Title: Haïti en marche
ALL ISSUES CITATION PDF VIEWER THUMBNAILS ZOOMABLE PAGE IMAGE
Full Citation
STANDARD VIEW MARC VIEW
Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00098809/00325
 Material Information
Title: Haïti en marche
Physical Description: v. : ill. ; 45 cm.
Language: French
Publisher: s.n.
Place of Publication: Miami Fla
Miami Fla
Publication Date: October 29, 2008
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subject: Haitians -- Newspapers -- United States   ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.)   ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.)   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti
 Notes
Language: In French.
General Note: Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00098809
Volume ID: VID00325
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 21271733
lccn - sn 92061416
issn - 1064-3869

Downloads

This item has the following downloads:

00010-29-2008 ( PDF )


Full Text



















Existe-il une main d'oeuvre haitienne ?

NOUS SEMBLONS AVOIR PERDU TOUT SENS DU MOT TRAVAIL
PORT-AU-PRINCE, 25 En m6me temps, l'indiff6rence Ii en r6sulte une disparition de A cela, l'Etat haitientente de
Octobre I y a plus de 20 ans, d&s envers le secteur agricole toute main d'ceuvre qualifi6e, et dans r6pondre bon an mal an par des
l'apparition des premiers troubles (traditionnellement le plus grand toutes les branches de la production emplois base temporaire (extension
politiques (massacre electoral du 29 employeurdupays), souslapressiondes nationale, a la ville comme a la dans l'administration publique du
novembre 1987), que les emplois importations massives de produits campagne. ph6nombne dit des contractuels) et
industriels ont commence a alimentaires, forca le paysan a migrer Sans oublier nos bacheliers aujourd'huiparune multiplication de
disparaitre dans le pays pour 6tre clandestinement vers les plantations en forms h la m6thode du bachotage sans petits jobs dans les secteurs de la
aujourd'hui r6duits a n6ant. R6publique dominicaine voisine. direction et sans lendemain. (voir TRAVAIL / 10)



Haiti vote Obama !
PORT-AU-PRINCE, 26 Octobre Dans Les nouvelles g6ndrations d'haitiens- L'attirance pour le premier noir ayant une
une semaine auront lieu les presidentielles amdricains qui n'ont jamais t6moign6 aucun int6ret chance d'acc6der a la Maison blanche, le m6tis
Bx;_" oeIfi; s il141


Un jeune Barack Obama en compagnie de ses grands parents maternels
qui l'ont lev Hawai


Le Senateur Obama visite le village natal de son pere au Kenya


americaines.
Aux Etats-Unis, la communaut6 haitienne
a l'intention de voter dans sa plus grande majority
pour le candidat d6mocrate Barack Obama.


jusqu'ici pour la politique, aussi bien dans leur nation
d'adoption que dans leur pays d'origine, se rendront
massivement aux urnes mardi prochain 4 novembre
2008.


Obama, l'emporte sur leur d6gofit pour la politique
aussi bien incarn6e par George W. Bush, le premier
president am6ricain a laisser le pouvoir avec une
(OBAMA / p. 4)


Robert Zoellick: il ne faut pas abandonner
PORT-AU-PRINCE, 23 Octobre -
Au cours d'une rencontre ce mercredi avec la
presse avant de terminer une visite de 3 jours
en Haiti, le president de la Banque mondiale,
Robert Zoellick, a touch diff6rents aspects de
la situation resultant du passage de 4 ouragans
successifs ces deux deniers mois en Haiti.
A titre de comparaison, a dit le .
president de la Banque mondiale, c'est comme .a
si l'ouragan Katrina (qui avait fait 800 morts
en Louisiane, aux Etats-Unis) avait frapp6 un
pays tout entier et un pays pauvre par surcroit.
A part les 800 morts enregistres
6galement en Haiti apres le passage entre la
mi-aofit et la mi-septembre des 4 ouragans Fay,
Gustav, Hanna et Ike, les pertes mat6rielles
peuvent tre estimes milliard de dollars. Robert Zoellick visite une garderiefinance en Hati
par la Banque Mondiale (photo Marco Dormino/Minustah


Haiti aux ouragans!
Priorit6s ...
C'est 6norme pour une aussi petite
6conomie, a estim6 Mr. Robert Zoellick.
Il n'a pas voulu cependant 6tre
pessimiste.
D'abord, il faut aider les populations
les plus affect6es. Selon lui, le PAM
(Programme alimentaire mondial) fait un bon
travail, apportant une assistance alimentaire h
environ 800.000 personnes.
Cependant le PAM vient de prevenir
que dans un mois il risque d'etre a court
d'assistance.
Ensuite, rdparer les infrastructures :
les routes et les ponts. Ce qui a &6t l'objet des
entretiens du president de la Banque mondiale
i (ZOELLICK/p. 6)


I "


I l Appelez sans frais:
USA/Canada:
dolfransffle sin li80l1-0.934-0440


C+ = = IMOO
K4 11 k LtcAAD S-, ,vi "Bl^Si^?I^


'"o Hditi: 800-256-8687
wwwc amtranstevr.com


I I


mliun, so gm mmllmm RmE mlw qmm soim









Page 2


d'6tonner tout le monde. Et m6me de
soulever chez certains de l'indignation.
Cela apres que le president
Rend Prdval eut d6clard dans son
allocution devant la XIIe Conf6rence
des Amdriques, le 3 Octobre dernier,
a Miami, avoir autoris6 le
renouvellement du mandat de la
mission en insistant sur la n6cessit6 de
la doter d'une branche technique
compose d'ing6nieurs militaires et
d'engins de travaux publics en lieu et
place d'une partie des blinds.


I EN PLUS...


MINUSTAH :

Un renouvellement controversy

LA DEMANDE DU PRESIDENT PREVAL
POUR UNE MINUSTAH PLUS ADAPTEE
A ETE IGNOREE


PORT-AU-PRINCE, 24
Octobre Le renouvellement du
mandat de la Minustah n'a pas &te une
surprise. N'6tait la presence de la
mission de 1'ONU et de ses
h6licopteres, la tAche d'apporter les
premiers secours aux victimes des 4
ouragans qui sont r6cemment tombs
sur tout le pays en m6me temps aurait
etd tout a fait impossible.
Mais que la mission ait &t6
renouvel6e dans le m6me format a
dominante militaire, cela ne finit pas


Aristide, de l'autre des groupes arms
dont les chefs se r6clamaient du
president envoy en exil.
Mais 4 anndes plus tard, les
deux camps ont et& neutralisds, pour
ne pas dire annihil6s. Le danger et la
menace aujourd'hui ce sont les
ouragans et les consequences terribles
laisses par leur passage.
L'urgence aujourd'hui n'est
pas militaire, elle s'appelle les
infrastructures du pays a r6habiliter
rapidement, la production agricole a


restaurer.
Le besoin ce n'est pas pour
des tanks et des mitrailleuses mais pour
des bulldozers et des tracteurs.
Cela fait de nombreux mois
qu'un seul coup de feu n'a pas &t6
entendu en Haiti.
Par contre les cris et
protestations montent de plus en plus
et de partout oi l'on tarde a rdparer
les ponts comme a Mirebalais (Plateau
central), a Miragoane (Nippes), les
canaux d'irrigation comme dans la


^B*lLi^


Aspect social de la Mission onusienne: Partie de billard avec des enfants
(photo Marco Dormino)


Cette declaration publique,
reprise dans les m6dias non seulement
en Haiti mais a l'6tranger, dont le
Miami Herald auquel le chef de l'Etat
haitien accorda une interview
exclusive, tout cela a &td done pour
rien. Le Conseil de s6curit6 n'y a fait
aucun cas.
Alors qu'il saute aux yeux
que la Minustah dans sa composante
actuelle, celle depuis son arrive dans
le pays enjuin 2004, savoir une force
a caractere militaire pour affronter des
groupes rivaux, d'un c6t6 des bandes
d'anciens militaires et de
paramilitaires qui venaient de forcer
au depart du president Jean Bertrand


Vallke de l'Artibonite, partout oi les
gens n'en peuvent plus de vivre sur le
toit de leur maison comme aux
Gonaives ou a plus d'une vingtaine
sous une meme tente de fortune
comme a Cabaret (30 km au nord de
la capitale).

La menace est d'un
autre ordre ...
C'est cela la r6alit6
d'aujourd'hui en Haiti. Et nonplus les
anciens militaires prenant possession
de Tabarre ou de Delmas comme en
2004, ou les groupes de < chimeres >
envahissant tout le centre ville comme
(MINUSTAH / p. 5)


EN BREF ...


Mercredi 29 Octobre 2008
SHaiti en Marche Vnl XXIIT N 40


Barack Obama souhaite un partenariat entre Haiti et les
Etats-Unis
Le candidat d6mocrate a la Maison blanche, Barack Obama, souhaite un vrai
partenariat entre Haiti et les Etats-Unis. Le s6nateur de l'Illinois lors d'une
tournde en Floride s'est montr6 critique vis-a vis de la politique am6ricaine
en Haiti et a plaid en faveur d'un veritable partenariat susceptible d'aider
au d6veloppement de la R6publique d'Haiti.
"Nous devons travailler avec les autorit6s haitiennes afin d'aider au
d6veloppement 6conomique d'Haiti", a d6clard Barack Obama, estimant
n6cessaire de d6passer le stade de l'aide humanitaire pour passer a un
veritable partenariat pouvant aider le pays a se d6velopper.
Selon le favori a la pr6sidentielle amdricaine du 4 Novembre, les Etats-Unis
ne se prdoccupent pas assez d'Haiti.
Les relations amdricano-haitiennes figuraient parmi les sujets qui ont ete
abord6s par Barack Obama au cours de sa tournme de deux jours en Floride.

Haiti va bendficier d'une aide de la FAO et du FIDA pour son
agriculture
Haiti va b6ndficier d'une aide de 10,2 millions de dollars destinde a relancer
son agriculture, ont annonc6 ce lundi l'agence des Nations unies pour
l'Agriculture et l'Alimentation (FAO) et le Fonds international de
d6veloppement agricole (FIDA).
"Les communaut6s d'Haiti frapp6es par l'insecurit6 alimentaire recevront un
paquet d'aide de 10,2 millions de dollars (8,18 millions d'euros) pour le
redressement du secteur agricole durement 6prouv6 par les catastrophes
naturelles", selon un communique public a Rome, oi les deux agences des
Nations unies sont bases.
"Haiti doit relever un double d6fi: reconstruire apres les ravages provoqu6s
par les cyclones et nourrir la population dont une large fraction souffrait d6jh
de la faim du fait des p6nuries alimentaires".
"Ce projet prend effet imm6diat et sera mis en oeuvre au cours des 15
prochains mois", pr6cisent FAO et FIDA.
Les petits agriculteurs seront principalement vis6s par cette aide et "plus de
240.000 d'entre eux" recevront des intrants notamment des semences de
c6rdales et de 16gumineuses ainsi qu'une aide pour d6velopper les cultures
de manioc, patates douces et bananes.

Le Directeur technique de la TNH, l'Ingenieur Yvon
Philippe, et deux autres employes sous les verrous
L'arrestation a &t6 op6rde le 21 octobre dernier. En meme temps que le
directeur technique, les techniciens Summerson Marseille et Osnel
Richemond ainsi que le nomm6 Thomas Bernard ont et& arret6s. L'acte
d'accusation stipule association de malfaiteurs, escroquerie et concussion.
Le communique sign du directeur de la communication au Ministere de la
culture, M. Camy D6pas, precise que les personnes arretees 'ont et& en
<< flagrant d6lit >>.
<< Les trois employs et leur complice auraient fait louer a la t6l1vision,
durant plus de deux anndes, un 6quipement de retransmission qui appartient
en fait a la station >>, indique le communique.
Les 6quipements confi6s a la Direction technique de la TNH n'ontjamais
fait l'objet d'inventaires de la part de ce ddpartement, selon le Directeur
g6ndral de la t6l1vision, Pradel Henriquez, cit6 dans le communique.
Au cours d'une stance de travail au siege de la t6l1vision d'Etat jeudi
dernier, le Ministre de la Culture et de la Communication, Olsen Jean Julien,
a pass des instructions en vue d'une gestion de la TNH conforme a l'article
40-3 du d6cret du 17 mai 2005 portant organisation de l'administration
centrale de l'Etat.
La direction de la station doit, en ce sens, proc6der, dans le meilleur d6lai, a
la revocation des employs fautifs et proposer leurs remplacants. Elle a aussi
pour obligation de r6aliser un < inventaire complet >> des biens de la station
et de solliciter de la Cour Sup6rieure des Comptes et du Contentieux
Administratif le dernier rapport d'audit de l'institution.

Prochaine liberation de d6tenus
Le Commissaire du gouvernement pres le tribunal civil de Port-au-Prince,
Joseph Manes Louis, annonce la liberation prochaine d'un important groupe
de d6tenus pour < raisons humanitaires >. Le chef du Parquet soutient que
ces personnes avaient &te 6croudes a Port-au-Prince et a P6tion ville pour
des d6lits mineurs.
Visitant la prison civile de P6tionville, en compagnie du Premier ministre,
Mme Michele Pierre-Louis, Maitre Manes Louis a souhait6 la comparution
des personnes coupables de d6lits mineurs dans le meilleur d6lai. "Il y aura
une vague de liberations, notamment des personnes ayant purg6 leurs peines
et qui sont d6tenues en raison de lenteurs administratives", explique le chef
du Parquet.
Vendredi on a proc6d6 a la liberation de deux femmes enceintes qui avaient
&td emprisonn6es pendant 5 mois. Ces personnes 6taient 1i pour voies de
fait", dit le Commissaire du gouvernement, rappelant que l'Etat a pour
devoir de r6aliser les jugements dans le meilleur d6lai.
Par ailleurs, dans son rapport annuel sur la situation dans les prisons, le
R6seau National de D6fense des Droits Humains (RNDDH) fait 6tat de
points positifs mais aussi de nombreux aspects n6gatifs dans le system
p6nitentiaire haitien.
Le RNDDH se r6jouit que des travaux de rehabilitation aient &t6 entrepris
dans plusieurs prisons civiles du pays, notamment a Port-au-Prince, a
Carrefour, a Hinche, a Saint-Marc, a l'Anse a veau, a Delmas et au Cap-
Haitien.
En ce qui a trait au P6nitencier National, le RNDDH estime que le plus
grand centre de detention du pays qui h6berge 3.913 personnes, pr6sente de
s6rieux problkmes. L'organisation attire 6galement l'attention sur
l'infirmerie du P6nitencier qui accueille 200 d6tenus par jour et qui est
desservie par 4 m6decins et 9 infirmiers.
" Pres de 81 % de la population carc6rale 6valude a 8.272 personnes, sont en
attente d'unjugement", expliquent les responsables du RNDDH.

27 Octobre: Journ6e internationale du creole
Une journme porte ouverte et une exposition des ceuvres crdoles figurent
parmi les activities qui seront organisdes a l'occasion du 27 octobre journee
internationale du creole.


(EN BREF / p. 18)


Visit medical dans une cole par un medecin attache
a la Minustah (photo Marco Dormino)


li .. . .A...... .... ... . ... ...- I


-...j


v







Mercredi 29 Octobre 2008 A
Haiti en Marche Vol XXII N 40LA TUA E N M












,"Copyrighted Material

Syndicated Content

Available from Commercial News Providers"


Haiti vit sa plus grande catastrophe
Frappe par quatre ouragans ou tempetes en efforts du gouvernement actuel pour r6tablir des
1'espace de deux mois, Haiti a subi l'une des plus institutions d6mocratiques stables.
importantes catastrophes de son histoire, a estimd un
responsable de 'Onu.
Entre aofit et septembre, Fay, Gustav, Hanna et
Ike se sont abattus sur 'ile des Caraibes provoquant
la mort de 800 personnes et laissant un million d'autres


Gonaives toujours enterree dans la boue plus
d'un mois et demi apres les ouragans
(photo Guyler Delva)
sans abri.
John Holmes, coordinateur de l'aide d'urgence
des Nations unies, s'est rendu dans la ville des
Gonaives dans le nord de 'ile, particulibrement
touch6e par les intemp6ries.
"Entre ce que j'avais entendu auparavant et ce
que je viens de voir, je peux dire qu'il s'agit d'une
catastrophe majeure, probablement l'une des plus
grandes catastrophes d'Haiti", a-t-il d6clard.
Les inondations causes par le passage des
temp6tes ont provoqu6 la mort de 500 personnes.
Selon le president de la Banque mondiale,
Robert Z1llick, qui s'est rendu en Haiti cette semaine,
les d6gits sont estim6s A un milliard de dollars.
Des milliers de personnes, dont de nombreux
enfants, sont contraintes de vivre dans des abris de
fortune et sont priv6es des denrdes de base dans un
pays on une grande partie de la population vit avec
moins de deux dollars parjour.
"Les conditions dans certains centres
d'h6bergement ne sont vraiment pas bonnes. II faut
que nous fassions des efforts et que nous amdliorons
la situation", a reconnu Holmes.
Lors de sa visite, des victimes des inondations
lui ont racont6 qu'elles n'avaient pas requ de nourriture
depuis plusieurs jours.
"Les rations de nourriture qu'ils nous ont
donndes sont 6puis6es depuis une semaine et nous
devons aller mendier dans la rue pour manger quelque
chose", raconte un sans-abri de 50 ans.
Le Programme alimentaire mondial a d6ji
distribu6 des vivres A plus de 500.000 personnes, dont
280.000 aux Gonalves.
Consid&rd comme le pays le plus pauvre
d'Am6rique, Haiti connaissait d6ji une crise
alimentaire avant le passage des temp6tes tropicales.
En avril, des 6meutes avaient provoque une
flambe des prix des denrdes et avaient mis A mal les

"Copyrighted Material
Syndicated Content
Available from Commercial News Providers"


UEIEEAlJD


SRcdamez otre carte Urdbank
et obtenez du cash a travers
noire rseu d'ATM aish 77,
D6 dewam 5 scales:
Gervewa- Lamben, Odrni 71,
Carp~-Vrt IUalu e Ruo pCapbl








LI UNIBANK


FaIS s route ea seambe
"F AL M"


A


Page 3


SOMMAIRE\


L'EVENEMENT
Haiti vote Obama p. 1


EDITORIAL
Minustah: un renouvellement controversy p.2
DEVELOPPEMENT
Existe-il une main d'oeuvre haltienne? p.1
IMPORTANTS VISITEURS
Le president de la Banque mondiale rdaffirme
son soutien pp. 1 & 6
Le chef humanitaire de 'ONU juge la situation
Sdepriimante p.3
ECONOMIE HAITI MONDE
Privatisation sans contrepartie p.5
Crise alimentaire, crise s6curitaire en Haiti p.4
LePAS: une pilule amre p. 5
La crise mondiale et la R6publique d'Haiti p.12
ACTUALITE
La BID octroie un don de US$25 millions p.8
Baisse des exportations dominicaines vers Haiti
p.7
Gonaives encore sous des tonnes de boue p.17
CULTURE
Celbration de lajournde du Creole p.8
Joumnie du crole A Cuba p.19
LIBRE PENSEE
Refs !p.14
Face a face p.14
ENVIRONNEMENT
Les bassins versants : probl6matique p.17
1% O


ATM









UNE ANALYSE


Mercredi 29 Octobre 2008
1 Hai~ti en Mairche Vol XXII N0 40


Haiti vote Obama !


(OBAMA... suite de la lere page)
cote aussi negative, qu'a cause des d6boires dans leur
pays natal ou celui de leurs parents.
En Haiti meme, les naturalists amdricains
sont impatients de recevoir leur bulletin de vote par
correspondance (< absentee ballot>>) ou d'aller au
consulat am6ricain accomplir leur devoir civique.
Bref, toute Haiti a pour Barack Obama les
yeux de Chimbne !


Car en Haiti m6me onvous
questionne achaque carrefour: << Ou
kwe lap bon ? > Est-ce que Obama
sera Olu ?
I1 n'y a pas le seul fait d'un
noir a un doigt d'acc6der a la
pr6sidence du pays considered
comme la plus grande puissance
6conomique et militaire de la planete

Et pays envers lequel
l'Haitien nourrit obligatoirement un
sentiment mixte puisque tout en
6tant notre pore nourricier, il est
aussi la puissance qui nous a occupy
parla force militaire (1915-1934) et
qui a apport6 un soutien sans faille
a nos plus terribles dictateurs, dont
la dynastie des Duvalier (1957-
1986).


Similarity culturelle


Barack Obama nous semble plus proche
qu'un Jesse Jackson ou un Martin Luther King en
dehors de toute consideration politique. En effet, Jesse
Jackson est un grand d6fenseur de la cause des Haitiens
les plus d6munis, aux Etats-Unis comme en Haiti. Mais
Obama, lui, semble partager avec nous une similarity
culturelle.
Quand on dit m6tis, cela ne s'arrete pas au
fait d'etre le produit de deux races diffirentes. Obama
est nd a Hawai, d'un pore k6nyan et d'une amdricaine
blanche du Kanzas. II a grandi en dehors des Etats-
Unis, en Indonesie. Avant de rejoindre ses grands
parents maternels h Honolulu.
Culturellement on ne saurait donc etre plus
m6tiss6.
L'Haitien est aussi un m6tis culturel par
nature, Haiti ayant &t6 au carrefour de tant de
civilisations en quelques siecles : indien, espagnol,
francais, amdricain et par-dessus tout africain.
Le candidat d6mocrate compte au moins deux
fils de ressortissants haitiens parmi ses proches


collaborateurs. Ce sont son remplacant au poste de
s6nateur de l'Illinois, Kwame Raoul et Patrick Gaspard,
un responsable de campagne au niveau national.
Le facteur culturel est important.
Mais de plus, il y a un ph6nombne qui s'est
accompli au sein de la communaut6 g6ndralement
appel6e afro-am6ricaine mais si discretement que
beaucoup ne 'ont point soupqonn6.


Le candidat, son spouse Michelle Obama (une avocate), et leurs


Carib6ens et africains ...
I1 s'agit tout doucement d'un nouveau rapport
des forces entre les noirs amdricains et les immigrants
noirs (carib6ens et africains).
Pendant longtemps, bien que dans le meme
pays, ces deux communaut6s se sont presque ignores.
Les noirs am6ricains consid6rant les immigrants
comme des voleurs d'emplois, d'autant que le patron
blanc pr6f6rait faire appel a un stranger considered
comme, racialement (!), moins < dangereux. >
A Miami (Floride), quand les r6fugids haitiens
ont fait leur apparition dans les annees 80, ils se sont
faits traiter d"africain' par leurs cong6nbres amdricains
(< Haitians are not black, they are dark >, traduisez :
les Haitiens ne sont pas seulement noirs, ils sont noirs
a faire peur).
A l'6cole publique (Edison middle school),
les petits noirs am6ricains pers6cutaient leurs
camarades haitiens en les traitant de < mangeurs de
chats. >
On dit meme qu'un 6colier haitien se suicida


... sa petite amie venait de d6couvrir qu'il 6tait un
Haitien.
Puis les anndes passbrent. Les deux
communaut6s continubrent a s'interp6n6trer par la
force des choses (6tant contraintes de vivre dans les
memes quartiers que leur permettaient leurs moyens
6conomiques) et n6cessairement aussi a mieux se
connaitre et se comprendre.
Un comportement
plus lib6r6 ...
Et un beau jour on
d6couvrit que dans certains
domaines (et pas toujours les plus
louables, comme dans celui du trafic
de drogue) ce sont les jeunes natifs
d'Haiti, ou de la Jamaique, qui
servaient de module.
Le jeune immigrant a,
socio-culturellement, un
comportement plus lib6rd.
Habituellement on dit que
c'est parce que l'immigrant africain
ou carib6en n'a pas sur le dos les
trois siecles d'esclavage que le
colon blanc fit subir au noir aux
Etats-Unis.
Outre un profond lavage
Pr de cerveau. Un noir am6ricain
meme au stade universitaire se
2 enfants refuse a croire qu'il peut tre tout
ce qu'il veut. Malgr6 les
opportunities existantes. Le rave
amdricain n'est pas pour lui. On l'a enfonc6 dans la
tate a son grand pore. Et aussi son pore.
Tandis que l'Haitien qui d6barque aux Etats-
Unis n'a pas de frontibres. II b6ndficie du fait de ne
rien savoir de l'histoire du pays. De plus venant d'un
pays oni, malgr6 l'existence du pr6jug6 de couleur, le
noir est majoritaire.
D'ailleurs la question n'est pas raciale mais
culturelle. Au point que noir ou mulatre, tout Haitien a
l'6tranger a le meme comportement. Enfin libre !
Venant soi-meme d'unpays tenu depuis des d6cennies
sous la coupe de regimes autoritaires et brutaux.

L'Obamania ...
Aussi en Haiti en ce moment, qu'on habite le
bidonville de Cite Soleil ou les belles residences dans
les hauteurs dominant Port-au-Prince, tous attendent
pour mardi prochain, 4 novembre, la victoire de Barack
Obama.
Le lien n'est pas politique. On n'en reste pas
moins divis6 au niveau de la politique locale. I1 est


(OBAMA / p. 8)
AMERIJET TO OPEN FORT LAUDERDALE

CARGO DROP STATION POLITIQUE ECONOMIQUE

FORT LAUDERDALE Crise alimentaire, crise

FL-rAmrcL Intemaional will open securitaire en Haiti
a 17nvl I and,-lrraIl air fwrijrht ,k4lAirnn


mn April 2. 207, announced PIamel
Rollins, Anerijet's VP of Busiines
Development. 4 B
The station is located
adjacent to Amcrijelt' corporate
headquarters at 280 South Andrews Avenue.
'We have a lot of customers in Brow~ad, Palm Beach mud even
Martin counties tat will enjoy the additional convenience of this station,"
Rollins said. "Eventually,we will expand this loatin toffroca services
and delivery of import cargo, to make shipping with us even easier,"
Ameridjt will nccps M bouridd inirmational air freight at l i satio
including general personal and com ial cargo, larg or mall pckag ,
lbrrels, valuable and fragile goods, hazdu material, oversized shipnenut
and domesticated live animals,
Hours of operatuin will be 90 a.m. to 5:00 p.m. Monday h
Friday and 900 anm- to 1 :00 pm.on Saatuday, Aneljet Wrpot cwro
betvlwn this s vtly transfer. For rates
d ifcn Amerijel's sales
d e p a r t av wt f dro r
aln. I full-service muili-modal
trnsporttd tics prvidtrf iternational scheduled all-carIgo
ransport via tInd, se and air. Fl. Laiderdale, loid-ba ed Amrijt opjrates
offices all over de world, serving destinations throughout North, South and
Central America, Mexico, t Caribban, E4re, Asia ad the Middle East,
Amerijet operates is own le of Boeing 727-200 aircraft from its primary
hut at Miami IntemationaJ Airport, whe~ it manainis a custom-built 2100Ya)-
squire-foox air cargo handling facility, a 96,00X--quare-foot ramp facility
and a 5 0-sqIare-foot ocean cargo handling facility. For additional
information, visit Amerijet on the web iu www.amerijetom..


Chaque automne, Haiti-Med
(1) offre, dans le cadre d'une rencontre
festive a Dfisseldorf un theme a
ddbattre. Comme ilfallait s'y attendre,
le sujet retenu, cettefois, concerne la
situation socio-dconomique actuelle
d'Haiti apres que le pays eut it frappO
par deux dvdnements dramatiques qui
1 'ontplongO plus profonddment encore
dans la misre : la flambde des prix
enregistrde au niveau mondial au debut

Environ un tiers des Haitiens
souffre pr6sentement de la faim, soit 2,5
millions de personnes. Pourtant, ce ne
sont pas les aides qui ont manqu6 au
cours des dernires d6cennies. Dr. King
tenait a en faire le d6compte. Pendant la
premiere intervention ayant dur6 six ans
(1994-2000), 2,6 milliards de dollars ont
&t6 d6vers6s sur Haiti. De 2004 a
maintenant, plus d'un milliard de dollars
ont &te consentis. A ces sommes viennent
s'ajouter les frais de la presence des
casques bleus de 1'ONU qui d6passent
plus de 2 milliards, la Minustah cofitant
575 millions de dollars l'an. Les
interventions pr6c6dentes des Nations
Unies qui comprenaient des
composantes militaire et policire ont


de cette annee et les effets divastateurs
des tempetes tropicales de septembre
dernier. La conference du Dr Alexander
King (2) o Haiti :faim sous 'occupation
de 'ONU: cen 'est ni un hasard ni un
destin >, se veut une tentative de
rechercher les racines du mal en mettant
en scene les acteurs nationaux et
internationaux- qui dkcident du destin
kconomique d'Haiti. Une approcheplut6t
anti-systmiique.

coftt6 la rondelette somme de 500 millions
de dollars, de 1993 a 2000. De quoi
donner le tournis. Malgrd ces aides
financibres et s6curitaires, le bilan est
maigre, constate Alexander King. Au
niveau dconomique, on peut parler de
stagnation, l'agriculture est en friche, les
secteurs industriels sans elan et quant au
d6veloppement durable, on en est bien
loin. C6te s6curite, c'est a peine mieux
qu'avant. o Les conseillers du monde
entier ayant fait partie des quatre
missions de 1 'ONUdepuis 1994 n 'ontpas
rdussi a tablir une police fonctionnelle
et une sdcurite publique >, deplore King.
Cet 6chec global, aggrav6 par la flambe
des prix au niveau mondial et les
(voir CRISE HAITI / 16)


Page 4


Alexander King nomme

des o responsables o








Mercredi 29 Octobre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 40


Privatisat
PORT-AU-PRINCE, 22 Octobre II fut un
temps oh le gouvernement haitien aurait connu moins
de difficulties financi&res pour affronter une situation
comme celle d'aujourd'hui.
Apres avoir &t6 frapp6 en un mois par 4
ouragans ou temp6tes tropicales, Haiti a ramass6 800
morts et enregistr6 des pertes mat6rielles de l'ordre du
milliard de dollars.
Le gouvernement haitien a pu difficilement
r6unir de ses fonds propres 200 millions de dollars
pour un plan d'urgence.
Cependant une operation lance par l'ONU
pour collecter 108 millions de dollars pour les victimes,
a &td quasiment un 6chec.
II fut un temps oh le gouvernement haitien
avait infiniment plus de marge de manceuvre.
Il y avait la Teleco, la Minoterie d'Haiti etc,
toutes grandes boites de l'Etat qui alimentaient
g6ndreusement la caisse publique.
Oh sont-elles passes ?
Privatis6es. Depuis vingt ans, nous vivons
l'Yre de la privatisation des entreprises publiques.
Privatisez ou mourrez !
C'est une condition sine qua non sinon pas
de credits ni d'assistance financibre, aussi bien
multilat6rale que bilat6rale.
Outre la privatisation, il y a aussi l'ajustement
structurel suivant lequel il faut d6graisser le payroll
public et rendre l'Etat lui aussi plus performant en
employant de vrais professionnels, ou technocrates
comme on dit aujourd'hui. The right man in the right
place.
Tandis que la privatisation des entreprises
publiques devait ouvrir le march national A la
concurrence, seule la saine competition permettant une
certaine evolution technologique et la creation
d'emplois.
La concurrence entre diff6rents acteurs d'un
meme secteur, en meme temps que l'ouverture du
march national A l'investissement ext6rieur, devant
aussi assurer de meilleurs prix et une meilleure quality.
Or aprbs deux d6cennies de tout cela, que
constatons-nous aujourd'hui ?
Rien n'a march comme onl'esp6rait. En tout
cas, dans notre pays. Alors que le Fonds Mon6taire
lui-meme a qualifi6 Haiti de pays << le plus ouvert >>
fiscalement de tout le continent.
En effet n'oublions pas que nos tarifs
douaniers ont &te 6galement r6duits presque A z6ro pour
faciliter le processus.
Eh bien, qu'en est-il aujourd'hui ?
Aprbs le passage des temp6tes, le
gouvernement n'a plus un sou en caisse. La majority


ion sans con
des minist&res gouvernementaux aurait pu 6tre mise


en vacances forces.
La vraie crise ne vient pas des ouragans, une
fois les morts enterr6s. Elle se trouve dans la totale
impossibility de l'Etat haitien A faire face A ses
responsabilit6s.
Et on ne peut ne pas questionner la politique
dconomique (sinon la politique tout court) que le pays
a mende pendant ces vingt dernires anndes.
Le gouvernement d6graiss6, ddbarrass6 de ces
gros ventres pour les remplacer par de frais 6moulus,
bref par des cadres comp6tents, devait nous fournir de
meilleurs services.
Je vous laisse enjugervous-memes du service
public aujourd'hui ?
La privatisation des entreprises publiques et
toutes les obligations qui l'accompagnent devaient
garantir des prix plus bas, un service de meilleure
quality et la creation d'emplois.
Non seulement nous sommes dans
l'incapacit6 de crder le moindre emploi digne de ce
nom, mais si on compare les prix d'aujourd'hui A ceux
des anndes 1980, ils sont 40 A 50 fois plus 6lev6s.
Outre les prix des produits alimentaires qui
sont il est vrai manipul6s depuis le march
international, mais 1i oo l'on payait 50 gourdes un
abonnement A la centrale d'eau potable (CAMEP) ou
A la compagnie nationale de t6l1phone (TELECO) dans
les anndes 1970-1980, aujourd'hui cela cofite 20 fois
plus cher et pour un service inexistant 9 fois sur 10.
Done qu'avons-nous gagn6 au change ? Pour
avoir consenti tant de sacrifices, tels que mise A la
retraite anticip6e et surtout mise A pied de milliers
d'employds de l'Etat et des entreprises publiques
privatis6es ou envoie de privatisation. Jet6s d'unjour
A l'autre sur le pav6. Dans la misbre.
Creation d'emplois : z6ro.
Meilleur service public : z6ro.
Des prix plus bas : z6ro.
Qu'est-ce que cela nous rapporte que les
grandes institutions internationales gratifient Haiti de
pays le plus << liberal >, voire ndo-lib6ral > de la terre.
Avec bien entendu Transparency International
pour nous convaincre que si qa ne marche pas chez
nous comme ailleurs, c'est tout simplement parce que
nous sommes l'un des pays les plus corrompus de la
plandte. E16mentaire, n'est-ce pas, il suffisait d'y
penser !
Eh bien, un cas tout A fait embl6matique de
cette politique de < march de dupes > (en creole de
< Bouqui >) c'est celui de la Teleco.
Oui, nous disions qu'autrefois le
gouvernement haitien, confront A une situation aussi


Le PAS : une pilule amere ?


Par Huguette HWrard
L'ouvrage du juriste et "Haiti: ajustement structurel et problmes politiques"
diplomateFritznerGaspard < : ajustement structurel et problkmes politiques (1) par
permet une immersion dans le monde politique haitien presenter les faits tels qu'ils s'dtaient passes, en se din
ou se d6voilent ses hauteurs comme ses bassesses. Le basant, non pas seulement sur sa propre appreciation d6v
point de depart, c'est l'introduction, A partir de 1994, mais surtout sur les 6crits de l'6poque, sans tomber 6tra
du Programme d'Ajustement Structurel (PAS), incluant dans un militantisme de cinq sous ou dans un discours
la privatisation des entreprises publiques. Luttes trop moralisateur. Mime si, en filigrane, la critique de No1
diffuses et petites magouilles se d6voilent en toute certaines initiatives infructueuses dict6es par l'6tranger, les
inconscience...Les d6cideurs en matibre de politique ou concoct6es de manibre autonome, laisse transpercer M&
de d6veloppement, d'hier et de demain, d'ici et un d6sirde changementetunsoucide placer l'homme de
d'ailleurs, ont tout int6ret A lire ce livre de Fritzner au centre des decisions publiques. Et surtout le pays. dep
Gaspard. Les premiers pour mieux mesurer, avec le Mais quand l'auteur s'adonne A cet exercice p6rilleux, Jea
temps, 1'6tendue des erreurs, volontaires ou il pr6efre, comme pour ne pas influencer le lecteur, avo
involontaires, commises dans leurs strategies de faire parler les chiffres, des personnalit6s concernees int
d6veloppement. Les seconds pour en tre pr6munis afin ou des auteurs ayant travaill6 sur le sujet. stab
de ne pas r6pdter ce qui a foir. Ce n'est pas qu'ils C'est ainsi qu'on a pu avoir droit A la quasi-totalit6 du
sont dans l'ignorance des drives causes par des des publications faites sur les PAS que Gaspard divise
politiques mal conques et des enjeux soci6taux qui y en grandes categories. Cette presentation lui sert aussi fait
sont li6s mais il est toujours utile de les rappeler dans de cadre thdorique pour entrer dans le vif du sujet : les mit
ce contexte actuel. Surtout si ce rappel se fait sur un problems politiques causes par notre PAS. Dans le con
ton lucide, objectif, sans passion partisane marque. cas d'Hafti, des 6tudes sur la dimension politique de red
C'estjustement ce qu'a fait Gaspard en essayant de 1 ajustement font defaut. C est pourquoi Fritzner


Gaspard va s'appuyer sur les
declarations d'hommes politiques
haitiens et strangers, les reportages
us dans la presse, les recherches de l'OCDE sur la
pension politiques du PAS dans les pays en voie de
eloppement, les documents officiels, haitiens et
ngers.
Des definitions, le livre en regorge aussi.
tamment celle du PAS meme ou de son corollaire,
mesures de stabilisation. Des naissances rates.
me si le PAS a &te introduit en tant que tel A partir
1994, la tendance lib6rale, sugg6rde ou impose
puis l'ext6rieur, avait commence depuis 1982, sous
n-Claude Duvalier. Cette premiere tentative, <
ort6e >, selon Gaspard, sous le poids de conflits
ernes (2), ne comportait que des mesures de
ilisation, la privatisation n'6tait pas encore A l'ordre
jour.
Pas plus qu'A la deuxibme tentative (1986-1990),
e apres le depart de Duvalier-fils. Un bilan plut6t <
ig6 pour Gaspard qui rappelle que le paquet
itenait surtout des mesures lib6rales classiques :
uction du deficit budg6taire, promotion des
(voir PAS / 12)


FICHE D'ABONNEMENT A HAITI EN MARCHE


Gdes 280-q0
_US S 40-00
US $42-00
SuS 70.00
US $ 70.00


Gdeo 520,00
US 5 78.00
_US $ 80.00
US$ 135.00
us S 135.00


OBn se Ias d'un abo~nmnnut
avc Iiwison, 1 coOt eat dIaoublt
Prlrm de spdcfiw I vous Ats
un nouvril bonn6
ou uiI u'aglt d'un rnouvllUmnt


Nouveau
- -


Renouvlllmfent


Nodre
Adnus


Ham -
Etst Unis .


Europe
AmnAqua Latir


I


Page 5



trepartie!
embarrassante que celle d'aujourd'hui, aurait pu
compter sur d'autres ressources locales.
Parmi elles, la Teleco ou compagnie nationale
de t6l1phone.
Pendant toute l' re Duvalier et jusqu'A la
premiere pr6sidence de Rend Pr6val (1996-2001), la
Teleco pouvait constituer un fond de reserve pour le
pouvoir en cas de coup dur.
Puis vint la privatisation.
Depuis, les pressions se multiplient pour
vendre la Teleco, sinon pour livrer au secteur priv6 les
services qu'elle assure ...
Ou qu'elle est suppose assurer, car ce qui a
de particulier avec la Teleco, c'est que sa privatisation
ne se fait pas directement ni ouvertement mais par
toutes sortes de combines: sabotage interne -
l'empechant de performer les services attendus par la
clientele ; contrats et licences accords au detriment
(voir PRIVATISATION / 8)




**I S








"Copyrighted Material
Syndicated Content
Available from Commercial News Providers"


(ofst potir Si


1, CPmjt pou









I BANQUE MONDIALE & HAITI


Mercredi 29 Octobre 2008
SHai'ti en Marche Vnl XXII N 40


Robert Zoellick : il ne faut pas abandonner Haiti aux ouragans !


(... suite de la lere page)
lundi avec le Premier ministre, Mme Michele Pierre-
Louis, et ce mercredi avec le Pr6sident Rend Pr6val.
Pour aujourd'hui, comme priorit6s, c'est
remettre sur pied les infrastructures ainsi que le secteur
agricole. Comment revenir aussi vite que possible a la
normale.
Mr. Zoellick dit qu'il voulait se faire une idWe
de premiere main de la situation avant de rencontrer la
semaine prochaine a New
York le Secr6taire g6ndral
des Nations Unies, Ban
Ki-Moon, et les
principaux bailleurs.
Cependant il
faudra passer tout de suite
a d'autres tapes. La
Banque mondiale ne fait
pas seulement dans l'aide
d'urgence et humanitaire
(comme les cantines
scolaires et l'aide aux
petits artisans), mais elle
joue aussi un r6le incitatif
au niveau du secteur priv6.
Aussi bien le
secteur formel que le
mini-cr6dit et les petites et
moyennes entreprises.

Toujours une
possibilite de
rebondir ...
En ce qui
concerne Haiti, Robert
Zoellick mentionne
comme secteurs Robert Zoelli
actuellement importants :
la loi Hope 2 (visant des
emplois dans le textile), les mangues (la mangue
francisque export6e en Am6rique du Nord), les
telecommunications (Digicel travaillant actuellement
sur un projet de WYMAX ou couverture Internet
nationale), et aussi l'6nergie 6lectrique.
La Banque mondiale peut apporter son
encouragement a ce genre d'entreprises sous forme
d'investissements ou de prets.
Le coup est dur, certes, parlant
de la situation actuelle d'Haiti, mais il y a
toujours une possibility de rebondir, a dit
le president de la Banque mondiale, selon
qui Haiti a pour principal atout qu'il se
trouve sur la route des marches
actuellement les plus importants dans le
monde.

La dette d'Haiti ...
A propos des dispositions prises
par la Banque mondiale pour aider Haiti
a faire face, Robert Zoellick a cit6 les
fonds d6bloqu6s pour le pays ces derniers
mois, dont un tout dernier don de 25
millions de dollars dans la semaine qui a
preced6 sa visite.
Le president de la Banque
mondiale a signaled aussi : << nous avons
l1imind la moiti6 de la dette d'Haiti. >
Et il a promis que l'autre moiti6 de la dette
d'Haiti envers la Banque mondiale sera 6galement
annulde.
Haiti devait a la Banque mondiale plus de 600


millions de dollars.
A son avis, la dette n'est pas un gros problkme
dans le cas d'Haiti. Ce qui importe le plus, c'est
comment attirer des investissements.

Une mauvaise image pour le pays

Mais il abeaucoup insist pour que des efforts
soient faits afin de ne pas laisser Haiti revetir une image


ck visite une creche bien tenue avec 'assistance de la Ban
(photo courtoisie Minustah)
de terrain vague constamment balay6 par les ouragans.
C'est une mauvaise image pour le pays, a
soulign6 Robert Zoellick.
Aussi a-t-il mis un accent particulier sur une
veritable politique de pr6ventions qu'il faudrait mettre
en place imm6diatement car Haiti se trouvant sur la
route des tempetes et ouragans, c'est chaque annie qu'il


Visite a un atelier de couture (photo Minustah)
faut se tenir pret a faire face a des catastrophes d'une
ampleur semblable.
Comme mesures de pr6ventions, le president
de la Banque mondiale mentionne en tout premier lieu


la gestion des bassins versants.
A c6t6 de l'in6vitable reboisement, il suggere
la construction de grands lacs artificiels pour contenir
les eaux d'inondations et qui serviraient naturellement
aussi pour l'l6evage de poissons.
I1 invite aussi a la mise en place d'un system
d'alerte mais 6galement de construire des abris pas si
provisoires que ca puisqu'il faudrait les garder toujours
6quip6s pour recevoir les populations forces d'6vacuer
leurs habitations.

Tirer les
lemons des desastres

Mr. Zoellick n'a
pas oubli6 les maladies et
6pid6mies d6coulant des
inondations et des eaux
pollutes et stagnantes et
pour lesquelles il faudrait
se tenir d6sormais touj ours
pr~t.
En un mot, tirer
les lemons des d6sastres.
Tout cela sur
fond d'un effort national
pour le reboisement afin

d'aller constamment a la
mer.
Effort national,
c'est-h-dire impliquant h
c6t6 des pouvoirs publics,
S la soci6t6 civile et la
population dans son
ensemble ...
,que Mondiale Et l'assistance
internationale ne saurait ne
pas participer aussi a une


telle entreprise,
mondiale.


selon le president de la Banque


Autrement dit, refaire l'image du pays, pour
que ce ne soit pas celle d'un bled quelconque livr6
sans defense aux ouragans. Et ce premier effort
constitue d6jaune source d'opportunit6s.
Le president de la Banque mondiale a vu un
pays totalement d6vast6, dit-il, mais il ne
s'est pas moins appliqu6e nous doper le
moral avant de partir.
Robert Zoellick (selon un CV
distribu6 aux journalistes) est un
sp6cialiste en accords de libre-6change,
qui a exerc6 sur tous les continents.
Avant de prendre la tete de la
Banque mondiale, il a &t6 vice-pr6sident
du groupe Goldman Sachs, puis secr6taire
d'Etat adjoint au D6partement d'Etat
amnricain.
De 2001 a 2005, il a servi au sein
de l'ex6cutif americain en quality de << 13e
repr6sentant des Etats-Unis pour le
commerce ext6rieur. >
Dans son approche, rien du
grand fonctionnaire international ou du
ministre d'Etat. C'est quelqu'un de calme
qui observe et 6coute avec le plus grand
soin.

Melodie 103.3 FM,
Port-au-Prince


Robert B. Zoellick reaffirme son soutien


MIAMI-.IE

Grow your career in a rewarding, diverse and
challenging environment full of opportunity.
Find your next job at

www.miamidade.gov/jobs
or visit our
Employment Customer Care Center
140 West Flagler Street, Suite 105 Miami, Florida
Search online at any Miami-Dade County library, South
Florida Workforce Career Center or Team Metro location.
EOE/M/F/D/Veterans' Preference
25diver'i ExcceLLexce Every aly2


PORT-AU-PRINCE, Haiti, 22
octobre 2008 Au terme d'une visite
de deuxjours effectu6e dans le pays, le
President du Groupe de la Banque
mondiale, M. Robert B. Zoellick, insiste
sur son soutien ferme a Haiti au vu des
efforts d6ployds pour relever le d6fi de
la pauvret6 et pour se remettre des
r6centes catastrophes naturelles.
S L 'Etat ha'tien et les bailleurs
de fonds doivent faire avancer le
programme de developpement global du
pays, ceuvrer ensemble sur le front des
efforts de redressement et de
reconstruction et promouvoir une
nouvelle vision pour favoriser la
croissance et le developpement a moyen
terme, en s'appuyant sur la Strategie
pour la croissance etpour la rdduction
de la pauvretd d'Haiti, > a d6clare M.
Zoellick.


ferme a Haiti
Le 9 octobre, M. Zoellick a
annonc6 un don d'urgence
suppl6mentaire de 25 millions de dollars
accord a Haiti pour la reconstruction des
principaux ponts et pour l'achevement
d'autres travaux de rehabilitation
d'infrastructures cl ; ce don est aussi
destined a largir la port6e des
programmes existants afin de r6duire la
vulnerability du pays aux catastrophes
naturelles et de renforcer sa capacity a y
faire face.
Au cours de sa visite, la
premiere qu'il effectue en Haiti, M.
Zoellick, qu'accompagnaient Mme
Pamela Cox, Vice-pr6sidente de la
Banque mondiale pour la R6gion
Am6rique latine et Caraibes et Mme
Yvonne Tsikata, Directrice des operations
pour les Caraibes, a soulign6 l'appui sans
(BANQUE MONDIALE / p. 7)


Page 6








Mercredi 29 Octobre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 40


MINUSTAH : Un renouvellement controversy

LA DEMANDE DU PRESIDENT PREVAL POUR UNE MINUSTAH PLUS ADAPTEE A ETE IGNOREE


(MINUSTAH... suite de la page 2)
ce fut le cas jusqu'en 2006 au lendemain des elections
d6mocratiques.
A l'6poque les 7.000 militaires, blinds et
mitrailleuses de la mission onusienne de maintien de
la paix pouvaient meme paraitre
insuffisants.
Mais aujourd'hui la menace
est d'un autre ordre, meme si elle
n'est pas moins grave, peut-Ctre
meme l'est-elle davantage pour notre
avenir. C'est le pays lui-meme qui est
entrain de disparaitre sous nos yeux.
Or a tout d6fi, il faut une
r6ponse appropriate. Aussi le
renouvellement de la force des 7.000
soldats de la Minustah passe tout a
fait a c6td. Et constitue presque une
insulte h l'intelligence.
Le plus curieux est que le
no. 1 de la mission semblait lui-meme
avoir tout a fait compris la situation.
Lorsque Mr. Heddi Anabi
s'6criait devant les d6gits provoqu6s
par les inondations au camp de la
Minustah i Mirebalais, dans le
Plateau central, qu lel defi est au- La Minustal
dessus des forces de la mission. des o
Autrement dit, cette mission n'est
plus appropriate, ne convient plus a la situation. Mr.
Annabi appelait les grandes nations du monde a bien
r6aliser la situation ...
Or ces nations, qui forment le Conseil de
s6curit6 de l'ONU, ont vot6 la semaine dernire comme
si elles n'avaient rien compris du tout.
Comme si la situation en Haiti ne leur avait
pas &t6 correctement expliqude ...
Ou pis encore, comme si cela ne leur faisait
ni chaud ni froid.
Done comme si le sort d'Haiti serait une
question depuis longtemps r6gl6e et qu'il n'y a rien a
y revoir.
Car d6sormais on peut penser a tout et i
n'importe quoi. C'est la r6solutionvot6e le 15 octobre
elle-meme qui nous y invite.

Une menace pour la paix et la
s6curite, oui mais ...
Tout le monde se rend bien compte de la
maladresse de la situation. Tout le monde a l'air bien
embarrass. Du moins sur place en Haiti meme.
A commencer par Mr. Annabi lui-meme
r6clamant la semaine dernire en conference de presse



I&Aww0 %oo


de ne pas accorder trop d'importance a la partie de la
resolution (1840) qui considbre Haiti < continuant de
menacer la paix et la s6curite internationales dans la
region. >
Ce quijustifie notre maintien sous le Chapitre


s 'implique dans le social: photo prise au moment de la visite du Chef
rations humanitaires de l'ONU (Marco Dormino /Minustah)


7 de pays en 6tat quasiment de guerre civile ou de
genocide actif, et done l'envoi ou le maintien d'une
mission a caractbre militaire.
Orjustement Haiti constitue une menace pour
la paix et la s6curit6 r6gionales. Et une menace qui si
elle n'est pas trait6e avec les armes approprides,
signifie toujours plus de migrants ill6gaux, toujours
plus de pauvret6, de misbre, de colkre mal contenue,
toujours plus de pollution se rdpandant jusqu'aux
plages et au pied des palaces touristiques de la
Jamaique, des Bahamas et de la Floride ...
Et lorsque le chef de la Minustah 6crivait dans
son rapport au Secr6taire g6ndral Ban ki-Moon que
Haiti est un < rservoir potentiel de micontentement>>
(8 octobre 2008), on ne pouvait penser que c'est avec
des blinds et des mitrailleuses que l'on chercherait a
y apporter une rdponse.

A quoi sert la diplomatie haitienne ?

Que s'est-il done pass lors de cette fameuse
seance du Conseil de s6curit6 du 15 octobre 2008 ?
Pourquoi n'a-t-on fait aucun cas de la
demande expresse, publique et r6it6rde du Pr6sident
haitien ?
En effet, la R6solution n'y fait aucune
r6f6rence, nulle part, comme si cette demande n'est
jamais parvenue a la connaissance des membres du
Conseil.
Combien de temps a dur6 la seance ? Le cas
6tait-il ddjh entendu avant meme la seance ? Haiti n'a-
t-elle aucun mot a dire alors meme qu'on traite de son


sort et de notre avenir de peuple et de nation ?
La mission diplomatique haitienne avait-elle
requ pour mission de transmettre fidelement au Conseil
les considerations des parties haitiennes, y compris
celles du Pr6sident de la R6publique d'Haiti comme
cela se doit ?
A quoi sert la diplomatic


haitienne ?
Oui, sont-ce les Haitiens qui
ont mal fait les choses, qui ont tout
foutu en l'air ?
La demande du Pr6sident
est-elle justement rest6e une parole
en l'air ... Ou au contraire a-t-elle t&
6chang6e, discut6e et d6battue avec
les autres autorit6s nationales,
qu'elles soient executives,
parlementaires, locales ou autres ?
Soci&te civile, que sais-je ...
Et aussi avec les autres pays
de la region. Comme les pays sud-
americains qui font aussi partie de la
Minustah mais ne sont pas membres
du Conseil de s6curit6 (Br6sil,
Argentine, Chili etc).
Les pays de la Caricom qui
sont concerns au premier chef par
la situation haitienne.
Au meme titre que la


R6publique dominicaine, les Etats-Unis et le Canada.
Et Cuba.

Le dialogue qui nous fait d6faut ...
Est-ce une lecon pour nous apprendre si
besoin 6tait que tout seul nous ne faisons pas le poids,
et que c'est l'union qui fait la force Disons
aujourd'hui le consensus, et qui va d6sormais bien au-
dela des frontibres nationales.
Rappelons-nous ce qu'il en a cott6 au Premier
ministre int6rimaire G6rard Latortue d'avoir crfi
pouvoir sous-estimer les (petits) pays de la Caricom !
Mais, a la v6rit6, c'est d'abord le dialogue
qui fait d6faut, par 1 que nous p6chons toujours et
toujours. La question Minustah n'est pas v6ritablement
trait6e par personne. Ni par le Pr6sident de la
R6publique dont les recommandations ne sont pas
prises en consideration au moment du vote au Conseil
de s6curit6 parce que n' tant pas second6es par un large
consensus national que lui-meme ne prend
apparemment pas la peine de rechercher.
Ni par les autres, dont d'6minents
parlementaires, qui se contentent eux aussi de
condamnations envoydes en l'air sans aucun sens des
r6alit6s.
C'est en tout cas la situation aprbs 4 ans de
presence militaire 6trangere dans notre pays.
Meme qa qui n'arrive pas a nous faire
vraiment prendre conscience.

MIlodie 103.3 FM,
Port-au-Prince


"Copyrighted Material
Syndicated Content
Available from Commercial News Providers"


Page 7


NORTH'MIAMI

CITY OF NORTH MIAMI
COMMUNITY DEVELOPMENT BLOCK GRANT PROGRAM
REQUEST FOR PROPOSALS

Request for Proposals (RFP) for public service activities will be received from
not-for-profit Community Based Organizations (CBOs) for FY 2008-2009 funding
through the Federal Community Development Block Grant Program beginning October
27, 2008. The deadline to submit proposals is Wednesday, November 26, 2008, at 4 p.m.
RFPs must be submitted on forms issued by the City of North Miami, and will be
available beginning October 27, 2008 at the City of North Miami Community Planning &
Development Department, 12400 N.E. 8th Avenue, Monday through Thursday, between 7
a.m. and 6 p.m.

A workshop to provide technical assistance for proposal submission will be
conducted on Thursday, November 6, 2008, 11 a.m. to 1 p.m. in the North Miami Public
Library, 835 NE 132nd, Street, North Miami, Florida.

Total allocation available for CBO funding is $102,230.

Community Planning & Development
City of North Miami









ECONOMIE EN OUESTION


Mercredi 29 Octobre 2008
Haiti en Marche- Vnl XXII N 40


Privatisation sans contrepartie !


(PRIVATISATION...
suite de la page 5)
de la compagnie nationale et partant de
la caisse publique puisque la Teleco est
un bien de l'Etat ...
Etc.
Il ne s'agit pas de privatisation
mais d'un d6pouillement m6thodique


destined r6duire la compagnie au rang
de squelette.
Et puis finalement l'annde
derniere, au tout d6but du second mandat
de Mr. Prdval, le personnel de la Teleco
est liquid en masse.
Enfin la privatisation va avoir
lieu, pensait-on.


Haiti vote ...


(OBAMA... suite de la page 4)
culturel. L'Obamania.
A tel point culturel et non racial
(ni une affaire de fortune personnelle)
que nos voisins dominicains
(R6publique dominicaine) brhlent eux
aussi de la fibvre Obama, a commencer
par leur president Leonel Fernandez,
comme Obama un ancien de Harvard.
Et le ph6nombne devrait se
manifester aussi chez d'autres peuples
sud-am6ricains a dominante autochtone.

Qu'est-ce que Haiti peut
en attendre ? ...
En tout cas, chez nous c'est a
tel point un phenombne que, au niveau
politique local, tout a 6td boulevers6.
En effet, les secteurs qui se
r6clament comme plus proches de la
base (ou de la gauche), que ce soit
Lavalas ou anti-Lavalas, pariaient
d'abord sur une victoire de Hillary
Clinton.
Bill Clinton est rest proche
des milieux politiques haitiens. Il est
revenu en Haiti pendant le second
mandat d'Aristide (2001-2004) et il


rencontre Rend Prdval aux Etats-Unis
dans le cadre de sa fondation, le Clinton
Global Initiative.
Tandis que les anti-Clinton,
ceux qui enveulent h l'ancien president
am6ricain d'avoir ramend Aristide au
pouvoir aprbs le coup d'6tat militaire de
1991, pencheraient pour le candidat
r6publicain John Mccain.
Mais la perc6e d'Obama mit
d'accord les uns et les autres. Du moins
dans leur grande majority.
Mais reste la question : qu'est-
ce que Haiti peut attendre d'une victoire
de Barack Obama ?
Car si l'on inverse maintenant
l'6quation: Barack Obama sait
beaucoup moins d'Haiti que les Clinton.
Mais c'est le propre des vrais
phenombnes qu'ils bouleversent tout. Y
compris les calculs politiques.
Aussi c'est une question qui ne
se pose pas encore pour l'instant.
Pas avant mardi prochain !

Haiti en Marche,
26 Octobre 2008


Mais depuis, plus rien. La
Teleco n'a meme pas un bout de papier
pour vous ddlivrer un requ.
La Teleco est-elle en vente ?
Ou la meme politique de d6pouillement
... ou de d6pouillage ???
En tout cas, une chose tout a
fait inattendue se precise de plus en plus,
c'est que 1i ooi officiellement l'Etat doit
se d6barrasser d'un monopole public
attendu que celui-ci empeche le
d6veloppement du secteur en question,
empeche d'avoir de meilleurs services
et a meilleurs prix, eh bien ce qui
apparait aujourd'hui a l'horizon c'est un
monopole d'Etat qui est en voie d'etre
remplac6 par un monopole priv6 ...
Dans le meme cadre de la
privatisation des services de t6l1phonie,
nous avons vu se cr6er trois compagnies
priv6es de t6l1phonie sans fil appelke
encore portable ou cellulaire ...
Mais de trois qu'elles 6taient
(ou qu'elles sont toujours mais de moins
en moins), ces trois compagnies sont sur
le point de se r6duire a une seule, les
deux autres commenqant a battre de
l'aile pour diff6rentes raisons.
Or la compagnie qui sortira
gagnante de cette competition aura le
monopole du march de la t6l1phonie
en Haiti. Et conclusion, on retournera a
des tarifs de monopole.
Et voila comment on remplace


un monopole d'Etat par un monopole
priv6.
Avec la difference que les
revenus r6alis6s par ce dernier vont a
l'ext6rieur, tandis que ceux du monopole
d'Etat restent dans le trdsor public
national.
Et peuvent se rdveler fort utiles
en cas de coup dur comme apres le
passage de ces 4 ouragans en moins d'un
mois.
Meme en Haiti, tous les
gouvernements ne sont pas obliges
d'etre aussi corrompus !
Ceci n'est pas une
condamnation formelle de la
privatisation, mais une simple invitation
a une certaine interrogation.
D'autant plus que dans le cas
de la Teleco, entreprise nationale ayant
encore de grandes capacit6s
technologiques mais qui ont &t6
neutralisdes exprbs au profit de on ne
sait quoi, on ne sait qui, bref l'Etat
haitien ajoud unjeu coquin. Et ce n'est
pas fini.
Le bilan de cette politique peu
louable est a retrouver aussi dans notre
6tat de d6nuement actuel.
Le plus condamnable, ce ne
sont pas les ouragans.

Melodie 103.3 FM,
Port-au-Prince


La BID octroie un don de $25

millions pour des projets routiers


amdlii


MIAMI'


SEZON TAKS 2008 OUVE POU REKOUVREMAN
Sezon taks 2008 lan ouv6 pou rekouvreman nan Konte Miami-Dade. Enpo lokatif yo evalye
depi 1 janvye pou jiska 31 desanm epi yo koumanse rekouvreman apati 1 novanm.
Rabe Sou Peman Pi Bone yo:
4 pousan rabbi si nou peye jiska 30 Novanm 2008
3 pousan rabbi si nou peye anvan 31 Desanm 2008
2 pousan rabbi si nou peye jiska 31 Janvye 2009
1 pousan rabbi si nou peye jiska 28 Fevriye 2009
Pa genyen ankenn rabe si nou peye nan mwa Mas
Enpo lokatif yo konsidere fotif oswa pa peye jou 1 Avril.
Kbm rezilta, si nou manke pa peye enpo lokatif yo, nap genyen fre, entered adisyonel
ak penalite epi tou nou gen dwa menm pedi pwopriyete nou an.
Si dat rabe an tonbe yon Samdi, Dimanch oswa yon jou konje nasyonal, se pou nou vini an
pes6n nan Biwo PBsept6 an pwochen jou ouvrab lan.
Nou kapab peye:
* Pa entenet nan: www.miamidade.gov
* Pa laps yo baze rabe sou taks akty6l yo dapre dat so laps lan.
* An pes6n nan nenp6t nan de lokal sa yo:


Biwo Santral
Tax Collector's Main Office
140 West Flagler Street, 1st Floor
Miami, FL 33130


Biwo Ki Nan Z6n Sid Lan
Tax Collector's Branch Office
10710 S.W. 211 Street, Room 104
Miami, FL 33189


L6 Biwo yo ouvri: 86 dimaten jiska 56 nan lapremidi (Nou pa ouvri nan jou konje nasyonal yo)
F6 ch6k yo sou non: Miami-Dade County Tax Collector
140 West Flagler Street
Miami, Florida 33130
(Peman yo f6t pou yo s6ti nan yon Bank Ameriken an lajan Ameriken)
Pou nou tcheke balans nou dwe oswa pou nou kapab f6 yon peman sou ent6n6t, vizite sitw6b
Konte an nan: www.miamidade.gov
Pou Enf6masyon sou Enpo Lokatif rele: 305-270-4916 oswa vizite
www.miamidade.gov/taxcollector

Fernando Casamayor
PBseptW
Konte Miami-Dade


Des investissements pour
orer les routes principales et les
routes rurales dans les
d6partements du Sud-Ouest.
La Banque
interam6ricaine de
d6veloppement a annonc6
aujourd'hui un don de $25
millions pour l'amdlioration du
r6seau routier et l'entretien
routier dans les d6partements
du Sud-Est d'Haiti, oi nombre
de villes et villages sont d'un
aces difficile par les moyens
de transport terrestre.
Ce don fait partie
d'un programme en quatre
phases de la BID visant a
fournir a Haiti.
$100 millions envue
de la rehabilitation des routes
dans le sud de la p6ninsule. Un
premier don de $25 millions,
approuv6 l'annme derniere, sert
d6ji a financer plusieurs
projets dans cette region. Le
programme b6ndficie aussi
d'un don de CAD$75 millions
octroyd par le Canada.
< La reconstruction
du r6seau routier national
figure au premier rang des
priorit6s du gouvernement
haitien, qui considbre ces


investissements comme 6tant
fondamentaux pour stimuler le
d6veloppement 6conomique et social en
reliant les communaut6s isoldes au reste
du pays >, a d6clard le Repr6sentant de
la BID a Haiti, M. Philippe Dewez.
Le nouveau don servira surtout
a la r6fection de 22 km de routes
principales et 45 km de routes rurales,
ainsi qu'a l'amdlioration du rev6tement
et du drainage aux points d'intersection
urbains dans les d6partements de la
Grande Anse, de Nippes et du Sud. Des
ressources seront d6gag6es pour la
construction de ponts sur le troncon
allant de Gros- Morne a Port-de-Paix,
sur la c6te situde au Nord de Haiti.
Dans le cadre du programme,
les services d6partementaux du Sud-
Ouest du ministbre des Travaux publics,
des Transports et des
T616communications recevront une aide
afin de leur permettre d'acheter des
outillages et des mat6riels, et de former
leur personnel a la supervision des
travaux d'entretien routier ex6cut6s par
les entreprises et microenterprises
locales.
Le transport est un des
principaux secteurs dans lesquels la BID
intervient a Haiti, en dehors de
l'agriculture, de l'eau et
l'assainissement, de l'6ducation, de la
sante et de la modernisation de l'Etat.


S"Copyrighted Material
Syndicated Content
Available from Commercial News Providers"


Page 8








Mercredi 29 Octobre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 40


"Copyrighted Material



Syndicated Content


Available from Commercial News Providers"









Baisse des exportations de produits agricoles


et avicoles dominicains


(EXPORTATION... suite de la page 7)
volume commercialism a travers la frontiere Jimani/
Malpasse a &te constat6e. Le point de passage Jimani/
Malpasse repr6sente 12% des 157 millions de dollars
amdricains injects annuellement dans l'6conomie
dominicaine grice aux <> de
produits en Haiti.
A la base de la baisse de l'exportation des
autres produits, l'6conomiste Wagner Gomera parle
de plusieurs facteurs, dont la d6couverte sur le territoire
dominicain du virus H5N2 de la grippe aviaire, au
debut de l'amnne.
L'expert dominicain 6voque des facteurs
politiques et des difficulties lies aux catastrophes


naturelles qui, selon lui, ont contraint l'Etat dominicain
a conserver leurs produits pour la consommation
locale.
< Il y a un conflit commercial entre les deux
pays >>, estime Wagner Gomera pour qui la baisse des
exportations dominicaines vers Haiti a eu des
consequences negatives sur les deux pays.
En 2008, la R6publique Dominicaine a
export moins de produits en Haiti contrairement a
l'annde 2005, selon l'6conomiste dominicain.
Les r6sultats d6finitifs de l'6tude du Larehdo
et de IDEAC sur les changes transfrontaliers seront
pr6sent6s lors du prochain forum prdvu pour le mois
de d6cembre 2008.


Robert B. Zoellick reaffirme son soutien ferme a Haiti


(... suite de la page 6)
faille de la Banque a cette nation carib6enne. II a
rencontr6 le Pr6sident Rend Prdval, le Premier ministre
Michele Pierre-Louis, et les membres du
gouvernement, abordant dans ses entretiens des sujets
tels que le redressement d'urgence, la crise alimentaire,
les perspectives 6conomiques et les plans de
d6veloppement a moyen et long termes.
o Pour rdpondre aux catastrophes qui ont
detruit notre pays, mon gouvernement a mobilisd pres
de 200 millions de dollars pour faire face a l 'urgence
et a la detresse de nos concitoyens > a declare la
Premiere Ministre Pierre-Louis. Mais notre objectif
rdel, est de mener dans le cadre d'un effort national
et avec 'aide de la communaute internationale, une
veritable politique de reconstruction reflichie et
durable pour que nos villes etnos campagnes ne soient
plus aussi vulndrables > a-t-elle ajout6.
M. Zoellick a 6galement eu l'occasion de
constater par lui-meme l'6tendue des d6gits causes par
les inondations dans les zones affect6es par les
catastrophes naturelles, notamment a Gonaives, et de
se rendre compte de la destruction grave des
infrastructures, enparticulier les habitations, les ponts
et les routes.
< II faut donner a Haiti sa chance, et les
bailleurs de fonds doivent done aider le pays a aller de
l'avant dans l'optique d'un d6veloppement qui n'exclut
personne, de sorte que les populations locales
contribuent, au premier chef, a l'amdlioration de leurs
propres conditions de vie, > a dit M. Zoellick.
Tout en insistant sur la n6cessit6 de
reconstruire le pays et de mettre en place un plan
d'intervention coordonn6 en r6ponse aux catastrophes,
le president de la Banque mondiale n'a pas manqu6 de
mettre l'accent sur l'importance du programme de
d6veloppement du pays qui pr6voit l'accroissement de
la production agricole, la s6curit6 nutritionnelle, ainsi
que l'amdlioration de l'6ducation et de la sante pour
tous les Haitiens. Le calendrier du sdjour de M.
Zoellick a Port-au-Prince lui a permis de visiter un
projet de cantines scolaires a Cit6 Soleil, l'une des
zones les plus pauvres de la ville de Port-au-Prince.
M. Zoellick a par ailleurs eu des entretiens positifs
avec des repr6sentants de la communaut6 des bailleurs
de fonds, des dirigeants du secteur priv6 et des
membres de la soci&te civile.
A l'occasion d'un change avec les m6dias
avant son depart, M. Zoellick a soulign6 les difficulties
qui s'opposent au ddveloppement d'Haiti et les efforts
d6ployds par le pays pour promouvoir la croissance,
lutter contre la pauvret6 et amdliorer le niveau de vie


de sa population. M. Zoellick a en outre r6it6rd
l'engagement du Groupe de la Banque mondiale a
soutenir ces efforts.
La Banque mondiale, en intervenant
principalement par le truchement de l'Association
internationale de d6veloppement (l'institution membre
du Groupe de la Banque mondiale sp6cialis6e dans les
credits et les dons assortis de conditions
concessionnelles aux pays a faible revenu), a approuv6
240 millions de dollars d'aide a Haiti depuis 2005, y
compris un don d'urgence de 10 millions de dollars
accord au pays pour l'aider a r6pondre a la crise n6e


de la flambe des prix alimentaires. Ne sont compris
dans ce montant ni les 25 millions de dollars
suppl6mentaires annonc6s ce mois-ci ni les quelque
14 millions de dollars de ressources en fonds
fiduciaires investis en Haiti.
La Soci&t6 financiere internationale,
l'institution membre du Groupe de la Banque mondiale
sp6cialis6e dans le secteur priv6, a investi quelque 51
millions de dollars dans la t6l1phonie cellulaire, le
textile, la microfinance, et consenti une ligne de credit
au profit d'une banque locale.


Page 9


Commonwealth of Massachusetts


The Trial Court
Probate and Family Court Department


SUFFOLK Division


Summons By Publication

Destine Sainvil, Plaintiff(s)
v
Thomas Paul, Defendant(s)

To the above named Defendant(s):

A Complaint has been presented to this court by the Plaintiff, Destine Sainvil,
seeking a Complaint for Divorce

Pursuant to Supplemental Probate Court Rule 41 1 an Automatic Restraining Order has been entered


against the above named parties, and that the said defendant can not be found within the Commonwealth
and that his present whereabouts are unknown; that personal service on said defendant is therefore not
practicable, and that said defendant has not voluntarily appeared in this action:

You are required to serve upon David L. Callahan, Esq.
Attorney for plaintiff(s) whose address is 1596 Blue Hill Avenue, Mattapan, MA 02126

Your answer on or before January 29, 2009. If you fail to do so, the court will proceed to the hearing and
adjudication of this action. You are also required to file a copy of your answer in the office of the Register
of this Court at Boston

Witness, John M. Smoot Esquire, First Justice of said Court at Boston
this 14th day of August, 2008

Publication: Newspaper of General Circulation in Port-De-Paix Haiti

icliardIanella
Register of Probate Court


Docket No. 08D-1231









UN CERCLE VICIEUX


Mercredi 29 Octobre 2008
SHaiti en Marche Vnl XXII N 40


Existe-il une main d'oeuvre ha'itienne ?

NOUS SEMBLONS AVOIR PERDU TOUT SENS DU MOT TRAVAIL


(TRAVAIL... suite de la lere page)
voirie et de l'assainissement urbain. Et
dans le monde rural : nettoyage des
canaux d'irrigation et autres
reparations d'infrastructures
agricoles de base ...
C'est tout mais c'est
pas n6gligeable pour le nombre
de families (chacune
comprenant une moyenne de 6
a 8 membres) que cela faitvivre.
En tout cas, c'est tout ce que lui
permettent les ressources d'un
Etat d6muni au point que 70
pour cent de son budget de
fonctionnement (et 90 pour cent
du budget d'investissement)
proviennent aujourd'hui du
financement international.

Sans emploi et
sans formation ...
Mais d'un autre c6te,
le r6sultat est un pays et une
6conomie enterr6s totalement
dans le primum vivere, l'en-
dessous du seuil de subsistance.
Ainsi que dans l'a-peu-pres et
l'amateurisme. Et dans un sens
encore plus large, le
parasitisme.
Chez les
internationaux, on dit : < pays assist. >>
Bref, un march de
l'emploi, non seulement sans
emploi mais aussi sans
formation.
Or en m6me temps
nous avons la pr6tention de
relancer Haiti dans la grande
competition international pour attirer
investissements, capitaux et emplois.
Sans quoi d'ailleurs, nous sommes
condamnds a cette existence de
grabataire.


institutionnelles legislationn, fiscalitd) et
les infrastructures (routes, 6nergie et
telecommunications) que la qualification


La discipline est un critbre a la
fois psychologique et moral
indispensable a toute activity humaine.


Infants realisant collectivement un immense poster car le talent est naturel dans ce pays


de la main d'ceuvre. Du moins une
certaine pr6-qualification. Une
predisposition.
Or a ce niveau, le syst6me des
petits emplois marginaux et passe
partout qui nous sert de march de


II faut au moins une l'emploi de substitution, ne cadre pas
predisposition ... avec ces premisses, ne cesse au contraire
Or le critbre main d'oeuvre bon de nous 6loigner de cette finality.
march qui fit fortune voilh 30 ans de
cela sous la dictature Duvalier (avec en N6gation de toute
sus et c'6tait 6galement vital: discipline du travail ...
l'inexistence de toute possibility de Les emplois de factory, qu'on
revendication ouvriere) n'a plus cours. aime iddologiquement ou non, forme a
Aujourd'hui parmi les atouts une certaine discipline du travail.
essentiels pour attirer les investisseurs Plus que le travail, la discipline.
i1 f ot rnmnntir onicci hion inc rtf\rmn -


L'effort fait les forts.
Or du personnel charge
d'ex6cuter des tiches quelconques de
bureaucratie dans l'administration
publique et dans les entreprises
publiques (Teleco et autres), au pauvre
besogneux engage dans les services du
nettoyage des rues a la capitale, c'est le
pour-riennisme qui est la r6gle. Du faire
semblant, du pseudo-travail.
Or non seulement ce syst6me
ne procure aucune formation, mais il
invite a une sorte de parasitisme. Done
la negation de toute discipline.
Tout cela par la force des
choses, soulignons-le aussi.

Mais le fait de ne
pas avoir pendant trop
longtemps dans le pays de


vrais em
oublier 1
vrai travy


Toutes dimensions de rmatrlels

POUR vos RShERVATIONS DE CARGO, APPLE

1-800-927-6059 _"E+
marxaamu un&9 c-Mlx=


vicieux

les mo
compose
populat
exacteme
disparu
absolum
revoir a

d'aujouri
du mot


Mais alors que l'Etat se penche
assidument sur les prdrequis
institutionnels (loi de facilitation des
investissements et des nouvelles
entreprises, etc) et la
rehabilitation des infrastructures
(6nergie, telecommunications,
routes de p6n6tration), il n'a pas
touch a cet 616ment tout aussi
incontournable qu'est la
qualification (ou du moins pr6-
qualification) de la main
d'oeuvre.


Jusqu'a present, et ce
depuis le boom de l'assemblage
des anndes 70, ce sont les
factories du parc industriel qui
s'en occupaient elles-m6mes.
Formation sur le tas.

Elever la for-
mation au stade insti-
tutionnel ...
Or les pr6misses,
comme nous venons de voir, ne
sont plus les m6mes. Aujourd'hui
la formation est comprise dans le
< package >. Sinon c'est le
Chinois qui l'emporte a coup sir.
La solution c'est
d'dlever la formation au stade
institutionnel. A l'6cole, a
l'universit6, l'atelier d'artisanat,
la cellule syndicale, les
associations paysannes. Etc.
C'est ouvrir partout des
dcoles professionnelles, dans les
villes comme a la campagne.
Moderniser celles d6ji
existantes. Damiens et la Ferme
cole de 1'ODVA dans


1'Artibonite. Et dans l'industrie, l'Ecole
J.B. Damier et les Centres de formation
sur la route de Thor. Encourager les
institutions priv6es du genre.

Restaurer la culture du
travail ...
Chaque 6poque a su r6pondre
a ses obligations. Qu'attendons-nous
nous autres ?
L'Ecole professionnelle J.B.
Damier est un acquis des mouvements
de revendications sociales de 1946 qui
fut, comme l'on sait, une annde-
charnire, celle de la renaissance et de
toutes les esp6rances. Ce centre de
formation professionnelle 6tait destine
aux enfants du peuple dont les chances
d'atteindre l'universit 6 taient presque
nulles.


plois finit par faire La Ferme cole de 1'ODVA a
a notion m6me du &te la plaque tournante du boom de la
ail. culture du riz dans la Vall6e de
l'Artibonite sous trois gouvernements
Un cercle (Estim6, Magloire et Duvalier pare).
... Quant aux Centres de
Dans un pays oi formation de Thor, 6tablissements
ins de 25 ans jumeaux inaugur6s sousDuvalierfils, ils
:nt la majority de la devaient desservir le parc industriel de
ion, couvrant Port-au-Prince en jeunes ouvriers
ent la p6riode oi ont qualifies dans l'industrie d'assemblage
les emplois, c'est (textile et dlectronique). Mais d6ji les
ent tout qu'il faut fils du peuple en question 6taient de
z6ro. jeunes bacheliers ou dipl6m6s
L H a it i e n d'universit6 mais qui ne trouvaient
d'hui ignore le sens aucun autre d6bouch6.
travail. En m6me Aujourd'hui plus quejamais la


temps qu'il recherche du
travail comme un damnd, il
ne sait point ce que c'est.
Pas 6tonnant qu'il
ne puisse maintenir unjob.
C'est un cercle vicieux.
Or le citoyen n'en
est en rien responsable.
Tout comme le
jeune dipl6m6 de notre
university d'Etat qui se
retrouve sur le pave sans
aucune sp6cialisation qui
vaille.


qualification est de rigueur pour attirer
investissements et capitaux, done les
emplois ...
Et cela en meme temps que
nous avons besoin de restaurer la culture
du travail s6rieux et honnete qui a
disparu sous le poids ali6nant du
ch6mage et de la misere.
Alors, qu'attendons-nous pour
jouer notre partition !

Hafti en Marche,
25 Octobre 2008


Page 10





Mercredi 29 Octobre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 40


Ou nan


Medicare


epi ou ger


Dyab t?


K6m moun ki gen dyabet, ou gen bezwen espesyal pou sante w, epi Humana
tabli yon plan espeyal ki rele Medicare Advantage ki fet dapre bezwen pou
sante w. W ap jwenn menm kouveti asirans total la, ak menm avantaj ki
genyen nan 16t plan Humana yo, plis 16t sevis ank6 ki fet pou kenbe w nan
chimen pwogr6 pou sante w.


* Konsiltasyon san limit kay dokt6
pou pye
* Kopeman $0 pou founiti
pou mezire nivo sik nan san w
(sa ki vie di tou, ti baget pou
f6 tes dyabet)


* Peman pou diferans nan pri
medikaman pou dyabet
* kouveti asirans pou kek medikaman
ak founiti ki vann san preskripsyon
* pwogram egzesis SilverSneakers
* Kopeman $0 pou terapi nitrisyonel


Rele Humana depi jodi a, pou konnen si w kalifye pou plan espesyal sa a.
Ou pa gen anyen pou w pedi, se avantaj selman w ap jwenn.

MIKE BULLY 561-540-9754
TTY pou moun ki pa tande byen 1-877-833-4486
8 b dimaten pou 8 b diswa, 7 jou pa semenn


HUMANA.
Guidance when you need it most


-Medicare
-Group Health
-Individual Health
-Dental, Life, Vision


Page 11


0 0


Tout moun ki satisf6 kondisyon Plan pou Bezwen Espesyal Ia (SNP) epi ki enskri nan Pati A ak Pati B nan Medicare pout6t laj
yo oubyen anclikap yo genyen, kapab patisipe nan plan SNP ki apwouve pou Medicare Ia. Anvan yo asepte yon moun nan
plan Maladi Kwonik SNP a, yo pral verifye clyagnostik dokt6 moun Ian. Prim, kopeman, ak dediktib yo kapab varye dapre
kantite lajan yon moun touche. Ou m6t kontakte Humana pou plis enf6masyon.
H1036-GHA-CR-004K PB 09/08









ECONOMIE HAITI MONDE


Mercredi 29 Octobre 2008
SHai'ti en Marche Vnl XXII N 40


La crise financiere mondiale et la Republique d'Haiti


Ily a un constat a faire aujourd'hui c'est que
le monde va lentement et sfrement vers l'achbvement
d'un cycle historique. La crise financibre a montr6
que le systeme financier international n'avait pas de
bases solides. Il suffit d'un d6clic pour que tout l'6difice
s'6croule. Les efforts entrepris et la concertation entre
les dirigeants des << pays riches > pour sauver ce qui
peut 6tre sauv6 ne garantissent pas la stability definitive
du systeme.
Les marches sont fragilisds, d6stabilis6s. La
crise financibre envoie a un sch6ma in6dit a savoir la
conjonction de crises diff6rencides et
interd6pendantes :
Aux Etats-Unis, c'est la crise d'un pays
surendettd.
En Europe, c'est une crise d'une region dont
les Etats membres n'ont toujours pas r6solu
leur gouvernance politique, les empechant de
mener une strat6gie 6conomique concert6e.
Dans les pays 6mergents (Chine, Br6sil, Inde,
etc.) c'est une crise classique de surchauffe
et de croissance.
Dans les pays sous d6velopp6s, c'est une crise
qui indique qu'ils ne doivent plus 6tre
consid6rds comme dominds et qu'ils doivent
participer de manibre int6grale a la
competition mondiale.
Done c'est une multiplicity d'acteurs dont les
int6rets sont loin d'etre convergents.
Aprbs la seconde guerre mondiale, la mise
sur pied du systeme financier ne posait pas trop de
problkmes puisqu'a l'6poque le grand vainqueur, les
Etats-Unis imposaient ses points de vue. A l'heure
actuelle, la situation est diff6rente, les Etats-Unis sont
affaiblis, le consensus ne peut pas se faire autour de
lui. C'est un monde multipolaire qui tente de construire
cette nouvelle architecture financibre. Le consensus
viendra des grands blocs 6conomiques. Aujourd'hui,
il faut reconnaitre qu'aprbs cette crise financibre le
monde ne sera plus comme avant.
Pour les pays de l'Union Europ6enne, ils ont
trouv6 une entente. Concemant l'Amdrique, la situation
est un peu ambigue. Le consensus va-t-il se faire autour
du Br6sil pour le MERCOSUR ? La r6ponse n'est pas
immediate. Le Venezuela se tourne vers d'autres pays


a savoir la chine, l'Iran, la Russie. Pour le CARICOM,
il n'y a pas un grand patron. Done les Etats-Unis pour
la region vient en tate, mais il faudra attendre les
elections du 4 novembre 2008.
Face a ce tournant, les structures
internationales actuelles sont a r6ajuster ou a refaire.
La Corde du Sud parle d6ji d'un Fonds Mon6taire
Asiatique (FMA). En d'autre terme, ce qu'il faut faire
remarquer c'est qu'un nouvel ordre dconomique est
en train de se dessiner.
Qu'en est-il de la R6publique d'Haiti ? Doit-
elle rester les bras crois6s et attendre ? Elle doit cesser
d'etre un bon elve doux. II faut sortir de la routine
6conomique et innover. De tous temps, les dirigeants
n'ontjamais fait preuve d'audace et de risque du point
de vue 6conomique. Etant donn6 que :
1. Le Systeme Financier International bat de l'aile,
2. La situation socio6conomique du pays est
alarmante, le passage successifdes ouragans ont
caus6 plus de 1 milliard de dollars de d6gits,
l'aide internationale arrive en compte-gouttes,
sur plus de 100 millions de dollars sollicit6s par
les Nations Unies moins de 30 % sont recueillis,
il faut que les dirigeants haitiens sollicitent de
la Communaut6 Intemationale l'annulation pure
et simple de la dette ext6rieure qui s'le1ve a
plus de 1.3 milliards de dollars ou un moratoire
sur le Service de la dette qui s'61eve a 58.2
millions de dollars pour l'annde 2008 et
demander une suspension des mesures a
appliquer concernant les accords signs avec le
FMI. Cela donnera un nouveau souffle a
l'6conomie en d6prime.
Au niveau interne, il faudrait arriver a un
consensus autour d'un programme national pour une
p6riode de 20 ans avec l'engagement formel de le
respecter quelle que soit l'issue des elections a venir.
Ce programme national prendra en compte la
production nationale, la creation d'une banque
agricole, la recapitalisation des avoirs des hommes et
des femmes qui ont tout perdu lors du passage des
ouragans, le reboisement, la r6forme de l'6ducation,
le ch6mage, les infrastructures sanitaires et la mise sur
pied de grands travaux d'infrastructures.


A un moment oi les grands pays riches vont
se r6unir pour trouver des solutions a leurs problemes
et venir avec un nouvel ordre 6conomique international,
Haiti de son c6t6, doit penser a son propre
d6veloppement et appliquer une politique qui prend
en compte ses int6rets et l'amdlioration des conditions
de vie de sa population.
II faut finir avec la politique d'appliquer a la
lettre toutes les mesures imposes par la Communaut6
Internationale. C'est au nom de ce lib6ralisme
6conomique pur et dur qu'on est arrive 1i oi l'on est
aujourd'hui au niveau mondial. C'est au nom de
l'application de cette politique et de ces mesures qui
l'accompagnent que la R6publique d'Haiti est devenue
beaucoup plus faible et plus fragile 6conomiquement.
Et enfin, c'est au nom de ce lib6ralisme 6conomique
provoquant le disengagement de l'Etat que les pays
pauvres comme le n6tre sont devenus mis6rables.
L'heure est venue oi tous les pays qu'ils soient
riches ou pauvres doivent reconnaitre que le system
6conomique mondial doit 6tre biti sur la cr6dibilit6, la
transparence et l'humanisme. En dehors de ces trois
conditions il ne pourra pas y avoir de p6rennit6 du
systbme. La construction d'une nouvelle architecture
6conomique et financibre doit tenir compte de la
participation et de la situation des pays du tiers monde
et des pays 6mergents.
En Haiti apres vingt cinq (25) ans d'application
en dents de scie des mesures d'une politique lib6rale
sans reserve imposes par les Institutions Financibres
Internationales et la Communaut6 Internationale, on
est en mesure de se poser la question a savoir : Quel
programme d'ajustement pour quelle 6conomie de
march ?
Il revient aux haitiens et aux dirigeants de faire
un consensus sur un programme national de
d6veloppement et de construction du pays sur une
p6riode de 20 ans afin d'apporter des solutions aux
vrais problemes du pays. II faut un rdveil et ce rdveil
est plus qu'un imp6ratif a l'aube d'un nouveau cycle
historique qui s'annonce au niveau mondial.

Michel Franqois,
Economiste


Le PAS : une pilule amere ?


(PAS ... suite de la page 5)
exportations, lib6ralisation des importations,
disengagement de l'Etat etc.
La troisieme tentative effectude de f6vrier a
septembre 1991 s'6tait rdv6l1e 6tre une experience <<
inacheve >> dans la mesure oi le coup d'Etat militaire
et le boycott international qui s'en 6tait suivi avaient
mis fin a l'exp6rience.

< La gauche convertie au neoliberalisme >
II a done fallu attendre le retour, en 1994, du
president Aristide qui se trouvait avoir dans ses bagages
le fameux << Programme de Restructuration Sociale et
Economique >> labor aParis (3). C'est a ce moment-
1l que le PAS a fait son entree, avec la conversion du
regime de gauche au ndolib6ralisme. C'est lB que tout
allait exploser. Unvent de fronde violent contre le PAS
allait tout basculer et surtout mettre a mal la 16gitimit6
du mouvement Lavalas et celle du president de la
Republique. Celui-ci, le dos au mur, a df finalement
choisir, en optant pour le soutien politique a une
efficacit6 6conomique, quelque peu hypoth6tique.
C'est ainsi qu'une fois qu'il avait quitt6 le pouvoir, il
s'6tait fait le chantre de l'antilib6ralisme visceral afin
de reconqudrir une base irr6m6diablement anti-PAS
qui lui avait tournm le dos, rappelle Gaspard. Mais il
6tait presque trop tard.
C'est toute cette aventure pour le moins
rocambolesque que Gaspard d6crit avec succulence
mais avec une froide objectivity dans le quatrieme et
dernier chapitre, acad6miquement et pudiquement
intitul << Les implications politiques du PAS >. Avec
un luxe de details, il relive les casses du PAS. Pas
seulement l'effritement du mouvement <> qui
avait conduit a une faible participation aux elections
l1gislatives de 1997. Mais pire encore : une instability
sociopolitique (changement successif de
gouvernements) s'6tait installed ainsi qu'un blocage
parlementaire et un renforcement de la mainmise
internationale.
Pour comprendre les dissensions provoqudes par
ce programme tant controversy, il faut, pour ceux qui
n'avaient pas suivi a l'6poque le d6bat autour du PAS,
s'attarder a tout prix sur le troisieme chapitre consacrd
aux positions des diff6rents acteurs, nationaux et
internationaux, impliqu6s dans la crise. La gamme est
large et fonction de l'int&ret enjeu. Par exemple, pour
reconqu6rir un soutien politique qui lui 6chappait
dangereusement, le gouvernement d'alors (Aristide)
abandonneral'objectif 6conomique. Les 6tudiants, eux,


s'y 6taient opposes en raison d'un avant-projet qui
pr6voyait l'augmentation de la taxe universitaire tandis
que les syndicats des entreprises publiques, y voyaient,
comme il faut s'y attendre, une menace rdelle pour leur
emploi.
Quant aux organisations populaires, elles avaient
combattu avec virulence le PAS a cause de la < hausse
du coft de la vie consecutive a l'l6argissement de la
TCA sur les produits de base > et aussi pour des raisons
d'ordre iddologique. Mis a l'6cart du processus au
debut, le secteur priv6, quant a lui, voyait plut6t d'un
mauvais oeil le programme. Et chose curieuse, c'est
une branche ddviationniste du mouvement < Lavalas
>, I'OPL, de tendance pourtant gauchiste, qui a d&s le
depart apport6 son soutien au PAS. Le monde a
l'envers.
< La lecture de cet ouvrage me prouve si besoin en
est qu'il n'existe pas une vraie gauche en Haiti ,>
commente un proche de l'auteur qui tient a garder
l'anonymat.
Quant aux acteurs ext6rieurs, ils n'ont pas etd, eux,
de main morte non plus. < Les institutions financibres
d'aide multi et bilat6rale ont suspendu leur aide... La
reaction de l'USAID a &t6 plus immediate et plus rude
>, se rappelle Gaspard. Parallblement, les
gouvernements strangers ne sont pas rests les mains
croisdes. < Les gouvernements strangers ont exerc6
par des declarations publiques de nombreuses
pressions pour porter le gouvernement d'alors a
appliquer le PAS >.

< Le risque de privatiser de I'Etat >
La oF l'auteur sort de sa reserve et y va meme de
main forte, c'est dans le chapitre consacr6 aux
entreprises publiques. Il ne s'est pas priv6 de relever
les contradictions contenues dans les etudes
d'dvaluation de la FSI, organisme charge, a l'6poque,
de determiner le degr6 d'obsolescence de 9 des 33
entreprises d'Etat.
Premiere contradiction: toutes les entreprises ne se
trouvaient pas dans la meme situation de deficit,
rabroue Gaspard. Par exemple, la T616co ne se portait
pas trop mal du point de vue 6conomique. L'APN non
plus. I1 est meme arrive certaines entreprises d'op6rer
des transferts au trsor public, precise Gaspard, surtout
apres les efforts de restructuration et d'assainissement
consentis avant le coup d'Etat de septembre 1991.
De plus, Gaspard refuse de prendre pour argent
comptant l'optimisme affich6 par la SFI quant aux <
vertus des regles du march 6 Il ruine cette vision


automatiste en avancant de but en blanc que les
entreprises en question, toutes privatis6es qu'elles sont,
risquaient tout aussi bien < de tomber dans un march
d6faillant >>.
Sans compter le danger de passer a une < situation
monopolistique dominde (cette fois) par le secteur
priv 6 Le doute de Gaspard vajusqu'a la capacity -
ou le d6sir de ce meme secteur priv6 dont les avoirs
sont souvent places a l'ext6rieur (chiffres a l'appui)
de contribuer au d6veloppement du pays. Sans compter
maintenant l'aspect strictement politique ou de s6curit6
dont Gaspard recommande de tenir compte. Certaines
entreprises de par leur nature strat6gique pour la
s6curit6 d'un Etat > (APN, A6roportuaire Nationale) <
ne sauraient 6tre confides au secteur priv 6 Au risque
de privatiser l'Etat meme.
Toujours est-il que cons6quemment a cette levee
de boucliers contre le PAS, la privatisation va changer
de nom et s'appellera d6sormais < modernisation >.
Tout se passe comme si les acteurs internationaux
avaient implicitement admis que la potion a &te trop
forte et risquait de tuer le malade au lieu de le ranimer.
Mais l'intention reste la meme, savoir la lib6ralisation
a outrance qui a repris du poil de la bete ces demibres
anndes sous le label de < bonne gouvernance Les
effets pervers se sont d6ji fait sentir au niveau de la
production nationale qui s'est r6duite comme peau de
chagrin. Le march haitien est envahi par des produits
strangers, le plus souvent subventionnis, et devant
lesquels les producteurs locaux ne peuvent que baisser
les bras.
Aussi aux problemes politiques et iddologiques
que Fritzner Gaspard 6voque dans son 6tude se sont
depuis quelques temps succ6d6 les vrais soucis
existentiels, de faim, de soif et de d6sespoir. Tout se
passe comme si les premiers annonaient les seconds.

N.D.L.R.
. Pr6face du professeur Francois Houtard..
. Dmission, sous les pressions exerc6es par les tenants
du regime suite aux mesures de stabilisation, de Marc
Bazin, ancien fonctionnaire de la Banque Mondiale
impose par les bailleurs de fonds.
. Programme pr6sent6 lors de la grande reunion
informelle a Paris en aoft 1994 sous les auspices des
institutions financibres internationales et des principaux
donateurs d'aide a Haiti.

Par Huguette Herard
jeudi 23 octobre 2008


Page 12







Mercredi 29 Octobre 2008
Haiti en Marche o Vol XXII N' 40 PETITES ANNOUNCE
POINTS DE VENTE HAITI EN MARCHE
Lucas Super Market Danilos Restaurant Delray Beach Fl 33183
14750 N.E. 6th Avenue 3760 N.E. 3rd Avenue
305 940 9902 954 781 2646 Our Lady Bakery
102 S.E 2nd Avenue
Maxisound Christephanie's Delray Beach, Fl 33444
11854 West Dixie Highway 581 BC East Sample Road 561 272 3556
305 895 8006 Pompano Beach, Fl 33064
T1l 954 781 2500 Eclipse Communication
B & L Supermarket & Produce 9290 S. W. 150th Avenue
12040 West Dixie Highway Classic Teleco Suite 104
305 893 0419 203 S.E. 2nd Avenue 954380 1616
Chaque matin, captez
S Melodie Matin
.% I sur 103.3FM


Afmrt wibunc I P iort kI Plx Cay. I Cqap4lai I& Jrmim
Q-i-DHg im


2 Le Manolo Inn A Petite Riviere de Nippes
Telephones : 566-5361 / 401-7108 / 514-0304
E-mail : lemanoloinn@mac.com
Internet disponible
pour les clients

Graphics Web De~~~~sin-Pitn -PC le ic


James SOantvaud
Manager


f rinting & Design
Ave Martin Luther King #30A, P-au-P, Haiti
Phone (509) 3529-4997 / 3787-6500
E-mail: professionalpd@yahoo.com
jameslarivaud@hotmail.com


SC-lWffnrE GEW1TfDEPRODUtWTIE

Parents, vou qul rAiva dun avenir meilour pour vos enfants,
confie ls au CMP


PROGRAMMES
LICENCE EN:
Maorkting



Gieeon-Fikmnen-MarPkeki
nomptaIlh monommeee
Asalence Admilnrstra
InfSnrtiu cyd oun
IT EaWiBle (CuCO)


ANNEE ACADEMIOLJE 2~M2009



s :4 Bem
B :2e4Bne
2em
2BM
S; lenou2 ar
I1an
:1 an
; 60 hwurTe 2 an
;70hourie


POUr toutes infonmtfinut upppufnlsk"i:
CMP. D&*i 30
Trls2 519 831. 3 730245, 2 4829a
Emiail rif dop : *rmra ji i Ig, i


Page 13






Le Look
Rue Panamrricainc #14,
Pition-Ville, Haiti
Til. 257-8374
Choix incroyable de montures:
DIor, Cartne,a bno Magi Vogu.
Consultation chaque jour
pat un decin-occulist,


BEL FOUCHET

Take Out

8267 N Miami Avenue, Miami, Florida 33150
Tel. 305-757-6408

VISION MORTGAGE BANK, INC

EVENS HILAIRE
Loan Consultant
12788 West Dixie Hwy, Miami, Florida 33161
Phone: (305) 891-2225 Fax (305) 891-2559 Cell (786) 285-0384

Depi nou bezwen kay
rele


Bernard Metayer
REALTOR'


office:
fax:
emai:
web:


770.874.6200
404.405,6584
770.439.7857
bernaardmetayer-realty~roup com
Metayer-RetaltyG roup.com


E I T t
CI T I I I L
I -iJ.li'Jimjt RuHif Mmfhtrf, GA 3


ACMELIENN
71 Tel.... 288-3451-52
o hoteljacmelienne@yahoo.fr


Dr Raymond Gay
Specialiste pour enfants certified du Canada
Hopital Ste Justine pour les enfants
Hopital Maisonneuve-Rosemont de Montrial, P Q.
35, Rue Seymond Pradel, Jacmel, Haiti, W.I.
B.P. 98, HT 9110, Jacmel, Haiti
Tl1.: (509) 3685-8432 13404-4905 E-mail: raymondgay8@hotmail.com
HEURES DE CONSULTATION: MARDI JEUDI 8H-10H
SUR RENDEZ-VOUS: SAMEDI 8H 12H









LIBRE PENSEE


Mercredi 29 Octobre 2008
1 Hai~ti en Mairche Vol XXII N0 40


o On ne refuse pas la pitie aux
malheureuxpourvu qu 'ils ne demandent
pas davantage >
J. Sanial-Dubay
Il souffle sur le monde un air nouveau. Il
souffle sur le monde un air de pourrissement. D'id6es.
D'iddologies. Le capitalisme, dernier refuge de la
soci6td moderne, semble ne plus correspondre aux
aspirations, ni des grands, ni des moyens, ni des faibles.
Les cycles n'dpargnent personne Je n'ai jamais eu
envie de m'attaquer aux credos. Je n'ai aucune envie
non plus de critiquer les croyances religieuses. C'est
trop personnel. Trop intime. Trop dangereux. Trop de
fondamentalisme mal canalis6. Parlons de pr6f6rence
de < credit > au lieu de < credos >, bien que la relation
entre les deux soit 6vidente. De toutes les falcons, le
premier devient un mot < maudit > et le second a des
problkmes de cr6dibilit6. Parlons de crise. Parlons de
march. Le march n'est plus ce qu'il 6tait. Le monde
est en crise. Une crise qui ne finit pas, une crise qui
<< chappe a toute comprehension d'ensemble. Une
crise d6mesur6e qui fait qu'a chaque fois qu'on ouvre
un placard financier, les cadavres d6gringolent par
centaines >. Dans ce genre de situations, les pays
< civilis6s cherchent toujours des coupables, des
groupes visibles. Ethniques. Economiques.
Iddologiques. Juifs, il fut un temps, les grands
responsables. Les boucs 6missaires, plus tard, les Turcs.
Leurs tetes, a tout prix. Toujours les Immigrants. Les
6temels coupables. Surtout les immigrants a forte
visibility ethnique ou culturelle. Noirs. Musulmans.
Sans-papiers. Sans abris. Sans ressources. Autres


Refus !

sp6cificit6s. Dans ce genre de situations, le monde
civilis6 devient sauvage. Sauvagement civilis6. Plus
envie de continuer a faciliter la libre circulation de
personnes. Tout individu (s'il est capable de d6montrer
qu'il a les moyens de le faire) peut circuler librement
et 6tablir sa residence 1 oni il voudra. Droits de
l'Homme Directive retour Emigration selective afin
d'dviter d'etre class parmi les plus racistes ou les
moins tol6rants envers les strangers. Surtout s'ils se
plaisent a siffler < la Marseillaise >. Difficilement on
peut se sentir chez soi quand on est chez les autres.
Difficilement on peut arriver a s'approprier les
symboles patriotiques autres que ceux qui ont occup6s
notre enfance, que ceux que la langue matemelle a
v6hiculd. Je comprends maintenant de plus en plus la
force de la < langue vemaculaire > et de moins en moins
l'effort d'exclure, dans nos projets locaux, aux Haitiens
de souche < ayant en leur possession une autre
nationalit 6 Enfin, chers amis, < rien ne vaut son petit
chez soi >. En bon creole : < Lakay ce lakay >.
Choisissons done < l'Option Retour > avant de tomber
sous le poids de la < Directive Retour >.
Enfin, chores amies lectrices et chers amis
lecteurs, peut-on confiner la misbre ? Peut-on, en
surdlevant un peu plus les murs de nos maisons, en
renforcant les cl6tures, physiques, mentales,
intellectuelles, s'isoler et maintenir les pauvres a
l'6cart ? Instaurer un nouveau type d'apartheid faisant


de la pauvret6 le critere s6parateur,
rendrait-il plus confortable la vie des
plus favorisds dconomiquement?
Peuvent-ils, les pays riches, augmenter
de plus en plus le budget pour la protection de leurs
frontieres et r6duire de plus en plus le taux
d'investissements dans les pays ddfavorisds, sans
provoquer encore plus de d6s6quilibres ? Ne devraient-
ils pas, ces pays riches, s'impliquer davantage dans la
transformation de ces pays, collaborer a leur
d6veloppement 6conomique ? Le coft associd a l'6tude
de dossier de demande de visa, dans les pays pauvres,
est-il un moyen de dissuasion ou un 616ment de
financement des Ambassades ? Prenons l'exemple de
l'Ambassade des Etats-Unis en Haiti, sans que cela ne
suppose aucune perte de g6ndralit6. 131$ pour des frais
d'6tude de demande de visa, avec une estimation de la
demande de 100.000 personnes par annde, suppose
13.100.000$ de recettes pour l'Ambassade des Etats-
Unis en Haiti. De quoi financer la construction d'un
autre local N'est-il pas abusif, de faire payer a
quelqu'un, d'un pays pauvre, 131$ pour 6tudier un
dossier de sollicitude de visa ? Que se passe-t-il en
cas de refus ?
Heureusement nous avons 1'AIDE
INTERNATIONALE!
Enfin, qu'ils aient piti6 de nous. Nous ne
demandons pas davantage.

Oscar Germain
germanor20055@yahoo.fr
Octobre 2008


o Les miroirs feraient bien de
reflechir un peu avant de renvoyer les
images >.
Jean Cocteau

Par Robert Paret
J'ai toujours approch6 le miroir comme un
objet des plus fascinants et des plus familiers. Cette
fascination provient de l'effet d'une sorte de magie
qui lui permet de basculer mon cceur a droite, tout en
me renvoyant une image virtuelle, ndanmoins
significative de ma personne, mais aussi de cette
sensation d'acceder a un autre monde. Cette familiarity
s'impose a moi du fait d'une fr6quentation routinimre
etjoumalibre dontje ne peux me passer. De ce rapport
intime, est n6e tout naturellement une certaine
complicity qui me subjugue et m'interpelle. C'est
certainement en raison de la relation qui s'6tablit
d'habitude entre cet objet, apparemment anodin, et la
personne qui le p6netre, que les philosophes grecs
jugeaient < le miroir utile a la connaissance de
l'Homme >. Ils lui pretaient, meme, des vertus
insoupqonndes pouvant allerjusqu'a la rdvelation de
la psyche. Socrate le percevait comme un auxiliaire
du < connais- toi toi-meme > qui conduit l'humain a
se d6passer, et a triompher de ses vices. Pour
Senbque, < le miroir conduit l'Homme a mettre ses
actes en harmonie avec son image >. Ses
caracteristiques qui cr6ent l'illusion et suscitent la
r6flexion en font, par consequence, un objet d'une forte
symbolique.
Depuis la nuit des temps, bien avant qu'il
soit utilis6 au XVIe siecle dans sa forme manufacturibre
pour satisfaire le plaisir et la commodity des nobles et
de simples citoyens, il servait d6ji, a travers le reflet
des plans d'eau endormis (miroirs d'eau), a la
recherche de l'image complaisante et flatteuse que
beaucoup aiment avoir de soi. Dans la mythologie, ne
nous a- t-on pas rdv616 que Narcisse c6da a la
contemplation de son image dans l'eau ? Amoureux
de lui-meme et ne pouvant 6teindre l'objet de ses
d6sirs, ilmeurt de d6sespoir La belle reine Cldopitre
dans sa concupiscence en a fait un usage coutumier et


FACE A FACI

un instrument de jouissance. Lors des ceremonies
religieuses du vodou, l'exub6rante Ezulie Freda, dans
ses 6bats amoureux, dit-on, ne s'enprivejamais. C'est
dire que le miroir peut refl6ter la coquetterie et 6tre le
t6moin privil6gid et complice d'actions luxurieuses.
Son pouvoir mystique et de seduction se
retrouve dans bien de domaines et dans des champs
d'activit6s aussi divers qu'oppos6s.
Ainsi l'utilisation du miroir est bien connue
dans la pratique de la magie et de la divination, souvent
lide a la sorcellerie. On lui prete alors le pouvoir de
conduire les fiddles vers un monde parallble, voire l'au-
dela, d'ofi des rdv6lations les plus 6tonnantes et
myst6rieuses peuvent 6tre faites. En outre, miroitement d6clenche une hypnose ou un 6tat de
transe. Son effet provoque l'attirance de l'attention du
sujet, en observation, vers l'int6rieur, ce qui fait qu'il
devient propice aux intuitions sumaturelles venues du
diable. Interpretations, rdv6lations abusives,
envoftements, crises de possessions s'en suivent >.
Dans ces cas, il est percu comme un instrument
malffique.
Pour l'6glise du Moyen Age, < l'utilisation
du miroir a un double symbolique. D'une part, les
thdologiens chr6tiens recommandent aux fiddles de se
regarder, reconnaissant dans l'introspection une
fonction morale salutaire. D'autre part, ils y voient
aussi un objet condamnable, a l'instar de la peinture,
car il complexifie le reel, le prend au pibge et renvoie
une image d6concertante. Le miroir ne permet-il pas
d'inverser, d'dloigner, de rapprocher, de fragmenter,
de grossir ? Ses pouvoirs mystificateurs abusent le
regard >.
On raconte qu'Archimbde, entre 215et 212
Av. J.C, se serait servi de miroirs concaves pour
concentrer les rayons du soleil et enflammer les navires
romains qui se pr6paraient a attaquer Syracuse.
Dans le domaine de la creation artistique et
de la litt6rature, le miroir a toujours &t6 une r6f6rence
et ajoud un r6le important
dans l'exploration du fin
fond de l'fme. Leonard de
Vinci affirmait : < le miroir
est le maitre des peintres >.
Et Michel Nuridsany de
I pr6ciser, prudemment,
Sdans < le Miroir du
Miroir >, le miroir dit la
verit6 mais il n'est pas la
Catering Specialisb v&rit6, pas plus que ne l'est
e, Pastiee, Hors dOeuvres la representation picturale
for all occasions la plus r6aliste >.
Le miroir s'est
done pret6 a toutes les
i f speculations et toutes les
curiosit6s .L' Homme a
projet6 sur lui tous ses
Sfantasmes d'horreur et de
saintet6.
Pour tout vous
confier, je vous avouerai
SVoICiture /CanOi I que l'id6e d'aborder un tel
sujet m'est venue d'un rve
que j'ai fait r6cemment, un
au. soir, apres un copieux


repas et que j'ai v6cu comme un affreux
cauchemar.
L'histoire se d6roulait dans
l'intimit6 de la chambre d'un homme que
j'avais peine a identifier. Je le rencontrais sfrement
pour la premiere fois. A moins que la fatigue et
l'6puisement qui se lisaient sur son visage eussent mine
ses traits et affect sa physionomie, au point de le
rendre m6connaissable a mes yeux.
Je me trouvais dans ce lieu, sous l'apparence
d'un corps flottant coll6 au plafond, en t6moin
privil6gid d'un drame qui s'annoncait, sans que je ne
sache qui m'y avait convi6 et comment je m'y 6tais
introduit. En effet, l'homme semblait en proie a un
profond malaise, un terrible d6sarroi, laissant penser
que ses reactions pouvaient 6tre des plus inattendues
et violentes. Cependant il ne paraissait nullement
6tonnd, ni surpris, de ce qui lui arrivait. Comme quoi,
il serait accoutum6 a cet 6tat de mal-6tre.
De monlieu d'observation,je me sentaispris
au piege, inconfortable et incapable de bouger, pensant
seulement me soustraire de cet ahurissant d6cor. Malgr6
mes efforts, je restais cloud a mon poste, attendant la
suite.
J'avais du mal a comprendre le scenario.
Jusqu'a ce que des rdv6lations me parvinrent, claires
et pr6cises : L'homme marchait dans tous les sens d'un
pas nerveux, lorsque dans un mouvement brusque, il
se retouma vers un miroir accroch6 a l'un des murs de
la chambre, et s'arreta. Et soudain, apparut l'horreur !
Un monstre terrifiant grimacait dans la glace. Une
espece de bete hideuse, a comes multiples, ressemblant
6tonnement a Belz6buth, ou du moins a la description
qu'en fait le Nouveau Testament. Le pauvre homme
venait de subir une metamorphose des plus
surprenantes. Malgrd ses cris de d6sespoir et de
douleur, l'image demeurait et se pr6cisait, encore plus,
a chaque supplication. Dans son d6lire, il avoua qu'il
ne se sentait plus capable d'endurer ce martyr qu'il vit
depuis d6ji des ann6es, a chaque fois qu'il se regarde
dans son miroir. Mais quel crime aurait-il commis pour
6tre a ce point chiti6 ?
Las de subir un tel supplice, Je priais tous les
saints, lorsque justement, au bon moment, mon bon
ange ayant sans doute entendu mon appel m'apparut
et vint me ddlivrer. R6veill6 en sursaut, j'avais l'air
d'un coureur de marathon qui venait de subir sa longue
6preuve, tant l'eau coulait a grosses gouttes de tout
mon corps. De peur de me rendormir, en d6pit de la
grande fatigue queje ressentais ,je restai assis sur une
dodine, a penser que ce mauvais rave n'6tait peut tre
pas loin de la r6alit6 qui touche certains Hommes.
I1 me plait de rapprocher cette histoire a
l'objet de r6flexion de l'6minent psychanalyste
francais, Jacques Lacant, dans ce qu'il a appel : << le
stade du miroir >>. En effet, il considere cette tape
comme le moment oi l'enfant a conscience qu'il se
voit lui-meme dans un miroir. Cette connaissance de
soi participe de la mise en place de diff6rents
sentiments qui faconnent sa personnalit6. Pass6 ce
stade, l'adulte qu'il devient et qui se regarde dans le
miroir, doit tre en mesure de comprendre la difference
entre l'image (au sens de tout ce qui est vu), et la
repr6sentation- l'image qui est mise a la place de ce
qu'elle figure. Ma propre image dans le miroir ne peut
6tre en effet qu'une representation, elle me montre ce
qu'en aucun cas je ne saurais voir directement, sans
utiliser d'artifice. C'est ainsi que le professeur Lacant
(voir FACE / 17)


Page 14


III.I . ....... .... .... ... .. .. IN








Mercredi 29 Octobre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 40


LIGUE 1 10e journee MARSEILLE, LA SALE SEMAINE


Marseille peut s'en mordre les doigts. Alors
qu'ils avaient tout mis en oeuvre pour d6crocher une
victoire m6rit6e contre le Paris-SG, lesjoueurs d'Eric
Gerets se sont encore une fois montr6s trop f6briles
d6fensivement. Le club de la capitale ne s'est procure
que cinq occasions nettes. I1 en a converti quatre. Ca
s'appelle le r6alisme. Dans les colonnes de L 'Equipe,
Armand et Landreau avaient soulign6 l'importance de
Guillaume Hoarau au sein de l'effectif parisien.
L'ancien Havrais a confirm tout le bien que ses
partenaires pensaient de lui. I1 a d'abord mis son equipe
sur de bons rails (10e), avant de la mettre a l'abri en
fin de rencontre a la surprise g6ndrale (82e). Pour la
premiere fois de la saison, Marseille chute en
Championnat. II a surtout manqu6 une belle occasion
d'enprendre les r6nes. Les sifflets qui ont accompagn6
la sortie de Mamadou Niang (81e) montrent 6galement
a quel point la crise couve du c6t6 du Vdlodrome. Ce
n'est pourtant pas faute d'avoir tout tent6 pour l'6viter.
Alors que les Kond et compagnie s'6taient
vus reprocher une absence de r6volte (0-2) en Ligue
des champions, ils ont cette fois affich6 un visage


radicalement different. Eric Gerets pourra leur
reprocher une certaine naivet6 defensive, mais il ne
pourra pas les accuser d'avoir baiss6 les bras. Hormis
lors des dix premieres minutes, son 6quipe s'est montr6
dominatrice de bout en bout. Ala reception d'un centre
de Kabord, Mamadou Niang a profit d'une deviation
maladroite de Bourillon pour remettre les deux equipes
a 6galit6 (21e). L'international s6n6galais a ensuite eu
l'occasion de faire le break (34e), tout comme Bakari
Kond (43e), mais c'est finalement Mathieu Valbuena,
juste avant la mi-temps (45e), qui s'est charge de
permettre au Phoc6ens de rentrer au vestiaire avec un
avantage d'un but. C'6tait le temps ou Paris 6tait sur
le reculoir. Celui oni rien ne semblait pouvoir arriver
aux Marseillais, lorsqu'ils semblaient encore engages
sur la voie de la redemption.

La barre de Cheyrou. Un penalty sur
Niang ?
Le d6but de la seconde p6riode n'a pas
confirm cette impression de monte en puissance de
l'6quipe phoc6enne. Au contraire. Marseille est


retomb6 dans ses travers et Paris en a profit pour
s'engouffrer dans les brMches laiss6es par la defense
olympienne. Sept minutes seulement apres la pause,
Luyindula profitait d'un bon travail de Sessegnon et
Pancrate pour tromper Mandanda de pres sous le regard
rageur d'Eric Gerets (53e). L'entraineur marseillais
n'6tait pas au bout de ses (mauvaises) surprises. Son
6quipe est retourne au combat, mais Niang n'a pas
obtenuun penalty, qui semblait pourtant s'imposer pour
une intervention irr6guliere de Camara, tandis que
Cheyrou n'a fait que trouver la barre transversale de
Landreau sur une superbe reprise de vol6e a l'entrde
de la surface parisienne (70e). L'OM avait laiss6 passer
sa chance. Sur un coup franc de Rothen, Mandanda se
laissait surprendre une nouvelle fois (77e), avant
d'encaisser un dernier but d'Hoarau (82e). Pour la
premiere fois depuis fin novembre 2003, Paris
s'impose au Vdlodrome. I1 remonte du meme coup a
la sixibme place, a seulement un point de son adversaire
du soir.


Foot ANG 9e j. Liverpool frappe un grand coup
La perfection tactique. Aussi bien Blues et huit sur Manchester United (5e). Et de la
d6fensivement qu'offensivement. Le Liverpool de perfection, il en fallait pour faire tomber l'6quipe de
Rafael Benitez a &t6 parfait a tous les stages pour Luiz Felipe Scolari, un collectif local qui n'avait plus
remporter une fantastique victoire a Chelsea (1-0). Un perdu toutes competitions confondues depuis 74
succes qui permet auxReds de prendre seuls la tate de rencontres En championnat, leur dernire d6faite a
la Premier League avec trois points d'avance sur les Stamford Bridge datait mime de fdvrier 2004 (1-2 face


Foot ANG 9e j. Arsenal en profite aussi


Un but contre son camp de l'ancienBordelais
Julien Faubert (75e) et la quatribme r6alisation
d'Emmanuel Adebayor de la saison, dans le temps
additionnel (90e+1), ont offert a Arsenal une victoire
(2-0) sur la pelouse de West Ham, dimanche aprbs-
midi. Les Gunners confortent leur quatribme
place,distancent Manchester United (4 points) et se
rapprochent de Chelsea (1 point), battu a domicile par
Liverpool (1-0).
Si elle a &te longue a se dessiner, la victoire
des prot6g6s d'Arsene Wenger a Upton Park est


amplement m6rit6e. Avant l'ouverture du score, Theo
Walcott avait trouv6 le gant de Robert Green et la
transversale (20e) et Robin Van Persie avait trouv6 le
poteau droit du gardien des Hammers sur coup franc
(73e). Les entrees a l'heure dejeu d'Abou Diaby (a la
place de SamirNasri) et surtout d'Adebayor, intenable,
ont encore accru la pression sur la defense de West
Ham. C'est un tir non cadr6 du Togolais que Faubert a
ddvid dans ses propres filets. Et l'ancien Mon6gasque
n'a eu besoin de personne pour convertir du droit un
long ballon de Bendtner.


Foot ALL 9e j. On n'arrete pas Hoffenheim


Elle avait cree la surprise en gagnant ses deux
premiers matches et en occupant, d6ji, la premiere
place en Bundesliga. Le depart canon de l'6quipe
d'Hoffenheim 6tait toutefois regard par la
concurrence comme un feu de paille estival. Mais
l'automne venu, le promu ne rentre pas dans le rang.
Bien au contraire. Sa victoire contre Hambourg, leader
a l'orde de la 9ejourne, ne souffre pas de contestation
(3-0) et la premiere place qui va avec non plus.
Meilleure attaque du plateau (24 buts, 2,66 de
moyenne), le club de village du milliardaire Dietmar
Hopp r6ussit le meilleur d6but d'un promu dans le
championnat depuis belle lurette.
Comme le raconte L'Equipe Dimanche, la
sensation de la saison a fond& son d6veloppement sur
la jeunesse. Son onze-type est le plus jeune des dix-
huit pensionnaires de l'l6ite allemande. Des talents
prdcoces qui ont encore prouv6 dimanche apres-midi
que la valeur n'attend pas le nombre des anndes.
Hambourg 6tait d6ji mend 2-0 au bout d'un quart
d'heure dejeu. Le buteur nigrian Chinedu Obasi (-22
ans) a r6ussi un double (7e, 35e) et le Bosniaque Vedad









"Copyrighted Material
Syndicated Content
Available from Commercial News Providers"


Ibisevic (24 ans) a port son total personnel a dix buts
(13e).
Hambourg perd deux places (troisibme). Le
dauphin d'Hoffenheim est le Bayer Leverkusen,
vainqueur de Cologne vendredi en ouverture (2-0).
Stuttgart, qui s'est impose domicile contre Bochum
grice a un double de Mario Gomez en fin de match
(80e, 83e) est quatribme. L'autre grand b6ndficiaire
de lajoumbe est le Bayern Munich. Sa victoire samedi
contre Wolfsburg (4-2) a fait gagner six places au
champion en titre (de la onzibme a la cinquibme).


a Arsenal), soit 86 rencontres. Mais contre Chelsea,
Liverpool a &et h6roique et n'a pas vold ses trois points.
Trls souvent mends cette saison, les Scousers
ont ouvert la marque t6t dans la rencontre par Xabi
Alonso (10e). Comme souvent par la suite, la defense
bleue a eu du mal a se d6gager et l'Espagnol a r6pondu
present pour reprendre le second ballon. L'ancien
joueur de la Real Sociedad (photo AFP) a surtout eu
le bonheur de voir son tir tre contr6 par Bosingwa ce
qui a trompd Cech. Xabi Alonso, h6ros du match, aurait
meme pu inscrire un deuxibme but a la 62e, mais son
coup-franc a heurt6 la base du poteau de Cech. L'ancien
portier de Rennes a sorti un missile de Gerrard (24e)
avant de voir une frappe de Babel flirter avec son
montant (77e).
Devant plusieurs milliers de supporters venus
des bords de la Mersey, Liverpool a complktement
d6sorganis6 le jeu de Chelsea, bloquant les couloirs
parAurdlio et Arbeloa et r6gnant sur l'entrejeu autour
d'un Steven Gerrard au top. Lors du dernier quart
d'heure de la premiere p6riode, et du dernier de la
seconde, les locaux ont sembl6 proches de trouver la
faille dans la defense mende par un Carragher imperial.
Mais ni Ashley Cole (72e) ni Deco (76e) n'ont trouv6
le cadre. Comme en janvier 2003, lorsque Bruno
Cheyrou avait marqu6 le seul but lors de la dernire
victoire des Rouge a Stamford Bridge, Liverpool s'est
impose sur la plus petite des marges. Mais Benitez,
qui l'a emport6 sur le terrain d'un membre du Big Four
pour la premiere fois de sa carribre, ne s'est plaindra
pas. Et Liverpool voit meme son vieux record
d'invincibilit6 (85 matches invaincus a Anfield toutes
competitions confondues entre 1978 et 1981) rester
au chaud pour encore longtemps.


8772 NE 2 Ik6me Avenueip
Tt; 305 757 4915

FADKIKJ VARIETY STORE
LE MAGASIN POUR TOUTES LES OCCASIONS.
- Rceplie: de palem en pour Bel South, FPL, GAZ, CABLE TV.
BELL MOBILITY etc...c...
- Connection dGlpheaSque hez iras...


Ouvert
6 Jours


senmaine:
8h30 ani
W pam

7h30pm





VI M llkl %
PrS'ouin$ M p %w bl cuhslQ
P ( jas i
M'Inaedw


ouk. Urawnim.K Amittrilni
%WC'* ViIo' iAHaUeM. AmurI1sa uiare DRnn
* P'dil*l; dfie Fww


Page 15









CRISES EN SERIE


Mercredi 29 Octobre 2008
SHai'ti en Marche Vnl XXIIT N 40


POLITIQUE ECONOMIQUE

Crise alimentaire, crise securitaire en Haiti

Alexander King nomme des o responsables o


(CRISE HAITI... suite de la page 4)
intemp6ries naturelles, est a rechercher, selon lui, dans
les intentions des puissances du Nord.
Dans une approche plut6t altermondialiste,
King met en question l'humanitarisme de l'aide. Celle-
ci, loin d'etre gratuite, serait conditionnde par des
int6rsts platement mercantiles du grand Nord. En fin
de course, il s'agirait pour les industries des Etats
riches, surtout americaines, de d6tenir des forces de
travail a bon march dans les pays sous-d6velopp6s
du Sud, d'y acqudrir de nouveaux marches et d'en faire
des champs d'investissement. Toutes les strategies
mises en place par les gouvernements occidentaux via
les institutions internationals ne serviraient qu'a cette
fin : favoriser leurs propres industries.


dans le cadre de traits multilat6raux, comme par
exemple le trait de partenariat 6conomique entre
l'Union Europ6enne et les pays de la Caraibe. o Le
but de ce traits est 1 'largissement du commerce libre
dans le domaine des services et la libdralisation des
services publics >, commente King
C'est dans la crise de 2004 que la strat6gie
de transformer Haiti en un reservoir de forces de travail
bon march aurait connu un nouvel essor, selon Dr.
King. Strat6gie qui, rappelle-t-il, est d'ailleurs soutenue
par la politique americaine, les agences de
d6veloppement et les institutions financibres depuis les
anndes 80 au moyen de traits douaniers, comme
l'Initiative du bassin des Caraibes, le trait CAFTA-
DR (3) et une nouvelle loi americaine conque
specialement pour Haiti appel6e HOPE Act (Haitian
HPi- i ii hn h JU 11111 CI) LI+tT i ltO h r h Pn tn-rchin


<< La cure neoliberale > ncEInIIcn^ JJIuLII LIn riIIcISIIJ
Pour illustrer sa these, Dr. King se r6fere aux Encouragement). Cette loi qui contient des droits de
politiques de d6veloppement appliques depuis 1986 douane r6duits pour les produits de sous-traitance ferait
en Haiti et qui ont &t6 dict6es depuis l'ext6rieur. Aprbs partie de la o strategic des grands konzerns de textiles
la chute de Duvalier, en 1986, la Banque Mondiale et amricains de d localiser leur production rdclamant
l'Agence de d6veloppement amdricaine (USAID) ont beaucoup d'emplois dans des pays oi les salaires sont
administr6 une cure ndolib6rale a Haiti dans l'objectif, bas >. D'ofi l'6rection des fameux Sweat shops dont
qui s'est ensuite re6vl faux, de casser l'inflation et de trois existent deja a Port-au-Prince et un a Ouanaminthe
permettre en meme temps un plus grand aces a la tandis que trois autres seraient d6ja pr6vus h Cit6 Soleil,
nourriture. o L 'idee de garantir la sdcurite alimentaire Tabarre et Croix-de-Bouquet. Les conditions de travail
par le commerce globalism et non plus par le soutien dans ces usines laisseraient a d6sirer, affirme la
de la production locale fut une expression claire de gdographe allemande Christine Scherzinger (4) dans
l 'hegemonie croissante de la pensee neolibrale dans une 6tude universitaire r6alis6e sur le fonctionnement
lapolitique de developpement >, commente Dr. King. de ces fabriques. o Ceux qui en profitent sont les
Aussi, sous le conseil de la Banque Mondiale et vendeurs amricains Levi ou Hanes Brand, les
1'USAID, les droits de douane a l'importation pour commerqants haitiens et dominicains qui gerent ces
les aliments de base comme le riz et les autres produits shops >, estime encore King. Le liberalisme haitien
alimentaires ainsi que pour des objets d'usage courant ne semble pas connaitre la meme appr6ciationpartout.
ont t, a cette p6riode, r6duits de manibre drastique. Les << think-tanks > ndo-lib6raux comme la fondation
ont iedtsem allemande Bertelsmann, constatent une progression
Le r6sultat, on le connait: le riz amdricain et autres allemande Bertelsmann, constatent une << progression >>
c6rdales, des volailles et des biens industriels du claire en matibre d<> de l'conomie
quotidien avaient envahi les marches haitiens, forqant haitienne. Tandis que les syndicats haitiens, eux, voient
les producteurs haitiens a r6duire ou arreter leur la chose autrement. o Nous sommes le pays de
production. o Les perdants de cette stratgie 1'Amrique Latine le plus liberal et le plus pauvre >,
d'ouverture du marched ont et les petits paysans et affirme par exemple une militante du syndicat haitien
artisans et les gagnants, les konzerns amdricains de << Batay Ouvriy >> qui rsumait les effets secondaires
l'agriculture et les grands commergants haitiens >, de la cure ndoliberale lors d'un entretien avec King,
d6nonce King. en 2007.
Au milieu des anndes 90, le projet ndolib6ral
a pris une tournure plus nette avec le remade de cheval La souverainete alimentaire entre
administr6 dans les pays en crise sous le nom de parentheses
programme d'ajustement structurel (PAS). Avec le King relive aussi l'incidence directe de la
PAS, il s'agissait de privatiserles entreprises publiques politique ndoliberale sur la capacity locale de
et de r6duire de moiti6 des d6penses publiques, cela production. La production locale de riz, de millet et
veut dire pour King << d'affaiblir les capacit6s de l'Etat de hari cts a baiss de 1985 2000 de 20 %, et depuis,
qui, de toute faqon, 6tait d6ji trop faible pour r6pondre ils ont encore connu unebaisse de 12 %. Ce qui conduit
aux besoins de la population >. a un recul d'environ un tiers de cette production. Dans
Apres 2004, King d6cle un << nouveau le meme temps, la population a nourrir est passee de
paradigme > dans les projets ndolib6raux de la 6,6 a 7,8 millions.
communaut6 international : << labonne gouvernance >>. Si, avant la liberalisation, la production locale
A la difference des anndes 80 et 90, remarque-t-il, les de riz arrivait a couvrir une grande partie de la
institutions du Nord ont admis que l'Etat doitjouer un consommation locale, aujourd'hui cette denrde est
role dans le ddveloppement, que le degraissement de imported a 80%. Le recul de la production ne touche
l'Etat, prescit dans les annies 90, s'ltait rve1e en pas seulement beaucoup de domaines de agriculture
partie contreproductif et que les infrastructures ne mais aussi l artisanat et es activities professionnelles
devaient plus etre privatis6es mais << modernises >>. indpendantes, poursuit King. Endommag6e a l'excs,
Cela n'empeche pas les privatisations de certaines agriculture recule et les petits paysans, contraints a
entreprises publiques (EDH, T616co) de poursuivre leur un d6soeuvrement forc6, recourent a la seule source
cours, de meme que les lib6ralisations commerciales de revenus encore sure : le commerce de charbon, avec
toutes les consequences 6cologiques catastrophiques
que l'on connait.
Aussi, avec la d6pendance vis-
h-vis du march mondial, non seulement
la souverainet6 alimentaire est carr6ment
mise entre parentheses mais la s6curitm
alimentaire devient un vain mot, comme
la crise alimentaire mondiale du d6but de
l'annde vient de le montrer. Car, estime
Alexander King, quand, comme
maintenant, les prix grimpent au niveau
mondial a cause du boom de la
biodnergie, la speculation boursidre ou
tout simplement l'augmentation de la
A demande, ce sont naturellement lespays
comme Haiti dont laproduction est a son
plus bas niveau et dont l'alimentation
depend compldtement du march
mondial, qui sont les plus touches : il en
est de mime pour beaucoup de pays
d'Afrique oi des programmes
d'ajustement structurel semblables ont
iti introduits >. D6ji depuis la fin des
anndes 80, le prix de la vie continue
d'augmenter. Seulement de 2000 jusqu'h
2006, il a connu une hausse de 140 %,
les prix des produits alimentaires, eux,
sont mime arrives h un plafond de plus
de 150 %. Au cours des derniers dix-huit
mois, les prix des produits alimentaires
ont carr6ment explos6, en doublant,
TO`%LL FREE:E. -8 8 8 -3 8 3 -2 8 5 precise le goographe.
Qui en est la cause ? Pour King,
ORP 3 0 5 2 0 -B 3 0 0 l'l1ite locale a beaucoup y voir, car elle
n'aurait << aucun int6rat >> dans le
FAX 3 5 2 0 -8 3 3 2 d6veloppement du pays. Au lieu
d'investir dans le d6veloppement du pays
CELL. 3 0 5 -9 a 5 -8 8 1 1 et de partager leur profit avec la soci&t


qui le r6alise, 1'l6ite, elle, compte sur la communaut6
internationale, argumente King : La communaute
internationale, quant a elle, assure lefonctionnement
des entreprises trangeres, surtout nord-amdricaines,
les banques multilaterales financent et organisent
l'dtablissement des parcs industriels, une troupe de
protection s'occupe de la security ndcessaire et la
cooperation internationale de developpement finance
l'infrastructure >.

Sortir de la dependance
Sur la question de la dependance s6curitaire,
la position de King vis-a-vis de la Minustah parait
quelque peu mitig6e. D'un cot6, il se rend compte qu'en
l'absence d'une force locale efficace, elle est un
moindre mal. D'un autre c6te, il la qualifie de force
repressive en raison des bavures dont elle s'est rendue
responsable. Aussi, pour rester conform a sa vision
anti-imp6rialiste, il a plut6t tendance a relayer la
position des nationalistes haitiens qui voient de plus
en plus dans cette presence dans leur pays un << affront
a la souverainet6 nationale > et qui soutiennent que
cette < occupation bloquerait le d6veloppement social
et economique du pays >. Le fait que cette force soit
compose d'acteurs latino-americains qui se
reconnaissent comme l'expression d'un << projet de
solidarity latino-americains > ne l'impressionne guere.
Y croire, c'est, selon lui, n6gliger leurs propres interets
strat6giques. Par exemple, l'ambition du Br6sil de
devenir << unepuissance regionale et d'obtenir un siege
au Conseil mondial de Securite >.
Pour lui, le cas n'est pas perdu, la solution
passe par la sortie de la d6pendance. La resistance
contre la privatisation, la reclamation, soutenue par
des parlementaires, d'un salaire minimum plus dleve,
la resistance appuyee meme internationalement contre
la Minustah constituent des signes encourageants >.
De meme que le changement << positif > constat6 dans
le discours officiel, citant entres autres l'exigence faite
par certains parlementaires, lors de la confirmation du
Premier Ministre en &t6 dernier, de tourner dos au
ndoliberalisme comme condition de ratification. Ou
encore le fait que le president Prdval ait indiqu6
r6cemment que la production locale doit tre
imp6rativement relanc6e pour r6duire la d6pendance
aux produits imports.
Pour lui, seule une reduction de la d6pendance
vis-a-vis des donateurs internationaux, des banques
multilaterales, des USA, de la Minustah peut 6tre une
perspective int6ressante. La cooperation avec Cuba et
le Venezuela, non membres de la Minustah, montre
qu'il existe d'autres alternatives d6sint6ress6es, estime
King. Le gouvernement est, a son avis, sur deux
rails. II doit s 'en tenir a la Minustah aussi longtemps
qu 'une autre force ne peut garantir la security. Dans
le meme temps, il commence petit a petit a elargir des
marges de manoeuvre en matiere de politique de
developpement >. Par exemple la cooperation, par
exemple, avec le projet d'int6gration latino-americain
ALBA, le programme de sant6 conduit par des
m6decins cubains depuis 1999, le nouveau programme
cubain d'alphab6tisation << Yo si puedo > sont autant
de voies qui devraient, selon lui, etre encourages et
renforc6es. Sur le dernier folio intitul << sortie de la
d6pendance > qu'il a projet6 lors de sa conference,
King note aussi le fait qu'Haiti, en tant que membre
de PetroCaribe, b6ndficie de livraisons de p6trole a
prix r6duit du Venezuela et que ce pays finance aussi
des projets sociaux, notamment la construction de
logements sociaux a Cit6 Soleil. Ce sont, pour lui,
autant de petits pas devant conduire, a terme, sur le
chemin d'une certaine ind6pendance.

Huguette von Rauf3endorf

N.D.L.R.:

1) Haiti-Med est une association socio-professionnelle
et humanitaire, compose de mddecins ha'tiens et
allemands

2) Dr. Alexander King, gdographe Allemand, a
effectud sa these de doctorat sur Haiti sous le titre :
o Mobility gdographique en Haiti entre paysannerie
et march global : rapports ville-pays-dtranger
transformant sous l'influence de la mondialisation-
S'exemple de 1 'espace de l'interpindtration du Cap-
Haitiene

3) CAFTA-DR : Central America-Dominican
Republic-United States Free Trade Agreement. En
franqais commundment appeld ou Accord de libre-
dchange d'Amrique centrale, I'Accord de libre-
echange entre l'Amdrique centrale, les Etats-Unis
d'Amrique et la Republique Dominicaine (ALEAC)
est un traits visant a favoriser les changes
commerciaux entre les pays signataires : Costa Rica,
Republique Dominicaine, Salvador, Guatemala,
Honduras, Nicaragua et Etats-Unis d Amdrique.

4) Christine Scherzinger, geographeAllemande, a, en
2008, termind son travail universitaire sur le parc
industriel de Ouanaminte.


Page 16








Mercredi 29 Octobre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 40


Les bassins
Par Bernard Eth6art
Le quadrige de cyclones qui nous est tomb6
dessus durant le mois d'aoft, avec son cortege de
ddvastations, a remis les bassins versants a la mode.
Tout le monde s'accorde a dire que c'est l'6tat de
degradation de nos bassins versants qui a rendu ce
niveau de devastation possible, sans parler
d'autres m6faits, comme l'indique ce passage
de ce quej 'appelle le document du GTA d6ji
mentionn6.
La situation actuelle se caract6rise
par une faible couverture forestiere (1-3 %
de la surface du pays). Pres de 85 % des
bassins versants dans le pays sont fortement
ou complktement d6bois6s. La disparition de
la couverture v6dgtale accentue l'6rosion des
sols, leur salinisation, leur perte de fertility,
et l'6puisement des ressources en eau et de
leur quality. 1
Et tout le monde d'etre d'accord sur
la n6cessit6 de faire quelque chose pour
arreter cette degradation, voir renverser la
tendance. Mais pour cela il faut en connaitre
les causes. D'une manibre g6ndrale, on
s'accorde a en privil6gier deux: le
d6boisement et la mauvaise gestion du
foncier. En fait le probleme est assez L
complexe, car, alors que, idWalement, il aurait
fallu laisser nos mornes en paix de manibre a ce qu'ils
gardent, ou meme r6g6nbrent, leur couverture
forestibre, ils sont, au contraire, le thditre d'activit6s
6conomiques destructrices de cette couverture
v6dgtale.
Au cours d'une mission sur l'am6nagement
des bassins versants que nous avons faite au debut du
mois d'octobre, Alain Thermil disait que les ressources
naturelles sont 1i pour le bien-6tre de l'homme ; mais
il ne faut pas oublier le principe fondamental du
d6veloppement durable, selon lequel, l'exploitation des
ressources naturelles ne doit pas hypoth6quer les
possibilities pour les g6ndrations futures de pouvoir
aussi les exploiter. Dans le cas qui nous occupe, il ne
s'agit meme pas du bien-6tre des g6ndrations futures,
mais de la survie de contemporains.
C'est la faute du paysan
Commencons avec le d6boisement, qui est la
cause qui semble la plus 6vidente, et avec cette activity
que tout le monde pointe du doigt : la production de
charbon de bois. C'est tous les jours que nous
entendons dire que le paysan est le grand responsable
de la devastation de nos forts, car il coupe les arbres
pour fabriquer du charbon. J'ai meme connu quelqu'un
qui consid6rait le paysan haitien comme une sorte de
psychopathe qui, chaque fois qu'il voyait un arbre, ne
pouvait s'empecher de se jeter dessus pour l'abattre.
Pour lui la solution au probleme du d6boisement
consistait a enlever leurs manchettes aux paysans.
Rassurez-vous, les paysans haitiens ne sont
pas fous et, loin d'etre anim6s d'une rage destructrice
envers les arbres, il s'en entourent. Tout bon
observateur qui parcourt nos mornes constatera que
chaque fois que, sur une surface d6nud6e, on voit un
bouquet d'arbres, il y a une maison en-dessous. Je
m'6tais meme amus6e d6crire l'habitat du paysan
comme compose de plusieurs niveaux de v6g6tation.
Tout en haut, il y a la ramure des grands arbres, souvent
des arbres fruitiers, manguiers, avocatiers ; en dessous


versants : la pro
il y a les bananiers ; sous les bananiers il y a du caf6
... et sous les caffiers, il y a un cochon, du moins avant
le passage du PEPPADEP. 2
Faut-il rappeler a ces critiques que le paysan
ne se sert pas de charbon. Quand il veut faire du feu, il
va chercher du bois mort. S'il en produit, c'est parce


a coupe du bois n 'est nullement interdi

qu'il y a un march et que la vente du
garantir un revenu dont il a grandem
meme possible que le charbon pi
avantages, ne serait-ce que parce qu'il
port mieux que les 16gumes ou les fru
partons du principe : si pa te gen resel
nous, les utilisateurs de charbon, so


Page 17



blematique
I1 ne faut pas oublier le bois de construction.
Je me suis laiss6 dire qu'un bourgeois du Cap Haitien,
Nazon, pour ne pas le citer, avait fait fortune dans
l'exploitation de pins dans les montagnes du Nord-
Est, zone Carice Mont Organis6. Il y avait aussi ce
baron duvali6riste, dont j'oublie le nom, qui faisait
couper des pins sur la route entre Cerca Carvajal
et Carice. Et cela continue a la Foret-des-Pins !
II faut mentionner enfin l'exportation
de bois de campeche, dont on extrait une teinture
utilis6e dans l'industrie textile. J'ai rencontr6 a
Mulhouse, en Alsace, quelqu'un qui travaillait
dans une filature et qui me disait que son usine
utilisait de la teinture de campeche venant
d'Haiti. Revenu en Haiti et visitant le Nord-
S Ouest, j'ai pu voir, sur la plage du M6le St
Nicolas, des tas de bois de campeche qui
Sattendaient le bateau, etj 'ai fait le lien avec ce


paysage quasi d6sertique que je venais de tra-
verser. De retour a Port-au-Prince, j'ai crid mon
indignation dans une interview a la radio, en
citant le nom du coupable, Jacques Dufort, mon
condisciple de jardin d'enfant. I1 m'a fait savoir
qu'il ne comprenait pas mon probleme ; il faisait
"un commerce honnete ; de toute facon, il n'avait
jamais &te dans le Nord-Ouest.
'te (photo HEM) Le problkme, comme disait Alain
Thermil, au cours de la meme mission, c'est
charbon peut lui qu'on utilise le bois comme une ressource fossile, a
ent besoin. I1 est l'instar de la houille, du p6trole, du gaz naturel ; on
r6sente certains l'extrait et puis c'est fini ; alors que c'est une ressource
supporte le trans- naturelle renouvelable, et qu'il faut voir a renouveler.
its. Done si nous Cela fait penser a l'6conomie de traite qui
l, pa ta genvolk, caract6rise le systbme colonial. Car la traite ne
immes au moins concernait pas que les esclaves ; elle embrassait tout


aussi coupables que les charbonniers.
Si nous voulons rester dans le domaine de
l'utilisation du bois comme source d'6nergie, on doit
signaler l'utilisation du bois de chauffe par les
guildives, boulangeries et autres dry cleaning, qui
d6parent nos rues avec des tas de bois, comme celui
qui me nargue chaque jour sur le Pont Pradel, au point
que j'ai fini par le photographier.
Passons maintenant aux bois pr6cieux. J'ai
toujours voulu chercher les statistiques sur les taxes
prdlev6es sur les exportations d'acajou et autres bois
car elles ont repr6sentW un pourcentage important des
recettes de l'Etat. C'6tait peut tre bon pour l'Etat, et
eux qui l'ont utilis6 comme vache a lait, mais
certainement pas pour notre couverture forestibre. Je
me souviens avoir fait, il y a longtemps, une visite dans
la zone de Glore, un village situ6 au bord du lac Azuei,
sur la rive qui est au pied de la montagne ; et je
racontais a mon pbre que j 'tais tomb6 sur une bande
de sable oi je m'6tais enlist, comme dans les r6cits
des gens qui parcourent le desert du Sahara. Et lui de
me dire, qu'autant qu'il se souvienne un certain
Meinberg y avait une concession d'exploitation de
bois.


ce qu'on pouvait extraire et emporter vers la
m6tropole : m6taux pr6cieux, bois pr6cieux, sans se
soucier de ce qui allait se passer ensuite -
comportement exactement a l'oppos6 du principe du
d6veloppement durable.
Autrement dit, quand Rend Prdval, a
l'occasion de sa participation au sommet de la
francophonie, a Montreal, oi il 6tait key note speaker
sur les questions d'environnement, fait remonter la
degradation de l'environnement a l'arrivde du blanc,
il n'a pas tort ; et il m'a rappel6 Jean Dominique qui
me disait unjour : la colonie de St Domingue n'aurait
pas pu produire autant de richesse si les colons ne
l'avaient exploit6e de manibre abusive, compromettant
ainsi les chances de ceux qui leur ont succ6d6. Mais
on a vu que le blanc n'est pas le seul coupable, le
paysan non plus, du reste.

Bernard Etheart
(Footnotes)
1 Document d'orientation de politique agricole d 'tat, Draft
Prdliminaire, AL4RNDR 2007
2 Projet d'Eradication de la Peste Porcine Africaine et de
Developpement de I 'Elevage Porcin.


g"Copyrighted Material I


aSyndicated Content

Available from Commercial News Providers"


FACE A FACE
(suite de la page 14)


a d6gag6 le concept du "je" qui correspond a celui qui
voit son image et s'identifie a celle-ci et le "moi",
l'image a laquelle le sujet s'identifie.
Cela d6couvre le sens de l'identification pour
Lacant : < c'est une tension entre un "je", sujet de
l'inconscient, et un "moi" toujours social, pos6 dans
l'ordre de la logique (puisque le corps distingu6 comme
6tant le corps propre l'est du fait d'une induction
logique) et dans l'ordre social (plus tard Lacant
soulignera l'importance du fait que l'assentiment d'un
adulte soit donnd a ce qui n'est qu'une intuition
d'identification). Ainsi < le stade du miroir, est
l'ali6nation active du sujet a une image .Image qui ne
peut servir a ce processus d'identification que si elle
est reconnue a la fois comme artificielle par l'enfant
et d6sign6e comme representation adequate par
l'adulte >>.
Cette approche ddvoile la dynamique meme
de l'identification, dynamique qui reste la meme tout
au long de l'existence. II d6crit, nous dit le
psychanalyste, la structure du sujet divis6 entre le "je"
et le "moi", instance qui relive de l'image et du social,
pur mirage, mais mirage necessaire.
Ce r6cit fantasmagorique dont je viens de
vous entretenir est, certes, le fruit de l'imagination


enfouie, il a 6t sfirement aliment6 par certains
sentiments qui m'habitent et favoris6 par un besoin
mental de les refouler. Dans ce cas, le miroir a peut
6tre servi de medium pour p6n6trer le monde de
l'inconscience dont on connait la complexity, comme
l'a d6montr6 Sigmund Freud. Pour revenir a la thdorie
du professeur Lacant, on pourrait se poser la question :
Lorsque le "je" et le "moi" se confondent dans la glace,
n'aboutit-onpas a cet 6tat de d6mence qu'a connu mon
compagnon d'un soir ?
Certains y verront un aspect magico- religieux
ou mystique, voulant le lier a un message qui m'aurait
6td envoy ou a une rdvelation m6taphysique. Ils
chercheront, de ce fait, le sens et l'interpr6tation a
donner a ce rave.
Que ce soit l'approche scientifique ou
surnaturelle, le miroir demeure dans cette histoire la
r6f6rence, et est, dans les deux cas, associd a la verit6
comme dans le conte merveilleux de Blanche-neige.
Alors, vilains de tout bord, prenez gare a
l'enseignement du MIROIR.

Robert Paret
paretrobert(a@yahoo.fr









LES JEUX


Mercredi 29 Octobre 2008
1 Hai~ti en Mairche Vol XXII N0 40


ii


Allez do MARCHE a COTRE, en utilisant des mots du du vocabu-
laire frangas, el ne changeant qu'une lettre par ligne.


'.riu~hrinrk. 'a
Solun P. 19
Sni~her ~ paw


D EIT 71 S

BAT IS
BATTUS

B AT riEI


S M U V Is IS


V Z I R N Gr \A..D 0, C I 0
0 : .1 R F 1 .1 acL -' F
o x R I I R I

N LA4, D t L
V R D D LF. r G .. D .- |
R 7 V tj : N nK '1 r I I


SN. I T r. P3 0 0 F 0 '


Rwnladr Suede D arfitrk Frilande
Hollande- CLuba Norvege
Belgque Cosia Rica Autrine


HORIZONTAL
1. Habitants du sud-est de I'Asie
2. Peintre rn a Florence -
3. Pronom Bande dessine -
4. Ville de Malaisye Ralle -
5. Issue Unite de mesure de potentel
6. Impulsion Cantesta -
7. Atteint du duodeum
8. Tache de la peau.


C E

0 H

AN
CE
N T


VERTICAL
1. Brillant 2. Musique sans instruments o
3. Ancien dialed Pionnier Inernet en Haiti 4 PrOnom Propre -
5. Javeau Rhesus 6. Artice espagnal Machine de reproduction de
texies 7. Element chimique transuranien B. Reduction d'impdts.


00 M6lodie Matin avec Marcus
Informations, Interview, Anecdotes, Humour,
Analyses
Nos Chroniques:
L'Editorial de Marcus
Au Quotidien avec Elsie
La Chronique Litt6raire avec Dominique Batraville
Les Sports avec Mario Bareau
Les Invites du Jour
M1lodie Matin chaque samedi est anim6
par F6quiBre Raphael


e "eatd Ae&64 it eo&C&adce /


En Bref..


S(... suite de la page 2)


Le secr6taire d'Etat a l'Alphab6tisation, Carol Joseph, se r6jouit des progrbs du creole en
Haiti au cours des 20 dernibres anndes, notamment au sein de l'administration publique.
Plus de 32.000 personnes participent a la campagne d'alphab6tisation < Wi mwen kapab >>
(ouije peux ) lance en 2007 par les autorit6s haitiennes. En d6pit des problkmes de
logistique et des difficulties lies aux r6cents cyclones, le secr6taire d'Etat a
l'Alphab6tisation anticipe un succes tenant compte des 400.000 personnes inscrites au
programme.
Rappelant qu'en 1982 le taux d'analphab6tisme 6tait de 80%, Carol Joseph rdvble que ce
taux avoisine les 50% en 2008.
Une enqu6te de la Secr6tairerie d'6tat a l'Alphab6tisation (SEA) indique que le taux
d'alphab6tisation est plus elev6 chez les enfants et lesjeunes dans pratiquement toutes les
regions du pays. "Le taux d'analphab6tisme a la Vall6e de Jacmel (Sud-est) est de 15 %,
le plus faible taux au niveau national", explique t-il.
Haiti reprdsente une puissance dans le monde des crdolophones, soutient M. Joseph,
faisant remarquer que 9 des 11 millions de personnes utilisant le creole dans le monde sont
des haitiens.
M6me si ceux qui utilisent le creole ne sont plus marginalisds, le secr6taire d'Etat a
l'Alphab6tisation croit n6cessaire une meilleure connaissance de cette langue. II deplore
"un massacre du creole", notamment dans les m6dias, tout en admettant que l'6criture
officielle n'a &t6 introduite qu'au cours des anndes 80.


"Copyrighted Material

Syndicated Content

Available from Commercial News Providers"


Page 18


SCRABBLE
Arrangez les sept lettres a-dessous
pour former un mot franpais

E L

E J N

EO

Solutions de la smaine passe
PRAIRIE J


I .. . .At...... .... ... . ... .. ..IN


MBR
I MIRI nl rJI HI El


s t


J


"" 61~. ~ ~ ~ J~i0
I, ,,,, ,


. .. .... ...








Mercredi 29 Octobre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 40


(Foto: Jounalis Robenson Bernard)
Josaphat-Robert Large (k ap prezante woman
krey6l li a: Rete !. kote Lamesi.)


JOUNEN KREYOL NAN

BROOKLIN COLLEGE
Apre youn ti lamanjay kote Habitac ak
Fondation Memoire te gen lakoutwazi ofri piblik la,
youn manm nan Habitac te louvri rido sware-a, ki te
devlope pou vin youn sware wololoy! kote save nan
keksyon lanng kreybl-la te mete bMt ate, pou rejwisans
asistans lan. Sate kbmanse akyounlengwisjamayiken,
Dr. Karl Folkes, ki te fe youn ekspoze an angle sou
sitiyasyon dives lanng krey6l yo nan lemond. Profess
Yves Raymond, sou b6 pa 1, te fe konparezon ant krey6l
ak angle, nanjan el&v ki soti anAyiti etabli ak6 ak fraz
yo itilize nan 2 lanng yo: angle ak kreybl. Sware-a te
pran che 16 Dr. Hugues Saint-Fort te pran may&t la,
pou l'pale de f6s lanng kreybl-la genyen nankominote
ayisyen Nouybk la, jouktan Majistra Bloomberg
rekonet li k6m youn nan lanng ki pi itilize nan dyaspora
b6 isit la. Dr RozeveltJean-Baptiste limenm t'al fouye
zo nan kalalou nan zafe pwoveb ayisyen yo, epi montre
wbl yo nan lavi mesyedam ki konpoze sosyete nou yo.
Joseph D. Chery te fe youn rale sou istwa radyoman
nan New York city.
Apre, li te prezante woman li an, Rete! kote
Lamesi (Presses nationales d'Haiti, 2008), Josaphat-
Robert Large te mete-1 akote pwetes Jeanie Bogart
pou resite pwezi ki te flate sansibilite piblik-la anpil.
Large te pwofite pale de b1l travay Presses nationales
ap fe nan peyi-a, ak antrepriz ekriven Willems Edouard
ki se direkt li. An fendkont, Dr Cauvin Paul te
prezante youn ti espektak ak kUk nan el&v li yo, kote
yo montre enjistis k ap tanmen nan peyi Dayiti jouk
jounen jodi-a. Se ak vant siyati woman Josaphat-
RobertLarge la b1l aktivite kiltirll sa-a te fini nanyoun
sal byen ayere nan Brooklyn College, jou kite 25 okt6b
2008 la.




JOUNEN KREYOL NAN

F.I.U AK SOSYETE

KOUKOUY MIYAMI

Aswe mwen gen privilej pou m'di nou "
bonvini" nan selebrasyon 26m jounen Entenasyonal
Kreybl la.Tradisyon sa-a kbmanse nan lane 1983,
dezan apre premye gwo kol6k sou lanng Kreybl-la kite
oganize Vieux-Port Ste Lucie, an 1981. Kolok sa-a te
reyini anpil zotobre nan zafe Linguistik Lanng kreybl.
Yo te s6ti tout kote e yo te reprezante tout gwo inivesite
sou lat. Nan fen kol6k-la randevou te kase pou 16t
ane nan zile Seychelles, younn ti zile nan Oseyan
Endyen-an. LU sa-a konsep "BannZil" blayi, twaka nan
peyi ki pale kreybl, se zile, se ansyen koloni. Ekspe
nan peyi sa yo te rasanble pou etidye estrikti ak
entegrasyon lanng kreybl-la nan devlopman pep peyi
sa yo.
Nan fen wounmble Bannzil yo, desizyon te
pran pou youn reyinyon nan ane apre nan peyi
Ladominik, ki gen Kreyolis yo te mande chak ane pou
younjounen refleksyon sou Lanng Krey6l la. Nan deba
pou youn dat, anpil sijesyon te tonbe, younn nan dat


sa yo se te dat abolisyon esklavaj. Tout zile yo pa t'ka
tonbe dak6 sou youn dat pou abolisyon esklavaj la.
Esplikasyon nou gen sou sa, se difikilte kominikasyon
nan fen 18m sy&k-la. Nou potko menm nan epbk
teleskripte alewe pou kourye elektwonik, ki nan youn
second, ka bonbade tout kote ak bon enf6masyon
tankou boul malatyonng. Nou ka konprann byen vit,
bato ki t'ap pote bon nouv1l yo pa t'jete lank menm 1I
nan zile yo. Mesaj la pa t' rive nan menm dat-la nan
zile yo. Finalman yo te chwazi 28 Okt6b, youn dat
peyi LaDominik te deja adopte pou selebre Krey6l.
Tout mounn te dak6 sou dat 28 Okt6b-la.
Depi 16 sa-a, 28 Okt6b se jounen entnasyonal
Kreybl, toupatou sou latebeni. E sa k'fe ane sa-a 2008,
se 26m jounen entenasyonal Kreybl. Sosyete Koukouy
ki pajanm rate youn okazyon pou selebre jounen sa-a
depi 1983, te sanble ak kominote-a pou youn sware
refleksyon nan Florida International University.
Etidyan, eskola, pwofese yo pa t'rate okzayon sa-a pou
yo te vin chita tande pwofese Max Manigat nan Kreybl
nan Nb Peyi D'Ayiti ki pa diferan men ki gen youn
seri ti nyans ak varyasyon vokabilk ki te enpresyone
piblik la. Max ak Jakle te bay youn demonstrasyon
N6-Sid ki te resevwa anpil bravo. Te gen plis pase
300 mounn nan sal la. Koukouy yo te louvri seyans-
lan depi 7:30 diswa. Jou samdi 25 okt6b la Li dire
rivejouk minui.
Apre Pwofese Max Manigat, Dokte Gerdes
Fleurant te pran lapawbl pou li montre devlopman
kreybl ak mounn anjeneral. Pa gen benyen kache
lonbrit. Kreybl-la fe pati dir&k-dir&k nan vi ayisyen.
Nou pa ka detache-1. Ni Max ni Gerdes te resevwa
bonjan bravo. Bon ti resepsyon ak Madanm Alise
Biambi Poul, nan s6s, poul griye, griyo, diri kole,
penpatat ak gato. Alysse te prepare ak kolaborasyon
sosyete Janpolyen ki sou direksyon Pe Christian
Plancher ki malerezman pa t'ka la ak nou akoz lanm6
papa-1 nan Janrabel- Kabare, Jean-Michel Daudier te
simaye b6l mizik ki soti nan dnnye CD-li-a.
Pou n'fini te gen youn bouke atistik kote
mizik, pwezi, dans, istwa kont te marye ansanm ak
young grap atis Koukouy plis 16t atis envite tankou:
powet-SanbaAndre Fouad, Waneges, Yvette Leblanc,
Jesler Yolande Thomas, Janette Gregoire... Koral
Koukouy te anbandisyon. Malgre Mayestwo Kiki
Wainwwright pa t'ka chante akoz youn grip k'ap fatige-
1, Jeanette Gregoire ak Rose Bleus te pran direksyon
chante yo. Mesye-dam yo te resevwa anpil bravo pou
chante Solda Mawon youn konpozisyon Kiki Wain-
wright ak youn powem defen P61 Larak. Twoup Dans
Sosyete Koukouy sou direksyon Nancy St' Leger ak
Yanouwi, te kraze sal la ak dans Yanvalou, youn dans
kongo koregraf Ledson danse ak youn atis envite.
Dnnye dans rara-a te chofe san tout mounn kite tonbe
danse. Mounn yo rete jouk dnnye grenn minit 16 f&t-la
kaba. Tank anbyans lan te b6l, tank mounn yo te swaf
youn bon aktivite atistik ak Koukouy yo.
Jou samdi 25 okt6b la. Biwo Kiltir6l
Koukouy yo te pwofite bay rezilta konkou redaksyon
sou lanng kreybl-la: Kreybl nan vi ayisyen.Se Ernst
Registre (Nene ki pote premye pri-a) Majorite teks yo
te diskalifye paske yo te brase twbp mo angle ak kreybl
epitou yo pa t'respekte kondisyonyo. Nou te pwofite
bay 6ganizasyon manm H.A.N.D. yo ki te patisipe nan
semine Sheila Austin te fe nan mwa Dawou-a,
Oganzasyon sa-a yo te prezante youn seri ti pwoje pou
kominote-a.. Te gen 4 loreya ki pataje $7,000.00 ki
soti nan youn sibvansyon Depatman zafe kiltirel nan
Miami- Dade. Senmenn pwochenn n'a bay non
6ganizasyon yo ak pwoje ki an preparasyon yo.
Aktivite Jounen Kreyol-a se youn aktivite depatman
Zafe Kiltir6l ak Board of County Commissioners
patwone. Nou di mesi e nou bay mounn yo randevou
pou ane pwochenn.
Kouzen: Degoutan




JOUNEN ENTENASYONAL

KREYOL SOSYETE

JANPOLINYEN

BAY LEBRA AK SOSYETE

KOUKOUY NAN F.I.U

Nan non Sosyete Jan Polinyen ak nan non
Kowbdonate-a ki se pe Christian Plancher ki
malerezman ale Ayiti pou lanmb papa li. Nan non 1bt


manmb ki prezan nan sal-la, mwen di tout mounn
BONSWA e BYENVINI. Mwen si anpil mounn ap
poze t&t yo kesyon pou konnen kouman nou fe pote
non ansyen PAP-la (Pap Jan P61) epi nou pran inisyativ
pou fete f&t KREYOL-la avek Sosyete Koukouy.
LU nou gade nan atik # 5,konstitisyon 1987-
la ki di tout ayisyen ini ak youn s6l lanng ki se
KREYOL-la; 1 nou gade travay Sosyete Koukouy
ap fR nan lanng KREYOL-la, espesyalman nan
Miyami; pou nou pa fe ti bagay an paralO1, nou twouve
li enpbtan pou nou mete t&t nou ansann pou nou travay
pou pwomosyon lanng KREYOL la atrave kilti ayisyen
-an tout kote tankou anndan legliz.
Misyon nou kbm sosyete Jan Polinyen se pou
fe evanjelizasyon, fe pwomosyon lanng KREYOL-la.
Rezon ki fe nou enterese nan lanng krey6l lan se paske
fondate sosyete Janpolinyen an pe Plancher> nan kat ane li te pase nan peyi Kolonbi
avan li te done pe, yo te toujou ap mande li ki lanng
yo pale an Ayiti, li te reponn: KREYOL ak Franse ,
men chak fwa li di yo sa, yo te mande li kisa ki kreybl
la. Li te santi li kontrarye.
Eksperyans sa te pouse li al travay pou
promosyon lanng lan 1 li retounen Ayiti. Si nou ale pi
Iwen nan lavi kouran nou, pa gen pi bon mwayen pou
nou kominike younn ak 16t nan lannjg manman nou ak
papa nou. Se nan menm lide sa-a, li ap travay ak sosyete
koukouy pou we kijan pou l'ta mete youn sant lanng
KREYOL nan mitan Jan Rabel ak Podp.
Tout demach sa yo kapab pemet li leve eskanp
figi KREYOL la nan enseyman e menm nan inivesite.
Sosyete koukouy ap bay lebra ak sosyete Jan Polinyen
pou reyalize r&v sa-a. Pe Plancher pa avek nou aswe-
a. Papa-1 mouri Ayiti, li te blije kouri ale. Men lespri-
1 la ak nou. N'ap mande pou nou leve kanpe pou nou
konsakre youn minit refleksyon pou papa Pe Christian
Plancher pou Granmet-la resevwa nanm li nan wayom
li. MWsi.

Pou Komite Sosyete Janpolyen: Nicole
Leonard


DIA INTERNACIONAL

DEL CREOLE

CELEBRARAN EN CUBA

Integrantes de la comunidad de haitianos y
sus descendientes del municipio Cotorro celebrarin
el Dia Internacional del Creole, el pr6ximo sibado 25
de octubre, tal como lo realizan los integrantes de esta
etnia en el territorio nacional.
El 28 de octubre fue declarado Dia
Internacional del Creole desde e11979 en las Islas
Seychelles. En Cuba se comenz6 a celebrar por los
haitianos y sus descendientes desde el 1996. Como
parte del intercambio este sibado, con sede en la Casa
en la Cultura del Cotorro a partir de las tres de la
tarde, se hard un recuento de los esfuerzos que por afios
se ha realizado por preserver la lengua y mantenerla
entre las nuevas generaciones de cubanos
descendientes de haitianos y otros componentes de la
sociedad.
Ademis de las provincias orientales, el cre-
ole esta muy difundido en Camaguey y Ciego de
Avila, en menor medida en Ciudad de la Habana
y demis provincias, segun la presencia de haitianos y
sus descendientes. Un sistemitico esfuerzo se realiza
por la ensefianza del creole en aulas especiales creadas
con tal fin en los filtimos diez afios en Ciudad de la
Habana, Guantanamo y en otros lugares. Una
emisora, Radio Habana Cuba, tiene varias horas diarias
de transmisiones internacionales en creole.
Colaboradores cubanos desplegados en Haiti
han recibido la ensefianza de este idioma para su
comunicaci6n tanto con el pueblo residente alli como
con sus descendientes en la Isla.
Representantes de la Embajada de Haiti en
Cuba, de la Asociaci6n Cubana del Caribe y de otras
instituciones afines, estarin presentes en este
intercambio del sibado. Tambidn lo harin destacadas
personalidades de la cultura y el deporte los cuales
recibirin un reconocimiento por sus logros en sus
distintos escenarios y actividades."


Page 19


============================








BACK PAGE


Mercredi 29 Octobre 2008
1 Hai~ti en Mairche Vol XXII N0 40


Gonaives encore sous des tonnes de boue, 2 mois apres les ouragans


(GONAIVES... suite de la page 17)
des centaines de personnes pour le nettoyage. Des
families et des volontaires strangers se mettent aussi a
l'ouvrage, plusieurs heures parjour.
VWritables travaux d'Hercule, la thche est
6reintante, et d6primante pour des gens qui ont tout
perdu, jusqu'a leur intimit6. Certains ont abandonn6
leur maison pour vivre sur des toits, sous des tentes
faites de pans de tissus et de morceaux de cartons.
Sur la grande Avenue des Dattes, des dizaines
de camions et des pelleteuses n'ont pu d6gager la
principale artbre de la ville des tonnes de boue qui
l'encombrent.
Sur la grande Avenue des Dattes, des dizaines
de camions et des pelleteuses n'ont pu d6gager la
principale artbre de la ville des tonnes de boue qui
l'encombrent.
Prbs de deux mois aprbs les ouragans,
Gonaives, quatribme ville d'Haiti, est une ville
fant6me: la plupart de ses habitants (300.000
U -


Une situation qui defie Hercule lui-m&me (photo Guyler Delva)


Enfant saluant tristement les visiteurs
personnes) ont fui leurs maisons pour des abris
provisoires, il n'y a plus d'61ectricit6, ni d'eau courante,
sinon celle servie dans des points de distribution par
des ONG qui sont, elles aussi, en manque de moyens.
"Il y a une vraie frustration, car les gens ne
trouvent pas l'aide qu'ils attendent de nous", dit un
humanitaire franqais sous couvert d'anonymat.
Le secr6taire g6n6ral adjoint de 1'ONU pour
les affaires humanitaires John Holmes, qui a visit les
Gonaives, s'est dit inquiet quant h la situation sur place.


Plus d'un mois et demi a essayer de nettoyer
sa maison (photos Guyler Delva)


Haiti en Marche
Port-au-Prince
100 Avenue Lamartiniere (Bois Verna)
Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323
Miami
173 NW 94t Street
Miami, Florida 33150
Tel. 305 754-0705 / 754-7543
Fax 305 756-0979
New York 914 358-7559
Boston 508 941-6897
Montreal 514 337-1286
email: melodiefm hotmail.com
haiti-en-marche@hughes.net
URL: www.haitienmarche.com
Library of Congress # ISSN 1064 3896


1984-2009


* Uwalsolii



*CAMPhCk-UM


* M DDlnt Ranin


* ProlDtsMlhHnilal


CAM le seul leader avec une tradition
oujours imite, masis jamais gaGte.


Iuv6e pwr Ihe s taular ba neket i de
ol Rhofe kwimd, Massachuseta, Washinglon DC, Getele, Flraide el lni


ADfOMI PURCHASING AgUENCY 3 ""~ W VI AAte po p cos ~mc

Tel.; 7BE-457-S3 *- Farc 305-750S79 aa paesadteon Pm auinm Io pEW bulS


Page 20


L Haiti -


Amba/Curago


Bahamas


Canada I +


Etats-Uns


les Turques


Jamaisque


Rip. Dominicalne -
m m


Apptez sons ftralts:
USA/Canada
W-800-934-0440
ou d'Hit Cau:
PO 800-256-8687
ww.wcamtransfer.com


rl~sas~~ """'LBly, "41


"Les ONG et les agences
humanitaires font beaucoup d'efforts
dans des circonstances difficiles.
Nous avons &t6 capables d'aider a
fournir un minimum d'assistance en
termes de vivres, eau, abris et soins
m6dicaux mais il reste beaucoup a
faire", a-t-il reconnu.
Au terme d'une tournde
dans des abris provisoires et dans les
rues de la ville, bord d'unv6hicule
de transports des Casques bleus, M.
Holmes a promis de sensibiliser les
donateurs a la cause d'Haiti, le pays
le plus pauvre du continent
americain.
"Les conditions sont tres
mauvaises. C'est evident. Il faut une
meilleure rdponse aux besoins de la
population", a-t-il conclu.


S .-^'w




University of Florida Home Page
© 2004 - 2010 University of Florida George A. Smathers Libraries.
All rights reserved.

Acceptable Use, Copyright, and Disclaimer Statement
Last updated October 10, 2010 - - mvs