Title: Haïti en marche
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Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00098809/00297
 Material Information
Title: Haïti en marche
Physical Description: v. : ill. ; 45 cm.
Language: French
Publisher: s.n.
Place of Publication: Miami Fla
Miami Fla
Publication Date: April 2, 2008
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subject: Haitians -- Newspapers -- United States   ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.)   ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.)   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti
 Notes
Language: In French.
General Note: Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00098809
Volume ID: VID00297
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 21271733
lccn - sn 92061416
issn - 1064-3869

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00004-02-2008 ( PDF )


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Haiti en IVarche edition du 2 au 8 Avril 2008 Vol. XXII No. 10


ACTUALITE ECONOMIQUE

Pourquoi le secteur prive est le grand absent!
PORT-AU-PRINCE, 29 Mars Le pays en construction qui vont considerablement 6largir le rassurante pour des investissements.
fait des progris. Le pays a des besoins immenses march local dans les deux sens de la production et de Les besoins sont incalculables. Mais autant
et urgents. Le pays pr6sente en meme temps plein la consommation. aujourd'hui que les opportunities car d'autre part
de nouvelles opportunities. La situation macro6conomique (maitrise de un nombre considerable de produits imports de
De grands r6seaux routiers seront bient6t l'inflation et du taux de change) ne saurait etre plus (BUSINESS / p. 4)


Souvenance: entre le souvenir et la memoire
Par Norluck Dorange en Haiti. Les fiddles et hounsis (pretresses) 6taient serie de rituels erig6s par les peres fondateurs de
nombreux. Les visiteurs et curieux aussi. Comme cet espace de celebration religieuse. Legba, Aizan,
Champetres! Non. Paques 2008 dans ce lieu d'habitude. Loko, Kebiessou (Heviosso en Fon beninois),
desormais c6l6bre de la plaine des Gonaives, ce A Souvenance, les divinites emmenees par les Gbad&, Sogbo, Lissa, Mawou, Zamadone, Ogoun,
sont des retrouvailles religieuses. C'est Africains d6portes en Haiti depuis les temps de Zili, et toute une kyrielle d'autres loas pour
Souvenance ou la cour sacree du vaudou dahomeen l'esclavage sont regulibrement honorees suivant une (SOUVENANCE / p. 10)

_.,


Hounsis en priere (photos Norluk Dorange)


Port-au-Prince

tente de se refaire une beauty
PORT-AU-
PRINCE, 30 Mars -
Le gouvernement est
en train mine de rien
d'accomplir un
important travail dans
les rues du centre ville
de la capitale.
Ce qu'on a
cru une passade
obstinde se rvi@le une
entreprise d'une plus
grande envergure.
UL oht on ne
voyait qu'un
expedient temporaire
pour camoufler
l'absence totale de
creation d'emplois, il
se degage un plan
meme a l'6tat


I auteuils publics et bacs cdeleurs suspendus (photo lienM)


(PORT-AU-PRINCE / p. 5)


Un

Guy Philippe-DEA
PORT-AU-PRINCE, 26 Mars Toujours
le meme cinema. Un commando de la police anti-
drogue am6ricaine (DEA) d6barque sans crier gare
sur le territoire de la r6publique (ind6pendante)
T tf


Le chefparamilitaire Guy Philippe pendant la lutte
pour le renversement du President Aristide (2002-2004)
d'Haiti, arm6 jusqu'aux dents ou mieux jusqu'aux
oreilles de 4 vedettes militaires, d'helicopteres et de
(GUY PHILIPPE / p. 6)


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Le Maitre des lieux, Serviteur Fernand Bien-Aime









Page 2 ENI LUS ...


Un grand centre hospitalier

a Petite-Riviere de Nippes


PETITE RIVIERE DE
NIPPES, 29 Mars Tout au haut de la
butte se dresse une clinique. C'est La
Vizitasyon et chaque jour le nombre
de visiteurs augmente.
Et ils viennent de loin pour
consulter les m6decins qui y sont a
demeure. Il y sont au nombre de trois
et avec les trois infirmieres, le
responsable du laboratoire et
l'administratrice, cela fait une 6quipe
de neuf personnes qui habitent sur les
lieux. Mais le personnel est bien
plus nombreux : garcons de salles,


grandes fenetres ... Les divers services
bien r6partis et les malades appr6cient
un peu plus chaque jour les soins qui
leur sont offerts.
Pris de 150 patients arrivent
du lundi au vendredi et ils savent qu'on
ne les laissera pas repartir bredouille,
comme cela se fait dans beaucoup
d'autres endroits.
La Clinique La Vizitasyon
est le r6sultat de la pers6v6rance et du
d6sir fou de venir en aide a ces
d6munis mais aussi le r6sultat de la
volont6 de ces communaut6s


Un des nombreux services offerts par la clinique Vizitasyon (photo HenM)


menageres et autres. Mais 6tant
originaires de Petite Riviere de
Nippes, ces derniers n'habitent pas a
La Vizitasyon.
Il y a cinq mois depuis que
cette clinique est devenue une reality.
Et elle n'a cess6 de grandir. Bientot
s'ouvrira aussi la salle de
radiographie.
L'appareil est djhia
sur place. Et dans un
avenir pas trop J
lointain, 1'hopital
(oui, un hospital tout
entier) viendra
s'ajouter a la
clinique : un h6pital
de 70 lits qui pourra
faire toutes sortes
d'op6rations dont
certaines pas encore
pratiqu6es en Haiti.
L' administratrice,
Elizabeth Lovnic,
nous a parl6 entre Notre rep
autres d'operations
du coeur, dont l'angioplastie qui n'est
pas encore repandue en Haiti.
Mais comment tout cela a-t-
il pu prendre pied a Petite Rivi&re de
Nippes ? Et d'abord pourquoi lM ? Pas
beaucoup d'explications a cela. C'est
tout simplement parce que Theresa
Patterson s'est promenee a travers le
pays B la recherche d'un endroit ideal
pour implanter un centre de sant&. Le
critere, il fallait un endroit dont la
population 6tait d6pourvue de soins
appropries. Vous me direz que pareils
endroits sont legion a travers le pays.
Mais il fallait aussi que cet un endroit
soit une sorte de carrefour oh les gens
pourraient venir de loin pour recevoir
ces soins de sant&.
Le choix done s'est fix6 a
Petite Rivi&re de Nippes. Le terrain
appartenait a la paroisse qui l'a offert
gracieusement et comme c'6tait un
peu trop petit on a achet6 des parcelles
suppl6mentaires, < parce que nous
voulions d'un vaste espace pour la
construction de cette clinique bien
aer&e >, nous confie l'administratrice.
Et c' est d'abord ce qui frappe
quand on visite la Clinique La
Vizitasyon. Une salle d'attente
couverte mais ouverte et bien ventile,
des salles spacieuses ornees de


americaines de donner leur quote-part
dans l'entreprise.
La Vizitasyon, c'est d'abord
Theresa Patterson. Le projet a muri
dans sa tete et est devenu petit a petit
une reality. Pour cela il a fallu de la
perseverance mais aussi la reaction
de tous ceux a qui elle a demand de


orter interroge 'administratrice
Elizabeth Lovnic
l'aide.
Et grace a cette aide les 150
visiteursjournaliers de la clinique non
seulement y regoivent des soins, mais
aussi des m6dicaments et des examens
de laboratoire, ceci pour la modique
somme de 25 gourdes.
Inutile done de dire que les
gens y accourent de tris loin. Les
patients viennent de Petite Rivi&re des
Nippes, d'Anse a Veau, de Miragoane
et meme de La Gonave ou de J&rmie.
Ils viennent consulter parce qu'ils
souffrent de tension, de diabite, les
enfants de malnutrition, et il y a ces
jours-ci beaucoup de cas de malaria.
Ce qui differencie la clinique
La Vizitasyon, c'est que les
m6dicaments sont inclus dans le prix
de la consultation. Done le malade n'a
pas besoin de se gratter la tete pour
savoir oh trouver l'argent des
m6dicaments. Son dossier aussi est
prepare sur ordinateur.
La clinique a kt6 construite
par l'ingenieur Abdou Fall. Ce qui
frappe de prime abord c'est le
caractere fonctionnel tout en 6tant
agreable de l'ensemble.
Les problimes d'6nergie ne
semblent pas se poser pour la Clinique
(HOPITAL / p. 8)


r Mercredi 2 Avril 2008
EN BRE ... Haiti en Marche Vol. XXII No. 10

Alexis rencontre le num&ro 1 du FMI
Le Directeur general du FMI, Dominique Strauss-Kahn, s'est entretenu
a Washington avec le Premier ministre haitien, Jacques Edouard Alexis,
au siege du FMI a Washington, DC.
Le Premier Ministre, M. Alexis, a informed le Directeur general des
developpements economiques recent en Haiti et des efforts deploys par le
gouvernement afin d'aligner l'appui des donateurs pour le programme de
reforms du pays qui est presente dans le Document de la Strategie
Nationale pour la Croissance et la Reduction de la Pauvrete (DSNCRP).
Le Directeur general du FMI a felicite le Premier Ministre haitien pour les
importantes realisations du gouvernement, en particulier le retour a un taux de
croissance positif, I'amelioration de la situation securitaire et le
renforcement des institutions. M. Strauss-Kahn a reaffirmed aupres du
Premier ministre I'appui du FMI a Haiti et son esperance que le programme
economique du gouvernement, soutenu par la Facilite pour la Reduction de
la Pauvrete et pour la Croissance (FRPC), continue a etre mis en oeuvre
avec determination."

Le Gouvernement haitien recherchera 2 milliards de dollars lors
de la prochaine reunion des donateurs en Haiti ...
Le Premier ministre haitien a indique vendredi a Washington que son pays avait
besoin de 4 milliards de dollars d'ici 2011 pour poursuivre les efforts de
developpement en Haiti et 1'epauler dans la lutte contre le trafic de drogue.
A Washington, lors d'une conference de presse vendredi, le Premier ministre
haitien a affirmed que la moitie de cette somme, soit deux milliards, avait deja ete
accordee par des donateurs internationaux, pays ou institutions. ((Dans le but de
reunir deux milliards supplementaires, le gouvernement haitien va organiser, le 25
avril a Port-au-Prince, une reunion de donateurs internationaux.
((En mars, Jacques Edouard Alexis avait annonce qu'il prevoyait de creer a terme
un fonds de plus de 8 milliards de dollars en faveur de credits destines notamment
a 'aide aux personnes peu solvables et aux petits commercants afin de lutter
contre la pauvrete ainsi que contre le trafic de la drogue, dont Haiti est une plaque
tournante.((
Haiti n'est <> mais le pays est < d'un commerce (...) qui s'effectue dans la region>, a souligne le Premier ministre
Jacques Edouard Alexis apres avoir ete recu par le conseil permanent de
1'Organisation des Etats d'Ameriques (OEA).(t

40 &crivains haitiens racontent Haiti
Un appel est lance : Decrire une journee haitienne. Quarante auteurs haitiens ont
repondu a cet appel consistant a composer un texte a partir des impressions. Ces
breves visions d'Haiti si differences se retrouvent dans un recueil d'une seule
journee, si specifiquement haitienne tout en etant universelle. Instantanes. Recits.
Lettres. Poemes. Fictions.
D'apres 1'ecrivain Rene Depestre : < On a affaire dans ce livre a diverses formes
d'heroisation de la difficulte d'etre haitien. On voit celle-ci aux prises avec le
despotisme, la misere, la violence, la magie, la solitude de la tendresse et de la
rage de vivre, dans le temps des humanities de la Caraibe et dans l'eternite
indestructible de l'espece. >
Les auteurs: Marie-Celie Agnant, Georges Anglade, Bonel Auguste, Mimi
Barthelemy, Dominique Batraville, Gerald Bloncourt, Jean-Marie Bourjolly,
Georges Castera, Syto Cave, Raymond Chassagne, Pierre Clitandre, Louis
Philippe Dalembert, Edwidge Danticat, Joel Des Rosiers, Jan J. Dominique,
Gerard Etienne, Jessica Fievre, Jean-Claude Fignole, Odette Roy Fombrun,
Franketienne, Genevieve Gaillard Vante, Gary Klang, Dany Laferriere, Yanick
Lahens, Josaphat Robert Large, Jean Robert Leonidas, Kettly Mars, Stephane
Martelly, Michel Moin, James Nol, Margaret Papillon, Roland Paret, Claude C.
Pierre, Paulette Poujol Oriol, Emmelie Prophete, Guy Junior Regis, Rodney Saint
Eloi, Evelyne Trouillot, Lyonel Trouillot, Gary Victor
"Unejourne Haftienne", une co-ddition Mlmoires d 'encrier & Montrdal
http://www.memoiredencrier.com/

Rapatriement au Cap-Haitien d'un groupe de 12 immigrants
illegaux haitiens par es garde-c6tes am&ricains
Le Bureau des Affaires Publiques de l'Ambassade des Etats Unis d'Amerique
tient a informer la presse que les garde-c6tes americains ont procede au
rapatriement d'un groupe de 12 immigrants illegaux haitiens le mercredi 26 mars
2008 a 10 :00 am au wharf du Cap-Haitien. Le groupe d'immigres clandestins
compose de 6 hommes et 2 femmes, 2 fillettes et 2 garconnets ont ete rapatries a
bord du navire des garde-c6tes americains denomme < Harriet Lane >>.
Suite au retour de la garde c6tiere haitienne qui est a nouveau operationnelle au
port du Cap-Haitien, les garde-cotes americains ont maintenant la possibility de
recommencer avec les activities de rapatriements a ce port. Ces operations
permettront aux Etats-Unis de rapatrier les immigrants illegaux plus pres de leur
domicile et aux navires des garde-c6tes americains de reprendre plus rapidement
les operations de patrouilles maritimes qui frequemment, sauvent la vie des
immigres clandestins en danger sur les bateaux.

Assassinat et Enlkvement a Thomassin 39 ...
Thomassin, le 27 mars- Un gardien a ete tue suite a une attaque de bandits en la
residence du Dr Victor Boyer a Thomassin 39 dans la nuit du 26 au 27 mars.
Au moins quatre individus selon la police attendaient deja sur la cour quand le
couple est arrive vers 11:30 du soir.
Le Dr Victor Boyer qui prenait toujours le soin d'aviser le gardien qu'il etait tout
pres avant d'arriver a la barriere, ne se rendit pas compte que c'est plut6t l'un des
ravisseurs qui avait repondu a l'appel. Le gardien connu sous le nom de Bernier,
avait deja ete maitrise. En effet, quelques secondes plus tard, le visage recouvert,
l'un des bandits ouvrit la barriere se faisant toujours passer pour le gardien, sans
etre soupconne.
Le couple Boyer qui ne se douta de rien fut alors accueilli par des hommes armes a
leur descente du vehicle. L'operation ressemblait a un cambriolage mene par des
gens qui connaissaient bien leur chemin et ce qu'ils cherchaient, mais tout bascula
quand les ravisseurs deciderent d'emmener Nelsie Boyer de force.
Plusieurs tirs ont ete changes entre les assaillants et un membre de la famille qui
arrivait au moment ou les ravisseurs vidaient les lieux. Ils avaient deja mis le
vehicle du couple en marche mais ont di modifier leur plan pour partir a pied
avec l'otage et de nombreux objets voles.
L'un des ravisseurs se dirigea ensuite vers la chambre du personnel et executa le
gardien d'une balle a la tete. Laissant la servante, elle aussi ligotee, mais en vie.
Le Dr Victor Boyer qui ne voulait pas fournir plus de details, est effondre par la
mort tragique du gardien qu'il considerait comme un membre de la famille et
d'autre part, par la sante fragile de sa femme agee de plus de 56 ans qui se
retrouve entre les mains des ravisseurs qui plus de 24 heures apres leur forfait, ne
s'etaient toujours pas manifestes.
La police dit avoir interpelle la servante dans le cadre de l'enquete.

La police libere un otage A PNtion-Ville
La Police Nationale a procede vendredi dans le quartier de Vivi Mitchell a Petion
Ville (banlieue est de Port-au-Prince) a la liberation de Michel Eduardo Ednerson
enleve mercredi dernier sur la route de Freres, a indique a Radio Kiskeya le
commissaire de Petion-Ville, Francene Moreau.
L'ex-otage de 29 ans etait tombe dans un guet-apens alors qu'il se trouvait en
compagnie d'un soi-disant ami qui l'avait invite a visiter un terrain mis en vente.
L'interet de M. Ednerson a faire l'acquisition de la propriete avait facilement
(En Bref / p. 18)


- ..j







Mercredi 2 Avril 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 10


I fllsll Ir a now Air8


"Copyrighted Material

Synd ictedCotenten

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Hymne a Jean Dominique


Ta Gloire et ta Victoire, ajamais hors d'atteinte
Planent sur cette terre, au fond d'un ciel sans teinte
Pour 6clairer ce monde injuste et infernal
Dont tu maudis l'orgueil au seuil de ton journal

Jando, tu dors, alors que ton ame immortelle
Court toute la vallee, et a chaque parcelle
Arrose, de ton sang, toutes les plantations
Fruit de ton Zile ardent et de tes passi-ons

Tes cendres disperses dans ce fleuve d'espoir
Eveillent tant d'ames dont tu es le miroir
Et l'6cho de ta voix qu'on croit pouvoir 6teindre
Traversent les carcans qui souhaitent le restreindre

Le soleil passionnant illuminant ta vie
Se perd jamais dans une gloire infinie
Qu'on tentait de biffer, qu'on voulait te ravir
Mais qui gagne en ampleur a ton dernier soupir

Ces bouquets d6pos6s a tes pieds qui s'emmelent
Dans ce pas si fatal ott ton sang se congele
Font resplendir, dans nos cceurs qui ne sauraient
flMchir
Tes 6toiles d'honneur qui ne sauraient blanchir.


3 AVRIL 2000
3 AVRIL 2008


Le ou les

meurtriers


courent
Joseph Guyler Delva .
14Avril 2000 toujours...


L'EVENEMENT SOMMAIRE
Souvenance : entre le souvenir et la m6moire
p.1
EDITORIAL
Pourquoi le secteur priv6 est le grand absent!
p.1
INSOLITE
Un << cache cache lubin > Guy Philippe DEA
p.1
ACTUALITE
Port-au-Prince tente de se refaire une beauty
p.1
INSECURITE
Quelques v6rites sur le kidnapping p.7
ECONOMIE
L'Etat impuissant devant les prix de la
gazoline p.8
GOUVERNEMENT
Alexis appelle a une aide internationale de 4
milliards p.3
SANTE
Un grand centre a Petite Riviere de Nippes p.2
Des tests de paternity en vente libre p.11
PRESSE
Hymne a Jean Dominique p.3
LIBRE PENSEE
Confusions p.12
Haiti : parfait aller-retour sans visa p.9
De la fin aux trousses au rnveil national p.17
DIASPORA
Une mire courage haitienne p.10
ARTS & SPECTACLES
Un Starmania a l'haitienne p.11
TECHNOLOGIES
Telecommunications en Haiti p.14
CORRUPTION
Abandonnera-t-on a Baby Doc les derniers
millions? pp.14, 16, 17


La UNIBANK rend hommage 6
toutes les Femmes Hditiennes d'Hditi
et de la Diaspora et les honore pour
leur courage et leur d6vouement
6 I'occasion du 8 mars,
Journ6e Internationale de la Femme.


I | I| UNIBANK
til Il *****l
"Falsons route ensemble"

www.unibankhalti.com


Page 3


,m.m?








Mercredi 2 Avril 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 10


ACTUALITE ECONOMIQUE


Pourquoi le secteur priv6 est le grand absent!
(BUSINESS... suite de la lre page) zone frontalibre au centre, etc). confortablement assise sur le pactole de l'assistance
nsommation courante et realisables sur place La production energ6tique, tris ddficitaire, va americaine (USAID, Consulat americain et autres,
arrivent plus. Tels les millions d'ceufs et de poulets cependant recevoir un boost avec l'entr&e en fonction ainsi que le Pepfar ou les nombreux millions du
nsommes mensuellement et que la grippe aviaire sous peu de trois centrales offertes par le Venezuela programme si cher a l'administration Bush contre le
parue en Republique dominicaine voisine a amend (Port-au-Prince, Gonaives, Cap-Haitien). VIH-Sida).


les autorit6s haltiennes a mettre sous embargo.
La conjoncture ne pouvait done etre meilleure
pour le business local.
Pourtant rien !
Les instruments 6conomico-financiers sont en
place. L'engagement des autorit6s financieres aussi
bien nationales qu'internationales plus qu'acquis.
La communaut6 internationale donne d6ja le


Les banques sont pleines aux as ...
Le pays faisait r6cemment les grands titres
internationalement avec la construction d'un port de
plaisance pour recevoir les croisieres de Labadie (pris
de la ville historique du Cap-Haitien, nord) permettant
de tabler sur une moyenne d'un demi million de
visiteurs par an.
L'Agence Frangaise de D6veloppement
r k I


Acquise aux regles de 1'6conomie de
march ...
La Banque centrale est sous la garde d'une
nouvelle 6quipe tout a fait acquise aux rigles de
l'6conomie de march.
Enfin et c'est peut-etre aujourd'hui l'atout le
plus considerable : nous ne risquons pas de manquer
de petrole, quelque 6lev6s que soient les prix. Cela


Les nouvelles technologies au service des
communautts caftidres dans les montagnes d'Haiti
(Cap Rouge, Thiotte, Fond Jean Noel). C'est un
projet mixte impliquant la socidtt mixte Malongo,
bien connue a Nice (en France), 1 universitye Sophia
Antipolis et les partenaires industrielsAlcatel-Lucent
(c6te international) et en Haiti la Federation des
Associations Caftidres Natives (FACN), la Facultt
des Sciences de I'Universitd d'Etat d'Haiti et le
Ministkre des Travaux Publics.
L 'opdrateur de ttltphonie mobile Voila
fournit 1 'infrastructure Wimax connect a son rtseau
national.
ton. Financement de grands projets routiers entre autres
par la Banque interamericaine de d6veloppement
(BID), par le Canada et Taiwan et cela aux quatre coins
du pays (routes de penetration et de desenclavement,
bande c6tiere du sud ouest, zone touristique au nord,


(AFD) a entrepris l'asph
Jacmel (sud est), ville h
sur la carte touristique r
aussi des projets dans ce
se trouve a une encablur


laltage de toutes les rues de
ier 6galement tris sollicit6e
6gionale. L'Espagne nourrit
Sd6partement du sud est qui
e de la r6publique voisine oh
ces memes pays europeens
et nord-am6ricains
disposent de nombreux
investissements et dans
tous les domaines.
Et pourtant rien
ne bouge du c6ot du
secteur local des affaires !
Or les banques
sont pleines aux as. Les
queues s'allongent jusque
dans la rue devant les
dizaines de succursales de
la Unibank.
La BNC ouvre
tous les jours de la
semaine, y compris le
dimanche, et sur tout le
territoire national.
La Sogebank est


grace encore au Venezuela du president Hugo Chavez
et l'accord Petrocaribe qui nous en livre (et nous en
d6livre) a de meilleures conditions de paiement.
Et la liste est encore longue. Sans oublier la
stability politique que garantit (ceci en dehors de toute
autre consideration) la presence d'une force
internationale (Minustah).
Peut-on souhaiter meilleures conditions pour
relancer 1' conomie locale ?
Pourtant rien ne va plus !
Le secteur priv6 demeure absent. Ou quand
il se manifeste c'est soit pour deplorer la persistance
du kidnapping, soit pour se plaindre de la salet6 des
rues ... (deux ph6nomines qui ne disparaitrontjamais
pour de bon sans la croissance 6conomique).
Ou alors c'est pour contester certaines
propositions quant a un nouveau salaire minimum
ouvrier.
Mais a quoi bon puisqu'il n'y a aucun projet
de remettre les gens au travail.

Un seul slogan: production
nationale ...
Aux prises avec les protestations g6nerales
contre la vie chore et l'absence de creation d'emplois
(BUSINESS / p. 5)


Page 4


co
n'z
co
ap


AMERIJET TO OPEN FORT LAUDERDALE
CARGO DROP STATION

FORT LAUDERDALE,
FL Amerijet International will open
a Fort Lauderdale air freight station
on April 2, 2007, announced Pamela
Rollins, Amerijet's VP of Business
Development.
The station is located
adjacent to Amerijet's corporate
headquarters at 2800 South Andrews Avenue.
"We have a lot of customers in Broward, Palm Beach and even
Martin counties that will enjoy the additional convenience of this station,"
Rollins said. "Eventually, we will expand this location to offer ocean services
and delivery of import cargo, to make shipping with us even easier."
Amerijet will accept outbound international air freight at this station,
including general personal and commercial cargo, large or small packages,
barrels, valuable and fragile goods, hazardous material, oversized shipments
and domesticated live animals.
Hours of operation will be 9:00 a.m. to 5:00 p.m. Mon day gh
Friday and 9:00 a.m. to 1:00 p.m. on Saturday. A meijet sport cargo
between this sta il11i .afli. transfer. For rates
and rtpesecificntact Amerijet's sales
d e p tra m en t a t 8 0 0 5 9 o rs oW n ra c
()i \ iii ejT)2,j6* sdes@amerijet.com.
wmrrnal, uIn full-service multi-modal
transportati li ogistics provider offering international scheduled all-cargo
transport via land, sea and air. Ft. Lauderdale, Florida-based Amerijet operates
offices all over the world, serving destinations throughout North, South and
Central America, Mexico, the Caribbean, Europe, Asia and the Middle East.
Amerijet operates its own fleet of Boeing 727-200 aircraft from its primary
hub at Miami International Airport, where it maintains a custom-built 210,000-
square-foot air cargo handling facility, a 96,000-square-foot ramp facility
and a 50,000-square-foot ocean cargo handling facility. For additional
information, visit Amerijet on the web at www.amerijet.com.








Mercredi 2 Avril 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 10


Page 5


Port-au-Prince tente de se refaire une beauty


(PORT-AU-PRINCE... suite de la l1re page)
embryonnaire de remise en valeur du << vieux Port-au-
Prince. >
I1 s'agit du projet qui se poursuit depuis
quelques mois de reparation des trottoirs de la capitale.
Une 6quipe d'ouvriers d6barque un beau
matin, se met a casser les trottoirs a coups de masse
puis a les remplacer par des adoquins (sorte de pav6s
de fabrication locale) dans une harmonie
habituellement tris imparfaite.
Tout cela a coups de graves difficulties pour
la circulation automobile.


Nul n'est cens6 ignorer la loi ...
Oui, saufles 6glises qui ne sont pas touchees,
mais leurs cl6tures tout comme celles de tout
particulier ou de tout batiment quel que soit votre statut
social ou 6conomique (presbytere, cole, banque,
commerce ou n'importe quelle masure) sont abattues
pour refaire place nette aux trottoirs. Et cela
conform6ment aux lois. Et a charge pour le propri6taire
d'en assurer la reconstruction. En vertu du principe :
nul n'est cens6 ignorer la loi.
Deuxieme surprise : des trottoirs, on passe a
une remise en 6tat de la rue elle-meme. Travaux plus


programme, par ex. au bas de la rue Dr Audain en
face du ministere de l'Education nationale .
Mais est-ce vraiment n6cessaire. Car voici les
marchandes de friture qui se pr6cipitent (par ici la
bonne soupe !) y installant aussit6t leurs tr6teaux
d6chir6s et leurs chaudieres noires, et leurs quatre
roches << dif >> et leur cendre qu'elles abandonnent en
partant sur le trottoir. C'est beau dirait le Qu6b6cois.
On y reviendra ...
Soulignons que le president Ren6 Pr6val
retrouve la un de ces dadas. Lors de son premier
mandat (1996-2001), la plus belle avenue du pays, la


-es a d0ivr ar Are r m i Ios
Les travaux de renovation dans divers quartiers du centre ville se poursuivent mtme le dimanche (photos Hen\M)


temps.


Du moins ce fut le cas dans les premiers

Puis les choses commencerent a mieux


s'organiser.
D'abord la determination. Peu habituelle. La
plupart des rues de Port-au-Prince et de ses faubourgs
(y compris la plus imposante, P6tionville) n'ont plus
de trottoir que le nom depuis longtemps. Ceux-ci ont
k6t appropri6s au profit de la surpopulation et par la
bataille pour chaque millimitre carr6 a laquelle se
livrent les residents, dans leur grande majority
aujourd'hui SDS (sans domicile fixe) nous parlons
d'une capitale qui a k6t construite pour 200.000
habitants (statistiques des ann6es 1950) et qui en abrite
aujourd'hui au moins deux millions, aussi bien que
les petits commergants pour installer leurs 6tals ou leurs
6choppes. En un mot, tout se fait h meme le trottoir.
Meme la messe ...


importants. N6cessitant done plus de bras. Du coup
6galement moins exp6ditifs.
D'un autre cot6, les riverains protestataires
r6alisent peu n peu que force doit en effet rester a la
loi. Le projet prend forme.
Tour a tour l'avenue Martin Luther King, la
rue Dr Audain (bas de Turgeau) longeant l'6glise du
SacrC Cour, l'avenue Christophe sont fermies, le plus
souvent la nuit, pour ces travaux de deconstruction -
reconstruction.

Une perspective retrouv6e ...
Troisieme tape et de surprise en surprise,
c'est l'am6nagement de petites places au coin de
certaines avenues a grande circulation qui, une fois
les trottoirs d6gag6s, retrouvent en effet un certain sens
depuis longtemps perdu de la perspective.
Tenez-vous bien, des fauteuils publics et des
bacs de fleurs suspendus figurent meme d6sormais au


Cit6 de l'Exposition ou Bicentenaire (construite en
1949 pour le 200e anniversaire de la fondation de la
capitale haitienne), avait kt6 superbement et meme
richement renovee. Trop richement. Puisque 4 ans plus
tard, cette ancienne perle retombait dans la fange et le
chaos comme tout le bas de la ville qui fut le haut lieu
des violences politiques et de la guerre sans merci qui
culminera dans le second renversement du president
Aristide le 29 f6vrier 2004 et les deux ann6es encore
plus terribles qui s'en suivirent.

Un immense espace pi6tonnier ...
A la meme 6poque, il se disait aussi que l'Etat
6tait en train de racheter plusieurs blocs du quartier
commercial pour une renovation totale des lieux. Avec
parkings payants et un immense espace pietonnier oh
l'on pourrait visiter les storesjusqu'a la tomb&e de la
nuit.
(PORT-AU-PRINCE / p. 6)


Pourquoi le secteur priv6 est le grand absent !


(BUSINESS... suite de la page 4)
(on considere qu'environ 80% de la main-d'oeuvre
est au chomage), le gouvernement a aujourd'hui un
seul slogan : Production nationale. Et il se declare pret
a faciliter les investissements dans tous les domaines
pouvant aider a am6liorer le pouvoir d'achat de la
population. En particulier, celui des produits de
consommation courante qui font le plus d6faut, soit
parce que ceux imports sont devenus si chers qu'ils
sont hors de port6e de nos moyens (le prix du bl6 a
d6ji force a fermer de nombreuses boulangeries), soit
les eufs et poulets interdits depuis l'apparition de
l'autre cot6 de l'ile de la grippe aviaire.
Oui, toutes les conditions sont r6unies : une
main d'euvre convenable ; des besoins sans nombre
mais que les nouvelles r6alit6s 6conomiques forcent a
satisfaire sur place, done un point marqu6 sur la
competition internationale qui a pu chasser les
producteurs locaux du march pendant les deux
d6cennies passees. Bref, une occasion qu'on ne
retrouvera pas facilement.
Et un environnement macro-6conomique
aussi rassurant que possible. C'est lM que celui-ci a


son importance.
Pour une infime minority ...
Done on s'attendrait a voir les capitalistes
locaux se bousculer au portillon. Pas le moins du
monde. Pour un peu le secteur priv6 local se sentirait
mieux dans les grands d6bats th6oriques du moment
comme celui de la << double nationalit >> !
Que s'est-il pass ? Reconversion dans le haut
commerce (gazoline, voitures, alimentation import6e
etc).
Oui, mais tout cela est destined une infime
minority. Et tant que les prix le permettent. Tel est de
moins en moins aujourd'hui le cas.
Avant la loi HOPE (16gislation am6ricaine
pour faciliter les exportations haitiennes), qu'est-ce
qu'on ne racontait pas. Mais une fois que c'est fait,
rien ne bouge. On attend << le blanc > ...
C'estjustement le cas de dire. Et le dernier
carnaval de Port-au-Prince a montr6, si l'on peut dire,
les couleurs. On attend << le blanc. > Pas une marque
haitienne mise en valeur. Mais rien que des labels
strangers.


Qu'on se soit fait rafler cet 6norme march
de la t616phonie cellulaire sous le nez, importe peu.
Comme ce << cartoon > vu sur l'Internet
montrant un petit bonhomme r6fl6chissant a ce qu'il
doit faire de la contribution promise par le president
Bush a ses concitoyens pour lutter contre les temps
difficiles ...
<< Si j'achite de la gazoline, je continue a
donner notre argent aux Arabes. Sije choisis desjouets
ce sont les Chinois qui s'enrichissent a nos d6pens.
Alors je vais acheter de la drogue. Comme
a c'est nous qui gagnons. >
Mais revenons a nos moutons. C'est a croire
qu'il n'ajamais exist un secteur priv6 des affaires en
Haiti ...

Sans monopole ni d6taxation ...
Maisjustement, telle est la veritable question.
En a-t-iljamais exist un au sens 6tymologique, voire
meme au sens tout simplement capitaliste du mot ?
On trouve toujours preneurs tant que ce sont
les coffres publiques qui s'ouvrent soit pour acheter
(BUSINESS / p. 6)


FICHE D'ABONNEMENT A HAITI EN MARCHEl


0 *ilI* ,*o i


Haiti
Etats Unis
Canada
Europe
Amdrique Latine


.olt ,.ou rIiUAn_


Gdes 250.00
SUS $ 40.00
SUS $ 42.00
SUS $ 70.00
US $ 70.00


Gdes 500.00
US $ 78.00
SUS $ 80.00
US $135.00
US $135.00


Dans le cas d'un abonnement
avec Iivraison, le coOt est le double.
Priere de sp6cifier si vous 6tes
un nouvel abonn6
ou s'il s'agit d'un renouvellement


Nouveau

111


Renouvellement

LIZ


Nom
Adresse









I EFFORT D'URBANISATION


Mercredi 2 Avril 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 10


Port-au-Prince tente de se refaire une beauty


(PORT-AU-PRINCE...
suite de la page 5)
Cela autour de la construction
du nouveau et imposant siege de la
Banque de la R6publique d'Haiti
(banque centrale) confine a la firme
frangaise Bouygues. La seule partie du
projet qui aura k6t r6alis6e.
C'6tait avant l'apparition des
fameuses zones de non droit.
Tout le reste disparaitra dans
la d6bacle politique (politico-
6conomique) de ces dernieres ann6es.
Pour ce second mandat, le
projet pr6sidentiel semble avoir 6t6
r6duit a des proportions moins
grandioses. Disons mieux, moins
idWalistes.
Les riverains des rues ainsi
r6am6nag6es qui << bougonnaient >> (en
frangais protester) au tout d6but contre
les mille et une difficulties occasionn6es
par ces travaux inattendus (y compris
les frais pour la reconstruction de leur
cloture et aussi solidement que possible
par ces temps d'ins6curit6 coriace) ont
fini par se laisser convaincre que ce
pourrait etre finalement plut6t a


l'avantage de leur quartier.

Un goulag tropical ...
Or rien n'a v6ritablement
change concernant les trottoirs eux-
memes. Ceux-ci restent le monopole des
memes occupants: un flot de
marchandes, de cuisines ambulantes et
de toutes sortes de petits m6tiers et de
petits commerces abracadabrants. Et qui
font que Port-au-Prince continue de
ressembler a la ville la plus laide et la
plus anarchiquejamais vue. On ne peut
le cacher. On n'arrive pas a le cacher,
quoi qu'on fasse.
Trop de monde. Mais surtout
trop de pauvret6.
On ne peut tout de meme pas
penser comme au tout d6but du rigne
de Papa Doc (1957) qui, dans une
tentative de relance du tourisme, s'6tait
imagine de ramasser tous les pauvres
hires de la capitale pour aller les reloger
dans l'ile de la Gonave, au milieu de la
baie de Port-au-Prince.
Le projet ne fut abandonn6 que
lorsqu'il fut dit que les touristes
l'apprenant, refuseraient davantage de


venir dans un goulag tropical.
Cependant les riverains de
l'avenue Christophe ou du Bois Verna
continuent de se demander si cela valait
vraiment la peine de les d6ranger a ce
point. Pour eux rien n'a change et leur
maison ne pr6sente pas un meilleur
aspect qu'avant.

Port-au-Prince by night

II faut attendre la nuit pour
appr6cier la valeur de cet effort. Quand
toute la multitude a disparu et que la ville
reprend enfin son souffle. Alors on peut
meme danser sur les trottoirs comme la
fameuse com6die musicale du meme
nom.
La nuit, Port-au-Prince
retrouve le gouit du reve. Loin de la foule
d6chain6e.
Cependant loin de nous aussi
l'idee d'empecher les petites gens de
rechercher leur gagne pain. Mais en
attendant qu'il y ait suffisamment
d'emplois, 1'Etat ne devrait pas s'arreter
sur sa course mais tout au contraire
pers6v6rer.
La prochaine tape devrait etre
une redistribution des petits m6tiers et
petits commerces a travers la capitale.
Remettre un peu d'ordre dans le
d6sordre. Un red6coupage du chaos
actuel.


Guy
(.. suite de la 1
l'armement le plus sop.
et imaginable puisque
en pleine nuit
du matin).
Comn
s'agit de cap
personne : 1'
anti-Aristid
Philippe.
Et c
celui-ci r6ussi
Ce I
cela se passail
Grande Anse.
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tres forts a c
votre << rhum
vendre la rece
Sacr6e Haiti
la En t
s'y prend bie.
On essaie de
ennemi qui ar
S chaque foi
utilise alors to


Souvenons-nous qu'autrefois il
y avait la rue des cordonniers (c' tait la
rue Monseigneur Guilloux en face de
l'Hopital g6n6ral) devenue entre-temps
la rue des pharmaciens, passons.
La rue des Fronts Forts avait
pour sp6cialit6 les tissus (la belle
gabardine), tout comme pour un petit lit
en m6tal on devait se rendre pris de la
Faculty de m6decine, 1o oh se sont
installs depuis les 6b6nistes ...
Est-ce que les pieces de
rechange pour voitures n'ont pas lu
domicile au bas de la rue du Champ de
Mars ... Tant mieux.

Un rude combat ...
Aujourd'hui tout est partout et
nulle part. Une ville bric-a-brac. Une
capitale << pipe. >>
Et puisqu'il faut commencer
par le commencement, faire la guerre
aux garagistes qui installent n'importe
oh leurs carcasses ainsi qu'aux
ferrailleurs qui de leurs chalumeaux
l6ectriques mettent a mal tous vos
6quipements managers.
C'est un rude combat a mener.
Mais autrement cette belle op6ration-
trottoirs n'ira nulle part que droit a la
mer avec tous les d6chets de la capitale.

Melodie, 103.3 FM,
30 Mars 2008


Philippe-DEA
ere page) de bateaux, d'hUlicopteres et autres,
histiqu6 possible jusqu'a des bombes eclatant dans un
operation mene grondement du tonnerre et un
op6jaillissement de feux d'artifice
(environ 1 heure illuminant la nuit grande-anselaise ?
Guy Philippe qui n'a pas les
ime toujours il oreilles dans sa poche, a done toujours
pturer la meme t6t fait de ... de dire abracadabra. Puis
ex-chef rebelle de disparaitre comme la fum6e.
e nomm6 Guy A moins que, certains nous
l'ont fait remarquer, que comme la
omme toujours derniere fois ce n'est pas vraiment lui
ira a s'6chapper. que la DEA est venu chercher.
nardi 25 mars, Lors del'op6ration RumPunch
t a Pestel, dans la en mars 2007, une fois rate la tentative
d'arrestation de Philippe, 1'escadrille
ois pr6cedente, monte de la DEA a op6r6 une veritable
la banlieue des razzia un peu partout a travers le pays.
mars 2007. AuxGonaives, s'emparant d'un nomm6
Rum Punch Chachou, au Cap-Haitien deux
celle de ce mardi personnes arret6es puis relach6es pour
ration Cafinol erreur d'identification. Etc.
le rhum aurait On attend done de savoir s'il y
eule de bois a aura des prises r6alis6es 6galement cette
es 6checs r6p6t6s fois-ci.
ourtant l'une des I1 semble que le grondement
)lus avanc6es des des h6lico ait 6te entendu un peu plus
mention policieres tard dans les hauteurs surplombant la
is. banlieue r6sidentielle de P6tionville.
;er a toutes les Car la drogue continue de
sont consenties passer dans le pays, voyez-vous, sous
appr6hender une notre nez a vous et a moi.
ie. Ce n'est tout Pourtant on ne le croirait pas
Pablo Escobar, ni car, comme nous disions dans un
SGuy Philippe. pr6c6dent editorial, c'est une drogue
enses en sans visage. C'est la premiere fois qu'on
en logistique et ne peut mettre ni un visage ni un nom
Et a chaque fois sur les pr6sum6s trafiquants.
os Jean comme En dehors de l'ex-commissaire
de police Guy Philippe qui a 6t 6tiquet6
;uy Philippe doit par la DEA elle-meme, tous les autres
de quelque puis- dont les noms avaient k6t publi6s sont
(ou sorcier) le en prison en Floride.
m6tamorphoser Et pourtant ga tourne !
ic la DEA en sera En effet, d'apris le dernier rap-
son argent. Celui port de l'administration am6ricaine
)it dispenser (< International Narcotics Control Strat-
ses informateurs egy Report >), l'op6ration Rum Punch
lent sur le terrain. n'a pas eu un effet durable. Peu de temps
res mal ... Mais aprKs, les vols avaient repris,
es Haitiens sont principalement depuis le Venezuela, et
:ela. Ils boivent fin 2007 Haiti enregistrait une augmen-
S> puis vont en tation de 38 pour cent de la quantity de
tte a l'adversaire. cocaine transitant vers l'Am6rique du
nord et en plus petites quantit6s vers
out cas la DEA 1'Europe.
n mal elle aussi. Mais ce rapport est dat6 de ce
surprendre un mois de mars 2008.
rive a se d6rober Et si tout ce big bang effectu6
.s, est-ce qu'on ce mardi 6tait une suite normale de ce
)ute cette armada (POLITIQUE / p. 7)


(... suite de la page 5)
des 6quipements lourds, soit pour lancer
de grands projets pharamineux dont il
ne restera plus le moindre vestige peu
d'ann6es plus tard. Des le prochain
changement de pouvoir ...
Mais un vrai secteur des
affaires, autrement dit sans monopole,
sans d6taxation ni prets qui soient autant
de subventions d'un Etat partisan et
done par essence autoritaire et


corrompu, mais en concurrence loyale
et ouverte dans un march sans
exclusive ... eh bien, y a-t-iljamais eu
ca en Haiti ? La r6ponse est sans h6siter :
Non.
Pas 6tonnant done que le
secteur priv6 soit absent. Car il est tout
simplement a inventer.
Et pourquoi pas ? Puisqu'il
n'estjamais trop tard pour bien faire.
Haiti en Marche, 29 Mars 2008


SVolonte kbm manm nan komite
'Citizens' Independent Transportati
Trust" la, epi patisipe nan desizyo
kouman lajan taks w yo finanse pw(
yo ki nan Plan Transpb P6p la1


IITT se yon komite de volonte yo
kreye pou monite epi sipevize
kouman demi-santim taks diplis
transpotasyon an ap depanse.


Aplikasyon yo ak plis enf6masyoi
disponib sou ent6net la nan
www.miamidade.gov/citt oswa ji
rele biwo "Citizens' Independent
S- Transportation Trust" la nan
j3 O (305)375-1357. ,


Dat limit pou soumft tout
I aplikasyon yo se vandredi
18 avril 2008 a 46 lapremidi.


S ,'CTTT


'ike Devan sou Plan Transpdtasyon Pep

hoummum


Page 6


Pourquoi le secteur prive

est le grand absent !


Un cache-cache lubin>


I








Mercredi 2 Avril 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 10


I OUESTIONNER L'INSECURITE !


Quelque
PORT-AU-PRINCE, 28 Mars -
Le kidnapping n'a pas l'intention de
disparaitre. Au contraire il s'enracine.
Comment parler d'am6lioration quand les
kidnappeurs envahissent de plus en plus
d6sormais les residences priv6es pour
s'emparer de leurs victimes !
Mais surtout quand les
complicit6s au sein de la police sont si
6videntes. Non seulement trois
kidnappeurs (ceux des enfants qui ont &6t
r6cemment lib6r6s par la police et la
Minustah) ont avou6 d6tenir leurs
mat6riels de gens de la police, mais de plus
un policier d6nonc6 a pu s'6chapper le
meme jour du commissariat et il court
toujours. Autrement dit, les complicit6s
sont plus profondes. Peut-etre existe-t-il
aujourd'hui un ou plusieurs r6seaux au
sein de la police.
On ne doit rien cacher puisque la
situation refuse de s'arranger, quoi qu'on
fasse. Bien au contraire.
Ne rien cacher, comme par
exemple que c'est bien la crise politique,
vingt ans de crise politique ininterrompue,
qui nous vaut aujourd'hui toutes ces
miseres.
Mais ce n'est pas le moment non
plus de sejeter la pierre car cela concerne
tous les acteurs politiques g6n6ralement
quelconques qui se sont succ6d6 sur la
scene. Du fait que le manque de vision a
6t6 g6n6ral, tout le monde poursuit ses
propres interets politiques, et personne,
meme avec la plus mauvaise foi possible
et inimaginable, ne pouvait penser qu'on
aboutirait A une situation aussi
catastrophique.
Esp6rons seulement qu'il n'y en
a pas, aujourd'hui encore, qui voudraient
poursuivre sur la meme lance.
Au commencement 6tait la chute
soudaine du regime Duvalier le 7 f6vrier
1986. Deux institutions 6taient supposes
pouvoir encadrer la renaissance d'un pays
qui a 6t6 soumis A trois d6cennies
d'autoritarisme sanguinaire et de pillage.
C'6tait l'Eglise catholique et l'Arm6e.
Les deux ont 6clat6 sous la
pression de leurs propres contradictions
internes.
Aussi la rue a 6t6 livr6e en
quelque sorte A elle-meme. Les leaders
politiques disparaissant peu A peu devant
les jeunes chefs de gang.
Faut-il rappeler que les jeunes
gens qui ont 20 ans aujourd'hui ont grandi
en regardant des cadavres broiler dans les
rues sans que personne ne s'en 6meuve
outre mesure. Cela laisse des traces.
Vint le coup d'Etat militaire du
30 septembre 1991 en reaction A l'l6ection
par un vote massif de l'ancien cur6 des
bidonvilles Jean Bertrand Aristide.
Force est de constater que la
d6t6rioration de la s6curit6 qui va culminer
dans les kidnappings d'aujourd'hui,
d6coule en droite ligne de ces confronta-
tions successives entre d'un cot6 des
secteurs minoritaires et de l'autre ceux qui
s'appuient sur la majority. Mais on ne peut
pas rendre un seul bord responsable de
toute la catastrophe.
D'abord l'arm6e fait le coup
d'6tat de septembre 1991. Mais ce n'est
pas un putsch comme les autres. Les
militaires et les secteurs qui les appuient


POLICE NATIONAL


verites sur le


se mettent en tete de r6s
pour toutes ou encor
totalement la situation
l'election de ce pouvoir t
leurs yeux (ainsi qu'aux
ington).
Les forces
d6clenchent chaque nu
sanglantes et meme sad
quartiers populaires, s'aida
association paramilitaire
malfaiteurs et de drogu6s
du fameux Toto Constant
prison aux Etats-Unis sous
d'accusation, y compris le
ols qui ont &6t commis p
pendant les trois ann6es
(1991-1994).
On rapporte qu'a
Cit6 Soleil, ils forcerent de
A coucher avec leurs seur
A Raboteau (Go
on connait le massacre sy
a t6 perp6tr6.
Le coup d'6tat c
I'horreur qui hantait d6jA
A son point culminant.
Les populations
les principales victimes n'(
Surtout les plus jeunes. L
plus.
Cependant la qi
pas s'arreter A qui a arm6 le
Soleil qui feront leur app
second renversement p
president des masses
Bertrand Aristide, le 29 f6
aussi pourquoi ces dernie
le besoin de s'armer. De
tour au regard des horreurs
perp6tr6es A leur encontre
qui 6taient lors des enfant:
mires et leurs sceurs) par
les paramilitaires de 1991
C'est le
meme cercle vicieux
et cycle infernal
repression insur-
rection repression
etc. connu partout et
de toujours.
L'ennui est
que personne chez
nous aujourd'hui ne
semble avoir la
recette pour l'arreter.
D'autant
que cette situation,
cette course folle
finit par g6n6rer sa
propre dynamique.
Et ce sont nos
kidnappings
d'aujourd'hui.
D'abord
l'impossibilit6 de
confronter les gangs
arms au lendemain
du coup du 29
f6vrier 2004 laisse la
main libre A ces
derniers dans les
quartiers populaires
d'abord, puis dans
une large partie du
centre ville de la
capitale.


Guy Philippe-DEA
(... suite de la page 6)


rapport, vise seulement a montrer que
la DEA fait quelque chose. Possible.
Faut bien justifier au
contribuable am6ricain tout ce qu'on
d6pense pour combattre le trafic et pour
coffrer les suspects.
En tout cas, le contribuable
am6ricain, s'il 6tait mieux au courant,
ne manquerait pas de demander des
comptes en ce qui a trait a celui quijoue
si bien a cache-cache avec les super
policiers am6ricains en arrivant a leur
glisser mme jusqu'au dernier moment
entre les doigts.
A moins que Fantomas ne soit
qu'un 6pouvantail qu'on utilise a chaque
fois pour mieux coffrer les autres.
Ou peut-etre encore a d'autres
fins ...


Remarquez que
tout ce film a grand
suspense et mul-
tiples episodes
pleins de rebondis-
sements se d6roule
dans un pays
<< ind6pen-dant. >
A moins que cela
vous paraisse plus
evident aujourd'hui
de dire : qui joue
dans le scenario en
question un role de
pays ind6pendant !

Melodie 103.3
FM,
Port-au-Prince


soudre une fois
e d'6radiquer
qui a abouti A
rop populaire A
yeux de Wash-

putschistes
it des razzias
iques dans les
nt en cela d'une
Scompos6e de
sous les ordres
aujourd'hui en
diff6rents chefs
es nombreux vi-
ar ses hommes
de coup d'6tat

au bidonville de
ejeunes garcons
rs ou leur mire.
naives, centre),
yst6matique qui

le 1991 portera
tous les esprits

qui en ont &6t
ont point oubli6.
.eurs chefs non

uestion ne doit
es gangs de Cit6
arition apris le
ar la force du
Lavalas, Jean
vrier 2004 mais
res ont ressenti
s'armer a leur
s qui avaient &6t
(contre ceux-la
s et contre leurs
les militaires et
-1994.


C'est l'ap-paritio
non droit. Mais quelle oc
pour les criminels et trafi
acabit. Nous pensons que
est donn6e A ceur joie. M
the tre et le coup fatal, c'e
d'un ph6nomine nouvea
pratiquement inconnu dans
kidnapping.
Quoi de plus 616m
pas besoin d'etre un g6nie p
les zones de non droit soi
pour mettre en place u
diabolique comme le kidna
les forces de l'ordre n'y o

Voire quand cell
1'ordre au service d'un pouw
revanchard, tel le g
int6rimaire des vainqueurs
2004 qui n'a jamais voulu
dans le kidnapping et c
grand avantage strat6g
b6n6fici6 ce dernier -
uniquement de leurs adver
alors que le crime organism
sition de la place depui
Monnayant au passag
gangs baptis6s Lavalas ou c
pakaka, mais d6jA maitres d
et pas seulement des dits q
droit.
Aussi quand on
repris possession de ces de
changera rien A la situation
Le reste c'est ce q
aujourd'hui sur les brash T
ceux qui ont profit d'une f
autre de ce parcours infern
passer leur temps A contini
les responsabilit6s. Force
sans aucun detour commen
arrives 1A si l'on veut c
d6fricher la moindre piste


dE


kidnapping
n des zones de Car on en est encore vraiment
:casion unique loin si l'on en croit les dernieres informa-
quants de tout tions. Les kidnappings se poursuivent de
la drogue s'en plus belle. Et comment y 6chapper quand
ais le coup de les kidnappeurs se saisissent d6sormais de
est l'apparition leurs victimes dans leur residence meme.
u et qui 6tait Mais plus aggravante et de loin
s notre pays :le plus inqui6tante c'est la complicity
6vidente de la police nationale apris
ientaire. On n'a l'arrestation d'un policier qui aurait fourni
)our savoir que des moyens A trois pr6sum6s kidnappeurs
nt le lieu id6al d'enfants. Puis la facility avec laquelle le
ne industrie policier appr6hend6 a r6ussi As'evader du
pping. Puisque commissariat pour disparaitre dans la na-
)nt point aces ture, ce qui suppose un r6seau de
complicit6s peut-etre consid6rablement
es-ci (forces de large au sein de la police.
voir totalement Apris la neutralisation des gangs
ouvernement des quartiers populaires, le kidnapping a
Sdu 29 f6vrier continue A prosp6rer avec encore plus
voir plus loin d'envergure parce que, profitant de
'est le second l'atmosphire de riglements de comptes
gique dont a politiques dont certains n'arrivent pas A
que 'ceuvre se d6faire aujourd'hui encore, il avait d6jA
saires Lavalas) gagn6 d'autres secteurs vitaux. Dont la
6 avait pris po- police nationale. C'est lA que le kidnap-
is longtemps. ping s'alimente aujourd'hui non
e les petits seulement en mat6riels (des kidnappeurs
himeres ou rat- faux policiers) mais aussi, de bonne
de toute la ville source, en strat6gie concernant
uartiers de non particulierement les techniques de fixation
et de paiement de la rangon. Et
Scroira avoir probablement plus encore.
erniers, cela ne Une bonne part aujourd'hui du
i. kidnapping concerne done la police au
iue nous avons premier chef.
FOUS. Et seuls Et force est de r6aliser que la
favon ou d'une lutte contre le kidnapping doit passer avant
al, qui peuvent tout aujourd'hui dans les rangs de la po-
uer A se rejeter lice nationale. Oui, c'est tout A fait
est d'admettre effrayant.
t nous sommes
commencer A Medlodie 103.3 FM,
de solution. Port-au-Prince


Page 7


APEL DOF
Konte Miami-Dade, dorenavan nan dokiman sa a nap rele-L MDC, va resevwa apl d6f pou Faz 1 "Orange Line
- Ekstansyon Metrorail Konekte "Miami Intermodal Center-Eariington Heights (MIC-EHT)" la Nimewo Kontra
NCP004-TR06-CT2, dorenavan nan dokiman sa a nap rele-L "Pwoje" a. Depans konstriksyon PwojB a estime ant
$270 a $300 milyon dola.
Pwoj6 a finanse an pati ak lajan Fon Lajan Taks Siplemant6 yo epi ak Fon Lajan Eta a. Yap avize moun ki pral reponn
apel dof la ke se selman yon ti pati nan PwojB a ki finanse pa Administrasyon Federal Tranzit (FTA); Egzijans FTAyo
va aplikab selman a pati Pwoje sa-a.
DESKRIPSYON PWOJE: PwojB a chita nan Konte Miami-Dade, Eta Florid. Korid6 ekstansyon ray lou 2,4-mil sa a
koumanse nan liy Metrorail ki la deja a alwes Estasyon Metrorail Earlington Heights la epi kontinye nan direksyon Iw6s
ki lonje kote n6 wout State Road (SR) 112 la, travese SR 112 epi tounen ve sid pou trav6se Kanal Rivy6 Miami a. Epi li
vin trav6se sou Korid South Florida Rail (SFRC) la epi li vin paral8l ak SFRC la jiskaske li rantre nan MIC. Konpozan
PwojB Depatman Transpotasyon Florid (FDOT) la chita nan ak/oswa kole kole ak yon Estasyon Metrorail Twa Etaj.
Konpozan prensipal PwojB a enkli konstriksyon de: vwa gide Elve, ki enkli Konstriksyon Segmante; yon Estasyon
Metrorail Twa Etaj; Sist6m Kontwol Fonksyonnman yo; Travo Ray; Twa (3) Sib-estasyon Kouran Traksyon; Nouvo
Wout ak Rekonstriksyon Wout; ak Travo sou Sit Sivil.
Sist6m Kontwol Fonksyonnamn yo egzije kreyasyon, amebleman, ak enstalasyon Distribisyon Kouran; Kontwol Tren,
Siyalizasyon, ak Entegrasyon nan Santral Kontwol deja anplas la; Kominikasyon, Siy Mesaj Varyab yo; epi Sist6m
Kontwol akAkizisyon Done Enf6masyon (SCADA).
AdisyonBlman, PwojB a enkli kat konpozan FDOT swivan yo: Thminal Wes Estasyon Santral la, Vestibil Estasyon
Santral la, Plaza Bis ak Wout Plaza Bis la. MDC va gen chwa retire tout oswa pat nan konponan FDOT yo oka fon
finansman FDOT yo pa ta vin disponib.
Si se selman yon 6f ki resevwa, sAl MDC kapab deside pou chwazi negosye ak konpayi apel dof la k6m yo va
konsidere li antanke sak a pri ki pi ba-a.
Yon Setifikasyon Kontrakte MDC egzijib nan Kontriksyon Jeneral oswa Jeni Jeneral ak dB 16t kategori aplikab dapre
Chapit 10 Ked Konte Miami-Dade (www.municode.com).
Kontrakte a fet pou li deja genyen eksperyans nan konstriksyon konpl6ks tren/pwoj6 transp6 piblik ki aperpr6
oswa sanblab a enp6tans pwoj6 sa-a ki rele "MIC-Earlington Heights Connector Metrorail Extension Project."
Egzijans adisyonekl sa yo neses6 pou asire ke se yon ekip konstriksyon byen kalifye epi ak eksperyans nan
domen konstriksyon ray.
Dokimantasyon apel d6f yo va disponib v6 oswa nan jou 26 mas 2008 la a yon fre de $700.00 pa je dokiman (ki pa
ranbousab), epitou yo kapab egzamine yo nan depatman Miami-Dade Transit(MDT), Overtown Transit Village, 701
N.W. 1st Court, 15th Floor, Miami, Florida. Pou plis enfomasyon ekri Jesus Valderrama, Contract Services Manager,
Miami-Dade Transit, 701 N.W. 1st Court, Suite 1500, Miami, FL, 33136, oswa imel li nan jvalder@miamidade.gov, ak
yon kopi voye bay Grefye Asanble an nan derkbcc@miamidade.gov.
Se pou demann apl ddf la akonpaye de oubyen yon chek oswa yon "money order" ki fet sou non "Board of County
Commissioners, Miami-Dade County, Florida".
MDC mete pou yon Konferans Pre-Ap6l D6f f6t a 1:30 P.M. 16 lokal jou 24 avril 2008 nan Stephen P. Clark Center, 111
N.W. First Street, Suite 18-4, Miami, Florida 33128, epitou yap resevwaApol Df yo nan biwo Office of the Clerkof the
Board of County Commissioners, nan Stephen P. Clark Center, 111 N. W. First Street, Suite 17-202, Miami, Florida
33128 jiska 2:00 p.m. 16 lokal jou 18 jen 2008 la.
Demann pou jwenn enf6masyon yo ki rele "Request for Information (RFI)" fet pou soumet anvan 20 me 2008.
Yo etabli yon pousantaj de douz (12) pousan pou patisipasyon antrepriz biznis ki an dezavantaj yo [Disadvantaged
Business Enterprises (DBE)] pou kontra sa a. Nenp6t konpayi DBE ke yo pwopoze Gen sevis nan kontra sa a, flt pou yo
genyen yon stifikasyon valab Depatman Devlopman Biznis (DBD) de MDC, l 1yo soumet ap d6f la oswa pwopozisyon
an se pou yo tou soumet yon kopi dokiman setifikasyon an ansanm ak apl ddf la oswa pwopozisyon an.
Moun kap reponn a RFP/ITB/RFQ sa a va swiv tout reg etabli pa Lwa 1990 pou Ameriken Enfim yo epitou ak49 U.S.C.
Seksyon 1612 ak tout 16t Iwa ak reg konsene yo.
Moun yo kap reponn ap6l dof la ft pou setifye ke yo te egzamineApel D6f la ak kondisyon yo ki etabli pou Travay la; ke
yo pa sou lis moun biwo gouv6nman L6zetazini entedi kontra leta yo ki rele: U.S. Comptroller General's Consolidated
List of Persons or Firms Currently Debarred for Violations of Various Public Contracts);
epitou, si yo ta vinn Kontrakte, ke yo pap egzekite Travay la nan itilize anplasman yo ki sou
Lis Anplasman ki Vyole Reg Ajans Pwoteksyon Anviwonnman yo [Environmental Protection MIAMI-DA
Agency's List of Violating Fadilities]. ;









COUT DE LA VIE


Mercredi 2 Avril 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 10


L'Etat impuissant devant les prix de la gazoline
PORT-AU-PRINCE, 27 Mars Les prix de Voilk ce que la ministre du commerce entend raisons le << lane exclusif >, il existe un couloir sur
la gazoline a la pompe ont encore grimp&. La ministre par : << le gouvernement ne peut pas subventionner la l'autoroute ou highway que seuls peuvent utiliser les
du Commerce repond sur un ton plutot agac6 aux gazoline. > vehicules ayant plus d'une personne a bord.
journalistes : << Haiti ne produit pas de gazoline. Mais doucement, le gouvernement par contre Et bien stir, c'est le but aussi du << daylight
Ensuite, le gouvernement ne peut pas subventionner peut economiser de la gazoline. A commencer par celle saving time >, ou avancer les pendules de 1 heure pour
la gazoline. > utilisee dans les vehicules service public, faire commencer lajournee une heure plus tot lorsque
Reponse lapidaire, comme si ce sont 1a des En effet, le revenu de la gazoline a la pompe le soleil se live tot.
v6rites de 1'Evangile que tout le monde est cens6 ne concerne pas seulement le fournisseur, que celui-ci Nous ne pratiquons aucune de ces methodes
connaitre. s'appelle Texaco, Total, National ou Petrocaribe. en Haiti. Nous n'aimons tout simplement pas etre
Certes Haiti ne produit pas de gazoline, mais Il y a la part du distributeur, du transporteur deranges dans nos habitudes, n'est-ce pas.
il y a d'autres formes d'energie que le petrole. etc. Mais aussi la part du fisc, celle qui va dans la Par contre, disions-nous, il n'existe pas que
Ensuite, le gouvernement ne peut pas caisse publique. Bref, la part de l'Etat. le petrole comme source d'energie. Ici en Haiti nous
subventionner la gazoline. Notre ministre pense l'avoir Les autorites sont souvent intervenues pour avons du soleil toute l'ann6e. Les panneaux solaires
expliqu6 suffisamment pour ne pas avoir h y revenir a expliquer qu'on ne peut pas diminuer la taxe sur la commencent a entrer dans nos habitudes. Au point
chaque fois. S'en remettant 6videmment a la presse. gazoline, sinon l'Etat ne pourrait pas accomplir ses qu'il existe une sp6cialit6 de vol de panneaux solaires.
Entendez par l1, l'Etat haitien a sign des accords en obligations. Meme l'Etat s'y est mis (au solaire, pas au vol de
vertu desquels il doit laisserjouer librement la loi de Cependant l'Etat peut accomplir ses obliga- panneaux). Les nouveaux feux de signalisation sont
l'offre et de la demande. Chaque fois qu'il y a un tions MIEUX. Et tant et si bien jusqu'a faire des alimentis au solaire.
manque ou une p6nurie ou une certaine carence sur le economies et economies qu'il pourrait ensuite Mais ce qu'il faudrait c'est une veritable
marched, le prix du produit en question augmente. Dans transposer sur la taxe prelevie sur la gazoline, de politique de l'energie solaire.
le cas contraire, le prix doit baisser. Mais comme on maniere a ne pas avoir besoin de continuer a augmenter H6las, nous connaissons une seule politique
dit, chez nous il n'y a que le drapeau qui monte et qui 6galement cette taxe au fur et a mesure que continue a chez nous, c'est la politique du pouvoir. Celle pour
descend. grimper le prix du petrole lui-meme. arriver au pouvoir et le garder.
On ne peut nier que le petrole a enregistr6 D'abord l'Etat pourrait fixer un quota de Autre facon tout a fait orthodoxe
sur le marched international des records qui avaient t6 << gaz > B chaque ministere, chaque d6partement, d'6conomiser le petrole (car plus la nation economise,
jusqu'ici inegal6s. En quelques annies, on a vu le chaque service d6concentr6, que sais-je. moins la facture pktroliere est 6levee et moins lev6
petrole passer de 30 a 60, puis a 80 dollars le baril. A Mettre fin au dicton bien connu : lajan leta, est le prix du gallon a la pompe) c'est avoir de
la fin de l'ann6e derniere, il a franchi pour la premiere machin leta, gaz leta. Existe-il pire scandale ? Car il meilleures routes. Les routes d'Haiti, y compris de la
fois la barre historique des 100 dollars. Aujourd'hui il ya quelqu'un qui paie pour ce gaspillage, eh bien c'est capitale, consomment plus de petrole qu'il en faudrait
atteint 114 dollars. Et la course folle continue. vous et moi. C'est l'automobiliste qui doit quant a lui pour un voyage aller-retour sur la lune.
Normalement, si l'on prenait les prix pour se soumettre aux augmentations toujours plus Qui pis est, l'6tat des routes cause un
seul critere, Haiti serait aujourd'hui un pays trop impitoyables fixees a la pompe. problime de remplacement constant des pieces des
pauvrepours'acheterdu ptroleetcontraint retourner Dans d'autres pays, meme des pays vehicules. Or non seulement l'Etat n'assure pas un
I l'age de la pierre. producteurs de petrole, on pratique toutes sortes de entretien regulier des routes, mais il ne se preoccupe
Intervient Petrocaribe. L'accord selon lequel politiques d'6conomie de l'energie. pas davantage de l'augmentation des prix des pieces
le Venezuela nous fournit du petrole avec des facilities Au Mexique, la methode des plaques de rechange sur le marched local qui semblent etre fixes
de paiement. Accord unique en son genre, puisque d'immatriculation paires et impaires qui ne sont pas au petit bonheur.
nous permettant de consacrer une partie des revenus admises a circuler le memejour. Ce qui force les gens Beaucoup done pourrait etre fait pour
de ce petrole a des projets de d6veloppement en Haiti. a utiliser leur voiture a plusieurs et non chacun (ou soulager le pauvre consommateur et lui faire faire
Mais il existe une condition. La gazoline chacune) install royalement derriere le volant de sa quelque 6conomie pour supplier aux hausses
Petrocaribe doit elle aussi etre vendue aux memes prix grosse cylindree. vertigineuses des prix de l'essence qui entrainent aussi
que sur le march international. Aux Etats-Unis, ils utilisent pour les memes toute la chaine des autres augmentations d'un cot6 ...
De l'autre, un Etat qui se respecte et qui
respecte le citoyen doit faire lui-meme le maximum
U n grand centre hosp taller d'6conomies. Economies qu'il reporte sur la taxe
prelevee sur la gazoline. Car moins 61levee la taxe,
a Petite-Rivibre de Nippes moins dure serait l'augmentation a la pompe.
a Petite-Riviere de Nippes L'Etat ne peut pas subventionner. Mais cela
(HOPITAL... suite de la page 2) Francois, qui travaillait pour le Grace Children ne signifie pas qu'il ne peut rien du tout.
La Vizitasyon. Panneaux solaires, batteries, Hospital. Mais l'hopital se prepare a collaborer avec
g6neratrice, il n'y a pas de coupures de courant. des m6decins residant n'importe oit grace au proc6de Mdlodie FAl, 103.3


Clinique est supported par les fonds de de la t6lconf6rence.
nmricains. En moyenne, il faut 35.000 Une oeuvre qui est une
nois pour les frais de fonctionnement, illustration de ce qu'on peut faire avec
rsonnel inclus etjusqu'a present, l'argent de la bonne volont6 et 1'entraide.
16faut. C'est un autre atout pour cette
[opital La Vizitasyon sera aussi dans ville de Petite Riviere des Nippes qui
is une realit6. Le chantier doit commencer avec son hotel typique et bien entretenu
a entre50et75litset recevra des 6quipes (Le Manolo Inn), ses 6coles qui
venues des Etats-Unis en missions dispensent un enseignement de quality
Les operations pourront aussi etre suivies est en passe de devenir un module pour
ecins aux Etats-Unis grace au systime bien d'autres zones du pays.


Internet (teleconference). E.
Le dossier des malades sera lui aussi conserve
sur l'Internet, done pas de risque qu'il disparaisse un i
jour. 0. 3 f-
Le directeur medical est le Docteur Jean

OPA-LOCKA COMMUNITY DEVELOPMENT
CORPORATION (OLCDC)
OPA-LOCKA COMMUNITY DEVELOPMENT CORPORATION (OLCDC) in
association with Miami Dade Housing Agency offers Housing Counseling Services for
low to moderate income families. Services include; 1st Time Homebuyers Purchasing
Assistance includes Down payment and closing cost subsidies, Low interest Rehab Loans
Home Rehab Loans, Credit Repair & Budget Counseling, and Foreclosure Prevention
Assistance. HOMEBUYER EDUCATION CLASS For more information you may
contact us at (305) 687-3545 ext. 236, visit our website www.olcdc.org or stop by our
office at 490 Opa-locka Blvd., Ste 20, Opa-locka, FL 33054. OLCDC is an Equal
Housing Lender and a HUD Approved Housing Counseling Agency

The Miami-Dade Board of County Commissioners, through the
efforts of Commissioner Barbara J. Jordan, has allocated $1.2 million for
the rehabilitation of single-family home in Opa-locka through the Opa-
Locka Home Rehabilitation Program. Homeowner may qualify for up to
$30,000 to repair roofs, electrical and plumbing systems, replace
windows, doors, air conditioning units, flooring and kitchen and bathroom
fixtures.

For more information on how to take advantage of this
opportunity, contact the Opa-Locka Community Development
Corporation at (305) 687- 3545 extension 236 or you may visit our office
at 490 Opa-Locka Blvd. Suite 20, Opa-Locka, FL 33054.


ANONS YON ODYANS PIBLIK


Anons sa a, se pou f6 nou konnen Komite transp6 Konsey Komisyon6
Miyamided Konnti a pral ft yon odyans piblik, nan Biwo Chanm komisyone
a nan dezy6m etaj bilding ki nan adr6s 111 N.W. 1st Street, Miami,
Florida a. Odyans lan ap f6t nan yon reyinyon k ap k6manse nan z6n 2 6
dlapremidi, nan dat 16 avril 2008, kote yo pral diskite sou chanjman ki dwe
flt nan traj6 bis yo ap f6 kounye a. Men ki Jan yo vie f6 chanjman yo:
Swa le 15 jen 2008 oswa preske nan dat sa a kon sa, Depatman
transp6 Miyamided la (Miami-Dade Transit- MDT) pwopoze pou
I elimine 9 traje ki pi ba yo, paske tout bis ki f6 traje sa yo pa
jwenn anpil moun ki monte yo, kon sa sevis minimom prensip
transp6 a egzije a pa rive respekte pou nef traj yo: se V, 68
(koneksyon Gratigny), 82, 147, 216 (koneksyon Goulds), 241
(koneksyon North Dade), 242 (koneksyon Doral), 245 (koneksyon
Okeechobee) ak 278 (koneksyon Flagami). Epi tou, pou garanti
bon sevis ak bon jan rezilta, MDT pwopoz2 pou I pase men nan
trajn sa yo: J, 6,41, 77,95 Express, 212 (Sweetwater Circulator),
ak 243 (koneksyon Seaport).
Pandan odyans lan, Komite a ap bay moun oubyen ajans ki enterese,
chans pou yo pale sou bagay ki kons6ne asp5 sosyal, aspe ekonomik
pwojI a, ak asp6 pwoj6 a ki an rap6 ak anviw6nman an. Moun ki enterese
kapab pran lapaw6l pou yo bay rek6mandasyon yo genyen pou pwoj6 a
oubyen yo kapab f6 sa alekri.
Yon moun ki pa dak6 ak nenp6t desizyon yon konsey, yon ajans, oswa
yon komisyon pran an rap6 a nenp6t sij6 yo diskite nan reyinyon oswa nan
odyans yo f6, epi moun sa a deside pote desizyon an devan yon pi gwo
otorite pou yo analize desizyon an, moun sa a ap bezwen gen dosye tout
sa ki te f6t oswa ki te di ki f6 yo te pran desizyon an. Yon moun kon sa a ka
byen bezwen pou I asire yo f6 dosye ki genyen tout sa yo te di nan reyinyon
an, mo pou mo, ni temwayaj ak 16t pr6v, ki sevi k6m baz ki f6 li pa dak6 a.
Miyamided Konnti p6m6t tout moun jwenn menm op6tinite ak menm
chans pou yo jwenn travay epi li pa f6 diskriminasyon sou andikap
moun, nan pwogram ak s6vis li bay. Gen Ed ak s6vis pou kominikasyon
ki disponib si moun ki bezwen yo anonse sa davans. Depi yon moun
mande, nou ka mete f6mil6 sa a nan yon f6ma ki fasil pou li itilize
(kas6t, Bray, oswa disk pou 6dinat6). Pou materyl6 nan 16t f6ma,
tankou ent6pretasyon langaj ak siy ak j6s oswa 16t aranjman, tanpri
kontakte Mod Lizano (Maud Lizano) nan nimewo 786-469-5478. Pou
kliyan ki dwe itilize apar6y telekominikasyon pou moun ki soud (TDD),
tanpri pase pa S6vis ki rele Florida Relay Service la nan nimewo
1(800-955-8771) omwen senk jou davans.
Pou enf6masyon ki pi detaye sou kesyon odyans piblik sa a, kontakte biwo
Transp6 Miyamided la nan nimewo 305-770-3131 (pou moun ki nan z6n
Sid 216th Street, rele nan 305-891-3131 oswa ale sou sit ent6n6t Biwo
transp6 Miyamided la (Miami-Dade Transit) sou http://www.miamidade.
gov/transitl.


George M. Burgess
ManadjB Konnti a


MIAMI-DAE
MMEDE


Page 8


La
donateurs an
dollars par r
salaire du per
n'a pas fait d
L'H
quelques moi
bientot. I aur
m6dicales
periodiques. I
par des m6d








Mercredi 2 Avril 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 10


I ATTACHEZ VOS CEINTURES !


Haiti: parfait
Depuis le vote de la Constitution de 1987, made in n
pour quitter son Haiti ou y retourner, le ressortissant Santo Don
haitien n'a qu'a brandir son passeport haitien et H
son billet d'avion. Et les rapatries de force? champions
Au lendemain de la chute de Jean-Claude L
Duvalier, ses successeurs avaient d6cid6 d'annuler une repon
l'imposition du visa d'entrde et de sortie pour les contexte de
ressortissants haitiens. Belle morale d'acceptation de ces caids,
la diaspora! compatri
Ce reve haitiano-diasporien est prevu dans accepterai
l'existence d'un pont "surrealiste dress entre 1'Haiti et de s'agr
du dedans et l'Haiti du dehors. L'utopie (ex-ile / fois non,
enracinement ) de Depestre, servira de legon a des l'inskcurit
philosophes et des critiques psychanalitiques. On ne "Haiti ch(
saurait oublier sa terre. Hombre, Hugo, CUsaire ... et Belafonte
plus r6cemment encore Wyclef Jean, le prouvent dans koman lan
leurs actes de creation. R
Wyclef d6nonce la socio-culture de notre la diaspo
diaspora, base sur la solidarity et sur le malaise individuel
communautaire : "Diaspora pa vle we diaspora". assez dur
L'6chec scolaire et professionnel de jeunes absenteist
haitiens en diaspora crieraient des degats immenses Combo cr
dans centaines de foyers haitiens. Les donnies sont"
parfois exactes. Les pays amis s'amusent depuis N
quelques annees a nous refiler les criminels dangereux N
munis ou pas d'un passeport haitien et forc6ment S
jug6s irrecuperables dans leurs prisons et laboratoires ouvrages


aller-retour sans visa


liami, New-York, Washington, Montreal,
ningo, Cayenne.
[aiti a-t-elle les moyens d'accueillir ces
s du grand banditisme h6mispherique?
es autorites haitiennes hesitent a formuler
se juste a de telles deportations dans un
e parades onusiennes. Dieu seul sait combien
ces lions affames se comportent avec leurs
otes, en terre de rapatriement. Ils
ent difficilement de croupir dans la crasse
ipper aux abords d'un tap-tap. Non! mille
ce n'est pas leur vie. Voila comment
1 pourrait atteindre son top niveau dans cette
6rie" encore traquee. Le chanteur Harry
aura interpret6 en vain" Mesi Bondye, gade
nize fini pou mwen ".
ien n'est totalement acquis aux Haitiens de
ra. Malgr6 quelques grandes reussites
les, notre diaspora nord-americaine trime
pour entretenir indirectement un Etat
e: Haiti. Le groupe musical haitien Tabou
ache ainsi cette vfrite-la :
Nou bouke ...
[ou bouke travay nan factori
[ou bouke manje manje chinwa".
ous Papa et Baby Doc, disques "suspects",
vindicatifs ou a couverture rouge (Le petit


livre de Mao, une bible somme toute) 6taient declares
interdits sur le territoire national. Maintenant ventes
d'armes et consommation publique de la drogue sont
devenues monnaie courante ici. Et dire que le grand
Nord "veille" sur Haiti!
La voix de la chanteuse disparue, 1'Haitiano-
cubaine, Martha Jean Claude, nous rappelle qu' d6faut
d'alphabets, les premiers migrants haitiens de
Cuba avaient tout a fait le droit de "poser une croix"
au bas d'une lettre destinee a leurs parents rests en
Haiti. Avec le miracle cubain de l'alphabetisation et
de l'acces permanent a l'education, les Cubains
d'origine haitienne ont bien ferm6 le chapitre de la
croix.
On ne le dirajamais assez :" L'exil est impie,
n'exilons personne!". Victor Hugo pokte frangais du
19%me sikcle en savait quelque chose.
La migrante nomm6e Cecilia, rendue c6l6bre
par une chanson creole, a cause de son exil politique
et 6conomique, n'ajamais eu de sommeil apaisant en
Amerique du Nord : "Leve Cecilia, leve Cecilia..."
L'aller-retour Haiti est toujours possible.Que
l'on soit citizen ou boeing-people, tout d6pendrait de
son portefeuille(voire sa taille) ou de son numero de
chance.

Dominique Batraville


I % r a id It arti rma d i lli'i



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LE COIN DE MIAMI
80 des 101 boat people haitiens de Hallandale Beach ont Wte deportes
La communaute ha'itienne de Miami
qualifie de discriminatoire la decision
des autorites de immigration americaine


La communaute haitienne de
Miami a accueilli avec amertume la
nouvelle de la decision prise par les
responsables du Service de l'immigration
americaine de renvoyer en Haiti 80 des
101 r6fugies de Hallandale une annie
apris leur d6barquement en Floride.
Pour certains c'est une decision
discriminatoire qui ne fait aucun cas de
la situation actuelle du pays avec le climat
d'insfcurit6 et le ph6nomine de
kidnapping. Ils ont rendu
l'administration du president George
Bush et les pays dits amis d'Haiti
responsables de la calamity du peuple
haitien.
Certains leaders de la
communaute refusent meme d'opiner sur
cette decision a cause, disent-ils, de leurs
frustrations.
A quelque mois des
presidentielles americaines le 4
novembre prochain, rien n'est encore
clair pour les sans papiers vivant
illegalement aux Etats-Unis. En d6pit
d'une serie de manifestations et de
protestations des differents groupes
ethniques, cela en meme temps que ces
derniers continuent de r6clamer de
l'administration Bush des documents
l6gaux en faveur de tous les immigrants
en situation irregulibre, les autorites
americaines n'ont marque aucune halte
dans la chasse aux ill6gaux.
Le 28 Mars dernier ramenait le
premier anniversaire du d6barquement en
Floride (sur une plage de Hallandale)
d'un groupe de 102 boat people en
provenance de plusieurs regions d'Haiti.
Ces derniers avaient risque leur vie sur
un petit bateau a voile a la recherche
d'une vie meilleure. Cependant 1 an
apris ce voyage penible qui a couit la


vie a un jeune homme de 27 ans
(Lully), et malgr6 les manifestations
et protestations de rue des activistes
haitiano-americains, ainsi que les
interventions publiques des autorites
des Eglises Catholique et Protestante,
des graves de la faim qui avaient pour
objectif de r6clamer d'une part la
liberation de ces refugies et d'autre
part empecher aux responsables de
l'immigration de les retourner au
bercail, une annie apris c'est le
contraire qui est arrive : les autorites
de l'Immigration americaine ont
d6port6 en Haiti presque tous ces
demandeurs d'asile politique, au
moins une soixantaine de ces 101
compatriotes. Les autres, 14 mineurs
qui 6taient a bord du voilier, ont kt6
liberes et remis a leur famille vivant
en Floride. D'autres ont kt6 relach6s
sur demande de leur m6decin.
Les activistes haitiens et
d'autres groupes ethniques du Sud de
la Floride se sont longtemps opposes
a ce qu'ils appellent des lois injustes
d'immigration. Plus precisement la
politique "pied-humide / pied-sec",
selon laquelle les migrants cubains qui
atteignent la terre ferme peuvent rester
aux Etats-Unis sans meme avoir a
introduire une demande d'asile.
Ils ont critique 6galement le
president americain George W. Bush
qui n'a pas repondu a la demande
formelle de son homologue haitien
Rend Preval pour accorder le Statut
Temporaire Proteg6 (TPS) aux
illegaux haitiens.


EVENS HILAIRE
Evenshilaire(@ihotmail. cor


Page 9







Mercredi 2 Avril 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 10


I* %I' fillil C 1C1K (14OAtII$I-%%





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Souvenance: entre le souvenir et la memoire


(... suite de la lere page)
lesquelles des hommages, des offrandes et des
sacrifices ont k6t offerts a cette occasion.
Le Serviteur Fernand Bien-Aim6, entour6 de
ses principaux collaborateurs, s'est montr6 une fois
de plus le digne h6ritier d'une tradition que ses
pr6d6cesseurs ont pratique sur plusieurs g6n6rations
en d6pit de quelques hoquets enregistr6s lors de
grandes p6riodes de razzias (ann6es 30 et 40) contre
le vaudou par l'Etat qui s'6tait fait le bras arm6 du
clergy catholique en Haiti.
N'ayant pas mis les pieds a Souvenance depuis


mon depart du pays il y a sept ans,j'ai revu avecjoie
le visage des uns et des autres. Certains ont gard6 une
certaine fraicheur, une certainejeunesse. D'autres ont
pris un coup de vieux. Cela ne m'6tonne pas que
quelques-uns ont traverse la rive qui spare le visible
et l'invisible. Des fillettes qui se drapaient dans lajupe
de leur maman sont devenues des adolescents,
garantissant la nouvelle g6n6ration de hounsis charges
de continuer la tradition. Bien entrain6es aux pas de
danses, elles envoient d6jh les ondes vibratoires qui
renouvellent en meme temps la vigueur du vaudou.


Retour symbolique ...
Souvenance par ses rituels est aussi un haut lieu
de m6moire. Beaucoup d'histoires s'y cachent. En
1988, Rachelle Beauvoir et son pere Max ont k6t les
seuls a nous expliquer comment la c6r6monie qui se
d6roule tous les lundis de Paques est un retour
symbolique en Afrique, en d6pit de mes attaches
familiales avec cette cour vaudou.
Plusieurs voyages de recherches
anthropologiques en Afrique de l'Ouest avec comme
point central le B6nin, me permettent aujourd'hui de
pouvoir decoder certains gestes et chansons de
certaines c6r6monies a Souvenance qui
constituent des pages de l'histoire de ces
Africains devenus des Haitiens.
Nouprale nan Fon. Cette phrase entendue
depuis plusieurs annees comme pour annoncer
S la c6r6monie du lundi de Paques a Souvenance,
ne voulait pas dire plus pour nous que nous allons
au fond de la cour. Or, en r6alit6, cela veut dire:


La Mambo Le Mapou


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Et le Temple
nous allons au pays FON. Puisqu'au fond de la cour,
sous le Mapou geant, on chante en Fon (langue parl6e
par les Dahomeens).
Et se reproduisent ainsi des scenes de la vie
traditionnelle africaine.
Acte 1. Apris les trois tours sous le calebassier
couple au tamarinier situes a mi-distance entre le
hounfort de Souvenance et le Mapou, le serviteur
s'agenouille et fait sa priere a Agoue (Agbe, en Fon),
la divinity de la mer. II demande la protection contre
les mauvais vents et les r6cifs auxquels son bateau
pourrait se heurter pendant la traversee. Le tam-tam
roule. On chante les airs a Agoue. On danse. Des
hounsis entrent en transe d'Agou6. Frenetique.
On reprend la marche vers le Mapou. < Komi
Komi Kida. Mikode Zanholi e >. Chanson en vieux
Fon qui se traduit approximativement par << Si on me
demande ce queje cherche, Je cherche Zanholi >. Pour
avoir appris le Fon entre temps, le frisson a parcouru
(SOUVENANCE / p. 12)

Cuba: Festival
de danse caraibe
Des danseurs, chor6graphes et des sp6cialistes
provenant de dix pays prendront part a la premiere
Biennale de danse des Caraibes qui d6marrera cejeudi.
Dans le cadre de cet 6v6nement auront lieu des
ateliers et des concours jusqu'au premier avril. Ledit
festival r6unit des groupes de danse en provenance du
Venezuela, du Panama, la R6publique Dominicaine,
d'Haiti, du Br6sil, la Barbade, le Guyana, Trinit6-et-
Tobago, Martinique et le pays siege, a signal Prensa
Latina.
Unjury international dirig6 par Ramiro Guerra,
un pionnier cubain dans la danse moderne d6cernera
des prix aux meilleurs solistes et la performance col-
lective 6tant au top niveau allantjusqu'a six danseurs.


Page 10








Mercredi 2 Avril 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 10


Une
La Presse
Patrick Lagac6
samedi 29 mars 2008


Starmania a I'
sans avoir a s'inqui6ter du fric, il a mont6 Starmania,
pour une courte s6rie de spectacles a Port-au-Prince.
Puis, Michaelle Jean, fille du pays devenue
chef d'Etat du Canada, s'est pointe Port-
au-Prince. La troupe ajou6 quelques chansons
pour notre gouverneure g6n6rale. Quelques
appels h Luck Mervil et Luc Plamondon plus
tard et cette s6rie de spectacles P la TOHU
s' est mat6rialis6e...
Une belle histoire, une sacr6e belle
histoire. Cesjeunes sont des Haitiens moyens,
la moyenne des ours. Origines modestes pour
la plupart. Pas de job, bien souvent. Que la
danse, que le chant pour esp6rer, rever i
demain.
Juste se rendre aux r6p6titions, h
Port-au-Prince, c'est la croix et la bannibre
pour plusieurs d'entre eux. Certains n'ont
parfois pas les quelques gourdes pour prendre
un tap-tap, traverser la ville et aller r6p6ter le
tableau de La serveuse automate, dans le
studio du chor6graphe Jean-Ren6 Delsoin.
A la TOHU, la majority des billets,
dit-on, ont 6t6 achet6s par les Haitiens de
Montr6al. Il y a lM une sorte de boucle qui se
boucle, genre. Les exiles acclament les enfants
du pays, venus i Montr6al jouer la version
creole d'un classique n6 au Qu6bec. Parait que
ga pleure, dans la salle...
Pour ces jeunes-lk, c'est une
experience hors du commun. Par la chanson
et la danse, 1, ils chantent et dansent


Starmania par une troupe haftienne a Montreal

Dorzel n 'a surtout pas l'air d'un flic.
Pourtant, c 'est son mntier en Haiti. II n 'a pas 1 'air
d 'unflic, je veux dire par la qu 'il a un visage de grand
enfant. Pour tout vous dire, ce n 'est pas a lui que
j 'aurais donned le r6le de Zero Janvier dans Starmania.
Le grand Black est en ville avec cette troupe
de Port-au-Prince quijoue Starmania. Hier, quandj'ai
joint le groupe rue Sainte-Famille, dans le ghetto
McGill, Dorzel 6tait engonc6 dans un manteau d'hiver
trop grand pour lui. < d'hiver, tu vois...> Pas grave. I1 Itait 616gant. Ils le
sont tous...

En fevrier, pour Les Francs-tireurs, j'ai
cotoy6 les gars et les filles de ce Starmania cr6olis6, a
Port-au-Prince. II fait chaud, a Port-au-Prince, on a
toujours un petit archipel de gouttes de sueur dans le
front. Hier, autour du bus jaune, on ne voyait pas le
front des chanteurs et danseurs; ils portaient tous des
tuques enfonc6es jusqu'aux sourcils.((Il fait froid!
qu'ils ont tous dit, quandje leur ai demand ce qui les
frappait, a Montr6al. Pour d6conner,je leur ai fait croire
que c'est un hiver anormalement chaud, cette ann6e...
Dorzel a oubli6 un true dans sa chambre. Je
suis mont6 avec lui, au neuvieme 6tage. La radio 6tait
allum6e: Je reviens a Montr6al, d'Ariane Moffatt. Une
chambre, deux lits, un minuscule salon, une petite
cuisine. Les stars de Starmania de passage a Montr6al
se font a bouffer eux-memes. Voila, vous savez tout,
pas besoin de regarder Flash...
Dans l'autobus, ils sont tous entr6s,
nonchalants, pas nerveux du tout. Pourtant, dans
quelques heures, a la TOHU, ils allaient chanter Le
blues du businessman et Le monde est stone devant
les m6dias, notre bien-aim6e gouverneure g6n6rale,
le maire de Montr6al et des centaines d'Haitiens de
Montr6al.
< Bertrand Labarre, assis a cot6 de moi dans l'autobus
scolaire. On a boss fort, du matin au soir, depuis notre
arrive, tu vois. Hier, c'6tait l'avant-premiere,
aujourd'hui ils avaient quartier libre...>
Bertrand Labarre, c'est le metteur en scene
de ce Starmania haitien. Un Frangais. Bertrand a habit
le Br6sil, avant d'atterrir a Port-au-Prince. I1 est prof,
mais sa vocation, c'est le showbiz. Au sein d'Haiti en
scene, qui permet a desjeunes de faire des spectacles


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haitienne
I'6tranger. On les applaudit. Des critiques qui aiment
le show. Et il y a Plamondon, qui rode autour, qui les
encourage, qui leur tape dans le dos, qui leur fait
l'accolade...
Parce que pour le parolier, Starmania, en
creole, en russe ou en espagnol, c' est son b6b6. Et il le
couve, il le protege, il le minouche, meme pris de 30
ans apris sa creation: Plamondon a <>
Bertrand Labarre quelques modifications, voyez-vous,
pour la version pr6sent6e a la TOHU.
Oh, des petits details. Qui ont retranch6 25
minutes au spectacle sc6naris6 par Labarre! < c'est correct, me dit Bertrand, 99% de ses observations
sont valables. II a l'oeil, vraiment...>
Il y a quelques semaines, j'ai pondu trois
chroniques pour La Presse, trois carnets de voyage
inspires de mon court s6jour a Haiti. Le toll! J'ai regu
des courriels indign6s de Port-au-Prince, New York,
Paris. Des Haitiens qui n'ont pas aim6 certains
passages d6crivant Haiti sous un angle d6favorable.
C'est fou comme les Haitiens, ceux du pays
et les exiles, aiment leur pays. Meme s'il est bris6.
Meme s'il est dans la diche. Meme si plusieurs croient
qu'il le sera encore dans 50 ans...
Le bus longe un peu la M6tropolitaine, arrive
a la TOHU. L'heure de pointe commence, c'est pare-
chocs a pare-chocs. Dehors, c'est un peu froid, mais
ensoleill6. La porte du bus s'ouvre.
Labarre se live, se plante devant sa bande, a
l'avant de l'autobus et declare, en bon showman: < amis, bienvenue dans un monde que nous contribuons
Srendre meilleur.>


Page 11


I I









LIBRE PENSEE


Mercredi 2 Avril 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 10


<< Essayez un instant d'imaginer
votre confusion si, dans le Royaume des
cieux, vous d6couvrez que Dieu est un
Nigre. >>
Robert Francis Kennedy (RFK)





















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. onfusions
Je ne sais pas si c'est normal (la normality
est un trait de plus en plus rare), maisj'ai comme un
penchant pour les Kennedy. L'originalit6 de JFK ?
Jackie ? Le hasard qui a voulu que la << disgrace
causat autant de remous dans cette famille ?
L'influence politique de la famille ? J'imagine
qu'ayant atteint l'age de raison a la meme 6poque de
l'assassinat de JFK, je commencais a preter attention
aux conversations d'adultes,je commencais a dresser
les oreilles, et a << bander > tous les sens a chaque fois
que je voyais une reunion d'adultes ou une
conversation a voix basse ou << ultra basse , a la
maniere de chez nous. Enfin, les images ou les
references a Martin Luther King, aux << Black
Panthers >, a Malcolm X ont aliment6 mon
imagination. Des noms et des references qui ont servi
a stimuler l'univers des sens d'un enfant, dans une
society dans laquelle la << nationalit n'avait de sens
que si elle 6tait basee sur << l'ethnicit6 , dans une
society de << secrets mal gardes , de chuchotements,
d'hypocrisie, de prejug6s de couleurs et de classes,
de complexes d'inferiorit6, de blessures sociales mal
cicatrisees, et qui ont rempli mon enfance et mon
adolescence. Je partageais parfois mon
incomprehension ou mes inqui6tudes avec des amis,
dans le quartier, sur la cour de l'6cole. On 6vitait
cependant de parler de tout ce qui aurait pu rappeler
la situation politique locale. Cela ne se faisait pas. On
ne savaitjamais qui 6tait a l'6coute.
Enfin, tout ce << beau temps > est passe, et la
society haitienne a d6gringol6 un peu plus. Et l encore,
je commence avec mes divagations. Je ressemble de
plus en plus a la society haitienne, je me perds dans
mes confusions, mentales, dans mes palabres, dans mes
interpretations ou dans ces tentatives d'explications
qui essaient parfois d'expliquer l'inexplicable, de
justifier l'injustifiable ou simplement de d6montrer
le << TRIVIAL > avec des artifices redondants et des
idWes mal conques. Pauvres de nous. On sombre
maintenant dans la << Confusion la plus complete
grace a la << Fusion > la plus << Complete > des plus
inaptes, des plus << Cons >.
Chers amis, chers lecteurs,je voulais intituler
ces chroniques, cette semaine, << Galimatias a
l'haitienne >. C'6tait la seule fagon de pouvoir faire
comprendre l'Ytat mental dans lequelje me retrouvais.
Admission, Destitution, Remise en place, Revocation,
interventions multiples, diverses, opinions fondless ou
infondees), contradictions et enfin, confusions. Je
doute fort qu'on puisse arriver a comprendre
l'enchevetrement, d'interets, de pulsions, de phobies
qui se produit en ce moment dans notre cher petit pays.
Et, ce n'est que la pointe de l'iceberg, << trokt la,... >>.
Comment s'expliquer ce cycle de destruction et
d'autodestruction dans lequel nous nous sommes
lances ? Comment a-t-on pu s'installer dans ce cercle
pervers de violence et de desequilibre,
environnemental, physique, psychologique?
Comment ne se rend-on pas compte que l'on peut
aboutir a la fracture complete ?
Chers amis, chers lecteurs, cela me rappelle
de plus en plus la fable africaine du scorpion et de la
grenouille que je ne peux m'empecher de vous
raconter:
Un scorpion qui avait besoin de traverser une


TYLL FRPI 1 IobbbBfl-tbB
SRt fbt-flbbfla
PAX mtbS-flbbbftb
CELL. babffab-bbalI


S grande riviere, demanda a une grenouille de le
menerjusqu'i l'autre rive, sur son dos. << Je ne
vous ferai aucun mal >, lui dit-il. << I n'en est
pas question >, repondit la grenouille. << Je te connais
etje sais que sije te laisse traverser la riviere sur mon
dos, tu me piqueras pour me tuer, avant meme d'arriver
sur l'autre rive >>
< Mais alors, tu me crois aussi bete que a,je
n'ai aucune envie de mourir noy >>, repondit le
scorpion.
La grenouille finit par accepter, croyant
qu'effectivement le scorpion ne se ferait aucun tort a
lui-meme. Mais alors qu'ils 6taient a la moiti6 du
parcours, le scorpion la piqua et lui injectant son venin
mortel.
<,
s'6cria la grenouille. << Maintenant, tu vas mourir, et
moi aussi >
<< Je n'y peux rien >, dit le scorpion. << C'est
ma nature. >
Est-ce notre nature qui nous pousse a cette
situation ? Est-ce un << Madichon > lanc6 par celui qui
n'a pas su faire valoir sa condition d'Haitien aux
dernieres elections et qui a voulu nous confondre tous
pour nous faire sentir le poids de l'incomprehension.
Parler pour ne pas s' couter, n'6couter que ses propres
divagations, divaguer sur ses propres besoins, ne tenir
en consideration que ses seuls interets, ne s'interesser
que pour ce qui soit profitable a soi-meme. Voilh ce
qui peut conduire a la destruction complete, a
l'immolation.
Sont-ce les sequelles de l'esclavage ? Aura-
t-il raison, ce politique americain qui pensait que nous
sommes des enfants et que c'est notre besoin dejouer
qui nous pousse a croire que le pays est un jouet et
que l'on pouvait le casser ou le redresser a notre guise,
suivant notre humeur.
Ay!
J'imagine, chers lecteurs, que la Guinde
Conakry doit se retrouver dans la meme situation ou
dans une situation semblable car les Nations Unies,
au lieu d' envoyer une force d'interposition/occupation,
a choisi de preference d'envoyer un
<< FACILITATEUR >. Un << Facilitateur >> (certains
pr6firent utiliser << Faciliteur > au lieu de
<< facilitateur >> qui semble trop une adaptation de
l'anglais) est celui qui facilite le travail, la r6flexion,
1' change, la creativity, le fair-play entre les diffrrents
groupes en presence et qui cree les conditions
necessaires pour que :
L'envie de participer des acteurs ne soit pas
freinde
Le respect mutuel soit une < accepted > de commun accord
Les conclusions et les accords soient le fruit
du consensus.
Les normes soient respect6es.
L'aboutissement des diff6rentes interventions
soient la creation d'un cadre d'actions prioritaires de
facon a faciliter le dialogue social et politique.
Chers amis, chers lecteurs, vous croyez
sincerement que ces r gles ont 6t6 respect6es chez
nous ? Essayons donc de grandir au lieu d'avoir a
nouveau un << facilitateur >. Le pays ne saurait pouvoir
le supporter. De toutes falcons, c616brons l'anniversaire
de notre Constitution.
Oscar Germain
germanor2005@yahoo.fr
29 Mars 2008


Souvenance:

entre le souvenir et la memoire


(SOUVENANCE...
suite d e la page 10)
mon corps. Je comprends enfin ce que
chantaient des ancetres depuis plus de
deux siecles a Souvenance.
Zanholi est le nom du quartier a
Ouidah oh furent parqu6s les Africains
destin6s a devenir des esclaves en
Am6rique.
Au B6nin, j'ai visit a Zanholi
l'emplacement de ces lieux
d'emprisonnement avant 1'embarquement
que l'on appelait Zomai. Selon les
historiens, c'6tait des huttes sans fenetre,
avec une seule porte. Zomai veut dire en
Fon, lo oh la lumiere n'arrive pas.
A Zanholi, vivent aujourd'hui
encore les descendants des geoliers qui
6taient responsables des Zomai. Ils
connaissent l'histoire et l'ont partag6
volontiers avec nous.
Le Nyambiliko, l'arbre sous lequel
tournaient trois fois les Africains avant
leur embarquement, est conserve comme
patrimoine historique, portant le nom
g6nerique d'Arbre du Retour. C'etait aussi
la porte de leur "retour mystique" en
Afrique apris leur deces, soit pendant la
traversee, soit sur les terres d'esclavage
en Amerique. Cet arbre ressemble
6trangement au calebassier/tamarinier
sous lequel tournent trois fois les heritiers
de la tradition a Souvenance sur la route


vers l'Afrique symbolique.

Le Mapou de Papa Lisa
Acte 2. Le Dieu supreme est un
concept a la fois male et femelle dans
la tradition Dahom6enne. Il s'appelle
Mawu (feminin) Lissa (masculin).
Sous le Mapou de Papa Lissa, les
h6ritiers de Souvenance font 7 fois le
tour de cet arbre B leur arrive tout en
soufflant le lambi de la liberty. Et ils
chantent en Fon. <<0 Miwa e, Ounsi
yo mande woumble>. < rassemblons nous, tous les adeptes du
vaudou>. C'est la litanie des loas qui,
un a un, vont chevaucher les adeptes/
inities. Ceux-ci, hommes ou femmes,
poss6des par cette 6nergie des ancetres
viennent se frotter le front contre les
racines du Mapou tout en
s'agenouillant devant le serviteur.
C'est le signe evident du respect total
au serviteur, chef de la concession des
loas, dans son role de communicateur
d6volu avec le monde de l'invisible.
Communions, chants, danses et autres
rituels pendant toute lajourn6e de ce
lundi sont effectivement des gestes qui
reprennent des scenes de la vie
africaine. Souvenir. Ce sont bien des
souvenirs de l'Afrique. Une Afrique
lointaine par la distance g6ographique,
(SOUVENANCE / p. 20)


Page 12







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NOVELS ECHNOOGIEMercredi 2 Avril 2008
NOUVELLES TECHNOLOGIES Haiti en Marche Vol. XXII No. 10


Telecommunications en Haiti...


Encore des c
Psitt Claironnez, et claironnez encore, le
changement de numerotations telephoniques arrive a
petits pas. Et pis encore, silence Taisons-nous ou
taisez-vous. D'une num6rotation de cinq (5) chiffres
[2-2222] en 1986, on va passer dans quelques jours
encore a huit (8) chiffres [22-22-22-22] en 2008. La
distribution des indicatifs se pr6sente ainsi: deux (2)
pour la TELECO, trois (3) pour RECTEL, quatre (4)
et neuf (9) pour VOILA/COMCEL, cinq (5) pour
HAITEL, six (6), sept (7) et huit (8) pour DIGICEL.
Chacun de ces indicatifs offre l'6ventail
probabiliste de toutes les combinaisons possibles de
un million de num6ros, soit 999-9999 ou 888-8888,
soit [x par l0exp (6)]. On sait d6ji que la TELECO
apris plus de trente ans d'existence, en mal de
croissance, n'atteint meme pas 500,000 clients sur tout
le territoire de la R6publique. La DIGICEL, depuis
2005, se gargarise d'atteindre plus de deux millions
d'abonn6s a elle seule. Elle posside deux indicatifs et
demi. Et si CONATEL n'intervenait pas (pour l'ajout
des deux (2) et trois (3), soit mobile ou fixe,) DIGICEL
dans sa croissance rapide serait bloqu6e. Et le march
de la t616phonie mobile serait ferm6. Or le march est
encore vierge tenant compte des VOIP ( Voice Over
Internet Protocole), des WiMAX (Worldwide
Interoperability for Microwave Access) et d'autres
nouvelles technologies de la 4eme et/ou 5eme g6n6ration.
Changement et inconvenient
Ceux qui ont programme des num6ros sur
leur carnet 6lectronique d'adresses t6l6phoniques et
qui s'y attachent devront refaire un choix, celui de
r6pondre ou de reprogrammer. Par exemple, certains
dignitaires de 1'Etat ne r6pondent qu'aux num6ros
programmes sur leurs telephones mobiles. Peut-etre,
demanderont-ils a leurs assistants de placer le chiffre
deux (2) ou le chiffre trois (3) afin de pouvoir identifier
l'appelant. Faut-il dire que bien avant cette jonglerie
entre les chiffres 2 et 3, on restait confus entre les
prefixes (509) places devant un num6ro. Le pire, avec
le 509 comme pr6fixe, ca passe. En maintes occasions,
j'essaie d'appeler un 600-6000, ca passe tandis sije
fais 509-600-6000, ca ne passe pas. Et on entend une
voix soporifique d6bitant une sequence prienregistree :
ce numdro composed n 'existe pas.
Avec la nouvelle numerotation (soit 33-33-
33-33, ou 22-22-22-22), on passera aux combinaisons
probabilistes des 10e+7 (10, 000,000) soit sur une
dizaine de millions sur une projection a long terme.
Ce qui permet de croire davantage que le marched des
telephonies mobiles qui a beaucoup d'avenir en Haiti
a encore de l'espoir. En plus de cela, l'on sait qu'il ne
s'agit pas seulement des technologies GSM et CDMA,
d'autres formules tris compktitives n'ont pas encore
kt6 introduites chez nous.
Haiti est un marched vierge et riche par le fait
que les derniers recensements avancent 9,6 millions
d'habitants : la tranche desjeunes de moins de 25 ans
represente environ 63% de la population. Quelsjeunes
qui ne se sentent pas attires par les gadgets
6lectroniques ? En plus, on est a un point oh il y a
deux Haiti : celle de l'interieur et celle de l'exterieur.
Les 6tudes de projection et de macro-population par
le Prof. Georges Anglade dans < L'espace d'une
generation>> articulent environ quatre (4) millions
d'individus de generations confondues en diaspora
(Amerique des Nord et autres regions du monde).
L'interaction entre les deux Haiti d6montre qu'une
politique de telecommunication de l'Etat Haitien
devrait avoir pour objectif de faire interagir les deux
Haiti, et meme d'integrer ce que le regretted Gerard
Barthelemy a appel << le pays en dehors >. Qui ne
connait les d6boires des utilisateurs de t6l6phones
mobiles a Port-au-Prince et dans ses environs : le
service coute les yeux de la tete (les dernieres
technologies ne sont pas encore a la port6e de la
jeunesse haitienne, les coups de fil passent selon leur
bonne humeur). Et que dire du risque que comporte
l'usage excessif du portable, s'il faut se fier aux 6tudes
et rapports repercutes dans les medias de maniere
confuse ? Les ondes et frequences des mobiles sont-
ils cancerigines oupas, peuvent-ils enclencher le feu
en les utilisant aux abords des pompes a essence ? Quid
des interactions ondulatoires ou 6lectromagnetiques
de ces poteaux plants naivement au cceur des
residences humainement habitues ?
Le pauvre Haitien, en face d'une chert6 de la
vie est coince entre luxe et n6cessit6. Le service de
telephone fixe de la TELECO, trentenaire et l'ainde
de la Caraibe, ne fonctionne que selon sa bonne humeur
et s'il fonctionne, ce n est que parfois ou quelque fois
par an. Des quatre compagnies mobiles licencides en
Haiti, trois se livrent a une f6roce competition. On est
g6n6ralement force d'avoir trois t616phones portables.
Le nouveau cow boy a troqu6 son pistolet contre des
t6l6phones portables. Un Giuliano Gema d'un autre
genre adepte ou abonn6 de J-Telecom ou M-Telecom!
Les interconnexions sont m6diocres et les compagnies
abusent du manque d'information de la population
pour la faire courir par ci et par 1. Je me rappelle lors
du d6but du transfert du systime TDMA au GSM, on
devrait y proc6der rapidement en faisant croire qu'il


hangements qui
6tait n6cessaire de sortir de 400 a 440 ou 460. Cette
vitesse de changement faisait courir comme des chiens
fous pour la migration... Ca a du etre vite fait. Et quand
la migration devait etre terminee, on est revenu tout
bonnement l'indicateur 400 sur les memes telephones
GSM, operation qu'on presentait comme impossible !
La v6rit6 simplement c'est que les programmations
informatiques ne furent tout simplement pas a jour.
Making up my mind. (Comment calibrer ma
decision ?) Disposer de 5 t6l6phones personnels,
confond tout le monde. Le cot6 pl6thorique (dans un
contexte de misere criante) de ce ph6nomine
s'explique par des considerations ou la prudence le
dispute au pragmatisme voire au snobisme. Un
t6l6phone de rechange en cas de panne
d'interconnexion, un pour snobisme, un pour affaires,
deux autres pour servir de lampes la nuit dans un pays
oh le black-out est roi.
Du SMS au tchating, la jeunesse haitienne
s'adapte tris rapidement. Le jour oh la promesse du
President de la Republique faite le 14 janvier 2008
par devant l'Assembl6e Nationale sur les TIC se
concretise, a savoir une priority activante aux
technologies sur les deux prochaines annees et
quelques poussieres de mois, on poussera un oufde
soulagement. Jeunes et universitaires, hommes et
femmes d'affaires s'impatientent quotidiennement
pour non seulement le deploiement des Fibres Optiques


par Renaud Vivien
28 mars 2008
Haiti vit une annte 2008 particulitrement
o charge >. Le peuple haitien risque, en effet, d'etre


victime de deux injustices majeures : I aperte definitive
des avoirs spolids par 1 'ancien dictateur Jean-Claude
Duvalier (1971-1986) places en Suisse et le report du
point d'achkvement de 'initiative PPTE (Pays Pauvres
Trks Endettts) promue par la Banque mondiale et le


font pschitt!
mais aussi sa commercialisation. Mon Dieu,
qu'attendent encore BATELCO et TELECO pour la
distribution des Fibres optiques en Haiti ? Ce sera le
d6clencheur d'un espace de creation de richesse B long
terme.
L'approche probabiliste de la numerotation
du CONATEL est n6cessaire car elle ouvre l'espace
de un million (10e+6) de possibilities combinatoires
des indicatifs pour passer a une dizaine de millions
combinaisons (10e+7). C'est bon de prevoir en
gouvernant. Questions : a quand une loi sur les TIC
pour la Republique ? A quand une loi mise jour sur
TMlecommunications qui reflitent les derniers
d6veloppements de la cryptographie, le piratage et la
security nationale ? Pourquoi pas une loi permettant a
ce que le numero du portable du consommateur lui
appartienne ? Shutt et silence Balader entre HAITEL,
COMCEL et DIGICEL, me dira-t-on que le numero
serait incompatible vu les deals qui ont kt6 faits sur
les indicatifs. Bref Souhaitons que le consommateur
puisse reflechir a ces changements du CONATEL qui
font pschitt.
Jean-Junior JOSEPH
Physicien, Mathdmaticien, Ingtnieur
Informatique et
Spkcialiste en Communication Moderne
Email :jeanjunior@gmail.com


FMI. Son report signifie qu 'Haiti devra continuer a
se soumettre aux diktats du FMI et de la Banque
mondiale et a payer le service de la dette qui pkse
lourdement sur son budget. Or cette dette, dont le
remboursement viole systtmatiquement les droits
kconomiques et sociaux des Haitiens, est largement
htritte de la dictature du clan Duvalier, qui a sdvi
pendant prks de trente ans (1957-1986). Pourtant,
c 'est leurfamille qui risque honteusement de rkcupdrer
S'argent detournd par Jean-Claude Duvalier.
Restituer A 1'Etat haTtien les avoirs de
Duvalier places en Suisse : un enjeu symbolique
majeur et une exigence de justice
En 2007, la campagne internationale de
pression sur les autorit6s suisses ||I port6e par la
coalition des ONG suisses 121 a < port ses fruits >>
deux reprises. En effet, le 31 mai, le Conseil f6d6ral
de la Suisse, se fondant sur sa Constitution f6d6rale 13|
qui lui donne mission de sauvegarder les int6rets du
pays, notamment quand sa reputation internationale
est en jeu, d6cidait de geler pendant trois mois
(jusqu'en aout 2007) une partie des avoirs Duvalier
places sur le compte genevois d'UBS (Union des
Banques Suisses). Le 22 aout, ce gel 6tait prolong de
douze mois suppl6mentaires (jusqu'en aout 2008) par
le gouvernement suisse, suite a un courtier du president
haitien Ren6 Pr6val, exprimant "la ferme volont6 du
gouvernement haitien de rechercher des voies et
moyens permettant le rapatriement des fonds en
Haiti 14 >>. Certes, ces avoirs d'un montant de 7,6
millions de francs suisses (environ 4,6 millions
d'euros) ne repr6sentent qu'une petite partie de
1'ensemble de la fortune accumul6e frauduleusement
par Jean-Claude Duvalier, dit < B6b6 Doc >. Selon la
Banque mondiale et l'Office des Nations unies contre
la drogue et le crime (UNODC) 5l ce dernier aurait
d6tourn6 au total entre 300 et 800 millions de dollars.
(voir BABY DOC / 16)


Page 14


Rendre justice au peuple

haitien, c'est encore possible !







Mercredi 2 Avril 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 10

Haiti-Boxe: soiree
La soiree internationale de boxe, qui devait
avoir lieu le 28 mars B Port-au-Prince, est reported au
19 avril en raison d'une blessure d'Edgar Sosa,
champion du monde mexicain mi-mouche du World
Boxing Council (WBC).
Selon Jacques Deschamps Fils, promoteur de
la soiree, le boxeur mexicain champion du monde est
victime d'une lesion au poignet gauche l'empechant
de d6fendre son titre. II a annonce du meme coup
l'absence du boxeur haitien Nicholson Poulard, qui a
d6clare forfait en raison de son indisponibilit6 en regard
du calendrier.
I1 est remplac6 par un autre Haitien du nom
d'Anthony Goodrige, ayant un palmares de neuf
victoires et une d6faite, qui affrontera le Dominicain
Aneudis Marte.
En plus du changement op&r6 dans le
calendrier, Jacques Deschamps a rv66l que le nom
du panam6en Eduardo de la Cruz avait kt6 ajout6 B la
liste des boxeurs qui 6tait incomplete.


internationale de boxe ajournee au 19 avril
Entretemps, Roy Van Putten, vice-pr6sident devenir l'un des leaders de la Caraibe >,
du WBC et president de la federation caribeenne de Van Putten. Le vice-president de la WB(
boxe (CABOFE) a effectu6 une visite dans le pays faire l'arrangement n6cessaire pour qu
afin d'6valuer la capacity reelle Haiti pour recevoir la Conference de boxe de la zone
l'organisation de ce championnat du monde inedit. enjuillet prochain.
Pendant sa visite de deux jours, il a realis << L'un des premiers objectifs d
des seances de travail avec les membres de la d'offrir cette discipline B la jeuness
commission organisatrice du championnat. Tous les sp6cialement auxjeunes qui vivent dan
dispositifs sont fin prets pour la soiree du 19 avril et qui peuvent utiliser la boxe comm
prochain, a dit Van Putten. Haiti est capable ameliorer leur condition sociale a conc
d'organiser cet 6vinement > un de la CABOFE.
< C'est la premiere fois depuis 19 ans qu'un Cinq combats de differents niv
pays de la Caraibe va accueillir un championnat du l'affiche lors de cette soiree internatio.
monde. Haiti est parmi les derniers pays i avoir rejoint prevue pour le 19 avril 2008 au Karibe
la WBC qui compte 161 membres. Je suis heureux Center.
pour vous d'avoir la chance d'organiser un tel Le Mexicain Edgard Sosa affro
championnat >, a-t-il ajout6. Panam6en Carlos Melo (Shangai).
Plus loin, il a souhait6 que les meilleurs participants seront Ricardo Cordoba Vs
boxeurs haitiens faisant carriere B l'6tranger viennent Lopez, Eduardo de la Cruz Vs Anthony G
unjour disputer des matchs dans le pays. < Haiti peut Cerrud Vs Angel Granados.


a assure Roy
C a promis de
'Haiti puisse
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Page 15









A OUI DE DROIT !


Mercredi 2 Avril 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 10


Rendre justice au peuple haitien,


c'est encore possible !


(BABY DOC ... suite de la page 14)
L'enjeu est done avant tout symbolique. I1 est aussi
imminent puisque les autorit6s suisses ont pr6cis6 qu'il
s'agissait de la derniere mesure de blocage dans le
dossier Duvalier et que, pass le d6lai de douze mois
(en aouit 2008), elles seraient contraintes de remettre
cette somme a la famille Duvalier. Nous sommes,
aujourd'hui, a cinq mois de cette 6ch6ance et il est
encore temps d'empecher cette restitution scandaleuse.
Les autorit6s publiques d'Haiti, sur lesquelles les
mouvements sociaux et les associations de droits
humains doivent faire pression, ont un role determinant
a cet 6gard puisque la Suisse aurait 6puis6 tous les
moyensjuridiques a sa disposition.

Une action judiciaire lance a Haiti : une
condition n6cessaire au rapatriement des avoirs de
Duvalier
Apris l'6chec de la premiere procedure
d'entraide judiciaire 1|6 qui est la condition pour le
rapatriement des biens mal acquis I l'Etat, il faut a
present une nouvelle requete d'Haiti fondue sur des
crimes qui ne sont pas encore prescrits (crimes contre
l'humanit6, violations graves des droits humains). En
effet, les infractions patrimoniales de Duvalier
(d6tournement de l'argent public) vis6es par la
premiere demande d'entraidejudiciaire sont prescrites
car elles ont 6t6 commises il y a plus de dix ans. Par
consequent, la procedure d'entraide judiciaire ayant
abouti au rapatriement des avoirs d'Abacha (Nigeria),
Marcos (Philippines) et Fujimori (P6rou) ne peut plus
etre utilis6e dans l'affaire Duvalier. Heureusement,
nous ne partons pas de z6ro car des proces contre
Duvalier pour des crimes de cette nature ont d6ja 6t6
intents dans diff6rents pays : aux Etats-Unis en 1987
et en France en 1999. Dans ce dernier cas, la plainte
avait 6t6 rejet6e car la qualification de << crimes contre
l'humanit >> ne pouvait pas s'appliquer a des faits
ant6rieurs a 1994, date de l'entr6e en vigueur du
Nouveau Code p6nal frangais qui d6finit formellement
les crimes contre l'humanit6 |7|.. Bien que cette plainte
ait 6t6 rejet6e par lesjuges francais |8| cette initiative
frangaise peut consid6rablement faciliter le travail de
la justice haitienne car les faits de torture d6nonces
dans la plainte pourraient etre utilis6s pour fonder en
partie une nouvelle requete d'Haiti. Toutefois, le
soutien des autorit6s politiques haitiennes a cette action
reste un 616ment crucial pour augmenter les chances
de r6ussite de la restitution des avoirs de Duvalier. II
est done important que la soci6t6 civile haitienne et
internationale m6diatisent au maximum cette affaire
pour faire pression sur elles et aussi sur d'autres pays
confronts a des cas similaires. En 2008, les fonds de
Mobutu bloqu6s en Suisse risquent 6galement d'etre
restitu6s a sa famille. Rappelons aussi qu'en France,
la F6d6ration des Congolais de la diaspora (FCD),
Sherpa, Survie et la plate-forme Paradis fiscaux et
judiciaire ont lance une petition pour la restitution des
biens mal acquis aux populations spoli6es du Tiers-
monde 191

La n6cessit6 de r6viser la loi suisse
d'entraide judiciaire en matiere p6nale et de ratifier
la Convention des Nations unies contre la
corruption
Bien que la Suisse affirme avoir 6puis6 toutes
les voies de recours pour bloquer les avoirs de
Duvalier, sa responsabilit6 ne doit pas pour autant etre
6cart6e. Les cas Duvalier et Mobutu constituent des
arguments solides pour pousser le l6gislateur suisse a
reviser la loi de 1996 sur 1' entraidejudiciaire en matiere
p6nale afin de faciliter le rapatriement des biens mal
acquis des dictateurs aux populations. En effet, le
principe pos6 par cette loi est que la saisie et la
restitution des biens, par le biais d'une entraide
judiciaire, ne sont possibles que lorsque les autorit6s
comp6tentes de l'Etat requ6rant (Haiti dans le cas
d'espice) d6cident de prendre des mesures concrites
en vue d'une procedure p6nale et demandent
officiellement I l'Etat requis (Suisse) sa cooperation.
Autrement dit, si 1'Etat requ6rant ne parvient pas a
prouver l'origine frauduleuse des biens ou des fonds
qui se trouvent dans l'Etat requis, alors l'Etat requis
ne peut donner suite a la demande de restitution des
fonds de l'Etat requ6rant. Ce qui entraine le d6blocage
de ces biens ou fonds au profit de la personne accuse
de d6tournement. Dans les faits, cette loi revient done
r r6compenser les dictateurs, comme Duvalier ou
Mobutu, qui ont affaibli l'autorit6 judiciaire de leur
pays. De l'avis de Paul Seger, B la tete de la direction
du droit international public du D6partement f6d6ral
des affaires 6trangeres en Suisse, cette loi comporte
< une lacune juridique choquante >. Dis lors, sa
revision est n6cessaire pour les prochaines restitutions.
I1 est n6cessaire 6galement que la Suisse et les autres
pays du Nord ratifient la Convention des Nations unies
contre la corruption entr6e en vigueur le 14 d6cembre
2005 (la moiti6 des pays du G8 ne l'a toujours


ratifi6e |10| !). Cette convention est le premier
instrument international contraignant pour les Etats :
elle consacre la restitution des avoirs d6tourn6s aux
Etats au rang de principe fondamental du droit
international (article 51). En vertu de cette convention,
les Etats doivent aussi s'assurer que les lois sur le secret
bancaire n'empechent pas les enquetes sur les avoirs
d6tourn6s (article 40). Le secret bancaire n'est done
plus tenable car il empeche, entre autre, l'identification
des sommes d6tourn6es par les dictateurs et constitue
done un obstacle a leur restitution aux peuples victimes
de ces dictatures, peuples desquels on exige ensuite le
remboursement des dettes contract6es par ces
dirigeants.

L'annulation totale et inconditionnelle de
la dette ext6rieure publique d'Haiti : une exigence
d'ordre moral et 6conomique
En septembre 2007, la dette externe publique
d'Haiti s'l6evait a 1,54 milliard de dollars 11l]. Afin
d'obtenir l'all6gement de sa dette au titre de l'initiative
PPTE, le pays a applique toutes les mesures n6o-
lib6rales pr6ones par la Banque mondiale et le FMI.
Pourtant, il est fort probable que le point d'achivement,
pr6vu en septembre 2008, soit repouss6. Ce qui
entrainerait des consequences encore plus d6sastreuses
pour la population haitienne. En effet, l'initiative PPTE
a d6ej un impact n6faste sur les pays concerns car
elle ne fait que renforcer l'ajustement structurel et vise
seulement a amener la dette globale a un niveau
< soutenable > selon les criteres du FMI 1121 La
consequence immediate est que l'Etat haitien devra
encore consacrer une part importante de son budget
au service de la dette : 44,5 millions de dollars
suppl6mentaires dus aux institutions multilat6rales
(principalement a la Banque mondiale et a la Banque
Interam6ricaine de D6veloppement), soit 26% des
d6penses de sant6. I1 faut encore rajouter les 11,4
millions de dollars du service de dette bilat6rale !
L'autre consequence est que Haiti reste sous la coupe
des institutions financieres internationales en
poursuivant la logique mortifire de l'initiative PPTE
et ce, malgr6 le rapport du Bureau d'6valuation
ind6pendant du FMI rendu en avril 2007 1131, qui met
en evidence l'impact n6faste des conditionnalit6s
imposes par le FMI sur les droits 6conomiques et
sociaux des populations du Sud. Selon ce rapport, les
trois-quarts des aides revues par les pays sont allou6s,
sur injonction du FMI, au remboursement de la dette
ou conserves en reserve. Pour briser ce m6canisme
infernal et assurer les besoins humains fondamentaux
des Haitiens, l'annulation immediate de la dette
haitienne s'impose. En effet, pour le CEPR (Center
for Economic and Policy Research) comme pour le
CADTM, rien ne justifie que cette annulation ne soit
pas accord6e dis maintenant 141 Haiti est l'un des
pays les plus pauvres de la planete avec 76% de taux
de pauvret6 et une esp6rance de vie qui ne d6passe
pas 53 ans. Les institutions financieres internationales
dirig6es par les Etats-Unis 1151 ont une responsabilit6
majeure dans cette catastrophe sociale puisque, entre


2001 et 2004, le FMI et la Banque mondiale ont
interrompu toutes leurs aides financieres a Haiti. Or,
il est aujourd'hui de notorikt6 publique que cette
suppression de l'aide faisait partie des plans du
gouvernement am6ricain, qui cherchait d6lib&r6ment
a d6stabiliser, puis a renverser, le gouvernement Olu
d' Haiti. Comme l'a soulign6 Jeffrey Sachs, 6conomiste
et ancien conseiller aupris du FMI et de la Banque
mondiale, << les dirigeants am6ricains avaient
parfaitement conscience du fait que l'embargo sur
l'aide entrainerait une crise de la balance des
paiements, une pouss6e de l'inflation et l'effondrement
du niveau de vie, qui a leur tour viendraient alimenter
la rebellion [contre le Pr6sident Aristide]. > Mais ces
memes cr6anciers n'ont pas h6sit6 a soutenir
activement la dictature des Duvalier. A la chute de
BMb6 Doc en 1986, la dette externe du pays 6tait
6valu6e a 800 millions de dollars, soit a peu pris
l'6quivalent de la fortune du clan Duvalier...

L'audit de la dette : un outil A la disposition
des mouvements sociaux haitiens pour fonder
juridiquement la repudiation des dettes odieuses
et ill6gitimes et poursuivre les responsables
Ce report du point d'achivement de
l'initiative PPTE montre que les mouvements sociaux
ne doivent plus rien attendre des institutions financieres
internationales et devraient se saisir de l'audit de la
dette pour lgitimer la repudiation des dettes ill6gitimes
et odieuses et ainsi s'affranchir de la mainmise du FMI
et de la Banque mondiale. Apris avoir analyse
l'6volution de 1'endettement de 1'Etat, les mouvements
sociaux d'Haiti pourront ais6ment fonder la
repudiation de nombreuses dettes publiques externes
en utilisant des arguments juridiques comme la
doctrine de la dette odieuse 1161. En effet, la dette
haitienne r6unit les trois criteres de la dette odieuse :
absence de consentement de la population (du fait de
la dictature des Duvalier), absence de b6n6fice pour
la population (en raison des d6tournements massifs
de l'argent public par les Duvalier) et connaissance
de ces deux 616ments par les cr6anciers. Nul doute que
ce dernier critere est rempli car les cr6anciers
connaissaient parfaitement la nature du regime de
l'6poque. Les prets accords par ces derniers
r6pondaient, en effet, a des considerations
g6ostrat6giques et constituent une grande part de la
dette qui pise aujourd'hui lourdement sur la population
d'Haiti. En 2007, les principaux cr6anciers sont la
Banque mondiale et la Banque inter-am6ricaine de
d6veloppement qui ensemble d6tiennent 78,5% de
cette dette publique externe Leur responsabilit6 est
6vidente et l'audit de la dette reste le meilleur moyen
pour 6tablir pr6cis6ment leur role dans cet endettement
ill6gitime. L'audit pourra ainsi d6boucher sur des
actions enjustice contre ces cr6anciers dans la mesure
oit ils se sont rendus complices de violation de droits
humains. Soulignons que la Banque mondiale n'est
pas couverte par l'immunit6 de juridiction comme les
autres institutions de 1' ONU .


Page 16


MIAMDAD


LEGAL ANNOUNCEMENT OF BIDS
MIAMI-DADE COUNTY
MIAMI, FLORIDA

Miami-Dade County, Florida is announcing the availability of bids, which can be obtained through
the Department of Procurement Management (DPM), from our Website:
www.miamidade.gov/dpm. Vendors may choose to download the bid package(s), free of
charge, from our Website under "Solicitations Online". Internet access is available at all
branches of the Miami-Dade Public Library. It is recommended that vendors visit our Website on
a daily basis to view newly posted solicitations, addendums, revised bid opening dates and other
information that may be subject to change.

Interested parties may also visit or call:

Miami-Dade County
Department of Procurement Management
Vendor Assistance Unit
111 NW 1st Street, 13th floor,
Miami, FL 33128
Phone Number: 305-375-5773

There is a nominal non-refundable fee for each bid package and an additional $5.00 handling
charge for those vendors wishing to receive a paper copy of the bid package through the United
States Postal Service.

These solicitations are subject to the "Cone of Silence" in accordance with County Ordinance
No. 98-106.








Mercredi 2 Avril 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 10


CORRUPTION


Abandonnera-t-on a Baby Doc


les derniers millions ?


Page 17


MIAMI, 9 Mars Le problime va se poser
a nouveau bientot, dans environ 5 mois : Comment
continuer a bloquer les plus de 3 millions de dollars
que Jean-Claude Duvalier ne puisse les r6cuperer des
banques suisses ? C'est l1, du moins officiellement,
ce qui reste des plus de 300 millions de dollars que
le tyran haitien, renvers6 le 7 fWvrier 1986, et ses
complices ont d6tourn6 du tresor public haitien.
Le gel des fonds a kt6 renouvel6 plusieurs
fois djha par le gouvernement federal helv6tique. Tout
recemment a la demande du president haitien Rend
Preval lui-meme.
Mais l'actuel blocage est le dernier que
permet la loi aux autorites suisses. Dans 5 mois, une
decision plus definitive devra etre prise. Et les avocats
de Baby Doc attendent tranquillement ce moment.
Le seul moyen d'empecher Duvalier de
remettre la main sur le magot, c'est une poursuite
judiciaire officiellement engagee par l'Etat haitien
pour d6tournement de fonds de la caisse publique.
Facile a dire. Mais, nous explique-t-on, une
action judiciaire en bonne et due forme n6cessite des
preuves et celles-ci, les complices du dictateur qui
ont continue a exercer le pouvoir pendant plusieurs
annees apris sa chute, se sont empress6s de les faire
disparaitre.
Rappelons que plus de 20 ans se sont
6coules depuis le 7 fWvrier 1986. Et de plus qu'il
existe ce qu'on appelle la prescription. Autrement
dit, tout ce qui n'a pas kt6 r6clam6 peut rester en
possession de qui le d6tient.
Mais les lois helv6tiques ont 6volu6 aussi
entre-temps sous la pression de la society civile. Et
cette situation ennuie profond6ment les autorites


suisses au nom de la morality publique.
Aussi il y a deux ans, elles avaient propose
que les fonds soient en quelque sorte partag6s entre le
dictateur et 1'Etat haitien.
Mais les avocats de Duvalier, sachant les
difficulties que l'Etat haitien a non seulement a reunir
les preuves n6cessaires, mais aussi a disposer d'une
juridiction moralement comp6tente, ont refuse le deal.
Quelque immoral qu'il aurait 6td dejh ...
Le dernier gel a 6t6 obtenu aussi grace a
l'intervention dans le dossier de deux anciennes
victimes de la dictature Duvalier qui avaient obtenu
devant les tribunaux de Miami (Floride) le droit a des
reparations. Ils ont done demand le blocage au nom
de la violation de leurs droits de citoyen.

La Suisse attend une poursuite judiciaire
pour d6toumements avec preuves A l'appui ...
Mais lajustice helv6tique ne peut prendre une
decision definitive sans une poursuite judiciaire pour
d6tournements avec preuves a l'appui.
Or cette question traine depuis deux
d6cennies. Les gouvernements haitiens se suivent.
Quand ils sont d6mocratiquement 6lus, ils ont trop
d'autres chats a fouetter.
Quand ils arrivent par un putsch, directement
ou non, on les soupponne de favoriser au contraire les
ambitions de l'ancien dictateur exile I Paris.
Par exemple, le dernier regime interimaire
(2004-2006) qui a succdda au second renversement
d'Aristide, a ouvert largement les portes aux emissaires
de M. Duvalier qui en ont profit pour mener une
campagne de relations publiques en sa faveur dans un
pays oh les trois quarts de la population n'ont pas


plus de 25 ans, done n'ont qu'une vague idWe des
horreurs qui ont 6t6 perpetrees par un pouvoir qui a
fait pas moins de 30.000 morts et qui a 6t6 qualifi6
par la grande presse americaine de << cleptomane. >>
Aujourd'hui force est de reconnaitre qu'il
ya plus d'efforts en Suisse pour empecher Baby Doc
et ses complices de remettre la main sur ce reliquat
meme symbolique de la fortune d6tournde que nous
en voyons en Haiti.
En effet, des organisations des droits
humains et ONGs de la society civile se mobilisent
l1-bas pour prevenir le denouement redout6.
Recemment nous avons diffuse une lettre
ouverte au president haitien de la part de ces
organisations.
Que fera le gouvernement haitien ?
Dresser passivement le constat que les
complices de Duvalier qui lui ont succeda au pouvoir
ont fait disparaitre toutes traces des filieres qui ont
6t6 utilisees pour l'evasion des fonds ?
Ou ouvrir a nouveau l'investigation. Ce qui
suppose une grande volont6 politique. Mais d'abord
un travail professionnel et beaucoup de courage car
les complices des Duvalier ont toujours des antennes
tris solides dans la society haitienne.
Et puis Haiti n'est pas devenue moins
corrompue apris le 7 fWvrier 1986.
Mais la seule chose qu'un gouvernement
haitien d6mocratiquement 6lu, et qui se respecte, ne
saurait faire : c'est rester les bras croises alors que
s'approche l'6cheance fatale oh Baby Doc n'aurait
qu'a se baisser pour ramasser les derniers millions.
Ca, l'histoire ne l'absoudra pas.
Mdlodie, 103.3 FM


De la fin aux trousses au reveil national

Par Gabriel NICOLAS. Ph. D. & Dr. Camille D. SYLAIRE


Chaque citoyen en eveil se doit de fortifier,
notamment en period de crise, un attachement profond a
la nation et surtout a son devenir. Pour notre part, face aux
questions soulevees par l'impuissance d'un pouvoir d'Etat
dephase, incapable de relever les defis poses par une
situation de famine, nous proposons trois essais pour etayer
notre argumentaire.
Dans le premier article intitule : 6 De lafaim aux
tripes ), nous nous sommes appesantis sur deux aveux
presidentiels d'impuissance a plus de 25 ans d'intervalle,
soit le constat d'incapacite dressed par Jean-Claude
DUVALIER en aoft 1982 et celui impute a l'actuel
President en fevrier 2008. Le deuxieme essai qui a pour
titre : ( De lafaim aux tripes a lafin aux trousses ), nous
a permis de mettre en exergue le sens profond de
l'entrelacement de ces deux declarations a la crise haitienne
de nation, particulierement au regard de nos difficulties
structurelles contemporaines. Finalement, ( De lafin aux
trousses au riveilnational s'approprie le fond systemique
des aveux presidentiels, pour souligner l'impossibilite
d'orchestrer une sortie de crise a partir des pratiques
oligarchiques dominantes, par la tangente des politiques
publiques neoliberales. D'ou 1'urgence d'un reveil national.
Cette crise de society qui est d'abord celle du
systeme social oligarchique, les maitres d'oeuvre du regime
autocratique d'alors ne la voyaient pas venir au debut des
annees 1980, tandis que de nosjours les tenants actuels du
pouvoir s'imaginent qu'elle est en grande partie revolue.
Ces deux regards embues, sur deux moments distincts et
decisifs de la crise, se croisent dans la recherche de solutions
aux problemes souleves ou aggraves par 1'application sans
nuance de politiques economiques neoliberales, comme
dictees de l'exterieur.
Ceci nous permet de mettre en lumiere deux ordres
de realities, I'un refere a la nature structurelle de nos
difficulties et l'autre renvoie au caractere neoliberal des
politiques publiques adoptees en la circonstance.
0 La crise haitienne contemporaine revele sa vraie
nature lorsqu'on la place dans le contexte de
1'epuisement du systeme social traditionnel
oligarchique. Cette reality structurante conditionne, du
debut des annees 1980 a ce jour, les diverses crises
sectorielles et conjoncturelles qui se succedent sur
1'echiquier national. C'est done a l'interieur d'un tel
mouvement de fond qu'il convient de situer tout aveu
d'impuissance emanant d'un pouvoir qui fonctionne
objectivement en tant que faire-valoir des interets
antinationaux de cartels oligarchiques locaux.
0 L'orientation aveuglement neoliberale des
politiques publiques appliquees en Haiti des les annees
1980, s'est parfaitement accommodee a la pesanteur
sur la vie commerciale et financiere du pays de
puissants consortiums d'affaires qui operent en pavillon
masque, dans un champ mine et a contresens des
principes elementaires de l'entreprenariat moderne,
tels : la production, la competition, la transparence, le
gout du risque, I'esprit d'ouverture et d'innovation.


Ainsi, il faut bien saisir que tous les aveux
d'impuissance, aboutissement logique des annees
d'errements de politiques publiques steriles car inadaptees,
interpellent tous les miroirs aux alouettes utilises pour
donner un second souffle au system social traditionnel en
place, dont les trois principaux sont de nature economique,
sociale et politique.
L'illusion economique de sortie de crise fut relayee
chez nous en force a partir de 1986 par une equipe de
technocrates, de competences tries inegales et gravitant
autour de 1'economiste Leslie Delatour, en tant que
conseillers-promoteurs embusques dans l'Executif
d'Etat, d'ou ils tirent les ficelles du system financier.
Ce cenacle d'interets s'est acharne contre toute
consolidation d'un projet national alimente par
l'agriculteur haitien, base sur la production locale de
richesse. L'important pour eux, c'est l'argent-en
poche, d'ou qu'il vienne, sans souci de production, car
les biens et les services viendront de n'importe ou, a
quelque soit le cout. Cette deviation du jugement
economique allait contribuer a tenir en otage notre
capacity locale de production, en marginalisant nos
producteurs virtuels et reels. Cette approche tiree des
prescriptions neoliberales, fait fi de 1'importance sui
generis du processus de production qui constitue
pourtant le socle historique concret de 1'accumulation
du capital et, partant, de la richesse des nations
modernes.
L'illusion sociale de sortie de crise est solidaire de
la forfaiture economique susmentionne dans la mesure
ou 1'evacuation des activities de production, comme
principe fondateur de progress en society, ouvre la voie
a toutes les mesaventures sociopolitiques. Un fait
d'evidence : depuis plus de 20 ans, I'acteur populaire
fait preuve d'une presence inedite sur la scene politique
du pays. Aussi, les divers responsables politiques
d'orientation populiste ont-ils profit de l'aubaine,
notamment a partir de 1994, pour mettre en place un
scenario de r coup de peuple > et de conservation du
pouvoir, appuye sur la clientelisation et la mobilisation
sur commande d'une jeunesse frappee d'exclusion,
habitant les quartiers defavorises. Une telle inclusion
partisane et anarchique, par o l'argent dans les
poches ), de jeunes desherites, aux depends
d'initiatives realistes de formation professionnelle
ouvrant la voie au travail productif, tient en otage toute
possibility d'integration reelle dans la society de ces
jeunes sacrifices. Or, la populace clientelisee et aux
ordres, developpe des reflexes d'alienation qui ne
rappellent en rien le comportement empreint de dignity
du peuple national producteur souverain. Dans cette
perspective, toute remise en cause de nature populiste,
done superficielle du statut quo, degenere en tohu-bohu
institutionnalise, necessitant une remise en ordre ferme
et concertee, en vue d'assurer une remise en cause
reelle du system social traditionnel en bout de course.
L'illusion politique de sortie de crise s'exteriorise


a partir de la vision de courte vue d'une democratic
tributaire d'un montage juridico-institutionnel artificiel.
En tant que tel, elle accommode et conforte les
tenebreuses velleites centralisatrices des eternels
apprentis sorciers de l'autoritarisme. De toute evidence,
le vieux mariage reussi entre le pouvoir politique et
I'oligarchie se consomme tellement mieux dans le lit
de la centrality etatique au Palais National. Plus
l'Executif d'Etat se complait dans le rl1e de cinquieme
roue au carrosse de l'oligarchie, plus les fruits de
l'accouplement sont amers pour le peuple. Ainsi, la
decentralisation effective, cadre par excellence des
conquetes democratiques non figuratives, reelles, se
trouve egalement pris en otage.
De 1982 a nos jours, la crise haitienne deroute
aussi bien les gouvernants reputes madres que les politiciens
les plus malins. Bien enchasses dans leurs pratiques
d'illusionnistes, ils sont t6t ou tard, d'une maniere ou d'une
autre, reduits a l'impuissance. Cette impuissance, au-dela
d'un formalisme democratique a la mine empruntee, traduit
l'incapacite du vieux system social oligarchique en crise,
d'integrer : a la vie economique nos vrais producteurs locaux
(hommes et femmes) ; a la force de travail les nouveaux
agents sociaux de souche populaire ; a la dynamique locale
participative les nouveaux acteurs politiques des collectivites
territoriales, en mal de decentralisation et d'epanouissement
veritables. Voila, d'un trait de plume, la toile de fond sur
laquelle se tissent toutes les impuissances presidentielles
contemporaines, parfois revelees, souvent etouffees, mais
toujours tragiques.
Meconnaissant les lemons de la grande histoire des
peuples, la plupart de nos dirigeants en repetent les erreurs
en assautant puis en grant comme a l'accoutumee ce qui
reste de ce vieux module de pouvoir, oubliant ce faisant
qu'en period de crise profonde, il n'y a pas de pouvoir a
prendre, mais un pouvoir d'Etat a construire
meticuleusement. Ainsi, ils ont echoue et continueront a
barboter dans l'impuissance, aussi longtemps qu'ils se
croiront mandates non pas pour innover, mais plut6t pour
enfiler les oripeaux du vieux system oligarchique.
C'est un truisme d'affirmer que certaines
accointances sociales ont souvent reussi a rendre nos
dirigeants politiques moins sensibles aux dures realities de
l'existence du gros peuple. Aujourd'hui, tout comme hier
du reste, il ne faut surtout pas s'attendre a ce que ces derniers
mettent reellement fin a la faim aux tripes, car pour ce faire,
il aurait fallu qu'ils consentent a scier volontairement 1'arbre
de duplicity sur laquelle ils sont perches.
Alors ? Une alternative concertee et drastique a
l'ordre oligarchique branlant, est en attente de naitre.
(Euvrons au reveil national.

Gabriel NICOLAS, Ph. D.
&
Dr Camille D. SYLAIRE

Fin.









Page 18



C1 c| L| Il SI S E


Mercredi 2 Avril 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 10


T^II *iTvJ II' MibU


Allez de CLISSE a TRAIRE, en utilisant des mots du du vocabulaire
frangais, et ne changeant qu'une lettre par ligne.


Solutions de la
semaine passe:

MEN HIR

ME NTES



PO STE S
_IE IEI


Solutions de la semaine passe:

EAR M E N I E E H ZE K X U

SE 1 \/ I L N / NLJ I I A
N S/I0 E L D U1 YC T I Q I
A L I IA US UO N N U1 N
M 0 G LE E R R L
U \/ D O U LP D NH N EG A I I
O0 EA 1P L S E LAU1 E RNH U R
RLN N NQ
E I A Y JU NSPS/ _U \/ E N
DEC A I F G L T H SD N H 0
E PR K TL G TEUSR C _H
U ,F AYU/ NS I UZ D I T Y
SPKBESLO V A Q U IEB


HORIZONTAL
1. Mot sanscrit pour "demeure des
neiges" 2. Proposition -
3. Lait ferment 4. Raide Cesium -
5. Grande ville d'Am6rique Pronom -
6. Pas I bas 7. D6p6t de cendres -
8. Dieu grec, fils d'Eos.
VERTICAL
1. Nazi tu6e Prague -
2. Prodigieux C'est a dire -
3. Museaux de porcs 4. Pied de vigne -
5. Tuer 6. Distrait Irridium -


7. Joueur de foot americain -
8. Stellaires.


e lodie
103.3 fm


5h00-6h30 Bon Reveil en musique

6h30-7h00 Au Pipirit chantant
journal creole avec Louini fontal

7h00-9h00 Melodie Matin avec Marcus
Informations, Interview, Anecdotes, Humour,
Analyses
Nos Chroniques:
L'Editorial de Marcus
Au Quotidien avec Elsie
La Chronique Litt6raire avec Dominique Batraville
Les Sports avec Mario Bareau
Les Invites du Jour
M61odie Matin chaque samedi est anim6
par Fequiere Raphael

10h-Midi Le disque de I'Auditeur
animation James Prddvil

12:00-12h30 LeMidi
informations avec Laury Faustin

12h30-2h00 Lady Blues avec Elsie
Jazz, Blues, Swing, Ragtime

2h00- 3h00 C'est si Bon en chansons...
Emission de chansons francaises

3h-5hpm Le Bon Vieux Temps
Retro-Compas
avec Doc Daniel et Captain Bill

5h00 Le Journal de 5 heures
avec Villette Hertelou

7h-8h30 AmorySabor con Luciani

8h30-9hoo Soir Informations

9h00 10h30 Notre Grand Concert
Lun. & Mer.: L'heure classique
Mar. & Ven.: Turgot Theodat tient I'antenne
Jeu. & Dim. : Jazz at Ten
Judy Carmichael regoit ses invites


9h00etaudelA


Cavaliers, prenez vos dames
(Samedi) 50 ans de succ6s populaires haitiens


7 oeoace


c 'e" ftaeu tt ese Wa4c e/e /


En Bref... (suite de la page 2)
permis de lui tendre le piege. Arrive au lieu de rendez-vous, plusieurs hommes arms en
embuscade l'avaient intercepted avant de le conduire vers une destination inconnue.
Les kidnappeurs reclamaient une rancon de 50.000 dollars americains en change de sa
liberation, selon le commissaire Moreau.
Apparemment en bonne sante au moment de sa liberation, Michel Eduardo Ednerson a ete
durant sa sequestration ligote et contraint de rester avec un sac noir sur la tete.
Aucune arrestation n'a etC effectuee, les ravisseurs ayant tous eu le temps de s'enfuir.
Par ailleurs, le chef de la police de Petion-Ville a annonce que la dame enlevee dans la nuit de
mercredi ajeudi a Thomassin (banlieue est) etait encore aux mains de ses ravisseurs vendredi
soir. Le gardien de la residence ciblee avait ete tue lors de ce rapt particulierement violent.
Tout en appelant la population a la vigilance, le commissaire souligne que la police continue a
traquer les bandits impliques dans le kidnapping.
Pres d'une centaine d'enlevements crapuleux ont ete enregistres en Haiti au cours des trois
premiers mois de l'annee, si l'on se fie aux chiffres fournis par la Police Nationale et la
Mission de stabilisation de I'ONU (MINUSTAH). Cependant, beaucoup de cas ne sont pas
signals aux forces de l'ordre par crainte de represailles.

Festival<< CulturElles>>
Du 3 au 30 avril 2008, 1'Institut Francais d'Haiti, le reseau des Alliances Francaises, le
Ministere a la Condition Feminine, la Delegation de la Commission Europeenne, et l'Agence
Canadienne pour le Developpement International organisent la troisieme edition du Festival
<>.
Dans cette perspective, vous etes cordialement invites a une conference de presse, a l'Instiut
Francais d'Haiti, animee par la Ministre a la Condition Feminine, les representants de la
Commission Europeenne et de la Commission Canadienne et le Directeur de l'Institut Francais
d'Haiti, le mardi ler avril 2008, 10h30 am.
Au cours de ce festival CulturElles, entierement consacre aux femmes "nous nous faisons un
point d'honneur a rendre hommage chaque annee a une femme. A la premiere edition, nous
avons honored Viviane Gautier, la deuxieme edition a ete consacree a Toto Bissainte et cette
annee nous voulons particulierement rendre hommage a trois femmes excellentes Aminata
Traore, Christiane Taubira et Michele Montas."


Loi portant privileges accords aux Haitiens d'origine jouissant d'une
autre nationality et a leurs descendants.
LE MONITEUR
JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE D'HAITI
157-me annee No 65 Port au Prince Lundi 12 Aoft 2002

Considerant l'apport considerable des Haitiens d'outre-mer a l'economie nationale par l'aide
reguliere qu'ils fournissent a leurs parents vivant en Haiti, par leur participation et leur
implication dans la realisation d'oeuvres a caractere humanitaire et social dans les regions les
plus defavorisees du pays;
-Considerant leur importante contribution l'enrichissement du patrimoine culturel national tant
par 1'exercice de leurs talents que par leurs creations litteraires et artistiques rehaussant et valorisant
ainsi le prestige et le rayonnement du pays a travers le monde ;
Considerant que c'est sous la pression de circonstances historique particulieres qu'un grand
nombre d'Haitiens vivant actuellement a l'Etranger ont du, au cours des decennies 60-70 et 80,
fuir le pays a adopter, malgre leur attachement au pays et a la nation, une nationality stranger, et
qu'ils se trouvent, a leur retour, assujettis sans consideration aucune, a l'obtention du permis de
Sejour exiger de tout stranger ;
-Considerant qu'en raison de leur quality d'Haitien d'origine, ils peuvent etre, par privilege
special, dispenses de l'accomplissement de certaines formalities et ne plus etre assujettis a certaines
astreintes, telle l'obligation qui leur est faite par l'Article 30 du decret du 26 decembre 1978 sur
1'Immigration et 1'Emigration ;
Sur proposition du Ministre de Haitiens vivant a l'etranger, apres deliberation en conseil de Ministre,

Le Pouvoir Executif a propose et le corps Legislatif a vote la loi suivante :
Article 1. Tout Haitien d'origine jouissant d'une autre nationality et ses descendants sont:
a) Dispenses de visa Haitien pour entrer ou sortir d'Haiti ;
b) Dispenses de l'accomplissement des formalities du permis de sejours et du paiement des
taxes y afferentes;
c) Dispenses de l'accomplissement des formalities du permis de travail, du permis d'emploi et
du paiement des taxes y afferentes ;
d) Dispenses de l'accomplissement des formalities liees a la licence des strangers et du paiement
des taxes y afferente ;
e) Eligible tant a la fonction publique qu'au marche de 1'emploi, sauf dans les cas expressement
interdis par la constitution ;
f) Dispense de l'autorisation du Ministere de la Justice pour acquerir toutes proprietes
immobilieres ;
g) Autorise a acquerir en zone urbaine toute propriety immobiliere avec une superficie ne
depassant pas 3 ha 87, soit equivalent de (3) trois carreaux de terre ;
h) Habilites a jouir pleinement des memes droits sur la succession que tous les Haitiens;
i) Autorises, en cas de vente aux encheres par la voie paree, a se proclamer adjudicataire de
l'immeuble affected au paiement de sa creance et des declarations de commandes peuvent etre
faites en sa faveur ;

Article 2.- la present Loi abroge toutes Lois ou dispositions de Lois, tous Decrets-Lois ou
disposition de Decrets-Lois qui lui sont contraires et sera public et executee a la diligence des
Ministres des Haitiens vivant a l'Etranger, des Affaires Etrangeres, de la Justice, des Finances et
de l'Interieur, chacun en qui le concerne.


Lithuanie
Frnce
Slovaquie
Belgique
Suede
Ukraine
Coree du Sud
Slovenie
Suisse
Bulgarie
Armenie
Tchequie
Allemagne
Japon
Espagne
Angleterre
Finlande
Etats Unis
Russie
Canada
Hongde
Roumanie
Argentine
Afrique du Sud
Mexique
Holande
Inde
Bresil
Pakistan
Chine


S SCRABBLE
Arrangez les sept lettres ci-dessous
pour former un mot frangais

T M




A L


Solutions de la semaine passee
SORORAL


T RA I R E


no








Mercredi 2 Avril 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 10


ti Gout pa ti Gout ak Jan Mapou


JAN MAPOU
Jan lavi-a vini, n'ap pran-1 konsa
An nou pa bay tit nou anpil traka,
Nwi kb nou, vire lblby nou zanmi

Mapou, youn bwa ki wo e ki w6 lwen
Apa li ret byen pezib nan lanati
Plen lbt pyebwa k'ap plenyen van, tanpNt
Okontri li ri, li fi jwit ak sa.
Uit6 diswa, Mapou pa griyen dan

(Emmanuel W. VEDRINE)
Koleksyon : Pwezi abstrc
Ago!
MWsi anpil kouzen vedrine pou akostich-la.




BON ANIVESE

Bon, se youn lbt rekbt kafe. Bbn fit!
Onitman, nou swete ou bbn sante!
N'ap mande Bondye pou li gide ou,

An nou mande Granmit la sa chakjou
Nan tout bagay ou konte antreprann
Isiba, nan tout rakwen ou ka ye.
Veye priye, youn lbt sw6 nou swete.
Ed ou bezwen yo, Bondye konnen yo
Sil li menm kapab ba ou yo chakjou,
td pou kapab al ede lot mounn tou.

(Emmanuel W. VEDRINE)
okoleksyon pwezi abstr6>




Ochan pou Choublak

Kreyol

Alo !!
Alo Choublak Kreybl!!
Se mwenmenm
Kaptenn

Choublak!
Ou ban nou
Zil
Ou ban nou
Manm
Ou lave
Tit nou

Choublak Kreybl oh

Ou kore
Vanyans
Ansanse
Plezi
Foulaye
Pasyon

Di mwen non
Renn chantril
Nan ki basen
Ou te benyen
Nan kija
Ou te pranje
Ak ki flanm
Ou kanzo !!

Michel-Ange Hyppolite
(Kaptenn Koukourouj)
Manm Sosyete Koukouy Kanada


KAZAL 1969

Poutet youn zafi dlo
zotobre kont malere,
poutet ti nig fi sa l'kapab
gran nig fi sa l'vle,
poutet t6 peyizan nan Kazal
pajwenn dlo kbmsadwa
men t6 grandon wouze
jouktan li vin ayik,
zam chante
san koule
mas 1969.


Poutet taks pisept6
twb wo pou malere,
youn ti kochon byen gra
p~di gris anvan l'kuit.
Poutet pi gwo t'ap kraze pi piti,
zam chante
san koule
mas 1969.

Peyizan desandan Poloni
ak militan pwogresis,
fi zam chante
pou f6 respekte dwa yo,
pou dlo lajistis many koule Kazal.
N6 tonbe, neg leve,
nig mouri pa leve,
men vivan lespri yo,
men vivan memwa yo.
Listwa fi konnen,
bonkoujim liberasyon
te gentan simaye
anvan yo trepase.


Kiki Wainwright


M'AP SAVALOUWE NOU

Je casse les mots comme des tessons de bouteilles
pour que le ciel te dise "BONJOUR"
bonjour "MARLENE"
bonjour "GEPSIE"
bonjour "ERTHA"
bonjour "PHARAH"

Je casse les mots comme des tessons de bouteilles
pour que le ciel te dise "HONNEUR"
honneur "MANNO SANON"
honneur "KESNER PHAREL"
honneur "JAN MAPOU"
honneur "JOE METELLUS"

M'ap satiyet late ,m'ap satiyet lesyMl
m'ap satiyet le vwayMl, lekonsbn
m'ap satiyet tout fry nan bwa
m'ap satiyrt tout fry papye k'ekziste
m'ap satiyet tout sa mwen jwenn
pou m'savalouwe nou, m'ap savalouwe nou, m'ap
savalouwe nou

M'ap satiyet levwayMl, m'ap satiyet lekonsbn
Pou m'savalouwe nou, m'ap savalouwe nou
m'ap savalouwe nou san rete
youn bann fanm zetwal k'ap bay limy6
youn bann nig soley k'ap bay kouray
youn bann mounn k'ap bay lavi, lavi

M'ap savalouwe nou douvan papbt limanite
m'ap savalouwe nou douvan lannwit
m'ap savalouwe nou douvan lajounen
m'ap savalouwe nou, m'ap savalouwe nou

Nou fi lavi biljouk nan k6
nou fi papiyon vole san k6 sote
nou fi late kadanse
nou f6 soley leve tout kote nou ye

M'ap savalouwe nou
m'ap savalouwe nou
m'ap savalouwe nou
m'ap savalouwe nou

Andrd Fouad
Powkm sa-a powt Andrd Fouad te konpoze-l pou li
salouwe pksonalite 6ganizasyon Celebrity Club
t'ap onore 22 Mas 2008 nan Bokaratonn, Florid,
oditory6m FA U.




"MORNE ROUGE"
Ak :Michel-Ange Hyppolite

Morne Rouge se istwa youn fanmi ki t'ap viv
andeyb, men ki te gen anpil bil rev pou pitit yo epi
pou peyi yo. Alaverite, timounn yo te grandi epi yo te
fi loni fanmi-an. Anfit, tout istwa-a dewoule apati
vivasyon Ti Dodo, madanm li, Rozana epi de pitit
gason li yo: Monpetit ak Marius.
Pandan tout long istwa-a, ki dewoule nan
266 paj, ote-a pa tejanm manke youn okazyon pou li
kritike sosyete peyi Ayiti a nan dives asp6 devlopman
li: sosyal, politik epi ekonomik Konsa, ote-a, Jean
Angrand, te pran san li pou li detaye dives konpbtman
mounn ki ap viv nan sosyete lakay-la nan ka lanmb,


enpbtans yo bay vodoun ak sou fason dives mounn
nan peyi-a aprann viv younn ak lot nan moman difisil
kou nan bon moman.
Youn mounn ki te fit epi grandi Ayiti ka li
liv la ak lide pou li rafrechi lizy6 kiltirel-li, epi mounn
ki pa vriman konnen Ayiti yo vajwenn anpil ajisman
anndan liv-la, Morne Rouge, pou yo dekouvri vivasyon
nou kbm pip ki gen kbd lonbrit nou nan vivasyon peyi
mounn nwa nan kontinan afriken-an.
Nan Morne Rouge, Jean Angrand rakonte
nou youn istwa, men tou li pote vizyon pa li sou kalite
lavi li ta renmen w6 anndan peyi-a. Nou kab di istwa-
a dewoule sou de teren. Younn, se kote 2 nan akt6-
yo, Ti DoDo ak Rozana ap pale sou pwbp lavi yo ak
tout franchiz. Yo te pale sou ere yo te f6 ak sou reyisit
yo, men tout detay sa yo t'ap pase pandan yo ap viv
nan . Nan sans sa-a, ote-a tabli youn
rapb dirik ant sa ki ap pase sou latW, nan mitan vivan
yo ak sa ki pase nan peyisanchapo. Konsa, nou santi
Rozana ak TiDodo te vin tounen de lot mounn ki ta pe
cheche mwayen pou yo repare ere yo te f6 nan vivan
yo.
An n'li ansanm youn moso nan kominikasyon
Ti Dodo ak Rozana nan Peyi san chapo, paske Rozana
te twouve Ti Dodo pa te menm Ti Dodo 11 te konnen
sou lat6-a. Men pawbl de mounn mouri-yo, ki retounen
viv ansanm :
oOui, Ti Dodo, patient tu l'dtais au Pays-plein-de-
chapeaux. Ici, [Pays sans chapeau] tu l'es moins, je
l'ai constatt depuis mon arrive. Ilfaut, je crois, que
nous prenions un peu de recul... Quand les
circonstances seront plus propices, je continuerai a
te raconter 1 'histoire de ma vie, 1 'histoire de notre vie. >
Sou youn lot plan, ote-a rakonte nou vivasyon
pitit Rozana ak Tidodo yo, Monpetit epi Marius nan
relasyon yo ak dives mounn ki antoure yo pandan yo
nan reyalite lavi kretyenvivan ki ap bouloze nan latW.
Nou renmen fason ote-a, Jean Angrand,
pwofite sevi ak kwayans vodoun yo anndan liv-la pou
bay Tidodo ak Rozana, ki deja nan peyisanchapo,
pouvwa enfliyanse sa ki ap pase sou tn-a nan vivasyon
de pitit gason yo kite dey6-yo.
oMaintenant que nous sosmmes au Pays-sans-
chapeau, le mieux que nous puissions faire pour
lui[Marius] c 'est de lui venir en aide quand il traverse
des moments difficiles, c 'est l'orienter pour qu 'il
n 'emprunte pas le mauvais chemin que tun 'as pas su
toi-mtme tviter. > p. 116
Alaverite, istwa-a dewoule sou de tablo ki ap
mache kbtakbt, epi ki gen menm vale. Si gen diferans,
se, younn, pouvwa Rozana ak Tidodo genyen kbm
mounn ki ap viv nan peyisanchapo sou kretyenvivan
yo epi dezyrmman se nan fason ote-a eksite apeti lekt6-
yo pandan yo ap li dewoulman lavi Monpetit ak
Marius ansanm ak mounn ki antoure yo ak kalite yo,
anbisyon yo epi defo yo.
Istwa-a enteresan. Li kbmanse tou dousaman
ak youn veye pou lanmb ki ka dekouraje nou, men
gen anpil leson nan liv-la. Pwen fib nou kab souliye,
se nan nivo langay oubyen diskou filozofik ote-a mete
nan bouch Rozano-yo. Menm 16 Rozana ta kab gen
entansyon aprann tout enfbmasyon sa yo pou kont li,
mwen pa remake sa part anf6s nan istwa-a. Nou kab
plenyen tou pou dewoulman sin lavi popil6-yo, ki ta
dwe pase an kreybl, espesyalman 16 mounn yo rele
lwa yo pou yo konnen kisa pou yo f6 devan sitiyasyon
difisil yo. De pwen sa yo retire sou kalite youn istwa
merite genyen, ki rele vresanblans, espesyalman 1 ot6-
a f6 istwa-a dewoule tankou youn reyalite. Genyen
tou, youn apwbch filozofik natifnatal ki ta kab pase
nan istwa-a, men ote-a te plis f6 asp6 filozofik-la part
anba bouch gwo ekriven Lafrans yo.
Nan tout pasaj filozofik nou jwenn anndan
liv-la, gen younn ki rete nan lespri nou. mounn ka f6 ere, ni tou pa gen anyen ki tou nwa ni tou
blan. Toujou gen zbn sonb nan lavi nou kbm
kretyenvivan, se senpman nan youn
mounn ka devwale yo.
Ann li fason TiDodo ap rakonte youn pasaj
nan lavi-1 pandan li te sou late kbm kretyenvivan :
TiDodo di Rozana :<< Je te remercie de ta
comprehension. En te racontant l'affaire de Tante
Zaza, je ne cherche pas d'excuses pour mon aventure
avec Rosie. Et puisque nous sommes si calmes,
pourquoi ne pas te dire que je ne suis pas tout a fait
sf^re queje suis le pkre de Philomkne. La vie estfaite
d'interrogations, d'absence de rtponses completes et
de demi-vtritts. J'ai l'impression que les doutes
subsistent partout et qu 'ils constiuent mtme la trame
de la vie de tous lesjours. > ( p. 120 )
Nou apresye tou fason ote-a mete youn detou
nan istwa-a pou pmiNt Marius ak fre senate-a repare
yo. Koute pawbl fre senate-a: 9 P. 257)
< Noujwenn tou kn k ti ere pasipala, men se youn liv
nou ta rekbmande pou mounn ki gen 17-an epi plis.
Kanta timounn 17-yo, li ta toujou bon pou gen youn
granmounn ki ap gide yo pandan lekti-a, paske gen
plizy6 romans ki merite esplikasyon.
Si youn mounn ta vle achte liv ki rele Morne Rouge
-la ki pibliye an franse anba plim Jean Angrand, li
kab rele nan nimewo sa-a : 613 748-4845 Liv-la
gen 266 paj. Pri li se 25.00 $ kanadyen.


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Mercredi 2 Avril 2008
Haiti en Marche Vol. XXII No. 10


Souven
entre le souvenir
(... suite de la page 12)
mais dont le rapprochement spirituel
a perdur6 sans qu'on s'en soit rendu
effectivement compte.
J'ai ressenti a Souvenance le
meme frisson qui me zebrait le corps
lors de mes sejours au Bnnin en
constatant qu'Haiti est une
reproduction globale de l'Afrique
dans la Caraibe. Nous charriions des
moeurs, des d6fauts, des coutumes,
des superstitions qui sont rests
intacts au B6nin jusqu'a nos jours.
Et nous nous comportons
<> face a
la modernity occidentale.
Pour finir, les 7 tours que
nous faisons chaque annie sous le
Mapou de Papa Lissa e Souvenance
ce n'est autre que la ceremonie de


ance:
et la memoire
conjuration de cette malediction
de l'Arbre de l'Oubli. Sous cet
arbre plant par un des rois
d'Abomey (Agadja) au cours des
annees 1730, les Africains 6taient
forces de faire 7 fois le tour pour
les femmes et 9 fois pour les
hommes, a la recherche d'un
envouitement qui devait avoir la
vertu de provoquer l'oubli,
l'amnesie de la terre africaine et
de ses cultures. Nou tepase anba
pye sabliye a. Nous sommes
passes sous l'Arbre de 1'Oubli.
Mais grace a Souvenance
cette histoire (la n6tre) n'est point
passee a l'oubli mais reste bien
inscrite dans nos chromosomes-
momoires.
Norluck Dorange


Cette annde encore, ils taient des dizaines de milliers aformuler
leurfoi et leurs demandes lors de la grande Croisade Charismatique
a Port-au-Prince (jaugustin.com)

Haiti en Marche
Port-au-Prince
100 Avenue Lamartiniere (Bois Verna)
Tel.: 2245-1910, Fax 2221-1323
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173 NW 94h Street
Miami, Florida 33150
Tel. 305 754-0705 / 754-7543 Fax 305 756-0979
New York 914358-7559 I Boston 508 941-6897
Montr6al 514 337-1286
email: melodiefm@hotmail.com I haiti-en-marche@hughes.net
URL www.haitienmarche.com
Library of Congress # ISSN 1064 3896


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