Title: Haïti en marche
ALL ISSUES CITATION PDF VIEWER THUMBNAILS ZOOMABLE PAGE IMAGE
Full Citation
STANDARD VIEW MARC VIEW
Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00098809/00255
 Material Information
Title: Haïti en marche
Physical Description: v. : ill. ; 45 cm.
Language: French
Publisher: s.n.
Place of Publication: Miami Fla
Miami Fla
Publication Date: March 2, 2005
Copyright Date: 2005
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subject: Haitians -- Newspapers -- United States   ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.)   ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.)   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti
 Notes
Language: In French.
General Note: Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00098809
Volume ID: VID00255
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 21271733
lccn - sn 92061416
issn - 1064-3869

Downloads

This item has the following downloads:

00003-02-2005 ( PDF )


Full Text














Haiti en Marche edition du 2 au 8 Mars 2005 Vol. XIX No. 5



ANALYSE"Eleksyon w pa w"
ANALYSE leksyon we pa we" L'envoy6 special de
PORT-AU-PRINCE, 27 l'ONUtient i present celangage
F6vrier La campagne n'est pas Des elections coute que coulte!!! parce qu'il semble avoir su
encore ouverte, mais tous r6alisent convaincre tous les partenaires internationaux de monter a bord,
aujourd'hui que les elections auront lieu. Dans ce cas-lk, nous interviendrons. y compris ceux qui ont rejet6 le renversement par la force, il y a
Afin que nul n'en ignore, 1'envoy6 special de Depuis la semaine dernibre, M. Valdes un an (29 f6vrier 2004), du president Jean-Bertrand Aristide.
1'ONU et chef de la mission de stabilisation en Haiti d6veloppe un nouveau discours: le peuple veut Derniers en date: les pays de la Caricom (Communaut6
(Minustah), l'Ambassadeur Juan Gabriel Valdes, a des elections, la communaut6 internationale caraibe) qui, lors de leur rcent sommet au Surinam (17-18 f6vrier),
d6clar6: Les elections sont pour le peuple, aussi aucun aussi. Il ne saurait done etre permis a quiconque ont r6it&r6 leur refus de collaborer avec le gouvernement
groupe ne peut d6cider de les empecher d'avoir lieu. d'empecher leur organisation. (voir Elections / 4)


REPORTAGE

De Grande Anse au Grand Sud

Une tourn6e de Valdes rallume
JEREMIE, 26 Fevrier -1 que repr6sentent, davantage encore vue de
Nous sommes en route pour I esp olr 1I-haut, la capitale et ses faubourgs dans leur
Jer6mie, a l'extreme pointe sud de d6veloppement plus qu'anarchique. Inutile
la r6publique, of l'envoy6 special de 1'ONU et chef de de d6crire ce cimetibre de caisses de b6ton
la Minustah, M. Juan Gabriel Valdes, doit pr6sider une inachev6es qui continue de s'6tendre, comme
un cancer, dans toutes
les directions et
aujourd'hui jusqu'au-
delh de LUogane, voire
Grand GoAve et Petit
GoAve.
Mais d6ji la
plaine de Darbonne,
bassin vivrier de la
ville de LUogane, est
une halte rafraichis-
/i sante. Haiti serait un si
beau pays s'il n'y avait
les haitiens. Oui, on
pense 4 ce mot cdlbre
en survolant samedi
notre pays dans
l'hflicoptbre de la
Mission des Nations
Unies pour la
Stabilisation d'Haiti
Reception Dour l'envov6 supcial de I'ONU a I'a6roport de .l6r6mie


Les radeaux ou "pipirites" servant au transport sur la riviere Grande Anse photos Haiti en Marche
rencontre avec des officiels locaux et des leaders de la ou Minustah.
soci6t6 civile du d6partement de la Grande Anse autour Mais tout de suite repart la
d'un ensemble de projets dont on espbre depuis toujours desertification, la tristesse, la mort, la montagne
la r6alisation, toujours recommenc6e mais horrible comme
Vite qu'on s'6loigne de la laideur inimaginable (voir Jeremie / 10)


Ira : 2


Haiti en Marche
Port-au-Prince
100 Avenue Lamartiniere au Bois Verna
TO1.: 245-1910 Fax 221-0204
Miami
173 NW 94th street
Miami, Florida 33150
TO1.: 305 754-0705 / 754-7543
Fax 305 756-0979
New York 914-358-7559
Boston 508 941-6897
Montreal 514 337-1286
email: pub@haitienmarche.com
URL: www.haitienmarche.com


owl I








EN PLUS ... ENBREF...


Mercredi 2 Mars 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 5


29 FEVRIER : UN AN APRES

Aristide profite


de la solidarity "africaine"


(Le Figaro 28/02/2005)
Un an apres la chute de l'ex-
pr6sident Jean-Bertrand Aristide, la
transition dans la R6publique d'Haiti
patine. L'ins6curit6 reste un flMau en d6pit
de la presence des Casques bleus, et les
conditions de vie mis6rables de la
population ne se sont pas am6liordes.


. 4
Aristide a Wtd contraint a la d6mission, le
29 f6vrier 2004, sous la pression des Etats-
Unis et de la France. Exild en Afrique du
Sud, il continue de peser sur le des tin de
son pauvre pays francophone.
II 6crit ses M6moires, apprend le
zoulou et s'impose sans effort dans la vie
mondaine sud-africaine. Jean-Bertrand
Aristide vit confortablement, depuis
bient6t un an dans son pays d'accueil.
"Invit6 a rester", selon l'expression du
ministbre sud-africain des Affaires
6trangbres, l'ex-pr6sident haitien est loin
d'etre un r6fugid que l'on cache. Mais il
se considbre toujours chef de 1'Etat et son
reve le plus cher serait de retourner au
pays.
"Je souhaite revenir chez moi
avant longtemps, dans le cadre d'un accord
n6gocid ou dans le cadre du dialogue, pour
qu'ainsi aient lieu des elections libres,
honnetes et d6mocratiques, telles que
prevues par la Constitution", a-t-il affirm
le 4 f6vrier dans un entretien accord au
journaliste dcrivain francais Claude Ribbe.
Le president renvers6 estime qu'il
b6ndficie toujours du soutien des pays de
la Caraibe ainsi que de ceux du continent
africain.
II a de quoi se sentir 6pauld. Ses
h6tes sud-africains ne m6nagent pas leurs
efforts. Le president Thabo Mbeki lui a
d6roul6 le tapis rouge a son arrive a
l'adroport de Johannesburg, le 31 mai
2004. Aristide a eu l'honneur d'etre
plusieurs fois pris en photo aux c6t6s de
Nelson Mandela. On l'a apercu, a la mi-
f6vrier, a l'ouverture de la session
parlementaire du Cap, install au premier
rang parmi les personnalit6s. L'opposition
sud-africaine blanche a considered la
presence d'Aristide comme "totalement
inappropriate Thabo Mbeki n'en a pas
tenu compte. Il lui a consacrd un hommage
appuyd dans son discours inaugural. "Nous
avons eu le privilege, depuis huit mois,
d'accueillir le president haitien et sa
famille, une facon d'assumer nos
responsabilit6s face a 1'Afrique et a sa
diaspora", d6clarait-il.
Le terme "diaspora" est a la mode
en Afrique du Sud. "L'Afrique est notre
continent mere", avait d6clard, le jour de
son arrive, Jean-Bertrand Aristide. Le


theme fait 6cho. C'est au nom de la
"diaspora" que le president de la
Commission de l'Union africaine (UA),
Alpha Oumar Konard, annoncait en janvier
le soutien du continent noir a Aristide dans
la mise en place d'un dialogue en Haiti.
"Haiti est un pays africain, hors de
l'Afrique", a affirm Konard.


* 4 g
"Il nous faut normaliser la
situation en Haiti, et rien 15-bas ne se fera
sans Aristide", declare un responsable sud-
africain. Mbeki vient de confirmer que
Pretoria participera dans les deux
prochains mois a une conference sur la
diaspora des Caraibes, avant d'organiser
a moyen terme une conference plus large.
Le nouveau gouvernement haitien, pr6sid6
par G6rard Latortue, demandait meme en
janvier aux Sud-Africains de s'entremettre
aupres de leur h6te pour qu'il lance un
appel au calme a ses troupes, les violences
entre parti au pouvoir et opposition fiddle
a Aristide ayant fait plusieurs centaines de
morts depuis septembre.
Certains se demandent si 1'exil
permet a l'ex-dirigeant haitien d'aider
financibrementl'opposition dans son pays.
"Je suis en contact avec des Haitiens de
la diaspora. Mais entrer en relation avec
des Haitiens sur place mettrait leur vie en
danger", pr6cisait-t-il au debut de son
sdjour. "Depuis, personne ne sait de quels
contacts il dispose, explique un diplomate
occidental. Les Am6ricains cherchent a
localiser sa fortune mais il dit a tout le
monde qu'il n'a pas un sou !" Aristide est
soupconn6 par les actuelles autorites
haitiennes d'importants d6tournements de
fonds. En Afrique du Sud, il n'a pas
beaucoup de d6penses. Pretoria prend en
charge son sdjour et celui de sa famille
dans une residence "confortable et
discrete". Ses enfants fr6quentent l'6cole
francaise. Des fonctionnaires des Affaires
6trangbres s'occupent de ses relations avec
la presse.
Pour apaiser les contribuables
sud-africains qui verraient d'un mauvais
oeil leur pays entretenir un president
d6chu, le couple s'est vu offrir une raison
officielle de sdjour. Aristide et son spouse
ont Wtd nomm6s chercheurs honoraires de
l'universit6 d'Afri que du Sud a Pretoria
(Unisa). Mildred travaille au Centre
d'6tudes de la renaissance africaine. Quant
a Jean-Bertrand, il donnait en janvier une
conference sur sa vision de 1'Ubuntu, mot
africain qui d6signe une forme
d'harmonie, de fraternity et d'humanit6
commune. C'est loin de son palais, au
dixibme 6tage du batiment en b6ton de
l'universit6, que l'ex-homme fort d'Haiti
passe le plus clair de
son temps. En attendant que les beaux
jours reviennent.
Pretoria: Caroline Dumay
[28 fevrier 2005]


Entre 2 a 4 morts a Port-au-Prince lors d'une manifestation pro-
Aristide
HPN 28 F6vrier Quatre personnes auraient ete tuees par balles au Bel-air par la police qui a
disperse violemment une manifestation de partisans de l'ancien president Jean-Bertrand
Aristide, ont indique des manifestants.
Au moins 10.000 personnes (selon les organisateurs) ont participe pacifiquement a une marche
pour reclamer le retour au pouvoir de M. Aristide exile depuis un an en Afrique du Sud. A la
t&te de la manifestation se trouvait le Pere Gerard Jean Juste, un proche de l'ex president
Aristide. II a denonce la violence qui existe dans le pays depuis la chute du president qui doit,
selon lui, retourner a son poste en Haiti.
Des radios haitiennes ont fait etat de 2 morts, tandis que la police a parle d'un mort et d'un
blessed par balle.
"La police a ouvert le feu sur une marche pacifique en presence des casques bleus de la
MINUSTAH", a declare un manifestant.
Des tirs ont ete entendus dans plusieurs quartiers de la capitale haitienne a l'occasion du
premier anniversaire de la chute de l'ex-president Aristide.

Le Bel Air en effervescence
Depuis le Jeudi 25 Fevrier une atmosphere de tension regne au Bel Air ou des douzaines de
manifestants ont brile des caoutchouc, lanqant toutes sortes de projectiles contre les forces des
Nations Unies, les accusant d'assister impassibles aux nombreuses exactions que commettent
contre eux les membres de la Police Nationale.
Bilan des affrontements de vendredi: 2 inconnus tues et dont les corps sont rests plusieurs
heures t meme la chaussee (ils auraient ete soupqonnes d'etre des espions et tues par des
residents de ce quartier qui est un bastion de partisans de l'ex-president Jean-Bertrand Aristide),
et deux soldats bresiliens de la force de paix des Nations Unies qui ont ete blesses par des
projectiles.
A Bas 1'ONU! hurlaient les jeunes, ajoutant "Seul Aristide peut nous aider".
Samedi les hostilities ont repris au Bel Air. Un troisieme soldat onusien a ete blessed par un tireur
embusque. Les troupes bresiliennes montees sur des tanks faisaient le va-et-vient dans les rues
du Bel Air, quand elles ont ete attaquees, selon le commandant Carlos Chagas Braga, un porte-
parole des 7.400 membres de la Mission des Nations Unies ou Minustah dirigee par les
bresiliens.

Charles Henry Baker r6agit a la greve de la faim de Yvon Neptune
Le numero 2 du Groupe des 184 Charles Henri Baker a exprime vendredi le souhait que
l'ancien premier ministre Yvon Neptune et l'ancien ministre de 1'interieur Jocelerme Privert
mettent fin B leur mouvement de greve de la faim entame depuis plus de 5 jours au Penitencier
National.
Charles Henri Baker qui dit reconnaitre le droit des deux anciens responsables Lavalas de faire
la greve, a toutefois estime que les conditions de detention de Neptune et Privert sont bien
meileures que les siennes lorqu'il avait ete incarcere au Penitencier national en 2003 sous le
gouvernement du president Aristide et du premier ministre Yvon Neptune.

Gabriel Vald6s : L'Onu ne cherche nullement a imposer des
solutions toutes faites a la situation en Haiti"
Le chef de la Minustah, Juan Gabriel Valdes, a reaffirmed vendredi lors d'une rencontre avec des
femmes et des hommes d'affaires haitiens que l'Onu ne cherchait nullement a imposer des
responses toutes faites aux problemes haitiens ", et que ses actions s'inscrivent dans une logique
d'accompagnement visant le long terme, a declare le representant du secretaire general des
Nations unies.
L'ambassadeur Valdes evoquait les questions de dialogue national, des elections et du
desarmement lors de cette rencontre avec les membres de la Chambre franco-haitienne du
commerce et d'industrie, ou il etait surtout question de l'importance de la security dans le
processus de developpement en Haiti.
Les pays de l'Amerique latine, qui se sont collectivement engages a soutenir Haiti, en response a
l'appel du Secretaire general des Nations unies, sont pr&ts partager avec elle les experiences
autrefois benefiques pour eux dans la relance de 1'economie et du developpement ", a indique
M. Valdss.

















"Copyrighted Material

Syndicated Content

Available from Commercial News Providers"























4 maisons dont le local de Radio Gonaives FM incendi6es
4 maisons dont celle logeant Radio Gonaives FM ont ete incendi6es aux Gonaives dans la nuit
du 23 au 24 fevrier 2005. Tous les equipements de la Radio ont brile dans ce sinistre dont on
ignore encore l'origine exacte.
Des citoyens de la Cite de l'Independance qui attribuent ce drame au laxisme et a la
nonchalance des autorites interimaires, ontvertement critique ces dernibres pour n'avoir dote
jusqu'ici cette ville d'un service d'incendie. Ils accusent egalement le gouvernement Latortue
de ne rien faire pour ameliorer les conditions de vie de la population de la cite de
l'Independance durement frappee en septembre dernier par des inondations qui ont fait environ
3000 morts et des degits materials considerable. (voir En bref / 18)


Page 2






Mercredi 2 Mars 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 5


Page 3


L'ACTUALITE EN MARCHE


H *t is to r T d'd r p



"Copyrighted Material

Syndicated Content

Available from Commercial News Providers"


ral -a




*O







CROIX D
Tohor


MARTISSANT PORTAIL LEOGANE

,: W wL "%


Thor 14, Route de Carrefour

513-0703

LUN-VEN 8:30 am a 3:00 pm
SAM 8:30 am A 1:00 pm


I| UNIBANK

"Chaque four plus proche de vous"


www.unibankhaiti.com


Fiche d'Abonnement a Haiti en Marche


Nom


Adresse


Haiti
Etats-Unis
Canada
Europe
Am6rique Latine


Gdes 250
US $ 40.00
DC $ 42
US $ 70
US $ 70


Gdes 500 Livraison d domicile double tarif
US $ 78
DC $ 80
US $ 135
US $ 135


1 An


L'EVENEMENT SOMMAIRE
ANNIVERSAIRE DU 29 FEVRIER
La police ouvre le feu sur un d6file pro-Aristide:
au moins 2 morts p.1
Aristide profite de la solidarity "africaine" p.2
L'insecurite continue de regner p.4
Aristide continue a dire qu'il a 6et kidnapped de son pays p.4
Un An apres : Le peuple s'impatiente p.5
ANALYSE
Eleksyon we pa we p.1
REPORTAGE
De Grande Anse au Grand Sud: Une tournee de Valdes rallume
l'espoir p.1
Jacmel: quelques suggestions p.12
ACTUALITE POLITIQUE
La violence augmente d'un cran : 3 casques bleus blesses p.3
Nouveau massacre a Cit6 de Dieu p.3
Lettre ouverte du prisonnier politique Yvon Neptune p.7
Latortue dement que des cadres de la primature auraient complot6
contre Neptune p.7
ELECTIONS
Le maintien du calendrier electoral est une necessity,
selon 1'ONU p. 5
Visite en Haiti du President de la Junte Centrale electorale
dominicaine p.7
LETTRES
Pages retrouv6es de Roger Gaillard p.11
PRESSE
Yvonne Hakim Rimpel p.14
DIASPORA
Miami: La communaut6 haitienne demande le retour d'Aristide
et le jugement de Latortue p.15
Montreal : Manifestations pro-Lavalas p.16
Vancouver: Manifestations pro-Aristide p.16


THOR9


6 Mois


1 An


~i--


kv t %iia: bi | t %w
Cn+ ^^
p "^^ ^194 II"P a^^^^^^^^ m!wl l qP.%!-iiJ)!-8P1 ^S^


I


I







UNE ANALYSE


Mercredi 2 Mars 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 5


"Eleksyon we pa we"


(Elections ... suite de la lere page)
int6rimaire haitien, mais n'en ont pas moins accept de
preter leur assistance technique pour les prochaines
elections haYtiennes, ce dans le cadre de la Minustah.
Le 29 f6vrier 2004 a aussi Wtd contest, comme
l'on sait, par l'organisation de l'unit6 africaine ou Union
Africaine (UA). Cependant son chairman, M. Alpha
Oumar Konard, n'en a pas moins promis un appui formel
aux prochaines elections haitiennes, a condition que toutes
les composantes du monde politique haitien puissent y
participer librement.
Par la meme occasion, M. Konare ouvrait aussi
en principe la voie a la participation de l'ex-pr6sident
Aristide au processus de "dialogue politique" qui doit se
d6rouler parallblement l'organisation des elections, parce
que seul capable, pense-t-on, de rdconcilier la nation avec
elle-meme.

Massacre de 14 r6sidents...
Les prochaines elections sont done un banc
d'essai pour la r6int6gration pleine et entire d'Haiti dans
le concert des nations, et pour commencer retrouver son
siege dans la communaut6 caraibe ce que tous nos
partenaires internationaux appellent de leurs voeux, y
compris les Etats-Unis, comme un 616ment essentiel pour
permettre H Haiti de b6ndficier de maniere concrete du
grand courant des changes commerciaux et
d'investissements pour lequel les diff6rents blocs
r6gionaux se positionnent. L'union fait la force!
Cependant alors que (du c6t6 des internationaux)
les prochaines elections haitiennes deviennent presque une
certitude, Port-au-Prince r6pond quant a elle par un
rebondissement de la violence. Des gangs ont encore
massacre 13 residents du quartier populaire Cit6 de Dieu
(sud de la capitale) et incendid plusieurs maisons (la police
de son c6t6 faisant au moins 5 morts au cours
d'interventions a La Saline, tous des partisans de Fanmi
Lavalas, selon Le Monde). Ces bandits voulaient se venger
des brigades de vigilance (comit6s de quartier) qui les
avaient fait emprisonner. Ce sont probablement des 6vad6s
du P6nitencier national ou un demi millier de d6tenus, dont
des criminels notoires, se sont echappds le samedi 19
f6vrier dernier.
D'autre part, les autorit6s aussi bien nationales
(le premier ministre int6rimaire G6rard Latortue)
qu'internationales (Juan Gabriel Valdes) ont reconnu que
l'dvasion du 19 f6vrier est le fruit de complicit6s a
l'int6rieur du system p6nitentiaire, et done de la Police
nationale d'Haiti.


ft A


dans un aeroport de Montr6al totaliserait les prises de deux
ann6es au moins).
Voilk aussi que l'assassinat des 4 policiers survenu


Dans n'importe quel pays, une telle rvdelation
aurait entraind automatiquement la d6mission du chef de
la police et des responsables concerns au
plus degr6 de la chaine de commande.
Mais seuls le chef de la prison et le
directeur de l'Administration p6nitentiaire
nationale (APENA) ont Wtd renvoy6s.
Tandis que l'"enquete
ind6pendante" annonc6e par la police
nationale et le gouvernement restera
probablement lettre morte comme toutes les
autres qui ont prcedd .
Bient6t, avec la fatale succession
des 6v6nements toujours aussi
catastrophiques les uns que les autres, on
aura tourn6 la page.

Peut-on placer un casque
bleu derriere chaque haitien? ...
Apparemment choqu6 devant la Availab
constatation de l'implication directe de la
police nationale dans cette evasion de prbs
de 500 malfrats qui ont recommenc6 la
meme semaine a faire parler d'eux
(massacres de population civile, vols,
invasions de domicile, viols commis sur
leurs victimes et non des moindres), M.
Valdbs parle de mettre partout des patrouilles
de casques bleus. Ce sont des camions
bourr6s de soldats strangers arm6sjusqu'aux
dents qui laissent en d6but de soiree le
campement de la Minustah pres de
l'adroport international. Mais peut-on placer
un casque bleu derriere chaque haitien? A
ce train-1i, les 7.400 hommes sur place vont
se rdvdler largement insuffisants. *
L'argument ne semble done pas vraiment convaincant.
Voila done qui fait franchir a l'ins6curit6 un
nouveau palier, et un de loin beaucoup plus s6rieux (plus
grave que l'ins6curit6 elle-meme), c'est la compromission
ouverte de la police nationale, et A des degr6s insoupconnes.
C'est la pourriture interne et profonde de l'institution
charge de l'application de la loi et l'ordre, et qui ne cesse
de clamer qu'elle est la seule officiellement autorisde a
porter des armes. Menacer et se servir!
Rien d'6tonnant que le trafic de drogue ait
red6marr6 sur des chapeaux de roue (le dernier stock saisi


p I o o



le dimanche du carnaval (6 f6vrier) serait la consequence
d'un reglement de comptes impliquant la police de
l'adroport. Les 4 malheureux auraient Wtd tuds parce que
se trouvant au mauvais moment, au mauvais endroit et
surtout dans le mauvais v6hicule. C'est le v6hicule qui
aurait Wtd cibl6. On a relev6 plus d'une quarantaine de
douilles. Mais ses 4 occupants n'avaient, h6las, rien a y
voir.

La fin justifie les moyens ...
(voir Elections / 5)


L'insecurite continue de regner,


1 an apres le depart d'Aristide


LE MONDE I 26.02.05 I 12h20

L'ancien president, exile enAfrique du Sud, n'a
pas renonce a revenir au pouvoir.
Port-au-prince de notre envoye special
Survenue a quelques jours du premier anniversaire
du depart en exil de l'ex-pr6sident Jean-Bertrand Aristide,
le 29 f6vrier 2004, l'dvasion de 500 d6tenus de la prison
de Port-au-Prince, le 19 f6vrier, fragilise le gouvernement
de transition, charge d'organiser les elections B la fin 2005.
PRES DE 7 500 CASQUES BLEUS
Plusieurs partis ont exig6 la d6mission du
gouvernement, l'accusant d'etre incapable de garantir un
climat de s6curit6 permettant le bon d6roulement des
prochaines elections.
"Je ne demissionnerai pas", a r6pliqu6 le premier
ministre, G6rard Latortue, qui a d6nonc6 "les petits groupes
qui ne veulent pas s'accommoder a la democratic et a la
lutte contre la corruption".
D'autres leaders politiques comme Evans Paul,
ancien maire de Port-au-Prince, et le dirigeant social-
d6mocrate Victor Benoit, ont r6clam6 l'ouverture d'une
enquete sans demander la d6mission du gouvernement. Le
premier ministre s'est f6licit6 de l'appui de la Mission des
Nations unies pour la stabilisation en Haiti (Minustah),
qui compte prbs de 7 500 casques bleus, pour la plupart
latino-am6ricains.
Depuis son exil sud-africain, M. Aristide a affirmed
qu'il serait de retour en Haiti "avant longtemps, dans le
cadre d'un accord negocie ou du dialogue pour qu'aient
lieu des elections honnetes et democratiques". Dans un
entretien avec l'6crivain guadeloup6en Claude Ribbe, il a


soutenu avoir et' "menace par deux emissaires franais"
avant son depart de Port-au-Prince. II a de nouveau accuse
"les anciens colons", auxquels il r6clamait le
remboursement de la "dette de e independence", d'avoir
provoqu6 sa chute, reprenant la these d'un "enlevement"
organism par la France, les Etats-Unis et le Canada.
Cette these est contredite par plusieurs t6moins
des Mvenements qui ont abouti a son depart. M. Aristide a
sign une lettre de d6mission apres plusieurs mois de
manifestations, violemment r6prim6es, r6clamant son
depart. Alors que ses "chimbres" semaient le chaos dans la
capitale et qu'une troupe bigarrde d'anciens militaires et
de membres de gangs qui s'6taient retourn6s contre lui
marchait sur Port-au-Prince, il a 6td abandonn6 par sa garde
pr6torienne, formde d'anciens membres des forces sp6ciales


am6ricaines. I1 n'avait d'autre choix que de fuir pour sauver
sa vie.
L'intervention militaire 6trangbre que M. Aristide
appelait de ses voeux pour se maintenir au pouvoir n'a
commence que quelques heures aprbs son depart pour la
R6publique centrafricaine, premiere tape d'un exil qui l'a
mend en Jamaique puis en Afrique du Sud. "Nous payons
les consequences de l'improvisation qui a marque la sortie
d'Aristide", souligne Guy Alexandre, ancien ambassadeur
du president d6chu, qui avait d6missionnd pour protester
contre la repression et travaille aujourd'hui au cabinet du
premier ministre.

Jean-Michel Caroit


Y _a v C'l a -w b





"Copyrighted Material


Syndicated Content

Available from Commercial News Providers"


Q


Page 4


CopyrightedM
h Syndi alNIP
le from Commercial News Prov







DE L'ACTUALITE


Des elections coute que coufte!!!


(Elections ... suite de la page 4)
Il n'emp&che. L'envoy6 special reste assure que
les elections auront lieu dans les d6lais fix6s. Et on est tent6
de le croire, vu l'emprise de plus en plus totale de
international sur la chose politique, et pour ne pas le dire,
sur nos vies.
Oyez le raisonnement avanc6 par M. Valdes samedi
lors d'une conf6rence de presse a J6r6mie, a l'extreme sud
du pays: "Oui, c'est difficile de tenir des elections dans les
circonstances actuelles; mais ne pas les tenir c'est cr6er une
situation qui sera encore plus difficile B g6rer."
Et pourtant, la classe politique locale continue de
prendre son temps, de tourner en rond, de marroner. Car en
Haiti, les elections c'est la fin. Faut-il bien se donner d'abord
les moyens? Et dans ce domaine plus qu'aucun autre, la fin
justifie les moyens. N'importe quel moyen. Tous les moyens
sont bons. D'abord prendre le contr6le de la machine ...
L'6vasion massive survenue au P6nitencier a paru
une bonne occasion a cause des nombreuses protestations
soulev6es. Cependant au lieu de viser directement les
responsables de la loi et l'ordre, c'est le Premier ministre -
et lui seul qui se retrouve dans le collimateur.
La semaine derniere, les candidats au poste de
premier ministre se bousculaient au portillon. La manoeuvre
n'a pas r6ussi, mais il ne reste que d'attendre.
Alors que peu de candidatures s6rieuses aux
prochaines elections se sont manifest6es jusqu'5 present.

"Al fr ti kat" ...
Les elections c'est aussi une autre tape decisive
appel6e l'inscription des 6lecteurs. "Al fe ti kat" (faire sa
carte 6lectorale).
C'est le premier moyen pour savoir si, comme le
soutient l'envoy6 special de 1'ONU, le peuple veut les
elections.
Que se passera-t-il lorsqu'on arrivera bientot a
1'inscription des 6lecteurs?
La derniere fois qu'on a v6cu une situation
semblable c'6tait en 1990. Le peuple avait presque laiss6
passer la p6riode d'inscription ... Normal. Il n'avait pas
encore son candidat. Puis soudain, un certain Titid vint ...


R6cemment, Fanmi Lavalas a annonc6 qu'il ne
participera pas aux elections si ses exigences ne sont pas
satisfaites liberationn de tous ses ex-dirigeants et militants
emprisonn6s sans motif sinon leur seule affiliation
politique, respect de la liberty de rassemblement et de tenir
librement des reunions l
politiques en n'im-
porte quel point de la
r6publique, lancement
d'un "dialogue
politique" authen-
tique, retour d'exil du
president qui a 6t6
renvers6 par la force le 66
29 f6vrier 2004). C

Lavalas Sy
est-il vraiment le *
seul maitre du Available from
jeu? ...
Supposons
que Fanmi Lavalas
maintienne sa position
actuelle et que ses
partisans n'aillent pas
aux bureaux d'ins-
cription, alors on saura
aussi de cette facon -
quel est le poids electoral des autres formations politiques.
Si un grand nombre se pr6cipite aux bureaux d'inscrition,
cela voudrait dire que Lavalas n'a plus le quasi monopole
auquel il pretend.
Par contre, supposons que les bureaux
d'inscription restent d6sesp6r6ment vides. Eh bien, cela
voudra dire que Lavalas reste 6lectoralement
incontournable.
Voili done un premier test capital.
Mais Lavalas est-il le seul maitre du jeu comme
en 1990? Est-ce que la situation est tout a fait la meme?


Page 5


Est-ce que les responsables de Fanmi Lavalas peuvent
d6cider a eux tout seuls de la tenue ou non des prochaines
elections? Aussi bien Lavalas que n'importe quel autre
secteur, pour reprendre M. Valdes ...
Des elections qui ne sont pas seulement un d6fi


j4-W3N

ted Material

ldted Content

ommerecial News Pro


pour la communaut6 nationale, mais 6galement pour
l'universalit6 des pays qui nous assistent en ce moment, et
sp6cialement ceux de l'Am6rique latine pour lesquels cette
situation repr6sente, dit M. Valdes, une grande premiere et
done qu'on ne doit pas rater.
Est-ce que Fanmi Lavalas est seul habilit6 a
trancher sur une question aussi capitale et ayant autant de
repercussions et a des niveaux aussi 6lev6s?
Il ne reste que d'attendre ...

Haiti en Marche, 27 f6vrier 2005


I n.'-eprtileff halhi Artkfr cuhlnmtar


dlkr u "Copyrighted Material" -

Syndicated Content

Available from Commercial News Providers"






kL ANNOUNCEMENT OF BIDS M
i-DADE CnTNT MIAM A Tv


* e ,nw


a


Mercredi 2 Mars 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 5


LEGA
MTIA


MIAMI, FLORIDA



Miami-Dade County, Florida is announcing the availability of bids, which can be obtained
through the Department of Procurement Management (DPM), from our Website:
www.miamidade.gov/dpm. Vendors may choose to download the bid package(s), free
of charge, from our Website under "Solicitations Online". Internet access is available
at all branches of the Miami-Dade Public Library. It is recommended that vendors visit
our Website on a weekly basis to view newly posted solicitations, addendums, revised
bid opening dates and other information that may be subject to change.

Interested parties may also visit or call:

Miami-Dade County
Department of Procurement Management
Vendor Assistance Unit
111 NW 1st Street, 13th floor,
Miami, FL 33128
Phone Number: 305-375-5773

There is a nominal non-refundable fee for each bid package and an additional $5.00
handling charge for those vendors wishing to receive a paper copy of the bid package
through the United States Postal Service.


These solicitations are subject to the "Cone of Silence" in accordance with County
Ordinance No. 98-106.


wvidersi


m







UN AN APRES !


Mercredi 2 Mars 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 5


LA CROIX


Haiti, le peuple s'impatiente


Un an apres le depart du president Aristide, 6 000
casques bleus de 1'ONU assurent la "stabilisation" du pays
le plus pauvre d'Am6rique Le processus d6mocratique doit
conduire a des elections g6ndrales a l'automne Mais
l'ins6curit6 regne toujours et la misere demeure plus que
jamais
Un an tout juste apres la chute du president Jean-
Bertrand Aristide, qui dut quitter le pays le 29 f6vrier 2004,
Haiti est toujours sous tension. Si le carnaval s'est d6roulM
dans un calme relatif au debut du mois, il n'en reste pas
moins vrai qu'5 Port-au-Prince, des quartiers entiers sont
aux mains de gangs arms : a commencer par les
"chimeres", proches d'Aristide, qui y font r6gner la terreur
pour des raisons criminelles, mais aussi pour entretenir
l'instabilit6. "Il fera noir de jour comme de nuit", avait
averti le president Aristide avant de devoir quitter le pays.
En fait, s'il ne fait pas entierement nuit, le jour ne
se leve que tres timidement sur Haiti. Un an apres l'exil
d'Aristide, peu de choses ont vraiment change. Les
immondices s'amoncellent encore sur les trottoirs d6fonc6s,
le ch6mage frappe toujours, et le Champ-de-Mars, le soir
venu, reste le triste royaume des gamins des rues.
La stability macrodconomique a certes W6t
restaurde, mais le quotidien des Haitiens n'est guere
different d'il y a douze mois : les 6coles priv6es et les
maisons de pompes funebres sont toujours les deux rares
activities l6gales a succes, tant les Haitiens se tuent a la
tache pour payer l'instruction d'enfants abandonn6s par
une education publique quasi inexistante.
Personne n'imaginait sortir le pays du marasme
en douze mois de transition. Mais l'homme de la rue a peu
de choses a se mettre sous la dent, et ce qu'il voit de la
presence internationale, ce sont surtout ces 4 0 4 de 1'ONU
ou des diff6rentes ONG, qui louent les grandes maisons et
hotels des quartiers r6sidentiels. Quand il apprend que





a vild a-

UM qrw wAw


1'ONU a d6ji d6pens6 500 millions de dollars, il soupire.
Quand les scandales de corruption continuent de faire la
une, il d6sespere.
Depuis le temps que la corruption est r6pandue
dans ce pays, nous ne savons plus ce qui est legal et illegal,
ce qui est business et corruption, deplore Jean-Claude


acteurs politiques semblent enfin vouloir engager un
dialogue national, dans un pays tres divis6 socialement
depuis deux sicles. Am6ricains et Haitiens luttent de
concert contre le trafic de drogue : "depuis aofit, nous avons
saisi pour deux millions de dollars de drogue", lache un
officiel haitien. Et des investigations sont en cours contre


Le Bel-air n'est plus le quartier vivant et colored qu'il etait photo Yonel Louis
Bajeux, directeur du Centre oecum6nique des droits Aristide et ses proches pour blanchiment et d6tournement.
humains. Mais pour que des elections d6bouchent sur un


En fait, nous avons W6t jusqu'5 lgaliser des
processus ill6gaux. Ici, on pense toujours que voler l'Etat
n'est pas voler... La grande deception de ce gouvernement,
c'est la justice : rien n'a change, les dossiers judiciaires
s'entassent. Beaucoup de juges sont corrompus, d'autres
ont peur. Ils se disent que ce gouvernement n'est pas 1l
pour durer, et qui sait qui sera au pouvoir demain ? "
Si Haiti a besoin de temps pour se reformer en
profondeur, le temps politique est, lui, plus court. A
quelques mois d'dlections (municipales, l6gislatives et
pr6sidentielle) pr6vues a l'automne, et cens6es marquer
l'entr6e du pays dans une ere nouvelle, le temps presse.
Il existe des signes positifs : le discours public
est plus libre, la violence politique cibl6e a disparu, et les


gouvernement 16gitime et stable, il faut que la population
(dont plus des trois quarts vivent sous le seuil de pauvret6)
sente que le cours nouveau tient compte d'elle. Dans les
classes populaires, le discours d'Aristide s6duit encore.
Et ce melange de frustration et d'ins6curit6
pourrait bien d6boucher sur un 6chec electoral : dans un
pays oi la s6curit6 n'est pas assure, pas meme dans un
p6nitencier, pourquoi braver la colere d'insurg6s pour aller
voter ? I1 faut absolument que la population sente que les
choses ont change, il faut du concret"", note un diplomate
europ6en, qui mise beaucoup sur la prochaine conference
internationale sur Haiti, en mars, a Cayenne.

Gilles BIASSETTE, a Port-au -Prince


eI nkla du vakisdtrr




.. .
"Copyrighted Material



Syndicated Content


Available from Commercial News Providers"


Page 6


S.Pat6 Plus Bakery, Inc
Natural Juice
11.. 38NE AW Awe, c .... f,
L Miami.FL-ma3310 Cw P o
~.; 305-756-3S95 rf acawinu


mil
!^^^^*^^^ r^







Mercredi 2 Mars 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 5


Page 7


IPRISONNIERS POLITIQUES


r k Iw W




A swim

-t I''I m w W


Lettre ouverte du Prisonnier

Politique Yvon Neptune

L'ex-Premier ministre Yvon Neptune et son co-d6tenu, 1'ex-ministre de l'Int6rieur Jocelerme
Privert, collaborateurs de l'ex-pr6sident Aristide qui a etc renvers6 il y a aujourd'hui un an, ont annonce
qu'ils poursuivront une greve de la faim dans leur cellule au Penitencier national jusqu'a ce qu'ils soient
liberes


Aux Ambassadeurs

Juan Gabriel Valdez, Repr6santant du Sec. gnl. de 1'ONU
en Haiti
Denneth Modeste, Repr6sentant special du Sec. gnl de
1'OEA
James B. Foley, Etats-Unis d'Am6rique
Claude Boucher, Canada
Thierry Burkard, France
Marcel Young, Chili

Depuis mon incarceration injuste et injustifide
au P6nitencier National le 27 juin 2004, ma vie a Wtd
directement menace en trois (3) occasions.
A la troisieme occasion, le samedi 19 f6vrier en
cours, le pouvoir a d6cid6 de m'isoler, apparement pour
ma s6curit6, mais cette mesure avait en fait beaucoup
plus des effets de sanctions planifides. Pour preuve, apres
trois jours d'isolement, j'ai Wtd retourn6 a ma cellule
initiale pour faire face a un regime nouveau, visant
clairement a m'humilier et surtout a m'abetir.
Messieurs les Ambassadeurs, vous etes au
courant, vous tous, des raisons machiav6liques pour
lesquelles depuis le 29 f6vrier 2004 des pressions de
toutes sortes sont exercees contre moi pour que je parte
en exil. Vous connaissez aussi, mieux que moi, les
mobiles et objectifs bassement et cyniquement politiciens
de mon arrestation arbitraire et de ma detention ill6gale,
detention maitenant longue de huit (8) mois et dans les
conditions d6humanisantes et ins6curitaires que vous
savez.
En d6pit des preuves irr6futables et connues de
vous tous que certains d6linquants de St-Marc, en
complicity avec la NCHR et le pouvoir, s'acharnent a
associer mon nom au produit de leur mensonge, par eux
orchestra a des fins politiquement 6hont6es, montrueuses
et macabres, et tout en tentant ainsi d'occulter leurs
propres actes de vandalisme et d'assassinat, le pouvoir,
du haut de sa suffisance revancharde et de son je-m'en-
foutisme des principes et pratiques 616mentaires de droit
et de justice, continue allegrement de se complaire, non
seulement dans l'arbitraire de son mandat de m'arreter,


mais en outre, dans son oeuvre de rapidcage clientdliste
et dictatorial d'une cour de cassation
constitutionnellement en dysfonction depuis des mois
(le mandat constitutionnel de certains juges de la cour
ayant longtemps expire), ceci en vue de jouer au Ponce
Pilate dans le dossier honteusement illegal de mon
incac6ration et de ma detention prolong6e.
Le pouvoir, se sentant, parait-il, au faite de
son puissance de "vainqueur", se grise des retomb6es
capiteuses de ses investissements dans le d6mocide et
la destruction des forces lib6ratrices de la v6rit6
porteuse de Justice.
En attendant que des voix sinceres et fortes
en autorit6 morale et de justice disent sans 6quivoque
au pouvoir qu'il doit cesser de pactiser avec des
ddliquants, des vandales, des assassins notoires et des
organisations discr6dit6es qui, sans aucune gene, ni
retenue, s'obstinent a vouloir me fabriquer une casaque
de meurtrier, en vue de justifier au profit du Pouvoir
mon 6ventuel lynchage, je suis certain que le spectacle
de ma mort lente et sire serait plus au gofit du Pouvoir
et de ses affid6s; je me propose done de les satisfaire,
en poursuivant la greve de la faim, afin qu'un jour,
mes freres et soeurs qui croupissent dans la misere ne
soient plus bafouds, affamds, m6pris6s et ostracis6s.


Prison Centrale, P-au-P

Yvon Neptune

Aux Ambassadeurs

C.C. Congress des Etats-Unis d'AmCrique
Caricom
Union Africaine
Amnesty International
Organisations des droits humains

(Internationales)
ONU
OEA
Presse


Ok **s Fe qsi en 00 A* Fwxak V goto

0ese mow eie I a. ee w










"Copyrighted Material

Syndicated Content
Available from Commercial News Providers"


p


ERW FINANCIAL

GROUP
Licensed Mortgage Brokers and Lenders


Eske ou janm mande tet ou
Eske mwen ta kapab viv sa yo rele Rev Amerikin-an?
Kite ERW Financial ede ou fR rev sa-a vin-n on reyalite.

ESTIMASYON GRATIS AK REKLAM SA-A!
(yap ba ou kredi 1l ou fR closing la)

Yap prete ou kob menm si ou gen move
kredi oswa ou san kredi.

Ou pa bezwen peye pou fR aplikasyon!

Nou pap verifye sal&-ou oswa sa ou posede!

Nou ofri pi bon inter& ak anpil 16t chwa!

Nou afilye ak pi bon institisyon ki prete lajan!

Washington Mutual, Bank of America, Countrywide,
Wells Fargo
Ak anpil 16t ank6

Rele nou jody-a e ouap gen kay ou demin!
305 865-6588
305 865- 6510
www.erwfinancial.com
UNION PLANTERS BUILDING
3550 Biscayne Blvd Suite # 407
Miami, Florida 33137


I








IMIAMI-DADE ELEKSYON


Mercredi 2 Mars 2005
Haiti en Marche Vol XIX No. 5


"AVI ELEKSYON ESPESYAL MINISIPAL
NAN VIL MIAMI, FLORID
KAPFET
MADI, 8 MAS, 2005

Ap gen yon eleksyon espesyal Madi, 8 Mas, 2005 de 7:00 e di maten jiska 7:00 e diswa, nan Vil Miami Florid la nan tout biwo de v6t nan plizye z6n eleksyon deziye
pa Asanble Komisyone Konte Miami Dade, Florid la jan li make anba a, amwens ke lalwa ta entedil, pou soumet ba tout vote kalifye yo nan Vil Miami Florid la keksyon sou
sondaj sila a ke yap rele Keksyon Sondaj No 1:

"Eske vote Konte Miami-Dade yo fet pou chwazi Evalyate Taks la olye pou Manadje Konte Miami-Dade la nonme Evalyate Taks la?"

Keksyon Sondaj No. 1 sa a mande tout vote Vil Miami a si tout vote Konte Miami-Dade la ta fet pou chwazi yon Evalyate Taks olye pou Manadje Konte Miami-Dade
la nonmen Evalyate Taks la.

Dapre Komisyon Vil Miami, Florid
Priscilla A. Thompson
(#14946) GREFYE VIL LA

ECHANTIYON BILTEN VOT OFISYEL LA



KESYON VIL MIAMI
Kesyon Sondaj No. 1

Eske vote Konte Miami-Dade la f&t pou chwazi Evalyate Taks la olye pou
Manadje Konte Miami-Dade la nonmen Evalyate Taks la?
SW 14

NON 15
http://elections.miamidade.gov


Men ki kote moun a ka al vote nan eleksyon espesyal kap gen


pou fet jou ki va 5 MAS 2005 nan MIYAMI


PCT LOKASYON


Adres


LITTLE RIVER ELEMENTARY SCHOOL
DELIVERANCE TABERNACLE CHR NAZARENE
H U D SEWING ROOM
HARVEY W SEEDS AMERICAN LEGION #29
ATHALIE RANGE PARK
ATHALIE RANGE PARK
THENA CROWDER ELEMENTARY SCHOOL
NEW MT MORIAH BAPTIST CHURCH
GRAPELAND HEIGHTS PARK
WESLEY UNITED METHODIST CHURCH
JORDAN GROVE MISSIONARY BAPT CHURCH
ST PAUL INSTITUTIONAL AME CHURCH
BELAFONTE TACOLCY CENTER
EDISON SENIOR PLAZA
TOUSSAINT LOUVERTURE ELEMENTARY
MORNINGSIDE PARK
HAITIAN BAPT CHURCH OF LIVING GOD
CHURCH OF GOD OF PROPHECY #1
SHADOWLAWN ELEMENTARY SCHOOL
CARRIE P MEEK CULTURAL ART CENTER
NEW PROVIDENCE MISSIONARY BAPT. CHR
MOORE PARK
EBENEZER UNITED METHODIST CHURCH
SIMPSON PARK RECREATION BUILDING
JUAN P DUARTE PARK
CURTIS PARK COMMUNITY HOUSE
JUAN P DUARTE PARK
MALCOLM ROSS SENIOR CENTER
CORPUS CHRISTI CATHOLIC CHURCH
COMSTOCK ELEMENTARY SCHOOL
CLAUDE PEPPER COMMUNITY CENTER II
CHRIST THE EPISCOPAL CHURCH
CULMER NEIGHBORHOOD SERVICE CENTER
MIAMI FIRE STATION #2
DUNBAR ELEMENTARY SCHOOL
PHYLLIS WHEATLEY ELEMENTARY SCHOOL
EUGENIO MARIA DE HOSTOS CTR
UNITY ON THE BAY
MIAMI FIRE STATION #2
DOUGLAS PARK COMMUNITY HOUSE
SHERATON BISCAYNE BAY HOTEL
JACK ORR SENIOR CENTER
ORANGE BOWL STADIUM GATE 14
TRINITY CATHEDRAL HALL
POLISH AMERICAN CLUB OF MIAMI, INC.


514 NW 77 ST
7610 BISCAYNE BD
1407 NW 7 ST
6445 NE 7 AVE
525 NW 62 ST
525 NW 62 ST
757 NW 66 ST
6700 NW 14 AVE
1550 NW 37 AVE
133 PONCE DE LEON BD
5946 NW 12 AVE
1892 NW 51 TR
6161 NW 9 AVE
200 NW 55 ST
120 NE 59 ST
750 NE 55 TR
5700 NE 4 CT
4528 NW 1 AVE
149 NW 49 ST
1300 NW 50 ST
760 NW 53 ST
765 NW 36 ST
2001 NW 35 ST
55 SW 17 RD
1776 NW 28 ST
1901 NW 24 AVE
1776 NW 28 ST
2800 NW 18 AVE
3220 NW 7 AVE
2420 NW 18 AVE
760 NW 18 TR
3481 HIBISCUS ST
1600 NW 3 AVE
1901 NORTH MIAMI AVE
505 NW 20 ST
1801 NW 1 PL
2902 NW 2 AVE
411 NE 21 ST
1901 NORTH MIAMI AVE
2755 SW 37 AVE
495 BRICKELL AVE
550 NW 5 ST
1501 NW 3 ST
464 NE 16 ST
1250 NW 22 AVE


Page 8


. .... ... . ..








Mercredi 2 Mars 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 5


Page 9


IELEKSYON MIAMI DADE


MARRIOTT RESIDENCE INN
MIAMI FIRE STATION #7
ST MICHAEL'S CHURCH
KENSINGTON PARK ELEMENTARY SCHOOL
MIAMI FIRE FIGHTER BENEVOLENT ASSOC
STEPHEN P CLARK COMMUNITY CTR
ARMANDO BADIA SENIOR CENTER
ROBERT KING HIGH COMMUNITY HOUSE
MIAMI FIRE STATION #11
WEST END PARK COMMUNITY HOUSE
RESIDENTIAL PLAZA
IGLESIA CRISTIANA REF EL BUEN SAM
KINLOCH PARK COMMUNITY HOUSE
EBENEZER FREEWILL BAPTIST CHURCH
KINLOCH PARK MIDDLE SCHOOL
IGLESIA BAUTISTA RESURRECCION
ST MICHAEL'S CHURCH
LITTLE HAVANA HOUSING PROJECT #1
ORANGE BOWL STADIUM GATE 12B
RIVERSIDE ELEMENTARY SCHOOL
HOPE CENTER
MIAMI FIRE STATION #4
SIMPSON PARK RECREATION BUILDING
JOSE MARTI PARK
CORAL WAY ELEMENTARY SCHOOL
EL CORDERO PRESBYTERIAN CHURCH
SHENANDOAH ELEMENTARY SCHOOL
SHENANDOAH PARK COMMUNITY HOUSE
CENTRO CRISTANO CASABLANCA
SMATHERS SENIOR CENTER
CORAL GATE PARK COMMUNITY CENTER
DOUGLAS PARK COMMUNITY HOUSE
IGLESIA BAUTISTA RESURRECCION
SILVER BLUFF ELEMENTARY SCHOOL
LITTLE RIVER ELEMENTARY SCHOOL
MUSEUM OF SCIENCE
MUSEUM OF SCIENCE
MIAMI FIRE STATION #8
FRANKIE S ROLLE SERVICE CENTER
ESTHER M ARMBRISTER PARK
MIAMI DADE WATER & SEWER AUTHORITY
PLYMOUTH CONGREGATIONAL CHURCH
MALCOLM ROSS SENIOR CENTER
CURTIS PARK COMMUNITY HOUSE
DELIVERANCE TABERNACLE CHR NAZARENE
ALLAPATTAH BRANCH LIBRARY
HARVEY W SEEDS AMERICAN LEGION #29
CITRUS GROVE MIDDLE SCHOOL
EL CORDERO PRESBYTERIAN CHURCH
UNITY ON THE BAY
ST PAUL INSTITUTIONAL AME CHURCH
MOORE PARK
ALLAPATTAH BRANCH LIBRARY
EUGENIO MARIA DE HOSTOS CTR
KINLOCH PARK MIDDLE SCHOOL
MUSEUM OF SCIENCE
KINLOCH PARK COMMUNITY HOUSE
CLAUDE PEPPER COMMUNITY CENTER #11
EBENEZER UNITED METHODIST CHURCH
TOUSSAINT LOUVERTURE ELEMENTARY
MORNINGSIDE ELEMENTARY SCHOOL
NEW MT MORIAH BAPTIST CHURCH
COMSTOCK ELEMENTARY SCHOOL
ALLAPATTAH NEIGHBORHOOD SERVICE CTR
ALLAPATTAH NEIGHBORHOOD SERVICE CTR
TRINITY CATHEDRAL HALL
SHERATON BISCAYNE BAY HOTEL
JACK ORR SENIOR CENTER
CURTIS PARK COMMUNITY HOUSE
CURTIS PARK COMMUNITY HOUSE
CITRUS GROVE MIDDLE SCHOOL
ORANGE BOWL STADIUM-GATE 14
H U D SEWING ROOM
BAUTISTA RENOVACION CRISTIANA
BAUTISTA RENOVACION CRISTIANA
IGLESIA CRISTIANA REF EL BUEN SAM
EBENEZER FREEWILL BAPTIST CHURCH
JOSE MARTI PARK
MIAMI FIRE STATION #4
POLISH AMERICAN CLUB OF MIAMI, INC.
MUSEUM OF SCIENCE
MORNINGSIDE PARK


2835 TIGERTAILAVE
314 BEACOM BD
2987 WEST FLAGLER ST
711 NW 30 AVE
2980 NW S RIVER DR
1650 NW 37 AVE
25 TAMIAMI BLVD
7025 WEST FLAGLER ST
5920 W FLAGLER ST
250 SW 60 AVE
5617 NW 7 ST
4585 WEST FLAGLER ST
455 NW 47 AVE
4111 SW4 ST
4340 NW 3 ST
2323 SW 27 AVE
2987 W FLAGLER ST
1759 SW 5 ST
1501 NW 3 ST
1190 SW 2 ST
666 SW 5 ST
1105 SW 2 AVE
55 SW 17 RD
351 SW 4 ST
1950 SW 13 AVE
2091 SW 14 AVE
1023 SW 21 AVE
1800 SW 21 AVE
2190 SW 8 ST
1040 SW 29 CT
1415 SW 32 AVE
2755 SW 37 AVE
2323 SW 27 AVE
2609 SW 25 AVE
514 NW 77 ST
3280 S MIAMI AVE
3280 S MIAMI AVE
2975 OAK AVE
3750 SOUTH DIXIE HIGHWAY
236 GRAND AVE
3575 S LEJEUNE RD
3400 DEVON RD
2800 NW 18 AVE
1901 NW 24 AVE
7610 BISCAYNE BD
1799 NW 35 ST
6445 NE 7 AVE
2153 NW 3 ST
2091 SW 14 AVE
411 NE 21 ST
1892 NW 51 TR
765 NW 36 ST
1799 NW 35 ST
2902 NW 2 AVE
4340 NW 3 ST
3280 S MIAMI AVE
455 NW 47 AVE
760 NW 18 TR
2001 NW 35 ST
120 NE 59 ST
6620 NE 5 AVE
6700 NW 14 AVE
2420 NW 18 AVE
1897 NW 20 ST
1897 NW 20 ST
464 NE 16 ST
495 BRICKELL AVE
550 NW 5 ST
1901 NW 24 AVE
1901 NW 24 AVE
2153 NW 3 ST
1501 NW 3 ST
1407 NW 7 ST
50 NW 51 PL
50 NW 51 PL
4585 WEST FLAGLER ST
4111 SW4 ST
351 SW 4 ST
1105 SW 2 AVE
1250 NW 22 AVE
3280 S MIAMI AVE
750 NE 55 TR


29 FEVRIER : UN AN APRES !


L'anniversaire


du depart


d'Aristide marque


par des violences
PORT-AU-PRINCE, 28 F6vrier Au moins deux
personnes ont Wtd tudes par balles lundi a Port-au-Prince
lors de la dispersion par la police d'une manifestation de
partisans de l'ex-pr6sident haitien Jean Bertrand Aristide,
r6clamant son retour un an apres son depart pr6cipit6
d'Haiti.


Ce bilan de deux morts a 6td donn6 par des radios,
certains manifestants allant jusqu'a parler de quatre morts
et d'une dizaine de bless6s.
La police pour sa part n'a fait 6tat que d'un mort
et d'un bless.
La manifestation a laquelle participaient plusieurs
centaines de personnes plusieurs milliers, selon des
participants s'est produite dans le quartier du Bel-Air,
bastion des partisans de l'ancien pr resident, habit par une
population tres pauvre. Les manifestants dont un pretre,
G6rard Jean Juste, proche d'Aristide, ont r6clam6 le retour
a Port-au-Prince de l'ex-pr6sident. "Nous voulons le retour
d'Aristide", criaient des manifestants.
Lorsque la police a voulu disperser la
manifestation, elle a utilis6 des gaz lacrymogenes et a tire
a balles rdelles, selon des manifestants. "La police a ouvert
le feu sur une marche pacifique en presence des Casques
bleus de la Minustah", a d6nonc6 un manifestant.
La Minustah (Mission de stabilisation de l'Onu
en Haiti) compte 6.000 militaires et quelque 1.400 policiers
civils.
A l'occasion du premier anniversaire de la chute
de l'ex-pr6sident, des tirs ont Wtd entendus dans plusieurs
quartiers de la capitale haitienne. Dans la crainte
d'incidents, 1'activit6 commerciale a Port-au-Prince a
tourn6 au ralenti lundi. La plupart des dcoles sont rest6es
fermdes.
La police haitienne et des units de Casques bleus
de l'Onu 6taient visibles dans plusieurs quartiers. "Il y a
moins de gens que d'habitude", relevait un Casque bleu
du B6nin.
Apres la manifestation, le quartier du Bel-Air a
continue d'etre anim6, a constat6 un journaliste de 1'AFP.
Une cinquantaine de jeunes partisans d'Aristide appel6s
"chimeres" et en g6ndral arms discute a un angle de rue
entre deux tas d'ordures entour6s de mouches.
"J'ai vu un seul mort, mais il y a eu plusieurs. La
police a tire la premiere et nous avons 6td la cible de gaz
lacrymogenes", raconte un jeune.
"Avec Aristide, le pays fonctionnait mieux et il y
avait plus d'argent", indique Fito Jean, un vendeur de
sandales de 33 ans, assis pres d'une mare d'eaux uses qui
d6borde r6gulierement dans les rues du quartier.
Un peu plus loin, un v6hicule blind blanc des
Nations unies monte la garde. Ses militaires ne sont pas
intervenus dans la manifestation. "Il y a eu deux tirs et
plus tard cinq nouveaux tirs pour empecher la police de
venir prendre les corps", raconte Weimin Shao, un Casque
bleu chinois, parlant de 400 a 500 manifestants.
Sous la menace d'une insurrection arm6e et la
pression des Etats-Unis, de la France et du Canada, Jean
Bertrand Aristide a d6missionnd le 29 f6vrier 2004 et quitt6
Haiti dans un avion affr6td par les Am6ricains. II vit
aujourd'hui en exil en Afrique du Sud. Haiti est g6rd depuis
par un gouvernement de transition, dirig6 par le Premier
ministre G6rard Latortue.
"Chaque jour il y a des morts, rien ne marche.
C'est la meme chose. Ce sont des dirigeants criminels,
voleurs, assassins. On n'a pas a manger, a boire. La
Minustah n'identifie les chimeres", d6nonce Michel Juste,
63 ans. (voir Manifestation / 16)


DROITS DE L'HOMME

La situation pire que sous Aristide, conclut un rapport
present a Ottawa (lire Page 16)






Mercredi 2 Mars 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 5


Page 10


I REPORTAGE I


De Grande
(Grand Sud ... suite de la lere page)
Devoir a refaire!
Mais soudain au detour de Miragoane, un autre
pays. Une aquarelle. Entre le vert meme l6ger de la
montagne et la mer turquoise, 1'Etang de Miragoane paresse


Anse au Grand Sud ...
Puis, changement total de d6cor, batiments publics et priv6s s'y dlvent.
comme si on prenait une courbe a 180 degr6s. Les places sont fleuries, dont la Place Dumas (le pare du
On entre dans le d6partement des grand 6crivain est un natif de JMr6mie), frapp6e 6galement d'un
Nippes. Tout le monde se pr6cipite aux hublots. monument a Goman, r6volutionnaire defendant la cause paysanne
Vue imprenable sur la baie des Baradbres au lendemain de l'ind6pendance de 1804.
Toutes les rues de JMr6mie sont 5 premiere vue asphalt6es
(adoquindes), du centre commercial aux quartiers populaires (Sainte
Hdl1ne, pas trace d'immondices nulle part) et au fur et 5 mesure qu'on
grimpe, Caracoli et ses residences de classe moyenne aux couleurs
plus pimpantes, puis tout en haut, dans un bain de fraicheur, Laborde,
oii la majority des anciennes residences de l'61ite j6r6mienne sont
encore 5 l'abandon. Pas pour longtemps, croient certains, si un
mouvement touristique venait 5 se dessiner ...


Le Pont sur la riviere Gande Anse contruit sous la pr6sidence Estim6 (1946) photo Haiti en Marche


impudiquement. Toute cette richesse qui se gaspille. Alors
que le pays est menace sous peu de devoir importer
6galement de l'eau.
Le meme panorama continue de d6filer, bon an
mal an. Tant6t rallumant un brin d'espoir; tant6t r6duit a
quelque infime verger rabougri perdu dans un paysage
lunaire rong6 jusqu'aux os.

Plages naturelles a la chaine ...
Meme la beauty des plages naturelles a la chaine
qui ne semble plus la mme ...


Isolement total ...
Par contre, tout le monde se plaint de l'indiff6rence dans
laquelle Jer6mie continue a etre tenue par le gouvernement central,
la "R6publique de Port-au-Prince" ...
Cela se traduit par une carence quasi totale au niveau des
infrastrucures de base. Alors que c'est l'une des regions les plus riches
en ressources aquifbres, on manque cruellement d'eau potable.
L'l6ectricit6 a disparu depuis plusieurs mois, pour absence
de carburant. En temps normal, les JMr6miens recoivent du courant
de 6 h pm a minuit. On nous explique que les distributeurs de Jer6mie
ne faisant pas partie de 1'ANADIP (association des distributeurs
locaux de produits p6troliers), done c'est la partie du pays la plus
mal servie.
La Teleco (compagnie nationale de t6l6phone) n'existe que
de nom, tandis que les firmes de t6l6phonie sans fil (Comcel, Haitel)
qui s'6tendent pourtant a tout le pays, n'ont pas encore touch la
capitale de la Grande Anse.
On ne saurait done trop parler d'isolement total. Si ce n'est
les vols quotidiens de deux compagnies adriennes locales. Mais a


adoss6e aux mas-
sifs de verdure,
pays du caf6.
Meme les pales de
l'hflicoptbre qui
semblent ronronner
un air joyeux.
Plus on
avance, plus le
plaisir augmente.


dIpR ^th)g

mt av


International calls from Haiti are only 5 Gourdes per minute!

That's the same price as local calls in Haiti!
Anyone in Haiti with a Comcel No Limit Plus or Carte Blanche VIP Plus card
can call you whenever, wherever In the USA, Canada and other listed countries*
for 5 Gourdes per minute.


All you have to do is call the Comcel Customer Care at
1-888-426-6235 (1-888-4COMCEL)
to find out more about this service or to learn different ways to send
these cards to people you love, to people you want to talk to in Haiti.


USA Canada
Europe Argentina Bahamas Brasil
Chile Colombia Venezuela Dominican Republic


ComCEL


* Towardafxedtelephones only. AL I
I *A13 gourdes tax will be allied to the tirst minute.


Une priere dite avant la rencontre d'informations a 1'Ecole des Infirmieres photo HenM


Les iles Caye-
mittes, on ne les pensait pas
aussi grandes.
Une nouvelle
succession de plages cette
fois d'une blancheur
parfaite et aussi larges que
plusieurs grands bou-
levards.
Et voici le clou du
spectacle. L'embouchure
de la Grande Anse ... Rien
que pour cette apparition,
Jer6mie m6rite son
appellation de cit6 des
pottes.
De l'autre c6td, la
ville dont Dany Laferribre
a 6crit trop vite qu'elle est
la seule au monde oi l'on
p6nbtre par le cul. Depuis,
Jeremie est sortie de la
mal6diction a laquelle
l'avait condamnde la
terreur papadoquienne.
Aujourd'hui la plupart de
ses vieilles maisons
historiques ont td
retap6es, et une grande
quantity de nouveaux


des tarifs qui d6passent les possibilities du citoyen ordinaire.
Aussi la deuxibme priority expose a l'illustre invite, le chef
de la mission internationale en Haiti, Juan Gabriel Valdbs, c'est
l'achbment de la route Cayes-JMr6mie commence sous la pr6sidence
de Rend Pr6val (1996-2001) et dont les travaux se sont depuis arret6s.

Capable d'auto-suffisance ...
Mais la priority num6ro 1, c'est la reconstruction du warf de
JMr6mie. Des son arrive samedi, M. Valdbs y a td conduit pour
prendre connaissance de l'importance vitale d'un instrument
strat6gique pour le d6senclavement de l'un des principaux greniers
du pays et l'une de ses trbs rares regions encore capables d'auto-
suffisance.
Justement, lors de la grande reunion a l'Ecole des Infirmibres
qui s'est tenue peu aprbs, il 6tait significatif de constater que l'on n'a
point parlM d'assistance comme c'est toujours le cas a Port-au-Prince
dans toutes les rencontres avec des officiels internationaux, mais le
theme principal 6tait l'entreprenariat. (voirGrand Sud / 11)











Cd 2w -; /-&-383-56


I I







I REPORTAGE I


Mercredi 2 Mars 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 5


Une tournee de Valdes rallume 1'espoir
(Grand Sud ... suite de la page 10) pour chefs lieux respectifs les Cayes, Jeremie, En mettant en commun leurs institutions (et indirectem
Oue ce soit dans les nDrsentations des nDrsidents Jacmel et Miragoane. i. .......... .. I .........


de chambre de commerce et d'industrie de JMr6mie (Jean
Ernst St Pierre) ou des Cayes (Pierre LUger) ...
Ou dans les exposes des leaders d'associations
paysannes (projet de d6veloppement du littoral de Dame
Marie qui a Wtd d6vast6 l'ann6e dernibre par l'ouragan Ivan).


Objecifs du Grand Sud ...
Ce nouveau march6 commun" a Wte
tenu sur les fonts baptismaux il y a quelques
semaines aux Cayes. Le trbs actif Pierre Leger


ent
Q-1i


aussi leurs resourcess, les d6partements constitutifs du Grand Sud
visent A pouvoir mieux s'imposer au centralisme traditional de la
capital, A la "R6publique de Port-au-Prince."
Aussi l'envoy6 special de l'ONU a-t-il soulev6 un tonnerre
d'applaudissements lorsqu'il a d6clar6 & son tour que la cl6 d'un


La Grande Anse feerique ... photo HenM
Mais une autre originality de cette visite a &t6 la (promoteur du Port Saint Louis) tient i rectifier
rencontre avec ce qu'on appelle aujourd'hui "le Grand qu'il est le president de la chambre de
Sud." Il s'agit d'une f6d6ration au niveau des associations commerce et d'industrie du Grand Sud (et non
de la sociWt6 civile (commerciales, industrielles, paysannes du Sud).
et professionnelles) pour promouvoir les int&rets des 4 L'objectif est d'obtenir une
d6partements g6ographiques constituant la presqu'ile du application effective de la decentralisation,
Sud: le Sud, la Grande Anse, le Sud-est et les Nippes, avec comme le stipule la constitution en vigueur.


Valdes fait un bilan de la visite pour les journalistes,
dont ceux d'Haiti en Marche
d6veloppement int6gr6 et participatif se trouve dans la force du "pouvoir
local."
Le Grand Sud insiste qu'il ne demande pas l'aum6ne, mais
que l'Etat accomplisse ses devoirs en lui fournissant les infrastructures
(routes, ports et a6roports, eau, 6lectricit6, t6ldphone, h6pitaux, 6coles
etc) auxquels il a droit comme l'une des regions contribuant le plus au
tr6sor public (pays du caf6, du cacao et qui r6unit aussi toutes les
ressources de l'6co-tourisme).
Tandis qu'5 l'international, on demande avant tout son
expertise technique plus que son argent.
Au moment de dresser le bilan de lajourn6e, M. Valdes aurait
pu dire tout simplement: "Je suis venu, j'ai vu, j'ai compris."
Haiti en Marche, JMr6mie, 26 F6vrier 2005


Pages Retrouvees


de Roger Gaillard


LE SYSTEME DES "DE MOITIE" FEODALISME


Dans une s6rie de cinq articles publi6s dans le
Nouvelliste entre le 4 et le 13 DDcembre 1992, sous le titre
Prejug6s de classe au Cap Haitien, Roger Gaillard
consacre un passage a ce qu'il appelle Une aristocratie
declinante, puis reproduit, en note deux petits textes
consacr6s au systeme des "de moiti6". 1
Etant donn6, si l'on en croit Gerard Pierre Charles,
que ce systeme caract6rise la sociWt6 f6odale qui a pris
naissance au sortir des guerres de l'Ind6pendance, nous
avons cru bon de reprendre les passages en question.

Ce dernier (il s'agit de Vilbrun Guillaume Sam,
President de la Republique, dont le lynchage servit d' ultime
pretexte au debarquement des "marines" le 28 Juillet
1915), a l'exemple des Bdliard, des Nord Alexis, des
Mathon et Pierre-Louis, des Dupuy, des Florvil Hyppolite,
6tait un grand propri6taire foncier, un de ces feudataires a
la tete de cent a trois cents carreaux de terre. Ainsi Vilbrun
dominait Paroi (sur la route de Limonade); les Bdliard
6taient installs sur l'habitation Bonay (entre Quartier
Morin et le Cap); les Nord Alexis r6gnaient sur leur
domaine de Mazaire (dans la commune de Quartier Morin);
les Mathon et les Pierre-Louis commandaient la plantation
Gallifet (dans lacommune de Milot); tandis que les
Hyppolite gouvernaient l'exploitation Bongars, passe
depuis a notre contemporain, M. Carlet Auguste.

Ces gros poss6dants, ces "dons", cultivant
essentiellement la canne, dont ils extrayaient sirop et tafia,
r6gentaient par ailleurs, deux espkces de travailleurs:

les de "moiti6", qui, sur le carreau ou les deux
carreaux dont le maitre leur accordait libre
jouissance, plantaient des vivres alimentaires, quitte
a lui remettre, en guise de rente, une partie (souvent
les 2/5) de la r6colte; en outre, tous les lundis, ils
s'activaient dans les champs de leur seigneur et
maitre, les pr6parant, nettoyant la canne, la coupant,


A LHAITIENNE

tout cela (faut-il le pr6ciser?) sans paiement en
retour...

la deuxibme cat6gorie de cultivateurs 6tait, elle,
compose de paysans salaries (ouvriers agricoles),
lesquels s'occupaient plus sp6cialement du moulin
et de la guidive. Ils 6taient sans terre, comme la
plus grande partie des naturels de la region Nord.
Un cinquibme du sirop fabriqu6 avec la machine
du maitre, couvrait ce qui 6tait appel6 les "frais
g6n6raux", tandis que les quatre cinquibmes restants
6taient partag6s en deux moiti6s, l'une qui revenait
sans d6bours au propri6taire, l'autre qui lui 6tait
g6n6ralement vendue. Ces travailleurs se
satisfaisaient, pense-t-on, de cette condition,
puisque en cas de d6penses inattendues (maladies,
fun6railles) ils 6taient stirs de recevoir l'avance
indispensable.


Ainsi le "don" etait le maitre, I'employeur,
l'acheteur et le creancier. II tait vu (ou se croyait vu)
comme le pere.

Une defense du systeme dit des "de
moitie"
"Au lendemain de 1804, il fallait organiser le
nouvel Etat. A l'6poque coloniale, l'agriculture 6tait le
secteur 6conomique le plus florissant. La canne a sucre
6tait la richesse cr66e et l'importation la plus importante
de la colonie. Celle-ci r6pondait avantageusement au
systeme d'exploitation force de l'6poque, avec
l'esclavage. La main-d'oeuvre ne rentrait pas encore dans
la liste des marchandises qu'on achetait, avec la conception
dominante d'alors d'assimiler une cat6gorie humaine a un
animal que le propri6taire entretenait avec le boire et le
manger, afin de jouir et de b6n6ficier purement et
simplement de sa force de travail."

"La Nation haitienne fondue, ainsi que l'Etat
haitien, il fallait susbsituer a l'ancien systeme de
(voir De Moitie / 12)


Page 11


I I






Mercredi 2 Mars 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 5


Page 12


I PAGES RETROUVEES I


LE SYSTEME DES "DE MOITIE" FEODALISME A L'HAITIENNE


(De Moitie ... suite de la page 11)
production, un autre qui n'assimilerait pas l'ouvrier agricole
a un produit qui s'achetait et se vendait comme autrefois.
Or, les grands propridtaires de l'6poque 6taient en partie,
ou presque tous, d'anciens g6ndraux de la guerre de
l'ind6pendance, ou encore des membres de l'l6ite dirigeante
du jeune Etat haitien. Conscients du role 6conomique et
social de la propridtd rurale, hier couverte de plantations
de toutes sortes, les dirigeants comprirent que les colons
d'hier devaient etre remplac6s par une l6ite militaire et
civile pour maintenir la production a un rythme devant
assurer l'autosuffisance et une certaine croissance a
l'6conomie. Les dirigeants de l'heure comprirent que le
droit de propridtd comporte des devoirs et des obligations
envers d'autres. Rejetant l'esclavage pour servir de moteur
a la production, ils pensbrent au systeme de "de moitid."
"Quel en est le vrai sens? C'est celui de porter le
grand propridtaire terrien de l'6poque, a lotir la grande
superficie de sa propridtd en de petites portions,
correspondant en quelque sorte a la force de travail d'un
homme, afin qu'il suffise a ses besoins, tout en partageant
avec le grand propridtaire terrien, la moitid de la production
de cette partie qu'il cultive. Ces obligations n'6taient
scell6es par aucun contrat 6crit, mais par la simple parole
d'honneur des deux parties."
"Ceci met en relief la valeur rdelle et intrinsbque
de l'homme de l'6poque. L'institution des "de moitid"
ressemblait done a une sorte de cooperative, de soci6td
anonyme avant la lettre, jouant un r6le, en quelque facon,
de trait d'union entre les deux extremes de la nouvelle
soci6td haitienne: l'l6ite urbaine et la paysannerie rurale.
Ce systeme, a bien rdfldchir, r6pondait aux imp6ratifs
urgents du moment. Comme je l'ai soulign6 pr6c6demment,
la propridtd rurale s'accompagne d'obligations imp6rieuses
de production, qu'on ne pouvait demander a tout un chacun,
nuvellement lib6rd, de comprendre et d'assimiler, sans qu'il
soit entourd par un autre mieux prdpard que lui."
"Le grand propridtaire terrien 6tait l'homme le
plus qualifi6 pour remplir ce r6le. Le travailleur "de moitid",
par certaines directives qu'il recevait du grand propridtaire,
peut etre considered, sur ce plan, comme un adulte a qui on
inculquait certaines pratiques agricoles. Suivant la nature
du sol, il y cultivait des produits qui r6pondaient aux besoins
du march local, ou a l'exportation, et meme aux deux a la
fois."


"Cette rencontre des "de moitid", le Lundi, dans
la savane de la grande propri6td, 6tait prdcdde d'une espbce
de meeting que donnait le grand propridtaire. L'entretien
public roulait sur l'agriculture et meme la corv6e, espbce
de cooperative paysanne, pour l'entretien des "chemins
vicinaux" et le curage de certains cours d'eau."
"Mais cet esprit de solidarity et de cooperation se
voyait surtout dans les "coumbites", que je qualifierais de
cooperative avant la lettre, toute de spontandit6 pour enfouir
les semences d'une grande plantation, puis la rdcolter
demain."
"Il y r6gnait une animation, une joie, un je ne sais
quoi de profonddment humain, de cet homme qui nait bon,
comme dit l'autre, et que le villain quelque fois de la soci6td
change. Je n'ai jamais vu ailleurs ce sourire, ni l'expression
de physionomie de ce visage heureux de l'homme pauvre,
dans les chants accompagnds du son du "lambi", et qui
nous porte tous a mieux comprendre ce qu'a Wtd le system
de "de moitid" au lendemain de l'ind6pendance, et qui a
6td par la suite deform."
"Du fait que tout 6tait militarism a l'6poque, le
commandant de la place 6tait d'abord un "commandant de
place a vivres", charge de contr6ler ces places a vivres
pr6cis6ment, sur les gandes habitations, pour voir si la
culture obligatoire de vivres alimentaires r6pondait aux
besoins de l'autosuffisance exig6e de tous ceux qui, a un
titre quelconque, occupait une superficie quelconque a la
campagne... Voila, a l'origine, ce qu'6tait son r6le."

(Ce texte a Wtd communique l'auteur par le
Professeur Carlet Auguste, aprbs la lecture d'une partie de
son manuscrit.)
Rdquisiotire d'un grand proprietaire contre le
systeme des "de moitid"
"Je ne veux pas en dire syst6matiquement du mal,
vu que 1. en certaines circonstances, il a pu rendre des
services r6els aux propridtaires sans capitaux ou sans
autorit6; 2. qu'il a dfi servir d'appat a un peuple d6ji si
enclin a l'oisivet6." [...]
"Mais [il] est une des plaies de l'agriculture
haltienne."
"Sans doute, il est juste que celui qui travaille,
percoive le prix de sa peine. Mais il ne s'ensuit pas qu'il
doive tout prendre ou a peu prbs; car c'est assur6ment
prendre beaucoup plus qu'il ne convient, que de prdlever


la moiti6 du revenu d'un capital qui n'est pas a soi. En
quel pays a-t-on vu pareil partage? [...] Si encore le partage
se faisait selon l'6quit6 des lois, mais le propridtaire [...]
est tromp6 par son "de moiti6". [...] Enfin, de guerre lasse,
le propridtaire se contente de ce qu'on lui apporte."
En outre, le cultivateur "sait que, du jour au
lendemain, ilpeut ere chasse de I'habitation qu'il occupe;
il ne travaille done plus, ou le moins que possible. Et alors
les recoltes diminuent d'annee en annee; I'agriculture
national periclite et le pays s'appauvri."
Certes, on peut amdliorer le system, par une plus
grande vigilance, conclut notre grand propridtaire, "mais
a cause de la part excessive qu'il accorde au paysan, il ne
saurait convenir aux grands capitaux toujours en quete de
rendements."

(Le Matin, 31 Janvier 1917. Article sign de
Fr6d6rick Morin, et qui est reproduit de la "Revue
commerciale")

(Footnotes)
1 Roger Gaillard, Pr6jug6s de classe au Cap
Haitien, II. La reaction, Le Nouvelliste, Lundi 7 et Mardi
8 D6cembre 1992

NOTRE HAITI

Jacmel: quelques

suggestions ...

Par Gesler Jean-Gilles
Montr6al le 20 fevrier 2005
Si l'on se fie aux clameurs de plus en plus
persistantes qui nous parviennent du d6partement du Sud-
est et particulibrement de la ville de Jacmel, on serait port
a croire que le pays ne va pas aussi mal et qu'il y a mme
lieu d'esp6rer une normalisation de la vie 6conomique et
culturelle que les Haitiens appellent de leurs voeux avec
insistance.
En effet, depuis quelques temps, il se d6roule
(voir Jacmel / 14)


Cheche konnen si w menm ak fanmi w
kalifye pou jwenn lajan nan men IRS pou
kredi taks pou timoun yo ki rele "Earned
Income Tax and Child Tax Credits".

Kiyes ki elijib?
Moun kap travay ki touche mwens ke $30,338 epi
ki genyen yon timoun ki kalifye kapab resevwa jiska
$2,604*
Moun kap travay ki touche mwens ke $34,458 epi
ki genyen de ou plis ti moun kapab resevwa jiska
$4,300*
Moun san ti moun ki touche mwens ke $11,490 epi ki
IL gen laj ant 25 an a 64 an kapab resevwa jiska $390*


Konte Miami-Dade ofri ed nan ranpli taks GRATIS pou
rezidan ki genyen ti revni ekonomik oswa revni mwayen (ki pa
touche anpil k6b). Nou kapab anmenm tan tou ede aplike pou
pwogram kredi sou taks revni sa-a ak kredi taks ti moun yo ki
rele "Earned Income Tax and Child Tax Credits". Pou jwenn lis
ak adr6s
kote ki gen biwo kap ranpli taks gratis, tanpri rele 305-468-
5450 oswa vizite www.miamidade.gov

*Montan lajan kredi taks la varye dapre kantite lajan yon moun f6 nan yon
fanmi ak kantite ti moun ki gen nan yon fanmi

MIAMI-1DE3

6'AJn E'cJc U 'J


q


i


ooLL4


r i. 11
I
1~4r

)brr'i






Page 13 N, Mercredi 2 Mars 2005
Nos petites annonces classes Haiti en Marche Vol. XIX No. 5


Le Plaza H6tel
T616phone
(509) 224-9305
(509) 224-9307
(509) 224-9308
(509) 224-9309
(509) 225-9310
(509) 510-4594
(509) 510-4595
(509) 510-0560
Fax
509 223-9282
e-mail
hiplaza@hotmail.com
hiplaza@acn2.net
website
www.leplazahaiti.corn
Adresse
10, Rue Capois
Champs de Mars
Port-au-Prince, Haiti
P.O. Box 1429

7 oiffeur


Etiquette Unisex
Barber & Beauty Salon
Jean Wood Julien
proprietaire
15455 West Dixie Highway
Suite N & O
N Miami Beach, Fl 33162
Tel.: 305 940 9070

Charlemagne
Le Coiffeur
103 S.E. 2nd Street
Delray Beach
Tel.: 243-1039
Beeper: 524-0086


Mbdecins

Miami
Dr H6nock Joseph
Obstetrique, Gynecologie
Accouchement
Operation pour fibrome
Family Planing
Ligature des trompes
Circoncision
Curetage
Tous les tests de
l'immigration
Toutes assurances acceptees
Carte Medicaid pour femmes
enceintes
5650 N.E. 2nd Avenue
Vertieres Shopping Center
Miami, Florida
301 751 6081

Port-au-Prince
Dr Camille Figaro
Sony
Gyn&cologue
Obstetrique
Chemin des Dalles # 234
Tel.: 509 245-6489
245-8930


Le Look
Petion-Ville
Rue Panamericaine # 14
Tel.: 513-8079
257-8374
Grande variet& de Lunettes
Excellents Prix
Examen gratuit
avec achat de lunettes
Specialistes
de la Vision Basse
Offre Sp&ciale
Buy One, Get One Fre


Points de Vente Haiti en Marche


~i~fD~-W


Miami Pompano Beach Orlando


Lucas Super Market
14750 N.E. 6th Avenue
305 940 9902

Maxisound
11854 West Dixie Highway
305 835 8006

B & L Supermarket &
Produce
12041 West Dixie Hgh.
305 893 0419

Eclipse Communication
9290 S. W. 150thAvenue
Suite 104
954 380 1616
Lil'Angel
Consignment Store
King's Meadow Shopping
Center
9965 S.W. 142nd Avenue
Miami, Florida 33186
T61.: 305 385 1111


Danilos Restaurant
3760 N.E. 3rd Avenue
954 781 2646

Christephanie's
581 BC East
Sample Road
Pompano Beach, Fl 33064
T61.: 954 7812500

Delray Beach

Classic Teleco
203 S.E. 2nd Avenue
Delray Beach Fl 33183

Our Lady Bakery
102 S.E. end Avenue
Delray Beach, Fl 33444
561 272 3556

Abonnez-vous a
HaYti en Marche
221-0026


Naudy Record shop
1325 W. Washington St
Orlando, Fl 32805

Boby Express
2469 South Orange
Blossom Trail
Orlando, Fl 32805


Haiti en Marche

ABONNEMENT:
Port-au-Prince
221-0026
417-0384

Miami
305 754-0705


JOB ANNOUNCEMENT
Fort Lauderdale Check Cashing & Financial services
F/T & P/T Teller-Must Speak Eng & Creole
Cash, Computer & cust. serv. experience
Excellent Wages, Benefits & T raining
Fax Resume to 954-739-4485 or
e-mail to CheckCashingJobs@yahoo.com

Dans le cadre du COLLOQUE FOUCAULT
FLASH-INFO L'lnstitut Frangais d'Haiti a le plaisir de
vous convier a la conference sur "
I'actualite de la pensee de Michel .UM,.w
Foucault qui sera donnee le mardi ler mars 2005 a 5 h30 p.m. par Pascal
Michon(docteur en histoire et philosophe, enseignant, ancien directeur de programme au
College International de Philosophe, Paris)

et Mathieu Potte-Bonneville (agr6g6, docteur en philosophie, sp6cialiste de Michel
Foucault, professeur en classes pr6paratoire, Paris)

2 conferences de Pierre Mouterde a Port-au-Prince
L'association des Amis du Monde Diplomatique Haiti regoit a
Port-au-Prince le sociologue etjournaliste canadien sp6cialiste de
I'Am6rique latine, Pierre Mouterde.
Pierre Mouterde prononce 2 conferences a Port-au-Prince :
Samedi 5 mars, 3 :00 PM, Facult6 des sciences humaines : Le
mouvement social en Am6rique latine ".
Lundi 7 mars, 4 :00 PM, h6tel Le Plaza :" Le Mexique, I'ALENA"
Professeur de philosophie a Montr6al, Pierre Mouterde a effectu6 de nombreux voyage en
Am6rique latine comme journaliste ind6pendant. II est auteur ou co-auteur des ouvrages
suivants : Les mouvements sociaux au chili (L'Harmattan, 1995), 6crit avec Patrick
Guillaudat. Cinq ans de duplicity am6ricaine en Haiti (1991-1996) (Austral, 1996),
6crit avec Christophe Wargny. Lettres du sud de I'Am6rique (Editions la maTtresse d'6cole,
Qu6bec, 1987). Un automne & Santiago (La Breche, 1988).

aginess to gue ss B sense a .eI gaggage..


"Copyrighted Material

Syndicated Content

Available from Commercial News Providers"


H6tel

Villa Ban Yen
H6tel de Montagne
dans les hauteurs du
Morne Tapion
avec vue imprenable sur
Petit goave et Grand goave.
Chambres a6r6es avec
salle de bain, nourriture
naturelle, randonn6es dans
les sentiers de montagne
Tarif chambres
+ Alimentation
Chambre double :
US $ 20.00 pour 2
3 repas
$ 17.24 par personne
Cadre ideal pour
seminaires.
Week-end de 2 nuits, une
troisieme Gratuite.
Pour reservations:
# 17 Angle Rue 6 et Jos6
Marti Port-au-Prince
t6l.: 305 245-2345
420-2091
Internet:


4 Santo

NECOLE
D'INFORMATIQUE
Centre Pedagogique
Sanite Belair

Santo 20 No 69
avec un professeur
Americain, venez apprendre
tous les logiciels de base
comme le Word, l'Excel, le
Power Point, l'Access et
l'initiation A l'internet.-
programmation des ordinateurs
- Cours d'Anglais
- special week-end

Horaire des cours tres flexible:
Du lundi au vendredi entre 8h
et 6h (4 groupes: 8h-10h, 10h-
12h, 2h-4h, 4h-6h)

Cours intensifs du Samedi et
du Dimanche donn6s par le
professeur americain: 8h-12h
et 4h 6h.

Prix: 20$ frais d'inscription
250$ frais d'entree
300$ la session (3 mois)


(Tel: 401-9128).
Les dix premiers inscrits auront
droit A un rabais special!
Debut de la l1re session le
Lundi 14 f6vrier.






Mercredi 2 Mars 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 5


Page 14


ITOURISME & CULTURE I


Jacmel: quelques suggestions aux responsables de la ville


(suite de la page 12)
sur une base quasi r6gulibre dans cette ville un ensemble
d'activit6s artistiques et culturelles qui ont la cote auprbs
des Jacmdliens et surtout auprbs des gens de Port-au-Prince
qui, fuyant l'atmosphbre d6ltbere de la capitale, viennent
y gofter, ne serait-ce que le temps
d'un week-end, le charme, la
tranquillity et l'hospitalit6 si
recherch6s par ces
temps de fureur.
II faut surtout f6liciter
l'6dilit6 et les responsables du
tourisme du Sud-est qui oeuvrent a
faire de leur ville la capitale
culturelle d'Haiti. Alors que le pays
est livrd a des bandes criminelles
de toutes sortes qui annihilent
l'Etat, il serait mal venu de ne pas
encourager des citoyens qui
d6cident de prendre en main leur
region.
Car a mon avis, le
d6veloppement d'Haiti ne se fera
qu'a partir des regions. Cependant,
le projet est a la limite chim6rique
pour la simple raison que la
rdpublique de Port-au-Prince qui
absorbe l'6crasante majority des
recettes nationales ne se pressera
pas pour relacher ses serres sur le a
Trdsor public. Comme ils sont tetus
ces Jacmdliens, on ne pourra que leur suggerer, comme
pour maintenir en permanence des activities g6ndratrices
de revenus, d'ajouter a leur liste quelques themes qui restent
a explorer.
Par exemple: l'organisation d'un Salon du livre
du sud-est, ou d'un festival de la po6sie qui regrouperait
ce que le pays compte de poetes, de conteurs. Sur le module
du festival de la po6sie de la ville de Trois-Rivibres
(Qu6bec), le plus important l'6chelle de la francophonie,
la cit6 de Rend Depestre, de Jean M6tellus, de Fdlix
Morisseau-Leroy, d'Alcibiade Pommayrac, en hommages
a ses illustres fils, pourrait offrir aux amoureux de la po6sie
une semaine riche oh ces derniers se feront le plaisir de
rencontrer les grands noms de ce genre litt6raire et les
entendre dire eux-memes leurs textes. De concert avec le
ministre de la culture et celui du tourisme, du secteur priv6
et de l'enthousiasme de ses citoyens, la ville pourrait r6unir
les fonds destinds a ddfrayer les cofits de l'h6bergement,
de la gratification, et du voyage des invites. On pourrait
aussi sugg6rer la tenue d'Mvenements sportifs, par exemple,
le tour du sud-est qui mettrait a l'6preuve les meilleurs
cyclistes haitiens et pourquoi pas strangers, du football, le
tennis, le volley de plage, etc.
On remarquera que cette ville d'inspiration
coloniale n'est pas prete a assumer le virage que souhaite


lui imprimer ses autorit6s comp6tentes. Son aspect
physique n'invite vraiment pas a la cdl6bration de pareils
6v6nements: Les rues ne sont pas nettoydes et sont
encombrdes pour certaines de r6sidus de mat6riaux de
construction et des carcasses d'automobiles; les 6gouts


Carnaval haitien photo de courtoisie
d6bordent; les places publiques, le march public et surtout
ses abords, m6ritent une grande toilette; certains batiments
publics sont au bord du d6labrement. En revanche, quand
le Jacmdlien compare sa ville a la capitale, ou Les-
GonaYves, pour reprendre un vieux cliche, il ne peut que
se consoler et meme se vanter de vivre dans la ville la plus
salubre d'Haiti.
Les maisons doivent pouvoir contribuer a ce
nouvel l6an grace a une operation de ravalement de leurs
facades laquelle sera mende dans le respect du cachet de la
ville, sous la supervision d'un architecte ou d'un urbaniste.
D'un autre c6td, les structures d'accueil de cette
ville autrefois si charmante ne pourront pas r6pondre aux
besoins d'une clientele qui dcouvre les vertus du tourisme
local, et tant mieux, et qui semble prete a ddlier bourse
pour pouvoir couler, dans son pays, quelques jours de repos.
Dans le souci de pallier au manque de chambres
et sans doute pour pouvoir faire b6ndficier de cette activity
a une marge plus importante des citoyens, les responsables
du tourisme et la municipality devraient encourager, (et si
ce n'est d6ji fait, un ami m'a rapport qu'une famille ayant
h6berg6 des gens de la capitale durant la p6riode du caraval
s'en est plut6t bien tire au depart des visiteurs) la formule
chez l'habitant ou le gite du passant en vigueur au Qu6bec


et en France, et tant appr6cide des visiteurs. Cette formule
a 6td exp6riment6e a la fin des anndes 1980 a Pestel et
consiste a mettre a la disposition, des visiteurs qui le
souhaitent, une chambre d'une maison d'habitation. Ce
faisant, les autorit6s de Jacmel d6livreront un permis
municipal d'exploitation apres
s'ftre assures que les conditions
Sd'h6bergement soient conformes
aux normes qu'elles auront
6tablies: savoir: une chambre 5
coucher propre, des installations
sanitaires ac-ceptables, une salle
a manger et l'eau potable (dans
le cas ou le visiteur souhaiterait
se restaurer d la maison) etc. Dans
cette veine, les autorit6s devront,
avec le concours de l'Etat et du
secteur priv6 (pourquoi pas avec
l'aide des Jacmdliens de
l'6tranger) constituer un fonds
visant 5 financer
(proportionnellement aux
moyens du propridtaire) la
reparation de ces maisons. Cette
initiative aura r6solu deux
problbmes: la renovation des
maisons jacmdliennes dans le
respect du cachet de la ville, et
assurer un revenu plus ou moins
a decent aux propridtaires de ces
logements.
Dans un autre registre, nombre de Port-au-
Princiens, fatigues du climat de terreur qui s6vit 5 la capitale
et attirds par la reputation de tranquillity de la ville de
Jacmel, y 61isent domicile en se faisant construire des
residences secondaires, en bordure de la mer ou 5 flanc de
montagnes. Haiti-en-Marche, dans un recent reportage avait
tir6 la sonnette d'alarme sur une 6ventuelle delmatisation
de la ville et surtout de sa banlieue. Si des mesures ne sont
pas prises dans le meilleur d6lai, la region de Jacmel risque
de connaitre le meme sort que sa cousine Delmas qui s'est
d6velopp6e en dehors de toute norme d'urbanisme et qui
constitue 5 l'heure actuelle une plaie gangrene par la
vermine. Au rythme effr6n6 que vit l'industrie de la
construction 5 Jacmel, il est souhaitable que tous les
Haitiens, sans aucune distinction d'ordre regional, lancent
un cri d'alarme aux responsables jacmdliens pour qu'ils
ne perdent pas le contr6le et qu'ils pr6servent la region et
la ville de l'app6tit des promoteurs immobiliers et de
l'ignorance de quelques propridtaires qui convertissent
leurs maisons faites de dentelles de bois et autres attraits
architecturaux en des ouvrages d6dids au bnton ou
l'extravagance a souvent pris le pas sur le bon gofit.

Gesler Jean-Gilles


TOTALITARISME


Yvonne Hakim Rimpel


"Notre ligne de conduite sera inspiree des
nobles traditions du journalisme qui se conCoit
dans l'indipendance du caractere, la conscience
du devoir, I'amour de la viriti, et le sain respect
des principes democratiques qui reprisentent, d
l'heure actuelle, les pivots de notre vieille
civilisation occidentale." **

De Marie Louise Horatia Benjamin et de Eli
Abdallah Hakim, Yvonne Hakim Rimpel nait a Port-au-
Prince en 1906. Unie au berceau au fils d'une famille amie
(Anis Sassine), quel ne sera son d6pit quand, a 14 ans, elle
se verra dans l'obligation de passer outre cet intret
passionn6 voud tres t6t aux 6tudes, pour se donner a son
promis. Non r6solue a la servitude d'une tradition
autoritaire, elle d6cidera alors, par la lecture, la
fr6quentation des salons litt6raires et, sous le judicieux
conseil de Paul Savain, celle tout aussi assidue de l'Ecole
de Droit, de parfaire seule sa formation et ce, a la
reprobation ouverte de parents qui renonceront une fois
pour toutes a comprendre le jour oh de concert avec son
mari (dont elle restera une amie toute sa vie), elle decide,
malgr6 la naissance de leur fille, de mettre fin a une union
nullement appel6e, somme toute, de leurs voeux
reciproques.
En 1934, parmi les jeunes et trbs actives
fondatrices de la Ligue feminine d'action sociale on ne


Biographie d'Yvonne Hakim Rimpel: 1906 19


s'6tonnera nullement de compter Yvonne Hakim appel6e
au sein de la r6daction de La Voix des femmes, a jouer un
r6le de premier plan. Trbs impliqude socialement, elle est
alors 6galement correspondante a Port-au-Prince de La
charity s'il vous plait, ouvre de bienfaisance qui a dlu son
terrain d'action dans la ville des Cayes, autant que membre
de laLigue contre l'Analphabetisme ( l'6poque ses enfants,
nous rapporte l'une de ses filles, verront leur argent de
poche ainsi que leur sorties gagnds en fonction du nombre
de cours dispenses au personnel domestique des maisons
du quartier rduni sur sa galerie improvise pour la
circonstance en cole du soir).
1946 retrouve 6videmment Yvonne Hakim-
Rimpel mobilisant toute son 6nergie en faveur des libert6s
d6mocratiques. Revenue trbs vite de l'euphorie de la
bataille gagnde, et, d&cue peu aprbs de l'orientation 6troite
et mesquine vite prise par le mouvement tant prometteur
de janvier, elle decide d'l6argir son champ d'intervention
en dehors de la Ligue et fonde Escale, un bi-hebdomadaire
d'information dans le but d'l6argir et de donner voie aux
acquis rdcents (ler avril 1951). Elle en sera pendant 6 ans,
la g6rante, le moteur, l'Mditorialiste et la principale
r6dactrice aux c6t6s d'6minents collaborateurs. Du temps
de reste, elle trouvera 6galement a accorder au thdetre et
sera a c6t6 de Cylotte Coicou, Jacqueline Wiener-Silvera,


)86 Charles de Catalogne, Simon Desvarieux, Lucien
Lemoine et Edouard Dupont, un des acteurs de la piece
Cyclone de Sommerset Maugham joude au Rex
Thdetre le 9 mai 1949 a la soiree inaugurale de la
SociWtd nationale d'Art dramatique, nouvellement
creee.(1)

D6joiste convaincue, elle participe activement a
la campagne 6lectorale de 1957. Peu avant ces elections,
sa revue qui ne machait pas toujours ses mots aux
agissements de l'heure publie A moi general, deux mots,
article qui n'est ni plus ni moins qu'une rvdelation de ces
basses manoeuvres auxquelles se prete impundment le
g6ndral K6breau afin d'assurer la monte au pouvoir de
son favori en l'occurrence Francois Duvalier, le meme, du
reste, a qui elle avait d6ji bien pris soin de signifier de
vive voix qu'elle n'entendait aucunement compter de ses
promoteurs. La dernibre edition de Noel 57, au demeurant
la dernibre parution de Escale, et qui voit sous la manchette:
Peuple a genoux, attends ta delivrance, Hakim Rimpel,
entre autres protestations, s'dlever 6nergiquement contre
la rdcente arrestation de Gilberte (Boubou) Vieux,
constituera comme le sommet de cette virulence et de cette
manibre ironique dont elle s'6tait fait une arme de choix
durant toute cette campagne contre Duvalier.
(voir Biographie / 15)







Page 15


I LE COIN DE MIAMI


Mercredi 2 Mars 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 5


Les supporters de Jean-Bertrand Aristide de Miami reclament le depart

du gouvernement de transition et le jugement du Premier ministre Gerard Latortue


PAR EVENS HILAIRE
MIAMI 27 F6vrier Un an aprbs (F6vrier 05) le
depart pour l'exil de l'ex-President Jean Bertrand Aristide,
la situation est devenue encore plus difficile en Haiti avec
d'une part le climat d'ins6curit6 qui fait rage, notamment
a la Capitale et d'autre part les anciens militaires qui
cherchent par tous les moyens possibles le retour des Forces
Arm6es. C'est la confusion totale.
Certains ont meme parl6 de la d6mission de l'Etat
dans sa sphere d'action. Pendant ce temps, les prix des
produits de premiere n6c6ssit6 grimpent au fil des jours.
A l'occasion de ce premier anniversaire, plusieurs
supporters de l'ex-pr6sident a Miami ont qualified d'6chec
les 6v6nements du 29 F6vrier 2004 ayant renvers6 le leader
de Fanmi Lavalas au pouvoir.
Pour marquer cette date, ils ont organism un sit-in
le samedi 26 F6vrier au centre-ville de Miami, plus
pr6cisement au Torch of Friendship, Biscayne Boulevard.
Les manifestants portaient des pancartes avec des
slogans hostiles a la communaute internationale et aussi a
l'6quipe au pouvoir en Haiti.
"France-USA, your Coup d'Etat in Haiti will not
stand. We want Restitution and Reparation for 200 years


of slavery ".
Sur certaines pancartes, les manifestants ont
expos des photos horribles de personnes victimes de la
violence aveugle actuellement en Haiti.
Lavariste Gaudin, de l'organisation Veye Yo, a
fait savoir que l'objectif de ce mouvement de protestation
a l'occasion du premier anniversaire de l'"enlbvement" du
President Aristide est pour r6clamer le depart pur et simple
du Premier ministre Gerard Latortue.
D'aprbs lui, tous ceux qui avaient opt6 pour le
renvoie du num6ro 1 de Fanmi Lavalas reconnaissent a
present leurs fautes, vu la situation actuelle dans le pays.
Pour Lavariste Gaudin, G6rard Latortue doit
laisser le pouvoir et attendre son jugement pour "les crimes
qu'il a commis."
Selon lui, le gouvernement de transition mbne une
lutte acharn6e contre les partisans de Jean Bertrand Aristide,
lui-meme actuellement en exil en Afrique du Sud.
La lutte doit se poursuivre pour d6noncer le
"kidnapping" du president Aristide qui a Wt Olu par le
peuple, a lance Lavariste Gaudin.
Pour sa part, Madame Farah Juste, proche du
president d6chu, a d6nonc6 l'emprisonnement illegal de
l'ancien Premier ministre Yvon Neptune, de l'ex-ministre


de l'Int6rieur, Jocelerme Privert et de Annette Auguste, alias
S6 Anne.
Farah Juste a d6clar6 que le gouvernement de facto
mbne une guerre sans merci contre les Lavalassiens.
Elle aussi a qualified d'6chec l'"enlbvement" du
responsable du parti Fanmi Lavalas.
Selon Farah Juste, un an aprbs le renversement d'Aristide,
le pays vit dans une situation catastrophique.
Farah Juste en a profit pour d6noncer aussi
l'6v6nement du 19 F6vrier dernier au P6nitencier national
avec l'6vasion de prbs de 500 prisonniers. Pour la "Reine
Soleil", l'attaque a la prison centrale montre clairement
l'inexistence de dirigeants en Haiti.
Un tout petit groupe arm6 a pu ouvrir la prison
pour lib6rer des dealers de drogue, a-t-elle lanc.
Les partisans de Jean-Bertrand Aristide a Miami
comptent organiser sous peu une s6rie de mouvements de
mobilisation, notamment une convention le 6 Mars
prochain en vue de d6noncer les actes consid6r6s comme
malhonnetes de l'actuelle 6quipe au pouvoir. EH

Canada: Manifestations
pro-Lavalas / p.16


II II


(Biographie ... suite de la page 14)
L'affaire Hakim Rimpel
Duvalier gardant encore intacte cette
couleur d'homme de progrbs lui servant de voile,
voire de tremplin, Yvonne Hakim-Rimpel devait
etre loin de soupconner quelle face infernale
masquait la cible d'apparence impotente et
bonhomme de ses saillies. Cela lui vaudra de
faire les frais de cet episode douloureux et
sanglant du mois de janvier 1958, pr6figuration
d'autres non moins sanglants s'6chelonnant
implacablement tout au long d'un rbgne qui, mal
assure encore sur ses b6quilles, prend un soin
minutieux, en attendant l'audace des grands jours
de la milice, de perp6trer ses forfaits diurnes et
nocturnes sous la cagoule(2). En effet, cette nuit-
la, "une demi-douzaine d'hommes arms
s'introduisent par effraction chez Mme Yvonne
Hakim-Rimpel, une journaliste de I' opposition.
Celle-ci ainsi que ses deuxfilles sont en train de
dormir I' etage superieur. Les visiteurs masques
font irruption et les malmenent sedvrement. Ayant
abandoned les enfants sur le trottoir, ils
s'eloignent en emmenant la mere avec eux. On
retrouvera cette derniere le jour suivant sur une
route peu frequentee pres de Petionville. A demi
inconsciente, depouillee de la plus grande patie
de ses vetements, c'est dans un etat critique
qu' elle est dirigee immediatement vers I' hospital.
La Ligue feminine d'action sociale aura beau
m


protester, la police ne bougera pas..." (3)
Une de ses filles nous donnera certains
details encore plus traumatisants de cette
fameuse nuit de janvier qui ouvre le dossier de
la d6sormais c6lbre Affaire Hakim-Rimpel. Ces
hommes auraient immobilis6 un fils de madame
Rimpel (Charles) et l'aurait forc6 assister a la
violente scone de ses sours battues (Gladys perd
deux dents, al'oil gauche amoch6), et au constat
de sa mere enlev6e, pieds nus, en chemise de
nuit. Al'aube le lendemain, dans ce fourr6, desert
a l'6poque, du haut de Delmas ou elle est laiss6e
pour morte, c'est une femme nue et saignant de
partout que d6couvrira tout a fait par hasard M.
Harry Delaquis. Chez son beau-frbre, alors
ministre de Duvalier ou elle est imm6diatement
ramen6e, un accueil plut6t r6serv6 la decide a
chercher refuge chez le colonel Paul Thimoth6e,
un autre de ses parents. Pour ramener a la vie
cette femme battue a mort, viol6e sauvagement,
il faudra a son m6decin traitant, le Dr Mathieu,
pros d'une dizaine d'heures d'intervention et
deux mois d'hospitalisation!
Les journaux de l'6poque, Le Matin,
Independance, Le Nouvelliste, feront 6tat de
l'6v6nement, publieront une note de protestation
de La Ligue sign6e de 36 femmes (Independance
du 9 Janvier) ainsi qu'une copie de la lettre que
dans l'espoir de voir s'amorcer une action, elles
avaient cru bon adresser au ministre de


l'Int6rieur (publi6e dans La Phalange du 11 janvier)(4). Mais il ne faudra pas
moins les reactions et les protestations aussi bien de la presse 6trangbre que
d'associations de droit humain pour d6cider le gouvernement a ouvrir, 4 mois
aprbs cet odieux forfait, une enquete qui, du reste, sera ferm6e peu de temps
apres, "Mme Rimpel et sesfilles, ayant etd incapables defournir a la police des
preuves suffisantes leur permettant d'identifier les agresseurs"(5). Quatre ans
aprbs, de plus en plus d6cri6 par une opinion nationale et internationale indign6e
de ces m6faits se succ6dant en nombre et a un rythme inqui6tant dans le pays, le
regime, d6sireux sans doute d'une campagne d'apaisement, Yvonne Hakim-
Rimpel se verra encore une fois les frais de la plus basse des manoeuvres. En
effet, alors que depuis longtemps d6ji, terr6e chez elle, elle semble d6finitivement
avoir rompu tous liens avec le journalisme et la politique, elle regoit la visite,
d'un ddlgu6 du pouvoir qui n'est autre que le colonel Jean Tassy lui meme,
lequel l'invite, aprbs force detours, a le suivre a Fort Dimanche, ou, elle serait
l'objet d'une pressante convocation. La, d'une accusation dont elle ne se souvient
s'etre a aucun moment faite la voix, lui est pr6sentW un d6menti d6gageant
clairement les autorit6s de toute responsabilit6 dans l'affaire Hakim-Rimpel, et
au bas duquel on lui demande instamment d'apposer son nom. Elle signe. Ce
d6menti fera aussit6t les frais d'une publication en grandes pompes dans les
m6dias.
II faudra attendre le depart de Jean-Claude Duvalier en 1986(6) et la
publication des Temoignages de Pressoir Pierre, ancien colonel de l'Arm6e,
pour qu'un coin de voile soit, pour la premiere fois, lev6 sur cette horrible
affaire. Oui, II faudra attendre ces t6moignages car, aprbs plus de 25 ans de
militantisme et d'activisme, cette femme qui s'est acharn6e inlassablement au
triomphe de la V6rit6, pour qui la parole, plus qu'une arme quotidienne, aura
6t6 l'essence meme de toute lutte, n'6crira plus jamais, gardera le mutisme le
plus complet sauf pour exhorter ses enfants, a chaque fois qu'elle en avait
l'occasion, de ne jamais penser a la vengeance qui d6truit et d6shonore. Ce
n'est qu'a l'approche de sa mort qu'elle fera l'aveu qu'il faisait un beau clair de
lune ce soir-lk, ce qui lui avait permis d'identifier plus d'un de ses agresseurs.
Yvonne Hakim-Rimpel est morte en silence a 80 ans, le 28 juin 1986,
d'une crise cardiaque. Son Adieu a la presse, t6moin de ses derniers jours, et
sur lequel, confie sa fille, elle ne laissait de travailler, n'aurait pas 6t6 retrouv6.

Bas6 sur notre entrevue avec Madame Maryse von Lignau, fille ain6e
de Madame Hakim-Rimpel (septembre 1995) et sur les informations receuillies
dans les archives de la famille.

** Extrait de Notre Salut, editorial du premier numero de ESCALE.

(1) Georges Corvington, op.cit. tome 7, p310.

(2) Ces hommes de main op6rant sous la cagoule 6taient commun6ment
appel6s "cagoulards".


Vote vi, nanelersin 8 ras )a


pNu he legi ali pp bon tava

Si ou vote wi, nou pral mete jwit daza nan sit dives z6n nan
Miami-Dade ak Broward County kap pmikt nou jwen:

Plizye milwon dola ki pral sevi pou amelwore edikasion piblik.

Ki pral itilize tou, pou kreye 18,200 nouvo, pi bon ak travay
pemanan. Travay teknik, kontab, ak plizy lbt anko kap pmiet
ou fe an mwayinn yon salk de $39,100 chak ane.

www.yesforlocalcontrol.com


p105.


(3) Bernard Dietrich etAl Burt dansAPapa Doc et les tontons macoutes,

(4) Haitian Women between repression and democracy, ENFOFANM.

(5) Lettre d'Andr6 Faraud publi6e dans le Nouvelliste du 25 f6vrier


1958.
(6) Dans ces Temoignages, Pressoir Pierre "avoue tres honnetement
par ailleurs avoir alors conseille au president Francois Duvalier de faire
"convoquer Mie Rimpel pour lui donner un dernier avertissement", et confirme
qu'en fait""Duvalier envoya quelques officiers de sa Maison Militaire dont
Jacques Gracia, Franck Romain, Jose Borges, et les civils Clement Barbot,
Elois Maitre, Luc Desir (...) chez Mme Rimpel, qui a ete enlevee enpleine nuit,
en presence de ses enfants terrorists" "et que "Les officiers qui avaientparticipe
a cet odieux kidnapping (qui, toujours selon Temoignages, se sont a l'6poque
enorgueillis d'avoir d6shonor6 la dame) se sont juges tellement meprisables
qu' ils durent, de peur d' tre reconnus, se voiler le visage a I' aide d' un mouchoir:
d' ou leur nom de cagoulard". Pierre Pressoir, Temoignages: L' esperance deCue


Yvonne Hakim Rimpel


TV 1 ^r .^ 1_ :. . 1 : :


. : I I 1











MIIAM*A


MIAMI-DADE COUNTY, FLORIDA
NOTICE TO PROFESSIONAL CONSULTANTS
MIAMI-DADE AVIATION DEPARTMENT
AND
ENTERPRISE TECHNOLOGY SERVICES DEPARTMENT
PHOTOGRAMMETRIC MAPPING SERVICES
CICC PROJECT NO. E05-MDAD-02

The County Manager, Miami-Dade County (County), pursuant to Chapter
287.055, Florida Statutes, and Chapter 2, Section 2-10.4 of the Miami-Dade
County Code as amended by Ordinance 01-105 and Administrative Order 3-39,
announces that professional engineering services will be required for
Photogrammetric Mapping Services for the Miami-Dade Aviation Department
(MDAD), as well as, for the Enterprise Technology Services Department (ETSD)
of Miami-Dade County.

The scope of work consists of professional services to be performed for
photogrammetric, topographic, and planimetric mapping of Miami-Dade
County including but not limited to the airports serviced by Miami-Dade
Aviation Department (MDAD) as well as the coverage area of the County's
enterprise Geographic Information System (GIS) supported by the Enterprise
Technology Services Department (ETSD). These services may include, but
may not be limited to aerial photography, ground control, topographic
mapping, planimetric mapping, airspace mapping, cross sections, raster
imagery, orthophoto products, photographic prints, and global positioning
system survey data.

The areas included in the abovementioned services are as follows:

MDAD
Miami International Airport and the five County owned auxiliary airports that
include (1) Kendall Tamiami Executive Airport, (2) Opa-locka Airport, (3)
Opa-locka West Airport, (4) Dade Collier Training and Transition Airport,
and (5) Homestead General Aviation Airport.

ETSD
The GIS coverage area consists of approximately 496 square miles inside the
Urban Development Boundary (UDB) and 429 square miles outside the
UDB.

Note that all data provided must be compatible with MDAD's GIS database
and with the County's enterprise GIS database maintained at ETSD.

This solicitation shall be for one professional services agreement (PSA) in the
amount of $4,000,000.00. The dollar allocation for MDAD and ETSD is
estimated at $ 500,000 each, per year, for a four (4) year effective term.

TECHNICAL CERTIFICATION REQUIREMENTS

15.02 Surveying and Mapping Aerial Photogrammetry

A copy of the Notice To Professional Consultants (NTPC), forms and
accompanying participation provisions (as applicable) may be obtained at the
Department of Procurement Management's Vendor Assistance Unit located at
111 NW 1st Street, 13h Floor, Miami, FL 33128. The phone number and fax
respectively for the unit is (305) 375-5773 and (305) 372-5409. A solicitation
notification will be forwarded electronically to all consultants who are pre-
qualified with Miami-Dade County and have included an e-mail address in their
vendor registration form. It will also be e-mailed to those who have vendor
enrolled on-line. Additionally, those pre-qualified firms without an e-mail
address will be faxed a solicitation notification. The NTPC and accompanying
documents may be obtained on line at http://www.co.miami-dade.fl.us/dpm, at
the following link "Solicitations On-Line."

The Consultant Coordinator for this project is Amelia M. CiTrdova-Jimenez
who may be contacted via e-mail at ameliac@miamidade.gov, fax: (305) 375-
1083 or phone: (305) 375-2036.

CONTRACT MEASURE REQUIREMENTS

No Measures

A pre-submittal project briefing for interested firms will be held on March 3,
2005 at 3:00 P.M. in Conference Room 18-2, 18*h Floor of the Stephen P. Clark
Center, located at 111 N.W. 1s Street, Miami, Florida. While attendance IS
NOT mandatory, interested parties ARE ENCOURAGED to attend.

Deadline for submission of proposals is March 25, 2005 at 11:00 A.M.,
LOCAL TIME, all sealed envelopes and containers must be received at
Miami-Dade County, Clerk of the Board of County Commissioners, 111
NW 1st Street, 17th Floor, Suite 202, Miami, Florida 33128-1983. BE
ADVISED THAT ANY AND ALL SEALED PROPOSAL ENVELOPES
OR CONTAINERS RECEIVED AFTER THE ABOVE SPECIFIED
RESPONSE DEADLINE SHALL NOT BE CONSIDERED.

This solicitation is subject to Miami-Dade County's Cone of Silence pursuant
to Section 2-11.1 (t) of the Miami-Dade County Code, as amended. Please review
Miami-Dade County Administrative Order 3-27 for a complete and thorough
description of the Cone of Silence.


A"=MR6 Cmmc MlB mmr:
A 1
~CUc ar S


- O


Q .


- o -

-. -L
-r 4


-


* a


f .d.- -


--~


I a W -


o


*** ****


- --- -


ft l


- --


0 - -- -



Montreal : Pro-


Aristide defilent ...


HEM-Montr6al Ils taient prbs
de 300 manifestants, bravant le froid 12
degr6s C a d6filer dans les rues de Montr6al
samedi dernier, a l'occasion du ler
anniversaire du depart forc6 du pouvoir de
JBA qu'ils qualifient de coup d'6tat-
kidnapping". Drapeaux haitiens et posters
du chef lavalas en tete, les militants n'ont
pas manqu6 de d6noncer dans leurs propos
le systeme politique du Canada et des
Etats-Unis qui appuie le gouvernement
int6rimaire, responsable selon eux de
plusieurs centaines de morts a travers le
pays. Ils protestaient aussi contre la
d6t6rioration des droits humains et la
chasse aux lavalassiens depuis un an. Leur
revendication est claire: le r6tablissement
de l'ordre constitutionnel avec le retour
physique de JBA a la tete du pouvoir en
Haiti.
Pendant ce temps, le conseiller
special du PM Paul Martin pour les affaires
haitiennes, le d6put6 Denis Coderre, 6tait
a la radio CPAM pour r6pondre aux
questions d'un panel compose de gens pour
et contre le retour de JBA en Haiti. II a


r6p&t6 que Aristide fait partie du pass et qu'on doit
travailler pour la reconstruction d'Haiti avec l'aide
de la communaut6 internationale. II a essay
d'esquiver les questions consid6r6es par lui comme
des attaques personnelles, pour d6fendre la position
du Canada dans le dossier d'Haiti. Son pays, dit-il,
n'a pas de contentieux avec Haiti, ni de pass
colonialiste. Il est 1l pour accompagner les autorit6s
a r6ussir la transition. Politicien exp6riment6, Denis
Coderre qui a des relations sp6ciales avec la
communaut6 haitienne du comt6 de Bourassa a
Montr6al-nord n'a fait aucune declaration
embarrassant son gouvernement, ni ses 6lecteurs
multi-ethniques, advenant une election f6d6rale
pr6matur6e. II fait partie d'un gouvernement
minoritaire qui peut etre renvers6 n'importe quand.
Il sait qu'il doit compter sur les votes des haitiens
et le dossier lavalas m6rite d'etre g6r6 avec
beaucoup de doigt6 par Ottawa.
Ce samedi 25 f6vrier, la communaut6
haitienne de Montr6al a eu droit a ces deux
6v6nements politiques, marquant le premier
anniversaire de la chute du pouvoir lavalas, un sujet
qui divise plus qu'il ne r6unit.

S. Cesar.


Vancouver: Manifestants pro-Aristide


Des partisans de l'ancien
president d'Haiti, Jean-Bertrand Aristide,
ont manifesto samedi devant le consulat
am6ricain au centre-ville de Vancouver.
Les manifestants voulaient
d6noncer le coup d'Etat et l'enlbvement,
le 29 f6vrier 2004, du president Aristide
par les Etats-Unis appuy6s par le Canada
et la France.


Les partisans d'Aristide soutiennent que la
barbarie et le chaos se sont installs dans le pays
depuis le depart de l'ex-pr6sident. Ils refusent aussi
le plan de mise en tutelle d'Haiti propose par le
Canada, les Etats-Unis et la France.
Les Haitiens disent ne pas vouloir de ce
gouvernement impose par les Am6ricains et ils
veulent le r6tablissement de l'ordre constitutionnel
avec le retour du president Aristide en Haiti.


Mercredi 2 Mars 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 5


9 2 FEVRIER : 1 AN APRES !


Page 16


JL JL T -J% -JLL-J-J%. L L J-L I J -J -JL%.J "


_~


.1


D


(" "" *








Page 17 I 29 FEVRIER : 1 AN APRES !


Mercredi 2 Mars 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 5


mm w mi aIM












"Copyrighted Material




Syndicated Content


Available from Commercial News Providers"


I l A 11111


Co.


Nou vie gate kliyan nou yo de jou en jou pi plis.


ATLANTA
1232 Moreland Ave, Suite A
Atlanta, GA 30016
Tel: (404)622-8787

BAHAMAS
E. Street Sawyer
Studio Blvd 2nd Floor
Nassau, Bahamas
Tel: (242)322-6047

BOYTON
544 E Gateway Blvd, Suite 3
Boyton Beach, Florida
Tel: (561)742-3046

CAMBRIDGE
300 Broadway
Cambridge, Mass 02139
Tel: (617)354-6448

CHURCH
2807 Church Ave.
Brooklyn, NW 11226
Tel: (718)693-3798

CONNECTICUT
953 Washington Blvd, Suite 1
Stamford, CT 06901
Tel: (203)324-2816

DELRAY BEACH
402 West Atlantic Ave
Delray Beach, Fl 33444
Tel: (561)265-2100

FLATBUSH
1161 Flatbush Ave.
Brooklyn N.W. 11226
Tel: (718)287-5295

FORT LAUDERDALE
8 West Sunrise Blvd
Ft. Lauderdale, FI 33311
Tel: (954)524-1574

LAKE WORTH
330 S. Dixie Hwy, Suite 2
Lake Worth, FI 33460
Tel: (561)585-1077

MATTAPAN
508 River Street
Mat. Mass. 02126
Tel: (617)298-9366

MIAMI
5401 N.W. 2nd Avenue
Miami, FI 33137
Tel: (305)758-3278

NAPLES
506 llth Street
Naples, Fl 34102
Tel: (941)435-3994

NORTH MIAMI
629 NE 125th Street


N. Miami, Fl 33161
Tel: (305)892-6478


MIRAMAR N. DADE
19325 NW 2nd Avenue (441)
Miami, Fl 33169
Tel: (305)654-2800

MONTREAL
7177 Rue St Denis
Mont. QC H2R2E3
Tel: (514)270-5966

ORLANDO
2469 S. Orange Blossom Trail
Orlando, Fl 32805
Tel: (407)649-9896

POMPANO (1)
4857 N. Dixie Hwy
Pompano Bch, FI 33064
Tel: (954)429-9552

POMPANO (2)
128 N. Flager Avenue
Pompano Bch, FI 33060
Tel: (954)946-4469

QUEENS
159-35B Hillside Avenue
Jamaica N.Y. 11432
Tel: (718)523-9216

SPRING-VALLEY
South Main Street
S. Valley, NW 10977
Tel: (914)425-7747

WASHINGTON
835 Juniper Street NW
Wash D.C. 20012
Tel: (202)722-4925

WEST PALM BEACH
604 25th Street
W. Palm Beach FI 33407
Tel: (561)655-4166

NEW JERSEY
152 Jefferson Ave
Elizabeth, NJ 07201
Tel: (908)354-1411

MONTREAL NORD
3820 Henri-Bourassa Est
Montreal, Canada
Tel:(514)852-9245

TURKS & CAICOS
Downtown Providenciales
Butterfield Plaza
Tel: (649)941-4172-4173

CENTRE VILLE
59 Rue Pavee
avant la Pharmacie Ideale
223-0865-223-0839
222-2704,221-8910, 221-1632


, h


877 2


T6I: 305 757 4915


FADKIKJ VARIETY STORE

LE MAGASIN POUR TOUTES LES OCCASIONS.
- Reception de paiement pour Bell South, FPL, GAZ, CABLE TV,
BELL MOBILITY etc...etc...
- Connection teliphonique chez vous...


Ouvert

6 Jours

par

semaine:

8h30 am

a

7h30 pm


* Parfums
* Cellulars & Beepers
* Souliers et Sandales
* Produits pour la cuisine
* Cadeaux
* Tableaux
* Moneygram
* Mnnev C)rrdr


* CD's (compas, Racine, Evang6lique,
Zouk, Francais, Am6ricain)
* Video's (Haitiens, Am6ricains, Documentaires, Drams)
* Produits de beauty
* Prrlinit nnrr rchevepn


"O14" h ra illm


I E 2 e me Aveni Lie


1


......... I ........ ........... %Pi ll. . . . .







Mercredi 2 Mars 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 5


I Les Jeux de Bernard I


GRILLE DE PROGRAMME

Melodie 103.3 fm

74 bis Rue Capois
Port-au-Prince, Haiti
T61: 221-8567 / 221-8568/ 221-8596 Fax: 221-0204/ 221-1323
e-mail: pub@haitienmarche.com URL: www.haitienmarche.com
Programmation
5h00 6h30 Blon TR veil en musique

6h30- 7h00 An Pipirit cihantant
Journal creole de la journ6e avec Yves Paul L6andre


7h00 10h00


lOhOO Midi


12h00 12h15


12h15- 2h00


MIdlodie IMatin avec Marcus
Informations, Interviews, Anecdotes, Humour, Analyses
L'Editorial de Marcus
La Chronique au Quotidien avec Elsie
A Haute Voix avec Dominique Batraville
Les Sports avec Jacky Marc
Les Invit6s du Jour

Mdlodie Matin chaque samedi est animde
par RapahUl Fqui&re

Le IDisque de 1'Audeiteur
animation: Jacques Lacour

Le Midici
Un r6sum6 des Informations Locales et Nationales

Lady Blues
Jazz, Blues, Swing, Ragtime avec Elsie


2h00-3h00 C'est si boon
en chansons...
Emission de Chansons Francaises

3h00-5h00 Le Bon Vieux Temps
Retro-Compas avec
Doc Daniel et Captain Bill


5h00
6h



7h00 8h30
8h30 9h00

lOh00






9h00 et au-deli


Le Jon urnal de 5 neures
Sport Actualit s
avec Gilbert Leys,OaralclX Alphitonse, Mario
Barreau et Ja cky Mare

Am or y Sabtor
Soir Informnations

1Notre Grand concert
(Lundi et Mercredi : L'heure classique)

Jazz at Tenl (Mardi, Jeudi, Dimanche)
Jazz inspired : Judy Carmichael et ses invites

Cavaliers, prenez
vos dames (Samedi)
50 ans de Succbs Populaires Haitiens
Chaque Dimanche : 10h I Midi: Textes et Pr6textes
avec Dominique Richez


En bret ...
(suite de la page 2)
Le gouvernement int6rimaire signe de 5 accords avec des compagnies locales
pour la reparation de systemes d'adduction d'eau potable
Le gouvernement interimaire a procede mercredi dernier a la signature de 5 accords, avec des
compagnies locales pour la reparation de systems d'adduction d'eau potable dans 5 villes du
pays. I1 s'agit des Cayes, du Cap-Haitien, de Port-de-Paix, Ouanaminthe et Kenscoff.
Deux signataires de ce contrat, Yolande Paultre et le ministre des Travaux Publics, Fritz Adrien,
ont fait savoir que ce projet value a 60 millions de gourdes sera finance par le tresor public et
la Banque Interamericaine de Developpement (BID).

Le sang a encore could A Cit6 de Dieu
Un calme tendu regne dans quelques secteurs de la capitale haitienne ou, au moins, 10
personnes ont ete tuees la nuit dernibre, selon des informations obtenues de sources
concordantes. 7 personnes ont ete tuees et 9 autres blessees dans une attaque conduite par des
bandits dans le bidonville nomme Village de Dieu"" (bord de mer ouest de la capitale),
selon une source policibre contactee par AlterPresse.
Pour leur part, des riverains ont affirmed que plus d'une dizaine de
personnes ont ete tuees, une trentaine d'autres blessees et 4 maisons
incendices. Selon les premieres donnees recueillies par l'organisme de defense des droits
humains Coalition Nationale pour les Droits des Haitiens, il y
aurait 8 morts et 7 blesses par balles dans les evenements de Village de
Dieu. A Village de Dieu, garden par des agents de la Mission de Stabilisation
des Nations Unies a Haiti (MINUSTAH), les maisonnettes sont
majoritairement closes. Des riverains continuent de vider la Cite. Ceux
qui y restent sont sur le qui-vive.

Assassinat d'un refugi6 haitien en Jamaique
Le corps d'un refugie haitien, Othneil Breauzua, age de trente ans, a ete retrouve le 23 fevrier,
a l'interieur d'un vehicle, dans la banlieue de Shettelworth (Kingston, Jamaique),
rapporte la presse jamaicaine. Le cadavre du refugie haitien a ete retrouve en compagnie de
celui de Blondell Richards, 47 ans, proprietaire d'un garage ou travaillait
Breauzua.
Les premiers elements d'information recueillis par la police, font
etat d'un assassinat par balles par des inconnus qui auraient,
auparavant, sollicite sans succks un emploi dans le garage tenu par
Richards. Othneil Breauzua fait partie d'un groupe d'Haitiens qui ont fui Haiti
peu apres les evenements de fevrier 2004, qui ont vu le depart de l'ex-president Jean-Bertrand
Aristide. L'enqu&te policiere se poursuit autour de ce double meurtre. Alterpresse

De nouvelles mesures de security adoptees au Penitencier national
Prks d'une semaine apres l'evasion spectaculaire de 481 detenus de la prison centrale de Port-
au-Prince, les autorites penitentiaires ont annonce la mise en place de nouvelles mesures en vue
de garantir la security de la prison.
Parmi ces mesures, les riverains du quartier seront regulibrement fouilles, a annonce le nouveau
directeur de l'Apena. Le trongon de la rue du Centre, entre la rue des Casernes et la rue du
Champs de mars, sera definitivement ferm6e la circulation automobile. Une zone sterile sera
etablie et deux cameras de surveillance seront installees, a precise Marc Jean Wilkens, nomme
au lendemain de l'evasion du samedi 19 fevrier.
Le commissaire de police a d'autre part indique qu'un plan de restructuration de la prison sera
proposee aux autorites gouvernementales.

PrOs de 48 detenus se sont rendus aux autorites
En t&te de liste, l'ex-premier ministre Mr Yvon neptune et l'ex-inistre de l'interieur Mr
Jocelerme Privert. Tous deux avaient demanded le jour meme des incidents du samedi 19 fevrier
d'etre reconduits au Penitencier National et avaient reclame la protection des Nations Unies.
Parmi les detenus qui se sont rendus, figurent aussi Hans Allan Theophile incarcere comme
l'auteur intellectuel de l'assassinat du directeur d'Air France, Didier Mortet; un inspecteur de
la PNH, Altidor Fred, inculpe d'enlevement et de sequestration; l'ancien representant de
l'executif dans le sud Jacques Mathelier et l'homme d'affaires Ronald George, implique dans le
cadre d'un detournement dans une banque privee. Un chef de bande Lavalas proche de l'ancien
president Jean Bertrand Aristide, Yvon Antoine nomme ZapZap, s'est rendu lui aussi a une
patrouille de la Minustah.

Durcissement des conditions de detention pour les ex-dignitaires Lavalas
Depuis qu'ils ont ete ramenes au penitencier, l'ex-Premier ministre Yvon Neptune et l'ex-
ministre de l'interieur Jocelerme Privert, ont refuse de s'alimenter a cause des mauvaises
conditions de detention.
Yvon Neptune le denonce dans une lettrre ouverte aux Ambassadeurs Juan Gabriel Valdez
(ONU), Denneth Modeste (OEA), James B. Foley (USA), Claude Boucher (Canada), Thierry
Burkard (France), et Marcel Young ( Chili). M. Neptune ecrit notamment:
" Je suis certain quue le spectacle de ma mort lente et sOre serait plus au goOt du pouvoir et de
ses affides. Je me propose done de les satisfaire en poursuivant la greve de la faim, afin qu'un
jour mes freres et sceurs qui croupissent dans la misere ne soient plus bafoues, affames,
meprises et ostracises. Cette lettre porte la date du 24 Fevrier 2005.

Visite en Haiti du president de la Junte Centrale Electorale dominicaine
Le president de la Junte Centrale Electorale (JCE) de la Republique Dominicaine, Luis Arias, a
effectue une visite de 72 heures a Port-au-Prince qui a commence dans l'aprks midi du 24
fevrier. Luis Arias avait ete invite par le gouvernement et le Conseil Electoral
Provisoire (CEP) haitiens. II a declare a son arrivee a l'aeroport international que sa visite'"
(voir En bref / 20)


Page 18






Page 19


I Ti gout pa ti gout I


Mercredi 2 Mars 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 5






Mercredi 2 Mars 2005
Haiti en Marche Vol. XIX No. 5


9 2 FEVRIER : 1 AN APRES Page 20


Bel-air: deux manifestants pro-Aristide tues


En Haiti, deux personnes ont 6t6 tu6es a Bertrand Aristide.
Port-au-Prince, lundi, lors d'une manifestation Plusieurs centaines de personnes manifestaient
des partisans du president haitien d6chu Jean- dans le quartier populaire de Bel Air lorsque la police a

-.* __ ?:


Plusieurs milliers de manifestants pro-Aristide ce lundi a Port-au-Prince AP


La POHDH insatisfaite de l'action

du gouvernement de transition
(Droits de l'Homme .. suite de la page 17) toutefois des points positifs de la premiere ann6e de
se r6vent incapable de voler a scours de la gestion du gouvernement de transition. Selon lui, les cas
se revelent mcapables de voler au secours de la de bdi d' s
population ", s'est-il indign6. de banditisme d'Etat sont bannis.
population ", s'est-il indigne.
II a d6nonc6 des cas de corruption et de Vig
malversations dans les administrations publiques, Vigilance
Les organisations de defense des droits humains
et a enjoint les dirigeants a donner suite aux
et a enjointes d irigeants doer suite aux appellent la population haitienne a la vigilance et a l'action
diff6rentes enquftes y relatives. V* A t 1-


Toutefois, Maxime Rony a reconnu


otic yenne, afin de contraindre
nour redresser le navs


tir6 des gaz lacrymogenes et des balles, selon des t6moins cit6s par la
radio locale Ginen.
Les partisans d'Aristide sont descendus dans la rue pour
marquer le premier anniversaire du depart forc6 de l'ancien president
haftien. Ils scandaient" Nous voulons le retour d'Aristide ".
Craignant des incidents, de nombreux commerces de la
capitale ont pr6f6r6 suspendre leurs activities, et la plupart des 6coles
sont demeur6es ferm6es. La police haitienne et des units de Casques
bleus de 1'ONU sont visibles dans plusieurs quartiers de la capitale.
Jean-Bertrand Aristide a d6missionn6 le 29 f6vrier 2004 sous
la pression de la rue et des puissances occidentales. II a dfi quitter le
pays, et vit aujourd'hui en exil en Afrique du Sud

En bref (suite de la page 18)
s'inscrit dans le cadre de la cooperation horizontale pour partager ses
experiences avec les autorit6s electorales d'Haiti.
Arias a prononc6 le samedi 26 f6vrier une conference magistrale a
P6tion-Ville au cours de laquelle il a parl6 des pratiques dominicaines
en matiere l6ectorale.'" J'espere que nos experiences seront b6n6fiques
pour les autorit6s haitiennes ", a-t-il dit. Le president de la JCE a lou6""
les efforts"" des autorit6s electorales, qui m6ritent l'appui de la
communaut6 internationale ". II a exprim6 son optimisme en ce qui
concerne le d6veloppement du processus
electoral en Haiti ". Durant sa visite, Arias a rencontr6 le premier ministre
G6rard Latortue et le president provisoire Boniface Alexandre.
Le Premier Ministre rencontre le vice-president chilien
candidat au poste de secretaire general de I'OEA
Monsieur INSULZA 6tait accompagn6 du Ministre chilien des relations
exterieures, Mr Ignacio WALKER et de l'ambassadeur chilien en Haiti,
Marcel Young. Les ambassadeurs Guy Alexandre et Jean Robert Herard
assistaient le Premier Ministre. Le Vice-President INSULZA en a profit
pour faire le point sur sa candidature que son propre president, M.
Ricardo LAGOS, considere comme une candidature nationale "
appuyee par tous les secteurs de la vie politique chilienne. Il a developp6
sa vision de ce que devrait &tre 1'OEA : une organisation depassant le
stade des discussions abstraites pour embrasser un nouvel agenda fond6
sur des perspectives de developpement dans les Etats membres.

Maxime Rony a estim6 que les autorit6s en place procdent
par tatonnement et n'ont d6fini" aucune ligne politique pour g6rer
le pays. Cette attitude peut s'expliquer par des raisons diverses,
notamment, selon Rony, un manque de pression sur le gouvernement
de la part des secteurs sociaux.
Rony a appel6 les organisations 6tudiantes, les syndicats
d'enseignants et toutes les forces vives de la nation a prendre
conscience de l'6tat dans lequel se trouve le pays ", et se mobiliser
pour sortir Haiti du marasme". Si nous n'agissons pas," la catastrophe
n'est pas loin'", a pr6venu le coordonnateur de (POHDH).




University of Florida Home Page
© 2004 - 2010 University of Florida George A. Smathers Libraries.
All rights reserved.

Acceptable Use, Copyright, and Disclaimer Statement
Last updated October 10, 2010 - - mvs