Title: Haïti en marche
ALL ISSUES CITATION PDF VIEWER THUMBNAILS ZOOMABLE PAGE IMAGE
Full Citation
STANDARD VIEW MARC VIEW
Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00098809/00326
 Material Information
Title: Haïti en marche
Physical Description: v. : ill. ; 45 cm.
Language: French
Publisher: s.n.
Place of Publication: Miami Fla
Miami Fla
Publication Date: November 5, 2008
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subject: Haitians -- Newspapers -- United States   ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.)   ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.)   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti
 Notes
Language: In French.
General Note: Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00098809
Volume ID: VID00326
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 21271733
lccn - sn 92061416
issn - 1064-3869

Downloads

This item has the following downloads:

00011-05-2008 ( PDF )


Full Text



















Obama ou Paccomplissement
PORT-AU-PRINCE, 2 Novembre -Barack ***
Obama ou le rave des 6crivains haitiens du 19C siecle ai enro
d6fenseurs de la race L'6cole des Ant6nor Firmin,
Louis Joseph Janvier et consorts.
Toute cette litt6rature consacr6e
a prouver que le negre n'est pas inf6rieur
au blanc et que ce sont les conditions qui
font que la civilisation (bien suir
occidentalement parlant et telle que
conque a l'6poque) ait apparu en Europe
et non l-bas en Afrique.
On sait que, une fois la
reconqu6te de Saint Domingue devenue
Haiti se r6v6lant impossible, l'arme
principale des esclavagistes a 6t6 le
d6nigrement, d6peindre la nouvelle
republique comme un ramassis d'6tres
inf6rieurs qui ne pourrontjamais acc6der
au rang d'une veritable nation.
Leur principal porte-parole fut
un certainArthur de Gobineau, qui publia
en 1855 son Essai sur l'inegalite des
races humaines oui il soutint que, quelle
que soit l'origine de la race humaine, << il
est certain que ses diff6rentes familles R v Pt f ,i l,.. ,l ,, t .prr f,,,tt
BJC k t Mi h ll Ob C4t lA d~C~ A llA JtttLC


aIJtra c t ermitLtCtll tt tama e ursJ eux r esttJ


Les ouragans sont-ils

la vraie cause du mal ?
PORT-AU-PRINCE, ler Novembre Les Toutes les agences onusiennes se mobilisent
ouragans sont-ils la vraie cause de la catastrophe a notre chevet, suppliant les grands donateurs de ne
haitienne ? pas nous manager leur assistance.
On le dirait depuis deux mois que notre I1 ne faut pas abandonner Haiti aux
pays a 6te traverse de part en part par 4 ouragans ouragans, plaide le president de la Banque mondiale
_ __ -
-""g -
I -r


successifs qui 1
Le Pn
plusieurs vovag


Distribution d'eau potable aux Gonaives (photo Abassi Logan /Minustah)
'ont mis en charpie. en visite dans nos murs. Etc.
Ssident de la republique a accompli Pas suffisant n6anmoins pour convaincre le
ges l'tranger your olaiderlacause Conseil de s6curit6 de transformer sa mission


de son pays totalement d6truit par les intemp6ries.


(OURAGANS / p. 4)


d'un vieux reve
sont aujourd'hui totalement spares >> et que la race
noire est << au plus bas de l'6chelle > et << incapable
de civilisation. >
Gobineau avanqa que
l"inferioritC' des noirs estbas6e sur des
facteurs biologiques.
I1 fit cole. La Soci&t6
d'Anthropologie de Paris, fondue en
1859, souscrivit d'abord a la theorie
que noirs et blancs appartiennent a
deux espbces diff6rentes et que cela
sous-entend une in6galit6 basique et
foncibre des races.


Chantres du racisme


Ce fut aussi le temps ou Le
Grand Dictionnaire Universel (de
Larousse) reprocha aux Philanthropes
qui ont << essay de prouver que le type
noir est aussi intelligent que le type
blanc > de faire aux premiers plus de
tort que de bien.
Enfin le grand Ernest Renan
(voir REVE / 10)


Comment rendre

Haiti prete pour

le developpement

et la competitivite ?
PORT-AU-PRINCE, 31 Octobre-
Invit6 par la Chambre Amdricaine de Commerce
d'Haiti (AmCham) a 6couter le Pr6sident du OTF
Group qui a &td charge d'une 6tude technique sur
le d6veloppement en Haiti, nous avons retenu
certains exemples cit6s par le conf6rencier, M.
Rob Henning, qui nous paraissent d'une grande
evidence.
La conference s'intitulait
<< Dveloppement d'une Vision Partag6e pour une
Haiti Comp6titive et une Selection de Secteurs. >
La preface se lit comme suit et n'y va
pas par quatre chemins : << Au cours des 200
dernires anndes, Haiti a op6rd avec un module
6conomique qui a b6ndficid a un petit nombre,
aux d6pens de lavaste majority de la population. >
Et les choses vont en empirant : << Depuis
1981, le PIB par habitant d'Haiti a chut6
d'environ 50%, passant de US$800 a US$400,
engendrant une grande misere pour la vaste
majority des Haitiens > etc.
La solution, selon cette < proposition
d'6tude >>, s'appelle << une vision partag6e pour
une Haiti competitive. >
Le conf6rencier Rob Henning a expos
sa proposition le mercredi 29 Octobre devant une
salle archi-comble au Karibe Convention Center,
en presence du Premier ministre Mme Michele
Pierre-Louis et de personnalit6s de tous les
secteurs publics et priv6s.
En 25 minutes, il aurait Wte difficile
(DEVELOPPEMENT / p. 5)


I I -


i l Appelez sans frais:
USA/Canada:
l80tr0n-fl3s4inli0 40440


C+ = = IMOO
K4 11 k LtcAAD S-, ,vi "Bl^Si^?I^


'"o Hfiti: 800-256-8687
wwwc amtranstevr.com


P


mliw sl gillmilei I[ m iiwli soE









I EN PLUS...


FMN RFF


Mercredi 05 Novembre 2008
i Marche Vol XXII N 41


Le President doit parler !


PORT-AU-PRINCE, 30
Octobre La foule a attendu
vainement d'entendre la voix du
President Rend Pr6val le mardi could
lors d'une visite effectu6e par le chef
de l'Etat A Miragoane (Nippes) ou les
eaux de l'6tang du meme nom ont
empech6 pendant plusieurs semaines
toute communication avec le Grand
Sud apres le passage des ouragans qui
ont d6vast6 le pays tout entier pendant
les mois d'aoft et septembre dcoulds
et laiss6 prbs de 800 morts.
Une derivation a &t6
construite dans la montagne pour
contoumer l'obstacle et le President
Pr6val voulait contr6ler de premiere
main la quality du travail fourni aux
bons soins du CNE (Centre National
des Equipements) r6cemment remis en
6tat avec des commandes
d'6quipements de l'ordre de 30
millions de dollars americains.
La foule n'avait pas tarde a
se rendre compte de la presence du
chef de l'Etat bien que cette visite ait
etr r6alis6e dans une totale discretion.
Cependant Mr. Pr6val a
refuse toute communication publique.
Pas plus A la foule que dans les micros
des correspondants de presse. Et les
uns comme les autres ont montr6 une
grande frustration. On a entendu des
propos du genre : << le President est
venu faire apparemment du tourisme,
ce n'est pas pour nous qu'il est venu,
pour venir entendre quels sont nos
problkmes. >>
Les gens se sont sfrement
tromp6s en parlant ainsi, mais c'est
l'impression que cela leur a fait.
Le d6partement des Nippes
a 6td gravement endommag6 aussi par
les r6cents ouragans. Le pont de
Miragoane s'est effondrd, les eaux de
1'Etang continuent de monter alors
meme que les pluies ont diminud, les
plantations ont et6 ravages par les
inondations, les bananeraies ont toutes
&t6 renvers6es et pas loin de
Miragoane, le chef-lieu d6partemental,
des dizaines de maisons se sont
retrouv6es totalement sous les eaux,
des centaines de personnes laissees
sans abri ont df chercher refuge
n'importe ou.
La foule accourue A l'arriv6e
du chef de l'Etat avait done
certainement beaucoup A lui dire, de
nombreux problkmes A lui exposer.
D'autant que Rend Pr6val a
visit le mois dernier la ville des
Gonaives pour entendre les dol6ances
de ses residents.
Les gens de Miragoane n'ont
done pas compris le silence du
President lors de sa visite ce mardi.
Une chose est certaine. A
suivre les nouvelles, les chefs d'Etat
partout dans le monde n'avaient
jamais &t6 aussi sollicit6s par leur
peuple. C'est une consequence du
climat d'inqui6tude provoqu6 par la
crise financibre (et d6sormais aussi
crise 6conomique) international.
Les dirigeants semblent en
profiter aussi pour retaper leur cote de
popularity.
Ainsi avant la crise, c'est
quotidiennement que dans la presse
framnaise les sondages pers6cutaient le
President Nicolas Sarkozy.
Depuis que la crise a 6clat6,
Sarkozy a une agitation encore plus
f6brile que d'habitude, non seulement
dans son pays mais aussi bien en
Union europ6enne ou aux Etats-Unis
et ailleurs.
Il s'agit de ne pas laisser les
peuples glisser dans la panique, en leur
montrant que leurs dirigeants ont le
contr6le de la situation.
Aux Etats-Unis oc ce r6le
devait 6tre joud par le President Bush
(meme s'il est celui par qui le scandale


arrive, du moins officiellement), eh
bien, ce sont les deux candidats aux
pr6sidentielles de mardi prochain (4
novembre 2008) qui ont le plus besoin
de ce genre d'exercice.
Chez nous, Mr Pr6val s'est
fait une reputation de leader tacitume,
qui ne parle pas pour ne rien dire, mais
qui bosse. Acta non verba.
C'est meme sur ce theme
qu'il a mend victorieusement la
campagne pr6sidentielle de 2006.
Mais cela depend aussi du
degr6 d'esp6rance ou de d6sesp6rance
de la population.
II a aussi l'habitude de
rdpondre qu'il n'a rien A dire s'il n'a
rien A offrir.
Mais cela ne suffit pas
comme explication aux yeux des
populations. Le President peut ne pas
pouvoir offrir ce qu'il voudrait ou ce
qu'il devrait A tel moment donn&, mais
ce n'est pas seulement 1a son r6le. Les
peuples consid&rent aussi leur chef
d'Etat comme la personne la plus
renseignde sur les affaires du pays et
sur le devenir de la nation, A court,
moyen et long terme. Par consequent
(et dans une situation aussi
catastrophique que celle que nous
traversons en Haiti) ils veulent
entendre de sa bouche meme on l'on
en est et qu'est-ce qu'on peut esp6rer
A court, moyen ou long terme. Ceci
constitue davantage la marque du
leadership que toute autre chose.
Quand on demanda A un
nouveau Premier ministre nomm6 en
pleine Deuxibme guerre mondiale,
Winston Churchill, qu'est-ce qu'il
promettait au peuple anglais, il a
r6pondu : << Du sang, de la sueur et des
larmes >
Tout comme le g6ndral Henry
Christophe, commandant du Cap-
Francais, d6clarant A la flotte de
Leclerc parue en 1802 en rade de la
ville : < Je mettrai la ville en cendres
plut6t que de vous la livrer et meme
sur ces cendres je vous combattrai
encore. >>
Par consequent, le leader n'a
pas toujours que de bonnes nouvelles
A annoncer et il ne doit avoir aucune
gene A dire la v6rit6 car il est le
thermombtre par excellence de la
nation.
Le Premier ministre, Mme
Michble Pierre-Louis, ne manage pas
ses forces A ce sujet. Mais le chef du
gouvernement ne joue pas le meme
r6le symbolique aux yeux de la nation.
Pas plus les s6nateurs qui en
principe parlent d'abord A leurs
propres administr6s et non A la nation
entire.
Pour finir, le temps des
propagandistes a vcu. Les peuples ont
grandi, la d6mocratie s'6tablit
d6sormais par un lien direct entre les
dirigeants et leurs 6lecteurs ...
Le lendemain, mercredi 29
octobre, Rend Pr6val 6tait a Cabaret
(30 km au nord de la capitale) qui a
6galement 6td d6vast6e par les
ouragans y laissant un bilan de plus de
70 morts, dont plus d'une dizaine
d'enfants en bas Age.
Le meme jour, il a poursuivi
A Malpasse, ville frontibre avec la
R6publique dominicaine, son
inspection des travaux accomplis pour
r6tablir la circulation routibre qui avait
&t6 fortement endommag6e par les
inondations.
Toujours pas un mot n'est
sorti de sa bouche.
Cependant bient6t nous
allons entrer en campagne pour les
elections s6natoriales partielles fixes
au 19 avril 2009.
Tout ce que le Pr6sident
n'aura pas dit pour rassurer la
(LE PRESIDENT / p. 3)


h Copyrighted Material ,
Sy ndicated Content -
Available from Commercial News Providers"
A, ___ -- _____ a- -W I-a


Elections: Des Haitiens souhaitent la victoire d'Obama
mais ...
En Haiti, ceux qui sont contre la victoire de Barack Obama aux
prochaines pr6sidentielles amdricaines semblent minoritaires et peu
enclins A s'afficher pro-Mc Cain. D'autres affichent plut6t leur
indifference, car disent-ils, Obama ou Mac Cain, rien ne changera
pour Haiti. Cependant, la grande majority haitienne est atteinte
d'Obamania et souhaite vivement une victoire du candidat d6mocrate, ce
qui serait une premiere mondiale et une fiert6 pour les Noirs que l'un
d'enter eux accede a la pr6sidence de la premiere puissance
mondiale. Cependant certains autres disent craindre qu'un Noir ayant
atteint le poste supreme ne soit plus intransigeant
qu'un Blanc. Ceux-lA prennent comme exemple les Condoleeza Rice ou
Colin Powell, successivement secr6taires d'Etat et qui
repr6sentaient la main de fer de l'administration americaine. D'autres
enfin craignent que meme s'il est l6u, Obama ne soit pas de taille A
affronter la crise 6conomique amdricaine et ne butent sur des dossiers
brfilants comme la Guerre en Irak ou la situation explosive au
Moyen-Orient. Beaucoup d'Haitiens n'auront pas la possibility de se
rendre aux Etats-Unis pour vivre ces elections et la fievre qu'elles
suscitent, mais plus d'un se prepare, comme en 2004, A veiller
durant toute la nuit 6lectorale du mardi 4 novembre. Des hotels A
Port-au-Prince projettent d'organiser des soirees 6lectorales payant
et des chaines de radio et de t6l6vision, dont certains ont des
correspondants sur place, se pr6parent aussi A passer une longue nuit
blanche.

Les Haitiens au Canada organisent une veillee electorale ...
Au Canada aussi les compatrotes se preparent A veiller.
"Je vous invite A venir vivre la soiree des elections avec nous ce
mardi sur grand 6cran, avec des commentaires, des interviews et de la
bonne humeur. Un 6v6nement historique A ne pas manquer", signale la
radio haitienne CPAM, invitation reprise par le blog de Fabienne
Colas. L'actrice, organisatrice du Festival du Film Haitien de
Montreal a &t6 interviewed par Christianne Charette jeudi dernier.
Signalons aussi comme autres rassemblements ceux du:
-Restorant Kalalu, 4331 St-Denis, entre Rachel et Mont-Royal;
-Union Francaise, 429, Ave Viger Est, entree: 20$ A la porte,
organisde par la Jeune Chambre de Commerce Haitienne;
-Foyer Godin de l'H6tel Opus, 10 Sherbrooke Ouest, entree 10$,
organisde par Groupe Milagro;

Vente des biens appartenant A des trafiquants pour la
constitution d'un fonds de lutte contre la drogue
Les ressources g6n&rees par la vente des biens appartenant A des
trafiquants de drogue alimenteront un fonds special de lutte contre la
drogue, informe la Commission Nationale de Lutte contre la Drogue
(CONALD), dans un communique rendu public le 31 octobre.
Les ressources de ce fonds sont destinies prioritairement aux
institutions haitiennes engages dans la lutte contre la drogue et le
blanchiment des avoirs pour les aider et les 6quiper afin qu'elles
soient plus efficaces dans la lutte contre la criminality organisde.
Le fonds servira 6galement A financer les activities des organismes
tant du secteur public que du secteur priv6 qui militent dans la
prevention de l'abus des stupefiants.
L'op6ration d6clench6e le 24 octobre dernier en vue de confisquer les
biens de trafiquants dont la plupart ont et6 condamnes aux Etats-Unis,
se d6roule en conformity avec les lois haitiennes et les accords
internationaux auxquels l'Etat haitien est partie, precise la CONALD.
L'organisme d'Etat cite les lois du 22 f6vrier 2001 relative au
blanchiment des avoirs et du 7 aoft de la meme ann&e sur la repression
du trafic des stupefiants. Le d6cret du 22 d6cembre 2005 portant
creation de cet organisme est 6galement 6voqu&.
Plusieurs biens meubles et immeubles appartenant a plus d'une dizaine
de narcotrafiquants haitiens ont deja et saisis et confisques dans le
cadre de cette operation menue conjointement par le Parquet du
Tribunal Civil de Port-au-Prince et la Direction Centrale de Police
Judiciaire (via le Bureau des Affaires Financibres et Economiques,
BAFE et le Bureau de Lutte contre le Trafic des Stupefiants, BLTS),
avec l'appui de l'agence amdricaine de lutte contre le trafic des
stupefiants, DEA.

Rene Preval A Malpasse
Accompagn6 de responsables du Ministere des travaux publics et du
Centre national des 6quipements (CNE), le President Rend Pr6val s'est
rendu mercredi dans la zone frontalibre de Malpasse (nord-est de
Port-au-Prince) ou il a visit les travaux de rehabilitation de la
route internationale haitiano-dominicaine.
En raison de la monte pprogressive du lac Azudi, cette route 6tait
devenue presqu'impraticable ces dernires semaines.
Des marchandes, qui ont accueilli le chef de l'Etat A son arrive, en
ont profit pour lui exposer des difficulties inh6rentes A leur
situation economique.

Morts de faim ...
La faim fait des victimes A Baie d'orange dans le sud-est du pays. 14
personnes auraient succomb6, selon un responsable local. Environ 14
(EN BREF / p. 18)


Page 2


--..I








Mercredi 05 Novembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII T N ?41


I L'ACTUALITE EN MARCHE


SERUM *, w J6 m

abh A


0 -
0 r


- .


Nmb .
-, -go


"Copyrighted Material

Syndicated Content -

Available from Commercial News Providers"




a -


4b -
e- ~


. D
--Now r
'Mome


Le President...
(... suite de la page 2)
population, son opposition pourra l'utiliser contre lui
et done contre les candidats de son parti, Lespwa.
Les intentions de Mr. Prdval sont sfrement
bonnes, ses motivations (ne pas donner a la population
de faux espoirs) tout a fait louables, mais tout cela
relive aussi de considerations morales et personnelles.
Il y a aussi la raison d'Etat. Et en p6riode de crise
aussi grave, c'est cette dermire qui compte d'abord.
Partout en ce moment dans le monde, on a
compris que c'est la parole du premier Olu de la nation
qui peut empecher les peuples de c6der au
decouragement ou a la panique.
Or aujourd'hui en Haiti, vrai ou faux,
n'avons-nous pas plus de motifs de d6couragement que
partout ailleurs !


Melodie 103.3 FM, Port-au-Prince


Q *
- -* -. 0 *
-
- -. -a *- .


-A i


- -


-e 0

-r

-C 0 rr ~


1.


4 4 0 0


De l'aide humanitaire destine aux sinistres
Deux personnes decouvert et deux agents
soupoonnDes d'avoir des ouragans detourn"e de scurit e de la maieont
detourn de l'aide humanitaire destinee aux sinistres ete interpelles" lundi, a indique la police des Gonaives,
des Gonaives, une ville durement frapp6e par des situde a 150 km au nord de la capitale Port-au-Prince
ouragans en aofit et septembre, ont &te interpellkes, a et oi 266.000 personnes recoivent l'aide alimentaire
indiqu6 mardi la police de Haiti. fournie par le Programme alimentaire mondial (PAM).
"Un entrep6t de produits alimentaires a td (voir ATDE / 5


-. ..- . ..n . . . .
'*alm~tlfBB.nlff




CwtFiii \tnl


I1 11 UNIBANK


"Fam route smembie"

www.uniban khaiti.com


Page 3


...... ... ......... ... . ... .. . I I I


I


tC~i~l~


L'EVENEMENT SOMMAIRE
Obama ou l'accomplissement d'un vieux reve
haitien p.1
ANALYSE
Les ouragans sont-ils la vraie cause du mal ? p.1
ECONOMIE
Comment rendre Haiti prete pour le
d6veloppement et la comp6titivit6 p.1
POLITIOUE
Le President doit parler p.2
ACTUALITE
Ona : Le directeur Sandro Joseph comparait au
cabinet d'instruction et retoume a son poste p.3
De l'aide humanitaire d6tourne p.3
Haitiens pers6cut6s en R6publique dominicaine
choisissent de regagner leur pays p.5
EDITORIAL
Corruption : la solution c'est plus de d6mocratie
p.6
SOCIETE
Eau potable : un droit pour tous p.6
EGLISE
Inauguration d'un diocese catholique dans les
Nippes p.8
Les m6decins forms a Cuba rectifient p.9
ENVIRONNEMENT
A l'assaut des mornes p.9
INTERNATIONAL
Les d6fis qui attendent le nouveau president
americain p.12
D6ces de la grand'mere maternelle de Barack
Obama p.20
Des elections pour renouveler le leadership
americain p.18
LIBRE PENSEE
Pointu p. 14
Haiti et le ndolib6ralisme p.14
PORTRAIT
Michaelle Jean, femme de la semaine p.16

-


00=1 -


^~~~~~~~ 0,10u&i^,|K~kLA-i^fcJ^
y~f^7^^^W^^-V *^^VyP^-7^- -Wp"^yD'- Bkj~'R ^l l^U ^r









UNE ANALYSE


Mercredi 05 Novembre 2008
SHaiti en Marche Vnl XIT N 41


Les ouragans sont-ils la vraie cause du mal ?


(OURAGANS... suite de la lere page)
militaire (Minustah) en mission de reconstruction ...
On y reviendra.
Est-ce qu'on ne fait pas porter aux ouragans
une responsabilit6 qui n'est pas entierement la leur ?
Pour le num6ro 1 humanitaire de l'ONU, John
Holmes, c'est la < plus grande catastrophe > de
l'histoire d'Haiti.
Fait-on remarquer que Kay, Gustav, Hanna
et Ike n'ont pas vraiment touch Haiti, que ce sont les
inondations qui ont fait tant de ravages (environ 800
morts et 300 disparus, et pres d'1 milliard de dollars
en pertes mat6rielles).
Et que les inondations
elles-memes n'auraient pas &t aussi
meurtrieres si le pays n'avait Wte
aussi totalement d6bois6, d6nud6.
Le massacre 6cologique absolu. A
peine 2 pour cent de couverture
v6g6tale restant.


Colle avec du
crachat ...
Le President Rend Prdval
estime n6cessaire de faire le point.
Si l'on veut incriminer les
<< dboiseurs >>, on devrait remonter
jusqu'a la colonie de Saint
Domingue (XVIIe siecle) et meme
avant.


Les ouragans ont remplac6 tout a la fois la
crise alimentaire, les graves contre les prix du carburant
a la pompe. Aujourd'hui comment mobiliser le peuple
dans un contexte aussi d6primant ? Nous laissons cette
question aux chefs de partis politiques. C'est bient6t
les s6natoriales partielles (19 avril 2009).

Trop d'eau a coul sous les ponts ...
La politique gouvemementale aura change
autant de fois d'orientations. En ce moment, il n'y en
a que pour le CNE (Conseil national des 6quipements)
charge de remettre en 6tat les voies de communication


c o- '- I a m


Copyrignea dvateria

dSyndicated Content I
Available from Commercial News Pr


On reproche cependant au
chef de l'Etat de ne pas conclure sa
demonstration tout a faitjudicieuse
sur des mesures concretes. Mais
Prdval n'avait jamais &t6 plus
pr6cautionneux. Le pays n'est plus
qu'un chateau de cartes, et de plus,
comme on dit chez nous, coll6 avec du crachat. Au
moindre faux-pas, nous pouvons recevoir tout le debris
sur la tate !
Mais les ouragans ne peuvent 6tre tenus pour
responsables de toute la catastrophe haitienne ...
MWme sans remonter jusqu'a la dette de
l'ind6pendance, 150 millions de francs de l'6poque
que Haiti fut force de payer a la France pour son
ind6pendance et que le pays trainera comme unboulet
pendant un siecle et demi. La dette de l'ind6pendance
n'a &te finalement liquid6e qu'en 1946.
D6cid6ment les ouragans ont bon dos.
Comme si avant leur passage, tout 6tait pour le mieux.
On oublie le << grangou klorox. > Le cri de guerre des
6meutiers de la faim d'avril dernier. Klorox ou la
famine. Le ventre plat comme si on avait 6td pass et
repass6 sur une planche a pin.


terrestres. Le Pr6sident est partout, retrouvant le Prdval
du premier mandat (1996-2001) qui avait &t6
sumomm6 le bitisseur. Mais le cceur n'y est pas comme
autrefois. Trop d'eau a could sous les ponts que ceux-
l1 ont eux aussi &t6 emport6s comme f6tu de paille.
Avant les ouragans, le gouvernement nejurait
que par la relance agricole. Devant son incapacity d'un
c6t6 a juguler la hausse des prix aliment6e par la
speculation sur le march international, et de l'autre
c6t6 a cr6er des emplois car ce n'est pas seulement
une question de prix 6lev6s mais aussi et surtout de
pouvoir d'achat r6duit a z6ro parce que le ch6mage
est quasi absolu ... Prdval et son gouvernement avaient
cri pouvoir trouver une porte de sortie en relancant la
production agricole et avicole (profitant d'un embargo
sur les ceufs dominicains aprls l'apparition de la grippe
aviaire dans le pays voisin).


AMERIJET TO OPEN FORT LAUDERDALE

CARGO DROP STATION

FORT LAUDERDALE,
FL Amerijet Intematinui will open
a Fort Lauderdale air freight staslion
on April 2. 20, announced Pamela
Rollins, Awnrijet's VP of Business
Development.
The station is located
adjacent to Amerijet's corporate
headquarters at 28) South Andrews Avenu.
"We have a lot of customers in Browurd, Palm Beach aud even
Martin ties t will enjoyy the dditicwal convenience of this station,"
Rollins said. "Eventually, we will expand this location t offercean service
and delivery of import cargo, to make hippiung with us even easier,"
Amerijet will acpl tibouund inilnational air freight at di s sjaon
including general personal and conimwtial cargo, large o small packages,
barrels, valuable and agile goods, hazardous material, oversized shipments
and dowmeticated live ani als,
Hours of operation will be 9)0a.mL to 5:00 p.m. Monday
Friday d 900 am.- to :00 p-m- on Saturday, Amerjet* poMrt caio
between this ts a 'Ia"1 transfer. For rates
and pifacAmerijeis sales

Amal, i full-service multi-modal
transportati stics prvidcrfig intentional hchduJcd all-cargo
transport via land, sea d air. F Ladere, ploid-bed Amt-rij operate
offices all over the world serving deslinations throughout North, South and
CentIl America, Mexico, the Cari- n, Europ, AsI an the Middle ast,
Amerijet operates is own tet f Boein 727-200 aircraft from its primary
hub at Mami Inte.tional Airpo. where it maiints a custom-built 210 1a0 -
square-foot air cargo handling facility, a 96,0DO-square-foot ramp facility
and a 0,fO-sqiare-fot ocean carg handling facility. For additional
information, visit Anmeijet on the web at www.amnerijetcom.


Toujours le
volontarisme prevalien !
H6las, les
ouragans viendront miner
ce dernier stratageme.
Selon le ministre de
l'Agriculture, Joanas Gud,
ce sont plus de 30 millions
de dollars qui sont perdus.

Nous restons
quand meme un pays
sous mandat...
Mais pourquoi
s'acharner sur les
ouragans ?
D'abord le


gouvernement. Qu'a-t-il a en tirer ? Rien.
Beaucoup, oui, s'il fonctionnait a la
maniere des Duvalier consistant a gonfler le nombre
de victimes pour faire monter d'autant l'assistance
6conomique internationale.
Au contraire c'est le gouvernement Rend
Prdval/Michele Pierre-Louis qui mit fin a une
surenchere autour du bilan des cadavres faits aux
Gonaives, la ville martyre.
En 2004, le gouvernement int6rimaire du
Premier ministre G6rard Latortue 6tait arrive a 3.000
morts environ pour la seule ville des Gonaives.
Cette annde le dernierbilan
de la Direction de la Protection
Civile (DPC) pour tout le pays
n'arrive pas tout a fait a 800 morts.
Y a-t-il rapport avec le peu
d'empressement montr6 par les
grands donateurs pour r6pondre aux
sollicitations des agences onusiennes
(car nous restons quand meme un
pays sous mandat international des
fois qu'on tendrait a l'oublier a
s'oublier). Une demande du PNUD
riders" pour 106 millions de dollars n'a pu
Srcolter que quelque 30 millions.
Le Pr6sident et son
gouvernement ont dfi gratter les
fonds de tiroir, et aussi
6nergiquement que possible, pour en
extraire 200 millions de dollars qui
sont consacr6s a un plan d'urgence.
En attendant mieux. Mais jusqu'a
present, on ne voit rien venir.
Qui done a int6ret a faire
porter le chapeau aux seuls
ouragans ?
Deux fois gros Jean comme devant

Et si la meilleure facon pour effacer les vraies
causes de la catastrophe actuelle, c'est en les enterrant
sous la poussiere sous les plusieurs metres de boue
laiss6s par Fay, Gustav, Hanna et Ike.
Faire un amalgame de toutes les catastrophes,
de toutes nos catastrophes sous la seule casquette
passe-partout de catastrophe naturelle.
Les vraies causes de la misere noire que nous
connaissons, et de l'indigence totale oni se retrouve un
Etat lui-meme dans l'impossibilit6 d'aider son propre
peuple a un moment aussi dramatique, cela ne peut
s'expliquer que dans les choix politiques et
dconomiques qui ont &te ceux de l'Etat en question.
Et ces choix comme tout le monde sait ont
Wte imposes par les memes grands donateurs qui
reniclent aujourd'hui pour voler a notre secours.
Bref, nous sommes deux fois gros Jean
comme devant. Mon oncle Bouqui !
Si quelqu'un a a gagner a tout mettre sur le
dos aux ouragans, ce serait plut6t ceux qui ont concu
et qui nous ont forces au travers de la gorge ces choix
que presque tous aujourd'hui sous le coup de la crise
financiere internationale commencent a consid6rer
pour ce qu'il sont : cruels et inhumains.
Et pourquoi utiliser les ouragans comme
pr6texte ? Afin que le gouvernement haitien ne puisse
chercher une autre th6matique et qu'il continue de
rester le bon lve d'un monde qui n'est peut-6tre d6ji
plus.

Haiti en Marche,
I" Novembre 2008


Un journaliste maltraite a Jacmel


Le journaliste Philogene
Fritzner a &te malmend dans l'exercice
de ses fonctions mercredi dernier (28
octobre) par un agent de l'Unit6
D6partementale de Maintien de
l'Ordre (UDMO). Le policier a
bastonn6 le correspondant de Radio
Ibo enprdsence d'unfr~re d'armes. Le
journaliste victime, Philogene
Fritzner, a donn6 une conference de
presse lejeudi 30 octobre 2008 oni il a
retrace les faits.
DLors de cette conference de
presse au local de radio Express (a
Jacmel), le journaliste s'est d6clard
6tonn6 de voir comment certains
membres de la police ne respectent pas
la profession de journaliste. Li te
anviron 9 vd nan maten, m tap suiv
kouman ajan UDMO tap maltrete kek


individi. Se memm moman an polisye
Bastien Novembre te s6ti nan komisarya
a, li bamm 2 kout pwen nan pwatrin mwen
epi li di : bann tripotaj deplase la a, nou
vin gade pou n al pale", a d6nonc6 le
journaliste de radio Express.
Selon le secr6taire g6ndral de
l'Association des Journalistes du Sud-est,
Jean Luckenson, une plainte a 6td d6pos6e
devant le parquet de Jacmel en vue de
donner suite a cet acte d6lictuel. "L'AJSE
a d6ji mis a la disposition de la victime un
cabinet d'avocats pour l'accompagner vers
la resolution de ce dossier", a d6clard
Luckenson.
Les agents de l'UDMO cantonnes
au commissariat de Jacmel ont toujours eu
un mauvais regard vis-a-vis des
journalistes.
Remy PIERRE.


Page 4








Mercredi 05 Novembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII No 41


DE L'ACTUALITE


Comment rendre Haiti prete pour le developpement


(DEVELOPPEMENT... suite de la lere page)
d'exposer dans tous les details un plan aussi ambitieux.
D'ailleurs ce n'est qu'un simple premier contact
puisque l'6tude en question n'a pas vraiment d6marr6.
Elle doit se baser sur des recherches qui seront
conduites aux quatre coins du pays et aupres de tous
les secteurs, en particulier le secteur priv6 (mais dans
son ensemble, de l'agriculteur a l'homme d'affaires et
au banquier).
L'6quipe de chercheurs devra identifier aussi
bien les secteurs a fort potentiel pour le d6veloppement
que les contraintes et faiblesses et les mettre en
perspective dans le cadre d'une vision globale, appel6e
ici << vision partag6e > puisque visant un d6collage
national.
Nous nous sommes int6ress6s aux recettes
avanc6es par le conf6rencier pour voir dans quelle
mesure elles refletent la r6alit6 de notre pays.
Adopter un module de comp6titivit6 ;
Ddvelopper des produits sup6rieurs ;
Choisir oi et comment faire la concurrence ;
Collaborer pour 6tre comp6titif;
Embrasser le changement.
Nous tous aimerions aujourd'hui que notre
pays sorte du rang de pays le plus pauvre, aucun doute
1a-dessus.
Et si pour cela il faut changer, va pour le
changement.
Ensuite, Haiti peut d6velopper des produits
sup6rieurs, on est meme connu pour 6tre des
perfectionnistes ...
Mais cela s'arrete 1I. Quant a parler de
< choisir oi et comment faire la concurrence > et
surtout << collaborer pour 6tre comp6titif >, alors l1 no
way, nous avons toujours fait le contraire.
Nous nous faisons de la concurrence sans rime
ni raison, nous sommes plus int6ress6s a cela qu'a
r6ussir. Evidemment il ne s'agit pas vraiment de
concurrence mais de rivalit6. En un mot, de se faire la
guerre.
A chaque d6cennie, vous avez les deux plus
grands barons de la haute industrie ou de la haute
finance du moment qui cherchent ainsi a se d6truire.
Et tout l'environnement 6conomique doit faire
avec, s'en trouve affect et infected.
Le conferencier a cit6 un exemple trbs simple
de ce qu'il appelle : << collaborer pour 6tre comp6titif. >
Celui des contenants pour des produits


et la competitivite ?
ddlivres en bouteille ou en boites ou en caisses.
Beaucoup de manufacturiers gagnerient h mettre ainsi
une partie de leurs ressources en commun sans que
cela remette en question leur effort personnel vers la
meilleure quality.
Mais dans un environnement divis6 en
citadelles invincibles qui se regardent les unes les
autres avec defiance, c'est tout le monde qui perd. Et
d'abord le progrbs g6ndral.
Une autre partie de la conference qui nous a
sembl6 symptomatique, mais dans un sens plus positif,
c'est le choix des secteurs et des filibres les plus
capables d'avoir un impact direct sur le grand march
international.
Pour Haiti, selon Rob Henning, une filibre
toute trouv6e c'est le caf6.
Par ex, le cafe vendu sous le label Haitian
Bleu. Voici un produit pour lequel vous n'avez aucune
concurrence. Ce qu'on appelle une niche.
De plus, c'est un produit id6al dans une
<< vision partag6e > du developpement parce que c'est
toute la chaine de production qui en benficie, du petit
planteur au banquier local etjusqu'au repr6sentant a
l'autre bout de la terre.
Mais alors que le Haitian Bleu rapporterait
aujourd'hui entre 3 a 4 millions de dollars, il faudrait
en tirer 10 fois plus. Et c'est toujours possible.
Nous avons pens6 bien sfr aussi a la mangue
Francisque qui n'a aucune competition sur le march
nord-americain.
Penser que lors de l'embargo commercial qui
a suivi le coup d'Etat militaire du g6ndral C6dras en
1991, nos voisins dominicains ont investi le maximum
pour nous enlever ce march.
Ils n'ont point reussi. La mangue haitienne
est unique.
Done il faudrait capitaliser dessus mais dans
une veritable optique de d6veloppement, comme
locomotive dans un contexte plus global.
Le conf6rencier en vient a parler du tourisme
qui constitue un des principaux moteurs de
d6veloppement dans toute la region.
A son avis, on ne devrait pas essayer de
rivaliser avec la Republique dominicaine, c'est-a-dire
dans le tourisme de masse ...


Mais cr6er une difference < haitienne >>, un
tourisme bas6 sur une saveur unique en vue de garder
le touriste plus longtemps et le faire d6penser
davantage.
Done en toute chose, ce qui compte
aujourd'hui c'est 6viter de faire comme l'autre.
Cela demande de bien savoir oi l'on va (du
savoir et du savoir faire) et de se donner les ressources
n6cessaires. En premier lieu, les ressources humaines.
La main d'ceuvre mais aussi les cadres, bref
l'imagination.
Ce que le conf6rencier resume dans ces 5
preconditions : changement ; r6ceptivit6 ; objectifs
communs ; connaissance ; leadership.
Lorsque l'un des membres de l'assistance
voulut savoir pourquoi il utilise le succes de son
groupe, le OTF Group, au Rwanda pour lancer cette
operation en Haiti, Mr. Rob Henning a r6pondu que le
Rwanda a tant de point communs avec Haiti. Jusqu'a
r6cemment (il y a 10 ans a peine), le Rwanda 6tait
comme Haiti l'un des pays les plus pauvres de la
planete. Au niveau des troubles, le Rwanda est l'un
des rares pays a avoir &t6 la proie d'un genocide. Et il
n'a pas plus de ressources naturelles qu'Haiti.
Et Haiti a un avantage de poids : nous sommes
tout prbs du plus important march de la planted, le
march nord-americain. C'est un atout extr6mement
pr6cieux et que la Chine doit nous envier.
Mais aujourd'hui le Rwanda a lui aussi un
atout majeur : un leadership.
Tandis qu'en Haiti (mais ici c'est nous qui
commentons) c'est le vide total qui regne en tant que
puissance publique et respect des lois dans un contexte
de liberty et d'6quit6.
Certains peuvent ne pas avoir trouv6 tellement
extraordinaire la prestation du president du OTF
Group. De notre c6te, nous la consid6rons importante.
Car au point oi nous en sommes, nous ne pouvons
plus faire bouger les choses par nous-memes. Nous
sommes totalement embourb6s. Et avons besoin d'une
assistance en expertise ind6pendante (mais
v6ritablement ind6pendante) et qui ne peut nous venir
que de l'ext6rieur.
Le moment est bien mal choisi pourjouer au
cocorico, lorsque nous n'avons que l'6chec total pour
tout bilan.

Marcus, 31 Octobre 2008


icate Content -

0 ~Syndicated Content,


Available from Commercial News Providers"
... f-6 1-ft


Deux journalistes d'une radio locale ont
6galement requ des menaces de mort aprbs avoir
d6nonc6 la mauvaise distribution de l'aide humanitaire
et le d6tournement d'une partie des dons destin6s aux
sinistr6s.
"Un inconnu armn d'un pistolet est entr6 au
local de la radio et a menace de nous abattre", a indiqu6
a 1'AFP Jean-Pierre Blaise, animateur de l'6mission
"Espace ONG-Espace dol6ances" qui donne la parole
aux sinistrds.
La radio a interrompu sa programmation
pendant 48H en raison des menaces, a precise le
journaliste, qui a d6nonc6 les employs de la mairie


soupqonn6s dans cette affaire.
"C'est possible qu'une faible partie de notre
aide soit d6tournde, mais nous sommes l1 pour
contr6ler la distribution et nous assurer que l'aide
parvienne aux personnes qui en ont besoin", a d6clard
a 1'AFP Benoit Thiry, coordonnateur de l'urgence
humanitaire du PAM en Haiti, tout en se r6jouissant
de la collaboration des autorit6s haitiennes quand des
cas de d6tournement sont d6nonc6s.
Haiti a 6t6 s6verement frapp6 fin aofit, d6but
septembre par une s6rie de quatre temp6tes et ouragans
qui ont fait plus de 800 morts et environ un million de
sinistrds, selon les autorit6s nationales.


el

w- 0



-r *r


- 0- -


-- b


m 41, - 0 40 -
= I -


FICHE D'ABONNEMENT A HAITI EN MARCHE


Gdes 260OO_
_US $40.00
US $42.00
us $ 70.00
US $ 70.00


Oda 520.00
US $ 78.0
_US $ 8D.O
US $ 135.00
US 135.00


Dune le I f dt n icbMaa it
wm IIwanlo, te coOt aL k* doub
Pridk da rspclrw *l vou Ial
un nouvd bl boni
OU 'll .'qilit d'un ranouzvlrmnt


Nouwu

LI


Page 5


De I'aide humanitaire destinee

aux sinistres des ouragans detournee
(AIDE ... suite de la page 3)


Nom


-U -- - -


HaI --
EbCar L
Cdda


Europe
A-nfrfs Lath


" CoDvrinhted Materialw


I


I C c;l pri rSi


I COIA1"nr r I


r,


RwImlluvwlnt

n









GOUVERNANCE


Mercredi 05 Novembre 2008
Haiti en Marche Vol XIT N 41


CORRUPTION: La solution, c'est plus de democratie


PORT-AU-PRINCE, 29 Octobre Les maires
occupent le haut du pav6 dans les mauvaises nouvelles.
C'est un gardien de s6curit6 de la mairie des
Gonaives qui a 6t6 arret6 aprbs la d6couverte d'un
d6p6t d'aide humanitaire volke lui appartenant.
Le maire principal de Ldogane a 6t6 arret6
alors qu'il tentait avec l'administrateur de la mairie de
traverser la frontibre avec la R6publique dominicaine
pour 6chapper a une accusation de corruption et de
d6toumement de fonds.
En d'autres regions du pays la population a
ferm6 l'administration communale accusant ses
titulaires de mauvais usage des fonds requs.
Dans la commune de Grande Saline, le maire
a ouvert le feu pour repousser des manifestants.
Par ailleurs, le d6l1gu6 d6partemental de
l'Ouest demande aux maires des vingt municipalities
du d6partement de lui soumettre un rapport financier
au plus tard le 10 de chaque mois.
Tout a commence lorsque le gouvemement a
d6cid6 dans le cadre du Plan d'urgence pour aider les
victimes des ouragans, de confier a chaque commune
un montant de 5 millions de gourdes.
Cet argent doit servir a mettre en place des
projets au bn6nfice des plus d6munis de la region.
C'est depuis que ces accusations de
corruption ont commence se multiplier. Vrai ou faux,
c'est a lajustice de le prouver.
Dans le m6me temps, on se souvient d'une
grogne qui avait 6clat6 au Parlement, s6nateurs et
d6put6s exigeant de participer a l'administration de
ces m6mes projets g6ndr6s avec des fonds du
programme d'urgence gouvememental.
Le temps de ramener les parlementaires a la
raison, les scandales de d6toumement de fonds se
mettent a tomber sur la t6te de plusieurs maires un peu
partout.
Faut-il regretter de n'avoir pas laiss6 les
parlementaires participer a la gestion des fonds
d'urgence ?
Nous ne pensons pas.
Pas plus que toutes les accusations de
corruption ne devraient 6tre consid6rdes comme
fond6es. L'argent cesjours-ci ne court pas les rues. Et
sa presence, en quelque part que ce soit, peut soulever
la jalousie.
Meme la decision du del1gu6 d6partemental
de l'Ouest d'assurer une supervision mensuelle des
finances municipales qui n'est pas forc6ment la
meilleure ...
Parce que dans la lutte contre la corruption,


*4




"Copyrighted Material
Syndicated Content
Available from Commercial News Providers"


il ne faut pas fermer ni refermer le cercle, mais il faut
1'l6argir toujours davantage.
Qui dit lutte contre la corruption, veut dire
transparence. Et qui dit transparence, veut dire
d6mocratie.
Ce n'est pas une lutte pour le pouvoir, pour
supplier un pouvoir a un autre, mais une lutte pour
toujours plus de transparence et done plus de
d6mocratie.
Et d'ailleurs la loi a tout pr6vu. Oni est le
conseil de la commune ?
En Haiti nous avons des maires, le maire
principal et deux assistants maires. On parle de conseil
municipal mais pas de veritable conseil de la commune.
Le conseil de la commune ne consiste pas
seulement dans les trois l6us municipaux mais
comprend 6galement tous les l6us des sections
communales environnantes.
Et lorsqu'une decision doit etre prise au
niveau de la commune ce sont tous les l6us de la region
qui doivent voter.
Et mieux encore, le conseil de la commune
se r6unit en stance publique a laquelle tous les
habitants de la commune qui sont int6ress6s par le sujet
en question peuvent intervenir dans la discussion autour
du projet considered.
Voil la meilleure facon de combattre la
corruption et aussi d'assurer une utilisation des fonds
publics qui rencontre le plus que possible les int6rets
des administrds. Et a quelque niveau que ce soit, a la
ville comme dans les campagnes. Ala capitale comme
dans la plus petite section communale.


C'est la meilleure facon pour 6viter que les
maires ne disposent des fonds publics comme bon leur
semble. En tout cas sans prendre suffisamment en
compte l'interet de leurs administr6s.
Ou ne concedent a de grands groupes
industriels ou commerciaux le droit de planter leurs
6tablissements ou installations techniques sans
consideration des regles de l'urbanisme ou de
protection de l'environnement.
La solution ce n'est pas de mettre les pouvoirs
en competition (les parlementaires face aux maires ou
les d6l1gu6s qui ne sont pas des elus au-dessus des
maires elus) ...
La solution c'est plus d'ouverture, plus de
transparence. D'autre part, en impliquant les
administrds eux-memes dans le processus, on l6imine
cette manie de toujours tout reprocher au gouvemement
ou au pouvoir central. Meme quand celui-ci n'a rien a
se reprocher dans tel cas particulier. C'est le deficit de
d6mocratie qui faitjustement qu'onvoit partout la main
du pouvoir comme au temps de la dictature.
Le vrai contr6le et le plus effectif ce n'est
pas le commissaire du gouvemement (ni Transparency
International) qui peut l'exercer.
Mais ce sont les administrds eux-memes, la
population.
La solution au problkme actuel des maires
comme beaucoup d'autres de nos problkmes, ce n'est
pas plus de pouvoir, mais c'est plus de d6mocratie.

Mdlodie, 103.3 FM,
Port-au-Prince


Haiti : L'acces a l'eau potable,


un droit pour tous !'
(Le droit a l'eau potable et a 1 'assainissement est un droitfondamental de la personne humaine.
Pourtant, en HaTti, 'eau potable n 'estpas accessible a toute lapopulation. Aussi, inscrivant ce droitparmi ses
prioritis, la Section des Droits de 1'Homme (SDH) de la MINUSTAH a-t-elle lancd une campagne du droit
d'accds 1 'eau potable.)
Le droit h l'eau est un droit d6volu h tout
individu. Et ce droit ne souffre d'aucune limitation li6e
aux conditions 6conomiques ou sociales. Cependant,
en Haiti, h peine 54.8 % de la population ont accds h
l'eau potable. Ce taux de couverture en eau potable
est en effet le plus faible de la Caraibe et de l'Amdrique
Latine.
L'approvisionnement en eau potable est en
principe assure par deux organismes 6tatiques : la
Centrale Autonome M6tropolitaine d'Eau Potable
(CAMEP) qui dessert la capitale et le Service National
d'Eau Potable (SNEP), s'occupant du reste du pays. I1
est h souligner, cependant, que ces organismes arrivent
difficilement h accomplir leur mission. Aussi, plus de
4 millions d'Haitiens n'ont pas acc~s h ces services de
distribution.
En vue d'adapter ses actions aux besoins les
plus pressants de la population haltienne, la Section
de Droits de l'Homme de la MINUSTAH (SDH) a
initi6 le 10 Octobre une campagne de promotion du
droit h l'eau potable dans le cadre de la c616bration du
60 me anniversaire de la D6claration universelle des
droits de l'homme. Cette action est mende en


MIAMI-DADE


Grow your career in a rewarding, diverse and

challenging environment full of opportunity.

Find your next job at


www.miamidade.gov/jobs

The Miami-Dade County Employee Customer Service Center,
140 West Flagler Street, will be closed permanently as of
Friday, November 7, 2008.
Search online at any Miami-Dade County library or
South Florida Workforce Career Center.
EOE/M/F/D/Veterans' Preference
d5i/-erir cdice- Ev-ry 2 '


'k-
Lejour mondial de 1 'eau commimord
avec les sinistr s des Gonaives
(photo Logan Abassi /Minustah)


partenariat avec la Cellule Eau et Assainissement du
Ministre des Travaux Publics, 1'UNICEF et le PNUD.
L'objectif de la campagne est de sensibiliser
la population et le gouvernement haitien sur
l'importance de l'acces a l'eau potable. Cette
campagne informe les d6tenteurs de droits de leurs
prerogatives.
En effet, 1'Etat a des obligations vis-a-vis de
ses citoyens, en ce sens qu'il lui incombe de leur
faciliter l'acces a l'eau potable. Dans cette optique, la
campagne s'applique a obtenir des autorit6s de l'Etat
que des actions sp6cifiques soient entreprises, en
particulier l'augmentation de la part du budget 6tatique
alloude a l'acces a l'eau potable, l'adoption de la loi
sur l'eau et l'assainissement ainsi que la ratification
du Pacte International relatif aux Droits 6conomiques,
sociaux et culturels.
(EAU POTABLE / p. 7)


Page 6







Mercredi 05 Novembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 41

Haiti: L'acces a
(EAU POTABLE... suite de la page 6)
En outre, la campagne sensibilise les citoyens
sur leurs obligations quant i la protection de l'eau en
tant que bien commun. < Ily a des gens qui prennent
clandestinement de l'eau a partir des conduits du
systbme de distribution publique, ce qui constitue un


Deux enfants se partageant un sachet d'eau
(photo Abassi Logan Minustah)


problem >, a signal
Jakaranda Neptune, de la
Section des Droits de
l'homme de la MINUSTAH.
Pour Mme
Neptune, il ne s'agit pas
uniquement d'un problem
16gal, << mais 6galement d'une
violation des droits de
l'Homme >. Aussi, < dans
cette campagne, il s'agit de
sensibiliser la population non
seulement sur leur droit a une
eau potable mais egalement
sur leurs responsabilites >, a-
t-elle poursuivi.
Meme constat du
cote des responsables de la
Centrale Autonome
M6tropolitaine d'Eau
Potable (CAMEP). < La
population ne facilite pas les
choses. Les tuyaux sont
crev6s en de nombreux
endroits par les habitants
eux-memes qui ensuite vont
se plaindre de ne pas recevoir
de l'eau >, a condamnd le
responsable du service de
distribution de la CAMEP,
Pierre Lukner Jean.
Et l'une des
obligations des usagers
consiste a adopter un
comportement responsable
vis-a-vis des structures
d'adduction et
d'assainissement. I1 importe
en outre de payer des
contributions pour les
services fournis.
La Section des
droits de l'homme entend
6tablir 6galement un
partenariat sur le plan
national avec les ONGs
nationales et internationales
ceuvrant dans le domaine des
droits 6conomiques, sociaux
et culturels pour des actions
communes et concertees.
< En termes
d'activitds, nous avons
organism des conf6rences-
d6bats sur la port6e et la
teneur du droit a l'eau
potable qui ont r6uni les
ONG ceuvrant dans le
domaine des droits
economiques, sociaux et
culturels, les universities et
les entit6s 6tatiques centrales
et d6partementales travaillant
dans ce domaine. Ces
conferences ont &t6
organisees tant a Port-au-


Page 7


l'eau potable, un droit pour
Prince que dans les .' .
diffirents d6partements oi la
Section des droits de
l'homme est repr6sent6e ,>>
indique Dieudonne
Munyingam, coordonateur
regional de la SDH dans le
Centre du pays.
Une autre activity
prdvue dans le cadre de cette
campagne est la r6daction
d'un document de plaidoyer
en faveur de la ratification
du Pacte international relatif
aux droits 6conomiques,
sociaux et culturels par le
gouvernement haitien.
Cette campagne
prendra fin Ie 10 Decembre
prendra fin le 10 Dcembre Journee mondiale de l'eau aux Gonaives (photo Logan
prochain.


tous


ibassi Minustah)


MIAMI-DAD





EDE RANGE


TRANSPOTASYON NAN


MIAMI-DADE POU DEMIN


Vi-n Jwen avek ofisyel Konte a nan

Some Plan Transpotasyon Pep la


Some sa-a ap f6-w konpran-n pi byin ki sa plan transpi pep la (PTP) gentan akonpli
pandan plizy6 ane ki soti pase yo, e ki problem finansye e chwa ke nou fM fas k6m yon
kominote kap avanse. Pa pedi okazyon sa-a vi-n fM nou konnen ki sa-w panse.

Samdi 15 Novanm 2008
8:30 a.m. a 2 p.m.
Convention Center at the Miami Mart Airport Hotel
711 NW 72 Ave., Miami, FL 33126

Ap genyen transpbtasyon gratis nan lokasyon sa yo apati de 8 a.m.:
Golden Glades Park & Ride lot
Palmetto Metrorail Station
Florida International University SW 107th Ave. and 16th St.
Dadeland North Metrorail Station
SWashington Ave. and Lincoln Rd. in Miami Beach
Pou pran avantaj s6vis gratis sa-a, w dwe rele 786-469-5550
w voye yon email nan mdtoutreach@miamidade.gov.
Pou plis enf6masyon, rele 311.
Nap bay dejene avek dine.









MIRAGOANE / ANSE-A-VEAU


Mercredi 05 Novembre 2008
SHaiti en Marche Vnl XXlT N 41


Un nouveau Diocese Catholique en d'Ha'iti


L'Eglise d'Haiti est dot6e d'un nouveau
diocese : Le diocese Anse-a-Veau / MiragoAne et la
c6r6monie d'intronisation de l'Ev6que a eu lieu le
Samedi ler Novembre a la cath6drale de l'Anse g Veau.
Ii n'a pas &te facile de planifier l'organisation
de cette c6r6monie, lide a toutes sortes de contraintes.
D'abord les consequences des intemp6ries ayant ravag6
le pays ces dernires semaines ont constitu6 un obstacle
majeur. Les Nippes, la Grand'Anse sont sinistr6es,
comme d'ailleurs tout le reste du pays. Le
gouvernement est plut6t occupy g parer au plus press,
tentant de faire cesser l'enclavement de certaines zones
en en rendant possible l'acc6s par la rehabilitation des
ponts et des routes. Done la participation du
gouvernement pour la c6drmonie n'a pas pu 6tre ce
qu'elle aurait &t6 en temps normal.
Ensuite la population elle-meme sinistrde
pour une bonne part, n'a pas pu r6pondre a l'appel de


1'Eglise en cotisant pour faire de la c6r6monie quelque
chose de plus grandiose.
Mais le plus gros probl6me a &te de d6partager
les deuxvilles. Aussi bien l'Anse a Veau que Miragoine
voulait remporter le gros lot, c'est a dire avoir chez
elle le siege du nouveau diocese.
La querelle avait commence des mois a
l'avance, aussit6t connu le d6cret cr6ant le nouveau
diocese dans les Nippes.
Serait-ce le diocese de Miragoane ou celui
de l'Anse-a-Veau? Les gens se d6chiraient, n'admettant
aucun compromis .Le ton ne cessait de monter au fur
et a mesure que les jours passaient et qu'aucune
decision n'6tait prise.
II a fallu trancher et l'Eglise d'Haiti l'a fait
en cr6ant un diocese a deux tetes avec une cath6drale
(celle de l'Anse-a-Veau) une co-cath6drale (l'Eglise
St Jean Baptiste de Miragoane); une residence


NDRTH MIAMI



CITY OF NORTH MIAMI PROPOSED SUBSTANTIAL AMENDMENT
TO THE 2008 ACTION PLAN TO PROVIDE NOTICE OF FUNDING
AVAILABILITY FOR ACTIVITIES UNDER THE NEIGHBORHOOD
STABILIZATION PROGRAM (NSP)


Title III of the Housing and Economic Recovery Act of 2008 appropriated 3.92 billion
dollars for emergency assistance to states and local jurisdictions for the redevelopment of
abandoned and foreclosed homes and residential properties. The grant program under
Title III is commonly referred to as the Neighborhood Stabilization Program (NSP) and
administered by the U.S. Department of Housing and Urban Development (U.S. HUD).
States and local governments receiving allocations are required by NSP regulations, issued
by the U. S. HUD, to submit a Substantial Amendment to the 2008 Annual Action Plan to
provide proposed uses for these funds. The City of North Miami has received an allocation
of S2,847,089.

The City of North Miami has prepared a Substantial Amendment, hereinafter referred to
as the Plan, for submittal to U.S. HUD, on or before December 1, 2008.

Pursuant to NSP requirements, the Plan allocates funds to activities that benefit low,
moderate and middle income (LMMI) individuals and families, whose incomes do not
exceed 120% of the area median income. Also, at least 25 % of the funds arc allocated to
activities that benefit low-income individuals and families whose incomes do not exceed
50% of the area median income.

The Plan also describes the funds available for activities undertaken in neighborhoods with
the greatest needs. These areas are identified by census tracks and block groups having 1)
the highest percentages of foreclosures; 2) the highest percentage of homes financed by
subprime mortgage related loans; and 3) likely to face a significant rise in the rate of
foreclosures.

The specific activities are Identified in the Plan as well as the financing mechanisms.

The Plan is available for public review and comment beginning on Monday, November 3,
2008, and ending Tuesday, November 18, 2008, for a 15-day comment period at the City
of North Miami Community Planning and Development Department, located at 12400 N.
E. 8h Avenue, North Miami, Fl 33161.

The Plan will also be available on the City's website, at the following address:
http:/www.northidamlfl.gov. Written comments must be received no later than

November I 8', 2008 and sent to the attention of Maxine Calloway, Director, Community
Planning and Development, 776 N.E. 125 Street, North Miami, Fl 33161.

The City Council will consider the Plan at a Public Hearing scheduled for November 25'h,
2008, at 7:00 PM, in Council Chambers; 2"d Floor City Hall, 776 NE 125"1' Street, North
Miami, Florida 33161.

THIS MEETING E OPEN TO THE PUBLIC, IN ACCORDANCE WITH THE
AMERICANS WITH DISABILITIES ACT OF 199O ALL PERSONS WHO ARE DISABLED
AND WHO NL.D w.PCIAI. ACCOMMODATIONS TO PARTICtIPAT. IN THIS
MEETING BECALS. OF THAT DISABILITY SHOULD CONTACT THE OFFICE OF
TFE CITV CLERK. (T5)t 3-6511, El, 1'214., NO LATER THJAN FOLR DAYS PRIOR TO
SIlCH PROCEE(IAlG. 1HEARIM1 IMPAIRED MAY CONTACT11 iE TI)D LINE AT (30S)
894-7936,
IN ACCORDANCE wTHI THE PROVISIONS OF SECTION 286FJ11JS. FLORIDA
STATI'T-. ANVON( WI|SHI C TO APPEAL A NY U):CISION MADIE. BY TH1-: cC1Y OF
NORTH MIAMI CITV COUNCIL, WITII RESPECT TO ANY MATTER CONh'SIbLEU
AT SUlCH MEETING OR HEARING. WILL NEED A RECORD OF THE PROCEEDINGS
AD),, FOk SiICH PlJRIukf, MAY N~FJI) TO r NSU. THAT A VlERBATIM RKF:ChOK(
OF TIHE PROCEIEDiGS IS MADE. INCLUDINGi TIlE TESTIMONY AND EVIDENCE
1.PON WHICH THE APPEAL IS TO BE IASED,


L 'glise paroissiale de 'Anse-a-Veau (photo HEM)

principale de l'Ev6que a l'Anse a Veau et une residence
secondaire a Miragoane.
Cette question tranch6e, les populations
concemres se sont mises au travail. Laville de l'Anse-
a-Veau, ville abandonnde et livree a elle meme depuis
la dictature de Francois "Papa Duvalier a &t6 nettoyde
de fond en comble, les murs des maisons repeints et la
Cath6drale elle-meme perch6e au haut de ce long
escalier, est devenue digne d'h6berger la c6r6monie
d'intronisation de l'Ev6que qui 6tait fix6e au samedi
ler Novembre 2008.
Haiti en Marche a interview John Canonge,
le repr6sentant de l'Ev6que du diocese Anse-a-Veau -
Miragoane Monseigneur Pierre-Andre Dumas, et en
meme temps responsable du comit6 charge de
l'organisation des c6r6monies. I1 nous a confie que la
tdche n'a pas &te facile mais qu'on pouvait etre satisfait
des r6sultats.
Au niveau du gouvernement, le lit de la
Grande riviere de Nippes a &te cur&. I1 faut dire que la
Grande riviere de Nippes constitue un obstacle majeur,
puisque a la moindre crue, Anse-a-Veau et toutes les
autres villes c6tieres sont coupes du reste du pays.
De meme la route Miragoane Anse-a-Veau a &te l'objet
de travaux de toutes sortes op6ers par le CNE (Conseil
national des 6quipements). Mais a-t-il tenu a souligner,
il s'agit de travaux cosm6tiques. Aucun travail en
profondeur n'a &te accompli. On attend encore le d6but
des travaux de construction d'un pont sur la Grande
riviere de Nippes. L'appel d'offres a &te lanc6. Et une
compagnie bresilienne aurait, parait-il, remport6
l'offre. Mais aucune date n'a encore &t6 fix6e pour le
lancement des travaux.
Tout est a faire. Si l'on pense a l'Anse a Veau,
qui fut le siege du gouvernement haitien sous le
gouvernement de Sudre Dartiguenave (pendant
l'occupation am6ricaine de 1915-1934), il faudrait
commencer par restaurer le Palais de Dartiguenave qui
est encombr6 de d6chets et sert de d6p6t de sacs de
charbon qui sont vendus dans son p6rimetre. Toutes
les rues de la ville sont d6fonc6es. Les Travaux Publics
auront fort a faire pour rendre la ville presentable.
Miragoane qui rapporte des millions de
dollars a 1'Etat haitien ne devrait pas etre dans cet 6tat.
" Ce que j'aurais aim6 pour ce department c'est que
les gens r6alisent qu'ils ont une identity, l'identit6
Nippoise. Je suis Nippois avant tout", a soulign6
Canonge.
Est-ce que cela n'aurait pas &t6 plus simple
de crder le diocese des Nippes ? John Canonge pense
que pour mettre tout le monde d'accord, vu le contexte,
"j'aurais pench6 pour la denomination de diocese des
Nippes, ceci par precaution, quoiqu'il s'agit 1h d'un
terme impropre au sein de l'Eglise, puisqu'on parle
du diocese de Port-au-Prince, de celui des Cayes, de
Jkr6mie. Mais 1i encore les gens de l'Anse a Veau
auraient protest."
Mais ce qui est fait est fait. D'ailleurs Rome
ne revient jamais sur une decision, a soulign6 le
repr6sentant de Monseigneur Pierre Andre Dumas. "Il
faut plut6t voir ce qu'onpeut faire de ce ddpartement."


Page 8








Mercredi 05 Novembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 41


A l'assaut des mornes


connait; en haut, sur le plateau qui surplombe, au nord,
la vall6e de l'Artibonite et, au sud, la c6te du Canal de
Saint Marc, s'6talaient les grandes caf6teraies ; entre
les deux, les flancs de la montagne 6taient le domaine
des marrons.
Encore une fois, je regrette que nous n'ayons
pas autant d'6tudes sur les marrons qu'il n'y en a par
exemple a la Jamaique ; cela nous permettrait peut 6tre
de distinguer trois modes de peuplement pour la
p6riode coloniale : la grande plantation sucribre des
plaines, les caf6teraies sur les plateaux (Goayavier,
Salagnac) et les marrons sur les flancs des montagnes.
Cela nous permettrait peut-6tre aussi d'identifier deux


La semaine derniere, nous avons parl6 de la
contradiction existant entre la n6cessit6 de prot6ger la
couverture forestiere des bassins versants, afin que
ceux-ci puissent remplir correctement leur fonction
dans le cycle de l'eau, et les besoins de coupe en vue
de la production de charbon de bois, de bois de chauffe,
de bois d'ceuvre pour la construction ou
l'ameublement, et de l'exportation de bois pr6cieux.
Mais en plus de cette exploitation sans reserve
de la couverture forestiere, il y a aussi ce que Serge
Michel Pierre-Louis, dans une declaration faite a
Agropresse, appelle la mauvaise gestion du foncier.
Reprenons ce passage d6ji cit6 : < La mauvaise gestion
du foncier est l'une des causes
majeures de la vulndrabilit6 des
espaces cultivables aux catastrophes
naturelles, selon l'ing6nieur-
agronome Serge Michel Pierre-
Louis, sp6cialiste en environnement
et en foncier. La density 6lev6e de la
population conduit a une utilisation
abusive des ressources forestieres, et
de maniere g6ndrale a une utilisation
abusive du sol, soutient-il.
On retrouve cette meme
id6e dans l'6tude du GTA d6ji
mentionnde : < La pression
d6mographique et l'augmentation
continue de la demande alimentaire
poussent les agriculteurs a cultiver
des terres marginales inaptes toutes
activities de production agricole. Il en -r
r6sulte une degradation de plus en
plus acc6l16re des ressources
naturelles.>. .
Autrement dit, c'est encore
ce diable de paysan qui, en s'amusant
a aller cultiver dans les mornes, est
responsable de tous nos maux. La
question est de savoir pourquoi le
paysan est ainsi parti a l'assaut des Le morne l'H
mornes. Il y a, a cela, plusieurs
raisons. La premiere est a chercher dans la situation
cr66e au lendemain de l'ind6pendance par les
nouveaux dirigeants. Rend Prdval l'a dvoqude,
toujours dans le cadre de sa participation au sommet
de la francophonie a Montr6al. On sait, en effet que
les g6ndraux de la guerre d'ind6pendance s'6taient
partag6 les d6pouilles des vaincus : les plantations
situdes dans les plaines. Les nouveaux libres, qui ne
tenaient absolument pas a reprendre le travail dans
les plantations, n'avaient plus qu'une solution:
gagner les montagnes.
Mais attention, ils n'y 6taient pas les pre-
miers, etje ne parle pas des Indiens. Ily a un chapitre
de notre histoire qui n'est, a mon avis, pas assez
d6velopp6 : celui du marronnage. Ces negres
marrons, une fois qu'ils avaient fui la plantation, il
fallait bien qu'ils aillent vivre quelque part. Je me
suis laiss6 dire que la paroisse de Verrettes, du temps
de la colonie, connaissait trois types de peuplement,
gdographiquement distincts. Dans la plaine, on avait
les plantations avec l'organisation qu'on leur


f6pital comme une epde de Damocles au-dessus de la capit

sources de notre culture rurale : l'arpent vivrier, qui
est au depart du jardin familial, et l'organisation des
marrons qui se perp6tue dans le lakou. En tout cas, si
mon hypothese est v6rifide, cela expliquerait que les
nouveaux libres aient pu si facilement choisir de
s'installer dans les mornes.
Une fois les paysans installs et cultivant les
flancs des montagnes, deux facteurs vont aggraver les
dommages que leurs activities pouvaient causer a
l'environnement. Le premier de ces facteurs est la
croissance d6mographique. La rapide augmentation de
la population fait que l'on a toujours besoin de plus de
terre, de d6fricher de nouveaux < bois neufs >, pour
faire davantage de culture, en r6sum6, d'acc6l1rer la
destruction de la couverture forestibre. Le second
facteur serait ce que je voudrais appeler la d6bilit6 de
notre 6conomie.
La classe poss6dante, celle qu'on pourrait
consid6rer comme l'l6ite 6conomique du pays, n'a
jamais sujouer effectivement ce r6le d'l6ite. Confine
dans le secteur de l'import-export, elle n'ajamais su


Page 9


sortir de son statut de boutiquier, elle n'a jamais su
d6velopper d'autres secteurs d'activit6s qui, en plus
de leur garantir d'autres sources de revenus, auraient
eu pour r6sultat de cr6er des emplois pour les nouveaux
arrives sur le march du travail. R6sultat, les paysans
se trouvaient dans l'obligationde demander encore plus
a ces mornes qui se dess6chaient a vue d'ceil.
Mais nos mornes n'ont pas seulement a subir
les assauts des paysans cultivateurs. Dans le premier
article de cette s6rie, j'ai parlk de l'6talement urbain
qui tend a r6duire les surfaces propres a l'agriculture
lesquelles sont d6ji insuffisantes. Cet 6talement urbain
n'affecte pas seulement les plaines, mais aussi les
mornes au voisinage des grandes
villes.
Depuis quelques d6cennies,
les Morne l'H6pital, pour prendre
l'exemple de Port-au-Prince, se voit
envahi par des personnes i la recher-
che, non plus d'un lopin de terre a
cultiver, mais de terrain a bitir. Cela
a commence avec les classes ais6es
en quite, d'abord, d'un lieu de
vill6giature, puis de lieux de
residence permanente, 6loign6s de la
chaleur du bord-de-mer. A Port-au-
Prince, elles ont commence par
conqudrir Turgeau, puis PNtionville,
et maintenant Thomassin, voire
Kenscoff, sans tenir le moins du
monde compte des restrictions
imposees pour la protection des
bassins des sources alimentant la
population en eau potable. Les
exemples les plus criants sont le
Mome Rigaud et, plus r6cemment,
la zone du Juv6nat.
L'exemple venant d'en
haut, il n'y avait aucune raison pour
que les populations de la campagne,
ale (HEM) chass6es par l'exode rural, ne partent
pas, elles aussi, a la conquete de la
montagne. Pour ceux qui pratiquent l'humour noir, j'ai
choisi cette photo oiY l'on voit les belles villas
construites en haut du Morne Rigaud et les construc-
tions plus modestes, partant de Bois Jalousie et montant
a l'assaut des beaux quartiers.
En r6sum6, si nous revenons A notre propos
initial : la probl6matique de la degradation des bassins
versants, on doit conclure que par delay les causes
imm6diates et directement observables, c'est la struc-
ture meme de notre soci&td, et pas seulement sur le
plan 6conomique, qui doit tre remise en question et il
n'est pas 6tonnant que tous les projets de reboisement
et autres programmes de conservation de sol n'aient
donn6 aucun r6sultat car, que je sache, personne n'a
os6, a date, poser le problkme dans toute sa profondeur.
Quelqu'un a dit, a propos des r6centes catas-
trophes, qu'elles pouvaient repr6senterune chance pour
Haiti. Oui, si le choc a &t6 assez fort pour provoquer
une sorte de sursaut national. On verra bien.

Bernard Ethdart


SANTE


Accident vasculaire cerebral:

chaque minute compte


"Chaque minute compte":
les associations de praticiens et de
patients veulent profiter de la sixiEme
Journ6e mondiale de I'accident
vasculaire cerebral (AVC) mercredi
pour sensibiliser le grand public A la
necessity d'une prise en charge ultra-
rapide des victimes.
"Il y a urgence, composez vite
le 15" (aux Etats-Unis le 911), ont lanc6
les associations a l'occasion de cette
Journme, rappelant que les traitements
sont d'autant plus efficaces qu'ils sont
administr6s extr6mement rapidement.
Ils indiquent les signes "qui
doivent alerter" : paralysie ou
engourdissement brutal d'un c6t6 du
corps, difficulties soudaines a parler ou
a comprendre, diminution trls brutale de
la vision d'un oeil... "Il est important de
composer le 15 d&s leur apparition".
L'AVC, qui touche chaque
annde prbs de 150.000 personnes, dont
un quart a moins de 65 ans, est la
premiere cause de handicap en France
et la premiere cause de d6ces chez les
femmes. Il est la seconde cause de d6ces
dans le monde apres les maladies cardio-
vasculaires.
Il y a deux familles d'AVC,
selon la nature des troubles de la
circulation sanguine en cause:


les accidents d'origine
isch6mique, lorsqu'une artbre se bouche.
Ce sont les plus nombreux (80%).
les accidents d'origine
h6morragique, lorsqu'un vaisseau
sanguin se rompt. Ils ne repr6sentent que
20% des AVC, mais touchent des
populations moins Ag6es et sont
g6ndralement plus s6veres.
Le taux de d6ces pour les
accidents h6morragiques est de 32%
contre 11,2% pour les accidents
isch6miques. Dans les deux cas,
l'interruption du transport du sang vers
une partie du cerveau menace les
cellules d'asphyxie. Si la circulation
sanguine n'est pas r6tablie a temps, les
cellules entrent dans un processus de
d6g6ndrescence.
Participent a cette Journme la
Societ6 francaise neuro-vasculaire
(SFNV), le Samu, la Societ6 francaise
de m6decine d'urgence (SFMU), la
Croix rouge, la Fed6ration France-AVC,
1'Institut de l'ath6rothrombose, les
associations de patients...
Des conferences visant a
mobiliser le grand public sont organisdes
dans plusieurs grandes villes de France
sur la n6cessit6 d'une intervention
urgente.


Les medecins haitiens forms

a Cuba repliquent


Les professionnels de la santd
fonrms ~ Cuba ont dementiformellement
les statistiques prdsentes recemmentpar
le MSPP selon lesquelles la majeure
partie des boursiers haitiens est retenue
par la Republique socialiste cubaine. Ces
derniers en ontprofite pour reclamer des
autorites de meilleures conditions de
travail.
< Nous, les m6decins forms
dans le cadre de la cooperation haitiano-
cubaine, sommes tous la, conform6ment
au contrat qui nous lie avec l'Etat haitien.
Le mal existe au sein meme du minister
de la Sante publique et de la Population
(MSPP), mis a part les conditions de
travail qui sont g6enralement ecoeurantes.
Nous prodiguons encore des soins a la
communaut6 haitienne parce que nous
avons requ une formation humaniste >, a
dit le Dr Emmanuel Dorvil, au cours d'une
rencontre avec la presse, ce vendredi. II
rappelle qu'un boursier, avant d'entamer
ses etudes a Cuba, signe un contrat avec
les autorit6s haitiennes afin de revenir
servir le pays au terme de ses etudes. <
De notre c6t6, les clauses du contrat sont
respects, tel n'est pas le cas pour l'Etat
haitien. Nous n'avons pas de materiel
ad6quat pouvant nous permettre
d'accomplir correctement notre mission.
Le titulaire du MSPP avait affirm


recemment que l'institution ne dispose pas
de moyens n6cessaires pouvant accueillir
la totality des m6decins haitiens forms a
Cuba>>, a indiqu6 le Dr Dorvil.
Pour sa part, le Dr Wallace
Thomas, m6decin de la deuxieme
promotion des boursiers haitiens a Cuba,
a precise que les informations avanc6es
par les responsables du minister de la
Sante publique, lors du symposium
organism sur la Planification de la main-
d'ceuvre dans le secteur sanitaire,
montrant que 66,60% des boursiers
haitiens forms dans le domaine medical
seraient rests a Cuba, sont fausses. < Quel
int6ret le gouvernement cubain aurait-il a
retenir les m6decins haitiens ? Alors que
pres de 22 000 jeunes boursiers strangers
sont forms chaque annee a Cuba ,
s'interroge le Dr Thomas.
Les m6decins forms a Cuba
ont, en outre, soulign6 qu'ils sont une
source d'espoir pouvant contribuer a une
grande amelioration du system de sante
en Haiti. < Avec l'engagement solennel de
l'Etat, nous sommes prets a apporter notre
collaboration qui consiste a relever le
grand d6fi auquel notre system de sante
fait face, et ceci pour le bien-&tre de nos
concitoyens et concitoyennes >, ont-ils
conclu.









L'HISTOIRE AU PRESENT


Mercredi 05 Novembre 2008
Haiti en Marche Vol XXlT N 41


Obama ou Paccomplissement d'un vieux
(REVE... suite de la lere page) e e pr leuretquia depasse deloin les frontires
declarait en 1871 que la conquete d'une r'eVe tle de leur monde et de leur temps et dont
race inf6rieure par une race superieure on retrouve les 6chos partout ailleurs tel


est parfaitement comprehensible. (Rdf.


Antenor Firmin (1850-1911)
David Nicholls dans < From Dessalines
to Duvalier Race, Colour and National


Bebe Barack et sa mere Stanley Ann I
,^,.

Independence in Haiti >).
Haiti avait
conquis rudement son
ind6pendance en 1804.
Les thdoriciens
de la sup6riorit6 de la race
se servirent pour justifier
leur position des troubles
agitant le nouvel Etat d&s
sa creation (assassinat du
fondateur Jean-Jacques
Dessalines en 1806).
Gobineau 6crivit
que les manibres du peuple
haitien sont < aussi
d6prav6es, brutales et
sauvages qu'au Dahomey
ou chez les Fellatahs > et
que Haiti est l'exemple
parfait de ce qui arrive
quand des formes
europ6ennes de
gouvernement sont
imposes aux peuples
d'une race diff6rente.
Evidemment aucun de ces
chantres du racisme ne releva que le
nouvel Etat a t frapp6 d&s
sa naissance d'une
hypothbque qui devait
ali6ner pendant plus d'un
siecle toute tentative de
progres, la fameuse dette
de l'ind6pendance de 150
millions de francs exig6e
par la France pour
reconnaitre l'ind6pendance
de son ancienne colonie.

Relever le d6fi

C'est sur ce
fond de theories raciales
faisant rage dans les
grandes m6tropoles de
l'heure (Paris, Londres,
Vienne) que les Haitiens de
l'6poque vinrent a
consid6rer comme leur
devoir de d6fendre la race
noire et d'asseoir l'6galit6
fondamentale des races
humaines.
Ils acceptbrent de
relever le d6fi de
association d'Haiti avec
)unham la race noire, car
l'existence de leir nation et


l'histoire de sa creation
constituent, selon eux,
l'6vidence meme de
1'6galit6 des races.
Pour Louis
Joseph Janvier, Haiti
constitue pour la race
noire < le soleil qui se leve
al'horizon. >
Hannibal Price
publia < De la
rehabilitation de la race
noire par la rdpublique
d'Haiti. >
Les 6crivains
haitiens de l'6poque -
mulAtres et noirs sans
distinction se sont
accords pour combattre
les theories de l'inferiorit6
raciale.
Dans De
l 'galitW des races
humaines (1885),
Ant6nor Firmin relieve
que, a travers l'histoire de
l'humanit6, diffirentes
races ont assume des
positions de pointe de
temps a autre, mais que,
essentiellement,

acx en d Louis Joseph Janvier (1855-1911)
acteurs sont 6gaux en dignity. >
II admet que certaines nations que chez les Senghor, CUsaire etjusqu'h
peuvent, a un moment donn6 de leur nous...
histoire, 6tre sup6rieures en termes de Oui, le pibge c'est qu'en m6me
culture et de civilisation, mais que cela temps qu'ils combattaient les thdoriciens
n'a rien a voir avec la race qui racistes europ6ens, eux aussi faisaient


Barack Obama, sa grand 'mre paternelle, sa tante et le reste
de lafamille au village natal de son pere au Kenya


-Prodults explosifs a......
Toutes dimensions de at6rltels

POUR vos RiaERVAnTONS DI CARGO, APPLE

1-800-927-6059 SA
acm nuM n= un &=mil -M


impliquerait une sorte de
fatality naturelle et
biologique. Etc.

Black is beau-
tiful ...
Faut-il signaler que
l'auteur emploie les termes de
civilisation et de culture au
sens oni ils 6taient compris a
l'6poque ...
Mais que les
Indig6nistes haitiens des
anndes 1940 vont renverser
un demi-sibcle plus tard, eux
qui sont les v6ritables
ancetres du o Black is
beautiful > (traduisez
o Marabout de mon cceur >).
Cela en attendant
l'anthropologue francais
Claude Levi-Strauss, auteur
des o Tristes Tropiques >
(1955) et surtout de o La
Pensee sauvage > paru en
1962.
En effet le paradoxe
chez les 6crivains haitiens
d6fenseurs de l'6galit6 des
races sans remettre en cause
cette tAche immense et
combien digne qui a Wte la


l'apologie de la meme culture et
civilisation qu'on leur opposait comme
sup6rieure.
Autrement dit, ils devaient
persuader l'homme europ6en que Haiti
6tait un pays < civilis 6 et que les noirs
sont capables de civilisation ... mais
selon les propres critbres europ6ens !
Cela du moins jusqu'h
l'occupation amdricaine (1915-1934) et
l'arrogance des US Marines qui viendra
nous placer devant la n6cessit6 de
r6affirmer a nouveau notre identity, cette
fois par une appreciation plus positive
de notre part africaine.
Toutefois un Leopold Senghor
n'6crit-il pas encore et presque a la
meme 6poque: < l'6motion est negre, la
raison est hellkne. >
Ou encore notre Leon Laleau :
< apprivoiser avec des mots de France
ce cceur qui m'est venu du Sen6gal. >

Haiti qui a ouvert la voie

Mais en quoi cela a-t-il a voir
avec les pr6sidentielles amdricaines de
ce 4 novembre 2008 ?
Nous vous laissons deviner.
En tout cas, fort de tout ceci,
Barack Obama ne vous semble-t-il pas,
(voir REVE / 12)


Page 10


B





Mercredi 05 Novembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 41


Ou nan


Medicare


epi ou ger


Dyab t?


K6m moun ki gen dyabet, ou gen bezwen espesyal pou sante w, epi Humana
tabli yon plan espeyal ki rele Medicare Advantage ki fet dapre bezwen pou
sante w. W ap jwenn menm kouveti asirans total la, ak menm avantaj ki
genyen nan 16t plan Humana yo, plis 16t sevis ank6 ki fet pou kenbe w nan
chimen pwogr6 pou sante w.


* Konsiltasyon san limit kay dokt6
pou pye
* Kopeman $0 pou founiti
pou mezire nivo sik nan san w
(sa ki vie di tou, ti baget pou
f6 tes dyabet)


* Peman pou diferans nan pri
medikaman pou dyabet
* kouveti asirans pou kek medikaman
ak founiti ki vann san preskripsyon
* pwogram egzesis SilverSneakers
* Kopeman $0 pou terapi nitrisyonel


Rele Humana depi jodi a, pou konnen si w kalifye pou plan espesyal sa a.
Ou pa gen anyen pou w pedi, se avantaj selman w ap jwenn.

MIKE BULLY 561-540-9754
TTY pou moun ki pa tande byen 1-877-833-4486
8 b dimaten pou 8 b diswa, 7 jou pa semenn


HUMANA.
Guidance when you need it most


-Medicare
-Group Health
-Individual Health
-Dental, Life, Vision


Page 11


0 0


Tout moun ki satisf6 kondisyon Plan pou Bezwen Espesyal Ia (SNP) epi ki enskri nan Pati A ak Pati B nan Medicare pout6t laj
yo oubyen anclikap yo genyen, kapab patisipe nan plan SNP ki apwouve pou Medicare Ia. Anvan yo asepte yon moun nan
plan Maladi Kwonik SNP a, yo pral verifye clyagnostik dokt6 moun Ian. Prim, kopeman, ak dediktib yo kapab varye dapre
kantite lajan yon moun touche. Ou m6t kontakte Humana pou plis enf6masyon.
H1036-GHA-CR-004K PB 09/08









USA 2008


Mercredi 05 Novembre 2008
1 HaYti en Marche Vol XXII N0 41


Les Defis qui attendent le nouveau President


Pour tous les observateurs de la scene
6lectorale amdricaine, les jeux sont d6jg faits et a
moins que les d6s ne soient pip6s, Barack Obama sera
le 4 novembre prochain le nouveau Pr6sident des
Etats-Unis et le premier non blanc a acc6der a la
Maison blanche. Ev6nement historique s'il en est.


Barack Obama
Cependant rien n'est encore d6finitivementjoud et dans
l'Amdrique du << melting pot>>, 1'616ment racial et
raciste pourrait jouer une fois de plus l'dlecteur
<< wasp > (blanc anglo-saxon protestant) en face des
urnes dans un face a face solitaire.
C'est cet imponderable qui fait dire a des
observateurs sagaces et perspicaces que les elections
du mardi 4 novembre 2008 seront le r6sultat de la
premiere campagne pr6sidentielle insidieusement
raciste en 232 ans d'histoire am6ricaine. D'aprbs le
r6sultat d'une enquete r6cente, 6% des 6lecteurs de
gauche ne voteront pas pour Obama en raison de la
couleur de sa peau. Si ces sondages refletent une
certaine r6alit6, on pourra dire que c'est le comble
puisqu'on croyait que grace au politiquement correct
l'Amdrique du nord en 6tait a une phase post-raciale
ou l'6tre des personnes ne se r6sumait pas a la couleur
de leur peau. Sur ce plan-la ,le 4 novembre 2008, la
psyche am6ricaine et tous les mythes qui la fondent
seront installs sur le divan du psychanalyste.
Mais quel que soit le candidat qui sera l6u,
ce mardi 4 novembre, les d6fis qui l'attendent seront
les memes. Ils sont a la fois d'ordre dconomique et
gdopolitique. Sur le plan 6conomique et financier, il
reviendra au nouveau president de r6soudre la crise
6conomique qui frappe l'Amdrique depuis tant6t 6
mois. La tdche sera d'autant plus rude que la crise
n'est pas seulement amdricaine mais aussi syst6mique
et globale. L'avenir de la puissance amdricaine sejoue
peut-6tre dans cette affaire. Certains parlent d6ja de
d6clin des Etats-Unis. En est-on rdellement d6jh 1 ?
Pour le moment les Etats-Unis sont toujours d6tenteurs
des 616ments tangibles et non tangibles de la puissance.
Sur le plan militaire, la puissance am6ricaine est
toujours incomparable et il n'y a peut-6tre que la Russie
de Vladimir Poutine grace a ses missiles strat6giques
Topol d'une port6e de 11.000 kilombtres, et a ses
bombardiers strat6giques, qui soit capable de
concurrencer Washington sur certains thedtres


des Etats-Unis
d'op6rations r6gionaux, comme le Caucase par
exemple.
La marine militaire am6ricaine couvre
pratiquement toutes les mers du monde et r6cemment
la 4eme Flotte a &t6 r6activ6e. Pour certains d6clinistes
(partisans du d6clin) comme un Paul Kennedy ou un
Emmanuel Todd, c'est cette extension de la puissance
militaire des Etats-Unis sur tous les continents qui
repr6sente son talon d'Achille et sera a 1' origine de sa
chute prochaine. Pour valider leur these, les tenants
de cette approche citent les exemples classiques de la
Rome antique, de l'Espagne imp6riale et de l'Empire
britannique. II faut noter aussi que cette formidable
puissance militaire est tout a fait relative dans son
exercice reel: les difficulties de l'arm6e amdricaine
en Irak et en Afghanistan sont 1l pour en t6moigner.
Sur le plan culturel, l'Amdrique a travers la
langue anglaise, ses universities, ses m6dias, sa
musique, ses muses et Hollywood n'en finit pas
d'influencer le monde. Ce n'est pas demain qu'on
cessera d'6couter et d'appr6cier lejazz, la soul music
et qu'on cessera de lire Hemingway et Truman Capote.
Marylin Monroe, Greta Garbo, Rita Hayworth, Jane
Fonda et leur cote glamour continuent a faire rever
bien des coeurs. L'Amdrique a r6ussi aussi le tour de
force d'int6grer la postmodernit6 dans sa culture de
base et c'est ce qui nous a valu le d6veloppement,
parfois outrancier, du < politiquement correct >>
permettant ainsi a un << noir > de pr6tendre avec succes
acc6der a la pr6sidence des Etats-Unis pr6s d'un siecle
et demi aprbs la fin de l'esclavage. Sur ce plan,
l'dlection d'Obama a la pr6sidence amdricaine serait
aussi unejuste reconnaissance de l'apport fondamental
des noirs amdricains a la culture de ce grand pays. On
peine a imaginer une Amdrique sans Duke Ellington
et Ray Charles. Et tout au cours des annees 50, 60 et
70, lajeunesse wasp bon chic, bon genre s'est laiss6e
bercer par les flots 6mouvants de la grande musique
soul. Sur ce plan, la psyche am6ricaine est d6ja m6tisse
et avec elle la psyche mondiale.
Sur le plan politique, les Etats-Unis restent
encore le num6ro 1 mIme si dans le cadre d'un monde
de plus en plus multipolaire, ce leadership est de plus
en plus contest et parfois contestable. D6mocratie
oblige, les stratbges du Potomac ne font plus trembler
de peur les dirigeants latino-amdricains et carib6ens
comme au cours des anndes 60 et 70. L'Amdrique latine
et la Caraibe se sont 6mancip6es de la tutelle 16gendaire
des Etats-Unis a tel point que des politologues
sp6cialistes de la region n'h6sitent pas a d6clarer que
Washington a d6finitivement perdu le contr6le de
l'Amdrique latine et aucun president n'oserait de nos
jours d6clarer que l'Amdrique latine et les Caraibes
sont l'arribre cour des Etats-Unis. N6anmoins il faut
remarquer que ce leadership s'exerce par le < soft
power >>. I est vrai qu'avec Bush, Washington a
beaucoup perdu en ce qui a trait a l'usage du soft
power : on en constate les d6gAts en Irak et en
Afghanistan.
Sur le plan dconomique, les Etats Unis restent
toujours le num6ro 1 avec ses 10.000 milliards de
dollars de PNB. L'6conomie amdricaine malgr6 la crise
financibre internationale reste et demeure la locomotive
de l'6conomie-monde. Sans les importations
amdricaines, 1'6conomie chinoise et une bonne partie
de l'6conomie mondiale s'effondrerait. D'ailleurs c'est
l1 meme le problkme fondamental de la crise globale
actuelle. Les Gouvernements am6ricains sont dans
l'impossibilit6 quasi-structurelle de r6duire le deficit
commercial grandissant de l'Am6rique a moins de


Accomplissement d'un vieux


reve haitien profond i


(REVE ... suite de la page 10)
par certains c6tds, r6aliser un vieux reve haitien.
Est-il l'arribre petit-fils de nos thdoriciens de
l'6galit6 des races humaines ?
Ou plut6t le petit-fils de nos Indig6nistes selon
lesquels chaque race au contraire se suffit a elle-
mime ?
Fils d'un K6nyan et d'une Am6ricaine blanche
du Kansas, 1'dventuel (ou meme probable) futur
President de la premiere puissance 6conomique et
militaire de la planete n'a quant a lui rejet6 ou minimis6
ni l'une ni l'autre des deux composantes de sa nature.
Entre sa grand'mbre noire qu'ilvisite au fond
d'un village profond du Kenya par choix personnel de


retrouver ses racines africaines (et pas seulement en
thdorie comme la plupart de nos plus grands chantres
de la race) et sa grand'mbre blanche qui l'a lev6 sans
doute en lui r6p6tant << tu seras un homme mon fils et
meme un peu plus si c'est 1l ton reve > ...
Oui, Barack Obama est, serait-ce
litt6rairement, l'incamation d'un vieux reve haitien
profond. Et m6me mieux encore.
Ou plut6t, et c'est presque une evidence, est-
ce Haiti qui a ouvert lavoie conduisant au ph6nombne
Obama ?

Marcus,
2 Novembre 2008


mettre en danger la stabilit 6 conomique mondiale et
en meme temps ils sont obliges de trouver les moyens
de le r6soudre car il est a l'origine de nombre de
dysfonctionnements de 1'6conomie amdricaine. Quant
au deficit budg6taire, il sera trbs difficile de le r6sorber
car il trouve en grande partie sa source dans ce

w -- Ui


Jonn mIc ain
<< keyndsianisme militaire > que Washington pratique
sans le nommer.
Le lobby militaro-industriel ne permettra sans
aucun doute a aucun president am6ricain de venir
sabrer dans les d6penses militaires qui sont les
mamelles nourricibres auxquelles s'alimentent les
grandes firmes de ce secteur extr6mement puissant.
Avec la crise financibre actuelle c'est l'avenir meme
du dollar comme monnaie de reserve international
de r6f6rence qui est menace. Le dollar perdra-t-il
bient6t ce statut au profit de l'euro ? Au cas oni un tel
scenario se rdaliserait, c'est toute la balance des forces
sur la scene internationale qui serait change au profit
de l'Europe ou de la Chine mais on n'en est pas encore
l1 et beaucoup d'eau devra encore couler sous les ponts
avant de voir se r6aliser un tel &v6nement.
Sur le plan gdopolitique, on ne saurait affirmer
que l'Amdrique est le num6ro 1. Avec l'effondrement
du bloc sovi6tique en 1991, Charles Krauthammer et
ses amis s'6taient plu a imaginer un monde unipolaire
oin l'Amdrique serait la seule superpuissance a mime
de dicter sa volont6 politique au reste du monde.
Cependant Mr Krauthammer avait eu la sagesse de
declarer que ce < moment unipolaire > durera
seulement 20 ou 30 ans. Pr6s de 20 ans aprbs la fin du
systeme bipolaire qui avait caract6ris6 la p6riode de la
guerre froide entre l'Union Sovi6tique et les Etats Unis,
va-t-on assister a la fin du moment unipolaire ? De
partout les signes annonciateurs se profilent a l'horizon.
La crise des subprimes et celle des << toxic
assets > est en train litt6ralement de mettre l'Amdrique
a genoux. Le plan Paulson aura certainement un impact
n6gatif sur le deficit du budget et sur la balance des
paiements des Etats-Unis. Avec le ralentissement de
l'activit 6 conomique etl'appauvrissement des classes
moyennes amdricaines il faudra pr6voir, a moins d'un
miracle, une trbs forte baisse du produit national brut
am6ricain. Le Pentagone pourra-t-il continuer a
pratiquer cette politique de < sur extension militaire
imp6riale > qu'elle continue a impulser a travers le
keyndsianisme militaire. Cette politique a un coit
particulierement Olev6 et les specialistes de la question
se demandent si, avec la crise actuelle, Washington
pourra continuer a assumer ce coft. Trbs certainement
le prochain locataire du 1600 Pennsylvanie Avenue
aura des decisions d'ordre strat6gique a prendre a ce
sujet. Avec la fin dventuelle du moment unipolaire, a
quelle nouvelle configuration du systeme international
faut-il s'attendre ? Pour un Richard Haas du << Council
on foreign relations >, le systbme qui merge sera
apolaire puisque aucune puissance ne pourra exercer
une certaine h6g6monie. Cependant on peut douter de
cette apolarit6 propose par le president du conseil,
puisque depuis que la science des relations
internationales existe avec l'ouvrage majeur de
Thucydide << la guerre duPdloponnbse >>, onn'ajamais
assist ea 1'emergence d'une telle configuration.
Pour une premiere c'en serait vraiment une.
A moins que le chairman essaie de nous faire
comprendre, entre les lignes, qu'avec cette crise globale
qui affecte le monde entier, on serait a la veille de la
(voir DEFIS / 14)


Page 12







Mercredi 05 Novembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 41 IETITES A I1O M E
POINTS DE VENTE HAITI EN MARCHE
Lucas Super Market Danilos Restaurant Delray Beach Fl 33183
14750 N.E. 6th Avenue 3760 N.E. 3rd Avenue
305 940 9902 954 781 2646 Our Lady Bakery
102 S.E 2nd Avenue
Maxisound Christephanie's Delray Beach, Fl 33444
11854 West Dixie Highway 581 BC East Sample Road 561 272 3556
305 895 8006 Pompano Beach, Fl 33064
T1l 954 781 2500 Eclipse Communication
B & L Supermarket & Produce 9290 S. W. 150th Avenue
12040 West Dixie Highway Classic Teleco Suite 104
305 893 0419 203 S.E. 2nd Avenue 954380 1616
Chaque matin, captez
S Melodie Matin
.% I sur 103.3FM


Afmrt wibunc I P iort kI Plx Cay. I Cqap4lai I& Jrmim
Q-i-DHg im


2 Le Manolo Inn A Petite Riviere de Nippes
Telephones : 566-5361 / 401-7108 / 514-0304
E-mail : lemanoloinn@mac.com
Internet disponible
pour les clients

Graphics Web De~~~~sin-Pitn -PC le ic


James SOantvaud
Manager


f rinting & Design
Ave Martin Luther King #30A, P-au-P, Haiti
Phone (509) 3529-4997 / 3787-6500
E-mail: professionalpd@yahoo.com
jameslarivaud@hotmail.com


SC-lWffnrE GEW1TfDEPRODUtWTIE

Parents, vou qul rAiva dun avenir meilour pour vos enfants,
confie ls au CMP


PROGRAMMES
LICENCE EN:
Maorkting



Gieeon-Fikmnen-MarPkeki
nomptaIlh monommeee
Asalence Admilnrstra
InfSnrtiu cyd oun
IT EaWiBle (CuCO)


ANNEE ACADEMIOLJE 2~M2009



s :4 Bem
B :2e4Bne
2em
2BM
S; lenou2 ar
I1an
:1 an
; 60 hwurTe 2 an
;70hourie


POUr toutes infonmtfinut upppufnlsk"i:
CMP. D&*i 30
Trls2 519 831. 3 730245, 2 4829a
Emiail rif dop : *rmra ji i Ig, i


Page 13






Le Look
Rue Panamrricainc #14,
Pition-Ville, Haiti
Til. 257-8374
Choix incroyable de montures:
DIor, Cartne,a bno Magi Vogu.
Consultation chaque jour
pat un decin-occulist,


BEL FOUCHET

Take Out

8267 N Miami Avenue, Miami, Florida 33150
Tel. 305-757-6408

VISION MORTGAGE BANK, INC

EVENS HILAIRE
Loan Consultant
12788 West Dixie Hwy, Miami, Florida 33161
Phone: (305) 891-2225 Fax (305) 891-2559 Cell (786) 285-0384

Depi nou bezwen kay
rele


Bernard Metayer
REALTOR'


office:
fax:
emai:
web:


770.874.6200
404.405,6584
770.439.7857
bernaardmetayer-realty~roup com
Metayer-RetaltyG roup.com


E I T t
CI T I I I L
I -iJ.li'Jimjt RuHif Mmfhtrf, GA 3


ACMELIENN
71 Tel.... 288-3451-52
o hoteljacmelienne@yahoo.fr


Dr Raymond Gay
Specialiste pour enfants certified du Canada
Hopital Ste Justine pour les enfants
Hopital Maisonneuve-Rosemont de Montrial, P Q.
35, Rue Seymond Pradel, Jacmel, Haiti, W.I.
B.P. 98, HT 9110, Jacmel, Haiti
Tl1.: (509) 3685-8432 13404-4905 E-mail: raymondgay8@hotmail.com
HEURES DE CONSULTATION: MARDI JEUDI 8H-10H
SUR RENDEZ-VOUS: SAMEDI 8H 12H









LIBRE PENSEE


Mercredi 05 Novembre 2008
Haiti en Marche Vol XXIT N 41


o Jamais les mots ne manquent
aux iddes; ce sont les iddes qui
manquent aux mots
Joseph Joubert

Je suis de plus en plus convaincu, chores
amies lectrices, chers amis lecteurs, que les mots, ces
assemblages apparemment inoffensifs de sons, pour
l'audition, ou de symboles, pour la lecture, ont leur
vie propre. Certaines fois, il s'agit d'une vie agressive,
boulevers6e, bouleversante. D'autres fois, l'existence
de ces mots n'est qu'indolence, ces 616ments du
langage ou de l'6criture gardant un profil bas, sans
faire de vagues, sans se faire remarquer. Cependant,
ind6pendamment de leur << caractbre >, on les voit
toujours a la recherche de visibility, de notori6td. Chez
nous, les mots, leur usage devrais-je dire, semblent
parfois delimiter des espaces, identifier des groupes
d'hommes et de femmes, montrant clairement
l'existence de ces barribres sociales, en Haiti, qui
entravent notre vie collective et nous empechent
d'avancer ... dans le bon sens. Ay! Ay Ca fait mal, le
complexe du crabe. Le << panier de crabes > que
repr6sente notre soci&te nous empeche de vivre, nous
maintient dans une asphyxiante pauvret6. Avancer a
reculons. S'entred6chirer. Empecher a l'autre d'aller
de l'avant, de sortir du panier, de ce panier dans lequel
se milent, hypocrisie, traitrise, jalousie, cruaut6,
6goisme. Voilh notre lot quotidien. Ay !!!! A-t-on
toujours le sens de l'orientation ? Sait-on comment
s'orienter dans la bonne direction ? Sait-on quelle
direction choisir pour avancer dans le bon sens ? Sait-
on d'abord vouloir ?
Enfin, chers lecteurs, revenons a nos moutons
et laissons de c6t6 crabes, scorpions et toute cette faune
qui caract6rise aussi bien nos modes de fonctionnement
que nos modalit6s relationnelles, par rapport a notre


(DEFIS ... suite de la page 12)
constitution d'un gouvernement mondial avec une
banque centrale unique. Mais cessons d'extrapoler et
ne protons pas aux riches ce qu'ils n'ont pas et n'auront
peut 6tre jamais.
Le monde qui 6mergera aprbs la crise sera
sans aucun doute multipolaire avec une place de choix
accorde aux BRIC (Russie, Br6sil, Inde, Chine) et a
l'Afrique du Sud. Cela exigera un r6am6nagement de
la puissance a travers le monde. Les Etats-Unis, dont
la gdopolitique est fondamentalement
mackinderienne, accepteront-ils aussi facilement que
les donndes de base des rapports de force
internationaux soient changes au nom d'une certaine
multipolarit6. Ce sont la de trbs grandes questions qui
concernent l'avenir m6me de l'humanit6. Ce sont li
aussi des d6fis auxquels le prochain president
am6ricain sera confront et devra apporter une reponse,
qu'il s'appelle Obama ou Mc Cain. Ce dernier peut se
pr6valoir, pour y r6pondre d'etre le descendant d'une
longue lignde de militaires < wasp >, dignes
repr6sentants de la tradition guerriere americaine.
Obama pour r6pondre a ces d6fis pourrait
avantageusement se prdvaloir comme le premier
president post-racial d'une Amdrique postmoderne en
voie de mutation.
Lequel aura le privilege de conduire
l'Amdrique a bon port ? Bien qu'Obama se profile a
l'horizon comme le futur Pr6sident am6ricain, seul


Pointu !
cadre de vie. Il y a de ces mots avec lesquels on
entretient des rapports 6tranges ou qui provoquent chez
nous des reactions bizarres. Je vous ai souvent parl6
de certains d'entre eux avec lesquels j'entretiens des
rapports affectifs assez intenses : < Kamokin >,
<< Makout << Kout lang >. Je suppose que je ne suis
pas le seul. Pour une raison ou une autre. Il y en a
d'autres qui me laissent indiffirents, lesquels je ne
citerai pas pour ne pas blesser des susceptibilit6s. Dans
d'autres cas, c'estune grande perplexity qu'ils causent.
C'est le cas du mot << Pointu >. A chaque apparition de
ce mot dans une conversation avec quelqu'un, je ne
peux m'empecher de penser aux raisons qui ont pouss6
mon interlocuteur a utiliser ce mot et pas un autre qui
aurait pu mieux convenir, bien que le mot << pointu >
soit bien utilis6. De quality. Excellent. Sp6cialiso ou
trbs sp6cialis6. Haute technologie ou trbs haute
technologie. Pointu, et les < doivent le
savoir mieux que moi, en plus de vouloir exprimer le
caractbre de ce qui est aigu, effil6, peut aussi vouloir
dire << trbs sp6cialis >, << trbs pr6cis >. Ce caractbre de
<< pointu > ne peut s'associer, actuellement, a aucun
de nos domaines de fonctionnement en Haiti. Nous
nous trouvons a des anndes-lumibre de distance de tout
type de qualificatif << pointu >. En dessous. Nous
n'avons meme pas envie de changer cet 6tat de choses.
Done, difficilement je peux comprendre l'utilisation
ou meme l'abus de son utilisation par des
<< fonctionnaires d'Etat >>, Haitiens. En plus, les
utilisateurs de ce mot, a chaque fois qu'ils ont a
l'utiliser, pour mieux d6montrer l'6tat de leur
connaissance ou leur<< aisance langagibre adoptent
un ton solennel, avec une gravity aristocratique, pour


l'l1ecteur roi en d6cidera ce 4 novembre 2008. Mais
qui qu'il soit, les d6fis seront les memes pour le
nouveau chef de la r6publique 6toilde :
Economiques : il devra trouver un moyen
pour r6soudre a court terme la crise financiere
internationale et r6sorber les deficits budg6taires et
commerciaux qui gangrbnent l'6conomie amdricaine.
Financier : il devra aussi avec une bonne
dose d'imagination esquisser avec les autres
partenaires internationaux les contours futurs de
architecture financibre internationale.
Politique : il devra 6galement dans le cadre
d'un monde de plus en plus multipolaire trouver les
moyens n6cessaires en vue de dialoguer avec les autres
partenaires politiques internationaux en vue de
l'6tablissement de nouvelles regles conformes a
l'6volution du system international
Militaires : la question de la << surextension
imp6riale > sera de plus en plus a l'ordre dujour de
l'agenda du nouveau president en raison de son cofit
exorbitant par rapport aux ressources disponibles.
GUopolitiques : face l'6mergence du BRIC,
les stratbges du Potomac seront t6t ou tard obliges de
r6viser leurs approches gdopolitiques caract6ris6es par
un certain mackinderisme. Mais l'Am6rique des
d6cideurs est-elle prete pour ce genre de revision. Dans
un certain sens l'hdritage des 8 anndes de Bush a &t6
d6sastreux sur ce plan. C'est tout l'6difice construit
depuis 50 ans par les << bonesmen > qui menacent de
s'effondrer. Bush de ce

a la hauteur de cet heritage.
Pour comprendre
ce qui est en jeu
actuellement il suffit de lire
l'ouvrage fondamental de
Walter Isaacson < Six men
and the world they made >>.
Catering Specialisb Decid6ment la prochaine
, Pasree, Hors dfOeuvres pr6sidence amdricaine sera
for allocations marque par des revisions
extremement d6chirantes.

SPour Haiti en Marche
9Azad Belfort,
Spkcialiste en Relations
Internationales
Azad59 2009@yahoo.fr
V I' ~ DESS de Diplomatie et
voiWFCaG e If d'Administration
Internationale
Paris 1-Pantheon
RU Sorbonne


mieux asseoir leur emprise sur le public.
Ah, <, comme
disait l'autre, l'innombrable, qui revient
de plus en plus dans les sujets de
conversation. Cette utilisation abusive de ce mot,
<< pointu >, ne peut 6tre que de la provocation.
Maintenant que nous ne faisons que g6rer nos petites
misbres, saurons-nous, un jour, penser a crder une
society moderne, dans laquelle le mot < ne
soit plus une r6f6rence au < blanc > ?
Chores amies lectrices et chers amis lecteurs,
ceux d'entre vous, qui, comme moi, voguez
allggrement dans la cinquantaine, vous devez sirement
vous souvenir, quand on 6taitjeunes, du << turlututu >,
du << parler pointu >, qui caract6risait une cat6gorie de
femmes, surtout, et d'hommes aussi, qui se voulaient
donner de l'importance. C'6tait le temps, le beau temps
durant lequel << parler franqais montrait qu'on avait de
l'esprit > bien que, chez nous, << pal6 frans6 pa vld di
gen lespri >. On pouvait << beaucoup parler et ne rien
dire>, comme dit-on, avait-on dit de l'un de nos grands
professeurs. II parlait excellemment bien le francais,
ce cher professeur. Les mauvaises langues. Lajalousie.
Si elle 6tait gale, combien de galeux circulant dans les
rues !
Enfin, chers lecteurs, quand il s'agissait de
sp6cialisation pouss6e dans un domaine quelconque,
on disait, tout simplement, que c'6tait << bagay blan >.
Lui seul, pensait-on, < le blanc >, meme s'il est
<< noir >, 6tait a la hauteur des choses s6rieuses, tres
sp6cialis6es. Le temps passe, les autres pays se
transforment, << avancent dans le bon sens >, et, entre-
temps, en Haiti, rien n'a change, nos intellectuels
continuent a parler pointu, et de pointu, dans notre
society, d6cadente, mourante, nous n'en avons rien.

Oscar Germain
germanor2005@yahoo.fr
Novembre 2008


Haiti et le

neoliberalisme

Reactions apres la conference
du gdographe allemand
Dr. Alexander King
Je viens de lire l'analyse du Dr. King, sur les
consequences de ce que j'appelle une absence de
volont6 encore moins de determination qui, sans
une certaine vision de l'ind6pendance toujours a bitir,
ne servirait a grand-chose, d'ailleurs.
A un certain moment, je m'impatientais, car
je ne voyais pas venir la solution ou les 61ements de
solutions face a une crise qui ne l'est plus quand le
mot se d6finit par son caractere 6ph6mere.
Heureusement que ce n'6tait qu'une impatience. Le
docteur King aura trace des voies d'espoir pour le
relkvement, except qu'il mise trop sur l'aide, quand
bien meme celle-ci viendra de pays vraiment amis,
comme Cuba et le Venezuela.
Je pense que le danger reside surtout dans le
fait que nous sommes en train de sacrifier notre dignity
aux bfchers de la mendicit6 et du << manfoubinisme >,
insouciants de la formation verticale de nos jeunes.
De fait, el commandante Fidel ou son frere Rauil peut
interpreter l'aide de Cuba comme un devoir autant
qu'ils le d6sirent; el Presidente Chavez peut
sincerement croire a une compensation a cette gifle
historique d'eviter Haiti a la premiere rencontre pan-
amdricaine. Je dis que c'est a leur credit et honneur de
ne pas se montrer ingrats. Maisje reste convaincu que
le d6fi reste et demeure que NOUS devrons -je parle
des Haitiens nous prouver que nous sommes a la
hauteur de notre ind6pendance.
Le premier point est de d6battre de la
formation sociale du pays d&s 1804. Pas pour faire un
exercice d'6rudition, mais pour, honnetement et
sereinement, d6couvrir les vraies causes du mal (les
interminables guerres fratricides caricaturant 1803) et
les neutraliser a tout jamais. Cela requerra un niveau
de d6passement qui nous fera affronter notre part
de blAme avec courage, fiert6 et sinc6rit6, a l'assaut
d'une decision collective vers une reparation salutaire,
h6roique etjuste, a d6finir d6mocratiquement.
La decision une fois atteinte, il nous faudra
ce fameux plan de sortie de crise, mais qui restera lettre
morte tant que nous pensons encore a l'aide
internationale en premier ressort. D'autant plus qu'elle
est empoisonn6e, cette aide ; nous le savons. Et ce plan
devra contenir une verification de titres de propri6t6s
ou son equivalent, avec pour objectif, l'organisation
du travail comme base de d6veloppement reel.

(voir REACTIONS / 16)


Page 14


Defis qui attendent le nouveau


President des Etats-Unis


I .. . .%A..... .... ... . ... .. .. I








Mercredi 05 Novembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 41

Serie A Milan prend la tete
Le Milan AC a battu Naples (1-0), lors de la
10e journde de Serie A pour prendre la tete du
championnat. Profitant du faux-pas de l'Udinese contre
le Genoa (2-2), les co6quipiers de Ronnie, qui ont
manqu6 un penalty par Kaka, occupent la place de
leader pour la premiere fois depuis 130 journmes.
SERIE A lOe JOURNEE .
MILAN AC NAPLES : 1-0
But: Denis (86e c.s.c.)
Cent trente journmes a attendre... Cent trente
longues journmes que le Milan AC (4e) n'avait pas
occupy la premiere place de la Serie A. C'6tait en mai
2004, soit un peu plus de quatre ans. Incroyable pour
un club sacred 17 fois champion d'Italie. Et pourtant...
A l'issue d'un combat titanesque avec Naples,
surprenant 3e, le mal est rdpard. Mais que ce fut dur!
Dans un d6but de rencontre 6quilibrd, ce sont
les hommes d'Edoardo Reja qui se cr6ent la premiere
grosse occasion: a la 24e minute, le jeune Argentin
Ivan Lavezzi, 23 ans, crochete a l'entr6e de la surface
de reparation et d6coche un tir du gauche qui contraint
Christian Abbiati a d6gager des poings. Le ton est
donnd. Malheureusement pour les Napolitains, la fin
de la premiere mi-temps va leur cofiter trbs cher. Aprbs
la perte de Marek Hamsik sur blessure, c'est au tour
de Christian Maggio de quitter le terrain pour un second
cartonjaune. C'est le tournant du match.


De valeureux Napolitains
Au retour des vestiaires, les Milanais profitent
de leur sup6riorit6 numerique pour faire le siege de la
partie de terrain adverse. Au courage, le Napoli r6siste.
A la 72e, le poteau droit vient sauver Gennaro lezzo
sur un tir surpuissant de Kaka. Deux minutes apres, la
tete de Pato passe juste a c6td. Plus tard, un penalty
siffl6 pour une main involontaire de Michele Pazienza
dans la surface semble devoir sonner le glas des espoirs
napolitains (84e). C'est sans compter sur un excellent
lezzo, qui d6tourne le tir de Kaka. On pense alors se
dirigervers un nul m6rit6. Mais a la 87e, le malheureux
German Denis ddvie le corner de Ronaldinho dans ses
cages. Cruel pour le Napoli, qui quitte du meme coup
le podium provisoire (4e). Le Milan, de son c6te, peut
savourer...
UDINESE GENOA: 2-2
Buts: G D 'Agostino (4e s.p.), Quagliarella
(78e) pour 'Udinese. D. Milito (64e s.p.), Sculli (67e)
pour Genoa.
L'Udinese aurait pu 6tre en tete a la place de
Milan en cas de succes a domicile. Et compte tenu de
sa forme actuelle, elle semblait avoir tous les atouts
en mains face au Genoa. Mais son adversaire a 6td
bien plus coriace de pr6vu et, finalement, ce sont les
Frioulans, mends 2 a 1 en seconde p6riode, qui peuvent
s'estimer heureux d'etre parvenu a 6galiser (2-2).
L'Udinese avait id6alement d6marr6 son
match en ouvrant vite le score grace a un penalty


Page 15

marqu6 par D'Agostino (4e). Mais le Genoa (7e), qui
ne s'est pas laiss6 d6border, 6galisait en seconde
p6riode, grice a un nouveau penalty, transform par
Milito (64e), avant de prendre l'avantage grice a Sculli
(67e). Heureusement pour les Frioulans, l'attaquant
international Quagliarella parvenait ensuite a 6galiser
(78) et a preserver l'invincibilit6 de son equipe a
domicile.
SIENNE FIORENTINA: 1-0
But : Kharja (76e).
La Fiorentina, qui 6tait pourtant invaincue
depuis cinqjourn6es, s'est incline dans le duel toscan
sur la pelouse de Sienne (1-0), r6trogradant ainsi de la
6e a la 8e place. Une d6faite qui n'augure rien de bon
avant de recevoir le Bayern Munich en Ligue des
Champions mercredi.
CAGLIARI BOLOGNE : 5-1
Buts : Acquafresca (45e, 52e), Conti (48e),
Jeda (69e, 85e) pour Cagliari. Di Vaio (18e) pour
Bologne.
ATALANTA BERGAME LECCE : 0-0
SAMPDORIA GENES TORINO : 1-0
But: Bellucci (85e).
LAZIO ROME CATANE : 1-0
But : Foggia (85e).
PALERME CHIEVO VERONE : 3-0
Buts: Miccoli (23e s.p.), Kjcer (37e), Cavani
(45e+1).


"Copyrighted Material


S.Syndicated Content



Available from Commercial News Providers"



*# 4 n^ A li 4"J## MW '500 440


8772 INIE 2 darme Avenrmuea
Tt; 305 757 4915

FADKIKJ VARIETY STORE
LE MAGASIN POUR TOUTES LES OCCASIONS.
- Rcepdton de pairemen pour Bel South, FPIL GAZ, CABLE TV.
BELL MOBILITY ge...ec4..
- Connection di4phea iue chez lrsN...


Ouvert
6 Jours
par
pm
senmaine:
8h30 an


7h30 pm



Prlutn f B ,pL'
Pro'uin$ pIIr b cu kslln
P cEam,- i
'nLeixyw
Money


ouk. Urawnim.K Amittrilni
%WC'* ViIo' iAHaUeM. AmurI1sa uiare DRnn
* P'dil*l; dfie Fww









FRANCOPHONIE


Mercredi 05 Novembre 2008
Haiti en Marche Vol XXlT N 41


Michaelle Jean, femme de la semaine


19 octobre 2008 par journal J

SPtCIAL A OTTAWA ......


Gouvemeure g6ndrale du Canada, elle a 6td,
avec Stephen Harper, le chef du gouvernement
canadien, et Jean Charest, le Premier ministre de la
province du Qu6bec les deux coorganisateurs
de la conference -, une parfaite maitresse de
ceremonie.
Michaelle Jean, 27e gouverneure
g6ndrale du Canada, a accueilli, chez elle, dans
sa residence de la Citadelle, avec un plaisir non
dissimuld, la trentaine de chefs d'Etat et de
gouvernement des pays de la Francophonie qui
avaient fait le d6placement a Qu6bec pour
assister, du 17 au 19 octobre, au 12e sommet
des pays ayant le franqais en partage.
Rayonnante, elle a fait forte impression.
Femme, Noire, descendante d'esclaves
haitiens, devenue premier personnage de l'Etat
et ic6ne du multiculturalisme canadien: difficile
d'6chapper aux cliches pour qui se hasarde a
d6crire son extraordinaire parcours commenc
il y a cinquante et un ans a Port-au-Prince, dans
un pays < barbelk de pied en cap >, vivant sous
le joug d'une dictature impitoyable, celle des
Duvalier.
En 1968, pers6cut6 par les sinistres
tontons macoutes et ayant miraculeusement
6chapp6 a la mort, son pare, Roger Jean,
directeur du college episcopal Saint-Pierre, fuit
avec sa famille enAmdrique du Nord et d6barque
au Qu6bec. < Nous avons plong6 nos racines dans
cette terre francophone et g6ndreuse qui est
devenue notre terre et oi nous avons fait
l'apprentissage de la liberty et de la citoyennet6
>, se souvient-elle.
Apres des 6tudes de litt6rature
compare a Montreal et plusieurs sdjours en
Italie, a Florence, Milan et P6rouse, elle se lance dans
le journalisme, entre a Radio-Canada, anime des
missions d'information, avant de devenir une des


presentatnces vedettes du Telejournal.
Au milieu de l'Ftd 2005, elle reqoit un coup
de t6l1phone d'un 6missaire mandate par le Premier
ministre de l'6poque, le liberal Paul Martin, qui lui


Michaelle Jean passe en revue la Garde d'Honneur

apprend qu'elle est pressentie pour succ6der a
l'honorable Adrienne Clarkson au poste de gouvemeur
g6ndral du Canada. Elle n'en croit pas ses oreilles. <
C'6tait un honneur tellement inattendu Ma r6flexion


Haiti et le neoliberalisme !
Reactions apres la conference du gdographe allemand Dr. Alexander King


(REACTIONS ... suite de la page 14)


multiplicateur, auto-g6ndratrice, engageant la bonne
.nlnn t6 c o, miouy nnunmu n d irti-mrint i o, t 'Ent


En 1957 d6j Louis D6joie, s6nateur v'oote .. P U ."".A uVtU' ~, e'at""Ja t aLa1a a i
candidat, pr6conisait la politique de la terre comme qui reste a construire par tapes successives. Car la
6tant la seule et la vraie. Mulitre, il l'6tait. Mais son preuve est enfin faite, apr s prbs de trois d6cennies,
option 6tait juste, indiff6rente aux nuances que cette histoire d'Etat-nain ce fameux
6pidermiques trop souvent sources de pr6textes d6graissement de l'Etat est une lucubration
malheureux. I1 nous faudra insister sur cette option, conomique prescrite aux cr6dules pour donner libre
s'il est vrai que nous voulons v6ritablement d'une cours a la gloutonnerie sp6culatrice des
ind6pendance alimentaire et fondamentale. bourgeoisies. Le marasme actuel haussant les prix en
En plus des propositions du Dr. King, il nous spirale, double des difficulties de la bourse, ne peut
faudra 6tre inventifs, car le travail, cela se crde. Hormis que nous convaincre du danger d'un Etat nul et annul.
les "solutions militaires" fracassantes ne conduisant Les services en souffrent, et l'avenir est aux guerres
aprls les nmeutes, car la repression ne pourra pas
nulle part, il nous faudra envisager une strat6gie aeffet por
ind6finiment endiguer le d6sespoir des
mis6rables.
En ce qui a trait h la resolution
du problkme, plusieurs propositions ont
6t) faites par differents secteurs et je
retiens ici celle de l'Association des
Anciens de Saint-Louis de Gonzague de
1964 visant la promotion de l'6ducation,
meme si les voies et moyens pour y
parvenir divergent. Mais le caractbre
global des solutions aux problkmes tout
aussi globaux requiert une
imbrication organisationnelle g6ndrde
1 % surtout par une demande de services


CONTACT US
TOLL FREE 1 -888-3 3-285
OR: 305-62 0-8300
FAX 3 05-6 2 0-8332
CELL. 305-986-881 I


engageant la participation de secteurs
rest6sjusqu'ici inconnus, mais visant des
objectifs tout aussi divers dont il nous
faudra faire un inventaire. Cet objectif ne
pourra pas etre atteint pas sans 6tudes
comparatives, sans d6bats, et surtout sans
humilit6...
Il nous faudra enfin aborder le
mode de production dans un pays a haute
intensity de main-d'oeuvre. Mais non pas
a exploiter mais a lib6rer par le travail, le
salaire, la qualification, la s6curit6 et dans
un bain de justice sociale. Je dis que le
d6bat devra etre honnete, sincere, juste,
et reparateur.

Franqois-Marie Michel
Avocat et journaliste
New York City
2 novembre 2008


Page 16


LfiUeU qu'est-ce qu'une personne
comme moi, qu'est-ce que mon
histoire singulibre pourrait signifier pour mes
concitoyens, qu'est-ce que le symbole quej'incamais
pourrait leur apporter ? Quand j'ai &t6 convaincue
qu'ils pourraient se projeter sur la difference que je
representais, j'ai accept. >
Le 27 septembre 2005, elle est done
officiellement d6sign6e par la reine d'Angleterre,
Elisabeth II. Le poste de gouvemeur g6ndral,
qu'on peut assimiler a celui de vice-roi, car,
formellement, le souverain britannique est
toujours le chef de l'Etat canadien, est
essentiellement protocolaire : lecture des
discours du Tr6ne, promulgation des lois,
accreditation des ambassadeurs, remise des
decorations.
<< Cheffe > nominale des armn es, elle
est tenue inform6e du d6roulement des operations
en Afghanistan, oi le Canada a d6ployd plus de
3 000 soldats et essuyd ses plus lourdes pertes
militaires depuis la guerre de Corde (une centaine
de tuds).
<< Son Excellence met un point
d'honneur a assister au retour des corps, sur la
base adrienne de Trenton, en Ontario, et a
r6conforter les familles >, raconte une de ses
proches collaboratrices.
Troisieme femme et deuxieme
repr6sentante issue des < minorit6s visibles >>
acc6der a cette fonction, Michaelle Jean a
grandement contribu6d rajeunir une institution
vieille de quatre cents ans et un peu ddsudte,
comme tout ce qui touche i la monarchic anglaise
dans les anciens dominions. Son style et sa liberty
de parole et d'appr6ciation < non n6gociable >
lui ont d'ailleurs valu quelques tiraillements
avec l'actuel Premier ministre conservateur.
C'est que, quand il le faut, elle sait mettre les pieds
dans le plat. Elle est ainsi r6cemment intervenue pour
r6clamer le rapatriement d'unjeune Canadien, Omar
Khadr, emprisonn6 a Guantinamo, ag6 seulement de
16 ans lors de son arrestation.
< Sonboulot n'a rien d'une sindcure, note un
politologue de l'universit6 de Montreal. II faut
composer en permanence avec les susceptibilit6s d'un
pays aux identit6s a vif. Y compris celles des
Qu6b6cois, qui se sont sentis un peu vex6s par l'6pisode
de sa participation aux c6r6monies du 60e anniversaire
du d6barquement de Normandie. Ils ont trouv6 que le
battage m6diatique autour de sa visite avait un peu trop
6clips6 les festivit6s du 400e anniversaire de la ville
de Qu6bec... >
Marine a un Franqais naturalist canadien, le
r6alisateur Jean-Daniel Lafond, qu'elle a rencontr6
alors qu'elle toumait un documentaire sur le chantre
martiniquais de la n6gritude, le poete Aim6 Cesaire, la
locataire de Rideau Hall revendique son appartenance
a la diaspora africaine. < Je ne me dis pas africaine,
car ce serait usurp6. Mais je suis sensible a l'histoire
dontje suis issue. Etj'en suis fibre. J'ai mis les pieds
sur le continent pour la premiere fois en novembre
2006, pour une visite officielle qui a durd un mois
(Afrique du Sud, Alg6rie, Ghana, Mali, Maroc). Je ne
savais pas comment j'allais r6agir, et, comme on dit
en creole, j'ai senti l'Afrique me marcher dans le sang.
C'est par 1'Alg6rie qu'elle a d6but6 son p6riple. Pour
rendre hommage au peuple alg6rien, a ses femmes et
aux journalistes qui ont fait courageusement front
pendant la d6cennie noire. L'accueil qu'elle y a requ
restera a jamais grav6 dans sa m6moire. Mais c'est
peut-6tre sa visite au chateau d'Elmina, au Ghana, qui
a constitu6 le moment le plus 6mouvant de son voyage.
< Ce lieu 6tait sumomm6 "la porte du non-
retour", c'6tait le fort oi 6taient entass6s les esclaves
avant leur deportation vers les plantations d'Am6rique
et oi on laissait mourir de faim et de soifles chefs des
communaut6s pour annihiler complktement les leurs.
Mon h6te, le president John Kufuor, a profit de ma
presence pour renouveler les excuses du peuple
ghanden a toutes celles et tous ceux qui avaient &t6
d6port6s au cours des ages. Les Ashantis, groupe auquel
il appartient, avaient servi de rabatteurs d'esclaves aux
commerqants de la traite. Le roi des Ashantis est venu
et a fait la meme chose. C'6tait bouleversant. > Meme
si rien n'est officiellement arrt&6, Michaelle Jean espere
retoumer prochainement sur le continent. Et peut-etre
d&s mars 2009, a l'occasion d'une conference
international sur le pouvoir des femmes, la women's
empowerment, organisde au Liberia par la pr6sidente
Ellen Johnson-Sirleaf.








Mercredi 05 Novembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 41


Cap Haitien Dajabon ou la route de P1espoir


Les travaux de construction de la route
nationale numdro 6 (RN6) reliant Cap-Haitien, la
deuxieme ville d'Harti, a la ville frontalibre
dominicaine deDajabon sont en voie d'achevement.
Acteurs politiques, opdrateurs dconomiques et
riverains se filicitent deja de cette rdalisation
finance par l'UE. En effet, la nouvelle route va non
seulement faciliter la communication entre les
ddpartements du Nord et du Nord-Est3, mais en plus


alors rassurants quant au respect du dMlai imparti pour
la livraison de l'ouvrage. D'ici d dicembre, nous
aurons termine la construction des 75 kilometres de
route o, informe Luca Paioletti. II a par ailleurs ajout6
: o nous utiliserons ensuite les mois dejanvier i mars
2009pour la construction du complexe administratif
de la Douane i Ouanaminthe etpour la rdalisation
des travaux de signalisation routiere o.
Pour nombre d'acteurs, cette route rev6t une


serpente villes et savanes, d6gage une impression de
propret6 et de beauty. Partout oil passe la route,
c'est comme si tout itait neuf MMme les maisons
paraissent neuves o, confie, 6mue, une riveraine de
la RN6. o La route est belle et change notre
environnement. Nous en sommes ravis o, rench6rit
une autre.
Les transporteurs publics sont parmi ceux qui
sont les plus satisfaits de cet ouvrage. Aussi, la


La route sera bient6t achevee


(photo Marco Dormino /Minustah)


et surtout accroitre les changes dconomiques entre
Haiti et la Republique Dominicaine.
Longue de 75 kilometres, la route
transfrontalibre Cap-Haitien / Dajabon relie, dans la
partie haitienne, les communes de Quartier Morin,
Limonade, Trou du Nord, Terrier rouge, Fort Libert6
et la ville frontalibre de Ouanaminthe. Elle comprend
une deviation de 7 km au niveau de la commune de
Trou du Nord et une bretelle de trois kilombtres
conduisant a la ville de Fort Libert6.
Cette route est finance a hauteur de
40.680.000 euros par l'Union europ6enne. La
construction de cette route fait partie d'un paquet de
quatre conventions signdes le 8 D6cembre 2005 avec
le gouvernement int6rimaire d'Haiti, portant sur la
rehabilitation des infrastructures routibres du pays. Les
travaux ont d6but6 enjanvier 2006 et prendront fin en
d6cembre 2008.
Le projet est ex6cut6 par l'entreprise italo-
dominicaine de G6nie civile, Ghella, qui avait remport6
l'appel d'offres. La construction de la route entre dans
sa dernibre phase, si l'on en croit Luca Paioletti,
responsable du Bureau technique, qui a precis6 que o
la plus grande partie des travaux a deja dtd rdalisde
o. Entre autres, six nouveaux ponts sont construits et
l'asphaltage est achev6 a environ 80%.
Les responsables de l'entreprise se veulent


importance capitale. D'abord, pour ceux qui font du
commerce transfrontalier. En effet, de l'avis de
l'6conomiste Marcel Clodion, route va renforcer, d'une part, les changes entre
Haiti et la Republique Dominicaine et, d'autrepart,
les changes entre les diffdrentes communes
haftiennes des ddpartements du Nord et du NordEst>>.
Marcel Clodion, qui avait conduit l'6tude
prdparatoire a la r6alisation de ce tronqon de route, a
pr6cis6 : lepassage Dajabon- Ouanaminthe est une
vdritableplaque tournante des ichangesfrontaliers.
31 % du total des exportations dominicaines vers Haiti
passentpar cette route o.
Quant aux populations, elles voient dans la
construction de cette route un 6venement majeur. La
route est d'un grand apport dans le cadre du
diveloppement de la commune de Limonade, voire
du grand Nord. La rdalisation de cette infrastructure
s'accompagne entre autres de l'assainissement et du
drainage, ce qui a un impactpositifsur la sante de la
population o, explique, visiblement ravi, le maire
principal de la commune de Limonade, Jean Manguira.
Pour lui, en effet, < avaient souvent de la sinusite. Maintenant, de
Quartier-Morin d Fort-Libertd, cette poussibre a
disparu o.
Cette interminable bande noire et propre, qui


Compagnie dominicaine de transport <
a inaugur6 le circuit Cap-Haitien- Santiago- Santo-
Domingo, le 11 juillet dernier. Ainsi devient-il
d6sormais plus facile d'atteindre la capitale
dominicaine, Santo-Domingo, a partir du Nord d'Haiti.
Et comme le reconnait Pierre Pelotat,
directeur administratif et commercial de >, o c'est la rdalisation du trongon Cap-Haitien-
Dajabon qui a permis cette operation. Celle-ci va
contribuer a faciliter les changes et a rapprocher
davantage les Haftiens et leurs voisins dominicainso.
Les transporteurs haitiens expriment
6galement leur contentement. o Cette route nous
permet d'aller plus vite. J'en suispleinement satisfait.
Grace a elle,je n 'aiplus a reparer ma voiture chaque
semaineo, se r6jouit Henriclks Saint Preux, chauffeur
de camionnette sur le tronqon Limonade-Cap Haitien.
Henriclks Saint Preux a en outre signal les
bienfaits de cette route en termes de reduction de la
dur6e des voyages. o Auparavant, il mefallait une
heure et 20 minutes pour parcourir le trajet
Limonade-Cap-Haitien. Aujourd'hui, il me faut a
peine 20 minutes pour effectuer le mdme parcours.
Ainsi, au lieu de trois voyages par jour, j'en fais
disormais 10M.
Par ailleurs, tout au long de la nouvelle route,
les petites activities 6conomiques fleurissent.
Marchandes de fritures, vendeurs de cartes
t 61phonique s
prdpaydes, d'accessoires
pour autos et motos,
I rparateurs de pneus et
autres y 1lisent
progressivement
domicile.


Page 17









LES JEUX


Mercredi 05 Novembre 2008
1 HaYti en Marche Vol XXII N0 41


M1 c F FJ J


T1E NU R E


U I4 1 l1i il,1 ; F ; I 5r


Allez de MORDUS A EML RE en utilisant des mols du du
vocabulaire frangais, et ne changeant qu'une lettre par ligne,


Wmai'r. pa-wP

SA N C H E

CAN7CRRE

CANT 0 RE
COUTRE


H A T
K U R
1' I.


I X [ X IT S z
R D M I A G P U
C A U B X K ['


Soution de la smraine pr3 e


A I) N X M A P B .I
Q 0 B J X F I E V L


Trouve 10 Viges u NOr~-Kbu., region 'cheude'
du Congo, dlan to carter cj-dessuts


00 Melodie Matin avec Marcus
Informations, Interview, Anecdotes, Humour,
Analyses
Nos Chroniques:
L'Editorial de Marcus
Au Quotidien avec Elsie
La Chronique Litt6raire avec Dominique Batraville
Les Sports avec Mario Bareau
Les Invit6s du Jour
M1lodie Matin chaque samedi est anim6
par F6quiBre Raphael


c 'edt A&4e 4Pit eo 'e c&cae /


E n B ref...(... suite de la page 2)
personnes, en majority des enfants, sont mortes de faim dans la
locality de Baie d'orange a Bell-Anse dans le sud-est du pays, a
rdv&l1 le del1gu6 d6partemental Zidor Fednel intervenant sur les ondes
d'une station de radio de la capitale haitienne. La situation est
alarmante dans la region et des instances concernmes, le gouvernement
et des ONG sont d6ji intervenues pour assister la population locale.
Des camions de nourriture ont &te envoys en urgence dans la zone.
Cette region a &t6 couple du pays suite au passage des r6cents
ouragans.
Meurtre A Anse A Galets
Le del1gu6 de ville de la commune d'Anse a Galets, Jean Tony Alexis, a
&t6 assassin par balles dans la soiree du mercredi 29 octobre. Le
repr6sentant de l'Ex6cutif a t& atteint non loin de sa residence par
des bandits non identifies circulant A moto. La police d6partementale
a effectu6 quatre arrestations dans le cadre de cette affaire.
Les Gonaiviens accusent le magistrat de d6tournement de 1'aide
humanitaire
Aux Gonaives, des 616ments de la population ont gagn6 les rues le
jeudi 30 octobre pour exiger le depart du maire de la ville, Stephen
Moise. Les protestataires accusent le magistrat de d6tournement de
l'aide humanitaire d6dide aux dizaines de milliers de sinistrds
occasionnis par le passage des derniers ouragans sur le pays.
A la verit6, la police a proc6d6 a l'arrestation d'un gardien de s6curit6 de la mairie pour
vol de l'aide alimentaire.
La PNH en action ...
Dans la capitale haitienne, la police annonce avoir lib6rd un otage de
9 mois et d6jou6 une tentative de kidnapping sur un ing6nieur.
En meme temps, on assiste a une spectaculaire remont6e du kidnapping dans le Nord du
pays. Au moins 11 personnes ont &t6 victimes d'un enlkvement
dans la region de Quartier Morin a Limonade dans le d6partement du Nord.
Les ravisseurs exigent une ranqon de $ 20.000 U.S pour la liberation
de l'un des otages nomm6 Arnold Louis, selon ce qu'a indiqu6 le
d6put6 de Limonade Hugues CUlestin qui deplore l'absence de patrouille
policiere dans la region.
Le maire de Leogane lib6re par un juge d'instruction
Le maire de Ldogane, Santos Alexis, a &t6 lib6rd par les autorit6s
judiciaires de Petit Goave, vendredi dernier. Inculp6 pour usage de
faux, M. Santos et son comptable ont &t6 remis en liberty par le juge
d'instruction en charge du dossier.
Aucune manifestation n'a &te enregistrde lorsque le maire a regagn6
son domicile vendredi apres midi.


Mardi 4 novembre: Des elections pour
renouveler le leadership americain
Pres de 140 millions d' Amdricains 27 millions d'6lecteurs environ ont
vont aux urnes ce mardi 4 novembre pour d6ji vot6 dans une trentaine d'Etats qui
l6ire un president, un vice-pr6sident, 435 autorisent le vote anticip6.
repr6sentants au congres, 35 s6nateurs ainsi Les sondages nationaux indiquent
que de nombreux dlus locaux et des Barrack Obama est en position pour devenir
decisions par referendum sur un ensemble le prochain president am6ricain et qu'une
de propositions dans leurs 6tats respectifs. majority d6mocrate va dominer la chambre des
Les candidats a la pr6sidence repr6sentants et du S6nat.
Barrack Obama et son colistier Joseph (Joe) L'Olection se fait Etat par Etat. Le
Bidenpour le parti d6mocrate ainsi que John candidat qui recueille la majority simple des
Mc Cain et sa colistiere Sarah Palin pour le voix dans un Etat remporte la totality de ses
parti rdpublicain retiennent presque toute grands 6lecteurs dont le total est de 578. II faut
l'attention a c6t6 d'autres pr6tendants 270 6lecteurs pour remporter la victoire
minuscules et n6gligeables comme Ralph suivant la repartition du college electoral
Nader qui n'est d'aucun parti (a ne pas base sur le recensement de 2000.
confondre avec Ind6pendant), Cynthia Les d6mocrates ont confirm leur
McKinney du parti Vert, Bob Barr du parti avance et ont passed l'offensive pendant les 2
libertarien et Chuck Baldwin du parti denmires semaines en menant campagne dans
constitutionnaliste. (4 NOVEMBRE / p. 20)


Page 18


SCLEM
Arrangaz les sept lettres ci-de$SOus
pour former urk mot frangais

P U

L E M

A U

Solutions de la sefrnare passe
ENJOLEE


I ..... %At........... ... . ... .. .. I


I


k









Mercredi 05 Novembre 2008
Haiti en Marche Vol XXII No 41


Jounen Entenasyonal Kreyo1 -

Samdi 26 oktob 2008
Dyalek kreybl nan N6 : yon jan yo pale
lang ayisyen an.
Pwononsyasyon, gramer, vokabilkr".
ak Max Manigat *

Kouzin, Kouzen,
Pou konmanse, kite-m di an kikongo, youn lang
mwen renmen w6d : Ntondele! ki se : Mesi, mwen kontan!
Mesi Sosyete Koukouy pou 6ganizasyon chita ansanm sa-
a. Mesi FIU (Florida International University) ki ba nou
sal pou chita-a.
%
Save Norluck Dorange ki fek sot fini youn fim-
dokimante ki rele: "Laporte de I'oubli / Pye sabliye" aprann
mwen koutim abitan lakay, Sosyete Koukouy ranmase a,
pou rele moun ou konsidere : kouzen, kouzin, se youn
koutim afriken. Konsa, tout Koukouy deja konnen sa; enben
aswe-a paske nou rasanble pou fete Jounen Entenasyonal
Lang Krey6l la, mwen kwe nou merite tit sa-a tou.
Tit rale-m nan se : Dyalek krey6l nan N6 : youn
jan yo pale lang ayisyen-an. Pwononsyasyon, gramer,
vokabiler ". N'ap remake mwen pa di : Krey6l nan No :
youn dyalek. Se paske nan lenguistik mo dyalek la gan vre
sans li. San nou pa bezwen antre nan gwo devl6pman, an
nou pran youn definisyon senp nou twouve sou entenet nan
ansiklopedi Wikipidia:
<< Youn dyalek (mo-a soti nan lanng grek ansyen
: didlektos, ki limenm soti nan: dialkgomai ki vle di : << pale
ansanm >>) se younjan espesyal nan youn lanng ki distenge
tet li pa rap6 ak lot dyalek nan menm lanng nan akoz seten
pati ki pa menm kankou: vokalibe, grame ak fonetik (kidonk
jan yo pwononse-1 la). Se youn pati nan popilasyon-an ki
pale konsa. Tout lanng, san eksepsyon, ganyen dyalek."
Sa m'fin di-a, m ap envite espesyalis kreyl6 Okap
/ nan No, Jacques J. Gargon, li youn teks pou nou.
Wenmenm m'a servi ake y pou wen montre diferans ganyen
ant 2 mannyer pale kreyol la.
Men Jaklen : Youn istwa an Kreyl6 nan No
"Youn singgo [voN-MCNH-289] twonpe grangou
sele p6pyer an wen [pnN+gr] ; men m pantan, m pwese
[pnN] bay deyan m [gr+pnN] (deyer an m) de tap; paske
wou [pnN] pajanmen konnen youn nonm ka anfouye nan
oun domi mal pou leve osnon pa janm leve menm.
Wen [gr+pnN] pa pare pou bagay konsa konnyer
[pnN] la. Wen [gr+pnN] leve, may [vo+pnN] f oun [pnN]
( fe youn) mache, degoudi pyan m [pnN+gr] (pye an wen).
Konsa, wen [gr+pnN] debake anwo [voN]
Lisyen, ti neg a [grN] Charite ya, ki bode goumen ake
[voN-MCNH-26] Filemon; timoun Laplenndin6; li vin fe
de jou Okap ake [voN-MCNH-26] marenn a y [gr+pnN].
De ja [gr+pnN] (je a)Lisyen fermen [pnN], gade
non, l'ape voye kou pasipala. Younn pa rive. I [gr+pN] te
resi ouvwi [pnN] ja y [gr+pnN] je a i) l r [pnN] Filemon
mate i [gr+pnN] ake [voN-MCNH-26] youn so kabwit
[pnN]; i [gr+pnN] te rive two pwe [pnN], man y [gr+pnN]
(men an i) te gantan nan kolet a [grN] ti.non [voN] an. Sa-
a se move tonbe wi! Si oun ti neg pa konn sa w ye, ou p ay
[voN] twoke k6n a w [gr+pnN] (k6n a w) la.
Wen [gr+pnN] te oblije ay [vo+pnN] mete youn
ola / mete milye ; ler [pnN] wen [gr+pN] we mouche leve
ake [voN-MCNH 26] de w6ch nan man y [gr+pnN] (men
an i). Zafer [pnN] voye w6ch gan two gwo dega, jandam,
fondepouvwa, papye tenbwe [pnN], tribinal, tw6p tet chaje
do red [voN].
Wen [grN] poze keksyon. Lisyen kenbe youn sel
djann [voN]: Filemon pwan [pnN] kannik an m
[vo+gr+pnN]! Filemon pwan kannik an m [vo+gr+pnN]!
Se pou w fe y [gr+pnN] ban m kannik an m [vo+gr+pnN].
I [gr+pnN] vire gade Filemon; men i [gr+pnN]
kom kanpe pi lwen. I [gr+pnN] chonje [voN] sa i [gr+pnN]
sot pwan [pnN]. I [gr+pnN] di : wou [pnN] pwan [pnN]
kannik an m [gr+pnN]! Wou pwan y [gr+pnN]! Voler
[pnN]! Eskanm6otr! [vo-MCNH-116] K6chon [pnN]!
Alos! Filemon esplike wen [gr+pnN]: "Nou t'ap
jwe kannik [voN] pou pwan [pnN], se pa te pou pati. Nou
fe youn kout senk [voN]. Mouche ay [vo+pnN] m6 red, m
leve gany an m [pnN]".

Men siyifikasyon not mwen mete nan mitan 2 kwoche
[...] yo nan teks Jaklen an :
+ = plis ; f& [gr+pnN] = grame + pwononsyasyon nan No
MCNH =Mots crdoles du Nord'Haiti... (Max Manigat,
2006, 375p.)
[N] = No
gr = grame; f...I [gr+pnN] vire gade = grame +
pwononsyasyon nan N6.
pn = pwononsyasyon; f& kannik an m [vo+gr+pnN] =
vokabile Nan No + grame + pwononsyasyon nan N6.
f...: ekzanp
%
Mwen te di: diferans nan vokabile ; Jaklen bay
plizye mo nan No anpil moun lot pati nan peyi pa konnen :
singgo : kabicha, ay ; al (veb la se ale ki kontrakte : al ki
tounen : ay), anwo : sou, ti non an : ti nonm nan, do red
(nou konnen tet chaje, men nan [N] espresyon an se : tet
chaje do red), kannik : mab.
Mwen ekri youn liv 375 paj : Mots creoles du
Nord'Haiti. Origines- Histoire- Souvenirs (2006) ki
vini avek youn dal mo krey6l nan No. Kom mwen te di nan
alapap6t li: "Anpil, anpil, mo manke nan lis la..." Mwen
jwenn preske senkant mo natifnatal nan [N] depi apre liv la
fin part.
%


I Ti Gout pa Ti Gout ak Jan Mapou


An nou pran diferans nan grame : "a": pou endike
youn bagay pou youn moun, pou youn bet, pou youn lot
bagay ; li vini anvan sa-a ki ganyen-1 lan f& pye a (pya...)
chey la f& liv a Jaklen an, f& bann ti poul a i (poulay) yo ;
pwonon pesonel sije yo : wen, i, zt : f& wen vini, ou
vini (lontan sete : to vini), i vini, nou vini, z6t vini (z6t ap
pedi filjou anjou) ; yo vini; adjektifposesifyo: "wen, ou,
i, nou, y" li toujou mache avek "a" devan 1: f& liv an wen
an ki konn soti: livanm nan, liv a ou a ki soti livaw la, liv
a i ki konn soti livay, liv an nou yo ki konn soti: livann yo
; pwonon posesif yo : kina an m, elat."
Gan lot ka ank6 ki ta mande plis pale men tan an
kout.
%
Kote bagay la sanble li pi malouk, se nan
diferans nan pwononsyasyon-an ; men se gran van ti lapli:
Mwen kwe se nanMCNH mwen rakonte odyans
youn pe katolik, neg serye, bon jan kretyen, ki pa janm
manke bay youn kout: f& Ng P6toprens ja (je a) yo nan
ja ou (jaw) man yo (men an yo) nan k6k6t (o respe) a fanm
a w pou chare nan [N] nou ta di giyonnen m.
Mwen bay ekzanp tou sa Ameriken rele youn
'tongue-twister' (youn fraz ki difisil pou pwononse; ki t6dye
lanng ou): f& Ban m grenn kannik an m grann an m ban
m pou montre kouman mo "an" avek "m" nan marande
pou bay youn seri son ki sanble yo enposib al6ske yo pa
difisil pou konprann. Youn m6un ki tande "kanikanm",
"grannanm" gendwa pa fe atansyon; men, depi l'ta konnen
: kannik se mab, li t'ap tou sezi sans se : "mab mwen grann
(granme) mwen ban mwen" yo pwononse youn 16t jan.
Twa lot ekzanp :
f& 1) frer an wen" ki kapab tounen "frer an
m" pou : fre m";
f& 2) se za [ze a] poul ake pya [pye a] poul"
pou: "se ze poul avek pye poul"
f& 3) Tchenbe tchanm an m pou m "pou : "
Kenbe manchet mwen pou mwen."
Koze long, tan kout. N ap bije rete la.

An bon Koukouy, mwen te chwazi mo dvalek
' la pou mwen klere chemen sila yo ki ta vle pwofonde nan
cheche-konnen plis sou lanng nou an.
Kankou m'te di nan alapap6t "MCNH m'nan :
"Liv la, malgre tit li, pa rete nan prezante etimoloji ak orijin.
Li vle laji jan yo konprann lavi nan Depatman N6-a, pou
montre moun, ki pa konnen yo, lot figi pati peyi sa-a ; li
priye yo angras olye pou yo pase konpatriy6t Okap yo nan
betiz pou yo sere, konseve bon bagay yo ganyen ki
pwopriyete tout pep ayisyen-an ki youn pyebwa chaje ak
anpil kalite rasin." (tradiksyon p.22)
Ngolo! Ngolo! Djanm! Djanm!

* MaxManigat ekri: "Mots creoles du Nord'Harti. Origines
Histoire Souvenirs (2006) ak "Patamouch. Etimoloji
- Literati Rep6taj" (2007).

*******************************

Katbz lbt mo pou di : Ti koulout
ak Max manigat *

Nan vire paj leksik [1] pwofese PradelPompilus
te ekri men li pa te janm pibliye pou mache ansanm avek
tez doktora li-a: La languefrangaise en Haiti (1961) la,
mwenjwenn onz lot mo abitan nan peyi nou an sevi pou di
: ti couloute / ti koulout (p. 68) :
anfammin / anfanmen ( mo franse : affame) p. 6
ava / ava ( mo franse : avare) p. 12
avaricif / avarisye ( mo franse : avaricieux) p. 12
chicha / chicha (ki fet sou model mo : 'chich' la) p. 53
chiche / chich ( mo franse : chiche) p. 54
c6c6to / k6k6t6 (mo kikongo : muk6k6to pou ava, peng) -
p. 58
crasse / kras ( mo franse : crasse) p. 71
crassid / krasye (ki fet sou model mo : 'kras' la) 71
cro / kwo ( mwen poko we kote 1 ta soti ; li pa angle, ni
franse, ni kikongo, ni pany6l) p. 72
hapagon / apagon ( se non : Harpagon youn pesonnaj nan
pyes teyat ekriven franse Molibre la : "L'avare (1668). -
p. 125
pingue / peng ( mo franse : pingre) p. 180

Jules Faine [2] (p. 50) limenm, ki pa di si se abitan
osnon moun lavil k ap pale, pote :
chichado / chichad6 (mo 'chich' la + ador ki
dapre li se youn sifiks pany6l)
du / di (se mo franse : dur)
serre / sere (mo franse : serrd ki an kreyl6 vle di
tou : mete youn bagay an rezev, mete 1 anba kle.)
M'ap kontinye vire paj toujou. Sa m'grapiye m'a
separe avek nou.

* Max Manigat ap prepare youn reyedisyon : Receuil de
proverbes creoles (1872 & 1877) J. J. Audain an.
[1] Pradel Pompilus : "Lexique du patois creole d'Haiti
"(1961)
[2] Jules Faine : Dictionnairefrangais-crdole (1974)



GANINE SYLVAIN-AVIN :
YOUN KOMEDYEN FET-E-
FOUNI

Gen youn dal atis-rezeve nou ta ka di k'ap viv
anndan kominote ayisyen-an. Pafwa se nan sikonstans


Page 19


sanzatann nou dekouvri yo. Ganine Avin se younn nan yo.
Nan chache fouye, poze kesyon nou aprann Ganine Avin
ane pase, pase tout younjounen nan youn otobis sou wout
Savana J6ji pou inogirasyon estati istorik 6ganizasyon
Haitian American Historical Society -a ap bay lodyans.
Pou mounn ki nan kozman sante, pou entelektyel k'ap fe
sikoloji aplike, yo konnen enp6tans lodyans nan lavi-a. Se
toutlajounen depi n'al ka dokte l'a mande nou pou nou
relaks, pran distraksyon, lache k6-a, debleye moral-la, ale,
soti ... al nan aktivite ki pou fe-n ri, ki pou detann-nou, soti
nan anviwonnman tetchache-a kote pwoblem ak estres ap
kankannen, boukannen sevo-n tankou pen k'ap pedi koule
nan founo.
Komedi teyatral se younn nan distraksyon sa yo.
Se meye-a. Si nou gade byen tout televizyon Ozetazini gen
pwogram sou komedi. Yo jwe ak mo yo. Yo pase tout bagay
an derizyon Yo fe blag menm sou otorite politik peyi-a.
Tout bagay ki bay tansyon, yo koule youn ti d6z griyendan
ladan yo pou fe tansyon-an desann. Leswa depi apre 11-e
preske tout Chanel TV branche sou komedi. Gen sal teyat
katye se sa senpman yo fe. Gen akte komedyen se
espesyalite yo. Yo fejes ki fe mounn ri, yo teke grenn mo,
yo woule fraz yo youn jan, youn mannye, fe mouvman
koporal pou fe mounn k'ap gade osnon k'ap tande-a rantre
nan youn lot monnd. Youn monnd apa. Youn monnd bel
lodyans-griyendan, youn monnd leve de pye anle, kage sou
do. Youn monnd vivlavi. Jounen jodi-a ak kozman entenet
mounn pataje lodyans, kreye lodyans pou detann yo.
Si nou gade byen pa gen anpil akte komedyen
ayisyen. Younbonkomedyen s'oun akte total-kapital. S'oun
akte ki ka fe mounn soti nan youn sitiyasyon dramatik rantre
nan youn sitiyasyon komik san pase leve, san tranzisyon.
W'ap kriye. W'ap ri. W'ap ri, dlo ap koule nanje-w san
konprann fenomen k'ap pase anndan k6 fizik -ou .
Kominote nou-an pa ri. Yo pa konn ri. Nou si telman serye,
toujou boude, nou tankou mounn k'ap pare pou joure, pou
goumen. Le youn atis bay youn blag, nou ri epi nou boude.
Nou fache. Nou konprann se pwent l'ap voye. Se zuing,
l'ap zuing nou. Seswa nou di atis-la maledve. Li di twop
betiz. Se swa nou di se pwent l'ap voye ban nou.
Apa Langichat Debordus, Tonton Meme(Piram)
ak kek lot blage odyanse nanjenerasyon 70-80 yo, bon atis
komedyen ayisyen yo pa anpil. Ou ka konte yo sou 5 dwet
ou. Nan dyaspora-a, gen neg ki bay lodyans. Pafwa se zo
repase, ki vle di se menm lodyans lan ou tande k'ap repete
de bouch-an-bouch, manke kreyasyon. Mwen fe esperyans
lan nan f6 dimanch 16 rejim Divalye-a te arete nou nan
Mouvman Kreyl6Ayisyen an Avril 1969, kote lodyans se
te sel grenn kafen6l kite konn fe prizonye yo bliye kondisyon
mizerere yo, bliye si makout yo ap vin chache yo pou y'al
fiziye yo. Nou ri jouk nou gen w6ket... Menmsi se menm
lodyans yo k'ap repete, nou ranje yo, mete disel, mete piman,
chanje non yo, chanje z6n, yo mete pase genyen...
Nan dyaspora Miyami-an nou pa gen anpil
lodyanse. Nan televizyon ayisyen nou konn apresye jef6
Tonton Dezirab, Papapyf... nan radyo nou ri ak Aubry
Blag, Alix Leroy... Se nan chache nou tonbe sou Ganine
Avin. Non fanmiy li se Sylvain. Papa-1 se gran powet ekriven
Marcel Sylvain ki ekri chante Ayiti cheri-a, youn chante kn
vin youn eritaj nan patrimwan nasyonal. Se Marcel ki ekri
pyesteyat LOKOCIA. Ganine se se Mireille Sylvain-David,
fondatea ganizasyon kiltirel HAYO nan Kendal, z6n sidwes
Miyami. Mireille s'oun ekriven- powet ki pibliye < Sauver Elizabeth>> youn woman sou youn sije sosyal ki fe
anpil eko nan kominote litere-a.
Kidonk Ganine Avin soti nan youn fanmiy atis.
Rasin ni pouse tou fre nan sous atezyen papa-li. Marcel
Sylvain sa-a se younn nan granneg ekriven ayisyen ki ekri
youn bel chante ki kenbe tout freche gangans lijoukjounen
jodi-a. Samdi 1 Novanm se fet Ganine. Zanmi ak fanmi te
sanble nan Sant Kiltirel mapou pou youn doub selebrasyon.
Nou derape ak youn omaj pou Barack Obama. Jan Mapou
ak Pwofese J.C Exulien te pran lapawl6 pou esplike youn
lot fwa ank6 fenomen Obama-a epi annapre, nou chante
bon Fet pou Ganine Avin. Carmelot Monestime k'ap ap
kolabore ak Ganine depi premye jou te louvri Express
Publicity te prezante youn bouke fle ba atis-la. Nou louvri
Chanpayn e nou te bay asistans lan randevou pou vin savoure
youn bon tranch gato ak Ganine madi swan an Sant Kiltirel
mapou kote nou pare pou n'al selebre viktwa Bark Obama
agranlijyen. Youn lot fw ank6 nou di Ganine Bon fet!
Jan Mapou

mapoujan@belsouth.net



Not Pou Lapres


ENVITASYON

Nou envite tout mounn nan lansman CD
"Chimen Souvni-m" powetAndre Fouad pibliye k'ap fet
jedi 20 Novanm 2008 depi 7e diswa nan Gold Choice
Ballroom ki nan 345 State Road 7 Margate, Fl.
"Chimen Souvni m" se youn konpilasyon bel
powem krey6l ak vantilasyon mizikal Dadou Pasquet ak
Erol Josue ak vwa powet Andre Fouad, Jeanie Bogart,
Tanisha Ade ak Wolf Bertrand.
Youn sware atistik e liter ak patisipasyon
Dadou Pasquet, Pantaleon Guilbeau, Gesler Mesidor. Pou
plis enf6masyon rele: 954-793-9948/ 954-984-9544 Email:
andrefouadi(vahoo.fr


...... ............ ... . ... .. .. I i n -II


I








BACK PAGE


Mercredi 05 Novembre 2008
1 HaYti en Marche Vol XXII N0 41


I** v r *:, r a* # 0.


"Copyrighted Material

Syndicated Content7

Available from Commercial News Providers'


Mardi 4 novembre: Des elections pour

renouveler le leadership americain


(4 NOVEMBRE... suite de la page 18)
des Etats rdput6s rdpublicains tout en contraignant ces
derniers a la defensive.
Lundi matin, Obama 6tait a Jackson Ville, en
Floride apres un long week-end qui l'a emmen6 tour a
tour dans le Colorado, le Nevada et le Missouri,
samedi, l'Ohio, dimanche, avant d'aller, lundi, en
Floride, en Caroline du Nord et en Virginie.
McCain, cherche toutefois a inqui6ter les
d6mocrates dans le New Hampshire et, surtout, en
Pennsylvanie, qui d6signe un nombre relativement
important de grands 6lecteurs.
Les deux partis pr6sentent des visions
diffirentes de l'Am6rique qui fait face a une crise
financibre et 6conomique 6norme au niveau interne et
une crise de confiance et de leadership a nul autre pareil
au niveau global apres 8 ann6es de mise en ceuvre de
la doctrine Bush/Cheney.
Les questions 6conomiques dominent ces
joutes 6lectorales au-dela de la personnalit6 des
pr6tendants et des questions internationals telles la
guerre en Irak et en Afghanistan.
L'6conomie occupe une large part dans les
discussions 6lectorales avec des questions relatives aux
plans de taxations, d'ind6pendance 6nerg6tique, de
sant6, d'6ducation et de vision de la d6mocratie et du
renouveau du leadership am6ricain dans le reste du
monde.
Les propositions 6conomiques d6fendues par
John McCain sont dans la continuity de celles de
l'actuelle administration Bush. Barack Obama propose
au contraire un changement sur le plan fiscal en
augmentant les imp6ts pour les revenus les plus 6lev6s
et 1' intervention publique pour 6viter la d6bacle du
system de credit.
La croissance de l'6conomie amdricaine a 6te
negative au troisieme trimestre, et il y a tout lieu de
craindre une importante augmentation du ch6mage qui
6tait de 6.1% a la fin du mois d'octobre.
Les deux candidats sont bien conscients que
la d6pendance am6ricaine par rapport au p6trole est
un 616ment dominant de l'actuelle crise 6conomique.
Les deux se retrouvent sur un point a savoir de r6duire
la d6pendance am6ricaine par rapport aux pays
producteurs de p6trole Le ticket Mc Cain/Palin
propose a l'Amdrique de forger dans ses propres puits
(Drill Baby drill) et Obama/Biden est en faveur d'un
investissement de 15 milliards de dollars par ann6es
dans les energies renouvelables (eau, vent, soleil).
Les deux candidats n'ont pas les m6mes
priorit6s ni les m6mes id6es quant a la politique
6trangere am6ricaine. Barack Obama estime que les
forces amdricaines doivent quitter l'Irak aussit6t que
possible et que l'effort principal doit porter sur
l'Afghanistan. Mc Cain est en faveur d'une victoire
honorable de l'Amerique en Irak.
Barack Obama parait confiant et prudent ce


Haiti en Marche
Port-au-Prince
100 Avenue Lamartiniere (Bois Verna)
Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323
Miami
173 NW 94" Street
Miami, Florida 33150
Tel. 305 754-0705 / 754-7543
Fax 305 756-0979
New York 914 358-7559
Boston 508 941-6897
Montreal 514 337-1286
email: melodiefm hotmail.com
haiti-en-marche@hughes.net
URL: www.haitienmarche.com
Library of Congress # ISSN 1064 3896


lundi a la veille du Jour-J des elections. L'enjeu est
pour lui non pas d'y obtenir la majority simple mais la
majority absolue au niveau des chambres.
Les d6mocrates cherchent a obtenir 60 sieges
au S6nat et 250
representants a
la Chambre pour
mieux asseoir
leurpolitique. Et
mame avec une
m aj or it
d6mocrate, le TOP HIT PARADE
n o u ve a u Semaine du 3 Novembre
locataire de la
maison blanche 1. Sweet Micky: Bandi Legal
doit compter 2. Tropicana: Aprann Fe Zanmi
avec les 3. Eric Virgal: Best of Eric
diff rents 4. Skah Shah: Lage Djaz La
groupes bien 5. Coupe Cloue: Full Tank
repr6sent6s au 6. System Band: Chay Fanmi
congress. 7. T Bissainthe: Retrospective 2


Roosevelt
Jean-Francois
Jroosevl @fau. edu


1984-2009


L Haiti B
25wm~mg



kk liE


eIuv6e p It, Msuatt, Wan o DC, G e
ol, Rhoft kkbad, Massachuseas, Washingaom DC, Getwgi, flook el w fai


ADOMI PURCHASING AGENCY "3" T W CATEq J" fierp owS con5srcio

Tel.; 7B-457-S3 Far 305-75079 ma paemsateovmtum Pa i olln pW bhenu


Page 20


Amba/Curamao


*Uwalsouii
mm d
gggH H-W


* erM D~iOt Rairl


* ProldlIsMlHnti


CAM, le seu leader avec une tradition
tOujours imite, mais jomais 6gatle.


Bahamas


Cantada I


Etats-Unks___


lies Turques


Jamaisque


Rip. Dominicalne -
-


Apter Sns frtos:
USA/Canada
-800-934-0440
ou d H Ccu:
PO 800-256-8687
www.camtransfer.com


S .-^'w




University of Florida Home Page
© 2004 - 2010 University of Florida George A. Smathers Libraries.
All rights reserved.

Acceptable Use, Copyright, and Disclaimer Statement
Last updated October 10, 2010 - - mvs