Title: Haïti en marche
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Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00098809/00046
 Material Information
Title: Haïti en marche
Physical Description: v. : ill. ; 45 cm.
Language: French
Publisher: s.n.
Place of Publication: Miami Fla
Miami, Fla
Publication Date: December 27, 2000
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subjects / Keywords: Haitians -- Newspapers -- United States   ( lcsh )
Newspapers -- Miami (Fla.)   ( lcsh )
Newspapers -- Miami-Dade County (Fla.)   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: United States of America -- Florida -- Dade -- Miami
Haiti
 Notes
Language: In French.
General Note: Description based on: Vol. 3, no. 37 (7 November 1989).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00098809
Volume ID: VID00046
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 21271733
lccn - sn 92061416
issn - 1064-3869

Full Text















Hati en Marche dition du 27 Dcembre 2000 au 2 Janvier 2001 Vol. XIV No.47


Que 2001 soit une Meilleure Anne


pour Hati et tous les Hatiens !


ANALYSE
PORT-AU
PRINCE, 23 Dcembre -
La semaine dernire on a
reu un don de riz
gouvernement japonais. L
la vente, confie l'or


Un bilan non exhaustif de tie ba people ava
tt faith de baptiser le don
a m japonais "riz libert", du slo-
gan de Fanmi Lavalas (parti
duladministration Pr val de Jean Bertrand Aristide)
es revenues de dveloppement. Le stock est parti en un clin spculateurs reprenaient le contrle et le aux urnes du 26 novembre dernier: "pou
ganisme non d'oeil faisant baisser le prix au march pub- prix remontait plus du double. L'Etat gen libte nan tt, fbk gen libte nan vant."
S- I hatien se rvle dans ce domaine Mais ds le lendemain, le riz
.. entire autres tout fait dsarm. "Lucky" reprenait le haut du pav,
->. (voir Bilan / 4)


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j
-__7__.=. .

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Le nouveau stadium de la Place Jrmie photo YonelLouis!H.en.M
gouvernemental PL-480, doivent servir lic de moiti (4 gourdes la petite marmite).
accomplir des travaux de Mais ds le lendemain, les


Le President et le Premier ministry menant champagne pour la
agraire photo H. en.M


La vrit sur le 21 Mai, d'aprs la

Mission d'Observation de l'OEA


Que ce soit propos des
irrgularits lectorales, vraies ou
fausses, du rle de la Police national
l'occasion des lections du 21 mai, des
observateurs nationaux, des
mandataires des parties politiques, ce
rapport bouscule bien des ides reues
et des dclarations qui courent encore
les rues et sur les ondes ...

RAPPORT FINAL DE LA
MISSION D'OBSERVATION ELEC-
TORALE DE L'OEA POUR LES
ELECTIONS LEGISLATIVE,
MUNICIPALES ET LOCALES EN
HAITI SOUMIS AU CONSEIL PER-
MANENT DE L'ORGANISATION
(extraits tirs du rapport sans
aucun commentaire ou interpretation
de notre part)
(voir Rapport OEA / 7)


OA


Orlando Marville, chef de la Mission d'Observation de l'OEA photo H.en.M

LES NOCES DE MADONNA
(voir page 2)


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3~PUfi Ui' L0YEUX I CL
E--1uni- Bol-.rlE A 7-;TF'N- 2 Ql
A TOURS SES CLIENTS


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SOCIETY


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Les tlphones cellulaires
peuvent tre de plus en plus populaires aux
Etats-Unis et dans d'autres pays
industrialists, mais la demand est
galement sans cesse croissante dans les
pays les plus pauvres de la terre, y compris
(voir Tlphone / 3)
INSERTION
Organisation Fanmi Lavalas
"LA POLITIQUE
ECONOMIQUE'pp.8 -12


HAITI EN MARCH
Port-au-Prince
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URL: www.haitienmarche .com
Library of Congress # ISSN 1064-3896
Miami, New York, Montral, Boston,
Washington, Chicago: $ 1.00
Port-au-Prince: 5 gourdes


Rforme







Page 2


EN PLUS ... EN BREF ...


Mercredi 27'Dcembre 2000
.Hut.i eiMacVyol, XIV No: 47


SaImm











MCopyrighted MaterialZ
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Syndicated Contentl

Available from Commercial News Providers"
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Le Snat amricain approve le choix de Brian D. Curran
comme nouvel ambassadeur des Etats-Unis en Hati
Le Snat amricain a approuv le choix du diplomat Brian Dean Curran comme
nouvel ambassadeur des Etats-Unis en HatI. Dsign en avril dernier par le president
Bill Clinton, Brian Dean Curran,
replace ce poste Thimothy Michal Carney, parti officiellement la
retraite en dcembre 1999.
Depuis le dpart de M. Carney, la diplomatic amricaine tait dirige en Hati
par le charge d'affaires, Lesly Alexander.
L'ambassadeur Brian Dean Curran est attend dans la capital hatienne dans
les prochaines semaines.

Ratification d'un accord de cooperation entire les
gouvernements hatien et americain
Selon cet accord, les autorits amricaines sont autorises poursuivre dans les spaces
arien et maritime d'Hati les trafiquants de drogue en cavale.
L'accord a t sign la suite de la visit Port-au-Prince d'une dlgation compose
de membres de plusieurs institutions oeuvrant dans la lutte contre le traffic de drogue et
le blanchiment d'argent provenant de ce traffic.
L'accord concern galement l'extradition des criminals et des narcotrafiquants.
L'accord en question n'a pas encore pu tre ratifi devant le snat hatien, par manque
de quorum.

Publication du rapport Orlando Marville
Le Secrtaire gnral de l'Organisation des Etats Amricains, Csar Gaviria, a soumis
au Conseil permanent de l'OEA le rapport final de la Mission d'Observation lectorale
envoye par I'OEA pour supervisor les lections lgislatives, municipales et
communales du 21 mai.
A la tte de cette mission, se trouvait le Barbadien Orlando Marville.
Les principaux points de ce rapport sont prsents dans cette dition de notre
hebdomadaire et concernent le comportement de la PNH, celui des Partis Politiques,
des mdias, la mthode de comptage des votes etc...


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La Fondation Culture-Cration
prsente en cette fin d'anne, dans le cadre
des Cahiers de la Fondation, un trs bel
ouvrage intitul L'Art de la Carabe.
L'auteur Yolanda Wood est
professeur d'Histoire. Elle est cubaine et
avait anim un cours-sminaire Port-au-
Prince en 1995.
Avec L'Art de la Caraibe, Yolande
Wood veut corriger une lacune: la non-ex-
istence de la moindre tude sur l'Art de
cette parties du monde, alors qu'il existe des
Cours d'Histoire de l'Art de l'Inde, de la
Chine, d'Afrique, de l'Amrique latine etc..
Mais rien sur l'Art de la Carabe.
C'est donc aprs avoir pris con-
science de cette absence que notre
historienne s'est mise au travail, faisant des
recherches d'abord dans diffrentes
bibliothques de son pays, puis au
Mexique, en Espagne, en Guyane, en
Rpublique Dominicaine, en Guadeloupe,
en Martinique, en Hati, Puerto Rico, aux
Etats-Unis, entire autres.
Et l'ouvrage de Yolanda Wood,
qui a pu tre public grce la Fondation
Culture-Cration, est le rsultat de ces
recherches.
Ce Tome I qui parait en cette fin
d'anne, regroupe en diverse squences la
production artistique de la region.
Les diffrents moments de l'Art
de la Carabe y sont exposs partir
d'exemples prcis, avec un accent
particulier sur le rle d'Hati. "Il est cer-
tain, dit-elle, qu'Hati, cette terre


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montagneuse comme l'appelaient les
Tainos, nous rvle une fois de plus sa
persistante dimension insolite et magique,
pour reprendre les mots du romancier
cubain Alejo Carpentier".
Le souhait de Yolanda Wood est
que le lecteur accueille ce livre comme la
confirmation d'une identity caraibenne
qui, bien que fragmente et divise sous le
choc de diffrentes colonisations, cherche
se retrouver afin de dcouvrir cette
humanity qui nous identified et nous rend
grands, en dpit de l'espace minuscule o
nous sommes contraints de vivre de par
notre caractre insulaire.
A quel moment ont apparu les
caractristiques donnant naissance cetArt
de la Caraibe?
De ces diverse ethnies d'o sont
issues ces habitants de la Caraibe, y en a-t-
il qui dominant les autres? Yolanda Wood
ne considre pas seulement la multiplicit
d'ethnies venant d'Afrique mais aussi les
cinq empires : Espagne, France,
Angleterre, Hollande venues
simultanment et plus tard les Etats-Unis
qui tous ont particip la formation du
creuset cultural qu'est la Caraibe.
Et puis videmment les Indiens,
les premiers habitants de la region et enfin
plus prs de nous l'immigration des
Hindous et des Chinois qui va encore
renforcer le mtissage caraiben.
La presence de ces migrants
hindous et chinois provoque une
(voir Art / 15)


L'Opposition maintient sa proposition de Gouvernement
alternatif pour succder au President Ren Prval
L'ancien snateur Paul Denis, un des dirigeants du group de Convegence, a fait
savoir mercredi que le gouvernement "alternatif" de l'opposition hatienne sera install
au Palais National le 7 fvrier prochain, en replacement du president sortant Ren
Prval.
Interrog sur les moyens que compete prendre l'opposition pour arriver ses
fins, Paul Denis a souhait que le project soit soutenu
par ceux qu'il appelle la majority silencieuse qui a rejet, selon lui, le
parti Fanmi Lavalas de l'ancien prsidentAristide lors des dernires
lections.
"Il faut que cette majority de 95% accepted de porter le project de la
Convergence et de se prononcer l-dessus", a affirm M. Denis.
"Cette majority a rejet Lavalas, mais elle n'a pas encore dit
oui notre project a pris la precaution d'ajouter l'ancien snateur de
l'Organisation du Peuple en Lutte (OPL). M. Denis souligne toutefois la
ncessit de combattre le retour au pouvoir du leader de Fanmi Lavalas pour
empcher ce qu'il considre comme le rtablissement de la dictature en
Haiti.
Pour mettre en place ce gouvernement provisoire de transition, les parties
de l'opposition envisagent d'organiser en janvier une
"convention national des forces dmocratiques".
Le Premier Ministre Jacques Edouard Alexis qualified le project de la
Convergence de folie".
Plusieurs responsables de l'opposition don't Marc Bazin du MIDH et Volvick
Rmy Joseph du MKN se sont dmarqus de ce project estimant qu'il vaudrait
mieux pour le pays que les parties recherchent une entente pouvant dboucher
sur la stability et la paix, tandis que d'autres tels que Ren Thodore (RNM) se sont
abstenus de se prononcer.

L'UE et la France maintiennent leur position par rapport
aux lections du 21 mai
Le responsible du dossier d'Hati au Ministre Franais des Affaires Etrangres,
Renaud Vignal, a boucl jeudi 21 dcembre une visit de 3 jours en Hati.
Selon M. Vignal, les problmes relevs par la Mission d'Observation de l'OEA au
niveau du comptage des votes au scrutiny du 21 mai, devraient tre rsolus pour faciliter
la reprise des activits de cooperation entire la France, l'Union Eurpoenne et Hati.
L'missaire europen a dit clairement regretter que de nouvelles lections aient eu
lieu dans le pays le 26 novembre dernier sans que les rsultats du 21 mai
n'aient t reconsidrs.
Toutefois, "I'UE attendra la formation du prochain gouvernement pour savoir
si elle va ou non cooprer avec les nouvelles autorits", selon Renaud
Vignal.

Lancement Fond Parisien du project du programme
environnement transfrontalier
Le project de revalorisation de la zone transfrontalire finance conjointement par
l'Union Europenne (UE) et les gouvernements hatien et dominicain, a t lanc
mercredi Fond Parisien (sud-est d'Hati) en presence d'officiels des deux pays.
Dans le cadre de ce project, l'UE a dbloqu un montant de 4 millions de
dollars amricains. Hati et la Rpublique Dominicaine ont vers une
contrepartie value 646 mille euros.
Selon l'ordonnateur de Lom pour Haiti, Jean-Marie Chrestal, le programme
environnement transfrontalier vise implanter des structures devant
favoriser le dveloppement de la zone frontalire.
Pour faciliter le bon droulement des activits, M. Chrestal announce la
construction prochaine d'un Centre Transfrontalier de Dveloppement Durable
(CTDD).
Ce centre, a-t-il dit, servira de cadre o les officials de deux
gouvernements vont table sur les opportunits de dveloppement binational
pour une gestion rationnelle des resources de la zone transfrontalire.
Pour sa part, le ministry dominicain de l'Environnement, Frank Moja Ponz, a
indiqu que ce project est d'une importance particulire pour les deux
gouvernements. (voir En Bref... / 18)


Meilleurs Voeux

de

Melodie 1 03.3 FM
Port-au-Prince, Haiti
Phone 221-8567168 FAX 221-0204


"L'Art de la Carabe"


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Mercredi 27 Dcembre 2000
Haiti en Marche Vol. XIV No 47


Page 3


SOCIETY


Les tlphones cellulaires


envahissent la
(Tlphone ... suite de la premiere page)
Hati o ils sont considrs comme une ncessit parmi les
gens qui peuvent se les procurer.
Avec des services publics peu aptes procurer des
lignes tlphoniques ceux qui en font la demand, les gens
se tournent de plus en plus vers ces companies prives de
tlphonie cellulaire.
"Mon tlphone cellulaire me permet de rver" fait
remarquer Remarais B., un assistant directeur de 24 ans
d'une cole d'ordinateur. Il a appris l'espagnol pour tre
capable de parler sa petite amie qui vit en Rpublique
dominicaine. "Mon seul problme est que je sois oblig de
me limiter quelques minutes par mois, pour ne pas grever
mon budget."
En fait la tlphonie cellulaire est l'une des rares
entreprises qui marchent ces jours-ci en Hati.
Ils sont moins de 1 % des habitants de ce pays de
8 millions d'habitants avoir le tlphone, compare 95 %
aux Etats-Unis. Il existe 400.000 Hatiens sur une liste
d'attente de la compagnie national de tlphone et certain
depuis 5 ans.
Tout ceci permet de comprendre pourquoi le
nombre de personnel choisissant un tlphone cellulaire
est en constant progression. Ils sont maintenant environ
25.000, soit une augmentation de 150 pour cent l'anne
dernire par rapport 1998, ce qui reprsente le tiers des
abonns du tlphqne de la nation.
Hati n'est pas le seul pays pauvre o l'on observe
cette croissance du nombre de cellulaires, d'aprs les
chiffres rassembls par le bureau de l'Union Internationale


Joyeux


Nole

et

Bonne


Anne


2001


pauvre" Hati
des Tlcommunications Genve.
Dans certain pays latino-amricains, les abonns
au tlphone sans-fil dpassent ceux de la ligne de
tlphone traditionnelle. Ils reprsentent, par example, prs
de 60 % du nombre d'abonns au Paraguay et sont en
constant augmentation (88 % l'anne dernire). Au
Vnzula, 57 % des gens ont le tlphone mobile.
Et tandis que le nombre de tlphones cellulaires
augmente de 24 % aux Etats-Unis pour l'anne dernire,
et de 70 % en Europe, la croissance en Afrique a atteint
116 %. C'est le Zimbabwe qui aurait la croissance la plus
rapide en tlphonie cellulaire. Suivent le Botswana, le
Rwanda, la Cte d'Ivoire.
L'avantage pour les companies est que
l'infrastructure existante dans ces pays est trs dficitaire,
dit Kent Lupberger, manager des investissements en
communications pour la International Finance
Corporation, branch de la Banque Mondiale. Et mme
dans les pires endroits, il y a des gens capable de payer et
qui se dsesprent d'avoir le tlphone.
Cependant une autre raison cette croissance de
la communication mobile dans les pays pauvres est le cot
du tlphone cellulaire qui est tomb moins de $600,
alors qu'il tait de $1.500 il y a cinq ans.
Un autre facteur important a t l'engouement
des gouvernements des pays les moins dvelopps pour
ce genre de communication. Ils ont permis des
companies prives de construire et d'oprer des rseaux,
mme si des gouvernements tentent tant bien que mal de
maintenir un certain contrle.


UNII
**


JiT~U I, a


_l UNI
. A. 3


Vous tes maintenant prs de 140,000 clients
nous tre fidles tous les jours don't 35,000 qui
nous ont rejoint au course des douze derniers mois.

Nous sommes aujourd'hui 581 UNIBANQUIERS
votre disposition dans 25, bientt 30, succursales
travers Haiti.

Ensemble, nous avons pendant sept ans construct
une grande banque. Notre succs est votre succs
et nous vous en remercions de tout cour.

A l'occasion des ftes de fin d'anne, la UNIBANK
souhaite chacun de vous et vos families un
Joyeux Nol et une Anne 2001 Heureuse et Prospre.


Et s'il existe un pays o la tlphonie cellulaire se
porte bien aujourd'hui, c'est Hati.
Au course des dernires annes, le gouvernement
hatien, comme d'ailleurs les gouvernements d'autres pays
en voie de dveloppement, a tudi la possibility de
privatiser la compagnie national de tlphone,
pralablement proprit gouvernementale. Mais les efforts
n'ont pas encore about pour diffrentes raisons, y compris
certaines incertitudes lies au retour de l'ex-prsident Jean
Bertrand Aristide au pouvoir.
"Ces companies d'Etat sont diriges comme le
fief d'un nombre slectionn de bureaucrats, qui n'ont
aucun intrt dans une amlioration du service", dit
Franois Benoit, un ex-ambassadeur hatien aux Etats
Unis qui dirige actuellement l'un des principaux services
de connection par internet.
Le rseau cellulaire a t construit et opr par
une unit de Western Wireless de Bellevue, Washington,
don't les excutifs avaient coeur de remplacer ces
companies locales peu mme de fournir les services
ceux qui en faisaient la demand.
Aprs trois ans de ngociations qui ont
commenc en 1995, Western Wireless a finalement
bnfici d'une licence et la ComCel, forme avec la
collaboration d'investisseurs hatiens et amricains, a
termin la construction d'un rseau Port-au-Prince. La
Comcel est entre en competition avec une autre
compagnie prive appartenant des Hatiens, Haitel, et a
pu recueillir environ 18.000 abonns.
En dehors d'Hati, Western Wireless opre
galement des rseaux en Bolivie, en Cte d'Ivoire, au
Ghana et dans l'ex-rpublique sovitique de Gorgie.
La compagnie complete ces operations avec des
systmes implants galement dans des pays haut niveau
de vie, tels que l'Irelande, l'Icelande et la Croatie.
L'exprience de Western Wireless montre
comment les pays du tiers monde adoptent certaines
technologies plus vite que d'autres.
Les pays pauvres, o vivent les quatre cinquime
de l'humanit, ont aujourd'hui environ 40 pour cent des
lignes de tlphone mobile. Mais en comparison, ils ont
seulement 5 % d'ordinateurs relis l'internet, d'aprs
un conomiste de la Banque Mondiale, Emmanuel
Forestier.
C'est indiscutable que la technologies sans-fil a
eu un plus grand impact sur la vie des gens en pays sous
dvelopps que l'internet.
Naturellement les niveaux de vie et d'autres
incertitudes conomiques et politiques peuvent limiter
l'expansion des systmes de tlphonie cellulaire. Au
Pakistan, par example, le gouvernement a ferm la
compagnie europenne de tlphones cellulaires pendant
18 mois, parce qu'il avait ralis que des sparatistes
utilisaient ce rseau.
"Vous devez savoir comment oprer une
entreprise dans des endroits o n'existent pas les structures
commercials de base" dit Joseph Gatt, president de
InterCel de Reston, Virginia, une compagnie qui opre
Madagascar, au Congo et en Guine.
La tlphonie cellulaire a cr des opportunits
variables suivant les pays. Au Brsil, par example, elle
compete prs de 15 millions d'abonns, ce qui quivaut
au nombre d'abonns la fois en Finlande, en Sude, au
Danemark et en Icelande.
A Port-au-Prince, le tlphone cellulaire peut
tre un bagage ncessaire pour toutes sortes d'aspirations
entreprenariales.
Le musicien de Rap, Carlyle Courtois, 32 ans,
partage son tlphone cellulaire avec son frre pour couper
les cots. Il "rape" dans un mlange de crole, franais et
anglais. "Avec mon tlphone cellulaire, je puis parler
mon producteur New York. Et si c'est vraiment
ncessaire, je puis mme chanter grce mon tlphone
cellulaire. Les Amricains aiment beaucoup cela."


(adapt d'un article du New York Times)


,1 SOMMAIRE
fHAITI-ELECTIONS SOMMAIRE
La vrit sur le 21 Mai, d'aprs le Rapport
Final de la Mission d'Observation
de l'OEA p.l
ANALYSE
Un bilan non exhaustif de l'administration Prval p.l
POLITIQUE
Les dbats sont ouverts autour du Programme
Sant de Fanmi Lavalas p.15
Salutations de la terre aztque p.16
SOCIETY
Les tlphones cellulaires envahissent
la "pauvre" Hati p.l
CULTURE
"L'Art de la Caraibe" p.2
PEOPLE
Madonna se marie p.2
RENCONTRE
Rep. Dom.-Hati: Solidarit p.18
INTERNATIONAL
La classes politique trs discrte aprs l'incarcration
du fils Mitterrand p.20


ri- i --








Page4


UNE ANALYSE


Mercredi 27 Dcembre 2000
Hati en Marche Vol. XIV No 47


Un bilan non exhaustif de administration Prval


(Bilan ... suite de la premiere page)
propulsant la petite marmite plus de 8 gourdes.
Mais o est le riz de l'Artibonite, se demandait-


Renovation complete du Mausole Dessaline
Renovation complete du Mausole Dessalines


La rforme agraire introduite par le president Ren
Prval dans la Valle de l'Artibonite n'a encore aucune
influence sur le march local toujours domin par le riz
import, principalement de Miami. La production rizicole
a connu diffrents dboires: ouragan Georges, problmes
logistiques, et surtout une certain maladie de la paille noire

Mais ce n'est l que secondaire ct des
vritables objectifs de la rforme: rtablir une injustice
historique (confier la terre ceux qui la travaillent) et mettre
fin au bain de sang provoqu par les querelles de posses-
sion.
Or ce deuxime aspect est une russite total.

Un bilan mixte ...
Un mme bilan mixte semble caractriser
l'administration Prval dans pratiquement tous les
domaines.
Quand Ren Prval arriva au pouvoir le 7 fvrier
1996, l'Artibonite tait feu et sang (massacre de Piatre,
suivez mon regard!); dans la plaine de Logane, le clairin


coup au mthanol menaait de ruiner la production
hatienne d'alcool tire de la canne sucre cultive dans
cette parties du pays; le dossier du sirop contamin (quelques
dizaines d'enfants
empoisonns par
un mdicament
centre la grippe de
fabrication locale)
battait son plein;
enfin un naufrage
maritime ("Fiert
Gonavienne")
acheva de crer un
malaise couper
au couteau. La
nouvelle adminis-
tration ne d-
marrait dfinitive-
...... '- ment pas sous de
bons auspices.
..... .-, "-- Aujourd'hui, les
planteurs de
Logane admirent
s-Ption photo H.en.M leur usine sucrire


remise neuf, grce l'as
Cuba. Cependant
on ne sait
toujours pas
quelle produc-
tion privilgier:
le sucre hatien
revient trop cher
par rapport au
sucre import,
mais il existe de
nombreux autres
drivs, y com-
pris pouvant
intresser le
march extrieur. '?
Tout comme
le poisson qui
revient aujour-
d'hui plus
souvent dans les


assiettes hatiennes. Hati a un programme de cooperation
avec Cuba pour former le pcheur hatien la pche en
haute mer. Les bateaux cubains sont pied d'oeuvre mais
la logistique ne suit pas, il faut des chambres froides un
peu partout le long des ctes, donc le programme n'est qu'
moiti accompli. Mais le poisson pch dans les eaux
hatiennes n'aboutit pas moins sur les tables hatiennes,
tandis que de jeunes hatiens sont envoys Cuba mme
suivre l'entrainement.

La situation sant s'est amliore aux
quatre coins du pays ...
Rsultat mixte galement dans le domaine de la
sant don't on esprait au dpart une plus grande
amlioration. Il tait question de mettre sur pied d'autres
centres hospitaliers (Carrefour, Chancerelles) capable de
dsengorger l'Hpital de l'Universit dbord dans tous
les sens. Au contraire, ce dernier s'est fourvoy dans des
crises successives, jusqu' faire tomber un ministry (!), sans
oublier une rocambolesque affaire Nanoune (jeune mre
don't le bb disparait sa naissance et qui mne un sit-in
de plusieurs semaines interdisant l'usage de la maternit
de l'hpital); tandis que le plus grand hpital du pays semble
ne s'tre jamais remis de toutes ces msaventures, les cen-
(voir Bilan / 5)

t" .
sL- AH


La Place de Sainte Anne se fait un brin de beaut photo Hati en Marche


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Mercredi 27 Dcembre 2000
Haiti en Marche Vol. XIV No 47


Page 5


SDE L'ACTUALITE


BILAN...
(suite de la page 4)
tres parallles prvus ne prirent jamais naissance.
Par contre, la situation sant s'est amliore aux
quatre coins du pays grce l'arrive des mdecins et autre
personnel medical fournis par la cooperation cubaine. C'est
peut-tre la plus remarquable amlioration apporte sous
l'administration Prval, le chef de l'Etat pregnant la ques-
tion lui-mme coeur.


place de la Place Jrmie s'lve maintenant un stadium
ciel ouvert, mais pourvu en sous sol de tous les quipements
ncessaires, consacr aux nouveaux sports la mode, don't
le basket ball.
Chapeau!
Mais le reste des travaux d'embellissement de la
capital, l'approche de 2004 qui marquera le Bicentenaire
de notre Indpendance, ne semble pas crer le mme
enthousiasme. A cause de l'impact mixte ... Plus a change,
plus c'est la mme chose. De nouvelles artres sont peine
creuses que les montagnes d'immondices s'installent,


tandis que les
marchandes de
carbon de bois
viennent ouvrir
bou t i qu e
presqu'aux
portes des
banques et
des super-
marchs et en
plein coeur
des zones
rsidentielles.


S. Le plus
S*gr a v e
grav c h e c
demeure
l'inscurit

Rfection du boulevard du Bicentenaire (asphaltage, clairage etc) photo H.en.M
L'histoire et la culture ouvrant les bras L'Etat hatien n'est pas arriv mme ralentir
la progression de la bidonvillisation de la capital qui
Pour les residents de la capital, la plus important continue de croitre comme un cancer n'pargnant plus
innovation du gouvernement restera la renovation des places aucun quarter; aussi voit-on, du moins en faubourg,
publiques et autres lieux de promenade. de plus en plus de ces derniers s'riger en citadelle
Les nouvelles gnrations dcouvrent merveilles avec gurites, miradors et postes de scurit chaque
(et nous aussi les plus grands qui en avions perdu jusqu'au 500 mtres.
souvenir) la Fontaine lumineuse musical, entoure de ses L'un des jobs les plus rpandus reste donc
caryatides noires, de la Place des Nations Unies la Cit de celui de agent de scurit. C'est srement le plus grave
l'Exposition, communment appelle Bicentenaire. chec de l'administration Prval. L'inscurit a connu,
Mais ce n'tait encore qu'un hors d'oeuvre. Voici et connait chaque jour davantage, des sommets jamais
le Champ-de-Mars retourn de fond en comble comme s'il vus dans le pays. Tuer ... et tre assassin est devenu
n'avait toujours t jusqu'ici qu' moiti achev. Place chez nous un fait banal, mme pas gratifi d'une ligne
Dessalines, Place Ption, Place Christophe, Place Catherine dans la chronique des chiens crass.
Flon, Place Louverture, Place des Martyrs et chacune C'est partout dans la Carabe qu'on assisted
dgageant dsormais sa personnalit propre, outre le kiosque une hausse dramatique de la criminalit, mais Haiti
Occide Jeanty que jouxte dsormais un immense prsente des caractristiques autres. Instability,
amphithtre ouvert tout genre de spectacles artistiques pauvret, dstabilisation. De plus, mal conseille peut-
tre dans les pre-
I I miers mois aprs


S"Payez 3 nu
S_ Club et obte


La police opre des crackdowns quotidiens mais les jeunes gangsters poussent
comme champignons aprs la pluie
et culturels, jeux de sons et lumire. Jeux d'eau aussi qui l'accession au pouvoir,
jaillissent present aux quatre coins de ce tableau o l'administration Prval a laiss le
l'histoire et la culture ouvrent les bras une jeunesse avide phnomne de l'inscurit la
de culture et pour qui l'Histoire est devenue une experience battre de vitesse pour devenir
quotidienne. aujourd'hui tout fait
Mais ce n'est pas fini. Les autres quarters incontrlable. On a sembl croire
populaires de la capital bnficient de la mme attention. que l'inscurit n'tait qu'un
La Place Sainte Anne est un vrai petit bijou, et en lieu et piphnomne passage et allait


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disparaitre d'elle-mme. C'est oublier que la nature a
horreur du vide. La drogue a vite fait de sauter dans le train
en march et d'occuper quasiment toute la place.

L'clatement du camp Lavalas ...
Mais l'achvement de la disparition de l'Autorit
de l'Etat sous l'administration Prval est due aussi et pour
une bonne part l'clatement du camp Lavalas (et point
seulement la guerre de basse intensity qui n'a jamais eu
de cesse depuis X temps).
Il faut remonter la querelle des "trois ans" qui a
prcd les lections prsidentielles de dcembre 1995 qui
amneront Ren Prval la prsidence, savoir laisser Jean
Bertrand Aristide rcuprer les trois annes de son mandate
qu'il a t forc de passer en exil aprs le sanglant coup
(voir Bilan / 7)


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Mercredi 27 Dcembre 2000
Hati en Marche Vol. XIV No 47


Page 7


HAITI-ELECTIONS


La vrit sur le 21 Mai, d'aprs la Mission


(Rapport OEA ...
suite de la premier
LE SCRUTINY
Soixante pour cent
environ du corps
lectoral se rendit aux
urnes. Trs peu
d'incidents furent
rapports. La Police
National d'Hati


d'Observation de OEfinalement tre
e page) d'Observation de 1OEA rcuprs, la situation
n'apparaissait pas
RAPPORT FINAL DE LA MISSION D'OBSERVATION dailleurs gnralise,la
confiance dans le
ELECTORAL DE L'OEA POUR LES ELECTIONS processes lectoral
s'affaissa sensiblement.
LEGISLATIVE, MUNICIPALES ET LOCALES EN HAITI Lors de la
priode post-lectorale
SOUMIS AU CONSEIL PERMANENT DE immediate, la Mission


ragit efficacement et avec professionnalisme aux situations
qui auraient sans cela pu dgnrer. Les mandataires des
parties politiques et les observateurs nationaux taient
presents dans presque tous les bureaux de vote observs
par l'OEA et accomplirent leur travail pour la plupart de
faon objective. Alors que les lecteurs devaient attendre
dans de longues files d'attente, notamment en dbut de
journe, ils purent finalement voter sans pression ni intimi-
dation. La plupart des lecteurs purent trouver leurs bu-
reaux de vote facilement. Le rapport de l'OEA fournit le
dtail des conclusions de ses observateurs dploys dans
tout le pays le jour du scrutiny.


Un bilan non exl
(Bilan ... suite de la page 5)
d'Etat militaire de septembre 1991. M;
de Washington, c'est la thse des lect
thse conforme aussi la constitution 1
Le 7 fvrier 1996, Aristide tra
son ami et protg Ren Prval.
Mais le parti majoritaire au
Parlement tait une certain OPL
(Organisation Politique Lavalas)
dj en passe de rupture avec le
movement Lavalas, OPL devenue
par la suite Organisation du Peuple
en Lutte.
C'est le parti majoritaire
qui nomme le gouvernement. Un
compromise fut trouv. Mais le mal-
aise ne cessa d'empirer entire le
gouvernement Prval/OPL et le
movement Lavalas authentique
ancr Tabarre, sige politique de
l'ex-prsident Aristide.
La rupture fut consomme
aprs les lgislatives partielles de
1997 remportes par le parti Fanmi
Lavalas, et don't les rsultats furent
contests par toute l'opposition, y
compris l'OPL.
Dmission du Premier
ministry Rosny Smart et des
ministres proches de l'OPL.

Une certain implo-
sion de l'Etat...
L'administration Prval,
comme on le devine, a subi
lourdement les contre-coups de tous
ces accidents de parcours. Plus
d'instabilit politique, c'est plus
d'inscurit, toutes les activits
criminelles profitant de cette espce
d'implosion de l'Etat hatien pour se
donner libre course. Bref, aujourd'hui
le ras-le-bol est son comble ...
Si l'on s'en tient l, le bilan
est irrmdiablement ngatif. Mais,
outre les ralisations mentionnes au
dbut de cet article, jamais les
liberts essentielles n'ont t mises
en danger sous la prsidence Prval.
Pas de massacre comme il y en a eu
tant les annes prcdentes, en
dehors du drapage policies de
Carrefour-Feuilles, don't les auteurs
ont t jugs et condamns.
Bilan mixte, illustr en-
core, si l'on peut dire, dans
l'assassinat le 3 avril dernier du
populaire journalist et directeur-
fondateur de Radio Hati Inter, Jean
Dominique, ami et conseiller priv
du chef de l'Etat. Il avait chapp
tous les rgimes les plus rpressifs
de ces dernires dcennies ...


L'ORGANISATION
Peu aprs le comptage du vote, cependant, le
processus lectoral se dtriora dans plusieurs localits. Des
groups arms pntrrent dans des bureaux lectoraux dans
les dpartements du Centre et du Nord et mirent le feu
des urnes. La reception des feuilles de compilation et autre
matriel lectoral fut extrmement dsorganis, notamment
Port-au-Prince, Delmas et au Cap-Hatien. Les personnel
lectoral arrivait puis dans des bureau lectoraux bonds
et jetait leur matriel sur le sol. Les journaux du lendemain
montrrent des bulletins et des procs-verbaux jonchant
les trottoirs. Bien que la plupart des procs-verbaux purent


haustif de l'administration Prval
Aujourd'hui, plus que jamais, nul ne sait ce que
ais sous la pression nous reserve l'avenir. Peut-tre que dans le grand tourbil-
ions qui l'emporta, lon dans lequel le pays est plong depuis si longtemps,
hatienne. l'administration Prval aura t un interlude et qu'on se
anmit le nn.vnor mettra vite regretter.


Haiti en Marche, 23 Dcembre 2000


de l'OEA fut tmoin de l'arrestation et de la dtention de
plusieurs candidates de l'opposition. la Mission rendit visit
en prison plusieurs des dtenus afin de s'enqurir des
raisons de leur arrestation. Bien que plusieurs figures de
l'opposition furent finalement relches, la Mission est
d'avis que ces arrestations sommaires inflchirent plus en-
core la confiance manifeste lors du scrutiny du 21 mai. En
ce qui concern les incidents violent commis aprs le jour
du scrutiny, la Mission de l'OEA confirm que trois morts
au moins taient lies aux lections.
La Mission observa galement l'tat de
dsorganisation et le manque de transparence dans la com-
pilation des rsultats et les retards dans l'affichage des
rsultats dans de nombreuses communes. Des jours et mme
des semaines passrent et des bureaux communaux n'avaient
toujours pas achev de recueillir des rsultats. A plusieurs
reprises, les rsultats ne furent jamais affichs au niveau
communal. Plusieurs membres important de l'appareil
lectoral quittrent leurs postes sans jamais y retourner.
LES IRREGULARITIES OBSERVEES
En ce qui concern les lections lgislatives, la
(voir Rapport OEA / 13)


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Mercredi 27 Dcembre 2000
Hati en Marche Vol. XIV No 47


Page8


FANMI LAVALAS


ORGANISATION FANMI LAVALAS


PROGRAMME ECONOMIQUE


ET SOCIAL (6)


2001 2006


Dans cette livraison, Fanmi Lavalas prsente le sixime extrait de son Programme Economique et
Social 2001-2006. Le lecteur y trouvera la Politique conomique et la suite de la Production national.
L'organisation attend du lecteur toute proposition susceptible de lui permettre d'amliorer ce pro-
gramme.


LA POLITIQUE ECONOMIQUE



sance au bnfice des dmunis qui ont t souvent exclus des systmes ant-
rieurs.


La politique conomique que compete appliquer l'Organisation Fanmi Lavalas
s'articule autour d'un ensemble de measures qui seront mises en oeuvre dans le
but de corriger les dsquilibres enregistrs au niveau du march des products,
du budget, de la monnaie et du secteur externe, mais surtout d'atteindre l'ob-
jectif prioritaire qui consiste en la reduction du niveau de pauvret dans le pays.
Dans cette perspective, les rformes conomiques seront orientes dans le
cadre de la politique global de Fanmi Lavalas visant augmenter le revenue
moyen des Hatiens durant les cinq prochaines annes un niveau suprieur au
seuil de pauvret. La mise en oeuvre simultane de filets de scurit social ou
de fonds sociaux d'urgence partir de la creation d'une contribution social
gnralise garantira une distribution plus quitable des richesses de la crois-


Les rsultats attendus de cette politique sont les suivants :
Une croissance du produit intrieur brut rel de plus de 4% suprieure la
croissance moyenne annuelle de 2% de la population.
Une reduction du taux d'inflation de 16 % moins de 10 % de manire
garantir le pouvoir d'achat des mnages.
Une diminution du taux de chmage par la creation 500.000 emplois dura-
bles pouvant assurer des revenues substantiels la grande majority de la popu-
lation leur permettant ainsi de satisfaire les besoins essentiels de consommation
de biens et de services.
Une stabilisation du taux de change et l'augmentation des reserves en devi-
ses pouvant assurer un financement d'au moins trois mois d'importation.


D E C E M B R E


2 O O O








Page 9


1 INSERTION


Mercredi 27 Dcembre 2000
Haiti en Marche Vol. XIV No 47


La croissance conomique

Fanmi Lavalas vise, comme il a t dit, l'amlioration des conditions de vie
du people hatien. Pour y arriver, un niveau de croissance permettant la r-
duction des ingalits par une redistribution de la richesse cre est fonda-
mental. Car la recherche de la croissance conomique n'aurait aucun sens si
la population dmunie ne profitait pas effectivement des fruits qui en dcou-
laient.

Les principles actions engages au niveau des secteurs porteurs, par le
biais des politiques sectorielles, contribueront la ralisation de l'objectif de
croissance moyenne du Produit Intrieur Brut rel de 4% retenu pour la
priode 2001-2006. Cette projection de la croissance conomique constitute
une volution minimal dans la measure o l'on doit poursuivre l'effort d'in-
vestissement ncessaire. Elle est base sur la tendance observe au course
des cinq dernires annes et des effects attendus des investissements qui on
t raliss, notamment dans le domaine des infrastructures agricoles et rou-
tires.

Comparativement au taux de croissance moyen annuel de la population
estim environ 2%, l'augmentation de la richesse national de 4% induirait
des possibilits d'pargne et une augmentation de la capacity de financement
de l'conomie indispensable pour le maintien et le enforcement des grands
quilibres macroconomiques.

Tenant compete des problmes structures de l'conomie et des chocs con-
joncturels externes non matrisables, l'Organisation entend mettre profit de
manire efficient les potentialits du pays identifies dans son livre blanc. A
partir de measures ponctuelles, elle entend promouvoir une augmentation gra-
duelle de la production national.

De ce fait, au course des deux premires annes du quinquennat, la crois-
sance attendue du PIB est estime 3 % pour atteindre en 2005-2006 un
taux proche de 5 %. Les accords de partenariats entire le secteur priv et
l'Etat, les measures incitatives l'investissement priv jointes aux investisse-
ments publics devraient favoriser une augmentation de l'investissement global
qui, valu 19 % au course de l'exercice fiscal 1999-2000, passerait 23 %
en 2005-2006.

Les projections des taux de croissance suivant les branches d'activits sont
prsentes dans le tableau ci-dessous.

Tableau. I- Taux de croissance de la valeur
ajoute des branches et du Produit Intrieur Brut
Taux moyen Taux moyen
BRANCHES D'ACTIVITES 1999-2000 2000-2003 2003-2006

Agriculture,Sylviculture,Elevage.Pche -1.3 % 3.3 % 5.7 %

Industries Extractives 3.6 % 7.9 % 7.8 %

Industries Manufacturires 2.0 % 3.0 % 3.6 %

Electricity et Eau -3.5% 2.0% 2.8 %

Btiments et Tavaux Publics 4.7 % 7.3 % 6.0 %

Commerce,Restaurants et Htels 2.0 % 1.7 % 2.3 %

Transports et Communications 5.9 % 2.6 % 1.8 %

Autres Services Marchands 1.8 % 2.1% 2.2 %

Services non Marchands 0.5 % 1.5 % 2.0 %

Produit Intrieur Brut (cot des facteurs) 1.1% 3.2% 3.9 %

Impts et Taxes l'Importation 4.7 % 6.7% 9.3 %

Produit Intrieur Brut ( prix du march) 1.2 % 3.3 % 4.1%


La lutte contre l'inflation
Conscient de l'effet nfaste de l'inflation sur le niveau et la quality de vie de la
population en particulier et de l'conomie en gnral, Fanmi Lavalas entend faire
de la lutte contre la chret de la vie un des lments prioritaires de sa politique
conomique.
Aux moyens de politiques montaires et fiscales saines, et sur la base de
l'augmentation de la production national, l'Organisation s'attend ce que
l'inflation decline progressivement pour se situer en dessous de 10% partir
de 2005. Ceci aura pour effet de raffermir la valeur de la monnaie national
et d'accrotre le pouvoir d'achat des mnages hatiens. Le financement mo-
ntaire des deficits publics ne dpassera pas le niveau compatible aux objec-
tifs d'inflation prvus.


Tableau. II- Projections de l'inflation
au course des cinq prochaines annes
Exercice fiscal 2000-01 2001-02 2002-03 2003-04 2004-05 2005-06

Taux d'inflation en glissement 16% 15% 14% 11% 9% 9%
annuel (%)
Taux d'inflation en moyenne 14% 12% 11% 10% 8% 8%
annuelle(%)


La reduction du chmage
La reliance de la production national aura comme corrollaire immdiat la
creation de nouveaux emplois. Les measures incitatives tant au niveau de la
fiscalit qu' celui de l'accs au credit permettront la creation d'au moins
500,000 emplois publics et privs rpartis entire les diffrents secteurs d'ac-
tivits.

Tableau. III- Rpartition des nouveaux emplois
suivant les secteurs prioritaires
Secteurs Nombre

Infrastructures 60. 000 12 %
Production national 420.000 84 %
Sant 6 .000 1.2 %
Education 3 .000 0.6 %
Justice 2.000 0.4 %
Autres 9.000 1.8 %
Total 500.000 100 %


L'amlioration des reserves de change
L'augmentation attendue de la production national favorisera, d'une part,
une reduction de la pression observe au course de ces dernires annes au
niveau de la demand de products alimentaires imports, et d'autre part, un
accroissement des exportations des products pour lequels le pays dtient un
advantage comparatif. De plus, l'amlioration de l'environnement macrocono-
mique devrait faciliter un afflux de capitaux externes qui, combin la reduction
du deficit interne, entranera une amlioration des reserves pouvant permettre
en tout temps de couvrir trois mois d'importation de biens et de services et une
stability du taux de change.






SPour atteindre les objectifs dfinis dans son programme Fanmi Lavalas entend
raliser des rformes administrative et institutionnelles, mais aussi utiliser les outils
traditionnels de la politique conomique savoir le budget, la fiscalit, la mon-
naie.

Politique budgtaire
L'Organisation se propose de rduire graduellement le deficit budgtaire
pour le ramener moins de 1% du PIB d'ici 2006. Cette politique vise
attnuer les pressions sur le taux de change et faire reculer l'inflation au-
dessous de 10% la fin du quinquennat. Des recettes de l'ordre de 65 mil-
liards de gourdes sont attendues pour la priode 2001-2006. Des cono-
mies budgtaires seront ralises par l'application de nouvelles measures con-
sistant rduire les dpenses improductives et amliorer le recouvrement
des crances fiscales de l'Etat. Ces measures permettront de rapprocher le
niveau de la pression fiscal de celui des autres pays de la region en la por-
tant un niveau proche de 10%.

Rformes administrative et institutionnelles
Le processus budgtaire est actuellement excessivement dtaill et rigide.
Il n'est pas compatible aux normes et usages d'une gestion moderne des
dpenses. Une rforme des procedures budgtaires est actuellement en course.
Elle concern la revision de la Loi sur le Budget et de la Comptabilit Publique,
l'intgration progressive des dpenses d'investissements et des plans de fi-
nancement dans un document unique. L'Organisation poursuivra cette r-
forme.
Dans le but d'acclrer les procedures d'excution, l'Organisation s'attachera
faire voter la loi supprimant le contrle priori des dpenses par la Cour Sup-
rieure des Comptes et du Contentieux Administratif. Elle encouragera fortement
la restructuration de cette institution afin qu'elle puisse mieux remplir sa princi-
pale function qui est le contrle posteriori des dpenses de l'Etat. Elle inclut
aussi son agenda un contrle rigoureux de la masse salariale et des dpenses
de fonctionnement.


Organism tio4n Faniiii Lav aalas D L)cem bre 2000 > Progra mmec Ec uniique et Social 2001-2006


J







Mercredi 27 Dcembre 2000
Haiti en Marche Vol. XIV No 47


1 FANMI LAVALAS


L'Organisation Fanmi Lavalas est convaincue que le problme de credit peut
tre rsolu par le biais du credit intermdiaire qui permet de capitaliser sur les
coopratives d'pargne et de credit et aussi au moyen de subventions accor-
des aux jeunes entreprises sous forme de prts garantis.
Le choix de l'Organisation pour ces cinq prochaines annes sera de travailler
une meilleure organisation du micro-crdit en mettant l'accent sur:
l'encadrement des coopratives d'pargne et de credit en vue de parvenir
d'une part une gestion plus rigoureuse de leurs activits et, d'autre part, une
augmentation de leur crdibilit et leur capacity de prt. Un Centre National de
Microcrdit sera cr cet effet;
la revision du cadre lgal du credit dcentralis;
La promotion des banques villageoises bases sur le credit solidaire visera
une institutionnalisation de ce nouvel instrument de credit et incitera son
utilisation dans des secteurs autres que le secteur commercial comme les sec-
teurs d'appui la production agricole et l'agro-industrie. Le dveloppement de
ce mode de credit sera favoris par la disponibilit de fonds de garantie cibl et
permettra de passer du taux d'emprunt usuraire de plus de 10% le mois des
taux se rapprochant davantage de ceux pratiqus sur le march financier.
Paralllement des measures seront prises par les autorits montaires pour ren-
dre les taux d'intrt bancaires compatibles avec les activits conomiques de
production.
Fanmi Lavalas compete redfinir la mission et le rle du Bureau de Crdit Agri-
cole qui aura pour function d'orienter de coordonner, et d'assurer le suivi et
l'valuation du credit agricole dcentralis.
En ce qui a trait au credit traditionnel octoy par le systme bancaire,
l'Organisation Fanmi Lavalas continuera amliorer les instruments existants
pour la promotion du credit l'entreprise et pour une meilleure application
des normes prudentielles relatives la concentration de credit. Elle travaillera
aussi mettre en place les garde-fous ncessaires pour freiner l'utilisation
abusive des disponibilits de credit vers des activits spculatives de change
ou autres.
Les activits des organizations but non lucratif dans le domaine du credit
devront tre rpertories. En tenant compete de leur experience, il sera introduit
dans la nouvelle legislation en course de finalisation, les dispositions permettant
une consolidation de ces acquis mais aussi les provisions de contrle pour corri-
ger et viter toutes nouvelles distorsions sur le march financier.



L'Organisation Fanmi Lavalas reserve l'Etat un rle d'investisseur dans la
mise en place des infrastructures, en partenariat, aussi souvent que possible,
avec les agents conomiques privs, nationaux ou trangers. Cependant, elle


incitera et privilgiera en tout premier lieu, quality et competence gales, l'ac-
tionnariat hatien.
Pour la production de biens, le secteur priv regroupant tous les secteurs et
toutes les categories d'agents conomiques devra renforcer ses capacits d'in-
tervention. Il recevra tout l'appui de l'Etat, notamment les petites et moyennes
entreprises, les coopratives, chaque fois qu'ils dsireront tendre leur champ
d'actions et s'engager dans de nouvelles activits. En ce sens, l'Organisation
tablira au moins dans chaque dpartement gographique, travers les struc-
tures de l'Excutif et en partenariat avec les collectivits territoriales, un bureau
conseilpour la promotion de l'entreprenariat.
Il est indniable que l'apport, terme, de capitaux privs et de resources
externes est indispensable la mise en oeuvre de ces programmes. Toutefois,
l'Organisation attache une importance capital la mobilisation accrue des res-
sources intrieures par la rorganisation du systme fiscal et l'encouragement
de l'pargne publique.
L'Organisation identifiera de nouveaux partenaires et mnera avec eux acti-
vement des ngociations pour la disponibilit de nouvelles sources de finance-
ments, entire autres, les financiers locaux, ceux du 10me Dpartement et no-
tamment la haute finance international. Elle est aussi ouverte travailler avec
les bailleurs et donateurs traditionnels d'Hati.
Dans ce context, l'Organisation veillera ce que les retombes attendues de
cette priode initial se concrtisent au course des trois dernires annes du quin-
quennat travers un apport additionnel de financement qui allgera la pression
sur les fonds du Trsor Public et permettra l'excution de nouveaux program-
mes d'investissements. Elle exigera ds la preparation de son premier budget,
que les dpenses d'investissements intgrent le processus budgtaire comme
c'est le cas pour les dpenses de salaires et de fonctionnement. Dans ce mme
souci, le systme de gestion du cycle de project sera revu afin de garantir le suivi
et d'assurer la liaison entire la planification de l'excution des activits et la dispo-
nibilit des resources financires.
Une premiere estimation chiffre environ 24.4 milliards de gourdes les
besoins d'investissements publics pour les secteurs prioritaires. Au moment
de l'arbitrage, ces besoins seront mis en regard des engagements actuels de
l'Etat.

Tableau.VI- Besoins d'Investissements dj identifies selon les axes priori-
taires pour la priode 2001-2006 (millions de gourdes)


Secteurs
Montant %/
Infrastructures 9,500.0 38.3
Production national 3,495.0 14.1
Sant 3,540.0 9.8
Education 5,365.0 21.7
Justice 2,500.0 6.0
Total 24,400.0 100.0


PRODUCTION NATIONAL


Le commerce, l'industrie et l'artisanat, secteurs d'activit jusqu'ici sous exploi-
ts, devraient connatre un plein panouissement au course de la prochaine d-
cennie. Les opportunits sont multiples. Dans les rapports commerciaux d'Haiti
avec les pays de la region ou des autres continents, de nouveaux crneaux
pour les entreprises d'ici sont crs. Il imported d'agir pour en bnficier pleine-
ment, tout en protgeant les entrepreneurs de cots et de risques inopportuns.
Une croissance au niveau de ces secteurs aura pour principal effet, une rduc-
tion significative du nombre de chmeurs, la multiplication des entres en devi-
ses et corollairement, l'amlioration des conditions de vie de plusieurs centaines
de milliers d'Hatiens et d'Hatiennes vivant dans les communes et sections com-
munales du pays.


Un partenariat novateur secteur public-secteur priv doit tre promu pour
une industries competitive, quilibrant ses cots de production imbattables avec
l'investissement dans des technologies et systmes modernes de pointe.
Hati possde tous les atouts pour constituer le dernier bastion de comptiti-
vit de la region. Fanmi Lavalas est convaincue de la capacity des entreprises
hatiennes pouvoir vendre autant sur le march intrieur que sur le march
extrieur, les products fabriqus en Hati, par les ouvriers hatiens. Cette exten-
sion de march ncessaire la russite conomique d'Haiti au dbut du XXIe
sicle, se ralisera dans la measure o, d'une part, une direction claire et dtermi-
ne par un tat rgulateur et facilitateur est donne et, d'autre part, un investis-
sement srieux et responsible est assum par le secteur priv haitien, rsolu de
participer activement la lutte contre le chmage et dcid de ne laisser passer
aucune opportunity offerte par la conjoncture rgionale ou international. En


O)rganiisaitioni Fanmi Livalas *-)cembrc 2e200 -I>rogramme Ec

Page 10


(Suite)







Mercredi 27 Dcembre 2000
Hati en Marche Vol. XIV No 47


Page 11


INSERTION


effet, la meilleure rponse la rgionalisation (CARICOM, CBI ZLEA...) consist
affirmer les potentiels d'Haiti de faon intelligence et aggressive et ouvrir le mar-
ch de l'emploi. Par cette dmarche, l'Organisation entend garantir au pays
l'ensemble des outils ncessaires l'insertion de l'conomie national dans celle
de la region et du monde.
Ce dveloppement devra se faire avec tous les Hatiens et pour tous les Ha-
tiens. C'est la seule stratgie pour conserver l'acquis, le faire fructifier, s'y rfrer
pour rivaliser avec les nouveaux joyaux financiers de la Carabe. La barre n'est
pas trop haute pour les entrepreneurs du pays. Dans cette optique du succs,
un effort social quitable imprgnera le cadre de ces investissements.
Aussi Fanmi Lavalas entend creer un environnement social d'avant-garde
pour une productivity et une comptitivit sans cesse accrues de la force ouvrire
disponible dans les 565 sections communales du pays, plus particulirement
dans celles dj urbanises. C'est l'objectif que patronat et gouvernement de-
vront oeuvrer atteindre. C'est une obligation (un "must") dans une Carabe
o les pays constituents, de plus en plus, s'enrichissent partir de products
qu'Haiti est en measure d'offrir aussi bien qu'eux et mme mieux qu'eux.






Politique
La politique commercial de Fanmi Lavalas s'insrera dans le cadre global du
redressement conomique du pays et de la diminution significative du sous-
emploi et du chmage. Il s'agira de faire jouer les avantages comparatifs du
pays, de diriger les resources vers des activits conomiques rentables. Simul-
tanment, il convient d'amliorer les rapports entire l'agent conomique et l'Etat
par une trs grande simplification des procedures administrative, la lutte contre
l'arbitraire et l'iniquit dans l'octroi et le contrle des privileges l'investissement.

Principales actions
En matire de commerce cinq (5) actions principles seront envisages:
une aide aux rseaux de distribution pour leur restructuration;
l'implantation d'une stratgie de substitution des products imports ;
la pntration de nouveaux marchs pour augmenter les exportations des
products hatiens;
la liberation des marchs contre toutes formes de corruption;
la lutte contre la vie chre.

Aide aux rseaux de distribution
pour leur restructuration
Fanmi Lavalas mettra en oeuvre, l o cela est ncessaire, un programme de
Formation en gestion commercial l'intention des cadres et des propritaires
de petits et moyens commerce.
Elle crera, de concert avec les Conseils Dpartementaux, un programme
d'incitation revitaliser les artres commercials des chefs-lieux d'arrondisse-
ment et de Dpartement. Ces measures rendront financirement viables ces zo-
nes traditionnelles de commerce de nos villes de province et favoriseront les
changes sociaux non marchands.
Fanmi Lavalas juge ncessaire-de crer un organisme de mise en march des
products agricoles et de la pche. Cet organisme assurera un revenue rgulier et
prvisible nos agriculteurs et nos pcheurs par la stabilisation du march, en
vitant les pertes inutiles causes par des procds alatoires de conservation et
d'coulement des denres.

Implantation d'une stratgie de substitution
aux products imports
Aussi trange que cela puisse paratre, Haiti est l'heure o il lui faut conqurir
son-propre march. Si les entreprises hatiennes n'arrivent pas s'emparer du
march du Cap ou de Port-de-Paix, il leur sera plus difficile encore de vendre
leurs products aux pays voisins de la Carabe, ceux du G7 et de l'Asie. L'limina-
tion des frontires commercials ne signifie pas que les entrepreneurs du pays
doivent abandonner d'autres le march hatien.
Bien au contraire, il faudra :
Identifier les secteurs o le taux d'importation est anormalement lev et o
le potential de replacement est prometteur. Cette measure aidera les entrepri-
ses haitiennes prendre une plus large part du march local. Et, dfaut d'en-
trepreneurs locaux, elle incitera des entreprises trangres spcialises dans ces
domaines, s'installer dans les rgions du pays qui prsentent des potentiels
interessants.
Privilgier les secteurs o la conqute du march local pourrait faciliter des
exportations ultrieures.
Mettre l'emphase sur une politique d'achat de products hatiens rsume
dans ces deux mots : consommons haitiens, et ce, dans les secteurs public
et priv, en identifiant clairement, esthtiquement et systmatiquement les pro-
duits fabriqus en Hati.


La pntration de nouveaux marchs
Les investissements des entreprises s'orienteront davantage en function
du dveloppement des exportations et de la pntration des marchs tran-
gers. La creation d'une socit hatienne d'expansion des exportations assu-
rera le soutien des ventes l'extrieur. Cette socit tablira une politique
d'aide destine non seulement aux grandes entreprises dj solidement ta-
blies, mais aussi et surtout elle accordera une attention toute spciale aux
petites et moyennes entreprises (PME) existantes et aux nouvelles entrepri-
ses qui front face aux risques et aux difficults qu'entranent les transac-
tions internationales. Elle devra offrir une game complete de services, que
ce soit au chapitre du marketing, du personnel ou mme du financement,
dans les limits des rgles commercials auxquelles Hati est lie.
Le rseau des agents commerciaux hatiens l'tranger devra tre reconsti-
tu et s'tendre agressivement toutes les rgions prsentant un intrt signi-
ficatif pour notre industries.
Une stratgie de marketing la hauteur des enjeux apportera une aide im-
portante aux entreprises exportatrices, facilitant ainsi leur pntration sur de
nouveaux marchs. Cette aide couvrira la preparation de missions commercia-
les, la presence dans des foires ou des expositions internationales, dans les
magazines spcialiss, et sur des sites internet. Elle favorisera aussi les accords
multilatraux et les visits d'hommes d'affaires trangers en Hati.

La liberation des marchs
de toutes former de corruption
La chane de corruption solidement installe dans les pratiques commercials re-
prsente une srieuse contrainte l'investissement dans le pays. Les investisseurs
qui s'y aventurent se voient rapidement ruins et ceux qui refusent d'y entrer, vite
dcourags. La simplification des formalits remplir pour monter une entreprise,
associe une lutte sans complaisance contre toutes formes de corruption, doit
permettre l'Organisation de librer le march des affaires et le rendre accessible
tout investisseur dsireux d'tablir une entreprise formelle dans le pays.
Fanmi Lavalas juge ncessaire de doter l'administration d'une commission
antidumping de faon protger les producteurs et les rseaux de distribution
contre la saturation des marchs par des products trangers aux rabais, en grande
parties avaris, ou subventionns aux pays d'origine pour faciliter leurs exporta-
tions. Cette commission aura plein pouvoir pour rationaliser et harmoniser de tel-
les importations sur le march hatien. Une diffusion systmatique, large et rgu-
lire de ces products sera associe au niveau des mdias. Des missions sur le
commerce en Haiti et son importance dans le dveloppement de la production
national seront intensment ralises et diffuses en Hati comme l'tranger.

La lutte contre la vie chre
La preservation du pouvoir d'achat des Hatiens demeure l'un des objectifs
fondamentaux du programme de Fanmi Lavalas. Les orientations en matire de
politique budgtaire, de politique montaire et financire s'inscrivent dj dans
une perspective de stability des prix, mais des measures d'accompagnement d'or-
dre administratif et fiscal seront prises pour faire baisser le cot de la vie court
terme. Ces measures consistent :
a) informer rgulirement le public sur les marges de profit lgalement autorises;
b) publier la liste comparative des prix pratiqus par les commerants pour les
products pharmaceutiques et de premiere ncessit;
c) obliger les commerants publier la structure des prix des biens et services
de manire transparent;
d) donner des incitations fiscales aux commerants qui acceptent de rduire
leur marge et de promouvoir les nouvelles rgles du jeu;


Politique
Selon la plupart des industries travaillant dans ce secteur, Hati a
aujourd'hui le potential extraordinaire de devenir le dragon des
Amriques . Hati doit prendre tous les moyens pour devenir un lieu de
convergence court terme non seulement pour les investisseurs nord
amricains et europens, mais aussi pour nos voisins carabens, et certai-
nement ceux de l'Asie du Sud-Est.
La nouvelle formule de la legislation amricaine CBI, axe sur l'industrie textile,
permet Hati de capitaliser sur le court et le long terme. Il faudra en tirer parties
immdiatement pour en fair le fer de lance de l'industrie de l'exportation ha-
tienne. En effet, le fait de pouvoir couper le tissues en Haiti encouragera la
relocalisation de companies Nord-amricaines dans le pays.

Principales actions
En matire d'industrie, Fanmi Lavalas ralisera les actions suivantes :
la mise niveau de l'industrie locale;
l'implantation de zones branches.
La mise niveau de l'industrie locale se fera par


Organisation Fnrnii lival;is I)cembl>re 2000 Programme Econoinique et Social 2001-2000


J







Page 12


I FANMI LAVALAS


Mercredi 27 Dcembre 2000
Hati en Marche Vol. XIV No 47


De plus, l'Organisation dveloppera des partenariats avec les secteurs organi-
ss de' la socit civil auxquels seront dlgues certaines functions de gestion
afin de diminuer l'impact sur le budget des cots rcurrents qui dcouleront des
investissements raliss.

Financement du deficit budgtaire en % du PIB


Financement net
2.50
2.30
2.00

1.50 45

.13
1.00
0.79
0.50

0.00
1999-2000 2000-2001 2001-2002 2002-2003 2003-2004 2004-2005 2005-2006


La concrtisation des principaux objectifs dfinis dans le cadre du programme
conomique et social de l'Organisation Fanmi Lavalas dpend des disponibili-
ts financires qui sont susceptibles d'tre dgages. Dans cette optique les
actions qui seront entreprises dans le domaine de l fiscalit permettront de :
1- Mobiliser des resources suffisantes et stables pour garantir une couver-
ture national des responsabilits de l'Etat;
2- Attirer, par des avantages fiscaux, travers un nouveau code d'investisse-
ments, les capitaux hatiens (ceux du pays comme ceux du 10me Dparte-
ment) ainsi que les capitaux trangers.

La mobilisation de resources
L'objectif premier de l'Organisation en matire de politique fiscal est, avant
tout, la mobilisation d'un niveau de resources permettant de couvrir plus de
85% pour les deux premires annes, l'ensemble des responsablits lies aux
objectifs conomiques et sociaux arrts. Des recettes fiscales de l'ordre de 65
milliards de gourdes sont attendues pour les cinq prochaines annes. A cette fin,
des measures rigoureuses seront adoptes. Elles sont au nombre de quatre (4):
i. La mise en oeuvre de rformes fiscales et institutionnelles;
ii. l'augmentation de la pression fiscal;
iii. le enforcement des organismes de perception;
iv. l'exploitation de nouvelles sources de recettes.

Provisions budgtaires du programme conomique
(en millions de gourdes)


Tableau. IV- Projections des recette' et des dpenses
sans financement externe (en millions de gourdes)

2000-2001 2005-2006 2001-2006
Recettes Totales 8,027 14,306 65,340
Recettes Courantes 7,809 13,937 63,610
Recettes Internes 5,832 9,775 45,970
Recettes douanires 1,977 4,162 17,640
Autres Recettes 218 369 ',730
Dpenses Totales 9,278 15,459 74,016
Dpenses Courantes 6,641 10,593 52,091
Dpenses de Traitement et de Salaires 3,670 6,289 30,013
Paiement d'intrt 715 1,225 5,847
Dpenses de fonctionnement 1,654 2,050 11,275
Autres Dpenses Courantes 602 1,029 4,956
Dpenses dInvestissements 2,189 4544 20,131
Rformes administrative 448 322 1,794
Autres sources de financement 1,251 1,153 8,676
Il convient de noter partir des donnes sur les recettes et les dpenses qui
figurent au tableau IV qu'il n'y a aucune contradiction entire le programme quin-
quennal et les six (6) annes fiscales qui y sont includes. En vertu du principle de la
continuity de l'tat, le nouveau gouvernement aura assumer la suite de la plupart
des actions en course pour l'exercice 2000-2001. Il en est de mme de celles qui
n'auront pas t acheves au terme du quinquennat; elles devront tre poursui-
vies par le gouvernement qui aura prendre la relve.


Pourcentage des recettes totales par type d'impts
pour la priode 2001-2006
1 2
6 5% 10% 1. Impts et Taxes Directes
28,1o 3 2. Impts et Taxes la consommation
14% 3. Les Taxes d'accises
4. Les Impts sur le commerce extrieur
5. Les Impts et Droits Divers
6. Autres Recettes


5 4
24% 19%


Evolution annuelle des recettes par type d'impts
pour la priode allant de 2000-2001 2005-2006
4500
4000
3 Impts et Taxes Directes
3500
35 Impts et Taxes la
consommation
R 3000 Les Taxes d'accises
E 2500 OLes Imp6ts sur le commerce
E nextrieur
E 2000 M Les Impts et Droits Divers
T Autres recettes courantes
E 1500 1
1000

50 0- ,... .
2000-2001 2001-2002 2002-2003 2003-2004 2004-2005 2005-2006
ANNEE


Les rformes fiscales et institutionnelles

La rforme fiscal portera sur l'amlioration du contrle fiscal et le recouvre-
ment des crances fiscales.
Au plan de la rforme institutionnelle, l'accent sera mis sur la formation des
cadres et le enforcement de la capacity administrative des structures cen-
trales de recouvrement. Etant donn le lien existant entire la formation des
cadres et le contrle fiscal, la rforme administrative sera consolide par l'ex-
tension de la mission du Centre de Techniques, de Planification et d'Econo-
mie Applique (CTPEA), qui offrira, en plus de son programme rgulier, une
formation de haut niveau aux cadres, aux agents fiscaux actuels et aux
futures inspecteurs des impts. Pour assurer la relve et rendre les contrles
fiscaux plus rguliers et plus efficaces, le CTPEA fournira aussi des cadres
comptents l'inspection fiscal du Ministre de l'Economie et des Finances,
l'Autorit Portuaire Nationale (APN) et aux services de verification de la
Direction Gnrale des Impts (DGI) et de l'Administration Gnrale des Doua-
nes (AGD)
Le enforcement de la capacity administrative des organes de recouvre-
ment sera notamment ralis travers la creation d'une structure spciale
relevant directement de l'autorit du Ministre des Finances et qui sera char-
ge du contrle technique de l'APN, des services de verification de la DGI et
de l'AGD.


Organisation Faiii 1i Lvalas Dcembre 2000 ->rogramimeiiic eonomi

80000.0

70000.0

60000.0

50000.0

40000.0

30000.0

20000.0

10000.0

0.0 ,

0 O O V q

cI q


I Recettes totales a Dpenses totales


-~-~--


1


i a f







Mercredi 27 Dcembre 2000
Hati; n Manr-h, V-l YTV NIr 47


Page 13


S RAPPORT OEA


aiiiiti tu lalilln;rc Vol. o.l V 1U

La vrit sur le 21 Mai d'aprs la Mission
(Rapport ... suite de lapage 7) On A aprssarceptionpar leCEP Cependant
Mission estime qu'un certain nombre d'O observation peude A temps apr, le membre du CEP
d'irrgularits a compromise la crdibilit de charge des relations publiques accusa le
ces lections, notamment pour les election snatoriales. hatienne, les observateurs nationaux et presque tous les Chef de Mission de 1'OEA d'avoir rendu cette lettre
Comme ce rapport l'indique, l'affichage des rsultats dans parties d'opposition soutenaient galement une application publique.
les communes et les dpartements a t sporadique et strict de la loi lectorale pour le calcul d'une majority
ahenrlip - -_1-r16 Anc Ri>


-,^ ., .. .r- _-
Le President du CEP, Lon Manus, qui aurait lui-mi
de la lettre de Orlando Marville photo Image N
manquait de transparence. Les observateurs de l'OEA qui
purent obtenir les rsultats ces niveaux de l'appareil
lectoral notrent des differences affectant les rsultats des
lections au Snat et la Chambre des Dputs.
La plus grave irrgularit observe par la Mission
de l'OEA a t le calcul des rsultats des candidates au Snat.
La Constitution et la loi lectorale hatiennes stipulent que
pour tre lu, un candidate au Snat doit recueillir la majority
absolue des votes valides. Sinon, ce candidate doit
participer un second tour.

A la fin mai, le Directeur des Oprations du
Conseil Electoral Provisoire mit des rsultats prliminaires
pour lesquels la majority absolue tait calcule partir d'un
nombre limit de candidates (gnralement les quatre
candidates arrivs en tte). Selon ces calculs, 19 siges de
snateur avaient t remports au premier tour, don't 18 par
le parti Lavalas. Si le calcul de la majority absolue tait fait
partir du nombre total de votes valides, seulement 8 des
candidates au Snat l'auraient emport au premier tour. Le.
2 juin, la Mission informa les membres du CEP de cette
erreur. Le Chef de Mission et son quipe de conseillers
rencontrrent galement les membres du CEP afin
d'expliciter l'erreur en question et d'offrir leur assistance
pour la rectifier. Des secteurs divers de la socit civil


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Snat et appelrent le CEP
modifier en function sa
mthodologie.
La controversy sur
les mthodes de calcul eut
des ramifications au sein du
CEP lui-mme. Il fut
demand par leurs parties
deux des trois membres
choisis par l'opposition de
dmissionner, ce qu'ils
firent. Le Prsident du CEP,
d'aprs la declaration qu'il
fit, quitta son poste et le pays
plutt que de cautionner le
calcul des lections au Snat.

Aprs le 2 juin, la
Mission avait trait les
ime orchestra la fuite calculs du CEP comme une
rouvelle/H.en.M simple erreur humaine.
Cependant le refus du CEP de modifier ces calculs obligea
la Mission conclure que les plus hautes autorits


A PROPOS DES PARTIES POLITIQUES
Depuis 1987, le multipartisme est devenu une
ralit incontournable du processus dmocratique hatien.
Les parties politiques sont nombreux, leur taille et leur
enracinement gographique varient considrablement, et
les tendances sont multiples. Ils ont peu de resources et
ne reoivent de l'Etat que du temps d'antenne gratuit la
tlvision et la radio nationals. Plusieurs de ces parties
ne reprsentent que des candidates individuals et ne jouissent
pas d'une base lectorale large. A l'exception de Fanmi
Lavalas, la plupart des parties n'ont pas men beaucoup
d'activits pendant la champagne lectorale. Fanmi Lavalas
est le seul parti avoir eu une presence sur la totalit du
territoire et avoir prsent le plus grand nombre de
candidates. Les leaders politiques opposs Lavalas
habituellement transmettaient les messages de leurs parties
dans les nouvelles des rv.dias. A quelques exceptions prs,
ces parties n'ont ;as prsent de programmes et leurs
discours se jnt essentiellement borns discrditer le
gouverr nent et le parti Fanmi Lavalas.
Des parties politiques opposs Fanmi Lavalas
mirent des allegations propos d'irrgularits varies du


processus
electoral,
beaucoup d'entre
-- elles n'ayant pas
-- 6t suivies de
a preuves. La
suppose expul-
sion de manda-
taires des BV en
est un example.
Dans les BV
'P observes par la
SMission, les
mandataires des
parties quittrent
les lieux la nuit
tombe cause
de la fatigue et ne
furent donc ni
expulss ni
Le President Ren Prval relevant vendredi les voeux du corps diplomatique, de gauche rejets. La posi-
droite les ambassadeurs de Rpublique dominicaine, de Cuba et du Canada tion htive de ces
photo Yonel Louis/H.en.M
lectorales du pays violaient leur propre Constitution et loi parties a t prjudiciable leur image. L'ide qu'ils voulaient
lectorale en parfaite connaissance de cause. En dlgitimiser le processus parce qu'ils avaient perdu les
excluant les 1,1 millions de voix de prs de 100 lections gagna en crdibilit. Al'issue du premier tour, les
candidates au Snat qui ne s'taient pas retrouvs parties opposs Lavalas dcidrent de ne pas participer au
parmi les quatrecandidats arrivs entte, le CEP second tour parce qu'ils avaient la conviction que les
empcha l'ventualit d'une election permettant irrgularits, de plus en plus nombreuses, leur enlevaient
tous les candidates d'tre traits sur le mme toute chance de l'emporter. Cependant leur manque d'effort
plan d'galit. valider leurs allegations a contribu discrditer leur po-
Dans la measure o aucune solution sition, notamment au regard de la communaut
acceptable la crise n'avait t trouve international.
quelques jours du second tour, la Mission de
Lmi I'OEA annona avec regret le 7 juillet la sus-
pension pour le second tour de toutes ses A PROPOS DU CONSEIL NATIONAL
activits lies l'observation lectorale. D'OBSERVATION (CNO)


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SLA LETTRE A LEON MANUS
Le souhait sincre de la Mission
d'Observation Electorale en Haiti a t qu'une
solution au calcul des lections snatoriales
fusse dfinie, afin que la volont du people
hatien, don't les lections du 21 mai furent le
reflet, puisse s'exprimer pleinement et que les
russites significatives de cette journe ne soient
pas perdues. Dans une lettre date du 20 juin, la
Mission de l'OEAse proposait d'offrir ses bons
services au Prsident en exercise du Conseil
Electoral Provisoire pour examiner le calcul des
lections au Snat et la Chambre des Dputs,
et signaler tout autre problme pertinent au CEP.
Cependant une polmique naquit suite
la publication dans la press de la lettre du
Chef de Mission de l'OEA sur la mthode
utilise pour calculer la majority absolue aux
lections snatoriales. Alors que l'intention de
la Mission de l'OEA tait que cette lettre
demeure strictement confidentielle, des fuites
aboutirent sa diffusion dans les mdias peu


Les relations entire le CNO et le CEF se sont
caractrises tt par un manque de dialogue. Le 25 fvrier
pourtant, le Coordonnateur en chef du CNO, Lopold
Berlanger et le Prsident du CEP, Lon Manus, signrent
un accord dfinissant les procedures d'accrditation. Les
CEP cependant ne ratifia pas cet accord et des doutes sur
l'accrditation et d'autres procedures continurent jusqu'
la veille des lections. Finalement, le CEP ne consentit
fournir les cartes d'accrditation que quelques jours
seulement avant le scrutiny du 21 mai, et aprs de multiples
pressions du CNO, qui dut rendre publique une lettre de
demand d'accrditation.
Le CNO s'est plaint d'autre part que le manque
de moyens qui l'a empch de fonctionner de faon adequate
tait galement le fruit d'un manque de volont de la part
du CEP. Le National Democratic Institute for International
Affairs, une ONG base Washington, a assur la forma-
tion de nombre des organisations-membres du CNO.
Le jour du scrutiny, le CNO disposait de plusieurs
milliers d'observateurs sur l'ensemble du territoire. Les
observateurs de l'OEA ont not leur presence dans de
nombreux bureaux de vote, et remarqu qu'ils
accomplissaient leurs tches dans le cadre de leur function.
A l'issue du scrutiny, la Mission d'Observation de
(voir Rapport OEA / 14)


MI








JOYEUX NOEL !


Mercredi 27 Dcembre 2000
Hati en Marche Vol. XIV No 47


RAPPORT FINAL DE LA MISSION D'OBSERVATION ELECTORAL DE L'OEA POUR
LES ELECTIONS LEGISLATIVE, MUNICIPALES ET LOCALES EN HAITI SOUMIS
AU CONSEIL PERMANENT DE L'ORGANISATION
(Rapport OEA ... (extraits tirs du rapport sans aucun commentaire ou interpretation de notre part) reaux de vote ou des BEC, la scurit


suite de la page 13)
I'OEA a rencontr les principles organisations-membres
du CNO plusieurs fois. Dans l'ensemble, le CNO et la Mis-
sion de I'OEA taient d'accord pour conclure que, malgr
ses manquements, le processus lectoral s'tait droul,
jusqu'au 21 mai et immdiatement aprs, de faon posi-
tive.
i


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Aprs le jour des lections, des differences
commencrent apparaitre au sein du CNO. En particulier,
ses membres se divisrent sur la question de la mthode de
calcul pour le Snat. Le 8 juin 2000, le CNO diffusait un
communique dans lequel il dnonait comme illegall et
unacceptable le mode de calcul" utilis par le CEP pour les
lections snatoriales. Douze jours plus tard, le 20 juin,
huit des organisations-membres du

b r rt bureau coordinateur signrent une
resolution dclarant que le CNO
cessait d'observer le processus
e B I lectoral. Quatre organisations-
e membres ne signrent pas cette
ddclaration, notamment Justice et
Paix, Koze Pp, la Plate-forme
".-.'. *Hatienne des Droits de l'Homme, et
Sales Jeunes Patriotes du Sud (OJPS).


APROPOS DELA POLICE
NATIONAL
Avant, pendant et l'issue du
scrutiny, les observateurs notrent le
travail ardu et l'abngation des agents
de police qui, dans leur grande
majority, accomplirent leurs tches
avec conscience professionnelle et
dans le cadre de leur mandate. Al'issue
du scrutiny, la police aida transporter
le matriel de vote des bureaux de vote
vers les BEC. Les observateurs de
l'OEA furent souvent tmoins que
cette action, mme si elle a t plus
tard diffremment perue par les parties
politiques, notamment d'opposition,
et a ft mene dans l'intention de protger
ww.MP3.com
le matriel et le personnel lectoral et
a eu cet gard des effects positifs.
2 26200 De mme, certain travaux
305 2714975 qui auraient d tre faits dans les bu-
reaux de vote ou dans les BEC,
notamment l'criture des procs-
verbaux et des travaux de comptage,
furent mens dans des commissariats
76-1de police. Ce choix provenait non pas
de la PNH mais des membres des bu-


n'tant plus garantie sur les lieux de travail. Mais dans ce
cas galement les observateurs de l'OEA ne remarqurent
pas d'action particulire de policies laissant penser une
quelconque partisanerie.

Cependant malgr l'efficacit et le
professionnalisme de son travail, le jour du scrutin et
immdiatement aprs, la PNH, plusieurs reprises, ne sut
fournir une scurit adequate ou ragir efficacement lors
du processus lectoral. Certains des incidents observs par
la Mission, et lors desquels il y eut une reaction minimal,
voire inadequate, de la police comprennent les manifesta-
tions de Port-au-Prince des 28 et 29 mars, l'incendie du
sige de l'Espace de Concertation, et les reactions violentes
lors des funrailles de Jean Lopold Dominique, le directeur
gnral de Radio Hati Inter.


A PROPOS DES INCIDENTS LIES AUX ELEC-
TIONS ET LEUR INCIDENCE SUR LES MEDIAS
La Mission avait demand, mainte fois, travers
ses communiqus de press et lors d'entrevues personnelles,
d'utiliser un language modr pour ne pas inciter des con-
frontations violentes. Cependant, des leaders de parties
politiques continurent utiliser un language agressif et
contriburent de cette manire la dtrioration du climate
lectoral. La Mission a t particulirement proccupe par
les dclarations d'un des leader politiques, Port-au-Prince,
le 29 mars, qui incita la population se dfendre eux-mmes,
en crasant les agresseurs et en crant des "brigades de vigi-
lance."
Si minimiser l'tat de dtrioration du climate de
scurit n'est pas dans son intention, la Mission a galement
not que quelques parties politiques et les mdias exagraient
et dformaient les faits entourant certain incidents afin de
dramatiser les questions de scurit. De plus, quelques parties
et les mdias ont essay de presenter des crimes de droit
commun comme des crimes motivs politiquement et lis
au processus lectoral.
La plupart des incidents violent lis aux lections
sont survenus Port-au-Prince et dans ses environs. Des
groups connus comme "Organisations Populaires"
semblent avoir t les auteurs de plusieurs troubles,
particulirement de manifestations violentes dans les rues
de Port-au-Prince.
D'autres incidents violent incluaient des attaques
(voir Rapport OEA / 15)


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Page l4


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l


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Mercredi 27 Dcembre 2000
Hati en Marche Vol. XIX No 45


POLITIQUE / SANTE ] Page15


Les dbats sont ouverts autour


du Programme
PORT-AU-PRINCE, Hati -- Le de Deschapelles) pour leur travail la pro-
jeudi 21 dcembre, l'Htel Christopher, motion de la Sant en Haiti.
avait lieu une rencontre avec la "Commis- Aprs un expos raliste, et donc
sion Sant" dsigne par le prsident-lu sombre, de la situation de la Sant en Hati,
Jean Bertrand Aristide pour travailler le Dr Desgranges a expliqu le pourquoi de
l'application du Programme-Sant de cette commission, comment elle a t
l'organisation Fanmi Lavalas. forme et ce que l'on peut attendre d'elle.
En lever de rideau, le Docteur "Face ce dfi, a soulign
Jean-Claude Desgranges a demand Desgranges, des spcialistes de sant
l'assistance une minute de recueillement d'horizons divers ont sur une base de
la mmoire du Dr. Ary Bordes et de Mme volontariat, accept de rpondre l'appel
Gwen Mellon (Hpital Albert Schweitzer du prsident-lu Jean BertrandAristide pour


Rapport Final Mission

Observation de 'OEA


(Rapport ... suite de la page 14)
perptres contre des candidates au Snat
pour le Dpartement de l'Ouest, Mirlande
Manigat (RDNP) et Marie Laurence
Lassgue (PLB). Elles ont toutes deux t
interviewes par la Mission de l'OEA.

Le 3 avril, Jean Dominique, un
journalist hatien trs connu et ami intime
du Chef de l'Etat fut assassin l'entre
de son bureau. Aprs les funrailles de Jean
Dominique, des manifestants violent,
appartenant aux Organisations Populaires,
incendirent le sige social de l'Espace de
Concertation.
L'assassinat en plein jour de ce
clbre journalist eut un impact
dramatique sur la confiance du public dans
la capacity du gouvernement garantir la
scurit durant la priode lectorale. Le
meurtre fut galement largement interprt
comme un message glacial aux journalists
couvrant les sujets politiques et le processus
lectoral.
La Mission de l'OEA mit un
communique de press, le 3 avril,
condamnant la violence et exhortant le
Gouvernement traduire les auteurs de ce
crime en justice. Une personnel au moins
fut arrte pour interrogatoire sur ce
meurtre. Le suspect mourut dans un hpital
priv aprs avoir t aux mains de la po-
lice.
Une avalanche de menaces contre
la Radio Vision 2000, le Directeur des


nouvelles, Daly Valet-et Leontes Dorzilm,
Coordonnateur de l'mission Vision 2000
l'Ecoute les obligea se mettre couvert.
En consequence de ces menaces,
Daly Valet quitta Haiti pendant le mois de
mai.

Durant cette mme priode, Evans
Paul appela la violence contre tous ceux
qui mettaient des barricades pour empcher
les voitures de passer. Il recommanda aux
chauffeurs bloqus d'craser les "chim"
avec leurs voitures. Vision 2000 et plusieurs
autres stations de radio diffusrent cette
entrevue. Il est important de noter que cet
appel la violence avait t fait lors d'une
entrevue enregistre pralablement et donc
que les diteurs de ces stations avaient la
possibility de couper ce passage sans pour
autant altrer le message. Dans la
conjoncture de la violence il aurait t plus
prudent de le faire.

L'intention des observations de la
Mission de l'OEA en Hati est d'tre
constructive et de contribuer la construc-
tion d'un processus lectoral dans lequel
tous les Hatiens peuvent avoir confiance.
Ceci est une tape critique pour le
enforcement de la dmocratie et de l'Etat
de droit en Hati. Si le CEP, le
gouvernement, les parties politiques et la
socit civil coordonnent leurs efforts, la
Mission est convaincue qu'Hati peut
accomplir ces objectifs.


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la formation d'une commission technique,
don't la mission est d'approfondir et
d'enrichir le programme de sant prpar et
public par l'organisation politique Fanmi
Lavalas. Ce document, une fois accept par
consensus, aprs de multiples "troquer
l'ide" avec tous les secteurs concerns,
deviendra un vritable plan national de sant
pouvant rpondre aux besoins sanitaires de
la population. Le choix des membres
s'inspire d'un partenariat secteur public -
secteur priv. Cette commission ne dtient
pas la vrit absolue, encore moins une ba-
guette magique et elle attend les suggestions
de tous ceux que la question intresse."
Les travaux de cette commission
doivent dboucher sur l'laboration d'un
document dfinitif devant servir de cadre de
rfrence toutes les actions de sant en
Haiti, en vue d'atteindre les objectifs de la
Sant pour Tous et par Tous, stipuls dans
la constitution de 1987 (article 19).
Le modrateur de la rencontre tait
le Dr Serge Parisien, un orthopdiste, vivant
New York.
Voici les membres de la "Commis-
sion sant", tels qu'ils ont t prsents nai
le Dr Desgranges:


"L'Art de 1
(suite de la page 2)
dynamique culturelle trs important,


'iRTDELA iCA

TOI AV"D lOXJ1


'"


particulirement en Marti-
nique, Trinidad-Tobago et en
Guyane.
L'auteur insisted
beaucoup aussi sur le
dplacement des Hatiens vers
les plantations de canne de


alas
Dr Jean Philippe Wolf,
Dr Henry Claude Voltaire
Dr William Pape,
Dr Claude Surena
Dr Myrtho Julien
Dr Michel Caimite
Dr Emile Charles,
Dr Antoine Augustin
Dr Guy Marcel Craan
Dr Jean-Claude Desgranges.
Les autres confrenciers ont t le
Dr Henry-Claude Voltaire, actuel Directeur
gnral de la Sant publique, le Dr Jean-
Philippe Wolf, Directeur de la section
Ressources Humaines la Sant Publique
et le Dr Claude Surena, ex-prsident de
l'AMH (Association Mdicale Hatienne).
Les sujets traits jeudi soir
concernaient les structures et mcanismes
mettre en place pour une consultation
ouverte du programme "Sant" de
l'organisation Fanmi Lavalas, ainsi que la
formation des diverse sous-commissions.
A ce sujet le Dr Surena a lanc un appel
tous c d x dsireux d'apporter leur collabo-
r-.ion pour l'laboration d'un vritable
program national de sant et pouvant tre
oprationnel ds le dbut de l'anne
(voir Sant /16)


a Cara'ibe"
Cuba et de la Rpublique dominicaine, qui
.va contribuer aussi la forma-
tion culturelle de la Caraibe
contemporaine.
SMais ce n'est qu'au
NIE XXe sicle que les intellectuals
ora I ..de la region (crivains, potes,
peintres, musicians etc...)
commencent penser la
Carabe, un moment trs impor-
tant de rflexion sur notre
propre histoire, une histoire que
l'on commence alors crire de
l'intrieur. Une Histoire qui
commence tre labore et
pense par et pour nous mmes,
et qui peut tre caractrise ds
lors comme affirmation d'une
volont national antillaise.
L'Art de la Caraibe est
abondamment illustr d'objets
d'art ou de culte rvlant la
richesse culturelle et artistique
des premiers habitants de notre terre, don't
les Arawacks. Ces pices viennent en parties
du Muse de l'Homme dominicain, du
Muse anthropologique de Cuba, du Bu-
reau d'Ethnologie d'Haiti etc.
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demandez voir l'Art de la Carabe de
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I COURIER


Mercredi 27 Dcembre 2000
Hati en Marche Vol. XIV No 47


Salutations de la terre aztque


Je suis EXIL-NOEL EDILES,
journalist, chirurgien-dentiste, ancien exil
politique vivant au Mexique. Je vous prsente mes
flicitations car grce vous je peux m'instruire
des nouvelles de mon pays et vous prie instamment
de bien vouloir publier cette note.
Notre pays a connu et connait encore des
moments de crise qui, sans la comprhensi6n des
uns et des autres, pourraient dboucher une
vritable quadrature du cercle.
Je voudrais lancer un pressant appel
tous les acteurs de la scne politique pour qu'ils
fassent preuve de maturity, de patriotism, de
fairplay, lments indispensables la stability et


la croissance conomique. Qu'ils vitent l'orgueil,
la haine, les intrts personnel, la vengeance et
surtout le cannibalisme politique, parce que le temps
n'est plus aux nergumnes, la confrontation mais
au dialogue.
Le PRI, le Parti rvolutionnaire
institutionnel du Mexique, aprs 71 ans au pouvoir,
vient de perdre les joutes lectorales. Il se comporte
en bon perdant, collaborant activement avec les autres
parties au bien-tre gnralis des families mexicaines.
C'est ce qu'on appelle "el pacto de caballeros".
Nul ne doit travailler l'chec de Lavalas
car son chec implique inexorablement l'chec du
(voir Courrier 18)


Dbats autour du Programme

Sant de Fanmi Lavalas
leurs frustrations personnelles plutt que de discuter
(Sant ... suite de la page 15) des questions de fond.
prochaine. Ainsi la question de la presence chez nous
Cependant en dehors des exposs, les du corps de mdecins cooprants cubains a fait l'objet
dbats ont t quelque peu dcevants, beaucoup de de longues discussions. On a pu sentir la frustration
membres de l'assistance laissant chapper plutt de bon nombre des mdecins presents.
D'autres par-
ticipants ont voulu
savoir pourquoi il n'y a
pas de femmes dans la
commission la seule
don't le nom a t cit
n'tait pas prsente
jeudi; ou bien pourquoi
un nouveau plan de
sant (?) alors que le
pays en a dj un.
Pourquoi ne pas oprer
les transformations
ncessaires au plan
existant que de vouloir
toujours recommencer
zro??? Enfin pourquoi
n'y a-t-il que des
mdecins faire parties
de cette "commission
sant", alors qu'il
faudrait y inclure des
technicians de toutes
sortes de branches
professionnelles allant
de la police aux
avocats!!!
Vers la fin de la
rencontre, trois sna-
teurs presents ont tour
tour dfil sur le podium
pour exprimer leurs
points de vue. D'abord
le snateur Dr. Gilles
(Grande Anse) pour qui
il est plus que temps que
cesse ce ying-yang entire
Direction Gnrale et
Ministre de la Sant qui
dure depuis le passage
des trois derniers
ministres de la Sant
publique; puis le
snateur Prince: "nous
aurons lgifrer,
contrler l'Excutif en
matire de sant."
Et enfin le
snateur Hans Clonez,
pour qui "la sant est
malade. La dmarche de
Fanmi Lavalas est une
innovation parce que ce
programme de sant une
fois instaur restera en
vigueur, quel que soit le
ministry, quel que soit le
directeur gnral en
function."
Le mot de la
fin a t prononc par le
Dr William Pape
invitant encore une fois
l'assistance ne pas
hsiter faire part de ses
cRVICAL CANCR Scritiques et suggestions,
car il s'agit de
l'laboration d'un plan
national de sant con-
sensus trs large et qui
rponde vritablement
aux besoins de la nation.


FREE

MAMMI






Mercredi 27 Dcembre 2000
Haiti en Marche Vol. XIV No 47


A la une de Mini Records


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Page 17


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VOLUME 2


En Vente partir

du
15 Dcembre 2000
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Page 18 r


COURIER


Mercredi 27 Dcembre 2000
lHati en Marche Vol. XIV No 47


P-au-P., 20 dc.00 (SICRAD) -
Nous avons reu les documents issues de la
Ile rencontre de rflexion et de Solidarit
Nord/Sud qui s'est tenue du 17 au 19
novembre Neyba au sud de la Republique
Dominicaine.
Plus de 600 reprsentants
d'organisations communautaires hatiennes
et dominicaines et des dlgus de pays de
la Carabe et de l'Amrique Latine se sont
penchs sur le thme des relations Haitiano-
Dominicaines.
Voici un extrait de la declaration
finale:
"NOUS DECLARONS
Nous rejetons avec force les con-
ditions d'exploitation et de discrimination
dans lesquelles vivent des millions de
travailleurs et spcialement les immigrants
hatiens qui se trouvent en Rpublique
Dominicaine; les dominicains d'
ascendance hatienne auxquels on ne
reconnat pas leurs droits en tant que
citoyens; les enfants auxquels on interdit
le droit un nom et une nationalit et par
ricochet l'accs l'cole et aux soins de
sant;


les femmes des bateys abandonnes, les
petits paysans et producteurs
ruins par la politique nolibrale.
Nous condamnons l'attitude
vacillante, non transparent et la double
morale des deux Etats, des deux
gouvernements et groups d'entrepreneurs
face au problme migratoire qui est en fait,
le rsultat des ingalits conomiques et
sociales existant sur l'le et dans le monde
actuel. Les lites politiques et patronales,
les mafias appeles buscones ainsi que
les militaires bnficient grandement du
traffic des immigrants.
Nous exigeons que soient publis
les rsultats des investigations des tueries
de Guayabin et de Savanette et que soient
punis les responsables de ces meurtres.
Nous demandons galement la fin
des campagnes d'arrestation et de
rapatriement au course desquelles les droits
de paisibles citoyens sont fouls aux pieds
et leurs modestes biens emports.
Nous rejetons les programmes
d'Ajustement Structurel du nolibralisme,
lesquels appauvrissent nos peuples,
privatisent les principles


(
pay
non
d'ui

GE]
que
inte
d'h<


Salutations de la terre aztque
Courrier ... suite de la page 16) Nationale Autonome du Mexique), M.
s, l'chec de l'opposition, mais Lavalas VICTOR BENOIT du CONACOM, au Dr
plus ne peut gouverner sans la presence TURNEB DELPE, EVANS PAUL du
ne opposition constructive et sereine. KID, CHAVANNES JEAN-BATISTE qui
Je lance un vibrant appel M. ont tant lutt contre les dictatures pour qu'ils
RARD PIERRE-CHARLES de l'OPL reviennent la raison, qu'ils s'lvent au
je connais personnellement, un dessus de la mle, hors du cannibalisme
illectuel qui a laiss des empreintes de l'opposition contre le people du BON
omme srieux la UNAM (Universit DIEU.


entreprises et services publics et dgradent
notre environnement.
Nous condamnons-': les.
campagnes racistes des pseudoo
nationalists, rejetons la propaganda
faisant croire que "Hati est la
responsabilit de la communaut
internationale. En ralit, derrire cette
champagne, il y a la main cache des puis-
sances mondiales qui s'apprtent
intervenir dans nos affaires internes.
Nous exprimons notre solidarity
avec le travail de defense des Droits
Humains que ralisent les institutions que
dirigent le Pre Pedro Ruquoy et Sonia
Pierre et dnonons les actes
d'intimidation don't ils sont l'objet.

NOUS PROPOSONS, NOUS
RECLAMONS
Que soit respect l'article 11 de
la Constitution dominicaine afin que soit
reconnu le droit un nom et la Nationalit


tous les descendants des immigrants
hatiens ns en territoire dominicain;
Nous rclamons une srie
d'accords entire les deux Etats sur la ques-
tion migratoire. Nous appuyons une loi
d'amnistie migratoire et que soient
appliques les resolutions de la Commission
Interamricaine des Droits Humains, les
Conventions de l'OIT (Organisation
International du travail) et la Convention
sur les droits des travailleurs migrants et
leurs families.
Nous proposons la mise en place
de commissions mixtes qui assurent le suivi
du respect de ces conventions.
Nous sommes en faveur de la
rgularisation des relations commercials
entire les deux peuples et l'tablissement
d'une zone de libre commerce sur la ligne
frontalire. Nous sommes en faveur
galement de la prise de sanctions contre
les militaires qui extorquent les
marchandides des commerants et la mise
en place de mcanismes de gestion des
(voir Solidarit / 20)


En Bref...
(suite de la page 2)
Selon M. Ponz, ce project tmoigne de la volont des deux peuples
d'oeuvrer en faveur d'un dveloppement durable dans la zone
frontalire.
Le ministry dominicain de l'Environnement dclare souhaiter que
les autorits hatiennes et dominicaines travaillent ensemble afin
d'assurer la russite de ce project.
De son ct, le reprsentant de l'Union Europenne en Haiti, Pierre
Yves Beaulin, a flicit les efforts accomplish par les deux
gouvernements pour
obtenir le financement de ce programme.
Le nouvel ambassadeur de Taiwan remet ses lettres
de crance au Prsident de la Rpublique
Le nouvel ambassadeur de Taiwan en Hati, Michel Lu, a remis
mardi ses lettres de crances au president Ren
Prval. Au course de cette crmonie qui s'est droule au Palais
National, le diplomat a promise de travailler au enforcement des
relations existant entire les deux pays.
Il a indiqu que son pays continuera de cooprer avec Haiti dans des
domaines divers, notamment l'agriculture et les infrastructures
routires.
Le novel ambassadeur a par ailleurs annonc que les autorits
Taiwanaises sont prtes collaborer avec le prochain gouvernement
dans l'intrt du pays.
Michel Lu n'est pas sa premiere mission en Haiti. Il a dj occup
pendant 3 ans la function de ministry conseiller auprs de
l'Ambassade de Taiwan Port-au-Prince.
Par ailleurs, le chef de l'Etat hatien a reu le mme jour les lettres
de crance du nouvel ambassadeur des Philippines en Hati.
Wenseslao Quirolgico a pour sa part promise d'encourager les
hommes d'affaires philippins investor en Hati.
La Commission de transition travaille
l'identification des thmes sur
lesquels elle aura intervenir, selon un membre de
ladite commission
La Commission de transition charge d'assurer la passation de
pouvoir entire le Prsident sortant Ren Prval et le Prsident lu,
Jean-Bertrand Aristide, travaille actuellement
l'identification des thmes sur lesquels elle aura intervenir.
L'un des membres de ladite commission, Jean-Marie Chrestal, a
expliqu que celle-ci s'est dj penche sur certain dossiers relatifs
notamment l'inscurit, aux besoins urgents de la population et au
problme cuisant de l'lectrification.
Des rencontres sont galement prvues avec diffrents secteurs de la
communaut international afin de discuter de leurs attentes au
lendemain du 7 fvrier prochain, a indiqu Chrestal.
L'Archevque co-adjuteur de Port-au-Prince appelle
un dialogue contructif pour rsoudre la crise
L'Archevque co-adjuteur de Port-au-Prince, Mgr Joseph Serge
Miot, a appel lundi dernier les acteurs politiques hatiens engager
un dialogue constructif en vue de rsoudre la crise
politique qui dchire le pays.
L'Archevque intervenait sur le parvis de la cathdrale la
crmonie de clture d'une srie de missions pastorales organises
par la paroisse pour l'anne 2000.
"Nous sommes tous responsables de la situation. C'est pourquoi,
nous devons nous asseoir tous autour d'une mme table en vue
d'arriver une issue heureuse cette crise au bnfice de la
majority", a dclar le prlat, insistant que quelque chose doit
changer. principale source AHP)
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Haiti/Rpublique

Dominicaine :

Solidarity


Page 18






Mercredi 27 Dcembre 2000 Page 19
Hati en MarcheVol. XIV No 47 METRO-DADE Pa~g 19










Cute, aren't they?

But, did you know that over 50
dogs and cats just like these are
euthanized each day?
There are many good reasons why people want to adopt dogs and/or cats as
pets for their families, but, this is a very good reason to adopt a dog or cat by
visiting Miami-Dade County's Animal Care and Control Division.
For those of you who have lost a dog or cat,
please visit the Animal Care and Control Shelter at
7401 N.W. 74'hStreet in Miami in order to possibly retrieve your
pet. The Shelter is open to the public Monday through Friday
between the hours of 1la.m. and 7p.m.
and from Noon to 5p.m. on Saturday and Sunday.
You can also visit the Lost and Found website at
http://www.co.miami-dade.fl.us/pubworks/lostfound where
you can locate and receive detailed instructions on how to
retrieve your pet. Now, with just a click of your mouse, you
can find photographs of dogs that have been impounded
by Animal Care and Control.
Animal Control has also developed the ,
Mobile Animal Care Unit which travels
throughout the County providing free or low
cost spaying and neutering, vaccinations and
dog licenses to pet owners who may
otherwise not be able to afford
these services.
As you can see, we at the s i
Animal Care and Control 4
Division are trying to make it 4. i L
easier for ail you animal lovers \ 4 '
to consider adopting your pets ')
from us. Remember, you could < *V
be saving a wonderful and healthy
dog or cat from misery, disease and
even death just by visiting our Shelter. '
We look forward to serving you as well as #il* ,
providing you with a wonderful new '
addition to your family. .I

MIAM DngfDE i "

Working for you. ..
A4.. '





Page 20


1 MEILLEURS VOEUX !


Mercredi 27 Dcembre 2000
1 Hafti en Marche Vol. XIV No 47


Bonne et Heureuse Anne 2001

nos lecteurs et annonceurs d'Hati et de l'tranger !

r "' Haiti/Rpublique Dominicaine
(Solidarit ... suite de la page 18) profile nolibral des efforts d'intgration au niveau
b --- e M marchs pour une solution harmonieuse des conflicts. continental(ALCA).
Nous demandons la simplification des dmarches Nous proposons un plan conjoint pour dpasser
Sbureaucratiques pour passer d'un pays un autre, la les prjugs et duquer une connaissance rciproque de
reduction un cot symbolique des frais payer pour nos ralits et cultures. Dans cette perspective, nous
l'obtention d'un visa et la revision la baisse des taxes proposons des actions afin de raviver les changes
"Copyrig hted Material douanires, afin de stimuler les changes commerciaux et acadmiques, sportifs, I'apprentissage des langues utilises
Syndicated Content culturels entire les deux peuples. sur l'le et le dveloppement de la solidarity de manire
Nous raffirmons le droit souverain des deux na- multilatrale.
Available from Commercial News Providers" tions de choisir leurs propres modles de dveloppement A R sperb m Mrn -
conomique, sans l'ingrence des puissances trangres et Ville, suee exceptinnelen s emime alvb 3ia, Pion
---- -. des organismes financiers internationaux. Nous sommes voucher, salon, cuisine quipe, 2 sales et demi,
* -- -- partisans d'un compromise depuis la base pour rejeter les dpendances, plusieurs terrasses, grand parking, piscine,
S- -- privatisations, obtenir l'annulation de la dette externe des Inverter, antenne parabolique, etc... Libre ds mi-janvier
* ,. pays, ngocier la participation conjointe des deux pays dans 2001. Contacter Dr. Rgine au: (509)29433-34-35-36 ou
-o les mcanismes rgionaux et sub-rgionaux de cooperation 2460146 ou 2493220 ou 2461123 ou 5108394. (Courtiers
* *. -- et d'intgration et exercer des pressions pour changer le s'abstenir).

- Ayiti Toma .....
I iii In iii .'.ln, i l.l. I i l.',. ,I..' nI,,il 'i ,un', il ',1 .l i J l u lii ,..l .ii nl. l'nii l Ii .l I'i i...
H aIIt i C h r ie l...i..1...1.. i ii. ..i. i i.. ii iI. i" l inii x.i. l .. li 'i..... i' .ii ii......i i...


it J I il' I' .l 'iii .i i, tI pt' i IIil' I'.iJi h il lilil\e Iidl liet i' p, l g i c plan nlJiI >J I L ,',i
I i dt.idar.LM Otl d,-lI.lir.t ,,iii d ,in, ) Pc\l -iui h: relin 'l ip l IJ I. I d p rel rit'l N,,u pap
1ininb 1 '. F I jii l.'i F. i i, finllelL Ie ljn t lniii% pil- i l. a ertrir r,-er l r iii nK(, ia dc ,)u\ riti,
-- ,-H a t i ( C h f T [,I.,\}lll Pl.. ll ,)U l, .Jrt, L-.,,, I,, ,.r., l U..J ,I, ,u, l....l:, ,,,ou_ do ,l,l,,i, .d l ..J l-It' li lb,.I
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L i a i. Ji l i .iJ/riii .l illi.' rdpt' l\iiiN kit iii. hkipil .Ui%,l I r u gi''U'. ill arn l u l- .r ii-Lp le
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* ~ erLin lai -ri .iii i mrni,. nan i I.Ili Iiu ii la [%pran Ik.:une a pou riu sl hi niian moit p ,i la La
. -- cil.ii iral1 iaahlii li< *e, r 1r l .li..1,ii InL .) ,lxi j r1 I i ioi i lc iah i 3pou rflule I
184 p 300 G
Jean Casimir
-I


Consulat Gnrai de la Rpublique D'Hati

271 MADISON AVENUE ( 17th Floor)
New York, New York 10015

Tl: (212) 697-9767 Fax (212) 681-6991


Le Consulat Gnral de la Rpublique d'Haiti New York
souhaite la Communaut Hatienne
un Joyeux Nol 2000

une Nouvelle Anne de Paix, d'Espoir, de Joie et d'Amour

2001

Marie Therese Guilloteau

Consul Gnral a.i.


I----________




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