Title: Haïti en marche
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 Material Information
Title: Haïti en marche
Physical Description: v. : ill. ; 45 cm.
Language: French
Publisher: s.n.
Place of Publication: Miami Fla
Miami Fla
Publication Date: October 8, 2008
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subject: Haitians -- Newspapers -- United States   ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.)   ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.)   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti
 Notes
Language: In French.
General Note: Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00098809
Volume ID: VID00323
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 21271733
lccn - sn 92061416
issn - 1064-3869

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00010-08-2008 ( PDF )


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I !3fIO NF E tE DECS A I] DLV I t4 OE


Preval declare

et TPS pour les
MIAMI, 3 Octobre La salle 6clate en d6jh en prison
applaudissements. Le Pr6sident Rend Pr6val vient n'ont commis
de demander pour les sans papiers haitiens aux eux vivent au
Etats-Unis le tres pr6cieux TPS (Statut Temporaire gagnent leurv
de Protection), equivalent d'une
residence provisoire qui garantit que ces
immigrants ill6gaux ne seront pas
expuls6s et cela en raison des
catastrophes naturelles resultant du
passage sur Haiti de 4 ouragans en moins
d'un mois, qui ont d6truit presque
totalement le pays.
L'Immigration americaine, sous
pression des activistes communautaires
et de membres du Congrbs (d6mocrates
et rdpublicains) favorables a la cause
haitienne, a r6cemment d6cid6 de surseoir
temporairement a la deportation des sans
papiers haitiens, operation poursuivie
sans d6semparer depuis deux anndes par
les autorit6s amrricaines. Le Prdsident Preval, le
Cependant les arrestations de Vivant a 'Etranger, (
ces deniers continuent et ceux qui 6taient communautW haitienne de


sans papi
n'ont pas &td relAch6s alors que ces gens
aucun crime et que la plupart d'entre
x Etats-Unis depuis environ 10 ans, y
ie, meme dans des conditions difficiles,


Maire de Tabarre et (assis) le Min. des Hc
Charles Manigat, lors d'une rencontre ave
Miami le vendredi 3 octobre dernier (pho


ers haitiens
paient des taxes et ont des enfants a charge.
Aussi est-il n6cessaire de continuer la
pression sur les autorit6s am6ricaines, nomm6ment
le President George W. Bush, pour leur accorder
cette residence temporaire qui les
mettrait a l'abri pendant un temps
d6termin&.

Important support A
l'economie locale ...
Faut-il 6galement souligner que
ce sont ces nouveaux immigrants, ayant
encore le gros de leur famille en Haiti,
qui sont le plus important support a
l'6conomie locale. Les transferts
effectuds par les expatri6s 6taient estim6s
par la Banque mondiale a US$1,6
milliard en 2006.
A part cette intervention
publique au cours de la XIIe Conf6rence
aitiens des Amdriques organisde pendant trois
?c la jours a Miami (Floride) par le quotidien
-to HEM) (voir PREVAL / 4)


Le Venezuela

ne menage pas son aide a Haiti
MIAMI, 3 Octobre Comment empecher Le Gouvernement haitien fait-il un effort
le peuple haitien d'etre sensible a un pays dont il pour trouver US$200 millions comme premier
voit la main secourable partout et dans des d6pannage apres le passage de 4 ouragans successifs
domaines les plus essentiels (VENEZUELA / p. 6)

LA FRONTIERE HAITIANO-DOMINICAINE
TRANSFORMEE EN UN LAC


Malpasse : Traversee de lafrontiere en canot (courtoisie Minustah)


CRISE FINANCIERE
AMERICAINE
Consequences pour
les pays sud-americains
et caribeens
MIAMI, 3 Octobre -La Conf6rence des
Amdriques, quoique r6unissant une majority de
pays sud-am6ricains, a &t6 dominde par la crise
financiere americaine.
Si cette crise est a resonance mondiale,
pour les pays de l'Am6rique du Sud et de la
Caraibe (surtout les plus petites economies), elle
ne repr6sente pas un problkme bancaire comme
en Europe et en Asie, mais concerne davantage la
vie de tous les jours.
El Salvador, le Honduras, aussi bien que
la Jamaique et Belize (ou Haiti) misent beaucoup
sur les transferts d'argent effectuds par leurs
ressortissants aux USA.
Or la crise financibre a pour principale
consequence une raret6 de liquidit6s et un
resserrement du credit.
Moins de < remesas >>...
Moins d'argent disponible pour les
particuliers restreignant les possibilities d'achat
d'une maison ou d'une voiture (contrairement a
l'6conomie d6nomme << consumdrisme >> base
sur le credit facile qu'on a connu).
Plus grave lorsque transf6rd au niveau
des entreprises, cela signifie moins
d'investissements. Done moins d'emplois. Et
moins de revenus dans la poche des immigrants.
(CRISE / p. 6)


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Pas de << dportes >









Page 2


I EN PLUS...


Transparency n'aide


pas les victimes !


PORT-AU-PRINCE, ler
Octobre Y a-t-il une relation entre
le dernier rapport de Transparency
International clouant une fois encore
notre pays au pilori et la reticence des
< pays amis >> r6pondre aux
demandes financieres pour aider les
victimes des inondations en Haiti ?
Pourquoi pas !
La meme semaine que les
Nations Unies lancent une requate de
107 millions de dollars pour
commencer a r6parer les d6gits causes
par le passage en Haiti de 4 ouragans
successifs, l'institution d6nomm6e
Transparency International, base a
Berlin (en Allemagne), communique
son rapport oi Haiti figure parmi les
4 pays les plus corrompus de la
planted.
Tout au bas de la liste, on
trouve Haiti avec 1, 4 point, l'Irak et
Myanmar (1, 3) et la Somalie avec la
note 1.
La note le plus positive c'est
le Danemark, la Nouvelle ZWlande et
la Suede (9,3).
Pourtant le gouvernement
haitien a mend une vigoureuse
campagne contre la corruption qui a
abouti a plusieurs arrestations dans le
secteur priv6 haitien.
Transparency International
elle-meme a honored, si l'on ne se
trompe, l'ex-commissaire du
gouvernement Claudy Gassant pour
son d6vouement a la lutte contre la
corruption.
Tout cela n'a done servi a
rien !
Mais a quoi sert une
institution qui pretend d6fendre les
droits des plus faibles quand au
moment meme oi ces demiers ont le
plus besoin d'etre aids, c'est cette
meme institution qui intervient pour
d6courager ceux qui pourraient le
faire ?
Transparency International
est peut-6tre une organisation a
laquelle personne ne prete la moindre
attention dans le monde, mais qui chez
nous a acquis une certaine notori&td
parce que 6tant apparue aubeau milieu
de la lutte qui a oppose le president
Jean-Bertrand Aristide a des secteurs
politico-civils, lutte qui emporta
finalement Aristide qui vit depuis mars
2004 en exil.
Dans la bataille en question,
l'opposition anti-Aristide b6ndficia du
support de plusieurs grandes capitales
et institutions du monde occidental,
dont l'ONG Transparency Inter-
national.
Jusque-l, nous non plus en
Haiti n'en avions jamais entendu
parler. L'organisation a pris naissance
en 1995.
Selon certains, c'est une
creation comme tant d'autres destinde
a jouer le meme r6le de gendarme du
monde, mais dans le domaine dit de
la soci&te civile.
Que valent ses rapports ?
Nous ne saurions trop vous dire. Oui,
il existe certes de la corruption en
Haiti. A certains points de vue, il nous
arrive d'en 8tre nous aussi victimes,
comme tout citoyen qui ne d6tient pas
des moyens de decision.
Par contre, qu'Haiti fasse
partie des 4 pays les plus corrompus,
ce ne peut 8tre qu'une farce. Si l'on


peut dire, notre pays n'en a tout
simplement pas les moyens.
Mais voilD, Haiti est le pays
le plus pauvre du continent am6ricain.

TRANSPARENCY
INTERNATIONAL


Huguette Labelle, president de TP

Or ce n'est pas la masse d'argent sale
ou corrupteur qui compte le plus pour
Transparency que les deux critbres
pauvret6 et faillite des institutions.
Des qu'il y a pauvrete et
institutions en faillite (comme c'est
effectivement le cas en Haiti),
cherchez la corruption. Telle est la
logique selon laquelle fonctionne
Transparency International.
Or a voir les choses de cette
facon, il n'y aurait pas plus corrompu
que l'Allemagne et l'Italie d'apres
Guerre (1945) qui 6taient tout
normalement plong6es dans la misbre
et la pagaille.
Par contre, l'Italie de la
reconstruction pr6sent6e comme
tellement corrompue dans les films de
Rosselini et de Vittorio de Sica, l'Italie
du Premier ministre Aldo Moro, celle
de la mafia sicilienne 6tait un univers
de petits anges.
Tout comme les Etats-Unis
au lendemain de la Guerre de
Secession (1861-1865) devaient 8tre
complktement pourris, parce que la
misbre et l'anarchie y r6gnaient tout
naturellement en maitres, comme on
le voit dans le film < Autant en
emporte le vent >
Par contre, l'actuelle crise
financiere qui fait rage et menace
d'engloutir le systeme financier
am6ricain et du monde, c'est une
affaire d'enfants de coeur.
Du moins si l'on en croit les
rapports de Transparency
International qui n'y fait bien entendu
aucune allusion.
Peu importe que cette crise
financire jette dans la rue des dizaines
de milliers de petits propri6taires et
6pargnants, les uns ne pouvant
acquitter les mensualit6s sur l'achat de
leur maison, les autres voyant
disparaitre les economies destinies a
leurs vieux jours.
Peu importe que cette crise
soit le produit d'un systeme qui
ressemble en bien des falcons a une
filouterie organis6e.
Pas loin de nos fameuses
cooperatives des anndes 1990
promettant des int6rets de l'ordre de
50%.
Mais ce sont-l des pays
d6ji riches. Aleur sujet, TP se contente
de cette simple mise en garde: << les
(voir TRANSPARENCY / 6)


EN BREF ...


Mercredi 8 Octobre 2008
Haiti en Marchep Vnl XXIIT N 37


6 Octobre 2008 : Rentree des classes en Haiti
Et ceci, malgr6 les nombreuses difficulties lies a la destruction d'un grand nombre
d'6coles par le passage des tempetes qui ont frappe le mois dernier le pays tout
entier. Sur 795 6tablissements scolaires publics endommag6s, 109 doivent etres
reconstruits et 686 r6habilit6s a partir de fonds de l'Etat.
Si la rentr6e n'a pu avoir lieu aux Gonaives (Artibonite) et dans certaines villes du
department des Nippes, elle s'est bel et bien faite ailleurs. Au Lyc6e P6tion, a la
capitale, ou s'est rendu le Premier ministre, Mme Michele Pierre-Louis,
accompagn6 du Ministre de l'Education nationale.
En effet, tot le lundi 6 octobre,on pouvait voir les enfants vetus de leurs uniformes
flambant neufs grimper dans un tap-tap ou tout autre moyen de transport en
commun pour se rendre a l'6cole. Mais les parents sont anxieux. Comme chaque
ann6e, ils se plaignent de l'augmentation des frais d'6colage, et pour commencer
des frais d'inscription. II faut d6bourser gros pour pouvoir envoyer son enfant a
l'6cole. I1 n'y a pas suffisamment d'6coles publiques, et pour y trouver une place, il
vous faut un parrain. La corruption regne dans ce domaine et il faut payer pour
pouvoir mettre son enfant a l'6cole. C'est d'ailleurs ce qui avait port l'Etat a
transf6rer le programme des subventions scolaires d'abord au bureau de la
Pr6sidence, ensuite a celui du Premier ministre. Cette ann6e, le programme de
subventions scolaires a ete rapatri6 au Ministere de l'Education nationale. Mais le
public apprend qu'en 2007-2008 certains inspecteurs de l'Education nationale
auraient soutir6 jusqu'a 40% de commissions de directions d'6tablissements
scolaires publics sur les subventions gouvemementales.
En tout cas, c'est une rentree au rabais qui a eu lieu ce lundi 6 octobre, malgr6 les
efforts consentis par l'Etat pour aider les parents. Ce sont environ 400 000 enfants
qui risquent de ne pas se rendre en classe en 2008-2009, selon des chiffres avances
par le minister de l'Education nationale et de la formation professionnelle
(Menfp), cela dans un message de circonstance a l'occasion de la rentree du 6
octobre.
On y apprend en meme temps que le programme gouvememental de subventions
scolaires, y compris les cantines scolaires dans les 6coles publiques et priv6es, sera
renforc6 pour l'ann6e 2008-2009, tandis que les frais d'6colage sont supprim6s en
classe de premiere ann6e fondamentale dans les 6coles nationales, a annonce le
minister de l'Education.
Un programme de distribution de kits scolaires a ete symboliquement lance ce lundi
6 octobre 2008, au cours d'une visite de deux 6tablissements scolaires publics,
dans la capitale, par le Premier ministre Pierre-Louis et le titulaire de l'6ducation
Joel Desrosiers Jean-Pierre.

Rene Preval a Miami demande le TPS pour les sans papiers
haitiens
TPS (Temporary Protection Status) ou Statut de protection temporaire. C'est une
sorte de residence temporaire accord6e aux citoyens d'un pays en grande difficult,
les autorisant a rester aux Etats-Unis, aussi longtemps que leur pays ne s'est pas
encore releve. Ce statut a ete accord aux citoyens du Honduras, Salvador et
Nicaragua apres le passage de l'ouragan Mitch en 1998.
Cette demande du president Rene Pr6val a ete accueillie agr6ablement par les
ressortissants haitiens aux Etats-Unis. Invite a la XIIe Conference des Am6riques,
organis6e par le Miami Herald les 3 et 4 octobre 2008, le President haltien a pris la
parole pour presenter la situation d'Haiti ravage par le passage de deux cyclones
et de deux tempetes tropicales en l'espace de 1 mois a peine.
Les Haitiens de la diaspora ont ete invites a jouer aussi leur partition pour
l'obtention de ce statut. << Haiti a besoin d'aide et non pas de d6port6s >>, a lance le
chef de 1'Etat. I1 faisait allusion non seulement aux illegaux haitiens que
administration americaine nous renvoie au rythme de 50 par semaine, mais aussi
aux ex-criminels, ceux qui ont commis des crimes aux Etats-Unis puis qui sont
imm6diatement exp6dies dans leur pays

Nouveau bilan des morts
Le passage des quatre ouragans successifs qui ont frappe Haiti aurait cause 793
morts, d'apres le dernier bilan de la Protection civile haitienne communique
vendredi. Ce bilan precise 6galement qu'il y aurait 310 disparus,548 blesses,
22.702 maisons d6truites et 84.625 maisons endommag6es lors du passage des
cyclones.
La Protection civile haitienne a 6galement d6nombre 165.335 familles sinistrees,
sachant qu'une famille haitienne compte en moyenne 5 personnes.
Par ailleurs, l'organisation M6decins Sans Frontieres a indiqu6 dans un
communique avoir d6couvert un village submerge (Mamont) non loin de la ville
des Gonaives. Les habitants de Mamont sont rests plusieurs semaines sans eau
potable et sans soins m6dicaux, indique MSF.


li ..... t............. ... . ... .. j


-...j


j /







Mercredi 8 Octobre 2008 T i_
Haiti en Marche Vol XXII N 37 ACTUALITE

Rentree Scolaire :

la MINUSTAH apporte son appui


Le Representant special du Secrdtaire
general des Nations Unies, HfdiAnnabi, a remis, le 2
octobre, un cheque de 619.886 gourdes ($US 15.497)
a la directrice de la Jeune Chambre Internationale
d 'Haiti, Mine Myrline Mompoint. C 'tait lors d'une
ceremonie organisde a 'Ecole nationale de Citd Soleil.


Le PMMichele D. Pierre-Louis ouvrant la rentrde lund
(photo Eugene Robenson)
Ce montant provient d'une collecte rdalisde par le
personnel de la MINUSTAHen vue d'aider des enfants
de Citd Soleil et de Port-de-Paix a poursuivre leur
scolaritd.
< remets aujourd'hui ce cheque de 619.886 gourdes


nous esp6rons d6montrer notre volontW de solidarity
face a la situation difficile que vit le peuple haitien >.
Et grice a cette action, 58 enfants de CM2 a
Cit6 Soleil et a Varreux peuvent s'assurer de suivre
des cours cette annde. De m6me, 97 enfants de Port-
de-Paix, dans le Nord-ouest du pays, vont enb6ndficier.
Ce montant permettra de
S prendre en charge les frais
scolaires, ainsi que les
livres et les fournitures
scolaires. Cit6 Soleil et
Port-de-Paix 6tant, de
l'avis de M. Annabi, des
endroits d6favoris6s,
< solidarity particulibre de la
MINUSTAH >.
Pour le directeur
de l'Ecole nationale de
Cit6 Soleil, Appolon
Walner, qui intervenait au
nom des parents des 6coles
nationales de Cit6 Soleil et
des Varreux et des enfants
i lans une cole national c'est un geste symbolique
mais qui a beaucoup de
valeur et que nous
appr6cions fort bien >>. Le directeur a poursuivi : < seuil de la nouvelle annde scolaire, les parents ont
beaucoup de difficulties. Un geste salutaire est touj ours
souhaitable. Nous nous r6jouissons du fait que des
(voir RENTREE / 20)


Page 3

L'EVENEMENT SOMMAIRE
Preval declare : Pas de < ddport6s > et TPS
por les sans papiers haitiens p.1
ASSISES REGIONALES
La crise financiere amdricaine domine la
Conference des Amdriques p.1
Discours du Pr6sident Prdval p.5
ASSISTANCE POST-DESASTRES
Le Venezuela ne manage pas son aide a Haiti
p.1
Transparency n'aide pas les victimes p.2
Le gouvernement haitien d6caisse 30 millions
de gourdes pour les Gonaives p.7
ACTUALITE
Une rentr6e scolaire difficile p.3
Le livre denrde rare p.3
Solidarith, service civique et un Etat plus
responsable p.8
L'AssuranceBNC p.12
BRUTALITES POLICIERES
Tension et indignation chez les taxi-motos p.14
La comedienne Natacha Saintil martyrisde par
des policiers p.2
LIVRE
L'Histoire du sucre en passant par Haiti p.10
HONNEUR ET MERITE
Marjorie Villefranche,<< Femme de m6rite >
p.10
UNE AUTRE ECONOMIE
La Banque du Sud p.12
LIBRE PENSEE
Comparaison p.14


Le numro 1 de la Mission onusienne Hedi Annabi
remettant un gros cheque a l 'occasion de la rentrde
des classes (courtoisie Minustah)
($US 15.497) a la directrice de la Jeune Chambre
Internationale d'Haiti, Mme Myrline Mompoint >>, a
d6clard le chef de la MINUSTAH, H6di Annabi, lors
de cette c6ermonie sous le signe de la solidarity.
La rentrde scolaire, selon le chef de la
MINUSTAH, < peut constituer une p6riode difficile,
marque par de nombreux d6fis d'ordre financier,
logistique et pratique, surtout pour les personnes les
plus d6munies >. Aussi, cette contribution, M. Annabi
la trouve-t-il < modeste > par rapport aux multiples
besoins. Toutefois, souligne-t-il, < avec ce simple geste,

Haiti a l'heure des defis
: le livre, denree rare
LE SOLEIL, 5 octobre 2008 La route qui
mene a Dessalines ressemble a toutes les autres qui
sillonnent Haiti : parsemde de trous, en mauvais etat.
Coince entre les montagnes et la plaine, le chemin
resiste tant bien que mal aux inondations. Apres le
passage de 'ouragan Hanna, fin aozt, les pluies
torrentielles ont transformed les champs a ses cdtes en
un immense lac, qui menace de rejoindre la chaussde
par endroits. Au bas de la route, des dizaines de
maisons inondies.
A l'entr6e de cette ville de 30 000 habitants
situde a 140 kilombtres de Port-au-Prince, on retrouve
de petits vendeurs qui offrent des recharges de
t6l6phone cellulaire ou encore des boissons gazeuses
dans une glacibre qu'ils trimbalent tant bien que mal.
Au bord de la route principale, beaucoup d'enfants
qui n'ont pas encore repris le chemin de l'6cole.
Les autorit6s haitiennes ont d6cid6 de reporter
la rentrde scolaire au debut octobre cette ann6e, a la
suite des ravages causes par les ouragans Hanna et Ike.
D6jh durement 6prouv6es, des milliers de familles n'ont
pas les moyens de payer la facture de la rentrde scolaire.
A Haiti, 70 % de la population vit avec moins de 1 $
par jour.
Avec un Etat qui peine a fonctionner, la grande
majority des 6coles haitiennes (80 %) sont priv6es. I1
en cofite environ 4 $ pour y inscrire son enfant au
(voir LIVRE / 17)


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REPORTAGE


Mercredi 8 Octobre 2008
1 Hai~ti en Mairche Vol XXII No 3'7


XIIe CONFERENCE DES AMERIQUES


Preval declare


Pas de << dportes >


et TPS pour les sans papiers haitiens
(PREVAL... suite de la lere page) plus affreux : meurtres et kidnappings. n'avait collect (jusqu'au vendredi 3 octobre
The Miami Herald, Rend Prval dit avoir d6jh t << Haiti actuellement ne peut pas accepter ces que 17% de la somme recherche.
e dport6s ,> a d6clard haut et fort le chef de l'Etat Devant la Conference des Amdriques, f
une premiere lettre a ce sujet au Pr6sident Bush et qu'il hatien. r unissant plusieurs centaines de respons,
-j71q I i en +liri nnrrnir nr\ffi.illm.n+ u1% ct edr\nc


va iui en iaire parvenir onicienement une seconae
ayant appris que le num6ro 1 am6ricainvient de decider
le renouvellement du mime TPS en faveur de
ressortissants de trois pays de I'Amdrique centrale
I-


Le President Rend Preval a la tribune de la XIIe Con
desAmdriques le 3 octobre 2008 (photo HEA
(Nicaragua, El Salvador et le Honduras) qui avaient
6td frapp6s par des intemp6ries en 1998 et 2001.
Mais l'octroi du Statut Temporaire de
Protection 6tant de la seule competence du chef de la
Maison blanche, le Pr6sident haitien ne peut en faire
plus. Aussi c'est a la communaut6 haitienne et a ses
amis parlementaires et autres officiels am6ricains de
poursuivre la campagne. D'autant que le Pr6sident
Bush ne semble pas dispose faire ce geste de lui-
meme. Alors meme qu'il vient de le renouveler pour
d'autres immigrants dont le pays avait 6td victime
depuis dja plus de 10 ans. C'est en 1998 que le cyclone
Mitch avait ravag6 le Honduras.

Meurtres et kidnappings ...
Sur ce, deuxibme coup de thditre : Prdval
demande publiquement aussi a Washington d'arreter
les deportations d'ex-condamnes qui a peine sortis des
prisons am6ricaines sont embarqu6s imm6diatement
pour Haiti oin un certain nombre refait surface au sein
oun la tate de gangs impliqu6s dans des crimes les


Les autorit6s haitiennes successives ont
toujours protest. Du Prsident Aristide renvers6 avant
la fin de son mandat (2001-2004) au Premier ministre
int6rimaire G6rard Latortue (2004-2006).
Les respon-sables am6ricains ont
toujours fait la sourde oreille, arguant que
c'est une politique vitale, intrinsqque a leur
doctrine de s6curit6 nationale, et qu'ils
appliquent envers tous les pays et pas
sp6cialement Haiti.
Pour toute compensation, on a
cree un programme suppose aider a la
r6insertion des d6portes apres leur retour
au pays natal.
IC'est done la premiere fois que
le chef de l'Etat haitien ne se contente pas
d'un mot adress6 discrete-ment lors d'une
rencontre avec la Secr6taire d'Etat
Condoleezza Rice ou le Pr6sident Bush.
Mr. Prdval cette fois n'a pas
mach6 ses mots : Haiti ne pourra jamais
firence se relever dans de telles conditions !
I)
Comment rebitir un
pays totalement d6truit comme
l'est Haiti frapp6 par 2
ouragans et deux temp6tes en
trois semaines si on lui renvoie
chaque mois plusieurs
centaines de ses ressortissants
qui gagnent honnetement leur
vie et en font b6ndficier leurs
compatriotes au pays ?

La stability 1
politique est
primordiale... '
L n urnt nn


LI, DYU1 OULUtIL ULI
lui inflige aussi chaque mois
un nombre presque 6gal d'ex-
condamnms dont beaucoup, qui
n'ont aucune chance de refaire
leur vie dans un pays aussi
petit et d6pourvu, ne tardent


politiques, 6conomiques et m6diatiques du conti
Prdval a d6gag6 combien assistance 6conomiqi
importante (et doit aller plus loin que l'aide d'ur
pour laquelle de nombreux pays se sont, c<


2008)

orum
tables
inent,
ue est
gence
ertes,


mobilis6s pour apporter les premiers secours aux
victimes haitiennes). Mais encore plus capitale est la
mobilisation des Haitiens eux-memes sans laquelle rien
de durable n'est possible.

Une grande campagne de
motivation ...
Ce n'est pas un hasard, a-t-il not6, si ces
assises de Miami r6unissent a la fois les pouvoirs
politique, 6conomique et m6diatique.
II a commence par la presse, commundment
appel6e le 4e pouvoir. Mais alors qu'il n'a &t6 lu par
personne, le pouvoir m6diatique en vient souvent a
supplanter tous les autres.
Le President haitien nous invite a y r6fl6chir.
La presse peut et fait sans doute beaucoup pour le bien
de la nation et de la communaut6 humaine en g6ndral.
Mais elle peut faire aussi beaucoup de mal -
meme sans en avoir l'intention.


L 'assistance a la rencontre avec le Chef de 'Etat ha'tien
au Miami-Dade Community College (photo HEM)


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Rollins said. "Eventually, we will expand this location to offer ocean services
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Amerijet will accept outbound international air freight at this station,
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Central America, Mexico, the Caribbean, Europe, Asia and the Middle East.
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hub at Miami International Airport, where it maintains a custom-built 210,000-
square-foot air cargo handling facility, a 96,000-square-foot ramp facility
and a 50,000-square-foot ocean cargo handling facility. For additional
information, visit Amerijet on the web at www.amerijet.com.


pas a s'en prendre a la vie
et aux biens de leurs
compatriotes, menacant
l'ordre public et la stability
comme on l'a connu avec
le lrgne des bandes armies
dans les anndes 2004 a
2006 jusqu'au lendemain
des elections
d6mocratiques de fdvrier
2006.
Rend Prdval est
formel. La premiere
condition pour entamer
une tAche de
reconstruction du pays,
c'est la stability politique.
Oui, en tate des
critbres essentiels pour la
reconstruction,
paradoxalement Rend
Prdval ne place pas
l'assistance financibre
internationale, mais ce
sont d'abord la stability
politique et une
mobilisation nationale a
laquelle il invite vivement
aussi les compatriotes en
diaspora.
D'abord Apropos
de l'assistance financibre,
les nouvelles sont peu
r6jouissantes. Une
demande de
l'Organisation des Nations
Unies pour un montant de
US$108 millions destinds
h aider pendant 6 mois les
victimes des ouragans,


Sur ce, Prdval estime que la presse a un r6le
essentiel dans le contexte haitien actuel car elle
constitue le maillon principal dans la campagne de
motivation de toute la communaut6 nationale en vue
de rebdtir notre pays.
Tout comme le pouvoir dconomique, celui-ci
pour son savoir technologique, son expertise et aussi
bien stir ses capitaux.
Du pouvoir politique, le Pr6sident haitien
attend competence et non implication dans la
corruption.
Un peu plus tard, le mime vendredi 3 octobre,
lors d'une rencontre avec la communaut6 haitienne qui
s'est tenue dans les locaux du Miami Dade Community
College, au downtown Miami, Prdval a signal comme
un principe directeur de son administration qu'il
n'emploie ni ne renvoie un responsable en vertu de
son appartenance politique mais plut6t a partir de ses
qualit6s personnelles et de ses comp6tences.

Des elections sans un < perdant ...
Haiti a perdu 50 ans, poursuit-il. Trente ans
de dictature et 20 ans en apprentissage de la
democratic.
Quand il a &t6 lu en 2006, il a d6clard que ce
seront les premieres elections haitiennes sans un
perdant.
II a form un gouvernement avec tous les
partis politiques, y compris ceux qui l'avaient combattu
pendant les elections ainsi que sous son premier mandat
(1996-2001).
La premiere tiche du nouveau gouvernement
a 6td de purger le pays des bandes armies. Elle fut
mende a bonne fin grice a la mission onusienne de
maintien de la paix (Minustah).
A ce sujet, le Pr6sident annonce qu'il vient
de demander le renouvellement pour une autre annde
du mandat de la Minustah, mais une Minustah adapt6e
(voir PREVAL/p. 5)


Page 4








Mercredi 8 Octobre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 37


Page 5


XIIe Conference des Ameriques


Discours du President Rene Preval


Monsieur le Pr6sident,
Mesdames et Messieurs les Chefs d'Etat et de
Gouvemement,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs les Repr6sentants de la Presse,
Mesdames et Messieurs les Repr6sentants
du secteur des affaires et de la soci6t6
civile,
Distingu6s Invit6s,
Mesdames, Messieurs,
C'est un honneur pour moi de
participer a cette douzieme edition de la
Conference des Amdriques organisde par
le Miami Herald. Je remercie le Pr6sident
Landsberg de m'avoir offert l'opportunite
de m'associer aux changes de cette
annde, centr6s autour du theme : New
Leadership-New Focus:Good Governance
and Economic Development in the
Hemisphere

Le choix de ce theme estbien en
ligne avec la probl6matique g6ndrale de
la bonne gouvernance et du Laville
d6veloppement 6conomique dans notre
region, qui atoujours t pr6sente dans les conferences
ant6rieures.
La semaine dernire, a la 63ee Assembl6e
g6ndrale des Nations Unies, a New York, j'ai 6cout6
avec beaucoup d'attention l'6tat des lieux sur la
situation du monde pr6sente par le Secr6taire g6ndral,
ainsi que les propos d'introduction du Pr6sident de
l'Assembl6e.
J'ai 6galement pret6 attention aux discours
d'un grand nombre de chefs d'Etat, tant de notre
region que du reste du monde, pour voir comment les
dirigeants de notre planete percoivent le monde
aujourd'hui et la place qu'y occupe leur pays ou leur
region.
Tous ces discours ont &t6 dominds par les


trois grandes crises auxquelles fait face actuellement
l'humanit6 : la crise financibre, la crise 6nerg6tique et
la crise alimentaire.
Le changement climatique et surtout la
menace que celui-ci pose pour la survie de notre espce


de Port-de-Paix est aussifortement endommagee par les o
(courtoisie Minustah)
ont &t6 6galement la source de trbs grandes
preoccupations pour les dirigeants du monde.
Je constate aujourd'hui que ce mime
ensemble de preoccupations, par delay d'autres
questions sp6cifiques a notre region (comme la s6curite
et les mouvements d'int6gration 6conomique)
continuent d'etre trbs pr6sentes dans les changes de
la Conference des Amdriques.
Comment en effet les 6viter lorsqu'il s'agit
justement d'aborder le theme de la bonne gouvemance
et du d6veloppement 6conomique dans notre region ?
Comment peut-on envisager un quelconque
d6veloppement alors que les crises que j'ai 6voqu6es
plus haut constituent un frein direct et brutal a tout
effort de croissance?


Comment 6viter que ces crises n'aggravent
la situation des pauvres et ne basculent dans la
pauvret6 des familles qui pouvaient, tant bien que
mal, s'octroyer une vie d6cente ? Comment maintenir
les fragiles consensus au sein de pays ou de regions
assujetties a de fortes tensions et a des
menaces de conflits arms? Comment
mobiliser les ressources pour bitir les
infrastructures, 6duquer les enfants,
g6ndraliser des soins de sante ad6quats,
donner un large aces a des logements
docents, r6duire le ch6mage des jeunes,
etc. ?
Comment, en peu de mots, faire
que le bonheur de nos citoyens, raison
d'etre, en somme, de toute bonne
gouvemance, soit au centre de action
a publique ?
Ces d6fis prennent un relief tout
S, particulier lorsqu'ils ne sont pas laiss6s
aux seuls dirigeants des Etats, mais qu'ils
interpellent en meme temps, dans un
meme lieu, comme le fait cette
uragans Conf6rence sur les Am6riques, les
responsables d'entreprises et les
repr6sentants des medias.
Pourquoi la rencontre de ces trois acteurs
- les chefs d'entreprise, les journalistes et les
hommes politiques me parait-elle un acte
important, dans cette Conf6rence ?
D'abord, parce que vous chefs d'entreprise,
vous avez une part considerable dans la mise envaleur
des potentiels que recele l'humanit6, en 6tant le
moteur de la creation des richesses dans le monde.
Parce que l'exigence de rentabilit6 vous
motive a toujours innover, a inventer des rdponses
aux besoins des humains, a dviter le gaspillage, a g6rer
avec discemement et efficacit6, et donc a offrir aux
dirigeants politiques des modules pertinents de bonne
(voir DISCOURS / 16)


Pas de d6portes > et TPS po

(PREVAL... suite de la page 4) La colonie franqaise de Saint Domingue a
pill6 tout le bois pr6cieux exp6did en Europe (France,


aux nouvelles circonstances auxquelles fait face notre
pays.
Aussi Pr6val a insist pour qu'y soient inclus
un certain nombre d'ing6nieurs militaires et d'engins
de travaux publics en lieu et place d'une partie des
blinds.

Solidarity et responsabilit ...
Une autre intervention sur les affaires
haitiennes au cours de la XIIe Conf6rence des
Am6riques a &t6 celle du Directeur du d6partement
politique de la mission onusienne, Gerardo Le
Chevalier, au cours d'une table ronde sur la s6curit6.
Mr. Le Chevalier a mis en avant les deux
notions de solidarity et de responsabilit6 qui, d'apres
lui, sont connexes. Autrement dit, le sort de tout le
continent est un, on est lid les uns aux autres. En
consid6rant qu'Haiti est le maillon le plus faible pour
le moment. Et c'est a ce titre que les pays sud-
am6ricains ont envoy presque tous des troupes qui
participent a la mission de stabilisation en Haiti.
Tout comme les d6gits faits par les ouragans
en Haiti constituent un avertissement pour tous en ces
temps de changement climatique.
Ace propos, Mr. Pr6val s'est 6tendu aussi sur
le chapitre de l'environnement. Ce n'est pas
d'aujourd'hui que date la destruction de
l'environnement en Haiti. Si on tient ajeter la pierre,
il faudrait remonter a l'l6imination des premiers
habitants de l'ile, les Indiens, aprbs la DDcouverte en
1492.


Angleterre ...).

Toute une Histoire a recrire ...
Apres l'Ind6pendance, l'oligarchie militaire
s'est emparde des grandes propri6t6s, forcant les
anciens esclaves a se confiner dans les mornes oni ils
ont d6boisM pour mettre en place des cultures vivribres.
C'est grace au commerce du bois de
campeche et autres que nous avons pu payer a la France
la dette de l'ind6pendance de 250 millions de francs
de l'6poque.
Puis l'Occupation am6ricaine de 19 ans
(1915-1934) a obtenu de grandes concessions pour des
cultures extensives ou des exploitations minibres.
Pendant la guerre mondiale (1939-1945), une
grande partie du pays fut livrde a la culture du sisal
par une multinationale am6ricaine, peu apres
abandonnde avec la d6couverte du synth6tique.
Etc.
C'est une nouvelle education qu'il y a h faire,
toute une Histoire a reecrire.
Tous nos rapports avec la terre natale qu'il
faudrait reconsid6rer. A commencer par ceux des
hommes entre eux. Nos perp6tuelles luttes intestines
et sans but veritable ont consomme cette entreprise
syst6matique de destruction.
Selon les experts, il reste aujourd'hui a Haiti
pas plus de 3% de sa couverture v6g6tale.
Les r6centes catastrophes doivent autant sinon
plus a cette situation qu'aux cyclones proprement dits.


ur les haitiens
Plusieurs < annees en arriere >>...
Le gouvemement haitien a racl6 ses fonds de
tiroir pour rassembler US$200 millions qui sont
consacr6s aux premiers travaux de recouvrement
(premiers secours aux victimes, reparations des routes
et remplacement des ponts d6truits, r6fection des
canaux d'irrigation, endiguement des cours d'eau les
plus menacants etc).
Des fonds qui 6taient plut6t destin6s a une
relance de la production nationale suite a la crise
alimentaire d'avril dernier.
Selon Mr. Pr6val, ce sont plusieurs < anndes
en arribre > que le pays enregistre avec ces
catastrophes.
I1 explique : Aprbs avoir l6imind les gangs
arms, ouvert la lutte contre le trafic de drogue et contre
la corruption, et r6alis6 quelques accomplissements au
niveau 6conomique (l'inflation r6duite a environ 10%
qui est un record dans notre pays, un meilleur contr6le
des d6penses publiques, la gourde au plus bas par
rapport a la monnaie amdricaine), ce fut ensuite le vote
par le Congrbs am6ricain de la loi Hope 2 pour faciliter
les exportations haitiennes aux Etats-Unis.
Mais survinrent 4 ouragans coup sur coup et
pendant le seul mois de septembre ...
I1 nous faut done tout recommencer a z6ro et
dans des conditions pires que jamais auparavant.
Reste la solidarity !

Marcus,
Conference des Amdriques,
3 Octobre 2008


FICHE D'AONNEMENT A HAITI EN MARCH


I 'oftI p*urS" IJ


Gdes 260.00
SUS $ 40.00
_ US $ 42.00
US $ 70.00
US $ 70.00


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Arn~iue Latine


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Gdes 520.00
_US $ 78,00
_ US $ 80.00
US $ 135.00
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L-i


Nomr
Adresse


Haff _
Etat Unis
Canada -









UNE ANALYSE


Mercredi 8 Octobre 2008
1 Hai~ti en Mairche Vol XXII No 3'7


CONFERENCE DES AMERIQUES


Le Venezuela i
(... suite de la lere page)
sur le pays, qu'on nous apprend qu'au moins $150
millions de ces fonds proviennent de Petrocaribe,
accord conclu avec le Venezuela envertu duquel 50%
des revenus de l'achat du p6trole v6n6zu6lien sont
retenus comme un credit a long terme, payable en 25
ans et a un taux d'int6ret symbolique de 1%.
Aucune institution internationale de credit ne
peut consentir mieux.
De plus, n'6tait
Petrocaribe, en Haiti nous
aurions pu cesser d'etre
aliment6s en p6trole 6tant
donn6 les prix sur le march
international qui ont &t6 ces
derniers mois tout a fait
inabordables pour nos
faibles moyens
economiques.
Du p6trole a
l'6nergie 6lectrique, il n'y a
qu'un pas, et que le ,
Venezuela a vite franchi,
construisant en Haiti trois
centrales 6lectriques : une
de 30 MW pour la capitale,
Port-au-Prince, les deux
autres de 15 MW chacune
pour le Cap-Haitien et les
Gonaives (et Caracas va
probablement proc6der a
des reparations a la centrale
des Gonaives au cas on
celle-ci aurait &te 6galement Le no
endommag6e par les
inondations qui ont a
nouveau ravag6 cette ville).
Et surtout le Venezuela tient ses
promesses ...
Le Venezuela nous offre aussi de construire
en Haiti une raffinerie de p6trole ainsi que des
aeroports.
R6cemment un march tout neuf a 6td
inaugur6 a Port-au-Prince en lieu et place du tres
populaire et historique march de la Croix des
Bossales.
Le Venezuela nous a envoy aussi une
vingtaine de tracteurs et d'engins agricoles apres le
d6clenchement de la crise alimentaire mondiale au
printemps dernier.
Comment empecher le peuple haitien de
ressentir de la reconnaissance envers ce pays et son
chef d'Etat, Mr. Hugo Chavez, qui continue a multiplier
les promesses a l'endroit de notre pays, et qui tient ses
promesses.
Cela officiellement en souvenir de l'aide qui
fut apport6e par les Haitiens fraichement ind6pendants
en 1806 au Libertador, le grand Bolivar, et dont le


ae menage pas son aide a Haiti
< Socialisme du XXIe si6cle > lanc6 par le Pr6sident ayant envers lui un comportement aussi g6ndreux
Chavez porte embl6matiquement le nom : Revolution aussi apparemment d6sint6ress6 (Haiti n'est tout d
Bolivarienne >. meme pas la Chine ni la Russie!) et a un moment oni
Bolivar partit de la ville de Jacmel, juste en connait tant de difficulties, plus qu'iln'en a connuaus
face du Venezuela, de l'autre c6t6 de la mer Caraibe. loin que remonte notre m6moire vivante !
R6cemment Jacmel manifestait aussi le La r6ponse : c'est parce que nos < grand
souhait d'etre dot6e d'une centrale 6lectrique par le amis > r6sument tout au seul niveau de la politiquc
Venezuela. Qui n'est pas avec moi est contre moi et l'ami de mo


veau march offert par le Venezuela (photo Eugene Robenson)


Pendant ce temps, 1'ONU peine a obtenir
quelque US$108 millions, bien que sollicit6s dans un
appel solennel, pour venir en aide pendant 6 mois aux
sinistrds en Haiti des ouragans Fay, Gustav, Hanna et
Ike.

Le petrole A des fins politiques ...
Pendant ce temps aussi, les responsables
amdricains et d'autres (reproche entendu aussi au cours
de la XIIe Conf6rence des Amdriques qui se tenait la
semaine derniere Miami) accusent Hugo Chavez
d'utiliser le p6trole a des fins politiques.
Rappelons que, selon les termes de l'accord
Petrocaribe, le p6trole requ du Venezuela est vendu en
Haiti aux prix du march international, respectant par
l1 tous les autres accords internationaux r6gissant la
libre circulation des biens et des matieres premieres.
Ce sont les revenus, revenant de droit au pays
producteur, qui sont utilis6s sous cette forme de credit
au d6veloppement par le gouvemement Chavez comme
nous venons de voir.
Comment empecher le peuple haitien de
ressentir de la sympathie pour un pays et un regime


et
le
il
si

Is
e.
on


ennemi n'est plus mon ami!


La guerre des
nerfs ...
Hugo Chavez
bouffe du George W. Bush
a tous les repas. Ne ratant
jamais une occasion de
clouer au pilori le
gouvemement amnricain qui
a bien failli avoir raison de
lui lors d'un coup d'Etat le
11 avril 2002. En tout cas,
les Etats-Unis ont commis la
maladresse d'endosser
imm6diatement les
putschistes alors que la
situation allait se retourner
24 heures plus tard en faveur
du chef de la << rvolution
bolivarienne. >>
Depuis c'est la
guerre des nerfs ouverte et
quotidienne entre Caracas et
Washington.
Alors que ce
dernier a choisi d'adopter un


profil bas aprbs cette bourde
(l'une des raisons a avoir sans doute motive le renvoi
sans retraite anticipde, si l'on peut dire, de l'Assistant
Secr6taire d'Etat Roger Noriega), Chavez reste quant
a lui perp6tuellement sur la defensive.
Cependant au cours de la Conf6rence des
Am6riques, le vendredi 3 Octobre, A Miami, s'est
d6rould aussi un face a face entre des conseillers des
deux candidats aux pr6sidentielles amdricaines du 4
novembre prochain.
I1 s'est rdv&l1 qu'au niveau de la politique a
adopter vis-a-vis du Venezuela, ni l'un ni l'autre n'a
une position tres sp6ciale.
Ben oui, tant que le p6trole v6n6zu6lien
continuera de couler Le Venezuela reste l'un des
principaux foumisseurs des Etats-Unis. Et ce sont donc
les revenus provenant du march am6ricain qui
alimentent aussi la < revolution bolivarienne. >>
Comprenne qui voudra !

Marcus,
Conference des Ameriques,
3 octobre 2008


Transparency n'aide pas les victimes !


(TRANSPARENCY... suite de la page 2) l'organisation ne s'int6resse qu'aux parametres (bien
mauvaises performances de certains pays industrialists stir) macro6conomiques. Et non aux gens, oubliant qu'il
(dans le classement) laissent croire que les mdcanismes y a des pauvres partout et partout aussi des victimes
de contr6le ne sont pas infaillibles dans les pays du systeme, quel qu'il soit.
riches. > Alors que Transparency se fait un point
Mais cela ne devrait entrainer aucune d'honneur de d6fendre nous autres, elle a une affection
consequence vraiment grave A croire que particulibre pour nous autres, vous et moi, parce que


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< dans les pays les plus
pauvres, la corruption peut
6tre une question de vie ou
de mort. Par exemple elle
touche aux ressources
destinies aux h6pitaux ou
aux r6seaux de distribution
d'eau potable >, declare
Huguette Labelle, actuelle
pr6sidente de Transparency
International. Comme c'est
touchant.
Tout le rapport est
une veritable defense et
illustration des pays
pauvres, mais voilB,
toujours sur ce fond de
pr6somption d'innocence
en faveur des pays riches.


Par exemple, < invitant avec insistance les pays ais6s
a faire davantage pour 6viter que leurs entreprises ne
cherchent a corrompre les dirigeants strangers ou que
leurs banques ne ferment les yeux sur la provenance
des fonds. >
Comme quoi si l'argent n'a pas d'odeur, cela
depend s'il vient du Nord ou du Sud ?
Mais voilW, c'est une amabilit6 dont nous
aurions plut6t prUf6rd nous passer apres que notre pays
a 6td la proie de 4 ouragans qui ont tout r6duit en
miettes et d6truit toute la production agricole.
C'est la meme semaine que tout le monde
(autorit6s natio-nales et internationales) essaie de
persuader la communaut6 interna-tionale d'accorder
une aide plus substantielle pour les victimes que TP
6met son verdict. Comme toujours sans appel ...
Nous avons toujours &t6 critiques envers les
rapports de Transparency. Mais cette fois ce n'est point
la peine.
Le dernier rapport de Transparency
International nous rappelle la fable oi le singe pour
chasser une mouche qui traine sur le visage de son
maitre endormi, ramasse une 6norme pierre et paf lui
6crase toute la tate.
Melodie 103.3 FM,
Port-au-Prince


Page 6









Mercredi 8 Octobre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 37


Page 7


CRISE FINANCIERE AMERICAINE

Consequences pour les pays sud-americains et caribeens
(CRISE... suite de la lere page) Et dans des pays a 6conomie faible ou moyenne ou a et douloureuse. > Declaration mise plut6t sur le compte
Diminution du nombre de < remesas > ddmocratie fragile, l'ins6curit6 peut facilement de la difficile bataille qu'il a di mener pour obtenir la
(transferts d'argent en espagnol). Si ce n'est en quantity d6boucher sur l'instabilit6 politique. ratification par le Congres de son plan de sauvetage
mais en valeur. Jusqu' a des programmes subventionnms par du systeme bancaire pour un montant de 700 milliards
D'autre part, les Sud-amdricains craignent le gouvernement amdricain pour aider a la r6insertion de dollars.
que le manque a gagner sur le march am6ricain des d6port6s qui sont menac6s de fermeture pour
n'entraine aussi une diminution non seulement des manque de fonds. Priorit6s : technologie et education
importations faites chez eux par les Etats-Unis mais Dans le m6me temps, il faut s'attendre ...
aussi des investissements am6ricains dans leur pays. probablement aussi a un durcissement des mesures de Entre-temps, les pays sud-am6ricains el
D'un autre c6td, en m6me temps que les fonds l'immigration aux Etats-Unis. carib6ens comptent mettre a profit toute baisse dans le


en provenance des Etats-Unis peuvent connaitre un
certain assechement, ces derniers continuent a d6porter
plusieurs centaines d'ex-condamnds qui sont exp6dids
vers leur pays natal aussit6t qu'ils sortent des prisons
amdricaines ou canadiennes.

Le non contr6le des armes ...
Les trois principales plaintes des pays sud-
am6ricains sont les suivantes :
Le problkme des d6port6s dont un grand
nombre avant longtemps se recycle dans la criminality
locale constituant un d6fi a la s6curit6 publique dans
des petits pays qui ne peuvent pas y consacrer un trop
grand pourcentage de leur revenu national.
Le non contr6le du commerce des armes
aux Etats-Unis. Beaucoup de ces armes aboutissent
aux mains de gangs des rues dans les iles des Caraibes,
comme a plaid l'ambassadeur de la Jamaique aux
Etats-Unis.
Deux niveaux auxquels les Etats-Unis
contribuent a l'ins6curit6 chez leurs voisins plus petits.


Crise financiere et crise
economique ? ...
Le seul espoir, formula unanimement, est que
la crise financiere amdricaine ne durera pas plus de 5
ans.
De plus, vous fait-on remarquer, il ne faut pas
confondre crise financiere et crise dconomique.
La machine 6conomique amdricaine n'est pas
en panne. On n'a pas enregistr6 de grave chute dans
les exportations. La production tient le coup. T6t ou
tard l'6conomie reviendra, pense-t-on, a sa vitesse de
croisiere.
Toutefois ce ne sont pas moins de 760.000
emplois qui ont d6ji t6 perdus depuis le d6but de
l'annme.
Quoi qu'il en soit, pour l'instant personne ne
pense a faire ses bagages pour rentrer au pays natal, le
temps de laisser passer Forage, malgr6 que le president
Bush ait 6voqu6 la menace d'une < recession longue


volume des relations commerciales que pourrait
entrainer cette crise, pour remettre a niveau leur force
de travail.
Deux priorit6s : la technologie et l'6ducation.
Plusieurs de ces pays 6taient repr6sent6s a la conference
par leur ministre de l'Economie selon qui l'avenir
appartient a l'avancement qu'on saura prendre dans
ces deux secteurs-cl6s.
Tous ces pays se sont aussi f6licit6s de leur
assez bonne performance 6conomique pendant ces
dernimres anndes.
Quant au tourisme, les nations carib6ennes
croient n'avoir rien a redouter de la situation parce
que 1 oui le touriste am6ricain ou canadien peut
renoncer unvoyage en Europe, les Caraibes sont aux
portes de l'Amdrique du nord. Et elles se d6finissent
comme 6tant les destinations touristiques les moins
chores.
Haiti en Marche,
Conference desAmdriques,
3 octobre 2008, Miami


Le Gouvernement decaisse 30 millions de gourdes


pour commencer la reconstruction des Gonaives
Lepresidenthattien, Ren Preval, a effectud, continuity des travaux de nettoyage dans la Cit6 de sur le site de la nouvelle centrale 6lectrique
ce 2 octobre, une visite de travail dans la ville des l'Ind6pendance. Il a toutefois fait montre d'une certaine Gonaives. Cette usine, pr6te h fonctionner, n'a pa
Gonaives. II etait accompagnd du Chef de la inqui6tude par rapport a la saison cyclonique qui doit touch6e par les dernimres inondations.
MINUSTAH. A l'occasion, M. Preval a annonce le prendre fin normalement a la mi-novembre. La d6l1gation a par ailleurs 6chang6 ave


Sides
as Ct

c des


En ce qui autorit6s locales dont le D616gu6 d6partemental de
concerne la rentr6e des l'Artibonite, Marc Elie Saint-Hilien, et le maire
classes, le chef de principal de la commune des Gonaives, Joachim
l'Ex6cutif haitien Stephen Moise. Les discussions ont port sur les


souhaite que le Ministere


(voir GONAIVES / 8)


Le President Rend Preval au cours d'une visite lejeudi 2 octobre aux Gonaives
accompagnd du numdro 1 de la Minustah. HidiAnnabi (couroisie Minustah)


ddblocage de pres de 30 millions de gourdes pour le
nettoyage et la reconstruction de la ville, apres les
recents ouragans. II s'est en outre flicitA du soutien
de la communautd internationale en ces moments
difficiles.
< Je suis venu voir de mes propres yeux
l'immensit6 des d6gAts causes par les dernieres
inondations >, a d6clard le Chef de l'Etat, qui 6tait
6galement accompagn6 de plusieurs membres du
gouvernement. A bord d'un Camion du Conseil
national d'Equipement (CNE), il a parcouru, d&s son
arrive, les rues Bienac, Clerveau, Christophe et
l'avenue des Dattes, principales arteres de la ville.
Les 30 millions de gourdes annonc6s par le
chef de l'Etat haitien permettront d'amdliorer les
conditions de vie de la population des Gonaives. Cette
somme, qui devra 6tre g6rde par la Mairie, sera inject6e
dans des travaux a haute intensity de mains d'ceuvre.
En effet, le president de la R6publique a mis
l'accent sur la n6cessit6 de consolider les berges de la
riviere La Quinte, qui constitue la principale source
d'inondation de la ville. cette riviere pour renforcer les travaux d6ji r6alis6s,
afin de diminuer consid6rablement les risques de
d6bordement de l'eau >, a soutenu M. Pr6val. Cette
riviere, lors des ouragans Hanna et Ike qui ont d6vast6
Gonaives, avait quitt6 son lit, inondant diff6rentes rues
de la ville.
Rend Pr6val a 6galement encourage la


de l'Education nationale
mette en place un calendrier
sp6cifique pour les 61eves
des Gonaives.
Pour sa part, le
Repr6sentant Sp6cial du
Secr6taire g6ndral des
Nations Unies en Haiti, H6di
Annabi, a renouvel6
l'engagement de la
MINUSTAH accompagner
les autorit6s haitiennes. Le
chef de la MINUSTAH a
6galement plaid en faveur
de nouvelles aides a Haiti. <
Nous allons continuer a
mobiliser de l'aide et
continuer a faire tout ce que
nous pouvons, avec les
moyens du bord, pour vous
aider >, a-t-il d6clar6.
Avant de rentrer a
Port-au-Prince, la d6l1gation
officielle s'est rendue a
l'Ev6ch6 des Gonaives, oi le
president Pr6val s'est
entretenu avec l'Fv6que des
Gonaives, Yves Mari P6an.
Elle s'est 6galement rendue


AVI ELEKSYON

Asanble S6tifikasyon V6t Konte Miami-Dade lan pral reyini nan Biwo Sipbvizz Eleksyon an ki chita
nan 2700 N.W. 87t Avenue, Miami, Florida. Asanble S6tifikasyon Vot lan ap reyini nan dat kap swiv
yo an preparasyon pou dirije Eleksyon Jeneral la ki pral f6t 4 novanm 2008.
DAT/LE AKTIVITE
Jedi 16 okt6b 2008 1. Tes lojik ak presizyon sistem manyen ekran ak sistem eskane
10:00 a.m. optik lan ki pral sevi pou vote pi bone yo, biwo vbt yo ak
bilten vbt sou papye yo
Madi 28 oktbb 2008 1. Enspeksyon an Piblik Bilten V6t Pa Korespondans yo
8:00 10:00 a.m. 2. Tes lojik ak presizyon sistem eskane optik anvan depouyman
ki sevi pou bilten vbt sou papye yo
Mekredi 29 okt6b 2008 1. Ouveti ak pwosesis bilten vbt pa korespondans yo
8:00 a.m. 2. Diplikata bilten vbt yo
10:00 a.m. Setifikasyon 3. Setifikasyon bilten vbt pa korespondans ki sipozeman pa
valid yo
Jedi 30 oktbb 2008 jiska 1. Ouveti ak pwosesis bilten vbt pa korespondans yo (depi li
lendi 3 novanm 2008 de nesese)
8:00 a.m. jiska finisyon 2. Diplikata bilten vbt yo (depi li nesese)
Yo va pwograme 3. Setifikasyon bilten vbt pa korespondans ki sipozeman pa valid
Setifikasyon depi li nesese yo (depi Ii nesese)
Madi 4 novanm 2008 1. Ouveti ak pwosesis bilten vbt pa korespondans yo (depi li
nesese)
2. Diplikata bilten v6t yo (depi Ii nesese)
Setifikasyon: 3. Setifikasyon bilten v6t pa korespondans ki
6:00 p.m. jiska finisyon sipozeman pa valid yo
4. Pwosesis bilten vbt pwovizwa yo
5. Etale rezilta yo sou tablo
6. Setifikasyon Rezilta ki Paislyo
Jedi 6 novanm 2008 1. Pwosesis bilten v6t pwovizwa yo, si sa nesese
Setifikasyon: 2. Setifikasyon Rezilta Pa Ofisvel yo ki enkli bilten v6t pwovizwa
4:00 p.m. jiska finisyon yo
3. Tes lojik ak presizyon sou sistem eskane optik apre
depouyman ki te sevi pou bilten v6t pa korespondans yo ak
bilten v6t pwovizwa yo
4. K6manse dezyem depouyman (depi sa nesese)
Vandredi 14 novanm 2008 1. Tes lojik ak presizyon sistem eskane optik anvan depouyman
Setifikasyon: ki te sevi pou bilten v6t pa korespondans moun ki 16t b6 dlo
5:00 p.m. yo
2. Setifikasyon bilten v6t pa korespondans moun ki 16t b6 dlo yo
ki va konte pou biwo federal yo selman
3. Tes lojik ak presizyon sou sistem eskane optik apre
depouyman bilten v6t pa korespondans moun ki 16t b6 dlo yo
4. Setifikasyon Rezilta fisl yo
Lendi 17 novanm 2008 1. Seleksyon Konkou/Kestyon ak Biwo V6t pou Odit Eta a
Setifikasyon: 10:00 a.m. 2. Pwosesis odit deklanche
Lendi 17 novanm 2008 jiska 1. Kontinyasyon pwosesis odit jiska finisyon
dimanch 23 novanm 2008
de 8:30 a.m. jiska finisyon

Tout reyinyon sa yo ap ouve a piblik la. Pou yon entepret ki pale an siy pou moun soud oswa ankenn
16t aranjman tanpri rele 305-499-8405 omwens senk jou davans. Dapre Seksyon 286.0105, Lwa
Florid yo, yon moun ki ale an ap6l pou nenpot desizyon Asanble S6tifikasyon an te pran sou yon sij6
diskite nan yon reyinyon, pral bezwen yon anrejistreman pwosedi an, ki vie di se pou moun sa a asire
li ke anrejistreman pwosedi yo fet motamo.
Lester Sola
MIAM5 Sip6vis6 Eleksyon
in Konte Miami-Dade


e









EDITORIAL


Mercredi 8 Octobre 2008
1 Hai~ti en Mairche Vol XXII No 3'7


Solidarity, service civique et un Etat plus responsable

PORT-AU-PRINCE, 3 Octobre Mine de ouragans majeurs comme Gustav et Ike peuvent comme 1'Etat qui de son c6t6 multiplie des
rien de nouveaux termes sont en train de s'imposer l'6branler (plus de 5 milliards de dollars de dommages accomplissements mais sans jamais de suivi. Comme
dans l'actualit6. Et derribre eux une nouvelle approche mat6riels), mais seulement 7 morts et dont certains dus on dit en creole, < exercice-pompiers. >
de la gouvemance qui si elle n'est pas encore r6alit6 a des accidents et non a l'ouragan lui-meme. Si c'est pour continuer comme auparavant,
(tant s'en faut), d6note combien les Haitiens d'une Eh bien, l'arme qui fait que Cuba enregistre alors a quoi bon tous ces efforts ?
manibre g6ndrale sont conscients des menaces que font beaucoup moins de victimes que les Etats-Unis, pays Mais pour aller plus loin, a quoi bon la
peser sur le pays et sur notre existence a tous et a chacun un million de fois plus pourvu mat6riellement, c'est le solidarity si loyale que l'on pourrait dire royale, pour
les dernibres catastrophes paraphraser le poete entout cas qui
enregistr6es a l'occasion du passage s'empare aujourd'hui de chacun de
coup sur coup de 4 ouragans sur le nous et pas comme autrefois une
pays. simple affaire de dame patronnesse


C'est d'abord le mot
solidarity. C'est sfrement la
premiere fois que chacun tend a
manifester sa participation de faqon
aussi spontande et sans esprit de
calcul. Du simple citoyen au membre
du secteur priv6. Personne ne veut
6tre en reste. On a le sentiment qu'on
doit tous quelque chose a ce pays si
on tient tellement a y vivre. Pendant
longtemps on aurait pu croire le
contraire. Mais soudain, le cynisme
n'est plus de saison.
Ensuite c'est le mot service
civique. Devant l'6normit6 des
dommages causes et le sentiment
d'impuissance ressenti face a la
trag6die, il y a un rdveil de la
conscience sur notre vide.
Qui sommes-nous ?
Q'avons-nous ? Oi allons-nous ?
Nous n'avons pas de grands
moyens financiers ni mat6riels, mais


nous ne sommes pas d6pourvus de
tout moyen pour peu que nous y r6fl6chissions un peu.
Nous sommes une nation oni la population des
moins de 25 ans est plus que la majority. Cette 6nergie-
1i c'est une force aussi. Et comment.
Et que le gouvemement via le ministbre a
la Jeunesse a d6cid6 si l'on peut dire de tester cette
semaine (2 au 4 octobre) dans une grande campagne
d'assainissement et de nettoyage de la capitale qui
mobilise les jeunes de tous les secteurs : university,
quartiers populaires, sports, artistes etc.
Le meme mouvement devrait gagner
6galement les autres grandes villes du pays.
On espbre que le secteur priv6 sera ici
6galement sollicit6, alors que ce dernier continue sur
sa lance depuis le grand marathon du 14 septembre
dernier qui a r6uni a ce jour prbs de 20 millions de
gourdes.
Le service civique bien entendu c'est plus que
cela. Nous devons prendre exemple (et sans h6siter)
sur un pays comme Cuba dont on dit que seuls des


Les jeunes engages dans une champagne pour changer le visage de Port-au-Prince
p( hoto Eugene Robenson)


niveau de son service civique. La richesse ne fait pas
toujours le bonheur. Toute une population mobilis6e a
sa propre defense. Et en quelque circonstance que ce
soit. II faut utiliser ce qu'on a et ce qui est vraiment a
soi. Et on n'aurait point ce sentiment de vide et
d'impuissance comme celui ressenti face aux
dommages laiss6s aux Gonaives, a Hinche, Miragoine,
Ennery et dans tant d'autres coins du pays.
Cependant mettre lajeunesse en mouvement
signifie aussi qu'on ne doit pas laisser perdurer le meme
sentiment de laxisme, de pourrianisme qui caract6rise
Faction publique en Haiti depuis ces dernibres
d6cennies.
La chute de la dictature duvali6riste en 1986
a laiss6 place a un comportement plus qu'anarchique
aussi bien de l'Etat que de la soci6td.
I1 n'y a qu'a voir l'usage fait des trottoirs et
de la chaussde, la conduite automobile dans cette
capitale caphamaiim. Et comment c'est le citoyen lui-
meme qui multiplie les dangers sous ses pas. Tout


A quoi bon l'esprit de
service civique s'ily manque quelque
chose d'aussi essentiel ... Et que nous
trouvons dans un rapport dress
par le president de la Commission de
d6sarmement et de r6insertion, M.
Alix Fils-Aim6, sous le titre de
<< Environnement, s6curit6 et relance
6conomique / Propositions de
strategies et d'actions concretes > :
<< L'existence de la nation et
du peuple haitien est menace dans
son espace d' volution physique.
<< L'Etat haitien n'a ni les
capacit6s financibres, mat6rielles,
techniques, administratives lui
permettant de faire face seul aux d6fis
pos6s par la n6cessit6 de prot6ger
l'environnement.
< Cependant la
responsabilit6 premiere
d'orientation, de mobilisation, de


r6glementation, de supervision incombe aux
responsables de l'Etat.
< Tout plan, toute mesure ou toute action qui
n'envisagent pas l'approbation la plus totale et
participation consciente de la population sont voudes
S1l'6chec.
< s'organise a l'occasion des r6centes intemperies
indique certes la grande disponibilit6 et la g6ndrosit6
des Haitiens, mais aussi ses faibles r6sultats d6notent
un manque de confiance >
Et le rapport d'Alix Fils-Aim6 de conclure :
< Les responsables de l'Etat ont le devoir de
transformer cette 6nergie solidaire spontande en un
mouvement national organism vers des objectifs
concrets, concerts et planifids avec l'ensemble des
secteurs nationaux, incluant la diaspora. >
Nous aussi ne pouvions trouver une meilleure
conclusion a l'6ditorial dujour.

Melodie 103.3 FM, Port-au-Prince


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30 millions de gourdes

pour les Gona'ives
(... suite de la page 7)
multiples problemes auxquels la Cit6 de ... ..
l'Ind6pendance fait face actuellement.
Entre autres personnalit6s accompagnant le
President Prdval figuraient les ministres de l'Int6rieur. ....
et des Collectivit6s territoriales, Paul Antoine Bien-
aim6, des Travaux Publics Transports et .
Communications, Jacques Gabriel, de la Jeunesse et
des Sports, Evans Lescouflair, ainsi que du responsable
du CNE, Jude Cl6estin.

OPA-LOCKA COMMUNITY DEVELOPMENT CORPORATION (OLCDC) in
association with Miami Dade Housing Agency offers Housing Counseling Services for low to
moderate income families. Services include; 1st Time Homebuyers Purchasing Assistance in-
cludes Down payment and closing cost subsidies, Low interest Rehab Loans Home Rehab Loans,
Credit Repair & Budget Counseling, and Foreclosure Prevention Assistance. HOMEBUYER
EDUCATION CLASS For more information you may contact us at (305) 687-3545 ext. 236,
visit our website www.olcdc.org or stop by our office at 490 Opa-locka Blvd., Ste 20, Opa-
locka, FL 33054. OLCDC is an Equal Housing Lender and a HUD Approved Housing Coun-
seling Agency


Haiti: Un lourd bilan
Les ouragans ou temp6tes tropicales qui se
sont abattus en aofit et en septembre sur Haiti ont fait
793 morts et plus de 300 disparus. C'est du moins le
bilan officiel de la Protection civile haitienne, public
vendredi.
La directrice de la Securit6 civile, Maria-Alta
Jean-Baptiste, a precise que parmi les 793 victimes,
466 ont &te compt6es seulement dans la seule ville de
Gonaives, situde dans le nord du pays.
Les temp6tes et cyclones ont 6galement
d6truit 60 % des cultures du pays ainsi que des milliers
d'habitations, de ponts et de routes.
Le pr6c6dent bilan des autorit6s, qui remonte
au 11 septembre, faisait 6tat de 326 morts. En un seul
mois, les cyclones Fay, Gustav et Hanna ont sem6 la
desolation sur leur passage.

Sinistres
Par ailleurs, 22 702 maisons ont t6 d6truites
et 84 625 ont &t6 endommag6es lors du passage des
cyclones.
(BILAN / p. 14)


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Mercredi 8 Octobre 2008 M "- A Page
Haiti en Marche Vol XXII N 37 Page


MIAMI-'


MIAMI-DADE COUNTY, FLORIDA
NOTICE TO PROFESSIONAL CONSULTANTS
MIAMI-DADE COUNTY SEAPORT DEPARTMENT
PORT OF MIAMI 2035 MASTER PLAN
OCI PROJECT NO. E08-SEA-03

The County Manager, Miami-Dade County (County), pursuant to Section 287.055, Florida Statutes, 2-8.1 and 2-10.4 of the County Code and
Administrative Order 3-39, announces that professional architectural and engineering (A/E) services will be required for the development of the Port of Miami
2035 Master Plan.
The scope of services consists of the Development of the Port of Miami 2035 Master Plan: The Master Plan is envisioned to update the Port's cargo,
cruise and ferry capital development plans to create a sustainable and viable business model for the Port of Miami. The Master Plan must be based on sound
market research, the Port's Economic Impact Study, and the Port's partnering agreements to assist in providing a 5, 15, and 25 year forecast of cruise and
cargo traffic for the Port. It also includes a strength, weakness, opportunity, and threat (SWOT) analysis with other global, regional, and local ports, a business
model to provide the framework to implement the Master Plan, and any supportive task ancillary to the primary scope of services.
The Master Plan must address current and future market demands; security concerns; land-use studies; planning and zoning analyses; berthing
analyses and studies for both cruise and cargo areas; mooring improvements analyses for both cruise and cargo areas; traffic circulations and parking
analyses; incorporate environmental analyses; storm water and climactic change programming analysis; infrastructure improvement analysis; urban
sustainability; information technology analysis; concession/retail analysis; update and incorporate the latest Port of Miami way-finding and landscaping master
plan; incorporate input from stakeholders, customers, and various County and State agencies; as well as any supportive ancillary tasks pertinent to the primary
scope of services, including order of magnitude estimates and preliminary implementation schedules.
This project is for one non-exclusive Professional Services Agreement. The term of the contract is for two (2) years plus two one-year options for a
total of four years. The two one-year options to extend are based solely on the approval of the County Mayor or County Mayor's designee. Maximum
compensation is for one million, one hundred and forty five thousand, four hundred and fifty five dollars, ($1,145,455.00), plus contingency in accordance with
Ordinance 00-65. No minimum amount of work or compensation will be assured to the retained consultant. The County reserves the right to re-use the work
products of the retained consultant and to retain other consultants to provide the same or similar services at its sole discretion.

EXPERIENCE AND QUALIFICATIONS:

The prime and/or sub-consultant(s) must demonstrate experience in the below listed area.
Professional planning consultants proposing on this solicitation must have extensive relevant deepwater port experience. A minimum of three (3)
comparable deepwater port master planning projects inclusive of the planning and development of cruise, cargo, and security in ports as impacted by the
current and future market demands being served.
The above expertise must be met by a qualified individual(s) of the prime consultant's and/or sub-consultant's firm. The experience must be
demonstrated by direct or substantial involvement of the individual(s) in a supervisory capacity at the project manager level or above in these projects. The
determination of the individual's qualifications and compliance with the above experience and qualifications shall be at the sole discretion of the County.

TECHNICAL CERTIFICATION REQUIREMENTS

1.04 Transportation Planning Port and Waterway Systems Planning (PRIME)

3.04 Highway Systems Traffic Engineering Studies
3.12 Highway Systems Underwater Engineering Inspection
5.01 Port and Waterway Systems Engineering Design
5.02 Port and Waterway Systems Architectural Design
5.05 Port and Waterway Systems Cargo Terminal Design
5.08 Port and Waterway Systems Marine Engineering Design
5.09 Port and Waterway Systems Environmental Design
5.10 Port and Waterway Systems Transportation Systems Design
6.01 Water and Sanitary Sewer Systems Water Distribution and Sanitary
Sewage Collection and Transmission Systems
15.03 Underground Utility Location
20.00 Landscape Architecture
21.00 Land-Use Planning

A copy of the Notice To Professional Consultants (NTPC), forms and accompanying participation provisions (as applicable) may be obtained at the
Office of Capital Improvements Architectural & Engineering Unit located at 111 NW 1st Street, 21st Floor, Miami, FL 33128. The phone number and fax
respectively for the unit is (305) 375-2307 and (305) 350-6265. A solicitation notification will be forwarded electronically to all consultants who are pre-qualified
with Miami-Dade County and have included an e-mail address in their vendor registration form. It will also be e-mailed to those who have vendor enrolled on-
line. Additionally, those pre-qualified firms without an e-mail address will be faxed a solicitation notification. The NTPC and accompanying documents may be
obtained on line at http://www.co.miami-dade.fl.us/dpm, at the following link "Solicitations On-Line."
The Consultant Coordinator for this project is Mike Ramos who may be contacted via e-mail at ramosmi@miamidade.gov, fax: (305) 350-6265 or
phone: (305) 375-5215.

CONTRACT MEASURE REQUIREMENTS

One (1) Agreement 15% Community Business Enterprise (CBE) Goal

A pre-submittal project briefing for interested firms will be held on October 09, 2008, at 2:00 P.M. in the Citizen's Independent Transportation Trust
(CITT) Main Conference Room 10th Floor of the Stephen P. Clark Center, located at 111 N.W. 1st Street, Miami, Florida. While attendance IS NOT mandatory,
interested parties ARE ENCOURAGED to attend.
Deadline for submission of proposals is October 29, 2008 at 3:30 P.M., LOCAL TIME, all sealed envelopes and containers must be received at Miami-
Dade County, Clerk of the Board of County Commissioners, 111 NW 1st Street, 17th Floor, Suite 202, Miami, Florida 33128-1983. BE ADVISED THAT ANY
AND ALL SEALED PROPOSAL ENVELOPES OR CONTAINERS RECEIVED AFTER THE ABOVE SPECIFIED RESPONSE DEADLINE MAY NOT BE
CONSIDERED.
This solicitation is subject to Miami-Dade County's Cone of Silence pursuant to Section 2-11.1(t) of the Miami-Dade County Code, as amended.
Please review Miami-Dade County Administrative Order 3-27 for a complete and thorough description of the Cone of Silence.








VOYAGE DANS LE TEMPS


Mercredi 8 Octobre 2008
1 Haiti en Marche Vnl XXII N l '7


L'Histoire du Sucre en passant par Haiti


Quand Elizabeth Abbott kcrivait son Histoire
du cdlibat, elle venait de decider de vivre seule, apres
plusieurs relations amoureuses houleuses.
Dans son Histoire des maitresses, elle a racont6
l'histoire de son grand-pbre maternel, magnat de la
bibre et politicien municipal a Detroit, qui entretenait
un harem plus ou moins discret.
Le dernier livre de l'historienne torontoise, Le
sucre, une histoire douce-ambre, trotte dans sa tate
depuis qu'elle a dormi dans le lit de sa grand-mere
paternelle a Antigua, et rencontr6 une grand-tante qui
a di prendre un travail difficile dans une usine de sucre
pour nourrir sa famille apres la mort de son maria.
Une chose est certaine, Mme Abbott sait 6tablir
des liens personnels avec les sujets qu'elle choisit
d'aborder. < j'ai toujours eue dans mon coeur>>, explique-t-elle dans
un caf6 du Quartier latin. < plantation de sucre a Antigua. Quand le secteur s'est
6croul6 dans l'ile, tous les enfants de mes grands-
parents sont allks au Canada pour 6tudier. Mon pbre y
est rest. Je suis trbs attache aux histoires de ma
famille, a l'histoire des Antilles.>>
Voilh une demi-douzaine d'anndes, elle a enfin
compris comment approcher le sujet pour en faire un
livre. < fait plusieurs entrevues avec des coupeurs de canne
haitiens. J'ai compris qu'il y avait toute une politique,
une lutte de pouvoir autour du sucre. Duvalier avait
requ un million de dollars de la R6publique
dominicaine pour fermer les yeux sur le quasi-
esclavage des coupeurs haitiens qui y vivaient. J'ai &td
t6moin d'un 6v6nement tres triste, la fermeture de
l'usine de la Haitian American Sugar Company, a cause
de la corruption. C'6tait la seule manibre pour les petits
planteurs de vendre leur production. Ils d6posaient leur
canne a sucre dans un petit train qui faisait le tour des
villages.>> L'historienne connait Haiti depuis
longtemps, ayant public en 1988 un livre sur les
Duvalier.


Dans son livre, Mme Abbott raconte les debuts
de la canne a sucre. Originaire de la Nouvelle-Guinde,
elle a &te utilis6e en Inde d&s l'6poque de Pdriclds.
Elle a atteint le Moyen-Orient au debut de l'bre
islamique, et les m6decins arabes s'en sont servis pour


Elizabeth Abbott
preserver leurs m6dicaments. Les Espagnols ont &t6
familiaris6s avec le sucre avec la Reconquista. Le sucre
a meme favoris6 l'6mergence de l'Amdrique du Nord
britannique: au XVIIe siecle, les Hollandais ont
6chang6 New York contre l'Indondsie pour y 6tablir
des plantations, et au XVIIIe, la France a pr6fMr garder
la Guadeloupe plut6t que la Nouvelle-France.
< Sl'6change <>, affirme Mme Abbott.
Ils avaient achet6 une cinquantaine de sieges au
Parlement de Londres pour 6tre capables de faire
pression sur le gouverement. Ils ne voulaient pas de
la concurrence directe du sucre de la Guadeloupe, qui
6tait une trbs grande ile. Alors, ils voulaient que
l'Angleterre s'en d6barrasse.>
L'historienne torontoise, qui a &t < femmes>> de 1991 a 2004 a l'Universit6 de Toronto, a
aussi des observations int6ressantes sur l'esclavage.


Celui des plantations du Nouveau-Monde 6tait
> de l'esclavage qui avait lieu
auparavant, depuis l'Antiquit6. la traite des esclaves a &t6 abolie, il y avait trbs peu
d'enfants dans les plantations. Les conditions y 6taient
si dures qu'il 6tait impossible de mener un enfant a
terme. Les esclaves 6taient carr6ment remplac6s a tous
les sept a 10 ans, tellement la mortalit 6 tait 6lev6e.
Le seul exemple a grande 6chelle qui s'en approche,
c'est celui des Juifs qui travaillaient jusqu'h la mort
dans les usines d'armement de Hitler.>>
En prbs de trois sibcles, 13 millions de Noirs
ont pris la route du Nouveau-Monde. De ce nombre,
deux millions sont morts a bord des bateaux et la moiti6
a travaill6 dans les plantations. C'est un peu moins
que la traite des esclaves dans le monde islamique,
mais cette dernibre a durd prbs de 15 siecles.
Pour expliquer l'6mergence de l'esclavage dans
les plantations, Mme Abbott remontejusqu'h la Peste
noire qui a d6vast6 l'Europe au milieu du XIVe siecle.
p6nurie de main-d'oeuvre. Les travailleurs avaient le
gros bout du baton. Alors, l'Europe a commence
utiliser de plus en plus d'esclaves, tout d'abord du
monde islamique, puis de l'Afrique. L'Espagne s'est
ainsi servie d'esclaves noirs dans ses plantations des
Canaries, et le module a traverse l'Atlantique. Quand
Colomb est arrive en Haiti, il a impose tous les colons
de cultiver la canne a sucre avec l'aide des esclaves.>
Les livres de Mme Abbott font une large place
aux personnalit6s historiques, souvent des femmes. Elle
approfondit parfois les memes figures d'un livre a
l'autre, comme, par exemple, une maitresse de
l'Amdrique coloniale qui se retrouve dans le livre sur
le sucre. Malheureusement, la traduction francaise n'a
pas d'index.

Le sucre, une histoire douce-amere
Elizabeth Abbott, Fides, 449 pages, 29,95$


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....... r a ...


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Mercredi 8 Octobre 2008 A Page
Haiti en Marche Vol XXII N 37 Page 11



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*ou 111 g11 g' gel g*l * g Ao .1o1 SZ Z JJo .6 l*tT!T!]oo I6 .6 o
Ilil6 0 *[A [ **6 6 6 6..0106 *N6.I* 6.t ilse il









UNE AUTRE ECONOMIE


Mercredi 8 Octobre 2008
Haiti en Marche Vnl XXII N l 37


LA BANQUE DU SUD SUR LES FONDS BAPTISMAUX


par Arnaud Zacharie


Le changement de mill6naire n'avait gubre
ete al'avantage des pays 6mergents du Sud. Alors qu'au
milieu des anndes 1990, la plupart des observateurs
s'accordaient pour vanter le < miracle > en cours dans
ces pays, une tornade financibre avait par la suite
d6vast6 la plupart des economies 6mergentes. Aprbs
les crises latino-americaine, asiatique et russe de la fin
des anndes 1990, le nouveau mill6naire avait d6but6
par la < crise tango > et la faillite de l'Argentine
(d6cembre 2001), qui s'6tait rdpercut6e dans les pays
voisins, dont le Br6sil (aoft 2002) qui, a la veille des
elections pr6sidentielles, avait b6ndficid d'un plan de
sauvetage record du Fonds Mon6taire International (40
milliards de dollars) en change de l'assurance que le
futur gouvernement continuerait d'appliquer les
pr6ceptes du consensus de Washington.

Retournement de conjoncture
A partir de 2003, la conjoncture international
s'est retourne : les taux d'int6ret internationaux ont
baiss6 et les prix de plusieurs matibres premieres ont
augment, ce qui a permis aux pays 6mergents
d'accumuler en quelques anndes plus de 2.000
milliards de dollars de reserves de change (dont plus
de 1.000 milliards pour la seule Chine).
Si ces reserves ont en partie et6 investies dans des
bonds du Tr6sor amdricains et finance le double deficit
US, elles ont 6galement &t6 utilis6es pour
progressivement contourner la mainmise des
institutions financibres internationales sur les politiques
de financement du d6veloppement.
D'une part, plusieurs pays 6mergents ont
utilis6 une partie de leurs reserves pour rembourser de
manibre anticipative l'int6gralit6 de leurs dettes au
Fonds Mon6taire International (FMI) et a la Banque
mondiale, ainsi qu'au Club de Paris, pour se
d6sendetter et ne plus devoir appliquer les
conditionnalit6s lies aux prets et aux all6gements de
dettes octroyds par ces institutions. Aprbs la Thailande
en 2003, c'est le Br6sil et l'Argentine (d6cembre 2005)


qui ont ouvert la voie a toute une s6rie de pays
(Uruguay, Indondsie, Philippines, Russie, Alg6rie, etc.).
D'autre part, les pays asiatiques et latino-
am6ricains ont mis sur pied des systemes r6gionaux
de cooperation financibre. Du c6t6 asiatique, huit pays
ont lanc6 en 2005 l'initiative de Chiang-Mai, qui
consiste cr6er un fonds de reserve regional en vue
d'anticiper les attaques sp6culatives. Ayant retenu les
lemons des crises du pass, ces pays ont avanc6 d'un
pas vers la creation d'un fonds mon6taire asiatique,
revendiqu6 depuis 2000 au grand dam des Etats-Unis.
Du c6t6 latino-americain, c'est l'id6e de cr6er
une Banque du Sud charge de financer l'int6gration
et le d6veloppement du continent qui &t6 concr6tis6e.
C'est le 21 f6vrier 2006, a la veille de la visite de
George Bush en Amdrique latine, que les presidents
argentin et v6nuzu6lien ont annonc6 la creation de cette
Banque du Sud, dans laquelle ils ont annonc6 investir
chacun 750 millions de dollars. Le Br6sil, I'Equateur,
le Paraguay et la Bolivie ont annonc6 rejoindre
l'initiative, ouverte a tous les pays latino-amdricains.
Le premier projet finance par la nouvelle institution
devrait 6tre la ligne Argentine-Bolivie du projet de
gazoduc continental cens6 garantir a terme la s6curit6
6nerg6tique de la region.

Les reflets du monde multipolaire
Les consequences du krach de 1929 et de la
Grande D6pression des anndes 1930 avaient pouss6
les pays occidentaux a mettre en ceuvre enjuillet 1944
a Bretton Woods un systeme de cooperation financibre
internationale. Ils avaient a cette occasion cree le FMI
et la Banque mondiale, charges d'assurer la stability
financibre et le financement du d6veloppement d'aprls-
guerre. Mais les d6cennies ont pass et, en 1971, le
systeme de Bretton Woods a &te aboli, replongeant la
planete financibre sous le regne du << laisser-faire > et
transformant progressivement le FMI et la Banque
mondiale en gendarmes du << march libre > dans les
pays en d6veloppement.
Les crises financibres qui en ont d6could ont
laiss6 esp6rer que les pays industrialists reprendraient


goft a la cooperation multilat6rale au profit d'une
nouvelle architecture financibre internationale. Mais
hormis quelques changements s6mantiques, on n'a rien
vu venir. C'est d&s lors de 1 ooi on avait perdu
l'habitude de regarder que les alternatives ont Wte
lances. Comme l'a expliqu6 le president argentin
Nestor Kirchner, si les pays latino-am6ricains ont cree
une nouvelle institution financibre, c'est parce que << les
politiques pr6dnes par le FMI et la Banque mondiale
sont une punition pour les pays qui les appliquent >.
Certes, la Banque du Sud a, comme l'initiative
de Chiang-Mai, encore tout a prouver. Mais les
avantages potentiels de telles initiatives paraissent
6vidents. D'une part, la concurrence en matibre de
financement du d6veloppement ne peut qu'accentuer
les marges de manceuvre des pays b6ndficiaires.
D'autre part, la dimension r6gionale devrait rapprocher
les centres de decision des contextes locaux et done
renforcer l'appropriation. Enfin, l'int6gration r6gionale
permet a la fois de construire des mdcanismes de
protection collectifs et de renforcer la diversification
des economies. Reste qu'il faudra a la fois garantir
l'efficacit6 de la cooperation r6gionale, articuler cette
dernire au contexte multilateral et d6finir des projets
adapts aux d6fis du d6veloppement durable. L'enjeu
est de taille, car comme l'affirmait Nestor Kirchner,
< si la Banque du Sud se transforme en entitW
financiere comme les autres, elle representera un
nouvel kchec pour la region >.

RISAL R6seau d'information et de solidarity avec
l'Amdrique latine
URL: http://risal.collectifs.net/
Source: Imagine demain le monde (http://
www.imagine-magazine.com), n61, mai &juin 2007.
Les opinions exprimbes et les arguments avancis dans
cet article demeurent l'entiere responsabilitW de
l'auteur-e et ne reflitentpas nkcessairement ceux du
Reseau d'Information et de Solidarite avec 'Amdrique
Latine (RISAL).


< L'Assurance BNC >>

Une grande premiere dans la Banque Assurance en Haiti


La Banque Nationale de Cr6dit (BNC)
persiste dans l'innovation en lancant ce lundi 29
septembre 2008 son nouveau produit d6nomm6
< L'Assurance BNC >. Ce produit consiste en une
s6rie d'offres d'assurance propose par la BNC qui,
forte de son important r6seau de succursales couvrant
tout le pays, invite ses clients et tous les Haitiens en
g6ndral a faire connaissance avec la Banque
Assurance.
Compte tenu de l'interet manifesto par les
dirigeants de la BNC pour ce domaine, ces derniers
ont commandit6 en novembre 2005 une 6tude de
faisabilit6 en vue d'analyser les possibilities
d'exploiter le cr6neau de la Banque Assurance.
< Trois ans aprbs, la BNC prouve qu'elle
dispose des atouts pour concrdtiser ce projet et
devenir la premiere Banque Assurance haitienne a
travers ce nouveau produit d6nomm6 : L'Assurance
BNC, la vraie solution came fibrement le president
du Conseil d'administration, Guiteau Toussaint.
Dans un secteur oi la concurrence est de
plus en plus ardue, pour amdliorer ses r6sultats, la
rentabilit6 de ses actifs et de ses fonds propres, et
fid6liser sa clientele, il est indispensable d'innover.
La Banque nationale de credit (BNC) l'a compris et
a d6cid6 encore une fois d'etre la premiere institution
bancaire haitienne a se lancer dans la Banque
Assurance par le biais de L'Assurance BNC, explique
M. Toussaint.
< de 7 produits d'assurance les uns plus avantageux
que les autres :
- l'Assurance-vie temporaire a capital fixe. C'est un
produit conqu particulibrement pour ceux qui
recherchent une protection financibre pour couvrir


un pr6t, une ligne de credit, garantir un investissement
ou pour prdvoyance familiale... ;
- l'Assurance Cr6dit-vie collectif. C'est un produit
conqu pour les clients qui ont besoin d'une couverture
d'assurance-vie uniquement pour garantir un pret
bancaire a un cout moindre... ;
- l'Assurance-vie 024. Un produit conqu pour tout
client ag6 de 22 a 49 ans qui recherche une protection
financibre de base a un coft abordable et des facilities
de paiement flexible... ;
- l'Assurance v6hicule. Elle s'applique aux dommages,
a la destruction ou la perte du v6hicule pouvant 6tre
causes par le feu, le vol, la collision comme couverture
de base...;
- la Multirisque habitation. Il s'agit d'un contrat
d'assurance qui peut assurer la couverture contre la
destruction ou l'endommagement de proprietd, ainsi
que la responsabilit6 de l'assure... ;
- la Multirisque entreprise. Ce produit couvre les
dommages ou la destruction de la propri6t6 d'une
entreprise par les risques inclus dans le contrat, la
responsabilit6 d'une entreprise ayant entraind un
dommage materiel une tierce partie... ;
- Dans un proche avenir, la BNC offrira : l'Assurance
temporaire sur deux tetes ; I'Assurance vie entire ;
l'Assurance-vie a capital diff6rd.
L'Assurance BNC a recu l'aval de nombreux
concessionnaires de v6hicules et de prestataires de
soins de sant6 notoires du milieu. Pour plus d'un, la
disponibilit6 d'un tel produit dans les guichets de la
BNC se r6vble salutaire dans un pays comme Haiti oni
les risques, que repr6sentent les catastrophes naturelles,
les 6meutes et les accidents, sont monnaies courantes.
En effet, beaucoup de commercants,
d'entrepreneurs ou de simples citoyens frapp6s par ces


ph6nombnes se retrouvent g6ndralement d6capitalis6s,
andantis et sans aucune voie de sortie. Face a tant
d'impr6vus, I'Assurance BNC se pr6sente comme la
Vraie Solution, assure le Conseil d'Administration
de la BNC qui a mis en relief la bonne sant6 de
l'institution qu'il dirige.
Troisibme banque du systeme en termes de
rentabilit6, avec, en 2007, un profit op6rationnel de
220 millions de gourdes avant versement au trdsor
public, les innovations apport6es par la BNC dans le
march bancaire se passent de presentation. En 2004,
elle a inaugure la Banque du dimanche ouverte 7 jours
sur 7 dans un nombre de plus en plus important de
succursales. Elle a d6mocratise le credit au profit des
gens de la fonction publique et de ces clients avec
respectivement << Kredi Pam > et << Cr6dit 024 >>.
En 2007, elle a modifi6 l'environnement du
monde bancaire haitien avec l'acquisition des passifs
et actifs de la SOCABANK et ainsi consolid6 sa
position de troisibme place dans le systeme. En 2008,
elle a r6ussi un coup double avec le lancement de la
Succursale virtuelle et les Cartes BNC. Avec la
naissance de son nouveau-ne, L'Assurance BNC,
cette banque entend maintenir la propension a
l'innovation qui l'a toujours caract6ris6e et ouvrir de
nouvelles perspectives a une clientele qui ne demande
qu'h 6tre fid6lis6e.
< Le chemin parcouru et les r6sultats
obtenus jusqu'ici sont autant de facteurs permettant
de croire en une banque beaucoup plus solide et
encore plus rentable, capable d'accompagner l'Etat
dans ses efforts de promotion de l'6conomie nationale
>, a conclu le president du Conseil de la BNC au cours
de la c6drmonie de lancement de L'Assurance BNC
au Karibe Convention Center.


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Page 12







Mercredi 8 Octobre 2008
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LIBRE PENSEE


Mercredi 8 Octobre 2008
1 Hai~ti en Mairche Vol XXII No 3'7


o Les comparaisons sont
toujours odieuses. >
Provenance douteuse
mais interpretation certaine.
Comparer, d'apres le petit Larc
toujours sem6 a tout vent, consiste a examine
les differences ou les ressemblances qui ex
des personnes ou des choses. Si l'onprend 1
Robert, bien que n'ayant pas toujours se
bien r6colter, on trouve au terme compare
principaux : 6tablir des rapports de resse
de difference ; rapprocher des 616ment
assimiler ou les mettre en parallble ; rapp
objets de nature ou d'especes diff6rentes.
D'aprls moi, plus petit que les deu
n'6tant done pas un sp6cialiste de la langue
qu'on peut, dirait un ami du CRABE), cc
peut-6tre l'une des activities mentales pr
1'6tre humain. Elle met en relief la c
l'individu d'dvaluer, de classer, de
d'appr6hender la reality, de facon virtuelle.
aussi a l'individu de se situer par rapport
de situer son groupe par rapport a un au
pays par rapport a d'autres pays, aussi bien
qualitatifqu'au niveau quantitatif. Voilc cc
pu m'empecher de faire ces derniers temp
d6gits causes par le passage ddvastateur d
cyclones. J'ai compared. Qu'on le veuille o
pa v6 >>, nous aurons a supporter, chaqu
passage des cyclones. C'est le tribut apaye
position gdographique, d'apres moi privi
nous n'avonsjamais sujusqu'a maintenan
En effet chores amies lectrices,
lecteurs, j'ai vu et revu, j'ai suivi, de fago
sur le site du Centre National Am6ricain d
et de Surveillance des Cyclones, le <


Comparaison !

usse qui a Hurricane Center >>, la trajectoire des diff6rents indolence,
ler, a 6tablir cyclones. J'observais leur vitesse de d6placement, la E
istententre position de l'ceil du cyclone, le rayon d'action, la lecteurs, je
'autre petit, vitesse de pointe des vents, etc. J'dvaluais la distance analyse de
m6, il a su de l'ceil du cyclone par rapport aux diff6rentes villes qu'il y a d
r, trois sens du pays. Je souffrais, en silence et comparais plus ou convoquer
mblance et moins les reactions dans certains des pays affects : reconstruc
ts pour les Cuba, la R6publique Dominicaine, Haiti, les Etats- pas y pens
procher des Unis, le Mexique. Je souffre maintenant en observant E
et en comparant la situation dans les diff6rents pays qu'au sens
Ix premiers, affects par ces diff6rents cyclones, et je reprends : alternative
e (on fait ce Cuba, la R6publique Dominicaine, Haiti, les Etats- fait dans
omparer est Unis, le Mexique. Je compare le nombre de personnes mesures
emibres de port6es disparues, le nombre de sinistrds, l'ampleur certaines c
apacitW de des d6gits, etc., le sens de la provision, etje n'ai pu A
compter, m'empecher d'avoir des larmes aux yeux. J'en ai vu av
Elle permet d'autres, responsables politiques, eux aussi avec des A
a un autre, larmes, de crocodile. I'E
tre, ou son Cheres amies lectrices et chers amis lecteurs, <<
n au niveau nous sommes un peuple qui oublie trop vite. Nous O
Squeje n'ai avons la m6moire courte. Bient6t nous aurons oublid, l/
)s, face aux comme nous l'avons fait pour Mapou et Fonds- D
es derniers Verrettes. Bient6t nous aurons oublid que Jeanne a failli co
u pas, << vl engloutir une bonne partie de notre territoire, justement de
e annde, le l'annde oi on c6ldbrait le bicentenaire de ma
r pour notre l'Ind6pendance. Bient6t les consequences, de la furie R
ilgi6e, que de Fay ou de Gustav, des inondations meurtribres saison cyc
it, exploiter. causes par les eaux de Hanna et de Ike ne seront plus prochaine
chers amis que simples souvenirs, comme fut le cas de Jeanne qui
)n virtuelle, heureusement n'6tait pas Jacques. Dans moins d'un
e Provision an, tous ceux qui n'ont pas 6td touches, d'une facon
<< National ou d'une autre, auront oublid que les cyclones nous


montrent chaque annde l'ampleur de
notre stupidity personnelle et
collective, 1'6normit6 de notre

l'importance de notre vulndrabilit6.
:nfin, chores amies lectrices et chers amis
e ne peux m'empecher de croire, qu'apres
la situation, il faudra aboutir a la conclusion
es << responsables >, a traduire enjustice, a
r au Parlement, a faire payer le prix de la
:tion. Trop de morts. Trop de d6gits pour ne
er. SRrieusement.
:t, maintenant que, aussi bien au sens propre
s figure nous avons l'eau jusqu'au cou, les
es sont limitdes. Si on compare ce qui a 6td
d'autres pays, pour r6clamer les memes
pour Haiti, il faudrait commencer par
;onsid6rations :
icun pays ne s'est construit ou reconstruit
ec de l'Aide Humanitaire.
ucune politique s6rieuse ne peut s'6tablir si
Etat cede le protagonisme aux ONG des
Pays Amis > ou a la MINUSTAH.
n ne peut plus se contenter des miettes de
Aide Internationale.
es fonds, de d6veloppement structurel, de
h6sion sociale doivent 6tre mis a la port6e
l'Etat sous forme d'emprunts, de dons
assifs, ou autres modalit6s.
L6fl6chissons un peu et agissons vite car, la
:lonique n'a pas encore pris fin et la saison
arrive dans moins d'un an.

Oscar Germain
germanor20055@yahoo.fr
Octobre 2008


LE COIN DE MIAMI

Immigration: Rene Preval demande publiquement le Statut

Temporaire de Protection (TPS) pour les immigrants illegaux haYtiens

Sit-in a l' glise Notre Dame d'Harti pour exiger de administration Bush le TPS


Prenant la parole le week-end 6coulM a la
c6r6monie de cloture de la XIIeme Conf6rence des
Amdriques baptis6e: "New leadership New Focus;
Good Governance and Economic Development in the
Hemisphere", a l'initiative du quotidien Miami Herald,
le president haitien Rend Prdval a d6clard par devant
les participants que Haiti a besoin pour le moment
d'aide pour assister les victimes des ouragans (Gustav,
Fay, Hanna et Ike) qui ont laiss6 leurs marques
ind6l6biles sur Haiti.
Le num6ro 1 haitien, d6crivant la situation a
laquelle fait face actuellement le pays, a indiqu6 que
son gouvernement n'est
pas en mesure pour le present moment de recevoir des
d6port6s des Etats-Unis ou d'ailleurs suite aux
d6sastres.
II a demand aussi a l'administration Bush
de stopper la vague de deportation des sans papiers
haitiens. Et d'autre part, d'accorder le Statut
Temporaire de Protection (TPS) aux ressortissants
ill6gaux haitiens.
Le chef de l'Etat a indiqu6 que le moment est
venu pour l'administration americaine d'accorder aussi
a nos compatriotes les b6ndfices du TPS, comme pour
des ressortissants d'autres pays de la region qui ont
d6ji particip6 a ce programme.
Rend Prdval a annonc6 qu'il va adresser une
nouvelle lettre officielle a ce sujet a son homologue


am6ricain.
II a salu6 aussi la contribution de ces
immigrants a l'6conomie haitienne en envoyant des
transferts d'argent pour leurs familles vivant en Haiti.
Durant son passage le week-end dernier dans
le Sud de la Floride, le Pr6sident d'Haiti a eu une
rencontre vendredi soir avec un groupe d'activistes de
la communaut6 haitienne de Miami.
Pendant cette rencontre il a lanc6 un vibrant
appel a l'aide humanitaire pour les victimes des
ouragans en Haiti.
A ce sujet, la directrice g6ndrale de "Fanm
Ayisyen nan Miyami", Marlene Bastien, a d6clard que
Rene Preval en tant que "commandant en chef' doit
6tre plus visible sur le plan international.
D'autre part, des activistes de la communaut6
haitienne, des responsables de plusieurs 6glises ont
particip6 samedi dernier a un Sit-in de priere en


solidarity
avec les sans papiers haitiens.
Plusieurs personnalit6s de la communautd,
dont des pr6tres, des pasteurs, des religieux et
religieuses ont particip6 a cette c6drmonie qui a eu lieu
sur la cour de l'Eglise de Notre Dame d'Haiti (Little
Haiti), pour lancer un message aux deux candidats a la
pr6sidence am6ricaine (Barak Obama et John Mc Cain)
en faveur des sans papiers haitiens.
Les participants a cette activity n'ont pas
cach6 leurs frustrations a l'6gard du num6ro 1
americain, George W. Bush, qui selon eux fait la sourde
oreille aux cris des Haitiens-amdricains qui n'ont pas
cess6 de r6clamer le TPS pour leurs ex-compatriotes.

EVENS HILAIRE
evenshilaire@Ohotmail. corn


Tension et indignation a Petion Ville suite a la decision d'un


groupe de policiers d'abattre
1 October, 2008 Une vive tension a r6gn6
mardi soir dans divers quartiers de P6tion Ville (Est
de Port-au-Prince), notamment aux abords du
Commissariat de police de la ville, suite a une operation
menee par la police contre des propri6taires de taxi-
motos et qui s'est sold6e par la mort par balle de l'un
d'entre eux.
Pierre Michel
Jean Noel (28 ans) a &t6
abattu par des policiers a
l'angle des rues Clerveau et
1C. Rigaud au moment oni,


> un proprietaire de taxi-moto
voyant venir ces derniers, il tentait, comme plusieurs
de ses colleagues du secteur des taxi-motos, de quitter
pr6cipitamment une aire de stationnement non
autorisde. Des policiers a moto l'ont alors pris en
chasse et 1'ont abattu d'une balle au dos, apres avoir
proc6d6 a des tirs de sommation. Pierre Michel Jean
Noel est d&c6d& sur le champ.
L'indignation des propri6taires de taxi-motos
face a cette action qu'ils assimilent a une execution
pure et simple de l'un des leurs, 6tait a son comble
d'autant que, fait irr6gulier selon eux, les policiers
(TAXI-MOTO / p. 18)


Haiti : Un lourd bilan
(BILAN... suite de la page 8)


La Protection
civile haitienne a
6galement d6nombrd
165 335 familles
sinistrees. Une famille
haitienne compte en
moyenne cinq personnes.
Jeudi, le
president haitien, Rend
Prdval, a visit les
Gonaives, oi de
nombreux quartiers sont
encore jonch6s de boue.


Des volontaires de l'ONU viennent en aide a la
population sinistr6e.

De I'aide
La fin de semaine dernire, le Programme
alimentaire mondial (PAM) lancait un appel d'urgence
afin d'obtenir des fonds pour nourrir plus de
200 000 personnes aux Gonaives. Elles sont h6berg6es
dans des abris provisoires.
Selon cette organisation, plus de
800 000 personnes ont besoin d'une aide alimentaire
en Haiti. Il s'agit du pays le plus pauvre du continent
amdricain.


Page 14


I .. . .At...... .... ... . ... .. ..N j








Mercredi 8 Octobre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 37


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C'est comme si une hotline 6tait branches
entre Lyon et Rennes Elle aurait pour nom : "SOS
humility". A chaque fois que I'OL impose sur le
Championnat la chape de plomb d'une implacable
domination, le club breton est l1 pour le ramener a la
r6alit6. C'6tait arrive Gerland en f6vrier 2006, alors
que Lyon ne perdait plus a domicile (1-4). Cela s'6tait
reproduit quelques mois plus tard, Rennes avait inflig6
aux Gones leur seule d6faite d'une phase aller
incroyable (16 victoires en 19 matches, mais 0-1, a la
12ejourne). Il y avait une forme de logique a ce que
Lyon subisse, dimanche, sa premiere d6faite de la
saison, toutes competitions confondues, au stade de la
Route-de-Lorient. Elle a laiss6 du rouge sur lajoue :
0-3. Elle met en valeur les victoires de Toulouse et
Marseille, samedi, d6sormais respectivement a deux
et trois points de Lyon, toujours leader. Mickael Pagis
se souviendra longtemps, lui aussi, de cette rencontre
a sens unique, bacl6e par une 6quipe lyonnaise dispose
en 4-4-2 mais loin de tous ses standards. Lui qui
rappelle tous les trois mois, en moyenne, qu'il n'est
pas un buteur, a ouvert son compteur cette saison en
inscrivant un hat-trick tonitruant (le premier de la
saison en L 1). Sur les deux premiers, il fut le finisseur
chirurgical de jolis centres (17e, 56e). Le troisieme,
une vol6e tres pure apres un contr6le de la poitrine
ideal, doit tout a son seul talent (67e). Briand devrait
en prendre de la graine. Malgr6 son activity, l'ex-futur
joueur du PSG a encore rat6 deux face a face favorables
(lle, 73e).
De la prestation lyonnaise, il faut retenir que
le champion de France est encore une 6quipe en
construction, fragile si elle n'impose pas son gros
travail de r6cup6ration, inefficace si ses joueurs
offensifs n'offrent pas de mouvement. Cette d6faite
rappelle celle conc6d6e a Lens enjanvier dernier (0-
3) : unjour-sans dont il n'y a rien o retirer. Le geste du
jour, chez le champion, restera ce tacle complktement
maboul d'Anthony Rdveillkre sur Jimmy Briand (33e),
les deuxjambes d6coll6es, par derriere, enveloppant
le Rennais au niveau des genoux. Si M. Ledentu avait
sorti le carton rouge qui s'imposait, Lyon aurait eu, au
moins, l'excuse de l'inf6riorit6 numerique. Pour
Rennes, dont c'est la deuxieme victoire consecutive
(trois rencontres sans but encaiss6), voilh une percde
int6ressante en premiere partie de tableau. L'6quipe
de Guy Lacombe occupe la septieme place, a trois
points du podium.
Saint-Etienne n'en est pas encore la, mais la
victoire remport6e contre Monaco (2-0), sous les yeux
guillerets de Pascal Feindouno, offre une petite liberty
par rapport a cette zone rouge qui aspirait les Verts
jusqu'ici. Sept points en trois matches, c'6tait devenu
extraordinaire pour l'6quipe de Laurent Roussey,
d6sormais treizieme avec quatre points d'avance sur
la L2. Elle laisse Monaco juste derriere elle. Encore
touch6e par ses limites offensives, 1'ASM n'a pas
marqu6 depuis quatre rencontres, toutes competitions
confondues. Elle a 6 6td battue sur deux contres bien
mends, l'un par Gomis (11e), pour son premier but de
la saison en L1, l'autre par Dernis (83e). Nancy et le
Paris-SG (1-1), qui ont eu chacun leur mi-temps, n'ont


pas davantage r6ussi a se soustraire aux places a deux
chiffres. Deux tetes splendides de Hoarau (3e) puis
Macaluso (34e) ont &t6 n6cessaires pour tromper deux
gardiens inspires. L'ASNL ne l'a pas trop ramend en
fin de match, mais Armand aurait pu 6tre sanctionn6
deux fois d'un penalty apres le repos, notamment sur
une poussette sur Fortund (68e). Le PSG avec un point
r6colt6 sur neuf possibles, occupe une petite onzibme
place. Nancy reste quinzibme. L'6quipe de Pablo
Correa n'a gagn6 qu'un match de L1 cette saison
Serie A La Juve et la Roma voient rouge
Aprbs deux nuls cons6cutifs, la Juventus s'est
incline sur sa pelouse face a Palerme (1-2) lors de la
6ejourne. Les Bianconeri, r6duits a dix avant la pause,
pointent a la lie place. L'AS Rome, priv6s de Mexbs
et Panucci expulsds, a 6galement chut6e Sienne (1-0).
Milan a fait match nul.
SERIE A 6e JOURNEE
JUVENTUS TURIN PALERME : 1-2
Buts : Del Piero (38e) pour la Juve etMiccoli
(24e), Mchedlidze (80e) pour Palerme
Jusqu'ici, Claudio Ranieri 6tait en sursis.
Cette fois, l'entraineur de la Juventus est plus que
jamais menace. D6cride par la presse transalpine alors
qu'elle 6tait invaincue, la Vieille Dame est totalement
passe a cot6 de son sujet dimanche aprbs-midi. Dans
un Stadio Olimpico plut6t d6gami, sur une pelouse
indigne d'un tnor du Calcio, les Bianconeri ont perdu
devant Palerme (1-2), a l'occasion de la 6ejoumne de
Serie A. Une d6faite logique tant les Turinois ont &te
bien temes. Devant une formation sicilienne joueuse


et bien en place, ils ont &t6 pris de vitesse en defense,
dominds dans l'entrejeu, en manque d'inspiration
devant.
Cette Juve, qui restait sur deux nuls
cons6cutifs toutes competitions confondues, n'a donc
pas rassur6. R6duite a dix durant toute la seconde
p6riode apres l'expulsion stupide de Sissoko, elle a
longtemps cr tenir le match nul. Apres l'ouverture du
score de l'in6vitable Miccoli (0-1, 24e), Del Piero avait
une nouvelle fois endoss6 le costume de sauveur sur
coup franc (1-1, 38e). Jusqu'a ce que Mchedlidze ne
crucifie Buffon a dix minutes du terme (1-2, 81e). Les
Siciliens ne l'avaient plus emport6 sur la pelouse de la
Vieille Dame depuis quarante-six ans. Les voili
d6sormais quatriemes, a une petite longueur des
leaders. La Juve, elle, se traine d6sormais a la onzieme
place. Avant d'affronter successivement Naples, le Real
Madrid et le Torino, la crise couve a Turin.
SIENNE -AS ROME: 1-0
But: Frick (45e)
La Roma, qui s'6tait pourtant impose a
Bordeaux (1-3), mercredi en Ligue des champions,
continue de souffrir en ce debut de saison, surtout
lorsqu'elle n'dvolue plus chez elle. A Sienne qui a
marqu6 grace a Frick (45+1) -, elle a conc6d6 sa
troisieme d6faite en trois d6placements. Toujours
priv6e de son capitaine Totti, ainsi que de son attaquant
Vucinic, touch a une cheville, la Roma a manqu6 de
percussion devant et, pour ne rien arranger, elle a
achev6 la rencontre a neuf aprls l'exclusion de ses deux
d6fenseurs centraux, qui ont 6cop6 de deux cartons
jaunes chacun, Mexes (64e, 66e) et Panucci (46e, 74e).


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LIGUE 1 8e journee LYON A VU ROUGE








Mercredi 8 Octobre 2008
1 Hai~ti en Mairche Vol XXII No 3'7


XIIe Conf6rence


(DISCOURS ... suite de la page 5)
gouvemance.
Mais aussi, parce que vous chefs d'entreprise,
vous pouvez aussi, si votre seul horizon est celui du
profit a court terme, produire contre l'humanit6, en
polluant notre planted et en mettant en danger toutes
ses especes, en commenqant par vous-m6me.
Parce que vous aussi, chefs d'entreprise, vous
6tes partie prenante de l'action politique,
d'une certaine manibre, dans votre
capacity d'influencer les politiques
publiques dans un sens favorable a vos
int6r6ts corporatistes ou selon l'int&ret de
la society en g6ndral.
Mesdames et Messieurs les
journalistes, pourquoi vous interpeller
aussi ?
Bien 6videmment, parce que
vous 6tes ce quatrime pouvoir qu'aucune
constitution ne d6crit explicitement
comme tel.
Pourtant vous n'avez pas &t 61lu,
ni nomm6 par aucun des autres pouvoirs
organisms de l'Etat. Mais quel pouvoir !
Celui de faire connaitre la verit
que les dirigeants politiques et les chefs
d'entreprise repugnent souvent a ddvoiler Le Pr,
au citoyen ordinaire. "d'
Le pouvoir d'6duquer le citoyen,
de lui faire comprendre le monde qui bouge autour de
lui, mais surtout le pouvoir de lui rappeler que la raison
d'etre des autres pouvoirs est de travailler, en somme,
au bien-6tre de chaque citoyen.
Mais aussi, Mesdames et Messieurs les
journalistes, quelle responsabilit6 !
Parce que lorsque vous vous trompez, de
bonne foi ou de mauvaise foi ; parce que lorsque, au
quotidien, le travail que vous faites n'est pas en phase
avec la noble mission que la society vous assigne, alors
les d6gits que vous causez dans cette society peuvent
6tre simplement exponentiels.
Si, a mon sens, ces crises a dimension
plan6taire, ou les problkmes plus sp6cifiques a notre
region doivent interpeller les chefs d'entreprises et les
leaders d'opinions, quant aux dirigeants politiques ils
sont carr6ment au pied du mur.
Parce qu'ils sont obliges de produire les
r6ponses approprides a ces problemes.
C'est pour cela que la society les a places a cette
position.
Monsieur le Pr6sident,
Vous avez choisi comme principal intervenant
a la Conf6rence des Amdriques pour clore ces trois
jours d'6changes, le repr6sentant du pays le plus pauvre
de notre hemisphere.
Celui qui est souvent pr6sentW comme le plus
instable, le plus affect par l'insecurit6, le plus ceci,
le plus cela...
Vous auriez pu, Monsieur le Pr6sident, choisir
d'autres voix, repr6sentant des pays ou des
organisations plus prospbres, des voix qui pourraient,
en d6pit des crises qui traversent le monde ou notre
region, peut-6tre vous apporter quelques bonnes


CONTACT US
TOLL FREE. 1-888-383-2856
OR; 305-620-8300
FAX .305-620-8332
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nouvelles.
En m'invitant ici, vo
chance, Monsieur le Pr6sident,
nouvelles.
Quatre cyclones en tre
d6truit des centaines de vies, prr
de milliers de families, occasic
dollars de pertes agricoles


sident Prival au cours d'un rencon
ports et TPS pour les sans papie


des Ameriques
soutenue avec un rythme de croissance positive, grace
us avez trbs peu de a de bonnes politiques macro6conomiques et a une
d'6couter de bonnes grande discipline au niveau des d6penses publiques.
L'inflation 6tait retomb6e a moins de 10%, apres avoir
ois semaines qui ont caracold dans le voisinage de 40% pas plus longtemps
v6 d'abri des dizaines qu'en 2003.
)nn6 des millions de Grice a la loi HOPE adopt6e par le Congrbs
,endommag6 des am6ricainen dcembre 2006, les investissements dans
'industrie d'assemblage commenqaient a
reprendre et de nombreux projets
d'alliances entre des investisseurs
dominicains et haitiens commenqaient h
voir le jour. Et avec la loi HOPE II,
adopt en juin dernier et offrant h Haiti
un aces pr6f6rentiel au march am6ricain
encore plus avantageux et de plus longue
durde que la HOPE I, on pouvait
s'attendre h de nouveaux flux
d'investissement priv6 et h la creation de
dizaines de milliers de nouveaux emplois.
Monsieur le Pr6sident,
Mesdames, Messieurs,
Les consequences de ces
d6sastres naturels signifient pour le pays
un recul de plusieurs anndes. Elles
annihilent les r6sultats accomplis au cours
de ces derniires anndes et compromettent
Itre avec la Diaspora : Pas de nos chances de drveloppement.
ors haftiens / (photo HEM) Comme vous le savez, les


infrastructures vitales pour notre systeme de production
et caus6 tant d'autres d6gits encore.
Un grand nombre de sites naturels (plages,
grottes, cascades), des sites historiques prestigieux qui
6taient des atouts int6ressants pour la relance du
tourisme ont 6td d6truits ou endommag6s.
Ces d6sastres ont frapp6 notre pays au
moment oi il commenqait a peine a merger d'une crise
institutionnelle de prbs de quatre mois pour faire agrder
un nouveau Premier ministre, aprbs la destitution du
Premier ministre en place par le Senat, en reaction aux
manifestations du mois d'avril contre l'augmentation
du cofit des produits alimentaires.
Donc, une cascade de crises qui viennent ravir
les acquis importants de ce que l'on pourrait appeler
une bonne gouvemance et mettre ainsi en p6ril un
processus de reconstruction du pays.
Quels 6taient ces acquis ?
D'abord, la stability au plan politique, grice
a un gouvemement de trbs grande ouverture, faisant
une place notable a un large spectre de partis politiques.
Les elections de 2006 6taient devenues ainsi des
elections sans perdants; et de nombreux partis qui
s'opposaient durant la campagne 6lectorale ont v6cu,
au sein d'une m6me 6quipe gouvernementale,
l'exp6rience que rien, au fond, ne les opposait quant
aux objectifs a poursuivre dans la lutte contre la
pauvret6, dans l'6ducation, la sante, l'augmentation de
la production nationale, la croissance 6conomique, etc.
Ensuite, au plan de la s6curit6 : La
cooperation 6troite entre la MINUSTAH et la Police
nationale a permis une grande victoire contre
l'insecurit&. Il n'existe plus dans le pays de groupes
arms organisms defiant ouvertement les forces de
l'ordre et le droit.
Sur le plan economique, le pays,
aprbs des anndes de croissance negative,
commenqait a renouer de maniere


manifestations de solidarity ne manquent pas.
De la part de nombreux pays amis qui ont
apport6 tres rapidement une aide d'urgence aux
populations sinistrees.
De la part des organisations internationals :
les Nations-Unies, qui viennent de lancer, a travers son
Secr6taire g6ndral, un << Flash Appeal >>pour la collecte
de 108 millions de dollars, ainsi que la plupart des
agences internationales, pr6sentes aux c6t6s des
Haitiens pour mitiger l'impact de ces d6sastres sur la
vie des families.
De la part de soci6t6s priv6es, ou
d'organisations de la soci6t6 civile, qui se sont
mobilis6es non seulement pour des aides d'urgence,
mais aussi pour appuyer la remise en place de certaines
infrastructures de base
Ma crainte, comme j'ai eu l'occasion de
l'exprimer dans d'autres forums, est que les premiers
mouvements de solidarit 6 puis6s, nous nous
retrouvions seuls ou presque, pour faire face a des
d6fis d6cupl6s, alors que nos moyens d'intervention
et nos capacit6s de rdponse se sont amoindris.
Voilh pourquoi j'insiste auprbs de nos amis
de la communaut6 internationale pour une action
structurante d'accompagnement des Haitiens dans la
mise en ceuvre d'un plan global de reconstruction du
pays. Un plan qui nous permette de r6tablir et de
renforcer nos infrastructures de base, en particulier
celles qui servent de support a la production et sans
lesquelles l'investissement priv6 ne peut pas se
d6velopper.
L'Union europ6enne et la Banque mondiale
semblent disposes a nous accompagner dans cette
initiative, etje suis persuade qu'il en sera de m6me
pour nos autres partenaires.
Je note 6galement avec satisfaction la
mobilisation que ces 6v6nements ont cr66e de la part
(voir DISCOURS / 17)


Page 16


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Mercredi 8 Octobre 2008
Haiti en Marche Vol XXII N' 37


Page 17


Discours du President Rene Preval


(DISCOURS ... suite de la page 16)
des Haitiens eux-memes, tant du secteur priv6 que
dans la soci6t6 civile. En Haiti meme et aussi a
l'6tranger.
Cette mobilisation, si nous
parvenons a la maintenir et a la consolider,
sera peut-6tre notre meilleur atout pour
renforcer notre cohesion interne et crder une
union stable de tous les Haitiens, contre la
pauvret6, pour la d6mocratie, pour l'6tat de
droit et le d6veloppement durable.
Cependant, il est clair que seuls,
nous ne pourrons faire face a tous ces
nouveaux d6fis qui s'ajoutent aux anciens,
eux-memes d6ji de trop grande taille pour
nos moyens.
Haiti pourra difficilement
continuer a recevoir tous ces d6port6s que
l'Administration americaine nous renvoie
r6gulibrement. Je ne comprends pas
pourquoi l'Administration americaine refuse
aux Haitiens le b6ndfice du regime de TPS
(Temporary Protected Status) qui a dejat p
octroyd a d'autres pays de la region comme El
Salvador, le Honduras et le Nicaragua, pour les memes
motifs que ceux que nous 6voquons.
J'ai ddja demand officiellement au Pr6sident
Bush, de vive voix et par lettre formelle, de
reconsid6rer la position de son Administration.
Nous ne pourrons pas non plus, avec nos
seules ressources propres, 6viter que notre pays ne
devienne une base d'accueil pour le terrorisme ou qu'il
ne continue de servir comme couloir de transit pour la
drogue destinde au march nord-americain. Un tel
couloir repr6sente un maillon faible de la chaine de
s6curit6 de notre region.
I1 s'agit done 1 d'un problkme commun,
auquel il faut s'attaquer d'une manimre solidaire, en
impliquant au premier niveau celui de nous qui est le
mieux 6quip6 sur les plans logistique, technologique
et financier.
Nous ne pourrons pas non plus esp6rer attirer
les investissements n6cessaires a notre relance
6conomique si certains indicateurs concemant notre
image de pays, produits par certaines agences
sp6cialis6es, ne font pas l'objet d'untravail de collecte
de information plus syst6matique et plus rigoureux ;
un travail de collecte qui prend en compte tous les
progres r6alis6s sur le terrain, meme lorsque ceux-ci
pourraient 6tre insuffisamment documents.
Avec l'aide de plusieurs agences bilat6rales
et internationals, notre pays a beaucoup progress



Haiti i l'heure
(LIVRE ... suite de la page 3)
primaire et 7 $ par mois au secondaire. Selon
1'UNESCO, environ 70 % des petits Haitiens Ag6s de
6 a 11 ans fr6quentent les bancs d'6cole. De ce nombre,
20 % termineront leur cinquieme annde du primaire.
A peine 2 % compl6teront leurs 6tu-des secondaires.
Mais il ne suffit pas d'avoir les moyens de
fr6quenter l'6cole, encore faut-il avoir en main
quelques outils pour apprendre. Or les 6coles en region
manquent de tout, a commencer par les bouquins et
les manuels scolaires. Dans le pays le plus pauvre des
Amdriques, le livre est une denrde rare.
livres disponibles par habitant, grace auxbibliotheques
publiques. En Haiti, c'est moins de 50 livres par
habitant > indique Eric Weber, responsable des
programmes de lecture publique a l'Organisation
internationale de la Francophonie (OIF).

Les CLAC ...
Mais cette petite ville isolde peut tout de meme
compter sur un lieu tout d6sign6 pour favoriser l'acces
au livre et a la culture. Sur la route principale, un edifice
fraichement repeint derribre un portail aux couleurs
vives attire le regard. Bienvenue au Centre de lecture
et d'animation culturelle (CLAC) de Dessalines.
A l'int6rieur, des adolescents lisent des bandes
dessindes dans un coin. D'autres jouent au Scrabble
ou aux cartes. Aux murs, des 6talages remplis de livres
de toutes sortes. Des ventilateurs ronronnent en bruit
de fond. Dans l'autre salle, des enfants regardent
sagement un film au petit 6cran, dans une chaleur
6touffante.
je viens pour faire des recherches, explique Noel Janyl,
21 ans, qui est un habitu6 du centre depuis son
ouverture en 1999. En plus, il n'y a pas beaucoup de
divertissement enville. C'est presque notre seul centre
communautaire. Je viens ici chaque jour ou presque.>
Plut6t que de flAner en ville, c'est ici que
plusieursjeunes se rencontrent. En plus des 2500 livres,
magazines, joumaux etjeux de society, le CLAC leur
permet aussi de prendre part a une foule d'activit6s :


dans la lutte contre le narcotrafic, contre la corruption
et dans la mise en place de mdcanismes de facilitation
de l'investissement.
Non sommes dpterminPs ainnrofondir


Table ronde sur la security: le cas d'Haiti est expose
rdo Le Chevalier, directeurpolitique de la Minustah (pho

l'effort en cours jusqu'a elimination complete de ces
flMaux que je qualifie comme les ennemis du
d6veloppement. Nous n'avons pas besoin d'etre
d6courag6s dans nos efforts, par la persistance
d'indicateurs qui ne refletent pas exactement la r6alit6.
Nous ne pourrons non plus assurer seuls la
mise en place des infrastructures de soutien a la
production (transport, capacit 6 nerg6tique,
telecommunications) dont notre dconomie a besoin
pour fonctionner.
Dans la situation actuelle qui est celle de mon
pays, nous avons besoin du secteur priv6 plus que
jamais.
Nous avons besoin de ses capitaux.
Nous avons besoin de son savoir-faire
managerial.
Nous avons besoin de ses transferts
technologiques.
C'est la raison pour laquelle je tiens,
aujourd'hui, a lancer un appel special vers les
investisseurs priv6s, haitiens et strangers, pour qu'ils
nous accompagnent dans notre effort de reconstruction.
Je n'ai pas d'illusion. Je sais que pour attirer
les investisseurs, nous devons mettre a leur disposition
des infrastructures fiables et bien g6rdes. Au niveau
du transport maritime et du transport adrien ; au niveau
de l'6nergie ; dans les telecommunications, dans les
espaces industriels. Nous devons aussi r6inventer -
notre systbme juridique et notre cadre institutionnel.


Je demande au secteur priv6 de venir me
soutenir dans nos changes avec les partenaires
financiers d'Haiti, tant au niveau multilateral qu'au
niveau bilateral, pour les sensibiliser sur l'importance
strat6gique que les infrastructures peuvent
avoir dans notre relkvement 6conomique.
Nous avons d6ji quelques
programmes en cours dans ces secteurs,
mais avec l'impact des derniers cyclones,
nous sommes loin du compte qui doit mettre
notre pays sur la carte en termes de capacity
productive, dans une region qui est appelke
1 6tre de plus en plus competitive.
Encore une fois, les Haitiens sont
de rudes travailleurs, qui ont besoin d'avoir
en place les conditions pour produire. Je
souhaite que les aides qu'on nous apporte
nous permettent de crder les conditions pour
redevenir de vrais producteurs.
Dans ma vision, la remise en place
de nos infrastructures doit certes compter
sur la cooperation international. Mais c'est
)to HEM) aussi et surtout une occasion pour mobiliser
des capitaux priv6s, en Haiti et a 1' tranger,
pour les investissements que ces secteurs requibrent.
Et aussi pour la bonne gestion que le maintien de ces
infrastructures exige.
Monsieur le Pr6sident, Mesdames, Messieurs,
Le nouvel occupant de la Maison Blanche,
puisque nous parlons aussi ici, des elections
am6ricaines, fera face a une communaut6 latino-
amdricaine et carib6enne d6senchant6e.
Les crises qui frappent le monde aujourd'hui
ne sont pas conjoncturelles. Elles sont 1i pour durer.
Au sein de notre region, les crises de soci6td
qui r6sultent du trafic de la drogue, de la migration
non contr6lke, de l'expansion du terrorisme, ne doivent
pas non plus 6chapper a l'attention des dirigeants.
Par consequent, toutes ces crises doivent 6tre
abord6es avec un esprit de responsabilit6 r6gionale
solidaire. Dans l'esprit d'une vraie alliance pour le
progrbs.
C'est la seule facon de tirer collectivement
profit du vaste potentiel de ressources de toutes sortes
que recele notre continent et de garantir des jours
meilleurs a notre posterit&.
Haiti est pret a apporter sa contribution, aussi
modeste soit-elle, au projet d'une Amerique prospbre,
equitable, g6ndreuse, al'abri de l'insecurit6, respected
et admire dans le monde.

Je vous remercie.
Rend Prdval


des defis : le livre, denree rare


ateliers de thditre, spectacles de danse, soirees de
po6sie, concours de lecture... Le centre est ouvert sept
jours par semaine. L'inscription est gratuite.
Lors du passage du Soleil, un samedi en fin
d'apres-midi, on y retrouvait une trentaine de jeunes.
Dans le grand registre situ6 a l'entr6e, 1073 abonn6s.
compare 20 % dans les pays du Nord>>, se r6jouit
Eric Weber.
Les CLAC sont une initiative de l'Organisation
international de la Francophonie (OIF). Le premier a
vu le jour au B6nin, en 1986. Depuis, le module a fait
des petits. On en compte aujourd'hui 225 dans 18 pays,
dont 10 a Haiti.
Au fil des ans, la recette a fait ses preuves. Une
6tude de l'Universit6 de Ouagadougou, r6alis6e au
Burkina Faso en 2003, d6montre que les &lves qui
fr6quentent un centre de lecture ont au moins deux fois
plus de chance de rdussir a l'6cole. qa peut repr6senter, un enfant qui fait un cursus scolaire
sans livre!> lance Eric Weber.

Pas dispendieux
Autre bonne nouvelle, la formule n'est pas tres
dispendieuse. I1 en cofite en moyenne 70 000 $ par
centre, done environ 700 000 $ pour mettre sur pied
un r6seau de 10 6tablissements. Plut6t que d'ouvrir
des centres a la pibce, 1'OIF pr6fere crder un r6seau
d'une dizaine de centres, ce qui permet de faire des
changes entre les 6tablissements et surtout, de r6aliser
des economies d'6chelle.
Du c6t6 du gouvemement haitien, l'int&r&t pour
les CLAC est bien reel. Les autorit6s s'impliquent de
plus en plus. Les livres sont toujours fournis par l'OIF,
mais le fonctionnement des centres ? salaires des
animateurs et entretien des locaux ? est assume par
l'Etat. L'objectif, a moyenterme, est que le r6seau soit
complktement pris en charge par les autorit6s locales.
S6duit par la formule, le gouvemement pr6voit
meme 6tendre le r6seau et espbre cr6er 6ventuellement
une trentaine de nouveaux centres un peu partout dans
le pays. tous les d6put6s veulent leur CLAC. C'est un projet


qui int6resse la pr6sidence au plus haut point>> lance
Emmelie Prophete, responsable de la Direction
nationale du livre.
Au cours des prochaines anndes, les 61&ves
haitiens devraient donc etre plus nombreux a mettre le
nez dans un livre. Noel Janyl, lui, n'avait que la Bible
comme livre de chevet avant l'ouverture du centre de
lecture de Dessalines.

Les petites batailles des CLAC
Meme si les centres sont aujourd'hui bien
enracinds dans leur communaut6, leur ouverture ne
s'est pas faite sans heurts a certaines endroits. Parfois,
il a fallu bousculer des habitudes bien ancrdes. Ersnt
Saint-Louis, coordonnateur du programme au sein du
ministbre haitien de la Culture, raconte comment un
maire a tent6 d'imposer son choix lorsqu'est venu le
temps d'embaucher un animateur pour le CLAC de sa
ville. dI1 a d6pos6 un fusil sur mon bureau en me disant
qu'il fallait choisir cette personne, meme si elle n'avait
pas rdussi le concours d'embauche. J'ai refuse.>
Finalement, aprbs discussion, un compromis a &t6
trouv6 : l'animateur embauch6 ne fut ni le prot6g6 du
maire ni le premier choix du ministbre de la Culture,
mais plut6t un autre candidat qui a aussi rdussi le
concours d'embauche. Pour s'assurer du bon
fonctionnement de chaque CLAC, M. Saint-Louis fait
chaque mois la tourne des 10 centres, situds surtout
dans le nord du pays.

Ne touchez pas A mon CLAC
En f6vrier 2004, le depart mouvement6 de
l'ancien president Jean-Bertrand Aristide seme la
colkre parmi ses partisans. Plusieurs en profitent pour
saccager les commissariats de police, les tribunaux,
les 6coles, etc. < &td brise>, lance Eric Weber, responsable du r6seau
des CLAC pour l'Organisation internationale de la
Francophonie. Tout, sauf les centres de lecture, qui
ont &t6 complktement 6pargn6s. vole unbouquin, qa n'existe pas>, poursuit-il. A Haiti,

(voir LIVRE / 20)









LES JEUX


Mercredi 8 Octobre 2008
1 Hai~ti en Mairche Vol XXII No 3'7


BIAN Q U E


M U S S E R





Solutions de la semaine passe


Allez de BANQUE a MUSSER, en utilisant des mots du du
vocabulaire frangais, et ne changeant qu'une lettre par ligne.


LJARS
IPSVE
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Trouvez les 20 clubs de football places en t6te du
classement d'Europe cette ann6e dans le carr6 ci-dessus
I '[1 4',F[I[ ] I jP1[]i !I|m(]i [ lllM i ,Il ,iPlliN IJ I iiMI ]i [',TT ^ ^i


00 Melodie Matin avec Marcus
Informations, Interview, Anecdotes, Humour,
Analyses
Nos Chroniques:
L'Editorial de Marcus
Au Quotidien avec Elsie
La Chronique Litt6raire avec Dominique Batraville
Les Sports avec Mario Bareau
Les Invit6s du Jour
M6lodie Matin chaque samedi est anim6
par F6quiBre Raphael


e, 4atked 6 A4eit ec$ aC&e /I


E n B ref... (...suite delapage2)










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La chambre des d6putes envisage de convoquer le Ministre de
1'Education nationale
La commission des affaires sociales de la chambre des d6putes prevoit de convoquer le ministre de
l'6ducation nationale, Joel Desrosiers Jean-Pierre, en vue de presenter son plan d'action pour cette
ann6e et voir comment corriger certaines failles s'il y en a.
Lors de cette convocation, le ministre Jean-Pierre devra fournir des explications sur les mesures
prises a l'occasion de la rentree scolaire ainsi que sur les moyens de control dont il dispose pour
faire face aux differentes irregularities rencontrees dans le system 6ducatif haitien. Il se dit que
certains inspecteurs nationaux de l'6ducation nationale auraient soutire jusqu'a 40 % de
commissions de directions d'6tablissements scolaires publics sur les subventions scolaires
gouvernementales.
Le president de la commission, le depute Jean Etzer Valentin, estime que cette convocation est
importante dans la mesure ou le ministre devra faire le point sur la facon dont il prevoit d'apporter
une correction au system par rapport au << commerce > qui se pratique dans l'6ducation en Haiti.
M. Valentin croit qu'il est temps d'en finir avec certaines pratiques dans plusieurs 6coles, comme le
fait de faire payer une reservation depuis juin pour l'ann6e scolaire a venir ou l'organisation de
ceremonies de graduation fantaisistes mais qui cofitent une fortune aux parents.
<< Nous sommes des parlementaires elus de la population, et nous ne devons pas cautionner
l'hypocrisie et l'irresponsabilit6 au detriment du peuple >, a declare le depute de la circonscription
de la Vallee de Jacmel.


Tension et indignation a Petion Ville
(TAXI-MOTO... suite de la page 14)


n'ont fait que d6pouiller la victime de ses
pieces d'identit6 avant d'abandonner la
scene du crime.
Les propri6taires de taxi-motos ont
tent6 de se rendre au Commissariat de police
pour protester, mais en ont &te emphch6s par
des patrouilles policibres. Certains d'entre
eux ont alors entrepris de bloquer des artbres
de la ville.
L'Association des taxi-motos de
PNtion Ville d6nonce le fait que la police n'a
jamais indiqu6 une aire de stationnement
pour les taxi motos. De ce fait, pour les
besoins de leur commerce, ces derniers ont


du s'en assigner une. C'est d'ailleurs le cas
dans diverses autres zones de la region
m6tropolitaine de Port-au-Prince oni le
transport public a moto, supplant a
l'insuffisance et au cofit exorbitant des autres
moyens traditionnels de transport, est en nette
expansion.
Ce grave incident survient a P6tion
Ville au moment oni l'image de la Police
Nationale d'Haiti (PNH) est d6ji mise a mal
par une autre affaire, celle des brutalit6s
policiires dont a &te l'objet la semaine demiire
a Carrefour (banlieue sud de la capitale) une
jeune comedienne haitienne, Natacha Saintil.


Page 18


Solutions de la
semaine passe:


BPERLE S


PIE LLE S
PIE LLAS
P I L L E S
P I L L A S


SCRABBLE
Arrangez les sept lettres ci-dessous
pour former un mot frangais

L I

BUO

TR


Solutions de la semaine passe
IVORIEN

___


I .. . .At...... .... ... . ... .. ..N j


1%


iI II III'l;,Li,
&l~l ItI I31 t ~ ,t :l] il








Mercredi 8 Octobre 2008
Haiti en Marche Vol XXII No 37


KEK BON KONSEY

POU ELEKSYON

OZETAZINI YO
Nan de (2) senmenn eleksyon nan peyi Etazini
derape. Jw&t se jwdt, kw6chdt pa ladann. Ayisyen-
Ameriken kon mounn fou ap chache enf6masyon pou
yo konnen si kat yo bon pou y'al depoze bilten pou
kandida pa yo-a. Ayisyen-Ameriken yo chofe. Peyi
Etazini nan youn kafou kote lemonnd antye ap obseve
ansilans. Premye fwa apre 232 ane endepandans, youn
peyi kote gen 45 ane neg pa t'menm ka chita nan youn
otobis ak youn blan; vwalatilpa youn neg kandida e
daprt tout pwojeksyon, se li k'ap mennen. Ayisyen pa
ka rate tren istorik sa-a. Ditoupa.
Majorite nan nou pa t'konn vote lakay. Nou
konnenjanbougay yo f&t. Eleksyon se maskarad. Al
vote / pa al vote se menmman partyman. Senkant kbb
ak de gouden. Dayetou nan epbk Divalye yo, si youn
mounn nan epbk-la pa t'al vote... Sa w-pran se pa-w.
E 1I w-al vote, youn tonton makout kanpe nan do-w
ak youn fizi, bayonet okanon. Mwenn akasan... Siwo!

Vote Ozetazini se dwa sakre
Men nan peyi Etazini, se pa menm bagay. Dwa
pou mounn vote se youn dwa sakre. Youn dwa manman
Iwa peyi-a bay tout mounn. Militan goumen pou li.
Neg pran prizon e menm mouri pou dwa sivik sa-a.
Lontan ni neg ni fanm pa t'ka vote. Pwotestasyon,
manifestasyon, revolisyon chanje vizaj peyi isit. Tout
mounn, fanm kou gason, blan kou neg kelkilanswa
koulk-w, kwayans ou, lanng ou... Lalwa di: se dwa-w.
Gouvennman peyi isit monte ak pep la, pou
pdp la. Men, malgre yo edike popilasyon-an, anpil
mounn ret chita lakay yo, yo p' al vote. Yo tuipe kozman
al kanpe nan liyn, lage bilten vot pou youn kandida ki,
depi li finjwenn p6s leta li t'ap chache-a, bliye pwomes
li te ft osnon li ft lekontrt de sa li te di li pral fi.
Kidonk, pou mounn sa yo ki refize vote yo, politisyen
se mantL. Tanbou 2 dada. Estatistikyo montre an 1988
gen 170 milyon mounn ki elijib pou yo vote Ozetazini,
se 102milyon senpman ki vote. Kidonk, 57%. An 1992
menm bagay. Sitwayen ki gen 64 ane ou plis al vote
plis pase jenn mounn yo ki ant 18-24 ane. Gen 26
milyon ameriken ant 18 e 24 an ki ka vote men jenn
mesye-dam yo pa vote malgre depi 1971, 26dm
amenmman konstitisyon-an bay tout mounn ki gen 18
an ou plis dwa pou yo vote. Anvan sa, se te 21 ane.

Jen6s ameriken-an mobilize
Gen kUk rezon yo bay ki valab : jenn
mesyedamyo okipe nan kozman lekblyo; epi, yo poko
entegre nan sosyete-a. Se manman-papa k'ap sip6te
yo, yo poko santi nesesite pou y'al vote. Pou yo
patisipe. Eleksyon meriken ft jou lek6l, jou ekzamen,
osnonjou travay. Menmsi gen biwo v6t nan Campus
kote yo ye-a, nan pwen tan pou y'al vote epitou jenn
mounn sa yo depi yo fin ft katvot-la, yo lage-1 youn
kote. Jwenn ni, se tout youn etenite. Jounen jodi-a,
ak op6tinite pou mounn vote anvan jou eleksyon yo
ak bonjanvan chanjman k'ap soufle-a, ak sitiyasyon
ekonomik ki atake fondalnatal peyi-a...Ak youn lage
ki touye plis pase 4,000 jenn ant 19 e 25 ane, blese
plis pase 30,000 kit ou te jenn mounn kit ou te
granmounn, lapatri andanje, tout Ameriken dwe pike
devan, annavan, zam alamen. Zam nan se kat-la. Zam
nan se v6t-la.
Youn sitiyasyon ekip kanpayn Barak Obama-
a ap chanje ane sa-a. Nan Miyami senpman gen plis
pase 630.000 vote tounff ki anrejistre. Bonkou nanyo
se Ayisyen ak Pany6l. Kanpayn Obama nonselman
envitejenes-la pou l'pran responsablite-1 men f jenn
mounn yo konprann patisipasyon yo enp6tan pou
devlopman peyi-a epi restore prestij Etazini nan
lemond. Chanjman sa-a dwe derape depi anba n&t
l'rive jouk anwo. Epitou pou gen youn bon denmen
f6k gen youn bonjodi. Tankou pwov-b-la di se lavey
f&t pou konn si f&t ap bl.

Kiyes ki ka vote?
Nenp6tki sitwayen ameriken, sa nou rele
sitizenn nan, gendwa vote. Se swa ou fet Ozetazini
osnon ou nasyonalize. Depi ou gen 18 ane ou plis ou
ka vote. Pou vote, f6de ou viv nan eta kote ou pral
vote-a pou omwen 30jou. Gende kote, li plis osnon li
mwens pase 30jou. Savle di si ou sot Nouy6k ouvin
abite Florid nan dtnye 30 jou ki sot pase la yo, ou
gendwa vote nan Florid tdtkale depi ou se sitwayen
ameriken.


I Ti Gout pa Ti Gout ak Jan Mapou


Kiyes ki pa ka vote?
Mounn ki pa ka vote se mounn ki fR krim, ki
nan prizon osnon ki ankontravansyon ak lalwa ki fR
youn gen dosyefeloni. Menmsi ou pa nan prizon ank6
, si ou pran osnon te pran prison depi ou poko
reyabilite, ou pa ka vote. FR youn mounn tyeke katvot-
la nan konpite pou ou osnon rele biwo eleksyon pou
asire-w ou ka vote. Ou pa ka vote si ou te nan lame
epi ou te kom&t youn zak ki te fR komandan-w mete-w
dey6 nan lame osnon si ou pase nan kou masyal, yo
rache zepolt yo, pran badj ou, ...youn revokasyon ki
pa onorab. Lbt rezon tou si t&t la cho, youn tijan loko,
li manke youn fRy lalwa klase-w kbm youn mounn
enkonpetan mantalman, Ou pa ka fR bonjijman, ou pa
ka vote.

Lis vote Aktif
Tout mounn ki vote detanzantan, non yo sou
lis vote aktif. Men si ou gen youn bann tan ou pa vote,
y'ap retire non-w sou lis vote aktif-la. Sa pa vle di ou
pa ka vote non. Sa vle di f6k ou anrejistre ank6 pou ka
vote. Kidonk si ou konnen ou gen youn bann-bann tan
ou pa vote, si ou te vote depi sou Klintonn osnon sou
prezidan Kate enben pran, prekosyon. FR tyeke kat la.
Si ou f6 nan konpite ale nan sit miamidade.gov, klike
sou elections epi rantre non-ou ak dat-nesans ou. Daye
6 oktbb a 5-e pm, ki sot pase la-a, se te denye jou pou
mounn anrejistre. FR atansyon pou n'pa pran siprizjou
eleksyon-an.

Kote Yo Vote-a rele: Polling-Place
Kote nou pral vote-a rele polls. Li gendwa
youn legliz osnon youn lek6l. Legliz osnon lek6l kote
yo mete machin pou vote-a rele Polling Place. Nan
Polling Place la gen mounn k'ap tyeke non-w ak adris-
ou anvan yo kite-w al vote. Mache ak lisans ou, osnon
youn idantifikasyon ak foto. Siyen menmjan ou siyen
sou katvot-la.

Fey Papye-a rele Ballot.
Y'ap ba-w youn fRy papye lonng ki se bilten
v6t-la. Li gen non kandida yo, prezidan, vis-prezidan
ak youn bann 16t kandida. Yo rele-1 an Angle Ballot.
Sa depann nan ki zbn ou ye ap gen non 16t kandida,
jij... Li byen. Tyeke-1 byen. Byen ranpli ti boul ki devan
non kandida-yo. Pou kandida alaprezidans yo vote
pou younn. Pa vote pou tou lede. LU nou fin tyeke
non ki sou ballot- la glise bilten-an nan machin nan ;
Ballot-la tounenyoun secret ballot. Sioupa plim-e-
ank mande pou yo ede-w. Gen mounn nanpollingplace
la ki la pou ede mounn ki pa fin tw6 konprann koze yo
osnon mounn ki bliye lint yo. Nou konprann!

Menmsi Nou pa la, Nou ka vote
Youn mounn ki pa p'la pou eleksyon yo, si
ou pral Ayiti osnon nan nenpbt ki 16t peyi osnon 16t vil
Ozetazini, ou gendwa vote ak youn dokiman ki rele
absentee ballot. N'ap jwenn ni nan Sant kominotW
ayisyen yo tankou Sant la, F.A.N.M. libreri ameriken
yo, Libreri Mapou, laps yo...osnon ou gendwa
resevwa li pa laps. Louvri-1, ranpli-1. Noupabezwen
met tenm sou li. Lage-1 laps. Tenm nan deja peye.

Vote Bone Vote Anvan 4 Novanm
Nou gendwa vote bon. Depi 20 Oktbb rive
jouk 3 Novanm nou gendwa al nan Libreri Meriken
yo pou nou lage v6t-la. Li konseye pou nou ft sa paske
si nou tann dtnye jou, kab gen lapli, nou ka bloke nan
trafik, kab gen ijans nan travay nou, nou pa kab kite
pou n'al vote... Oswa nou vote anvan 4 novanm osnon
nou leve granmmaten jou 4 Novanm nan, n'al vote
anvan n'al travay. Pa pran chans. Vote anvan 4 novanm.

Kolkj Elektoral Kisa li ye menm?
Akteknolojikiandenmonjounenjodi-a depi
yo ftmen pol yo a 7e diswa rezilta koumanse tonbe.
Lapras ap fR pwojeksyon baze sou echantiyon yo te
pran anvan vote yo t'al vote. Men pou eleksyon-an
fin apwouve net-net, f6k College Electoral-la reyini
nan mwa desanm pou bay dtnye dizon-1. Kisa ki
College Electoral-la menm? Pati sa-a anverite
kUlkeswajan yo esplike-1, li toujou bouye. Sa nou pa
konprann menmsi Obama ta gen plis mounn ki vote
pou li, college electoral la gendwa lage maybl-la nan
men McCain evisvesa. College Electoral-la se youn
gwoup mounn yo rele <> apre 16 match fini
ki pral vote pou prezidan ak vis-prezidan. V6t pep-la
depoze-a rele v6t popil&... (popular vote) ki se lavwa
dip4p..
Yo di malgre sitwayen yo vote pou prezidan


Page 19


ak vis-prezidan, 1I yo mete ti boul la devan non yo,
anreyalite se pou youn "elekt&" yo vote. Elekte ki
genyen plis v6t la, pral vote pou prezidan-an ak
visprezidan-an 1I College Electoral-la reyini youn mwa
apre eleksyon yo fini ki se lendi ki vin apre dezyem
mekredi nan mwa desanm.
"Although citizens vote for the president and
vice president by name, there are actually voting for
an elector. The elector who wins the most popular votes
will vote for the president and vice-president when the
electoral meets about one month later.(United Sates
Government 1997 AGS)
Ansbm tout eta yo pa gen menm kantite
elekt. Si youn eta gen 2 senate ak 8 depite, eta sa-a ap
gen 10 vot elektoral. Sistem nan varye dapre kantite
mounn k'ap viv nan eta-a. An gwo gen 538 v6t
elektoral. Youn kandida bezwen 270 pou l'genyen
eleksyon-an. Si youn kandida ft plis vwa popil& nan
youn eta enben li genyen tout v6t elektoral eta-a.
Ekzanp se Obama gen Florid, l'ap genyen 27 vot
elektoral yo. Eta tankou Nouybk gen 31, Kalif6ni, 55;
Pennsilvani 21, Owayo 20, Tekzas 34. Youn ti zuit
eta tankou Alaska kote madan Sara soti-a, gen 3 ti grenn
elekte senpman..Depi youn kandida mare gwo eta ki
genyen anpil elekte yo, enben match la fini. Men pa
etone tou si elekt&-yo chwazi pou yo vote kont kantida
ki mare plis vwa popilk-a. Sa pa f&t souvan men sa ka
rive. Veye yo!. Epi elekte yo ap reyini nan kapital
chak eta yo e se la, yo pral vote pou prezidan ak vis-
prezidan-an. Vot sa yo sou anvl6p byen kachte, y'ap
voye-1 bay prezidan sena-a ki pral ouve anvl6p yo,
devan lachanm. Kandida ki genyen-an ap prete seman
20 janvye a midi.
Se konstitisyon meriken-an menm ki vini ak
koze Electoral College-la. Li nan atik II seksyon 1
manman lwa peyi-a Kidonk pou youn kandida genyen
f6k n'al vote. Tank kandida-a gen plis vwa li pi bon.
Nan eleksyon prime yo yo separe v6t sipe delege yo
dapre pousantaj vwa popile kandida-a genyen-an. Men
nan finisman-an, nan eleksyon final-la, se kandida ki
gen plis vwa popile k'ap ranmase vwa elekte kolkj
electoral-la; tout pou li san manke younn.
Menmsi nou pa konprann sa mwen di la-a...
sa ki enpotan pou n'konprann tout mounn ki sitizenn
ki ka vote ale, bay dada-n 2 tap, al vote. Vote bone pa
tann dtnye jou. Ka gen lapli, bbs nou gendwa nan
konbinezon, anpeche-1 al vote. Pa tann dtnye minit,
pa tann se 1I nou lage a 5-e apre travay pou n'al vote.
Pi bone se granm maten. Chak grenn v6t nou rate pou
Barack Obama se pral youn v6t pou 16t kanmarad la.
Tank Barry gen plis; li pi bon. Krey6l pale Krey6l
konprann.
Jan Mapou
mapoujan@bellsouth. net


JOUNEN ENTENASYONAL KREYOL-2008
AK SOSYETE KOUKOUY MIYAMI

Ane sa-a Sosyete Koukouy Miyami ap fete Jounen
Entrnasyonal Kreybl nan FIU (Nord). Ak nan legliz
La Caridad.
Samdi 25 Oktbb depi 7e rive pou minui FIU (Nord)
An kolaborasyon ak bganizasyon JeanPolyen

Madi 28 Oktbb 2008 ap gen youn b&l seremoni
relijye nan Legliz La CARIDAD ki nan Coral
Gables depi 8K rive pou 10i diswa.
Ap gen mizik, dans f6lklorik, chante ak atis Sosyete
Koukouy yo

Espesyalis ki pral depoze mesaj pou Jounen Kreybl-
la se Pwofese Gerdes Fleurant, Ph.D.
(Professor emeritus, Wellesley College
PDG Sant Kiltir61 Locardie & Alexandre Kenscoff,
Mibalk, Ayiti)

Kreybl, Kilti, ak Himanosantris: Youn Wout pou
Devlopman Dirab an Ayiti.

Rezime prezantasyon-an
{Kijan lanng krey6l-la mak6nen ak kilti nou-an pou
f6me baz sosyete-a. Kijan kons4p himanosantris-la
(Fleurant 1993), ki we mounn k6m potomitan nan tout
aksyon, ka bay devlopman dirab-lajar&t, epi ede nou
pwodui youn 16tjenerasyon fanm ak gason}

Sponsored by : Miami-Dade Department of Cultural
Affairs & Haitian Artists Network Development &
Libreri Mapou


...... ............ ... . ... .. . I i n- INI


I









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Mercredi 8 Octobre 2008
1 Hai~ti en Mairche Vol XXII No 3'7


Rentree Scolaire : la MINUSTAH apporte son appui


(RENTREE...
suite de la page 3)
membres du personnel de la
MINUSTAH ait manifesto ce ddsir


g6ndrosit6 a notre 6gard >>, a-t-elle
dit en substance.
C'est a la Jeune Chambre
Internationale d'Haiti qu'il revient


MINUSTAH au nom des parents des
enfants qui vont pouvoir b6ndficier de
cette assistance scolaire >>.
Le projet d'assistance scolaire de
la JCI vise surtout les enfants qui ont d6ji
6td scolaris6s mais qui risquent
d'abandonner en raison des difficulties.
Aussi, a Cite Soleil, l'aide ira-t-elle a des
enfants de CM2. < Pour ces enfants, les
parents avaient d6ji consenti des
investissements. Compte tenu de la
situation de crise actuelle, ils ont de fortes
chances de ne pas poursuivre leur scolarit6
cette annde. Donc, nous voulons aider les
parents a sauvegarder leurs
investissements. I1 s'agit aussi de


contribuer a empecher une augmentation
significative de l'abandon scolaire, d6ji
recurrent dans le pays >>, a fait 6galement
remarquer Myrline Mompoint.
Repr6sentante en Haiti des f6d6rations
des Jeunes chambres a travers le monde, la Jeune
Chambre Internationale d'Haiti est en train de
mobiliser des fonds au niveau international afin
de pouvoir assister d'autres communes touches
par les dernieres intemp6ries. Et comme le
souligne la directrice de la JCI : est d'envoyer l'6cole 1.000 enfants. Le budget
pr6vu est de 154.000 dollars, et nous travaillons
a collecter au niveau mondial, 100.000 dollars
pour faire avancer le projet afin d'assister les
enfants >>.


L 'Ambassadeur des Etats-Unis, JanetA. Anderson, inaugurant
le Phare, un projet de US$20 millions pour promouvoir 'education
en Haiti (photo Eugene Robenson)


d'aider des enfants de Cit6 Soleil>.
Aux propos de M.
Appolon s'ajoutent ceux d'une des
b6ndficiaires parlant aussi au nom
de ses collogues. < remercions de cette aide ; nous
nous engageons a travailler
davantage cette annde a la
satisfaction de nos parents et de
vous qui avez fait preuve de


de g6rer les fonds octroyds. Et Mme
Myrline Mompoint de se f6liciter
de cet appui : < Chambre Internationale d'Haiti, je
remercie la MINUSTAH d'avoir
plac6 sa confiance dans notre projet
d'assistance scolaire pour pouvoir
venir en aide aux enfants en
difficult pour la rentrde des
classes. Je veux aussi remercier la


Haiti a l'heure des defis :

le livre, denree rare


(LIVRE ... suite de la page 17)
le taux de perte dans les centres de
lecture est d'A peine 1 % alors qu'il
est en moyenne de 14 % dans les
bibliotheques publiques des pays
occidentaux.

Des livres qui transitent
par les Laurentides
Tous les livres que l'on
retrouve dans les CLAC d'Haiti ont
d'abord transit6... par la petite ville
de Labelle, dans les Laurentides.
C'est 1l que se trouve l'entreprise
Les reliures Caron-LUtourneau,
sp6cialis6e dans le > de
livre. I1 s'agit d'une operation qui
consiste a remplacer la couverture
d'un livre par un carton tres rigide
qui multiplie sa dur6e de vie par
10! L'entreprise des Laurentides a
acquis une telle renommne au fil
des ans que meme les livres des
bibliotheques de Paris ont transit
par son usine avant de rejoindre les
rayons.

Sur les rayons
Meme si le livre est une


denrde rare dans les pays du Sud, il
n'est pas question de garnir les
rayons des CLAC de bouquins qui
se retrouvent dans les bacs a
r6cup6ration des bibliotheques du
Nord. Les livres sont plut6t
rigoureusement choisis, selon des
criteres 6tablis par l'Organisation
internationale de la Francophonie.
A Dessalines, ony retrouve tant des
classiques francophones comme
Les Malheurs de Sophie que des
ouvrages d'auteurs haitiens comme
Lionel Trouillot, Dany Laferriere
ou Rend Depestre. Le contenu des
rayons varie aussi selon les
suggestions et les demandes des
jeunes. C'est ce qui explique
pourquoi on ne retrouve
pratiquement aucun livre de la
populaire s6rie Martine a
Dessalines, alors que dans d'autres
centres... on se les arrache!

*Lesfrais de ce sejour en
Haiti ont ete pays par
1 'Organisation internationale de la
Francophonie.


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New York 914 358-7559 | Boston 508 941-6897
Montreal 514 337-1286
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