'abstenir de vendre ?
Les consommateurs, quant a eux, sont plus que satisfaits et espbrent que les
nouveaux prix, affich6s a la pompe depuis le 31 d6cembre, devraient induire des
baisses proportionnelles sur d'autres prix de biens essentiels, tels que le gaz
propane par exemple.


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