Title: Haïti en marche
ALL ISSUES CITATION PDF VIEWER THUMBNAILS ZOOMABLE PAGE IMAGE
Full Citation
STANDARD VIEW MARC VIEW
Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00098809/00329
 Material Information
Title: Haïti en marche
Physical Description: v. : ill. ; 45 cm.
Language: French
Publisher: s.n.
Place of Publication: Miami Fla
Miami Fla
Publication Date: December 3, 2008
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subject: Haitians -- Newspapers -- United States   ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.)   ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.)   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti
 Notes
Language: In French.
General Note: Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00098809
Volume ID: VID00329
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 21271733
lccn - sn 92061416
issn - 1064-3869

Downloads

This item has the following downloads:

00012-03-2008 ( PDF )


Full Text





















Un pays qui vit au rythme de ses malheurs


MIAMI, 29 Novembre Le pouvoir actuel
continue de laisser l'impression d'agir au coup par
coup, de naviguer A vue de nez, d'avoir pour toute
strat6gie l'attente des catastrophes pour essayer d'y
rem6dier autant qu'il peut. Bref, un pouvoir
pompier.
A ce sujet, le Parlement veut interroger
l'Ex6cutif sur l'utilisation des fonds (environ US$
200 millions) attribuds dans le cadre de la loi de


l'Etat d'urgence qui permet au gouvernement de faire
des d6penses sans certaines contraintes comme
l'obligation de la procedure d'appel d'offres ...
Or la majority des parlementaires semblent
consider que le gouvernement non seulement n'en a
pas fait suffisamment usage au b6ndfice de la
population mais selon le P1 s6nateur de l'Ouest, Jean
Hector Anacacis, au moins la moiti6 des fonds
disponibles n'aurait pas &td utilis6e.


Pendant ce temps, Haiti fait la une de la
t6l6vision francophone (TV5 Monde) et la premiere
page du quotidien Miami Herald editionn du
dimanche 23 novembre 2008) pour ses enfants et
b6b6s famdliques.

G6rer les urgences ...
L'actualit6 semble prouver que si le
(MALHEURS / p. 4)


lere manifestation gay en Haiti Survivants du College La Promesse

Journ&e mondiale contre le SIDA recus au Palais National


I (photo Eugene Robenson) voir page 8


(photos jjaugustin.com /Eugene Robenson) Voir page 3


Entre Duvalier et les autres, Enlevement et assassinat de la compagne

reste une cruaute absolue du commissaire de police des Gonaives


MIAMI,
29 Novembre Le
mythe viendra plus
tard, bien plus tard.
Parce que le pays a
continue de
s'enfoncer toujours
plus totalement dans
la misbre et dans le
vide politique et
toutes ses
consequences
chaque jour encore
plus d6sastreuses.
Sinon le dictateur
Franqois Duvalier
surnomme Papa
Doc aurait disparu
depuis longtemps de
(DUVALIER/ p. 5)


Papa Doc reqoit en son Palais (photo d'archives) I


IF I
Commissaire Ernst Dorfeu
(photo Guy Delva)


PORT-AU -
PRINCE, 30 Novembre -
Veronica Pierre a 6td
enlevde samedi matin prbs
de son domicile A
PMtionville, faubourg
r6sidentiel non loin de la
capitale haitienne.
Son corps sera
retrouv6 samedi apres-midi
au nord de la capitale dans
les parages du Morne A
cabris.
Elle avait recu
deux balles A la tote.
Veronica Pierre
est la compagne de Ernst
Bouquet Dorfeuille,
commissaire de police des
(ASSASSINAT/ p. 2)









Page 2


des tentations de
MIAMI, 27 Novembre Le
Parti socialiste francais devrait prendre
exemple sur les Etats-Unis, une fois
n'est pas coutume.
L'ex-rivale du president lu
Barack Obama lors des primaires
d6mocrates, Hillary Clinton, est


banana republic >>
d6mocratique. Ces elections internes
pour donner au PS son nouveau
secr6taire g6ndral devraient 6tre au
contraire percues comme unimportant
changement et non comme un danger
pour l'avenir du parti.


La nouvelle secrdtaire gendrale Martine Aubry et son ex-rivale Sigolene Royal


pressentie pour le puissant poste de
Secr6taire d'Etat des Etats-Unis,
equivalent du ministre des affaires
6trangeres.
Tandis que l'adversaire
rdpublicain John McCain n'a eu que
des mots de felicitations pour le
vainqueur des pr6sidentielles du 4
novembre 2008.
Les Am6ricains ont une
expression bien connue : No hard
feeling Je ne t'en veux pas. Allez,
personne n'en mourra !
Au contraire, la competition
est bonne parce qu'elle permet de voir
mieux ce qui n'a pas march pour
d6gager des pistes de changement.
Changement, un mot qui n'est pas un
vain mot aujourd'hui aux Etats-Unis
avec la n6cessit6 de reprendre en main
une machine 6conomique qui a
totalement perdu le nord.
En France, la bataille entre les
deux candidates socialistes Martine
Aubry et S6golene Royal finit dans le
sang.
Comme dans toute
competition, les adversaires se sont
donn6s a fond, mais a la fin il y a
toujours la poignde de main qui libbre
de tout < hard feeling >, de tout
sentiment n6gatif. Jusqu'a la prochaine
confrontation.
S6golbne Royal a rappel6 par
certains c6t6s la Hillary Clinton des
r6centes primaires d6mocrates,
obstinde jusqu'a la dernire minute et
apparemment prete h tout pour arracher
la victoire.
Finalement la victoire de sa
rivale Martine Aubry a &te confirmed.
Mais on a attendu en vain la poignde
de main.
On se croirait presque en
Haiti, pays du cannibalisme politique.
Tandis que l'on craint avec
raison un 6clatement du Parti Socialiste
francais, les militants 6tant divis6s
aujourd'hui presque moitid-moiti6
entre les deux championnes.
Or rien l1 que de tout a fait


Comme des primaires
amdricaines mais dans un cercle plus
restreint. On se bat avec rage pour
arracher le choix des militants, mais a
aucun moment le parti n'est mis en
danger car il y a des regles, ainsi que,
et plus important encore, une 6thique.
L'int6ret sup6rieur de la nation.
C'est de n'avoir ni l'une ni
l'autre que la classe politique haitienne
s'est aujourd'hui totalement
discr6dit6e.
Les barons socialistes
francais, du moins certains d'entre eux,
laissent craindre cette semaine de
n'6tre pas encore tout a fait a la hauteur
de l'exp6rience.
Mme Royal devrait se
rappeler le d6mocrate Al Gore qui bien
qu'ayant obtenu un plus grand nombre
de suffrages populaires que George W.
Bush aux pr6sidentielles de 2000, et
malgr6 l'imbroglio pos6 par une
curieuse calculation 6lectronique des
votes en Floride, acceptera sa d6faite
meme proclamde par une Cour
supreme aux membres a majority
rdpublicaine.
Les d6mocrates attendront 8
ans, certes, mais ils viennent de
regagner le pouvoir dans un raz-de-
marde peu ordinaire tandis que le
vainqueur de 2000, qui a conduit le
pays au bord du gouffre actuel, doit se
retirer comme il 6tait entr6 : par la
petite porte.
En Haiti, meme devant
l'dvidence la plus totale que les
perdants continuent de crier a la fraude.
Non seulement nous n'avons
aucune 6thique (en politique, mais est-
ce seulement en politique ?), mais
surtout personne ne se soucie de
l'int&r&t national, de l'avenir du pays.
On en r6colte aujourd'hui les
consequences. Rien d'autre. Inutile de
chercher midi a quatorze heures.
A Paris, le PS a laiss6
craindre a un certain moment un
comportement de << banana republic >>.
(voir PS / 5)


Enlevement et assassinat...


(ASSASSINAT...
suite de la lere page)
Gonaives, troisibme ville du pays
(300.000 habitants), qui avait 6td
ravage par les derniers ouragans et
oin le commissaire Dorfeuille avait
joud un r6le fort appreciable.
Plus qu'un kidnapping, le cas
de Veronica Pierre ressemble a une
vengeance personnelle puisque les
yeux de la victime ont &te crev6s outre
qu'elle a &td tude de deux balles a la
tate.
La police a lanc6 une
investigation d&s l'enlvement signal,


mais quand elle parvint sur les lieux,
ce ne fut que pour trouver un cadavre.
On aurait identifi6 une
Nissan Patrol couleur or comme
voiture utilis6e pour l'enlkvement. Et
aussi que la plaque d'immatriculation
utilisee n'est pas enregistr6e.
Selon d'autres sources non
confirmees, cette voiture dont la
plaque d'immatriculation initiale a &td
change, appartiendrait au Parlement.
On a d6ji enregistre des cas
ou unvehicule affect au service d'un
officiel quelconque (parlementaire ou
autre) aurait 6te utilis6 a des fins
mafieuses.


EN BREF ...


Mercredi 3 D6cembre 2008
SHaiti en Marche Vnl XXIT N 45


FRANCE POLITIQUE

Quand les socialistes francais ont


I EN PLUS...


Semaine de commemoration A l'occasion de la Journ6e
mondiale des personnes handicap6es le 3 d6cembre
Elle a &t6 lance le ler D6cembre, Journde mondiale de la lutte contre le
SIDA, avec une matinee d'information, de sensibilisation et de r6flexion
autour du VIH-Sida. Le mardi 2 D6cembre, une conference de presse a
r6uni les joumalistes autour du Secr6taire d'6tat, Dr Michel P6an, qui a fait
ressortir l'importance d'une telle initiative autour des personnes
handicap6es d'Haiti qui, apres avoir &te marginalisdes pendant longtemps,
se sont vu prendre en consideration par l'Etat Haitien a la faveur de l'arrWt6
pr6sidentiel du 17 mai 2007 instituant un Bureau du Secr6taire d'Etat a
l'int6gration des Personnes Handicapees. Le point fort de cette semaine de
commemoration sera la validation du document de Politique Nationale du
Handicap. A souligner 6galement un match de gala entre l'6quipe de
football de la PNH et le All Stars de la presse et un cocktail de cloture au
Palais National avec l'Institution du Prix Pr6sidentiel d'Appui a
l'Int6gration des Personnes Handicap6es.

Michele Pierre-Louis pret A r6pondre A la convocation des
s6nateurs
Le Premier Ministre Michele Pierre-Louis rejette les accusations relatives a
l'inaction du gouvemement durant la p6riode de l'6tat d'urgence.
Elle soutient que de nombreuses interventions ont et& r6alis6es dans les
regions les plus touches par les r6cents cyclones. On veut que les actions
soient visibles imm6diatement", dit-elle pr6cisant qu'un document
pr6sentant les actions du gouvemement au cours des 100 premiers jours
sera bient6t public.
" Nous avons une exigence de rigueur", affirme Mme Pierre-Louis qui se
prepare a soumettre un document aux parlementaires. On accuse
facilement dans ce pays", se plaint-elle, indiquant que les documents
permettront de faire jaillir la verit&.
Michble Pierre-Louis soutient que son gouvemement qui compte 75 jours,
ne peut r6soudre des problkmes r6currents depuis plusieurs anndes. "Il faut
un effort national pour aider le gouvemement a rectifier le tir", dit-elle,
signalant que la crise financibre mondiale entraine de graves consequences
sur l'6conomie nationale.
Le 7 octobre dernier, Mme Pierre-Louis avait indiqu6 que 50 % (121
millions de dollars) des fonds allouds pour la r6alisation de projets durant
la p6riode de l'6tat d'urgence, ont &td d6caiss6s. Lors d'une stance de
travail avec les membres de plusieurs commissions s6natoriales, le Premier
ministre avait annonc6 l'acquisition prochaine de 30 millions de dollars
d'6quipements pour la r6alisation de travaux d'infrastructure.
Le ministre des finances, Daniel Dorsainvil, a indiqu6 que le premier
d6caissement des fonds d'urgence a &td attribu6 a la rentrde scolaire, a
l'appui aux communes et a la relance de la production agricole. C'est le
mardi 2 d6cembre que le Premier ministre devra se pr6sentera devant le
Parlement pour r6pondre aux questions des parlementaires inquiets de la
faqon dont l'argent a &td d6pens6.

Un Haitien li6 aux gangs urbains de Montr6al expuls6 du
Canada
Un Haitien de 26 ans, figure des gangs organisms des rues de Montreal, a
6td expuls6 mercredi dans son pays d'origine, escort par quatre policiers, a
annonc6 une porte-parole de l'Agence des services frontaliers du Canada
(ASFC).
Jean-Yves Brutus "a &t6 remis aux autorit6s locales en d6but d'apres-midi",
mercredi (26 novembre), a dit a 1'AFP Kareen Dionne, une porte-parole de
1'ASFC, pr6cisant qu'il avait voyage bord d'un avion loud sp6cifiquement
pour l'expulsion.
En 2003, unjuge avait condamn6 M. Brutus au renvoi vers Haiti, pour des
agressions armies et le trafic de stupefiants.
Mais le ministre de l'Immigration lui avait accord un sursis apres qu'il eut
d6montr6 que sa vie serait menace s'il retournait en Haiti, a d6clard son
avocate Me Marie-H6lne Giroux.
Jean-Yves Brutus a toutefois 6td a nouveau condamnd a l'expulsion cette
annde, aprbs avoir &t6 reconnu coupable d'avoir gifld, menace de mort et
vol6 sa femme.
Membre d'un important gang de la m6tropole qu6b6coise, M. Brutus,
surnommd "Blaze", 6tait arrive au Canada en 1995, et poss6dait depuis le
statut de resident permanent.
I1 s'agit du deuxibme membre d'un gang de rue montr6alais a 6tre renvoyd
en Haiti depuis le mois de septembre, a indiqu6 Mme Dionne.

Le directeur g6n6ral du service de l'aide humanitaire de la
Commission europ6enne (ECHO), Peter Zangl, a annonc6
l'ouverture d'un bureau d'aide humanitaire en Hai'ti
II a fait cette annonce lors d'une visite en Haiti, a la t6te d'une mission de
haut rang. Ce bureau sera charge d'dvaluer en permanence les besoins
alimentaires et d'effectuer le suivi de l'aide apport6e par la Commission
europeenne. En plus du bureau, un plan global sera aussi mis sur pied, avec
l'objectif de donner une rdponse humanitaire coordonnde et d'inscrire Haiti
comme b6ndficiaire prioritaire. Les axes du plan sont l'augmentation de
l'acces aux services de bases : d'une part la nutrition et d'autres part le
renforcement de la resilience des plus vulndrables, a indiqu6 Peter Zagl. En
plus de l'aide humanitaire d6ji fournie par la Commission europ6enne, elle
a d6cid6 d'allouer un montant additionnel de 6 millions d'euros pour
augmenter cette aide et renforcer les moyens de subsistance de la
population. Suivant les decisions prises en Haiti pour l'annde 2008, la
Commission europ6enne a octroyd respectivement 2,7 millions et 2
millions d'euros pour les d6gits causes par la temp6te Gustav et l'ouragan
Hanna afin de venir en aide a plus de 100 mille victimes dans 8
d6partements. En outre, 6 millions d'euros sont destin6s au renforcement
de la protection civile. Une somme d'un million d'euros est disponible
pour le programme de prevention des catastrophes (DIPECHO) et 8
millions d'euros sont allouds pour r6duire le problkme de malnutrition et la
mortality infantile par le biais de la sante, de l'eau potable et d'installations
sanitaires et de s6curit6 alimentaire. Selon les responsables de l'Union
europ6enne en Haiti, prbs de 20 millions d'euros auront &t6 investis pour
(EN BREF / p. 18)


li .. . .A...... .... ... . ... ...- I


...j








Mercredi 3 D cembre 2008 L'ACTUATE EN MA
Haiti en Marche Vol XXII N 45 L1U L N R

Survivants du College La Promesse

repus au Palais National


En vue de saluer la mimoire des victimes et
rdconforter les survivants de 'effondrement de 1 colee
La Promesse Collkge evangelique, une cdrdmonie
a dtd organisde, le 27 novembre, au palais national. A
1 'occasion, le chef de 'Etat, Rend Preval, a annoncd
des mesures pour Mviter la repetition de tels drames.
o Nous ne devons pas oublier cette tragddie
afin que, jamais, pareille chose ne se reproduise >.
Ainsi s'exprimait le president Rend Pr6val lors de la
c6r6monie de solidarity a l'endroit des survivants du
drame de l'6cole o La promesse College evangelique
>, le 7 novembre, a Nerette, dans la commune de
PNtion-Ville, a l'Est de la capitale.
Une centaine d'enfants accompagn6s de leurs
parents assistaient h cette c6drmonie. Beaucoup d'entre
eux portent encore les stigmates de cette trag6die.
Certains, en effet, sont venus sur des chaises roulantes,
d'autres, ports par leurs parents.


Wyclef perd sa villa

a Miami Beach
Le chanteur d'origine haitienne, Wyclef Jean,
est parmi les nombreux Am6ricains qui ont perdu une
maison a cause de la crise hypoth6caire actuelle.
(WYCLEF/ p. 6)

^-l---il^--^^^^^, JB"'


WyclefJean


Et plusieurs d'entre eux se rem6morent, avec
douleur, cettejoumde macabre. Je n 'oublieraijamais
ce jour ou j 'ai perdu ma seur. Nous Mtions toujours
ensemble. Elle m'a quittW, c'est une grosse perte pour
moi >, confie, tout en sanglot, le president de la classe
de Terminale de l'6tablissement scolaire.
Pour pr6venir de nouveaux drames, de
nombreuses mesures sont en cours. desjourndes de travail avec les maires ainsi que des
membres du gouvernement sur les questions relatives
a 1 'urbanisme et les conditions d'octroi des permis de
construction. Nous allons prendre toutes les mesures
ndcessaires pour empecher que de nouveaux bdtiments
soient construits de maniere anarchique >, toujours
selon le Pr6sident de la R6publique.
Un document relatif aux normes de
construction, destiny aux mairies, est en cours
d'l6aboration. Les municipalitis doivent &tre
renforcdes. Elles doivent egalement travailler avec le
pouvoir central afin de mieux accomplir leur tdche >,
a en outre signal le Pr6sident Pr6val.
Le Ministre de l'Education Nationale, Joel
Jean Pierre, a, lui aussi, fait part d'un certain nombre
de dispositions prises par son ministere suite a ce
drame. Entre autres, la fermeture de trois dcoles
nationales pr6sentant un veritable danger, mais
6galement la creation d'une commission charge de
faire l'dvaluation des bitiments scolaires. En outre Joel
Jean-Pierre a indiqu6 que le minister de l'Education
a desormais interdit tout travaux d'amenagement ou
de construction durant les heures de classe.
oNos enfants ne meritaient pas de subir un
tel sort. Ilfaut qu 'ensemble nous veillions a l 'dtat des
ecoles en Haiti. Tous, nous devons aider avec sagesse
et patience a cette rflexion combien importante sur
la probldmatique des dcoles construites de fagon
anarchique dans le pays >, a insist M Jean Pierre.
Cette c6r6monie a aussi &t6 l'occasion
d'honorer certaines personnalit6s du milieu medical
haitien qui ont pret6 main forte lors des secours apres
le drame. Des organisations internationales comme
M6decins Sans Frontieres-France, M6decins Sans
Frontieres-Belgique ou encore la Croix Rouge
internationale ont 6galement &t6 honorees.
L'effondrement de l'6cole << La promesse
College 6vang6lique >> a fait une centaine de morts et
plus de 160 bless6s.


| I Page 3

L'EVENEMENT SOMMAIRE
Premiere manifestation Gay en Haiti p.1
CRIMINALITE
Enlevement et assassinat de la compagne du
commissaire de police des Gonaives p.1
ANALYSE
Un pays qui vit au rythme de ses malheurs p.1
HISTOIRE
Entre Duvalier et les autres, reste une cruaut6 absolue
p.1
SPECIAL
Quand les socialistes francais ont des tentations de
<< banana republic p.2
PEOPLE
Wycle' Jean perd sa villa a Miami Beach p.3
ACTUALITE
Survivants du college effondre recus au Palais
national p.3
ELECTIONS
Le partage du manteau d'Aristide p.5
ECONOMIE
Senat: levee de boucliers contre le ministre de
i'economie Daniel Dorsainvil p.7
Provisions alarmantes de 1'OCDE p.7
Lien etroit entre ins6curit6 et extreme pauvret6 p.12
Un circuit touristique pour le Sud-est p.10
SANTE
Pour une meilleure integration sociale des PVVIH p.8
Un jeune homosexuel brise le silence p.9
Les pretres vodou enroles dans la lutte contre le sida
p.9
RTS & LETTRES
Arco )Dance met les guedes a l'honneur p.10
Podsie : Un voyage jusqu'au bout p.14
LIBRE PENSEE
Confiance p.14
CREOLE
Anba bouch a Grann Mari p.19


Haiti en Marche
Port-au-Prince
100 Avenue Lamartiniere (Bois Verna)
Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323

Miami
173 NW 94" Street
Miami, Florida 33150
Tel. 305 754-0705 / 754-7543 Fax 305 756-0979

New York (914 358-7559) Boston (508 941-6897)
Montreal (514 337-1286)

email: melodiefm@hotmail.com
haiti-en-marche@hughes.net
URL: www.haitienmarche.com
Library of Congress # ISSN 1064 3896


CVW vOSJ qu d6cidez do va horaes... Pa oum u vous tes
accedezi OUNIBANKOrlin*", une vrailsuccsaleten Ignal

yaPnt q un ar s 6 19 NIBANK
an rkifdttni vousTO~he son Oompte.

> Falteuos trarsfertssur rbtbwrg
> Achte des ch6ques dedirectonetmurrtranger
> Co=mndaz voe alstatioP bacake

COne la lon0gueIied trmi tramadons posalies
en cquant sur l wmwunbankhaiti.com


I llUNIBANK



wwsons route enkhait blco
www unrbari khaiti.corm









UNE ANALYSE


Mercredi 3 D6cembre 2008
SHaiti en Marche Vnl IT N 45


Un pays qui vit au rythme de ses malheurs


(... suite de la lere page)
gouvernement a un programme c'est sur le papier, dans
les discours accompagnant les comparutions devant
l'une ou l'autre des deux chambres 16gislatives, mais
que dans la r6alit6 c'est un pouvoir qui se contente
actuellement de g6rer les urgences.
Le premier coup de semonce retentit avec les
6meutes de la faim d'avril dernier, resultant d'une part
des tarifs internationaux l6ev6s du p6trole (qui
avoisinaient lors les 140 dollars le baril) ainsi que des


avicoles partout dans le pays, y compris dans la
p6riph6rie de la capitale.

Plusieurs millions quasiment
perdus ...
Mais les 4 temp6tes tropicales et ouragans qui
nous tombent dessus enaofit et septembre derniers ont
tout lessiv6 avant que ces efforts n'eussent port des
fruits.
Ce sont des investissements de plusieurs
millions de dollars am6ricains qui ont 6t6 ainsi


Un pays qui vit au rythme de ses malheurs.
Le president de la r6publique organise une
premiere c6r6monie a la m6moire des 6coliers deced6s
a N6rette et en hommage aux secouristes haitiens et
strangers qui ont op6r6 sur les lieux de l'accident.
La semaine dernibre, une autre c6r6monie
avait lieu au Palais national en solidarity avec les
rescap6s et oi le gouvernement a annonc6 toutes sortes
de dispositions pour leur venir en aide avec leurs
parents.
Tout ceci part d'un bon naturel, mais h chaque


Parents et survivants de la catastrophe du College "La Promesse Evangdlique" requs au Palais National (photos (j/augustin.corn)


produits alimentaires et d'autre part de la disparition
de toute forme de production en Haiti meme.
Aprbs avoir pris la mesure de la crise (d'autant
que la situation d'Haiti 6tait choisie par les plus grandes
instances internationales comme la preuve qu'il fallait
faire quelque chose), le President Ren6 Pr6val revint a
un theme qu'il avait toujours ch6ri : la production
agricole.
Profitant aussi d'un embargo sur les ceufs et
les poulets en provenance de la R6publique
dominicaine voisine pour cause d'une 6pid6mie de
grippe aviaire apparue chez cette dernibre, le
gouvernement haitien s'empresse d'investir quelques
millions de dollars dans des commandes de mat6riels
agricoles et d'engrais et pour le financement de fermes


quasiment perdus, a entendre les responsables de
agriculture.
Les ouragans ont tout boulevers6. Entre
autres, exit dans le discours officiel la grande campagne
en faveur de la production agricole. En tout cas, du
coup ce n'est plus ce qui a la cote ...
Car a part un bilan de prbs de 800 morts,
beaucoup de routes et ponts du pays ont 6td d6truits,
laissant des regions entibres non relies entre elles.
Aussit6t la seule et unique
preoccupation c'est la r6fection des infrastructures
routibres. Et quand le chef de l'Etat se d6place c'est
pour l'inspection des travaux confi6s principalement
a l'entreprise d'Etat CNE (Conseil national des
6quipements) pour lequel, bien entendu, il faut des


AMERIJET INTERNATIONAL, INC.
Fort Lauderdale, FL, 5
Novanm 2008 Amerijet
International, Inc. anonse lansman
yon sit entenbt pi enteresan
www.amerijet.com. Nouvo sit la
founi yon baz kominikasyon ki L'n"~ r Fw w pbmbt klyan an jwenn tout
enf6masyon li bezwen sou transp6 pa avyon, sou lanme ak ate, fe rezNvasyon
pou transp6 machandiz ak benefisye yon kantite fonksyon administratif ak
kontabilite.
"Nouvo sit la bay klyan an plis enf6masyon e sitou pi rapid sou
machandiz li ak sou account li nan konpayi an. Sit la kalkile ak devlope pou fe
tout bagay pi fasil pou klyan an kit se machandiz lap voye, kit se efe pesonl"
dapre Pam Rollins, vis-prezidan Biznes Devlopman.
I=m Cargo ofri yon prosede senp e efikas pou kanalize flo enf6masyon
yo oui enfmas on an pi vit pou ede klyan an ekonomize tan ak lajan.
Nou v rprosede "One-Stop-Shop", sa vle di nou vl-ofri li
plizye so o cla- a vyon, bato oswa trend ockamyoii quit se machandiz
pon .kspotaswonip.... c "o".....-.
n mwaapiintroduilot avanaj sotAebsite li
a. Pamela Robbins ajoute : "Kly. yo- nterese nan teknoloji ap ede nou bay
konpayi an plis ekspansyon et pbmbt klyan yo planifye shipment yo lontan a
lavans."
Amerijet International, Inc. founi yon sevis entenasyonal konplk e
sou tout f6m pa avyon, pa bato ak ate.
Konpayi an baze nan Fort-lauderdale (Florid) e li gen ofis sou tout te
a ak destinasyon nan North, South ak CentralAmerika, Mexico, Karayib, Ler6p,
Lazi ak Middle-East.
Amerijet itilize alafwa Boeing 727-200 ak Boeing 767-200 depi
prensipal baz li ki se Miami International Airport.
Pou plis enf6masyon, vizite Amerijet sou sit entenet la
www.amerijet.com
Kontak Media: Christine Richard, Amerijet International 954-320-
5354.


commandes imm6diates et
massives de nouveaux
6quipements pour
plusieurs millions de
dollars.

S6rie A
suspense ...
On en 6tait lh
quand tombe comme un
couperet le troisibme
episode de cette s6rie a
suspense : l'effondrement
de l'6cole << La Promesse
6vang6lique >> Nrette, un
quartier populaire en
banlieue de la capitale,
faisant prbs d'une centaine
de morts, en majority des
enfants.
On identifie la
cause profonde du mal : ce
sont les constructions
anarchiques qui se dressent
sur les versants 6rod6s ou
insuffisamment consolid6s
des collines en p6riph6rie
d'une capitale envahie par
une population qui a
double en moins de 20 ans
de 1 million et demi a pres
de trois millions
d'habitants.
Depuis, toute
l'activit6 gouvemementale
est mobilis6e par
l'actualit6 des 6coles qui
menacent une a une de
s'effondrer. Une certaine
presse a sensation
6galement l'y pousse.


fois c'est comme un chapitre qui commence pendant
que le pr6c6dent semble s'achever sur le champ.
Oni en est-on avec la campagne pour la relance
de la production nationale qui devrait 6tre pourtant le
d6nominateur commun et la plaque tournante ... tandis
que les catastrophes ne sont que des moments
conjoncturels qui 6meuvent mais ne doivent pas nous
d6tourner plus d'un instant du but principal.

Kaleidoscope ...
L'6motion passe et tr6passe, mais qu'est-ce
qui reste ? Ainsi le pouvoir risque de finir par


Petits rescapes d'une catastrophe qui afait
plus de 90 morts (photo Eugene Robenson)
ressembler a une sorte de kaleidoscope ou de tour de
Babel oni tout le monde fait assaut de bonnes intentions,
certes, mais les bonnes intentions ne remplacent pas
une veritable strat6gie de gouvernement. Voire de
d6veloppement.
De plus il faut 6ventuellement un choc
(comme les 6meutes d'avril, ou les ouragans ou les
6coles qui s'effondrent) pour remettre un moment les
pendules h l'heure. Puis a nouveau le meme traintrain.
Une impression de cafouillage qui n'6chappe
pas aux parlementaires. Ni a l'homme de la rue. Qui
dit cafouillage, dit a la longue gaspillage. De temps,
d'argent et peut-6tre aussi de talent. Alors que chaque
minute qui passe semble un pas de plus vers la
disparition finale.


Haiti en Marche, 29 Novembre 2008


Page 4








Mercredi 3 D6cembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 45


A OUAND LES ELECTIONS ?


Le partage du manteau d'Aristide


PORT-AU-PRINCE, 30 Novembre On
connait la 16gende entourant la mort d'Alexandre le
Grand. Apres la disparition du fondateur de l'un des
plus vastes empires jamais connus, ses compagnons
se diviserent, chacun r6gnant sur une partie des
territoires conquisjusqu'a disparaitre tous dans l'oubli.
D'oui l'expression : partage du manteau
d'Alexandre. Autrement dit, un
ensemble 6clat6 en tant de morceaux
qu'il n'en reste plus rien.
Aussi malheur au leader qui ne
laisse aucune structure de
remplacement effectif et valable.
A moins que cela soit
intentionnel comme c'est souvent aussi
le cas.
Auquel cas c'est plut6t
malheur au pays !
Cette r6flexion s'applique a
Jean-Bertrand Aristide et son parti
Fanmi Lavalas.
Renvers6 du pouvoir le 29
f6vrier 2004, Aristide vit en exil en
Afrique du Sud. Cependant son parti
reste probablement le plus populaire au
sein des masses pour la simple raison
que rien n'a change dans les conditions
de ces dernires sinon en pis.
D6ji lors des elections
d6mocratiques deux anndes plus tard,
en f6vrier 2006, ce sont les masses en
question qui ont assure la victoire de Mr Rend Prdval,
meme si celui-ci s'6tait pr6sentW sous une nouvelle
etiquette (LESPWA).
Prdval avait accompli un premier mandat
pr6sidentiel de 5 ans comme h6ritier naturel d'Aristide
(1996-2001), alors que le fondateur du regime, quant
a lui, n'ajamais pu rester en fonction pour un mandat
complet avant d'etre brutalement renvers6. La dernibre
fois, en f6vrier 2004, par une combinaison d'opposants
internes et de m6contentement international.

L'abstention est aussi une alternative ...
Mais voici qu'on s'approche de nouvelles
elections (des s6natoriales partielles programmees


l'annde prochaine) et a nouveau les masses Lavalas
sont susceptibles de faire la difference si elles vont
aux urnes car l'abstention est aussi une alternative.
La situation 6conomique est encore plus
d6sastreuse qu'auparavant. Que l'dlectorat se retourne
contre le pouvoir en place (comme on vient de le voir
aussi aux Etats-Unis), c'est dans l'ordre naturel des


Parlement, les elections ayant &t6 suffisamment
ouvertes pour cela.

Lavalas eclat ...
Si cela n'a pas eu lieu, c'est parce que le
leadership Lavalas avait 6clat6 une fois Aristide a bord
de l'avion (sans matricule et avec pour 6quipage des


616ments des Forces sp6ciales) envoy
par administration Bush pour
l'embarquer vers l'inconnu.
Le president et chef de Fanmi
Lavalas ne semble avoirjamais pens6 a
1'dventualitd de son renversement alors
que celle-ci n'a cess6 de le hanter a tous
les coups.
Ou alors faut-il dire : et pour
cause Ne pas y penser serait une facon
de conjurer le mauvais sort.
Le problkme est qu'on ne vit
plus au temps des monarques absolus et
qu'un vrai leader se doit de placer avant
tout calcul politique l'amdlioration du
sort de ses partisans et l'avenir de son
pays.


L 'ex-president en exil Jean-BertrandAristide

choses. Et c'est pareil en ce moment sous tous les cieux.
Or le pouvoir en place a Port-au-Prince (< la
rdpublique de Port-au-Prince >), ce sont aussi les plus
influents des ex-partis de l'opposition qui se sont
engages dans la politique dite de reconciliation
nationale.
Mais celle-ci n'a pas apport6 de toute
evidence les r6sultats escomptds, sur le plan concret,
c'est-a-dire une amelioration des conditions
6conomiques.
Quoi qu'il en soit, precisons aussi que la
situation n'6tait pas totalement diff6rente en f6vrier
2006, et a d6faut d'ambitionner les pr6sidentielles, le
parti du president exild aurait pu rafler un plus grand


Allids conjoncturels mais peu
stirs ...
Le leadership Lavalas continue
d'6taler aujourd'hui encore ses divisions
au grand jour. Alors que ses cercles
dirigeants ont repris du poil de la bete :
des sommets sont tenus ici et l1 mais ce ne sontjamais
les memes organisateurs en meme temps que tous
continuent de se r6clamer du grand exild.
Les conditions objectives semblent r6unies
pour que le parti d'Aristide reussisse un jackpot lors
des elections qui doivent renouveler l'anne prochaine
les 2 tiers du SRnat et la totality de la Chambre des
d6put6s.
Mais c'est le leadership Lavalas qui n'est
pas pret. Sinon a assurer la victoire plut6t d'allids
conjoncturels mais peu stirs ...

Haiti en Marche,
30 Novembre 2008


Quand les socialistes frangais...
(PS ... suite de la page 2)
Non seulement on craint un 6clatement du
grand parti de Francois Mitterrand (dont les deux
amazones d6sormais en competition pour les
pr6sidentielles de 2012 sont les filles spirituelles) mais
on fait savoir aussi que Sarkozy devrait se frotter les
mains.
La encore 6tranges mceurs d6mocratiques.
Non seulement un tel 6miettement dans les rangs
socialistes ferait lejeu non pas de la droite sarkozyenne
mais plut6t de l'extreme-droite lepeniste (comme
c'6tait d6ji le cas lors des pr6sidentielles de 2002 avec
Jean Marie Le Pen pr6c6dant le socialiste Lionel Jospin
et arrivant en second derribre Chirac), oui dans cette
atmosphere d'incertitude economique totale
d'aujourd'hui l'6lectorat est si 6coeur6 qu'il est pret i
toutes les folies (comme cela menace aussi en Haiti,
pourquoi les partis qui ont actuellement pignon sur rue
a Port-au-Prince h6sitent tant a aller aux prochaines
s6natoriales), mais le president Nicolas Sarkozy aurait
davantage int6ret, pour faire passer les 16gislations
importantes que n6cessite le temps present, a avoir en
face de lui un parti adverse organism plut6t qu'une
p6taudiere.
Cela vaut aussi pour Washington ou ailleurs.
Sauf chez nous oni la politique a ses raisons
que la raison n'arrivera jamais a percer.
Melodie 103.3 FM


ll" 1 V W t%*- s At AWV h # 6 *-* ***B 4PWAW
Se IIa W wi





.. .......



"Copyrighted Material

Syndicated Content

Wailable from Commercial News Providers"


FICHE D'AONNEMENT A HAITI EN MARCH


I f1t pour I,


Gdes 260.00
SUS $ 40.00
SUS $ 42.00
US $ 70.00
US $ 70.00


I ic -pou"rI-


Gdes 520.00
_US $ 78,00
_ US $ 80.00
US $ 135.00
US $ 135.00


Dans le as d'un abonnement
avec livralson, e coOt eat le double.
PrdIre do spcfler sl vousa tes
un nouvel abonni
ou s'll s'aot d'un renouvellemMt


Nouveau


Renouvellement

L-i


Page 5


Nomr
Adresse


Haff _
Etat Unis
Canada -


Europe
Arn tiue Latine


II inIIlir *Or sIr Nr nlian IrN ilril I "lln 1111r IIII









PROFESSION DICTATEUR


Mercredi 3 D6cembre 2008
SHaiti en Marche Vnl XIT N 45


Entre Duvalier et les autres, reste une cruaute absolue


(DUVALIER... suite de la lere page)
la m6moire des Haitiens, pour 6tre considered comme
l'une des tranches les plus douloureuses et les plus
honteuses de notre histoire et personnellement pour
ce qu'il 6tait vraiment, tel qu'en lui-meme : un
complex intellectuel et que rien ne difffrenciait des
autres politiciens de son 6poque sinon son inimaginable
cruaut6.
C'est du moins ce que vient nous rappeler un
documentaire circulant sur l'Internet et montrant la
seule interview t6l1vis6e avec le dictateur, qui n'en a
sans doute pas accord beaucoup.
Cette interview ne fait pas
honneur a celui qu'une fois cependant,
assistant a une stance de cinema
populaire devant un large public au
Champ de Mars, nous avons vu des
centaines de petitsjeunes applaudir en
criant < Voici mon homme. Men
gason. Voici notre ben Laden. >>
A l'6cran, on venait de voir
Papa Doc descendre de sa limousine,
un fusil automatique a la main.
Mais cela c'est plus de 30 ans f--
apres sa mort. Alors que le pays'
souffre aujourd'hui cruellement d'un
besoin de leadership et que les
nouvelles g6ndrations se sentent
d6sesp6r6ment fouler au pied par des
instances diverses, dont certaines
affirment au contraire nous vouloir du
bien. Une situation qui ne joue done
pas non plus en leur faveur.

Le mystere Duvalier Defih

Toujours est-il qu'il y a loin du mythe qu'il
est devenu, par la force des choses, a la verit6 du petit
bonhomme aux yeux hypocrites et fureteurs derribre
de grosses lunettes 6paisses, au francais approximatif
(alors qu'il pr6tendait ne pas parler crdole) et au sourire
cynique, traduisant toute la longueur de sa cruaut6 ...
Alors qu'on en fait aujourd'hui une sorte de
master en politique haitienne, qui ait pu bitir un regime
qui a fait r6gner la paix (mais la paix du tombeau)
pendant trois d6cennies, le seul qui ait pu maitriser les
instincts cannibales de la gent politicienne dans notre
pays dont on voit a nouveau aujourd'hui toutes les
horreurs r6voltantes dont elle peut accoucher ...
Eh bien, cette interview vient percer le
mystbre Duvalier. En ce sens qu'il n'y a pas de mystbre
du tout. Mais un individu tout ce qu'il y a de plus
ordinaire et banal. Un monstre de conformisme. Avec
par surcroit, et c'est la pire espece, un intellectuel rate,
un professionnel sans envergure et un politicien
m6pris6 de ses pairs. Done une bombe a retardement
s'il en est. Comme il y en a partout, chez nous comme
ailleurs. Toute la difference ici est que vous avez affaire
a un mythomane qui a conqu syst6matiquement de se
rattraper dans la destruction et le crime de tout ce que
la vie lui a refuse. Suivez mon regard !
Duvalier n'6tait pas un haitien normal au sens
ou il a sacrifi6 le bon caf6 chaud, le tabac, le sexe et
tous les petits plaisirs de la vie dont nous Haitiens
raffolons ... tout cela pour le pouvoir absolu. Bref il
avait vendu son ame au diable. Le meme diable qui
continue de nous hanter.


Finalement oyez done cette interview :

< montagnes de ce pays > ...
SPr6sident Duvalier, qui 6tes-vous ?
S< Duvalier. Les dimensions de l'homme ont &te projet6es
au-dela des frontieres nationales. Avant d'etre president
de la rdpublique, j'avais d6ji marqu6 l'histoire de ce
pays. L'intellectuel qui a consacr6 toute sa vie aux
travaux de l'esprit et qui a 6crit des ceuvres pour


< II faut que j'inspecte les rues pour
voir si elles sont propres > ...
L'interviewer suit Papa Doc dans son bureau.
Commentaires :
Le president dort parfois tout habill6 dans
son bureau. C'est un homme seul et secret.
Duvalier : << Depuis 11 ans que je dirige les
affaires de la rdpublique, je mange seul a cette table,
seul, tous lesjours, sans aucun membre de ma famille,
pour pouvoir continuer a r6fl6chir et a penser aux
affaires de la r6publique. >


Ail.


e de Tonton Macoutes devant 'Eglise paroissiale du Cap-i
(photo d'archives)
l'6ducation morale et spirituelle des g6ndrations
contemporaines et celles a venir, croit avoir travaill6
au b6ndfice de la population haitienne bien avant de
devenir president de la rdpublique. >
A une autre question :
< 2, 3 h de l'autre matin. Tous mes partisans (et amis)
sont trbs fich6s contre leur president (et leur ami) parce
que je travaille trop. Mais je suis m6decin, habitu6e
parcourir et a faire 8 heures de cheval par jour >>.
Entre parentheses, on connait le goft du
superlatif si cher aux mauvais 6crivains ainsi qu'aux
politiciens marrons.
Done Duvalier poursuit : << traversant les plus
hautes montagnes du pays pour apporter les soins
m6dicaux aux braves paysans. Et ce sont ces braves
paysans qui m'ont tenu bon compte et qui m'ont lu
president de la rdpublique, puisque je ne pouvais pas
6tre president de la rdpublique, je n'avais pas d'argent,
je n'ai d6pens6 pas un seul centime, ce sont les amis
qui m'ont apport6 de l'argent pendant la grande
campagne historique de 1956-1957, la plus
mouvement6e et la plus dure de toute notre histoire
nationale. C'est grice au concours de ces paysans qui
avaient requ les soins m6dicaux de leur m6decin que
j'ai pu acc6der a la premiere magistrature de l'Etat le
22 septembre 1957, il y a aujourd'hui 11 ans. >
(Donc cette interview avait lieu en 1968, trois
ans avant la mort du dictateur en 1971, pour 6tre
succ6d6 par son fils Baby Doc qui r6gnera jusqu'en
f6vrier 1986).


Question: Vous ne quittez
jamais le palais ?
Duvalier : < Je quitte le
palais trbs souvent. Surtout la nuit,
pour pouvoir inspecter. C'est une
deformation mentale ... >>.
A present, chers auditeurs,
tenez-vous bien : < I1 faut que
j'inspecte les rues pour voir si elles
sont propres, c'est une question
d'hygibne publique. >>
Et Duvalier de rappeler qu'il
a &t6 ministre de la sant6 sous le
gouvernement de celui qu'il pr6sente
comme son mentor, Dumarsais
Estim6, et dont il conserve la photo et
meme le bureau comme une relique
au palais national.
Duvalier poursuit: C'est une
deformation mentale. Les citoyens
doivent sortir le matin dans des rues
propres ...


HaTtien < Un fou peut toujours
faire feu sur le president > ...
Question: Et vous partez comme qa la nuit,
seul, sans rien dire ?
Duvalier : Quandje pars la nuit, mon service
de s6curit6 a beaucoup de peine a me retrouver. >
Pourtant peu aprbs, dans la sequence suivante,
l'interviewer de relever : Quand Duvalier prend l'air,
c'est toujours par surprise.
17 Octobre. On voit le president a vie qui
arrive au Pont Rouge pour la commemoration de
l'anniversaire de l'assassinat de l'empereur Jean
Jacques Dessalines, le premier chef d'Etat de l'Haiti
ind6pendante.
Commentaires de l'interviewer : les Haitiens
sont ind6pendants depuis 1804 mais trbs pauvres.
Au cours de la conversation qui s'ensuit avec
Duvalier, il lui demande : est-ce que vous craignez que
ce qui est arrive a Dessalines vous arrive aussi ?
Duvalier (avec un sourire en coin) : < Oui,
un fou peut toujours faire feu sur le president. Ce sont
les risques du m6tier. >
Pendant qu'il parle ainsi, plusieurs bataillons
de militaires et de tontons macoutes maintiennent
autour de lui un p6rimetre de s6curit6 aussi large que
le Champ de Mars.
Aux c6t6s du dictateur ses deux principaux
bouledogues, le g6ndral Gracia Jacques et le chef de
sa milice, Mme Max Adolphe.
Tous trois 6clatent d'un grand rire moqueur :
< Eh oui, seul un fou, ah ah ah >

Marcus, 29 Novembre 2008


Wyclef perd sa villa a Miami Beach


(WYCLEF... suite de la page 3)
La villa inachev6e de Wyclef Jean a Miami
Beach sera mise envente le 12 d6cembre prochain, le
chanteur ayant cess6 ses paiements.
Le fondateur de l'association humanitaire
Yele Haiti et ambassadeur de bonne volont6 d'Haiti
avait achet6 cette luxueuse residence en 2004 pour 2
millions de dollars de la banque hypoth6caire Home
Equity Mortgage a travers une corporation qu'il
possede avec des amis, selon le journal Palm Beach
Post.


La corporation de Wyclef Jean doit
maintenant a la banque 2,4 millions de dollars.
Mais alors que la maison devait 6tre rdnovde,
elle a &t6 laissee inachev6e deux anndes plus tard a
cause d'un certain nombre de difficulties d'ordre
judiciaire ou fiscal, tel une p6nalit6 de 6.200 dollars


en faveur de la ville de Miami Beach.
Les documents judiciaires montrent qu'une
reclamation de 75.000 dollars existe aussi sur la maison
sur demande de l'architecte responsable du projet,
argent qui lui serait dfi depuis 2004.


SIVwr 1 t r(l a


Pa6t Plus Bakery, Inc.
NATURAL JUICE '


11638 NE 2nd Ave.
Miami, FL 33180
Tel. 305-756-3695


Catering Specialist
Cakes, Pasiies, Hors d'Oeuvre
for all occasions


"Copyrighted Material

..Syndicated Content
Available from Commercial News Providers"



i i iii ii ... !i~ ~iiii i i iii i .. ..


Page 6


Qu .1








Mercredi 3 D6cembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII No 45 I

Previsions alarmantes

de I'OCDE pour 2009, recul

du PIB americain de 0,5%
L'OCDE a prdvu mardi la plus grave recession depuis le d6but
des anndes 80 l'an prochain dans la plupart des pays de sa zone, tandis
que le PIB amdricain reculait de 0,5% au troisieme trimestre.
L'euro a aussit6t r6agi a cette annonce en repassant, pour la
premiere fois depuis le 5 novembre, au-dessus d'1,30 dollar.
Pour favoriser le credit a la consommation et tenter de relancer
le march immobilier, la R6serve f6d6rale a d6bloqu6 de son c6t6 800
milliards de dollars.
La Bourse de New York apres les fortes hausses de la veille a
du-coup ouvert sur une note ferme avant de repasser dans le rouge apres
deux heures d'6changes.
Les Bourses de Francfort et de Paris, qui avait ouvert enbaisse
ont en revanche r6agit positivement avec des hausse de plus de 2,0% de
leurs indices respectifs.
Dans leur ensemble, les 30 pays de 1'OCDE devraient connaitre
une recession de 0,4% l'an prochain, puis une reprise de 1,5% en 2010,
avec pour consequence un bond du ch6mage dans sa zone, le nombre de
personnes sans emploi passant de 34 millions actuellement a 42 millions
d'ici 2010.
Le Royaume-Uni va s'enfoncer lui aussi dans la recession en
annde pleine l'anprochain. Le Japon est menace d'un retour de la deflation
d&s la mi-2009, selon le rapport semestriel de perspectives 6conomiques
de 1'OCDE.
Par ailleurs, le produit int6rieur brut des Etats-Unis a reculd de
0,5% au troisieme trimestre (en rythme annuel) par rapport au pr6c6dent,
selon la nouvelle estimation publi6e mardi par le d6partement du Com-
merce, qui avait pr6vu initialement une baisse de 0,3%.
Aux USA, les d6penses de consommation des manages, qui
assurent en temps normal pres de 70% la croissance de l'6conomie
amdricaine ont reculd de 3,7%. C'est leur plus fort recul depuis le
deuxieme trimestre de 1980.
La baisse d6coule d'un recul des achats de biens durables (-
15,2%), et des biens non durables (-6,9%), leur repli le plus fort depuis
1950.
C'est une des consequences de la crise, qui pousse nombre
d'Amdricains a se serrer la ceinture au quotidien et a reporter leurs gros
achats, du fait conjugu6 de la hausse du ch6mage et de la difficult a
obtenir des credits.
Le president Olu Barack Obama devait appeler mardi a des sac-
rifices de la part des Am6ricains, au cours de sa deuxibme conference de
presse en deux jours consacrde a l'6conomie. "Pour faire les
investissements dont nous avons besoin, nous allons devoir examiner
notre budget f6d6ral ligne par ligne et faire des coupes et des sacrifices",
avait-il dit lundi.
De son cot6 le secr6taire au Tr6sor amdricain Henry Paulson a
estim6 qu'il faudrait "du temps pour traverser les difficulties actuelles"
de l'6conomie amdricaine, et que de "nouveaux d6fis" ne manqueraient
pas de se poser.
I1 serait "naif' de croire que tous les problkmes vont 6tre r6solus
d'un seul coup, a ajout6 M. Paulson
Plusieurs entreprises ont annonc6 de mauvaises nouvelles lies
a la morosit 6 conomique mondiale: la suppression de 3.400 emplois
par le groupe de BTP suddois Skanska courant 2009, le licenciement de
2.400 salaries am6ricains du num6ro un mondial de l'acier ArcelorMittal
d'ici mi-janvier.
Le groupe miner anglo-australien BHP Billiton a de son c6t6
renonc6 a son offre d'achat sur son compatriote et concurrent Rio Tinto,
qui aurait donn6 naissance a un g6ant mondial du secteur, en raison du
contexte de d6t6rioration du climat 6conomique et de baisse du cours
des matibres premieres.
En Asie les march etait en revanche plut6t euphorique. A To-
kyo, l'indice Nikkei s'6tait envol6 de 5,22%, Hong Kong cl6turant en
hausse de 3,4%, Sydney de 5,79% ou encore Manille de 6,03%. En re-
vanche, Shanghai a termin6 enbaisse de 0,44%, sur des prises de b6n6fices
et les inqui6tudes pour les entreprises dont les b6ndfices faiblissent, selon
des courtiers.
Simultandment, un rapport de la Banque mondiale revoyait
sensiblement a la baisse mardi les provisions de croissance en Chine en
2009, a +7,5% (contre initialement 9,2%) son plus faible niveau en 19
ans.









S"Copyrighted Material
Syndicated Content
Available from Commercial News Providers"


UNUMiI Page 7
.1


KONTE MIAMI-DADE

ELEKSYON ESPESYAL DEZYEM TOU

16 DESANM 2008

EVALYATE PWOPRIYETE
(Vote pou youn)
o Pedro J. Garcia 91
o Gwen Margolis 93


W Genyen Twa Fason Pou Vote

Vote Pa Korespondans W pa bezwen ale nan
biwo v6t ki deziyen pou lakay w an pou vote.
Pou mande yon bilten v6t pa korespondans oswa pou plis enf6masyon sou vote pa korespondans
tanpri rele 305-499-8444 oswa ale sou entenet la sou www.miamidade.gov/elections epi ranpli
ak voye tounen F6m Demann Bilten V6t pa Korespondans la.
SDat limit pou mande yon Bilten V6t pa korespondans pa laps pou Eleksyon 16 desanm
la se: mekredi 10 desanm 2008 pa pita ke 5 p.m.
SDat limit pou soumet yon Bilten V6t Pa Korespondans se 7 p.m. Jou Eleksyon 16
desanm 2008.
SYon vote ki resevwa yon bilten v6t pa korespondans pa laps gen dwa pote bilten v6t yo
an remet nan Depatman Eleksyon Miami-Dade la nan 2700 NW 87 Avenue, Miami, FL
33172 oswa nan Biwo Sikisal Depatman an (ki chita nan lobi bilding Stephen P. Clark
Center an, 111 NW 1st Street) pa pita ke 7 p.m. Jou Eleksyon an.


Vote Pi Bone Chwazi jou ak lokal ki pi bon pou w.
Apati 1e desanm rive 14 desanm, vote yo ka ale vote nan nenp6t nan 4 lokal Vote Pi
Bonb yo ki sou lis pi ba la a dapre ore ki etabli pou yo.



11 desanm 2 desanm 3 desanm 4 desanm 5 desanm 6 desanm 7 desanm
7:00am-3:00pm 7:00am-3:00pm 7:00am-3:00pm 7:00am-3:00pm 7:00am-3:00pm 9:00am-1:00pm 1:00pm-5:00pm
8 desanm 9 desanm 10 desanm 11 desanm 12 desanm 13 desanm 14 desanm
11:00am-7:00pm 11:00am-7:00pm 11:00am-7:00pm 11:00am-7:00pm 11:00am-7:00pm 9:00am-1:00pm 1:00pm-5:00pm


North Dade Regional Library
2455 NW 183rd Street
West Dade Regional Library
9445 SW 24th Street


Elections Department (Branch Office)
111 NW 1st Street, Lobby
South Dade Regional Library
10750 SW 211th Street


Vote Jou Eleksyon Nan biwo v6t ki deziyen pou
adres w an.
Nan Jou Eleksyon an, se pou w vote nan biwo v6t ki deziyen pou adres lakay w an. Tanpri
tcheke Kat Enf6masyon Vote w la pou jwenn nimewo biwo v6t w an ak adres li. W kapab
ale sou sit web nou an tou nan www.miamidade.gov/elections oswa rele 305-499-
VOTE (8683).

Pote Bon Jan Pyes Idantifikasyon


PA EGZANP:
SLisans Kondwi Florid
SKat Didantite Milite
Pasp6Ameriken
SKat Didantite Sant Grandet
SKat Didantite Asistans Piblik


SKat Didantite Etidyan
SKat Bank/Kat Kredi
SKat Didantite Asosiyasyon Katye
SKat Didantite Eta Florid emet pa
Depatman Sikilasyon


Make Bilten Vot w an Korekteman

WI make bilten v6t w an konsa:

^ KOREK!

4 George
Washington

NON PA make bilten v6t w an konsa:


PA KOREK!

SGeorge
Washington


PA KOREK!

*George
Washington


PA KOREK!


ashin to


loom in-
Poupls nfmayo, anriree 0549-VTE(883









I JOURNEE MONDIALE DE LA LUTTE


Mercredi 3 D6cembre 2008
Haiti en Marche Vnl XXIIT N 45


Pour une meilleure integration sociale des
Minustah, 28 novembre 2008 Dans deux La Providence. Ceci devait favoriser son programme socialement, 6conomiquc
gions du pays, I'Organisation internationale pour de cantine scolaire a l'intention de 700 6coliers. Si En nous offrantla possibi
s Migrations (OIM) entreprend des projets qui l'on en croit Brian Flanagan, responsable de l'OIM famille, 1'OIM a en men
ennent en compte les personnes infectdes ou dans le Sud, des conflits surgissent parfois entre les de notre droit au trav
fecteespar le VIH-SIDA. Financdpar 'USAID, ces deux categories d'employdes. Des conflits ayant trait stigmatisation >, s'est r6
ojets rdpondent a un besoin communautaires et a la stigmatisation et la discrimination contre les le cadre du projet.
inscrivent dans une perspective d'integration. Leur PVVIH. Aussi, le CRS organise-t-il, chaque semaine, L'OIM se prdp
rticularit : le personnel executant comprend 60 % des s6ances de sensibilisation a l'intention des ouvriers projets. Le premier con
personnes vivant avec le VIH-SIDA. travaillant dans ces projets. Ces reunions sont tenues partie des locaux de la C
Les projets de l'OIM employant des les vendredis ou les samedis avant le paiement des II d6bute dans deux sem
rsonnes infect6es ou affect6es par le VIH sont salaires. travaux,l'achevement d
6cut6s dans le Nord et le Sud du pays. Et comme le Les s6ances, d'une dur6e de 35 minutes d'une cour et d'une galei
uligne le charge de communication de l'OIM, environ, portent sur des sujets relatifs aux soins dollars am6ricains, qui p
islainlsidor, l'objectifdes projets est<< non seulement m6dicaux lies au VIH SIDA, avec une touche de de famille dont 65% son


PVVIH
cement et psychologiquement.
ilit d'etre encore utile a notre
me temps signifi6 son respect
ail sans discrimination ni
joui un PVVIH recrut6 dans

are a lancer deux nouveaux
cerne la rehabilitation d'une
Croix-Rouge du Cap-Haitien.
aines et pr6voit, entre autres
e deux bureaux, des escaliers,
rie. C'estunprojetde 14.130
permettra a 30 pbres et mbres
it des PVVIH d'avoir du tra-


Programmes rdalises avec unfinancement de 'USAID pour les porteurs du virus du sida (photos Logan Abassi /Minustah)


d'appuyer les institutions et organismes qui travaillent
sur place dans le domaine du VIH, mais 6galement et
surtout de venir en aide aux siddens en renforqant leurs
moyens financiers a travers l'opportunit6 de travailler
>. Par ailleurs, 1' < esprit>> du projet est de favoriser
l'inclusion, notamment en < siddens et les personnes non infect6es >>.
En effet, en partenariat avec 1'ONG << Catho-
lic Relief Service >, 1'OIM met en place, dans le Sud
du pays, depuis septembre 2008, des projets engageant
une main d'oeuvre compose de 60 % de personnes
infect6es par le VIH/SIDA ainsi que des parents ou
autres qui prennent en charge des personnes vivant avec
le VIH. Ces projets d'infrastructure communautaire
sont finances dans le cadre du Plan d'Urgence du
President Am6ricain pour la Lutte contre le SIDA
(PEPFAR).
Quelque 160 personnes au total travaillent
dans les diff6rents projets et perqoivent, chacun, un
salaire quotidienvariant entre 125 et 250 gourdes (en-
tre trois et six dollars amdricains). Aux c6t6s des
personnes infect6es ou affect6es par le VIH travaillent
des ouvriers habitant la zone d'ex6cution de chaque
projet. Ces derniers repr6sentent 40 % de la main
d'ceuvre.
Le recrutement des travailleurs entrant dans
la cat6gorie des personnes infect6es ou affect6es par
le VIH est a la charge du CRS. Celui-ci travaille, en
effet, avec des associations qui s'occupent d'encadrer
des PVVIH.
Les ouvriers travaillent i la construction d'un
systeme de drainage de 105 metres a la Rue du Peuple
- une adjacente s l'une des 6coles les plus fr6quentees
de la ville ainsi que de 95 metres de trottoir le long
de la rue. II faut noter, par ailleurs, la construction d'un
laboratoire pour le dispensaire de Ste Claire a La
Savanne, l'un des quartiers populaires les plus peupl6s.
Ce dispensaire fonctionne 6galement comme centre de
d6pistage de VIH.
Autre projet en cours est la construction d'une
salle a manger et d'une cuisinette a l'Ecole Nationale


soutien psycho-6motif favorisant compassion. < rencontres ont vraiment contribu6 a une meilleure
integration et comprehension de l'6quipe>>, de l'avis
de M. Flanagan, qui signale en outre que l'OIM en
profite 6galement pour expliquer l'objectif de ces
projets.
D'autres projets du genre sont ex6cut6s au
Cap Haitien, dans le Nord du pays, au b6ndfice des
PV-VIH. Le plus recent a d6marr6 le 23 septembre et
a dur6 deux mois. C'est en effet un projet de pavage
de la rue de la deuxibme cit6 de Ste Philomene, un
quartier populaire de la ville. Ce projet finance hau-
teur de 56.680 dollars am6ricains a donn6 du travail a
160 personnes, dont 104 vivant avec le VIH-SIDA.
Des b6ndficiaires directs des projets de l'OIM
se f6licitent de cette approche qui tient compte de leur
integration. < Dans les formations que j'ai reques, on
insiste sur le fait que tout PVVIH doit etre support


vail pendant trois mois.
Le d6marrage du second projet est pr6vu dans
une semaine, a la section communale de Petit Anse, au
Cap-Haitien. I1 consistera a r6habiliter 104 metres
lindaires de route en terre battue avec des canalisations
dans les deux sens. Le financement du projet s'&lve a
29.840 dollars amdricains. Un total de 70 personnes y
travailleront. Des emplois qui, de l'avis du responsable
de projet de l'OIM dans le Nord, Bakary Sidib6,
permettront << ces PVVIH de c6l1brer la noel avec
du pain sur leur table, en compagnie des membres de
leur famille >>.
Dans ce contexte 6conomique morose, ces
projets constituent, a coup stir, une bouffe d'oxygene
pour des PVVIH de ces deux regions du pays. Aussi
serait-il souhaitable que de telles initiatives s'6tendent
aux autres d6partements gdographiques non encore
touches.


"Copyrighted Material

Syndicated Content

Available from Commercial News Providers"
i W i''Si :w ifii4 i''i& wee * i n w 4t *@: w.*wa.4w Ow*wOp


Page 8


re:
les
pr
afj
pr
s'i
pa
de

pe
ex
so
Fr


III.I . ....... .... .... ... .. .. IN








Mercredi 3 D6cembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 45


Un Jeune Homosexuel seropositif brise le silence


SAINT MARC, 30 Novembre Emmanuel
M&rilien, unjeune homosexuel, a d6voild ce dimanche
30 novembre sa s6ropositivit6 devant une assistance
de plus 300 personnes rdunies au restaurant < PN yoyo
>> A Saint-Marc, dans le cadre des activities
commemoratives de la journe mondiale de la lutte
contre le sida.
< Aujourd'hui j'ai choisi de briser le silence
pour dire NON A la stigmatisation et la discrimination
dont sont victimes les homosexuels en Haiti >>, a d6clard
Emmanuel Merilien d'un regard tous azimuts.
Ce jeune homo a fait savoir qu'il n'est pas
normal que cette couche de la population continue de
vivre dans la plus grande
clandestinit6.
<< J'ai pris cet engagement
pour mon pays parce que je suis
d'abord un haitien avant d'etre un
homosexuel, mais aussi un
homosexuel s6ropositif >, a-t-il
indiqu.
Emmanuel Merilien a
aussi d6clard qu'il restera gay pour
le reste de sa vie.
Ce jeune homme d'une
vingtaine d'anndes fait partie d'un
r6seau d'une trentaine de gays
vivant dans le Bas Artibonite.
Ces derniers ont pris part
A une marche organisde par la
Plateforme Haitienne des
Associations de PVVIH (PHAP+)
sous le patronage du Ministbre de
la sante publique.
S'adressant directement A
l'assistance, Emmanuel Merilien a
plaid pour une approche
participative de la population en
faveur des homosexuels s6ropositifs Une marche
afin, dit-il, d'6viter une catastrophe


6pid6mique dans cette couche de la population
consid6rde comme plus vulnerable au virus du sida.
Plus de 270.000 personnes vivent avec le
virus du sida en Haiti.
Lors des tests de d6pistage volontaires rialis6
r6cemment auprbs de 20jeunes homosexuels A Saint-
Marc, les r6sultats de 18 d'entre eux se sont r6v6l6s
positifs, selon des informations communiques par la
pr6sidente de la (PHAP+), Madame Esther Bouccicault
Stanislas, qui dirige 6galement une fondation dans le
Bas Artibonite.
Une 6tude publi6e en f6vrier 2008 par
l'institut Panos Caraibes sur l'Homosexualit6 et le VIH/


gay a Saint-Marc dans le cadre des commemorations du 1
(photo Eugene Robenson)


SIDA en Haiti, montre que ce phenomene demeure
jusqu'ici un sujet tabou dans notre pays.
< La soci6td Haitienne majoritairement
homophobe, en parle dans les coulisses. Pourtant le
vrai d6bat au niveau national n'arrive pas encore A etre
pos6 >>, a d6clard lejournaliste Claude Bernard Serant,
r6dacteur Au quotidien Le NOUVELLISTE. Pour
preuve, cejournaliste de sante souligne que les hommes
ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH),
ne disposent d'aucun recours 16gal pour faire face A la
stigmatisation et la discrimination dont ils sont souvent
victimes. ( La constitution Haitienne de 1987 ne relate
meme pas cette question >>, tente-t-il de convaincre
d'autres confreres journalistes.
Pour sa part le journaliste
Elis6e Saint fleur de RCH 2000 a fait
savoir que la socid6t haitienne n'est
pas encore prete A accepter ce
phenombne. << L'homosexualit6 est
vue comme une pratique immorale
dans notre soci6td. Comment
arriverions-nous i l'accepter dujour
au lendemain>> a-t-il poursuivi.
Aborder le phenombne de
l'Homosexualit6 et Le VIH/SIDA
n'est pas un sujet facile, en raison de
sa complexity.
Si l'homosexualit6 est une
question de morality, quand est-il pas
pour le VIH/SIDA ?
Pour lutter contre
l'6pid6mie dans la population HSH
dans tous ses aspects, une approche
de sant6 publique et non une
approche morale devrait etre prise en
consideration.

Louiny FONTAL
ler dkcembre fontallouiny@yahoo.fr


Les pretres vodou enr681s dans la lutte contre le sida


En Haiti, les pretres et pretresses vaudou
jouent un r6le important dans la lutte contre le sida.
Ce sont souvent des dignitaires religieux ainsi que
des gudrisseurs qui ont une grande aura au sein de la
population.
Cl6ment Bouvais, un pretre vaudou haitien,
preside le Temple de nos ancetres, unbitiment de bois
sans fenetre, peint en des tons passes de bleu et de
rouge, perdu dans une ruelle 6troite de la ville c6ti&re
de Jacmel, dans le sud du pays.
Dans la lumibre du cripuscule, les moustiques
piquent et des rats traversent A toute allure le sol de
terre du temple, mais M. Bouvais, vetu d'un T-shirt et
d'un short, une tenue qui convient A la chaleur tropicale
de l'ile, ne semble pas s'en apercevoir. Il explique que
le sida n'est pas une maladie nouvelle en Haiti.
< C'est un flMau qui n'avait tout simplement
pas &td d6couvert avant, et qui n'avait pas de nom >>,
insiste-t-il, en s'exprimant en creole par le truchement
d'un interprete. < Si deux personnes se bagarrent, l'une
des deux prend des m6dicaments mystiques ; elle boit
ces m6dicaments au nom de l'autre personne et celle-
ci contracte le sida. C'est un virus, nous sommes
d'accord avec cela, mais pour nous, il existait d6jia >.
Il n'est pas 6tonnant que M. Bouvais concilie
ais6ment son explication mystique du sida avec l'id6e
que celui-ci est caus6 par un virus. Melange des
croyances et des pratiques des esclaves ouest-africains
emmends dans cette ile des Caraibes dans les anndes
1500, et du catholicisme de leurs maitres, le vaudou
coexiste avec les religions organisdes en Haiti depuis
plusieurs siecles.
En creole, une langue parlke par tous en Haiti,
les pretres vaudous sont des < hougans >>, et les
pretresses, des < mambos >>. Ce sont souvent des
dignitaires religieux respects ainsi que des gudrisseurs
qui ont une connaissance approfondie des vertus
m6dicinales des plantes locales.
M. Bouvais affirme qu'il peut soigner le
paludisme en administrant A ses patients des herbes
bon march, en deux fois moins de temps qu'il n'en
faudrait avec des m6dicaments conventionnels.

La majority des Haitiens croient au vaudou
Bien qu'une majority d'Haitiens se disent
catholiques, environ 70 pour cent croient 6galement
au vaudou et, en g6ndral, particulierement dans les
zones rurales, les populations consultent d'abord un
hougan lorsqu'une personne tombe malade.
En raison du cofit et de la r6partition in6gale
des services de sante publique en Haiti, il peut etre
difficile de se rendre au centre de sante le plus proche,


et si le test de d6pistage du VIH/SIDA et les traitements
antir6troviraux (ARV) sont gratuits, la plupart des
autres services et m6dicaments sont payants.
< On ne peut pas ignorer le r6le des
[hougans] >, a affirm Rose Anne Auguste, qui dirige
1'APROSIFA, une organisation communautaire qui
soutient les femmes s6ropositives de Port-au-Prince,
la capitale. << La plupart des gens consultent les deux
[un hougan et un m6decin], meme s'ils sont catholiques
ou protestants >.
L'APROSIFAfait partie d'un certain nombre
d'organismes haitiens de lutte contre le sida qui ont
reconnu la n6cessit6 d'assurer la participation des
hougans dans le cadre de leurs programmes VIH/SIDA.
Environ 2,2 pour cent de la population d'Haiti (9,2
millions de personnes) sont atteints du VIH, selon
l'ONUSIDA.
L'APROSIFA organise des ateliers pour
former les pirtres vaudous A reconnaitre les sympt6mes
de l'infection par le VIH et A encourager les patients A
se rendre dans les centres de sant6 pour se faire d6pister
et traiter.
Catholic Relief Services (CRS), une
organisation non-gouvernementale (ONG)
internationale, a 6galement connu quelque succes en
informant les hougans des reactions negatives que
peuvent causer les rembdes A base de plantes chez les
patients sous traitement ARV, et des risques de
transmission du VIH que comportent certains rituels
vaudous.
<< Pour certains rituels, ils utilisent un rasoir
pour marquer certaines parties du corps et ils utilisaient
le meme rasoir sur 15 ou 20 personnes >, a indiqu6
William Canny, qui dirige les operations de CRS en
Haiti. << Aujourd'hui, ils ont un rasoir pour chaque
personne ; la sensibilisation a &te utile >.
La croyance selon laquelle le VIH serait un
sort jet6 par des ennemis ou par de mauvais esprits,
plut6t qu'une maladie infectieuse, a de lourdes
consequences, non seulement sur les efforts de
prevention du VIH, mais aussi en termes de traitement.
Infect6e par le VIH depuis 18 ans, Marie Elsie
Joseph, 47 ans, vit dans les montagnes, dans un village
des environs de Jacmel;
elle conseille les habitants LA
de son village qu'elle
soupqonne d'&tre infects Due to personal prol
et les encourage A aller se Tr
faire d6pister et soigner
l'h6pital de Jacmel. total
< Mais la plupart Pleas
des gens vont touj ours voir our


un pr6tre vaudou en premier >, a-t-elle expliqu6 A IRIN/
PlusNews. << Avant que je leur explique, ils pensent
toujours que le VIH est un zombie ou un esprit qui
leur a et& envoy >.
Selon le docteur Michel Bertrand, qui dirige
les services VIH/SIDA de l'h6pital St Michel de
Jacmel, les patients qui pensent avoir 6td infects par
le VIH sous l'effet d'un sort se pr6sentent souvent
dangereusement tard. Ala clinique, un psychologue et
un travailleur social sont charges d'informer les
patients sur le VIH et de leur conseiller de ne pas
prendre en m6me temps des ARV et des d6coctions A
base de plantes.
< quelqu'un qui pense depuis des anndes avoir &te maudit
par un esprit malveillant d'arreter d'y croire. Vous
devez simplement le convaincre que les m6dicaments
fonctionnent >, explique pourtant M. Bertrand.
Le m6decin et son 6quipe se sont assured le
soutien des pretres vaudous de la region, qui les aident
A identifier les personnes infect6es par le virus et A
assurer le suivi des patients qui ont manqu6 des
consultations.
Tandis que la nuit tombe A Jacmel,
M. Bouvais se montre reticent A aborder les m6thodes
qu'il emploie pour soigner les patients atteints du VIH.
<< Pour moi, le VIH est une chose trbs difficile
et dangereuse >, dit-il. < Je ne diraijamais que je suis
capable de le soigner, maisje peux le soulagerunpeu >.
M. Bouvais raconte l'histoire d'un couple
originaire de Port-au-Prince, venu le consulter pour
un traitement contre le VIH. Les deux patients 6taient
sous ARV, mais ils 6taient maigres et pr6sentaient des
problkmes de peau.
<< Je leur ai donn6 quatre litres de rembde et
ils sont revenus trois fois. Au bout de trois mois, ils
avaient change, ils avaient pris du poids. Je leur ai
demand de faire le test, et ils 6taient encore
s6ropositifs, mais ils allaient beaucoup mieux >.
Photo : Kristy Siegfried/IRIN/ Clment
Bouvais, pretre vaudou, devant le 'Temple de nos
anc&tres



ND FOR SALE
blems selling little farms (1 acre) in Orlando area.
ansfer $500.00 $85.00 monthly.
rice $6,750.00 no credit necessary.

e call (305) 726-5079 Mrs. Maria.
e-mail is Investa@bellsouth.net


Page 9









DANSE MODERNE


Mercredi 3 D6cembre 2008
SHaiti en Marche Vnl XIT N 45


Arco dance met les gued6s a 1'honneur


o Vin pran piman > est le nom du spectacle
de danse contemporaine donned par le centre de danse
ARTCHO, le vendredi 23 novembre. Veritable
timoignage de la crdativitW artistique et de la capacitW
de renouvellement d'une compagnie qui a plus de 20
ans d'existence, ce spectacle &tait egalement un
hommage aux guMdes, esprits de la mort dans le vodou
haitien.


(photo Logan Abassi /Minustah)


A peine a-t-on foulk le sol des <> de la
compagnie de Danse Artcho que l'on a le sentiment de
p6n6trer un espace ou le visible c6toie l'invisible, ou
l'immat6riel prend le pas sur le reel. Le d6cor est


soigneusement plantW pour faire appel a l'imaginaire
des invites de ce spectacle.
Drapeau blanc sur lequel est dessinde une
croix noire, au dessous duquel se trouve un < lwa (offrandes en l'honneur de dieux du vaudou)> ;
table richement garnie de piments forts et de boissons
appr6cids par les esprits de l'au-dela..., tout est pret
pour recevoir les < gud6s >>. Ces esprits de mort
laisseront leur monde pour venir danser
et s'amuser, durant cette soiree, devant
les mortels.
Et d&s les premieres minutes
du spectacle, les invites sont entrainds
dans ce monde de l'invisible, celui de
la mort. Mais il n'effraie pas ce monde
de l'obscurit6, qu'a imagine et mis en
scene le chor6graphe, Jeanguy Saintus,
directeur de la compagnie de danse.
Bien au contraire, la mort et
ses esprits sont magnifiquement mis en
mouvement par les danseurs d'Artcho.
Les morts sont beaux, 6clatants dans
leurs habits aux couleurs traditionnelles
des gu6d6s, le blanc, le noir ou le violet.
< Nous avons voulu rompre
avec la perception habituelle que 1 'on
a des guides, gendralement pergus
comme des dldments vilains, voire
violents. Notre idee etait de montrer la beautW et la
complexitW de cet clement de la culture haitienne >, a
indiqu6 Jeanguy Saintus.
Aussi, dans le d6cor ou le maquillage des
danseurs, pas de traces de talc, traditionnellement
utilis6 par les gu6d6s dans leur maquillage outrancier,
ni de sacrifices d'animaux, familiers au rite vaudou.
Bref, rien qui soit caricatural. Juste des corps qui
dansent, qui expriment la culture de tout un peuple,
sans pr6jug6s.
o Dans mon travail, je me suis tres t6t inspired
du vodou. C'est un pan mal aimed de notre culture.
J'essaie, en me detachant des idees prkconques,
d'apporter ma contribution a une meilleure
comprehension de ce patrimoine >, toujours de l'avis
du chor6graphe.


Pour ce faire, il a privil6gid ce qu'il estime
6tre un des aspects les plus beaux des gu6d6s : leur
sensuality. Ici, < Gran Brigit >, spouse de < Bawon
Samdi >, chef du royaume des morts, danse les seins
nus. La-bas, des gu6d6s jumeaux se d6hanchent et
laissent 6clater leur plaisir.
Les corps se croisent et se d6croisent, se
faqonnent, s'embrassent... et invitent le spectateur a


(photo Logan Abassi /Minustah)


prendre part a leur bonheur. La sensuality des gu6d6s
est dans6e avec ravissement et non avec vulgarity.
Le chor6graphe veut leur rendre hommage et
attise l'6motion de ces spectateurs. Tout y concourt.
La maestria des mouvements, la beauty des costumes
ou celle des corps d6nud6s et m6me la musique.
C'est un vritable dialogue qui se faisait entre
les danseurs et les musiciens qui, eux aussi,
participaient physiquement au spectacle. A certains
moments, les danseurs ne bougeant plus, se taisaient
et laissaient parler les tambours. Puis, la danse reprenait
de plus belle, toujours au rythme endiabl6 des
tambours.
o Le spectacle a dt grandement apprcid par
le public. Le concept etait different a plusieurs egards,
(voir DANSE / 12)


ECONOMIE ET DECENTRALISATION


Un circuit touristique pour le Sud-Est
A quand sa rdalisation ? Nous nature, comme le kidnapping par uniquesaumondeetquenousgagnerons Elles sont immenses et sans
sommes stirs que les plans existent. Mais exemple. certainement a restaurer pour les rendre pouvoir toutes les 6num6rer rapidement,
quant a leur r6alisation, elle se fait Aujourd'hui, nous allons vous accessibles aux visiteurs. nous pourrions nous arrnter a ce system
attendre, tellement nous sommes pris a emmener a Jacmel ou nous 6tions le Un s6jour a Jacmel comme de grottes du c6t6 de Anse a Pitre avec
g6rer le quotidien, quand ce ne sont pas week-end dernier, ce qui nous a permis ailleurs peut devenir ennuyeux si le des gravures taill6es dans la pierre,
des catastrophe naturelles ou d'une autre de visiter quelques-uns de ces vestiges touriste, haitien ou stranger, n'est pas datant de 1'6poque des Indiens et encore


i4ciaiBs"&M&.. 'S
rgo NaSia, B.aru 1
VUs so4inmIW rS, E E
iig& O0 nI larllsR, -* i~^-
P~aH p6;rltssvB(B, Bf .. '"


POUR VOS RERATIONS DE CARGO, APPELEZ

1-800-927-6059
ou cnez nos un c-maim& le0

pris en charge. La circulation
dans la ville elle-m6me devient
de plus en plus stressante avec
cette multiplication effr6nde de
motocyclettes bruyantes, ne
respectant pas beaucoup les
reglements de la circulation.
Malgr6 tout aujour-
d'hui nous voulons nous
pencher sur les potentialit6s
touristiques de la ville de
Jacmel. Et du Sud-est d'une
faqon g6ndrale.


intactes pour la plupart. Il suffirait de
donner du travail a des sp6cialistes en
renovation de la pierre, et il y en a chez
nous, pour les mettre tout a fait envaleur.
Et puis le system de fortification
autour de la ville de Jacmel peut etre
aussi mis au jour. Une ville avec ses
fortifications encore bien conserves. Je
n'irais pas jusqu'h dire intactes mais
pouvant toujours etre mises en valeur.
Fort Og6 est un exemple de ces
fortifications.
(voir TOURISME / 12)


Page 10


Le Moulin Price (photo HEM)


ADOMI Pa m CH uASIN A ENCY v POUR TOW VO MA Equlpements pour constructon
TM PURCHA8SINGUAGIEA U toes do volte / Comion I Equipmont m6dioal
Tel.: 786-57-8830 Fax 305-756-0979 e-mal pasacalla@aocom Pwa iom. i6 par bate


s





Mercredi 3 D6cembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 45


Ou nan


Medicare


epi ou ger


i Dyabct?


K6m moun ki gen dyabet, ou gen bezwen espesyal pou sante w, epi Humana
tabli yon plan espeyal ki rele Medicare Advantage ki fet dapre bezwen pou
sante w. W ap jwenn menm kouveti asirans total la, ak menm avantaj ki
genyen nan 16t plan Humana yo, plis 16t sevis anko ki fet pou kenbe w nan
chimen pwogr6 pou sante w.


* Konsiltasyon san limit kay dokt6
pou pye
* Kopeman $0 pou founiti
pou mezire nivo sik nan san w
(sa ki vie di tou, ti baget pou
f6 tes dyabet)


* Peman pou diferans nan pri
medikaman pou dyabet
* kouveti asirans pou kek medikaman
ak founiti ki vann san preskripsyon
* pwogram egzesis SilverSneakers
* Kopeman $0 pou terapi nitrisyonel


Rele Humana depi jodi a, pou konnen si w kalifye pou plan espesyal sa a.
Ou pa gen anyen pou w pedi, se avantaj selman w ap jwenn.

MIKE BULLY 561-540-9754
TTY pou moun ki pa tande byen 1-877-833-4486
8 e dimaten pou 8 e diswa, 7 jou pa semenn


HUMANA.
Guidance when you need it most


Medicare
roup Health
ndividual Health
ental, if e, ision


Page 11


Tout moun ki satisf6 kondisyon Plan pou Bezwen Espesyal Ia (SNP) epi ki enskri nan Pati A ak Pati B nan Medicare pout6t laj
yo oubyen anclikap yo genyen, kapab patisipe nan plan SNP ki apwouve pou Medicare Ia. Anvan yo asepte yon moun nan
plan Maladi Kwonik SNP a, yo pral verifye clyagnostik dokt6 moun Ian. Prim, kopeman, ak dediktib yo kapab varye dapre
kantite lajan yon moun touche. Ou m6t kontakte Humana pou plis enf6masyon.
H1036_GHA-CR-004K PB 11/08









I ECONOMIE ET DECENTRALISATION


Mercredi 3 D~cembre 2008
1 HaYti en Marche Vol XXII N0 45


Un circuit touristique pour le Sud-Est


(TOURISME ... suite de la page 10)
Pour les visiteurs aimant la plage, la mer, avec
des coins extraordinaires tout le long de la c6te du
Sud-est. Le Sud en g6ndral est beaucoup plus d6coup6
que le Nord. Les iles Caimites sont des merveilles. On
peut d6velopper une vie maritime sur pros de 90
kilombtres, avec l'installation de balises car il faut
s6curiser le circuit. A bord de deux grands voiliers, si
on veut faire couleur locale, ou bien de bateaux
a moteur pour nos visiteurs presses, emmener
ces derniers a la d6couverte de coins
paradisiaques qu'ils trouveront difficilement
ailleurs.
Il faudra pour commencer proc6der au
nettoyage de ces coins uniques afin qu'ils ne
continuent pas a devenir des d6charges
publiques, comme cela est en train de se faire
doucement mais stirement a Congo Plage a
Jacmel.
Au cours de notre sdjour, cette fois-ci
nous avons eu la chance d'aller voir le Moulin
Price, dans la zone de Demontreuil. Les
habitants de la zone l'appellent Moulin Prince.
Tout y est encore : le moteur activant la grande
roue et les meules pour broyer la canne et en
extraire lejus. Les cuves recueillant celui-ci ne
sont plus la, ayant &t6 emport6es par les
propri6taires ou autres ?
Le moulin porte la date de 1823. A
quelle date a-t-il &t6 install exactement par
l'anc6tre des Price ? Robert Price raconte toute
l'histoire de sa famille dans un petit bouquin
que malheureusement nous ne sommes pas
arrives a retrouver.
Ce serait int6ressant de savoir pendant
combien de temps a servi le Moulin Price et I
quand il s'est arrWt6 de fonctionner. D'oi
l'int&r&t de livres comme << Mots Crdoles du
Nord d'Haiti >>, qui va bien au delay des mots
pour presenter aussi leur origine, leur histoire,
agr6ment6e de souvenirs divers, ou d'un autre
livre dont Max Manigat est le directeur de
publication 2) et qui regroupe des articles de
Capois vivant aujourd'hui hors d'Haiti mais qui
portent leur ville dans leur cceur et se
rem6morent des instants bien sp6cifiques de la
vie capoise.
Pour les Cayes, il y a les travaux de
Georges Cond& qui vient de sortir un nouveau
tome, << La Ville des Cayes Politique II >. 3
Nous ne savons pas s'il existe d'autres


de ces livres d6crivant leur region mais ils sont d'une
aide incalculable pour toute personne se penchant sur
la vie d'autrefois de ces villes, tellement a l'abandon
aujourd'hui.
Aprbs le Moulin Price, nous avons pu visiter
aussi le march aux bestiaux, installs tout prbs du
terrain de foot ball et que l'on appelle aussi March6
Kay Maya. Il s'agit de Mayard St Louis, un gros


Le Moulin Price pres de Demontreuil (photo HEM)


Le marched aux bestiaux oi sont revenus
enforce les "cochons crdoles" (photo HEM)


propri6taire de la zone qui avait sa gagubre autour de
laquelle s'organisaient toutes sortes d'activit6s
connexes, et a deux pas de l'abattoir de la ville qui
semble encore exister aujourd'hui mais nous n'en
sommes pas sfrs.
Le March auxbestiaux de Jacmel fonctionne
une fois par semaine, le samedi. Et si nous n'avons vu
beaucoup de poules, pintades, canards, dindes et autres
animaux de basse-cour, il y avait tout plein de
1 bceufs, cabris, et porcs, ces << cochons crdoles >
noirs qui ont ressuscit6, envahissant de nouveau
le paysage, aprbs avoir bousculd les cochons
<< grimelle > ou s'etre mdlang6s avec eux pour
donner une race hybride. Mais les petits cochons
tout noirs et tout petits que nous avons vus
ressemblaient plut6t h des rescap6s du massacre
des cochons crdoles, massacre organism sous
pr6texte de peste porcine sous le president a vie,
Jean Claude Duvalier, comme le raconte
Mireille Nicolas dans son roman < Petits
cochons Noirs d'Haiti >. 4
Pour revenir a notre theme < un circuit
touristique pour le Sud Est >, il y a aussi la Vallee
de Jacmel et sa temperature si fraiche et aussi
Bassin Bleu qui en a pris un coup, nous a-t-on
dit, avec les quatre cyclones qui nous ont frapp6
l'Ft& dernier. Les bassins seraient s6rieusement
ensabl6s. Malheureusement, nous n'avons pas
entendu dire qu'on allait faire le n6cessaire a ce
sujet.
Pour l'instant, il y a d'autres priorit6s
avec les milliers de sans abris, et d'enfants priv6s
d'6cole.
Cependant tout devrait marcher de pair.
C'est d'ailleurs le pourquoi de nos divers
d6partements minist6riels et puis on a cette main
d'ceuvre locale a si bas prix qui peut faire
beaucoup.
Un circuit touristique pour le Sud-est.
Pourquoi ne pas commencer par 1i et tout de
suite ?
Les Jacmdliens s'y mettraient certes,
propri6taires de sites touristiques ou pas.
II y va de la survie de leur ville.
E.E.
1) Alots Creoles du Nord d'Haiti Origines-Histoire-
Souvenirs, Educa Vision 2006
2) Cap-HaTtien Excursion dans le temps, Voix
capoise de la Diaspora, Educa Vision 2008
3) La Ville des Cayes Politique II, L 'Imprimeur II
Aott 2008
4) Petits Cochons noirs d'Haiti, L 'Harmattan, 2008


EXPERT INDEPENDANT NATIONS UNIES

Lien etroit entre insecurite et extreme pauvrete


L 'Expert independant sur la situation des
droits de 1'Homme en Haiti souligne les progress
rdalises dans le domaine des droits civils etpolitiques,
mais il rappelle le lien dtroit entre l'insicuritW et
1 'extreme pauvrete.
Port-au Prince, le 28 novembre 2008 Le
nouvel Expert Ind6pendant des Nations Unies sur la
situation des droits de l'homme en Haiti, Michel Forst,
termine ce vendredi, une premiere visite de 10 jours
dans le pays, destinde a 6valuer la mise en ceuvre des
recommandations formuldes par le pr6c6dent Expert
Ind6pendant.
Lors d'une conference de presse, tenue avant
son depart, Monsieur Michel Forst a tenu a rappeler le
lien entre ins6curit6 et extreme pauvret6, cause
principale de la violence contre les plus pauvres. <
L 'exclusion kconomique est une menace pour la
stabilitW politique en Haiti, ainsi que pour un vrai
developpement durable. Ainsi on ne peut penser un
developpement durable sans un fort soutien continu
de la communautW international quipermettra un vrai
renforcement institutionnel, seule garantie dans la
mise en place de services sociaux de base au service


DANSE E (... suite
DANSE .* de la page 10)
notamment 1 'interaction qu 'ily avait entre les danseurs
et les musiciens, mais aussi le mdlange de danse
moderne et de danse traditionnelle haitienne que 1 'on
a surtout retrouvee a lafin du spectacle>, a comment
Charlotte Arnaud, Charg6e de programme a l'institut
francais d'Haiti qui a subventionn6 le spectacle.
<< Vinn pran piman > fut done un formidable
ravissement pour les yeux mais plus que cela, c'6tait
une invitation a une r6flexion sur un aspect de la culture
haitienne, les gu6d6s et la place qui leur est accord6e
dans la society haitienne.


de la population >.
Monsieur Michel Forst a tenu a rappeler que,
si dans le domaine des droits civils et politique, des
progrbs sensibles ont &t6 r6alis6s avec le vote des 3
lois cadres sur la r6forme de la profession judiciaire,
le Conseil Sup6rieur des Professions Judiciaires (CSPJ)
et l'ind6pendance de l'Ecole de la Magistrature, il reste
encore un long chemin a parcourir avant que le pays
connaisse une chaine p6nale qui r6pondra aux
exigences de l'Etat de Droit. o A cet egard, la
nomination du President de la Cour de Cassation,
futur President du CSPJ, serait un signal fort de la
volonte politique d'avancer sur la voie de la rbforme
>, a-t-il d6clard.
M. Forst a not6 que la situation s6curitaire a
progress en Haiti, le nombre d'enlkvements a diminud,
les principaux chefs de gangs ont &te arrat6s et il s'agit
l1 de progrbs significatifs et de signes encourageants
qu'il convient de noter, mais la situation reste
ndanmoins pr6caire.
o La reforme de la Police Nationale
Haitienne (PNH) et le processus de certification (o
vetting >) engage par la PNH avec l'appui de la
Mission des Nations Unies pour la stabilisation en
Haiti (MINUSTAH) constituent un test important de
la volonte d'aboutir a une veritable refondation de
l'un des piliers de 'Etat de droit. Les decisions qui
seront prises pour carter les ldkments indesirables
de la PNH, dans le respect des dispositions lkgales,
seront autant de signes envoys a lapopulation d'Haiti
de la volonte de restaurer I 'autorite de 1 'Etat > a-t-il
fait remarquer.
Aprbs avoir visit les prisons de Port-au-
Prince, Fort Libert6 et Mirebalais, l'Expert
Ind6pendant a rappel6 que la surpopulation carc6rale
(le principal problkme du systeme p6nitentiaire en
Haiti) constitue a ses yeux un traitement cruel,
inhumain et d6gradant. o Les privenus et les detenus


sont entasses dans des cellules et doivent dormir a
tour de rdle, dans des conditions qui ne sont pas
acceptables. La prison c 'est laprivation de la liberty,
mais l'ensemble des droits de l'Homme doit tre
garanti pour lespersonnes enfermdes >, a-t-il d6clard.
La principale raison de la surpopulation
carc6rale est intimement li6e a la question de la
detention preventive prolonged, pour laquelle des
rembdes existent. Ceux-ci avaient &te sugg6rds par les
rapports de l'Expert Ind6pendant, Monsieur Louis
Joinet, notamment la comparution immediate qui
pourrait constituer une piste efficace d'action pour les
autorit6s judiciaires.
Par ailleurs, de nombreux t6moignages
montrent que la corruption, l'une des plaies de la
soci6t6 haitienne, continue de sdvir a tous les niveaux.
L'Expert Ind6pendant a rappel6 que la lutte contre la
corruption figure dans les plans d'action du ministbre
de la Justice. Sa mise en oeuvre constituerait
indubitablement une avanc6e significative. Le discours
du President Prdval du 18 mai 2007 a donn6 un signal
clair et renouveld de la volont6 politique de faire de la
lutte contre la corruption un objectif strat6gique. A cet
6gard, la mise en place rapide de chambres sp6cialis6es
charges de traiter de certains crimes graves a
connotation politique ainsi que des crimes a caractbre
6conomique et financier serait sans aucun doute l'un
des moyens de lutter efficacement contre la corruption.
Monsieur Michel Forst prepare un rapport
assorti de recommandations a l'intention du Conseil
des Droits de l'Homme des Nations Unies, dans lequel
figureront 6galement des chapitres consacr6s aux
violences faites aux femmes et aux fillettes, ainsi qu'a
la question des migrants et des d6port6s.
Monsieur Michel Forst a conclu en disant
qu'il tenait a o saluer la volonte du President Preval
et du gouvernement dirige par Madame Pierre-Louis
(voir DROITS DE L'HOMME / 14)


Page 12







Mercredi 3 Decembre 2008 TIS AC S! Page 13
Haiti en Marche Vol XXII No 45 PETITES ANNONCESPage
POINTS DE VENTE HAITI EN MARCHE
Lucas Super Market Danilos Restaurant Delray Beach Fl 33183
14750 N.E. 6th Avenue 3760 N.E. 3rd Avenue
305 940 9902 954 781 2646 Our Lady Bakery
102 S.E 2nd Avenue
Maxisound Christephanie's Delray Beach, Fl 33444
11854 West Dixie Highway 581 BC East Sample Road 561 272 3556 L o
305 895 8006 Pompano Beach, Fl 33064
Tl 954 781 2500 Eclipse Communication Rue Panam~ricaine #14,
B & L Supermarket & Produce 9290 S. W. 150th Avenue Pion-Ville, Haiti
12040 West Dixie Highway Classic Teleco Suite 104
305 893 0419 203 S.E. 2nd Avenue 954 380 1616 TO.: 257-8374
S e a ,Choix incroyable de montues:
Chaque matin, captez oc, rer," I Brmo al, V oge
Melodie Matin Consultation chaque jou
Ssur 103.3FM paun mdecin-occulste.


BEL FOUCHET

Take Out

8267 N Miami Avenue, Miami, Florida 33150
Tel. 305-757-6408

-.P HI ._ZI-11. -, ~VISION MORTGAGE BANK, INC
Phrkau-Prli PortI" oPalxW/ICaq I/ Cap MalnI Ji/Jr6lef '
W hsm ipogo EVENS HILAIRE
Loan Consultant
12788 West Dixie Hwy, Miami, Florida 33161
Le Manolo Inn Phone: (305) 891-2225 Fax (305) 891-2559 Cell (786) 285-0384
DANS LES NIPPES Depi nou bezwen ka
Des kilombtres de plage 1 e nou ezw en ay
Chambres tout confort avec air
conditionn6 et Salle de bain rele
attenante
Cuisine du terroir pr6par6e par
un q.Grand Chef Bernard Metayer
SLeParis' de q DrfD R EALTOR E
A )nsbe 6Veat
La Petite Eglise de Petit Trou off ic: 770 874.620
datant de du 17Ame si4cle... cell: 404.405.6584
fax: 770.439,7857
e-mail: bernard@mnetayer-realty goup.com
Le Manolo Inn ; Petite RiviJre de Nippes eb: Metayer-Realty roup.com
Tdl6phones : 566-5361 / 401-7108 / 514-0304
E-mail : lemanoloinn@mac.com
Internet disponible KE LMWIAM.
R 1I A 1 1! 1
pour les clients C I ro I I P
emaa: crnifa30Ai A t (9 22d45-5r6, (5.9) 25 154718


AGENCE DE SUPPORT FAllX AL D'lAITI
Parents, vous qui r6vez d'un avenir rmereur pour vs infants, HOI CARE AGENCY
confiez las au CMP AGENCE DE SOINS DOMICILE
ANNEE ACADEMIQUE 2008-2009
PROGRAMME$Is AJANS KI OKIPE MOUN MAIAD LAKAY YO
UCENCE EN: Sispanu bay tkt ou pwoblim
M ng .4n arm oital on mgaonnaeod seoa on A tankMou granmom kifb,
Sder Cas Cnompt._be :4 armi
Gelso des Atlar :4 an mount kiJ alzaymn, kan~ kiparalize, adikipe, eWlr.
Sciences Infwmemiques :4 an.
MaSkeng Mnagnnl. :2 Ajans lan ap bay malad la tout sweH li bezwen
SeatK:2lbureutique :2 ans
Gagn F Iian.-rt en a a 2 Pua'! ka tJ2 pwPop,fre, an sekirie apehe'/ eska
Campntab inbmutisa : an
Af An 98 fn twalt ii, ede 'l manje, kontwole sik ii, tansyon l, ak ldt ank
Inhxnwmique cae cmurt : 5Q hwura2 ana
rr EasenHdalis ( CISCO) :70 hauresM Swapviv 1
Pour t s .formaons .suppement Okatores; O ka loio ptuI s pou yon fami'w ki malad an Ayiti
CMP, Deimew 30
Tel.:2 513-8361, 3 730-2485, 2 248-2299
Emae: n- i m r Tel: (509) 2245-5306, (509) 2515-4718, (509) 3213-7222
E-mal : asfhaiti(vahoo.fi, Site Web: www.asfyaiti.com

A V E N D R E Adrse: 35, Rue Jn Baptiste, Can Vert, P--P, Hati.
Un salon complet Une salle f manger moderne Dr Raymond Gay
Un vaisselier (china) Une T6lvision 32"
SpEcialiste pour enfants certified du Canada
Appelez au 2257-83 74 Hupital Ste Justine pour les enfants
Hupital Maisonneuve-Rosemont de Montrial, P Q.
Ecoutez Milodie Matin avec Iarcus 35, Rue Seymond Pradel, Jacmel, Haiti, W.I.
SIU B.P. 98, HT 9110, Jacmel, Ha ti
Th1.: (509) 3685-8432 13404-4905 E-mail: raymondgay8@hotmail.com
w ww. meodi aiticom HEURES DE CONSULTATION: MARDI- JEUDI 8H-10H
SUR RENDEZ-VOUS: SAMEDI 8H 12H


...j









LIBRE PENSEE


Mercredi 3 D~cembre 2008
1 HaYti en Marche Vol XXII N0 45


Soyez dignes de confiance.
Inspirez confiance.
Faites confiance.
Conseil salutaire (Faites-moi
confiance)


La confiance est, d'apres les sp6cialistes,
l'esp6rance solide en une personne ou en une chose.
Elle nous offre un sentiment de s6curit6 indbranlable.
On peut << mettre la main au feu > pour d6fendre alors
cette personne, cette id6e, cette chose. A la base de
toute relation << profitable > sur le court ou sur le long
terme, done << b6nfique > pour les parties en presence,
se trouve la confiance. De l'amiti6 a l'amour, en passant
par les affaires, la vie en commun, la vie conjugale,
les relations affectives, ... et la vie citoyenne. Y inclus.
On fait confiance a lajustice. Aux Institutions du pays.
Au pays. Ce qui pis est, et j'en profite pour le dire, le
degr6 de corruption institutionnelle, v6cue ou percue,
n'a presque rien a voir avec la confiance dans les
Institutions. On pourrait done faire confiance a nos
Responsables politiques, a nos dirigeants,
ind6pendamment de ce que disent les rapports sur la
presence chronique de la corruption dans notre pays.
Il suffirait qu'ils fassent bien leur travail.
La confiance peut etre ferme, extreme, sotte,
aveugle, entire. On peut perdre et regagner confiance,
en soi, dans les autres, dans l'avenir. On peut etre digne


Confiance !

de confiance ou ne pas en inspirer. La confiance peut
etre aussi en crise. La crise de confiance actuelle, cause
panique et provoque le chaos dans le system financier.
Enfin, chores amies lectrices et chers amis
lecteurs, on ne peut ne pas faire confiance a ceux qui
nous entourent, car la confiance mutuelle est la base
des relations humaines. Sans elle, tout s'effondre. Chez
nous, et c'est l1 le problkme, on n'arrive pas pouvoir
faire confiance. On ne peut que se mdfier. L'un de
l'autre. L'autre de l'un. << Dpi nan ginen, neg rayi neg,
neg trayi neg, neg maltrte neg >. << Youn pa fe 16t
konfians >. C'est notre << patrimoine culturel > qui l'a
d6cid6 ainsi. Et voila pourquoi Haiti n'avance pas. Et
voila pourquoi Haiti ne change pas. Un panier de
crabes. A s'entred6vorer. Les malheurs des uns causent
trop de plaisir aux autres. La d6ch6ance de l'un
<< orgasmise > les sens de l'autre.
Voila de quoi on parlait l'autre jour, un ami
et moi. Cet ami, membre de notre soci&te de CRABES,
en veilleuse depuis un certain temps, voulant faire des
affaires avec quelques partenaires, soi-disant s6rieux,
s'6tait fait croquer belles dents >. Puis, s'6tant refait,
le pauvre a souffert d'une < rechute >. Et, comme les
maladies infectieuses, les rechutes sont toujours pires.


SVirulentes, dans certains cas. Y a-t-il
moyen de faire confiance a quelqu'un
I dans ce pays, s'6criait-il. Comment peut-
on changer le pays si on ne peut faire
confiance a personne, disait-il. Je n'ai su quoi r6pondre.
Je n'ai pu que lui offrir ... mon attention.
Enfin, chers amis lecteurs, je vous offre
quelques definitions que j'ai pu trouver sur la
confiance. Bonne lecture et, soyez dignes de confiance.
<< La confiance est un lubrifiant important du
system social; elle est extremement efficiente ; elle
6vite de se donner la peine d'avoir a appr6cier le credit
que l'on peut accorder a la parole des autres >. Arrow
< La confiance est une s6rie d'attentes
sociales partag6es par les personnes impliqudes dans
un change 6conomique > Zuker
<< La confiance peut etre d6fini comme l'6tat
d'une personne, d'un groupe ou d'une institution face
a un objet, un mdcanisme, un animal, un environnement
physique, un groupe ou une institution; cet 6tat est
fond& sur des 616ments affectifs, intuitifs ou sur un
ensemble d'informations ; il permet d'anticiper une
reaction ou un comportement dans telle ou telle
situation. > Servet

Oscar Germain
germanor2005@yahoo.fr
Novembre 2008


POESIE U
Le dernier recueil de podsie U
de Gerald Bloncourt qui vient de
paraitre, o Dialogue au bout des
vagues >, (1) est un dialogue intimiste oi se m&lent
des descriptions de sentiments prouves, des tats
d'dme meurtris par l'existence d'un system ndfaste
et des cris d'espoir lances sur un mode incantatoire
et haletant. Une immersion podtique dans un monde
d'angoisses de deux &tres qui se cherchent et qui
essaient de s 'accrocher a la vie apres le passage d'une
temp&te destructive ayantpresque tout emporte, sauf
l'amour, la tendresse et l'espoir...

SC 'est l'histoire d'une exile de 'int&rieur
et de 1 'exild de 1 'exterieur que j 'dtais. Nous avons
correspondu. Le sujet portait sur la dictature de
Duvalier qui venait de s'effondrer >, confie Gerald
Bloncourt dans un entretien, sans en dire plus. Par
pudeur. Et aussi par respect de l'anonymat que l'autre
protagoniste de ce dialogue, o victime de graves
pressions de la part de son entourage > avoulu garder,
un choix qu'il n'accepte qu'h contre cceur.
Les deux auteurs se sont rencontr6s en
d6cembre 1986, dix mois aprbs la chute de Duvalier
que les deux appelaient de leurs vceux. Un vrai coup
de foudre po6tique, entre l'exild de l'ext6rieur depuis
40 ans, et l'exilde de l'int6rieur alors Ag6e de 30 ans.
Un change s'est 6tabli entre eux que, par pudeur
encore et toujours, Bloncourt n'enpr6cise pas la nature,
pr6f6rant employer le mot plus neutre de
<< correspondance >. Mais le ton intimiste, quoique
souvent cach6 sous des r6f6rences r6gulibres et
fr6quentes a la dictature, trahit une nature autre que
purement 6pistolaire. En publiant ces textes gard6s
secrets pendant vingt ans, G6rald Bloncourt n'a
certainement pas voulu 6taler sur la place publique une
liaison secrete mais plut6t clore un pan de sa vie et en
meme temps faire partager << transmettre > comme il
le dit lui-meme sa comprehension du monde. Nous
avons eu la chance, un jour dans notre vie, de
comprendre le monde pour ne plus 1 'oublier, de cerner
l'espoir, la tendresse, l'amour. Nous devons les


transmettre. C'est la notre dignitW et notre combat >,
peut-on lire dans son introduction au texte. En assumant
cette tranche de vie, il reste fiddle a son engagement et
ce faisant, transmet a la fois l'esth6tique po6tique et
une certaine 6thique de l'engagement que cette oeuvre
recele aussi.


Gerald Bloncourt, emu a l 'dcoute de 1 'interpretation
d'un de ses poemes par une troupe de comidiens
(photo Chantal Gudrin)


Lien etroit entre insecurity et extreme pauvrete
(DROITS DE L'HOMME ... suite de la page 12)
de travailler en bonne harmonie avec 'Expert aux Droits kconomiques et sociaux serait a cet egard
Independant et mettre en marche de maniere resolue un signalfort envoy a la communaute internationale
les reformes annoncees dans les domaines des droits >.
civils et politiques, qui devraient aller de pair avec Au cours de son s6jour en Haiti, M. Forst a
des programmes soutenus par les bailleurs de fonds rencontr6 a deux reprises le Pr6sident de la RWpublique,
dans les domaines des droits kconomique et sociaux. Rend Pr6val ainsi que la Premier ministre, Michble D.
La ratification par Haiti du Pacte International relatif Pierre-Louis, les membres du gouvemement, des hauts
magistrats et des
ADOMI PURNG AGENCY reprsentants du
Parlement. Il s'est
Tel. : 786-457-8830 Fax: 305-7560979 galement entretenu avec
Sle repr6sentant du
eSecr6taire G6ndral des
Pour wtos s achat: Nations Unies en Haiti
ainsi qu'avec des membres
Equipeents pour construction / Pikes de voiture / Camion / de la MINUSTAH et des
Equipment idical repr6sentants de la soci&t6
---. .- civile.


Car, ces textes sont haitiensjusqu'a la moelle.
Dans les fibres du dialogue, on retrouve des noms
d'objets et de lieux d'Haiti, des appellations de fruits
du pays, des noms de dieux vaudous. Pleines de
r6f6rences tellement natives natales qu'un un non
Haitien aura bien du mal a s'y rep6rer. D'ofi les
nombreuses notes de bas de pages conques a l'intention
de l'6tranger pour expliquer ou le cas 6ch6ant traduire
litt6ralement ce a quoi les auteurs font allusion ou se
r6Rfrent. Bloncourt en reconnait lui-m6me les
destinataires. o Cela ne concerne pas le peuple
frangais. Cela a dte pour Haiti >, nous confie-t-il dans
un entretien accord le 10 novembre 2008.

Une symbiose rdussie
Pour suivre le fil du discours, le lecteur est
invite lire les passages en italique 6crits par << elle >
et les lignes en romain r6dig6es par << lui >. Parfois il
arrive qu'un poeme soit 6crit par les deux et c'est la
difference de caractbre d'imprimerie qui sert de point
de repbre pour en distinguer l'auteur. Meme quand les
textes ne sont pas 6crits en commun, on d6note une
belle symbiose th6matique et po6tique. Les deux
semblent avoir &t6 secou6s par le meme souffle
po6tique et de surcroit par la meme force d'engagement
6thique. Et ce, bien que leur v6cu d'avant 1986 ait &t6
different. Lui, apres avoir pris une part active a la
revolution de 1946 en Haiti, est exil6 en France depuis
quatre d6cennies. Elle n'a, en 1986, que 30 ans et est
toujours rest6e en Haiti. Trois d6cennies les s6parent.
Mais trois choses semblent, en revanche, les relier : le
lieu de naissance Haiti -, le rejet de la dictature et la
passion de la po6sie, pour ne pas dire la passion tout
court.
C'est grice a cette passion des mots et des
maux que sur le terrain de la po6sie, ils n'en font qu'un.
Meme si on dd6cle une certaine difference dans
l'utilisation de la langue et dans l'expressivit6 des
sentiments. Chez Bloncourt, se d6voilent une douceur
et une tendresse plus classiques, quoique infinies et
sans condition, port6es avec une certaine anxi&te mais
pleinement acceptdes. Avec une syntaxe fragmented
mais claire. Chez << elle >, on est en presence d'un
6clatement de sentiments violents et d6brid6s, de d6sirs
effront6s et tragiques exprim6s sur un mode expiatoire,
comme s'il fallait, par l'6criture, extirper cette forme
d'angoisse en elle, cette insoutenable tension, afin de
la dompter et s'en lib6rer. Comme s'il avait recours a
l'6criture pour faire taire la souffrance existentielle et
elle utilisait celle-ci comme base pour ses 6crits.
On retrouve la meme nuance dans
l'expression de l'engagement. Chez l'exilde, on sent
des fois une fureur sans limites avoisinant parfois le
d6lire, tant le d6gofit du system est imp6rieux et les
rancoeurs inextinguibles. Tout en 6tant traverse par le
meme d6ni d'injustice, on d6couvre chez Bloncourt
un d6sir de changement qui s'appuie davantage sur le
fardeau des victimes. Pour etre caricatural, on dirait
que tout se passe comme si<< elle > fustigeait sans arret
les ignobles bourreaux et que lui prenait plut6t cas des
pauvres victimes. Est-ce parce qu'elle avait, elle, v6cu
la dictature au quotidien alors que lui l'a connue de
loin et ce serait cette distance gdographique ou peut-
(voir POESIE / 16)


Page 14


i voyage jusqu'au bout


III.I . ....... .... .... ... .. .. IN







Mercredi 3 D6cembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 45


Page 15


W~ ~ 4~w

















"Copyrighted Material


: Syndicated Content

Available from Commercial News Providers"














., ,- w* - g ~ *


8y772 NsIE 2 amre AvlenuLae
T41: 305 757 4915

FADKIKJ VARIETY STORE
LE MAGASIN POUR ROUTES LES OCCASIONS.
- Reception de paiemens pour Bell South, FPL, GAZ, CABLE TV,
BELL MOBILITY etc...etc...
- Connection tdidphonique chez vous...


Ouvert
6 Jours
par
semaine:
8h30 am

730 pm

* IPurfurns
* (diulare & BIkcper
* Souls et Sundalci
p Prxits pour la cuisine
* ('dIllcu
* Talbtux
* Moicyg


Ziuuk. franiis, Aner cai n
* VId'sH (I iticni. A rmicairns, IatuinutaiWkrs, Drams'
* Pruluils lie bcauIt









DANS LE SUD-EST


Mercredi 3 D6cembre 2008
SHaiti en Marche Vnl XIT N 45


Haiti: apres les intemperies, famine et malnutrition


Plus de deux mois apres, Haiti fait encore
face aux consequences des dernieres intemperies.
Quelque 27 enfants ddcddds et une soixantaine
d'autres hospitalisds suite a de la malnutrition aigile.
Et apres Bale d'Orange, d'autres regions sont
menaces. L 'heure est done aux secours d'urgence,
mais egalement a des mesures pour limiter les effets
de ce nouveau mal.
NW- -


< tropicales, la population a tout perdu : plantations et
cheptel. Depuis, la famine s'abat sur la region,
emportant des enfants et meme des adultes>, a signal
le responsable du Conseil d'Administration de la
Section communale (CASEC) de Baie d'Orange,
Lissage G6ndus. Environ 27 enfants sont morts de la
malnutrition aigiie.


Un voyage

jusqu'au bout
(POESIE ... suite de la page 14)
etre aussi la sagesse de l'homme mfir qui en serait
l'explication.
Toujours est-il qu'on referme le livre avec un
gros cceur, une certaine mdlancolie qui vient peut-6tre
de la forte dose tragique que charrie cette ceuvre.
Pourtant, c'est un beau voyage po6tique que Bloncourt
nous a r6serv6 et que Jean-Claude Charles a annonc6
dans sa brve preface qui peint l'auteur avec une nettet6
que nul autre avant lui n'avait faite. Ce faisant, il a
bien pr6pard le lecteur a ce voyage qui le conduit
jusqu'au bout des vagues d6ferlantes de sentiments les
plus d6brid6s et des plus fous.

Huguette Herard

1) Paru aux Editions o Mimoire d'encrier o,
ISBN: 978-2-923153-99-5


CONTACT US
TOLL FREE. 1-8 8 -383 -
OR: 305-620-8300
FAX .305-620-8332
CELL. 305-986-881


A Baie d'orange, on diagnostique plusieurs
cas de malnutrition chronique et de malnutrition aigiie.
Et ces cas de malnutrition sont aggrav6s par des
problemes de sant6, notamment des infections
respiratoires aigiies. Une situation que deplore Mme
Myrta Kawlard, directrice du PAM en Haiti. < C'est
regrettable qu'on aboutisse h une telle situation en d6pit
des efforts d6ployds pour aider >>, dit-elle.


(photos Logan Abassi Minustah)
Pour survivre, en effet, les paysans cultivaient
traditionnellement du mais, du haricot et des tubercules.
Leurs plantations ont &t6 confront6es a trois mois de
s6cheresse avant d'etre andanties par les intemp6ries
ayant frapp6 le pays en aout et septembre.
Autres consequences occasionndes par les
ouragans, les routes ont &te coupes, isolant, pendant
deux mois, la region du reste du pays. Aussi, < mime
disposant de l'argent, les habitants ne pouvaient rien
se procurer >, soutient M. Gendus.
Si la situation ne s'est pas rdv616e aussi grave
dans d'autres regions du pays, les risques existent.
Comme le souligne l'ing6nieur Wilson Durand,
Coordonnateur de la filibre de promotion du monde
rural au Ministbre de l'Agriculture, regions du pays doivent avoir des difficulties
d'approvisionnement >.
Et l'ing6nieur Durand de faire savoir que d6partements du Nord-Ouest, du Nord-Est et du
Plateau central ont toujours connu une situation de
malnutrition end6mique. Cependant, apres les
intemp6ries ayant emport6 les stocks de reserves des
paysans, les risques de difficulties se sont accrues >.
D'ailleurs, hormis Baie d'Orange, d'autres
Sections communales de Belle-Anse sont menaces.
Le D616gu6 du Sud-Est, Zidor Fednel, cite entre autres
<< Mapou, Marbriol, Pichon et Corail-Lamothe>>. De
meme, C6te-de-Fer, une autre commune du
d6partement du Sud-Est, connait de malnutris>, renseigne-t-il.
Pour Maximilien Coscy, chef de Mission de
MSF Belgique, < le d6partement des Nippes pourrait
6tre aussi affect parce qu'il fait partie
des regions les premieres et les plus
touches par les intemp6ries >. Apres
avoir accueilli, exceptionnellement, 11
enfants malnutris de Baie d'Orange dans
le Centre hospitalier de MSF a
Martissant, oi l'on pratique d'autres
types d'intervention, des riverains y ont
aussi amend leurs enfants malnutris pour
6tre soignds.

Des acteurs locaux et
internationaux A pied d'ceuvre
Pour faire face a cette situation,
les secours s'organisent sur le terrain.
L'une des premieres institutions a
intervenir a &te Oxfam- GB. < nous aurions compt6 beaucoup plus de
cadavres >, a fait remarquer le
responsable du CASEC.
Aprbs, d'autres institutions
sont intervenues. Parmi ces derniers
figurent notamment la D616gation du
Sud-Est, le Ministbre de l'Int6rieur et des
Collectivit6s territoriales, le Ministbre de
la Sant6 Publique et de la Population
(MSPP), la Direction de la protection
2 8 5 6 civile (DPC) et la Croix-Rouge
haitienne, du cot6 des pouvoirs publics.
Des partenaires de la
communaut6 international s'activent
egalement sur le terrain. Aussi, grice aux
1 interventions des organisations


internationals, malnutrition aigue ont &te transf6rds dans des centres
de sante ,> a inform Lucie Exum6, de 1'OPS/OMS.
Ces enfants ont &t6 6vacu6s vers le Centre
nutritionnel de Terre des hommes aux Cayes, a l'hpital
de MSF a Port-au-Prince et a l'h6pital Saint Michel
de Jacmel oni, avec l'aide financiere d'OPS/OMS, ils
sont pris en charge par MWdecins du Monde-Canada.
6s4.


D'autres enfants atteints de malnutrition aigiie
reqoivent sur place des soins ambulatoires comprenant
entre autres m6dicaments et nourriture.
Par ailleurs, 1'OPS/OMS fournit les repas aux
parents des enfants hospitalis6s a Jacmel. De plus, avec
son appui technique et financier, le Ministbre de la
Sant6 publique et de la Population (MSPP)
entreprendra une evaluation nutritionnelle dans tout
le d6partement du Sud-Est.
Grice a un pr6fabriqu6 qui sera mis en place
par le PAM a Baie d'Orange, 1'OPS/OMS va 6tablir
un point fixe de sant6. Cette structure, dont elle partage
les charges financibres avec 1'UNICEF, doit permettre
d'assurer le suivi des enfants qui reqoivent des soins
ambulatoires et ceux qui sont revenus aprbs leur
p6riode d'hospitalisation.
Quant a 1'UNICEF, elle fournit des aliments
et des kits d'hygibne pour les enfants. De plus, avec
1'ONG << Save the Children >>, elle distribue aux enfants
malnutris des kits d'<< aliments sp6ciaux pour la prise
en charge de malnutrition severe >. Le FNUAP, pour
sa part, offre des kits d'hygibne aux mbres.
Le programme alimentaire mondial (PAM)
fournit du riz, du haricot et des biscuits 6nerg6tiques
aux parents et aux enfants dont les conditions m6dicales
se sont av6rdes sdrieuses. Cependant, << atteindre Baie
d'Orange est unvrai d6fi. Nous pouvons arriver assez
loin mais avec de faible quantity de produits, deux a
trois tonnes environ >, a signal Myrta Kawlard.
Pour acheminer de la nourriture aux
personnes n6cessiteuses, le PAM utilise des camions
fournis par la Norvege. Des camions de faibles
capacit6s mais qui sont capables d'atteindre des
endroits peu accessibles.
Le PAM a entrepos6 a Seguin, pros de Baie
d'Orange, une soixantaine de tonnes de produits
alimentaires. Ceci permettra d'alimenter, pendant un
mois, des femmes enceintes et andmides, femmes
allaitantes andmides ainsi que les enfants de moins de
cinq ans andmids fr6quentant le centre de sante de la
zone.
De meme, dans le cadre de la cantine scolaire,
1'6cole nationale de S6guin disposera de rations
alimentaires pendant deux mois. En ce qui a trait aux
personnes touches par les demieres intemp6ries, celles
qui sont identifies et enregistrees par la Protection
civile au niveau local disposeront d'un stock s'6tendant
sur une p6riode de 15 jours.

Empecher une g6ndralisation de la
situation
Les interventions effectudes actuellement sont
de nature a faire face a l'urgence. Certaines d'entre
elles visent << appuyer la population pour qu'elle
puisse attendre la prochaine rdcolte >>.
Cependant, le principal d6fi consiste a
permettre aux paysans de produire a nouveau. Aussi,
le Ministbre de l'Agriculture a entrepris un vaste
programme de distribution de semences et d'outils. II
vend 6galement des engrais a des prix pr6f6rentiels.
La priority serait port6e sur l'Artibonite, la
plus grande zone de production de riz dans le pays
ainsi que sur les d6partements du Sud et du Sud-Est,
fortement touches par les intemp6ries. Le budget
(voir MALNUTRITION / 17)


Page 16








Mercredi 3 D6cembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 45


Un tribunal dominicain tranche en faveur de plusieurs centaines de braceros ha'itiens


Un tribunal dominicain a rendu un verdict
favorable a un groupe de 500 braceros haitiens qui
r6clamaient, a un consortium sucrier priv6, la
formalisation de leurs contrats de travail portant sur
l'octroi de bonifications, de salaires a Noel et d'une
couverture d'assurance m6dicale, entre autres
revendications, a appris le Garr.


La decision, prise par lajuge Ana Maria P6rez
Patin, du Tribunal du Travail de San Pedro de Macoris
(Est de la R6publique Dominicaine), sanctionne l'usine
Crist6bal Colon, propri&t6 du Groupe Vicini, l'un des
plus anciens de l'industrie sucribre dominicaine.
Le verdict du tribunal, qui intervient 10 ans
aprbs que la justice eut &te saisie du conflit, dispose


0, p.- w# 4:O -*P $e w .wpk w hA g



"Copyrighted Material

Syndicated Content

Available from Commercial News Providers"


que les repr6sentants de l'usine doivent se r6unir avec
les travailleurs haitiens pour formaliser a l'6crit les
contrats de travail, principale revendication des
braceros.
Cette decision serait la premiere rendue en
ce sens en R6publique Dominicaine, et son application
est r6clamde <> avant tout recours
dventuel.
Le tribunal a rejet6 l'all6gation de l'usine
sucribre selon laquelle les braceros haitiens ne
d6tiennent pas de carte d'identit6 6lectorale (c6dula)
les habilitant a formaliser des contrats de travail.
<< Chacun des demandeurs est identifi6 parun
num6ro que lui donne l'entreprise et certains ont un
num6ro d'identification envoy par le bureau de la
Migration >, a object le tribunal, en rappelant que les
lois locales sur le travail sont a caractbre territorial et
r6gissent sans distinction Dominicains et strangers.
Lajuge dominicaine a aussi rejet6 l'argument
(BRACEROS / p. 18)


Signature du Plan Cadre des Nations Unies pour l'Aide


au Developpement (UNDAF)


2009-2011 d'Haiti


Communique de Presse

Le 28 novembre 2008- Le Ministre de la
Planification et de la Coop6ration Exteme de la
R6publique d'Haiti M Jean Max Bellerive et le
Coordonnateur R6sident du Systeme des Nations
Unies, M. Joel Boutroue ont proc6d6 ce vendredi
28 novembre 2008 a la signature du Plan Cadre des
Nations Unies pour l'Aide au Ddveloppement
(UNDAF) 2009-2011.
La c6r6monie de cette importante signature
s'est d6roulde a la Salle des Reunions du Ministere
de la Planification et de la Coop6ration Exteme en
presence des Repr6sentants des diff6rentes Agences
des Nations Unies en Haiti et de quelques-uns de
leurs partenaires gouvemementaux. Ce nouveau
cycle UNDAF 2009-2011 constitue la r6ponse
coordonnde du systeme des Nations Unies base sur
les priorit6s nationales refl6t6es dans le Document
Strat6gique National pour la Croissance et la
Reduction de la Pauvretd(DSNCRP). Les ressources


de ce Plan Cadre des Nations Unies pour l'Aide au
Ddveloppement sont programmables sur trois(3) ans
et avoisinent les 520 millions de dollars US.
A travers ce Plan Cadre d'Aide au
Ddveloppement 2009-2011, le Systeme des Nations
Unies se propose de concentrer ses interventions dans
trois (3) domaines cl6s: (i) la Gouvernance, qui va
b6ndficier de 26.52% des ressources ; (ii) le
Developpement Humain Durable avec 65.05% de
l'enveloppe globale et (iii) la Gestion de
l'environnement et des risques naturels pour 8.43%
des ressources. Au terme des trois prochaines anndes,
l'expertise et la strat6gie de partenariat du SNU dans
ces domaines lui permettront d'atteindre des r6sultats
tangibles. La r6alisation des effets de 1'UNDAF
contribuera a la r6alisation par Haiti des Objectifs du
Mill6naire pour le D6veloppement (OMD) l'horizon
2015.
D'autre part, 1'UNDAF a &t6 formula dans
une approche participative dont le but est de maximiser


l'impact des interventions des Agences/Fonds et
Programmes de l'ONU a travers davantage de
coherence et de synergie dans la planification, le
suivi et l'dvaluation des activities. L'UNDAF va
privil6gier dans sa mise en oeuvre d'abord, le
principe cl6 de la gestion ax6e sur les r6sultats,
ensuite le d6veloppement de partenariat strat6gique
avec tous les acteurs nationaux et intemationaux
d'Haiti.
Rappelons que 1'UNDAF s'inscrit dans le
cadre de la Reforme du Systeme des Nations Unies,
adopt6e par le l'Assembl6e G6ndrale de l'ONU dans
sa resolution 53/192 du 15 d6cembre 1998. A cet
effet, il constitue le cadre commun de
programmation et d'harmonisation des interventions
des Organismes de l'ONU pour accompagner la
Vision et la Strat6gie que le pays s'est fixes et
contribuer ainsi a la mise en ceuvre du pacte mondial
pour la r6alisation des Objectifs du Mill6naire pour
le Developpement (OMD).


Le chef du G
Le Premier Ministre haitien,
Duvivier Pierre-Louis, a la tate d'l
minist6rielle a visit, le mercredi 26
commune de Jacmel dans le d6partem
Objectif : s'enqu6rir de la situatio
prdvalant dans cette region du pays.
Le Chef du gouvemement
haitien a rencontr6 les autorit6s
locales du d6partement du Sud-Est
afin de faire le point de la situation
au niveau du d6partement aprbs les
dernires intemp6ries, et 6valuer les
interventions rdalisdes. Il s'agissait
6galement de mettre en oeuvre des
strategies conjointes pour venir en
aide aux habitants du d6partement se
trouvant en situation difficile
particulibrement ceux de Baie
d'orange, dans la commune de Belle
Anse.
En effet, environ 27 enfants
de la section communale de Baie
d'orange sont morts de malnutrition
aigiie. On y diagnostique toujours
plusieurs cas de malnutrition
chronique et de malnutrition aigiie. Et
ces cas de malnutrition sont aggrav6s
par des problemes de sante,
notamment des infections respiratoires
Le d6put6 de Belle Anse, Ma
attire l'attention sur le problkme nutrit
dans sa communaut. << En ce mome
meurent dans d'autres regions de Belle
13 enfants sont morts, la semaine de


MALNUTRITI
disponible serait de l'ordre de 17 millia
Parallblement a ces distr
l'ensemble du pays, le Ministbre va
capacit6s du Bureau agricole commit
Jacmel, si l'on en croit le D616gu6 Zido
a la FAO, outre l'appui fourni au gouv
le cadre de la relance de l'agriculture


ouvernement en visite dans le Sud-Est du pays
Mme Michele section communale de Marbriol >>. faire quelque chose >>, a d6clard Mme Pierre-Louis.
une d6l1gation Le d6put6 a par ailleurs attire l'attention sur Le Chef du Gouvemement a aussi parl6 des
Snovembre, la la situation de Mapou. < ient du Sud-est. Belle Anse, des zones comme Mapou n'existeront plus d'apporter des solutions aux graves problemes du
n humanitaire >>, a-t-il en effet mis en garde. d6partement. Dans le cadre du programme post
l P cyclonique, des fonds seront affects
h des r6alisations dans le domaine de
l'agriculture.
<< Ces fonds serviront
r6aliser des travaux de curage des
ravines, la rehabilitation de neuf
systEmes d'irrigation ainsi que l'achat
Sd'outils agricoles et de semences pour
les agriculteurs>>, a poursuivi le Chef
du Gouvernement.
Le responsable regional de la
Direction de la Protection civile et
Scharg6 de programme d'urgence pour
la region, l'agronome Roosevelt
Compare, a pour sa part parl6 des
projets en cours visant h renforcer le
secteur agricole.
Comme actions entreprises,
il faut noter la distribution de poules
pondeuses aux agriculteurs et un
projet de recapitalisation de mille
petits commerqants.
Michdle Pierre-Louis venue investiguer la situation dans le Sud-Est (photo Minustah) L'ins6curit6 grandissante
s aigfies. Quant au Premier ministre Mme Pierre-Louis, dans la ville de Jacmel, a aussi &tC h l'ordre dujour. <<
ixo Balthazar, a elle a promis d'intervenir. << Le Gouvernement va faire Le manque d'l1ectricit6 dont souffre Jacmel, le manque
tionnel existant tout ce qui est en son pouvoir pour prendre en charge de moyens ainsi que le faible effectif de l'institution
:nt, des enfants les enfants malnutris de la zone, car on ne peut pas policibre, sont entre autres causes de l'augmentation
Anse. Quelque accepter que des innocents meurent dans de pareilles de l'ins6curit6 >>, a fait savoir le d6put6 de Jacmel,
mibrre, dans la conditions. Il est de notre devoir en tant qu'autorit6 de Patrick Domond.
En r6ponse h ces dol6ances, Mme Pierre
Louis a affirm sa volont6 de renforcer les capacit6s
O N ... (... suite de la page 16) de la PNH au niveau du d6partement en augmentant
l'effectif de policiers et en mettant des moyens
irds de gourdes. dans le Sud-Est, des semences de cultures maraichbres. mat6riels h leur disposition.
ibutions dans La situation qui sdvit a Baie d'Orange n'est Le Premier ministre a avoud que la situation
a renforcer les pas un 6piph6nombne. A travers le pays, rbgne une est compliqude : << Je comprends l'impatience de la
unal (BAC) de situation de pr6carit6. Et de par sa gravity, elle population mais nos ressources sont limit6es. Tous les
r Fednel. Quant interpelle les pouvoirs publics mais 6galement les problkmes ne seront pas r6solus en mime >>. Mais elle
vemement dans acteurs de la communaut6 internationale. a toutefois promis de rdpondre au plus vite aux
elle distribue, problkmes les plus urgents.


Page 17








LES JEUX


Mercredi 3 D~cembre 2008
1 HaYti en Marche Vol XXII N0 45


Allez de TORDUS a CAUDES, en utilisant des mots du du
vocabulaire frangais, et ne changeant qu'une lettre par ligne.


Solutions de la
semaine passe:

uNIIMLIs
ANI SES
ARI SE S
A RI A S A S
ARASAI


Solutions de la semaine passe


BATM I X I X T Z S Z
KURERDMIAG P U
O Y LD O A U B X K T K
BM I E ZMHMQHN X
SU V N NOE I T ZAA
S V N B E G K S AT S M
KRXGWBE I BW U R
U E W FU YR RMX SC
L U H R L A A A U V
B DT P DOU KTWME
ADNXMA P B U JQ I
QO BJX F I EVL Z G
Trouvez 33 des meilleurs buteurs dans les plus grands
championnats europ6ens de foot dans le carr ci-dessus


00 Melodie Matin avec Marcus
Informations, Interview, Anecdotes, Humour,
Analyses
Nos Chroniques:
L'Editorial de Marcus
Au Quotidien avec Elsie
La Chronique Litt raire avec Dominique Batraville
Les Sports avec Mario Bareau
Les Invites du Jour
M6lodie Matin chaque samedi est anim6
par F6quiBre Raphael


e "eatd Ae&64 it eo&C&adce /


E n B ref...(...suitedelapage2)
l'ensemble des projets relatifs aux besoins de la population.












"Copyrighted Material

Syndicated Content
Available from Commercial News Providers"














Faudrait-il effectuer des fouilles dans les etablissements scolaires?
Le drame survenu au Centre de Formation Classique de Cabaret ou un adolescent a tu6 un
camarade de classe d'un coup de pistolet, le 24 novembre, semble avoir tire la sonnette
d'alarme sur une situation ignore depuis quelque temps par de nombreux parents et
responsables d'6coles.
Nombreux se demandent s'il ne faudrait pas effectuer des fouilles dans les 6tablissements
scolaires.
La presence d'une arme a feu est chose courante, selon plusieurs l1ves questionn6s surtout
dans les 6tablissements d6favoris6s. Un coup de feu par contre en pleine salle de classe
faisant un mort et un bless, est une grande premiere en Haiti. Nombreux pensent qu'il faut
agir maintenant "pou pita pa pi tris".
Les bagarres entre dcoles, les agressions comme les crachats, insultes, menaces, indiscipline
sont monnaie courante. De nombreux objets interdits et pouvant causer des blessures graves
et m6me la mort ont &te retrouv6s dans des salles de classe. Les rapports de police indiquent
une nette augmentation des interpellations d'&l1ves allant parfois jusqu'a l'arrestation pour
detention ill6gale d'armes a feu.

Un tribunal dominicain tranche en faveur
de plusieurs centaines de braceros haitiens
(... suite de la page 17) paiement de l'assurance sociale, confirment
des patrons de l'usine Colon sur la condition leur statut de travailleurs r6guliers.
transitoire des travailleurs haitiens qu'ils ont En outre, les braceros r6clament la
qualifies de "journaliers". reconnaissance de leurs anndes de service
Acet argument, elle a oppose le fait comme employs de l'usine des Vicini, soit
que les remises courantes, accord6es par depuis 1959.
l'entreprise aux braceros en ce qui a trait au


Page 18


SCRABBLE
Arrangez les sept lettres ci-dessous
pour former un mot frangais

P R

SEN

TE

Solutions de la semaine passee
ALIZARI


I .. . .At...... .... ... . ... .. ..IN


1%


? lt i. if.]iI ITI (Il< l-l!li ,,i''Rl [ IImIi, II lI


CA|U D E S








Mercredi 3 D6cembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 45


Anba bouch a Grann Mari :

Twa pwent
ak Jacques J. Garqon / Zand6 Zou Pyewo

Younjou aswe, grann Mari kenbe men an wen
[manm], n'ape derape foukan-foukan, l'ap fr chimen
an y [chimany] Si m pa twonpe wen, i t'apway lakay
a man Zo; youn fanm, ki te zanmi an y [zanmany].
Bon non an y [non any] menm sete : Sizin; men
younn te rele 16t : man Zo konmsi tout
fanm rele Mari anpi se Sen J6zUf ki mari a yo
[marayo]. Yo konn rele sen an: Pr nourisye,
tou, wi!
Enben, kon nou we wen di nou la,
n'ap kite pou la byen pwese. Konsa, youn
mche jwenn ake nou ; i tanmen: Mari !
Kote w'apway pwese konsa? M' chonje
granmounn nan vale saliv a y [salivay] kon
youn mounn ki sezi; anpi i reponn non an : "
Gade kouman w fr wen sote non; yo di wen
wou mouri, m'apway nan vey a w, anpi wou
vin part anwo wen sibit konsa." Nan menm
pa a i pousib kon Janfoukan.
LUr nou rive oun distans, m' mande
S" Grann! Men sa w di mouche a la?" I di
wen: Mounn pa antre nan matikal a mounn
konsa. I pa ka we wen nan wout an wen pou
i b&zwen konnen kote m'apway."
Koze lou sa yo se chakjou wen te kon tande
yo anbabouch a grann. Mere dertwa nan pwent yo wen
chonje jodi ya:
Pa kite kblWr tiye wou 1er dis6l ch&r, pou
w ka manje y 1r i vin bon mache." Se younjan pou
ankouraje mounnpwanpasyans nan move sitirasyon."
Chay soti nan tt tonbe anwo zp6l." Se 1r
youn manm nan fanmiy nan konmnt youn move zak,
eskonsablite ya rete pou fanmiy nan.
Chita pa bay, menm se lapousy&r pye poudre
a leve." Kidonk, mezire anvan wou koupe. Anpil fwa,
gran van bay ti lapli.
%
Toupatou nan peyi a n nou [peyannou] an,
Grann Enyali, Sb Filosya, Tant Miche, ap pale tout
lasentjounen. Pa kwe se babye y'ap babye. Se leson
eksperyans y'ap simaye.
Me de pwent m' konn tande nan bouch a
mounn Jeremi:
Pito w an koup pase w a pye." LUr w chita
d&do oun nonm anwo chwal, wou rive vit pase 1r wou
apye.
Chimen ou pa renmen, se toujou ladan fr
nwe bare w." Jou ou pi grangou se manje ou pi pa
renmen oujwenn.
%
Chita anba bouch a granmounn toujou bon,
yo pa lonje liv ba wou lir, men pa kwe yo pa moutre w
lasjes. M&rsi Grann Mari!

* Jacques J. Garqon / Zand6 Zou Pyewo ap fin ekri
youn liv : "Anba bouch a Grann Mari."



AYISYEN MALERE PA

KA FETE

"THANKSGIVING"

26 Novanm 2008. Miyami Entenasyonal Ep6t
.Pakin Garaj Flamengo. Nan kwen youn elevate youn
dam ayisyen 45 ane konsa, chita sou youn ranp, men
nan bouch ap reflechi sou tribilasyon-1 nan lavi-a. Li
gen younjip nwa, youn k6saj mov ak de b6l ti zanno
pandantif an 6. L'ap balanse pye-l ak youn soulye nwa
demi-talon miwo-miba. Men dwat li gen youn ti
elastik k'ap anonse pa gen mwayen pou l'achte youn
ti brasl. Youn b6l dam, po sann, gran sousi. Li chita
sou bout miray-la depi lontan. Figi-1 fatige. Chak
machin ki pase li leve t&t gade. Li bay enpresyon l'ap
veye youn mounn li pa rekon&t nan youn mak machin
li pa menm konnen.
Mwen part nan youn Toyota, koulk kram.
Mwen ralanti. Mwen estope. Mwen vire gade dey
epi mwen pake machin nan toupre kote ti dam nan
chita-a. Nan vire t&t gade deye pou m'pa rantre sou li,
je nou kwaze. Youn vizaj san ekspresyon tankou youn
fry bannannk'ap balize nan labriz matinal fikse mwen.


Mwen desann machin nan. Li gade-m. Mwen gade-1
ak youn demi souri.
-Bonjour Monsieur li di mwen ak youn vwa grav,
men ak satisfaksyon li gen youn mounn pou l'pale.
-Bonjour Madame, mwen reponn.
-Se msye Mapou?
-Wi, se mwen. Mwen reponn ak ezitasyon. Se kiyes?
Kijan ou ye?
-Nou la. Mwen kontan finalman mwen kontre ak ou.
Se chak jou, chak maten mwen vini bon&-bone pou


Jan Mapou
mwen w&-w, pou mwen fr youn ti pale ak ou; men
chak fwa mwen mande pou ou, yo di-m ou pa la. Ou
poko vini osnon ou pa p'vini. Jodi-a mwen di menmsi
mwen chita la-ajouk labrin diswa, f6k mwen w&-w.
-O! mwen eskize-m. Ou pa gen telef6n mwen?
-Non, mwen pa genyen-1 non. Se youn mounn ki di-m
ale nan Ep6t-la, pale av&-w, ou ka konprann mwen.

Mwen desann machin nan. Mwen lonje men-
m, mwen ba li lanmen epi mwen envite-1 rantre nan
biwo mwen.
-Ou poko janm di-m non-w non.
-Mwen rele Magi.
-Ou di ou gen youn bagay pou rakonte-m, m'ap koute-
w wi Magi.
-Monsieur zafe mouton pa zafe kabrit; men 1l youn
mounn angaje f6k li mete k6-l dey6, f6k li chache
mounn li fe konfyans pou l'pale pou l'pa toufe. Bondye
di ede t&t ou, epi m'ap ede-w... Mwen gen 2 pitit.
Younn gen 11-an. Pi piti-a gen 7-an. Mwen poukont
mwen ak yo. Papa yo kite-m depi lontan. Li te konn
vin chache yo, mennen yo nanMacDonald, men depi
kUk tan, mwen pa w&-1, timounn yo pa tande-1.
-Kote-l? Sa k'pase?
-M'aprann li retounen Ayiti.
-Woy! Imigrasyon?
-M'pa kwe. Li te toujou konn al Ayiti; men fwa sa-a li
genlk ale n&t pou evite chay timounn yo.
-Ou konn kib6 l'ale? Nan ki z6n?
-Non. Se zanmi-1 ki di-m lijete-1.
-Li pajanm rele?
-Non. LU li te Miyami, li pa t'konn rele ou kwe se an
Ayiti li ta rele.
-Ou pa te rele-1 tribinal pou l'okipe timounn yo?
-Wi. Men li di Jij-la li p'ap travay. Li pa ka jwenn
travay. Manti wi. Li te gen gwo woulman Ayiti.
-Mwen dwe 8 mwa kay. Bank-lan dejavoye papye pou
yo sezi kay la. Mwen pa gen famniy isit. Sitiyasyon-m
vreman difisil.
-Sa w-ap fr ak timounn yo?
-M'pa konnen non. Se travay m'ap chache wi. Tout
kote m'ale yo di-m y'ap rele-m; anyen tonton! Se
preske chakjou mwen chita nan ti kwen-an m'ap tann
ou. Yo di-m depi ou kapab, w-ap ede-m.
-Wi madam. Mwen konprann sitiyasyon-w. Mwen
pataje lapenn ou. Men travay vin difisil anpiljounen
jodi-a. Ofisyel Ep6t yo pa bay otorizasyon anplwaye
pesonn. Kondisyon ekonomik peyi-a reflete sou ep6t-
la tou. Aktivite yo desann. Yo bloke travay. Sa k'la
tou la. Si yo kite, nou pa ka menm ranplase yo. SO1 sa
mwen ka fe, m'ap ba-w youn aplikasyon, ranpli-1 epi
n'ap kite-1 an sispan. Si youn mounn kite osnon revoke,
epi yo ta ban-m otorizasyon, m'a rele-w.

Youn silans souf-koupe ap fannen nan biwo-
a. Dlo ap koule nan zye Magi. Mwen ba-1 youn ti
napkin pou l'siye zye-1...

Se ak kU sere mwen gade dam nan ki leve
pou l'ale. Younjedi thanksgiving 1 Meriken ap prepare
pou y'al manje agogo ak fanmi yo, 1 tout imigran ap


3l | Page 19

mete jenou te pou renmnsye Granmnt-la pou tou sa li
fe pou yo, p6v maler&z sila-a pa menm ka souse youn
zo poul ak timounn yo alewe pou l'ta nan manje
kodenn. .Listwa rap6te seremoni Thanksgiving sa-a
derape nan Florid depi nan 16dm sy&k nan mwa
septanm 1565, 1 youn gwoup Pany6l te vin etabli nan
z6n yo rele jounenjodi-a St. Augustine nan. Pou yo,
se te youn gwo dekouvdt epi yo te fe youn manman
selebrasyon pou yo te fete twouvay sa-a. Chak eta
nan peyi Etazini gen istwa pa yo men 1 ou gade byen
kiys jounenjodi-a ki kafete thanksgiving sa
bay doulk anba k. Se vre, peyi-a ofri imigran
yo youn op6tinite pou yo jwenn moso manje,
youn ti lokipasyon pou penmet yo jwenn
dekwa pou ede fanmiy yo ak mak6n fanmiy
yo kite anAyiti. Menjounenjodi-a si nou gen
pou nou renmnsye se Granmnt-la pou nou di
mesi dtske nou ansante...
Mesi pou 1-a nou kontinye ap respire
S Msi si pitit nou pa ni nan prizon ni sou lis
dep6tasyon
Mesi si nou enganm, nou pa kouche sou
kabann lopital
Mesi si nou pa nan nursing home, gaga sou
youn ch&z woulant
Mesi si n'ap travay n'ap sip6te fanmiy-lakay
Mesi si nou te vin nan kanntW epi ankachlt
rive met pye ate
Mesi si timounn yo al lek6l
Mesi si yo rete lek6l ap prepare lavni yo
Mesi si nou gen youn konpayn nan kay-la k'ap ede-n
kole-pyese
Mesi si nou ka peye kay la, si nou pa sou lis pou labank
sezi kay-la
Mesi si nou gen youn vye bogota ki penmt nou al nan
travay
Mesi si zanmi pa trayi nou, pale nou mal, anpeche nou
viv
Mesi pou tout byenfk, tout benediksyon Granmnt-la
blayi sou nou

Mesi si nou pa p'mache nan lari tankou Magi... 2
timounn sou bra-n... San konnen sa nou pral ba yo
manje... San konnen ki kote nou pral mete yo kouche.

Mesi... Mesi... Se Thanksgiving pa noumenm malere
Ayisyen.

Magi ale ak espwa youn jou m'a rele-1 pou m'ba li
youn ti travay. Mwen kite-1 ale ak espwa younjou m'a
ede-1jwenn youn ti degaje pou l'ka kenbe ak timounn
yo.

Jan Mapou
mapoujan@bellsouth. net



LAGO AK LANMOU

Li rele lago
Mwen rele bijou
Epi l'di lago fini, al kouche.
Mwen pwonmennen cheche-1 tout kote:
Anba, anwo, anlr, ate, lwen, pre...
Mwen pa fouti we kote l'kache.
LU m'resi we m'ap met men sou li
Tout san m'tresayi:
Mwen espante
K&-m bat san rete
Mwen swe kou pitit kokobe.
Mwen rele: Lanmou! Lanmou!
Mounn ki tande kr- m panse m'fou.
LU m'resi kenbe-1, li bl,
Pi b1l pase lakansydl
Men, glise kou kalalou
Toujou younjwwt lago bijou
Ki gen kouri, kenbe, lage, kache
Mwen reziyen-m, mwen pran-1 jan l'ye.
Pafwa m'we Lanmou nan r&v ap f--m filalang
Men 1k m'mache sou li pou ba-1 sigo
Li gen tan file rapido presto
Se toujou younjwdt mar61, youn lago.
LU m'pati dty&-lje klW
Li file kou youn zeklk.
Lanmou s'ounjw&t lago bijou
Ki ka fr-w fou si w'pa pran t&t ou.

Emmanuel W VEDRINE
Koleksyon: <





WE S TERN-UNION


Mercredi 3 D6cembre 2008
1 nt; on M/tnrn-hi Tl VVTT NTO 5


n$


Page 20


* T -- x -tx-- - % L I t-i111 1en 1VLar11 VI MV N 4T


.... ..




University of Florida Home Page
© 2004 - 2010 University of Florida George A. Smathers Libraries.
All rights reserved.

Acceptable Use, Copyright, and Disclaimer Statement
Last updated October 10, 2010 - - mvs