Title: Haïti en marche
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 Material Information
Title: Haïti en marche
Physical Description: v. : ill. ; 45 cm.
Language: French
Publisher: s.n.
Place of Publication: Miami Fla
Miami Fla
Publication Date: March 9, 2005
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subject: Haitians -- Newspapers -- United States   ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.)   ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.)   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti
 Notes
Language: In French.
General Note: Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00098809
Volume ID: VID00256
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 21271733
lccn - sn 92061416
issn - 1064-3869

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Haiti en Marche edition du 9 au 15 Mars 2005 Vol. XIX No.6


CONFLIT MINUSTAH POLICE NATIONALE

Des jeux politiques qui font le lit de la tutelle etrangere
PORT-AU-PRINCE, 7 Mars -L'envoye special Miami Herald (mercredi 2 mars 2005) en Stabilisation d'Haiti (Minustah) recherchera une "r66valuation"
de 1'ONU en Haiti conclut une interview accord6e au indiquant que la Mission de 1'ONU pour la complete de son mandat en Haiti qui requiert jusqu'a present


que les casques bleus
appuient la police haitienne
en toute circonstance. Or le
chef de la Minustah,
l'Ambassadeur Juan Gabriel
Valdbs, accuse aujourd'hui la
Police nationale d'Haiti
d'abus contre les droits
humains et de commettre des
executions sommaires,
principalement contre les
residents des quartiers
populaires de la capitale ou se
concentrent la majority des
partisans du president d6chu
Jean-Bertrand Aristide.
Le lundi 28 f6vrier,
des policiers ont ouvert le feu
sur une manifestation qui,
selon un rapport de la
Minustah, se d6roulait
pacifiquement dans le
quartier populaire du Bel-air,
tuant de sang froid 3
personnes.
Le rapport souligne
que le vendredi precedent, 4
personnes avaient Wte tudes
par la police toujours au Bel-
air. Une succession
d'incidents ou les officiels de
la Minustah croient d6celer
un plan syst6matique d'abus
contre les droits humains, y
(voir Conflit / 5)


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La congresswoman Maxine Waters a travers la haie de reporters et photographes
devant le Penitencier national photo Yves Paul LUandre


29 FEVRIER 2004 28 FEVRIER 2005

Le depart d'Aristide libere
ANALYSE dynamique des
PORT-AU- les lu te social contradictions. L'arbre
PRINCE, 5 Mars S'il y l u IA a cache la fort. Mais


a un seul changement apport6 par le depart du president Jean-
Bertrand Aristide, c'est que ce depart a lib6r6 le jeu des
contradictions sociales, pour ne pas dire la lutte des classes.
La soci6td haitienne dans son ensemble n'en a pas
encore conscience. Elle continue de r6agir selon les vieux
sch6mas, r6flexe pavlovien.
Le passage d'Aristide sur la scene politique haitienne
(1990-2004) a moins fait progresser le problbme social, la
probl6matique sociale, qu'il l'a au contraire geld. La
personnalit6 charismatique a cach6 le mouvement normal, la


ce fut d6ji aussi le cas avec le duvalidrisme, quoique chacun a
sa facon.
Papa Doc s'est voulu pratiquement le cr6ateur de la
"classe moyenne" en Haiti, celle-ci devant constituer un tampon
entre la classe des poss6dants et celle des d6sh6rit6s. Mais le
peuple a Wtd le dindon de la farce. En fait de classe moyenne, il
s'agissait pour le duvalidrisme de garder le monopole du
pouvoir politique, et de cette position imposer ses conditions a
l'oligarchie 6conomique. (voir Lutte des classes / 4)


Haiti en Marche
Port-au-Prince
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EN PLUS ... ENBREF...


Mercredi 9 Mars 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 6


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Maxine Waters accompagnee en Haiti par trois compatriotes de la diaspora:
Lucie Tondreau, Marguerite Laurent et Jean Paul Gaudin
photo Yves Paul LUandre/HenM


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VwON e V#


Une manifestation Lavalas qui a fait I'actualit6
Les manifestants qui entendaient marquer le premier anniversaire du depart de leur leader le 29
fevrier 2004, commenqaient a d6filer sans difficult, sous la protection des soldats de la Mission
des Nations Unies pour la Stabilisation d'Haiti (MINUSTAH) quand un commando de policiers
aurait surgi et d6charg6 ses armes contre les manifestants. Bilan: au moins trois morts. Les
manifestants scandaient des propos en faveur d'Aristide et contre l'actuel gouvernement de
transition. Nous sommes decides a faire revenir Aristide en Haiti ", a declare un jeune homme,
promettant de bloquer le pays ", pour obtenir la satisfaction de sa revendication. L'6quipe au
pouvoir a ete qualifiee de gouvernement criminel et la perspective de la tenue d'elections a
la fin de l'annee a ete rejetee. Pas d'elections sans Aristide ", scandaient les manifestants

Les reactions de la MINUSTAH.
Les soldats de la MINUSTAH presents A la manifestation ont d0clare que encore un peu, ils
auraient pu eux aussi etre victimes de cette irruption du commando de la PNH lors de la
manifestation du lundi 28 f6vrier. Dans une interview accord6e au quotidien The Miami Herald,
le repr6sentant du secr6taire g6n6ral de 1'ONU, Juan Gabriel Vald6s, a d6clar6 que la prochaine
fois, la MINUSTAH r6agira et si n6cessaire par la force. "De tels actes ne seront plus tolEr6s", a
d6clar6 l'ambassadeur ValdBs. II a indiqu6 que les forces onusiennes de la MINUSTAH avaient
d6ji 6t6 t6moins de violences aveugles exerc6es par la PNH au Bel-Air avant la manifestation
du lundi 28 f6vrier. Selon M. Vald6s, de tels actes jettent de l'huile sur le feu dans les quartiers
populaires de Port-au-Prince et menacent de remettre en question le processus d'organisation
des elections pr6vues pour cette annee.

Le ministre interimaire de la Justice Bermard Gousse accuse la
MINUSTHA de violer son mandat pour avoir empech6 la police de s'approcher
de la manifestation du 4 avril
Le ministre interimaire de la Justice Bernard Gousse a confirm lundi qu'il existe des frictions
entre la forces onusienne et les autorit6s policieres depuis la violente dispersion par la police
d'une marche pacifique des lavalasiens au Bel-Air.
Le ministre, qui intervenait sur les ondes d'une radio de la capitale, a accuse la MINUSTAH
d'avoir viol6 son mandat en d6cidant d'6carter la police du dispositif de s6curit6 6tabli lors
d'une seconde marche de partisans lavalas vendredi 4 mars. Cette decision avait 6t6 prise pour
6viter la r66dition des bavures polici&res du 28 f6vrier. Le ministre Gousse a rejet6 les
informations selon lesquelles la police a tu6 plusieurs militants Lavalas le lundi 28 f6vrier. I1 a
6galement fait savoir que les relations entre les 2 forces avaient commence a se det6riorer
depuis les incidents de FrBres au cours desquels une fillette de 5 ans avait 6t6 tuBe par la police.

Autre manifestation Lavalas
Le vendredi 4 mars une nouvelle manifestation de supporters de l'ex-pr6sident Aristide s'est
deroulee dans les rues du quartier du Bel-air. Cette fois la Police Nationale 6tait visiblement
absente. D'ailleurs la MINUSTAH avait pris toutes les mesures pour assurer la protection des
manifestants et empecher a la PNH d'intervenir. On ne remarquait en effet aucun policier aux
abords de la manifestation, quoique la veille le ministre de la Justice, Bernard Gousse, avait
declare que la MINUSTAH ne pouvait pas restreindre ou limiter les zones d'intervention de la
Police nationale.
L'un des porte-paroles des manifestants, Samba Boukman a remercie les soldats de la
MINUSTAH pour le bon service de security fourni." Nous ne vous demandons pas de prendre
parti pour les militants Lavalas, mais de garantir la protection de tous, et de veiller au respect
des droits de l'homme dans le cadre du mandat qui vous a ete confie". I1 faut rappeler que les
soldats de 1'ONU avaient 6et s6evrement critiques le lundi 28 f6vrier pour avoir laiss6 les
policiers haitiens tirer sur des manifestants pacifiques, en tuant au moins 3.
Vendredi, les soldats br6siliens ont distribu6 des fanions et des drapeaux aux manifestants. La
manifestation du 4 Mars s'est passe sans le moindre incident.

Visite de la congresswoman Maxine Waters a Port-au-Prince Elle a eu
lieu le lundi 7 mars. Maxine Waters 6tait accompagnee de l'avocat Ira J. Kurzban. Elle a ete
conduite au Penitencier National pour voir Yvon Neptune et Jocelerme Privert, deux ex-
dignitaires Lavalas qui font une greve de la faim depuis plus de deux semaines. En sortant, la
congresswoman a declare que si quelque chose n'etait fait, les deux prisonniers allaient y laisser
leur vie. Avant de repartir, Maxine Waters a donn6 une conference de presse au salon
diplomatique de l'aeroport et a promis de remuer ciel et terre, et de conscientiser l'opinion
publique internationale, en vue de la liberation de Neptune et de Privert.

Ira J. Kurzban persona non grata a Port-au-Prince L'avocat Ira Kurzban
qui accompagnait Maxine Waters, s'est vu annoncer a sa descente d'avion qu'il n'6tait pas
autoris6 a fouler le sol haitien. Cela a d6clench6 un certain remous B l'a6roport international de
Port-au-Prince. Me Kurzban est reparti par le prochain vol.

Pere Jean Juste se voit interdire l'entree du Salon diplomatique
Le Pere G6rard Jean-Juste n'a pas pu p6n6trer a l'int6rieur du Salon diplomatique de l'a6roport
pour assister a la conference de presse de Maxine Waters. Nous ne savons pas quelle raison a
6t6 6voqu6e. Latortue annonce le renforcement de la cohesion de 1'action gouvernementale
pour la reussite de la transition

Les autorit6s int6rimaires ont organism le jeudi 3 mars un atelier de
travail d'une journee a la Primature, dans le but d'6valuer leurs activities, de renforcer la
cohesion de l'action gouvernementale et de discuter des orientations dans la perspective de la
reussite de la transition politique. Dans son discours d'inauguration, le Premier ministre
interimaire G6rard Latortue, s'est felicit6 du fait que jusqu'a present, a-t-il dit, son
gouvernement marche dans la droite ligne de la bonne gouvernance. Avec cet atelier, nous
entrons dans une sorte de compte a rebours. C'est le temps d'entrer en nous memes de revoir
les objectifs et les ambitions de depart, de revenir sur les difficulties rencontr6es pour pouvoir
mieux avancer", a dit Latortue, ajoutant que le second motif reside dans le fait que le pays est
a la veille, a-t-il dit, d'ech6ances capitales. "L'ann6e 2005 constitue en effet une annee
6lectorale au cours de laquelle les concitoyens seront appel6s a designer librement et
d6mocratiquement leurs dirigeants a tous les niveaux", a d6clar6 le premier ministre interimaire,
estimant qu'avec ces elections, le pays aura la possibility d'amorcer un nouveau depart". C'est,
selon M. Latortue, le destin du pays qui va se jouer. "Rien n'est plus redoutable, mais aussi plus
exaltant pour le gouvernement de transition", a-t-il lanc6, faisant savoir que le gouvernement se
doit d'etre a la hauteur de sa t6che, d'ex6cuter sans d6faillance toute la partition qui est sienne,
d'aller au bout des exigences de la mission dont il declare avoir 6t6 investi par les diff6rents
compartiments de la soci6te. G6rard latortue a indiqu6 que 1' objectif de depart du
gouvernement 6tait de consolider les acquis d6mocratiques, d'am6nager et de renforcer la
s6curit6 dans le pays, de constituer un gouvernement impartial et solidaire ou tous les haitiens
soient traits sans prejug6s. I1 a 6galement fait savoir que son gouvernement s'est lanc6 depuis
son installation dans la lutte contre la corruption. Ce qui a permis, a-t-il dit, a l'Etat haitien de
compenser des deficits budg6taires importants et d'accumuler des reserves pour aider a financer
certains projets a travers le pays.

L'Ambassade am6ricaine dit d6noter des ameliorations dans la
situation des droits de l'homme depuis l'avenement du regime interimaire
L'ambassade des Etats-Unis en Haiti, a affirme mercredi avoir d6not6 des ameliorations dans le
respect des droits de l'homme en Haiti depuis l'installation du gouvernement interimaire en
mars 2004. L'ambassade a fait ces declarations, a partir du rapport 2004 du department d'Etat
sur les droits de l'homme pr6sent6 le ler mars au Ministere haitien des Affaires 6trangeres. Le
rapport a d6crit des cas cr6dibles d'abus de droits de l'homme en 2004, commis par des anciens
militaires, des partisans de l'ancien gouvernement, des gangs de rue aussi bien que la police
nationale, souligne le communique. Le gouvernement des Etats-Unis s'engage a appuyer
l'amelioration des pratiques en matiere de droits de l'homme en Haiti et a soutenir la mise en
place du processus electoral et l'6dification d'institutions d6mocratiques par le biais de
programmes de formation et d'un appui technique B la police nationale et au systeme de justice
criminelle.Le gouvernement ambricain avait d6caiss6 une assistance d'un montant de 113
millions de dollars a Haiti et promet un d6caissement encore plus important pour cette annee,
indique la note.

Assassinat d'un dirigeant des militaires demobilises
Des individus non identifies ont tue Clotaire Jean-Baptiste, un militaire demobilise dans le bas
Plateau-Central. Ses compagnons ont reagi et condamne ce meurtre qui aurait l'air d'un
reglement de comptes. (voir En bref / 18)


Page 2






Mercredi 9 Mars 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 6


Page 3


L'ACTUALITE EN MARCHE


POLITIQUE & DROITS HUMAINS

Kofi Annan demande a Latortue

d'investiguer les abus reproches
%, In W"% 0'm


a la Police haitienne nat


NATIONS UNIES, New York, 2 Mars Le
Secr6taire G6ndral de 1'ONU, Kofi Annan, a appel6 le
gouvernement de transition de G6rard Latortue a
investiguer des cas d'abus contre les droits humains,
reproch6s sp6cialement a la Police nationale d'Haiti.
L'appel de Kofi Annan se situe dans le cadre d'un
nouveau rapport sur Haiti et sur la Mission de Stabilisation
de 1'ONU en Haiti, rapport pr6sent6 r6cemment au Conseil


hum;
Annan. "P
plein respe
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rnal de security.
"L'impunit6 pour les violations des droits
ains doit cesser", indique UN News citant M.
'our r6tablir le respect des lois et assurer le
*ct des droits humains, il est clair que Haiti a
reformer ses institutions, sp6cialement
ration de la justice."
e Secr6taire G6ndral a ajout6 que la situation
de la s6curit6 reste pr6caire "et la possibility
*es brutales de la violence n'est pas a carterr"
"Quoique la s6curit6 sur un plan
g6ndral se soit am6lior6e dans le pays, la
determination de la Mission des Nations
Unies ou Minustah de passer l'action
contre des membres de gangs et contre
d'anciens soldats a augment le risque de
repr6sailles contre les casques bleus et autre
personnel de 1'ONU" indique encore Kofi
Annan.
D'autre part, l'expert ind6pendant
pour les droits humains en Haiti, Louis
Joinet, doit presenter le mois prochain un
rapport sur sa visite en Haiti en novembre
dernier.


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1 An


L'EVENEMENT SOMMAIRE
Visite courte mais mouvementee de Maxine Waters pp.1 & 20
L'ACTUALITE EN MARCHE
Kofi Annan demande a Latortue d'investiguer les abus
reproches a la police haitienne p.3
Des jeux politiques qui font le lit de la tutelle etrangere p.1
Nouvelle manifestation au Bel-air sous protection exclusive
de la Minustah p.3
ANALYSE
Le depart d'Aristide libere les luttes sociales p.1
ELECTIONS
Fanmi Lavalas conditionne sa participation au retour physique
d'Aristide p.3
Juan Gabriel Valdes appelle les haitiens au dialogue p.6
La constitutionnaliste Mirlande Manigat emet des reserves p.6
Monsieur le candidat p.11
SOCIETE
La Decentralisation, un theme pour les prochaines elections p.7
8 Mars : Pour que vive la femme haitienne! p.11
Statut juridico-legal de la femme haitienne p.17
DROITS HUMAINS
L'Ambassade americaine dit denoter des ameliorations ... Oui,
mais p.9
Haiti reste une plaque tournante pour la drogue p.9
ECONOMIE
18 Mars : Reunion a Cayenne p.9
$51 millions pour re-localiser Fond Verrettes p.10
Survol de l'evolution de la Structure fonciere p.12
Problematique developpement et pauvrete p.14
INTERNATIONAL
Le president bolivien demissionne, jugeant son pays
ingouvernable p.2
Trois scenarios pour le Sida en Afrique p.15
, 2


6 Mois


1 An


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I


I








UNE ANALYSE


Mercredi 9 Mars 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 6


29 FEVRIER 2004 28 FEVRIER 2005


Le depart d'Aristide libere les luttes sociales
I I -


(Lutte des classes ... suite de la lere page)
Le couple duvalieriste parfait, c'est l'alliance du
chef macoute Roger Lafontant avec n'importe quel grand
nom des families qui ont obtenu des monopoles en tout
genre pendant la dictature trentenaire.


d6fenseurs des droits de l'homme), outre les politiciens et
un groupe de rebelles arms qui ont donn6 le dernier coup
de pouce.
Alliance de l'argent et du lynchage m6diatique.
Mais le peuple n'a pas pavois6, alors qu'on disait


l autre plateau de la balance: les possedants. Ceux-ci n'ont
pas Wte persuades, quand bien meme ils seraient les seuls
invites a Tabarre, que l'61u Lavalas constituerait comme il
dit: une sorte de trait d'union, une chance historique, un
nouveau Toussaint Louverture.
La mayonnaise Aristide sur ce plan lh n'a pas pris.


Pere Gerard Jean-Juste, principal responsable en Haiti du la popularity du president d~chu r~duite i sa plus simple
parti Fanmi Lavalas, declare lors d'un colloque la semaine expression, en un mot aux seuls "chimbres" ou partisans
derniere que son parti ne participera pas aux prochaines stipendids.
lctainonns sane reIn tnour nhsircuenun en HTiuti den Jaon-


Bertrand Aristide
Un jeu subtil de faveurs et de menaces

Duvalier a gele la lutte des classes (sous pr6texte
aussi qu'elle est l'expression ultime du communisme
ardemment combattu par Washington) en refoulant la
majority par la terreur syst6matique et en maintenant la
minority ais6e en otage par un jeu subtil de faveurs et de
menaces.
Aristide a 6galement gele la lutte des classes, mais
par une strat6gie totalement diff6rente. Le "chefhistorique"
du parti Fanmi Lavalas qui a &t6 port au pouvoir le 16
d6cembre 1990 par une majority sans pr6c6dent, s'est
pr6sent6 comme une sorte d'intercesseur (mais le seul et
unique!) entre les poss6dants et les d6shfrit6s du sort.
Simple, direz-vous. La demarche charismatique
par excellence. Une m6taphore de la messe catholique.
Eh bien, non. La grande difference est que le
pouvoir aristidien ne se veut pas uniquement en faveur des
masses, mais aussi exerc6 par les masses, l'expression de
la volont6 des masses.
Mais dans sa pratique, et vu qu'il n'accepte
l'existence d'aucun autre interm6diaire (donc Exit la classe
moyenne), le pouvoir a la Aristide est condamne aussi a
compter avec l'61ite 6conomique pour partenaire privil6gi6.
Aujourd'hui Aristide est parti, grace aux efforts
entre autres de cette 61ite. Mais rien ne va plus. C'est le
vide. Tout est bloqu6. Seule la presence internationale
maintient une certaine apparence ...

D6placement du paravent
charismatique ...
Pourtant, au fond des choses, cela bouge comme
il ne l'avait jamais &t6 depuis longtemps. Le d6placement
du paravent charismatique a lib6re toutes les contradictions.
Si ce n'est pas encore la lutte des classes, ce sont des
premices.
Commencons par relever une difference entre le
7 f6vrier 1986, qui a vu la chute de Jean-Claude Duvalier,
et le 29 f6vrier 2004, jour du renversement d'Aristide.
Le 7 f6vrier 1986 a &t6 c6l1br6 presque
unanimement par toutes les classes sociales, bourgeoisie
et peuple confondus, y compris les classes moyennes que
le regime pr6tendait repr6senter. Ce qui veut dire que c'6tait
1l une supercherie, entre autres, de Papa Doc.
Tandis que le 29 f6vrier 2004 a vu le triomphe
d'une alliance peu commune constitute du secteur des
affaires et de certaines categories socio-professionnelles
(principalement universitaires et 6tudiants qui ont constitute
le fer de lance du mouvement, patrons de m6dias,


Cependant Aristide n'a pas laisse un pays
mat6riellement en meilleur 6tat que les Duvalier.
Faut-il dire qu'ils ont tous les deux 6chou6?
Seule 1'histoire pourra tirer une telle conclusion.

Gu6rilla
politique sans
grandeur ...
Toujours
est-il que plus qu'au
lendemain du 7
f6vrier 1986, la chute
d'Aristide a lib6r6
des contradictions
inattendues et qui "C py
sont en train de
prendre de court ceux SyV
qui l'ont renvers6 ... Avl f m
Available from C
Consequence en
partie d'une plus
grande d6liquescence
institutionnelle au
cours de deux
d6cennies perdues
dans une constante
guerilla politique
sans grandeur ... La
nation haitienne n'a
plus aucun garde fou --
(ce dernier mot pris au sens propre).
Mais ce sont aussi les consequences de la politique
aristidienne elle-meme. Aristide a cree le monstre qui l'a
engouffr6, le torrent qui l'a emport6. I1 reste populaire certes
(ses fidbles qui repr6sentent la majority, lui doivent de leur
avoir ouvert davantage le che-min), mais sur le plan
politique, il a d6ji fait 6chec.
Cependant commencons par le commencement.
Nous disions plus haut que contrai-rement aux caudillos
traditionnels que notre pays a connus, Aristide n'a pas pris
le pouvoir pour changer aussit6t de discours et tourner le
dos au peuple. On l'accuse d'avoir mend la belle vie dans
sa villa de Tabarre et d'avoir accumul6 des mil-lions.
Toutefois il est rest dans son expression publique le porte-
parole des masses populaires. Et celles-ci ont continue a le
ressentir ainsi.
Cependant il a raviv6 d6mesur6ment en mmee
temps les esp6rances de ces dernibres, il a catapult les
enjeux dangereusement trop haut et sans avoir les moyens
d'y r6pondre. Car il n'est jamais parvenu a convaincre


Haiti n'est ni au sud, ni au nord ...
Par exemple, arretons-nous un instant a l'aspect
ideologique. Tout en 6tant comme on dit l'homme du
peuple, le gouvernement Aristide n'avait aucune place
precise dans les grandes assises internationales. Haiti n'est
ni au sud, ni au nord (et plut6t au nord qu'au sud). C'est
l'opportunisme ideologique total.


C'est aussi le gouvernement du peuple qui enlbve
des terres aux paysans de Ouanaminthe pour les donner a
des compagnies de zone franche a la frontibre haitiano-
dominicaine.
Malgr6 tous ces gestes, les poss6dants haitiens
n'ont pas bronch6.
Est-ce de ne pouvoir trop faire confiance a
quelqu'un issu de la matrice populaire et qui n'avait aucune
honte de le dire (dans un pays a pr6jug6s toujours fortement
enracinds)?
Est-ce le fait par Aristide d'avoir port la barre
tellement haut du c6t6 des masses qu'il a lui-meme
neutralism ses chances de convaincre les poss6dants du bien
fond6 de sa politique?
En tout cas une fois que le couvercle Aristide a
saut6, aujourd'hui on a la nette sensation d'un pays au bord
de la guerre civile.
Il y a des quartiers oh n'importe qui ne peut mettre


les pieds.


(voir Lutte des classes / 5)


Page 4


"







Mercredi 9 Mars 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 6


DE L'ACTUALITE


LUTTE DES CLASSES ??? ...


(suite de la page 4)
Les contradictions de la soci6t6 haitienne aujourd'hui
font rage. Pour l'61ite, tous les habitants des quartiers populaires
sont des "chimbres". Pour l'homme du peuple, tous les bourgeois
sont des GNB, traduisez anti-Aristide, done anti-peuple.

Exiguit6 de l'assiette economique ...
Au niveau de la classe moyenne, le conflit ne s'exprime
pas encore aussi nettement. A cause peut-etre de l'exiguit6 de
l'assiette 6conomique que cette derniere dispute
traditionnellement a la haute et surtout la moyenne bourgeoisie
locale.
Est-ce a croire que Haiti va sombrer dans un gouffre de
violence et que la crise est irr6m6diable?
Nous pensons qu'il est trop t6t pour conclure, 6tant
donn6 que les protagonistes n'ont meme pas encore conscience
de l'enjeu du moment.
Les uns comme les autres r6agissent suivant des reflexes
traditionnels, les sch6mas et cliches attaches a leur classe.
Depuis deux siecles, les poss6dants s'appuient sur les
forces politico-militaires pour mater tout mouvement de
contestation venant de la base.
Cons6quemment, les masses de leur c6t6 n'ont jamais
appris d'autre facon de s'exprimer que par la colere et les
menaces.
Nous vivons toujours a l'Age du Germinal de Zola. Et
encore ...
Mais la force publique, alli6e traditionnelle de la haute,
aujourd'hui la Police nationale d'Haiti, ne fait d6sormais pas le
poids, meme en cddant a la tentation des executions sommaires
et autres exploits des escadrons de la mort. D'autant que cela
n'entre pas dans les sentiments des chefs de la force internationale.
L'envoy6 special de 1'ONU, le chilien Juan Gabriel
Valdes, vient de d6clarer haut et fort que les casques bleus
d6ploy6s dans le pays depuis juin 2004 ne tol6reront pas les abus
contre les droits humains de la part de la police nationale et
utiliseront la force si n6cessaire.

Par la force des choses !...
De son c6t6, le peuple dont les esp6rances ont 6t6
chauff6es a blanc par la p6riode Aristide, commencera tout
doucement a mieux r6fl6chir. Selon un rapport de la Minustah
(dont fait mention le Miami Herald dans son edition du jeudi 3
mars derier), les casques bleus br6siliens ont commence gagner
la confiance de residents du Bel-air fatiguess des violences
quotidiennes" qui ont transform leur quartier en une citadelle
assi6g6e, done chaque jour encore plus invivable.
Voil5 pourquoi nous avons encore confiance que Haiti
peut surmonter cette 6preuve, traverser cette passe quoique
terriblement difficile.
Grace a la capacity de survie de cette nation qui en a vu
d'autres.
Grace a la raison qui peut finir par s'imposer (a nous)
par la force des choses. Or il se pourrait que nous n'ayons encore
rien vu ...
Mais aussi grace a la presence de l'international au cas
ou celui-ci pourrait nous aider miraculeusement a raliser un vrai

P-au-P: Visite courte

mais mouvementee

de Maxine Waters P.20


d6sarmement, c'est-5-dire a nous d6barrasser aussi
de nos armes psychologiques. Et faire qu'il ne nous


reste d'autre alternative que le dialogue.
Mais faut pas trop rever!

Haiti en Marche, 5 Mars 2004


CONFLIT MINUSTAH POLICE NATIONALE


Des jeux politiques qui font


le lit de la tutelle etrangere
(Conflit ... suite de la lere page)
compris des executions sommaires. Mais nous retiendrons aussi que c'est le
La brutality de la police est en train de comportement irresponsable de cette police nationale, ou
saboter toute amelioration de la situation, selon plut6t de ses chefs, qui en est la cause, qui cause que le


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l'envoy6 special de 1'ONU, qui poursuit: "De telles
actions ne seront pas tolerees."


La porte-parole de la Police, Dr Gessy Coicou, fait monter
davantage la tension en d6clarant que la police n'a pas tir6
le lundi 28 fevrier au Bel-air
"Nous ne pouvons pas tol6rer les executions
sommaires. Nous ne pouvons tol6rer l'usage de la
force sans aucun contr6le. Nous ne permettrons pas
les abus contre les droits humains."
Valdes declare que les casques bleus
interviendront et utiliseront la force si n6cessaire -
si la police haitienne attaque une fois encore des
civils d6sarm6s.
L'Ambassadeur Valdes s'6tait d6ji montr6
indign6 en apprenant que la r6cente evasion de prbs
de 500 d6tenus (dont des criminels notoires) du
P6nitencier national a Port-au-Prince, avait 6t6
orchestr6e de l'int6rieur par des 616ments de la police
haitienne.

"R66valuation" annonc6e du
mandat de la mission ...
Ce qu'il faut surtout retenir des declarations
du chef de la mission des Nations Unies en Haiti au
Miami Herald, c'est la "r66valuation" annonc6e du
mandat de cette mission concerant ses relations avec
la Police nationale. Ce qui lui donnera encore plus
de latitude au niveau de la s6curit6 publique. A plus
forte raison a l'approche d'l6ections consid6r6es
comme vitales ...


pays continue de perdre davantage chaque jour
de sa souverainet6 et son ind6pendance.
Notons aussi qu'il ne s'agit pas
d'accuser tout le corps de police. Le petit policier
perdu dans la Grande Anse n'a rien a y voir. II
s'agit de toute evidence de commandos places
au sein de l'institution policibre pour ex6cuter
les sales besognes des tenants de l'heure. Ce
qu'on appelle vulgairement des escadrons de la
mort.
Le rapport de la Minustah (dont fait
mention le Miami Herald) dit justement que les
casques bleus avaient le contr6le de la
manifestation, le lundi 28 f6vrier, et que celle-
ci se d6roulait de manibre pacifique jusqu'5
l'arriv6e soudain dans trois v6hicules de 15 A 20
policiers masqu6s, qui ont commence par lancer
des grenades lacrymogenes, puis ont ouvert le
feu a balles r6elles directement sur la foule de
plusieurs centaines de personnes.
Puis, ils se sont retires aussi
soudainement qu'ils 6taient arrives, laissant trois
cadavres sur le macadam, dont celui d'un
(voir Conflit / 6)


Page 5







ICOLLOQUE PRE-ELECTIONS


Mercredi 9 Mars 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 6


1* c dhfdr Im MINtI SI AI apprlle

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I -


Qui fait le lit de la
(Conflit ... suite de la page 5)
manifestant a la tete puverisee par des projectiles de toute
evidence tir6s a bout portant.
Sabotage des progres de la Minustah ...
Le commando n'avait done pas d'autre mission
que de cr6er cette sanglante pagaille, mais dont ne sont
pas seules victimes les manifestants r6clamant le retour du
president d6chu, puisque M. Valdes y voit aussi un acte
clair de sabotage des progrbs que la force internationale
affirme avoir accomplis ces derniers mois sur le terrain
dans les quartiers populaires (nettoyage des rues, soins de
sant6 et autres formes d'assistance destinies a regagner la
confiance de la population locale).
Vendredi une autre manifestation tout aussi
massive a eu lieu au Bel-air sous la protection exclusive
de la Minustah. Police nationale s'abstenir ...
Voici done mine de rien que la crise vient de
franchir un autre palier. Qui est responsable de quoi? Et en
l'occurence de la s6curit6 nationale ...
Mais ne soyons pas des naifs, il y va de la s6curit6
nationale comme de toute autre dimension de la crise et de
la vie nationale ...
Oi est le milliard qui a Wte promis au premier
ministre int6rimaire en juillet 2004? Une nouvelle condition
a Wte avanc6e pour expliquer le retard dans le d6caissement:
Haiti est un pays oi l'international a enfoui plusieurs
centaines de millions sans aucun r6sultat. Done les bailleurs


tutelle etrangere?
sont m6fiants ...
Conclusion: c'est encore international qui peut
assurer une saine gestion des fonds avanc6s a Haiti.
Les haitiens se plaignent que cela revient a
d6penser une forte partie de l'assistance en salaires a des
experts strangers.
Nationalisme de pacotille ...
Mais qui en est responsable?
Qui est responsable de cette situation de tutelle
qui se precise davantage chaque jour?
Qui en sont les premiers responsables?
C'est la police qui par ses abus contre les droits
humains et actuellement sa campagne d'ex6cutions
sommaires oblige a laisser toujours plus de latitude a la
force 6trangbre, done aggravant toujours plus la perte de
souverainet6.
Ce sont ceux qui ont install un premier ministre
int6rimaire et qui soudain se retournent contre lui avec les
memes armes de la disinformation et du lynchage
m6diatique, achevant d'enlever toute cr6dibilit6 aux
officiels locaux, ceux d'aujourd'hui comme d'hier. Done
nous laissant pour seul recours international ...
Ce sont les politiciens qui d'un c6t6 brandissent
la bible des elections honnetes et de l'autre concluent des
deals avec les forces de la mort.
Ce sont tous ceux-lk et leurs pareils, ce sont leurs
incons6quences qui confortent le lit de la tutelle 6trangbre.


Mais c'est pas
fini, vous allez voir,
puisque c'est aussi pour
eux qu'on a invent le
terme: nationalisme de
pacotille.
Editorial,
Md6odie 103.3 FM, Port-
au-Prince


Page 6


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Mercredi 9 Mars 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 6


Page 7


DEBAT PUBLIC


La Decentralisation,


pour les prochaines

EDITORIAL endroit, ne concerne que la capitale, Port-au-Prince. Est-
PORT-AU-PRINCE, 4 Mars Ily a actuellement ce que Fort-Libert6, Beaumont, la Plaine de l'Arbre,
une prise de conscience dans le reste du pays vis-5-vis de Thiotte, ont vraiment 5 voir avec les violences qui agitent
la capitale Port-au-Prince ... la capitale presque 365 jours par an, empechant toute
activity administrative ou autre,
quand le pays est aussi totalement
centralis6 qu'on ne peut rien r6gler
si ce n'est 5 la capitale.
Penser 5 tous les millions
qui ont W6t bazard6s rien qu'en
61ections avort6es ...
Penser au nombre de fois
qu'il faut refaire la chauss6 abim6e
par les barricades enflamm6es des
manifestants ...
Penser aux millions pays
en d6dommagements aux partis
politiques l'occasion de querelles
politiques interminables.
Penser aux compen-
sations fiscales consenties aux


un theme


elections
am6ricain de l'agriculture), faisant done payer deux fois
au reste du pays les incons6quences de la R6publique de
Port-au-Prince.
On ne sait pas si Port-au-Prince est plus un
monstre, un crocodile g6ant ou un dragon a 7 tetes ...
Et cela se passe comme Ca depuis pres de 200
ans.
Vient la constitution de 1987 qui va plus loin que
toutes les pr6c6dentes dans l'exigence de d6centralisation

Pas 6tonnant done que la lev6e de boucliers pour
d6noncer ce totalitarisme n6gatif de la capitale 6clate
particulibrement aujourd'hui ...
A tous les niveaux, la dictature et la nullit6 de
Port-au-Prince n'avaient jamais W6t aussi 6videntes.
Gaspillage, corruption, inefficience etc.
Mais ce qui choque surtout c'est l'image
totalement abominable que la capitale donne par ses
turpitudes au pays tout entier ...
Meme le compatriote expatri6 le plus proche de
son patelin qui n'ose y venir passer les fetes, voire le touriste
(voir Decentralisation / 8)


Juan Gabriel Valdes, invite du Grand Sud photo Haiti en Marche


Port-au-Prince bouffe toutes les ressources du
pays centralisme; gaspille toutes les richesses corruption;
et par ses turptitudes sans fin donne au pays une image qui
le rend inhospitalier aussi bien aux strangers qu'a nos
compatriotes expatri6s et empeche tourisme et
investissements.
II faudrait pouvoir se d6barrasser de Port-au-
Prince. D'oi une nouvelle lev6e de boucliers par les autres
d6partements pour essayer de sortir des griffes du monstre
centralisateur, corrompu et horrible qui ruine le pays tout
entier et met tout le monde en fuite.
Haiti serait un excellent pays s'il n'y avait Port-
au-Prince, la capitale.
Port-au-Prince consomme la presque totality de
tous les revenus fiscaux. Toutes les recettes (import-export)
doivent etre achemin6es a la capitale, qui ne retourne rien
ou presque aux lieux de perception.
Ceci contrairement a la constitution qui stipule la
decentralisation, mais aussi a toutes les rbgles de savoir
vivre ...
C'est done un veritable totalitarisme que la
capitale exerce ainsi sur le reste du pays. Pas 6tonnant que,
contrairement a tous les autres pays, c'est aussi a Port-au-
Prince que se trouvent tous les centres, bases et casernes
de la force publique. Pour imposer en cas de besoin la
dictature de la R6publique de Port-au-Prince ...
Pas 6tonnant que lorsque les autres grandes villes
du pays ont fleuri (Cayes, J6r6mie, Jacmel, Cap-Haitien),
le pouvoir de Port-au-Prince 6tait a la merci de la premiere
force qui pouvait monter de la province. Les fameux cacos,
qui seront balayds par l'occupant am6ricain de 1915, posant
la premiere pierre du centralisme actuel.
Si encore Port-au-Prince utilisait toutes les
ressources du pays pour batir une capitale extraordinaire,
capable d'attirer investisseurs et touristes du monde entier
... Comme lont fait de grands monarques en leur temps.
Non, c'est la plus grande gaspilleuse de tous les
temps. Toutes les resssources ont 6t6 dilapid6es a entretenir
une administration publique d6ficiente, inefficiente et
pl6thorique et une force arm6e qui n'est utile a rien, sinon
qu'a r6primer la population.
Aujourd'hui encore tous les revenus du pays ne
partent-ils pas en fumde, consacrdes pour une trop grande
part a payer salaires et 6quipements pour une police
engage quotidiennement dans des affrontements st6riles
avec des manifestations ou des groupes arms ...
Alors que tout ce d6sordre a toujours lieu au mmem





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entreprises victimes
de pillage ou de
vandalisme lors des
6meutes populaires, a
cause d'une at-
mosphere politique
toujours a 100.000
volts.
Et qui est-ce
qui paie la facture?
Incontestablement
la caisse publique.
Et qui ali-
mente la caisse
publique puisque a ce
train 1 Port-au-Prince
passe toute l'annde
ferm6e, en cong6
forc6.
Toujours le
cochon de payant.
Le reste du
pays. Les autres
d6partements.
De plus,
Port-au-Prince ne se
contente pas de
pomper toutes les
recettes sur la
commercialisation du
caf6 et du cacao ...
Mais la
capitale impose
encore sa loi par les
importations massives
de produits de
consommation
courante r6alis6es
avec l'ext6rieur, en
devises 6trangbres, et
dont elle fait payer
encore plus lour-
dement la difference
aux compatriotes du
reste du pays.
En meme
temps que ces
importations
incontr6l6es de riz,
pois, mais et farine
tuent la production
locale qui ne trouve
plus aucun en-
couragement (les
statistiques sont 1, et
si ce n'est en Haiti
elles existent au
d partement


L'assistance a J6ermie lors de la rencontre avec l'envoy6 special de I'ONU
le samedi 26 f6vrier photo Haiti en Marche



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Mercredi 9 Mars 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 6


DECENTRALISATION ...
(suite de la page 7)
ou l'investisseur stranger.
Port-au-Prince est done comme un appendicite.
Un corps douloureux et de trop et dont il faut se d6barrasser
a n'importe quel prix. Le scalpel. Une operation cdsarienne.
Port-au-Prince = Port-au-crimes.
Les autres d6partements souhaitent tout au moins
une mise en application immediate et effective de la
decentralisation. Et ce ne serait pas 6tonnant que cela soit
une des revendications majeures lors des prochaines
elections.

Editorial, Mdlodie 103.3 FM, Port-au-Prince

LETTRE D'UNE LECTRICE
Salut toi,
Ainsi, tu es all6 dans le pays de mes peres! Cela
m'a fait plaisir de lire sur ce coin de pays sous-estim6 depuis
des lustres!
Je te dis le pays de mes peres car tout le c6t6
paternel vient de 1. Mon grand-pare Philoscar, ma grand-
mere Cldodice et mes oncles: Luc, Emmanuel, mon pore
Antoine; mes tantes Lezinsca et Antonine; et ma belle-mere
Christine qui m'a 6lev6e.
Bref, tous sont de la meme lignde. Et encore et
encore, mes plus belles vacances, mes plus beaux souvenirs
bucoliques et impr6gn6s dans ma m6moire viennent de
Jer6mie. J'ai Wtd seulement 15-bas a trois reprises, car mon
pere ne voulait pas que j'y aille passer des vacances que
s'il 6tait present. J'ai pris le bateau a chaque fois! Je
n'oublierai jamais notre entr6e dans le port de Jer6mie: la
mer turquoise, les petits poissons argents qui sautent hors
de l'eau, mes ballades dans les terres fertiles et bourrees
de vivres, de fruits qu'on mangeait sur place; la guildive a
c6t6 de la maison, la senteur du sirop et le gofit du jus de la
canne a sucre mousseux a souhait! La petite chapelle pas
trop loin. Je te jure, c'6tait le paradis! C'est dommage que
je ne sois pas all6e plus souvent! J'y suis retournde a un de
mes voyages en Haiti il y a quelque neuf ans, cette fois-1l
en jeep avec ma cousine.
Tu me replonges dans mes souvenirs du temps de
1'insouciance, du bonheur simple. Merci.


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Page 8


MIAMI-DA

Nap Ch6che Volont6 pou Fondasyon
Sitwayen Endepandan pou Transpbtasyon
Sitwayen Konte Miami-Dade yo te vote pou yon taks anplis mwatye santim an Novanm 2002
pou egzekite Plan Transpotasyon Pep la. Plan Transpotasyon P6p la pral bay plis akse a
transp6 piblik pou rezidan ak vizite konte yo. Plan an ap sipevize pa yon asanble de 15 manm
- Fondasyon Sitwayen Endepandan pou Transpotasyon (CITT).
CITT pral siveye, sipevize, revize, odit ak envestige egzekisyon pwoje transpotasyon ak transp6
piblik yo ki enimere nan plan an ak 16t pwoje ki finanse an gwo oswa an pati ak lajan taks anplis
la.
Manm CITT yo pral sevi kbm volonte sou manda de, twa, ak kat an ki pou kbmanse ak fini nan
diferan 16. Manm fondasyon an pa pral gen okenn entered, direk oswa endirek, nan okenn kontra
ak konte an oswa okenn kbporasyon, konpayi, oswa 16t antite ki gen kontra ak kontye an.
Gen yon Komite Deziyasyon ki gen kbm chaj pou devlope 15 dives lis pwovizwa kandidati ki gen
kat kandida chak. Se nan lis sa yo komisyone Konte yo, Majistra a ak Lig Vil Miami-Dade yo
pral chwazi moun pou nonmen nan CITT a.
Komite Deziyasyon an ap pran aplikasyon nan men tout moun ki enterese sevi kbm manm CITT
e ki se rezidan epi ki se elekte Konte Miami-Dade epi ki de b6n repitasyon pou travay li nan
kominote an, entegrite, responsabilite, ak kapasite nan biznis akloswa pwofesyon6l epi ki gen
eksperyans oubyen ki enterese nan sije amelyorasyon oswa fonksyonnman mobilite
transpotasyon, oswa planifikasyon izaj teren.
Byenke Komite Deziyasyon an ap pran aplikasyon nan men tout moun ki enterese,
Komite an ap konsidere sWlman aplikan ki s6ti nan Distri 1, 2, 3, 4 ak 5 Komisyon Konte
a. Kidiplis, yo pral pran an konsiderasyon syej Lig Vil Konte Miami-Dade la nan CITT a
tou. Yo va kenbe tout 16t aplikasyon yo nan dosye yo pou yon pery6d ki pou pa depase
dezan pou konsiderasyon nan lavni.
Moun ki ta renmen Komite Deziyasyon an konsidere ajoute non yo sou lis pwovizwa
kandidati ke yap tire non pou nonmen nan CITT a va soum&t yon f6m aplikasyon ranpli
kbrekteman pa pita ke 4 PM l lokal jou kap Vandredi 8 Avril 2005 la nan adres anba la a:
Miami Dade County Clerk of the Board
Stephen P. Clark Center
111 NW 1st Street, Suite 17-202
Miami, Florida 33128
APLIKASYON KI PAT RESEVWAA LE, NAN JOU AK NAN ADRES KI ESPESIFYE ANWO
LA A, PAP KONSIDERE. FOM APLIKASYON NESESE A DISPONIB NAN
WWW.TRAFFICRELIEF.COM OSWA RELE 305-375-3481.
Manm CITT yo va sije a lalwa "Florida Open Records", "Government in the Sunshine" ak
"Financial Disclosure Laws", Konfli Entere ak Odonans K6d Etik epi pouvwa envestigatwa
Enspekt6 Jeneral la.


A .


I~ L~






Mercredi 9 Mars 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 6


Page 9


RAPPORT DEPARTEMENT D'ETAT


Ambassade des Etats-Unis d'Amerique


Bureau des Affaires Publiques
Le ler mars 2005, l'Ambassade des Etats- Le rapport d6note des
Unis en Haiti a pr6senta au Ministbre des le respect des Droits
Affaires Etrangbres le rapport annuel du l'installation du gouv
D6partement d'Etat americain surles Droits haitien en mars 2
de l'Homme. Ce rapport value la situation gouvernement interim
des Droits de 1'Homme en Haiti durant les faiblesses du system
l'ann6e 2004.


PRESENTATION DU RAPPORT SUR LES DROITS
DE L'HOMME POUR L'ANNEE 2004 EN HAITI


s amdliorations dans
de l'Homme depuis
ernement int6rimaire
004. Pourtant, le
aire n'apas surmont6
me judiciaire et de la


andu & r% eI im









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4- 5. U So
S S


police dont il a hrritW et qui ont entrav6 ses
efforts en vue d'amdliorer des pratiques de
Droits de l'Homme durant cette importante
annde de transition. Le rapport d6crit des
cas cr6dibles d'abus de Droits de l'Homme
en 2004 commis par des anciens militaires,
des partisans du regime d6chu, des gangs
de rue aussi bien que la Police Nationale
d'Haiti. L'Ambassade des Etats-Unis
souhaite que ce rapport documented et
objectif servira de rappel que les Droits de
1'Homme sont essentiels a tout moment,
pour toutes personnes et en toutes
circonstances. La volont6 d'une politique
rdelle d'effectuer un changement positif
devrait etre d6montr6e en particulier durant
une p6riode de transition.

Le gouvernement des Etats-Unis s'engage
a appuyer l'amdlioration des pratiques en
matibre de Droits de l'Homme en Haiti. A
cet effet les Etats-Unis soutiennent la mise


en place du processus electoral et
l'edification d'institutions d6mocratiques
par le biais de programmes de formation et
d'un appui technique a la Police Nationale
d'Haiti et au systeme de justice criminelle.
L'annde dcoulde, le gouvernement des
Etats-Unis a d6caiss6 une assistance d'un
montant de $113 millions a Haiti et cette
annde, le budget sera encore plus important.

Ce rapport annuel, sollicitd par le Congres
des Etats-Unis depuis 1977, couvre 196
pays et permet aux parlementaires
am6ricains de mieux comprendre la
situation des Droits de l'Homme a travers
le monde. L'int6gralit6 du Rapport de 2004
sur les Droits de l'Homme en Haiti peut etre
trouv6e sur le site internet de l'Ambassade:
http//usembassy.state.gov/haiti. La
traduction francaise sera bient6t disponible.

(Fin Texte)


H a'l ti Barnier pr6sidera
Hacette reunion.
Une reunion de preparation s'est
tenue, au niveau des experts, le 24 f6vrier
a Paris, en presence 6galement d'une
d6l6gation de l'Organisation inter-
nationale de la francophonie .
L'objectif poursuivi est d'
acc6lerer la preparation de projets de
cooperation destinds a amdliorer les
conditions concretes de vie des Haitiens :
rehabilitation d'infrastructures de base
(assainissement des eaux, production
d'l6ectricit6, centres de sante, 6coles),
r6alisation de nouvelles infrastructures
(routes), relance de d1'conomie rurale et
de l'emploi en g6ndral. Nous souhaitons
ainsi r6affirmer la poursuite de
l'engagement de la communaut6
internationale en faveur de Haiti.


La France organise, le 18
mars 2005 a Cayenne (Guyane) en
une reunion des principaux
partenaires ext6rieurs engages dans l'aide
a la stabilisation et a la reconstruction
d'Haiti. L'Argentine, le Br6sil, le Canada,
le Chili, l'Espagne, les Etats-Unis, le
Mexique, la Rpublique dominicaine, sont
invites, ainsi que le repr6sentant Sp6cial
du Secr6taire g6ndral des Nations Unies
pour Haiti, la commission de l'Union
europ6enne, la Banque Mondiale la
Banque interam6ricaine de d6ve-
loppement 1' Organisation des Etats
Am6ricains et la Caricom (Communaut6
carib6enne). Le Premier ministre hadtien,
M. G6rard Latortue, le Repr6sentant
Special du Secr6taire G6ndral des Nations
Unies (M. Juan Gabiel Valdbs) ainsi que
les ministres des Affaires 6trangeres de six
des pays invites seront presents. M.


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8 MARS: POUR QUE VIVE LA FEMME
HAITIENNE P. 1


ECONOMIE

18 Mars: Reunion


a Cayenne sur I'aide

a la reconstruction


Ministere de la Sante Publique et de la Population
Programme de Reorganisation et de Rationalisation du
Systeme National de Sante

CML -02-05

AVIS

Concours de m6rite limit

Le ministere de la Sant6 Publique et de la Population dans le cadre du
Programme de R6organisation et de Rationalisation du Syst6me
National de Sant6, finance par la Banque Interam6ricaine de
D6veloppement (BID), et en vertu du contrat de pret 1009 /SFHA,
vient de lancer des invitations a un nombre limit de firmes ou de
consultants individuels en vue du recrutement d'un consultant pour
l'6laboration et l'application de standards de certification
d' tablissements sanitaires.
Toute autre firme ou consultant individuel competent en la matiere qui
desire participer a ce concours peut presenter une requate par 6crit
pour solliciter le dossier et faire une offre a l'adresse suivante :

Unit6 de Gestion et de coordination
Projet MSPP/BID
Rue St. Honor
Ancien local H6pital Militaire

Date limite du retrait des dossiers :
14 mars 2005 a 3h pm.

Les soumissions doivent parvenir au plus tard le jeudi 31 mars 2005 a
midi. L'ouverture des offres techniques se fera le meme jour a Ih p.m.





Mercredi 9 Mars 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 6


Page 10


ARTS & SPECTACLES


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I FAUTEUIL BOURRE !


Mercredi 9 Mars 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 6


Monsieur le Candidat !


Par Jean Erich Rene
4 mars 05
Monsieur le Candidat,
Permettez-moi de vous d6tourner de vos
preoccupations 6lectorales afin d'attirer votre attention sur
les implications de votre mission. Vous voulez obtenir les
suffrages du peuple pour les cinq prochaines anndes! Je
dois d'abord vous rappeler que nous sommes 8 millions
de Noirs et de Mulatres, de paysans et de citadins, de
vaudouisants et de chr6tiens. 8 millions de bouches a
nourrir,8 millions d'Haitiens a soigner, a 6duquer et a loger
d6cemment. Le Premier Mandataire de la Nation ne peut
pas se contenter seulement de recevoir les honneurs
militaires. Vos pr6d6cesseurs n'6taient pas si mauvais ni si
mdchants qu'on le pretend. Ils ont seulement commis le
pdche de la m6diocrit6. En consequence ils revetent la
toison du lion pour d6fendre leurs mandats. Pensez-y bien
avant de vous jeter dans l'arene.

Monsieur le Candidat,
La politique est une affaire d'6quipe. Le fait d'etre
dlu Pr6sident ne signifie pas que vous d6tenez le monopole
des connaissances. Idi Amin Dada Chef d'Etat ougandais
s'est attire tout le ridicule du monde en se d6corant de toutes
les m6dailles et en s'affublant de tous les titres: G6ndral
President Docteur Boxeur Footballeur. Assez souvent les
Chefs d'Etat haitiens prennent toutes les decisions sans se
prdoccuper des critbres techniques, ni des textes de loi. Le
Premier Ministre est une pale photocopie et le Cabinet
minist6riel un paravent. Il n'y a pas de d6l6gation de
pouvoir. Ce sch6ma directeur est suivi a tous les echelons
de l'Administration. Aussi le Ministre est souvent en conflit


8 MARS

Pour que vive la

Femme Haitienne!

Dr. Camille D. Sylaire
Bilan et Perspectives
La gent feminine haitienne, majority silencieuse,
veut plus que jamais et a tout prix
s'affirmer ou se confirmer a l'instar de ses
semblables de l'hemisphbre nord. Et s'il faut utiliser le
jargon psychanalytique cher a la masse intellectuelle
feminine, la femme haitienne d'aujourd'hui est" trbs mal
dans sa peau ", en d6pit de toute la force de conviction et
de determination que lui reconnait la grande histoire.
Le groupe repr6sentatif du genre semble retrouver
le profil exact, l'expression adequate, la formulation juste
des besoins socio-6conomiques et culturels sp6cifiques de
la multitude.
Il est vrai aussi que certains mouvements
f6ministes bifurquent bien souvent- a l'escargot- de leur
propre r6alit6 pour se diviser anarchiquement en groupe
de pression d'un c6nacle oligarchique d'int&rets. Cette
situation deplorable, voire avilissante pour la femme
haitienne, a pour origine profonde l'incurie et la corruption
ordinaires et propres a tous les gouvernements du genre
que Haiti continue de connaitre jusqu'ici. Car il est vrai
que la majority des femmes promues ou nommdes sont
tires des draps pour s'improviser cadres de
(voir Femme / 12)









"Copyrighted Material
Syndicated Content
Available from Commercial News Providers"


avec le Directeur G6ndral qui a son tour chicane les
directeurs de division qui, en consequence, traitent ses
subalternes en valets.

Monsieur le Candidat,
Qui etes-vous ? Quelle mouche vous a piqu6 pour
vous porter a convoiter le fauteuil pr6sidentiel ?La gestion
de la chose publique requiert de nos jours des connaissances
assez pointues et une experience socioprofessionnelle
6prouv6e. La politique est a la fois une science et un art. II
est dangereux de placer au Palais National quelqu'un que
l'on ne connait pas. Pouvez-vous d6cliner votre nom, votre
pr6nom, vos titres et professions, votre cheminement de
carribre. Quel est votre bulletin de santd? A partir de 70
ans certains signes de fatigue sont 6vidents. L'insuffisance
r6nale, l'incontinence, la retention d'urine, la maladie
d'Alzheimer, la maladie de Parkinson sont frequents au
niveau de ce groupe d'age. Soyons s6rieux! Vous devez


etre ingambe pendant les 5 prochaines anndes pour
terminer votre mandat.

Monsieur le Candidat,
Pouvez-vous nous citer un ou deux fleurons de
votre palmares? Pouvez-vous identifier vos sources de
financement afin de nous convaincre que vous n'etes pas
un maillon de la mafia de la drogue. Votre Parti Politique
organise-t-il des elections r6gulibrement selon les normes
d6mocratiques? Pourquoi etes vous l'6ternel candidat de
votre Parti? Ou est votre programme de Gouvernement?
Que comptez-vous faire pour combattre l'ins6curit6,
r6soudre le problbme de l'environnement ? II faut avoir du
r6pondant pour accomplir une telle fonction, sans quoi vous
risquez de l'achever avant terme sur la triste note du
soulbvement populaire et/ou par la c6sarienne du coup
d'6tat suivi du d6choucage de vos partisans. Monsieur le
Candidat, pensez-y bien avant de mettre vos pieds a
l'6trier.


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Mercredi 9 Mars 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 6


Page 12


I 8 MARS I


Pour que vive
(suite de la page 11)
l'Administration ou du Pouvoir Politique ". Cela se passe pareillement
parfois pour le sexe oppose, certes, mais la logique des choses exige que
toute personne promue ou nommne devrait normalement etre apte en
capacity, formation, experience et competence, a assumer son poste ou sa
fonction. Et c'est le bon combat que mene la fraction saine et militante
de la gent feminine actuellement contre toutes les faveurs qui
proviennent soit du n6potisme, de la performance des entrecuisses (ou de
la chance occulte tout simplement).

Continuity dans la Discontinuite : Constat oblige
La foi est en crise, la morale est en crise, l'6conomie nationale
est en crise, la soci6te toute entire est en crise. Crise gigogne !
Crise gigogne !" et la brave femme haitienne continue de jouer
le bouc 6missaire, permettant ainsi la progression/multiplication/
gigogne vers la grande crise dite politique mais qui ne sert qu'5 garantir,
a l'analyse, les int&rets de certains c6nacles oligarchiques d'interets.
II faut que ce jeu cesse !... Car il faut que la femme haitienne en
lutte s'inspire du combat des aindes en jouant son vrai r6le, pour sa
promotion sociale reelle, en vue de son 6panouissement total en tant que
citoyenne, professionnelle spouse, mere et 6ducatrice.
La femme, dans la society haitienne, ne doit plus etre consid6rde
comme un symbole d'opposition mais dejuxtaposition. Elle a sans conteste
des besoins inh6rents au processus de son 6panouissement harmonieux.
C'est pourquoi, le progres social de la femme doit se trouver au centre
des preoccupations de tout pouvoir progressiste qui doit la consid6rer- et
a juste titre- comme le moteur de la FAMILLE-NATION qu'elle dirige
p6niblement vers le d6veloppement national coherent. II faut, pour ce
faire, sans hiatus, un recours a nos bonnes traditions collect6es, pour aboutir
sans d6lai a une r6forme profonde dans nos structures mentales, afin de
balayer pour toujours toutes les tendances d6l1teres institutionnalis6es, a
bon escient, pour miner l'dme de l'haYtien, d6former sa conscience et le
zombifier.

Misogynie et Phallocratie
Afin de parvenir a 6viter a la femme haitienne les retomb6es
habituelles inh6rentes a ces pratiques homo et h6t6rosexuelles
(harclement sexuel, inversion, perversion, prostitution, prox6n6tisme,
viol, d6linquances s6nile et juvenile, etc.) il faudrait que l'Etat mette en
place des mecanismes qui garantissent a la femme haitienne lajouissance
absolue de ses droits et la latitude d'accomplir ses devoirs de citoyenne.
C Contr6le de la s6curit6 de l'emploi pour la femme
C Protection des interets de l'6pouse en cas de divorce,
separation ou d6ces de l'6poux
C Protection des meres seules et des veuves (familles
monoparentales)
C Recours sans complaisance pour non-paiement par le
pere de la pension alimentaire
C Protection des femmes battues et maltrait6es par leurs
conjoints
C Peine maximale pour tout auteur, co-auteur ou
complices de viol perp6tr6 sur la personne d'un mineur,
garcon ou fille
C Reconnaissance lgale du travail des 6pouses-
m6nageres, des femmes de commergants et d'exploitants


LEGAL ANNOUNCEMENT OF BIDS
MIAMI-DADE COUNTY
MIAMI, FLORIDA


la Femme Haitienne !
agricoles. organisations internationales sp6cialis6es, des
W Deduction des imp6ts de la femme employee Confessions Religieuses, etc. (I1 est bon de
d'un montant forfaitaire pour la garde des noter en passant que la admission des
enfants de z6ro a cinq ans. Confessions Religieuses de la tache


Les detaillantes du bas de la ville qui subissent de plein fouet le choc de la crise economique
photo Haiti en Marche


Pour La Connaissance Des Droits Et Devoirs De
La Femme, II Faudrait:

a) Vulgariser sous forme de reunions,
colloques, conferences d6bats,
rassemblements populaires, etc. les
droits et les devoirs ainsi que tous les
avantages accords et reconnus par la
loi aux femmes et aux enfants en Haiti.
b) RWcolter des t6moignages ad6quats
dans tous les secteurs de la vie
nationale ou oeuvrent les femmes en
cr6ant une structure pyramidale pour
la vulgarisation, la sensibilisation,
l'animation et la propagande.
c) Creer un COMITE DE
CONSEILLERES dans chaque entity
ou collectivit6 politico-administrative
dont l'ensemble composerait une
Commission Nationale pour la
Protection des Droits de la Femme et
de I'Enfant qui aurait pour organe la
Revue Nationale de la Femme et de
I'Enfant. Cette revue pourrait Utre
financee par la mobilisation des
secteurs priv6/public, des


MIAMAMI


Miami-Dade County, Florida is announcing the availability of bids, which can be
obtained through the Department of Procurement Management (DPM), from our
Website: www.miamidade.gov/dpm. Vendors may choose to download the bid
package(s), free of charge, from our Website under "Solicitations Online".
Internet access is available at all branches of the Miami-Dade Public Library. It is
recommended that vendors visit our Website on a weekly basis to view newly posted
solicitations, addendums, revised bid opening dates and other information that may
be subject to change.

Interested parties may also visit or call:

Miami-Dade County
Department of Procurement Management
Vendor Assistance Unit
111 NW 1st Street, 13th floor,
Miami, FL 33128
Phone Number: 305-375-5773

There is a nominal non-refundable fee for each bid package and an additional
$5.00 handling charge for those vendors wishing to receive a paper copy of the bid
package through the United States Postal Service.


These solicitations are subject to the "Cone of Silence" in accordance with
County Ordinance No. 98-106.


fondamentale de toute glise selon les
6critures est a l'origine de cette
profonde Crise de la Foi et de la
Morale que subit encore la soci6te
haitienne avec toutes les retomb6es
constat6es r6gulibrement en
crescendo).
d) Elaborer des emissions radiot6l6visees
qui t6moigneront de I'ideal de
grandeur absolue de la femme
haitienne au sein d'une nouvelle
socite' haitienne.

Ainsi, int6gr6e a fond dans toutes les
structures sociales, 6conomiques,
administratives, culturelles, morales, familiales,
etc., chaque citoyenne- tout comme chaque
citoyen- de lanouvelle socite' haitienne
egalitaire pourront clamer a la face du monde
que Haiti est un pays ind6pendant et souverain,
pauvre certes, mais riche en amour et en
g6ndrosit6 (sans calcul)... et oi il fait bon
vivre !...

BONNE FETE, FEMMES HAITIENNES !

8 mars 2005 (voir suite 8 Mars,
Journee de la Femme / page 16)


POPULATION

Survol de 1'Evolution

de la Structure Fonciere

Au cours des dernieres semaines, 1'INARA a Wte contacted
par des agences de cooperation internationale qui cherchaient des
informations sur le mode de tenure en milieu rural. Si les Haitiens
ont une certaine comprehension de cet imbroglio, pour les strangers
il est indispensable de presenter une analyse syst6matique des
diff6rents modes d'appropriation de la terre pour appr6hender la
r6alit6.

C'est cette analyse que nous voulons tenter de faire, en
suivant une m6thode historique qui s'efforcera d'identifier, pour
chacune des grandes p6riodes, les diff6rents facteurs qui vont
conduire a la situation que nous connaissons aujourd'hui. Cette
analyse nous amenera a mettre a jour un certain nombre de
contradictions :
C contradiction entre les aspirations des diff6rentes
categories sociales en presence,
C contradiction entre les aspirations de certaines
categories sociales et la politique agraire des
dirigeants,
C contradiction entre la politique agraire et la
disponibilit6 des autres facteurs de production : la
main-d'oeuvre, les capitaux, la technologie, le march.


I. Periode Coloniale


(voir Structure agraire / 14)


I I


-19


1-






Page 13 N, Mercredi 9 Mars 2005
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(509) 510-4594
(509) 510-4595
(509) 510-0560
Fax
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Dans nos murs...


Le Cineaste Raoul Peck

Objet: Le film de Peck Le film de Raoul
Peck intitule "Sometimes in april" est un
excellent film sur le genocide Rwandais. On
pourrait meme parler d'une oeuvre maitresse
de ce cin6aste haitien. Le r6alisateur s'est
surpass' et 'a mon avis a donn' une pi'ce
d'une tres grande valeur cin6matographique,
historique, culturelle, socio-politique, et d'un
humanisme d6chirant. Je ne peux
m'empecher de le comparer avec le film
"Hotel Rwanda" qui a une valeur
commerciale ind6niable et constitue aussi un
t6moignage poignant sur le genocide
Rwandais. Le film de Peck n'est pas
seulement un t6moignage, il est aussi une
lecture raffin6e et un traitement hautement
professionnel d'un sujet bien maitris6. C'est
aussi un devoir de m6moire produit par le
cin6aste, offert a l'humanit6 pour que plus
jamais un tel ph6nombne ne se renouvelle. Je
vous le recommande done chaudement.

Bravo Peck!

Dunois Erick Cantave

Montr6al: Gouverneurs de la Ros6e port6e sur
scene
[AlterPresse] Gouverneurs de la Ros6e a 6t6
une nouvelle fois port6e sur scene a Montr6al
le 18 f6vrier dernier, dans le cadre du mois de
l'histoire des Noirs (fevrier) et pour
comm6morer le soixantieme anniversaire du
d6ces de Jacques Roumain (18aofit 1944).

Cette presentation qui a 6t6 rendue possible
grace a la troupe th6atrale Mapou et au Comit6
International Pour La Promotion Du Creole Et
De L'AlphabEtisation (KEPKAA) a attire,
malgrE une temperature peu cl6mente, un
public nombreux. L'adaptation th6atrale,
r6alis6e par
Jean-Claude Eugene, a repris pour l'essentiel
les themes centraux du roman, c'est-a-dire la
solidarity des opprim6s et la quete de l'eau.

Eugene a par ailleurs mis en evidence (comme
d'ailleurs le fait Roumain lui-mbme dans
l'oeuvre) les deux temps qui scandent la trame
du recit.

Au commencement, il y a la resignation, la
misbre, la division, la desolation et la mort;
Le deuxiEme temps, introduit dans la piece par
l'arriv6e de Manuel, est celui qui va retenir
l'attention du spectateur jusqu'a la fin. C'est le
temps de la lutte contre la mystification, la
division et la resignation; lutte initi6e, il est
vrai, par un seul homme (Manuel), mais que
tous les habitants de Fonds-Rouge vont en
comprendre l'importance.


Le sociologue et journaliste Pierre Mouterde

P-au-P., 4 mars. 05 [AlterPresse] Le sociologue et
journaliste canadien, Pierre Mouterde, sp6cialiste de
l'Am6rique latine, effectue une visite de travail d'une
semaine en Haiti apartir de ce 4 mars.

"Je suis venu prendre un bain d'Haiti", a d6clar6
Pierre Mouterde a AlterPresse, peu aprbs son arrive a
la capitale Haitienne. Co-auteur d'un ouvrage sur
Haiti, intitul6 "Cinq ans de duplicity am6ricaine en
Haiti (1991-1996)", Mouterde est a Port-au-Prince
pour tenter de cerner la dynamique dans laquelle se
trouve le pays.

Mouterde doit prononcer plusieurs conferences a Port-
au-Prince, dont deux avec les "Amis du Monde
Diplomatique Haiti" autour des mouvements
sociaux en Am6rique Latine, les 5 et 7 mars.


FLASH-INFO

L'6crivain francais Christophe
.\ Warny en Haiti pour une
serie de conferences


Le Mario Canonce Quartet au Rex th6etre
le Mardi 8 Mars, 6h 30 pour un Grand
Concert de Jazz

Melodie 103.3FM
Port-au-Prince Ha'ti
Avec
Melodie FM la Vie n'est plus la
mmee
7heures: L'Heure classique
10 heures Textes et Pr6textes- D. Richez
Midi L'heure Jazz
2 heures La chanson franqaise
3 heures Le Bon vieux Temps
6 heures Compas
9 heures Jazz inspired Judy Carmichael
10 heures Ml6odie Times
11 heures Encore plus de musique...

Malgr6 l'amateurisme evident des acteurs, ces deux
temps qui structurent le roman ont 6t6 repris dans la
piece avec aisance. Arnold Joseph qui a
jou6 le rl1e de Manuel avait une presence
remarquable sur scene, et Myrnette Joachim, dans le
r61e d'Annaise, a s6duit le public en imitant
les mimiques de la petite paysanne candide, mais
d6vou6e et a l'esprit vif.

Des membres de la communaut6 haitienne de
Montr6al ont f6licit6 le KEPKAA, particulibrement
son president Pierre-Roland Bain, et la troupe
th6atrale Mapou d'avoir pris cette initiative.


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Lundi 14 fevrier.


r






Mercredi 9 Mars 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 6


Page 14


I LE DILEMME HAITI


La problematique du developpement economique


d'Haiti au regard de son extreme pauvrete


Par Gary Olius
Soumis a AlterPresse le 25 fevrier 2005
L'extreme pauvret6, dans sa dimension mon6taire,
n'est qu'une des consequences logiques d'une trbs faible
d6veloppement 6conomique. Pourtant, il faudrait se garder
de croire que l'accession a un certain certain niveau de
d6veloppement s'accompagnera automatiquement d'une
reduction, dans une juste proportion, du nombre des
pauvres. La raison tient au fait qu'il existe des politiques
qui g6nerent des r6sultats spectaculaires pour des couches
privil6gi6es des populations mais qui s'avbrent
paup6risantes pour les autres. La litt6rature 6conomique
actuelle a le vilain d6faut de se focaliser sur les indicateurs
de croissance sans se preoccuper des cofits sociaux de celle-
ci. Souvent les economies des pays se portent mieux tandis
que les conditions de vie des populations s'empirent
d6sesp6r6ment...En fait, a quoi sert-il d'avoir 5% de
croissance du PIB si le nombre de naufrag6s 6conomiques
dans le pays augmentent dans une proportion gale ou
sup6rieure ? Les politiques de d6veloppement viables, en
v&rit6, sont celles qui font justice aux populations en
veillant a ne pas prioriser les mesures de l'activit6
6conomique sur celles du bien-etre.
La recherche du d6veloppement, dans le contexte
d'une extreme pauvret6, met souvent les d6cideurs devant
un monstrueux dilemme. A partir d'un certain seuil, la
pauvret6 g6nbre a profusion tout ce qui constitue une
entrave au ddveloppement 6conomique : l'ins6curit6,
l'instabilit6, la degradation de l'environnement, le manque
criant de ressources humaines etc. On ne peut pas lutter
efficacement contre ces maux sans, en amont, mener une
attaque frontale contre la pauvret6 elle-meme. Mais,
comment vaincre durablement la pauvret6 sans une
politique de d6veloppement 6conomique efficace. La
monstruosit6 de ce dilemme est telle que les responsables
se doivent de se demander s'il n'existe pas un niveau
critique de pauvret6 au-dessus duquel aucun
d6veloppement n'est possible. Cette interrogation n'est ni
pour arriver au constat de l'impossibilit6 oi nul n'est tenu,
ni pour exon6rer les responsables de leur responsabilit6 et
non plus pour condamner 6ternellement les pauvres dans
leur extreme misere. Elle est plut6t un 616ment motivant


(Structure agraire ... suite de la page 12)
Pour cette p6riode, on peut identifier trois modes
de tenure :
les plantations,
l'arpent vivrier,
les terres occupies par les marrons.

A. Les plantations

Ce sont de grandes exploitations de plusieurs
dizaines de carreaux, dont on peut citer les deux types
dominants :
o les plantations sucribres, dans les plaines,
o plantations caf&ieres, dans les mornes ;
elles sont fortement capitalis6es, utilisent une main d'oeuvre
servile et produisent pour le march de la m6tropole.

Ces plantations 6taient propri6t6s de colons,
parfois absent6istes, qui en avaient probablement regu
concession de l'administration royale ; mais avec le temps,
on verra apparaitre un autre type de propri6taires : les
" affranchis "

Proprietaires du quart des esclaves et du tiers des
propriedts, les affranchis possedaient des habitations et
avaient des biens dans les villes et les bourgs.

B. L'arpent vivrier

Comme son nom l'indique, c'6tait une parcelle
de terre de la plantation, que le colon mettait a la disposition
de l'esclave pour qu'il y cultive de quoi se nourrir ; mais
l'esclave produisait aussi pour le'" march aux nbgres ".

Quelques colons, par contre, resolvaient le
problem de l'alimentation de l'esclave en lui confiant un
lopin de terre ... ou, a ses rares heures de repit ... il avait
le loisir de planter a sa convenance des vivres ou
d'engraisser quelque volaille.2

Une Ordonnance de 1785 rendra obligatoire les
jardins a nbgres : II sera distribute chaque negre ou


pour les l6ites afin qu'elles ne laissent pas la situation se
d6t6riorer ind6finiment.
R6ussir le d6veloppement 6conomique dans un
milieu extremement pauvre n'est pas exactement comme
faire pousser du riz dans un desert, mais c'est une entreprise
qui comporte de grandes difficulties que les d6cideurs ont
interet a ne pas sous-estimer. Et, face a ces difficulties, il
faut savoir faire preuve d'intelligence, de pragmatisme et
de pres6v6rance. De l'intelligence, il le faut pour
diff6rencier les interventions a courte vue (de nature
palliative) de celles qui peuvent produire des effets
durables. Du pragmatisme, il le faut pour faire preuve de
r6alisme et rejeter toute forme de patriotisme folklorique
car en situation d'extreme pauvret6, un pays n'a jamais
les moyens de promouvoir son propre d6veloppement
6conomique et doit miser en partie sur une solidarity
internationale agissante. Enfin, de la pers6v6rance, il le
faut pour continuer a travailler avec opiniatret6, en d6pit
des critiques destructrices de ceux que les intfrets
personnels ont rendu myopes, car les politiques viables
ne produisent pas souvent les r6sultats escompt6s dans
l'imm6diat.
Dans le contexte de pauvret6 extreme, la
probl6matique du d6velopppement 6conomique ne se laisse
pas cerner n'importe comment. Sa plus grande difficult
tient au fait que sa comprehension requiert une certaine
originality qui ne sont pas toujours a la port des d6cideurs,
car elle est le r6sultat d'un effort soutenu de r6flexion que
ces derniers ne sont pas forc6ment disposes a faire. En
matibre de d6velopement, aucun individu ne peut
pr6tendre, a lui seul, d6tenir la m6thode ou la strat6gie
adequate. C'est un puzzle qui fait intervenir tellement
d'616ments qu'il faut se mettre a mille pour en d6gager la
solution.
Dans cette optique, ce texte n'est qu'une
proposition en vue d'alimenter la r6flexion des acteurs,
des d6cideurs et de tous ceux qui sont int6ress6s par cette
probl6matique. Elle part de ce postulat : la pauvret6, dans
ses multiples dimensions, ne se combat qu'avec une
combinaison de tout ce qu'elle contribue a d6truire ou ne
permet pas de construire. Ceci apparait paradoxal a
premiere vue, mais elle est d'une troublante v6racit6. Par


negresse, une petite portion de terre de I' habitation ;pour
etre par eux cultivee a leur profit; ainsi que bon leur
semblera. 3

C. Les terres occupies par les marrons

Celles-ci 6chappaient au contr6le de
l'administration royale ; elles sont le lieu d'une
organisation sociale qui vise B assurer l'existence
de cette cat6gorie sociale en dehors de la soci6t6
coloniale.

D'autres groupe enfin rejoignaient les
bandes organisees et partageaient- lorsqu'ils
etaient accepts' la vie des marrons etablis dans
les hautes montagnes, les vastes etendues de bois
debout ou I'on defrichait, a la mesure des besoins
et des bras, des places a vivres autour desquelles
s'organisait une communaute de negres libres
dependent d'un chef et astreints a des regles
determines. 4

En 1717 et 1785, une communaute marronnefait
parler d'elle avec Santiague a sa tete.5


Bernard Eth6art
ben(aetheart.com
Miami, le 13/02/05
Prochain article : PWriode R6volutionnaire
(Footnotes)
' Nicolas Jean-Baptiste
: Le problbme agraire et la Situation Socio-Juridique du
paysan a travers 1
'Histoire d
'Haiti 1697-1992, Port-au-Prince, les Editions THELUSCO
SI, Avril 2000, p. 32
2 Jean Fouchard
: les marrons de la liberty, Editions de 1
'Ecole, Paris 1972, p. 63
3 id., p. 64
4 id., p 424
5 Nicolas Jean-Baptiste, op. cit., p. 34


exemple, N'est-il pas vrai que la pauvret6 extreme, avec
son cortege d'effets n6fastes, met en p6ril les
investissements ? Pourtant c'est de l'investissement massif
qu'il faut pour la combattre. D'un autre c68t, le m6canisme
de fonctionnement des trappes a la pauvret6 peut aider a
comprendre la logique qui sous-tend cet strange postulat.
Comment les paysans d'un PMA comme Haiti s'enlisent-
t-ils, g6n6ralement, dans la pauvret6 ? Exclus et non
encadr6s, ils vivent uniquement de ce que leurs lopins de
terre peuvent produire. L'importance de leurs productions
depend en grande partie des aleas saisonniers et des
caprices de la nature. Une insuffisance de pluie entraine
irr6m6diablement la perte des r6coltes et pour survivre,
les paysans n'ont d'autre choix que de recourir a la
production du charbon de bois. Ce qui entraine le
d6boisement et i moyen terme l'6rosion des sols. De plus,
le taux de fertility des paysans induit une croissance
d6mographique qui augmente la pression sur les surfaces
cultivables et, par consequent, entraine la baisse continue
de la production agricole. Il en r6sulte un affaiblissement
de l'6conomie paysanne et l'enlisement des paysans dans
un cercle vicieux de la pauvret6. Vue de cette maniere,
que faudrait-il faire pour sortir la paysannerie haitienne
de la pauvret6 ? Le postulat ci-dessus fournit un cadre de
r6flexion assez int6ressant sur cette question. On peut
examiner d'autres trappes a la pauvret6 dans les milieux
urbains et on pourra toujours faire le meme constat.
Les bidonvilles, les mornes arides et les savannes
d6sol6es constituent des espaces de misbre d6pourvus de
toute forme d'infrastructure. La, il y a des gens qui
survivent mais ne vivent pas, des gens qui ont une
existence au sein du pays mais pas de citoyennet6. Ce sont
des 6lecteurs mais pas des gens prets pour la d6mocratie.
A eux-seuls, ils repr6sentents plus de 70 % de la population
d'Haiti et ils sont r6duits a l'6tat de minority par les l6ites
politique et 6conomique. Leur situation de d6nuement
extreme menace l'existence meme de la nation. En signe
de clairvoyance, on se doit, donc, de concevoir une
strat6gie de d6veloppement qui leur rendra leur dignity et
leur citoyennet6 perdues.
Cette strat6gie de d6veloppement doit partir
d'une politique syst6matique de d6paup6risation qui peut
garantir a terme une stabilisation de notre society et met
le pays sous les rails d'un processus de democratisation
r6elle. Elle doit s'articuler autour de trois axes :
D6paup6risation-Stabilisation, D6paup6risation-
D6mocratisation et Stabilisation-DDmocratisation.
Stabilisation et Democratisation sont a prendre dans leur
triple-aspect 6conomique, politique, social. En tant que
tel, la strat6gie de d6veloppement se trouvera au coeur
d'une probl6matqiue a trois dimensions, comme cela
apparait dans le sh6ma ci-dessous :

Le lien stabilisation-d6pauperisation
C'est un lien de causality op6rationnelle, en ce
sens qu'une bonne politique de stabilisation doit
n6cessairement s'accompagner d'actions visant une
diminution substantielle de la pauvret6. II n'existe dans le
monde aucun pays abritant une society ayant une
proportion de plus de 50% de pauvres et qui jouit d'une
stability socio-politique ou 6conomique. Stability et
pauvret6 sont deux choses qui ne font pas bon manage. Et
ce n'est pas un hasard si, de nos jours, l'instabilit6 politique
est plus criante sur le continent africain que partout ailleurs.
Du reste, la relation causale entre stability et pauvret6
suscite des d6bats, non sous cet aspect 6voqu6, mais de
pr6f6rence sur le sens de la causality. Certaines 6coles de
pens6e affirment que c'est la pauvret6 qui engendre
l'instabilit6, tandis que d'autres disent le contraire. Il n'y
pas d'evidences empiriques permettant de trancher en
faveur de l'une ou l'autre des deux affirmations opposes,
mais ce qui est certain c'est qu'il y a des politiques
6conomiques qui sont a la fois paup6risantes et de nature
a alimenter les tensions entre les couches sociales, donc,
susceptibles de g6n6rer de l'instabilit6. Vue sous cet angle,
les d6cideurs doivent recourir a des politiques
6conomiques qui permettent de faire d'une pierre deux
coups, c'est-5-dire de r6duire la pauvret6 et de faciliter
une certaine detente entre les diverses composantes de la
soci6t6 par la reduction des in6galit6s.
Une politique de stabilisation priorisant l'aspect
6conomique peut s'av6rer paup6risante et peut contribuer
a alimenter l'instabilit6. Sans r6courir a des artifices
th6oriques, consid6rant la politique de stabilisation
6conomiqque applique par le gouvernement Boniface-
Latortue. Les "technocrates" lib6raux qui gbrent
l'6conomie du pays se f6licitent de maitriser l'inflation,
de diminuer le deficit budg6taire et de poser les bases pour
un retour a la croissance 6conomique. Mais a quel prix ?
On peut constater que plusieurs milliers de gens ont perdu
leurs emplois, que les d6munis du pays sont livr6s a eux-
memes faute de politique sociale en leur faveur, qu'on a
r6duit substantiellement les d6penses sociales, que des
categories professionnelles comme les professeurs
(voir Haiti / 16)


Survol de I'Evolution

de la Structure Fonciere





Page 15 I SANTE & POPULATION I


Mercredi 9 Mars 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 6


L'OMS present ses trois scenarios pour le Sida en Afrique
GENEVE, 4 Mars D'ici a 2025, le continent politiques int6rieures africaines en matibre de Sida sont inefficaces de r6duire la propagation du VIH sur le long terme",
africain pourrait 6viter 43 millions de nouveaux cas de Sida et que l'aide ext6rieure fluctue ou diminue. selon le communique.
si des investissements significatifs, notamment grace a Selon ce scenario, la pand6mie "puise les ressources et Le renforcement de la th6rapie
l'aide ext6rieure, sont r6alis6s dans les domaines de la sante, affaiblit les infrastructures. Par consequent, le pibge de la antir6trovirale b6ndficierait a un tiers des populations
de la formation, du social et des infrastructures, selon pauvret6, du sous-d6veloppement et des in6galit6s se resserre affect6es en 2025, contre moins de 5% aujourd'hui.
ONUSIDA. encore davantage". Consquence, estime ONUSIDA, la "La trajectoire de la diffusion de la th6rapie
L'agence onusienne a pr6sent6 trois scenarios prevalence du VIH demeure analogue d'ici a 2025 a celle antir6trovirale augmente de facon constante, ce qui
possibles "sur la manibre dont l'6pid6mie du sida en Afrique d'aujourd'hui, repr6sentant environ 5% de la population adulte. reflbte l'investissement continu consenti par
pourrait 6voluer au cours des vingt prochaines ann6es, sur Le second scenario, baptism "Des choix sans concession: lAfrique dans les systems de sant6 et la formation,
la base des decisions politiques prises aujourd'hui par les l'Afrique s'engage dans la lutte", pr6sente une image de la ainsi que sa capacity 5 fabriquer des m6dicaments".
dirigeants africains et le reste du monde", indique un situation qui rsulterait de politiques int6rieures "efficaces", mais Au total 24 millions de nouveaux cas de
communique de 1'ONUSIDA. d'une stagnation de l'aide ext6rieure. Dans ce cas de figure, les Sida seraient ainsi vits, meme s'il faut craindre un
Le premier scenario, intitul6 "Le poids du pass: responsables africains "optent pour des mesures rigoureuses afin doublement du nombre d'enfants orphelis du sida,
la spirale infernale" montre ce qui pourrait se passer si les precise ONUSIDA.











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I






Mercredi 9 Mars 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 6


Page 16


I COMMUNIQUE DE PRESSE I


MISSION DES NATIONS UNIES POUR LA STABILISATION D'HAITI


Confrrence-debat sur le role des femmes de la
MINUSTAH dans le processus de paix en Haiti

Port-au-Prince, 07 mars 2005 -Le Bureau de
la Communication et de l'Information Publique, en
cooperation avec l'Unit6 des Questions de Genre de la
Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haiti
(MINUSTAH), a organism, le 7 mars a Port-au-Prince, une
conf6rence-d6bat sur le rl1e des femmes de la
MINUSTAH dans le processus de paix en Haiti ", pour
marquer la Journde internationale de la femme, c6ldbr&e
dans le monde le 08 mars de chaque ann6e.


A cette occasion, le Repr6sentant special du
Secr6taire g6ndral des Nations Unies en Haiti et Chef de la
MINUSTAH, Juan Gabriel Vald6s, a partag6 avec les
participants le message du Secr6taire g6ndral des Nations
Unies, Kofi Annan. En 1995, les femmes,"rdunies a
Beijing, ont fait un trbs grand pas en avant au service de
l'humanit6. Le monde a, depuis lors, explicitement reconnu
que l'6galit6 des sexes 6tait essentielle pour le
d6veloppement et la paix partout dans le monde ", dit le
message, ajoutant que parallblement, nous avons vu
apparaitre de nouveaux problbmes. Je pense, par exemple,
a la traite des femmes et des enfants, pratique odieuse mais


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de plus en plus courante; ou au fait que les femmes sont
de plus en plus souvent prises pour cibles pendant les
conflits arms; ou encore a la propagation terrifiante du
VIH/sida parmi les femmes, en particulier les jeunes
femmes dit le message ". Pour le"Secr6taire g6ndral," Les
femmes ont le droit de vivre dans la dignity, a l'abri du
besoin et de la peur ", ajoutant qu' En cette Journde
internationale de la femme, r6affirmons notre engagement
a faire de ce droit une r6alit6 ".
Pour sa part, l'ambassadeur Vald6s a fait observer
que les femmes haitiennes ont, a diff6rentes 6chelles,
un r6le important a jouer dans le processus electoral en
cours dans le pays ". II a, en outre, soulign6 que malgr6
les conditions difficiles dans lesquelles elles 6voluent, les
femmes de la MINUSTAH contribuent, de facon
significative, aux efforts de paix et de stability en Haiti ".
Ernst Lucceus de l'Unit6 des Questions de Genre de la
MINUSTAH a, de son c6te, inscrit l'objectif de cette
conference dans les provisions de la Resolution 1325 du
Conseil de S6curit6 des Nations Unies, en faveur des
femmes et de la paix internationale.
Cette conference, qui a vu la participation des
organisations f6minines haitiennes, a ainsi offert
l'opportunit6 aux femmes membres des diff6rentes
composantes (civiles, militaires, et de la police civile
internationale -CivPol-) de la MINUSTAH d'6changer
avec leurs consoeurs haitiennes leurs motivations,
experiences et contraintes, en tant que fonctionnaires des
Nations Unies au service de la Paix en Haiti. Le lieutenant
Maria Dulcic du contingent argentin a not6 qu""en plus
de leurs comp6tences professionnelles, les femmes
apportent" la sensibility, l'amour et la comprehension ".
Pour sa part, Lizbeth Cullity de l'Unite des Affaires
politiques affirme avoir la ferme conviction que les
Haitiennes ont la capacity de promouvoir la paix dans le
pays ".
Saluant cette initiative de la MINUSTAH, Mme
Josseline Colemon FHthiere de Mouvement instauration
de la D6mocratie en Haiti (MIDH) a fait remarquer qu'elle
" modifie positivement la perception des Haitiens"."Les
femmes de la MINUSTAH ont, dans leurs diff6rentes
interventions, promis de mettre tout en oeuvre pour
apporter leur contribution au retour de la paix et de la
stability en Haiti. (voir Femmes Statut 16gal / 17)


La problematique du developpement economique

d'Haiti au regard de son extreme pauvrete


(Hati ... suite de la page 14)
contractuels n'ont pas droit ni au bonus, ni a douze mois
de salaire. On constate aussi que les imp6ts directs ont
augment de manibre fulgurante. Par exemple, le plus-
value sur un metre carr6 de biens immobiliers dans la zone
metropolitaine se chiffre jusqu'5 3,450 gourdes. il faudrait
avoir l'esprit d'entreprise bien enchevill6 dans l'ame pour
accepter de se procurer d'un espace de 10,000 metres carries
en vue de mettre sur pied un quelconque negoce. En plus
du prix d'achat, il faudra verser a la caisse de la DGI
3,450,000 gourdes. On comprend vite que de telles
politiques ont pour effet desagreable de diminuer, par
exemple, la demande de biens immobiliers et d'etouffer
la propension a investir. De plus, la croissance dconomique
sans creation d'emplois ne peut conduire qu'5
l'augmentation des inegalit6s dans le pays, alimenter les
frustrations des laisser-pour-compte, provoquer la
radicalisation des positions politiques et, a terme,
l'instabilite socio-politique. Que les pseudo-technocrates
le sachent, l'instabilit6 sociale est parfois fille d'une
politique de stabilisation 6conomique sans contenu
humain.
Le lien d6pauperisation-d6mocratisation
C'est un lien de causality de nature tautologique
et, dans un sens comme dans l'autre, i&renvoie a un
problbme d'accessibilitd. D6paup6riser c'est ouvrir les
voies d'acces a l'exercice du pouvoir politique, aux espaces
de creation de richesse, aux facteurs de production et a la
promotion sociale. C'est combattre la pauvret6 monetaire,
la pauvret6 des conditions de vie et la pauvret6 des
capacities. Un vrai processus de democratisation doit, dans
sa composante politique, poser le problbme de
l'institutionnalisation, des formules d'accession au pouvoir
et du principe d'alternance. Dans ses composantes
dconomique et sociale, il doit r6soudre les probl6mes
relatifs a l'6quit6 ou a l'6galit6 des chances et faire la
promotion de la justice sociale et de l'inclusion. Le lien
de cuasalit6 entre democratisation et d6paup6risation est
tel qu'il y a meme moyen d'6tablir une bijection
math6matique entre les divers 616ments des composantes
qui s'y rattachent.
La pauvret6 extreme du peuple haitien est avant
tout et surtout un problbme de concentration des moyens,
des facteurs de production et des richesses. Elle est la
consequence d'une anti-democratie pratiquee par des 61ites
prises d'un module de sociWt6 fonctionnant sur fond de
monopole. On s'arrange pour que l'6ducation, la formation
superieure soit l'affaire d'une minority de la classe
moyenne, laquelle se met au service d'un petit clic detenant
la richesse du pays. Et, dans le milieu politique, ces deux


minorit6s s'allient pour exercer le pouvoir contre les
masses. Il en r6sulte une conception d6form6e de la chose
dconomique nationale et l'instauration d'un pouvoir-
privilege en guise d'un pouvoir-service.
Il faut d6mocratiser pour casser ces monopoles
generateurs d'inefficience sociale, d'exclusion et d'anti-
d6mocratie. Cette democratisation doit etre mende de pair
avec une strat6gie globale de d6paup6risation visant a un
retour, pour les masses, a la dignity politique, sociale et
economique dans un delai raisonnable. Le plan de
developpement appropri6 pour Haiti, serait celui qui
permattra d'articuler harmonieusement, depauperisation,
democratisation et stabilisation. La pauvret6 n'6tant que
le symptome le plus eloquent de l'anti-d6mocratie, il faut
croire qu'une vraie politique de democratisation permettra
de la combattre durablement.
Le lien stabilisation-d6mocratisation
La liaison ddmocratisation-stabilisation se pose
dans notre cadre d'analyse comme l'6manation ou la
r6sultante d'une bonne operation r6ussie de
ddpauperisation et de democratisation. Telle que
schematisee, cette liaison s'obtient par transitivit6
math6matique a partir du lien de causality op6rationnelle
(d6paup6risation-stabilisation) et du lien d'essence
tautologique (d6paup6risation-d6mocraisastion). Bref, en
milieu extreme pauvre, une democratisation r6ussie et ax6e
sur des actions visant la d6paupdrisation finira par se
traduire par une stabilisation globale de la societ&.
En fait, la stabilisation pour soi, comme les
Nations Unies pr6tendent le faire ne rimera absolument a
rien. Le galvaudage a la mode tend a faire croire que
stability est gale au ddsarmement (armes a feu, armes de
guerre) et au nom de cela la MINUSTAH vient de d6penser
la rondelette somme de 550 millions de dollars. Pourtant,
avec ce meme montant on pourrait entreprendre des
activities g6ndratrices d'emplois productifs en faveur des
couches d6favoris6es. Le pays manque d'infrastructures
6ducatives, sanitaires et agricoles, pourquoi se permet-on
de d6penser autant d'argent dans des operations
cosm6tiques commes celles entreprises au cours des ept
derniers mois ? Les pseudo-technocrates qui nous dirigent
et les experts de 1'ONU savent-ils en quoi consiste une
mission de stabilisation dans un pays caract6ris6 par de
scandaleuses in6galit6s et une pauvret6 extreme ?
Cette reflexivit6 sterile (stabilisation pour
stabilisation) du mendat de la MINUSTAH est I l'avantage
des experts internationaux qui veulent utiliser la misere
du pays s'enrichir. La society haitienne, dans sa grande
majority ne gagnera absolument rien car l'approche utilis6e
ne permettra jamais une stabilisation rdelle du pays. Il y a


lieu de sortir de ce st6rdotype en forcant les responsables
et les l6ites a assumer leur responsabilit6. On doit faire de
son mieux pour renggocier le contenu du mendat de la
mission onusienne en Haiti, en en profitant pour donner
une substance a sa mission. La stabilisation devra etre
accepted dans son triple aspect sociale, 6conomique et
politique et la MINUSTAH devra rendre public un plan
d'actions articuld autour de ces trois facettes. Le
gouvernement devra 6tablir des indicateurs permettant de
mesurer periodiquement la performance de la mission et
de produire des recommandations pertinentes aupres du
secretaire general de 1'ONU ou du Conseil de Securit6.
Dans cette optique, la MINUSTAH se retrouvera face a
un devoir de r6sultats envers a la soci6td haitienne.
Pour remettre Haiti sur les rails du
d6veloppement, il ne suffit pas d'invoquer les dieux
ndolib6raux et appliquer les vieux cliches exp6riment6s
en Bolivie, au Nicaragua ou en Afrique sub-saharienne.
Haiti n'a su rien tirer des occupations de 1915 et de 1995,
justement a cause de la persistance des occupants a
administrer a l'6conomie du pays des formules
prefabriquees. Si en 2005, on veut que les choses
s'am6liorent on devra sortir des sentiers battus et faire
preuve d'un peu d'originalit6. Et, pour ce faire, les l6ites
du pays ne doivent plus se limiter a tirer leur 6pingle du
jeu, mais s'evertuer a faire des propositions et a participer
activement dans les prises de decisions en matinre de
developpement. Les occupants ont leur agenda, c'est
normal. Nous autres haitiens devons avoir le n6tre et celui-
ci doit traduire une volont6 irrepressible de sortir le pays
du bourbier le plus rapidement possible. Et, c'est une
preuve de patriotisme sup6rieur, dans cette conjoncture
particulibre, de chercher a trouver un juste compromis entre
ce que nous voulons pour le pays et ce que veulent les
occupants dans la defense de leurs int&rets. L'extreme
pauvret6 r6duit considerablement notre marge de
manoeuvre en nous privant des ressources ndcessaires au
d6veloppement durable du pays et ce serait suicidaire de
notre part de nous replier sur nous-memes. C'est aussi vrai
qu'en ces temps de grande d6tresse, nous avons
l'impression d'avoir tout perdu, mais au moins, rappelons-
nous qu'il nous reste la possibility de faire preuve
d'intelligence. Donc, manifestons notre intelligence en
dlaborant des propositions rationnelles et en oeuvrant a
tue-tete pour qu'elles soient prises en compte. Les l6ites
du pays n'ont pas droit ni a la passivity ni a la resignation
et meme si un quelconque plan viserait u terme leur
"disparition" elles devront disparaitre en luttant et en
travaillant...
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[+] Economiste







Page 17 I 8 MARS / JOURNEE DE LA FEMME I


Mercredi 9 Mars 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 6


Haiti : Travaux de revision du statut juridico legal de la femme
P-au-P., 08 mars 05 [AlterPresse] Le que le projet est sur le point d'etre achev6 afin de pouvoir d'autres formes d'unions, mais qui ne sont pas reconnues
gouvernement de transition, en partenariat avec des etre pr6sentW a la prochaine 16gislature. l galement ", a-t-elle pr&cise.
organizations de femmes, et des organisations non Les codes de lois en vigueur dans le pays, dans En ce qui concerne les violences sexuelles, le
gouvernementales, travaille actuellement a une revision du les relations Homme/Femme, datent de l'6poque de ministbre l6abore avec ses partenaires un plan national de
statut juridico legal de la femme haitienne, a fait savoir a Napoleon (Bonaparte), et sont tres discriminatoires vis-5- prevention. Les cas r6pertori6s seront pris en charge par
AlterPresse la ministre a la condition feminine, Adelyne vis des femmes ", a d6clar6 Adeline Chancy. des units disposes a cet effet, a fait savoir la ministre.
Chancy. Les activities r6alis6es sont entre autre la mise en
Toutes les lois jug6es discriminatoires vis-a-vis "la legislation haitienne ne reconnait qu'une seule place d'un comit6 tripartite, incluant le gouvernement, les
des femmes seront remises en question, a affirm la ministre forme d'union, le mariage, alors que la r6alit6 haitienne secteurs sociaux et la cooperation internationale.
ors d'une interview accord6e a AlterPresse. Elle a precise est tout autre ", a-t-elle poursuivi."" Les conjoints se font


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W. Palm Beach FI 33407
Tel: (561)655-4166

NEW JERSEY
152 Jefferson Ave
Elizabeth, NJ 07201
Tel: (908)354-1411

MONTREAL NORD
3820 Henri-Bourassa Est
Montreal, Canada
Tel:(514)852-9245

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Downtown Providenciales
Butterfield Plaza
Tel: (649)941-4172-4173

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222-2704,221-8910, 221-1632


Ouvert

6 Jours

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semaine:

8h30 am

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Mercredi 9 Mars 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 6


Page 18


I Les Jeux de Bernard I


GRILLE DE PROGRAMME

Melodie 103.3 fm

74 bis Rue Capois
Port-au-Prince, Haiti
T61: 221-8567 / 221-8568/ 221-8596 Fax: 221-0204/ 221-1323
e-mail: pub@haitienmarche.com URL: www.haitienmarche.com
Programmation
5h00 6h30 Bon TReveil en musique

6h30- 7h00 An Pipirit cihantant
Journal creole de la journ6e avec Yves Paul L6andre


7h00 10h00


10h00 Midi


12h00 12h15


12h15- 2h00


MIelodie IMatin avec Marcus
Informations, Interviews, Anecdotes, Humour, Analyses
L'Editorial de Marcus
La Chronique au Quotidien avec Elsie
A Haute Voix avec Dominique Batraville
Les Sports avec Jacky Marc
Les Invit6s du Jour

Mdlodie Matin chaque samedi est animde
par Rapahl Fequi&re

Le IDisque de 1'Audeiteur
animation: Jacques Lacour

Le ITidic
Un r6sum6 des Informations Locales et Nationales

Lady Blues
Jazz, Blues, Swing, Ragtime avec Elsie


2h00-3h00 C'est si boon
en chansons...
Emission de Chansons Francaises

3h00-5h00 Le Boon Vieux Temps
Retro-Compas avec
Doc Daniel et Captain Bill

5h00 Le Journal de 5 IFeures
6h Sport Actualites
avec Gilbert Leysa6rald Alphtlonse, Mario
Sarrean et Ja cky Marc


7h00 8h30
8h30 9h00

10h00





9h00 et au-deli


Amoir y Sabor
Soir Informnations

INotre Grand concert
(Lundi et Mercredi : L'heure classique)

Jazz at Tenl (Mardi, Jeudi, Dimanche)
Jazz inspired: Judy Carmichael et ses invites

Cavaliers, prenez
vos dames (Samedi)
50 ans de Succbs Populaires Haitiens
Chaque Dimanche : 10h I Midi: Textes et Pr6textes
avec Dominique Richez


En bref


(suite de la page 2)


Lancement du projet de reconstruction de la route Saint-Marc -
Gonaives
Le gouvernement haitien a lanc6 lundi le projet de rehabilitation de la route conduisant
de Saint-Marc aux Gonaives. Le Premier ministre G6rard Latortue et le ministre des
Travaux publics Fritz Adrien ont inaugur6 les travaux. Le projet sera financ6 par le tr6sor
public. Le cofit total est de 46 millions de dollars am6ricains. C'est une firme de la
r6publique dominicaine qui a remport6 l'appel d'offres: la Federici, Mena, Munoz et
Fondeur.
Parallblement, la route reliant Cap Haitien a Dajabon sera asphalt6e, grace a un appui
fourni par l'Union Europ6enne (UE). L'information a 6t6 annonc6e par le Premier ministre
en personne alors qu'il se trouvait au Cap Haitien. I1 en a profit6 pour annoncer aussi
pour bientot les travaux d'agrandissement de l'a6roport du Cap Haitien. L'argent est d6ji
disponible. I1 s'agit d'une somme 6quivalant a 45 millions d'Euros.

C6r6monies funeraires pour un soldat n6palais soudainement disparu
des suites d'une breve maladie
La Force militaire de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haiti
(MINUSTAH) vient, avec regret, d'&tre amput6e d'un de ses membres avec la disparition
pr6matur6e, le samedi 26 f6vrier 2005, du soldat Shyam Bahadur Katuwal (24 ans) du
contingent n6palais, emport6 brusquement des suites d'une breve maladie. Faisant
l'apologie du regrett6 disparu lors de la lev6e du corps, le Repr6sentant special du Secr6taire
g6n6ral des Nations Unies, Juan Gabriel Vald6s, a soulign6 que ce jeune soldat, en venant
de trbs loin, traversant des continents et des oceans, dans l'unique objectif d'offrir ses
services en Haiti dans le cadre de la MINUSTAH," a voulu servir les causes de son pays,
des Nations Unies et des peuples dans d'autres parties du monde ". M. Vald6s a en outre
transmis toute la solidarity du Secr6taire g6n6ral des Nations Unies"" aux collbgues de
Shyam Bahadur Katuwal et a sa famille, soulignant que ce depart offre l'opportunit6 de
d6gager, une fois de plus, le sens profond du travail en cours d'accomplissement par la
Mission de 1'ONU en Haiti. Le commandant adjoint de la Force militaire, le Major G6n6ral
Eduardo Lugani, qui intervenait au nom du G6n6ral Augusto Heleno Ribeiro Pereira,
commandant de la Force, a pr6cis6 que la disparition du soldat" n'est pas la consequence
d'un acte de violence, mais d'une maladie regrettable et inattendue qui l'a enlev6e a
notre affection et a celle de sa famille"", ajoutant que sa mission a 6t6 bien accomplie.
Des 6700 soldats pr6vus pour la MINUSTAH, 6012 sont d6ji sur place ainsi que 1397
des 1622 policiers attendus. Le contingent militaire n6palais, a lui seul, compte
pr6sentement 749 militaires d6ploy6s dans le d6partement du Plateau central, notamment
a Hinche et a Mirebalais.

Poursuite du bras de fer entre les militaires d6mobilis6s et le regime
interimaire
Les militaires d6mobilis6s du d6partement du Nord, se sont d6clar6s insatisfaits de la
gestion de leur dossier par le gouvernement int6rimaire.Le porte-parole de ces ex-militaires
, Jean Francklin, a dit d6plorer que un an aprbs le depart d'Aristide, l'ins6curit6 continue de
battre son plein dans le pays.Il a fait savoir que ses hommes sont pr&ts a assurer la s6curit6
de la population. Dans le Plateau-Central, le porte-parole des militaires d6mobilis6s,
l'ancien sergent Joseph Jean Baptiste, a menace pour sa part, de mettre ce d6partement a
feu et a sang si les autorit6s policibres s'avisent de proc6der a l'arrestation du commandant
Ravix R6missainthe. Ravix R6missainthe et Ren6 Jean Anthony alias Grenn Sonnen font
l'objet d'un avis de recherche et leurs t&tes sont mises a prix par la police nationale. Joseph
Jean Baptiste a rappel6 aux autorit6s int6rimaires qu'elles pourraient connaitre le mrme
sort que l'ancien gouvernement Lavalas si elles persistent dans la voie du
jusqu'auboutisme. II les a invites a surseoir au mandat 6mis contre Ravix R6missainthe,
sinon le Plateau-Central et toutes les zones occupies par les ex-militaires seront le th6itre
d'une guerre sans merci, a-t-il dit.

Bilan dress par le President Boniface Alexandre
Le president provisoire Boniface Alexandre, a pr6sent6 un bilan mitig6 des actions du
gouvernement de transition depuis son installation. II a soulign6 que des efforts
consid6rables doivent &tre consentis a tous les niveaux pour reverser a-t-il dit, la perception
de corruption g6n6ralis6e. Il a exhort tous les membres du gouvernement int6rimaires a
continuer avec rigueur et vigueur la lutte contre la corruption qu'il pr6sente comme le
cheval de bataille de ce gouvernement. M. Alexandre les a invites a se rappeler toujours
que les fonds d6tourn6s, les taxes et impots impay6s, la pratique des surfacturation, les
pots-de-vin, privent le tr6sor public de ressources essentielles. II a soulign6 par ailleurs que
l'6tat deplorable actuel de l'H6pital de l'Universit6 d'Etat d'Haiti, les 6v6nements du 19
f6vrier dernier au p6nitencier national constituent entre autres des exemples parfait de la
d6liquescence morale des agents de l'Etat. Boniface Alexandre a 6galement indiqu6 que la
misbre et la souffrance, se superposent, se croisent et se juxtaposent a travers le pays dans
une ambiance de fin du monde, tout en appelant a la contribution de tous a l'am6lioration
des conditions de vie et d'existence de la population haitienne. Il estime utile a ce moment
particulier de la transition, d'imprimer un souffle nouveau dans la gestion des affaires de
l'Etat, d'insuffler une dynamique nouvelle dans les rapports entre les gouvernants et les
gouvern6s, d'assurer une plus grande cohesion dans l'l6aboration et la mise en oeuvre des
decision politiques et administratives.






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I Ti gout pa ti gout I


Mercredi 9 Mars 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 6






Mercredi 9 Mars 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 6


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I L'EVENEMENT I


Haiti: Visite courte mais mouvementee
PORT-AU-PRINCE, Haiti On est de Maxine at s de Jean-Bertrand Aristide en Haiti. C'est la
lundi matin, 7 mars. 10 heures. L'avion I IVI JL V condition sine qua non pour que Fanmi Lavalas


d'American Airlines atterrit a l'a6roport de Port-au-
Prince. A bord, la Congresswoman d6mocrate Maxine
Waters, grande amie de l'ex-pr6sident Jean-Bertrand


dr?)jd, IMLl~


Aristide. Elle est accompagn6e de Mesdames Lucie
Tondereau, interprete et Marguerite Laurent (avocate).
A bord 6galement, l'avocat Ira Kurzban, dont
c'est la premiere visite officielle depuis le 29 F6vrier
2004, date du depart forc6 de l'ex-pr6sident Aristide
d'Haiti. Ira Kurzban est consid6r6 comme le lobbyiste
num6ro UN du pouvoir renvers6.
Les officiels am6ricains descendent de l'avion.
Mais coup de theatre, les autorit6s de l'immigration


informent Me Kurzban qu'il est personna non grata et qu'il ne
sera pas autoris6 a fouler le sol haitien.
Ira Kurzban n'a qu'a ob6ir aux ordres. I1 repart aussit6t
pour les Etats-Unis.
Maxine Waters, aussit6t d6barqu6e, est conduite au
P6nitencier National C'est d'ailleurs le but de sa visite: rendre
visite aux gr6vistes de la faim qui depuis 16 jours refusent toute
nourriture.
I1 s'agit de l'ex-premier ministre Yvon Neptune et de l'ex-
ministre de l'Int6rieur Jocelerme Privert. La presse est 1. Mass6e
des deux c6t6s de la rue, obstruant la porte d'entr6e de la Grande
prison. La MINUSTAH est 1 aussi, pour assurer la s6curit6 de
tous, officiels et presse. Un fort contingent de la presse 6trangere
est 1 aussi. Les flash se d6clenchent. Les cameramen s'activent.
Chacun essaye d'obtenir une declaration. Mais il n'y en aura
aucune. Les officiels s'engouffrent a l'int6rieur de la prison. Les
journalistes sont pri6s de rester hors du batiment.
La visite ne sera pas longue. On ne sait pas trop ce qui
s'est pass a l'int6rieur. Mais en sortant, Madame Waters declare
que s'il ne se produit rien, MM. Neptune et Privert vont y laisser
leur vie.
Un peu plus tard, lors de la conference de presse donn6e
a l'a6roport, elle promettra de remuer l'opinion publique
internationale pour exiger des autorit6s haitiennes la liberation
des deux prisonniers.
Cette conference de presse se d6roule au salon
diplomatique de l'a6roport. Avant de s'y rendre, Madame Waters
avait manifesto l'intention de se rendre aussi a la prison de P6tion
Ville pour voir la militante Annette Auguste, alias S6 Anne. Mais
le temps est trop court. Avec les embouteillages de la circulation a
Port-au-Prince, on lui fait comprendre qu'elle n'aura jamais le
temps d'y aller.
Done elle se plie et arrive a l'a6roport. La presse est d6ji
sur les lieux. Mais 1 nouveau coup de theatre: Pere G6rard Jean-
Juste, qui semble etre devenu le porte-parole de Fanmi Lavalas,
le parti de Jean-Bertrand Aristide, n'est pas autoris6 a p6n6trer au
salon diplomatique pour participer a la conference de presse. Jean-
Juste qui a pass lui aussi trois mois en prison, n'a qu'une
revendication dans toutes ses interventions: le retour sans condition


accepte de participer aux prochaines elections.
"Sinon nous nous abstiendrons" a-t-il d6clar6
encore la semaine derniere lors d'une reunion avec des


Yvon Neptune (1997)
leaders politiques et des officiels internationaux sur le
processus electoral devant commencer bient6t.
Lundi les autorit6s lui intiment l'ordre de
rester en dehors du salon diplomatique de l'a6roport
oii se tenait la conference de presse de Maxine Waters.
Jean-Juste s'est pli6 sans protestation a cet ordre.
I1 est 2 heures pm. L'avion de la American
Airlines d6colle pour les Etats-Unis. Maxine Waters
aura pass seulement quelques heures a Port-au-Prince.
Elle n'aura rencontr6 aucune autorit6 du pays.
(source Melodie FM / Yves Paul I andre)




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